Carte Marine

Carte marine. Le 6ème sens du pêcheur !!!


La bande côtière des 6 milles marins interdite aux pêcheries étrangères... (cliquer sur la carte marine pour agrandir)

Jeudi 20 octobre 2011 au Tribunal de Dunkerque.

On s'est battu (longuement) à coups de cartes maritimes, d'expertises, de réglementation européenne, de convention américaine, de constats d'huissier, hier au tribunal correctionnel de Dunkerque où des marins pêcheurs néerlandais comparaissaient pour des infractions liées à l'exercice de la pêche….

Le 14 décembre 2010, deux bateaux sont repérés par les Affaires maritimes en action de pêche, selon eux, dans la zone interdite des six milles nautiques, soit précisément à 5,6 et 5,4 milles de la côte. Les Néerlandais contestent. Non pas la position GPS sur laquelle ils se trouvaient. Ils réfutent la délimitation de la bande des six milles établie par l'administration française.

L'administrateur des Affaires maritimes voit rouge....

Pendant plus d'une heure, Me Khayat, l'avocat des pêcheurs et l'administrateur des Affaires maritimes ont déployé des cartes maritimes sous le nez de la présidente pour la convaincre que chacun avait le bon tracé de la frontière immatérielle de la bande des six milles. Évidemment, ils ne se sont pas mis d'accord. « Si chacun se met à retracer les frontières comme il l'entend ! », finit par lâcher, excédé, l'administrateur des Affaires maritimes qui, en tant que représentant de l'État, s'estime compétent pour garantir le tracé officiel des zones de pêche.

.... Quand la défense argumente sur « Le bon sens du marin »

Pour appuyer son argumentation, la défense sort de sa manche un témoin, un ancien marin pêcheur, autrefois expert à la cour. L'audience tourne alors à la farce. « Qu'est-ce qui vous fait dire que la bande des six milles ne se trouve pas à l'endroit indiqué par les Affaires maritimes ? » demande la présidente. « Le bon sens du marin », finit par lâcher le témoin. L'argument n'est pas très juridique.

Le parquet, qui estime les autorités françaises compétentes dans la délimitation de la bande des six milles, a demandé une amende de 15.000 E chacun. La partie civile, qui représente le comité local des pêches réclame 10.000 E de dommages et intérêts. Le jugement sera rendu le 17 novembre.

A partir de l'article de La Voix du Nord : Guerre du poisson : le parquet veut des amendes de 10.000 € contre les pêcheurs hollandais


Océan Mondial


Chuck Clark, architect

Source : Blog d'un prof à la retraite (avec de nombreuses cartes et des thématiques géographiques et historiques)

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Cliquer sur les images pour accéder aux différentes cartes

Carte des navires sur MarineTraffic.com

Pour suivre en direct les bateaux de pêche et tous les autres navires (cargo, passager, remorqueur, pétrolier,...) (équipés d'émetteur AIS qui sont à portée de récepteur terrestre).


MarineTraffic.com :  http://www.marinetraffic.com


ZEE. Délimitation de la zone économique  exclusive de chaque pays

Cliquer sur la carte....



Avec Earth, le vent souffle sur Terre et en Mer en direct...

http://earth.nullschool.net/#current/wind/surface/level/orthographic=-4.38,55.94,512

Cliquer Earth pour connaitre la situation des vents partout dans le monde



Carte 2 : Chalut Pélagique et GOV

Système de gestion des pêches maritimes dans les eaux territoriales au large de la région Bretagne




Cartes marines en ligne....

Cartes marines de l'administration étatsunienne : NOAA / NGA

Attention ! Ces cartes datent de plusieurs années !!!

Cliquer sur l'image pour accéder à la carte marine...

Méditerranée : du Golfe du Lion à la Côte d'Azur



Méditerranée : Golfe du Lion à la Mer Ligurienne / Corse



Méditerranée (Var) : Baie de la Ciotat à Presqu'île de Giens




Afrique de l'Ouest / Méditerranée / Mer Noire



Autres cartes interactives en ligne :  

Les cartes marines qui suivent, ne sont plus en ligne pour le moment !!! 

Manche Est et Ouest


De Quiberon à l'Île d'Yeu



De l'Île d'Yeu aux Pertuis charentais



Bretagne Nord

 


Du Cotentin à la côte anglaise

 


Finistère Mer d'Iroise


Finistère

 


Côtes girondine, landaise et basque

 


D'Oléron à Arcachon


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Ouverture de la boutique du SHOM

Avec l'ouverture d'une boutique en ligne, le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (Shom) a franchi une étape importante. Cependant, les cartes marines du Shom ne sont toujours pas vendues sous forme numérique.

Jusqu'à présent, le Shom ne commercialisait pas lui-même ses cartes et autres documents à l'usage des navigateurs. Les documents papiers restent réservés aux revendeurs agréés du Shom.

On peut désormais télécharger les versions numériques (en PDF) des atlas des courants, guides des signaux, des instructions nautiques, des radiocommunications marines, règlement sur la prévention des abordages et divers autres documents précieux pour le navigateur. Les cartes marines ne sont pas vendues sous forme numérique.

Pour en savoir plus : Boutique du Shom

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Canada : Cartes marines et services

Les remarquables cartes marines et produits nautiques du Service hydrographique du Canada (SHC) renforcent la sécurité de la navigation en eaux canadiennes.

Ces cartes marines sont de véritables « cartes routières » qui mènent les navigateurs de port en port et ce, en toute sécurité. Le SHC joue un rôle plus important que jamais en raison de la croissance des activités liées au transport maritime, aux pêches, à la navigation de plaisance et à l’exploitation des ressources océaniques.
          Cartes marines et publications nautiques
o          Cartes papier
o          Cartes électroniques
o          Publications
o          Liste de prix
(produits imprimés | cartes électroniques)
          Données et levés
          Droit d’auteur et licences
          Au sujet du Service hydrographique du Canada
          Questions et commentaires

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Lorient. Les cartes marines, travail de fond du Lapérouse



Le bâtiment hydrographique a fait escale pour le 14 Juillet, à Kergroise. Il a ouvert son bord à un public particulièrement heureux et curieux.

Source : Ouest France par Gildas Jaffré.

Sagement amarré au quai des paquebots, à Kergroise, le bâtiment hydrographique et océanographique de la Marine nationale, le Lapérouse a fait escale tout le week-end, ouvrant son bord aux visites du public. Celui-ci n'a pas boudé l'invitation, et les curieux n'ont pas manqué de multiplier les questions sur les missions d'un tel navire.

« J'ai travaillé pour des questions économiques de défense sur deux territoires, à Brest et Lorient », explique Guillaume, 29, ans, jeune Lorientais très motivé, dans la file d'attente, au pied de la passerelle. « Je suis sensible à ces questions et je trouve que c'est une bonne initiative de présenter de tels navires. La Marine, il faut la mettre en avant, surtout à Brest, Lorient, Toulon. Les sites historiques de la Marine et aussi les navires du Shom (Service hydrographique et océanographique de la Marine, n.d.l.r) qui ne sont pas souvent mis en évidence, mais qui font des travaux importants pour la recherche et qui sont utiles à tout le monde. »

Des sonars à la place du fil à plomb

À bord du bâtiment de 60 mètres, armé par un équipage de 30 personnes, commandé par le lieutenant de vaisseau Christophe Thomassin, les visiteurs ont pu se familiariser avec les missions du navire, en service actif depuis 1988 pour le Shom. « Notre rôle est de veiller aux cartographies des fonds marins qui évoluent avec les marées, les courants, les épaves éventuelles, de vérifier si les cartes sont toujours d'actualité, et de les remettre à jour si besoin », explique l'enseigne de vaisseau Morgane Seiler-Jacques, officier de garde, à bord depuis un an.

Chaque année le Lapérouse a « en général une mission courte d'environ 4 à 5 semaines au printemps à proximité immédiate de Brest ou de Cherbourg, sur les façades Manche et Atlantique, et une mission plus longue en deuxième partie d'année. Là, les terrains peuvent être assez variés : cette année, par exemple c'était en Méditerranée, avec un chantier en coopération avec la Tunisie, et un chantier à l'Est de la Corse ».

Du matériel scientifique de pointe...

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Méditerranée. Maria Damanaki souhaite la création des ZEE... Marineregions.org les a tracé....


Bruxelles appelle les Etats à mieux exploiter et contrôler la Méditerranée


La Commissaire européenne à la pêche et aux affaires maritimes, Maria Damanaki, a appelé jeudi les Etats-membres riverains de la Méditerranée à mieux l'exploiter et la contrôler via la proclamation de zones économiques exclusives (ZEE).

"Une partie importante de la Méditerranée est actuellement au-delà de la juridiction des Etats riverains, et reste de ce fait largement non protégée, non explorée et non exploitée", a déclaré la Commissaire grecque dans une conférence de presse.

La mise en place de ZEE, régies par le droit international de la mer, comme beaucoup de pays membres de l'UE l'ont fait dans l'Atlantique et dans la Baltique, permettrait aux Etats côtiers d'étendre leurs droits souverains jusqu'à 200 milles nautiques, a souligné Mme Damanaki.

Cela permettrait un meilleur contrôle de l'accès aux ressources de pêche, la prévention de la pollution ou le développement de l'exploitation des ressources énergétiques. "Etendre les eaux territoriales signifie étendre les eaux européennes en y permettant une meilleure gouvernance", a souligné la commissaire.

Pour "sensibiliser" à l'enjeu, Mme Damanaki a présenté une étude chiffrant à plus de 2,7 milliards d'euros par an les bénéfices potentiels de l'établissement de ZEE dans le Golfe du Lion, entre la Sicile et Malte et en mer Adriatique.

Alors que neuf pays n'appartenant pas à l'UE disposent de ZEE en Méditerranée ou ont lancé les procédures pour ce faire, notamment l'Egypte, Israël, le Maroc et la Tunisie, seuls Chypre, la Croatie, la France et l'Espagne ont suivi cette voie dans l'UE.

Paris et Madrid discutent actuellement des délimitations de leurs ZEE respectives. La Grèce, qui souhaiterait décréter une telle zone et mener des explorations pétrolières en mer Egée, où une dispute de souveraineté l'oppose à la Turquie, a récemment plaidé pour "une politique européenne commune" en la matière.

La proclamation de ZEE, et les négociations nécessaires aux délimitations de ces espaces, souvent susceptibles de se chevaucher en Méditerranée, "relève des droits souverains" des Etats, a insisté la Commissaire. Mais elle a jugé que la Commission peut contribuer à la mise en place d'un "cadre commun de dialogue et de procédures" pour huiler les rouages, tant entre Etats membres qu'avec les pays voisins.

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Un haut lieu de la cartographie à l'extrémité de la Bretagne


Source : ABP ("La carte n'est pas le territoire, mais elle le sert" publié le 10/05/13 par Christian Rogel) 

La contribution de la Bretagne à la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb est peu connue.

Elle peut être symbolisée par le fait qu'on a repéré que deux de ses matelots portaient un nom breton et c'est un effet de la domination qu'exerçaient conjointement les pêcheurs bretons, normands et basques sur la navigation dans les zones reculées de l'Atlantique au XVème siècle.

La Bretagne a tout aussi été importante pour l'explorateur gênois, grâce aux cartographes qui travaillaient à l'ombre de l'abbaye de Saint-Mathieu-de-Finisterre, en Plougouvelin. Les moines de Saint-Mathieu étaient chargés de délivrer des brefs de mer aux bateaux qui passaient par le port du Conquet qui se trouvait sur un axe majeur du commerce international. Ces moines étaient, probablement, en relation avec le monastère andalou de la Rabída, également spécialisé dans la cartogaphie, et dans la chapelle duquel Colomb a passé la nuit du 2 au 3 août 1492. Au matin, il s'est embarqué dans le petit port de Palos de la Frontera, situé en contrebas sur le Rio Tinto.

Deux noms émergent de la brume : Guillaume Brouscon, et Yann Trodec, le premier ayant tracé avec précision le contour de Terre-Neuve (1543) et cartographié aussi Java. Ce sont aussi des pionniers dans l'utilisation de l'imprimerie pour les cartes. Ils ont aussi confectionné des almanachs nautiques et fait imprimer des cartes pliées en carré et pouvant tenir dans une poche.

C'est le docteur Louis Dujardin qui les a sortis de l'ombre, grâce à son livre, paru en 1966 : Les cartographes du Conquet, la navigation en images de 1573. On ne sait pourquoi ils sont restés au Conquet, alors que leurs talents auraient pu être monnayés ailleurs.

Faire des cartes, c'est cumuler des observations

Les cartes produites par les États

Pour faire une carte, il faut des ordinateurs

Les cartes produites ou améliorées par le citoyen lambda

OpenStreetMap en Bretagne

Á qui cela sert-il de faire la géographie collaborative?

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L'âge d'or des cartes marines - Quand l'Europe découvrait le monde




« L'âge d'or des cartes marines - Quand l'Europe découvrait le monde »

  • Une exposition
23 octobre 2012 au 27 janvier 2013

Bibliothèque Nationale de France François Mitterrand / Grande Galerie

  • Colloque Autour de l’exposition L’âge d’or des cartes marines, quand l’Europe découvrait le monde
Deux journées : 3 et 4 novembre 2012
Richelieu / Auditorium Colbert
5, rue Vivienne - Paris 2e

Lundi 3 décembre 2012 / 9h00-18h00

D’une technique à une culture : les cartes marines du XIIIe au XVIIIe siècle
Détail du programme et des intervenants, cliquer colloque cartes marines 1

Mardi 4 décembre 2012 / 9h30-17h00

Cartographie et navigation dans l’océan Indien
Détail du programme et des intervenants, cliquer colloque cartes marines 2

Le colloque est organisé sur deux jours par la Bibliothèque nationale de France et Median, avec la collaboration du Comité Français de Cartographie, et de l’International Society for the History of Maps. Il s’inscrit au terme de trois années de programmes de recherche, et vient apporter un éclairage scientifique complémentaire à l’exposition. Une première journée portera sur le contexte de conception, de fabrication et d’usage des cartes de navigation entre le XIIIe et le XVIIIe siècle. La deuxième journée du colloque sera consacrée de manière plus spécifique à la navigation et aux échanges commerciaux dans l’océan Indien, en lien avec la connaissance géographique et la cartographie de cet espace.

  • Visite de l’exposition virtuelle (cliquer sur l'image ou Ici)


« L'âge d'or des cartes marines - Quand l'Europe découvrait le monde »

Parmi les trésors de la Bibliothèque nationale de France, figurent des documents scientifiques d’exception dont la contemplation renvoie spontanément aux légendaires Grandes découvertes.

Il s’agit des cartes marines enluminées sur parchemin, souvent rehaussées d’or, appelées couramment « cartes portulans », de l’italien portolano (livre d’instructions nautiques). Ces cartes donnent la succession des ports le long des côtes, tandis que l’espace maritime est sillonné par des lignes qui correspondent aux directions de la boussole. Ce système graphique permettait aux marins de s’orienter et de faire le point, en reportant sur la carte la distance qu’ils estimaient avoir parcourue.

Le plus ancien portulan occidental connu serait de la fin du XIIIe siècle : c’est la fameuse « carte pisane », conservée au département des Cartes et plans. De ces premières cartes nautiques, seuls de rares vestiges ont survécu aux outrages du temps. Riche de cinq cents portulans, la BnF s’enorgueillit de posséder la plus grande collection au monde. Innovation technique, en même temps qu’objet de science et miroir de la quête d’un ailleurs, les « cartes portulans » s’imposent au regard contemporain comme de véritables oeuvres d’art dont le caractère spectaculaire tient autant à leur taille, souvent imposante, qu’à leur polychromie et à leur univers exotique.

À partir d’une sélection de deux cents pièces majeures – cartes, globes, instruments astronomiques, objets d’art et d’ethnographie, animaux naturalisés, dessins, estampes, tableaux et manuscrits, issus des collections de la BnF ou prêtés exceptionnellement par le Quai Branly, Guimet, le Louvre, les Arts et métiers, le Mobilier national ou le musée de la Marine, le Service historique de la Défense, la British Library, des institutions italiennes et des collections régionales –, l’exposition aborde plusieurs questions : les conditions de navigation et l’usage des cartes ; les découvertes de l’Afrique, de l’Asie, des Amériques et du Pacifique et les rivalités entre les puissances maritimes, la circulation des savoirs géographiques entre océan Indien et Méditerranée ; la création et la diffusion d’une iconographie des Nouveaux Mondes avec leurs paysages, leurs peuples, leurs mœurs, leur faune et leur flore.

Pour plus d’informations, cliquer BNF



« Les terres françaises du fond des mers, enjeux et perspectives » 

Conférence

Mercredi 5 décembre  2012

Océanopolis / Brest

Conférence organisée par l'Institut Français de la Mer (IFM), le 5 décembre à 19h, à l'auditorium d'Océanopolis

Par Elie Jarmache, Chargé de mission au Secrétaire Général de la Mer en charge du Programme Extraplac et Walter Roest, Centre Ifremer Bretagne, Géophysicien, responsable scientifique et technique d’Extraplac.

Entrée libre

La France, qui dispose du deuxième espace maritime dans le monde, est en passe de l’accroître de manière significative. En effet, en conformité avec la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, les états côtiers ont la possibilité d’étendre leur plateau continental au-delà des 200 milles, sous réserve de la preuve du prolongement naturel de la masse terrestre en mer. L’extension réalisée donnera des droits souverains sur les ressources naturelles en vue de leur exploration et de leur exploitation. Ces ressources sont situées sur les fonds et dans le sous-sol (ressources minérales et hydrocarbures, bactéries utilisables pour les biotechnologies,…).

Piloté par le Secrétariat Général de la Mer, le programme EXTRAPLAC (pour EXTension RAisonnée du PLAteau Continental) est mis en œuvre au niveau scientifique et technique par l'Ifremer avec trois partenaires : le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine, l’IFP Energies nouvelles et l’Institut Polaire français Paul Emile-Victor. A ce jour, 8 dossiers ont déjà été déposés auprès des Nations Unis, ce qui devrait permettre d'étendre le plateau continental français d'environ 1,5 millions de km², soit une surface équivalente à trois fois celle de la France métropolitaine.

Illustration ifremer : Définitions et principes de délimitation du plateau continental juridique
 
Source : Ifremer


Gestion du domaine public maritime naturel (DPMn)

Circulaire du 20 janvier 2012 relative à la gestion durable et intégrée du domaine public maritime naturel (Texte non paru au Journal officiel)

Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, MEDDTL no 2012/7 du 25 avril 2012

Date de mise en application : immédiate.

Résumé : la présente circulaire a pour objectif de rappeler les grands principes de la gestion du domaine public maritime naturel. Par ailleurs, dans la perspective de la gestion intégrée de la mer et du littoral, elle définit des orientations en termes de gestion de cet espace.

Catégorie : directive adressée par la ministre aux services chargés de son application, sous réserve, le cas échéant, de l’examen particulier des situations individuelles.

Pour télécharger la circulaire, cliquer : MEDDTL no 2012/7 du 25 avril 2012

Consistance du Domaine Public Maritime Naturel (DPMn)

On distingue le DPM naturel (art. L. 2111-4 du CGPPP) et le DPM artificiel.

Le DPM naturel est constitué :
– du sol et du sous-sol de la mer, compris entre la limite haute du rivage, c’est-à-dire celles des plus hautes mers en l’absence de perturbations météorologiques exceptionnelles, et la limite, côté large, de la mer territoriale ;
– des étangs salés en communication directe, naturelle et permanente avec la mer ;
– des lais (parcelles dont la mer s’est définitivement retirée) et relais (dépôts alluvionnaires) de la mer ;
– des parties non aliénées de la zone dite de cinquante pas géométriques dans les départements d’outre-mer, depuis le loi du 3 janvier 1986, dite « loi littoral ».

Ces éléments sont déterminés par la simple constatation de leur situation par rapport à des phénomènes naturels présents (par exemple, pour le rivage de la mer) ou passés (par exemple, pour les lais et relais de la mer). Le rivage, ainsi que les lais et relais de mer peuvent ainsi faire l’objet d’une délimitation.

Le DPM artificiel est composé des équipements et installations portuaires, ainsi que des ouvrages et installations relatifs à la sécurité et la facilité de la navigation maritime.

Objectifs de la circulaire

Le domaine public maritime naturel (DPMn) (cf. annexe I de la présente circulaire) est un espace sensible et convoité, à l’interface de la Terre et de la mer. Sa protection est ancienne, puisqu’elle remonte à l’édit de Moulins (1566) et aux ordonnances de Colbert sur la Marine (1681) et a été confirmée à maintes reprises par la jurisprudence.

Au-delà du corpus réglementaire de gestion du DPMn qui reste en vigueur (rappelé en annexe II), les évolutions significatives du contexte justifient la mise en place d’une gestion durable et intégrée du DPMn :

– la loi portant engagement national pour l’environnement, dite loi Grenelle 2, a fortement fait évoluer le cadre législatif des politiques du littoral et des milieux marins :
  • elle a introduit dans le code de l’environnement la gestion intégrée de la mer et du littoral. Celle-ci repose sur la définition d’une stratégie nationale qui énoncera pour le littoral français, métropolitain comme ultramarin, les principes d’une gestion intégrée de l’ensemble des activités intéressant la mer et le littoral. Des documents stratégiques de façade sont appelés à être la pierre angulaire de toutes les démarches intégratives de développement durable des activités dans un souci de préservation des milieux terrestre et marin. De fait, la gestion du DPMn ne doit plus être appréhendée de manière isolée, mais comme le point de rencontre des politiques terrestres et maritimes considérées tant du point de vue spatial, que du point de vue des activités ;
  • elle a transposé en droit interne la directive-cadre stratégie pour le milieu marin no 2008/56/CE du 17 juin 2008. Cette directive constitue le pilier environnemental de la politique maritime intégrée de l’Union européenne. L’objectif de la directive-cadre stratégie pour le milieu marin est de prendre toutes les mesures nécessaires pour réaliser ou maintenir un bon état écologique du milieu marin au plus tard en 2020, en appliquant à la gestion des activités humaines une approche fondée notamment sur la notion d’écosystème. En France, la directive-cadre stratégie pour le milieu marin s’applique aux eaux marines métropolitaines, depuis les lignes de base jusqu’à la limite de nos eaux sous juridiction (200 milles marins), y compris le sol et le sous-sol. Elle s’applique également aux eaux côtières telles que définies par la directive-cadre sur l’eau (DCE), y compris les fonds marins et le sous-sol, dans la mesure où les aspects particuliers liés à l’état écologique du milieu marin ne sont pas déjà couverts par la DCE ou tout autre acte législatif communautaire (notamment la directive 2006/7/CE du Parlement européen et du Conseil, du 15 février 2006, concernant la gestion de la qualité des eaux de baignade). Par ailleurs, le décret no 2011-492 du 5 mai 2011 relatif au plan d’action pour le milieu marin a complété cette transposition ;

– en 2009, le Grenelle de la mer a spécifié des objectifs ambitieux en matière d’aires marines protégées (voir annexe IV de la présente circulaire), tant pour ce qui concerne la contribution de la France aux progrès internationaux et régionaux en la matière que pour ce qui concerne la mise en oeuvre des aires marines protégées dans les eaux françaises. L’objectif est de couvrir par des aires marines protégées 10 % des zones sous juridiction française d’ici à 2012 et 20 % d’ici à 2020, dont la moitié en moyenne globale en réserves halieutiques ;

– enfin, la stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020 a été présentée par la ministre le 19 mai 2011. Cette stratégie a pour ambition de modifier en profondeur notre rapport à la nature en proposant des modèles de développement qui intègrent systématiquement le volet biodiversité. Cette stratégie est la déclinaison française des engagements internationaux actés à Nagoya en 2010 pour enrayer la perte de biodiversité. Elle s’intègre à toutes les politiques publiques et à tous les secteurs d’activités – eau, sols, climat, énergie, agriculture, forêt, urbanisme, infrastructures et concerne en particulier le milieu marin. Aussi, au-delà de la réglementation applicable à la gestion du DPMn qui est rappelée en annexe II, la présente circulaire a pour objectif de définir des orientations de bonne gestion en lien notamment avec les éléments de contexte énoncés ci-dessus….

(….)

1. La connaissance des usages, des enjeux et des occupations du DPMn
2. L’analyse territoriale et la réflexion stratégique
3. La prise en compte des enjeux environnementaux et paysagers
4. Les liens avec les documents d’urbanisme (SCOT et PLU)
5. La remise en état des sites après occupation
6. La poursuite systématique des occupants sans titre


Pour les 30 ans de la Convention sur le droit de la mer...

L’Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies a célébré le 10 décembre 2012 le trentième anniversaire de l’ouverture à la signature de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, qualifiée par tous les États comme une véritable « Constitution des océans et des mers ».

Signée le 10 décembre 1982, à Montego Bay, en Jamaïque, et entrée en vigueur le 16 novembre 1994, la Convention est le cadre juridique qui inspire tous les aspects de la gestion des océans, a rappelé le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon. La Convention compte maintenant 164 parties de toutes les régions du monde, dont 163 États et l’Union européenne.

L’année 2012 aura été une année déterminante pour les océans.  La Conférence de l’ONU sur le développement durable, Rio+20, a en effet donné un nouvel élan à l’action menée en faveur du développement durable, notamment en ce qui concerne les océans et les mers.
 
Ban Ki-moon appelle à la ratification universelle de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer

Le Secrétaire général de l'ONU a marqué lundi le 30ème anniversaire de l'ouverture à signature de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, en lançant lundi un appel à universaliser cet instrument, considéré comme la « Constitution des océans ».

« Je suis encouragé de constater que le soutien dont bénéficie la Convention n'a cessé de croître au fil des années », a déclaré lundi Ban Ki-moon à l'Assemblée générale. « Comme une constitution, il s'agit d'une fondation solide – un document permanent qui fournit ordre, stabilité, prévisibilité et sécurité – sur la base de l'état de droit. »


Entrée en vigueur en 1994, la Convention compte aujourd'hui 164 parties –163 États et l'Union européenne. Le Secrétaire général a appelé aujourd'hui ceux qui ne l'ont pas encore fait à ratifier ce traité pour assurer sa pleine mise en œuvre.

Le processus pour parvenir à la Convention, a estimé le Secrétaire général, a été aussi important que la Convention elle-même, cet instrument illustrant « le pouvoir de la négociation multilatérale et du consensus ».

M. Ban a rendu hommage aux pionniers qui ont élaboré ce traité, facteur de développement durable, qui est entré en vigueur en 1994. La codification du droit de la mer est un cadre juridique évolutif qui a permis de régler des litiges, de fixer les limites des plateaux continentaux et de gérer les ressources halieutiques, contribuant à la paix et à la sécurité partout dans le monde, a-t-il précisé.

Le Président de l'Assemblée générale, Vuk Jeremic, s'est lui aussi félicité de cette date historique, rappelant le rôle de premier plan joué par l'Assemblée dans l'élaboration du droit de la mer, notamment ses processus et groupes de travail.

« Un avenir durable passera par les énergies renouvelables, dont les énergies marines qui ne sont pas exploitées dans de nombreuses régions du monde », a affirmé M. Jeremic. Toutefois, a-t-il ajouté, en exposant les océans à de grands risques, l'humanité a provoqué une perte de biodiversité, qui la menace en retour : il s'est particulièrement inquiété de l'avenir des petits États insulaires en développement (PEID), menacés par la montée des eaux.

Aussi a-t-il prié les État Membres, au lendemain de la clôture, à Doha, de la Conférence des états parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, de respecter leurs engagements en matière de réduction de gaz à effet de serre.

« La Convention a été un élément critique qui inspire nos efforts conjoints pour protéger les océans du monde. Aujourd'hui plus que jamais, il nous faut vivre en harmonie avec la nature. Nous devons protéger les moyens de subsistance des gens qui vivent de la mer et, en même temps, nous protéger ses ressources naturelles ».

Prônant l'utilisation pacifique des mers et des océans et l'utilisation équitable et efficaces de leurs ressources, le Président a, à l'instar du Secrétaire général, encouragé tous les États qui ne l'ont pas encore fait à œuvrer en faveur de l'humanité en signant et en ratifiant cette « convention phare ». Source : Onu 


La NASA dévoile des images exceptionnelles de la Terre illuminée la nuit


Et de la mer illuminée sur les côtes de Corée ainsi qu'en mer jaune et en mer du Japon !!!


Pour accéder à la vidéo, cliquer Le Monde.fr

Durée : 01:42  |  Images : Jean-Guillaume Santi / Le Monde.fr avec NASA

Grâce à un nouveau satellite, Suomi NPP, les scientifiques de la NASA ont pu réaliser des images impressionnantes de la Terre vue de l'espace, la nuit. Tout se révèle alors à l'objectif, depuis la lueur vacillante des bateaux jusqu'aux aux étendues lumineuses des mégapoles.


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Carte de la zone et des espaces sous juridiction


Cette carte est tirée de la 

Note sur 
L'Exploration et exploitation pétrolières en mer 
Législation comparée
Australie – Brésil – Mexique – Norvège – Royaume-Uni
Janvier 2013

Cette note a été réalisée à la demande de la Délégation sénatoriale à l'Outre-Mer

Cliquer Sénat pour accéder au document dans lequel est insérée cette carte

Zone économique exclusive et plateau continental

La convention des Nations-Unies sur le droit de la mer, conclue le 10 décembre 1982 à Montego Bay, reconnaît aux États côtiers la faculté d'exercer des droits souverains sur la ZEE, d'une part, et sur le plateau continental, d'autre part (voir carte en Annexe 2).

La ZEE est, selon les articles 55 à 57 de cette convention, « une zone située au-delà de la mer territoriale et adjacente à celle-ci » qui ne s'étend pas au-delà des 200 milles marins1(*) [370,4 kilomètres] des lignes de base à partir desquelles est mesurée l'étendue de la mer territoriale. L'État côtier y a « des droits souverains aux fins d'exploration et d'exploitation, de conservation et de gestion des ressources naturelles, biologiques ou non biologiques, des eaux surjacentes aux fonds marins, des fonds marins [eux-mêmes] et de leur sous-sol [...] ».

En vertu de la loi n° 76-655 du 16 juillet 1976 relative à la zone économique et à la zone de protection écologique au large des côtes du territoire de la République, la ZEE française s'étend jusqu'à 188 milles marins [348,176 kilomètres] au-delà de la limite des eaux territoriales, elle-même fixée à 12 milles marins [22,224 kilomètres] à compter des lignes de base. La France y exerce des droits souverains en ce qui concerne l'exploration et l'exploitation des ressources naturelles, biologiques ou non biologiques, du fond de la mer, de son sous-sol et des eaux surjacentes.

Les articles 76 et 77 de la convention de Montego Bay précisent que le plateau continental d'un État côtier comprend : « les fonds marins et leur sous-sol au-delà de sa mer territoriale, sur toute l'étendue du prolongement naturel du territoire terrestre de cet État jusqu'au rebord externe de la marge continentale ou jusqu'à 200 milles marins des lignes de base à partir desquelles est mesurée la largeur de la mer territoriale, lorsque le rebord externe de la marge continentale se trouve à une distance inférieure ». L'État côtier y exerce « des droits souverains [...] aux fins de son exploration et de l'exploitation de ses ressources naturelles » qui sont « exclusifs au sens que si l'État côtier n'explore pas le plateau continental ou n'en exploite pas les ressources naturelles, nul ne peut entreprendre de telles activités sans son consentement exprès ».

Enfin les deux premiers articles de la loi n° 68-1181 du 30 décembre 1968 relative à l'exploration du plateau continental et à l'exploitation de ses ressources naturelles disposent que la République exerce « des droits souverains aux fins d'exploration du plateau continental adjacent à son territoire et de l'exploitation de ses ressources naturelles » et que « toute activité entreprise par une personne publique ou privée sur le plateau continental en vue de son exploration ou de l'exploitation de ses ressources naturelles est subordonnée à la délivrance préalable d'une autorisation ».

Source :  L'exploration et l'exploitation pétrolières en mer / Étude de législation comparée (Australie – Brésil – Mexique – Norvège – Royaume-Uni) n° 230 - 16 janvier 2013 
Cette note a été réalisée à la demande de la Délégation sénatoriale à l'Outre-Mer

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L’extension du plateau continental au-delà des 200 milles marins : un atout pour la France

Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE)

Traitée par : Délégation à l'Outre-mer

Rapporteur/Intervention : Gérard GRIGNON

Source : CESE  Publié le : 09/10/2013
Cliquer Ici pour télécharger l'Avis du CESE et la Note de synthèse

La Convention de Montego Bay de 1982, « véritable constitution des océans », et plus précisément son article 76, donne aux pays côtiers la possibilité d’étendre leur plateau continental au-delà des 200 milles marins. Ainsi, la France grâce aux outre-mer peut espérer étendre ses droits souverains sur les ressources naturelles du sol et du sous-sol marins sur près de deux millions de km2. Le projet d'avis du CESE vise à finaliser le programme intitulé EXTRAPLAC dont s’est dotée la France pour atteindre cet objectif. Il vise aussi à tirer les conséquences de l’acquisition de ces droits souverains en termes de connaissance de l’environnement marin et de ses ressources, de leur préservation et de leur exploitation, d’encadrement juridique des activités mises œuvre et d’implication des territoires ultramarins dans le cadre de leur développement durable. Le projet d'avis recommande que soit définie une véritable politique maritime digne d’un pays présent sur tous les océans grâce aux Outre-mer. L’extension du plateau continental au-delà des 200 milles marins est un atout considérable que la France ne peut négliger.

Le CESE a voté son avis "L'extension du plateau continental au-delà de 200 milles marins : Un atout pour la France"

L’article 76 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 (Montego Bay) donne la possibilité à la France d’étendre ses droits souverains sur les ressources naturelles du sol et du sous-sol marins de son plateau continental. Pour Gérard Grignon, rapporteur de l’avis et Président de la délégation à l’Outre-mer du CESE, « cette possibilité d’extension du plateau continental français sur près de deux millions de km² est une chance et un atout à ne pas négliger ». Un atout car il s’agit d’abord d’affirmer la juridiction française sur l’espace du plateau continental étendu et ses droits souverains sur ses ressources naturelles. Il s’agit ensuite de connaître et de préserver les ressources et l’environnement marin pour un développement durable. Il s’agit enfin de mettre en valeur l’espace du plateau continental et les ressources qu’il renferme au bénéfice des collectivités ultramarines et des populations. L’accès à des richesses potentielles (hydrocarbures, sulfures hydrothermaux, encroûtements cobaltifères, nodules polymétalliques, terres rares, hydrogène naturel, ressources biologiques) peut être un atout considérable pour notre pays s’il contribue à un nouveau modèle de développement durable, en particulier dans les Outre-mer. Pour saisir cette opportunité, la France s’est dotée d’un programme intitulé EXTRAPLAC, chargé à partir du CIMER 2003 de préparer les dossiers pour toutes les zones d’extension potentielle du plateau continental. L’avis du CESE sur « l’extension du plateau continental au-delà de 200 milles marins : un atout pour la France » considère le bilan de ce programme mitigé et assez éloigné des objectifs ambitieux définis à son lancement. C’est pourquoi, il recommande de finaliser le programme EXTRAPLAC et de tirer toutes les conséquences de l’acquisition des droits souverains sur le sol et le sous-sol marins du plateau continental étendu en termes de connaissance de l’environnement marin et de ses ressources ; de leur préservation et de leur exploitation ; d’encadrement juridique des activités mises oeuvre et d’implication des territoires ultramarins dans le cadre de leur développement durable. Cet avis a été voté à l’unanimité lors de la séance plénière du Conseil économique, social et environnemental du 9 octobre 2013 (180 votants/180 voix pour). Suite à télécharger

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Productivité des pêcheries dans le monde


World fisheries yield

Commercial fishing is an interesting modern link back to certain key aspects of the pre-agricultural economic paradigm. Nobody owns the ocean and nobody owns the fish it contains. Unfortunately, when you combine this traditional approach to property rights with state-of-the-art technology, you get a tragedy of the commons — everyone grabs as much fish as they can, and the long-term productivity of the fishery declines. This UN Environmental Program map of global fishing yields shows that we are pulling an awful lot of fish out of most coastal waters. At the same time, the average depth is falling as the most promising fisheries fall prey to overfishing. The good news is that policy solutions are available and, where implemented — as in many US fisheries — they are working.

Carte extraite du document de Vox : 38 maps that explain the global economy by Matthew Yglesias on August 26, 2014

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Carte 2 : Chalut Pélagique et GOV

Système de gestion des pêches maritimes dans les eaux territoriales au large de la région Bretagne



Sortie de la « Géographie numérique de Bretagne »

Le 27 juin 2014 a été ouverte au public la nouvelle Géographie Numérique de la Bretagne, publiée par les éditions SKOL VREIZH et consultable gratuitement. C’est un grand évènement. Elle complète ainsi et met à jour sous des angles parfois différents l’ouvrage sorti en 1994, lui-même numérisé parallèlement. C’est donc un ouvrage fort utile mis au service du public, lui permettant ainsi de mieux saisir et comprendre les dynamiques et enjeux concernant le territoire de la région. Assurément il poursuivra le rôle qu’avait tenu la précédente édition, amplement utilisée par les enseignants mais aussi les décideurs économiques et politiques de la région comme le souligne dans son introduction l’initiateur et coordonnateur de l’ouvrage, notre collègue et ami Pierre Yves LE RHUN. On ne peut que le souhaiter.

A ce titre, nous tenons à remercier et féliciter Pierre Yves, membre de l’association « Géographes de Bretagne », qui a porté ce projet depuis plus de 3 ans, dirigeant l’équipe d’universitaires qui y contribue, l’animant, orientant son contenu et sa mise en forme avec l’aide précieuse de la maison d’édition Skol Vreizh, tout en rédigeant aussi ses propres articles. Cette publication, Indépendante de notre démarche associative laquelle vise aussi une meilleure connaissance des enjeux d’aménagement de la Bretagne, intègre toutefois dans son équipe de nombreux membres de « Géographes de Bretagne » : Pierre Yves Le Rhun bien sûr, mais aussi Alain Le Sann, Loeiz Laurent, Yves Lebahy, voire des auteurs qui ont aussi souvent contribué au déroulement de nos activités, tel Jean Ollivro, Marc Andro ou Corentin Canevet.

Nous ne pouvons que vous inviter à vous tourner vers cette nouvelle Géographie de la Bretagne, en compulser les différentes rubriques, en lire les articles et les comparer éventuellement à ceux de l’édition précédente, à en faire connaître l’existence auprès de vos amis et relations. Merci Pierre Yves pour ce travail dont on ne mesure pas nécessairement l’importance qui pourtant est énorme.

Cliquer Ici pour accéder à la « Géographie numérique de Bretagne »

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Dessiner la première mondialisation


La carte perdue de John Selden

Timothy Brook

Éditeur : Payot

295 pages / 21,00 € sur

Résumé : En travaillant sur une carte de Chine du début du XVIIe siècle, Timothy Brook relit toute l’histoire de la première unification du monde, après les Grandes Découvertes.

Source : Non Fiction par Florian Besson

Comme dans son précédent ouvrage, Le Chapeau de Vermeer. Le XVIIe siècle à l’aube de la mondialisation , salué à juste titre par la critique, Timothy Brook se penche ici sur des objets : des objets échangés entre les cultures et entre les pays, et dont les voyages dessinent les fils de ce qu’on appelle « la première mondialisation ». L’objet en question est une grande carte de Chine, centrée sur la mer de Chine, léguée à la bibliothèque Bodléienne d’Oxford en 1645 par John Selden, un éminent juriste du temps. Comme le dit le titre de l’ouvrage, cette carte est presque une « carte perdue », laissée pendant des siècles dans l'obscurité d’un carton d'archives, jusqu'à ce que la curiosité de l'historien la remette en lumière. Mais il en va en fait de trois pertes, qui stimulent l’enquête de l’historien.

Représenter le monde

La première perte, c’est donc, bien sûr, la carte elle-même. Oubliée pendant des siècles car déjà dépassée techniquement lorsqu’elle arriva à Oxford, elle a été redécouverte et restaurée il y a peu, et Timothy Brook entreprend de la relire, en croisant des techniques classiques et des techniques plus modernes (notamment un géoréférencement lié à un Système d’Information Géographique, qui prouve la surprenante exactitude de la carte).

Se penchant sur les couleurs, sur les inscriptions, reconstruisant les toponymes, les marges, interrogeant le verso de la carte autant que sa matière, Timothy Brook parvient à proposer une date de création et même des informations sur le cartographe anonyme. L’auteur, tout au long du livre, fait à nouveau la preuve de sa capacité magistrale à lire des images, à en décrypter les moindres détails, qui tous font sens – ainsi de la forme d’un cartouche contenant le nom d’une capitale de province –, mais aussi sa capacité à voir ce qui ne devrait pas être là. Ici, la présence d’une rose des vents et d’une règle graduée suggère en effet une possible influence européenne dans la conception de la carte. En sorte que cette carte est un objet hybride : réalisée par un chinois qui avait vu des cartes européennes, elle finit dans la collection d’un juriste anglais fasciné par la Chine, avant d’être annotée par un chinois converti au christianisme et invité à Oxford par le conservateur anglais désireux d’apprendre le chinois... Au-delà de cette histoire imbriquée, la carte est aussi un objet technique, et l’auteur retrace rapidement les évolutions de la cartographie à l’époque – on peut d’ailleurs regretter que les travaux de Christian Grataloup ne soient pas utilisés ici.

Enfin, la carte est le support d’un discours, en l’occurrence d’un discours cosmogonique qui assimile la Chine au Ciel pour mieux affirmer la force de l’Empire du Milieu. Relisant la carte, la comparant à d’autres, l’auteur passe de cartes en images et de textes en textes avec une érudition étourdissante. Mais il y a aussi, dans tout l’ouvrage, un vrai souci de clarté, une volonté permanente de faire comprendre au lecteur les phénomènes dont on parle ; ce qui passe, notamment, par l’utilisation d’anachronismes afin d’actualiser le propos : « les orientalistes étaient les hackers de leur génération » .

Inventer le droit international

La deuxième perte, c’est Selden lui-même. Figure peu connue voire totalement ignorée aujourd’hui, il a pourtant joué un rôle important dans la vie politique anglaise, et a surtout eu un rôle clé à l’échelle du monde. En effet, cherchant à s’implanter sur le marché des épices, au détriment de l’Espagne, la VOC, Compagnie des Indes Orientales de Hollande, fait rédiger par Grotius un traité affirmant que la mer est libre et n’appartient à personne. Contre cette prétention, Selden rédige un texte affirmant au contraire que les mers peuvent être possédées et contrôlées. Comme il l’écrit dans son texte, « la mer, par la loi de nature ou des nations, peut faire l’objet de domination et de propriété aussi bien que la terre » . Les mers qui entourent l’Angleterre sont définies par lui comme les « chambres du roi » : c’est la naissance de ce qu’on appelle aujourd’hui les eaux territoriales, et Selden participe ainsi de l’invention d’un droit international.

La carte de Chine qu’aimait tant Selden a pu, comme le note l’auteur, l’influencer dans la conception de sa théorie, car elle représente une mer entièrement remplie d’îles et donc facilement appropriée. Il y a là un fascinant aller-retour : en méditant sur une carte de Chine, le juriste construit une théorie juridique qui est aujourd’hui utilisée par la Chine pour revendiquer la pleine possession des eaux que cette carte représente... Ces imbrications ne sont pas des coïncidences, encore moins des anecdotes : ce qui s’y dessine, c’est la fabrication d’un monde connecté, lié, mondialisé.

Rendre sensible le premier orientalisme

Et c’est précisément la troisième perte à laquelle répond ce livre : l’ambiance d’une époque. Comme le chapeau de castor, la jatte ou les pièces d’argent dans les tableaux de Vermeer, la carte de Selden fait signe vers toute une culture, celle de la première moitié du XVIIe siècle. Après le XVIe siècle des Grandes Découvertes, c’est l’époque de l’expansion commerciale, l’époque des premières cartes du monde qui ne soient plus de simples portulans indiquant les côtes, l’époque où l’attention des Occidentaux se fixe à nouveau sur la Chine. Les élites intellectuelles d’Angleterre sont toutes fascinées par l’Orient, et le chinois apparaît comme la langue mystérieuse par excellence, celle dont l’apprentissage est censé ouvrir les portes d’une sagesse immémoriale.

L’enquête sur la carte de Selden recoupe ainsi d’autres histoires plus connues : l’implantation de l’Angleterre sur la scène orientale, au détriment de l’Espagne, ou encore l’activité des missionnaires catholiques en Chine et au Japon. C’est l’époque où les réseaux commerciaux et politiques commencent à se réunir pour construire notre monde contemporain – mais c’est aussi, car l’auteur n’est pas un naïf, une époque de guerres, et l’essor commercial comme les progrès des techniques cartographiques sont étroitement liés aux pouvoirs qui en sont à l’origine. Bref, comme le note l’auteur « c’était un temps de créativité et de changement remarquables [...] cette ère a été riche, complexe et entrelacée de multiples réseaux mondiaux » .
Pour une histoire par les objets
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