samedi 24 octobre 2015

En Europe, le saumon OGM entre par la petite porte ?



Aquablog. L'actualité de l'aquaculture est sur Facebook


En Europe, le saumon OGM entre par la petite porte ?



Saumon OGM : une pétition au Canada et une invitation à l'Intrafish Seafood Investor Forum de Londres


Canada : Stop au Saumon OGM ! En Europe ? Il entre par la petite porte ! Le 4 novembre prochain, Intrafish organise à...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur mardi 20 octobre 2015

Canada : Stop au Saumon OGM ! En Europe ? Il entre par la petite porte !

Le 4 novembre prochain, Intrafish organise à Londres son forum annuel des investisseurs en produits de la mer (Intrafish Seafood Investor Forum).

Sont conviés comme tous les ans, tous les "gros" norvégiens de la salmoniculture, Marine Harvest, Cermaq, Austevoll (Leroy),... Nouveauté cette année dans le clan très fermé des multinationales Viking, l'entrée de deux sociétés nord-américaines : Cargill et AquaBounty...

Cargill ! Tout le monde connait ou a entendu parler. Cette société étatsunienne est parmi les plus grandes de l'agro-alimentaire dans le monde : blé, soja, café, cacao, viande, algue (notamment en Bretagne) et depuis 2015, un grand fabriquant d'aliments aquacoles avec l'acquisition du norvégien "Ewos".

Et AquaBounty ? Inconnu du grand public mais pas des associations anti-OGM. Basée dans le Massachusetts (USA), la société AquaBounty produit le saumon AquAdvantage, un saumon Atlantique génétiquement modifié...

Cermaq, AquaBounty, EQT join presenters at IntraFish Seafood Investor Forum

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Développement de l'ostréiculture au Vietnam


Ostréiculteur vietnamien avec ses cordées d'huîtres
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur samedi 17 octobre 2015


L’aquaculture à Trà Cô à la frontière vietnamo-chinoise

Au cours de ces dernières années, l’aquaculture a prospéré à Trà Cô, dans la province de Quang Ninh (Nord), transformant les lieux en une «petite zone économique». Cette activité promeut l’amitié entre les habitants dans les zones frontalières vietnamo-chinoises.

Source : Courrier du Vietnam

>>Reconversion délicate pour les pêcheurs de Ha Long

Bùi Trung Tùy est l’un des pionniers de l’aquaculture à Trà Cô, dans la ville de Mong Cai. À bord d’un petit canot, il nous a emmenés sur ses radeaux flottants dédiés à l’ostréiculture. Tout en pagayant, Tùy nous a montré le repère de démarcation entre la zone maritime vietnamienne et chinoise.

Les zones aquacoles de Trà Cô sont le fruit de la collaboration avec les villages chinois de Jiangping et Zhushan, à proximité de la frontière. Au départ, deux familles - celles de Nguyên Van Huy et de Pham Van Binh - ont appris le modèle de culture des huîtres et des palourdes des Chinois. Ensuite, en 2012, d’autres ménages se sont installés. Trà Cô compte à ce jour une trentaine de ménages exerçant cette activité sur 80 radeaux.

L’aquaculture à Trà Cô a non seulement contribué à améliorer le niveau de vie de la population locale, mais aussi consolide la coopération et les relations amicales entre les habitants de part et d’autre de la frontière.

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Cocorico ! Ifremer au top de la recherche mondiale sur les huîtres...

Ifremer est le n°1 mondial des centres de recherche en matière de publications sur les huîtres, et le français Pierre Boudry, chercheur ifremerrien, le plus productif dans le monde, avec le chinois Ximing Guo...

Globalement, les Etats-Unis tiennent la palme...


samedi 17 octobre 2015

Les accords de pêche en débat...



Revue de presse de la pêche dans le monde est sur Facebook


Politique externe de la pêche : Les accords de pêche en débat

  1. Eurodéputé João Ferreira : L'échec de la politique de pêche de l’UE
  2. Cour des Comptes (CCE) : L’UE paye le poisson étranger 600 % trop cher
  3. Parlement européen : Projet de rapport sur des règles communes en vue de l'application de la dimension extérieure de la PCP, y compris des accords de pêche


PCP : Les accords de pêche en débat1- Eurodéputé João Ferreira : L'échec de la politique de pêche de l’UE2- Cour des...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur vendredi 30 octobre 2015


1 - Eurodéputé João Ferreira : L'échec de la politique de pêche de l’UE

Le membre du Parlement européen, João Ferreira, a publié un article dénonçant l'accord de pêche entre l'UE et les pays en développement, comme abusif et contradictoire. S'ils sont riches en ressources halieutiques, les pays en développement ayant signé des accords de pêche avec l'UE sont généralement les pays les moins développés sur le plan économique.

La pêche européenne en Afrique (Infographie d'Europêche - organisation européenne qui représente les organisations de pêche de chaque pays)

Selon João Ferreira, les accords de pêche actuels sont en contradiction avec les objectifs annoncés. « Ces accords incluent habituellement une dimension de développement, aujourd'hui appelée appui sectoriel, mais les résultats en la matière s'avèrent limités. En conséquence, une grande partie des objectifs établis dans les accords dits de partenariat dans le domaine de la pêche (objectifs qualifiés de « durables » avec la nouvelle réforme de la politique commune de la pêche) ont échoué ».

L'eurodéputé a affirmé que ce type d'accord permet généralement à l'UE de tirer profit des ressources halieutiques des pays en développement. Il pense que ces accords devraient plutôt encourager les pays en développement à exploiter leurs propres ressources, tant pour la consommation intérieure que pour l'exportation, ce qui augmenterait la valeur ajoutée des produits de la pêche et leur permettrait de mieux partager la richesse générée en la conservant dans le pays d'origine.

João Ferreira a également formulé des recommandations en matière de lutte contre la pêche illégale, non réglementée et non déclarée (INN) et d'amélioration des conditions d'accès aux marchés de l'UE pour les pays en développement.

2 - CCE : L’UE paye le poisson étranger 600 % trop cher

La Cour des comptes a révélé que l’Union européenne avait payé le poisson près de six fois trop cher dans le cadre des « Accords de partenariat dans le domaine de la pêche ». Par ailleurs, le rapport de la Cour des comptes a également mis l’accent sur le manque de données fiables concernant les programmes européens qui visent à  promouvoir la pêche durable dans les eaux des pays en développement. La Cour n’a évoqué aucun cas de fraude mais a noté que « les coûts réels payés étaient souvent plus élevés que les prix qui avaient été négociés ».
Ainsi, l’UE a payé le thon six fois trop cher dans le cadre de son partenariat avec le Mozambique, en raison de calculs exagérément optimistes sur la probabilité de prise. Dans le cadre des Accords de partenariat dans le domaine de la pêche (APP), l’UE paye des majorations si la prise totale dépasse le chiffre défini dans l’accord, mais il n’existe aucun mécanisme de « recouvrement » si les prises sont inférieures à ce qui avait été prévu. La Cour des comptes appelle la Commission à négocier de futurs accords dans lesquels l’UE paierait uniquement ce qu’elle achète. Dans le cadre des Accords de partenariat de pêche durable (APPD), les États bénéficiaires ne peuvent vendre que leurs ressources halieutiques « excédentaires ».


3 - Projet de rapport sur des règles communes en vue de l'application de la dimension extérieure de la PCP, y compris des accords de pêche

Parlement européen - Commission de la pêche
Rapporteure: Linnéa Engström

Dans les années 80, lorsque la PCP en était à ses balbutiements, les États pratiquant la pêche lointaine, en pêchant loin de leur propre bande côtière, étaient relativement peu nombreux (l'Union européenne, l'Union soviétique, le Japon et les États-Unis pour le thon, et quelques autres à moindre échelle). Aujourd'hui, trois décennies plus tard, la situation a radicalement changé et la concurrence qui fait rage n'épargne aucune zone maritime, ni aucune espèce ou presque.

Parmi les acteurs de plus en plus importants, on trouve la Chine, la Corée et Taïwan, qui ont tous adopté des politiques offensives pour avoir accès à des ressources en diminution. À des degrés variables, ces flottes opèrent dans le cadre de normes environnementales, sociales et de sécurité généralement moins contraignantes et bénéficient de subventions importantes et de niveaux de taxation souvent moins élevés. Bon nombre de ces pays pratiquant la pêche lointaine n'assument pas leurs responsabilités en tant qu'États du pavillon, du port et commerciaux, et ne respectent parfois même pas les droits de l'homme fondamentaux, ce qui leur procure un avantage économique concurrentiel par rapport aux navires européens.

est évident que la meilleure stratégie pour atteindre l'objectif de l'Union consistant à promouvoir la pêche durable consiste à se servir de l'influence de l'Union européenne sur la scène internationale pour améliorer la gestion et les règles de transparence dans le domaine de la pêche, en vue d'encourager un nivellement par le haut plutôt qu'un nivellement par le bas.

À l'heure actuelle, l'UE représente le plus grand marché au niveau mondial en ce qui concerne les produits de la pêche, possède l'une des plus grandes flottes battant son pavillon et figure généralement dans le trio de tête en termes de capacité de pêche. La commercialisation des produits de poissons dans l'Union est soumise à des mesures strictes sur le plan de la traçabilité, de la vérification des captures et de la lutte contre la pêche INN. Ces règles participent à la création de conditions qui confèrent à l'industrie européenne un avantage concurrentiel, en améliorant la pêche sur le plan de la durabilité environnementale et sociale, en appliquant de manière stricte les conventions internationales et en réglementant le marché.

En septembre cette année, le conseil consultatif régional de la pêche lointaine a organisé une conférence de deux jours sur la mise en œuvre de la dimension extérieure de la PCP, à laquelle ont été conviés un vaste éventail de parties prenantes de l'Union européenne ainsi que de pays tiers, notamment ceux d'Afrique de l'Ouest et de l'Océan indien. Les recommandations de la conférence1 préconisent, entre autres, les principes suivants:
• amélioration de la transparence des activités de pêche,
• approche régionale en matière de gestion de la pêche, notamment promotion de l'harmonisation des conditions d'accès des flottes d'origine étrangère aux ZEE des pays tiers,
• mise au point d'un cadre de viabilité pour les coentreprises, dans le cadre de la mise en œuvre des accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable,
• efforts politiques sérieux des États du pavillon et des États côtiers dans la lutte contre la pêche INN,
• amélioration de l'approvisionnement du poisson pour la sécurité alimentaire en soutenant le travail des femmes dans le secteur de la pêche.
Le présent rapport s'appuie en grande partie sur les recommandations qui se sont dégagées de la conférence.

Transparence...
Suite...
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=COMPARL&reference=PE-569.771&format=PDF&language=FR&secondRef=01

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Les îles Féroé et les baleines




Pour survivre, les premiers Vikings qui peuplèrent les îles Féroé chassaient la baleine-pilote. Aujourd’hui, nombreux sont les Féroïens qui restent attachés à cette chasse devenue rituel et au coeur de l’identité culturelle insulaire. Le spectacle annuel d’une mer rouge du sang de centaines de baleines provoque pourtant l’indignation croissante de l’opinion internationale.

Pour survivre, les premiers Vikings qui peuplèrent les îles Féroé chassaient surtout le globicéphale, ou baleine-pilote. Aujourd’hui, nombreux sont les Féroïens qui restent très attachés à cette chasse, érigée en véritable rituel et au cœur de l’identité culturelle insulaire. Le spectacle annuel d’une mer rouge du sang de centaines de baleines provoque pourtant l’indignation croissante de l’opinion internationale. L’ONG écologiste Sea Shepherd milite pour interdire cette tradition jugée cruelle et inutile. Elle est accueillie avec une grande hostilité par les habitants. Un autre argument pourrait pourtant les persuader : le taux de mercure et de plomb contenu dans la chair de ces mammifères marins met en danger la santé des générations futures. Dans ce bras de fer, les tenants obstinés de la tradition semblent en perte de vitesse.

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La Chine produit plus de 50% de l'aquaculture mondiale...

57 millions T en Chine pour 97 MT dans le monde (algoculture comprise)


La Chine produit plus de 50% de l'aquaculture mondiale...57 millions T en Chine pour 97 MT dans le monde (algoculture...
Posté par Regard sur la Pêche et Aquaculture sur lundi 19 octobre 2015

Voir les dernières statistiques de la FAO :
Global Aquaculture Production statistics database updated to 2013
http://www.fao.org/3/a-i4899e.pdf#page=1&zoom=auto,-82,848

L'Ocde fait le point sur la pêche et l'aquaculture mondiale...
http://www.oecd.org/fr/presse/la-baisse-continue-de-la-production-halieutique-des-pays-ocde-erode-leur-part-de-marche-alors-que-celle-de-l-asie-croit-fortement.htm

La baisse continue de la production halieutique des pays de l’OCDE érode leur part de marché, alors que celle de l’Asie croît fortement

14/10/2015 - La production halieutique des pays Membres de l’OCDE a diminué de plus de 39 % depuis 1988, la surpêche réduisant la capacité de production de la ressource, selon un nouveau rapport de l’Organisation.

Parallèlement, en 2014, l’aquaculture est devenue pour la première fois la principale source d’approvisionnement des consommateurs en poissons, mollusques et crustacés, devant la pêche, et sa croissance reste supérieure à 7 % par an. Les économies d’Asie occupent une place de plus en plus déterminante dans la production, la consommation et les échanges de poisson, et cette tendance s’est accélérée ces dernières années.

L’Examen des pêcheries de l’OCDE (seulement disponible en anglais) présente des statistiques récentes et des informations sur l’évolution de l’action publique et des activités dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture des pays Membres de l’Organisation et des économies partenaires.

L’édition 2015 contient de nouveaux chapitres consacrés à la Chine et à l’Indonésie, deux pays qui représentent à eux seuls près d’un quart des captures mondiales.

mercredi 14 octobre 2015

Océans, la voix des invisibles


La campagne de financement participatif pour soutenir le film « Océans, la voix des invisibles », vient d'être lancée !

Ce film de Mathilde Jounot donne la parole aux hommes et aux femmes qui vivent de la mer et qui luttent contre la main mise de la finance et des multinationales sur les océans. C’est une réponse au cri d’alarme, lancé en 2014 par le Forum Mondial des Peuples de Pêcheurs (WFFP). Cette organisation internationale dénonçait alors l’accaparement mondial des mers.

C’est aussi une réponse au message d’Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation (2008-2014). En 2012, il mettait en garde contre la menace que l’accaparement des mers fait planer sur la sécurité alimentaire, et recommande vivement aux gouvernements du monde entier et aux organes internationaux de mettre le holà à l’épuisement des stocks halieutiques, et de prendre des mesures urgentes afin de protéger, de soutenir et de partager les bénéfices retirés des pêches et des environnements marins.

Le principal défi, selon Olivier De Schutter, est d’assurer la coexistence entre la pêche industrielle et les droits des pêcheurs artisanaux et des communautés côtières – pour qui même une pêche occasionnelle peut s’avérer un filet de sécurité capital en temps de crise. Il avance donc les cinq recommandations suivantes :
  • Créer des zones de pêche exclusivement artisanales pour les petits pêcheurs et instaurer des mesures répressives contre les incursions des flottes industrielles ;
  • Soutenir les coopératives de pêcheurs artisanaux et les aider à s’élever dans la chaîne de valeur ;
  • Mettre en place des plans de cogestion afin de gérer localement les ressources halieutiques ;
  • S’abstenir d’entreprendre des projets de développement à grande échelle, comme l’extraction de sable, qui ont un impact défavorable sur les moyens de subsistance des pêcheurs artisanaux ; 
  • Intégrer à part entière les pêches et les pêcheurs artisanaux dans le droit national aux stratégies alimentaires.



jeudi 1 octobre 2015

« T'es journaliste ! Quelle connerie vas-tu encore raconter ? »

Illustration Google images : Serge Lucas marins-pêcheurs

Statistiques et journalistes

Billet d'humeur de Serge Lucas, journaliste-photographe : 30 ans avec les marins-pêcheurs (*)

« T'es journaliste ! Quelle connerie vas-tu encore raconter ? »

Ce fut mon premier contact avec un marin pêcheur en février 1968... Les pêcheurs faisaient grève avant tout le monde !

Au lieu de tourner les talons, j'ai entendu un cri... Michel Chardon patron artisan d'un coquillard m'ouvrit bientôt les coupées...

Au fil des années suivantes, en voyant venir à Dieppe, les lendemains de naufrage, les confrères parisiens et d'ailleurs, en lisant leurs articles, je me suis dit que Michel avait sommairement mais plutôt bien analysé notre profession...

Et depuis... Et il y a deux semaines au lendemain de l'alerte lancée par le WWF d'Isabelle Autissier, j'ai entendu, le 16 septembre 2015, ouvrant le journal d'Europe 1 de midi, Jean-Michel Apathie déclarer « Que ceux qui aiment le poisson se dépêchent d'en manger... Il n'y aura bientôt plus de poisson ! »
Et ce matin 29 septembre 2015, c'est Yves Calvi, à RTL, qui fait écho à Greenpeace pour classer les conserveurs de boîtes de thons selon leur implication dans la manière de pêcher ! La canne bien entendu et pas l'horrible senne !