mardi 12 mai 2015

Les poissons du Soleil : Une écloserie de poisson de mer


Revue de presse de Mai 2015

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Suite de le revue de presse : Mois de Juin 2015


Le 29 Mai 2015

Sciences - Une écloserie de poisson de mer



Source : France 2 Présenté par Laurence Beauvillard

Diffusion : 28/05 à 07h10

La Commission européenne vient d’annoncer (le 20 mai) de nouvelles mesures concernant les quotas de pêche afin de limiter le déclin des poissons de mer comme celui du  bar de mer (en mer celtique, mer d'Irlande, Manche et Mer du Nord). l’autre solution c’est l’aquaculture marine. Aujourd’hui le poisson d’élevage représente la deuxième source de protéines consommées sur notre planète (le poulet est la première source de protéines)

l’aquaculture ! Une technique  inventée par le Japon et la France il y a seulement 50 ans. Aujourd’hui il est possible d’élever beaucoup de poissons d’eau douce mais aussi d’eau de mer. Laurence Beauvillard s’est rendue à Côté de Sète dans une écloserie pour poissons de mer.

Lieu de tournage : Les poissons du soleil  (groupe Aqualande)

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Poissons du Soleil et Médithau

Zone portuaire : des travaux et deux nouvelles entreprises à Frontignan

La Région a investi 5,6 M€ dans la réhabilitation du site. Visite officielle mercredi à Médithau et aux Poissons du soleil.


C'est au pas de course qu'ont été inaugurés, mercredi 27 mai, les travaux d'aménagement du port de pêche de Frontignan. Au pas de course, dans le bruit des engins de chantier en train de finaliser le ponton que la Région est en train de construire et en présence d'une foule d'élus du bassin de Thau et d'ailleurs, que des bus ont ensuite conduits à Sète.

Le président du conseil régional, Damien Alary, était en effet attendu là-bas pour l'inauguration d'autres aménagements portuaires et d'une réhabilitation au lycée de la Mer : au total 75 M€ dont 5,6 M€ consacrés à Frontignan. En effet, les accès, voies de circulation, les réseaux alimentant les parcelles ont été refaits et cela se voit. Marc Chevallier, président de l'EPR Port sud de France l'a rappelé à l'issue de la visite : "En 2007, lorsque nous sommes arrivés, cette zone était abandonnée. Aujourd'hui, elle accueille dix-sept entreprises." "Et d'ici 2016, 25 emplois seront créés", a renchéri Damien Alary.

"devenir une entreprise mytilicole leader sur le marché européen"

Symbole de ce nouvel attrait de la zone portuaire l'arrivée de Médithau, première entreprise conchylicole régionale née il y a 25 ans à Marseillan, dans les locaux de Medipêche (partie à Simyra). "Un geste fort pour continuer à nous développer et à devenir une entreprise mytilicole leader sur le marché européen", a expliqué Florent Tarbouriech à l'assistance.

Forte d'une croissance à deux chiffres - en progression de 15 % en 2014 -, Médithau (11M€ de CA, 48 personnes) va investir 2 M€ dans des travaux : construction de bassins de purification, augmentation de la superficie actuelle (3 000 m²) de 1 600 m ², achats de machines dans l'optique de passer d'une production en mer de 6 000 à 10 000 tonnes de moules d'ici trois ans et de pouvoir traiter les volumes de la grande distribution. Autre perspective de développement annoncée par le patron de la société : se positionner dans le circuit court, l'agro tourisme et accueillir le public sur place en 2016.

Une autre entreprise innovante, pionnière en matière d'élevage de poissons marins en Méditerranée, a reçu la visite des élus. Les Poissons du soleil ont ouvert il y a trois mois leur unité, entièrement automatisée, de prégrossissement d'alevins jusqu'au stade 2-10 grammes. Ils sont expédiés ensuite par bateau vivier à ses clients : des fermes d'élevage de Méditerranée. Philippe Balma, le patron, l'a souligné : "Notre quai n'est pas encore terminé mais dès qu'il le sera nous n'utiliserons plus de semi-remorques."

Sur ses trois sites (Balaruc-les-Bains, Salses-le-Château et Frontignan), Les Poissons du soleil produisent 35 millions d'alevins et emploient 46 personnes. L'investissement sur la zone portuaire s'élève à 2 M€, soutenu par la Région (10, 35 %), l'État et le Département (5,18 % chacun) et les crédits du Fonds européen pour la pêche (20,7 %)....

.... La zone portuaire de Frontignan héberge une quinzaine d’entreprises qui représentent 150 emplois et quelque 100 M€ de chiffre d’affaires. Il reste à ce jour 17 000 m² d’espaces disponibles pour accueillir des entreprises de la filière pêche et aquaculture sélectionnées par appels à projets. L’hôtel d’entreprise Simyra, qui héberge aujourd’hui Medipêche, pourrait abriter une écloserie d’huîtres de souches méditerranéennes plus résistantes. Ce projet, qui en est à l’étude de faisabilité, vise à combattre la mortalité des huîtres. Il est porté par le Comité régional conchylicole de Méditerranée (CRCM), présidé par Philippe Ortin. 

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L’accrétion minérale : un moyen électrique de sauver les huîtres de l’acidification des océans


L’atmosphère de notre belle planète bleue est malheureusement de plus en plus chargée en CO2, principalement à cause de l’activité humaine. L’océan absorbe une partie de ce gaz à effet de serre pour rétablir l’équilibre. Des problèmes apparaissent alors dans l’hydrosphère, tels que la diminution du pH de l’eau, phénomène communément appelé acidification des océans. La chimie de l’eau étant bouleversée, les ions carbonates CO32- dans la mer deviennent moins disponibles pour des réactions chimiques (CO32 + CO2 + H2O _ 2 HCO3-), ce qui nuit à la formation de calcaire chez certains organismes marins, comme les huîtres. Dans la littérature scientifique, on dit que le procédé d’accrétion minérale pourrait créer un phénomène chimique pouvant pallier ce problème. L’expérience effectuée consistait à introduire un système d’accrétion minérale dans l’eau, soit un système dans lequel circule un faible courant, afin d’évaluer son effet sur la croissance des huîtres. Des huîtres ont été soumises à une intensité de courant de 500 μA et d’autres à une intensité de 1000 μA, et leur taux de croissance a été comparé à celui d’huîtres témoins. Des résultats concluants ont été observés pour les huîtres en présence d’un système d’accrétion minérale, notamment en ce qui concerne la largeur. Les huîtres ont grandi de 1,51 mm et 1,70 mm respectivement pour l’intensité de 500 μA et de 1000 μA, et ce, en seulement trois semaines. Pour les huîtres témoins, il n’y a pas eu de croissance. Source: Acfas
 
L'électricité pour pallier les effets de la pollution chez les huîtres

Trois étudiantes en Sciences de la nature au Cégep de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (campus des Îles) ont démontré que l'introduction d'un faible courant électrique dans l'eau peut aider les huîtres à former leur coquille. La méthode permettrait de contrer les effets négatifs de l'acidification des océans.

Source : Radio Canada

Geneviève Boudreau, Audrey Bourgeois et Pascale Cyr ont présenté leur travail intitulé « L'accrétion minérale : un moyen électrique de sauver les huîtres de l'acidification des océans » au congrès de l'Association francophone pour le savoir (ACFAS), cette semaine, à Rimouski.

La technique de l'accrétion minérale permet d'attirer des ions de carbonate qui pourront s'associer à leur tour avec des ions de calcium, ce qui va aider la coquille à se recouvrir plus facilement de sa croûte minérale. Ces deux particules sont présentes en abondance dans l'eau de mer. Leurs mesures ont démontré que les coquilles avaient grossi 19 fois plus rapidement que la normale.

Cette méthode est déjà utilisée pour la production des huîtres chez les industriels américains, mais aussi en Australie, sur les récifs coralliens.

Les huîtres vulnérables à l'acidification des océans

L'étudiante Audrey Bourgeois explique que l'acidification des océans, qui est une problématique mondiale, a des répercussions néfastes sur la croissance des huîtres.

« On émet trop de CO2 dans l'atmosphère. Il se retrouve ensuite dans l'océan et ça a de nombreux effets négatifs. Entre autres, ça fait diminuer le pH de l'eau et les huîtres ont plus de difficulté à former leur coquille. Elle peut même être dissoute. » — Audrey Bourgeois

L'étude a été effectuée en collaboration avec le centre collégial de transfert technologique Merinov du Cégep de la Gaspésie et des Îles. Les trois étudiantes affirment qu'elles seraient heureuses de voir Merinov poursuivre l'expérience.

Par ailleurs, la recherche des trois étudiantes leur a permis de se qualifier à la finale des prix étudiants de l'Association pour la recherche au collégial.

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Moules de Dunkerque: la saison démarre et elles ont tout bon

La saison de la moule de Dunkerque redémarre tout juste. Et contrairement à une rumeur qui circule, elle est propre à la consommation. Cette année ...

La saison de la moule de Dunkerque redémarre tout juste. Et contrairement à une rumeur qui circule, elle est propre à la consommation. Cette année, Emmanuel Turpin mise sur une production de 600 tonnes, contre 280 l’an dernier. Histoire de lui faciliter la tâche, la Coopérative maritime installe des bassins de purification.

Source : La Voix du Nord

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Algues. A Lannion, la société Olmix bientôt autorisée à les exploiter (22)


Un projet d'arrêté prévoit d'autoriser la société Olmix à « valoriser » les algues. Dans des produits pour animaux ou comme substituts aux pesticides. Contre, l'agglo espère au moins encadrer l'activité.

Source : Ouest France

Et si en plus des tracteurs ramassant les algues vertes sur le sable de la Lieue-de-grève, il y avait des engins d'un nouveau genre dans les premières vagues ? La société morbihanaise Olmix, spécialisée dans les solutions naturelles pour la santé animale et végétale, en parlait déjà en 2012, dans le cadre de son projet « Ulvans ». Elle est en passe d'obtenir le feu vert de la préfecture de région.

Cette dernière a déjà accepté un projet d'arrêté. Il doit être affiné cet après-midi à la préfecture de Saint-Brieuc, notamment pour que Lannion-Trégor communauté ait son mot à dire.
Autorisation annuelle

Le projet détermine que l'autorisation sera annuelle, et que « dans un délai de deux mois à l'issue de la campagne de récolte », l'entreprise devra présenter « un bilan des effets de la circulation sur le milieu naturel et sur la ressource benthique ». Olmix et son partenaire Agrival comptent récupérer des laitues de mer entre le 1er avril et le 30 novembre, pour ensuite les transformer, vraisemblablement dans la raffinerie de Plouénan, ouverte en septembre 2013, et prévue pour traiter 100 tonnes d'algues par jour (pas que des vertes).

Dans quelles proportions sur la Lieue-de-grève, avec quelles machines et pour quoi faire précisément ? Olmix et Agrival n'ont pas souhaité s'exprimer sur le sujet. Le groupe utilise les algues dans les aliments pour poissons, bétails, poulets. Elles pourraient aussi servir d'alternative aux pesticides. À l'échelle de la Bretagne, l'objectif affiché sur le site Internet d'Olmix « est de traiter plus de 60 000 tonnes d'algues à l'année ».

« Déontologiquement contre »

« C'est la décision de l'État, pas la nôtre » rappelle bien, avec une pointe d'amertume, Jean-Claude Lamandé, élu en charge des algues vertes à l'agglo. Car depuis qu'ils ont été sollicités en 2012 pour adouber cette valorisation des algues, les élus locaux sont restés « déontologiquement contre. Nous, notre but n'est pas de faire du business mais de faire disparaître les algues en amont »....

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La crépidule bretonne à l'exposition universelle de Milan

Pierrick Clément, un chef d'entreprise finistérien, veut mettre plus de berlingots de mer sur les tables. Il va profiter de l'exposition universelle de Milan pour en faire la promotion.

Source : Ouest France par Anaëlle Berre

Crepidula fornicata, c'est le nom latin du coquillage parmi les plus répandus sur les côtes. Il a été rebaptisé « coquillage coquin » par Pierrick Clément, un chef d'entreprise installé à Châteaulin, dans le Finistère. Des sobriquets, le coquillage en a pas mal. On l'appelle aussi le berlingot de mer.

Un grand reproducteur

Pourquoi coquin ? Le gastéropode a la capacité d'augmenter sa colonie de 10 % par an ! Il est à la fois mâle et femelle, ça aide. Aussi, le petit animal possède une grande capacité de reproduction. Bien présent dans les baies de Saint-Brieuc et de Cancale, il est cependant peu aimé des pêcheurs et ostréiculteurs. Le coquin a, en effet, la fâcheuse tendance à s'accaparer la place d'autres habitués des fonds marins.

Pierrick Clément se félicite donc de lui avoir « trouvé une utilité sociale ». Et pour cause : il lui fait une place sur les plus grandes tables. Cela fait déjà plusieurs années qu'en compagnie d'amis, il a flairé le potentiel du coquillage. Il leur aura fallu plusieurs années avant de trouver un système de décorticage à froid qui permet de préserver la saveur de la chair du mollusque.

Frite pour l'apéro, cuite dans des salades de pâtes ou encore en bouillon, la crépidule est prête à tout. Pour améliorer la visibilité de son produit, vendu surgelé, Pierrick Clément a été accompagné par le Centre culinaire contemporain de Rennes. Véronique Le Berre, chef de projet, se montre enthousiaste quant à l'avenir du gastéropode dans les assiettes : « C'est un produit original qui offre un terrain de jeu incroyable. Il faut que les gens se l'approprient, d'abord dans les restaurants pour apprendre à le connaître, mais à terme il pourra être dans les assiettes de chacun », promet-elle.

Pêché à la drague

Le coquillage coquin se pêche à la drague, en baie de Cancale. Il est ensuite décortiqué, toujours à Cancale, avant d'être transformé, enrobé de friture ou de persillade, chez Primel, à Plougasnou dans le Finistère. « C'est un bel exemple de développement économique local. De plus la traçabilité du produit est irréprochable », commente Philippe Lesven, directeur commercial chez Primel.

Charge ensuite à Britexa, une entreprise de Pierrick Clément, d'exporter la coquille. « Dans l'Hexagone, c'est encore un peu compliqué. Les Français sont un peu réactionnaires en matière de cuisine », sourit-il.

La crépidule a déjà reçu les honneurs des grands chefs comme Olivier Bellin, à Plomodiern, mais aussi en Catalogne et en Italie. C'est d'ailleurs en Italie qu'il s'envole à nouveau au mois de juin. Avec Pierrick Clément et la complicité de Sonia Dupuis, organisatrice d'événements gastronomiques, le coquillage s'offre une place à l'exposition universelle de Milan, sur le thème « Nourrir la planète en 2030 ».

Le gastéropode sera présent au pavillon de la France. Pierrick Clément est fier de l'ascension de son protégé à la chair goûtue : « Il sera servi au Café des chefs, le restaurant officiel du pavillon français ! ».

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Le 27 Mai 2015

Chercheur spécialiste des flux nutritifs dans les systèmes de pisciculture intégrés (H/F)

L’aquaculture a connu une croissance sans équivalent au cours des dernières décennies, mais elle doit aujourd’hui se réinventer pour produire plus en impactant moins son environnement. L’enjeu est particulièrement crucial dans les pays du sud. Dans ce contexte, le développement de systèmes piscicoles résilients et innovants constitue une des priorités des chercheurs du Cirad regroupés au sein l’équipe Diversité Ichtyologique et Aquaculture de l’Institut des Sciences de l’Evolution–Montpellier (ISEM).

Source : Cirad

Autres emplois et stages au service du développement économique des pays du Sud : Cirad

Référence à rappeler : 2357   
Date de publication : 19/05/2015
Date de clôture : 29/06/2015
Type de contrat :        CDI     Date de prise de fonction :    1 novembre 2015
Descriptif du poste

Dans le cadre des recherches conduites sur les systèmes aquacoles multi-trophiques intégrés, la personne recrutée développera ses activités de recherche dans les domaines suivants :
  • Analyse du fonctionnement (réseaux trophiques, assemblage d’espèces) et évaluation des impacts agro-environnementaux de systèmes aquacoles tropicaux;
  • Modélisation des flux de matière au sein de ces systèmes et en interactions avec leur environnement aquatique et terrestre en vue du recyclage des nutriments;
  • Conception d’outils d’aide à la décision pour la gestion intégrée du développement de l’aquaculture (optimisation de la croissance des poissons et amélioration de la résilience du système).

Le (la) chercheur(se) développera ses recherches dans le cadre d’un processus de co-conception pluridisciplinaire et multi-acteurs de systèmes innovants, en prenant en compte les différentes échelles, de l’exploitation agricole au territoire et contribuera au développement d’une pisciculture écologiquement intensive.

Lieu d'affectation

Après un séjour d’intégration de quelques mois à Montpellier, la première affectation est programmée à Madagascar.

L’affectation dans des pays du sud est une forme privilégiée de la recherche en partenariat au Cirad.

Profil souhaité
  • Titulaire d’une thèse de doctorat dans le domaine de recherche
  • Connaissance approfondie du fonctionnement des écosystèmes aquatiques et terrestres.
  • Connaissance des outils et méthodes d’étude des réseaux trophiques (biomarqueurs, traçage de la matière organique, etc.)
  • Expérience en modélisation des systèmes écologiques
  • Forte motivation pour l’étude des comportements trophiques, l’alimentation et la nutrition des poissons
  • Une expérience de terrain significative en zone tropicale dans des pays du Sud sera très appréciée
  • Bonne capacité de communication et de rédaction, de travail et d’échanges au sein d’une équipe multidisciplinaire
  • Maîtrise du français et de l’anglais (oral et écrit)

Contraintes du poste
  • Travail de terrain en milieu tropical
  • Manipulation d’effluents d’élevages et autres intrants agricoles
  • Travail devant écran

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Le 26 Mai 2015

"Neguev Angels" élève des poissons dans le désert israélien 

Israël : élevage de poissons d'aquarium - Moshav Hatzeva dans la vallée de l'Arava (source : Econostrum)

Les agriculteurs du désert israélien se reconvertissent dans l'aquaculture, en utilisant l'eau saumâtre des nappes phréatiques. L'exploitation agricole de la famille Harel produit en moyenne 400 000 poissons d’ornement chaque année, la totalité est exportée vers l'Europe.

Source : Econostrum par Hélène Lesman à Jérusalem

La ferme des Harel porte bien son nom, puisqu’elle s’appelle "Neguev Angels" ("les Anges du Neguev"). Elle se trouve à  l’endroit le plus chaud et le plus aride d'Israël, dans la vallée de l’Arava. Ici, les fruits et légumes poussent dans le sable et ne s'abreuvent au goutte-à-goutte que d'eau saumâtre.

Cette exploitation familiale de cinq hectares  produit des tomates cerises,  des poivrons, des aubergines, des dattes et surtout, des poissons d’ornement. 
 

"En 2000, nous avons décidé de développer un   nouveau secteur. Le Conseil Régional, nous a convaincus d'opter pour la pisciculture  d’ornement" explique Monique Harel, qui dirige l'exploitation. Dans la région de l'Arava, où tombe à peine 30 mm de pluie par an,  trois exploitations agricoles élèvent des poissons. 

"Nous produisons 400 000 poissons d’ aquarium chaque année, essentiellement des scalaires et  des poissons anges. La totalité part vers des pays européens: France, Allemagne, Belgique, Grèce, Portugal, Espagne et Suède".

Selon Monique Harel, "Beaucoup de clients européens vont préférer les poissons israéliens aux poissons asiatiques, car ils se trouvent en meilleure santé. Nous élevons tous nos poissons sans antibiotiques et dans une eau naturelle. Ils sont toujours transportés par avion et les trajets  vers l’Europe ne sont pas longs."

La science au service de l'aquaculture

Dans les années 1980, une trouvaille scientifique israélienne a débouché sur cette activité peu ordinaire dans un endroit ou l’eau se trouve si rare. Malgré cela, ces terres arides ne sont pas stériles. Les nappes phréatiques du désert du Néguev et de l’Arava regorgent d’eau saumâtre imbuvable, mais particulièrement indiquée pour la pisciculture.

Cette eau géothermique, puisée à plusieurs centaines de mètres sous la terre, sans polluant et d’une température idéale de près de 37 °C en moyenne, s'avère idéale pour l’élevage de poissons d’eau chaude.

Par ailleurs, Israël a développé une méthode d'élevage qui engendre des rendements impressionnants dans tout le Néguev et la régions d'Arava en adoptant des systèmes couverts oxygénés, de «bulle» ou de «tente», augmentant la production de plus de 400%, avec une production atteignant jusqu'à 20 kg de poissons par m3 d'eau.

Complémentarité entre pisciculture et agriculture du désert

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Le 23 Mai 2015

Dans Ostrea.org :  L’huître triploïde : authentiquement artificielle



Pour en savoir plus et réagir à la sortie de ce documentaire dans Ostrea.org

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GROBEST : La maladie des élevages de crevettes EMS est le résultat d’une course à la production d’aliments toujours moins cher.



Billet 1 de Jean-François Le Bitoux

avec en ligne de mire la journée consacrée à l'huître au Sénat, le 10 juin 2015 : Regards croisés sur l'ostréiculture : Quels enjeux pour demain ?

GROBEST : La maladie des élevages de crevettes EMS est le résultat d’une course à la production d’aliments toujours moins cher.

De nouveaux cas sont inévitables mais une meilleure qualité d’intrants contribuera à limiter la casse estime la direction de Grobest, géant asiatique de fournitures et d’aliment aquacole.

Ce titre parle de lui-même ! La maladie EMS (Early Mortality Syndrome) est une maladie émergente hautement pathogène déterminée en 2013 provoquée par une nouvelle souche de Vibrio particulièrement virulente, qui détruit des élevages intensifs un peu partout dans le monde. Elle a débuté en Asie et semble poursuivre ses méfaits en Amérique Centrale  mais il existe des zones moins affectées. C'est une "peste moyenâgeuse" nouvelle qui fait peur à tout éleveur, à juste titre.

J’en profite pour signaler qu’en Equateur l’usage de postlarves pêchées dans le milieu naturel est dorénavant interdit non pas à cause de prélèvements indus mais parce qu’elles sont naturellement porteuses de souches virales. D’autres éleveurs craignent que ces souches réactivées n’attaquent leurs souches génétiques « nettoyées » c'est-à-dire non porteuses des souches virales connues, après tests PCR. Cette activité économique a donc évolué en moins de 30 ans, avec ses 150.000 ha de bassin rapporte autant de devises que les bananes et fait mieux vivre des dizaines de milliers de travailleurs dans tous les secteurs associés. Les premières postlarves d’écloserie ont été produites en 1980 - sur une technique Cnexo/Ifremer peut-on rappeler - à partir de géniteurs sauvages. La mise en place de souches génétiquement « améliorées », simplement « plus propres », a débuté 15 ans plus tard et leur effet s’est imposé au plan national à partir de l’an 2000. C’est alors  qu’une gestion zootechnique plus exigeante a permis de produire des animaux de 30 à 50 grammes sans crainte de les voir mourir au moindre stress. A partir de là, les éleveurs ont mieux dormi et les exportations nationales ont recommencé à croître : tout va tellement mieux pour tout ce monde...

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Sécurité alimentaire : Prise en compte de l’aquaculture


The rise of aquaculture - Food Security

En début mars 2015, l’Institut international de Recherche sur les Politiques alimentaires (IFPRI) a produit son rapport 2014 – 2015 sur les politiques alimentaires dans le monde.

The rise of aquaculture
Food Security
 
Tout un chapitre du rapport de l'IFPRI est consacré à l'aquaculture. De quelle manière ce secteur contribue-t-il plus que d'autres à l'amélioration de la sécurité alimentaire dans le monde?

Partout dans le monde, la demande en poisson n’a cessé d’augmenter, et compte tenu de la croissance démographique, de l'urbanisation croissante et de l'évolution des préférences des consommateurs, cette tendance devrait se poursuivre.

En outre, une plus grande quantité de poisson destinée à la consommation humaine provient actuellement plus de la pisciculture que de la pêche.

Bien que la part de poisson consommée par les producteurs soit souvent sous-estimée dans les statistiques mondiales, il a été remarqué qu’au sein des populations fortement engagées dans les activités de pêche, le poisson provenant de la pêche artisanale représente une composante importante de l'apport en protéines animales et en nutriments essentiels ; non seulement pour les petits pisciculteurs, mais également pour la société dans son ensemble.


Compte tenu de l'importance des protéines d'origine animale pour l’apport de nutriments pour la santé humaine ainsi que les tendances mondiales émergentes, il est clair que le poisson représente une composante essentielle d'un avenir où règnera la sécurité alimentaire. Extrait de l'article de Scidev : L'état des lieux de la sécurité alimentaire en Afrique

Cliquer Ici pour télécharger le rapport intégral de l'IFPRI : 2014-2015 Global Food Policy Report

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Le 22 Mai 2015

Nouvelle-Calédonie : Le naissain voyage !.. Et les mortalités aussi ?

Des millions de naissains d'huîtres pour le parc ostréicole de Dumbéa



Source et reportage : la1ere.fr par Sylvie Hmeun et Nicolas Fasquel

Une cargaison un peu particulière, en provenance de Vendée, est arrivée par avion dans la nuit de mercredi à jeudi: il s'agit de plusieurs millions de naissains d'huîtres, qui vont venir grossir le parc ostréicole de Dumbéa.

Des millions de naissains d'huîtres à destination du parc ostréicole de Dumbéa sont arrivés à Tontouta dans la nuit de mercredi à jeudi.

La précieuse marchandise rejoindra vite une  pouponnière de 50 hectares, placée sous haute surveillance. Bon nombre de naissains ne passeront pas les premiers mois : les professionnels s’attendent à une mortalité d'environ 75%. Le premier lot de cette cargaison d’huîtres est attendu sur le marché pour Noël 2016.

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Regards croisés sur l’ostréiculture : Quels enjeux pour demain ?


10 juin 2015 au Sénat

Joël Labbé Sénateur du Morbihan organise le 10 juin prochain au Sénat, en collaboration avec l'association "Ostréiculteur traditionnel" :

"Regards croisés sur l'ostréiculture, quels enjeux pour demain ?"



Le nombre de places est limité : Inscription obligatoire avant le 3 juin 2015 par mail : colloqueostreiculture.senat@gmail.com, en précisant vos nom, prénom, fonction, structure.

Contacts:
Cyrielle Simon : 01 42 34 49 61
Karine Grosjean : 06 16 91 56 79

Regards croisés sur l'ostréiculture
de producteurs, scientifiques et consommateurs sur les enjeux pour demain !

De quels enjeux pour demain ? Si les enjeux socio-économiques ne sont pas abordés lors de ce colloque...  Des enjeux qui relèvent de la politique de développement, une volonté politique...

Question fondamentale : Quel modèle de développement pour l'ostréiculture française ?

Une réponse succincte dans Aquablog RPA : Deux modèles d'ostréiculture ?

Par ailleurs : Savoir s'il faut étiqueter la triplo, ou pas, n'a aucun sens si au départ la réglementation sur l'origine du produit (origine géographique) n'est pas respectée...

Les ostréiculteurs, les plus gros expéditeurs, ne respectent pas cette réglementation européenne, sur l'origine géographique du produit ! Sur un cycle d'élevage de 2 à 3 ans, il suffit d'un mois d'affinage dans les claires de Marennes-Oléron pour que les huîtres soient charentaises... Dans le collimateur les huîtres triploides élevées en Irlande, en Normandie et bientôt au Maroc...

D'une part, tromperie du consommateur et d'autre part, concurrence déloyale envers les ostréiculteurs qui produisent une huître locale, qui exploitent et entretiennent les parcs marins des différents "merroirs" sur tout le littoral français...

Le problème est là... et pas ailleurs...

La discrétion des huîtres triploïdes

Représentant un tiers de la production française, les huîtres triploïdes, accusées d’être des crypto-OGM, inquiètent les écologistes, qui demandent au minimum leur étiquetage. Pour le gouvernement, la solution ne semble pas à l’ordre du jour, a sous-entendu le secrétaire d’Etat à la pêche le 12 mai devant le Sénat.

Source : Journal de l'environnement par Romain Loury

Peu connues du grand public, les huîtres triploïdes, surnommées «huîtres des quatre saisons», sont entrées sur le marché au début des années 2000. Disposant de dix lots de trois chromosomes, et non de dix lots de deux chromosomes comme toute huître sauvage diploïde, elles ont l’avantage d’une croissance plus rapide. Théoriquement stériles, elles sont propres à la consommation estivale, contrairement aux huîtres non modifiées, qui deviennent laiteuses en été.

Les huîtres triploïdes selon Google à la date du 20 mai 2015

Copie d'écran Google images : huitre triploide


Or ces huîtres triploïdes ne sont pas sans poser plusieurs problèmes, a rappelé le sénateur Joël Labbé (EELV, Morbihan) lors d’une question au gouvernement. Outre un affaiblissement du patrimoine génétique, elles rendraient la profession «fortement dépendante des écloseries, à l'image des agriculteurs par rapport aux semenciers». Se pose aussi un risque pour l’environnement, notamment de stérilisation de l’espèce sauvage. Certains ont par ailleurs noté la concomitance entre leur arrivée et la surmortalité des huîtres, depuis 2008.

Les huîtres triploïdes ne font l’objet d’aucune obligation d’étiquetage, n’étant pas considérées comme des organismes génétiquement modifiés (OGM). Ne recourant d’ailleurs pas à l’introduction de nouveaux gènes, elles n’en sont pas à proprement parler. Ce qui n’empêche pas que certaines de leurs caractéristiques (stérilité, croissance rapide) peuvent laisser songeur, et faire craindre un risque de propagation au milieu naturel.

On peut d’ailleurs s’étonner de la rapidité avec laquelle elles ont pu intégrer le marché, avec assez peu de débat public au goût de certains observateurs. Un phénomène qui pourrait s’expliquer par le fait que leur promoteur n’est pas une entreprise du type Monsanto, mais un organisme de recherche publique, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer).

Triploïdes? Mais comme d’autres!

Interrogé le 12 mai par Joël Labbé, le secrétaire d’Etat chargé des transports, de la pêche et de la mer, Alain Vidalies, a pris la défense des huîtres triploïdes, qu’il juge «complémentaires» des diploïdes –issues d’écloseries ou de captages naturels d’individus juvéniles.

Et l’on est bien loin d’un éventuel étiquetage: Alain Vidalies se dit certes «favorable» à une mention d’origine lorsque le naissain est de provenance naturelle, mais se montre moins disert quant à une appellation «triploïde», certes peu alléchante.

«Il ne s’agit pas d’organismes génétiquement modifiés, car le patrimoine génétique n’est pas modifié. En outre, il existe de nombreux autres organismes triploïdes, dans les céréales, les cultures maraîchères ou fruitières. Chez certains organismes, comme les fruits rouges sauvages, la polyploïdie peut même être naturelle», louvoie Alain Vidalies.

Des huîtres en ICPE

Les huîtres triploïdes sont créées par croisement d’huîtres diploïdes, normales, avec des huîtres tétraploïdes, dont le nombre de chromosomes a été doublé par des procédés brevetés. Or ce brevet, détenu par l’Ifremer, expirera cette année. Jusqu’alors exclusivement aux mains de l’institut public, la production d’huîtres tétraploïdes, reproducteurs fournis aux écloseries, pourra ainsi échoir à des entreprises privées.

Suite : Journal de l'environnement

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Le 21 Mai 2015

Récupération du CO2 pour la culture d'algues

Copie d'écran du portail Euglena

Toshiba devrait tester dès 2016 une méthode de récupération du dioxyde de carbone, créé par les stations d'épurations, pour la culture d'algues avec l'aide d'Euglena. La technologie mise en place dans la ville de Saga pourrait récupérer jusqu'à 200kg de CO2. Toshiba espèrerait pouvoir commercialiser cette technologie d'ici 2 à 3 ans.


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Le 20 Mai 2015

Les poissons des lacs ont droit au label Suisse Garantie

Les pêcheurs de métier pourront obtenir la mention Suisse Garantie et se défendre contre tricheries et importations...

Source : Tribune de Genève Par David Moginier

C’est une démarche longue de deux ans qui s’est concrétisée hier, sur le bateau Lavaux ancré à Ouchy: désormais, les pêcheurs professionnels suisses pourront obtenir le label Suisse Garantie pour leurs poissons et leurs écrevisses sauvages. «L’impulsion est partie du lac Léman, explique Ilan Page, pêcheur au lac de Morat et président de l’association romande ASRPP. Mais elle a permis de fédérer toute la Suisse.»

Ces «fermiers» du lac ont pu compter sur l’appui de Prométerre pour déposer un projet auprès d’Agro-Marketing Suisse, qui gère le label, habituellement réservé aux produits agricoles. Mais les poissons d’élevage, par exemple les perches produites à Rarogne (VS), ne pourront pas l’obtenir.

«Il y a trop de tricheries sur les poissons de lac, affirme Ilan Page. Des filets de sandre du lac de Neuchâtel alors qu’on n’en pêche pas, de la féra achetée chez nos collègues français et vendue comme suisse, sans parler des filets de perche.» Ce dernier poisson, adoré par le public, est souvent cause de soucis puisque les professionnels suisses ne peuvent fournir que 5 à 10% de la demande nationale. «Pourtant, rappelle Frédéric Hoffmann, conservateur de la pêche vaudois, qui gère ainsi un tiers des lacs du pays, il existe 34 espèces indigènes. Sans compter les écrevisses. Il y a de quoi valoriser d’autres poissons que la perche.» Il rappelle également que si l’on trouve du poisson étiqueté bio, c’est forcément de l’élevage.

Il faut dire que les pêcheurs vivent une époque difficile: leur nombre ne cesse de se réduire (ils sont 87 en Suisse romande), trouver une cabane au bord du lac et un ponton devient une vraie gageure. La concurrence de l’élevage et des importations est plus rude que jamais. «Nous devrions être considérés comme d’intérêt général», sourit Henri-Daniel Champier, président de l’association lémanique. Pour son collègue d’Ouchy Serge Guidoux, qui avait initié la démarche, «Suisse Garantie devrait aider les jeunes à valoriser leurs produits. Mais il faut aussi que les restaurateurs jouent le jeu. Quant à la grande distribution, elle est assez friande de ce genre de label.» (TDG)

Un cours sur la bonne façon de tuer un poisson

Une truite en silicone pour expliquer comment étourdir puis égorger un poisson.

Depuis janvier, cette connaissance pratique est exigée pour l’obtention du brevet de pêche.

D’abord asséner deux ou trois coups de matraque sur le sommet du crâne, puis égorger. C’est la marche à suivre pour abréger les souffrances d’un poisson qu’on vient de pêcher. L’assommoir, qui fait partie de l’équipement de tout bon pêcheur, ne fait qu’étourdir l’animal, il ne le tue pas. «Pour cela, il faut le saigner en enfonçant un couteau dans les branchies et en coupant jusque sous la gorge. Cela sectionne le canal branchial, l’artère qui relie le cœur et le cerveau», explique Maxime Prevedello, président de l’Association genevoise des sociétés de pêche (AGSP), en joignant le geste à la parole.

Source : Tribune de Genève Par Antoine Grosjean

La truite fario à laquelle il fait subir ce traitement ne bronche pas. Et pour cause: elle est en silicone. «C’est un leurre pour la pêche au brochet, dont j’ai retiré le hameçon. Il a la taille et la souplesse d’une vraie truite.»

Nouvelle exigence légale

Depuis le début de l’année, la législation fédérale exige que chaque candidat au brevet suisse du pêcheur sportif sache exécuter correctement ces gestes. Les cours obligatoires pour le brevet incluent donc désormais une partie pratique. Contrairement à leurs homologues d’autres cantons, les formateurs genevois ont opté pour de faux poissons. «Les cantons qui utilisent des poissons vivants font cela dans des piscicultures, mais à Genève, les cours ont lieu à Uni Mail, souligne Maxime Prevedello. Et puis, il faudrait demander une autorisation de l’Office vétérinaire fédéral pour chaque cours, car cela s’apparente à des expériences sur des animaux.»

Malgré son réalisme, la truite en silicone ne gigote pas au moment d’être assommée. Cela facilite grandement la chose. Mais l’avantage, c’est que chaque aspirant pêcheur peut s’exercer, ce qui n’est pas le cas avec des poissons vivants. «Il y a de plus en plus de débutants à la formation pour le brevet, ajoute Maxime Prevedello. Même si certains ont déjà pêché avec un permis journalier, ils sont encore hésitants dans la manière de tuer un poisson.»

Avec la connaissance des diverses espèces de poissons, protégées ou non, et celle des tailles minimales de capture, le respect de l’animal est un volet important des cours. «Vous devez savoir maîtriser le poisson pour ne pas faire durer la bataille trop longtemps», explique le responsable genevois des cours, Jean-Pierre Moll, à une vingtaine de participants.

Respecter le poisson...


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Le 19 Mai 2015

Point sur le marché de la Truite arc-en-ciel en Europe



La truite arc-en-ciel est très répandue sous sa forme d’élevage. En Europe, elle est surtout élevée en eau douce et consommée en taille portion (200 g - 300 g). Quand elle est élevée en cages en mer, elle est généralement commercialisée de façon distincte, et l’accent est mis sur sa chair rose caractéristique.

Source : Eufoma - Observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l’aquaculture

Les prix au détail de la truite arc-en-ciel dans les Etats membres étudiés connaissent de fortes variations entre janvier 2012 et avril 2015. Les prix espagnols sont les plus bas mais suivent une tendance à la hausse. En Italie les prix sont aussi assez bas et relativement constants, malgré une légère hausse au cours des derniers mois. C’est au Royaume-Uni et en Finlande que les prix sont les plus élevés et les plus volatiles, avec une légère tendance à la hausse sur la période de trois ans. En France les prix sont en augmentation constante.

En Espagne, la truite-portion de 200–300 g a connu son prix le plus élevé de la période en février 2015 (5,74 EUR/kg), en hausse respectivement de 6% and 11% par rapport aux prix moyens de février 2014 and février 2013. Le prix moyen de janvier-mars 2015 est de 5,72 EUR/kg, soit une hausse de 12% par rapport à la même période de 2012, où les prix les plus bas de la période avaient été enregistrés. Malgré cette hausse, les prix espagnols restent en-deçà des prix italiens qui ont connu une évolution similaire.

Le prix au détail pour la Finlande concerne la grande truite et est lié à l’évolution du prix du saumon d’élevage. Les prix de la truite entière y sont donc parmi les plus élevés de l’échantillon analysé. On observe des fluctuations saisonnières, avec des prix qui augmentent de juin à mai, culminent en été et baissent entre septembre et décembre. Cette tendance résulte de variations saisonnières dans l’offre, qui diminue durant l’été. En janvier-mars 2015 le prix moyen est de 8,87 EUR/kg, soit 8% de moins qu’en janvier-mars 2014.

En Italie, les prix au détail de la truite arc-en-ciel (entière, fraîche) ont légèrement baissé entre janvier 2013 et mars 2015. Le prix moyen est de 7,13 EUR/kg en janvier-mars 2015, en hausse respectivement de 1% et 7% par rapport aux mêmes périodes de 2014 et 2013. Depuis septembre 2014, les prix sont restés au-dessus de 7,00 EUR/kg.

Au Royaume-Uni, les prix au détail de la truite arc-en-ciel (entière, fraîche) sont les plus élevés des Etats membres analysés. Ils sont en forte augmentation sur l’année 2014 et ne semblent pas suivre de cycle saisonnier. Le prix a été en moyenne de 11,00 EUR/kg en 2014, soit de 12% de plus qu’en 2013. Il a atteint en décembre 2014,son plus haut niveau sur la période analysée, à 13,43 EUR/kg. Depuis janvier 2015 les prix ont légèrement reculé.

En France, les prix au détail de la truite-portion (entière, éviscérée, environ 250 g/pièce) suivent une tendance régulière à la hausse. Début 2015 (janvier-avril), le prix moyen (8,94 EUR/kg) est supérieur, respectivement de 5% and 15%, à ceux de la même période en 2014 and 2013. Depuis juin 2014, les prix au détail de la truite ont dépassé plusieurs fois la barre des 9,00 EUR/kg. Le prix le plus élevé a été enregistré en avril 2015, à 9,40 EUR/kg.

Autres points

A partir de fin février 2015, l’UE applique des droits de douane (de 6,7 à 9,5%) sur les importations de truite arc-en-ciel en provenance de Turquie dans le cadre de mesures anti-dumping.

En 2014, l’UE a importé pour 37.500 tonnes et 91,5 millions d’euros de moules chiliennes (principalement en conserve), soit légèrement moins qu’en 2013. En 2014, les prix du poisson et des produits de la mer ont augmenté plus rapidement (+1,6%) que ceux des aliments et des boissons non alcoolisées (-0,2%)

Observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l’aquaculture

Faits saillants du mois – Avril 2015


Le commerce extérieur de l’UE (importations-exportations extra-UE et exportations intra-UE) n’a cessé de se développer ces cinq dernières années. En 2014, les échanges commerciaux se sont élevés à 45,83 milliards d’euros pour 13,80 millions de tonnes. En comparaison avec 2013, la hausse est d’environ 5% en valeur comme en volume.

En 2014, les exportations au sein des Etats membres (intra-UE) et les importations de l’UE en provenance des pays tiers (extra-UE) ont été les principaux responsables de la hausse globale de la valeur des échanges. Par rapport à 2013, les exportations intra-UE et les importations extra-UE ont augmenté en valeur nette, de 0,87 et 1,16 milliards d’euros respectivement.

L’UE a importé pour 1,16 milliard d’euros en plus. Ce sont les crustacés qui ont le plus contribué à cette hausse, avec 0,72 milliard d’euros supplémentaires pour atteindre 4,4 milliards. Les exportations de saumon ont augmenté de 10% en valeur. L’embargo russe a affecté négativement les prix du saumon à court terme mais les prix se sont redressés à la fin de 2014.

Pour plus d'informations :
http://www.eumofa.eu/documents/10157/14151/Faits+saillants+du+mois+-+N.4-2015.pdf
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Le 18 Mai 2015

Stratégie d'adaptation aux changements climatiques des estuaires et du domaine côtier en Aquitaine

Conférence

18 mai 2015

Lieu : Hôtel de Région - Bordeaux
 
Lundi 18 mai, la Région Aquitaine organise la conférence « Stratégie d'adaptation aux changements climatiques des estuaires et du domaine côtier en Aquitaine » à Bordeaux. L’Ifremer occupe une large place à cette journée introduite par Alain Rousset, Président du conseil régional d’Aquitaine.

En 2012-2013, la Région Aquitaine avait impulsé le rapport « Prévoir pour agir - la Région Aquitaine anticipe le réchauffement climatique » en confiant la coordination générale d'un ouvrage de synthèse à Hervé Le Treut (membre du GIEC). L’Ifremer y avait rédigé plusieurs contributions et coordonné le chapitre sur les "Ressources exploitées par la pêche et l'ostréiculture". Pour valoriser vers la société civile ce travail conséquent, la Région organise depuis 2014 un cycle de conférences thématiques de diffusion du rapport.

Lundi 18 mai à Bordeaux, la conférence « Stratégie d'adaptation aux changements climatiques des estuaires et du domaine côtier en Aquitaine » clôt le cycle. Après qu’aient été abordés les thèmes « Agriculture et Forêts » (juin 2014), « Montagne » (décembre 2014) et « Eau » (février 2015).

Nathalie Caill-Milly, responsable du laboratoire Ressources Halieutiques Aquitaine (LRHA) de l’Ifremer, présentera les résultats du chapitre « Ressources exploitées par la pêche et l’ostréiculture » de l’étude. L’après-midi, elle animera l’atelier du même nom, réunissant plusieurs intervenants Ifremer, ainsi que des chercheurs d'autres instituts ou universités.

Intervenants de l’atelier « Les ressources exploitées par la pêche et l’ostréiculture »
  • Impact du changement climatique sur l’ostréiculture. Jean Prou, Ifremer La Tremblade
  • Alose et changement climatique. G. Lassalle, Irstea Bordeaux
  • Modifications de la distribution des petits pélagiques. Jacques Massé, Unité Ecologie et Modèles pour l’Halieutique (EMH) Ifremer Nantes
  • Thonidés et climat. N. Goñi, AZTI Pasajes
  • Espèces à affinités méridionales - suivis et outils. Marie-Noëlle de Casamajor, Ifremer Anglet (Unité Halieutique Gascogne Sud – HGS) / R.Chbeir - UPPA Anglet

Cliquer Ici pour le Programme de la conférence Climat Estuaires et domaine Côtier du 18 Mai 2015

Pour aller plus loin

Le rapport scientifique : Prévoir pour agir

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Les journées professionnelles de Rennes

Les algues alimentaires : aujourd'hui - demain

Les journées professionnelles de Rennes

Dans le cadre du projet IDEALG, le Pôle halieutique AGROCAMPUS OUEST organise le colloque :

Les algues alimentaires : aujourd'hui - demain

jeudi 28 mai 2015

AGROCAMPUS OUEST - Centre de Rennes

Cette journée vise à étudier l’importance des algues alimentaires et le développement de leur marché dans le cadre du projet IDEALG, dans le cadre de European Martime Day.

Ce séminaire est un lieu d’échanges et de réflexions entre les différents acteurs de la filière algues et des métiers de la bouche en France : professionnels, administratifs, décideurs.

Une dégustation de produits à base d’algues est proposée à l’issue de ce séminaire.

Télécharger le programme...

Depuis 2012, AGROCAMPUS OUEST participe au projet IDEALG, Projet Investissement d’Avenir, dont les principaux objectifs sont de diversifier le potentiel valorisable des algues locales et de promouvoir l'accès à la ressource (récolte et culture).

Dans le cadre de ce projet, le Pôle halieutique travaille particulièrement sur le développement du marché des algues alimentaires et organise le 28 mai 2015 la troisième édition des journées professionnelles de Rennes, dans l’amphithéâtre Matagrin.

La journée s'organisera autour de trois sessions thématiques :
  • Les algues dans l’assiette : quelle consommation aujourd’hui ?
  • Algues alimentaires et production : quel approvisionnement pour demain ?
  • Algues et marché : comment développer le marché des algues alimentaires ?

Les inscriptions sont gratuites et se font à l'adresse suivante : http://inscription.agrocampus-ouest.fr/280515


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Le 16 Mai 2015

Bassin d'Arcachon : les huîtres d’Arguin interdites à la vente



Après les moules, ce sont les huîtres du banc d’Arguin qui sont interdites en raison de la présence de toxines
Bassin d'Arcachon : les huîtres d’Arguin interdites à la vente

Source : Sud Ouest Publié le 14/05/2015, modifié le 15/05/2015 par S. M.
C'est sans grande surprise que la nouvelle est tombée mercredi soir. Une interdiction temporaire de pêche et de consommation des huîtres du banc d'Arguin a été prise par la préfecture. Depuis la mi-avril, l'efflorescence des algues dinophysis avait déjà conduit à l'interdiction des moules, coques et pétoncles sur le bassin d'Arcachon.

Les résultats des analyses effectuées cette semaine par le réseau de surveillance de l'Ifremer ont révélé une contamination des huîtres du banc d'Arguin par des toxines lipophiles, supérieure au seuil d'alerte. C'est ce qui a conduit le préfet, après concertation avec les représentants des organisations professionnelles des pêches et de l'ostréiculture, à étendre l'interdiction aux huîtres du banc d'Arguin.

Huîtres du Bassin autorisées

Une interdiction sectorielle donc puisque le reste des huîtres produites dans le Bassin n'est pas, pour l'heure, concerné. « Les années de fermeture à répétition nous permettent de mieux comprendre le phénomène », commente Olivier Laban, le président du Comité régional de la conchyliculture Arcachon Aquitaine (CRAA).

En cette période les eaux se réchauffent, la photosynthèse s'opère. Plus il y a d'algues dans l'eau, plus ces algues ont de chance et de risque de se retrouver dans les coquillages. « Le bon côté, c'est que les algues constituent une excellente nourriture pour nos huîtres. Seulement voilà, nous n'avons pas la possibilité de les sélectionner. » Et donc d'éliminer des eaux les algues naturellement toxiques telles que le dinophysis.
Résultats jeudi prochain

« Nous espérons que le phénomène va se calmer et si ce n'est pas le cas, nous serons obligés de faire avec. Le passé nous a également permis d'anticiper », poursuit le professionnel, installé à Gujan-Mestras. Anticiper signifiant actionner les circuits fermés. Une question qui ne se pose pas encore étant donné que la majeure partie des huîtres du Bassin provient justement du Bassin et pas seulement d'Arguin.

En revanche si les prochains tests, dont les résultats seront connus jeudi prochain (ou, en cas d'importante floraison dès mercredi), s'avèrent défavorables, Olivier Laban explique que les entreprises qui vendent en cette période passeront en circuit fermé.

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Charente-Maritime : la pêche à pied interdite dans certaines zones du département



Sur les zones de La Tremblade, de la pointe du Galon d'or à la pointe de la Coubre et à Oléron, de la pointe de Chassiron à la pointe de Gatseau, la pêche est interdite.

Source : Sud Ouest Publié le 15/05/2015

C'est une habitude à laquelle il faudra renoncer dans certaines zones du département, ce week-end. La préfecture de Charente-Maritime a décidé d'interdire provisoirement la pêche à pied maritime sur les zones de La Tremblade, de la pointe du Galon d'or à la pointe de la Coubre et à Oléron, de la pointe de Chassiron à la pointe de Gatseau.

La raison ? Un taux de "toxines lipophiles et amnésiantes supérieur au seuil sanitaire et réglementaire avec un risque pour la santé humaine en cas d'indigestion". Ces analyses ont été effectuées par Ifremer sur les coquillages, lundi 11 mai dans la zone de la Côte sauvage et Vert Bois, sur la commune de Saint-Trojan-les-Bains.

Les coquillages concernés :  tellines, palourdes, coques, couteaux. Ces interdictions seront levées en fonction des résultats des prochaines analyses indique la préfecture.

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« La biodiversité de l’invisible : les micro-algues, amies ou ennemies ? »


Conférence grand public le 29 mai 2015

Maison de l’Algue de Lanildut

Une conférence grand public est proposée le vendredi 29 mai à 20h30 à la Maison de l’Algue de Lanildut sur le thème « La biodiversité de l’invisible : les micro-algues, amies ou ennemies ? » par Claude Le Bec, responsable de la station Ifremer de Concarneau et de Laboratoire Environnement Ressources Bretagne Occidentale.

"Connaître et caractériser la biodiversité marine pour mieux la préserver" est un des dix axes stratégiques de l'Ifremer pour les années à venir.

La première étape dans l’étude de la biodiversité, au sens de diversité spécifique, consiste en l’identification des espèces. L’étude de la biodiversité passe donc au préalable par la réalisation d’inventaires qui sont des étapes indispensables à la connaissance de la biologie.

C’est ainsi que le laboratoire Ifremer de Concarneau décrit chaque année de nouvelles espèces de micro-algues récoltées dans les différents océans mondiaux et parfois tout simplement dans les eaux marines de nos récréations balnéaires locales.

Surtout connues du grand public pour les désagréments intestinaux que peuvent induire indirectement certaines espèces, les micro-algues sont d’abord le premier maillon indispensable à notre survie sur Terre. En effet, elles sont les premiers producteurs d’oxygène et de matière organique, maillon fondamental de la chaîne alimentaire sur notre planète, mais également premier consommateur de dioxyde de carbone, donc jouant un rôle dans la stabilité du climat.

Nouvelles aujourd’hui, ces micro-algues sont peut-être aussi les solutions de demain (pharmacologie, cosmétologie, …).

C'est loin le Finistère !

Conférence grand public en ligne | La biodiversité de l’invisible : les microalgues, ennemies ou amies ?

Surtout connues du grand public pour les désagréments intestinaux que peuvent induire indirectement certaines espèces, les microalgues sont d’abord le premier maillon indispensable à notre survie sur Terre.

En effet, elles sont les premiers producteurs d’oxygène et de matière organique, maillon fondamental de la chaîne alimentaire sur notre planète, mais également premier consommateur de dioxyde de carbone, donc jouant un rôle dans la stabilité du climat.

Alors les microalgues, ennemies ou amies ? Pour le savoir, visionnez la conférence de Claude Le Bec (2012)


Animation sur les micro-algues du 8 avril au 30 juin 2015 à Lanildut




Dans le cadre d’un partenariat engagé en 2012 entre l’Ifremer et la Maison de l’Algue de Lanildut afin de rapprocher la science et la société et de sensibiliser le public (résidants, pêcheurs, plaisanciers, estivants …) à la notion de développement durable, une animation sur les micro-algues est proposée à la Maison de l’Algue de Lanildut du 8 avril au 30 juin.

Exposition de photographies

L'Ifremer a conçu et réalisé une exposition photographique temporaire et itinérante intitulée "La biodiversité de l'invisible : les micro-algues, ennemies ou amies ?" composée de 21 photographies avec légendes.

Elles ont été réalisées par le Laboratoire Environnement et Ressources Bretagne Occidentale avec un microscope électronique à balayage. Cette exposition sera présentée à la Maison de l’Algue de Lanildut du 8 avril au 30 juin.

Projet Phenomer de science participative

En 2013, l’Ifremer a lancé avec ses partenaires à l’échelle de la Bretagne Phenomer, un projet de science participative exploratoire qui invite les citoyens à signaler des phénomènes d’eaux colorées dus aux proliférations de micro-algues.



Ces questions sont essentielles car, malgré sa taille microscopique, le phytoplancton est indispensable à la vie sur Terre. Il est à la base de la chaîne alimentaire marine et il produit plus de la moitié de l’oxygène terrestre.

Les scientifiques ont besoin de vous : vous serez peut-être au bon endroit, au bon moment ! A partir de vos signalements, ils pourront prélever des échantillons d’eau de mer, les analyser, étudier la biodiversité des efflorescences et mettre en place de nouvelles actions de recherche.

Le projet Phenomer sera également présenté sous la forme de deux posters et d’un flyer (en français et en breton).

En savoir +
http://www.lanildut.fr/index.php/maison-de-lalgue-67/bienvenue-a-la-maison-de-lalgue
http://www.phenomer.org/
http://wwz.ifremer.fr/L-institut/Agenda-des-evenements/Animation-sur-les-micro-algues-du-8-avril-au-30-juin-2015-a-Lanildut


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Une solution technologique écologique contre les algues toxiques



Un chercheur de l'Université de Waterloo en Ontario s'associe à une compagnie de l'Ontario afin d'éliminer le phosphore des eaux usées avant qu'il n'entre dans les lacs et les rivières.

Source : BE USA

Le phosphore est un de ces nutriments qui peuvent être utiles ou nuisibles, selon où il se trouve. En tant qu'engrais pour les sols, il fournit un nutriment essentiel pour les cultures alimentaires, mais pour nos voies d'eau, c'est un engrais indésirable qui fournit le nutriment essentiel manquant pour les algues toxiques. C'est la raison pour laquelle un scientifique de Waterloo s'est associé à une compagnie locale pour évaluer les processus géochimiques impliqués dans leur nouvelle technologie qui enlève 90-98% du phosphore des eaux usées des zones résidentielles.

Lingling Wu, professeur adjoint au Département Terre & Sciences de l'Environnement travaille avec Waterloo Biofilter Systems, créée par by Craig Jowett, un ancien professeur de sciences de Waterloo. Lu recherche des manières de dissoudre le fer dans les eaux usées en ayant recours à l'électrochimie à basse énergie, qui forme alors un minéral fer-phosphore pour le prochain système de filtration. "Si nous voulons protéger notre environnement et l'écosystème, nous devons assurément prêter attention à ce qui va dans les eaux usées et qui se retrouve dans les rivières et les lacs." dit Wu.

En plus du taux élevé d'enlèvement du phosphore, l'autre avantage du système de Waterloo Biofilter est de pouvoir être adapté aux systèmes septiques existant. Il peut être adapté à des sites commerciaux très larges comme celui du parc provincial du Manitoba. Comparé aux systèmes conventionnels, qui séparent la boue phosphoreuse pour traitement ailleurs, ce nouveau système est une procédure conçue en une seule étape afin d'éviter de prochains traitements. Cette recherche en provenance de l'université de Waterloo a aidé la technologie à être acceptée pour de nouveaux développements dans des lacs de municipalités du Nord Ontario. "Lorsque le phosphore va dans les rivières et les lacs, il peut entraîner des cyanobactéries toxiques qui libèrent des toxines qui causent une variété de problèmes de santé." indique Wu.

Les cyanobactéries libèrent des toxines du foie et des nerfs qui peuvent entrainer la mort chez des animaux. Les individus qui boivent par inadvertance de l'eau contaminée par des algues peuvent avoir de la fièvre, des maux de tête et des vomissements.

La connexion de Wu au Waterloo Biofilter Systems a été facilitée par le Southern Ontario Water Consortium , qui aide les chercheurs et les entreprises spécialisées dans la technologie de l'eau à se connecter pour aborder les questions relatives aux eaux usées, à l'eau potable, à l'écotoxicologie, aux bassins hydrologiques, aux capteurs de pression et de transfert de données.

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Smidap : Journée de Restitution des travaux d'études


La Journée de restitution des travaux d'études dans le cadre de l’Appel à Projets sur les thématiques de la Pêche et de l'Aquaculture financé par la Région des Pays de la Loire et organisé par le SMIDAP se déroulera le vendredi 29 mai 2015 à la Salle des Fêtes de Batz-sur-Mer.

Télécharger le programme.

Si vous êtes intéressé, contactez le Smidap à l'adresse suivante contact@smidap.fr.

Inscription obligatoire

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Le 15 Mai 2015

Pectiniculture

Méditerranée : vers une filière d’élevage de coquille Saint-Jacques

Les conchyliculteurs de Méditerranée, le Cepralmar et l’université de Montpellier mènent des tests depuis trois ans pour créer une nouvelle filière d’élevage : la coquille Saint-Jacques. L’objectif est de diversifier leurs activités. Plus d'informations dans le marin



Thau : Saint-Jacques et pétoncles au secours d’une économie

L’'herpès virus tue les huîtres, les daurades mangent les moules. Collectivités, professionnels et université ont peut-être trouvé une parade : la diversification des cultures marines.

Source : Midi Libre par Patrice Castan

Évoqué à demi-mot depuis des années, le sujet n'a pas fait l'objet de grandes campagnes de com'. Peut-être parce que justement, c'est du sérieux. Du très lourd, même. Et que si le projet arrive à son terme, il ouvrira de telles perspectives qu'il n'aura pas besoin de publicité pour avoir un large écho dans le monde conchylicole, et au-delà. Imaginez plutôt : après l'huître de Bouzigues, la moule de Thau ou de pleine mer, les mareyeurs, les étals, les restaurants (les grandes surfaces ?) pourraient à terme proposer pétoncles noires (les fameuses et trop rares pachelines) et même coquilles Saint-Jacques de Méditerranée élevées in situ. Des pectinidés qui atteindraient leur taille commercialisable en milieu naturel, dans les filières en mer (au large des Aresquiers ou encore entre Sète et Marseillan), entourés des soins des conchyliculteurs locaux. Le made in (sud de) France rejoindrait ainsi la logique du zéro kilomètre et une sacrée garantie de fraîcheur...

"Les producteurs ne veulent plus mettre tous leurs œufs dans le même panier"

Le début de “l'affaire” date de 2008. Cette année-là, la conchyliculture régionale subit deux fléaux concommittents : la prédation des moules par les daurades (qui va toujours bon train) et une surmortalité des huîtres du fait d'un virus qui a depuis fait parler de lui : le fameux herpès. En relation avec le Comité régional conchylicole (ou CRC, sis à Mèze), le Cépralmar (1) interroge alors une centaine de professionnels sur leurs idées quant à une sortie de crise : "Plus d'un tiers des conchyliculteurs consultés nous ont confié que pour s'en sortir, il ne faudrait plus, désormais, mettre leurs œufs dans le même panier (élever exclusivement moules et huîtres, Ndlr), explique Érika Gervasoni, chargée des cultures marines au Cépralmar. "Et quand on leur a demandé à quelles espèces ils pensaient en particulier, ils ont immédiatement parlé pétoncles et Saint-Jacques."

Les géniteurs mis au défi

Après une première tentative infructueuse (l’émission de larves a bien eu lieu mais elles ne se sont pas fixées sur les supports) ont été programmés cette année trois essais de pontes. Il s’échelonneront entre mai et juillet, les Saint-Jacques étant plongées dans des bassins de températures différentes. Aujourd’hui, à la station de La Plagette, les géniteurs ("à un stade de la ponte") sont comme des coqs en pâte. Plongés dans une eau de qualité marine, par ailleurs filtrée, ils sont nourris d’"un cocktail de trois algues marines de grosseurs et de qualité nutritives différentes". Suite aux chocs thermiques programmés, ces pecten jacobeus devraient produire spermatozoïdes, puis ovules, récupérés en vue d’une fécondation provoquée. Les larves entreront ensuite en micro-nurserie, puis en nurserie (en mer ou en étang) avant la phase de grossissement (sur les filières en mer). Empirique, vous direz-vous. Pas tant que ça. N’oublions pas que c’est à la station de Sète qu’au début des années 1970 fut maîtrisé pour la première fois le cycle biologique complet d’un poisson marin. C’était celui du loup de Méditerranée. Et c’était une première mondiale.

L'élevage de pétoncles noires en filières est déjà possible

Deux pistes étaient dès lors ouvertes, auxquelles s'attelaient Cépralmar, CRC, Comité des pêches et Osu-Oreme (2), sous le nom de code “Coqmed” pour la partie consistant à étudier la faisabilité de la reproduction de la pecten jacobeus, la Saint-Jacques de Méditerranée. "Pour l'élevage, la base, ce sont les juvéniles, rappelle Érika Gervasoni. Et pour les obtenir, il n'y a que deux solutions : soit les acheter en écloserie, soit les “capter” dans le milieu naturel." Dès 2012, des coupelles, collecteurs en PVC, étaient ainsi immergés en mer et dans l'étang afin de récolter les précieux juvéniles. Or, si ces derniers s'avéraient être bien rares en lagune, ils étaient plus nombreux autour des filières en mer, sur des fonds de 15 à 30 m. Là, le captage de pachelines (la pétoncle noire) fonctionnait à plein. À tel point que, deux ans après, un conchyliculteur de Vendres élève déjà ses propres pétoncles sur la base de juvéniles captés en mer, puis élevés en filière.

50 Saint-Jacques adultes bichonnées à La Plagette


Les “patchelines” d'élevage vendues plus de 10 € le kilo

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Ranching in Scotland brings hope for scallops future

A new ranching operation in Scotland may be the first sign of hope for the future of King Scallops (Pecten maximus), a valuable commodity in Scotland that has fallen on low volumes from traditional fishing of late.

Scallop ranching in Scotland, A truly sustainable future



Scallops Ranching 4 0001

Grant Campbell

A new ranching operation in Scotland may be the first sign of hope for the future of King Scallops (Pecten maximus), a valuable commodity in Scotland that has fallen on low volumes from traditional fishing of late.

Source : Seafoodsource by Nicki Holmyard Published on Wednesday, April 29 2015

With annual landings of around 8,000 metric tons (MT) worth GBP 16 million (USD 24.5 million), scallops harvested in Scotland make up a quarter of total U.K. landings. However, government figures and anecdotal evidence from fishermen indicate a gradual decline in stocks, while processors report a noticeable reduction in the size of scallops landed, particularly from the northwest coast.

Around 5 percent of the reported catch is fished by commercial divers, who can expect a premium 2 to 2.5 times higher than for dredge-caught scallops.

Check out any high class restaurant menu and you will find they advertise “hand dived” rather than dredged scallops, as the debate continues with environmentalists over their concerns for this type of fishery.

According to Jane Grant, a partner in Scot-Hatch, a new scallop ranching venture, the 500 MT of diver caught scallops landed into Scotland do not come close to meeting current demand, and this low level of production ensures that new markets cannot be explored.

Scot Hatch HQ again



Grant Campbell

Scalllop Ranching

This could be more than a business; it could become a £billion industry. In 40 years, Japan increased Scallop production from 10,000Tonnes to 400,000Tonnes using a Ranching system. Since 2010 we have self-funded the development of techniques to ranch scallops. - Ranched scallops are truly sustainable. We can only take out, what we put in. - No chemicals or antibiotics are used in production - Scallops filter organic material from the sea and actually improve water quality. There are also no feed bills, scallops feed for free in the sea. We see scallop ranching as inevitable; global demand rises whilst wild stocks are depleted. We need the prize money and the Business mentoring because this is a difficult business to raise finance for; it`s long term and unproven in the UK on a commercial scale. Want to make a Bank Manager laugh just before he shows you the door? Present him our Business Plan.
 
We deserve to win because this business has the potential to grow into an industry that could benefit so many people in our coastal communities. Belief and dogged determination is what has kept this project going for the last 5 years. Belief, not only that scallop ranching can work on a commercial scale but belief that scallop ranching is inevitable in the UK . As the global population increases the demand for scallops increases. The wild fishery cannot sustain the ever increasing demand, we need a sustainable alternative and we deserve the opportunity to prove that scallop ranching is the sustainable alternative.

“Scotland’s global reputation for the quality of its seafood, along with our company’s sustainable production methods, mean that ranched scallops are very attractive to consumers, chefs and retailers,” she said.

“In particular, they are consistent in size and quality, which is something that chefs really appreciate, we can harvest them at any time, they are fully traceable, and the production method has low environmental impact.”
Scot-Hatch was set up in 2010, with working partners Jane Grant and Scott Campbell committed to perfecting the technique of scallop ranching, which is not widely practiced in the U.K., but is commonplace in other parts of the world.

“We don’t take anything from the wild. Instead, we produce young scallops in a hatchery, tend them in trays and lanterns suspended on longlines through their juvenile stage, then grow them to market size on the seabed, before harvesting them by diver. It takes 4 to 5 years to produce a 125 to 140 mm scallop, so it’s a real commitment,” she said.

“Ranched scallops are good for the wild scallop fishery because they add to the breeding stock, whilst careful site selection and attention to stocking density leads to increased yields. We have found that the meat content of our ranched scallops is far superior to those taken from the local wild fishery,” said Grant.

A recent visit by French actor and restaurateur Gerard Depardieu who owns the 2 Michelin star restaurant La Fontaine Gaillon in Paris, saw their scallops declared as “magnifique” and “superbe!”

For the past 5 years Scot-Hatch has been working with Norwegian company Scalpro, running commercial scale trials. They now hope to develop their business into a thriving, profitable industry, and to set up their own hatchery, rather than sending scallops to Norway to be hatched.

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Bassin de Thau. Le sénateur Commeinhes débat sur l'huître triploïde


Le sénateur François Commeinhes est intervenu cette semaine lors du débat sur les "Risques inhérents à l'exploitation de l'huître triploïde" initié par le groupe écologiste lors d'une question ouverte avec débat au Sénat. Le sénateur de l'Hérault, donc vous trouverez ci joint le détail de l'intervention, a interpellé le gouvernement et répercuté les préoccupations des professionnels à propos de ces huîtres issues d'écloserie, "dépendants d'un double approvisionnement en naissains", insistant sur le fait qu'un étiquetage spécifique pourrait nuire à la commercialisation du produit alors que rien dans la législation n'impose une telle mention.


Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mes chers collègues,

Depuis des années, le milieu conchylicole se perd en débats sémantiques et génétiques concernant l’huître triploïde. Stérile, consacrant l'essentiel de son métabolisme à sa croissance, elle possède dès lors une double qualité: l’absence de substance laiteux au cours de la saison de reproduction favorise sa commercialisation tout au long de l'année. Cerise sur le gâteau, sa croissance est  améliorée  de 30 % à 40 %. Inconvénient: l'huître triploïde peut difficilement être considérée comme l'un des derniers produits alimentaires 100 % naturels, à l'instar de certains autres coquillages et crustacés.

Outre la loi d'orientation agricole qui, depuis 1999, confie au Comité  National de la Conchyliculture  la police du marché, un règlement européen de 1997, sur fond de polémique sur les OGM, oblige les Etats membres à mettre en place un dispositif d'étiquetage circonstancié. S'ajoute une directive sur les produits de la mer qui, depuis 1er janvier  2002,  accentue les obligations d’informations sur les conditions d'élevage et de pêche.

A défaut d'être des organismes génétiquement modifiés (OGM), les huîtres triploïdes ne seraient-elles pas, au minimum, biotechnologiquement manipulées? Elles relèveraient alors de la réglementation sur les «novel foods» (nouveaux produits alimentaires), dont la mise sur le marché relève de procédures spécifiques.

Bruxelles a répondu par directive dès 2002 :«Les huîtres triploïdes peuvent se trouver à l'état naturel (sic). Il n'y a pas de justification à des mentions obligatoires particulières. Toutefois, les producteurs, sur une base volontaire, peuvent informer les consommateurs sur leurs caractéristiques.»

La direction générale de l'alimentation (DGAL) du ministère français de l'Agriculture n'est pas  favorable non plus à l'étiquetage obligatoire.

Le débat semble  moins porter sur des questions sanitaires car la «triplo» est sans danger pour le consommateur ou environnementales car seule la tétraploïde de l'Ifremer, fertile, risque éventuellement de se propager dans les parcs que sur la transparence et l’information sur le produit commercialisé.

Pourtant ce secteur nécessite une clarification de ses méthodes de production.  

Afin d’éviter tout risque d’ordre pathologique, génétique ou écologique, les huitres d’écloserie polyploïdes mises en élevage dans les bassins de production devraient être issues de techniques agrées par l’administration et ayant fait l’objet d’une validation scientifique. Les professionnels pourraient engager des démarches auprès des administrations dans ce sens.

Un  schéma de gestion collective de la production d’huitres polyploïdes pourrait être mis en place parrallélement et qui mobiliserait l’ensemble des professionnels du secteur.

Il pourrait avantageusement comporter :
  • un programme pluriannuel de suivi des méthodes d’obtention des mollusques polyploïdes notamment en étudiant les opportunités des brevets de l’IFREMER,
  • un programme à court terme (2017-2020) d’organisation des stocks en élevage d’huitres tétraploïdes en lien avec le CNC, - des moyens permettant d’améliorer  les prescriptions techniques et les cahiers des charges permettant de développer les garanties pour la biosécurité et la biovigilance,
  • un programme de transfert à moyen terme à l’organisation interprofessionnelle des missions actuellement remplies par l’Ifremer pour l’hébergement, la production et la fourniture d’huitres tétraploïdes.

Enfin, sur la question spécifique de l’étiquetage, la demande d’une plus grande transparence sur les méthodes de production semble relever de la fausse bonne idée. Les professionnels français sont en effet dépendants d’un double approvisionnement en naissains et estiment que le recours à un seul d’entre eux aurait largement compromis les ventes d’huîtres ces dernières années, sauf à un prix inabordable ce qui impose de conserver les 2 systèmes :
  • Le captage naturel lorsqu’il est disponible,
  • L’approvisonnement par écloserie.

La distinction « diplo/triplo » pour les huitres issues d’écloseries pourraient amener le consommateur à boycoter ces produits et condamner ainsi toute une profession.

D’ailleurs dans le domaine agricole, de nombreux fruits et légumes (bananes, tomates, pommes de terre ….) sont triploïdes sans qu’un étiquetage spécifique n’ait jamais été envisagé. Ainsi, la clémentine est une mandarine triploïdée (sans pépins, puisque stérile).

Pourquoi réclamer ce type d’information pour les huîtres alors que cela n’est pas appliqué dans les autres secteurs agricoles, ce qui reviendrait à instaurer une sorte de « 2 poids 2 mesures ? Si Un  étiquetage devait cependant être décidé , j’appellerai à une certaine raison et à considérer les intérêts de l’ensemble de la filière conchylicole en privilégiant  les mentions :  « huîtres issues de captage naturel » pour des huîtres qui seront  donc forcément diploïdes ; et « huîtres issues d’écloserie » pour des huîtres qui pourront donc être diploïdes ou triploïdes.

François COMMEINHES - Sénateur de l'HERAULT (15-05-15)


Etang de Thau : face au virus tueur, de nouvelles pratiques

 Copie d'écran Google images : huître Etang de Thau

Depuis 2008 et les premières mortalités, la profession a adopté d’autres rythme d’élevage.

Source : Midi Libre

Les producteurs ont renoncé à “ensemencer” au printemps. Et limitent les dégâts.

Les remèdes miracles ont déserté les écrans radars. Depuis plusieurs mois déjà, plus ou peu de rumeur de tel ou tel producteur qui aurait trouvé la solution pour contrer l'herpès virus. Et la garderait pour lui. Chacun a plutôt appris à faire avec le virus tueur, en adaptant sa façon d'élever les huîtres. Aussi, si le fameux herpès tue toujours des quantités considérables d'ostrea gigas, le tonnage d'huîtres produit sur le bassin, qui s'était effondré en 2008-2009, est reparti la hausse (au rythme de plus 300 tonnes par an). Et on parle beaucoup moins des mortalités qui ont fait couler tant d'encre depuis 2008.

Les clefs de cette reconquête entamée par les producteurs ?

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Journée studieuse pour les ostréiculteurs à Agon-Coutainville


Le 12 mai 2015, à l’initiative du Comité Régional de la Conchyliculture Normandie Mer du Nord, les conchyliculteurs normands étaient invités à s’exprimer sur les enjeux actuels de leur profession et leur vision de l’avenir.

Une quarantaine de professionnels ont répondus à l’appel de cette Journée Ostréicole Normande, en présence de Stéphane Travert - Député de la Manche et de Louis Teyssier - Président du comité régional de la conchyliculture Normandie / Mer du Nord

Le matin était consacré à des échanges de vue avec des experts scientifiques.

L’après-midi était dédié à deux ateliers : l’un portait sur la production des huîtres et l’autre sur leur commercialisation.

D'après un article du Smel

Lire les réactions sur Ostrea.org

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Un cru irlandais dans la Manche

La famille ostréicole Hélie complète sa gamme de fines et de spéciales élevées à Saint-Vaast-la-Hougue (Manche) avec un cru irlandais commercialisé sous la marque Ostre’Emeraud. Produite dans la baie de Dungarvan, au sud-est de l’Irlande, cette huître creuse bien charnue est une spéciale, qui vient d’être lancée au printemps.

Source : pdm-seafoodmag

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Le 14 Mai 2015

Saumon. Pisté de l'Aulne aux Pyrénées 



Des saumons nés dans l'Aulne égarés dans l'Adour (Pyrénées) ? La question peut paraître étrange, elle n'en est pas moins sérieuse. Des chercheurs du CNRS de Pau planchent sur le sujet. Une collecte des têtes de saumons pêchés dans l'Aulne est organisée.

Source : Le Télégramme par Gwénaëlle Le Ny

Gaël Rognant, le président de l'AAPPMA, a été sollicité voici quelques mois pour organiser une collecte de têtes de saumon atlantique pêchés dans le bassin de l'Aulne. La demande émane du laboratoire de chimie analytique bio-inorganique et environnement du CNRS de l'université de Pau (Pyrénées- Atlantiques). Objectif, obtenir « la signature » de la rivière finistérienne contenue dans le saumon. Mais de l'Aulne à l'Adour, quel est le lien ? Gilles Bareille, chargé de recherche à Pau, mène, depuis quelques années, un programme sur le saumon du bassin de l'Adour afin d'étudier l'histoire des géniteurs qui viennent s'y reproduire. Ses travaux ont mis en évidence la présence dans ce bassin de saumons égarés, c'est-à-dire qui ne sont pas nés dans l'Adour. « On estime leur proportion entre 5 et 8 % », indique le chercheur. La question est donc, d'où viennent-ils ? Le scientifique a étendu ses recherches à d'autres bassins à saumons, « côté espagnol en Galice et Asturies, côté français en Garonne-Dordogne, l'Allier ». Manquaient les rivières bretonnes, dont l'Aulne.

L'otolithe : un disque dur interne

Pour savoir dans quelle rivière a grandi un saumon et s'il est né en pisciculture, Gilles Bareille utilise l'otolithe. Kezako ? « Également appelé pierre d'oreille, l'otolithe est une concrétion de carbonate de calcium contenue dans l'oreille interne du poisson ». L'organe sert à l'équilibre du poisson mais il accumule aussi, sous forme de stries, des particules chimiques tout au long de la croissance du poisson. Des éléments qui sont caractéristiques du milieu où il évolue. « De nombreuses rivières ont une signature spécifique, liée par exemple à la géologie des sols ». En clair, c'est un peu l'équivalent de la boîte noire d'un avion ou du disque dur d'un ordinateur. L'otolithe, qui ne mesure que quelques millimètres, est découpée au laser afin d'y observer les éléments renfermés, selon une technique de microchimie.

Utile aux plans de gestion 
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Le 13 Mai 2015

Mer. Découvrir à la fois les huîtres et les vieux voiliers à la semaine du Golfe

Pendant la Semaine du Golfe, Ivan Selo propose des sorties à bord d'une barge ostréicole, pour partir en même temps à la rencontre de son métier et des gréements anciens. Avec la grande parade en apothéose.

Source : Ouest France par Patrick Certain

L'initiative

Quand, à partir de 2008, la forte mortalité a touché à leur tour les huîtres du Golfe du Morbihan, Ivan Selo n'a jamais manqué de projets pour affronter la crise. Il a diversifié l'entreprise familiale qu'il dirige à la Pointe de Toulvern, en Baden. Car cet ostréiculteur est accroché à son métier transmis depuis cinq générations.

C'est ainsi qu'en 2011, il a fait aménager une barge pour transporter des visiteurs au coeur de ses parcs, et faire découvrir les étapes de la production de l'huître, de sa naissance jusqu'à son arrivée sur les étals.

À l'occasion de la Semaine du Golfe, ce chef d'entreprise veut aller encore plus loin. « C'est une occasion unique de promouvoir l'ensemble du milieu dans lequel notre profession travaille et sur lequel vont naviguer des centaines de bateaux. Le public aime les belles images mais on constate qu'il est aussi de plus en plus à la recherche de culture locale. Je poursuis donc ce que j'ai lancé sous l'appellation « Au rythme des marées » : faire découvrir l'ostréiculture depuis la mer, tout en étant en même temps au contact des flottilles de la Semaine du Golfe. »

Algues, oiseaux et mégalithes

De lundi à vendredi (relâche mardi), la large barge en aluminium va ainsi promener les visiteurs à la fois au-dessus des huîtres immergées en rivière d'Auray (principalement près de Locmariaquer) et aux côtés des yoles, langoustiers, thoniers ou autres goélettes qui remonteront vers les ports du Bono, de Plougoumelen et Saint-Goustan à Auray (1). « Lors de la sortie qui dure trois à quatre heures, les passagers pourront ainsi approcher concrètement notre métier, tout en dégustant des huîtres à bord (ils peuvent aussi emporter leur pique-nique), et suivre les régates des vieux gréements. Samedi, nous serons au coeur des deux parades. »

Et déjà pour cet été Ivan Selo travaille à un autre type de sortie. « Chaque mardi de juillet et août, Mélanie Chouan, guide maritime indépendante, m'accompagnera sur la barge pour, en plus de ma partie ostréicole, partager ses connaissances sur les algues, les oiseaux ou encore les mégalithes du Golfe, avec un apéritif à base d'huîtres, de tartare d'algues et de gâteaux bretons, à déguster sur la plage d'une île. » Le départ aura lieu cette fois à 18 h, depuis la cale du Guilvin à Locmariaquer.

(1) Départ au chantier Pointe de Toulvern à Baden, ce mercredi et jeudi à 11 h, vendredi à 13 h, samedi à 14 h. Renseignements au 06 04 59 68 28.

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12 Mai 2015 : Débats en séance publique

Risques inhérents à l'exploitation de l'huître triploïde

http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video28455.html

M. Joël Labbé, auteur de la question (cliquez sur la photo)

Source : Public Sénat

M. Joël Labbé


Alain Vidalies (Secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche)



Mme Agnès Canayer


M. Yannick Vaugrenard




M. François Commeinhes



Huître triploïde : si on continue on va droit « dans le mur » avertit Joël Labbé

Depuis son introduction en 2008, l’huître triploïde a envahi le marché. Les conséquences ne sont pas simplement écologiques puisqu’aujourd’hui, c’est l’ensemble de la filière ostréicole qui est menacée.

Source : Public Sénat par Natacha Gorwitz

En tant qu’élu du Morbihan où l’activité ostréicole est bien installée, Joël Labbé, est directement concerné et le bilan qu’il dresse est sévère. « On est allé trop loin » insiste le sénateur écologiste, alors que dans son département « 40 chantiers ostréicoles ont fermé en six ans ». A son initiative, un débat en séance publique aura lieu cet après-midi au Sénat. Y participera Alain Vidalies, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Ecologie, chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche.

« Tout le monde a cru que c’était une aubaine » malgré des signes « préoccupants »

A l’origine, « beaucoup ont trouvé ça intéressant », commente Joël Labbé, et ce pour deux raisons principales. Non seulement, elles sont « consommables toutes l’année », mais sont commercialisables en seulement « deux ans », au lieu de trois pour les huîtres naturelles [Voir Encadré]. « Tout le monde a cru que c’était une aubaine » à quelques ostréiculteurs près qui sont restés fidèles aux modes de production traditionnels, raconte Joël Labbé. De son côté l’élu écologiste admet que dès l’origine, il avait « beaucoup de doutes ».

En fait, dès le départ, on a pu observer de façon « préoccupante » des taux de mortalité très élevés chez les ‘naissains’ – les larves des huîtres toutes confondues, triploïdes ou naturelles. En cause, la présence d’un herpèsvirus (appelé OsHV-1). Quatre ans plus tard, dès 2012, c’est au tour des huîtres ‘adultes’ d’être frappées par une forte mortalité, cette fois du fait de la présence d’une bactérie. Prétendues plus ‘résistantes’ –les huîtres triploïdes sont finalement les plus touchées. En fait, la bactérie existait déjà dans le milieu avant l’arrivée de la triploïde, explique Joël Labbé. Mais, l’arrivée en masse d’une huître plus fragile dans le milieu naturel a exacerbé la prolifération de cette bactérie.

Actuellement, le « paradoxe » signale l’élu écologiste, c’est qu’on est quasiment en situation de « surproduction ». En anticipant des taux de mortalité élevés sur leur production, les ostréiculteurs ont fortement augmenté leur nombre de naissains. Non seulement cela a entraîné « une plus grande pression sur le milieu », mais il s’en est suivi une chute importante des cours en cette fin de printemps. Sur les étales des marchés, les ostréiculteurs ont dû vendre leurs huîtres triploïdes à prix bradé pour écouler leurs stocks. Or, l’histoire ne s’arrête pas là car « il y a très peu de temps » on a découvert que « 13,5% des huîtres triploïdes sont laiteuses » informe le sénateur écologiste.

« Le minimum du minimum, c'est d'informer le consommateur »

Pour Joël Labbé, c’est clair. Si on continue, on va droit « dans le mur ». Le problème est connu depuis plusieurs années mais « on en parle sans prendre de vraies décision ». En fait, l’huître triploïde a été introduite sans qu’il y ait d’étude d’impact, pointe du doigt le sénateur écologiste. D’ailleurs, une procédure est actuellement en cours en cours dans laquelle l’association des ostréiculteurs traditionnels met en cause Ifremer qui possède le brevet pour défaut de prévention. Jusqu’ici, l’établissement qui dépend du ministère de l’Ecologie dément tout lien entre l’introduction de la triploïde et les déséquilibres observés.

Pour le sénateur du Morbihan, « le minimum du minimum » serait d’informer le consommateur en rendant obligatoire « l’étiquetage des produits ». De plus, l’élu écologiste demande qu’on impose la sanctuarisation des bassins naissains afin de séparer les huîtres triploïdes de celles qui sont naturelles.

Ceci dit, Joël Labbé va plus loin. Il défend tout bonnement et simplement l’adoption d’un moratoire sur les huîtres triploïdes, au moins le temps qui soit nécessaire à l’étude de ses conséquences sur le milieu. L’élu écologiste en est conscient, « on s’attaque à une grosse machine » admet-il de ses vœux. Le 10 juin prochain, à son initiative « tous les éléments de la chaîne» se retrouveront autour de la table pour en débattre, à l’occasion d’un colloque au Sénat. L’enjeu c’est de « sauver la filière ostréicole » et « d’assurer l’équilibre du milieu naturel » souligne Joël Labbé.

S’il n’exclut pas la soumission d’une proposition de loi, de nouvelles dispositions pourraient être introduites par amendement au projet de loi biodiversité. Adopté en première lecture par les députés au mois de mars, le texte présenté par la ministre de l’Ecologie débutera au mois de juin au Sénat.

Bassin d'Arcachon : qu'est-ce qu'une huître triploïde ?


Ce dimanche vous allez peut-être manger des huîtres triploïdes. Ces coquillages, conçus en laboratoire, ont l'avantage de ne pas être laiteux et de grandir plus vite que les huîtres naturelles. Mais pour certains puristes les triploïdes n'ont rien a faire dans nos assiettes car elles s'apparenteraient à des OGM. Des ostréiculteurs "traditionnels" ont saisi la justice.

Source : France Bleu Gironde par Stéphane Hiscock, France Bleu Gironde - Dimanche 18 janvier 2015

30 % des huîtres commercialisées en France sont des triploïdes 

Vous l'avez peut-être remarqué dans vos assiettes : cette année au réveillon les huîtres étaient plus grosses que d'habitude. Il semblerait que les ostréiculteurs aient un peu de mal à contrôler la croissance des coquillages. En cause : l'huître triploïde conçue en laboratoire. Son avantage : elle grandit plus vite que les autres et surtout elle n'est jamais laiteuse.

Des huîtres non laiteuses

Quelque 30 % des huîtres produites en France aujourd'hui sont des triploïdes. Seule différence avec leurs cousines naturelles, elles possèdent un chromosome en plus et sont stériles. Développé depuis 15 ans dans les labos d'IFREMER (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), ce coquillage répond clairement à une demande des consommateurs. Été comme hiver, nous souhaitons les déguster non laiteuses.

Techniquement ce n'est pas un produit OGM. Les scientifiques n'ont pas touché à son génome mais de nombreux consommateurs aimeraient que ces triploïdes fassent l'objet d'un étiquetage particulier.

Une huître plus fragile selon les ostréiculteurs "traditionnels"

Certains ostréiculteurs refusent toujours d'en commercialiser. Une association de producteurs traditionnels vient d'ailleurs d'assigner IFREMER devant la justice. Pour eux la triploïde représente une menace pour la biodiversité. Ils estiment que cette huître est plus fragile que les autres et que sa croissance est difficilement contrôlable. Pourtant, selon Jean-Pierre Baud responsable conchyliculture à IFREMER, la triploïde ne pourra jamais appauvrir le capital génétique de l'huître naturelle. Et pour cause : elle est stérile.

Sur le Bassin d'Arcachon les ostréiculteurs constatent que l'huître triploïde est plus fragile face aux virus mais qu'elle a rendu un grand service aux producteurs quand le nombre de naissains (bébés huîtres) a dramatiquement baissé il y a quelques années de cela. Pour Olivier Laban, président des ostréiculteurs d'Arcachon, la triploïde a permis de sauver des centaines d'emplois.

"Les plus belles huîtres, celles qui récupèrent des médailles au concours agricoles et que l'on retrouve sur les meilleurs tables de France jusqu'à l'Élysée sont des triploïdes."
– Olivier Laban

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Le 12 Mai 2015

Huîtres triploïdes : Attention ! Crash d'un 3e Airbus...

Le 24 mars 2015, en séance publique du Sénat, Joël Labbé, sénateur écologiste du Morbihan, n'avait pu poser sa question au Ministre de l'Ecologie "Crise du secteur ostréicole et exploitation des huîtres triploïdes". Ségolène Royal était alors mobilisée autour du crash suicidaire de l'Airbus dans les Alpes.

Un autre Airbus s'est écrasé depuis...

Ce mardi 12 mai, à 17 h 30, Joël Labbé tentera à nouveau de poser sa question orale sur les huîtres triploïdes, non pas à Ségolène Royal, mais à son Secrétaire d'Etat au transport, Alain Vidalies. Ce dernier ne manquera pas d'expliquer qu'en matière d'Airbus, il ne faut jamais dire " jamais deux sans trois". Sans quoi, nous pourrions assister à un troisième crash au Sénat et Joël Labbé n'aurait toujours pas la réponse à son interrogation sur les huîtres triploïdes...

Question orale avec débat n° 0010A de M. Joël Labbé (Morbihan - ECOLO)
publiée dans le JO Sénat du 05/02/2015 - page 223

Crise du secteur ostréicole et exploitation des huîtres triploïdes

M. Joël Labbé attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur l'exploitation de l'huître triploïde, variété développée et brevetée par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER).

Deux types d'huîtres creuses sont, en effet, produites et commercialisés aujourd'hui, sans distinction : les huîtres diploïdes, nées en mer, et les huîtres d'écloserie. Parmi ces dernières, les huîtres triploïdes, parfois appelées « huîtres des quatre saisons » et issues d'une manipulation biologique, prennent de plus en plus d'importance sur le marché, représentant au moins 30 % à 40 % de la production française. Présentées avec beaucoup d'avantages (notamment une durée de production moindre), ces huîtres contribuent cependant à l'affaiblissement du patrimoine génétique, du fait des sélections intensives réalisées. Leur production rend, en outre, la profession fortement dépendante des écloseries, à l'image des agriculteurs par rapport aux semenciers. Les professionnels ayant choisi de poursuivre la culture de l'huître traditionnelle dénoncent, d'une part, la concurrence déloyale qu'ils subissent en raison de la commercialisation plus rapide des huîtres triploïdes et, d'autre part, le risque de contamination du milieu naturel en quelques générations. Leur combat pour un étiquetage différencié se heurte à la réglementation européenne en vigueur : l'huître triploïde échappant à la réglementation des organismes génétiquement modifiés (OGM) et n'étant pas non plus considérée comme un « nouveau produit alimentaire » par l'Europe, aucun étiquetage spécifique n'est imposé.

Sur fond de crise majeure du secteur ostréicole, confronté à de fortes surmortalités ces dernières années, la mise en place d'un moratoire concernant les triploïdes a souvent été avancée mais est restée sans effet jusqu'ici. Cette exploitation d'huîtres triploïdes soulève, aujourd'hui, plusieurs interrogations : privatisation du vivant, impacts environnementaux et conséquences sur la biodiversité, traçabilité sur l'origine et le mode de production des huîtres, transparence pour le consommateur.

Il souhaite connaître les mesures mises en place par le Gouvernement pour éviter une contamination des variétés sauvages et préserver la diversité génétique des huîtres nées en mer, ainsi que les mesures envisagées afin de garantir la transparence sur les étalages pour le consommateur.

En attente de réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

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Conchyliculture

Un rapport pointe l'immobilisme à enrayer la propagation des pathogènes








Maladies des coquillages : à quand l’action ?

Comment limiter la propagation des pathogènes d’un élevage conchylicole à l’autre, et limiter ainsi les pertes ? Un énième rapport rabâche des solutions maintes fois préconisées, et dénonce l’immobilisme de l’État et de la profession. Mais ça n’est pas si simple. 

Suite dans le marin


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L'huître, bientôt un produit de luxe ?

France revient vendredi 8 mai sur le secteur de l'huître qui a connu une forte chute de la production ces dernières années en raison de maladies qui ont décimé les larves.


Source : France 2  (France 3)

Miser sur le haut de gamme, c'est la solution pour faire face à la crise de la mortalité des huîtres. "Jusqu'à 60% de perte ces dernières années", note la journaliste de France 3. Chaque jour, David Hervé veille sur ses parcs à huîtres à Ronce-les-Bains (Charente-Maritime). Cet ostréiculteur produit des huîtres d'exceptions. Pour obtenir la qualité recherchée, il a réduit d'un tiers le nombre de coquilles par poche. En les retournant fréquemment, il ralentit leur croissance.

Produire moins, mais avec une meilleure qualité

Après trois ans en mer et huit mois d'affinage en eau claire, ces huîtres sont notamment vendues au restaurant L'Huîtrade, à Paris. Mais la dégustation à un coût. L'huître est vendue autour de 10 euros la pièce. Les fins gourmets apprécient le voyage. L'huître s'exporte partout dans le monde sur les grandes tables. "Un nouveau marché pour le luxe français", conclut la journaliste.

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Le 11 mai 2015

Etiquetage des huîtres : les débats s'animent sur Ostrea.org

Les débats s'animent sur Ostrea.org à l'approche du colloque sur l'ostréiculture qui se tiendra le 10 juin 2015 au Sénat... 

Un colloque sur l’avenir de l’ostréiculture où sont conviés de nombreux scientifiques et représentants de la profession. L’objectif sera notamment de faire avancer la réglementation ostréicole. 

Le sénateur Joël Labbé tente de mettre la lumière sur un problème qui n’est pourtant pas récent et tient à rappeler que « les consommateurs sont au cœur du débat ». L’huître triploïde échappant à la réglementation des OGM, et n’étant pas non plus considérée comme un « nouveau produit alimentaire » par l’Europe, aucun étiquetage spécifique n’est imposé.

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8 mai, 17:54

Encore du grand n’importe quoi , quelques crétins arriérés vont tenter de faire chiez les mecs qui bossent sous pretexte de faire une huitre traditionnelle qui il l’oublie a été importée massivement dans les années 70 sans aucun controle ; laissez moi rire avec vos montagnes de plastique posées si vous trouvez cela naturel alors chapeau

Tous les commentaires sur ostrea.org : Mortalités des huîtres : actions

Extrait sur Ostrea.org

3 mai, 21:11

La nouvelle-zelande et l’australie sont touchés par l’herpes depuis 2010. Ils ont mis en place restriction de mouvement de huitres et du matériel. Limitant ainsi la propagation de la maladie. Chose que l’on a été incapable de mettre en place en France depuis 91. On refait la même avec asterianus. On est vraiment trop con.

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    4 mai, 15:26

après être venu en formation en France ! ils ont commencé la triplo au même moment ...!!

sommes nous vraiment trop con ... ?
   
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    4 mai, 20:05

    T’inquiète. Ils n’avait pas besoin de nous pour en faire.
    Ceci dit Nouvelle-Zélande prédominance de captage naturel et Australie prédominance d’écloserie. Ce n’est donc pas un souci d’écloserie ou de captage naturel. Il semblerai que le principal vecteur soit le phyto.
   
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Le sénateur Joël Labbé demande l’étiquetage des huîtres


Joël Labbé, sénateur écologiste du Morbihan et vice-président de la Commission des Affaires économiques du Sénat a annoncé mercredi 28 janvier vouloir un étiquetage obligatoire des huîtres françaises afin de suivre leur traçabilité et connaître leur mode de production.

Source : Marie Claire - Cuisine et Vins de France par Hélène Damien

Quelle est la situation actuellement ?

Produit d’origine naturelle par excellence, issu de captage traditionnel en mer, l’huître a pris le virage, en deux décennies, de la production intensive.

Une grande partie de la production actuelle, quasiment une huitre sur deux, est issue de laboratoires (huîtres nées en écloseries). Les larves d’huîtres y sont rendues stériles dans le but d’accélérer leur croissance, et de commercialiser des huîtres en toute saison.

Il s’agit essentiellement d’huîtres “triploïdes”, une variété développée et brevetée par l’IFREMER (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer). Joël Labbé, entouré d’ostréiculteurs a voulu mettre le point sur la généralisation de ces mollusques appauvris par les sélections et par la quantité limitée de géniteurs, ce qui pourrait jouer un rôle non négligeable dans l’affaiblissement du patrimoine génétique des huîtres et leur résistance aux bactéries et virus. Leur production rend en outre la profession fortement dépendante des écloseries, à l’image des agriculteurs par rapport aux semenciers.

Depuis 2008, les surmortalités du naissain et des huîtres juvéniles, provoquant une baisse de plus de 40 % du tonnage français, frappent de plein cœur la profession, a tenu à préciser le sénateur.

Les ostréiculteurs dénoncent une concurrence déloyale

Les professionnels ayant choisi de poursuivre la culture de l’huître née en mer s’estiment victimes d’une concurrence déloyale et craignent la contamination du milieu naturel en quelques générations. Ils dénoncent le manque de contrôle des laboratoires et des produits qui en sortent, aucune traçabilité étant en vigueur, ainsi que l’absence de protection des bassins naisseurs. Ils rappellent que mener une huître adulte prend 3 ans, contre 2 pour une huître triploïde. Il existe un risque de contamination de l’environnement, le patrimoine génétique de l’huître pouvant être affecté.

Jean-Noël Yvon, ostréiculteur à Locoal-Mendon (Morbihan) tient à préciser qu’ « aujourd’hui, il n’existe dans le commerce aucun étiquetage sur cette distinction. Il y a un souci pour le produit et le consommateur. La survie des producteurs dépend de cet étiquetage. Il s’agit d’une « hypocrisie » car ce manque de transparence n’est pas bon pour le consommateur ».

L’impact des écloseries

Pour Angélika Hermann, ostréicultrice à La Teste (Bassin d’Arcachon, Gironde) les écloseries représentent des menaces. « On a besoin d’être préservé des agressions » car il n’existe aucun contrôle. « Elles peuvent stériliser progressivement notre environnement naturel. Il faut donner au consommateur le droit de choisir entre une huître née en mer et une huître développée dans des écloseries ».

Christian de Longchamp vient, quant à lui, d’appendre qu’il y avait l’utilisation d’antibiotiques dans les écloseries. « Il faut expliquer aux gens qu’il y a des saisons, des catégories d’huîtres et les écloseries ont détruit cela. Il faut respecter le savoir-faire, sinon on appauvrit la biodiversité. A force d’industrialisation, on a affaibli les huîtres. Il n’y a pas assez de moyens de contrôle ».

La création du Réseau Cohérence

L’association Réseau Cohérence regroupe sur la Bretagne et au-delà, plus d’une centaine d’organisations (associations, syndicats, entreprises...) et des membres engagés pour un développement durable et solidaire.

En 2010, le Réseau Cohérence a accompagné des ostréiculteurs de la Ria d’Etel et du Golfe du Morbihan sur l’élaboration d’un cahier des charges « ostréiculture durable et solidaire » en partenariat avec le Comité Régional Conchylicole de Bretagne Sud, le Syndicat Mixte de la Ria d’Etel et le Syndicat Ostréicole de la Ria d’Etel. L’objectif était de proposer aux ostréiculteurs volontaires d’intégrer une démarche de durabilité, avec un cahier des charges évolutif portant sur la qualité des produits, le respect de l’environnement et l’éthique.

Aujourd’hui, le Réseau Cohérence lance, en partenariat avec l’association Ostréiculteur Traditionnel, une étude de faisabilité sur l’instruction d’une demande de reconnaissance sous signe officiel de qualité pour l’huitre née en mer.

« Les ostréiculteurs traditionnels font de la résistance »

CVF : En quoi l’étiquetage est-il nécessaire à la fois pour le producteur et pour le consommateur ?

Joël Labbé : Aujourd’hui les consommateurs tiennent à savoir ce qu’ils ont dans leur assiette. Et c’est souvent le choix du consommateur qui guide la production ; et il se trouve qu’il y a une production faite par les ostréiculteurs traditionnels, une production traditionnelle, respectueuse des équilibres sur les bassins, du produit, de son patrimoine génétique. Les producteurs sont également demandeurs d’un étiquetage pour faire le lien entre consommateur-produit de qualité et production de qualité.

Vous êtes sénateur du Morbihan, quel est l’impact de ce manque de traçabilité dans votre région ?

Il y a maintenant pratiquement une huître sur deux qui provient des écloseries, et ce marché gagne de plus en plus. Si les ostréiculteurs voient à court terme une huître qui pousse en deux ans au lieu de trois, qui n’est pas laiteuse l’été, qu’ils s’y mettent tous et à ce moment-là on aura que des huîtres triploïdes. Donc ce n’est pas le souhait ! Les ostréiculteurs traditionnels, quelque part, font de la résistance, mais c’est difficile pour eux et la reconnaissance de leur produit fera en sorte qu’il sera mieux valorisé et mieux choisi par les consommateurs.

A partir de quelle date pourrait être mis en place cet étiquetage ?

Je suis un politique impatient. Cela fait trois ans que je suis sénateur et j’ai appris une certaine patience. Je ne peux pas donner de délai, par contre pour moi au 10 juin, il faut que l’on ait des objectifs, soit du côté réglementaire, soit du côté législatif, mais je poserai un acte et on le fera collectivement pour que ce soit suivi des faits.

Et qu’en est-il du côté des principaux concernés ? Le point avec Angélika Hermann, ostréicultrice à La Teste (Bassin d’Arcachon, Gironde).

CVF : Quelle est la situation globale actuelle des ostréiculteurs français ?

Angélika Hermann : Je suis ostréicultrice sur le Bassin d’Arcachon, qui a la particularité d’être un bassin naisseur, c’est à dire que les huîtres se reproduisent naturellement. Un autre site majeur est Marennes d’Oléron. Nous sommes une nurserie naturelle, la première nurserie d’Europe. Après on a la chance de faire un produit 100% naturel qui est non transformé où à aucun moment on ajoute des substances artificielles, donc le consommateur sur le marché a encore la chance de trouver parmi les rares produits aujourd’hui un produit 100% naturel. Nous demandons à ce que l’on donne une chance au consommateur d’être responsable, de lui donner le droit d’avoir le choix entre une huître qui est née en mer, naturellement ou une huître qui est née en écloserie, artificiellement. Nous avons besoin de ce soutien des consommateurs pour qu’ils disent ce qu’ils veulent. Et c’est important pour nous, pour la survie de notre façon de travailler, de faire les huîtres par rapport à cette ostréiculture artificielle qui a perdu tout lien avec l’environnement.

Vous comptez sur l’appui des politiques. Pensez-vous qu’ils puissent mettre en place cet étiquetage ?

Bien sûr ! Parce que nous tous seuls, on ne peut rien faire donc on a besoin que les politiques se mettent derrière nous pour faire avancer la réglementation. Car actuellement, pour les écloseries il n’y a aucun encadrement, aucun contrôle sanitaire. Si quelqu’un veut s’installer en ostréiculture, il faut avoir le Baccalauréat et suivre une formation ; tandis qu’en écloserie, vous pouvez vous y installer avec un peu d’argent et personne ne vous demandera quoi que ce soit. Et c’est là le gros problème !

Le sénateur Joël Labbé tente donc de mettre la lumière sur un problème qui n’est pourtant pas récent et tient à rappeler que « les consommateurs sont au cœur du débat ». L’huître triploïde échappant à la réglementation des OGM, et n’étant pas non plus considérée comme un « nouveau produit alimentaire » par l’Europe, aucun étiquetage spécifique n’est imposé.

Le 10 juin 2015 se tiendra au Sénat un colloque sur l’avenir de l’ostréiculture à laquelle sont conviés de nombreux scientifiques et représentants de la profession. L’objectif sera notamment de faire avancer la réglementation ostréicole.

Par Damien Hélène

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Le 9 mai 2015

Et si on mangeait des Marennes Oléron d'exception à l'unité ?

C'est peut-être la solution pour les ostréiculteurs pour lutter contre la surmortalité. Produire des huîtres d'exception qu'ils vendront ensuite très cher. Le phénomène commence à prendre de l'ampleur à Paris. Du côté de Marennes aussi.



Un reportage entre les claires de Ronce-lès-Bains et les restos chics parisiens d'Anne Claire Le Sann, Loic Houeix, Luc Gieysse et Nathalie Aibar

Source : France 3 Poitou-Charentes par Marine Rondonnier

A Ronce-les-Bains, petite station balnéaire qui fait face à Marennes, David Hervé a choisi de plonger dans le monde de l'huître de luxe. Une bonne façon pour lui de ne plus subir les hausses de mortalité de ses coquillages. Le taux de mortalité a atteint 60 % cette année.

Il a réduit d'un tiers le nombre de coquilles par poche, laisse ses coquillages trois ans en mer et les affine huit mois en claires. Son secret pour améliorer la qualité de son produit : ralentir la croissance des huîtres en les retournant fréquemment.

"Plus l'huître est profonde, plus la qualité de la chair est importante, plus on va avoir de sucre et donc le goût de noisette qu'on recherche".

A Paris, ses huîtres se vendent 10 euros pièce dans des restaurants spécialisés où manger une huître est un luxe parce que c'est une huître d'exception.

A l'origine : une surmontalité insurmontable

De 1996 à 2007, la production nationale plafonnait entre 130.000 et 140.000 tonnes par an. Dès 2008, elle chute à 80.000 sous l'effet cumulé d'un virus s'attaquant aux coquillages juvéniles puis d'une bactérie décimant les huîtres creuses adultes.

Conséquence logique, les prix ont bondi de 10 à 50 % dans les restaurants. Déjà très à la mode dans les repaires chics de Hongkong, Moscou et Stockholm, il n'est pas interdit d'imaginer que la consommation à la pièce devienne bientôt la règle.

En 2010, Garry Dorr, jeune entrepreneur de 30 ans,  a fait figure de pionnier français en ouvrant le premier Bar à Huîtres. L'idée : s'installer au bar, déguster un verre de blanc et seulement une huître. Il parle d'ailleurs d'«Huîtres grands crus».

Fini la douzaine d'huîtres alors? La petite Marennes va-elle devenir aussi chère que du caviar?

Pas de panique, on pourra continuer à manger sa petite douzaine au goût de noisette dans les cabanes de pêcheurs. Mais les prix continueront d'augmenter de toute façon.

Côté mortalité, l'histoire est rassurante.

La profession est familière des crises de mortalité. En 1922, la quasi-totalité des bancs d'huîtres plates avait disparu en quelques mois. L'espèce avait été remplacée par une souche venue de Hollande et la production n'avait repris que six ans plus tard. En 1970, une épizootie fulgurante avait contraint la profession à abandonner l'élevage d'huîtres portugaises, Crassostrea angulata, au profit de l'espèce japonaise, Crassostrea gigas. Celle-là même qui est aujourd'hui en danger.

En attendant l'huître d'exception est un nouveau marché pour le luxe français.

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Le 8 Mai 2015 : Rapport Philippe Vannier

Maladies des coquillages : à quand l’action ?

Comment limiter la propagation des pathogènes d’un élevage conchylicole à l’autre ? Un énième rapport dénonce l’immobilisme de l’État et de la profession.


 Source : Ouest France

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Le 7 mai 2015

Les perspectives de l'alimentation dans le monde

Le poisson est un aliment de plus en plus consommé à l'échelle mondiale

Le poisson est un aliment de plus en plus consommé à l'échelle mondiale, porté par la croissance rapide de l'aquaculture, laquelle devrait enregistrer une progression de 5% au cours de l'année à venir. 

Les prises de poisson sauvage devraient également rebondir après le manque à gagner lié au phénomène climatique El Nino (NDLR la pêcherie d'anchois du Pérou devrait augmenter sa production). Ce relèvement encouragera une croissance rapide de l'usage de poisson sauvage pour l'alimentation animale dans l'aquaculture.

Perspectives de l’alimentation est une publication semestrielle (mai/juin et novembre/décembre) qui s'intéresse en particulier aux faits nouveaux intervenus sur les marchés mondiaux des produits destinés à la consommation humaine et animale. 

Le sous-titre "Analyse des marchés mondiaux" traduit l’accent mis sur l’évolution des marchés internationaux des produits, avec des évaluations et des prévisions approfondies pour chaque denrée concernée. Cette publication reste étroitement liée avec une autre importante publication du SMIAR, Perspectives de récoltes et situation alimentaire en ce qui concerne les céréales. La rapport entier et en anglais et les faits saillants sont en arabe, chinois, espagnol, français et russe.

Cliquer ici pour télécharger la dernière version (mai 2015) de "Food Outlook" (Perspectives de l’alimentation)

Cliquer Ici pour accéder aux versions résumées en français

Selon la FAO, la facture mondiale des importations alimentaires touchera son plus bas niveau en cinq ans

Les prix des aliments ont poursuivi leur recul en avril face aux disponibilités abondantes des produits agricoles de base

Source : FAO - 7 mai 2015, Rome

Les cours internationaux des denrées agricoles ont continué à fléchir en avril et les stocks abondants devraient compenser les pressions liées à la légère contraction des récoltes mondiales attendue cette année.

La production céréalière mondiale subira vraisemblablement un déclin de 1,5 pour cent par rapport au résultat record de l'an dernier, essentiellement sous l'effet de la réduction des superficies ensemencées en maïs. Cependant, l'impact sera amorti par des niveaux "exceptionnellement élevés" de stocks existants, d'après les dernières prévisions du rapport semestriel Perspectives de l'alimentation paru aujourd'hui.

Si les conditions météorologiques restent normales durant le reste de la campagne, la FAO établit ses premières estimations de production céréalière mondiale en 2015 à 2,509 milliards de tonnes, un peu moins que le record de l'an passé mais près de 5 pour cent de plus que la moyenne des cinq dernières années. Dans le cas d'une légère baisse de la production, il faudrait diminuer les stocks d'environ 3 pour cent durant la nouvelle campagne (2015/16), avec davantage de prélèvements de céréales secondaires et de riz que de blé.

"En 2015, la facture mondiale des importations alimentaires devrait toucher son plus bas niveau en cinq ans", souligne le rapport, compte tenu essentiellement du repli des cours internationaux, des faibles taux de frêt et de la fermeté du dollar E-U. Les volumes d'importation des diverses composantes de la facture sont restés largement inchangés, voire ont augmenté. Les pays à fabile revenu devraient aussi tirer parti de la baisse des factures d'importation.

Plus de farine de poisson et surtout plus d'huile de poisson...


Chute des prix

L'Indice FAO des prix des produits alimentaires a reculé de 1,2 pour cent en avril par rapport au mois précédent, avec 171 points, son niveau plancher depuis juin 2010 et inférieur de 19,2 pour cent à il y a un an. Les prix des produits laitiers sont ceux qui ont le plus baissé, mais le sucre, les céréales et les huiles végétales ont chuté également. En revanche, les prix de la viande ont augmenté en avril, soit leur première hausse depuis août 2014.

L'Indice des prix alimentaires est un indice pondéré en fonction des échanges commerciaux qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux de cinq grandes catégories de denrées: céréales, viande, produits laitiers, huiles végétales et sucre. 

Les cours internationaux des produits alimentaires ont de fortes probabilités de rester sous pression à cause d'une offre abondante et du raffermissement du dollar, selon Perspectives de l'alimentation, qui fait remarquer que les «mouvements de devises et les développements macro-économiques pourraient avoir des incidences pour les marchés en 2015-16".

... Pour toujours plus de saumon d'aquaculture !!!


Tendances et perspectives du marché des produits de base

Grâce à plusieurs années de bonnes récoltes ayant permis de reconstituer les stocks, la plupart des denrées de base affichent un excédent. Ainsi, la baisse escomptée de la production céréalière ne devrait pas avoir d'incidence sur les disponibilités de nourriture destinée à la consommation.

La production laitière devrait continuer à croître d'environ 2 pour cent en 2015, le repli des cours mondiaux stimulant les importations en Afrique. La suppression des quotas laitiers dans l'Union européenne devrait doper la production; c'était l'un des principaux facteurs à l'origine de la baisse mensuelle de 6,7 pour cent de l'Indice des prix des produits laitiers.

La production de sucre ne devrait enregistrer qu'une légère hausse – sous l'effet de l'Inde, de l'Union européenne et de l'Australie – mais demeurer supérieure à la consommation pour la 5ème année consécutive.

La production totale d'oléagineux de la campagne 2014/15 affichera une forte augmentation de 5,7 pour cent compte tenu des récoltes exceptionnelles de soja. Avec le repli des prix dû à une demande plus timide du secteur des biocarburants et de la hausse des stocks, cela pourrait porter à une production réduite pour la prochaine campagne, selon la FAO.

La production mondiale de bœuf ne devrait croître que de 0,2 pour cent pour l'année à venir, tandis que celle de toutes viandes confondues progressera de 1,3 pour cent.

Le poisson est un aliment de plus en plus consommé à l'échelle mondiale, porté par la croissance rapide de l'aquaculture, laquelle devrait enregistrer une progression de 5 pour cent au cours de l'année à venir. Les prises de poisson sauvage devraient également rebondir après le manque à gagner lié au phénomène climatique El Nino. Ce relèvement encouragera une croissance rapide de l'usage de poisson sauvage pour l'alimentation animale dans l'aquaculture.

Le rapport Perspectives de l'alimentation comporte également un article sur la volatilité, soulignant la nécessité de rechercher si la volatilité est revenue à la normale.

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Cru ou cuit, le cobia rivalisera avec le bar

Illustration : Cobia de la ferme aquacole Open Blue (Wikipedia)

Élevé en eau profonde, ce poisson atteint 5 kg en un an. le cobia grandit trois fois plus vite que le saumon. Ce poisson haut de gamme, d’aquaculture en eaux chaudes, aussi appelé saumon noir, arrive sur les tables de l’horeca. À 25€/kg.

Source : L'Avenir par Dominique WAUTHY

«Nos poissons sont élevés à 12 kilomètres des côtes de Panama, en pleine mer à l’écart des écosystèmes sensibles dans des eaux pures, propres et profondes», avance le mariculteur Open Blue. Les cobias sont en effet élevés dans des enclos de faible densité complètement submergés (97% d’eau, 3% de biomasse); ils nagent dans des courants à forte énergie où les eaux sont constamment renouvelées. «Notre approche offre à ces poissons un environnement de croissance naturel réduisant les risques de maladie.»

Ce mangeur de crabe, que l’on pêche aussi sportivement à l’état sauvage dans les eaux des Caraïbes et du golfe du Mexique, ressemble à un requin. Il présente une saveur riche, fraîche et fondante ainsi qu’une texture ferme; on le compare souvent à l’espadon ou au bar. Selon les chefs qui le préparent, ce poisson noble à la chair ferme et blanche peut être cuisiné cru, en ceviche, mi-cuit, à la plancha ou juste «snacké».

Ses éleveurs affirment que l’alimentation du cobia suit le cahier des charges de l’élevage biologique (farine et huile de poisson, protéines végétales, vitamines et minéraux.) «Une alimentation sans OGM, hormones, colorants, pesticides, antibiotiques prophylactiques ou autres contaminants dangereux…» La santé du plancher océanique situé sous la plateforme dont la structure est submergée à 10 m sous la surface, est surveillée à l’aide de caméras et d’un véhicule téléguidé; des échantillons sont prélevés afin de collecter des sédiments pour une analyse en laboratoire des 10 km2 concernés par l’écloserie et les 12 cages de ferme marine.

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Des investisseurs chinois se lancent dans l'aquaculture en Polynésie française

Illustration extraite de Tahiti Infos : Hao : L'espoir et les inquiétudes du projet de la ferme aquacole

Le gouvernement polynésien et une société financée par des investisseurs chinois ont posé mercredi la première pierre d'un grand projet aquacole dans l'archipel des Tuamotu, en Polynésie française, a constaté un photographe de l'AFP.

Source : L'express Par AFP , publié le 07/05/2015

Un rocher de quinze tonnes a été amené par bateau sur l'atoll de Hao, où Tahiti Nui Ocean Foods, filiale du groupe chinois Tian Rui, compte investir 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros). La société vise une production annuelle d'au moins 50.000 tonnes de poissons de lagon, dans 2.800 cages d'élevage, et prévoit aussi de produire des crevettes et des concombres de mer.

Le chantier devrait durer 24 à 30 mois, et employer environ 500 personnes, sur cet atoll d'un millier d'habitants, selon le groupe et le gouvernement local. Le même nombre d'employés, voire un peu plus, est prévu en phase d'exploitation.

Le gouvernement polynésien insiste sur la protection de l'environnement sur cet atoll qui a servi de base arrière militaire à l'époque des essais nucléaires et est en cours de réhabilitation. Il a d'ailleurs été choisi en partie pour sa longue piste aéroportuaire, qui permettra des exportations directes vers la Chine.

Le gouvernement local prône aussi le recrutement de main d'oeuvre locale dans une Polynésie en mal d'emplois. En l'absence de caisse de chômage, on estime entre 20 et 25% le nombre de personnes sans travail. Les atolls, surtout, offrent peu d'emplois en dehors de la pêche et de la coprahculture (récolte des noix de coco pour leur huile).

L'aquaculture est très peu développée en Polynésie, qui dispose pourtant d'une surface maritime grande comme l'Europe dans le Pacifique Sud.

Un autre projet potentiellement financé par des investisseurs chinois est toujours en phase d'études: le Mahana Beach, un complexe hôtelier de 3.128 chambres à Tahiti. Le chantier, estimé à 2,1 milliards d'euros, pourrait générer 10.000 emplois pendant quatre ans.

Mardi, le Haut-commissaire, représentant de l'Etat français dans la collectivité, a rencontré une délégation de l'Association du Peuple Chinois pour l'Amitié avec l'Étranger (APCAE), chargée notamment de promouvoir "les investissements des entreprises chinoises à l'étranger".

La Polynésie française souhaite attirer des touristes chinois - 100 millions à l'étranger en 2014, dont 2 millions en France selon l'APCAE -, notamment par la création d'une ligne directe entre la Chine et Papeete. Après une forte baisse au début des années 2000, le tourisme stagne autour de 170.000 visiteurs par an, mais reste le premier secteur économique local.

Autres articles :

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Le 6 Mai 2013

Guipavas. Des salicornes cultivées sous serre

Depuis quatre ans, Gilles Fournier cultive des salicornes pour la coopérative Savéol, à Guipavas. Sur des surfaces bien plus modestes, il sème et récolte aussi.

Source : Le Courrier  Par Adèle Le Berre,

D’ici quelques jours, la récolte de salicornes va démarrer dans les vastes serres de Lanvian, à Guipavas.

« Les premiers semis datent du 4-5 janvier. Les salicornes sont maintenant bien tendres et suffisamment salées. Je récolte aussi à la demande du client. Certains veulent des salicornes peu salées, d’autres très salées », décrit Gilles Fournier.

Il serait le seul serriste à faire ainsi pousser des salicornes en France, voire en Europe.

90 T de salicornes en 2014

Pourquoi cultiver cette plante marine alors qu’elle fleurit sur le littoral breton ? « A l’état sauvage, elle est cueillie de début juin à fin août. Quand la durée du jour est inférieure à 16 heures, elle monte en graines et devient ligneuse », indique Gilles Fournier.

Sous une serre, la luminosité peut être contrôlée et la période de récolte élargie. À Lanvian, la récolte s’étale du 15 avril à la fin-novembre.

Il a fallu quelques années pour mettre au point cette culture. Un challenge qu’a relevé avec plaisir Gilles Fournier, serriste depuis 1987 après quelques années comme technicien chez Saveol.

« La salicorne est semée sur un substrat à base de coco. Il s‘agit en fait des sacs où ont poussé les tomates. On recycle », insiste Gilles Fournier qui précise aussi que les serres ne sont pas chauffées et qu’aucun traitement chimique n’est nécessaire.

Cette culture exige toutefois l’apport de sel et d’une solution nutritive. « Quelques jours de beaux temps la font vite pousser. A contrario, quand le temps est maussade, elle pousse très lentement. Il n’est donc pas évident de vendre toute la production », confie le professionnel.

Marché de niche...

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Championnat régional des écaillers à Lège

Le championnat régional des écaillers se déroulera samedi 16 mai à Lège-Cap Ferret.

Source : Sud Ouest

Le championnat Régional des écaillers se déroulera samedi 16 mai à 11heures, place des Boulistes à Lège-Cap Ferret. Organisé par le Comité Régional de la Conchyliculture Arcachon-Aquitaine (CRCCA), il comprendra deux épreuves. Une épreuve de vitesse consistant à ouvrir 50 huîtres creuses et plates en un minimum de temps et sans abimer le produit et une épreuve de présentation durant laquelle les concurrents devront, en 20 minutes, composer le plus beau plateau de fruits de mer, avec la possibilité d'utiliser la glace, les algues et les citrons mis à leur disposition.

Les deux meilleurs écaillers seront qualifiés pour le Championnat de France des Ecaillers. A l'issue du concours, les plateaux réalisés seront offerts à la dégustation

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Port-des-Barques : Le tourisme en ligne de mire

On savait Port-des-Barques touristique, mais la municipalité souhaite dynamiser cet axe pour cette année. C'est le projet 2015 du maire Lydie Demené, qui veut développer le tourisme sur la commune en même temps que son identité. Au programme : l'amélioration de l'aire de la retenue d'eau avec l'installation d'une douche supplémentaire et de mobilier urbain, l'aménagement du lac des Rouches en aire sportive et de détente et la mise en place d'un marché fermier pendant la saison estivale.

Source : Sud Ouest par Julien Bonnet

L'île Madame n'échappera pas à ce renouveau touristique puisque la commune veut y créer une scénographie autour du fort et des casemates, afin d'animer le site et expliquer la faune, la flore et l'histoire du site.

Enfin, pour rappeler l'identité de la commune, une barque sera installée à l'entrée de la commune pour rappeler le nom, Port-des-Barques, ainsi que des drapeaux à l'effigie de la commune et du département, et enfin un panneau d'accueil. L'écusson, qui se trouve actuellement à l'entrée, pourrait changer.

Alertes aux submersions...

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Le 5 Mai 2015

La spiruline du Languedoc-Roussillon en vitrine à l’Expo universelle


Le Languedoc-Roussillon est la première zone de production de cette micro-algue vertueuse présentée à Milan pendant six mois.

Source : Midi Libre par Pierre Bruynooghe
Cocorico. Voilà au moins un secteur où le Languedoc-Roussillon s'octroie la plus haute marche du podium : la spiruline. La région est la première zone de production de cette cyanobactérie aux nombreuses vertus (lire ci-après). Or, dans le cadre de l'Exposition universelle de Milan, qui se tiendra de ce vendredi 1er mai au 31 octobre, le pavillon français la mettra en avant. Motif : cette Exposition universelle sera consacrée à un sujet très porteur, “Nourrir la planète, énergie pour la vie”. La France, dans ce cadre, a décidé de se positionner sur l'innovation, en répondant à la question Comment produire et nourrir autrement ?.

La belle affaire pour les producteurs de la région

Ce choix a donc interpellé les producteurs de spiruline français. "Je me suis rendue à notre fédération et nous avons regardé comment nous pouvions présenter nos productions parmi les aliments innovants qu'allait exposer le Pavillon français", explique la Gardoise Émilie Rousselou, codirigeante de la jeune société alésienne Spiruline Arc-en-Ciel.

La fédération des spiruliniers, dont le siège national est à Clermont-l'Hérault, a fait une proposition au commissaire de l'exposition, qui l'a retenue. La spiruline française fera ainsi partie de la scénographie générale du pavillon France à Milan. La belle affaire pour les producteurs de la région. "Près de 1 000 visiteurs sont attendus par heure, soit environ 1,2 million de personnes sur les six mois d'exposition", chiffre Sidonie Lameyre, à la fédération.

Le stand des producteurs ne passera pas inaperçu : huit claies caractéristiques du séchage et du façonnage du produit seront présentées, ainsi que vingt pots de spiruline, dont la particularité française est qu'elle est fabriquée selon des méthodes complètement artisanales. En outre, la fédération des spiruliniers sera présente lors de l'inauguration officielle vendredi 1er mai à Milan. Dans la délégation, il y aura notamment Émilie Rousselou.

La première ferme française est née dans l'Hérault...

Milan au chevet de l’alimentation du monde...

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L'Écosse fait cap sur l’aquaculture

Le ministre écossais en charge des Affaires rurales et de l’Environnement depuis 8 ans, Richard Lochhead, revient sur l’essor à l’export des produits d’Écosse. « Les exportations de produits alimentaires écossais ont progressé de 50 % depuis 2008, dont 20 % pour les produits de la mer. L’aquaculture, saumon en tête, génère à l’international plus de 500 M£. Et nous avons du mal à satisfaire la demande. »

Source : Pdm-seafoodmag

L’Écosse s’est donc lancée comme défi de faire progresser considérablement son aquaculture. « D’ici à 2020, tout en veillant à rester parfaitement respectueux de l’environnement, nous espérons faire progresser notre production de 50 %. Pour cela, nous devons aller de plus en plus loin en mer. » Le premier plan d’aménagement de la mer a été révélé mi-avril : il appartient désormais aux communes d’identifier les zones de production. Au-delà du saumon, le ministre n’oublie pas les produits de la pêche, langoustine et maquereau en tête.

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Suite de la revue de presse "Aquaculture" : Mois d'avril 2015

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