mercredi 4 février 2009

NOAA au Sénégal

Après avoir épinglé six pays pour pêche illégale, le mois dernier, NOAA poursuit sa croisade mondiale pour la protection des ressources halieutiques en Afrique. Les scientifiques de l’Administration américaine des pêches (NOAA), viennent de passer une semaine au Sénégal pour former des fonctionnaires et des étudiants du pays au métier d’observateur à bord des bateaux de pêche.

La formation est un axe majeur de la coopération internationale concernant la gestion des pêcheries. «La formation est une occasion de travailler avec nos partenaires sénégalais pour partager les résultats de trois décennies d'observations», a déclaré Mary Glackin, administratrice de la NOAA. « Le Sénégal suit un programme de formation commencée au Ghana l'année dernière, et la NOAA espère offrir des programmes de formation dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest à l'automne. »

La formation s'est concentrée sur l'identification des mammifères marins, des requins, des tortues de mer et autres espèces ainsi que sur la sécurité en mer. La NOAA a fourni des équipements et du matériel de formation au Sénégal pour une poursuite du programme.

Les observateurs ont recueilli des informations scientifiques sur la « santé » des stocks de poissons et sur la quantité de prises accessoires de mammifères marins et autres espèces protégées.

Ces informations sont ensuite utilisées pour mieux gérer les stocks de poissons et pour protéger les ressources marines au niveau national et international, par le biais d'organisations comme la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT).

Selon la NOAA, le renforcement de la coopération internationale en matière de gestion des pêches est essentiel pour mettre un terme à la surpêche généralisée et à la pêche illégale. La loi Magnuson-Stevens rappelle au service des pêches de la NOAA qu’il doit aider les pays à améliorer le suivi et le respect des règles internationales pour reconstituer les stocks, dans le but d’améliorer les économies locales et nationales.

La NOAA doit « comprendre et prévoir les modifications environnementales sur Terre, depuis les profondeurs de l'océan jusqu’à la surface du soleil, et doit protéger et gérer nos ressources marines et côtières.»
Source : TheFishSite
Photo de pêcheur tiré du document "Magnuson-Stevens"

Commentaire ajouté le 5/02/09 :

La NOAA ne doit pas se tromper de cible !
Quels sont ces bateaux qui pillent les ressources sénégalaises ?

"Les pêcheurs ouest-africains souffrent de la présence des chalutiers, notamment européens", dit l’ONG EED

Dans une interview avec le magazine Welt Sichten, un représentant de l’ONG allemande EED déclare que : ’Devant les côtes du Sénégal, de Mauritanie ou du Ghana, ce ne sont pas pirates qui rendent l’avenir incertain, mais des chalutiers, notamment européens.... La situation des pêcheurs locaux devient de plus en plus difficile, parce que les quantités de poissons pêchées diminuent, ce qui pose aussi un problème pour toutes les femmes qui travaillent dans la transformation et le commerce du poisson...’.
A propos des accords de pêche avec l’UE, il explique : ’Les pêcheurs de la région ont évalué ces accords lors d’une rencontre régionale à Conakry. Ils ont des sentiments mitigés. Certains soulignent le soutien qui peut être apporté dans la lutte contre des chalutiers étrangers pêchant illégalement dans leurs eaux. D’autres sont plus sceptiques et mettent en avant le rôle des flottes européennes dans la surexploitation’.
L’ONG va entamer un travail avec d’autres en Europe pour demander qu’une priorité soit mise sur l’approvisionnement du marché local et régional à travers le développement de structures commerciales régionales et l’amélioration des possibilités de transformation des produits.
Source :
Magazine Welt Sichten, February 2009
relayé par CAPE et l'Encre de Mer

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