jeudi 2 octobre 2014

Revue de presse 2014 (8) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...



Actualités du mois d'Octobre 2014

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Suite de la revue de presse : Novembre 2014

Audition publique

L'industrie ostréicole en Europe : Les défis pour les producteurs


The oyster industry in Europe: Challenges for producers

Audition publique

Commission de la pêche au Parlement européen (Président : Alain Cadec)

6 novembre 2014 à Bruxelles

Cliquer Ici pour télécharger le programme

Intervenants :

Jean-Pierre Baud, chercheur à l'Ifremer,

Sophie Sury, ostréicultrice à l'île de Ré et membre de l'association Ostréiculteur Traditionnel,

Gérald Viaud, président du Comité national de la conchyliculture,

Martin Ferris, député irlandais et ancien ostréiculteur.

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http://aquaculture-aquablog.blogspot.fr/2014/01/mortalite-huitre-enquete-le-bitoux.html#but16
L’association Ostréiculteur traditionnel, regroupant plus de soixante-dix producteurs issus des sept bassins ostréicoles français, saisit le tribunal administratif de Rennes en référé contre l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer).

Rapport d'expertise judiciaire (Jean-Dominique Puyt) : A télécharger Ici ou

Les naissains d’huîtres connaissent une mortalité massive, due à un virus depuis 2008. L’association Ostréiculteur traditionnel, qui regroupe des producteurs d’huîtres nées en mer, assigne Ifremer en justice pour négligence et défaut de surveillance.

Enjeu : une forme d’industrialisation de la culture du mollusque. Suite...


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Feamp : Répartition du Fonds européen pour la pêche et les cultures marines entre les régions


Pour en savoir plus dans le marin : Fonds européens pour la pêche et les cultures marines : ce que toucheront les régions

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Le 30 octobre 2014

Après le blocus du pont du Braud, les mytiliculteurs entrevoient enfin les aides financières


Début octobre 2014 : 4 jours de blocage au pont du Braud

Après les mortalités massives des moules en élevage dans le pertuis breton au mois de mars 2014 - l’équivalent de 10 000 tonnes de moules marchandes pour une valeur estimée à 20 millions d’euros - Frédéric Cuvillier, ministre de la mer, s’était engagé en juin dernier sur des aides financières conséquentes, un montant de 10 millions d’euros à répartir entre les 70 entreprises mytilicoles touchées par la catastrophe de part en d’autre de la baie de l’Aiguillon, en Vendée et en Charente-Maritime...

Manif Mytiliculteurs en Charente-Maritime




Réponse des collectivités côté Vendée et Pays de la Loire

L’Aiguillon-sur-mer, le 26 avril 2014

À l'Aiguillon-sur-Mer, les moules meurent sur leurs bouchots, pour éviter la ruine des 12 mytiliculteurs, le conseil régional des Pays de la Loire va débloquer un prêt à taux 0 de 1,5 millions d'euros...



Reportage d'Olivier Quentin et Daniel Le Floch

Les mytiliculteurs indiquent que le stock marchand, les moules destinées à la vente cette année, est détruit à quasiment 100%. Les 12 entreprises vendéennes qui vivent de la production des moules de bouchot sont en danger de mort si aucune aide ne vient compenser ce manque à gagner. Sans ventes, elles ne pourront pas continuer d'entretenir les parcs, ensemencer pour préparer les saisons à venir.

Une réunion a eu lieu ce matin entre les représentants de la profession et Christophe Clergeau le vice-président du conseil régional. La région devrait aider les mytiliculteurs à hauteur de 1,5 millions d'euros, sous forme d'un prêt à taux 0 remboursable sur 5 ans. Avec un maximum de 125 000 euros par exploitant. Le vote de l'assemblée régionale interviendra le 2 juin. La région et la profession vont également solliciter les banques pour quelles accordent des facilités à leurs clients, mais aussi à l'État, pour qu'il considère cette mortalité inexpliquée comme une calamité agricole.


Les Sables d’Olonne, le 2 octobre 2014

200 000 euros pour les mytiliculteurs vendéens

Bruno Retailleau a annoncé que le Conseil Général de la Vendée qu’il préside avait voté un dispositif de soutien aux mytiliculteurs vendéens de l’ordre de 200 000 euros.

En mars 2014, la filière mytilicole était frappée par une crise d’une ampleur exceptionnelle occasionnant la destruction de 80 à 100% des élevages. Plus de 70 exploitations de la baie de l’Aiguillon ont été touchées de plein fouet menaçant prèss de 300 emplois. On estime la perte de chiffre d’affaires entre 15 et 20 millions d’euros. “Sept mois après le début de cette crise, a expliqué Bruno Retailleau, les mytiliculteurs n’ont pas encore de certitude sur le montant, ni sur les modalités de versement de l’aide exceptionnelle destinée à compenser en partie leurs pertes sur laquelle l’État s’est engagé.

Le président de la Vendée s’est rappelé au bon souvenir d’Alain Vidalies, le ministre de la pêche, en lui demandant de rassurer les mytiliculteurs sur les mesures que l’État entend mettre en œuvre pour les aider. Sera-t-il entendu ?


Réponse des collectivités côté Charente-Maritime et Poitou-Charentes

La Rochelle, le 30 octobre 2014

135 000 euros devraient être attribués à la filière mytilicole

Le Conseil général de Charente-Maritime a voté jeudi un soutien financier d'un montant de 135 000 euros à la filière mytilicole, en réponse à la demande des professionnels durement touchés par l'exceptionnelle mortalité des moules cette année. Le taux de mortalité a, par endroits atteint 100% de la production, notamment dans le pertuis Breton, entre l'île de Ré et la Vendée, où se concentre la majeure partie de l'activité dans le département.

Le Conseil général financera à hauteur de 25% toute entreprise mytilicole ayant connu une perte d'au moins 30% de sa production et souhaitant investir dans de nouveaux pieux et cordes pour relancer son activité. Cette aide sera plafonnée à 40 000 euros. "Ce dispositif est calqué sur celui de la Vendée, qui a déjà mis une aide en place", a souligné le président du Conseil général, Dominique Bussereau (UMP).

La Région aussi


Le 17 octobre dernier, le Conseil régional de Poitou-Charentes avait pris la même décision en affectant lui aussi 135 000 euros pour prendre en charge, à hauteur de 25 %, l'acquisition de matériel d'élevage.

Le département de Charente-Maritime et la Région Poitou-Charentes se sont également engagés à couvrir les besoins de trésorerie des mytiliculteurs (2,5 millions d'euros affectés) en partenariat avec la Société interprofessionnelle artisanale de garantie d'investissements (Siagi), dans l'attente du versement des indemnités de calamité agricole.

Cette surmortalité touche non seulement les moules mais aussi les huîtres, les coques, les coquilles Saint-Jacques ou les pétoncles. En Poitou-Charentes, la conchyliculture emploie quelque 6 000 permanents et 6 000 saisonniers.


Réponse de l’Etat

Paris, le 17 octobre 2014

De nouvelles aides pour les mytiliculteurs

De retour de Paris, les mytiliculteurs de la baie de L'Aiguillon apprécient le geste de l'État qui versera un million de plus.

Ils réclamaient des aides depuis plusieurs semaines. Les mytiliculteurs de la Baie de l'Aiguillon, reçus jeudi soir dernier par le secrétaire d'État aux Transports et à la Pêche, sont finalement rentrés de Paris relativement satisfaits. Alain Vidalies leur a confirmé « 1,3 million d'euros en calamité agricole et les aides à l'emprunt ». À celles-ci s'ajoute, de la direction des Pêches maritimes et de l'aquaculture, une aide directe d'« un million d'euro ». Benoît Durivaud, président du syndicat des mytiliculteurs, attendait ce coup de pouce financier après la surmortalité des moules récoltées dernièrement.

L'enveloppe, maigre au vue des « 10 millions d'euros » réclamés lors du blocage du pont du Brault, dans le Sud-Vendée, sera étoffée de mesures complémentaires.

« Du côté charentais, pour uniformiser avec ce qui se fait en Vendée, nous pourrons être aidés pour nos investissements en pieux et supports d'élevage », explique Benoît Durivaud. 50 % des investissements, d'un montant maximal de 40 000 €, seront pris en charge par les départements. « Cela représente une enveloppe de 500 000 € .... C'est un poids en moins pour se lancer dans la prochaine récolte », poursuit-il.

Le mytiliculteur reconnaît que cela « ne recouvre pas le montant des pertes mais qu'un geste supplémentaire de l'État aurait été un peu utopique ».

Source : Ouest France


Un million d’euros en vue pour les mytiliculteurs du pertuis Breton

Au moins un million d’euros d’aides, en compensation des mortalités intervenues à la fin de l’hiver dernier en Vendée et Charente-Maritime : c’est ce qui a été proposé aux mytiliculteurs du pertuis Breton lors d’une entrevue, le vendredi 17 octobre à Paris avec la direction des Pêches maritimes et de l’Aquaculture et le conseiller pêche du secrétaire d’État Alain Vidalies.

Les mytiliculteurs sont éligibles au dispositif des calamités agricoles sur la base des déclarations de mortalités contrôlées par l’État. L’aide, encore non chiffrée, pourrait se monter entre 1 million et 1,2 million d’euros. S’ajoutent un allégement des charges, des garanties d’emprunt et la possibilité de remise gracieuse des cotisations Énim au cas par cas, en fonction des difficultés des entreprises.

Les deux régions et les deux départements concernés vont contribuer : garantie d’emprunt pour le Poitou-Charentes, avances remboursables pour les Pays de la Loire, une subvention de 50 % pour l’achat des supports d’élevage pour les deux départements, plafonnée à 40 000 euros par entreprise.

Benoît Durivaud, président du syndicat des mytiliculteurs de Charente-Maritime, est plutôt satisfait. « L’État et les collectivités locales ont pris en compte nos difficultés avec les différents dispositifs mis en place. Nous allons pouvoir envisager l’avenir avec plus de sérénité. »

Source : Le Marin

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Le 29 Octobre 2014

Bassin d'Arcachon : Olivier Laban candidat à la présidence du Parc naturel marin



Le président du comité régional de la conchyliculture l'a annoncé lors de la signature du protocole de mise en stockage des huîtres

Source : Sud Ouest

Olivier Laban, président du comité régional de la conchyliculture, a profité de la signature du protocole de mise en stockage des huîtres pour annoncer sa candidature pour la présidence du Parc naturel marin.

« J'aimerais contribuer plus encore à la protection du bassin d'Arcachon, à l'élaboration d'une vision commune pour son avenir. Une vision transversale qui est à la fois celle d'un usager quotidien, d'un habitant et d'un représentant d'une filière ostréicole », annonce celui qui a été « adopté par le Bassin il y a de ça 45 ans ».

« S'il n'y a pas d'élus qui se manifestent, c'est la meilleure des candidatures », soutient Marie-Hélène Des Esgaulx, présente lors de cette annonce. Quant à la composition et à l'installation du conseil de gestion - l'instance dirigeante du parc naturel marin - le préfet précise : « Nous sommes en train de finir de recueillir toutes les désignations. Puis, avec le préfet maritime, nous arrêterons une date pour installer le conseil avec peut-être la venue d'un ministre. Nous espérons pouvoir faire cela avant la fin de l'année ou dans le premier trimestre 2015. »

Olivier Laban, une « vision transversale du Bassin »

Source : Sud Ouest par Bernadette Dubourg

Olivier Laban, le président du comité régional conchylicole, a créé la surprise, vendredi dernier, en annonçant devant le préfet, qu'il était candidat à la présidence du conseil de gestion du parc naturel marin (lire ci-dessous). Il a fait cette annonce à l'occasion de la signature du nouveau protocole de stockage protégé des huîtres, au CRC à Gujan-Mestras (Lire Sud Ouest d'hier).

Olivier Laban est le premier à dévoiler sa candidature alors que le conseil de gestion devrait être installé en décembre ou janvier (lire ci-contre).

Les deux thématiques

S'il n'en revendique pas la paternité, la laissant notamment au maire PS du Teich, François Deluga, qui en avait fait un argument de campagne aux législatives de 2008, Olivier Laban rappelle qu'il a « beaucoup œuvré pour sa création ».

« Depuis le tout début, j'avais mandat des ostréiculteurs de m'intéresser à cette nouvelle structure qui proposait une gouvernance partagée. Jusqu'alors, seuls les services de l'Etat avaient leur mot à dire sur la gestion du bassin d'Arcachon. Dorénavant, les professionnels, les élus, les plaisanciers et les associations environnementales y sont associées ».

En observant que les ostréiculteurs sont sur « les deux thématiques défendues par le PNM : « La protection du milieu et le dévelop-pement économique », leur président assure s'être « servi de tout le poids de l'ostréiculture, jusqu'au ministère, pour faire sortir de l'eau ce projet de PNM ».

Olivier Laban se rappelle aussi « cet après-midi à Lanton, où l'ancienpréfet Stéfanini proposait un conseil de gestion à 60 membres, j'ai rappelé tout le monde à la raison, nous étions le seul groupe à ne pas faire de surenchère. Cela m'apporte une légitimité ».

Visite de Ségolène Royal

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Bassin d'Arcachon : un pas de plus vers la protection des huîtres

Un nouveau protocole de mise en stockage protégé des huîtres, destiné à prévenir les périodes de fermeture, a été signé vendredi dernier avec le préfet.

Source : Sud Ouest par Karen Bertail
Bassin d'Arcachon : un pas de plus vers la protection des huîtres En cas de présence massive de phytoplancton, un bulletin d’alerte d’Ifremer permettrait aux ostréiculteurs de transporter les coquillages dans un bassin d’eau non contaminée.

Tout le monde y trouve son compte. Avec le nouveau protocole de mise en stockage protégé des huîtres, les mollusques marins vont pouvoir échapper à une contamination, les ostréiculteurs vont pouvoir continuer à élever et commercialiser leurs coquillages, et les consommateurs vont pouvoir continuer de les déguster en toute sécurité.

Réponse adaptée à chacun

Signé vendredi dernier par le préfet de région Michel Delpuech et Olivier Laban, le président du comité régional de la conchyliculture Arcachon-Aquitaine (CRCAA), ce protocole est une véritable avancée pour tous les professionnels du secteur.

Tous les ans, entre avril et juin, des épisodes de floraison de phytoplancton entraînent régulièrement des interdictions de commercialisation des coquillages. Afin de pallier ces périodes de fermeture, un protocole est mis en place.

Il permet une meilleure prise en compte de l'analyse de risque pour offrir plus de souplesse aux ostréiculteurs tout en garantissant la protection des consommateurs.

« Le principe est simple. Dès que nous serons, de nouveau, face à la présence massive de phytoplancton, l'Ifremer nous préviendra par son bulletin d'alerte, explique Olivier Laban. Les ostréiculteurs pourront rentrer les coquillages dans des bassins dont l'eau n'est pas contaminée et qui tourne en circuit fermé. Le groupement de défense sanitaire du CRCAA viendra alors faire un prélèvement d'eau et/ou de coquillages pour réaliser une analyse microbiologique et une analyse de toxicité. Si les résultats sont satisfaisants, le professionnel pourra commercialiser son stock ainsi protégé.

Dans le cas contraire, la fermeture sera effective. Si le principe de précaution reste primordial, ce protocole nous permet d'apporter une réponse adaptée à chaque situation. Ce qui n'était pas le cas auparavant », détaille le président des ostréiculteurs.

Un produit irréprochable

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La ferme aquacole de Santa Manza décroche son label rouge à Bonifacio


Dans un esprit de préservation de l'environnement et de santé des personnes, aucun traitement antibiotique n'est permis durant le cycle à la ferme aquacole de Santa Manza.Alain Pistoresi

Source : Corse matin

En exercice depuis 1987, la ferme aquacole de Santa Manza à Bonifacio qui produit près de 100 tonnes de Bar par an vient d'obtenir son label rouge

Depuis 1987 la SCA ferme marine de Santa Manza est une des pionnières en matière de poisson d'élevage en Corse et en France. La concession maritime de Raphaël Di Meglio, d'une superficie de deux hectares, produit 100 tonnes de poissons par an.

Avec pour production essentielle le bar. Cette ferme a obtenu un label rouge pour son élevage pleine mer et son propriétaire souhaite poursuivre sur cette voie, en essayant d'obtenir un label européen, l'IGP, indication géographique protégée.


Des conditions d'élevage contraignantes

Depuis 2012 la SCA ferme marine de Santa Manza (FMSA) bénéficie du label rouge sur son loup d'élevage. Cette distinction a été obtenue après plusieurs années de travail sur ses poissons.

« Nous nous sommes réunis avec des aquaculteurs de Corse pour créer un syndicat Mare e Stagni. Étant dans un environnement exceptionnel nous avons souhaité le préserver et avons alors décidé d'élaborer un cahier des charges "label rouge". Nous avons mis trois ans pour le rédiger », explique Raphaël Di Meglio. Ainsi plusieurs contraintes ont été imposées pour pouvoir prétendre à ce label. Le bar doit notamment être élevé en pleine mer, à faible densité pour le bien-être du poisson.

De même, la croissance se doit d'être lente : « Il nous faut trois ans pour qu'un bar atteigne les 400 grammes », précise Frédéric Balsaux, chef d'exploitation/biologiste. Le poisson est par conséquent moins gras. « Dans un esprit de préservation de l'environnement et de santé des personnes, aucun traitement (antibiotiques) n'est permis durant le cycle », ajoute le gérant.


Enfin, l'alimentation donnée aux bars est rationnée. « Nos bars ne sont pas gavés. De plus, nous avons créé un aliment qui ne coule pas, il flotte, et ne pollue pas ainsi les fonds marins », explique Frédéric Balsaux.
Un laboratoire agréé vient également régulièrement effectuer des contrôles sur la traçabilité ou sur la qualité gustative du bar. C'est ce dernier qui viendra récompenser le travail du fermier par le label rouge. Pour le moment seulement deux fermes en Corse ont obtenu le précieux sésame.

Un signe de qualité supérieure

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Quand le big business des produits de la mer se prépare à Londres...


31 octobre 2014. La filière saumon s'est donnée rendez-vous à Londres pour parler business de produits de la mer, à partir de l'expérience du "Big Salmon"...

Seafood Investor Forum
Oct 31, 2014, London
Grosvenor House

Pour en savoir plus : Intrafish

Au programme...

Panel : The salmon story: lessons from the industry’s leaders

Alf-Helge Aarskog - CEO, Marine Harvest
John Hindar - CEO, Cermaq
John Binde - Operating Director, Paine & Partners, LLC

Salmon is without a doubt the most advanced, financially stable and growth-oriented aquaculture sector for investors. With several listed companies showing huge returns and strong growth in share prices, investors are more interested than ever in exploring the sector. Is now the time?
Among the questions our panelists will discuss and debate:
l What are the primary growth drivers for the industry?
l What key factors have led to the industry’s fiscal and technological success?
l How can investors time the “salmon cycle” for best returns?
l What lessons from the salmon sector could be applied to other sectors?
l What are the options for vertical integration in the sector?
l Where do the best opportunities lie for consolidation?
l Where will future growth come from, both in production and markets?

Présents : 5 producteurs qui pèsent près de 50% de la production mondiale de saumon d'élevage : Marine Harvest, Bakkafrost, Cermaq, Austevoll seafood et Leroy. Nutreco, leader mondial dans la fourniture d'aliments piscicoles,... ASC, le label aquaculture durable lancé par l'ONGE WWF....


Panel : A wave of returns : The case for investing in seafood now

Sebastian Eiseler - VP, Oaktree Capital Management
Halvor Meyer Horten - Senior Associate, Bain Capital
Mike Velings - Founder / Managing Partner, Aqua-Spark

The seafood industry is no longer a secret among major institutional investors, private equity groups or hedge funds. Several have already reaped the rewards of identifying the potential early on, others are jumping in at what they see is only the beginning of a long upward trajectory of growth. Our panel of expert investors will discuss and debate where the next opportunities lie, and some of the risks and rewards the industry present.

The panel will discuss:
l What factors contributed to your group’s decision to invest in the sector?
l Which sectors pose the best opportunities for long-term growth?
l What timeline should investors be looking at for ROI in the sector?
l Which sectors pose the best opportunities for investment: public or privately-held?
l Which segments of the aquaculture industry pose high-risk, high-return scenarios?
l Where are the growth opportunities in supporting services such as equipment and fish health?

Cliquer ici pour télécharger le programme

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Biodiversité aquatique : l’esturgeon européen face à de nouveaux défis

Sommaire
          Introduction
          Des esturgeons en milieu naturel sous surveillance
          Changement climatique : quels effets sur les jeunes esturgeons ?

Source : Irstea

Pour la conservation et la restauration de l'esturgeon européen



IrsteaTV

Focus sur les recherches du centre Irstea de Bordeaux pour la sauvegarde de l'esturgeon européen, grand migrateur qui a progressivement disparu de nos rivières. Plus de 30 ans de recherche ont permis des avancées considérables sur la connaissance de l’état de la population, des techniques d’acclimatation et de reproduction assistée pour repeupler le milieu naturel.

Réalisation : Aurélien Marquot

L’esturgeon européen (Acipenser sturio) est un grand poisson migrateur, ayant progressivement disparu des rivières d’Europe de l’ouest au XXe siècle. Face à ce constat, les chercheurs d’Irstea ont développé des recherches de pointe pour assurer la sauvegarde de l’espèce et comprendre son comportement, et ainsi pérenniser sa réintroduction dans le contexte du changement climatique. Focus sur les derniers résultats.

Emblématique des grands bassins européens comme la Gironde ou encore l’Elbe, l’esturgeon européen amphihalin a besoin de se déplacer entre les eaux salées et les eaux douces pour effectuer son cycle biologique. Tout comme le saumon ou l’anguille, cette espèce constitue l’un des symboles forts de la diversité biologique des milieux aquatiques.

Cependant, le développement industriel, aménageant et équipant fleuves et estuaires, puis au XXe siècle, l’intensification de sa pêche, notamment pour la fabrication de caviar, ont entraîné sa quasi-disparition.

À cela se sont ajoutés d’autres facteurs aggravants comme la dégradation de la qualité des eaux, la destruction des frayères par les extractions de granulats, la création d’obstacles au déplacement de ce grand migrateur, qui se reproduit en fleuve et fait sa croissance en estuaire, puis en mer. Dans les années 1980, il ne subsistait plus qu’une seule population mondiale d’esturgeon européen, issue du bassin de la Gironde-Garonne-Dordogne.

Malgré la protection réglementaire dont elle fait l’objet depuis 1982 en France, puis depuis 1998 à l’échelle européenne, cette communauté n’a cessé de régresser et a bien failli s’éteindre définitivement dans les années 2000.

Le cycle biologique de l'esturgeon européen © Irstea-Graphies 3824


Depuis 1975, Irstea et sa station expérimentale de St-Seurin-sur-l’Isle, véritable structure d’appui pour les recherches sur le fonctionnement et la restauration des populations de poissons migrateurs amphihalins, travaille à la sauvegarde de l’esturgeon européen.
Ainsi, parmi les plus grandes réussites de ces 30 dernières années, on compte la maîtrise de la reproduction artificielle à partir de :
  • géniteurs sauvages, 
  • et de spécimens élevés dans la station.

Ces avancées ont permis de procéder à des lâchers de jeunes esturgeons européens dans le milieu naturel, opération contribuant à la fois au repeuplement des fleuves d’Europe de l’Ouest et au progrès des connaissances scientifiques sur l’espèce grâce à un suivi des spécimens relâchés.

Aujourd’hui, où en est la recherche ? Quels défis restent à relever pour les chercheurs ?

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Les huîtres du médoc



Après près de 20 ans de trêve, le plus célèbre des mollusques à coquille de la famille des ostreidae refait son apparition des les marais du médoc, au nord de la presqu'île.

Source : Huître du Médoc

Nous parlons bien entendu du retour tant attendu de l'huître en Médoc. Écarté depuis la fin des années 90, suite à la présente importante de cadmium2 dans les eaux de l'estuaire, l'affinage de l'huître dans les marais salants médocains est de nouveau autorisé. Cette autorisation signe donc le retour officiel de l'ostréiculture sur la presqu'île.

Une huître labélisée "Médoc"

L'affinage est en Médoc une veille histoire. Les plus anciennes traces de la présente du mollusque dans nos marais remontent à l'époque gallo-romaine. Gageons que le travail des ostréiculteurs médocains passionnés fera de l'année 2015 le point de départ d'une ère nouvelle, le renouveau d'une huître labélisée, fière de ses origines médocaines.

De nos jours, peu nombreux sont les Médocains à connaître l'histoire de l'huître sur le territoire. Certains se rappellent le commerce florissant du coquillage, qui occupait à l'époque plus de 1000 familles médocaines entre la culture, l'élevage et l'affinage. Longtemps, les petits ports de l'estuaire (Saint-Vivien, Talais, Soulac...) ont dédié leur activité au commerce de l'huître.

C'est en 1968 que s'amorce la fin de l'élevage de l'huître dans les marais.

Un produit toxique présent dans l'eau affecte l'organisme fragile de l'huître. Dans les années 70, à plusieurs reprises, des tentatives variées pour sauver l'activité (comme l'importation d'huîtres d'origine japonaise) resteront infructueuses. Le cadmium, présent en trop grande quantité, sonnera la fin du règne de l'huître médocaine en 1996 après une analyse déclassant les eaux des marais en catégorie D.

Il faudra attendre 2014, fin d'un long combat et d'une série d'analyses menées par la Communauté des communes, le Conseil régional, l'Europe et des professionnels de la conchyliculture3, pour que les eaux soient de nouveau jugées aptes à accueillir la culture de l'huître. Nous y voilà, le retour du mollusque dans nos marais est maintenant une réalité.

Depuis le mois de septembre 2014, les ostréiculteurs du médoc sont à pied d'oeuvre pour reprendre fièrement cette activité ancestrale, source d'un nouveau vecteur économique dont la presqu'ile du Médoc a considérablement besoin.

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Expert(e) senior de catégorie I en aquaculture et pêche maritime

Posted : Oct 28, 2014

Location : Morocco

Deadline:Nov 6, 2014

Organization : Pinto Consulting GmbH

Sectors:Fisheries & Aquaculture

Work experience: From 5 years to more than 20 years

Qualifications et compétences :
- Diplôme universitaire supérieur, niveau Master, en sciences agronomiques ou dans un domaine équivalent et pertinent aux objectifs des présents TDRs;
- Une expérience professionnelle de 5 ans en sciences agronomiques, en plus de celle indiquée comme expérience professionnelle générale, pourra compenser l’absence de Master.

Expérience professionnelle générale :
- Douze ans d’expérience en aquaculture marine au sein d’une organisation privée ou publique ayant des compétences pertinentes avec le présent projet;

Expérience professionnelle spécifique :
- Expérience spécifique d’au moins 5 ans en conseil règlementaire et/ou en gestion au profit d’unités de production dans le secteur de l’aquaculture et/ou de la pêche en EU comme exigence minimale ;
- Expérience d’au moins 2 ans dans le domaine des bonnes pratiques européennes ou internationales en aquaculture comme exigence minimale ;
- Expérience en matière de rapprochement/harmonisation législatif et réglementaire au niveau européen ou international.

Autres compétences:
- Expérience en matière d’animation de formations
- Maîtrise de logiciels de présentation

Connaissance linguistique:

Maîtrise parfaite de la langue française parlée et écrite.

Objectif spécifique: Accompagnement de l’ANDA dans la finalisation du projet de loi portant Code relatif à l’aquaculture (« Code marocain de l’aquaculture ») et dans son application, reflétant les exigences de l’Acquis de l’Union et les bonnes pratiques européennes.

Période de démarrage: Le démarrage de la mission est prévue pour janvier 2015. Quelques jours avant le départ des experts au Maroc, l’expert Chef de mission prendra contact avec la Délégation pour convenir d’une date de réunion de briefing (à laquelle participeront CAP-RSA, l’ANDA et la DUE) qui permettra à l’équipe d’experts de bien comprendre le contexte ainsi que les résultats attendus de leur mission.

Echéance ou durée prévue: La durée totale de la mission est, comme stipulé au point 3.1, de 123 h/j dont 99 à prester au Maroc, étalée sur une période maximale de 8 mois calendaires.

Pour plus d'informations : Emploi Maroc

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Le 28 Octobre 2014

Mortalité des huîtres : Enquête sur les transferts d'huîtres inter-bassins


Un étudiant de l’Institut Universitaire de la Mer à Brest est sur la piste des transferts d’huîtres inter-bassins...

Tous les ostréiculteurs et toutes les ostréicultrices qui auraient des indices, peuvent le contacter par mail : thomas.andro.ta@gmail.com

Cet étudiant travaille actuellement sur un projet lié aux enjeux et problématiques des transferts d’huîtres inter-bassins. Ce projet interdisciplinaire (sciences marines : biologie, chimie... et aussi sciences sociales : économie, gestion du littoral, juridisme...), regroupent une dizaine d’étudiants.

Source : Ostrea.org

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Blue growth in the Mediterranean and the Black Sea 


Developing sustainable aquaculture for food security

The Italian Presidency of the Council of the European Union, together with the General Fisheries Commission for the Mediterranean (GFCM) of the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) and in cooperation with the European Commission, are pleased to organize the Regional Aquaculture Conference: "Blue Growth in the Mediterranean and the Black Sea: developing sustainable aquaculture for food security". The Conference will be held in Bari (Italy) on 9–11 December 2014.

This event will address sustainable aquaculture development under the Blue Growth perspective with a view to fostering socioeconomic growth and food security in the Mediterranean and the Black Sea.

Pour plus d'informations : Regional Aquaculture Conference 2014

Cliquer Ici pour télécharger le programme


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Le 25 Octobre 2014

Aquaculture Stewardship Council (ASC)



ASC : Label d’aquaculture durable créé en 2009 par WWF et l’organisation hollandaise IDH

12 groupes d’espèces sont concernés : saumon, crevette, tilapia, pangasius, truite d’eau douce, huitres, moules, palourdes, coquilles Saint-Jacques, abalones, sériole et cobia.

Les normes ASC comprennent des critères environnementaux, sanitaires et sociaux...


Par exemple : Le choix du site consacré à l’élevage, le taux de mortalité... La nourriture à base de farine de poisson doit être issue de pêcherie durable ; la traçabilité de cette dernière doit être garantie. Des antibiotiques ne peuvent être administrés qu’aux animaux malades et sous surveillance vétérinaire.

Pour plus d’informations : ASC

Huîtres de Jersey : Premières huîtres ASC dans le monde !



Les 3 exploitations ostréicoles de l’île de Jersey viennent d'obtenir la certification ASC : Jersey Sea Farms, Jersey Oyster Ltd et Seymour Oysters.

Tony Legg, propriétaire de Jersey Sea Farms, a déclaré : « Dès le premier jour, nous savions que nous voulions obtenir la certification ASC. Nous avons pris la décision de participer au programme ASC dès le début, en participant à l’élaboration du « pilote ». Avec ce label, nous pouvons montrer à nos clients que nos entreprises fonctionnent dans le plus grand respect de l’environnement et pour le développement des communautés locales. »

Avis aux consommateurs : Les premières huîtres ASC au monde, des huîtres creuses et des plates made in Jersey, seront sur les étals pour les fêtes de fin d’année 2014...


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Le 24 Octobre 2014

Arcachon : stocker les huîtres pour prévenir les interdictions de vente

Un nouveau protocole de stockage des huîtres a été signé cet après-midi pour prévenir des périodes de fermeture. Un procédé qui devrait aider les ostréiculteurs à moins pâtir de ces interdictions de vente, et permettre aux consommateurs de continuer à en acheter en toute sécurité



Source : France 3

La signature a eu lieu au siège du comité régional de la conchyliculture à Gujan-Mestras. Autour de la table étaient entre autres réunis, Michel Delpuech, préfét d’Aquitaine et Olivier Laban, président président du Comité régional conchylicole.

Ensemble ils ont signé un nouveau protocole de mise en stockage protégé des huîtres pour prévenir des périodes de fermeture en cas de dinophysis.
Ce protocole consiste à placer les coquillages dans des circuits fermés mais avant que l’interdiction de consommation et de vente ne soit prononcée.

Les ostréiculteurs avaient déjà pour commencé à placer leurs huîtres dans ces bassins. Ce protocole vient donc officialiser le travail effectué ces dernières années.

Désormais cette pratique pourra se faire dans un cadre spécifique et encadré pour qu’ils puissent moins subir ces interdictions à répétition. Ainsi les consommateurs pourront continuer d’acheter des huîtres en toute sécurité.

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De l’eau, du sel et des hommes

Les marais charentais du Moyen Âge à l’époque moderne : économie, peuplement, environnements

Histoire – Archéologie – Environnement

Table-ronde

Centre d'études supérieures de civilisation médiévale

CESCM, Poitiers, France (86000)

Les 6 et 7 novembre 2014

Cette table-ronde présente les travaux d’une équipe pluri-disciplinaire (archéologues, historiens, géographes, géophysiciens, paléo-environnementalistes) regroupée autour d’un projet collectif de recherche (PCR) soutenu par le Ministère de la Culture et le CESCM. Mis en place en 2011, ce PCR intitulé « les marais charentais du Moyen Âge à l’époque moderne : économie, peuplement, environnement » a pour objectif d’appréhender l’ancien golfe de Saintonge, plus communément appelé golfe de Brouage (Charente-Maritime).

Source : Cescm

Argumentaire

Cet espace de marais, au paysage en apparence fossilisé, a connu une évolution permanente depuis le haut Moyen Âge et offre un terrain d’exercice propice aux disciplines précédemment citées. L’activité dominante de ce golfe a longtemps été l’exploitation des marais salants : ces derniers ont constitué la base d’une économie qui a fait la fortune de cette région et permis le développement de centre décisionnels importants comme le site de castral de Broue pour la période médiévale et la citadelle-port de Brouage pour l’époque moderne.

Plusieurs axes rassemblant différentes disciplines ont permis dans un premier temps de comprendre le contexte général de ce territoire si particulier. Le programme s’articule autour de trois axes :
  • « Peuplement et le territoire ». Il appréhende ce territoire dans une perspective de géographie historique (cadre politique et gouvernance du territoire).
  • « Marais salants et économie d’un territoire ». Ici ce sont les aspects économiques de l’exploitation du sel qui sont au cœur des préoccupations. Ils vont marquer durablement le paysage. nous apportant des éléments de compréhension sur les processus de formation et de transformation du milieu.
  • « Mode de vie et société littorale ». Ce dernier thème s’intéresse aux hommes qui occupent les franges de ce golfe et à leurs particularismes, notamment en terme de culture matérielle.

 Programme

Cliquer Ici pour télécharger le programme

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Algues et coquillages. Le sud bigouden a du potentiel

Le site de Men Meur au Guilvinec est propice au développement des activités aquacoles. C'est le résultat de l'étude menée par Agrocampus et validée, hier à Pouldreuzic, par les élus du Sioca. Lequel va également lancer une nouvelle étude sur les potentialités de la filière algues dans le sud bigouden.

Source : Le Télégramme

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Le 23 Octobre 2014

Algoculture. Le préfet dit oui à Moëlan-sur-Mer



Jean-Luc Videlaine a donné son feu vert à l'élevage d'algues brunes et de coquillages sur 225 ha. Ce projet, très contesté localement, est le premier de cette importance en Bretagne.

Source : Ouest France par Lucile Vanweydeveldt

 « J'ai signé ce matin les arrêtés concernant les concessions des deux entreprises qui souhaitent faire de l'algoculture au large de Moëlan-sur-Mer. C'est la fin d'une procédure banale sur un dossier qui l'est moins. » Jean-Luc Videlaine, préfet de Finistère a tenu à préciser, hier, pourquoi il donnait son feu vert au projet Algolesko. « Les préconisations environnementales sont effectives. La durée de ces concessions est de 15 ans au lieu des 35 demandés par les porteurs de projet. C'est un laps de temps raisonnable au vu des investissements effectués, sans être un blanc-seing. »

La surface d'exploitation est précisément de 225 ha au lieu de 300 au départ. La plus grande partie sera consacrée à l'élevage d'algues brunes sur cordes et une plus petite partie (30,5 ha) sera consacrée à la culture de coquillages. La concession la plus proche des terres se situe à 970 mètres de la côte.

Deuxième volet après Lesconil

Les initiateurs de ce projet ne sont pas des inconnus. Il s'agit de Josik Thaëron, ostréiculteur à Riec-sur-Belon, Jakès Prat, marin, ostréiculteur et cultivateur d'algues et Philippe Legorjus, président de Vuelto Group, acteur dans le domaine des énergies renouvelables. Les noms de leurs sociétés sont Algolesko et Bamejyot. « Ces entrepreneurs ont déjà lancé une production d'algues à Lesconil, il y a un an, sur deux concessions de 75 ha, ajoute le préfet. Algolesko est le deuxième volet de ce projet. Cet élément nous a confortés dans notre décision. »

Évoquant les deux manifestations des opposants au projet, cet été, Jean-Luc Videlaine est revenu sur le rôle de l'État : « Dans ce département comme dans les autres, lorsqu'il y a des initiatives dans le champ de la production, je ne pense pas qu'il faille les entraver. Le contexte général de crise de la filière ostréicole incite les producteurs à diversifier leur activité. 60 000 tonnes d'algues brunes sont récoltées chaque année en Bretagne. » Une initiative à encourager, selon le préfet.

Comité de suivi

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Le 22 Octobre 2014

Baie de Quiberon. Coquille St-Jacques : 1,2 million de naissains semés


Une vaste opération de réensemencement de coquilles Saint-Jacques s’est déroulée sur trois jours, dans la baie de Quiberon et dans les courreaux de Belle-Ile : 1,2 million de naissains correspondant à 5,160 t environ ont été semés sur les zones de pêche. Les images de Joël Gallène.

Et ensuite des algues sur la parcelle de coquilles saint-jacques...

Innovation. Un projet de culture d'algues au large de Saint-Malo

La société C-Weed envisage d'installer trois lignes de 200 mètres de long, pour y faire croître des algues brunes en mer. Une enquête publique est en cours jusqu'au 21 octobre.


Source : Ouest France

Qui est demandeur ?

La société malouine C-Weed, pionnière dans la culture d'algues depuis 1983. Elle produit différentes espèces (Wakamé, Kombu Royal, Alaria) en Rance. Elle emploie trois salariés.

À qui sont destinées les algues ?

À Algopack, start-up malouine, à l'origine du procédé de fabrication de plastique à base d'algues. Un domaine très prometteur. Algopack est pour l'instant installée à la Grassinais, mais elle devrait déménager dans la zone Atalante.

Une implantation qui coïncidera avec le passage à la production industrielle. La culture des algues au large de Saint-Malo lui permettrait de sécuriser ses approvisionnements.

Comment s'est fait le choix de la zone ?

L'idée est d'utiliser un espace réservé pour le semis de naissains de coquilles Saint-Jacques (zone de cantonnement Procoq), où la pêche est interdite. « Ce qui intéresse le comité des pêches, c'est le sol. Nous aimerions y superposer des filières », précise Jean-François Arbona, codirigeant de C-Weed. Il y aurait donc, dans la même zone, à 25 mètres au fond de l'eau, des saint-jacques juvéniles, et à un mètre sous la surface, des algues en culture.

Le comité des pêches est-il favorable au projet ?

Comment les algues sont-elles cultivées en mer ?

Cette culture est-elle naturelle ?

À quel moment l'activité pourrait-t-elle démarrer ?

En décembre. Pour l'instant, une concession de 5 ha est demandée pour un an, le temps de tester le site. Par la suite, C-Weed envisage de couvrir les 145 ha de la zone de cantonnement Procoq. Elle s'est fixée pour objectif de produire, d'ici à 2016, 500 tonnes d'algues fraîches par an, destinées à 95 % à Algopack.

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Modalités de qualification et de gestion des ressources naturelles


Appel à contributions (avant le 17 novembre 2014) pour un dossier thématique de la revue

Développement Durable & Territoires

Source : Calenda Publié le jeudi 16 octobre 2014 par João Fernandes

Positionnement du dossier

Les évolutions actuelles du contexte, tant climatiques qu’économiques et sociétales, font de la gouvernance des ressources naturelles un enjeu fondamental. Pour autant, en dépit de l’intérêt croissant des décideurs publics pour les questions environnementales, les politiques publiques visant à une meilleure gouvernance de ces ressources rencontrent d’importantes difficultés dans leur mise en oeuvre concrète.

Intégrer ces ressources dans une politique publique, et plus largement dans le cadre d’une gouvernance territorialisée, suppose en effet un intense travail visant à objectiver ces ressources, à leur accorder des attributs et des valeurs, à établir des procédures de suivi objectivant leur dynamique. Ces processus de qualification par lesquels sont constituées les ressources naturelles ne sont évidemment pas simplement établis en amont des dispositifs d’action collective visant à les administrer ou les gérer. Ils interviennent aussi lors de la mise en oeuvre des politiques publiques, dans les négociations et controverses auxquelles elles donnent lieu, mais également face aux incertitudes, incomplétudes et incommensurabilité des ressources et de leurs usages. Ce dossier s'attachera à questionner la naturalité des ressources naturelles. Les contributions retenues envisageront ainsi les « ressources naturelles » comme un construit social. Cette posture constructiviste conduit ainsi, d’abord, à s’interroger sur les processus et les réseaux sociaux-techniques par lesquels sont attribuées, hybridées, et finalement constituées les qualités des ressources naturelles. Le présent dossier thématique vise ainsi, à mieux comprendre la diversité des modalités de qualification des ressources naturelles mais aussi à mieux saisir comment ces modalités de qualification participent du cadrage des modalités de gestion des ressources. De manière symétrique, ce projet de numéro spécial s’intéresse à la diversité des modalités de gestion des ressources naturelles et à la manière dont elles participent de la redéfinition des modalités de qualification de ces ressources. En s’éloignant de l’image d’un face à face entre une objectivation strictement scientifique de l’état des ressources et une approche strictement politique de leur gestion, l’originalité de ce dossier thématique réside bien dans l’attention qu’il veut porter aux boucles de rétroaction entre modalités de qualification et de gestion des ressources naturelles. Il s’agit bien de s’intéresser ici à l’hétérogénéité des instruments comme à la diversités des formes d’actions collectives qu’elles engagent, de mieux saisir la dynamique des connaissances et les formes d’apprentissage qu’elles suscitent.

Le présent appel ne privilégie donc pas d'approches disciplinaires. Sont ainsi bienvenues les contributions présentant des travaux en géographie, en sociologie, en économie ou dans toute autre discipline des sciences sociales ou au croisement de ces disciplines. Les approches théoriques privilégiées sont celles qui permettent de mieux saisir la diversité des processus de qualification et des modalités de gestion des ressources naturelles, qu’il s’agisse de l’économie des conventions, de la sociologie de l’action organisée, de la géographie sociale, etc. Les contributions envisagées s'appuieront de manière privilégiée sur des cas d'études empiriques....

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Le 21 Octobre 2014

Charente-Maritime : quelque chose de pourri dans le pertuis breton




Mortalité des moules, des saint-jacques et des pétoncles, échouages massifs d’algues vertes... Il y a anguille sous roche autour de la baie de l’Aiguillon.

Source : Sud Ouest par Luc Bourrianne et Frédéric Zabalza

On est encore loin des dix plaies d'Égypte mais, depuis le printemps, les phénomènes inquiétants se succèdent dans le pertuis breton. Après les mytiliculteurs de la baie de l'Aiguillon, les pêcheurs de saint-jacques (lire ci-dessous) déplorent à leur tour l'hécatombe du coquillage qui les fait vivre, sans qu'aucune explication scientifique ne permette d'en connaître l'origine.

À ces mortalités, il convient d'ajouter l'apport d'algues vertes, particulièrement massif cette année sur la côte nord de l'île de Ré. Hier, Léon Gendre, maire de La Flotte-en-Ré, est encore monté au créneau lors de la séance d'ouverture de la session d'automne du Conseil général (lire par ailleurs). Abordant ces diverses calamités qui frappent la baie de l'Aiguillon, le conseiller général a ciblé une nouvelle fois « la pratique céréalière intensive aux abords de la Sèvre niortaise et du Lay ».

La profession avait mal pris des accusations identiques du même élu, le 25 avril dernier. « Le président de la Chambre d'agriculture m'a rappelé dans un courrier du 16 mai qu'aucune analyse n'apportait la certitude quant aux origines des problèmes », a souligné hier le maire de La Flotte-en-Ré, avant de revenir à la charge : « Ce qui est certain, c'est que des analyses des eaux du pertuis Breton font état de la présence de sels nitriques issus des engrais azotés, ces sels provoquant la croissance rapide d'algues vertes. Ces dernières se sont échouées en masse sur les plages nord de l'île de Ré tout l'été et encore ce week-end. Sur la seule commune de La Flotte, nous avons dû faire retirer 850 tonnes d'algues vertes. Les eaux du pertuis breton sont-elles de bonne qualité ? J'en doute, Madame le préfet… »

Pesticides, bactérie…

Répondant aux déclarations de Léon Gendre, la préfète Béatrice Abollivier a évoqué une étude d'Ifremer imputant la mortalité des moules pour 80 % aux conditions météorologiques et pour 20 % à des facteurs bactériologiques.

(...)

Pour Pierre Le Gall, ancien océanographe et secrétaire général de Ré Nature Environnement, l'abondance inhabituelle des algues vertes ne fait aucun doute. « C'est lié aux effluents d'origine agricole, notamment les nitrates et les phosphates. C'est avéré partout, en Bretagne comme ailleurs. Le Centre d'étude et de valorisation des algues (CEVA, basé à Pleubian dans les Côtes-d'Armor) l'a démontré », remarque Pierre Le Gall, qui développe une autre hypothèse pour expliquer la mortalité des moules et des coquilles Saint-Jacques.

… ou particules fines

Pour lui, des charges de particules fines ont modifié le milieu de la baie de l'Aiguillon, et par conséquent diminué la nourriture des coquillages. « Au printemps 2013, après l'opération de déroctage au port de plaisance des Minimes, à La Rochelle, 500 000 mètres cubes de calcaire et de marne ont été rejetés dans la mer à la Repentie (non loin du pont de Ré), avant de remonter le long des côtes pour se déposer dans la baie. Un blanchiment du fond du pertuis a été constaté...

(...)

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Huître plate : nouvelle piste de développement aquacole en Scandinavie



Partant du constat que les pays scandinaves - Norvège, Suède et Danemark - avaient axé le développement de leur aquaculture principalement autour de la pisciculture (saumon et truite), il leur était important d’envisager de nouvelles pistes aquacoles, notamment en direction de l’élevage de coquillages qui connait un fort développement au niveau mondial. Par ailleurs, les espèces conchylicoles ne sont pas nourries contrairement aux espèces de salmonidés...




Strategic Approaches for Aquaculture Industry Development: Flat Oyster Cultivation in Scandinavia
Interreg IV A project NORD--]OSTRON
By
Alyssa Joyce and Susanne Lindegarth, University of Gothenburg
Jens Kjerulf Petersen, Danish Shellfish Center
Colin Murphy, Norwegian University of Life Sciences

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Le 20 Octobre 2014

Tentations : le saumon dans tous ses états



Entrée des grandes occasions devenue quasi ordinaire, le saumon fumé est très prisé des Français qui en consomment régulièrement. Encore faut-il savoir de quoi on parle… Chaque mois, la rubrique Tentations dans Enjeux Les Echos.

Source : Enjeux Les Echos | Le 01/10

Longtemps considéré comme un mets de luxe réservé aux grandes tables ou aux fêtes de fin d’année, le saumon fumé s’est peu à peu banalisé. Devenu un aliment comme les autres, c’est désormais un incontournable de la grande distribution, qui vogue sur une demande en constante augmentation. Selon France¬Agrimer, la France – premier pays consommateur de saumon fumé en Europe – en achète en moyenne plus de 53 kg… chaque minute ! Des quantités considérables, donc, issues largement de l’élevage. Car la surpêche, la pollution et la perturbation des routes migratoires ont fait fondre les stocks de saumon sauvage de l’Atlantique, d’Amérique du Nord, d’Europe et de la mer Baltique, au point que l’espèce a carrément disparu de beaucoup de régions. Certes, on pêche encore du saumon sauvage, mais presque tous les saumons fumés commercialisés en Europe sont issus d’élevages norvégiens, écossais ou irlandais.

La Norvège, numéro Un

Les espèces les plus présentes en épicerie sont celui de l’Atlantique (d’élevage) et trois espèces sauvages du Pacifique (rouge, kéta et rose), la plupart du temps conditionnés sous vide. A première vue, tous se ressemblent ; la qualité, cependant, tient moins à la provenance qu'aux conditions d’élevage, intensif ou non. Rappelons l’énorme quantité de poissons – entre 2,5 et 5 kg – nécessaire pour produire un seul kilo de saumon. Numéro 1 mondial, la Norvège offre tous les niveaux de qualité… et de prix. L’Ecosse, quant à elle, occupe une position intermédiaire, avec une production axée sur le Label rouge, même si elle n’est pas totalement labellisée. L’Irlande, spécialiste du bio, est considérée comme haut de gamme.

100 % made in France

En France, le saumon de l’Adour, le dernier bassin où il peut être prélevé, est le seul à faire l’objet d’une pêche commer¬ciale. Ce saumon 100% made in France est réputé pour son goût sauvage et sa texture grasse sans comparaison avec le saumon d’élevage. Alors, élevage ou sauvage ? Difficile de répondre, pour Joël Robuchon : « Les inconditionnels du saumon sauvage devront respecter les saisons pour être sûr d’avoir un produit frais et non congelé. Quant aux néophytes, pour éviter les mauvaises surprises, je leur conseille de choisir un poisson d’élevage labellisé : la nourriture, le mode d’élevage et les étapes sont intégrés dans un cahier des charges et sont contrôlés par comparaison à un saumon sauvage. » Ensuite, tout est question de goût. Le saumon est considéré comme un poisson gras, bien que son contenu en lipides varie sen¬si¬blement selon l’espèce. « Généralement, le norvégien est le plus gras, suivi de l’écossais et de l’irlandais », poursuit-il.

Le saumon de l'Adour : retour d'un produit d'exception



France 3 Aquitaine

De l'aulne, pas n'importe quelle "fumée"

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Thierry Marx : les AOC et les petites producteurs

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Boulogne. Marine Harvest ne connaît pas la crise

Le géant du saumon semble avoir le vent en poupe. Le groupe norvégien a lancé une première tranche de recrutement, d’une vingtaine de postes en CDI, pour son usine flambant neuve, construite en 2012.
La conjoncture n’est pourtant pas facile, surtout à Capécure. Plus surprenant encore, il ne s’agirait que d’un début. « D’autres embauches sont prévues pour la fin de l’année 2014 », précise Alexandre Savet, directeur du site. « Si nos projets pour l’année prochaine et notre organisation l’exigent toujours, et si notre situation le permet », prévient-il. Aussi, le directeur confie que les déçus du premier recrutement pourront être repêchés, si leur profil correspond aux attentes de l’entreprise. « Il a fallu faire une sélection, cela ne veut pas dire qu’ils ne seront pas rappelés », précise-t-il.

Plus de précisions dans notre édition du mercredi 22 octobre.

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Espagne : hausse de la consommation de saumon

L'Espagne a augmenté sa consommation de saumon de 15,6% au 1er semestre de l'année par rapport à la même période de 2013. Ainsi, les importations de saumon de Norvège ont enregistré une croissance notable par rapport aux années précédentes. Au premier trimestre 2014, l’Espagne a importé 31.150 tonnes de saumon norvégien, ce qui représente une hausse de plus de 15% par rapport à la même période de 2013.

Source : agroalimentairenews

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La Norvège tente de lever la suspicion sur son précieux saumon


Est-il dangereux de manger du saumon d'élevage? Après plusieurs polémiques, la Norvège, premier producteur mondial et premier fournisseur de la France, tente de redorer l'image de son poisson star, mais le débat sur l'impact sur la santé est loin d'être tranché, tout comme ses conséquences sur l'environnement.

Source : Var matin

Novembre 2013: un reportage d'Envoyé Spécial (France 2) provoque l'émoi en France (voir la vidéo ci-dessus). Il présente le saumon norvégien comme "la nourriture la plus toxique au monde", bourrée de produits chimiques.

A l'été 2014, les importations de saumon en France reculent de 5% sur un an. Une baisse liée avant tout à la flambée des prix mondiaux.

Mais "il est possible que (les polémiques) aient eu un impact, même si c'est difficile à quantifier", reconnaît Gabriel Chabert, responsable marketing en France du groupe norvégien Marine Harvest, premier producteur mondial de saumon d'élevage.

L'enjeu est crucial pour la Norvège qui produit 1,2 million de tonnes par an et en exporte 15% vers la France, son premier client. La Norvège est aussi le premier fournisseur de l'Hexagone, avec 85% des parts de marché.

"Les niveaux de contaminants dans le saumon d'élevage sont bien en-dessous des normes fixées par les autorités sanitaires", contre-attaque Randi Nordstoga Haldorsen, responsable de la sécurité alimentaire chez Marine Harvest, où l'AFP a pu se rendre à la mi-septembre.

- Moins d'antibios et de dioxine -

L'écrasante majorité des élevages norvégiens a renoncé à utiliser des antibiotiques, confirme Greenpeace Norvège.

Ils ne sont plus nécessaires car "depuis des années nous vaccinons les saumons. Il n'y a presque plus de maladies", explique Hermund Asheim, responsable de l'une des 114 fermes d'élevage de Marine Harvest, perdue dans un fjord brumeux, à 100 kilomètres au nord de Bergen, la deuxième ville de Norvège.

Posés sur la mer tels de gigantesques nénuphars, des filets de 30 mètres de profondeur enserrent de 60.000 à 180.000 saumons chacun.

Testés par l'association de défense des consommateurs "60 Millions de consommateurs" cet été, 18 filets de saumon d'élevage, dont dix norvégiens, ne montraient pas "de résidus d'antibiotiques quantifiables".

La Norvège met aussi en avant ses progrès sur les PCB (polychlorobiphényle) et dioxines, résidus industriels suspectés d'être cancérigènes.

"En dix ans, ils ont reculé d'un tiers", constate Ingvild Eide Graff, directrice de recherche à l'Institut national de recherche sur la nutrition et les produits de la mer (Nifes).

Les PCB sont présents dans tous les saumons testés par 60 Millions de consommateurs mais en "faibles teneurs". En France, sur les cinq dernières années, la Direction générale de l'alimentation (DGAL) a détecté seulement deux saumons "non-conformes" pour ces polluants. En 2013, tous les saumons norvégiens testés respectaient les normes européennes.

Cette évolution est liée à celle de la nourriture des saumons, des granulés autrefois composés essentiellement de farines et d'huiles de petits poissons, contaminés par la pollution industrielle marine.

Aujourd'hui, ils contiennent davantage d'huile végétale (colza, parfois soja).

Pour prendre en compte ces évolutions, un comité scientifique norvégien travaille à une nouvelle évaluation de la toxicité du saumon qui sera publiée fin 2014.

"Quand nous aurons terminé, je pense que le gouvernement révisera sa recommandation", estime Janneche Utne Skaare, directrice de la recherche à l'Institut vétérinaire norvégien.

Pour le Nifes, on peut sans problème "manger plus" de saumon qui n'est "pas plus contaminé que d'autres aliments", soutient Mme Graff. Et le saumon norvégien n'est "pas plus toxique" que l'écossais ou l'irlandais, estime Patricia Chairopoulos qui a effectué l'étude de 60 Millions de consommateurs.

- Quid des pesticides ? -

(...)

-Poux de mer-




(...)

"L'industrie innove beaucoup" pour résoudre ces problèmes mais ces technologies "coûtent très cher. C'est peut-être pour ça que cela ne va pas plus vite", résume Solveig Van Nes, de l'ONG Bellona.

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États-Unis - Saumon OGM : la Californie réaffirme son opposition

Source : infogm par Christophe Noisette, octobre 2014

Nombreux ont été les projets de loi déposés, dans les différents états des Etats-Unis, sur le saumon transgénique, pour l’interdire ou pour rendre son étiquetage obligatoire. Certains ont été adoptés, d’autres sont toujours en cours d’instruction. Une chose est sûre : le saumon génétiquement modifié (GM) pour grossir plus vite, mis au point par l’entreprise AquaBounty, ne fait pas l’unanimité et les parlementaires se sentent concernés par ces espèces potentiellement envahissantes. Ainsi, fin septembre, la Californie a adopté un nouveau texte.

Le 19 septembre 2014, le gouverneur de Californie, Jerry Brown, a signé une loi (AB504) qui étend l’interdiction de la production commerciale des salmonidés transgéniques (dont le saumon d’AquAdvantage) à l’ensemble des eaux de l’état. Dans la loi adoptée en 2003 et valable jusqu’au 1er avril 2015, seul l’océan Pacifique était concerné par cette interdiction. L’adoption de cette nouvelle loi repousse le délai au 1er avril 2020.

L’interdiction concerne tant les écloseries que les élevages ou le stockage du saumon GM. Le but de cette loi est de protéger les saumons et truites natifs de Californie, lesquels seraient menacés, estime le député Wes Chesbro, à l’origine de ce projet de loi, par le « frankenfish », via « l’accouplement mais aussi la compétition pour la nourriture et l’introduction de parasites et de maladies ».

Cependant, les opposants à ce saumon, à l’instar du Center for Food Safety (CFS), déplorent que la loi californienne exclue la recherche. Les saumons, destinés au commerce ou à la recherche, peuvent s’échapper, souligne le CFS, qui cite un rapport du Fish and Wildlife Service : « l’histoire nous apprend que les poissons détenus dans des équipements d’aquaculture, que ce soit sur terre ou sur eau, s’échappent ». Et la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, liés aux changements climatiques, risque de compliquer encore les mesures de confinement.

Cependant la loi ne laisse pas la recherche libre de faire ce qu’elle veut. L’activité sera encadrée. Ainsi tout projet de recherche mené sur des salmonidés transgéniques devra recevoir une autorisation spéciale de la part des autorités de l’état californien. Et surtout, le texte de loi précise clairement que la « recherche ou l’expérimentation en vue d’une production commerciale » sont, elles, interdites. A noter qu’à l’instar de la plupart des essais en champs de plantes génétiquement modifiées (PGM), de nombreux projets sont présentés comme de la recherche alors qu’il ne s’agit que d’une phase nécessaire à l’obtention d’une autorisation commerciale.

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Médecine, alimentation… Pourquoi des chercheurs créent des animaux transgéniques



Une protéine fluorescente verte a été introduite dans l’ADN d’un singe via un virus. © Anthony Chan, Emory University

Source : National Geographic

Vache qui produit du lait sans lactose, saumon à croissance ultra-rapide, singe fluorescent… Aux Etats-Unis, au Canada, en Chine et en Nouvelle-Zélande, des chercheurs en biotechnologie planchent sur les AGM : des animaux génétiquement modifiés destinés à la recherche médicale, mais aussi à l’alimentation.

Qu’est-ce qu’un AGM ?

Un AGM est un animal génétiquement modifié. Au début des années 1990, les laboratoires de recherche ont multiplié les expérimentations sur les animaux pour servir divers domaines : la médecine, l’écologie et l’alimentation humaine.

En médecine, les chercheurs ont par exemple injecté une protéine rendant un singe fluorescent, afin d’étudier la maladie de Huntington. Ils ont aussi créé des « porcs diabétiques » pour mieux comprendre la maladie et élaborer de nouveaux traitements. Des poules et des vaches transgéniques ont, elles, développé des anticorps contre le cancer de la peau ou des antiviraux pouvant être prélevés dans le lait ou les œufs pour le bénéfice de l’homme.

Au Canada, des scientifiques ont fabriqué un « Enviropig », un cochon aux déjections moins nuisibles à l’environnement.

Aujourd’hui, certains aliments issus de ces AGM, comme les oeufs de saumon transgénique, commencent à débarquer dans les rayons des supermarchés nord-américains. Et les foyers canadiens serviront bientôt du saumon transgénique à table.

Comment les AGM sont-ils « fabriqués » ?

Aujourd’hui, les avancées en biotechnologie permettent de modifier des organismes vivants, selon deux techniques : par une recombinaison de l’ADN in vitro, dans les cellules, ou par la fusion d’organismes cellulaires n’appartenant pas à la même famille. Par exemple, le transfert d’un gène d’araignée à un mouton. Ce processus « surmonte les barrières naturelles de la reproduction ou de la recombinaison », affirme l’Organisation mondiale de la santé (OMS)*.

Quels AGM sont destinés à la consommation ?

> Le saumon transgénique Surnommé « Frankenfish » par les écologistes, le poisson transgénique AquAdvantage, élevé par la société américaine AquaBounty, est un saumon atlantique à croissance rapide. Il grandit 3 à 5 fois plus vite que son homologue naturel, ce qui permet d’augmenter la production.

Ce poisson bénéficie par ailleurs du gène d’hormone de croissance du saumon Chinook, un congénère des eaux glaciales du Pacifique nord. Ce gène lui permet de grandir même pendant la saison froide, contrairement au saumon atlantique naturel.

La truite, la carpe, le poisson-chat et cinq autres espèces de poissons d’élevage ont aussi subi une transgénèse. Le but : accélérer leur croissance. Mais les scientifiques cherchent aussi à améliorer la résistance des poissons d’élevage aux maladies. Comment ? En fabriquant des saumons porteurs de séquences ADN de truite arc-en-ciel qui survit très bien dans les eaux de mauvaise qualité.


En 2013, le Canada a autorisé, pour la première fois au monde, la commercialisation d’œufs de saumon génétiquement modifiés, toujours produits par la firme américaine Aquabounty Techonologies Inc.

> Le bétail et la volaille attendent leur tour

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Quels sont les impacts sanitaires et environnementaux de ces « créations » ?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) se préparent depuis une décennie à l’éventualité d’une production industrielle d’aliments issus d’AGM.

Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) autorise ou non la commercialisation de nouvelles marchandises alimentaires et médicamenteuses. « Les conclusions de la FDA sont formelles : le saumon transgénique ne représente aucune menace pour la santé, ni pour l’environnement », relate Devin Bartley, superviseur des ressources halieutiques pour la FAO. Pourtant, à ce jour, la FDA n’a toujours pas autorisé la firme AquaBounty à commercialiser son saumon à croissance rapide.

Que craignent les organismes de veilles sanitaire et environnementale ? Les effets à long terme de la consommation de ces animaux génétiquement modifiés. Mais ils craignent surtout les conséquences écologiques, si, par exemple, un saumon transgénique s’échappait d’un élevage et se mélangeait à une population d’homologues naturels.

« Le saumon AGM contaminerait alors toute une population !, s’alarme Muriel Mambrini, généticienne à la tête du projet Défis des OGMs aquatiques, impacts et stratégies (Dogmatis). Comment saurait-on ensuite si le poisson que l’on pêche, que l’on vend, que l’on consomme est naturel ou modifié ? Les gens devraient savoir ce qu’ils ont dans l’assiette. »

Plusieurs dispositifs sécuritaires sont pourtant déjà mis en place par AquaBounty pour minimiser ce type de risque. « Les femelles sont toutes stérilisées, explique Devin Bartley. Même si l’une d’entre elles s’échappait dans la nature, elle ne pourrait pas se reproduire. Bien sûr, il est impossible de prévenir les risques à 100 %. »

AquaBounty espère recevoir l’approbation de la FDA d’ici un ou deux ans, après avoir renforcé ses dispositifs logistiques. Reste ensuite la mise en place des chaînes de productions et  de diffusion. « Leur saumon transgénique ne sera pas commercialisé aux Etats-Unis avant 2017, au mieux », prédit Devin Bartley.

En Europe, « ce n’est pas au programme », déclare Muriel Mambrini, catégorique. Depuis une dizaine d’années, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) planche, à la demande de la Commission européenne, sur un document évaluant les risques environnementaux que présente l’élevage d’animaux transgéniques. Aucun jugement définitif n’existe à ce jour.

« Les OGM, donc les AGM, sont perçus comme des monstruosités scientifiques en Europe, constate Devin Bartley. Les comités de réflexions craignent de retrouver par mégarde un saumon transgénique destiné aux Américains dans leurs assiettes, alors comment imaginer qu’ils approuvent une telle production pour leurs citoyens ? Le problème, c’est qu’il faudra bien trouver un moyen de satisfaire la demande mondiale lorsque nous serons 9 milliards d’habitants, d’ici 2050. Nos ressources naturelles ne suffiront pas ! »

Marie Dias-Alves

* Biotechnologie alimentaire moderne, santé et développement : étude à partir de cas concrets, OMS, 2005

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Le 18 octobre 2014

Poissons de Dombes : journée découverte

Le samedi 18 octobre 2014 aura lieu la journée "découverte du Poisson de Dombes" avec des animations prévues sur toute la Dombes. 

Source : Web TV Dombes

Cette journée est un moment unique pour découvrir l'emblème de la Dombes, le Poisson de Dombes®, de l'étang à l'assiette en passant par les étapes de transformation ainsi qu'une présentation des gages de qualité apportés par les acteurs de la filière.

Web TV Dombes est fière d'apporter son soutien à cette journée  et ainsi de faire connaître cette tradition piscicole qui perdure depuis plus de 1000 ans en respectant le milieu naturel et la biodiversité de notre environnement.

Vous pourrez découvrir ci-dessous la bande-annonce de l'événement ainsi que l'affiche et du programme complet.



Didier Fromentin

Cliquer Ici pour le Programme

Pour plus d'informations: www.poissonsdedombes.fr

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Odet. Des huîtres plates draguées du côté du Pérennou


par Le Télégramme

Dix ans après la réhabilitation d'un banc d'huîtres plates en 2004 au Pérennou, le Sivalodet a fait procéder, jeudi 16 octobre, à une douzaine de traits de dragage dans l'Odet. Deux pêcheurs, Gwen Pennarun et Gilles Campion, ont relevé trois douzaines d'huîtres qui feront l'objet d'une dégustation publique, samedi, en fin de matinée, sur la cale du port de Saint-Marine. D'autres huîtres seront aussi étudiées par l'Agrocampus Ouest de Beg-Meil, à Fouesnant, et d'autres encores soumises à des analyses bactériologiques. Leur présence témoigne en tout cas de l'amélioration de la qualité des eaux dans l'estuaire de l'Odet. Les images de Bruno Salaün. Plus d'infos sur www.letelegramme.fr

Le retour des huîtres plates dans l'Odet : Elles sont bonnes !

Dans les années 60 et 70, des erreurs de gestions des épandages issus des centre de traitements des eaux usées et des exploitations agricoles avaient fortement détruit le milieu écologique marin de l'embouchure de l'Odet, et ceci malgré des marées qui remontent jusqu'à Quimper. Les huîtres et d'autres espèces avaient disparues. «Le plancton, la base de la chaîne alimentaire du milieu marin, est extrêmement fragile» a rappelé Hélène Laguerre, la biologiste marine de Silvaodet.

Source : APB par Philippe Argouarch

Par réaction à cette situation, les communes du bassin versant de l'Odet ont formé dès 1996, un syndicat, le Sivalodet. Silvaodet a pour but l'entretien des cours d'eau, l'éducation à l'environnement, la réduction des pollutions, la conciliation des usages de l'eau du bassin versant. En 2009, le syndicat s'est transformé en syndicat mixte avec l'adhésion du Conseil général du Finistère et du Conseil régional de Bretagne.

Les conseils municipaux des 22 communes du bassin-versant de l'Odet élisent chacun un représentant à Sivaodet. La rivière a ainsi ses représentants, accomplissant en quelque sortes, la vision du grand poète américain Gary Snyder (1), qui, en 1969, demandait que les rivières et les montages aient des représentants au Congrès américains !

En 2004, le banc d'huîtres de Perennoù avait été réhabilité et aujourd'hui, 10 ans après, Silva Odet a procédé à un dragage, afin de confirmer le retour définitif des huîtres plates dans l'Odet. Le public, invité sur le port de Sainte-Marine, a pu constater que ces huîtres sont aussi bonnes sinon meilleures que celle du Belon ! Les moules sont aussi de retour grâce à Gilles Campion qui a obtenu un permis d'exploitation de moules sur cordes.

(1) Gary Snyder est le personnage principal, Japhy Ryder, du roman de Jack Kerouac, Les Clochards Célestes, avec qui Kerouac ira escalader le mont Matherson en Californie. Gary Snyder est co-inventeur du biorégionalisme.

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Banc d'Arguin : la plaisance a convaincu le commissaire enquêteur


L’avis du commissaire enquêteur sur le nouveau décret modificatif du banc d’Arguin prend en compte les nombreuses critiques de la plaisance et du nautisme.

Source : Sud Ouest par David Patsouris 

Mardi, l'avis de Jean-Denis Dumont, ingénieur agronome et commissaire enquêteur, sur le projet de décret modificatif de la réserve naturelle nationale du banc d'Arguin, a été rendu public sur le site de la Préfecture après une enquête publique du 4 août au 5 septembre.

L'avis est favorable, mais avec de gros « mais », puisqu'il est assorti de plusieurs réserves suspensives : lever l'interdiction du mouillage de nuit ; supprimer la création de zones de mouillage délimitées ; supprimer l'obligation de surface minimale pour la ou les zones de protection intégrales, c'est-à-dire la zone réservée aux oiseaux et interdite à toute activité humaine.

1 Une participation « remarquable »

Dans son rapport, le commissaire enquêteur analyse la participation du public : « 730 courriers ou observations ont été enregistrés plus 652 feuilles signées dans le cadre d'une association de plaisanciers plus une pétition de 89 signatures initiée par un particulier, soit au total 1 471 personnes ».

Sur le fond, c'est très clair : « Les observations défavorables, très majoritaires, sont au nombre de 1 335 et proviennent essentiellement des plaisanciers mais aussi des industries nautiques et de pratiquants de kitesurf. Les 124 observations favorables proviennent de particuliers et de nombreuses associations de défense de l'environnement dont la Sepanso ainsi que du parti politique EELV. La plupart aimeraient que le projet aille plus loin dans l'interdiction de la présence humaine. Les ostréiculteurs se sont montrés favorables pour la partie qui les concerne ».


2 Les écologistes sont en colère

L'avis est favorable, mais les conclusions du commissaire enquêteur ressemblent à une charge contre les demandes des associations environnementales et de la Sepanso, gestionnaire du site. Michel Daverat, conseiller régional EELV, et président du syndicat mixte de la dune du Pilat, s'est dit « scandalisé » par ce rapport : « Il n'est pas du tout objectif. Il n'y a que deux pages favorables au projet contre 13 pour les avis défavorables ».

« La corrélation entre l'augmentation de l'affluence humaine, telle que présenté dans le dossier, et les populations d'oiseaux, dont la protection constitue le but de la réserve, ne paraît pas évidente », écrit Jean-Denis Dumont.

Et d'ailleurs il ne croit pas à une « surfréquentation » d'Arguin et donc pas à une nécessité d'étendre la zone de protection intégrale sur 100 hectares minimum : « Le nombre de bateaux (hors mises à l'eau pour la journée) semble stagner à environ 12000 depuis 1995. Le chiffre de 250 000 visiteurs annuels, présenté comme donnée certaine, m'apparaît comme une évaluation faite à partir de l'année 2009 et peut être discutée. »


3 La plaisance peut être soulagée

Dans ces conditions, le monde de la plaisance et du nautisme peut pavoiser. Le commissaire enquêteur note d'abord ceci : « Une véritable concertation n'a pas été engagée. Le public le plus concerné, plaisanciers et industries nautiques, m'a paru découvrir le projet lors de l'enquête. L'absence de concertation m'a été confirmée par trois maires » (Lège-Cap-Ferret, La Teste-de-Buch et Arcachon).

Jean-Denis Dumont leur a donc concédé trois réserves suspensives. Et d'abord lever l'interdiction de mouillage de nuit : les bateaux ne sont jamais plus de trente ; ils mouillent à plus de 1,5 kilomètre de la zone de protection intégrale ; l'interdiction de débarquement de nuit est bien acceptée.

(....)


4 Les ostréiculteurs sont satisfaits

5 Et maintenant, quel est l'avenir ?

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Feu vert à la réorganisation du Crédit maritime Bretagne-Normandie


L’intégration de la dernière des six caisses régionales du Crédit maritime dans la Banque populaire, celle de Bretagne-Normandie, la plus importante, arrive à son terme. Elle prévoit le transfert à la fin 2016 des activités de contrôle des opérations de Quimper vers Rennes, siège régional de la Banque populaire de l’ouest.

Source : Le Marin

Ce processus achevé dans les cinq autres caisses régionales du Crédit maritime a pris un peu plus de temps dans l’ouest, siège de la plus importante caisse du réseau (34 des 56 agences, 150 des 250 salariés). L’importance de Quimper a longtemps préservé ses emplois dans l’attelage formé en 2005 avec le groupe Banque populaire.

56 personnes sont encore présentes dans la capitale cornouaillaise où une quarantaine de postes devraient être supprimés. Ne resteront alors à Quimper qu’une quinzaine de salariés sur des postes commerciaux. La direction souligne que le réseau commercial du Finistère (34 agences) n’est pas concerné par cette réorganisation et que les effectifs seront maintenus.

Une étude de faisabilité associant Crédit maritime Bretagne-Normandie et BPO doit déterminer tous les détails du plan, d’ici à la fin de l’année. Le comité d’entreprise a donné un avis favorable avec quelques réserves au plan le mercredi 15 et le conseil d’administration devait l’avaliser, le jeudi 16.

Plus d'informations dans "le marin" du vendredi 17 octobre

Transfert du siège du Crédit maritime à Rennes : Ludovic Jolivet ironise

Dans un communiqué, vendredi 17 octobre, le maire de Quimper Ludovic Jolivet réagit au transfert du siège du Crédit maritime vers Rennes. Extraits.

Source : Côté Quimper

Pour le moins piquante et ironique. Le maire de Quimper Ludovic Jolivet réagit vendredi 17 octobre dans un communiqué sur le départ annoncé d’ici à fin 2016 du siège du Crédit maritime, de Quimper à Rennes.

En 2016 donc, le Crédit Maritime abandonnera son territoire naturel pour se réfugier très à l’intérieur des terres – c’est le moins que l’on puisse dire sauf à considérer que la Vilaine est un fleuve côtier. Désormais le port d’attache administratif de la « banque bleue » sera Rennes, haut lieu de la pêche et du commerce comme chacun sait…

Ludovic Jolivet poursuit :

Bien sûr, la part proprement « maritime » de l’activité du Crédit Maritime a connu une baisse régulière liée notamment aux difficultés de la pêche. Bien entendu, l’ancien directeur général, Patrick Dufour, ne peut être soupçonné d’avoir accéléré cette « délocalisation infrarégionale », bien au contraire. Bien évidemment, le Crédit Maritime Bretagne Normandie conservera une entité d’une quinzaine de salariés à Quimper.

Le maire de Quimper pointe enfin – comme il l’avait fait pendant la campagne des élections municipales 2014 – le déplacement des centres de décisions et pôles économiques vers l’Est de la Bretagne aux dépens de l’Ouest :


Il reste que, par principe et par conviction, nous contestons certaines expressions employées pour rendre compte de cette fuite vers l’Est breton, du genre « chronique d’une fin annoncée » ou « histoire écrite d’avance ». Rien ne justifie de considérer comme logique ou normal que des fleurons de notre économie filent à Rennes avec armes et bagages, laissant l’ouest breton encore plus seul face à ses nombreux défis.

Ludovic Jolivet conclut :

Discourir sans fin sur l’aménagement du territoire, sur l’équilibre interne à la Bretagne, c’est bien ! Prouver, démontrer, jour après jour, son attachement indéfectible à notre terre et à celles et ceux qui y vivent, c’est cent fois mieux !

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Finistère. Guyader recrute 95 opérateurs de production

Guyader gastronomie recrute  95 opérateurs dans le Finistère pour les sites de Landrévarzec et Chateauneuf-du-Faou.

Source : Ouest France

L'entreprise Guyader recrute pour ses sites de Landrévarzec et Châteauneuf-du-Faou, avec Pôle emploi, 95 opérateurs de production en agroalimentaire. Il s'agit de contrats à durée déterminée de deux mois minimum. Les postes à pourvoir sont ouverts à tous, avec ou sans expérience dans le métier. Les candidats seront recrutés dès fin octobre, selon la méthode de recrutement par simulation.

Des qualités d'exécution

Parmi les qualités requises : rapidité d'exécution, dextérité, respect de consignes écrites, respect des normes d'hygiène. Horaires de travail en 2 x 8. Les activités : pour Landrévarzec (Guyader gastronomie), dosage et packaging ; pour Châteauneuf-du-Faou (Bretagne saumon), mise sur plaque et expédition. Les postes seront présentés le 21 octobre à la communauté de communes de Haute-Cornouaille, à Châteauneuf-du-Faou pour Bretagne Saumon, à la CCI de Quimper pour Guyader gastronomie.

Inscriptions au 02 98 33 81 70, de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h

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La saisonnalité dans les filières agricoles, halieutiques et agroalimentaires : une réalité méconnue aux enjeux pourtant importants

CESE -Conseil Economique Social et Environnemental

Rapporteur/Intervention :

Rafaël NEDZYNSKI
Groupe CGT-FO
Adopté le : 09/09/2014
Mandature : 2010-2015
  
La saisonnalité, tant au niveau de la production que de la consommation, impacte de nombreuses filières agricoles, agroalimentaires et halieutiques. Malgré les importants enjeux économiques, sociaux et territoriaux dont elle est porteuse, son ampleur et ses effets s’avèrent difficiles à mesurer. Le CESE formule un ensemble de préconisations qui visent à la fois la sécurisation de l’activité des entreprises et des emplois des salariés marqués par la saisonnalité, grâce notamment à la diffusion d’initiatives locales fructueuses mais encore trop souvent isolées.

Source : CESE

Cliquer Ici pour télécharger l'Avis et rapport

Cliquer Ici pour télécharger la Note de synthèse

Le CESE a voté à l'unanimité son avis "La saisonnalité dans les filières agricoles, halieutiques et agroalimentaires : une réalité méconnue aux enjeux pourtant important"

La saisonnalité en agriculture et plus généralement dans les filières alimentaires, est d’abord celle d’une production marquée par le rythme naturel des saisons, notamment pour les fruits et les légumes, le vin, ou encore la pêche. Elle résulte aussi, pour une part importante, d’une consommation, découlant des modes de vie liés aux périodes de fête (chocolats, foie gras, huîtres…), ou aux conditions climatiques (glaces, potages, activités de jardinage …).

Cette saisonnalité qui concerne de nombreux salariés et entreprises, est porteuse de forts enjeux économiques, sociaux et territoriaux encore mal identifiés.

Dans son avis, le CESE formule des préconisations visant à la fois la sensibilisation des consommateurs, la sécurisation de l’activité de ces entreprises (financement, diversification, débouchés…), une plus importante pérennisation des emplois (pluriactivité, formation professionnelle), une amélioration des conditions de vie et de travail de ces salariés (santé au travail, couverture sociale, transport, logement …)notamment en diffusant les initiatives locales fructueuses qu’il a repérées mais qui restent trop souvent isolées et requièrent une meilleure coordination entre Etat, régions, territoires et parties concernées. Il a été voté à l’unanimité des 179 votants. Source : Commmuniqué Ceser

Extrait

La conchyliculture

Par nature, toutes les activités de productions conchylicoles revêtent un caractère saisonnier, que l’on parle d’ostréiculture (huîtres), de mytiliculture (moules), de cérastoculture (coques) ou de vénériculture (palourdes). La commercialisation des produits conchylicoles est aussi marquée par un fort aspect saisonnier, la période des fêtes pour l’ostréiculture et les mois de juin à septembre pour la mytiliculture. Cette saisonnalité a pour origine une habitude de consommation ou plus simplement la période de maturité du produit et de sa mise en vente. Les productions conchylicoles métropolitaines se caractérisent par leur absence de transformation dans la quasi intégralité des cas.

La conchyliculture française se classe au 2ème rang européen avec une production moyenne de 200 000 tonnes de coquillages pour un chiffre d’affaires moyen de 774 M€. Le nombre d’entreprises concernées est de plus de 4 000 (dont plus de 70% de TPE) réparties sur l’ensemble du littoral métropolitain, de la zone Normandie - Mer du Nord à la Méditerranée.

Le poids de la saisonnalité en termes de chiffre d’affaires diffère selon la production conchylicole concernée. Il est compris entre 60% et 70% pour l’ostréiculture (chiffre d’affaires réalisé durant la période des fêtes de fin d’année) contre 100% pour la mytiliculture. L’exportation d’huîtres d’élevage (vers l’Italie et l’Espagne principalement) était de

208 000 tonnes avant 2008. Elle est tombée à 87 000 tonnes en raison de l’épidémie qui a entraîné une forte mortalité des naissains avant de remonter à 97 000 tonnes en 2013. L’exportation d’huîtres à consommer hors de l’UE se limite à 5 800 tonnes

Sur les 18 000 personnes employées en conchyliculture, près de 50% sont des saisonniers. Leurs contrats sont le plus souvent des CDD de courte durée (inférieurs à 30 jours). Le niveau de formation ou de qualification n’est pas connu, mais le travail saisonnier ne demande pas de qualification élevée, plutôt une expérience pratique des postes à occuper durant ces pics de saisonnalité. 41%des saisonniers sont des femmes. En saison, elles représentent 66% des effectifs et travaillent surtout dans le conditionnement.

Les entreprises et leurs personnels relèvent de deux régimes de protection sociale différents : la MSA et l’ENIM. L’affiliation à l’ENIM ayant été rendue obligatoire pour disposer d’un parc à huîtres sur le domaine public maritime, les hommes qui travaillent en mer sont le plus souvent affiliés à l’ENIM et les femmes à terre à la MSA.

La pêche en mer

Dans le secteur de la pêche professionnelle en mer, on dénombre en 2012

11 049 hommes d’équipage, marins ayant navigué au moins un jour dans l’année à la pêche.

La répartition des marins par durée d’embarquement est stable depuis plusieurs années. Au total, les 3/4 des marins ont un temps d’activité supérieur à 6 mois, et près des 2/3 naviguent plus de 9 mois. On note cependant depuis 2011 une tendance à l’augmentation du pourcentage de marins qui naviguent moins de 3 mois à l’exception de la Grande Pêche et des cultures marines (CM).

Les cultures marines (CM et CPP32) connaissent des durées d’embarquement supérieures à 9 mois qui sont plus fréquentes que dans les autres genres de navigation car beaucoup de marins sont embarqués sans discontinuer sur l’ensemble de l’année (c’est également le cas en petite pêche).

Durées d’embarquement par genre de navigation



Les industries des produits alimentaires élaborés

L’industrie des produits alimentaires élaborés et les emplois du secteur sont très fortement dépendants de l’activité saisonnière.

Dans la plupart de ces secteurs, les entreprises ont une activité fortement saisonnière liée soit à la saisonnalité des matières premières (légumes, fruits, poissons …), soit aux modes de vie collectifs (foie gras, saumons fumés, escargots, produits festifs ou estivaux …). Selon la convention collective, il a toujours été d’usage de considérer comme saisonnières dans ces industries, les activités exercées durant certaines périodes de l’année par certains secteurs d’activité...

Exemple : la saisonnalité pour le secteur des produits de la mer


Il convient à ce sujet de noter que du fait notamment de l’évolution des techniques et des variétés cultivées, ces périodes ne correspondent plus forcément à la réalité. De plus, la saisonnalité de consommation a pour de nombreux aliments, pris le pas sur celle de leur production. A titre d’exemple, pour les produits à base de viande, le secteur du foie gras est particulièrement soumis à la saisonnalité de la consommation ; il en est de même dans le secteur du poisson, pour la production de saumon fumé.

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La bonne mine de l’esturgeon

La maîtrise de la reproduction artificielle de cette espèce en grand danger laisse espérer le repeuplement de l’estuaire de la Gironde.

Source : Sud Ouest par Jean-Denis Renard

A une centaine de kilomètres bien pesés de l'embouchure de la Gironde, Saint-Seurin-sur-l'Isle est pourtant ouverte sur le large. Dans la station d'Irstea, on y fait naître par centaines de milliers des bestioles dont les survivants ont vocation à multiplier les allers-retours entre l'estuaire et la haute mer : des esturgeons.

Ces éclosions en cascade sont sans rapport avec l'or noir nommé caviar. Le mets provient des élevages d'esturgeons sibériens, Acipenser baerii pour les intimes. Les scientifiques d'Irstea sont mobilisés sur la cause des esturgeons européens, Acipenser sturio, les énormes poissons qui illustraient les pêches miraculeuses de l'estuaire de la Gironde sur les cartes postales sépia d'avant-guerre.

Maîtriser la reproduction

De pêche miraculeuse, il n'y a plus depuis longtemps. L'historique du déclin a été rappelé lors de la récente inauguration du nouveau bâtiment Sturio 2, qui abrite les 49 esturgeons géniteurs bichonnés dans les bassins. « Les pêcheurs professionnels ont lancé l'alerte dès 1971 », indique Gilles Adam, qui s'occupe de la gestion des poissons migrateurs amphihalins - qui passent de l'eau douce à l'eau salée et vice versa - à la Dreal Aquitaine (2).

La pêche a été interdite en 1982. Aujourd'hui, l'esturgeon européen est considéré en « danger critique d'extinction ». Son destin à l'échelle française conditionne la survie de l'espèce. Son aire de distribution s'est réduite comme peau de chagrin. À part le bassin Gironde-Garonne-Dordogne, on ne le trouve plus que dans l'estuaire de l'Elbe, en Allemagne.

Dans le massacre méthodique de la biodiversité perpétré par Sapiens sapiens - nous, donc -, le sort de l'esturgeon européen entretient pourtant une timide flamme d'espoir. En 2006, une seule et unique capture accidentelle d'esturgeon avait été notifiée aux autorités. En 2012, on en a dénombré 326, à une écrasante majorité dans la Gironde et dans le panache estuarien, cette zone de mélange des eaux saumâtres et de la mer.

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17 octobre 2014

Image de la moule auprès des consommateurs et des professionnels

FranceAgriMer

Edition Septembre 2014

Les cabinets d'études CoSpirit Médiatrack et Marketing Seafood ont réalisé pour FranceAgriMer au premier semestre 2014 une étude sur l'image de la moule.

Source : FranceAgriMer

Ils ont interrogé des consommateurs et des professionnels de la filière pour mieux comprendre leurs attentes, leurs connaissances du marché et leurs comportements.

L'objectif de l'étude était d'identifier des leviers de différenciation par rapport à l'offre étrangère afin de mieux orienter les futures campagnes de promotion de la moule française.

Attention, la promotion est un outil nécessaire mais qui ne réglera pas seul le problème de la baisse de compétitivité de la moule de bouchot...

Cliquer Ici pour télécharger la synthèse des résultats de l'étude "Image de la moule auprès des consommateurs et des professionnels"

Extrait du document

Résultats

Enquête auprès des consommateurs

La moule est un produit largement consommé en France : 8 français sur 10 déclarent en manger au moins une fois par an, avec comme principal mode de consommation le plat moules-frites.


• La principale raison de non/très faible consommation de moules est liée aux propriétés intrinsèques du mollusque (aspect/goût) qui déplaisent à certains.
Chez les consommateurs, les perceptions et l’imaginaire associés à l’univers de la moule sont très positifs :

• Le produit évoque le plaisir, l’évasion, la convivialité, la simplicité. Il s’agit également pour eux d’un produit naturel, bon marché et d’un plat équilibré.
› Seuls quelques consommateurs voient des contraintes d’ordre pratique (une préparation chronophage ou difficile, une importante quantité de déchets après consommation, un plat « salissant ») ou encore un risque sanitaire possible du fait qu’il s’agit d’un produit fragile.

Concernant l’offre existante, l’étude montre que les consommateurs ont une assez bonne connaissance de la provenance géographique….

La grande majorité des consommateurs semble savoir que les moules sont principalement produites/élevées par des professionnels mais leur connaissance reste limitée...

Autres résultats

• Telle que déclarée par les répondants à l’enquête, la consommation de moules à domicile concerne 93% des consommateurs et la consommation au restaurant 72% des consommateurs.
• Concernant les principaux lieux d’achat (hors restaurant), la GMS arrive en tête (66%), puis le marché (29%), la poissonnerie (28%) et le producteur (13%).

Résultats

Enquête auprès des Professionnels

Stratégies commerciales : la moule est un produit de promotion pour la grande distribution, un produit de gestion facile pour les poissonniers et une marge assurée pour la restauration :

• Pour les professionnels, les moules représentent une part importante de leur activité de négoce en termes de volume, de chiffre d’affaires et de marges.

• En grande distribution :
- la moule est un produit d’appel ( « TOP 5 » des promotions). Le prix est le facteur clef d’achat.
- Certaines enseignes mettent en avant une offre segmentée (par origine / par bassin) quand d’autres communiquent sur le concept de « la meilleure moule au meilleur moment est ici ».

• En poissonnerie...

Comportements d’achat : le marché de la moule semble être marqué par une lente dessaisonalisation des ventes.

• Historiquement la consommation de moules était concentrée sur les mois de août à novembre. Mais au cours des années, la période de commercialisation a démarré de plus en plus tôt dans l’année. Le secteur de la restauration semble principalement touché par ce phénomène.


Politiques d’achat

• Les acheteurs professionnels de la Grande Distribution ont une idée précise et exhaustive des conditions d’élevage et de pêche des moules en France et à l’étranger. Ils s’approvisionnent auprès de l’ensemble des bassins français et pays européens selon l’attractivité prix.

• Pour les restaurateurs, les principaux critères d’achat sont le prix et la praticité. Le bénéfice généré sur ce produit populaire présenté en plat à prix fixe repose sur la capacité des restaurateurs à acheter des moules bon marché. Ils n’hésitent pas à substituer une origine par une autre.

Une perception généralisée d’une baisse de qualité de la moule de Bouchot particulièrement en début et fin de saison...

Fragilité économique : une pression sur les prix et les marges des professionnels

• Les professionnels dénoncent une stagnation des prix d’achat et un déclin des rendements à la production (baisse de la productivité, prolifération de prédateurs) quand le prix des intrants ne cesse d’augmenter....
Résultats

Les leviers de commercialisation et de consommation de la moule française

Le principal objectif de la campagne de communication est d’inviter les consommateurs à manger les moules françaises à la bonne saison. Plutôt que de stimuler les ventes.

Les moyens de communications

Les thèmes à aborder au sein des communications afin de promouvoir la moule française

Les consommateurs à cibler en priorité

Les pistes créatives de la communication

• L’attente des consommateurs est plus axée sur le rêve, l’évasion, et non pas sur la technique d’élevage qu’ils ne connaissent pas actuellement.

Pour les campagnes il faut donc utiliser des visuels, des ambiances sonores et des slogans évocateurs pour les consommateurs :
– Un éleveur / mytiliculteur plutôt qu’un estran couvert de bouchots (évocation d’un savoir-faire, d’une production artisanale vs industrielle.
– Un décor mer : évocation de l’évasion, naturalité, authenticité.
– Une mise en scène de plats cuisinés plutôt qu’un mollusque brut (promesses gastronomiques, qualité du produit, qui donne envie).
– Une mise en scène évoquant la convivialité, le partage entre amis/famille, avec enfants.

• Le consommateur français semble avoir un fort attachement patriotique.
Il est donc important de valoriser la différence française au sein des communications :
– Plus que de production française, parler de producteurs bretons, normands …
– Utiliser des slogans « évocateurs » : « les moules de nos côtes, les producteurs de nos régions »

 Attention, la promotion est un outil nécessaire mais qui ne réglera pas seul le problème de la baisse de compétitivité de la moule de bouchot.

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La moule Morisseau s’accroche à la qualité

           

Bretagne Développement Innovation
            Contact :
            Chrystèle Guy Contactez nous
            Tél : 02.99.84.78.76
            Publié le : 14 octobre 2014

Brève

Toutes les moules de bouchot - même certifiées AOP - ne se valent pas. Producteur en baie du Mont- Saint-Michel, Stéphane Hesry en fait la démonstration chaque jour sur les étals.

Le mytiliculteur consacre 15 % de sa concession à l’élevage d’une moule produite selon un cahier des charges exigeant. Lequel garantit un taux de chair (30 %) et une taille supérieure à la moyenne. Baptisée du patronyme de son grand-père, le coquillage a pris le nom de moule Morisseau.

Le temps passé à l’élevage, au tri et au calibrage justifie son prix plus élevé : la qualité supplante le rendement. Au moment de lancer sa protégée sur le marché, Stéphane Hesry s’est adjoint les services de l’agence de design global Icilaba. Le producteur souhaitait créer un logo. In fine la collaboration a accouché d’une véritable identité de marque, portée par la réalisation d’un site web de caractère qui élève la moule Morisseau en reine des bouchots.

Le slogan « qualité supérieure » décore les vestes et les tabliers des employés. « Au-delà du visuel, l’agence m’a aidé à définir la philosophie du produit, ses valeurs et un argumentaire commercial cohérent en jouant le rôle du consommateur- type : que veut-il ? », commente Stéphane Hesry.

La communication revue en profondeur, la stratégie de différenciation a permis de cibler davantage la clientèle prescriptrice des poissonniers. À l’exception d’un grossiste parisien, la moule Morisseau se vend en direct via un réseau de 70 artisans dans toute la France. Et les résultats sont là.

Environ 300 tonnes de moules Morisseau seront vendues cette année. Le chiffre double chaque saison.

Liens :

    Le site internet de Moule Morisseau

    Article paru dans le Paré à Innover n°59

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Le 16 Octobre 2014

France : 160000 tonnes de coquillages commercialisés


La conchyliculture emploie près de 18 000 personnes dans 2900 entreprises réparties sur tout le littoral français. 160.000 tonnes de coquillages pour un chiffre d'affaires de 876 millions d’euros

d'après le Recensement de la conchyliculture 2012

Source : Agreste

En 2012, la filière conchylicole compte 2 900 entreprises, réparties sur l’ensemble du littoral, et commercialise 160 000 tonnes de coquillages pour la consommation.

Le volume d’huîtres vendues est un peu supérieur à 80 000 tonnes, en baisse de 26 % depuis 2001. Avec plus de 77000 tonnes en 2012, la commercialisation de moules est au contraire en hausse de 5,4 % par rapport à 2001. Le chiffre d’affaires global des entreprises conchylicoles s’élève à 876 millions d’euros en 2012. Les entreprises conchylicoles emploient en moyenne 3 équivalents temps plein. La main-d’oeuvre familiale assure la moitié du volume de travail mais régresse au profit des salariés non familiaux.

Selon le deuxième recensement de la conchyliculture française, 2900 entreprises commercialisent en 2012 des produits conchylicoles, soit 24 % de moins qu’en 2001. L’activité de ces entreprises recouvre le captage ou la production de naissains et l’élevage de coquillages, ainsi que l’expédition sous agrément sanitaire pour la consommation.

Extrait...

Baisse de la production d’huîtres, progression de celle des moules

Depuis 2001, la production conchylicole a globalement diminué de près de 15 % en volume pour s’établir à 160 000 tonnes en 2012. Cette baisse s’explique notamment par le repli marqué de la production d’huîtres creuses, dans un contexte de surmortalités du naissain de captage naturel d’huîtres creuses depuis 2008. Le volume des d’huîtres creuses, de 79 000 tonnes en 2012, est ainsi en baisse de 26 % par rapport à 2001. Avec un recul de plus de 30 % par rapport à 2001, la production d’huîtres plates pour la consommation est légèrement supérieure à 1 000 tonnes en 2012. La balance commerciale des huîtres est positive mais les échanges sont négligeables.

A contrario, la production de moules a augmenté de 5,4 % depuis 2001. En 2012, les volumes commercialisés de moules sous marquage dépassent ainsi 77 000 tonnes et sont principalement constitués de moules edulis (près de 60000 tonnes). Malgré la hausse des ventes, le volume n’est pas suffisant pour satisfaire les besoins de la consommation française. La France importe 54 000 tonnes de moules en 2012, soit 8 % de moins qu’en 2001. Enfin, les conchyliculteurs commercialisent sous marquage sanitaire 1 000 tonnes de palourdes, près de 1 000 tonnes de coques et 60 tonnes d’autres coquillages.

La vente de coquillages pour la consommation : deux tiers du chiffre d’affaires Le chiffre d’affaires global des entreprises conchylicoles s’élève à 876 millions d’euros en 2012. Il intègre le montant des ventes de produits conchylicoles provenant de l’élevage ou de la pêche mais aussi le chiffre d’affaires tiré des activités liées à l’aquaculture et des autres activités de diversification des entreprises. La production conchylicole en constitue toutefois la principale part (89 %) avec 781 millions d’euros en 2012. Ce chiffre d’affaires provient pour les trois-quarts de ventes conchylicoles pour la consommation et pour un quart de ventes de produits conchylicoles non finis (naissain, demi-élevage et d’adultes sans marquage sanitaire).

Les autres activités aquacoles des entreprises de conchyliculture (élevage de poissons, de crustacés, d’algues...) ne représentent que 2 % du chiffre d’affaires global et les autres activités de diversification 9 %. Les activités de diversification les plus fréquentes sont les activités liées au négoce de coquillages d’élevage ou de pêche.


Une activité localisée sur l'ensemble du littoral

Les 2900 entreprises conchylicoles sont réparties sur l'ensemble du littoral, de la Mer du Nord à la Méditerranée. Elles exploitent près de 90% de leurs superficies de production dans la région conchylicole de leur siège. Les 10% restants correspondent à des superficies hors de la région du siège.....

Des entreprises encore majoritairement individuelles

Près des deux tiers des entreprises conchylicoles sont individuelles. Mais avec près de 1 000 entreprises, les formes sociétaires ont progressé depuis 2001 passant de 20 % à près de 35 % de l'ensemble des entreprises. La Bretagne-Nord culmine avec un taux d'entreprises sous forme sociétaire à près de 74 %. Les exploitations agricoles à responsabilité limitée (EARL) ont vu leur part augmenter dans toutes les régions. En 2012, elles représentent 48% des formes sociétaires contre 34% en 2001....

Trois équivalents temps plein en moyenne par entreprise

En 2012, la conchyliculture a employé près de 18 000 personnes, représentant l'équivalent de 8574 emplois à temps plein (ETP). Les effectifs ont diminué de près de 18 % entre 2001 et 2012, à un rythme proche de celui du nombre d'entreprises (- 24 %). De ce fait, le nombre moyen de salariés par entreprise reste globalement stable, à 3 ETP....

73 tonnes de coquillages de consommation vendues en moyenne par entreprise

Huit entreprises conchylicoles sur dix ont un agrément sanitaire pour vendre des coquillages à la consommation. Ces entreprises disposent toutes d'au moins un bâtiment ou bateau expéditeur. 85 % d'entre elles utilisent un véhicule pour le transport de coquillages sous marquage sanitaire....

Télécharger Ici le document intégral "Recensement de la conchyliculture 2012"

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Les poissons et les salades dans le même bocal grâce à l'aquaponie

En Auvergne, une ferme étonnante teste une production de laitues avec des truites. Cette méthode s'appelle l'aquaponie, et c'est parfaitement écologique.

Source : RTL

Imaginez : vous avez un aquarium où grandissent des truites. Au-dessus, posées sur une sorte de grillage : des salades qui poussent. Leurs racines ne sont pas plantées dans la terre. Elles sont dans l'eau. C'est un mélange entre l'aquaculture et l'agriculture.

Quels sont les avantages ? L'aquaculture, c'est très polluant, surtout dans les élevages industriels. Les déchets de poissons s'accumulent et polluent l'eau à haute dose. Dans cette ferme un peu spéciale, ces déchets organiques servent à nourrir les salades qui, du coup, n'ont pas besoin d'engrais. En poussant, les salades purifient l'eau avec leurs racines. Dessous, les poissons sont contents et en pleine santé. Il n'y a plus besoin de changer l'eau du bocal.

Une solution d'avenir

En Auvergne, le système (qui s'appelle Projet Osmose) est encore expérimental, mais il fonctionne. À terme, ces concepteurs espèrent pouvoir produire 5.000 laitues par semaine et 100 kilos de truites arc-en-ciel. En cette journée mondiale de l'alimentation, la question importante est : comment nourrir 9 milliards de personnes en 2050 sans polluer toute la planète ? L'aquaponie est une solution d'avenir.

Il y a d'énormes problèmes de pollution dans les pays qui pratiquent l'aquaculture, notamment en Asie. Cette technique permet à la fois d'élever des poissons, de faire pousser des légumes et de produire des aliments sans polluer. Des fermes test existent au Canada, à Berlin et à New York. Car ce type de ferme peut très bien exister dans les centres-villes, où les consommateurs sont les plus nombreux.

Aquaponie : A l'état expérimental en France

A grande échelle en Chine



Cliquer Ici pour découvrir un exemple de programme d'Aquaponie en Chine : World’s Largest Aquaponics Project, in China’s Third Largest Aquaculture Lake

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Biosciences bleues. Le Finistère à la pointe


À l'occasion de la Sea tech week à Brest, Biosciences en Finistère organisait une conférence sur les ressources biologiques marines. L'occasion de faire se rencontrer chercheurs et industriels.

Source : Ouest France par Renée-Laure Euzen.

Le poids des biosciences

Les biosciences dans le Finistère regroupent quelque 50 entreprises réparties sur tout le territoire, ainsi que 35 centres de recherche et développement. Dix établissements d'enseignement supérieur travaillent également sur le sujet. Les entreprises issues des biosciences bleues (mer) sont les plus nombreuses, viennent ensuite les biosciences vertes et jaunes (agro, agri et environnement), les biosciences blanches (industrie) et rouges (santé). Économiquement, les biosciences pèsent quelque 1 000 emplois pour un chiffre d'affaires cumulé estimé à 200 millions d'euros. 1 500 étudiants sont répartis dans les 47 formations dédiées aux biosciences.

La recherche au service de l'industrie

(...)

La mer, source inépuisable

À l'occasion de la Sea tech week, salon des sciences marines qui se déroulait cette semaine à Brest, l'accent a été mis sur les biosciences bleues. Et notamment, les recherches sur les grands fonds. « À très grande profondeur, entre - 1 000 m et - 4 000 m, on trouve des organismes qui parviennent à vivre dans une eau à 3 °C et tout près, des voisins qui, eux, vivent dans une eau à 95 °C, sortie d'une source chaude... » décrit Georges Barbier, professeur du Lubem. Leurs propriétés ont contribué à faire avancer la science, comme « l'utilisation de l'ADN, qui, dans certaines affaires criminelles, permet de trouver des traces sur des scellés anciens. »

À Roscoff, la recherche se concentre sur les micro-algues, qui représentent une source importante de molécules à forte valeur ajoutée à destination des industries du bien-être, de l'alimentaire et de la santé. Un projet de laboratoire commun, regroupant le monde de la recherche et celui de l'industrie a été retenu dans le cadre des investissements d'avenir.

Un rendez-vous attendu


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Le 15 Octobre 2014

Etel : Le lycée maritime offre de nouveaux départs



Le lycée maritime accueille actuellement 10 stagiaires pour une formation de 4 semaines qui débouchera sur le certificat de patron de navire aux cultures marines, niveau 1. Patrick Corlay, leur professeur, supervise la formation : « Ils sont formés à la navigation, à la manoeuvre à bord du « Limaret », le bateau d'instruction du lycée, à la mécanique et à la construction d'un navire et au droit maritime. »

Source : Ouest France

Parmi les stagiaires, beaucoup travaillaient déjà dans le milieu. Pour certains, c'est une reconversion. C'est le cas d'un stagiaire qui était cadre dirigeant dans l'industrie plastique et qui a racheté une entreprise ostréicole. Ou un autre qui après plusieurs années aux commandes de bateaux omnibus sur la Seine a effectué un retour aux sources.

La jeune stagiaire de 28 ans, Élodie Moysan, était chercheuse en cancérologie : « Je suis titulaire d'un doctorat de sciences et je travaillais comme chercheuse au sein du CHU d'Angers. Dans mon domaine, c'est difficile de trouver un emploi dans la région, et je voulais me rapprocher de mon conjoint et de mon fils », explique-t-elle. Son conjoint, ostréiculteur à Locoal-Mendon, lui a fait découvrir et apprécier son univers. Élodie a passé tous les certificats lui permettant de travailler dans la société de son mari. « Une décision qu'on a prise ensemble. A l'issue de cette formation, je pourrai m'associer avec lui », se réjouit-elle.

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Décret Arguin : avis favorable pour la régularisation de l’ostréiculture

Le Rapport et les conclusions du Commissaire Enquêteur pour le Décret Modificatif d’Arguin ont été publiés aujourd’hui. Il a rendu un avis favorable concernant la régularisation de l’activité ostréicole sur le Banc d’Arguin et a indiqué son approbation concernant la position du CRCAA sur la régularisation de 32 ha de parcs hors passages et le maintien de 3 zones d’exploitation.

Source : CRC Arcachon
Ses conclusions concernant l’ostréiculture sont les suivantes :
  • « Je note comme un point positif que le projet a été préparé en ayant organisé une concertation avec les représentants de la profession. Il prévoit une régularisation de l’occupation en la limitant à deux zones et à 45 ha de surface totale ainsi qu’à une durée de 5 ans, créant ainsi une situation souple.
  • Je note que la régularisation est acceptée bien que le dossier souligne plusieurs inconvénients nets liés à la présence ostréicole sur la réserve.
  • Lors de l’enquête, les professionnels expriment le souhait que la limitation concerne la surface nette réellement occupée par les parcs qui est de 32ha actuellement, la limitation à deux zones leur paraissant peu applicable en raison des évolutions rapides du banc.
  • Le porteur du projet se montre favorable à une modification du décret prenant en compte la surface nette de 32 ha répartie sur 3 zones ce qui me paraît très satisfaisant.
  • La régularisation de l’occupation a aussi pour avantage, à mon sens, de pouvoir établir un cadastre légal et précis, permettant de gérer enfin de manière rigoureuse l’entretien des parcs et, je l’espère, de pouvoir mettre au point un système de nettoyage des anciens parcs, résolvant ainsi des problèmes maintes fois signalés dans les observations en apportant une amélioration indéniable dans la gestion du banc. »
Consultez le Rapport du Commissaire enquêteur en cliquant Ici :
  • Rapport commissaire enquêteur
  • Annexes du rapport d’enquête
  • Conclusions commissaire du enquêteur

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Le Brésil, 1er importateur de filets de panga surgelés du Vietnam

Le Vietnam a dépassé la Chine pour devenir le plus grand exportateur de filets de panga surgelés au Brésil, avec 44.000 tonnes de filets en 8 mois.

Source : Vietnam plus

Illustration Wikipedia : Panga (Pangasianodon hypophthalmus) 

Selon l’Association des transformateurs et exportateurs de produits aquatiques du Vietnam (VASEP), du 1er janvier au 15 septembre, la valeur des pangas exportés au Brésil avait atteint 86,2 millions de dollars, soit une hausse de 19 % en glissement annuel. Le Brésil est le deuxième importateur de pangas vietnamiens, derrière les Etats-Unis.

Dans le contexte où les exportations vers l’UE, les Etats-Unis et le Japon tendent à diminuer en raison de la baisse de la demande et des barrières douanières et techniques, le Brésil s'affirme de plus en plus comme un marché prometteur pour les produits aquatiques vietnamiens, filets de panga surgelés notamment.

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Le 14 Octobre 2014

Arcachon : pourquoi les huîtres pondent-elles si peu ?



Ismaël Bernard a présenté les conclusions de son étude sur les problèmes de reproduction des huîtres du Bassin aux élus des communes littorales.

Source : Sud Ouest par David Patsouris

Un soir de l'hiver 2012, Olivier Laban, le président des ostréiculteurs du bassin d'Arcachon, avait été invité au conseil du Syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon (Siba) pour leur parler de la filière et d'un problème qui se faisait jour depuis quelques étés : il n'y avait plus de naissain d'huîtres dans le plus grand bassin naisseur d'Europe. Et ce d'abord parce que les huîtres pondaient peu. Ce phénomène se conjuguait pour le pire à des mortalités dues à un herpès-virus qui décimaient littéralement les jeunes huîtres, laissant les ostréiculteurs sans stock et en plein désarroi.

Les élus avaient alors écrit au PDG d'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) pour lui demander des moyens humains afin de mener des recherches sur les problèmes de reproduction des huîtres arcachonnaises. Mieux, le Siba avait pris à sa charge une partie du financement de cette étude qui a été menée par Ismaël Bernard. Vendredi soir, lors du Conseil du Siba, Olivier Laban était de retour face aux élus, avec d'Ismaël Bernard qui leur a présenté ses conclusions.

1 Un affaiblissement génétique ?


Ce dernier a étudié plusieurs hypothèses susceptibles d'expliquer ces maigres pontes. Examinons-les. D'abord, y a-t-il un affaiblissement génétique des huîtres arcachonnaises ? Non. Mais leur croissance est faible dans certains points du Bassin, dans les hauts et dans le sud-est notamment.

Y a-t-il assez d'huîtres sauvages dans le fond du Bassin ? Oui. C'est important parce que les huîtres lâchent dans l'eau leur laitance et la reproduction se fait dans la mer, donnant des larves qui, de petites à grandes, se fixeront dans un délai de deux à trois semaines sur les collecteurs (les tuiles chaulées ou les coupelles) pour devenir des naissains. Or, plus les larves sont près de la sortie du Bassin, plus elles se dispersent dans l'océan avant de se fixer. Il y a 65 000 tonnes d'huîtres sauvages dans le Bassin, et entre 8 à 10 000 tonnes d'huîtres d'élevage. « La présence de 3 à 5 000 tonnes d'huîtres d'écloserie, et donc stérile, dans le Bassin, ne joue pas », a affirmé Olivier Laban.

2 Un problème de nourriture ?

(...)

3 Un contaminant dans les eaux ?

(...)

4 La situation reste fragile

(...)

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Le 9 Octobre 2014

Les huîtres sont malades, l’Ifremer est attaqué

 
Ostréiculteurs traditionnels contre l’Ifremer / Le rapport de l’expert se fait attendre

Cultures Marines 2012


Octobre 2014

Les naissains d’huîtres connaissent une mortalité massive, due à un virus depuis 2008. L’association Ostréiculteur traditionnel, qui regroupe des producteurs d’huîtres nées en mer, assigne Ifremer en justice pour négligence et défaut de surveillance. Enjeu : une forme d’industrialisation de la culture du mollusque.

Rapport d'expertise judiciaire (Jean-Dominique Puyt) : A télécharger Ici ou

« Par cette action en justice, on veut mettre Ifremer devant ses responsabilités ». Pour Benoît Le Joubioux, président d’Ostréiculteur Traditionnel, l’heure n’est plus à la complainte, mais aux actes.

Source : Reporterre par Isabelle Rimbert

L’association, regroupant plus de soixante-dix producteurs issus des sept bassins ostréicoles français, saisit cette semaine le tribunal administratif de Rennes en référé contre l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer).

Pas de réaction face à l’hécatombe

L’association reproche en effet à l’établissement public d’avoir laissé se dégrader, par négligence, la situation de la filière conchylicole. Depuis 2008, la mortalité des huîtres de moins d’un an, les naissains, affecte entre 60 et 90 % de la production dans la plupart des sites ostréicoles français. Une hécatombe due à un variant de l’Herpès virus de l’huître, qui n’a cessé de se développer malgré les appels à l’aide des ostréiculteurs.

Une requête contre Ifremer avait été déposée en 2010 par l’association au tribunal administratif de Rennes, donnant lieu à l’élaboration d’un rapport d’expertise judiciaire, sorti en avril, qui met notamment en cause Ifremer pour sa gestion de la crise.

L’association estime que l’institut n’a pas mis en garde le ministère de l’agriculture sur les risques importants de diffusion du virus, et n’a pas suggéré la prise de mesures de prévention et d’éradication du virus pourtant identifié dès 1991.

De plus, « Ifremer n’a pas produit d’études épidémiologiques avant 2008, pas plus qu’il n’a proposé de protection des zones ostréicoles saines, ni cherché à recueillir et diffuser des informations auprès des professionnels. Par ailleurs, il n’y a eu ni surveillance active ni contrôles sanitaires des écloseries avant 2010 », déplore Benoît Le Joubioux.


Les ostréiculteurs traditionnels soupçonnent également Ifremer d’être, via la création et commercialisation d’huîtres stériles à croissance rapide* (les triploïdes), la cause d’un appauvrissement du patrimoine génétique du bivalve, ce qui aurait diminué leur résistance face au virus tueur.

Un soupçon qu’Ifremer balaie d’un revers de main dans le rapport d’expertise judiciaire, qualifiant d’amalgame le lien entre la production de triploïdes et la surmortalité des mollusques. Pour autant, aucune étude scientifique ne vient étayer ces dires.

Yannick Stéphant, ostréiculteur retraité et membre de l’association plaignante, va plus loin : « Nous pensons que l’huître tétraploïde (géniteur de la triploïde) est fragilisée à la base par une consanguinité. On a besoin d’un généticien pour effectuer ces recherches, mais on se heurte à deux problèmes : le coût, et le fait que tout est verrouillé par Ifremer. »

Déni de responsabilité

La recherche laisse place à l’activité commerciale

À quand l’étiquetage ?

Texte intégral dans : Reporterre

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Bavard comme une huître

Canard Enchainé du 20 Août 2014



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L’ostréiculteur qui n’a pas aimé passer à la télé

Les huîtres de l’ostréiculteur testerin Denis des Touches sont apparues dans « Les amoureux du Bassin » diffusé sur France 3. Et elles n’avaient pas le beau rôle….

Thalassa du 5 septembre 2014 : Les amoureux du bassin


Le photographe Stéphane Scotto nous emmène à bord d'un ULM pour un survol du bassin d'Arcachon tout en douceur...

Ce vendredi soir, l'ostréiculteur testerin Denis des Touches est devant sa télé avec son épouse. « Thalassa » diffuse « Les amoureux du Bassin », un documentaire réalisé par Philippe Lespinasse sur le bassin d'Arcachon. Il regarde et il aime le film. Sauf qu'à un moment, il voit ses salariés invités par l'ostréicultrice testerine Angelika Hermann à vider une poche de coquilles d'huîtres triploïdes (c'est-à-dire nées en écloserie) sur le ponton de leur chaland. Ensuite Angelika Hermann raconte l'histoire de ces huîtres triploïdes, précise que ses huîtres à elle, naturelles, ne meurent pas, et détaille les mortalités massives sur ces triploïdes.

Source : Sud Ouest par David Patsouris

« Et là, j'ai sursauté »

« Et là, j'ai sursauté, parce que j'ai reconnu mes gars et que je n'étais pas au courant, explique-t-il. Ces mortalités, tout le monde les subit plus ou moins, quoi qu'en dise Angelika. Les gens du Bassin vont reconnaître mon équipage et on me fait jouer quel rôle ici ? Je fais mon métier proprement, je n'ai à me sentir coupable de rien et je me suis senti sali par ces images. »

Comment naissent les huîtres ?



Extrait de Thalassa : Les amoureux du bassin

En fait, cet épisode cristallise un débat toujours brûlant dans l'ostréiculture française en général et arcachonnaise en particulier sur ces huîtres triploïdes.

Denis des Touches livre alors sa version. Il rappelle ces six années avec très peu de naissain dans le Bassin, avec des stocks au plus bas et avec l'obligation de faire tourner l'entreprise, de rentrer de la trésorerie, de fournir les clients alors que les huîtres ne pondent plus.

Ce manque de naissain coïncide avec l'irruption de mortalités massives sur les jeunes huîtres de moins de 18 mois causées par un herpès virus. Pire, l'été dernier, une bactérie a décimé les huîtres marchandes, âgées de trois ans, surtout les triploïdes mais aussi, dans une bien moindre mesure, les huîtres naturelles.

« Ça a été pour moi une solution par défaut, se souvient Denis des Touches. J'ai fait appel aux huîtres d'écloserie parce que je n'avais plus assez de naissain pour répondre aux commandes. Mon entreprise, c'est quatre salaires et une centaine de tonnes d'huîtres par an. Ramasser les huîtres sauvages ne pouvait en aucun cas combler le trou qu'il y avait dans mon stock. »

La fragilité des triploïdes

Il a donc fait des chèques, sachant pertinemment que ces huîtres d'écloserie sont extrêmement vulnérables. « Tu fais un chèque de 10 000 euros et tu sais déjà que 7 500 euros vont partir en fumée. Elles sont très fragiles. Malgré cela, ces huîtres m'ont permis de maintenir mon entreprise à flot. Mais la rentabilité de ces huîtres, avec de telles mortalités, se discute, les pertes sont tellement importantes. »

Denis des Touches n'est pas fou : « Les triplos furent pour moi un choix par défaut. Depuis l'été 2012, nous avons à nouveau beaucoup de naissain. Et je peux ainsi refaire mes stocks. L'an prochain, la totalité de ma production sera à nouveau à 100 % naturelle. Dans le film de « Thalassa », c'est mon dernier lot de triplos. Je ne nie pas ces mortalités. Tout le monde, moi compris, préfère la naturelle. »

Ici, cependant, il faut nuancer. Les huîtres triploïdes, auxquelles on a ajouté un chromosome afin de les rendre stériles, plaisent. Surtout l'été parce qu'elles ne sont ainsi pas laiteuses. Et une partie des consommateurs, souvent sans savoir que ce sont des triplos (parce que ce n'est pas indiqué sur l'étiquette sanitaire contrairement à ce que réclame Angelika Hermann), en réclame. « Oui, avoue Denis, c'est un produit magnifique, gras mais non laiteux, très demandé. Mais très fragile. Je crois d'ailleurs que le public commence à faire la différence entre l'huître naturelle et l'huître d'écloserie. »

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Gillardeau, maitre dans l'art de la communication 

Pour lutter contre la contrefaçon, Gillardeau va graver ses huîtres

Source : Le Figaro Par Eric de La Chesnais

Huîtres Gillardeau gravées.

Ce nouveau procédé breveté représente un investissement de 5 millions d'euros.

Le producteur de la Rolls de l'huître française, Gillardeau, lassé de voir des huîtres ordinaires vendues sous son nom dans l'Hexagone mais aussi en Chine, prend les devants. Au bout d'un an et demi de recherche avec un ingénieur d'Arjowiggins spécialisé dans la non-falsifiabilité des billets de banque, l'entreprise vient de mettre au point un procédé destiné à limiter la contrefaçon de ses produits.

«Désormais, les huîtres que nous commercialisons en France et dans le monde dans 1400 points de vente seront toutes reconnaissables grâce à notre logo gravé au laser sur la coquille. C'est un procédé discret, naturel, qui n'altère en aucune façon la qualité de l'huître», dévoile au Figaro Véronique Gillardeau, dirigeante de la société éponyme basée dans le bassin de Marennes-Oléron. Outre un manque à gagner sur 15 % à 20 % des volumes annuels, la contrefaçon actuelle est aussi une atteinte à sa notoriété. «Il est normal qu'un client qui est prêt à payer pour une huître Gillardeau, par exemple 9,80 euros l'unité dans un grand restaurant parisien, ait le produit qu'il attend avec sa forme bombée, son taux de chair et sa couleur blanche bien spécifique et non un autre lambda vendu au même prix», dénonce la dirigeante.

Ce nouveau procédé breveté représente un investissement de 5 millions d'euros qui comprend, outre l'atelier de gravage et d'emballage des huîtres, la construction d'un bâtiment de stockage fonctionnant en réseau d'eau de mer fermé. Il permettra de garder les huîtres en lieu sûr avant leur commercialisation. Tout comme pour les naissains, le taux de mortalité des huîtres adultes est préoccupant.

La qualité des eaux mais aussi la trop forte variation des températures sont en cause. Sans cesse innovant, le spécialiste de l'huître compte se diversifier dans les moules en bassin clos. Il n'est pas prévu à ce stade qu'elles soient, elles aussi, gravées.

Contrefaçon - de la gravure laser pour sécuriser la Rolls des huîtres

Les huîtres Gillardeau seront désormais toutes gravées, afin de lutter contre la contrefaçon qui fait rage.

Source : ActuNautique

La Maison Gillardeau, à Bourcefranc-le-Chapus (Marennes Oléron),  a développé depuis 4 générations la Gillardeau, une huître exceptionnelle dont la saveur unique en a quasiment fait un mets gastronomique.

Mais comme toutes les entreprises oeuvrant dans le luxe, la société est confrontée depuis des années à des distribureurs indélicats qui commercialisent sous l'appellation Gillardeau, des huîtres qui n'en sont pas.

Pour lutter contre cette contrefaçon, la société s'est tournée vers un groupe papetier, la société Arjowiggins, plus connue pour ses fameux papiers recyclés - elle en est l'un des leaders européens - mais dont l'activité dans la sécurisation des billets de banques n'en est pas moins importante.

De cette rencontre improbable est née une technologie unique, qui a nécessité près de 5 millions d'euros d'investissement pour l'ostréiculteur, comprenant outre l'atelier de gravure et de conditionnement, la construction d'un entrepôt de stockage à circuit d'eau de mer fermé, dédié à l'entreposage avant départ livraison.

Désormais, chaque huître commercialisée par la Maison Gillardeau est personnalisée par un logo de la marque, gravé sur la coquille.

Cette technologie ayant recours à de la gravure laser, n'altère en rien l'huître, mais son complexité de mise en oeuvre est telle que désormais, les clients choisissant des Gillardeau seront sûrs de ce qu'ils achètent.

De la contre-façon (Saison 2011-2012) à la gravure des huîtres (Saison 2014-2015)

Copies d'écran recherche Google




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Les paris de Guyader pour devenir un gros poisson

Antoine Gorioux, directeur général de Guyader, active tous les leviers pour émerger sur le rayon des poissons fumés.

Source : LSA

La société familiale grandit à vitesse grand V sur le marché des poissons fumés. Dominée par des gros acteurs – Labeyrie, les MDD et Delpeyrat – et positionnée sur un marché mal orienté, Guyader doit jouer la carte de la différence pour émerger dans ce rayon.

Difficile de se faufiler parmi les géants. Depuis le rachat de Bretagne saumon, en 2012, Guyader veut se faire une place dans les linéaires dédiés aux poissons fumés, où règne le saumon. Un pari pas évident. D’abord parce que le marché se porte mal : depuis un an et demi, le saumon subit coup sur coup les polémiques concernant le saumon norvégien et cumule ainsi des évolutions à la baisse. Ce marché de 22 000 ton­nes chutait encore, en cumul annuel mobile à fin juin, à - 13,9 % en volume, selon Iri.

Ensuite, parce que personne n’attendait l’arrivée de Guyader en tant que marque nationale sur ce rayon. Labeyrie domine ce marché depuis des décennies, les MDD tirent vers elles les plus gros volumes. Et parmi elles, Delpeyrat est venue s’implanter en challenger début 2013. Alors, forcément, il faut être malin pour émerger à leurs côtés.

Ambitieux objectifs

Dès 2010, la firme a mis en place son plan de bataille en accélérant sa diversification sur la truite, une alternative un peu plus abordable que le saumon en GMS. Désormais, ce poisson pèse 45 % de l’activité poissons fumés de l’entreprise qui en produit 800 tonnes par an. Antoine Gorioux, directeur général, compte bien prendre « 25 à 30 % de part de marché en volume d’ici à deux ans » sur cette espèce ; il est actuellement à 7,8 %.

Identité bretonne

Deuxième levier actionné pour se développer, Guyader veut inscrire sa griffe dans le rayon. Il est déjà un grand acteur du saumon, mais 70 % de sa production sont dédiés… aux MDD. L’entreprise souhaite accélérer ses efforts : elle a lancé sa gamme dans le saumon il y a tout juste un an et espère atteindre un équilibre de 50 % de sa production à marque. Pour cela, pas question d’abandonner ses partenariats historiques avec les enseignes, mais elle a gonflé son équipe de commerciaux pour être mieux diffusée. Car, à ce jour, l’offre n’est pas encore présente partout et se concentre principalement sur le Grand Ouest.

Cette région, c’est justement son terrain de jeu favori pour s’asseoir face aux gros acteurs du saumon. La société vante ses origines à tout-va. Elle lance d’ailleurs pour la rentrée toute une gamme de produits issus de la pêche bretonne. Elle travaille aussi beaucoup sa notoriété au niveau régional : elle a ouvert son magasin d’usine et compte développer le modèle pour plusieurs sites. Guyader a en outre effectué une tournée estivale dans toute la Bretagne avec son food-truck pour faire connaître son offre, et apparaît à la télévision sur les chaînes locales. Une démarche visiblement efficace : la société a augmenté ses volumes de 15 % en un an, et son chiffre d’affaires a fait un bond de 10 % entre août 2013 et 2014.

Julie Delvallée

Comment la marque se distingue ?

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14e championnat de France des écaillers

9 Octobre 2014

La Cité de l'huître

Marennes - Charente-Maritime

Les écaillers professionnels lors d'une précédente édition.

Source : L'Hotellerie

Organisé par le comité national de conchyliculture (CNC), la 14e édition du championnat de France des écaillers se tiendra le 9 octobre prochain à la Cité de l'huître Chenal de la Cayenne à Marennes (17). Elle permet la mise en avant de la filière et le métier d'écailler.

Sélectionnés sur la base des résultats obtenus aux concours régionaux, les 14 meilleurs écaillers et écaillères professionnels de France devront réaliser deux épreuves. La première consiste à ouvrir en un minimum de temps 50 huîtres creuses et 50 huîtres plates et pour la seconde ils devront réaliser en 20 minutes un plateau contenant des huîtres creuses, des huîtres plates, des moules, des palourdes ou praires, crevettes ou langoustines et d'autres coquillages ou crustacés.

Le concurrent qui aura obtenu le plus de points sur ses deux épreuves est déclaré champion de France des écaillers. Il reçoit alors le premier prix du CNC. Il est sélectionné pour la deuxième édition du championnat d'Europe qui est prévu à Bruxelles en novembre 2014 (lieu et date restent à définir). Les épreuves sont similaires à celles du championnat de France.

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Le 7 Octobre 2014

Estimation de l'empreinte carbone de l'activité de pêche en Galice (nord-ouest de l'Espagne)

Estimation of the carbon footprint of the Galician fishing activity (NW Spain)

 

Le secteur alimentaire mondial est reconnu comme étant l'un des principaux contributeurs aux impacts environnementaux dont le réchauffement climatique via les émissions de gaz à effet de serre (GES). Dans ce contexte, il existe une demande croissante d'informations sur l'impact " réchauffement climatique " des produits de consommation alimentaire. Cet article traite de l'évaluation de l'empreinte carbone d'une filière clé du secteur alimentaire : les produits de la mer.

La Galice (nord-ouest de l'Espagne) a été prise pour cas d'étude et l'évaluation de l'empreinte carbone s'est basée sur un ensemble d'espèces, représentatif de la filière mer Galicienne. Les espèces étudiées sont issues des pêches côtière, hauturière et en eau profonde, mais aussi de l'aquaculture extensive et intensive.

L'empreinte carbone a été déterminée par une approche " business to business ", c'est-à-dire de la capture ou de l'élevage au débarquement. La somme des empreintes carbone de chaque espèce étudiée a permis de déduire l'empreinte carbone globale de la filière pêche et aquaculture en Galice.

L'empreinte carbone globale de la filière pêche et aquaculture en Galice est due à :
- 36 % à la pêche hauturière,
- 23 % à la pêche de grand fond,
- 21 % à la pêche côtière,
- 18 % à l'aquaculture intensive,
- 2 % à l'aquaculture extensive.

Des tableaux indiquent l'empreinte carbone par espèce et par type de pêcherie. Par exemple, il est montré que le chalutage du merlu en zone côtière a l'empreinte carbone la plus importante par rapport aux autres pêcheries évaluées en zone côtière (impact proportionnel au tonnage).

De plus, cette étude met en évidence l'intérêt de la méthodologie de l'empreinte carbone afin d'identifier des stratégies et solutions pour réduire les émissions de GES de la filière produits de la mer.

Source : Bibliomer

Estimation of the carbon footprint of the Galician fishing activity (NW Spain)
Iribarren * Diego, Vázquez-Rowe Ian, Hospido Almudena, Moreira María Teresa, Feijoo Gumersindo
* University of Santiago de Compostela, School of Engineering, Rúa Lope Gómez de Marzoa, s/n 15782 Santiago de Compostela, Spain ; Tél.: +34981563100 ; E-mail : diego.iribarren@rai.usc.es
Science of The Total Environment, 2010, Vol. 408 (22), p. 5284-5294 - DOI: 10.1016/j.scitotenv.2010.07.082 - Texte en Anglais
à commander à : l'auteur, l'éditeur ou à l'INIST

Cliquer Ici pour télécharger l'étude "Estimation of the carbon footprint of the Galician fishing activity (NW Spain)" 
Cliquer Ici pour télécharger la présentation de l'étude

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Enjeux environnementaux : politiques et acteurs sociaux dans une perspective transnationale

Revue Émulations : Appel à contribution (avant le 15 octobre 2014)

Émulations est une revue pluridisciplinaire (sociologie, anthropologie, sciences politiques) destinée aux jeunes chercheurs, doctorants et post-doctorants. S’appuyant sur un comité de lecture international de chercheurs francophones, elle est publiée aux Presses universitaires de Louvain, ainsi qu’en ligne (www.revue-emulations.net), et est référencée dans les bases de données bibliographiques (Google Scholar, Google Books).

Dans un prochain numéro, la revue souhaite aborder la question des enjeux environnementaux contemporains dans une perspective multi-échelle et multi-située. Il s’agira de proposer un ensemble d’articles consacrés à l’étude de la mise en œuvre de politiques environnementales en s’intéressant en priorité aux acteurs qui y prennent part.

Responsables scientifiques
  • Ingreet Juliet Cano Castellanos (IIS, UNAM, Mexico)
  • Marlène Dégremont (EHESS, IIAC-LAIOS,Paris)
  • Arthur Laurent (CERI, Sciences-Po, Paris)

Source : Revue Émulations

Argumentaire

Les politiques environnementales font aujourd’hui l’objet d’un nombre croissant d’accords internationaux et d’initiatives de la société civile. Ainsi, la production d’énergie renouvelable, les initiatives d’efficacité énergétique, de gestion des forêts, d’exploitation durable des ressources halieutiques, les stratégies d’adaptation et mitigation du changement climatique semblent être des enjeux contemporains, à une époque où l’exploitation des ressources naturelles atteint ses limites.

En parallèle, des acteurs des différentes tailles émergent ou se trouvent immergés dans ce contexte des nouveaux enjeux environnementaux. En schématisant, on trouve d’un côté les populations locales : pêcheurs, chasseurs-cueilleurs, petits producteurs agricoles et ou travailleurs péri-urbains qui se confrontent à divers types des projets de développement durable. D’autre côté il y a les grandes ONG de conservation (WWF, IUCN) ou plus largement les organisations environnementalistes (Greenpeace, FoE), lesquelles suscitent des débats dans des arènes transnationales et contribuent à la mise en place des projets à l’échelle locale.

Or, entre ces organisations transnationales et les populations locales, on assiste à la configuration de chaînes d’acteurs longues et complexes où se multiplient les courtiers ou brokers. Il faut également prendre en compte le fait que, au travers de ces chaines circulent des nouvelles perceptions environnementales, des innovations éco-technologiques, mais aussi des mécanismes de financement verts tels que les crédits carbone ou d’autres types de paiements pour services éco-systémiques.  En prenant en compte cet aperçu de la situation contemporaine en matière environnementale, nous sommes intéressés à approfondir l’analyse des politiques, des enjeux et des acteurs sociaux.

Dans ce sens, il s’agira de répondre de façon inductive aux questions : quelles sont les conséquences des enjeux environnementaux au niveau local ? Comment rendre compte des changements qu’ils impliquent en partant du terrain sans laisser de côté  leur dimension transnationale ?

Pour ce faire, des recherches qui analysent la mise en place des projets d’adaptation et de mitigation du changement climatique seront très pertinentes. Seront également bienvenues, les études sur des mécanismes de compensation carbone ou écologique, mais aussi des analyses critiques à propos des programmes qui encouragent la production de biocombustibles. A ce niveau, il est souhaitable de mettre en évidence les contradictions provoquées par ce type des projets, ainsi que d’arriver à montrer un visage concret des certaines politiques environnementales. Il semble également pertinent de porter un regard sur les différentes stratégies de conservation de la biodiversité déployées à plusieurs niveaux d’échelle (aires protégées, patrimonialisation), leur insertion dans les systèmes locaux de gestion des ressources naturelles et leurs effets socio-politiques, territoriaux, culturels et identitaires.

L’analyse des enjeux environnementaux dans une perspective multi-échelle et multi-située nous conduit à diriger  notre attention également sur les recherches qui portent sur les réactions locales (résistances, négociations, adaptations) face à des nouveaux régimes de valorisation et d’appropriation des ressources naturelles. A ce niveau, il est important de savoir comment les représentations de l’environnement et des ressources naturelles évoluent au sein des populations locales, quels sont les rapports de pouvoir qui surgissent ou se reproduisent tout au long de la chaîne d’acteurs qui interviennent dans des projets environnementaux. Il faut également évaluer si certains projets impliquent une délocalisation des décisions quant aux mécanismes de gestion des ressources.

Nous invitons les doctorants et jeunes chercheurs à présenter des recherches originales pouvant porter sur des réflexions doctorales avancées ou des articles originaux bien délimités et argumentés. Une réflexion théorique mais toujours fondée sur le terrain sera particulièrement appréciée qu’elle vienne de tous les horizons des sciences sociales : anthropologie, sociologie, science politique, histoire, économie etc.
Derrière ce projet, il y a la volonté de générer des véritables échanges scientifiques à l’échelle internationale qui puissent prolonger les réflexions collectives et donner lieu à l’organisation de manifestations scientifiques à la hauteur des dilemmes sociaux et environnementaux contemporains. Dans ce sens, nous sommes convaincus qu’une approche des problématiques environnementales qui accepte à la fois une dimension critique et une démarche résolument globale est nécessaire et peut encourager les jeunes chercheurs du monde francophone à contribuer avec des réflexions issues de divers terrains.

Conditions de soumission

Merci de bien vouloir envoyer vos propositions d’articles sous un format de 1000 mots maximum à Marlène Dégremont<marlene.degremont@gmail.com> et Grégoire Lits (revue Emulations) <gregoire.lits@revue-emulations.net> avant le 15 octobre  2014.

Chaque proposition sera examinée et les manuscrits serons évalués par deux chercheurs avant d'être acceptés.

Le calendrier suivant sera à respecter :
  • Publication de l’appel à propositions : le 15 juillet 2014
  • Réception des propositions (1000 mots) : le 15 octobre 2014
  • Réponse aux auteurs : le 15 novembre 2014
  • Envoi des manuscrits (25000 à 30000 signes) : le 15 janvier 2014
  • Retour vers auteurs : le 30 févier 2015
  • Envoi des articles finaux : le 15 avril 2015
  • Publication de la revue : le 30 juin 2015

Responsables scientifiques
  • Ingreet Juliet Cano Castellanos (IIS, UNAM, Mexico)
  • Marlène Dégremont (EHESS, IIAC-LAIOS,Paris)
  • Arthur Laurent (CERI, Sciences-Po, Paris)

Comité de rédaction
  • Grégoire Lits (Directeur) - Université catholique de Louvain - glits (at) revue-emulations.net
  • Dr. Stéphane Baele - Université de Namur
  • Quentin Martens
  • Brice Goddin 
  • Delphine Masset
  • Éric Hitier - Université Paul Verlaine de Metz
  • Pierre-Alexis Tchernoivanoff - Université Paris V Descartes Sorbonne
  • Hélène Eraly -  Université de Namur
  • Ghaliya Djelloul - Université catholique de Louvain
  • Géraldine Frébutte - Université catholique de Louvain
  • Jennifer Dejond - FNRS/UCL

Revue publiée en version papier par les Presses universitaires de Louvain avec le soutien du Fonds national de la recherche scientifique belge (FNRS) et en version électronique open access un an après parution papier.

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Le 6 octobre 2014

29e foire aux huitres à Dunkerque


Ville de Dunkerque

L'association de la Bouée Bleue organisait sa 29e foire aux huitres, un rendez vous incontournable dans le dunkerquois.

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Export. Ils vendent du sel de Guérande au Japon


Pour pouvoir exporter son « or blanc » dans plusieurs pays, Trad Y Sel, petite entreprise basée à Batz-sur-Mer, a travaillé fort pendant plus de deux ans. Elle est à l'International connecting ce jeudi à Nantes.

Source : Ouest France

C'est l'histoire d'une petite boîte qui voulait jouer dans la cour des grands. Celle de producteurs de sel de Guérande qui ont souhaité interpréter une autre musique que celle écrite par de grosses sociétés. Installée depuis une dizaine d'années à Batz-sur-Mer, Trad Y Sel a tenu son pari. « Pour exister dans ce monde qui est tout petit, il fallait se diversifier. Et cela passait par l'export. »

Le patron, Gwenaël Rio, paludier de père en fils, ne se voyait pas vendre des carottes. L'entreprise a commencé par s'attaquer à la petite et moyenne distribution et à se faire une place dans les rayons de Casino, Intermarché, Monoprix... Seconde étape : franchir les frontières. « L'idée s'est imposée, car le sel est un produit qui marche pour l'export. Il a du potentiel. Il est rare, historique, naturel. »
« Ne pas être pressé »

Trad Y Sel, aujourd'hui dix salariés, achète de « l'or blanc » à une cinquantaine de producteurs et en vend 1500 tonnes chaque année. En France, mais aussi en Italie, Allemagne, Espagne, aux Pays-Bas, États-Unis, au Canada et au Japon. « Notre chiffre d'affaires à l'export s'élève à 100 000 € sur 2,5 millions d'euros. On l'a multiplié par dix. » Aujourd'hui, la société batzienne récolte les fruits de deux années et demi de travail. « Exporter, on ne savait pas vraiment faire », se souvient Gwenaël Rio : elle ne possède pas de site Internet, personne ne parle vraiment anglais. D'où le contrat passé avec une consultante indépendante, trilingue. « On a bénéficié des aides de la Région, qui ont financé la moitié de son salaire. »

Avec ce soutien, Trad Y Sel a ciblé les pays où elle souhaitait vendre du sel...

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Pêche professionnelle. Fermeture de la pêche aux moules le 28 novembre

Saint-Vaast-la-Hougue - 01 Octobre

Chaque jour, environ 80 tonnes de moules sont débarquées à Port-en-Bessin ou Cherbourg.

La date a été fixée par les membres de la commission chargée de veillée sur les gisements de l'Est Cotentin. Une campagne satisfaisante pour les pêcheurs professionnels.

Source : Ouest France

Avec un maximum autorisé de 2,4 t par navire et par jour, la campagne de pêche aux moules ouverte le 15 juin bat son plein. Environ 80 t par jour sont débarquées dans les ports de Port-en-Bessin et Cherbourg, pour des prix au kg variant de 1 € à 1,40 €. La qualité est au rendez-vous et les prospections effectuées par Normandie fraîcheur mer promettent que celle-ci sera encore au rendez-vous pour les deux mois.

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Cap-Ferret : Les propriétaires de cabanes défendent la mixité

L’Asynpro fustige les actions entamées au tribunal administratif par les organisations de pêcheurs.

Source : Sud Ouest

« Nous trouvons vraiment désolant et déplorable que quelques pêcheurs gâchent et remettent en cause la bonne entente, l'harmonie et le plaisir de vivre ensemble qui existe depuis plus d'un siècle entre les professionnels et les non professionnels. »

Dominique Faivre, le président de l'Asynpro, l'association syndicale des propriétaires de cabanes de la côte ouest du bassin d'Arcachon est pour le moins contrarié par les démarches engagées au tribunal administratif par le Comité Départemental des Pêches, CDPMEM 33 et le Syndicat des Patrons, Armateurs et Marins de la Gironde, SPAM 33 (lire notre édition du 26 septembre dernier).

Pas « de riches estivants »

Et de rappeler « l'accord historique d'avril 1984 où ostréiculteurs et non professionnels réclamaient les mêmes droits. » Pour lui, « il y a plus de 20 ans qu'aucune cabane n'a été attribuée à un riche estivant. Toutes les nouvelles attributions se font exclusivement à des professionnels en activité […] Le mot estivant ou plaisancier est inapproprié car un bon nombre est là depuis bien plus longtemps que certains professionnels[…] Quant a parler de riches estivants, il y a dans les villages 160 retraités sur 268 habitants. Quant aux célébrités sous-entendues, la seule à habiter une cabane est un ostréiculteur dont la famille est implantée depuis l'origine dans le village des Jacquets, il est vice président de notre association qui englobe 31 % de professionnels. »

Exit les ostréiculteurs

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« Ce sont nos racines »

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Plusieurs commentaires contradictoires

3 commentaires
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    Gilgamesh
    il y a 10 minutes - 06/10/2014 à 11h53
    Pour lui, (le président de l'ASYNPRO) « il y a plus de 20 ans qu'aucune cabane n'a été attribuée à un riche estivant". Faux archi Faux ! depuis 2001 une bonne quinzaine de cabane ont été attribuée à des non professionnels héritiers de non professionnels décédés ! sans donner aucune espèce de priorité aux véritables professionnels travailleurs de la mer !

    jenrage
    il y a 1 heure - 06/10/2014 à 10h44
    dernière cabane attribuée 32m2....ce monsieur titulaire d'une AOT qu'il n'occupe pas personnellement vivrait il avec une femme et enfant A L'ANNEE dans 32 m2 ??????? ceux sont bien des estivants ...allez dans les villages les cabanes sont fermées d'octobre à juillet les personnes qui ne viennent que l'été sont bien des estivants......la mixité oui bien sur mais pas la succession ;il a très bien dit beaucoup sont des retraités non inscrits maritimes qui ne viennent dans les cabanes que trois semaines par an ou leurs petits enfants voire arrières petits enfants....voire locataires..... très bien.... mais à leur décés que je leur souhaite le plus tard possible...l'AOT doit retrouver sa destination première professionnelle et si ce monsieur veut donner certains passages de la convention au moins qu'il ne tronque pas les parties qui le dérange cela serait mieux pour l'information de chacun en ce qui concerne les ostréiculteurs ....malgré le résultat positif du référendum fait auprès des ostréiculteurs de la cote noroit qui souhaitaient eux aussi être partie prenante dans la requète monsieur Laban comme pour les triploïdes n'a pas tenu compte du résultat majoritaire pourtant mais il n'est pas impossible qu'un collectif de jeunes ostréiculteur ce crée pour les prochaines actions en justice.....il n'est pas question de virer qui que ce soit contrairement à la rumeur allégrement répandue par l'ASYNPRO

    Truc Vert
    il y a 3 heures - 06/10/2014 à 08h46
    Il est gentil ce gonze qui rentre en résistance contre une chose qui n'aurait jamais du exister ...on croit rêver d'après lui les bobos et autres friqués devraient avoir leur résidences secondaires voire principales dans ces villages ostréicoles pour pas cher et au détriment de certains jeunes qui eux bossent dans les métiers de la mer....ces villages dépendent des affaires maritimes et seul les inscrits qui tirent leur revenus de la mer doivent y résider, les autres n'ont cas acheter ou aller voir ailleurs si le soleil brille ....

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Le 5 octobre 2014

Le pont du Brault sera rouvert avant lundi

Les mytiliculteurs bloquaient l’ouvrage depuis mercredi. Ils lèvent le blocus aujourd’hui.

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux Publié le 05/10/2014 

La grande tente et les pieux de bouchots qui barrent depuis mercredi le franchissement du pont du Brault, au nord de la Charente-Maritime, seront démontés et retirés avant ce soir. Les mytiliculteurs qui manifestent pour obtenir des garanties de l'État dans le dossier des mortalités de moules qui les étrangle depuis cet été, en ont fait la promesse hier aux autorités.

La condition posée comme préalable au retrait, à savoir l'engagement par écrit de la direction des pêches sur la tenue d'une réunion où seront examinées les mesures complémentaires d'aide, a été remplie. Aussi, lors de l'assemblée générale des manifestants hier, « une large majorité se dégageait pour libérer le pont, dimanche soir au plus tard », exprimait Benoît Durivaud, le président du syndicat des mytiliculteurs du pertuis breton.

Une mise en garde

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Le Lobby de l’eau à nouveau en librairie

Le lobby de l'eau , Enquête sur une réforme impossible

Marc Laimé (Auteur) - Essai (broché). Paru en 06/2014

24€

Source : Eaux Glacées par Marc Laimé

De nombreux lecteurs et lectrices n’ont pu se procurer Le Lobby de l’eau, dont le premier tirage a été très vite épuisé. Il est à nouveau disponible et nous nous excusons de cet incident, totalement indépendant de notre volonté, comme on l’imaginera aisément… Le diagnostic que nous y formulions s’est hélas cruellement vérifié depuis lors !

Depuis la création des Agences de l’eau, dont le 50ème anniversaire sera célébré par un colloque aux allures de cérémonie funèbre le mercredi 22 octobre prochain à la Maison de la chimie à Paris, les personnels des Agences ont coutume de se retrouver chaque année pour une journée festive « inter-agences », où l’on peut apercevoir, par exemple, Martin « The Voice » Guespéreau mouiller le maillot… Cette année, le désarroi est tel que l’on n’en parle même plus. Comme sur le Titanic l’orchestre joue, en attendant le prochain rapport d’étape de Kurt Salmon.

Outre le hold-up de 175 millions d’euros sur les redevances, entériné pour les PLF à venir, en dépit des protestations des Comités de bassin, et qui augure de bastons sanglants entre tenants du petit cycle et du grand cycle, la lourde mécanique institutionnelle qui doit continuer à se déployer jusqu’en 2015 a du plomb dans l’aile.

Un, la déclaration de guerre de la FNSEA qui a décidé de tout refuser et de tout combattre et s’en donne les moyens. Deux un arrêt de la CJUE, passé sous silence, qui met à mal le sacro-saint concept de « récupération des coûts » de la DCE. Trois les rodomontades de Manuel Valls sur les nitrates. Quatre l’ajournement de la réforme du droit de l’environnement. Cinq le rapport commandé par le Minagri qui prévoit la dévolution de la protection des captages aux communes. Six l’article du volet 2 de l’Acte 3, qui prévoit la mise en œuvre de mesures récursoires à l’encontre des collectivités locales en cas d’amendes communautaires. Sept l’ensablement d’une GEMAPI dont personne ne veut, etc, etc.

Or, dans les mois qui viennent il va falloir : faire adopter les nouveaux SDAGE et les PDM, établir (étendre) la nouvelle cartographie des zones vulnérables aux nitrates, réviser (étendre) les zones sensibles DERU…

Versant petit cycle, l’explosion. Le SISPEA coulé, faillite totale, désengagement de la DEB qui le refile aux collectivités !

Versant public-privé, régies versus les Trois Sœurs, l’apocalypse.

En moins d’un an.

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Le 3 Octobre 2014

Brest. La dorade royale se régale dans les parcs à moules


Cette carnivore peut dépasser 80 cm et atteindre 7 kg. La dorade royale adore les crustacés et les mollusques ! Pour la première fois, elle est venue en rade de Brest.

Source : Ouest France

Début août dernier, les exploitants de Landévennec, dans le Finistère, ont remonté des cordes sans aucune moule accrochée ! Depuis, les préjudices sont difficiles à estimer, mais Christophe Callewaert, gérant de Kys Marine, pense avoir perdu entre 50 et 110 tonnes de sa production. Idem pour Camille Omnes, de la société Liorzhou Ar Mor : « Nous avons perdu plus de cinquante tonnes de notre production de moules ! »

La cause de cette perte importante n’est autre que la dorade royale. Une prédatrice de taille pour les mytiliculteurs. La bête carnivore peut dépasser 80 cm et atteindre 7 kg et se régale de crustacés et de mollusques. Pour la première fois, elle est venue cet été en rade de Brest...

Pourquoi la dorade royale a-t-elle choisi la rade de Brest comme garde-manger ? À combien s'élève le préjudice financier pour les myticulteurs ?

La suite de l'article est à lire gratuitement dans l'édition du soir, au bout du lien ci-dessous :

Pour rappel : En Méditerranée, les conchyliculteurs de Thau, précurseurs de l'élevage de moules sur filières en France (fin des années 1980) ont du capituler face à ces dorades voraces... Alors qu'ils produisaient plusieurs centaines de tonnes de moules au large des côtes de l'Hérault...

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Étel. La Région investit au lycée maritime

Visite instructive et constructive à Etel vendredi pour Marie-Pierre Rouger, vice-présidente du Conseil régional, en charge des lycées...

Source : Ouest-France

La vice-présidente en charge des lycées confirme l’investissement de la Région dans l’enseignement maritime dispensé à Etel.

Avec 188 élèves, formés du CAP au Bac pro, aux métiers de la pêche, du commerce, de la mécanique et des cultures marines, le « petit » lycée maritime grandit. À la rentrée, Etel s'est doté d'une nouvelle classe de mise à niveau maritime préparant au BTS pêche et gestion et gestion de l'environnement, (dispensé à Saint-Malo).

Un million d'ici 2016

"Nous investissons pour sécuriser, équiper, adapter les locaux aux apprentissages techniques. Un million d'euros sont dans les tuyaux", confirme Marie-Pierre Rouger vice-présidente en charge des lycées à la Région.

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Le 2 octobre 2014

Les Cultures marines en Poitou-Charentes ?

Manifestation des mytiliculteurs : pas d'aide financière directe de la Région


Le président de Région a rencontré les mytiliculteurs qui manifestent depuis mercredi sur le pont du Brault, bloquant son accès

Source : Sud Ouest

Profitant de son déplacement sur la commune de Charron, pour une réunion de travail avec les élus, le président de la Région Poitou-Charentes, Jean-François Macaire, est allé à la rencontre des mytiliculteurs qui bloquent le Pont du Brault depuis mercredi.

A l'issue d'un entretien de quarante-cinq minutes, aucune aide financière directe n'a été accordée, comme le demandaient les mytiliculteurs, à travers la voix de Benoit Durivaud et Yannick Marionneau.

Le président de Région a proposé l'étude au cas par cas des dossiers d'emprunts des professionnels, posant problème au niveau des garanties. Un soutien pourrait également être apporté par la Région concernant le financement en partie de leur matériel, afin de lancer la campagne 2015.

Le président de la Région s'engage à la mise en place de moyens dans l'avenir pour surveiller la qualité de l'eau. Les mytiliculteurs continuent, eux, le blocage du pont du Brault, parlant même de durcir le mouvement en perturbant le fonctionnement des ouvrages hydrauliques (écluses, ponts) à l'aide de pieux. Ils ralentiraient ainsi le mouvement de l'eau venant du bassin versant (le marais) et qui se jette dans la baie de l'Aiguillon.

Les Cultures marines en Poitou-Charentes ?

L'aquaculture connait une très forte progression dans de nombreuses régions littorales. C'est la filière de production alimentaire la plus porteuse dans le monde. En Région Poitou-Charentes, les cultures marines (ostréiculture, mytiliculture, pisciculture,...) ne font pas partie des filières d’excellence ! Pourtant, les cultures marines représentent plus de 1000 entreprises, 5000 emplois (sur toute l'année) et près de 300 millions d'euros de chiffres d'affaires, des élevages répartis tout le long du littoral de Charente-Maritime, premier département aquacole de l'hexagone...

La région Poitou-Charentes mise plutôt sur le tourisme, l’agro-alimentaire, le nautisme, l’aéronautique et spatiale, l’énergie, l’image-numérique, le transport-mécanique, le bâtiment, le textile-chaussant, l’éco-industrie, le bois, la chimie et certains pôles d’excellence rurale...

Les filières d’excellence en Poitou-Charentes




« Nous n’avons plus rien à perdre »


Les mytiliculteurs bloquent le pont du Brault « le temps qu’il faudra » pour réclamer les indemnités promises par l’État.

Source : Sud Ouest par Thomas Brosset

Les fonctionnaires ont la grève, les agriculteurs leur fumier qu'ils déposent à l'envi devant les préfectures, les mytiliculteurs de la baie de l'Aiguillon ont le pont du Brault. Frontière entre deux départements, deux régions, itinéraire de délestage pour l'infernale traversée de Marans. Et c'est cette arme qu'ils ont décidé depuis hier 6 heures d'utiliser pour faire entendre leur voix après la mortalité estivale des moules. 

« C'est simple, nous voulons le versement des indemnités promises par le ministre de la Mer Frédéric Cuvillier », explique dans l'obscurité du petit matin Yann Aujard, mytiliculteur à l'Aiguillon-sur-Mer, alors que des centaines de pieux et des corps morts sont déposés sur la route. 

D'abord côté vendéen...
puis charentais-maritime. Les deux côtés du bassin sont soudés dans le combat.

Réunion le 8 octobre


« Pour ma part, j'ai eu 90 % de mortalité. J'ai dû hypothéquer ma maison. Je n'ai plus rien à perdre. Nous n'avons plus rien à perdre », ajoutait le mytiliculteur vendéen.

Les causes réelles de la crise estivale ? Haussement d'épaules : « L'Ifremer (NDLR : Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) parle de la pluviométrie. Qui peut croire ça ? À Morlaix, il a plu au moins autant que chez nous et les moules ont été belles et en quantité. Non, le problème est ailleurs et il semble suffisamment grave pour qu'on ne veuille pas nous en parler. “Secret d'État”, m'a confié un technicien de l'Ifremer que je connais à titre privé. Qu'est-ce que tout cela cache ? La Sèvre niortaise est aujourd'hui l'un des fleuves les plus pollués de France. Il n'y a plus un poisson dans la baie de l'Aiguillon, les coquilles Saint-Jacques ne se trouvent plus qu'à 25 mètres de fond. Il faut arrêter de se voiler la face. Il semble aujourd'hui que ça aille mieux au niveau des naissains, ce qui veut dire qu'on pourrait retrouver une production normale l'été prochain. Mais si on enregistre une nouvelle mortalité au printemps, on nous parlera encore de la pluviométrie ? »

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Charente-Maritime : le pont du Brault toujours bloqué par les mytiliculteurs

Les mytiliculteurs bloquent le pont du Brault, depuis 6 heures mercredi matin. La circulation est perturbée entre la Charente-Maritime et  la Vendée

Source : Sud Ouest par Yannick Picard

Depuis mercredi 6 heures, un barrage constitué de bouchots, de corps morts et de camions bloque le pont du Brault qui sépare la Vendée de la Charente-Maritime au niveau de Bourg-Chapon à Charron. Ce jeudi, le pont est toujours bloqué.

Ce sont les mytiliculteurs des deux départements qui ont mis en place ce barrage "pour une durée indéterminée" pour réclamer les aides promises par le ministre de la Pêche, Frédéric Cuvillier, après la mortalité dramatique des moules de cet été.

Certains professionnels qui ont vu leur production chuter de 80% se retrouvent en grandes difficultés financières. La gendarmerie encadre la manifestation, qui se déroule jusqu'alors dans le calme, en déviant la circulation vers Marans au niveau du rond-point de Bourg-Chapon.

Les itinéraires conseillés


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Le 1 octobre 2014

Aires marines protégées : un risque de contentieux européen ?

Un rapport d'information du Sénat, rendu public le 24 juillet, pointe un manque de moyens, au vu des objectifs à atteindre, de l'Agence des aires marines protégées. Il propose pour y pallier sept recommandations.

Source : Actu-Environnement par Dorothée Laperche

"On constate une inadéquation entre des moyens contraints et des objectifs toujours plus nombreux au regard des exigences européennes, pointe le sénateur socialiste Gérard Miquel, rapporteur spécial d'une analyse sur l'Agence des aires marines protégées. L'agence ne peut plus satisfaire aux objectifs de son contrat, tout en ayant bénéficié d'un traitement privilégié au regard des autres opérateurs".

Créée en 2006, l'Agence des aires marines protégés devait pallier l'absence d'opérateur dédié à la politique de protection du milieu marin. La stratégie de création d'aires marines protégées, actualisée en 2012, prévoit l'établissement d'un réseau cohérent et représentatif d'aires marines protégées visant 10% des eaux sous juridiction française d'ici 2020. Autre mission de l'agence : accompagner la mise en œuvre de la directive-cadre Stratégie pour le milieu marin (DCSMM). Elle assure ainsi avec l'Ifremer, un rôle de coordinateur scientifique et technique national auprès du ministère de l'Ecologie et des autorités compétentes des sous-régions marines. Depuis 2013, l'agence épaule également le ministère dans la préparation des programmes de surveillance et de mesures.

La Commission européenne a pointé le "manque global d'ambitions" de la France sur la question de l'application de la directive Stratégie pour le milieu marin. Outre les impacts sur la biodiversité, ce constat fait peser des risques de précontentieux et d'éventuelles sanctions financières pour la France.

Avec une zone économique exclusive (ZEE) représentant onze millions de kilomètres carrés (soit 3% de la surface totale des océans), l'enjeu n'est pas négligeable.

La particularité de la France : 97% de la surface du domaine public maritime français correspond à l'outre-mer (3% pour la métropole). A elles seules, les eaux de Polynésie française représentent près de 47% du total.

Les sept recommandations du rapporteur spécial n° 1 : anticiper la montée en charge du coût financier lié à la politique de protection du milieu marin à l'horizon 2020 pour la bonne application de la directive-cadre Stratégie pour le milieu marin et faire aboutir, dans ce cadre, d'ici l'adoption du projet de loi de finances pour 2015, les réflexions en cours sur la valorisation du domaine public maritime et la mise en place d'un juste retour des usages commerciaux et d'exploitation préjudiciables à la biodiversité des milieux marins dans la zone économique exclusive, en adéquation avec le principe du pollueur-payeur ;

n° 2 : introduire dans le dispositif de performance du programme 113 « Paysages, eau et biodiversité » de la mission « Ecologie, développement et mobilité durables » un indicateur relatif à la mise en œuvre de la directive-cadre Stratégie pour le milieu marin (DCSMM), au regard des enjeux financiers qui y sont associés en cas de contentieux communautaire ;

n° 3 : saisir l'opportunité de la création de l'Agence française de la biodiversité (AFB) pour renforcer les mutualisations et les synergies entre les différents opérateurs dédiés à la protection de la biodiversité, qu'elle soit marine ou terrestre, par exemple en matière de rationalisation des implantations immobilières ;

n° 4 : élaborer d'ici la fin de l'année 2014 le nouveau contrat d'objectifs et de performance 2015-2017 de l'Agence des aires marines protégées ;

n° 5 : développer les ressources propres et les cofinancements de l'Agence des aires marines protégées, en fixant notamment des objectifs chiffrés dans ce domaine dans le prochain contrat d'objectifs et de performance 2015-2017 ;

n° 6 : assouplir la gestion des différents corps œuvrant dans le domaine de la protection de la biodiversité marine, de façon à favoriser le recrutement de profils adaptés aux missions de l'Agence des aires marines protégées ;

n° 7 : conserver dans le cadre de l'Agence française de la biodiversité la spécificité de la gouvernance des parcs naturels marins fondée sur les conseils de gestion.

"L'Agence des aires marines protégées doit aujourd'hui faire face à la montée en puissance de ses missions autour de trois chantiers principaux : le déploiement du réseau Natura 2000 en mer, la création et la gestion des parcs naturels marins, et la mise en œuvre de la directive-cadre « Stratégie pour le milieu marin» (DCSMM) ", pointe Gérard Miquel.

Des coûts supplémentaires à anticiper

Selon l'Agence des aires marines protégées, le coût pour l'Etat d'un réseau complet d'aires marines protégées, qui couvre 20% des eaux sous juridiction en 2020, s'élèverait à 100 millions d'euros. La facture des politiques pour l'environnement marin, et notamment la mise en œuvre de la directive-cadreStratégie pour le milieu marin, atteindrait quant à elle une fourchette entre 250 et 500 millions d'euros selon le périmètre retenu au même horizon.

La politique de protection du milieu marin est actuellement essentiellement financée par le budget de l'Etat, pour un montant de l'ordre de 30 millions d'euros par an (dont 22 millions d'euros à l'AAMP), ainsi que par le droit de francisation des navires affecté au Conservatoire du littoral, à hauteur de 37 millions d'euros.

Selon le rapport, le décalage entre les objectifs et les moyens attribués a conduit l'AAMP à privilégier le fonctionnement et les parcs naturels marins au détriment de son activité de collecte de données. Le manque de moyens a retardé la création de certains parcs naturels marins mais également constitué un obstacle pour doter les parcs existants (à l'exception de celui d'Iroise) de moyens humains adéquats.

"Cette situation pourrait aussi aboutir à affaiblir la crédibilité de l'agence auprès des différents acteurs impliqués et à lui faire perdre leur confiance, note le rapport. En outre, elle fait courir le risque d'une péremption des études préparatoires réalisées".

Vers une évolution des ressources de l'AAMP ?

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Cliquer Ici pour télécharger le Rapport d'information sur  l'Agence des Aires Marines Protégées (AAMP) et la politique de protection du milieu marin

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Suite de l'actualité aquacole : mois de Septembre 2014 

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