jeudi 20 août 2015

Au Japon, les ostréiculteurs ont surmonté le tsunami de mars 2011


Revue de presse de Juillet et Août 2015

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Contre vents et marées, une autre histoire du tsunami


Contre vents et marées, une autre histoire du tsunami
Réalisation Nicolas Deschamps / Production MC4 / 2013 / 52’ / HDCAM

Nicolas Deschamps réalisateur du film "Contre vents et marées, une autre histoire du tsunami" vient de mettre en ligne l'intégralité de son oeuvre...

52' à voir et à revoir

Ce document permet de comprendre comment les professionnels de la mer du Sanriku, pêcheurs et ostréiculteurs de la côte nord-est du Japon - qui avaient tout perdu lors des catastrophes du 11 mars 2011 : séisme suivi d'un tsunami et de Fukushima - ont réussi à se relever 4 ans après... Des témoignages forts et émouvants...

Au nord-est du Japon repose un trésor bien fragile : le berceau des huîtres "gigas" de la planète. Un sanctuaire gravement touché par le tsunami qui a englouti 600 km de côtes. Sa disparition aurait des conséquences dramatiques pour les ostréiculteurs du monde entier. Voyage au cœur d’un monde où tout est à reconstruire.

Bande annonce (1’56’’)



Le 11 mars 2011, à 130 km des côtes un peu plus à l’est, un tremblement de terre d’une magnitude 9 sur l’échelle de Richter est ressenti jusqu’au cœur même de la ville de Tokyo. Il laisse présager pour les nombreux pêcheurs qui connaissent la région une catastrophe sans précédent.

Quelques minutes plus tard, alors que la mer semble s’être soudainement retirée, un tsunami d’une hauteur de 30 m engloutit toute la côte sur son passage faisant près de 18.000 victimes. L’économie entière d’une région est anéantie. A des kilomètres de là, la centrale de Fukushima commence à donner de sérieux signes de faiblesse, le chaos est total.

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Le 10 Août 2015

Les huîtres de l'Etang de Thau plus salées à cause de la sécheresse



Reportage F3 LR : E. Jubineau et N. Chatail

Les "belles de l'Etang de Thau" sont réputées pour leur goût iodé, sauf qu'en ce moment il est corsé. C'est une des conséquences de la sécheresse qui fait grimper le taux de sel dans la lagune. Résultat, les conchyliculteurs doivent faire attention pour que les huîtres ne soient pas trop salées.

Source : France 3 Languedoc Roussillon Par Fabrice Dubault

9 heures, lundi matin, les coquillages viennent d'arriver chez ce producteur-éleveur de Mèze, à deux pas de l'Etang de Thau. C'est vrai que l'étal est beau et attirant. A notre demande, des clients dégustent une huître de la lagune héraultaise. Et ils sont surpris par le goût salé, très prononcé, car ces vacanciers viennent du bassin d'Arcachon et de Pau donc habitués à des produits de l'Atlantique ou de la Manche.

Les huîtres de Thau trop salées ?

Les raisons sont à rechercher dans les conditions de sécheresse de la saison. L'Etang de Thau est en fait une lagune ou se mêlent l'eau de mer salée et l'eau douce des rivières et de pluie. Mais cette année, pas de pluies significatives depuis des mois et moins d'eau douce, donc le taux de sel augmente dans l'étang.

Pour atténuer cette salinité les conchyliculteurs détroquent les huîtres, c'est à dire qu'ils les nettoient et les placent en parc. Puis, ils les replongent dans l'étang une petite semaine pour les "déstresser". Donc dans un milieu naturel actuellement plus salé que d'ordinaire.

Avec un appareil de mesure, un salinomètre, le conchyliculteur surveille la salinité de l'eau, donc de l'huître. Un contrôle également suggéré par le président de la profession.

Mais attention, ces professionnels veulent conserver un minimum de salinité pour ne pas perdre la personnalité et la spécificité gustative de leurs huîtres. Diminuer encore le taux de sel pourrait aussi se révéler dangereux pour ces coquillages habitués à vivre dans un environnement salin.

Et franchement, une huître de Thau sans goût de sel, ce serait comme un Midi sans accent et sans cigale. Bref, ce serait l'Atlantique, selon les gens d'ici.

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La salicorne, ça se cultive


Plante sauvage, la salicorne peut aussi être cultivée, comme le fait le maraîcher Matthieu du Portal depuis dix ans

Source : Sud Ouest Publié le 04/08/2015 à 03h43 , modifié le 04/08/2015 à 08h28 par Clément Lesaffre

Trouver la pousse de salicorne a tout d'une chasse au trésor. Il faut s'enfoncer dans la partie sauvage de l'île, en direction de Loix, puis s'aventurer dans les marais salants jusqu'à tomber sur un chemin de tuile écrasée. Au milieu de nulle part, coincés entre les carrés de sel, un homme conduit une étrange machine le long de rangées de pousses vertes parfaitement parallèles. Casquette sur la tête, Matthieu du Portal reçoit avec le sourire. Il est le seul producteur de salicorne de l'île de Ré.

La salicorne ? Une plante sauvage cultivable, de la même famille que l'oseille et mesurant une dizaine de centimètres de haut. Sa particularité : un fort goût de sel.

Un travail minutieux

Matthieu se dit lui-même maraîcher. « Je prépare le sol dès l'automne. En guise d'engrais, je vais chercher des algues en bord de mer. La terre des marais n'est pas facile à travailler. » L'hiver est consacré à l'ensemencement. « C'est le moment le plus pénible, avec le froid et la pluie. D'autant plus que je désherbe à la main ! Je n'imaginais pas une culture autre que le bio », annonce-t-il après dix ans de métier. Une volonté qui lui a permis d'obtenir le label Nature et progrès.

Arrosée à l'eau de mer, la salicorne pousse doucement jusqu'en mai-juin, date des premières récoltes. Deux ou trois autres suivront dans l'été.

La récolte vaut le coup d'œil

Matthieu du Portal utilise un engin qu'il a fabriqué lui-même et qui semble tout droit sorti de l'imagination de Michel Gondry. Assemblage improbable d'une machine à récolter le thé achetée en Chine, de roues de vélo, de grillages, de tendeurs, de barres de fer et de plaques de tôle. Le maraîcher la dirige au-dessus de chaque rangée grâce à un gouvernail en bois. « Je fais deux tailles. La première pour égaliser et la seconde pour ne garder que ce qui est bon. » En effet, Matthieu produit de la pousse de salicorne, c'est-à-dire uniquement la partie haute de la plante. « C'est un végétal à tige donc il y a une écorce à l'intérieur et en bas elle est épaisse ce qui n'est pas très agréable sous la dent », explique le maraîcher tout en ouvrant une pousse. Il en récupère ensuite des bacs entiers qu'il passe à la main pour enlever les parties boisées qui échappent à la machine.

Un travail minutieux qui se traduit par une récolte annuelle d'environ une tonne et demie sur une parcelle de 2 000 m². Au rythme de 40 kilos en vingt minutes. De quoi faire de son or vert un produit très recherché. Il livre les pousses de salicorne aux poissonniers, aux épiceries fines ainsi qu'à de nombreux restaurateurs de l'île de Ré.

Dans le commerce, le kilo se vend aux alentours de 20 euros. Il en conserve également une partie qu'il transforme en bocaux, en vinaigre ou en velouté avec des pommes de terre de l'île de Ré. Quelle que soit la forme, la salicorne mérite le détour.


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A la découverte de l'aquaculture de pleine mer : une alternative à la pêche des poissons sauvages




Reportage de Sylvie Wolinsky et Franck Rombaldi
Intervenants : Jean-Philippe Caprioli, Responsable Qualité de "Gloria Maris groupe"
Colomba Loviconi, Chargéé de communication et développement de "Gloria Maris groupe"

La ferme aquacole Gloria Maris, en Corse-du-Sud, produit environ 800 tonnes de poissons par an, principalement des bars et des daurades. La priorité pour l'entreprise : le suivi sanitaire des poissons et du milieu marin.

Source : France3 Corse

Ferme aquacole de Gloria Maris : 800 tonnes de poissons produits chaque année.

Créée en 1992, Gloria Maris a permis à l'aquaculture de pleine mer de se développer en Corse. La ferme aquacole produit 800 tonnes de poissons par an, des daurades, des bars et des maigres. Élevés sur 3 sites, dans la baie d'Ajaccio et de Compomoro, en Corse-du-Sud, les poissons sont ensuite commercialisés sur l'île et dans toute l'Europe.

Les poissons sont élevés dans des cages et nourris pendant 3 ou 4 ans, avant d'être commercialisés. La surveillance sanitaire est quotidienne. Des analyses régulières surveillent la qualité de l'eau située sous et à proximité des filets, là ou se concentrent les déjections des poissons.

Une culture respectueuse de l'espace marin corse, qui ne peux en aucun cas être responsable de la pollution bactériologique (eschérichia coli) qui a touché dernièrement les côtes autour d'Ajaccio et qui a provoqué une interdiction de baignade sur plusieurs plages.

Aquaculture : la société corse Gloria Maris reprend l'activité de France Turbot

La PME d'aquaculture corse Gloria Maris s'est portée acquéreur de l'entreprise nantaise France Turbot placée en redressement judiciaire depuis octobre 2014.

Source : France 3 Par Grégoire Bézie (Publié le 03/03/2015)

Fondée en 1992, Gloria Maris ne reprend pas l’activité huîtres de France Turbot. La PME corse prend seulement la main sur l’activité de production de turbots et 36 de ses 95 salariés, selon une information du site le Journal des entreprises (article payant).

Gloria Maris met la main sur deux sites d'élevages, situés à Noirmoutier (85) et à Trédarzec (22). Ces sites produisent 300 tonnes de turbots chaque année et comportent une écloserie, qui donne naissance à 2,5 millions d’alevins par an.

Avec la reprise, Gloria Maris emploie désormais 150 salariés et son chiffre d’affaires devrait avoisiner cette année les 30 millions d’euros.

Leader de l'aquaculture corse, la PME produit aujourd'hui 400 tonnes de bar, 200 tonnes de maigre et 200 tonnes de daurade par an. Elevés en pleine mer sur trois sites à Ajaccio et Campomoro (Corse-du-Sud), 50% du poisson est exporté en Europe.

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Luchon. Les viviers ouvrent leurs portes au public



A seulement 31 ans, Emilien Nouals a su trouver le courage et la volonté de relancer la pisciculture de ses parents, à Antignac, ravagée par les inondations de juin 2013.

Source : La Dépêche Par Véronique Bavencove publié le 08/08/2015

Dimanche, la pisciculture «Les Viviers du Comminges», à Antignac, organise une journée portes ouvertes. Au programme, une visite à 10h, un repas confectionné à partir de la production de l'exploitation et un concours de pêche ouvert aux enfants de 6 à 14 ans, à partir de 15h30.

À l'origine de cette journée, Emilien Nouals. Le jeune homme a quitté Toulouse en janvier 2013 afin de reprendre l'exploitation de ses parents. Cinq mois plus tard, sa toute jeune entreprise était balayée par les inondations du 18 juin. Débute pour lui un long parcours fait de sacrifices et d'abnégation. « Je n'ai pu qu'assister, impuissant, à la montée de l'eau et de la boue… raconte le jeune homme. Que pouvais-je faire d'autre que tenir ? J'avais renoncé à un emploi de directeur de magasin, je venais de m'installer au pays… Je n'ai vraiment pas eu le choix. Il fallait en sortir, d'une manière ou d'une autre… Tout a été emporté. Malgré l'arrêté de catastrophe naturelle, une partie de l'exploitation, en extérieur, s'est avérée non assurable… »

La solidarité se met en marche. Les handballeurs du Fénix de Toulouse, d'abord, un gros coup de main qui met le moral du jeune homme au beau fixe.

Puis le prêt gracieux d'une pelle mécanique, pendant un mois, qui lui permettra d'ôter la boue des canaux. Emilien se tourne alors vers le financement participatif, afin de boucler son budget. «J'ai expliqué aux internautes ce que je voulais faire de façon très détaillée et ça a vite fait le buzz, se souvient encore Emilien. La somme que j'ai récoltée grâce à tous ces généreux contributeurs m'a permis de boucler mon budget avec un financement à 184 % ! Cette année, j'ai produit mes premiers alevins. J'espère d'ici trois ans, pouvoir vivre de mon activité. Mes parents sont heureux de voir la pisciculture reprendre vie, même si pendant quelques mois, ils ont vraiment été inquiets. J'ai fait le bon choix, à moi de continuer à développer l'activité, en accueillant des groupes, en développant la vente directe et en continuant de nous faire connaître…. Cela n'a pas été facile tous les jours, mais quand je regarde autour de moi, je suis vraiment très fier du travail accompli».

« Les viviers du Comminges » :
Renseignement et réservations au 05 61 94 32 37

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Landes : Aqualande prêt à investir 25 millions d'euros

Copie d'écran du portail : Groupe Aqualande

La société basée à Roquefort, qui produit déjà deux tiers du marché national, se lance dans la construction de nouvelles piscicultures. Ce qui représente près de 150 nouveaux emplois, si les tests sont concluants. Aqualande veut augmenter sa production de truites de 3000 tonnes d'ici 2020.

Source : Sud Ouest Publié le 31/07/2015

Stéphane Dargelas, directeur commercial et marketing d'Aqualande, explique, dans un entretien publié dans les éditions landaises de "Sud Ouest" ce vendredi, les projets de développement de l'entreprise, qui produit déjà 10 000 tonnes de truites par an (dont 2 700 tonnes de truites fumées), soit les deux tiers du marché français, en pleine expansion (10 à 15% depuis trois ans). Ce qui passe par la construction de nouvelles piscicultures.

Afin de respecter les nouvelles normes, l'entreprise basée à Roquefort (dans les Landes, à l'est de Mont-de-Marsan), veut tester une technologie "pas nouvelle, mais différente, en circuit fermé", qu'elle utilise déjà pour les poissons marins. "Nous débuterons notre période de test en septembre, avec deux sites pilotes, à Retjons et Mézos", explique Stéphane Dargelas. Si les tests sont jugés concluants dans un an, "on se lancera dans la construction de sites de 500 tonnes, en Haute Lande".

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Les conchyliculteurs de Chausey remettent en cause le conservatoire

Le Conservatoire du littoral a obtenu en mars 2007 la gestion du domaine public maritime pour l’archipel de Chausey, site doté d’un plan de gestion Natura 2000 depuis 2010. Le conservatoire a également pris la compétence de la conchyliculture. Conséquence : il est impliqué dans l’instruction des dossiers pour les renouvellements de concessions, les changements d’assiette, les changements de nature mais aussi pour les transmissions d’entreprise.

Source :  Le Marin

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Moules de filières. Réouverture de la pêche au large de l'île Dumet

Source : Ouest France - Piriac-sur-Mer - 30 Juillet

Le domaine de moules de filières au large de l'île Dumet s'étend sur 200 hectares.

La pêche aux moules de filières le long de l'île Dumet, ainsi que la pêche à pied de coquillages sur l'île est de nouveau possible depuis ce jeudi.

La pêche était interdite depuis le 17 juillet, à cause d'un taux trop élevé de phytoplancton Dinophysis, toxique à partir d'un certain seuil.

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La ZAD se (re) met en marche


Source : Sud Ouest Publié le 24/07/2015

Les zadistes organisent quatre jours de marche dès lundi.

Il s'agit d'une « marche o'larrons » pour sensibiliser la population. C'est ce qu'organise dès lundi le groupe de zadistes qui luttent conte l'huître triploïde dans les exploitations de filières. « Le bassin est déjà sous pression », explique un militant. « Si le projet des filières a lieu comme ils l'entendent, ceux qui sont en aval vont forcément en souffrir. » Désormais réunis dans une colonie de vacances désaffectée à Domino, la dizaine de militants compte avertir les habitants de l'île et les touristes en effectuant des boucles, à pied.

Ratisser l'île

« Le début des travaux a normalement lieu le 1er août, on veut organiser ces marches les quelques jours avant pour finir sur la plage de Boyardville », poursuit l'un des zadistes. Sur des distances raisonnables, les marcheurs termineront chaque boucle sur le marché pour avoir une meilleure visibilité. Première étape : Saint-Denis (lundi), puis dans l'ordre les jours suivants : Saint-Pierre, Dolus, le Château, Saint-Trojan/Grand Village et Boyardville. « On organise déjà des réunions publiques avec l'Aplimap et des opérations de ramassage de détritus sur les plages. » Pour eux, s'entame désormais l'une des dernières lignes droites de leur lutte.

Plus d'infos sur Internet : Zadoleron

Ile d'Oléron : la justice suspend les filières ostréicoles de la Malconche

Le juge des référés du tribunal administratif de Poitiers a rendu son délibéré ce jeudi en fin d'après-midi. Il a ordonné la suspension de l'arrêté préfectoral autorisant l'implantation de 313 filières à moules et à huîtres sur 250 hectares dans l'anse de la Malconche, entre l'île d'Oléron et le fort Boyard.

Source : Sud Ouest  (30 juillet 2015)

Ce projet, porté depuis cinq ans par l'Etat et le Comité régional conchylicole, est contesté par l'Association pour la préservation du littoral de la Malconche et des pertuis charentais, soutenue par les mairies de Saint-Denis-d'Oléron et La Brée-les-Bains, et la Société de protection de paysage de l'île d'Oléron. Le dossier sera plaidé sur le fond à l'automne

Dans le bassin Marennes-Oléron, la lutte contre les fermes-usines d’huîtres est engagée



Un projet d’élevage d’huîtres et de moules sur 250 hectares, souhaité par l’État et quelques grandes entreprises ostréicoles et dont l’installation doit commencer début août, suscite l’opposition d’une partie des Oléronnais et d’ostréiculteurs. Ils critiquent l’absence de concertation et d’étude d’impact, craignant que ne disparaisse une partie du patrimoine naturel de l’île. Une Zad est installée dans une maison.

Source : Reporterre  27 juillet 2015 / Baptiste Giraud (Reporterre)

Il s’agit de «la technique conchylicole la plus répandue dans le monde, mais encore peu pratiquée en France», nous explique Laurent Champeau, directeur du Comité régional conchylicole (CRC) de Charente-Maritime, le promoteur du projet. Une « filière » consiste en un cordage tendu entre des bouées sur une centaine de mètres, à la surface de la mer et en eaux profondes, auquel sont accrochées verticalement des cages ou poches d’huîtres et de moules, garantissant une immersion permanente et non tributaire de la marée.

Un premier projet suspendu

Cela faisait une quinzaine d’années que le CRC mûrissait l’envie d’installer des filières dans le bassin de Marennes-Oléron. En 2011, un premier projet a vu le jour : l’anse de la Malconche, située au large de la plage des Saumonards et à proximité de trois ports de plaisance, a été choisie pour accueillir 387 hectares de filières. L’enquête publique a aboutit à un avis favorable et la préfecture a autorisé le début des travaux. En 2012, 42 premières filières ont été mises en place – en plus de 35 déjà présentes sur le site depuis les années 1990.

Opposés à ce projet, des riverains se sont regroupés dans une association, l’Aplimap (Association pour la préservation du littoral de la Malconche et des pertuis charentais). Ils ont demandé et obtenu du tribunal administratif de Poitiers la suspension du projet pour absence d’étude d’impact.

Second projet … et toujours pas d’étude d’impact

Mais les promoteurs ne se sont pas arrêtés là. A l’automne 2014, ils ont sorti un second projet, quasi identique au premier : l’espace convoité diminue quelque peu et des couloirs de navigation sont créés au milieu des filières. Il s’agit maintenant de poser 313 filières sur 251 hectares.

Nouvelle enquête publique : 77 % des avis récoltés sont négatifs. Cinq des huit maires de l’île s’opposent au projet. Quant aux études d’impact, « la réglementation a changé depuis le premier projet, et aujourd’hui il n’est pas nécessaire de faire une étude d’impact, un dossier ’loi sur l’eau’ suffit et a été fait », argumente Laurent Champeau. Le commissaire enquêteur rend un avis favorable, et le projet est autorisé en mars dernier. Le début des travaux est annoncé pour le 1er août 2015.

« Il semble assez clair que le commissaire enquêteur a fait preuve de partialité », regrette Jean-Michel Massé, maire de Saint Denis et opposé au projet. Selon lui, l’ensemble des usagers du site n’ont pas été pris en compte : les plaisanciers qui « tirent des bords » (zigzagent sur l’eau pour remonter face au vent) en venant de La Rochelle, les compétitions nautiques, les kite-surfeurs, mais aussi les pêcheurs amateurs ou professionnels. « Les ostréiculteurs ont choisi le site qui était le meilleur pour eux, ils ont développé ce projet sans penser aux autres. »

Illustration de Zadoléron : Extrait de la bande dessinée : Pourquoi une ZAD sur l'Île d'Oléron ?

« Dès qu’on parle, on se fait taper sur les doigts »

Pour autant, il ne s’agit pas d’une opposition entre l’ensemble de la profession ostréicole et des touristes ou des retraités, comme certains ont pu le caricaturer. La préfecture a par exemple reproché aux opposants d’être dans le syndrome NIMBY (« not in my back yard » ou « pas dans mon jardin »), rejetant le projet car il gâcherait leur paysage. « Je me suis interrogé là-dessus », avoue la présidente de l’Aplimap, Noëlle Demyk, « mais c’est une accusation qui essaie de dissuader n’importe qui d’agir. C’est normal que ce soient les riverains qui se mobilisent. On défend le patrimoine naturel oléronnais. »

Quant au milieu ostréicole, il paraît difficile de lui trouver une unité : « On est dans un métier comme l’agriculture où ce n’est pas facile de parler », nous explique une ostréicultrice préférant garder l’anonymat. « Dès qu’on parle, on se fait taper sur les doigts. Nous avons déjà eu des contrôles sanitaires deux jours après nous être exprimé contre le projet. On ne peut accuser personne mais bon... »

Selon elle, 85 à 90 % des ostréiculteurs étaient contre le projet, il y a quatre ans. « C’est l’endroit le plus dangereux du coin. Si ça s’appelle la Malconche, ce n’est pas pour rien. » Un mytiliculteur aurait failli mourir dans cette zone, il y a quelques années, après que son bateau avait été renversé par une vague.

Suite dans Reporterre


La concentration, une menace pour la profession, et l’environnement

La conchyliculture sur le chemin de l’agriculture ?

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Arcachon : la moule locale débarque à la criée

Pour la première fois, des moules pêchées dans le Bassin ont été vendues à la criée. L'objectif est clairement d'en faire une spécialité locale

Source : Sud Ouest  par Carole Suhas (31 juillet 2015)

C'est la première fois qu'elles défilent sur les tapis roulants de la criée. Les moules du bassin d'Arcachon vont-elles détrôner les célèbres huîtres ? Yves Herszfeld, le directeur du port, sourit, mais ne dit pas non.

Depuis ce lundi, le coquillage a fait son apparition parmi les poissons vendus à la criée, aux enchères, aux professionnels et aux restaurateurs. Plusieurs centaines de kilos de moules autochtones ont ainsi été achetées, notamment par la poissonnerie L'Aiguillon ou par celle du Leclerc du boulevard de la Plage.

Plusieurs centaines de kilos de moules autochtones ont ainsi été achetées,notamment par des poissonneries locales

« Je vois qu'elles sont belles », commente cet acheteur, propriétaire de plusieurs poissonneries autour du Bassin, à Brive ou même à Toulouse. Pour Yves Herszfeld, cette moule est un nouveau défi. « On connaît très bien la moule de bouchot, qui vient de l'île d'Oléron, alors qu'ici on a une moule qui grandit dans le Bassin », précise-t-il.

Plus petite que la Bouchot, la moule arcachonnaise est sauvage et se trouve en grande quantité dans les fonds du Bassin. « Avant, les pêcheurs les ramassaient en vrac et les envoyaient à retremper en Normandie dans de grands containers que je voyais passer devant mon bureau », se rappelle le directeur du port. C'est alors avec beaucoup d'enthousiasme qu'Yves Herszfeld a accueilli l'initiative du pêcheur Gilles Prepoint qui, à 55 ans, a décidé de se mettre à pêcher la moule d'Arcachon.
Un mollusque sensible

« Pour moi cette moule est la meilleure car elle vit au fond, loin de la surface où se concentre la pollution. En revanche, comme elle voit moins de lumière, elle met deux ou trois ans à atteindre sa taille adulte », explique ledit pêcheur. Passée 48 heures sous la douche pour être nettoyée, la moule est ensuite emballée pour être vendue à la criée. « Je me suis lancé car aujourd'hui, notamment avec les histoires de quota et de normes, on est obligé d'être polyvalent », explique le pêcheur, qui se concentrera ensuite sur la pêche de la pibale jusqu'en février, puis sur celle de la seiche, avant de reprendre le cycle de la moule.

Cette moule est la meilleure car elle vit au fond

Reste que le mollusque est beaucoup plus sensible que sa cousine l'huître aux effets toxiques des algues. La moule, « qui filtre beaucoup plus l'eau que l'huître », s'est ainsi vue interdite de pêche pendant 14 semaines, quand l'huître en subissait cinq. Des interdictions administratives qui n'inquiètent pas le serein pêcheur.

Yves Herszfeld affirme, lui, ses ambitions : faire de la moule arcachonnaise une nouvelle marque qui pourrait attirer les amateurs, de plus en plus nombreux, du consommer local.

Faire de la moule arcachonnaise une nouvelle marque qui pourrait attirer les amateurs du consommer local.

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Le 23 Juillet 2015

En Hollande, les moules de Zélande passent par la criée

Vente des moules de Zélande à la criée d'Yerseke (+ de 50 000 tonnes chaque année)

Avant la grande braderie de Lille (premier week-end de septembre), les journalistes de France 3 Nord-Pas-de-Calais) sont allés enquêter en Zélande pour en savoir plus sur la qualité des moules...

Le plat de la traditionnelle braderie de Lille, la moule-frites, se prépare avant le premier week-end de septembre. Aujourd'hui la récolte des moules en Zélande, cette province du sud-ouest des Pays-Bas.

Ce matin, sur le petit port d'Yerseke, un bateau revient chargé de moules. Pêchées hier soir dans l'extrême nord des Pays-Bas, le Waddenzee. Les acheteurs viennent examiner la marchandise, pendant qu'un officier assermenté prélève un échantillon du produit.

"Ici c'est le produit brut. En fonction de ce qui est prélevé comme échantillon, on va voir le pourcentage de déchets, de crabes, de caillous. Avec seulement 2 kilos on va déterminer le poids de toute la cargaison", explique un pêcheur.





Récolte des moules de Zélande

Scellés, les mollusques sont ensuite pesés et examinés à la loupe. Depuis 150 ans, ce village de 6500 habitants vit au rythme de la mytiliculture. Six entreprises, 70 navires y sont dédiés. La moule de Zélande est livrée dans le monde entier. Un business bien rodé.

Dans cette ambiance feutrée, chaque négociant note le prix qu'il souhaite payer. Le lot du jour est d'excellente qualité. Il sera vendu 1,65 euro le kilo. Le bateau reprend la mer, direction le parc de l'acheteur, délimité par des piquets. Où il va décharger le nouveau stock.

Dégorgement, ébarbage, calibrage, triage puis refroidissement. La saison a démarré le 8 juillet. Alors évidemment, les entreprises tournent à plein régime. Delta Mossel est le principal fournisseur de la braderie de Lille.

Une grosse semaine en perspective pour le mytiliculteur. Qui nous promet cette année un bon cru : une moule de Zélande charnue à un prix attractif pour le bonheur des 2 millions de bradeux.

France 3 : Braderie de Lille : la récolte des moules de Zélande

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Le 22 Juillet 2015

Tout savoir sur l’industrie du saumon d’élevage à la sauce Marine Harvest



Salmon Farming Industry Handbook 2015 Marine Harvest

Tous les ans, la multinationale norvégienne Marine Harvest édite le fameux "Salmon Farming Industry Handbook 2015 ". Un document de 89 pages tout à la gloire du saumon d'élevage dans le monde, et tout particulièrement dans les pays où Marine Harvest a choisi d'élever ses saumons : Norvège, Chili, Ecosse, Canada, Irlande, Féroé,...

Pourtant, le saumon sauvage n'a pas dit son dernier mot...


Cliquez Marine Harvest pour accéder au Salmon Farming Industry Handbook 2015

ou Ici pour télécharger directement le document

Seafoodsources nous donne quelques infos : Salmon farmer uncovers industry in handbook

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Le 21 Juillet 2015

Biodiversité

Chili : Massacre de lions de mer dans les élevages de saumon

Lion de mer - Photos Facebook Oceana Chile/Cristián Moreira

Au sud du Chili, des éleveurs de saumon sont pris en flagrant délit de massacre d'un lion de mer dans la salmoniculture "Yadrán" (région de Aysén)... Autour des élevages, les industriels de saumon "chassent" la biodiversité... Tous ces lions de mer et autres mammifères marins qui détruisent les cages à saumons et qui mangent leurs "bénéfices"...


Condenamos enérgicamente este brutal y cruel acto cometido contra un lobo marino por la empresa salmonera Yadrán, en Ays...
Posted by Oceana Chile on Miércoles, 15 de julio de 2015




Biodiversité

Nomination de Gilles Boeuf comme conseiller scientifique dans l’équipe de Ségolène Royal

Gilles Boeuf est nommé conseiller scientifique pour l’environnement, la biodiversité et le climat au cabinet de Ségolène Royal, ministre de l’Écologie du Développement durable et de l’Énergie.

Gilles Boeuf est aussi un pionnier de la salmoniculture chilienne : Les pêches et les cultures marines au chili. État de développement en 1985. Étude plus approfondie de la salmoniculture par Gilles Boeuf... Cliquer Ifremer pour télécharger ce rapport

Gilles Boeuf est depuis février 2009 président du Muséum National d’Histoire naturelle. Chercheur mais aussi passeur de savoirs, il est un spécialiste de physiologie environnementale et de biodiversité, marine et terrestre. Il a également beaucoup travaillé sur les bases biologiques de l’aquaculture. Il est l’auteur de plus de 400 articles scientifiques, de vulgarisation scientifique, de chapitres de livres, de communications. Il a fait plus de 100 missions à l’étranger à destination d’une cinquantaine de pays. Il fait de nombreuses conférences publiques mais aussi des présentations à  destination des personnels de collectivités, de grands établissements ou d’entreprises, essentiellement sur la vie dans les océans, les ressources vivantes, le rôle de l’eau dans le vivant et sur la biodiversité.

En octobre dernier, Gilles Boeuf a été élu professeur invité au Collège de France, à la chaire « Développement durable – Environnement, Energie et Société », où il dispense ses cours sur la biodiversité, son évolution et ses croisements avec l’humanité. Il a aussi reçu en novembre 2013 à Monaco la Grande Médaille Albert Ier, distinction décernée par l’Institut océanographique à un chercheur scientifique. Il est Président du Conseil scientifique du CIRAD, de la commission environnement de la Fondation de France, du Conseil Scientifique d’Agropolis International à Montpellier, du Pôle d’entomologie forestière de l’ONF-OPIE, du CEEBIOS (Centre Européen d’Excellence en Biomimétisme de Senlis) et de la Réserve naturelle de la Massane, dans les Pyrénées Orientales. Il est membre de la Commission Française de l’Unesco, chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite. Il a été préfigurateur de l’AFB (Agence Française pour la Biodiversité).

Lire dans Aquablog : Chili. Le saumon pollue la vie des chiliens et de leur océan

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Le 20 Juillet 2015

Proposition des Douanes

Développer l'aquaculture pour améliorer la balance commerciale des produits halieutiques


La France affiche un déficit croissant pour les produits de la pêche et de l’aquaculture (-3,6 milliards en 2014, après -2,2 milliards en 2004). La production s’avère en effet insuffisante pour  couvrir  la  consommation nationale,  d’où  un  surcroît  d’importations  en valeur. Ces dernières concernent  surtout des produits de grande consommation (saumons, thons, crevettes) sur lesquels se concentrent les  déficits. Leur creusement s’observe notamment avec la Norvège et les pays émergents d’Asie et d’Amérique, qui dégagent des excédents en hausse, grâce au développement de l’aquaculture.

Les pays excédentaires développent l’aquaculture

Au niveau mondial, la France affiche le 4ème déficit sur les produits de la pêche et de l’aquaculture (-4,6 milliards de dollars en 2013), derrière le Japon (-11 milliards), les Etats-Unis (-10 milliards), et l’Italie (-4,7 milliards).

En Europe, à l’exception notable des pays nordiques (Norvège, Danemark et Suède) où l’aquaculture se développe, la plupart des autres pays présentent des déficits croissants, y compris les pays producteurs (France, Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal). La capture, soumise à quotas, recule et l’aquaculture, en général, est peu développée. La France reste bien placée dans le domaine aquacole (un tiers de la production issue essentiellement de la conchyliculture et de la pisciculture), mais sa production baisse de 1,7 % par an au cours des 10 dernières années.

La Norvège, premier exportateur mondial avec 11 % de parts de marché, affiche l’excédent le plus important (+9,5 milliards de dollars). Le dynamisme de ses exportations s’explique par le doublement de la part de l’aquaculture dans la production (un tiers en 2014).

La Chine, avec 8 % de parts de marché, est le deuxième fournisseur mondial et présente le deuxième excédent (4,8 milliards de dollars). Elle est le premier producteur aquacole au monde, avec trois quarts de sa production issue de l’élevage. Les autres pays excédentaires sont surtout ceux d’Asie et d’Amérique, où la part de l’aquaculture est également importante et progresse rapidement. L’élevage représente ainsi la moitié de la production au Vietnam, en Inde et au Bangladesh. Cette part est plus faible (un tiers) dans les pays producteurs d’Amérique latine (Equateur, Chili), mais elle a doublé en dix ans.


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FranceAgriMer

Chine - Appel à candidature pour les agréments à l'exportation de produits de la mer « vivants »

Huître : n°1 du commerce extérieur avec plus de 35 millions d'euros d'excédent en 2014



Agrément des établissements en vue d'exporter des produits de la mer « mollusques vivants » en Chine

La Chine est le plus gros importateur mondial de produits de poissons et crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques. Elle importe chaque année pour plus de 10 milliards d’euros soit 3 millions de tonnes de produits aquatiques. À ce jour, des centaines d’entreprises étrangères possèdent un agrément du CNCA. La concurrence sur le marché chinois est croissante avec la présence de fournisseurs issus pour l’essentiel d’Asie ou des USA. La France se situe en 15ème fournisseur (140 M€, 45.000 tonnes). Les  produits vivants français (mollusques, crustacés, ..) occupe une part limitée avec 6M€ et 1500 tonnes. En recherche de clarification sur ses fournisseurs, la Chine manifeste un intérêt marqué pour l’offre française en matière produits de la mer « vivants ».

En mai 2013 a été implémentée une liste d'établissements français autorisées à exporter des produits de la mer en Chine. Cette liste de 128 établissements agréés est consultable sous Exp@don.

Elle concerne tous les produits de la pêche et de la mer (partiellement les animaux aquatiques vivants), les entrepôts de stockage frigorifiques, les produits qui contiennent plus de 50% des produits de le mer ou pour lesquels les produits de la mer sont une composante essentielle, les produits ayant subit un process (y compris les conserves) et par extension et précaution : les chairs d'escargots terrestres ou de grenouilles. Il s'agit d'un agrément "établissement" et non "filière", c'est le dernier établissement avant exportation qui doit être agréé en y ajoutant les entrepôts de stockage frigorifique.

Cette liste faisait suite à la nouvelle réglementation relative à l’enregistrement des producteurs d’aliments destinés à être exportés en Chine qui est consultable sous http://www.franceagrimer.fr/International/Exportations/Appui-aux-exportateurs/Mesures-reglementaires-specifiques/Republique-Populaire-de-Chine/Produits-de-la-peche

Les autorités chinoises demandent la création d’une liste spécifique pour "les produits vivants" (huitres, crustacés, ...) initialement exclus du recensement de 2013. Elles souhaitent ainsi agréer les établissements français ayant une activité exportatrice d'animaux aquatiques vivants vers leur pays.

Le présent appel à candidature concerne uniquement les exportateurs de "produits de la mer vivants".

Ses principales caractéristiques sont les suivantes :
  • Il n'y a pas de condition supplémentaire sur les établissements c'est à dire que disposer d'un agrément CE suffit. Les listes des établissements remplissant ces conditions peuvent être consultées dans la section VII (Mollusques bivalves vivants) sous http://agriculture.gouv.fr/liste-des-etablissements-agrees-ce
  • Le certificat sanitaire CNPPMDEC12 précise les exigences pour exporter des animaux aquatiques vivants en Chine. (Cf. Exp@don), Conditions sanitaires et phytosanitaires pour exportations pays tiers, choisir pays=Chine.
  • A noter toutefois, qu'il y a une exigence sur les produits exportés qui devront respecter les normes chinoises; Dans la cadre d'exportation d'huitres vers la Chine; il faut mettre en place un plan d'autocontrôle pour garantir l'absence d'E. coli O157 H7. Pour ce qui est de la zone de pêche il s'agit de la zone d'élevage, pour éviter d'avoir en cas de non conformité des restrictions sur tout un bassin entier. La fiche technique 12-054 en ligne sous Exp@don détaille la procédure.

La capacité d'établir la liste des établissements français agréés est déléguée aux autorités françaises (logique de pré listing) qui s'engagent ainsi sur le fait que les entreprises listées respectent la réglementation chinoise.

En vue de constituer une liste des établissements candidats à l’agrément, il est demandé aux entreprises souhaitant disposer d'un agrément pour exporter "produits de la mer vivants" en Chine et pouvant justifier d'un historique d'exportation (au cours des 2 dernières années) ou potentiellement exportateurs (c'est-à-dire qui ont des projets sérieux d'exporter) de déposer leur candidature au plus tard avant le 7 septembre 2015 auprès de leur DD(CS)PP pour l’autorisation pays tiers suivante :

EXPORT - Autorisations pays tiers consolidées DAOA (code SIGAL) : CHINE – Produits de la mer ou de la pêche – Mollusque vivant (CNPMPPMOLVIV)

Les dossiers peuvent d’ores et déjà être adressés à FranceAgriMer [1] (originaux par courrier), via la DD(CS)PP. Ils doivent être constitués de l’acte d’engagement du candidat dûment signé (Annexe 1 - Modèle d'engagement du professionnel de la note de service DGAL/SDASEI/2014-393 du 20/05/2014) ; téléchargeable sous le BOAGRI ( https://info.agriculture.gouv.fr/gedei/site/bo-agri/historique / ou sur le site internet de FranceAgriMer http://www.franceagrimer.fr/International/Exportations/Agrement-pour-l-exportation

Une première liste d’établissements candidats à l’exportation vers la Chine sera établie à partir des candidatures enregistrées dans SIGAL jusqu’au 21 août 2015. Les demandes postérieures seront envoyées aux autorités chinoises à un rythme régulier non encore défini.

Pour rappel, l'actualisation de la liste "produits de la mer non vivants" est possible au fil de l'eau en déposant la demande auprès de la DD(CS)PP de l'établissement concerné (NS 2013-8062 du 25 mars 2013).

[1] FranceAgriMer - Unité d’Appui aux Exportateurs - 12 rue Henri Rol Tanguy - TSA 20002 - 93555 Montreuil cedex

Pour plus d'informations : FranceAgriMer 

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Le 19 Juillet 2015

Catherine Flohic. Tout un livre sur l'huître


Source : Le Télégramme  / Thierry Dussard / 19 juillet 2015
Pour se faire une opinion sur l'huître triploïde qui fait débat dans l'ostréiculture, Catherine Flohic a rencontré les plus grands spécialistes de ce coquillage en France. Auteure et éditrice, elle publie un livre de 350 pages sur l'huître, après avoir rencontré 30 amoureux et spécialistes de ce coquillage fabuleux. On y apprend tout sur la vie sexuelle des japonaises, et les transformations des triploïdes, parce que « l'huître a un sens », dit-elle, et ce n'est pas un sens unique.

Les plates, les creuses, les japonaises, ou les portugaises, on en croise de toutes sortes sur les plages et même des pieds de cheval, ou des oreilles de lapin. Méfiez-vous de celles-là, tout en longueur, ce sont sûrement des triploïdes et mal élevées en plus. « L'huître triploïde, c'est ce qui m'a incitée à me lancer dans ce gros livre lorsque je me suis aperçue que plus de la moitié des huîtres que l'on mange sont des organismes vivants modifiés (OVM), et que ce n'est même pas signalé », confie Catherine Flohic, sur un ton doucement révolté.

1.000 € le mâle reproducteur

Cette Bretonne a commencé par aller voir un Lyonnais, Louis Teyssier, producteur d'huîtres nées en mer, à Blainville, dans la Manche. Ah ! bon, parce qu'il y a des huîtres qui naissent en couveuse ? Oui, dans des écloseries industrielles, avant d'être livrées en caisse polystyrène et glissées dans des poches grillagées qui sont immergées, et retournées régulièrement. Mais Catherine Flohic a bondi en apprenant que la plupart des huîtres sont maintenant stériles et que le coquillage hermaphrodite, qui change de sexe d'une saison à l'autre, était donc, à terme, menacé de disparition. Enfin, pas tout à fait, il reste des « mâles reproducteurs, qui sont vendus 1.000 € pièce et envoyés aux ostréiculteurs par Chronopost, ajoute-t-elle. La coquille vide est consignée et doit être renvoyée après usage à l'Ifremer ». Ce nouveau mollusque triploïde, doté de trois chromosomes, a en effet un double avantage. Stérile, il ne fabrique pas de laitance en été, et peut ainsi être consommé toute l'année. Finis, les seuls mois en ? r ? où l'on pouvait déguster ces fruits de mer sans avoir l'impression de manger de la crème fraîche.

L'huître des quatre saisons...

Suite : Le Télégramme

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Le 15 juillet 2015

Les Moules par Résonnances & Cie


Résonnances & Cie remporte la consultation d'agences organisée par le CNC (Comité National de la Conchyliculture)

Source : ladn

Résonnances & Cie remporte la consultation d'agences organisée par le CNC (Comité National de la Conchyliculture) dans le cadre de sa communication nationale pour les moules élevées en France. Résonnances avait déjà collaboré avec le CNC en 2013 pour la campagne des moules de bouchot. Le nouveau film présentant les différentes régions et techniques de production « à la manière d’un bulletin météo » sera à l’antenne dès le 15 juillet sur les antennes de France TV et de plusieurs chaînes de la TNT.



Bouchot 15 from L'ADN on Vimeo.


Générique 20 from L'ADN on Vimeo.


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Moules. Dans les coulisses de la pêche en baie du Mont Saint-Michel

Premières moules AOP pêchées en baie du Mont Saint-Michel.



Source : Ouest France - karin Cherloneix

Le Vivier-sur-Mer - 20h38

Cap à l’Ouest, au Vivier-sur-Mer, est le plus gros producteur de moules dans La Baie du Mont Saint-Michel. Ce mercredi, Max et Benjamin, mytiliculteurs de Cap à L'ouest, au Vivier-sur-mer, ont pêché les premières moules AOP de 2015. Embarquement immédiat.

La crème de la moule arrive ce jeudi sur toutes les tables de France. Le coquillage noir de la Baie du Mont Saint-Michel est le seul en France à avoir l'appellation d'origine protégée. La saison démarre et va se poursuivre jusqu'à cet hiver.

Du producteur au consommateur

Employés de Cap à l’Ouest, au Vivier-sur-Mer, Benjamin Faivre et Max Loriot nous font monter à bord de Giga 2, le bateau amphibie qui ramenera 10 tonnes de moules à la fin de la journée. Ce jeudi matin, après avoir baignés dans des bassins d'eau réfrigérée, elles prendront la direction des grossistes et autres poissonniers de toute la France.

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Ce mercredi 8 Juillet 2015

Moules de Zélande: la saison officielle est lancée



 Illustration : copie d'écran Aldi

Dès ce mercredi, les milliers de tonnes de mollusques vont prendre la routede la Belgique. La saison officielle de la moule de Zélande est lancée. On l’annonce charnue, goûteuse et… moins chère !

Source : lavenir

C’est parti: dès aujourd’hui la saison des moules de Zélande est ouverte en Belgique. Même s’il n’y a plus vraiment de saison pour les moules – on mange des moules toute l’année, en provenance du Danemark, d’Irlande, d’Espagne… – restaurateurs et supermarchés sont dans les starting-blocks.

C’est notamment le cas Chez Léon, à Bruxelles, où l’on sert 13 tonnes de moules par jour (!) et où Rudy Vanlancker, le patron, se réjouit: «Certaines enseignes proposent depuis un mois des moules de Hollande, mais il s’agit de moules d’Irlande qui ont transité par les parcs hollandais pendant 24 heures. Mais à partir de demain, ce sera donc bien des moules de Zélande. Le client bruxellois attend cela avec impatience. Les clients qui viennent de l’étranger sont moins attentifs à la provenance. En France, où nous avons 80 restaurants, le client ne voit pas la différence entre de la moule de Hollande, de la moule de Venise ou d’Irlande…»

Selon Rudy Vanlancker, la raison n’est pas gastronomique. «Je crois que c’est avant tout culturel. Pour un Bruxellois, la vraie moule est celle de Hollande. Mais je vous mets au défi de distinguer une sorte d’une autre. J’ai moi-même participé à une dégustation à l’aveugle avec six ou sept casseroles différentes et c’est la moule d’Espagne qui est ressortie en premier!»

Nicole Rosier, gérante de La Moule à gogo depuis 35 ans à Waterloo, confirme. «Nous avons des moules toute l’année. Hors saison, nous servons en général des moules du Danemark. C’est quasi semblable, même si je trouve le goût un peu moins iodé. Mais quand c’est la saison des moules de Zélande, c’est le rush. Les gens préfèrent.»

Par contre, vous ne trouverez jamais de moules de bouchots chez Nicole Rosier. «Excepté peut-être pour une entrée. Sinon, je les trouve beaucoup trop petites. Il y a aussi des moules irlandaises, mais elles sont beaucoup trop chères. Il fut un temps où je servais des moules de Galice, mais on a arrêté avec la marée noire voici quelques années et nous n’en avons plus repris depuis.»

Et comment sont les moules de Zélande, cette année? «Elles sont magnifiques! Non seulement la saison commence tôt, mais en plus il y a un très gros pourcentage de chair», répond Rudy Vanlancker, qui vient de signer un contrat avec un nouveau fournisseur hollandais, «le leader mondial!»

Et question prix? «Cela reste stable. Cette année, les prix n’ont pas augmenté. Ils diminuent même. Chez nous, la casserole de moules impériales tourne autour des 21-22€.»

Les premières moules de Zélande vendues à Yerseke

La saison des moules de Zélande a officiellement débuté sous la pluie, mercredi, à Yerseke (Pays-Bas). Les premiers mollusques, qui seront vendus à la criée dans l’après-midi, sont plus gros et plus charnus que l’année passée, se réjouissent les mytiliculteurs zélandais.

Source : Le Soir

Les premières moules de Zélande sont arrivées une semaine plus tôt qu’en 2014. Les échantillons récoltés la semaine dernière dans la mer des Wadden et l’Escaut oriental ont livré des résultats satisfaisants, selon les crieurs. Pour arriver à maturité, les moules, dont la croissance dépend de la météo, ont besoin d’environ deux ans.

« Le goût est excellent, les moules sont plus grosses et plus charnues que l’année passée », souligne Nico Zantvoort, crieur à Yerseke.

Charleroi, Bruxelles, Namur, Liège... On a testé les moules frites dans votre région !

    Les moules seront bien charnues et moins chères
    Ils ont tout quitté pour ouvrir un restaurant belge en Floride

Société La saison des moules démarre sur les chapeaux de roues. Toutes les grandes brasseries du pays la proposent sur leur carte. Et les clients en raffolent. L’occasion de faire un tour d’horizon de quelques grandes brasseries dans nos régions.

Source : dhnet

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Le 11 Juillet 2015

Ostréiculture, agriculture, textile, bâtiment...

Economie. Au Japon, le pire stage du monde



The Worst Internship Ever: Japan’s Labor Pains

VICE News

Le Japon doit faire face à une pénurie de main-d’œuvre, notamment dûe au vieillissement de sa population. Pour y pallier, le gouvernement a mis en place un programme de formations et de stages pour attirer les travailleurs étrangers en provenance de Chine, du Vietnam ou des Philippines.

Vice News s’est rendu au Japon pour enquêter sur ce programme. Les “stagiaires” peuvent rester jusqu’à trois ans dans le pays, travaillent sans vraiment apprendre de nouvelles techniques – comme le promet pourtant le gouvernement – et sont payés un salaire de misère. Voici le “pire stage du monde”.

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A la "Une" du marin le 10 juillet 2015, Naturelle ou triploïde, l'huître divise


Une huître sur deux à l'étal serait triploïde. Faut-il l'étiqueter ? La question, évincée il y a quelques années revient au sénat. Produite en écloserie, non laiteuse, à croissance rapide, elle est largement répandue dans les parcs ostréicoles. Mais elle suscite la méfiance de certains, les ostréiculteurs de l'association Ostréiculteur Traditionnel qui défendent l'huître naturelle captée en mer... Voir le dossier du marin en ligne dans le kiosk

Sinon, les interventions et les documents du colloque "Regards croisés sur l'ostréiculture : Quels enjeux pour demain ?" du 10 juin 2015 au sénat sont en ligne sur le site du sénateur Joël Labbé

 

Le 10 Juillet 2015

La loi d’Arnaud Leroy défend la pêche et les cultures marines

« Soutenir les pêches maritimes et les cultures marines » : c’est le titre II de la proposition de loi du député PS Arnaud Leroy, déposée le 9 juillet. Entre la grande pêche au Rif, les sanctions dans les OP, et des eaux de qualité pour la conchyliculture, les pêches maritimes et les élevages marins y figurent en bonne place.

Economie Bleue : Une proposition de loi pour relancer le secteur maritime

La présente proposition de loi s’inscrit dans un mouvement, plus que jamais nécessaire, de refondation de notre politique maritime. Dans ce domaine, la France dispose d’une kyrielle d’atouts et doit désormais se tourner résolument vers la mer pour assumer enfin son moi maritime.

Suite au rapport « Osons la Mer » que j’ai remis au Premier ministre en 2013, j’ai déposé aujourd’hui à l’Assemblée...
Posted by Arnaud Leroy on jeudi 9 juillet 2015

Pour accéder à la Proposition de loi pour l’économie bleue du député PS Arnaud Leroy

Ce texte constitue ainsi une étape et sera suivi d’autres initiatives du même type. Son objectif est de contribuer à l’amélioration de la compétitivité des entreprises concernées mais aussi à la simplification et la modernisation de l’ensemble du dispositif législatif concernant les activités maritimes au sens le plus large de celles-ci. Au cours de la préparation de ce texte, tous les acteurs du monde maritime ont pu exprimer leurs attentes lors des nombreuses rencontres organisées sur le thème de la « Croissance bleue ». Il a été également tenu compte du rapport « Osons la Mer » rendu par Arnaud Leroy le 13 novembre 2013. Les administrations maritimes, pour celles qui l’ont souhaité, ont aussi pu transmettre leurs propres propositions au regard de l’intérêt qu’il y avait à les insérer dans un texte fédérateur....

Conchyliculture, pêches maritimes et élevages marins y figurent en bonne place....

Ces activités sont traitées au détour d’articles communs à plusieurs activités maritimes, mais aussi spécifiquement, des articles 13 à 18.

Source : Le Marin

Pour la pêche, il s’agit notamment de clarifier le statut de la pêche professionnelle à pied, des sociétés de pêche artisanale et des gardes-jurés. L’attribution de licences européennes de pêche, non cessibles, devra prendre en compte « la situation effective des capacités de capture de la flotte, les critères de suspension et de retrait des licences » (avec renvoi vers un décret en Conseil d’État).

Les sanctions que peuvent appliquer les organisations de producteurs (OP) à leurs adhérents sont précisées : suspension ou retrait d’autorisation de pêche, et amende dont « le montant ne peut excéder le chiffre d’affaires de l’expédition maritime au cours de laquelle les manquements commis ont été constatés ». Des sanctions qui « ne peuvent être prononcées plus d’un an à compter de la date de constatation des faits ». Et si l’OP manque à ce devoir de sanction, l’autorité administrative peut prendre le relai.

Une disposition prévoit aussi d’étendre la protection sociale des marins aux pêcheurs à pied.

Pescatourisme, pêche récréative

La pêche est aussi concernée par l’ouverture du Rif à la grande pêche, qui ouvrirait la voie à des exonérations d’impôts sur le revenu pour les marins. Et par l’article 7 sur les contrôles à bord des navires, avec des centres de contrôle compétents à la fois pour les aspects techniques et les questions sociales.

La proposition comprend aussi (article 16) des demandes de rapports complémentaires sur l’impact des pêches récréatives sur l’estran comme en mer ; et sur « les possibilités et les conditions de diversification d’activité des marins pêcheurs par le tourisme » (pescatourisme et commercialisation directe des produits de la pêche transformés ou non).

Enfin, l’article 21 introduit une série de modifications du code monétaire et financier pour moderniser le régime du Crédit maritime.

Plus de substance nocive pour la faune marine

Pour la conchyliculture et autres cultures marines, il s’agit d’inscrire la reconnaissance de ces activités dans le code rural et de la pêche maritime mais aussi dans le code de l’environnement. Et de renforcer la prise en compte des zones conchylicoles en tant que zones humides, au titre de leur biodiversité.

Ce texte protège aussi la qualité des eaux, essentielle pour les cultures marines. Ainsi, dans les  zones de production conchylicoles, dans le cadre de la mise en œuvre de la DCSMM (directive cadre stratégie pour le milieu marin), la loi prévoit via les programmes d’actions « l’interdiction de l’usage de substances ». Ces programmes pourraient ainsi « interdire de jeter, déverser ou laisser écouler, directement ou indirectement en mer ou dans la partie des cours d’eau, canaux ou plans d’eau où les eaux sont salées, des substances ou organismes nuisibles pour la conservation ou la reproduction des mammifères marins, poissons, crustacés, coquillages, mollusques ou végétaux, ou de nature à les rendre impropres à la consommation. »

Alain Vidalies sur la réserve....

Article précédent du marin sur le dépôt de cette proposition de loi

Cliquer Ici pour accéder au projet de loi de Arnaud Leroy

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Le 8 Juillet 2015

L’ASC consulte sur l’alimentation aquacole durable

Illustration : Portail ASC : Responsible aquaculture

La pêche minotière est une pêcherie parmi les plus controversées dans le monde. En outre, cette pêcherie qui se distingue par la capture d’espèces sauvages en vue de leur transformation en farine et en huile de poisson, est l’une des plus « juteuses » depuis le développement de l’aquaculture intensive et tout particulièrement de la salmoniculture (qui exige des huiles de qualité dans la composition des aliments pour saumon...)

Avec l’appui d’un comité de pilotage (voir la liste des membres plus bas), l’Aquaculture Stewardship Council, émanation de l’Onge WWF, ouvre une première consultation auprès du public du 30 juin au 11 septembre 2015. L’Aquaculture Stewardship Council souhaite créer un standard « aliment aquacole responsable » afin de pouvoir certifier les producteurs d’aliments, dans le cadre d’une démarche globale d’écolabellisation de la filière piscicole depuis les pêcheries minotières jusqu’aux élevages piscicoles en passant par l’industrie de la nutrition aquacole...

Comité de pilotage équilibré ?

Le comité de pilotage est composé de 15 membres. L’Aquaculture Stewardship Council précise que la composition actuelle respecte l’équilibre entre l’industrie et les autres : 50% des voix pour l'industrie / 50% des voix pour la « non-industrie »...

Liste des membres du comité de pilotage : 
  1. Albert Tacon (Aquatic Farms) (Ind)
  2. Ally Dingwall (Sainsbury's) (Ind)
  3. Andrew Jackson (IFFO) (Ind)
  4. Blake Lee-Harwood (Sustainable Fisheries Partnership) (Ind)
  5. Dawn Purchase (Marine Conservation Society)
  6. Eduardo Goycoolea (Blumar Seafoods/GSI Partner) (Ind)
  7. Karl Tore Maeland (Cermaq) (Ind)
  8. Liu Yi-Sung (Grobest Vietnam) (Ind)
  9. Johan Verburg (Oxfam Novib)
  10. Michael Tlustly (New England Aquarium)
  11. Niels Alsted (Biomar) (Ind)
  12. Piers Hart (WWF-UK)
  13. Tor Eirik Homme (Grieg Seafood/GSI Partner) (Ind)
  14. Trygve Berg-Lea (Skretting Group) (Ind)
  15. Pichaiyut Tachapong (CP Thailand) (Ind)

Membres précédents du comité de pilotage :

Or il se révèle que la parité entre les représentants de l'industrie et le reste des membres, n’existe pas dans ce comité de pilotage qui donne la part belle à l’industrie salmonicole... D’autre part, les membres des organisations « hors industrie » ne sont pas représentatifs à l'exception d'Oxfam... Aucune organisation de la pêche artisanale parmi les membres ! Le World Fish Center était la seule organisation qui aurait pu défendre le secteur artisanal !

Cette consultation de l'ASC a pour objectif de renforcer la filière minotière ?

Réponse plus dans la revue de presse

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Le 2 Juillet 2015

Exposition Universelle Milan 2015, Le Pavillon France au cœur des débats... 

Les poissons sauvages sont-ils meilleurs que les poissons d’élevage ?



France Expo 2015

Pour la 9éme édition de Conférence débat des Mercredi du pavillon France le sujet est : Les poissons sauvages sont ils meilleurs que les poissons d’élevage ?

Intervenant Jean-François Baroiller - Animatrice Sophie Coisne Mercredi 10 juin de 11h à 12h30 CinéMagenta63 - Institut français Milano – Palazzo Delle Stelline - Corso Magenta, 63 – Milan Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Traduction simultanée en trois langues (français, italien et anglais).

Le contexte mondial est caractérisé par une demande croissante en produits d’origine aquatique, une demande sociétale pour la qualité des produits et l’éthique de production, la nécessité de limiter les conflits d’espace et d’usage, et la nécessité de limiter l’impact de la pisciculture sur les populations sauvages et sur l’environnement. Face aux menaces qui pèsent sur les ressources marines, il est plus que jamais nécessaire de concevoir et de favoriser des processus de production piscicole capables de répondre à ces nombreux défis.

Bien que la pisciculture permette d'augmenter la quantité nette de poisson disponible pour la consommation humaine de manière considérable, certains s’interrogent. Les questions critiques portent, notamment sur l’augmentation des risques d’épidémies, la nécessité pour alimenter certains élevages de prélever une grande quantité d’espèces marines sauvages, la fuite possible de poissons d’élevage qui viendraient perturber la reproduction de leurs congénères sauvages, ou encore les risques de pollution accrue liée à une plus forte la surdensité de poissons. Enfin, leur qualité organoleptique fait est également l’objet de discussions …

Qu’en est-il exactement ? Pour sortir des débats souvent trop simplistes, ou caricaturaux, Monsieur Jean-François Baroiller, interrogé par Madame Sophie Coisne, répondra aux questions des participants après avoir préalablement fourni les clefs permettant de mieux comprendre le contexte et les enjeux des débats.

Jean-François Baroiller, chercheur au CIRAD, est directeur-adjoint de l’UMR Intrépid dont l’objectif est de concevoir et de favoriser les processus de production piscicole capables de répondre aux défis alimentaires du futur, en quantité et en qualité, tout en étant plus respectueux de l'environnement et des sociétés humaines.

Des escarmouches à l'encontre de la pêche !!!

Pour sortir des débats souvent trop simplistes, ou caricaturaux...



L’aquaculture a une mauvaise image en France !

Jean-François Baroiller : « 50% du poisson consommé dans le monde provient de l’aquaculture... A l’échelle française, on a seulement 12% du poisson consommé qui provient de l’aquaculture... »

Selon Jean-François Baroiller, l’aquaculture aurait une mauvaise image en France ce qui expliquerait que les français consomment seulement 12% de poisson d’élevage alors qu’au niveau mondial, l’aquaculture contribue à 50% de la consommation en poisson.

12% contre 50%, une comparaison hasardeuse !

12% concerne la consommation de poissons d’aquaculture en France : saumon, truite, bar, dorade, turbot, panga, tilapia,... Alors que 50% concerne l’ensemble des produits halieutiques issus de l’aquaculture : poissons, crustacés et coquillages. En réalité, les français consomment 32% de produits aquatiques issus de l’aquaculture, selon les derniers chiffres de FranceAgriMer (13% de poissons d’élevage + 19% de crustacés et coquillages d’élevage) (Voir graphique plus haut)

Ce n'est pas l'aquaculture dans son ensemble qui a une mauvaise image en France... C'est surtout la pisciculture intensive qui est dans le collimateur des consommateurs !



Meilleure qualité sanitaire du poisson d’élevage !

La fraicheur du poisson (chaine du froid)  serait mieux garantie pour le poisson d’aquaculture...

Selon Jean-François Baroiller, le poisson sauvage serait plus contaminé que le poisson issu de pisciculture du fait que les milieux d’élevage sont plus contrôlés...

Les poissons sauvages seraient contaminés... Mais les poissons d'élevage qui consomment farine et huile de poissons sauvages contaminés, seraient sains !

Poisson sauvage pour produire poisson d’élevage

Selon Jean-François Baroiller, il est nécessaire de pêcher 2,5 kg de poisson sauvage pour produire 1 kg de saumon d’élevage. Vrai pour la farine de poisson, mais Faux pour l’huile de poisson qui est le facteur limitant dans le cas de l’alimentation des salmonidés... En réalité, pour nourrir un saumon dans de bonnes conditions, il est nécessaire de capturer plus de 5 kg de poisson sauvage pour produire 1 kg de saumon !

Ce qui expliquerait que la production d'huile de poisson ne diminue pas à l'échelle mondiale alors que les captures minotières ont tendance à diminuer ces dernières années (effet el nino)... Dans les usines, on "presse" le poisson pour en extraire le maximum d'huile !



Milan 2015 : Quels enjeux pour la pisciculture ?

La demande croissante de produits d'origine aquatique, associée à une revendication sociétale pour des poissons de qualité et une production éthique, oblige la pisciculture à se réinventer. Jean-François Baroiller, chercheur au Cirad, donne les clés pour comprendre le contexte et les enjeux des débats autour de l'aquaculture durable.

Source : Campagne et environnement

Pour cette neuvième conférence des Mercredis du Pavillon France, Jean-François Baroiller met en lumière les défis auxquels est confrontée l'aquaculture aujourd'hui. Si la pisciculture représente uniquement 2% des produits alimentaires consommés, elle reste l'une des plus intéressantes d'un point de vue environnemental. Les surfaces mobilisées, les quantités d'eaux et d'intrants requis ainsi que les rejets d'azote et de phosphore y sont bien plus faibles que dans les élevages de porcs ou de bœufs.

L'aquaculture a toutefois un problème d'image en France. Seulement 12 % du poisson consommé sur le territoire provient des activités piscicoles. La pêche de son côté arrive à saturation depuis les années 80, même si des mesures ont été prises pour protéger les stocks de poissons en danger.

Des consommateurs exigeants

En matière de poisson, les consommateurs sont de plus en plus exigeants, notamment concernant la fraîcheur des aliments. L'aquaculture française a mis en place des normes qui garantissent un maximum de 72 heures entre la pêche et la mise sur l'étal. On assiste également à une importante labellisation des poissons d'aquaculture permettant une bonne traçabilité des produits.

Beaucoup de consommateurs s'inquiètent également des particules polluantes se trouvant dans l'eau et qu'on pourrait retrouver dans les aliments. Là encore, la pisciculture assure une protection, de nombreux contrôles étant effectués par les services vétérinaires avant l'installation et durant le cycle d'exploitation.

Farines de poissons et antibiotiques

Si l'aquaculture offre une alternative à la pêche, elle est toutefois très consommatrices de farines et huiles de poissons. Pour produire un saumon d'élevage, il est nécessaire de pêcher 2,5 kg de poisson dans le milieu naturel. D'importantes doses d'antibiotiques sont par ailleurs utilisées dans les élevages afin de prévenir les maladies. Cela entraîne des phénomènes d'antibiorésistance pour les bactéries proches des zones piscicoles, ce qui représente un réel danger pour les populations humaines. Ainsi, si l'aquaculture offre des avantages certains en terme de traçabilité et de qualité des produits, il reste à trouver des solutions pour limiter l'utilisation de farines de poissons et d'antibiotiques dans ces élevages.

Recréer des écosystèmes naturels

Des études chez la truite montrent qu'une utilisation de farine végétale pour son élevage est possible, sans impacter pour autant la qualité des poissons. En revanche, leur vitesse de croissance est ralentie, entraînant un temps plus long dans l'élevage et un prix plus élevé sur l'étal. Malgré cela, entre 1990 et 2013, on est passés de 10 à 70% de part de produits végétaux pour l'alimentation des poissons.

Des solutions innovantes sont aussi à trouver pour les systèmes de cultures. Sachant que 70% des aliments prodigués aux poissons d'aquaculture sont gâchés, des techniques associant d'autres productions à l'élevage de poissons se développent. Des techniques dites multi-trophiques cultivent à la fois des mollusques (huîtres, moules, oursins…), qui récupèrent la fraction organique des aliments non ingérés par les poissons, et des algues, qui en utiliseront la fraction minérale, associés des poissons herbivores et carnivores.

Aquaponie et poissons certifiés multi-trophiques

Au Canada, où cette technique est pratiquée, les consommateurs sont prêts à payer plus cher des poissons certifiés multi-trophiques. Le producteur de son côté diversifie sa production et peut accepter de perdre un peu d'argent sur la culture de poisson s'il en gagne sur celles de mollusques et d'algues. Une autre pratique qui explose  ces dernières années est l'aquaponie. Le principe consiste à faire re-circuler l'eau d'élevage des poissons, riche en azote et en phosphore, vers des plantes qui vont récupérer ces éléments pour leur développement et de ce fait purifier l'eau qui pourra ensuite retourner aux poissons.

Pour satisfaire la demande tout en réduisant l'impact environnemental des élevages de poissons, Jean-François Baroiller préconise toutefois de s'intéresser à toutes les formes de production. « Il ne faut pas se limiter aux poissons carnivores, qui sont très consommés dans les pays du Nord, mais aussi s'intéresser à ces problématiques dans les pays du Sud. »

Industrie minotière

Pêches mondiales. Concentration croissante autour de 13 multinationales



Un groupe de treize sociétés contrôlent de 19% à 40% des stocks de poissons les plus importants et les plus stratégiques ce qui représente entre 11% et 16% des captures marines mondiales, selon une étude parue en mai 2015 dans Plos One : Transnational Corporations as ‘Keystone Actors’ in Marine Ecosystems.

L'influence de ces sociétés «clés» dans la production des produits aquatiques ne cessent de grandir ;  elles orientent l'avenir de l’exploitation des ressources halieutiques à l’échelle mondiale... Parmi ces 13 groupes, 8 sociétés sont impliquées dans l'industrie minotière, en tant que pêcherie, producteur d'aliment aquacole ou/et aquaculteur/pisciculteur...


Précision : Skretting, leader mondial de l'alimentation piscicole, appartient au groupe hollandais Nutreco qui est convoité depuis plusieurs années par l'étatsunien Cargill, N°1 mondial de l'agro-alimentaire....



Jouer dans la cour des grands

Alimentation piscicole : Le groupe Avril à la quête de son chercheur aquacole

Copie d'écran du portail :  Groupe Avril

Le Groupe Avril est présent dans des secteurs d'avenir aussi divers que l'alimentation humaine, les énergies et la chimie renouvelable, la nutrition et les expertises animales. Avril possède un portefeuille de marques fortes, leaders sur leurs marchés : Lesieur, Puget, Matines, Sanders et Diester®.

Offre d'emploi : Chercheur Aquaculture - H/F

Date de publication : 23/06/2015

Nombre de postes : 1 en CDI
Statut : Cadre du secteur privé
Lieu : Bruz (35)
Salaire : Selon profil et expérience
Expérience : Expérimenté

AVRIL, un nouveau printemps pour votre carrière !

Sa filiale MIXSCIENCE, société innovante d'expertise en nutrition et productions animales orientée vers l'international et constituée de 160 collaborateurs, recrute un Chercheur Aquaculture H/F, en CDI. Poste basé à Bruz (35).

Poste et missions :

Rattaché(e) au Responsable Recherche Innovation et Développement Nutrition Animale, vous êtes chargé(e) de coordonner des projets de recherche pour le développement de l'expertise aquaculture MIXSCIENCE. Vos principales missions seront les suivantes :
  • Piloter la recherche en aquaculture (gestion de projet) en étant force de proposition sur les innovations
  • Assurer une veille scientifique et réaliser des synthèses thématiques en relation avec la stratégie de développement de l'expertise aquaculture
  • Construire un réseau scientifique international afin de mettre en place des essais en aquaculture : montage des partenariats, coordination des essais expérimentaux
  • Mettre en place et suivre les essais (rédaction du protocole, formulation des aliments, traitement statistique et la réalisation des comptes rendus)

Profil :

De formation Ingénieur Agro/Agri ou Vétérinaire, vous justifiez d'une expérience en aquaculture.

Les outils informatiques vous sont familiers et des bases concernant les méthodologies d'analyses, les statistiques et la formulation seraient appréciées. Vous êtes également doté d'un bon relationnel.

La maîtrise de l'anglais est impérative et une deuxième langue courante (espagnol, allemand...) serait souhaitable.

Des déplacements fréquents sont à prévoir à l'international.

Pour plus d'information : Apec

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Suite de la revue de presse : Mois de Juin 2015

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