lundi 30 mars 2015

C'est le 1er Avril, on fête le poisson !



Mois de Mars 2015

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Suite de la revue de presse : Avril 2015

C'est le 1er Avril, on fête le poisson !

https://www.facebook.com/PavillonFrance?fref=photo


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Le 31 Mars 2015

Les chiffres clés de la filière pêche : 31 000 emplois directs



Selon Pavillon France, la filière de la pêche emploie directement 31 000 personnes réparties dans 7 800 unités de production (bateau de pêche (4600), mareyage (295) et poissonnerie (2900))

A ces chiffres clés, il faut ajouter les emplois dans l'industrie halio-alimentaire estimés à 16 000 personnes et tous les emplois en amont (construction navale, avitaillement,...)

Les emplois dans la conchyliculture et la pisciculture : > 20 000 emplois

Secteur Pêche + Aquaculture : Plus de 80 000 emplois directs et indirects en France

Pour plus d'informations sur la filière de la pêche : Pavillon France 

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De la mer à l'assiette

Le Poissonnier



Poissonnier : Jean-Pierre Fernandez

PavillonFrance

Plusieurs fois par semaine, le poissonnier commence sa journée par l'achat de marchandises auprès d'un grossiste, dans un MIN ou dans les criées du littoral. De retour sur son point de vente, il les met en scène sur l'étal préalablement couvert de glace. À la demande du client, il va préparer et transformer le poisson : l'étêter, l'écailler, le vider, le fileter ou le trancher et ouvrir les coquillages. Quand il pratique l'activité traiteur, il confectionne ses plats préparés dans son atelier : salades de la mer, soupes, terrines...

Plusieurs fois par semaine, le poissonnier commence sa journée par l'achat de marchandises auprès d'un grossiste, dans un MIN ou dans les criées du littoral. De retour sur son point de vente, il les met en scène sur l'étal préalablement couvert de glace. À la demande du client, il va préparer et transformer le poisson : l'étêter, l'écailler, le vider, le fileter ou le trancher et ouvrir les coquillages. Quand il pratique l'activité traiteur, il confectionne ses plats préparés dans son atelier : salades de la mer, soupes, terrines...

Formation requise

Après le CAP poissonnier, il peut exercer en poissonnerie, en grande surface ou sur les marchés. Après plusieurs années comme vendeur et une formation de gestion, il peut s’installer à son compte.
Qualités requises

Il sait faire partager sa passion pour les bons produits. En bon acheteur il est attentif à la qualité et au prix. Il connaît toutes les espèces et sait conseiller sur la manière de les cuisiner.

De la mer à l’assiette : 

découvrir les étapes en images avec Pavillon France

http://www.pavillonfrance.fr/mer-assiette


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Le 30 Mars 2015

Thon rouge de ligne, Pêche artisanale


« Thon rouge de ligne, Pêche artisanale » c’est :
  1. Une marque collective qui identifie le thon rouge capturé, avec respect, par des pêcheurs artisans,
  2. Un engagement pour promouvoir une approche socialement responsable et biologiquement durable,
  3. Un produit issu de la « petite pêche » et de la « pêche côtière » pour des navires battant le pavillon français,
  4. Un produit pêché à l’hameçon par des navires pratiquant la palangre, la ligne ou la traine,
  5. Une défense des identités culturelles qui placent l’Homme au centre des activités maritimes pour consolider l’emploi et le développement économique local
  6. Une traçabilité complète et accessible au consommateur : identité du navire, fiches de capture, technique, lieu et jour de pêche,
  7. Un engagement sur la fraîcheur et la qualité irréprochable du produit,technique, lieu et jour de pêche,
  8. Un plan de contrôle qui s’assure du respect des engagements de chacun

Pour en savoir plus : Thon rouge de ligne 

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Le 28 Mars 2015

Point sur l'obligation de débarquement des poissons

Vers une pêche durable : interdire les rejets



02'09" 16/03/2015

L'UE a interdit aux pêcheurs de rejeter par dessus bord les espèces non visées et propose au lieu de cela de les transformer pour en tirer un profit (notamment dans la farine de poisson). Source : Europarlement


Obligation de débarquement des poissons: accord provisoire entre les institutions de l'UE

Le 29 janvier 2015, lors d'une deuxième réunion de trilogue informel, le Conseil et le Parlement européen sont parvenus à un accord politique provisoire sur la mise en œuvre de l'obligation de débarquement pour les pêcheries (règlement dit "Omnibus").

Source : Conseil de l'UE - 29/01/2015

Le Comité des représentants permanents (Coreper) recevra des informations à ce sujet dans les prochains jours. Une fois que le texte final sera disponible, le règlement sera inscrit à l'ordre du jour du Parlement européen et du Conseil pour approbation, avant l'adoption définitive.

L'un des principaux objectifs de la réforme de la politique commune de la pêche (PCP) est d'éliminer progressivement les rejets dans toutes les pêcheries de l'UE en introduisant une obligation de débarquement de toutes les prises. Le règlement "Omnibus" prévoit une série de modifications aux mesures de contrôle et aux mesures techniques existantes afin de mettre en œuvre l'obligation de débarquement approuvée dans le cadre de la PCP réformée.

Le zéro rejet, opportunité ou catastrophe annoncée?



Pavillon France (Forum FFP)

L'accord intervenu entre le Conseil et le Parlement européen porte notamment sur plusieurs mesures visant à simplifier les dispositions et à réduire la charge administrative pour les pêcheurs et les administrations chargées du contrôle.

  • Un rapport annuel sur la mise en œuvre de l'obligation de débarquement sera élaboré par la Commission, qui s'appuiera sur les informations disponibles transmises par les États membres, les conseils consultatifs et d'autres sources.
  • Le principe selon lequel il convient d'éviter le développement de marchés parallèles pour les poissons n'ayant pas la taille requise est confirmé.
  • Un accord est intervenu sur une solution pragmatique pour le stockage des poissons à bord des navires de pêche. 
  • Proposition de règlement "omnibus" sur l'obligation de débarquement

Texte de base de l'obligation de débarquement :
http://register.consilium.europa.eu/doc/srv?l=FR&f=ST%2018021%202013%20INIT

Résumé du texte par le CTA (question/réponse) : EU : zéro rejet - Obligation de débarquement à compter du 1er janvier 2015

Le Comité national des pêches a répertorié les textes concernant les pêcheries pélagiques 

(obligation de débarquement depuis le 1 janvier 2015)

Les Règlements Délégués définissant l’obligation de débarquement pour les pêcheries pélagiques en fonction des régions ont été publiés au Journal Officiel de l’Union Européenne le 30 décembre 2014.

Cliquer Ici pour accéder au téléchargement (RD_OD_JOUE_2014) ou aux liens  : Mer du Nord, EO Septentrionales, EO Australes, Méditerranée et Mer Baltique.

Audition publique

Comment améliorer la sélectivité dans l’interdiction des rejets



How to improve selectivity in the context of the discard ban

This hearing will discuss issues such as improvements in selectivity based on both technical development and other measures, with a focus on fishing gear.

Date : 13 avril 2015

Lieu : Brussels - Altiero Spinelli (ASP) 5E2

Cliquer Ici pour plus d'informations sur l'audition publique (programme détaillé,...)

Sélectivité : les pêcheurs peuvent-ils faire encore mieux ?



Piloté depuis 2014 par l’antenne lorientaise de l’Aglia, le projet REDRESSE teste actuellement des solutions techniques permettant de limiter au maximum les rejets et captures accessoires. Reste à savoir jusqu’où les professionnels peuvent aller dans ce domaine, sans remettre en cause leur équilibre économique ?

Source : Keroman

A votre avis, suffit-il d’agiter une boule jaune à l’entrée d’un chalut à langoustines pour faire fuir les petits merluchons ? Visiblement, non. En revanche, le fait d’utiliser sur la partie droite du chalut (rallonge + cul) du T90 en 55 mm semble plutôt efficace pour réduire les captures annexes. Le principe est simple : les mailles du chalut sont tournées à 90° par rapport au sens de montage classique, elles s’ouvrent alors plus facilement sous l’effet de la traction, et permettent ainsi aux espèces non ciblées de s’échapper et de retrouver leur liberté. On appelle cela : améliorer la sélectivité. Les pêcheurs n’ont pas attendu la réforme de la dernière PCP (politique commune des pêches) pour avancer dans ce domaine, convaincus depuis longtemps par la célèbre formule : « Trier sur le fond plutôt que sur le pont ». Il n’empêche, l’application depuis le début de l’année de nouvelles contraintes dans le cadre de l’application du « zéro rejet » les obligent à aller toujours plus loin dans cette démarche. C’est dans ce contexte qu’a été lancé, début 2014, le projet REDRESSE (Réduction des rejets et amélioration de la sélectivité). Porté par l’association du grand littoral atlantique (Aglia), en partenariat notamment avec Ifremer, le programme vise à trouver des solutions techniques permettant de limiter au maximum les captures accessoires pour quatre métiers : le chalut de fond, le chalut pélagique, la senne danoise et le filet.



Boite à outils


« Il y a déjà eu beaucoup de progrès réalisés dans ce domaine par les professionnels, indique Thomas Rimaud, chargé de mission à l’Aglia et coordinateur du projet REDRESSE. L’idée, poursuit-il, c’est de regarder si on peut encore améliorer certaines choses, tout en étudiant l’impact de ces dispositifs sur l’activité commerciale des navires ». Disons le tout de suite, la solution miracle en matière de sélectivité n’existe pas. Le programme, financé par France Filière Pêche et les régions littorales (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou Charente et Aquitaine), cherche donc aussi bien à montrer « ce qui marche, que ce qui ne marche pas ». Après une série de questionnaires et d’entretiens avec les professionnels, les premiers essais en mer ont été lancés au printemps dernier auxquels ont participé plusieurs chalutiers lorientais, dont le Côte d’Ambre et deux navires de l’armement APAK. Après 65 jours de mer cumulés et 160 traits réalisés, certains dispositifs ont rapidement montré leur limite, comme celui de la boule dispersive supposée provoquer un mouvement de dispersion du poisson. D’autres paraissent plus prometteurs, comme l’utilisation du T90 pour le maillage, ou celle d’une nappe séparatrice qui permet de guider les poissons vers le haut du chalut et les langoustines vers le bas. De nouveaux essais ont démarré la semaine dernière en Aquitaine. D’autres devraient commencer prochainement et se poursuivre jusqu’au mois d’octobre. La fin du programme de recherche est prévue pour 2016. A cette date, Thomas Rimaud et ses collègues espèrent pouvoir proposer aux professionnels « une boite à outils dans laquelle ils pourront choisir tel dispositif adapté à tel type de pêche, telles espèces, telle saison ». De là à atteindre le zéro rejet absolu… La sélectivité a ses limites. Sauf à vouloir, un jour, empêcher les marins pêcheurs d’exercer leur métier.



Autres articles (parus en janvier 2015)

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Le 27 Mars 2015

Finistère. Les langoustes rouges seront marquées



Une langouste portant sur l'abdomen la marque du comité des pêches.

Afin de mieux connaître le stock, le comité des pêches lance une campagne de marquage.

Source : Ouest France

Le comité départemental des pêches et des élevages marins du Finistère met en place un programme de marquage des langoustes rouges. « Le but est de mieux connaître et de reconquérir le stock présent sur les côtes françaises, explique René-Pierre Chever, en charge des crustacés au comité des pêches, nous voulons marquer près de 2 500 langoustes en 2015 ». La zone de répartition de la pêche s'étend de Granville au large de l'île d'Oléron. « Et nous sentons une envie des pêcheurs de faire quelque chose de concret pour cette pêche. Nous voulons sensibiliser les professionnels et aussi les pêcheurs occasionnels ».

Erwan Quémeneur, chargé de mission, rencontre des équipages. « Nous dotons les pêcheurs d'un pistolet qui, avec une aiguille, insère la marque sur laquelle des informations sont inscrites. » Le matériel vient d'Australie, pays qui a acquis une compétence dans le suivi des langoustes. Chaque pêcheur mesure sa capture, marque des langoustes grainées d'avril à mai. Les pêcheurs volontaires sont indemnisés. Quant aux pêcheurs qui ramènent dans leurs filets une langouste marquée, il leur est demandé de noter le numéro de la marque, la date de capture, la position. Si la langouste est de taille commerciale le pêcheur peut la vendre. Si la pêche est fermée (du 1er janvier au 31 mars), il la remet à l'eau sur la même position géographique.

Les bateaux volontaires sont 20 sur les 400 bateaux qui pêchent de la langouste sur la zone. Les vingt plus gros pêcheurs récoltent chacun plus de 300 kg par an. « Les informations vont nous permettre de mieux comprendre les migrations, la réelle croissance et la vitesse des mues », explique René Pierre Chever. « La pêche de la langouste rouge est de plus en plus encadrée par la profession en France, ajoute Yannick Calvez, président de la commission crustacés au comité national des pêches et patron du Kreiz Ar Mor. Nous avons porté en 2009 la taille minimale de capture à 110 mm ». Le stock est passé de 60 tonnes en 2002 à 10 tonnes en 2012. Le programme est doté de 100 000 € par France filière pêche.

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Le 26 Mars 2015

Pêcheurs du Monde. Une cuvée iodée


Palmarès du Festival international de films Pêcheurs du monde 2015

44 films projetés – 25 pays représentés – 14 films en compétition.

Une programmation internationale et d’une grande qualité cinématographique.

Lieu de rencontres et d’échanges, ce festival de films invite à la découverte des images maritimes et à débattre sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux qui touchent les travailleurs de la mer.

La cérémonie de clôture du Festival International de Films " Pêcheurs du Monde" de Lorient s’est terminée dimanche 22 Mars 2014 sur une pointe d’humour iodée avec Lucien Gourong en capitaine de cérémonie. Le conteur groisillon a bien voulu partager avec une audience nombreuse l’humour des pêcheurs bretons avant de remettre les prix, entouré des membres du Jury professionnel et du Jury jeune, sur la scène de la salle Ricoeur.

Les présidents des deux jurys ont souligné que cette 7éme édition a été " une expérience très enrichissante". Erwan Moalic, le président du Jury professionnel a salué le travail des réalisateurs et la richesse des sujets abordés. Le président du Festival Alain Le Sann a remercié le public, le jury, les réalisateurs français et étrangers présents ainsi que les partenaires et les bénévoles. Le président a insisté également sur la reconnaissance internationale de ce Festival avec notamment la présence de deux représentantes de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture).

La cuvée 2015, avec 44 films du monde entier a été un beau succès et le cap des 2000 spectateurs a été largement dépassé avec une fréquentation assez régulière et un public plus varié. Effectivement, l’ouverture du Festival vers de nouveaux lieux comme l’auditorium de Saint-Louis (en centre ville de Lorient) et des escales à Riantec, Ploemeur et l’Université Bretagne - Sud ont permis à un nouveau public de venir découvrir le Festival.

Pour la troisième année consécutive, les premiers Prix du Festival reçoivent une dotation financière offerte par Lorient Agglomération et le Crédit Mutuel de Bretagne ainsi qu’un trophée.

Projection des films lauréats prévue à Lanester 8 juin 2015, lors de la « journée mondiale des Océans ».

Dans l'attente de découvrir ou de revoir les films lauréats...

Les marins du Sainte Marie

Cyril Badet nous propose son premier documentaire "Les marins du Sainte Marie" présenté le 20 Mars à Riantec lors du festival Pêcheurs du Monde. Ce documentaire a reçu une très bonne critique de l'hebdomadaire Le Marin (Au maquereau à bord du chalutier "le Sainte Marie").

Le chalutier le Sainte Marie de la mer, appareille pour une campagne d’une semaine à pêcher le maquereau et la sardine au large du Tréport. La vie des marins à bord et leur travail, dur et astreignant y est filmé tout au long du processus de pêche, de la plongée des filets jusqu’à la vente aux mareyeurs.

Les gestes du marin-pêcheur...

Mais surtout, un travail d'équipe dans un espace limité et mouvant... avec tous ses dangers... Attention ! Pas de rupture de coordination... Pas de fausse manoeuvre ! En effet, Cyril Badet a capté, avec beaucoup de précisions, les  gestes de chaque marin ainsi que les gestes qui lient les membres d'équipage dans une chaine de production solidaire...




France – 2014 - 34’

A bord du chalutier "Le Sainte Marie de la Mer", au large du Tréport, j'ai suivi jour et nuit le travail physique et astreignant de Jacky, Momo, Rudy et des autres marins pêcheurs.

Cyril Badet

Autre production de Cyril Badet sur les professionnels de la mer

Un très beau reportage photos dans le bassin d'Arcachon 

De l’attraction des parcs

Depuis 50 ans, la famille Delsart cultive les huîtres sur le Bassin d’Arcachon. Sur 20 hectares de parcs, Dominique et son fils consacrent toute leur énergie à ce mollusque très prisé. Un travail de longue haleine, puisqu'il faut pas moins de trois ans pour que l'huître soit commercialisable. Malgré les difficultés économiques, l’attrait de ce travail au grand air est plus fort que tout. Cliquer Ici pour accéder aux reportages de Cyril Badet

Pour plus d'informations : Festival Pêcheurs du Monde

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25 Mars 2015

La pêche concernée par l'accord de libre-échange avec les USA...

Accord de libre-échange UE-USA: Vin et Fromage contre Poissons, Coquillages et Crustacés


Accord de libre-échange UE-USA: quinze commissions du PE débattent

Le Parlement européen travaille actuellement sur sa position concernant l'accord de libre-échange UE-USA, connu sous le nom de partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP). La commission du commerce international est responsable de rédiger les recommandations du Parlement européen. Cependant, quatorze autres commissions du Parlement européen contribueront en donnant leurs opinions. Les députés européens débattront et voteront la position du Parlement européen avant l'été.

Source : Parlement européen

L'accord commercial, qui est toujours en cours de négociation, peut uniquement entrer en vigueur s'il a à la fois été approuvé par le Conseil et le Parlement européen. Les députés européens ont déjà prévenu qu'ils n'approuveraient pas l'accord à tout prix et qu'ils seraient très attentifs à certaines questions, comme les normes alimentaires.

Source : Risks and opportunities for the EU Agri-Food sector in a possible EU-US trade agreement study (Parlement européen - 2014) Cliquer Ici pour télécharger cette étude du Parlement européen

Comment les commissions du Parlement européen ont-elles contribué au débat jusqu'à présent ?


La commission du commerce international est responsable de la rédaction de la position du Parlement européen sur base d'un rapport préparé par Bernd Lange, député démocrate socialiste allemand. Cependant, le vote final se fera uniquement lorsque les quatorze autres commissions impliquées auront donné leur opinion.

Un avis voté :

Trois avis votés cette semaine :

Dix avis votés dans les semaines à venir :
o          Projet d'avis de la commission de la culture et de l'éducation
o          Projet d'avis de la commission des affaires économiques et monétaires
o          Projet d'avis de la commission de l'emploi et des affaires sociales
o          Projet d'avis de la commission des libertés civile de la justice et des affaires intérieures
o          Projet d'avis de la commission des affaires étrangères
o          Projet d'avis de la commission des affaires juridiques
o          Projet d'avis de la commission de la commission des pétitions
o          Projet d'avis de la commission des affaires constitutionnelles

Pas de projet d'avis de la commission PECH au programme : Pourtant le secteur de la pêche européen va subir l'influence de l'importation massive sans taxe (homard, pétoncle, colin d'Alaska, cabillaud, saumon sauvage,...)


Peu ou pas d'études concernant l'impact du TTIP sur la pêche et le commerce des produits de la mer !

Impact de l'accord de libre-échange sur les produits alimentaires


Source : Risks and opportunities for the EU Agri-Food sector in a possible EU-US trade agreement study (Parlement européen - 2014)

The Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP) is under negotiation. This report provides a detailed overview of EU-US agricultural trade. It analyses current barriers to trade, paying special attention to non-tariff measures. This information is then used in a computable general equilibrium model of international trade to assess the potential impact of the TTIP on agri-food exports, imports and value added. This study also includes a general discussion on the opportunities and risks of a TTIP for the EU agricultural sector 

Cliquer Ici pour télécharger cette étude du Parlement européen


Les négociations sur le TTIP : Qu'est-ce qui se mijote ?

C'est le titre de la conférence publique organisée par les eurodéputés du Groupe Verts en décembre dernier...

Les négociations sur le TTIP : Qu'est-ce qui se mijote ? : Perspectives en matière d'alimentation et d'agriculture

A l'occasion du premier évènement de ce type, le groupe des  Verts / ALE au Parlement européen avec le soutien de la société civile et des organisations d'agriculteurs des deux côtés de l'Atlantique, est heureux de vous inviter à une conférence sur les impacts d'un potentiel  accord commercial (TTIP) entre l'UE et les États-Unis sur l'alimentation et l'agriculture.

Avec des conférenciers provenant des secteurs de l'alimentation et de l'agriculture ainsi que de la société civile, et les interlocuteurs invités de la Commission européenne, cette conférence promet d'être un débat franc et ouvert sur le TTIP et ses conséquences potentielles sur les normes de sécurité alimentaire, les droits des consommateurs,  le bien-être animal et de manière plus large l'impact sur les zones rurales.

Avec une grande partie du débat sur le TTIP se concentrant sur les questions relatives à l'alimentation, nous souhaitons examiner plus en détail :
  • Comment des normes si différentes pour l'alimentation et l'agriculture peuvent-elles être harmonisées sans un sérieux compromis du côté européen ?
  • Le TTIP conduira-t-il à une nouvelle industrialisation de l'agriculture en Europe ?
  • Qui bénéficie de l'accord ?  Les entreprises agro-alimentaires ou les agriculteurs ?
  • Comment pouvons-nous maintenir un haut niveau de transparence et de traçabilité pour les consommateurs européens ?
  • Comment un manque de transparence dans les négociations elles-mêmes, attise les craintes du public quant à un possible affaiblissement des règles et normes clés pour l'alimentation et l'agriculture.

3 ateliers :

TTIP – Mise à pied de la nourriture de qualité et de l’agriculture
Objectif : Aperçu général des préoccupations majeures pour les consommateurs, les agriculteurs et les producteurs de denrées alimentaires

L'harmonisation des règles et des normes – un nivellement par le bas ?
Objectif: Exemples clairs des différentes normes appliquées dans l'UE et aux États-Unis

TTIP: Impact socio-économique sur l’alimentation et l’agriculture
Objectif: Qui sont les bénéficiaires et les victimes dans le secteur de l'agriculture, quels sont les impacts sur les conditions de travail

Cliquer Ici pour en savoir plus


Il faut positiver comme dit l'autre !!!

Accord commercial UE-USA: quels seraient les bénéfices pour les Européens ?
 
"TTIP: quels seraient les bénéfices pour les Européens?" : audition et débat de la commission des affaires internationales avec Cécilia Malmström et des experts.

Des représentants d’entreprises, de syndicats, de consommateurs et d'organisations environnementales ont rencontré les députés de la commission du commerce international le 18 mars pour préciser ce que le TTIP, l'accord commercial et d’investissement UE-USA, apporterait aux Européens. «J’ai beaucoup de réunions sur le TTIP et une question revient toujours : qu’est-ce que ça signifie pour moi ?», a déclaré Bernd Lange, député démocrate socialiste allemand chargé du dossier, au début de l’audition.

Cecilia Malmström, la commissaire chargée du commerce, a donné de nombreux exemples de PMEs qui y gagneraient avec cet accord, allant de fabricants de chaussures en Espagne qui paient actuellement des tarifs de 35% pour leurs exportations aux USA, à un fabricant finlandais de matériel pour aéroports qui doit limiter ses ventes aux USA à cause des restrictions des commandes publiques.

Source : Parlement européen

« Il y 4,7 millions d'emplois européens grâce à l'exportation aux USA. Nous voulons créer de nouvelles possibilités d'exportation et une plus grande demande pour ces emplois qui sont mieux rémunérés. Les consommateurs bénéficieront d'un choix plus large à des prix plus bas, et les entreprises seront plus compétitives en réduisant les coûts d'importation », a dit Cecilia Malmström.

Les représentants d’entreprises ont parlé des opportunités de croissance qu'offriraient le retrait des droits de douane et l'ouverture de l'accès au marché américain.

« Les travailleurs ont besoin de plus d'investissements et de commerce. Il y aura des gagnants et des perdants en termes d'emploi, mais nous espérons avoir un plus grand nombre de gagnants que de perdants », a déclaré Susanne Lindberg-Elmgren, une représentante des syndicats suédois.

Jos Dings, un membre du groupe environnemental « Transport et Environnement », craignait que l’Union européenne permette « aux USA d’influencer la création de nos législations » en échange des concessions américaines pour ouvrir les marchés.

Réactions des députés européens

Godelieve Quisthoudt-Rowohl, députée démocrate-chrétienne allemande, a salué le retour positif des experts: « il semblerait que le TTIP soit bien accepté ».

Maria Arena, députée démocrate-socialiste belge, a suggéré que des évaluations pertinentes soient faites après la conclusion des négociations et avant le vote au Parlement européen, étant donné que les études actuelles sont basées sur des gains hypothétiques.

Selon Emma McClarkin, députée conservatrice et réformiste britannique, « il y a une réelle ambition quant à ce que cet accord pourrait fournir... Nous avons l'obligation de peser les risques, mais je pense que les bénéfices sont bien plus importants ».

Yannick Jadot, député vert français, a questionné les attentes concernant la croissance et les emplois, en disant que de récentes études avaient montré que 600 000 emplois pourraient être perdus. « Nous n’avons pas besoin d’entendre des contes de fées sur le modèle libéral (qui créerait des emplois), quand on a 27 millions de personnes au chômage en Europe », a-t-il déclaré.
 
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24 Mars 2015

Une étude de la Nef préconise de redistribuer les quotas de pêche européens

La Nef veut une redistribution plus verte, plus sociale et/ou plus rentable des quotas de pêche...

Une étude de la New Economics Foundation (Nef), rendue publique ce vendredi 13 mars, préconise de redistribuer les quotas de pêche européens selon des critères sociaux et environnementaux. L’étude, annonce la Nef, « révèle un potentiel méconnu d’accroissement des emplois et des bénéfices » : elle chiffre un gain théorique de 824 millions d’euros de bénéfices et 102 000 emplois supplémentaires. Une analyse à prendre avec prudence.

Source : Le Marin

Côté méthode, l’étude ne porte que sur 221 des 603 flottes de l’Union européenne (UE) couvrant 73 % des débarquements de l’UE (la Méditerranée n’est pas traitée). Elle se base sur un modèle bioéconomique des pêcheries européennes, le Bemef, développé par la Nef qui se propose d’ailleurs de le diffuser. L’étude porte sur deux aspects : la distribution des quotas et l’impact du RMD (rendement maximal durable).

La Nef a ainsi comparé la distribution actuelle des quotas, selon des données de captures historiques, à une répartition suivant des critères socio-économiques et environnementaux : nombre d’emplois, émissions de CO2, bénéfices, effort de pêche. Elle se livre à plusieurs hypothèses : le critère CO2 mène à moins de pollution, plus d’emplois mais une moindre rentabilité ; le seul critère emploi augmente les émissions de CO2 et baisse aussi la rentabilité ; etc. Cela montre surtout que c’est une affaire de compromis à trouver entre ces objectifs. Le modèle Bemef confirme aussi les avantages à long terme à reconstituer les stocks au RMD, calculs à l’appui.

Danemark et Royaume-Uni, les deux grands gagnants de Bemef

D'après NEF : Fisheries management in the public interest: a new model

Selon les calculs de la Nef, les deux pays qui bénéficieraient le plus de la redistribution des quotas, seraient le Danemark et le Royaume-Uni (Ecosse). Ces deux pays capturent principalement des espèces pélagiques, des pêcheries en voie de reconstitution (voir le dernier bilan de la Commission européenne RMD : North East Atlantic fisheries more sustainable in 2015)... Mais aussi des pêcheries minotières dans le cas du Danemark auquel la Nef attribue une "prime" de près de 1 million de tonnes pour sa gestion plus verte et plus rentable !!! En effet, la flottille de senneurs ne racle pas les fonds, ne rejette pas de poisson par dessus bord, et est de plus économiquement très rentable pour les "Barons" de la pêche danoise (*)... Quant aux emplois induits, il faut les comptabiliser dans les salmonicultures...

Qu’il s’agisse des critères d’attribution des quotas ou de l’atteinte du RMD, les principes énoncés par la Nef sont inclus dans la nouvelle PCP (politique commune de la pêche). Elle demande en effet déjà aux États membres de tenir compte de critères sociaux et environnementaux lorsqu’ils répartissent les quotas au sein de leur flotte. Et elle a pris le chemin du RMD, avec l’objectif 2015 dans la mesure du possible, et au plus tard d’ici 2020.

Les prévisions de la Nef confortées par la tendance actuelle des débarquements

Source :  EUMOFA - EU Fisheries and Aquaculture Markets Highlights - 02/2015

Pêle-mêle, voici en bref les premières réactions à cette étude que nous avons recueillies, de scientifiques et professionnels de la pêche : prendre avec des pincettes ces résultats qui reposent sur des hypothèses fortes ; les gains annoncés ne peuvent pas être obtenus simultanément ; ramener la pêche au carbone produit cible particulièrement les chalutiers ; cela montre en tout cas que l’on peut gérer mieux qu’aujourd’hui, au bénéfice des pêcheurs et de la société ; et qu’il y a un besoin de méthode d’évaluation faisant consensus.

Ce sujet sera développé dans le marin (version papier hebdomaire du 20 mars 2014 ou version en ligne Kiosk) pour décrire davantage l’étude, en développant ces analyses.

Conclusion : Le rééquilibrage en faveur de l'emploi et de la pêche artisanale, c’est du bidon !

Le rééquilibrage n’est pas en faveur de l’emploi et de la pêche artisanale comme certains journalistes ont pu l’écrire...

Rééquilibrage. La NEF a élaboré un outil de calcul économique couvrant 221 pêcheries européennes représentant 73% des prises. Cet outil croise les effets de l’application de deux types de mesures. Il s’agit d’abord de faire respecter des quotas inférieurs aux RMD. Les modèles de population des halieutes montrent alors qu’une telle décision prise en 2015 serait douloureuse à court terme mais verrait une augmentation très importante des stocks et donc des TAC dès 2020. Il s’agit ensuite de redéployer les quotas qui sont attribués aujourd’hui pour chaque bateau sur le seul critère des tonnages qu’ils ont pêchés les années précédentes. Les autorisations de prises seraient alors distribuées en priorité aux navires consommant le moins de pétrole, pratiquant une pêche sélective et employant le plus de personnel. Car le système actuel d’historique des prises privilégie les gros industriels au détriment de la pêche artisanale. Celle-ci représente au niveau européen 75% des emplois, mais n’a accès qu’à 2% des quotas. Un rééquilibrage s’impose donc. Voilà en tout cas une lecture instructive d’ici le prochain round annuel de négociations de la politique commune de pêche en fin d’année 2015. Extrait de Sciences et Avenir : Pêcheurs, écouter les scientifiques vous fera gagner de l’argent !


Une nouvelle étude du Parlement européen : 

Criteria for Allocating Access to Fishing in the EU - PE 540.357 - Committee on Fisheries
16-03-2015 01:00 AM EET

This study proposes a set of criteria and indicators for the purpose of allocating fishing opportunities in EU Member States, which according to Article 17 of the new CFP should include those of an environmental, social and economic nature. The proposed criteria and indicators should be applicable in a wide range of circumstances therefore the term allocation in this study should be understood in a broad sense referring to any aspect of giving access to fishing opportunities. Cliquer Ici pour télécharger cette étude

Une autre étude bidon de la Nef (2012) : Moratoire de la pêche : les va-t-en guerre de la Nef

(*) Dans RPA : Au Danemark, ils sont devenus les "Barons" de la pêche

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Le 23 Mars 2015

Carte 2 : Chalut Pélagique et GOV

Système de gestion des pêches maritimes dans les eaux territoriales au large de la région Bretagne


Source : Carte 2 : Chalut pélagique et GOV (SHOM/DPMA/CRPM) extraite de la « Géographie numérique de Bretagne »

Sortie de la « Géographie numérique de Bretagne »

Le 27 juin 2014 a été ouverte au public la nouvelle Géographie Numérique de la Bretagne, publiée par les éditions SKOL VREIZH et consultable gratuitement. C’est un grand évènement. Elle complète ainsi et met à jour sous des angles parfois différents l’ouvrage sorti en 1994, lui-même numérisé parallèlement. C’est donc un ouvrage fort utile mis au service du public, lui permettant ainsi de mieux saisir et comprendre les dynamiques et enjeux concernant le territoire de la région. Assurément il poursuivra le rôle qu’avait tenu la précédente édition, amplement utilisée par les enseignants mais aussi les décideurs économiques et politiques de la région comme le souligne dans son introduction l’initiateur et coordonnateur de l’ouvrage, notre collègue et ami Pierre Yves LE RHUN. On ne peut que le souhaiter.

A ce titre, nous tenons à remercier et féliciter Pierre Yves, membre de l’association « Géographes de Bretagne », qui a porté ce projet depuis plus de 3 ans, dirigeant l’équipe d’universitaires qui y contribue, l’animant, orientant son contenu et sa mise en forme avec l’aide précieuse de la maison d’édition Skol Vreizh, tout en rédigeant aussi ses propres articles. Cette publication, Indépendante de notre démarche associative laquelle vise aussi une meilleure connaissance des enjeux d’aménagement de la Bretagne, intègre toutefois dans son équipe de nombreux membres de « Géographes de Bretagne » : Pierre Yves Le Rhun bien sûr, mais aussi Alain Le Sann, Loeiz Laurent, Yves Lebahy, voire des auteurs qui ont aussi souvent contribué au déroulement de nos activités, tel Jean Ollivro, Marc Andro ou Corentin Canevet.

Nous ne pouvons que vous inviter à vous tourner vers cette nouvelle Géographie de la Bretagne, en compulser les différentes rubriques, en lire les articles et les comparer éventuellement à ceux de l’édition précédente, à en faire connaître l’existence auprès de vos amis et relations. Merci Pierre Yves pour ce travail dont on ne mesure pas nécessairement l’importance qui pourtant est énorme.

Cliquer Ici pour accéder à la « Géographie numérique de Bretagne »

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Le 22 Mars 2015

Tour d'horizon de la pêcherie de langouste en Corse

L'avenir menacé de la pêche à la langouste


Début de saison, ce mois de mars, pour le délicat crustacé. Réduction des stocks oblige, certains professionnels tardent à  démarrer l'activité emblématique de la pêche corse, voire y renoncent.

Source : Corse matin

Il arrive que quelques langoustes viennent se perdre dans les mailles de  six et demi que Basile Donzella, cale depuis trois décennies près du port de Cargèse. Un heureux hasard, car depuis quelques années, ce patron pêcheur de 61 ans ne traque plus le décapode. Une décision pragmatique, tant la réduction des stocks a contraint à des heures de travail et des filets toujours plus longs. « Le travail est devenu de plus en plus difficile. Pour bien faire faire, il faudrait ne travailler que la langouste. Ce qui veut dire :dix heures en mer pour un rendement qui n'est pas garanti », explique Basile Donzella.  D'autant que le crustacé se faisant rare, les professionnels sont contraint de s'aventurer dans des « sanctuaires », des zones de pêche peu fréquentées jusqu'à aujourd'hui, comme les fonds pierreux qui salissent les filets. « Dans l'idéal, il faudrait maintenant être deux à bord : l'un qui tire les filets et démaille, l'autre qui nettoie les mailles », poursuit le pêcheur.

Comme lui, trois semaines après l'ouverture officielle de la saison, les six autres entrepreneurs de Cargèse n'ont pas encore débuté la pêche à la langouste. « Plusieurs facteurs expliquent ce démarrage tardif, analyse Anthony Pere, chercheur à la Station de recherches sous-marines et océanographiques (Stareso) de Calvi. Ce n'est d'abord pas la période la plus propice pour la langouste, qui sera très demandée durant les mois touristiques. Ensuite, la saison est longue : de mars à septembre. En avant saison, les pêcheurs veulent ménager le matériel et l'effort, pour ne pas se brûler les ailes ».

Les villages côtiers sont plus concernés que les port de plus grande taille, devant faire face à un autre problème, celui de la commercialisation. « Les habitudes alimentaires ont changé. Autrefois, les particuliers nous passaient commande directement. Aujourd'hui, les gens sont plus enclins à manger du poisson au restaurant ou à cuisiner des produits plus faciles, découpés en filets », indique Alain Marcucci, lui aussi patron pêcheur à Cargèse. Résultat : l'activité dépend désormais presque exclusivement de la fréquentation touristique et des livraisons aux restaurants de la région, qui n'ouvrent qu'à partir du mois d'avril. En attendant l'été et les touristes, les pêcheurs tablent donc sur d'autres espèces, comme les araignées de mer, les daurades et les rougets. Cette stratégie constitue à la fois un moyen de préserver les populations de langouste et de s'assurer une manne financière non négligeable. Les pêcheurs du village s'accordent sur un point : « avec le poisson, on assure au moins la journée, on est sûr de rentrer dans ses frais. Ce qui n'est pas le cas avec la langouste ».

Autres endroits, autres mœurs, à  Ajaccio, par exemple, où la vente à l'année aux établissements de la ville ou aux mareyeurs est assurée, les habitudes de pêche sont différentes...

Suite : Corse matin 

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Le 21 Mars 2015

Sardine de Méditerranée, victime non pas de surpêche, mais de nanisme !


«Le travail réalisé a déjà permis à la CGPM (Commission générale des pêches pour la Méditerranée) de créer un nouveau statut affecté à la sardine : ce n'est plus un stock considéré comme “surexploité” mais en “déséquilibre écologique”», selon Claire Saraux chargée, à Sète (Ifremer), du programme EcoPelGol (écologie des petits pélagiques du Golfe du Lion). A partir de l'entretien de Patrice Castan dans Midi Libre : Á Sète, "la sardine ne disparaît pas"

Jusqu'en 2009, trois cents tonnes de sardines étaient chaque mois débarquées à Sète. Puis la taille et le poids de ce poisson nourricier ont brutalement chuté dans le golfe.

La côte en était remplie...

Pour Pierre d'Acunto comme pour bien des pêcheurs sétois, le poisson bleu et la pourtant modeste sardine évoquent l'opulence. Cela leur évoque lamparo, aussi (cette pêche de nuit à la senne encerclante que pratiquent à nouveau quelques armements), et, dans les années 1980, le filet pélagique “à couple” : quand les chalutiers sétois tendaient un filet entre deux embarcations,... "Et je me souviens que la demande de sardines a véritablement explosé après l'arrivée des rapatriés d'Algérie, au milieu des années 1960. Des conserveries, il y en avait un peu partout..."



Des sardines de 12,5 g !

Six ans après le début de la crise, les pêcheurs sétois ne voient plus la sardine qu'en rêve : des 300 tonnes mensuelles débarquées jadis, la Sathoan (organisation de producteurs NDLR) en a pointé... 600 kilos en janvier dernier - quant aux anchois, il se pêche environ en un mois aujourd'hui ce qui, il y a quelques années, constituait la pêche d'une seule journée.

Or, la sardine n'a pas disparu, il est seulement impossible de la valoriser commercialement tant elle est petite. Généreux Avallone, qui arme chaque année cinq navires de l'armement familial (au lamparo) à cette fin, confiait à l'issue de la saison 2013 que "pêcher au large de Sète n'aurait (cette année-là) permis que de ramener des poissons minuscules : 80 unités au kilo" (12,5 g le poisson !). En poussant un peu plus vers l'Espagne, le "gabarit" passait à 45, 40 sardines au kilo (des poissons de 14 cm environ). Vendable...

Autant dire que l'on ne compte même plus sur les sardines du golfe. "Les gens mangent de la sardine de l'Atlantique, commente Bertrand Wendling, directeur de la Sathoan. Qui a moins de goût. Or, celle de Méditerranée, même petite, reste très bonne, ajoute-t-il, il suffit de - beaucoup - moins la cuire." Quant à savoir la cause de cet amaigrissement subit... D'après l'article du Midi Libre : Sète : les pêcheurs de sardines restent sur leur faim

Où sont passés les anchois et les sardines ?


En Méditerranée, les stocks d’anchois et de sardines ont subi des changements drastiques : perte de biomasse, changement brutal dans la structure en âge et en taille de la population, diminution très nette des captures françaises. De plus, malgré une forte abondance de jeunes individus ces dernières années, les populations ne semblent pas repartir et leurs biomasses continuent de diminuer.

Mais pourquoi les sardines sont-elles atteintes de nanisme ?

Mais que se passe-t-il avec les sardines ? Professionnels et scientifiques sont confrontés depuis plusieurs années à une baisse spectaculaire de la taille de ces petits pélagiques qui semblent atteints de nanisme. «Il y a un défaut dans la chaîne trophique, souligne Cécile Pagès, secrétaire Générale du CRPMEM (Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages Marins) Languedoc-Roussillon. Le problème ne vient pas de la pêche, car leur nombre est toujours aussi important. Les sardines se nourriraient mal et seraient touchées dans leur métabolisme.»

Le plancton serait en cause

Avec une baisse très nette de la biomasse des poissons bleus, les pêcheurs se retrouvent confrontés à l'absence de débouchés pour écouler ces prises plus petites. Un problème pour lequel les scientifiques peinent à trouver des explications. «La production a énormément diminué. Il y a beaucoup de poissons mais ils ne grandissent pas. (...) C’est un problème inhabituel pour la communauté scientifique», souligne Claire Saraux, responsable d’un programme de recherche à l’Ifremer de Sète.

Le projet Ecopelgol a permis de découvrir une croissance des sardines beaucoup plus faible que par le passé dans le Golfe du Lion. «Une des principales hypothèses est une baisse de la qualité et de la quantité du plancton disponible», évoque le rapport de France Filière Pêche. Pour le consommateur, les professionnels et la chaîne alimentaire, les conséquences sont inquiétantes... D'après Jérome Diesnis dans 20 Minutes

Pour plus d'informations sur le programme EcoPelgol « Etude de la dynamique de l’écosystème pélagique du Golfe du Lion » : téléchargez le document France Filière Pêche : Où sont passés les anchois et les sardines ?

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Le 20 Mars 2015

Dans l'estuaire de la Loire, les pêcheurs à la traque de la civelle


"Il y a 40 ans, mon père pêchait 250 kg de civelles par jour. Aujourd'hui, on les compte": comme chaque nuit d'hiver, Benjamin Colliot, pêcheur de jeunes anguilles dans l'estuaire de la Loire, part à la traque de cet "or blanc" à l'avenir incertain.

Source : La Dépêche d'après AFP

Une petite heure après la marée basse, ce pêcheur professionnel de 26 ans quitte à la lumière des étoiles et de la centrale thermique voisine le port de Cordemais (Loire-Atlantique), entre Saint-Nazaire et Nantes, ses deux tamis au maillage fin coincés de part et d'autre de sa petite embarcation.

Après avoir rempli au maximum le "vivier", un grand bac d'eau grillagé situé à l'arrière du navire, salé pour diminuer les risques de mortalité des poissons, il immerge ses tamis dans l'eau et les tracte à une vitesse de trois à cinq noeuds. "7 à 10 minutes plus tard", d'un mouvement de bascule qu'il répètera inlassablement jusqu'à la pleine mer, le civellier remonte les tamis et les secoue au-dessus du vivier.

"Yes, il y en a un peu", lâche, soulagé, Benjamin Colliot, après son premier "coup", alors que s'agitent sur la grille des dizaines d'alevins d'anguilles translucides de quelques centimètres. Les "coups" suivants, tentés près du port ou un tout petit peu plus loin au large pour ne "pas faire trop de carburant", seront moins féconds, à l'image de cette première saison "peu fructueuse" pour le jeune pêcheur, qui a enchaîné ennuis techniques et faibles prises.

Jusqu'à 350 euros le kilo

Suite : La Dépêche

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Le 19 Mars 2015

Pêcheurs du monde. « Leur redonner de l'autonomie »

« Peut-on encore manger du poisson ? » : une question a priori simple mais un sujet ô combien vaste, sur lequel se sont penchés des spécialistes, hier, à l'UBS, dans le cadre du festival « Pêcheurs du monde ». Le débat est ouvert. 

Source : Le Télégramme par Emmanuelle Gourvès

« Il est urgent de reprendre la main sur le discours autour de la pêche ». À l'initiative de la toute première rencontre « Le poisson fait son cinéma », hier après-midi, à l'UBS, Alain Le Sann, président du festival du film Pêcheurs du monde, n'en démord pas : « Il faut développer un discours de transparence autour de la pêche et redonner de l'autonomie aux pêcheurs ».

« Catastrophisme ambiant »

Le secrétaire général du collectif « Pêche et développement » pointe du doigt le « catastrophisme ambiant. Pour certains, la seule façon de sauver l'océan est de ne plus manger de poisson ! D'autres disent qu'il n'y aura plus de poissons à partir de 2048. Et pourquoi pas 2030 ou 2020 ! On entend des âneries en permanence. Cela induit le consommateur en erreur ». Fustigeant « les campagnes qui visent à contrôler le commerce du poisson et donc les pêcheurs », il invite les producteurs à reprendre le dessus. Il prône « des logiques de régulation, de contrôle, de gestion... et non des interdictions ! Il y a des problèmes dans la pêche mais ils ne peuvent être résolus qu'avec les gens concernés ». Des propos qui ont fait l'unanimité, hier après-midi, auprès des différents interlocuteurs présents à la faculté de sciences, devant une cinquantaine d'auditeurs attentifs. C'est une « gestion collective et participative » qui doit être opposée à la « bataille de l'image » engagée par les grands groupes ou les multinationales dont « les intérêts n'ont parfois rien à voir avec la pêche ».

« Permettre aux pêcheurs de donner leur point de vue »

Invitée, Micheline Dion Somplehi, vice-président de la Fédération nationale des coopératives de pêche de Côte d'Ivoire, approuve : « Il faut permettre aux pêcheurs de donner leur point de vue. Le poisson peut être encore mangeable avec des politiques de pêche bien définies, bien appliquées. Actuellement, on ne tient pas compte de la réalité. Il faut soutenir les pêcheurs pour qu'ils mettent en place leurs propres outils de gestion ». « Des politiques à adapter suivant les zones », renchérit Élisabeth Templier, secrétaire générale de la Prud'homie de Sanary, dans le Var. « Il n'y a que des gens de métier qui peuvent gérer leur territoire, leur ressource... La pêche artisanale, qui représente 80 % en France, est à encourager ».

Vers un écolabel européen

Alors, peut encore manger du poisson, aujourd'hui ? « La question se pose, vu l'état de l'océan, la gestion des ressources et la tentation des labels », insiste le journaliste Bertrand Tardiveau, spécialiste de la mer. « Il faut rapprocher le consommateur du producteur, créer de nouvelles habitudes de consommation ». Le tout, dans un souci de durabilité, de qualité, de traçabilité, d'identification des produits. À l'échelle locale, les circuits courts apportent un début de réponse mais quand les débarquements se comptent en milliers de tonnes, ces circuits sont forcément débordés... « La mise en place d'un écolabel européen, à l'initiative d'Alain Cadec, député européen des Côtes-d'Armor et président de la commission de la pêche, doit mettre de l'ordre dans la jungle des labels privés, qui ne donnent pas assez de garanties d'authenticité », conclut-il.

Illustration : Copie d'Ecran de Google Images (recherche : Pêcheurs du Monde Poisson fait son cinéma)

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Des maïsiculteurs se lancent dans la vente de poisson frais...

Avec sa marque Delmas, le groupe coopératif Maïsadour se positionne sur le marché du poisson frais

   

Depuis 2012, Delmas est aux mains de Delpeyrat (groupe coopératif Maisadour > 1,5 milliard CA). La marque arrive en rayon en ce début d'année.

C’est le début d’une deuxième vie pour la marque Delmas. Après son rachat par Delpeyrat (Maisadour) en 2012, Delmas va présenter en grande distribution une gamme de produits pour les trois rayons dédiés au poisson frais. Champion du foie gras, Delpeyrat se lance un nouveau défi : celui du poisson frais. Avec sa marque Delmas, le groupe coopératif landais Maïsadour pourrait bien s’imposer encore sur un autre créneau. Delpeyrat veut séduire de nouveaux consommateurs : « valoriser ses produits en proposant des services ». Avec un objectif ambitieux : rafler 15% des parts de marché.

C’est une renaissance. Lancée dans les années 90, "Robert Delmas" vivotait dans l’univers de la saumonerie. En 2012, quand Delpeyrat a racheté la saumonerie de Brioude et une série de sites industriels pour se lancer dans le saumon fumé, le groupe Maïsadour s’est également emparé de Delmas. Forte d’une nouvelle équipe récemment recrutée, Delmas est timidement arrivée au mois de janvier 2015 en linéaires. Elle prévoit une offre complète répartie sur les trois rayons qui offrent du poisson frais, c’est-à-dire le stand traditionnel, le rayon marée LS et le traiteur de la mer.



Et toujours du saumon fumé

Pour assurer le développement du renouveau de Delmas, Jean-Luc Poinçot a été nommé directeur général adjoint. Cet ex-Mondelez et Métro entre autres, est arrivé aux manettes de ce pôle au mois de juillet 2014. Il s’est depuis entouré de Franck Dupin, directeur commercial et jean-Philippe Moreau, directeur marketing, tous deux arrivés en début d’année. Ensemble, ils ont finalisé le déploiement de Delmas au rayon du saumon fumé, dans le traiteur de la mer. La marque rejoint ainsi Delpeyrat qui s’est lancée sur ce marché en 2013, et le leader du marché Labeyrie. "Delmas est davantage positionnée comme une marque du quotidien et Delpeyrat propose quant à elle des produits plus premium", précise Jean-Luc Poincot quand on lui parle du risque de cannibalisation entre les deux griffes du groupe.

Des produits modernes

Au rayon marée libre-service, la marque va arriver à partir de mi-avril chez Carrefour, Leclerc, Auchan et Cora avec une gamme d’une dizaine de produits modernes prêts à cuire ou à déguster… Soit une copie de la stratégie de Delpierre, autre marque dans le giron de Labeyrie ? "Non, car nous proposons des poissons en fonction de la saison, et nous fournissons aussi les distributeurs sur le rayon traditionnel, ce que ne fait pas Delpierre", avance Jean-Luc Poinçot.

Delmas réalise à ce jour 90 millions d'euros de chiffre d'affaires mais ambitionne de grimper à 120 millions d'euros d'ici à 2018.

D'après : LSA et Agro-media

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Le 18 Mars 2015

Rencontre. Peut-on encore manger du poisson ?

Le poisson fait son cinéma

Mercredi 18 Mars 2015

16 h

Université de Bretagne-Sud, Faculté des sciences

Dans la volonté de prolonger les débats, le Festival Pêcheurs du Monde, la Maison de la Mer, l’Université de Bretagne-Sud et le Collectif Pêche et Développement s’associent pour organiser un temps d’échanges et de rencontres spécifiques entre pêcheurs et consommateurs pour débattre sur des questions d’actualité sur le poisson.

Thème de cette première rencontre : Peut-on encore manger du poisson ?

Cette rencontre est organisée dans le cadre du festival de films "Pêcheurs du Monde" qui a lieu à Lorient du 17 au 22 mars 2015

Au programme :

- Projection d’extraits du documentaire Pêcheurs et consommateurs : un comportement responsable pour sauver les océans réalisé par Jean-Roch Meslin.

- Table ronde animée par Bertrand Tardiveau de l’hebdomadaire Le Marin Entre intox et info ? Les pressions sur les pêcheurs et les consommateurs
Invités : Elisabeth Tempier, secrétaire générale de la Prud’homie de Sanary et fondatrice du journal "l’Encre de mer" – Rolf Willman, spécialiste de la pêche artisanale à la FAO – Micheline Dion Somplehi, vice-présidente de la Fédération Nationale des Coopératives de Pêche de Côte d’Ivoire et responsable du programme "Femmes" de la Confédération africaine des organisations professionnelles de pêche artisanale.

- Table ronde animée par Bertrand Tardiveau de l’hebdomadaire Le Marin Vers de nouvelles relations pêcheurs-consommateurs
Invités : Florence Gourlay, agrégée de géographie et maître de conférences en aménagement du territoire à l’Université de Bretagne Sud Lorient – Sébastien Chauvet, conseiller municipal de l’île d’Yeu et directeur de l’organisation professionnelle des marins pêcheurs, René-Pierre Chever du comité départemental des pêches du Finistère Débat avec le public autour des questions traitées au cours des deux tables rondes

Dégustation de poissons et produits de la mer préparés par des professionnels valorisant la qualité, la traçabilité et l’identification de leurs produits. …...................................................................................

Pour plus d'explications : Pêcheurs du Monde 

Le même jour à La Rochelle, Paul Watson expliquera qu'il ne faut plus manger de poisson pour sauver la biodiversité des océans

Devant une salle comble, près de 1000 personnes, dans l'ancienne criée  "Espace Encan" - Quai Louis Prunier -  bassin des chalutiers !!!



Cette conférence de Paul Watson (fondateur de Sea Shepherd) est organisée par Léa Nature, groupe rochelais de produit bio et naturel... Débat animé par Denis Cheissoux (animateur de CO2 mon amour sur France Inter) avec Isabelle Autissier, présidente du WWF France et les associations Surfrider, Longitude 181 et Planète Mer.

Actuellement, Sea Shepherd mène une campagne de mobilisation très importante en France, sous couvert de biodiversité marine... Lire cet article sur Eco-Bretons : Mobiliser les citoyens, avec Sea Shepherd, pour protéger la biodiversité des océans...

Pour rappel dans RPA : Sea Shepherd, champion de la biodiversité marine ! Lamentable !
En novembre 2014 : Escale du Columbus, le navire ambassadeur de Sea Shepherd, à l'île d'Yeu : Un entartage de marins qui se transforme en campagne médiatique...

Vidéo : « La pêche en question », réponses aux consommateurs



Gérard Romiti, le président des pêcheurs français, et Guy Martin, chef étoilé, répondent aux questions des consommateurs sur la pêche et le poisson. Ça se passait fin février, dans l’émission La pêche en question, sur le plateau installé par la chaîne Campagne TV au Salon international de l’agriculture.

Source : le marin

Pourquoi le prix du poisson est souvent élevé ? Quels poissons sont les plus consommés ? Quelles astuces pour faire manger du poisson à mes enfants ? Peut-on manger tous les poissons toute l’année ? Comment atténuer les odeurs ? Comment pêche-t-on les poissons qu’on mange ? Est-ce qu’il y aura encore des poissons dans la mer ?

Autant de questions glanées dans les allées, ou posées sur les réseaux sociaux, face auxquelles les deux spécialistes ont vanté le respect de la saisonnalité des produits, leur fraîcheur et traçabilité, l’étiquetage, le rapport de confiance avec son poissonnier, la cuisine simple, l’éducation au goût... Et bien sûr la durabilité. Le leitmotiv aujourd’hui est de« pêcher moins et vendre mieux » en veillant à la qualité, assure Gérard Romiti, qui encourage à se fier à l’étiquette Pavillon France. Il cite des gestions de ressource réussies comme le réensemencement en coquilles Saint-Jacques, ou encore le retour du thon rouge.

Le débat est entrecoupé de séquences reportage sur le stand Pavillon France : les animations pédagogiques, un passage en revue des saisonnalités avec Philippe, pêcheur au Guilvinec. Et conclusion avec Sylvie la conteuse, sur ce proverbe malgache : « Ne prends à la mer que ce que la mer veut bien te donner, sinon la mer se vengera. »

Visionner l’émission, de 48 minutes, mise en ligne le 11 mars.

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17 Mars 2015

Seafood Expo Global de Bruxelles 2015


Le Salon professionnel international des produits de la pêche et de l’aquaculture se tiendra du 21 au 23 avril 2015 à Bruxelles

L’espace FRANCE, fédéré par FranceAgriMer, au Seafood Expo Global 2015 à Bruxelles : 42 entreprises innovantes dans le secteur des produits de la mer et de l’aquaculture

Dans le cadre de sa mission de promotion des produits de la mer et de l’aquaculture à l’international, FranceAgriMer, établissement national des produits de l’agriculture et de la mer, accompagne comme chaque année les entreprises, en organisant leur présence sur l’espace FRANCE, à l’occasion de la 23e édition du salon Seafood Expo Global, qui se tiendra du 21 au 23 avril 2015, au Parc des expositions de Bruxelles.

L’espace FRANCE jette l’ancre dans le hall 7 au Seafood Expo Global 2015

Situé à l'entrée du hall 7, l’espace FRANCE (stands 1501, 1601, 1701, 1801 et 1911) réunira, sur environ 1000 m2, quarante-deux entreprises et structures de la filière pêche et aquaculture : mareyeurs, transformateurs, conchyliculteurs et ostréiculteurs, aquaculteurs, groupements qualité, centres techniques et de recherche, associations interprofessionnelles.
Ces entreprises présenteront aux visiteurs venus du monde entier la diversité, la qualité et l'innovation de leurs produits.

Les démarches et signes de qualité développés par ces entreprises sont également valorisés sur l’espace FRANCE.

Le livret de présentation des entreprises accueillies sur l’espace FRANCE et la dernière édition des

Chiffres clés des filières pêche et aquaculture en France, réalisée en français et en anglais par
FranceAgriMer, seront diffusés auprès des professionnels et des visiteurs.

Deux entreprises de l’espace FRANCE finalistes au Seafood Prix d’Élite 2015

Deux entreprises de l’espace FRANCE, Guyader Gastronomie et Miti, ont été retenues pour participer au Seafood Prix d'Élite 2015. Ce concours, dont le jury est composé d'experts de l'industrie, d'acheteurs et de chefs, récompense les produits les plus innovants en restauration hors domicile (atouts nutritionnels, gamme de produits, praticité, originalité, conditionnement…).

Rendez-vous international incontournable pour tous les professionnels du secteur de la pêche et de l’aquaculture, le Seafood Expo global accueille environ 1600 exposants et des acheteurs venus de 145 pays. Ce salon offre aux entreprises présentes sur l’espace FRANCE la possibilité de rencontrer les acteurs majeurs du secteur et de nouer des contacts avec des partenaires potentiels.

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Le 16 Mars 2015

Arcachon. Ouverture de la seiche


Les seiches du Bassin d'Arcachon dans Epicerie Fine : Cliquez Ici pour voir ou revoir le reportage présenté par Guy Martin sur TV5

Tous les ans, la seiche vient se reproduire dans l'écosystème particulier du bassin d'Arcachon. Rencontre avec François Delage qui taquine ce céphalopode depuis de nombreuses années. Abrité des embruns de l’Océan, le bassin d’Arcachon est une lagune dans laquelle se mêle l’eau salée de l’Atlantique et l’eau douce d’un fleuve, la Leyre. Vous voici à la porte de la truculente Gascogne ! Comme toute lagune, le bassin d’Arcachon est un écosystème singulier : les courants brassent les bancs de sable modifiant sans cesse son tracé....Résolument tourné vers la mer, les Arcachonnais vivent au rythme de trois grandes activités : l’ostréiculture, la pêche et la navigation de plaisance. D'après Epicerie fine : Les seiches du Bassin d'Arcachon


La pêche à la seiche dans le bassin d'Arcachon a débuté le mardi 10 mars. Elle durera deux mois à deux mois et demi, jusqu'en mai.

C'est la saison à laquelle les seiches entrent dans le Bassin pour frayer.

Au cours d'une bonne saison, les pêcheurs peuvent pêcher 250 à 300 tonnes de seiche, vendues à la criée d'Arcachon.

En 2013, ils n'ont pêché que 40 tonnes, et seulement 13 tonnes l'an dernier.

"Certains pêcheurs font leur chiffre d'affaires de l'année avec la seiche" rappelle le président du port de pêche et de la criée, Yves Herszfeld, "avec une troisième mauvaise année, des pêcheurs ne pourront pas tenir".

La quantité de seiches n'a rien à voir avec la qualité de l'eau du Bassin: "Les seiches ne rentrent pas dans le Bassin si l'eau est trop froide, si elle n'est pas assez salée avec un apport trop important d'eau douce de la Leyre, et s'il y a du mauvais temps".

L'absence de seiches est aussi un manque à gagner pour la criée d'Arcachon  qui a vendu, l'an dernier, 2 041 tonnes de poissons contre 2 055 tonnes l'année précédente. Elle arrive tout de même à maintenir un chiffre d'affaires de 13,3 M d'euros en 2014, contre 13,1 M en 2013. D'après l'article de Bernadette Dubourg dans Sud Ouest : Arcachon : la pêche à la seiche débute mardi

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Vers une pêche durable : interdire les rejets



02'09" 16/03/2015
FR - Français

L'UE a interdit aux pêcheurs de rejeter par dessus bord les espèces non visées et propose au lieu de cela de les transformer pour en tirer un profit. Source : Parlement européen

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Le 15 Mars 2015

Plongée dans les archives du « marin »



Grâce au nouveau site du marin, tout abonné a désormais un accès illimité à presque 70 ans d’actualité maritime.

Cette mine exceptionnelle d’information spécialisée a été rendue possible par un patient travail de numérisation des collections de votre hebdomadaire, sur des numéros qui, pour leur plus grand nombre, ont évidemment été réalisés bien avant l’apparition des ordinateurs dans les rédactions et les services de mise en page.

Source : le marin

Un moteur de recherche particulièrement ergonomique permet de retrouver tout ce que le marin a publié à partir de sa naissance en octobre 1946, en sélectionnant des mots clés : nom de personne, nom de navire, de port, d’entreprise, terme technique… Une formidable machine à remonter le temps, sans équivalent, pour tous les passionnés d’actualité maritime.

Chacun peut y découvrir ce que furent les heurs et malheurs du transport maritime, de la pêche, de la vie des ports et des chantiers navals depuis 69 ans. Naturellement, les archives du marin (qui sont distinctes de celles de notre newsletter quotidienne) accueillent en permanence les plus récents articles, au fur et à mesure de leurs publications dans l’hebdomadaire et dans ses suppléments.

C’est donc un outil exceptionnel de documentation maritime qui est désormais disponible. Il est accessible grâce aux différentes formules d’abonnement incluant la version numérique du marin.

Afin de partager un peu de ces précieuses archives avec le grand public, nous publions aujourd’hui en accès libre un exemplaire du marin d’il y a exactement 50 ans. Bonne lecture !

Découvrez un numéro de l'année 1965

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Le 14 Mars 2015

Rade de Brest. L'invasion des étoiles de mer



L'étoile de mer 6min34 de Fabrice Perché

L'étoile de mer : 1- mode nutrition (chasse a vue ; estomac introduit dans sa proie) 2- mode de reproduction par des larves planctonique 3- mode de respiration sans branchie grâce au pied ventouse et au papules 4- Mode de régénération de bras perdus.

La coquille Saint-Jacques de la rade de Brest n'a pas été pêchée, cette année, à cause d'un taux trop important de toxine ASP. La récolte s'annonce exceptionnelle à la reprise. À moins que les étoiles de mer n'engloutissent la part du gâteau !

Source : Le Télégramme / Stéphane Jézéquel /

Formidable prédateur de coquilles Saint-Jacques et de pétoncles, les étoiles de mer se sentent à l'aise en rade de Brest. Particulièrement sur les gisements laissés au repos pour cause de toxine ASP. « Quand on ne travaille pas un gisement, les étoiles de mer se développent », observent les marins-pêcheurs, pas persuadés que le stock restera intact le temps de la fermeture de la pêche. Noël Uguen, pêcheur expérimenté en rade de Brest, constate une nette recrudescence des étoiles de mer dans ses filets. « Parfois, j'en remonte tellement que je renonce à les retirer du filet. Je les replonge telles quelles en attendant qu'elles se détachent d'elles-mêmes dans un autre secteur. Il suffit d'avoir une coquille Saint-Jacques dans les mailles pour être complètement envahi ».

L'exemple des Glénan

Certains endroits sont tapissés d'étoiles, comme dans la baie de Roscanvel et de Camaret (où la pêche à la coquille a pratiquement disparu). D'autres gisements de coquilles s'en sortent mieux. Pour le scientifique de l'Ifremer, chargé du suivi de la coquille Saint-Jacques, Dominique Le Gal, les secteurs épargnés par la pêche pendant plusieurs années (comme les Glénan, fermés pendant quatre ans) ne favorisent pas systématiquement le développement des étoiles de mer. Même constat de la part de Florian Breton, employé à l'écloserie de coquilles Saint-Jacques de Plougastel. « Les étoiles se nourrissent de coquilles et de pétoncles, c'est vrai, mais je ne les vois pas nettoyer un gisement entier. Idéalement, il faudrait mener des campagnes de récolte d'étoiles, un peu comme on viendrait nettoyer un terrain ».

Champ libre

De moins en moins nombreux à les garder à bord

Obligation est pourtant faite pour les pêcheurs de ne pas relâcher les étoiles qu'ils remontent à bord (au moins une ou deux caisses à chaque marée)...

Aucune valorisation particulière

Elle introduit son estomac dans la coquille

Blonville-sur-Mer Des milliers d’étoiles de mer sur la plage de Blonville


C’est un phénomène impressionnant et rare à la fois. Mardi, la plage de Blonville-sur-Mer était recouverte de milliers d’étoiles de mer. Explications.

Source : Le Pays d'Auge par Sophie Quesnel

Plusieurs espèces d’étoiles de mer se sont retrouvées sur le sable, en particulier l’espèce commune : le crachat d’amiral. Photo BabXIIIPlusieurs espèces d’étoiles de mer se sont retrouvées sur le sable, en particulier l’espèce commune : le crachat d’amiral. Photo BabXIII

D’ordinaire, Deauville est plus habituée aux étoiles que sa voisine Bénerville. Et celles qui ont envahi la plage ne fouleront pas le tapis rouge du festival du film américain. C’est pourtant un phénomène spectaculaire qui reste heureusement rare sur nos côtes : des milliers d’étoiles de mer échouées le sable au niveau de la laisse de mer. Pour être tout à fait précis, il s’agit d’un lit de moules recouvert d’étoiles de mer. Une bonne nouvelle car la présence conjointe des deux espèces à toutes les raisons d’indiquer qu’il ne s’agit pas d’un événement lié à la pollution mais plutôt à la météo.

La houle plus forte que les moules...

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Le 13 Mars 2015

Marine nationale/Affmar : Contrôle des pêches Ici et Ailleurs

12 752 : c’est le nombre d’inspections menées en 2014 pour le contrôle des pêches dans l’Union européenne. Un record, bien au-dessus des quelque 9 000 inspections menées en 2012 et 2013, relève l’Agence européenne de contrôle des pêches. D'après le marin : Contrôle des pêches en Europe : toujours plus d’inspections

Vidéo : mission de police des pêches par le patrouilleur de service public Pluvier, basé à Cherbourg.



Un contrôle de pêche, comment ça marche ?


La police de la pêche maritime participent à la mise en œuvre des objectifs de contrôle de la pêche professionnelle fixés dans le respect de nos engagements communautaires, y compris dans le périmètre des aires marines protégées. La pêche maritime de loisir, sportive et récréative, est également contrôlée afin de maintenir les équilibres environnementaux et garantir sa durabilité.

Une des principales missions des patrouilleurs de service public basés à Cherbourg est la police des pêches. C’est l’objet de la mission de trois semaines en cours pour le Cormoran, actuellement en mission de police des pêches dans les eaux communautaires situées entre le CROSS Gris-nez et Douvres.

Un contrôle des pêches obéit à des procédures très strictes et se déroule selon un canevas type. La première étape consiste à établir une situation surface claire en identifiant les différents contacts se trouvant autour du bâtiment. Cette identification est possible par l’analyse des signaux automatic identification system (AIS) reçus par internet et par le récepteur AIS du Cormoranpuis par corrélation avec l’image RADAR et enfin par l’utilisation de moyens visuels. En lien avec le centre national de surveillance des pêches (CNSP), le Cormoran trie les contacts par ordre de priorité suivant des critères d’antériorité, de nationalité ou de régularité du dernier contrôle. Le CNSP transmet alors au patrouilleur toutes les informations utiles sur le navire, relatives aux documents légaux, à l’équipage ou aux espèces visées par la pêche. La séquence de contrôle peut alors débuter.

La frégate Floréal fait escale au Cap (Afrique du Sud)

La frégate de surveillance Floréal, basée à Port-des-Galets sur l’île de la Réunion, est arrivée le 6 mars au Cap pour sa première escale depuis son départ de la Réunion, il y a près d’un mois.

Source : Corlobe

Le Floréal a mis à profit l’escale pour se ravitailler, effectuer des maintenances de routine. Son équipage a aussi pu prendre quelques jours pour se reposer et visiter la région.

Le capitaine de frégate Marc Woodcock, le commandant du Floréal, a indiqué que son bâtiment a enduré une mer forte et des températures froides pendant que le Floréal assurait une mission de surveillance de la zone économique exclusive autour des îles Kerguelen, Crozet et St Paul et Amsterdam, aussi connues comme les îles de la Désolation.

La zone est très riche en légines, une espèce de poissons très convoitée par les pêcheurs mais très fragile. Le Floréal est donc descendu par 50° sud pour s’assurer qu’aucune pêche illégale ne se déroulait.

« La température est descendue jusqu’à 2° C, » indique le commandant Woodcock. « Nous ne pouvons pas aller en-dessous du 60è sud, car il s’agit d’une zone internationale démilitarisée dans laquelle les bâtiments de guerre ne peuvent pénétrer. »

Suite : Corlobe


Les coquilles Saint-Jacques sous haute surveillance



Source : le marin

Considérée comme « l’or blanc » des Côtes-d’Armor, la saint-jacques de la baie de Saint-Brieuc est l’objet de toutes les attentions. Notamment une pêche chronométrée, scrutée à la loupe, même du ciel.

Considérée comme « l’or blanc » des Côtes-d’Armor, la saint-jacques de la baie de Saint-Brieuc est l’objet de toutes les attentions. Notamment une pêche chronométrée, scrutée à la loupe, même du ciel.

Le marin a embarqué pour un survol de la baie de Saint-Brieuc dans l’avion de l’unité littorale des Affaires maritimes (Ulam). Gabrielle, pilote, mène son avion à quelques dizaines de mètres de la surface. « Suffisamment près pour voir si les funes sont à l’eau, ou pour lire une immatriculation. » Martine, agent de contrôle de l’Ulam, repère les navires qui démarrent la pêche un peu trop tôt, laissent traîner leurs dragues après le coup de sifflet, ou ne se trouvent pas dans les secteurs autorisés.

En février, le gisement principal est ouvert, mais les pêcheurs n’ont que 45 minutes pour draguer les coquilles. « Trois quarts d’heure, deux fois par semaine et dans la limite de 1 200 kg par jour de pêche et par navire », précise Mayeul de Drouâs, administrateur des Affaires maritimes. Des règles strictes que les pêcheurs ont eux-mêmes instaurées. « L’enjeu est double : protéger la ressource et stabiliser les cours qui pourraient s’effondrer si l’apport était plus important », analyse Kristell Siret-Jolive, directrice adjointe chargée de la mer et du littoral dans les Côtes-d’Armor.

Les pêcheurs participent au coût de la surveillance aérienne. « Sans avion, la gestion serait moins efficace », explique Alain Coudray, président du comité départemental des pêches. S’y ajoutent les navires de surveillance et le contrôle des débarquements. En 2014, pas moins de 42 procès-verbaux ont été dressés. La quasi-totalité des PV ont des suites pénales (amendes) et/ou administratives (suspensions de licences).

Un reportage à découvrir en diaporama ici, en (courte) vidéo ci-dessus, et en récit dans « le marin » du 6 mars (encore en kiosque chez tous les bons marchands de journaux, et en ligne).

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Le 12 Mars 2015

Arcachon : les films du Siba récompensés à Bruxelles

Deux films réalisés par le syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon ont reçu le troisième prix 

Clip "Pescatourisme, vis ma vie"



Le Bassin d'Arcachon

Source : Sud Ouest par Bernadette Dubourg

Les films du Siba (syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon) sur le pescatourisme et les Bicyclettes Bleues, réalisés  l'an dernier, ont reçu l'Awards de bronze lors du séminaire du réseau européen Farnet (European Fisheries Areas Network) qui s'est déroulé les 2 et 3 mars dernier à Bruxelles.

Ces projets ont été sélectionnés parmi plus de 10 000 autres, tous soutenus par le programme européen Axe 4 du FEP dans toute l'Europe.

Jean-Michel Labrousse, président  départemental des pêcheurs, a présenté le pescatourisme mis en place en 2010 sur le bassin d'Arcachon et le soutien su syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon. 1100 passagers ont embarqué en 2014 sur les navires des 25 professionnels, pêcheurs et ostréiculteurs, qui participent au pescatourisme.

"Ces films ne sont pas artificiels, ils montrent la vraie vie des gens du Bassin" rappelle Isabelle Galinier, la directrice du pôle tourisme du Siba, à l'initiative de ces films, mis en ligne sur les sites des offices de tourisme des communes du bassin d'Arcachon."Nous travaillons sur l'idée des vraies vacances et  du partage avec les touristes que nous accueillons. Nous ne sommes pas un territoire comme les autres".

Un prix qui réjouit naturellement le président du Siba, le maire de Lège-Cap-Ferret, Michel Sammarcelli.

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Le 11 Mars 2015

SMEL : Un nouveau portail pour mieux accompagner les professionnels normands



Créé en 1980 à l’initiative du Conseil Général du département de la Manche, le SMEL, Synergie MEr et Littoral, a pour mission d’aider au développement des activités économiques basées sur les ressources marines vivantes...

Au service de la pêche et les cultures marines de Normandie, le SMEL soutient les professionnels de la mer dans leur développement et participe à la gestion technique de leurs productions. Doté de moyens performants d’expérimentation et de projection sur le terrain, son centre technique est animé par une équipe de dix ingénieurs et techniciens.

L’intérêt de l’outil que représente le SMEL ne s’est pas démenti au cours des dernières années : implication très réactive dans la gestion de la crise des mortalités des naissains d’huîtres, programmes d’observations pérennes sur les moules, les huîtres, le bulot, le homard…, implication dans les politiques de certification qualité et environnementale engagées par les professionnels, développement de nombreux programmes de recherche et développement visant à optimiser les processus de production,…

Faire connaitre les travaux du SMEL est une question qui me préoccupa dès ma prise de fonction et je souhaitais qu’une information compétente, régulière et en phase avec les questionnements des professionnels soit mise en place. Ainsi, la refonte du site Internet s’est avérée être l’option la plus efficace pour atteindre cet objectif.

Au côté de l’information institutionnelle déjà présente dans le précédent site, trois items dédiés spécifiquement à la « pêche », à la « conchyliculture » et à la « mer et littoral » ont été créés avec plusieurs niveaux de lecture et de fréquence d’information (brèves, articles, dossiers,…). A terme, l’ensemble des travaux du SMEL sera à disposition des lecteurs.

De plus, les informations présentées ont des valeurs différentes : générales, techniques, scientifiques, anecdotiques,… Un quatrième item désigné « SMEL » vise à renforcer les liens entre les professionnels de la mer et l’équipe des techniciens du SMEL identifiés par leur champs de compétence et leurs coordonnées.

De nombreux conseillers départementaux vont prochainement être élus pour la première fois. Aussi, j’ai souhaité que la ligne éditoriale du site pour les six premiers mois de l’année, soit axée sur la présentation de la structure et les actions conduites par le syndicat sur les territoires littoraux...

Bernard Trehet. Président du SMEL.

Accéder au Portail : Le SMEL : Synergie MEr et Littoral

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Le 10 Mars 2015

Non à la reprise des exportations d’anguilles européennes en dehors de l’Union Européenne

Le Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), autorité scientifique française CITES, prend acte de l’amélioration du recrutement en Europe et des efforts des pêcheurs mais rend un avis défavorable à une reprise immédiate des exportations...

Avec le moratoire, le prix des civelles exportées s'envole...

Source : Medde

Dans un rapport rendu préalablement à la présente campagne de pêche à la civelle 2014-2015, le MNHN, en tant qu’autorité scientifique française au sein du groupe scientifique CITES de l’Union Européenne, a rendu un avis de commerce non préjudiciable négatif concernant la reprise des exportations d’anguilles européennes en dehors de l’Union Européenne pour l’année 2015.

Actant le passage au vert des indicateurs relatifs au recrutement d’alevins d’anguilles (civelles) et à la mise en oeuvre des mesures de gestion en Europe, le MNHN souligne néanmoins que l’état du stock d’anguilles européennes, concernant notamment l’échappement d’anguilles argentées (stade reproducteur), demeure fragile sinon incertain à l’échelle de l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce. La possibilité de soumettre au groupe scientifique européen CITES, seul compétent en matière de commerce international d’espèces protégées dans le cadre de la convention CITES, la question de la réouverture des exportations de l’anguille européenne en dehors de l’Union Européenne pourra être réexaminée par le MNHN pour la prochaine année.

Et la contrebande s'organise ?

Le groupe d’experts tient à souligner que la coopération de tous les pays de l’aire de distribution de l’anguille européenne est primordiale et que les pays n’ayant pas de gestion adaptée mettent en péril l’ensemble de la population et pénalisent les pays ayant fait l’effort de mettre en place un plan de gestion et d’en évaluer ses résultats.



Il est à noter que des stocks non négligeables d’anguilles européennes sont observés dans les zones hors UE notamment dans le Sud de la Méditerranée. On remarque que la Tunisie a adopté un quota de 135 T pour les spécimens de moins de 30 cm d’origine sauvage pour l’année 2010.

Après le ban ‘zéro export’ pour la période 2011-2012, la Tunisie n’a plus adopté de quotas d’exportation et le Maroc apparaît comme le 1er exportateur (environ 66 000 kg) suivi de la Tunisie et de la Turquie. Le ban UE a permis au Maroc de devenir le premier exportateur et d’augmenter ses exportations de près de 29 000 kg en 2 ans (Tableau 2 ; cf. annexe 3 pour plus de détails). Les chiffres disponibles suggèrent donc que des stocks d’anguilles peuvent être importants hors UE, et que ces pays peuvent exporter des volumes significatifs d’anguilles.




Téléchargez le rapport complet

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Le 9 Mars 2015

UE : Tac et quotas de pêche 2015


Cliquer Ici pour télécharger le poster de la DG Mare

Exemple du merlu


En 2015, la France a un quota de pêche de 47 927 tonnes sur un total européen de 104 675 tonnes

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Le 6 Mars 2015

Aigues-Mortes : Mickaël, pêcheur de tellines



Camargue, en toute liberté - diffusion le 6 mars 2015
ThalassaOfficiel

Une pêche qui se pratique...avec un tellinier

Un film écrit par Alexandre Bouchet, Alexandre Adam
Un film réalisé par Alexandre Bouchet, images David Mutzenmacher
Une production Yémaya avec la participation de France Télévisions

Replay et Extrait dans : Thalassa : Camargue, en toute liberté

L'émission Thalassa de ce vendredi 6 mars fait découvrir aux téléspectateurs des personnages de Camargue qui font l'identité du pays. L'un d'entre eux, l'Aigues-mortais Mickaël Perez , exerce la profession-passion de pêcheur de tellines à pied. La passion de ce jeune trentenaire remonte à son adolescence, quand âgé de 13 ans, il accompagne durant les vacances son oncle à la pêche aux tellines. "Pour me faire quelques sous et m'acheter une mobylette" explique-t-il.

Source : Midi Libre

Mickaël a repris l'entreprise familiale

Depuis il n'a de cesse que de vouloir en faire son métier malgré les difficultés connues que l'activité pourrait lui réserver, au point de prendre la succession familiale en 2008. Car c'est une pêche artisanale qui se pratique uniquement à pied à l'aide d'un tellinier, composé d'un long filet étroit d'environ 6 mètres et d'un caisson de calibrage, tiré à la seule force des bras et des jambes dans la mer sur les bancs de sable. Ceci nécessite des gestes très physiques et endurants, constamment dans l'eau et par tous les temps. Le petit coquillage vit à quelques centimètres dans le sable et est ramassé tout au long de l'année suivant des normes destinées à préserver le renouvellement naturel.

Un produit d'excellence

La pêche qui se pratique de l'Espiguette à Beauduc, est ensuite amenée dans des bassins d'épuration aigues-mortais, en eau de mer en circuits fermés,  pour retirer le sable des coquillages qui  sont ensuite  prêts au conditionnement et à la vente. "J'attache énormément d'importance à présenter un produit d'excellence et c'est pourquoi j'ai créé ma propre entreprise  qui gère toutes les opérations depuis la mer jusqu'aux clients" dit-il. Ceux-ci peuvent être les poissonniers, les traiteurs, la grande distribution locale mais aussi les restaurateurs. Mickaël Perez peut être fier d'avoir séduit de grands noms étoilés comme le Louis XV à Monaco et le Meurice à Paris du chef Ducasse ou le Bristol à Paris d'Eric Frechon, entre autres grandes tables. Les pêcheurs professionnels de tellines, mais aussi de palourdes, sont peu nombreux, environ une trentaine d'actifs sur le secteur, et l'entreprise de Mickaël Perez, " Coquille d'or ", regroupe également leurs productions et en assure la commercialisation.

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Le 5 Mars 2015

"Pêcheurs d'avenir"




Les artisans pêcheurs de méditerranée sont organisés en prud'homies, (environ une par port). Celles ci gèrent les «communs » que sont les ressources et les zones marines sur leurs territoires.

Nous avons suivi les pêcheurs de Sanary sur mer.

Film réalisé par Isabelle Sers pour l'Association l'Encre de Mer : http://www.l-encre-de-mer.fr/


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Le 4 Mars 2015

Etiquetage du poisson : Ecolabel MSC plutôt que Pavillon France

Local et artisanal...

A quoi sert le "Pavillon France" si l'écolabel MSC est performant ?

Les GMS veulent imposer leur propre système de certification... contre l’avis des consommateurs et des producteurs...

Les produits français minoritaires sur les étals


Le titre du stand, Pavillon France, où se succèdent activités pour le grand public sur le thème des poissons est celui de la marque collective créée en 2012 par France filière pêche, l’organisme professionnel qui se propose de rassembler l’ensemble des acteurs de la filière en France.

Partant du constat qu’en moyenne les étals de poissonneries du pays n’accueillent que 20 à 25% de marchandises issues de la pêche française, France pavillon entend « faire connaître les espèces de poissons et donner des conseils pour les cuisiner », comme l’explique Marion Fischer, chargée de communication à France filière pêche. L’objectif est également de sensibiliser les visiteurs à la charte qualité des poissons pêchés par les bateaux « battant pavillon français et affichant un degré de fraîcheur optimal ». Chaque jour de cette semaine, les poissons typiques d’une région sont mis à l’honneur sur l’étal glacé du stand...

Remarque : Mettre de côté Saumon, cabillaud et crevette d'importation... Poissons, coquillages et crustacés sont issus majoritairement de la filière pêche française... Mais pas de Pavillon France sur les étals !!!

La sole est mieux gérée mais se vend mal


Cruelle déconvenue, pour les 300 pêcheurs et 85 armements côtiers ciblant la sole à Boulogne, Calais et Dunkerque. La réduction des quotas et de l'effort de pêche devait logiquement conduire à une hausse du prix moyen et compenser la baisse des volumes.

Mais, au contraire, le précieux poisson plat - jusqu'à 90 % de leur chiffre d'affaires - se vend moins cher, environ 7 € le kilo, alors qu'il s'est établi à plus de 8 € sur la moyenne 2014. Et encore, la pleine saison n'a pas démarré. Parmi les solutions proposées par certains responsables professionnels, une meilleure programmation des captures par les pêcheurs eux-mêmes, un passage systématique sous criée et des aides ponctuelles. Tout sauf un nouveau plan de casse de navires...

L'organisation de producteurs From Nord, pour sa part, veut obtenir l'écolabel MSC. Le distributeur Carrefour, qui détecte la sensibilité écologique du consommateur, est même prêt à aider financièrement les pêcheurs pour cela...

Performant mais tromperie sur la marchandise (*)

(*) en réalité, la pêcherie de colin d'Alaska met en oeuvre des chalutiers industriels parmi les plus grands dans le monde

Les multinationales dans le système alimentaire

Extrait de l'article de Cairn.info

Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la qualité sanitaire des produits, à leur mode de fabrication, à leur origine (traçabilité). La société civile (associations, citoyens) se montre préoccupée par les mêmes questions et par celle de la gouvernance, et dénonce une faible transparence et une hégémonie de la part des grandes firmes. Les gouvernements louvoient entre des objectifs économiques qui les rapprochent de celles-ci et les autres objectifs du développement durable qui les en éloignent. Cependant, les nombreux et puissants lobbies à l’œuvre dans le système alimentaire ralentissent les décisions ou les font pencher vers les plus forts [En témoigne le dossier de l’étiquetage des produits alimentaires, enlisé à Bruxelles depuis des années]. Finalement, le pilotage des filières est exercé de façon croissante à travers un leadership des multinationales, soit directement par leur potentiel de production et de vente, soit à travers le contrôle de dispositifs institutionnels privés ou publics (instances professionnelles, création de normes).

Un modèle de production et de consommation de masse

Le modèle Mait peut se caractériser par son intensification, sa spécialisation, sa globalisation et sa financiarisation. Il résulte d’un double mouvement, en apparence paradoxal : une concentration au stade de la production et de la vente, un individualisme dans le domaine de la consommation. Il relève du capitalisme contemporain en tant que forme générale d’organisation de la société. On observe un « formatage » des individus et de leurs désirs par un univers marchand piloté par des grandes firmes dont la prospérité dépend de l’homogénéisation des comportements des clients [2]. Ces firmes visent une standardisation des produits dans un modèle de production de masse. La généralisation du monde marchand s’étend à toutes les activités humaines, y compris l’alimentation, et emplit ainsi tout l’espace-temps du consommateur. On assiste à l’émergence d’une « fabrique du consentement » qui vient renforcer le modèle de production dominant [3].

Le mouvement de concentration des entreprises, à tous les niveaux du système alimentaire, est à l’œuvre depuis environ un siècle. Il a donné naissance à un oligopole « à franges » dominé par de très puissantes firmes multinationales. Cette structure duale s’explique par la nature même de l’activité de production alimentaire, encore largement fondée sur des entreprises familiales et artisanales au sein du socle constitué par l’agriculture et l’industrie alimentaire et d’un des deux canaux de commercialisation, la restauration, qui fournissent à eux trois de gros bataillons de micro-entreprises. Il y a coexistence de TPE/PME et de très grandes firmes transnationales dans ces trois secteurs. Les mécanismes d’offre font que la concentration s’opère principalement au sein du groupe des leaders et laissent des interstices aux petits, parmi lesquels on assiste à d’importants renouvellements...

C’est dans la grande distribution que l’on trouve désormais les firmes les plus importantes tous secteurs confondus. Wal-Mart Stores est devenu au début des années 2000 la plus grande firme mondiale, supplantant les pétroliers et les fabricants d’automobiles. Elle a réalisé, en 2007, un CA colossal de près de 380 milliards de $ et un résultat net de plus de 12 milliards, avec deux millions de salariés (tous ces indicateurs ont doublé dans les huit dernières années). Le numéro deux du secteur est Carrefour, environ 3,5 fois plus « petite » que Wal-Mart. On trouve ensuite le britannique Tesco et l’allemand Metro. À côté de ces puissants distributeurs se placent les chaînes internationales de restauration privée (Mac Donalds) et collective (le français Sodexo, leader mondial des services alimentaires et son challenger l’anglais Compass). Les entreprises de la grande distribution et de la restauration possèdent des dizaines de milliers de points de vente dans le monde entier qui contribuent à l’uniformisation de la consommation et du style de vie évoquée ci-dessus. Ces firmes pèsent en outre sur les filières de production par leur puissance d’achat, renforcée par des super-centrales et des plateformes électroniques de marché communes. Leur essor très rapide depuis le milieu des années 1990 dans les pays en développement est le premier facteur de la mondialisation du système alimentaire....

Des objectifs contradictoires

Des ressources très stratégiques

Cliquer Ici pour lire l'article intégral "Les multinationales dans le système alimentaire"

Après Pavillon France, l'écolabel français "Pêche durable"

FranceAgriMer présente l'écolabel public "Pêche durable"

Écolabel des produits de la pêche maritime (logo dévoilé au Salon de l'Agriculture)

"FranceAgriMer va entamer une tournée sur le littoral pour présenter aux pêcheurs l’écolabel public français Pêche durable,..." Le Marin : Écolabel public Pêche durable : place aux candidatures

Prévue par le Grenelle de l’environnement, l’écolabellisation des produits de la pêche est inscrite à l’article L. 644-15 du Code rural et de la pêche maritime : « Les produits issus de la pêche durable peuvent bénéficier d’un écolabel. Les conditions auxquelles ils doivent répondre pour en bénéficier sont déterminées dans un référentiel dont les modalités d’élaboration et de contrôle de son application par des organismes accrédités sont fixées par décret ».

La création d’un écolabel public en France répond au souhait de la filière pêche de disposer d’un écolabel facilement reconnaissable par les consommateurs et différent des écolabels privés existants. Cet écolabel, conforme aux lignes directrices de la FAO sur la pêche responsable (1995) et sur l’éco-étiquetage (2009), a été enrichi de critères sociaux et économiques (valorisation par la qualité) respectant la définition du développement durable. Quatre axes ont ainsi été retenus : ’’écosystème’’, ‘’environnement’’, ‘’social’’ et ‘’qualité’’.

Pour José Jouneau, ce travail montre « l’engagement de la filière dans la mise en oeuvre de pratiques durables, afin de garantir la pérennité des ressources halieutiques et de l’activité de pêche, tout en collaborant avec l’ensemble des partenaires de la filière ». En effet, ce label est le fruit d’une réflexion participative, menée avec tous les acteurs représentatifs de la filière pêche, de l’amont à l’aval, ainsi que des représentants de l’administration, des organisations non gouvernementales (ONG), des consommateurs et des scientifiques. Deux consultations publiques ont, de plus, permis d’enrichir le référentiel avec les avis de la société civile.

Il s’agit d’un écolabel public qui repose sur une définition complète du développement durable, incluant exigences environnementales, économiques (relatives à la qualité des produits) et sociales (relatives à la sécurité à bord, la formation,…). En cela, son périmètre est novateur et se distingue des écolabels existants. D'après communiqué de presse : « Pêche durable » : l’écolabel des produits de la pêche maritime lancé par FranceAgriMer

En application du décret n° 2012-104 du 27 janvier 2012 relatif à l’écolabel des produits de la pêche maritime, le référentiel détaille les critères applicables aux pêcheries selon ces quatre thématiques, ainsi que les critères de traçabilité et de garantie de qualité du produit tout au long de la chaîne de commercialisation.
Ce référentiel est complété par un plan de contrôle cadre qui précise les modalités de contrôle interne et de certification qui doivent être mises en œuvre par les organismes certificateurs pour les pêcheries candidates et certifiées ainsi que pour les opérateurs de la chaîne de commercialisation.

Ce référentiel et son plan de contrôle cadre ont été élaborés par la Commission de l’écolabel des produits de la pêche maritime, placée auprès du directeur général de FranceAgriMer. Cette Commission est composée de représentants de l'ensemble des parties prenantes de la filière pêche, du producteur au consommateur. Elle dispose également d'un règlement intérieur et d'un programme de travail (documents accessibles ici).

Les entreprises de pêche et les distributeurs de produits de la mer intéressés sont invités à contacter des organismes certificateurs. La composition des dossiers de candidature demandés aux entités postulantes est prévue par le plan de contrôle cadre.

Pour toute information complémentaire : FranceAgriMer

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Produits de la pêche. L'Union européenne prépare un écolabel

L'Union européenne travaille à la création d'un écolabel pour les produits de la pêche. L'Union européenne travaille à la création d'un écolabel pour les produits de la pêche.

Source : Ouest France

L'union européenne prépare un écolabel pour les produits de la pêche. Sa mise en oeuvre pourrait entrer en vigueur en 2016.

"Les consommateurs européens réclament à juste titre un étiquetage précis sur les produits de la pêche et de l'aquaculture. On constate l'émergence de nombreux labels qui se concurrencent les uns les autres. Très clairement, les labels privés et les labels publics nationaux sont insuffisants pour fournir une véritable information aux consommateurs sur la durabilité, la qualité et la traçabilité des produits mis sur le marché. Ils sont trop nombreux et leur champ d'action est trop étroit. Les consommateurs s'y perdent. Seul un label public européen peut garantir le respect de standards environnementaux, sociaux et sanitaires élevés" explique Alain Cadec, l'eurodéputé des Côtes-d'Armor, président de la commission de la pêche.

"Lors de la réforme de la politique commune de la pêche, je me suis battu pour la création d'un écolabel européen pour les produits de la pêche. Le principe est désormais acquis et l'Union européenne y travaille. La Commission présentera ainsi cette année les options envisageables, notamment en ce qui concerne les exigences minimales de ce label. Sur cette base, un écolabel européen pourra être mis en place dès 2016. C'est une de mes priorités comme président de la commission de la pêche du Parlement européen", assure Alain Cadec.

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En 2014

Une norme Iso pour les marques de pêche durable

L’Afnor, Agence française de normalisation, invite à participer à un projet international, qu’elle pilote : élaborer une norme Iso définissant la pêche maritime durable.

Source : Le Marin

Les systèmes de marquage se prévalant de la pêche durable se multiplient, difficilement comparables : écolabels privés, cahiers des charges des armements, écolabels nationaux (Islande, Norvège, Canada)… Sur des critères variables, qui oublient souvent l’aspect social. La norme Iso donnera un cadre international cohérent à ces démarches. Elle s’appuie sur le travail de FranceAgriMer, qui élabore l’écolabel français pour les produits de la pêche.

« Il s’agit de moraliser le marché des marques pêche durable, de le rendre plus transparent », explique Bernadette Ruetch, chef de ce projet à l’Afnor avec Stéphanie Tiprez. La démarche est transparente : tout le monde peut s’inscrire aux réunions de travail, la prochaine étant le 3 juillet 2014, à Paris (inscription en ligne).

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Le 3 Mars 2015

Les pêcheurs de Pornic soignent leurs vieux bateaux

Fin janvier 2015, un rapport national faisait état de l'âge avancé des navires de pêche français. L'occasion de faire un point local sur ce secteur d'activité, à Pornic.

Regardez Stéphane Conord à propos de l’Hermione :



Stéphane Conord, pêcheur de civelles, s'est récemment mis à son compte et envisage déjà de réaliser de lourdes réparations sur son vieux bateaux.

Source : Courrier de Retz  par Arthur Conanec

«Toi qui laisse partir tes derniers vrais marins, au fond de ton vieux port s’entassent des carcasses de bateaux déjà morts», chantait François Budet. Ces paroles résonnent particulièrement aujourd’hui. En effet, un rapport rendu en janvier au secrétaire d’État Alain Viladies fait état du vieillissement de la flotte nationale. « Mon bateau est plus vieux que moi », plaisante Louis Blanchard le patron du Soleil Royal basé à Pornic. Né en en 1985, son navire est de trois ans son aîné. Au dessus donc de la moyenne nationale qui est de 27 ans. Usés par les années autant que par les grains et les marées, l’état déplorable de certains bâtiments multiplie les risques pour le marin et pour l’environnement. À Pornic, le vétéran n’est autre que le Junior, il fêtera ses 44 ans cette année et la moyenne est de 26 ans.

Pour un bateau neuf, de 10 mètres il faut débourser au moins 400.000 euros, explique Louis Blanchard, c’est une somme impossible à débourser pour un jeune pêcheur, c’est rédhibitoire.

Pour un bateau dépassant les 20 mètres, c’est trois millions d’euros mais ce type de navire ne concerne pas le port de la côte de Jade.


 Illustration extraite de Chiffres-clés Pêche et Aquaculture 2015 (Medde)

À Pornic, la pêche est de proximité , affirme Dominique Adam, responsable de la coopérative maritime : « Elle est diversifiée et nous n’avons pas de bateaux dépassant les 10 mètres.

Un chiffre stable

Le nombre de navires est aussi à la baisse ces vingt dernières années et sur les 4 605 navires de la métropole, une dizaine seulement a choisi de prendre refuge à Pornic. Un chiffre qui se stabilise selon Dominique Adam : « Nous avons des pêcheurs assez jeunes, je ne crois pas que leur nombre va continuer de diminuer. » Seulement, bien que la jeunesse semble prendre ses marques dans la cité portuaire, le matériel ne se renouvelle pas de lui-même. Stéphane Conord s’est mis à son compte, il y a moins d’un an, il a acheté l’Hermione mais déjà un souci sur le moteur l’oblige à rester à quai.

Unique outil de travail, le Pornicais est aujourd’hui désemparé :

"Je débute, je n’ai pas de trésorerie d’avance et les réparations me coûtent un bras, heureusement mon frère travaille dans la mécanique, il va m’aider mais c’est un sacré chantier."

Des banques trop frileuses

Le paradoxe est que sur l’ensemble de leur carrière, ces jeunes marins vont mettre autant d’argent pour entretenir et réparer leur navire que pour un bateau neuf, avec à chaque fois l’incertitude de voir cet investissement réduit à néant.

Pour le responsable de la coopérative, « il n’y a pas assez d’aides pour les jeunes pêcheurs, les banques sont aussi trop frileuses et aujourd’hui avec la conjoncture cela devient pratiquement impossible. » La pêche fait pourtant partie intégrante de l’histoire de la ville, d’abord morutière puis sardinière, elle apporte à la ville un parfum d’authenticité.

Certains patrons vendent aujourd’hui directement leurs poissons sur les marchés locaux quand les prix fixés à la criée sont trop bas. « Le circuit court, c’est l’avenir de la pêche artisanale, on ne peut pas être en concurrence avec les gros bateaux », explique Louis Blanchard. Jeunes et avec des idées. Pour le moment, l’halieutique participe toujours à l’image de la ville mais qu’arrivera-t-il quand les bateaux seront vraiment morts ?
Arthur Conanec

Dossier  sur les pêcheurs de Pornic dans l’édition papier du Courrier du Pays de Retz du vendredi 6 mars 2015.

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Le 2 Mars 2015

Filets dérivant en question au Parlement Européen : les prud’hommes sont inquiets

"Temps fort de la commission pêche du Parlement européen des 23 et 24 février, le rapport sur la proposition d’interdire la pêche au filet dérivant en Europe a été examiné. Entre rejet en bloc ou tentative d’amélioration du texte, les députés sont partagés..." Le Marin : Pêche : le filet dérivant pas interdit, mais plus encadré ?

Alternative solutions for driftnet fisheries

The principal environmental impact of driftnets is related to the bycatch of non-target species. In general driftnets have a high degree of size selectivity and can efficiently be regulated by mesh size. Few alternative fishing methods are available to catch the species targeted by driftnets, and the impact for some of these gears is controversial. Solutions are proposed to mitigate the environmental impact of driftnet fisheries by alternative fishing gears and improvement of selectivity. Cliquer Ici pour télécharger le document du Parlement européen
 
Suite à un projet de proposition d’interdiction des filets dérivants par le Parlement européen, les prud’hommes d’Antibes – Golfe Juan et de Sanary sur mer ont écrit au Président de la commission pêche du Parlement européen qui leur a répondu :

Source : Encre de Mer

Prud’homie de Sanary sur mer : « Nous vous confirmons que, traditionnellement, depuis des siècles, il existe dans toutes les prud’homies un panel de filets dérivants adaptés à chaque type d’espèces. Ces engins ont de tous temps été considérés par les prud’hommes comme les moins impactant pour l’environnement. Ils font partie du patrimoine de la pêche artisanale méditerranéenne. Il n’y a aucune raison environnementale d’interdire ces engins. Leur suppression aurait des conséquences néfastes pour le devenir des petits métiers qui pratiquent une pêche parmi les plus « durables » qui soient. La longévité de ces petits métiers, et la qualité des fonds rocheux provençaux en témoignent.

Réduire le panel de nos techniques artisanales, c’est attenter à notre polyvalence qui est la seule façon pour nous de nous adapter, au jour le jour, aux conditions environnementales et aux exigences de nos clientèles locales. Nous exerçons des techniques parmi les plus artisanales, à propos de zones de pêche souvent très restreintes. Pardon de n’avoir pas de marées, de grands plateaux continentaux, de n’être pas « spécialisés » dans des techniques intensives. La gestion des pêches intensives ne peut nous être appliquée, ce serait programmer notre disparition.

Nous sommes surpris que quelques politiques puissent, de loin, remettre en cause des siècles d’une gestion de terrain faite par les prud’hommes, sans aucune observation des pratiques locales en lien avec leurs territoires. C’est une négation des liens culturels et vivriers que les hommes ont développé avec leurs écosystèmes. Nous vous sommes reconnaissants de bien vouloir nous soutenir dans notre volonté de préserver notre patrimoine, notre gestion et nos métiers.

NB : La plupart de ces filets sont très fins avec de petites mailles et il n’y a aucun risque de prendre un thon ou un mammifère avec ces engins. »

Prud’homie d’Antibes – Golfe Juan les Pins : « A travers ces nouvelles aberrations il en ressort trois points principaux :
1) Nos hauts dirigeants ne connaissent même pas la puissance physique des thons, puisque nous sommes supposés capturer des thons dans les filets fragiles dérivant que nous employons pour les sardines, anchois, liches ou autres.
2) La pêche française est à nouveau bafouée par nos instances du fait que l’on ose prendre en compte l’avis des Espagnols qui sont le plus mauvais exemple de respect en matière de règlementation de pêche européenne.
3) Les dates qui nous sont proposées pour réagir ne nous laissent même pas une dizaine de jours pour ce faire. Ce qui signifie tout simplement que tout est décidé d’avance et qu’une fois encore ce genre de restriction n’a qu’un seul but : faire mourir la pêche artisanale.

Quand verrons nous enfin débarquer, chez nous pêcheurs, ces hauts fonctionnaires avec un ciré et des bottes pour venir en mer avec nous partager nos expériences de terrain et constater la réalité du terrain  ? A force de contraintes et de restrictions la pression ne cesse de monter et les conflits entre pêcheurs et plaisanciers risquent de s’accroitre…

Quand on entend parler de 29 tonnes de thon pour la plaisance et qu’en même temps se profile une interdiction des filets dérivants pour ne pas risquer de capturer un thon rouge, alors qu’il y a très peu de chance d’en attraper avec ce type d’engin, on est en droit de se demander qui est le dindon de la farce…

Il ressort de tout ce CARNAVAL que notre Etat est le petit soldat de l’Europe et nous nous demandons sincèrement si ces gens n’ont pas déjà vendu notre pêche aux autres pays limitrophes ou si ces derniers ne veulent pas en fin de compte, comme dit précédemment, supprimer simplement et purement les petits pêcheurs Méditerranéens.

Pour revenir sur les textes :
Dans nos petits ports de pêche, nombreux sont ceux qui travaillent avec 1500 à 2000 mètres de filets dormants et qui le matin vont aux filets dérivant pour espérer capturer un petit complément.

Sur nos embarcations qui font en moyenne de 6 à 10 mètres tous ces engins sont complémentaires et indispensables, c’est cette polyvalence qui donne l’espoir de rentrer avec une pêche  qui permette encore de bouffer (manger pour les énarques).

Les textes sur plus de vingt pages que nous avons pris le temps de lire (alors que nos horaires sont loin d’être les mêmes que ceux des fonctionnaires) sont purement et simplement une nouvelle mise à mort des petits métiers.

En conclusion, la pêche artisanale nécessite le maintien de tous les filets dérivants pour sa survie. L’Atlantique n’a rien à voir avec la Méditerranée et pourtant tout le monde vote toujours contre nous.  Même si la Méditerranée est contre une loi, peu importe son avis, elle ne sera jamais entendue du fait qu’elle n’a qu’une voix pour s’exprimer. »


Réponse d’Alain Cadec, député européen, Président de la commission de la pêche du Parlement Européen sur l'Encre de Mer
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Entraide

Des bénévoles au secours du pointu d'un pêcheur à Saint-Raphaël



Les bénévoles ne comptent pas leurs heures pour rénover le pointu, outil de travail d'un pêcheur professionnel.

Source : Var Matin par Adeline Lebel

Les passionnés de l’association «bateaux et gréements de traditions» rénovent gratuitement l’outil de travail d’un pêcheur professionnel. Une belle histoire humaine et solidaire

C'est une belle histoire. Solidaire et humaine. Celle de tout un groupe qui s'unit pour aider un patron pêcheur… pas vraiment millionnaire. Les membres de l'association «Bateaux et Gréements de Traditions» (BGT) ont décidé de donner leur temps et leur savoir-faire pour sauver l'outil de travail d'un pêcheur professionnel, son bateau. Un pointu datant de 1958, en mauvais état et dont le moteur est tombé en panne.

Mais le «Tony Jo» n'en est pas moins indispensable à son propriétaire pour prendre le large et gagner sa vie. Ce dernier peut payer les pièces à changer, les matériaux et produits mais la main-d'œuvre nécessaire à une telle réhabilitation coûterait une trop grosse somme.

Moteur, carénage… 2 mois de travail

Il s'agira, en effet, de reprendre la menuiserie, le carénage et la peinture mais aussi toute la partie mécanique avec la réparation de la transmission du moteur, soit deux mois de travail !

Qu'à cela ne tienne, les passionnés de l'association, poussés par leur amour indéfectible des embarcations maritimes traditionnelles, s'engagent dans l'aventure avec enthousiasme, comme ils l'ont déjà fait pour… pas moins de dix-huit bateaux dont les petits derniers, le Marie-Clémence et le Paresseux, qu'ils ont remis à flot...

Un chantier pour reprendre la mer

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FAO meets the global seafood industry at 10th NASF, 3-5 March 2015



As part of its efforts to interact closely with the global fisheries and seafood industry, FAO will participate in the up-coming North Atlantic Seafood Forum Conference (NASF) in Bergen, Norway, 3-5 March. Headed by Arni Mathiesen - Assistant Director General for Fisheries and Aquaculture, FAO will be present with several high-level representatives. Mr. Mathiesen will deliver an NASF opening address March 4th addressing “Outlook for world seafood trade to 2030”. Source : FAO

For more information, please contact Jose Estors-Carballo, for communication issues, please contact Kimberly Sullivan

Welcome to the 10th North Atlantic Seafood Forum

March 3-5, 2015

The world’s largest seafood business conference

The North Atlantic Seafood Forum is the world’s largest seafood business conference, and a leading executive meeting place for the seafood industry. In Bergen, March 3-5 2015, around 600 delegates from more than 35 countries and 300 companies will attend NASF.

Registration is now open - Register here

NASF is a broad annual industry event covering all major facets of the seafood sectors. NASF focuses on the key network between cutting edge innovation, technology, research, policy, finance, trade and commercialisation. The 10th conference in 2015 is an exellent opportunity to meet and interact with the leading world seafood operators, and other key players, along with financial institutions from the world’s largest seafood capital market, all in the same venue. Around 100 speakers will present papers in 10 seminars over 3 days.

Programme : North Atlantic Seafood / Programme

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Suite de la revue de presse : Mois de Février 2015 

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