jeudi 30 avril 2015

Gestion des stocks de poisson : Les facteurs environnementaux sont déterminants



Mois d'Avril 2015

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Suite de la revue de presse : Mai 2015


Le 30 Avril 2015

Les facteurs environnementaux, cruciaux dans le renouvellement d’un stock de poissons

L’hypothèse de Johan Hjort, selon laquelle le renouvellement d’un stock de poissons en mer dépend bien plus des facteurs environnementaux que de la quantité de reproducteurs disponibles, vient d'être démontrée par une équipe de chercheurs de l’IRD et de l’Ifremer. Ces scientifiques clôturent ainsi cent ans de débat !

La gestion de la pêche s'appuie toujours sur la théorie opposée à celle de Hjort, que pour renouveler un stock de poissons, il est nécessaire de conserver la moitié des reproducteurs...

Johan Hjort est un zoologiste norvégien, né le 18 février 1869 et mort le 7 octobre 1948.

Hjort est spécialisé sur la zoologie marine et les pêches. Il obtient un titre de docteur en 1902 à l'université de Munich. Il est le premier directeur de l'Institut norvégien de recherches marines de Bergen de 1900 à 1916. Il est l'auteur de Fluctuations in the Great Fisheries of Northern Europe publié dans « Rapports et Procès-Verbaux des Réunions du Conseil international pour l'exploration de la mer » (1914) qui joue un rôle fondamental dans l'étude scientifique des pêches. Source : Wikipedia

Stock de poissons : Hjort avait raison !

Une équipe de chercheurs démontre le rôle prépondérant de l’environnement sur le renouvellement des stocks de poissons. Ils clôturent ainsi cent ans de débat !

C’est probablement le plus bel hommage qu’on pouvait rendre à Johan Hjort, « le Charles Darwin du milieu marin » d’après les spécialistes. Un siècle après la publication de la théorie du zoologiste norvégien, des chercheurs de l’IRD et de l’Ifremer prouvent enfin sa pertinence. Ils mettent ainsi fin à 100 ans de débat au sein de la communauté des biologistes !

De fait, l’hypothèse de Hjort, selon laquelle le renouvellement d’un stock de poissons en mer dépend bien plus des facteurs environnementaux que de la quantité de géniteurs disponibles, a essuyé tant de critiques qu’elle est à l’origine de l’une des plus riches littératures scientifiques en biologie marine.

"Fluctuations in the great fisheries of northern Europe" cliquer Ici pour télécharger le rapport de Johan Hjort

Depuis les premiers travaux de Johan Hjort, la gestion de la pêche se fonde sur la théorie opposée à la sienne. Elle s’appuie sur l’idée que pour renouveler d’une année sur l’autre le stock d’une espèce aquatique pêchée, la moitié du stock parental total doit être conservé.

« Nous montrons qu’en réalité la quantité de géniteurs n’explique que 10 % de la variabilité du renouvellement de poissons ! », explique Philippe Cury. Les 90 % restants tiennent aux facteurs environnementaux et aux interactions entre les espèces. La quantité de nourriture produite par l’océan, la variabilité climatique et la présence de prédateurs comptent parmi les principaux facteurs explicatifs.

« Nos travaux confortent les hypothèses de Hjort, et la richesse des données utilisées en font un résultat robuste », relève-t-il. L’étude qualifie en effet la relation entre le nombre de géniteurs et le renouvellement des stocks pour 211 espèces de poissons, réparties dans le monde. Pour toutes les espèces considérées, l’équipe de chercheurs relève le même résultat.

La dépendance des poissons aux aléas environnementaux tient à leur caractère évolutif singulier : du thon rouge à l’anchois, tous pondent des oeufs de même taille. « Dans l’océan, le plus gros mange le plus petit. Une larve de morue peut donc être mangée par sa proie adulte ! », commente le chercheur. Ainsi, le renouvellement d’un stock de poisson repose sur l’abondance des prédateurs dans le lieu de ponte, plus que sur le nombre de géniteurs. « Un poisson pond des milliers d’œufs par an : avec des conditions favorables, il peut recoloniser l’océan à lui seul », ajoute-t-il. Pour la conservation des espèces aquatiques, la prise en compte de ce jeu d’interactions entre les populations et l’environnement apparaît donc essentielle. « Nos résultats justifient le besoin de considérer tous les facteurs environnementaux et dynamiques écosystémiques ! », conclut-il. Source :  IRD - Sciences au Sud n° 78 - février-mars-avril 2015


29 Avril 2015

Surpêche : A la course aux pêcheurs sachant pêcher !



Quand la surpêche, les poissons coulent #DATAGUEULE 27

Réponses du Seafood de Bruxelles, MSC et Seaweb

Au Seafood de Bruxelles 2015, le plus grand salon de l’industrie du poisson dans le monde, « La pêche responsable est au cœur des discussions. La majorité des exposants mettent leur label en avant, gage de protection de l’environnement. Que l’on soit Thai, Chinois, Américain, Islandais ou Belge, le respect de l’environnement est à présent un critère déterminant... » Lire Le Soir : Bruxelles: Seafood attire 25.000 visiteurs étrangers sur le plateau du Heysel

La nouvelle campagne du Marine Stewardship Council

A la découverte « Des pêcheurs sachant pêcher »

Des pêcheurs sachant pêcher



Parce que choisir un produit de la mer durable peut avoir des conséquences encore insoupçonnées par les consommateurs, le MSC vous éclaire sur l’importance d’un tel acte à travers sa dernière campagne de communication «Des pêcheurs sachant pêcher».

Les océans représentent plus de 70% de la superficie du globe et à l’heure actuelle, environ 30% des stocks de poissons sont surexploités. Pour lutter contre cette situation, le Marine Stewardship Council (MSC) s’engage depuis plus d’une décennie pour la préservation des espèces et habitats marins grâce à un label exigeant. Il permet aux consommateurs de faire le choix de la pêche durable parmi plus d’une centaine d’espèces de poissons et de crustacés portant le label bleu MSC.


D’années en années, force est de constater que les chiffres plaident en faveur d’une pêche plus durable : dans le monde, 25 000 produits de la mer portent le label MSC. Au total, 9% des captures mondiales de poissons sauvages sont certifiées MSC. Même si nombre de consommateurs choisissent un produit de la mer durable au moment d’effectuer leurs achats, beaucoup ignorent encore l’impact réel de ce choix pour les pêcheurs concernés mais aussi pour l’écosystème marin. Avec la nouvelle campagne « Des pêcheurs sachant pêcher », le MSC éclaire notre lanterne de consommateur sur l’importance d’un tel acte. D’abord avec un spot vidéo décalé réalisé en magasin où une cliente filmée en caméra cachée va comprendre lors de son passage en caisse que l’achat d’un poisson labellisé MSC fait la différence pour la santé des océans ! Sur le site internet dédié à la campagne, le MSC nous fait ensuite partir à la rencontre des marins-pêcheurs engagés pour la préservation des océans à travers 4 portraits vidéos.

Au final, les consommateurs pourront découvrir quels sont les impacts engendrés par l’achat d’un produit labellisé MSC. Il ne vous reste plus qu’à vous plonger dans l’océan de la pêche durable et à méditer ces informations lors de vos prochains passages en caisse. Heureusement, on ne vous demandera pas de répéter « Des pêcheurs sachant pêcher » trois fois de suite !

Romain Davodet, pêcheur de homard à Carteret



Après un Bac scientifique en poche suivi d’une formation dans la marine marchande, Romain est revenu au métier qu’il a toujours voulu faire : être pêcheur. Depuis 2006, il sort en mer en journée à la recherche du précieux homard bleu du Cotentin. Il pose et relève quotidiennement ses casiers et contribue, en utilisant ces arts dormants, à préservation des fonds marins. Partagée entre Jersey et la Basse-Normandie, cette pêcherie artisanale est certifiée MSC depuis juin 2011 et compte environ 130 navires qui capturent le homard au casier.


Gaëtan Lappart, bolincheur à Douarnenez (Bretagne)



Accompagné de ses 7 marins, c’est de nuit que Gaëtan part en mer pour pêcher un des poissons les plus emblématiques de la région de Douarnenez : la sardine. Ils utilisent alors la technique de la bolinche, ou senne tournante, qui consiste à encercler les bancs de sardines repérés au sonar. Détentrice de la certification MSC depuis août 2010, l'Association des bolincheurs de Bretagne compte une vingtaine de navires, comme celui de Gaëtan, qui pêchent la sardine à la bolinche.


Pascal Verdière, Patron de la Grande Hermine à Saint-Malo



En tant que patron de la Grande Hermine pour la Compagnie des Pêches Saint-Malo, Pascal gère lui-même le bateau, avec l’aide de son bosco et de son équipage. Engagé depuis longtemps dans une démarche de pêche durable pour le cabillaud et l’églefin, il considère le MSC comme une réelle reconnaissance qui pousse les marins à s’améliorer d’année en année pour préserver la ressource.
En avril 2012, l’armement boulonnais EURONOR et la Compagnie des Pêches Saint-Malo ont obtenu la certification MSC pour le cabillaud et l’églefin, portée par l’organisation de producteurs, le FROM Nord.

Bernard Kaczor, patron de pêche pour EURONOR, à Hanstholm (Danemark)



C’est à bord d’un chalut que Bernard pêche le lieu noir, plus communément appelé colin. Suite à un long voyage, Bernard et son équipage se retrouvent dans les fjords norvégiens, lieu de prédilection de ce poisson migrateur. Conscient que la préservation des ressources est étroitement liée au maintien du métier de pêcheur, Bernard est engagé depuis longtemps dans une démarche de pêche durable.
En mars 2010, cette pêcherie de lieu noir de l'armement EURONOR, basé à Boulogne-sur-Mer, devient la première pêcherie française à recevoir la certification MSC.

Quand les restaurateurs de Seaweb Europe débarquent dans le port de pêche

Chefs et marins ont la pêche durable

https://www.facebook.com/seawebeurope/photos/a.483760321781500.1073741855.141432589347610/483760341781498/?type=1&theater
Encouragés par une association écologiste (Seaweb Europe), les pêcheurs de l’île d’Oléron ont embarqué à leur bord plusieurs chefs de la région, avec un objectif commun : la préservation de la ressource.

Source : Charente Libre par Agnès Marroncle

Départ 3 heures du matin, retour 8 heures. Il y avait longtemps que Franck Méteau n’avait pas fait une marée aussi courte. "D’ordinaire, on ne touche pas le port avant 11 heures", déclare le patron du bateau Le Pulsar, un des fileyeurs de La Cotinière. Franck Méteau devait bien cette journée écourtée à l’Organisation de producteurs dont il est le président.

Cette OP regroupe 110 bateaux dont 80 pour le seul port oléronais, les autres enregistrés au Chapus, à La Tremblade et Marennes. "L’OP s’est associée à l’ONG [organisation non gouvernementale] Seaweb Europe pour inviter des chefs de restaurants gastronomiques à venir voir comment nous travaillons."

Les quelques restaurateurs participant à l’opération ont également dû se lever tôt, ce lundi, pour assister à la vente en criée. Ils ont ensuite rejoint un ponton où les attendaient quelques bacs d’une pêche toute fraîche et de saison. "En ce moment, il y a de la seiche, du bar, de la lotte. La langoustine démarre juste et le maigre arrive aussi."

A partir de ces espèces complétées d’un panier du maraîcher, les chefs ont pris les choses en main dans des cuisines improvisées sur le plancher tanguant du Pulsar et d’un chalutier voisin. "Nous ne sommes pas si mal installés. Nous avons un four, un petit plan de travail, deux feux, c’est comme chez la ménagère", relève Thierry Verrat, chef étoilé de La Ribaudière à Bourg-Charente.

Son fils Julien a déjà placé deux beaux morceaux de lotte dans une poêle. "Je prévois des mises en bouche de lotte au piment d’Espelette et algues fraîches." Père et fils semblent heureux de cette matinée iodée. "C’est un moment convivial permettant de rencontrer les producteurs. La totalité du poisson que nous servons à La Ribaudière vient de La Cotinière".


Mais cette rencontre entre restaurateurs et artisans pêcheurs a aussi vocation à diffuser le message de Seaweb Europe sur la pêche durable. "ça fait pratiquement dix ans que j’ai signé leur charte", affirme Christopher Coutanceau tout en observant son second qui dresse un tartare de maigre sur salicorne. "Je ne travaille jamais le bar en période de reproduction, j’ai totalement exclu le thon rouge... Si nous ne prenons pas les choses en main, dans vingt ans, il n’y aura plus de poisson."

Le patron pêcheur Franck Méteau est beaucoup moins alarmiste. Il préfère souligner: "Vous voyez qu’aujourd’hui, nous sommes capables de discuter avec une ONG." Il est vrai que sur les pontons de La Cotinière, le terme "écolo" s’entend souvent comme un gros mot. "Certaines associations sont carrément intégristes. On n’est pas d’accord avec elles, mais on a parfaitement conscience de la nécessité de protéger la ressource."

Valoriser ceux qui s’impliquent

Seaweb Europe que dirige Elisabeth Vallet sait prendre les pêcheurs dans le sens de l’écaille. "Une pêche durable est gérée de façon à pouvoir assurer le renouvellement de l’espèce, or il y a toute sorte de variables, selon qu’on est ou non en période de reproduction du poisson, selon les techniques de pêche. Tout n’est pas noir ou blanc", déclare-t-elle.

L’association préfère valoriser ceux qui s’impliquent que jeter des anathèmes. Elle a d’ailleurs surtout choisi de s’adresser aux acheteurs: les mareyeurs, grossistes, les poissonniers et les restaurateurs. "Leur choix comme celui des consommateurs finit par influencer la pêche."

L’ONG investit sur l’avenir auprès des lycées hôteliers pour lesquels elle organise chaque année à Dinard son concours de la ressource durable. Tanguy Martin, du lycée hôtelier de La Rochelle, l’a remporté en 2015.

Le voici parmi les "grands" régionaux de la profession, sur ce ponton de La Cotinière où il espère surprendre avec sa recette de seiches à la plancha. "C’est une espèce dont le stock est bon. Il faut éviter de travailler les poissons pour lequel la sonnette d’alarme est tirée, dit le jeune homme, ce sera bientôt le cas du bar."

Aïe ! Le bar est justement un des poissons phares du port d’Oléron. "Mais ici, c’est une pêche responsable, à la ligne; et les bateaux ne se concentrent pas sur cette seule espèce. La Cotinière est réputée pour sa polyvalence", défend le maire de la commune, Christophe Sueur.

Ce port de pêche a de toute façon une déjà fort belle réputation. "Si notre volume est stable depuis quelques années - 5.200 tonnes en 2014 - notre chiffre d’affaires grimpe car nous pratiquons une pêche artisanale de qualité. Nous ne raclons pas le fond des mers avec des chaluts géants", assure Nicolas Dubois, directeur du port. Raison pour laquelle Seaweb Europe a choisi La Cotinière comme première étape d’une tournée franco-espagnole où elle réunira encore des producteurs et restaurateurs autour de l’idée de pêche durable.

Pour des Solutions locales

Les pêcheurs de Cannes ont lancé un label "Mer de Lérins"

La prud'homie de pêche de Cannes et la communauté d'agglomération des Pays de Lérins ont mis en place un label de qualité qui sera apposé chez les restaurateurs qui souhaitent s'associer au projet.

Source : Nice Matin

Le but de cette charte "Qualité garantie Mer de Lérins"? Valoriser la pêche locale et garantir aux consommateurs des produits frais issus directement de la rade de Cannes.


Cette nouvelle signalétique indiquera dorénavant la provenance du poisson pêché en Mer de Lérins (*) et revendu chaque jour au grand public mais également aux restaurateurs.

Afin de mettre en avant la richesse et la qualité du littoral des Pays de Lérins, a été créé le label " Mer de Lérins" (*), qui se traduit notamment par un pavillon hissé dans les huit ports concernés, et qui aura pour but d'identifier et de valoriser un secteur mais aussi des activités. Concrètement, chaque année, la prud'homie de pêche de Cannes et la Mairie, attribueront une étiquette " Qualité Garantie Mer de Lérins " aux restaurateurs partenaires d'une pêche locale et durable. Les professionnels de la restauration qui le souhaitent s'engageront ainsi à se fournir auprès des pêcheurs cannois.

L'objectif de cette appellation est de valoriser le travail des pêcheurs et les produits de qualité pêchés en Mer de Lérins.

Il va de soi que la Prud'homie de pêche de Cannes s'engage, en contrepartie de cette charte, à pratiquer une pêche maritime durable et responsable en Mer de Lérins.

(*) On emploi le terme " Mer de Lérins" pour désigner l'étendue maritime qui va de Cannes à Théoule et englobe bien sûr les îles de Lérins.

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27 Avril 2015

Appel à communication

De la côte à l’océan : l’information géographique en mouvement

L’Ifremer, le SHOM et l’Agence des aires marines protégées organisent conjointement un colloque national dédié à la géomatique appliquée au milieu marin.

Du 24/11/2015 au 26/11/2015 - Brest

Ce nouveau colloque, dénommé merIGéo a pour objectif de rassembler, tous les deux ans, les professionnels de la géomatique autour d’une problématique commune : l’étude et la gestion de la mer et l’océan, du littoral aux grands fonds.

Source : Agence des Aires Marines Protégées 

La première édition se tiendra à Brest (centre Ifremer) du 24 au 26 novembre 2015.

Son ambition est de rassembler les acteurs de cette communauté afin de partager, d’échanger et de confronter les connaissances, les réflexions et les expériences sur des applications scientifiques et innovantes de la géomatique dans les domaines des sciences marines et littorales.

Ce colloque s’adresse aux établissements publics, organismes de recherche, laboratoires universitaires, services de l’État, collectivités territoriales, bureaux d’étude, associations et à toutes personnes intéressées par ces sujets.

Les thèmes abordés, appliqués au domaine marin :

    acquisition et traitement
    imagerie et vidéo
    logiciels et applications
    cartographie 3D
    infrastructures de données géographiques marines et littorales
    normes et standards
    référentiels géographiques
    R&D, innovation
    géographie participative
    modélisation, observation et prévision
    études, usages et pratiques de l'espace marin
    planification, aménagement, gestion, aide à la décision

Une session de présentation de posters, introduits préalablement en séance plénière par leurs auteurs, pourra compléter les communications orales retenues.

Pour de plus amples renseignements, rendez-vous sur le site web merIGéo.

Pour soumettre une communication avant le 15 mai 2015, merci d'utiliser le formulaire suivant : http://www.merigeo.fr/Appel-a-communications/Soumettre-votre-resume

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Le 25 Avril 2015

Merlu et Bulot à l'honneur ce week-end

20ème foire aux bulots de Pirou

Du 24 au 26 avril 2015

Dès vendredi soir, Pirou est en fête pour accueillir la 20ème édition de sa traditionnelle foire aux bulots.

Vendredi soir, rendez-vous à 20h30 pour un loto sous le chapiteau chauffé avec 3000€ de lots.

Samedi et dimanche, ce sont de nombreuses animations qui vous sont proposées. Retrouvez les profuits de la mer et du terroir, mais allez aussi visiter l'expostion qui retrace la vie des pêcheurs ou écoutez des concerts. Il y aura aussi des ateliers cuisine et une soirée repas musicale.

Rendez-vous vendredi dès 20h30, samedi et dimanche dès 9h. Entrée gratuite, parking à 2€. Le programme complet est sur www.ville-pirou.fr

Ecoutez Noëlle Leforestier, maire de Pirou, nous présenter cette édition anniversaire sur Tendance Ouest

Pour plus d'informations : Mairie du Pirou (Manche)

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Capbreton : Du merlu sur tous les étals

La sixième édition de la Fête du merlu se déroulera samedi et dimanche, au port et dans les restaurants environnants.

Source : Sud Ouest par Alexandre Quétu

«C'est une tradition maintenant ! », annonce un habitué du port de Capbreton. Une tradition qui se maintient chaque année et qui ouvre la saison touristique. D'un point de vue plus écologique, cela correspond également au pic de pêche du printemps. Un rendez-vous convivial pour promouvoir la pêche locale et le merlu plus particulièrement. Le concept est simple : les pêcheurs fournissent la matière première aux restaurateurs, qui préparent et transforment le fruit de cette pêche. Résultat : les pêcheurs vendent leurs poissons et les restaurants font le plein de touristes et de locaux sur les terrasses avec des mets à base de… merlu. Tout le monde y trouve son compte.

« C'est en mer que je me sens le mieux ! », annonce Patrick Courtiau, une des figures du port de Capbreton. Il est le propriétaire de deux bateaux de pêche et d'un restaurant, en face de la capitainerie. Le merlu, c'est une de ses spécialités. Pour lui, cet événement est un moment important économiquement. « Les gens aiment venir se promener sur le port, c'est une vraie balade à Capbreton et quand on propose une manifestation comme la Fête du merlu, ils répondent toujours positivement et en nombre. »

Au programme

Samedi. 12 heures : vin d’honneur et ouverture de la Fête du merlu 2015, place Lou-Chaque-Dit. De 18 à 23 heures : banda Lous Chaouche Padere à la capitainerie et front de mer. De 18 à 23 heures : banda Ttipitto, quai mille-sabords.

Dimanche. De 11 à 17 heures, banda Lous Chaouche Padere, capitainerie et front de mer. De 15 h 30 à 18 heures : le rendez-vous des pitchouns, des jeux pour les enfants, place Lou-Chaque-Dit. À 17 h 15 : « L’Anniversaire de Saperli », un spectacle de clowns pour enfants.

Entrée gratuite et ouverte à tous.

Un moyen de communiquer, également, sur son savoir-faire. « Le merlu demande une pêche particulière et je suis le seul, à Capbreton, à le pêcher à la ligne. » Patrick préfère favoriser une pêche plus « noble et haut de gamme » où le poisson est « montré vivant ». Ce week-end, il va donc jouer le jeu en proposant un prix spécial sur ses étals. Coté cuisine, il veut rester dans la simplicité. Au menu : koxera de merlu et merlu à la plancha.

Le Sivom aux commandes

Le Syndicat intercommunal (Sivom) coordonne la manifestation et fait le lien entre la mairie, les pêcheurs, les restaurateurs et le Comité des fêtes. Rappelons que le Sivom est la structure qui gère la salle des Bourdaines, le lac marin d'Hossegor, les quais, les perrés, le port de Capbreton. Il faut préciser que le port de Capbreton compte une flottille de 19 bateaux de pêche professionnels. Un secteur qui fait vivre une centaine de personnes à l'année, directement ou indirectement. La Fête de merlu est un moyen de soutenir cette activité locale. Un secteur qui souffre de la « concurrence déloyale des pêcheurs espagnols qui ne respectent pas les quotas mis en place pour le parlement européen à Bruxelles », conclut amèrement Patrick Courtiau.

Alexandre Quétu

Plus d'informations sur www.capbreton.fr. Pour suivre la manifestation en direct sur la webcam du port : www.port-capbreton.fr

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Le 24 Avril 2015

Des chaluts et des hommes (5/5)

De Guilvinec à Paris, le poisson arrive dans l'assiette

Fin du feuilleton de la semaine. Les produits du port de Guilvinec (Finistère) arrivent au marché de Rungis, avant d'être servis dans les grands restaurants de la capitale.



Source : France 2 publié le 24/04/2015

C'est l'heure de la livraison au marché de Rungis. La nuit est encore bien noire mais les cargaisons de poissons débarquent déjà au plus grand lieu de vente en gros de produits frais, destiné à servir la région parisienne.

On retrouve ici des produits de la mer de toutes sortes, venus du monde entier. Alors les grossistes se pressent pour obtenir rapidement les meilleurs produits, et les proposer aux acheteurs qui arrivent en masse.
La lotte de Guilvinec, une référence

Un poissonnier est ainsi venu sélectionner les produits qu'il va proposer sur ses étales ce vendredi. Et la lotte du Guilvinec est pour lui "une référence, un gage de qualité, par sa blancheur, sa fermeté". Entre la vente à la criée, et la vente en poissonnerie, la valeur de la lotte va doubler en 24 heures.

Quant aux langoustines royales de Bretagne, elles vont être servies au menu d'un grand restaurant parisien.

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Des chaluts et des hommes (4/5)

Guilvinec : le quotidien des passionnés de la mer

Dans le cadre du feuilleton de la semaine, une équipe de France 2 a rencontré les professionnels de la mer, au sein du port de Guilvinec.



Source : France 2 publié le 23/04/2015

Tous les jours, pêcheurs et mareyeurs s'activent sur le port de Guilvinec, en Bretagne. Pêche, débarquage de la cargaison, vente sous la criée... Le travail est intense...mais il ne se termine pas là.

Une fois la marchandise vendue, les mareyeurs la transforment. "Ils vont découper la lotte avant qu'elle soit conditionnée en caisse polystyrène", raconte l'un d'entre eux. Seules les joues et la queue du poisson sont valorisées. Résultat, la moitié de la lotte deviendra de la farine animale.

"Une génération de 30-40 qui n'existe pratiquement pas"

Si les métiers de la mer ont longtemps rebuté, la tendance semble s'inverser : "On voit des jeunes revenir, des 25-30 (ans), mais il y a une génération de 30-40 qui n'existe pratiquement pas. Il y a eu un trou", note un mareyeur.

Laurie compte parmi les jeunes recrues : "C'est vrai que les premiers jours j'ai eu du mal", admet la jeune femme, qui s'est désormais accommodée au métier.

Après la transformation de la marchandise vient l'heure de l'expédition. "Glaçage, cerclage, étiquetage, expédition", telle est la marche à suivre, selon l'un des mareyeurs du port. Ici tout va très vite. Les poissons doivent être envoyés le plus rapidement possible.

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Le 23 Avril 2015

Des chaluts et des hommes (3/5)

Au coeur du port de Guilvinec
    
Dans le cadre du feuilleton de la semaine, une équipe de France 2 s'est rendue dans le plus grand port de pêche artisanale de France : le port de Guilvinec, en Bretagne.



Source : France 2 Mis à jour le 22/04/2015 | 17:29 , publié le 22/04/2015 | 17:02
    
C'est presque devenu une tradition. À chaque fois que les bateaux accostent dans le port de Guilvinec, de nombreux badauds sont là pour les accueillir.

À 81 ans, Hubert, ancien viticulteur est toujours au rendez-vous. "Quand ils restent 15 jours sans sortir, comme ça arrive à cause du mauvais temps, et bien ça me manque", confie-t-il, au micro de France 2. Mais l'homme ne fait pas que de la figuration. Avec d'autres, il décharge les cargaisons des bateaux.

En mer, les pêcheurs vivent par cycle de trois heures

Les poissons filent alors vers la criée côtière. Les acheteurs observent les arrivées. C'est le cas d'Arnaud, acheteur spécialisé dans le haut de gamme pour restaurants étoilés. Aujourd'hui, l'homme vient chercher des langoustines, pêchées un peu plus tôt par les pêcheurs du coin, au terme d'un travail harassant. Et pour cause, en mer, les pêcheurs vivent par cycle de trois heures. "Filer les chaluts, les virer, les remonter, trier, manger, dormir, filer encore, trier toujours", tel est le quotidien de ces hommes de la mer, détaille un journaliste de France 2.
  
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22 avril 2015

Des chaluts et des hommes (2/5)

À la découverte du port de Guilvinec, premier port de pêche artisanale

Quelque 18 000 tonnes de poissons sont déchargées du port de Guilvinec (Finistère), tous les ans.



Source : France 2
    
Pour son feuilleton de la semaine, une équipe de France 2 s'est rendue au port de Guilvinec, premier port de pêche artisanale, à la rencontre des pêcheurs et mareyeurs. Chaque année, une centaine de bateaux déchargent 18 000 tonnes de poissons.

La lotte compte parmi les poissons-star des ventes. Ici, ce poisson constitue 30% des ventes. Plus de 4 000 tonnes de lottes ont été vendues, l'année dernière. "C'est vraiment l'espèce phare du port". Il n'y a pas d'équivalent. Le Guilvinec est vraiment le port du département de la lotte", confirme Grégory, directeur de la criée de Guilvinec.

100 tonnes de marchandises vendues

L'espèce, comme les autres, est vendue sous la criée. "Dès qu'un lot intéresse un mareyeur, le mareyeur appuie sur son petit boitier ou à distance par l'intermédiaire de son clavier", précise l'un d'entre eux. Au total, 100 tonnes de marchandises ont été vendues ce matin-là.

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21 Avril 2015

Des chaluts et des hommes (1/5)

À la découverte des pêcheurs et des mareyeurs

Pour son feuilleton de la semaine, une équipe de France 2 s'est rendue dans le port de Guilvinec, en Bretagne.



Source : France 2  publié le 20/04/2015 | 15:57 

C'est un monde à part. Une équipe de France 2 s'est intéressée au quotidien des pêcheurs et des mareyeurs du port de Guilvinec (Bretagne), le premier port de pêche artisanale en France.

Les pêcheurs ne débarquent plus les poissons

Ici, les mareyeurs arrivent à 4h30, alors que la criée est quasi déserte. Âgé de 56 ans, Charlie est l'un d'entre eux. Il vend et achète du poisson depuis 30 ans. "Je récupère les commandes des centrales d'achat", explique ce grossiste, à peine arrivé au bureau. Puis, il se dirige sous la criée, afin d'inspecter la marchandise qui vient d'être triée. Dans 15 minutes, la vente va commencer.

Quelques heures plus tôt, les poissons étaient sortis des cales des bateaux. Aujourd'hui, ce ne sont plus les pêcheurs qui débarquent les poissons. "Maintenant on emploie du monde", sourit le patron d'un bateau.

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Les Halles de Cornouaille

Copie d'écran du portail : Les Halles de Cornouaille

La CCI Quimper Cornouaille a lancé une opération de promotion des halles en réalisant un site Internet présentant les 85 commerçants qui y travaillent.

La marque « Halles de Cornouaille » regroupe les halles d’Audierne, Douarnenez, Concarneau, Pont l’Abbé, Quimper et Quimperlé.

Le commerce sous halles c’est la convivialité, les contacts humains, la fraîcheur et la qualité des produits, la magie des étals colorés. Véritables leviers d’attractivité pour les centres villes, les halles possèdent des atouts historiques, patrimoniaux et commerciaux. Afin de replacer ces espaces marchands au centre de la vie économique des centres villes, la CCI Quimper Cornouaille a lancé fin 2012 la marque « Halles de Cornouaille », regroupant les halles d’Audierne, Douarnenez, Concarneau, Pont l’Abbé, Quimper et Quimperlé. Après une semaine d’animation et la Soirée Guinguette dans les halles de Quimper en 2012, le concours culinaire amateur « Toques & Chefs » en 2013, le site Internet www.halles-cornouaille.com est la dernière étape d’une stratégie de communication destinée à promouvoir l’ensemble des halles de notre territoire. À travers ce site, nous vous invitons à découvrir la richesse des halles de Cornouaille et des commerçants qui les composent. La CCI Quimper Cornouaille et les commerçants des halles vous souhaitent une excellente navigation.




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Le 20 Avril 2015

Concarneau. Scientifiques et pêcheurs travaillent main dans la main

Pour assurer un meilleur suivi des captures de pêche, pêcheurs et scientifiques font équipe. Les observateurs sont invités à bord pour identifier, mesurer, compter... Ils sont en stage à la station de biologie marine.

La pêche en question : Collaboration scientifiques-pêcheurs



PavillonFrance

Même pour des scientifiques confirmés, il n'est pas si évident que cela de s'y retrouver parmi les 800 espèces de poissons qui vivent dans les eaux françaises.

Source : Ouest France par Françoise Conan.

Tous les ans, un stage leur est destiné à la station de biologie marine de Concarneau. Il est dirigé par Samuel Iglesias, maître de conférences au Muséum d'histoire naturelle (dont dépend la station). Pendant une semaine, théorie et pratique se succèdent.

Les observateurs embarqués sur les bateaux

Les directives européennes obligent à un suivi des espèces pêchées, commercialisées et accessoires (celles qui sont rejetées). Dans le cadre du programme Obsmer, les observateurs de pêche, dépendant de l'Ifremer, embarquent sur des navires professionnels, identifient, mesurent et dénombrent les captures. Distinguer un maquereau d'une lotte, un jeu d'enfant. Mais un merlan bleu d'un merlu est une entreprise bien plus ardue. Pendant leur semaine à Concarneau, Samuel Iglesias apporte aux observateurs en stage des outils, des clefs, pour mener à bien leur mission.

Et une bible de référence en matière de poissons : Handbook of the marine fishes of Europe and adjacent waters, ouvrage du maître de conférence, actualisé annuellement, répertoriant les poissons du Pôle Nord jusqu'à l'équateur et comportant plus de 1 200 photos. Les observateurs de pêche seront embarqués sur des chalutiers côtiers ou hauturiers, sur des fileyeurs ou des palangriers, tout le long de la façade maritime française.

Observations des captures en mer : le projet obsmer

La collaboration entre scientifiques et pêcheurs dans le cadre des observations embarquées a véritablement commencé en 2003. L’objectif des scientifiques de l’Ifremer accueillis à bord des navires professionnels était alors d’estimer la quantité des rejets et d'étudier leur composition. Les pêcheurs rejettent en effet une partie de leurs captures pour diverses raisons : les individus pêchés sont sous la taille minimale, le quota de l’espèce pêchée est déjà atteint, l’espèce n’est pas commercialisée…Couplé avec l’échantillonnage des débarquements en criées, l’échantillonnage en mer des rejets permettait d’évaluer le prélèvement global sur la ressource. Pour en savoir plus : Ifremer
 
Un bateau n'est pas un lieu de travail comme un autre. C'est un espace en perpétuel mouvement, où les dangers sont constants. Pour mettre en pratique leurs connaissances scientifiques et accomplir leur mission, les observateurs de pêche devront s'adapter à ces conditions. Pierre-André a déjà l'expérience de plusieurs embarquements en Charente-Maritime. Pour lui, le stage, « c'est une révision pour les espèces communes. Pour les espèces plus rares, Samuel nous donne des critères très précis. Il y a peu de chances qu'on se trompe ou qu'on les laisse passer. »

Patrons pêcheurs volontaires

Les données recueillies à bord des navires par les observateurs sont saisies et transférées à l'Ifremer. Elles servent à mieux comprendre l'interaction entre la pêche et la ressource.
Tous les embarquements se font sur la base du volontariat de la part des patrons pêcheurs. Beaucoup d'entre eux apportent leur contribution au programme Obsmer, sachant pertinemment que l'avenir de leur profession passe par une gestion durable de la ressource halieutique.

Françoise CONAN.

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Le 19 Avril 2015

A Saint-Quay-Portrieux. La fête de la coquille attire la foule



Ce matin, les sorties en mer pour aller observer le travail des pêcheurs, ont été vivement applaudies.

Source : Ouest France 

Fête de la coquille. Le soleil, grand absent

Des températures plutôt fraîches, quelques bourrasques de vent et un ciel maussade ont accompagné, hier, l'ouverture de la première journée de la Fête de la coquille Saint-Jacques.

Bagad Sant Ké et Fée Carabosse

Et pourtant, dès 9 h, l'accès au port d'Armor était difficile. Visiteurs et camping-caristes étaient au rendez-vous depuis la veille. Du rond-point d'Étables-sur-Mer jusqu'au port, il fallait jouer des coudes pour se frayer un passage et trouver une place. À 11 h 15, plusieurs milliers de personnes étaient rassemblés près de la place des jardins du port, attendant le coup d'envoi de cette première journée. Le bagad Sant Ké et les danseurs de la troupe des Danserien ont ouvert la marche en direction du port d'Armor. Les confréries du Coco de Paimpol, de l'Andouille de Guéméné, de la Coquille Saint-Jacques, bien sûr, mais aussi celle de la Fée Carabosse ? qui a pour objet de remettre au goût du jour des anciennes recettes culinaires du Pays de Guémené-Penfao ? ont défilé jusqu'au village devant un public admiratif. Les restaurants ont, quant à eux, été littéralement pris d'assaut et, peu après midi, la plupart affichaient complet. 

Source : Le Télégramme

Côtes-d'Armor. Il traquait les fraudeurs de coquilles depuis le ciel


S'il reste des saint-jacques dans la baie de Saint-Brieuc, c'est en partie grâce à lui. Entre 1981 et l'an dernier, ce pilote d'avion surveillait les pêcheurs de coquilles. Un étonnant jeu du chat et de la souris.

Source : Ouest France par Anne Kiesel.

Louis Kervoaze est un fringuant jeune homme de 86 printemps. Jusqu'à l'an dernier, son métier consistait à surveiller en avion les pêcheurs de coquilles Saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc, un agent des Affaires maritimes pour dresser les PV à ses côtés.

L'avion de surveillance, un Cessna payé par les pêcheurs eux-mêmes, est une idée de Jean Keromnès, syndic des Affaires maritimes. Il connaissait Louis Kervoaze, alors moniteur d'aéro-club. « On n'arrive pas à gérer la baie, il y a de la triche, ils dépassent les horaires. On devrait essayer avec toi », lance Keromnès à Kervoaze en 1980. Georges Pierron, alors président du comité des pêches, approuve l'idée.
« C'est sportif, il faut faire vite »

L'affaire se monte. Louis Kervoaze, ancien pilote de chasse dans l'armée, achète un avion, crée sa société. Les pêcheurs financent les sorties de l'avion par une taxe sur les coquilles. Et un agent assermenté des Affaires maritimes monte à bord, l'oeil aux aguets. Commence alors un jeu du chat et de la souris. « Au début, les pêcheurs n'aimaient pas trop ça », reconnaît Le pilote. Les horaires de pêche sont limités. Une heure à l'époque (contre 45 minutes aujourd'hui). La tentation est toujours grande de mettre les dragues à l'eau avant ou après l'horaire autorisé. 5 minutes de dépassement, un quart d'heure, une demi-heure : c'est pour éviter ces dérives, et réprimer les fraudeurs que l'avion survole la flottille de pêche.

« On se met au-dessus de la baie, un peu avant l'heure. Les pêcheurs nous voient. Mais ils ne savent pas où on va se diriger. » Un comportement suspect ? Une trace qui laisse penser que le bateau est déjà en pêche ? Louis pique dessus. Au ras de l'eau, il réduit sa vitesse. Et l'agent assermenté voit tout : l'immatriculation du bateau, s'il y a des coquilles sur le pont, si les dragues sont à l'eau, etc.

Bientôt pilote privé

Suite : Ouest France

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Dans le marin du 17 avril 2015, Le zéro rejet inapplicable en petite pêche...



Une étude universitaire le confirme (*) : il apparaît très compliqué, voire impossible, d’appliquer le zéro rejet prévu par la politique européenne à la petite pêche. Les pêcheurs l’avaient bien dit...

Les autres sujets du marin :
Bar. Vers une taille minimale de 42 cm
Méditerranée. Trois zones éoliennes
Baie de Lannion. Feu vert de Macron à l'extraction de sable
Boulogne. La Scopale, nouvel armement artisanal
Très grosse prise de maigres à Arcachon
Banque. le Crédit agricole avance ses pions dans le maritime
Bretagne Atlantique. A dix ans, le pôle Mer est toujours en pleine croissance...
Nouvelle-Calédonie. Le nickel dans la tourmente
Guyane. Vers une délimitation maritime avec le Surinam
Ecolabel. La pêche minotière danoise brigue le MSC
Senne danois. L'Acav se défend
Cherbourg. Un récif artificiel innovant immergé en grande rade
Tribune. François Trystam : "Les fonds marins méconnus"

Cliquez Ici pour lire le marin dans le Kiosk

Le zéro rejet inapplicable en petite pêche…

Une étude universitaire le confirme (*) : il apparaît extrêmement compliqué, pour ne pas dire impossible, d’appliquer le zéro rejet prévu par la politique européenne à la petite pêche. Les pêcheurs l’avaient bien dit… L’étude a été présentée aux députés européens de la pêche réunis les 13 et 14 avril, qui ont aussi procédé à une audition d’un panel d’experts sur la sélectivité.

Dans la petite pêche, constate l’étude, les rejets sont mal étudiés et réputés faibles. Cela semble le cas côté Atlantique (avec un taux plus élevé sur les espèces sous quota), mais, en Méditerranée, « les études de cas suggèrent que les rejets sont assez forts ». Or l’étude pointe l’impossibilité de contrôler le respect de l’interdiction des rejets vu le nombre élevé d’embarcations : des observateurs à bord, ou une surveillance par caméra embarquée, seraient impossibles ou trop coûteux. Ce qui « pourrait être une raison de ne pas étendre l’interdiction des rejets à ces pêcheries », suggèrent les auteurs.

Ils ont enquêté en interrogeant des pêcheurs : aucun ne compte adapter son navire à l’obligation de débarquement, même financé à 100 %. « L’espace en cale est déjà optimisé et ne peut pas être développé sans affecter la navigabilité. » Augmenter le poids accroîtrait aussi la consommation de gas-oil et nuirait à la sécurité, en particulier sur les côtes galiciennes où la météo est difficile.

Coûteux, dangereux, source de travail supplémentaire : les critiques fusent. Des pistes plus prometteuses sont évoquées, comme promouvoir des espèces aujourd’hui non valorisées ; et déjà veiller à l’application des règlements existants, sans en rajouter.

Trop tard...

« Cette étude constate que la mise en place de l’obligation de débarquement va être extrêmement compliquée à mettre en œuvre, voire impossible, résume Alain Cadec, président de la commission pêche du Parlement européen. Beaucoup d’universités ont travaillé dessus, et on ne peut pas les taxer d’être partisanes. » Ce travail a associé des universités espagnoles (Saint-Jacques de Compostelle, Vigo), portugaise (Aveiro), britannique (Abeerden), canadienne (British Columbia), et l’IRD (Institut de recherche pour le développement).

« Et des études comme ça, il y en aura d’autres », prévient-il, puisque cette obligation a été adoptée sans tenir compte de sa faisabilité. « On ne décrète pas le changement, on l’organise. »

« On a mis la charrue avant les bœufs, renchérit l’eurodéputée Isabelle Thomas, en colère contre les institutions européennes. C’est dès le début de la réforme de la PCP qu’on aurait dû faire des auditions sur les conséquences concrètes du zéro rejet : la sécurité, le coût pour les entreprises de pêche, les aménagements portuaires. On fait tout à l’envers. »

Les pêcheurs, des députés et ministres pointaient bien les problèmes pratiques que poserait le zéro rejet, face aux beaux discours théoriques, « mais ça n’a pas assez été entendu à Bruxelles, à ce moment-là personne ne nous écoutait. Et ça n’avait pas été anticipé, on ne disposait pas d’études scientifiques pour faire valoir ces arguments. On avait fait venir Georges Tourret, président de l’IMP (Institut maritime de prévention), qui a pointé les problèmes de capacité et de sécurité, mais ça n’a pas suffi. »

Une boîte à outils


(*) Small-Scale Fisheries and  the Zero Discard Target (à télécharger Ici)

La fin des rejets "Zéro rejet" dans la pêche communautaire (appliquée à partir du 1 janvier 2015 pour les espèces pélagiques) aura fait couler beaucoup d'encre en réunion, en colloque, en campagne de propagande... et elle aura mobilisé des centaines de milliers de citoyens autour de pétitions (**) en opposition aux avis des professionnels de la mer... Pour déboucher sur le constat que le "Zéro rejet" n'est pas applicable pour près de 90% de la flottille de pêche en Europe...

(**) Pétitions : Interdiction des rejets ! Poissons sacrifié...

Lire aussi dans RPA : Zéro rejet : Pêcheurs roulés dans la farine... de poisson !

Comment améliorer la sélectivité dans l'interdiction des rejets

How to improve selectivity in the context of the discard ban

PECH 13-04-2015

This hearing will discuss issues such as improvements in selectivity based on both technical development and other measures, with a focus on fishing gear.

Location : Brussels - Altiero Spinelli (ASP) 5E2
Last updated : 16-04-2015

Programme Ici    

Présentations

Mr Olivier Le Nezet, Chair for Blue Fish association ici        
Mr Christopher Zimmermann, Director, Institute of Baltic Sea Fisheries Ici 

Mr Luis Arregi Errazkin, Senior researcher, Institute AZTI Ici

Mr Pim Visser, Chief executive, VisNed  Ici  

Ms Clara Ulrich, Head, DiscardLess, Danish Institute of Aquatic Resources  Ici      

Mr Juan Carlos Maneiro Cadillo, General Secretary, MAR, Galicia  Ici      

Mr Michael Heath, Professor, University of Strathclyde, Glasgow  Ici 

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Le 17 Avril 2015

Il faut sauver les artisans pêcheurs azuréens


Leur survie est menacée alors que leurs méthodes traditionnelles sont les plus aptes, selon une étude scientifique, à gérer les stocks de poissons, à éviter la disparition de certaines espèces.

Source : Var matin par Jean-Paul Fronzes

Un cri d'alarme sera lancé ce soir à Nice lors d'une conférence sur la pêche durable en Méditerranée (voir plus bas). Les artisans pêcheurs de la Côte d'Azur risquent de disparaître d'ici quelques années, alors qu'ils pratiquent une activité respectueuse des ressources marines. Loin des prises à grande échelle effectuées par les bateaux usines et largement responsables de l'épuisement des stocks dans l'Atlantique Nord et dans une moindre mesure dans la Grande Bleue.

En Méditerranée, plus de 40 espèces de poissons, dont près de la moitié des requins et des raies, seraient en voie d'extinction. Comme ailleurs, la pêche industrielle y est active mais essentiellement, pour la partie française, dans le Golfe du Lion. Le long de nos côtes, l'absence de plateau continental, de fonds de faible profondeur, empêche les bateaux usines d'utiliser des chaluts.

Carte extraite de Flottille de pêche France 2012 -Ifremer

Une chance à ne pas gâcher

De Menton à Théoule, la pêche professionnelle est donc artisanale. C'est une véritable chance, selon une étude menée par des scientifiques de la faculté des Sciences de Nice.

"Cette pêche dite aux petits métiers a conservé des méthodes traditionnelles préservant la ressource", avance le professeur Patrice Francour, directeur du laboratoire Ecomers. "Elle ne surexploite pas les stocks. Elle s'adapte selon le lieu et la saison. Ciblant différentes espèces, elle peut temporairement en délaisser une en péril pour une autre relativement abondante". "On commence à prendre conscience", ajoute son collègue, Paolo Guidetti, professeur d'écologie marine "que la pêche artisanale est la seule durable".

Ironie de l'histoire, c'est à ce moment-là qu'elle risque de s'éteindre.

En premier lieu, elle est victime de la concurrence déloyale de certains plaisanciers et pêcheurs sous-marins.
Parfois équipés de matériel sophistiqué, de sonars très performants, ces amateurs revendent sous le manteau et à moindre prix une partie de leurs prises à des restaurateurs ou à des particuliers.

La concurrence de plaisanciers

En théorie, ils s'exposent à de fortes amendes. En réalité, les contrôles sont peu nombreux.

"Officiellement, plusieurs services veillent, dont les affaires maritimes, les douanes ou encore la gendarmerie", souligne Patrice Francour. "Cependant leurs agents, en sous-effectifs, manquent de moyens. Et ils ont beaucoup d'autres missions à assurer".

La pêche aux petits métiers pâtit également de l'augmentation des formalités en matière d'étiquetage, des nouvelles normes essentiellement conçues pour les chalutiers.

"On veut nous faire disparaître", accuse le premier prud'homme d'Antibes, Denis Génovèse. "En cours d'élaboration, le plan de la petite pêche côtière prévoit ainsi d'indemniser les cessations d'activité".

"Longtemps", admet Paolo Guidetti, "l'Europe a trouvé plus simple de gérer de gros bateaux plutôt qu'une flottille de petites unités. Mais elle est en train de changer, de se montrer plus attentive envers la pêche artisanale..."

Jean-Paul Fronzes

Les enjeux de la pêche durable en Méditerranée

Conférence

Vendredi 17 avril 2015

Nice à 20h au parc Phoenix

Le Centre de Découverte du Monde Marin (CDMM) organise une conférence « Les enjeux de la Pêche durable en Méditerranée »

Les océans abritent des ressources alimentaires très importantes pour des millions de personnes dans le monde. Une grande part des stocks halieutiques est surexploitée, plusieurs espèces sont capturées soit pour la consommation, soit accidentellement et elles subissent les conséquences de la surpêche. De plus, la pêche toujours plus intensive des poissons nuit aux écosystèmes et à la biodiversité. Selon les spécialistes, la surpêche se pratique sur 90 % de la Méditerranée, tandis que 40 % des espèces de poissons du nord-est de l’Atlantique sont menacées. Plus de 40 espèces de poissons dont près de la moitié des espèces de requins et de raies risquent de disparaître en Méditerranée ces prochaines années.

Quel est l’avenir de la pêche en Méditerranée ? Quel est le rôle de la commission européenne ? Quelles sont les techniques de pêche utilisées ? Une gestion responsable peut-elle permettre une exploitation durable de ces ressources ? Le consommateur n’a t-il pas un rôle à jouer dans la préservation de la biodiversité ?

Patrice Francour, Professeur des Universités, directeur du laboratoire ECOMERS, Université Nice Sophia-Antipolis) et Christian Décugis, Pêcheur professionnel, prud’homme de Saint-Raphaël et Président du groupe Fond Européen pour la Pêche varois répondront à toutes ces interrogations lors de cette conférence organisée par le Centre de Découverte du Monde Marin...

La projection du film ‘‘ Surpêche – la fin du poisson à foison ’’ de Jutta Pinzler et Mieke Otteet produit par Sagamedia pour la NDR en collaboration avec Arte illustrera le débat.  

Pour plus d'infos : Centre de Découverte du Monde Marin (CDMM)

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Le 16 Avril 2015

Intermarché lance ses filets dans la pêche côtière

Scopale : La Scapêche et Pêcheurs d'Opale créent un nouvel armement coopératif... 

La Scapêche (Intermarché) et la coopérative Pêcheurs d'Opale ont créé un armement coopératif à Boulogne-sur-Mer, la Scopale, destiné à investir dans des navires "en copropriété avec des artisans pêcheurs", a indiqué la Scapêche jeudi dans un communiqué.


La Scopale est une société par actions simplifiée détenue à parts égales par la Scapêche et la coopérative Pêcheurs d'Opale, explique dans son communiqué la filiale d'Intermarché et premier armateur français de pêche fraîche.


La Scapêche, armement filiale d’Intermarché, exploite 23 bateaux dont une partie pour les grands fonds . Elle crée à Boulogne-sur-Mer une société de participations majoritaires dans des bateaux côtiers.

Source : Les Echos par Stanislas Du Guerny

Scapêche, l’armement à la pêche d’Intermarché, a fini par céder aux associations de défense de l’environnement qui l’accusaient de martyriser les hauts fonds par ses filets suceptibles de descendre à moins 1.400 mètres. La marque Intermarché risquant d’être mise à mal par ces accusations réitérées, en janvier dernier, Scapêche s’est engagée à ne pas jeter ses filets au-delà de 800 mètres de profondeur. Il lui faut trouver des produits de substitution. L’armement vient de créer à Boulogne-sur-Mer, la société Scopale en association à 50/50 avec la coopérative Pêcheurs d’Opale.  « Elle investira, dans la construction de chalutiers neufs pour la pêche côtière  » indique Sylvain Pruvost, le président de ScapêchePêcheurs d’Opale dispose de quotas pour deux premiers bateaux. Scopale prendra 60 % du capital de chaque petit armement, les 40 % restants appartiendront à l’artisan pêcheur qui exploitera son navire . L’investissement pour chaque bateau de 16 à 18 mètres est compris entre 1,6 et 2,2 millions d’euros.Une somme que les artisans pêcheurs ont aujourd’hui bien du mal à réunir seuls.

Un droit de priorité

Intermarché signera avec les patrons-pêcheurs un « droit de priorité ». A chaque débarquement, ils seront tenus d’informer le distributeur de la nature de leurs captures dans les cales, Intermarché pourra prendre ou ne pas prendre « aux conditions du marché ». Les coquilles Saint-Jacques, encornets, soles, seiches, rougets... ramenés par ces bateaux côtiers seront en partie transformés en filets, mis sous vide, dans l’usine Capitaine Houat-Scamer que possède Intermarché à Boulogne-sur-Mer qui approvisionne 600 magasins. Les volumes restants seront vendus en l’état aux étals des supermarchés Intermarché et Netto. « Jusqu’à présent, la plupart de ces espèces sont achetées à l’extérieur auprès des mareyeurs, à Rungis ou ailleurs  », indique Sylvain Pruvost. L’objectif du groupe est de présenter un large panel de produits, notamment de la pêche côtière très demandée par les consommateurs .

Nouveau modèle

L’armement a déjà acheté en copropriété avec des artisans, deux sardiniers bolincheurs complétés par deux caseyeurs. La baisse du volume des pêches de haut fond n’est pas sans modifier la stratégie de l’armement lorientais propriétaire de 23 bateaux pour 15.000 tonnes de poissons pêchés chaque année. Certains produits comme le grenadier ou l’empereur commencent à manquer avec des baisses pouvant atteindre 30 % . Pour le distributeur, tisser des liens avec les patrons pêcheurs est compliqué. Sylvain Pruvost avoue que le projet Scopale est encore « expérimental », il faut qu’il obtienne l’adhésion des patrons-pêcheurs peu habitués à être si dépendant d’un distributeur. Jusqu’à présent, Scapêche qui réalise un chiffre d’affaires annuel de 50 millions d’euros, approvisionne à hauteur de 60 % l’ensemble des rayons poissonnerie de son actionnaire.

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Le 15 Avril 2015

Anguilles. 830 000 civelles relâchées dans la Vilaine

Les civelles relâchées par le Comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins du Morbihan font à peine 10 cm de long



Plus de 830 000 bébés anguilles ont été pêchées au pied du barrage d'Arzal et remontées en amont de Messac. Nées dans la mer des sargasses, elles grandiront dans la Vilaine.

Source : Ouest France

Elles sont arrivées dans des caisses de polystyrène. 225 kg de bébés anguilles, pêchés au pied du barrage d'Arzal et remontées jusqu'à Messac et Pléchâtel par le comité départemental des pêches du Morbihan. « C'est la première fois que nous en relâchons en amont de Redon sur la Vilaine », indique Guillaume Le Priellec, chargé de mission civelles au comité.

Le seul et unique pêcheur professionnel encore en activité sur la Vilaine, Didier Macé, a mis son bateau à la disposition du comité et des scientifiques du bureau d'étude Fishpass, chargé du suivi des civelles.

Adulte dans 10 à 15 ans...

Ce mercredi sur la Vilaine, plus de 830 000 bébés anguilles ont été mis à l'eau sur près de 15 km. « Près de 80 % d'entre elles ne parviendront pas à l'âge adulte », précise Virgile Mazel de Fishpass. La moitié des civelles ont été marquées pour mieux suivre l'évolution du repeuplement.

Les anguilles qui parviendront à l'âge adulte, dans 10 à 15 ans, quitteront la Vilaine pour rejoindre la mer des Sargasses et y donner naissance à une nouvelle génération. Une nouvelle génération qui reviendra peut-être grandir dans la Vilaine...

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Le 14 Avril 2015

Promouvoir les pratiques durables et responsables de la pêche...

Appel à Projets France Filière Pêche 2015

Illustration : Copie d'écran du portail : France Filière Pêche

L’association interprofessionnelle France Filière Pêche (FFP) a publié en mars 2015 la liste des actions éligibles à des aides financières. Les projets financés portent sur l’amélioration des connaissances des stocks halieutiques et la mise en œuvre de pratiques de pêche plus durables et responsables.

« Une grande partie des stocks exploités restent encore mal connue et les données disponibles parcellaires », souligne FFP. C’est elles qu’il faut cibler, en visant l’acquisition de connaissance pour mieux gérer ces stocks, l’amélioration des prévisions de recrutement, et le développement de nouveaux moyens d’acquisition de données.

L’Appel à Projets France Filière Pêche 2015 porte sur le volet « Ressources halieutiques ». Les actions qui peuvent prétendre à un financement FFP, sont regroupées autour de trois thématiques :
  • Axe thématique 1 : Amélioration des connaissances sur les principales espèces halieutiques exploitées par les navires français
  • Axe thématique 2 : Diminution des rejets pour les espèces soumises à l’obligation de débarquement (Les projets devront porter sur la sélectivité des engins, les stratégies d’évitement ou caractérisation des espèces à haut taux de survie)
  • Axe thématique 3 : Amélioration des connaissances sur les effets de l’utilisation des principaux engins traînants sur les habitats (Les impacts négatifs ou positifs, souligne l’association. Cela concerne les chaluts de fond, sennes danoises, ganguis, dragues… Peu de mesures existent en ce domaine. Les études peuvent concerner la résilience d’un habitat face aux pressions de pêche, la comparaison de différents engins, la mise au point d’engins moins impactants…)


Les projets, limités à trois ans, doivent être collectifs, associer une structure professionnelle et au moins un partenaire scientifique. Un autofinancement d’au moins 20 % de la masse salariale globale dédiée au projet est demandé. Et à partir d’un budget global de 300 000 euros, un autofinancement (ou financement extérieur) d’au moins 20 % du budget global est demandé. Le budget minimal est 50 000 euros, et la participation maximale de FFP de 700 000 euros (par projet). Des thèses et post-doctorants peuvent être financés à 50 %. Après évaluation par un comité d’experts l’été 2015, la sélection des projets aura lieu en septembre 2015.

Cet Appel à Projets 2015 qui s’adresse plutôt aux pêcheurs, le « premier » maillon de la filière de la pêche, porte sur la ressource en poisson. Il ne concerne pas le volet « Commercialisation »... France Filière Pêche qui est propriétaire du label Pavillon France, se ressource auprès de la grande distribution, principal financeur de l'association...

Réponse à cet appel à projets avant le 19 juin 2015 à 12h...

Les contacts et la liste des actions éligibles à financement se trouvent dans le document à télécharger en cliquant sur ce lien.

A partir du marin : Stocks, rejets, habitats : appel à projets de France filière pêche

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Le 13 Avril 2015

Saint-Jean-de-Luz / Ciboure : Les pêcheurs ne sont pas à la fête...


Saint-Jean-de-Luz : L’heure n’est pas toujours à la fête sur le port

Tout n’était pas parfait ce week-end, mais la première Fête du port a attiré du monde. Pourtant, certains pêcheurs n’avaient pas vraiment la tête aux réjouissances.

Source : Sud Ouest par Arnaud Dejeans

Les nostalgiques pourront toujours grogner en rappelant que le poisson embaumait les quais 365 jours par an, à l'époque bénite où les navires de pêche étaient dix fois plus nombreux. Mais personne ne peut reprocher aux organisateurs de la première Fête du port (Agglomération Sud Pays basque et les offices de tourisme) d'avoir essayé de mettre en valeur tous les métiers du port. L'événement de ce week-end ne doit pas occulter la réalité économique d'un lieu d'activités qui se bat encore pour se construire un avenir durable.

1 Cette Fête du port était-elle réussie ?

Ceux qui ont participé aux trois éditions du merlu de Saint-Jean-de-Luz (2012-2013-2014) n'ont pas dû être surpris par les expositions installées sous les chapiteaux ou à la criée. Les organisateurs devront dénicher d'autres recettes pour intéresser les visiteurs les prochaines éditions. Même constat pour les démonstrations ou les concours de cuisine qui devraient être présentés différemment pour ne pas créer un sentiment de lassitude.

Ces bémols ne doivent pas occulter les points forts de la manifestation : balades en bateau sur le « Brokoa », visite de la criée et, surtout, rencontre avec les patrons de pêche. Ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance de monter sur « Patchiku » (monument historique), « Lapurdi » (bolincheur), « Itsas Belarra » (algues rouges), « Marina » (palangrier), « Urtxintxa » (chalutier), « Airosa » (canneur). Le grand public a ainsi pu découvrir l'envers du décor et discuter avec des marins pêcheurs.

Reste à savoir si tous les patrons joueront le jeu l'an prochain. Car ils n'étaient qu'une poignée à ouvrir leur cabine cette année. Pourquoi ? Car beaucoup ne se sentent pas concernés par cette nouvelle animation destinée, selon eux, « aux touristes ». D'autres n'acceptent pas le fait que la Fête du merlu ait été supprimée au profit d'une fête qui englobe tous les métiers du port.

2 L'événement peut-il avoir un bon impact ?

3 La relève est-elle encore motivée ?

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L'Ifremer et l'Agence Japonaise de Recherche des Pêches renforcent leur coopération


En signant un accord le 14 avril 2015 (« Memorandum of Understanding »), l'Ifremer et la FRA (Fisheries Research Agency - Agence Japonaise de Recherche des Pêches) souhaitent renforcer leur collaboration à travers la mise en place de projets et programmes de recherche communs, de rencontres scientifiques, d'échange de personnels et d'informations.

A ce stade,  plusieurs grands domaines de coopération ont déjà été identifiés : gestion côtière intégrée et écosystèmes, bivalves-coquillages-mollusques marins, systèmes d'aquaculture, maladies des animaux aquatiques, océanographie des pêches, génomique marine, microalgues toxiques, prises accessoires (pêche) et bio-logging.[1]

Lors de son déplacement en France, la délégation de la FRA rencontre notamment le 13 avril au Centre Ifremer Atlantique basé à Nantes des spécialistes de la pathologie des mollusques marins (moules, huîtres etc.) ainsi que des chercheurs de l'Unité écologie et modèles pour l'halieutique et du Laboratoire Phycotoxines.

Depuis 2006, l'Ifremer et la FRA échangent régulièrement sur certaines thématiques scientifiques, dont celle de la pathologie des mollusques marins.

En décembre 2014, une délégation de la FRA s'était déjà rendue aux stations Ifremer de Sète et Palavas-les-Flots pour échanger avec plusieurs chercheurs du laboratoire Environnement Ressources Languedoc Roussillon, l'unité Halieutique Méditerranée et le laboratoire Adaptation et Adaptabilités des Animaux et des Systèmes.

10 centres de recherche sur l'ensemble des côtes japonaises

La FRA dispose de 10 centres de recherche et développement dédié à la pêche et à l'aquaculture, répartis sur l'ensemble des côtes japonaises. Il dispose par ailleurs  d'écloseries pour les repeuplements côtiers et d'un centre national de ressources en saumon, dédié à l'élevage et au réensemencement.

Le Japon, production et consommation confondues, est un des plus grands pays de pêche et d'aquaculture marine au monde non seulement par la quantité - 3,6 millions de tonnes de captures de pêche, 633 000 tonnes de production aquacole et 440 000 tonnes de production aquacole d'algues en 2012 - mais également par la diversité des captures (33 espèces constituant 90% des captures).

Par comparaison, l'Union Européenne a enregistré 4,7 millions de tonnes de captures de pêche en 2013 (La France a comptabilisé 530 000 tonnes en 2013) pour une production aquacole de 1,2 million de tonnes en 2011.

Chaque japonais consomme en moyenne 53 kg de poisson et coquillages (2009 à 2011).  Chaque citoyen de l'Union Européenne consomme en moyenne 24,5 kg et chaque Français 35 kg.

Pour répondre à la forte demande, le Japon a importé 4,2 millions de tonnes de produits de la pêche en 2012 dont 2,8 millions de tonnes de poisson. En valeur, le Japon est le plus grand pays importateur mondial avec les Etats-Unis, pour près de 18 milliards de dollars américains en 2012. Par comparaison, la France était le cinquième importateur (6 milliards d'USD en 2012). La même année, L'Union Européenne constituait le plus grand ensemble régional importateur : 26 milliards d'USD.[2]

[1] Lors du bio-logging, on équipe des animaux de balises ou de capteurs électroniques permettant de recueillir des données en temps réel. Cela révèle également le comportements des animaux dans leur milieu naturel.
[2] Toutes les statistiques sont issues de la FAO, Eurostat, Euromonitor et de la Commission Européenne.

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Le 11 et 12 Avril 2015

Stop à la fête du merlu de ligne ! Place à la fête du port de pêche...

Saint-Jean-de-Luz / Ciboure : Fête du port de pêche


La Fête du merlu de ligne n'aura pas dépassé son troisième anniversaire. Elle fait place à la première édition de la Fête du port de pêche luzo-cibourien, portée par l'Agglo sud Pays basque. Ce qui change avec l'appellation, dit son président Peyuco Duhart, c'est la « dimension ». Elle se veut à la fois plus consensuelle au sein de la filière et plus fédératrice.

Le principe demeure identique : entre animations gourmandes, ludiques ou culturelles, faire mieux connaître le poisson local de saison et les spécificités de la pêche artisanale locale.

Mais l'événement n'est plus centré uniquement autour du merlu de ligne. « Faire une fête seulement pour le merlu de ligne, c'était un peu comme dire à ceux qui n'en pêchent pas que leurs produits ne sont pas dignes d'être mis en avant. Du moins, ça pouvait être vécu comme ça », résume le maire de Ciboure, Guy Poulou.

A Saint-Jean-de-Luz, le merlu de ligne n'est plus la tête d'affiche... Place à la fête du port de pêche

La diversité valorisée

« Il était nécessaire d'élargir pour montrer des produits de la pêche locale. En se concentrant sur le merlu, seuls quelques métiers étaient valorisés », ajoute Serge Larzabal, le président du Comité local des pêches. Or, sur nos côtes, les endroits où l'on trouve une telle variété sont devenus rares. « On a des fileyeurs, des palangriers, des bolincheurs, des chalutiers, des thoniers canneurs ou encore des pêcheurs d'algues… On veut montrer cette spécificité », souligne David Milly de l'Organisation de producteurs pêcheurs d'Aquitaine. Le merlu de ligne reste toutefois le produit phare de la manifestation, toujours mis en exergue et proposé à la carte d'une quarantaine de restaurants partenaires sur toute l'Agglo durant le week-end. « Le merlu souffre d'une concurrence forte, c'est pour ça qu'on le met en avant mais il faut se rappeler qu'une centaine d'espèces différentes, parfois injustement méconnues du consommateur, sont débarquées par les bateaux du port à la criée », insiste David Milly.

Samedi et dimanche, place donc aussi au bar, au chipiron, à la bonite s'il y en a, au chinchard, au maquereau, à la vive et à toutes les autres espèces autochtones, à apprendre à cuisiner, à découvrir, à déguster sur place des deux côtés du port, de l'océan à l'assiette.

D'après Sud Ouest : Le merlu oui, le reste aussi

A la découverte des métiers, des savoir-faire et de la qualité de la pêche

– visites commentées du port
– rencontres avec les pêcheurs sur leurs bateaux.

côté Saint-Jean-de-Luz
Exposition « La pêche au merlu de ligne » proposée par l’Association Itsas Begia.
Exposition de matériel de sécurité maritime par la Coopérative La Basquaise

côté Ciboure
Exposition proposée par le Lycée agricole Saint-Christophe de Saint-Pée-sur-Nivelle pour découvrir l’algue rouge (sa transformation et ses usages)
Exposition les espèces de poisson pêchées localement par l’Ifremer

Téléchargez le programme détaillé

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Le 10 Avril 2015

La récolte des algues en mer en Bretagne
 


Comité Départemental des Pêches du Finistère

Ce film pédagogique de 10 minutes réalisé par Solenne Le Guennec et Romain Le Bleis (avec, aussi, des images de Stéven Donnart) alterne les séquences de récolte en mer à bord de différents goémoniers, les débarquements à quai et les témoignages. Sans oublier de belles images sous-marines de champs de laminaires d’Yves Gladu.

Les pêcheurs bretons cueillent les algues laminaires au « scoubidou », crochet qui tourne dans l’eau, un peu comme on enroule des spaghettis. Une technique peu connue si on sort du Finistère… C’est pourtant une pêche ancienne, bien encadrée, qui évolue encore, et que décrit le comité des pêches du Finistère dans ce film mis en ligne en mars : La récolte des algues en mer en Bretagne.

Yvon Troadec, pêcheur et président de la commission algue du comité des pêches de Bretagne, et Martial Laurans, chercheur à l’Ifremer, y expliquent les deux types d’exploitation. La plus ancienne, la pêche de la Laminaria digitata, se déroule de mai à octobre. La flottille (35 licences) a un quota journalier de 960 tonnes.

L’an dernier, les pêcheurs ont sectorisé les zones de travail, responsabilisant ainsi chaque goémonier sur sa zone. Plus récent, ils exploitent désormais aussi la Laminaria hyperborea, cette fois avec un peigne et un système de jachères sur de petites zones. Ils ont mis du temps à adapter l’outil, racontent-ils, et y sont arrivés notamment grâce aux études réalisées avec le parc naturel marin d’Iroise, que décrit Philippe Le Niliot, directeur adjoint du parc.

Pour en savoir plus : Le Marin 

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Le 9 Avril 2015

Industrie minotière : de la pêche durable à l'aquaculture durable !

Le Marine Stewardship Council souhaite labelliser Pêche durable l'industrie minotière (Pour rappel, près du quart des captures en Atlantique Nord-Est sont transformées en farine et en huile à destination principalement des élevages de salmonidés).

Une pêcherie danoise de près 300 000 de tonnes de sprat, de lançon (sandeel) et de tacaud norvégien (Pout) vient d’entrer en évaluation MSC. Une ressource transformée exclusivement en farine et en huile de poisson. Cette certification est un préalable à la certification aquaculture durable ASC des élevages de poisson (saumon, truite, bar, dorade,...)...

Certifications en cascade ! Elles s’inscrivent dans le Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine, proposé par l'organisation britannique Marine Stewardship Council. C’est « un ensemble d’exigences adaptées aux entreprises en lien direct avec le consommateur, comme les restaurants, les poissonniers et les traiteurs. Le Référentiel continue de proposer une 'certification de groupe' plus adaptée et rentable pour les grandes organisations ou les petites entreprises se regroupant pour tenter d’obtenir la certification. Tous les audits Chaîne de Garantie d’Origine du MSC devront être réalisés selon le nouveau Référentiel à partir du 1er septembre 2015. Les entreprises certifiées ayant planifié un audit avant cette date devront contacter leur organisme de certification et voir comment effectuer cette transition. L’ensemble de la chaîne d’approvisionnement pour les produits de la pêche MSC et d’élevage ASC est concerné...

De grandes pêcheries scandinaves entrent en évaluation MSC

Depuis fin mars 2015, deux grandes pêcheries danoises et suédoises sont entrées en évaluation MSC du Marine Stewardship Council. En cas de succès, elles produiront près de 500 000 tonnes de poisson certifié durable.

Il s’agit des organisations de producteurs danoises : Danish Pelagic Producers Organization (DPPO) et Danish Fishermen Producers Organisation’s (DFPO). Ces organisations ciblent lançon, sprat et tacaud norvégien. Par ailleurs, la pêcherie de hareng dans le cadre d’un accord entre les organisations danoises (DPPO et DFPO) et la Fédération suédoise des organisations de producteurs de pélagiques (SPFPO) est également en cours d'évaluation.

« Nous sommes très heureux d'entrer en évaluation du MSC. Si nous réussissons, nous serons en mesure de fournir le marché en farine et en huile de poisson issues de pêcherie durable », explique Claus Sparrevohn du DPPO.

D’après le communiqué MSC : Large Scandinavian fisheries enter MSC assessment


Pew part en campagne contre la pêche minotière ?

Poissons fourrage : la pêche amplifie l'effondrement des populations

Tiny Fish Endure Big Collapses—How We Can Help?



Pew
 
En mer, la pêche peut accentuer la diminution drastique des stocks de poissons fourrage sous l'effet de phénomènes naturels, selon une étude scientifique "Fishing amplifies forage fish population collapses". Des stratégies simples et à faibles coûts permettraient pourtant aux populations animales de se régénérer.

Source : Futura Sciences Par Andréa Haug

Dans la nature, les stocks de poissons sont soumis à des cycles d'augmentation et de réduction des effectifs suivant leur sensibilité aux conditions environnementales. Une équipe de chercheurs a voulu connaître l'impact de la pêche sur les populations de poissons fourrage, des espèces de petite taille, comme le hareng, les anchois et les sardines, source de nourriture pour les poissons carnassiers et d'autres vertébrés marins.

Dans une étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, les scientifiques montrent que la pêche a un impact sur l'effondrement des populations de poissons fourrage. Plus précisément, l'activité humaine joue sur l'ampleur et la fréquence des chutes de populations : ces deux critères se révèlent plus importants au regard des processus naturels. En revanche, la durée des épisodes d'effondrement semble être la même que celle qui peut avoir lieu dans l'environnement marin.

« Nous avons identifié l'empreinte de la pêche sur les fluctuations de population, déclare Timothy Essington, chercheur à l'université de Washington, aux États-Unis, et auteur principal de l'étude. La pêche accentue les creux dans les populations. »



La pêche minotière menace les populations de poissons petits pélagiques Ici : plus de 1000 tonnes de chinchard du Chili (Trachurus murphyi) pêchées par deux senneurs chiliens au large de Talcahuano, le grand port minotier au centre du pays. © Philippe Favrelière (en 1990 avant l'effondrement du stock)

Des solutions pour une pêche durable

Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques ont examiné un vaste ensemble de données auprès de 55 stocks de poissons fourrage du Pacifique. 27 d'entre eux ont chuté à un quart ou moins de leur biomasse moyenne. Sur ces cas, la pêche a été particulièrement intense, de 50 à 200 % plus élevée que le taux moyen.

De plus, en comparant les données réelles à des données issues de simulations de fluctuations aléatoires et naturelles, les effondrements se sont révélés plus fréquents dans les stocks réels que dans 97 % des simulations, confortant l'idée que la surpêche peut contribuer à l'effondrement des populations.

Outre la perte économique qui en découle, le phénomène peut perturber les réseaux trophiques marins, les poissons fourrage transférant l'énergie du plancton aux prédateurs, comme les poissons carnassiers, les oiseaux de mer et les mammifères marins.

« Des stratégies simples peuvent éviter le pire des impacts écologiques à moindre coût », signale Timothy Essington. Les chercheurs proposent en effet une stratégie de gestion spécifique en vue d'une pêche durable. En suspendant l'activité lorsque les populations tombent à moins de la moitié de leur biomasse moyenne sur le long terme, 64 % des effondrements des espèces pourraient être évités tout en ne réduisant que de 2 % la capture moyenne sur le long terme, estiment-ils. L'application généralisée de ces types de stratégies pourrait permettre de maintenir les populations de poissons et la pêche sur le long terme.

Oceana en campagne contre la pêche minotière ?


L’ONG Oceana en campagne contre la pêche minotière

Au Pérou, jusqu’à 98 % des captures d’anchois finissent en huile et farine pour nourrir des porcs et des saumons : une aberration écologique, alors qu’on peut s’en nourrir directement...

Source : Le Marin

« Nous pourrions alimenter des dizaines de millions de personnes rien qu’en mangeant directement les anchois et autres poissons de fourrage, au lieu de les utiliser à gaver les saumons d’élevage. » C’est ce qu’a défendu Andy Sharpless, directeur exécutif d’Oceana, au Pays basque espagnol où il présentait la campagne Save the Oceans and feed the world, le 17 mars.

Pas question de pêche minotière sur le portail d'Oceana dans la campagne "Save the Oceans, Feed the World"

Restoring The Oceans Could Feed 1 Billion People A Healthy Seafood Meal Each Day

Oceana campaigns worldwide for policy change that can restore and increase ocean biodiversity and abundance. 

Pour en savoir plus sur "Save the Oceans, Feed the World"  : Oceana

En réalité, Oceana n'attaque pas l'industrie minotière... 

Au contraire au Chili, dans le deuxième pays de pêche minotière dans le monde où Oceana est très présent, cette ONGE a défendu la nouvelle loi sur la pêche ("ley longueira"). Cette loi constestée par les organisations de pêche artisanale a "attribué" plus de 90% des quotas de pêche du pays à "7 familles", dont l'activité principale est la pêche minotière et qui sont très impliquées dans l'élevage du saumon  !!! 

Pour en savoir plus sur la privatisation de la mer au Chili au profit des sociétés minotières : Accaparement Terre Air Mer : Ayrault et Longueira, même combat !


Oceana mobilise des grands chefs dans le Pays basque où les petits pélagiques sont très appréciés... 

Ce n'est pas à San Sébastien (Pays basque) que l'ONGE Oceana doit faire la promotion des petits pélagiques, mais à Valparaiso au Chili où la quasi totalité des petits pélagiques sont transformés en farine et en huile pour les élevages de saumon, 3e produit d'exportation du pays... 

De grands chefs se mobilisent pour défendre la mer

San Sebastian - Une vingtaine de chefs parmi les plus en vue participeront à partir du 8 juin à une campagne "pour sauver les océans" en servant dans leurs restaurants anchois, sardines et maquereaux de plus en plus exploités par l'industrie alimentaire.

Illustration : L'anchois "Engraulis..." est un poisson très apprécié au Pays basque....

Des cuisiniers connus comme l'Espagnol Ferrán Adrià, le Canadien Normand Laprise, l'Italien Massimo Bottura ou l'Allemand Joachim Wissler se sont retrouvés mardi à San Sebastian, haut lieu de la gastronomie au Pays basque espagnol, pour présenter la campagne "Save the Oceans and feed the world" de l'organisation Oceana.

Source : Afp / Marine-Océans 

Cette ONG écologiste cherche à sauver les océans tout en encourageant la consommation durable du poisson, sans épuiser les espèces en voie d'extinction.

Ils proposent de consommer plutôt des espèces comme les anchois, les sardines, les maquereaux, les harengs souvent pêchés non pour être directement consommés mais pour la fabrication de farine ou d'huile de poisson.


Pêcherie d'anchois du golfe de Gascogne : Des pêcheurs basques espagnols 
se préparent dans le port de Lorient autour de la senne (Photo Alain le Sann)

"Nous pourrions alimenter des dizaines de millions de personnes rien qu'en mangeant directement les anchois et autres poissons de fourrage, au lieu de les utiliser à gaver les saumons d'élevage", a déclaré le directeur exécutif d'Oceana, Andy Sharpless.

Selon la FAO (Organisation mondiale de l'alimentation), les pêcheries destinées à fabriquer des sous-produits de poisson représentent 37% des captures mondiales.

Le 8 juin, journée mondiale des Océans, ces chefs, dont beaucoup ont décroché des étoiles au Guide Michelin, proposeront des plats à base de ces petits poissons afin d'en encourager la consommation.

Selon l'espagnol Pedro Subijana, trois étoiles Michelin, il y a des espèces que les gens ne cuisinent pas parce qu'ils ne savent pas comment: "Notre tâche c'est de leur apprendre"

Pour en savoir plus sur la pêcherie d'anchois du Golfe de Gascogne : Anchois. Suivre en direct la pêche des bolincheurs basques sur Marine Traffic


Le gaspillage alimentaire prend bien des formes...

Le petit poisson et le gros gaspillage

Cette dilapidation éhontée de nos aliments, que l'on produit en bien assez grandes quantités pour nourrir toute la planète si on n'en gâchait pas autant, se cache un peu partout.

Source : La Presse par Marie-Claude Lortie

Il y a par exemple les aliments mal utilisés, notamment les protéines animales mal allouées.

Trouvez-vous normal, par exemple, que des plies et des maquereaux entiers à peine grignotés par des homards dont ils étaient les appâts soient jetés aux goélands ? Parce que c'est ce que les pêcheurs de homards font au Québec.

Trouvez-vous normal que 37 % de tout le poisson pêché dans les océans soit transformé en moulées et autres farines servant à nourrir d'autres poissons, ceux des fermes de pisciculture ou même de poulets ou de cochons sur des fermes bien terrestres?

C'est absurde.


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Au Québec non plus on n'est pas à l'abri du gaspillage de nos ressources marines. On n'est plus à l'époque où les crabes des neiges étaient considérés des nuisances vendus à 25 cents la poche sur le quai, puisqu'on a appris à les commercialiser et à les vendre à gros prix aux Japonais (jusqu'à 95% du volume pêché aux Îles de la Madeleine).

Mais le cas de la pêche au homard mérite d'être étudié. Pour attraper les homards, on utilise des poissons entiers («la bouette») embrochés dans les cages déposées au fond de l'océan. Les homards sont attirés par ces plies et maquereaux, par exemple, mais ils ont à peine le temps d'y toucher avant d'être pris au piège. Résultat: quand les pêcheurs sortent les cages de l'eau, ils prennent les crustacés mais larguent le restant des appâts, souvent des poissons à peine attaqués. Ainsi, des tonnes et des tonnes de poissons, au départ comestibles quand ils sont pêchés, sont jetées. Est-ce vraiment le meilleur usage, d'un point de vue écologique, mais aussi économique et social, pour toutes ces protéines extraites des océans?

Je n'ai pas de réponse à toutes ces questions, mais ne devrions-nous pas nous les poser ?


Le Référentiel de traçabilité du MSC plus adapté aux restaurants, poissonniers et étals de poisson frais

Le MSC a révisé ses exigences pour les distributeurs, transformateurs et vendeurs de produits de la mer. Selon les commentaires reçus de 200 partenaires partout dans le monde, le Référentiel Chaine de Garantie d’Origine du MSC est dorénavant plus simple, clair et accessible.

Source : Communiqué MSC

La nouvelle version du Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine inclut un ensemble de nouvelles exigences plus adaptées aux entreprises en lien direct avec le consommateur, comme les restaurants, les poissonniers et les traiteurs. Le Référentiel continue de proposer une 'certification de groupe' plus adaptée et rentable pour les grandes organisations ou les petites entreprises se regroupant pour tenter d’obtenir la certification.

Tous les audits Chaîne de Garantie d’Origine du MSC devront être réalisés selon le nouveau Référentiel à partir du 1er septembre 2015. Les entreprises certifiées ayant planifié un audit avant cette date devront contacter leur organisme de certification et voir comment effectuer cette transition.

L’ensemble de la chaîne d’approvisionnement pour les produits de la pêche MSC et d’élevage ASC concerné

Le Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine du MSC assure que seuls les produits de la mer issus de pêcheries certifiées MSC peuvent porter le label et la mention MSC. Il permet également d’assurer l’intégrité de la chaîne d’approvisionnement pour les produits d’aquaculture responsable certifiés selon le Référentiel Aquaculture Stewardship Council (ASC). Toute organisation de la chaîne d’approvisionnement de produits de la mer certifiés MSC et/ou ASC doit répondre au Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine afin que le produit final puisse être vendu avec la mention ou le label MSC et/ou ASC.

Plus de 2800 entreprises dans 75 pays détiennent aujourd’hui un certificat Chaîne de Garantie d’Origine. L’ensemble de ces entreprises vend plus de 28 000 produits labellisés MSC et 1700 produits ASC dans plus de 100 pays.

L’intégrité de la chaîne d’approvisionnement est essentielle pour engager les consommateurs

David Agnew, Directeur de l’équipe Référentiels au MSC commente : " Le Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine du MSC permet aux consommateurs d’avoir l’assurance de la durabilité des produits de la mer qu’ils achètent. C’est absolument essentiel de les encourager à la préservation des océans pour le futur.

Même si les tests ADN réalisés sur les produits de la mer labellisés MSC démontrent l’efficacité du Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine, nous avons conscience de l’évolution du marché et de la nécessité d’une amélioration régulière de notre programme. Les actualisations annoncées aujourd’hui sont le résultat d’une consultation d’un an des représentants de l’industrie. Elles permettent d’avoir un programme MSC plus simple et applicable à différentes entreprises tout au long de la chaîne d'approvisionnement.

De plus, une version séparée du Référentiel donne dorénavant un meilleur accès aux entreprises en fin de chaîne d’approvisionnement, leur permettant de répondre aux demandes croissantes du consommateur en recherche de produits de la mer durables et traçables."

Répondre aux besoins de la filière



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Le 8 Avril 2015

Thon rouge : histoire d'une surpêche et d'une reconstitution



Mercredi 8 avril 2015

Maison des Océans - Paris

Par Gemma Quilez-Badia, Programme Pêche WWF Méditérranée, et Jean-Marc Fromentin, directeur-adjoint de l'UMR MARBEC

La surexploitation récente du stock de thons rouges de l'Atlantique oriental et de Méditerranée a été fortement relayée par les médias. Cette espèce est devenue le symbole de la mauvaise gestion des pêches !

Un scientifique et une représentante du WWF retraceront l'histoire de cette surpêche.

L'amélioration des stocks de ce poisson, suite à la mise en oeuvre du plan de reconstitution, est possible, quand il existe une véritable volonté politique.

Cependant, une gestion durable du thon rouge sur le long terme implique d'avoir une meilleure connaissance des populations actuelles, et donc nécessite la poursuite des travaux de recherche et du soutien de la société civile.

Programme des conférences de la Maison des Océans : Océan 2015


Thon rouge: «La demande du marché est encore importante»

Interview de Jean-Marc Fromentin, spécialiste en écologie marine et halieutique à l’Ifremer, fait le point sur la situation du thon rouge en Méditerranée… 

Source : 20 minutes Propos recueillis par Audrey Chauvet

Il y a peu de belles histoires en matière de sauvegarde des espèces animales. Celle du thon rouge  en Méditerranée pourrait être l’exception qui confirme la règle: sérieusement menacé de disparition il y a une dizaine d'années, ce poisson est maintenant sauvé grâce aux réglementations sur la pêche. Mais est-on maintenant tranquille pour l’avenir du thon rouge? Jean-Marc Fromentin, spécialiste en écologie marine et halieutique à l’Ifremer, fait le point ce mercredi lors d’une conférence à l’Institut océanographique à Paris.

Quelle est la situation du thon rouge en Méditerranée aujourd’hui ?

On est sorti d’une situation critique. La tendance était très inquiétante jusqu’à la fin des années 2000 à cause de la surpêche. La crise s’est étendue sur une bonne dizaine d’années: on manquait de contrôles sur les prises et les prélèvements étaient trop élevés. Cette crise a atteint son paroxysme en 2009-2010, au moment où une demande d’inscription du thon rouge à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites) a été déposée. Grâce à la mobilisation de l’opinion publique par les ONG et aux rapports scientifiques alarmants, le plan de reconstitution de la population de thon rouge a été renforcé et a permis l’inversion de la tendance et l’arrêt de la décroissance dangereuse de la biomasse. Depuis 2012, on enregistre une augmentation assez forte de la biomasse de thon rouge, tous les indicateurs sont au vert.

Est-on maintenant tranquille pour le thon rouge ?

On n’est jamais tranquille. La demande du marché est encore importante,  sa valeur marchande reste très élevée et malgré le plan de diminution de la surcapacité de pêche, elle est toujours potentiellement très importante. Nous avons toujours besoin de contrôles. Si on les relâche, on reviendra à la situation d’avant.
Peu de thon rouge au menu des Français

Quelles mesures ont permis la reconstitution de la population de thons rouges ?

Ce sont les contrôles et la baisse des quotas de pêche qui ont le plus joué. Dès 2010, le quota a été divisé par trois, on est passé de 30.000 à 13.000 tonnes environ par an. La pêche illégale a aussi diminué, même si elle existe encore. On a également augmenté la taille minimale des poissons pêchés et mis des observateurs indépendants à bord des bateaux. Les contrôles à terre des débarquements et la mise en place d’un registre des captures ont renforcé le dispositif.

Est-ce un exemple à suivre pour d’autres espèces?

Le principal dans l’histoire du thon rouge, c'est qu’elle prouve que quand on a la volonté politique d’enrayer une surpêche, on peut. Même avec des problématiques politiques compliquées car cela implique beaucoup de pays. On doit aussi aux ONG de s’être beaucoup mobilisées et d’avoir créé une sensibilité de l’opinion publique qui a pesé sur les autorités.

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Le 7 Avril 2015

Lorient. Les Paniers de la Mer font leurs valises pour Keroman

Hébergés depuis plus de 10 ans dans le centre de Lorient, les Paniers de la Mer 56 s’apprêtent à emménager dans leurs nouveaux locaux, au cœur du port de pêche. Un déménagement qui devrait permettre à l’association de doubler sa production. Et d’offrir de nouvelles opportunités professionnelles à ses salariés en parcours d’insertion.

Source : Keroman

Les cartons sont prêts depuis déjà plusieurs semaines. Hébergée jusque là au Centre de Formation des Apprentis (CFA) de Lorient, l’association les paniers de la mer 56 devrait emménager d’ici quelques jours dans ses nouveaux locaux, au cœur du port de pêche de Lorient. C’est dans l’atelier numéro 70, anciennement occupé par les Viviers du Diben que les employés de l’association vont poser leurs valises. Deux ans que son directeur, Pascal Mahé, attend ce moment. « Nous sommes convaincus qu’en étant sur place nous pourrons offrir davantage de possibilités de retrouver un emploi durable aux personnes que nous accompagnons », explique-t-il. Actuellement, ils sont 16 à travailler au sein de l’association. A l’année, ce sont une quarantaine de personnes qui sont ainsi accompagnées en formation professionnelle. Embauchées en CDD pour une durée de 6 mois, ils alternent chaque semaine 20 heures de travail en atelier, où ils apprennent à fileter et conditionner le poisson, et 6 h de formation complémentaire pendant lesquelles ils s’exercent à l’écriture de CV ou de lettres de motivation. Une fois installés dans leur nouvel atelier de 220m2, les employés des Paniers de la Mer 56 seront totalement immergés dans le monde économique portuaire. Plus besoin d’organiser pour eux des visites de Keroman, ou de multiplier les allers-retours quotidiens en camion pour récupérer le poisson. Cette proximité devrait également permettre à l’association de nouer de nouveaux contacts, notamment auprès des mareyeurs, souvent en recherche de personnel qualifié.


Porte ouverte

C’est en tout cas bien là l’objectif de Pascal Mahé, qui espère pouvoir doubler la production annuelle de l’association. Celle-ci produit actuellement 25 tonnes de poisson par an. Fileté par les salariés, surgelé sur place, puis conditionné en palette, le poisson est distribué à des associations caritatives dans la France entière : Restaurants du Cœur, Secours Populaire, Banque alimentaire… « Cela permet à des gens qui n’en ont pas les moyens de manger du poisson de temps en temps », précise le directeur. Et comme malheureusement la demande n’est pas prête de baisser, Pascal Mahé sait qu’il n’aura pas de mal à écouler 50 tonnes de produits en 2015, s’il le peut. Cela permettrait d’augmenter la part d’autofinancement de la structure, subventionnée aujourd’hui à plus de 80% par les fonds publics. Financé en grande partie lui aussi par les collectivités (État, Région Bretagne, Département du Morbihan et Lorient Agglomération), le déménagement des Paniers de la Mer aura coûté un peu moins de 170 000€. Si la partie rez de chaussée a été entièrement rénovée et remise aux normes, il reste encore quelques travaux d’aménagement à réaliser au premier étage : installation de douches, agrandissement des vestiaires, aménagement de nouveaux bureaux et d’une salle de cours. L’inauguration officielle est prévue en juin. D’ici là, « notre porte est grande ouverte aux entreprises du port qui voudraient voir comment nous travaillons », indique Pascal Mahé. L’invitation est lancée.

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Le 6 Avril 2015

SIPêche : Planification concertée et durable de la zone côtière



Illustration extraite du document SIPêche : Système d'information Pêche des comités des pêches bretons : Cdpm22

Le manque d’informations sur les activités de pêche et l’arrivée de nouveaux acteurs dans la bande côtière ont contraint les Comités des pêches bretons et le Comité Régional des Pêches Maritimes de Bretagne à créer, en 2009, une banque d’informations commune : le Système d’Information Pêche (SIPêche).

Avec l’accélération des projets d’énergie marines renouvelables (EMR) en Bretagne et la mise en place d’aires marines protégées (zones Natura 2000, Parcs marins…), le SIPêche est un moyen de défendre la présence des activités de pêche dans certains secteurs. Il permet au Comité des pêches, chargé de représenter l’intérêt des professionnels, de définir des zones à forts enjeux pour la profession.

C’est donc un moyen d’impliquer les pêcheurs dans la planification concertée et durable de la zone côtière.

Le CDPMEM56 participe à l’élaboration de la méthodologie, la réalisation d’enquêtes auprès des professionnels, l’intégration des informations dans une base de données commune au niveau régional, la mobilisation et l’analyse des informations.

Les objectifs du SiPêche :
  • Cartographier précisément l’activité de pêche professionnelle en mer
  • Valoriser les connaissances des professionnels de la pêche
  • Défendre les intérêts des pêcheurs professionnels.

Morbihan. Les résultats des enquêtes SIPêche dévoilés



Jean-Marie Anguill, chargé de mission SIPêche au Comité des pêches du Morbihan, a présenté, ce samedi matin, au port de pêche, les résultats des enquêtes SIPêche (Système d'information pêche) aux professionnels de Lorient. Les images de Katell Brélivet.

Pour plus d'informations sur le programme SIPêche : CDPMEM 56

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Suite de la revue de presse "Actualité Europe - France - Région - Port" : Mois de Mars 2015

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