samedi 22 novembre 2014

Actualité de la pêche en Europe et France - Novembre 2014



Mois de Novembre 2014

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Suite de la revue de presse : Décembre 2014


Le 29 Novembre 2014

Ces artisans pêcheurs qui refusent l’exploitation industrielle de la Méditerranée


Une prud’homie de pêche, cela vous dit quelque chose ? Ces communautés d’artisans pêcheurs, héritées du Moyen Âge, font aujourd’hui figure d’alternatives face aux dégâts écologiques et sociaux engendrés par la pêche industrielle. Sur le littoral méditerranéen, des Pyrénées-Orientales aux Alpes-Maritimes, une trentaine de prud’homies de pêche arrivent à concilier l’exercice du métier, la solidarité et le respect de la biodiversité. Mais souffrent de ne pas être vraiment reconnues par les dirigeants politiques et européens. Reportage dans le Var.

Source : Bastamag par Sophie Chapelle 28 novembre 2014

Cet article a été réalisé en partenariat avec le magazine Kaizen.

En se promenant sur le port de Sanary-sur-Mer, dans le Var, on remarque d’abord les bateaux de plaisance. En se rapprochant des étals de poissons frais, plusieurs petits bateaux de pêche font leur apparition. Il y a celui de Jean-Michel Cei. Un fort mistral l’a contraint à rester à quai. Pêcheur depuis l’âge de 17 ans, il est membre de la prud’homie de Sanary-sur-Mer. Mais qu’est-ce donc qu’une prud’homie ? Méconnues, elles existent pourtant depuis le Moyen-âge sur le littoral méditerranéen [1]. Qui en compte aujourd’hui 33, de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) à Menton (Alpes-Maritimes), en passant par la Corse (voir la carte en fin d’article).

Celle de Sanary a été créée en 1661 sous la forme de confrérie avant de se transformer en prud’homie en 1792, après la Révolution. Elles regroupent l’ensemble des artisans-pêcheurs locaux. Et ont pour mission de gérer localement l’activité de pêche ainsi que les conflits qu’elle occasionne. « Nous faisons en sorte que les pêcheurs n’agissent pas n’importe comment, qu’ils ne mettent pas des tonnes de filets », illustre Jean-Michel Cei. A l’heure où les pratiques industrielles de la pêche sont décriées et que des ressources en poissons sont menacées, constituent-elles une alternative efficace ?

Dans la pratique, il s’agit d’adopter – à la majorité – des règlements en assemblée générale. Ceux-ci précisent comment doit s’exercer le métier : les types de lignes autorisés, les temps de trempage des filets, les périodes de pêches prévues pour laisser reposer les fonds, ainsi que les zones de pêche permises. « Ce qui motive nos décisions, c’est le respect de la personne et des générations futures », insiste le pêcheur varois. « On vise à préserver le renouvellement de la ressource sur le territoire, afin d’assurer la vie de la communauté de pêcheurs dans le temps », ajoute Élisabeth Tempier, secrétaire de la prud’homie de Sanary-sur-Mer.

Les règlements limitent les engins de pêche et donc la quantité de poisson pêchée. La taille des bateaux n’excède pas 12 mètres. Des mesures spécifiques de protection sont également prises pour certaines espèces comme la langouste. Et quand le règlement ne suffit pas ? « Nous procédons à un tirage au sort entre les patrons-pêcheurs lorsqu’ils sont en compétition pour les mêmes postes », illustre Jean-Michel Cei, élu « premier prud’homme » en 2004, par sa communauté.


« On ne laisse pas mourir les pêcheurs dans leur coin »

La dimension culturelle et sociale des prud’homies est très forte. « Nous sommes attentifs à la situation individuelle de chacun des membres de la communauté, renchérit Jean-Michel. On ne laisse pas mourir les pêcheurs dans leur coin. » « L’enjeu de la prud’homie, c’est que tout nouvel arrivant puisse vivre de son métier », précise Élisabeth Tempier. Ainsi, les pratiques de pêche industrielles à grande échelle, comme le chalutage, sont interdites, ou fortement réglementées, afin de permettre aux moins fortunés de vivre de leur activité. « Ce sont ces derniers qui, au final, protègent la communauté d’une surexploitation liée aux techniques intensives. »

Suite : Bastamag

Journée mondiale des pêcheurs



La revue L’Encre de mer, en partenariat avec des prud’homies de Méditerranée, organise le 28 novembre 2014 des conférences-débats pour fêter la journée mondiale des pêcheurs artisans, à Sanary. Voir le programme en cliquant ici.  

La journée Mondiale des Pêcheurs artisans à Sanary

Le 28 novembre 2014, c’est la Journée Mondiale des pêcheurs artisans et travailleurs de la pêche. Salle Marie Mauron, tous les acteurs se sont retrouvés pour une journée alliant exposés-débats et réflexions.

Source : Ouest Var

Lors de cette Journée Mondiale des pêcheurs artisans et travailleurs de la pêche est ressortie une spécificité des pêcheurs artisans français. Notre pays est le seul à être organisé en Prud’homies et cette notion semble ignorée des instances européennes. Ce jeudi, Salle Marie Mauron, il y avait des représentants de tout ce qui touche à la pêche et son environnement. Des pêcheurs bien sûr, venus des Prud’homies de Sanary, Antibes, Giens, Toulon, La Ciotat, le Brusc, Bonifacio, Calvi, Cannes, Ajaccio, Le Lavandou, St Mandrier, mais aussi les syndicats professionnels, des scientifiques et consultants divers.

« Les contraintes des pêcheurs artisans ne sont pas prises en comptes »

Ce sont ces derniers qui ont animés les conférences-débats et les groupes de travail. Bertrand Cazalet, Consultant en droit maritime et Conseiller juridique des pêcheurs professionnels parlait en ce sens : « Chez les pêcheurs, il y a des divisions internes. Il faut fédérer les prud’homies et aller dans le sens du rassemblement. L’objectif est d’avoir un calendrier commun, de discipliner la profession et de faire valoir les droits des pêcheurs artisans ». Il rajoutait : « Les règles imposées par l’Europe sont trop bureaucratiques et trop contraignantes. Elles se basent sur les attentes des industriels et les contraintes des pêcheurs artisans ne sont pas prises en comptes. »

Pêche artisanale et écologie locale sont liées

Suite : Ouest Var

Les pêcheurs veulent "fédérer les énergies"

Les représentants des Prud'homies, les intervenants et organisateurs pour cette journée mondiale des pêcheurs artisans et travailleurs de la pêche.

Source : Var matin

Dans le cadre de la journée mondiale des pêcheurs artisans et travailleurs de la pêche, des rencontres et ateliers se sont déroulés, vendredi à Sanary..

Cette manifestation a été initiée par l'Encre de Mer, la Prud'homie de Sanary, Slow Food Provence et le Syndicat professionnel des Pêcheurs Petits Métiers du Languedoc-Roussillon : « On espère pouvoir fédérer les énergies grâce à cette journée. L'objectif est de construire une solidarité pour préserver les zones de pêche et soutenir la pêche artisanale, tout en initiant la création d'un réseau d'information et d'action solidaire », explique Élisabeth Tempier (Encre de Mer).

Le matin, le scientifique Pierre Mollo est intervenu pour parler du plancton et évoquer les effets néfastes des pesticides. Le géographe Olivier Dubuquoy a évoqué les fameuses boues rouges chargées en métaux lourds et « rejetées au large de Cassis par l'usine de Gardanne » (ex Pechiney aujourd'hui Altéo).

« On est méfiants »

Suite : Var matin

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28 Novembre 2014

La mer, avenir de la terre ? Réponse dans Enquêtes de régions

Quelques jours avant les 10ème Assises de l’économie de la mer de Nantes et de Saint-Nazaire, Enquêtes de régions vous propose une émission spéciale sur l’économie maritime du grand Ouest, en partenariat avec l’hebdomadaire Le Marin. Rendez-vous vendredi 28 novembre, dès 23h10.

Raffinerie d’algues



Source : France 3 par Emilie Colin

La mer est l’avenir de la terre, mais est-elle vraiment un relais de croissance ? Le grand Ouest est naturellement une région où l’économie maritime joue un rôle incontestable. En scrutant les secteurs de la pêche et des biotechs, en passant par ceux des énergies marines renouvelables, de l’industrie ou de la construction navale, Enquêtes de régions vous fera découvrir à quel point l’économie maritime est cruciale pour le développement de l’emploi dans notre région. L’industrie est en proie au doute sur bien des fronts, alors que les océans n’ont pas encore livré tous leurs secrets.

Des invités...
Dans cette émission spéciale,  Laurent Marvyle recevra André Thomas, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le Marin, Jean-Claude Charrier, président de Néopolia, ex-Pôle Marine de Saint-Nazaire, un réseau qui compte 180 entreprises adhérentes, Jean-Marc Roué, président de la Britanny Ferries, premier employeur de marins français, Jean-Baptiste Gouin, responsable clients du port de Saint-Nazaire, Jean-Luc France, directeur du site DCNS de Nantes-Indret, spécialisé dans la recherche et le développement des sous-marins, Sylvie Roux, déléguée générale syndicat des marins CFDT, qui connaît parfaitement les  dossiers des importations de poissons, Hervé Moulinier, président de l’Ecole nationale supérieure maritime, et vice président du Pôle Mer Bretagne, grand spécialiste de la question des biotechs

...et des reportages
De nombreux reportages viendront ponctuer l’émission et apporteront un éclairage sur certains points saillants de l'économie maritime. Ainsi l’histoire du groupe Bénéteau, une réussite mondiale partie de rien ou presque dans un département peu industrialisé, mais porté par une femme de caractère, Annette Roux.

Enquêtes de régions : la réussite de Bénéteau




T. Bercault, S. Boismain / avec Yves Mandin, responsable commercial chez Bénéteau, Annette Roux, présidente de la Fondation Bénéteau, Cathy Burgaud, chef d'équipe

En Haute Normandie, un zoom sur Le Havre, immense port de conteneurs, mais également vrai complexe pétrochimique. En Bretagne, gros plan sur le secteur des algues, apparemment vouées à un bel avenir, tant dans la cosmétique, que dans les plastiques ou l’industrie chimique. Enfin, à cheval sur toutes nos régions maritimes, le secteur très prometteur des énergies marines renouvelables, entre éoliennes et hydroliennes.

Les 10ème Assises de l’économie de la mer se dérouleront à Nantes et à Saint-Nazaire les 2 et 3 décembre 2014.

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Rencontre nationale des acteurs du développement local pour la pêche et l’aquaculture 



3 & 4 décembre - Marseille

Sur inscription jusqu’au 28 novembre.

Organisé par la Direction des Pêches Maritimes et de l’Aquaculture (DPMA) et l’Association des Régions de France (ARF), avec l’appui de l’Agence de Services et de paiement (ASP), en collaboration avec la Région Provence-Alpes-Côtes d’Azur.

Source : La Bretagne et la Mer

La Commission Européenne, l’Etat et les Régions seront présents pour évoquer avec l’ensemble des acteurs concernés l’avenir du Développement Local mené par les Acteurs Locaux (DLAL) au sein du Fond Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP).

Cette rencontre sera l’occasion d’explorer les perspectives offertes sur 2014-2020 dans le cadre du développement local, en s’appuyant notamment sur le bilan de l’axe 4 du Fond Européen pour la Pêche (FEP) et sur d’autres expériences de développement local telles que celles conduites par les acteurs ruraux (LEADER). La rencontre sera construite autour de tables rondes et d’ateliers afin d’accompagner les territoires dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur stratégie.

Sur inscription jusqu’au 28 novembre.

Consulter le programme et s'inscrire

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Dans le marin du 21 novembre 2014, un dossier : Préparer la pêche de demain



Ce vendredi, le marin publie un supplément consacré à « la pêche de demain ». Économiser l'énergie, améliorer la sélectivité des engins de pêche, mieux connaître les stocks de poissons, tous les thèmes sont illustrés par des témoignages de professionnels, l'expertise de scientifiques et celle des technologistes des pêches.

Ainsi Laurent Tréguier, patron lorientais du Côte d'Ambre, fait part de son expérience menée au travers du programme d'optimisation et d'innovation à la pêche initié par France Filière Pêche. « J'ai abaissé ma consommation de gazole de 5 % », dit-il, toujours en quête d'améliorer l'économie en carburant de son chalutier. Un autre Lorientais, Alain Biseau, coordinateur des expertises halieutiques à l'Ifremer, évoque le redressement des stocks de poissons. D’après Ouest France : Dans le marin : préparer la pêche de demain

Ce dossier a été réalisé à l’occasion du Forum de France Filière Pêche (FFP), les 19 et 20 novembre 2014

A lire également dans "le marin":

* risques maritimes. Le travail de prévention porte ses fruits ;
* interview. Paul Giacobbi, président de l’Agence des aires marines protégées « Les marins sont au cœur du sujet »
* hausse de 20 % par an pour le thon rouge ; ée selon l’IUCN ;
* thon tropical. Succès en demi-teinte pour les arments français sur les DCP ;
* pacifique. Le thon rouge, espèce menacée selon l’Iucn ;
* Etel. Vers un renouveau de la pêche ? ;
* Charente-Maritime. 37% d’entreprises conchylicoles en moins en onze ans ;
* Etaples. Deux nouveaux chalutiers sur le départ ;
* Conchyliculture. La CRC de Méditerranée inaugure son mas expérimental ;
* Criée d’Erquy. Les travaux d’extension débutent ;
* Paca Le poulpe, victime de la mode et des plaisanciers ;
* Océanographie. Le « Beautemps-Beaupré » de retour à Brest...
* boom probable du GNL comme combustible marin ;
* drague D'artagnan s'affûte à Brest;
* drones navals : l’US Navy et les autres ;
* Pêcheurs, Tremblez, Google vous surveille...

Cliquer Ici pour lire le marin ou aller dans le Kiosk 

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Comment concilier économie et écologie ? La pêche de demain en discussion

Organiser une pêche qui protège mer et poissons, tout en faisant vivre les pêcheurs: la question a réuni mercredi professionnels et scientifiques à Paris, sur fond de critiques des ONG, en pleine élaboration de la stratégie gouvernementale pour le secteur.

La pêche en question : Le forum France Filière Pêche



Pêcheurs, mareyeurs, chercheurs, ainsi que représentants de la Commission européenne et de la FAO participaient au forum organisé mercredi et jeudi par France Filière Pêche (FFP), association interprofessionnelle financée par la grande distribution, soit 400 participants au total.

Source : Afp

Objectif: «exposer les démarches de progrès engagées, dans une attitude ouverte et constructive», a expliqué en prologue Gérard Higuinen, président de France Filière Pêche.

La pêche française génère un milliard d'euros de ventes par an, pour 18.000 marins.

«On ne parle pas assez de l'importance économique de la pêche et des efforts faits par les pêcheurs, par exemple sur la restructuration des flottes», regrette-t-il.

Il y a eu «d'énormes progrès» dans la réduction des surcapacités de pêche en Europe, confirme Marc Taconet, expert statistique de la FAO, branche des Nations unies pour l'alimentation.

Au sein de l'UE, «la majorité des stocks de poissons sont désormais pêchés durablement. En parallèle, les revenus des pêcheurs ont augmenté», souligne Bernhard Friess, de la direction générale des pêches à la Commission européenne.

La pêche en question : Collaboration scientifiques-pêcheurs



PavillonFrance

Pavillon France vous présente « La pêche en question » une émission diffusée sur Campagne TV. Des émissions pour répondre aux interrogations des consommateurs sur la traçabilité, l'origine du poisson, sa fraîcheur, son impact sur l'environnement... à travers une série de reportages, de témoignages d'experts.

Les pêcheurs collaborent désormais avec les scientifiques pour mettre au point des bateaux plus économes en carburant, des chaluts plus sélectifs qui laissent s'échapper les poissons non désirés, et pour évaluer la santé des stocks de poisson.

Des chercheurs embarquent comme observateurs sur des navires de pêche, un geste impensable il y a 20 ans.

Cette amélioration des rapports était «nécessaire, car il faut reconnaître que pendant une période, on a pêché sans savoir ce qui se passait» sous la mer, note François Jacq, PDG de l'Ifremer.

Pour les pêcheurs, confrontés au changement climatique, à la raréfaction de certains stocks et à l'augmentation de la demande mondiale, «jamais les défis n'ont été aussi durs qu'aujourd'hui et nous avons besoin de l'expertise scientifique», notamment lors des négociations des quotas de pêche, reconnaît Gérard Romiti, président du Comité national des pêches.

La pêche en question : une filière sous contrôle




- 'Renard dans le poulailler' -

Mais avec les écologistes, les relations restent beaucoup plus conflictuelles.

Plusieurs dizaines de représentants d'ONG ont d'ailleurs manifesté en marge du forum pour demander l'interdiction de la pêche en eaux profondes, certains déguisés en poulpes ou en requins, espèces menacées par cette technique selon eux.

Le directeur général du Comité national des pêches, Hubert Carré, s'est dit «contre une interdiction» mais favorable à «un encadrement plus strict».

«Nous avons la volonté de travailler ensemble», assure pourtant Denez L'Hostis, président de France Nature Environnement.

Seul environnementaliste présent à la table ronde, il regrette d'être parfois «esseulé» sur des combats qui pourraient être menés de front avec les pêcheurs, comme les problèmes de draguage des ports ou de contamination des poissons par des polluants venant des industries terrestres.

Une main tendue que le représentant des pêcheurs Gérard Romiti hésite à prendre, de crainte de «mettre le renard dans le poulailler». «Donnez-nous 50% de solutions et 50% de dénonciations», apostrophe-t-il.

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Le 25 Novembre 2014

Toute la Pêche de Normandie en 8 minutes 



Normandie Fraicheur Mer

Nos ports, nos bateaux, nos lieux de pêche, nos pêcheurs, leurs outils, leurs métiers, leurs engagements, leur savoir-faire, nos produits, leur qualité et leur traçabilité !

C'est le programme de la chaîne Youtube de Normandie Fraîcheur Mer : Vous faire découvrir la diversité des métiers et les richesses de la mer de Normandie !


Pour plus d'informations sur la pêche normande et tous ses produits de la mer : Normandie Fraicheur Mer (NFM)

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La fin de la pêche traditionnelle de subsistance en Croatie

Ce sont 10 000 pêcheurs croates qui, à compter du 1er janvier 2015, n’auront plus le droit de jeter leurs filets pour leur consommation personnelle...

Croatie : la colère des pêcheurs du dimanche contre l’UE



Un reportage de Laurent Berthault

Source : RFI Par Laurent Berthault

Depuis son entrée dans l’Union européenne en 2013, la Croatie encaisse difficilement les nouvelles règles communautaires pour l’agriculture et la pêche. A partir du 1er janvier 2015, le petit retraité croate ne pourra plus prendre son bateau pour aller pêcher son poisson du dimanche. Ainsi, en a décidé Bruxelles. 10 000 à 15 000 personnes sont concernées. C’est toute une longue tradition de pêche de subsistance ou d’agrément qui est mise à mal. Mais les pêcheurs professionnels, eux, sont ravis qu’on vienne protéger leur gagne-pain.

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Le 24 Novembre 2014

Impacts de la pêche et du réchauffement climatique sur les écosystèmes marins



Source : Université de Rennes

Conférence de Daniel Pauly, professeur à l'Université de Vancouver (Sea Around Us)

Lundi 24 Novembre 2014 à 20 h 

Agrocampus Ouest - Rennes

Daniel Pauly : "C'est aberrant qu'on utilise encore des chaluts pour pêcher"


https://twitter.com/Bloom_FR/status/536985712047185920


En France, les chalutiers représentent l'essentiel des apports en criée....


Graphique extrait du mémoire de fin d’études de Peter Samson - Diplôme d’Ingénieur de l’Institut Supérieur des Sciences Agronomique – Spécialisation : halieutique : "Etablissement du référentiel qualité PAVILLON France", cliquer Agrocampus Ouest pour télécharger le mémoire

Consulter Ici les mémoires de fin d'études des halieutes de l'Agrocampus Ouest

Quelques exemples :

2014-Balazuc Antoine-Etude d'opportunité et de faisabilité d’un projet cofinancé par l’Axe 4 du FEP : la création d’un marché de vente directe de produits de la mer sur le port d’Arcachon

2014-Bentorcha Abdelkarim-Modélisation trophique et impact de la pêche dans l'écosystème du golfe de Gascogne et la mer Celtique

2014-Josset Quentin-Le programme de repeuplement en anguilles: bilan de 3 années de suivi

2014-Lachambre Sébastien-Relation between growth, physiological and behavioural traits on the European abalone Haliotis tuberculata in the perspective of a selective breeding plan implementation

2014-Lavaud Simon-Etude de faisabilité technico-économique d’un soutien de la filière de la pêche à la palourde (Ruditapes decussatus L.) en Languedoc-Roussillon par du réensemencement : mise à jour des données de la filière et proposition de protocoles de réensemencement

De Rennes à Lorient...

Quand les pêches artisanales font de la résistance

Le lundi 24 novembre 2014, conférence organisée dans le cadre des "lundis de la mer".



Maison de la Mer - CCSTI Lorient

Le lundi 24 novembre 2014, conférence organisée dans le cadre des "lundis de la mer".

Cette présentation, qui s’appuie sur une thèse de doctorat en géographie (soutenue à l’Université de Nantes en 2011), propose un regard critique sur un mouvement international de résistance propre au secteur halieutique.

Appréhendé comme une des composantes constitutives de la mouvance altermondialiste, ce mouvement transnational contestataire de pêcheurs artisans et de travailleurs du poisson (fishworkers) est étudié sous plusieurs aspects :
  • le système d’acteurs en place : il s’agit ici de présenter succinctement une typologie de la multitude d’acteurs qui compose ce mouvement de résistance ;
  • les stratégies mises en œuvre : cette seconde partie s’intéresse aux discours proférés, aux idéologies mobilisées ainsi qu’aux modes d’actions utilisés par les militants ;
  • les dynamiques historiques traversées : autrement dit, les principales étapes qui jalonnent la (courte) existence de cette contestation artisanale halieutique depuis une trentaine d’années.
Nous conclurons cette présentation sur les enjeux actuels, les perspectives et les pistes d’action auxquels est aujourd’hui confrontée cette altermondialisation halieutique…

Par Julien NOEL, géographe, Maitre de Conférences contractuel, Université d'Angers, ESO UMR 6590-CNRS

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Le 22 Novembre 2014

Audition de M. Alain Vidalies sur la politique de la pêche



Assemblée Nationale : Commission des affaires économiques

Mercredi 19 novembre 2014


Cliquer Ici pour accéder à la vidéo (peut être visionnée jusqu'au 15/09/2015)

M. François Brottes, président de la Commission des affaires économiques

Questions des représentants des groupes
  • Mme Annick Le Loch
  • M. Philippe Le Ray
  • Mme Michèle Bonneton
  • M. Bruno Nestor Azerot
  • Député du Bundestag


Questions des députés
  • M. Kléber Mesquida
  • Mme Anne Grommerch
  • M. Jean-Claude Mathis
  • Mme Catherine Troallic
  • M. Antoine Herth
  • Mme Corinne Erhel
  • Mme Laurence Abeille
  • M. André Chassaigne
  • Mme Marie-Lou Marcel
  • M. Dino Cinieri
  • Mme Marie-Hélène Fabre
  • Mme Pascale Got
  • M. Frédéric Roig
  • M. Gwendal Rouillard
  • M. Alain Suguenot
  • M. Henri Jibrayel
  • Mme Delphine Batho
  • M. Hervé Pellois
  • M. Daniel Fasquelle

L’utilisation des fonds européens, « priorité des prochaines semaines » selon Alain Vidalies

La mise en oeuvre des 588 millions d'euros de crédits européens alloués au secteur français de la pêche sera la "priorité des prochaines semaines", après une année 2014 "blanche", a promis mercredi 19 novembre le secrétaire d'Etat à la Pêche, Alain Vidalies.

Source : La Gazette des Communes

« L’exercice est important car il s’agit de définir la stratégie pour la pêche française et l’aquaculture à l’horizon 2020 (…) C’est un chantier lourd, en raison d’exigences européennes élevées et en raison d’une nouvelle gouvernance à construire avec les régions », a expliqué M. Vidalies lors d’une audition par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale.

Répartition interrégionale de l’enveloppe - « L’objectif est que les premières opérations soient financées à la mi-2015″, a-t-il ajouté. Ces crédits sont alloués sur la période 2014-2020 au titre du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), instrument financier de la nouvelle politique commune de la pêche (PCP), entrée en vigueur le 1er janvier.

La nouvelle PCP vise en particulier à reconstituer les stocks de poissons fragilisés, soutenir la pêche artisanale et l’installation des jeunes pêcheurs, ainsi qu’à développer l’aquaculture. 2014 a été une année « blanche » en terme d’utilisation de cet argent car il a d’abord fallu répartir l’enveloppe entre l’Etat et les régions, puis entre les régions, a expliqué le secrétaire d’Etat.

Sur les 369 millions d’euros qui seront consacrés au « développement durable » de la pêche et de l’aquaculture, 180 millions seront affectés à des mesures régionales et 154 millions à des mesures nationales, a-t-il souligné. Pour la répartition inter-régionale, il a fallu avoir recours « à un oeil extérieur », en l’occurrence le ministère, qui a fait des propositions détaillées région par région.

Cette répartition « équilibrée », car « ne satisfaisant entièrement personne », sera officialisée en décembre, a indiqué M. Vidalies. Un second comité Etat-Régions aura lieu le 9 décembre pour valider les grandes orientations de la stratégie.

A propos de la fixation des quotas de pêche pour 2015, qui aura lieu en décembre, M. Vidalies a indiqué qu’il n’était « pas favorable » à l’application d’une mesure de précaution qui consisterait à diminuer de manière automatique les quotas de 20%, « notamment pour le golfe de Gascogne ». Les situations sont « très différentes selon les espèces », selon lui.

L’état des stocks de poisson dans les eaux européennes « n’a cessé de s’améliorer au cours des dernières années », avec 61% de stocks de poissons pêchés durablement dans l’Atlantique en 2013, contre 6% en 2007, a-t-il souligné.

Sur la question du chalutage en eaux profondes, objet d’intenses critiques des écologistes, « nous avons fixé les quotas (pour les espèces de poissons d’eaux profondes, ndlr) d’une manière raisonnable », en tenant compte des avis scientifiques, a estimé M. Vidalies. « Le droit européen continue à s’appliquer » pour cette méthode de pêche, a-t-il ajouté.
 
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Assemblée Nationale : Projet de loi de finances pour 2015



Écologie, développement et mobilité durables

Sécurité et affaires maritimes, pêche et aquaculture Ici

Pêche ici

Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales

Politiques de l'agriculture ; Développement agricole et rural Ici

Sécurité alimentaire Ici

Source et toutes les rubriques (recherche,...) : Loi de finances pour 2015

Sécurité et affaires maritimes, pêche et aquaculture (Extrait)

Affirmer l'ambition maritime de la France est une nécessité

Lors du Conseil des ministres du 1er octobre 2014, M. Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, de la mer et de la pêche, a réaffirmé les grandes orientations de la politique maritime nationale.

Cette « communication maritime au service de l’emploi, de l’environnement, de l’innovation et de l’éducation » ne peut qu’être saluée par le Rapporteur spécial. Il s’agit pour le Gouvernement de souligner sa détermination à préserver la compétitivité de la marine marchande et l’emploi maritime en général, à garantir l’exploitation durable des ressources marines et à encourager la recherche et l’innovation.

Le programme 205 s’inscrit dans ces orientations. Il recouvre les crédits que l’État engage dans le but de réguler les marins, leurs navires, ainsi que les ressources maritimes.

Plus précisément, le programme 205 se divise en deux volets.

Les crédits du volet Sécurité et affaires maritimes (1) concourent à la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de sécurité maritime, d’emploi maritime et de développement durable des littoraux.

Les crédits du volet Pêche et aquaculture (2) s’inscrivent presque exclusivement dans le cadre de la politique commune des pêches (PCP). Les aides retracées au sein du programme 205 sont donc cofinancées par le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), et répondent aux objectifs de la politique européenne.

Pour 2015, les crédits tracés dans le présent rapport spécial sont évalués à 191,6 millions d’euros en autorisations d’engagement et 191,2 millions d’euros en crédits de paiement, en baisse 0,8 % pour les autorisations d’engagement et de 1,5 % en crédits de paiement.

Cette baisse peut être qualifiée de modérée d’une année sur l’autre, eu égard à la contrainte budgétaire qui pèse sur les finances de l’État.

Le Rapporteur spécial rappelle toutefois que près de 90 % des crédits alloués aux services des affaires maritimes sont constitués de dépenses obligatoires (loyers, achats de matériels de base, etc.), et qu’une mise sous tension trop forte de leurs budgets mettrait en péril leurs missions indispensables de sauvegarde de la vie humaine en mer et de sécurité des navires qu’ils assurent.

Projet de budget pour 2015 - Programme 205 


Source : ministère de l’Écologie.

Les crédits présentés dans ce tableau ne traduisent cependant pas l’ensemble de l’effort budgétaire mené en faveur du monde maritime.

Afin de présenter cet effort budgétaire global mené en direction de l’activité maritime, il convient en effet de faire mention des dépenses suivantes :

– les dépenses de personnels du programme 205 sont retracées au sein du programme 217 Conduite et pilotage des politiques de l’écologie, du développement et de la mobilité durables. La dotation prévue est de 184,2 millions d’euros en crédits de paiement et autorisations d’engagement, pour un total de 2 870 ETPT équivalents temps plein (ETP), soit une baisse de 12 ETP par rapport à 2014, et de 89 ETP par rapport au projet annuel de performances 2013 ;

– la contribution d’État au financement du régime de sécurité sociale des marins du programme 197 Régimes de retraite et de sécurité sociale des marins, prévue à hauteur de 842 millions d’euros pour 2015 ;

– les aides au secteur portuaire du programme 203 Infrastructures et services de transports : 48,6 millions d’euros sont demandés pour 2015 au titre de la subvention accordée aux grands ports maritimes, en baisse de près de 5 millions d’euros par rapport au PLF pour 2014 (3). Par ailleurs, fonds de concours sont versés par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), pour l’entretien et le développement des infrastructures fluviales et portuaires. Ils sont estimés à 35,6 millions d’euros en autorisations d’engagement et 61,3 millions d’euros en crédits de paiement (4) ;

– les subventions allouées au secteur de la recherche par le programme 172 Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires essentiellement, avec une subvention pour charge de service public à l’IFREMER (5) de l’ordre de 150,6 millions d’euros pour 2015 ;

– le soutien aux entreprises ultra marines, retracé dans le programme 138 Emploi outre-mer, qui englobe donc les entreprises de pêche et aquaculture ;

– le budget du secrétariat général de la mer (SGMer), qui s’est vu attribuer par le programme 129 Coordination du travail gouvernemental une enveloppe de 125 000 euros pour ses dépenses de fonctionnement en 2015.


Le Rapporteur spécial souligne que d’autres crédits, difficilement individualisables, participent à la mise en œuvre de la politique maritime de la France, hors défense nationale. En effet, les hélicoptères de la protection civile, les moyens nautiques ou aériens des douanes, de la marine nationale et de la gendarmerie maritime concourent de façon importante à la sécurité en mer, au sauvetage maritime ou encore à la police des pêches.

Par ailleurs, l’action internationale de la France pour la promotion de ses intérêts représente un aspect décisif de notre ambition maritime. La sous-direction du droit de la mer, des fleuves et des pôles est justement en charge de ces questions de droit international relatives à la politique maritime de la France.

Il s’agit notamment des négociations relatives aux délimitations maritimes de la France, des procédures d’extension du plateau continental au-delà des 200 milles nautiques, des actions de lutte contre le narcotrafic et la piraterie ainsi que des participations à de nombreuses conférences internationales sur le droit de la mer.

Le Rapporteur spécial regrette donc l’absence de document de politique transversale relatif à l’effort national en direction du secteur maritime (6). En outre, les auditions menées ont permis de constater le manque de visibilité des administrations centrales et du ministère sur les moyens financiers consacrés par les collectivités locales à la mise en œuvre de la politique publique portée par le programme 205.

C’est pourquoi, le Rapporteur spécial proposera un amendement visant à l’élaboration d’un document de politique transversale (7) retraçant les crédits et les dépenses fiscales que l’État consacre au développement de notre potentiel maritime, hors missions de défense stricto sensu.

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Le 21 Novembre 2014

Pêche profonde. Le hoki va bien... Claire Nouvian sous pression...


Grands fonds. Du hoki de Nouvelle-Zélande considéré comme totalement reconstitué...

Selon le Marine Stewardship Council, le stock occidental de hoki de Nouvelle-Zélande est considéré comme totalement reconstitué, et les deux stocks (occidental et oriental) sont désormais considérés comme respectant les limites de durabilité (supérieurs à BMSY). Depuis sa première certification en 2001, la population des deux stocks de hoki de Nouvelle-Zélande a plus que doublé. D'après : MSC

Hoki de Nouvelle-Zélande et Merlu du Cap, deux poissons capturés au chalut dans les grands fonds, sont écolabellisés Pêche durable MSC....

Grands fonds : Bloom met la pression sur Ségolène Royal

L’annonce, faite ce jeudi 20 novembre, d’une rencontre entre les responsables de la pêche lorientaise et la ministre chargée de l’Écologie, Ségolène Royal, à l’occasion de sa venue à Lorient ce samedi 22 novembre, n’a pas manqué de faire réagir l’association Bloom, opposante la plus virulente à la pêche de grands fonds.

L’association fondée par Claire Nouvian a diffusé sur Twitter un appel à la mobilisation générale de ses soutiens, demandant en particulier aux internautes d’inonder les membres du cabinet de la ministre d’encouragements à résister à la « pression d'un minuscule lobby industriel qui veut faire dérailler un règlement européen pour défendre les pratiques de pêche les plus destructrices de l'histoire ». Source : Le Marin

En 2013, la France a importé plus 7000 tonnes de Hoki (ou grenadier bleu) - filets congelés


Tableau extrait du document de FranceAgriMer : Commerce extérieur des produits de la pêche et aquaculture 2013 - Données et Bilans - juillet 2014

Un nouveau cap vers la pêche durable: découvrez les derniers résultats du MSC

Le Rapport annuel 2013/14 et le Rapport sur les impacts environnementaux publiés récemment par le Marine Stewardship Council (MSC) mettent en avant les progrès réalisés pour assurer l'avenir des océans et garantir une offre abondante en produits de la mer pour les générations futures.

Source : MSC

Alors que 29% des océans de la planète sont actuellement surexploités [1], ces deux rapports montrent comment les engagements pris par les pêcheurs, les distributeurs et les consommateurs ont des impacts positifs sur la durabilité des écosystèmes marins, des stocks de poissons et des communautés de pêcheurs.

Des centaines d'améliorations réalisées par les pêcheries certifiées

10 % des captures mondiales de poissons sauvages proviennent aujourd’hui de pêcheries engagées dans le programme MSC, un programme scientifique et rigoureux qui permet d’assurer la durabilité des écosystèmes marins. Depuis 1999, plus de 220 pêcheries ont été évaluées indépendamment. Celles qui ont obtenu la certification ont réalisé 575 améliorations pour atteindre les meilleures pratiques. Parmi ces améliorations, citons par exemple des mesures pour réduire les captures accessoires d'espèces en voie de disparition, pour restaurer les habitats et pour  améliorer les connaissances scientifiques sur les écosystèmes marins.

Les pêcheries certifiées MSC se sont également engagées à apporter 600 autres améliorations d’ici 2020.

(...)

Bénéfices environnementaux

Les deux rapports mettent en évidence une série d'améliorations réalisées par les pêcheries certifiées MSC. Voici quelques exemples :

La pêcherie du merlu d’Afrique du Sud qui a apporté des améliorations pour assurer la pérennité économique de son activité et préserver son environnement. Cela inclut des mesures qui ont conduit à une réduction de 90% de la mortalité aviaire, y compris une réduction de 99% des captures accessoires d’albatros, depuis 2009.

https://www.davigel.fr/france/fr/BrandsAndProducts/Brands/Davigel/Pages/1681882.aspx

La légine australe et Antarctique : Plus connue sous le nom de « bar du Chili », la légine australe et antarctique était largement considérée il y a seulement quelques années comme une espèce en danger victime de la surpêche. Les pêcheries de légine ont provoqué un spectaculaire renversement de la situation grâce, entre autres, à la réduction des captures accidentelles d'oiseaux marins (désormais proches de zéro alors qu'elles se comptaient auparavant par dizaines de milliers) ainsi qu'à la présence d'observateurs sur 100% des navires pour garantir la conformité avec les règles de gestion,  éviter les captures illégales et la surpêche.

Le stock occidental de hoki de Nouvelle-Zélande est considéré comme totalement reconstitué, et les deux stocks (occidental et oriental) sont désormais considérés comme respectant les limites de durabilité (supérieurs à BMSY). Depuis sa première certification en 2001, la population des deux stocks de hoki de Nouvelle-Zélande a plus que doublé.

https://www.davigel.fr/france/fr/BrandsAndProducts/Brands/Davigel/Pages/12157132.aspx


La pêcherie de crevette rose d’Oregon a mis en place un suivi annuel afin de pouvoir modéliser son stock et mettre en œuvre des méthodes de gestion qui tiennent compte de la dynamique des populations. Les captures par unité d'effort ont augmenté de près de 130% depuis que le stock a été initialement certifié en 2007.

La «Fiji Tuna Boat Owners Association» a lancé un plan pour réduire les prises accessoires de requins. Cela inclut l'interdiction des techniques de pêche nuisibles aux requins et l'utilisation de petits hameçons circulaires.

Rupert Howes, directeur général du MSC a conclu: «Je tiens à saisir cette occasion pour remercier tous ceux qui ont soutenu le MSC. Nous faisons de grands progrès. Cependant, il y a encore beaucoup à faire si nous voulons assurer un avenir durable pour nos océans et nos communautés de pêcheurs. Pour ce qui est de l'avenir, le MSC s'attachera à créer de la valeur ajoutée pour nos partenaires, les pêcheries du programme et les entreprises de l'industrie qui partagent notre vision. Nous mettrons également au point de nouveaux outils pour permettre une plus grande participation des pêcheries artisanales et des pays en voie de développement, ainsi que pour renforcer la robustesse de nos exigences de traçabilité."

En cours d'évaluation MSC, une autre espèce de la pêche profonde : Empereur ou hoplostète rouge

https://www.davigel.fr/france/fr/BrandsAndProducts/Brands/Davigel/Pages/1681889.aspx


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Le 19 Novembre 2014

La nouvelle campagne de promotion de FranceAgriMer sur les produits de la mer

« En frais ou déjà prêts, les produits de la mer, ils ont tout pour plaire »

FranceAgriMer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer, lance une campagne nationale visant à inciter à la consommation des produits de la mer.

De nombreux a priori sur le poisson circulent chez les consommateurs, bien souvent associés à une méconnaissance du produit. Dans ce contexte, FranceAgriMer lance une campagne de sensibilisation livrant des astuces simples pour en consommer plus facilement. Cofinancée par le Fonds européen pour la pêche (FEP), la campagne, dupliquée en deux vagues (novembre 2014 et février 2015), se décline en spots radios, annonces publicitaires, animations en points de vente GMS et affichage en réseaux de distribution de proximité (poissonniers, commerçants).

Stop aux idées reçues sur le poisson !

Si pour 58 % des Français, le poisson est un aliment plaisir, trois freins poussent les consommateurs à se détourner du produit. Parmi les plus fréquents : le prix, la difficulté à le cuisiner, la monotonie du plat… des idées reçues portées par une mauvaise connaissance du produit. Alors que les variétés de poissons sont nombreuses (150 espèces différentes), les consommateurs se tournent le plus souvent vers le saumon, le lieu et le cabillaud ; 50 % des ventes se réalisent sur ces espèces.

À partir de ce constat et face à une consommation de poisson en stagnation depuis trois ans, FranceAgriMer souhaite sensibiliser le grand public à la consommation de poisson sous toutes ses formes. Poisson brut, traiteur de la mer, conserve, surgelé, l'ensemble des modes de transformation des produits issus de la pêche sont représentés dans la création visuelle de la campagne avec, en fil conducteur, le jeu sur les mots pour susciter l’humour et marquer le consommateur.

« En frais ou déjà prêts, les produits de la mer, ils ont tout pour plaire »

Pilotée par l’agence Mediapilote, la campagne de publicité se déploie sur les radios nationales, dans la presse écrite grand public avec en appui un dispositif dans les GMS sur les zones sous-consommatrices (Est/Nord/Centre) grâce à 800 journées d’animations et la distribution d’un kit média dans les commerces de proximité (affiche et flyers).

Cabillaud, haddock, sardine, rouget, quatre espèces de poissons sont ainsi mises en scène et présentent des recettes simples à réaliser : Bâtonnets de cabillaud pané à la sauce tartare citronnée, Carpaccio de haddock, Toasts de filets de sardine et Rouget poêlé avec ses légumes du soleil.

Les produits de la mer peuvent allier consommation ludique, simplicité, saveur et équilibre dans l’assiette… tout pour plaire ! La première vague de la campagne débute dès ce jeudi 13 novembre 2014 avec la diffusion d’un spot radio. L’ensemble du dispositif de la campagne sera dupliqué à l’identique en février 2015. Entre les deux vagues de diffusion, un travail de relations publiques maintiendra l’intérêt pour les produits de la mer.

À propos de FranceAgriMer

FranceAgriMer est l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer. Exercées pour le compte de l’État, en lien avec le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, ses missions consistent à favoriser la concertation au sein des filières de l'agriculture et de la mer, assurer la connaissance et l'organisation des marchés, gérer des aides publiques nationales et communautaires. Plus d’infos sur : www.franceagrimer.fr

Ce que FranceAgriMer ne propose pas aux consommateurs ciblés dans son communiqué de presse à télécharger Ici  (du fait que cette campagne de promotion porte principalement sur les produits issus de l'industrie halio-alimentaire)

Et le meilleur pour la faim ! : du poisson frais et déjà prêt qui arrive tout droit du filet de pêcheur...

Avec le poisson frit, il a tout compris !



Informations complémentaires suite au Conseil spécialisé Mer du 5 novembre 2014 :
  • Pêche et aquaculture : Note de conjoncture : à télécharger ici
  • Situation du marché des produits aquatiques : à télécharger ici

Criée : Très forte hausse des ventes de merlu au cours des 12 derniers mois


Le merlu est devenu une espèce majeure dans la production française et ce poisson concerne de nombreuses pêcheries (ligneurs, fileyeurs et chalutiers). Cependant, FranceAgriMer ne lui donne pas beaucoup d'attention dans ses analyses...

Comprendre le prix du merlu :
  • Pourquoi le prix de vente en criée est si bas ?
  • alors qu'à l'étal des GMS, le prix du merlu se situe au niveau du prix du saumon !

Une consommation des ménages toujours impactée par un recul des achats de saumon

Sur les 12 derniers mois (fin septembre 2014), la baisse des achats de poissons frais des ménages se poursuit (- 4,6 % par rapport aux 12 mois précédents). L’érosion des ventes de saumon (- 20 %) est toujours responsable de cette diminution, les achats de l’ensemble poissons frais hors saumon étant stables.

Les volumes de cabillaud achetés ont beaucoup progressé (+ 8 %), en raison de l’accroissement des disponibilités sur le marché international, ce qui n’a pas permis de compenser la baisse de consommation du saumon. Sur 12 mois, le prix moyen d’achat du saumon a augmenté de 7 %.

Sur les derniers mois, la tendance semble s’inverser, ce qui pourrait vraisemblablement s’expliquer par un accroissement des volumes de saumon norvégien disponibles pour le marché français (suite à la fermeture des frontières russes), et au contraire à une disponibilité moindre de cabillaud (fin des quotas et réorientation de volumes vers le marché intérieur russe). Depuis juillet, les volumes d’achats de saumon repartent ainsi à la hausse, et son prix moyen diminue.

En effet, au deuxième semestre 2014, le prix d’achat du saumon est repassé en dessous de celui du cabillaud. En septembre 2014, les achats de saumon et de cabillaud frais des ménages représentent respectivement 21 % et 15 % des achats de poissons frais totaux.

La truite semble avoir profité de la baisse des ventes de saumon, auquel elle a manifestement pu se substituer pour une petite partie des volumes. Les achats de truite réfrigérée des ménages grimpent ainsi de 21 % sur 12 mois, alors que son prix moyen augmente, dans le même temps de 5 %.

Parmi les poissons blancs, les achats d’églefin ont fortement diminué (- 25 %), conséquence de la réduction du quota de pêche 2013.

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Dans le marin du 14 novembre 2014, Les « plans rejets » publiés pour les pêcheries pélagiques


Copie d'écran du portail de la Commission européenne Pêche

Le zéro rejet se prépare dare-dare. Du côté des pélagiques, qui entre en scène en 2015, les plans rejets précisent les souplesses tolérées. Pour les autres, 2016 arrivera vite : les halieutes, comme ceux du programme Eode, embarquent au chalut pour préparer les étapes du débarquement des captures indésirées...

À lire également :
* la série noire des sauveteurs en mer (deux vedettes perdues, deux autres en avarie en moins de trois semaines) ;
* la flottille de civeliers divisée par deux en huit ans ;
* Languedoc-Roussillon. La région veut une rallonge de sa part du Feamp ;
* Pêche à pied. Les professionnels, victimes de la pêche récréative ;
* Manche Est. Toujours peu de coquilles Saint-Jacques ;
* Stocks de coquille. Cofinancer l’évaluation ?
* la légère baisse des quotas pour la pêche de grands fonds en 2015 ;
* Etaples. Le patron du « Saint-Josse IV » mortellement blessé par un treuil ;
* Etang de Berre. Pollution chez Total après la pluie ;
* Anguilles. La crise des marchés touche aussi les mareyeurs ;
* Port-en-Bessin. Les travaux du pôle de réparation avancent ;
* les députés mobilisés contre le thon des Philippines ;
* thon tropical. La délicate position des français ;
* Antarctique. Nouvel échec à créer des aires marines protégées ;
* Pro et Mer. 700 offres d’emploi à Brest le 20 novembre ;
* le redressement du groupe Bénéteau ;
* Brest. Un pôle social maritime unique en son genre ;
* les ambitions algériennes de Piriou ;
* des apollons de la pêche à Granville...

Cliquer Ici pour lire le marin ou aller dans le kiosk


Reprendre le contrôle sur les rejets de poissons





Des millions de tonnes de poissons sont rejetés en mer après avoir été pris dans les filets des pêcheurs. C'est le résultat de la pêche secondaire. Les filets ramènent des ressources que les pêcheurs ne souhaitent pas. Jusqu'à présent, ils les remettaient dans la mer. Il y a peut-être mieux à faire ... si cela n'encourage pas le marché noir. Source : Contrôler les rejets de poissons

Alors que de nombreux députés demandent une nouvelle régulation pour éviter les rejets de millions de tonnes de prises secondaires chaque année, pour d'autres, cela ne fera qu'accroître le marché noir. Source : Europarlement


Les « plans rejets » publiés pour les pêcheries pélagiques 

Les pêcheries pélagiques sont les premières à devoir mettre en œuvre l’obligation de débarquement de toutes les captures d’espèces sous quota, en janvier 2015. Faute de temps pour établir de véritables plans de gestion pluriannuels intégrant cette obligation, des « plans rejets » valables pour trois ans ont été proposés par la Commission européenne.

Source : Le Marin
Géographiques, ces cinq plans concernent : la mer du Nord, les eaux occidentales septentrionales (nord), les eaux occidentales australes (sud), la Méditerranée, et la mer Baltique (le seul ne concernant pas la France). Publiés le 20 octobre, ils ont fait l’objet de concertations entre États membres concernés par régions, et seront adoptés par la Commission par « actes délégués » si le Parlement ou le Conseil n’expriment pas d’objection (avec un délai de deux mois). Côté Parlement, sa commission pêche en a discuté le 6 novembre sans que cela ne semble poser de souci.

Ces plans prévoient notamment quelques exemptions pour les espèces aux bonnes capacités de survie. C’est le cas en mer du Nord et en Atlantique nord pour le maquereau et le hareng pêchés à la bolinche (senne coulissante), sous conditions. De même en Atlantique sud pour l'anchois, le chinchard et le maquereau à la bolinche. Ces plans prévoient aussi de nombreuses exemptions de minimis (mais n’allant que jusqu’à 7 % maximum) ; des tailles minimales de référence de conservation (9 cm pour l’anchois en Atlantique sud) ; et des dispositions sur la documentation de ces captures.

Ils sont disponibles dans le détail sur le site de la Commission européenne (en français), et le CNPMEM en propose une synthèse.

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Le 18 Novembre 2014

Débarqué, c’est pesé !

Depuis cet été, les camions qui viennent charger à Keroman des produits destinés à être vendus à l’étranger doivent obligatoirement passer par le pont bascule. Un nouvel équipement, imposé par Bruxelles, qui permettra de mieux connaître le volume exact des captures débarquées.

Source : Keroman

Même si certains lui reprochent parfois d’en faire un peu trop, c’est un fait. A Bruxelles, on ne plaisante pas avec la réglementation. Surtout lorsqu’il s’agit de faire respecter les quotas de pêche négociés chaque année par les états membres. En la matière, il existe donc toute une série de contrôles auxquels chaque professionnel est astreint : déclaration quotidienne des captures sur le journal de bord (log book), déclaration des volumes après chaque débarquement, pesée des lots avant le passage en criée, et enfin, rédaction d’une note de vente par la halle à marée. Autant de documents et d’informations transmis aux services de l’État pour s’assurer qu’aucun bateau ne dépasse les quotas de pêche autorisés. Seule exception, jusqu’ici, les navires débarquant des produits destinés à être vendus dans un autre pays n’avaient pas obligation de peser la totalité de leur marchandise. « Faute d’outils adaptés, on procédait alors par échantillonnage », indique Yves Guirriec, directeur délégué du port de Keroman. Mais depuis quelques mois, la réglementation européenne sur la traçabilité des produits s’est renforcée.

Précision au kilo près

(...)

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Le 17 Novembre 2014

Pour ceux qui pensaient que le thon rouge faisait partie des espèces disparues en Méditerranée

Le Scoop de France 2


Copie d'écran de France 2


La pêche au thon rouge de nouveau autorisée en Méditerranée

La pêche au thon rouge va pouvoir reprendre en Méditerranée et les quotas seront relevés de 20%. Une équipe de France 2 fait le point.



Source : France 2 - JT de 20 h du lundi 17 novembre 2014

La pêche au thon devrait reprendre dès le début de l'année 2015 en Méditerranée. Le stock s'est reconstitué ces dernières années. Il serait "3 fois à 4 fois supérieur à ce qu'on pouvait observer dans les années 50", a déclaré Bertrand Wendling, président de l'organisation de pêcheurs SA.THON.AN.

Une population de thon rouge multipliée par quatre

Depuis 2008, la pêche au thon rouge en Méditerranée est encadrée par des quotas très stricts. Trop stricts selon les pêcheurs, qui viennent d'obtenir gain de cause. Dès le début de l'année prochaine, les quotas en Méditerranée et en Atlantique-Est seront relevés de 20%. Selon les dernières études, le thon rouge revient dans ces zones de manière spectaculaire. Entre 2008 et 2013, sa population aurait quadruplé.

Du côté des associations écologistes, on s'inquiète."Aujourd'hui, le stock de thon rouge n'est pas reconstitué, il est en voie de reconstitution. Une augmentation trop rapide et trop significative du quota risquerait de faire partir les choses à la baisse", a déclaré François Chartier de Greenpeace.

Pour plus de précisions : Le quota annuel, fixé à 13.500 tonnes pour 2014, passera à 16.142 tonnes en 2015, puis 19.296 tonnes en 2016. Le quota pour 2017, établi pour l'instant à 23.155 tonnes, sera réexaminé sur la base d'une nouvelle évaluation du stock (de la ressource halieutique) prévue pour 2016, selon l'ONG WWF, qui se dit "préoccupée" par les effets d'une telle hausse sur le stock de poisson.

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Le 15 Novembre 2014

Dieppe : le lancement de la foire au hareng et à la coquille



Samedi et dimanche, les quais de Dieppe célèbrent deux produits de la mer haut-normands. Le hareng et la coquille saint-Jacques

Source : France 3 Haute-Normandie  par Sylvie Callier

La 45e foire au hareng et à la coquille a débuté sur le quai Henri IV à Dieppe. Lieu historique de la vente aux barrières par les marins pêcheurs et leurs compagnes.

Dieppe, 1er port français pour la coquille saint-Jacques  est en fête tout ce week-end. Le public peut déguster les harengs grillés et de nombreuses recettes de coquilles.

Des chants de marins, marchés, spectacles de rue animent le port jusqu'à dimanche inclus

France 3 Haute-Normandie présente en direct ses éditions samedi 15 novembre

Reportage de Grégory Archiapati et Judikaëlle Rousseau



début foire à la coquille dieppe

Boulogne-sur-mer: le hareng de nos côtes est sur les étals, le quai Gambetta en frétille

C’est la saison du hareng. À Boulogne, les petits bateaux du quai Gambetta en débarquent chaque jour une centaine de kilos chacun pour approvisionner leur étal. Il est vendu 4 € le kilo et 9 € les trois kilos.

Suite dans La Voix du Nord

Le hareng : star du port de Boulogne-sur-Mer

C’est l’attraction du moment, à Boulogne-sur-Mer. Le hareng côtier, fraîchement débarqué, et présent sur les étals des pêcheurs.


Belle affluence, ce jeudi matin sur le port de Boulogne-sur-Mer. La star du moment, c’est le hareng côtier. Celui qui sera à l’affiche, à Boulogne-sur-Mer, le week-end prochain. Grillé, fumé ou mariné, le hareng se prépare de multiples façons. Et vous, vous l’aimez comment ? Rendez-vous dans la Semaine dans le Boulonnais de ce mercredi 19 novembre pour découvrir un reportage sur le hareng et le programme de la 23e édition de la « Fête du hareng, l’fête à tit Jean ».

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Le 14 Novembre 2014

Y aura-t-il de la coquille Saint-Jacques à Dieppe pour la Foire aux Harengs et à la Coquille Saint-Jacques ce week-end ?

Aux Barrières, à Dieppe (76), pêcheurs et vendeurs s'inquiètent à quelques heures de l'ouverture de la Foire. Les coquilles Saint-Jacques se font rares sur les étals.

A la recherche de la coquille Saint-Jacques à Dieppe ?



Reportage réalisé par Marie du Mesnil-Adelée et Jérôme Bègue avec les interviews de :

    Claudine Mallet, vendeuse
    Astrid Grandin, restauratrice
    Nathalie Voisin, bateau « Rêve de Mousse »

Source : France 3 hte Normandie  par Emmanuelle Partouche Publié le 14/11/2014 |

D'après les pêcheurs et vendeurs du marché des Barrières, la faute est imputable au mauvais temps, notamment la pluie qui a empêché les coquillards de sortir aujourd'hui (vendredi 14 novembre). Résultat, les étals de coquille sont vides ce matin.

Par ailleurs, le temps chaud des dernières semaines a entraîné le développement d'une bactérie et la fermeture de certaines zones de pêches. D'où la pénurie. Mais d'après les professionnels, un coup de gel suffirait  à inverser la tendance.

Certains clients rencontrés ce matin sur le marché sont, quant à eux, plus sceptiques. Ils pensent que les vendeurs cachent la marchandise en attendant l'ouverture de la Foire aux Harengs et à la Coquille Saint-Jacques ce week-end (samedi 15 et dimanche 16 novembre). Une façon de créer la pénurie et donc de justifier une augmentation des prix.

Le prix de vente du kilo de coquille varie de 5,50 euros à 6 euros en ce moment à Dieppe.

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Le 13 Novembre 2014

Quelques jours avant la réunion de l'Iccat à Gènes (10 au 17 novembre 2014)

Selon le WWF, l'espèce menacée qu'est le thon rouge, n'est plus en danger !

Serge Tudela, responsable du Programme Pêche du WWF Méditerranée, annonce que le thon rouge n'est plus une espèce en danger... Dans lavanguardia.com : El atún rojo sale de la UVI : "Ya no está en peligro, gracias al actual plan de recuperación", proclama Sergi Tudela, responsable del área de pesca de WWF en el Mediterráneo

WWF France

Thon rouge de l'Atlantique : itinéraire d'une espèce menacée



WWF France

Ajoutée le 7 nov. 2014

Si nous devions nommer une espèce emblématique de la Méditerranée, ce serait sans doute le thon rouge de l'Atlantique. Curieusement, peu de gens savent que cet animal a été fortement surexploité pendant des décennies.

Pour en savoir plus sur cette espèce étonnante et le travail du WWF pour assurer un avenir durable pour ce poisson très recherché rendez-vous sur Thon rouge : une reprise des stocks éphémère ?

 
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Le 12 Novembre 2014

Etang de Berre : Où en est-on ?

Il y a quatre jours l'association "L'Etang Nouveau" vous aurait répondu : "L'étang de Berre retrouve une vie marine."

Ce week-end, une pollution aux hydrocarbures a touché une grande partie de cet immense étang méditerranéen !!!

La Provence : La pollution de Total a touché une grande partie de l'étang de Berre

Face à l'étendue de la pollution, la LPO demande le déclenchement de plan Polmar...

L'étang de Berre victime d'une pollution aux hydrocarbures

L'étang de Berre est touché par une pollution aux hydrocarbures. En cause ? Le débordement d'une cuve de la raffinerie Total à la suite des fortes pluies.

Depuis trois jours, une quarantaine de petites mains s'activent pour nettoyer les rives de l'étang de Berre, dans les Bouches-du-Rhône. Et pour cause : dimanche 9 novembre, une cuve de la raffinerie Total a débordé, provoquant une pollution aux hydrocarbures. Une équipe de France 3 s'est rendue sur la plage du Jaï, salie par des dépôts huileux.

"Des pluies extrêmement violentes"

C'est une cuve de récupération des eaux de ruissellement qui a débordé. À l'origine de la fuite ? Les récents intempéries."Tout est parti des pluies exceptionnelles qui se sont abattues sur la zone à partir de dimanche. Elles étaient extrêmement violentes et importantes et ont fait déborder notre bac", raconte Aymeric Ramadier, responsable communication de la raffinerie Total La Mède.


Source : France 3

Invitation aux Rencontres « Etang de Berre, où en est on ? » 29 et 30 nov 2014

Il y a 10 ans, le 7 octobre 2004, en application de la Convention de Barcelone et du Protocole d’Athènes, la Cour de Justice de l’Union Européenne condamnait la France pour la pollution de l’étang de Berre par les rejets de la centrale EDF de Saint-Chamas. L’eau douce n’étant pas une pollution par nature, une réduction des rejets de cette centrale à 1,2 milliards de m3/an fut négociée courant 2005. Ce niveau de rejet prévaut encore actuellement.

L’Etang Nouveau ayant contribué à la condamnation et au niveau actuel des rejets, et donc à l’amélioration nette de l’état écologique de l’étang que nous constatons depuis, nous souhaitions en marquer l’anniversaire. Nous vous proposons ces rencontres, qui auront lieu dans un lieu symbolique s’il en est : le pavillon des Creusets à Saint-Chamas (juste au dessus de la centrale).

François Ruchon, la pêche professionnelle de l'étang de Berre



berre gipreb
Caractérisation de la pêcherie, évolution de l'activité en comparaison avec d'autres pêcheries lagunaires

Nous sommes généralement beaucoup plus optimistes que le GIPREB sur l’état de l’étang, ce dont nous pourrons parler, et donc clairement commençons à penser à ce qu’on peut et doit faire d’un étang en bon état, ce qui fera également l’objet de discussions. La pêche (ou l’aquaculture) est un point important, mais évidemment pas le seul. L’Etang Nouveau a toujours travaillé pour un étang réhabilité « au profit de tous » et ça ne changera pas. Personne ne doit être favorisé, personne ne doit être lésé, ni le biotope. La démocratie est sur ce point essentielle. Pas de durabilité sans démocratie effective.

Pour plus de précisions aller sur le site : L'Etang Nouveau 

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Le 11 Novembre 2014

Dans le marin du 7 Novembre 2014, la limite à un bar par jour « inacceptable » pour les plaisanciers


Au détour de ses propositions de Tac et quotas de pêche pour 2015, la Commission européenne a proposé une limitation à un bar par jour et par pêcheur de loisir en Manche, qui provoque un tollé.

La récente proposition de la commission européenne de limiter la pêche du bar à un individu par jour et par pêcheur plaisancier en Manche est « inacceptable », dénonce la FNPPSF. La Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs de France estime que cette mesure « impacterait de façon très significative, toute la filière nautique : fabricants de matériel de pêche, de bateaux, etc... C’est la mort de la pêche de loisir. »

Elle rappelle qu’elle demande déjà aux pêcheurs de loisir de respecter un repos biologique lors de la période de reproduction et qu’elle a adopté fin 2012 la taille minimale de 42 cm. Depuis ce passage, « on estime que les prises des plaisanciers ont chuté de 40 à 50 % selon les secteurs. Les chiffres sur lesquels s’appuie la Commission européenne ont été établis à partir de données antérieures à 2012 et ne tiennent donc pas compte de la baisse induite par ce changement de taille. » La pêche de loisir a aussi accepté, pour lutter contre le braconnage, le marquage du poisson. Elle réitère sa demande d’étendre à tous les pêcheurs la taille à 42 cm et l’interdiction de pêche en février-mars.

Alain Cadec, président de la commission de la pêche du Parlement européen, estime aussi cette mesure « scandaleuse et aberrante. On veut tuer la pêche de loisir et toute l’économie qui en découle ! » Il dénonce « une limitation extrême », « un véritable aveuglement bureaucratique » et en appelle au nouveau commissaire, Karmenu Vella.

Les autres sujets dans le marin :

* les difficultés financières de France turbot ;
* anguilles. Les prix s'effondrent, les pêcheurs aux abois ;
* quotas. Les pêcheurs de l'OPBN ne décolèrent pas ;
* engins. La senne danoise malvenue sur la côte charentaise ;
* l'Assemblée nationale contre l'interdiction des filets dérivants ;
* l'Académie de Marine récompense le Lycée de la Mer de Sète ;
* Morbihan. 20 tonnes de coques semées en petite mer de Gâvres ;
* CGT. Décès d'Adrien Le Ménach ;
* Océan Indien. Les pêcheurs artisanaux se dédèreront à la mi-2015 ;
* la réorganisation en profondeur de l’armement réunionnais Sapmer qui va baser ses thoniers aux Seychelles ;
* les visées d’Orange Marine sur le marché des EMR ;
* les difficultés de Total en matière d’exploration pétrolière ;
* un dossier de 22 pages sur l’économie maritime en région Paca…

Cliquer Ici pour lire le marin ou aller dans le Kiosk


Pêche. Cinq fédérations de pêche récréative lancent une pétition sur le bar


1 bar par an pour 2,5 millions de pêcheurs récréatifs = 2500 tonnes !

Pour tenter de contrer la mesure qui vise à protéger une espèce menacée de surpêche, cinq fédérations de la pêche loisir décident de lancer une pétition en ligne.

Source : Ouest France par Jean-Pierre Buisson

Colère sur les pontons

La réduction des captures de bar à un seul poisson par jour et par pêcheur amateur, proposée par la Commission européenne, enflamme les pontons. « Cette mesure aberrante menace gravement notre activité mais aussi les filières nautique et halieutique » s’emporte Jean Kiffer, secrétaire national de la Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers.

Pour tenter de contrer cette mesure, qui vise à protéger une espèce menacée de surpêche, cinq fédérations de la pêche loisir décident de lancer une pétition. « Soutenez les mesures de bon sens que nous avons proposées : taille minimale de capture de 42 cm pour tous les pêcheurs amateurs et professionnels et interdiction de pêche pendant la période de reproduction ».

Vous pouvez retrouver la pétition ici

Le bateau de pêche au bar idéal

Pour pêcher le bar, un bateau est un sérieux atout. Il permet d’aller rapidement prospecter les différentes zones où les bars se situent sur le moment.



Source : Ocqueteau

Quelles sont les caractéristiques qui font qu’un bateau est adapté à la pêche au bar ou plus généralement à la pêche à la ligne ?

Le bateau de pêche au bar idéal ?

Un bateau de pêche ! Première évidence : mieux vaut choisir un bateau de pêche, c’est la garantie d’avoir un bateau adapté disposant en série des principaux équipements tels que portes cannes, vivier et surtout grand cockpit dégagé. Vous n’imaginez pas le nombre de concessionnaires qui voient arriver des clients venant d’acheter une superbe vedette hors-bord avec grand bain de soleil pour madame, sans protection, cockpit modulaire prétendu parfaitement polyvalent avec là-encore un bain de soleil dans les genoux ! Etc. Impossible de pêcher avec ce bateau sans risque de passer à  la baille ou de divorcer. Et flabant neuf, le bateau est difficile à reprendre par le concessionnaire qui n’a pas les moyens d’immobiliser une telle somme... Pas le choix il faut soit arrêter la pêche soit changer de bateau et cela coute cher…

Un bateau protégé sera plus confortable : Comme les bars ne « sortent » pas exclusivement par beau temps, autant avoir un bateau bien protégé. Si vous aimez sortir des journées entières, les Timonier classiques offrent un abri  habitable où l’on peut casser la croute et prendre un café chaud par mauvais temps ou simplement à l’abri du soleil. Mais l’inconvénient des Timonier est que la pêche depuis le pont avant est moins sécurisée notamment par mer formée. Vérifiez que ses passavants sont suffisamment larges et profonds et les balcons hauts. C’est le meilleur choix pour les pêcheurs qui aiment emmener leur famille, à condition de privilégier un grand cockpit.

Pour en savoir + : Ocqueteau

Pêche. La baisse des stocks de bar pèse sur les ligneurs dans le Finistère



La petite pêche souffrira des mesures européennes qui seront prises pour sauver les stocks. Un comble : cela fait quinze ans que ces professionnels réclament une gestion de la ressource. Entretien avec Gwen Pennarun, pêcheur ligneur de Sainte-Marine. Président de l'Association des ligneurs de Bretagne (130 bateaux, contre 220 il y a 15 ans).

Source : Ouest France par Corinne Argentini

Pourquoi l'Europe prend-elle des mesures restrictives sur le bar ?

Aujourd'hui, le conseil international pour l'exploration de la mer (Ciem) constate que les stocks sont gravement atteints. Il décrète qu'il faut diminuer de 60 % à 80 % les captures en Manche. Dans le Golfe de Gascogne, il préconise moins 20 % à 30 % face à des données scientifiques qui font défaut. La commission européenne a demandé aux États membres de faire des propositions, pour chaque pêcherie, afin de baisser fortement la mortalité de l'espèce.

Quelles sont ces propositions ?

La France a proposé de porter la taille minimale des captures à 40 cm au lieu de 36. Et que les pélagiques (1) observent un mois de repos biologique par an, ce que les ligneurs font déjà. Pour les bolincheurs c'est plus flou. Si les ligneurs doivent baisser leurs captures de 30 %, c'est déjà catastrophique. Et ce sera pire pour les bateaux qui pêchent au plus près des côtes, donc les plus petits, parce que plus on va vers le large, plus le poisson est gros.

Ces propositions seront-elles retenues ?

Les simulations montrent qu'elles sont insuffisantes. Il y a un risque de se faire recaler au niveau de l'Europe. Apparemment, les autres pays sont d'accord pour fermer la pêche pélagique. Mais pas la France, qui pêche 70 % du bar européen... La commission européenne va prendre note des propositions de chaque pays. Elle fera ses calculs, et elle proposera vraisemblablement des mesures plus fortes. En dernier lieu, c'est le parlement européen qui décidera. Il peut modifier les choses. On craint un lobbying très fort derrière les élus... Et des mesures finales plus sévères.

Comment réagissent les pêcheurs ?

Quelle solution voyez-vous ?

Le bar a été trop convoité selon vous ?

(1) Le chalutier pélagique pêche en pleine eau les poissons pélagiques (sardine, anchois, maquereau, bar, etc.), par opposition au chalut de fond. Les bolincheurs ciblent aussi le poisson pélagique, mais au moyen d'un filet tournant nommé bolinche. Les ligneurs, eux, pêchent au moyen d'une longue ligne à main non lestée et portant des leurres.

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Le 10 Novembre 2014

Cohabiter veut dire d'abord parler ensemble

La Commission cohabitation du Comité des Pêches Maritimes du Finistère s'est réunie le 6 novembre 2014 à la CCI de Morlaix en présence d'une quinzaine de personnes.

Illustration : copie d'écran de Avel Nevez Film

Le film « Pêcher ensemble tout un art » produit par l’association Avel Nevez Film a permis de montrer aux pêcheurs que leurs accords intéressaient un public plus large que la Commission cohabitation. La reconnaissance publique de ces accords permet d’entamer la procédure de leur solidification. Elle sera poursuivie par une présentation au Comité Régional des Pêches et des Elevages Marins de Bretagne, au niveau ministériel et européen au travers des Comités Consultatifs Nord-Ouest et Sud-Ouest. Il serait très utile de le sous-titrer en anglais pour une bonne compréhension à ce dernier niveau.

Source : Cdpm 29

Le film "Pêcher ensemble : tout un art" n'a suscité aucune critique, au contraire il faut le sous-titrer en anglais

La cohabitation en 2014 (jusqu’à présent) s’est bien déroulée. Il n’y a pas eu un seul incident majeur. C’est le cas du côté Ouest où il n’y a pas eu cette année l’arrivée massive de 15 perchistes en une nuit. Gaël Abjean a remercié nommément l’Armement Porcher qui a mis un second à la passerelle la nuit. Depuis, les problèmes ont disparu. Le seul incident signalé concerne la cohabitation entre deux engins dormants filets et casiers au niveau de la petite fosse. La demande des fileyeurs de pouvoir commencer à caler leurs filets dès le coefficient de 78 a été mise en délibéré entre Gaël Abjean et Patrick Loncle. Quand ils se seront mis d’accord les cartes A et B 2015 seront expédiées par la poste, ceci avant le 15 décembre prochain. Le ramassage des filets reste inchangé et doit être terminé avant le coefficient de 75.

Suite : Cdpm 29

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La pêche : une cible médiatique facile et rentable…

https://www.facebook.com/VilledeSaintGillesCroixdeVie
« Quelques œufs, de la farine et une haussière coupée. Bref, un entartage de marins. Même pas les plumes et le goudron ! » Mais suffisamment pour alerter les médias, déchaîner les foules, engranger quelques adhésions supplémentaires*.

Source : L'Encre de Mer (10 novembre 2014)

Illustration extraite du Facebook de la Ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie

Le justicier et super héros de Sea Shepherd débarque sur nos côtes…

Comme d’autres, il médiatise à outrance sur le thon rouge, la baleine, le phoque, le requin… Que ces espèces fassent vivre des communautés de pêcheurs artisans depuis des siècles et que ces pêches soient enracinées dans leur culture importe guère. Il faut trancher net en faveur de l’animal au détriment de ces formes ancestrales de rapport des hommes avec la nature. Peu importe au passage que l’espèce soit devenue pléthorique au risque de mettre en danger certains écosystèmes (cas du phoque dans les eaux canadiennes, du thon rouge sur le littoral méditerranéen…) ou que sa capture permette localement à une communauté de pêcheurs de subsister (cas du requin taupe sur l’île d’Yeu).


Rentrer dans l’histoire, la culture, les spécificités régionales, bref tout ce qui fait la vraie vie, serait trop complexe pour des messages médiatiques lapidaires et des actions d’éclat à échelle « planétaire ».

Suite dans : L'Encre de Mer

* Les pêcheurs de l’Île d’Yeu ont « chaleureusement » reçu le bateau ambassadeur de Sea Shepherd qui entame une tournée médiatique dans les ports français. Ils lui reprochent de reprendre à son compte les éléments médiatiques de la surpêche. Par ailleurs, les pêcheurs de l’île d’Yeu ont été sévèrement touchés par le passé par ces campagnes de communication simplifiées à l’extrême, notamment à propos de la pêche du requin taupe (voir notre article sur ce sujet). Bref un entartage de marin qui se transforme en campagne publicitaire !

** La pêche artisanale représente près de la moitié des prises mondiales, les 2/3 des produits de la pêche destinés à la consommation humaine directe et 90% des pêcheurs et autres travailleurs de la pêche (données FAO)

Saint-Gilles-Croix-de-Vie accueillera le bateau de l'ONG Sea Shepherd

Le Columbus va pouvoir passer l'hiver dans le port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée. Ce bateau de l'ONG Sea Sheperd était au coeur d'une polémique.

Sea Shepherd et le Columbus


Source : France3 par Fabienne Béranger - le 11/11/14

L'organisation de lutte contre la pêche de certaines espèces est mal vue des pêcheurs. Ils lui reprochent notamment l'interdiction de pêcher le requin-taupe depuis 2009.

Les pêcheurs vendéens voyaient donc d'un mauvais oeil l'arrivée du Columbus à Saint-Gilles.

Finalement, un accord a été trouvé. Le bateau et son skipper Jean-Yves Terlain accueilleront des groupes pour expliquer leur action et les pêcheurs pourront expliquer leur travail.

Saint-Gilles-Croix-de-Vie : Le Columbus accueilli par la population, rejeté par les pêcheurs

Le Columbus, bateau ambassadeur de l’ONG Sea Shepherd, devait arriver à Saint-Gilles-Croix-de-Vie le samedi 8 novembre après-midi après une escale d’une nuit à l’Ile d’Yeu. Chassé à coups de jets de farine, d’oeufs et de pierres par des pêcheurs islais, il a rejoint prématurément le port gillocrucien. Mais ici aussi, sa présence dérange.


Les pêcheurs vendéens n’apprécient pas la venue du Columbus. A l’Ile d’Yeu, ils reprochent au fondateur de l’ONG, Paul Watson, son engagement qui aurait été déterminant dans la décision d’interdire la chasse aux requins taupe en 2009. Pourtant, tant l’intéressé que Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, réfutent ces accusations, reconnaissant lutter pour la défense des requins mais contestant toute implication dans cette décision de l’Union Européenne. Pour les pêcheurs vendéens, cette présence est jugée provocatrice. Et ils ne souhaitent pas être associés à l’ONG aux méthodes quelquefois musclées et assimilées par certains à de l’éco-terrorisme. Certes, la tête de mort symbolique de l’organisation et reproduite sur la coque du bateau ne contribue pas à véhiculer d’elle une image très sage. Olivier Blanchard, porte-parole de Sea Shepherd France, conteste cette violence reproché. Selon Richard Merigeaux, membre de l’équipage : “Les pêcheurs font l’amalgame. Nous ne luttons pas contre la pêche artisanale mais contre les massacres hors la loi”.

Saint-Gilles-Croix-de-Vie : tensions autour de la venue de Sea Shepherd



Source : TV Vendée - Le Journal - Edition du lundi 10 novembre 2014

François Blanchet, maire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, se serait bien passé de cette polémique, déplorant les proportions prises : “On n’accueille pas des bandits de grand chemin. Leur cause rejoint celle de nos marins pêcheurs. Profitons de sa venue pour mettre en avant leurs problèmes et profitons-en pour parler environnement”. Il est à noter que l’escale du Columbus en Vendée n’est pas une présence officielle Sea Shepherd. Même s’il en est le bateau ambassadeur et “publicitaire”, il reste la propriété du navigateur Jean-Yves Terlain. Le Columbus et son équipage ne sont pas en mission : ils sont à la recherche d’un port pour l’hivernage et effectuer les réparations et entretiens qui s’imposent. La municipalité a accepté de les accueillir, souhaitant profiter de cette opportunité pour informer et sensibiliser la population sur la cause environnementale. Des échanges et tentatives de dialogues sont en cours entre les différentes parties.


Le buzz de Saint-Gilles-Croix-de-Vie sur Ouest France

Cliquer Ici pour savoir plus
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/vendee/saint-gilles-croix-de-vie-85800






Le bateau ambassadeur de Sea Shepherd attaqué : la mer mérite de meilleurs pêcheurs que ceux de l'Île d'Yeu !!




Environnement. Sea Shepherd n'est pas pas la bienvenue à l'île d'Yeu

Le bateau aux couleurs de l'ONG a rejoint prématurément Saint-Gilles, ce vendredi soir, après l'intervention des marins-pêcheurs qui l'ont bombardé d'œufs et de farine.

Source : Ouest France

Le Columbus, le bateau de Jean-Yves Terlain, devait passer la nuit à l'île d'Yeu avant d'arriver ce samedi après-midi à Saint-Gilles-Croix-de-Vie pour l'hiver. Mais son escale sur l'île a été plus courte que prévue. Un groupe de marins-pêcheurs lui a balancé de la farine, des œufs, des cailloux et a coupé les amarres. La raison? L'engagement de Paul Watson, le fondateur de l'ONG, qui « a participé à crier avec les loups pour arriver à ce qu'on interdise la pêche au requin-taupe en 2009 », une pêche spécifique à l'île d'Yeu, a expliqué un des acteurs de l'opération.

Reparti plus vite que prévu, Jean-Yves Terlain est arrivé peu avant 20 h à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, où il rencontrera le public ce week-end....

Sea Shepherd se fout des petits pêcheurs et des milliers d'Amapiens qui mangent du poisson Ogien !!! 

A lire la réaction de Sea Shepherd : Le bateau ambassadeur de Sea Shepherd attaqué : la mer mérite de meilleurs pêcheurs que ceux de l'île d'Yeu !!!


Extrait :

Si Sea Shepherd est engagé sur de nombreux dossiers liés à l'extermination de millions de requins dans le monde pour leur ailerons et milite pour le respect et la préservation de ces animaux, nous n'avons jamais été engagés de près ou de loin dans le dossier de l'Ile d'Yeu. Nous n'avons pas de lobbyste à Bruxelles pour faire pression sur l'Europe à ce sujet et nous n'avons même jamais mené de campagne de sensibilisation sur cet enjeu local.

Et cette action, ce n'est pas du local ! dans Sud Ouest : La Rochelle :L'association Sea Shepherd libère une roussette

Slow fish : AMAP Poissons : De l'île d'Yeu à Nantes  et dans RPA : Diplomatie globale et ressources naturelles

AMAP Loire-Atlantique : Pourquoi faut-il soutenir les pêcheurs de l'Île d'Yeu qui pratiquent une pêche responsable 

A Saint-Gilles-Croix-de-Vie : Discussion entre SeaShepherd, Municipalité et Pêcheurs pour savoir si le bateau pourra passer l'hiver au port : Le bateau de Sea Shepherd pourra-t-il rester dans le port ?

Pour en savoir plus sur Ouest France et sur les Facebook de Sea Shepherd France, de Class40 Sea Shepherd Fantronic, de François Blanchet (maire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie) et de la ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie

Saint-Gilles. Sur Facebook, ils se mobilisent pour accueillir un bateau

http://www.ouest-france.fr/saint-gilles-sur-facebook-ils-se-mobilisent-pour-accueillir-un-bateau-2947905


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Aux 20 ans du port de pêche : C’est la fête à Chef de baie !


Extrait de l'article de Philippe Baroux : La positive attitude au port

Toute la difficulté de la célébration des 20 ans du port de pêche, hier matin, consistait ainsi à rechercher les éléments positifs de décennies bien compliquées.

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie Robert Butel, concessionnaire des installations, n'est pas le plus maladroit dans ces acrobaties verbales. S'il reconnaît les erreurs d'appréciation d'autrefois, qui ont conduit à la réalisation d'un port « trop grand », il dit n'avoir ni « remords, ni regrets »....

Tout l'aréopage des parties prenantes du fonctionnement et de la gestion du port était présent, pour goûter au petit-déjeuner préparé par les élèves du bac professionnel cuisine et mention complémentaire « dessert » du lycée hôtelier. Buffet tenu par 24 lycéens de seconde professionnelle du même établissement, encadrés par leur professeur Julien Marie. Parmi ces personnalités se trouvait Jean-François Fountaine, lequel, à l'unisson, regarde le port comme « une fierté ». Le maire et président de la Communauté d'agglomération est attaché à l'idée d'ancrer le fait maritime dans le cœur des Rochelais. Aussi souligne-t-il avec bonheur la réunion ce matin-là du « parlement de la mer » - comprenez les représentants des trois ports de pêche, de commerce et de plaisance - pour fêter l'un des leurs.

Erreurs d'appréciation d'autrefois ?

Au début des années 1990, beaucoup de rochelais étaient opposés au transfert du port de pêche à Chef de Baie. Michel Crépeau, maire de La Rochelle, avait décidé de « chasser » les bateaux de pêche du centre historique pour mieux ancrer la plaisance au cœur de la ville et son développement touristique...

A ce moment là...

- Nous (*) réalisions l’audit du port de pêche de La Cotinière, une commande de Patrick Moquay, maire de Saint-Pierre d’Oléron (commune gestionnaire du port), une étude économique pour mieux conforter le projet d’agrandissement et de modernisation des infrastructures portuaires : Accompagner le développement de la flottille de pêche essentiellement artisanale et côtière sur l'île d'Oléron.

- La criée de la Cotinière réceptionnait près de 3 000 tonnes de poisson, contre 5 000 tonnes à l’encan de La Rochelle...

- Les captures de la pêche plafonnaient partout en France. Le projet de port rochelais dimensionné sur une capacité de 10000 tonnes soit le double de l'existant était irréaliste pour tous ceux au fait de l’économie halieutique.

- Etre mauvaise langue : « Ce programme portuaire n'était qu'un subterfuge pour construire un port de plaisance en eau profonde sur des fonds (notamment européens) destinés à la pêche ! »

(*) Audit réalisé par le Ceasm (Centre d'étude et d'action sociale maritime)

20 ans plus tard...

La Cotinière dépasse 5 000 tonnes (6ème place en France)... La Rochelle plonge à près de 2 000 tonnes (20ème) et en projet, un port à sec de 700 bateaux de plaisance à Chef de Baie...

Classement des criées françaises (en valeur K€)


Tableau extrait du document de FranceAgriMer : Données de ventes déclarées en halle à marée en 2013



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Étaples : le hareng invité d’honneur ce week-end sur le port

22ème édition du Hareng Roi

Etaples - Côte d'Opale

Samedi et dimanche on attend près de 15 000 personnes sur le port d’Étaples à l’occasion du Hareng roi. Les quatre tonnes et demie de harengs sont déjà prêtes. Il ne reste plus qu’à déguster ce délicieux poisson qui assure depuis des lustres la subsistance des marins-pêcheurs.

Hier matin, les bénévoles des Bon z’enfants étaient en train de préparer 15 000 harengs qui seront grillés ce week-end.

Source : Voix du Nord par Fabrice Leviel

Il régnait une joyeuse ambiance vendredi matin dans les locaux de la poissonnerie de l’Espadon. Pour la journée, l’établissement est devenu le quartier général des bénévoles des Bon z’enfants chargés de l’organisation du Hareng roi. Ça coupe et ça débite à tout va sur les étals. Au sol, des rigoles de sang se forment. C’est celui des infortunés harengs qui se sont fait prendre dans les filets, au large d’Étaples quelques heures auparavant. Dans des caisses, des milliers de têtes décapitées. Du point de vue des harengs, c’est une hécatombe, la Saint-Barthélémy des poissons.

Mais pour ceux qui sont du bon côté du couteau, c’est la fête. Depuis toujours, le retour du hareng sur la Côte d’Opale est synonyme d’abondance. « C’est le hareng qui assure le quotidien des marins- pêcheurs, souligne Mickaël Margollé. On le pêche sur une période d’un mois à peine, mais il a toujours représenté la source de revenu principale des pêcheurs étaplois. » Le hareng, c’est un peu l’équivalent pour les Étaplois de la moisson pour les agriculteurs. Avant chaque campagne, les marins partaient en pèlerinage à Saint-Josse et priaient pour le retour du hareng. « On allait aussi faire sonner les cloches à l’église de Saint-Martin-Boulogne. Et avant de se marier, on attendait la fin de la campagne de pêche, pour voir si on pouvait fonder un foyer. »

Autant dire que la fête qui se prépare ce week-end sur le port est justifiée. Et populaire, puisqu’elle existe depuis maintenant 22 ans et qu’elle attire en moyenne 15 000 visiteurs. Et ceux-ci comptent bien s’en mettre plein la panse. Dimanche, comme d’habitude, il ne restera de ces infortunés harengs que quelques arêtes…

Tout savoir sur le hareng

Trois familles. Le hareng, en mer du nord, comprend trois familles : les Shetlands qui frayent en Écosse, les Dogger, qui se trouvent à l’Est de l’Angleterre et les Down, qui se reproduisent au large de la Côte d’Opale. C’est ceux-là que pêchent les marins étaplois.

Quand ? Le hareng se pêche durant sa période de reproduction entre fin octobre et début décembre.

Et après ? Les survivants se dispersent en mer du Nord au large de l’Angleterre, de la Belgique et des Pays-Bas.

Suite : Voix du Nord

Pour plus de précisions sur le programme : OT Côte d'Opale

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Le 6 Novembre 2014

75 tonnes de civelles pour la saison 2014-2015


Informations extraites du portail Le pêcheur Professionnel Continental et Estuarien (site à découvrir)

Les arrêtés relatifs aux quotas de pêche fluviaux et maritimes et aux nouvelles mesures de contrôle des captures mises en place pour la campagne de civelles 2014-2015 ont été publiés les 23 et 27 octobre dernier et publiés au Journal officiel, après consultations du public, les 28 et 30 octobre. Après avis du comité scientifique, puis du comité socio-économique, du 15 septembre 2014, le ministère de l'Écologie et du Développement durable a fixé à 75 tonnes le quota national de captures. 30 tonnes de civelles sont destinées à la consommation, 45 tonnes au repeuplement. [Le 31/10/201]

Pêche aux Civelles (pibales) et aux Pétoncles



lulu yovo

Legifrance : Arrêté du 27 octobre 2014 relatif à l'encadrement de la pêche de l'anguille de moins de 12 centimètres par les pêcheurs professionnels en eau douce pour la campagne 2014-2015 - JORF n°0252 du 30 octobre 2014 page 18034

Mécontentement des pêcheurs à la ligne

Doublement des quotas de pêche de la civelle : Non, la situation de l'anguille ne le permet toujours pas !

Par différents textes d’octobre 2014, le ministère de l’Ecologie a doublé le quota de civelles destinées à la commercialisation et au repeuplement pour la saison 2014-15. Sur le quota total de 75 tonnes, 30 sont affectées à la vente, contre 17 l’an passé.

Source : Fédération de pêche de l'Allier

Formulée par le comité socio-économique, auquel participent largement les pêcheurs professionnels, cette augmentation est approuvée par le ministère au regard d’une amélioration des densités de civelles depuis trois ans[2].

La Fédération Nationale de la Pêche en France et de la protection du milieu aquatique se réjouit de cette amélioration sensible mais trop récente pour affirmer qu’elle est définitive. Ce niveau demeurant toujours très inférieur à celui des années 80.

Les civelles d’aujourd’hui étant les anguilles reproductrices de demain, l’autorisation d’un tel quota se traduit par « faucher le blé en herbe » !....

« En fixant un quota aussi élevé, on ne se donne pas les moyens d’agir efficacement en faveur du cycle complet de l’espèce au travers de la reconquête des cours d’eau par l’anguille jaune et un niveau d’échappement des géniteurs (les anguilles argentées) tel que fixé par l’Europe », analyse Jean-Paul Doron, 1er vice-président de la FNPF en charge de ce dossier.

Cette légère embellie aurait dû inciter la mise en œuvre de l’ensemble des actions en faveur de l’anguille à tous les stades de son développement. Quatre ans après l’adoption du Plan National de Gestion de l’Anguille, la FNPF ne désespère pas que le plan national pour la restauration de la continuité écologique trouve une véritable traduction dans les faits, au travers notamment de la liste des ouvrages prioritaires « anguilles ». Outre le retard de la mise en place de ces actions, la FNPF insiste sur la nécessaire fixation d’un quota total guidé par les impératifs liés à l’espèce.

« Sur les 75 tonnes, 45 tonnes seront réservés au repeuplement dont l’efficacité est douteuse et le coût économique important pour la collectivité. L’anguille est également la seule espèce protégée prélevée au stade d’alevin», continue le vice-président de la FNPF.

Méditerranée : le prix de l’anguille s’effondre

Les pêcheurs d’anguilles demandent des aides d’urgence...

Pêche : L'anguille sur l'étang de Bages



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Ajoutée le 2 mai 2012

La pêche de l'anguille sur l'étang de Bages avec Gérard, patron pêcheur de Peyriac de mer.
Prises de vues et montage, Stéphane Kowalczyk, 2003.

Le 4 novembre à Port-la-Nouvelle, une trentaine de pêcheurs d’anguilles s’est imposée à une réunion du comité interdépartemental des pêches (CIDPM) Aude-Pyrénées orientales. Les prix se sont effondrés. « On vendait autour de 7 euros/kg l’an dernier. C’est plutôt 2,50 euros, au mieux 3 euros maintenant. Ça ne couvre pas les frais », témoigne Jean-Baptiste Gaubert, troisième prud’homme de Gruissan.

Source : Le Marin

Un peu plus de 210 pêcheurs disposent d’autorisations de pêche à l’anguille dans les lagunes méditerranéennes, dont près de 180 en Languedoc-Roussillon. Et la situation est la même sur toute la côte. « Les mareyeurs ne prennent presque rien », renchérit Michel Combet, président du CIDPM du Gard.

Entre crise économique, faillites et surproduction, plusieurs élevages des pays du Nord, concurrents directs des pêcheurs, ont cassé les prix sur les marchés européens. « On n’a pas d’autre débouché que le mareyeur car tout part à l’étranger, regrette Sébastien Gaubert, aussi établi à Gruissan. Les anguilles sont rarement appréciées en France alors que ce sont des pêches ancestrales ! » Les pêcheurs demandent des aides d’urgence pour faire face à la crise.

Les filières européennes de l’anguille à la loupe

En juin 2014, FranceAgriMer publiait une étude exhaustive sur les marchés de l'anguille au sein de l'Union européenne. Neuf pays ont été visités. Quatre-vingts scientifiques, éleveurs, transformateurs, mareyeurs, représentants de la pêche, opérateurs de repeuplement, institutionnels, grossistes, distributeurs ont été interrogés.

Objectifs : comprendre les mécanismes de marché pour chacun de ces pays, identifier les attentes envers les partenaires européens et étudier la question spécifique des productions d'anguillettes et l'opportunité de création en France d'élevage d'anguille.

Source : Le pêcheur Professionnel Continental et Estuarien

Le Marché de l’anguille européenne

FranceAgriMer

Septembre 2014

Le cabinet d'études Via Aqua a réalisé pour le compte de FranceAgriMer une étude sur le marché de l’anguille européenne. La première partie dresse l'état des lieux de cette filière en France et en Europe et la seconde étudie différentes initiatives possibles pour les acteurs français de cette filière. Ce document est une synthèse de l'étude réalisée au premier semestre 2014.

Une synthèse de l'étude est disponible ici.

Le Pellerin

Le braconnier présumé avait été interpellé avec 7 kg de civelles

Un braconnier présumé de civelles a été condamné mardi 14 octobre en son absence à deux mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nantes. Il avait été retrouvé en possession de 7 kg d’alevins d’anguilles le 8 janvier dernier au Pellerin, non loin du canal de la Martinière.

Source : Le courrier du pays de Retz

Opération anti braconnage de civelles sur la Loire



Presse Océan

Ajoutée le 18 janv. 2014

Lutte contre les braconniers de civelles sur l'écluse de la Martinière au Pellerin dans la nuit du 15 au 16 janvier 2014.

Ce jeune de 25 ans était jugé pour “refus par le conducteur d’un véhicule d’obtempérer à une sommation de s’arrêter” et “transport d’espèce piscicole protégée pêchée dans une zone ou à une période interdite”.

Course-poursuite

Il avait en effet été interpellé au volant d’une voiture accidentée, avec un complice, suite à une course-poursuite vite abandonnée par les agents de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema). Il avait alors nié tout braconnage, expliquant avoir juste “voulu voir comment ça se passait”.

Mardi, le substitut du procureur de la République a requis trois mois de prison ferme à l’encontre de ce jeune homme, qui n’avait jusque-là aucune mention à son casier judiciaire.

“On a affaire à de véritables gangs”

Lors de ses réquisitions, le substitut du procureur a expliqué :

Le ministère public est particulièrement sensible à ces questions de civelles : on a affaire à des équipes expérimentées, de véritables gangs capables d’ameuter du monde pour venir à leur secours, ce qui explique la prudence ce soir-là des agents de l’Onema.

Au final, le tribunal s’est donc montré plus clément en prononçant une peine de deux mois de prison avec sursis.

Mise en oeuvre du repeuplement de l’anguille

La pêche à la civelle interrompue, le quota est déjà atteint



France 3 Poitou-Charentes

Ajoutée le 2 mars 2013

La France est le seul pays d'Europe a être soumis à un quota de pêche concernant la civelle, un quota déjà atteint cette année car la civelle est de retour, grâce à des programmes de repeuplements. La pêche à la civelle est sévèrement réglementée en France, elle fait l'objet d'un quota de pêche mais depuis deux ans les pêcheurs font le constat d'un regain dans les rivières de ces bébé anguilles . Cette saison les pêcheurs ont dû stopper leur pêche bien avant la fin de la saison. Ces pêcheurs- du reportage- ont récolté 7 tonnes en 6 semaines au lieu de 6 mois. L'effort de pêche supporté par la France semble porter ses fruits tout comme l'investissement des scientifiques et des pêcheurs dans la campagne de repeuplement entrepris depuis deux ans. Les bébés anguilles sont stockés, marqués puis relâchés en rivière, l'objectif étant de préserver l'espèce. Olivier Riou et Patrick Mesner sur place, ont assisté au lâcher de millions d'alevins dans la Charente près de Rochefort, intervenants: Eric Blanc, Marin-pêcheur Vice-président du comité régional des pêches, Jérémy Souben,Chargé de mission ARA France (Association pour le Repeuplement de l'Anguille), Cédric Hennache, Chargé d'étude halieutique CREAA

Appel à projets pour le repeuplement de l’anguille

La date limite de réponse est fixée au 31 octobre 2014 minuit.

Source : Ministère du Développement Durable - 2 octobre 2014

L’appel à projets vise à susciter la réalisation d’un certain nombre de projets de repeuplement dans les différents bassins français pour les campagnes de pêche 2014-2015, dans un cadre technique et financier détaillé dans l’appel à projets.

Le plan national de gestion de l’anguille prévoit de mettre en oeuvre un programme de repeuplement en France. Ce programme de repeuplement est dédié à la restauration de l’espèce anguille et doit, à terme, « permettre d’aboutir à une quantité d’anguilles argentées retournant en mer qui atteigne au moins 40% de celle des années antérieures à 1980 ».

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Cliquer Ici pour télécharger "Appel à projets pour la mise en oeuvre du repeuplement de l’anguille"

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Le 5 Novembre 2014

Quotas européens: les pêcheurs scandalisés

Les préconisations des taux admissibles de capture pour l'année 2015 sont en forte baisse pour de nombreuses espèces. Les pêcheurs envisagent la désobéissance civile pour protester contre les nouveaux quotas de pêche de la commission européenne.

Les pêcheurs scandalisés par les nouveaux quotas de l'UE



-Joël Vigneau : responsable laboratoire ressources halieutiques
-David Leroy :  patron du Marie-Catherine
-Daniel Lefèvre : président du Comité Régional des Pêches

Source : France Basse Normandie  par Aurélie Misery

Aiglefin, cabillaud, sole...pour ces espèces, les propositions de la commission européenne en matière de quotas de pêche, sont en chute libre. Une exemple: de 40% à  60% en moins se retrouveront dans les filets des pêcheurs normands.

L'ifremer qui a participé à l'évaluation scientifique pour l'union européenne justifie ce choix. Pour Joël Vigneau, responsable du laboratoire des ressources halieutiques au sein de l'organisme : " On a une trajectoire de biomasse, de volume annuel de poisson dans la mer qui va en descendant. Pour nous, les trois prochaines années vont être mauvaises"

Les professionnels ne comprennent pas ces préconisations révélées le 28 octobre dernier par l'institution européenne. Daniel Lefèvre, président du Comité Régional des Pêches s'indigne : "Il y aura encore du poisson mais il n'y aura plus de pêcheurs à la sortie" 

En réalité, rien n'est fait encore. Les ministres européens de la pêche doivent discuter de ces normes le 15 et 16 décembre prochain.

Evaluation scientifique du Ciem

http://gis.ices.dk/popadvice/

Cliquer Ici pour connaitre les derniers avis des scientifiques du ciem

Communiqué de presse de la Commission européenne : La Commission propose des possibilités de pêche pour 2015 dans l'Atlantique et la mer du Nord (avec les tableaux des propositions des Tac et quotas de pêche 2015)

Quotas 2015 : l’Association française d’halieutique veut un effort sur la durée

Les stocks de poisson dans les eaux européennes vont mieux, mais la transition vertueuse implique un effort sur la durée : c’est, très sommairement résumé, l’analyse des scientifiques membres de l’Association française d’halieutique (AFH), concernant la gestion des pêches en Europe et l’état des ressources en 2014.

L’AFH fédère les chercheurs spécialistes des pêches travaillant dans divers organismes (Ifremer, IRD, Inra, universités…). Dans un communiqué de presse, son conseil d’administration tire les principaux enseignements des derniers avis du Conseil international pour l’exploration de la mer (Ciem).

Source : Le Marin

Ce document, explique Didier Gascuel, président de l’AFH, montre en particulier que la situation s’améliore pour les stocks exploités conformément aux objectifs du rendement maximal durable (RMD), avec des recommandations concernant les quotas de pêche qui sont en augmentation (+7 % pour 2015).

Dans le même temps, la situation de l’ensemble des ressources exploitées dans les eaux européennes de l’Atlantique reste fragile selon l’AFH. Tous stocks confondus, les captures recommandées par les scientifiques pour 2015 sont en diminution de 5,6 % par rapport à celles de 2014.

Etat des ressources et quotas de pêche 2015 - Une analyse de l'AFH

Surexploitation ou exploitation durable ? Où en sont les ressources halieutiques exploitées dans les eaux de l’Union Européenne ? Les analyses scientifiques conduites par les experts du Conseil International pour l'Exploration de la Mer (CIEM) ont été récemment compilées par le Conseil scientifique technique et économique des pêches (CSTEP), l’instance Européenne habilitée à formuler des avis scientifiques concernant les ressources halieutiques. Ces analyses permettent de dresser un premier état des lieux 2014. Soucieuse de promouvoir des principes de pêche durable et de faire connaître ces avis, l’Association Française d’Halieutique en a fait la synthèse.

Les principales conclusions et enseignements de cette analyse sont représentés sur l'infographie (à droite et à télécharger ici en PDF).

Pour plus d'informations et analyse détaillée de l'Association Française d'Halieutique : AFH


Pêche : La coupe dans les quotas s’annonce sévère

Atteindre le rendement maximum durable requiert du temps. Il sera difficile d’y arriver en 2015 estiment tant les scientifiques que les politiques. Mais au vu des propositions de quotas de Commission européenne, le processus pourrait s’accélérer.

Source : Pdm-seafoodmag

Pour les professionnels, les propositions de quotas dévoilées par la Commission fin octobre jettent un froid. Sur pas moins de 36 stocks, elle propose des taux admissibles de capture, des TAC, à la baisse. Pas des petites : de 20 à 63 % selon les zones de pêche pour le cabillaud, de 10 à 60 % pour la sole et de 20 à 40 % pour l’églefin. C’est en mer Celtique où les pêcheurs bretons travaillent beaucoup que les baisses les plus importantes sont souvent proposées. Sans surprise, l’OP Pêcheurs de Bretagne est vent debout contre ces propositions et le maintien des TAC pour 25 stocks voire le relèvement de 11 stocks en Atlantique n’y changera rien.

Mais la Commission estime que le niveau du RMD n’est atteint que pour de rares espèces telles la sole de Manche ouest ou la langoustine de mer du Nord. En revanche, elle estime que certains stocks dans certaines zones et sous-zones de pêche demeurent dans un état inquiétant à l’instar de la sole de Manche est, de l’églefin et du cabillaud de mer Celtique et de l’ouest Écosse.

Effort à poursuivre

La profession en colère


Propositions de quotas de pêche 2015 : premières contestations des organisations de producteurs

La Commission européenne a publié le 28 octobre ses propositions de Tac pour l’année 2015. Le nouveau tour de vis demandé, notamment en mer Celtique, suscite de premières réactions hostiles de la part d'organisations de producteurs françaises.

Source : Le Marin

Jacques Pichon, directeur de Pêcheurs de Bretagne, plus importante organisation de producteurs de France et d’Europe (800 navires, 3 000 marins, 100 000 tonnes de captures annuelles), souligne plusieurs aberrations et incohérences. La diminution de 64 % du Tac de cabillaud en mer Celtique, par exemple, est épinglée.

"Elle n’est pas justifiée par l’état du stock en lui-même, ce qui est avéré par le Ciem, mais en raison des captures accessoires d’églefin. Or nous avons fait des propositions, validées par le Marine Institute, qui permettrait de les réduire. De plus, le Ciem incite à attendre les résultats des campagnes de novembre d’évaluation du recrutement de cabillaud, qui s’annonce excellent. Mais de tout cela, la Commission ne tient pas compte et propose un Tac qui se situe sans doute à la moitié de ce qui aurait été possible."

Jacques Pichon déplore aussi que la Commission s’en tienne systématiquement à une proposition de baisse de 20 % pour les stocks pour lesquels elle juge les données insuffisantes. C’est le cas par exemple du lieu jaune et de la langoustine du golfe de Gascogne. "Or ce manque de données provient soit d’un manque de moyens de l’Ifremer, soit d’une divergence sur la méthode d’analyse de l’Ifremer avec le Ciem."

Les professionnels, soutenus par France Filière Pêche, ont lancé une nouvelle méthode d’évaluation, mais elle n’a pu être prise en compte. Au final, Jacques Pichon dénonce « la grande rigidité » administrative de la Commission, aboutissant à "une image fausse, donnant l’impression que la situation des stocks se dégrade, alors que tout le monde reconnaît que c’est l’inverse. De deux choses l’une, soit, faute de moyens alloués aux scientifiques, soit la Commission change de méthode de proposition".

Suite : Le Marin 

Autres articles :

Le Marin : Tac et quotas : la Commission publie des propositions majoritairement à la baisse

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Sauvetage en mer. Le SOS du président de la SNSM

Xavier de la Gorce est très inquiet. Six départements ont supprimé leurs subventions à la Société nationale de sauvetage en mer. Quant à l'État, il fait le minimum pour ce service public assuré par des bénévoles.

« Je lance une fusée rouge pour alerter sur nos difficultés. En faisant disparaître la compétence générale, qui permettait aux départements de nous aider, la réforme territoriale nous met en grand danger », avertit Xavier de la Gorce. « Six d'entre eux nous ont déjà fait savoir qu'ils ne pouvaient plus continuer à nous aider », sans que le président de la SNSM ne précise lesquels. Baisse des dotations de l'État, inflation des budgets des affaires sociales, les conseils généraux taillent dans les subventions.

Source : Ouest France par Jean-Pierre Buisson

« Attention », prévient le représentant de cette société de marins bénévoles de 150 ans d'âge : « Si je n'ai plus les moyens d'assurer leur fonctionnement en toute sécurité, pour les sauveteurs et les personnes que nous assistons, je pourrais être amené à suspendre l'activité de certaines stations de sauvetage. » On imagine le tollé sur la côte. « Certes, mais on ne peut pas dépenser l'argent que l'on n'a pas ! »

« Inégalité de traitement »

Suite : Ouest France

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Le 4 Novembre 2014

Pêche au bar : taille minimum des captures à 40cm

Même s’il n’existe pas de quotas de débarquement pour le bar, ce poisson bénéficie depuis 2011 d’un plan de gestion  et notamment des mesures de régulation des captures. Une régulation des captures qui concerne les professionnels mais cible aussi la pêche récréative.

Regardez le reportage de Catherine Aubaile et Christian Polet :

La pêche au bar réglementée



France3 Iroise

Source : France 3 Iroise par Christophe Molina

Le conseil International pour l'Exploitation de la mer (CIEM) tire la sonnette d'alarme. Les scientifiques sont préoccupés par le stock mondial de bar (-32% depuis 2009). La "commission bar" du Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CNPMEM) a opté pour une augmentation de la taille minimale de capture du bar à 40 cm, pour tous les métiers pêchant le bar, et pour l’ensemble des zones concernées par cette espèce (Mer du Nord, Manche, Mer Celtique et Golfe de Gascogne).


Des mesures de gestion complémentaires ont également été proposées, pour l’ensemble de ces zones :
  • L’arrêt biologique d’un mois à prendre entre le 1er janvier et le 31 mars.
  • Des limitations de capture par navire.
  • Des seuils de prises accessoires de bar par marée pour les pêcheries.
  • La commission Bar souhaite également qu’un système d’AEP (Autorisation Européenne de Pêche) par zone soit mis en place dans le cadre d’un plan de gestion de l’espèce à long terme.

Un effort est aussi demandé aux pratiquants de pêche récréative. il serait question d'autoriser la capture d'un bar par personne et par jour. Une mesure très mal perçue par les pêcheurs plaisanciers et qui serait d'après eux de nature à déstabiliser l'économie de la pêche loisir.

Une récente étude estime qu'il faudrait diminuer de 80% les quantités de bar pêchés au large de nos côtes.

Principaux visés les chaluts pélagiques mais aussi la pêche loisir qui représenterait 30% des captures en Europe. Un chiffre contesté par les plaisanciers. Les pêcheurs plaisanciers estiment que si les professionnels ne prenaient des bars de 42cm au lieu de 36cm cela suffirait à préserver la ressource. Un argument qu'ils vont tenter de faire entendre à la commission européenne.

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La limite à un bar par jour « inacceptable » pour les plaisanciers

Au détour de ses propositions de Tac et quotas de pêche pour 2015, la Commission européenne a proposé une limitation à un bar par jour et par pêcheur de loisir en Manche, qui provoque un tollé...

Source : Le Marin

La récente proposition de la commission européenne de limiter la pêche du bar à un individu par jour et par pêcheur plaisancier en Manche est « inacceptable », dénonce la FNPPSF. La Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs de France estime que cette mesure « impacterait de façon très significative, toute la filière nautique : fabricants de matériel de pêche, de bateaux, etc... C’est la mort de la pêche de loisir. »

Elle rappelle qu’elle demande déjà aux pêcheurs de loisir de respecter un repos biologique lors de la période de reproduction et qu’elle a adopté fin 2012 la taille minimale de 42 cm. Depuis ce passage, « on estime que les prises des plaisanciers ont chuté de 40 à 50 % selon les secteurs. Les chiffres sur lesquels s’appuie la Commission européenne ont été établis à partir de données antérieures à 2012 et ne tiennent donc pas compte de la baisse induite par ce changement de taille. » La pêche de loisir a aussi accepté, pour lutter contre le braconnage, le marquage du poisson. Elle réitère sa demande d’étendre à tous les pêcheurs la taille à 42 cm et l’interdiction de pêche en février-mars.

Alain Cadec, président de la commission de la pêche du Parlement européen, estime aussi cette mesure « scandaleuse et aberrante. On veut tuer la pêche de loisir et toute l’économie qui en découle ! » Il dénonce « une limitation extrême », « un véritable aveuglement bureaucratique » et en appelle au nouveau commissaire, Karmenu Vella.

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Le 3 Novembre 2014

Augmentation du prix des coquilles Saint-Jacques

Ce met délicieux se fera sans doute plus rare sur les tables pour les fêtes de fin d’année. Un mal mystérieux décime la production en Charente-Maritime. La pêche a été interdite dans la région.

Une équipe de France 3 s’est rendue sur l’île d’Oléron.


Les pécheurs de Charente-Maritime font grise mine. Dès trois heures du matin, Yohan Crochet part à la pêche. C’est une tâche artisanale et répétitive. Avec ses matelots, il lance ses lignes et pèche le bar. "On rentre avec 40-50 kilos, ça nous fait notre journée" dit-il. Ils rapporteront surtout des congres, vendus 2 euros le kilo, bien loin des 1000 euros par kilo que rapportent les coquilles Saint-Jacques.

Des coquilles bretonnes plus chères

La mortalité des coquilles Saint-Jacques est en augmentation. 200 mollusques à l’hectare au lieu des 900. "La pluviométrie importante a impacté la stabilité. Les coquilles supportent moins bien le froid et les baisses de salinité", explique Philippe Blachier, directeur au Centre Régional d’Expérimentation et d’Application Aquacole. Dans les poissonneries de Lille, on ne trouve que des coquilles de Bretagne, ce que déplorent les consommateurs. Et dans les restaurants, les chefs cuisiniers s’inquiètent. "On se rabat sur les bretonnes, mais les coûts sont plus élevés, les clients vont payer plus cher", précise David Bouton, chef cuisinier.

En Normandie

La coquille Saint-Jacques devrait être rare cette année

Les professionnels de la coquille Saint-Jacques, qui peuvent pêcher à partir de ce lundi 3 novembre entre 12 et 20 milles des côtes, s'attendent à des pêches peu prolifiques cette année, vu les premiers indices.

La date de ce lundi 3 novembre était attendue par les pêcheurs de coquille St-Jacques en Basse-Normandie. Ils peuvent, à partir d'aujourd'hui, aller prélever la ressource en Baie de Seine, dans la zone comprise entre 12 et 20 milles des côtes.

La qualité devrait être au rendez-vous. La quantité, beaucoup moins, si l'on en croit Richard Brouzes, le directeur de l'Organisation des producteurs de Basse-Normandie, qui regroupe la moitié des bateaux de la région :

L'an prochain, les stocks devraient s'être reconstitués et les prix repartiront à la baisse

Source : Tendance Ouest

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“Le Dernier trait”, une histoire sétoise...




de Gérard Corporon

Il parlait souvent avec Bruno Liguori des difficultés du métier de pêcheur et de la crise. "C'est à partir de ces discussions que l'idée de réaliser un court-métrage sur le sujet est née", raconte Gérard Corporon, réalisateur, plongeur, équipier de la Société nautique de sauvetage en mer… et homme de mer avant tout. Vendredi 31 octobre, au cinéma Le Palace, il présentera son court-métrage de 30 mn, Le Dernier trait (comprendre “trait” de chalut, l'action de tirer le filet derrière le bateau)

Source : Midi Libre par Laurie Zénon

La moitié du film tourné en mer

Écrit avec son épouse, Jeanne, la moitié du film a été tournée en mer, sur le chalutier Louis-Gaetane 2, prêté par le prud'homme major Pierre D'Acunto. Pour ne pas faire perdre une journée de pêche à l'équipage, les comédiens sont venus le temps d'un week-end, fin mai. "Auparavant, nous avons dû obtenir une autorisation exceptionnelle des affaires maritimes (DDTM) pour sortir du port et pêcher, une activité interdite aux chalutiers le week-end."

Un pincement au coeur pour certains pêcheurs

Pour aider les comédiens professionnels, dont la majorité n'avait jamais mis les pieds sur un chalutier, des pêcheurs, Pierre D'Acunto, Ange Morello, Bruno Liguori et son fils, étaient là afin de leur indiquer les gestes précis. Avec, pour au moins deux d'entre eux, un pincement au coeur face à une histoire qui ne leur parle que trop. À travers le scénario d'une famille de pêcheurs en prise au surendettement, Gérard Corporon a voulu montrer la rudesse et la beauté de la profession mais aussi la "volonté et la détermination de certains pêcheurs qui, malgré les drames, continuent car ils ont ce métier dans le sang."

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« Jikoo, la chose espérée »


 - 52 min - Christophe Leroy et Adrien Camus

Source : La troisième porte à gauche

Niché entre deux bras de mer bordés de mangrove, sur la terre riche du Delta du Saloum au Sénégal, le village de Bakadadji s'est retrouvé, en 1976, au cœur d'un parc national. La vie de ses habitants s'en est trouvée bouleversée puisque, attaquées régulièrement par les animaux protégés du parc, les récoltes sont devenues mauvaises.

Pour défendre leurs champs des animaux protégés qui, d’année en année, ruinent leur récolte, les habitants de Bakadadji cherchent à se faire financer des clôtures... Au fil de cette quête, ces agriculteurs revendiquent la reconnaissance d’un mode de vie rural auquel ils sont profondément attachés. Immergé dans le quotidien du village, ce film parle d’une rencontre qui n’aura pas lieu, et en creux, du regard que porte notre époque sur un monde paysan qui peine à faire entendre sa voix.

Pour plus d'informations : Dossier de presse

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Feamp : Répartition du Fonds européen pour la pêche et les cultures marines entre les régions


Pour en savoir plus dans le marin : Fonds européens pour la pêche et les cultures marines : ce que toucheront les régions

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Suite de la revue de presse : Octobre 2014


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