mercredi 6 août 2014

Revue de presse 2014 (6) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...


Mortalité 2014 des moules (17 et 85) et des huîtres

Ifremer. Campagne RESCO 2014

Les différents lots sentinelles ont été déployés dans l'ensemble des bassins ostréicoles...
Suivre la mortalité des huîtres sur l'ensemble des sites et par classe d'âge : Ifremer
Bulletin n°6 du 14 Août 2014 : Ifremer - Resco

CRC Poitou-Charentes / CREAA

Mortalités huîtres et moules en Charente-Maritime

Flash Info Maline n°25 : 6 juin 2014
Flash Info Maline  n°26 : 30 juin 2014


Aquablog : Revue de presse

Ostrea.org et ses forums

Mortalités des huîtres : Constatations et Achat/vente de naissain

13 mai. C'est parti sur les coupelles à Fouras...
14 mai. Premières mortalités sur triplo dans le Golfe
15 mai. Mortalité en Rade de Brest sur naissain naturel

Suite de la revue de presse : Septembre 2014

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Actualités aquacoles de Juillet - Août 2014


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Le 2 Septembre 2014

Embargo russe. Pêcheurs et aquaculteurs européens interpellent Maria Damanaki

Suite aux mesures de représailles prises par les occidentaux dans le cadre de la crise ukrainienne (1), la Russie a mis en place un embargo sur des produits alimentaires le 7 août 2014. Cet embargo concerne entre autre l'Union européenne, et ses produits : la viande, les produits laitiers, les fruits et légumes ainsi que les poissons et les coquillages. L'ensemble de ces produits, privé de débouchés à l'export, va donc se retrouver sur le marché intérieur avec des conséquences négatives sur les filières concernées.

Il n’y a pas que les agriculteurs européens qui exportent leurs produits en Russie :
* 125 millions d'euros débloqués par l'UE pour aider le secteur des maraîchers (2),
* La Commission européenne annonce des mesures d'urgence pour soutenir le marché dans le secteur du lait (3),

Il n’y a pas que les pisciculteurs norvégiens avec près de 100.000 tonnes de saumon exportées chaque année et qui semblent malgré tout s’en tirer (4) :

Le saumon norvégien s'en sort bien

Après l'annonce de l'embargo, les cours du numéro un du saumon, le Norvégien Marine Harvest, avait chuté de plus de 8%.

Un mois plus tard, les esprits se sont apaisés. Certes le prix du saumon a baissé depuis l'annonce des sanctions russes, passant de 40 couronnes (environ 5 euros) le kilo à 32 couronnes. Mais c'est la période où les poissons sont arrivés à maturité, et l'afflux de marchandises pèse sur les prix.

Et puis surtout le marché semble se rééquilibrer tout seul, note François Perrone, chef des opérations du marché spécialisé Fish Pool. "La Russie va devoir se tourner vers le saumon chilien, ce qui veut dire qu'il y aura moins de saumon chilien pour les Américains et les Japonais qui devront donc se tourner à leur tour vers le poisson norvégien", estime-t-il.

Il y a aussi les pêcheurs et les aquaculteurs de l’UE, rappelle l’organisation Europêche qui dénonce dans un communiqué du 29 août (5), l’inaction de Maria Damanaki, commissaire européenne à la pêche, face à l’embargo russe sur les produits de la pêche et de l’aquaculture. Europêche estime les exportations à 153.8 millions d’euros. Des saumons, des truites et des huîtres qui inévitablement vont se retrouver sur le marché communautaire...

2 septembre 2014 : La Commission européenne propose aux pêcheurs et aux aquaculteurs une aide au stockage !!! : Russian trade ban on fishery products: Commission in close contact with EU governments; financial support possible for storage

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Le 1 septembre 2014

Dans l'édition du soir de Sud-Ouest : Témoignage d'un damné de la mer


Cliquer Ici pour lire l'article de Philippe Baroux


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Le 28 août 2014

Vannes : 30e Salon National de la Conchyliculture


30e Salon National de la Conchyliculture et des Cultures Marines

16 et 17 septembre 2014

Vannes

80 exposants – 2000 visiteurs attendus – 4 ateliers

Premier rendez-vous professionnel, c’est l’occasion unique pour vous de :
  • Découvrir de nouveaux produits et équipements
  • Repérer les dernières innovations et offres de services
  • Rencontrer les acteurs du monde conchylicole

Edition 2014 : l’Australie, pays invité d’honneur !

Après le Japon, pays invité d’honneur en 2012, le Salon continue sur sa lancée avec cette année la présence exceptionnelle d’une délégation professionnelle Australienne.

D’autres délégations professionnelles étrangères sont également attendues : Irlande, Ecosse, Pays-Bas…

Une occasion pour rassembler les professionnels français et étrangers et d’échanger sur les organisations et pratiques de chacun.

Programme

(sous réserve de modifications)

Mardi 16 Septembre 2014

* Championnat de France de Ecaillers – Pré sélection Régionale

9h30 : Démarrage des épreuves

12h00 : Annonce des résultats et cocktail Inauguration Officielle

* Inauguration Officielle du Salon à 11h00

* Atelier n°1 : mardi 16 septembre à 15h00 – Espace Conférences Région Bretagne

Conférence Internationale : présentation générale des pays invités : organisations professionnelles et mises en marché, typologie des entreprises conchylicoles, enjeux et actualités.

Avec la participation exceptionnelle de professionnels australiens et irlandais :

    Mrs Jill COATES, Présidente -SAOGA (South Australian Oyster Growers Association), Australie
    Mr Michael COATES, Partner, Natural Oysters, Australie
    Mr Richard DONNELLY, Aquaculture Business Planning Manager, BIM – Irish Sea Fisheries Board, Irlande
    Mrs Patricia DALY, BIM – Irish Sea Fisheries Board, Irlande
    Mr Finnian O’Luasa, BIM – Irish Sea Fisheries Board, Irlande

Mercredi 17 septembre 2014

Atelier n°2 : mercredi 17 septembre à 10h00

Titre : La sécurité au travail

    Le Chariot élévateur dans l’entreprise conchylicole : usage et conduite en sécurité
    La mise à jour du document unique de prévention des risques (DUP)
    Le cadre réglementaire de la formation à la sécurité

Intervenant : DIRECCTE Bretagne

    La formation à la sécurité : organisation, contenu
    Le premier bilan des sessions de 2013

Intervenants : Institut Maritime de Prévention (IMP)

Atelier n°3 : mercredi 17 septembre à 11h30

Titre : La conchyliculture : une activité économique dépendante d’une eau de qualité – des efforts à poursuivre en matière d’assainissement

La conchyliculture : son poids économique en Morbihan et l’enjeu de la qualité des eaux pour cette activité

Intervenants : Philippe Le Gal, CRC Bretagne Sud, Sonia Gachelin, CRC Bretagne Sud

Les obligations des collectivités en matière d’assainissement littoral

Les différentes formes d’accompagnement du département du Morbihan pour soutenir cette activité

Les aides économiques aux entreprises et à la filière dont le cluster cultures marines

Intervenants : Gérard Le Tréquesser, Conseil général du Morbihan

La politique de l’eau du département et plus particulièrement celle en matière assainissement

Intervenants : G. Pierre et Romain Chauvière, Conseil général du Morbihan

Atelier n°4 le mercredi 17 septembre à 15h30

Titre : : SCORE : actions réalisée et enjeux soulevés (à compléter)

Pour plus d'informations : Salon de la conchyliculture

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Le 27 Août 2014

Charente-Maritime : Philippe Baroux donne la parole aux ostréiculteurs


Charente-Maritime : "Sud Ouest" donne la parole aux ostréiculteurs

A Bourcefranc, Etaules ou encore La Tremblade, le désespoir des professionnels se nourrit d'une sourde colère.

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Sept années que les huîtres meurent ici, en Charente-Maritime, et ailleurs dans le monde, confrontant les exploitants à des difficultés de gestion de stocks, et d'équilibre comptable de leurs entreprises. Certains surnagent. D'autres sombrent. Dans les marais du sommeil perdu, quelques-uns de ces travailleurs de la mer nous ouvrent la porte de leur coeur. Pour les abonnés, retrouvez toute cette semaine notre série sur les sept années de crise du monde conchylicole.

Témoignage de Yann Bertin à La Tremblade.

Témoignage de Guillaume Got à Bourcefranc.

Témoignage de Freddy Privat à Etaules.


Charente-Maritime : les damnés de la mer

À Bourcefranc, le désespoir des professionnels se nourrit d’une sourde colère. Pascal Breuil ne contient plus la sienne.

Sur les parcs d'élevage, la calculette est désormais plus utile que la paire de cuissardes. Pascal Breuil fait et refait ses comptes. Et le compte n'y est pas. Il n'y est plus. Depuis 2007. « L'an dernier, sur les 13 tonnes que j'ai mises en poche, j'en ai vendu 1,4 tonne. Quand je pense que les services de l'État nous disent que nous pouvons faire 30 % de bénéfices. Ces gens-là ne savent pas ce que c'est de travailler dans une entreprise ! » Anse de Daire à Bourcefranc, la colère brûle la douceur du port ostréicole. On oublie le large méandre du chenal, on ignore les planches colorées des cabanes, on ne voit plus, au loin, le galbe franc du viaduc d'Oléron. Le vrai visage de l'ostréiculture n'est pas un décor de carte postale. Pascal Breuil a le cheveu hirsute, les yeux rougis par la peine. 75 hier, 11 aujourd'hui Un homme sur le fil, qui avait 17 ans lorsqu'il a chaussé les bottes derrière trois générations d'ostréiculteurs. Sa main embrasse le décor du passé. Il y avait là 75 professionnels, et à l'époque où son aïeul récoltait le sel, il était payé en Louis d'Or....

Suite dans Sud Ouest


Charente-Maritime : « C’est une remise en question… puissance à l’infini »

Chez les Bertin, le temps qui passe est un combat pour ne pas céder à la lassitude. Las d’avoir perdu tout repère dans leur métier.

C'est une maman. Michèle est une mère tendre, douce, et attentive. Elle les connaît bien ses deux garnements. Yann, l'aîné, 41 ans, carrure de surfeur sous un marcel dévoilant de solides épaules, dent de requin sur la poitrine. Et Jérôme, 39 ans, dont les coups de gueule rappellent ceux de « Michou », leur père, décédé d'un cancer il y a un an. Lui, s'est battu contre le crabe et pour l'ostréiculture, dans le respect des hommes, pour l'amour du métier qu'il pratiquait à La Tremblade, et pour que soit préservé ce patrimoine naturel qui façonne un produit de renom : l'huître. Ses fils, eux aussi, ont lutté contre le cancer, et ils combattent pour l'entreprise familiale qui emploie sept salariés. 

Suite dans Sud Ouest

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Le 26 Août 2014

Sous la Présidence "Hollande", le parcours de Frédéric Cuvillier s'est arrêté en Corse... (1)

Frédéric Cuvillier: «Nous devons être les militants de l'enjeu maritime»


Frédéric Cuvillier est venu en Corse à l'invitation de Gérard Romiti, président du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins, pour faire le point sur les enjeux d'actualité de la pêche en France et en Méditerranée et ce dans un esprit de dialogue. Il a été accueilli par le maire de Bonifacio avant de continuer son périple dans l'île pendant deux jours.Alain Pistoresi

Source : Corse Matin le 22 Août 2014

Frédéric Cuvillier, le secrétaire d’Etat chargé des transports et de la pêche a entendu, hier, les revendications des pêcheurs insulaires et a promis d’être leur ambassadeur auprès de l’Europe

https://twitter.com/fcuvillier/status/502721863626551296/photo/1
Engagements pris, engagements respectés. Frédéric Cuvillier, secrétaire d'Etat aux transports, à la mer et à la pêche, est un homme de parole. Il a tenu la promesse faite à Gérard Romiti, président du comité régional des pêches et du comité national des pêches maritimes et des élevages maritimes, en venant à la rencontre des acteurs et des représentants de la pêche insulaire à l'occasion d'une visite de deux jours sur l'île.

Première étape, hier, à Bonifacio, pour une rencontre qui se voulait conviviale avec les instances de la pêche insulaire, histoire de prendre la température à l'aube des futurs enjeux européens. Gérard Romiti a salué l'homme de dialogue, avant de donner le ton : « Aujourd'hui nous payons l'Europe de 2006, nous sommes arrivés à la date butoir. Il faut arriver à faire reconnaître la spécificité de la Méditerranée au sein de l'Europe ». Un constat partagé par le secrétaire d'Etat.

Dispositifs eurocompatibles

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Les enjeux de la diversification

Le secrétaire d'Etat à également rappelé son attachement à la formation et à l'esprit d'innovation des jeunes générations. Un message entendu par Thibault Étienne, à l'origine d'un projet pilote de pescatourisme lancé en 2010 à Bonifacio.

« La pluriactivité et l'écotourisme régleraient 90 % des problèmes de la pêche », estime ce jeune pêcheur, qui en a profité pour remettre au secrétaire d'Etat un projet en la matière, « on évoque nos problèmes mais on est aussi capable d'apporter des solutions ».

Diversification des activités, modernisation de la flotte, augmentation du nombre de kW par bateau... De nombreux points ont été soulevés durant ces deux heures de discussion à bâtons rompus. Au-delà des enjeux européens et de la vision d'avenir, étaient également évoquées les aides d'urgences.

(...)

Ajaccio : Frédéric Cuvillier visite la ferme aquacole Gloria Maris


Le secrétaire d’Etat aux transports et à la pêche, Frédéric Cuvillier est en corse depuis jeudi. Après s’être rendu à Bonifacio jeudi soir, il a visité la ferme aquacole Gloria Maris à Ajaccio, ce vendredi.

Il était très attendu par les professionnels du secteur de la pêche. Le secrétaire d’état aux transports Frédéric Cuvillier a visité ce matin la ferme aquacole Gloria Maris à Ajaccio, accompagné par Philippe Riera, le PDG de Gloria Maris, mais aussi par Gérard Romiti, président du comité national des pêches et des élevages marins et d'Antoine Aiello, ancien président de l’université de Corse et actuel directeur de la plateforme de recherche Stella Mare.

Source : France 3 Corse par Angélique Mangon

Gloria Maris est un des fleurons de l’aquaculture corse. Cette entreprise dispose d’une importante capacité de production. Premier exportateur de Corse, elle commercialise du poisson estampillé Label Rouge.
Des projets novateurs

Cette visite a également été l’occasion de faire le point sur les projets de la ferme aquacole et notamment sur le partenariat entre Gloria Maris et la plateforme Stella Mare. Les deux entités travaillent actuellement sur un projet qui devrait permettre de maîtriser la reproduction des Sérioles, une espèce de poissons. A terme, l’objectif est de parvenir à élever et commercialiser ces poissons.

Le ministre a profité de sa visite pour rappeler qu’un fonds européen de 369 millions d’euros va être versé pour soutenir la pêche et l’aquaculture entre 2014 et 2020....

(1) Remaniement dans le gouvernement Valls : Ce mardi 26 août, François Hollande et Manuel Valls ont dévoilé la nouvelle composition du gouvernement, suite à la démission de Manuel Valls et sa reconduction au poste de Premier ministre. Concernant l'environnement, Ségolène Royal est maintenue à son poste de ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie. En revanche, Alain Vidalies est nommé secrétaire d'Etat aux Transports, à la Mer et à la Pêche. Il remplace Frédéric Cuvillier qui a refusé de continuer dans ses fonctions, malgré la demande du Président de la République et du Premier ministre.

Frédéric Cuvillier jette l'éponge, faute de «capacité d'action» face à Ségolène Royal

https://twitter.com/fcuvillier/status/504303975978790912/photo/1
Dernier communiqué de presse en tant que Secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche : Blog Frédéric Cuvillier

Le secrétaire d'État aux Transports a renoncé à participer au gouvernement Valls II et sera remplacé par Alain Vidalies.

Source : Le Figaro par Marc de Boni publié le 26/08/2014 à 19:51 

«Dans la configuration qui m'a été proposée, j'estime ne pas disposer de cette capacité d'action et de l'autonomie nécessaire à la réussite d'une politique cohérente». Comme les trois autres ministres sortants Frédéric Cuvillier n'a pas attendu l'annonce du nouveau gouvernement Valls pour faire savoir les raisons de son départ. Celui qui avait accepté à reculons de travailler sous la tutelle de la ministre de l'Écologie Ségolène Royal a donc estimé ne pas avoir les marges de manoeuvres nécessaires pour accomplir sa mission.

En conflit avec sa ministre de tutelle sur plusieurs sujets et notamment sur l'écotaxe, Frédéric Cuvillier n'a jamais fait mystère de ses réticences à travailler avec Ségolène Royal. En avril dernier, François Hollande avait dû appeler lui-même à plusieurs reprises le secrétaire d'État sortant pour l'enjoindre d'intégrer l'équipe gouvernementale. Il avait finalement accepté en expliquant: «Il est difficile de dire non au président de la République».

Retour à Boulogne-sur-Mer

L'élu du Pas-de-Calais militait auprès du gouvernement pour obtenir un ministère qui lui soit propre. Il déplore ce mardi le manque d'envergure des attributions qui lu ont été proposées, «les infrastructures, les transports et la mer» devant être «la clé de voûte du pacte de solidarité décidé par le Président de la République», selon lui. Il reçoit sur ce point le soutien tardif d'une autre ancienne ministre, Michèle Delaunay.
Occupé par un séminaire dans sa ville de Boulogne-sur-Mer, le secrétaire d'État aux Transports raconte être tombé des nues en apprenant l'imminence du remaniement. Lundi, il confiait à la Voix du Nord : «Je sentais bien que quelque chose se tramait mais j'envisageais plus un remaniement technique que ce qui vient de se produire». L'unique membre du gouvernement à avoir obtenu de déroger à la règle du non-cumul des mandats pourra donc se consacrer à sa ville, comme il souhaitait le faire dès l'issue des municipales. Il s'en réjouit sur Twitter et dans dans son communiqué: «Je souhaite désormais consacrer toute mon énergie à une ville et à une région objets de mes passions»....

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Le 25 Août 2014

Consultation publique : Plan d'action pour le milieu marin

Programmes de surveillance des plans d’action pour le milieu marin en consultation du 22 août au 21 novembre 2014

Du 22/08/2014 au 21/11/2014

Source : MEDDE

Le quatrième élément des plans d’action pour le milieu marin est le programme de surveillance. Il fait l’objet de la présente consultation du public qui se tient pour une durée de trois mois à compter du 22 août 2014. Ainsi, pour la ou les sous-régions marines de votre choix, vous êtes invité à donner votre avis sur le programme de surveillance sur la base d’un résumé accompagné d’un questionnaire.

La directive 2008/56/CE du Parlement européen et du Conseil du 17 juin 2008 appelée « directive-cadre stratégie pour le milieu marin » conduit les États membres de l’Union européenne à prendre toutes les mesures nécessaires pour réaliser ou maintenir un bon état écologique du milieu marin au plus tard en 2020.

Cette directive environnementale développe une approche écosystémique de la gestion des activités humaines impactant le milieu marin, en lien avec les directives « habitats-faune-flore » et « oiseaux » et la directive-cadre sur l’eau. Elle vise à maintenir ou rétablir un bon fonctionnement des écosystèmes marins (diversité biologique conservée et interactions correctes entre les espèces et leurs habitats, océans dynamiques et productifs) tout en permettant l’utilisation des biens et des services marins par les générations futures dans une perspective de développement durable.

En France, la directive a été transposée dans le code de l’environnement (articles L. 219-9 à L. 219-18 et R. 219-2 à R. 219-17) et s’applique aux zones sous souveraineté ou juridiction française hors outre-mer, divisées en 4 sous-régions marines :
  • la Manche – mer du Nord,
  • les mers celtiques,
  • le golfe de Gascogne,
  • la Méditerranée occidentale.



Cliquez Ici pour participer à la consultation publique

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Avec le changement climatique, explosion des proliférations d'algues


Algues attaquent !

Crédits photographiques : NOAA

Privés d’eau potable pendant deux jours, voilà le mauvais tour qu’une prolifération massive d’algues toxiques dans le lac Érié a joué aux habitants de Toledo en Ohio. Même si l’interdiction de consommer l’eau a été levée, des scientifiques pensent que le phénomène pourrait devenir récurrent compte tenu des changements climatiques.

Source : Agence Science Presse par Bruno Geoffroy, le 7 août 2014

Pas de secret: les nutriments comme le phosphore contenus dans les eaux de ruissèlement agricoles contribuent pour l’essentiel à cette prolifération d’algues. Des ruissèlements transportés des champs vers le lac Érié par de grandes quantités de pluie et qui peuvent contaminer à l’occasion les systèmes d’approvisionnement d’eau des 11 millions de riverains du lac. Ce ne serait pas la première fois: en 2011, la moitié des berges du lac Érié est contaminée.

Comme le résume dans le Scientific American Timothy Davis, un écologiste du Great Lakes Environmental Research Laboratory: «les changements climatiques causeront plus de pluies abondantes. Et qui dit fortes précipitations, dit plus de nutriments dans le lac et plus de toxicité.» Car, l’algue en question ici libère de la microcystine, une toxine qui provoque chez l’homme des vomissements, de la diarrhée, des troubles hépatiques et rénaux. De quoi forcer le demi-million d’habitants de Toledo à s’approvisionner d’urgence en eau embouteillée.

En réalité, l’augmentation de la quantité de précipitations est déjà observable. Le Midwest connaît une hausse de près de 40% depuis la fin des années 1950. Et cela ne va pas aller en s’améliorant: de récentes projections rapportent que la fréquence de pluies abondantes serait de 4 à 5 fois plus importante d’ici 2100 (avec le niveau actuel d’émissions). Les changements climatiques favoriseront l’augmentation des températures des eaux du lac et contribueront à l’explosion des proliférations, mais aussi à leur longévité.

Du danger de l’inaction

(...)

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Le 23 Août 2014

Huitres et moules : l’hécatombe

https://www.facebook.com/photo.php?v=784551371568437&set=vb.462981387058772&type=2&theater

En France, le désarroi des ostréïculteurs en Charente-Maritime. Ils font face à une hécatombe inexpliquée : huîtres, moules. Certains ont perdu la quasi-totalité de leur production. Ils se disent en colère face à l'inaction du gouvernement. Des manifestations ont déjà eu lieu. Les pertes se comptent en dizaines de millions d'euros. Les produits arrivent encore sur vos étals mais dans les parcs à huîtres et à moules, c'est l'hécatombe.

Cliquer Ici pour visionner le reportage du JT de France 2 (21 août 2014)

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Pêcheur à pied de tellines, peu de professionnels et de moins en moins de coquillage

A l'instar des huîtres ou des moules en Charente-Maritime, la telline connaît, elle aussi, une forte mortalité...

Le point sur cette pêche bien particulière et peu connue avec le reportage d'Olivier Riou et Bintou Sidibé. Ils ont rencontré Christian Fontaine, l'un des dix derniers pêcheurs de tellines de Charente-Maritime :

Christian Fontaine, pêcheur à pied de tellines à Oléron



Reportage d'Olivier Riou et Bintou Sidibe

Christian Fontaine est l'un des derniers pêcheurs à pied professionnels de tellines à exercer sur le littoral charentais. Un métier rare pour un coquillage peu connu en France mais très apprécié dans les pays du sud comme l'Espagne.


Cette pêche qui se pratique près de la côte est menacée de disparition tout comme le coquillage. A l'instar des huîtres ou des moules en Charente-Maritime, la telline connaît, elle aussi, une forte mortalité. Les pêcheurs constatent qu'il n'y a plus de juvéniles ce qui met l'espèce en danger et mettent en accusation la mauvaise qualité des eaux de mer, de plus en plus polluées.

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Mortalités des moules et des huîtres en Charente-Maritime

Lancement du groupe de travail sur les 10 propositions du CRC


Béatrice Abollivier, préfète de la Charente-Maritime, a installé, ce lundi 18 août 2014, un groupe de travail, réunissant services de l’État, élus et professionnels, afin d'étudier les dix propositions d'actions du comité régional de la conchyliculture pour rétablir les fonctions écologiques des estuaires et des marais doux de la Charente-Maritime.

Source : Préfecture de la Charente-Maritime

Dix propositions d'actions pour rétablir les fonctions écologiques des estuaires et des marais doux de la Charente-Maritime ont été faites par les professionnels le 8 juillet dernier :
  • l'identification de tous les exutoires d'eau douce à la mer ;
  • l'aménagement des marais doux ;
  • l'arrêt immédiat de tous les rejets en mer des boues de dragage des ports de plaisance ;
  • le contrôle des rejets de stations d'épuration ;
  • la mise en œuvre des mesures visant à atteindre les objectifs de la directive cadre sur l'eau (DCE) ;
  • lancement d'une étude pour déterminer l'influence des différents facteurs environnementaux sur les mortalités de coquillages ;
  • la mise en place d'un programme de réhabilitation et de gestion des gisements naturels coquilliers classés en Charente-Maritime ;
  • la réalisation de dispositifs locaux de traitement des eaux pluviales avant leur rejet dans le milieu ;
  • le réaménagement du marais salé ;
  • l'application stricte par l’État du périmètre de protection autour des établissements conchylicoles et des gisements coquilliers (décret du 23 janvier 1945).

Plusieurs réponses ont d’ores et déjà pu être apportées, comme par exemple, et pour chaque proposition :
  • la réalisation d’une cartographie des stations d'épuration (STEP), à partir de données et relevés établis par les services de police de l’eau, sera disponible fin septembre ;
  • des actions d'acquisitions foncières ou d'échanges de parcelles agricoles les plus contraignantes vis à vis de la gestion de l'eau sont engagées en vue de modifier l'occupation du sol des zones les plus basses, pour redonner au marais sa vocation de zone tampon ;
  • le renforcement des seuils de pollution sur les sédiments en 2013 (HAP) et en 2014 (PCB), ou encore la mise en place prochaine d’un site de traitement à terre des sédiments pollués prévu au grand port maritime de La Rochelle ;
  • lors du renouvellement d'autorisation ou de la création de nouvelles STEP, les services de l’État demandent aux maîtres d'ouvrage de trouver des solutions alternatives au rejet en mer ou en estuaire comme à Charron ou Fouras ;
  • afin que les masses d'eau estuariennes et littorales atteignent un bon état en 2015, des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux ont été développés pour déterminer des actions qui peuvent être menées pour préserver la qualité de l'eau, comme par exemple la création d'aires techniques dans les ports ;
  • le principe de mise à disposition, aux côtés du CRC, d’un expert épidémiologiste a été acté ;
  • en 2013, l'ensemble des gisements huîtriers du littoral charentais ont été visités et répertoriés. En accord avec les organisations professionnelles, l'exercice de la pêcherie a été redéfini. Chaque année une prospection permettra d'évaluer l'état de la ressource et d’adapter les éventuelles mesures pour la conserver ;
  • tout nouveau projet se traduisant par des rejets fait l'objet d'un examen préalable par la police de l'eau qui vérifie que le traitement des eaux est adapté aux capacités du milieu. Les rejets existants antérieurs à la loi sur l'eau (1992), s'ils ne sont pas compatibles avec le milieu aquatique, font l'objet d'une planification de travaux encadrés au titre de la loi sur l'eau ;
  • les travaux d'entretien et de réfections du marais salé ne sont soumis à aucune procédure administrative compte tenu de la nécessité et de l'intérêt d'un entretien régulier. En cas de restructuration ou de nouveaux aménagements, ces travaux sont encadrés par les dispositions de la loi sur l'eau, avec un accompagnement des professionnels ;
  • le décret de 1945 est pris en compte au travers des études d'incidence qui accompagnent réglementairement toutes les demandes d'autorisation d'épandage et qui proposent des périmètres limitant les impacts sur les milieux.

A l'issue des échanges fructueux intervenus ce jour, de nouvelles pistes de travail ont pu être identifiées.

Sur les sujets de préoccupation relevant du niveau national, les ministres concernés vont être saisis par la préfète, notamment pour demander la prise en compte de l'impact des produits phytosanitaires sur le milieu marin et généraliser les analyses eco-toxicologiques.

Au plan départemental, une action spécifique sera menée en lien avec les collectivités locales et les acteurs concernés (syndicat des eaux, ARS, etc.) pour améliorer les réseaux d'eaux pluviales et d'assainissement. Un travail sur la gestion hydraulique des marais sera également mené en lien avec les agences de l'eau pour mettre en œuvre les contrats territoriaux des milieux aquatiques (CTMA), outils financiers partenariaux qui permettent de réduire les différentes sources de pollution ou de dégradation des milieux aquatiques.

Enfin, l’État sensibilisera les maires à l'intérêt d'élaborer des schémas directeurs d'eaux pluviales (outils de gestion qui permettent de diagnostiquer les rejets d'eaux pluviales et de planifier les travaux d'amélioration nécessaires) ainsi qu'à l'intérêt de maintenir les fossés régulateurs des milieux et d'en limiter le busage.

Cliquer Ici pour télécharger le communiqué de presse de la Pref 17

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Des sédiments pollués

Parce qu’ils sont impropres à l’immersion, le Grand Port envisage de traiter les sédiments du bassin à flot à terre.



Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

L'arrêt immédiat de tous les rejets en mer des boues de dragage des ports de plaisance. C'est l'une des dix propositions qu'a formulées cet été le Comité régional de la conchyliculture Poitou-Charentes, pour « rétablir les fonctions écologiques des estuaires et des marais doux ».

Le sujet a été évoqué en début de semaine à La Rochelle, lorsque des responsables professionnels ont rencontré la préfète de la Charente-Maritime. Béatrice Abollivier leur a proposé la constitution d'un groupe de travail réunissant les services de l'État, les élus et les professionnels.

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Dossier réglementaire

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Charente-Maritime : les conchyliculteurs à bout de nerfs


Cet été, le désespoir lié à la surmortalité a fait descendre les producteurs d’huîtres et de moules dans la rue pour la première fois. Ils réclament aide financière et qualité de l’eau

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Une musique qui sonne creux, sombre cacophonie de crise. C'est le son que produisent des tonnes de coquilles d'huîtres et de moules mortes jetées sur le pavé par des producteurs en colère. Les trottoirs de la préfecture de La Rochelle ont servi de caisse de résonance le 5 août, lorsque 300 à 400 conchyliculteurs ont manifesté. Hier, la préfète ouvrait sa porte aux chefs de file de l'ostréiculture et de la mytiliculture charentaises, associant une délégation du Conseil général aux échanges.

L'exaspération est forte, étayée d'un appel à l'aide lancé à l'État. Elle s'alimentait d'une série d'autres temps forts de la mobilisation estivale, parce que c'est l'été que les parcs d'élevage déversent leur misère. Qu'il s'agisse, en juillet, de la réunion publique à Marennes, où les producteurs ont demandé des mesures urgentes pour redresser la qualité de l'eau, ou de la distribution de tracts au péage de Ré pour sensibiliser les consommateurs, ou encore du blocage du port de plaisance de La Rochelle, toutes ces manifestations, coordonnées par le Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, disent qu'une filière professionnelle est acculée à l'échec par la mortalité importante qui fait s'effondrer ses productions. Bactérie et virus tuent.

Sept années de crise

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De nouvelles surmortalités

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La conchyliculture en danger !

Les conchyliculteurs de la côte charentaise expriment depuis un certain temps et manifestent, comme le 5 août à La Rochelle, leur détresse et leur colère face à la mortalité récurrente des huîtres et maintenant celle des moules.

Source : Nature Environnement 17 - 7 août 2014

Les conchyliculteurs constatent la « mort lente des écosystèmes marins ». Pour eux,cette mortalité révèle une « crise environnementale profonde » et ils exigent le « règlement du problème environnemental ».

L’association Nature Environnement 17 comprend cette colère

Depuis de nombreuses années, les Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement (APNE) constatent également la dégradation de tous les milieux aquatiques, intérieurs et littoraux.

Le milieu marin côtier, en particulier, est l’objet d’une dégradation persistante à cause essentiellement de la mauvaise qualité des eaux douces qui lui parviennent par les fleuves et les estuaires (Seudre, Charente et Sèvre-niortaise).

Aujourd’hui, toute la biodiversité côtière est victime de cette dégradation et les algues vertes envahissent peu à peu la côte charentaise.

Il s’agit bien d’un problème environnemental.

Alors pourquoi les eaux côtières sont-elles devenues polluées au point de menacer l’existence même de la conchyliculture ? quelles sont les causes et quelles sont les responsabilités de cette situation critique ?

On peut et on doit se demander si l’accumulation de produits polluants comme les pesticides, abondamment répandus par l’agriculture intensive, est en cause.

Les APNE demandent que Madame la Préfète donne suite à leur demande récurrente de réunion du « Comité qualitatif de l’eau », que des recherches scientifiques approfondies sur la qualité des eaux côtières soient très rapidement lancées et que des mesures environnementales sérieuses soient prises.

Même si elles sont nécessaires dans l’urgence, ce ne sont pas des subventions qui régleront définitivement le problème.

Dans l’immédiat, l’État et les collectivités territoriales (Conseil général, etc.) doivent cesser de soutenir l’agriculture intensive pour aider seulement les types d’agriculture respectant l’environnement.

Nature Environnement 17 et SOS Rivières

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Le 22 Août 2014

« Gestion de l’environnement : quelle place pour les conchyliculteurs et les pêcheurs ? »

26èmes Rencontres Interrégionales de l'Aglia

Source : Aglia (Association grand littoral atlantique)

Les prochaines Rencontres Interrégionales de l’Aglia se tiendront cette année le 17 septembre au Palais des
Congrès de Rochefort sur le thème :

« Gestion de l’environnement : quelle place pour les conchyliculteurs et les pêcheurs ? »

Inscrivez-vous et retrouver le programme de cette journée ICI.










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Conchyliculture : la Charente-Maritime prend en main la qualité de l’eau

Rétablir les fonctions écologiques des estuaires et des marais de Charente-Maritime : c’est l’objectif des dix actions proposées pour répondre à la crise conchylicole.

Source : Le Marin

Un groupe de travail réunissant les services de l’État et des conchyliculteurs y travaille, avec des réponses concrètes : cartographie des stations d’épuration pour fin septembre ; protection des zones les plus basses du marais pour lui redonner sa vocation de zone tampon ; site de traitement des sédiments pollués en projet sur le port de La Rochelle ; alternatives aux rejets en mer ou en estuaire demandées dorénavant aux stations d’épuration ; renforcement des Sdage (schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux) ; mise à disposition d’un expert épidémiologiste au comité régional conchylicole ; prospection annuelle des gisements huîtriers (pour d’éventuelles mesures conservatoires) ; mise en conformité avec la loi sur l’eau de certains rejets ; suivi par les professionnels des restructurations et aménagements des marais salés ; vigilance sur les épandages.

La préfète Béatrice Abollivier veut aussi saisir les ministres sur les sujets relevant du national, en particulier la présence des produits phyto-sanitaires dans le milieu marin.

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Huîtres et moules : l'hécatombe

https://www.facebook.com/photo.php?v=784551371568437&set=vb.462981387058772&type=2&theater


Cliquer Ici pour accéder au reportage du JT de France2

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Observatoire ostréicole du Littoral charentais

Bilan 2013

CREAA (Centre Régional d’Expérimentation et d’Application Aquacole)
Avril 2014

L’Observatoire suit des lots d’huîtres naturelles sur 14 parcs du littoral charentais dans des conditions d’élevage représentatives des pratiques professionnelles. Depuis 2008, deux parcs de l’île de Ré et depuis 2009, le site des filières des Saumonards ont été intégrés dans le suivi.

Collaboration : D. Mille, G. Oudot, A. Granet, A. Geay (CREAA), M. Barré (LREMA)


En résumé ...

En matière de mortalités, l’année 2013 a été caractérisée par :

Une baisse importante pour les huîtres de 1ère année par rapport à la situation que l’on connaît depuis 2008 (baisse de 34%). Cependant, la mortalité demeure élevée (53%) par rapport à la situation qui prévalait avant 2008.

Une stabilité pour les huîtres en 2ème année : Elles sont très proches de la valeur de référence acquise depuis 2000 mais des disparités existent néanmoins entre les parcs.

Une hausse exceptionnelle pour les huîtres en finition. On a relevé entre 47% et 30% de mortalités sur les trois parcs les plus importants en tonnage du bassin de Marennes-Oléron. En moyenne, les pertes ont atteint 35 % contre 13 % habituellement soit, près de trois fois la normale. Un précédent épisode de surmortalités d’huîtres adultes avait eu lieu en 2007 avec 23% de pertes.

La croissance est parmi les meilleures jamais observées depuis la création de l’observatoire. Pour les huîtres destinées à la consommation, le poids moyen atteint en fin de saison est en très forte augmentation.

Malgré cette croissance favorable, le rendement d’élevage à la poche est en baisse voire, négatif comme sur le parc de Lamouroux en raison des mortalités exceptionnelles sur les huîtres adultes.

L’indice de qualité de la chair relevé en décembre sur les quatre parcs de finition de l’observatoire a légèrement augmenté par rapport à la valeur habituelle. Il a atteint en moyenne, le niveau d’une huître spéciale.

Cliquer Ici pour télécharger le document

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Le 21 Août 2014

Les vieux gréements, voiles de travail à Granville

Embarquez sur les trois-mâts en bois qui allaient pêcher l'huître dans la Baie du Mont-Saint-Michel. A Granville vous avez encore 3 jours pour en profiter.



Le reportage de Stéphanie Vinot et Joel Hamard, avec Alain Chéron bénévole association des Vieux gréements granvillais et Eric Pérotin capitaine de la Granvillaise 

Source : France 3 Basse-Normandie par Alexandra Huctin

IL vous reste quelques jours, week-end compris pour vous laisser tenter. Les bisquines " La Granvillaise" et "la Cancalaise" se prêtent au jeu jusqu'à Dimanche : une petite traversée sur ces trois-mâts, direction Chausey, en groupe, pour tenter de vivre ou revivre ce que nos aïeux au XIXème siècle endurait pour aller pêcher l'huître dans la Baie du Mont-Saint-Michel.

Le" Festival des voiles de travail " met à l'honneur Granville et son riche passé maritime pour la troisième année consécutive. C'est une fête pour découvrir les vieux gréments qui permet également au grand public de prendre conscience de l’importance historique et culturelle de ce passé nautique autour duquel s’est structurée la vie sur nos côtes.

Le festival des voiles de travail est  aussi un festival destiné à la dégustation et à la promotion des produits de la mer. Près d’1.5 tonnes de produits granvillais sont servis : lançons, bulots, filets de dorade, blancs de seiche, noix de Saint-Jacques, maquereaux, moules, huîtres… directement du pêcheur à l’assiette.

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La région rencontre les conchyliculteurs de Bretagne Sud

Hier jeudi, Pierre Karleskind, vice président de la Région en charge de l'Europe, de la mer et du littoral s'est rendu dans les parcs ostréicoles avec Philippe Le Gal, président du comité régional de conchyliculture de Bretagne Sud.

Source : Ouest France par

« Je voulais rencontrer les professionnels sur leurs lieux de production pour échanger avec eux sur les différents problèmes et surtout envisager l'avenir. »
Diversifier les sources de revenus

Sur ce sujet, les visiteurs ont échangé avec Gwenael Lelabourier qui produit des moules à Penvins, en plus de ses huîtres, dans un endroit qui était réservé à l'ostréiculture.

En rencontrant Frédéric Nicolazo ils ont découvert que l'ostréiculteur se lançait dans une expérience, avec l'aide de l'écloserie de Banastère, de production d'huîtres plates dans des Perle-net sorte de paniers souples suspendus. « L'huître plate n'est pas touchée par la mortalité que nous connaissons avec la creuse, explique Frédéric. Enfin pour le moment. »

D'autres ostréiculteurs se sont ouverts vers le tourisme en se lançant dans la dégustation au chantier, avec succès comme pour Ollivier Legangneux à Pencadénic.

Mutualiser les moyens

Au programme de la visite également un entretien avec deux ostréiculteurs de Pentes, Ollivier Julien et Marc Hery qui pratiquent la vente en gros et mutualisent leurs matériels ostréicoles de façon à réduire considérablement les coûts de production.
Épauler les jeunes chefs d'exploitation

Aujourd'hui, l'âge moyen des chefs d'exploitation est de 48 ans et le nombre d'entreprises a chuté de 10 % depuis 2006.

« La Région va gérer le Fond européen des affaires maritimes et de la pêche (FEAMP), 588 millions d'euros, pour la période 2014-2020, explique Pierre Karleskind. Maintenant il n'y aura plus qu'un seul dossier à remplir et nous pourrons réduire les délais pour aider les jeunes à reprendre des exploitations. »
Mortalité des huîtres

Pas de changement. Les taux sont toujours pareils, entre 50 % et 80 % pour les naissains et depuis 2 ans, 20 à 30 % pour les 18 mois. « L difficulté est que nous sommes dans un milieu qu'on ne maîtrise pas », explique Philippe Le Gal.

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Perle gruissanaise : fruits de mer sur un plateau

Au bout de la plage des chalets à Gruissan, la base conchylicole permet d'acheter et de savourer des huîtres, moules, fruits de mer… La perle Gruissanaise en est l'écrin.

Source : La Dépêche

Hervé Rozek est le dernier conchylicole qui travaille en famille sur la presqu'île tout au bout de la plage des chalets à Gruissan. Il y a quelques années en arrière, ils étaient encore six mais l'avant crise, la réglementation drastique ont fragilisé ces entreprises avant de les faire disparaître. «La dorade royale au début des années 2000 a été un prédateur redoutable pour les moules», confie Hervé Rozek, des moules de pleine mer sont élevées à près de 2,5 km des côtes sur des cordes. Il travaille également les huîtres, en grossissement et en affinage qui proviennent de l'étang de Thau, et les moules de pleine mer. «Nous travaillons également avec des petits pêcheurs qui nous fournissent en palourdes, oursins, télines (petits coquillages)», poursuit-il. Le conchyliculteur a su diversifier sa production et propose aussi des plateaux de fruits de mer avec crevettes, bulots, homards, encornets… «On vend même du caviar», s'exclame Hervé Rozek qui a ouvert sur le site une épicerie fine de la mer.

Balade gastronomique

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Auch : l'entreprise Moose Smokehouse se développe encore

Moose Smokehouse recherche des business angels pour pouvoir lancer ses projets de fumage de poissons à

Source : Sud Ouest par Gaëlle Richard

La solidarité, il connaît. En rugby comme dans le monde l'entreprise, Karl Moose sait autant donner que recevoir. Si l'ancien troisième ligne de l'équipe du Pays de Galles, de La Rochelle et de Bègles-Bordeaux a choisi le Gers pour implanter sa société, c'est, en grande partie, pour l'esprit d'entraide du secteur économique. Aujourd'hui, Karl Moose recherche des business angels pour lancer ses projets.

Ces anges gardiens d'entreprises sont des personnes privées ou d'autres entreprises qui apportent une somme d'argent au capital avant d'en récupérer les dividendes et de pouvoir devenir actionnaires.

Après avoir créé Moose Smokehouse à Auch en 2012, le Gallois fait de la fumaison de poisson sa spécialité. Il vend du saumon d'Écosse ou d'Irlande, bio ou conventionnel, fumé à chaud ou à froid dans son fumoir du pôle d'activité agroalimentaire (CTCPA-CRITT) de la zone Engachies à Auch.

Il propose depuis quelques mois de la brandade de saumon fumé et va bientôt sortir une gamme de veloutés, de soupes et de sauces à base de saumon fumé. Sans trahir le secret industriel, il révèle qu'il envisage de créer une technique de fumaison "100 % gasconne".

Moose Smokehouse va commercialiser ses produits sous un nouveau packaging, "plus sexy" dit le patron, mais surtout plus attrayant pour le consommateur et qui permet une meilleure conservation. Il projette donc ensuite de s'attaquer à l'export mais avant il préfère consolider les reins de son entreprise et surtout avoir de la trésorerie.

Besoin de trésorerie

"La difficulté de notre activité est qu'elle est saisonnière, précise Karl Moose. Nous réalisons environ 60 % de notre chiffre d'affaires sur la période de Noël. Ce qui signifie qu'il faut tenir tout le reste de l'année sur la trésorerie d'un mois ou deux. Et ça, c'est dur ! Surtout lorsque l'on veut investir. J'ai déjà reçu 14 business angels, mais je cherche encore de nouveaux investisseurs pour un deuxième projet...

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Algues : les Normands s'engagent dans leur valorisation industrielle

15 millions de tonnes produites dans le monde, 8 milliards d'€ de chiffre d'affaire. Ces chiffres donnent une indication des potentialités de ce marché. La Basse-Normandie y croit.

Source : Ici

Emile S. Fouda - Caen, 14

La perspective d’exploiter économiquement les algues de Basse-Normandie séduit industriels et chercheurs :15 millions de tonnes produites dans le monde, 8 milliards d’euros de chiffre d’affaire.. Plusieurs projets innovants locaux sont en cours de test d’activité. De réels espoirs de développement et de création d’emplois.

En croissance de 10 %

Selon une étude de BDI, la consommation mondiale des algues est en croissance de 10 % par an. La France représente moins de 1 % de la production mondiale.

Alganact, lire Algues – Analyse – Activité, est l’une des dernières sociétés créées en date. Cette start up lancée cette année est hébergée à Normandie Incubation, où elle peaufine leur technologie avant de se jeter dans le grand bain de l’industrialisation. Le Normand Franck Hennequart et ses deux cofondateurs Jérémy Brebion et Benoist Quequegneur sont spécialisés sur la recherche de molécules bio actives dans les algues (micro et macro). Basée à Caen, la société présente déjà une expertise rare dans ce domaine. Par le biais d’une technique maîtrisée, elle se propose d’ extraire et analyser des composés d’algues. Les composés sont ensuite soumis à différents tests au terme desquels Alganact peut garantir leur authenticité et leur caractéristique.” Beaucoup d’entreprises et d’industriels  manquent d’informations sur les algues” et de ce fait “ne maîtrisent  pas toujours les effets de ces composés”, affirme encore Franck Hennequart.

Matière première disponible

Les algues constituent une matière première disponible sur les côtes normandes. Elles présentent un enjeu économique majeur tenant aussi aux différenrts intérêts induits : polysaccharides, protéines, pigments, etc. elles peuvent s’avérer utiles comme complément alimentaire, l’algue rouge par exemple, la “Palmaria palmata” est l’une des plus recherchées aussi bien par l’industrie pharmaceutique que par les industriels de l’agro alimentaire, des cosmétiques comme Les Laboratoires Gilbert (Groupe Batteur à Hérouville). “Cette algue, rare, est aussi riche en minéraux, calcium, magnésium et potassium, et en vitamines naturelles, spécifiques aux algues rouges, B9, A et B12, la vitamine B12 étant absente de tous les végétaux terrestres” constatent les experts.

Pour la société Alganact, cette filière doit pouvoir s’envisager de la culture à la transformation à destination de l’alimentation (humaine ou animale) ou à des fins médicales.

Certaines professions, comme les éleveurs d’huîtres et de moules s’apprêtent à étudier la question de la valorisation des algues soit en terme de diversification soit de lutte contre leurs effets négatifs sur les productions mytilicoles ou ostréicoles. “On sait que certaines algues comme la sagasse peuvent présenter des propriétés anti oxydant par exemple”. D’où l’intérêt des tests en cours avec des centres techniques pour déterminer “la biomasse (les volumes), les composés… Puis viendra le moment de se poser les questions pratiques d’un projet d’exploitation : études d’impact, autorisations diverses des Affaires Maritimes, partenariat, études de marchés, etc.

Des projets en cours

A observer  de près, les projets en cours autour de l’algoculture (microalgue,spiruline) en Basse-Normandie sont soutenus voire encouragés par le Conseil régional. La volonté politique de développer une filière marine intégrale semble manifeste et prend forme : des énergies marines renouvelables à la valorisation des algues (micro et macro), en passant par  l’exploitation des activités traditionnelles (pêche, aquaculture, mytiliculture, ostréiculture). Deux fermes sont également suivies en Basse Normandie, l’une à Cuves (50) l’autre à Saint Pierre Azif (14) De même deux grandes sociétés utilisant des algues de culture ou de cueillette se posent comme des leaders dans leur domaine : Cargill à  Baupte dans la Manche (fournisseurs de texture en agroalimentaire) et le Groupe Batteur à Hérouville Saint Clair (cosmétique).

Par ailleurs, un projet collaboratif AAP Synergie partenariale a reçu une subvention de 60.140 euros du Conseil régional. “Il s’agit de FUTUR’ALG  qui développe un process innovant de récolte de spiruline avec divers partenaires” (SCIRSEE Conseil, Alganact, Actalia).

Un autre projet, pilote celui-ci, investit dans la culture biologique de spiruline. La Région a accordé à HYES 15 000 euros . (l’Ecodomaine du Bouquetot ) ; Projet PIM’s labellisé pole Valorial : développement des usages, produits à base de spirulines (SCIRSEE Conseil, Biscuiterie Lonlaye l’Abbaye, Actalia). Il y a eu le programme NORMANDALG financé pour essayer de trouver des espèces d’algues à cultiver en Basse Normandie porté par le SMEL et l’Université de Caen et une participation conséquente du Conseil régional de Basse-Normandie de plus de 100 000 euros. De quoi répondre à la question “que faire de nos algues ?” posée dans ces colonnes, il y a tout juste quinze jours.

Cliquer Ici pour télécharger l'étude sur le marché des algues

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Moëlan-sur-Mer - Projet de culture d'algues: près de 300 manifestants à Trénez

Le dimanche 3 août, près de 300 opposants au projet de culture d'algues au large de Moëlan-sur-Mer étaient réunis à Trénez.


Marcel Le Pennec, maire de Moëlan-sur-Mer et les associations environnementales appelaient à manifester contre le projet de culture d'algues au large de Moëlan-sur-Mer. Près de 300 personnes avaient répondu à l'appel devant la plage de Trénez. Parmi elles, Françoise Grossetête, députée européen membre du PPE, siège à la commission environnement du parlement européen.

Source : Ouest France

Comme le maire et les associations, la députée européenne met en avant la spécificité du littoral en Finistère-Sud, sa biodiversité et sa protection. Le maire de Moëlan-sur-Mer espère un rendez-vous avec le préfet, en compagnie de la députée européenne. Alors que la commission des cultures marines a donné un avis favorable au projet de culture d'algues, la réponse du préfet suite à l'enquête publique, est attendue pour la deuxième moitié du mois d'août.

Le projet industriel de cultures d'algues marines qui suscite les oppositions est porté par les sociétés privées Algolesko et Bamejyot, et se situerait à près de 800 mètres de la côte et sur une surface de 300 ha. Ce projet est adossé à un élevage d'huîtres et de moules, porté par un ostréiculteur de Riec-sur-Bélon, Jo Thaëron.

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Culture d'algues à Moëlan: une réponse du préfet attendue

Moëlan-sur-Mer - 18 Août

Le projet de culture d'algues au large de Moëlan-sur-Mer et Clohars-Carnoët rebondit.

Source : Ouest-France

Dans le projet de culture d'algues marines au large de Moëlan-sur-Mer et de Clohars-Carnoët, une réponse du préfet est attendue aujourd'hui ou dans les jours à venir.

Le projet vise à créer des cultures marines au large des côtes de Moëlan-sur-Mer et de Clohars-Carnoët. Il est porté par Josick Thaeron, ostréiculteur à Riec-sur-Bélon, Jakès Prat, marin, ostréiculteur et cultivateur d'algues et Philippe Legorjus, président de Vuelto Group, acteur dans les domaines de l'eau et des énergies renouvelables et implanté dans l'Ouest. Algolesko et Bamejyot sont les noms des deux sociétés.L'enquête publique qui s'est tenue du 4 au 18 janvier, portait sur une demande d'autorisation d'exploitation d'une surface totale de 262,50 ha pour l'élevage d'algues brunes sur cordes en eau profonde et sur 37,50 ha d'élevages divers : huîtres, moules, coquillages, algues sur corde en eau profonde.

De nombreuses associations s'élèvent depuis contre le projet pour diverses raisons : enquête publique trop discrète, absence de cahier des charges, crainte pour la biodiversité marine et littorale, pour l'environnement, pour la pêche et la plaisance, nuisance due aux transports…

Alors que de nouvelles informations sur sa teneur, dont la diminution de surface d'élevage et un plus grand éloignement de la côte, elles ont à nouveau écrit au préfet. Après l'enquête publique puis l'avis favorable de la commission cultures marines de la direction départementale des territoires et de la mer, il doit lui aussi apporter sa décision aujourd'hui ou dans les prochains jours. Les associations lui demandent de différer sa réponse.

Projet Algolesko : réponse préfectorale attendue cette semaine



Moëlan-sur-Mer - 18 Août

Bamejyot, parcelles en vert sur la carte, abandonnerait sa parcelle la plus grande pour se concentrer sur celle de 37.5 ha. L'ensemble des parcelles restantes seraient reculées par rapport au littoral, selon un courrier du préfet aux associations de défense de l'environnement, du littoral et de la mer.

Source : Ouest France par Béatrice Griesinger

Pourquoi ? Comment ?

Quel est le projet mené par les sociétés Algolesko et Bamejyot ?

Il s'agit d'un projet visant à créer, au large des côtes de Moëlan-sur-Mer et de Clohars-Carnoët, des cultures marines. Le projet est porté par Josick Thaeron, ostréiculteur à Riec-sur-Bélon, Jakès Prat, marin, ostréiculteur et cultivateur d'algues et Philippe Legorjus, président de Vuelto Group, acteur dans les domaines de l'eau et des énergies renouvelables et implanté dans l'Ouest. Algolesko et Bamejyot sont les noms des deux sociétés.

L'enquête publique, qui s'est tenue du 4 au 18 janvier, portait sur une demande d'autorisation d'exploitation d'une surface totale de 262,50 ha pour l'élevage d'algues brunes sur cordes en eau profonde et sur 37,50 ha d'élevages divers : huîtres, moules, coquillages, algues sur corde en eau profonde.

Algolesko créerait 3 parcelles en mer de 37,50 ha l'une et de 75 ha pour deux autres ; Bamejyot opterait pour deux concessions l'une de 75 ha d'algues et l'autre de 37,50 ha de production diverse. L'espèce d'algue retenue est une algue locale de Trévignon, étudiée et recommandée par Ifremer. Au départ, les porteurs de projet demandaient une concession de 35 ans. Les mêmes initiateurs démarrent, parallèlement, une production similaire à Lesconil, où le préfet a accordé une concession de 15 ans. La commission cultures marines de la direction départementale des territoires et de la mer a donné son accord le 18 juin.

Que se passe-t-il après l'accord de la commission cultures marines ?

La commission cultures marines a donné son avis le mercredi 18 juin. Par neuf voix sur dix, elle s'est déclarée favorable au projet. Avant de donner son avis, elle a rencontré, pendant 2 h 30, Marcel Le Pennec et Jacques Juloux, respectivement maires de Moëlan-sur-Mer et Clohars-Carnoët, Claude Jaffré, adjoint au maire de Riec-sur-Bélon ainsi que les porteurs de projet, Josick Thaeron et Philippe Legorjus.

Présente aussi, une représentante de la Région pour présenter le plan Breizh Alg qui doit permettre à la Bretagne de moins recourir à l'importation d'algues, voire de ne plus y recourir, et d'organiser la filière dans la région. Au cours de cette réunion d'échanges, la commission a accepté de conseiller une réduction dans le temps de la concession, et de proposer l'interdiction de traitements chimiques.

Depuis ce feu vert, le préfet a, selon les informations de diverses associations environnementales qui s'opposent au projet, 60 jours pour se prononcer. Elles attendent une réponse ce 18 août.

Quelles sont les oppositions ?

Elles émanent du maire de Moëlan-sur-Mer, Marcel Le Pennec et de diverses associations : Amis des chemins de ronde, Plaisanciers et usagers du Bélon, Bretagne vivante, Doëlan-Clohars environnement, Eau et rivières de Bretagne ainsi que Rivières et bocage Bélon-Brigneau-Merrien.

Elles sont vent debout contre le projet, fustigent la discrétion de l'enquête publique, les premières subventions accordées au projet, la taille et la longévité du projet, craignent pour la biodiversité du littoral et des fonds marins, s'inquiètent de l'organisation du transport terrestre des algues récoltées...

Une pétition a vu le jour sur internet et circule en version papier. Manifestations et réunions publiques se suivent pour marquer l'opposition au projet.

Quelles sont les avancées ?



Il faut attendre la décision du préfet pour les connaître avec précisions. Il semblerait, d'après un courrier de la préfecture daté du 1er août et adressé au collectif d'associations d'opposants, que les porteurs du projet aient revu quelques points. Notamment la distance qui sépare les concessions du littoral. Les parcs seraient plus éloignés de la côte qu'initialement.

Selon ce courrier, la société Bamejyot ne retiendrait qu'une seule parcelle en mer, de 37,50 ha, pour ses cultures diverses d'algues et conchyliculture. Dans ce même courrier, le préfet précise être favorable à la création d'un comité local d'information.

Eau et rivières de Bretagne ainsi que Bretagne vivante, viennent en urgence, d'envoyer une réponse au préfet. Il devrait le recevoir aujourd'hui. « Nous apprécions à leur juste valeur la diminution des surfaces considérées, la réduction de la durée de la concession, l'interdiction des intrants dans la conduite des exploitations, le suivi technique et scientifique des installations et des productions. Pour autant, ces évolutions ne répondent que très partiellement à nos inquiétudes. Elles ne semblent pas concerner le projet présenté par la société Algolesko qui est de loin le plus important en superficie. » Les deux associations se disent prêtes à participer à la commission multipartenariale proposée par le préfet mais lui demandent quand même de reporter sa décision, le temps de « réétudier l'économie générale du dossier. »

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Le 20 Août 2014 

Rapport sur la maîtrise des pollutions virales pouvant affecter la qualité des coquillages

notamment ceux produits dans l’étang de Thau (Hérault)

Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt/CGAAER : Christophe Gibon, Alain Monnier/Rapport n° 11112

A la fin des années 2000, plusieurs épisodes de toxi-infections alimentaires ont été déclarés en lien avec la consommation de coquillages produits dans le bassin de Thau. Des virus véhiculés par les eaux résiduaires et d’écoulement ont été reconnus comme la principale source de contamination du bassin. Seules des mesures environnementales, limitant fortement le transfert de la contamination virale du littoral urbanisé vers l’étang de Thau, pourraient remédier à la situation.

Le présent rapport « final » élargit la réflexion à l’ensemble des risques viraux (norovirus, hépatites A et E) et base son analyse sur la situation de trois bassins conchylicoles (Paimpol, Thau et Arcachon) et intègre les recommandations du rapport d’étape. La maîtrise du risque sanitaire dans les coquillages repose sur une classification des zones conchylicoles réalisée avec des réseaux de surveillance de l’IFREMER (REMI, REPHY, ROCC) qui prennent en compte respectivement les risques bactériologiques, phytoplanctoniques et chimiques. Ces réseaux sont complétés par des procédures d’alerte et de gestion de crise au niveau départemental.

Or, les virus ne sont pas pris en compte dans ces mesures, alors que les données issues du réseau d’alerte européen RASSF et issues des DO (déclarations obligatoires) des TIAC placent clairement les norovirus comme un des 3 risques pour la consommation d’huîtres avec Escherichia coli et la toxine DSP.
Cette menace n’est pas encore prise en compte par la directive cadre sur l’eau. Il est très probable qu’elle le soit un jour, d’où l’impérieuse nécessité d’anticiper ses futures recommandations qui auront de fait un impact sur l’activité conchylicole française..

Les protocoles de gestion de crise sont indispensables. Malgré tout, la mission a travaillé avec la certitude, déjà affirmée dans le rapport d’étape, que seules des mesures environnementales limitant fortement la contamination virale du littoral pourront avoir une efficacité réelle.

La mission a été confortée dans son analyse par un projet de publication scientifique qui compare des stratégies sanitaires avec une stratégie environnementale dans le cadre du HAV (virus de l’hépatite A) et conclut par des données chiffrées très significatives en faveur de mesures environnementales.

Une étude des réseaux des eaux pluviales et résiduaires de trois bassins conchylicoles (Paimpol, Thau et Arcachon) permet ensuite :
  • de déterminer les installations les plus critiques vis-à-vis du risque de transfert de virus entériques au littoral ;
  • de connaître les actions des collectivités locales et l’organisation des intercommunalités ;
  • d’appréhender les outils de gestion environnementaux comme « OMEGA-Thau ».

Cette analyse débouche sur des propositions en matière environnementale en commençant par les dispositifs qui devront faire l’objet d’améliorations : STEP (stations d’épuration), postes de relèvement, déversoirs d’orage, assainissement non collectif, réseau d’eaux pluviales.
Des outils de diagnostic environnemental, comme « OMEGA-Thau » et « SUMO » permettent de déterminer les priorités, et d’alimenter des outils de programmation comme les SAGE (schémas d’aménagement et de gestion des eaux) et les SCOT (schémas de cohérence territoriale).
Une réflexion sur la structuration intercommunale et le transfert de compétences, en particulier en matière d’eaux pluviales, devra compléter ces schémas organisationnels....

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Cliquer Ici pour télécharger "Rapport sur la maîtrise des pollutions virales pouvant affecter la qualité des coquillages, notamment ceux produits dans l’étang de Thau (Hérault)"

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Au fond, la baie se meurt

“Plonger dans la baie de La Baule, c’est à pleurer, s’emporte Eric Lauvray, président de l’association. Mais personne ne s’en préoccupe.”

Copie d'écran du Facebook de l'association Estuaires Loire et Vilaine

Plusieurs signes inquiétants de dégradation de la baie sont venus troubler la quiétude de juillet. L'association Estuaires Loire Vilaine dénonce des fonds marins qui se meurent. Jean-Claude Ménard et Eric Lauvray qui plongent depuis trente ans en presqu’île, n’ont jamais vu des fonds aussi dégradés...

Source : L'écho de la presqu'île par Christophe Lusseau

Des eaux vertes en juillet un peu partout ; certaines plages interdites momentanément à la baignade ; des secteurs de pêche à pied victimes d’une pollution indéterminée (le Traict du Croisic par exemple) ; une mortalité inquiétante de crevettes et autres plies… Les signes d’une dégradation du milieu maritime en presqu’île guérandaise ne manquent pas. Et les alertes récurrentes des membres de l’association Estuaires Loire Vilaine n’y font rien. “Plonger dans la baie de La Baule, c’est à pleurer, s’emporte Eric Lauvray, président de l’association. Mais personne ne s’en préoccupe.”

Les bars désertent

Créée il y a quelques années par deux plongeurs apnéistes, qui voyait les fonds marins du littoral se dégrader, Estuaires Loire Vilaine a, depuis, multiplié les études concrètes et scientifiques sur la disparition progressive des laminaires dans la baie. “Cette algue est l’indicateur numéro 1 de la santé des fonds, assure Jean-Claude Ménard, l’autre fondateur. Elles abritent et nourrissent les espèces. Lorsqu’elles disparaissent, elles sont remplacées par des moules qui colonisent les lieux.”

Et si crevettes et plies meurent, “c’est que l’oxygène produit dans la colonne d’eau autour des laminaires disparaît”. Sans crevettes et micro organismes, plus de chaîne alimentaire pour les poissons. “Les bars ont, par exemple, déserté les lieux”, note Eric Lauvray, qui les pêche en apnée depuis 30 ans.

Phyto ou algue

La couleur verte de l’océan, c’est le phytoplancton, qui se nourrit des nitrates (engrais) émanant des terres agricoles des bassins versants de la Loire et de la Vilaine. “Et quand ce n’est pas le phytoplancton, ce sont les algues vertes qui débarquent sur les plages.” Ces ulves, qui ont fait passer quelques nuits blanches aux élus ces dernières années, ne sont pas très loin. “Un peu au large et qui ne demandent qu’à être ramenées par la houle”, prévient Jean-Claude Ménard.

Mais si les algues vertes, c’est du concret, la dégradation des fonds l’est beaucoup moins. “Il faut venir plonger avec nous pour constater, alerte le président Lauvray. Il va falloir que chacun prenne ses responsabilités.” A commencer peut-être par les pêcheurs professionnels, “qui sont les premiers à voir que le poisson disparaît”.

Pollution silencieuse

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Le 19 Août 2014

Y-a-t-il un pilote au commande de la politique de développement aquacole en France ?

Aquaculture

Sénat - 14e législature

Question orale sans débat n° 0795S de M. Charles Revet (Seine-Maritime - UMP)
publiée dans le JO Sénat du 22/05/2014 - page 1168

M. Charles Revet attire l'attention de M. le secrétaire d'État, auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur la place de l'aquaculture sur le littoral français et, plus largement, sur le territoire national (et au sein du secteur agricole).

Le secteur de l'aquaculture français est en stagnation depuis 1995. La France a été en pointe dans les années 1970 mais ses productions n'évoluent pas. La conchyliculture représente une production de 163 000 tonnes de coquillages ; la pisciculture seulement 6 000 tonnes de poisson mais 200 millions d'œufs embryonnaires ou de larves, dont 66 % sont exportés. Au total 3 000 entreprises emploient 18 000 salariés pour un chiffre d'affaires de 550 millions d'euros.

La France, qui possède dans le monde la deuxième plus grande zone économique maritime, juste derrière les États-Unis d'Amérique, ne couvre, selon la statistique, qu'à hauteur de 15 % ses besoins en poissons et crustacés. Cette situation est inacceptable mais, a contrario, pourrait offrir des possibilités de développement pour peu que les contraintes, souvent spécifiques à la France, n'aboutissent pas à bloquer les projets et à dissuader les pêcheurs de s'engager.

Un dispositif de la loi de modernisation de la pêche et de l'agriculture a visé à l'établissement de schémas tout au long du littoral français, faisant ressortir les espaces à protéger, les espaces où pourraient s'établir des productions aquacoles ou autres activités économiques et, éventuellement, des espaces à classement ultérieur afin de ne pas hypothéquer l'avenir de ces terrains. Cela s'est traduit par une modification du code de l'environnement et il lui demande, d'abord, de lui préciser quelle application a été faite des dispositifs que créent les articles L. 219-6-1 et L. 923-1-1 du code rural et de la pêche maritime.

L'algoculture, dont les débouchés sont nombreux, tels les cosmétiques ou la biomasse, est un gisement à développer.

L'aquaculture contribue fortement à la sécurité alimentaire. En 2030, selon un rapport de la Banque mondiale (Prospect for fisheries and aquaculture), plus de 60 % du poisson consommé proviendra de l'aquaculture. La Chine en produira 38 % et en consommera 37 %.

Il importe, pour éviter les concentrations au Vietnam, en Chine et au Chili, dommageables pour l'environnement, de diversifier les lieux de production mais également d'augmenter la sécurité alimentaire en termes de production de qualité et de couverture des besoins.

La France représente 10 % des captures de poissons (dans l'UE ndlr). Elle dispose du second domaine maritime au monde en termes de zone économique. La pêche française génère un milliard d'euros de chiffre d'affaires et 93 000 emplois. La richesse halieutique s'épuisant, il est nécessaire de stimuler une économie de substitution.

L'aquaculture est le produit de demain. Or, de pionnier, le pays a régressé, alors qu'une nouvelle transition écologique se profile sur la période 2010-2014 tendant vers une croissance économique raisonnable, compatible avec la nécessaire protection du cordon littoral.

Il souhaiterait donc connaître les actions conduites en faveur d'un développement significatif de l'aquaculture, et ce, afin de faire de notre façade maritime un vivier halieutique de substitution générateur d'économie et contribuant à l'équilibre alimentaire des populations. La consultation citoyenne relative au « mieux consommer » vient de s'achever

Il lui demande, dès lors, s'il peut lui indiquer quels en sont les enseignements et quelles sont les perspectives pour l'aquaculture, l'algoculture, la conchyliculture, la pisciculture.

Réponse du Secrétariat d'État, auprès du ministère des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger publiée dans le JO Sénat du 09/07/2014 - page 5781

M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d'État.

Mme Fleur Pellerin, secrétaire d'État auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger. Monsieur le sénateur, vous avez appelé l'attention de Frédéric Cuvillier, qui vous prie de bien vouloir excuser son absence, sur la place de l'aquaculture sur le littoral français.

En matière de production conchylicole, la France se classe au deuxième rang des pays de l'Union européenne, avec 160 000 tonnes en 2012, et au premier pour la production ostréicole, avec 80 000 tonnes la même année. En revanche, notre production piscicole marine est très en retrait par rapport à celle d'autres pays, comme l'Espagne ou la Grèce.

La France partage la volonté de soutenir fortement le développement de l'aquaculture affichée par la Commission européenne, qui vise un doublement de la production d'ici à 2020, afin de réduire la pression sur la ressource halieutique et les importations en provenance de pays tiers.

L'augmentation de la production aquacole, en particulier de la production piscicole marine, sera donc l'un des objectifs majeurs du plan national stratégique de développement de l'aquaculture en cours d'élaboration.

Ce plan prévoit des actions de soutien articulées selon quatre axes :
  • Premièrement, il s'agit d'améliorer l'efficacité de l'action administrative, de la simplifier de manière notamment à réduire les délais d'instruction des autorisations d'installation.
  • Deuxièmement, il est prévu de planifier l'utilisation des espaces marins, en particulier en prenant appui sur les schémas régionaux de développement de l'aquaculture marine, initiative qui mérite d'être menée à son terme sur l'ensemble des façades - cinq sont finalisés, deux autres sont en phase de finalisation - avant de pouvoir être approfondie.
  • Troisièmement, il importe d'assurer le soutien à la compétitivité des entreprises, notamment en orientant les aides du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche, le FEAMP, sur la période 2014-2020.
  • Enfin, il faut exploiter les avantages de l'aquaculture française, en ce qu'elle apporte des garanties sur la qualité et sur la protection de l'environnement : garanties sur l'origine, sur la connaissance de l'impact réel sur l'environnement, etc.

L'algoculture est actuellement peu développée, mais elle présente, vous l'avez rappelé, un fort potentiel et fait donc partie intégrante de la stratégie française pour le développement des aquacultures.

Soyez assuré, monsieur le sénateur, de l'entière mobilisation de Frédéric Cuvillier en faveur du développement de cette filière économique.

M. le président. La parole est à M. Charles Revet.

M. Charles Revet. Madame la secrétaire d'État, je vous remercie des réponses que vous m'apportez au nom de M. Cuvillier, que j'avais d'ailleurs déjà interpellé sur ce sujet.

Ce dossier vous concerne directement dans la mesure où la France importe 85 % des poissons et crustacés qu'elle consomme, ce qui induit un déficit pour notre balance commerciale, entre autres conséquences.

J'avais suggéré, lors de l'examen du projet de loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche, que soient établis des schémas territoriaux pour déterminer les endroits où il serait possible d'implanter des fermes aquacoles. Au lieu de cela, on continue de classer tous les terrains. On me dit que le fait qu'un terrain soit classé n'empêche pas la création d'une activité aquacole, mais, vous le savez, cela prend alors beaucoup plus de temps, ce qui décourage les entrepreneurs.

Les schémas départementaux prévus en 2009 devaient avoir été établis un an après ; nous les attendons toujours. Il conviendrait que vous nous aidiez à faire respecter les décisions du Parlement : le rôle de l'administration est aussi de les appliquer. J'y reviendrai si nécessaire, mais je tenais à attirer votre attention sur cet aspect des choses.

Source : Sénat

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Le 18 Août 2014

La Tremblade : déversements de coquilles d'huîtres aux portes de l'Ifremer samedi


Une manifestation de colère visiblement signée par des conchyliculteurs, mais qui n'a reçu aucune revendication

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Des coquilles d'huîtres, des poches d'élevage, des palettes ont été déversées en quantité et en nombre, ce week-end, autour des installations de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), à La Tremblade (Mus-de-Loup). Une manifestation de colère visiblement signée par des conchyliculteurs, mais qui n'a reçu aucune revendication. Un mouvement de la base qui déborde le Comité régional conchylicole, organisateur des manifestations de cet été.

Il survient alors que l'association des riverains d'Oléron, Aplimap, manifestait une nouvelle fois, samedi dernier, contre l'implantation de filières d'élévage en eau profonde dans la baie de la Maleconche, une technique sur laquelle veut miser une partie de la profession pour relancer l'élevage. Opposition à laquelle se joint l'union des navigateurs de Charente-Maritime (UNAN-17).

Une délégation de l'interprofession rencontre la préfète ce lundi après-midi

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"Je pense que des mouvements isolés comme celui devant l'Ifremer ce week end, ou comme au rond-point de Marennes, il y a quelques semaines, vont se poursuivre, estime Gérald Viaud, le président du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes. Les collègues sont au bout du bout."

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Le Groupement de Défense Sanitaire Aquacole d’Aquitaine



Le Groupement de Défense Sanitaire Aquacole d’Aquitaine est une association loi 1901 créé le 24 novembre 1984. Dans le cadre de ses missions, le GDSAA déploie tous les moyens dont il dispose pour la protection et l'amélioration de l’état sanitaire des espèces aquacoles vivantes, libres ou en élevage, dans les eaux des bassins versants aquitains. Et ce, afin d’éviter l'introduction de nouvelles épizooties et de limiter la propagation des maladies déjà existantes. Il développe également toutes actions de nature à préserver et à améliorer la qualité biologique des hydrosystèmes qui supportent ces espèces.

Source : GDSAA

Notre histoire

Créée le 24 novembre 1984 à Mont-de-Marsan en tant que section Aquacole affiliée à la FRGDS du Bétail d’Aquitaine, l’association a développé au fil des années son activité et son expertise en matière de sanitaire aquacole collectif. Pour faire face à cet accroissement d’activité il devenait nécessaire de formaliser son mode de fonctionnement et de donner une indépendance juridique à cette structure. Le 9 octobre 1996, le « Groupement de Défense Sanitaire Aquacole d’Aquitaine » a donc déposé ses propres Statuts à la Préfecture des Landes (parution au Journal Officiel du 23 octobre 1996). Au-delà de ce nécessaire changement juridique, le GDSAA a tenu à rester affilié à la FRGDS d’Aquitaine, en tant que partenaire régional oeuvrant pour la protection sanitaire d’une filière d’élevage.

A l’origine, sa création fut motivée par la prolifération de maladies épizootiques « nouvelles » dans la région qui, s’ajoutant aux maladies déjà présentes, mettaient gravement en péril l’économie piscicole et la santé des ressources halieutiques sauvages. En effet, si aucune mesure sérieuse de prophylaxie n’avait été mise en place, les estimations régionales et leur comparaison avec les conclusions de quelques travaux internationaux s’élevaient à plus de 2 millions d’euros sur une production de 11 000 T/an par la seule présence des quatre principales maladies.

« Aujourd'hui, le GDSAA est la seule structure qui réunit autour d’une même préoccupation les pisciculteurs et les pêcheurs à la ligne d’Aquitaine : la synergie sanitaire-envionnement. »

Nos engagements

Contribuer par tous les moyens dont nous disposons à la Protection et à l’Amélioration de l’état sanitaire des espèces halieutiques et aquacoles d’Aquitaine, vivant dans les eaux libres ou en élevage, et prendre toutes les initiatives nécessaires à cet effet.

Promouvoir la création de sections locales propres à chaque bassin hydrographique dont la mission est la mise en place des actions de prophylaxie le long d’un cours d’eau considéré de l’amont vers l’aval.

Veiller à ce que tous les responsables de l’état sanitaire des espèces aquacoles puissent adhérer à ces sections sans discrimination.

Vulgariser les connaissances relatives à la pathologie des espèces aquacoles, en vue de concourir au maintien ou à l’amélioration de leur état sanitaire.

Participer à la conception, à l’élaboration, à la mise en oeuvre et au suivi des actions sanitaires réglementées, en collaboration avec la Direction Générale de l’Alimentation.

Étudier dans le cadre des lois et règlements en vigueur, tout programme de prophylaxie dont la mise en oeuvre est estimée nécessaire. Assurer la représentation des Éleveurs ou Associations adhérents auprès des organisations professionnelles et de l’Administration, en ce qui concerne les problèmes sanitaires des espèces aquacoles.

Entreprendre des études d’évaluation de la pollution aquatique ou des actions de prévention ou d’amélioration du milieu aquatique, ainsi que toute autre action en faveur de l’environnement.

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Un canon à saumon pour déplacer les poissons

Le canon à saumon. Capture d'écran

Cet engin pourrait permettre de résoudre les problèmes de migrations de poissons…

Source : 20 minutes par

Bien sûr, on pourrait tout simplement aménager des passages pour les poissons ou éviter de construire des barrages aux endroits cruciaux pour la migration des saumons. Mais ce serait bien trop simple. Une entreprise américaine pense pouvoir résoudre le problème des migrations rendues impossibles par les infrastructures grâce à un canon à poissons.


Le patator à saumon: Un canon pour déplacer... par 20Minutes

Voir les vidéos originales par ici

Un peu sur le principe du Patator, le canon à poisson est un tube pneumatique qui aspire les poissons et les fait glisser à la vitesse de 5 à 10 mètres par seconde. Les poissons peuvent ensuite être recrachés par le tube à l’endroit idoine: lac, bassin, rivière… Les créateurs du canon à poissons assurent que les saumons sont ravis

Salmon Passage & Rescue



WhooshhInnovations

Ajoutée le 19 juil. 2014

Salmon cannon




Hydrovision 2014
WhooshhInnovations

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Le 17 Août 2014

Saint-George-d'Oléron : 300 manifestants contre l’implantation d'un champ de filière conchylicole



Ils se sont rassemblés pour un "sitting" entre 17 heures et 18 heures sur la plage de Foulerot à Saint-Georges d'Oleron.

Source : Sud Ouest par David Briand

Après qu'un premier projet de champ de filières d'huitres et de moules dans l'anse de la Malconche a été annulé par le tribunal administratif de Poitiers, ils s'opposent à un second ‎projet dont l'enquête publique va débuter dans les prochaines semaines.

« Un conflit d’usage »

Source : Sud Ouest par David Briand

Deux blocs qui se font face depuis plusieurs années : le Comité régional de la conchyliculture (CRC) de Poitou-Charentes et l'Aplimap (Association pour la préservation du littoral de la Malconche et des pertuis). Professionnels de la mer contre usagers du littoral. Le projet de création d'un champ de filières d'huîtres et de moules en eau profonde au nord-est de l'île d'Oléron, tout près de Fort Boyard, cristallise les passions sur Oléron la Lumineuse. Hier, en fin de journée, à l'appel de l'Aplimap, environ 300 personnes se sont rassemblées lors d'un sit-in organisé sur la plage de Foulerot, en bordure d'un rivage de sable de 7 kilomètres.

Le soutien des élus

Le motif ? L'imminence de l'ouverture de l'enquête publique relative à un second projet d'implantation en même temps que la demande à la préfète du département de « démanteler 42 filières installées et illégales depuis une décision du tribunal administratif de Poitiers de janvier », explique Noëlle Demyk, présidente de l'association. L'absence de réalisation d'une étude d'impact avait scellé le destin d'une première mouture : le CRC avait prévu d'implanter 313 filières sur un triangle de 4 kilomètres sur 2 au cœur de l'anse, à 500 mètres du rivage, faisant craindre aux usagers opposants « l'impossibilité de naviguer » en même temps qu'un envasement des plages consécutif « aux déjections de millions de coquillages ». Au-delà de l'impact touristique négatif attendu, l'association considère que la survie de la filière n'est pas en cause et parle de « seule légitimité pour un petit groupe d'exploitants, les plus gros, soit une quinzaine ».

Venu exprimer son désaccord au dessein actuel, le président de la Communauté de communes de l'île, Pascal Massicot, a pris soin de rappeler que « son objectif n'était pas d'opposer ostréiculture et tourisme. Il y a de la place pour les deux ». Reste que, selon l'élu, « le site exceptionnel » de l'anse doit être « conservé ».

« C'est un problème de conflit d'usage. La mer est à tout le monde », a renchéri Jean-Michel Massé, maire de Saint-Denis, qui a appelé à adopter la culture du compromis. C'est-à-dire « se mettre autour de la table pour discuter et trouver un autre site favorable ».

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300 personnes contre un projet de parc à moules au large de Saint-Coulomb (35)

Environ 300 personnes se sont rassemblées ce samedi sur la plage de l'anse Duguesclin à Saint-Coulomb, en Ille-et-Vilaine, pour demander l'annulation d'un projet de parc à moules sur filières. Le Préfet avait au mois de juin, donné son feu vert pour ce projet expérimental.

Source : France 3 Bretagne    Par Krystell Veillard
   


Environ 300 opposants à un projet de parc à moules sur filière se sont donnés rendez-vous sur la plage de l'anse Duguesclin ce samedi afin d'en demander l'annulation. Ils dénoncent les impacts sur le paysage et l'environnement.

Le Préfet de Bretagne avait en effet donné son aval au mois de juin dernier à une demande de concession de moules sur filières, présentée en février 2013 par le comité régional de la conchyliculture (CRC Bretagne Nord) pour une expérimentation au large de la baie de Saint-Malo. "A l'issue d'une procédure d'instruction et de concertation" de 14 mois, cette concession expérimentale de moules sur filières au large de Saint-Coulomb, était autorisée pour une durée de 3 ans.

Les opposants avancent qu'après le 24 septembre, il n'y aura plus de recours judiciaire possible contre l'arrêté préfectoral et le parc. Un projet de trois mytiliculteurs du Vivier sur mer, qui pourrait voir le jour dès 2015, derrière l'île Duguesclin, avec dans un premier temps un parc expérimental de 20 hectares mais 300, à terme.

Le reportage à Saint-Coulomb (35) d'Isabelle Rettig, Thierry Bréhier et Pascal Nau



Saint-Coulomb (35) : opposition parc à moules

​Interviews​ :
- Marcelin Daniel, président Association Côte d'Emeraude pour l'Environnement et la qualité de vie (ACEQV)
- Servane Cadiou et Monique Catherine, conseillères municipales à St Coulomb

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Mireille André : « S'appuyer sur les atouts de la lagune »

 Lagune de Thau

La directrice du village de vacances, lequel bénéficie d'une situation exceptionnelle.

Source : Midi Libre

L a directrice du village de vacances Club Thalassa dresse l'inventaire de la saison touristique en cours.

Midi Libre : Quel est le bilan de la fréquentation estivale à mi-saison ?

Où votre activité se situe-t-elle en dehors de la saison ?

Avez-vous développer une stratégie pour faire face aux effets de la crise ?

Quelles activités proposez-vous aux vacanciers ?

Depuis plusieurs années, nous nous attachons à développer l'offre sportive et culturelle avec plusieurs randonnées et visites proposées aux familles. Nous nous appuyons aussi sur les activités traditionnelles locales que constituent la petite pêche, les joutes sur chariots, les sorties sur l'étang en barques catalanes à la rame, le tambourin, sans oublier la gastronomie locale. Aujourd'hui, la piscine et la plage ne suffisent plus. La demande est forte pour ses activités.

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Une « menace pour l’avenir touristique »

Anse de la Malconche - Plage des saumonards (Ile d'Oléron) avec vue sur fort Boyard : Des bouchots de captage de naissains de moule sont présents depuis plusieurs décennies sur cette plage (photo prise le 18 mai 2014)

C'est devant une assemblée fournie que s'est déroulée l'assemblée de l'Aplimap (Association pour la préservation du littoral de la Malconche et des Pertuis charentais), vendredi (fin juillet 2014 ndlr), vers 18 h 30, salle du trait d'union.

Source : Sud Ouest par Corinne Pelletier

C'est par un tableau de la situation de la Malconche que la présidente Noëlle Demyck a entamé la séance devant de nombreuses personnalités, dont les représentants d'autres associations oléronnaises, plaisanciers et particuliers soucieux de l'Environnement, ainsi que de nombreux élus et non des moindres tel le président de la CdC (Communautés des communes), Pascal Massicot, et des maires Chantal Blanchard, maire de La Brée, et Éric Proust, maire de Saint-Georges.

La préfète alertée

« Avec l'intensification des opérations liées aux filières et la venue de nombreux tracteurs, ce ne sont plus seulement des problèmes de dépôts sur les plages qui sont dénoncées. On parle aujourd'hui de planches cloutées, susceptibles de causer des blessures, d'amas d'algues et de coquilles de moules, mais également d'importants dégâts causés sur le cordon dunaire par les roues des tracteurs.» Deux nouvelles plaintes auraient ainsi été déposées, l'une concernant les planches cloutées, l'autre les atteintes à l'environnement sur la zone pourtant protégée du cordon dunaire. « Par ces nouvelles actions, l'Aplimap demande simplement que les services de l'État prennent des mesures pour assurer la sécurité publique, c'est-à-dire fassent les constats nécessaires et remédient aux nuisances », résument Noëlle Demyck.

Remarque personnelle : Les petits amas de cordes de captage et la planche cloutée présents au mois de mai 2014 suite aux tempêtes concernent non pas les filières mais les bouchots (de captage de moules) présents depuis plusieurs décennies sur cette plage des Saumonards (photo prise le 18 mai 2014)

Invité à s'exprimer sur le sujet Pascal Massicot, qui a été salué par le bureau pour sa présence et son engagement, a fait part de sa rencontre avec la préfète (en même temps que le conseiller général, Jean-Paul Peyry, et le maire de Saint-Pierre- d'Oléron, Christophe Sueur), le 23 juillet. À cette occasion, il a non seulement abordé le problème des déconstructions de Boyardville et Perrotine, mais aussi la question de la Malconche.

« Ce n'est pas le principe même des filières que je dénonce ici mais le choix de leur implantation et, maintenant de leur prochaine extension. » Avant que les maires de La Brée et de Saint-Georges n'interviennent à leur tour, tous pour dénoncer le manque d'étude d'impact et de véritable examen des données du problème, c'est une représentante de la profession ostréicole qui a souhaité exposer « la position de nombreux confrères qui ont le sentiment d'avoir été dupés dans un projet qui ne profiterait qu'aux seuls très gros exploitants, et nuirait à la beauté et à la qualité d'un territoire auxquels ils sont eux aussi très attachés. »

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On ne pourra pas dire que ce sont les filières de moule...

Saint-Coulomb : Des algues vertes tapissent la plage du Port


Les rochers et le sable de la plage du Port sont tapissés d'algues vertes depuis la fin de la semaine.

Source : Ouest France

Un comble ! Saint-Michel-en-Grève se réjouissait dernièrement de ne pas avoir de marée d'algues vertes cet été : voilà que c'est le tour de Saint-Coulomb (des plages de Jersey connaîtraient le même phénomène). En fin de semaine, les rochers et le sable de la plage du Port ont été littéralement tapissés d'algues vertes.

Les associations Pays d'Émeraude mer environnement, la Société pour la protection des paysages et l'esthétique de la France, et Pêcheurs plaisanciers de Rothéneuf réagissent : « Pourquoi cette prolifération subite ? Cette plage est entièrement incluse en Zone d'action renforcée (Zar), comme le précise l'arrêté préfectoral établissant le programme régional d'actions en vue de la protection des eaux contre la pollution des eaux par les nitrates d'origine agricole, signé le 14 mars dernier. »

Les associations demandent à la préfecture une recherche sur l'origine et les causes de cette marée verte, une information de la population, ainsi que les mesures à mettre en oeuvre. Silence radio, lundi, des services publics sur le sujet...

Une délégation en mairie

À noter qu'une autre association, l'ACEQV (Association de la Côte d'Émeraude et de la qualité de la vie) veut se rendre en délégation, sous la conduite de Marcelin Daniel, ce mardi, à 11 h, à la mairie de Saint-Coulomb pour parler de l'autre sujet brûlant : celui du test des moules sur filières.

Algues vertes. Des algues "vertes" mais inoffensives à Saint-Coulomb

Source : Ouest France

Les algues vertes dont la présence avait été signalée à gauche de la plage du Port de Saint-Coulomb (à l’est de la Pointe du Meinga) sont sans danger.

La mairie et la sous-Préfecture ont fait le point en concertation, en passant en revue les plages de la commune. L’analyse par les services compétents de l’État se veut tout à fait rassurante:

« il ne s’agit pas des algues vertes foliacées qui s’échouent sur les baies sableuses et qui posent problème lors de leur décomposition. »

Ici, il est seulement question d’algues enteromorphes limamenteuses qui se fixent naturellement sur le substrat rocheux.

Si elles s’avèrent inoffensives, il se dit toutefois qu’elles peuvent prolifèrer quand il y a trop d’azote dans l’eau marine.

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Le 14 Août 2014

Huître, saumon, hareng, maquereau, l'embargo russe touche aussi les produits de la mer...

D'une durée d'un an, l'embargo russe concerne le boeuf, le porc, la volaille, le fromage, le lait, les fruits et légumes ainsi que le poisson, en provenance de l'UE, des Etats-Unis de l'Australie, du Canada et de la Norvège. En 2013, les exportations de produits agricoles européens vers la Russie représentaient 11,8 milliards d'euros, soit 9,9% du total de ces exportations, dont 1,2 milliard pour la viande.

Lire dans Ouest France : Embargo russe: réunion de crise des ministres de l'UE

L’embargo russe pénalise des ostréiculteurs français

En 2013, les ostréiculteurs français ont expédié 405 tonnes d’huîtres en Russie pour une valeur de 3,9 millions d'euros

Source : Le Marin 

Huître de France, maquereau d’Écosse, saumon de Norvège : la sanction russe a un impact sur le marché européen des produits de la mer.

En France, l’impact se concentre sur une dizaine d’ostréiculteurs qui travaillent beaucoup à l’export. « C’est une catastrophe, témoigne Stéphan Alleaume, ostréiculteur aux Parcs Saint-Kerber à Cancale. Je réalise 7 % de mon chiffre d’affaires en Russie. Chez d’autres, cette part grimpe considérablement. » Il espère surtout « que nos clients russes ne nous oublieront pas pendant l’intermède ».

Pour les Écossais, qui exportent pour un peu plus de 20 millions d’euros de maquereaux vers la Russie, la décision de Vladimir Poutine est douloureuse. Idem pour la Norvège : la Russie est son premier débouché commercial, notamment pour le saumon et le hareng.

Du saumon chilien pour contourner l’embargo russe...


La Russie boycotte le saumon made in Europa (Norway/Scotland). Peu importe ! Les multinationales norvégiennes, Marine Harvest et Cermaq (Mainstream), vont expédier leur saumon made in Chile !

Embargo russe: des produits chiliens?

Des producteurs de l'agroalimentaire chilien négocient la vente de fruits et de saumon à la Russie, espérant ainsi profiter du vide créé par l'embargo de Moscou sur les produits agroalimentaires européens, ont indiqué mardi des responsables du secteur.

Source : Le Figaro

"Les Russes ont demandé notre aide pour leur trouver des fournisseurs. Nous sommes dans un processus de négociation et de recherche de producteurs", a expliqué à l'AFP Diego Vicente, responsable de la Business Development Platform (BDP), une plateforme créee par la Société nationale d'agriculture pour promouvoir les exportations du Chili à la Russie.

"Nous sommes en train de concrétiser notamment des ventes de certains produits comme du saumon" et des fruits secs, a-t-il précisé.

En outre, "il nous restait des stocks de pommes, que nous sommes en train de redistribuer à la Russie", qui se fournissait jusque-là en Pologne.

L'industrie du saumon chilien a également confirmé avoir été sollicitée par la Russie. "Nous avons transmis la demande aux membres de notre association", a précisé à l'AFP Felipe Sandoval, président du groupe des exportateurs de saumon chilien.

Les exportations du Chili vers la Russie, notamment des fruits frais et secs, du poisson et des crustacés, de la viande et des conserves, ont totalisé 643 millions de dollars en 2013, soit 52% de plus qu'en 2012, selon les données du gouvernement chilien.


Pour en savoir plus dans The Moscow Times :

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Le 13 Août 2014

Record de fréquentation à Oléron pour la grande marée

Hier mardi 12 août, un comptage général des pêcheurs à pied a été organisé. De nombreux bénévoles ont participé : chacun a couvert un secteur de quelques kilomètres et a comptabilisé les pêcheurs à pied présents lors de cette grande marée, selon une méthode mise au point dès 2005 par notre association. Merci à tous les participants !

Source : IODDE par JBB

Les résultats viennent de tomber : 6498 pêcheurs s'activaient à l'heure de marée basse autour d'Oléron, 7107 si l'on ajoute les estrans du côté Marennes et Bourcefranc. Ces 7107 pêcheurs sur le Pays Marennes-Oléron sont à comparer avec le précédent record, 6 848, qui datait de septembre 2006 (un coefficient de 115 en plein weekend et par beau temps).

Beaucoup de monde, donc, mais aussi un constat encourageant : les comportements s'améliorent nettement. Mois de rochers à l'envers, moins de coquillages minuscules, moins de pêches gaspillées... L'information porte ses fruits petit à petit, ce qui est indispensable pour la pérennité de ce loisir, apprécié, on le voit, par de très nombreux habitants et séjournants de notre belle région !

Charente-Maritime : les grandes marées font le bonheur des pêcheurs à pied

En une demi-heure, dans le secteur de Marennes Oléron, environ 6000 pêcheurs à pied ont été comptés ce mardi

Source : Sud Ouest

Ce mardi, le coefficient des marées ont atteint 113. Ce mercredi, l'indice sera de 112. A marée basse, c'est un Eden qui s'ouvre sous les pieds des pêcheurs.

Les zones les plus fréquentées

Dans la zone de Marennes et Oléron, environ 6 000 pêcheurs à pied ont été recensés par l'association Iodde (Ile d'Oléron développement durable environnement) en une demi heure, mardi. Une douzaine de bénévoles de l'association, armés de jumelles, ont procédé à un comptage collectif lors du pic de fréquentation, de 12h15 à 12h45.

Illustration : Point sur la pêche à pied récréative en France : Etude et diagnostic de l'activité de pêche à pied récréative 

C'est la plage de Boyardville à Saint-Georges a battu un "record", avec 700 pêcheurs principalement venus pour la palourde. "Marennes Oléron représente 40% de la fréquentation de pêche à pied et l'île de Ré, 30%" explique Jean-Baptise Bonnin, directeur d'Iodde.

Pourquoi compter?

Ce comptage permet à l'association de mieux connaître les évolutions des sites. Saint-Trojan par exemple était "peu fréquenté" jusque dans les années 2000, quand la réserve naturelle de Moëze-Oléron a été interdite d'accès explique Jean-Baptiste Bonnin. La zone des sables vigniers attire également de plus en plus de monde. " Les habitudes ont changé, il s'agit plus aujourd'hui d'une pêche de loisirs."

Les conséquences sont diverses : possibilité "d'épuisements de gisements", "diminution de tailles de coques" et "dégradations de certains milieux rocheux".

Quelques règles

S'il est préconisé de respecter le milieu, après dix ans de travail, l'Iodde constate que le renversement des rochers est une habitude qui "a presque totalement disparu". Reste la réglementation autour de la taille des coquillages. Les étrilles, par exemple, ne doivent pas dépasser les 6,5 cm de largeur, les palourdes, 4 cm.

Pour plus d'informations sur la pêche à pied (Etudes, réglementation,...) : Iodde

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Le 12 Août 2014

Surmortalité des huîtres : aide aux ostréiculteurs reconduite



Le gouvernement a décidé la reconduction d'un dispositif d'accompagnement des exploitations ostréicoles impactées par la surmortalité des huîtres.

Source : Midi Libre par Gilles Lefrancq

Les ostréiculteurs, notamment de l'Hérault, vont bénéficier d'une aide financière suite à la surmortalité des huîtres adultes constatée depuis 2013.

Les ostréiculteurs confrontés à la surmortalité de leurs huîtres creuses en 2013 vont bénéficier d'une prise en charge des intérêts de leurs prêts dans la limite d'une enveloppe de 4,5 millions d'euros dégagée par le gouvernement, selon un avis paru au Journal Officiel mercredi. "Constatant, pour la 6e année consécutive, la survenue du phénomène des surmortalités ostréicoles, le gouvernement a décidé la reconduction d'un dispositif d'accompagnement des exploitations ostréicoles impactées", explique le ministère de l'Écologie dans cet avis.

Pourront bénéficier de ce soutien, les producteurs situés dans l'Aude, le Calvados, la Charente-Maritime, les Côtes-d'Armor, le Finistère, la Gironde, l'Hérault, l'Ile-et-Vilaine, les Landes, la Loire-Atlantique, la Manche, le Morbihan, la Seine-Maritime et la Vendée. L'ostréiculture souffre d'une surmortalité importante des huîtres juvéniles depuis 2008 et des huîtres adultes, commercialisables, depuis 2013.

Pour plus de précisions : cliquer Ici pour accéder à l'Avis relatif à l'allégement des charges financières à destination des ostréiculteurs, producteurs ou utilisateurs d'huîtres creuses touchés par les conséquences des mortalités ostréicoles affectant ce secteur de production (JORF n°0174 du 30 juillet 2014 page 12542)

Surmortalité des huîtres : aide de 1 140 000 euros aux ostréiculteurs bretons

Le gouvernement va dégager une enveloppe de 4,5 millions d'euros pour prendre en charge les intérêts des prêts des ostréiculteurs confrontés à la surmortalité de leurs huîtres creuses en 2013. Pour la Bretagne, c'est 1 140 000 euros qui seront débloqués.

Source : France 3 Bretagne par Thierry Peigné

A la demande de la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture, une mission d’enquête spécifique a été réalisée dans chaque département littoral touché par les surmortalités ostréicoles afin de connaître l’ampleur du phénomène et du préjudice subi par les professionnels.

Suite à cette mission, le Ministère de l’Ecologie explique dans un avis paru ce mercredi dans le Journal Officiel, que "Constatant, pour la 6e année consécutive, la survenue du phénomène des surmortalités ostréicoles, le Gouvernement a décidé la reconduction d’un dispositif d’accompagnement des exploitations ostréicoles impactées".

Une aide est donc mise en place pour les exploitations ostréicoles touchées par une surmortalité exceptionnelle d’huîtres creuses en 2013. Elle se traduit par une prise en charge d’intérêts sur les échéances des prêts professionnels à court, moyen et long terme, hors prêts fonciers, d’une durée supérieure ou égale à 3 mois, bonifiés et non bonifiés.

1 140 000 euros pour la Bretagne

L'enveloppe est de 4,5 millions d'euros au niveau national et de 1 140 000 euros pour les quatre départements bretons. La DRAAF (Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt) est chargée de répartir l’enveloppe allouée entre les départements de sa région, l’instruction des dossiers étant réalisée au niveau du département.

Des aides de ce type existe depuis 2008, année depuis laquelle la profession est touchée par une surmortalité importante des huîtres juvéniles.

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Le 11 Août 2014

Mèze : les conchyliculteurs à l’honneur dans les rues de la ville




C’est place des Micocouliers qu'a été inaugurée l'exposition photos, de rue et éphémère, Mourre de Thau.

Source : Midi Libre

Regroupés en association, dix photographes du club Phothau sont allés à la rencontre de celles et eux qui vivent et travaillent sur l'étang.

« Vous avez réalisé de beaux portraits de ces Mézois dans leur activité. Vous avez réussi grâce à vos photos à sublimer leur univers, leur production et les avez rendus artistique. Vous donnez à voir la beauté de leur environnement, la noblesse de leurs produits et avez permis de connaître leurs visages » a apprécié Henry Fricou, lors de son allocution inaugurale.

Une belle balade photographique à travers la ville pour découvrir les multiples facettes de l'étang de Thau. Une soixantaine de clichés exposés le long des rues, sur les places et les quais. En noir et blanc ou en couleur, tous racontent une histoire, celle des conchyliculteurs.

L'exposition vivra jusqu'au 8 août, précisément le jour de la Fête de l'huître !

Les photographes qui ont participé à cette opération sont Lionel Bonnet, Valérie Varo, Aurélia Rozzanelli, Marion Arthur, Aurélie Uréna, Frédéric Jean, Cédric Cheminais, Frédéric Guirado, Patrick Dumont et Anne Vérillaud.

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"L’été, l’autre saison de l’huître de Bouzigues"

La Fête de l’huître qui vient d’avoir lieu à Bouzigues attire plus de 20 000 visiteurs.

Source : Midi Libre par

Philippe Ortin est le président de la section régionale conchylicole de Méditerranée (SRCM) depuis 2004 qui regroupe environ 700 producteurs.

Marseillan a accueilli la semaine dernière sa fête de l'huître, vendredi 8 août, c'était à Mèze puis à Bouzigues ce week-end. Avec à chaque fois un réel succès populaire. L'huître est fêtée l'été mais est-elle réellement consommée ?

C'est sûr qu'avec la fréquentation touristique, l'huître est de plus en plus consommée en juillet et en août sur notre territoire. Après les fêtes de fin d'année, l'été, c'est l'autre saison de l'huître de Bouzigues. D'ailleurs les chiffres de la production estivale se rapprochent de plus en plus de ceux de la fin de l'année.

Qu’est ce que la triploïde ou “l’huître des quatre saisons” ?

L’huître "quatre saisons" - la triploïde - permet de proposer un coquillage de qualité constante, toute l’année. Et particulièrement en période estivale où l’huître "classique" - ou diploïde - est généralement maigre et franchement salée. Et pour cause : à la différence des diploïdes, qui se reproduisent aux mois de juin et de juillet et se retrouvent plus qu’éprouvées une fois le touriste arrivé, la “quatre saisons” est stérile et ne s’épuise donc pas en pontes. Sachant que l’huître classique consacre environ les deux tiers de son énergie à la reproduction, les résultats, en terme de croissance, sont généralement probants : un poids de 15 à 41 % supérieur pour la triploïde. "La 'quatre saisons' n’est pas issue d’une modification génétique, précise Denis Régler, directeur de la Section régionale conchylicole. Cette huître a subi un choc thermique et possède un chromosome de plus que la diploïde."

La triploïde, cette fameuse huître des quatre saisons est-elle la cause de ce succès ?

En partie. La triploïde est moins laiteuse et correspond au goût d'une certaine clientèle. Mais l'huître classique continue à être largement consommée l'été. On estime aujourd'hui que la consommation de l'huître triploïde est équivalente l'été à la consommation de la classique. C'est du 50-50.

Les fêtes de l'huître organisée sur le territoire sont-elles pour les producteurs des outils de promotion efficaces ?

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Des crevettes impériales dans les marais



Certains ostréiculteurs ont choisi de dédier des parcelles de leur marais à la production de crevettes impériales.

Source : Sud Ouest par E.D.

Sur la route des huîtres, derrière des barrières vertes, une installation ostréicole classique. Marais, cabane… Seule différence ici, les marais ne regorgent pas tous d'huîtres mais de crevettes impériales.

« Nous avons décidé de nous diversifier en utilisant notre patrimoine », confie Sophie Montauzier, gérante des lieux avec son mari. Le couple élève en petit volume des crevettes impériales qu'il commercialise ensuite directement à la propriété, sur le marché de Domino ou dans leur cabane installée au Château.

150 à 200 kilos de crevettes

« Nous travaillons sur des densités très faibles car nous ne voulons pas nourrir les crevettes, indique l'exploitante. Ici nous laissons un mètre carré de surface pour une crevette et demie. » Un choix qui permet aux crustacés de chasser leur propre nourriture ce qui va les rendre plus musclées. « Cela leur donne une chaire bien ferme », annonce Sophie Montauzier.

Chaque année, le couple produit entre 150 et 200 kilos de crevettes impériales car leur choix est de « privilégier la qualité à la quantité ».

E.D.

Informations pratiques. EARL Montauzier, Route d'Ors, Prise des Barattes ou à la cabane noire au Château-d'Oléron. Renseignements au 05 46 75 22 49 ou au 06 09 28 84 96.

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Mèze : et si on cultivait des algues sur les tables ostréicoles ?

L’algue marine sera-t-elle l’or vert de l’étang ?



Reportage de France 3 Languedoc-Roussillon

L'entreprise Greensea, basée à l'Écosite de Mèze (Hérault), étudie ce projet qui permettrait de diversifier l'activité sur l'étang.

Source : Midi Libre par Christine Palasz

Chez Greensea, entreprise mézoise spécialisée dans la culture et la valorisation des algues et plantes marines au niveau international, on travaille actuellement sur un projet très local : cultiver et produire des algues sur les tables ostréicoles. "Avec la diminution des ressources marines animales et la mortalité des huîtres, il s'agit de donner l'opportunité aux conchyliculteurs de diversifier leur activité" expliquent Khadidja Romari, directrice recherche et développement, et Éric Causse, responsable commercial de Greensea.

"Et, pour nous, ce serait l'occasion de travailler encore plus localement. Ce que l'on récolterait ici, nous n'aurions pas besoin de le faire venir d'ailleurs. En terme d'écologie, cela participerait à une nouvelle dynamique, poursuivent-ils. On sait que rien que dans le port du Mourre-Blanc, on pourrait sortir des dizaines de tonnes d'algues ! Il y a énormément de ressources".
Marchés porteurs

Greensea, anciennement Aquamer, est présente sur les marchés de l’aquaculture, la cosmétique et le diagnostic médical.

Leader sur le segment des micro-algues, elle a conçu sa propre collection qu’elle transforme et industrialise sur le site de la Conque.

Le potentiel des végétaux marins est aussi utilisé dans le secteur de la nutraceutique et de l’alimentation humaine et animale.
"Le comité régional de conchyliculture sera très vigilant à ce que cette nouvelle activité ne soit pas invasive"

Ce que confirme Didier Aspa, élu municipal en charges des affaires maritimes et lui-même conchyliculteur : "Cela fait plus plusieurs années que je travaille à ce projet : le dossier a été déposé au Comité régional de conchyliculture pour une étude de faisabilité. Le comité sera très attentif et vigilant au fait que cette nouvelle activité ne soit pas invasive, et la production devra être rigoureusement maîtrisée. On a déjà l'outil pour le ramassage. On récupère, on valorise, et on nettoie, cela pourrait également permettre d'éviter dans certains cas le départ de malaïgue".

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Thau : des thons dans l’étang, ce n’est pas si étonnant

Le thon découvert à Bouzigues pesait 25 kg.

Source : Midi Libre

Plusieurs pièces, dont l'une a été découverte dans une table à huîtres, s'y trouvent actuellement.

Il ne s'attendait pas à une telle prise. Samedi dernier, au large de Bouzigues, un ostréiculteur a découvert, dans une de ses tables, non pas une huître géante, mais un thon. Un spécimen de 25 kg pris au piège des filets protégeant les coquillages des dorades. Des thons dans l'étang ? "Ce n'est pas un phénomène exceptionnel, expose Jean-Marie Ricard, le prud'homme de l'étang. Surtout en juillet et août, quand les eaux de l'étang sont plus chaudes. Il arrive que des thons rouges qui se trouvent au large, dans la fosse de Frontignan, traversent le port et arrivent dans l'étang. D'autres entrent par la passe de Marseillan."

De trois à cinq pièces, dont l'une de 200 kg ?

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Le maître du sel a fait revivre les salins de l'Aude

Le maître du sel a fait revivre les salins de l'Aude Grâce à des idées originales, il a relancé la production de sel à Gruissan et La Palme, qui était abandonnée par les Salins du Midi.

Source : Midi Libre par Sid Mokhtari

Les salins de l’Aude, le défi de la métamorphose 2


Un documentaire de Marion Thiba et Anna Szmuc (source : France Culture)

Fils et petit-fils de saunier, Patrice Gabanou s'est battu pour relancer la production de sels dans l'Aude. Son parcours fait l'objet d'un DVD et d'une émission sur France Culture.

Son père était saunier, son grand-père aussi et plusieurs générations de Gabanou avant lui. "Je n'ai fait que reproduire un schéma familial !" assure Patrice Gabanou, 54 ans. L'homme, éternel chapeau blanc visé sur la tête et large sourire, a effectivement été ouvrier à 17 ans puis saunier pendant 22 ans. Mais il est allé plus loin que ses aïeuls en sauvant et en modernisant une activité ancestrale.

Le quinquagénaire, associé au Montpelliérain Jean-Jacques Promé, a réussi à relancer la production de sel alors que la Compagnie des Salins du Midi avait abandonné les sites audois, jugés peu rentables. Après un long bras de fer judiciaire avec l'ancien exploitant, Patrice Gabanou a démontré l'inverse à Gruissan et à La Palme, créant plusieurs dizaines d'emplois en misant sur l'attractivité touristique de lieux naturels préservés.

Mu par un esprit d'entreprise audacieux et "un bon sens agricole", Patrice Gabanou a, en plus d'un écomusée du sel, lancé l'affinage et la vente d'huîtres, un restaurant, une boutique de produits régionaux, l'expérimentation de micro-algues pour la cosmétique ou l'élaboration de biocarburants… Ces idées originales - et d'autres qui n'ont pas été encore réalisées comme l'élevage de poissons - le “maître du sel” les avaient très tôt.

"J'ai toujours essayé d'aborder toutes les possibilités de valorisation du flux de l'eau de mer afin que ce qui existe perdure et profite à tout un territoire. Si, chemin faisant, l'eau peut faire autre chose que du sel, c'est autant de valeur ajoutée supplémentaire !", explique le saunier.

Et il confie : "Ce qui me fait plaisir, c'est qu'on continue de faire du sel dans l'Aude et qu'on risque d'en faire pendant encore longtemps ! J'ai l'esprit d'entreprise. La prise de risque, c'est ça qui est passionnant. Elle pimente la vie ! Et puis j'aime apprendre. On apprend tous les jours. J'aime aussi l'histoire et je suis attaché à l'environnement, qui est une vraie richesse".

Celui qui est, aujourd'hui, président de la société des Salins de l'Aude et directeur général des salins de La Palme et des salins de Gruissan, insiste sur la nécessité d'avoir une bonne équipe autour de lui : "Si tu restes tout seul, tu fais ce que tu sais faire et tu n'apprends pas grand-chose !"

C'est cette aventure - racontée depuis les débuts par Midi Libre - qui vaut à Patrice Gabanou d'être au cœur d'un documentaire réalisé par le Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée (collection “Archives du sensible”) et d'un reportage sur France Culture salué par Télérama.

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Fonds structurels : Adoption de l’accord de partenariat par la Commission européenne

Cet accord de partenariat détermine de quelle manière seront investis dans l’économie réelle de la France pour la période 2014-2020 des montants de 15,9 milliards d'euros au total pour la politique de cohésion (FEDER + FSE) et de 11,4 milliards d’euros pour le développement rural "Agriculture" (FEADER). La France bénéficiera d’une enveloppe de 0,588 milliard d’euros au titre du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).

L'adoption de l'accord de partenariat français par la Commission européenne lui permet désormais de travailler sur les programmes opérationnels régionaux et nationaux qui définissent les stratégies des régions et de l'Etat.

Source : Le Courrier des Maires par Martine Kis

L’accord de partenariat avec la France, qui régit la mobilisation des fonds structurels pour la nouvelle période 2014-2020, a été adopté par la Commission européenne le 8 août 2014.

Cet accord est le résultat d’un an de concertation du partenariat national, composé de 350 organismes de la société civile, des acteurs économiques, des partenaires sociaux, des collectivités et de l’Etat. Le document soumis pour approbation à la Commission a été rédigé par l’Etat et les régions.

Il valide le champ d’intervention de la programmation 2014-2020 des Fonds européens structurels et d’investissement (FESI)(1)

Priorités d’intervention

L’accord de partenariat acte les axes prioritaires d’intervention que sont notamment :
  • les transferts de connaissance en R&D,
  • l’amélioration de l’entrepreneuriat et de l’innovation dans les entreprises,
  • l’amélioration de la compétitivité,
  • la réduction de la pauvreté par un meilleur accès aux services et un soutien à l’économie sociale,
  • ou encore l’amélioration de la qualité de vie des zones urbaines et rurales grâce à des projets intégrés avec forte implication des villes et un soutien de la transition vers une économie pauvre en carbone et en ressources.

Les accords de partenariat sont une nouveauté de la nouvelle période de programmation. L’objet de cette obligation réglementaire est de s’assurer que, comme leur nom l’indique, tous les partenaires ont été consultés et que les programmes font l’objet d’un consensus, qui devrait garantir une meilleure mise en œuvre.

Pour la première fois, ce sont les autorités locales, en particulier les conseils régionaux, qui seront chargées de la majeure partie de la mise en œuvre des FESI. Ce qui explique que l’accord concerne 75 programmes au total, d’une portée nationale ou régionale.

 Carte extraite du document : Politique de Cohésion en France

Budget

Pour 2014-2020, le montant total alloué à la France (FEDER et FSE) pour financer la politique de cohésion avoisine les 15,9 milliards d’euros (prix actuels), y compris 310 millions d’euros au titre de l’Initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ). L’allocation spéciale aux régions ultrapériphériques représente 443,3 millions d’euros.

La part du budget des Fonds structurels et d’investissement allouée au FSE s’élève à 41,7%. Environ 31,7% de ce budget FSE sont affectés à l’inclusion sociale et à la lutte contre la pauvreté, soit au-dessus des 20% minimum requis.

L’allocation du FEADER a augmenté en France jusqu’à 11,4 milliards d’euros et sera essentiellement dédiée à l’augmentation de la compétitivité du secteur agricole et aux aspects environnementaux et climatiques propres aux zones rurales.

Enfin, la France disposera d’un budget de 588 millions d’euros au titre du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).


Concentration thématique

La France répond particulièrement bien aux objectifs de concentration thématique sur la recherche et l’innovation, les TIC, la compétitivité et l’innovation dans les entreprises ainsi que l’économie sobre en carbone puisque le minimum requis est dépassé.

Il en va de même pour la prévention et l’atténuation des changements climatiques, avec 37,1% d’allocation des fonds contre 20% requis. En ce qui concerne les actions intégrées pour le développement durable en milieu urbain elles dépasseront les 5% de part requise par le règlement Feder.

Avec cette adoption, les programmes opérationnels pourront à leur tour être adoptés par la Commission européenne dans les mois à venir.

Selon Johannes Hahn, commissaire chargé de la politique régionale : Le plan d’investissement adopté par la France aujourd’hui lui permettra de continuer à avancer sur la voie de la reprise économique et de la relance de la croissance dans les dix prochaines années.”

Selon Dacian Cioloș, commissaire chargé de l'agriculture et du développement rural : «Cet accord de partenariat avec la France constitue une avancée importante pour concevoir et mettre en œuvre une politique de développement rural réussie en France, pour favoriser la coordination et les synergies avec les autres Fonds de l’UE et ainsi améliorer l’efficacité des investissements. Disposant d’un grand potentiel et de nombreux atouts, l’agriculture française et ses zones rurales sont toutefois confrontées à des défis considérables. L’accord de partenariat reconnaît le rôle important que l’agriculture et l’industrie agroalimentaire peuvent jouer dans la relance économique, tout en créant les conditions pour protéger les ressources naturelles du pays et remédier aux problèmes sociaux dans les zones rurales. Il appartient maintenant à la France de proposer des plans de développement rural ambitieux, équilibrés et bien ciblés qui puissent offrir la possibilité aux agriculteurs et aux zones rurales de relever ces défis.»

Selon Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche : «Grâce au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), nous voulons créer les conditions qui permettront aux entreprises, communautés locales et pêcheurs français de rendre leurs activités plus durable sur le plan social, économique et environnemental. Nous voulons aider les secteurs français de la pêche et de l'aquaculture à renforcer leur compétitivité, stimuler l'emploi et la mobilité des travailleurs, et promouvoir l'efficacité des ressources. La France pourra ainsi contribuer à la croissance économique et créer les nouveaux emplois dont l'Europe a besoin.»

(1) Les FESI se composent du Fonds européen de développement régional (FEDER), du Fonds social européen (FSE), du Fonds européen agricole de développement rural (FEADER) et du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).

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Le 9 Août 2014

La fête se précise au chenal d’Ors


Haut lieu de l'ostréiculture, le chenal d'Ors aura demain, comme chaque année, revêtu ses habits de fête pour accueillir les milliers de visiteurs qui ne sauraient manquer ce rendez-vous festif. Ce sera sans doute aussi l'occasion pour les organisateurs d'évoquer les problèmes de la conchyliculture, qui mettent en péril de nombreuses entreprises face à l'inertie des pouvoirs publics.

Source : Sud Ouest par Yvon Vergnol

Comme chaque année, depuis dix-huit ans, dès 14 heures, la ronde des pontons, pavillons au vent, permettra de découvrir l'envers du décor avec une vue imprenable sur le viaduc. Dans les cabanes, aménagées en salles d'exposition pour l'occasion, maquettes, tableaux et produits locaux seront aussi de la fête qui mobilise des dizaines de bénévoles. Les vieux gréements seront également fidèles au rendez-vous.

Hommage à un artificier...
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Dans le Pertuis breton, où les moules se meurent

Collecte des nouvelains sur les filières au large afin de remplir les boudins qui seront installés sur les bouchots. Une marée à bord de l'"Argo", le bateau de pêche de Benoît et François Durivaud, mytiliculteurs à Charron (Charente-Maritime).

Source : Le Monde.fr par Sandrine Berthaud (Charron, Charente-Maritime, envoyée spéciale)

A la fin de la matinée de travail, le résultat fait peine. Seulement 300 kg perdus au fond d'un vaste bac au lieu des 6 tonnes journalières habituelles. Dans les eaux du Pertuis breton, en cette fin juillet, c'est la période de mise en place des jeunes moules, les nouvelains, sur les bouchots, à quelques brasses des plages de La Faute-sur-Mer (Vendée).

Sur le bateau qui file, l'ambiance est chaleureuse, malgré un moral affecté par la situation calamiteuse. Les marins plaisantent en buvant le café et enfilent leurs cuissardes de pêche, mordant dans un croissant ou cigarette au coin de la bouche. « En mars, l'odeur était insoutenable, c'était l'hécatombe. Jusqu'à 95 % de nos moules pendaient des coquilles. Mortes. On en aurait pleuré », se souvient Benoît Durivaud, mytiliculteur de 43 ans à Charron (Charente-Maritime).

Parti du port de La Pallice, à La Rochelle, peu après l'aube, l'Argo remonte le détroit en passant sous le pont de l'île de Ré pour rejoindre les filières immergées au beau milieu du Pertuis. Benoît et son frère François, 38 ans, secondés par six marins, partent prélever les nouvelains nés et élevés en pleine mer.

Après une vie d’ingénieur chimiste loin du pays pour Benoît et de technicien dans l’industrie pour François, les deux frères reprennent l'entreprise familiale en 1997. En dix-sept ans, ils étendent leur domaine d’élevage. « Pas n’importe comment », précise fièrement Benoît. Après des années serrées, ils ...

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Les éleveurs d'huîtres et de moules crient leur désarroi

Source : Le Monde par Martine Valo

Les conchyliculteurs ont à nouveau manifesté leur colère, le 5 août à La Rochelle, en déversant des camions de coquilles vides devant la préfecture de Charente-Maritime. Après avoir bloqué en juillet le port de plaisance et le pont de l'île de Ré, 200 à 300 exploitants ont exprimé une fois de plus leur désarroi face à la mortalité massive qui frappe leurs parcs de coquillages, dénonçant « le laxisme de l'Etat » et promettant de revenir troubler l'université d'été du PS à La Rochelle.

Pour les ostréiculteurs, c'est la réédition des calamiteux étés précédents. Depuis 2008, certains ont perdu jusqu'à 100 % de leurs juvéniles, puis de leurs huîtres adultes, soit un manque à gagner de 50 millions d'euros en 2013. Cette saison, avec une hécatombe de 12 000 tonnes de moules et une perte de 20 millions d'euros, les mytiliculteurs rejoignent le mouvement.

Les professionnels dénoncent l'arrivée croissante de pesticides dans les estuaires, la hausse de la température de l'eau et la multiplication des pathogènes, les rejets massifs de boues de dragage. L'environnement est un mot d'ordre consensuel au sein d'une filière divisée. Entre les membres de l'association Ostréiculteur traditionnel et les partisans de l'élevage intensif, la situation est tendue.

Patrimoine génétique appauvri

Les premiers soupçonnent les seconds d'avoir joué contre leur camp en introduisant dans le milieu marin des triploïdes (dotées de trois lots de chromosomes et non de deux comme les huîtres naturelles), nées en écloserie et non en mer. La généralisation de ces mollusques stériles – qui ne présentent jamais de laitance pour plaire aux consommateurs – aurait, selon eux, appauvri le patrimoine génétique des huîtres et leur résistance aux bactéries et aux virus.

Or qui a permis à ces techniques venues des Etats-Unis de s'implanter ? L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). Une partie de la profession, qu'il a pour mission d'aider, l'a pris en grippe. L'Ifremer a-t-il « favorisé indirectement le développement » d'un virus qui décime les parcs à 60%, voire 90% ? A-t-il « mis en place tous les moyens de recherche pour comprendre l'origine de cette mortalité » et en suivre l'évolution ? Forte de ces questions, l'association Ostréiculteur traditionnel a obtenu auprès du tribunal administratif de Rennes en 2010 que soit menée une expertise judiciaire. Dans son rapport rendu à l'issue de quatre ans de travail et dont Le Monde a eu connaissance, l'expert Jean-Dominique Puyt, professeur à l'Ecole nationale vétérinaire de Nantes, met sévèrement en cause le rôle de l'Ifremer face à l'infection herpétique.

Il reproche à l'organisme de s'être intéressé trop tard à l'herpèsvirus OsHV-1, repéré en 1991, puis à sa souche variante apparue en 2008. Il dénonce une « surveillance essentiellement passive » ; des résultats d'analyses confidentiels qui n'ont pas permis à la profession de prendre la mesure de l'épizootie ; une communication brouillonne, « emprisonnée dans les doutes respectables du chercheur ».

« C'est le rôle des services de l'état »

L'Ifremer n'est pas qu'un organisme de recherche, il a aussi pour mission le « contrôle et la qualité des produits de la mer », insiste M. Puyt. Le coup de grâce arrive en fin de rapport avec une première évaluation du préjudice. « Il devrait y en avoir pour au moins 3 millions d'euros rien que pour une douzaine d'exploitations bretonnes », confie l'avocat, Pierre-Yves Matel, au nom d'Ostréiculteur traditionnel, qui envisage une procédure judiciaire sous peu.

« Nous sommes parmi les premiers chercheurs dans le monde à avoir publié sur ce virus », se défend Jean-Pierre Baud, coordinateur transversal conchylicole à l'Ifremer. « Nous avons mis en place des observatoires de la mortalité depuis 1993 mais nous ne sommes pas chargés de la gestion des maladies dans les parcs, renchérit Tristan Renault, responsable de l'unité santé, génétique et microbiologie des mollusques. C'est le rôle des services de l'Etat que nous avons régulièrement informés de nos travaux. » Pour l'Ifremer, l'affaire est embarrassante. L'herpèsvirus est en train de décimer l'huître creuse Crassostrea gigas qui représente 90 % de la production mondiale. Si l'animal finit par s'adapter, les ostréiculteurs risquent d'avoir du mal à survivre.

En dépit de l'indemnisation possible, Benoît Le Joubioux, président d'Ostréiculteur traditionnel, laisse poindre sa déception, car l'expertise ne fait qu'effleurer la question de l'huître triploïde. « L'Ifremer consacre beaucoup de temps aux questions de rentabilité. Résultat : les ostréiculteurs sont devenus dépendants des écloseries qui les fournissent en triploïdes, comme les agriculteurs vis-à-vis de Monsanto. » Son association serait prête à ne pas réclamer d'argent, à condition d'obtenir un étiquetage distinguant leurs coquillages et que les deux zones où ils naissent soient protégées de la promiscuité des huîtres transgéniques.

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Comment produira-t-on des huîtres à la viande ?

« Comme les bancs d'huîtres sauvages d'origine océanique ont presque disparu, les huîtres in vitro présentent une alternative exquise. », explique d’emblée, l’auteur du livre de cuisine. Sans juger aucunement l’aspect gustatif du produit, la technique proposée pour la production de ces huîtres à la viande laisse quant à elle songeur.

Source : Le Soir

Dans des hangars immenses, ils sont alignés par milliers sur des rangées équidistantes. Qui ? Des petits amas de cellules souches enfermés dans des micro-bioréacteurs de la forme de la coquille du mollusque. Ils baignent dans du sérum chaud et, selon un mouvement mimant celui des marées, sont submergés de nutriments deux fois par jour. C’est ce cycle quotidien, engendrant des contractions musculaires, qui serait responsable de la structure particulière de la chair des huîtres. Une fois arrivés au stade de croissance adéquat, les bioréacteurs d’huîtres à la viande sont débarrassés de leurs électrodes, pour être acheminés par bateau dans les supermarchés dédiés et les restaurants haut de gamme.

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Perturbateurs endocriniens: un documentaire sur la face cachée du droit européen ce samedi sur France 5


Endoc(t)rinement - Bande annonce



Le lobbying de la chimie et des pesticides, ennemi de la santé publique en Europe ? C'est notamment à cette question que tâchera de répondre le documentaire "Endoc(t)rinement" de Stéphane Horel, consacré aux perturbateurs endocriniens. Il sera diffusé demain à 19h, sur France 5.

Avec "Endoc(t)rinement", Stéphane Horel questionne la démocratie européenne. Alors que les dangers des perturbateurs endocriniens sont avérés, l'Union européenne peine à mettre en place une législation protectrice. Le film présente ainsi les travers d'une Europe qui ne semble pas vouloir dire "non" à l'industrie. Attaque de chercheurs indépendants, instrumentalisation de la science et conflit d'intérêt : Stéphane Horel nous présente la face cachée du droit européen.

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Norvège: les éleveurs de saumon plongent après les sanctions russes


Les éleveurs de saumon norvégiens, le leader mondial Marine Harvest en tête, ont pris l'eau jeudi à la Bourse d'Oslo après la décision par la Russie de suspendre la plupart de ses importations agroalimentaires en provenance d'Europe. La Russie a été le principal débouché pour les produits halieutiques norvégiens de 2011 à 2013 devant la France et elle est encore cette année le deuxième plus gros marché pour son saumon.

Source : AFP / Le Parisien

Or, le Centre des produits de la mer norvégien a annoncé jeudi avoir été informé que les poissons du pays figuraient sur la liste des produits frappés par les restrictions adoptées par la Russie pour une durée d'un an en réponse aux sanctions occidentales.

Les autorités norvégiennes ont par conséquent recommandé aux éleveurs de ne pas préparer de livraisons vers ce pays "aujourd'hui et dans les jours qui viennent".

"C'est une situation difficile pour les exportateurs norvégiens de produits de la mer", a estimé Terje Martinussen, le directeur du Centre des produits de la mer.

"Le secteur norvégien a cependant une longue expérience des barrières commerciales en Russie et est donc préparé à ce que de telles situations se produisent", a-t-il ajouté.

En fin d'après-midi, l'action Marine Harvest, premier producteur de saumon au monde, décrochait de 8,48% à la Bourse d'Oslo. Salmar perdait 8,68%, Leroey Seafood 6,99% et Austevoll Seafood 7,88%.

Les éleveurs norvégiens vont maintenant devoir se tourner vers d'autres marchés pour écouler leurs poissons.
"Les produits qui sont normalement exportés en Russie peuvent librement être écoulés dans certains de nos 130 autres marchés", a indiqué M. Martinussen.

Chez Marine Harvest, un groupe contrôlé par l'homme d'affaires chypriote d'origine norvégienne John Fredriksen, on dit "suivre la situation de près".

Ces dernières années, les professionnels norvégiens ont déjà dû composer avec des restrictions imposées par la Russie pour des questions sanitaires.

Les volumes en question sont considérables: en 2013, la Norvège a exporté 295.000 tonnes de poisson vers la Russie pour une valeur de 6,5 milliards de couronnes (776 millions d'euros), le saumon et la truite représentant 81% des ventes, loin devant le hareng et le maquereau.

Chaque semaine, ce sont en moyenne 134 poids lourds chargés de saumon et de truite qui ont été acheminés dans ce pays. Celui-ci a absorbé, en volumes, 11,9% des poissons exportés par la Norvège.

De janvier à juillet cette année, les volumes se sont toutefois tassés de 11%, et la Russie a été supplantée par la Pologne parmi les pays destinataires de poisson norvégien.

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Polynésie Française

Le déficit commercial se renforce, mais la perle sauve les exportations



"Des échanges atones et un déficit commercial qui se renforce". L'intitulé du bilan commercial annuel de l'ISPF (Institut de la statistique de Polynésie française) donne le ton !

Source : TNTV

La balance commercial a en effet continué de se détériorer en 2013. En dehors de quelques commandes exceptionnelles, les importations civiles sont stables. La valeur des exportations locales équivaut celle de 2012, essentiellement grâce à des prix en hausse, notamment celui de la perle brute. Mais le volume global des exportations diminue fortement.
Le solde de la balance commerciale atteint -150 milliards Fcfp, soit une augmentation de 2% du déficit par rapport à 2012.

La consommation des ménages continue de baisser.

Parmi les principaux fournisseurs de la Polynésie française se détachent de loin la France devant la Corée du sud et la Chine. La France remporte un quart des achats en exportant 39 milliards Fcfp de marchandises vers Tahiti, dont la moitié d'agro-alimentaire (notamment des boissons, alcools, vinaigres, fromages) et de de biens intermédiaires (appareils électriques).

La Corée du sud a gagné des parts de marché (+15%) et remporte 11% des importations civiles, devant la Chine et les États-Unis, chacun avec 10 %. La Nouvelle-Zélande arrive ensuite avec 8% . L'Allemagne passe devant l'Australie dans le top ten des fournisseurs de la Polynésie française.

Le volume des exportations locales diminue de 22% par rapport à 2012 mais la valeur reste stable avec 12 milliards Fcfp. Seules la vanille et la perle brute se portent bien sur le marché. La perle reste le produit phare et représente les deux tiers des recettes à l'export. Le poisson est en retrait mais reste le deuxième produit le plus exporté, devant le noni, le coprah et la vanille, qui dépassent la nacre et le monoï.

En 2013 les ventes de perles brutes s'établissent à 7,7 milliards Fcfp, soit +11%. Elles représentent 64% de la valeur totale des exportations locales. Depuis 2011 les volumes diminuent mais l'année dernière 13,5 tonnes de perles ont été exportées dans 29 pays (4+ de moins qu'en 2012). Le Japon remporte à lui seul 50 % du volume et Hong Kong 46%.

Le Japon reste le premier importateur des produits polynésiens avec 68% de la valeur, soit 8 milliards Fcfp et 42% du volume. Les États-Unis importent pour 2 milliards Fcfp, soit 16% de la valeur des exportations et l'Europe 1,6 milliard Fcfp, dont 90 % en France métropolitaine.

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Le 8 Août 2014

Dans le bassin d'Arcachon, on s'active pour la collecte des naissains d'huîtres

Durant l'été, on s'active dans le bassin d'Arcachon. La pose des tuiles chaulées demande beaucoup d'efforts. Une étape indispensable pour la collecte des naissains d'huîtres.

La pose des tuiles chaulées continue



Source : France 3 Aquitaine  par Thomas Deszpot

Durant l'été, un phénomène invisible à l'oeil nu se produit dans les eaux du bassin d'Arcachon. Ce moment est essentiel pour les ostréiculteurs, qui jouent une bonne partie de leur saison. C'est en effet à cette période que les huîtres pondent leurs oeufs. Une fois fécondés, ces oeufs deviennent des larves d'huîtres : les naissains. Les professionnels procèdent alors au captage, ils déposent des collecteurs dans l'eau, sur lesquels viennent se fixer les naissains, pour une durée qui varie de 8 à 30 mois.

Encore faut-il au préalable installer ces collecteurs, faits de tuiles chaulées. Les opération ont débuté aux alentours du 15 juillet et se poursuivent actuellement. Avec deux millions de tuiles à poser, il ne faut pas chômer. France 3 Aquitaine s'est rendu sur le bassin afin d'assister aux opérations.

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La Rochelle : nouvel accès de colère des conchyliculteurs

Coquilles d’huîtres et de moules et vieilles poches déversées devant la préfecture, la direction de la mer et l’association des plaisanciers de La Rochelle (1) : le mardi 5 août, la colère des conchyliculteurs s’est exprimée une fois de plus, à La Rochelle, après la manifestation du 19 juillet.

Source : Le Marin

Le comité conchylicole Poitou-Charentes a mobilisé 200 à 300 professionnels. Gérald Viaud, leur président, dénonce la dégradation continue du milieu marin, perçue comme la cause principale des mortalités. « Nous allons mobiliser les sept régions conchylicoles dans ce combat pour la qualité des eaux. Nous avons l’impression de mourir dans l’indifférence générale. » La profession a ciblé dix actions urgentes pour rétablir les fonctions écologiques des estuaires et des marais. Une réunion sur le sujet est programmée à la préfecture le 18 août. 

(1)   Qui s’oppose aux filières en mer


NE17 soutient les conchyliculteurs touchés par la mortalité des huîtres et des moules

Source : Helene FM

Nature Environnement 17 apporte son soutien aux conchyliculteurs de Charente-Maritime. L’association dit comprendre la colère de la profession qui multiplie les actions coup de poing ces dernières semaines. Ostréiculteurs et mytiliculteurs réclament des mesures de préservation des milieux marins afin d’enrayer la surmortalité des huîtres et des moules. Un combat pour la qualité des eaux qui ne peut, évidemment, que susciter l’appui de Nature Environnement 17. Ecoutez son coordonnateur, Patrick Picaud

Nature Environnement 17 souhaite par ailleurs que la préfecture relance les réunions du Comité qualitatif de l’eau comme demandé par l’association depuis plusieurs années.

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La Rochelle. Opération coup de poing des mytiliculteurs vendéens

Mardi, 300 mytiliculteurs et ostréiculteurs étaient mobilisés devant la Direction départementale des territoires et de la mer et la préfecture de La Rochelle. Parmi eux, une quinzaine de professionnels vendéens.

Source : Ouest France par Alain Dufresne

Le 19 juillet dernier, ils organisaient un barrage filtrant sur le pont de l'île de Ré (Charente-Maritime).Mardi, près de 300 mytiliculteurs et ostréiculteurs ont manifesté devant la Direction départementale des territoires et de la mer et la préfecture de La Rochelle. Les conchyliculteurs restent mobilisés. Et notamment les douze entreprises de L'Aiguillon-sur-Mer.

« Nous sommes solidaires de nos copains charentais », gronde Yann Aujard, mytiliculteur à L'Aiguillon-sur-Mer. Au coeur de leurs revendications : la surmortalité des huîtres et des moules et, par conséquence, la baisse de leurs productions. « Les coquillages meurent massivement, dans l'indifférence quasi générale des pouvoirs publics », indiquent les manifestants.

Depuis mars, les mytiliculteurs de Charente-Maritime ont perdu au moins 12 000 tonnes de moules pour un préjudice de vingt millions d'euros. En baie de L'Aiguillon, zone la plus touchée, la surmortalité atteint entre 90 % et 100 % de la production. Une situation inédite.

Un dialogue entre terre et mer

Dernièrement, le conseil général de Vendée a alloué 18 000 € aux douze entreprises de la baie de L'Aiguillon, tandis que le conseil régional des Pays de la Loire a voté, en juin, 1,35 million d'euros d'aide sous forme de prêts à taux zéro.

« C'est vrai que la Région et le Département nous soutiennent, reconnaît Yann Aujard. Nous demandons à l'État qu'il en fasse de même, et qu'il aille plus vite dans les démarches administratives. » Les professionnels vendéens ne tiennent pas à manifester, aujourd'hui, en Vendée. « Parce que pour l'instant, les choses avancent bien chez nous. »

Alors, lmardi, devant le peu d'écho donné aux revendications de leurs homologues charentais, ils ont déversé, à leur côté, des coquilles d'huîtres et de moules mortes, des poches d'élevage et des filets devant la préfecture de La Rochelle. Ils ont aussi recouvert les trottoirs des Affaires maritimes et de la Direction départementale des territoires et de la mer. Un cortège d'une centaine de camions.

Dix commandements

Les professionnels réclament « la restauration de leurs milieux de production » avec, notamment, « la protection sanitaire autour des gisements de coquillages ». Pour ce faire, ils publient un manifeste « Leurs 10 commandements ». Où, pêle-mêle, ils avancent dix actions urgentes pour rétablir les fonctions écologiques des estuaires et des marais doux et salés.

A ce jour, les analyses n'ont pas permis d'établir l'origine de cette mortalité. On sait juste que la baie de L'Aiguillon a enregistré une présence anormale d'eau douce. Jacques Sourbier, président du Comité régional de conchyliculture, appelle lui aussi à un dialogue entre gens de terre et gens de mer. « Il y a urgence à ce que tous les acteurs du marais et du littoral travaillent ensemble, afin d'avoir un regard objectif. Sans clivage ».

Pour l'heure, ils tiennent à maintenir et stabiliser la filière et ses emplois. De fait, les mytiliculteurs de L'Aiguillon-sur-Mer précisent que « le peu de moules de la baie est consommable. Il n'y a pas de d'interdiction sanitaire. ».

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Pression foncière sur le littoral breton : Projet de Zones de Stockage ostréicole



Eaux Vivantes Armor

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La plante invasive qui menace la qualité du sel

La baccharis, plante provenant d'Amérique du nord, a été amenée en France au début du XXe siècle. Problème : elle gagne vite du terrain sur la presqu'île guérandaise et gêne le travail des paludiers...

Source : Ouest France par Guillaume Le Roux

Sous une pluie torrentielle, un petit groupe de volontaire s'active pour couper des baccharis, à Mesquer. Cette plante invasive importée en France au début du XXe siècle pousse vite, se propage rapidement et peut atteindre 4 m de haut. La commune de Mesquer et, plus largement, la presqu'île guérandaise, en sont recouvertes. « Un pied de baccharis donne un million de graines », affirme Patrice Pervez, président des amis des sites de Mesquer. Son association s'attache à la protection des sites naturels sur la presqu'île guérandaise.

« Bon boulot, les gars ! »

Sur une petite étendue d'eau, quelques barques avancent tranquillement, remplies de la plante invasive. « Bon boulot, les gars ! », s'exclame Patrice Pervez en direction des bénévoles, en voyant que les petits îlots, au milieu de la Saline-Creuse, sont presque débarrassés des baccharis. « Ici, on fait une démonstration de coupe. Il y a beaucoup trop de baccharis, partout dans le coin, pour pouvoir tout enlever d'un coup. Alors nous essayons d'expliquer aux habitants pourquoi cette plante doit être coupée. Elle étouffe les autres et ses graines peuvent, en se mélangeant à l'eau des marais salants, détériorer la qualité du sel », avance le président de l'association.

Les baccharis halimifolia, ennemies des paludiers, sont coriaces : il faudra les couper à trois ou quatre reprises pour être sûr qu'elle ne repousse pas. Il y a quinze jours, une douzaine de bénévoles avaient déjà coupé, au même endroit, un grand nombre de ces arbustes aux feuilles persistantes vert clair. Çà et là, quelques-unes d'entre elles avaient déjà commencé à repousser.

Estivants, nettoyeurs, unissons-nous...

(...)

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Lur Berri et PAI Partners codirigent Labeyrie

Le fonds d’investissement français PAI a racheté la moitié du groupe Labeyrie Fine Foods (LFF) qu’il codirigera avec la coopérative basque Lur Berri

Source : Pdm-seafoodmag

La cession de participation réalisée le 22 juillet valorise le groupe Labeyrie Fine Foods à 590 millions d’euros, soit presque 9 fois son résultat brut d’exploitation. L’industriel du saumon fumé et du foie gras en grande distribution appartient désormais à 84 % à un holding détenu à égalité par les deux partenaires. Le solde des parts est sous le contrôle de la direction. LFF a réalisé un chiffre d’affaires de 771,2 millions d’euros l’an dernier dont plus de la moitié en France. Outre le foie gras et la pâtisserie surgelée, le groupe couvre une large palette de produits traiteur de la mer : saumon fumé, crevettes, poissons préparés et entrées fines (tarama, caviar…). Le groupe est aujourd’hui le premier employeur français dans l’industrie halieutique.

À la différence de Lur Berry qui mise sur le long terme, PAI est dans une logique de participation financière seulement quelques années, en attendant l’introduction en bourse de LFF. Depuis le début de l’année, le fonds aura investi quelque 400 millions d’euros presque exclusivement par rachat de participations dans l’industrie et les services.

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« Le Boucholeur » lève la voile

L’association Le Vieux Tape-Cul propose des sorties en mer pour découvrir les bouchots.

Source : Sud Ouest par Yannick Picard

Des quatre voiles formant le gréement du « Boucholeur », celle d'artimon, plus connue des spécialistes sous le nom de tape-cul et ne servant qu'à stabiliser l'embarcation lorsqu'elle est levée, interpelle toujours, malgré tout. Plus que son usage, c'est réellement son nom qui pose question. À tel point d'ailleurs, qu'une quinzaine d'années en arrière, « Le Canard enchaîné » notamment en avait fait des gorges chaudes. Sujet de la polémique, comment une association portant le nom de Vieux Tape-Cul pouvait-elle prétendre à percevoir des subventions ? Tempête dans un verre d'eau, vite maîtrisée, à tel point d'ailleurs que le journaliste, le temps d'une année, est devenu membre de l'association. Au fil des carénages successifs, d'année en année, le boucholeur et son tape-cul, prennent inexorablement le chemin du pertuis Breton depuis 21 ans maintenant. À l'origine de la mise en chantier de cette réplique d'une plate mytilicole des années 50, André Bouyer et une bande tout autant boucholeurs que copains.

Une trentaine de sorties

Aujourd'hui, l'association compte une bonne centaine de membres, tous passionnés, et pour certain régulièrement à la barre ou au matelotage de l'embarcation.

Durant la période estivale, à l'occasion d'une trentaine de sorties programmées, « Le Boucholeur » permet de découvrir les 400 ha de bouchots et de filière implantés dans la baie de l'Aiguillon ainsi que le travail d'une profession faisant partie intégrante du terroir local. Preuve en est, en prenant place à bord au ponton du port du Corps-de-Garde à Charron, ne parlez pas de cabane mytilicole, mais de grottes. Encore moins de système pour nettoyer les moules sur le chemin du retour de la marée, mais bel et bien de cercueil ou les caisses en bois posées sur les plats-bords des embarcations à l'époque.

Quant aux casse-croûte, mieux vaut encore prononcer les mots de Ponetère, tout comme d'ailleurs le nom porté par la paillote sise aux pieds du ponton du « Boucholeur », que ceux de jambon beurre.

Renseignements : Thierry Bobinet au 05 46 68 05 51 ou au 06 76 04 46 25. Programme sur www.leboucholeur.com. Sortie en mer d'environ six heures, au gré de la marée du jour. Maximum huit personnes.

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Le 6 Août 2014

Les conchyliculteurs avaient annoncé un été très très chaud en Charente-Maritime !

(Copie d'écran de la page Facebook du Littoral)


La Rochelle : les conchyliculteurs crient leur colère aux pouvoirs publics

http://www.sudouest.fr/2014/08/05/la-rochelle-ostreiculteurs-et-conchyliculteurs-crient-leur-colere-aux-pouvoirs-publics-1634039-4628.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20140806-[zone_info]Mardi, entre 200 et 300 ostréiculteurs et producteurs de moules ont déversé des coquilles devant la préfecture, la Direction des territoires et de la mer, les Affaires maritimes, etc.

Vidéo : Déversement des premiers mètres cubes de coquilles devant la préfecture, à La Rochelle

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Lire les commentaires (51 commentaires à 13h41)

"Les coquillages meurent massivement, dans une indifférence quasi générale des pouvoir publics et de nos élus politiques. Nous assistons impuissants à la mort lente des écosystèmes estuariens et littoraux sur lesquels repose, depuis des siècles, la vitalité de la conchyliculture et de la pêche en Charente-Maritime." Ainsi débute le tract qu'ont distribué mardi, à la mi-journée, les producteurs d'huîtres et de moules charentais-maritimes, qui manifestent à La Rochelle.

- Entre 200 et 300 conchyliculteurs à bord d'une centaine de fourgons et camions se sont regroupés au port de Chef-de-Baie, bennes chargées de coquilles d'huîtres et de moules mortes, de palettes, de poches d'élevage et de filets. Ils ont ensuite fait route vers la préfecture pour un premier arrêt dans le calme. Déversement des premiers mètres cubes de coquilles et allumage de feux fumigènes.

Les conchyliculteurs ont déversé des coquilles d'huîtres et de moules mortes, des palettes, des poches d'élevage et des filets devant la préfecture

Voir le reportage photographique de Pascal Couillaud : En images, la manifestation des conchyliculteurs à La Rochelle

- 13 h 30. Le long convoi qui s'étire loin sur l'avenue Jean Guiton prend la direction de la Direction des territoires et de la mer, l'administration de tutelle des professions maritimes. Un nouveau déversement de produits morts y a été effectué.

- Troisième déversement en suivant, devant les Affaires maritimes, rue du Bastion-Saint-Nicolas.

- 14 h 50. Alors qu'ils quittent les Affaires maritimes, les professionnels envisagent aussi de se rendre au port de plaisance des Minimes et de manifester devant les locaux de l'association des plaisanciers rochelais, lesquels sont hostiles au projet d'installation de filières d'élévages dans la baie de la Maleconche, une technique de production dans laquelle veulent croire certains ostréiculteurs pour assurer la survie de leur métier.

- 15 h 30. Nouveaux déversements devant la porte de l'Association des plaisanciers de la Rochelle au port des Minimes :...

L'objet de ce mouvement  qui intervient après une manifestation bloquant le port de plaisance rochelais le mois dernier, une réunion publique à Marennes lors de laquelle ils ont mis en avant leurs doléances, un barrage filtrant au pont de Ré pour sensibiliser les vacanciers, dénoncer la dégradation du milieu marin, et pointer l'inertie des pouvoirs publics qui, derrière les effets d'annonces, n'agissent pas, selon les professionnels, pour endiguer ce problème de fond qui met leurs élevages en péril.

Gérald Viaud, président du comité régional conchylicole Poitou-Charentes :

http://www.sudouest.fr/2014/08/05/la-rochelle-ostreiculteurs-et-conchyliculteurs-crient-leur-colere-aux-pouvoirs-publics-1634039-4628.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20140806-[zone_info]


Enfin, après une introduction en chanson, Gérald Viaud et Benoit Durivaud, mytiliculteur à Marsilly et président des producteurs de moules de Charente-Maritime, assurent qu'ils feront à nouveau entendre la voix de leur profession, notamment lors du Grand-Pavois et de l'université d'été du Parti socialiste :

- 16 h 15. Fin de la manifestation

La Rochelle : la colère conchylicole déferle

Près d’une centaine de camions chargés de coquilles et déchets conchylicoles ont formé le long cortège des producteurs d’huîtres et de moules en colère.

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux 

La route de l'huître et de la moule passait par La Rochelle hier. Mais dans une version sans poésie bucolique. Entre 200 et 300 producteurs de Charente-Maritime, formant un convoi de 80 à 100 fourgons et camions, l'ensemble chargé de coquilles nauséabondes, livraient leur exaspération en même temps qu'ils déversaient - sans débordement aucun - leur détresse en divers points de la ville. Près de quatre heures de manifestation qui évoquaient le temps lointain du dernier mouvement de pareille ampleur, il y a plus de quinze ans.

Cette manifestation tirée par le Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, à laquelle s'adjoignait la dizaine de syndicats de producteurs du département, pointait la « mort lente » des écosystèmes marins. Il traçait aussi le fossé séparant les engagements des pouvoirs publics de soutenir les éleveurs, et le sentiment de ces derniers de ne ressentir que le vent des promesses.

« T'es où Ségo ? »

Réponse dans Sud Ouest

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La Rochelle : "Les conchyliculteurs se trompent de cible", selon Alain Garcia

Le président des plaisanciers rochelais réagit au lendemain du déversement d'algues et de coquilles vides devant les locaux de l'association, au port des Minimes... Les conchyliculteurs ont déversé des algues, entre autres, devant la porte de l'Association des plaisanciers de la Rochelle au port des Minimes...

Source : Sud Ouest

Pourquoi les conchyliculteurs en colère ont-ils pris pour cible ce mardi, lors de leur manifestation, les locaux de l'association des plaisanciers de La Rochelle, déversant devant sa porte aux Minimes plusieurs centaines de kilos de coquilles d'huîtres et de moules mortes et des déchets conchylicoles divers ?

La réponse tient dans la posture qu'adopte depuis des années l'association face aux projets d'implantations de filières d'élevage en eau profonde. Les champs de la baie d'Yves au début des années 2000, et aujourd'hui celui de la Maleconche, au large d'Oléron, ont été et sont encore chahutés par cette opposition qui, dans chaque cas, débouche sur un contentieux devant la juridiction administrative.

Or, certains conchyliculteurs voient dans cette technique d'élevage un planche de salut face aux problèmes des surmortalités de leurs produits qu'ils rencontrent. S'opposer à ces élevages, est pour ces professionnels un acte hostile auquel ils ont réagi par le déversement que l'on sait.

(Copie d'écran de la page Facebook du Littoral)

Une manifestation à laquelle réagit ce mercredi matin le président de l'association des plaisanciers de La Rochelle. Alain Garcia se dit "surpris" par cette action, "d'autant plus que nous sommes solidaires des difficultés des conchyliculteurs et que nous partageons avec eux le même espace."

S'en prendre aux plaisanciers comme exutoires des difficultés de la conchyliculture, c'est "se tromper de cible".  "Je ne comprends pas bien cette agressivité". Alors oui, l'APLR était opposée à la première mouture du champ de filière de la Maleconche, "à 500 mètres de la plage", mais "nous avons aussi dit aux conchyliculteurs que nous étions toujours prêts à le rediscuter avec eux. Et puis, il faut se souvenir aussi qu' il y avait eu un engagement moral de leur part, après la réalisation du champ de la baie d'Yves, que ce serait le dernier, puis la Maleconche est arrivée...Encore une fois, nous comprenons leur détresse et le risque de voir tout leur métier partir, et nous sommes prêts à les soutenir en achetant leurs produits. Mais encore faut-il laisser place au dialogue."

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Le 25 Juillet 2014

L'aquatourisme

http://www.aqua-tourisme.fr/les-piscicultures-proches/

Bienvenue à la pisciculture !

Pêche à la truite - Visite de pisciculture - Vente directe

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L'aquatourisme, c'est quoi ?

Week-end à deux, vacances en famille, séjour entre amis... aujourd'hui les occasions sont nombreuses pour partir à la redécouverte de notre environnement ; et c'est de cette tendance de recherche d'authenticité, de local, de proximité, et de cet engouement pour notre patrimoine qu'est né l'aquatourisme. Avec près de 600 sites de production piscicole, répartis dans toutes les régions, les pisciculteurs ont à coeur de partager leur savoir-faire et de faire découvrir leur exploitation.

Avec l'aquatourisme, les professionnels dont les sites sont propices à l'accueil du public vous proposent un parcours à travers la France pour découvrir le métier, se rencontrer, mais aussi se détendre et profiter du grand air avec la pêche de loisir. Journées portes ouvertes, parcours de pêche à la truite, vente directe ou tout simplement visite de pisciculture, notre carte de l'aquatourisme vous permet d'aller à la rencontre des pisciculteurs de votre région !

Pour en savoir plus : Aquatourisme

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Le 24 Juillet 2014

Mont Saint-Michel. La saison des moules de bouchot démarre



Les moules AOP de la baie du Mont Saint-Michel sont sur les étals. Elles doivent respecter un cahier des charges strict.

Source : Ouest France par Stéphanie Bazylak

Chaque année, c'est la même chose. Après 16 à 18 mois passés à grandir dans les eaux riches de la baie du Mont Saint-Michel, les moules de bouchots ont atteint leur maturité et attendent d'être dégustées. Mais pour être labélisées Appellation d'origine protégée (AOP), elles doivent respecter un cahier des charges strict.


Le label AOP assure en effet au consommateur la provenance de la moule, une chair « généreuse, ample et appétissante », l'identité du mytiliculteur et, enfin, des contrôles rigoureux et fréquents pour vérifier le goût, la texture et la présentation de la moule. Le label assure également le respect de la saison, de juillet à février.
Plusieurs mois

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5 conseils pour préparer les moules de bouchot du Mont Saint-Michel

La star des mollusques démarre sa saison. La récolte a commencé et les consommateurs peuvent déjà la déguster. Pour ce cru 2014, les mytiliculteurs évoquent une moule de bouchot charnue et très colorée. Reste à connaître les astuces pour les préparer. Voici tous les conseils avec le Comité AOP "Moules de bouchot de la baie du Mont Saint-Michel".

Source : La Montagne

1/ Attention à la coquille

Il est conseillé d'acheter les moules fraîches dont les coquilles ne sont pas abîmées ou ne baillent. Celles-ci doivent être humides et fermées.

2/ 500g par personne

Les recommandations portent à 500g la portion par personne. Cela équivaut à 175g de chair.

3/ A conserver au frais

Après achat, les moules de bouchot se conservent dans le bac à légumes du réfrigérateur. Il est impératif de les manger dans les deux jours, pour profiter de toute leur saveur.

4/ Gratter les coquilles

Avant de les mettre dans une marmite, ou une gamelle, il convient de gratter les coquilles pour enlever les coquillages. Mais, sachez que compte tenu de l'élevage sur bouchots, les mollusques ne contiennent que très rarement du sable ou des petits crabes dans leurs coquilles.

5/ Laissez-vous aller à l'inspiration culinaire

Au roquefort, à la crème, marinières... Les moules de bouchot se prêtent à de nombreuses recettes, plus ou moins élaborées. Même les pires cuisiniers peuvent réussir à la préparer. Le Comité AOP leur conseille par exemple de les cuire sanS eau, avec un peu de sel, après les avoir grattées et lavées. Il suffit d'attendre qu'elles soient ouvertes pour les déguster

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La Plaine-sur-Mer / Loire-Atlantique

L'entreprise Baudet : mytiliculteurs depuis trois générations

Hugo Baudet et sa compagne Marion ont repris l'affaire familiale en 2011Hugo Baudet et sa compagne Marion ont repris l'affaire familiale en 2011

Source : Le Courrier du Pays de Retz

L’atout culinaire de La Plaine sur Mer, c’est sa moule de bouchot. Ce petit mollusque qui fait le bonheur des pêcheurs à pied est aussi un vecteur économique majeur pour la commune. Une entreprise tient les rênes en ce domaine. Et cela dure depuis 60 ans. Créée en 1954 à Port-Giraud par le conchyliculteur Jean Donarier, elle est reprise en 1966 par Pierre Baudet. Son fils Patrick lui succède en 1978. La société compte une quinzaine de salariés, auxquels s’ajoute une dizaine de saisonniers.

Devenue à l’étroit dans ses murs, et souhaitant poursuivre son développement, Patrick et Marie Baudet décident de déplacer l’entreprise dans la zone d’activité du Marais, entre la Prée et la Tara où elle trouve place en 2007. Les locaux, plus vastes et fonctionnels, aux normes sanitaires européennes, se dotent d’un système de douchettes alors unique en France, servant à purifier les coquillages avant leur mise en vente. Aujourd’hui des bassins de purification encore plus performants remplacent ce système.

Une entreprise qui se visite !

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Pays-Bas, Zélande : le premier jour de la récolte des moules, un événement à Yerseke

Reportage en Zélande, région du sud des Pays-Bas qui produit la moule de la Braderie de Lille. Début septembre 800 tonnes seront englouties par les quelque 2 millions de visiteurs. Mercredi 16 juillet, événement à Yerseke avec le premier jour de récolte. 

Récolte des moules en vue de la braderie de Lille



Source : France 3 Nord Pas-de-Calais

Ce sont les stars de la braderie - les moules - consommées sans modération... Savez-vous qu'elles proviennent majoritairement des Pays-Bas ? La récolte vient tout juste de débuter là-bas. Direction la petite ville d'Yerseke, sur l'Escaut oriental où se sont rendus Marie-Noëlle Grimaldi et Dominique Dumont. Voici leur reportage ci-dessus.

Si le mosselman trône à l'entrée du port, c'est que depuis 150 ans, à Yerseke, toute l'économie tourne autour de la mytiliculture. Cette petite ville de 6500 habitants est le plus gros producteur de moules du pays, 70 navires récoltent le coquillage.

Alors après trois mois de pause dans la production, le premier jour de récolte est un véritable événement.


La France absorbe un quart de la production des Pays-Bas. Mais les Belges sont loin devant nous. D'où la présence des principaux médias du pays.

Et cette année la moule de Zélande est effectivement plus petite mais pas de quoi décevoir ce chef étoilé. Edwin Vinke a même accepté de nous confier son petit secret : "Cuisez les vraiment rapidement sinon elles deviennent caoutchouteuse et aussi ne mettez pas trop d'ingrédients, la moule doit s'exprimer par elle-même."

Pour le premier jour de récolte, près de 400 tonnes ont été ramassées… Il en faudra deux fois plus pour alimenter la braderie de Lille début septembre.

La nouvelle moule de Zélande arrive et sera bien présente à la braderie de Lille

La moitié des 400 tonnes de moules consommées à la braderie de Lille vient de la Zélande (Pays-Bas). A Yerseke, dans l’Escaut oriental, on commence tout juste les premières récoltes de la saison.

Source : Nord Eclair

La « terre de la mer » a dévoilé son nouveau cru. La moule de Zélande 2014 a une petite coquille, certes, mais une grosse chair. Pêchées depuis mardi dernier à Yerseke, à moins de 2h de Lille, les moules néerlandaises auront une place de choix à la braderie des 6 et 7 septembre prochain  : elles font jeu égal avec les moules de Bouchot. Mais pour Yerseke, où sont récoltées et transformées les moules de Zélande, la manifestation représente 4  % de la production annuelle, soit 200 tonnes de mollusques. Et chaque année, c’est près d’un quart des exportations néerlandaises qui sont à destination de la France. Loin devant, la Belgique, qui importe les deux tiers de la production de moule de Zélande, en particulier pendant la saison touristique.

« Les Français, eux, consomment énormément de moules à la rentrée, avec un second pic au début de l’année. Je ne devrais pas le dire, mais ils préfèrent quand même les moules de Bouchot, qui sont moins iodées » avoue Ineke Nijssen, la porte parole de l’Office des moules de Zélande, qui regroupe les mytiliculteurs néerlandais. Une moule élevée sur pied en France, alors qu’elle est raclée au fond de la mer aux Pays-Bas, une fois à maturité (vers 2 ans).

De l’Escaut à l’assiette

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Pêche en Normandie. Sur l'Enzo, la moule de Barfleur pêchée à la drague

Belle, blonde et sauvage de pleine mer... c'est la saison de la moule de Barfleur ! Embarquement à Saint-Vaast (Manche) sur l'Enzo, avec Mickaël Hubert et ses quatre marins.

Source : Ouest France par Xavier Oriot

20 h 30 sur le port de Saint-Vaast-la-Hougue. Un soleil encore généreux perce les nuages quand toute la Normandie est sous la pluie. Mickaël Hubert, patron de pêche, et ses quatre hommes embarquent sur l'Enzo, bateau de 12 m qui porte le nom de son fils. Il restera à moins d'un mile de la côte pour pêcher la moule de Barfleur. Cette moule sauvage par 13 m et jusqu'à 60 m de fond dans la Manche, pêchée avec une drague, quand celle de Bouchot est d'élevage sur ses pieux.

Blonde et ivoire

La blonde de Barfleur doit ce deuxième nom à une coquille aux reflets dorés. Sa chair ivoire est plus charnue et elle est reconnaissable avec son petit crabe ; « il y en a moins, seulement deux à trois par kilo » a relevé Mickaël, 43 ans, pêcheur de moules « depuis l'âge de 14 ans. Comme mon père et mon grand-père. Ça fait 16 ans que je suis à mon compte ». Le jeune patron aime son métier « Je ne ferais pas autre chose. Même dans une autre vie. J'aime la liberté ». Un travail pénible ? « Trois heures en mer cinq jours sur sept, du dimanche au jeudi, il ne faut pas se plaindre ».

La pêche de la moule de Barfleur est réglementée. L'ouverture est fixée le 15 juin jusqu'en novembre « après on passe à la coquille Saint-Jacques dans la baie de Seine. Il arrive que l'on passe de la moule à la coquille le même jour. On ne dort pas beaucoup ». La quantité pêchée est limitée à 480 kg par homme embarqué rémunéré à la part plus rémunatrice, ce qui fait 2,4 tonnes à cinq sur l'Enzo. On ne pêche que de 21 h à 18 h 30 le lendemain. Selon les marées, Mickaël pêche le soir ou la nuit « pour m'occuper des livraisons, de la paperasse et de la vente directe en journée avec ma femme ».

Lame d'1,60 m de large

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65 pêcheurs

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Le tonnage annuel de 6 500 à 7 500 tonnes (80 par jour) n'est pas comparable aux 65 000 tonnes de moules de bouchot. 900 tonnes majoritairement distribuées en Normandie bénéficient du label Normandie fraîcheur mer et d'une charte qualité depuis 2001. Cet été, l'Ifremer a relevé une ressource importante. C'est heureux : la grosse période de consommation, du 14 juillet au 15 août, commence.

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Pénestin

Au phare de Tréhiguier, à la découverte de l'histoire des moules

Sur le port de Tréhiguier, la maison de la mytiliculture retrace la culture des moules. L'exposition a pris place dans un phare, construit en 1880. « Il a été ouvert jusqu'en 1989. Puis, il a fallu le fermer à cause de l'envasement de l'estuaire. Les bateaux ne distinguaient plus le phare », explique Frédéric Brettier, en charge de la communication et du patrimoine à la mairie de Pénestin. En 1996, la mairie décide alors de racheter la bâtisse pour en faire un musée. Du haut de son toit, elle offre un beau panorama sur l'estuaire de la Vilaine. « Ce phare est un élément important du patrimoine architectural de Pénestin. »

Source : Ouest France par Katell Morin.

Trois salles d'exposition

Dans ce musée, trois salles d'expositions permettent de découvrir les aspects de production et de traçabilité des moules de Bouchot. « La mytiliculture est une activité importante dans notre secteur. Une trentaine de chantiers mytilicoles entoure la commune. Ici, on est dans une région de production et non d'élevage », poursuit Frédéric Brettier. Dans la salle du bas, on découvre la petite coquille bleue dans son milieu naturel. À l'étage, une salle d'exposition est consacrée à la mytiliculture d'autrefois et l'autre, à l'activité des mytiliculteurs aujourd'hui. L'exposition est agrémentée de vidéos qui dévoilent ce métier, l'histoire de la Mine d'or, site emblématique de Pénestin avec ses falaises de couleur ocre, et l'origine du port de Tréhiguier.

Journées de la myticulture

Ce vendredi 18 juillet et le mercredi 20 août, la municipalité organise ses journées de la mytiliculture, sur le port de Tréhiguier. Une visite guidée du phare-expo sera conduite par un professionnel de l'élevage des moules. Elle sera suivie de la découverte d'un chantier mytilicole, puis d'une soirée Mytilus sur le thème des pirates, proposée par la confrérie des Bouchoteurs et la ville. Au programme : concert et premier challenge des mangeurs de moules. Les réservations se font à l'office de tourisme (02 99 90 37 74). Le premier groupe partira à 14 h 15. La deuxième visite est programmée à 15 h 45. Port de Tréhiguier, à Pénestin. Cette manifestation est gratuite.

Visites guidées

La maison de la mytiliculture est ouverte tous les jours durant l'été, de 10 h 30 à 12 h 30 et 15 h à 18 h. Des visites guidées sont également proposées tous les mardis, du 8 juillet au 19 août, de 15 h à 17 h. Tarifs : - de 7 ans : gratuit ; 7-12 ans : 2,70 € ; adultes : 3,70 €.

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Le 22 Juillet 2014

Blocage du port des Minimes de La Rochelle par les conchyliculteurs



Reportage d'Eric vallet et Pierre Lahaye. Intervenants: Benoit Durivaud, mytiliculteur vice-pdt comité régional de la conchyliculture, Daniel Coirier, ostréiculteur vice pdt colité régional de la conchyliculture.

Source : France 3 Poitou-Charentes  Par Nicole Bremaud

Une trentaine de professionnels manifestent contre la mortalité accrue de leurs coquillages. Dès midi et demi ils ont surpris en bloquant avec leurs bâteaux et en disposant des filins à l’entrée du port de plaisance des Minimes.

L'opération a duré une bonne partie de la journée. Vers 15 heures les marins ont laissé passer les 130 jeunes qui participent au championnat du monde de voile classe Europe. Après l'opération escargot menée samedi au péage du pont de l'île de Ré, les ostréiculteurs et mytiliculteurs de Charente-Maritime se mobilisent une nouvelle fois. Frappés par une forte mortalité des coquillages, ils espèrent se faire entendre des pouvoirs publics et veulent sensibiliser le public à la dégradation de l'environnement du milieu marin. Les causes sont multiples mais ils pointent notamment les rejets dûs aux travaux dans les ports.

La conchyliculture représente 1200 entreprises en Charente-Maritime qui font travailler directement 6000 permanents. La Charente-Maritime est le plus grand site de production et de reproduction naturel d'Europe avec 3.000 hectares de parcs en mer et 2.000 hectares de claire, bassin creusé dans les terres argileuses du littoral, produisant notamment les huîtres Marennes Oléron.

Les ports rochelais investis par les conchyliculteurs

Source : Sud Ouest Publié le 23/07/2014 par Oscar Barthe

Hier, le port de plaisance et le Vieux Port ont été bloqués.

Après avoir paralysé le pont de l'île de Ré samedi (nos précédentes éditions), les conchyliculteurs se sont attaqués hier à deux ports rochelais. Arrivés à pied vers 12 heures, une trentaine de professionnels ont d'abord manifesté sur le port des Minimes et distribué des tracts. Ils ont ensuite bloqué l'entrée du port avec le concours d'une vingtaine de bateaux venus en renfort de Chef-de-Baie. Levant le blocus aux alentours de 16 heures, les conchyliculteurs ont ensuite investi le Vieux Port à grand renfort de fumigènes et de cornes de brume. Ils ont finalement évacué les lieux une heure plus tard.

70 millions d'euros de pertes

Les conchyliculteurs manifestent notamment pour attirer l'attention sur la mortalité accrue de leurs coquillages. Mettant en cause une dégradation du milieu marin d'origine encore inconnue, il estime que leurs pertes se sont élevées entre 2012 et 2014 à 70 millions d'euros. Selon les évaluations, près de 10 000 tonnes d'huître et 12 000 tonnes de moules seraient mortes prématurément sur cette période. En tout, c'est quasiment 6 000 emplois qui sont menacés en Charente-Maritime. Conscient de la situation, le député Olivier Falorni a fait savoir hier qu'il avait sollicité le gouvernement pour leur venir en aide.

La grogne bloque deux des ports de la ville

Le député en appelle au gouvernement

Source : Sud Ouest Publié le 23/07/2014 à 06h00 par Oscar Barthe

Confrontés à la forte mortalité de leurs coquillages, ces professionnels ont bloqué le port de plaisance, hier, puis investi le Vieux Port.

Après le pont de l'île de Ré samedi (lire nos éditions précédentes), c'était au tour des ports rochelais de faire les frais de la grogne des conchyliculteurs, hier. À midi, une trentaine d'éleveurs sont venus manifester - à terre - et distribuer des tracts sur le port des Minimes pour dénoncer la mortalité accrue de leur production. Ils ont été rejoints une heure plus tard par une quinzaine de bateaux récolteurs venus de Chef-de-Baie. Soutenus par plusieurs membres du collectif Sauvons nos entreprises fraîchement sortis du tribunal de grande instance de La Rochelle (lire page 17), du vice-président de l'association Poitou-Charentes nature et d'un représentant de la mairie de Bourcefranc, ils ont alors décidé de bloquer l'entrée du port des Minimes. Une décision surprise puisque le matin même encore, le président du Comité régional de la conchyliculture Gérald Viaud parlait de « filtrer seulement » voire d'un défilé. Mais en son absence, les professionnels disposaient finalement leurs bateaux entre la digue du Lazaret et la digue Nord. Bloquant tout passage.

Échanges d'amabilités

« C'est dommage pour les plaisanciers et les régatiers du championnat de Moth Europe, mais nous avons vraiment besoin d'attirer l'attention sur notre situation », expliquait Jean-François Raymond, un mytiliculteur d'Oléron.

Chez les compétiteurs venus participer cette semaine à ce championnat du monde organisé par la SRR (Société des régates rochelaises), l'ambiance est restée plutôt détendue et bon enfant. « C'est dommage pour les courses qui doivent être courues aujourd'hui, mais ça leur donne un petit peu de répit », confiait un parent venu de Suède pour encourager son fils.

Du côté des plaisanciers, en revanche, l'ambiance s'est quelque peu électrisée, certains tentant même de forcer le barrage en passant sous les amarres tendues par les conchyliculteurs. Rares sont ceux qui ont réussi à passer. Les autres continuaient de râler. De quoi donner lieu à quelques échanges d'amabilités plutôt imagés.

Suite à des négociations avec la SRR, les manifestants ont finalement décidé de lever le blocus vers 15 heures, du moins pour laisser passer les compétiteurs et le comité de course. Ils se sont définitivement retirés vers 16 heures, mais n'en sont pas restés là.

Cornes de brume

Laissant libre l'accès au port des Minimes, les bateaux se sont rués sous un tonnerre de cornes de brume entre les deux tours, accompagnés d'un chalutier et de marins-pécheurs venus se joindre aux festivités...

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La Rochelle: des conchyliculteurs bloquent le port de plaisance pour se faire entendre

Des conchyliculteurs protestent contre la dégradation du milieu marin

Source : Charente Libre / AFP

Les conchyliculteurs veulent attirer l'attention sur la dégradation croissante du milieu marin et ses conséquences sur la production. Les conchyliculteurs veulent attirer l'attention sur la dégradation croissante du milieu marin et ses conséquences sur la production.

Une vingtaine de bateaux et quelque 200 conchyliculteurs ont bloqué ce mardi pendant plusieurs heures l'accès au port de plaisance de La Rochelle, pour attirer l'attention sur la dégradation croissante du milieu marin et ses conséquences sur la production.

"Nous sommes 25 bateaux et quelque 200 ostréïculteurs et mytiliculteurs. On va bloquer jusqu'à 16h et ensuite nous distribuerons des tracts sur la dégradation du milieu marin", a déclaré par téléphone l'un de leurs porte-paroles, Benoît Duriveaud.

Le port de plaisance des Minimes à La Rochelle est le premier de la façade atlantique, avec 4.500 emplacements. La capitainerie a indiqué avoir prévenu par radio les plaisanciers, plus nombreux en cette période de vacances, du blocage du port jusqu'à 16h.

La conchyliculture occupe quelque 3.000 entreprises en France, soit près de 9.200 emplois, selon des chiffres du ministère de l'Ecologie et du développement durable datant de 2011.

"Personne ne fait rien"

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Pollution : l’état déplorable des eaux de certains bassins français


Une équipe française (EDF, CNRS-Université de Lorraine), suisse (Institut fédéral de science et technologique aquatique, Dübendorf) et allemande (Universités de Leipzig et de Coblence-Landau) vient de publier dans les PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) une analyse des pollutions organiques sur 4000 sites européens disposant de mesures.

Source : Oce2015

Parmi les principales conclusions de ce travail :
  • 223 composés chimiques sont identifiés en rivière ;
  • aux doses mesurées, ils présentent un risque toxique aigu (14% des cas) et chronique (42%) pour les invertébrés, les algues et les poissons ;
  • les substances les plus dommageables sont les pesticides, les tributylétain (TBT), les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les ignifuges bromés ;
  • l’effet cocktail (interaction et potentialisation des substances) n’a pas été modélisé, de sorte que l’évaluation de toxicité est éventuellement sous-estimée ;
  • toutes les substances artificielles chimiques ne sont pas analysées (notamment pas les molécules médicamenteuses à effet perturbateur endocrinien) et tous les sites n’ont pas la même qualité de mesure.

Le constat est donc celui d’un échec de la politique de qualité de l’eau, notamment en France comme le démontrent les cartes en illustration. On constate notamment que les bassins Seine-Normandie et Loire-Bretagne figurent parmi les plus pollués d’Europe occidentale.

Combien de temps va-t-on prétendre que la continuité écologique longitudinale est une mesure prioritaire pour l’atteinte du bon état écologique au sens de la Directive-cadre 2000 sur l’eau ?

Quand les Agences de l’eau et la Direction de l’eau et de la biodiversité au Ministère de l’Ecologie vont-elles reconnaître la responsabilité de leur échec ?

Il devient urgent de sortir de l’idéologie (ou du jeu des lobbies en Comités de bassin), de regarder ce que nous disent les mesures et d’agir en conséquence pour dresser les besoins prioritaires de nos rivières, et non l’absurde cosmétique  effacement d’ouvrages hydrauliques.
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Référence : E. Malaj et al., Organic chemicals jeopardize the health of freshwater ecosystems on the continental scale, PNAS, en ligne, 16 juin 2014.

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Création d'un parc à moules à Damgan. Près de 200 manifestants à Vannes


Source : Ouest France / 22 Juillet 2014

Ce matin, à Vannes, près de 200 personnes ont manifesté leur opposition à la création d'un parc à moules de bouchot au large de Damgan. Elles ont été reçues en préfecture.

"Non aux Bouchots, conservons nos littoraux". Le slogan a résonné dans les rues de Vannes ce matin. Près de 200 personnes ont répondu à l'appel du comité de défense de la baie de Kervoyal et du littoral damganais. Elles manifestaient contre le projet d'implantation d'un parc de moules de bouchots de 14 ha au large de Damgan.

Le projet, actuellement en enquête publique, est porté par le GIE des Mâts, qui regroupe six conchyliculteurs, de Pénestin et du Tour-du-Parc.

Une délégation d'opposants a été reçue en préfecture en fin de matinée. "Nous avons rappelé les conséquences économiques désastreuses qu'entraînerait l'installation de ce parc à moules, souligne Jacques Mathieu, président du comité. Les bouchots dans une station balnéaire font fuir les touristes".

Le comité craint également une augmentation de l'envasement de la Vilaine et dénonce la "pollution visuelle" d'un tel parc face à la grande plage.

Il relance l'idée d'un parc à moules sur filières.

Damgan. Le projet de parc de moules de bouchots à l'étude

Source : Ouest France par Christine Baucherel

13 500 pieux

« C'est un petit parc, entouré de roches, assure Bernard Thobie, mytiliculteur à Pénestin et président du Groupement d'intérêt économique (GIE) des Mâts. Nous aurions pu le faire sur 100 ha, mais nous ne voulions pas nous retrouver en zone de plaisance. Il faut de la place pour tout le monde. » Le GIE porte un projet de parc de moules de bouchot au large de Damgan. Il compterait 13 500 pieux regroupés en 18 plots répartis sur 14 ha.

Enquête publique

Le projet fait l'objet d'une enquête publique jusqu'au 29 juillet (Ouest-France de mardi). L'État peut accorder une concession du domaine public maritime de 35 ans. Une trentaine de concurrents du GIE des Mâts, seraient également intéressés. Après l'enquête, deux commissions départementales émettront un avis. Puis le préfet aura la main. Si la concession est accordée, les travaux pourraient démarrer en 2015 ou 2016.

Opposition

Fermement opposé au projet, le comité de défense de la baie de Kervoyal et du littoral damganais était à la Délégation de la mer et du littoral, à Vannes, pour consulter le dossier. « Il est écrit que « la mytiliculture n'est pas une activité polluante par nature ». Qu'ils viennent voir sur place ! », s'exclame Annick Lozevis, membre de l'association. En réunion à Damgan, samedi, le comité prépare une manifestation le mardi 22 juillet à 10 h, du port de Vannes à la préfecture.

Envasement

Pour le comité de défense de la baie de Kervoyal, le risque majeur d'un nouveau parc à moules de bouchot en baie de Vilaine, c'est l'envasement. Avec, à terme, le recul du tourisme et les pertes d'emplois liés à cette économie. « L'envasement dû aux pieux de bouchots est un épiphénomène par rapport à la responsabilité du barrage d'Arzal. Nous pensons, et les scientifiques le démontrent, que les bouchots n'y contribuent que de manière très limitée spatialement et quantitativement », relativise, de son côté, une autre association environnementale, Défense et sauvegarde de la Baie de Vilaine (DSBV).

Études

Qu'en dit le GIE des Mâts ? « Pour avoir des éléments objectifs, nous avons demandé au bureau d'études DHI, qui a travaillé pour l'Institution de la Vilaine, une modélisation hydrosédimentaire du secteur », explique Bernard Thobie. Ses conclusions ont abouti à un changement d'orientation de la future concession « pour limiter au maximum les effets du parc sur la courantologie et de fait, sur le piégeage des sédiments ». Une autre étude a été commandée à l'Université de Bretagne Sud. La notice d'impact, elle, cite des lieux où les pieux n'ont pas entraîné ou augmenté l'envasement.

Et les moules sur filière ?

C'est le compromis que suggère Jacques Mathieu. Installer des cordes au lieu de pieux. « Il faudrait une surface de 200 ha et cela aurait des conséquences sur la plaisance ! », s'exclame Bernard Thobie.

Moules sur filières. Les opposants sensibilisent les vacanciers

Saint-Coulomb - 21 Juillet

Les opposants sont allés à la rencontre du public sur la plage du Guescin, à Saint-Coulomb. Les opposants sont allés à la rencontre du public sur la plage du Guescin, à Saint-Coulomb. | Stéphanie Bazylak

Source : Ouest France par Stéphanie Bazylak

Les opposants au projet de moules sur filières au large de Saint-Coulomb ont distribué des tracts. Ils veulent alerter l'opinion. Le projet a pourtant déjà été approuvé.

Fin juin, Patrick Strzoda, préfet de la région Bretagne et d’Ille-et-Vilaine, a validé la demande de concession expérimentale du comité régional de la conchyliculture au large de Saint-Coulomb. Depuis, les opposants ne désarment pas.

Tracts sur la plage du Guesclin

Ce lundi après-midi, ils ont distribué des tracts sur la plage du Guesclin, à Saint-Coulomb. « On veut sensibiliser les estivants, explique Marcelin Daniel, président de l’association de la Côte d’Émeraude pour l’environnement et la qualité de vie (Aceqv). Leur dire que si on ne fait rien, ils n’auront plus de plage bientôt. »

19 ha au large de Saint-Coulomb

Le projet expérimental prévoit quatre filières de 100 mètres de long, dont trois subflottantes et une en surface, sur une superficie de 19 ha au total, située à plus de trois kilomètres de la côte. Durée des tests : trois ans.

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Le 19 Juillet 2014

Pont de l’île de Ré : la mobilisation des conchyliculteurs perturbe la circulation


Les conchyliculteurs ont décidé de bloquer l'accès au pont de l'île ce samedi. Une action qui perturbe fortement la circulation aux abords du pont et au nord de La Rochelle.

Source : Sud Ouest

Depuis 7h30 ce samedi matin et jusqu'en début d'après midi, environ 200 ostréiculteurs et mytiliculteurs bloquent l'accès au pont de l'île de Ré. Le barrage filtrant mis en place provoque des bouchons dans le secteur, il est donc préférable d'éviter la zone.

Cette opération organisée par le comité régional des conchyliculteurs vise à alerter les automobilistes et les pouvoirs publics sur les problèmes de surmortalité des huîtres et des moules et la baisse croissante de leurs productions depuis plusieurs années.

"Les pouvoirs publics et les élus assistent à la mort lente des écosystèmes dans l'indifférence générale" explique Gérald Viaud, prédident du Comité Régional de la Conchyliculture. "Nous souhaitons sensibiliser les citoyens à l'écologie, à l'écosystème et à la biodiversité. Aujourd'hui nos coquillages sont les sentinelles du milieu marin, demain les plages seront menacées et les baignades deviendront impossibles si nous ne faisons rien".

En 2013, selon les chiffres de la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer), les producteurs ont perdu 10 000 tonnes d'huîtres, soit un manque à gagner de plus de 50 millions d'euros.

Les conchyliculteurs distribuent des tracts aux abords du pont pour sensibiliser les automobilistes sur les difficultés qu'ils rencontrent.

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La Rochelle : Manifestation de conchyliculteurs
    
Source : Ouest France

Ils subissent des problèmes de surmortalité des huitres et des moules. Ils ont provoqué samedi un ralentissement de deux kilomètres sur le pont menant à l'île de Ré.

Le rassemblement, organisé par le comité régional de conchyliculture (CRC) a débuté à 7h30 avec quelque 200 camions et autant de manifestants ralentissant l'accès au péage du pont de l'île de Ré.

A 13H00, le bulletin du centre régional d'information et de coordination routières faisait état de 2,5 kilomètres de ralentissement au péage rendu gratuit par les manifestants qui ont mis un terme à leur action avant 14H00.

Le sentiment de ne pas être écoutés

« Ca fait 30 à 40 ans qu'on répète la même chose, on a le sentiment de ne pas être écoutés », s'est lamenté  le président du comité national conchylicole, Gérald Viaud.

« Pour les huîtres, on est dans la continuité des mortalités observées depuis 2008. Aujourd'hui, ça s'agrandit aux moules, aux pétoncles, aux coquilles-saint-jacques. Si ça continue, on s'apercevra que l'eau est contaminée, il n'y aura plus de baignade ».

Protection sanitaire réclamée

Les manifestants réclament « la restauration de leurs milieux de production » avec notamment « la protection sanitaire autour des gisements de coquillages ».

En 2014, les mytiliculteurs de la Baie de l'Aiguillon ont vu mourir la quasi-totalité des moules. Deux agents pathogènes ont été identifiés, présents depuis longtemps dans le milieu, mais il n'est pas encore expliqué pourquoi ils sont soudain devenus mortels.

1200 entreprises en Charente-Maritime

La conchyliculture représente 1.200 entreprises en Charente-Maritime qui font travailler directement 6.000 permanents. La Charente-Maritime est le plus grand site de production et de reproduction naturel d'Europe avec 3.000 hectares de parcs en mer et 2.000 hectares de claire, bassin creusé dans les terres argileuses du littoral, produisant notamment les huitres marennes Oléron.

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Conchyliculteurs et pêcheurs de Thau très inquiets des mortalités 


Jean-Marie Ricard, prud’homme major de Thau (au centre), Marc Chastel et Jean-Claude Archimbeau, ostréiculteurs, sont très inquiets des mortalités violentes sur les coquillages. (Photo : Hélène Scheffer)

Depuis la fin juin, les mortalités touchent les moules, les huîtres matures et même les palourdes de l’étang de Thau. Les professionnels voudraient comprendre pourquoi.

Source : Le Marin

Jean-Claude Archimbeau, ancien président du comité régional conchylicole (CRC) de Méditerranée, est le témoin de mortalités violentes qui touchent les huîtres de Thau, à commencer par l’exploitation familiale exploitée par son gendre, Marc Chastel. Au point qu'un matin, il a fallu trier plus de 900 huîtres de calibre n° 2 pour faire un casier de 50 coquillages, les autres étant mortes ou très faibles.

Pourtant, les mortalités sont arrivées tardivement dans le sud cette année, après le 20 juin. Mais en trois jours, tout s’est déclenché. Les moules meurent elles aussi, quand elles ne sont pas croquées par les dorades. Et les pêcheurs sont très alarmés des mortalités de palourdes.

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Banc d'Arguin : le décret régularisant la présence des ostréiculteurs à l'enquête publique

Le si attendu décret modificatif de la Réserve naturelle nationale du banc d'Arguin sera soumis à enquête publique du 4 août au 5 septembre.

Source : Sud Ouest

Il était attendu et le voilà : le décret de modification de la réserve naturelle nationale du banc d'Arguin sera soumis à enquête publique du lundi 4 août au vendredi 5 septembre dans les mairies de Lège-Cap-Ferret et de La Teste-de-Buch. Ce décret fixe les règles sur cet espace protégé et régularise la présence des ostréiculteurs dans cette zone. Ainsi, 45 hectares seront dévolus à l'ostréiculture, contre 5 dans le précédent décret datant de 1986.

Autre nouveauté, le mouillage sur le banc est autorisé du lever au coucher du soleil et non plus la nuit comme auparavant. La nuit toujours, il est interdit de débarquer et de circuler sur les parties émergées ou sur l'estran. Les animaux domestiques (chiens, chats, etc) n'ont plus le droit de débarquer sur la plage, de nuit comme de jour.

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Le 17 Juillet 2014

Le « Guide des espèces » de « PdM », outil pour les pros des produits de la mer

Le Guide des espèces 2014 de notre confrère Produits de la mer, édité par Infomer, la société d’édition du marin, vient de sortir. Mise à jour et augmentée, cette édition 2014, la 5e du nom, propose de découvrir un peu plus de 70 espèces de poissons, mollusques et crustacés produits par la pêche française ou importés.

Source : PDM

À chacune de ces entrées, le Guide des espèces fournit les chiffres clés de la consommation et du commerce, ainsi que l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur chaque espèce. Et, pour les principales d’entre elles, des producteurs ou importateurs témoignent de leur vision du marché. Une quarantaine de professionnels donnent ainsi leurs conseils, avis et astuces.

Nouveauté de cette année, la rubrique « Regards d’avenir » condense sur chaque fiche état et gestion des stocks, avis des ONG, ou encore les démarches de labellisation ou de certification de durabilité.

30 euros l’exemplaire, offert avec l’abonnement (120 euros). À découvrir aussi sur www.pdm-seafoodmag.com

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Le 16 juillet 2014

La saison des moules est partie: près de 400 tonnes de moules vendues à la criée de Yerseke

Illustration : copie d'écran du site de Prins & Dingemanse, l’un des principaux producteurs de moule de Zélande établis à Yerseke (Hollande)


Les 12 premiers lots de moules de Zélande vendus aux enchères mercredi à la criée de Yerseke ont trouvé acquéreur en moins de 20 minutes. Au total, 392,3 tonnes nettes de moules ont été acquises par les principaux producteurs néerlandais du marché.

Source : Sudinfos

Les 12 premiers lots, qui correspondent au chargement de 12 bateaux de pêche, ont été acquis à des prix oscillant entre 0,75 et 1,75 euro le kilo. En moyenne, chaque bateau récolte environ 50 tonnes par trajet.

«Il est encore difficile de donner un prix précis pour le consommateur», avance-t-on chez Prins & Dingemans, l’un des principaux producteurs établis à Yerseke. Celui-ci traite en pleine saison entre 80 et 100 tonnes par jour et la moitié de sa production environ est destinée au marché belge, selon un responsable commercial de l’entreprise.

La saison des moules de Zélande s’est ouverte mercredi à Yerseke. Au total, 57 millions de tonnes sont produites chaque année aux Pays-Bas. Les coquilles sont cette année de tailles relativement modestes, mais bien remplies, se réjouissent les mytiliculteurs zélandais.

Les premières moules de Zélande sont arrivées

La saison des moules de Zélande s'est ouverte mercredi à Yerseke (Zélande, Pays-Bas), où les premiers mollusques ont été pêchés. Elles seront disponibles en magasin et dans les restaurants dès jeudi. Les coquilles sont relativement petites, mais bien remplies et la chair est d'excellente qualité, se réjouissent les mytiliculteurs zélandais.

Source : 7sur7

"Un goût saumâtre, salé et iodé qui rend les moules de Zélande uniques", tels ont été les premiers commentaires des mytiliculteurs de Yerseke à l'issue de la récolte inaugurale.

Pour obtenir l'appellation, les moules, qui peuvent notamment provenir de la mer des Wadden, se doivent d'être rincées naturellement dans une parcelle située au fond de l'Escaut oriental. Les premiers lots de moules seront vendus aux enchères, mercredi après-midi à la criée de Yerseke.

La croissance des moules, qui ont besoin de deux ans pour arriver à maturité, dépend des conditions naturelles. La longue période hivernale de 2012 a entraîné un ralentissement du développement des coquilles, ce qui peut expliquer la taille relativement modeste des mollusques de cette année, expliquent les mytiliculteurs.

Quelque 700 millions de tonnes (plutôt en kg NDLR) de moules sont produites chaque année dans le monde, dont 57 millions aux Pays-Bas, où les moules sont pêchées sur une superficie d'environ 6.000 hectares depuis 150 ans. La plupart de la production néerlandaise exportée est destinée aux marchés belge (65%) et français (23%).

La saison des moules s'étend de mi-juillet à mi-avril, contrairement à la croyance généralement répandue selon laquelle il convient d'en consommer uniquement lors des mois en "re".

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Le Syndicat mer et littoral (SMEL) recrute un Technicien pêche et aquaculture (H/F)

Vacance de poste
Catégorie B
Filière technique
Identification du poste
Service:SMEL – Centre expérimental
Résidence administrative : Blainville sur Mer
Lien hiérarchique:Directeur
Cadre d'emploi ou grade:cadre d'emploi des techniciens
Date de prise de fonction : dès que possible
Fonctionnaire ou contractuel (contractuel 1 an renouvelable)
Missions/Activités
  • soutien technique aux actions et expérimentations menées au centre expérimental du SMEL à Blainville sur mer (mise en place et suivi d’expérimentations).
  • Soutien à la gestion et à l’entretien des moyens d’intervention et du bâtiment, aux actions de communication.

Profil et compétences requises
Compétences :
- Connaissance dans les domaines de l’aquaculture, de la biologie marine et de l’expérimentation scientifique
- Permis B et permis bateau
- Compétences en plongée sous-marine souhaitées (formation professionnelle ultérieure programmée)
Profil :
- Technicien pêche et aquaculture (niveau minimum BAC + 2 souhaité)
- Esprit d’équipe
- Autonomie

Spécificités liées au poste
Cycle de travail particulier:
Horaires non fixes
Astreintes : week end et fériés

Renseignements pratiques
Personne à contacter pour les renseignements sur le poste :
Olivier Richard, directeur du centre expérimental, 02 33 76 57 70
Personne à contacter pour les renseignements administratifs:
Christophe Géland, responsable recrutement-mobilité, 02 33 05 95 67
Candidature (curriculum vitae + lettre de motivation) à adresser à :
Monsieur le Président du Conseil Général
Direction des Ressources Humaines
50050 SAINT-LO cedex
Pour les candidatures internes:voie hiérarchique

Date limite de candidature :15/08/2014

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Le 15 Juillet 2014

Moules de bouchot : une bactérie inquiète

Pour Joseph Costard, vice-président de la section conchylicole de la Manche et de la Mer du Nord, il faut être vigilant quant à l'arrivée d'une nouvelle bactérie qui décimerait les moules d'élevage. Pour Joseph Costard, vice-président de la section conchylicole de la Manche et de la Mer du Nord, il faut être vigilant quant à l'arrivée d'une nouvelle bactérie qui décimerait les moules d'élevage. |

Source : Ouest France

Alors que le taux de mortalité des huîtres perdure, la conchyliculture manchoise s'inquiète pour les moules de bouchot avec une mortalité en hausse en Charente. Une nouvelle bactérie est en cause.

Inquiets pour les moules


Vice-président de la section conchylicole de la Manche et de la Mer du Nord, Joseph Costard s'inquiète d'une mortalité inhabituelle des moules dans les parcs de Charente. « L'inquiétude est grande en ce qui concerne la mortalité des moules de bouchot d'élevage et sauvage. Le taux de mortalité est en forte hausse en Charente et ce phénomène est dû à une nouvelle bactérie, et Joseph Costard de poursuivre sur l'analyse d'Ifremer. Cet organisme pense que le réchauffement climatique agit sur la qualité de l'eau. Ce qui provoque un déséquilibre de l'écosystème avec pour incidence le développement de bactéries. »

Pour la Normandie, le monde conchylicole est sur le qui-vive. « Nous craignons de voir arriver cette bactérie en Normandie. Nous avons mis en place un système de surveillance avec de fréquents prélèvements pour analyses. » La Normandie produit chaque année 18 000 tonnes de moules de bouchot.

Mortalité des huîtres

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Situation critique

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Pays de Retz : les mytiliculteurs épargnés par la mortalité

La Plaine-sur-Mer réunit le plus important regroupement de mytiliculteurs de Loire-Atlantique.

Source : Ouest France par Guillaume Perrodeau

À La Plaine-sur-Mer, la situation des mytiliculteurs contraste avec celle des entreprises du littoral du sud Vendée.

La Plaine-sur-Mer est le plus gros site de débarquement de moules de Loire-Atlantique. Pour l'instant, la saison des mytiliculteurs, dans ce secteur du pays de Retz, se déroule normalement « même s'il est encore trop tôt pour savoir si les tonnages seront identiques à l'année dernière », indique Hugo Baudet, président du syndicat de La Bouchot de l'Atlantique.

Une situation qui contraste avec la saison des mytiliculteurs du littoral sud Vendée et de Charente. Depuis avril, les entreprises de ce secteur font face à des taux de mortalité importants chez les moules, entre 80 % et 100 % (voir Ouest-France du 21 avril).

Les raisons de ce phénomène ont fait l'objet d'études et Dominique Souchet, le vice-président du conseil général de Vendée, a annoncé que l'État devrait lancer un véritable plan de soutien. Pour l'instant, ces difficultés ne touchent pas le secteur de La Plaine-sur-Mer. « Il n'y a pas de souci ou de perturbation à noter pour le moment », confie Hugo Baudet.

Des taux de chair de plus de 30 %

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Au coeur des moules Baudet à La Plaine-sur-Mer



Cela fait quarante-huit ans que l'entreprise Baudet est dans la mytiliculture. Davantage prisée en été,la moule requiert pourtant un travail sur toute l'année.

Source : Ouest France par Guillaume Perrodeau. 

Il est tout juste 9 h lorsque le chaland de l'entreprise Baudet effectue son retour dans le port de la Gravette, à La Plaine-sur-Mer. À son bord, Hugo Baudet et plusieurs autres employés reviennent de la pêche. « On passe environ cinq à six heures en mer », explique le mytiliculteur. Et parfois, le départ est matinal, dès 4 h.

Sur le chaland, des milliers de moules attendent. Tout justes enlevées de leurs pieux, elles sont entreposées dans des grands bacs de plastique. Elles seront ensuite transportées à terre avant d'être amenées à l'entreprise, située à quelques kilomètres de là. « Les moules passent alors une journée en bassin de purification avant d'être triées. »

Dans 24 heures, elles seront livrées par camion à des enseignes de supermarché, des poissonniers ou à des restaurateurs pour être consommées.

Et c'est comme ça depuis 1966, date où l'entreprise Baudet s'est créée. « Nous sommes une entreprise familiale, commence Hugo Baudet, mon grand-père a créé l'entreprise avant que mon père ne la reprenne et c'est maintenant mon tour depuis 2011. »

Pêche l'été, entretien l'hiver

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Le 15 Juillet 2014

Vous avez dit "invasif" !!! Du tranchant au piquant...

Zélande: l'huître japonaise rend la baignade dangereuse

Nos voisins bataves cherchent à se débarrasser des huîtres japonaises sauvages qui sont de plus en plus nombreuses en Zélande. Loin d’être inoffensifs, ces coquillages "ont déjà couté un orteil à des baigneurs et même, dans le cas le plus grave, tranché une artère".

Source : Le Vif par Muriel Lefevre

Les huîtres prolifèrent surtout dans les eaux de l’Oosterschelde, du Veerse Meer et du Grevelingenmeer. Elles représentent un danger pour les baigneurs et les amateurs de sports nautiques. Avec leur coquille particulièrement tranchante, elles peuvent causer de graves blessures allant jusqu’à l’amputation. Selon le bourgmestre de Noord-Beveland interviewé par le magazine néerlandais gratuit Sp!ts "Certains baigneurs ont perdu un orteil et d’autre se sont même sectionnés une artère entraînant une importante perte de sang". C'est pourquoi la province, les communes, le secteur touristique et les pêcheurs se sont associés pour se débarrasser d’un maximum de ces huîtres avant le pic de la saison touristique.

L’huître japonaise

Cette huître creuse originaire du nord-ouest du Pacifique a été importée en Bretagne au début des années 1970 pour remplacer les huîtres locales pratiquement éradiquées par une épidémie. Aidée par un réchauffement généralisé des eaux, la Crassostrea gigas va rapidement proliférer naturellement. Pour qu’elle puisse reproduire, il faut que l’eau atteigne les 18 à 20C. Une température régulièrement atteinte en été.

Autre spécificité de ce coquillage, il s’adapte aussi bien à l’eau douce qu’à l’eau de mer. Ces huîtres peuvent recouvrir des rochers, voire former des récifs particulièrement invasifs. Au-delà de sa prolifération sauvage dans diverses eaux européennes, l'huître japonaise reste aussi et surtout l'espèce d'huître la plus cultivée au monde.

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Sète : l’année des oursins après celle des méduses ?

Des "châtaignes de mer" plein les canaux et, en plage, des épines dans les pieds des baigneurs.

Source : Midi Libre

Ce sont les festivaliers du Worldwide qui, les premiers, s'en sont plaints. Il faut dire aussi qu'ils furent nombreux à y marcher dessus, dans quelques centimètres d'eau, plage de La Corniche. Et que la pâle tendreté du pied, souvent britannique, ne pouvait bien sûr résister à l'épine d'oursin. Plutôt habitués à craindre la "vive", ce poisson à la dorsale qui ne pardonne pas,...

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Le 12 Juillet 2014

Cocktail mortel pour les moules de Charente et Vendée

Depuis la mi-mars, date des premiers constats, une mortalité anormale et massive, non expliquée à ce jour, décime les moules de Vendée et de Charente-Maritime...

Jean-François Périgné dans Campagnes Solidaires - Juin 2014


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Le 11 Juillet 2014

Le poisson d’élevage remplacera-t-il le boeuf pour nourrir la planète ? 

Filtres à eau naturels, des pétoncles japonais géants prospèrent sur les déchets des poissons, dans une ferme expérimentale, au large de l’île de Vancouver, au Canada. L’exploitation utilise aussi des algues et des holothuries (concombres de mer) pour consommer les déjections des cages à morues charbonnières voisines. © Brian Skerry

L’élevage produit désormais davantage de poisson que de bœuf. Et ce n’est que le début. La « révolution bleue » résoudra-t-elle le défi alimentaire mondial ?



Dans un entrepôt sombre et humide, Bill Martin attrape un seau de boulettes marron qu’il déverse dans une longue cuve en béton. De gros tilapias blancs remontent en surface. Martin sourit devant leur appétit frénétique.

Il est le président de Blue Ridge Aquaculture, l’une des plus vastes fermes piscicoles couvertes du monde, située dans l’État américain de Virginie. « Le tilapia est le poisson de saint Pierre, celui avec lequel Jésus nourrissait la foule », explique-t-il de sa voix rauque.

Mais, à la différence de Jésus, Martin ne donne pas son poisson. Il vend chaque jour 5 t de tilapias vivants à des magasins asiatiques, de Washington à Toronto, et prévoit d’ouvrir une autre ferme sur la côte ouest.

« Mon modèle, c’est l’industrie de la volaille, précise Bill Martin. La différence, c’est que nos poissons sont parfaitement heureux.
— Comment le savez-vous ? dis-je, observant dans la cuve un tapis de tilapias si épais que, semble-t-il, saint Pierre pourrait marcher dessus.
— En général, leur façon de montrer qu’ils sont malheureux est de mourir. Et, jusqu’ici, je n’ai pas perdu une seule cuve de poissons. »

Une zone d’activités des Appalaches peut sembler un endroit étrange pour élever des millions de poissons du Nil. Mais des fermes aquacoles de taille industrielle surgissent partout. L’activité de l’aquaculture a été multipliée par quatorze depuis 1980.

En 2012, la production aquacole mondiale a excédé les 66 millions de tonnes. Pour la première fois, elle a nettement dépassé la production de bœuf, représentant près de la moitié des poissons et crustacés consommés sur la Terre.

On s’attend à ce que la croissance de la population et des revenus augmente encore la demande d’au moins 35 % en seulement vingt ans. Avec la stagnation des prises de poissons sauvages, estiment les experts, c’est de l’élevage que proviendra quasiment toute cette nourriture marine supplémentaire.

« Obtenir toutes les protéines dont nous avons besoin à partir des seuls poissons sauvages est impossible, affirme Rosamond Naylor, spécialiste des politiques alimentaires à l’université Stanford. Mais les gens sont méfiants à l’idée de recréer des élevages intensifs en pleine mer. C’est pourquoi ils veulent que ce soit au point dès le départ. » Or il existe de bonnes raisons de s’inquiéter.

La nouvelle « révolution bleue » a déversé en masse dans le rayon des surgelés du saumon, de la crevette et du tilapia sous vide et pas chers. Mais elle s’est accompagnée de nombreuses tares de l’agriculture terrestre : habitats détruits, eaux polluées, menaces sur la sécurité alimentaire.....

Suite : National Geographic

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Aquaculture en France

Question orale sans débat n° 0795S de M. Charles Revet (Seine-Maritime - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 22/05/2014 - page 1168

M. Charles Revet attire l'attention de M. le secrétaire d'État, auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur la place de l'aquaculture sur le littoral français et au sein du secteur agricole.

Source : Sénat

Le secteur de l'aquaculture français est en stagnation depuis 1995. La France a été en pointe dans les années 1970 mais ses productions n'évoluent pas. La conchyliculture représente une production de 163 000 tonnes de coquillages ; la pisciculture (marine NDLR)  seulement 6 000 tonnes de poisson mais 200 millions d'œufs embryonnaires ou de larves, dont 66 % sont exportés. Au total 3 000 entreprises emploient 18 000 salariés pour un chiffre d'affaires de 550 millions d'euros. (NDLR il faudrait ajouter la pisciculture continentale : plus de 40 000 tonnes de poissons en eau douce : truite, carpe,...)

La France, qui possède dans le monde la deuxième plus grande zone économique maritime, juste derrière les États-Unis d'Amérique, ne couvre, selon la statistique, qu'à hauteur de 15 % ses besoins en poissons et crustacés. Cette situation est inacceptable mais, a contrario, pourrait offrir des possibilités de développement pour peu que les contraintes, souvent spécifiques à la France, n'aboutissent pas à bloquer les projets et à dissuader les pêcheurs de s'engager.

Un dispositif de la loi de modernisation de la pêche et de l'agriculture a visé à l'établissement de schémas tout au long du littoral français, faisant ressortir les espaces à protéger, les espaces où pourraient s'établir des productions aquacoles ou autres activités économiques et, éventuellement, des espaces à classement ultérieur afin de ne pas hypothéquer l'avenir de ces terrains. Cela s'est traduit par une modification du code de l'environnement et il lui demande, d'abord, de lui préciser quelle application a été faite des dispositifs que créent les articles L. 219-6-1 et L. 923-1-1 du code rural et de la pêche maritime.

L'algoculture, dont les débouchés sont nombreux, tels les cosmétiques ou la biomasse, est un gisement à développer.

L'aquaculture contribue fortement à la sécurité alimentaire. En 2030, selon un rapport de la Banque mondiale (Prospect for fisheries and aquaculture), plus de 60 % du poisson consommé proviendra de l'aquaculture. La Chine en produira 38 % et en consommera 37 %.

Il importe, pour éviter les concentrations au Vietnam, en Chine et au Chili, dommageables pour l'environnement, de diversifier les lieux de production mais également d'augmenter la sécurité alimentaire en termes de production de qualité et de couverture des besoins.

La France représente 10 % des captures de poissons (dans l'Union Européenne NDLR). Elle dispose du second domaine maritime au monde en termes de zone économique. La pêche française génère un milliard d'euros de chiffre d'affaires et 93 000 emplois. La richesse halieutique s'épuisant, il est nécessaire de stimuler une économie de substitution.

L'aquaculture est le produit de demain. Or, de pionnier, le pays a régressé, alors qu'une nouvelle transition écologique se profile sur la période 2010-2014 tendant vers une croissance économique raisonnable, compatible avec la nécessaire protection du cordon littoral.

Il souhaiterait donc connaître les actions conduites en faveur d'un développement significatif de l'aquaculture, et ce, afin de faire de notre façade maritime un vivier halieutique de substitution générateur d'économie et contribuant à l'équilibre alimentaire des populations. La consultation citoyenne relative au « mieux consommer » vient de s'achever

Il lui demande, dès lors, s'il peut lui indiquer quels en sont les enseignements et quelles sont les perspectives pour l'aquaculture, l'algoculture, la conchyliculture, la pisciculture.

Réponse du Secrétariat d'État, auprès du ministère des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger

publiée dans le JO Sénat du 09/07/2014

Le texte de cette réponse n'est pas disponible à ce jour.

Dans l'attente de la réponse... Les conchyliculteurs se mobilisent !...


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Le 10 Juillet 2014

« Demain, on va tous crever »


Phrases chocs et prévision de manifestations ont rythmé, hier, la réunion sur la mortalité des moules dans la baie de l’Aiguillon, notamment.

Source : Sud Ouest par Thomas Ghiloni

« La profession est aujourd'hui comme le “Titanic” qui, après avoir heurté un iceberg, sombre peu à peu. » De l'aveu même de Gérald Viaud, président du Comité national conchylicole, sa formule est « un cliché choc mais qui reflète la triste réalité ».

Les prévisions font état d'une perte de 12 000 tonnes de moules pour un préjudice financier de 20 millions d'euros. « Demain, on va tous crever », a lâché Gérald Viaud. Une réalité qui aura réuni plus de 300 personnes à Marennes. Cette réunion de crise s'est déroulée en présence des mytiliculteurs, de la sous-préfète de Rochefort Magali Sellès, du député Didier Quentin, de représentants de parlementaires, de conseillers régionaux et généraux, mais aussi de maires et de professionnels maritimes.

« Conjonction de facteurs »

L'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) a été vivement fustigé du fait de son absence. Si les résultats d'analyses évoquent « une conjonction de facteurs », dont une météo hivernale particulière qui aurait favorisé l'action d'une bactérie.

Le monde scientifique a aussi sa part de responsabilité dans cette mortalité selon les professionnels. L'agriculture a également été pointée du doigt, tout comme les stations d'épuration qui ont cristallisé nombre de tensions.

Pesticides et médicaments

Suite : Sud Ouest

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Après la Bretagne, les algues vertes gagnent la Normandie et le sud Loire

En 2012, les algues vertes ont recouvert 815 hectares de plages en Bretagne, 280 en Normandie, et 240 en Loire Atlantique jusqu'à Oléron. Ici, Grandcamp-Maisy en Normandie.En 2012, les algues vertes ont recouvert 815 hectares de plages en Bretagne, 280 en Normandie, et 240 en Loire Atlantique jusqu'à Oléron.

Source : TV5 Monde - Caen (AFP) - Par Chloe COUPEAU

Connues pour avoir empesté les plages de Bretagne, les algues vertes nées des surplus d'azote dans l'agriculture, gagnent désormais certains secteurs jusque-là peu touchés, comme la Normandie et le sud de la Loire.

"On est début juillet et déjà, on a ramassé presque 1.000 tonnes", soit l'équivalent des quantités relevées en une année il y a dix ans, se désole Serge Bigot maire de Grandcamp-Maisy, une des deux communes les plus touchées dans le Calvados.

Selon l'élu, qui fait remonter l'apparition du phénomène à 2004, et son accélération à 2008, Grandcamp se retrouve certaines années avec un mètre d'épaisseur d'algues par endroits et les odeurs d'œufs pourris qui vont avec.

Alors il faut ramasser.

Avec 3.700 m3 environ l'an dernier, la commune normande est encore loin des 9.000 m3 de 2013 à Saint-Michel-en-grève (après 18.000 en 2012).

Ce village breton est habituellement l'un des plus touchés de sa région.


Un cheval y a succombé en 2009 après s'être enfoncé jusqu'à l'encolure dans un amas d'algues vertes en décomposition. La cour administrative d'appel de Nantes doit dire le 25 juillet si l'hydrogène sulfuré toxique dégagé par les algues en putréfaction est bien responsable de la mort de l'animal.

- Dépots dès le mois de mai -

Si la Normandie n'en est pas là, le Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva) confirme y avoir observé, en avion, des "dépôts importants" et précoces dès mai, alors qu'il n'y avait encore rien ailleurs en France.

Sont surtout touchés l'ouest du Calvados (Grandcamp et autour) et des communes côtières de l'agglomération de Caen.

Au-delà, "depuis quelques années, les algues vertes sont de plus en plus nombreuses en Basse-Normandie, ainsi que sur les îles de Noirmoutier, Ré et Oléron", alors qu'elles auraient plutôt tendance à régresser en Bretagne, où elles commencèrent à proliférer il y a 40 ans, estime Sylvain Ballu du Ceva.

Le Centre d'études, basé en Bretagne, mais qui suit le phénomène au niveau national, vient même de placer la Normandie sous surveillance renforcée (avec cinq survols au lieu de trois par an).

Un constat de prolifération à "de nouvelles plages" souligné également, en janvier, par le commissariat au développement durable rattaché au ministère de l'Ecologie.

En 2012, les algues vertes ont recouvert 815 hectares de plages en Bretagne, 280 en Normandie, et 240 en Loire-atlantique jusqu'à Oléron. Néanmoins, hors Bretagne et Grandcamp, les communes sont peu nombreuses à effectuer un ramassage, faute d'équipement et de budget.

- Danger de putréfaction -

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Le 9 Juillet 2014

Algues bio. Le trésor convoité de la société Penn ar bed dans le Finistère

Alain Madec est dans l'industrie des algues depuis 30 ans. Il a développé sa société, dont la production, biologique, aura doublé dans six mois. Entretien avec ce dirigeant.

Source : Ouest France par Sarah Nattier

Qu'est-ce que Penn ar bed ?

Au départ, c'était une société conchylicole. Je l'ai reprise en 1999, et comme je travaillais dans l'industrie des algues depuis des années, j'ai abandonné la conchyliculture au profit de la biotechnologie des algues. Notre entreprise s'est installée à Kersaint-Plabennec. On ramasse plusieurs centaines d'algues par an, majoritairement dans le Finistère Nord. On a une superficie totale de 1 000 m2, et on travaille avec 150 récoltants salariés, plus une centaine d'employés occasionnels.

Que faites-vous des algues que vous récoltez ?


On les vend à d'autres entreprises qui les transforment, ou bien on le fait nous-mêmes. On fabrique ainsi des produits de toutes sortes : engrais, alimentation animale, produits cosmétiques ou pharmaceutiques... Pour cette production, on est obligé d'importer de l'étranger, car il n'y a pas assez d'algues en France. Je travaille beaucoup avec des partenariats, on fait des échanges afin de n'avoir aucun déchet.

Comment va évoluer votre entreprise ?

On a une croissance de 10 à 15 % par an environ. Et d'ici six mois, on aura doublé notre capacité de production et de stockage. La demande d'algues bio est importante, notamment pour la pioca chondrus crispus, utilisée dans l'alimentaire.

La récolte d'algues bio est-elle reconnue par la loi ?

Il y a un règlement européen entré en vigueur en France en juillet 2010. Il permet le ramassage et la culture d'algues bio. Mais il n'existe pas encore de statut légal pour les récoltants, donc pas de formation obligatoire. On espère que ce statut sera créé rapidement pour avoir une meilleure reconnaissance. En revanche la gestion administrative est très réglementée ! Malgré l'assouplissement des procédures il y a deux ans, elle reste longue et compliquée.

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De la pêche à la truite à la pisciculture Farguette

Voici six ans que la pisciculture de Farguette, à Larzac, en bordure de la RD 710, était à l'abandon. Depuis quelques semaines, un couple de Limousins, Laurent et Virginie Bulteel, viennent de lui redonner vie avec beaucoup de travail.

Source : Sud Ouest par Bernard Malhache

En fait, ils ont transformé le site en lieu de pêche à la truite (1). Il y a deux étangs : l'un de 4 000 m², pour les adultes et l'autre de 400 m² pour les enfants. Dans les deux cas, on peut voir évoluer truites et carpes dans les eaux claires de la source de Farguette. Les poissons ne sont pas élevés sur place, mais proviennent d'une pisciculture charentaise. À chaque nouveau pêcheur, sept truites sont lâchées dans l'étang, mais les prises sont illimitées. Il existe un forfait pour une demi-journée incluant le prêt du matériel de la canne au tabouret en passant par les appâts. Ouvert depuis fin juin, le site reçoit ses premiers pêcheurs. Le lieu devrait revivre prochainement avec l'ouverture d'un snack, d'une boutique et d'une aire de pique-nique. Mais sa particularité sera qu'il restera ouvert toute l'année. « Si nous avons quitté le Haut-Limousin et les monts d'Ambazac où nous avions pareille animation, c'est justement parce que nous cherchions un endroit au climat moins rude permettant une fréquentation toute l'année », indique Laurent Bulteel, prêt à répondre à toute demande d'animation piscicole.

Bernard Malhache

(1) Pour tout renseignement, tél. 07 77 94 62 11 ou www.sourcefarguette.fr. Le site se trouve à 5 km de Belvès, direction Fumel.

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Le 8 Juillet 2014

Les Estivases, c’est parti !

Le Théâtre d’Ardoise débute ce soir sa sixième saison. Au menu : rencontres musicales, théâtrales et humoristiques, dans un décor naturel et typique

Source : Sud Ouest par Élia Dahan

C'est au milieu des marais, les pieds presque dans l'eau, que le théâtre d'Ardoise lance sa saison ce soir. Aménagé au cœur de la région ostréicole d'Arceau, ce singulier théâtre propose une programmation hétéroclite, pour plaire au plus grand nombre. « Nous voulons faire des spectacles dans tous les styles », assure l'initiateur du projet, Jean-Marc Chailloleau, mais pas que. Ostréiculteur retraité, le sexagénaire souhaite aussi, à travers le théâtre, « associer la culture locale, en proposant des produits issus de l'agriculture et de l'ostréiculture oléronaises ». Pour cela, les visiteurs sont invités, entre deux représentations, à profiter du paysage charentais en dégustant des huîtres ou du melon de producteurs locaux et en sirotant un verre de pineau.

Hommage au pays

Ici, même les infrastructures sont un hommage au pays. Les gradins du théâtre sont montés sur des ardoises qui servaient aux parcs à huîtres, on ouvre les ganivelles (de petites palissades en lattes de bois que l'on trouve sur les plages) avant d'entrer en scène, et on se prélasse sur des vieux sièges de cabanes ostréicoles au milieu des tamarins.

Mais le Théâtre d'Ardoise, c'est avant tout un rendez-vous culturel. Durant la saison des Estivases, - « un clin d'œil au lieu », s'amuse Jean-Marc Chailloleau -, des artistes de tous horizons sont attendus sur 15 dates. Ce soir, Jacques Bonnaffé et Olivier Saladin ouvrent le bal. « Deux habitués du théâtre qui ont plaisir à revenir », explique l'Oléronais. S'ensuivront des soirées à thème comme celle de vendredi, consacrée à La Réunion.

Découvrir un autre monde

Les curieux pourront également venir se déhancher sur du rock, de la dub (pour les plus jeunes), ou apprécier le violoncelliste Vincent Courtois lors d'une soirée jazz. « Nous avons également créé ce théâtre pour faire découvrir des choses aux gens, c'est un de nos buts », confie Jean-Marc Chailloleau.

Pour cette sixième saison, le créateur des Estivases compte sur la présence des touristes, pour qu'ils viennent « découvrir un autre monde et rencontrer des gens d'ici ». Mais que les estivants se rassurent, l'ancien ostréiculteur a laissé, à la fin du programme de la saison, un petit lexique du patois local afin que tout le monde puisse accorder ses violons.

Élia Dahan

Le Théâtre d'Ardoise : Le Chenal d'Arceau, route de Bellevue ; www.letheatredardoise.com. Renseignements et réservations sur réservation@letheatre dardoise.com ou au 06 29 53 68 32.

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Ils vont draguer les huîtres à l’ancienne

Samedi, l'incontournable et dynamique association L'Huître pédagogique fera des démonstrations autour du travail des huîtres, lors de la Journée de l'huître de Seudre. Cette animation devrait se révéler spectaculaire grâce à une activité séculaire : le dragage des huîtres à la voile et aux avirons.

Source : Sud Ouest par Paul Ghézi

Les bénévoles de l'association proposeront également des ateliers ouverts à tous, grands et petits (confection de collecteurs avec les coquilles d'huîtres, « détrocage » des paquets de naissains, manipulations en élevage et affinage, qui caractérisent les huîtres d'ici).

Entre hier et aujourd'hui

C'est toujours avec la volonté de lier les traditions et la vie économique d'aujourd'hui que les démonstrations de L'Huître pédagogique sont conçues, en même temps qu'une large information ciblée sur le travail et le respect de la qualité du milieu. Côté traditionnel, le dragage à la voile et aux avirons sera donc le clou de la manifestation. On montrera comment travaillaient nos ancêtres sur les gisements naturels pour garnir les claires des « huîtriers », construites sur les bords de Seudre . Cette démonstration devant le public se fera à bord d'une lasse « La Salicorne », un bateau de Seudre inscrit à l'inventaire des Monuments historiques....

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Le 7 Juillet 2014

Bassin d'Arcachon : les huîtres seront purifiées à la Matelle

Le préfet a signé, vendredi, l’arrêté de classement du banc de la Matelle comme zone de purification des huîtres. C’est la première zone naturelle de France.

Source : Sud Ouest par Bernadette Dubourg 

Le mercredi 11 juin dernier, le préfet de Région, Michel Delpuech, accompagnée de la sous-préfète du bassin d'Arcachon, Dominique Christian, avait enfilé les bottes pour débarquer, à marée basse, sur le banc de la Matelle, au cœur du bassin d'Arcachon, où les ostréiculteurs souhaitaient installer une zone de purification naturelle des huîtres (lire « Sud Ouest » du 12 juin).

Le président des ostréiculteurs, Olivier Laban, qui l'escortait, aux côtés notamment du directeur des territoires et de la mer, Éric Mevelec, et du responsable arcachonnais de la DDTM, Laurent Courgeon, lui avait expliqué que le groupe de travail réuni depuis deux ans, avec Ifremer, avait démontré que « cette zone maritime est propice à une purification naturelle et rapide (24 à 48 heures) des huîtres de la zone B (20 % du Bassin) avant leur mise en vente ».

Cette purification naturelle s'annonçait aussi « moins onéreuse que l'installation de bassins de purification dans les entreprises ostréicoles », et surtout « ouverte à tous », puisqu'il faut l'obtention d'un agrément ou encore de la place pour aménager une installation près de son entreprise.

« D'ici à la fin du mois, je prendrai un arrêté de classement en zone de reparcage » avait promis le préfet, avant de réembarquer vers le port d'Arcachon. Michel Delpuech a signé cet arrêté, vendredi dernier.

« C'est très agréable que les engagements pris soient tenus », se félicite le président des ostréiculteurs, Olivier Laban, satisfait aussi que « cette décision couronne deux ans de discussions, de travaux, de recherches. Il a fallu convaincre l'administration centrale. Mais on a su montrer comment les huîtres pouvaient se décontaminer sans aucun investissement des entreprises, ou encore sans le risque que les installations tombent en panne. »

À la satisfaction, s'ajoute aussi un brin de fierté, puisque cette zone de purification naturelle est une « première en France, et peut-être même en Europe ».

Le banc de la Matelle représente 70 hectares, soit près du dixième des 750 hectares de parcs ostréicoles du bassin d'Arcachon, divisés en 3 600 parcelles, dont profitent les 315 entreprises ostréicoles du Bassin.

Ce lundi matin, cet arrêté sera présenté au bureau du comité régional conchylicole et un appel à candidatures sera lancé auprès des ostréiculteurs intéressés pour y obtenir une concession. Un quadrillage a été réalisé pour limiter les concessions à 12 ares, ce qui permet d'y stocker une dizaine de tonnes d'huîtres, pour un minimum de sept jours, selon le protocole accepté par les ostréiculteurs « pour une plus grande sécurité »....

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Guide pratique pour entreprendre. Auto-entrepreneur et étudiant : les règles

Le statut d'étudiant est compatible avec celui d'auto-entrepreneur (Ouest France de lundi). Rappel des règles.

Source : Ouest France

Plusieurs critères sont nécessaires pour qu'un étudiant devienne auto-entrepreneur. Tout d'abord, il doit être majeur. Pour les mineurs, seule une activité libérale ou artisanale est possible. Il est aussi essentiel de détenir les diplômes ou certificats de la profession exercée. De nombreux métiers sont réglementés et demandent des accréditations, financements ou diplômes particuliers.

L'étudiant a une obligation d'assiduité en cours et doit se présenter aux examens. Il conserve également sa protection sociale étudiante. Côté entreprise, il doit régler les montants des cotisations et s'inscrire au régime social des indépendants. Pour démarrer son activité, une simple déclaration en ligne auprès de l'Urssaf est nécessaire (www.lautoentrepreneur.fr.).

Déclarer les revenus

Les revenus doivent être inscrits sur la déclaration de revenu de l'étudiant ou de celle de ses parents si le jeune est rattaché fiscalement à leur foyer. Pour les boursiers, ces revenus auront une incidence sur le montant de la bourse qui leur est attribuée.

De nombreux dispositifs d'aides ont été créés pour aider les jeunes auto-entrepreneurs. BpiFrance a mis en place un prêt étudiant qui permet d'obtenir une caution bancaire. Plusieurs concours sont réservés aux étudiants créateurs d'entreprises : Graine de créateurs, concours Campus création. Ils bénéficient aussi d'aides à la création via des dispositifs comme Envie d'agir et Petit Poucet.

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Morbihan. À Port-Louis, le chef marie les moules à 70 sauces


Philippe Mathieu-Chicouène est un restaurateur passionné. Dans son établissement de Port-Louis, il propose des plats anti-crise de qualité. Au menu, 70 moules-frites surprenantes.

Source : Ouest France par Alexandre Stéphant

Le record n'est pas inscrit au Guinness Book mais le patron l'assure, « c'est unique en France ». Le restaurant-annexe de Philippe Mathieu-Chicouène, le Tan'Pouce, 100 couverts, situé le temps de l'été sur le quai de la pointe à Port-Louis, s'est fait une spécialité : marier les moules de bouchots à toutes les sauces. « La première saison, j'avais cinquante-deux recettes exactement comme à Saint-Malo et Dunkerque. On s'est remués les méninges pour refondre la carte. Aujourd'hui on en propose soixante-dix », décompte le restaurateur.

Plus que le nombre, c'est la recherche de la bonne alchimie pour sublimer le bivalve qui motive Philippe Mathieu-Chicouène. Et le résultat est pour le moins surprenant. Cola, Roquefort, caramel, chorizo, kébab, Orangina...

Sur la carte se côtoient des ingrédients des plus surprenants. Dans la bouche, le goût du soda orangé n'est pas trop marqué, tout juste un rappel vient-il titiller les papilles une fois le plat dégusté. « Forcément, c'est l'indémodable moule marinière qui est la plus prisée. Mais on commence à avoir de la demande pour les moules-frites au gingembre. On sent aussi que les vacanciers sont à la recherche de produits régionaux comme l'andouille. »

La recherche du goût

Cuisine familiale...

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Le 3 juillet 2014

Médoc : l’estuaire de la Gironde retrouve l’huître



La baisse du taux de cadmium autorise à nouveau l’affinage des huîtres dans les marais salants. À côté de l’aquaculture, l’ostréiculture est en voie de relance.

Source : Sud Ouest par Michel Monteil

C'est une certitude. Il y aura des huîtres affinées dans les marais du bas Médoc à la table du réveillon 2014. L'espoir caressé en début d'année par Franck Laporte, maire de Talais, devient réalité. Cette semaine, le préfet signera un arrêté autorisant l'affinage des huîtres dans cette zone de l'estuaire. C'était interdit depuis 1996 à cause de la présence dans l'eau de cadmium, un métal lourd provenant de l'exploitation minière en Aveyron.

La décision a été annoncée vendredi par le service maritime et littoral de Gironde, lors d'une énième réunion d'un groupe technique du comité de pilotage du dossier aquaculture-ostréiculture. Celui-ci avait été mis en place fin 2009 au sein de la Communauté de communes (CdC) de la Pointe du Médoc.

Une activité ostréicole ancienne

Époque gallo-romaine : le préfet des Gaules Ausone fait état des « meilleures huîtres » que sont celles des étangs du Médoc « que les marées engraissent ».

Fin du XIXe siècle : ramassées durant des siècles, les huîtres plates sont victimes d’une cueillette intensive et de l’assèchement des marais entrepris deux siècles plus tôt. Après le record de production de 62 millions d’huîtres en 1883, commence le déclin. Les huîtres ne subsistent qu’à Neyran et au Verdon.

XXe siècle : la baisse de la production est ininterrompue. À l’aube des années 1970, les communes du bas Médoc comptent encore près de 1 200 parcs de captage, près de 400 parcs d’élevage et une dizaine de parcs d’affinage sur près de 700 hectares de marais.

Années 1970 : une maladie décime les parcs girondins. L’introduction d’une variété japonaise n’apporte pas le repeuplement espéré.

Au même moment, le Port autonome de Bordeaux entame d’importants travaux de création du terminal conteneurs au Verdon avec l’espace prévu pour une zone industrielle.

À la même époque, un navire transportant des huîtres creuses portugaises, affrontant une tempête, rejette sa cargaison au large de Talais. Les « portugaises » prennent leurs aises.

1996 : après la découverte de cadmium dans l’eau de l’estuaire, la vente d’huîtres est interdite.

Suite : Sud Ouest

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Un bassin ostréicole pollué. Des amendes requises contre Sita-Suez


Saint-Vaast-la-Hougue - 01 Juillet

Source : Ouest France

Des amendes ont été requises mardi en correctionnelle par le parquet à Cherbourg contre trois agents d'une filiale de Sita-Suez environnement.

Cette filiale de Sita-Suez est accusée d'être à l'origine de la pollution d'un important bassin ostréicole bas-normand en 2012.

Un agent de cette société, âgé de 30 ans, est accusé d'avoir déversé dans le réseau des eaux usées de Saint-Vaast-la-Hougue des « déchets » (des eaux usées collectées ailleurs), qui auraient dû être traités dans une station spécialisée.

Une vidange dans le réseau communal


Interrogé par une inspectrice de l'Agence régionale de santé l'ayant surpris le 4 septembre 2012 en train de vidanger sa cuve dans le réseau municipal, l'agent a répondu que d'aller à la station requise à 2 km coûtait « 26,54 euros le m3 ». Il a même déclaré que cette pratique était courante dans ce sesaint-vascteur d'activité.

Le procureur a requis 1500€ d'amende contre cet agent qui n'était pas présent à l'audience, 2000€ contre son responsable direct, âgé de 42 ans, qui a reconnu la faute mais a dit ne pas savoir à l'époque que cela était interdit et 4000€ contre le directeur de 61 ans de l'agence locale de la société Sane-Serc, baptisée à l'époque Hannot.

L'avocat du comité régional de conchyliculture (CRC) Manche et mer du Nord Me Jean-Pierre Levacher a demandé 100000 euros de dédommagement.

Reponsable d'une pollution à la bactérie E Coli

Pour le CRC, la société Sane-Serc est responsable des pics « brutaux » de pollution à la bactérie E Coli observés l'été 2012 qui ont donné lieu à un arrêté de fermeture pendant un mois de ce bassin ostréicole qui emploie environ 200 personnes, selon Me Levacher.

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Une escale culinaire chez Joël Dupuch

Vingt-neuf étudiants de l'école de gastronomie française Ferrandi de Paris ont fait escale aux Jacquets chez Joël Dupuch afin de découvrir les produits régionaux et le savoir-faire authentique d'artisans des métiers de bouche.

Source : Sud Ouest

Au menu de cette journée, la découverte de l'ostréiculture du Bassin, des parcs, une dégustation d'huîtres et un méchoui d'agneau de lait de Pauillac devant la célèbre cabane de Joël.

Produits authentiques

« L'ostréiculture, l'élevage ovin et tous les autres acteurs de production de Gironde représentent une activité non négligeable en Gironde, explique Stéphane Gabrielly, le professeur de cuisine. Il est très important que nos futurs grands chefs connaissent les produits régionaux, facteurs d'activités économiques dans notre pays. Nous devons mettre en avant les produits de nos régions et transmettre à ces jeunes le plaisir de travailler des produits authentiques et de qualité. »

Joël Dupuch a donc accueilli cette classe très cosmopolite d'étudiants venus du monde entier - Asie, Amérique, Australie - pour « faire partager le lieu, la qualité de l'espace, nos valeurs et nos produits. »

Autre invité de marque : Christophe Girardot, le chef du restaurant gujanais La Guérinière. « J'ai cuisiné avec eux à Paris il y a quinze jours, j'ai donc laissé mes fourneaux ce midi pour les retrouver et partager ce moment convivial. »

H. R.

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Les 4èmes Journées de la Recherche Piscicole

Paris

les 2 - 3 et 4 juillet 2014

FIAP Jean Monnet 30 rue Cabanis - 75014 PARIS

Pour l’organisation de cet événement, les organismes de recherche INRA, IFREMER, CIRAD et IRD s’allient de nouveau au CIPA (Comité Interprofessionnel des Produits de l’Aquaculture), à l’ITAVI (Institut Technique de l’Aviculture), au SYSAAF (Syndicat des Sélectionneurs Avicoles et Aquacoles Français), au Ministère de l’Agriculture (MAAPAR) et à l’Enseignement aquacole.

L’objectif de ces nouvelles journées Recherche Filière Piscicole (JRFP) est de poursuivre l’amélioration des échanges d’informations entre tous les acteurs de la filière.

Cliquer Ici pour le programme des 3 jours (2 JRFP + 1 Piscenlit)

Pour en savoir + : Journées de la recherche piscicole

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Le 2 juillet 2014

Frédéric Cuvillier dans le Morbihan à la rencontre des professionnels de la pêche et de l’aquaculture

Frédéric Cuvillier s’est rendu dans le Morbihan ce mardi 1er juillet 2014, à la rencontre des femmes et les hommes qui ont fait de la mer leur métier.

Embarquement de Frédéric Cuvillier sur un chaland ostréicole à Etel - Crédits photo : Arnaud Bouissou / MEDDE

Première étape dédiée tout d’abord à l’aquaculture, avec la visite de l’entreprise Aquastream. Cette PME située à Ploëmeur et spécialisée dans l’écloserie de bars bénéficie d’un savoir faire unique en Europe, tant pour l’élevage larvaire que pour la reproduction des poissons. Chaque année, ce sont entre 15 et 20 millions d’alevins qui y sont produits.

Source : medde 

Alliant innovation et recherche, l’entreprise Aquastream dispose par ailleurs d’une plateforme expérimentale dédiée à l’aquaculture marine. Celle-ci met à disposition, sur une surface de près de 300 m², deux circuits d’élevage indépendants, conçus pour réaliser des tests.

Frédéric Cuvillier a salué le travail remarquable réalisé par les équipes d’Aquastream qui permet à la filière aquacole française d’être mondialement reconnue. Il a affirmé la nécessité pour la France d’avoir une stratégie aquacole durable et responsable.

Frédéric Cuvillier s’est ensuite rendu au Centre Européen de Formation Continue Maritime de Lorient. Il a tout d’abord inauguré le simulateur de navigation et de pêche. Cet équipement high-tech permet de se former sur la terre ferme à la fois à la navigation et aux différentes techniques de chalutage.

Il y a également animé une table ronde consacrée à l’installation des jeunes pêcheurs au cours de laquelle il a rappelé que le renouvellement de la flotte était une priorité.

Frédéric Cuvillier était également invité à ouvrir les Assises de la Pêche et des Produits de la Mer au Palais des Congrès de Lorient. Dans son discours, il a mis en avant une pêche française durable et diverse. « La pêche hauturière, la pêche lointaine, la petite pêche ou la pêche côtière, toutes jouent un rôle dans l’économie et l’attractivité de nos façades maritimes et toutes participent à l’alimentation de nos concitoyens par la fourniture de produits de qualité, de proximité et diversifiés. » a-t-il rappelé.

La filière ostréicole a également été mise à l’honneur lors de cette journée. Frédéric Cuvillier est allé à la rencontre de conchyliculteurs de la ria d’Etel, embarquant avec eux sur un chaland ostréicole.

La dernière étape a été consacrée à la sécurité maritime avec une visite au Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de l’Atlantique centre (CROSS) et du Centre national de surveillance des pêches basés à Etel. Le ministre a salué le travail remarquable des femmes et des hommes, qui surveillent 24h sur 24 les activités en mer.

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Ploemeur. Le Perello, un site idéal pour l'écloserie Aquastream

Mardi, Frédéric Cuvillier, secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, a visité l'entreprise ploemeuroise Aquastream. Une occasion de découvrir cette écloserie française de bars.

Source : Ouest France

À l'occasion des Assises de la pêche et des produits de la mer, Frédéric Cuvillier, secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche auprès de la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, a démarré sa journée marathon dans le pays de Lorient en visitant la société Aquastream, écloserie de bars. En préambule de cette visite, Nathalie Le Rouilly, directrice de la société, expliquait : « Notre entreprise, c'est un environnement, une équipe, et un savoir-faire. »

Un environnement privilégié

Construite en 2000, dans les anciens viviers du Perello, sur trois niveaux (trois salles de reproduction, deux salles larvaires et de sevrage et deux salles de nurserie), l'entreprise Aquastream jouit d'une situation exceptionnelle, en zone certifiée indemne par les autorités sanitaires.

La directrice ajoute : « Ce site convient bien au profil thermique du bar et nous avons la chance d'avoir une qualité sanitaire de l'eau exceptionnelle. » L'entreprise compte actuellement vingt-sept salariés : vingt-cinq en contrat à durée indéterminée et deux en apprentissage.

Leur coeur de métier, la production d'alevins de bars, toute l'année. Il s'agit d'une technique relativement récente qui a vu le jour, il y a trente-cinq ans en France. Aquastream bénéficie d'un savoir-faire unique en Europe. « La technique est difficile car on travaille en eau de mer et sur du très petit, et un temps très court, commente la directrice. Une larve, c'est l'équivalent d'un cheveu de 4 mm. Il se passe quatre jours, entre le stade de l'oeuf et celui de larve », commente-t-elle.
99 % à l'export



Aquastream dispose de plus de 900 géniteurs sélectionnés et indemnes de pathologies. L'hébergement de douze lots décalés en thermophotopériode permet d'assurer des pontes toute l'année.

En 2011, la société a dépassé le seuil des 17 millions d'alevins produits. Ils sont ensuite transportés par camions équipés d'oxygène vers des sites de grossissement, essentiellement situés autour du bassin méditerranéen (Grèce, Croatie, Italie, Algérie, Espagne).

Aquastream fournit actuellement quarante-cinq clients dans dix pays, ce qui représente un chiffre d'affaires de trois millions d'euros dont 99 % à l'export.

Une plate-forme expérimentale

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Des communes s’opposent à l’ensemencement de coques en Petite mer de Gâvres



Porté par le comité départemental des pêches du Morbihan, le plan de relance de la pêche à pied en Petite mer de Gâvres se heurte à l’hostilité de communes limitrophes, qui défendent les pêcheurs de loisir.

Source : Le Marin

Défendant 220 pêcheurs à pied professionnels, le comité des pêches insiste sur la nécessité de revitaliser les gisements de coques. Approuvé fin avril, lors d’une Commission régionale de la pêche maritime et de l’aquaculture marine (Corepam) tenue sous la présidence du préfet de région, ce projet suivi par des scientifiques était financé à hauteur de 100 000 euros.

Il envisageait de semer à partir d’octobre environ 20 tonnes de naissains de coques en Petite mer de Gâvres. Sur 6 000 m², moins de 3 % de sa surface totale. Une opération plus légère (500 kilos) vise le banc de Truscat dans le golfe du Morbihan.

Mais le maire de Gâvres, Dominique Le Vouédec, a rappelé le jeudi 19 juin son désaccord. Pour lui, l’opération n’est adossée à aucune étude d’impact et risque de marginaliser la pêche à pied de loisir. Dénonçant une « privatisation », il avait organisé l’été 2013 un référendum, qui avait mobilisé un bon millier de personnes.

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L'été en Poitou-Charentes

Quartier d'été à Oléron : de la pêche à la conserverie

Visite guidée de la "Pêcherie de la Cotinière" où les dorades grises pêchées au large de St Denis vont devenir de délicieuses rillettes.

Reportage d'Olivier Riou et Patrick Mesner :


Suite de nos "quartiers d'été" à Oléron et cap sur le port de la Cotinière où une conserverie de produits de la mer a ouvert il y a deux ans, c'est la seule de l'île. Elle valorise les produits de la pêche locale dans son atelier de transformation avant de les vendre en boutique.

Source : France 3 Poitou-Charentes

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Economie verte :  métiers "Verts", métiers "verdissants" et... métiers "sentinelles"

La Seyne-sur-Mer : Mystérieuse pollution baie du Lazaret à La Seyne


Les éleveurs de moules de Tamaris craignent pour leur activité si le phénomène venait à perdurer. Ils ont l'intention de déposer plainte contre X, dans l'espoir que le pollueur, une fois identifié, paye la note, qui sera forcément salée.

Source : Var Matin  par Dominique Leriche

Une concentration élevée et persistante de bactéries (E. Coli) a poussé les autorités à interdire la vente de coquillages produits dans la baie du Lazaret. Des investigations poussées sont en cours.

Les éleveurs de coquillages de la baie du Lazaret traversent une période difficile. Depuis plus d'une semaine, il leur est interdit de commercialiser les moules et les huîtres qu'ils cultivent au large de Tamaris. La préfecture maritime a pris cette décision après des prélèvements, dans ces eaux, indiquant une concentration très importante d'une souche pathogène de la bactérie Escherichia coli (E.coli), dont la consommation peut entraîner des pathologies plus ou moins sévères.

Gilles Vincent « très préoccupé »

Si les producteurs ont jusque-là pu maintenir leur activité, en se fournissant ailleurs ou en écoulant leur production sortie de l'eau avant l'interdiction, le manque à gagner commence à se faire sentir. D'autant qu'en haute saison, les effectifs sont accrus. Des professionnels de la Petite Mer, appuyés par la municipalité, envisageaient de porter plainte contre X, dans l'espoir que le pollueur paye la note… Encore faut-il identifier d'où vient la pollution. Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier et président du contrat de baie de la rade de Toulon au sein de TPM, se dit très préoccupé :« On ne s'explique pas d'où vient cette pollution liée à une concentration inhabituellement élevée d'Escherichia coli. Il y en avait déjà eu une en décembre, moindre, qui avait aussi conduit à une interdiction. Mais la cause avait été rapidement trouvée : il s'agissait d'une station de relevage, mal dimensionnée et en mauvais état, appartenant à la Marine. »

Étudier les courants


L'inquiétude est aujourd'hui d'autant plus grande que le phénomène ne faiblit pas. « Normalement, quand il s'agit d'une pollution ponctuelle, provenant par exemple d'un bateau, et quand il fait chaud comme en ce moment, ces bactéries disparaissent rapidement, poursuit l'élu. Là, la Marine n'a rien constaté et à TPM (qui a compétence sur l'assainissement) nous avons vérifié toutes les installations : rien non plus. »

Du coup, il a été décidé d'intensifier les investigations. De nouvelles analyses (les mêmes que pour la qualité des eaux de baignade) vont être effectuées, des prélèvements en plusieurs points de la rade et des études sur les courants pour voir d'où cela arrive vont être menés.

« Vu la concentration de bactéries, la pollution provient forcément de la rade », assure Gilles Vincent. Peut-être une canalisation cassée qui n'aurait pas encore été identifiée… Les usagers de la rade espèrent remonter rapidement jusqu'à la cause, car il y a urgence : « En plus de l'importance de défendre les intérêts des mytiliculteurs, le risque serait qu'on nous retire le contrat de baie », conclut Gilles Vincent.

À suivre.

Le CGDD décrypte les métiers de l'économie verte

L'économie verte au prisme de ses métiers : plus de métiers "verdissants" que "verts", des emplois occupés par les hommes, des recrutements souvent difficiles mais une majorité d'emplois à durée indéterminée.

Source : Actu-environnement

Le 27 juin, le Commissariat général au développement durable a publié le numéro 188 de sa collection "Le point sur", intitulé "Comprendre l'emploi dans l'économie verte par l'analyse des métiers".

L'étude utilise l'approche dite "métiers", développée par l'Observatoire national des emplois et métiers de l'économie verte (Onemev). Il s'agit de "quantifier le nombre de personnes qui occupent un métier" de l'économie verte.


Les emplois verdissants devancent les emplois verts

Les métiers de l'économie verte sont essentiellement des métiers dits "verdissants". Alors que la finalité d'un métier vert est de "mesurer, prévenir, maîtriser, corriger les impacts négatifs et les dommages sur l'environnement", un métier dit "verdissant" n'a pas de finalité environnementale. Un emploi verdissant "intègre de nouvelles « briques de compétences » pour prendre en compte de façon significative et quantifiable la dimension environnementale dans le geste métier".

D'un côté, des métiers verts tels que garde forestier, garde du littoral, ouvrier d'entretien des espaces naturels, technicien chargé de la police de l'eau, égoutier, agent de déchetterie ou encore chef d'exploitation de station d'épuration, et tous les emplois qui, par essence, trouvent leur raison d'être dans la protection de l'environnement.

De l'autre, des métiers verdissants tels qu'architecte (éco-conception), agriculteur (agriculture biologique, raisonnée), toxicologue, géologue, ou animateur socioculturel dans l'environnement. "Les professionnels de l'animation socioculturelle sont les plus recherchés (plus d'un quart des besoins en main d'œuvre) des métiers de l'économie verte en 2013", rapporte l'étude, mais "près des trois-quarts des intentions d'embauche sur ce métier sont des emplois saisonniers".

Le verdissement des emplois correspond à la diffusion de la protection de l'environnement dans toutes les branches de l'économie, de manière volontaire ou en application de nouvelles contraintes réglementaires. Le nombre d'emplois verdissants est donc un indicateur utile. Malheureusement, ce nombre est difficile à établir. Il est "surestimé", explique l'étude, à cause de l'impossibilité de mesurer "le verdissement effectif", qui "ne touche qu'une partie des professionnels" d'un secteur répertorié comme verdissant. Alors que l'économie verte (emplois verts + emplois verdissants) emploie environ 4 millions de personnes, les métiers verts ne pèsent que 140.000 travailleurs.

Comprendre l’emploi dans l’économie verte par l’analyse des métiers

L’économie verte concerne directement près de quatre millions de personnes en emploi. Seulement 140 000 d’entre elles occupent un métier dit « vert », à finalité environnementale, alors que les autres exercent un métier « verdissant », dont les compétences sont amenées à évoluer afin de prendre en compte les enjeux environnementaux. Ces professions sont avant tout exercées par des hommes, disposant souvent d’un niveau de formation de type BEP/CAP ; les ouvriers y sont largement représentés. Les taux de rotation des emplois concernés sont faibles. Les métiers de l’économie verte ne sont pas épargnés par la dégradation du marché du travail même si les métiers verts sont un peu moins touchés. Par ailleurs, les difficultés de recrutement anticipées par les entreprises sont un peu plus importantes dans les métiers de l’économie verte que dans l’ensemble de l’économie.


Métiers de l’économie verte = métiers verts + métiers verdissants

Un métier vert est un métier « dont la finalité et les compétences mises en œuvre contribuent à mesurer, prévenir, maîtriser, corriger les impacts négatifs et les dommages sur l’environnement  » (agent d’entretien des espaces naturels, garde forestier, technicien chargé de la police de l’eau...).

Un métier verdissant est un métier « dont la finalité n’est pas environnementale mais qui intègre de nouvelles « briques de compétences » pour prendre en compte de façon significative et quantifiable la dimension environnementale dans le geste métier » (architecte, poseur en isolation thermique, responsable logistique, responsable de centre de loisirs, jardinier...). L’exemple du bâtiment est emblématique du verdissement des professions : les professionnels de ce secteur doivent tenir compte de l’évolution des normes et des réglementations (réglementation thermique 2012 par exemple), apprendre de nouveaux gestes pour utiliser des matériaux nouveaux ou pour assimiler des nouvelles techniques de travail (isolation, construction...), etc.

L’Onemev a dressé une liste des métiers verts et verdissants, à dire d’experts, pouvant être repérés à partir des nomenclatures du répertoire opérationnel des métiers et des emplois (Rome) de Pôle emploi et des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) de l’Insee. Les statistiques présentées sont donc soumises à ces nomenclatures qui, malgré leurs évolutions, peuvent ne pas tenir compte de l’ensemble des évolutions récentes des métiers liés à l’environnement.

Par ailleurs, concernant les professions verdissantes, le verdissement effectif ne touche qu’une partie des professionnels. Faute de pouvoir estimer cette part, l’ensemble des effectifs d’une même profession est pris en compte pour les chiffrages. Le nombre d’emplois correspondant aux métiers verdissants est donc surestimé.

Les métiers verts : des professions principalement ouvrières et masculines

En 2010, 140 000 personnes exercent un métier vert, soit 0,5 % de l’emploi, toutes professions confondues.

Les quatre cinquièmes de ces professionnels travaillent dans les domaines de l’assainissement et du traitement des déchets (36%) ou de la production et de la distribution d’énergie et d’eau (45%). Les autres occupent des postes en lien avec la protection de la nature ou des métiers plus transversaux comme les techniciens de l’environnement et du traitement des pollutions, ou les ingénieurs et cadres techniques de l’environnement.

Les métiers verdissants : un large panorama de professions

Selon le périmètre considéré, entre 3,7 et 4,1 millions de personnes occupent un métier verdissant, représentant environ 15 % de l’emploi, toutes professions confondues.

Ces professionnels occupent des métiers beaucoup plus variés que les métiers verts, liés à l’agriculture et la sylviculture, l’entretien des espaces verts, l’industrie, le tourisme, l’animation, la recherche, les achats, etc. Pour autant, plus d’un professionnel sur deux exerce un métier du bâtiment ou des transports.

Comme dans les professions vertes, les professions verdissantes sont « masculines » (84 % d’hommes). Les femmes sont, ici encore, proportionnellement plus nombreuses parmi les professions les plus qualifiées.

Les niveaux de qualification sont également variés, compte tenu de l’éventail des professions. Ceci étant, plus d’un tiers des professionnels disposent d’un BEP/CAP (34%) et un sur cinq a un niveau de formation inférieur au brevet des collèges (21 %). Comme les professionnels « verts », ils sont 28 % à détenir un diplôme supérieur (contre 35 % en général). 73 % des professionnels des métiers verdissants occupent un emploi sans limite de durée (contre 76 % pour l’ensemble des professions). Contrairement aux professionnels des métiers verts, ils ne sont pas tous salariés (12 % d’entre eux sont indépendants).

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Le 1 juillet 2014

Baie de Saint-Malo : les filières expérimentales de moules accordées


C’est un oui : les mytiliculteurs vont pouvoir expérimenter l’élevage sur filière au large de la baie de Saint-Malo, au nord de la pointe du Nid et au sud-est de la basse du Nid.

Source : Le Marin

Ce lundi 30 juin, Patrick Strzoda, préfet de la région Bretagne et d’Ille-et-Vilaine, a accordé la concession expérimentale de moules sur filières, demandée par le comité régional de la conchyliculture (CRC Bretagne Nord) en février 2013. Cette autorisation ponctue une procédure d’instruction et de concertation qui a duré 14 mois.

La demande présentée a été instruite par les services de l’État « dans le cadre d’une démarche de transparence et de concertation approfondies » assure la préfecture, qui explique dans un communiqué ce qui fonde sa décision. L’expérimentation est limitée dans l’espace : sont autorisées, à plus de 3 km de la côte, quatre filières de 100 mètres de longueur, sur une surface de 19 hectares. Trois filières seront subflottantes et une sera en surface. Elle est aussi limitée dans le temps à trois ans. Et elle « ne préjuge en aucune façon du développement, à cet endroit précis, d’un élevage de moules de plus grande envergure ».

Par ailleurs, ce projet comporte une dimension économique significative. Et un comité de suivi est mis en place.

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Ré : des cyclistes ont endommagé les marais salants


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Suite de la revue de presse : juin 2014

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