mercredi 4 février 2009

Aux USA, la pisciculture marine prend le large

Le plus grand programme mondial d’aquaculture marine en off-shore va bientôt voir le jour dans le Golfe du Mexique. Les plateformes pétrolières vont-elles laisser la place à des champs de cages à poissons ? Les associations environnementales et les organisations de pêcheurs réagissent vivement, selon elles, ce programme de grande envergure est prématuré.


Le comité de gestion des pêches du Golfe du Mexique a décidé la semaine dernière, d’ouvrir les eaux du large aux élevages aquacoles off-shore. Reste maintenant l’approbation fédérale de la NOAA. Les associations environnementales et les organisations de pêcheurs pensent que ce développement sera préjudiciable aux écosystèmes marins et à leurs activités, elles demandent en dernier recours que le nouveau président repousse ce programme.

Les USA importent 80% de ses besoins en produits halieutiques

C’est une première aux USA que ce programme de développement aquacole en pleine mer. Le Golfe du Mexique sera donc le « laboratoire » à grande échelle de la pisciculture off-shore. Les poissons comme le cobia et la sébaste seront élevés dans de grandes cages submersibles pour résister aux cyclones très fréquents dans cette zone. Les promoteurs pensent que rapidement la production atteindra des volumes importants à l’image de l’élevage du tilapia à terre. Leur argument principal, le pays importe 80% de ses besoins en produits halieutiques.


Les pêcheurs craignent que ces « fermes » industrielles concurrencent leurs activités. Elles produiront plus de 500 000 tonnes de poissons, à des prix inférieurs aux poissons sauvages. (à titre de comparaison, la production halieutique française : pêche + aquaculture = 800 000 tonnes)


Production annuelle de plus de 500 000 tonnes de poissons

Les écologistes quant à eux pointent du doigt les pollutions et les maladies engendrées par ce type d’élevage en mer ouverte, en prenant l’exemple des élevages de saumon tant décriés en Amérique du Nord. Pour Andrea Kavanagh, responsable de la salmoniculture durable dans le groupe écologiste « The PEW Charitable trust » en autorisant l'aquaculture en pleine mer dans le Golfe du Mexique, on prend de grands risques. « Les préoccupations environnementales doivent jouer un rôle essentiel au moment de l’élaboration des normes nationales concernant l'élevage de poissons au large. Depuis trop longtemps, le secteur aquacole est l’objet de pollution organique, de poissons fugueurs et de maladies. Nous ne pouvons pas ignorer toutes les conséquences désastreuses de ces élevages sur nos écosystèmes marins si fragiles. »

Une lettre signée par 112 organisations de pêcheurs, d’environnementalistes et de consommateurs, précise que ce programme se met en place en toute illégalité, et elle demande à ce que le Congrès se mette d’accord sur des normes nationales en matière d’élevages en off-shore. Pour le moment, il n’y a qu’une proposition de loi : The National Offshore Aquaculture Act of 2007.

« Il est clair que l'aquaculture sera une source importante de produits de la mer à l'avenir » selon George Leonard, directeur de l'aquaculture pour Ocean Conservancy, « Mais il faut développer cette activité dans le respect de l'environnement afin de ne pas ajouter un « fardeau » supplémentaire sur nos écosystèmes marins et côtiers.
 
Philippe FAVRELIERE (d’après plusieurs articles de The Fishsite)

Commentaire supplémentaire :

Barack Obama a nommé mardi dernier le Sénateur Judd Gregg, RN.H., Secrétaire chargé de l’aquaculture off-shore afin de développer cette activité. Les associations ont aussitôt réagi à cette nomination en raison de l’implication du sénateur dans un projet aquacole de l’Université du New Hampshire débuté sous le gouvernement Bush.

« Beaucoup d’associations environnementalistes, des scientifiques et des pêcheurs récréatifs et professionnels sont concernés par les menaces potentielles pour la santé humaine, l'environnement marin et les communautés de pêcheurs, posés par l'aquaculture en mer tels que la pollution de l'eau, les fugues de poissons d'élevage avec la transmission de maladies et de parasites aux poissons sauvages, et la nécessité de l'utilisation de poissons sauvages pour nourrir ces animaux en cages », a déclaré Wenonah Hauter, directrice exécutive de l’association de consommateurs, Food & Water Watch.
 
« Si le président Obama souhaite réellement changer et inverser l'héritage désastreux de Bush en matière d'environnement, il ne devrait pas choisir le sénateur Gregg comme Secrétaire. Ce serait un choix controversé et impopulaire, qui ne manquera pas de causer plus de problèmes que d'avantages », a-t-elle ajouté. (Source : SeafoodSource)

Lire d'autres articles sur les productions aquacoles :
  • Dossier : aquaculture
  • Au Canada, la poly-aquaculture vaut bien un prix d’excellence
    Au Nouveau-Brunswick, plusieurs chercheurs canadiens travaillent sur une approche nouvelle du développement aquacole qui consiste à cultiver dans le même périmètre plusieurs espèces complémentaires telles que des poissons, des moules et des algues. C’est le programme d’Aquaculture MultiTtrophique Intégrée (AMTI) mené à la Station biologique de St. Andrews....Suite....
Voir tous les programmes d'aquaculture offshore aux USA :
Parmi tous les documents et rapports préliminaires au programme off-shore :
Autre publication : Document FAO : 


Albert G.J. Tacon et Matthias Halwart

L’élevage et la production d’organismes aquatiques cultivés dans des cages est une innovation aquacole relativement récente. Même si on peut établir que les origines de l’emploi de cages destinées au stockage et au transport de poissons pour de courtes durées remontent à près de deux siècles dans la région asiatique, la culture commerciale en cage a été lancée en Norvège dans les années 1970 avec l’essor et le développement de la salmoniculture. Tout comme dans l’agriculture terrestre, le changement qui s’est opéré au sein de l’aquaculture vers le développement et l’utilisation de systèmes intensifs d’élevage en cage a été favorisé par une combinaison de facteurs. Parmi ces facteurs figurent notamment: la concurrence accrue à laquelle le secteur fait face pour trouver des ressources disponibles (telles que l’eau, la terre, le travail et l’énergie), le besoin de réaliser des économies d’échelle et une productivité plus élevée réalisée par zone d’unités, enfin la motivation et le besoin de la part du secteur d’accéder, et de s’y étendre, à de nouveaux sites inexploités d’élevage en eaux libres, tels que les lacs, les réservoirs, les rivières, ainsi que les zones côtières d’eau saumâtre et les eaux de mer ouverte.


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Le 17 août 2010 : Les Ong déboutées


A LAWSUIT filed yesterday by Food & Water Watch and other environmental NGOs to stop development of commercial fish farms in the Gulf of Mexico was put on hold by a federal court ruling. Judge Gladys Kessler for the U.S. District Court of the District of Columbia decided that the lawsuit could not move forward at this time, because the plan had no accompanying regulations to proceed. Wenonah Hauter, Executive Director of Food & Water Watch expressed his disappointment in the ruling while claiming: “Industrial, offshore fish farms produce lower quality fish for consumers due to overcrowding and antibiotic use and that they are detrimental to the surrounding ocean environment….

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Le 2 septembre 2010


De l’aquaculture en haute mer
 
« L’avenir, c’est d’aller élever des espèces en mer ouverte pour franchir les contraintes du littoral », dixit Serge Mondon.

Défiant les caprices de l’océan, la base flottante aux allures de pyramide, imaginée par Serge Mondon pourrait servir de plateforme dédiée à l’aquaculture en haute mer, un secteur prometteur selon cet architecte installé à Saint-Denis. « C’est l’avenir de la pêche», explique Serge Mondon en évoquant ce projet présenté lors de sa soutenance de thèse en 1988. Un concept original à la fois futuriste et tout à fait réalisable. Née d’un désir de l’homme d’étendre son activité maritime, cette base flottante implantée en haute mer ou pourquoi pas, au large des côtes de notre île pourrait servir de base pour réaliser de l’aquaculture. Elle répondrait à un besoin précis. Selon cet architecte installé à Saint-Denis, l’aquaculture qui se développe surtout sur les zones côtières reste un secteur prometteur. « L’avenir, c’est d’aller élever des espèces en mer ouverte pour franchir les contraintes du littoral. » Le Japon ainsi que les pays nordiques sont en avance dans ce domaine et ont mis en place différents projets…. Source : Le Quotidien de La Réunion


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Le 9 septembre 2010 : Entre un coup de génie et la réussite commerciale, il y a un pas à franchir




Entre un coup de génie et la réussite commerciale, il y a un pas à franchir. Un pas quelquefois énorme et souvent très complexe. SavoirSphère Canada, un organisme sans but lucratif à Fredericton qui vient en aide aux entrepreneurs de l'Atlantique en quête de nouveaux marchés, offre des programmes de soutien aux chercheurs qui tentent de commercialiser le fruit de leurs recherches en les jumelant avec des experts de la mise en marché. Open Ocean Systems de Saint-Jean est l'une des entreprises ayant bénéficié du programme.

Andrew Storey est le président fondateur d'Open Ocean Systems, une entreprise créée en 2006 en vue de développer une innovation technique dans le domaine de l'aquaculture, qui a mené à la création de l'iCage. Cette cage métallique, complètement submergée dans un site d'aquaculture, mesure environ 1000 pieds cubes et peut être utilisée pour la culture du saumon et de la truite en eau vive, mais aussi de certaines espèces de poissons en milieux marins.

Cette cage métallique, complètement submergée dans un site d'aquaculture, mesure environ 1000 pieds cubes et peut être utilisée pour la culture du saumon et de la truite en eau vive, mais aussi de certaines espèces de poissons en milieux marins.

«Le secteur de l'aquaculture est très stratégique. Les gens veulent manger plus de poissons et la seule façon de combler la demande grandissante de produits marins sera l'aquaculture. Nous sommes donc dans un marché global qui, nous croyons, va doubler dans les 10 à 15 prochaines années», explique M. Storey. Le produit conçu par Open Ocean System est breveté et a passé à travers de nombreuses étapes avant d'atteindre l'étape ultime de la commercialisation. L'iCage a trouvé preneur chez un cultivateur de saumon du Nouveau-Brunswick et un autre de la Saskatchewan......

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Les Alliages de Cuivre dans l'Aquaculture Marine


Les Alliages de Cuivre dans l'Aquaculture Marine

Augmentent la productivité
Pour un avenir durable

Pourquoi choisir des cages en alliage de cuivre
Le cuivre est un oligo-élément essentiel qui aide au maintien de la bonne santé et au développement de toute forme de vie. De par ses propriétés naturelles métallurgiques et biologiques, les alliages de cuivre sont un matériau parfait pour les clôtures d'aquaculture marine, que ce soit en surface ou en pleine mer.

Les cages d'aquaculture en mailles d'alliage de cuivre améliorent les conditions sanitaires, la productivité et la durabilité des opérations des aquaculteurs élevant des saumons, des truites, des brèmes, des bars de mer, des morues, des cobias, des sérioles et autres espèces.
Améliorent la santé des poissons et la production

Les mailles d'alliage de cuivre empêchent naturellement le Biofouling et améliorent le débit de l'eau et sa circulation, tout en aidant à maintenir un taux d'oxygène plus haut qui empêche les parasites et les agents pathogènes de croître et d'infecter le poisson, ce qui réduit le recours à des antibiotiques et des produits chimiques anti-fouling. Les coûts d'alimentation peuvent dès lors être réduits de 15 %.
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Maintiennent les volumes de la cage

Les mailles en alliage de cuivre propres permettent aux cages de maintenir leurs formes face à la force des vagues de l'océan et des courants, même en pleine mer. Les cages de plus grande dimension empêchent la surpopulation des poissons et aide à maintenir une grande oxygénation qui, au final, améliore le rendement. La maille possède également une force mécanique et une déformabilité très élevées, ce qui est essentiel dans la création de structures de retenues efficaces en aquaculture marine.

Excluent les prédateurs et empêcher les fuites

Les mailles en alliage de cuivre sont très résistantes aux attaques des prédateurs et réduisent les fuites des poissons d'élevage, empêchant la compétition et le croisement avec les stocks halieutiques sauvages.

Réduit l'entretien

Les mailles d'alliage de cuivre ne doivent pas être remplacées ou nettoyées suite à l'apparition de biofouling qui peut croître sur des enclos traditionnels. Cela diminue l'ensemble des coûts liés à l'entretien et aux risques des plongeurs.

Longévité et recyclable

Les mailles en alliage de cuivre ont une durée de vie de 5 ans ou plus et dépendent des conditions d'application. Elles perdent peu de masse avec le temps, et sont entièrement recyclables. Le matériau recyclé est utilisé dans la production initiale de mailles en alliage de cuivre, ce qui réduit les émissions de CO2 en comparaison avec les filets en polymères traditionnels. Les mailles en alliage de cuivre à haute résistance et anti-corrosion sont compatibles avec les cages communément utilisées dans l'industrie de l'aquaculture marine, permettant la mise en application rapide dans les centres d'élevages existants.

Usages Courants et Futures Applications

La technologie des mailles en alliage de cuivre a débuté en 1975 dans de petits enclos d'élevage de saumon dans le Nord-Est des USA. Depuis lors, la technologie des alliages a évolué et est utilisée avec succès au Japon, en Australie et au Chili, fournissant des solutions productives et durables aux aquaculteurs. Le développement de futures applications et d'essais sur des matériaux améliorés en alliage de cuivre, formes de mailles, et configurations de système d'aquaculture sont en cours avec une variété d'espèces en Chine, Corée, Panama, Norvège, Afrique du Sud, Turquie et aux Etats-Unis. Source : Aquaculture

Cliquez ici pour télécharger la brochure.

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Le 21 janvier 2012



Antibactérien, résistant et recyclable, le cuivre pourrait remplacer les filets en polymères. Une première exploitation de loups de mer en Europe opte pour ces avantages.


L’aquaculture ne cesse de se développer partout dans le monde, accompagnant la hausse continue de consommation des poissons et fruits de mer, aliments stars des assiettes de Noël (+65 % en 50 ans*). En 2012, selon les prévisions de l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), qui vient de publier mi-novembre son rapport annuel, un poisson sur deux consommé dans le monde proviendra de l’élevage. Mais comment améliorer leurs conditions de production ? Depuis quelques années, plusieurs exploitations aquacoles dans le monde utilisent des cages en alliages de cuivre pour l’élevage du saumon et d’autres espèces. Les résultats obtenus sont très concluants : les poissons se développent nettement mieux. Naturellement antibactérien, le cuivre prévient l’encrassement des filets, ce qui a pour effet de diminuer la mortalité des poissons (-10 %) et d’améliorer leur qualité. Depuis cet été, une première exploitation européenne située dans le détroit des Dardanelles utilise des cages en cuivre pour améliorer sa production de loups de mer.

Les 3 défis de l’aquaculture du XXIe siècle : qualité, santé, environnement

La consommation mondiale de poissons et fruits de mer a augmenté de 65 % depuis les années 60 pour atteindre 17 kilos par habitant à la fin des années 2000*. Le saumon en particulier, très prisé en période de fêtes, est en passe de détrôner le poulet dans nos assiettes. La moitié de ces produits de la mer sera issue de l’élevage en 2012 d’après les dernières prévisions de la FAO. La Chine en est le 1er producteur mondial (33 millions de tonnes/an), la France se plaçant au 19e rang avec 238.000 tonnes annuelles*.

Pour répondre à la demande tout en maintenant la qualité, l’aquaculture doit aujourd’hui faire face à 3 défis : la hausse des volumes (la production a crû de 71 % en 10 ans et le mouvement se poursuit), l’amélioration des conditions sanitaires d’élevage, et enfin la diminution des impacts environnementaux (préservation du milieu aquatique, réduction des déchets, respect de la biodiversité).

Cages d’élevage en cuivre : des résultats remarquables pointant des bénéfices multiples

Le cuivre ayant l’avantage d’être naturellement antibactérien, plusieurs élevages aquacoles en Australie, aux Etats-Unis et au Japon ont remplacé leurs traditionnels filets en polymères par des cages constituées d’un maillage en cuivre ou alliage de cuivre. Celles-ci sont même utilisées depuis 25 ans au Chili, pour l’élevage de différentes espèces. Les retours d’expérience font état de résultats sans appel : le cuivre influe positivement sur la qualité et la quantité des poissons produits, mais aussi sur les conditions sanitaires d’élevage et l’environnement.

Par ses propriétés naturellement antibactériennes, le cuivre enraye le développement des boues microbiennes qui encrassent les filets et prévient l’apparition de parasites et agents pathogènes susceptibles d’infecter les poissons.

Conséquences :
  • L’absence d’algues sur les parois facilite la circulation de l’eau et le maintien d’un taux d’oxygénation optimal pour le développement des poissons
  • Les antibiotiques et les produits de traitement phytosanitaires éventuellement polluant peuvent être réduits
  • Plus résistantes, les cages en cuivre empêchent la fuite des poissons d’élevage et un croisement avec les espèces sauvages, préservant l’écosystème naturel
  • Elles sont beaucoup plus durables que les filets en polymères : leur solidité permet de les remplacer moins souvent et les cages usagées peuvent être revalorisées facilement, le cuivre étant 100 % recyclable
  • Elles permettent de réduire les déchets habituellement liés à l’encrassement des filets (NB : l’industrie aquacole génère environ 170.000 m3 de déchets/an)
Etudes de cas : la ferme Van Diemen Aquaculture en Tasmanie (Australie)

Depuis 4 ans, la ferme australienne Van Diemen Aquaculture utilise des cages en laiton (alliage cuivre-zinc) pour l’élevage de ses saumons. Les résultats qu’elle met en avant sont très concluants :
  • Forte diminution des pertes dues aux attaques de prédateurs (0,1 % contre 3 à 5 % avec des filets en polymères)
  • Baisse de 10 points du taux de mortalité des poissons
  • Augmentation de 15 % du facteur de croissance
  • Réduction de la fréquence de nettoyage et de remplacement des filets, réduction des coûts d’exploitation et de maintenance
Pour Hortle Mick, Directeur général de Van Diemen, « il est difficile de quantifier la valeur économique totale du filet en laiton, mais le poisson que nous produisons aujourd’hui est de bien meilleure qualité. Le coût de production continue aussi de se réduire. Désormais nous ne traitons les poissons qu’une à deux fois durant leur cycle de croissance. Leur aspect est superbe, ils n’ont quasiment aucun dommage physique. »

L’aquaculture européenne s’ouvre au cuivre

Fort des résultats obtenus par les fermes déjà équipées, le détroit des Dardanelles est devenu cet été le premier site européen à accueillir des cages d’aquaculture en alliage de cuivre. Installée à 50 mètres de profondeur, elles permettent un stockage de 15.000 loups de mer européens, soit une capacité de production de 4,5 tonnes. Dans ce passage maritime reliant la mer Egée à la mer de Marmara (Turquie), les conditions météorologiques sont souvent difficiles avec parfois des creux de vagues de 3 à 5 mètres. Les attaques de prédateurs tels que les requins et les phoques sont également fréquentes, ce qui nécessite l’utilisation d’un matériel solide et durable.

Demain, une utilisation accrue des cages en cuivre pourraient permettre d’explorer de nouvelles zones de production, à l’écart des régions côtières : leur résistance aux courants marins du large et aux aléas climatiques rendent possible l’élevage en haute mer.
*Chiffres 2008, FAO, organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
**Cage en cuivre UR30 développée par la société chilienne EcoSea

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Le 16 février 2012

H2Ocean, la plateforme maritime du futur


La filiale catalane d'AWS Truepower [1] dirige un projet de plateforme marine multi-usages dont le but principal est de produire de l'hydrogène à partir de ressources renouvelables. Le projet baptisé H2OCEAN qui rassemble 17 entreprises et institutions publiques européennes est cofinancé par l'Union Européenne à hauteur de quatre millions et demi d'euros via son 7è Programme Cadre.

Une plateforme multi-usages, basée sur les énergies renouvelables marines

La plateforme est prévue pour fonctionner en haute mer et valoriser deux types d'énergie renouvelables offshore : l'énergie éolienne et l'énergie houlomotrice. A partir de l'énergie électrique ainsi produite, la plateforme fera fonctionner une unité d'aquaculture, une unité de potabilisation d'eau et une unité de production d'hydrogène. Cet hydrogène sera stocké in situ et mis à disposition des navires commerciaux, ou bien transporté à terre pour une utilisation dans des piles à combustible. Le but est de l'utiliser comme vecteur énergétique afin de s'affranchir des coûteuses liaisons par câbles et augmenter la compétitivité de l'énergie produite. D'autre part, les synergies entre les différentes activités de la plateforme permettent de réduire leur impact environnemental et d'augmenter le potentiel socio-économique de ce type d'activités marines.

La plateforme est prévue pour faire entre 300 mètres et un kilomètre de côté, de quoi accueillir jusqu'à trois pétroliers modernes. La taille d'une telle installation sera d'ailleurs un des éléments clés à prendre en compte lors du choix de son lieu d'installation. Il faudra ainsi définir quels sont les emplacements viables, choisir la méthode et la profondeur maximale d'ancrage etc. Des responsables du projet soulignent d'ailleurs qu'après la fin de la conception conceptuelle qui devrait s'achever en 2014, il faudra encore six ans pour développer un prototype réel. Autant de défis à relever pour l'initiative H2OCEAN dont ce projet d'envergure s'inscrit dans la durée....

Pour plus d'informations, cliquer BE Espagne

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Offshore Mariculture 2012

4e conférence internationale sur la mariculture au large

17 - 19 octobre 2012
Izmir / Turquie

Offshore Mariculture 2012, c’est deux jours de conférence internationale avec une journée de visite, sur la pisciculture au large : situation et perspective de développement dans le monde et en Europe.

Après les succès de Malta 2006, Alicante 2008 and Dubrovnik, Croatia 2010, la 4e conférence de mariculture au large se tiendra : Hilton Hotel Izmir, Turkey du 17 au 19 octobre 2012.

Pour plus d’informations : Offshore Mariculture 2012

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Face à la surpêche qui menace les stocks de poissons, l’aquaculture semble promise à un bel avenir mais l'impact sur le littoral et sur les eaux côtières pose problème. Pour s’en affranchir, un nouveau concept de ferme aquacole a été développé : l’Aquapod, sorte de cage sphérique à poissons, exploitable en haute mer. Mangerons-nous bientôt plus de poissons grâce à lui ?

Le poisson, un aliment riche en protéines, est régulièrement consommé par des centaines de millions de personnes dans le monde. Malheureusement, les stocks de cette ressource alimentaire tendraient à diminuer d’année en année et pourraient à terme manquer pour de nombreuses populations. La surpêche est bien évidemment en cause. L’une des solutions envisagées consiste à élever les poissons. À ce jour, seuls 2,8 % des organismes marins consommés seraient produits en aquaculture.

Le développement de cette filière présente de nombreux avantages, mais aussi des inconvénients logistiques et environnementaux. Les fermes aquacoles actuelles ont besoin d’eaux calmes, car les vagues et les courants forts les fragilisent, et doivent idéalement se situer à proximité du littoral, donc dans des eaux peu profondes. Cette situation est problématique. Les excès de médicaments et de nourriture fournis aux poissons participeraient activement à la pollution des eaux côtières. Par ailleurs, les cas d’animaux exotiques, malades ou blessés ayant réussi à s’échapper ne sont pas rares. Or, ils peuvent entrer en compétition avec la faune locale ou transmettre leurs pathologies.

L’entreprise Ocean Farm Technologies, créée par des biologistes marins en 2005, prétend détenir une solution : l’Aquapod. Cette cage à poissons sphérique peut être emportée en haute mer, puis être fixée sur des sites profonds voire dériver au gré des courants, tout en nécessitant peu d’interventions humaines. Ce système novateur permettrait une importante production de poissons sains, d’une manière durable et non polluante.

Une fois en mer, l'Aquapod peut dériver au gré des courants. Durant différents essais, des engins motorisés ont parfois dû être utilisés pour le replacer sur une bonne trajectoire. Cependant, ces opérations ont nécessité moins de carburant que la gestion classique d’une ferme aquacole située à proximité du littoral, permettant ainsi de faire de précieuses économies.

L’Aquapod, une alliance entre métal et plastique

Les cages se composent d’un grand nombre de cadres triangulaires en acier galvanisé. Leur assemblage permet d’obtenir des sphères mesurant à 8 à 28 m de diamètre (contenance de 115 à 11.000 m3). Le traitement du métal réduit la fixation d’organismes marins benthiques, limitant ainsi l’utilisation de peintures antifouling particulièrement polluantes.

Chaque triangle est constitué d’un cadre renfermant un filet en polyéthylène, fabriqué à 80 % à partir de produits recyclés, recouvert d’un treillis métallique. Cette double protection évite les fuites de poissons et les attaques de prédateurs. Certains panneaux sont adaptables afin de recevoir, entre autres, un système d’alimentation automatique ou une trappe d’accès.

Les cages sont utilisables en surface ou en profondeur, aussi bien sur le littoral qu’au large. Les triangles pèsent entre 40 et 50 kg à l’air, mais leur poids s’annule une fois dans l’eau. Ces sphères peuvent être immergées avec facilité, permettant de les soustraire à l’action des vagues, par exemple en cas de tempête, ou de les protéger de tout risque de collision avec des engins flottants tels que des navires.
Certains aspects techniques seront appréciés par les professionnels de la filière aquacole. Plus besoin de plonger parfois profondément pour aller nettoyer les cages ou les filets. Il suffit en effet de se mettre sur l’Aquapod en surface et de le faire tourner sur lui-même. Même si, en revanche, il est plus facile de manipuler des gros éléments techniques sous l'eau.

Certains aspects techniques seront appréciés par les professionnels de la filière aquacole. Plus besoin de plonger parfois profondément pour aller nettoyer les cages ou les filets. Il suffit en effet de se mettre sur l’Aquapod en surface et de le faire tourner sur lui-même. Même si, en revanche, il est plus facile de manipuler des gros éléments sous l'eau. © Ocean Farm Technologies

Des cages à poissons fixées ou dérivantes

Plusieurs projets ont vu le jour pour tester les possibilités d’exploitation de ces sphères. Les 34 Aquapod actuellement immergés dans le monde sont principalement ancrés, au moyen de longs câbles, dans des eaux profondes (parfois entre 200 et 300 m). Ils sont donc fixes, comme les fermes aquacoles conventionnelles, mais leur impact sur l’environnement est réduit du fait de la plus grande profondeur. Les courants marins peuvent en effet emporter et diluer les déchets organiques avant qu’ils ne parviennent sur le fond, diminuant ainsi les risques de pollution. L’eau des cages est également plus facilement remplacée.

Afin de faciliter la manœuvrabilité et le transport des sphères, Cliff Goudey du MIT Offshore Aquaculture Engineering Center (OAEC) les a équipées de moteurs électriques, reliés à un générateur en surface. Ces engins n’ont pas besoin d’être puissants. Le chercheur les destine simplement au repositionnement des Aquapod dans des masses d'eau les... transportant vers leurs sites de fixation.

En effet, de telles sphères pourraient un jour être lancées à la dérive au sein de courants marins circulaires, par exemple dans des eddies (des tourbillons géants pouvant atteindre 100 à 200 km de diamètre). Un test grandeur nature a été réalisé à Hawaï en 2011 dans le cadre du projet Velella. Un Aquapod de 8,7 m de diamètre contenant 2.000 poissons a été tiré au large par une goélette puis laissé à la dérive durant plusieurs mois. La cage a alors librement évolué entre 3 et 75 milles marins des côtes (5 à 140 km) en réalisant des cercles. Elle revenait donc régulièrement à son point de départ. Selon les chercheurs, la croissance des poissons, des Seriola rivoliana, a été plus importante que celle observée dans une ferme conventionnelle.

Les futures fermes aquacoles pourraient ainsi dériver dans les océans, au sein des eaux naturellement fréquentées par les poissons produits, là où l’espace ne risque pas de manquer et où la pollution est moindre… Ce type de projet pourrait permettre de produire de plus grandes quantités de poissons de qualité sans pour autant dégrader notre environnement.

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Evaluation globale du potentiel de développement de l’aquaculture marine au large (offshore aquaculture)

A global assessment of offshore mariculture potential from a spatial perspective

FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper No. 549

Source : FAO - Juillet 2013

Avec l'augmentation de la population et la compétition pour l'accès à la terre et à l'eau, il y a un besoin croissant de transférer l'aquaculture continentale ou côtière vers des systèmes de production aquacole plus au large afin d'accroître la disponibilité en poisson pour la consommation humaine. L’aquaculture marine (ou mariculture), tout particulièrement au large, offre des possibilités importantes dans la production alimentaire durable ainsi que dans le développement de nombreuses communautés côtières, en particulier dans les régions où les disponibilités de terres, d'espaces proches du rivage et d'eau douce sont limitées.

Un nouveau Document technique de la FAO, « Evaluation globale du potentiel de développement de l’aquaculture marine au large à partir d'une perspective spatiale », analyse, pour la première fois, la situation et le potentiel de développement de la mariculture en mer à partir d'une perspective spatiale adaptée à l’ensemble des pays maritimes. Ce document identifie également les pays qui ne pratiquent pas encore la mariculture, mais qui ont un potentiel élevé dans l’aquaculture offshore. L'objectif de ce document est de pousser les pays à évaluer précisément leur potentiel dans la mariculture au large (aquaculture offshore). Une annexe examine la télédétection pour le développement durable de la mariculture au large des côtes.

With the expected increase in human population and resulting competition for access to land and clean water, there is a growing need to transfer land-based and coastal aquaculture production systems farther offshore to increase the availability of fish and fishery products for human consumption. Mariculture, in particular offshore, offers significant opportunities for sustainable food production and development of many coastal communities, especially in regions where the availability of land, near-shore space and freshwater are limited. A new FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper, "A global assessment of potential for offshore mariculture development from a spatial perspective", provides, for the first time, measures of the status and potential for offshore mariculture development from a spatial perspective that are comprehensive of all maritime countries and comparable among them. It also identifies countries that do not yet practise mariculture but have a high offshore potential.

The underlying purpose of this document is to stimulate interest in detailed assessments of offshore mariculture potential at the national level. An annex examines remote sensing for the sustainable development of offshore mariculture

Cliquer Ici pour accéder au document téléchargeable gratuitement


A global assessment of offshore mariculture potential from a spatial perspective

FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper. No. 549. Rome, FAO. 181 pp.

Food and Agriculture Organization of the United Nations

Rome, 2013

Abstract

Kapetsky, J.M., Aguilar-Manjarrez, J. & Jenness , J. 2013.

A global assessment of potential for offshore mariculture development from a spatial perspective.

This publication was produced in recognition that there is a growing need to increasingly transfer land-based/coastal aquaculture production systems further offshore as a result of the expected increases in human population, competition for access to land and clean water needed to increase the availability of fish and fishery products much needed for human consumption. Mariculture, in particular offshore, offers significant opportunities for sustainable food production and development of many coastal communities, especially in regions where the availability of land, near shore space and freshwater are limited. This publication provides, for the first time, measures of the status and potential for offshore mariculture development from a spatial perspective that are comprehensive of all maritime nations and comparable among them. It also identifies nations that are not yet practicing mariculture that have a high offshore potential. The underlying purpose of this document is to stimulate interest for detailed assessments of offshore mariculture potential at national levels. Remote sensing for the sustainable development of offshore mariculture is included as Annex 3 to this publication in recognition of the importance of remote sensing as a source of data for spatial analyses to assess potential for offshore mariculture, and also for zoning and site selection as well as for operational remote sensing to aid mariculture management.

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2 commentaires:

Anonyme a dit…

Le principe de précaution joue en plein dans ce cadre. Il reste que les groupements et lobbies (appelons les aussi comme cela) environnementaux doivent venir avec des faits et des plans. Enoncer les risques est une première étape, un plan de réduction du risque est la seconde étape et en trois, les risques qui restent trop élevés et incompatibles avec un développement durable doivent faire l'objet d'un débat et d'une décision courageuse...

Anonyme a dit…

il ne faut pas oublier non plus les mesures de prévention des risques professionnels du pisciculteur et de l’aquaculteur : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=446