samedi 20 février 2016

Quand le RMD à marche forcée devient dramatique pour les pêcheurs !



Quand le Rendement Maximum Durable (RMD) à marche forcée devient dramatique pour les pêcheurs ! (*)

Alors que le stock n'est pas dans un état catastrophique...

Sole : la baisse de Tac est limitée

Le traditionnel Conseil des ministres européens qui se tient chaque année à Bruxelles, mi-décembre, autour des Tac et quotas était à hauts risques pour 2016, pour deux espèces phare de la pêche française. La filière du bar y a effectivement laissé des écailles, mais celle de la sole a évité le pire.

Alain Vidalies, secrétaire d’État français chargé de la pêche, en avait fait un sujet majeur. Le Ciem (Conseil international pour l'exploration de la mer) préconisait -37 % dans le golfe de Gascogne et -32 % en Manche-est pour atteindre les objectifs de RMD (rendement maximal durable) dès 2016. Un coup dur pour une large flottille diversifiée qui aurait pu fondre immédiatement.

Au final, ces chiffres n’ont pas été suivis,...

Suite sur PDM

Sinon des explications de Gérard Blais de l'Ifremer dans le très bon article de Solène Le Roux (Le Marin du 15 janvier 2016) : Le recrutement en jeunes soles fait le yo-yo

Gérard Blais explique que les propositions du Ciem étaient exagérées étant donné que les stocks de sole ne sont pas dans un état catastrophique... Alors que la coupe d'un tiers aurait été une catastrophe pour les pêcheurs...

(*) Et tout particulièrement les pêcheurs côtiers comme ceux de Noirmoutier :

Place forte du poisson plat, la criée de l'Herbaudière réalise plus de 30 % de son chiffre d'affaires avec les apports de sole. Spécialisée dans les poissons nobles, la halle à marée finit à 1 859 tonnes pour 12,4 millions d'€ de chiffre d'affaires. Soit 3 % de mieux en valeurs pour des apports stables. Le poisson s'est négocié en moyenne à 6,67 € (+3 %) le kilo. Un prix moyen dopé par des espèces comme la sole.


Quand le RMD à marche forcée devient dramatique pour les pêcheurs ! (*)Alors que le stock n'est pas dans un état...


2 commentaires:

Dimitri Rogoff a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Dimitri Rogoff a dit…

Bon d'abord il faut éviter de faire un amalgame entre la sole du Golfe et celle de Manche Est. Ce n'est pas le meme stock.
Ensuite présenter l'arrivée au RMD comme un chemin de croix est subjectif. Il y a un probleme de sole dans le 7D, cela fait seulement 15 ans que cela s'amplifie. Au début Ifremer me parlait même d'un possible "ripage" vers le Détroit. Le constat est simple, on pêche trop et trop petit. Certains avouent encore un marché de sole hors taille.
Tout cela pose beaucoup de problèmes, est-il satisfaisant de travailler au gré des pics de production, travailler sur une ressource abondante est-il une utopie, avoir une approche socio-économique sur cette espèce en privilégiant une meilleure valorisation en évitant les petites tailles est-il une hérésie ? Est-on condamné à travailler sur des juvéniles ? Est-ce satisfaisant ?
Sur toutes ces questions Les Normands H et B ont fait front commun et proposer des mesures techniques pertinentes. Elles ont été édulcorées au CNPMEM. La taille demandée à 26 au lieu de 24 cm est passé à 25 cm, les zones de nurseries interdites à la pêche ont fondu, et on n'a pas touché au maillage dérogatoire des trémails. quand au problème au combien clivant du "chalut à dents", là omerta totale.
La question que je te pose et que je pose à chacun est la suivante, sur un stock donné n'est-il donc pas possible d'améliorer les conditions d'exploitation ?
Sur cette question ma réponse est clair, oui.
Oui une solette de 25 cm qui fait 130g n'a rien n'a faire sur le pont d'un bateau et encore moins dans un bac de criée. Sa place est dans l'eau !
Mais bon je dois être un idéaliste.
La sole, je la connais bien pour l'avoir cherchée pendant 30 ans et elle mérite toute notre attention. C'est le poisson préféré des français !