lundi 30 mars 2015

La liberté... mais à quel prix ? Dure réalité des travailleurs de la pêche

Au moment où la France va ratifier la convention n°188 de l'OIT relative au travail dans la pêche...

La liberté au prix d’un travail dur et éprouvant à bord des bateaux de pêche...
La liberté de populations pauvres, volée par des armateurs sans scrupule, des esclavagistes...

A bord du chalutier « Le Sainte Marie de la Mer »



Documentaire de Cyril Badet (France – 2014 - 34’)

Le chalutier le Sainte Marie de la mer, appareille pour une campagne d’une semaine à pêcher le maquereau et la sardine au large du Tréport. La vie des marins à bord et leur travail, dur et astreignant y est filmé tout au long du processus de pêche, de la plongée des filets jusqu’à la vente aux mareyeurs. Le travail est physique parfois dangereux mais les marins aiment ce boulot... La liberté du métier... Cyril Badet a capté, avec beaucoup de précisions, les  gestes de chaque marin ainsi que les mouvements qui lient les membres d'équipage dans une chaine de production solidaire... Ce travail en équipe dans un espace exigu... avec tous ses dangers... Attention ! Pas de rupture de coordination... Pas de fausse manœuvre !

La France va ratifier la convention n°188 de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) relative au travail dans la pêche... Cette ratification intervient au moment où des associations dénoncent le travail forcé dans la pêche partout dans le monde... En Asie comme en Europe... Adopté en 1ère lecture par l'Assemblée nationale le 19 mars 2015, le projet de loi autorisant la ratification attend la signature des sénateurs...

Public Sénat : Les dessous de la mondialisation dans la pêche

C'est le 1er Avril, on fête le poisson !



Mois de Mars 2015

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Suite de la revue de presse : Avril 2015

C'est le 1er Avril, on fête le poisson !

https://www.facebook.com/PavillonFrance?fref=photo


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Le 31 Mars 2015

Les chiffres clés de la filière pêche : 31 000 emplois directs



Selon Pavillon France, la filière de la pêche emploie directement 31 000 personnes réparties dans 7 800 unités de production (bateau de pêche (4600), mareyage (295) et poissonnerie (2900))

A ces chiffres clés, il faut ajouter les emplois dans l'industrie halio-alimentaire estimés à 16 000 personnes et tous les emplois en amont (construction navale, avitaillement,...)

Les emplois dans la conchyliculture et la pisciculture : > 20 000 emplois

Secteur Pêche + Aquaculture : Plus de 80 000 emplois directs et indirects en France

Pour plus d'informations sur la filière de la pêche : Pavillon France 

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De la mer à l'assiette

Le Poissonnier



Poissonnier : Jean-Pierre Fernandez

PavillonFrance

Plusieurs fois par semaine, le poissonnier commence sa journée par l'achat de marchandises auprès d'un grossiste, dans un MIN ou dans les criées du littoral. De retour sur son point de vente, il les met en scène sur l'étal préalablement couvert de glace. À la demande du client, il va préparer et transformer le poisson : l'étêter, l'écailler, le vider, le fileter ou le trancher et ouvrir les coquillages. Quand il pratique l'activité traiteur, il confectionne ses plats préparés dans son atelier : salades de la mer, soupes, terrines...

Plusieurs fois par semaine, le poissonnier commence sa journée par l'achat de marchandises auprès d'un grossiste, dans un MIN ou dans les criées du littoral. De retour sur son point de vente, il les met en scène sur l'étal préalablement couvert de glace. À la demande du client, il va préparer et transformer le poisson : l'étêter, l'écailler, le vider, le fileter ou le trancher et ouvrir les coquillages. Quand il pratique l'activité traiteur, il confectionne ses plats préparés dans son atelier : salades de la mer, soupes, terrines...

Formation requise

Après le CAP poissonnier, il peut exercer en poissonnerie, en grande surface ou sur les marchés. Après plusieurs années comme vendeur et une formation de gestion, il peut s’installer à son compte.
Qualités requises

Il sait faire partager sa passion pour les bons produits. En bon acheteur il est attentif à la qualité et au prix. Il connaît toutes les espèces et sait conseiller sur la manière de les cuisiner.

De la mer à l’assiette : 

découvrir les étapes en images avec Pavillon France

http://www.pavillonfrance.fr/mer-assiette


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Le 30 Mars 2015

Thon rouge de ligne, Pêche artisanale


« Thon rouge de ligne, Pêche artisanale » c’est :
  1. Une marque collective qui identifie le thon rouge capturé, avec respect, par des pêcheurs artisans,
  2. Un engagement pour promouvoir une approche socialement responsable et biologiquement durable,
  3. Un produit issu de la « petite pêche » et de la « pêche côtière » pour des navires battant le pavillon français,
  4. Un produit pêché à l’hameçon par des navires pratiquant la palangre, la ligne ou la traine,
  5. Une défense des identités culturelles qui placent l’Homme au centre des activités maritimes pour consolider l’emploi et le développement économique local
  6. Une traçabilité complète et accessible au consommateur : identité du navire, fiches de capture, technique, lieu et jour de pêche,
  7. Un engagement sur la fraîcheur et la qualité irréprochable du produit,technique, lieu et jour de pêche,
  8. Un plan de contrôle qui s’assure du respect des engagements de chacun

Pour en savoir plus : Thon rouge de ligne 

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Le 28 Mars 2015

Point sur l'obligation de débarquement des poissons

Vers une pêche durable : interdire les rejets



02'09" 16/03/2015

L'UE a interdit aux pêcheurs de rejeter par dessus bord les espèces non visées et propose au lieu de cela de les transformer pour en tirer un profit (notamment dans la farine de poisson). Source : Europarlement


Obligation de débarquement des poissons: accord provisoire entre les institutions de l'UE

Le 29 janvier 2015, lors d'une deuxième réunion de trilogue informel, le Conseil et le Parlement européen sont parvenus à un accord politique provisoire sur la mise en œuvre de l'obligation de débarquement pour les pêcheries (règlement dit "Omnibus").

Source : Conseil de l'UE - 29/01/2015

Le Comité des représentants permanents (Coreper) recevra des informations à ce sujet dans les prochains jours. Une fois que le texte final sera disponible, le règlement sera inscrit à l'ordre du jour du Parlement européen et du Conseil pour approbation, avant l'adoption définitive.

L'un des principaux objectifs de la réforme de la politique commune de la pêche (PCP) est d'éliminer progressivement les rejets dans toutes les pêcheries de l'UE en introduisant une obligation de débarquement de toutes les prises. Le règlement "Omnibus" prévoit une série de modifications aux mesures de contrôle et aux mesures techniques existantes afin de mettre en œuvre l'obligation de débarquement approuvée dans le cadre de la PCP réformée.

Le zéro rejet, opportunité ou catastrophe annoncée?



Pavillon France (Forum FFP)

L'accord intervenu entre le Conseil et le Parlement européen porte notamment sur plusieurs mesures visant à simplifier les dispositions et à réduire la charge administrative pour les pêcheurs et les administrations chargées du contrôle.

  • Un rapport annuel sur la mise en œuvre de l'obligation de débarquement sera élaboré par la Commission, qui s'appuiera sur les informations disponibles transmises par les États membres, les conseils consultatifs et d'autres sources.
  • Le principe selon lequel il convient d'éviter le développement de marchés parallèles pour les poissons n'ayant pas la taille requise est confirmé.
  • Un accord est intervenu sur une solution pragmatique pour le stockage des poissons à bord des navires de pêche. 
  • Proposition de règlement "omnibus" sur l'obligation de débarquement

Texte de base de l'obligation de débarquement :
http://register.consilium.europa.eu/doc/srv?l=FR&f=ST%2018021%202013%20INIT

Résumé du texte par le CTA (question/réponse) : EU : zéro rejet - Obligation de débarquement à compter du 1er janvier 2015

Le Comité national des pêches a répertorié les textes concernant les pêcheries pélagiques 

(obligation de débarquement depuis le 1 janvier 2015)

Les Règlements Délégués définissant l’obligation de débarquement pour les pêcheries pélagiques en fonction des régions ont été publiés au Journal Officiel de l’Union Européenne le 30 décembre 2014.

Cliquer Ici pour accéder au téléchargement (RD_OD_JOUE_2014) ou aux liens  : Mer du Nord, EO Septentrionales, EO Australes, Méditerranée et Mer Baltique.

Audition publique

Comment améliorer la sélectivité dans l’interdiction des rejets



How to improve selectivity in the context of the discard ban

This hearing will discuss issues such as improvements in selectivity based on both technical development and other measures, with a focus on fishing gear.

Date : 13 avril 2015

Lieu : Brussels - Altiero Spinelli (ASP) 5E2

Cliquer Ici pour plus d'informations sur l'audition publique (programme détaillé,...)

Sélectivité : les pêcheurs peuvent-ils faire encore mieux ?



Piloté depuis 2014 par l’antenne lorientaise de l’Aglia, le projet REDRESSE teste actuellement des solutions techniques permettant de limiter au maximum les rejets et captures accessoires. Reste à savoir jusqu’où les professionnels peuvent aller dans ce domaine, sans remettre en cause leur équilibre économique ?

Source : Keroman

A votre avis, suffit-il d’agiter une boule jaune à l’entrée d’un chalut à langoustines pour faire fuir les petits merluchons ? Visiblement, non. En revanche, le fait d’utiliser sur la partie droite du chalut (rallonge + cul) du T90 en 55 mm semble plutôt efficace pour réduire les captures annexes. Le principe est simple : les mailles du chalut sont tournées à 90° par rapport au sens de montage classique, elles s’ouvrent alors plus facilement sous l’effet de la traction, et permettent ainsi aux espèces non ciblées de s’échapper et de retrouver leur liberté. On appelle cela : améliorer la sélectivité. Les pêcheurs n’ont pas attendu la réforme de la dernière PCP (politique commune des pêches) pour avancer dans ce domaine, convaincus depuis longtemps par la célèbre formule : « Trier sur le fond plutôt que sur le pont ». Il n’empêche, l’application depuis le début de l’année de nouvelles contraintes dans le cadre de l’application du « zéro rejet » les obligent à aller toujours plus loin dans cette démarche. C’est dans ce contexte qu’a été lancé, début 2014, le projet REDRESSE (Réduction des rejets et amélioration de la sélectivité). Porté par l’association du grand littoral atlantique (Aglia), en partenariat notamment avec Ifremer, le programme vise à trouver des solutions techniques permettant de limiter au maximum les captures accessoires pour quatre métiers : le chalut de fond, le chalut pélagique, la senne danoise et le filet.



Boite à outils


mercredi 25 mars 2015

"Le commerce de services dans la pêche : Perspectives émergentes sur les accords de pêche étrangers"


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

Mois de Mars 2015

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Suite de la revue de presse : Avril 2015

Le 31 Mars 2015

"Le commerce de services dans la pêche : Perspectives émergentes sur les accords de pêche étrangers"

Trade in fishing services : Emerging Perspectives on Foreign Fishing Arrangements

Revue du rapport de la Banque Mondiale... A télécharger Ici

25 Mars 2015

En Décembre 2014, la Banque mondiale a publié un nouveau rapport sur les modalités d'accès aux pêcheries, intitulé "Le commerce de services dans la pêche : perspectives émergentes sur les accords de pêche étrangers". Ce rapport a l’ambition de fournir une nouvelle réflexion sur la façon dont les accords de pêche d'accès peuvent être améliorés au profit des pays en développement. Il est présenté comme un rapport important, représentant plusieurs années de travail de la plupart des spécialistes de la pêche attachés à la Banque.

Source : Cape-cffa

Bien qu'il existe une vaste littérature sur les accords de pêche, un nouveau rapport sur ce thème est le bienvenu. Beaucoup de questions cruciales restent en suspens. La nature des investissements dans la pêche et les activités des entreprises de pêche étrangères dans les pays en développement évoluent dans un contexte d'instabilité financière, de diminution des ressources et, dans certains endroits, d’une plus grande concurrence avec les pêcheurs locaux en mer et sur les marchés de produits de la pêche. Dans quelle mesure ces accords de pêche permettent-ils de faire progresser le bien-être et la sécurité alimentaire des communautés de pêcheurs et des citoyens dans les pays en développement? C’est un thème important dans les débats sur la pêche.

Cependant, ce dernier rapport est décevant. Il n’offre pas de nouvelles données empiriques sur les modalités d'accès aux pêcheries ni sur leurs impacts. Plus interpellant encore, ce rapport contient de nombreuses hypothèses contestables et des conseils discutables en matière de politique, sans parvenir à aborder certains des défis politiques les plus importants.

Ci-dessous, nous examinons brièvement ce rapport de la Banque afin d'encourager une réflexion plus critique sur les options politiques qu’il promeut. Sept points nous semblent clés dans ce rapport :

1] Une compréhension limitée de l'économie politique des accords de pêche d’accès

Bien que le rapport se présente comme voulant comprendre les coûts et bénéfices des accords de pêche d'accès, il n’offre aucune perspective sur ce point. Au lieu de cela, le rapport tente d'expliquer les facteurs qui déterminent les choix faits par les Etats et par ceux qu'il appelle les "fournisseurs de services pour la capture et le traitement du poisson" - à savoir les compagnies de pêche.

Cela conduit à une description de la ‘théorie de l'agent principal’ (principle agent theory), par laquelle la négociation d'accords de pêche d'accès est le résultat de la négociation concurrentielle entre ‘le principal’ (l'Etat qui possède la ressource) et ‘l'agent’ (la société qui fournit un service pour exploiter la ressource pour l'Etat). Ce faisant, le rapport propose un modèle abstrait qui offre un aperçu insuffisant de ce qui contribue effectivement à informer les décisions et les comportements des partenaires dans les accords de pêche d'accès.

Tout au long du rapport, l'accent est mis sur les responsabilités des institutions des pays hôtes, élément clé pour comprendre les résultats décevants des accords de pêche d'accès, mais rien n’est dit sur les comportements des entreprises étrangères, leurs investisseurs et les gouvernements de leurs Etats, et comment ces acteurs étrangers influencent les institutions qui régissent la pêche dans les pays en développement.

Le rapport ne répond pas à la question fondamentale de la façon dont les coûts et les avantages sont distribués dans les accords de pêche, qui sont les gagnants et les perdants, quel rôle jouent les pouvoirs en place, voire les conflits d'intérêts, et qui ont une influence sur le résultat de ces accords.

2] Les dangers du fondamentalisme de marché

3] Une compréhension étroite de la "richesse"

4] L’échec du questionnement du lien entre croissance et richesse

5] Le traitement superficiel des réformes démocratiques

6] Une approche des droits humains ‘pour la forme’

7] L'accent mis sur l'aide à l'amélioration du "capital humain" et sur les réformes institutionnelles dans les pays en développement

Ce rapport ne nous aide donc pas à comprendre l'économie politique des accords de pêche, d’une façon qui nous aiderait à comprendre comment l'aide au développement peut être utilisée de façon plus judicieuse pour assurer que l'accès aux pêches soit bénéfique pour la richesse des citoyens des pays en développement.

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Le 30 Mars 2015

La Première Nation Heiltsuk est prête à tout pour protéger le hareng

Pêche au hareng : une Première Nation occupe les bureaux de Pêche et Océans Canada

La Première Nation Heiltsuk occupe depuis dimanche les bureaux de Pêche et Océans Canada, près de Bella Bella en Colombie-Britannique, pour s'opposer à la réouverture controversée d'une pêcherie de hareng.


La Première Nation précise, par voie de communiqué, qu'environ 50 de ses membres ont bouclé les bureaux et ont installé des tentes sur la pelouse vers 17 h 30.

Source : Radio Canada

« La délégation de dirigeants élus, de chefs héréditaires, de femmes et d'enfants refuse de quitter les lieux ou de laisser qui que ce soit pénétrer dans les bureaux jusqu'à ce que nous obtenions réponse à nos exigences », soutient la Première Nation Heiltsuk dans son communiqué publié dimanche.

Selon les prévisions de Pêche et Océans Canada, une abondance de hareng permet des occasions de pêche commerciale durable dans la région.

samedi 21 mars 2015

Mmouh ! Histoires de Merroir par Jean-Marc Chailloleau


Revue de presse de Mars 2015

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Suite de la revue de presse : Mois d'Avril 2015

Le 31 Mars 2015

Mmouh ! Histoires de Merroir par Jean-Marc Chailloleau

Au même titre que l'Ours blanc et le Panda géant, l’ostréiculteur est une espèce menacée, en voie d'extinction. Avec "Mmouh", son dernier spectacle, Jean Marc Chailloleau se glisse sous la peau de ces derniers humains du "Merroir" et entre dans leur langue pour nous en conter leurs plus belles histoires.

Théâtre d'humour "Mmouh !" Histoires de Merroir par l'ostréiconteur Jean Marc Chailloleau, le jeudi 02 avril à 20h30 à l'Estran de Marennes

Mmouh, titre de cette dernière fable ostréiculturelle, c’est le cri primal de l’homme de mer menacé de disparition par la langue unique et la civilisation de la norme, c'est le borborygme vital pour repousser l’extinction, c'est le haussement d'épaules nécessaire et suffisant pour faire triompher le bon sens et tartiner sa mauvaise foi en se gaussant des institutions. Comme la seiche crache son encre aux yeux se son prédateur, l’homme du "Merroir" jette son "Mmouh !" pour éloigner l'envahisseur, défendre à tout prix son "Merritoire", affirmer son identité, et tenter ainsi d'enraciner son ultime instinct de conservation. "Mmouh !", c'est une carte postale contée et vivante, une représentation de gueules de marins et paysans de nos villages, des mensonges à n'en plus finir de rire, des histoires de voisins, des amours d'enfance dans de beaux marécages. C'est des Alexandrins comme du parfum à 4,50 qui fleurent bon les p'tits légumes de fin d'saison, c'est des contes de "Merroir" en rondelles, du bonheur en aquarelle.

Jean Marc Chailloleau nous Mmouh en vrac : La danse du Zou, le temps qu’il fait, le temps qu’il va faire, les sacs jaunes de Télérama, une mémé pas si bien, l’accordéon à Dédé, le trou d'un gros chêne, les cailloux à Biribi, l'immersion d'un bol d'os, le plaisir des bois, le tiroir à Edouard, la vache à Louisa, une maratte de foot, les eglades à René, la pression du pschitt, le Cid agricole, les primes à Denise, la maçonnerie en dur, un nanti communiss’, la chanson d’Zorro, le prix de l'univers, les religieuses à Roland, l’extrait d’goût d’ noisette, les caids de la Salicorne Vallée, les vendanges à tonton René, l'avancée des cabanes, le reflet d’la soupe au vermicelle, la vitesse de la dépense de la lumière, la soif des Portugais, la leçon de Zoulou, la chanson du tapon, les hallucinations du bouillon, l'éminence des cendres, un pharmacien à construire, une promenade au cadastre, la différence des mouettes, de quel bras faut-il se moucher? La traversée des cons, l'étroitesse des feuilles de tamarins, l'or des bretelles, la dérive des Vosges, la salsa d'la ficelle, les pharmacies de Saint-Tropez, les oscillations du menteur, le rap de Françoise Sagan, les ancres à Marcel, le même pas d'quoi d'faire une omelette, la vie quoi !

Au plaisir de Mmouh avec vous.

Mmoument Vôtre !

Durée du spectacle environ 1h30 / Contact JMC Production : chaloya@free.fr

Plus d'infos.
20h30 à Marennes (l'Estran). Réservation en mairie : 05 45 85 25 55.
Tarif plein : 12 euros. Pré-réservation : 10€ - Réduit : 8€ - Gratuit - de 12 ans.

« Mmouh ! », c'est l'onomatopée, accompagnée d'un haussement d'épaules, que lançaient les vieux d'ici, à la tête de ceux qui prétendent savoir (« Chéllés qui savant tout', qui couneussant tout'…»). Comme la seiche jette son encre face à son agresseur, les vieux poussaient leur « Mmouh », signifiant aux prétentieux, qu'à eux, on ne leur faisait pas. Jean-Marc Chailloleau est ostréiculteur à l'île d'Oléron. Un vrai ostréiculteur écrivant et racontant des histoires qui le font se définir comme « ostréiconteur ».

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Huîtres Henry - Luffang à Crac’h


Les "Huîtres Henry" ouvrent leurs portes le 5 avril avril...

Le 22 août dernier, nous sommes devenus les heureux propriétaires de l’ancien chantier ostréicole de Monsieur Rémy Le Port, sis au Luffang à Crac'h.

L’objectif de cette acquisition est de développer et d’optimiser l’activité des Huîtres Henry dont les locaux de Saint Philibert sont devenus trop exigus.

Après plusieurs semaines de travaux, le 15 novembre 2014, nous vous avons fait découvrir la partie exploitation et magasin de ce site exceptionnel et unique.

La seconde partie des travaux, débutée le 5 janvier 2015, dont l’objectif est d’accueillir et de faire découvrir l’ostréiculture, s’achève actuellement.

Ainsi, le 4 avril prochain, à partir de 15 heures, nous sommes heureux de vous présenter l’ensemble de notre nouveau site.

Venez partager, avec nous et nos partenaires, un moment convivial avant l’ouverture, le 05 avril 2015 de notre salle de dégustation où vous pourrez apprécier huitres, coquillages, crustacés, poissons fumés, produits divers et variés. Tout sera fait pour satisfaire vos papilles. Chez nous, pas de viandes, pas de frites, pas de desserts, juste le meilleur de la mer.

Tout en découvrant les lieux en avant- première, vous pourrez déguster nos huîtres plates et creuses, crues ou cuisinées, accompagnées de Champagne Chemin ou de différents vins, dont se compose notre cave. Plusieurs viticulteurs seront présents pour partager leur passion avec Eclats de Vigne.

L’Atelier du Cuisinier, produits de la mer, et les produits à base d’algues de Christine Le Tennier, seront présents pour vous faire découvrir leurs terrines, soupes, tapas, aromates, perles…….

Le fumoir de Saint Pierre Quiberon, « Côté Sauvage », vous réveillera les papilles avec ses délicieux poissons fumés. Enfin, notre traiteur, Pennarun-Le Bihan, n°1 de Bretagne vous régalera avec ses multiples préparations, le tout dans une ambiance conviviale avec SB Event Animation.

Venez nombreux découvrir ce lieu extraordinaire et faites le partager à vos amis.

Katia et Renan Henry

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Les écosystèmes marins altérés pour des millénaires par le réchauffement

Les écosystèmes océaniques altérés par le rapide changement climatique pourraient avoir besoin de plusieurs milliers d'années pour se remettre du réchauffement, selon une étude effectuée sur des fossiles de coquillages dans les fonds marins menée par des scientifiques américains et publiée lundi.

Source : Afp / Marine-Océans

Ces travaux, dirigés par l'écologiste marine Sarah Moffitt, de l'Université de Californie à Davis, montrent que le réchauffement climatique et la désoxygénation des eaux de l'océan qu'il provoque peut très rapidement modifier l'écologie de ce milieu. La récupération peut alors prendre des milliers d'années, pas seulement des siècles comme on le pensait jusqu'alors, concluent ces chercheurs. Leur étude paraît dans les Comptes rendus de l'académie américaine des sciences (PNAS).

Ces scientifiques ont analysé plus de 5.400 fossiles d'invertébrés, allant des oursins aux palourdes, dans une carotte de sédiments prélevée au large de Santa Barbara, en Californie.

Cette carotte de dix mètres de longueur couvre une période remontant de 3.400 à 16.100 ans, ouvrant des fenêtres sur ce qui s'est passé dans les écosystèmes marins avant, pendant et après la dernière grande période de glaciation allant d'il y a 110.000 à 10.000 ans.

La déglaciation a été une période de réchauffement rapide du climat et de fonte des glaces polaires avec la formation de zones étendues dans l'océan dans lesquelles les niveaux d'oxygène de l'eau étaient plus faibles.

Les études précédentes des carottes sédimentaires des fonds marins se concentraient essentiellement sur des organismes unicellulaires appelés foraminifères et peu sur les formes de vie multicellulaires comme les invertébrés, précisent les auteurs.

Suite : Afp / Marine-Océans

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High Tech. Il invente un robot pour désenvaser ports et étangs


À Saint-Avé, près de Vannes (56), Philippe Pétard a développé un procédé qui permet de traiter les sédiments des vases avec un robot. On peut aider son projet via le financement participatif.

Source : Ouest France

En quoi consiste ce procédé innovant ?

Philippe Pétard, chef d'entreprise installé à Saint-Avé, près de Vannes, a imaginé un procédé de dragage robotisé qui permet un traitement préventif et curatif en facilitant la valorisation locale des sédiments. La société morbihannaise a créé un prototype ingénieux qui va permettre de ne plus rejeter dans les mers, les plus de 600 millions de m3 de sédiments extraits tous les ans. « De nos jours, environ 90 % des boues sont, soit remises en suspension, soit larguées au large, explique Philippe Pétard, associé avec Guylène Le Guen, sa soeur. C'est ce que l'on appelle dans le jargon professionnel « le fameux clapage ». Extraits en un temps record, ces énormes volumes compliquent le développement des filières de valorisation, pourtant préconisées dans les différents rapports. »

À quoi ressemble ce robot ?

D'un point de vue technique, le « robot dévaseur » permet d'extraire en continu des petits volumes de boue et de fait, favorise la préparation à la valorisation locale. Tout le système se trouve sur une seule et même plateforme. Le robot aspire les vases qui sont directement traitées et asséchées pour se transformer en briques.

L'objectif ? 

Participer au projet via le financement participatif ou crowdfunding, ça veut dire quoi ?

Quels sont les avantages pour les contributeurs ?

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Le 30 Mars 2015

Bourses de thèses 2015-2016

L’Ifremer propose des allocations doctorales aux jeunes universitaires ou ingénieurs titulaires d’un Master 2 ou d’un titre équivalent qui permettent une inscription dans une école doctorale. Ces allocations doctorales, dont le montant brut est de 1900 € (montant 2015) non cumulables avec d'autres bourses, sont attribuées pour une durée maximale de 3 ans. Elles s’adressent à des étudiants qui préparent leur thèse dans des laboratoires de l’Ifremer et/ou des laboratoires extérieurs à l’Ifremer, dans le cadre de partenariat avec des universités, des organismes de Recherche (CNES, INRA, etc.), METEO-FRANCE ou des Unités Mixtes de Recherche. Les sujets de recherche proposés correspondent aux priorités de l’établissement et contribuent à la formation par la Recherche. Ils ont été sélectionnés par la Commission des Études Doctorales de l’Ifremer et sont présentés dans la liste des sujets de thèses ci-dessous et elle sera disponible jusqu'à fin juin 2015 sur le site Ifremer.


Les pages 1 à 4 du dossier de candidature sont à compléter par le candidat en relation avec les responsables scientifiques de l’Ifremer (directeurs de thèses ou co-encadrants) dont les noms figurent dans la liste des sujets de thèses mentionnée ci-dessous ; le dossier ainsi complété est à adresser à ces responsables scientifiques.

La date limite pour la remise des candidatures est le 30 juin 2015, néanmoins nous vous engageons fortement à faire part dés que possible de votre intention de postuler en prenant contact avec le responsable de sujet. Les contrats des doctorants démarreront le 1er octobre 2015.

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Tristan Renault, directeur du département Ressources biologiques et environnement de l’Ifremer

Tristan Renault, spécialiste de la santé des espèces aquatiques, vient d’être nommé à la tête du département Ressources biologiques et environnement de l’Ifremer.

Source : Le Marin

À l’Ifremer depuis 1992, Tristan Renault est titulaire d’une habilitation à diriger des recherches (HDR) depuis 2007. Il a obtenu en 2010 la qualification de professeur des universités en section biologie cellulaire et en section biologie des organismes

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Marée du siècle. Une huître de 2 kg découverte à Saint-Jacut-de-la-Mer 


Une huître géante à Saint-Jacut, une palourde de 200 g à Lancieux... La marée du siècle a permis aux pêcheurs de faire de surprenantes découvertes sur la Côte d'Emeraude.

Source : Ouest France

Elle a été sauvée de l’assiette in extremis. Lors des grandes marées, la semaine dernière, Bertrand Rowe, un habitant de Saint-Jacut-de-la-Mer, a pêché une huître géante, sur le plateau des Minquiers, autour des Ébihens.

2,025 kg, 20 cm de long, 17 cm de large et 10 cm d’épaisseur : cette huître seule a failli régaler la famille tout entière, vendredi soir. Mais de festin, il n’y eut point. Car devant les mensurations exceptionnelles du mollusque, Bertrand Rowe et sa femme Christiane effectuent des recherches sur internet.

Et là, surprise. L’huître de Saint-Jacut serait « la plus grosse huître ronde jamais pêchée à pied ». Le couple contacte Océanopolis, à Brest. L’aquarium confirme les données recueillies sur la toile. Et se dit intéressé par le spécimen. La pêche miraculeuse de la famille Rowe prendra donc mardi la direction d’Océanopolis, pour couler des jours heureux dans un vivier.

Le 21 mars, durant la marée du siècle, à Lancieux, un habitant d'Ille-et-Vilaine avait lui aussi réalisé une pêche miraculeuse en sortant des rochers une palourde de 200 g.

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Afrique Centrale : Des pistes pour rentabiliser la pisciculture

Dans le cadre d'un projet mis en œuvre depuis 2012, les résultats probants sont déjà visibles au niveau de la technique.Multiplier par trois la production piscicole actuelle et réduire de 15% les importations de poissons, soit un gain de 20 milliards de F par an pour les pays concernés.

Source : Allafrica Par Michel Tessoh Tene (stagiaire)

Ce sont quelques progrès auxquels pourrait conduire le projet d'intensification écologique des systèmes piscicoles extensifs (SyPiEx) familiaux, en Afrique de l'Ouest et centrale. Le Pr Minette Tomedi Eyango, directeur de l'Institut des sciences halieutiques (ISH) de Yabassi et coordonatrice régionale du SyPiEx, l'a relevé lundi dernier à Yaoundé, à l'ouverture du troisième atelier de revue annuelle et de planification de ce projet mis en œuvre par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF/WECARD). Pendant quatre jours, les participants venus du Bénin, de la Côte d'ivoire, du Sénégal, de la France et du Cameroun, vont se pencher sur les difficultés rencontrées et les leçons apprises au cours de son implémentation, depuis le lancement du projet en 2012. Les échanges devront aussi porter sur les recommandations de la dernière mission de supervision de la Banque mondiale qui, avec le CORAF/WECARD, a décidé d'une extension du projet SyPiEx sur une année supplémentaire et l'intégration du Gabon, de la Centrafrique, du Congo et la RDC.

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Algues. Une base de données dévoile les connaissances sur les algues

Les entreprises du Pays de Guingamp et du Trégor-Goëlo ont désormais accès une base de données sur 50 algues bretonnes. Un outil novateur qui entend pousser les industriels à innover.

Mission accomplie ! Le projet Aligator (Algues innovation Guingamp Trégor) est arrivé à bon port. Et entend désormais se mettre aux services des entreprises des pays de Guingamp et du Trégor-Goëlo, qui souhaitent innover en matière de production en profitant des bienfaits avérés des algues.

Source : Ouest France par Fabienne Menguy

Car le projet a recensé « des informations très pointues sur des algues bretonnes, pour les intégrer dans une base de données », rappelle Sylvie Brichet, chargée d'animation des filières agro-alimentaires et cosmétiques à la Technopole Anticipa à Lannion, lors de la réunion de restitution qui s'est déroulée jeudi, à l'Université catholique de l'ouest (UCO).

Un projet ambitieux, initié en avril par la technopole lannionaise et le Ceva (Centre d'études et de vulgarisation des algues) à Pleubian, porté par les Pays de Guingamp et du Trégor-Goëlo, par le biais des programmes européens Leader, cofinancé par le conseil général des Côtes-d'Armor. « Aligator a été réalisée à partir des attentes des professionnels, souligne Maud Benoit, chef de projet au Ceva. Elle leur apporte des données scientifiques sur 50 algues et leurs utilisations dans dix grands domaines d'application. »

« Créer du business »

Objectif : que les entreprises travaillant dans les filières cosmétique, santé, nutrition et compléments alimentaires, alimentation humaine, alimentation animale, agriculture, matériaux, process ou bien encore énergie, puisent toutes les informations nécessaires sur cette noble matière première. « Nous avons déposé 700 familles de brevets, interrogé 80 fournisseurs en cosmétique marine, compulsé 1 500 publications scientifiques et répertorié 300 ingrédients cosmétiques », souligne la chef de projet.

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Projet Aligator, Sylvie Brichet, Technopole Anticipa ; tél. 02 96 05 82 52 ou sylvie.brichet@technopole-anticipa.com

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Transition énergétique en Bretagne : lancement d'appels à projets

Le 17 mars 2015, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) de Bretagne a annoncé le lancement de huit appels à projets régionaux. A destination des acteurs économiques bretons, les projets s'inscrivent dans une "démarche d'exemplarité en matière de développement durable", indique l'Agence.

Source : Actu-Environnement par Anne-Sophie Luchez

Les sept premiers appels à projets visent à identifier et proposer de nouvelles alternatives dans le cadre de thématiques variées :

- la transition énergétique et la planification urbaine (ouvert jusqu'au 11 mai 2015),

- le solaire thermique (ouvert jusqu'au 15 septembre 2015),

- le solaire thermique en agriculture (ouvert jusqu'au 25 septembre 2015),

- les "EnR" dynamiques (ouvert jusqu'au 9 septembre 2016),

- la chaleur fatale (ouvert jusqu'au 29 mai 2015),

- la maîtrise de la demande en électricité (ouvert jusqu'au 15 septembre 2015),

- ainsi que les opérations groupées de méthanisation (ouvert jusqu'au 30 juin 2015).

Un huitième appel à projets concerne l'économie circulaire en Bretagne. Ouvert jusqu'au 26 février 2016, il porte sur "le développement d'équipements performants et innovants de gestion de déchets, d'actions de prévention et de mutualisation en matière d'évitement ou de valorisation des déchets par les acteurs économiques", précise l'Ademe.

Ces équipements et actions peuvent porter sur l'éco-conception, l'écologie industrielle et territoriale, les déchets du BTP, le recyclage et la valorisation, ainsi que la prévention et l'économie de la fonctionnalité.

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Engagements des Etats de l'UE pour le climat : consultations jusqu'au 18 juin

La Commission européenne lance jusqu'au 18 juin 2015 deux consultations concernant l'engagement européen pour le climat. En octobre 2014, l'Europe s'est fixée un objectif de réduction d'au moins 40% de ses émissions de gaz à effet de serre (GES), entre 2030 et 1990.

Source : Actu-Environnement par Dorothée Laperche
La première consultation concerne la répartition des efforts des Etats membres pour respecter l'engagement de réduction des émissions de gaz à effet de serre et sa poursuite pour la période 2021-2030.

Cette consultation vise à recueillir des suggestions sur la répartition de l'effort de réduction et plus précisément sur les mécanismes de flexibilité prévus pour garantir le rapport coût-efficacité global, la surveillance ainsi que le reporting et la conformité aux engagements. Sont également attendues des réactions sur l'approche choisie pour fixer des objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre mais également sur les actions complémentaires entreprises à l'échelle européenne pour atteindre ces objectifs.

La seconde consultation porte sur l'intégration de l'agriculture, la foresterie et les changements d'affectation des sols dans la politique climatique de l'UE 2030 : l'évaluation des politiques actuelles et les solutions possibles. Les questions autour de ce sujet s'avèrent sensibles : selon la comptabilité carbone retenue, l'effort de réduction à réaliser pourrait en effet être sensiblement facilité ou durci.

"Tous les citoyens et les organisations sont invités à contribuer à cette consultation, indique la Commission européenne. Les contributions particulièrement recherchées sont celles des gouvernements des États membres, des gouvernements régionaux, des intervenants des secteurs concernés, des ONG et des instituts de recherche".

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Le 29 Mars 2015

Les Huîtres de Pâques, pensez-y !

A Pâques, pensez aux huîtres pour sublimez vos tables et épater vos invités !

Retrouver l'ensemble des supports de communication concernant l'huîtres de Pâques sur le portail du Comité National de la Conchyliculture (CNC)

Huîtres. Étonnante surproduction

Source : Le Télégramme par Flore Limantour

Après avoir craint pour le devenir de l'huître creuse, les ostréiculteurs se retrouvent, depuis l'automne, en situation de surproduction.

Les prix commencent à s'effondrer. Comment réguler à l'avenir les volumes de production ? Les débats sont animés. En attendant, une campagne de promotion des « huîtres de Pâques » est prévue, afin d'écouler les stocks.


lundi 16 mars 2015

En Mauritanie, les femmes misent sur la pêche

La pêche miraculeuse des femmes mauritaniennes




Quelques jours après la journée internationale de la femme... Cet article montre le dynamisme de la filière Pêche artisanale en Mauritanie, un pays sans tradition halieutique - à l'exception des Imragens sur les bancs d'Arguin - Dynamique mais sous la menace de la pêche minotière qui convoite aussi les petits pélagiques (sardinelles...), la ressource bon marché recherchée par les femmes transformatrices de poisson...

La véritable « place du village » de Nouak-chott, capitale de la Mauritanie, est le port artisanal, c’est-à-dire la plage, au bord de l’Atlantique. Dans des odeurs âcres de goudron, de déchets, de poissons crus ou grillés, une foule bruyante se côtoie : pêcheurs, revendeurs de poissons, porteurs, badauds, enfants, policiers et quelques rares touristes.

Source : Le Pélerin

Dès qu’une pirogue accoste, des porteurs se précipitent et chargent la cargaison dans des cagettes en plastique qu’ils transportent sur leur tête ou dans des carrioles. Sardinelles, mulets, capitaines, mâchoirons, mérous, sont ensuite déversés sur le sol ou dans des coffres de camionnettes stationnées en haut de la plage.

À propos de l'article

Publié dans Pèlerin n°6901, du 5 mars 2015... Et mis en ligne après la journée mondiale du 8 Mars (Publié par : Sabine Harreau - Édité par : Estelle Couvercelle)  

Soutenue par le CCFD-Terre solidaire, l’association Mauritanie 2000  offre aux femmes pauvres et peu instruites la possibilité de conquérir leur indépendance économique.

C’est là que commence l’activité de Mauritanie 2000 (M 2000). Cette organisation non gouvernementale, soutenue depuis dix ans par le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), valorise le travail féminin dans le secteur de la pêche. Certaines femmes de l’association des mareyeuses, réunies à quatre ou cinq en groupement d’intérêt économique (GIE), achètent avec leurs modestes économies des kilos de poissons.

Des « transformatrices » aux « revendeuses »

Elles les acheminent ensuite à quelques centaines de mètres du port, à La Sirène, le centre de transformation fondé par M 2000.

En pénétrant dans le bâtiment, des effluves de poissons fermentés agressent les narines. Des femmes en bottes et blouse, les « transformatrices », sortent des sardinelles aux écailles argentées d’une rigole emplie de saumure.

dimanche 15 mars 2015

Variation mytilicole

Visualisez une élite religieuse. Un souverain pontife enveloppé d’un costume de saltimbanque et coiffé d’un chapeau rigolo. Du haut d’une éminence, plein de superbe et dégoisant du verbiage polyglotte, affecté de simagrées sophistiquées, il harangue une foule subjuguée, bouche bée. Vous l’imaginez cette élite ?… et bien elle a une chose en commun avec l’idiot du village qui croupit dans la crasse et la pauvreté aux tréfonds d’un trou de balle de la planète : ni l’un ni l’autre n’ont la preuve de l’existence de Dieu pas plus d’ailleurs que les milliards de croyants de toutes obédiences à travers le monde qui prient plusieurs fois par jour debout, assis, couchés et debout, assis, couchés.

Sans doute l’idiot du village a plus de chances d’avoir vu Dieu dans ses délires psychotiques. A quoi ressemble celui-ci du coup ? Il parait que nous, humains, sommes façonnés à son image. On imagine un homme dans la force de l’âge avec une barbe blanche. Mais en fait rien n’interdit de croire qu’il pourrait s’agir d’une femme ou d’un hermaphrodite… et s’il existait plusieurs Dieux ? Mais encore, il pourrait s’agir d’un animal, d’un ours, d’un cochon, d’un rat, ou d’une huître… non, plutôt une moule…

J’ai une révélation à vous faire : Dieu m’est apparu ce matin au petit déjeuner… C’est en fait une Déesse ! Elle s’est présentée à moi, c’est une Moule et elle s’appelle Gertrude !

Voici Gertrude la déesse moule !!!


mardi 10 mars 2015

Avec le moratoire, la contrebande d'anguille européenne s'organise ?

Non à la reprise des exportations d’anguilles européennes en dehors de l’Union Européenne

Civelles (ou pibales), alevins d'anguille européenne "Anguilla anguilla" - Photographie de Serge Lucas

Le Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), autorité scientifique française CITES, prend acte de l’amélioration du recrutement en Europe et des efforts des pêcheurs mais rend un avis défavorable à une reprise immédiate des exportations des anguilles européennes "Anguilla anguilla" notamment des civelles (alevins d'anguille).

Les civelles sont très recherchées par les aquaculteurs d'Asie (Chine, Corée du Sud, Taïwan et Japon) qui les élèvent jusqu'au stade adulte. Confrontés également à des problèmes de ressources, ces quatre pays asiatiques se sont mis d'accord, en septembre 2014, pour limiter leurs captures de civelles "Anguilla japonica". Ils ont décidé de fixer des quotas annuels de civelles destinés à l'élevage : 21,6 tonnes pour le Japon, 36 tonnes pour la Chine, 11,1 tonnes pour la Corée du Sud et 10 tonnes pour Taiwan. Cette limitation qui a pris effet en novembre dernier, correspond à une baisse de 20% des captures par rapport aux années précédentes. Ces pays espèrent ainsi enrayer le déclin de l'anguille japonaise. La peur au ventre ? Déjà inscrite sur la liste rouge de l'UICN, mais pas sur la liste de la CITES, l'anguille asiatique échappera-t-elle aux restrictions commerciales ? (lire plus bas pour plus d'explications).

Pour en savoir plus sur la pêcherie de civelle en France : A la traque des braconniers de pibale dans les marais de Charente (cet article explique que le moratoire affecte principalement les petits pêcheurs licenciés en raison des prix très bas sur le marché intérieur entre 200 et 300 euros le kilo)

Suite au moratoire européen, les civelles valent de l'or sur le marché international...

Le prix de la civelle américaine "Anguilla rostrata" atteint des sommets à près de 3500 euros le kilo !!! Dans le Maine, la principale région de pêche aux USA, "la civelle vaut près de 6 fois son poids en argent car les aquaculteurs asiatiques cherchent désespérément des petites anguilles..."  (1)

Dans un rapport (2) rendu préalablement à la présente campagne de pêche à la civelle 2014-2015, le MNHN, en tant qu’autorité scientifique française au sein du groupe scientifique CITES de l’Union Européenne, a rendu un avis de commerce non préjudiciable négatif concernant la reprise des exportations d’anguilles européennes en dehors de l’Union Européenne pour l’année 2015.

Actant le passage au vert des indicateurs relatifs au recrutement d’alevins d’anguilles (civelles) et à la mise en oeuvre des mesures de gestion en Europe, le MNHN souligne néanmoins que l’état du stock d’anguilles européennes, concernant notamment l’échappement d’anguilles argentées (stade reproducteur), demeure fragile sinon incertain à l’échelle de l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce. La possibilité de soumettre au groupe scientifique européen CITES, seul compétent en matière de commerce international d’espèces protégées dans le cadre de la convention CITES, la question de la réouverture des exportations de l’anguille européenne en dehors de l’Union Européenne pourra être réexaminée par le MNHN pour la prochaine année.

Et la contrebande s'organise ?

Le groupe d’experts tient à souligner que la coopération de tous les pays de l’aire de distribution de l’anguille européenne est primordiale et que les pays n’ayant pas de gestion adaptée mettent en péril l’ensemble de la population et pénalisent les pays ayant fait l’effort de mettre en place un plan de gestion et d’en évaluer ses résultats.



Il est à noter que des stocks non négligeables d’anguilles européennes sont observés dans les zones hors UE notamment dans le Sud de la Méditerranée. On remarque que la Tunisie a adopté un quota de 135 T pour les spécimens de moins de 30 cm d’origine sauvage pour l’année 2010.

Après le ban ‘zéro export’ pour la période 2011-2012, la Tunisie n’a plus adopté de quotas d’exportation et le Maroc apparaît comme le 1er exportateur (environ 66 000 kg) suivi de la Tunisie et de la Turquie. Le ban UE a permis au Maroc de devenir le premier exportateur et d’augmenter ses exportations de près de 29 000 kg en 2 ans (Tableau 2 ; cf. annexe 3 pour plus de détails (2,3)). Les chiffres disponibles suggèrent donc que des stocks d’anguilles peuvent être importants hors UE, et que ces pays peuvent exporter des volumes significatifs d’anguilles.

La raison de tout ce trafic : Unagi no Kabayaki, un mets de choix au Japon


L'anguille grillée, Unagi no Kabayaki, est, au Japon, ce que le foie gras est à la France : un fleuron de la gastronomie nationale. Dégustée non pas à Noël, mais... en plein été !

Toutes les explications sur cette recette japonaise par Camille Oger dans Le Manger (ainsi que dans Wasabi)

Philippe Favrelière (actualisé le 12 mars 2015)

(1) APP (2013) : Maine fishermen caught illegally nettingeels worth $2,500 a pound
(2) Téléchargez le rapport complet du MNHN
(3) Forum Le pêcheur responsable : Trafics de civelles enfin démantelées

Autres articles :

Plus d'informations

Chine, Japon, Corée et Taïwan s'unissent pour protéger l'anguille japonaise...

L'anguille japonaise "Anguilla japonica" est inscrite sur la liste rouge de l'IUCN, mais pas sur la liste de la Cites qui imposerait des restrictions sur son commerce international...

Anguille Japonaise "Anguilla japonica" Crédit photo : Opencage CC BY-SA 3.0

Depuis juin 2014, l'anguille japonaise, Anguilla Japonica, est inscrite sur la liste rouge des espèces menacées de l'IUCN. Cependant, Chine, Japon, Corée et Taïwan espèrent empêcher l'inscription de l'anguille japonaise sur la liste de la  Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), une étape qui mènerait à des restrictions sur son commerce international. 

En Septembre 2014, ces quatre pays asiatiques se sont mis d'accord sur des quotas annuelles de civelles pour l'élevage : 21,6 tonnes pour le Japon, 36 tonnes pour la Chine, 11,1 tonnes pour la Corée du Sud et 10 tonnes pour Taiwan. Cette limitation qui a pris effet à partir de novembre, correspond à une baisse de 20% par rapport aux années précédentes. Ces pays espèrent ainsi enrayer le déclin de l'anguille japonaise...

lundi 9 mars 2015

Les huîtres crèvent... Et alors ! Stop ou encore ?

Après une saison de crève des huîtres sur les côtes françaises, marquée par la mortalité subite des moules dans le pertuis breton, Jean-François Le Bitoux nous entraine maintenant dans les méandres tortueux de la Politique de développement de la conchyliculture française...

Illustration : Passons l'éponge sur la mortalité des huîtres dans Ostrea.org : Quel avenir pour l'ostréiculture ?

Rappelez-vous au début de l’année 2014, Jean-François Le Bitoux - véto aquacole globe-trotter -  y croyait encore à la résurrection des huîtres : Mortalités ostréicoles : 2014 l'année des solutions ? Chiche ?

Y croyait un peu moins après la mortalité massive des moules sur les côtes charentaises et vendéennes : Mortalités des moules : Nouvelles pathologies « inconnues »?

Quand la science vétérinaire débouche sur une réflexion politique...

Diffuser ou résister à la diffusion : Fractales fatales, par Jean-François Le Bitoux

« Il y a deux types de populations. Il y a ceux où ce type d’information circule, et puis ça ne se diffuse pas à l’intérieur du reste du système. »

Paul Jorion, Le temps qu’il fait le 6 mars 2015

Source : Blog de Paul Jorion

L’anthropologue s’étonne d’un problème qu’il connait et dénonce depuis toujours : ce qui parait simple aux uns est parfois insupportable et irrecevable aux voisins. Bruno Latour enseigne que le « fait scientifique » est peu de choses sans le « fait sociologique » qui le porte. La science pastorienne n’existerait pas sans l’encadrement sociétal et de communication que le savant a su gérer simultanément. Peu avant Pasteur, Semmelweis constatait « scientifiquement » par les statistiques, que se désinfecter les mains faisait baisser les mortalités dans les maternités. Ce constat ne fut pas partagé à l’époque !

Vétérinaire de terrain depuis 40 ans, j’ai reconnu dans la description anthropologique du fonctionnement des sociétés de pêcheurs de l’Ile d’Houat, d’ostréiculteurs, de saliculteurs, une approche « holistique » que le véto pratique au quotidien : on ne soigne pas en étudiant tel ou tel paramètre mais en vérifiant comment les fonctions vitales s’équilibrent entre elles, bien ou mal.

Scientifique, j’ai longtemps cru que cette rigueur suffit à rendre accessible la biologie, la physiologie, les dérives pathologiques et les thérapeutiques curatives ou mieux encore préventives. Même sans en connaître les détails, on peut accepter qu’il existe un lien entre population croissante et l’émergence de pathologies. Le risque pathologique augmente avec l’augmentation et la densité des populations et, pour en limiter l’effet, il faut définir et mettre en œuvre une zootechnie de plus en plus rigoureuse.

Illustration : L'heure est grave ! Selon les informations dont nous disposons, les parcs, bassins et claires sont encore gavés d'huîtres. En effet, ce sont bien des centaines de tonnes qui restent invendus... Comité de Survie de l'Ostréiculture dans Ostrea.org : Prix de vente à la production des huîtres

« Élémentaire mon cher Watson ? Pas tant que ça mon cher Holmes ! ». Car il existe dans toute démonstration scientifique des paramètres culturels et environnementaux masqués ou ignorés qui bloquent « la diffusion vers l’intérieur des écosystèmes ». L’environnement du vétérinaire, c’est d’abord le propriétaire de l’animal qui ayant perçu quelque dysfonctionnement, demande de l’aide pour retrouver une homéostasie. Si personne n’appelle, aucune thérapie ne résoudra rien !

Et c’est ce qui se passe aujourd’hui en conchyliculture le long des côtes françaises! Vous avez pu lire que bactéries et virus contribuent à la destruction des élevages mais l’étiologie et l’épidémiologie anthropologique ou sociologique de ces maux montrent qu’aucune des parties prenantes – producteurs, chercheurs, administration maritime – ne s’y impliquent suffisamment pour chercher à résoudre les problèmes. L’émergence de pathogènes est un phénomène parfaitement naturel qui résulte du laisser aller des uns et des autres. Tout ceci vient d’être enfin rapporté dans l’expertise du Professeur Puyt de l’Ecole Vétérinaire de Nantes.

Vous ne savez pas ce que sont les lois de l’épidémiologie, ce message ne se diffusera de lui-même nulle part, même chez ceux qui en ont le plus besoin ! À moins qu’ils n’en aient pas vraiment besoin ? Et qu’il y ait d’autres intérêts masqués qui soient plus solidement défendus que la vie des coquillages et des entreprises ?

Chacun se construit une identité bordée de membranes de sécurité culturelles, scientifiques, administratives, religieuses ; elles sont certes souples mais souvent imperméables à ce qu’on ne veut pas entendre et plus encore à ce qui n’a pas été exprimé. Je laisse conscience et inconscience aux psys, sans complètement les ignorer mais il manque un « détail » à cette histoire de conchyliculture qui se meurt : c’est le commerce qui prime sur la santé des élevages. Les huitres se promènent à travers toutes la France et au-delà en suivant des circuits commerciaux qui structurent le reste de l’activité : y toucher est une telle remise en cause de l’histoire de l’ostréiculture française que cette hypothèse n’est pas retenue. Evidemment virus et bactéries circulent aussi et il sera donc plus difficile de s’en débarrasser. En attendant, ce sont les circulations commerciales des virus et bactéries qui détruisent les animaux et la profession : un véritable suicide assisté ! La conchyliculture a progressé en « colonisant » des territoires nouveaux (Irlande) et aujourd’hui, les produits commerciaux reviennent de ces territoires récemment colonisés où un écosystème neuf les protège provisoirement de l’émergence de pathogènes et ils font concurrence aux produits locaux ! Bref une défaite qui n’a rien d’étrange ! Voilà un « fait sociologique » plus solide que le « fait scientifique » ! On pourrait définir des thérapies préventives, encore faudra-t-il les faire appliquer et donc limiter la circulation des stocks !

Suite : Blog de Paul Jorion 

Autres articles :

Pour aller plus loin...

Le 22 Juin 2015

L'huître en questions

Catherine Flohic (Auteur) -  broché. 

Editeur : Argol - Vivres

Paru en 06/2015

Résumé du livre

L'huitre, indissociable des fêtes de fin d'année et des tables de restaurants, liée au tourisme sur le littoral, est-elle en voie de disparition ?

Les scientifiques s'en mêlent et nous l'ignorons, comme pour beaucoup de mutations biotechnologiques de notre alimentation. Ils ont créé des huitres triploïdes biologiquement modifiées, dites poétiquement « des quatre saisons ».

Le livre propose, depuis l'histoire de l'huitre et de sa culture traditionnelle, de multiples investigations et pose les questions : Pourquoi vouloir "maîtriser " la mer et ses produits. Pour quelles raisons ? Scientifiques, idéologiques, politiques, financières ? Enquêtes de terrain, entretiens, reportages tout en couleur font de cette série un concept nouveau entre la revue et le livre.

L'association Ostréiculteur traditionnel a été reçue au Sénat


Trois questions à... Benoît Le Joubioux, Président de l'association Ostréiculteur traditionnel

Source : Ouest France

Une vingtaine de membres se sont rendus au Palais du Luxembourg la semaine dernière, où, en collaboration avec Joël Labbé, sénateur écologiste du Morbihan, ils organisaient un colloque « Regards croisés sur l'ostréiculture, quels enjeux pour demain ? ».

Pourquoi un colloque sur les enjeux de l'ostréiculture ?

C'est en collaboration avec le sénateur Joël Labbé qui est l'auteur d'un amendement sur l'étiquetage des huîtres en fonction de leur origine et qui a questionné le gouvernement sur les risques inhérents à l'exploitation de l'huître triploïde. Il a tenu à organiser un colloque dédié aux enjeux de l'ostréiculture de demain, offrant la parole aux acteurs de la filière.

Comment s'est déroulé ce colloque ?

Il a réuni des producteurs, des scientifiques, des distributeurs et consommateurs dans un dialogue sur les enjeux de l'ostréiculture de demain, qu'ils soient économiques, environnementaux ou sociétaux, alimentant une réflexion sur une possible évolution législative et réglementaire.

Plusieurs intervenants se sont succédé, les producteurs, pour expliquer la diversité des modes de production et mutations du monde agricole. Les scientifiques ont éclairé les participants sur les biotechnologies et biodiversité. Enfin, les représentants des consommateurs ont été entendus sur un besoin de transparence.

Quelle est la demande de l'association Ostréiculteur traditionnel ?

Notre association, « Ostréiculteur traditionnel : huîtres nées en mer » regroupe, depuis 2007, 80 ostréiculteurs des 7 bassins de production, pour la valorisation des huîtres nées en mer. Nous nous battons contre une forme d'industrialisation de la culture du mollusque et pour faire reconnaître notre mode de production traditionnel par un étiquetage différencié. Ceci, dans l'intérêt d'une plus grande transparence pour le consommateur.

Dans l'attente du compte-rendu du colloque : 
 
Télécharger Ici les présentations des différents intervenants (sur le Blog du sénateur Joël Labbé)

Les deux premières réactions...

Regards croisés sur l’ostréiculture Colloque au Sénat le 10 juin 2015

1. Je souhaite utiliser les 2 mn accordées pour répondre à une interrogation émise ici même par M. Jean-Noël Yvon. M. et Mme Yvon sont des ostréiculteurs traditionnels et modernes qui partagent leur expérience dans un blog riche de confidences. Des amis agriculteurs leur ont dit que « Les paysans de la mer répétaient les erreurs commises par les éleveurs il y a 20 à 25 ans ».

2. Vos amis ont raison. Des pathologies bactériennes et virales ont décimé les populations de lapins, de porcs, de poulets, etc. lors de l’industrialisation des élevages et ces mortalités étaient dues à des conditions environnementales mal maîtrisées.

3. C’est ce que les vétérinaires Puyt et Nicolas ont souligné dans un rapport d’expertise que tout le monde connait ici mais que les exposés ont ignoré alors que ses conclusions sont d’une importance cruciale pour l’avenir de tous.

4. Pourtant M. Yvon, vos amis se sont trompés de dates. Ces pathologies ont débuté il y a une cinquantaine d’années, au cours des années 1960/80. On a alors constaté qu’en pathologie d’élevage industriel, la nature de germes omniprésents est moins importante qu’un laisser-aller de la gestion ou que l’usure des structures.

5. Si la Recherche a mal apprécié ces phénomènes, c’est qu’elle n’a pas connu cette époque et que la pression du travail administratif ne lui laisse pas le temps d’écouter les professionnels. On ne fait pas d’épidémiologie sans une présence continue sur le terrain.

6. Ce sont ces bases scientifiques acquises en médecine vétérinaire qui en 1975/80 nous ont permis de définir une gestion sanitaire des écloseries de crustacés au sein du CNEXO/COP. Cette technique a conquis le monde. Ces pathologies ne sont pas dues à des bactéries, ni à des virus venus d’ailleurs mais à des souches dont la virulence émerge localement en vertu de lois vieilles de 3 milliards d’années d’évolution. Le seul enseignement à en retirer est que la santé des animaux et le salut des entreprises passent par le respect de ces lois.

7. Conclusion: Merci M. le Sénateur d’avoir relayé le message des ostréiculteurs traditionnels. Ce sont des lanceurs d’alerte de la dégradation des écosystèmes aquatiques côtiers à laquelle ils ne veulent pas participer. Merci aussi à M & Mme Yvon d’avoir contribué à remettre le débat sur de bons rails. Des erreurs d’aiguillages ont mené la profession dans une impasse où « elle tourne en rond ».

8. Les bonnes nouvelles : les pathologies émergentes conchylicoles sont des phénomènes naturels produits par des erreurs d’élevage et de gestion environnementale. Des réponses économiques et écologiques existent.

9. Les moins bonnes nouvelles : Monsieur le Sénateur, même avec un président vétérinaire, n’espérez pas faire plier les lois de l’évolution de 3 milliards d’années à aucun code démocratique, républicain, juridique ou commercial. Il faut repartir sur des bases techniques artisanales saines, repenser l’activité et la moderniser en y incluant des techniques sanitaires qui ont fait leurs preuves ailleurs.

10. Une excellente nouvelle : une gestion sanitaire exigeante des élevages et des écosystèmes aquatiques permet aussi de résoudre d’autres pathologies environnementales comme les proliférations d’algues toxiques, rouges bleues ou vertes et de sortir du chaos. On commence dès que quelqu’un s’y investit sérieusement !

Jean-François Le Bitoux
jflebitoux@hotmail.com
ACE sarl (ASAP Consulting & Ecology)

Les huîtres triploïdes sur la sellette

Faut-il étiqueter les huîtres triploïdes sur les étals des poissonniers ? Est-il légitime d’informer le consommateur des particularités génétiques de ces mollusques  stériles produits en écloserie ?  Alors que l’ostréiculture traverse une crise gravissime, la traçabilité de ces huîtres fait plus que jamais débat.

Source : UFC Que Choisir par Florence Humbert

Tous les amateurs d’huîtres le savent : à l’arrivée des beaux jours, période de la reproduction pour  ces coquillages, les huîtres se gonflent d’une matière blanchâtre  peu appétissante qui freine leur consommation pendant l’été. Sauf que depuis une quinzaine d’années, la plupart des huîtres proposées sur les étals ne sont plus laiteuses.  L’explication de ce mystère de la nature ? C’est tout simplement que ces huîtres d’un nouveau genre sont triploïdes. Nés en 1997 dans les laboratoires d’Ifremer, ces mollusques possèdent dix lots  de trois chromosomes et non dix lots de deux chromosomes comme l’huître « normale » diploïde. Cette anomalie génétique rend les triploïdes stériles. Leur texture est donc constante toute l’année. Un avantage pour les touristes des stations de bord de mer qui peuvent désormais se régaler d’huîtres non laiteuses, et surtout pour la filière conchylicole  qui  s’affranchit ainsi de la tradition des mois en « r ». Cerise sur le gâteau, les triploïdes ne consommant pas leur énergie dans la reproduction, grossissent plus vite que les diploïdes, ce qui permet de ramener leur cycle de production de trois à deux ans. Une aubaine pour les ostréiculteurs qui, dans leur grande majorité,  se sont laissé séduire par cette championne de la productivité. Les « triplo » représenteraient aujourd’hui 50 % des huîtres vendues en France.  Pourtant, aucun étiquetage ne permet aujourd’hui au consommateur de différencier les triploïdes issues de naissains (larves)  produits en écloserie, des huîtres « naturelles » issues de naissains de captage  dans le milieu marin.

En 2001, le Conseil national de la consommation (CNC) avait demandé que les consommateurs soient informés du caractère polyploïde de ces huîtres et qu’une indication « huîtres triploïdes » soit rendue obligatoire dans l’étiquetage. Une demande restée lettre morte, l’Afssa (agence de sécurité sanitaire de l’alimentation), n’ayant mis en évidence  aucun risque sanitaire particulier pour les consommateurs. La question de l’étiquetage  n’est pas réglée pour autant et fait toujours l’objet de débats acharnés au sein de la profession. La majorité des ostréiculteurs n’y est pas favorable,  de crainte d’un boycott de ces coquillages  par les clients. De leur côté, les pouvoirs publics y ont jusqu’ici mis leur veto, arguant du fait que ces huîtres, bien qu’issues d’une manipulation génétique,  ne sont pas  des organismes génétiquement modifiés (OGM),  puisqu’il n’y  a pas introduction de gènes nouveaux.   De plus,  le recours à des hybrides triploïdes est souvent la règle dans de nombreuses filières végétales (agrumes, bananes, céréales…) voire dans les filières animales (truite)  afin d’obtenir des produits homogènes et de meilleure qualité.  Dès lors que la vente de ces produits ne fait pas l’objet d’un étiquetage spécifique, il semble injustifié de faire une exception pour les huîtres.

Chute de la production

Sauf que depuis l’introduction des animaux de laboratoire dans les élevages,  le petit monde de l’huître  ne tourne plus rond.  De 130 000 tonnes par an,  la production d’huîtres  est tombée à 80 000 tonnes.  En 2008 et 2009, le virus herpès OsHV-1 a frappé massivement les juvéniles (jeunes huîtres de moins d’un an) détruisant jusqu’à  80 % du cheptel de certains parcs ostréicoles.  Aujourd’hui encore, les épizooties continuent de sévir dans les élevages. « Dans plusieurs secteurs, les mortalités d’huîtres adultes n’ont jamais été si importantes et touchent indistinctement les diploïdes et les triploïdes », déplore Louis Teyssier, président du comité régional conchylicole (CRC) de Normandie-mer du Nord. De là à rendre responsables du désastre les naissains provenant d’écloserie,  il n’y a qu’un pas.  L’association Ostréiculteur traditionnel, qui compte 70 adhérents, n’a pas hésité à le franchir à l’automne dernier en assignant  l’Ifremer pour « défaut de surveillance sanitaire depuis la commercialisation des huîtres des écloseries ».  Les plaignants estiment en effet que l’explosion de la proportion de triploïdes a fragilisé le cheptel et favorisé la dissémination de l’herpès. Le rapport d’expertise judiciaire du professeur J. D. Puyt apporte de l’eau à leur moulin.  Il pointe en effet  « l’absence de diagnostic médical qui a empêché l’Ifremer de formuler le moindre avis, notamment sur les mesures de prophylaxie à prendre… »  Cette expertise constate en outre que le virus sévissait déjà dans les élevages avant l’apparition des triploïdes,  et qu’une flambée virale,  probablement par mutation,  a provoqué les mortalités constatées.  Mais les ostréiculteurs ont leur part de responsabilité dans le désastre : la  surcharge des bassins ostréicoles par des tonnes de mollusques qui vont et viennent sans contrôle de leur état sanitaire ni de connaissance des productions primaires nourricières (plancton) ont multiplié les risques.

Quid de l’étiquetage obligatoire ?

En attendant l’issue du procès, les ostréiculteurs traditionnels, soutenus par le sénateur écologiste du Morbihan, Joël Labbé, reviennent à la charge sur la question de l’étiquetage obligatoire.    Interrogé sur ce point le 12 mai dernier par M. Labbé, le secrétaire d’État chargé des transports, de la pêche et de la mer, Alain Vidalies, a pris la défense des triploïdes qu’il juge complémentaires des diploïdes issues d’écloseries ou de captages naturels.  Toutefois, il s’est montré favorable à l’affichage des mentions « huîtres issues d’écloserie »  (triploïdes ou diploïdes) et « huîtres de captage naturel » (forcément diploïdes).  Pas sûr que le consommateur y voie plus clair. Avant de mettre en place un étiquetage franco-français sur les triploïdes, ne vaudrait-il pas mieux commencer par faire respecter la réglementation européenne sur l’origine des produits ?  Force est de constater que les  gros opérateurs s’en affranchissent !  « Sur un cycle d’élevage de 2 à 3 ans, il suffit d’un mois d’affinage dans les claires de Marennes-Oléron pour que des huîtres élevées en Irlande, en Normandie, et bientôt au Maroc, deviennent charentaises »,  s’insurge sur son blog Philippe Favrelière, ingénieur agricole et expert en aquaculture. « Il y a donc tromperie, ou du moins manque de transparence vis-à-vis des consommateurs, et concurrence déloyale envers les ostréiculteurs qui continuent à produire une huître locale  et qui exploitent et entretiennent les parcs marins des différents "merroirs" sur tout le littoral français. Le problème est là… et pas ailleurs ».   

Tétraploïdes : un risque  pour l’environnement

Les huîtres triploïdes sont obtenues par croisement d’huîtres diploïdes (2 lots de 10 chromosomes), avec des huîtres tétraploïdes (4 lots de 10 chromosomes) dont le nombre de chromosomes a été doublé par des procédés brevetés par l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer). L’organisme de recherche public vend ses tétraploïdes aux écloseries qui doivent les détruire ou les restituer à l’Ifremer après utilisation. La fuite des tétraploïdes dans le milieu naturel serait une catastrophe écologique car ces super-géniteurs femelles pourraient se reproduire avec des huîtres diploïdes « sauvages » et donner naissance à des huîtres triploïdes donc stériles. En outre, la disparition des naissains de captage naturel rendrait les ostréiculteurs entièrement dépendants des écloseries.  Problème : le brevet d’obtention des huîtres tétraploïdes détenu par l’Ifremer expire cette année. Il pourrait donc échoir à des entreprises privées. Pour éviter ce scénario à la Monsanto, le Comité national de conchyliculture (CNC) envisage de se porter acquéreur du brevet.

Florence Humbert

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Maladie de l'huître. Espoir de solution... au Mans

Illustration extraite du document en ligne : Biovadia par Jean-Luc Mouget

Au pays des rillettes, un enseignant-chercheur s'intéresse depuis près de vingt ans à la micro-algue Haslea ostrearia. La marennine, pigment qu'elle secrète, pourrait renforcer la défense des mollusques.

Source : Ouest France par Thierry Ballu.

À la station Ifremer de Bouin et l'université de Nantes en passant par Vannes, la Grande-Bretagne, les États-Unis, sans oublier le Canada, l'Australie, l'Ukraine ou la Grèce, ils sont nombreux à tenter de mieux comprendre le comportement de l'Haslea ostrearia. Cette micro-algue fabrique un pigment capable de verdir les branchies des huîtres de Marennes-Oléron ou d'ailleurs. Mais l'enjeu va désormais au-delà d'une simple plus-value commerciale les soirs de réveillon...

« Le fruit de l'histoire »

La marennine, pigment en question, pourrait avoir des vertus protectrices ou thérapeutiques. « Elle a des propriétés antioxydantes et antiprolifératives. Son activité antimicrobienne contre les virus et les bactéries a pu être démontrée en laboratoire », expose Jean-Luc Mouget, coordonnateur du projet Pandha (Propriétés antimicrobiennes d'Haslea ostrearia) orchestré à partir du Mans.

Que la recherche sur les algues passe par la capitale de la Sarthe, davantage connue pour ses rillettes que ses huîtres, ne manque pas de surprendre à brûle-pourpoint. « C'est le fruit de l'histoire. Lorsque l'université du Maine a pris son essor, la première unité de biologie est venue de Caen. » Nettement plus proche de la mer...

Jean-Luc Mouget a posé son sac au Mans en 1996. Il a consacré une partie de son temps à mieux cerner l'étonnante micro-algue et sa reproduction en particulier. Première découverte, l'Haslea ostrearia n'est pas du tout un enfant unique dans la lignée des diatomées (micro-algues), comme on l'a cru longtemps. Elle a des soeurs aux caractéristiques différentes. « Nous nous en sommes rendu compte quand un collègue ukrainien a envoyé un échantillon de la mer Noire. »

Depuis 2013, le programme Pandha, soutenu par la Région des Pays de la Loire et le programme Biovadia, soutenu par l'Europe (1), aident à mieux cerner la structure chimique exacte de la molécule. « Ce n'est pas un lipide, peut-être un glucide complexe ou un polyphénol », indique le chercheur manceau. Avec d'autres et notamment son jeune collègue Romain Gastineau, qui a réalisé une thèse sur les Haslea, le chercheur manceau tente de décrypter les secrets de la micro-algue et de son pigment.

Des questions demeurent

Pourquoi apparaît-elle régulièrement dans un bassin et pas dans un autre ? Pourquoi la marennine peut-elle stopper voire tuer certaines bactéries ou certains virus, mais pas d'autres ?... Il reste pas mal de questions sur la paillasse. « Il faudrait mettre le paquet pour vraiment aboutir », prévient Jean-Luc Mouget. L'enjeu le mérite et la piste est plus que sérieuse : « Une équipe canadienne a déjà démontré l'efficacité du pigment pour protéger les larves de moules contre une bactérie marine du genre Vibrio. Un des agents pathogènes impliqués dans les mortalités estivales de l'huître creuse. »

(1) Pour le programme Pandha, la Région a donné 42 570 €. L'Europe a mis 186 500 € pour Biovadia (Biodiversity and valorisation of blue diatoms).

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Surveillance de la mortalité des coquillages : 2015, année de transition


Évolution de la surveillance de la mortalité des mollusques : dispositif mis en œuvre en 2015, année de transition.

Note de service de la Direction générale de l'alimentation - DGAL/SDSPA/2015-350 - 14/04/2015
 
A télécharger Ici

L'objet de cette note de service est de présenter la procédure à suivre en 2015 par les DDTM lors de signalement de hausses de mortalité de mollusques, et dans l'attente d'une révision intégrale du dispositif de surveillance. Le dispositif effectif en 2015 repose sur une surveillance événementielle (constat de hausse de mortalité) et s'appuie sur les différents réseaux existants jusqu'alors pour les différentes espèces de mollusques, REPAMO, RESCO et MYTILOBS, et soumis à quelques adaptations qui sont présentées dans cette instruction.

Contexte

Suite à la rencontre avec les acteurs de la filière conchylicole en Charente le 14 février 2014, le directeur général de l'alimentation a confié une mission portant sur l'amélioration de la situation zoosanitaire en conchyliculture à Monsieur Philippe Vannier, ancien directeur de la santé animale de l'Anses. L'objectif était d'identifier les difficultés à faire progresser la connaissance relative aux différents épisodes de mortalités massives conchylicoles d'une part, de retranscrire les attentes de la profession vis-à-vis des instances de recherche et de surveillance ainsi que des services de l'Etat, d'autre part.

Le rapport, remis en septembre 2014 et basé sur des rapports et productions antérieures ainsi que des entretiens avec les différents acteurs, fait notamment état d'une inadéquation entre les productions du dispositif de surveillance des mortalités REseau de PAthologie des Mollusques (REPAMO), et les attentes des différents partenaires de la surveillance.

Si l'intégralité du dispositif doit être revue en concertation avec l'ensemble des partenaires de la surveillance, et sous l'égide d'un coordinateur national tel que le recommande M. Vannier dans son rapport, le plan d'action n'est pas opérationnel à ce jour. Pour autant, le dispositif de surveillance basé sur le REPAMO tel qu’utilisé jusqu'à présent ne paraît plus envisageable au regard des ressources disponibles allouées à la surveillance des coquillages marins.

La détection précoce des infections exotiques et l'identification rapide des infections émergentes apparaissent comme l'objectif prioritaire de la surveillance de la santé des mollusques marins, afin d'en limiter la propagation.
Aussi, il nous apparaît important de faire évoluer, a minima, le dispositif de surveillance pour cette année 2015 de transition, de façon à ce qu'il soit fonctionnel sur l'ensemble du territoire.


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1 juin 2015

Merci Professeur Puyt (1)

Merci pour cette expertise, pierre d’angle du renouveau d’une conchyliculture nationale durable

Jean-François Le Bitoux

Résumé - Le rapport d’expertise du Prof. J.D. Puyt sur l’étiologie des mortalités qui ont affecté certaines productions ostréicoles françaises en 2008 et 2009 est un véritable « OVNI » dans le débat national, un rapport « hors normes » et c’est ce qui en fait l’originalité à plus d’un titre. Il combine une approche scientifique, zootechnique, vétérinaire, historique, anthropologique, comptable et juridique qu’on ne retrouve nulle part, même si le document disponible est incomplet, sans les annexes. Il révèle l’importance d’un paramètre oublié, l’épidémiologie qui régule tout écosystème, domaine complexe qui contient les clefs d’une activité durable, indispensable pour neutraliser l’évolution « naturelle » de pathologies émergentes dans les élevages en phase d’industrialisation.

Rapport d'expertise judiciaire (Jean-Dominique Puyt) (*) : A télécharger Ici ou

Si cette série de billets n’avait eu qu’une seule raison d’être, ce serait de remercier le professeur J.D. Puyt pour son travail d’expertise et de réflexion vétérinaire en réponse à la plainte posée par l’Association Ostréiculture Traditionnelle (O.T.) contre « le reste du monde ostréicole français », la Profession, la Recherche et l’Etat. Il n’est pas sûr que ses conclusions agréent qui que ce soit mais l’impact des lois de l’épidémiologie devra être pris en compte pour sortir de l’impasse où les trois partis se trouvent. « C’est la vie ! » qui réserve des bonnes et de moins bonnes surprises.

Cette réflexion est présentée dans un cadre juridique qui impose une  présentation spécifique et qui même incomplète puisqu’on ne dispose pas des annexes, lui donne une tonalité et une considération très particulières, uniques. Rédigé comme un article de revue scientifique, ce travail ne pouvait pas avoir le même impact. Merci donc à l’O.T. pour avoir su trouver le bon angle pour obtenir des réponses pertinentes à des questions en suspens depuis longtemps car dérangeantes.

Le silence qui accompagne la publication de ce document peut s’expliquer par le choix des partis de conserver leurs arguments pour le procès mais ce faisant la situation ne s’arrangera pas d’elle-même. Ce silence peut aussi indiquer que le fond du problème reste incompris de la majorité et je me propose d’en éclaircir quelques thèmes même si un livre entier ne suffirait pas à expliciter les situations vécues et les arguments utilisés par les parties impliquées.
Cette expertise constate l’absence d’études épidémiologiques sérieuses dans les programmes de recherche. En fait ce que constatent ces trois confrères – J. D. Puyt, P. Vannier, autre épidémiologiste, P. Nicolas « sapiteur virologue » de l’expertise – c’est que Profession, Recherche et Administrations « tournent en rond ». Ils sont dans une impasse faute d’une meilleure appréciation épidémiologique des lois qui régulent toute vie en élevage, faute d’avoir oublié le concept « d’écopathologie » né à Ploufragan dans les années 1980/90. Il faudra pour en sortir faire machine arrière et retrouver l’aiguillage qui rendra la gestion d’un élevage saine et durable, de l’intérieur comme de l’extérieur. Je ne doute pas que ce travail soit la pierre angulaire d’un assainissement des écosystèmes aquatiques en général car les pathologies conchylicoles et les proliférations d’algues toxiques obéissent aux mêmes lois épidémiologiques....

Suite : Merci Professeur Puyt (1)

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Le 29 Mai 2015

L’accrétion minérale : un moyen électrique de sauver les huîtres de l’acidification des océans


L’atmosphère de notre belle planète bleue est malheureusement de plus en plus chargée en CO2, principalement à cause de l’activité humaine. L’océan absorbe une partie de ce gaz à effet de serre pour rétablir l’équilibre. Des problèmes apparaissent alors dans l’hydrosphère, tels que la diminution du pH de l’eau, phénomène communément appelé acidification des océans. La chimie de l’eau étant bouleversée, les ions carbonates CO32- dans la mer deviennent moins disponibles pour des réactions chimiques (CO32 + CO2 + H2O _ 2 HCO3-), ce qui nuit à la formation de calcaire chez certains organismes marins, comme les huîtres. Dans la littérature scientifique, on dit que le procédé d’accrétion minérale pourrait créer un phénomène chimique pouvant pallier ce problème. L’expérience effectuée consistait à introduire un système d’accrétion minérale dans l’eau, soit un système dans lequel circule un faible courant, afin d’évaluer son effet sur la croissance des huîtres. Des huîtres ont été soumises à une intensité de courant de 500 μA et d’autres à une intensité de 1000 μA, et leur taux de croissance a été comparé à celui d’huîtres témoins. Des résultats concluants ont été observés pour les huîtres en présence d’un système d’accrétion minérale, notamment en ce qui concerne la largeur. Les huîtres ont grandi de 1,51 mm et 1,70 mm respectivement pour l’intensité de 500 μA et de 1000 μA, et ce, en seulement trois semaines. Pour les huîtres témoins, il n’y a pas eu de croissance. Source: Acfas
 
L'électricité pour pallier les effets de la pollution chez les huîtres

Trois étudiantes en Sciences de la nature au Cégep de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (campus des Îles) ont démontré que l'introduction d'un faible courant électrique dans l'eau peut aider les huîtres à former leur coquille. La méthode permettrait de contrer les effets négatifs de l'acidification des océans.

Source : Radio Canada

Geneviève Boudreau, Audrey Bourgeois et Pascale Cyr ont présenté leur travail intitulé « L'accrétion minérale : un moyen électrique de sauver les huîtres de l'acidification des océans » au congrès de l'Association francophone pour le savoir (ACFAS), cette semaine, à Rimouski.

La technique de l'accrétion minérale permet d'attirer des ions de carbonate qui pourront s'associer à leur tour avec des ions de calcium, ce qui va aider la coquille à se recouvrir plus facilement de sa croûte minérale. Ces deux particules sont présentes en abondance dans l'eau de mer. Leurs mesures ont démontré que les coquilles avaient grossi 19 fois plus rapidement que la normale.

Cette méthode est déjà utilisée pour la production des huîtres chez les industriels américains, mais aussi en Australie, sur les récifs coralliens.

Les huîtres vulnérables à l'acidification des océans

L'étudiante Audrey Bourgeois explique que l'acidification des océans, qui est une problématique mondiale, a des répercussions néfastes sur la croissance des huîtres.

« On émet trop de CO2 dans l'atmosphère. Il se retrouve ensuite dans l'océan et ça a de nombreux effets négatifs. Entre autres, ça fait diminuer le pH de l'eau et les huîtres ont plus de difficulté à former leur coquille. Elle peut même être dissoute. » — Audrey Bourgeois

L'étude a été effectuée en collaboration avec le centre collégial de transfert technologique Merinov du Cégep de la Gaspésie et des Îles. Les trois étudiantes affirment qu'elles seraient heureuses de voir Merinov poursuivre l'expérience.

Par ailleurs, la recherche des trois étudiantes leur a permis de se qualifier à la finale des prix étudiants de l'Association pour la recherche au collégial.

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Le 23 Mai 2015

Dans Ostrea.org :  L’huître triploïde : authentiquement artificielle



Pour en savoir plus et réagir à la sortie de ce documentaire dans Ostrea.org

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GROBEST : La maladie des élevages de crevettes EMS est le résultat d’une course à la production d’aliments toujours moins cher.



Billet 1 de Jean-François Le Bitoux

avec en ligne de mire la journée consacrée à l'huître au Sénat, le 10 juin 2015 : Regards croisés sur l'ostréiculture : Quels enjeux pour demain ?

GROBEST : La maladie des élevages de crevettes EMS est le résultat d’une course à la production d’aliments toujours moins cher.

De nouveaux cas sont inévitables mais une meilleure qualité d’intrants contribuera à limiter la casse estime la direction de Grobest, géant asiatique de fournitures et d’aliment aquacole.

Ce titre parle de lui-même ! La maladie EMS (Early Mortality Syndrome) est une maladie émergente hautement pathogène déterminée en 2013 provoquée par une nouvelle souche de Vibrio particulièrement virulente, qui détruit des élevages intensifs un peu partout dans le monde. Elle a débuté en Asie et semble poursuivre ses méfaits en Amérique Centrale  mais il existe des zones moins affectées. C'est une "peste moyenâgeuse" nouvelle qui fait peur à tout éleveur, à juste titre.

J’en profite pour signaler qu’en Equateur l’usage de postlarves pêchées dans le milieu naturel est dorénavant interdit non pas à cause de prélèvements indus mais parce qu’elles sont naturellement porteuses de souches virales. D’autres éleveurs craignent que ces souches réactivées n’attaquent leurs souches génétiques « nettoyées » c'est-à-dire non porteuses des souches virales connues, après tests PCR. Cette activité économique a donc évolué en moins de 30 ans, avec ses 150.000 ha de bassin rapporte autant de devises que les bananes et fait mieux vivre des dizaines de milliers de travailleurs dans tous les secteurs associés. Les premières postlarves d’écloserie ont été produites en 1980 - sur une technique Cnexo/Ifremer peut-on rappeler - à partir de géniteurs sauvages. La mise en place de souches génétiquement « améliorées », simplement « plus propres », a débuté 15 ans plus tard et leur effet s’est imposé au plan national à partir de l’an 2000. C’est alors  qu’une gestion zootechnique plus exigeante a permis de produire des animaux de 30 à 50 grammes sans crainte de les voir mourir au moindre stress. A partir de là, les éleveurs ont mieux dormi et les exportations nationales ont recommencé à croître : tout va tellement mieux pour tout ce monde...

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Le 22 Mai 2015

Nouvelle-Calédonie : Le naissain voyage !.. Et les mortalités aussi ?

Des millions de naissains d'huîtres pour le parc ostréicole de Dumbéa



Source et reportage : la1ere.fr par Sylvie Hmeun et Nicolas Fasquel

Une cargaison un peu particulière, en provenance de Vendée, est arrivée par avion dans la nuit de mercredi à jeudi: il s'agit de plusieurs millions de naissains d'huîtres, qui vont venir grossir le parc ostréicole de Dumbéa.

Des millions de naissains d'huîtres à destination du parc ostréicole de Dumbéa sont arrivés à Tontouta dans la nuit de mercredi à jeudi.

La précieuse marchandise rejoindra vite une  pouponnière de 50 hectares, placée sous haute surveillance. Bon nombre de naissains ne passeront pas les premiers mois : les professionnels s’attendent à une mortalité d'environ 75%. Le premier lot de cette cargaison d’huîtres est attendu sur le marché pour Noël 2016.

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Le 20 Mai 2015

Regards croisés sur l’ostréiculture : Quels enjeux pour demain


10 juin 2015 au Sénat

Joël Labbé Sénateur du Morbihan organise le 10 juin prochain au Sénat, en collaboration avec l'association "Ostréiculteur traditionnel" :

"Regards croisés sur l'ostréiculture, quels enjeux pour demain ?"



Le nombre de places est limité : Inscription obligatoire avant le 3 juin 2015 par mail : colloqueostreiculture.senat@gmail.com, en précisant vos nom, prénom, fonction, structure.

Contacts:
Cyrielle Simon : 01 42 34 49 61
Karine Grosjean : 06 16 91 56 79


La discrétion des huîtres triploïdes

 Google images : huitre triploide

Représentant un tiers de la production française, les huîtres triploïdes, accusées d’être des crypto-OGM, inquiètent les écologistes, qui demandent au minimum leur étiquetage. Pour le gouvernement, la solution ne semble pas à l’ordre du jour, a sous-entendu le secrétaire d’Etat à la pêche le 12 mai devant le Sénat.

Source : Journal de l'environnement par Romain Loury

Peu connues du grand public, les huîtres triploïdes, surnommées «huîtres des quatre saisons», sont entrées sur le marché au début des années 2000. Disposant de dix lots de trois chromosomes, et non de dix lots de deux chromosomes comme toute huître sauvage diploïde, elles ont l’avantage d’une croissance plus rapide. Théoriquement stériles, elles sont propres à la consommation estivale, contrairement aux huîtres non modifiées, qui deviennent laiteuses en été.

Or ces huîtres triploïdes ne sont pas sans poser plusieurs problèmes, a rappelé le sénateur Joël Labbé (EELV, Morbihan) lors d’une question au gouvernement. Outre un affaiblissement du patrimoine génétique, elles rendraient la profession «fortement dépendante des écloseries, à l'image des agriculteurs par rapport aux semenciers». Se pose aussi un risque pour l’environnement, notamment de stérilisation de l’espèce sauvage. Certains ont par ailleurs noté la concomitance entre leur arrivée et la surmortalité des huîtres, depuis 2008.

Les huîtres triploïdes ne font l’objet d’aucune obligation d’étiquetage, n’étant pas considérées comme des organismes génétiquement modifiés (OGM). Ne recourant d’ailleurs pas à l’introduction de nouveaux gènes, elles n’en sont pas à proprement parler. Ce qui n’empêche pas que certaines de leurs caractéristiques (stérilité, croissance rapide) peuvent laisser songeur, et faire craindre un risque de propagation au milieu naturel.

On peut d’ailleurs s’étonner de la rapidité avec laquelle elles ont pu intégrer le marché, avec assez peu de débat public au goût de certains observateurs. Un phénomène qui pourrait s’expliquer par le fait que leur promoteur n’est pas une entreprise du type Monsanto, mais un organisme de recherche publique, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer).

Triploïdes? Mais comme d’autres!

Interrogé le 12 mai par Joël Labbé, le secrétaire d’Etat chargé des transports, de la pêche et de la mer, Alain Vidalies, a pris la défense des huîtres triploïdes, qu’il juge «complémentaires» des diploïdes –issues d’écloseries ou de captages naturels d’individus juvéniles.

Et l’on est bien loin d’un éventuel étiquetage: Alain Vidalies se dit certes «favorable» à une mention d’origine lorsque le naissain est de provenance naturelle, mais se montre moins disert quant à une appellation «triploïde», certes peu alléchante.

«Il ne s’agit pas d’organismes génétiquement modifiés, car le patrimoine génétique n’est pas modifié. En outre, il existe de nombreux autres organismes triploïdes, dans les céréales, les cultures maraîchères ou fruitières. Chez certains organismes, comme les fruits rouges sauvages, la polyploïdie peut même être naturelle», louvoie Alain Vidalies.

Des huîtres en ICPE

Les huîtres triploïdes sont créées par croisement d’huîtres diploïdes, normales, avec des huîtres tétraploïdes, dont le nombre de chromosomes a été doublé par des procédés brevetés. Or ce brevet, détenu par l’Ifremer, expirera cette année. Jusqu’alors exclusivement aux mains de l’institut public, la production d’huîtres tétraploïdes, reproducteurs fournis aux écloseries, pourra ainsi échoir à des entreprises privées.

«Ce transfert doit être préparé et accompagné, il n’est pas question de laisser cette technologie sans un encadrement adapté», promet Alain Vidalies. D’autant que les huîtres tétraploïdes pourraient, si elles venaient à fuiter dans l’environnement, constituer un danger pour l’espèce.

Pour Alain Vidalies, «la production d’huîtres tétraploïdes par des opérateurs privés en vue de la commercialisation de naissains d’huîtres triploïdes justifie un encadrement réglementaire rigoureux. Cet encadrement est en cours d’élaboration, c’est une priorité forte de mon ministère. Nous y travaillons pour parvenir à une mise en œuvre effective au début de l’année 2016».

Quant au statut des futures entreprises de production d’huîtres tétraploïdes, le secrétaire d’Etat dit penser au dispositif ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement). Pour Joël Labbé, «il faudra prendre le chemin de la clarification et de la réduction des risques: on n’a pas le droit de faire prendre des risques aux milieux naturels. Tout le monde y gagnera, la profession en premier».

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Le 15 mai 2015

Bassin de Thau. Le sénateur Commeinhes débat sur l'huître triploïde


Le sénateur François Commeinhes est intervenu cette semaine lors du débat sur les "Risques inhérents à l'exploitation de l'huître triploïde" initié par le groupe écologiste lors d'une question ouverte avec débat au Sénat. Le sénateur de l'Hérault, donc vous trouverez ci joint le détail de l'intervention, a interpellé le gouvernement et répercuté les préoccupations des professionnels à propos de ces huîtres issues d'écloserie, "dépendants d'un double approvisionnement en naissains", insistant sur le fait qu'un étiquetage spécifique pourrait nuire à la commercialisation du produit alors que rien dans la législation n'impose une telle mention.


Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mes chers collègues,

Depuis des années, le milieu conchylicole se perd en débats sémantiques et génétiques concernant l’huître triploïde. Stérile, consacrant l'essentiel de son métabolisme à sa croissance, elle possède dès lors une double qualité: l’absence de substance laiteux au cours de la saison de reproduction favorise sa commercialisation tout au long de l'année. Cerise sur le gâteau, sa croissance est  améliorée  de 30 % à 40 %. Inconvénient: l'huître triploïde peut difficilement être considérée comme l'un des derniers produits alimentaires 100 % naturels, à l'instar de certains autres coquillages et crustacés.

Outre la loi d'orientation agricole qui, depuis 1999, confie au Comité  National de la Conchyliculture  la police du marché, un règlement européen de 1997, sur fond de polémique sur les OGM, oblige les Etats membres à mettre en place un dispositif d'étiquetage circonstancié. S'ajoute une directive sur les produits de la mer qui, depuis 1er janvier  2002,  accentue les obligations d’informations sur les conditions d'élevage et de pêche.

A défaut d'être des organismes génétiquement modifiés (OGM), les huîtres triploïdes ne seraient-elles pas, au minimum, biotechnologiquement manipulées? Elles relèveraient alors de la réglementation sur les «novel foods» (nouveaux produits alimentaires), dont la mise sur le marché relève de procédures spécifiques.

Bruxelles a répondu par directive dès 2002 :«Les huîtres triploïdes peuvent se trouver à l'état naturel (sic). Il n'y a pas de justification à des mentions obligatoires particulières. Toutefois, les producteurs, sur une base volontaire, peuvent informer les consommateurs sur leurs caractéristiques.»

La direction générale de l'alimentation (DGAL) du ministère français de l'Agriculture n'est pas  favorable non plus à l'étiquetage obligatoire.

Le débat semble  moins porter sur des questions sanitaires car la «triplo» est sans danger pour le consommateur ou environnementales car seule la tétraploïde de l'Ifremer, fertile, risque éventuellement de se propager dans les parcs que sur la transparence et l’information sur le produit commercialisé.

Pourtant ce secteur nécessite une clarification de ses méthodes de production.  

Afin d’éviter tout risque d’ordre pathologique, génétique ou écologique, les huitres d’écloserie polyploïdes mises en élevage dans les bassins de production devraient être issues de techniques agrées par l’administration et ayant fait l’objet d’une validation scientifique. Les professionnels pourraient engager des démarches auprès des administrations dans ce sens.

Un  schéma de gestion collective de la production d’huitres polyploïdes pourrait être mis en place parrallélement et qui mobiliserait l’ensemble des professionnels du secteur.

Il pourrait avantageusement comporter :
  • un programme pluriannuel de suivi des méthodes d’obtention des mollusques polyploïdes notamment en étudiant les opportunités des brevets de l’IFREMER,
  • un programme à court terme (2017-2020) d’organisation des stocks en élevage d’huitres tétraploïdes en lien avec le CNC, - des moyens permettant d’améliorer  les prescriptions techniques et les cahiers des charges permettant de développer les garanties pour la biosécurité et la biovigilance,
  • un programme de transfert à moyen terme à l’organisation interprofessionnelle des missions actuellement remplies par l’Ifremer pour l’hébergement, la production et la fourniture d’huitres tétraploïdes.

Enfin, sur la question spécifique de l’étiquetage, la demande d’une plus grande transparence sur les méthodes de production semble relever de la fausse bonne idée. Les professionnels français sont en effet dépendants d’un double approvisionnement en naissains et estiment que le recours à un seul d’entre eux aurait largement compromis les ventes d’huîtres ces dernières années, sauf à un prix inabordable ce qui impose de conserver les 2 systèmes :
  • Le captage naturel lorsqu’il est disponible,
  • L’approvisonnement par écloserie.

La distinction « diplo/triplo » pour les huitres issues d’écloseries pourraient amener le consommateur à boycoter ces produits et condamner ainsi toute une profession.

D’ailleurs dans le domaine agricole, de nombreux fruits et légumes (bananes, tomates, pommes de terre ….) sont triploïdes sans qu’un étiquetage spécifique n’ait jamais été envisagé. Ainsi, la clémentine est une mandarine triploïdée (sans pépins, puisque stérile).

Pourquoi réclamer ce type d’information pour les huîtres alors que cela n’est pas appliqué dans les autres secteurs agricoles, ce qui reviendrait à instaurer une sorte de « 2 poids 2 mesures ? Si Un  étiquetage devait cependant être décidé , j’appellerai à une certaine raison et à considérer les intérêts de l’ensemble de la filière conchylicole en privilégiant  les mentions :  « huîtres issues de captage naturel » pour des huîtres qui seront  donc forcément diploïdes ; et « huîtres issues d’écloserie » pour des huîtres qui pourront donc être diploïdes ou triploïdes.

François COMMEINHES - Sénateur de l'HERAULT (15-05-15)


Etang de Thau : face au virus tueur, de nouvelles pratiques

 Copie d'écran Google images : huître Etang de Thau

Depuis 2008 et les premières mortalités, la profession a adopté d’autres rythme d’élevage.

Source : Midi Libre

Les producteurs ont renoncé à “ensemencer” au printemps. Et limitent les dégâts.

Les remèdes miracles ont déserté les écrans radars. Depuis plusieurs mois déjà, plus ou peu de rumeur de tel ou tel producteur qui aurait trouvé la solution pour contrer l'herpès virus. Et la garderait pour lui. Chacun a plutôt appris à faire avec le virus tueur, en adaptant sa façon d'élever les huîtres. Aussi, si le fameux herpès tue toujours des quantités considérables d'ostrea gigas, le tonnage d'huîtres produit sur le bassin, qui s'était effondré en 2008-2009, est reparti la hausse (au rythme de plus 300 tonnes par an). Et on parle beaucoup moins des mortalités qui ont fait couler tant d'encre depuis 2008.

Les clefs de cette reconquête entamée par les producteurs ? Des pratiques d'élevage différentes, et notamment le fait que ces derniers “n'ensemencent” plus au printemps, période où (du fait de la hausse des températures ?), le virus est le plus virulent. Les ostréiculteurs achètent de petites huîtres, de 6 mm, qu'ils ne mettent en production qu'à la fin de l'été. Et il semble que la situation s'améliore : "Des huîtres meurent, mais beaucoup moins qu'avant. Il semblerait qu'elles aient développé une petite résistance", explique Didier Aspa, producteur et élu mézois délégué à la conchyliculture. Mieux : sur des huîtres de 18 mois issues non d'écloseries mais du milieu naturel, en Atlantique, puis élevées dans l'étang de Thau, le producteur mézois n'a déploré aucune perte !

Du reste, selon lui, les écloseries ont aussi revu leurs protocoles : "Elles daignent à nouveau mélanger les huîtres et semblent avoir abandonné leur sélection sur le seul critère d'une rapidité de “pousse”." Au mois de juillet, Didier Aspa achètera en écloserie des huîtres de 6 mm qu'il collera sur cordes en octobre, avec l'espoir que le léger mieux entrevu cette année se confirme. À défaut, il enrichira encore "la connaissance empirique qui fait que la conchyliculture reste une aventure."

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Journée studieuse pour les ostréiculteurs à Agon-Coutainville


Le 12 mai 2015, à l’initiative du Comité Régional de la Conchyliculture Normandie Mer du Nord, les conchyliculteurs normands étaient invités à s’exprimer sur les enjeux actuels de leur profession et leur vision de l’avenir.

Une quarantaine de professionnels ont répondus à l’appel de cette Journée Ostréicole Normande, en présence de Stéphane Travert - Député de la Manche et de Louis Teyssier - Président du comité régional de la conchyliculture Normandie / Mer du Nord

Le matin était consacré à des échanges de vue avec des experts scientifiques.

L’après-midi était dédié à deux ateliers : l’un portait sur la production des huîtres et l’autre sur leur commercialisation.

D'après un article du Smel

Lire les réactions sur Ostrea.org

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Un cru irlandais dans la Manche

La famille ostréicole Hélie complète sa gamme de fines et de spéciales élevées à Saint-Vaast-la-Hougue (Manche) avec un cru irlandais commercialisé sous la marque Ostre’Emeraud. Produite dans la baie de Dungarvan, au sud-est de l’Irlande, cette huître creuse bien charnue est une spéciale, qui vient d’être lancée au printemps.

Source : pdm-seafoodmag

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Pectiniculture

Méditerranée : vers une filière d’élevage de coquille Saint-Jacques

Les conchyliculteurs de Méditerranée, le Cepralmar et l’université de Montpellier mènent des tests depuis trois ans pour créer une nouvelle filière d’élevage : la coquille Saint-Jacques. L’objectif est de diversifier leurs activités. Plus d'informations dans le marin



Thau : Saint-Jacques et pétoncles au secours d’une économie

L’'herpès virus tue les huîtres, les daurades mangent les moules. Collectivités, professionnels et université ont peut-être trouvé une parade : la diversification des cultures marines.

Source : Midi Libre par Patrice Castan

Évoqué à demi-mot depuis des années, le sujet n'a pas fait l'objet de grandes campagnes de com'. Peut-être parce que justement, c'est du sérieux. Du très lourd, même. Et que si le projet arrive à son terme, il ouvrira de telles perspectives qu'il n'aura pas besoin de publicité pour avoir un large écho dans le monde conchylicole, et au-delà. Imaginez plutôt : après l'huître de Bouzigues, la moule de Thau ou de pleine mer, les mareyeurs, les étals, les restaurants (les grandes surfaces ?) pourraient à terme proposer pétoncles noires (les fameuses et trop rares pachelines) et même coquilles Saint-Jacques de Méditerranée élevées in situ. Des pectinidés qui atteindraient leur taille commercialisable en milieu naturel, dans les filières en mer (au large des Aresquiers ou encore entre Sète et Marseillan), entourés des soins des conchyliculteurs locaux. Le made in (sud de) France rejoindrait ainsi la logique du zéro kilomètre et une sacrée garantie de fraîcheur...

"Les producteurs ne veulent plus mettre tous leurs œufs dans le même panier"

Le début de “l'affaire” date de 2008. Cette année-là, la conchyliculture régionale subit deux fléaux concommittents : la prédation des moules par les daurades (qui va toujours bon train) et une surmortalité des huîtres du fait d'un virus qui a depuis fait parler de lui : le fameux herpès. En relation avec le Comité régional conchylicole (ou CRC, sis à Mèze), le Cépralmar (1) interroge alors une centaine de professionnels sur leurs idées quant à une sortie de crise : "Plus d'un tiers des conchyliculteurs consultés nous ont confié que pour s'en sortir, il ne faudrait plus, désormais, mettre leurs œufs dans le même panier (élever exclusivement moules et huîtres, Ndlr), explique Érika Gervasoni, chargée des cultures marines au Cépralmar. "Et quand on leur a demandé à quelles espèces ils pensaient en particulier, ils ont immédiatement parlé pétoncles et Saint-Jacques."

Les géniteurs mis au défi

Après une première tentative infructueuse (l’émission de larves a bien eu lieu mais elles ne se sont pas fixées sur les supports) ont été programmés cette année trois essais de pontes. Il s’échelonneront entre mai et juillet, les Saint-Jacques étant plongées dans des bassins de températures différentes. Aujourd’hui, à la station de La Plagette, les géniteurs ("à un stade de la ponte") sont comme des coqs en pâte. Plongés dans une eau de qualité marine, par ailleurs filtrée, ils sont nourris d’"un cocktail de trois algues marines de grosseurs et de qualité nutritives différentes". Suite aux chocs thermiques programmés, ces pecten jacobeus devraient produire spermatozoïdes, puis ovules, récupérés en vue d’une fécondation provoquée. Les larves entreront ensuite en micro-nurserie, puis en nurserie (en mer ou en étang) avant la phase de grossissement (sur les filières en mer). Empirique, vous direz-vous. Pas tant que ça. N’oublions pas que c’est à la station de Sète qu’au début des années 1970 fut maîtrisé pour la première fois le cycle biologique complet d’un poisson marin. C’était celui du loup de Méditerranée. Et c’était une première mondiale.

L'élevage de pétoncles noires en filières est déjà possible

Deux pistes étaient dès lors ouvertes, auxquelles s'attelaient Cépralmar, CRC, Comité des pêches et Osu-Oreme (2), sous le nom de code “Coqmed” pour la partie consistant à étudier la faisabilité de la reproduction de la pecten jacobeus, la Saint-Jacques de Méditerranée. "Pour l'élevage, la base, ce sont les juvéniles, rappelle Érika Gervasoni. Et pour les obtenir, il n'y a que deux solutions : soit les acheter en écloserie, soit les “capter” dans le milieu naturel." Dès 2012, des coupelles, collecteurs en PVC, étaient ainsi immergés en mer et dans l'étang afin de récolter les précieux juvéniles. Or, si ces derniers s'avéraient être bien rares en lagune, ils étaient plus nombreux autour des filières en mer, sur des fonds de 15 à 30 m. Là, le captage de pachelines (la pétoncle noire) fonctionnait à plein. À tel point que, deux ans après, un conchyliculteur de Vendres élève déjà ses propres pétoncles sur la base de juvéniles captés en mer, puis élevés en filière.

50 Saint-Jacques adultes bichonnées à La Plagette

Pour la coquille Saint-Jacques, l'affaire est plus corsée. Vu les résultats décevant du captage en mer, une autre option s'imposait, et le programme Coqmed voyait le jour, d'abord concrétisé par la création d'une petite écloserie expérimentale dans les locaux de la station de biologie de La Plagette. Là, une cinquantaine de géniteurs adultes, prélevés en mer, sont depuis invités, de mars à mai, à “faire leurs pontes”. Le reste du temps, ils sont rapatriés dans les filières. "Pour obtenir des juvéniles de Saint-Jacques issues de nos côtes, le protocole est le même que celui qu'appliquent les écloseries de Bretagne, détaille encore Érika Gervasoni. Sauf que ce sont deux espèces bien différentes." Heureusement, en terme de cultures marines, le secteur ne manque pas de ressources. Humaines, celles-là. Notamment du côté de La Plagette, à Sète, où Claude Amiel - il fut notamment responsable des formations à la “station de biologie” - a pris en main nos petits pensionnaires dans l'écloserie expérimentale créée pour l'occasion.

Les “patchelines” d'élevage vendues plus de 10 € le kilo

Si ses équipes parviennent à maîtriser la reproduction de ces Saint-Jacques, c'est ensuite en pearl-nets (lanternes suspendues, un contenant très solide hélas pas adapté à l'élevage de moules) qu'elles grossiront ensuite aux filières, à l'abri des attaques des redoutables daurades. Enfin, à taille commercialisable (10 cm environ), on estime que ces Saint-Jacques de Méditerranée pourraient être écoulées entre 4 et 8 € le kilo (même si les marchés restent à préciser. D'ores et déjà, les pachelines (pétoncles noires) élevées à Port-Vendres trouveraient preneur à plus de 10 €. Une petite révolution est peut-être en marche.

(1) Émanation de la Région, le Cépralmar est le Centre d'études et de promotion des activités lagunaires et maritimes. Il est présidé par le Sétois André Lubrano, également questeur du conseil régional. Ses actions concernent autant les élevages marins que la pêche.
(2) Le Creufop désigne l'ancien Centre régional universitaire de

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Ranching in Scotland brings hope for scallops future

A new ranching operation in Scotland may be the first sign of hope for the future of King Scallops (Pecten maximus), a valuable commodity in Scotland that has fallen on low volumes from traditional fishing of late.

Scallop ranching in Scotland, A truly sustainable future



Scallops Ranching 4 0001

Grant Campbell

A new ranching operation in Scotland may be the first sign of hope for the future of King Scallops (Pecten maximus), a valuable commodity in Scotland that has fallen on low volumes from traditional fishing of late.

Source : Seafoodsource by Nicki Holmyard Published on Wednesday, April 29 2015

With annual landings of around 8,000 metric tons (MT) worth GBP 16 million (USD 24.5 million), scallops harvested in Scotland make up a quarter of total U.K. landings. However, government figures and anecdotal evidence from fishermen indicate a gradual decline in stocks, while processors report a noticeable reduction in the size of scallops landed, particularly from the northwest coast.

Around 5 percent of the reported catch is fished by commercial divers, who can expect a premium 2 to 2.5 times higher than for dredge-caught scallops.

Check out any high class restaurant menu and you will find they advertise “hand dived” rather than dredged scallops, as the debate continues with environmentalists over their concerns for this type of fishery.

According to Jane Grant, a partner in Scot-Hatch, a new scallop ranching venture, the 500 MT of diver caught scallops landed into Scotland do not come close to meeting current demand, and this low level of production ensures that new markets cannot be explored.

Scot Hatch HQ again



Grant Campbell

Scalllop Ranching

This could be more than a business; it could become a £billion industry. In 40 years, Japan increased Scallop production from 10,000Tonnes to 400,000Tonnes using a Ranching system. Since 2010 we have self-funded the development of techniques to ranch scallops. - Ranched scallops are truly sustainable. We can only take out, what we put in. - No chemicals or antibiotics are used in production - Scallops filter organic material from the sea and actually improve water quality. There are also no feed bills, scallops feed for free in the sea. We see scallop ranching as inevitable; global demand rises whilst wild stocks are depleted. We need the prize money and the Business mentoring because this is a difficult business to raise finance for; it`s long term and unproven in the UK on a commercial scale. Want to make a Bank Manager laugh just before he shows you the door? Present him our Business Plan.
 
We deserve to win because this business has the potential to grow into an industry that could benefit so many people in our coastal communities. Belief and dogged determination is what has kept this project going for the last 5 years. Belief, not only that scallop ranching can work on a commercial scale but belief that scallop ranching is inevitable in the UK . As the global population increases the demand for scallops increases. The wild fishery cannot sustain the ever increasing demand, we need a sustainable alternative and we deserve the opportunity to prove that scallop ranching is the sustainable alternative.

“Scotland’s global reputation for the quality of its seafood, along with our company’s sustainable production methods, mean that ranched scallops are very attractive to consumers, chefs and retailers,” she said.

“In particular, they are consistent in size and quality, which is something that chefs really appreciate, we can harvest them at any time, they are fully traceable, and the production method has low environmental impact.”
Scot-Hatch was set up in 2010, with working partners Jane Grant and Scott Campbell committed to perfecting the technique of scallop ranching, which is not widely practiced in the U.K., but is commonplace in other parts of the world.

“We don’t take anything from the wild. Instead, we produce young scallops in a hatchery, tend them in trays and lanterns suspended on longlines through their juvenile stage, then grow them to market size on the seabed, before harvesting them by diver. It takes 4 to 5 years to produce a 125 to 140 mm scallop, so it’s a real commitment,” she said.

“Ranched scallops are good for the wild scallop fishery because they add to the breeding stock, whilst careful site selection and attention to stocking density leads to increased yields. We have found that the meat content of our ranched scallops is far superior to those taken from the local wild fishery,” said Grant.

A recent visit by French actor and restaurateur Gerard Depardieu who owns the 2 Michelin star restaurant La Fontaine Gaillon in Paris, saw their scallops declared as “magnifique” and “superbe!”

For the past 5 years Scot-Hatch has been working with Norwegian company Scalpro, running commercial scale trials. They now hope to develop their business into a thriving, profitable industry, and to set up their own hatchery, rather than sending scallops to Norway to be hatched.

“This could become more than a business; it could become a GBP billion industry, with the potential to kick-start scallop ranching all over the U.K.!” said Grant.

She pointed out that while salmon aquaculture now flourishes in Scotland, shellfish aquaculture remains a poor relation, and despite boasting an 18,000 km coastline, just 3 kg/km of shellfish is produced.

“It is nothing, compared to China, which produces 434,000 MT/ km from its 30,000 km coastline. And over 40 years, Japan increased its production of the Yesso scallop (Patinopecten yessoensis) from 10,000 MT to 400,000 MT using a ranching system.”

Funding the hatchery has proved to be the major stumbling block, as scallop ranching is unproven in the U.K. on a commercial scale. “Want to make a bank manager laugh just before he shows you the door? Present him with our business plan!” said Grant.

However, Scot-Hatch has now entered a competition run by Sir Richard Branson called "pitch to rich," in which businesses of all types place a pitch on the competition web site and encourage people to vote for their favorite. The top 150 pitches will compete for investment money and mentoring by experts.

“We have come a long way using our own funds. We have a shore site and premises that will enable us to move forward with our plans for the hatchery, and are keen to get things moving. Winning this competition would be such a fantastic opportunity for us, and make all the difference to the future of the U.K. scallop industry,” said Grant.

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12 mai 2015 : Débats en séance publique au Sénat

Risques inhérents à l'exploitation de l'huître triploïde

http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video28455.html

M. Joël Labbé, auteur de la question (cliquez sur la photo)

Source : Public Sénat

M. Joël Labbé


Alain Vidalies (Secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche)



Mme Agnès Canayer


M. Yannick Vaugrenard




M. François Commeinhes



Huître triploïde : si on continue on va droit « dans le mur » avertit Joël Labbé

Depuis son introduction en 2008, l’huître triploïde a envahi le marché. Les conséquences ne sont pas simplement écologiques puisqu’aujourd’hui, c’est l’ensemble de la filière ostréicole qui est menacée.

Source : Public Sénat par Natacha Gorwitz

En tant qu’élu du Morbihan où l’activité ostréicole est bien installée, Joël Labbé, est directement concerné et le bilan qu’il dresse est sévère. « On est allé trop loin » insiste le sénateur écologiste, alors que dans son département « 40 chantiers ostréicoles ont fermé en six ans ». A son initiative, un débat en séance publique aura lieu cet après-midi au Sénat. Y participera Alain Vidalies, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Ecologie, chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche.

« Tout le monde a cru que c’était une aubaine » malgré des signes « préoccupants »

A l’origine, « beaucoup ont trouvé ça intéressant », commente Joël Labbé, et ce pour deux raisons principales. Non seulement, elles sont « consommables toutes l’année », mais sont commercialisables en seulement « deux ans », au lieu de trois pour les huîtres naturelles [Voir Encadré]. « Tout le monde a cru que c’était une aubaine » à quelques ostréiculteurs près qui sont restés fidèles aux modes de production traditionnels, raconte Joël Labbé. De son côté l’élu écologiste admet que dès l’origine, il avait « beaucoup de doutes ».

En fait, dès le départ, on a pu observer de façon « préoccupante » des taux de mortalité très élevés chez les ‘naissains’ – les larves des huîtres toutes confondues, triploïdes ou naturelles. En cause, la présence d’un herpèsvirus (appelé OsHV-1). Quatre ans plus tard, dès 2012, c’est au tour des huîtres ‘adultes’ d’être frappées par une forte mortalité, cette fois du fait de la présence d’une bactérie. Prétendues plus ‘résistantes’ –les huîtres triploïdes sont finalement les plus touchées. En fait, la bactérie existait déjà dans le milieu avant l’arrivée de la triploïde, explique Joël Labbé. Mais, l’arrivée en masse d’une huître plus fragile dans le milieu naturel a exacerbé la prolifération de cette bactérie.

Actuellement, le « paradoxe » signale l’élu écologiste, c’est qu’on est quasiment en situation de « surproduction ». En anticipant des taux de mortalité élevés sur leur production, les ostréiculteurs ont fortement augmenté leur nombre de naissains. Non seulement cela a entraîné « une plus grande pression sur le milieu », mais il s’en est suivi une chute importante des cours en cette fin de printemps. Sur les étales des marchés, les ostréiculteurs ont dû vendre leurs huîtres triploïdes à prix bradé pour écouler leurs stocks. Or, l’histoire ne s’arrête pas là car « il y a très peu de temps » on a découvert que « 13,5% des huîtres triploïdes sont laiteuses » informe le sénateur écologiste.

« Le minimum du minimum, c'est d'informer le consommateur »

Pour Joël Labbé, c’est clair. Si on continue, on va droit « dans le mur ». Le problème est connu depuis plusieurs années mais « on en parle sans prendre de vraies décision ». En fait, l’huître triploïde a été introduite sans qu’il y ait d’étude d’impact, pointe du doigt le sénateur écologiste. D’ailleurs, une procédure est actuellement en cours en cours dans laquelle l’association des ostréiculteurs traditionnels met en cause Ifremer qui possède le brevet pour défaut de prévention. Jusqu’ici, l’établissement qui dépend du ministère de l’Ecologie dément tout lien entre l’introduction de la triploïde et les déséquilibres observés.

Pour le sénateur du Morbihan, « le minimum du minimum » serait d’informer le consommateur en rendant obligatoire « l’étiquetage des produits ». De plus, l’élu écologiste demande qu’on impose la sanctuarisation des bassins naissains afin de séparer les huîtres triploïdes de celles qui sont naturelles.

Ceci dit, Joël Labbé va plus loin. Il défend tout bonnement et simplement l’adoption d’un moratoire sur les huîtres triploïdes, au moins le temps qui soit nécessaire à l’étude de ses conséquences sur le milieu. L’élu écologiste en est conscient, « on s’attaque à une grosse machine » admet-il de ses vœux. Le 10 juin prochain, à son initiative « tous les éléments de la chaîne» se retrouveront autour de la table pour en débattre, à l’occasion d’un colloque au Sénat. L’enjeu c’est de « sauver la filière ostréicole » et « d’assurer l’équilibre du milieu naturel » souligne Joël Labbé.

S’il n’exclut pas la soumission d’une proposition de loi, de nouvelles dispositions pourraient être introduites par amendement au projet de loi biodiversité. Adopté en première lecture par les députés au mois de mars, le texte présenté par la ministre de l’Ecologie débutera au mois de juin au Sénat.

Bassin d'Arcachon : qu'est-ce qu'une huître triploïde ?


Ce dimanche vous allez peut-être manger des huîtres triploïdes. Ces coquillages, conçus en laboratoire, ont l'avantage de ne pas être laiteux et de grandir plus vite que les huîtres naturelles. Mais pour certains puristes les triploïdes n'ont rien a faire dans nos assiettes car elles s'apparenteraient à des OGM. Des ostréiculteurs "traditionnels" ont saisi la justice.

Source : France Bleu Gironde par Stéphane Hiscock, France Bleu Gironde - Dimanche 18 janvier 2015

30 % des huîtres commercialisées en France sont des triploïdes 

Vous l'avez peut-être remarqué dans vos assiettes : cette année au réveillon les huîtres étaient plus grosses que d'habitude. Il semblerait que les ostréiculteurs aient un peu de mal à contrôler la croissance des coquillages. En cause : l'huître triploïde conçue en laboratoire. Son avantage : elle grandit plus vite que les autres et surtout elle n'est jamais laiteuse.

Des huîtres non laiteuses

Quelque 30 % des huîtres produites en France aujourd'hui sont des triploïdes. Seule différence avec leurs cousines naturelles, elles possèdent un chromosome en plus et sont stériles. Développé depuis 15 ans dans les labos d'IFREMER (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), ce coquillage répond clairement à une demande des consommateurs. Été comme hiver, nous souhaitons les déguster non laiteuses.

Techniquement ce n'est pas un produit OGM. Les scientifiques n'ont pas touché à son génome mais de nombreux consommateurs aimeraient que ces triploïdes fassent l'objet d'un étiquetage particulier.

Une huître plus fragile selon les ostréiculteurs "traditionnels"

Certains ostréiculteurs refusent toujours d'en commercialiser. Une association de producteurs traditionnels vient d'ailleurs d'assigner IFREMER devant la justice. Pour eux la triploïde représente une menace pour la biodiversité. Ils estiment que cette huître est plus fragile que les autres et que sa croissance est difficilement contrôlable. Pourtant, selon Jean-Pierre Baud responsable conchyliculture à IFREMER, la triploïde ne pourra jamais appauvrir le capital génétique de l'huître naturelle. Et pour cause : elle est stérile.

Sur le Bassin d'Arcachon les ostréiculteurs constatent que l'huître triploïde est plus fragile face aux virus mais qu'elle a rendu un grand service aux producteurs quand le nombre de naissains (bébés huîtres) a dramatiquement baissé il y a quelques années de cela. Pour Olivier Laban, président des ostréiculteurs d'Arcachon, la triploïde a permis de sauver des centaines d'emplois.

"Les plus belles huîtres, celles qui récupèrent des médailles au concours agricoles et que l'on retrouve sur les meilleurs tables de France jusqu'à l'Élysée sont des triploïdes."
– Olivier Laban

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Le 12 Mai 2015

Huîtres triploïdes : Attention ! Crash d'un 3e Airbus...

Le 24 mars 2015, en séance publique du Sénat, Joël Labbé, sénateur écologiste du Morbihan, n'avait pu poser sa question au Ministre de l'Ecologie "Crise du secteur ostréicole et exploitation des huîtres triploïdes". Ségolène Royal était alors mobilisée autour du crash suicidaire de l'Airbus dans les Alpes.

Un autre Airbus s'est écrasé depuis...

Ce mardi 12 mai, à 17 h 30, Joël Labbé tentera à nouveau de poser sa question orale sur les huîtres triploïdes, non pas à Ségolène Royal, mais à son Secrétaire d'Etat au transport, Alain Vidalies. Ce dernier ne manquera pas d'expliquer qu'en matière d'Airbus, il ne faut jamais dire " jamais deux sans trois". Sans quoi, nous pourrions assister à un troisième crash au Sénat et Joël Labbé n'aurait toujours pas la réponse à son interrogation sur les huîtres triploïdes...

Question orale avec débat n° 0010A de M. Joël Labbé (Morbihan - ECOLO)
publiée dans le JO Sénat du 05/02/2015 - page 223

Crise du secteur ostréicole et exploitation des huîtres triploïdes

M. Joël Labbé attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur l'exploitation de l'huître triploïde, variété développée et brevetée par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER).

Deux types d'huîtres creuses sont, en effet, produites et commercialisés aujourd'hui, sans distinction : les huîtres diploïdes, nées en mer, et les huîtres d'écloserie. Parmi ces dernières, les huîtres triploïdes, parfois appelées « huîtres des quatre saisons » et issues d'une manipulation biologique, prennent de plus en plus d'importance sur le marché, représentant au moins 30 % à 40 % de la production française. Présentées avec beaucoup d'avantages (notamment une durée de production moindre), ces huîtres contribuent cependant à l'affaiblissement du patrimoine génétique, du fait des sélections intensives réalisées. Leur production rend, en outre, la profession fortement dépendante des écloseries, à l'image des agriculteurs par rapport aux semenciers. Les professionnels ayant choisi de poursuivre la culture de l'huître traditionnelle dénoncent, d'une part, la concurrence déloyale qu'ils subissent en raison de la commercialisation plus rapide des huîtres triploïdes et, d'autre part, le risque de contamination du milieu naturel en quelques générations. Leur combat pour un étiquetage différencié se heurte à la réglementation européenne en vigueur : l'huître triploïde échappant à la réglementation des organismes génétiquement modifiés (OGM) et n'étant pas non plus considérée comme un « nouveau produit alimentaire » par l'Europe, aucun étiquetage spécifique n'est imposé.

Sur fond de crise majeure du secteur ostréicole, confronté à de fortes surmortalités ces dernières années, la mise en place d'un moratoire concernant les triploïdes a souvent été avancée mais est restée sans effet jusqu'ici. Cette exploitation d'huîtres triploïdes soulève, aujourd'hui, plusieurs interrogations : privatisation du vivant, impacts environnementaux et conséquences sur la biodiversité, traçabilité sur l'origine et le mode de production des huîtres, transparence pour le consommateur.

Il souhaite connaître les mesures mises en place par le Gouvernement pour éviter une contamination des variétés sauvages et préserver la diversité génétique des huîtres nées en mer, ainsi que les mesures envisagées afin de garantir la transparence sur les étalages pour le consommateur.

En attente de réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

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Conchyliculture

Un rapport pointe l'immobilisme à enrayer la propagation des pathogènes








Maladies des coquillages : à quand l’action ?

Comment limiter la propagation des pathogènes d’un élevage conchylicole à l’autre, et limiter ainsi les pertes ? Un énième rapport rabâche des solutions maintes fois préconisées, et dénonce l’immobilisme de l’État et de la profession. Mais ça n’est pas si simple. 

Suite dans le marin

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L'huître, bientôt un produit de luxe ?

France revient vendredi 8 mai sur le secteur de l'huître qui a connu une forte chute de la production ces dernières années en raison de maladies qui ont décimé les larves.


Source : France 2  (France 3)

Miser sur le haut de gamme, c'est la solution pour faire face à la crise de la mortalité des huîtres. "Jusqu'à 60% de perte ces dernières années", note la journaliste de France 3. Chaque jour, David Hervé veille sur ses parcs à huîtres à Ronce-les-Bains (Charente-Maritime). Cet ostréiculteur produit des huîtres d'exceptions. Pour obtenir la qualité recherchée, il a réduit d'un tiers le nombre de coquilles par poche. En les retournant fréquemment, il ralentit leur croissance.

Produire moins, mais avec une meilleure qualité

Après trois ans en mer et huit mois d'affinage en eau claire, ces huîtres sont notamment vendues au restaurant L'Huîtrade, à Paris. Mais la dégustation à un coût. L'huître est vendue autour de 10 euros la pièce. Les fins gourmets apprécient le voyage. L'huître s'exporte partout dans le monde sur les grandes tables. "Un nouveau marché pour le luxe français", conclut la journaliste.

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Le 11 mai 2015

Etiquetage des huîtres : les débats s'animent sur Ostrea.org

Les débats s'animent sur Ostrea.org à l'approche du colloque sur l'ostréiculture qui se tiendra le 10 juin 2015 au Sénat... 

Un colloque sur l’avenir de l’ostréiculture où sont conviés de nombreux scientifiques et représentants de la profession. L’objectif sera notamment de faire avancer la réglementation ostréicole. 

Le sénateur Joël Labbé tente de mettre la lumière sur un problème qui n’est pourtant pas récent et tient à rappeler que « les consommateurs sont au cœur du débat ». L’huître triploïde échappant à la réglementation des OGM, et n’étant pas non plus considérée comme un « nouveau produit alimentaire » par l’Europe, aucun étiquetage spécifique n’est imposé.

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8 mai, 17:54

Encore du grand n’importe quoi , quelques crétins arriérés vont tenter de faire chiez les mecs qui bossent sous pretexte de faire une huitre traditionnelle qui il l’oublie a été importée massivement dans les années 70 sans aucun controle ; laissez moi rire avec vos montagnes de plastique posées si vous trouvez cela naturel alors chapeau

Tous les commentaires sur ostrea.org : Mortalités des huîtres : actions

Extrait sur Ostrea.org

3 mai, 21:11

La nouvelle-zelande et l’australie sont touchés par l’herpes depuis 2010. Ils ont mis en place restriction de mouvement de huitres et du matériel. Limitant ainsi la propagation de la maladie. Chose que l’on a été incapable de mettre en place en France depuis 91. On refait la même avec asterianus. On est vraiment trop con.

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    4 mai, 15:26

après être venu en formation en France ! ils ont commencé la triplo au même moment ...!!

sommes nous vraiment trop con ... ?
   
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    4 mai, 20:05

    T’inquiète. Ils n’avait pas besoin de nous pour en faire.
    Ceci dit Nouvelle-Zélande prédominance de captage naturel et Australie prédominance d’écloserie. Ce n’est donc pas un souci d’écloserie ou de captage naturel. Il semblerai que le principal vecteur soit le phyto.
   
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Le sénateur Joël Labbé demande l’étiquetage des huîtres


Joël Labbé, sénateur écologiste du Morbihan et vice-président de la Commission des Affaires économiques du Sénat a annoncé mercredi 28 janvier vouloir un étiquetage obligatoire des huîtres françaises afin de suivre leur traçabilité et connaître leur mode de production.

Source : Marie Claire - Cuisine et Vins de France par Hélène Damien

Quelle est la situation actuellement ?

Produit d’origine naturelle par excellence, issu de captage traditionnel en mer, l’huître a pris le virage, en deux décennies, de la production intensive.

Une grande partie de la production actuelle, quasiment une huitre sur deux, est issue de laboratoires (huîtres nées en écloseries). Les larves d’huîtres y sont rendues stériles dans le but d’accélérer leur croissance, et de commercialiser des huîtres en toute saison.

Il s’agit essentiellement d’huîtres “triploïdes”, une variété développée et brevetée par l’IFREMER (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer). Joël Labbé, entouré d’ostréiculteurs a voulu mettre le point sur la généralisation de ces mollusques appauvris par les sélections et par la quantité limitée de géniteurs, ce qui pourrait jouer un rôle non négligeable dans l’affaiblissement du patrimoine génétique des huîtres et leur résistance aux bactéries et virus. Leur production rend en outre la profession fortement dépendante des écloseries, à l’image des agriculteurs par rapport aux semenciers.

Depuis 2008, les surmortalités du naissain et des huîtres juvéniles, provoquant une baisse de plus de 40 % du tonnage français, frappent de plein cœur la profession, a tenu à préciser le sénateur.

Les ostréiculteurs dénoncent une concurrence déloyale