mardi 28 avril 2015

Nouvelle-Calédonie : l’aquaculture de crevettes en crise


Revue de presse d'Avril 2015

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Suite de la revue de presse : Mai 2015


Nouvelle-Calédonie : l’aquaculture de crevettes en crise


Produit rare recherché par les restaurants étoilés du monde entier, la crevette calédonienne est en crise. Une baisse de la production de 40 %, due à des aléas climatiques, fragilise la filière alors que la concurrence s’accroît sur ce marché de niche.... Suite dans le marin


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Le 30 Avril 2015

Mytiliculture : la profession est sur le qui-vive

https://fr-fr.facebook.com/pages/Mairie-de-Charron/287258481296269
2014 a été catastrophique pour les mytiliculteurs charentais-maritime.

Les aides aux mytiliculteurs sont euro-compatibles (Source : Facebook Mairie de Charron)

À quelques semaines du début de la commercialisation des premières moules de filières, les mytiliculteurs charentais-maritimes ne sont pas sereins.

Source : L'Hebdo 17
« À la marée d’hier, il n’y avait pas de mortalité, si ce n’est le 1 % habituel ». Mercredi 21 avril, Benoît Durivaut, président du syndicat des mytiliculteurs du Pertuis Breton se montrait confiant. Une situation aux antipodes de celle connue l’année passée, à pareille époque. En effet, en 2014, la majeure partie de la production des moules de filières et de bouchots, produite au large des côtes de la Charente-Maritime, avait été décimée par un virus, selon le laboratoire l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer).

Si, pour le moment, le naissain (larves de moules, ndlr) semble tenir sur les collecteurs posés en mer, le Comité régional de la conchyliculture (CRC) du Poitou-Charentes a tout de même les yeux rivés sur les rapports journaliers émanant de son vis-à-vis des Pays de Loire.

La Baie de Bourgneuf, située plus au nord de celle de l’Aiguillon et englobant la côte est de l’île de Noirmoutier, connaît à ce jour un taux de mortalité dans les concessions de moules allant de 80 à 90 %. Les premières analyses menées par l’Ifremer sont toujours en cours, mais laisseraient apparaître la présence d’une bactérie pathogène. Bactérie, qui serait identique à celle en partie à l’origine de la mortalité constatée dans le bassin charentais-maritime l’année passée.

Cette similitude du phénomène « inquiète, mais n’alarme pas encore », dixit Benoît Durivaud. Malgré tout, la vigilance est de mise chez les professionnels qui, depuis quinze jours en effet, ont constaté dans le Pertuis Breton situé au large des côtes vendéennes « des petits signes d’augmentation de la mortalité des mollusques ». Une inquiétude renforcée par le fait que ces mêmes sites avaient déjà été touchés en 2014. La mortalité faisant peut-être son apparition avec un mois de retard. Seule certitude, les mytiliculteurs ne pourront que subir, ce qui pourrait bien sonner le glas de leur profession.

Sept années pour s’en remettre

Mickaël Sarreau a repris il y a cinq ans maintenant, l’entreprise familiale, qui se transmet de père en fils depuis quatre générations. Même si, à 35 ans, il ne regrette pas de s’être lancé dans l’aventure, 2014 lui laisse cependant un goût amer. Elle aura été pour lui synonyme de double peine. L’année passée, avant les premiers signes de mortalité, le jeune chef d’entreprise avait investi, histoire de développer son entreprise. 120 000 €. C’est le montant qu’il a dû débourser pour l’achat d’une filière et de 800 m de bouchots supplémentaires, ainsi que pour celui d’un bateau. Bilan des courses : 4 tonnes seulement de moules de vendues, contre 50 en 2013. Malgré tout, il a su rester la tête hors de l’eau, grâce à la diversification de la production de son entreprise, répartie en parts égales entre moules et huîtres. Et, comme pour les moules, le naissain d’huîtres est « beau actuellement », mais seul l’avenir dira ce qu’il deviendra.

Ombre au tableau, l’entreprise de Mickaël, comme onze autres dans le département, n’a toujours pas été indemnisée au titre des calamités agricoles. Elle devrait l’être cependant avant le mois d’août, dans le cadre de mesures complémentaires. Le montant sera calculé sur la base de 12 % des pertes subies. D’autres mytiliculteurs ont, eux, eu recours à l’emprunt, notamment pour éviter de procéder à des licenciements. Conséquence, selon Benoît Durivaud, « sept années à venir sans aucun investissement pour eux  ».

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Et pourquoi pas la conchyliculture et l'algoculture ?

Le Foll veut inscrire l'agro-écologie à "l'agenda des solutions" de la COP21

Comment faire du problème agricole une des solutions pour la lutte contre les changements climatiques ? En développant l'agro-écologie qui permet de stocker du carbone tout en augmentant les rendements, plaide la France.

Source : Actu-Environnement |  Philippe Collet

La lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le secteur agricole peut-elle constituer une opportunité plutôt qu'une contrainte ? Oui, a répondu Stéphane Le Foll, le 27 avril à l'issue d'une réunion de travail relative au programme de recherche international "quatre pour mille" sur la séquestration du carbone dans les sols. Pour y parvenir, le ministre de l'Agriculture compte s'appuyer sur ce programme de recherche, mis en œuvre par l'Inra et le Cirad, qui combine la lutte contre les changements climatiques et l'amélioration des rendements agricoles. "Une telle augmentation [de la séquestration du carbone dans les sols] permettrait de compenser l'ensemble des émissions des gaz à effet de serre de la planète, inversement, une diminution de 4 pour 1.000 déboucherait sur un doublement des émissions", explique le ministère de l'Agriculture qui souligne par ailleurs le bénéfice en terme de rendement lié à l'augmentation de la matière organique dans les sols.

Il s'agit donc de promouvoir "une stratégie de réconciliation" entre l'amélioration de la sécurité alimentaire et la lutte contre les changements climatiques, résume Stéphane Le Foll qui évoque une "deuxième Révolution verte". Pour ce faire, il entend promouvoir ce programme de recherche dans le cadre de "l'agenda des solutions" qui regroupe des initiatives complémentaires à l'accord international attendu à Paris associant gouvernements et acteurs non-gouvernementaux et visant à soutenir et amplifier les engagements des Etats.

Selon le ministère de l'Agriculture, quelque 45 Etats auraient montré de l'intérêt pour le programme 4 pour 1.000. Le Brésil, qui cherche à restaurer ses sols dégradés pour freiner la déforestation motivée par les besoins en nouvelle terre agricole, est "très impliqué", explique le ministre. "Pour l'instant, les Etats-Unis regardent", a précisé Stéphane Le Foll, ajoutant vouloir "les sensibiliser au sujet à l'occasion du G20 agricole d'Ankara" du 6 au 8 mai 2015. Parmi les grands absents figurent l'Afrique et l'Inde qui "est très réticente".

Plaidoyer pour l'agro-écologie

Au niveau mondial, les sols, hors sols gelés en permanence (le pergélisol ou permafrost pour le terme anglais) stockent sous forme de matière organique l'équivalent de 2,6 fois le carbone présent dans l'atmosphère. Par ailleurs, les sols absorbent environ un quart des émissions mondiales de CO2. Ce stockage est assuré grâce à la photosynthèse, qui permet d'extraire du CO2 de l'atmosphère, associée à la dégradation des végétaux, qui transfère vers les sols le carbone contenu dans les végétaux. Cependant, l'essentiel de cette absorption est réalisé par les forêts, les sols agricoles ne jouant qu'un rôle secondaire. S'agissant des sols cultivés, la situation est d'autant plus critique qu'en moyenne ils auraient perdu 50 à 70% de leur stock de carbone initial au niveau mondial.

Ce constat, plutôt négatif, est néanmoins porteur d'espoir puisqu'une politique agricole favorisant le stockage de carbone dans la matière organique des sols permettrait de renverser la tendance et de lutter contre les changements climatiques. D'autant qu'une telle stratégie "reviendrait à reconstituer la banque de nutriment du sol et à augmenter sa fertilité", plaide le ministère. Pour y parvenir, le ministère de l'Agriculture défend le développement au niveau mondial de l'agro-écologie qui privilégie une meilleure couverture des sols par la végétation, par rapport au modèle agricole intensif.

Un programme emblématique

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Le 29 Avril 2015

« Je regrette que mon avenir ne soit pas en Creuse »

Un jeune aquaculteur creusois en stage au cœur de l’Amazonie


Hugo Bernard, jeune étudiant creusois en aquaculture, est parti à la rencontre des communautés amazoniennes afin de les aider à reconstruire leurs étangs.

Source : Le Populaire par Edwige Blanchon

Âgé de 20 ans, Hugo Bernard, creusois d’origine, étudie la pisciculture à l’école ISETA de Poisy, près d’Annecy. Après un baccalauréat STAV (Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant), il décide de continuer avec un BTS aquaculture en Lozère, à la Canourgue. « Grâce à ces études, j’ai pu réaliser un stage dans l’entreprise Prunier en Dordogne, pionnière dans la production d’esturgeons pour le caviar et je suis parti un mois au Brésil pour découvrir la production piscicole locale sur le Rio Sao Francisco à Pétrolina, avec un vétérinaire de l’école vétérinaire (UNIVASF) ». Actuellement en licence professionnelle, Hugo Bernard a choisi de repartir à l’étranger pour effectuer son stage de six mois. Sa destination : l’Amérique du Sud. L’association Lupuna de Paris proposait un stage pour le développement de l’aquaculture en région Amazonienne au Pérou. L’étudiant, mordu des voyages, s’est donc porté volontaire sans hésiter. Il a été accueilli le 15 mars dernier par l’association IBV (Instituto para el Buen vivir) et séjourne jusqu’en août auprès des communautés amazoniennes.

Aider la population à s’approvisionner

Le jeune Creusois doit apporter ses connaissances en pisciculture afin d’aider au développement alimentaire, la population de la communauté native de Napuruka, situé sur le Rio Maranon, au nord du Pérou. « Beaucoup possèdent de petits étangs pour produire du poisson mais une majorité les abandonnent par manque de techniques et d’argents. Le souci, c’est que la population est en forte croissance et la pauvreté ne leur permet pas d’avoir accès régulièrement à des aliments protéinés ». L’étudiant va donc aider ces Amazoniens à produire du poisson dans des petits étangs de 100 à 200 mètres², alimentés par de petites sources ou ruisseaux non pollués. Il doit ainsi les conseiller et améliorer la production de la communauté qui souhaite exploiter le potentiel aquacole de leur étang. Durant six mois, il prévoit également des interventions auprès des jeunes de l’école primaire (8-13 ans) pour qu’ils puissent se familiariser à l’aquaculture. « J’aimerais mettre en place un pilote expérimental pour que les enfants fassent de la pratique ».

« Je regrette que mon avenir ne soit pas en Creuse »

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Maroc. Beni Mellal se lance dans la course à la pisciculture

L’objectif est de transformer des zones marécageuses, véritables foyers de maladies parasitaires, en terrains agricoles viables, à travers l’aquaculture.

La carpe herbivore pour la mise en valeur des marécages
Asmak Nile renforce ses infrastructures
Un premier contrat dans la grande distribution

Des carpes de Chine pour nettoyer les barrages et des poissons du Nil pour la consommation dans la région de Beni Mellal. C’est le projet récemment introduit par la société Asmak Nile, spécialisée dans la pisciculture.

Source : L'Economiste

L’originalité de ce concept réside dans la valeur piscicole de terrains marécageux impropres aux activités agricoles. Et tout le «travail de nettoyage» est réalisé par des carpes de Chine herbivores introduites spécialement au Maroc. «L’aquaculture reste l’unique activité pouvant mettre en valeur ce type de terrain», soutient Rabia Souilem, directeur technique d’Asmak Nile.

L’objectif est de transformer des zones marécageuses, véritables foyers de maladies parasitaires, en terrains agricoles viables, à travers l’aquaculture. Ce processus passe par la production de semences de carpes chinoises, pour l’empoissonnement de systèmes aquatiques souffrant du développement anarchique des végétaux aquatiques (canaux d’irrigation, bassins de gouttes à gouttes, retenues des barrages…). «La production de carpes chinoises atteint les 2 millions. Nous en avons écoulé entre 100.000 et 200.000 en 2014. Notre objectif pour cette année est de conclure un accord avec l’Etat pour introduire les carpes au niveau des barrages», précise le directeur technique.

Asmak Nile produit aussi une variété de poisson destinée à la consommation, le tilapia du Nil. Originaire d’Egypte, cette variété a été introduite au Maroc par l’entreprise, «bien que l’habitat naturel de cette espèce soit situé en Egypte, nous avons décidé de les importer de Hollande vu la pollution des eaux du Nil», tient à préciser Souilem. Sur ce volet, l’entreprise affiche une capacité de production de tilapia 40 à 60 tonnes par an, commercialisée entre 25 et 30 DH/kg. Asmak Nile vient de conclure un contrat avec la chaîne d’hypermarchés Marjane pour la commercialisation de 50% de sa production.

Pour réaliser ces objectifs, l’entreprise a mis en place une infrastructure spécifique: un ensemble de bassins de production d’une superficie totale de 15 ha, une écloserie de production des semences des poissons de 250 m2 couverte, un bassin de 4.000 m2 couvert d’une serre en acier. S’ajoute un ensemble de 20 bassins bétonnés sous serre, 2 stations de pompages ou encore un laboratoire de contrôle. «La réalisation de cette infrastructure a mobilisé une enveloppe budgétaire de 10 millions de DH», précise le directeur technique. Pour l’année en cours, Asmak Nile envisage de passer sa production de Tilapia à 300 tonnes. Pour y arriver, une nouvelle série de bassins totalisant une superficie de 15 ha est en cours de réalisation.

Autre projet, la création programmée d’une unité d’élevage hyper intensif en circuit fermé pour la production de 150 tonnes de poissons, en plus, d’une unité de conditionnement avec chambre froide répondant aux normes de salubrité spécifique. Une fois cette phase finalisée Asmak Nile compte aménager 10 ha supplémentaires d’étang et créer une unité de fabrication d’aliments de poissons avec pour objectif d’atteindre une capacité de 600 tonnes.
A.At


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Le 28 Avril 2015

Les huîtres de Camargue bientôt commercialisées

L'huître de camargue : c'est pour bientôt



Reportage de Jérémie Hessas et Xavier Schuffenecker
Interview : Joël Graindepice - Conchyliculteur et ostréiculteur

 A Port-Saint-Louis du-Rhône, une vingtaine de producteurs de moules ont décidé d'élever des huîtres. La production a commencé l'an dernier et il ne manque plus que l'autorisation administrative définitive, pour commercialiser enfin, les huîtres de Camargue.

Source : France 3 PACA Par Marc Civallero
   
D'ici la fin du mois de juin 2015, l'huître de Camargue va faire son apparition sur les étals des commerçants .
Une vingtaine de conchyliculteurs s'est regroupée au sein d'une coopérative , Coopaport, pour lancer ce projet avec un  constat en point de mire : le prix d'un kilo de moule est de 1.50 euro alors que celui de l'huître est de 7.50 euros. Il faut 10 mois pour obtenir une huître de "catégorie 3, la plus consommée en France, contre deux à quatre ans pour un élevage classique. À ses deux mois, les huîtres sont collées entre elles par trois via du ciment puis placées sur une corde qui sera ensuite plongée dans l'eau pour huit mois de culture. Denis Manias, président de Coopaport a déclaré :

Nous bénéficions d'une situation très particulière, extrêmement favorable, avec l'apport d'eau douce du Rhône et la Méditerranée qui apportent les nutriments nécessaires à une croissance rapide de l'huître

L'huître de Camargue provient d'un naissain de Charente-Maritime. La coopérative Coopaport via sa vingtaine d'ostréiculteurs prévoit d'en produire environ 100 tonnes en 2015.

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Morbihan. Dans le Golfe, le trop-plein d'huîtres de printemps

Dans le golfe du Morbihan, les ostréiculteurs qui vendent en gros bradent les prix des grosses huîtres de calibre 0 et 1.

Source : Ouest France par Maël Fabre 

La météo clémente de ces derniers jours a entraîné un surplus de stocks d'huîtres chez les vendeurs en gros. Conséquence pour le client, les prix baissent sur les gros calibres.

Reportage

Elle fait la taille d'un pied-de-cheval et pèse lourd ! Elle, c'est l'huître de calibre 0 et 1. Depuis ces dernières semaines, elle refait son apparition sur les étales et dans la grande distribution.

Pourquoi ? Parce qu'il faut écouler une certaine surproduction due à une météo clémente et à une faible consommation à Noël.

« Nous avons eu un dernier été chaud et un automne chaud. Les huîtres ne sont pas mortes et elles ont continué à grossir dans les parcs. On se retrouve donc aujourd'hui avec un surplus de stock de grosses huîtres qui ne se sont pas vendues à Noël », explique Philippe Le Gal, président du Comité régional de conchyliculture de Bretagne Sud. « Les huîtres qui survivent continuent à grossir du fait qu'elles ont plus de place et surtout davantage d'aliments pour se nourrir vu qu'elles sont moins nombreuses », ajoute Philippe Le Gal.

3,50 €/kg sur le marché

Pendant les vacances, une campagne nationale a même été lancée pour inciter à la consommation d'huîtres pendant les fêtes pascales afin d'écouler les stocks.

Depuis mercredi, sur le marché de Vannes, certains ostréiculteurs, qui vendent en gros, bradent les prix des triploïdes. « D'habitude, nous tournons autour de 5 € le kg. Ce matin, j'affiche les huîtres de calibre 1 à 3,50 €/kg. Nous avons eu deux tonnes de surplus entre Noël et le printemps », explique cette ostréicultrice de Séné. Une huître de calibre zéro pèse entre 150 et 250 grammes et une n° 3 environ 75 grammes.

Dans le golfe du Morbihan, d'autres ostréiculteurs ne sont pas touchés par cette surproduction. Il s'agit de ceux qui vendent au détail. C'est le cas de Thierry et Nolwenn Rehault, à Badel, en Séné. « Nous ne connaissons pas de surplus de production car nous vendons tout ce que nous produisons. Les huîtres ne restent donc pas à grossir dans les parcs et de toute façon, notre clientèle n'achèterait pas ces gros calibres », explique Nolwenn, de la Belle d'Illur.

Depuis 2008, l'ostréiculture connaît une crise en raison de la présence d'un herpèsvirus qui a décimé jusqu'à 75 % des jeunes huîtres (naissains). Depuis 2013, les huîtres de taille adulte sont elles aussi victimes d'un taux de surmortalité important, pouvant atteindre 65 % selon l'Ifremer.

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L'Agence des Aires Marines Protégées recrute sur toutes les latitudes

Offre de mission de volontariat de service civique

et autres postes

Cliquer Ici pour les offres de l'AAMP

Offre de mission de volontariat de service civique "Ambassadeur d'espace naturel LIFE+ pêche à pied de loisir - Parc naturel marin du bassin d'Arcachon"

Mission ouverte aux personnes de moins de 25 ans remplissant les conditions d'éligibilité volontaire de service civique

Résidence administrative : Secteur d'Arcachon

Niveaux / domaine d'études : Minimum Bac+2

Date limite de candidature : 14 mai 2015

Prise de poste : juin 2015


Offre de mission de volontariat de service civique "Appui à la création du réseau polynésien d'aires marines éducatives"

Mission réservée aux personnes de plus de 25 ans

Résidence administrative : Papeete

Niveaux / domaine d'études : Bac+5 en lien avec la protection des patrimoines naturels ou culturels, la gestion d'espaces protégés, la gestion intégrée des zones côtières

Date limite de candidature : 6 mai 2015

Prise de poste : juin 2015

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Innovation Algopack : le plastique à base d’algue brune


Étendue d'algues brunes sur les rochers de Ploumanac, dans le Trégor, en Bretagne. 2014 ©Maïlys Kerhoas
Algopack innove dans la création d’un plastique alternatif et durable à base d’algues noires. Les premiers produits arriveront sur le marché dès 2016.

Source : Filière 3e  par Mailys Kerhoas 

Ses valeurs traditionnelles bretonnes et son expérience en tant qu’ancien cadre de l’industrie plastique l’ont amené à trouver une solution alternative du plastique pétrole. Rémy Lucas, fondateur et Président d’Algopack a eu l’idée de faire de l’algue la matière première d’un plastique durable. « Une partie de l’innovation d’Algopack a été de trouver une molécule naturelle dans l’algue qui se comporte comme les molécules utilisées dans les matériaux pétro-sourcés habituels », affirme-t-il. En plus d’être un principe original qui vise à utiliser ce que la mer offre lors des marrés basses, l’innovation est 100% naturel et respectueuse de l’environnement « on ne rajoute aucun plastifiant ou aucun autre produit, le matériau Algopack est composé à 100 % de cette molécule d’algues », précise-t-il. Pour les premières applications du projet, les algues brunes ont été utilisées. Actuellement, elles sont cultivées sur une surface de 12 hectares, 145 nouveaux hectares sont prévus d’ici 2015, à 2,5 km au large des côtes de Saint Malo.

Une solution qui relève un potentiel mondial

(...)

Une production respectueuse de l’environnement aquatique

L’utilisation des algues brunes facilite une croissance très rapide, possédant la facilité à capter le C02 qu’elles transforment ensuite en sucre pour grandir, elles ne rejettent que de l’oxygène dans la mer. « On n’utilise ni pesticides, ni engrais, très peu d’eau, alors que beaucoup de «bio-matériaux» issus de ressources agricoles telles que le maïs ou la canne à sucre sont consommateurs d’engrais, de pesticides, d’eau et empiètent sur le foncier agricole », évoque Rémy Lucas.

Les algues grandissent en écloserie, en partenariat avec la société C-WEED Aquaculture. « Au bout de 3 semaines environ, les algues sont mises en mer sur de grandes cordres, comme des lignes de piscine et sont tenues par des bouées à la surface », explique Rémy Lucas. Les algues peuvent alors se développer par photosynthèse. Pour la récolte, il suffit de retirer les cordes de l’eau et de couper les algues. « Il n’y a aucune opération de nettoyage : les cordes sont mises à sécher dans des champs, les algues pourrissent et les cordes peuvent ensuite être réutilisées », poursuit-il. La zone de culture fait partie de la zone Procoq, entièrement dédiée à la protection de la ressource en coquillages. Les algues sont cultivités en semi-surface et les pécheurs ont déjà pour projet de placer des naissains de coquilles Saint-Jacques sous la culture. « L’intérêt des pêcheurs est d’avoir une zone balisée grâce à la culture d’algues, car elle est interdite à la pêche et à la navigation, De plus, l’algue a un atout : elle capte le CO2 et renvoie de l’oxygène dans l’eau, ce qui favorise le plancton et donc le développement de nourriture pour les coquillages » se réjouit-il.

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Spain to invest €421 million to promote and develop aquaculture

Spain’s Minister of Agriculture, Food and Environment, MAGRAM, Isabel Garcia Tejerina, announced that €421 million will be allocated to the Multiannual Aquaculture Strategic Plan 2014/2020.

The plan outlines how aquaculture will be conducted in coming years in the framework of the new EU Common Fisheries Policy (CFP) and the European Maritime and Fisheries Fund (EMFF).

The Plan was developed with an integration approach by the different autonomous communities and sector’ agents involved in the development and promotion of aquaculture in Spain.

The strategic guidelines of the Plan are: Simplify and standardize the legal and administrative framework; Reinforce representation from the sector; Increase Spanish aquaculture production by improving sector planning, and Select new areas of aquaculture interest.

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Produire et nourrir autrement, la réponse française exposée à Milan 2015

Le Pavillon de la France à l'Exposition Universelle Milan 2015 Crédits : CMC / XTU / STUDIO A. RISPAL /SIMONIN Frères

Le 1er mai prochain, à Milan, l'Exposition Universelle 2015 ouvrira ses portes. Se déroulant tous les cinq ans - la dernière s'était tenue en Chine, à Shanghai, la prochaine aura lieu à Dubaï dans les Emirats Arabes Unis - cet événement majeur qui, selon le Bureau International des Expositions (BIE) "est une manifestation qui, quelle que soit sa dénomination, a un but principal d'enseignement pour le public, faisant l'inventaire des moyens dont dispose l'homme pour satisfaire les besoins d'une civilisation et faisant ressortir dans une ou plusieurs branches de l'activité humaine les progrès réalisés ou les perspectives d'avenir", accueillera 147 pays jusqu'au 31 octobre prochain autour du thème "Nourrir la planète, Energie pour la vie". Présente, avec un pavillon d'une superficie de 1 200 m2, la France montrera que pour parvenir à nourrir la planète à l'horizon 2050 il va falloir "produire et nourrir autrement". Conseiller scientifique de ce Pavillon de la France, Alain Blogowski nous le fait découvrir à quelques jours de l'ouverture officielle.

Source : BE France

Conçu et construit par un consortium franco-italien, lauréat de l'appel d'offres, ce Pavillon de la France a été réalisé entièrement en bois provenant du Jura. Démontable, il sera proposé à la vente et à la reconstruction dès la fin de son séjour milanais à l'automne prochain. Les quelque 15.000 visiteurs qu'il accueillera chaque jour y accéderont par un jardin agricole. "L'idée est que chacun de ceux qui vont y pénétrer soit préalablement immergé dans les paysages, les cultures, autrement dit dans la diversité, véritable fil conducteur de ce pavillon", explique Alain Blogowski. Diversité qui montre que la réponse française face au grand défi de nourrir quelque 9,7 milliards d'êtres humains à l'horizon 2050 n'est pas unique mais multiple. Car si le message de la France pour cette Exposition Universelle Milan 2015 est de produire et nourrir autrement pour réussir à relever ce grand défi du XXIème siècle, il ne s'agit pas néanmoins d'agir uniquement au niveau de la production mais de l'ensemble de la chaîne alimentaire, de la production à la consommation en passant notamment par la logistique. C'est dire si le défi n'est pas mince et nécessite pour y répondre efficacement de s'appuyer sur la science, la technologie et l'innovation.

Lors des Mercredis du Pavillon France, le poisson sera à l'honneur le 10 juin 2015 : Les poissons sauvages sont-ils meilleurs que les poissons d'élevage ? par Jean-François Baroiller du Cirad 

Qu'en est-il exactement ? Pour sortir des débats souvent trop simplistes, ou caricaturaux...

"Ces réponses de la France s'articulent autour de 4 axes", indique le conseiller scientifique de ce pavillon français. Le premier est d'affirmer que la France est un grand pays agricole et agroalimentaire bénéficiant d'un important potentiel scientifique. "Aussi avons-nous notre mot à dire dans le concert des nations", précise-t-il. Le deuxième axe rappelle que la mission de la France n'est donc pas de nourrir la planète ou d'apporter la nourriture nécessaire aux pays dont la sécurité alimentaire n'est pas assurée, mais de les aider, de les accompagner afin de leur fournir des appuis, via ses instituts de recherche, d'enseignement et de développement. Le troisième concerne l'agriculture durable d'autant plus importante que celle-ci s'inscrit dans une problématique de changement climatique. Enfin la quatrième axe s'intéresse à la sécurité sanitaire et à l'équilibre nutritionnel mais aussi au patrimoine de la gastronomie française et à son savoir-faire. "C'est à partir ce ces 4 axes qu'une trentaine de groupes de travail ont développé l'ensemble des thèmes dont la mise en scène a été confiée à une équipe de scénographes du Studio Adeline Rispal", indique Alain Blogowski. Des groupes au sein desquels ont collaboré de nombreux scientifiques de l'Inra et des différents organismes partenaires d'AllEnvi (http://www.allenvi.fr), l'Alliance nationale de recherche pour l'environnement.

En outre, sept ministères sont impliqués dans la coordination et le financement du Pavillon de la France. Enfin, deux conférences publiques seront proposées chaque mercredi. Parmi les 46 thèmes retenus, des sujets classiques comme l'agroécologie, les pesticides ou encore le changement climatique, et d'autres un plus sociétaux comme la place de la viande dans les régimes alimentaires, l'huile de palme ou la qualité des poissons d'élevage par rapport aux poissons sauvages. "Des conférences qui seront filmées afin d'être diffusées ensuite sur tous les circuits classiques", souligne le conseiller scientifique. Aussi si vous avez l'occasion de passer dans la région de Milan entre les mois de mai et d'octobre, n'hésitez surtout pas à faire un crochet par cette Exposition Universelle dont le thème concerne chacun de nous...

Voir Ici le programme des mercredis du Pavillon France

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Le 27 Avril 2015

Sète : "Les daurades sont de vrais piranhas !"

Un répulsif acoustique, le “Predador”, doit être mis sur le marché. Ce qui rappelle combien la voracité des poissons perturbe depuis des années la conchyliculture en mer, des Aresquiers à Marseillan.

Face aux attaques de daurades, les conchyliculteurs du Languedoc n'ont pas pu développer leurs élevages dans les concessions attribuées en mer ouverte...

Source : Midi Libre par Patrice Castan 

Sur le bassin de Thau, quand on parle coquillages, on pense étang. En oubliant un peu vite l'énorme potentiel des exploitations situées au large des Aresquiers d'une part, entre Sète et Marseillan de l'autre. Des zones parsemées de structures flexibles immergées entre la surface et une trentaine de mètres de fond depuis les années 1980 : les filières.Créées dans un premier temps pour capter du naissain de moules en mer ouverte et l'élever ensuite dans l'étang, elles avaient ensuite été réorientées vers la production.

47 professionnels produisent sur les "filières en mer"

Deux zones qui regroupent aujourd'hui 47 professionnels rompus à un mode de production que le directeur du Comité régional conchylicole (CRC) Denis Régler estime "très exigeant car demandant à la fois une bonne connaissance du métier et un excellent matériel". Du fait d'une exposition à la houle forcément supérieure à celle de l'étang mais aussi de “créneaux météo” difficiles à maîtriser, notamment en période hivernale.

Des filières qui sont essentiellement "plantées" en huîtres dites de pleine mer (dont on assure là la finition), en naissains (pour le prégrossissement), mais aussi et surtout en moules, l'élevage en mer permettant ici d'obtenir "de très beaux produits". Tout au moins dans le meilleur des cas. À la condition expresse que les filières soient dûment protégées par des filets (très costauds) ou tout autre dispositif permettant de calmer l'ardeur des daurades, qui attaquent en bancs.

Les premières razzias datent de la fin des années 1990

Depuis la fin des années 1990, ce poisson, sparidé prisé des pêcheurs et des gastronomes, ne laisse en effet aucun répit à ceux qui tentent l'aventure de la moule de mer. Aussi, au lieu de prendre plutôt comme une bonne nouvelle la prochaine validation industrielle d'un prototype de répulsif acoustique qui permettrait, enfin, de chasser le carnassier des filières (l'engin est appelé le Predador), Jean-Louis Cousinier est amer...

"Elles peuvent engloutir 300 tonnes de moules en un week-end"

Le producteur et mareyeur muscatier, président de l'association des Cultures en mer (qui regroupe les concessionnaires des filières), estime en effet que ses collègues et lui-même ont été abandonnés à leur sort : "Ça fait des années qu'on appelle à l'aide. La profession est en train d'en mourir. Ces daurades sont de vrais piranhas, capables d'engloutir 300 tonnes de moules en un week-end. Elles m'ont même mangé des filets ! On ne produit plus qu'avec dégoût. Les petites mangent la semence (la graine, NNLR), les grosses, les moules commercialisables. Heureusement, un fournisseur espagnol nous a dégotté un filet très solide en polypropylène", sur lequel ce poisson "très intelligent" semble se casser les dents. Pour l'instant.

Jusque-là, pas d'autre solution, en tout cas, que d'entourer chaque "filière" d'un filet qui, outre son coût, représente une perte de temps en terme de manutention. Et une baisse de compétitivité pour les producteurs locaux au regard de leurs homologues espagnols et italiens. Pourtant, ce n'est pas faute de s'être creusé les méninges. Dans l'objectif de se débarrasser des gloutonnes daurades, les producteurs ont essayé les pétards géants, demandé le renfort des pêcheurs professionnels, etc.

Un CD de sifflements de dauphins

Rien n'y a fait. Seul, peut-être, un dispositif artisanal "mis au point par un collègue aujourd'hui décédé, paraissait efficace : il avait placé un lecteur CD dans une boîte, reliée à deux haut-parleurs étanches. Il passait là-dedans un CD reproduisant le sifflement des dauphins, et n'était plus attaqué !" L'expérience s'était, hélas, arrêtée là.

Aujourd'hui, alors que la région Bretagne devrait contribuer au lancement du Predador (qui aurait prouvé son efficacité en 2013 et 2014, chassant les daurades de la Rade de Brest et de la Baie de Quiberon), le CRC Méditerranée et le Cépralmar (*) travaillent sur un répulsif à micro-impulsions électriques. Un système qui n'est toutefois pas adapté aux filières en mer puisqu'il nécessite des structures fixes où installer les panneaux solaires l'alimentant en énergie.

Seules les "tables" de l'étang (les daurades y sévissent aussi) pourront en bénéficier. Quant aux producteurs en mer, ils devront faire preuve de patience ou varier les plaisirs en diversifiant leurs élevages. Dans ce contexte, les pistes actuellement explorées par la Région, le comité régional conchylicole et l'université Montpellier 2 concernant l'élevage de pétoncles noires et de Saint-Jacques, sur les filières en mer, n'en ont que plus de saveur.

284 filières

Il ne faut pas confondre filières en mer et tables conchylicoles. Alors que ces dernières, qui sont le support des élevages dans l’étang, sont rigides, les "filières" sont des structures de câbles fixées d’une part à des blocs de béton immergés entre 18 et 30 m de fond, d’autre part à des bouées de surface. Sur ces câbles sont suspendues des "chaussettes" (filets allongés) contenant les coquillages. On trouve les filières entre 1,6 et 5 km de la côte.

Ce système, souple, peut résister à de forts courants et à une forte houle. 284 concessions (comprenant de 1 à 6 filières) sont aujourd’hui exploitées par les 47 adhérents de "l’Asa des cultures en mer", présidée par le Muscatier Jean-Louis Cousinier.

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Pêche et aquaculture : on produit moins, on consomme plus

Avec 665 000 tonnes, la France ne pèse que 11 % de la production aquatique européenne, qui ne représente elle-même que 3 % de la production mondiale. C’est peu, et surtout c’est de moins en moins si on observe l’évolution publiée dans l’édition 2015 du rapport de FranceAgriMer sur Les filières pêche et aquaculture en France.

 Source : Le Marin 

Les filières pêche et aquaculture en France

Cette publication présente les derniers chiffres connus (2013 et/ou 2014) pour la production, les entreprises, les échanges et la consommation des produits maritimes et aquacoles en France. (version française)

Édition avril 2015

Cliquer Ici pour télécharger ce document de FranceAgriMer

À la baisse, la pêche fraîche et congelée, descendue à 460 000 tonnes, et la conchyliculture, descendue à 160 000 tonnes, tandis que la pisciculture demeure à 45 000 tonnes. Dans le peloton de tête des ventes se trouvent l’huître, le thon tropical et la moule, avoisinant chacun les 80 000 tonnes. Puis autour de 30 000 tonnes, on trouve le merlu, la truite, le hareng, la coquille Saint-Jacques et la sardine. Géographiquement, la Bretagne sort clairement du lot. Du côté des engins, le chalut est dominant dans les apports.

Ce rapport illustre aussi la baisse drastique du nombre de navires, la prépondérance de la petite pêche parmi eux, les emplois (16 777 marins-pêcheurs et 10 439 aquaculteurs en équivalent temps plein) avec leur répartition (géographique, par type de pêche…). Avec aussi 306 entreprises de mareyage (pour 4 584 emplois), 295 entreprises de transformation (16 184 emplois) et 2 926 poissonneries (7 475 emplois).
La balance des échanges commerciaux est toujours aussi catastrophique : -3,6 milliards d’euros en 2014. On importe à gogo saumon, crevette, thon et cabillaud. Nos gros fournisseurs sont la Norvège, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Équateur.

Le bilan d’approvisionnement montre une croissance de 1 % par an de la consommation de produits aquatiques en France au cours des dix dernières années, atteignant 35 kg par habitant.

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Le 24 Avril 2015

Chili : Des millions de saumons en danger au pied du volcan en éruption

 Le volcan Calbuco en éruption surplombant le lac Llanquihue (Los Lagos - Chile) Photo AFP / David Cortes Serey

Le Chili est en état d'alerte. Deux éruptions du volcan Calbuco, survenues à quelques heures d'intervalle mercredi, ont provoqué l'évacuation de 5 000 personnes dans le sud du pays. Notamment le personnel des piscicultures de saumon très nombreuses dans cette région parsemée de lacs  (d’où le nom de région des lacs « Los Lagos »). Mais comment évacuer les millions de saumon en élevage dans le lac Llanquihue au pied du volcan en éruption ?...

Près de 8% des saumons chiliens en danger

Au Chili, près de 8% des alevins de saumon sont produits à proximité du volcan Calbuco...


Selon l’organisation SalmonChile, il est encore difficile d’évaluer les pertes. « Nous savons que 25 millions d’alevins (smolts) sont en élevage dans la zone évacuée après l’éruption du volcan Calbuco... Ce qui correspond à 8,3% de la production totale de saumon au Chili. »

« On dénombre 11 piscicultures autour du volcan Calbuco. 8 élevages sont situés dans un rayon de 20 km, à l'intérieur de la zone évacuée, au moins 4 piscicultures auraient été touchées. Il est encore difficile d’estimer les pertes du fait que l’accès à la zone est restreinte... »

Deux volcans surplombent le lac Llanquihue (région de Los Lagos)

A gauche, le volcan Osorno, à droite, le volcan Calbuco

Les autorités chiliennes ont ordonné l'évacuation du personnel des fermes aquacoles, car elles sont situées à moins de 20 kilomètres du volcan.

« Aucun employé n’a été blessé, » a déclaré un responsable de la pisciculture "Lago verde" (société Invermar). « Cependant, la coupure générale d’électricité va occasionner des pertes importantes puisque les installations se sont arrêtées de fonctionner. »

Chili, second producteur de saumon d'élevage


Après cet évènement naturel, les marchés s'enflamment ; ils spéculent déjà sur une hausse du prix du saumon en 2016 !!!

Une épaisse couche de cendres recouvre la zone autour du volcan en éruption

 Photo Reuters / Ivan Alvarado

Le volcan Calbuco au premier plan


Localisation des élevages autour du volcan Calbuco


La pisciculture Lago Verde au pied du volcan (avant l'éruption)



Les 5 piscicultures les plus touchées  : Rio Blanco (Marine Harvest), Hornohuinco (Cermaq), Rio Sur (AquaGen), Rio Petrohue (Camanchaca) et Lago verde (Invermar)

Pour Marine Harvest, Rio Blanco produisait 60% de la production de smolts au Chili

Photos extraites de Aqua.cl : Los efectos del Calbuco sobre pisciculturas de Marine Harvest y Cermaq Chile

Camanchaca : Piscicultura Petrohue avant l'effondrement du toit sous le poids de la cendre





Plus d'explications :

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Le 22 Avril 2015

Bretagne : moules et huîtres décimées par la dorade royale

Depuis quelques années, des tonnes de moules et d'huîtres sont décimées en Bretagne. La faute à un poisson.

Illustration : Prédation sur des huîtres en baie de Quiberon (photo CRC Bretagne Sud / S. Gachelin)

En Bretagne, les producteurs de moules et d’huîtres ont un nouvel ennemi, redoutable. La dorade royale. Depuis quelques années, des hordes de poissons viennent dévaster les élevages. Pour les protéger, des chercheurs ont mis au point un répulsif acoustique. Un appareil sonore qui fait fuir les dorades.

Source : RTL par Virginie Garin publié le 22/04/2015 à 08:48

C'est devenu un vrai problème en Bretagne. La dorade est un poisson délicieux dans l'assiette, mais quand elle ouvre la bouche, elle fait peur. Elle a plein de dents et peut pulvériser une coquille d’huître en un coup de mâchoire. Près des côtes bretonnes des milliers de dorades royales, viennent régulièrement attaquer les parcs. L'an dernier dans la rade de Brest, un ostréiculteur a perdu en quelques minutes 160 tonnes d’huîtres. L'année d'avant, pour la même raison, plusieurs producteurs ont mis la clé sous la porte. Donc la profession a demandé à l'Institut de recherche sur la mer, l'Ifremer, de l'aider.

Un appareil acoustique efficace

Et ces chercheurs ont trouvé. Ils ont mis au point un appareil acoustique. C'est une sorte de chaîne-HiFi qui flotte posée sur une barque et reliée à un haut parleur sous marin. Il envoie des ondes et des plongeurs sont allés vérifier, quand il est en marche, les dorades déguerpissent. L'appareil est testé en ce moment dans la baie de Quiberon. Avant de le commercialiser, les chercheurs veulent vérifier que les dorades ne finissent pas s'habituer car elles sont malines.

100 fois plus de dorades en 20 ans

C'est un poisson qui vit en général dans les mers plus chaudes, en méditerranée, mais qui depuis quelques années remonte vers le Nord. En Bretagne, on en trouve 100 fois plus qu'il y a 20 ans. C'est une aubaine pour les pécheurs, c'est un poisson délicieux qui pourrait compenser la disparition d'autres espèces. En revanche c'est une plaie pour les ostréiculteurs. Donc la profession espère que grâce à ce répulsif acoustique, grâce aussi à des grillages installés autour des parcs, elle va pouvoir sauver ses huîtres.   


PREDADOR : un répulsif acoustique pour lutter contre la menace des daurades royales


La daurade royale, très vorace, peut causer des dégâts considérables dans les élevages de moules et d’huîtres. Dans le cadre du projet PREDADOR, un prototype expérimental de répulsif acoustique a été développé par l’Ifremer et testé par les professionnels.

Source : Ifremer

La daurade royale, très vorace, peut causer des dégâts considérables dans les élevages de moules et d’huîtres dont elle broie les coquilles grâce à ses puissantes dents. En septembre dernier, selon les mytiliculteurs impactés de la Rade de Brest, un banc de plusieurs milliers de daurades a ainsi dévoré 160 tonnes de moules.

Dans le cadre du projet PREDADOR, démarré en 2013, un prototype expérimental de répulsif acoustique a été développé par l’Ifremer et testé par les professionnels en 2013, puis en 2014 durant cinq mois, sur deux concessions pilotes en Rade de Brest et en Baie de Quiberon. Le répulsif a prouvé son efficacité sur les grands bancs de daurades et un projet industriel pourrait voir le jour prochainement.

Les daurades royales : une menace pour la conchyliculture

« Les répulsifs acoustiques existaient déjà pour faire fuir les cétacés, comme le dispositif CETASAVER en partie développé à l’Ifremer destiné à éloigner les dauphins lors d’opérations de pêche, mais pas pour des espèces ciblées de poissons, comme la daurade », expliquent Yves Le Gall, chef du service Acoustique Sous-marine, et Eric Menut, ingénieur électronicien, au Centre Ifremer Bretagne. Or, la demande existe. Les professionnels de la conchyliculture observent depuis plusieurs années des prédations importantes et soudaines de leurs élevages de moules et d’huîtres par les daurades royales.

Cette espèce carnivore dont la taille peut dépasser 70 cm et le poids 8 kg, se régale des coquillages au sol en eau profonde, sur estran, sur bouchots ou sur filières. Les moyens de protection utilisés comme les filets ou les grillages, fonctionnent dans certains cas, mais sont coûteux, fragiles et requièrent beaucoup de main d’œuvre car ils doivent être nettoyés régulièrement. Depuis une vingtaine d’années, les daurades sont de plus en plus abondantes en Bretagne. Leur aire de répartition semble avoir été modifiée. Les daurades remontent de la Méditerranée aux eaux vendéennes et bretonnes, et jusqu'à l'entrée de la Manche.

Le projet PREDADOR, qui vise aussi à améliorer les connaissances sur la biologie et le comportement de la daurade royale, a permis le développement d’un prototype de répulsif acoustique de type alarme sonore, de faible puissance, dont la portée d’efficacité est estimée entre 200 et 300 mètres.

Les expérimentations ont été réalisées à la demande de la profession conchylicole (Comité Régional de la Conchyliculture (CRC) Bretagne Sud et soutien du CRC Bretagne Nord). Le projet de recherche PREDADOR est labellisé par le Pôle Mer Bretagne Atlantique, financé par la région Bretagne et le département du Morbihan, et piloté par le CRC Bretagne Sud.

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Le 15 Avril 2015

Chine: 3.000 esturgeons d’élevage réintroduits dans le fleuve Yangsté


La survie de l’espèce est en jeu

Des chercheurs ont réintroduit 3.000 esturgeons chinois élevés artificiellement, un poisson rare qui a vécu à l’ère des dinosaures, dans le Yangtsé, le plus long fleuve du pays, afin d’éviter l’extinction de l’espèce.

Source : Le Soir à partir Xinhua

Le personnel de l’Institut de recherche des esturgeons chinois a remis en liberté 500 poissons de ce genre nés en 2011, d’une longueur de 80 cm et 2.500 poissons nés en 2013, d’environ 40 cm chacun. Des méthodes avancées ont été adoptées afin d’aider les scientifiques à les suivre simultanément, a indiqué Gao Yong, directeur adjoint de l’institut.

Il s’agit de la 57e réintroduction de ce poisson rare.

Les esturgeons chinois, surnommés « pandas aquatiques », sont inscrits sur la liste des créatures sauvages placées sous la protection de l’État.

En raison des projets hydrauliques, d’une circulation dense et de la pollution, le nombre des esturgeons chinois sauvages qui migrent à Gezhouba, dans la province chinoise du Hubei, pour se reproduire, est passé d’environ 1.000 en 1982 à environ 50, selon les estimations d’experts chinois.

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Le 13 Avril 2015

Biodiversité : l'avenir des oursins est dans l'Île de Ré



Montage à partir de copies d'écran du portail : L'Oursine de Ré

Alors que partout dans le monde, les oursins, comme l'ensemble de la faune marine qui peuple les océans, sont victimes de la pollution des eaux et de la surpêche, la solution de repeuplement pourrait venir de la région Sud Ouest. Plus précisément, de l’île de Ré (Charente-Maritime) et de son écloserie, à ce jour unique en France.

Source : Sud Ouest  par Cathy Lafon (Blog Ma Planète)

Mets délicat et chaînon indispensable de la biodiversité marine

En voilà une bonne nouvelle, car si l'oursin ou"échinide", le nom savant de celui qui est aussi surnommé "hérisson" ou  "châtaigne des mers", peut piquer méchamment les pieds des baigneurs imprudents et empoisonner les vacances des étourdis qui ont oublié à la maison leur pince à épiler, il constitue aussi un vrai et rare délice gastronomique. Et par dessus tout, comme chaque être vivant sur la planète, l'oursin a sa place, irremplaçable, dans la grande chaîne de la biodiversité.




"L'Oursine de Ré"

Autant de vérités indispensables à savoir que n'ignore pas Yvan Le Gall, le fondateur de la société "L’Oursine de Ré", installé à La Flotte-en-Ré depuis 2006. A 42 ans, l'échiniculteur (éleveur d'oursin) reste aujourd'hui le seul en France à savoir maîtriser la production de l'invertébré, au corps arrondi et recouvert de piquants, cousin germain du concombre de mer et de l'étoile de mer, et ce, de bout en bout, depuis l’écloserie jusqu’à l’animal adulte et commercialisable. Une seconde écloserie d'oursins a failli voir le jour dans le Var, en Méditerranée, en collaboration avec l’Institut océanographique Paul-Ricard, mais le projet s'est dégonflé en 2013.

Six tonnes d'oursins par an

"Je produis environ six tonnes d’oursins par an, explique Yvan Le Gall. Cinq tonnes sont transformées en terrines de corail et une tonne est vendue vivante". Actuellement, pour chaque nouvelle génération, l’échiniculteur parvient à faire naître 60 millions de larves à partir de seulement quatre femelles, capables de pondre 15 millions d’oeufs chacune. "J’atteins presque 100% de fécondation. Pourtant, jusqu’à présent, j’en jette l’écrasante majorité pour ne conserver qu’environ 100.000 oeufs, car je suis limité par la taille de mes infrastructures", regrette l’éleveur.

Assurer la production de naissains

Une situation qui devrait toutefois rapidement s'améliorer : Yvan Le Gall finit d'aménager en écloserie un blockhaus situé derrière son exploitation, qu'il a racheté. Cela lui permettra de multiplier par vingt le nombre de larves. Pas pour augmenter le nombre de terrines qu’il vend aux particuliers, aux restaurants et dans les épiceries fines, mais pour assurer la production de naissains. Une activité utile pour la survie de l'espèce, retardée par la tempête Xynthia, qui, en 2010, a ravagé l'installation, mais prévue dès les débuts de "L'Oursine de Ré". La société a d'ailleurs "déjà fourni 10.000 juvéniles pour repeupler le Golfe du Morbihan en 2011″, souligne l'éleveur.

Une pouponnière d'oursins, comment ça marche ?

Six algues différentes (non toxiques) par jour

Top secret...  au service de la recherche

L'Espagne aussi

Remarque : Dans le monde, les programmes de repeuplement sont généralement réalisés dans le cadre de coopérative de pêcheurs, de programmes gouvernementaux, ou de la recherche... Les écloseries étant gérées par des coopératives de pêcheurs, des Etats, ou des centres de recherche...  A ma connaissance, pas de repeuplement dans le cadre d'écloserie privé... Car le repeuplement des eaux territoriales est une activité de très longue haleine qui demande l'implication de tous les acteurs en temps et en argent... Et tout cela sans cachoterie !!!

Lire RPA :
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Pisciculture BIO à vendre

Copie d'écran du portail de la pisciculture à vendre

Cliquez ici pour en savoir plus

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Le 10 Avril 2015

Charente-Maritime : vers une ZAD dans l'île d'Oléron ?

Un site alternatif lance un appel en opposition à un projet de conchyliculture dans l'anse de la Malconche...

Après Echillais, la forêt de Saumonards dans l'île d'Oléron va-t-elle accueillir une zone à défendre (ZAD) ce samedi ?

Source : Sud Ouest

Le site de média alternatif Indymedia Nantes a publié mercredi soir un appel "en opposition à un énorme projet de conchyliculture". Il veut rassembler des opposants au projet d'installation de filières conchylicoles dans l'anse de la Malconche.

Illustration : Copie d'écran du site Indymedia Nantes

Projet retoqué

La première version du projet portée par le comité régional conchylicole Poitou-Charentes avait été retoquée devant le tribunal administratif. Une seconde version a été soumise à enquête publique l'automne dernier. L'avis favorable du commissaire enquêteur (suivi d'une autorisation préfectorale) avait fait tousser les opposants au projet : communes du nord de l'île et associations de riverains et environnementale.

Un deuxième recours serait en cours de préparation et les requérants  qui ont changé d'avocat ont frappé à la porte du cabinet de l'ancien ministre de l'Environnement Corine Lepage.

Envasement et pollution

Rappelons que les filières conchylicoles consistent à produire huîtres et moules sur de longues lignes suspendues en eaux profondes. Les opposants au projet craignent que ce champs de filière envase et pollue le site naturel de l'anse de la Maleconche. Ils critiquent aussi la gêne à la navigation. 

Cette anse, située en face de la plage des Saumonards, est bordée de forêt qui s'étend sur environ 8 kilomètres.

Une date qui coïncide?

Il ne serait pas surprenant que le mouvement spontané de ZAD se constitue ce samedi car c'est aussi le jour où débute à La Tremblade le Salon du matériel conchylicole, grand rendez-vous annuel de cette filière professionnelle.

11 au 13 avril 2015

Salon conchylicole de La Tremblade

Le 43e salon national du matériel conchylicole, aquacole, pêche, énergies renouvelables et les loisirs de mer... 

Cette année le salon est ouvert à de nouveaux exposants et à de nouvelles technologies en particulier les énergies renouvelables, l'environnement, les énergies solaires et photovoltaïques, le traitement écologique des déchets. 

Tous matériels élevage, expédition, conditionnement (pompes électrique et moteurs, trieuses, calibreuses), cercleuses, laveurs, matériels de manutention, moteurs marins, propulseurs, accastillages, emballages et dérivés, bateaux, chalands, pontons, aménagements d'installations et de bureaux, matériels ostréicoles pneumatiques, techniques scientifiques, aquaculture, pêche artisanale, petite navigation et pêche de loisirs. 

Une édition sous le signe de l’innovation

Cette année, le salon est ouvert à de nouveaux exposants et à de nouvelles technologies en particulier les énergies renouvelables, l'environnement, les énergies solaires, photovoltaïques et le traitement des déchets. Le salon est la vitrine de ce qui se fait de mieux dans divers domaines : le captage, l'élevage, les écloseries, le conditionnement, sans oublier les chaînes d'emballages et les trieuses calibreuses.

Source : Sud Ouest par Alain Tontale 

Deux colloques

Deux colloques seront organisés dans l’enceinte du salon : dimanche 12 à 10 h 30, Jean Prou de l’Ifremer en animera un sur les mortalités et leurs causes. Lundi, à 14 h 30, le Comité régional de la conchyliculture évoquera le sujet du Parc naturel marin. L’inauguration du salon aura lieu samedi, à 10 h 30.

Dans un contexte économique difficile, Jacky Frétillère, président du Comité foire et salon est confiant, malgré la concurrence sur les salons : « Nous allons avoir le même nombre d'exposants que l'an dernier sur une surface légèrement plus grande. Nous avons quelques exposants étrangers : Espagnols, Belges, Hollandais, Australiens et des nouveaux venus ».

Nouveautés

Le président signale parmi les nouveautés de ce salon la présence du Centre d'étude et de valorisation des algues de Pleubian dans les Côtes-d'Armor dont c'est la première participation au salon. Participera également à la manifestation, Emyg environnement et aquaculture qui est une société innovante spécialisée dans le traitement de l'eau de mer et dans le stockage en circuit fermé des coquillages et crustacés. Elle expose pour la première fois ses installations : une station de purification verticale (appelé aussi stockage en douchette).

Horaires d'ouverture. Samedi, de 14 à 19 heures. Dimanche, de 9 à 19 heures. Lundi, de 9 à 18 heures. Entrée gratuite. Contact : Comité foire et salon au 05 46 47 22 57.

Si le parc marin leur était conté

Le rendez-vous trembladais sera pour les conchyliculteurs une première occasion de fixer leurs attentes à propos du nouveau parc naturel marin.

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Quatre des soixante-dix membres du conseil de gestion, l'organe exécutif du Parc marin de l'estuaire de la Gironde et des pertuis charentais, seront des conchyliculteurs. Lundi prochain, le parc, encore lui, sera présenté en clôture du Salon national de la conchyliculture de La Tremblade (1). Le parc naturel marin, nul n'y échappe, depuis que Ségolène Royal a apposé sa signature sur le décret de création, le 4 avril dernier. Qu'en attendent ces professionnels qui, tout au long du week-end, vont rencontrer leurs fournisseurs à La Tremblade, dans un contexte de crise de mortalités des huîtres qui n'a jamais régressé depuis 2007 ?

Pour l'heure, et c'est bien naturel tant le sujet est frais, les questions sont plus nombreuses que les certitudes. La question du développement des activités d'élevage est dans tous les esprits, qui dit la crainte d'une mise sous cloche. « Je suis assez inquiet des compétences dont se dotera ce parc, exprime le président du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, Gérald Viaud. Au sein d'un conseil de gestion de 70 membres qui expriment des besoins différents les uns des autres, comment cela se passera-t-il lorsque nous voudrons par exemple renouveler les titres de nos concessions d'élevage, ou faire évoluer notre travail dans les parcs ? »

Sur une ligne proche, le Marennais Jean-Pierre Suire, président du Groupement qualité Marennes-Oléron (garant du respect des critères de la fameuse marque ostréicole) incite à la prudence, afin que la profession poursuive ses objectifs, dont celui « du maintien de la conchyliculture en l'état. » La question de la marge de manœuvre des professionnels est posée. Le parc n'entachera-t-il pas de lourdeurs administratives leur action ? Ne freinera-t-il pas des évolutions techniques ?

La Charente-Maritime est le premier département producteur de coquillages en France...

L'élevage des coquillages - ou conchyliculture - est un élément essentiel du littoral de Charente-Maritime. Que ce soit pour les moules dans la baie de l'Aiguillon avec les alignements de bouchots ou pour les huîtres dans la zone de Marennes-Oléron avec les parcs d'élevage en mer et les claires, le travail des hommes a façonné le paysage et engendré une activité économique majeure qui fait la renommée de la région.

Ce 2e recensement conchylicole après celui de 2001 porte sur l'année 2012. Malgré d'importants problèmes sanitaires ces dernières années, la Charente-Maritime reste le premier département français producteur de coquillages, avec le tiers de la production française d'huîtres. En 2012, 789 entreprises ayant leur siège dans le département ont commercialisé pour la consommation 37 000 tonnes d'huîtres creuses et 13 000 tonnes de moules.

Cliquer Ici pour en savoir plus sur le Recensement de la conchyliculture 2012 (Agreste Poitou-Charentes)



Pression d'« écolos bobos » Au nord du département, le président du Syndicat des mytiliculteurs du pertuis Breton, Benoît Durivaud, résume l'inquiétude et lui donne un visage, celui des associations de protection dont les usages peuvent entrer en conflit avec ceux des conchyliculteurs : « On nous parle de développement durable, donc de développement. Or, on voit la pression que mettent sur le littoral les ayatollahs de l'écologie, les écolos bobos. Ils me laissent le sentiment que l'on veut nous mettre sous cloche. » Benoît Durivaud pointe ici le dossier de la Maleconche, ce projet porté par l'interprofession conchylicole d'élever sur filières, en eau profonde, devant Oléron. Plusieurs associations l'ont attaqué. Éleveur de moules à Marennes, Francis Baudet exploite le même filon, mais se demande, lui, si le parc ne serait pas un bienfait ? « Ne facilitera-t-il pas le dialogue en amont avec les associations environnementales et de plaisanciers, plutôt que de se retrouver au tribunal… »

Et les hommes dans le parc ?

Remarque : Dans ce tableau le nombre d'entreprises (2172) correspond au total des établissements agréés sanitaire qui commercialisent des huîtres et des moules pour la consommation, sachant que le nombre d'entreprises conchylicoles actives en 2012 serait de 2864 (voir l'étude ci-dessous)

Le même professionnel, par ailleurs président du Centre régional d'expérimentation et d'application aquacole, sait que cette structure, dans le cadre des études scientifiques et techniques que le parc pourrait déclencher serait prêt à répondre favorablement. Comme il le fait déjà, par exemple, pour le compte du Comité régional conchylicole et du Comité régional des pêches maritimes, sur les pratiques de cultures, la connaissance du marais de claires d'affinage, ou le suivi des coquilles saint-jacques. Mais Francis Baudet n'en demeure pas moins circonspect. « J'étais présent samedi dernier, lors de la signature du décret de création. J'ai entendu parler des espèces d'oiseaux, des poissons, mais pas des hommes, ces gens qui vivent du territoire du parc marin, et qui le façonnent. »

L'adhésion n'est pas pleine et entière, c'est évident. Pourtant, à la crainte de la complication des démarches administratives, de l'empilement d'une strate administrative supplémentaire au millefeuille existant, s'oppose l'idée positive que le parc marin sera l'instrument de la protection des milieux naturels. « Il m'arrive de me promener entre Brouage et la tour de Broue, en plein marais, cette nature est merveilleuse, et je ne doute pas que le parc la protège », dit dans cet esprit Yves Papin, ostréiculteur trembladais à la retraite, qui garde toujours les deux yeux rivés sur l'horizon de la profession.

« Périmètre de protection »

Gérald Viaud transcrit le propos au plan de la gouvernance. Posant le pied sur l'idée que les conchyliculteurs sont des sentinelles du milieu, il espère voir ce rôle mieux reconnu au sein du parc qu'il ne l'était jusqu'alors. « Ce que je peux attendre du parc, c'est que nous soyons mieux respectés, espère le président national des conchyliculteurs. Il nous faut un périmètre de protection, avec des profils de vulnérabilité propres au problème des eaux conchylicoles. Si le parc est une garantie qualitative du milieu, c'est très bien. Mais s'il est une carte postale de plus, aucun intérêt. »

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De l’ère judiciaire à l’aire marine

L’ex-tribunal d’instance et de commerce va accueillir le siège du parc naturel marin.

Source : Sud Ouest par David Briand 

Il avait été mis au courant du choix de Marennes « quelques jours avant » la venue de Ségolène Royal qui a officialisé samedi matin, à la préfecture du département, la création du Parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des pertuis, en même temps que la désignation de Marennes pour accueillir le siège. Une annonce qui avait aussitôt suscité le courroux du premier magistrat de Rochefort, Hervé Blanché (UMP), une ville qui avait candidaté au même titre que l'île d'Aix et La Tremblade (1).

Au cours d'une conférence de presse tenue hier, Mickaël Vallet a voulu apaiser la situation avec son homologue rochefortais : « Je ne suis pas dans la compétition territoriale », dit-il en arguant de la « dimension environnementale » de la cité de Colbert (elle accueille le Conservatoire du littoral et le siège national de la Ligue pour la protection des oiseaux) et plaidant pour la spécificité maritime de la cité ostréicole : « siège départemental des Affaires maritimes et du Comité régional de la conchyliculture ».

Opérationnel fin 2015

« Ce n'est pas comme si on avait candidaté pour accueillir la Maison de la montagne », raille-t-il, décochant une flèche à son voisin du sud, Dominique Bussereau. « On n'est pas des ploucs, même si on n'est pas en milieu balnéaire ».

Suite : Sud Ouest

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Le 9 Avril 2015

Des fermes hydroponiques et aquaponiques pour les toits des grandes villes

Les chercheurs et urbanistes de l'Université technique de Berlin (TU Berlin) ont développé un nouveau type de ferme urbaine pour les toits des grands ensembles : la Roof Water - Farm.

Illustration : Concept de Roof Water Farm (Crédits : TU Berlin - Institut für Stadt- und Regionalplanung)

L'objectif de ce nouveau concept est d'intégrer l'agriculture dans le paysage urbain en occupant des espaces originaux : les toits des immeubles. Ceux-ci présentent plusieurs avantages comparés aux sols ou aux cultures dans des hangars [1] : l'ensoleillement et la possibilité d'utiliser les eaux usées du bâtiment. Cela permet de mettre en valeur des lieux encore peu utilisés mais qui connaissent actuellement un regain d'intérêt important (photovoltaïque, toitures végétalisées...).

Source : BE Allemagne

Roof Water - Farm inclut deux types de culture : d'une part une culture hydroponique, où les plantes utilisent les eaux usées des sanitaires riches en nitrates et phosphores. D'autre part, une culture aquaponique, qui utilise les eaux usées faiblement polluées (douche, lavabo, baignoire) pour alimenter des aquariums poissons - plantes. L'eau résiduelle de ces deux types d'utilisation rejoint ensuite les canalisations des eaux de pluie faiblement pollués. Les synergies sont maximisées lorsque le bâtiment dispose des deux types de culture afin d'utiliser complètement les différentes eaux usées.

A l'heure actuelle, les chercheurs de la TU Berlin travaillent sur une installation de test au sol dans le quartier de Kreuzberg à Berlin. Ils cherchent à y valider leur concept sur le plan de l'hygiène et de la qualité des produits. Des récoltes ont déjà eu lieu. Par ailleurs, un des objectifs est aussi de faire de ces espaces des terrains d'échanges : des évènements y sont organisés, ainsi que des ateliers dans les écoles primaires. Les impacts socio-économiques et les coûts du cycle de vie font aussi partie du cadre de recherche, afin de déterminer l'intérêt sociétal et la rentabilité de Roof Water - Farm.

L'équipe travaille actuellement sur un projet pilote pour un bâtiment du quartier de Marzahn à Berlin. Les chercheurs sont en contact avec le sénat de Berlin, ainsi que d'autres partenaires privés et publics, dont l'Institut Fraunhofer des technologies de l'environnement, de la sécurité et de l'énergie (UMSICHT), pour porter à maturité leur concept. Ils ont, par ailleurs, reçu le soutien financier du Ministère fédéral de la recherche (BMBF) dans le cadre du programme "Infrastructures intelligentes et multifonctionnelles pour un approvisionnement et un traitement de l'eau durable" (INIS).

Pour en savoir plus : BE Allemagne         


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Du bitume à base de microalgues pour « verdir » les routes


Demain, nous roulerons peut-être sur des routes plus écologiques, recouvertes de bitume végétal. Un enrobé issu non pas du pétrole, comme c'est le cas aujourd'hui, mais de microalgues. C'est du moins la piste explorée par des chercheurs nantais et orléanais, appartenant notamment au CNRS et à l'université de Nantes, en association avec l'entreprise AlgoSource de Saint-Nazaire.

Source : Le Monde.fr |  Par Pierre Le Hir

Utilisées de longue date dans les cosmétiques ou les compléments alimentaires, les microalgues sont aussi cultivées, depuis peu, comme source de biocarburants. Ces plantes microscopiques, qui prolifèrent dans les océans, les lacs et les rivières, et qui n'ont besoin que d'eau, de soleil et de gaz carbonique pour se multiplier par photosynthèse, ont en effet la particularité de pouvoir accumuler de grandes quantités de lipides ou de sucres, à partir desquels peuvent être produits du biodiesel ou du bioéthanol.

Proche d'un bitume pétrolier

Après le carburant algal – encore en phase de recherche et développement –, voici donc, peut-être, le bio-bitume. Les chercheurs n'ont pour l'instant apporté que la « preuve de concept » du procédé, c'est-à-dire qu'ils en ont démontré la faisabilité technique en laboratoire, ainsi qu'ils le décrivent dans le numéro d'avril de la revue ACS Sustainable Chemistry § Engineering. Un brevet a été déposé.

Les scientifiques sont partis, explique Bruno Bujoli (université de Nantes-CNRS), de résidus de microalgues destinées à des productions industrielles. Par liquéfaction hydrothermale, dans un bain d'eau chauffée sous pression, ils les ont transformées en une substance visqueuse hydrophobe, qui présente des caractéristiques similaires à celles du bitume pétrolier. Même couleur noire – et non pas verte –, viscoélasticité qui assure la cohésion des granulats entrant dans la composition des revêtements routiers, propriétés rhéologiques (déformation sous l'effet d'une contrainte mécanique) qui confèrent résistance et flexibilité sous les charges... Le rendement, c'est-à-dire le rapport entre la matière algale et la quantité de bitume obtenue, atteint 55 %.
Reste à démontrer que le bitume algal, testé en laboratoire sur des échantillons d'enrobés, peut être exploité en conditions réelles sur le réseau routier et autoroutier, avec une tenue dans le temps suffisante. Les essais doivent être menés dans les trois à cinq ans à venir, à l'Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux.

Horizon de cinq à dix ans...

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30 ans de biotechnologies à l’Ifremer

Chatry Gilles
IFREMER, Ctr Bretagne, Plouzane, France.


La France a initié les premières études de biotechnologies en rapport avec l’aquaculture, les produits et sous-produits de la pêche et l’environnement, il y a plus de 30 ans. Mais le tournant s’opère réellement en 1990 lorsque le spectre des molécules étudiées s’élargit. Grâce aux apports de la génomique et des souchothèques, les perspectives pour l’environnement et la santé s’annoncent très prometteuses pour l’Ifremer.

Dans les années 1980, le CNEXO (Centre national pour l’exploitation des océans) et l’ISTPM (Institut scientifique et technique des pêches maritimes), qui donneront naissance, par leur fusion, à l’Ifremer, en 1984, dédient une part importante de leur activité à l’exploration des grands fonds, à l’aquaculture et à la pêche. Ils dotent ainsi le nouvel institut de moyens techniques pour l’exploration océanique et d’une large culture s’étendant des questions de pêche à l’océanographie. L’étude des molécules et des microorganismes marins se révèle de plus en plus incontournable. Et les biotechnologies marines deviennent rapidement indispensables à la poursuite de ces recherches.

Le lancement en 1990

Les biotechnologies participent aux recherches sur l’environnement, la valorisation des produits et des sous-produits de la pêche et l’aquaculture dans les domaines spécifiques de la physiologie, de la nutrition, de la pathologie et de la génétique. Par exemple, il est démontré que la tyrosine de l’algue Delesseria sanguinea favorise la métamorphose de la coquille Saint-Jacques (1). Dans les écosystèmes marins, il s’agit, en particulier, d’évaluer les effets des polluants et de détecter les algues responsables des efflorescences toxiques qui altèrent les coquillages (2). La recherche et la mesure de taux d’histamine et d’autres amines biogènes, responsables d’intoxications alimentaires, commencent dans les laboratoires de l’Ifremer (3).

Le démarrage du programme portant sur les microorganismes des écosystèmes hydrothermaux a marqué l’année 1988 et poursuit cette démarche en ouvrant l’institut aux biotechnologies. L’année suivante, lors des campagnes océanographiques Biolau et Starmer, effectuées avec le submersible Nautile près des îles Fidji, sur des sources hydrothermales chaudes, des archæbactéries adaptées à des conditions extrêmes de pression et de température sont découvertes et étudiées (4).

En 1990, sur demande du ministère de la Recherche et de la Technologie, une étude évalue l’évolution des biotechnologies marines, tant au niveau national que mondial, afin de préciser le rôle de l’Ifremer (5). Les biotechnologies deviennent alors un des axes prioritaires de l’institut et la biologie moléculaire entre, sans réserve, dans ses laboratoires. Un premier colloque sur les biotechnologies a lieu la même année à Martigues.

Les actions de l’Ifremer se diversifient vers les hydrolysats et les enzymes de poisson, l’identification de peptides en raison de leurs propriétés pour la conservation des produits et la santé humaine. Dans le domaine des algues, une nouvelle famille d’anticoagulant est identifiée (6). Les premiers essais de culture de micro-algues Skeletonema costatum sont initiés afin de proposer de nouveaux fourrages aquacoles.

Les micro-algues, des micro-usines d’innovation

Suite sur Archimer

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Aquaponie : cultiver des légumes en ville avec l'aide des poissons

Un projet de recherche vise à optimiser l’aquaponie, une technique qui permet de combiner productions végétales hors-sol et élevage de poissons. Les résultats permettront aux professionnels de diversifier leurs activités tout en économisant la ressource en eau.

Illustration : Un exemple de système aquaponique qui implique des tilapias (jusqu’à 10.000 poissons dans le réservoir de 5 mètres de profondeur), du cresson et des tomates. © Ryan Griffis, Wikimedia Commons, cc ba sa 2.0

Dans la nature, tout est bon à prendre, quand on sait bien y faire. L’aquaponie en est un bon exemple. Cette technique ancestrale, utilisée en Amérique centrale par les Aztèques, mais aussi en Asie, consiste d’abord à récupérer les rejets des poissons d’élevage, riches en azote ammoniacal et en urée. Il s’agit ensuite de les transformer via l’activité biologique de bactéries, en nutrimentsvalorisables pour une production hors-sol (hydroponie) de plantes d’intérêt économique telles que des légumes, des plantes ornementales ou encore des herbes médicinales. Après filtrationmécanique et biologique, l’eau ayant servi à nourrir les végétaux en nitrate et autres composés nutritifs est reversée dans les bassins piscicoles. Ainsi, en plus de valoriser les effluents aquacoles, la ressource n’est pas rejetée et donc économisée.

Source : Futura Sciences Par Andréa Haug, Futura-Sciences

Des équipements clés en main se vendent déjà, mais il existe peu de référentiels scientifiques. Aussi, le projet Apiva (Aquaponie innovation végétale et aquaculture), qui réunit différents acteurs des filières aquacole et horticole, a pour objectif de caractériser techniquement et économiquement différents systèmes aquaponiques, en eau chaude ou froide, en vue d’un transfert de la technologie vers les professionnels. À terme, des normes qui permettent un rendement optimal pourront être définies.

La technique a du potentiel dans les zones périurbaines

Les protocoles en cours depuis plusieurs mois visent notamment à chiffrer la dépense énergétique pour le pompage de l’eau, le poste le plus coûteux de ce système. « Comme il faut une source d’énergie invariable et permanente, l’énergie solaire ou éolienne apparaissent moins adaptée que l’électricité », souligne Laurent Labbé, manager du projet Apiva pour l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et directeur de la Pisciculture expérimentale Inra des monts d’Arrée, à Sizun, en France...



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Alimentation piscicole de demain

L’élevage d’insectes valorisera nos déchets pour nourrir nos animaux



Si les insectes ne remplaceront pas tout de suite l’entrecôte dans nos assiettes, il est fort probable que les farines d’insectes, riches en protéines, entrent d’ici peu aux menus de nos poissons d’élevage, volailles, porcs, bovins en commençant par l’écuelle de nos chiens et chats.

Source : Agrisalon

Avec l'élevage d'insectes, c'est un nouveau domaine agro-industriel qui s'ouvre. « Les innovations de ce type, où tout reste à créer sont extrêmement rares, se réjouit Frédéric Marion-Poll, chercheur à Agro Paris Tech. Nous sommes face à un processus de domestication, qui promet de nombreuses découvertes et finalités encore insoupçonnées (molécules spécifiques, biomatériaux, bio fuel,..). Demain, les insectes nous serviront à mieux tirer parti des ressources et de déchets agro-alimentaires que nous sous-exploitons actuellement. »

1 millions d'espèces

Le règne des « insectes » rassemble plus d'un million d'espèces différentes aux régimes alimentaires et aux caractéristiques très variés, comme le prouvent depuis des millénaires l'abeille et le ver à soie domestiques. Actuellement, les recherches sur l'élevage d'insectes se concentrent sur les teneurs en protéines. Ainsi les vers de farine (ténébrions) se nourrissent de céréales, pulpes de betterave ou déchets de biscuiterie. Les mouches peuvent créer des protéines comestibles à partir de lisier ou de déchets d'abattoir ou de légumes abîmés s'ils n'ont pas été traités aux insecticides ! Plus intéressant encore, les termites sont capables de transformer la cellulose du bois ou de la paille. A l'image des légumineuses, certaines espèces de termites ont la faculté de synthétiser atmosphérique pour produire leurs protéines.

(...)

Améliorer le coût de production

« Avant de voir apparaître une véritable filière insectes en France, il reste de nombreux verrous à ouvrir, avertit Samir Mezdour d'Agro Paris Tech qui mène depuis deux ans des recherches sur la confection d'une bio-raffinerie d'insectes. Il nous faut trouver des solutions pour mécaniser la production et la transformation en farine. L'objectif serait d'atteindre un coût de production entre 600 et 1.200 euros la tonne d'insectes pour être compétitif face à d'autres sources de protéines. »

D'autres verrous concernent la réglementation européenne encore inexistante sur les conditions d'élevage et d'abattage des insectes ou les risques de toxicité (métaux lourds, mycotoxines). Et surtout revoir la réglementation sur les farines animales. En effet, aujourd'hui, les farines animales sont autorisées uniquement pour le marché du « pet food » (chiens et chats) et les farines de poisson pour l'aquaculture. Il se pourrait que d'ici quelques années Bruxelles autorise l'alimentation croisée entre certaines espèces, d'autant que les insectes sont génétiquement très éloignés des volailles, porcs, bovins ou humains.

Eleveur d'insectes, un métier d'avenir...

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Le 8 Avril 2015

De Jersey, les toutes premières huîtres labellisées ASC

Jersey Oyster Company est la première entreprise ostréicole dans le monde à obtenir le label ASC  de l'Aquaculture Stewardship Council.

« Je suis ravi d'accueillir Jersey Oyster Company dans la liste des entreprises certifiées ASC », a déclaré Chris Ninnes, chef de la direction de NCP. « Maintenant, j'attends avec beaucoup d'impatience les premières huîtres ASC sur les étals ».

« Deux autres entreprises ostréicoles à Jersey, Seymour Oyster Company et Jersey Sea Farms, attendent aussi le résultat de leurs évaluations.... Nous voulons avoir un large éventail de produits et d'entreprises de toutes tailles impliqués dans notre programme. Ces trois exploitations ostréicoles sont représentatives des petits aquaculteurs indépendants qui voient un intérêt dans la certification ASC de leurs produits...

Pour plus d'informations : First oyster farm certified against ASC bivalves standard

ASC (Aquaculture Stewardship Council), Kesaco ?

La mission de l'ASC est de transformer l'aquaculture vers la durabilité environnementale et la responsabilité sociale par des mécanismes de marché efficaces en créant de la valeur au travers la chaîne d'approvisionnement.

Qu'est-ce que l'Aquaculture Stewardship Council (ASC) ?

Fondé en 2010 par le WWF et l'IDH (initiative néerlandaise pour le commerce durable), l'Aquaculture Stewardship Council (ASC) est une organisation indépendante à but non lucratif dont l'influence s'exerce à l'échelle mondiale.

L'ASC a pour ambition d'être le principal programme de certification et de labellisation des produits de la mer issus d'une aquaculture responsable. Son rôle consiste avant tout à gérer les référentiels mondiaux pour une aquaculture responsable établis par les Dialogues sur l'aquaculture du WWF.
L'ASC travaille en collaboration avec les aquaculteurs, avec les transformateurs de produits de la mer, les entreprises des secteurs de la vente au détail et de la restauration, les scientifiques, les groupes de protection de l'environnement et les consommateurs en vue de :

Reconnaître et récompenser les efforts de l'aquaculture responsable au travers du programme de certification de l'aquaculture et de labellisation des produits de la mer de l'ASC.
Promouvoir de meilleurs choix environnementaux et sociaux lors de l'achat de produits de la mer.
Contribuer à la transformation des marchés de produits de la mer dans le sens d'une plus grande durabilité.
Transformer les marchés mondiaux de produits de la mer

Avec ses partenaires, l'ASC gère un ambitieux programme visant à transformer les marchés de produits de la mer de la planète et à promouvoir les meilleures performances environnementales et sociales dans la filière de l'aquaculture. Cela suppose un accroissement de l'offre de produits de la mer issus d'une aquaculture responsable et certifiée à la disposition des acheteurs, ainsi que des efforts pour promouvoir l'utilisation du logo ASC. Le logo adresse un message fort aux consommateurs quant à l'intégrité environnementale et sociale du produit qu'ils sont en train d'acheter.

Changer réellement le cours des choses

L'ASC est bien plus qu'un organisme dépositaire des référentiels. Il œuvre activement à la transformation de la filière de l'aquaculture grâce à son approche axée sur le marché. Ses efforts dans ce sens s'appuient sur les atouts de l'organisation :

Crédibilité

Les référentiels de l'ASC sont élaborés conformément aux lignes directrices de l'ISEAL - multiplicité des parties prenantes, transparence, intégration de mesures de performances reposant sur des critères scientifiques.

Efficacité

En s'attaquant aux principaux impacts attribuables à la filière, l'ASC contribue à réduire au minimum l'impact environnemental et social de l'aquaculture commerciale.

Valeur ajoutée

Destiné au consommateur, le label de l'ASC contribue à promouvoir des pratiques responsables - il crée une relation entre l'exploitation et le marché.

Pour plus d'informations : ASC

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Le 7 Avril 2015

Création du parc marin de l'estuaire de la Gironde et des Pertuis charentais




Illustration à partir de la carte de l'Agence des aires marines protégées : Carte du périmètre du Parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis

La Rochelle : Ségolène Royal acte la création du septième Parc naturel marin

Ce samedi, la ministre de l'Ecologie a signé le décret de création du Parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis. Ce sera le plus grand parc marin hexagonal

Source : Sud Ouest par Luc Bourrianne

"C'est un très beau jour", s'est enthousiasmée Ségolène Royal avant d'acter la création du septième Parc naturel marin français, celui qui va englober les pertuis charentais et l'estuaire de la Gironde.

La ministre de l'Ecologie s'est félicitée d'avoir relancé le projet qui avait été arrêté à l'automne 2012. Elle a eu beau jeu de rappeler qu'en tant que présidente de la région Poitou-Charentes, elle avait "réclamé sa création dès 2008".

Les nombreux élus locaux présents ont salué cette création. De Philippe Plisson (député PS de la Gironde) à Didier Quentin (député-maire UMP de Royan), ils se sont tous félicités de la renaissance du projet. Beaucoup se sont montrés davantage perplexes quant aux moyens qui seront alloués au futur parc.

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Un cadeau royal pour Marennes 

Alors que les élus étaient invités par la ministre à réagir à la création du Parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis, Hervé Blanché (maire UMP de Rochefort) douchait l'ambiance et brisait l'unanimité du moment : « Rochefort est candidate à l'accueil du siège social du Parc naturel marin. Nous sommes central, accueillons déjà le siège national de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), le Centre international de la mer ou encore le Conservatoire du littoral. Et en plus, nous avons des bâtiments beaucoup plus grands que ceux de Marennes. »

Source : Sud Ouest

Un plaidoyer qui ne troublait pas Ségolène Royal. Sans ciller, la ministre de l'Écologie prenait tout le monde de court en officialisant sa décision, à l'avantage de la ville dirigée par le socialiste Mickaël Vallet. « L'État a choisi Marennes car, justement, il est important que tout ne soit pas au même endroit. Il faut répartir les potentiels, rapprocher les territoires. » Une argumentation qui ne calmait pas le maire rochefortais. « C'est le fait du prince et comme tout fait du prince, ce n'est pas forcément logique. C'est un choix politique. » De son côté, le maire de Marennes se réjouissait de l'officialisation ministérielle avant d'être à son tour surpris par les annonces de Royal. La ministre évoquait en effet d'elle-même les locaux de l'ancien tribunal de Marennes pour accueillir le siège quand Mickaël Vallet ne parlait encore que de « simple hypothèse ». Au final, on s'en doute, les 30 agents du Parc devraient bien siéger dans l'ancien tribunal de Marennes.

Remarque personnelle : Le quartier maritime de Marennes-Oléron par le nombre de ses inscrits maritimes (pêcheurs et conchyliculteurs), fait partie des plus grands quartiers en France, il mérite bien ce siège... A Marennes... Dans une autre majorité, La Tremblade (sur l'autre rive de la Seudre) aurait aussi été un bon choix...

Les enjeux économiques du parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et des pertuis charentais

Samedi 4 avril, le parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et des pertuis charentais est créé par décret de la ministre de l’Ecologie et du développement durable, Ségolène Royal. Il s’ajoute à la liste des six parcs marins français existants. 

Certains pensaient que ce parc naturel marin ne verrait jamais le jour. Mais, il y a un peu moins d'un an, à La Rochelle, la ministre, Ségolène Royal relançait la procédure de création qu'avait impulsée Jean-Louis Borloo en juin 2008.

Un périmètre de 6 500 km²

Le parc marin est doté d'une gouvernance centrée sur un conseil de gestion de 69 membres issus des collectivités territoriales, de groupement professionnels, des services de l'Etat et des associations des pratiques et usages maritimes de loisirs. La concertation est le maître mot qui doit régir ses interventions, sur un périmètre de 6 500 kilomètres carrés qui s'étire du pertuis Breton, au nord, au bec d'Ambès, en amont de l'estuaire de la Gironde. Un linéaire côtier de près de 700 kilomètres, dont 230 pour les quatre îles charentaises-maritimes.

Concilier intérêts économiques et respect de la nature...

Comment sera financé le parc marin ?

Une très forte activité économique maritime


Parmi les activités économiques majeures exercées dans le périmètre du parc se trouvent celles des deux Grands Ports maritimes de La Rochelle et de Bordeaux. Ils cumulent près de 18 millions de tonnes de trafic. Il y a aussi la conchyliculture charentaise, avec la mise en marché de près de 20 000 tonnes de moules et 45 000 tonne d'huîtres. Le sort des flottilles de pêche artisanale de La Rochelle, La Cotinière, et Royan, mais aussi des pêcheurs de l'estuaire de la Gironde, au regard des quotas et restrictions européennes, est aussi sensible dans ce périmètre. On ne saurait, enfin, éluder les enjeux de la qualité des apports d'eau douce des bassins versants vers l'aval et les productions maritimes.

Pour en savoir plus :

Communiqué de presse

Création du Parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et des Pertuis charentais…sur le papier !



Ce samedi, la ministre de l’Ecologie signera enfin le décret de création du septième Parc Naturel Marin français, celui de l'estuaire de la Gironde et des Pertuis charentais, le plus grand de métropole ! Après un abandon de 5 ans, France Nature Environnement et ses associations membres la LPO, la SEPANSO Gironde, Nature Environnement 17, Ré Nature Environnement, Vendée Nature Environnement et Coorlit 85, mobilisées depuis le début du projet, saluent cette bonne nouvelle mais restent exigeantes concernant les objectifs et la gouvernance du parc et s’inquiètent des moyens humains et financiers qui seront déployés. 

Source : FNE

Explications. 

Un parc attendu pour un milieu exceptionnel

6 000 km², 700 kilomètres de côtes, des zones d’enjeux écologiques majeurs, une multitude d’activités maritimes…Nos associations soutiennent pleinement l’esprit de ce parc marin qui conduira les acteurs du littoral, à approfondir leurs connaissances des milieux marins et estuariens, à débattre de façon concertée à propos des orientations à donner aux activités maritimes et nautiques dans le but d’en pérenniser les ressources, protéger les milieux marins et assurer la vie économique raisonnée des territoires concernés. Rappelons qu’un parc marin a pour mission première la connaissance du patrimoine marin, puis la protection du milieu marin, et, enfin, son développement durable. Son action doit viser à concilier les activités existantes les unes avec les autres en s'appuyant sur le rassemblement, au sein d’un seul conseil de gestion tel un « parlement de la mer », des élus, professionnels, usagers et associations territorialement concernés.

Pour Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO : « La LPO se réjouit de la création du Parc Marin, qui vient conforter notamment les réserves naturelles qu’elle gère et qui accueillent les effectifs d’oiseaux hivernants les plus importants de la façade Atlantique.»

A cette occasion, FNE et ses associations membres attendent la reconnaissance et un appui pour les gestionnaires associatifs des aires protégées.

Carte extraite de l'article de Sciences et Avenir : Pertuis charentais et Gironde deviennent le 7e parc naturel marin français

Pour un parc représentatif des intérêts environnementaux

La création de ce parc est une bonne nouvelle pour les milieux marin et estuarien. Néanmoins, les associations exigent que soient définis un périmètre cohérent et une gouvernance équilibrée afin de défendre les intérêts de ce milieu naturel remarquable à sa juste mesure.

Nos associations demandent l’intégration du plateau de Rochebonne ainsi qu’un découpage en deux comités géographiques et non trois[1], comme proposé lors des dernières réunions de concertation et ce, afin de respecter le fonctionnement naturel des milieux.

Par ailleurs, un parc marin concilie nature et activités. La représentativité des défenseurs de l’environnement s’améliore, tout en restant malheureusement toujours minoritaire, ce qui est insatisfaisant. Les océans, étant devenus progressivement de nouveaux moteurs économiques (énergies marines renouvelables, extraction de granulats marins, etc.), nos associations poursuivront leur investissement au sein du « parlement de la mer » et exigeront que la protection du milieu marin soit clairement affichée dans les orientations du parc afin d’éviter un accaparement par les activités économiques.

Pour Yves Le Quellec, président de Vendée Nature Environnement : « Cette création est une bonne nouvelle et contribuera à renforcer le lien terre-mer, négligé aujourd’hui. Parce que l’essentiel de la pollution en mer vient des bassins versants, nous ferons en sorte de consolider les travaux portant sur l’interface entre les espaces marins et terrestres. »

Une belle ambition…sur le papier pour l’instant !

Depuis l’enquête publique en 2011, nos associations n’ont cessé de s’interroger sur les engagements humains, techniques et financiers dont sera doté le parc marin. A ce jour, ces interrogations ne peuvent être que renforcées aux regards des actualités récentes : Création du parc marin du bassin d’Arcachon, projets de parcs marins en Martinique ainsi qu’au Cap Corse, extension du réseau Natura 2000 en mer, mise en œuvre de la directive-cadre stratégie pour le milieu marin, intégration de l’agence des Aires Marines Protégées au sein de l’Agence Française pour la Biodiversité, etc. Les surfaces à protéger et les problématiques marines augmentent, pas les moyens. Nos associations s’interrogent donc sur la stratégie de la France en matière de protection du milieu marin et rappellent qu’un parc marin a besoin de ressources pour fonctionner, répondre aux enjeux et à ses missions et mener des projets. L'étendue et la diversité des problématiques du parc marin de l'estuaire de la Gironde et des Pertuis charentais appelleront indéniablement des moyens accrus en termes de personnels, de spécialistes et de répartition géographique.

Pour Denez L’Hostis, président de France Nature Environnement et administrateur de l’Agence des Aires Marines Protégées: «Rappelons que les océans sont les premières victimes des changements climatiques et sont au cœur de la machine climatique planétaire. La création de parcs naturels marins peut et doit répondre aux enjeux des changements climatiques. A l’approche de la COP21, la France, second domaine maritime mondial, doit se montrer exemplaire en la matière en mettant en œuvre une stratégie ambitieuse de création et de gestion des aires marines protégées ! »

[1] Les trois comités géographiques proposés étaient le littoral vendéen, la mer des Pertuis et l’estuaire de la Gironde

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Salon conchylicole de La Tremblade


Le 43e salon national du matériel conchylicole, aquacole, pêche, énergies renouvelables et les loisirs de mer... 

La Tremblade - Charente-Maritime

11 au 13 avril 2015

Cette année le salon est ouvert à de nouveaux exposants et à de nouvelles technologies en particulier les énergies renouvelables, l'environnement, les énergies solaires et photovoltaïques, le traitement écologique des déchets. 

Tous matériels élevage, expédition, conditionnement (pompes électrique et moteurs, trieuses, calibreuses), cercleuses, laveurs, matériels de manutention, moteurs marins, propulseurs, accastillages, emballages et dérivés, bateaux, chalands, pontons, aménagements d'installations et de bureaux, matériels ostréicoles pneumatiques, techniques scientifiques, aquaculture, pêche artisanale, petite navigation et pêche de loisirs. 

Organisation de colloques. 

Ouvert de 9h à 12h et de 14h à 19h. Entrée gratuite... Renseignements : 05 46 47 22 57

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En Italie, Linden Comansa fait bonne pêche



L'entreprise italienne Gargano Pesca, spécialisée dans l'élevage de poissons, emploie une grue à tour Linden Comansa 16LC185 Flat-Top pour le chargement et le déchargement de conteneurs sur le port de Manfredonia, dans la province de Foggia en Italie.

Source : Cayola

Manfredonia est une petite ville côtière en Italie, située à proximité du promontoire de Gargano dans la province de Foggia. Une grande partie de son économie est basée sur la pêche, et sa flotte de bateaux est une des plus importantes de la mer Adriatique. En plus du port de pêche, Manfredonia possède également un port industriel de 3 km de long où s'est implantée la société italienne Gargano Pesca.

Cette dernière s'est spécialisée dans l'aquaculture pour laquelle elle dispose de 40 cages flottantes en mer destinées à l'élevage du bar, de la dorade royale, des huîtres, des moules et des palourdes. Depuis le début 2015, Gargano Pesca s'est acquis les services d'une grue à tour Linden Comansa 16LC185 Flat-Top d'une capacité de charge maximale de 12 t. Chaque jour, cette grue s'emploie au transbordement de conteneurs installés en pleine mer et qui produisent chaque année environ 1 200 t de poisson. La période de reproduction dure en moyenne de 2 à 2,5 ans, au cours de laquelle la grue Linden Comana contribue également au chargement et au déchargement de tous les équipements pour l'exploitation et l'entretien des filets et autres systèmes électriques.

La grue 16LC185 a été montée au port, à environ 5m au-dessus du niveau de la mer, sur 4,5 m de large avec une hauteur sous crochet de 20,2 m et une flèche de 45 m. Elle dispose d'une protection spéciale pour environnement marin appelé C4M et est exempte de cabine. Pour des questions de mobilité et de visibilité, les grutiers emploient un système de contrôle radiocommandé.

Selon Dino Dorigo, directeur des ventes de Linden Comansa en Italie, la 16LC185 est probablement la plus grande grue à tour vendue sur le territoire transalpin au cours de l'année passée.

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Le 6 Avril 2015

Les moules de Groix cuisinées à toutes les sauces

Les moules de l'île de Groix moule de corde élévée en pleine mer - Peinture Gildas Flahault

À la cantine municipale, le chef Jean-Louis Farjot et son invité Patrick Saigot, venu expliquer l'élevage des moules de Groix aux élèves de l'atelier.

Source : Ouest France

Animé par le patron du restaurant Le Cinquante, le dernier atelier de cuisine s'est déroulé samedi après-midi, à la cantine municipale. Il était dédié cette fois aux moules de Groix. Le chef Jean-Louis Farjot a eu l'idée d'inviter le mytiliculteur de l'île, Patrick Saigot, qui utilise comme méthode le captage naturel en pleine mer. Il a expliqué aux participants l'élevage des moules et leur vie de mollusque. « Les restaurateurs ne veulent pas prendre les moules de Groix, parce qu'elles sont dures à nettoyer... Ce qui fait que 10 % de la production est vendue sur place et tout le reste est exporté. Mais l'an prochain, nous investirons dans une machine pour les nettoyer », a-t-il annoncé.

Les élèves de l'atelier ont ensuite suivi les recettes du chef : moules farcies au beurre d'algue ; brochettes de moules ; baluchons retravaillés au chou ; crème de chou-fleur et risotto de moules cuites aux herbes... Ainsi s'achève le cycle consacré à la cuisine et aujourd'hui démarre un nouveau cycle sur le thème du jardin. « Samedi 11 avril, aura lieu un troc de plantes, sur le terrain Jep Jep, de 10 h à 12 h 30. Les inscriptions sont à effectuer dès à présent en mairie », indique Cécile Valentin, chargée de mission tourisme durable.

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Le Sétois Henri Grizel apporte son savoir-faire aux conchyliculteurs chinois


Depuis 2010, Henri Grizel s’est rendu à sept reprises sur des sites conchylicoles chinois.

L'ancien patron d'Ifremer Sète, Henri Grizel, a mené plusieurs missions en Chine pour initier les conchyliculteurs aux indispensables analyses. Entretien. 

Source : Midi libre

Retraité d'Ifremer depuis 2009, vous assurez pourtant encore des missions à l'étranger, dans quel cadre ? Je suis en fait membre de l'ECTI (à l'origine Échanges et Consultations Techniques Internationales). C'est une association de seniors désireux de s'engager, à l'issue de leur carrière, dans le développement. Le siège social, à Levallois-Perret, recueille les CV des volontaires, qui sont ensuite sollicités en fonction de leurs compétences pour des missions diverses au service de gouvernements ou de particuliers. Pour ma part, j'ai travaillé 38 ans à Ifremer autour des coquillages, de leur élevage, de leurs pathologies... Des compétences pour lesquelles l'ECTI vous a proposé plusieurs missions en Chine... L'existence de la mission nous est dans un premier temps signifiée, puis on postule et notre...

Retraité d'Ifremer depuis 2009, vous assurez pourtant encore des missions à l'étranger, dans quel cadre ?

Je suis en fait membre de l'ECTI (à l'origine Échanges et Consultations Techniques Internationales). C'est une association de seniors désireux de s'engager, à l'issue de leur carrière, dans le développement. Le siège social, à Levallois-Perret, recueille les CV des volontaires, qui sont ensuite sollicités en fonction de leurs compétences pour des missions diverses au service de gouvernements ou de particuliers. Pour ma part, j'ai travaillé 38 ans à Ifremer autour des coquillages, de leur élevage, de leurs pathologies...

Des compétences pour lesquelles l'ECTI vous a proposé plusieurs missions en Chine...

L'existence de la mission nous est dans un premier temps signifiée, puis on postule et notre candidature repart, en l'occurrence en Chine, cette fois, pour validation. En ce qui me concerne, ma première mission, en 2010, consistait en une assistance technique pour le Nantong (ville de 7,7 millions d'habitants dans la province du Jiangsu) Foreign Expert Bureau.

Où les Chinois ont un problème avec leurs coquillages ?

Ils en sont en fait au tout début : ils veulent recueillir des informations sur tout : les technologies, l'élevage, les écloseries, que cela concerne les huîtres, les moules ou encore les ormeaux...

Qu'ils ne savent pas encore produire ?

Comment élèvent-ils leurs coquillages ?

Mais s'ils font appel au savoir-faire français, c'est bien qu'ils ont un problème...

Et leur conscience de l'environnement ?

Du style escherichia coli (*) ?

Que leur avez-vous apporté ?

Les Chinois consomment-ils des huîtres ou veulent-ils seulement en produire pour les exporter ?

J'imagine qu'une partie de la population consomme les huîtres locales, notamment produites dans le sud. En revanche, dans les grandes villes, les cartes de restaurants un peu huppés proposent essentiellement des huîtres occidentales.

Une telle mission en Chine est, on l'imagine, grassement rémunérée...


L’antenne de Royan de la CCI présentait vendredi au siège de la Cara le bilan de son activité en 2014.

Tout n'est pas rose. Tout n'est pas noir ou porteur d'inquiétude, non plus. Il est intéressant, en effet, de souligner ce chiffre presque paradoxal pour un territoire où dominent les activités de service et de commerce de proximité : 48 entreprises du territoire ont exporté, en 2014. C'est notamment le cas dans le domaine ostréicole.

Les deux plus gros exportateurs du territoire sont d'ailleurs la SARL Spéciales Gillardeau et les huîtres Geay. Les consommateurs chinois apprécient particulièrement les huîtres Marennes-Oléron, contribuant à l'essor de l'exportation. Alors que le territoire de l'antenne de Royan de la CCI héberge 33 % des entreprises globalement recensées sur le territoire de la CCI Rochefort-Saintonge, on y enregistre 50 % des formalités d'exportation à l'international.


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Afrique Centrale: Des pistes pour rentabiliser la pisciculture

Dans le cadre d'un projet mis en œuvre depuis 2012, les résultats probants sont déjà visibles au niveau de la technique.Multiplier par trois la production piscicole actuelle et réduire de 15% les importations de poissons, soit un gain de 20 milliards de F par an pour les pays concernés.

Source : AllAfrica par Michel Tessoh Tene (stagiaire)

Ce sont quelques progrès auxquels pourrait conduire le projet d'intensification écologique des systèmes piscicoles extensifs (SyPiEx) familiaux, en Afrique de l'Ouest et centrale. Le Pr Minette Tomedi Eyango, directeur de l'Institut des sciences halieutiques (ISH) de Yabassi et coordonatrice régionale du SyPiEx, l'a relevé lundi dernier à Yaoundé, à l'ouverture du troisième atelier de revue annuelle et de planification de ce projet mis en œuvre par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF/WECARD). Pendant quatre jours, les participants venus du Bénin, de la Côte d'ivoire, du Sénégal, de la France et du Cameroun, vont se pencher sur les difficultés rencontrées et les leçons apprises au cours de son implémentation, depuis le lancement du projet en 2012. Les échanges devront aussi porter sur les recommandations de la dernière mission de supervision de la Banque mondiale qui, avec le CORAF/WECARD, a décidé d'une extension du projet SyPiEx sur une année supplémentaire et l'intégration du Gabon, de la Centrafrique, du Congo et la RDC.

D'une durée de trois ans, le projet SyPiEx couvre trois pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Notamment le Cameroun, le Bénin et la Côte d'ivoire. Sa mise en œuvre vise à améliorer la productivité et la durabilité des systèmes piscicoles extensifs familiaux. Parvenu en 2015, le projet SyPiEx a déjà permis la maîtrise de l'itinéraire conventionnel de production du Tilapia du Nil. Notamment le retrait simple des géniteurs après 40 jours de stockage, qui permet de produire 10 fois plus que la manière de faire actuelle et de réaliser au moins deux cycles annuels de production. Bien que le poisson issu des systèmes piscicoles extensifs soit très prisé par les consommateurs, il ressort que sa production se trouve limitée par la méconnaissance de la conduite des itinéraires techniques, la non-adoption des propositions techniques et les difficultés d'accès au foncier. En Afrique de l'Ouest et du Centre, le poisson couvre près de 50% de la demande en protéine animale et provient pour près de 60% des importations.

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Pêche. Le fabriquant de filets KLM va vendre sacs étanches et bottes sur Internet

Pourquoi un fabricant de filets de pêche se lance-t-il dans la vente de bottes et de sacs étanches sur Internet?

Ronan Le Meur, président de KLM à Guengat (Finistère), explique sa démarche.

Source : Ouest France

Les entreprises doivent s'adapter en permanence à l'évolution du marché. Ça, c'est la théorie. Et en pratique ? L'exemple de Kersaudy & Le Meur (KLM), à Guengat (Finistère), est parlant. Depuis peu, la société a lancé une nouvelle marque, Kerfil Outdoor. Spécificité, elle propose sur Internet une gamme de sacs étanches, de chaussures et de bottes. Pour l'entreprise, c'est une petite révolution. Parce que Kersaudy & Le Meur (KLM) est né dans le monde de la pêche, en 1938 à Douarnenez.

« Je suis le représentant de la 3e génération. Arrivé en 1998 dans l'entreprise à la quarantaine lorsque la question de la succession s'est posée » se rappelle Ronan Le Meur, 57 ans. Les années glorieuses de la pêche s'effilochaient. « C'était le début de la crise, la flotte se réduisait fortement. » KLM a persisté et fabrique toujours des filets de pêche pour professionnels.

« Il faut un coup de coeur »


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Le 3 Avril 2015

Trop-plein d'huîtres à Pâques en Languedoc-Roussillon



C. Agullo et F. Detranchant.

Consommer des huîtres à Pâques ? La météo clémente en Languedoc-Roussillon a entraîné une surproduction d'huîtres de Bouzigues dans le bassin de Thau. Les producteurs sont prêts à baisser les prix pour écouler les stocks, notamment pendant les fêtes pascales.

Source : Midi Libre par Z. S. avec AFP

Une campagne nationale incite à la consommation d'huîtres pendant les fêtes pascales afin d'écouler une certaine surproduction due à une météo clémente et à une faible consommation à Noël alors que les ostréiculteurs réalisent de 40 à 80% de leur chiffre d'affaires pendant les fêtes de fin d'année.

La commercialisation des huîtres et des moules de l'étang de Thau avait par ailleurs été suspendue en fin d'année en raison des inondations de l'automne.

La surproduction d'huîtres de Bouzigues dans le bassin de Thau (Hérault), qui représentent 90% des huîtres de Méditerranée, est estimée entre 800 et 1.000 tonnes (entre 7.000 et 8.000 tonnes sur le plan national) en ce qui concerne les calibres 0 et 1, confirme le président du Comité régional de conchyliculture de Méditerranée Philippe Ortin.

L'automne 2014 a été favorable à la croissance des huîtres et on s'est retrouvé avec des huîtres très grosses en quantités non négligeables, qui ne se sont pas vendues à Noël", explique Gérald Viaud, président du Comité national de la conchyliculture (CNC).

Depuis 2008, l'ostréiculture connaît une crise en raison de la présence d'un herpès virus qui a décimé jusqu'à 75% des jeunes huîtres (naissains). Depuis 2013, les huîtres de taille adulte sont elles aussi victimes d'un taux de surmortalité important, pouvant atteindre 65% selon l'Ifremer.

Dans la grande distribution, on trouve actuellement la douzaine d'huîtres n°2 autour des 6 euros, contre 9 euros pour celles de calibre 3. Une huître de calibre zéro pèse entre 150 et 250 grammes et une n°3 environ 75 grammes.

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Des huîtres à Pâques pour écouler les stocks en gros calibres

Une campagne nationale incite à la consommation d'huîtres pendant les fêtes pascales afin d'écouler une certaine surproduction due à une météo clémente

Source : Libération avec AFP

Des huîtres à Pâques. Pourquoi pas? Une campagne nationale incite à la consommation d’huîtres pendant les fêtes pascales afin d’écouler une certaine surproduction due à une météo clémente, une consommation plus faible en fin d’année ou à l’embargo russe.

«L’automne 2014 a été favorable à la croissance des huîtres et on s’est retrouvé avec des huîtres très grosses en quantités non négligeables, qui ne se sont pas vendues à Noël», explique à l’AFP Gérald Viaud, président du Comité national de la conchyliculture (CNC). Les ostréiculteurs réalisent de 40 à 80% de leur chiffre d’affaires pendant les fêtes de fin d’année.

«L’huître est un produit d’exception qui ne se consomme pas uniquement pendant les fêtes de fin d’année», peut-on lire sur le site du CNC à la rubrique «Huître de Pâques». Le Comité a mis à la disposition de ses membres des outils de communication - recettes, affiches, petit film présentant la filière - pour promouvoir les huîtres de gros calibre (numéro 0, 1 et 2), alors que depuis quelques années les consommateurs demandent plutôt des mollusques plus petits (n°3).

Dans la grande distribution, on trouve actuellement la douzaine d’huîtres n°2 autour des 6 euros, contre 9 euros pour celles de calibre 3. Une huître de calibre zéro pèse entre 150 et 250 grammes et une n°3 environ 75 grammes.

«Les huîtres ce ne sont pas des boulons, c’est pas un produit industriel», souligne M. Viaud. «On oublie que ce sont des animaux vivants qui réagissent aux éléments de la nature», explique-t-il, assurant que le surplus de grosses huîtres concerne actuellement entre 7.000 et 8.000 tonnes et que tous les bassins sont concernés.

La surproduction d’huîtres de Bouzigues dans le bassin de Thau (Hérault), qui représentent 90% des huîtres de Méditerranée, est estimée entre 800 et 1.000 tonnes en ce qui concerne les calibres 0 et 1, confirme le président du Comité régional de conchyliculture de Méditerranée Philippe Ortin.

- Campagne 'trop tardive' -

L’ostréiculteur met en cause la douceur automnale mais également une faible consommation à Noël, ainsi que le fait que les huîtres du bassin de Thau sont triploïdes, ce qui les empêche de se reproduire mais conduit à un fort développement. M. Viaud pointe du doigt également l’embargo alimentaire décrété en août dernier par la Russie en réponse aux sanctions occidentales liées à la crise ukrainienne.

Depuis 2008, l’ostréiculture connaît une crise en raison de la présence d’un herpès virus qui a décimé jusqu’à 75% des jeunes huîtres (naissains). Depuis 2013, les huîtres de taille adulte sont elles aussi victimes d’un taux de surmortalité important, pouvant atteindre 65% selon l’Ifremer.

«Les huîtres qui survivent continuent à grossir du fait qu’elles ont plus de place et surtout davantage d’aliments pour se nourrir vu qu’elles sont moins nombreuses», explique Philippe Le Gal, président du Comité régional de conchyliculture de Bretagne Sud, soulignant que les professionnels du secteur ont essayé de mettre en place davantage de naissains depuis 2008 pour pallier la surmortalité.

«On n’est pas revenus à une production normale», assure-t-il cependant, M. Viaud précisant qu’avant 2008 elle était de quelque 150.000 tonnes par an, contre 100.000 en moyenne depuis.

La petite production haut-normande (100 à 150 tonnes), concentrée à Veules-les-Roses (Seine maritime) où sont présents cinq ostréiculteurs, se dit en revanche plutôt satisfaite de la situation actuelle. «Pour nous, côté production c’est la stabilité avec une belle qualité», se réjouit Gérard Gallot, ce qui devrait ravir les consommateurs.

«Mangez des huîtres pour Pâques! Il n’y a pas que les chocolats, on mange les chocolats après les huîtres!» lance à leur égard Gérald Viaud. Une campagne de promotion «trop tardive» cependant pour Ronan Henry, ostréiculteur à Saint-Philibert (Morbihan), qui regrette «un manque d’anticipation des instances nationales», assurant avoir un surplus de production de 30%.

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Le 2 avril 2015
Colloque scientifique sur les microalgues toxiques et les cyanobactéries

Plus d’une centaine de participants seront réunis du 31 mars au 2 avril à l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) pour la conférence du Groupement de Recherche (GdR) Phycotox et du Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Cyano.

Source : Ifremer

A cette occasion, ils présenteront leurs travaux de recherche et discuteront du montage de projets communs. Ces travaux étant totalement en phase avec les recherches menées au niveau international, des invités venant du Portugal, d’Italie, d’Allemagne et d’Australie sont également attendus.

Les microalgues sont le premier maillon de la chaîne alimentaire dans l’écosystème marin et produisent une molécule d’oxygène sur deux que nous respirons. Sur les quelques milliers d'espèces connues à travers le monde, une centaine est considérée comme toxique. Elles le sont notamment par la production de toxines dangereuses pour la faune marine et pour l'alimentation humaine. Les phénomènes d’efflorescences de microalgues toxiques, en rendant les coquillages impropres à la consommation et donc en entraînant des arrêts de commercialisation, peuvent avoir des conséquences économiques importantes. Les cyanobactéries, plus connues pour causer des problèmes en eau douce, ont engendré de nouvelles approches de remédiation qui pourraient également inspirer le domaine des micro-algues toxiques marines.

Comme l’ont constaté Drs Philipp Hess et Hélène Hégaret, respectivement pilote Ifremer et CNRS du GdR Phycotox, « ce colloque est le premier qui rassemble à l’échelle nationale les recherches en amont de la surveillance réglementaire du REPHY1. Il réflète les activités des nombreuses équipes qui travaillent dans ce domaine et permettra de trouver des synergies dans le domaine de la recherche sur cette thématique d’importance sanitaire et économique ».

1 Réseau national de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines créé par l’Ifremer en 1984. Il a pour objectifs d’observer l’ensemble des espèces de microalgues des eaux côtières et de surveiller plus particulièrement les espèces produisant des toxines dangereuses pour les consommateurs de coquillages.

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Suite de la revue de presse "Aquaculture" : Mois de Mars 2015

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