lundi 29 septembre 2014

En échange de « pacotilles », s’ouvrent les fonds marins recélant de fabuleuses richesses !

En échange de « pacotilles », les peuples de l'Océanie ouvrent leurs fonds marins ?

Illustration : Atoll de Tubuai dans l'archipel des Australes en Polynésie française (Google earth)

A. Daudet (1890) : Dans nos pacotilles d'objets pour échanges avec les sauvages, il y en avait une grande quantité [de parapluies], presque autant que des colliers de chiens...

Pew charitable trusts (2014) : Les mairies des Australes ont organisé en collaboration avec Pew une « journée de la protection de l’océan aux Australes » qui aura lieu le 2 octobre à Rimatara, le 4 octobre à Rurutu, le 7 octobre à Raivavae et le 9 octobre à Tubuai. Ces évènements, à travers des stands, des jeux avec les scolaires, des concours de dessin, des courses de vaa et des projections de vidéos, permettront de célébrer avec la population, l’engagement fort des mairies des Australes, et de commencer à travailler avec la population sur l’élaboration du projet de grande AMP. Par ailleurs, les maires des Australes ou leurs représentants présenteront officiellement les délibérations des Australes à la presse le mardi 30 septembre à 12h, lors de l’inauguration du bureau de Pew à la gare maritime de Papeete. (1)

L’archipel des Australes, un territoire de la Polynésie française, abandonné par la métropole avec ses quelques 6600 habitants, mais couvrant un espace maritime de près d’un million de km2...

Après le parc marin de la mer de Corail en Nouvelle-Calédonie (1,3 million de km2), la France peut remercier la richissime fondation étatsunienne Pew pour toute l’attention qu’elle porte à la protection de la biodiversité de l’espace maritime français. Quand les eaux de l'archipel des Australes seront sanctuarisées fin 2015-début 2016, la France pourra se glorifier d’avoir atteint l’objectif de 20% de la ZEE en aires marines protégées : plus de 2,2 millions de km2 sur un total de 11 millions de km2.

(1) Communiqué de Pew dans Polynésie la 1e : Les populations des Australes veulent la création d’une grande réserve marine / dans Tahiti infos : Aux Australes, le vœu d'une aire marine protégée

Que cachent les pacotilles de Pew et cet empressement à sanctuariser tous ces immenses territoires marins ?

Les terres rares d'un immense océan

La nouvelle bataille du Pacifique

Les états insulaires du Pacifique (source : Wikipedia)

Les États-Unis sont à l’offensive pour renforcer leur contrôle sur l’océan Pacifique et les ressources de ses fonds marins, en particulier les terres rares, indispensables aux industries de haute technologie.

Article d'Alain Le Sann dans Ritimo

Le contrôle du Pacifique et de ses ressources fait aujourd’hui l’objet d’une bataille où les États-Unis s’efforcent de mener le jeu, soit par leur puissance étatique, soit par le soft power des grandes ONG environnementalistes et des fondations regroupées dans la Global Ocean Commission. Cette coalition d’intérêts a été clairement manifestée en juin 2014 à Washington par l’intervention de Barack Obama sur la protection des océans, suivie de celle de John Kerry en Australie.

Illustration extraite de l'article de Down to Earth : Mining at deep sea (septembre 2014)

Yan Giron a décrypté cette stratégie des États-Unis dans un article sur ce qu’il appelle le pivot maritime opposant la Chine et les États-Unis. La Chine se montre en effet très agressive pour élargir sa ZEE [1] et contrôler l’accès aux ressources halieutiques et surtout énergétiques et minières de ses marges maritimes. Dans le Pacifique, la Chine est très présente par sa flotte de pêche qui cible les requins et les thons. De nombreux bateaux chinois (ils ne sont pas les seuls) pêchent illégalement dans les ZEE des micro États insulaires [2], incapables de contrôler leurs immenses espaces marins. L’état des stocks de requins et de thons soulève de vives inquiétudes. Les stocks de thon rouge seraient réduits à moins de 5 % de leur stock initial et les pays pêcheurs ont enfin décidé de réduire leur effort de pêche, y compris le Japon, inquiet des risques pour la survie du stock Pacifique. Une telle décision est difficile à prendre pour tous ces États insulaires du Pacifique qui doivent parfois la moitié de leurs ressources financières à la vente de droits de pêche [3]. Pour les signataires de l’accord de Nauru, ces revenus ont été multipliés par 4 de 2010 à 2014, ils proviennent de l’augmentation du coût des jours de pêche et de celle du nombre de jours, car bien des États, comme le Kiribati, ont été tentés par ces recettes faciles. Mais une gestion rigoureuse est d’autant plus difficile que 60% des captures proviennent de la Haute mer, en dehors des ZEE. Les États-Unis, pour leur part, font pression sur les États insulaires pour créer d’immenses réserves sans pêche, parfois sur l’intégralité de leur ZEE, comme Palau, un archipel de 20000 habitants, totalement dépendant des États-Unis.

Obama a lui aussi créé son immense réserve intégrale, suivant en cela George Bush. Il a créé la réserve intégrale de Pacific Remote Islands. Cette politique, impulsée par de grandes ONG environnementalistes et des fondations comme Pew, Conservation International et The Nature Conservancy qui se disputent les contrôles et les financements de ces réserves, soulève cependant beaucoup de questions.


Des scientifiques et des pêcheurs s’étonnent qu’on crée des réserves pour protéger des espèces migratrices et s’inquiètent des effets pervers de ces mesures qui risquent de reporter l’effort sur d’autres zones.

lundi 22 septembre 2014

Avec Avaaz, en marche pour le marché mondial du climat...

Les lois du marché sont en marche pour "sauver" le climat de la planète...

Illustration extraite du document édité par World Rainforest Movement (WRM) : 10 alertes sur REDD (ou Carbone bleu) à l'intention des communautés 

Une marche mondiale pour le climat organisée le 21 septembre 2014 par l’organisation étatsunienne Avaaz... Des centaines de milliers de manifestants battent le pavé partout sur la planète suite à l’appel d’Avaaz... La plus grande Marche pour le Climat de l'histoire, selon Avaaz... Cette marche citoyenne impulse un nouveau souffle avant le sommet extraordinaire sur le climat de  l’ONU, le 23 septembre... (1)

Pendant ce temps, des communautés villageoises sont expulsées de leurs territoires ancestraux... et d’autres fuient face aux catastrophes naturelles... Expulsion et fuite à l’origine de nouveaux opprimés,  les réfugiés climatiques !

De quel souffle nous parle Avaaz ? D’un souffle apolitique !

Cette mobilisation des non-militants témoigne du succès de la manifestation. Jouer sur une perception nouvelle de la gravité de la situation et la sortir des seules sphères politiques : c’était un parti pris, depuis le début, par Avaaz, coordinateur de l’événement et dont l’objet est d’animer des campagnes de mobilisation internationale sur internet : « Cette marche doit être un signal fort de la société civile à l’égard de ses dirigeants. C’est d’autant plus vrai en France, où le gouvernement doit prendre le leadership sur le climat en vue de la COP 21 à Paris en décembre 2015 », explique Marie Yared, chargée de campagne pour Avaaz. (extrait du compte-rendu de Reporterre (2))


Laurent Fabius, Ségolène Royal et Yan Arthus Bertrand marchaient à New York en compagnie de Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU...

Nous, nous marchions à La Rochelle...

samedi 20 septembre 2014

Bilan carbone. La pêche consomme du gasoil... Et alors !

Appel à communication pour l'amélioration du Bilan carbone de la pêche qui consomme du gasoil... Et alors !

Y-aurait-il un chercheur halieutique pour soumettre avant le 26 septembre 2014 une proposition de communication au séminaire :  Empreinte carbone des organisations, des produits et des services - Évaluer et agir. Un enjeu interdisciplinaire pour la recherche ?

Depuis une dizaine d’années, les calculs d’impact carbone sont devenus une étape clé dans les démarches environnementales des entreprises et des collectivités. Ils sont aussi devenus un passage obligé pour l’évaluation de technologies nouvelles ou en devenir. Ces démarches d’évaluation posent encore de nombreux problèmes d’ordre méthodologique et suscitent des débats, parfois de réelles controverses. C'est à cet objet que s'attache le colloque organisé conjointement par l'ADEME, Mines Paristech et Mines Nantes.
 
La pêche est souvent présentée comme une activité « dévoreuse » de carburant. 71 litres pour la sardine, 525 litres pour la coquille saint-jacques, 1612 litres pour le thon albacore, 2827 litres pour la sole, 2923 litres pour la crevette ou le homard (1)...

Et alors !

vendredi 19 septembre 2014

News de la pêche dans le monde : Afrique, Asie, Amérique et Océanie


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie 

3e trimestre 2014 : Juillet / Août / Septembre 2014

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Suite de la revue de presse : 4e trimestre 2014

Le 30 Septembre 2014

Les populations des Australes veulent la création d’une grande réserve marine


L'archipel des Australes

Très étalé en longueur, il représente les dernières terres habités au sud du Pacifique. Il est composé de 5  îles et quelques îlots dont la surface totale atteint environ 140 Kms2, perdus dans l’immensité de l’océan.  L'île la plus proche se trouve à une distance de 600 kms environ au sud de Tahiti. Plus proches des zones tempérées du globe, ces îles ont un climat plus tempéré, donc plus frais; et des reliefs plus arrondis.

Ses quelques 6600 habitants environ écoulent leur vie au rythme des traditions et des activités traditionnelles : pêche, exploitations agricoles sur terres fertiles (cultures de légumes, de manioc, d'orangers, de caféiers, ainsi que les classiques  avocatiers, cocotiers, ananas et vanillés). Les îles de l’archipel des Australes, moins fréquentées que les autres îles plus près de l'équateur, possèdent peu d’hôtels et de commodités touristiques. On y trouve, cependant, de ravissantes pensions et des logements chez l’habitant pour des séjours plus "authentiques". Les îles sont : Rurutu, Tubuai, Raivavae, Rapa et Rimatara.

Cliquer Ici pour plus d'informations sur l'archipel des Australes

Les populations des Australes appellent à la création d'une grande réserve marine au large de leurs îles pour préserver durablement ces ressources halieutiques pour les pêcheurs locaux et pour les générations futures

Source : Polynésie la 1ere par Hélène Harte
Une grande zone de protection au Sud de la ZEE polynésienne pourrait également servir de zone de nurserie pour les populations de grands pélagiques tels que le thon et l’espadon, et pourrait profiter à la pêche durable polynésienne dans le reste de la ZEE. Au-delà des bénéfices pour la pêche, la création d’une réserve marine dans l’archipel des Australes, à l’image du Parc Naturel Marin de la mer de corail créé récemment en Nouvelle Calédonie, pourrait permettre aussi de renforcer la notoriété internationale des Australes et pourrait contribuer au développement écotouristique de ces îles.

Depuis plusieurs mois, les mairies de Rurutu, Tubuai, Raivavae et Rimatara ont organisé des réunions publiques, des rencontres avec les pêcheurs, les associations et l’ensemble de la population pour discuter d’une initiative de protection de l’espace marin aux Australes. Des réunions similaires seront organisées par la mairie de Rapa en octobre. Pendant ces consultations, l’ensemble de la population s’étant montrée favorable à cette initiative, les conseils municipaux des quatre îles ont voté une délibération appelant à la création d’une grande réserve marine dans les eaux de l’archipel. Les délibérations ont été signées par les élus de Rurutu le 6 juin 2014, les élus de Tubuai et Rimatara le 20 juin 2014 et enfin les élus de Raivavae le 12 septembre 2014.

Ces délibérations sont une avancée majeure car elles représentent la première étape de la procédure juridique nécessaire pour créer une Aire Marine Protégée selon le code de l’Environnement de Polynésie française. L’ONG Pew a été invité par le gouvernement de Polynésie française à réaliser un état des lieux scientifique sur l’espace marin des Australes et à élaborer une stratégie de conservation avec la population locale et les pêcheurs. Pour répondre à cette demande, Pew a initié un vaste programme de recherche aux Australes, piloté par le CRIOBE et impliquant 25 experts locaux et internationaux, avec la participation de National Geographic et de l’Université d’Auckland. Pew travaille également avec les autorités, les pêcheurs des Australes et de Tahiti, les associations, les opérateurs du tourisme et l’ensemble de la population des Australes pour définir un projet d’AMP consensuel. La création d’une grande AMP aux Australes pourrait contribuer significativement à la mise en œuvre de l’engagement du Pays de protéger au moins 20% de sa ZEE d’ici 2020.

Les mairies des Australes ont organisé en collaboration avec Pew une « journée de la protection de l’océan aux Australes » qui aura lieu le 2 octobre à Rimatara, le 4 octobre à Rurutu, le 7 octobre à Raivavae et le 9 octobre à Tubuai. Ces évènements, à travers des stands, des jeux avec les scolaires, des concours de dessin, des courses de vaa et des projections de vidéos, permettront de célébrer avec la population, l’engagement fort des mairies des Australes, et de commencer à travailler avec la population sur l’élaboration du projet de grande AMP. Par ailleurs, les maires des Australes ou leurs représentants présenteront officiellement les délibérations des Australes à la presse le mardi 30 septembre à 12h, lors de l’inauguration du bureau de Pew à la gare maritime de Papeete.

Source : communiqué PEW

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Le 29 Septembre 2014

Au Japon, les pêcheurs surmontent le tsunami, mais pas Fukushima !


Au Japon, le secteur de la pêche surmonte le tsunami, mais pas la radioactivité de la centrale de Fukushima... Dans la préfecture de Fukushima, les pêcheurs sont toujours privés de poisson 3 ans après les catastrophes...

Les pêcheurs du port d'Iwaki, à 30 km de la centrale nucléaire de Fukushima, ne pêchent presque plus : au pays du sushi, les consommateurs ne veulent pas manger de poissons qui ont frayé dans une mer contaminée.

Ont-ils raison d'avoir peur ? Le point en quelques questions.

L'océan près de la centrale de Fukushima est-il radioactif ?

L'eau contaminée utilisée pour refroidir les réacteurs endommagés de la centrale est entreposée dans d'immenses réservoirs. Cette eau est censée être en partie décontaminée au moyen d'appareils spéciaux, avant d'être rejetée dans l'océan. Mais à cause de plusieurs incidents, de grandes quantités de particules radioactives se sont retrouvées dans la mer. Les autorités assurent qu'elles sont inoffensives une fois diluées dans l'océan.

Le poisson de la région est-il dangereux pour la santé ?

Une trentaine d'espèces auraient des niveaux de radioactivité acceptables, soit moins de 100 becquerels - une unité de mesure de la radioactivité dans les aliments. Certaines espèces, comme la raie, absorbent des niveaux de radioactivité plus élevés et ne peuvent être consommées, note Maeda Hisashi, président de l'Association des pêcheurs d'Iwaki. La production d'algues de la région est aussi complètement arrêtée.

Que font les pêcheurs ?

Ils ne pêchent que 1% de la quantité de poisson qu'ils pêchaient anciennement. Ils rapportent surtout des débris emportés au large par le tsunami. Le gouvernement les paie selon le poids des déchets récupérés. Ils sont aussi indemnisés pour leurs pertes, en fonction de leur revenu d'avant la catastrophe. Certains ont abandonné la pêche côtière pour s'engager sur les gros chalutiers qui partent plusieurs semaines pêcher le maquereau en haute mer. Mais la majorité des 1700 pêcheurs de la région restent oisifs et touchent leurs indemnités gouvernementales, ce qui contribue à l'augmentation des problèmes sociaux.

Est-ce la même chose pour la production agricole ?

Les producteurs locaux de fruits, légumes, riz, viande et produits laitiers ont aussi du mal à écouler leurs produits. La famille Niitsuma, dont les terres se trouvent juste à l'extérieur de la zone évacuée, a dû cesser sa production de plusieurs fruits, de riz et de champignons shiitake. Conséquence: une chute de 40% de ses revenus.

Y a-t-il des tomates «mutantes» et des pastèques géantes, comme sur les photos qui ont circulé sur les médias sociaux ?

Non. Certaines de ces photos n'ont pas été prises au Japon et dataient d'avant 2011. Il arrive que des fruits et légumes grossissent de façon exceptionnelle ou adoptent des formes étranges, sans que cela soit lié à la radioactivité.

D'après La Presse Canadienne : Les fantômes de Fukushima

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Le 25 Septembre 2014

En marge du Sommet sur le climat à New York

Les océans sont cruciaux pour notre climat, notre alimentation, notre nutrition

Le Directeur général de la FAO et le Secrétaire d’Etat américain John Kerry participent à une table ronde sur la pêche durable

25 septembre 2014, New York – Une meilleure gestion des ressources des océans de la planète est cruciale pour la sécurité alimentaire mondiale, a déclaré aujourd’hui M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, qui participait à une table ronde aux côtés du Secrétaire d’Etat américain John Kerry.

Source : FAO

La table ronde intitulée,  Notre océan: étapes suivantes concernant la pêche durable et les zones marines protégées (Our Ocean: Next Steps on Sustainable Fishing and Marine-Protected Areas), s’est tenue dans le cadre du suivi du récent Sommet de l’ONU sur le climat et a permis la participation de leaders mondiaux rassemblés à New York à l’occasion des travaux de l’assemblée générale des Nations Unies.

Dix pour cent de la population mondiale tirent leurs moyens de subsistance de la pêche et 4,3 milliards de personnes dépendent du poisson pour 15 pour cent de leur apport en protéines animales, a indiqué M. Graziano da Silva.

Secretary Kerry Delivers Remarks on Next Steps on Sustainable Fishing and Marine Protected Areas



U.S. Department of State

Il a ajouté que la contribution des ressources des océans à la nutrition, aux moyens d’existence et au progrès était essentielle dans les petits Etats insulaires en développement.

De son côté, M. John Kerry a souligné notamment : «Nous devons mieux faire pour protéger les stocks de poisson de nos océans qui jouent un rôle primordial pour la sécurité économique de millions de familles et la sécurité alimentaire de millions d’autres.» Selon la dernière édition du rapport de la FAO, La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, ces deux filières sont confrontées à des défis majeurs allant des pratiques de pêche nuisibles à la mauvaise gouvernance et la mauvaise gestion sans oublier le fléau de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Au-delà de ses effets négatifs sur l’état des stocks de poissons et sur l’environnement, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée entraîne des coûts monétaires exorbitants de l’ordre de 20 milliards de dollars par an, a précisé le Directeur général de la FAO.

D’ailleurs, la FAO et ses partenaires ont pris un certain nombre de mesures pour promouvoir la pêche durable et contrecarrer la pêche illicite. Ils encouragent notamment l’adhésion à l’accord de 2009  de la FAO relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port et aux directives volontaires de 2014 pour la conduite ou la performance de l’Etat du pavillon. En outre, la FAO et ses partenaires travaillent aux côtés de l’Organisation maritime internationale (OMI) en vue de mettre au point un fichier mondial des navires de pêche.

 Dans le même temps, la FAO a lancé une nouvelle initiative, la «Croissance bleue» qui, selon M. Graziano da Silva, «a le potentiel d’être un programme de premier plan sur les grandes questions relatives aux océans et à leurs ressources». Le modèle de l’économie bleue met l’accent sur la conservation et la gestion durable fondées sur le principe que les écosystèmes sains des océans sont plus productifs et représentent l’unique moyen de bâtir des économies basées durablement sur les océans. Il permet également aux petits Etats insulaires en développement et aux Etats côtiers en développement de tirer profit équitablement de leurs ressources halieutiques.

Le passage à une gestion durable et responsable des océans et de la pêche ne saurait attendre plus longtemps, a déclaré M. Graziano da Silva aux participants à la table ronde.

«Nous avons le savoir-faire, nous avons l’occasion. Il est temps d’agir», a-t-il dit.

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Pour la protection de la haute mer

Commission Océan Mondial - GOC

New York, le 21 septembre 2014

Remise à l’ONU de la liste des signataires à la pétition de la GOC : plus de 260 000 signatures


Contribuez à assurer un océan vivant, l'alimentation et la prospérité. Proposez de nouvelles normes pour la protection de la haute mer

        Petition by

        Pascal Lamy, Commissioner, Global Ocean Commission

        France

L'océan est en danger. Il est essentiel pour notre avenir. Faisons de sa protection une priorité de l'action des Nations Unies.

Il nous offre des aliments, de l’eau fraîche, de l’énergie, des médicaments, la moitié de l’oxygène que nous inspirons et même le cadre de nos vacances : un océan sain est essentiel à toute vie sur Terre.

Cependant, pendant trop longtemps, nous avons capturé trop de poissons, pollué aveuglément et dégradé de fragiles habitats des fonds marins. Nous poussons le système océanique jusqu’à son point de rupture, risquant ainsi notre propre santé et prospérité.

Mission Océan




Les ressources marines et côtières atteignent une valeur de 3 000 milliards de dollars US par an – environ 5 % du PIB mondial – et, à travers le monde, 350 millions d’emplois sont liés à l’océan tandis que 97 % des pêcheurs vivent dans les pays en développement.

Mais sans la mise en œuvre de lois efficaces pour protéger un océan vivant, une minorité continuera à abuser de la liberté de la haute mer, à piller les richesses qui se trouvent sous sa surface, à prélever une part non équitable, et à en tirer profit au détriment du reste du monde, en particulier des plus pauvres.

La bonne nouvelle, c’est que nous avons l’extraordinaire possibilité de changer le cours des choses.

En septembre de cette année, l’Organisation des Nations unies (ONU) va entamer un débat sur l’avenir de la haute mer et sur la manière dont celle-ci devrait être gouvernée. Cela ne se reproduira pas de sitôt et c’est donc maintenant que nous devons tirer le meilleur parti de cette opportunité.

La haute mer – constituée des eaux internationales et recouvrant 45 % de la surface de la Terre – nous appartient à tous. Elle ressemble pourtant à un État en déliquescence au-delà de la juridiction de tout gouvernement. Personne n’en est globalement responsable, ce qui a pour conséquence alarmante un déclin important de la santé de tout l’océan.

Il est temps d’étendre l’État de droit jusqu’à cette moitié bleue de notre planète. Nous avons besoin d’un nouvel accord international (dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer) afin de garantir le bon état de l’océan, l’utilisation durable et équitable des ressources de la haute mer, et la préservation de celles-ci.

Cela aidera à nous assurer que nous disposons de suffisamment de nourriture pour tous, d’un accès équitable aux nouveaux médicaments issus des organismes d’eau profonde pour lutter contre le cancer et d’autres maladies graves, d’une résistance suffisante face aux effets les plus graves du changement climatique et d’une protection des habitats marins précieux contre les industries destructrices.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est engagé en faveur de la santé et de la protection de l’océan, mais il a besoin de notre soutien pour être en position de force en septembre lorsqu’il appellera les dirigeants de la planète à préparer ce nouvel accord.

Joignez-vous à la mission pour un océan sain et vivant, et demandez à Ban Ki-moon de lancer un appel en faveur de la protection de la haute mer et de la santé de l’océan.

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WOC Business Forum on Ocean Policy & Planning

New York City

29-30 September, 2014

Forum

2014 WOC Business Forum on Ocean Policy and Planning

The World Ocean Council (WOC) will convene a Business Forum on Ocean Policy and Planning at The Roosevelt Hotel in New York, NY U.S.A on 29-30 September 2014. Designed for the Ocean Business Community (OBC), the Forum continues the World Ocean Council's Business Forum Series and builds upon the successful 2013 Sustainable Ocean Summit. The Forum will feature an optional field trip on 28 September to learn about coastal business response and recovery following Hurricane Sandy and how this is affecting policy and planning.

The overall theme of the 2014 WOC Business Forum is Industry Leadership in Ocean Governance and the Blue Economy. The Forum will catalyze informed, coordinated and proactive Ocean Business Community engagement in the ocean policy and planning efforts which will significantly impact future ocean economic activity. The World Ocean Council is committed to ensuring that ocean industries are well informed of the ocean policy and planning processes affecting their future operations and well equipped to make decisions on whether and how to most effectively engage in these developments. Pour plus d'informations

Créer une alliance du secteur privé pour une gestion durable de l’océan

Le “World Ocean Council” ou Conseil Mondial des Océans est la seule alliance internationale et interprofessionnelle regroupant les acteurs principaux du monde maritime en matière d’utilisation responsable de l’environnement marin « Corporate Ocean Responsibility ». Le WOC rassemble les différents utilisateurs de l’océan issus du secteur privé (transport, pêche, navigation, pétrole et gaz, aquaculture, énergies renouvelables offshore, tourisme, technologies maritimes, producteurs, détaillants, assureurs, finance, etc). L’objectif est d’apporter des bénéfices directs aux entreprises par le biais d’une collaboration sur des problèmes environnementaux marins partagés. Les groupes de travail développent des solutions pratiques pour résoudre les problèmes prioritaires du secteur maritime comme par exemple le zonage océanique, les espèces maritimes invasives, les débris marins, le bruit dans les océans, les rencontres avec des mammifères marins, la pollution de l’eau, une meilleure connaissance scientifique des océans, les politiques publiques et la gouvernance des océans. Des groupes de travail ont aussi été constitués dans des régions considérées comme prioritaires, l’Arctique par exemple. Suite...

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World Research and Innovation Congress - Oceans


Lisbon, Portugal

15-16 October, 2014

Cliquer Ici pour plus d'informations

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Le 24 Septembre 2014

Inde. Un village de pêcheurs dix ans après le tsunami 2004

Tarangambadi (district de Nagapattinam, Tamil Nadu)

Le district de Nagapattinam est l’un de ceux où le tsunami de 2004 a fait le plus de victimes en Inde. Après cette catastrophe, les instances dirigeantes des villages (ooru panchayats) ont fait leurs preuves. Diverses organisations (organismes publics, organismes de développement, œuvres charitables, apportèrent du matériel de premier secours, de l’argent....

Systèmes de gouvernance traditionnels : bonnes pratiques de gestion, rôle des femmes dans la gouvernance et la commercialisation après capture

Source : Crisla

Lors de l’atelier organisé par ICSF à Pondichéry, une visite du village deTarangambadi a permis de rencontrer des membres de la structure gestionnaire traditionnelle de la communauté de pêche, l’ooru panchayat, du personnel de la Fédération des sociétés de pêche de l’Inde du Sud (SIFFS) et aussi l’association locale SNEHA (Social Need Education and Human Awareness) qui travaille avec les femmes de la pêche de la région depuis 1984. Le Village de Tarangambadi a été durement touché par le tsunami en décembre 2004, les responsables de SIFFS, de SNEHA et l’ooru panchayat ont joué un rôle important dans l’organisation des secours et la reconstruction. Une bonne part des sommes collectées par le Collectif Pêche & Développement ont été remises à SIIFS et nous pouvons vérifier, 10 ans après que l’argent a été bien utilisé, le village présente un aspect étonnant avec ses maisons colorées, sa grande maison des pêcheurs, ses rues bien propres qui contrastent avec la pollution de la rivière. L’organisation coopérative s’est considérablement renforcée et assure aux pêcheurs l’accès au crédit, des assurances et une maîtrise de la commercialisation. Le refus de l’Ooru Panchayat de s’ouvrir aux femmes a soulevé bien des discussions, mais la rencontre avec les femmes de SNEHA a montré que leur organisation autonome leur a permis de faire entendre leur voix.

Le texte qui suit a été rédigé par ICSF.

mardi 16 septembre 2014

SPACE 2014. La pisciculture française creuse toujours son trou dans la planète élevage ?

En 2012, la filière piscicole participait pour la 1ère fois à SPACE, le grand salon des productions animales à Rennes...

Deux ans plus tard, alors que la pisciculture connait une progression très importante dans le monde, la filière française n'est plus présente à Rennes du 16 au 19 septembre 2014 : SPACE 2014

Retour en arrière...

SPACE 2012. La pisciculture française doit creuser son trou dans la planète élevage !

C’est une 1ère, la pisciculture française s'expose au Space 2012, le Salon des Productions Animales à Rennes du 11 au 15 septembre 2012.

Cependant, la filière piscicole sera dans l'obligation de creuser son trou dans la planète élevage. Sans quoi, les poissons n'auront pas leur place au milieu des vaches, des cochons, des moutons, des chèvres, des lapins et autres volatiles sur la verdoyante prairie de l'affiche officielle de ce grand salon international !!!

Tous les chiffres sont du côté de l'élevage du poisson... Les coquillages hors catégorie !!!


Notre douce France n’aurait aucun plan d’eau, ni rivière et fleuve sur son vaste territoire verdoyant ?

mercredi 10 septembre 2014

Boues rouges : Scandale environnemental au cœur du parc national des Calanques

Scandale environnemental : Gardiens et fossoyeurs au sein du parc national des Calanques...

Dans le Conseil d’administration du parc national des Calanques composé de 51 membres, Jean-Claude Izzo et Marc Gastaud, président de la prud’homie des pêcheurs, sont les deux représentants de la pêche professionnelle... Une amélioration de la représentation des professionnels de la mer par rapport à la proposition initiale (illustration)

Le parc national des Calanques vient de céder face à Alteo Gardanne (l’usine ex-Pechiney avec ses boues rouges) en autorisant l’industriel durant 30 ans à déverser ses eaux résiduelles...(1)

Les pêcheurs lancent un appel à la mobilisation citoyenne contre les boues rouges : cliquer Ici

Poissons, à votre santé !
 
Le plus célèbre des fossoyeurs...

« Pechiney a financé plusieurs études visant à prouver le faible impact des rejets. A Cassis les pêcheurs rigolent encore -avec une rage contenue- de la venue de Jacques-Yves Cousteau en 1966 avec la Calypso. Chargé par l’industriel d’apporter sa caution à l’autorisation de rejet, le commandant s’était beaucoup discrédité sur le port avec une démonstration publique où il versait des boues rouges dans un aquarium contenant quelques poissons marins, et concluait à l’innocuité des déchets, puisque les animaux semblaient n’avoir aucune réaction. Au même moment la Calypso effectuait les sondages préalables à l’installation du tuyau ». Par Robin des Bois, in « le Pastis de Pechiney », La Flèche, n°33, 1999. P2.

Deux ans après la création du parc national des Calanques, les administrateurs du parc devaient se prononcer sur l’arrêt d’une autorisation de polluer en mer...

Décision délicate : Responsabilité environnementale face au « chantage à l’emploi » !

Dans un avis voté ce lundi 8 septembre 2014, le CA du parc autorise Alteo, producteur d'alumine, à rejeter dans le Parc National des Calanques ses eaux résiduelles, chargées d'aluminium, de fer et d'arsenic. Plus précisément, les administrateurs du parc ont donné leur accord pour que l’industriel, qui produit à Gardanne de l’alumine à partir de bauxite, continue de polluer en mer, dans un parc marin dorénavant sous protection environnementale et dont ils sont en principe les gardiens !

30 voix pour, 16 contre, 2 absentions !

« Le conseil d'administration a décidé d'autoriser ces rejets, mais avec des conditions fermes », a annoncé à la presse son président Didier Réault, adjoint au maire de Marseille. Concrètement, elle permet à l'usine Alteo d'effectuer des rejets contraires à la Convention de Barcelone de 1976 sur la protection de la Méditerranée. Mais l'élu a promis de « meilleurs contrôles et un meilleur suivi des eaux rejetées », dans ce dossier dit des « boues rouges ». (2)

Scandale environnemental que le rejet de « boues rouges » en pleine zone de parc, à 300 mètres de profondeur, dans la fosse de Cassidaigne, au large de Cassis, et qu’on retrouve jusqu’au large de Toulon ! Ex-Pechiney, l’usine d’alumine Alteo de Gardanne se débarrasse grâce à un tuyau long de 47 kilomètres de ces « déchets solides », bourrés de fer, de zinc, d’arsenic, de plomb etc. En 2013, 180 000 tonnes de ces boues rouges ont été rejetées dans le parc. 20 millions depuis 1966…

Boues rouges : Ces rejets sont-ils impossible à interrompre ?



Cela fait cinquante ans que l'usine Altéo déverse des boues rouges par un tuyau, dans un canyon sous-marin, au large de Cassis. Au total, vingt millions de tonnes ont été déversées. Ces rejets sont-ils impossible à interrompre ? Le reportage de Jean-Louis Boudart sur France 3 Paca

« Les boues rouges, c’est ce qui nous a tués, affirme Marc Gasteaud, président de la prud’homie des pêcheurs et membre du conseil d’administration (CA) du parc des Calanques. Officiellement, ces boues rouges ne sont pas toxiques (thèse contredite par plusieurs scientifiques, Ndlr) mais elles étouffent clairement les espèces et recouvrent les fonds marins. »

lundi 8 septembre 2014

Embargo. Russie, cador ou tocard de la pêche ?


« La Russie est un pays où les importations alimentaires sont importantes. Le saumon vient de la Norvège, le poulet des États-Unis, le porc du Canada, les légumes des pays d'Europe, entre autres. C'est près de 30 % des aliments qui sont importés... » explique Germain Moyon, journaliste pour l'Agence France-Presse à Moscou... « On ne croit cependant pas que la situation se dégradera au point de revivre une pénurie alimentaire comme à la fin de l'URSS... » précise le journaliste de l’AFP (1).

Un mois après l’entrée en vigueur de l’embargo sur les produits alimentaires : En Russie, ce n’est pas la pénurie annoncée alors que dans l'Union européenne, l’embargo russe risque de fragiliser la chaîne alimentaire (2)... La Russie importe en temps normal plus de 100 000 tonnes de saumon d'élevage chaque année (En 2013, 133 000 tonnes dont 100 000 tonnes de Norvège) qui vont se retrouver en sus sur le marché international...

Suite aux mesures de représailles prises par les occidentaux dans le cadre de la crise ukrainienne (3), la Russie a mis en place un embargo sur des produits alimentaires à partir du 7 août 2014. Cet embargo concerne entre autre l'Union européenne, et ses produits : la viande, les produits laitiers, les fruits et légumes ainsi que les poissons et coquillages. L'ensemble de ces produits, privé de débouchés à l'export, va donc se retrouver sur le marché intérieur avec des conséquences négatives sur les filières concernées.

Dans le top 5 de la pêche...

Depuis, l’embargo décrété par Vladimir Poutine sur les produits agricoles et le poisson, les médias sous-entendent que les russes seront acculés à la faim... C’est mal connaitre la production russe notamment dans le secteur de la pêche. La Russie n’est pas un « petit », ce n’est peut être plus le cador de la pêche, mais le pays redevient un « grand » de la pêche mondialisée...

A titre de comparaison : Union Européenne : 4,9 millions de tonnes (dont Espagne : 0,735 millionT et France : 0,450 millionT)

Certes, les captures de poisson n’atteignent plus les sommets de la période soviétique quand les navires-usines écumaient l’ensemble des mers du globe. A la fin des années 1980, l’URSS se disputait avec le Japon, la première place des puissances halieutiques pour des productions au-delà des 10 millions de tonnes (URSS : 11,16 millions de tonnes en 1987).

Après la chute du mur de Berlin, démantèlement de l’empire soviétique et effondrement de l’économie... Au tournant du XXIe siècle, le secteur de la pêche russe retrouve des couleurs... Le pays se replace dans le top 5 mondial avec des captures annuelles supérieures à 4 millions de tonnes de poisson.

vendredi 5 septembre 2014

Revue de presse 2014 (7) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...


Mortalité 2014 des moules (17 et 85) et des huîtres

Ifremer. Campagne RESCO 2014

Les différents lots sentinelles ont été déployés dans l'ensemble des bassins ostréicoles...
Suivre la mortalité des huîtres sur l'ensemble des sites et par classe d'âge : Ifremer
Bulletin n°6 du 14 Août 2014 : Ifremer - Resco

CRC Poitou-Charentes / CREAA

Mortalités huîtres et moules en Charente-Maritime

Flash Info Maline n°25 : 6 juin 2014
Flash Info Maline  n°26 : 30 juin 2014


Aquablog : Revue de presse

Ostrea.org et ses forums

Mortalités des huîtres : Constatations et Achat/vente de naissain

13 mai. C'est parti sur les coupelles à Fouras...
14 mai. Premières mortalités sur triplo dans le Golfe
15 mai. Mortalité en Rade de Brest sur naissain naturel

Les news se poursuivent en Octobre 2014

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Actualités du mois de Septembre 2014

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Aquaculture Europe 2014

San Sebastian - Pays Basque - Espagne

Du 14 au 17 octobre 2014

Aquaculture Europe 14 : Adding Value

Avec nos hôtes, AZTI-Tecnalia, la Société européenne d'aquaculture (EAS) organise notre événement annuel de l'aquaculture en Europe dans la belle ville de Donostia-San Sebastián, au cœur du Pays Basque en Espagne et nous aimerions beaucoup que vous soyez avec nous.

Aquaculture Europe 2014 abordera le thème de la valeur ajoutée - à nos produits, nos processus, à la recherche et aux ressources.


Pour plus d'informations et inscription : Aquaculture Europe 2014

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Enjeux environnementaux : politiques et acteurs sociaux dans une perspective transnationale

Revue Émulations : Appel à contribution (avant le 15 octobre 2014)

Émulations est une revue pluridisciplinaire (sociologie, anthropologie, sciences politiques) destinée aux jeunes chercheurs, doctorants et post-doctorants. S’appuyant sur un comité de lecture international de chercheurs francophones, elle est publiée aux Presses universitaires de Louvain, ainsi qu’en ligne (www.revue-emulations.net), et est référencée dans les bases de données bibliographiques (Google Scholar, Google Books).

Dans un prochain numéro, la revue souhaite aborder la question des enjeux environnementaux contemporains dans une perspective multi-échelle et multi-située. Il s’agira de proposer un ensemble d’articles consacrés à l’étude de la mise en œuvre de politiques environnementales en s’intéressant en priorité aux acteurs qui y prennent part.

Responsables scientifiques
  • Ingreet Juliet Cano Castellanos (IIS, UNAM, Mexico)
  • Marlène Dégremont (EHESS, IIAC-LAIOS,Paris)
  • Arthur Laurent (CERI, Sciences-Po, Paris)

Source : Revue Émulations

Argumentaire

Les politiques environnementales font aujourd’hui l’objet d’un nombre croissant d’accords internationaux et d’initiatives de la société civile. Ainsi, la production d’énergie renouvelable, les initiatives d’efficacité énergétique, de gestion des forêts, d’exploitation durable des ressources halieutiques, les stratégies d’adaptation et mitigation du changement climatique semblent être des enjeux contemporains, à une époque où l’exploitation des ressources naturelles atteint ses limites.

En parallèle, des acteurs des différentes tailles émergent ou se trouvent immergés dans ce contexte des nouveaux enjeux environnementaux. En schématisant, on trouve d’un côté les populations locales : pécheurs, chasseurs-cueilleurs, petits producteurs agricoles et ou travailleurs péri-urbains qui se confrontent à divers types des projets de développement durable. D’autre côté il y a les grandes ONG de conservation (WWF, IUCN) ou plus largement les organisations environnementalistes (Greenpeace, FoE), lesquelles suscitent des débats dans des arènes transnationales et contribuent à la mise en place des projets à l’échelle locale.

Or, entre ces organisations transnationales et les populations locales, on assiste à la configuration de chaînes d’acteurs longues et complexes où se multiplient les courtiers ou brokers. Il faut également prendre en compte le fait que, au travers de ces chaines circulent des nouvelles perceptions environnementales, des innovations éco-technologiques, mais aussi des mécanismes de financement verts tels que les crédits carbone ou d’autres types de paiements pour services éco-systémiques.  En prenant en compte cet aperçu de la situation contemporaine en matière environnementale, nous sommes intéressés à approfondir l’analyse des politiques, des enjeux et des acteurs sociaux.

lundi 1 septembre 2014

Un rapport révolutionnaire sur l’accaparement des mers et océans

L'Accaparement Mondial des Mers

WFFP 
World Forum of Fisher Peoples

Forum mondial des populations de pêcheurs

Un nouveau rapport, l’Accaparement mondial des mers, vient d’être publié par Transnational Institute (1), Masifundise (2) et Afrika Kontakt (3) en collaboration avec le WFFP (Forum Mondial des Peuples de Pêcheurs). Il dévoile la face cachée de la pêche et des pêcheurs. Une histoire complexe mêlant durabilité, alimentation, modèles de développement, cultures et politique, où les droits des communautés côtières sont systématiquement bafoués sous notre nez…parfois au nom même de la durabilité.

Le terme Accaparement des mers tente de montrer sous un jour nouveau les processus importants ayant un impact négatif sur les personnes et les communautés dont la vie et l’identité culturelle dépend de la pêche artisanale et autres activités associées. La pêche artisanale et les communautés de pêcheurs, autant dans les pays du Sud que du Nord, sont de plus en plus menacées par des forces puissantes, qui remodèlent les régimes de droits d’accès existants et les modes de production de la pêche. Ces processus ne mènent pas seulement à éloigner la pêche artisanale du contrôle des ressources, mais aussi à la destruction écologique et parfois la disparition même de ces ressources.

L’accaparement des mers va au-delà des politiques de la pêche. Le phénomène se déploie dans une multitude de contextes autour du globe, et porte sur l’espace maritime autant que côtier, sur les rivières et les lacs, les deltas et les marécages, les mangroves et les barrières de corail. La façon dont les communautés sont dépossédées des ressources dont elles dépendent depuis des générations prend aussi de nombreuses formes, à travers des mécanismes aussi divers que la gouvernance internationale des pêche, les politiques de commerce et d’investissement, les aires de protection terrestres et marines à grand échelle accompagnées d’interdiction de pêche, l’écotourisme et les politiques énergétiques, la spéculation financière et l’expansion des opérations globales de l’industrie alimentaire et de la pêche, y compris l’aquaculture intensive.