vendredi 29 août 2014

Face au désarroi des travailleurs de la mer...

Les partis politiques traditionnels sont-ils obsolètes ?

Illustration : Palais Bourbon (wikipedia)

Le médecin observe « une altération de l’image de soi » chez les ostréiculteurs...

A Bourcefranc, Etaules ou encore La Tremblade, le désespoir des professionnels se nourrit d'une sourde colère...

Ah… les élus ! Je ne veux pas arrêter de voter, les anciens se sont battus pour ça. Mais il y a des moments où… » Le débordement est contenu. Pascal reprend son souffle. « Je veux qu'ils viennent ici, à la cabane, discuter avec nous. Discuter avec la France qui se lève tôt. On sait ce que sont les politiques, ils t'écoutent, mais ne t'entendent pas. Où est la ministre de l'Environnement. » Qui parle de la qualité de l'eau ?

« Il n'y a plus d'enthousiasme, j'observe une altération de l'image de soi. Plus de projet, plus d'envie. Les ostréiculteurs baissent les bras, ils sont désemparés. Cela débouche sur une véritable pathologie : la dépression. » Dans Sud Ouest : lire plus bas
 
A l’occasion des universités d’été des partis politiques on entend quelquefois des questions du genre : « Qu’est-ce que ça veut dire aujourd’hui d’être de gauche ? (ou de droite) » qui ne déclenchent tout au plus que des tempêtes dans un verre d’eau et laisse indifférent la majorité des électeurs dépourvus de carte de membre engagé. Pourtant, aujourd’hui, après des alternances de gouvernements n’ayant laissé que des sentiments d’échecs, de déceptions et de désillusions on peut se demander si l’inefficacité persistante des partis traditionnels n’indique pas qu’ils cheminent vers l’obsolescence.

Ils sont nés aux confins d'un siècle religieux : le 19ème siècle où l'on croyait que la science, le commerce, le travail amèneraient le bonheur aux peuples, qu'on croulerait sous les biens de consommation, qu'on ferait reculer la faim, la maladie, la vieillesse. Cette ère religieuse a vu s'élever des gares, des usines, des halles comme autant d'églises, de basiliques, de cathédrales au Moyen Age.

Si sous l'ancien régime seule une minorité privilégiée portait les projets de société, aux siècles industriels les distinctions sociales étant fondées sur l'utilité collective, chacun avait un rôle à jouer. Les prolétaires constituaient la force musculaire faisant fonctionner le système. Les damnés de la terre avaient une identité, une fierté et un but noble à atteindre, de quoi se retrousser les manches, supporter les contraintes laborieuses et hiérarchiques.

En occident, cette religion a atteint son but. Dans les années 60 commencent à fleurir les supermarchés, les soins sont gratuits pour tous, la richesse cascade sur chacun. Un ouvrier peut fonder une famille s'acheter une maison, posséder une voiture, une télévision, partir en vacances, envoyer ses enfants à l'université... C'est le bonheur !

Et donc pourquoi supporter les contraintes davantage ? En mai 68, on veut partir à la plage.

Les partis politiques sont les hérauts de cet avènement. Malgré leur antagonisme apparents, ils ont accompagné et soutenu les mutations économiques et sociales de façon efficace.

Aujourd’hui, les trente glorieuses sont loin... les emprunts d'état sont importants, le déficit se creuse, la production industrielle est en recul, le chômage en hausse... et les gouvernements se succèdent sans succès. L'alternance est inopérante.

Et pourtant, les candidats promettent encore l'arrêt du chômage, la croissance, l'abondance... Ils utilisent leur auréole de pourvoyeur de bonheur, leur parti encore nimbé de succès dans l'accomplissement des rêves de nos aïeux. Mais tout ça est, semble-il, bien fini. Alors évidemment, ils n'ont à offrir aux électeurs qu'une suite de déceptions.

Et d'un autre côté comment peut-on promettre une croissance alors que la planète entière se meurt de l'expansion et de l'activité humaine ?

Une révolution aujourd'hui consisterait en un désamorçage du système économique et du développement démographique...

Ainsi, les partis pertinents ne recéleraient pas un fonds de commerce basé sur un accroissement d'une richesse hypothétique pour accéder à un bonheur révolu, mais s'apprêterait à gérer la décroissance, prévenir les pénuries à venir, contenir la démographie, préserver l'environnement, développer des énergies renouvelables et donc maintenir la confiance dans l'avenir et conserver un espoir...

En attendant, la droite et la gauche turbinent à vide sur des acquis passés avec un objectif commun à tout être vivant : exister.

vendredi 22 août 2014

Le requin qui se cache derrière ce graphique ignoble ?

https://twitter.com/HidEm_/status/483940105582047232/photo/1
Recherche le requin, auteur de ce graphique en manque d'humanité...

Comparaison douteuse...

Illustration : Copie d'écran d'un tweet rédigé par un étudiant en droit

Protection des requins : Oui

Mais que fait-on pour protéger les 725000 africains qui meurent du paludisme tous les ans ?

Depuis quelques mois, ce graphique circule dans les médias..."Le requin tue en moyenne 10 personnes par an, le moustique 725.000."

Quel en est l’auteur ?

Pas de signature !

Probablement un humain, un humain qui n'aura pas côtoyé la vie au quotidien des africains...

Probablement un nouveau spécimen de requin engendré par notre civilisation dépourvue de toute humanité...

Avis de recherche : 

Quel est l'auteur, ce requin qui se cache derrière ce graphique ignoble ?

Des assureurs : "Selon des études d'assureurs, le requin est en 67e place des causes de mort, derrière les piqûres de guêpe", explique François Sarano, chef de l'"Expédition Requin Blanc Méditerranée dans le journal Sud Ouest : Méditerranée : les requins plus menacés que menaçants

Bill Gates, il a repris l’illustration sur son blog pour mieux conforter sa position dans la lutte contre la pauvreté : The Deadliest Animal in the World

jeudi 21 août 2014

Quota de pêche 2014 : Oceana chipote pour quelques tonnes de poisson !

Quota de pêche 2014 : Oceana chipote pour quelques tonnes de poisson !

Quota de pêche 2015 : Evaluation scientifique du Ciem / Proposition de la Commission européenne / Réaction des pêcheurs... Cliquer Ici

TAC et Quotas de pêche 2015 adoptés le 16 décembre 2014... Cliquer Ici

Elle enfarine le monde... L’ONG environnementale Oceana qui chipote sur quelques tonnes de dépassement de quotas de pêche, mais qui ferme les yeux sur plusieurs millions de tonnes de poisson pour la farine : la pêche minotière...

La Commission européenne a annoncé, lundi 11 août 2014 (1), sa décision de réduire les quotas de certaines espèces de poissons alloués à plusieurs pays, dont la France. Cette réduction sanctionne dix Etats membres qui ont déclaré avoir dépassé leurs quotas en 2013. La France doit ainsi « rembourser » 37 tonnes de poisson en 2014 : "18 tonnes de sébastes, 17 tonnes de flétan noir et 2 tonnes de plie, bien moins que les 554 tonnes d’églefin l’an dernier" note l'hebdomadaire le marin (2).

Les pays les plus sanctionnés sont le Danemark (7 851 tonnes, surtout lançons, puis maquereau et hareng) ; le Royaume-Uni (6 670 tonnes, surtout du maquereau, puis hareng et églefin) ; la Pologne (5 215 tonnes de sprat, et du saumon). À plus petite échelle (par ordre décroissant) : le Portugal, l’Espagne, les Pays-Bas, la Belgique, la France, l’Irlande et la Grèce.

La Commission européenne note des progrès concernant la surpêche

Par rapport à l’an dernier, le nombre de déductions a baissé de 22 %. Mme Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré: « Si nous voulons lutter sérieusement contre la surpêche, il faut appliquer nos règles à la lettre, et ceci vaut aussi pour le respect des quotas. Je suis heureuse de constater que nous sommes mieux parvenus à les respecter en 2013 qu’au cours des années précédentes. Cela dit, pour assurer la bonne santé des stocks halieutiques européens, nous avons également besoin de contrôles efficaces pour faire respecter les règles en vigueur. »

Tout le monde semblait satisfait de cette amélioration...

mercredi 6 août 2014

Revue de presse 2014 (6) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...


Mortalité 2014 des moules (17 et 85) et des huîtres

Ifremer. Campagne RESCO 2014

Les différents lots sentinelles ont été déployés dans l'ensemble des bassins ostréicoles...
Suivre la mortalité des huîtres sur l'ensemble des sites et par classe d'âge : Ifremer
Bulletin n°6 du 14 Août 2014 : Ifremer - Resco

CRC Poitou-Charentes / CREAA

Mortalités huîtres et moules en Charente-Maritime

Flash Info Maline n°25 : 6 juin 2014
Flash Info Maline  n°26 : 30 juin 2014


Aquablog : Revue de presse

Ostrea.org et ses forums

Mortalités des huîtres : Constatations et Achat/vente de naissain

13 mai. C'est parti sur les coupelles à Fouras...
14 mai. Premières mortalités sur triplo dans le Golfe
15 mai. Mortalité en Rade de Brest sur naissain naturel

Suite de la revue de presse : Septembre 2014

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Actualités aquacoles de Juillet - Août 2014


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Le 2 Septembre 2014

Embargo russe. Pêcheurs et aquaculteurs européens interpellent Maria Damanaki

Suite aux mesures de représailles prises par les occidentaux dans le cadre de la crise ukrainienne (1), la Russie a mis en place un embargo sur des produits alimentaires le 7 août 2014. Cet embargo concerne entre autre l'Union européenne, et ses produits : la viande, les produits laitiers, les fruits et légumes ainsi que les poissons et les coquillages. L'ensemble de ces produits, privé de débouchés à l'export, va donc se retrouver sur le marché intérieur avec des conséquences négatives sur les filières concernées.

Il n’y a pas que les agriculteurs européens qui exportent leurs produits en Russie :
* 125 millions d'euros débloqués par l'UE pour aider le secteur des maraîchers (2),
* La Commission européenne annonce des mesures d'urgence pour soutenir le marché dans le secteur du lait (3),

Il n’y a pas que les pisciculteurs norvégiens avec près de 100.000 tonnes de saumon exportées chaque année et qui semblent malgré tout s’en tirer (4) :

Le saumon norvégien s'en sort bien

Après l'annonce de l'embargo, les cours du numéro un du saumon, le Norvégien Marine Harvest, avait chuté de plus de 8%.

Un mois plus tard, les esprits se sont apaisés. Certes le prix du saumon a baissé depuis l'annonce des sanctions russes, passant de 40 couronnes (environ 5 euros) le kilo à 32 couronnes. Mais c'est la période où les poissons sont arrivés à maturité, et l'afflux de marchandises pèse sur les prix.

Et puis surtout le marché semble se rééquilibrer tout seul, note François Perrone, chef des opérations du marché spécialisé Fish Pool. "La Russie va devoir se tourner vers le saumon chilien, ce qui veut dire qu'il y aura moins de saumon chilien pour les Américains et les Japonais qui devront donc se tourner à leur tour vers le poisson norvégien", estime-t-il.

Il y a aussi les pêcheurs et les aquaculteurs de l’UE, rappelle l’organisation Europêche qui dénonce dans un communiqué du 29 août (5), l’inaction de Maria Damanaki, commissaire européenne à la pêche, face à l’embargo russe sur les produits de la pêche et de l’aquaculture. Europêche estime les exportations à 153.8 millions d’euros. Des saumons, des truites et des huîtres qui inévitablement vont se retrouver sur le marché communautaire...

2 septembre 2014 : La Commission européenne propose aux pêcheurs et aux aquaculteurs une aide au stockage !!! : Russian trade ban on fishery products: Commission in close contact with EU governments; financial support possible for storage

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Le 1 septembre 2014

Dans l'édition du soir de Sud-Ouest : Témoignage d'un damné de la mer


Cliquer Ici pour lire l'article de Philippe Baroux