jeudi 19 juin 2014

Revue de presse 2014 (5) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...


Mortalité des huîtres 2014

Ifremer. La campagne RESCO 2014 est lancée

Les différents lots sentinelles ont été déployés sur l'ensemble des sites-ateliers pour la nouvelle campagne RESCO 2014.
Source : Ifremer - Observatoire conchylicole

Bulletin n°1 du 19 mai 2014 : Ifremer - Resco
Bulletin n°2 du 28 mai 2014 : Ifremer - Resco

Ostrea.org et ses forums

Mortalités des huîtres : Constatations et Achat/vente de naissain

13 mai. C'est parti sur les coupelles à Fouras...
14 mai. Premières mortalités sur triplo dans le Golfe
15 mai. Mortalité en Rade de Brest sur naissain naturel


Cliquer Ici pour la suite de la revue de presse aquacole : juillet 2014

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Actualités aquacoles de Juin 2014

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Le 30 Juin 2014

Exposition "Gestes des pertuis"

Exposition "Gestes des pertuis" - crédit Yves Ronzier - Graphisme : Atelier Malax - Communauté de communes de l’île d’Oléron

Du 14 juin 2014 au 11 janvier 2015

Le Musée de l’île d’Oléron

Photographies du patrimoine et des activités maritimes du Pays Marennes Oléron par Yves Ronzier, photographe de mer.

Façonnant le territoire dans lequel elles s’inscrivent, lui conférant une spécificité et un caractère unique, les activités professionnelles locales de l’ostréiculture, la mytiliculture, la pêche en mer, la pêche à pied ou l’aquaculture sont aujourd’hui confrontées à une méconnaissance des pratiques de travail qui ont évolué et à un déficit d’image...

Fort de ce constat, une démarche collective de valorisation du patrimoine et des activités maritimes a été engagée sur le Pays Marennes Oléron à la demande des organisations professionnelles locales de la pêche et des cultures marines, afin de créer et valoriser une base de données photographiques, audiovisuelles et de témoignages...

L’exposition, mettant en exergue la réalité qu’offrent ces métiers de la mer, est une des déclinaisons de ce projet collectif. Le parti pris est de donner toute son importance à l’humain (gestes, organisation, outils de travail, savoir-faire…) en ciblant la réinvention permanente du travail par l’homme dans son environnement.


Horaires
Juillet - août : tous les jours de 10h à 19h.
Avril, mai, juin, septembre, octobre : tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Novembre à mars : du mardi au dimanche de 14h à 18h.
Fermé les 25 décembre et 1er janvier.

L’exposition du travail d’un photographe de mer

Après « [R] évolution littorale » en 2011, le Musée de l'île d'Oléron affirme à nouveau sa vocation maritime, avec l'exposition temporaire « Gestes des pertuis ». Celle-ci donne à voir des photographies du patrimoine et des activités maritimes du Pays Marennes-Oléron par Yves Ronzier. Ce dernier est photographe de mer.

Source : Sud Ouest

L'exposition a été inaugurée vendredi 13 juin, en présence de nombreux officiels ainsi que des représentants des filières professionnelles de la pêche et de la conchyliculture.

Cette exposition cherche à valoriser diverses activités maritimes, qui veulent renforcer leur image. Il en est ainsi des activités professionnelles locales de l'ostréiculture, la mytiliculture, la pêche en mer, la pêche à pied ou l'aquaculture, qui sont devenues un élément fort, quasi identitaire, du littoral. Et qui sont aujourd'hui confrontées à une méconnaissance des pratiques de travail.

Une base de données...

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Baie de Saint-Malo : les filières expérimentales de moules accordées


C’est un oui : les mytiliculteurs vont pouvoir expérimenter l’élevage sur filière au large de la baie de Saint-Malo, au nord de la pointe du Nid et au sud-est de la basse du Nid.

Source : Le Marin

Ce lundi 30 juin, Patrick Strzoda, préfet de la région Bretagne et d’Ille-et-Vilaine, a accordé la concession expérimentale de moules sur filières, demandée par le comité régional de la conchyliculture (CRC Bretagne Nord) en février 2013. Cette autorisation ponctue une procédure d’instruction et de concertation qui a duré 14 mois.

La demande présentée a été instruite par les services de l’État « dans le cadre d’une démarche de transparence et de concertation approfondies » assure la préfecture, qui explique dans un communiqué ce qui fonde sa décision. L’expérimentation est limitée dans l’espace : sont autorisées, à plus de 3 km de la côte, quatre filières de 100 mètres de longueur, sur une surface de 19 hectares. Trois filières seront subflottantes et une sera en surface. Elle est aussi limitée dans le temps à trois ans. Et elle « ne préjuge en aucune façon du développement, à cet endroit précis, d’un élevage de moules de plus grande envergure ».

Par ailleurs, ce projet comporte une dimension économique significative. Et un comité de suivi est mis en place.

Cliquer Ici pour télécharger le communiqué intégral

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Mortalité des moules. Un observatoire des eaux marines en projet en Vendée

Le conseil général a voté 18 000 € pour aider la filière mytilicole vendéenne, touchée par une mortalité anormalement élevée des moules. La création d'un observatoire des eaux marines a également été évoquée.

Source : Sud Ouest  par Joël Bigorgne

Le mystère reste entier. Quelle est la cause de la mortalité anormalement élevée des moules sur l'ensemble de la baie de L'Aiguillon ? « L'une des pistes évoquées serait un problème de turbidité de l'eau de mer, avec un apport d'eau douce conséquent, note Dominique Souchet, conseiller général de Luçon. Ce problème serait dû aux fortes tempêtes et pluies des mois de janvier et février dernier... Mais il ne s'agit que d'une hypothèse. La seule certitude que nous ayons concerne l'absence de contamination virale. La mortalité, elle, reste à ce jour inexpliquée... »

La situation agace quelque peu le conseil général. Et certains imaginent le pire : « Voilà dix ans que cela dure, tonne Jacques Oudin, conseiller général de Noirmoutier. Soit on ne sait pas chercher... Soit on nous cache la vérité... »


Pour tenter de trouver des explications à cette mortalité catastrophique, le Département a donc demandé au laboratoire de l'environnement et de l'alimentation de Vendée des analyses complémentaires. Il prendra également en charge leur montant, dont le coût s'élève à 8 000 €.

Exonérations et aides à l'investissement

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Les apiculteurs travaillent sur la mortalité des abeilles

Réunis samedi dernier aux Ruchers de Cybèle à Charron, une cinquantaine d'apiculteurs du Syndicat apicole départemental de la Charente-Maritime (SAD 17), ont tenu leur assemblée annuelle.

Source : Sud Ouest par Yannick Picard

Thème retenu et d'actualité pour cette occasion, les travaux d'été au rucher. Mais hormis la conférence et le débat animé par leur président Christian Giraudet, les membres présents du SAD17 ont également pu échanger sur l'hétérogénéité géographique rencontrée actuellement sur la mortalité des abeilles. Pour peu en effet que l'on se situe au nord ou au sud du département, ce phénomène qui met à mal les 600 apiculteurs de la Charente-Maritime, depuis maintenant plusieurs années, n'a pas la même ampleur.

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Cette thèse de proximité des grandes cultures, néfaste pour les abeilles selon le syndicat, pourrait bien être corroborée par la situation géographique d'un autre rucher appartenant à Michel Duret, « dans la forêt domaniale de Saint-Palais-sur-Mer, il n'y a aucune culture intensive à proximité, et je n'ai jusqu'à aujourd'hui constaté aucune mortalité… »

Sans pour autant vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure et stigmatiser qui que ce soit, Christian Giraudet a poussé le raisonnement plus en amont. Il a évoqué, à demi-mot malgré tout, l'éventualité d'une relation de cause à effet entre la mortalité rencontrée par les moules de la Baie de l'Aiguillon, et des rejets de pesticides à usage du traitement de la vigne, présents dans les fleuves et cours d'eau se jetant dans la Baie.

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Guerre des moules en perspective à Saint-Malo


Très critiqué, un projet expérimental sur 19 hectares est en passe de démarrer au large de la petite cité littorale de Saint-Coulomb entre Saint-Malo et Cancale. La réponse du préfet d’Illle-et-Vilaine est attendue lundi.

Source : Les Echos par Stanislas Du Guerny / Correspondant à Rennes

Les producteurs de moules de Cancale et plus largement de la baie de Saint-Malo veulent augmenter leur production. La France consomme 130.000 tonnes de moules par an, mais n’en produit que 74.000 tonnes. Le Comité régional de conchyliculture de Bretagne Nord porte, à titre expérimental, un projet de création d’un élevage de moules sur filières qui consiste à les faire grandir sur des cordes immergées dans l’eau à environ 2 kilomètres des côtes. Cette technologie est largement utilisée à l’étranger, elle se substitue aux élevages de moules sur bouchots – alignement de pieux – qui découvrent à marée basse-. Seulement 24 élevages sur filières existent en France. Un premier projet a été refusé en 2012 par le préfet d’Ille-et-Vilaine. Une enquête publique a été organisée pour un seconde dossier d’une taille modeste puisqu’il s’agit d’occuper un espace de 19 hectares au large de la petite cité littorale de Saint-Coulomb entre Saint-Malo et Cancale. 600 000 à 700 000 euros y seront investis.

1000 hectares en perspective pour l’élevage

Si l’élevage s’avère profitable, le projet pourrait porter, dans son ensemble, sur une surface globale de 1.000 hectares craignent les défenseurs de l’environnement. Le commissaire enquêteur a rendu un avis défavorable, la décision finale revient au préfet d’Ille-et-Vilaine, qui doit rendre son verdict dans la journée. Sans attendre sa décision, les élus locaux montent au créneau. « Accepter ce projet c’est s’engager dans un véritable désastre écologique  », tonne Loïc Levillain, le maire de Saint-Coulomb. Il évoque également un risque de  diminution de la fréquentation touristique . « On ne peut pas être opposé à tout, rétorque le député Gilles Lurton, les entreprises de mytiliculture veulent travailler plus longtemps, les élevages sur filières leurs permettent d’allonger leur saison ». Mais ce député est conscient que la zone choisie est « écologiquement fragile ».

Le Comité de conchyliculture fait le « gros dos »

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La levée de l’interdiction fait bouillir la marmite de moules

La cueillette des moules est de nouveau autorisée à Mers. Mais sur fond de scandale. Car les locaux pestent contre le pillage de la ressource par les professionnels.

Source : Courrier picard  par Anne-Marie Quéméner

Faute d’autorisation à Mers, c’est au Tréport que les pêcheurs ont ramassé les moules pendant des années.

Râteau contre cuillère. Ou professionnels de la cueillette contre Mersois et estivants. Au centre de cette bataille, des mollusques : les moules. L’interdiction de les pêcher, en vigueur depuis 2001 pour préserver la ressource sur la zone de production Bois de Cise – Mers-les-Bains, a été levée par arrêté préfectoral. Sauf que l’événement, qui se voulait familial et joyeux, a viré au cauchemar.

Hier matin, les Mersois ont vu débarquer sur leurs galets une quinzaine voire une vingtaine de professionnels de la cueillette venus du Pas-de-Calais, râteaux et sacs en toile de jute sous le bras. Car l’arrêté pris le 26 juin autorise le pêcheur professionnel à ramasser jusqu’à 160 kg de moules ! Le particulier n’a le droit qu’à 5 kg. La taille minimale est fixée à 40 mm pour l’ensemble des pêcheurs.

«  Plus de deux tonnes de moules ont été pillées ce matin, peste Jean-Louis Caudron, habitant de la station balnéaire. C’est inadmissible. On nous a interdit à nous, les Mersois, de cueillir pendant 13 ans et là, on autorise à grande échelle. Tout le monde râle. Ces pêcheurs de Boulogne viennent là parce qu’ils ont tout raclé chez eux ; la ressource ne se reproduit plus. Pour faire autant de route, c’est que ça doit rapporter gros la revente au restaurant »

La technique des professionnels est simple, rapide et efficace. Une fois le banc moulier repéré, ils l’arrachent au râteau (4 dents avec un espace minimum de 15 mm entre chaque), le foulent au pied. Grâce à un tamis, seules les grosses moules sont conservées. Les petites sont abandonnées sur place. L’arrêté préfectoral stipule qu’il «  est interdit de mettre à blanc les rochers par grattage  ». Des témoins affirment pourtant en avoir vu ce vendredi matin.

« D’ici un mois ou deux, les bancs seront lessivés »

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Le 27 Juin 2014

Le Préfet de Gironde autorise la production d'huitres dans le Médoc



La production d'huitres dans le Médoc relancée

Source : France 3 Aquitaine

Après des années d'études, d'expérimentation et d'analyses des eaux, les autorités de l'Etat donnent leur feu vert aujourd'hui au retour de l'ostréiculture dans les marais salants du Médoc. Une activité qui faisait vivre de nombreuses familles jusqu'à la fin des années 60.

Ca y est, c'est officiel, les marais salants le long de l'estuaire de la Gironde vont pouvoir devenir des parcs ostréicoles.

Huit professionnels comptent se lancer dès le mois de septembre. Ils achèteront les naissins du bassin d'Arcachon et affineront leurs huîtres dans les eaux de la Gironde.

Bertrand Young, qui expérimente son huître depuis de nombreux mois à St Vivien du Médoc, est plutôt satisfait du rendu : "on est sur une huître en quantité de chair très importante" affirme t-il. Il espère produire 15 tonnes par an, en plus des gambas et des coques.

"L'intérêt c'est que l'affinage va permettre une plus-value sur l'huître et générer de l'activité et de l'emploi".

Cette activité ne sera pas nouvelle dans le Médoc. Entre le 19ème et le 20ème siècle, de nombreuses familles vivaient de l'ostréiculture. En sont témoins les cabanes ostréicoles que l'on peut voir un peu partout, comme dans le port de Goulée qui ressemble à s'y méprendre à celui de Gujan-Mestras sur le bassin d'Arcachon.

A l'époque on comptait 500 hectares de parcs à huîtres et une main d'oeuvre très importante. Mais tout s'est arrêté à la fin des années 60 quand il a été question d'installer une importante raffinerie au Verdon. C'était avant le choc pétrolier.

Aujourd'hui les analyses de l'eau ne font apparaître aucune pollution particulière qui pourrait empêcher cette relance de l'activité.

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Etude  sur l'origine des mortalités de moules sur le secteur d'élevage de Oyé-Plage et Marck



Créocéan / CRC Normandie Mer-du-Nord

Cliquer Ici pour télécharger l'étude

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Les moules du bassin d'Arcachon sont de nouveau consommables

La dernière interdiction qui frappait les moules du banc d'Arguin a été levée

Source : Sud Ouest

Après sept semaines d'interdiction, les moules du bassin d'Arcachon sont de nouveau propres à la consommation.

En mai dernier, des résultats d'analyses, effectuées par le réseau de surveillance de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), ont révélé une contamination des moules dans ce secteur.

Le banc d'Arguin restait le dernier secteur sous le coup d'une interdiction sanitaire, laquelle vient d'être levée.

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Le phytoplancton, le stress et le planning familial

Une efflorescence de phytoplancton au large de l'Argentine

Crédits : NASA

Les forêts tropicales sont souvent décrites comme les "poumons" de la planète. Un titre qu'elles devraient partager avec... le phytoplancton. En effet, ces organismes microscopiques, en suspension dans les océans, produisent à eux seuls la moitié de l'oxygène que nous respirons. Leur développement est saisonnier et donne lieu à de larges et magnifiques efflorescences, pouvant s'étendre sur plusieurs milliers de kilomètres. Pour qu'une population d'une telle taille puisse subsister, il est nécessaire que le nombre d'individus soit finement régulé. Sinon, les carences en nutriments, le manque de luminosité et les attaques virales pourraient rapidement mettre fin à la belle efflorescence. Le phytoplancton s'astreint donc à une sorte de "planning familial".

Source : BE Israël 

Une équipe de scientifiques dirigée par le docteur Assaf Vardi de l'Institut des sciences Weizmann s'est intéressée à la manière dont les diatomées, une espèce commune de phytoplancton, détectent et réagissent à la surpopulation. La qualité de leurs résultats leur a permis de publier leurs travaux dans la très prestigieuse revue scientifique PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences).

La photosynthèse et les dérivés réactifs de l'oxygène (DRO)


Les dérivés réactifs de l'oxygène, ou DRO (ROS en anglais), sont des espèces chimiques détenant un groupe oxygène capable de réagir facilement en présence d'autres espèces. Ces dérivés sont notamment produits par les cellules des êtres vivants lors du métabolisme de l'oxygène, qu'il s'agisse de la photosynthèse (production d'oxygène grâce à l'énergie lumineuse) ou de la respiration (dégradation d'oxygène pour produire de l'énergie).

Si, en faible quantité, ils favorisent la prolifération et la survie cellulaire, ces sous-produits sont toxiques lorsqu'ils se retrouvent en trop forte concentration dans un milieu. Cette situation critique est en général liée à un trop grand "stress" cellulaire, provoqué par exemple par un manque de nutriments, de luminosité, une surpopulation trop aigue, etc. On parle alors de stress oxydant. Dans ces conditions, la trop grande concentration en DRO peut provoquer des dommages cellulaires létaux et irréversibles, pouvant conduire à la destruction rapide d'une large efflorescence de phytoplancton.

Les DRO, à la fois problème et solution

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Le 26 Juin 2014

Pisciculture en Dombes : un avenir à construire au jour le jour


La Dombes : 1er espace de pisciculture d'eau douce en France.

Source : Voix de l'Ain

Le Syndicat des propriétaires et exploitants d’étangs de la Dombes et l’Association de promotion du poisson des étangs de la Dombes (APPED) travaillent main dans la main.

Une volonté  concrétisée par la présence des représentants de l’APPED à l’assemblée générale du Syndicat.

Ensemble, ils essaient de juguler la baisse d’activité piscicole.

C’est dans ce but également que le Conseil général, la Chambre d’agriculture et l’APPED ont rédigé un livre blanc sur la pisciculture, opérationnel depuis le début de l’année 2014. Celui-ci s’accompagne de fonds versés pour soutenir la production à travers des aides à l’investissement pour les pisciculteurs et les propriétaires ; l’accompagnement des différents acteurs avec de la formation ; et grâce à un financement en matière de recherche et développement afin de trouver de nouveaux produits (carpe sans arête…) destinés au grand public et à la restauration collective.

Marque et notoriété

Travailler sur l’image du poisson de la Dombes

Cormorans et écrevisses : les principaux prédateurs

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Concarneau. La société Guy Cotten cartonne en ligne


La vidéo interactive Sortie en mer, imaginée par l'agence CLMBBDO, et dédiée à Guy Cotten, a reçu près de 5 millions de visites et raflé cinq prix.

Source : Ouest France  par Catherine Gentric

La vidéo Sortie en mer, dédiée à Guy-Cotten, mise en ligne le 20 avril, fait un carton mondial sur le web et les réseaux sociaux. Près de 5 millions de personnes, réparties dans 220 pays, se sont déjà connectées sur le site sortieenmer.com.


La vidéo, imaginée par l'agence publicitaire parisienne CLMBBDO, l'agence française du réseau mondial BBDO, vient d'ailleurs de recevoir cinq Lions (1) lors du festival de Cannes publicitaire, qui se déroulait à Cannes la semaine passée, sorte d'écho, façon pub, au festival de cinéma.

« Expérience avec les internautes »

« Cette vidéo a été réalisée pour sensibiliser les personnes au port du gilet de sauvetage, indique Romain Bruneau, conseiller et chef de projet chez CLMBBDO. Le projet est né il y a un an, avec nos créatifs. Nous avons contacté la société Guy Cotten et créé un site internet dédié spécialement à l'entreprise : Sortieenmer.com. L'idée était de créer une expérience interactive et immersive avec les internautes. »

Dans cette vidéo, l'internaute se met à la place d'un homme en train de se noyer. À bord d'un bateau avec un ami, il tombe à l'eau.

Inviter au port du gilet de sauvetage

L'internaute doit cliquer avec sa souris pour le maintenir à la surface. Et comme la personne qui se noie, il se fatigue. La vidéo se termine sur le message : « En mer, on se fatigue plus vite qu'on ne le pense », avec l'apparition du logo Guy Cotten, pour inviter au port du gilet de sauvetage.

« Depuis la mise en ligne de cette vidéo, les retombées sont considérables partout dans le monde, poursuit Romain Bruneau. Nous allons la laisser en ligne jusqu'à la fin de l'été. C'est un message de sensibilisation afin que les personnes n'oublient pas de porter le gilet dans cette période estivale propice à la navigation. »

(1) Aux Cannes Lions, la vidéo a remporté un Lion d'or en catégorie Mobile ainsi que quatre Lions de bronze dans les catégories Brand Content, Promotion, Activation et Cyber.

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Thau. Croissance en vue pour les poissons du soleil

Le seul représentant du bassin de Thau à Bruxelles envisage la création d’une unité de prégrossissement à Frontignan.

Source : Pdm-seafoodmag par Lionel Flageul

Sur le stand d'Aqualande, sa maison-mère depuis le rachat de l'entreprise familiale en 2003, Philippe Balma, gérant de l'écloserie-nurserie Les Poissons du Soleil, installée au bord de l'étang à Balaruc, profitait du Seafood pour recevoir ses nombreux clients aquaculteurs du pourtour méditerranéen. Et parler d’avenir.

Si son père Georges, ostréiculteur à Bouzigues, avait initié, dès 1975, les premières tentatives de sea-ranching de bar, sur l'étang, à partir de juvéniles de pêche et créé en 1985 la première écloserie méditerranéenne, pour produire les alevins nécessaires à l'aquaculture naissante de bar et dorade, lui veut poursuivre l’aventure.

Il prévoit d’ouvrir en 2015 d'une unité de pré-grossissement à Frontignan bord à quai pour permettre la croissance de l'entreprise. Le transport maritime sera optimum. Il sera toujours assuré grâce à un moyen de transport local et inattendu. Un thonier senneur, spécialement équipé de cuves ! Sans cet affrètement original, le senneur serait condamné à rester à quai à Sète 11 mois de l'année.

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Guérande. La marque Xxsel vise l'excellence pour l'or blanc

Tombés amoureux de la fleur de sel de Guérande, Alexis et Erwan Allin se sont lancés dans la promotion de ce produit du terroir. Les frères jumeaux ont ainsi créé une société à Batz-sur-Mer, il y a trois ans.

Source : Ouest France

Arrivés à deux ans à Batz-sur-Mer, Alexis et Erwan Allin ont très vite été intéressés par le milieu ambiant, à savoir celui des marais salants. La fleur de sel les a subjugués. Petit à petit, l'idée leur est venue de porter au plus haut niveau de la gastronomie ce produit phare de la région, sans pour autant concurrencer les paludiers. « Nous avons tous à coeur de promouvoir le sel de Guérande », précise Erwan Allin.

Dès lors, les jumeaux construisent leur projet étape par étape. Ils élaborent les mélanges qu'ils souhaitent effectuer avec la fleur de sel, à base de truffe noire du Périgord, de vanille de Madagascar, de copeaux de chocolat amer, de piment d'Espelette... Dans ce cheminement, chacun a apporté ses idées et ses compétences : Erwan pour le concept, le graphisme et le site web, Alexis pour le nom et la création des mélanges.

Restaurants et épiceries fines comme clients

Après avoir sélectionné un paludier de Guérande comme fournisseur, ils ont pris contact avec un Ésat (établissement et service d'aide par le travail) de Nantes pour la fabrication et la mise en bocaux des produits finis. Les deux frères souhaitent également privilégier la dimension sociale de leur entreprise.

Xxsel, nom de leur société, a ainsi été créée en 2011. La commercialisation des produits vient de commencer. Pendant cette période de test de deux ans, Alexis et Erwan Allin ont quand même gardé leur métier de commerciaux dans le bâtiment. Les produits sont présents dans des épiceries fines de la région et dans des restaurants de renom.

Stratégie de développement...

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Le 25 Juin 2014

Découverte : D'algues et d'huîtres...

^http://lesmotsdekiara.wordpress.com/2014/06/25/dalgues-et-dhuitres-un-apres-midi-avec-les-breizhblogueuses/

Pour en savoir plus : Les mots de Kiara 

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Métiers de la mer et formations maritimes : plus de 600 diplômes sur le site du "marin"

http://www.nxtbook.fr/lemarin/lemarin/DSGUIDEMETIERSDELAMER-OUV/index.php
Le Guide des métiers de la mer du "marin" répertorie plus de 600 diplômes et formations, classés par métiers et régions.

Source : Le Marin

Chaque semaine depuis bientôt 70 ans, les colonnes du marin, de ses suppléments et hors-séries le racontent : les métiers de la mer, ce sont 1 000 métiers ou presque. Métiers de navigants, au commerce, à la pêche, dans la marine nationale et les services de l’État, sur et autour des plates-formes pétrolières ; métiers du littoral, dans les cultures marines, les chantiers de construction et de réparation navales, les fournisseurs d’équipements, les ports, les administrations ; métiers dans les services liés à la mer et son économie, dans les banques, les assurances, la recherche, etc. Une palette exceptionnellement large et riche, accessible du CAP au doctorat.

Pour nourrir ces 1 000 métiers, il y a presque autant de formations initiales et continues. Depuis plusieurs années, le marin a entrepris un inventaire patient et aussi exhaustif que possible des diplômes, brevets, certificats et autres stages liés à la mer, ainsi que des organismes de formation dans toute la France. Jusqu’à constituer ce guide complet des formations et métiers de la mer, depuis le CAP jusqu’à Bac + 5. Plus de 600 formations sont répertoriées, par régions, organismes de formation, familles de métiers et nom du diplôme ou brevet. Puisse cette nouvelle édition, disponible en ligne sur le site internet du marin, aider chacun à définir son projet ou son évolution professionnels dans cet univers foisonnant qu’est l’environnement maritime.

Cliquer Ici pour lire le guide des métiers de la mer

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Stages. Ils seront plus encadrés et mieux rémunérés

Le Parlement a définitivement adopté, jeudi, la proposition de loi encadrant davantage les stages et prévoyant une augmentation, d'ici septembre 2015, de la rémunération pour ceux dont la durée dépasse deux mois.

Source : Ouest France

La rémunération mensuelle minimale obligatoire pour les seuls stages de plus de deux mois passera de 436 à 523 euros d'ici septembre 2015, le texte portant son montant de 12,5% à 15% du plafond de la Sécurité sociale.

Entre autres mesures, la proposition de loi instaure un plafond maximum de stagiaires en fonction des effectifs salariés, renforce les moyens d'identifier et de sanctionner les abus éventuels, instaure des autorisations d'absence et de congés, aligne le temps de présence des stagiaires sur celui des salariés, exonère d'impôt sur le revenu la gratification.

Accès aux restos d'entreprises....

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Le 24 juin 2014

Empois(s)onneur ! : Saumon bio ou pas bio

"Mes Courses pour la Planète" (après avis de Seaweb) nous dit de choisir du saumon d'élevage bio pour les sushis... 

Les tests de l'association "60 millions de consommateurs" révèlent que ce saumon bio est le plus chargé en pesticides et autres métaux lourds !... 

A lire les mots clés de l'article du Figaro (ci-dessous), le saumon entre en effet dans la liste des poisons violents !

Tout n'est pas bon dans le saumon

Mots clés : Saumon d'élevage, Saumon sauvage, Aquaculture, PESTICIDES, Métaux lourds, Mercure, Arsenic, pollution, alimentation, nutrition

Source : Le Figaro par Anne-Laure Lebrun - le 24/06/2014

Sauvage ou en provenance d'élevage, étiqueté bio ou non : 60 millions de consommateurs a passé au crible des filets de saumon, avec des résultats parfois surprenants.

Qu'il soit d'élevage ou sauvage, surgelé ou frais, le saumon est l'un des poissons préférés des Français. Mais, régulièrement montré du doigt en raison des substances toxiques qu'il contient, il n'est plus numéro un, battu par le cabillaud. L'inquiétude des consommateurs et les interrogations autour de l'aquaculture intensive - en particulier en Norvège - ont entaché l'image du saumon. Cela a conduit l'association 60 millions de consommateurs à mener ses propres analyses sur dix-huit filets de saumon d'élevage (Chili, Écosse, Irlande, Îles Féroé et Norvège) et cinq filets de saumons sauvages pêchés dans le Pacifique. L'étude, parue dans le numéro de juillet-août 2014, rapporte une pollution modérée des saumons d'élevage et des résultats contrastés pour les saumons labellisés Agriculture biologique.

Saumon. Sushis : Les conseils de "Mes Courses pour la Planète" pour tuer la belle-mère !


• Près de cinq pesticides dans un même pavé

Sur les dix-huit saumons d'élevage testés, seulement quatre sont exempts de pesticides alors que «sept références contiennent jusqu'à cinq pesticides différents», affirme 60 millions de consommateurs. Bien que les traces retrouvées soient infimes, le magazine souligne que la réglementation européenne ne précise pas de quantités maximales autorisées dans le poisson. En appliquant donc la limite la plus faible autorisée pour la viande animale, 60 millions de consommateurs a calculé «que la contamination peut aller jusqu'à 30 % de cette limite, et ce pour le saumon frais Carrefour agir bio». Si les doses sont donc loin d'être alarmantes, elles interpellent tout de même puisque le label Agriculture biologique impose des critères stricts, notamment l'absence de pesticides.

La présence de ces produits dans les élevages bio peut être due à une contamination environnementale. En effet, 60 millions de consommateurs explique que dans certains États membres de l'Union européenne, les fermes bio sont très proches des élevages standards. Un échange d'eau, contaminée par les pesticides, est donc probable.

• Les métaux lourds retrouvés principalement dans les saumons bio

L'arsenic, le cadmium, le mercure, le plomb… sont des composés chimiques présents naturellement dans l'environnement (air, sol et eau) et peuvent, de fait, se retrouver dans les denrées alimentaires. Par ailleurs, l'activité humaine telle que l'agriculture ou l'industrie peut elle aussi être à l'origine de ces métaux lourds, nocifs pour l'organisme lorsque l'exposition est importante.

Pour quantifier les risques associés à ces contaminants, les experts évaluent la dose journalière ou hebdomadaire tolérable (respectivement DJT ou DHT). 60 millions de consommateurs a retrouvé des métaux lourds dans les 23 saumons testés. Toutefois, les teneurs sont variables et globalement, les résultats ne sont pas alarmants.

Concernant le mercure - toxique, entre autre, pour le développement de l'enfant in utero - la teneur est «largement en deçà de la limite réglementaire», affirme l'association. Paradoxalement, les doses les plus importantes ont été retrouvées dans le saumon Carrefour Agir bio d'origine Norvégienne. Il contient sept fois plus de mercure que le saumon surgelé Pescanova pêché dans l'Atlantique et élevé au Chili.

Quant à l'arsenic, «la plus mauvaise note revient au pavé Casino bio dont la teneur atteint 9 % de la DJT». Quatre autres produits, dont trois saumons bio, reçoivent un «insuffisant». Cependant, «dans les produits de la mer, on retrouve principalement l'arsenic sous forme organique, moins toxique», explique l'Organisation mondiale de la santé. Ce composé est neurotoxique et peut favoriser le diabète et des maladies cardiovasculaires.

Les mieux notés sont les saumons surgelés sauvages pêchés dans le Pacifique: le pavé de saumon rose avec peau de Leader Price, le filet de saumon rose d'Iglo, le pavé d'Intermarché top budget, le filet de Findus et le pavé de saumon argenté de Picard.

• Aucune trace d'antibiotique

• Le saumon reste un aliment santé

(...)

Lire le dossier de 60 millions de consommateurs

Peut-on encore manger du poisson ?

Alimentation - juillet 2014

60 millions de consommateurs

n° 495 - juillet 2014
Alimentation : quels poissons manger ?

Il est réputé bon pour la santé, mais renferme parfois beaucoup de polluants. Ses ressources sont menacées mais on nous recommande d’en manger. Difficile de ne pas nager dans les contradictions, quand on choisit son poisson.

Au sommaire de ce dossier :

Quels poissons manger ?

Nos analyses : le saumon entre deux eaux

Cet essai est disponible en achetant la version numérique du n°495 de 60 Millions de consommateurs (juillet-août 2014). Les abonnés pourront télécharger le PDF de l'article à partir du 15 juillet après s'être identifiés.

Le projet de "Mes Courses pour la Planète" ne serait pas financé.... Les belles-mères sont sauves !


Cliquer Ici pour en savoir plus sur le financement KissKiss BankBank

Nos tests de saumon : du bon et deux questions préoccupantes

60 Millions a comparé 23 filets de saumon frais et surgelés, d’élevage et sauvage. Le constat est en demi-teinte : globalement, les saumons testés sont de bonne qualité, mais nous avons identifié deux points noirs qui posent question.


Que trouve-t-on sous les écailles ? 60 Millions de consommateurs a analysé l’un des poissons les plus consommés en France : le saumon. Nous avons étudié dix-huit filets de saumon d’élevage (Chili, Écosse, Irlande, Iles Féroé, Norvège) et cinq filets de saumon sauvage pêché dans le Pacifique. Cliquer Ici pour accéder aux résultats du test (à partir du 15 juillet 2014)

Aucune trace d’antibiotiques dans les poissons d’élevage

À chaque fois, nous avons recherché la présence de pesticides, antibiotiques, métaux lourds, éthoxyquine, PCB et colorants. Nos résultats apportent trois bonnes nouvelles. Tout d’abord, aucun des produits issus de l’élevage ne contient de résidus d’antibiotiques quantifiables. Ensuite, les saumons présentés comme « sauvages » le sont vraiment, comme le confirme notamment leur faible teneur en oméga 6.

Enfin, les saumons d’élevage chilien s’avèrent exempts de toute substance polluante. Pourtant, ces dernières années, les fermes aquacoles chiliennes étaient dans le viseur des associations de protection de l’environnement après la survenue de l’épidémie du virus AIS (anémie infectieuse du saumon). Il faut peut-être voir là les résultats des efforts de ce pays sur l’aquaculture.

Pesticides et métaux lourds dans quatre saumons bio sur six

En revanche, notre étude soulève deux points noirs. Le saumon bio se révèle beaucoup moins sain qu’attendu. Sur six saumons bio analysés, quatre se révèlent contaminés par des pesticides et quatre par des métaux lourds.

Selon nos experts, cette contamination a très probablement une origine environnementale. On sait notamment que les fermes de poissons bio peuvent, dans certains États membres de l’Union européenne, être installées au voisinage d’élevages conventionnels… avec le risque d’échange d’eau entre les deux unités.

L’éthoxyquine, un antioxydant inquiétant

Deuxième source d’inquiétude : la présence d’éthoxyquine dans six échantillons sur les dix-huit d’élevage étudiés, avec pour trois d’entre eux une présence à un taux assez élevé, voire très élevé pour un échantillon.

Cette substance est incorporée aux huiles et farines de poissons servant à nourrir les saumons afin d’éviter qu’elles ne s’oxydent durant leur transport : cette nourriture issue de la pêche minotière est en effet menée dans des zones souvent éloignées des fermes aquacoles.

Or l’innocuité de l’éthoxyquine n’a pas été évaluée pour l’homme alors même qu'elle a été interdite en tant que pesticide dans l'agriculture. Il n’existe pas de limite réglementaire maximale de résidus dans la chair du saumon consommée (alors qu’elle existe pour l’alimentation animale !).

Nous demandons une évaluation de sa toxicité

Didier Ortelli, chimiste au service des affaires vétérinaires du canton de Genève, souligne : « C’est le flou artistique au niveau de la législation européenne ; il n’y a jamais eu d’évaluation sur sa présence dans le poisson destiné à la consommation humaine. »

Alertés, des députés européens ont interrogé la Commission européenne en novembre 2013 sur ce sujet, pour l’instant sans réponse. 60 Millions demande également une évaluation de la toxicité de cette substance pour l’homme.

Patricia Chairopoulos et Fabienne Loiseau

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Commerce. Les Comptoirs de la mer ont la pêche

Avec 58 implantations, de Ciboure à Fécamp, les boutiques de la Coopération maritime ont conquis le grand public.

Source : Ouest France par Jean-Pierre Buisson

Ce matin, à Saint-Malo, la Coopération maritime tient son assemblée annuelle et inaugure un nouveau magasin. L'occasion de s'intéresser à l'une de ses filiales qui marche : les Comptoirs de la mer, dont le chiffre d'affaires approche les 200 millions d'euros. « Près de la moitié de nos ressources », indique Philippe Mérabet. Depuis 2007, il préside la Coopération, association qui fédère l'essentiel des structures coopératives de la pêche artisanale. Soit près de 1 700 salariés.

Les mentalités ont évolué

Plus que centenaires, ces coopératives ont longtemps travaillé en milieu fermé. Les pêcheurs étaient nombreux et suffisaient à faire tourner les boutiques d'approvisionnement nécessaires à leur activité. Mais la pêche française a connu une lente saignée, qui lui a fait perdre plus de la moitié de ses effectifs en quinze ans.

Certaines coopératives ont sombré, d'autres ont choisi de se regrouper et de s'ouvrir. « Le mouvement a commencé dans les années soixante-dix, précise Philippe Mérabet. Au début, les matelots n'étaient pas ravis de voir le grand public s'approvisionner chez eux. » Devant le succès, les mentalités ont assez vite évolué. « Aujourd'hui, 60 % de nos ventes, hors carburant, sont réalisées auprès du grand public. »

Une offre diversifiée

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Le 23 Juin 2014

Thau, Bassin conchylicole par Lionel Flageul


Cliquer Ici pour visualiser le beau reportage photographique de Lionel Flageul... Un reportage qui découvre différentes activités de l'Etang de Thau (Huître, moule,...)

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Loire-Atlantique : Interdiction de pêche des coquillages



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Le 20 Juin 2014

Bob Geldof soutient l'aquaculture industrielle pour nourrir le monde...

Le chanteur Bob Geldof est connu mondialement suite à Live Aid, une série de concerts, pour recueillir des fonds afin de lutter contre la famine en Éthiopie,

Le 17 juin 2014, il a participé à AquaVision 2014, un colloque organisé en Norvège par Nutreco, le leader mondial de l'alimentation aquacole.

Le thème d'AquaVision 2014 est Meeting tomorrow today (Répondre aujourd'hui aux besoins de demain)

et son programme est divisé en trois parties :
  • Feeding 9 billion (Nourrir 9 milliards d'humains)
  • The blue revolution (La révolution bleue)
  • Beyond tomorrow (Après demain)
Lire aussi le commentaire de Callander McDowell : Relaksation n°663

L'aquaculture responsable a un important rôle à jouer dans le fait de nourrir la planète, déclare Sir Bob Geldof à AquaVision 2014

Nourrir une population mondiale en pleine croissance est un défi complexe qui ne peut être convenablement géré qu'à la seule et unique condition que tous les intervenants - acteurs de la filière, gouvernements et ONG - trouvent la manière adéquate et pratique de travailler ensemble, a déclaré Sir Bob Geldof aux participants d'AquaVision 2014.

Source : Skretting

Lors de son intervention, l'ancienne rock star convertie en militant écologique et anti-pauvreté a ajouté que l'aquaculture a un rôle à jouer en comblant le manque entre les pêches durables et la demande mondiale en produits de la mer mais qu'elle ne peut espérer y répondre que lorsque des méthodes sont mises en place et gérées de manière responsable.

"Nous devons arriver à un point où l'aquaculture n'est pas seulement une activité viable mais également un moyen viable de maintenir nombre d'entre nous en vie" a ajouté Sir Bob Geldof.

En annonçant que 20% de la population mondiale utilisaient 80% des ressources terrestres, il a incité la filière aquacole à trouver le bon équilibre entre les demandes consuméristes et économiques et les besoins environnementaux et sociaux de la planète.

"Quand vous y parviendrez, et cela sera le cas, vous aurez enfin trouver la réponse à la problématique de notre temps que sont l'inégalité et le déséquilibre. Cela vaut la peine de se battre car cet objectif peut être atteint. Nous avons seulement besoin de la volonté, de l'engagement et de l'entente absolue entre tous pour que ce changement puisse être mis en place" a-t-il ajouté.

AquaVision s'est déroulé à Stavanger (Norvège) du 16 au 18 juin. La conférence était organisée par Skretting et sa maison mère Nutreco en collaboration avec DNB et DSM Nutritional Products. Blue Planet est en charge de l'organisation pratique.

Pour plus d'informations sur la conférence, veuillez consulter Aquavision 2014  et le site Skretting France

AquaVision (16-18 juin 2014)

AquaVision est une conférence internationale de grande envergure qui attire, tous les deux ans, de nombreux décideurs issus de la filière aquacole.

Une édition 2012 qui a affiché complet avec plus de 450 participants de 35 pays différents a confirmé l'importance d'AquaVision en tant que de lieu d'échanges. Nous sommes impatients d'accueillir la filière aquacole à Stavanger du 16 au 18 juin prochains ainsi que la 10ème édition d'AquaVision, a déclaré Viggo Halseth, PDG de Nutreco Aquaculture.

AquaVision rassemblera un large panel d'intervenants issus de tous les continents et servira de plateforme d'informations, d'opinions et d'échanges.

Le thème d'AquaVision 2014 est Meeting tomorrow today (Répondre aujourd'hui aux besoins de demain) et son programme est divisé en trois parties :
  • Feeding 9 billion (Nourrir 9 milliards d'humains)
  • The blue revolution (La révolution bleue)
  • Beyond tomorrow (Après demain)

Comme d'habitude, certains des principaux sujets et débats animés se focaliseront sur les défis et les opportunités rencontrés par la filière aquacole et ceux à venir.

AquaVision se déroulera du 16 au 18 juin 2014 à Stavanger (Norvège). La conférence est organisée par Nutreco et Skretting en collaboration avec DNB et DSM Nutritional Products. BluePlanet est l'organisateur pratique de la conférence.

Washington (USA) : Conférence sur les océans "Our Océan"

17 juin 2014. Leonardo DiCaprio met 7 millions US$ pour sauver les Océans ...


7 millions US$ pour aider à la création de vastes sanctuaires marins interdits à la pêche professionnelle, notamment la pêche thonière dans le Pacifique... En projet : près de 3 millions de km2 de réserves marines, soit 5 fois la superficie de la France !

Pour plus d'informations : Commission Océan Mondial. Haute mer : Terrorisme et Surpêche sans frontière...

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Le 19 Juin 2014

Saint-Coulomb : "C'est pas bon les moules !..." "Les moules, c'est bon pour la planète..."
           
Ille-et-Vilaine : un projet controversé de parc à moules de 1.000 hectares


Société - 2min 11s - à 13h35

Près de Saint-Malo, un projet de parc à moules de 1.000 hectares devrait voir le jour. Un impact sur le paysage et des risques de pollution pour cette zone très touristique. La décision devrait tomber dans les mois à venir.

Un potentiel de production de 2 à 3 millions de tonnes en Norvège....

La production alimentaire comme solution pour lutter contre le réchauffement climatique

La Norvège, avec ses kilomètres de longues côtes et ses fjords, pourrait justement profiter de ces atouts géographiques pour résoudre en partie le problème du changement climatique. Le CO2 pourrait en effet être stocké dans les forêts de varech et au fond des fjords, et avec l'aide de nouvelles mesures, la production de moules et d'algues serait même susceptible d'augmenter.

Source : BE Norvège

La chercheuse Sissel Andersen [1] de l'Institut pour la Recherche Marine (IMR) explique qu'il faudra dans l'avenir produire plus de nourriture tout en réduisant les émissions carbones. Le projet veut permettre de contrôler la remontée des eaux profondes à forte concentration en nutriments vers la surface. De la sorte, les phytoplanctons se développent mieux et offrent aux autres espèces de la chaine alimentaire comme les moules un environnement propice à la croissance.

Nutrients from the deep



Nettavis Om Forskning
Dans les fjords norvégiens, les fonds sont riches en nutriments. Le phytoplancton qui se trouve en surface, dépend de ces nutriments pour se développer. Cette vidéo explique comment il serait possible d’envoyer ces nutriments en surface...
 
Les fjords dans lesquels la remontée des eaux est contrôlée permettraient donc une croissance des moules de trois à quatre fois supérieure aux zones non contrôlées. Le Lysefjord (région du Rogaland, dans l'ouest), avec ses 4400 kilomètres carrés offre un potentiel de production de deux à trois millions de tonnes de moules, alors que l'ensemble de la Norvège cultive actuellement un peu plus de 1000 tonnes.

Le stockage du CO2

Une zone propice de 2000 km2 permettrait une augmentation du stockage du CO2 de 0,58 million de tonnes au fond des fjords, ce qui représente 6% de l'ensemble des émissions liées au trafic routier en Norvège dit Oivind Strand [2], responsable de la section du rapport traitant du contrôle de la remontée des eaux.

Finalement, le projet souhaite favoriser le développement des forêts de varech dans le nord du pays, où les conditions ne permettent pas une implantation naturelle. Ces forêts de varech offriraient une neutralité carbone à la région tout en permettant un meilleur environnement pour le cabillaud côtier.

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Le 18 Juin 2014

Naufrage conchylicole : de la psychose au malaise...

Charron (Charente-Maritime) - 21 avril 2014

Mortalité des moules. Début de psychose en Charente-Maritime

Source : Le Télégramme

Dans la baie de l'Aiguillon, les mytiliculteurs sont extrêmement inquiets : leur production de moules a été décimée, mais ils n'en connaissent pas la cause. Ce week-end, ils ont manifesté leur désarroi, avec une image forte : des cimetières de moules. C'est ce que nous rapporte "Sud Ouest".

"Je pense qu'on a été saboté"


En Charente-Maritime, cela est en train de tourner à la psychose. "Je pense qu'on a été saboté", a ainsi indiqué Stéphane Pairpaix à nos confrères. Ce qui inquiètent, intriguent, les professionnels du secteur, c'est ce que cette hécatombe est cantonnée à la baie de l'Aiguillon. Toutes les hypothèses restent donc valables. Cela pourrait-il être "la conséquence d'un dégazage sauvage en mer, d'un lâcher d'eau douce trop important du côté des bassins-versants expliquant une dessalure importante… ?", s'interroge "Sud Ouest".


Les mytiliculteurs sont en tous cas déterminés, ils veulent avoir le fin mot de l'histoire. Afin d'essayer de faire bouger les lignes, ils ont décidé de solliciter les élus, de les alerter, à l'image de la députée PS Suzanne Tallard, selon laquelle "on doit connaître la cause de cette mortalité".

Crise mytilicole : la réunion parisienne est annulée

Elle devait se pencher ce mercredi sur les mortalités des moules dans le pertuis Breton et statuer sur le régime des calamités agricoles 

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Les mytiliculteurs du nord de la Charente-Maritime attendaient beaucoup de la réunion programmée ce mercredi à Paris, par le Comité national de gestion des risques en agriculture. En raison de la grève à la SNCF, la réunion est annulée et reportée sine die.

Les producteurs du département, confrontés depuis mars dernier à de très forts taux de mortalités sur leur cheptel dans le pertuis Breton, ont un besoin pressant de trésorerie, leur saison 2014 étant compromise. Les aides au titre du régime des calamités agricoles sont un soutien qu'ils espèrent. Ils attendaient de cette réunion qu'elle tranche sur l'octroi ou non de cette aide.

le 18/06/2014

Les conchyliculteurs au bord du malaise

Le président des conchyliculteurs, Gérald Viaud, relaie la colère qui monte.

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Gérald Viaud est râleur par nature. Mais cette fois, il est plus que jamais irrité par l'absence de réponse scientifique et par le piétinement de l'État, face aux mortalités de cheptel que rencontrent les producteurs de moules et d'huîtres, avec les difficultés qu'elles induisent dans les entreprises.

Le président du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes et du Comité national conchylicole, réunit donc aujourd'hui à Paris les présidents de chaque bassin de production. Il les sondera sur l'envie d'un mouvement de contestation de grande ampleur. Au minimum, il envisage l'organisation d'une réunion publique professionnelle avant mi-juillet dans le bassin de Marennes-Oléron.

Loin du compte

Avis de grand frais sur le métier. L'annulation la semaine dernière - suivie du report le 10 juillet - de la réunion qui devait statuer sur le volet calamités agricoles des mortalités de moules, a fait monter la pression d'un cran. Les professionnels parlent d'urgence de la situation ; l'État ne semble mesurer que l'urgence du report, déplore en substance Gérald Viaud. « Le ministre Cuvillier a annoncé des aides. J'attends de voir… Le besoin en trésorerie des mytiliculteurs est de 14 à 16 millions d'euros. Or, les calamités agricoles, si nous les obtenons, ne s'élèveront pas à plus d'1,5 million, les exonérations des redevances domaniales et portuaires à 24 000 et 70 000 euros, l'exonération des taxes des concessions à 50 000 euros… On est loin du compte. Que nous propose-t-on alors ? D'emprunter avec prise en charge des intérêts d'emprunt. »

Autre grief : les réponses partielles de l'Ifremer. L'institut a identifié le vibrio splendidus comme cause de mortalité des moules, mais « il ne répond pas à la vraie question : pourquoi cette bactérie présente dans nos eaux depuis des lunes devient-elle soudainement agressive pour nos produits ? » Le raisonnement vaut aussi pour la virulence des bactérie et virus qui s'attaquent aux huîtres. Des huîtres dont la mortalité repart de plus belle avec la douceur printanière. Toutes les classes d'âge, huîtres de taille marchande comprises, sont touchées.

Et les sondes de mesure ?

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Filière pêche et produits de la mer : tous à Lorient les 1er et 2 juillet


L'ensemble des responsables et des acteurs économiques et politiques de l'ensemble de la filière a rendez-vous à Lorient pour la cinquième édition des Assises...

Après quatre éditions à Paris, les 5e Assises de la pêche et produits de la mer prennent pied sur le littoral et vous donnent rendez-vous à Lorient, les mardi 1er et mercredi 2 juillet au Palais des congrès.

Une journée et demie de conférences et ateliers, réunissant des responsables économiques et politiques de premier plan, dont le secrétaire d’État Frédéric Cuvillier.

Les débats seront animés par les rédacteurs en chef du marin et de Produits de la mer.

Parmi les nouveautés, un grand débat public en soirée sur la filière des produits de la mer « made in France ». Il permettra aux professionnels d’exposer les savoir-faire d’une filière d’excellence.

Les débats « entre pros » permettront de faire le point des grands sujets du moment : la place portuaire comme centre névralgique ; les financements européens ; le renouvellement de la flottille et des hommes à la pêche ; l’étiquette comme outil de communication ; le facteur énergétique ; la lutte contre les fraudes ; le partage de la marge ; les produits de la mer face à l’opinion publique.

Les plus matinaux pourront, dès 5 h le mercredi matin, découvrir le port de Keroman.


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Bassin d'Arcachon : les huîtres d'Arguin ne sont plus interdites

Le Préfet vient de lever l'interdiction qui frappait la zone du banc d'Arguin. A présent, l'ensemble des huîtres du Bassin d'Arcachon sont propres à la consommation.

Source : Sud Ouest

Le préfet de la Gironde a levé ce soir l'interdiction de la pêche, du ramassage, du transport, du stockage, de la purification, de l'expédition, de la distribution et de la commercialisation en vue de la consommation, des huîtres du Banc d'Arguin.

Une zone qui était frappée d'interdiction depuis le 7 mai en raison de la présence dans les eaux d'une une toxine susceptible d'effets sur la santé. L'interdiction avait été étendue le 22 mai à l'ensemble de la zone de production suscitant l'émoi chez les professionnels la veille de week-ends prolongés.Le 5 juin, le veto était levé sur la plupart des parcs, sauf Arguin.

À présent, la dernière et première zone touchée est de nouveau libérée de cette contrainte. En revanche, le ramassage et la consommation des moules, des coques et des pétoncles restent interdits sur l'ensemble du bassin d'Arcachon. Cette interdiction, en vigueur depuis le début du mois de mai, sera levée dès que les analyses établiront la bonne qualité sanitaire des coquillages.

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Le génie écologique au secours de la perte de biodiversité marine

Les aménagements côtiers comme les ports de plaisance ont très souvent alteré les petits fonds rocheux et sableux propices aux larves de poissons. Une dégradation que tente de compenser des initiatives de génie écologique comme les nurseries installées dans les ports de Marseillan (34).

 Copie d'écran du reportage d'Actu-Environnement

Cliquez Ici pour visualiser le reportage d'Actu-Environnement

Loup, Sar, Poulpe, Pageot, Anguille, Hippocampe… autant d'espèces de poissons qui dépendent de la survie des larves au sein des petits écosystèmes rocheux et sableux côtiers. Problème : ces habitats naturels ont été le plus souvent irrémédiablement dégradés par les aménagements portuaires de plaisance, mais aussi la pollution des eaux liée à la mauvaise gestion des eaux grises et noires des bateaux de plaisance.

Tandis que les initiatives se multiplient pour limiter cette pollution chimique, l'ingénierie et le génie écologique intervient au secours des espèces les plus menacées, à l'instar du biohut®, un module métallique constitué d'une matrice remplie de coquilles d'huitres et d'un espace salvateur protégeant les larves et les jeunes recrues des agressions des prédateurs.

Source : Actu-Environnement par Baptiste Clarke

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Son nouvel actionnaire donne des objectifs ambitieux à Labeyrie

Labeyrie a su imposer en grande distribution son positionnement haut de gamme et accessible, n'hésitant pas à utiliser les codes du luxe avec ses emballages noir et or. Le fonds PAI et la coopérative Lur Berri détiennent désormais à parité le leader du saumon fumé et du foie gras.

Source : Le Figaro par Keren Lentschner

Labeyrie passe à la vitesse supérieure. Le n° 1 français du saumon et du foie gras, qui devrait réaliser cette année près de 800 millions d'euros de chiffre d'affaires pour un résultat d'exploitation de 70 millions (l'exercice sera clos au 30 juin 2014), se prépare à écrire une nouvelle page de son histoire. «Nous sommes convaincus que nous pouvons accélérer la croissance de l'entreprise», assure Frédéric Stévenin, associé du fonds d'investissement PAI, qui vient d'entrer en négociations exclusives avec la coopérative basque Lur Berri, actionnaire majoritaire (61 %). À l'issue de l'opération, qui valorise l'entreprise à près de 600 millions d'euros, PAI et Lur Berri devraient détenir, à parité, 86 % du capital, au côté du management (14 %). Un investissement qui a permis à LBO France (Materne-Mont Blanc, The Kooples…), actionnaire depuis 2012, de dégager une rentabilité de près de 25 %.

PAI, qui a damé le pion aux fonds Sagard et Cinven, voit grand pour Labeyrie. Il mise à la fois sur la croissance organique et sur une reprise des acquisitions pour que l'entreprise poursuive sa diversification et atteigne la taille critique. «Notre arrivée permet de la remettre en capacité de lever des capitaux afin de financer des acquisitions», explique Frédéric Stévenin. Pour y parvenir, PAI parie sur une gouvernance simplifiée, en contrôle partagé avec Lur Berri, proche de celle appliquée jusqu'en 2011 chez Yoplait avec la coopérative Sodiaal.

L'international devrait être l'un des relais de croissance de Labeyrie, qui tire déjà 25 % de son chiffre d'affaires de l'Angleterre. Au-delà de l'Europe où il a déjà posé des pions (Belgique, Suisse, Italie), il cible «des pays ayant une culture de la gastronomie et où les consommateurs sont prêts à payer pour de l'alimentation festive». PAI vise une sortie en Bourse d'ici à 2018. «Labeyrie pourrait atteindre d'ici trois à quatre ans le milliard d'euros de chiffre d'affaires, prévoit Frédéric Stévenin. Ce serait le bon cap pour répondre aux critères qu'attendent les marchés.»

Résistance à la crise

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Micro-algues : Roquette lance la phase industrielle

La nouvelle unité dédiée aux micro-algues que Roquette vient d'inaugurer sur son site historique de Lestrem dans le Pas de Calais pourra produire entre 4000 et 5000 tonnes par an de micro-algues séchées.
Illustration. Les Echos : Roquette veut révolutionner notre alimentation et devenir le leader mondial des microalgues

Avec une capacité de production de 4000 à 5000 tonnes par an, la nouvelle unité dédiée aux micro-algues que Roquette vient d'inaugurer sur son site historique de Lestrem dans le Pas de Calais fait figure de petit Poucet eu égard aux 8 millions de tonnes de matières premières végétales (maïs, blé, pomme de terre et pois) que transforme chaque année le géant mondial de l'amidon et dérivés, des polyols et des maltodextrines.

Source : Processalimentaire par Pierre Christen |  16 Juin 2014 |  

Mais ce n'est qu'un début... « Nous avons là une filière ayant un potentiel de développement, capable de fournir des solutions nutritionnelles pour apporter une des réponses aux grands enjeux des années à venir : nourrir neuf milliards d'humains en 2050, dont 2 milliards de plus de 60 ans, et faire face aux pandémies telles que l'obésité », souligne Guillaume Fichet, directeur du site de Lestrem.

Les micro-algues, en premier lieu la chlorelle qui fait partie des microalgues autorisées dans l'alimentation humaine, à l'instar de la spiruline, représentent une ressource naturelle d'une grande biodiversité, qui reste très peu exploitée au plan industriel. 30 000 espèces ont été identifiées, mais plus d'un million reste à découvrir ! « Nous nous devons d'exploiter cette force de la nature, d'où notre projet qui consiste à cultiver de la biomasse, à la récolter puis à la sécher pour utiliser sa richesse en lipides, protéines, fibres, pigments, vitamines et minéraux », souligne Guillaume Fichet....

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Le 17 Juin 2014

Les moules de l'Est Cotentin arrivent sur les étals

Dimanche soir, ils étaient une soixantaine de bateaux à partir pêcher les moules de l'Est Cotentin sur les cinq gisements en eau profonde ouverts pour la campagne 2014.

Source : Ouest France

Après avoir passé plus de trois semaines à quai pour redonner un coup de neuf aux bateaux, l'ouverture de la campagne de pêche aux moules sur les gisements de l'Est Cotentin était attendue comme un bol d'air pour les armements du Calvados et de la Manche : « Nous avons terminé la saison de pêche à la coquille Saint-Jacques au large vers le 15 mai. Après une saison hivernale où nous avons essayé de sortir en mer tous les jours, les bateaux et le matériel ont souffert. Mettre à l'eau, traîner et remonter les dragues met le bateau à rude épreuve », déclare trois pêcheurs saint-vaastais.

Pendant ces dernières semaines, peinture et mécanique ont été au programme : « Nous en avons profité pour faire quelques vérifications de mécanique et remettre le matériel en état avant d'embarquer les dragues à moules. »

7 000 tonnes de qualité

À la vue des premiers débarquements, la pêche est correcte et les tonnages devraient égaler la saison passée : « Il a été débarqué entre 6 500 et 7 500 tonnes de moules au cours de la saison, dans les ports de pêches de Port-en-Bessin à Cherbourg, soit environ 80 tonnes par jour », explique David Rigault, président de la commission moules au Comité régional des pêches et patron du chalutier Thortevald. « Selon les gisements, il y a de 100 à 113 moules au kilogramme et la taille s'échelonne entre 44 et 51 millimètres. Quant à la qualité du produit, les taux de chair se situent entre 28 et 30 %. De plus, il y a une bonne épaisseur de moules sur les fonds et beaucoup de juvéniles, c'est prometteur pour les prochaines semaines ! » Au niveau du prix, il s'est négocié pour la première journée entre 1 € et 1,20 € le kilogramme.

Pour ce début de saison de pêche, le constat est positif pour les pêcheurs : « Selon les gisements, il faut entre 1 heure 30 et 2 heures pour réaliser un quota égal à 1, 8 tonnes, ce qui est encourageant. Les dernières semaines de soleil ont permis aux moules de filtrer beaucoup de plancton et de grossir. C'est un produit de qualité au tau de chair qui ne va que s'améliorer », insiste Alain Rigault, patron du Cap à l'Amont.
Dessalée avant l'assiette

Afin d'améliorer la qualité des moules avant la vente, de nombreux pêcheurs font transiter les mollusques dans des bassins à terre. « Quand nous les débarquons, nous emmenons les moules dans des bassins afin qu'elle filtre l'eau et se dessable pendant un laps de temps de 2 heures à 4 heures, selon les moules pêchées. C'est un gage de qualité pour les consommateurs qui ne retrouvent ainsi aucun craquant sous la dent. »

Et Alain Rigault d'insister sur le label...

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François Demoulins, nouveau président du pôle Mer Méditerranée

L’assemblée générale du pôle Mer Méditerranée, le 12 juin, a été l’occasion d’en modifier la gouvernance, y compris en changeant de président. Le nouveau président, François Demoulins, est le directeur de DCNS Toulon. Il succède à Bernard Sans, en place depuis 2006, qui en demeure membre au titre de Toulon Var technologies.

Source : Le Marin

Créée en 2005, sous le nom de pôle Mer Paca, la branche méditerranéenne du pôle de compétitivité à vocation mondiale compte aujourd’hui 360 membres, dont trois-quarts d’entreprises. Il a labellisé depuis sa création 239 projets, représentant 637 millions d’euros de R&D.

Élargi à la région Languedoc-Roussillon depuis 2013, et renommé Méditerranée à cette occasion, le pôle vient de renforcer son comité de pilotage, passé de 22 à 29 membres, dont huit représentants chacun pour les trois grands ensembles (grandes entreprises et groupes, PME et organismes de recherche et formation).

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Le 16 Juin 2014

Les poissons d‘élevage du futur



Source : Euronews

La moitié des poissons que nous mangeons provient d‘élevage. Quels progrès peut faire l’aquaculture pour rendre sa production plus goûteuse et plus respectueuse de l’environnement ?

À Sizun, en Bretagne, nous découvrons le centre de recherche baptisé Pisciculture expérimentale des Monts d'Arrée appartenant à l’==Institut national de la recherche agronomique (INRA). Cette station expérimentale - parmi les plus importantes en Europe pour l'élevage de salmonidés - participe à un projet européen appelé AQUAEXCEL== qui vise à coordonner différentes structures de ce type dans l’Union. “L’aquaculture est une activité en très forte croissance,” souligne le coordinateur du projet, Marc Vandeputte, “elle progresse de plus de 8 % par an depuis une vingtaine d’années au niveau mondial et l’an dernier, elle a dépassé en tonnage, la production de bœuf.”

À l’heure où la demande mondiale en poissons augmente et où les stocks naturels montrent leurs limites, il est plus que jamais nécessaire de créer une filière piscicole durable et plus productive. “Comme toute production animale, l’aquaculture consomme des ressources,” indique Marc Vandeputte avant de préciser : “en particulier des ressources d’huiles et de farines de poisson – elle est d’ailleurs, assez critiquée pour cela -, elle produit également des déchets.”

Dans ce centre breton, la plupart de ces huiles et farines sont remplacées par des substances nutritives de végétaux : une famille de truites suit par exemple, un régime strictement végétarien. Mais ce ne sont pas les seules expérimentations qui sont menées. “On a créé une collection de lignées qu’on dit isogéniques : à l’intérieur d’une lignée, tous les animaux sont jumeaux, c’est-à-dire identiques entre eux génétiquement,” explique Edwige Quillet, chercheuse en génétique animale à l’INRA, “cette particularité permet d‘être beaucoup plus puissant quand on fait des travaux de recherche.”

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La Canourgue : des lycéens expérimentent l'aquaponie

L 'association d'une production végétale avec une espèce animale, c'est le projet expérimenté par le lycée lozérien.

Source : Midi Libre

Tout est parti d'un constat. "On s'est rendu compte, parce qu'à La Canourgue on est en relation avec la profession aquacole, que les aquaculteurs doivent faire face à la problématique des effluents générés par les poissons, qu'ils ont du mal à traiter. Il y a une prise de conscience pour agir sur ces polluants." Catherine Lejolivet est enseignante en aquaculture au lycée Louis-Pasteur de La Canourgue. Depuis 2011, elle tente d'apporter une solution à cette problématique à travers la notion d'aquaponie. "C'est la contraction de deux mots, aquaculture et hydroponie : l'association du végétal avec une espèce animale. Ces deux productions en synergie doivent permettre de bénéficier de leurs compétences respectives autour d'un bien commun : l'eau."

Soutenue dans sa démarche par la direction de l'établissement public local d'enseignement et de formation professionnelle agricole Lozère (EPLEFPA), Catherine Lejolivet a obtenu un tiers-temps pour conduire le projet d'expérimentation Apiva (pour Aquaponie innovation végétale et aquacuture). "Grâce à ce tiers-temps, un travail en réseau avec différents acteurs s'est engagé. Et le projet ayant bien abouti, le tiers-temps a pu être renouvelé pour une année supplémentaire", se satisfait Renée Heim, directrice adjointe de l'EPLEFPA.

De nouveaux métiers à la clé

"À terme, ce projet permettra de former des jeunes à de nouveaux métiers avec débouchés. Et dans un second temps, nous travaillons sur l’idée d’une pépinière dans le cadre de l’installation d’agriculteurs, avec un axe aquaponie à développer." Pour Sophie Pantel, vice-présidente de la Région, l’intérêt pour le Languedoc- Roussillon de subventionner Apiva s’inscrit sur le long terme. Car si la conduite de ce programme expérimental génère une valeur ajoutée aux formations dispensées par l’établissement canourguais, elle donne surtout aux élèves la possibilité de s’approprier des modèles aquacoles innovants et donc de se préparer à de nouveaux emplois associant productions de végétaux et de poissons. Dès l’issue de l’expérimentation, "dans deux ans et demi, des sessions de formation technique sur site seront organisées", annonce déjà Catherine Lejolivet. Les porteurs de projet désireux de développer certaines cultures pourront ainsi être accompagnés.

"C'est une réflexion globale, pensée à plus long terme"

Et la force de cette expérimentation réside dans son double intérêt, tant pour les aquaculteurs que pour les horticulteurs. "Les végétaux agissent comme des filtres naturels sur les effluents des poissons et affinent la qualité de l'eau. Mais le phénomène intéresse aussi le domaine horticole qui fait habituellement appel à des matières minérales dissoutes. Ils peuvent désormais envisager l'alimentation des plantes avec les effluents des poissons et éviter l'utilisation d'intrants chimiques", développe la spécialiste.

Le programme, précurseur, s'inscrit parfaitement dans les injonctions récentes du gouvernement, qui défendent l'idée d'une transition agro-écologique. "Les performances environnementales et économiques sont pensées à la source et ne sont pas empilées. C'est une réflexion globale, pensée à plus long terme." Pour Renée Heim, les enjeux du programme expérimental sont collectifs. "C'est une belle expérimentation. Et une chose rare dans l'enseignement agricole !" Et le lycée Louis-Pasteur de La Canourgue est l'un des acteurs clés du projet. "C'est le seul lycée agricole qui ait réussi à fédérer autant de matière grise !" Catherine Lejolivet a bien de quoi être fière.

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Japon : Le panga ASC entre en rayon

À l'occasion du premier festival des produits de la mer durables tenu en Asie, le distributeur AEON célèbre l'arrivée du pangas certifié ASC dans ses magasins.

Source : PDM-Seafoodmag

Petit frère du MSC, l'Aquaculture Stewardship Council (ASC) commence à trouver sa place sur le marché international y compris en Asie. L’engagement de la chaîne de supermarchés japonaise AEON pour introduire du pangas certifiée ASC dans ces magasins en témoigne. « Nous souhaitons aider nos clients à faire des choix responsables, explique dans un communiqué Norihiko Okui, directeur général du département produits de la mer de la chaîne. Or la présence du logo ASC indique que les poissons sont issus d'élevages ayant peu d'impact sur l'environnement et sur la société ».

L’annonce du distributeur nippon fut faite à l’occasion du festival des produits de la mer durables, organisé pour la première fois en Asie, à Singapour, du 5 et le 15 juin, par le MSC en partenariat avec WWF. Un choix stratégique à en croire Elaise Tan, pdg de WWF Singapour : « Cette république s’avère être l’un des plus gros marchés de l'Asie pacifique où se consomment 140 000 tonnes de produits de la mer chaque année. Il importe desensibiliser les publics et l'industrie asiatiques sur la question de la durabilité. »

Le pangas ASC vient rejoindre le saumon labellisé, déjà disponible chez AEON depuis le début de l'année.

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Kerdruc. Un projet financé par la clientèle

Névez : l'ostréiculteur Laurent Publier avait lancé une opération de financement participatif pour créer une terrasse couverte permettant d'accueillir le public lors de dégustations. Cette opération s'est achevée par 53 soutiens pour un montant de 5 440 euros.

Source : Le Télégramme Quimperlé, édition du 14/06/2014, page 24

Laurent Publier a fait appel au financement participatif pour réaliser un espace clos et chauffé sur sa terrasse au-dessus de l'Aven.

Depuis quinze ans, entre avril et septembre, Laurent Publier, troisième génération d'ostréiculteur à Kerdruc, fait profiter sa clientèle de la vue splendide sur l'Aven qu'offre sa terrasse. Cet espace de dégustation saisonnier est à ciel ouvert, excepté deux auvents, dont un qu'il aimerait clore de manière esthétique en cas de mauvais temps, tout en préservant au cadre son authenticité si prisée des habitués! « Cet espace clos et chauffé permettrait une dégustation dans de meilleures conditions et offrirait toujours cette vue unique, mais à l'abri et au sec » explique Laurent Publier.

Dédié 100% Bretagne

Pour réaliser son projet, au budget établi de 5.440 € (pose d'une tente de protection amovible et de chauffages d'appoint), l'ostréiculteur a fait appel à Base Jaune, une toute jeune entreprise de crowdfunding (financement participatif). Très prochainement domiciliée à Quimper, elle accompagne les entreprises, associations et acteurs publics dans la mise en avant de leurs projets, et facilite la collecte de fonds via sa plateforme de financement participatif. « Base Jaune est le nom de la cardinale Est qui délimite le plateau de Basse Jaune situé aux Glénan. Nous sommes en effet dédié 100% au rayonnement de la Bretagne, avec pour objectifs uniques le développement économique et la préservation du patrimoine sur le territoire. Base Jaune, c'est un financement participatif raisonné et engagé, et fondé sur le principe du don contre don » précise son fondateur, Alban de Jacquelot....

Pour en savoir plus et soutenir le projet : Base jaune
 
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Aligator, le projet breton pour valoriser les algues

Un projet de coopération entre les Pays de Guingamp et du Trégor-Goëlo a été lancé. Avec l'objectif de générer des innovations dans l'exploitation des algues bretonnes.

Source : Ouest France  par Julien Boitel

Aligator. C'est le nom du projet Algues innovation Guingamp Trégor. Ce programme a pour objectif d'apporter aux entreprises du territoire de Guingamp et du Trégor-Goëlo des informations très pointues sur les algues, de façon à générer des pistes d'innovation dans ce secteur.

« Les atouts des algues sont vastes et sous-exploités dans les filières de l'agro-alimentaire, du cosmétique, de la nutrition ou de la santé, indique Estelle Keraval, responsable économique de l'Agence de développement industriel du Trégor (Adit), à la technopole Anticipa, porteur du projet avec le Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva). Le but est que les acteurs de ces filières échangent avec ceux des algues. »
Des biomatériaux aux bioénergies

Pour son lancement, Aligator a réuni une vingtaine d'entreprises costarmoricaines, jeudi, à l'Université catholique de l'Ouest (Uco), à Guingamp. « La Bretagne a une vraie carte à jouer dans la filière des algues, poursuit Estelle Keraval. La région possède plus de 600 espèces d'algues. »

Le Ceva va ainsi réaliser une base de données sur une cinquantaine d'algues (bibliographie scientifique, brevets, applications les plus pertinentes par algue et par filière, process, études de marché, etc.). Ces données seront diffusées aux entreprises participantes, qui pourront également bénéficier d'un soutien au développement de leurs projets.

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La consommation bio en hausse de 9%

Mercredi 28 mai, à l'occasion du lancement du Printemps bio, l’Agence Bio a présenté les derniers chiffres du marché bio. La demande reste soutenue, mais l'offre risque de l’être moins dans les années à venir. Face à la baisse du rythme des conversions, la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique (FNAB) tire la sonnette d'alarme.

Source : Bio-marché

En 2013, la consommation de produits bio a crû de 9 % hors restauration collective, soit 2 points de plus qu'en 2012, pour aboutir à un chiffre d’affaires de 4,38 milliards d’euros (contre 4 milliards en 2012). Aujourd’hui, ce secteur représente 2,5 % du marché alimentaire national, soit là encore une hausse de 2 points. Les achats [1]de [1]produits [1]bio [1]servis[1] en [1]restauration [1]collective[1] s'élèvent à [1]172 [1]millions d'euros, soit une hausse de [1]1,8% par rapport à 2012. Toutefois, ce chiffre n'intègre pas encore les achats de pains bio par les cantines.

Les produits frais constituent plus de la moitié des ventes de la filière. Les œufs et le lait sont en tête de gondole : ils représentent en valeur 15 % et près de 11 % des produits frais. Au rayon fruits et légumes, environ 6 % des produits consommés aujourd’hui en France (hors agrumes et bananes) sont bio. La plus belle croissance revient cependant au vin, dont les ventes ont augmenté de 56 % entre 2010 et 2013. Suivent l’épicerie et les autres boissons (+ 36 %), puis les produits traiteur et surgelés (+ 34 %). Les produits bio tirent leur épingle du jeu grâce à leur présence renforcée dans tous les circuits de distribution. L’an dernier, ces produits se sont toutefois mieux vendus dans les points de vente directe (+ 17,2 %) que dans les grandes surfaces alimentaires (+ 6,5), le premier « débouché » de la filière bio (46,4 % des ventes).

Du côté de l’offre et du potentiel de production, le bilan est plus mitigé. Les cultures certifiées bio ont augmenté également de 9 % en 2013, représentant désormais 4 % des surfaces agricoles, contre 3,8 % fin 2012. Par contre, les terres en phase de conversion diminuent (de – 20 à – 40 % selon les cultures). « Il y a eu une envolée des conversions en 2010-2011. On revient en fait à un rythme plus classique, d’où la diminution », a expliqué Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence bio. Le chiffre de 25 467 producteurs tient compte de l'adhésion de 2 000 nouvelles exploitations, mais aussi de l'arrêt d'un millier de fermes.

Dans le cadre de la future politique agricole commune qui entre en vigueur en 2015, les aides à la conversion sont bien en place, mais celles au maintien sont entre les mains des régions. Or, aujourd'hui, seules quatre d'entre elles les ont prévues dans leur budget. Interrogée par Le Monde, la FNAB tire la sonnette d'alarme. « Il y a un risque de déstabilisation de la filière bio avec de potentielles distorsions de concurrence. Et un risque de déconversion des agriculteurs bio vers le conventionnel », explique Stéphanie Pageot, sa présidente. Selon le dernier bilan, l'offre nationale de produits bio couvre actuellement 75% de la demande.

Rappelons que Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, avait lancé en 2013 un plan Ambition Bio, qui prévoyait une enveloppe moyenne pour la filière de 160 millions d'euros par an et un doublement des surfaces cultivées en bio en 2017. Seul le premier chiffre a été confirmé mercredi. Ségolène Royal, ministre de l'écologie, a estimé pour sa part que « l'agriculture bio s'inscrit complétement dans la transition écologique [et] comporte tous les aspects du développement durable. » Elle a souligné sa dimension créatrice d'emplois, ajoutant : « C'est ce que j'appelle la croissance verte. » Elle a par ailleurs indiqué son souhait de voir la bio se développer dans les zones à enjeu qualité de l'eau : « J'ai demandé que, dans les comités de bassin, le secteur bio soit représenté en tant que tel », a-t-elle annoncé.

Téléchargez le dernier bilan de l'Agence Bio (en Pdf)

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Saint-Brieuc. Mercredi, le forum qui booste le développement durable

Les Écoterritoriales réuniront, les 18 et 19 juin à Saint-Brieuc, 80 exposants et 13 ateliers, autour du développement durable. Entretien avec Dominique Ramard, conseiller régional délégué à l'énergie.

Source : Ouest France

Vous animez l'un des ateliers. Quel est le sujet de votre intervention ?

Je vais présenter des exemples concrets de développement durable dans des collectivités bretonnes. Il y a le modèle du Mené, entre Loudéac et Lamballe. Ils travaillent sur la façon d'être excédentaire en terme de politique énergétique. Le colza sert aux moteurs des tracteurs, le bois à alimenter les maisons en énergie et ils ont aussi un projet éolien financé en partie par les citoyens. Cette expérience montre que les territoires sont le lieu de la transition énergétique. Chaque zone a ses spécificités et peut maîtriser ses consommations. Nous avons plein de ressources : le vent et le bois, le soleil, et les énergies marines, que l'on promeut de plus en plus.

L'hydrolien peut-il mener la Bretagne vers moins de dépendance énergétique ?

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Le salon des Écoterritoriales, c'est quoi ?

Un salon destiné aux élus et aux professionnels des collectivités locales du Grand Ouest (Bretagne et Pays de Loire) qui cherchent des solutions pour booster le développement durable. C'est le conseil général de Morbihan qui l'a créé, en 2008, à Vannes. Il aura lieu à Saint-Brieuc, les 18 et 19 juin, avec l'appui du conseil général des Côtes-d'Armor. Le thème de l'an dernier était la précarité énergétique. Cette année, ce sera le développement économique et l'accès à l'emploi.

Qu'est-ce qu'on y trouvera ?

80 exposants investiront le parc-expo de Brézillet, à Saint-Brieuc. Ils proposeront des solutions techniques en matière de travaux publics (isolation, désherbage...), récupération et traitement des déchets, équipement d'économie d'eau, transports propres, habitat social, recyclage des matériaux ou encore valorisation du patrimoine, comme les moulins dotés de machines à hydroélectricité. Treize ateliers d'échange d'expériences seront organisés sur différents thèmes : les filières innovantes en matière d'énergie et climat, le développement local dans les territoires ruraux ou encore « améliorer la qualité de l'air : un bénéfice pour la santé ».

Quel est l'enjeu de ce forum ?

Ce forum, créé en partenariat avec l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) se veut une boîte à outils pour les élus soucieux de développement durable. Il s'agit de former les nouveaux élus et d'accompagner ceux qui s'y sont engagés de longue date. Pour Alain Burlot, vice-président du conseil régional et président de Kerval (deuxième syndicat d'ordures ménagères de Bretagne), « les territoires qui seront en développement demain seront ceux qui sauront se saisir de ces sujets ».

Recueilli par Camille Archambault

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Le 13 juin 2014

Marine Harvest lance le saumon Mowi



Le Mowi Salmon de Marine Harvest est une nouvelle marque de saumon que le leader mondial de la salmoniculture va d'abord lancer au Japon (livraison dans les 36 heures après la récolte). Le Mowi Salmon est le fruit d'une sélection de plus de 40 ans, une souche de saumon plus résistante aux maladies qui est la garantie d'un produit plus sain...

Saumon : gare à la désinformation !

par Maria Grimstad de Perlinghi - Directrice France du Centre des Produits de la Mer de Norvège (Norge)


Accusé de tous les maux, le saumon d'élevage de Norvège respecte pourtant toutes les réglementations en vigueur. Toutes les analyses récentes montrent que les résidus de traitement et les différents polluants sont généralement en quantité indétectable ou trop faible pour être mesurés.

Depuis plusieurs mois, le saumon de Norvège fait l’objet d’une véritable campagne de désinformation. Il est souhaitable de rappeler quelques faits afin de mettre un terme à cette polémique qui ne repose sur aucun élément rationnel. Les interventions récentes d’experts devraient rassurer lecteurs et consommateurs et apporter un démenti formel aux allégations d’activistes qui s’érigent en experts.

Les autorités françaises ont répondu, à une question parlementaire de la Sénatrice Catherine Procaccia, une réponse très claire sur ce sujet, en février 2014 : « Dans le cadre de l’Association européenne de libre-échange, la Norvège est soumise aux dispositions européennes. Les teneurs en contaminants chimiques tels que les PCB-Dioxines et les métaux lourds des produits de la pêche doivent respecter la réglementation Européenne ».

La France effectue des contrôles réguliers pour vérifier la conformité des produits comme le saumon de Norvège : 4000 prélèvements aléatoires et 6500 analyses ont ainsi été réalisés en 2012. « Sur les 141 prélèvements de saumon, dont 80% provenant de Norvège, aucun dépassement des seuils réglementaires n’a été constaté pour l’ensemble des contaminants chimiques tels que les PCB et métaux lourds. Et aucun résultat non conforme n’a été constaté sur le saumon, quelle que soit sa provenance, ces 4 dernières années ».

Pour ce qui est de la consommation, les autorités ont formulé une recommandation via l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail : consommer du poisson, 2 fois par semaine. S’agissant du poisson gras, dont le saumon, il est recommandé à l’ensemble de la population, d’en consommer une fois par semaine. Pour l’ANSES, le saumon ne fait pas partie des espèces pour lesquelles des recommandations spécifiques s’appliquent.


Face aux attaques dont le saumon de Norvège fait l’objet, d’autres experts ont, spontanément, accrédité la position des autorités sanitaires françaises. Ainsi le Professeur Jean-François Narbonne, toxicologue reconnu et membre de l’ANSES, a publié un document très précis dans lequel il démonte, un par un, les arguments à charge... Il rappelle notamment que « la question de la contamination des poissons sauvages ou d’élevage est connue depuis bien longtemps par les autorités sanitaires et fait l’objet d’une cascade d’études et de mesures réglementaires depuis les années 80. »

Yves Harache, physiologiste qui a exercé différentes fonctions à l’IFREMER, et qui a présidé l’European Aquaculture Society, s’est aussi élevé contre la désinformation et rappelle que l’organisme norvégien, NIFES (National Institute of Nutrition and Seafood Research),  publie dans son rapport 2013 les résultats d’analyses de filets de foies de saumon provenant d’un échantillonnage global de 11 585 poissons d’élevage (soit un poisson pour 100 tonnes de production). Les résidus de traitement et les différents polluants sont généralement en quantité indétectable ou trop faible pour être mesurés. Quand des traces sont trouvées, les concentrations sont très inférieures aux limites réglementaires. Concernant les antibiotiques, il rappelle que « leur usage est strictement réglementé et réduit au minimum indispensable grâce à l’utilisation de vaccins…  Aucun résidu n’a été détecté dans les échantillons de foie prélevés. »

Les éleveurs de saumon de Norvège sont indignés par cette campagne de dénigrement d’autant que la Norvège est totalement transparente : les fermes aquacoles sont ouvertes à toute partie-prenante, comme les représentants d’associations de consommateurs françaises, qui sont venus constater sur place et échanger avec les autorités.

Il faut rétablir un débat basé sur les faits, et non sur des allégations ou des opinions. La parole doit être donnée, par les journalistes, aux experts qui contrôlent, évaluent et garantissent la sécurité alimentaire, et non uniquement à des activistes qui ne basent leur « désinformation » sur aucun élément scientifique.

Les consommateurs attendent un produit sûr, sain et bon pour leur alimentation. Les aquaculteurs norvégiens mettent donc tout en œuvre pour remplir cette mission et offrir un saumon de qualité. Les autorités norvégiennes et françaises en assurent, quant à elles, le contrôle pour garantir la sécurité alimentaire.

Source : Les Echos 

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Le 12 juin 2014

Bruxelles. 600 millions d'euros pour la pêche française et l'aquaculture

Ces financements européens sont attribués au titre du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) sur la période 2014 - 2020...

La France va devoir présenter sa stratégie pour l'utilisation de ces crédits à Bruxelles. Elle a jusqu'à l'automne pour boucler son plan. « C'est un exercice important, afin de définir la stratégie pour la pêche française et l'aquaculture à l'horizon 2020 et la mobilisation des soutiens financiers européens et nationaux pour accompagner cette stratégie », souligne le communiqué du Ministère de l'écologie.

Les régions auront autorité pour gérer de nombreuses mesures, la préparation de ce plan est donc conduite en étroite concertation avec elles. Dans cette optique, un premier comité Etat-régions aura lieu le 9 juillet prochain. Des scientifiques et des membres de la société civile seront associés à ce travail. La nouvelle politique commune de la pêche vise à reconstituer les stocks de poissons fragilisés, soutenir la pêche artisanale et l'installation de jeunes pêcheurs, ainsi qu'à développer l'aquaculture.

Frédéric Cuvillier salue l’attribution d’une enveloppe financière européenne à la France pour la pêche et l’aquaculture en forte augmentation

Frédéric Cuvillier, secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, se félicite du montant de l’enveloppe financière attribuée à la France au titre du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), obtenue à l’issue de discussions constructives avec la Commission européenne.

369 millions d’euros seront disponibles pour le développement durable de la pêche, de l’aquaculture et des zones côtières dépendantes de ces activités, sur la période de programmation 2014-2020. Pour mémoire, l’enveloppe disponible pour le fonds européen pour la pêche (FEP) sur la période 2007-2013 était de 216 millions d’euros.

Dans le cadre du régime de compensation des surcoûts additionnels supportés par les pêcheurs et aquaculteurs ultramarins en raison de leur éloignement, des moyens financiers sont également prévus en augmentation et étendus à tous les départements d’outre-mer français, à hauteur de 86,45 millions d’euros sur la période 2014-2020.

La France bénéficiera au total d’une enveloppe globale de 588 millions d’euros de crédits du FEAMP pour la période 2014-2020, qui permettra de financer la mise en œuvre de  la réforme de la Politique commune de la pêche dans ses différentes composantes : développement durable de la pêche, de l’aquaculture et des zones côtières dépendantes de ces activités (369 millions), collecte de données (66 millions), contrôle des pêches (56 millions), compensation des surcoûts supportés par les Régions ultrapériphériques du fait de leur éloignement (86.45 millions), aide au stockage (4.7 millions) et politique maritime intégrée (5.3 millions).

Frédéric Cuvillier indique : « les montants attribués à la France sur la période 2014 - 2020 viennent reconnaître l’importance de notre secteur pêche et aquaculture au sein de l’UE, et intègrent la place de nos outre mer. Le FEAMP permettra d’accompagner, dans toutes ses composantes, les évolutions du secteur de la pêche et de l’aquaculture, dans une démarche de durabilité pour atteindre les objectifs ambitieux de cette réforme, tout en veillant au maintien du tissu économique de la filière,  essentiel pour nos territoires».

Les prochains mois seront consacrés à la poursuite de la mise en œuvre du FEAMP. C’est un exercice important, afin de définir la stratégie pour la pêche française et l’aquaculture à l’horizon 2020 et la mobilisation des soutiens financiers européens et nationaux pour accompagner cette stratégie. Cette préparation est conduite en pleine concertation avec les Régions, qui seront autorités de gestion déléguées pour de nombreuses mesures, et avec l’ensemble des acteurs socio-économiques. Elle associe également, au titre du partenariat, les scientifiques et la société civile. Ce travail doit permettre la transmission à la Commission européenne du programme opérationnel français à l’automne.

Frédéric Cuvillier co-présidera avec Pierrick Massiot, président de la région Bretagne et référent pêche au sein de l’Association des régions de France (ARF), le 9 juillet prochain, le premier Comité Etat-Régions pour débattre et valider les premières orientations stratégiques du FEAMP.

Par ailleurs, FranceAgrimer prévoit un Conseil spécialisé exceptionnel FEAMP

Conseil spécialisé exceptionnel FEAMP du 30 juin 2014

Le Conseil spécialisé se tiendra sous la présidence d'Hervé Jeantet. le lundi 30 juin à 14h30

Ce conseil sera consacré à la préparation du Séminaire du Fonds Européen Action Mer et pêche  du matin du 11 juillet 2014

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Le 11 juin 2014

Année noire pour les moules de Charente-Maritime et Vendée

Après les huîtres, le cheptel de moules des bassins vendéens et charentais subit de spectaculaires taux de mortalité.

Cet été sur le port de la Rochelle et alentour, il sera difficile de trouver des moules locales : la fameuse « bouchot de Charron » qui grandit sur des pieux près du rivage ou même ces coquillages « de filières » élevés sur des cordes en pleine mer.

Source : La Croix  par Agnès Marroncle (à La Rochelle)

Les premières comme les secondes ont connu des taux de mortalités hors du commun au début du printemps. « Des pertes de 90 à 95 % du cheptel dans la Baie de l’Aiguillon, en Vendée comme en Charente Maritime. Le sud, du côté de Fort Boyard, est heureusement moins affecté », affirme Benoît Durivaud, président du syndicat départemental des mytiliculteurs.

« Cette situation est exceptionnelle »

Jean-Pierre Baud d’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) ne contredit pas ces chiffres. « Cette situation est exceptionnelle », déclare-t-il, ajoutant qu’elle ne saurait pour autant être rapprochée de la mortalité enregistrée depuis 2008 sur les huîtres, autre coquillage phare de la région. « L’agent pathogène qui touche les huîtres n’affecte pas les moules. Nous avons par contre des soupçons sur une autre bactérie du groupe vibrio splendidus présente dans le milieu ».

Pour expliquer ces pertes, l’Institut s’est intéressé aux conditions environnementales : les tempêtes à répétition de l’hiver dernier, l’importante pluviométrie gonflant les cours d’eau se déversant dans la baie. « Nous avons observé une baisse de salinité de l’eau et une hausse des températures marines de 1 à 3° par rapport aux moyennes. Tout ceci a pu jouer en mars, période où les moules sont en reproduction et donc plus fragiles. »

Dans l’attente de réponses… et d’aides

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Les moules ne seront pas à la fête cet été



Les négociants attendent 25 % de moules de bouchot en moins sur le marché national. Il y aura des moules cet été, mais au prix de fortes perturbations.

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Entre le nord de la Charente-Maritime et le sud de la Vendée s'étire le pertuis Breton. Le troisième bassin mytilicole de France, après la Normandie et le nord de la Bretagne. Dès le printemps, et jusqu'au milieu de l'automne, ses 10 000 tonnes de moules alimentent le marché. 20 % de la production nationale, assurés par une soixantaine de producteurs.

La moule charentaise de filière, dès le mois de mai, est la première de l'ensemble des côtes à garnir les étals. La bouchot arrive le mois suivant et régale tout l'été. Voilà pour le scénario classique d'une belle saison. Mais il est bien loin de celui écrit cette année, avec 100 % de pertes sur les moules de filière et 80 % sur les bouchots du pertuis Breton. Un épisode foudroyant de mortalité enregistré début mars, à l'explication duquel s'affaire l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer. Tandis que les moules qui résistent sont consommables, ne cessons pas de l'écrire.

À quelques dizaines de kilomètres de là, plus au sud, la mortalité n'a pas ravagé les élevages avec une telle ampleur. Pas encore. Mais les moules de filière de la baie d'Yves, devant Châtelaillon, ne produisent que 50 % de la production normale. Tandis qu'entre Fouras et l'île d'Aix, les bouchots ont perdu entre 50 et 60 % de leur garniture.

Des espoirs au sud

S'il reste un espoir de voir une partie de la production charentaise passer entre les gouttes, il vient des détenteurs de concessions plus éloignées, les élevages d'Oléron. Leurs installations étaient quasi exemptes de coquilles ces derniers jours. Mais les comptages réalisés fin mai alimentent leur perplexité.

Dans le standard commun, 14 500 des 59 000 tonnes de moules produites en France proviennent de la Charente-Maritime. On sera loin du compte cette année. Les questions induites angoissent le marché national. Quelle quantité de moules restera-t-il au cœur de l'été ? La défaillance charentaise s'annonçant, quel produit de substitution comblera le vide, et à quel prix ?

« Il y a des moules dans le sud de la Charente-Maritime, affirme Francis Baudet, producteur à Bourcefranc. En ce moment, la demande est en hausse chez nous. Mais notre moule de filière n'est pas prête. Elle n'a pas encore perdu sa laitance, et elle reste maigre. »

Quand bien même cette vingtaine de mytiliculteurs du sud parviendraient-ils à récolter un beau produit, leurs 45 filières d'élevage (à raison de 8 tonnes par installation) ne compenseront pas, en ce début de saison, les 380 filières frappées de mortalité dans le pertuis Breton.

Déjà, le premier impact...

Davantage d'importations

Rungis confirme. « Nous avons bien compris que, pour les producteurs français, la priorité, c'est le marché local, commente Tanguy Guillaume, de la maison Demarne, gros fournisseur en produits de la mer (8 000 tonnes de moules) au marché d'intérêt national....

(...)

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Les moules de Zélande arrivent

La nouvelle récolte des moules provenant des fonds zélandais est attendue pour la première quinzaine de juillet.

Source : Le Vif

Les amateurs de mollusques devront encore un peu patienter. 


La nouvelle récolte des moules provenant des fonds zélandais est en effet attendue pour la première quinzaine de juillet et d’après un certain nombre d’échantillons, il apparaît que cette saison, les coquilles des moules seront plus petites. 

Les mytiliculteurs et les marchands sont positifs quant au goût et à la quantité de chair contenue jusqu’à présent dans la coquille. 

Fin juin, de nouveaux pronostics pourront être émis sur la base d’un grand échantillon. Ce n’est que plus tard dans la saison des moules que la quantité totale récoltée sera connue. 

Patience donc...

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Le 7 Juin 2014

Bassin d'Arcachon : le parc naturel marin au journal officiel

Le décret de création du parc naturel marin du bassin d'Arcachon est paru ce samedi au Journal Officiel. Ségolène Royal le signe officiellement dimanche au Teich...

Source : Sud Ouest par Bernadette Dubourg

Le premier ministre, Manuel Valls, la ministre de l'écologie, Ségolène Royal, le secrétaire d'Etat à la mer, Frédéric Cuvillier, et le ministre de la défense, Jean-Yves le Drian, ont co-signé le décret de création du parc naturel marin (PNM) du bassin d'Arcachon, en date du 5 juin. Le texte est paru ce samedi matin au Journal Officiel.

Il sera officiellement ratifié par Ségolène Royal dimanche, au Teich, sur les bords du bassin d'Arcachon où elle passera une grande partie de la journée, à la découverte de l'entreprise ostréicole du président Olivier Laban et sur l'eau, à bord d'une pinasse du chantier naval Debord, de Gujan-Mestras.

Le décret précise le périmètre du parc naturel marin, et notamment à l'intérieur du bassin d'Arcachon, où il suit la limite du domaine public maritime.

Il donne également la composition du futur conseil de gestion qui comprendra 56 membres (contre 60 proposés par la mission de préfiguration et 51 suggérés par la commissaire enquêtrice). Il énumère les sept orientations du nouveau parc naturel marin. Il indique, enfin, que le conseil de gestion disposera de trois ans pour élaborer un plan de gestion.

La Ceba, qui regroupe plusieurs associations environnementales du bassin d'Arcachon, a été la première ce samedi, par la voix de son co-président Jacques Storelli, également président de l'association de protection de Pyla sur Mer, à se féliciter de la publication de ce décret.

Le parc naturel marin du bassin d'Arcachon qui a, notamment, pour vocation de permettre une meilleure cohabitation de tous les usages, afin d'en pérenniser les activités, est le 6ème PNM créé en France.

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Le parc naturel marin sera créé dimanche

La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, sera bien sur le bassin d’Arcachon, dimanche, pour signer le décret de création du parc naturel marin.

Source : Sud Ouest par Bernadette Dubourg

Si le rendez-vous du bassin d'Arcachon, pour l'annonce de la création du parc naturel marin, était bien inscrit au dimanche 8 juin sur l'agenda de la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal (lire « Sud Ouest » des mercredi 28 mai et vendredi 30 mai), les tractations ont duré jusqu'à hier pour arrêter définitivement le programme de cette visite ministérielle.

C'est finalement au Teich, à la maison de la Nature, que la ministre signera, dimanche après-midi, le décret de création du parc naturel marin. « C'est elle qui l'a demandé. Ségolène m'a elle-même téléphoné », confie le maire PS du Teich, et ancien député, François Deluga, qui avait défendu l'idée d'un parc naturel marin sur le bassin d'Arcachon, lors de la campagne législative de 2008.

Six ans de travail

« La création du PNM est une énorme satisfaction. C'est d'abord l'aboutissement d'un travail collectif, des usagers, professionnels, élus, associations, plaisanciers, pendant six ans. C'est aussi la satisfaction d'avoir réussi à aboutir aujourd'hui à un consensus », assure François Deluga qui accompagnera Ségolène Royal tout au long de sa visite sur le bassin d'Arcachon.

Avant de signer le décret du parc marin, en effet, la ministre de l'Écologie, qui devrait être accompagnée du secrétaire d'État chargé de la Mer, Frédéric Cuvillier, découvrira le Bassin. Elle débutera sa visite, en milieu de journée, dans l'entreprise du président des ostréiculteurs, Olivier Laban, sur le port de Meyran, à Gujan-Mestras. « C'est l'agence des aires marines protégées qui nous ont contactés. Ils se souviennent du rôle que l'on a eu, de la pression que nous n'avons jamais cessé d'exercer. Dans les travaux de la mission, Anne Littaye avait noté le rôle important de l'ostréiculture sur le bassin d'Arcachon, et nous avons souvent organisé les réunions au comité régional conchylicole à Gujan-Mestras », rappelle Olivier Laban.

Les huîtres

« Pour nous, le parc marin est une nécessité », répète le président des ostréiculteurs, qui en profitera pour montrer à la ministre les équipements d'un circuit fermé qui permet de continuer à ramasser, vendre et consommer des huîtres, même en période de fermeture pour cause de dinophysis comme c'est le cas depuis quatre semaines pour les huîtres du banc d'Arguin, et deux semaines pour le Grand Banc.

Il espère d'ailleurs, au vu des bons résultats de la semaine dernière, que la réouverture, même partielle, sera décidée aujourd'hui. « Même si elle ne vient pas pour cela, et sans chercher à monopoliser le débat, je lui remettrai un dossier sur deux ou trois sujets », glisse Olivier Laban.

Après une visite des installations ostréicoles et peut-être une dégustation d'huîtres, Ségolène Royal devrait embarquer sur une pinasse du chantier Debord, également de Gujan-Mestras, pour une balade jusqu'à l'île aux oiseaux, au pied des cabanes tchanquées. De retour à terre, une promenade dans le parc ornithologique est au programme avant la signature du décret.

La sénatrice maire de Gujan-Mestras, Marie-Hélène des Esgaulx (qui a par ailleurs auditionné Ségolène Royal il y a deux semaines sur l'écotaxe), a fait savoir qu'elle serait absente, retenue par un engagement familial. Le conseiller général et premier adjoint de Gujan-Mestras la représentera.

Après la création du parc marin, viendra le temps de la constitution du comité de gestion et la désignation du président. « S'il y a un large consensus pour que je prenne la présidence, je le ferai », déclarait François Deluga il y a deux ans. Aujourd'hui, il se refuse à tout commentaire sur le sujet. « C'est la fin d'un cycle, et c'est le début d'une nouvelle aventure. La mise en œuvre du parc marin demandera autant de travail que sa création », analyse simplement le maire du Teich.

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Les mortalités mytilicoles sont-elles de nouvelles pathologies « inconnues »?

Pas vraiment mais elles représentent un risque différent !

Jean-François Le Bitoux, Vétérinaire en aquaculture

Billet n°11

Ce 3 juin 2014, on dispose encore de peu d’éléments « officiels » pour analyser les mortalités mytilicoles récentes. Le journaliste Philippe Baroux a rencontré récemment les partis concernés et ce qu’il nous apporte « C’est du lourd » : tout y est ou presque ! (Journal le Sud-Ouest du 05/04/2014 et 13/04/2014). Ces informations – relayées par l’auteur de ce blog, sinon je passais à côté - sont suffisantes pour faire une hypothèse de travail en accord avec mon expérience du terrain. Cette hypothèse de travail ne nait pas de cette unique source d'informations mais prend forme parce que j’ai vécu des mortalités similaires et que j’ai pu les étudier de manière approfondie à différentes échelles. De ces conclusions, des techniques d’intervention peuvent découler en temps utile selon la demande, mais ce sera une autre histoire.

Face à ce nouveau coup du sort qui affecte la Profession, j’ai été stupéfié de la position de la Recherche. Sa réponse à ces nouvelles catastrophes écologique, économique et sociale est un appel désespéré à l’Administration (Cultures Marines n°276) ! « La crise nécessite un outil administratif d’urgence ». Après plus d’un siècle de mortalités conchylicoles le long des côtes françaises, on peut penser que si l’Administration avait une solution, elle l’aurait déjà mise en œuvre ! C’est sans doute une illustration d’une note de l’anthropologue économiste Paul Jorion : dans les domaines des petits métiers de la mer « l’Etat a laissé s’installer une situation dont, en fait, il tire profit » (Les pêcheurs d’Houat p. 156).

Suite...

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Le 6 juin 2014

Les moules vendéennes décimées, 300 emplois percutés


Les mytiliculteurs n’ont plus rien à vendre. Le Secrétaire d’État, Frédéric Cuvillier promet son soutien. Région et Vendée aussi.

Source : Ouest France  par Jean-Pierre Buisson

Soixante-dix exploitations en Charente-Maritime et Vendée (300 salariés), sont victimes d’une importante et soudaine mortalité des moules. La perte du chiffre d’affaires est évaluée à vingt millions d’euros. « Nous n’aurons pas de production cette année », a alerté, dès avril, la section conchylicole de L’Aiguillon-sur-Mer. Pour autant, les mytiliculteurs doivent continuer à investir pour préparer la saison 2015. Autrement dit, sans coup de main, certaines entreprises n’y résisteront pas.

Mercredi, matin, Frédéric Cuvillier, Secrétaire d’État aux Transports, à la Mer et à la Pêche, a reçu une délégation de professionnels et d’élus ligériens et charentais. « Nous n’avons jamais connu une situation d’une telle ampleur », constate le ministre. « Il faut épauler les entreprises pour qu’elles franchissent cette mauvaise passe, qui semble ponctuelle. » La surmortalité, qui touche 100 % de la production, serait due aux mauvaises conditions climatiques de l’hiver (tempêtes successives et apports d’eau douce importants).

Plusieurs leviers vont être actionnés : report ou exonération de cotisations sociales, mobilisation du plan calamités agricoles, exonérations domaniales… Frédéric Cuvillier s’engage aussi à étudier la mise en place d’un fonds de garantie mobilisable dans le cadre du Feamp (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche). Le Conseil régional des Pays de la Loire, lui, a voté lundi « la mise en place de prêts à taux zéro pouvant aller jusqu’à 125 000 €. La Région engage une enveloppe de 1,35 million d’euros à destination de douze entreprises de L’Aiguillon » . Un coup de pouce pour attendre les avances de trésorerie des banques et des aides nationales.

La Vendée se mobilise aussi. Le Département va « prend à sa charge les analyses d’eau de la Baie de l’Aiguillon, de même que le traitement des déchets mytilicoles et des redevances domaniales portuaires »...

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10 millions d’euros pour aider les mytiliculteurs

Mercredi à Paris, le ministre de la Mer Frédéric Cuvillier a pris acte de la situation

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Pour aborder la crise mytilicole liée aux surmortalités au nord de la Charente-Maritime et au sud de la Vendée, une réunion de travail présidée par le ministre de la Mer, Frédéric Cuvillier, se tenait hier à Paris.

La délégation des parlementaires des deux départements (Olivier Falorni, Didier Quentin, Suzanne Tallard et Dominique Bussereau pour la Charente-Maritime) était renforcée par des professionnels de la conchyliculture, Gérald Viaud, le président du Comité national conchylicole, et Benoît Durivaud, le président du syndicat des mytiliculteurs du nord du département.

La question des causes et de leur incidence immédiate et à plus long terme posée, « l'urgence de comprendre » s'est invitée dans le débat lorsque, élus et professionnels, ont « mis en avant l'urgence d'une aide » de trésorerie immédiate, résume le député rochelais Olivier Falorni.

Une aide complémentaire...

« Bon début de négociation »...

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Au Canada, des moules zébrées invasives éradiquées avec de l'engrais


Des scientifiques canadiens annoncent mardi 3 juin qu'ils sont parvenus à éradiquer d'un lac une colonie de moules zébrées, des mollusques d'eau douce particulièrement invasifs. Menée dans une baie du lac Winnipeg, dans la province centrale du Manitoba, l'expérience a été « un succès » : « l'éradication de toutes les moules a été confirmée neuf jours après » la dispersion initiale du produit chimique, selon les autorités du Manitoba qui gèrent les questions d'environnement.

Source : Le Monde

Natives d'Europe orientale et du Moyen-Orient, ces petites moules d'eau douce ont été détectées l'année dernière pour la première fois dans le lac Winnipeg. Très fécondes, et donc invasives, elles mettent en danger la survie des autres espèces de mollusques.

Les premières moules zébrées ont été repérées en Amérique du Nord en 1988 dans les Grands lacs qui séparent les États-Unis du Canada. Elles avaient voyagé dans les ballastes de cargos venant de traverser l'océan Atlantique. Depuis, Washington et Ottawa dépensent chaque année des millions de dollars pour combattre ces mollusques, sans que les résultats ne soient probants.

Pour parvenir à s'en débarrasser dans la baie du lac Winnipeg, les agents de la faune ont dispersé de la potasse liquide, un engrais extrait massivement dans la province voisine de Saskatchewan, pendant dix jours, dans une baie qui avait été fermée pour l'occasion. L'injection de la potasse dans les eaux du lac n'a aucun effet sur les poissons, ni sur la qualité de l'eau, assurent les autorités environnementales.

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Huîtres : En Vendée, France-Naissain développe son écloserie

Plus d’un milliard de juvéniles vendues l’an dernier, 67 salariés, l’entreprise vendéenne investit dix millions d’euros et va embaucher.

Source : Ouest France par Jean-Pierre Buisson.

Ce vendredi matin, sur le polder des Champs à Bouin, sous le vent d’un parc éolien, France-Naissain, société commerciale de Vendée Naissain, inaugure ses nouvelles installations : 1 200 m2 de bâtiments neufs et plus de quatre hectares de nurseries d’huîtres. « L’investissement avoisine les dix millions d’euros », indique Stéphane Angéri, PDG de l’entreprise. « Nous devrions embaucher encore six personnes. »

Joli pari sur l’avenir dans un contexte ostréicole tourmenté. Après la surmortalité des naissains, qui plombe la production d’huîtres depuis 2008, « s’ajoute, depuis l’été dernier, la surmortalité des huîtres adultes ». L’herpès virus s’attaque aux juvéniles tandis que la bactérie, vibrio aestuarianus, décime le cheptel commercialisable. Si « la demande de naissains d’écloserie s’est maintenue en 2013, avec une progression de 15 % », 2014 tourne au ralenti.

« On sent les ostréiculteurs au frein, mais la situation peut se redresser avant la fin de l’année », espère Stéphane Angéri. Dans le cas inverse, les écloseries, qui se sont fortement développées ces derniers temps, pourraient se retrouver en position délicate. Pour écouler les stocks d’invendus, « la guerre des prix a déjà commencé », sans toutefois relancer la demande. De l’avis du Vendéen, « 2014 va être une année charnière pour notre profession. »

Au repli frileux ou prudent, France Naissain a choisi « d’avancer avec un optimisme raisonné ». Création d’un service de recherche et développement pour améliorer la résistance des huîtres par sélection, investissement dans des parcs de prégrossissement en Normandie, Bretagne-Nord et Jersey, Stéphane Angéri est convaincu que le naissain d’écloserie a un bel avenir. « On aura besoin de nous pour surmonter la crise de production. Le naissain d’élevage résiste mieux que celui du captage naturel. »

Position qui fait débat chez les ostréiculteurs. La polémique est vive sur le recours aux huîtres triploïdes. Une technique d’écloserie, développée depuis 2 000. Elle consiste à augmenter le nombre de jeux de chromosomes (en passant de 2 à 3) transmis par les parents à leurs ascendants. « Ce ne sont pas des OGM puisqu’aucun gène « étranger » n’est introduit dans le matériel génétique de l’huître », défend Stéphane Angéri. Stérile, la triploïde, moins laiteuse, a été mise en place pour permettre une commercialisation sur l’année. Elle représente aujourd’hui une part importante de la production nationale.

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5 juin 2014

Bassin d'Arcachon : les huîtres de nouveau autorisées à la vente

Les analyses de la semaine montrent une chute de la présence de l'algue dinophysis dans les eaux du bassin d'Arcachon

Source : Sud Ouest

C'est une bonne nouvelle : les taux de présence de l'algue dinophysis dans les eaux du bassin d'Arcachon sont en forte baisse.

Cette algue, qui prolifère au printemps sous certaines conditions (soleil, réchauffement et eau douce) peut provoquer des désagréments gastriques. Voilà pourquoi des analyses sont pratiquées au moyen d'un test chimique par l'Ifremer (Institut français de recherche et d'exploration de la mer).

Les dernières sont donc rassurantes et encourageantes. Sous réserve de la publication dans la journée d'un arrêté préfectoral, les huîtres du Bassin devraient être autorisées au ramassage, à la vente et à la consommation.

Celles du banc d'Arguin devraient en revanche rester interdites puisque si les taux de dinophysis ont baissé, ils demeurent au dessus du seuil.

Les moules du bassin et d'Arguin devraient, elles aussi, rester interdites.

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L'Ifremer a 30 ans

L’histoire de l’Ifremer mêle deux traditions différentes. La première, liée au domaine des pêches maritimes, remonte au Service technique des pêches maritimes, dont l’origine se situe dans la seconde moitié du XIXème siècle. Aboutissement de ce processus, l’Office scientifique et technique des pêches maritimes fut créé par la loi de finances du 31 décembre 1918, puis prit, le 14 octobre 1953, la dénomination d’Institut scientifique et technique des pêches maritimes (ISTPM). La seconde est liée à l’essor de l’océanographie. Elle renvoie au développement, voici plus d’un siècle, de mesures et de campagnes d’exploration océaniques. Après la seconde guerre mondiale, quand émergèrent de grands organismes de recherche spécialisés comme le CNES ou le CEA, fut créé un Comité d’exploitation des océans, le Comexo, qui donna ensuite naissance au Cnexo, créé par la loi 67-7 du 3 janvier 1967 et appelé à devenir un organisme spécialisé en charge de l’exploration des océans, doté d’une forte composante technologique.

L’Ifremer est né le 5 juin 1984 de la fusion du Cnexo et de l’ISTPM. De par son décret de création, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer a pour missions de conduire et de promouvoir des recherches fondamentales et appliquées, des actions d’expertise et des actions de développement technologique et industriel destinées à :
  • Connaître, évaluer et mettre en valeur les ressources des océans et permettre leur exploitation durable;
  • Améliorer les méthodes de surveillance, de prévision d’évolution, de protection et de mise en valeur du milieu marin et côtier;
  • Favoriser le développement socio-économique du monde maritime.

Source : Ifremer

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Le 4 juin 2014

Bassin d'Arcachon : Ségolène Royal signera la création du Parc naturel marin dimanche

La ministre de l'Ecologie passera, à cette occasion, la journée sur le Bassin

Source : Sud Ouest par Bernadette Dubourg

La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, signera bien le décret de création du Parc naturel marin du bassin d'Arcachon, dimanche 8 juin, lors de la Journée mondiale de l'océan.

A cette occasion, elle passera même la journée sur le bassin d'Arcachon. Elle effectuera une sortie en bateau au départ du port de Meyran, à Gujan-Mestras, en compagnie du président de la section régionale conchylicole, Olivier Laban.

Elle se promènera également dans la réserve ornithologique du Teich, avant de signer le décret portant création du Parc naturel marin à la Maison de la nature du Teich.

Le maire PS du Teich et ancien député du bassin d'Arcachon, François Deluga, avait lancé l'idée d'un Parc naturel marin, lors de la campagne des législatives en 2008.

Cliquer Ici pour télécharger le Dossier de presse

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Crise des moules : un besoin de 14 millions d’euros

Frédéric Cuvillier reçoit les parlementaires de Charente-Maritime, ce mercredi, pour parler de la crise mytilicole. Les producteurs sinistrés ont un besoin immédiat de trésorerie

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Deux mois après l'apparition des premières mortalités de moules dans le pertuis Breton, les parlementaires de la Charente-Maritime rencontrent, ce mercredi à Paris, le secrétaire d'État à la mer, Frédéric Cuvillier, pour l'entretenir des difficultés auxquelles font face une centaine de producteurs de la Charente-Maritime et du sud de la Vendée.

Ceux des mytiliculteurs qui ont leur production concentrée dans le pertuis Breton (filières et bouchots), au nord du département, sont confrontés, peu ou prou à 100 % de pertes sur le cheptel. Une saison morte avant même d'avoir commencé, et les difficultés qui s'annoncent pour la campagne de 2015, puisqu'ils l'aborderont sans aucune réserve de trésorerie… à moins d'obtenir des aides au titre des calamités agricoles. Le Comité national de gestion des risques en agriculture doit se prononcer sur ce point capital, le 11 juin prochain.

Pour ceux des mytiliculteurs qui ont leur production éclatée entre pertuis Breton et la baie d'Yves, la situation est plus mitigée, mais la saison est compromise, là aussi. Car, aux 100 % de pertes sur le Breton s'ajoute, pour eux, une forte inquiétude sur les concessions de la baie d'Yves. Ces sites, touchés à retardement, ne sont plus épargnés aujourd'hui par les mortalités. « Sur les filières de la baie d'Yves, nous ne récoltons plus que 50 % de ce que nous devrions charger dans nos ateliers, commente Benoît Durivaud, président des mytiliculteurs. Et sur les bouchots de Fouras-Aix, la mortalité est de 60 %. C'est la panique ! »

La mortalité se propage

Jusqu'alors, seul le sud du pertuis échappait au phénomène : les filières de l'anse de la Maleconche, au large d'Oléron, et les bouchots de Boyardville. Tout du moins, ces pourcentages les alarment.Des constats posés fin mai sur ces sites par plusieurs producteurs amplifient l'incertitude.

« Les mortalités sont bien moindres qu'ailleurs dans le département, mais nos pieds de bouchots sont touchés jusqu'à un mètre de hauteur, détaille Francis Baudet, producteur à Bourcefranc.....
 
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Suite de la revue de presse en mai 2014

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