jeudi 30 octobre 2014

Génie écologique : Un annuaire contre la surcharge environnementale des Comités des pêches !

Désengagement de l'État... Surcharge des Permanents dans les Comités des pêches... Génie écologique (ou économie verte)...

Près d'une cinquantaine des permanents des comités des pêches  de métropole et d'outre-mer se sont réunis, les 14 et 15 octobre à Paris, au Comité national. Tous constatent une surcharge d'activité, due à une multiplication de réunions liées à l'environnement... (1)

Aires marines protégées, transition énergétique, énergie marine renouvelable, stratégie pour le milieu marin... En surplus de l'application de la réforme de la PCP (Zéro rejet, RMD, étiquetage des engins de pêche,...)... Et les barrières des ONGE à prévoir lors de la Préparation de l'Agence Française de la Biodiversité (future mega agence qui englobera l'Agence des aires marines protégées et dans laquelle l'ONG "Humanité et Biodiversité" tirerait toutes les ficelles : Hubert Reeves comme parrain et Gilles Boeuf à la direction du comité scientifique (2)).

Alors que les pêcheurs devraient se focaliser sur des enjeux autrement plus cruciaux quant à leur avenir, comme la transformation des systèmes de production pour atténuer l'empreinte "carburant" et pour mieux s'adapter au changement climatique.... (voir à ce sujet, les évènements prévus par le Ministère de l'agriculture en direction des agriculteurs). Sans parler des enjeux commerciaux...

Les clés environnementales dans les mains du "génie écologique"

Aux préoccupations des Comités des pêches relatées par « le marin » du 24 octobre 2014 : « Comités des pêches : Une surcharge environnementale », leur tutelle, à savoir le Ministère de l’écologie, répond par un catalogue des entreprises au service de l’environnement : Annuaire de la filière génie écologique. Des entreprises au service de la biodiversité...

Les Permanents des Comités des Pêches pourront ainsi choisir parmi les dizaines de bureaux d'études, de maîtres d’œuvre, d’entreprises de travaux et autant de fournisseurs listées dans cet annuaire, des entreprises qui pourront les décharger dans leur tâche environnementale. L’objectif principal de ces nouveaux acteurs porteurs d'une filière d'avenir, du nom de "filière génie écologique" (6), est de préserver ou restaurer le bon fonctionnement des écosystèmes, notamment les écosystèmes marins... En effet, dans ce monde de plus en plus artificialisé, on ne reconnait plus le travail du secteur primaire, mais celui du secteur tertiaire !

Aux oubliettes ! Tous ces pêcheurs et tous ces conchyliculteurs écolo compatibles qui se prétendent des sentinelles de la mer (3). Du folklore ! Cette  remise des clés de l'étang du Prévost aux pêcheurs de la prud’homie de Palavas (4). Et Bravo BRL ! Lauréat du grand prix du Génie écologique remis par le Ministère de l'écologie (5). Primé en duo avec la Ville de Marseille pour des récifs installés au coeur du Parc National des Calanques (8). Le tout sur fond de scandale des boues rouges !!! (9).



Dorénavant, les clés environnementales sont dans les mains du "génie écologique", c'est à dire entre les mains de l'économie verte. La filière génie écologique fait partie des 18 "filières industrielles stratégiques de l’économie verte" identifiées début 2010 par le ministère du Développement durable et qui font l’objet de plans d’actions nationaux ayant pour objectif de favoriser leur développement. (7)

Pas un annuaire, mais l'appui des services de l'État

Les Comités des Pêches regrettent le désengagement des services de l'État sur de nombreuses prérogatives qui sont les leurs, dans une bande côtière très fréquentée où se multiplient les problèmes de cohabitation. Ils constatent qu'en parallèle, le désengagement d'Ifremer pose de sérieuses difficultés à la collectivité des pêcheurs. « Son accompagnement sur les dossiers liés à la gestion des ressources halieutiques se restreint. L'Institut français assure de moins en moins sa mission de service public, alors même que l'ensemble des politiques publiques affirment le besoin d'accroître la collaboration entre pêcheurs et scientifiques ! Les pêcheurs et leurs structures y pallient partiellement en portant notamment la charge de nombreux aspects du suivi de la qualité de l'eau alors qu'Ifremer a une convention avec l'État pour réaliser cela. » (Source : Ouest France)

Extrait du communiqué de presse du Comité régional des Pêches de Bretagne à l'occasion de la visite au Guilvinec d'Alain Vidalies, secrétaire d'État à la pêche : La pêche professionnelle revendique sa juste part.

Philippe Favrelière (texte modifié le 3 novembre 2014)

(1) Le Marin du 24 octobre 2014 : : « Comités des pêches : Une surcharge environnementale »
(2) Hubert Reeves est président de "Humanité et Biodiversité". On y retrouve tous les chantres de la biodiversité, auditionnés à l'Assemblée National le 21 octobre dernier : Investir pour la biodiversité, une voie d'avenir ! Dans 20 Minutes : Hubert Reeves parrainera la future Agence de la biodiversité et le Journal de l'environnement : L'Agence française pour la biodiversité préfigurée
(2) Humanité et Biodiversité : Allons-nous transformer l'océan en un lac d'acide ?


Autres articles :

Pour aller plus loin....

(*) La filière génie écologique

La filière génie écologique fait partie des 18 "filières industrielles stratégiques de l’économie verte" identifiées début 2010 par le ministère du Développement durable et qui font l’objet de plans d’actions nationaux ayant pour objectif de favoriser leur développement. Le plan d’action "génie écologique" s’articule autour de 3 axes et se décline en 12 objectifs.

Pour en savoir plus sur le plan d'action pour la filière génie écologique : Ministère de l'écologie

Annuaire de la filière génie écologique. Des entreprises au service de la biodiversité

Au-delà de leur valeur patrimoniale, les écosystèmes fournissent des biens et des services à l’homme, indispensables sur le plan social comme économique. Leur préservation et leur restauration sont donc une nécessité et font partie des engagements politiques de la France, via notamment la stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020. Les entreprises de la filière génie écologique (bureaux d’études, maîtres d’œuvre, entreprises de travaux, fournisseurs) font partie des acteurs indispensables pour y parvenir.

L’annuaire de la filière vous permettra de mieux connaître les activités de ces entreprises, dont l’objectif principal est de préserver et restaurer le bon fonctionnement des écosystèmes.

Laurent Roy - Directeur de l'eau et de la biodiversité :

Au-delà de leur valeur patrimoniale, les écosystèmes fournissent des biens et des services à l’homme, indispensables sur le plan social comme économique. Outre la fourniture de services d’approvisionnement (eau douce, nourriture, molécules utiles…), les milieux naturels nous permettent de bénéficier de services de régulation (contribution à la prévention des inondations, à une épuration naturelle de l’eau…), contribuent à l’amélioration de notre cadre de vie… Au total, 40 % de l’économie mondiale dépend du bon fonctionnement des écosystèmes.

Leur préservation et leur restauration sont donc une nécessité, et font partie des engagements politiques de la France, via notamment la stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020. De nombreux organismes participent à l’atteinte de ces objectifs. Des établissements publics et de nombreuses associations sont ainsi mobilisés chaque jour sur le terrain pour préserver ou restaurer la biodiversité. 

Les entreprises de la filière génie écologique, dont l’activité est souvent méconnue, font également partie des acteurs indispensables pour y parvenir. La filière regroupe en effet des bureaux d'études, des maîtres d’oeuvre, des entreprises de travaux et des fournisseurs ayant des activités dont l’objectif principal est de préserver ou restaurer le bon fonctionnement des écosystèmes. Constituée d’une multitude d’entreprises dynamiques, souvent des TPE et des PME, cette filière contribue directement à préserver l’environnement, tout en créant des emplois non délocalisables. Il est aujourd’hui temps de lui donner la visibilité qu’elle mérite auprès des maîtres d’ouvrage. C’est l’objectif de ce premier annuaire national de la filière génie écologique.

La filière génie écologique regroupe toutes les entreprises exerçant des activités de gestion et de restauration du bon fonctionnement des écosystèmes, ainsi que les activités de suivi de ces réalisations.

Différents types d’entreprises sont concernées :
  • des bureaux d’études effectuant des diagnostics naturalistes, concevant des plans de gestion des espaces naturels, intervenant en amont d’opérations de restauration d’écosystèmes (conception) , intégrant la préservation ou la restauration des écosystèmes dans les études liées à l’aménagement du territoire (prise en compte de la biodiversité dans les PLU, trame verte et bleue...) ;
  • des maîtres d’oeuvre ayant une spécialisation en matière de restauration ou de gestion des écosystèmes ;
  • des entreprises de travaux spécialisées dans les interventions en milieux naturels sensibles ;
  • des fournisseurs.

En quoi ces entreprises peuvent-elles vous aider ?

Que vous représentiez une collectivité, un particulier ou une entreprise privée, les entreprises de la filière génie écologique peuvent vous aider à éviter, réduire ou compenser les impacts de votre activité sur la biodiversité et à bénéficier des services qu’elle rend.

Le génie écologique peut en effet permettre de répondre à différents objectifs :
  • la gestion et la restauration des écosystèmes : restauration et entretien de cours d’eau, de pelouses calcaires, stabilisation de dunes, création de frayères... ;
  • une meilleure prise en compte de la biodiversité et des milieux naturels dans les projets d’aménagement : évitement et réduction des impacts de projets d’infrastructures sur la biodiversité et compensation des impacts ne pouvant être évités par la restauration d’écosystèmes... ;
  • l’accompagnement et l’intégration écologique de zones d’exploitation : implantation de zones arborées en milieu agricole, réhabilitation de sites industriels après exploitation... ;
  • l’optimisation des services rendus par les écosystèmes, notamment en matière de gestion des eaux pluviales et des eaux usées ou effluents : création de zones d’expansion des crues, de zones de rejet végétalisées en aval de stations d’épuration... ;
  • l’amélioration de la qualité écologique des zones urbanisées et aménagées : aménagement de zones humides pour la gestion des eaux pluviales urbaines, constitution de la trame verte et bleue en milieu urbain.

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Le 3 Octobre 2014

Un récif au coeur de Parc National des Calanques

Récifs Prado reçoit le grand prix de génie écologique

400 récifs artificiels ont été immergés entre 2007 et 2008 par 30 mètres de fonds. Depuis, les poissons sont revenus ainsi que la flore. Le ministère de l'écologie a attribué à ce projet, "récifs Prado", le grand prix 2014 du génie écologique au service de la préservation des écosystèmes marins

Récifs Prado



Reportage d'Hélène Bouyé et d'Emmanuel Zini. Les intervenants sont Didier Réault, adjoint au maire chargé de la mer interviewé en 2011 et Emilia Médioni, responsable du projet et heureuse de cette récompense.

Source : France 3 Paca par Robert Papin

Le projet a rapidement atteint ses objectifs. Les 401 récifs ont été répartis sur une surface de  220 hectares entre 25 et 30 mètres de profondeur. Ils ont constitué des abris artificiels pour les poissons que sont venus s'y réfugier et se reproduire.

Au départ 3 objectifs ont été fixés :
  • recréer un espace de production biologique,
  • soutenir et développer l'activité économique de la zone côtière en particulier la pêche,
  • favoriser la continuité entre les espaces rocheux environnants et le site.

L'opération a coûté 6 millions d'euros partagés entre la ville, l'Europe, la Région et l'Agence de l'eau

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La rade de Marseille repeuplée par les poissons

En 2008, 401 récifs artificiels avaient été plongés dans la rade de Marseille pour recréer de la biodiversité. Six ans après, l’opération est un succès et a même été récompensée par le ministère de l’Ecologie.

Source : Metro News

Le pari était loin d’être gagné. Six ans après, c’est un succès. En 2008, la ville de Marseille décide de récréer, dans les fonds marins de la rade, la biodiversité détruite par les remblais des travaux du métro et des multiples ancrages de bateaux. Pas en obligeant les poissons à s’y installer de force. Mais en posant à 30 mètres de profondeur 401 blocs de béton, répartis en 8 villages. Le tout, sur une surface de 201 hectares entre les îles du Frioul et les plages du Prado.

A la base, ces "récifs artificiels" comme on les appelle ne ressemblaient pas en grand-chose. Mais petit à petit, les poissons en ont fait un habitat naturel pour se protéger. A ce jour, 70 espèces, contre 24 il y a 4 ans, peuplent ces villages. Sarres, Loup, Congres, Mérous, des espèces disparues depuis de nombreuses années ont ainsi refait leur réapparition. Une évolution spectaculaire récompensée ce mois-ci par le Grand Prix National de Génie Ecologique remis par le ministère de l’Environnement.

Un intérêt écologique et économique

Mais au-delà de cette vie sous-marine recréée, la ville de Marseille voit dans ce projet un intérêt économique. "Un poisson vivant vaut bien plus qu’un poisson mort", résume l’adjoint UMP à la Mer, Dider Réault. Dans son viseur, l’élu pense aux clubs de plongée. "C’est une opportunité pour eux de se rendre sur place et d’attirer une nouvelle clientèle", poursuit-il. Et qui dit touristes, dit bénéfice pour tout le monde.

Plus étonnant, cette repopulation est une aubiane pour les pêcheurs. Pas sur place, car il leur est strictement interdit de pêcher dans cette zone. "Mais grâce à l’essaimage des poissons dans d’autres secteurs de pêche (au-delà du Frioul par exemple), les professionnels y trouvent leur intérêt", indique Didier Réault. Et gare à ceux qui voudraient passer outre les restrictions. Trois pêcheurs ont récemment été condamnés pour s’être aventurés dans ce nouveau sanctuaire sous-marin de la rade de Marseille.

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Nîmes : le groupe BRL primé par le ministère de l’Écologie

La filiale ingénierie a reçu, avec la Ville de Marseille, le grand prix du Génie écologique pour une opération de réhabilitation des fonds sableux au Prado.

Source : Midi Libre

Le groupe nîmois Bas-Rhône Languedoc (BRL) et la Ville de Marseille ont reçu le grand prix du Génie écologique. Cette récompense leur a été remise par le ministère de l'Écologie au titre de Récifs Prado, une opération de réhabilitation innovante des fonds sableux qu'a conçue BRL en tant que maître d'œuvre dans la rade de Marseille.

Repeupler les fonds marins

Initiée par la ville, Récifs Prado a consisté à poser depuis 2007 des récifs artificiels "diversifiés et optimisés" entre le Frioul et la corniche Kennedy, soit au total 401 modules représentent un volume de près de 30 000 m3, s'étendant sur une surface totale de 220 ha. Récifs Prado est "le plus grand site de récifs artificiels d'Europe et de Méditerranée", observe la ville de Marseille.

En recréant un habitat pour les espèces marines, ces récifs ont permis de repeupler des fonds marins et de restaurer une biodiversité nécessaire pour assurer l'activité économique de la zone côtière, notamment la pêche artisanale des petits métiers.

"Nous avons contribué à ramener la vie dans un espace que l'activité humaine avait dégradé"

La société BRL Ingénierie, filiale du groupe BRL, a donc supervisé la construction et l'immersion des modules, dont elle a assuré la conception avec des caractéristiques destinées à favoriser l'accueil d'une abondante vie marine. Ces récifs ont été regroupés au sein de six zones, comme autant de "villages" dans la baie du Prado. "Le suivi scientifique des récifs artificiels mis en place par la ville au cours des cinq dernières années a démontré le succès de l'opération", souligne BRL Ingénierie.

Les récifs sont désormais totalement colonisés et les peuplements ont crû régulièrement chaque année. La diversité des espèces recensées sur la zone est passée de 28 à 64 en quatre ans et le site est même devenu une zone de chasse pour un groupe de grands dauphins. "Ce grand prix est une grande fierté pour nos équipes et la reconnaissance de notre savoir-faire et de notre capacité d'innovation. Nous avons contribué à ramener la vie dans un espace que l'activité humaine avait dégradé", déclare Jean-François Blanchet, le président de BRL Ingénierie.

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Des récifs au coeur du Parc national des Calanques

Marseille obtient le grand prix du Génie écologique 2014

Le ministère de l'Ecologie et développement durable vient d'attribuer le prix du Génie écologique 2014 (catégorie "Préservation des écosystèmes marins") à l'opération "Récifs du Prado".

Source : Ville de Marseille

L’opération de génie écologique d’implantation des récifs artificiels de repeuplement de la rade de Marseille est un projet totalement intégratif que ce soit du point de vue écologique, économique ou social, a souligné le Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. Cette opération est la plus grande jamais menée en Europe dans ce domaine. Le suivi scientifique mis en place a déjà prouvé l’efficacité et l’intérêt de l’opération au bénéfice des écosystèmes et des usagers (pêcheurs, habitants, touristes…).

Ce travail "de fond" reçoit donc aujourd'hui une récompense nationale avec l'attribution du "Grand prix du Génie écologique 2014"  dans la catégorie "Préservation des écosystèmes marins". 

Le "génie écologique" consiste à préserver et développer la biodiversité par des actions adaptées, sur les écosystèmes ciblés, sur la durée.

La cérémonie de remise des prix (qui comportait sept catégories) s'est tenue le 21 octobre dernier à Paris, dans le cadre des cinquante ans de la loi sur l'eau, célébrée cette année.

Dans une rade sud particulièrement impactée par les activités humaines, l'opération "Récifs du Prado", lancée en 2008 a permis de restaurer la vie des fonds marins.

Immergés entre le Frioul et la corniche Kennedy, par 25 à 30 mètres de profondeur,  les 401 modules de récifs artificiels sont organisés en six  "villages" triangulaires et occupent une surface totale de 220 hectares¬¬¬.

Il s'agit là du plus grand site de récifs artificiels d'Europe et de méditerranée.

Au fil du temps, la faune et la flore sous-marines se sont appropriés ces récifs et des espèces menacées, voire disparues, ont fait leur (ré)apparition. La biodiversité est passée ainsi de 24 à 64 espèces, en quatre ans.

Un suivi scientifique a été mis en place. Ainsi, des études sont menées régulièrement sur la colonisation des structures par les espèces, les peuplements de poissons, l’état de conservation des structures et l’évolution sédimentaire de la zone aménagée. Les récifs servent également de terrain expérimental aux laboratoires de recherche partenaires.

Depuis 2009, un conseil pédagogique se charge également d’assurer une valorisation éco-citoyenne, en impliquant les écoles et les centres de loisirs, autour de cet outil original.

Des conférences sont organisées à la demande et une exposition est disponible pour les associations.

L'opération "Récifs du Prado" s"inscrit plus globalement dans le Plan de gestion de la rade de la Ville de Marseille (PGRM) qui vise à mettre en place une politique durable et cohérente pour préserver et valoriser les milieux et les ressources de la rade de Marseille, en accord avec les acteurs institutionnels, socio-économiques, associatifs et scientifiques acteurs de ce territoire.

Les récifs sont situés au coeur du Parc national des Calanques, le seul parc national à la fois continental, marin et périurbain d'Europe.
 
En savoir plus sur les récifs artificiels du Prado¬¬

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Le génie écologique : des entreprises au service de la biodiversité

Restaurer les cours d’eau, entretenir les espaces naturels ou encore préserver la biodiversité dans les projets d’aménagement sont autant de compétences qui relèvent du génie écologique. Cette filière permet de répondre à des enjeux environnementaux devenus incontournables pour les acteurs publics comme pour le secteur privé.

Sommaire :
  • Le grand prix « le génie écologique au service de la politique de l’eau »
  • Le premier annuaire national de la filière génie écologique
  • Des exemples de réalisations

Le grand prix « le génie écologique au service de la politique de l’eau »
3 juin 2014 (mis à jour le 25 juin 2014)

Pourquoi un Grand Prix dédié au génie écologique ?

Le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie (MEDDE) a identifié le génie écologique comme l’une des « filières stratégiques de l’économie verte » devant faire l’objet d’un plan d’action visant à favoriser son développement.

Cette filière est insuffisamment connue des maîtres d’ouvrages publics et privés. Pourtant, elle contribue à la préservation des écosystèmes, et en particulier des milieux aquatiques. Elle participe donc à l’atteinte des objectifs de la politique de l’eau, tout en créant des emplois non délocalisables.

Aussi, l’organisation d’un grand prix national du génie écologique répond à un double objectif :
  • offrir davantage de visibilité à la filière, en mettant en avant des réalisations exemplaires ;
  • marquer l’évolution de la politique de l’eau vers des politiques connexes, et en particulier vers la préservation des milieux aquatiques et de la biodiversité associée.

Ce prix permettra donc de récompenser les projets les plus exemplaires, et d’inciter tous les maîtres d’ouvrage à s’en inspirer.

Le lancement du prix aura lieu le 3 juin à l’occasion du congrès de l’Association Scientifique et Technique pour l’Eau et l’Environnement (ASTEE) qui a souhaité contribuer avec le MEDDE, les Agences de l’eau, les Offices de l’eau et l’ONEMA à l’organisation de cette manifestation.

Le périmètre du prix et les modalités de candidature

Sept prix seront décernés dans les catégories suivantes :
  • le génie écologique au service de la gestion alternative des eaux usées et pluviales ;
  • le génie écologique au service de la prévention du risque d’inondations ;
  • le génie écologique au service de la préservation de la ressource en eau potable ;
  • le génie écologique au service de la lutte contre les pollutions diffuses agricoles ;
  • le génie écologique au service de la préservation des écosystèmes marins ;
  • le génie écologique au service de la préservation des écosystèmes aquatiques continentaux.
    Un grand prix sera également décerné pour récompenser le projet le plus exemplaire.

Pour chaque catégorie, un projet exemplaire sera choisi et tous les acteurs impliqués dans le projet (maître d’ouvrage, bureau d’études, maître d’œuvre, organisme ayant réalisé les travaux…) seront récompensés collectivement.

Pour être éligibles, les projets doivent être situés sur le territoire français (métropole ou outre-mer) et être réalisés en totalité au 31 juillet 2014.

Les candidats souhaitant nous transmettre des films ou des photos de leur projet en plus de leur dossier de candidature sont invités à le faire via Melanissimo
https://melanissimo.developpement-durable.gouv.fr/.

Le contenu attendu des candidatures et les modalités d’attribution des prix sont décrits dans le règlement et l’appel à candidatures.Vous pouvez déposer votre candidature jusqu’au 31 juillet 2014. Les prix seront remis lors du colloque organisé à l’occasion des 50 ans de la loi sur l’eau, qui aura lieu à Paris le 21 octobre 2014.

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Le plan d’action pour la filière génie écologique

La filière génie écologique fait partie des 18 "filières industrielles stratégiques de l’économie verte" identifiées début 2010 par le ministère du Développement durable et qui font l’objet de plans d’actions nationaux ayant pour objectif de favoriser leur développement. Le plan d’action "génie écologique" s’articule autour de 3 axes et se décline en 12 objectifs.


Source : Ministère du Développement Durable

I. Proposer une offre de génie écologique lisible et identifiée par tous comme indispensable pour atteindre les objectifs fixés par les politiques environnementales nationales et internationales

Objectif 1 : assurer la mise en réseau des entreprises et acteurs de l’innovation dans le domaine du génie écologique
  • Aboutir à un accord sur la définition du terme « génie écologique » ou s’accorder sur un mot ou une expression adaptée
  • Structurer la filière du génie écologique
- a. créer une fédération professionnelle du génie écologique (entreprises) ;

- b. créer un réseau des acteurs du génie écologique (entreprises privées, maîtres
d’ouvrage, organismes de recherche…).

  • Créer un annuaire des entreprises de la filière génie écologique (bureaux d’études, maîtres d’œuvre, entreprises de travaux, fournisseurs)

Objectif 2 : élaborer des référentiels communs à l’ensemble de la filière afin d’orienter et dynamiser la demande pour des réalisations de qualité
  • Élaborer une norme recensant les bonnes pratiques à adopter en matière de méthodologie / gouvernance lors d’une opération de génie écologique
  • Effectuer une (des) étude(s) permettant de mieux appréhender l’environnement dans lequel se développent les activités de génie écologique aujourd’hui :
- a. effectuer une étude de marché approfondie sur le génie écologique ;

- b. recenser l’ensemble des labels, qualifications, agréments… existants dans le domaine du génie écologique ;

- c. recenser les réseaux existants dans le domaine du génie écologique ;

- d. identifier les besoins de la filière en matière de compétences et formations.

Objectif 3 : doter la filière de services et outils mutualisés
  • Créer un réseau de centres techniques régionaux dans le domaine du génie écologique ;
  • Réaliser un film de présentation de la filière ;
  • Voir aussi action n°2.a et 2.c.

Objectif 4 : donner de la visibilité à la filière en mettant en avant les réalisations exemplaires
  • Créer un Grand Prix National du génie écologique ;
  • Créer un village génie écologique à Pollutec ;
  • Créer des vitrines technologiques pour faire connaître la filière et démontrer son caractère technique et innovant.

Objectif 5 : renforcer et encourager l’innovation en génie écologique
  • Répondre aux besoins de financement de l’innovation : lancer des appels à projets pour financer des projets innovants en matière de génie écologique et s’assurer que la filière bénéficie des mécanismes de financement existants ;
  • Faire en sorte que l’ensemble de la filière contribue à orienter les programmes de recherche et appels à projets nationaux et internationaux :
- consolider les besoins de recherche émanant des acteurs opérationnels afin qu’ils contribuent à l’élaboration des programmes de recherche nationaux ;

- organiser la veille technologique à l’international et contribuer à l’orientation des programmes de recherche et appels à projets européens.

II. Organiser et développer des filières locales de fournitures et d’équipements pour les opérations réalisées en France

Objectif 6 : développer une filière française de production de géofilets destinés aux activités de génie écologique
  • Soutenir le développement de géofilets de qualité destinés à des opérations de génie écologique :
- a. créer un groupe de réflexion au niveau d’un pôle de compétitivité pour mettre en relation distributeurs et fabricants de géofilets, acteurs du génie écologique et de la filière fibres ;

- b. proposer un outil de certification / un référentiel NF / une norme… permettant d’évaluer la qualité des géofilets en fibres naturelles actuellement commercialisés en France.

Objectif 7 : favoriser l’utilisation de matériel végétal d’origine locale dans le cadre d’opérations de génie écologique
  • Soutenir, via un appel à projet, des initiatives destinées à favoriser le développement de filières locales de semences et de matériel végétal indigènes destinés aux opérations de génie écologique.

Objectif 8 : identifier ou développer des engins de chantier et outils adaptés pour diminuer les coûts
  • Constituer un répertoire des « outils intelligents » utilisés en génie écologique et identifier des pistes de développement de nouveaux outils ou engins de chantier.


III. Faire de la France l’un des pionniers du génie écologique (ingénierie et maitrise d’oeuvre) dans les pays émergents et en développement

Objectif 9 : adapter les techniques de génie écologique aux conditions tropicales
  • Etudier l’opportunité de créer un "pôle d’excellence" sur le génie écologique en Outremer
  • Lancer des projets R&D pour adapter les techniques de restauration de milieux naturels au contexte tropical.

Objectif 10 : inciter les grandes entreprises privées françaises ayant des chantiers à l’export à se faire accompagner par des spécialistes du génie écologique et sensibiliser au génie écologique les structures d’aide à l’export

  • Organiser des journées d’information sur le génie écologique à destination des directeurs développement durable des grands groupes français, des chargés de développement environnement d’Ubifrance…

Objectif 11 : organiser la veille internationale en matière de génie écologique
  • Inciter les acteurs français du génie écologique à participer aux groupes de travail préparant des documents pré-réglementaires et l’élaboration de réglementations européennes ;
  • S’assurer que les dispositifs de veille économique et stratégique à l’international existants intègrent suffisamment les sujets biodiversité et génie écologique et sont connus de la filière.

Objectif 12 : favoriser la réponse aux appels d’offres lancés par les bailleurs de fonds internationaux
  • Lancer une étude pour recenser les projets ayant été menés par des français à l’international dans le domaine du génie écologique (y compris agroforesterie, lutte contre la désertification…). Identifier les facteurs clés de succès et ceux expliquant d’éventuels échecs ;
  • Étudier avec le MINEFI la possibilité de concevoir des FASEP Etudes (Fonds d’Aide au Secteur Privé) à des montants compris entre 50 et 100 000 euros pour les PME de génie écologique.

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Le 4 Novembre 2014

Sauvetage en mer. Le SOS du président de la SNSM

Xavier de la Gorce est très inquiet. Six départements ont supprimé leurs subventions à la Société nationale de sauvetage en mer. Quant à l'État, il fait le minimum pour ce service public assuré par des bénévoles.

« Je lance une fusée rouge pour alerter sur nos difficultés. En faisant disparaître la compétence générale, qui permettait aux départements de nous aider, la réforme territoriale nous met en grand danger », avertit Xavier de la Gorce. « Six d'entre eux nous ont déjà fait savoir qu'ils ne pouvaient plus continuer à nous aider », sans que le président de la SNSM ne précise lesquels. Baisse des dotations de l'État, inflation des budgets des affaires sociales, les conseils généraux taillent dans les subventions.

Source : Ouest France par Jean-Pierre Buisson

« Attention », prévient le représentant de cette société de marins bénévoles de 150 ans d'âge : « Si je n'ai plus les moyens d'assurer leur fonctionnement en toute sécurité, pour les sauveteurs et les personnes que nous assistons, je pourrais être amené à suspendre l'activité de certaines stations de sauvetage. » On imagine le tollé sur la côte. « Certes, mais on ne peut pas dépenser l'argent que l'on n'a pas ! »

« Inégalité de traitement »

Suite : Ouest France

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