jeudi 21 août 2014

Quota de pêche 2014 : Oceana chipote pour quelques tonnes de poisson !

Quota de pêche 2014 : Oceana chipote pour quelques tonnes de poisson !

Quota de pêche 2015 : Evaluation scientifique du Ciem / Proposition de la Commission européenne / Réaction des pêcheurs... Cliquer Ici

TAC et Quotas de pêche 2015 adoptés le 16 décembre 2014... Cliquer Ici

Elle enfarine le monde... L’ONG environnementale Oceana qui chipote sur quelques tonnes de dépassement de quotas de pêche, mais qui ferme les yeux sur plusieurs millions de tonnes de poisson pour la farine : la pêche minotière...

La Commission européenne a annoncé, lundi 11 août 2014 (1), sa décision de réduire les quotas de certaines espèces de poissons alloués à plusieurs pays, dont la France. Cette réduction sanctionne dix Etats membres qui ont déclaré avoir dépassé leurs quotas en 2013. La France doit ainsi « rembourser » 37 tonnes de poisson en 2014 : "18 tonnes de sébastes, 17 tonnes de flétan noir et 2 tonnes de plie, bien moins que les 554 tonnes d’églefin l’an dernier" note l'hebdomadaire le marin (2).

Les pays les plus sanctionnés sont le Danemark (7 851 tonnes, surtout lançons, puis maquereau et hareng) ; le Royaume-Uni (6 670 tonnes, surtout du maquereau, puis hareng et églefin) ; la Pologne (5 215 tonnes de sprat, et du saumon). À plus petite échelle (par ordre décroissant) : le Portugal, l’Espagne, les Pays-Bas, la Belgique, la France, l’Irlande et la Grèce.

La Commission européenne note des progrès concernant la surpêche

Par rapport à l’an dernier, le nombre de déductions a baissé de 22 %. Mme Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré: « Si nous voulons lutter sérieusement contre la surpêche, il faut appliquer nos règles à la lettre, et ceci vaut aussi pour le respect des quotas. Je suis heureuse de constater que nous sommes mieux parvenus à les respecter en 2013 qu’au cours des années précédentes. Cela dit, pour assurer la bonne santé des stocks halieutiques européens, nous avons également besoin de contrôles efficaces pour faire respecter les règles en vigueur. »

Tout le monde semblait satisfait de cette amélioration...


Jusqu'à la parution d'un article sur le sujet dans le Monde (20 août 2014)

« Les Etats n'arrivent pas à contrôler les quantités de poissons pêchés », dénonce Javier Lopez, biologiste marin au sein de l'ONG Oceana. Les dépassements sont particulièrement graves pour certains stocks d'aiglefin, considérés comme « épuisés » par le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM), une organisation scientifique indépendante, sans oublier les raies manta, espèces classifiées en « danger » par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

La situation n'est pas plus rose pour le sébaste atlantique, un poisson d'eau profonde dont la biomasse totale reste inconnue. L'année dernière la France en a pris dans ses filets 80 % de plus que les chiffres préconisés par les scientifiques. (ou 18 tonnes de surplus ou "pêche illégale" ndlr)

Les dépassements de quotas 2013 seront déduits des quotas 2014



Cliquer Ici pour télécharger le Poster "Tac et Quotas de pêche 2014"

Le Monde poursuit (hors sujet) : 

La Méditerranée surexploitée

Un rapport de la Commission européenne rendu public en juin montre que la situation est plus grave en Méditerranée que dans l'Atlantique : « Au moins 96 % des stocks de poissons benthiques et au moins 71 % de stocks de poissons pélagiques comme la sardine et l'anchois y sont surexploités », constataient les auteurs.

« Les pays de la Méditerranée, comme l'Italie et la Grèce, ont toujours refusé de se soumettre à des plans de gestion durable de la ressource avec des limites de capture, explique Javier Lopez. Mais au lieu de contrôler les captures, on se contente de contrôler les nombres des bateaux, le nombre des jours de pêche et l'effort de pêche, voir la puissance du moteur du bateau... »

Les choses pourraient évoluer favorablement. Lors de la dernière réunion de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée, en mai 2014, un accord a été signé entre les Etats riverains. Il prévoit l'adoption dans les prochaines années d'un plan de gestion avec des quotas de captures pour chaque espèce. Reste à savoir s'il sera respecté. D'après Le Monde : L'Europe abaisse les quotas de pêche pour 2014

Oceana chipote pour quelques tonnes mais laisse passer des millions de tonnes de poisson pour la farine !!!


Pour plus d'informations sur la pêche minotière : Seafish

Pour mieux connaitre l'Onge Oceana : Ici et   (ainsi que sur le site Blue Lobby... Décoder le Blue Charity Business : Les partenariats Gagnant-Gagnant de Pew)
Autres articles :

Pour aller plus loin...

Les ONG en question

Le rôle des ONG fait souvent débat : que ce soit au niveau de leurs interventions sur le terrain et leurs résultats, de leurs financements ou de leurs réseaux discutables (accointances avec les multinationales), la question de leur légitimité est régulièrement posée. Retour sur quelques analyses et prises de position, qui pointent notamment du doigt les liens étroits entre certaines grosses ONG et les puissances financières (multinationales en particulier)...

Source : Ritimo

par Alain Le Sann

Arundhati Roy s’interroge en 2004 sur la légitimité des interventions des ONG étrangères avec leur puissance financière, dans les pays du Sud. « Les ONG doivent rendre des comptes à leurs financeurs, et non aux gens avec lesquels elles travaillent ». Pour sa part, Naomi Klein interroge également la légitimité des grosses ONG environnementalistes dans leur action sur le climat. Selon elle, « celles-ci ont fait plus de dégâts que les négationnistes climatiques de droite ». Les politiques mises en place et leurs résultats ont été désastreux, car fondés sur les logiques marchandes.

Aux États-Unis, Mark Dowie, historien du mouvement environnementaliste, met aussi en cause les pratiques et les objectifs des grosses ONG environnementalistes et fondations qui détournent les citoyens des processus démocratiques légitimes pour renforcer leur rôle comme intermédiaires (ce qu’il appelle la "philanthocratie", mot valise soudant "philantropie" et "technocratie") entre les citoyens et les gouvernements, marginalisant les petits groupes de base ne bénéficiant pas des fonds des grosses fondations. Cette analyse est confortée plus récemment par deux universitaires dans un livre « Protest inc, the corporatization of activism ». Ils mettent en cause l’évolution des grosses ONG qui, du fait de leur taille, sont de plus en plus gérées comme des entreprises et, pour certaines d’entre elles, entretiennent des liens étroits avec de grosses multinationales, au sein d’un complexe philanthro-capitaliste.

Deux informations récentes confirment les appétences et dérives de certains gros réseaux internationaux dans leurs rapports avec la finance et les grandes sociétés. Elles concernent Greenpeace international, qui a fait partir en fumée des millions d’euros de donateurs suite à une mauvaise opération boursière et Max Havelaar-France, qui a déclenché les foudres dans le milieu du commerce équitable par la mise en place d’un nouveau label "équitable light".

On peut constater avec satisfaction que ces évolutions soulèvent des réactions indignées au sein même de ces organisations.

Concernant les associations de solidarité internationale (ASI), ce sont également leur mode d’intervention et certaines de leurs pratiques sur le terrain qui soulèvent beaucoup d’interrogations au Sud. Ainsi à Haïti, les comportements néocolonialistes de certains humanitaires entraînent des effets pervers et un sentiment de marginalisation chez de nombreux Haïtiens.

Dans son blog, le journaliste pakistanais Raza Rumi pointe également les dérives de l’aide humanitaire au Pakistan. Le poids considérable des ONG américaines suscite des interrogations légitimes sur leur rôle et leur impact. Raza Rumi considère que la supériorité de l’action des ONG tient du mythe : elles échouent dans leur objectif d’atteindre les plus pauvres et les plus marginalisés.

Fondamentalement, les ONG ne bénéficient-elles pas d’un affaiblissement de l’État qu’elles contribuent elles-mêmes à aggraver ? Question redoutable... mais il existe des pistes de réels partenariats et des exemples intéressants à soutenir, en se fondant sur l’idée que le développement est un processus politique qui permet aux plus pauvres de conforter leurs droits, comme le souligne le blog du réseau des ONG irlandaises pour la justice globale. Certaines ONG n’ont-elles pas tendance à privilégier leur propre pouvoir au lieu de soutenir le renforcement des capacités des plus pauvres et des plus marginalisés ? Chaque cas est différent et il existe encore et heureusement des ONG réellement au service des plus démunis.

Conscientes des interrogations autour de leurs actions, les ONG misent sur la professionnalisation de leurs effectifs et certaines structures ne veulent pas fonctionner selon des logiques de grosses entreprises et refusent également la collaboration avec des acteurs privés en inadéquation avec leur éthique et leurs objectifs. Enfin, la nécessité d’établir de réels partenariats Sud/Nord est une préoccupation partagée par de plus en plus d’ONG. Une porte de sortie vers des relations équilibrées et réciproques, exemptes de paternalisme ?

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Le 9 Avril 2015

Industrie minotière : de la pêche durable à l'aquaculture durable !

Le Marine Stewardship Council souhaite labelliser Pêche durable l'industrie minotière (Pour rappel, près du quart des captures en Atlantique Nord-Est sont transformées en farine et en huile à destination principalement des élevages de salmonidés).

Une pêcherie danoise de près 300 000 de tonnes de sprat, de lançon (sandeel) et de tacaud norvégien (Pout) vient d’entrer en évaluation MSC. Une ressource transformée exclusivement en farine et en huile de poisson. Cette certification est un préalable à la certification aquaculture durable ASC des élevages de poisson (saumon, truite, bar, dorade,...)...

Certifications en cascade ! Elles s’inscrivent dans le Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine, proposé par l'organisation britannique Marine Stewardship Council. C’est « un ensemble d’exigences adaptées aux entreprises en lien direct avec le consommateur, comme les restaurants, les poissonniers et les traiteurs. Le Référentiel continue de proposer une 'certification de groupe' plus adaptée et rentable pour les grandes organisations ou les petites entreprises se regroupant pour tenter d’obtenir la certification. Tous les audits Chaîne de Garantie d’Origine du MSC devront être réalisés selon le nouveau Référentiel à partir du 1er septembre 2015. Les entreprises certifiées ayant planifié un audit avant cette date devront contacter leur organisme de certification et voir comment effectuer cette transition. L’ensemble de la chaîne d’approvisionnement pour les produits de la pêche MSC et d’élevage ASC est concerné...

De grandes pêcheries scandinaves entrent en évaluation MSC

Depuis fin mars 2015, deux grandes pêcheries danoises et suédoises sont entrées en évaluation MSC du Marine Stewardship Council. En cas de succès, elles produiront près de 500 000 tonnes de poisson certifié durable.

Il s’agit des organisations de producteurs danoises : Danish Pelagic Producers Organization (DPPO) et Danish Fishermen Producers Organisation’s (DFPO). Ces organisations ciblent lançon, sprat et tacaud norvégien. Par ailleurs, la pêcherie de hareng dans le cadre d’un accord entre les organisations danoises (DPPO et DFPO) et la Fédération suédoise des organisations de producteurs de pélagiques (SPFPO) est également en cours d'évaluation.

« Nous sommes très heureux d'entrer en évaluation du MSC. Si nous réussissons, nous serons en mesure de fournir le marché en farine et en huile de poisson issues de pêcherie durable », explique Claus Sparrevohn du DPPO.

D’après le communiqué MSC : Large Scandinavian fisheries enter MSC assessment

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Pew part en campagne contre la pêche minotière ?

Poissons fourrage : la pêche amplifie l'effondrement des populations

Tiny Fish Endure Big Collapses—How We Can Help?



Pew
 
En mer, la pêche peut accentuer la diminution drastique des stocks de poissons fourrage sous l'effet de phénomènes naturels, selon une étude scientifique "Fishing amplifies forage fish population collapses". Des stratégies simples et à faibles coûts permettraient pourtant aux populations animales de se régénérer.

Source : Futura Sciences Par Andréa Haug

Dans la nature, les stocks de poissons sont soumis à des cycles d'augmentation et de réduction des effectifs suivant leur sensibilité aux conditions environnementales. Une équipe de chercheurs a voulu connaître l'impact de la pêche sur les populations de poissons fourrage, des espèces de petite taille, comme le hareng, les anchois et les sardines, source de nourriture pour les poissons carnassiers et d'autres vertébrés marins.

Dans une étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, les scientifiques montrent que la pêche a un impact sur l'effondrement des populations de poissons fourrage. Plus précisément, l'activité humaine joue sur l'ampleur et la fréquence des chutes de populations : ces deux critères se révèlent plus importants au regard des processus naturels. En revanche, la durée des épisodes d'effondrement semble être la même que celle qui peut avoir lieu dans l'environnement marin.

« Nous avons identifié l'empreinte de la pêche sur les fluctuations de population, déclare Timothy Essington, chercheur à l'université de Washington, aux États-Unis, et auteur principal de l'étude. La pêche accentue les creux dans les populations. »



La pêche minotière menace les populations de poissons petits pélagiques Ici : plus de 1000 tonnes de chinchard du Chili (Trachurus murphyi) pêchées par deux senneurs chiliens au large de Talcahuano, le grand port minotier au centre du pays. © Philippe Favrelière (en 1990 avant l'effondrement du stock)

Des solutions pour une pêche durable

Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques ont examiné un vaste ensemble de données auprès de 55 stocks de poissons fourrage du Pacifique. 27 d'entre eux ont chuté à un quart ou moins de leur biomasse moyenne. Sur ces cas, la pêche a été particulièrement intense, de 50 à 200 % plus élevée que le taux moyen.

De plus, en comparant les données réelles à des données issues de simulations de fluctuations aléatoires et naturelles, les effondrements se sont révélés plus fréquents dans les stocks réels que dans 97 % des simulations, confortant l'idée que la surpêche peut contribuer à l'effondrement des populations.

Outre la perte économique qui en découle, le phénomène peut perturber les réseaux trophiques marins, les poissons fourrage transférant l'énergie du plancton aux prédateurs, comme les poissons carnassiers, les oiseaux de mer et les mammifères marins.

« Des stratégies simples peuvent éviter le pire des impacts écologiques à moindre coût », signale Timothy Essington. Les chercheurs proposent en effet une stratégie de gestion spécifique en vue d'une pêche durable. En suspendant l'activité lorsque les populations tombent à moins de la moitié de leur biomasse moyenne sur le long terme, 64 % des effondrements des espèces pourraient être évités tout en ne réduisant que de 2 % la capture moyenne sur le long terme, estiment-ils. L'application généralisée de ces types de stratégies pourrait permettre de maintenir les populations de poissons et la pêche sur le long terme.

Oceana en campagne contre la pêche minotière ?


L’ONG Oceana en campagne contre la pêche minotière

Au Pérou, jusqu’à 98 % des captures d’anchois finissent en huile et farine pour nourrir des porcs et des saumons : une aberration écologique, alors qu’on peut s’en nourrir directement...

Source : Le Marin

« Nous pourrions alimenter des dizaines de millions de personnes rien qu’en mangeant directement les anchois et autres poissons de fourrage, au lieu de les utiliser à gaver les saumons d’élevage. » C’est ce qu’a défendu Andy Sharpless, directeur exécutif d’Oceana, au Pays basque espagnol où il présentait la campagne Save the Oceans and feed the world, le 17 mars.

Pas question de la pêche minotière sur le portail d'Oceana dans la campagne "Save the Oceans, Feed the World"

Restoring The Oceans Could Feed 1 Billion People A Healthy Seafood Meal Each Day

Oceana campaigns worldwide for policy change that can restore and increase ocean biodiversity and abundance. 

Pour en savoir plus sur "Save the Oceans, Feed the World"  : Oceana

En réalité, Oceana n'attaque pas l'industrie minotière... 

Au contraire au Chili, dans le deuxième pays de pêche minotière dans le monde où Oceana est très présent, cette ONGE a défendu la nouvelle loi sur la pêche ("ley longueira"). Cette loi constestée par les organisations de pêche artisanale a "attribué" plus de 90% des quotas de pêche du pays à "7 familles", dont l'activité principale est la pêche minotière et qui sont très impliquées dans l'élevage de saumon !!! 

Pour en savoir plus sur la privatisation de la mer au Chili au profit des sociétés minotières : Accaparement Terre Air Mer : Ayrault et Longueira, même combat !


Oceana mobilise des grands chefs dans le Pays basque où les petits pélagiques sont très appréciés

De grands chefs se mobilisent pour défendre la mer

Une vingtaine de chefs parmi les plus en vue participeront à partir du 8 juin à une campagne "pour sauver les océans" en servant dans leurs restaurants anchois, sardines et maquereaux de plus en plus exploités par l'industrie alimentaire.

Illustration : L'anchois "Engraulis..." est un poisson très apprécié au Pays basque....

Des cuisiniers connus comme l'Espagnol Ferrán Adrià, le Canadien Normand Laprise, l'Italien Massimo Bottura ou l'Allemand Joachim Wissler se sont retrouvés mardi à San Sebastian, haut lieu de la gastronomie au Pays basque espagnol, pour présenter la campagne "Save the Oceans and feed the world" de l'organisation Oceana.

Source : Afp / Marine-Océans 

Cette ONG écologiste cherche à sauver les océans tout en encourageant la consommation durable du poisson, sans épuiser les espèces en voie d'extinction.

Ils proposent de consommer plutôt des espèces comme les anchois, les sardines, les maquereaux, les harengs souvent pêchés non pour être directement consommés mais pour la fabrication de farine ou d'huile de poisson.


Pêcherie d'anchois du golfe de Gascogne : Des pêcheurs basques espagnols se préparent dans le port de Lorient autour de la senne (Photo Alain le Sann)

"Nous pourrions alimenter des dizaines de millions de personnes rien qu'en mangeant directement les anchois et autres poissons de fourrage, au lieu de les utiliser à gaver les saumons d'élevage", a déclaré le directeur exécutif d'Oceana, Andy Sharpless.

Selon la FAO (Organisation mondiale de l'alimentation), les pêcheries destinées à fabriquer des sous-produits de poisson représentent 37% des captures mondiales.

Le 8 juin, journée mondiale des Océans, ces chefs, dont beaucoup ont décroché des étoiles au Guide Michelin, proposeront des plats à base de ces petits poissons afin d'en encourager la consommation.

Selon l'espagnol Pedro Subijana, trois étoiles Michelin, il y a des espèces que les gens ne cuisinent pas parce qu'ils ne savent pas comment: "Notre tâche c'est de leur apprendre"

Pour en savoir plus sur la pêcherie d'anchois du Golfe de Gascogne : Anchois. Suivre en direct la pêche des bolincheurs basques sur Marine Traffic

Le gaspillage alimentaire prend bien des formes.

Le petit poisson et le gros gaspillage

Cette dilapidation éhontée de nos aliments, que l'on produit en bien assez grandes quantités pour nourrir toute la planète si on n'en gâchait pas autant, se cache un peu partout.

Source : La Presse par Marie-Claude Lortie

Il y a par exemple la vieille laitue fripée au fond du frigo à côté des carottes desséchées et des trois jaunes d'oeufs séparés pour une recette puis oubliés, qu'on ne mangera jamais.

Il y a les tonnes de yaourt, de fromage, de biscuits et autres pain et produits périssables supposément périmés jetées par les supermarchés. Il y a les fruits et légumes imparfaits, reniés par les distributeurs.

Mais il y a aussi les aliments mal utilisés, notamment les protéines animales mal allouées.

Trouvez-vous normal, par exemple, que des plies et des maquereaux entiers à peine grignotés par des homards dont ils étaient les appâts soient jetés aux goélands ? Parce que c'est ce que les pêcheurs de homards font au Québec.

Trouvez-vous normal que 37 % de tout le poisson pêché dans les océans soit transformé en moulées et autres farines servant à nourrir d'autres poissons, ceux des fermes de pisciculture ou même de poulets ou de cochons sur des fermes bien terrestres?

C'est absurde.

L'organisme Oceana, une société sans but lucratif internationale qui milite pour la protection des océans, et donc pour les pratiques de pêche durables, trouve lui aussi que cette allocation des ressources, dans un monde qui s'interroge sur son avenir alimentaire, n'a pas de sens.

C'est pourquoi il a demandé à de grands chefs du monde entier de venir à sa rescousse et de donner l'exemple en cuisinant tous ces petits poissons que l'on gaspille en en faisant de la nourriture bon marché.

Cette semaine, à San Sebastian, une vingtaine de grandes toques se sont ainsi retrouvées pour discuter du dossier et prendre des engagements. Il y avait Normand Laprise de Toqué!, du Canada, mais aussi d'autres personnages immenses comme les Espagnols Ferran Adria, Andoni Aduriz, Juan Mari Arzac et Joan Roca, ou alors l'Italien Massimo Bottura et le Suisse-New-Yorkais Daniel Humm.

Premier engagement? Mettre en valeur les espèces que l'on dénigre et refile aux bateaux minotiers - sardines, anchois, maquereaux, harengs, notamment - en commençant à les mettre systématiquement au menu dès le 8 juin, journée mondiale des océans.

«Ici c'est certain qu'on va mettre l'accent sur le travail du hareng et du maquereau parce qu'on en a beaucoup, a expliqué le chef Normand Laprise. On ne fera certainement pas venir des sardines d'Europe! Chaque pays devra trouver des solutions à ses problèmes particuliers. Il y a beaucoup de travail sur le terrain à faire.»

Selon Andy Sharpless, le président d'Oceana, on pourrait nourrir des dizaines de millions de personnes avec des anchois et autres petits poissons, si on les mangeait directement, plutôt que de gaspiller temps, énergie et ressources à les transformer en nourriture pour d'autres poissons ou même pour des animaux de ferme.

Imaginez si on prenait des cailles pour nourrir des poulets, du poulet pour nourrir des porcs... La chaîne n'a pas d'allure.

Les anchois péruviens, par exemple, représentent entre 8 % et 10 % de toute la masse de poisson pêchée dans le monde. Mais quelque 90 % de ces anchois sont transformés pour en faire autre chose que de la nourriture pour des humains.

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Dans sa campagne de presse, lancée cette semaine en Espagne, Oceana s'est essentiellement consacrée à expliquer le non-sens écologique du gaspillage de petits poissons. Mais il y a un autre enjeu gravissime relié à la question du poisson fourrager, celui qui est transformé en farines sur les bateaux minotiers, la question des conditions de travail et de vie des pêcheurs de ce secteur.

J'ai fait un reportage sur la question en Thaïlande il y a deux ans. Le quotidien britannique The Guardian a fait une vaste enquête sur le même sujet l'an dernier. On y parlait carrément d'esclavage.

Pour nourrir les fermes de crevettes et de gros poissons d'élevage - pensez tilapia, pangasius, etc. -, on utilise des farines de poissons fourragers pêchés par des gens payés quelques dollars par semaine, cohabitant dans des rafiots, sans équipement sûr, voire violentés.

Quand les yeux des Occidentaux du nord ont commencé à se tourner vers les dommages environnementaux de la pisciculture, il y a une douzaine d'années, ce sont ces travailleurs vulnérables - souvent des migrants - qui ont commencé à payer le prix des améliorations écologiques.

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Au Québec non plus on n'est pas à l'abri du gaspillage de nos ressources marines. On n'est plus à l'époque où les crabes des neiges étaient considérés des nuisances vendus à 25 cents la poche sur le quai, puisqu'on a appris à les commercialiser et à les vendre à gros prix aux Japonais (jusqu'à 95% du volume pêché aux Îles de la Madeleine).

Mais le cas de la pêche au homard mérite d'être étudié. Pour attraper les homards, on utilise des poissons entiers («la bouette») embrochés dans les cages déposées au fond de l'océan. Les homards sont attirés par ces plies et maquereaux, par exemple, mais ils ont à peine le temps d'y toucher avant d'être pris au piège. Résultat: quand les pêcheurs sortent les cages de l'eau, ils prennent les crustacés mais larguent le restant des appâts, souvent des poissons à peine attaqués. Ainsi, des tonnes et des tonnes de poissons, au départ comestibles quand ils sont pêchés, sont jetées. Est-ce vraiment le meilleur usage, d'un point de vue écologique, mais aussi économique et social, pour toutes ces protéines extraites des océans?

Je n'ai pas de réponse à toutes ces questions, mais ne devrions-nous pas nous les poser?


Le Référentiel de traçabilité du MSC plus adapté aux restaurants, poissonniers et étals de poisson frais

Le MSC a révisé ses exigences pour les distributeurs, transformateurs et vendeurs de produits de la mer. Selon les commentaires reçus de 200 partenaires partout dans le monde, le Référentiel Chaine de Garantie d’Origine du MSC est dorénavant plus simple, clair et accessible.

Source : Communiqué MSC

La nouvelle version du Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine inclut un ensemble de nouvelles exigences plus adaptées aux entreprises en lien direct avec le consommateur, comme les restaurants, les poissonniers et les traiteurs. Le Référentiel continue de proposer une 'certification de groupe' plus adaptée et rentable pour les grandes organisations ou les petites entreprises se regroupant pour tenter d’obtenir la certification.

Tous les audits Chaîne de Garantie d’Origine du MSC devront être réalisés selon le nouveau Référentiel à partir du 1er septembre 2015. Les entreprises certifiées ayant planifié un audit avant cette date devront contacter leur organisme de certification et voir comment effectuer cette transition.

L’ensemble de la chaîne d’approvisionnement pour les produits de la pêche MSC et d’élevage ASC concerné

Le Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine du MSC assure que seuls les produits de la mer issus de pêcheries certifiées MSC peuvent porter le label et la mention MSC. Il permet également d’assurer l’intégrité de la chaîne d’approvisionnement pour les produits d’aquaculture responsable certifiés selon le Référentiel Aquaculture Stewardship Council (ASC). Toute organisation de la chaîne d’approvisionnement de produits de la mer certifiés MSC et/ou ASC doit répondre au Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine afin que le produit final puisse être vendu avec la mention ou le label MSC et/ou ASC.

Plus de 2800 entreprises dans 75 pays détiennent aujourd’hui un certificat Chaîne de Garantie d’Origine. L’ensemble de ces entreprises vend plus de 28 000 produits labellisés MSC et 1700 produits ASC dans plus de 100 pays.
L’intégrité de la chaîne d’approvisionnement est essentielle pour engager les consommateurs

David Agnew, Directeur de l’équipe Référentiels au MSC commente : " Le Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine du MSC permet aux consommateurs d’avoir l’assurance de la durabilité des produits de la mer qu’ils achètent. C’est absolument essentiel de les encourager à la préservation des océans pour le futur.

Même si les tests ADN réalisés sur les produits de la mer labellisés MSC démontrent l’efficacité du Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine, nous avons conscience de l’évolution du marché et de la nécessité d’une amélioration régulière de notre programme. Les actualisations annoncées aujourd’hui sont le résultat d’une consultation d’un an des représentants de l’industrie. Elles permettent d’avoir un programme MSC plus simple et applicable à différentes entreprises tout au long de la chaîne d'approvisionnement.

De plus, une version séparée du Référentiel donne dorénavant un meilleur accès aux entreprises en fin de chaîne d’approvisionnement, leur permettant de répondre aux demandes croissantes du consommateur en recherche de produits de la mer durables et traçables."
Répondre aux besoins de la filière

Les entreprises peuvent maintenant choisir d’être certifiées selon l’une des trois versions du Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine, en fonction de leur activité :
  • La version par défaut, la plus appropriée à toute entreprise individuelle ou multi-sites qui manipule ou vend des produits certifiés.
  • La version pour les groupes, applicable aux entreprises possédant un siège central et plusieurs sites vendant des produits certifiés.
  • La version pour les entreprises en lien direct avec le consommateur, pour les distributeurs ou restaurants de toute taille vendant ou servant des produits de la mer certifiés au consommateur final.

La nouvelle version du Référentiel pour les entreprises en lien direct avec le consommateur a été développée grâce à une large participation des parties prenantes et a été testée dans six entreprises pilotes qui n’étaient pas encore certifiées. Leurs retours suggèrent que la nouvelle version est significativement plus accessible et adéquate que la précédente.

Scott Taylor, Category Manager à Baxter Storey, traiteur anglais ayant participé au projet pilote ajoute : "Pour Baxter Storey, c'est une opportunité de continuer à renforcer notre compréhension des approvisionnements durables. En faisant partie du projet pilote du MSC pour l'actualisation du Référentiel pour les entreprises en lien direct avec le consommateur, nos équipes ont pu développer un système solide de traçabilité pour les produits de la mer qui leur convient parfaitement.

"Nous trouvons cette nouvelle version du Référentiel simple, logique et en adéquation avec nos systèmes actuels. Nous accordons beaucoup d'importance à la formation, donc c'est très intéressant que le Référentiel actualisé mette l'accent sur ce point. Le personnel sur site trouve qu'il est simple à mettre en place et constate les bénéfices de promouvoir la durabilité des produits MSC auprès de nos clients et consommateurs."
Les principaux changements

Voici d’autres modifications importantes apportées au Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine :
  • Des exigences plus claires pour l'identification et la traçabilité des produits certifiés
  • Des exigences plus spécifiques pour que les entreprises s’assurent de la certification des produits dès réception, et qu’ils ont été achetés auprès de fournisseurs certifiés uniquement
  • Mettre davantage l'accent sur la compétence du personnel pour répondre au Référentiel Chaîne de Garantie d’Origine, multiplier les entretiens lors de l'audit et vérifier les dossiers de formation
  • Exigences révisées pour les 'produits en évaluation' (anciennement 'UMAF ') – dorénavant, seules les pêcheries, les fermes, ou les entreprises membres de la pêcherie / de la ferme pourront acheter et entreposer des 'produits en évaluation'
  • Les exigences pour la certification de Groupe ont été restructurées et rationalisées afin de mieux s’aligner au Référentiel Chaîne de Garantie par défaut
  • Une approche plus équitable et cohérente du calendrier des audits de surveillance a été mise en place. La plupart des entreprises seront désormais auditées annuellement, excepté certaines catégories très spécifiques d’entreprises bénéficiant d'une réduction de la fréquence à 18 mois
  • Un petit pourcentage des audits de surveillance (au minimum 1% des clients de chaque organisme de certification) sera soumis à des audits inopinés. Ceux-ci pourront être déterminés en fonction des risques ou de façon aléatoire, et remplaceront un audit de surveillance normal afin d’éviter des coûts supplémentaires.


Vous souhaitez en savoir plus ? Une présentation en ligne est organisée pour les parties prenantes le vendredi 27 Mars 2015. Envoyez un mail à standards@msc.org pour vous inscrire.

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Le 26 Août 2014

Les pêcheries de maquereau s'unissent pour entrer en réévaluation MSC


Le 10 juillet 2014, ce sont plus de 700 bateaux pêchant le maquereau, allant du petit ligneur côtier au grand chalutier pélagique, qui sont entrés en réévaluation MSC. Au total, en 2013, ils ont capturé 450 000 tonnes de maquereau, soit environ 83% des quotas recommandés par le CIEM.

Source : MSC

Ces pêcheries plurinationales se sont regroupées sous la Mackerel Industry Northern Sustainability Alliance (MINSA), un groupe créé pour répondre à la discorde autour du maquereau de l'Atlantique Nord-Est. À l’origine de ce désaccord, le dépassement continu du TAC (total admissible de captures) pour le stock de maquereau de l'Atlantique Nord-Est, qui a conduit, en avril 2012, à la suspension de la certification MSC pour toutes les pêcheries de maquereau d’Atlantique Nord-Est.

En se regroupant pour ne suivre qu’un seul audit de réévaluation, les différentes pêcheries montrent bien leur confiance quant à la résolution de ce désaccord. Ce rassemblement fait écho à un mouvement similaire qui a eu lieu en juin pour le hareng atlanto-scandinave.

La réévaluation concerne les pêcheries suivantes :
  • Maquereau de l’Atlantique du Scottish Pelagic Sustainability Group (SPSG) (Royaume-Uni)
  • Maquereau de l’Atlantique nord-est DPPO (Danemark)
  • Maquereau IPSA d’Irlande
  • Maquereau, chalut pélagique IPSG (Irlande)
  • Maquereau, chalut pélagique, senne coulissante et ligne de l’Atlantique nord-est (Norvège)
  • Maquereau de l’Atlantique nord-est de la Pelagic Freezer-Trawler Association (Pays-Bas)
  • Maquereau de l’Atlantique nord-Est de la Swedish Pelagic Producers Organisation (Suède)

Une coopération unique

Ian Gatt du Scottish Pelagic Sustainability Group et coordinateur du MINSA a déclaré : "C'est un énorme engagement de la part du MINSA de se lancer dans une certification conjointe pour le maquereau, le poisson le plus précieux de l'Atlantique Nord-Est. Une telle coopération de cette échelle n'a jamais été vue de ce côté de l'Atlantique et démontre bien notre volonté de pêche durable et bien gérée pour le maquereau. Le MINSA se réjouit que FCI réalise l’évaluation de ce groupement de pêcheries compte tenu de sa solide expérience dans l’évaluation de pêcheries pélagiques".

"Cette coopération internationale est une excellente réponse face à cette situation difficile", précise Camiel Derichs, le directeur Europe du MSC, "En travaillant ensemble, ils améliorent la gestion de la pêcherie et font de réelles économies vis-à-vis du coût de l’évaluation MSC. Les pêcheries du MINSA sont à la pointe des meilleures pratiques depuis un certain temps. Il est bon de les voir poursuivre cette voie en décidant de se lancer ensemble pour la réévaluation MSC. Cette réévaluation montre bien que les pêcheries sont confiantes quant à la résolution de la situation autour du maquereau de l'Atlantique Nord-Est".

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Le 15 Septembre 2014

Pêcheries de l’UE : une première pour le merlan bleu de l’Atlantique Nord



Un groupe de pêcheries pélagiques des Pays Bas, d’Allemagne, de France, d’Angleterre, de Lituanie, du Danemark et d’Irlande fait entrer pour la première fois le merlan bleu de l’Atlantique Nord dans le processus d’évaluation de la Marine Stewardship Council (MSC). Il s’agit de la troisième évaluation multinationale de la pêche pélagique au cours des derniers mois, ce qui traduit une tendance à la hausse de la coopération transfrontalière dans le secteur, selon des déclarations de la MSC. En unissant leurs efforts, les organisations nationales de pêche peuvent réduire leurs coûts d'évaluation et améliorer leur gestion de la pêche.

Source : CTA d'après worldfishing.net

First North Atlantic blue whiting enters MSC assessment

Source : MSC Aug 13, 2014

A large group of Dutch, German, French, English, Lithuanian, Danish and Irish pelagic fishers has entered the first North Atalntic blue whiting (Micromesistius poutassou) fishery into MSC assessment. This is the third multi-national assessment of a pelagic fishery in recent months marking a growing trend of cross-border cooperation in the pelagic sector. By working together, national fishing organisations are reducing their assessment costs and collaborating to improve fishery management.

“It has been our longstanding intention to get our blue whiting fishery under MSC certification.” said Gerard van Balsfoort, president of the Pelagic Freezer-trawler Association, on behalf of all fleets concerned, “Now the stock is doing very well and the development of an effective management plan for this fishery is entering its final phase, we are confident that the MSC assessment can be concluded successfully.”

Early adopters

Camiel Derichs, MSC Director Europe welcomed the group’s move: “It is great to see these North Atlantic blue whiting fisheries enter assessment against MSC standards. Historically, the early adopters, the first to bring a new species into MSC assessment, have realized the greatest benefit from certification. These fisheries have invested a great deal in the quality of their fish and I hope that they will be successful and that their success will inspire other blue whiting fisheries to consider MSC assessment.”

Over recent years, stocks of blue whiting have risen as new management measures have taken effect in combination with strong recruitment of the stock. Between them, the companies under assessment caught 73,000 tonnes of blue whiting in 2013, which is mostly exported to Africa and China as whole frozen fish for direct human consumption or for further processing into frozen block fillets.

A versatile fish

Blue whiting is a small (30cm) white fish, related to cod. With off-white flesh, it has traditionally been used to produce fishmeal. The fleets under certification have increasingly targeted this fish for human consumption purposes only.

Blue whiting for human consumption is typically used to make surimi. However, over the last 15 years, improvements in fishing techniques and freezing and storage technologies have also resulted in a growing demand for whole frozen and frozen filleted blue whiting.
Getting involved

The assessment will be carried out by independent auditors MacAlister Elliott and Partners (MEP) and should be completed to include the catches in the 2015 fishing season, starting early in the year. Anyone with an interest in the fishery is invited to participate and MEP have already identified 40 stakeholders. Anyone who would like to participate should contact Chrissie Sieben on chrissie.sieben@macalister-elliott.com    

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Le 28 août 2014

La pêche minotière a de beaux jours devant elle...

Danemark : La pêche durable deviendra-t-elle miraculeuse ?

Une nouvelle étude de la Commission de l’UE montre que les stocks de poisson augmentent significativement dans les eaux danoises. Dans la réforme de la politique commune de la pêche de 2013, un nouveau principe de gestion des populations a été inscrit dont le but est le rendement maximale durable (MSY - Maximum Sustainable Yield) :

Une interdiction de rejet en mer de poissons (discard) sera intégrée progressivement durant la période 2015-2019.

« Les nouvelles sont encourageantes aujourd’hui mais nous n’avons pas encore atteint les objectifs. Il faut entre autre introduire une interdiction efficace des rejets en mer. Les pêcheurs doivent avoir des quotas plus importants et qui prennent en considération les quantités de poissons qui étaient rejetées en mer. Il faut une pêche durable pour les poissons et pour les pêcheurs », explique Dan Jørgensen, le ministre danois de l’Agriculture.



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Le 5 Novembre 2014

Quotas européens: les pêcheurs scandalisés

Les préconisations des taux admissibles de capture pour l'année 2015 sont en forte baisse pour de nombreuses espèces. Les pêcheurs envisagent la désobéissance civile pour protester contre les nouveaux quotas de pêche de la commission européenne.

Les pêcheurs scandalisés par les nouveaux quotas de l'UE



-Joël Vigneau: responsable laboratoire ressources halieutiques
-David Leroy:  patron du Marie-Catherine
-Daniel Lefèvre: président du Comité Régional des Pêches

Source : France Basse Normandie  par Aurélie Misery

Aiglefin, cabillaud, sole...pour ces espèces, les propositions de la commission européenne en matière de quotas de pêche, sont en chute libre. Une exemple: de 40% à  60% en moins se retrouveront dans les filets des pêcheurs normands.

L'ifremer qui a participé à l'évaluation scientifique pour l'union européenne justifie ce choix. Pour Joël Vigneau, responsable du laboratoire des ressources halieutiques au sein de l'organisme : " On a une trajectoire de biomasse, de volume annuel de poisson dans la mer qui va en descendant. Pour nous, les trois prochaines années vont être mauvaises"

Les professionnels ne comprennent pas ces préconisations révélées le 28 octobre dernier par l'institution européenne. Daniel Lefèvre, président du Comité Régional des Pêches s'indigne : "Il y aura encore du poisson mais il n'y aura plus de pêcheurs à la sortie" 

En réalité, rien n'est fait encore. Les ministres européens de la pêche doivent discuter de ces normes le 15 et 16 décembre prochain.

Evaluation scientifique du Ciem

http://gis.ices.dk/popadvice/

Cliquer Ici pour connaitre les avis des scientifiques du ciem

Communiqué de presse de la Commission européenne : La Commission propose des possibilités de pêche pour 2015 dans l'Atlantique et la mer du Nord (avec les tableaux des propositions de quotas de pêches)

Quotas 2015 : l’Association française d’halieutique veut un effort sur la durée

Les stocks de poisson dans les eaux européennes vont mieux, mais la transition vertueuse implique un effort sur la durée : c’est, très sommairement résumé, l’analyse des scientifiques membres de l’Association française d’halieutique (AFH), concernant la gestion des pêches en Europe et l’état des ressources en 2014.
L’AFH fédère les chercheurs spécialistes des pêches travaillant dans divers organismes (Ifremer, IRD, Inra, universités…). Dans un communiqué de presse, son conseil d’administration tire les principaux enseignements des derniers avis du Conseil international pour l’exploration de la mer (Ciem).

Source : Le Marin

Ce document, explique Didier Gascuel, président de l’AFH, montre en particulier que la situation s’améliore pour les stocks exploités conformément aux objectifs du rendement maximal durable (RMD), avec des recommandations concernant les quotas de pêche qui sont en augmentation (+7 % pour 2015).

Dans le même temps, la situation de l’ensemble des ressources exploitées dans les eaux européennes de l’Atlantique reste fragile selon l’AFH. Tous stocks confondus, les captures recommandées par les scientifiques pour 2015 sont en diminution de 5,6 % par rapport à celles de 2014.

Etat des ressources et quotas de pêche 2015 - Une analyse de l'AFH

Surexploitation ou exploitation durable ? Où en sont les ressources halieutiques exploitées dans les eaux de l’Union Européenne ? Les analyses scientifiques conduites par les experts du Conseil International pour l'Exploration de la Mer (CIEM) ont été récemment compilées par le Conseil scientifique technique et économique des pêches (CSTEP), l’instance Européenne habilitée à formuler des avis scientifiques concernant les ressources halieutiques. Ces analyses permettent de dresser un premier état des lieux 2014. Soucieuse de promouvoir des principes de pêche durable et de faire connaître ces avis, l’Association Française d’Halieutique en a fait la synthèse.

Les principales conclusions et enseignements de cette analyse sont représentés sur l'infographie (Infographie en haute résolution à télécharger ici en PDF).

Pour plus d'informations et analyse détaillée de l'Association Française d'Halieutique : AFH


Pêche : La coupe dans les quotas s’annonce sévère

Atteindre le rendement maximum durable requiert du temps. Il sera difficile d’y arriver en 2015 estiment tant les scientifiques que les politiques. Mais au vu des propositions de quotas de Commission européenne, le processus pourrait s’accélérer.

Source : Pdm-seafoodmag

Pour les professionnels, les propositions de quotas dévoilées par la Commission fin octobre jettent un froid. Sur pas moins de 36 stocks, elle propose des taux admissibles de capture, des TAC, à la baisse. Pas des petites : de 20 à 63 % selon les zones de pêche pour le cabillaud, de 10 à 60 % pour la sole et de 20 à 40 % pour l’églefin. C’est en mer Celtique où les pêcheurs bretons travaillent beaucoup que les baisses les plus importantes sont souvent proposées. Sans surprise, l’OP Pêcheurs de Bretagne est vent debout contre ces propositions et le maintien des TAC pour 25 stocks voire le relèvement de 11 stocks en Atlantique n’y changera rien.

Mais la Commission estime que le niveau du RMD n’est atteint que pour de rares espèces telles la sole de Manche ouest ou la langoustine de mer du Nord. En revanche, elle estime que certains stocks dans certaines zones et sous-zones de pêche demeurent dans un état inquiétant à l’instar de la sole de Manche est, de l’églefin et du cabillaud de mer Celtique et de l’ouest Écosse.

Effort à poursuivre

Du côté des scientifiques aussi, on prônait une réduction des captures. De l’ordre de 5,6 %, tous stocks confondus, précise une étude de l’association française d’halieutique (AFH) *. Dans le détail, sur 124 stocks étudiés, les scientifiques recommandaient une augmentation des TAC pour 26 stocks seulement, la stabilité pour 49 et une baisse pour 49 autres.

Selon l’étude de l’AFH, les évaluations conduites en 2014 montrent que les 12 % des 144 stocks étudiés qui représentent 47 % des captures sous quotas sont exploités de manière durable dans les principales zones de l’Atlantique. Reste que selon les zones ou les stocks les progrès sont loin d’être homogènes. Nombre de stocks, qui représentent 27 % des captures sous quotas, se sont dégradés. Mais le plus gros problème reste celui de la méconnaissance des stocks… de 65 % des stocks. À commencer par les 26 stocks d’espèces d’eaux profondes où trois seulement font l’objet d’une évaluation scientifique.

La profession en colère


Propositions de quotas de pêche 2015 : premières contestations des organisations de producteurs

La Commission européenne a publié le 28 octobre ses propositions de Tac pour l’année 2015. Le nouveau tour de vis demandé, notamment en mer Celtique, suscite de premières réactions hostiles de la part d'organisations de producteurs françaises.

Source : Le Marin

Jacques Pichon, directeur de Pêcheurs de Bretagne, plus importante organisation de producteurs de France et d’Europe (800 navires, 3 000 marins, 100 000 tonnes de captures annuelles), souligne plusieurs aberrations et incohérences. La diminution de 64 % du Tac de cabillaud en mer Celtique, par exemple, est épinglée.

"Elle n’est pas justifiée par l’état du stock en lui-même, ce qui est avéré par le Ciem, mais en raison des captures accessoires d’églefin. Or nous avons fait des propositions, validées par le Marine Institute, qui permettrait de les réduire. De plus, le Ciem incite à attendre les résultats des campagnes de novembre d’évaluation du recrutement de cabillaud, qui s’annonce excellent. Mais de tout cela, la Commission ne tient pas compte et propose un Tac qui se situe sans doute à la moitié de ce qui aurait été possible."

Jacques Pichon déplore aussi que la Commission s’en tienne systématiquement à une proposition de baisse de 20 % pour les stocks pour lesquels elle juge les données insuffisantes. C’est le cas par exemple du lieu jaune et de la langoustine du golfe de Gascogne. "Or ce manque de données provient soit d’un manque de moyens de l’Ifremer, soit d’une divergence sur la méthode d’analyse de l’Ifremer avec le Ciem."

Les professionnels, soutenus par France Filière Pêche, ont lancé une nouvelle méthode d’évaluation, mais elle n’a pu être prise en compte. Au final, Jacques Pichon dénonce « la grande rigidité » administrative de la Commission, aboutissant à "une image fausse, donnant l’impression que la situation des stocks se dégrade, alors que tout le monde reconnaît que c’est l’inverse. De deux choses l’une, soit, faute de moyens alloués aux scientifiques, soit la Commission change de méthode de proposition".

Suite : Le Marin 

Autres articles :

Le Marin : Tac et quotas : la Commission publie des propositions majoritairement à la baisse

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Le 16 Décembre 2014

Quotas de pêche pour 2015 adoptés par l'UE

Les ministres européens de la Pêche ont approuvé mardi soir les quantités de pêche autorisées pour 2015. Cet accord a été salué par la Commission comme un premier pas pour reconstituer des stocks durables.

La politique commune de pêche (PCP), réformée en 2013 pour lutter contre la surexploitation des ressources halieutiques, "a réussi son premier test", s'est réjoui le commissaire européen chargé du dossier, Karmenu Vella. Il est cité dans un communiqué publié à l'issue de deux jours de négociations.

Cliquer Ici pour télécharger le compte-rendu du CE (avec tous les Tac et quotas de pêche adoptés)

Les ministres européens de la Pêche ont approuvé mardi soir les quantités de pêche autorisées pour 2015. Cet accord a été salué par la Commission comme un premier pas pour reconstituer des stocks durables.

La politique commune de pêche (PCP), réformée en 2013 pour lutter contre la surexploitation des ressources halieutiques, "a réussi son premier test", s'est réjoui le commissaire européen chargé du dossier, Karmenu Vella. Il est cité dans un communiqué publié à l'issue de deux jours de négociations.

Il s'est réjoui que "certains Etats membres aient pris des engagements très précis pour adopter des mesures afin d'alléger la pression sur certains stocks à un niveau déjà critique et pour prendre des mesures additionnelles, y compris une réduction (des prises), si celles qu'ils proposent ne s'avèrent pas satisfaisantes".

Les décisions prises mardi "ouvrent la voie à une nouvelle amélioration de l'état des stocks européens de poisson au bénéfice des pêcheurs", a-t-il insisté.

Lutter contre la surexploitation

La Commission invoque les prescriptions de la PCP réformée pour lutter contre la surexploitation des ressources halieutiques, affectant 40% des stocks en Atlantique et Mer du Nord. Celle-ci prévoit que les taux de captures (TAC) soient fixés de manière à assurer la pérennité des espèces d'ici 2020, et dès que possible à partir de 2015, tout en tenant compte de l'impact socio-économique.

L'accord a également été salué par les services du ministre français de la Pêche, Alain Vidalies, comme permettant "de garantir l'exploitation durable et responsable des ressources, tout en préservant la durabilité socio-économique du secteur".
Sole et cabillaud

"Sur la sole de Manche Est, stock le plus débattu, la baisse finale est ramenée à 28%" alors que la Commission "proposait initialement une baisse de 60%", a-t-il précisé dans un communiqué. Parmi les autres résultats salués par la France figurent, en Mer Celtique, une baisse du TAC "limitée à 12% pour l'églefin et à 26% pour le cabillaud grâce à l'adoption de mesures de sélectivité renforcées".

Les TAC ont été reconduits pour toutes les zones concernant les raies, et la Commission s'est engagée à faire évaluer une nouvelle méthode de calcul par les scientifiques. En revanche, aucun accord n'a été obtenu pour le bar, et les discussions doivent se poursuivre en 2015. Source : AFP

Quelques heures avant le compromis

Bruxelles : les pêcheurs du littoral n’approuvent pas les quotas négociés ce mardi



Source : La Voix du Nord à Bruxelles : Romain Douchin

Comme chaque année, les ministres de la Pêche de l’union européenne débattent à Bruxelles des quotas de pêche pour l’année prochaine. La sole est l’espèce sensible du moment.

Les ministres de la pêche de l’Union européenne sont réunis depuis lundi matin à Bruxelles pour décider des tacs (1) et quotas de pêche pour la période 2015/2016. Un premier compromis est tombé ce mardi. Il propose un maintien de l’effort de pêche dans le cadre du plan cabillaud. Depuis 2007 la Manche et la mer du Nord sont soumises à un plan de restauration de la ressource de cabillaud. Concrètement, cela contraint les pêcheurs à réduire leur présence en mer et à limiter leurs prises. C’est ce qu’on appelle l’effort de pêche.
La sole, enjeu principal

Une forte attente des pêcheurs concerne la sole. La commission, présidée par un Maltais, Karmenu Vella, propose – 60 % comme base de négociation. Autant dire que les pêcheurs boulonnais, calaisiens et dunkerquois n’entendent pas quitter Bruxelles avec une baisse si drastique. Ce mardi matin, le texte atténue la réduction à -45 %. Les fileyeurs veulent le moins possible....

(...)

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Le 17 Décembre 2014

Tac et quotas 2015 : les initiatives des professionnels Français ont le vent en poupe

Le Conseil des Ministres Européens de la pêche sur les Totaux Autorisés de Captures (TAC) et quotas, pour l’année 2015, vient de s’achever sur un compromis que le CNPMEM qualifie de satisfaisant.

Source : CNPM

Les propositions pour des mesures de gestion sur différentes espèces, ainsi que les protocoles scientifiques et programmes portés par les professionnels Français, ont permis de faire bouger les lignes. Cela a permis au Ministre de mieux défendre les intérêts de la pêche française. La Commission Européenne elle-même a reconnu les efforts des pêcheurs français et la solidité de leurs propositions.

Ce travail engagé depuis quelques années, qui a été très intense tout au long de l’année 2014, notamment avec la poursuite des programmes scientifiques sur la raie brunette et la langoustine, entre autres, et les mesures de gestion concernant la sole et l’églefin, a montré l’engagement des pêcheurs français en faveur de la durabilité de leurs pêcheries.

La collaboration pêcheurs/scientifiques, relayée par l’administration française et le gouvernement par l’intermédiaire du Secrétaire d’Etat Alain Vidalies, a joué en termes de méthode sa pleine efficacité.

Restent néanmoins des baisses de quotas de certaines espèces qui ne seront pas sans poser quelques problèmes aux entreprises de pêche concernées.

A l’avenir, la profession propose que la méthode de fixation des Tacs et quotas soit revue afin de tenir compte des objectifs de la nouvelle PCP, relatifs à l’atteinte du rendement maximal durable, au plus tard en 2020. Le choix de quotas pluriannuels sur 3 ou 5 ans, avec un suivi scientifique robuste, serait une solution qui éviterait le stress de la remise des compteurs à zéro chaque année pour les entreprises de pêche. Cette solution assurerait aussi une meilleure visibilité économique aux chefs d’entreprise.

Enfin, le CNPMEM garde un œil attentif sur l’évolution du dossier brulant de la raie brunette, dont la pêche est interdite depuis 2009. L’interdiction avait été levée en 2014 pour la mise en place d’un quota zéro… Les professionnels sont donc suspendus à la décision du Conseil Scientifique Technique et Economique de la Pêche (CSTEP) qui évaluera les mesures de gestion proposées par les pêcheurs Français. Le CSTEP doit rendre son verdict dans le courant du mois de janvier.

Quotas de pêche, un point à Boulogne


Le conseil des ministres européens s’est réuni à Bruxelles de mardi pour déterminer les nouveaux quotas de pêche. Pas de grand changement annoncé pour l’année 2015 et une baisse prévue plutôt modérée. Pourtant à Boulogne-sur-Mer la situation est grave et beaucoup de patrons pêcheurs jettent l’éponge.

Quotas de pêche 2015 : un compromis « équilibré » selon la France

Le conseil des ministres européens chargés de la Pêche est arrivé, dans la soirée du mardi 16 décembre, à un accord sur les Totaux autorisés de capture pour l’année 2015. Un horaire pas trop tardif, par rapport à certaines années qui voyaient les négociations s’éterniser jusque très tard dans la nuit ou au petit matin, mais un accord un peu plus difficile à trouver que l’an dernier.

Source : Le Marin

Ce marchandage de fin d’année était le premier depuis l’adoption de la nouvelle politique commune de la pêche (PCP), qui impose d’arriver, d’ici 2020, à un niveau d’exploitation des stocks qui assure le rendement maximal durable (RMD, MSY en anglais). C’était aussi le premier conseil Tac et quotas pour le nouveau commissaire chargé de la Pêche, le Maltais Karmenu Vella, comme pour le nouveau secrétaire d’État français chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, Alain Vidalies.

Ce dernier a qualifié, dans un communiqué (ci-dessous), l’accord trouvé par les 28 États-membres (lire ci-dessous le communiqué du conseil, en anglais) « d’équilibré », notamment puisqu’il « permet de garantir l’exploitation durable et responsable des ressources, tout en préservant la durabilité économique du secteur ».
Ainsi, pour le stock le plus emblématique, celui de la sole en Manche-est, le Conseil a limité la baisse à 28 %, au lieu des 60 % proposés par la Commission. Avec 3 438 tonnes au lieu de 4 838, la coupe est sévère (les pêcheurs auraient voulu la limiter à 20 %) mais moins insupportable qu’au départ.

Cet assouplissement n’a cependant été possible qu’à une condition, comme le rappelle le Comité national des pêches maritimes (CNPM) dans un communiqué (ci-dessous). La France est en effet arrivée à Bruxelles avec une série de propositions de mesures de gestion, qui avaient été discutées au sein du CNPM et avec les organisations de producteurs, et qui seront prochainement reprises dans un arrêté.

La même démarche a été effectuée pour les stocks d’églefin et de cabillaud de mer Celtique, zone dans laquelle la maille carrée vient d’être portée de 100 à 120 mm. Résultat : des diminutions de 12 et de 26 % au lieu de 41 et 64 %.

Ces trois cas exceptés, les pêcheurs français sortent plutôt satisfaits de ce conseil, notamment ceux du golfe de Gascogne, épargnés par les baisses de quotas. Ils n’ont pas encore obtenu satisfaction sur le dossier de la raie brunette, dont la pêche est interdite depuis 2009, mais ils ont obtenu que leurs propositions soient examinées dès le début de l’année.

Quant à la gestion du bar, elle devrait aussi revenir sur le tapis au début 2015. Les Britanniques et les pêcheurs plaisanciers, qui ont toujours la pêche pélagique dans le viseur, auraient voulu une décision dès ce conseil.
 CNPM quotas 2015
 Vidalies quotas 2015
 Council Fisheries 16 décembre 2014

2 commentaires:

Nicolas a dit…

Vous melangez deux choses qui n'ont rien a voir: le respect des regles et la loi d'une part (quotas) pour lesquelles des sanctions sont necessaires; et la peche minotiere d'une autre, qui est tout a fait legale et meme si problematique d'un point de vu environnemental, n'a rien a voir avec la questions des quotas.
Vous pourriez a la place reconnaitre la piteuse gestion des peches en Mediterrannee et le besoin d'y definir des quotas qui soient strictement respectés et controlés !

Aquablog a dit…


Aussi ne mélangeons pas tous les quotas...

En Méditerranée, à combien vous estimez la part de la pêche pour l'alimentation des élevages de poisson (notamment thon rouge, bar et daurade) ?

Sachant que dans l'Atlantique Nord-Est, la part pour la Pêche minotière est comprise entre 25 et 30%...

C'est l'une des raisons pour lesquelles les prud'homies ne veulent pas rentrer dans le système légalisé, le jeu des répartitions des quotas de pêche entre les différentes pêcheries, notamment industrielles et artisanales...