mardi 14 octobre 2014

Enquêtes : Touche pas à ma plage !


La commune de Saint-Coulomb s'inquiète pour son littoral : « Notre patrimoine, c'est la beauté de nos plages », indique Yannick de Charette, premier adjoint de Saint-Coulomb. Visée, la décision du préfet, prise début juillet, d'autoriser l'expérimentation de moules sur filières à 3 km de la côte. Le projet, demandé par le comité régional de la conchyliculture, prévoit une concession de trois ans, sur 19 ha, avec quatre filières de 100 mètres de long. Extrait de Ouest France : Mytiliculture en Bretagne. St-Coulomb attaque en justice

Mer, sable et soleil...

En ce moment, l’hebdomadaire « le marin » prend les inscriptions des décideurs de l’économie de la mer pour le grand rendez-vous maritime de l’année, les 2 et 3 décembre 2014 : la dixième édition des Assises de l’économie de la mer se déroulera pour la première fois à Nantes et Saint-Nazaire. (1)

En parallèle, Le marin et Odyssée développement mènent une enquête : Chefs d'entreprise du maritime : donnez votre opinion pour le sondage "le marin" - Odyssée Développement...

Des enquêtes, parlons-en !

Touristes, plaisanciers, retraités, propriétaires de résidences secondaires se pressent actuellement dans les mairies en réponse à plusieurs enquêtes publiques... (2)

L’enquête publique sur les filières d’élevage de la Male conche a débuté. Pour l’heure, seuls les opposants s’expriment || Vase, pollution, atteinte au patrimoine… les arguments fusent || (3)


Mon Oléron

Trois semaines, trois semaines dont le seul petit grain matinal ne m'a même pas évité d'arroser le jardin, du soleil, une mer agréable, une unique petite méduse et plusieurs jours de températures très élevées... Nous avons eu notre sortie annuelle grand standing au Grand Large, pour fêter en retard l'anniversaire de... Partie pleine de bonnes résolutions, je n'en ai tenue qu'une, faire du vélo. Mais ni cartes, ni travail sur ordi, une petite manifestation sur la plage pour protester contre des champs d'huîtres trop près des plages, Pineau à volonté et brasse dans les vagues délicieuses... Extrait du blog : Notes périssables

Des communes et des régions littorales où les élus ne manquent plus une occasion de placer le tourisme au rang de première activité économique, secteur d’avenir présenté comme vital pour la survie des territoires côtiers, quitte à sacrifier les activités maritimes ancestrales comme en Région Poitou-Charentes...

Les pôles d'excellence en Poitou-Charentes

L'aquaculture connait une très forte progression dans de nombreuses régions littorales. C'est la filière de production alimentaire la plus porteuse dans le monde. En Région Poitou-Charentes, les cultures marines (ostréiculture, mytiliculture, pisciculture,...) ne font pas partie des filières d’excellence ! Pourtant, les cultures marines représentent plus de 1000 entreprises, 5000 emplois (sur toute l'année) et près de 300 millions d'euros de chiffres d'affaires, des élevages répartis tout le long du littoral de Charente-Maritime, premier département aquacole de l'hexagone...

La région Poitou-Charentes mise plutôt sur le tourisme (première filière économique régionale !), l’agro-alimentaire, le nautisme, l’aéronautique et spatiale, l’énergie, l’image-numérique, le transport-mécanique, le bâtiment, le textile-chaussant, l’éco-industrie, le bois, la chimie et certains pôles d’excellence rurale...




(2) Enquêtes publiques en cours (jusqu'au 17 octobre 2014) :

(3) Sud Ouest : L’enquête attend les conchyliculteurs

Les professionnels de la mer ne viendront pas s'exprimer lors des enquêtes publiques... Ils doivent malgré tout donner leur opinion...

Chefs d'entreprise du maritime : donnez votre opinion pour le sondage "le marin" - Odyssée Développement



Le Tableau de bord de l’économie maritime le marin / Odyssée Développement vise à mieux apprécier le contexte dans lequel naviguent les entreprises du secteur maritime ainsi que le moral des responsables au regard des décisions-clefs d'investissement, d'emploi et de développement.

Votre participation est essentielle.

Vous pouvez accéder au questionnaire, qui comporte 12 questions (5 minutes), et donner votre avis en ligne en cliquant ici.

Secteur d’activité

Industrie nautique
Pêche et cultures marines
Environnement, services et conseils
Transport maritime, armement
Industrie portuaire
Construction, réparation navale
EMR
Offshore


Une synthèse sera présentée lors des Assises de la mer et du littoral, qui se tiendront cette année à Nantes et Saint-Nazaire les 2 et 3 décembre 2014. Les résultats seront publiés dans le journal "le marin" et disponibles en ligne.

Remarque :  Le sondage "le marin" - Odyssée Développement n'indique pas l'industrie du tourisme dans la rubrique "Secteur d'activité"... Pourtant fer de lance de nombreux décideurs de l'économie de la mer...

Pour aller plus loin...

Modalités de qualification et de gestion des ressources naturelles


Appel à contributions pour un dossier thématique de la revue

Développement Durable & Territoires

Source : Calenda Publié le jeudi 16 octobre 2014 par João Fernandes

Résumé

Les évolutions actuelles du contexte, tant climatiques qu’économiques et sociétales, font de la gouvernance des ressources naturelles un enjeu fondamental. Pour autant, en dépit de l’intérêt croissant des décideurs publics pour les questions environnementales, les politiques publiques visant à une meilleure gouvernance de ces ressources rencontrent d’importantes difficultés dans leur mise en oeuvre concrète. Intégrer ces ressources dans une politique publique, et plus largement dans le cadre d’une gouvernance territorialisée, suppose en effet un intense travail visant à objectiver ces ressources, à leur accorder des attributs et des valeurs, à établir des procédures de suivi objectivant leur dynamique. Ces processus de qualification par lesquels sont constituées les ressources naturelles ne sont évidemment pas simplement établis en amont des dispositifs d’action collective visant à les administrer ou les gérer.

Modalités de qualification et de gestion des ressources naturelles

Positionnement du dossier

Les évolutions actuelles du contexte, tant climatiques qu’économiques et sociétales, font de la gouvernance des ressources naturelles un enjeu fondamental. Pour autant, en dépit de l’intérêt croissant des décideurs publics pour les questions environnementales, les politiques publiques visant à une meilleure gouvernance de ces ressources rencontrent d’importantes difficultés dans leur mise en oeuvre concrète.

Intégrer ces ressources dans une politique publique, et plus largement dans le cadre d’une gouvernance territorialisée, suppose en effet un intense travail visant à objectiver ces ressources, à leur accorder des attributs et des valeurs, à établir des procédures de suivi objectivant leur dynamique. Ces processus de qualification par lesquels sont constituées les ressources naturelles ne sont évidemment pas simplement établis en amont des dispositifs d’action collective visant à les administrer ou les gérer. Ils interviennent aussi lors de la mise en oeuvre des politiques publiques, dans les négociations et controverses auxquelles elles donnent lieu, mais également face aux incertitudes, incomplétudes et incommensurabilité des ressources et de leurs usages. Ce dossier s'attachera à questionner la naturalité des ressources naturelles. Les contributions retenues envisageront ainsi les « ressources naturelles » comme un construit social. Cette posture constructiviste conduit ainsi, d’abord, à s’interroger sur les processus et les réseaux sociaux-techniques par lesquels sont attribuées, hybridées, et finalement constituées les qualités des ressources naturelles. Le présent dossier thématique vise ainsi, à mieux comprendre la diversité des modalités de qualification des ressources naturelles mais aussi à mieux saisir comment ces modalités de qualification participent du cadrage des modalités de gestion des ressources. De manière symétrique, ce projet de numéro spécial s’intéresse à la diversité des modalités de gestion des ressources naturelles et à la manière dont elles participent de la redéfinition des modalités de qualification de ces ressources. En s’éloignant de l’image d’un face à face entre une objectivation strictement scientifique de l’état des ressources et une approche strictement politique de leur gestion, l’originalité de ce dossier thématique réside bien dans l’attention qu’il veut porter aux boucles de rétroaction entre modalités de qualification et de gestion des ressources naturelles. Il s’agit bien de s’intéresser ici à l’hétérogénéité des instruments comme à la diversités des formes d’actions collectives qu’elles engagent, de mieux saisir la dynamique des connaissances et les formes d’apprentissage qu’elles suscitent.

Le présent appel ne privilégie donc pas d'approches disciplinaires. Sont ainsi bienvenues les contributions présentant des travaux en géographie, en sociologie, en économie ou dans toute autre discipline des sciences sociales ou au croisement de ces disciplines. Les approches théoriques privilégiées sont celles qui permettent de mieux saisir la diversité des processus de qualification et des modalités de gestion des ressources naturelles, qu’il s’agisse de l’économie des conventions, de la sociologie de l’action organisée, de la géographie sociale, etc. Les contributions envisagées s'appuieront de manière privilégiée sur des cas d'études empiriques.

Envoi des propositions

Les résumés (une à deux pages maximum) devront être adressés à ressnat.ddt@gmail.com.
Calendrier prévisionnel

- Date limite de réception des résumés :
17 novembre 2014

- Date limite de réception des articles complets : 31 mars 2015.
- Relectures et révisions des papiers : Second semestre 2015
- Publication du dossier début 2016

Coordinateurs du dossier

    Thomas Debril, Ingénieur de Recherche, INRA, UMR AGIR
    Gaël Plumecocq, Chargé de Recherche, INRA, UMR AGIR
    Olivier Petit, Maître de Conférences, Université d'Artois,


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France : 160000 tonnes de coquillages commercialisés


La conchyliculture emploie près de 18000 personnes dans 2900 entreprises réparties sur tout le littoral français. 160.000 tonnes de coquillages pour un chiffre d'affaires de 876 millions d’euros

d'après le Recensement de la conchyliculture 2012

Source : Agreste

En 2012, la filière conchylicole compte 2 900 entreprises, réparties sur l’ensemble du littoral, et commercialise 160 000 tonnes de coquillages pour la consommation.

Le volume d’huîtres vendues est un peu supérieur à 80 000 tonnes, en baisse de 26 % depuis 2001. Avec plus de 77000 tonnes en 2012, la commercialisation de moules est au contraire en hausse de 5,4 % par rapport à 2001. Le chiffre d’affaires global des entreprises conchylicoles s’élève à 876 millions d’euros en 2012. Les entreprises conchylicoles emploient en moyenne 3 équivalents temps plein. La main-d’oeuvre familiale assure la moitié du volume de travail mais régresse au profit des salariés non familiaux.

Selon le deuxième recensement de la conchyliculture française, 2900 entreprises commercialisent en 2012 des produits conchylicoles, soit 24 % de moins qu’en 2001. L’activité de ces entreprises recouvre le captage ou la production de naissains et l’élevage de coquillages, ainsi que l’expédition sous agrément sanitaire pour la consommation.

Extrait...

Baisse de la production d’huîtres, progression de celle des moules

Depuis 2001, la production conchylicole a globalement diminué de près de 15 % en volume pour s’établir à 160 000 tonnes en 2012. Cette baisse s’explique notamment par le repli marqué de la production d’huîtres creuses, dans un contexte de surmortalités du naissain de captage naturel d’huîtres creuses depuis 2008. Le volume des d’huîtres creuses, de 79 000 tonnes en 2012, est ainsi en baisse de 26 % par rapport à 2001. Avec un recul de plus de 30 % par rapport à 2001, la production d’huîtres plates pour la consommation est légèrement supérieure à 1 000 tonnes en 2012. La balance commerciale des huîtres est positive mais les échanges sont négligeables.

A contrario, la production de moules a augmenté de 5,4 % depuis 2001. En 2012, les volumes commercialisés de moules sous marquage dépassent ainsi 77 000 tonnes et sont principalement constitués de moules edulis (près de 60000 tonnes). Malgré la hausse des ventes, le volume n’est pas suffisant pour satisfaire les besoins de la consommation française. La France importe 54 000 tonnes de moules en 2012, soit 8 % de moins qu’en 2001. Enfin, les conchyliculteurs commercialisent sous marquage sanitaire 1 000 tonnes de palourdes, près de 1 000 tonnes de coques et 60 tonnes d’autres coquillages.

La vente de coquillages pour la consommation : deux tiers du chiffre d’affaires Le chiffre d’affaires global des entreprises conchylicoles s’élève à 876 millions d’euros en 2012. Il intègre le montant des ventes de produits conchylicoles provenant de l’élevage ou de la pêche mais aussi le chiffre d’affaires tiré des activités liées à l’aquaculture et des autres activités de diversification des entreprises. La production conchylicole en constitue toutefois la principale part (89 %) avec 781 millions d’euros en 2012. Ce chiffre d’affaires provient pour les trois-quarts de ventes conchylicoles pour la consommation et pour un quart de ventes de produits conchylicoles non finis (naissain, demi-élevage et d’adultes sans marquage sanitaire).

Les autres activités aquacoles des entreprises de conchyliculture (élevage de poissons, de crustacés, d’algues...) ne représentent que 2 % du chiffre d’affaires global et les autres activités de diversification 9 %. Les activités de diversification les plus fréquentes sont les activités liées au négoce de coquillages d’élevage ou de pêche.


Une activité localisée sur l'ensemble du littoral

Les 2900 entreprises conchylicoles sont réparties sur l'ensemble du littoral, de la Mer du Nord à la Méditerranée. Elles exploitent près de 90% de leurs superficies de production dans la région conchylicole de leur siège. Les 10% restants correspondent à des superficies hors de la région du siège.....

Des entreprises encore majoritairement individuelles

Près des deux tiers des entreprises conchylicoles sont individuelles. Mais avec près de 1 000 entreprises, les formes sociétaires ont progressé depuis 2001 passant de 20 % à près de 35 % de l'ensemble des entreprises. La Bretagne-Nord culmine avec un taux d'entreprises sous forme sociétaire à près de 74 %. Les exploitations agricoles à responsabilité limitée (EARL) ont vu leur part augmenter dans toutes les régions. En 2012, elles représentent 48% des formes sociétaires contre 34% en 2001....

Trois équivalents temps plein en moyenne par entreprise

En 2012, la conchyliculture a employé près de 18 000 personnes, représentant l'équivalent de 8574 emplois à temps plein (ETP). Les effectifs ont diminué de près de 18 % entre 2001 et 2012, à un rythme proche de celui du nombre d'entreprises (- 24 %). De ce fait, le nombre moyen de salariés par entreprise reste globalement stable, à 3 ETP....

73 tonnes de coquillages de consommation vendues en moyenne par entreprise

Huit entreprises conchylicoles sur dix ont un agrément sanitaire pour vendre des coquillages à la consommation. Ces entreprises disposent toutes d'au moins un bâtiment ou bateau expéditeur. 85 % d'entre elles utilisent un véhicule pour le transport de coquillages sous marquage sanitaire....

Télécharger Ici le document intégral "Recensement de la conchyliculture 2012"

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La Charente-Maritime est le premier département producteur de coquillages



Agreste Poitou-Charentes - Recensement de la conchyliculture 2012

L'élevage des coquillages - ou conchyliculture - est un élément essentiel du littoral de Charente-Maritime. Que ce soit pour les moules dans la baie de l'Aiguillon avec les alignements de bouchots ou pour les huîtres dans la zone de Marennes-Oléron avec les parcs d'élevage en mer et les claires, le travail des hommes a façonné le paysage et engendré une activité économique majeure qui fait la renommée de la région.

Ce 2e recensement conchylicole après celui de 2001 porte sur l'année 2012. Malgré d'importants problèmes sanitaires ces dernières années, la Charente-Maritime reste le premier département français producteur de coquillages, avec le tiers de la production française d'huîtres. En 2012, 789 entreprises ayant leur siège dans le département ont commercialisé pour la consommation 37 000 tonnes d'huîtres creuses et 13 000 tonnes de moules.

Cliquer Ici pour en savoir plus

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Le 10 Novembre 2014

Charente-Maritime : un ostréiculteur sur trois a disparu

Illustration extraite du Recensement conchylicole 2012 : Agreste 2014

Le département, qui fournit la moitié de la production ostréicole française, assiste à une concentration des entreprises. Avec des emplois à la baisse

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux Publié le 10/11/2014


Depuis sept ans, les conchyliculteurs de la Charente-Maritime sont confrontés à d'importantes mortalités des cheptels. Le naissain d'huître, depuis 2007, survit péniblement et, pour la deuxième année consécutive, les huîtres de taille marchande, âgées de 3 ans, n'échappent plus à d'importants pourcentages de pertes.

Le second versant conchylicole charentais, la production de moules, n'échappe pas, lui aussi, à des difficultés ponctuelles.

Les conséquences de cette altération de la filière se lisent dans les résultats du recensement conchylicole. Les éléments de référence, qui dataient d'une étude de 2001, viennent d'être réactualisés par les services statistiques du ministère de l'Agriculture et la Direction des pêches maritimes. La collecte d'informations a eu lieu au printemps dernier ; elle portait sur l'année 2012.

Dans cet intervalle de onze ans, le nombre d'entreprises conchylicoles a diminué de près de 40 %. Sur les 1 156 exploitations qui commercialisaient 47 000 tonnes d'huîtres, il en reste 742 qui mettent 37 000 tonnes d'huîtres sur le marché. Mais, comme en 2001, la Charente-Maritime fournit la moitié de la production nationale.

L'érosion des entreprises est marquée dans les structures individuelles (-51 %), tandis que les formes sociétaires telles que les GAEC et les EARL ont progressé de 17 %. Une forme de concentration est-elle amorcée ? La question tombe sous le sens, 76 entreprises vendant 100 tonnes d'huîtres et plus par an ont distribué 70 % des volumes (26 000 tonnes). Tandis que le plus gros contingent des établissements, les 297 dont la production ne dépasse pas 20 tonnes, pèse 8 % (3 000 tonnes) seulement des ventes d'huîtres pour la consommation.

En parallèle se lit un tassement des surfaces exploitées, mais dans une courbe moins accentuée. Il est de 150 hectares, pour un total de 4 950 hectares localisés en grande majorité en Charente-Maritime. La production s'organise principalement dans le département (4 025 hectares), mais aussi à l'extérieur, Bretagne, Normandie, Pays-de-la-Loire (près de 920 hectares) où les producteurs recherchent de meilleures performances à l'élevage.

1 000 temps pleins perdus

Quelle incidence sur les effectifs ? La conchyliculture demeure un gros employeur de main-d'œuvre, mais les besoins ont logiquement évolué à la baisse. 8 000 personnes (pour 3 500 équivalents temps plein) recevaient une feuille de paie au seuil des années 2000. Ils sont 6 000 aujourd'hui (pour 2 500 équivalents temps plein), dont un millier de salariés permanents. Le seul élément stable de la dimension sociale de la crise que traverse la filière, c'est l'âge moyen du chef d'exploitation, qui reste calé sur 46 ans.

En revanche, alors que la main-d'œuvre familiale (épouse, enfants, etc.) a reculé de 41 % en onze ans, le nombre de salariés permanents, lui, n'a régressé que de 14 %. Les femmes, dont le volume d'activité flanche de 36 %, paient un lourd tribut au contexte économique et, peut-être aussi, à la mécanisation des tâches, toujours plus poussée.

En 2012, ces entreprises ostréicoles ont réalisé un chiffre d'affaires de 287 millions, lequel est bâti à 80 % sur les ventes pour la consommation. Les 20 % restants résultent de transactions internes à la filière, telles que des ventes de naissains. À propos de naissain, les statistiques disent aussi combien les mortalités ont infléchi certaines pratiques de culture : les producteurs sont revenus au captage d'huîtres naturelles pour tenter de réensemencer leurs parcs ravagés. 577 des 742 entreprises ostréicoles ont ainsi collecté 2,3 milliards de naissains, plus du double de la production d'il y a onze ans.

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Octobre 2014

La moule est un produit largement consommé en France :

8 français sur 10 déclarent en manger au moins une fois par an, avec comme principal mode de consommation le plat moules-frites.

FranceAgriMer

Image de la moule auprès des consommateurs et des professionnels

Edition Septembre 2014

Les cabinets d'études CoSpirit Médiatrack et Marketing Seafood ont réalisé pour FranceAgriMer au premier semestre 2014 une étude sur l'image de la moule.

Source : FranceAgriMer

Ils ont interrogé des consommateurs et des professionnels de la filière pour mieux comprendre leurs attentes, leurs connaissances du marché et leurs comportements.

L'objectif de l'étude était d'identifier des leviers de différenciation par rapport à l'offre étrangère afin de mieux orienter les futures campagnes de promotion de la moule française.

Attention, la promotion est un outil nécessaire mais qui ne réglera pas seul le problème de la baisse de compétitivité de la moule de bouchot...

Cliquer Ici pour télécharger la synthèse des résultats de l'étude "Image de la moule auprès des consommateurs et des professionnels"

Extrait du document

Résultats

Enquête auprès des consommateurs

La moule est un produit largement consommé en France : 8 français sur 10 déclarent en manger au moins une fois par an, avec comme principal mode de consommation le plat moules-frites.


• La principale raison de non/très faible consommation de moules est liée aux propriétés intrinsèques du mollusque (aspect/goût) qui déplaisent à certains.
Chez les consommateurs, les perceptions et l’imaginaire associés à l’univers de la moule sont très positifs :

• Le produit évoque le plaisir, l’évasion, la convivialité, la simplicité. Il s’agit également pour eux d’un produit naturel, bon marché et d’un plat équilibré.
› Seuls quelques consommateurs voient des contraintes d’ordre pratique (une préparation chronophage ou difficile, une importante quantité de déchets après consommation, un plat « salissant ») ou encore un risque sanitaire possible du fait qu’il s’agit d’un produit fragile.

Concernant l’offre existante, l’étude montre que les consommateurs ont une assez bonne connaissance de la provenance géographique….

• 92% citent spontanément une provenance géographique, 75% une provenance française et 40% étrangère avec en tête l’Espagne et la Hollande.

…mais lorsqu’il s’agit du produit acheté/consommé la provenance n’est pas connue et notamment au restaurant :

• Lors de l’achat de moules pour une consommation à domicile, 61% déclarent connaître la provenance géographique des moules achetées.

• Et seulement 17% lorsque les moules sont consommées au restaurant.

Actuellement, peu de consommateurs (27%) perçoivent une différence selon le lieu de production : France versus Etranger

• L’aspect naturel du produit (produit provenant de la mer) et le sentiment que tout comme la France, les pays étrangers doivent respecter des normes de production inspirent confiance à la grande majorité des consommateurs.

• La principale différence observée, la taille du produit, est neutre en terme de préférence.

• Au final, seulement 17% des consommateurs mettent en avant des différences avantageuses en faveur de la moule Française, notamment un meilleur goût, une plus grande fraîcheur du produit (plus de proximité, plus de contrôles).

La grande majorité des consommateurs semble savoir que les moules sont principalement produites/élevées par des professionnels mais leur connaissance reste limitée.

• En effet, lorsque l’on s’intéresse aux moules élevées sur Bouchot qui représentent plus de 80% de la production française, on observe que :
- L’appellation Bouchot est très connue : 60% citent spontanément la Bouchot comme type de moules qu’ils connaissent et 81% déclarent en avoir déjà entendu parler.
- … mais elle n’est pas vraiment associée à sa méthode de production… (seulement par 28% des consommateurs).
- Par contre son origine Française est assez bien assimilée puisque la majorité des consommateurs pense qu’il s’agit d’une moule uniquement produite en France.

Autres résultats

• Telle que déclarée par les répondants à l’enquête, la consommation de moules à domicile concerne 93% des consommateurs et la consommation au restaurant 72% des consommateurs.
• Concernant les principaux lieux d’achat (hors restaurant), la GMS arrive en tête (66%), puis le marché (29%), la poissonnerie (28%) et le producteur (13%).

Résultats

Enquête auprès des Professionnels

Stratégies commerciales : la moule est un produit de promotion pour la grande distribution, un produit de gestion facile pour les poissonniers et une marge assurée pour la restauration :

• Pour les professionnels, les moules représentent une part importante de leur activité de négoce en termes de volume, de chiffre d’affaires et de marges.

• En grande distribution :
- la moule est un produit d’appel ( « TOP 5 » des promotions). Le prix est le facteur clef d’achat.
- Certaines enseignes mettent en avant une offre segmentée (par origine / par bassin) quand d’autres communiquent sur le concept de « la meilleure moule au meilleur moment est ici ».

• En poissonnerie :
- En saison, la moule est un produit important en termes de chiffres d’affaires et elle devient pour certains un complément de gamme hors saison. La mise en avant des promotions est peu pratiquée, ils sont nombreux à appliquer un prix fixe toute l’année.

• Dans la restauration, le 1er argument commercial pour les restaurateurs est le prix de vente : moules frites à tant d’euros (à volonté ou non).

Comportements d’achat : le marché de la moule semble être marqué par une lente dessaisonalisation des ventes.

• Historiquement la consommation de moules était concentrée sur les mois de août à novembre. Mais au cours des années, la période de commercialisation a démarré de plus en plus tôt dans l’année. Le secteur de la restauration semble principalement touché par ce phénomène.


Politiques d’achat

• Les acheteurs professionnels de la Grande Distribution ont une idée précise et exhaustive des conditions d’élevage et de pêche des moules en France et à l’étranger. Ils s’approvisionnent auprès de l’ensemble des bassins français et pays européens selon l’attractivité prix.

• Pour les restaurateurs, les principaux critères d’achat sont le prix et la praticité. Le bénéfice généré sur ce produit populaire présenté en plat à prix fixe repose sur la capacité des restaurateurs à acheter des moules bon marché. Ils n’hésitent pas à substituer une origine par une autre.

Une perception généralisée d’une baisse de qualité de la moule de Bouchot particulièrement en début et fin de saison :
• Une combinaison de facteurs expliquent la baisse de la qualité des moules de Bouchot (baisse du taux de remplissage et baisse de la taille des moules) : Variations naturelles des conditions du milieu, pratiques d’élevage trop intensives, certaines étapes nécessaires à l’élevage d’une moule de qualité négligées par certains producteurs sous la pression économique, respect plus ou moins strict des cahiers des charges, vente de moules en dehors des périodes optimales.

Mais les acheteurs semblent s’accommoder de la baisse de la qualité parce que le prix est le 1er critère d’achat et l’offre est variée.

Les moules françaises occupent une position privilégiée mais elles sont fortement concurrencées par les moules étrangères considérées de qualité.

• Il nous a été rapporté que les moules étrangères présentent des caractéristiques hautement appréciées : qualité parfois supérieure avec un prix inférieur aux moules françaises.

• Le seul critère de l’origine (moule de France) ne suffit pas si elles ne sont pas à la hauteur des attentes des acheteurs (taux de remplissage, prix).

La concurrence intra bassin, ou entre mode de production (corde versus bouchot) est réelle. Les importants écarts de coûts de production rapportés par les producteurs, au profit de la moule de corde consolident la compétitivité de ces dernières, notamment sur le secteur de la moule conditionnée sous vide.

Fragilité économique : une pression sur les prix et les marges des professionnels

• Les professionnels dénoncent une stagnation des prix d’achat et un déclin des rendements à la production (baisse de la productivité, prolifération de prédateurs) quand le prix des intrants ne cesse d’augmenter.

Les labels ne sont pas tous perçus de la même manière par les professionnels :
• Les mentions Moule de la baie du Mont Saint Michel, et Certification biologique sont valorisées par les professionnels car reconnues par les consommateurs.
• A noter que les produits portant l’AOP ont été cités autant en termes positifs (goût distinctif/ supérieur) que négatifs (prix en hausse/ trop élevé, non compétitif).
• Le label STG laisse les professionnels sceptiques quant au respect des normes et au contrôle de sa traçabilité.
• Enfin les appellations locales, telles que la moule de Pénestin, la moule de Charron jouissent d’une reconnaissance locale, qui n’est pas ou peu valorisée hors région.

Les professionnels disent unanimement l’intérêt des communications auprès des consommateurs, notamment des publicités télévisées qui, disent-ils, stimulent les ventes.

• Tous sont favorables à une communication nationale.
• Majoritairement ils sont d’avis à rappeler que le produit est naturel et sain afin de rassurer sur l’aspect sécurité sanitaire du produit qui peut être un frein chez certains consommateurs.
• Les communications de type événementiel semblent très bien fonctionner (braderies de Lille et de Lyon).
• Enfin, expliquer les méthodes d’élevage ou parler du producteur et de son métier n’apparaît pas un axe primordial de communication pour les professionnels.

Résultats

Les leviers de commercialisation et de consommation de la moule française

Le principal objectif de la campagne de communication est d’inviter les consommateurs à manger les moules françaises à la bonne saison. Plutôt que de stimuler les ventes.

Les moyens de communications

Les thèmes à aborder au sein des communications afin de promouvoir la moule française

Les consommateurs à cibler en priorité

Les pistes créatives de la communication

• L’attente des consommateurs est plus axée sur le rêve, l’évasion, et non pas sur la technique d’élevage qu’ils ne connaissent pas actuellement.

Pour les campagnes il faut donc utiliser des visuels, des ambiances sonores et des slogans évocateurs pour les consommateurs :
– Un éleveur / mytiliculteur plutôt qu’un estran couvert de bouchots (évocation d’un savoir-faire, d’une production artisanale vs industrielle.
– Un décor mer : évocation de l’évasion, naturalité, authenticité.
– Une mise en scène de plats cuisinés plutôt qu’un mollusque brut (promesses gastronomiques, qualité du produit, qui donne envie).
– Une mise en scène évoquant la convivialité, le partage entre amis/famille, avec enfants.

• Le consommateur français semble avoir un fort attachement patriotique.
Il est donc important de valoriser la différence française au sein des communications :
– Plus que de production française, parler de producteurs bretons, normands …
– Utiliser des slogans « évocateurs » : « les moules de nos côtes, les producteurs de nos régions »

 Attention, la promotion est un outil nécessaire mais qui ne réglera pas seul le problème de la baisse de compétitivité de la moule de bouchot.

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Le 17 Octobre 2014

Les ostréiculteurs d'Arcachon travailleront encore sur les plages éphémères du banc d'Arguin

Décret Arguin : avis favorable pour la régularisation de l’ostréiculture

Le Rapport et les conclusions du Commissaire Enquêteur pour le Décret Modificatif d’Arguin ont été publiés aujourd’hui. Il a rendu un avis favorable concernant la régularisation de l’activité ostréicole sur le Banc d’Arguin et a indiqué son approbation concernant la position du CRCAA sur la régularisation de 32 ha de parcs hors passages et le maintien de 3 zones d’exploitation.

Source : CRC Arcachon

Ses conclusions concernant l’ostréiculture sont les suivantes :
  • « Je note comme un point positif que le projet a été préparé en ayant organisé une concertation avec les représentants de la profession. Il prévoit une régularisation de l’occupation en la limitant à deux zones et à 45 ha de surface totale ainsi qu’à une durée de 5 ans, créant ainsi une situation souple.
  • Je note que la régularisation est acceptée bien que le dossier souligne plusieurs inconvénients nets liés à la présence ostréicole sur la réserve.
  • Lors de l’enquête, les professionnels expriment le souhait que la limitation concerne la surface nette réellement occupée par les parcs qui est de 32ha actuellement, la limitation à deux zones leur paraissant peu applicable en raison des évolutions rapides du banc.
  • Le porteur du projet se montre favorable à une modification du décret prenant en compte la surface nette de 32 ha répartie sur 3 zones ce qui me paraît très satisfaisant.
  • La régularisation de l’occupation a aussi pour avantage, à mon sens, de pouvoir établir un cadastre légal et précis, permettant de gérer enfin de manière rigoureuse l’entretien des parcs et, je l’espère, de pouvoir mettre au point un système de nettoyage des anciens parcs, résolvant ainsi des problèmes maintes fois signalés dans les observations en apportant une amélioration indéniable dans la gestion du banc. »

Consultez le Rapport du Commissaire enquêteur en cliquant Ici :
  • Rapport commissaire enquêteur
  • Annexes du rapport d’enquête
  • Conclusions commissaire du enquêteur

Banc d'Arguin : la plaisance a convaincu le commissaire enquêteur


L’avis du commissaire enquêteur sur le nouveau décret modificatif du banc d’Arguin prend en compte les nombreuses critiques de la plaisance et du nautisme.

Source : Sud Ouest par David Patsouris 

Mardi, l'avis de Jean-Denis Dumont, ingénieur agronome et commissaire enquêteur, sur le projet de décret modificatif de la réserve naturelle nationale du banc d'Arguin, a été rendu public sur le site de la Préfecture après une enquête publique du 4 août au 5 septembre.

L'avis est favorable, mais avec de gros « mais », puisqu'il est assorti de plusieurs réserves suspensives : lever l'interdiction du mouillage de nuit ; supprimer la création de zones de mouillage délimitées ; supprimer l'obligation de surface minimale pour la ou les zones de protection intégrales, c'est-à-dire la zone réservée aux oiseaux et interdite à toute activité humaine.

1 Une participation « remarquable »

Dans son rapport, le commissaire enquêteur analyse la participation du public : « 730 courriers ou observations ont été enregistrés plus 652 feuilles signées dans le cadre d'une association de plaisanciers plus une pétition de 89 signatures initiée par un particulier, soit au total 1 471 personnes ».

Sur le fond, c'est très clair : « Les observations défavorables, très majoritaires, sont au nombre de 1 335 et proviennent essentiellement des plaisanciers mais aussi des industries nautiques et de pratiquants de kitesurf. Les 124 observations favorables proviennent de particuliers et de nombreuses associations de défense de l'environnement dont la Sepanso ainsi que du parti politique EELV. La plupart aimeraient que le projet aille plus loin dans l'interdiction de la présence humaine. Les ostréiculteurs se sont montrés favorables pour la partie qui les concerne ».


2 Les écologistes sont en colère

L'avis est favorable, mais les conclusions du commissaire enquêteur ressemblent à une charge contre les demandes des associations environnementales et de la Sepanso, gestionnaire du site. Michel Daverat, conseiller régional EELV, et président du syndicat mixte de la dune du Pilat, s'est dit « scandalisé » par ce rapport : « Il n'est pas du tout objectif. Il n'y a que deux pages favorables au projet contre 13 pour les avis défavorables ».

« La corrélation entre l'augmentation de l'affluence humaine, telle que présenté dans le dossier, et les populations d'oiseaux, dont la protection constitue le but de la réserve, ne paraît pas évidente », écrit Jean-Denis Dumont.

Et d'ailleurs il ne croit pas à une « surfréquentation » d'Arguin et donc pas à une nécessité d'étendre la zone de protection intégrale sur 100 hectares minimum : « Le nombre de bateaux (hors mises à l'eau pour la journée) semble stagner à environ 12000 depuis 1995. Le chiffre de 250 000 visiteurs annuels, présenté comme donnée certaine, m'apparaît comme une évaluation faite à partir de l'année 2009 et peut être discutée. »


3 La plaisance peut être soulagée

Dans ces conditions, le monde de la plaisance et du nautisme peut pavoiser. Le commissaire enquêteur note d'abord ceci : « Une véritable concertation n'a pas été engagée. Le public le plus concerné, plaisanciers et industries nautiques, m'a paru découvrir le projet lors de l'enquête. L'absence de concertation m'a été confirmée par trois maires » (Lège-Cap-Ferret, La Teste-de-Buch et Arcachon).

Jean-Denis Dumont leur a donc concédé trois réserves suspensives. Et d'abord lever l'interdiction de mouillage de nuit : les bateaux ne sont jamais plus de trente ; ils mouillent à plus de 1,5 kilomètre de la zone de protection intégrale ; l'interdiction de débarquement de nuit est bien acceptée.

Puis supprimer la création de zones de mouillage délimitées : « Le texte ne précise pas les modalités et, de ce fait, est très anxiogène pour les plaisanciers. L'attribution de zones pour les plaisanciers semble être prévue après les autres catégories et s'il reste de la place, donc potentiellement aboutir à une situation, au pire sans zone de mouillage pour eux ou, plus sûrement, à des limitations de zones en pratique très difficiles à respecter en période d'affluence ».

Enfin, supprimer le minimum de 100 hectares pour la zone de protection intégrale : « Je n'ai pas trouvé de justification à ce seuil précis. La situation actuelle laisse la liberté de fixer la surface en zones de protection intégrales et permet parfaitement, à mon sens, une adaptation fine à la situation. »


4 Les ostréiculteurs sont satisfaits

Pour le commissaire enquêteur, il y a eu une vraie concertation avec les ostréiculteurs, ce qui aboutira à une surface nette de parcs à huîtres de 32 hectares répartie sur trois zones. « La régularisation de l'occupation établit un cadastre légal et précis pour gérer de manière rigoureuse l'entretien des parcs ».

Olivier Laban, président des ostréiculteurs arcachonnais ne dit pas autre chose : « Il vaut mieux parler de surfaces concédées que d'emprise globale. C'est un document opposable que les ostréiculteurs devront respecter et sur lequel les services de l'Etat pourront s'appuyer. Mes collègues ne seront peut-être pas tous heureux de ce texte. Mais pour être respecté, il faut être respectable. Le banc d'Arguin une vitrine du Bassin. »

5 Et maintenant, quel est l'avenir ?

Le commissaire enquêteur a pris soin de noter dans ses conclusions, « qu'une étude prospective (Non encore publiée) de la société Aretlia mandatée par plusieurs communes dont celle de La Teste-de-Buch, s'intéresse à l'avenir. Comme son prédécesseur le banc de Pineau, le banc d'Arguin est condamné à la disparition. Dans une dizaine d'années, il devrait déjà être très fortement dégradé ».

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La saisonnalité dans les filières agricoles, halieutiques et agroalimentaires : une réalité méconnue aux enjeux pourtant importants

CESE -Conseil Economique Social et Environnemental

Rapporteur/Intervention :

Rafaël NEDZYNSKI
Groupe CGT-FO
Adopté le : 09/09/2014
Mandature : 2010-2015
  
La saisonnalité, tant au niveau de la production que de la consommation, impacte de nombreuses filières agricoles, agroalimentaires et halieutiques. Malgré les importants enjeux économiques, sociaux et territoriaux dont elle est porteuse, son ampleur et ses effets s’avèrent difficiles à mesurer. Le CESE formule un ensemble de préconisations qui visent à la fois la sécurisation de l’activité des entreprises et des emplois des salariés marqués par la saisonnalité, grâce notamment à la diffusion d’initiatives locales fructueuses mais encore trop souvent isolées.

Source : CESE

Cliquer Ici pour télécharger l'Avis et rapport

Cliquer Ici pour télécharger la Note de synthèse

Le CESE a voté à l'unanimité son avis "La saisonnalité dans les filières agricoles, halieutiques et agroalimentaires : une réalité méconnue aux enjeux pourtant important"

La saisonnalité en agriculture et plus généralement dans les filières alimentaires, est d’abord celle d’une production marquée par le rythme naturel des saisons, notamment pour les fruits et les légumes, le vin, ou encore la pêche. Elle résulte aussi, pour une part importante, d’une consommation, découlant des modes de vie liés aux périodes de fête (chocolats, foie gras, huîtres…), ou aux conditions climatiques (glaces, potages, activités de jardinage …).

Cette saisonnalité qui concerne de nombreux salariés et entreprises, est porteuse de forts enjeux économiques, sociaux et territoriaux encore mal identifiés.

Dans son avis, le CESE formule des préconisations visant à la fois la sensibilisation des consommateurs, la sécurisation de l’activité de ces entreprises (financement, diversification, débouchés…), une plus importante pérennisation des emplois (pluriactivité, formation professionnelle), une amélioration des conditions de vie et de travail de ces salariés (santé au travail, couverture sociale, transport, logement …)notamment en diffusant les initiatives locales fructueuses qu’il a repérées mais qui restent trop souvent isolées et requièrent une meilleure coordination entre Etat, régions, territoires et parties concernées. Il a été voté à l’unanimité des 179 votants. Source : Commmuniqué Ceser

Extrait

La conchyliculture

Par nature, toutes les activités de productions conchylicoles revêtent un caractère saisonnier, que l’on parle d’ostréiculture (huîtres), de mytiliculture (moules), de cérastoculture (coques) ou de vénériculture (palourdes). La commercialisation des produits conchylicoles est aussi marquée par un fort aspect saisonnier, la période des fêtes pour l’ostréiculture et les mois de juin à septembre pour la mytiliculture. Cette saisonnalité a pour origine une habitude de consommation ou plus simplement la période de maturité du produit et de sa mise en vente. Les productions conchylicoles métropolitaines se caractérisent par leur absence de transformation dans la quasi intégralité des cas.

La conchyliculture française se classe au 2ème rang européen avec une production moyenne de 200 000 tonnes de coquillages pour un chiffre d’affaires moyen de 774 M€. Le nombre d’entreprises concernées est de plus de 4 000 (dont plus de 70% de TPE) réparties sur l’ensemble du littoral métropolitain, de la zone Normandie - Mer du Nord à la Méditerranée.

Le poids de la saisonnalité en termes de chiffre d’affaires diffère selon la production conchylicole concernée. Il est compris entre 60% et 70% pour l’ostréiculture (chiffre d’affaires réalisé durant la période des fêtes de fin d’année) contre 100% pour la mytiliculture. L’exportation d’huîtres d’élevage (vers l’Italie et l’Espagne principalement) était de

208 000 tonnes avant 2008. Elle est tombée à 87 000 tonnes en raison de l’épidémie qui a entraîné une forte mortalité des naissains avant de remonter à 97 000 tonnes en 2013. L’exportation d’huîtres à consommer hors de l’UE se limite à 5 800 tonnes

Sur les 18 000 personnes employées en conchyliculture, près de 50% sont des saisonniers. Leurs contrats sont le plus souvent des CDD de courte durée (inférieurs à 30 jours). Le niveau de formation ou de qualification n’est pas connu, mais le travail saisonnier ne demande pas de qualification élevée, plutôt une expérience pratique des postes à occuper durant ces pics de saisonnalité. 41%des saisonniers sont des femmes. En saison, elles représentent 66% des effectifs et travaillent surtout dans le conditionnement.

Les entreprises et leurs personnels relèvent de deux régimes de protection sociale différents : la MSA et l’ENIM. L’affiliation à l’ENIM ayant été rendue obligatoire pour disposer d’un parc à huîtres sur le domaine public maritime, les hommes qui travaillent en mer sont le plus souvent affiliés à l’ENIM et les femmes à terre à la MSA.

La pêche en mer

Dans le secteur de la pêche professionnelle en mer, on dénombre en 2012

11 049 hommes d’équipage, marins ayant navigué au moins un jour dans l’année à la pêche.

La répartition des marins par durée d’embarquement est stable depuis plusieurs années. Au total, les 3/4 des marins ont un temps d’activité supérieur à 6 mois, et près des 2/3 naviguent plus de 9 mois. On note cependant depuis 2011 une tendance à l’augmentation du pourcentage de marins qui naviguent moins de 3 mois à l’exception de la Grande Pêche et des cultures marines (CM).

Les cultures marines (CM et CPP32) connaissent des durées d’embarquement supérieures à 9 mois qui sont plus fréquentes que dans les autres genres de navigation car beaucoup de marins sont embarqués sans discontinuer sur l’ensemble de l’année (c’est également le cas en petite pêche).

Durées d’embarquement par genre de navigation



Les industries des produits alimentaires élaborés

L’industrie des produits alimentaires élaborés et les emplois du secteur sont très fortement dépendants de l’activité saisonnière.

Dans la plupart de ces secteurs, les entreprises ont une activité fortement saisonnière liée soit à la saisonnalité des matières premières (légumes, fruits, poissons …), soit aux modes de vie collectifs (foie gras, saumons fumés, escargots, produits festifs ou estivaux …). Selon la convention collective, il a toujours été d’usage de considérer comme saisonnières dans ces industries, les activités exercées durant certaines périodes de l’année par certains secteurs d’activité...

Exemple : la saisonnalité pour le secteur des produits de la mer


Il convient à ce sujet de noter que du fait notamment de l’évolution des techniques et des variétés cultivées, ces périodes ne correspondent plus forcément à la réalité. De plus, la saisonnalité de consommation a pour de nombreux aliments, pris le pas sur celle de leur production. A titre d’exemple, pour les produits à base de viande, le secteur du foie gras est particulièrement soumis à la saisonnalité de la consommation ; il en est de même dans le secteur du poisson, pour la production de saumon fumé.

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Le 24 Octobre 2014

Des projets en bonne voie en Bretagne

Baie de Quiberon. Coquille St-Jacques : 1,2 million de naissains semés


Une vaste opération de réensemencement de coquilles Saint-Jacques s’est déroulée sur trois jours, dans la baie de Quiberon et dans les courreaux de Belle-Ile : 1,2 million de naissains correspondant à 5,160 t environ ont été semés sur les zones de pêche. Les images de Joël Gallène.

Et ensuite des algues sur la parcelle de coquilles saint-jacques...

Innovation. Un projet de culture d'algues au large de Saint-Malo

La société C-Weed envisage d'installer trois lignes de 200 mètres de long, pour y faire croître des algues brunes en mer. Une enquête publique est en cours jusqu'au 21 octobre.


Source : Ouest France

Qui est demandeur ?

La société malouine C-Weed, pionnière dans la culture d'algues depuis 1983. Elle produit différentes espèces (Wakamé, Kombu Royal, Alaria) en Rance. Elle emploie trois salariés.

À qui sont destinées les algues ?

À Algopack, start-up malouine, à l'origine du procédé de fabrication de plastique à base d'algues. Un domaine très prometteur. Algopack est pour l'instant installée à la Grassinais, mais elle devrait déménager dans la zone Atalante.

Une implantation qui coïncidera avec le passage à la production industrielle. La culture des algues au large de Saint-Malo lui permettrait de sécuriser ses approvisionnements.

Comment s'est fait le choix de la zone ?

L'idée est d'utiliser un espace réservé pour le semis de naissains de coquilles Saint-Jacques (zone de cantonnement Procoq), où la pêche est interdite. « Ce qui intéresse le comité des pêches, c'est le sol. Nous aimerions y superposer des filières », précise Jean-François Arbona, codirigeant de C-Weed. Il y aurait donc, dans la même zone, à 25 mètres au fond de l'eau, des saint-jacques juvéniles, et à un mètre sous la surface, des algues en culture.

Le comité des pêches est-il favorable au projet ?

Les pêcheurs professionnels demandent, depuis plusieurs années, un meilleur signalement de la zone de cantonnement Procoq. Si de la culture d'algues y voit le jour, elle sera mieux matérialisée, notamment par des bouées de surface. Un balisage est aussi prévu aux quatre extrémités du secteur, avec trois marques de danger isolé et une bouée cardinale sud lumineuse.

Comment les algues sont-elles cultivées en mer ?

Les pousses d'algues sont produites en écloserie. Au bout de trois semaines, elles sont transférées en mer et fixées sur de grosses cordes tendues à l'horizontale. Les filières sont maintenues rectilignes sous l'eau grâce à des flotteurs. Des corps-morts immergés au fond de l'eau retiennent le dispositif. La récolte peut s'opérer au bout de six mois.

Cette culture est-elle naturelle ?

Elle ne nécessite aucun produit de synthèse, ni d'engrais. Les algues se nourrissent de minéraux en suspension dans l'eau. Elles sont aussi des pompes à gaz carbonique. « Un tas d'animaux viennent frayer dans les élevages. Une véritable chaîne alimentaire s'y constitue », appuie Jean-François Arbona. Sur la concession en baie de Saint-Malo, C-Weed envisage de cultiver des algues laminaires brunes, une espèce locale.

À quel moment l'activité pourrait-t-elle démarrer ?

En décembre. Pour l'instant, une concession de 5 ha est demandée pour un an, le temps de tester le site. Par la suite, C-Weed envisage de couvrir les 145 ha de la zone de cantonnement Procoq. Elle s'est fixée pour objectif de produire, d'ici à 2016, 500 tonnes d'algues fraîches par an, destinées à 95 % à Algopack.

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Algues et coquillages. Le sud bigouden a du potentiel


24 octobre 2014 Le site de Men Meur au Guilvinec est propice au développement des activités aquacoles. C'est le résultat de l'étude menée par Agrocampus et validée, hier à Pouldreuzic, par les élus du Sioca. Lequel va également lancer une nouvelle étude sur les potentialités de la filière algues dans le sud bigouden.

Source : Le Télégramme

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Algoculture. Le préfet dit oui à Moëlan-sur-Mer



Jean-Luc Videlaine a donné son feu vert à l'élevage d'algues brunes et de coquillages sur 225 ha. Ce projet, très contesté localement, est le premier de cette importance en Bretagne.

Source : Ouest France par Lucile Vanweydeveldt

 « J'ai signé ce matin les arrêtés concernant les concessions des deux entreprises qui souhaitent faire de l'algoculture au large de Moëlan-sur-Mer. C'est la fin d'une procédure banale sur un dossier qui l'est moins. » Jean-Luc Videlaine, préfet de Finistère a tenu à préciser, hier, pourquoi il donnait son feu vert au projet Algolesko. « Les préconisations environnementales sont effectives. La durée de ces concessions est de 15 ans au lieu des 35 demandés par les porteurs de projet. C'est un laps de temps raisonnable au vu des investissements effectués, sans être un blanc-seing. »

La surface d'exploitation est précisément de 225 ha au lieu de 300 au départ. La plus grande partie sera consacrée à l'élevage d'algues brunes sur cordes et une plus petite partie (30,5 ha) sera consacrée à la culture de coquillages. La concession la plus proche des terres se situe à 970 mètres de la côte.

Deuxième volet après Lesconil

Les initiateurs de ce projet ne sont pas des inconnus. Il s'agit de Josik Thaëron, ostréiculteur à Riec-sur-Belon, Jakès Prat, marin, ostréiculteur et cultivateur d'algues et Philippe Legorjus, président de Vuelto Group, acteur dans le domaine des énergies renouvelables. Les noms de leurs sociétés sont Algolesko et Bamejyot. « Ces entrepreneurs ont déjà lancé une production d'algues à Lesconil, il y a un an, sur deux concessions de 75 ha, ajoute le préfet. Algolesko est le deuxième volet de ce projet. Cet élément nous a confortés dans notre décision. »

Évoquant les deux manifestations des opposants au projet, cet été, Jean-Luc Videlaine est revenu sur le rôle de l'État : « Dans ce département comme dans les autres, lorsqu'il y a des initiatives dans le champ de la production, je ne pense pas qu'il faille les entraver. Le contexte général de crise de la filière ostréicole incite les producteurs à diversifier leur activité. 60 000 tonnes d'algues brunes sont récoltées chaque année en Bretagne. » Une initiative à encourager, selon le préfet.

Comité de suivi

Cette décision fait suite à l'avis favorable d'Ifremer (institut français de recherche pour l'exploitation de la mer). « Nous avons mis en place un collège d'experts avec des compétences différentes pour faire le point sur ce projet. La récolte des algues se fera chaque année avant le 1er novembre pour éviter les risques de prolifération. Par ailleurs, un comité de suivi ou comité local d'information dont la composition reste à déterminer sera mis en place. »

Les premières récoltes d'algues devraient avoir lieu à l'été 2016. L'activité démarrera de manière progressive. Le préfet n'a pas donné d'éléments concernant le séchage, le transport et le traitement de ces algues. « C'est aux porteurs de projet d'organiser la filière. La préfecture n'a pas à tenir compte de ces éléments pour signer les arrêtés, conclut-il. De même que l'on n'attribue pas une concession en fonction de la densité d'emploi. »

Les précautions du représentant de l'État (surface réduite, concession sur 15 ans au lieu de 30, comité de suivi) suffiront-elles à calmer les opposants au projet, réunis au sein d'un groupe de travail qui comprend huit associations ? Rien n'est moins sûr. Aujourd'hui, leur seul recours, c'est une demande de suspension de l'arrêté devant le juge administratif.

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Le 29 Octobre 2014

La ferme aquacole de Santa Manza décroche son label rouge à Bonifacio


Dans un esprit de préservation de l'environnement et de santé des personnes, aucun traitement antibiotique n'est permis durant le cycle à la ferme aquacole de Santa Manza.Alain Pistoresi

Source : Corse matin

En exercice depuis 1987, la ferme aquacole de Santa Manza à Bonifacio qui produit près de 100 tonnes de Bar par an vient d'obtenir son label rouge

Depuis 1987 la SCA ferme marine de Santa Manza est une des pionnières en matière de poisson d'élevage en Corse et en France. La concession maritime de Raphaël Di Meglio, d'une superficie de deux hectares, produit 100 tonnes de poissons par an.

Avec pour production essentielle le bar. Cette ferme a obtenu un label rouge pour son élevage pleine mer et son propriétaire souhaite poursuivre sur cette voie, en essayant d'obtenir un label européen, l'IGP, indication géographique protégée.



Des conditions d'élevage contraignantes

Depuis 2012 la SCA ferme marine de Santa Manza (FMSA) bénéficie du label rouge sur son loup d'élevage. Cette distinction a été obtenue après plusieurs années de travail sur ses poissons.

« Nous nous sommes réunis avec des aquaculteurs de Corse pour créer un syndicat Mare e Stagni. Étant dans un environnement exceptionnel nous avons souhaité le préserver et avons alors décidé d'élaborer un cahier des charges "label rouge". Nous avons mis trois ans pour le rédiger », explique Raphaël Di Meglio. Ainsi plusieurs contraintes ont été imposées pour pouvoir prétendre à ce label. Le bar doit notamment être élevé en pleine mer, à faible densité pour le bien-être du poisson.


De même, la croissance se doit d'être lente : « Il nous faut trois ans pour qu'un bar atteigne les 400 grammes », précise Frédéric Balsaux, chef d'exploitation/biologiste. Le poisson est par conséquent moins gras. « Dans un esprit de préservation de l'environnement et de santé des personnes, aucun traitement (antibiotiques) n'est permis durant le cycle », ajoute le gérant.

Enfin, l'alimentation donnée aux bars est rationnée. « Nos bars ne sont pas gavés. De plus, nous avons créé un aliment qui ne coule pas, il flotte, et ne pollue pas ainsi les fonds marins », explique Frédéric Balsaux.
Un laboratoire agréé vient également régulièrement effectuer des contrôles sur la traçabilité ou sur la qualité gustative du bar. C'est ce dernier qui viendra récompenser le travail du fermier par le label rouge. Pour le moment seulement deux fermes en Corse ont obtenu le précieux sésame.


Un signe de qualité supérieure

« La concurrence grecque produit 40.000 tonnes par an de bars d'élevage. Dans 1 m3 d'eau on peut mettre jusqu'à 50 kg de poissons. Comment on peut faire de la qualité dans ces conditions ? Nous, nous n'en mettons que 20 kg. Pour se démarquer de la masse, on s'est imposé des contraintes fortes », explique Raphaël Di Meglio.

Son chef d'exploitation poursuit : « Le label rouge n'était que la première étape. Le but final est l'obtention de l'indication géographique protégée (IGP). C'est un label européen qui certifie que le poisson provient bien de Corse et ainsi permettra de garder une spécificité du terroir ».

Si une grande partie des bars de la FMSA sont commercialisés par leur filiale SARL sud marée, auprès de restaurateurs, de grandes et moyennes surfaces et poissonneries de détails, leur production commence à être reconnue en Sardaigne.


« Certains de nos clients italiens se détachent du critère prix et s'approvisionnent chez nous plutôt qu'en Sardaigne où l'élevage est intensif », précise Raphaël Di Meglio.

« On aimerait bien que les Bonifaciens se rendent compte de la présence sur leur territoire de la technique de pointe qu'est l'élevage raisonné. Plusieurs écoles extérieures à la ville (Lecci, La Trinité) sont déjà venues visiter les lieux, cela nous ferait plaisir de voir aussi les petits Bonifaciens ».

Et de conclure : « L'avenir c'est l'aquaculture, avec ses multiples contrôles, elle est gage de sécurité alimentaire. Cette dernière étant de moins en moins présente dans la pêche sauvage ».

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Le 21 Novembre 2014

L'Etat a donné son feu vert. Un parc d'élevage d'ormeaux à Guissény 



Il aura fallu sept ans et trois demandes... L'Etat vient d'autoriser la société France Haliotis à exploiter un parc d'ormeaux, à 1,5 km de la plage du Vougot, en pleine mer.

Source : Ouest France

Il y aura bien un parc d'élevage à ormeaux à Guissény, dans le Finistère. La société France Haliotis vient d'obtenir l'autorisation d'exploitation de cinq hectares pour dix ans de la part de l'État. « Nous sommes très heureux, il nous aura fallu sept ans et trois demandes pour l'obtenir », reconnaît Sylvain Huchette, fondateur.

Ce projet est très contesté par une partie de la population et par le maire. Ils craignent la pollution et des nuisances pour les usagers de la plage du Vougot. « Notre concession se situe à 1,5 km de la plage, en pleine mer. Elle n'engendre donc aucune gêne potentielle pour les usagers de la plage », rétorque Sylvain Huchette.

Retoqué une première fois, le projet a été revu à la baisse. Depuis neuf ans, France Haliotis exploite déjà un site d'élevage à Plouguerneau.

Dans Le Télégramme : Elevage d'ormeaux. Du rififi à Guissény

http://www.letelegramme.fr/bretagne/parc-d-elevage-d-ormeaux-feu-vert-a-guisseny-22-11-2014-10433616.php

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Le 24 Novembre 2014

Les moules de Tamaris à La Seyne menacées de disparition



Sans identification de leur origine, les contaminations à répétition dans la baie du Lazaret font craindre le pire aux mytiliculteurs et ostréiculteurs : l’arrêt définitif de la filière

Source : Var matin

Les producteurs de coquillages de Tamaris, dans la baie du Lazaret, pourraient-ils disparaître ? Pour la première fois, ce scénario catastrophe a été envisagé, dans un récent rapport produit par le Contrat de baie.

La cause ? Les pollutions à répétition depuis un an(nos précédentes éditions), dues à la présence de bactéries Escherichia coli. A chaque fois, cela entraîne l'in-terdiction pour plusieurs semaines, par arrêté préfectoral, de la vente et de la consommation des huîtres et des moules élevées dans la baie.

Une ou plusieurs sources ?

C'est à nouveau le cas, depuis huit semaines. Bien qu'ayant fait une croix sur la saison, la profession tente de survivre en vendant des coquillages achetés ailleurs. Mais une persistance du phénomène pourrait conduire au déclassement sanitaire de la zone et, de fait, à une interdiction définitive de la production conchylicole*.

La seule solution est donc de mettre fin à la pollution. Pour cela, il faut en trouver l'origine. Ou les origines. Car dès l'apparition de taux anormalement élevés, en décembre 2013, les autorités ont cherché, et parfois trouvé, des sources de contamination : « Avant cette date, à part lors de certains épisodes pluvieux, nous n'avions pas de problèmes », explique Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier et vice-président de TPM en charge du Contrat de baie.

Il rappelle que les investigations menées à l'époque avaient permis de détecter un problème sur une station de relevage dépendant de la Marine nationale. Des travaux avaient été effectués.

Un site « complexe »

Marine : « Pas de nouvel incident »

Des nouvelles mesures cette semaine

Inquiets de voir la situation perdurer, les acteurs du dossier se sont réunis, en fin de semaine, « pour trouver une solution afin de comprendre ce qu'il se passe, résume Gilles Vincent. En accord avec les mytiliculteurs, l'agglomération, l'Etat (la DDTM), la Marine, l'Ifremer et la ville de La Seyne, il a été proposé d'organiser une nouvelle campagne de mesures, sur le tout le pourtour de la baie cette fois. 22 points de mesure, y compris dans les parcs, seront pris en compte durant une dizaine de jours pour tenter de localiser la source de pollution ».

Cette nouvelle campagne devrait être lancée cette semaine. Les prélèvements devraient être réalisés par les mytiliculteurs et confiés à un laboratoire agrée. Coût envisagé : 30.000 euros environ.

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Le 24 Décembre 2014

Île d'Oléron : les conclusions de l'enquête publique favorables à l'implantation de filières conchylicoles dans l'anse de la Maleconche



Le rapport de 165 pages est en ligne sur le site de la préfecture de Charente-Maritime

Source : Sud Ouest

Le projet de "filières" dans l'anse de la Maleconche (lire l'encart ci-dessous), c'est-à-dire de production d'huîtres et de moules en eau profonde en plein cœur de l'anse vient de recevoir une bonne appréciation dans le rapport de l'enquête publique consultable en ligne sur le site de la préfecture de Charente-Maritime. Le rapport de 165 pages est en deux parties. 

Retoqué en 2012 pour absence d'étude d'impact, le projet de 387 hectares a été revu à la baisse de 35 %.

Cette enquête publique diligentée depuis le 15 septembre 2014 en vue d'un nouvel arrêté préfectoral s'est achevée le 31 octobre 2014 a pourtant vu s'exprimer 77 % d'avis défavorable.

"1 097 observations ont été consignées sur les registres [...] 77 % des observations du public remettent en cause les orientations générales du projet", peut-on lire dans le rapport.

Néanmoins le rapport souligne qu'aucune remise en cause fondamentale avérée du projet n'a "été entendue, vue, reçue ou notée, qui ait été reconnue véritable et authentique, mais le plus souvent hypothétique".

Le commissaire enquêteur estime dans les conclusions de son rapport que les objectifs fixés et les choix opérés apparaissant "globalement conformes" à la lettre, à l'esprit des lois et règlements, et paraissent "réalistes et compatibles avec les ressources locales". Selon lui, le projet d'implantation de filières conchylicoles dans l'anse de la Maleconche s'inscrit "dans une optique de développement durable du territoire…"

En juillet 2012, la mairie de Saint-Georges-d'Oléron soutenue par des associations comme Aplimap a déposé un recours contre l'installation des filières devant le tribunal administratif de Poitiers. Devant l'avancée des travaux, les opposants ont adressé un référé pour suspendre les installations. En octobre 2012, le tribunal leur a donné raison en suspendant l'exécution de l'arrêté préfectoral autorisant ce projet de filières.

Où est l'anse de la Maleconche ?

L'anse de la Maleconche se trouve en face de la plage des Saumonards, bordée de forêts, qui s'étend sur environ 8 kilomètres. Face à la mer, on distingue à droite Fort Boyard. A gauche, le port du Douhet. Et en face, dos à la plage, on aperçoit l'île d'Aix et La Rochelle.

L'Association pour la préservation du littoral de la Malconche et des pertuis charentais (Aplimap) lutte depuis la naissance du projet pour "refuser ses filières d'huîtres et de moules" et "l'envasement des plus belles plages de l'île d'Oléron". Il dénonce un risque de bétonnage et "15 000 bouées sur 387 hectares".

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Colloques, études, recherche

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Octobre 2014

Habiter le littoral. Enjeux écologiques et humains contemporains


Living on the coast: contemporary human and ecological issues

26e journées scientifiques de la société d’écologie humaine

Cliquer Ici pour en savoir plus sur la société d'écologie humaine et le colloque (présentation des interventions)

« Habiter le littoral. Enjeux écologiques et humains contemporains », Colloque, Calenda, Publié le mardi 07 octobre 2014, http://calenda.org/301313

Source : Calenda publié le mardi 07 octobre 2014 par Céline Guilleux

Résumé

Dans le cadre de ses 26e journées scientifiques, la Société d’écologie humaine (SEH), l’observatoire hommes-milieux (OHM) « Littoral méditerranéen » du CNRS et le laboratoire ESPACE (UMR 7300) proposent d’actualiser la question des rapports société-environnement en contexte littoral. Ce colloque international vise plus particulièrement à traiter, par le regard de diverses disciplines scientifiques ainsi que par l’approche de professionnels (de la gestion des territoires, des espaces naturels, de l’urbanisme, du patrimoine, de la santé, etc.) le sujet de l'habitabilité des espaces côtiers et du rapport qui s'instaure entre les populations et le milieu littoral à travers l'acte « d'habiter » envisagé au sens large. Ces journées scientifiques permettront d'aborder, à partir de communications orales et affichées, différentes thématiques liées à l'adaptation de l'Homme avec le milieu littoral et en particulier : vivre avec le risque naturel, le rapport à l'environnement littoral, la patrimonialisation et le développement local, les outils et méthodes d'aide à la gestion, la gouvernance et le jeux d'acteurs. Une sortie de terrain dans le port de Marseille clôturera ces journées de la SEH.

Argumentaire

À la faveur d’un retournement des valeurs initié à partir de la fin du XVIIIe siècle en Europe occidentale, les milieux côtiers sont devenus des espaces essentiels de l’œkoumène. Sites de concentration du peuplement humain, lieux majeurs des loisirs, interfaces fondamentales de l’économie mondialisée par les échanges internationaux, les rivages sont des espaces attractifs, désirés voire convoités, soumis à divers conflits d’usages, tout en étant des milieux écologiques riches et fragiles. Avec le changement climatique, dont on sait qu’il devrait conduire à une élévation du niveau des mers et à la multiplication des évènements climatiques extrêmes, les littoraux figurent aux premiers rangs des espaces vulnérables ; ils comportent de nombreux enjeux d’ordre économique, social, écologique et politique pour les sociétés contemporaines.

Dans ce contexte environnemental dont l’évolution est à la fois permanente et rapide, la relation des sociétés humaines aux espaces et milieux littoraux nécessite d’être régulièrement interrogée. À cet effet, ces 26èmes journées scientifiques de la Société d'écologie humaine, co-organisées avec l’OHM Littoral méditerranéen et le laboratoire ESPACE (UMR 7300), sont envisagées comme cadre propice à la réflexion et aux échanges sur l’habitabilité et le fait d’habiter le littoral, qu’il soit continental ou insulaire. Le terme « habiter » est ici entendu dans un sens très large, comme un concept opératoire pour l’étude du rapport des êtres humains à leurs milieux et à leurs lieux de vie (Mathieu, 2007 ; Mathieu, 2012). Habiter renvoie donc au fait d’occuper ou investir les lieux (durablement ou temporairement) à différentes échelles, aménager et transformer le milieu, voire le dégrader. C’est aussi s’implanter, s’adapter et s’attacher aux lieux. C’est le fait d’exploiter, gérer, protéger et planifier les ressources littorales, quelles qu’elles soient. C’est aussi faire face aux risques, obéir à des réglementations et parfois devoir se retirer et abandonner le terrain. À différentes échelles spatiales et temporelles, aux niveaux des individus, des groupes sociaux voire de la société toute entière, habiter le littoral est une question à multiples facettes. Son exploration et la mise en débat des diverses dimensions qu’elle sous-tend aujourd’hui pourraient utilement éclairer certains des fondements des rapports que les êtres humains entretiennent avec leurs milieux et espaces de vie dans les sociétés contemporaines.

Ces journées scientifiques permettront d'aborder, à partir de communications orales et affichées, différentes thématiques liées à l'adaptation de l'Homme avec le milieu littoral et en particulier :

    Vivre avec le risque naturel
    Le rapport à l'environnement littoral
    La patrimonialisation et le développement local
    Les outils et méthodes d'aide à la gestion
    La gouvernance et le jeux d'acteurs

Une sortie de terrain dans le port de Marseille (du Vieux Port à l'estaque) le samedi 18 octobre clôturera ces 26èmes journées scientifiques de la SEH.

Programme

Suite sur Calenda

Jeudi 16 octobre 2014

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Octobre 2014

Les usages du sol : conflit, concertation, conservation

VIIe journées des doctorants du Laboratoire population environnement développement (LPED)

Appel à contribution (avant le 31 octobre 2014)

LPED Laboratoire Population Environnement Développement

L’axe USAGES du LPED développe ses recherches sur les interactions Nature / Sociétés comme objet fondateur des démarches interdisciplinaires sciences sociales / sciences de la vie. A ce titre, il réunit des chercheurs issus de différentes disciplines (sociologie, géographie, écologie, anthropologie, économie, agronomie). L’objectif scientifique de cet axe est de rendre compte de la complexité des dynamiques socio-environnementales à l’échelle du bassin méditerranéen.

Responsable de programme : Didier GENIN

Cliquer Ici pour accéder au site LPED

Les usages du sol : conflit, concertation, conservation

The uses of soil: conflict, concertation, conservation

VIIe journées des doctorants du Laboratoire population environnement développement (LPED)

Source : Calenda publié le lundi 13 octobre 2014 par Céline Guilleux

Résumé

Le sol peut être appréhendé comme un carrefour, défini par ses fonctions naturelles au sein de l'écosystème ainsi que par ses fonctions en relation avec les activités socio-économiques et fait à ce titre l'objet d'usages, de mesures et de représentations divergentes. Les impacts des actions humaines sur les milieux posent le problème de la mesure des dynamiques et des trajectoires des écosystèmes, qui font l'objet d'observations, de modélisations et d'expérimentation. Les types d'empreintes anthropiques sur les sols se transforment et évoluent différemment selon les contextes des types d'ancrage et les choix de développement. Ces choix et arbitrages peuvent engendrer des conflits d'usages, qui questionnent les articulations entre intérêt circonstancié et intérêt général. Ceux-ci sont débattus au sein des processus de concertation et des dispositifs d'expertise scientifique à l'occasion desquelles sont mobilisées des classifications et des reconnaissances d'espèces, qui requalifient tout autant les pratiques que les entités naturelles.

Présentation

Les Journées des doctorants du laboratoire « Population environnement développement » (LPED) : une manifestation pluridisciplinaire

Les Journées des doctorants du LPED relèvent d'un double objectif : d’une part, organiser un colloque dont les doctorants sont les principaux acteurs et, d’autre part, favoriser l’échange de savoirs en construction. Elles offrent la possibilité à de jeunes chercheurs de présenter leurs travaux devant un auditoire scientifique constitué de leurs pairs doctorants, de chercheurs et d’enseignants-chercheurs, et de s'initier à un aspect central du métier de la recherche, à savoir celui de la diffusion et de la valorisation des travaux et des résultats scientifiques.

Le LPED étant un laboratoire pluridisciplinaire composé de chercheurs dont les travaux relèvent aussi bien du domaine des sciences de la nature que des sciences humaines, ces Journées s'inscrivent dans cette réflexion pluridisciplinaire visant à favoriser les échanges de connaissances entre personnes issues de domaines et de cultures scientifiques différentes. Ces 7e journées des doctorants s'adressent aux jeunes chercheurs menant des thèses dans les domaines des sciences naturelles, humaines et sociales et qui souhaitent partager et faire connaître leur recherche tout en s'ouvrant à d'autres disciplines. La pratique scientifique s'insère dans un contexte historique, économique, social, culturel et politique qui l'influence1 et qu'elle alimente à son tour par des concepts et des notions qu'elle élabore. La définition des enjeux et des approches scientifiques élaborés dans des contextes différents constitue un élément de décentrement du regard.

Ce colloque est ouvert aussi bien aux doctorants du LPED qu'aux doctorants d’autres laboratoires, notamment en provenance de l'international. Bénéficiant d'un rattachement à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) ainsi qu'à Aix-Marseille Université (AMU), le LPED est un lieu privilégié d’élaboration de programmes de recherche aussi bien sur le territoire national que dans les pays émergents et en voie de développement.

Les six précédentes journées des doctorants du LPED, initiées en 2006, ont donné lieu à des réflexions articulant des problématiques environnementales et sociétales. Elles ont convergé à propos des thématiques de la santé, de la ville, de l'environnement, du développement, des crises puis de la fragmentation. Ces manifestations se sont déroulées sur deux jours, grâce à une quinzaine d’interventions de doctorants et de chercheurs confirmés devant un auditoire rassemblant jusqu'à 70 personnes. Pour cette 7e édition des Journées des doctorants du LPED, il est proposé de questionner les « usages du sol », par le prisme des notions de conflit, de concertation et de conservation.

Argumentaire

Les usages du sol

Le sol est rarement traité comme tel, car cette notion appartient plutôt au sens commun, et ne constitue pas un concept scientifique proprement dit. Elle est abordée différemment en fonction des approches disciplinaires : la pédologie l'appréhende à partir de sa formation et son évolution, l'agronomie comme support de l'alimentation, à partir de sa fertilité et de son potentiel, l'écologie comme habitat et un des éléments des écosystèmes, la géographie comme territoire, le droit ou l'économie comme un bien foncier. Le sol peut être aussi une composante du milieu, ou avoir un sens plus affectif, en renvoyant au sol natal, au terroir ou encore au patrimoine.

Le sol peut être appréhendé comme un « carrefour multifonctionnel »[2], défini d'un côté par ses fonctions naturelles (le sol étant un support pour les êtres vivants, habitat à biodiversité très élevée, régulateur des échanges et des flux écosystémiques, réservoir et lieu de transformation des matières minérales et organiques, système épurateur de substances toxiques) ; et, de l'autre, par ses fonctions en rapport avec l'homme (le sol étant le lieu de la production agricole, pastorale et forestière, un endroit de stockage de matières premières et de déchets, un élément constitutif du paysage, un miroir de l'histoire des civilisations et des cultures). Ajoutons qu'il est aussi le lieu de l'aménagement urbain. Le sol peut être étudié à plusieurs niveaux spatio-temporels : notamment l'échelle ponctuelle (dans laquelle sont mis en évidence le régime hydrique, la pédogenèse, les relations sols-plantes, etc.), l'échelle du bassin-versant (qui intègre aux mesures de l'échelle précédente les actions humaines liées à l'utilisation du territoire) et l'échelle des zones biogéographiques (s'intéressant aux grands équilibres entre microclimat, sol et végétation, qui aboutissent à la formation des biomes, ou ensemble d'écosystèmes caractéristique)[3].

Qu'il soit considéré comme habitat pour la biodiversité, espace de production, support de rente et est investi par des représentations scientifique et symbolique, le sol est l'enjeu d'activités sociales diversifiées. Ces activités varient en fonction des contextes socio-culturels et se caractérisent également par leur type d'ancrage, qu'il soit éphémère ou durable. Les usages sociaux du sol peuvent être entre autres productifs, récréatifs, culturels, scientifiques, et comprennent par exemple des actions de conservation, d'appropriation et d’occupation, qui impliquent des entreprises de sélection, de légitimation, de désignation, de valorisation ou encore de stigmatisation des sols, des pratiques et des usagers.

La mise en visibilité des phénomènes combinés de croissance démographique mondiale, d'urbanisation, de raréfaction des terres arables et des ressources naturelles, ainsi que les phénomènes de pollutions, a contribué à questionner le modèle économique de développement. A ce titre, les années 1970 ont été le théâtre de mouvements et de revendications sociales qui ont propulsé, depuis la base, les questions environnementales au-devant de la scène, avec pour effets de les introduire dans le champ politique. Les enjeux environnementaux contemporains sont définis par les acteurs scientifiques, politiques et militants, en lien avec les transformations matérielles, physiques et biologiques de l'état des sols (perte de biodiversité, érosion côtière, déforestation, étalement urbain, etc.). En s’institutionnalisant, ces politiques publiques, portant notamment sur la gestion et la protection de l'environnement, ont perdu de leur portée critique en se normalisant dans la diffusion et l'internationalisation des principes du développement durable[4], qui s'inscrivent dans une démarche gestionnaire et prospective[5]. Dans ce cadre, l'action publique internationale s'engage notamment dans un discours de « lutte » contre le changement climatique[6] et la désertification[7].

Les usages du sol peuvent être éclairés par l'analyse de stratégies sociales individuelles ou collectives, de planifications institutionnelles tout autant que par des mesures concernant les trajectoires des écosystèmes face au développement urbain[8], par les impacts des usages humains sur les sols, ou par les interactions entre espèces animales et végétales, ainsi qu'entre micro-organismes (telles que la compétition, la coopération ou la prédation). Des analyses quantitatives, qualitatives, diachroniques et longitudinales sont nécessaires pour estimer et comprendre les dynamiques entre phénomènes naturels et sociaux ainsi que les écarts d'interprétation dont ils peuvent être objets.

Quelles sont les dynamiques de distribution et de développement des espèces et quelles sont leurs interactions, que ce soit dans des milieux fortement anthropisés comme un espace agricole ou une ville, ou dans des milieux moins marqués par la présence humaine ? Comment les qualités écologiques d'un site peuvent-ils agir sur la valeur foncière d'un sol et par ailleurs modifier les usages et les pratiques ? Comment les dégradations environnementales redéfinissent-elles les représentations et usages communs liés à l'occupation, l'utilisation et la propriété des sols ? En quoi l'artificialisation des sols participe-t-elle d'une redéfinition des conceptions et des indicateurs de l'écologie scientifique[9] ? Quelles sont les capacités d'innovation et les marges de manœuvre des acteurs face à ces nouvelles donnes et normes environnementales ?

Axes thématiques des JDD

Axe Thématique 1 : conflit et usages des sols

Les conflits liés aux usages des sols peuvent être appréhendés en tenant en compte de la nature du lien social et de l’agencement des pouvoirs et de la répartition des formes de capital économique, symbolique et social[10], au sein d’une société ou d’un groupe donné. Ces conflits d'usages sont également fonction des besoins, de la disponibilité et de la qualité de la ressource du sol, qui est souvent délimitée juridiquement en matière de territoire, envisagé dans ses rapports avec les groupes humains. Les dispositifs d’aménagements territoriaux résultent de ces interactions entre acteurs qui poursuivent des stratégies distinctes, pouvant entrer en compétition tant dans la qualification des sols, que dans leurs répartitions en termes fonciers. La dimension foncière envisage le sol comme un bien délimitable, une ressource exploitable et imposable, faisant l'objet d'échanges et d'accaparements au titre de propriété. Le sol est donc régi par les activités socioéconomiques et traversé par les dynamiques des êtres vivants (animaux et végétaux) qui y trouvent de quoi se nourrir.

Les conflits renvoient aux valeurs culturelles, aux représentations sociales (formes de connaissance de sens commun constituant des modèles de pensée de de conduite, qui produisent du sens dans l'expérience vécue[11]) et aux priorités défendues par les acteurs et questionnent les articulations entre intérêt circonstancié et intérêt général. Or ces valeurs culturelles et identitaires vis-à-vis des sols peuvent être mouvantes et se transformer par exemple dans le sens de nouvelles fonctions territoriales (touristiques, récréatives, environnementales, etc.) au détriment d'usages considérés comme désuets, discréditant d'anciennes pratiques. Le mouvement de « retour à la nature »[12] des classes moyennes urbaines illustre cette tension entre les usages d'un monde paysan se transformant[13] et par exemple le passage de la forêt agricole à la forêt de loisir. Les variations des définitions de cet intérêt général et les mécanismes de défense déployés pour faire valoir la légitimité de certains usages du sol sont au cœur de ce questionnement sur les conflits.

Les compétitions et prédations entre espèces végétales ou animales, la lutte menée contre les ravageurs[14], les parasites ou les espèces exotiques envahissantes dites invasives[15] (notamment celle pour limiter et contrôler l'expansion de certaines espèces dans les parcs nationaux français, telle que la griffe de sorcière (Carpobrotus) sans l'île de Porquerolles[16]). Cette lutte est présente au sein de la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB), la lutte contre les espèces exotiques envahissantes est considérée comme l’une des plus grandes menaces pour la biodiversité. En France, elle correspond à un des engagements du Grenelle de l’Environnement[17]. Les conflits entre pratiques paysannes et scientifiques ou gestionnaires dans le choix et les modalités de domestication des espèces sont autant d'objets de conflits liés au sol[18]. Les dynamiques de développement urbain et de maintien de la faune et de la flore locale sont par exemple des motifs de désaccords opposant des acteurs aux intérêts contradictoires (telles que les problématiques liées à la résilience des écosystèmes face à la "surfréquentation" des espaces naturels[19], notamment celles liées aux habitudes de reproduction des espèces face à l'inclusion des forêts périurbaines dans le tissu urbain et à la fréquentation croissante de ces espaces[20]). Or il ne s'agit plus uniquement de collectifs composés d'humains face à leurs institutions, mais de collectifs assemblant humains et être non-humains[21] qui sont impliqués et reconsidérés par les recherches aux intersections entre sciences sociales, humaines et naturelles[22].

Quels enjeux, intérêts et représentations les conflits d'usages des sols révèlent-ils ou masquent-ils ? En quoi peuvent-ils cristalliser ou catalyser des changements ou des ruptures significatives ? En quoi la thématisation croissante de l'environnement transforme-t-elle les conflits d'aménagement et comment fait-elle apparaître de nouveaux acteurs ? Comment les conflits d'usages des sols sont-ils répartis et régulés au sein de pouvoirs à géométrie déconcentrée ou centralisée ? Comment les espèces et les écosystèmes menacés et invasifs sont-ils défendus et combattus par leurs porte-paroles ? En quoi l'intervention humaine peut-elle favoriser ou non l'extinction ou le développement d'une espèce[23] ?

Axe Thématique 2 : concertation et usages des sols

La concertation renvoie à une modalité de construction d'une prise de décision et à une tentative de conciliation des positions. En tant que dispositif institutionnalisé de l'action publique, la concertation est considérée comme un mode de « gouvernance »[24] renvoyant aux idées de transparence, de répartition plus juste des pouvoirs et des compétences, de constitution d'un intérêt collectif, voire de démocratie participative[25]. Il se caractérise en principe par davantage de dialogues entre les acteurs et a été défini selon un principe de négociation et de co-construction de la décision, qui varie en fonction du niveau de cadrage de la concertation[26]. La concertation peut être pratiquée à différents niveaux : au sein d'un même service territorial, entre partenaires publics et privés, ou encore à l'égard des administrés. Celle-ci peut être impulsée par le haut ou bien sollicitée par la base. Les usages des sols peut être investit par le débat collectif avec des initiatives telles celui du développement d'un écotourisme ou d'un « tourisme durable ». La signature d'une charte, la co-construction de l'offre touristique respectueuse des milieux et du patrimoine et le partage des bénéfices avec retombées économiques pour les acteurs du territoire sont entre autres les principes avancés par ce mode de concertation.

Or de tels projets de type écotouristique peuvent servir de faire-valoir aux directives foncières et aux politiques publiques au risque toutefois de réorganiser les rapports des hommes avec leurs territoires et notamment de les déposséder de leurs identités[27] à travers la recherche de l'« authenticité », de la typicité par la patrimonialisation des usages du sol. Ces concertations se déploient dans des cadres prédéfinis qui ne permettent pas aux populations concernées de s'emparer des enjeux du débat[28]. Les manifestations révèlent des rapports sociaux conflictuels et des appropriations individuelles d'enjeux collectifs (comme c'est le cas avec l'élaboration d'un Plan local d'urbanisme (PLU), en tant que document réglementant l'occupation et les fonctions du sol en France). Dans quelle mesure la concertation dans le cadre des politiques territoriales peut-elle se montrer innovante en intégrant notamment les pratiques et les savoirs traditionnels ?

A titre d'exemple, le conflit social autour du projet français de l'implantation de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dans le département de la Loire-Atlantique, a poussé les autorités à initier une démarche de concertation : en lançant une enquête publique ainsi que la création de commissions (commission de dialogue, commission agricole et commission d’experts environnementaux). Les arguments avancés par les contestataires ont concerné les nuisances qui pourraient être provoquées par le réaménagement proposé, en contestant l'évaluation des impacts environnementaux et agricoles du projet ou encore la méthode de compensation pour les zones humides. À ce sujet a été mandatée la commission d'experts mentionnée plus haut, constituée de chercheurs et universitaires[29], afin d'« apporter la validation scientifique » de cette méthode de compensation, en faisant l'évaluation des fonctions biogéochimiques, hydrologiques et biologiques et les enjeux sociaux et écosystémiques associés aux zones humides[30]. S'agirait-il d'un glissement des modalités d'expression sociale du conflit vers l'institutionnalisation de celui-ci par la concertation, dans le but de le désamorcer ? Ou, à l'inverse, la concertation permettrait-elle une reconfiguration ou une redéfinition des normes institutionnelles par le bas, via la redistribution du jeu d'acteurs ?

Dans le cas de concertations visant l'aménagement territorial, certaines espèces naturelles peuvent être mobilisées dans le but de protéger un espace ou d'empêcher un projet de développement urbain. Ainsi, l'espèce naturelle concernée peut acquérir à l'occasion du processus de concertation et des dispositifs d'expertise scientifique déployés, sont mobilisée des classifications et des reconnaissances au titre d'espèce rare ou endémique. Les concertations sont donc l'occasion de requalifier tout autant les pratiques que les entités non humaines. Du fait de la place de la science dans les sociétés modernes, l'écologie scientifique devient un acteur central dans la prise des décisions concernant les territoires et le sol. La reconnaissance des fonctionnements et dynamiques des écosystèmes permet une reconfiguration des projets d'aménagement et la diffusion de la culture écologique dans les sphères des aménageurs, élus locaux et usagers et les riverains, tels que pêcheurs, escaladeurs, etc.

Dans les pays du sud, la concertation est souvent instiguée par les organisations internationales telles que les ONG et la Banque mondiale, mettant en tension une « demande locale » de développement et une « demande extérieure » d'environnement[31]. Cette introduction exogène des notions de concertation dans les pays du Sud creuserait-elle l'asymétrie existante entre communautés locales et institutions publiques internationales et renforcerait-elle la méconnaissance mutuelle ? Les limites de l'approche résident dans la tension entre injonction et adoption des formes de participation à la concertation en fonction de la légitimité des acteurs porteurs du projet et de l'horizontalité des dispositifs de prise de parole[32].

Comment la concertation est-elle pratiquée dans des contextes politiques différents, notamment non-démocratiques ? A-t-elle un impact sur les usages des sols ? Le rapport entre utilisation et occupation ne va pas toujours de soi : comment s'orchestrent les différentes formes d'usage des sols ? Comment se confrontent et se concilient leurs interactions ?

Axe Thématique 3 : Conservation et usages des sols

A travers les politiques de conservation, le sol prend une dimension patrimoniale ou écologique. L’objectif de celles-ci est alors de maintenir, de protéger, voire de préserver de l’extinction un patrimoine culturel et/ou naturel. Elle renvoie notamment à des disciplines comme la muséologie, l'architecture, l’écologie ou encore la biologie de la conservation, etc. L'écologie de la restauration, notamment, cherche à restaurer les écosystèmes naturels dégradés ou menacés. L'une des questions soulevées par la conservation est : comment concilier développement et protection ? Ces politiques s'appuient en partie sur les recherches en écologie scientifique, soulignant notamment les liens entre science et gestion[33]. Pour celle-ci, il s'agit d'explorer les dynamiques et les capacités d'adaptation des écosystèmes ainsi que les impacts des usages et pratiques de gestion sur ceux-ci. Par exemple, comprendre la solution du sol et la régulation des échanges nutritifs de tous les organismes unicellulaires qui y vivent, ou les dynamiques nutritionnelles liées aux différents types de litières : animale, végétale, liquide, etc. en lien avec les usages des sols. En effet, ceux-ci peuvent venir perturber ou accélérer les processus : par exemple, les apports et les drainages artificiels des terres agricoles accélèrent souvent les processus induits par la solution du sol (en pédologie, il s'agit de l'eau circulant dans les espaces libres ou pores du sol)[34]. En outre, des instituts de recherche comme l'INRA expérimente des méthodes de production, telle que l'agroécologie, qui ont à la fois un rendement important et ne portent pas atteinte à la qualité des sols (s'inspirant de techniques préexistantes ou de savoir-faire traditionnels), voire qui favorisent la biodiversité, comme par exemple, les recherches en agroforesterie[35].

De même, la gestion des espaces naturels est orientée par les notions de biodiversité (l'indice potentiel de biodiversité en exemple)[36] et de « services écosystémiques »[37] garantis par le bon état des milieux. En écologie de la forêt, l'ancienneté des usages forestiers des sols augmente la biodiversité des milieux (on parle de forêts primaires, vieilles forêts, forêts anciennes...)[38]. D'un autre côté, la conciliation ou la juxtaposition des usages peuvent également être bénéfiques à la diversité et au nombre des espèces, en témoignent les études sur les lisières entre forêts et usages agricoles[39]. D'autres types de milieux sont concernés par ces enjeux de gestion : les zones humides, les canaux, les littoraux, etc. Les questions de la continuité des milieux dans un but de conservation de la biodiversité, dans le temps mais également dans l'espace (par exemple, en France, la construction de trames vertes et bleues[40]), interrogent à la fois les dynamiques écologiques (maintien des capacités d'adaptation) et les usages socio-économiques (agricoles, urbains, forestiers) des milieux concernés. La problématique des changements globaux (comme le changement climatique) déplace encore le débat en interrogeant les capacités d'adaptation des espèces et la distribution des espèces[41], ainsi que la « vulnérabilité »[42] et la « résilience »[43] des systèmes socio-économiques et écologiques face aux risques induits.

Les politiques de conservation des milieux oscillent entre deux tendances fortes, représentées, schématiquement par, d'un côté, l'exclusion de tout usage (par exemple, les réserves biologiques intégrales, telles qu'aux États-Unis) et, de l'autre, la tentative de concilier et de pérenniser les différents usages (économiques, culturels, scientifiques, récréatifs...), à travers un compromis de «multifonctionnalité» et la préservation et la mise en valeur des différentes fonctions écosystémiques. L'écologie du paysage, par exemple, propose l'articulation entre activités humaines et fonctionnements écologiques[44]. La conservation implique l'intervention humaine par la sélection de ce qui est d'abord défini comme en bon état et considéré comme digne de valeur, et celle-ci peut être défendue pour elle-même, pour des raisons économiques, au nom de la science, de l'humanité, etc. Les mouvements de patrimonialisation des milieux naturels peuvent entraîner des requalifications des usages des sols, notamment à travers une remise en cause de la propriété privée et une mise en commun des ressources naturelles[45], au nom de l'intérêt collectif, et ainsi engendrer des conflits et des tentatives de concertation.

Quels sont les enjeux écologiques, économiques et sociaux à la requalification des sols dans un but de protection ? Quels sont les usages favorisant la conservation des sols, des milieux et de leurs attributs et fonctions ? Comment mesure-t-on les impacts des différents usages sur la qualité des sols et plus généralement l'état des milieux ? Quelles sont les conséquences des approches de conservation et de protection sur les pratiques et les usages sociaux (production, récréation, culturel et scientifique) ? Comment les savoirs et usages traditionnels et locaux sont-ils articulés et intégrés ou non aux techniques de conservation ? Comment les sciences définissent-elles le bon état et la mise en œuvre des processus de protection ?

Modalités de participation

L’objectif de ces 7e journées des doctorants du LPED est de permettre aux doctorants de présenter leurs travaux de recherches dans cadre scientifique et pluridisciplinaire. L’appel à communication concerne donc les doctorants de toutes les disciplines qui abordent les notions de conflits, de concertation et de conservation liés aux usages du sol, selon les perspectives propres à chaque discipline.

Les propositions de communication doivent être rédigées dans un fichier .doc, .docx ou .pdf. Elles comprendront un résumé court (250 mots maximum), 3-5 mots-clés, ainsi qu'un résumé long (1000 mots maximum), accompagnées d'un curriculum vitae d'une page maximum.Elles devront mentionner le titre, le nom de l’auteur (ou des auteurs), sa discipline, son statut et son institution de rattachement.

Les propositions et la fiche d’inscription devront être envoyées avant le 31 octobre 2014 :

    soit par courrier :

LPED - JDD7
Favrot Mélanie - Parès Nelly - Rouadjia Anna
Université de Provence, case 10
3, place Victor Hugo
13331 Marseille, cedex 03

    soit par courriel à l’adresse suivante : JourneesDDocs.7@gmail.com

Calendrier

Les réponses seront renvoyées mi-décembre.

Les textes définitifs seront attendus pour le 31 janvier 2015. Certains seront sélectionnés pour faire l'objet d'une publication ultérieure.

Le LPED ne pourra pas prendre en charge la totalité des frais des doctorants pour ces journées. La priorité sera accordée aux doctorants en provenance du Sud.

Les journées se tiendront les 26 et 27 mars 2014 à Aix Marseille Université - Site Saint Charles – Marseille
Comité d’organisation

    Mélanie Favrot, doctorante en géographie. m.favrot@gmail.com
    Nelly Parès, doctorante en sociologie. nelly.pares@gmail.com
    Anna Rouadjia, doctorante en sociologie. a_rouadjia@hotmail.com

Comité scientifique

    Cecilia Claeys, MCF en sociologie
    Ambroise Dalecky, chargé de recherche en écologie
    Didier Genin, chargé de recherche en pastoralisme et écologie

Notes

1 Prigogine I., Stengers I., 1986, La nouvelle alliance. Métamorphose de la science, Ed. Folio, Coll. Folio Essais, Paris, 439p.

2 Gobat J.M., Aragno M., Matthey W., 2010, Le sol vivant: bases de pédologie, biologie des sols, Presses polytechniques et universitaires romandes, Coll. sciences et ingénierie de l'environnement, 817p.

3 Ibid.

4 Aspe et Jacqué, 2012, Environnement et société, Ed. Maison des sciences de l'homme, Paris, Ed. Quae, Versailles, 279p.

5 Granjou C., Mauz I., 2011, ''Gouverner par les scénarios ? Comment les institutions environnementales anticipent l'avenir de la biodiversité'', Quaderni, n°76, pp.5-11.

6 IPCC, 2007, ''Climate Change : The Physical Science Basis. Summary for Policymakers, Contribution of the Working Group I to the Fourth Assessment of the Intergovernmental Panel on Climate Change''. http://www.ipcc.ch/, consulté le 28/01/2014.

7 Carrière S. M., Rodary E., Méral P., Serpantié G., Boisvert V., Kull C. A., Lestrelin G., Lhoutellier L., Moizo B., Smektala G. and Vandevelde J.-C., 2013, "Rio+20, biodiversity marginalized", Conservation Letters, n°6, pp. 6-11.

8 Marco A., Barthelemy C., Dutoit T., Bertaudière-Montès V., 2010, "Bridging Human and Natural Sciences for a Better Understanding of Urban Floral Patterns : the Role of Planting Practices in Mediterranean Gardens", Ecology and Society vol. 15, n°2, art. 2, 18p. En ligne : http ://www.ecologyandsociety.org/vol15/iss2/art2.

9 Dumas, E., Geniaux, G., Napoléone, C., 2005, Les indices d'écologie du paysage à l'épreuve du marché foncier, Revue d'Economie Régionale et Urbaine (1), pp.83-108.

10 Bourdieu P., 1979, La Distinction, Critique sociale du jugement, Éditions de Minuit, coll. Le sens commun, Paris, 672p.

11 Jodelet D., 2006 "Place de l'expérience vécue dans le processus de formation des représentations sociales", in Hass V. (dir.), Les savoirs du quotidien. Transmissions, Appropriations, Représentations, Rennes, Les Presses universitaires de Rennes, pp.235-255, 274p.

12 Aspe C., Jacqué M., 2012, Environnement et société, Ed Quae, Versailles, Ed. Maison des sciences de l'homme, Paris, 279 p.

13 Mendras H., 1967, La fin des paysans, Paris, SEDEIS, 364p.

14 Miossec, J.-M., Lopez-Ferber, M., Audibert, M., Lallemand, S., VOLTZ, M., Kosuth, P., 2010, ''Analyse spatiale pour prévenir les invasions de criquets ravageurs à Madagascar'', Les Dossiers - Agropolis, 9, p.48.

15 Verlaque R., 1999, L’endémisme en Méditerranée : caractéristiques et menaces, Biosystema 17: pp.45-52.

16 Larrère R., 2009, "Y a-t-il une bonne et une mauvaise biodiversité ?", in Afeissa H.-S., Ecosophies, la philosophie à l'épreuve de l'écologie, Editions MF, Coll. Dehors, Paris, pp.149-165.

17 Cf. sur le portail du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Un-engagement-international,13025.html

18 McKey D., Elias M., Pujol B., Duputié A., Delêtre M, Renard D., 2012, "Maintien du potentiel adaptatif chez les plantes domestiquées à propagation clonale. Leçons de gestion par les cultivateurs de manioc amérindiens", Revue d'ethnoécologie, n°1, [En ligne] mise en ligne le 29 novembre 2012, consulté le 23 mai 2013. URL : http://ethnoecologie.revues.org/741 ; DOI : 10.4000/ethnoecologie.741

19 Claeys C., Barthélémy C., Tatoni T., Bonhomme P., 2011, "Protected Areas and Overuse in the Context of Socio-Natural Changes : An Interdisciplinary French Case Study", International Review of Social Research, Volume 1, n° 3, pp.73-92.

20 Jollivet M., 1987, "Un exemple de construction savante du risque forestier : les forêts périurbaine", in J.-L. Fabiani, J. Theys (dir.), La société vulnérable, évaluer et maîtriser les risques, Presses de l'Ecole Normale Supérieure, Paris, 674p.

21 Latour B., 2005, Nous n'avons jamais été modernes, Ed. La Découverte, Coll. Poche, 205p.

22 Callon M., 1986, "Éléments pour une sociologie de la traduction, La domestication des coquilles Saint-Jacques et des marins-pêcheurs dans la baie de Saint-Brieux", L'année sociologie, 36, pp.169-208. Cf. également Gramaglia C., 2003, "Humains et goélands : interactions et conflits de proximité en Languedoc-Roussillon", Espaces et Sociétés, n°110-111, 2003/3-4, pp.167-188.

23 Olivieri I., Vitalis R., 2001, La biologie des extinctions, Médecine Sciences, n°17, pp.63-69.

24 Lascoumes P., Le Galès P., 2004, ''Instrumentation de l’action publique et recomposition de l’État. Gouvernement/gouvernance'', Gouverner par les instruments, Presse Science Po., Paris, 372p.

25 Bacqué M-H, Rey H., Sintomer Y., 2005, Gestion de proximité et démocratie participative. Une perspective comparative, La Découverte, Paris, 315p.

26 Claeys-Mekdade, C., Leborgne M. Ballan, E., 2009, "Cadrer la procédure de concertation pour construire la confiance ?",  Environnement : décider autrement. Nouvelles pratiques et nouveaux enjeux de la concertation, L’Harmattan, Paris, pp.97-116.

27 Descola P., 2011, L'écologie des autres : l'anthropologie et la question de nature, Ed. Quae, Versailles, 110p.

28 Blatrix C., 2002, ''Devoir débattre, les effets de l’institutionnalisation de la participation sur les formes d’action collective'', Politix, n°57, pp.79-102. Cf. Voir aussi Carrel Marion, 2006, ''Politisation et publicisation : les effets fragiles de la délibération en milieu populaire'', Politix, n°75, pp.33-51.

29 Issus du Centre National de Recherche Scientifique (CNRS), de l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA), de l'Institut National de Recherche en Sciences et Technologies pour l'Environnement et l'Agriculture (IRSTEA), de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et du Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN).

30 Cf. Marsily G., Barnaud G., Benoit M., Billy V., Birgand F., Garnier J., Lesaffre C., Levêque C., Muller S., Musy A., Tournebize J., Zimmer D., 2013, "Rapport du collège des experts scientifiques relatif à l'évaluation de la méthode de compensation des incidences sur les zones humides". En ligne : www.developpement-durable.gouv.fr/C-comme-Concertation.html, consulté le 28/07/2014.

31 Genin D. (ed), Benchekroun F. (ed), Aït Hamza M., Auclair L., Benrhamoune Z., Qarro M., Romagny B., Zagdouni L., 2007, De la parole aux gestes… Eléments de réflexion sur les dispositifs de gestion concertée des ressources forestières et pastorales au Maroc. France Coopération-ENFI-IRD, Rabat, Maroc, 61p.

32 Ibid.

33 Ghimire S., McKey D., Aumeeruddy-Thomas Y., 2005, "Heterogeneity in ethnological knowledge and management of medicinal plants in the Himalayas of Nepal: implications for conservation", Ecology and Society, vol. 9, n°3, art.6, 19p. En ligne: www.ecologyandsociety.org/vol9/iss3/art6/, consulté le 28/07/2014.

34 Gobat et al., Ibid.

35 Par exemple, la recherche en agroforesterie au domaine de Restinclières (près de Montpellier). Cf. Les sessions sur site n°8 "Agroforesterie et services écosystémiques - Domaine de Restinclières, Prades-le-Lès", et n°9 "Agrobiodiversité - Domaine de Restinclières, Prades-le-Lès", lors du colloque international Resilience 2014, organisé du 4 au 8 mai, à Montpellier.

36 Aspe C. Jacqué M., 2012b, "De l'approche patrimoniale à la gestion durable des forêts: "biodiversité" comme nouveau canon d'appréhension du réel", Forêt méditerranéenne t.XXXIII, n°2, p.1-10.

37 Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) France, 2012, "Panorama des services écologiques fournis par les milieux naturels en France", vol 1 : contexte et enjeu. En ligne : http://www.uicn.fr/Services-ecologiques-en-France.html, consulté le 06/12/2013.

38 Decocq G., 2012, "L'ancienneté de l'état boisé et la biodiversité forestière", communication donnée lors du colloque "De la statistique Daubrée à l'inventaire forestier de l'IGN: un siècle d'expansion des forêts françaises, quelle stratégie pour la gestion forestière du 21e siècle ?'', à l'IGN, le 6 décembre 2012.

39 Deconchat M., 2014, "Projet BILISSE: Comment la biodiversité des lisières renforce des services écologiques?", Communication donnée lors du colloque "Restitution des projets 2010 et de lancement des projets 2014", organisé par le GIP-Ecofor, à Nancy, les 5-6 juin 2014.

40 Bertaudière-Montès V., Deschamps-Cottin M., Barthélémy C., 2012, "Atlas analytique de la Trame Verte de Marseille", PIRVE Programme interdisciplinaire de recherche ville et environnement, co-financé par le CNRS et le ministère de l'Ecologie, Juin 2012, 68p.

41 Léotard G, Debout G, Dalecky A, Guillot S, Gaume L, et al., 2009, Range Expansion Drives Dispersal Evolution In An Equatorial Three-Species Symbiosis, PLoS ONE, n°4, Anna Dornhaus, University of Arizona, United States of America.

42 Laubier L., 2003, "Changement et vulnérabilité des peuplements marins côtiers", C. R. Geoscience, n°335, pp.561-568.

43 Décamps H., 2007, La vulnérabilité des systèmes socioécologiques aux événements extrêmes : exposition, sensibilité, résilience, Natures Sciences Sociétés, n°15, pp.48-52.

44 Burel F., Baudry J., 1999, Écologie du paysage. Concepts, méthodes et applications, Editions Tec et Doc, Paris, 359p.

45 Aspe C., 1991, "L'environnement: une histoire entre les couches moyennes et la localité", Chercheurs d'eau en Méditerranée : pratiques et représentations de l'eau dans l'espace méditerranéen, Éditions du Félin, Paris, pp.191-213.

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