mardi 30 juin 2015

Concarneau : pas de réinsertion sociale possible dans les activités maritimes ?



Mois de Juin 2015

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Suite de la revue de presse : Mois de Juillet 2015

Concarneau : pas de réinsertion sociale possible dans les activités maritimes ?


L’association Mor Glaz qui lutte pour la défense de la mer et des marins, dénonce les aberrations d’un système administratif  qui remettrait en cause la ré-insertion d’un jeune marin en patron de pêche.

Concarneau: pas de réinsertion sociale possible dans les activités maritimes ?

Un zèle administratif de la part des Affaires Maritimes de Concarneau qui pourrait remettre en cause la vie familiale, sociale et  professionnelle d’un marin pêcheur qui a décidé de tourner la page.

Le jeune patron pêcheur Cédric LUCAS du quartier de Concarneau vit depuis quelques jours une situation ubuesque, provoquée une fois encore par un excès de zèle administratif, par une application rigoureuse d’une loi qui contredit le discours politique sur la réinsertion. Tout mettre en œuvre pour réinsérer ceux qui auraient pu fauter ou dériver durant quelques temps, oui mais les millefeuilles administratifs se contredisent, et interdisent  toute insertion et progression sociale dans les activités maritimes.

Une loi qui empêchera à certains  jeunes de devenir des marins, puis des capitaines. Une loi sanction signée par Madame Christiane  Taubira, Ségolène Royal  et du Premier Ministre, ubuesque, dans un pays qui prône la réinsertion, dans un pays qui manque et cherche des marins pêcheurs.

L’association MOR GLAZ s’insurge une fois encore contre la décision des Affaires Maritimes de Concarneau et condamne cette décision qui empêche un jeune marin pêcheur (même si celui-ci a pu commettre par le passé des erreurs l’amenant devant les tribunaux) de pouvoir exercer un métier qu’il aime et nécessaire pour reprendre un nouveau cap, nécessaire aussi pour faire vivre sa famille.

Cédric LUCAS, 28 ans, jeune matelot pêcheur depuis six ans a envi de refaire sa vie, de tourner la page de la délinquance, d’oublier son passé en choisissant ce métier difficile et dangereux. Cédric Lucas  qui a commis une erreur de jeunesse il y a 7 ans, condamné, il a payé et s’est racheté une conduite depuis, sérieux, sobre, serviable et travailleur, de l’avis de tous. Ce jeune marin pêcheur devenu Capitaine aurait du faire la une des médias pour démontrer que la réinsertion est possible, devenir Capitaine 200 n’est pas donné à tous, il faut travailler et il n’a pas fait le choix le plus facile, la pêche.

D’après nos renseignements, Cédric Lucas est dynamique et volontaire, après six mois de formation au Centre de Formation Européen de Formation Continue Maritime de Concarneau, il est reçu avec succès le 18 juin 2015 au brevet de capitaine 200. Cette formation l’autorisait et lui permettait de devenir patron de pêche salarié sauf que l’administration des affaires maritimes en a décidé autrement au vu d’un nouveau décret récent du 2 juin 2015  « lui interdisant de sortir pêcher en mer en tant que patron pêcheur » parce qu’il a été condamné. Si les lois étaient aussi sévèrement appliquées envers les armateurs voyous, que la vie serait douce pour les marins du monde.

Un mauvais départ dans la vie doit-il vous pénaliser à jamais, pour l’association MOR GLAZ, Cédric LUCAS doit retrouver sa dignité et le droit de commander. Les autorités maritimes sont parfois bien moins regardantes pour délivrer des dérogations à tout va qui autorisent l’appareillage de navires douteux « socialement et techniquement » dangereux pour les marins et l’environnement,  trop souvent en sous effectif sur tout type de navire et de navigation.

L’association MOR GLAZ demande à ceux qui ont pris cette mauvaise décision contre Cédric Lucas de rectifier le cap afin qu’il puisse prendre rapidement la mer, cette décision serait saluée par plusieurs, y compris par l’association MOR GLAZ qui défend la mer, les marins et les activités maritimes. Source : 7seizh

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La dramatique situation du jeune patron pêcheur Cédric Lucas interdit de pêche !

Cédric Lucas entouré de quelques membres de l'ABBR, devant les Affaires Maritimes de Concarneau. 

Porte-parole:Fañch Dupuis

Lettre ouverte de l'ABBR à Ségolène Royal, Ministre du développement durable et Alain Vidalies, Secrétaire d'Etat des Transports, de la Mer et de la Pêche.

Madame Ségolène Royal,
Monsieur Alain Vidalies,

Permettez nous de vous informer d'une situation dramatique vécue par le jeune patron pêcheur Cédric Lucas, en espérant que vous accepterez de débloquer cette affaire regrettable.

Lors de notre manifestation pacifique à Concarneau le samedi 27 juin, (--> Voir le site facebook), sur les circuits courts et la consommation locale, nous avons rencontré quelques acteurs de la pêche pour discuter de leurs problèmes quotidiens dans un secteur en lente perdition en Bretagne : rappelons que Concarneau a été il y a trente ans le troisième port de pêche de France en poissons frais débarqués… Parmi eux nous avons rencontré le tout jeune patron pêcheur Cédric Lucas, dont l'affaire nous a touché, et nous la portons à votre connaissance :

Cédric Lucas, 28 ans, jeune matelot pêcheur depuis six ans, est doublement soutien de famille avec un fils de deux ans et demi à charge et sa compagne lourdement handicapée en fauteuil roulant. Dynamique et volontaire, après six mois de formation, il a passé avec succès le 18 juin 2015 l'examen pour devenir patron de pêche salarié, seul à bord d'un petit ligneur dont il voudrait acquérir des parts à suivre. Tout va bien jusqu'au moment où les Affaires Maritimes de Concarneau lui signifient l'interdiction de sortir pêcher en mer en tant que patron pêcheur, au vu d'un nouveau décret récent du 2 juin 2015, qui stipule que dorénavant pour pouvoir exercer les fonctions de capitaine, il ne faut avoir eu aucune condamnation mentionnée au casier judiciaire n°2. Malheureusement c'est le cas de Cédric Lucas qui a commis une erreur de jeunesse il y a 7 ans, mais qui a payé et s'est racheté une conduite depuis, sérieux, sobre, serviable et travailleur, de l'avis de tous, même des forces de l'ordre locales…

Voilà donc un jeune breton qui est la preuve que l'on peut changer après un mauvais départ dans la vie, et s'insérer dans la vie sociale et professionnelle par la volonté de s'en sortir et l'ambition de progresser, et qui est fauché en plein essor par un décret qui ne tient pas compte des cas particuliers. Aujourd'hui il est désespéré, avec un bateau à quai inutile et aucune rentrée d'argent pour subvenir aux besoins de sa famille.

J'espère que le cas de Cédric Lucas va vous toucher comme nous, et que vous allez contacter les Affaires Maritimes de Concarneau pour débloquer cette situation malheureuse. Vous seuls pouvez le faire.

D'avance nous vous remercions, Madame le Ministre, et Monsieur le Secrétaire d'état.

Jean-Loup Le Cuff
pour l'Assemblée de Bretagne des Bonnets Rouges le 30/6/2015

La prochaine action et réunion ABBR, le 27 juin à Concarneau!!!!Pour les circuits courts, contre Rungis...
Posted by Assemblée de Bretagne des Bonnets Rouges - ABBR on mardi 9 juin 2015

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Le 30 Juin 2015

« La pêche comme horizon professionnel »



Étudiant en journalisme à l'IUT de Lannion, Florian Delafoi a réalisé un web-documentaire, intitulé « La pêche comme raison professionnelle » sur la reconversion professionnelle dans les métiers de la mer. Publié sur le site du Télégramme, il donne la parole à ceux qui ont décidé de changer de vie. C'est le cas de Sébastien, ancien chef d'entreprise, devenu stagiaire matelot. Le Télégramme : Reconversion. Il a choisi de devenir matelot [Webdoc]

« La pêche comme horizon professionnel »

Ils étaient chef d'entreprise, maçon, couvreur ou étudiant. Pendant quatre mois et demi, ils ont travaillé dur pour obtenir leur diplôme de matelot sur navire de pêche à Concarneau, en Bretagne. Un nouveau départ pour certains, une dernière chance pour beaucoup.

Au travail, c'était lui le patron. Sébastien dirigeait deux entreprises de peinture depuis presque huit ans. Mais il a tout revendu. L'ancien entrepreneur est au bout du ponton avec ses camarades de formation, au pied des remparts de la ville close de Concarneau, en Bretagne. Gilet de sauvetage sur les épaules et bottes aux pieds, Sébastien s'apprête à prendre un nouveau départ. « Je repars de zéro. La mentalité dans le bâtiment ne me convenait plus. C'est un choix de vie important mais il n'y a pas de regrets à avoir ». À 37 ans, il est sûr de son choix. Tandis que ses anciens ouvriers continuent de donner de la couleur aux bâtiments, il a choisi de prendre le large. De se confronter à une mer souvent agitée, au vent et au plaisir de ramener de belles prises sur la terre ferme. « J'avais fait un stage embarqué à 13-14 ans mais ensuite j'ai complètement quitté le milieu ». Cet après-midi de février, ils sont six apprentis matelots à apprendre à naviguer.

 > Voir le web-documentaire

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Le 26 Juin 2015

Personne n’avait rien vu ?

Le Monde du silence, un film naïvement dégueulasse



Le Monde du silence, un film naïvement dégueulasse (05’18)

Le mardi 23 juin 2015, par L’équipe de Là-bas si j'y suis

Chronique : Gérard Mordillat
Réalisation : Aurélie Martin

Il a fallu 60 ans pour que Gérard Mordillat trouve un moment pour voir le chef-d’œuvre du commandant Cousteau. Académicien, couvert d’honneur, communicant avisé, défenseur de la planète, le commandant Cousteau fut longtemps la personnalité préférée des Français. En 1956, son premier film (réalisé avec Louis Malle) obtenait la Palme d’or à Cannes. Des millions de spectateurs ravis allaient découvrir la mer et ses mystères. Certes la conscience écologique s’est développée dans les années soixante, mais en voyant ce film personne n’avait rien vu ?

Des commentaires très intéressants sur : Là-bas si j'y suis

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Le 25 Juin 2015

Lorient fête son port de pêche : Keroman 2015



La 9ème édition de Keroman Port en Fête se tient les 27 et 28 juin au port de pêche de Lorient. Objectifs : ouvrir la cité du poisson au grand jour pendant deux jours de fête et promouvoir la pêche durable et responsable.

La fête du port de pêche de Lorient, c’est vraiment l’occasion de poser toutes les questions sur les métiers de la pêche. Chaque année, des milliers de personnes se massent sur les quais de Lorient pour embarquer à bord des chalutiers ou des fileyeurs. Les visites sont commentées par les marins eux-mêmes.

Comment reconnaître un chalutier d’un fileyeur ? Dans quelles zones pêchent les marins ? Quels poissons capturent-ils ? C’est quoi une pêche responsable ? Et une pêche durable ? Comment se déroule une journée de pêche ?

La fête du port de pêche de Lorient, c’est vraiment l’occasion de poser toutes les questions. Et, assurent les professionnels, heureux d’y répondre, il n’y a pas de questions idiotes.

La cité du poisson au grand jour pendant deux jours de fête

 Source : keroman

Depuis près de 10 ans, afin de faire découvrir les produits et les métiers de la pêche au grand public, c’est toute la filière professionnelle qui se mobilise et ouvre en grand les portes du port de pêche pour deux jours de fête.

Keroman Port en Fête est une occasion exceptionnelle pour le grand public de découvrir cette véritable ville dans la ville pendant tout un week-end. «  Pendant deux jours de fête, nous invitons les lorientais à venir découvrir en famille l’activité du port de pêche et leur donnons accès aux bateaux, aux équipements, aux ateliers de mareyage. Ainsi, nous créons un lien entre les habitants et les professionnels du port qui ont à cœur de leur faire connaitre les métiers et les produits de la pêche lorientaise » explique Maurice Benoish, président de la SEM Lorient-Keroman.

De nombreuses animations émerveilleront petits et grands venus en famille ou entre amis. Le long des quais, sous les chapiteaux et dans les rues du port, le public découvrira le quotidien du port et rencontrera les pêcheurs, les dockers, les mareyeurs et de nombreux professionnels tous passionnés par leur métier. Au programme : visites du port, de la criée, des ateliers de marée et des bateaux de pêche, démonstration de vente de poissons à la criée, démonstration d’hélitreuillage, animations dans le village maritime, dégustations de délicieux produits issus de la pêche durable (langoustines, lottes, merlus, sardines, thons, juliennes…). Un grand repas de la mer et un concert gratuit auront lieu le samedi soir. Des expositions, des vidéos, des jeux ou encore des conférences et divers ateliers permettront aussi aux visiteurs de découvrir la filière pêche de manière ludique et pédagogique. Ces animations et les stands seront articulés autour d'une thématique visant à valoriser la coopération entre les pêcheurs et les scientifiques. Le Môle sud-est devrait quant à lui être baptisé en hommage à Michel Tonnerre. d'après Ouest France et Sea to Sea

Plus de détails sur le programme des 2 jours : Les 27 et 28 juin : Embarquez pour Keroman Port en Fête !

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Le 24 Juin 2015

« Dead Zone » dans les pertuis charentais ?


Charente-Maritime : les poissons retrouvés morts se seraient asphyxiés

La préfecture de la Charente-Maritime communique sur ces cas de poissons échoués dans l'île d'Oléron et l'île de Ré, au début du mois

Source : Sud Ouest

Les 4 et 5 juin, de nombreux poissons ont été retrouvés échoués au niveau de la réserve de Moëze-Oléron. Plus précisément, des gardes de cette réserve naturelle ont constaté, entre le havre de Brouage et la digue sud de Montportail, plusieurs milliers de poissons morts, principalement des mulets, mais aussi des congres et des anguilles. Des spécimens ont par la suite été aussi retrouvés à Rivedoux, dans l'île Ré.

La Direction départementale des territoires et de la mer a enquêté sur l'origine de la mortalité. Des autopsies et analyses ont été réalisées par un laboratoire à La Rochelle.

The Dead Zone



NOAAVisualizations

Hypoxic zones are areas in the ocean of such low oxygen concentration that animal life suffocates and dies, and as a result are sometimes called "dead zones." One of the largest dead zones forms in the Gulf of Mexico every spring. This data visualization discusses the causes of hypoxia in the Gulf of Mexico.

Les examens des animaux appuient l'hypothèse d'un problème d'asphyxie dû aux fortes chaleurs

Ces analyses bactériologiques n'ont démontré aucun pathogène (qualifie ce qui provoque une maladie) commun. Les examens physiques des animaux appuient l'hypothèse d'un problème d'asphyxie dû aux fortes chaleurs qui ont eu lieu.

Les animaux auraient été piégés dans des laisses d'eau dont le taux d'oxygène a chuté avec l'augmentation brutale des températures. Les concentrations de poissons morts sur deux sites uniquement s'expliqueraient donc par les courants lors des marées montantes.

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Le 23 juin 2015

Recettes estivales : Anchois / Thon, l'embarras du choix

Le THON, vedette de nos recettes d'été !


Dans nos recettes d’été, le THON se taille la part du lion !

C’est un fait avéré, le thon est une vraie vedette dans nos salades composées et autres verrines légères… de même que dans nos sandwiches sur le pouce, nos canapés apéros, etc.

Dans le présent dossier, le ton est donné : transformons-nous donc en petits reporters et partons à la découverte du thon en abordant, pour commencer, la question de sa consommation dans les familles françaises, à domicile et hors foyer :

Les tendances actuelles de consommation du thon

Plus de 9 ménages français sur 10 achètent des conserves de poissons : en tête le thon avec 71 435 tonnes.

La palette de l’offre des professionnels est large : du thon au naturel aux préparations simples ou sophistiquées, les fabricants de conserves de poissons proposent, en effet, un grand nombre de présentations aux consommateurs afin de répondre à leurs différentes attentes, goûts et situations diverses de consommation. Une variété qui séduit les Français : 87% des ménages achètent des conserves de thon. La restauration hors domicile donne aussi priorité au thon avec 8 500 tonnes achetées par les restaurateurs  soit 74% des achats de conserves de poissons.

A découvrir dans le présent dossier :

* Ce qu’il faut savoir sur la pêche au thon – la Charte, les 14 Conserveries françaises engagées
* Le thon en conserve : tradition et modernité
* Le thon n°1 de la mise en boîte
* Les aspects nutritionnels du thon
* Une suggestion de préparation : "La verrine fraîcheur au thon"

Cliquer Ici pour télécharger le dossier de la FIAC (Fédération des industries d'aliments conservés)


Anchois, forte demande au Maroc et en Turquie


6 213 t de préparations et conserves d’anchois importées par la France en 2014.

Source : Pdm-seafoodmag -18/06/2015

Malgré une saison de pêche qui démarre bien au Maroc, l’Engrolis encrasicolus reste au-dessus de l’euro pour flirter autour d’1,50-2,50 €/kg (17 à 27 dirhams) sous criées. Situation liée en grande partie à une « vive concurrence des Italiens et des Espagnols qui achètent au prix fort pour alimenter leurs marchés respectifs », souligne Philippe Giner, directeur du groupe LMV. Saleurs et conserveurs s’approvisionnent également au Pérou, en Argentine, en Afrique du Sud, voire en Chine. « D’où la tendance à l’échelle mondiale : l’anchois dédié aux farines de poisson régresse au profit de l’alimentation humaine. » (*)

Traditionnellement moins cher que celui transformé au Maroc, l’anchois mariné turc voit néanmoins l’écart se réduire. « En mer Noire, les captures ont beaucoup baissé. La saison court de septembre à mars, mais les pêches se pratiquent seulement sur deux mois, faute de poissons. L’autre élément est le coût du travail, plus cher en Turquie qu’au Maroc. Comme l’anchois turc taille plus petit, le prix de revient de la matière première est équivalent dans les deux pays. Ajoutez un coût logistique plus élevé en partant de Turquie », explique José Moradiellos, responsable de Tapasmar, le bureau commercial à Bruxelles de Sastas.

Suite : Pdm-seafoodmag

(*) En réalité, les conserveries ferment actuellement au Pérou : dans FIS (23 juin 2015) : Five canning and frozen product plants close (Avec de la farine de poisson à plus de 2000 $ la tonne, les profits sont bien plus importants dans la pêche minotière)
D'autre part, le marché mondial de l'huile de poisson est en pleine croissance, en liaison avec le développement des élevages de salmonidés (saumon et truite) : Fish Oil Market in Asia Pacific Will Reach $1.5 Billion by 2020

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Le 22 Juin 2015

Pêche illégale : Sole normande hors taille sur les étals royannais ?

Les Aff’mar contrôlent les étals

En-dessous de 24 cm, une sole est de taille non conforme.

Plusieurs vérifications ont été menées samedi chez des poissonniers et sur des marchés en Pays royannais.

Source : Sud Ouest par Ronan Chérel Publié le 22/06/2015

Au bénéfice du consommateur, les Affaires maritimes veillent, y compris à terre. Samedi, en collaboration avec les gendarmes nautiques et parfois d'agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, les « Aff'mar » ont procédé, en Pays royannais, à des contrôles dans des poissonneries ou sur des étals de poissonniers sur les marchés.

L'objet de ces contrôles, menés régulièrement : vérifier le bon respect de la réglementation en matière de commercialisation des produits de la pêche : traçabilité, taille et poids des pièces mises en vente, informations légales portées à la connaissance des consommateurs.

Taille non conforme

Ces contrôles interviennent près de six mois après l'entrée en vigueur de nouvelles dispositions fixées par l'Union européenne en matière notamment d'information des consommateurs. « Auparavant, par l'étiquetage, on savait qu'un poisson avait été pêché en Atlantique Nord, mais l'indication désignait la moitié de l'Atlantique ! », sourit Jean-Luc Turpin, technicien du développement durable au sein des Affaires maritimes. Désormais, le consommateur doit savoir dans quel secteur précis le poisson a été pêché.


La réglementation en matière de taille des spécimens vendus, en revanche, n'a pas changé, mais des infractions sont encore constatées en la matière. Comme samedi, à Saujon et à Royan, où des soles d'une taille non conforme apparaissaient sur des étals. À Royan par exemple, dans un bac contenant 87 pièces, 32 soles ne mesuraient pas les 24 centimètres réglementaires.

La faute, peut-être, à un défaut dans la machine calibrant les pièces à la criée de Port-en-Bessin en Normandie, d'où provenaient lesdites soles. En attendant que la criée et le pêcheur apportent leurs explications, le détaillant, lui, s'est vu sanctionner d'une amende et a dû détruire les poissons de taille non conformes. Si les agents savent faire preuve de discernement, on ne badine pas avec la loi.

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Le 20 Juin 2015

Des homards plus nombreux, moins de cabillauds...

“Avant, on rentrait avec un homard, aujourd’hui, on rentre avec 25, 30 homards”



Bientôt du thon et des anchois en mer du Nord ?

REPORTAGE WEB -  En 50 ans, la température de la Manche et de la mer du Nord a augmenté d’1°. Des homards plus nombreux, moins de cabillauds... D’ici 2100, les pêcheurs de Boulogne-sur-Mer pourraient voir arriver des espèces d’eaux bien plus chaudes.

Source : France Inter par Thibault Lefèvre,

Il est 3h sur le premier port de pêche français. Sur les 70 chalutiers, un seul s’apprête à prendre la mer. Le “Caprice des Temps II” est commandé par David Malfoy. Ce matin là, ce marin de père en fils depuis trois générations n’est pas au courant de la grève débutée la veille par une vingtaine de pêcheurs. L’entrée du port est bloquée. Les grévistes protestent contre les quotas de sole jugés trop faibles. Après avoir essayé de négocier, le capitaine et ses quatre marins rebroussent chemin. Aujourd’hui, ils ne partiront pas en mer remonter les dizaines de homards et de crabes piégés dans leurs casiers.

“Avant, on rentrait avec un homard. Aujourd’hui, on rentre avec 25, 30 homards.” Depuis 20 ans, les eaux boulonnaises changent : moins de cabillauds, de lieus, de soles, des homards plus nombreux… Au sud du détroit le plus fréquenté du monde (700 navires passent tous les jours entre Boulogne-sur-Mer et Douvres), la surpêche, les pollutions et le déplacement des espèces ont bouleversé l’écosystème et changé les habitudes de pêche.

"On pourrait avoir une disparition de poissons"

L’instinct marin est-il juste ? 230 espèces de poisson ont été recensées dans les 750 000 km2 de la Manche et de la mer du Nord. Sur ces 230 espèces, 13 sont d’un grand intérêt commercial dont le cabillaud.

Grégory Beaugrand est directeur de recherche au CNRS. Depuis 20 ans, il travaille sur les implications du changement climatique sur la biodiversité dans l’océan Atlantique Nord. Début 2015, il débute une étude sur l’état de la Manche et de la mer du Nord à l’horizon 2100. Elle devrait être terminée d’ici cinq ans. 

Pourquoi n’y a-t-il plus de cabillauds (aussi appelés morues) dans la Manche et la mer du Nord ?

La morue risque de disparaître de la mer du Nord d’un point de vue commercial si le réchauffement est important.

"On est très loin de la période des années 1960-70 où on avait assisté à l’explosion des gadidés (morues, aiglefins, merlans, lieus noirs, lieus jaunes…) alors que les fortes pêches continuaient d’augmenter. On l’explique par un environnement qui était très favorable à la survie des larves de morues. Dans les années 1980, on a constaté un effondrement des stocks de morue en mer du Nord. On a pensé au départ que cet effondrement était lié à la surexploitation mais on a bien montré qu’il correspond en fait à un environnement devenu très défavorable à la survie des larves de morue. De 1960 à aujourd’hui, la mer du Nord s’est réchauffée d’à peu près 1°. Suite à ce réchauffement des températures, on a eu des bouleversements importants de l’écosystème planctonique qui ont été plutôt défavorables pour cette espèce exploitée. La morue risque de disparaître de la mer du Nord d’un point de vue commercial si le réchauffement est important. La morue ira plutôt en mer de Barents."

30 ans de pêche au cabillaud en Mer du Nord


Comment expliquez-vous l’augmentation des prises de homards ?

Dans notre jargon, on parle de changement de régime abrupt.

On a constaté une augmentation vertigineuse des larves de décapodes (des crustacés à cinq pattes dont le homard, la langouste ou la crevette par exemple) depuis la fin des années 1980. C’est à cette époque que l’on a constaté un changement de régime de l’écosystème mer du Nord. Tous les niveaux trophiques du système mer du Nord ont subi des modifications rapides et substantielles. Dans notre jargon, on parle de changement de régime abrupt. C’est le cas en mer Baltique, en mer Méditerranée, en mer du Nord, sur la partie est des côtes américaines, dans le Pacifique Nord à peu près au même moment. On a observé un deuxième changement de régime à la fin des années 90 dans l’Océan Atlantique Nord-Est mais aussi en mer du Nord et sur la partie ouest des côtes américaines. On l’explique par l’augmentation très importante de la température que l’on a eue partout dans le monde. On observe à cette époque là des changements biologiques synchrones. 

Qu’est-ce qui expliquent ces changements d’écosystèmes ?

 Dans un contexte de changement climatique, même en respectant les stocks, on pourrait avoir une disparition de poissons.

Essayer de voir l’effet de la surexploitation dans l’évolution des stocks et l’effet du changement climatique, c’est très difficile. L’effet de la pêche a été de diminuer la résilience des stocks face aux changements environnementaux. En général, la pêche a éliminé dans un premier temps les gros individus. Ce sont ces gros individus qui ont plus de résilience à long terme. La surexploitation fragilise ce stock. On a en même temps les effets du changement climatique. Sur un stock fragilisé, s’il y a changement climatique et changement environnemental, on précipite l’effondrement des stocks. Dans un contexte de changement climatique, même en respectant les stocks, on pourrait avoir une disparition de poisson. La morue est une espèce tempérée froide subarctique, si le climat se réchauffe, avec ou sans pêche,  elle disparaîtra. En revanche, si la pression de pêche est importante, on va précipiter les effondrements de stocks.

À quoi vont ressembler la Manche et la mer du Nord en 2100 ?

On pourrait voir apparaître  d‘autres espèces plus tempérées chaudes comme le thon, pourquoi pas ?

Si on ne maîtrise pas le réchauffement, on va avoir des modifications biologiques importantes. Ça pourrait se traduire par une quasi disparition de la morue de l’Atlantique, de l’aiglefin, du lieu noir, une augmentation jusqu’au milieu du siècle de la sole puis une diminution jusqu’en 2100, on aura davantage de chinchards, d’anchois, de homards. Le lieu jaune devrait ne pas subir trop de modifications. On pourrait voir apparaître  d‘autres espèces plus tempérées chaudes comme le thon, pourquoi pas ?

Par Thibault Lefèvre, | 22 Juin 2015 à 06:00

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Le 19 Juin 2015

Cherbourg Cotentin. Les rencontres de la mer



Découvrez la filière des produits de la mer : Pêche et Cultures marines à Cherbourg et dans le reste du Cotentin

19 & 20 Juin 2015

La filière produits de la mer (pêche, aquaculture, mareyage, transformation) fait partie de l'identité économique et culturelle du Cotentin.

Elle représente aujourd'hui plus de 1 000 équivalents temps Directs sur le territoire :
  • Pêche : 384 Emplois Temps Plein (ETP)
  • Aquaculture : 300 ETP
  • Commercialisation : 300 ETP
  • Industrie de transformation : 56 ETP

Afin de la valoriser, la CCI Cherbourg Cotentin organise, avec ses partenaires et les professionnels, une manifestation dédiée à sa promotion : "Les Rencontres de la Mer" les 19 et 20 juin.

Les animations sur le port de Cherbourg seront proposées de 10h à 18h le vendredi 19 et le samedi 20 juin.

Inauguration de l'exposition d'Antoine Soubigou

L'inauguration de l'exposition d'Antoine Soubigou intitulée "Pêcheurs au quotidien" aura lieu le vendredi 19 juin à 13h30 sur la Place Jacques Hébert devant Les Eléis.

Pour plus d'informations : CCI Cherbourg-Cotentin

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Le 18 Juin 2015

Les thoniers senneurs de Méditerranée ont pêché 2.300 tonnes en 2 semaines


Les quotas de pêche ont été atteints en moins de quinze jours. Les 17 thoniers senneurs français, en provenance principalement des ports de Sète, 11 bateaux, et Martigues, ont capturé 2.300 tonnes de thon rouge. Aucune fraude n'a été recensée lors de cette campagne 2015.

Source : France 3 Par Fabrice Dubault Publié le 18/06/2015

En moins de 15 jours de pêche, 2.300 tonnes de thon rouge ont été capturés en Méditerranée, puis stockés dans des cages géantes, et des fermes, au large de Malte. La campagne officielle de pêche 2015 s'achève mercredi.

Un bateau de la Marine française pour les contrôles

Le patrouilleur de haute mer «Commandant Ducuing», de la Marine nationale, est déployé dans une zone située au sud de Malte pour faire appliquer la réglementation spécifique à la pêche au thon rouge en Méditerranée. Il est sur zone pour l’unique période de capture annuelle autorisée du 26 mai au 24 juin. Aucune fraude au tonnage, depuis le début de l'autorisation de pêche, n'a été observée par les inspecteurs assermentés par l'ICAT.

La pêche au thon reste un métier à risques dans un milieu dangereux et en mouvement permanent.

L’équipage du "Commandant Ducuing" a mené quatre opérations d’assistance médicale à bord des senneurs, sur des navires français, tunisiens, italiens et libyens. Le Commandant du navire français, Lionel Siegfried, explique sa mission internationale de surveillance et de contrôle de pêche, dans cette vidéo réalisée par la Marine nationale.

Patrouilleur "Commandant Ducuing"

Le patrouilleur de haute mer «Commandant Ducuing» avec ses 90 membres d’équipage assure des missions de surveillance de nos approches maritimes (Posture Permanente). Il réalise aussi des missions de service public (sauvetage, police des pêches), d’escorte de bâtiments en zone de crise (lutte contre les trafics, la piraterie et le terrorisme maritime) et des déploiements opérationnels plus lointains (Océan indien, Golfe de Guinée…).


 Cliquer Ici pour lire l'article du marin dans le Kiosk

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Le 17 juin 2015

Dans le marin du 12 juin 2015, Civelle : une campagne correcte, voire bonne



Les chiffres de la saison, achevée le 25 mai, viennent d’être dévoilés. 2015 s’avère un bon millésime, notamment grâce à des prix en hausse vers la fin de campagne. Côté ressource, c’est en revanche moins brillant...

Les autres sujets du marin :
Thon rouge. Les senneurs restent encore fragiles,
Boulogne. La CME retrouve des couleurs,
Criées. Les directeurs accompagnent les mutations de la filière,
Moules. Ouverture dans l’Est-Cotentin,
Premières moules label rouge sur les étals,
Langoustine vivante. L’abondance n’empêche pas les bons prix,
Etiquetage. Une marque en Bretagne,
Guyane. La traque contre la pêche illégale bat son plein,
« Bugaled Breizh » Une nouvelle instruction au Royaume-Uni,
Mérité maritime. Une femme à la tête de la fédération nationale,
Mer Iroise. Nathalie Sarrabezolles élue à la présidence du parc naturel marin,
Pirou. Confirmation de la commande d’un navire logistique polaire,
Aires marines. L’agence ne veut pas être noyée dans la biodiversité,
Algues vertes. Le projet Ulvans passe à la vitesse supérieure,
Accords de pêche. L’association Bloom critique les chiffres d’Europêche,
IUCN. Un premier inventaire complet des espèces de poissons en Europe,
Environnement. Océan et climat veut donner de la voix avant la Cop21
Pétrole. 86 000 tonnes déversées au cours des dix dernières années,

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Le 17 Juin 2015

Boulogne : 350 professionnels aux Assises de la pêche


Théâtre Monsigny : La directrice des pêches maritimes, Cécile Bigot, qui a ouvert les assises, a reconnu la « situation difficile de certaines pêcheries », comme celle des pêcheurs de sole du Nord - Pas-de-Calais. Mais, assure-t-elle, la situation actuelle est globalement « plutôt favorable » pour la pêche et l’aquaculture en France. (Photo : Thierry Nectoux)

Les Assises de la pêche accueillies par les fileyeurs boulonnais

Au premier jour des Assises de la pêche et des produits de la mer, principal rendez-vous annuel des décideurs de la filière, des pêcheurs boulonnais ont alerté sur leurs difficultés. Une quinzaine de fileyeurs ont ainsi bloqué l’entrée du port le mardi 17 juin au matin. Ils craignent une baisse de 14 % de leurs quotas de pêche de la sole en 2016, qui rendrait leurs entreprises non viables. Suite dans le marin

La situation « plutôt favorable » pour le secteur en France

La situation actuelle est « plutôt favorable » pour la pêche et l'aquaculture en France, grâce à la baisse des prix du carburant et à la forte demande mondiale pour ce type de produits, a estimé mardi la directrice des Pêches.

Source : Terre Net - Boulogne-sur-Mer, 16 juin 2015 (AFP)

Avec le recul des prix du pétrole, le carburant pour les bateaux coûte « 20 à 25 centimes de moins qu'en 2012-2013 », et « il y a de la place pour les produits français » sur le marché mondial, grâce à une demande croissante, a déclaré Cécile Bigot, responsable de la Direction des pêches maritimes et de l'aquaculture, à l'ouverture des Assises de la pêche organisées mardi et mercredi à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Cécile Bigot représentait le secrétaire d'Etat à la Pêche et aux Transports Alain Vidalies, absent en raison du salon aéronautique du Bourget. Cécile Bigot a toutefois reconnu la « situation difficile de certaines pêcheries », comme celle des pêcheurs de sole du Nord/Pas-de-Calais, qui bloquent depuis lundi soir l'entrée du port de Boulogne pour protester contre la baisse de leurs quotas. Sur cette question des quotas, négociés chaque année au niveau européen, « la position française est très claire (...) : le rendement maximum durable oui, mais par des quotas progressifs pour éviter des conséquences économiques et durables trop graves », a-t-elle souligné. Le rendement maximum durable correspond à la quantité optimale de poisson que l'on peut prélever sur un stock donné sans mettre en danger l'espèce.

« Le modèle économique de la flotte de pêche française est en train d'évoluer », a analysé Cécile Bigot, pour qui le temps où l'Etat volait au secours des pêcheurs à chaque crise est « derrière nous ».

Les quantités de poisson pêchées par des navires français et vendues en France ont reculé de 20 % en 20 ans, tandis qu'un tiers des bateaux disparaissait, selon une étude de FranceAgriMer présentée aux assises. La filière des produits aquatiques pâtit d'un déficit commercial de 3,6 milliards d'euros, en raison notamment des importations de saumon, le 2e poisson le plus consommé en France.

Boulogne-sur-Mer. Les fileyeurs ont levé le blocage du port

Blocage du port de Boulogne



France 3 : Les fileyeurs bloquent le port de Boulogne-sur-Mer

En plein pendant les assises de la pêche, accueillies cette année à Boulogne-sur-mer, des fileyeurs ont levé le blocage du port, qu'ils avaient commencé lundi soir.

Source : Ouest France - 16 Juin

« Nous sommes en train de lever le blocage », a déclaré Stéphane Pinto, vice-président du Comité régional des pêches. Une quinzaine de bateaux avaient été alignés dès 17 heures lundi à l'entrée du port, avec l'espoir de maintenir le blocage pendant 48 heures.

Pinto s'est dit satisfait d'avoir pu exprimer ses revendications lors d'une réunion avec la responsable de la Direction des pêches maritimes et de l'aquaculture, organisée en fin de journée en marge des assises. Auparavant, les pêcheurs avaient pu s'exprimer en ouverture des assises, exprimant leur désarroi face à la baisse des quotas de pêche de la sole, qui représente la quasi-totalité de leur activité.

Baisse des quotas, baisse du chiffre d'affaire

Ils s'inquiètent particulièrement d'une éventuelle baisse de 14 % de quotas de pêche de la sole en 2016. « On ne peut plus rien donner, on est à ras-les-pâquerettes. On ne veut pas être riche, on veut juste gagner notre vie. Sur le bateau j'ai trois ouvriers, si les quotas diminuent ils seront deux », a regretté Gérald Lebrequier, patron du fileyeur l'Ile Maurice. La côte d'Opale, qui s'étend de Dunkerque à Montreuil-sur-Mer, compte encore 74 fileyeurs.

Stéphane Pinto Représentant des fileyeurs - Région Nord Pas-de-Calais



« Si on pouvait être, toutes espèces confondues, à hauteur de 50 tonnes de poisson par an, je pense que là, les entreprises seront viables, la profession pourrait se tourner vers l'avenir », a observé de son côté Stéphane Pintot. « Si on perd les 14 % annoncés, sur trois ans ça nous fait -60 % de quota de soles, ce qui représente en gros -60 % de chiffre d'affaires pour une entreprise », a-t-il poursuivi. Les assises de la pêche et des produits de la mer, principal rendez-vous annuel des décideurs de la filière, se tiennent à Boulogne-sur-Mer mardi et mercredi.

Entre les pêcheurs et l'Europe, le malaise est profond

La politique européenne a été au cœur des débats hier aux assises de la Pêche. Un responsable de la DG mare a exposé sa vision très libérale. Les professionnels ont réagi. Pour Isabelle Thomas, la députée européenne du groupe socialiste, ce n’est pas l’Europe le problème mais les règles qu’il faut changer.

Source : Nord Eclair Publié le 17/06/2015

Dans un style austère, Christian Faure de la DG Mare à Bruxelles, la direction générale des affaires maritimes et de la pêche de la commission européenne, a exposé aux pêcheurs sa conception très libérale de la politique commune des pêches. Il était invité hier aux 6èmes assises de l’économie maritime qui se tenaient au théâtre Monsigny.

Objectif zéro subvention

Sa vision se résume à cela  : pas de subventions publiques pour renouveler la flottille pourtant vieillissante, mieux pêcher, mieux valoriser la production afin d’améliorer la rentabilité des bateaux pour espérer pouvoir en reconstruire un nouveau. «  Que le secteur soit viable par lui-même   », a t-il professé.

Un point de vue très éloigné de celui des pêcheurs. «  Y’en a marre, a protesté l’Étaplois Michel Fournier. Quinze navires ont disparu ces dernières années. Nos quotas baissent constamment. Est-ce que les quotas de fonctionnaires européens se sont réduits autant que les nôtres  ?   »

Les quotas pluriannuels, c’est pour quand  ?

Des applaudissements ont retenti dans le théâtre. Mais Christian Faure, tout en raideur, a répondu avec courtoisie  : «  Il y des difficultés structurelles, c’est pour cela qu’il y a un fonds d’aide à la pêche (FEAMPS). À vous de construire des solutions, on les étudiera. »

Parmi ces solutions, il y a la mise en place des quotas pluriannuels réclamés par la filière (pêcheurs et transformateurs). «  Avoir des quotas pour plusieurs années donnerait de la visibilité et renforcera nos entreprises  », dit un professionnel. La DG Mare n’est pas fermée  : «  Il y a un besoin de visibilité pour avoir des quantités qui assurent des revenus.  »

Pour Dominique Godefroy, directeur d’Ifremer Boulogne, «  la question est de savoir si le quota sera révisable. À la hausse, ça ne devrait pas poser de problème, mais à la baisse...  » Certains quotas ne sont pas pêchés totalement.

Trop de poisson  ?

Ce fut le cas en 2014 du quota de merlan délaissé par les Étaplois au profit de l’encornet, nettement mieux valorisé. La lecture qu’a la commission de cette situation  ? «  C’est une bonne nouvelle, c’est qu’il y a un excès de ressources.  »

Bonne nouvelle, pour l’instant, en dépit de ces quotas non pêchés par la France, la DG Mare n’a pas l’intention de modifier la clé de répartition entre les États.

Isabelle Thomas, députée européenne PS : « Je suis inquiète pour la pêche artisanale »

Publié le 17/06/2015

Source : La Voix du Nord par Romain Douchin

Isabelle Thomas a conclu hier les assises de l’économie maritime. La députée européenne du groupe de l’alliance progressiste des socialistes (gauche) ne cache pas son inquiétude pour l’avenir....

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Le 16 Juin 2015

Suivez en direct les Assises de la pêche et des produits de la mer

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Les Assises de la pêche et des produits de la mer ont lieu à partir les mardi 16 juin et mercredi 17 juin à Boulogne-sur-Mer. Cinquante intervenants de haut niveau y exposeront leur vision de la filière.

Le programme détaillé des Assises de la pêche et des produits de la mer : Boulogne-sur-mer

Il sera possible de suivre les débats en direct en se connectant sur le site www.pdm-seafoodmag.com

Les Assises de la filière pêche et produits de la mer, créées et organisées pour la sixième année par le mensuel Produits de la mer et l’hebdomadaire le marin sont le grand rendez-vous annuel de cette filière.

En se rendant cette année à Boulogne-sur-Mer, les Assises poursuivent dans leur volonté de se rapprocher des hauts lieux de cette filière d’excellence française.

Un marché de 7 milliards d’euros

Une filière importante car le marché français l’est aussi : chaque Français consomme en moyenne 34 kilos de produits aquatiques par an, dont 58 % de poisson de pêche. Un chiffre en légère baisse, mais les Français les troisièmes plus gros amateurs de produits aquatiques d’Europe. Ce qui vaut au marché français de dépasser les 7 milliards d’euros.

La production française est très loin de satisfaire tous les besoins. Avec 667 000 tonnes, elle représente un chiffre d’affaires de 1,7 milliard d’euros (pêche et aquaculture cumulées, soit le quatrième rang européen). Le déficit de la balance commerciale du secteur, toujours croissant, est de 3,5 milliards d’euros.

La France reste certes un grand pays pêcheur (environ 300 000 tonnes, pêche fraîche et surgelée cumulées). Dans l’Union européenne, sa flotte est la troisième en jauge et la première en puissance cumulée. Même si elle a perdu un tiers du nombre de ses navires en dix ans, à ce jour, elle compte 7 100 navires dont 4 600 en métropole.

Reste qu’au-delà du bol d’oxygène apporté par le bas prix du baril, qui ne le restera pas, cette flotte doit dégager des bénéfices et se renouveler pour réduire son âge moyen, aujourd’hui de 26,4 ans.

Comme chaque année, les Assises traiteront aussi des autres filières de production : de l’ensemble de l’aquaculture, des huîtres dont la France est leader en Europe, aux poissons, dont la production hexagonale couvre le cinquième de nos importations.

Les perspectives du zéro rejet

La transformation des produits de la mer, une des filières d’excellence de l’agroalimentaire français, sera elle aussi à l’honneur, avec la présentation d’une sélection de produits innovants, ainsi que la présentation des perspectives ouvertes par le « zéro rejet » à la pêche.

Côté distribution, on évoquera le développement de nouveaux types de rayons « marée », ces rayons qui, en grande surface, sont indispensables, mais sont souvent déficitaires, ainsi que la vente sur internet et les « drive ».

Ces thèmes seront évoqués du 16 juin à 14 h au 17 juin à 15 h 30 (des horaires permettant de faire l’aller-retour sur deux jours) par 50 intervenants de haut niveau.

Comme l’an passé, un débat ouvert au public sera organisé le mardi à 18 h. Il sera consacré cette fois aux labels.

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Boulogne : La mer à hauteur d’homme : une journée à bord d’un chalutier


Pendant deux jours Boulogne-sur-Mer accueille les assises de la pêche, à cette occasion nous vous proposons un supplément de 12 pages avec votre journal du jour et un webdocumentaire qui vous emmène en mer, à bord d'un chalutier boulonnais.

Découvrir le webdocumentaire : La mer à hauteur d’homme : une journée à bord d’un chalutier

Pêche : Boulogne-sur-Mer toujours première criée de France

En pêche, les années se suivent et ne se ressemblent pas. L’embellie observée depuis janvier, qui fait suite à une bonne année 2014, confirme malgré tout la meilleure santé des apports à Boulogne-sur-Mer, toujours première criée française. Le prix moyen au kilo est, lui aussi, en augmentation.

Source : La Voix du Nord Par Bertrand Spiers Publié le 16/06/2015

Ce n’est plus une course au tonnage à laquelle se livrent les ports de pêche, mais une course à la rentabilité, et cela, depuis des années. Mais pour faire tourner la première plateforme européenne des produits de la mer, encore faut-il de la matière première ! Alors certes, les chalutiers ramènent moins de poisson à Boulogne-sur-Mer que dans les années 2000, les années 80 ou les années 60. Mais cette baisse a, depuis, été largement compensée par des importations. Et si Boulogne « pêche », bon an mal an, 34 000 tonnes depuis quelques années, le port importe dix fois plus de poissons (360 000 tonnes) en majorité d’Europe du Nord et de Norvège, un pays qui, bien que se trouvant géographiquement en Europe, n’est pas concerné par le régime des quotas.

1er port en tonnage...

Boulogne, premier port de pêche français ? Largement puisqu’il devance Lorient, numéro deux, avec quelque 34 000 tonnes contre 26 700 tonnes en 2014. Du poisson débarqué en criée mais aussi acheminé par route lorsque les chalutiers boulonnais (surtout ceux de la pêche hauturière) débarquent leurs prises à l’étranger (Écosse principalement). Première espèce capturée par les Boulonnais : le merlan (2 400 tonnes, pêche artisanale) devance le lieu noir (2 000 tonnes, pêche industrielle).

... et 2e en chiffre d’affaires

Mais Keroman, le Capécure breton, vend mieux ses espèces. Lorient est en effet la première criée en chiffre d’affaires (75,8 millions d’euros), juste devant Boulogne (72,5 millions d’euros). C’est grâce à la langoustine, par exemple, inexistante en Manche et mer du Nord.

Les Boulonnais ont toutefois retrouvé le sourire depuis qu’ils capturent à nouveau de l’encornet, une espèce très prisée des pays d’Europe du Sud (Italie, Espagne, Portugal). Plus 120 % pour l’encornet en 2014, + 80 % pour le cabillaud : cela faisait longtemps que les pêcheurs n’avaient pas été autant à la fête. Ajoutons à cela un prix moyen au kilo qui a augmenté de 6 % en un an. Les pêcheurs préfèrent aujourd’hui lancer leurs filets en mer plutôt que d’aller manifester contre Bruxelles.

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15 Juin 2015

Boulogne : les pêcheurs bloquent le port jusqu’à mercredi



Un mouvement de grogne touche depuis 17h le port de Boulogne. Une vingtaine de chalutiers en bloquent l’entrée et aucun navire, de pêche ou de plaisance, ne peut en sortir.

Source : La Voix du Nord  Publié le 15/06/2015

Selon les premières informations, ce sont les négociations concernant les quotas de sole qui auraient provoqué la colère des pêcheurs. L’enjeu est de taille pour les professionnels boulonnais qui réalisent une grosse partie de leur chiffre d’affaires sur cette espèce.

Ce mouvement intervient alors que Boulogne accueille à partir de demain, et pour deux jours, les assises de la pêche et des produits de la mer, en présence d’experts du monde maritime.

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Un an après l’adoption de la PCP, quel rôle pour les OP ?


« Notre première mission consiste à apporter aux scientifiques des éléments pour fixer les quotas à des niveaux rationnels. Le  revenu des pêcheurs  en dépend. » Jacques Pichon, directeur de l'OP LPDB

« Le rôle des criées doit s’adapter, dans un dialogue continu avec les OP. » Yves Guirriec, directeur de la criée de Lorient et de l’association des directeurs de halles à marée

« Il y a urgence à travailler de concert. » Gaël Michel, secrétaire général de l’Union du mareyage français

Source : pdm-seafoodmag - le 15/06/2015

La nouvelle politique commune des pêches et l’organisation commune des marchés ont donné aux organisations de producteurs la mission d’optimiser la mise en marché en présentant des plans de production et commercialisation. Jacques Pichon, directeur des Pêcheurs de Bretagne, évoque le rôle de son OP, ses missions… Interview, avec les regards des représentants du mareyage et des criées.

 PdM : Jacques Pichon, Les pêcheurs de Bretagne ont été reconnus comme organisation de producteurs le 1er janvier 2015. Quel est son périmètre et surtout quel regard portez-vous sur le rôle des OP défini par la nouvelle PCP et l’OCM

Jacques Pichon : Les pêcheurs de Bretagne comptent 800 bateaux adhérents de Bretagne et de Loire-Atlantique. Outre les pélagiques, l’OP gère une part importante de quotas français sur des espèces comme la sole, la langoustine, le merlu et la baudroie. Au fil des années, les missions des OP ont beaucoup évolué. Longtemps, 95 % de notre activité consistait à organiser le soutien aux marchés. Aujourd’hui l’aspect marché et commercialisation n’est que l’un des sept chapitres de notre plan de production et de commercialisation. Cet outil a été mis en place par la réglementation communautaire pour assurer le succès de la PCP, et celle-ci ne se limite pas à l’OCM.

Les premiers interlocuteurs des OP sont les producteurs. Pour eux, le plus important reste la constitution de leur chiffre d’affaires. Aujourd’hui celui-ci dépend avant tout de l’accès à la ressource. Notre premier rôle consiste donc à apporter aux scientifiques des éléments tangibles pour que les quotas soient fixés à des niveaux rationnels, à les gérer et les répartir ensuite de la façon la plus efficace possible. En France cela se faisait depuis 2006, mais ce rôle est aujourd’hui attribué à toutes les OP européennes.

Gérer les quotas de la façon la plus rentable qui soit, cela consiste-t-il à en répartir l’usage sur l’ensemble de la saison, à les répartir par bateaux ?
J.P. :...

Vous évoquez 7 000 tonnes de quotas non pêchés sur la lotte, n’est-ce pas une perte de valeur pour la filière et vos adhérents ?
J.P. : ...

Ne risquez-vous pas de perdre ces quotas non utilisés ?

De quels pouvoirs disposez-vous pour adapter la flotte aux prévisions de ressource ?

Pour anticiper son avenir, l’aval de la filière serait friande d’informations sur vos prévisions de ressources. Les partagez-vous ?

En conclusion, après un an de PCP, qu’est-ce qui a changé ?

Intégralité de l'entretien dans : pdm-seafoodmag


Retrouver sur le site de PDM, les points de vue :



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Le 12 Juin 2015

Eutrophisation : menace sur les eaux douces et marines en Bretagne
 (cliquer sur l'illustration pour voir la conférence)
http://www.cseb-bretagne.fr/index.php/conferences/qualite-des-eaux-en-bretagne/168-eutrophisation-menace-sur-les-eaux-douces-et-marines-en-bretagne-p-aurousseau-2015.html

Pierre Aurousseau, professeur et président du CSEB (Agrocampus Ouest, centre de Rennes - 35)

Pierre Aurousseau explique de façon très claire un phénomène qui trouble les activités de pêche et de conchyliculture. L'eutrophisation à l'origine des eaux colorées et des marées vertes. Cette "maladie des pays développés" impacte considérablement les activités halieutiques, mortalité des espèces aquatiques et fermeture des zones de production en liaison avec la présence de planctons toxiques...


L'eutrophisation est une situation anormale de l'environnement et une maladie des pays développés.

En conditions normales, la plupart des milieux sont dits oligotrophes, c'est-à-dire peu alimentés en sels nutritifs appelés aussi nutriments. Pendant la belle saison, on rencontre encore dans la mer bretonne des eaux oligotrophes avec des teneurs en azote de l'ordre de 1 micromole par litre (c'est-à-dire de l'ordre de 0,06 mg/L de nitrate).

Ce sont les panaches des fleuves qui enrichissent les eaux marines côtières en sels nutritifs. Ceci se produit principalement pendant la saison pluvieuse. Mais les teneurs en sels nutritifs des fleuves et des rivières sont telles qu'aujourd'hui, ce sont des quantités massives de nutriments (azotés et phosphorés) qui alimentent la mer bretonne.

L'eutrophisation ne se manifeste pas seulement dans les eaux marines côtières ; elle se manifeste d'abord dans les eaux douces, le long du réseau hydrographique. On parlera d'abord de l'eutrophisation à cyanobactéries qui se produit dans des eaux immobiles de lacs ou d'étangs et dans des eaux très calmes de rivières lentes ou canalisées. On parlera aussi de l'eutrophisation à Jussie qui se produit dans des eaux calmes et lentes et qui constitue un peu les marées vertes des eaux douces.

Au niveau des estuaires et à proximité immédiate de l'embouchure de certains fleuves, ce sont les trop célèbres marées vertes qui s'observent à de faibles niveaux de dilution des eaux douces par les eaux marines (taux de dilution inférieurs à 10).

Dans les panaches des fleuves et un peu plus au large et pour des niveaux de dilution plus élevés (de 10 à 100 pour faire simple), les nutriments sont consommés à la belle saison par des diatomées qui sont des microorganismes chlorophylliens originaux car ils présentent un squelette siliceux. Les diatomées présentent donc l'originalité de nécessiter pour se développer d'un troisième nutriment, la silice en plus des nutriments classiques azotés et phosphorés. Les productions massives de diatomées appelées « blooms » ou « efflorescences » conduisent à l'apparition d'eaux colorées parfois visibles par satellite jusqu'à des dizaines de kilomètres des côtes. On observe souvent, dans les mêmes régions et en fonction de conditions locales particulières, des marées vertes et des phénomènes d'eaux colorées. C'est le cas de la Bretagne et de certaines côtes de Chine.

Les blooms massifs de diatomées peuvent conduire à des hypoxies des eaux marines (eaux pauvres en oxygène), à des anoxies (eaux insuffisamment pourvues en oxygène pour la survie des espèces) et à un épuisement en silice de la colonne d'eau. En dessous de certaines teneurs en silice, les diatomées ne peuvent plus croître et se multiplier. Dans ce cas, des espèces dites opportunistes habituellement dominées par les diatomées vont se multiplier en profitant des nutriments azotés et phosphorés. Parmi ces espèces, plusieurs produisent des toxines diarrhéiques ou des neurotoxines.

L'eutrophisation n'est donc pas seulement un dysfonctionnement environnemental. L'eutrophisation relève d'un ensemble de mécanismes complexes et présente un volet sanitaire très important.

L'eutrophisation est un dysfonctionnement environnemental assez commun à tous les pays développés mais dont la gravité dépend des contextes locaux et régionaux. En Bretagne, l'eutrophisation des eaux et des milieux constitue un défi majeur pour l'avenir de notre région.

Source : Conseil Scientifique de l'Environnement en Bretagne (CSEB)

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Le 11 Juin 2015

Vers un écolabel européen public et unique pour les produits de la pêche et l’aquaculture ?

Septembre 2012. « Le Parlement demande un écolabel européen public et unique des produits de la pêche et de l’aquaculture d’ici 2015. Les consommateurs doivent pouvoir tracer les produits qu’ils consomment. » Déclaration de l’eurodéputé Alain Cadec dans Ouest France, le 13 septembre 2012, au moment de la réforme de la politique commune de la pêche...

Mars 2015. L'union européenne prépare un écolabel pour les produits de la pêche. Sa mise en œuvre pourrait entrer en vigueur en 2016. Ouest France : Produits de la pêche. L'Union européenne prépare un écolabel

"Les consommateurs européens réclament à juste titre un étiquetage précis sur les produits de la pêche et de l'aquaculture. On constate l'émergence de nombreux labels qui se concurrencent les uns les autres. Très clairement, les labels privés et les labels publics nationaux sont insuffisants pour fournir une véritable information aux consommateurs sur la durabilité, la qualité et la traçabilité des produits mis sur le marché. Ils sont trop nombreux et leur champ d'action est trop étroit. Les consommateurs s'y perdent. Seul un label public européen peut garantir le respect de standards environnementaux, sociaux et sanitaires élevés" explique Alain Cadec, l'eurodéputé des Côtes-d'Armor, président de la commission de la pêche.

"Lors de la réforme de la politique commune de la pêche, je me suis battu pour la création d'un écolabel européen pour les produits de la pêche. Le principe est désormais acquis et l'Union européenne y travaille. La Commission présentera ainsi cette année les options envisageables, notamment en ce qui concerne les exigences minimales de ce label. Sur cette base, un écolabel européen pourra être mis en place dès 2016. C'est une de mes priorités comme président de la commission de la pêche du Parlement européen", assure Alain Cadec.

Juin 2015. Parlement européen

Audition publique sur un écolabel européen unique pour les produits de la pêche et l’aquaculture

Mardi 16 juin de 15:00 à 18:30, Alain Cadec, président de la commission de la pêche présidera une audition publique de la commission de la pêche sur un écolabel unique européen.

Cette audition sera l’occasion d’entendre l’avis des experts sur les critères communs minimaux en matière de durabilité et d’entendre le point de vue de la DG Mare concernant notamment la consultation de la commission européenne à ce sujet.

Le Programme est Ici

The single European Eco label - setting minimum criteria: public hearing

A public hearing on setting minimum criteria for the single European Eco label will be held by the Committee on Fisheries. Issues that will be discussed include the objectivity and validity of current systems as well as the values and potential impact of the EU Eco label. The hearing will take place on 16.06.15 with the participation of experts and stakeholders. Pour plus de precisions : Parlement européen

Mai-Juillet 2015. Commission européenne 

Label écologique de l’UE pour les produits de l’aquaculture et de la pêche

Consultation publique

Groupes cibles : La consultation est ouverte à l'ensemble des parties prenantes et aux particuliers. Les contributions d'associations de consommateurs, d'organisations de producteurs, d'organismes publics, d'autorités publiques, d'entreprises, de fournisseurs et de détaillants du secteur de la pêche et de l’aquaculture, ainsi que d'ONG, sont les bienvenues.

Période de consultation : du  8 mai au 31 juillet 2015

Objet de la consultation : En vertu du règlement (UE) n° 1379/2013 portant organisation commune des marchés dans le secteur des produits de la pêche et de l'aquaculture, la Commission doit soumettre un rapport de faisabilité sur les options envisageables pour l'attribution d'un label écologique européen aux produits de la pêche et de l'aquaculture. La consultation servira à étayer cette étude. Elle vise à aider la Commission à recueillir l'avis de différentes parties prenantes sur les incidences positives et négatives des labels écologiques concernant les produits de la pêche et de l’aquaculture et sur les aspects qui y sont associés.

Contribution : remplir le questionnaire.

Pour plus d'informations : Commission européenne

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Le 10 Juin 2015

Climat. Moins de saint-jacques et de bulot... Plus de sardine et d'anchois

Le réchauffement climatique menace la vie aquatique
      
Selon les scientifiques, les océans vont connaître "un changement important" de la biodiversité, même si le réchauffement climatique reste inférieur à 2 degrés.

Reportage Aurelia Chopin et Frederico Nicotra



Intervenants :
- Grégory Beaugrand, Bioclimatologue, directeur de recherche CNRS
- Hubert Baty, pêcheur professionnel à Marseille

Source : France 2 Mis à jour le 08/06/2015 | 10:02 , publié le 08/06/2015 | 09:46
      
Les océans occupent les deux tiers de la surface de la Terre et représentent un vrai enjeu environnemental. Une journée mondiale leur est consacrée, lundi 8 juin. Ils sont menacés par le réchauffement climatique et vont connaître "un changement important" de la biodiversité, même si le réchauffement climatique reste inférieur à 2 degrés, l'objectif fixé par la communauté internationale, selon une étude du CNRS publiée lundi 1er juin.

"Si le réchauffement climatique n'est pas maîtrisé rapidement, il provoquera une réorganisation massive de la biodiversité marine à l'échelle planétaire", avertissent les chercheurs, à six mois de la conférence de Paris sur le climat, qui tentera de parvenir à un accord pour contenir le réchauffement à 2 degrés.

Diminution de certaines espèces

Quelle que soit son intensité, le réchauffement provoquera un affaiblissement de la biodiversité dans les régions chaudes de l'océan et une augmentation dans les régions froides.

"Nous nous attendons à une diminution assez importante de la coquille Saint-Jacques, du bulot, des laminaires, des morues...", explique à France 2 Gregory Beaugrand, bioclimatologue au laboratoire d’océanologie et de géosciences du CNRS, l’un des auteurs de l'étude. "Et ces espèces qui sont plutôt tempérées-froides ou tempérées vont être remplacées par des espèces chaudes comme l'anchois, la sardine..." Une modification des migrations des espèces déjà constatée par des pêcheurs, comme le montre le reportage de France 2.

Réchauffement climatique : Coquilles St Jacques et bulots menacés de disparition

Nos enfants mangeront-ils encore des coquilles St-Jacques et des bulots ?

Pas sûr si l'on en croit une récente étude scientifique... Si le réchauffement climatique n'est pas rapidement maîtrisé, de nombreuses espèces sous-marine sont menacées de disparition... 


Source : France 3 Basse-Normandie  par Pauline Latrouitte Publié le 10/06/2015

Selon les scientifiques, les océans connaîtront "un changement important" de la biodiversité, même si le réchauffement climatique reste inférieur à 2 degrés. D'après leur étude, les coquilles Saint-Jacques et les bulots pourraient disparaître,au profit d'autres espèces comme l'anchois et la sardine.

Etude conduite par le CNRS

Une étude menée par une équipe internationale conduite par le CNRS vient d'être publiée dans la revue Nature Climate Change. "Si le réchauffement climatique n'est pas maîtrisé rapidement, il provoquera une réorganisation massive de la biodiversité marine à l'échelle planétaire", avertissent les chercheurs, à six mois de la conférence de Paris sur le climat, qui tentera de parvenir à un accord pour contenir le réchauffement à 2 degrés.

Nos enfants mangeront-ils encore des coquilles St-Jacques et des bulots ?

Même si la température de l'air n'augmente que de deux degrés  : "Nous nous attendons à une diminution assez importante de la coquille Saint-Jacques, du bulot, des laminaires, des morues", note le scientifique Grégory Beaugrand, bioclimatologue au laboratoire d’océanologie et de géosciences du CNRS, l’un des auteurs de l'étude. "Et ces espèces qui sont plutôt tempérées-froides ou tempérées vont être remplacées par des espèces chaudes comme l'anchois, la sardine..."

Autre article sur le sujet : 

Le Monde : Le réchauffement climatique va bouleverser la biodiversité marine (= Communiqué de presse du CNRS)

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Le 9 Juin 2015

L’Aquitaine capitalise sur sa façade littorale


Modes d’emplois : Océan

Cliquer Ici pour voir le reportage de Sud Ouest (11')

Une usine de fabrication de micro-algues – Fermentalg à Libourne
Les poissons locaux dans les cantines - Coopérative maritime Arrainetik à Saint-Jean-de-Luz
Du cuir fait avec de la peau de poisson - Arcachon



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Le 8 Juin 2015

Relais & Châteaux et SeaWeb Europe célèbrent le patrimoine mondial marin lors de la Journée mondiale de l’océan par la promotion de la pêche durable

Menu « Marin durable »

Copie d'écran du portail Relais et Châteaux : Cazaudehore « La Forestière » 

Autre restaurant proposant le Menu "Marin durable" : Château de Noirieux

Au menu : homard, mulet, tourteau calamars, merlu, huître,...


Relais & Châteaux et SeaWeb Europe célèbrent le patrimoine mondial marin lors de la Journée mondiale de l’océan par la promotion de la pêche durable

Source : Unesco - lundi 8 juin 2015

Compte tenu de la croissance de la population mondiale, la demande en produits de la mer est en hausse tandis que les stocks de pêche ont atteint leurs limites. Les impacts du changement climatique imposent de nouvelles contraintes à la chaîne alimentaire. Les sites marins du patrimoine mondial peuvent fournir une protection contre cette pression de la demande. Ils permettent aux poissons de grandir et de se multiplier à l'abri des perturbations, et de stimuler leur résilience de l'ensemble des écosystèmes.

Aujourd’hui, un grand nombre d’aires marines protégées à travers le monde, dont 30 % de sites marins inscrits au patrimoine mondial, souffrent encore de la pêche illégale, non-déclarée et non-réglementée. La surpêche n’a pas seulement un impact sur les poissons et les crustacés pêchés, mais bouleverse également l’équilibre des êtres vivants et de la chaîne alimentaire dans son ensemble.

Relais & Châteaux et SeaWeb Europe ont souhaité alerter sur ce problème mondial en mettant en valeur la pêche et l’élevage durables des produits de la mer, et en tenant compte de la santé à long terme des espèces récoltées et des océans. A l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, célébrée chaque année le 8 juin et avec pour thématique cette année « Océan sain, planète saine », Relais & Châteaux a choisi de soutenir la mission de l’UNESCO pour la préservation des sites marins du patrimoine mondial.

Du 7 au 14 juin, les clients des maisons Relais & Châteaux se verront proposer un menu spécifique « menu marin durable », conçu par des Chefs cuisiniers et composé uniquement de produits de la mer durables, sélectionnés grâce aux conseils de SeaWeb Europe. Un pourcentage des recettes de chaque menu sera reversé à l’UNESCO pour soutenir son travail visant à améliorer la protection des sites marins de la Liste du patrimoine mondial.

SeaWeb Europe est une organisation environnementale qui œuvre pour la préservation des océans et de leurs ressources.

Les maisons Relais & Châteaux sont implantées dans des lieux d’exception dont certains sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Relais & Châteaux fort d’une très haute qualité d’hôtellerie et de restauration gastronomique, a pour engagement de proposer "une cuisine diversifiée qui soit le témoignage et l’expression d’un héritage environnemental et culturel."

"Les maisons Relais & Châteaux sont à la fois des sentinelles, garantes de ce que le terroir a de plus précieux, et des éclaireurs ouvrant la voie à la cuisine de demain, créative, responsable et engagée", explique  Philippe Gombert, Président International de Relais & Châteaux.

Nous remercions Relais & Châteaux et SeaWeb Europe de sensibiliser le public au problème mondial de la surpêche et de la pêche illégale et de mettre à l’honneur des produits durables de la mer dans les menus servis à l’occasion de cette Journée mondiale de l’océan.

www.seaweb-europe.org
www.relaischateaux.com

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Le 6 Juin 2015

Fécamp : des élèves du lycée maritime décrochent des médailles au concours de la Société nationale des Meilleurs ouvriers de France.



Jonathan, Corentin et Bruno, 18 ans tous les trois, sont en première année de bac pro « conduite et gestion de l’entreprise maritime, option pêche ». Tony, 17 ans, prépare un CAP de matelot. Les quatre élèves viennent de se distinguer dans l’étape régionale du 30e concours « Un des meilleurs apprentis de France ». Ils concouraient dans la catégorie « Marin pêcheur » et chacun devait construire un chalut de fond utilisé par la majorité des bateaux de Manche.

« Il s’agit d’un sujet imposé dont ils ont eu connaissance à la fin du mois de décembre, expliquait Christelle Bardoux, directrice adjointe de l’établissement. Dès le retour des vacances de Noël, ils se sont attelés à la réalisation du travail, munis des plans et consignes à respecter. »

Un ouvrage de 7 mètres

Pour construire cet ouvrage de 7 mètres, les candidats disposaient de bobines de fil et de toute la matière brute nécessaire. Il leur a fallu travailler les mailles, faire des coupes pour donner des formes plus ou moins en fuseau, utiliser des techniques propres à la marine de pêche, rassembler les pièces entre elles, faire des rajouts, etc.

Tout cela en suivant les cours. Les élèves sont en effet dans une année scolaire sanctionnée par un examen, BEP ou CAP. Sans oublier les coupures dues aux stages, aux formations et aux périodes de vacances. Et toujours l’angoisse au ventre de ne pouvoir terminer à temps. « Il était estimé 55 heures de travail, précisait Christophe Lacheray, enseignant techniques de pêche. Mais ils étaient réellement motivés. D’ailleurs, ils étaient volontaires. La direction a proposé la participation au concours et ils se sont spontanément inscrits. »

Place au jury national

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Le 5 Juin 2015

L'Ifremer continue la tournée des bars et nous conte leurs premières aventures !!!


Des campagnes de marquage de bars pour mieux connaître l'espèce à l'origine des premiers contes ifremerriens sur les aventures de 3 bars marqués en 2014 : Résultats préliminaires des campagnes de marquage 2014

L'Ifremer fait la tournée des bars

Après quatre campagnes de marquage de bars menées en 2014 (Dunkerque, Saint-Quay-Portrieux, La Turballe et Capbreton), l'Ifremer poursuit les campagnes sur quatre nouveaux sites en 2015. Elles se dérouleront à Port-en-Bessin (Basse-Normandie) du 1er au 14 juin et à Audierne (Bretagne) du 8 au 21 juin, puis en septembre à Saint-Malo (Bretagne) et à La Cotinière (Poitou-Charentes). Ces opérations, qui permettront de marquer 1200 bars adultes au total, visent à mieux connaître l'espèce et mieux comprendre la structure de la population par l'analyse des comportements migratoires.

Cette action s’inscrit dans le cadre du projet national de recherche BARGIP qui sera conduit jusqu’en 2017 par l'Ifremer en partenariat avec le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie (Direction des Pêches Maritimes et de l’Aquaculture), le Comité National des Pêches Maritimes et Elevages Marins (CNPMEM) et France Filière Pêche (FFP).

Aventure 1

Données de température et de pression issues d'un poisson marqué à Dunkerque
Les profils de température (bleu) et  profondeur (rouge) montrent des épisodes de températures élevées correspondant très probablement à la fréquentation des eaux de refroidissement de la centrale nucléaire de Gravelines.

100 euros de récompense

Les pêcheurs professionnels et de loisir qui capturent des poissons marqués doivent contacter l’Ifremer. Cent euros de récompense seront remis pour le retour du poisson et de ses marques. Cette opération n’a pas de limitation de durée. En effet, plus les marques récupérées sont anciennes, plus l’intérêt des informations recueillies est grand.

Introduites dans la cavité abdominale des poissons sous anesthésie, les marques électroniques permettent d’enregistrer toutes les minutes la température et la profondeur, données qui permettent d'analyser les mouvements et migrations des individus recapturés.

Pour chaque campagne de marquage, deux navires sont affrétés par le CNPMEM : un navire chargé de la pêche, et un navire hôpital, sur lequel sont effectués les marquages et les relâchers des poissons marqués. La capture est réalisée par des pêcheurs professionnels à la ligne ou à la palangre.

Aventure 2

Données de température et de pression issues d’un bar marqué relâché à Saint-Quay-Portrieux
Cette marque d'un poisson relâché le 27 juin 2014 à Saint-Quay-Portrieux, a été retrouvée le 20 novembre 2014 sur la plage du Trez Hir en rade de Brest. En fin de séquence, le profil de température (en bleu) montre une élévation brutale de la température : le poisson a été avalé par un mammifère marin ! La marque a été ensuite excrétée et, flottante, elle a dérivé jusqu'à son échouage.

Quelles migrations ?

Entre 2010 et 2012, des expériences pilotes menées en partenariat par l’Ifremer et le Parc Naturel Marin d’Iroise, ont montré que certains individus entreprennent des migrations hivernales (de reproduction) sur de grandes distances avant de revenir en mer d’Iroise l'été suivant. Les marquages conduits en 2014 et 2015 devraient révéler les comportements à plus grande échelle et permettront d'analyser notamment les échanges entre grandes zones géographique (mer du nord, Manche, mer celtique, golfe de Gascogne). A ce jour, plus de 80 marques ont été récupérées, sur 569 poissons relâchés au cours des campagnes menées en juin et septembre 2014.


Le bar, une espèce mal connue

S’il s’en pêche environ 8000 tonnes par an sur la façade atlantique en France (5000 à 5500 tonnes par les professionnels et 2300 tonnes par les pêcheurs de loisir) et 10000 tonnes à l’échelle européenne, le bar reste une espèce mal connue dans son milieu naturel. Existe-t-il en Atlantique Nord-Est plusieurs populations de bars entre lesquelles il n’y a que peu d’échanges d’individus (on considère actuellement quatre stocks de bar comme le montre la figure de gauche ci-dessous) ou n’existe-t-il qu’un seul stock qui nécessite des mesures de gestion applicables à la zone dans son ensemble ? Quelles sont les grands schémas migratoires de l’espèce, les principales zones de reproduction, et d'alimentation ? Le phénomène de « homing » (chaque poisson retourne sur un lieu précis de reproduction ou d’engraissement année après année) est-il une caractéristique de l’espèce ?

Cette opération de marquage à grande échelle sur 8 zones du littoral atlantique français vise à répondre à ces questions afin de mieux gérer cette espèce.

Aventure 3

Reconstitution de trajectoire

Les mouvements des poissons recapturés sont par ailleurs reconstruits à l'aide d'un modèle de géolocalisation développé pour cette application.

Un exemple de reconstruction est proposé ici . Il s'agit d'un poisson marqué à Dunkerque le 06/06/2014 et recapturé par un pêcheur professionnel de Newhaven (UK) le 31/12/2014. Notez, sur l'animation,  l'enveloppe journalière des probabilités de présence (patatoïde de couleur).

Pour plus d’informations : Bargip

Communiqué de presse :

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Le 4 Juin 2015

Conseil spécialisé « mer et aquaculture » de FranceAgriMer du 27 mai 2015 : focus sur les marchés

Le Conseil spécialisé de FranceAgriMer pour les produits de la mer, de l’aquaculture et de la pêche professionnelle en eau douce s’est réuni le 27 mai 2015, sous la présidence d’Hervé Jeantet.

Source : FranceAgriMer

Points principaux

Une séance largement consacrée à un focus sur les marchés et les grandes tendances à l’international et en France :
  • à l’international, la tendance s’inverse sur les marchés du saumon et du cabillaud
  • en France, des disponibilités moindres en halles à marée permettent une meilleure valorisation
  • un recul des achats des Français en poissons frais, avec une embellie pour le saumon et un ralentissement pour le cabillaud
 À l’international, la tendance s’inverse sur les marchés du saumon et du cabillaud

Sur le marché international du saumon, les cours sont à la baisse depuis le début de l’année 2015 et même inférieurs à ceux de la même période 2014. Les disponibilités sont importantes (en raison d’un accroissement de la production et de l’arrêt des exportations norvégiennes vers la Russie). Les cours devraient continuer de fléchir, avant leur remontée habituelle au dernier trimestre. En conséquence, les volumes de saumon norvégien exportés sont croissants, notamment vers l’Union européenne, où la demande est dynamique.

Sur le marché des poissons blancs, l’approvisionnement est réduit par rapport à 2014. La réduction de 10% du quota de cabillaud en mer de Barents, face à une demande toujours soutenue, entraîne un raffermissement des cours.

En France, des disponibilités moindres en halles à marée permettent une meilleure valorisation

Les volumes mis en vente en halles à marée en cumul annuel mobile sur douze mois (à fin avril 2015) reculent de 2 % par rapport aux douze mois précédents, en raison de la baisse des apports de poissons blancs et de petits pélagiques. Cette baisse des disponibilités entraîne une hausse du prix moyen de 6 %, qui permet une amélioration de 5 % de la valeur des ventes.

Depuis début 2015, le prix moyen a encore progressé, signe que la demande s’adapte à des revalorisations de prix d’une offre de pêche française plus limitée en volume, mais bien reconnue par le marché. Ce contexte parait globalement peu contrarier jusqu’à maintenant l’écoulement des produits français au stade de la première vente, alors que l’importation des grands produits (saumon, cabillaud, crevette, thon) s’est réduite ces douze derniers mois. Les produits aquatiques traditionnels se sont globalement bien comportés sur les étals des fêtes de fin d’année.


Un recul des achats des Français en poissons frais, avec une embellie pour le saumon et un ralentissement pour le cabillaud

Sur les douze derniers mois (cumul annuel mobile à fin mars 2015), les achats de poissons frais par les ménages français ont diminué (- 2 % en volume par rapport aux douze mois précédents), alors que le prix moyen d’achat a augmenté de 1 % (panel consommateur Kantar, 12 000 ménages, pour FranceAgriMer).
Cette baisse globale n’est aujourd’hui plus liée à la réduction des achats de saumon : sur les derniers douze mois, les volumes de saumon achetés ont reculé de 3 %, alors que le prix moyen d’achat s’est stabilisé. En revanche, sur le premier trimestre 2015, les volumes progressent de 16 % (à la faveur d’un prix en baisse de 3 %), stimulant ainsi une reprise de sa consommation. Quant aux achats de cabillaud, ils se sont stabilisés sur douze mois, mais diminuent de 9 % sur le premier trimestre 2015, alors que son prix d’achat se raffermit. Cependant, en mars 2015, la part de marché du cabillaud en volume sur le rayon frais est toujours supérieure à celle du saumon (24 % versus 18 %).

Les espèces les plus concernées par ce repli des achats en frais sur douze mois sont le lieu noir (- 9 %), le merlu (- 17 %), la dorade (- 11 %), la sole (- 7 %) et l’églefin (- 18 %).

Les coquillages frais enregistrent également une baisse du volume des achats face à des captures françaises réduites par un cycle bas des gisements naturels. La coquille Saint-Jacques est particulièrement impactée (coquille Saint-Jacques entière - 29 %, noix - 18 %) ; les achats de moules restent stables. L’offre d’huitres en GMS a connu, depuis les fêtes de fin d’année, un recul plus accentué que les années précédentes. Les crustacés frais se portent bien (en moyenne + 8 %, langoustine + 12 %).

La consommation des produits traiteur est stable sur douze mois. Les achats de saumon fumé régressent de 5 %, ceux de surimi de 3 %, mais ceux de crevettes et gambas cuites repartent à la hausse (+ 4 %), alors que leur prix moyen augmente.

Les produits surgelés sont toujours déconsommés (poissons surgelés : - 3 %), tout comme les conserves de poissons (- 2 % en moyenne, et - 1 % pour le thon).

La campagne de communication sur les produits de la mer bien accueillie par les consommateurs et les acteurs de la distribution

FranceAgriMer a présenté le bilan de la campagne générique de communication sur le poisson, « En frais ou déjà prêts, les produits de la mer, ils ont tout pour plaire », réalisée en deux vagues, à l’automne 2014 et au printemps 2015. D’un montant de 1,5 M€, cofinancée par FranceAgriMer à hauteur de 76 % et par l’Union européenne pour 24%, cette campagne a été bien ressentie par les consommateurs et par les acteurs de la distribution (grandes surfaces et poissonneries) ; ces derniers ayant particulièrement apprécié les animations en magasins dont les ventes ont augmenté les jours d’animation. Les prochaines campagnes, en 2016, auront pour thème les productions de la pêche et de l’aquaculture durables pour pouvoir bénéficier des aides nouvelles du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).

Les membres du Conseil ont également eu confirmation de la mise en oeuvre du soutien aux mytiliculteurs de Vendée et Charente-Maritime, sinistrés par des mortalités d’ampleur exceptionnelle en 2014. Sa justification a été reconnue par la Commission européenne.

Pour en savoir plus, les dernières données économiques sur la filière « pêche et aquaculture » sont consultables en ligne sur le site internet de FranceAgriMer : etudesfilierepeche

Consulter les documents associés :

Revue de presse :

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Dans le marin du 29 mai 2015, Le thon rouge fait son grand retour


La campagne de thon rouge en Méditerranée vient de commencer. Dix-sept senneurs français y prennent part. L'espèce annoncée comme menacée de s'effondrer, a fait un spectaculaire retour....

Les autres sujets du marin

Saint-jacques. La saison sauvée par les cours,
Plancton. Découverte de Tara,
Petits métiers de Paca. La vente directe promeut des espèces méconnues,
Mareyage. Mariteam plus Océalliance, un géant en gestation,
Entretien. François Jacq, Pdg de l'Ifremer,
Polynésie. Un projet aquacole à 100 000 tonnes,
Cultures marines. Un projet de 400 hectares au large de l'île Dumet,
Guadeloupe. a pêche au large crée des problèmes de santé,
Religion. La Mission de la mer sur le pont,
Contrat des CMN. Doutes au Mozambique,
Navires du futur. Le troisième appel à projets lancé,
Noirmoutier. Chantier vendéen cible la réparation des côtiers,
Hydrocarbures. La Chine se tourne de plus en plus vers l'offshore,

Cliquer Ici pour lire le marin dans le kiosk


Thon rouge : le spectaculaire redressement des stocks

Fin mai, les senneurs méditerranéens ont démarré leur campagne de pêche au thon rouge. L’abondance du poisson est telle qu’en moins de cinq coups de senne, si la météo s’y prête, ils devraient avoir pêché leur quota. Un quota à la hausse après cinq années de restrictions fortes, grâce à la bonne santé retrouvée du stock.

Source : Le Marin

On revient de loin. Victime d’une pêche excessive durant 15 ans, la population de thon rouge de l’Atlantique a bien failli y passer. Pour Jean-Marc Fromentin, spécialiste du thon rouge à l’Ifremer, trois raisons ont mené à la surexploitation.

D’abord, la forte valeur marchande du thon rouge. Dans les années quatre-vingt, l’émergence du marché japonais du sushi-sashimi a conduit à une forte demande et à sa prise de valeur. Le thon se vend en moyenne entre 7 000 et 20 000 euros pièce, avec des records vers 500 000 euros.

Décisions drastiques
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Lire l'enquête complète de Solène Le Roux sur le retour du thon rouge dans l’édition du "marin" du 29 mai (ci-dessus)

Ouest France : Pêche. Le spectaculaire retour du thon rouge 

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Le renouvellement de la flottille de pêche vieillissante en question

Dans le marin du 22 mai 2015, les armements de Charente-Maritime luttent pour préserver l'avenir


Article tiré de Reportage en Sud-Ouest : Une grande région maritime se dessine

Malgré la stabilité, en 2014, des apports dans les trois criées charentaises, il y a des raisons de s'inquiéter du vieillissement de la flottille. La Cotinière, le port le plus soudé, a rassemblé ses coopératives pour conserver, voire attirer des navires.

Les autres sujets du marin :
Bar. Une à trois tonnes par mois et par navire,
"Bugaled Breizh". Le non-lieu confirmé, l'écoeurement des proches des victimes,
Vendée. Année correcte de l'Acav,
Le Crédit maritime Bretagne-Normandie reste fidèle à la pêche,
Saint-Malo. Bras de fer autour du bulot,
Golfe du Lion. La nasse changeante se cherche une image,
Golfe du Lion. Le parc naturel marin précise les règles du jeu pour l'éolien,
Palangre. L'"Héliotrope" de Scapêche en escale à Boulogne,
Guadeloupe. Une nouvelle unité pour transformer le poisson,
Sargasses. La Guyane également touchée par l'algue invasive,
Observation côtière. Jerico poursuit sa lutte contre le biofouling,
L'Europe choisit la France pour la surveillance des océans,
Agence des aires marines protégées. Pour la reconquête de la biodiversité,
Spratleys. La Chine construit deux nouvelles îles,

Cliquer Ici pour lire le marin du 22 mai 2015 dans le Kiosk


Pêche artisanale. Des patrons finistériens « floués » par des sociétés de financement

Des patrons pêcheurs se plaignent des financements mis en place via des sociétés de financement de la pêche artisanale. Ils estiment que, pour eux, le match était perdu d'avance.

Source : Ouest France par Isabelle Jégouzo

Dominique Le Loupp-Caradec a 47 ans. Si tout s'était passé comme prévu, son bateau, le Face à la mer, lui appartiendrait intégralement. En 2005, il achète ce sardinier via le système Sofipêche, Société de financement de la pêche artisanale. Ce dispositif permettait aux jeunes patrons pêcheurs de financer l'achat de leur bateau d'un côté, tandis que les sommes investies de l'autre par des particuliers étaient défiscalisées. Le nouveau patron disposait de 20 % des parts du bateau, les 80 % restants appartenaient à l'armement coopératif Océane, créé en pleine crise de la pêche, en 1994, pour aider les marins. Au bout de 5 ou 10 ans, selon le contrat, le patron devenait propriétaire du bateau en rachetant les parts au fur et à mesure. « Quand on voulait racheter nos parts, ça n'était jamais le moment », indique Dominique Le Loupp-Caradec.

« Une catastrophe »

En 2008, on lui retire la gestion du bateau : « On m'a dit que j'aurais moins de soucis. Je leur ai fait confiance. Entre deux marées, on me faisait signer des papiers. » En 2012, Dominique Le Loupp-Caradec est licencié. Il porte l'affaire devant les Prud'hommes. Entre temps, les dettes se sont accumulées. « Je ne détenais que 20 % des parts, mais on me réclamait des dettes astronomiques. Des emprunts avaient été souscrits pour faire face aux pertes d'exploitation. Mais je ne pouvais pas être tenu pour responsable, je n'étais plus à bord. » La décision du conseil des Prud'hommes a sauvé Dominique Le Loupp-Caradec de la faillite en 2013. « J'ai eu gain de cause. L'armement a été condamné à me verser une grosse somme d'argent ce qui m'a permis de négocier avec Océane. » Dominique a aujourd'hui toujours 20 % du Face à la mer, la Scapêche détient le reste des parts.

"Les dés pipés d'avance"

Histoire similaire pour Éric Cornec de Trévignon. Il n'a jamais pu devenir propriétaire de l'Albator, qui a été revendu entre-temps à des Espagnols. « On me réclame encore aujourd'hui 200 000 €. » Lui aussi estime que les dés étaient pipés d'avance. L'affaire est devant le tribunal de commerce. Pascal Boénec, du Guilvinec, ancien patron du Red an Amzer, indique qu'il a tout perdu. « J'ai acheté ce bateau en 2005 avec les aides Sofipêche. J'ai été licencié deux ans plus tard par l'armement Océane et tout mon équipage avec. Aujourd'hui, on me réclame toujours 150 000 € de dettes, l'affaire est au tribunal. Mais entre-temps, j'ai tout perdu, y compris ma santé. Je ne peux plus naviguer. Ça a été une catastrophe. »

Pour tous ces marins, le constat est le même. Tous ont fait confiance à l'armement pour la gestion comptable de l'entreprise. Tous se sentent floués par un système qui les a très vite noyés dans les dettes. Malgré nos tentatives d'appels, il n'a pas été possible de joindre un responsable de l'armement Océane.

Lire aussi RPA : Intermarché. SCOPALE : étonnants artisans !

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Suite de la revue de presse : Mois de mai 2015 

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