mercredi 12 novembre 2014

Sea Shepherp, champion de la biodiversité marine ! Lamentable !


Biodiversité marine. Pêcheurs coupables et victimes !

Illustration : copie d'écran de la page "Saint-Gilles-Croix-de-Vie" sur Ouest France (10 novembre 2014)

Les évolutions actuelles du contexte, tant climatiques qu’économiques et sociétales, font de la gouvernance des ressources naturelles un enjeu fondamental. Pour autant, en dépit de l’intérêt croissant des décideurs publics pour les questions environnementales, les politiques publiques visant à une meilleure gouvernance de ces ressources rencontrent d’importantes difficultés dans leur mise en oeuvre concrète...

L’Agence des aires marines protégées lance un Appel à projets de recherche sur les impacts de l'homme sur les habitats naturels côtiers... (voir plus bas)

Ce week-end, le Columbus, navire ambassadeur de l’ONG Sea Shepherd a fait le scoop dans les médias vendéens... Il fallait bien tout ce binz afin que l’hivernage du bateau pirate (armé par le skipper Jean-Yves Terlain*) ne passe pas inaperçu dans le port de plaisance de Saint-Gilles-Croix-de-Vie !

En escale à Port Joinville, les pêcheurs de l’Île d’Yeu ont « chaleureusement » reçu l'Ambassadeur de Sea Shepherd. Pour les marins-pêcheurs, cette escale était une provocation. Sea Shepherd et son « Captain Watson » sont les symboles de toutes les tempêtes médiatiques qu’affrontent régulièrement les professionnels de la mer.

En 2009, les pêcheurs de l’île d’Yeu ont été sévèrement touchés par ces campagnes de communication simplifiées à l’extrême, notamment à propos de la pêche du requin taupe.

Un entartage de marins qui se transforme en campagne publicitaire !

« Quelques œufs, de la farine et une haussière coupée. Bref, un entartage de marins. Même pas les plumes et le goudron ! » Mais suffisamment pour alerter les médias, déchaîner les foules, engranger quelques adhésions supplémentaires. Le justicier et super héros de Sea Shepherd débarque sur nos côtes… Comme d’autres, il médiatise à outrance sur le thon rouge, la baleine, le phoque, le requin… Que ces espèces fassent vivre des communautés de pêcheurs artisans depuis des siècles et que ces pêches soient enracinées dans leur culture importe guère. Il faut trancher net en faveur de l’animal au détriment de ces formes ancestrales de rapport des hommes avec la nature. Peu importe au passage que l’espèce soit devenue pléthorique au risque de mettre en danger certains écosystèmes (cas du phoque dans les eaux canadiennes, du thon rouge sur le littoral méditerranéen…) ou que sa capture permette localement à une communauté de pêcheurs de subsister (cas du requin taupe sur l’île d’Yeu). Rentrer dans l’histoire, la culture, les spécificités régionales, bref tout ce qui fait la vraie vie, serait trop complexe pour des messages médiatiques lapidaires et des actions d’éclat à échelle « planétaire ».

Extrait de l’article de l’Encre de Mer : La pêche : une cible médiatique facile et rentable…


Manifestation des pêcheurs de l'Île d'Yeu, victimes de l'interdiction du requin taupe en 2009 (photo de Jean Groc)

Manipulation de masse...

Paul Watson. L’homme aux méthodes expéditives dont les vidéos de ses assauts spectaculaires sur les baleiniers japonais dans l'Antarctique ont fait le tour du monde, n’aurait-il pas apprécié l’accueil des pêcheurs de l’Île d’Yeu ?

Illustration : Copie d'écran du Compte Facebook de l'Onge Sea Shepherd France

Des œufs et de la farine maculant le pont d’un navire ! Une occasion rêvée de montrer à la face du monde qu’il avait débusqué sur une toute petite île française des pilleurs de la mer...

Message facebook (1) : « Je me suis battu toute ma vie contre des pêcheurs. Pas seulement des pêcheurs, mais contre tous ceux qui enfreignent les lois et agissent de façon contraire à l'éthique, ceux qui croient qu'ils ont le droit de piller la mer sans égard au bien-être des générations futures.

Ils sont assez faciles à identifier car ce sont généralement ceux qui sur la défensive se mettent en colère, ceux qui menacent par la violence les défenseurs de l'environnement... »

En quelques mots, le « Captain Watson » a retourné la situation à son avantage. Il explique à tous ces fans que l’hostilité à l’égard du Columbus, jette la suspicion sur ces pêcheurs. Il laisse entendre « qu'ils ont quelque chose à cacher » et que, « peut-être, ils pratiquent une pêche illégale ».

De quoi « chauffer » tous les fans qui se sont ensuite déchainés sur la planète monde du réseau social...

Jean-Yves Terlain et tout l’équipage du Columbus peuvent voguer en toute sérénité, ils ont obtenu la sympathie, le soutien et l’encouragement de dizaines de milliers d’internautes partout dans le monde, des internautes prêt à lyncher pour la bonne cause de leur mentor... Vraiment minable !

Île d'Yeu : Parole de pêcheur...



Ambassadeurs de la biodiversité marine !

Illustration : Les boues de dragage de l'extension du port des Minimes ont été évacuées dans la fosse d'Antioche entre Oléron et Ré... Maintenant, La Rochelle peut se glorifier d'être le plus grand port de l'Atlantique avec 5000 places disponibles !!! (2) Alors que les coquillages crèvent dans les pertuis charentais : moules, coquilles saint-jacques, pétoncles, huîtres,... (4)

Après l’humanitaire, Jean-Yves Terlain, capitaine de Columbus, est passé sous pavillon environnemental, le panda de WWF, puis la tête de mort de Sea Shepherd : « Après quatre années au contact des cétacés du sanctuaire pelagos et au terme du contrat d'affrètement de son navire par le WWF France, Jean-Yves Terlain nous a proposé de mettre son bateau au service de Sea Shepherd parce qu'il estime que nous sommes "la plus performante des organisations concernées par les problèmes de protection de la biodiversité marine". » Selon Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France. (3)

Un skipper, des skippers ont obtenu le titre d’ambassadeur de la protection marine auprès d'Onge ou d'institutions les plus diverses, suite à leurs exploits dans les courses transatlantiques... Filer sur les océans et devenir les portes drapeaux de la cause océanique, des chantres de la diversité biologique marine...

Que peuvent-ils expliquer aux enfants sur la biodiversité marine ? Que tout crève le long des côtes françaises (4)... Que les ports de plaisance se multiplient alors que le nautisme est une industrie parmi les plus polluantes... Bref qu’ils ne sont ni plus ni moins que les ambassadeurs de la destruction de la biodiversité marine...

Dans le Pays de Saint Gilles-Croix-de-Vie, le port de plaisance de Brétignolles au coeur de la biodiversité !



A Brétignolles-sur-Mer, les opposants au port de plaisance défendent une zone humide littorale. Depuis plus de 10 ans, ils font face aux promoteurs du nautisme et plus généralement du tourisme...(5)



A partir des années 1970, tous ces skippers ont accompagné le développement du nautisme en France. A l’origine de ces immenses parking à bateaux sur tout le littoral atlantique et méditerranéen... Autant de marinas au service de l’industrie touristique, que de désastres écologiques  : destruction des zones humides littorales, bétonnage des côtes, clapage des boues de dragage en mer (6), laminage des herbiers marins,...

Gestion des ressources naturelles ?

Les évolutions actuelles du contexte, tant climatiques qu’économiques et sociétales, font de la gouvernance des ressources naturelles un enjeu fondamental. Pour autant, en dépit de l’intérêt croissant des décideurs publics pour les questions environnementales, les politiques publiques visant à une meilleure gouvernance de ces ressources rencontrent d’importantes difficultés dans leur mise en oeuvre concrète. Intégrer ces ressources dans une politique publique, et plus largement dans le cadre d’une gouvernance territorialisée, suppose en effet un intense travail visant à objectiver ces ressources, à leur accorder des attributs et des valeurs, à établir des procédures de suivi objectivant leur dynamique. Ces processus de qualification par lesquels sont constituées les ressources naturelles ne sont évidemment pas simplement établis en amont des dispositifs d’action collective visant à les administrer ou les gérer.... (Voir plus bas cet appel à contribution)

Biodiversité marine, l’Agence des aires marines protégées veut en savoir plus

Appel à projets de recherche : étude des pressions et impacts des activités humaines sur les habitats benthiques côtiers pour la mise au point d’indicateurs et de protocoles de surveillance de l’état écologique de ces habitats.

Ancre posée dans un herbier dans la mer d'Iroise (Crédit Aires marines protégées)

L'Agence des aires marines protégées lance un appel à projet "étude des pressions et impacts des activités humaines sur les habitats benthiques côtiers pour la mise au point d’indicateurs et de protocoles de surveillance de l’état écologique de ces habitats".

Cet appel à projets a pour objectif de soutenir au minimum un projet visant la mise au point de d’indicateurs et de protocoles scientifiques  pour suivre et évaluer l’état écologique d’un ou plusieurs habitats benthiques infralittoraux soumis à des pressions spécifiques, dans les eaux françaises métropolitaines.

Les projets proposés devront se focaliser sur un couple habitat-pression, dans un ou plusieurs sites comprenant à la fois un habitat naturel marin et une pression physique, biologique et chimique s’exerçant sur cet habitat. Ceci permettra d’étudier finement la réponse de l’habitat à la pression et/ou aux sources de cette pression (activités humaines). Les méthodes et les indicateurs mis au point dans le cadre du projet devront être suffisamment génériques pour être transposables et applicables à l’évaluation de l’état écologique du ou des habitats concernés en dehors de la zone d’étude, et être utilisables dans le cadre de la DCSMM ou de la gestion des sites Natura 2000 et dans la mesure du possible être accessibles aux gestionnaires d’aires marines protégées.

Le ou les sites d’étude proposés devront se trouver, au moins partiellement, à l’intérieur d’un ou plusieurs sites Natura 2000 en mer (ZSC) et/ou d’un Parc naturel marin, et porter sur un habitat bénéficiant d’un statut de protection (DHFF, convention de mer régionale…).

En savoir plus : Présentation et modalités de participation à l'appel à projets "Habitats et pressions"

Dossiers à transmettre pour le 31 décembre 2014.

Le chercheur qui souhaiterait travailler sur l'impact d'un port de plaisance, trouvera-t-il un sponsor pour le financer ?

Philippe Favrelière (modifié le 13 novembre 2014)

* Jean-Yves Terlain et non Yves Parlier - toutes nos excuses à ce dernier (modifié le 28 août 2015)... Yves Parlier, vainqueur du Boc Challenge, travaille actuellement sur des cerf-volants qui tracteront dans le futur cargos et bateaux de pêche...

(1) Sea Shepherd : Compte Facebook de Paul Watson
(2) AFP/ Marine et Océans : La Rochelle : La capacité du port de plaisance portée à 5000 places

Autres articles : 

    Appel à contribution

    Modalités de qualification et de gestion des ressources naturelles

    Revue Développement durable et territoires

    Source : Calenda par João Fernandes

    Positionnement du dossier

    Les évolutions actuelles du contexte, tant climatiques qu’économiques et sociétales, font de la gouvernance des ressources naturelles un enjeu fondamental. Pour autant, en dépit de l’intérêt croissant des décideurs publics pour les questions environnementales, les politiques publiques visant à une meilleure gouvernance de ces ressources rencontrent d’importantes difficultés dans leur mise en oeuvre concrète.

    Intégrer ces ressources dans une politique publique, et plus largement dans le cadre d’une gouvernance territorialisée, suppose en effet un intense travail visant à objectiver ces ressources, à leur accorder des attributs et des valeurs, à établir des procédures de suivi objectivant leur dynamique. Ces processus de qualification par lesquels sont constituées les ressources naturelles ne sont évidemment pas simplement établis en amont des dispositifs d’action collective visant à les administrer ou les gérer. Ils interviennent aussi lors de la mise en oeuvre des politiques publiques, dans les négociations et controverses auxquelles elles donnent lieu, mais également face aux incertitudes, incomplétudes et incommensurabilité des ressources et de leurs usages. Ce dossier s'attachera à questionner la naturalité des ressources naturelles. Les contributions retenues envisageront ainsi les « ressources naturelles » comme un construit social. Cette posture constructiviste conduit ainsi, d’abord, à s’interroger sur les processus et les réseaux sociaux-techniques par lesquels sont attribuées, hybridées, et finalement constituées les qualités des ressources naturelles. Le présent dossier thématique vise ainsi, à mieux comprendre la diversité des modalités de qualification des ressources naturelles mais aussi à mieux saisir comment ces modalités de qualification participent du cadrage des modalités de gestion des ressources. De manière symétrique, ce projet de numéro spécial s’intéresse à la diversité des modalités de gestion des ressources naturelles et à la manière dont elles participent de la redéfinition des modalités de qualification de ces ressources. En s’éloignant de l’image d’un face à face entre une objectivation strictement scientifique de l’état des ressources et une approche strictement politique de leur gestion, l’originalité de ce dossier thématique réside bien dans l’attention qu’il veut porter aux boucles de rétroaction entre modalités de qualification et de gestion des ressources naturelles. Il s’agit bien de s’intéresser ici à l’hétérogénéité des instruments comme à la diversités des formes d’actions collectives qu’elles engagent, de mieux saisir la dynamique des connaissances et les formes d’apprentissage qu’elles suscitent.

    Le présent appel ne privilégie donc pas d'approches disciplinaires. Sont ainsi bienvenues les contributions présentant des travaux en géographie, en sociologie, en économie ou dans toute autre discipline des sciences sociales ou au croisement de ces disciplines. Les approches théoriques privilégiées sont celles qui permettent de mieux saisir la diversité des processus de qualification et des modalités de gestion des ressources naturelles, qu’il s’agisse de l’économie des conventions, de la sociologie de l’action organisée, de la géographie sociale, etc. Les contributions envisagées s'appuieront de manière privilégiée sur des cas d'études empiriques.

    Envoi des propositions

    Les résumés (une à deux pages maximum) devront être adressés à ressnat.ddt@gmail.com.

    Calendrier prévisionnel

    - Date limite de réception des résumés : 17 novembre 2014
    - Date limite de réception des articles complets : 31 mars 2015.
    - Relectures et révisions des papiers : Second semestre 2015
    - Publication du dossier début 2016

    Coordinateurs du dossier

        Thomas Debril, Ingénieur de Recherche, INRA, UMR AGIR
        Gaël Plumecocq, Chargé de Recherche, INRA, UMR AGIR
        Olivier Petit, Maître de Conférences, Université d'Artois,

    Comité de Rédaction

    Le comité de rédaction élabore la ligne éditoriale de la revue en tenant compte de l'avis du comité scientifique et du comité d'orientation. Il assure l'élaboration des dossiers de la revue, définit les thèmes, et assure la coordination de l'évaluation des articles.

    Olivier PETIT
    Directeur de la publication
    Économiste, Maître de Conférences à l’Université d’Artois. Il réalise ses recherches, essentiellement consacrées aux dimensions institutionnelles de la gestion de l’eau et des politiques de développement durable, au sein du CLERSE (UMR 8019 CNRS-Lille 1). Il est également membre du Board de la Société Européenne d’Économie Écologique (ESEE). Adresse postale: Université d'Artois - UFR EGASS, 9, rue du Temple – BP 10665 – 62030 Arras Cedex. Tél: 03 21 60 49 52.
    olivier.petit[at]univ-artois.fr -
    http://clerse.univ-lille1.fr/spip.php?article432

    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

    Chronologie de l'affaire Sea Shepherd



    La pêche : une cible médiatique facile et rentable…

    https://www.facebook.com/VilledeSaintGillesCroixdeVie
    « Quelques œufs, de la farine et une haussière coupée. Bref, un entartage de marins. Même pas les plumes et le goudron ! » Mais suffisamment pour alerter les médias, déchaîner les foules, engranger quelques adhésions supplémentaires*.

    Source : L'Encre de Mer (10 novembre 2014)

    Illustration extraite du Facebook de la Ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie

    Le justicier et super héros de Sea Shepherd débarque sur nos côtes…

    Comme d’autres, il médiatise à outrance sur le thon rouge, la baleine, le phoque, le requin… Que ces espèces fassent vivre des communautés de pêcheurs artisans depuis des siècles et que ces pêches soient enracinées dans leur culture importe guère. Il faut trancher net en faveur de l’animal au détriment de ces formes ancestrales de rapport des hommes avec la nature. Peu importe au passage que l’espèce soit devenue pléthorique au risque de mettre en danger certains écosystèmes (cas du phoque dans les eaux canadiennes, du thon rouge sur le littoral méditerranéen…) ou que sa capture permette localement à une communauté de pêcheurs de subsister (cas du requin taupe sur l’île d’Yeu).

    Rentrer dans l’histoire, la culture, les spécificités régionales, bref tout ce qui fait la vraie vie, serait trop complexe pour des messages médiatiques lapidaires et des actions d’éclat à échelle « planétaire ».

    Suite dans : L'Encre de Mer

    * Les pêcheurs de l’Île d’Yeu ont « chaleureusement » reçu le bateau ambassadeur de Sea Shepherd qui entame une tournée médiatique dans les ports français. Ils lui reprochent de reprendre à son compte les éléments médiatiques de la surpêche. Par ailleurs, les pêcheurs de l’île d’Yeu ont été sévèrement touchés par le passé par ces campagnes de communication simplifiées à l’extrême, notamment à propos de la pêche du requin taupe (voir notre article sur ce sujet). Bref un entartage de marin qui se transforme en campagne publicitaire !

    ** La pêche artisanale représente près de la moitié des prises mondiales, les 2/3 des produits de la pêche destinés à la consommation humaine directe et 90% des pêcheurs et autres travailleurs de la pêche (données FAO)

    Saint-Gilles-Croix-de-Vie accueillera le bateau de l'ONG Sea Shepherd

    Le Columbus va pouvoir passer l'hiver dans le port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée. Ce bateau de l'ONG Sea Sheperd était au coeur d'une polémique.

    Sea Shepherd et le Columbus


    Source : France3 par Fabienne Béranger - le 11/11/14

    L'organisation de lutte contre la pêche de certaines espèces est mal vue des pêcheurs. Ils lui reprochent notamment l'interdiction de pêcher le requin-taupe depuis 2009.

    Les pêcheurs vendéens voyaient donc d'un mauvais oeil l'arrivée du Columbus à Saint-Gilles.

    Finalement, un accord a été trouvé. Le bateau et son skipper Jean-Yves Terlain accueilleront des groupes pour expliquer leur action et les pêcheurs pourront expliquer leur travail.

    Saint-Gilles-Croix-de-Vie : Le Columbus accueilli par la population, rejeté par les pêcheurs

    Le Columbus, bateau ambassadeur de l’ONG Sea Shepherd, devait arriver à Saint-Gilles-Croix-de-Vie le samedi 8 novembre après-midi après une escale d’une nuit à l’Ile d’Yeu. Chassé à coups de jets de farine, d’oeufs et de pierres par des pêcheurs islais, il a rejoint prématurément le port gillocrucien. Mais ici aussi, sa présence dérange.


    Les pêcheurs vendéens n’apprécient pas la venue du Columbus. A l’Ile d’Yeu, ils reprochent au fondateur de l’ONG, Paul Watson, son engagement qui aurait été déterminant dans la décision d’interdire la chasse aux requins taupe en 2009. Pourtant, tant l’intéressé que Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, réfutent ces accusations, reconnaissant lutter pour la défense des requins mais contestant toute implication dans cette décision de l’Union Européenne. Pour les pêcheurs vendéens, cette présence est jugée provocatrice. Et ils ne souhaitent pas être associés à l’ONG aux méthodes quelquefois musclées et assimilées par certains à de l’éco-terrorisme. Certes, la tête de mort symbolique de l’organisation et reproduite sur la coque du bateau ne contribue pas à véhiculer d’elle une image très sage. Olivier Blanchard, porte-parole de Sea Shepherd France, conteste cette violence reproché. Selon Richard Merigeaux, membre de l’équipage : “Les pêcheurs font l’amalgame. Nous ne luttons pas contre la pêche artisanale mais contre les massacres hors la loi”.

    Saint-Gilles-Croix-de-Vie : tensions autour de la venue de Sea Shepherd



    Source : TV Vendée - Le Journal - Edition du lundi 10 novembre 2014

    François Blanchet, maire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, se serait bien passé de cette polémique, déplorant les proportions prises : “On n’accueille pas des bandits de grand chemin. Leur cause rejoint celle de nos marins pêcheurs. Profitons de sa venue pour mettre en avant leurs problèmes et profitons-en pour parler environnement”. Il est à noter que l’escale du Columbus en Vendée n’est pas une présence officielle Sea Shepherd. Même s’il en est le bateau ambassadeur et “publicitaire”, il reste la propriété du navigateur Jean-Yves Terlain. Le Columbus et son équipage ne sont pas en mission : ils sont à la recherche d’un port pour l’hivernage et effectuer les réparations et entretiens qui s’imposent. La municipalité a accepté de les accueillir, souhaitant profiter de cette opportunité pour informer et sensibiliser la population sur la cause environnementale. Des échanges et tentatives de dialogues sont en cours entre les différentes parties.


    Le buzz de Saint-Gilles-Croix-de-Vie sur Ouest France

    Cliquer Ici pour savoir plus
    http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/vendee/saint-gilles-croix-de-vie-85800






    Le bateau ambassadeur de Sea Shepherd attaqué : la mer mérite de meilleurs pêcheurs que ceux de l'Île d'Yeu !!




    Environnement. Sea Shepherd n'est pas pas la bienvenue à l'île d'Yeu

    Le bateau aux couleurs de l'ONG a rejoint prématurément Saint-Gilles, ce vendredi soir, après l'intervention des marins-pêcheurs qui l'ont bombardé d'œufs et de farine.

    Source : Ouest France

    Le Columbus, le bateau de Jean-Yves Terlain, devait passer la nuit à l'île d'Yeu avant d'arriver ce samedi après-midi à Saint-Gilles-Croix-de-Vie pour l'hiver. Mais son escale sur l'île a été plus courte que prévue. Un groupe de marins-pêcheurs lui a balancé de la farine, des œufs, des cailloux et a coupé les amarres. La raison? L'engagement de Paul Watson, le fondateur de l'ONG, qui « a participé à crier avec les loups pour arriver à ce qu'on interdise la pêche au requin-taupe en 2009 », une pêche spécifique à l'île d'Yeu, a expliqué un des acteurs de l'opération.

    Reparti plus vite que prévu, Jean-Yves Terlain est arrivé peu avant 20 h à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, où il rencontrera le public ce week-end....

    Sea Shepherd se fout des petits pêcheurs et des milliers d'Amapiens qui mangent du poisson Ogien !!! 

    A lire la réaction de Sea Shepherd : Le bateau ambassadeur de Sea Shepherd attaqué : la mer mérite de meilleurs pêcheurs que ceux de l'île d'Yeu !!!


    Extrait :

    Si Sea Shepherd est engagé sur de nombreux dossiers liés à l'extermination de millions de requins dans le monde pour leur ailerons et milite pour le respect et la préservation de ces animaux, nous n'avons jamais été engagés de près ou de loin dans le dossier de l'Ile d'Yeu. Nous n'avons pas de lobbyste à Bruxelles pour faire pression sur l'Europe à ce sujet et nous n'avons même jamais mené de campagne de sensibilisation sur cet enjeu local.

    Et cette action, ce n'est pas du local ! dans Sud Ouest : La Rochelle :L'association Sea Shepherd libère une roussette

    Slow fish : AMAP Poissons : De l'île d'Yeu à Nantes  et dans RPA : Diplomatie globale et ressources naturelles

    AMAP Loire-Atlantique : Pourquoi faut-il soutenir les pêcheurs de l'Île d'Yeu qui pratiquent une pêche responsable 

    A Saint-Gilles-Croix-de-Vie : Discussion entre SeaShepherd, Municipalité et Pêcheurs pour savoir si le bateau pourra passer l'hiver au port : Le bateau de Sea Shepherd pourra-t-il rester dans le port ?

    Pour en savoir plus sur Ouest France et sur les Facebook de Sea Shepherd France, de Class40 Sea Shepherd Fantronic, de François Blanchet (maire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie) et de la ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie

    Saint-Gilles. Sur Facebook, ils se mobilisent pour accueillir un bateau

    http://www.ouest-france.fr/saint-gilles-sur-facebook-ils-se-mobilisent-pour-accueillir-un-bateau-2947905



    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

    Le 21 février 2015

    Comment sauver la biodiversité marine ? 



    Mercredi 18 mars 2015

    La Rochelle - Espace Encan (ancienne criée) - bassin des chalutiers

    Conférence environnement 2015 de la fondation Lea Nature « Comment sauver la biodiversité marine ? » 

    avec la venue de Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd

    en présence également d’Isabelle Autissier, présidente du WWF France, Laurent Debas, directeur général de Planète Mer et un représentant de la Surfrider Foundation et de Longitude 181.

    La projection du film « Le Dernier Pirate » du Capitaine Paul Watson est programmée à 18h00, elle sera suivie à 20h00 de la conférence et d’un débat animé par Denis Cheissoux journaliste à France Inter (émission CO2 mon amour).

    Les enjeux évoqués portent sur : les déchets et la pollution invisible, la sur-pêche et la pêche illégale, le climat et les océans.

    Pour vous inscrire www.leanature.com

    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

    Le 14 Novembre 2014

    La biodiversité au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition



    Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture : Diversité aquatique

    Les ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture ont non seulement une réelle importance mais aussi un potentiel formidable pour la sécurité alimentaire, la nutrition et les moyens d’existence. Et pourtant, la biodiversité, et en particulier la diversité génétique, disparaît à un rythme alarmant.

    La Commission constitue la seule instance permanente où les gouvernements peuvent examiner et négocier des questions spécifiquement liées à la diversité biologique pour l’alimentation et l’agriculture. Ses principaux objectifs sont de garantir la conservation et l’utilisation durable des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture, et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation au profit des générations présentes et futures.
     
    La diversité génétique est un bien précieux dont nous devons prendre le plus grand soin !



    Il nous appartient de la conserver !

    Source : FAO - 29 Oct 2014

    La biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture est l'une des ressources les plus importantes de la planète. Qu'il s'agisse des insectes pollinisateurs, des bactéries microscopiques utilisées pour faire le fromage, des races d'animaux d'élevage qui permettent à des populations de subsister dans des environnements hostiles, des milliers d'espèces de poissons et d’espèces aquatiques présentes dans les lacs, les rivières et les océans ou encore des milliers de variétés végétales qui garantissent la sécurité alimentaire à travers le monde, la biodiversité est indispensable. Les ressources génétiques sont la matière première dont les communautés locales et les chercheurs ont besoin pour améliorer la production alimentaire, en qualité et en quantité.


    La biodiversité et les ressources génétiques contribuent de manière essentielle à la diversification nutritionnelle – c'est-à-dire la disponibilité d'un assortiment d'aliments variés – qui est essentielle pour la santé et le développement du corps humain. Cependant, la biodiversité et les ressources génétiques s'appauvrissent à un rythme inquiétant.

    Voici quelques faits concrets à cet égard :
    • Selon les chiffres communiqués par les pays à la FAO en 2013-14, 17 pour cent des races d’animaux d’élevage sont considérées en danger d'extinction.
    • La moitié des 8 000 espèces d'arbres sur lesquelles porte l’édition 2014 de l'État des ressources génétiques forestières dans le monde sont menacées ou en proie à l’érosion génétique.
    • L'érosion génétique des ressources phytogénétiques est probablement la plus marquée dans le cas des céréales, suivies des légumes, des fruits et des noix, et des légumineuses alimentaires.
    • Les utilisations non durables, telles que la surexploitation des ressources halieutiques et la déforestation, contribuent à la perte de la diversité génétique. À titre d’exemple, environ 29 pour cent des stocks de poissons marins commercialement importants contrôlés par la FAO sont surexploités.

    Il en va de notre responsabilité de conserver la biodiversité


    C'est grâce à leur variabilité génétique que les plantes, les animaux, les micro-organismes et les invertébrés sont capables de s'adapter et de survivre à l'évolution de leur environnement. Dans le contexte du changement climatique et de la pression humaine croissante sur les ressources naturelles, la conservation et l’utilisation durable de la diversité génétique prennent une importance sans précédent. La perte de biodiversité réduit la capacité de l'agriculture à répondre aux nouvelles conditions socio-économiques et environnementales.

    Le maintien de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture, notamment des ressources génétiques, est une responsabilité mondiale.

    La FAO a créé en 1983 la Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture, qui reste à ce jour la seule tribune intergouvernementale qui traite spécifiquement de toutes les composantes de la diversité biologique pour l'alimentation et l'agriculture.

    Vous souhaitez en savoir plus? Consultez les liens suivants et partagez-les avec vos amis et votre famille !

        Infographies sur la Situation mondiale des pêches et de l'aquaculture 2014

    Télécharger Ici le document de la FAO : La situation mondiale des pêches et de l'aquaculture 2014

    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

    Le 1 février 2015

    Montpellier : Paul Watson, le pirate qui veut sauver les océans

    Paul Watson, 63 ans, infatigable défenseur des animaux, a été accueilli en France par son amie Brigitte Bardot. Photo Max Berullier

    Montpellier : Paul Watson, le pirate qui veut sauver les océans Paul Watson, 63 ans, infatigable défenseur des animaux, a été accueilli en France par son amie Brigitte Bardot.

    Source : Midi Libre  / Reportage : Philippe Mouret

    Beaucoup de jeunes, réunis à la salle “Le Delta” au Crès (près de Montpellier) pour voir et surtout écouter Paul Watson. "Nous avons ouvert la location sur internet et une heure et demie plus tard, il n'y avait plus aucune place disponible", explique Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France et traductrice du leader. S'il n'est pas une rockstar, Paul Watson est bien une icône, dont le charisme a traversé les océans. Son univers de prédilection !

    Cofondateur de Greenpeace

    C'est parce que des castors avec lesquels il avait pris l'habitude de s'amuser ont été tués par des trappeurs, que Paul Watson, alors âgé de 11 ans, s'est mis à détruire les pièges autour de son village natal du Nouveau-Brunswick, au Canada. En 1969, il est le plus jeune cofondateur de Greenpeace (devenant un grand ami de Brigitte Bardot) et sera le premier à se dresser entre un harpon et une baleine. Mais son caractère entier ne lui vaut pas que des amis. "Débarqué" de Greenpeace, il crée Sea Shepherd (bergers de la mer) dont les actions spectaculaires vont peu à peu projeter sur le devant de la scène cette ONG musclée, qui a choisi le Jolly Roger (pavillon noir à tête de mort) comme emblème...

    Une bataille contre la pêche illégale

    "Je ne suis pas un éco-terroriste, affirme Paul Watson, puisque je n'ai jamais travaillé pour BP (British petroleum, NDLR) ou Monsanto..." Ses détracteurs essaient de donner de lui et de son association une image de violence. Les mandats d'arrêt lancés par le Costa-Rica et le Japon à son encontre n'ont pas arrangé les choses. "Nous n'avons jamais blessé personne. Seulement détruit des bateaux qui pratiquaient une pêche illégale", précise le Canadien. Sea Shepherd a également révélé le massacre annuel de 20 000 dauphins et autres cétacés dans la baie de Taiji, au Japon.

    À ceux qui craindraient de le voir venir rôder en Méditerranée, Lamya Esselali précise qu'il s'agit de la promotion du film Blackfish, qui dénonce les conditions inadmissibles de détention des orques ou dauphins dans les parcs aquatiques. "Depuis le film, Sea World est devenu la société la plus détestée aux États-Unis. En France, il y a Antibes, le Parc Astérix et Planète sauvage qui ont des spectacles de dauphins ou d'orques, plus deux projets au zoo d'Amnéville et près de Perpignan... Il y a de quoi faire", souligne la présidente de Sea Shepherd France.

    "L'océan c'est le Far-West, Sea Shepherd occupe le vide laissé par les États" Paul Watson, fondateur et président de Sea Shepherd

    L'ONG a également libéré en 2010 des centaines de thons destinés aux fermes à poisson maltaises. Le gouvernement de La Valette a condamné l'action, applaudie par les pêcheurs traditionnels de l'île de Malte. "Même si nous sommes favorables à l'arrêt de la pêche au thon rouge, nous ne nous occupons pas des quotas ou de la pêche professionnelle. Avec les pêcheurs, nous avons un objectif commun : que les mers restent vivantes. Notre cible ce sont les braconniers, ceux qui pêchent illégalement. Les gouvernements ne font rien, il n'y a pas de police de la mer, l'océan c'est le Far West, Sea Shepherd est né de ce vide", affirme Paul Watson.

    Il vous reste 85% de cet article à lire

    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

    Le 17 Mars 2015

    Rencontre. Peut-on encore manger du poisson ?

    Le poisson fait son cinéma

    Mercredi 18 Mars 2015

    16 h

    Université de Bretagne-Sud, Faculté des sciences

    Dans la volonté de prolonger les débats, le Festival Pêcheurs du Monde, la Maison de la Mer, l’Université de Bretagne-Sud et le Collectif Pêche et Développement s’associent pour organiser un temps d’échanges et de rencontres spécifiques entre pêcheurs et consommateurs pour débattre sur des questions d’actualité sur le poisson.

    Thème de cette première rencontre : Peut-on encore manger du poisson ?

    Cette rencontre est organisée dans le cadre du festival de films "Pêcheurs du Monde" qui a lieu à Lorient du 17 au 22 mars 2015

    Au programme :

    - Projection d’extraits du documentaire Pêcheurs et consommateurs : un comportement responsable pour sauver les océans réalisé par Jean-Roch Meslin.

    - Table ronde animée par Bertrand Tardiveau de l’hebdomadaire Le Marin Entre intox et info ? Les pressions sur les pêcheurs et les consommateurs
    Invités : Elisabeth Tempier, secrétaire générale de la Prud’homie de Sanary et fondatrice du journal "l’Encre de mer" – Rolf Willman, spécialiste de la pêche artisanale à la FAO – Micheline Dion Somplehi, vice-présidente de la Fédération Nationale des Coopératives de Pêche de Côte d’Ivoire et responsable du programme "Femmes" de la Confédération africaine des organisations professionnelles de pêche artisanale.

    - Table ronde animée par Bertrand Tardiveau de l’hebdomadaire Le Marin Vers de nouvelles relations pêcheurs-consommateurs
    Invités : Florence Gourlay, agrégée de géographie et maître de conférences en aménagement du territoire à l’Université de Bretagne Sud Lorient – Sébastien Chauvet, conseiller municipal de l’île d’Yeu et directeur de l’organisation professionnelle des marins pêcheurs, René-Pierre Chever du comité départemental des pêches du Finistère Débat avec le public autour des questions traitées au cours des deux tables rondes

    Dégustation de poissons et produits de la mer préparés par des professionnels valorisant la qualité, la traçabilité et l’identification de leurs produits. …...................................................................................

    Pour plus d'explications : Pêcheurs du Monde 

    Le même jour à La Rochelle, Paul Watson expliquera qu'il ne faut plus manger de poisson pour sauver la biodiversité des océans

    Devant une salle comble, près de 1000 personnes, dans l'ancienne criée  "Espace Encan" - Quai Louis Prunier -  bassin des chalutiers !!!



    Cette conférence de Paul Watson (fondateur de Sea Shepherd) est organisée par Léa Nature, groupe rochelais de produit bio et naturel... Débat animé par Denis Cheissoux (animateur de CO2 mon amour sur France Inter) avec Isabelle Autissier, présidente du WWF France et les associations Surfrider, Longitude 181 et Planète Mer.

    Actuellement, Sea Shepherd mène une campagne de mobilisation très importante en France, sous couvert de biodiversité marine... Lire cet article sur Eco-Bretons : Mobiliser les citoyens, avec Sea Shepherd, pour protéger la biodiversité des océans...

    Pour rappel dans RPA : Sea Shepherd, champion de la biodiversité marine ! Lamentable !
    En novembre 2014 : Escale du Columbus, le navire ambassadeur de Sea Shepherd, à l'île d'Yeu : Un entartage de marins qui se transforme en campagne médiatique...

    Vidéo : « La pêche en question », réponses aux consommateurs



    Gérard Romiti, le président des pêcheurs français, et Guy Martin, chef étoilé, répondent aux questions des consommateurs sur la pêche et le poisson. Ça se passait fin février, dans l’émission La pêche en question, sur le plateau installé par la chaîne Campagne TV au Salon international de l’agriculture.

    Source : le marin

    Pourquoi le prix du poisson est souvent élevé ? Quels poissons sont les plus consommés ? Quelles astuces pour faire manger du poisson à mes enfants ? Peut-on manger tous les poissons toute l’année ? Comment atténuer les odeurs ? Comment pêche-t-on les poissons qu’on mange ? Est-ce qu’il y aura encore des poissons dans la mer ?

    Autant de questions glanées dans les allées, ou posées sur les réseaux sociaux, face auxquelles les deux spécialistes ont vanté le respect de la saisonnalité des produits, leur fraîcheur et traçabilité, l’étiquetage, le rapport de confiance avec son poissonnier, la cuisine simple, l’éducation au goût... Et bien sûr la durabilité. Le leitmotiv aujourd’hui est de« pêcher moins et vendre mieux » en veillant à la qualité, assure Gérard Romiti, qui encourage à se fier à l’étiquette Pavillon France. Il cite des gestions de ressource réussies comme le réensemencement en coquilles Saint-Jacques, ou encore le retour du thon rouge.

    Le débat est entrecoupé de séquences reportage sur le stand Pavillon France : les animations pédagogiques, un passage en revue des saisonnalités avec Philippe, pêcheur au Guilvinec. Et conclusion avec Sylvie la conteuse, sur ce proverbe malgache : « Ne prends à la mer que ce que la mer veut bien te donner, sinon la mer se vengera. »

    Visionner l’émission, de 48 minutes, mise en ligne le 11 mars.

    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

    Le 15 Juin 2015

    L'avenir des mers se jouera au Frioul


    Illustration : Copie d'écran du Portail Fondation Parley et de son fondateur Cyrill Gutsch

    L'île (en face de Marseille) doit accueillir la base européenne d'une fondation internationale de défense des océans, soutenue par l'Onu

    Source : La Provence  par Agathe Westendorp

    Quel est le lien entre le chanteur Pharell Williams, le Frioul et le designer Ora-ïto ? Parley for the Oceans ! Il s'agit de l'organisation internationale qui, depuis deux ans, fait grand bruit avec sa mission ambitieuse de sauver les océans grâce à l'activisme de personnalités hautes en couleurs. À l'image de Pharell Williams, donc, qui a fait sienne l'idée phare du fondateur de Parley, Cyrill Gutsch : l'écologie n'est pas juste une corvée pour sauver la planète qui se meurt, mais bien l'avenir économique des entreprises mondiales.

    Cyrill Gutsch, homme d'affaires brillant et spécialiste des marques de 43 ans, s'est donc bien entouré, faisant de son entourage ultra-médiatique d'artistes, d'experts et d'éminences grises une arme fatale pour défendre ce sauvetage crucial de la planète. Version innovante et ultra-connectée.

    Renforcer le projet Marsa

    Le rapport avec l'îlot du 7e arrondissement face au Vieux-Port ? Le designer Ora-ïto, propriétaire de 3 hectares sur l'île de Ratonneau au Frioul (dont le fort de Brégantin), prévoit d'y implanter d'ici trois ans un hôtel de luxe écoconscient avec table gastronomique mais aussi un centre d'art.

    Une aventure déjà hors normes, menée tambours battants avec l'architecte Roland Carta et le chef Gérald Passédat. Baptisé Marsa, le projet, qui pourrait coûter quelque 20 millions d'euros, connaît avec Parley un tournant crucial et embarque avec lui l'image même de la cité phocéenne. Explications. "L'ONG Parley va y implanter sa base européenne, son QG. Marseille est au milieu de la Méditerranée, plateforme naturelle parfaite pour montrer comment vivre plus responsable. La cité phocéenne va apparaître comme un exemple pour les futures générations."

    L'aventure sur le Frioul était déjà née en partie sous le signe de l'écoconscience, comme le rappelle Ora-ïto. "J'avais déjà envie de réconcilier les Marseillais avec la mer, de trouver une fonctionnalité au lieu, entre technologie, écologie et art."

    Pharell Williams et Adidas

    Une suite logique in fine du projet initial dont rêve Ora-ïto depuis des années. Marsa avait déjà un profil écologique en plus de ses propositions "arty", découlant, elles, du Mamo (Marseille Modulor), le centre d'art que le designer a implanté sur le toit terrasse de la Cité radieuse, il y a trois ans. Ainsi, tous les artistes du MaMo seront naturellement invités à être présents à terme au Frioul, à l'image de Daniel Buren ou même de Dan Graham qui inaugure son exposition ce soir sur le toit de l'immeuble de Le Corbusier.

    "L'implantation de Parley sur l'île va servir à l'organisation internationale de lieu événementiel, de colloques, comme pour des interventions aussi bien de GreenPeace que de David LaChapelle", précise Ora-ïto. Soit un coup de projecteur phénoménal.

    "L'association vient tout juste de signer un accord avec Adidas et l'Onu. Il s'agit d'un partenariat de 5 ans, à l'image de ce qu'ils ont fait avec G-Star et Pharrell Williams en créant pour la marque de jeans une collection qui utilisait la Bionic Yarn, une fibre fabriquée à partir de déchets plastiques marins recyclés."

    Hier après-midi, le fondateur de Parley, Cyrill Gutsch, a répondu à nos questions, en direct du MaMo (lire ci-dessous). Et ce soir, il annoncera l'implantation officielle de Parley à Marseille dès l'année prochaine. Un coup médiatique insolite pour la ville, voire la France ! Marseille pourrait bien se rêver un destin écologique d'envergure.

    "Il faut mettre en perspective la dimension du projet"

    (...)

    Selon l'organisation Parley, le corail aura disparu de la Terre d'ici 2025. L'effondrement de la pêche commerciale aura lieu dès 2048. Voilà le discours choc de Parley. Un réalisme glaçant accompagné aussi d'un grand pragmatisme. L'idée géniale de Cyrill Gutsch, le fondateur de Parley, est d'utiliser les mécanismes pervers de la société de consommation ultra-connectée. Il s'entoure donc de grands noms, personnalités internationales désormais convaincues par cette démarche, comme l'artiste Julian Schnabel, le philanthrope David de Rothschild, Paul Watson, cofondateur de GreenPeace ou le célèbre photographe David LaChapelle. L'idée phare ? Utiliser plus pour gaspiller moins ! En soi, réutiliser par exemple les plastiques qui polluent l'océan pour créer.

    (...)

    Le Parc des Calanques très réceptif

    Le président du Parc national des Calanques ne pouvait être présent hier pour rencontrer Cyrill Gutsch. Ce sera le cas ce soir, au MaMo. "J'étais à Lyon pour gérer le contrat de baie avec l'agence de l'eau," confie Didier Réault. À la clé, la gestion des eaux de la baie, de Saint-Cyr à Martigues... Au coeur du sujet !"J'ai vu les propositions de Parley et nous sommes ouverts à leurs propositions. C'est une évidence, nous devons prêter attention à ce projet. La création des récifs artificiels ou la surveillance de la qualité des eaux de baignade montrent que Marseille, et bientôt la métropole, font déjà cas des sujets environnementaux. La fondation Parley pourrait être un partenaire important."

    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

    1 commentaire:

    Anonyme a dit…

    Il serait temps que les pêcheurs fassent le tri entre les différentes ONG et se renseignent. Sea Shepherd ne s'est jamais opposé à la pêche artisanale, bien au contraire. Faire corps c'est une chose, mais avec qui en est une autre… Accueil lamentable qui malheureusement ne rend pas les pêcheurs plus sympathiques que les lobbyistes de la FNSEA et contribue a donner une image globale négative d'un corps de métier difficile qui mériterait au contraire que l'on soit solidaire. Cette attitude épidermique est malheureusement l'effet d'amalgames et de manipulations de la part de lobbies industriels au moins aussi puissants que les plus grosses des ONG qui font croire que ces dernières, toutes confondues, agissent contre les pêcheurs. Cela empêche tout débat serein et intelligent. Dernièrement, les pêcheurs méditerranéens reconnaissaient que l'action entamée par Greenpeace il y a quelques années avait eu pour mérite de permettre d'avertir et d'agir sur l'état des stocks de thons rouges qui aujourd'hui se portent mieux… Nous ne sommes plus dans la réflexion et la nuance, ni dans le rapport à l'autre ou le dialogue, mais dans la guerre de communication. Dommage.