mercredi 3 juin 2015

Les algues alimentaires : aujourd'hui, demain


Revue de presse de Juin 2015

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Suite de la revue de presse : Mois de Juillet 2015

Les algues alimentaires : aujourd'hui, demain

3e édition des Journées professionnelles de Rennes

Actes des journées professionnelles de Rennes

Projet Idealg

28 mai 2015

Cette journée a été l’occasion de promouvoir la filière des algues alimentaires en faisant intervenir des acteurs du secteur, et de transférer certains résultats obtenus par le Pôle halieutique AGROCAMPUS OUEST dans le cadre du projet IDEALG.

Plus de 180 participants parmi lesquels des acteurs de la filière des algues, des représentants professionnels, des collectivités, des entreprises agroalimentaires, des étudiants de lycées aquacoles, des étudiants de diverses universités.

Cliquer Ici pour télécharger "Les Actes des journées professionnelles de Rennes : Les algues alimentaires : aujourd’hui—demain"

Toutes les présentations sont disponibles ici

Les documents de synthèse sont disponibles dans la rubrique "synthèse et fiche technique" du projet Idealg


Conférence de Quentin Le Bras à la Maison de la Mer de Lorient  

Les algues (alimentaires) : de la mer à l’assiette



Maison de la Mer de Lorient

Janvier 2015

Par Quentin Le Bras - Pôle Halieutique - AGROCAMPUS OUEST

La consommation des algues alimentaires est un phénomène émergeant en France et en Europe depuis dix à quinze ans, notamment grâce à la mode de la restauration japonaise. La France et plus particulièrement la Bretagne est le second producteur européen d’algues et la filière des algues tend à se développer. L’alimentaire est donc un secteur qui pourrait profiter de cet essor et d’une volonté de plus en plus de consommateurs de revenir vers des produits locaux, naturels et sains. Les professionnels de la filière ont amorcé des actions pour élargir le panel de consommateurs et pour adapter l’algue à la tradition culinaire française.

Cependant, les études sur ce phénomène de consommation sont actuellement très rares.

Cette conférence vous permettra d’avoir une vision globale du secteur, de la production jusqu’à la consommation des algues. Les travaux présentés sont issus du programme de recherche IDEALG qui a pour objectif de développer la filière des macro-algues en
France. Au sein de ce programme, le Pôle halieutique AGROCAMPUS OUEST s’intéresse plus particulièrement au marché des algues alimentaires françaises.

Document associé à la conférence (diapo) : Les algues alimentaires : de la mer à l'assiette

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On va déguster : Les moules, moules, moules... 

  

France Inter. Le dimanche 28 juin 2015 de 11h à 12h

avec  Rémy Hurtaud, mytiliculteur, et  Michel Briens, restaurateur

Rémy Hurtaud 
Mytiliculteur depuis plus de 40 ans (7ème génération)
Fut un élu professionnel durant 27 ans avec les postes de :
- Vice-président du Comité Régional de la Conchyliculture de Bretagne (CRC de Bretagne)
- Membre du Comité National de la Conchyliculture (CNC)
- Il a également eu un mandat au groupe Moules au CNC

Aujourd’hui, il est associé à 8 autres producteurs (société Mytilimer)
Ils produisent 2500 tonnes par an de moules AOP - arrosent toute la France mais exporte aussi vers les pays du Golfe, la Belgique , le Luxembourg , la Suisse, l’Italie ..)
La moules de la Baie  du Mont Saint Michel sont  AOC depuis 2006 et AOP depuis 2011

La saison pour la consommation Moules AOP de la baie se situe en général après le 14 juillet et ce  jusqu’en janvier

Michel Briens
Restaurateur à Cherbourg  'La Satrouille.
Plusieurs établissements à Paris et un passage chez Alain Passart au Duc d'Enghien, Le Moulin à Vent à Saint-Germain-des-Vaux (50) pendant une vingtaine d'années en tant que" patron-chef"

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Le 19 Juin 2015

L'huître en questions

Catherine Flohic

Editeur : Argol - Vivres

Paru en 06/2015

Résumé du livre

L'huitre, indissociable des fêtes de fin d'année et des tables de restaurants, liée au tourisme sur le littoral, est-elle en voie de disparition ?

Les scientifiques s'en mêlent et nous l'ignorons, comme pour beaucoup de mutations biotechnologiques de notre alimentation. Ils ont créé des huitres triploïdes biologiquement modifiées, dites poétiquement « des quatre saisons ».

Le livre propose, depuis l'histoire de l'huitre et de sa culture traditionnelle, de multiples investigations et pose les questions : Pourquoi vouloir "maîtriser " la mer et ses produits. Pour quelles raisons ? Scientifiques, idéologiques, politiques, financières ? Enquêtes de terrain, entretiens, reportages tout en couleur font de cette série un concept nouveau entre la revue et le livre.

L'association Ostréiculteur traditionnel a été reçue au Sénat


Trois questions à... Benoît Le Joubioux, Président de l'association Ostréiculteur traditionnel

Source : Ouest France

Une vingtaine de membres se sont rendus au Palais du Luxembourg la semaine dernière, où, en collaboration avec Joël Labbé, sénateur écologiste du Morbihan, ils organisaient un colloque « Regards croisés sur l'ostréiculture, quels enjeux pour demain ? ».

Pourquoi un colloque sur les enjeux de l'ostréiculture ?

C'est en collaboration avec le sénateur Joël Labbé qui est l'auteur d'un amendement sur l'étiquetage des huîtres en fonction de leur origine et qui a questionné le gouvernement sur les risques inhérents à l'exploitation de l'huître triploïde. Il a tenu à organiser un colloque dédié aux enjeux de l'ostréiculture de demain, offrant la parole aux acteurs de la filière.

Comment s'est déroulé ce colloque ?

Il a réuni des producteurs, des scientifiques, des distributeurs et consommateurs dans un dialogue sur les enjeux de l'ostréiculture de demain, qu'ils soient économiques, environnementaux ou sociétaux, alimentant une réflexion sur une possible évolution législative et réglementaire.

Plusieurs intervenants se sont succédé, les producteurs, pour expliquer la diversité des modes de production et mutations du monde agricole. Les scientifiques ont éclairé les participants sur les biotechnologies et biodiversité. Enfin, les représentants des consommateurs ont été entendus sur un besoin de transparence.

Quelle est la demande de l'association Ostréiculteur traditionnel ?

Notre association, « Ostréiculteur traditionnel : huîtres nées en mer » regroupe, depuis 2007, 80 ostréiculteurs des 7 bassins de production, pour la valorisation des huîtres nées en mer. Nous nous battons contre une forme d'industrialisation de la culture du mollusque et pour faire reconnaître notre mode de production traditionnel par un étiquetage différencié. Ceci, dans l'intérêt d'une plus grande transparence pour le consommateur.

Dans l'attente du compte-rendu du colloque : 
Télécharger Ici les présentations des différents intervenants (sur le Blog du sénateur Joël Labbé)

Les deux premières réactions...

Regards croisés sur l’ostréiculture Colloque au Sénat le 10 juin 2015

1. Je souhaite utiliser les 2 mn accordées pour répondre à une interrogation émise ici même par M. Jean-Noël Yvon. M. et Mme Yvon sont des ostréiculteurs traditionnels et modernes qui partagent leur expérience dans un blog riche de confidences. Des amis agriculteurs leur ont dit que « Les paysans de la mer répétaient les erreurs commises par les éleveurs il y a 20 à 25 ans ».

2. Vos amis ont raison. Des pathologies bactériennes et virales ont décimé les populations de lapins, de porcs, de poulets, etc. lors de l’industrialisation des élevages et ces mortalités étaient dues à des conditions environnementales mal maîtrisées.

3. C’est ce que les vétérinaires Puyt et Nicolas ont souligné dans un rapport d’expertise que tout le monde connait ici mais que les exposés ont ignoré alors que ses conclusions sont d’une importance cruciale pour l’avenir de tous.

4. Pourtant M. Yvon, vos amis se sont trompés de dates. Ces pathologies ont débuté il y a une cinquantaine d’années, au cours des années 1960/80. On a alors constaté qu’en pathologie d’élevage industriel, la nature de germes omniprésents est moins importante qu’un laisser-aller de la gestion ou que l’usure des structures.

5. Si la Recherche a mal apprécié ces phénomènes, c’est qu’elle n’a pas connu cette époque et que la pression du travail administratif ne lui laisse pas le temps d’écouter les professionnels. On ne fait pas d’épidémiologie sans une présence continue sur le terrain.

6. Ce sont ces bases scientifiques acquises en médecine vétérinaire qui en 1975/80 nous ont permis de définir une gestion sanitaire des écloseries de crustacés au sein du CNEXO/COP. Cette technique a conquis le monde. Ces pathologies ne sont pas dues à des bactéries, ni à des virus venus d’ailleurs mais à des souches dont la virulence émerge localement en vertu de lois vieilles de 3 milliards d’années d’évolution. Le seul enseignement à en retirer est que la santé des animaux et le salut des entreprises passent par le respect de ces lois.

7. Conclusion: Merci M. le Sénateur d’avoir relayé le message des ostréiculteurs traditionnels. Ce sont des lanceurs d’alerte de la dégradation des écosystèmes aquatiques côtiers à laquelle ils ne veulent pas participer. Merci aussi à M & Mme Yvon d’avoir contribué à remettre le débat sur de bons rails. Des erreurs d’aiguillages ont mené la profession dans une impasse où « elle tourne en rond ».

8. Les bonnes nouvelles : les pathologies émergentes conchylicoles sont des phénomènes naturels produits par des erreurs d’élevage et de gestion environnementale. Des réponses économiques et écologiques existent.

9. Les moins bonnes nouvelles : Monsieur le Sénateur, même avec un président vétérinaire, n’espérez pas faire plier les lois de l’évolution de 3 milliards d’années à aucun code démocratique, républicain, juridique ou commercial. Il faut repartir sur des bases techniques artisanales saines, repenser l’activité et la moderniser en y incluant des techniques sanitaires qui ont fait leurs preuves ailleurs.

10. Une excellente nouvelle : une gestion sanitaire exigeante des élevages et des écosystèmes aquatiques permet aussi de résoudre d’autres pathologies environnementales comme les proliférations d’algues toxiques, rouges bleues ou vertes et de sortir du chaos. On commence dès que quelqu’un s’y investit sérieusement !

Jean-François Le Bitoux
jflebitoux@hotmail.com
ACE sarl (ASAP Consulting & Ecology)

Les huîtres triploïdes sur la sellette

Faut-il étiqueter les huîtres triploïdes sur les étals des poissonniers ? Est-il légitime d’informer le consommateur des particularités génétiques de ces mollusques  stériles produits en écloserie ?  Alors que l’ostréiculture traverse une crise gravissime, la traçabilité de ces huîtres fait plus que jamais débat.

Source : UFC Que Choisir par Florence Humbert

Tous les amateurs d’huîtres le savent : à l’arrivée des beaux jours, période de la reproduction pour  ces coquillages, les huîtres se gonflent d’une matière blanchâtre  peu appétissante qui freine leur consommation pendant l’été. Sauf que depuis une quinzaine d’années, la plupart des huîtres proposées sur les étals ne sont plus laiteuses.  L’explication de ce mystère de la nature ? C’est tout simplement que ces huîtres d’un nouveau genre sont triploïdes. Nés en 1997 dans les laboratoires d’Ifremer, ces mollusques possèdent dix lots  de trois chromosomes et non dix lots de deux chromosomes comme l’huître « normale » diploïde. Cette anomalie génétique rend les triploïdes stériles. Leur texture est donc constante toute l’année. Un avantage pour les touristes des stations de bord de mer qui peuvent désormais se régaler d’huîtres non laiteuses, et surtout pour la filière conchylicole  qui  s’affranchit ainsi de la tradition des mois en « r ». Cerise sur le gâteau, les triploïdes ne consommant pas leur énergie dans la reproduction, grossissent plus vite que les diploïdes, ce qui permet de ramener leur cycle de production de trois à deux ans. Une aubaine pour les ostréiculteurs qui, dans leur grande majorité,  se sont laissé séduire par cette championne de la productivité. Les « triplo » représenteraient aujourd’hui 50 % des huîtres vendues en France.  Pourtant, aucun étiquetage ne permet aujourd’hui au consommateur de différencier les triploïdes issues de naissains (larves)  produits en écloserie, des huîtres « naturelles » issues de naissains de captage  dans le milieu marin.

En 2001, le Conseil national de la consommation (CNC) avait demandé que les consommateurs soient informés du caractère polyploïde de ces huîtres et qu’une indication « huîtres triploïdes » soit rendue obligatoire dans l’étiquetage. Une demande restée lettre morte, l’Afssa (agence de sécurité sanitaire de l’alimentation), n’ayant mis en évidence  aucun risque sanitaire particulier pour les consommateurs. La question de l’étiquetage  n’est pas réglée pour autant et fait toujours l’objet de débats acharnés au sein de la profession. La majorité des ostréiculteurs n’y est pas favorable,  de crainte d’un boycott de ces coquillages  par les clients. De leur côté, les pouvoirs publics y ont jusqu’ici mis leur veto, arguant du fait que ces huîtres, bien qu’issues d’une manipulation génétique,  ne sont pas  des organismes génétiquement modifiés (OGM),  puisqu’il n’y  a pas introduction de gènes nouveaux.   De plus,  le recours à des hybrides triploïdes est souvent la règle dans de nombreuses filières végétales (agrumes, bananes, céréales…) voire dans les filières animales (truite)  afin d’obtenir des produits homogènes et de meilleure qualité.  Dès lors que la vente de ces produits ne fait pas l’objet d’un étiquetage spécifique, il semble injustifié de faire une exception pour les huîtres.

Chute de la production

Quid de l’étiquetage obligatoire ?

Article intégral de Florence Humbert : UFC Que Choisir

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Maladie de l'huître. Espoir de solution... au Mans

Illustration extraite du document en ligne : Biovadia par Jean-Luc Mouget

Au pays des rillettes, un enseignant-chercheur s'intéresse depuis près de vingt ans à la micro-algue Haslea ostrearia. La marennine, pigment qu'elle secrète, pourrait renforcer la défense des mollusques.

Source : Ouest France par Thierry Ballu.

À la station Ifremer de Bouin et l'université de Nantes en passant par Vannes, la Grande-Bretagne, les États-Unis, sans oublier le Canada, l'Australie, l'Ukraine ou la Grèce, ils sont nombreux à tenter de mieux comprendre le comportement de l'Haslea ostrearia. Cette micro-algue fabrique un pigment capable de verdir les branchies des huîtres de Marennes-Oléron ou d'ailleurs. Mais l'enjeu va désormais au-delà d'une simple plus-value commerciale les soirs de réveillon...

« Le fruit de l'histoire »

La marennine, pigment en question, pourrait avoir des vertus protectrices ou thérapeutiques. « Elle a des propriétés antioxydantes et antiprolifératives. Son activité antimicrobienne contre les virus et les bactéries a pu être démontrée en laboratoire », expose Jean-Luc Mouget, coordonnateur du projet Pandha (Propriétés antimicrobiennes d'Haslea ostrearia) orchestré à partir du Mans....

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Le 18 Juin 2015

Pleubian. Portes ouvertes au Centre d'études des algues, le 19 juin

Le Ceva ouvrira ses portes le 19 juin, pour faire découvrir ses laboratoires, ses recherches, leurs applications.

« Quoi de neuf sur les algues ? », tel sera le thème de la journée portes ouvertes qu'organise le Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva), le 19 juin. « L'événement a pour objectif d'informer le grand public sur les activités du Ceva, et les nouveautés dans le domaine des algues », explique Elizabeth Deboise.

La journée se déroulera en deux temps. La matinée sera consacrée à des conférences, données par les experts du Ceva, de 9 h à 12 h 30, dans la salle du centre culturel Le Sillon. Tous les sujets seront abordés : suivi de la ressource algale, production et applications (alimentaire, cosmétique, chimie/matériaux). Les conférences seront suivies d'une dégustation de produits aux algues.

Des visites du Ceva, à Pen Lan, seront organisées l'après-midi, de 14 h 30 à 17 h 30. Elles donneront l'occasion de découvrir ses laboratoires et équipements. Dans la continuité des conférences du matin, une exposition dans les locaux du Ceva, permettra aux visiteurs d'enrichir leur connaissance sur les algues.

Conférences et visites gratuites, mais la réservation est obligatoire, dans la limite de 200 places, au 02 96 22 89 25. Leur date limite est le 31 mai. Source : Ouest France

Aquaculture Multitrophique Intégrée (AMTI)

  
Une nouvelle approche à l'élevage durable de poissons, de mollusques, et d'algues

Polyculture. La première concession marine de France bientôt lancée dans les Côtes d'Armor

À Pleubian, le Ceva va développer la première concession de polyculture marine de France. Il associera, dans une même zone, plusieurs formes de cultures en mer : poissons, algues et coquillages.

Source : Ouest France

Après un an et demi de procédures administratives, le Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva) a obtenu l'autorisation de développer la première concession pour la polyculture marine de France. Il installera donc en mer, courant 2016, une structure rassemblant trois formes de cultures : poissons, algues et coquillages. Au total, environ 6 ha devraient accueillir 10 tonnes de poissons, 20 de moules et 50 d'algues, pour une durée de trois ans. Des quantités sujettes à réajustements au fur et à mesure de l'avancée du projet. En 2019, viendra alors le moment des évaluations.

Des applications multiples

Le principe de la polyculture est simple : il s'agit de reproduire un écosystème : « Les poissons, une fois alimentés, produisent de l'azote et du phosphore. Les coquillages serviront de filtre, et les algues en tireront les minéraux nécessaires à leur croissance », explique Ronan Pierre, responsable du pôle produits. De plus, la structure devrait voir graviter autour d'elle d'autres espèces de poissons, entraînant une baisse des risques de contamination ou de parasites. Le projet est soutenu à l'échelon local comme européen. Et associe différents acteurs : collectivités, scientifiques, professionnels de l'aquaculture. « Les bénéfices potentiels sont multiples. D'abord environnementaux, puisqu'il y a une épuration naturelle de l'eau. Les densités de poissons peuvent également être réduites. Ensuite, il y a les bénéfices économiques : de telles structures permettent, sur un territoire restreint, de diversifier l'activité, de répartir le risque et de mutualiser certains coûts. » Le projet a pour vocation de « démontrer la faisabilité » d'une telle entreprise, et d'obtenir les connaissances nécessaires pour développer ces cultures, plus respectueuses de l'environnement, auprès des professionnels. Et ainsi d'éviter des conflits potentiels avec les riverains.

« Portes ouvertes » vendredi

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Aquaculture Multitrophique Intégrée (AMTI)

Une nouvelle approche à l'élevage durable de poissons, de mollusques, et d'algues

Les systèmes D'AMTI réunissent des organismes appartenant à différents maillons de la chaîne alimentaire qui se partagent habituellement un même environnement. Dans un tel système, les déjections d'une espèce servent de nourriture à une autre.

Source : Pêches et Océans Canada

L'AMTI concerne des producteurs qui élèvent des espèces que l'on doit nourrir (comme le saumon) et des espèces d'« extraction » (comme les moules, les holothuries, les vers polychètes et différentes espèces d'algues marines).

Les espèces d'extraction utilisent les matières et les produits organiques et inorganiques provenant d'autres espèces pour assurer leur croissance. Cette combinaison d'organismes occupant différentes places dans la chaîne alimentaire imite le fonctionnement des écosystèmes naturels. Ce type de système équilibré, qui repose sur le recyclage des nutriments, contribuera à l'assainissement des eaux. Suite dans : Pêches et Océans Canada

Cliquer Ici pour télécharger : L'aquaculture au Canada : Aquaculture multitrophique intégrée (AMTI)

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Holothuries, un potentiel inexploité !



Source : Maison de la Mer

L’holothurie, encore appelée concombre de mer, trépang ou bêche de mer, est un animal méconnu. Cet organisme, à l’allure bizarre, est un échinoderme tout comme l’oursin ou l’étoile de mer. L’holothurie a un rôle majeur dans le fonctionnement des écosystèmes en homogénéisant et enrichissant le sédiment, un peu comme les vers de terre en milieu terrestre. En d’autres termes, cet animal détermine la structure de l’habitat d’autres espèces. Animal souvent grégaire, il forme une part non négligeable de la biomasse de l’écosystème. L’holothurie présente également un fort intérêt dans les pêcheries. En effet, les bêches de mer sont un mets très prisé dans les pays asiatiques crues ou cuites (plusieurs milliers de tonnes consommées par an). Elles sont également utilisées dans la pharmacopée traditionnelle chinoise. De nombreuses études scientifiques ont mis en évidence, entre autres, des substances aux propriétés anti-tumorales, antifongiques. Toutes ces caractéristiques font de l’holothurie un organisme modèle pour la co-culture.

Par Nadia AMEZIANE, professeur du Muséum National d'Histoire Naturelle, chef de la Station Marine de Concarneau.

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Cherbourg Cotentin. Les rencontres de la mer



Découvrez la filière des produits de la mer : Pêche et Cultures marines à Cherbourg et dans le reste du Cotentin

19 & 20 Juin 2015

La filière produits de la mer (pêche, aquaculture, mareyage, transformation) fait partie de l'identité économique et culturelle du Cotentin.

Elle représente aujourd'hui plus de 1 000 équivalents temps Directs sur le territoire :
  • Pêche : 384 Emplois Temps Plein (ETP)
  • Aquaculture : 300 ETP
  • Commercialisation : 300 ETP
  • Industrie de transformation : 56 ETP

Afin de la valoriser, la CCI Cherbourg Cotentin organise, avec ses partenaires et les professionnels, une manifestation dédiée à sa promotion : "Les Rencontres de la Mer" les 19 et 20 juin.

Les animations sur le port de Cherbourg seront proposées de 10h à 18h le vendredi 19 et le samedi 20 juin.

Inauguration de l'exposition d'Antoine Soubigou

L'inauguration de l'exposition d'Antoine Soubigou intitulée "Pêcheurs au quotidien" aura lieu le vendredi 19 juin à 13h30 sur la Place Jacques Hébert devant Les Eléis.

Pour plus d'informations : CCI Cherbourg-Cotentin

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Surveillance de la mortalité des coquillages : 2015, année de transition


Évolution de la surveillance de la mortalité des mollusques : dispositif mis en œuvre en 2015, année de transition.

Note de service de la Direction générale de l'alimentation - DGAL/SDSPA/2015-350 - 14/04/2015
 
A télécharger Ici

L'objet de cette note de service est de présenter la procédure à suivre en 2015 par les DDTM lors de signalement de hausses de mortalité de mollusques, et dans l'attente d'une révision intégrale du dispositif de surveillance. Le dispositif effectif en 2015 repose sur une surveillance événementielle (constat de hausse de mortalité) et s'appuie sur les différents réseaux existants jusqu'alors pour les différentes espèces de mollusques, REPAMO, RESCO et MYTILOBS, et soumis à quelques adaptations qui sont présentées dans cette instruction.

Contexte

Suite à la rencontre avec les acteurs de la filière conchylicole en Charente le 14 février 2014, le directeur général de l'alimentation a confié une mission portant sur l'amélioration de la situation zoosanitaire en conchyliculture à Monsieur Philippe Vannier, ancien directeur de la santé animale de l'Anses. L'objectif était d'identifier les difficultés à faire progresser la connaissance relative aux différents épisodes de mortalités massives conchylicoles d'une part, de retranscrire les attentes de la profession vis-à-vis des instances de recherche et de surveillance ainsi que des services de l'Etat, d'autre part.

Le rapport, remis en septembre 2014 et basé sur des rapports et productions antérieures ainsi que des entretiens avec les différents acteurs, fait notamment état d'une inadéquation entre les productions du dispositif de surveillance des mortalités REseau de PAthologie des Mollusques (REPAMO), et les attentes des différents partenaires de la surveillance.

Si l'intégralité du dispositif doit être revue en concertation avec l'ensemble des partenaires de la surveillance, et sous l'égide d'un coordinateur national tel que le recommande M. Vannier dans son rapport, le plan d'action n'est pas opérationnel à ce jour. Pour autant, le dispositif de surveillance basé sur le REPAMO tel qu’utilisé jusqu'à présent ne paraît plus envisageable au regard des ressources disponibles allouées à la surveillance des coquillages marins.

La détection précoce des infections exotiques et l'identification rapide des infections émergentes apparaissent comme l'objectif prioritaire de la surveillance de la santé des mollusques marins, afin d'en limiter la propagation.
Aussi, il nous apparaît important de faire évoluer, a minima, le dispositif de surveillance pour cette année 2015 de transition, de façon à ce qu'il soit fonctionnel sur l'ensemble du territoire.


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Levée de l'interdiction de pêche des moules dans le pertuis d'Antioche

Fermeture de la pêche aux moules dans le pertuis d'Antioche (22 mai 2015)



Reportage à Bourcefranc d'Eric Vallet, Marc Millet et Alexandre Liégard sur France 3 (22 mai 2015)

La préféte de Charente-Maritime a décidé de lever l'interdiction de la pêche et de de la commercialisation des moules dans le pertuis d'Antioche. La pêche était interdite depuis le 22 mai dernier.

Source : France 3 Par Bernard Dussol Publié le 18/06/2015

Des prélèvements effectués dans trois secteurs du pertuis d’Antioche : baie d’Yves, Saumonards et Boyard, avaient conduit l'autorité préfectorale à demander l'interdiction de la pêche des moules en raison d'un taux de toxines supérieur au seuil sanitaire.

Cette mesure est donc levée en raison des bons résultats constatés sur des analyses effectuées dans le cadre du réseau de suivi phytoplanctonique d’IFREMER et du suivi des autocontrôles par le LASAT (Laboratoire d'Analyses Sèvres ATlantique) sur des moules en provenance de cette zone.

Parallèlement, en Gironde, une interdiction de pêche et consommation est toujours en cours pour les huîtres, moules, coques et pétoncles de l'ensemble du Bassin d'Arcachon.

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Une importante efflorescence d'algues toxiques qui inquiète


Une efflorescence d'algues toxiques lors d'une année précédente.  Photo :  Washington State Department of Ecology Marine Monitoring Unit 

Source : Radio-Canada avec Reuters (17 juin 2015)

Ce qui pourrait être la plus importante efflorescence d'algues toxiques de l'océan Pacifique sur la côte ouest de l'Amérique du Nord flotte au large des côtes de la Californie et s'étend jusqu'au nord de la Colombie-Britannique, selon des scientifiques américains.

Pêches et Océans Canada surveille également cette éclosion inhabituelle qui a déjà entraîné la fermeture de la pêche des mollusques bivalves sur la majorité de la côte britanno-colombienne.

Le niveau de toxicité dans la plupart des secteurs n'est toutefois pas à un niveau qui pourrait entraîner des problèmes de santé, selon le scientifique Ian Perry de Pêches et Océans.

La prolifération du phytoplancton est apparue en mai. Au cours des périodes de prolifération, « [...] les coquillages filtreurs comme les myes et les moules accumulent les toxines des dinoflagellés dont ils se nourrissent », explique Pêches et Océans Canada sur son site Internet.

Ces toxines peuvent entraîner une intoxication par la phycotoxine paralysante chez ceux qui consomment des mollusques bivalves. Cette intoxication peut-être mortelle, selon les chercheurs de l'Université de la Californie de Santa Cruz.

Une efflorescence inhabituelle

« Il semblerait que cela soit une des efflorescences les plus toxiques et recouvrant la superficie la plus importante que nous ayons eues au cours de la dernière décennie », a expliqué le professeur des sciences océanographiques de l'Université de la Californie, Raphael Kudela.

Les chercheurs s'inquiètent également du niveau de phycotoxine amnestique présent dans les mollusques et autres animaux marins, dont les couteaux du Pacifique, les crabes, le merlu du Pacifique, et la sardine du Pacifique.

Contrairement à la phycotoxine paralysante commune sur les côtes de la Colombie-Britannique au cours des mois d'été, la phycotoxine amnestique s'accumule également chez les poissons et contamine les humains et les animaux qui les consomment.

La phycotoxine amnestique est responsable de plusieurs décès et a rendu malade plus d'une centaine de personnes, selon le département des poissons et des animaux sauvages de l'État de Washington.

Les poissons et les mollusques ne souffrent pas des effets néfastes de cette toxine qui entraîne des problèmes neurologiques chez l'humain.

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Le 13 Juin 2015

La production du Tilapia peut offrir de nouveaux débouchés



Source : Martinique 1ère

Des chercheurs  du Cirad viennent de décrypter le génome du Tilapia. Cette avancée devrait permettre d'améliorer les qualités de ce poisson extraordinaire, notamment dans notre région.

Des chercheurs  du Cirad viennent de décrypter le génome du Tilapia. Cette avancée devrait permettre d'améliorer les qualités de ce poisson extraordinaire, notamment dans notre région. 143 kilos de Tilapia sont produits par seconde dans le monde, 5 millions de tonnes par an, c'est le poisson le plus consommé sur terre, selon les experts. Le Tilapia est aussi le poisson idéal à produire en Outre-Mer selon les chercheurs du Cirad.



Pour en savoir plus sur l'élevage du Tilapia : Malgré les tempêtes, Tilapia l'Africain garde son cap mondial !

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Le 12 Juin 2015

Conférence de Pierre Mollo : « Ça chauffe pour le plancton ! »


Conférence de Pierre Mollo, le rôle primordial du plancton et les menaces qui pèsent sur lui !

Vendredi, 12 Juin, 2015 - 20:30       

Etel / Musée des Thoniers

Vendredi, le Musée des Thoniers accueillera Pierre Mollo, une figure du monde scientifique. A l'initiative de l'association Étel bleu, cet homme qui arpente la planète pour étudier le plancton donnera une conférence intitulée : « Ça chauffe pour le plancton ». Pierre Mollo va nous parler du rôle primordial du plancton et des menaces qui pèsent sur lui, cette source de toute vie marine et de notre oxygène !

« Notre projet est la sauvegarde et la mise en valeur de la Ria. La venue de Pierre Mollo, conférencier international, permettra d'alerter sur une des richesses de la rivière. Le plancton est à la base de la chaîne alimentaire et est essentiel à l'équilibre de la vie. Il représente un gros enjeu écologique », explique Jacques Montaron, membre fondateur d'Étel bleu.

Pierre Mollo est à l'origine de l'Observatoire du plancton de Port-Louis, où il est né, qui interviendra également mais auprès des scolaires. « Nous accueillons jeudi après-midi une cinquantaine d'élèves de 6e du Collège de la Rivière, précise Grégory Nabat, animateur du musée. Il y aura trois ateliers pour découvrir l'histoire du plancton, l'observer dans une goutte d'eau de la Ria à l'aide de microscopes et visiter le musée, qui remonte la chaîne alimentaire avec l'activité pêche. »

Cette conférence est gratuite. Vous pouvez en parler autour de vous,, car ETEL BLEU ne peut très souvent vous proposer d'écouter un conférencier de ce niveau.

Pierre Mollo revient de plusieurs mois en Antartique où il participait à une mission scientifique. Il présente la situation du plancton au plan mondial cette semaine au Sénat.

Conférence proposée par Etel Bleu

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Le K8 du Lycée Maritime de La Rochelle, dans la baie de Chesapeake

Les escales de L'Hermione et du K8 de juin à juillet 2015

Après une semaine d’escale à Yorktown, première ville américaine à accueillir L’Hermione, l'équipage du Lycée maritime de La Rochelle à bord du K VIII poursuit son voyage dans la baie de Chesapeake et le Potomac toujours sur les traces de la réplique de la frégate de La Fayette. Pour jeter l’ancre sur le fleuve Potomac, à Mount Vernon, dans l’état de Virginie, au pied du domaine de George Washington "Père de la nation" et premier président des Etats-Unis, puis à Alexandria (10-12 juin), port avancé de la capitale Washington, distante de 4 km...

Les premiers pas de l'équipage du K8 sur le sol américain, immortalisés par France3



Après plus d'un mois et demi à traverser l'Atlantique, l'équipage de l'Hermione doit enfin arriver sur les côtes américaines ce 5 juin, à Yorktown en Virginie. Une destination évidente pour ce gigantesque voilier, copie exacte du bateau du marquis de La Fayette qui avait fait le même voyage en 1781. À l'époque, des soldats français étaient venus aider les indépendantistes américains dans leur guerre contre les Britanniques. Un véritable symbole d'amitié entre les deux pays.

Source : France 3 publié le 05/06/2015

Le bateau du lycée maritime de La Rochelle est déjà là, amarré sous le pont de Yorktown, pour accueillir l'Hermione. Mais la météo est plus capricieuse, avec un avis de tempête et même de gros vent. Heureusement, ils peuvent s'abriter à la capitainerie du port local. Car les habitants attendent aussi impatiemment l'arrivée d'un navire qui rappelle la mémoire de La Fayette, véritable héros en Virginie.


Pour en savoir plus sur la mission scientifique du K8 : Le grand voyage du Lycée Maritime de La Rochelle sur les traces de L'Hermione

A Mount Vernon, L’Hermione honore le « Père de la nation »



Le mardi 9 juin, le commandant Yann Cariou et ses hommes et femmes d’équipage, mouille sur le fleuve Potomac, devant Mount Vernon, le domaine où Georges Washington avait élu résidence et où il repose depuis 1799, année de sa mort.

Le soir, à l’occasion d’un dîner de gala à Mount-Vernon, Moët Hennessy organise la vente aux enchères de la première des deux barriques de cognac « Coupe Hennessy 250 » embarquées en mars dernier dans les cales de L’Hermione afin de célébrer les 250 ans de la célèbre maison fondée en 1765 par Richard Hennessy. Les bénéfices de cette vente seront versés au profit de « Mount Vernon Ladies’ association », qui œuvre au rayonnement de la demeure de George Washington. La deuxième vente aura lieu le 7 juillet prochain à New-York pendant l’événement anniversaire des 250 ans de Jas Hennessy & Co.



C’est par un feu d’artifice tiré en l’honneur de L’Hermione, que s’achève cette escale à Mount Vernon. La frégate reprend la mer dans la nuit pour mettre le cap sur Alexandria, à quelques encablures de Washington, où elle est attendue le 10 juin au matin.

Tragédie environnementale au coeur de Chesapeake Bay



ou comment plus de 130 années d'agriculture intensive, d'industrialisation massive et d'urbanisation soutenue ont fait de la baie de Chesapeake, un laboratoire grandeur nature d'analyse des impacts anthropiques dans cette région littorale nord américaine... Dans les années 1970, cette baie détient le triste privilège d'être le premier endroit de la planète déclaré "marine dead zone" (zone marine morte), à savoir que le manque d'oxygène des eaux (hypoxie) est tel qu'aucune vie ne peut s'y développer... Liées à une forte eutrophisation (conséquence de l'accumulation de nutriments notamment de nitrates dans les eaux), les zones mortes sont à l'origine du déclin des activités de pêche, et tout particulièrement de la production des huîtres, principale richesse de la région...

Effondrement de la production d'huîtres de Chesapeake Bay



Au début des années 1990, Philippe Goulletquer (Ifremer) analyse les causes du déclin de la production d'huîtres (Crassostrea virginica) de la Baie de Chesapeake...

L'analyse des données historiques des productions annuelles d'huîtres Crassostrea virginica a été réalisée pour la partie marylandaise de la Baie de Chesapeake. Les différentes tendances sont analysées parallèlement aux principaux évènements et aux stratégies d'aménagements qui ont été appliquées dans la baie. Trois périodes principales sont identifiées: (1) la période de forte production (1840 à 1890) avec des débarquements qui ont dépassé 600 000 tonnes. Elle est caractérisée par une forte surpêche entraînant la destruction de l'habitat des gisements d'huîtres provoquée par une utilisation abusive d'engins de récolte; (2) la période de décroissance et d'apports stables (1900 à 1980) due à l'échec du plan de repeuplement et au fort taux de sédimentation et les conditions estivales anoxiques n'a pas permis de dépasser une production de 80 000 tonnes; (3) la période de forte décroissance de la production (1981-1988) avec des apports annuels inférieurs à 15 000 tonnes est caractérisée par les fortes mortalités liées aux parasites (MSX et Perkinsus marinus), à la prédation et aux pratiques d'aménagement. Des stratégies alternatives pour la restauration de la production d'huîtres en Baie de Chesapeake sont discutées. 

Source : Causes of decline of oyster production (Crassostrea virginica) in the Maryland portion of the Chesapeake Bay : a literature study (Les causes du déclin de la production d'huîtres (Crassostrea virginica) dans la partie Marylandaise de la Baie de Chesapeake : une étude bibliographique) - Goulletquer Philippe, Heral Maurice, Rotschild Brian - 1994 Cliquer Ici pour télécharger cette publication

"The Oyster Question" : 130 années de débats stériles !

The Oyster Question: Scientists, Watermen, and the Maryland Chesapeake Bay since 1880, by Christine Keiner, The University of Georgia Press, 2009.

Le livre de référence de Christine Kiener – The oyster question 2009 – attribue dès la première phrase les échecs de la politique ostréicole depuis 130 ans dans la baie du Chesapeake (Maryland-USA) à une « guerre culturelle » entre les trois partis concernés : les Professionnels (watermen), la Recherche et l’Administration politique.

On doit se demander comment se manifeste cette guerre culturelle sans attendre que de nouvelles cultures, touristique (disposer d’un environnement d’une santé irréprochable) et écologique (entretenir des productions durables !) réclament d’autres droits tout aussi légitimes.

Il semble que chaque parti regarde et vit les mêmes scènes de points de vue trop différents, juché sur des échelles de valeurs propres à sa communauté. On pourrait s’attendre à ce que les « responsables» prennent un peu de hauteur afin de mieux apprécier les paramètres qui participent aux phénomènes vécus, dans la mesure où ils sont pressentis comme de meilleurs garants de l’intérêt général. Mais il semble très difficile à tous de changer d’échelles, de lunettes ou de jumelles, pour partager, discuter, croiser et confirmer les indications rapportées par les uns et les autres : la langue française ne serait-elle pas suffisante pour faire cette enquête ?

D'après Jean-François Le Bitoux dans RPA : « Changer d’échelles pour mieux regarder et surtout voir autre chose, sous un autre angle »

Lire aussi : Maryland's Oysters: Thirteen Decades of Debate

Pour en savoir plus : Le grand voyage du Lycée Maritime de La Rochelle sur les traces de L'Hermione 

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Conférence très très intéressante... (explication du mécanisme des fermetures pour les coquillages)

Eutrophisation : une menace pour les eaux de Bretagne ?



26 mai 2015 | 20H30

Mardis de l'Espace des sciences

Salle Hubert Curien des Champs Libres

Pierre Aurousseau
agronome, Unité de recherche Sol Agro et hydrosystème Spatialisation (Agrocampus Ouest), Président du Conseil scientifique de l'environnement en Bretagne (CSEB)

L'attention du grand public a été attirée avec raison depuis plusieurs années par le phénomène des marées vertes. Elles constituent l’une des manifestations de l'eutrophisation, mais il ne s’agit que de l'un des grands dysfonctionnements environnementaux des pays développés. La France de l'ouest est également confrontée depuis des années à des proliférations de micro-algues colorées dans les eaux douces et les eaux littorales…

http://www.espace-sciences.org/conferences/mardis-de-l-espace-des-sciences/eutrophisation-une-menace-pour-les-eaux-de-bretagne 

En image, c'est encore plus clair !

Eutrophisation : menace sur les eaux douces et marines en Bretagne
 (cliquer sur l'illustration pour voir la conférence)
http://www.cseb-bretagne.fr/index.php/conferences/qualite-des-eaux-en-bretagne/168-eutrophisation-menace-sur-les-eaux-douces-et-marines-en-bretagne-p-aurousseau-2015.html

Pierre Aurousseau, professeur et président du CSEB (Agrocampus Ouest, centre de Rennes - 35)

Pierre Aurousseau explique de façon très claire un phénomène qui trouble les activités de pêche et de conchyliculture. L'eutrophisation à l'origine des eaux colorées et des marées vertes. Cette "maladie des pays développés" impacte considérablement les activités halieutiques, mortalité des espèces aquatiques et fermeture des zones de production en liaison avec la présence de planctons toxiques...


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Le 11 juin 2015

Huîtres d'Arguin : une réouverture de la vente possible jeudi



Les derniers résultats des tests effectués sur les huîtres du grand banc, sur le bassin d'Arcachon, laissent espérer une réouverture possible jeudi

Source : Sud Ouest publié le 08/06/2015

Les huitres du banc d'Arguin sont interdites à la vente depuis le 15 mai

Suite aux bons résultats des tests réalisés jeudi dernier par le réseau Ifremer sur les mollusques, les ostréiculteurs du bassin d'Arcachon ont procédé à de nouvelles mesures vendredi. Les résultats communiqués aujourd'hui confirment que la contamination des huîtres du banc d'Arguin reste trop élevée, bien qu'à la baisse.

Ils confirment également que celle du grand Banc est légèrement dessous du seuil. Afin de ne pas prendre le risque de partiellement lever l'interdiction (ce qui pourrait être le cas car deux tests consécutifs se sont révélés négatifs) les ostréiculteurs attendent les nouveaux résultats qui seront communiqués jeudi par Ifremer. "Notre enjeu, c'est le week-end" rappelle Olivier Laban, le président du Comité régional de la conchyliculture Arcachon Aquitaine (CRCAA).

Détection rapide des pathogènes tels que Escherichia coli ou Salmonella typhimurium

Concentrer des bactéries pathogènes pour les détecter plus rapidement

Détection rapide d'Escherichia coli  © 2015 Fugier et al. dans Plosone

Détecter rapidement la présence de bactéries pathogènes est primordial dans de nombreux secteurs tels que l'agroalimentaire ou la cosmétique. Garantir l'absence de ces bactéries nécessite de bloquer les lots entre 24 et 48 heures avant leur commercialisation, ce qui peut constituer un vrai handicap. Après avoir développé une méthode permettant de dénombrer des bactéries d'intérêt, des chercheurs du Laboratoire de chimie bactérienne (CNRS/Aix-Marseille Université), de l'Institut de chimie des substances naturelles (CNRS) et de l'Institut de chimie moléculaire et des matériaux d'Orsay (CNRS/Université Paris-Sud) proposent une nouvelle approche permettant de détecter et concentrer rapidement les bactéries à Gram négatif cultivables1. Ce procédé innovant, qui permettra de libérer des lots à commercialiser dans la journée et sera exploité par la startup Click4Tag, est décrit dans la revue PLOS ONE le 10 juin 2015.

Source : CNRS - Paris, 10 juin 2015

Lorsqu'elles sont présentes dans un produit, les bactéries pathogènes le sont en très faible quantité. Il est donc nécessaire qu'elles se multiplient avant de pouvoir les détecter et les identifier. Cette étape de pré-enrichissement, qui a lieu lors de la procédure de contrôle qualité microbiologique, dure entre 18 et 24 heures et constitue un facteur limitant, pour la libération des lots de produits frais périssables par exemple. De nombreuses équipes de recherche travaillent donc à en réduire la durée.

Dans cette étude, les chercheurs décrivent une méthode innovante permettant de réduire la durée de cette étape à cinq heures en concentrant les bactéries (E. coli) présentes dans l'échantillon. Pour ce faire, ils ont utilisé un principe simple de marquage des bactéries à Gram négatif développé dès 2012 : offrir aux bactéries un sucre synthétique imitant un sucre naturellement présent à leur surface. Les bactéries cultivables vont assimiler le sucre qui va se retrouver exclusivement sur leurs membranes. Elles sont ainsi « étiquetées ». Ensuite, les chercheurs ont pu greffer, par chimie click2, des billes magnétiques aux bactéries devenues reconnaissables : avec un simple aimant, il est désormais possible de concentrer les bactéries marquées.

Les résultats montrent que cette méthode permet de détecter spécifiquement les bactéries cultivables d'intérêt, même en présence de bactéries mortes ou d'autres organismes. Les chercheurs ont pu collecter autour de l'aimant plus de 90% des bactéries ciblées tout en les concentrant plus de mille fois, et ce dans un temps réduit.

Il reste maintenant à adapter la méthodologie à des échantillons de plus grand volume et d'autres bactéries. L'objectif pour la start-up Click4Tag est d'optimiser et de commercialiser le procédé d'ici environ deux ans. En plus d'être un outil pour les biologistes travaillant dans les laboratoires de recherche académique, cette technologie, une fois validée par des organismes agréés, pourra être utilisée dans le contrôle qualité microbiologique afin de libérer les marchandises à commercialiser le jour même de leur production.

Click4tag est le résultat de la valorisation de travaux de recherche menés par Sam Dukan de l'Institut de microbiologie de la Méditerranée (CNRS/Aix-Marseille Université) et du Laboratoire de chimie bactérienne (CNRS/Aix-Marseille Université) et de Boris Vauzeilles de l'Institut de chimie des substances naturelles (CNRS) et de l'Institut de chimie moléculaire et des matériaux d'Orsay (CNRS/Université Paris-Sud). Mis à disposition par le CNRS, Sam Dukan est aujourd'hui le président de la start-up. Boris Vauzeilles exerce son concours scientifique auprès de Click4Tag.

Ces travaux ont bénéficié du soutien financier de la SATT Sud-Est et de la Fondation pour la recherche médicale.

Notes :

1 Le terme « bactéries cultivables » désigne les bactéries vivantes et capables de se développer. Leur présence dans un échantillon peut être dangereuse. Les pathogènes tels que Escherichia coli ou Salmonella typhimurium sont des bactéries de type Gram négatif.

2 Méthode innovante en chimie développée en 2001. Il s'agit d'une chimie d'assemblage qui permet de combiner deux molécules de manière très efficace. Ces réactions sont robustes et biocompatibles.
Références :

Rapid and specific enrichment of culturable Gram negative bacteria using non-lethal copper-free click chemistry coupled with magnetic beads separation ; Emilie Fugier, Audrey Dumont, Annie Malleron, Enora Poquet, Jordi Mas Pons, Aurélie Baron, Boris Vauzeilles, Sam Dukan ; PLOS ONE ; 10 juin 2015.

Contacts :
Chercheur l Boris Vauzeilles l T 01 69 82 31 17 l boris.vauzeilles@cnrs.fr
Chercheur l Sam Dukan l sam.dukan@click4tag.com
Presse CNRS l Lucie Debroux l T 01 44 96 43 09 l lucie.debroux@cnrs-dir.fr

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Le 10 Juin 2015

Recette des 4 saisons

Marmite de seiches aux huîtres pochées



Midi en France

Pour 6 personnes
1,5kg de blancs de seiche
12 huîtres
1,5 kg de pommes de terre nouvelles
25 cl de vin blanc
1 botte de persil plat
6 gousses d’ail
1 bouquet garni (thym, laurier)
Pistils de safran
2 cuillères à soupe de farine
125g de beurre demi-sel
Gros sel, poivre

Dans une marmite, mettre le beurre et les blancs de seiche coupés en petits cubes. Ajouter les gousses d’ail entières et épluchées. Cuire à feu doux jusqu’à coloration des blancs de seiche (15min) puis singer (ajouter la farine).

Délayer d’abord avec un peu d’eau puis verser le vin blanc et si besoin, rajouter de l’eau à hauteur. Mettre le bouquet garni et baisser le feu. Laisser cuire à couvert pendant 1h.

Dans un bol, mettre les pistils de safran avec une louche de bouillon de cuisson des seiches et laisser infuser 30min.

Eplucher les pommes de terre et les ajouter dans la marmite 10min avant la fin de l’heure de cuisson. Saler, poivrer.

A 1h10 de cuisson, ajouter le persil ciselé finement et la louche de bouillon au safran.
Ouvrir les huîtres et les vider de leur eau. (Ajouter l’eau des huîtres filtrées si la marmite de seiches n’est pas assez salée).
Arrêter la cuisson de la marmite de seiches et y pocher les huîtres 5min avant de servir.

Bonne dégustation

Infos pratiques :
La cabane

Mouhé Christiane
La Cayenne,
17320 MARENNES
Tel : 05 46 85 44 27

Charente-Maritime : "Midi en France" pose ses caméras à Marennes

Illustration : Les reportages de Midi en France à Marennes : France 3

Cinq émissions sont consacrées à la ville et au département... Depuis lundi, l’équipe tourne cinq émissions diffusées jusqu’à vendredi.

Source : Sud Ouest

Ils auront un goût spécial, ces tournages. "Midi en France", qui a posé ses caméras au port de la Cayenne, près de Marennes, est aussi l'avant-dernière semaine de Laurent Boyer qui quitte l'émission à la fin de la saison.

C'est dans un paysage entre terre et mer que les 70 techniciens et les cinq semi-remorques nécessaires au tournage se sont installés. Depuis lundi, l'équipe tourne cinq émissions diffusées jusqu'à vendredi.

Cet après-midi, c'est "Midi en France", émission diffusée qui sera filmée.

"Nous proposons pas moins de 25 reportages tout au long de la semaine", explique Laurent Boyer. On retrouvera notamment une série dédiée à l'huître Marennes-Oléron, présentée par Nathalie Simon. 

>>> Revoir la vidéo de l'émission de ce lundi 8 juin en cliquant ici.

"Nous proposons pas moins de 25 reportages tout au long de la semaine", explique Laurent Boyer.
L'animateur n'est pas inconnu dans le département, lui qui est venu en vacances pendant quinze ans dans l'île d'Oléron, à La-Brée-les-Bains et qui a œuvré au sein des Francofolies de La Rochelle. Il a décidé de stopper la présentation de "Midi en France" pour "prendre du repos bien mérité".

En plus de quatre ans, Laurent Boyer a visité 170 communes en France, dont Saint-Trojan-les-Bains, dans l'île d'Oléron, l'année dernière.

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Le 9 Juin 2015

Avant les regards croisés sur l'ostréiculture du Sénat

Articles croisés sur l'ostréiculture : Quels enjeux pour demain ?


La une de notre prochaine édition
Posted by Le Littoral de Charente-Maritime on jeudi 21 mai 2015


Plus de précisions sur le colloque au Sénat "Regards croisés sur l'ostréiculture : Quels enjeux pour demain ?" : Portail du sénateur Joël Labbé




Cliquer Ici pour lire l'article de Patrice Castan dans le Midi Libre : Bassin de Thau : Star des années 2000, l'huître triploïde est sur la sellette




Regards croisés sur l’ostréiculture : Quels enjeux pour demain ?


10 juin 2015 au Sénat

Joël Labbé Sénateur du Morbihan organise le 10 juin prochain au Sénat, en collaboration avec l'association "Ostréiculteur traditionnel" :

"Regards croisés sur l'ostréiculture, quels enjeux pour demain ?"




Plus de précisions sur le colloque au Sénat "Regards croisés sur l'ostréiculture : Quels enjeux pour demain ?" : Portail du sénateur Joël Labbé

Regards croisés sur l'ostréiculture


De quels enjeux pour demain ? Si les enjeux socio-économiques ne sont pas abordés lors de ce colloque...  Des enjeux qui relèvent de la politique de développement, une volonté politique... Ce colloque a lieu alors que les sénateurs débattent, au même moment et en séance publique, sur l'avancée des négociations concernant les accords commerciaux de libre-échange avec les USA (Tafta ou TTIP)... Des accords qui vont avoir des conséquences considérables sur le commerce des produits de la mer avec notamment l'arrivée massive sur le vieux continent de poissons, coquillages et crustacés produits en Amérique du Nord...

Question fondamentale : Quel modèle de développement pour l'ostréiculture française ?

Une réponse succincte dans Aquablog RPA : Deux modèles d'ostréiculture ?

Par ailleurs : Savoir s'il faut étiqueter la triplo, ou pas, n'a aucun sens si au départ la réglementation sur l'origine du produit (origine géographique) n'est pas respectée...

Les ostréiculteurs, les plus gros expéditeurs, ne respectent pas cette réglementation européenne, sur l'origine géographique du produit ! Sur un cycle d'élevage de 2 à 3 ans, il suffit d'un mois d'affinage dans les claires de Marennes-Oléron pour que les huîtres soient charentaises... Dans le collimateur les huîtres triploïdes élevées en Irlande, en Normandie et bientôt au Maroc...

D'une part, tromperie du consommateur (ou manque de transparence vis-à-vis des consommateurs) et d'autre part, concurrence déloyale envers les ostréiculteurs qui produisent une huître locale, qui exploitent et entretiennent les parcs marins des différents "merroirs" sur tout le littoral français...

Le problème est là... et pas ailleurs...

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Plancton marin et pesticides : quels liens ?




L’emploi de pesticides s’est largement répandu jusqu’à ces dernières années dans le but d’améliorer les récoltes et combattre les ravageurs. La détection de résidus dans les eaux douces, puis estuariennes et côtières, a suscité notre attention : quels peuvent être les effets de ces molécules sur les micro-organismes planctoniques des eaux marines ?

Des expériences en laboratoire, des tests in situ et des observations en milieux naturels ont montré que le phytoplancton et le zooplancton présentent des perturbations et constituent de bons indicateurs de la qualité du milieu. Ainsi, il apparaît que les pesticides peuvent être génotoxiques, entraîner des modifications métaboliques et ralentir la croissance des organismes exposés.

L’adaptation possible de certaines espèces et la sélection de celles devenues tolérantes, conduisent à l’altération des équilibres inter espèces.

Les conséquences tant sur la biodiversité que sur le fonctionnement des écosystèmes côtiers sont à redouter, d’où la nécessité d’une surveillance accrue et de nombreuses réglementations.

Par Geneviève ARZUL et Françoise QUINIOU, écotoxicologues marins.

Autres informations : Ifremer

Plancton marin et pesticides : quels liens ?

Geneviève Arzul
Françoise Quiniou


Le plancton vivant en milieu marin et les pesticides utilisés en milieu terrestre peuvent se rencontrer en eaux côtières. Même à dilutions élevées, les produits de traitement et leurs résidus, entraînés par les eaux de ruissellement, parviennent à plus ou moins long terme jusqu’aux eaux estuariennes, puis littorales. Sont apparues ainsi perturbations métaboliques, sélections d’espèces tolérantes, modification des équilibres naturels, allant jusqu’à l’altération des écosystèmes.

Bien que liés à deux mondes différents, le plancton vivant en milieu marin et les pesticides utilisés en milieu terrestre peuvent se rencontrer en eaux côtières. En effet, même à dilutions élevées les produits de traitement appliqués et leurs résidus, entraînés par les eaux de ruissellement, parviennent à plus ou moins long terme jusqu’aux eaux estuariennes, puis littorales. Les contaminations expérimentales d’organismes planctoniques ont confirmé les observations faites en milieu naturel. Ainsi, à partir de certaines concentrations et en présence de plusieurs molécules de pesticides, sont apparues perturbations métaboliques, sélections d’espèces tolérantes au détriment des plus sensibles, modification des équilibres naturels allant jusqu’à l’altération des écosystèmes.

L’ouvrage décrit les étapes expérimentales de la recherche en écotoxicologie réalisée, d’une part, en microcosmes au laboratoire sur phytoplancton et zooplancton et, d’autre part, in situ, en zones côtières océaniques tempérées. Des bioessais mis au point en zone tropicale, sur les coraux et leurs symbiontes, complètent les connaissances dans le domaine.

Ce livre s’adresse tant aux chercheurs qu’à un public averti, et met en évidence le risque potentiel que présente l’usage non contrôlé des pesticides pour les organismes et les écosystèmes non ciblés.

Préface
Remerciements
Introduction

1. Quelques définitions de base
Qu’est-ce que le phytoplancton ?
Qu’est-ce que le zooplancton ?
Qu’est-ce que le corail ?
Que sont les pesticides ?
Qu’est-ce que l’écotoxicologie ?
Conclusion

2. Pesticides dans les eaux côtières
Les pesticides détectés dans les eaux
Quels sont les pesticides testés dans cette étude ?

3. Phytoplancton et pesticides
Du laboratoire à l’échelle environnementale
Expérimentations sur les communautés naturelles : des réponses intégrées
Conclusion

4. Zooplancton et pesticides
Les pesticides sont-ils toxiques pour les bivalves ?
Les différents organismes marins ont-ils des sensibilités identiques ?
Conclusion

5. Coraux et pesticides
Le bio-essai corail
Sensibilité des coraux aux pesticides
Conclusion

Conclusion générale
Annexes
Glossaire
Références bibliographiques

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Le 3 Juin 2015

Charente-Maritime : C'est parti pour les moules de filières Label Rouge

Depuis le 1er mai, les mytiliculteurs charentais ont la possibilité de mettre sur le marché leurs premières moules de filières Label rouge... Mais c'était sans compter sur Dame Nature, manque de croissance et présence de dinophysis... C'est donc à partir du 1er juin que des moules Label Rouge se découvrent dans leur emballage caractéristique sur les étals...

Une moule Label rouge doit mesurer 45 millimètres et son taux de chair est de 28 % au moins...


Les «Moules de filières élevées en pleine mer» obtiennent le label rouge
 
Pour plus d'informations : Moules de filières Label Rouge est sur facebook

L’arrêté du 16 février 2015 portant homologation du cahier des charges du label rouge LA n°06-14 « Moules de filières élevées en pleine mer » au bénéfice de l’Organisme de Défense et de Gestion Association des producteurs de moules de filières des Pertuis (APROFIL), est paru au Journal Officiel de la République Française le 26 février 2015.

Source : INAO

Les « Moules de filières élevées en pleine mer » label rouge sont des moules de l’espèce Mytilus edulis élevées en mer sur filières, caractérisées par leur taille, leur quantité de chair, leur fraîcheur et le milieu d’élevage.

La taille des coquilles doit être au minimum de 45 millimètres de longueur et le taux de remplissage au minimum de 28 %, soit un équivalent de 70 grammes de chair minimum pour 30 moules. Elles sont caractérisées comme charnues, grandes, sucrées, présentant une persistance et un volume en bouche intense.

Les naissains de moules sont captés à une distance maximale de 50 miles (90 kilomètres) de la zone d’élevage, garantissant ainsi leur adaptation. Les moules élevées sur les filières sont immergées en permanence dans l’eau jusqu’à leur pêche. Les filières proprement dites sont des filins flottants amarrés au fond de l’eau et portant les moules fixées sur des cordages verticaux, les « descentes » ou « suspentes ». La densité d’élevage est maîtrisée avec une filière de 100 mètres maximum par hectare sur laquelle sont fixées des descentes dont la hauteur est au maximum de 4 mètres. La durée d’élevage est de 8 mois minimum. Les moules sont lavées et triées directement en mer ou rapportées à terre à bord des bateaux mytilicoles et conditionnées pour commercialisation.

Le conditionnement en sac ou en barquette sous atmosphère contrôlée, est réalisé au maximum 24 heures après la sortie de l’eau.  La commercialisation des moules label rouge n’est possible qu’entre  le 1er mai et le 31 octobre.

Données chiffrés en 2015
  • 30 naisseurs/éleveurs/expéditeurs en France
  • 500 à 1000 tonnes sont susceptibles de bénéficier du label rouge pour cette première campagne de production

Cahier des charges Moules de Corde / Filières Label Rouge (Association des Producteurs de moules de Filières des Pertuis) : INAO

Les moules attendent leur label

Dans l'attente de la commercialisation des premières Moules Label Rouge, les producteurs ont préparé une vidéo....

Moules de filières Label Rouge





Les moules attendent leur label

L’indésirable toxine

La saison de récolte des moules débute dans le département. Pour la première fois, le produit devrait bénéficier d’un Label rouge... Ce label reconnaît pour la première fois l’excellence de la production sur filières.

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux Publié le 26/05/2015

C'est une chorégraphie estivale. Ses notes feutrées sont produites par le mouvement rythmé d'une grue, sur fond persistant des basses du moteur. Il tourne pour produire l'énergie.

Mécanique et hydraulique, les deux leviers de la récolte des moules. Symphonie de saison, dont les premières mesures sont exécutées au début du mois de mai, et qui referme son livret quand la chute de la température de l'eau ralentit la croissance des coquillages, lorsque l'automne s'éveille.

Bienvenue à bord de « L'Argo ». L'atelier mytilicole emprunte au bateau carène et mode de propulsion (415 CV en l'occurrence), et à l'entreprise de conditionnement tout un équipement pour cueillir les moules sur l'entrelacs des suspentes de la filière ou sur le bouchot, puis de les laver, dégrapper et calibrer. 21 mètres de longueur.

Moules filières : un label rouge



Reportage Laurence Couvrand et Didier Gomez sur France 3 Poitou-Charentes : Charente-Maritime : un Label Rouge pour les moules de filières

Un spectacle graphique

Au bout du bras articulé, le grappin fouille à l'aveugle la surface de l'eau, à l'aplomb d'un alignement de grosses bouées le long duquel l'atelier avance, au fur et à mesure de la récolte. 100 mètres par filière. Cinq hommes au bord du pont, un sixième à la manœuvre de la grue. Plonger, relever, cueillir, immerger, replonger…, c'est la mesure à quatre temps du mytiliculteur.

Benoît et François Durivaud connaissent la musique. Les premières filières d'élevage de moules de France se sont alignées au début des années 90 dans le pertuis Breton, au nord du département ; celles de la baie d'Yves qu'ils travaillent ce matin-là, depuis moins de dix ans.

Entre deux coups de grappin, c'est à pleines mains que les paquets de moules sont arrachés à la filière. Les suspentes sont allégées, comme le maraîcher éclaircit ses rangs, laissant au produit restant plus de place pour engraisser avant un prochain passage. Les grappes remplissent des mannes, ces corbeilles en plastique déversées ensuite devant la chaîne de rinçage et de calibrage qu'elles alimentent.

Les premiers rayons du jour allument le jaune vif et l'orange pétant des cirés, les silhouettes se détachent dans les violets de la nuit qui s'enfuit. Chassiron et les Baleines ont éteint leurs feux. À l'opposé, le soleil envoie un salut général quelque part au-dessus des falaises d'Yves que souligne leur fin bandeau calcaire.

Dans le lever du jour, le spectacle est graphique en diable ; les artistes, avares de mots exécutent des mouvements hérités de l'évolution technique du métier. Au bout des suspentes de 4 mètres, les moules nées il y a un an sont arrivées à maturité.

C'est ainsi qu'au large de Châtelaillon, en vue de l'île d'Aix, la récolte sur filières débutait la semaine dernière. Elle prendra fin au milieu de l'été, tandis que se poursuivra la cueillette sur les pieux de bouchots qui, engagée début juillet, prolongera la saison de vente de l'un parmi les plus célèbres produits de la mer de la Charente-Maritime.

De nouvelles mortalités

Les filières sont immergées en permanence, cela garantit la pleine croissance d'un produit charnu qui, pour la première fois cette année, devrait bénéficier du Label rouge (lire par ailleurs). Les pieux de bouchots, eux, découvrent à marée basse, conférant aux moules résistance, coloration et saveur spécifiques.

Mais l'heure n'est pas aux considérations gastronomiques. François et Benoît Durivaud sont un peu tendus. La saison qui débute n'a pas dissipé le traumatisme de l'été dernier. Un mal inconnu ravageait près de 100 % de la production du pertuis Breton. Une soixantaine de producteurs de Charente-Maritime laissaient 18 millions d'euros de chiffre d'affaires dans ces mortalités. Qu'un nouvel épisode aussi foudroyant s'abatte et plus d'un producteur fermerait boutique : le cycle court (un an) d'élevage de la moule n'autorise pas à jouer sur plusieurs classes d'âge et à étaler ainsi la production sur plusieurs années…

Les deux producteurs ne sont pas pleinement rassurés. Les productions des Noirmoutrins, ont été ravagées cet hiver, alors qu'elles étaient indemnes l'an dernier.

Et les premières évaluations sur les productions du nord de la Charente-Maritime ce printemps incitent à la mesure. Des mortalités ont encore sévi, mais à des niveaux inférieurs à celles du printemps dernier : 20 à 50 % sur les bouchots ; 30 % en moyenne sur les filières.

Des produits de filières plus charnus et plus chers

Par arrêté en date du 16 février dernier, la trentaine d’adhérents du Groupement de producteurs de moules de filières peut estampiller ses productions d’un Label rouge. En théorie à partir du 1er mai, et jusqu’au 31 octobre. Encore faut-il que ces moules répondent aux critères de qualité fixés par l’arrêté. C’est ce que constateront deux campagnes d’échantillonnages prévus dans les pertuis charentais cette semaine, et la semaine prochaine.

« Une moule de filière Label rouge doit être élevée en pleine mer, dans le bassin de production où elle est née »

Une demi-douzaine de producteurs réaliseront eux-mêmes les prélèvements, sans que l’interdiction de pêche et commercialisation liée à la présence temporaire d’un dinophysis, n’entrave la démarche.

Longue de 45 millimètres

Au plan qualitatif, une moule de filière Label rouge doit être élevée en pleine mer, dans le bassin de production où elles sont nées (ce qui interdit le label pour les moules objets de transferts entre bassins). Leur taille minimale doit être de 45 millimètres, et leur taux de chair est de 28 % au moins. Elles doivent donc être plus charnues que la moyenne des moules et, par comparaison, plus belles encore que les moules de l’appellation d’origine Mont-Saint-Michel, dont le taux de chair est de 26 % minimum.

Les producteurs attendent du label une valorisation du prix de leur produit de quelques dizaines de centimes du kilo. Si bien que ces moules Label rouge, signes d’excellence de production pourraient se retrouver sur les étals entre 3 et 4 euros le kilo.

En vente début juin

Si tout se passe comme prévu, les premiers produits devraient arriver sur le marché début juin.

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Pleubian. Portes ouvertes au Centre d'études des algues, le 19 juin

Le Ceva ouvrira ses portes le 19 juin, pour faire découvrir ses laboratoires, ses recherches, leurs applications.

« Quoi de neuf sur les algues ? », tel sera le thème de la journée portes ouvertes qu'organise le Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva), le 19 juin. « L'événement a pour objectif d'informer le grand public sur les activités du Ceva, et les nouveautés dans le domaine des algues », explique Elizabeth Deboise.

La journée se déroulera en deux temps. La matinée sera consacrée à des conférences, données par les experts du Ceva, de 9 h à 12 h 30, dans la salle du centre culturel Le Sillon. Tous les sujets seront abordés : suivi de la ressource algale, production et applications (alimentaire, cosmétique, chimie/matériaux). Les conférences seront suivies d'une dégustation de produits aux algues.

Des visites du Ceva, à Pen Lan, seront organisées l'après-midi, de 14 h 30 à 17 h 30. Elles donneront l'occasion de découvrir ses laboratoires et équipements. Dans la continuité des conférences du matin, une exposition dans les locaux du Ceva, permettra aux visiteurs d'enrichir leur connaissance sur les algues.

Conférences et visites gratuites, mais la réservation est obligatoire, dans la limite de 200 places, au 02 96 22 89 25. Leur date limite est le 31 mai. Source : Ouest France

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Suite de la revue de presse : Mois de Mai 2015


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