vendredi 21 février 2014

Revue de presse 2014 (2) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,..


A partir du 1 avril 2014, la revue de presse se poursuit Ici

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Le 31 mars 2014

« Changer d’échelles pour mieux regarder et surtout voir autre chose, sous un autre angle »

Jean-François Le Bitoux

Billet 8

Le livre de référence de Christine Kiener – The oyster question 2009 – attribue dès la première phrase les échecs de la politique ostréicole depuis 130 ans dans la baie du Chesapeake (Maryland-USA) à une « guerre culturelle » entre les trois partis concernés: les professionnels (watermen), la Recherche et l’Administration politique. On doit se demander comment se manifeste cette guerre culturelle sans attendre que de nouvelles cultures touristique (disposer d’un environnement d’une santé irréprochable) et écologique (entretenir des productions durables !) réclament d’autres droits tout aussi légitimes. Il semble que chaque parti regarde et vit les mêmes scènes de points de vue trop différents, juché sur des échelles de valeurs propres à sa communauté. On pourrait s’attendre à ce que les « responsables» prennent un peu de hauteur afin de mieux apprécier les paramètres qui participent aux phénomènes vécus, dans la mesure où ils sont pressentis comme de meilleurs garants de l’intérêt général. Mais il semble très difficile à tous de changer d’échelles, de lunettes ou de jumelles, pour partager, discuter, croiser et confirmer les indications rapportées par les uns et les autres : la langue française ne serait-elle pas suffisante pour faire cette enquête ?

En affichant « Mortalités ostréicoles 2014 l’année des solutions, chiche ? », je pensais qu’il serait relativement simple de faire passer l’idée que de mieux cultiver les jardins aquatiques pourrait être prise au sérieux. Des témoignages disponibles sur le web confirment que bien des ostréiculteurs se considèrent effectivement comme autant de « jardiniers qui entretiennent leur écosystème»!

Suite...

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Un récif artificiel pour l’océan

La société Pyrénées Préfa basée à Artix réalise des modules de béton pour recréer l’habitat des poissons...

Baptisés Babel, les récifs artificiels serviront plus particulièrement à l'acclimatation de naissains d'huîtres en eaux profondes ainsi qu'au développement et à la protection des alevins. Ils permettront aussi aux plongeurs de passer sans difficultés.

Source : Sud Ouest par Nancy Ladde

Les modules de béton de 10,5 tonnes seront acheminés au port de Bayonne puis immergés grâce au bateau Gascogne.

Difficile d'imaginer que ces énormes pièces de béton se transformeront bientôt en paradis pour les poissons. Et pourtant. Dans quelques semaines, ces énormes modules artificiels, construits par la société Pyrénées Préfa à Artix, rejoindront l'océan pour se transformer en récif grâce à l'association Aquitaine Landes Récifs. Ils seront immergés au sein des 16 hectares de concession détenus à Capbreton, Vieux-Boucau, Moliets et Messanges.

« C'est l'État qui nous loue les espaces à titre gratuit, explique Gérard Fourneau, le président de l'association installée à Saint-Paul- lès-Dax. Au départ, en 1996, il s'agissait pour nous de préserver la faune et la flore de l'océan mais surtout d'empêcher les chalutiers de pêcher dans la zone des 3 milles. »

Une commande originale

En 1999, l'immersion débuta avec des buses puis en 2010 avec trois autres structures plus complexes, nommées Typi. Au total, 2 400 m3 de récifs artificiels sont présents à ce jour dans le désert de l'océan.

Les trois pièces fabriquées par l'entreprise d'Artix viendront encore améliorer le dispositif. « C'était une commande originale, sourit Bernard Labaig, le directeur commercial de l'entreprise. Notre domaine, ce sont plutôt les ponts ou la réfection des quais comme sur le port de Bayonne. » L'entreprise à la demande de l'association a spécialement conçu un moule. Pour façonner une pièce de l'assemblage, il faut compter une journée. Un récif qui ne pèse pas moins de 10,5 tonnes, correspond à une semaine de travail. Baptisés Babel, ils serviront plus particulièrement à l'acclimatation de naissains d'huîtres en eaux profondes ainsi qu'au développement et à la protection des alevins. Ils permettront aussi aux plongeurs de passer sans difficultés.
Transportés et assemblés au port de Bayonne, ils seront ensuite mis à l'eau par le bateau grue « Gascogne » qui habituellement change les bouées.

Depuis 18 ans, l'association Aquitaine Landes Récifs n'a plus besoin de faire la preuve de l'intérêt de ces modules artificiels pour la préservation de la faune et de la flore. Depuis la première immersion, les résultats sont plus que probants.

« On retrouve des poissons que l'on n'avait plus vus depuis longtemps, confirme Florence Delaunay, conseillère régionale et députée landaise. On en voit d'autres qui témoignent du réchauffement climatique. »

Une prolifération en 3 jours

Suite de l'article de Nancy Ladde sur Sud Ouest

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Le 25 mars 2014

Les fonds se tarissent dans l'aquaculture...


En Charente-Maritime, dans le plus grand département aquacole de l'hexagone, les élus se battent pour des clopinettes dans le financement du centre d'expérimentation aquacole, alors qu'ils engagent des dépenses de plusieurs millions d'euros dans le tourisme, les ports de plaisance et autres activités saisonnières....

Lire l'article de Philippe Baroux dans Sud Ouest

Les comptes sont tendus

La subvention que la Région Poitou-Charentes accorde au Centre régional d’expérimentation et d’application aquacole est en baisse. La Région conditionne le vote d’une partie de sa subvention au Centre d’expérimentation aquacole au concours de l’État et du Conseil général.

Le Centre régional d'expérimentation et d'application aquacole (Creaa) pourra-t-il encore fonctionner à effectifs constants dans quelques mois ? L'urgence posée par la question vient d'une position du Conseil régional Poitou-Charentes, l'un des principaux bailleurs de fonds de ce centre technique basé au Château-d'Oléron. La Région ne verserait cette année que 246 000 euros, sur les 381 000 euros demandés par le Creaa.

Ce qui reviendrait à creuser un trou de 135 000 euros dans le budget annuel bâti par le directeur du centre, Philippe Blachier. Ça, c'est la partie visible de l'écueil. Mais outre les difficultés que la baisse du soutien régional pose en soi, sont redoutés ses effets collatéraux sur les cofinancements des programmes de recherche. L'habitude voulant que, lorsque la Région met au pot, cela déclenche les subventions d'autres institutions, et notamment des fonds européens.

Situation sans précédent

C'est une situation sans précédent qui se pose à cette association loi 1901 qui, depuis 1990, apporte son concours aux conchyliculteurs et depuis peu aux marins pêcheurs professionnels. Dix salariés, dont six cadres de la recherche et trois techniciens, les aident à mesurer les interactions entre l'environnement dans lequel ils évoluent et les techniques de travail qu'ils emploient. De même leur préconisent-ils des techniques adaptées pour surmonter certains des problèmes d'élevage qu'ils rencontrent. Le Creaa se retrouve ainsi en première ligne dans l'analyse du lien entre les pratiques zootechniques et les mortalités des huîtres. Il suit les larves et le captage des huîtres et des moules, tient à jour depuis 1994 les données de son observatoire ostréicole, véritable banque de données de la croissance et des mortalités des huîtres, toutes classes d'âges confondues. Mise en place d'un indicateur de pêche à pied, suivi du peuplement des pertuis en raies brunettes, programme de repeuplement de l'anguille sont d'autres pans d'actions qui témoignent de la diversité des sujets appréhendés. Sachant qu'en 2014, un programme prévisionnel de 25 actions scientifiques et techniques a été présenté à la Région. Un pic d'activité qui s'explique d'une part par les missions reliées à la compréhension des surmortalités d'huîtres, et d'autre part au désengagement de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), comme par exemple dans le suivi de la saint-jacques et du pétoncle des pertuis.

Le 2 avril, pour tenter de sortir par le haut du tourbillon, le conseiller régional Benoît Biteau convoquera une réunion. Le président de la commission ruralité, agriculture, pêche et cultures marines mettra autour de la table une délégation du Creaa et les membres des services concernés par son activité à la Région.

Compétences partagées

La Région, dit-il en substance, a accordé une subvention de 246 000 euros qui correspond à ses compétences indiscutables. Mais, ajoute-t-il, il y a des sujets tels que la qualité de l'eau qui relèvent directement de la compétence de l'État, et d'autres sujets dont la compétence peut être partagée avec le Conseil général de la Charente-Maritime voire ceux dont le Conseil général est directement à l'initiative. « Ça n'est plus tenable, et pour ces dossiers-là, chacun doit prendre ses responsabilités. Autrement dit, le Département et l'État doivent faire le fond de leurs poches, Benoît Biteau soulignant au passage que la Région a participé en 2013 à hauteur de 58 % du budget du Creaa, à 65 % en 2012.

La méthode de travail s'ouvre par cette première réunion. Il espère en ressortir avec une définition des priorités du Creaa, et des actions qui seront à soumettre au Conseil général de la Charente-Maritime, et à l'État. Des priorités que le Creaa devra au préalable avoir définies avec son conseil d'administration. Lequel sera aussi consulté sur des axes à poser au contrat de plan État-Région.

Dans un élan peut-être un brin optimiste - ou politique ? -, Benoît Biteau n'exclut pas de voir avant la fin de l'année le « budget du Creaa supérieur à celui qui avait été imaginé au départ ». La Région pouvant en cas de « signe fort » du Département et de l'État déclencher une subvention complémentaire.

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Des étangs sous surveillance


Je crois qu’il est temps de changer de gamme de mesure pour le phosphore. » La proposition de Martine Fortune, technicienne de laboratoire, est pertinente. Dominique Munaron, chercheur à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) de Sète, s’approche de l’écran et examine « la courbe d’étalonnage » établie par sa collaboratrice. A côté de lui, un colorimètre bat la mesure, celle que dicte le déplacement à la fois continu et synchrone d’une succession d’eau et de bulles d’air dans des tubes transparents, ceux d’un autoanalyseur. « Oui, tranche le chercheur, tu peux refaire les mesures d’hier avec cette gamme. » La décision n’a l’air de rien et pourtant elle est lourde de sens : elle confirme le fait que les concentrations de phosphore mesurées dans les lagunes du Languedoc-Roussillon n’ont jamais été aussi basses depuis 2002.

Source : Le Monde par Viviane Thivent

Car, depuis les années 1980, ces lagunes étaient malades. Elles souffraient de ce que les scientifiques nomment l’« eutrophisation », un processus d’enrichissement en azote et phosphore dans les écosystèmes naturels qui se traduit par le développement accéléré des végétaux aquatiques et peut entraîner ce que les Occitans appellent la « malaïgue » (« la mauvaise eau » ), une disparition de l’oxygène dissous entraînant la mort des organismes vivants dans le milieu. « La malaïgue est un phénomène naturel qui se produit dans des eaux salées trop riches, plutôt stagnantes et chaudes, explique Dominique Munaron. Mais elle survient de manière plus fréquente et plus intense lorsque les eaux sont eutrophisées, c’est-à-dire qu’elles contiennent trop de phosphore et d’azote. » Comme cela a été le cas par le passé sur les étangs de Thau ou de Leucate, où, à maintes reprises, les conchyliculteurs ont perdu leurs cultures d’huîtres ou de moules.

C’est pour enrayer le phénomène et répondre à la directive cadre sur l’eau (DCE) que, en 2001, le réseau de suivi lagunaire a été mis en place par la région Languedoc-Roussillon, l’Agence de l’eau et l’Ifremer. Objectifs : mieux connaître les teneurs en azote et en phosphore de chaque lagune, les communiquer et orienter les actions de gestion sur les bassins versants pour limiter les sources de contamination humaine. « A force de travail, nous avons obtenu la remise aux normes des stations d’épuration, la déviation de certains rejets, et des modifications de pratiques agricoles ont été réalisées sur plusieurs bassins versants, se félicite le chercheur. Cela fait six ans maintenant qu’il n’y a pas eu de malaïgue sur Thau… et, pour la première fois au monde, nous sommes en train d’assister à la restauration naturelle de certains écosystèmes des étangs palavasiens. » Sur le podium, les étangs de Bages, Leucate et Gruissan, désormais considérés comme en très bon état… au regard de l’eutrophisation.

Plusieurs pollutions en cause

Car, en matière de pollution, un problème peut en cacher un autre, voire plusieurs. « Dans la directive cadre sur l’eau, il y a par ailleurs une liste de contaminants chimiques à surveiller », poursuit Dominique Munaron. Certains, comme les métaux ou les PCB, peuvent s’accumuler dans les organismes, ce qui facilite leur détection. Mais d’autres sont seulement présents à l’état de traces dans l’eau. « Or, pour ces substances, les concentrations dans les eaux de mer ou celles, saumâtres, des lagunes sont pour la plupart inconnues. » Du fait d’un double problème méthodologique lié à la fois aux difficultés analytiques inhérentes à l’analyse de traces mais aussi aux difficultés liées à la réalisation de prélèvements représentatifs en milieu marin.

Voilà pourquoi, dès 2003, le laboratoire Ifremer environnement et ressources du Languedoc-Roussillon a travaillé sur l’adaptation d’échantillonneurs passifs mis au point en 2000 par l’US Geological Survey pour le suivi en eau douce: ils sont constitués de deux membranes poreuses enchâssant une poudre de copolymères (adsorbant) capable de retenir tel ou tel composé chimique. Tout le travail a alors consisté à établir, pour chaque adsorbant, pour chaque contaminant et pour chaque salinité, une courbe d’étalonnage permettant de déduire la concentration moyenne de la substance présente dans le milieu. Un travail de fourmi qui, en 2009 et en 2010, a abouti à deux tests grandeur nature dont les résultats viennent d’être rendus publics. Les échantillonneurs ont été disposés la première année sur la côte et, la seconde, en milieu lagunaire : 26 lagunes méditerranéennes ont été pour la première fois diagnostiquées pendant un mois sur 141 contaminants chimiques.

Les résultats montrent que 23 lagunes sont en mauvais état chimique. Les teneurs en insecticides et en cuivre dépassent les normes environnementales. De plus, beaucoup d’herbicides sont détectés : « Prises indépendamment les unes des autres, aucune concentration de ces herbicides ne dépasse les normes, explique Dominique Munaron. Mais, considérées de façon cumulées, elles peuvent représenter des doses importantes, ce qui soulève la question de l’impact de ce cocktail chimique sur l’environnement… Et le point est d’autant plus sensible que nous n’avons considéré qu’une cinquantaine de molécules herbicides, alors qu’il en existe beaucoup plus qui sont aujourd’hui utilisées. »

Ainsi, le très hydrophile glyphosate, présent entre autres dans le désherbant Roundup, échappe encore aux techniques d’échantillonnage passives. En outre, les eaux lagunaires contiennent des traces de tensio-actifs et de produits pharmaceutiques comme des antidépresseurs. Convaincus de l’intérêt de ces résultats, l’Ifremer et ses partenaires réfléchissent actuellement à la mise en place d’un réseau de suivi des contaminants chimiques en milieu lagunaire et côtier.

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L'huître triploïde, authentiquement artificielle


Devenez producteur de notre film documentaire et aidez nous à mettre en lumière les réalités de l'ostréiculture d'aujourd'hui.

Présentation détaillée du projet

A première vue quoi de plus naturel qu’une huître ? Un coquillage qui nous évoque l’océan, les grands espaces et semble échapper à la logique de production intensive. Pourtant cette image est aujourd'hui fortement remise en question. Depuis plusieurs années une huître sur deux est créée en laboratoire…

Peut-être avez-vous entendu parler de l’huître triploïde? Issue de la recherche scientifique, elle s’est propagée dans la plus grande discrétion à la fin des années 1990. Peu à peu, cette nouvelle venue a envahi les parcs ostréicoles français. Aujourd’hui plus de 50% des huîtres dégustées en France sont des animaux dont le nombre de chromosomes a été modifié.

Les organismes triploïdes sont considérés comme “O.V.M”: “organisme vivant modifié”. Récemment développée pour les huîtres, cette biotechnologie est encore trop récente pour que l’on connaisse avec certitude ses conséquences sur l’environnement. Cette huître artificielle risque de provoquer la fin de l’ostréiculture telle que nous la connaissons.

LE FILM

Notre aventure avec ce projet a commencé en 2012, lorsque nous avons commencé à enquêter et  fait nos repérages. Ont suivi les premiers tournages, que nous avons totalement auto-financés. Nous avons ensuite pris un stylo afin de réfléchir à comment raconter l'histoire de l'huître triploïde puis exposer les interrogations que suscitent son utilisation. Pour ce faire nous vous présenterons des interviews réalisées dans les différentes régions ostréicoles de France.

Notre film documentaire sera ainsi l’occasion d’aller à la rencontre d’ostréiculteurs qui militent pour un abandon total de l’élevage d’huîtres triploïdes. Regroupés dans l’association des “Ostréiculteurs Traditionnels”, ils n'élèvent que des huîtres naturelles, certifiées “nées en mer”.  Nous les mettrons face à leurs contradicteurs. Les scientifiques de l’IFREMER qui ont développé cette biotechnologie,  les écloseurs, sortes de semenciers de la mer qui produisent cette huître miraculeuse, puis des ostréiculteurs convaincus des avantages de ce nouveau produit.

A travers les problèmes qui secouent l'ostréiculture française, ce film est aussi un moyen d'interroger le rapport entre l'homme et la nature. La limite à la domestication animale est un vieux débat. L'ostréiculture semblait préservée, mais l'arrivée de l'huître triploïde change la donne.

Quels moyens techniques?
         
Nous sommes équipés de deux Nikon D7000, qui tournent en full HD. Nous disposons d'un équipement de prise de son ainsi que des logiciels nécessaires au montage. Ce documentaire étant une immersion au cœur de l'ostréiculture, nous voulons filmer l'huître au plus près, dans son milieu. Nous nous sommes équipés à cette fin de caméras pourvues de caissons étanches, qui permettent notamment de filmer en milieu aquatique.
Pourquoi vous sollicite-t-on?
        
Nous souhaitons garder une indépendance et une liberté de ton. C’est pour cette raison que nous nous auto-produisons et faisons appel au financement participatif, donc à vous tous. Aidez-nous afin de comprendre ce qui se cache derrière ce que certains préfèrent appeler pudiquement "l'huître des quatre saisons".

À quoi servira la collecte ?

Notre collecte servira à finaliser le tournage ainsi que le montage de notre documentaire, financer une musique originale et presser 500 DVD et pochettes imprimées. La somme que nous espérons réunir aujourd'hui est le minimum pour mener à bien notre film.

Si la collecte vient à dépasser l'objectif, l'argent sera totalement réinvesti dans la production du film. Nous avons par exemple fait l'acquisition d'un système de prises de vues aériennes (drone). Les fonds nous serviront à financer l'achat d'une nacelle gyroscopique. Cet argent pourra aussi être une aide pour la communication autour du film et contribuera à élargir sa diffusion.

BUDGET

Frais de tournage:

Dépenses liées aux déplacements (Gazole+péages).  :  450 Euros
Hébergement + nourriture (3 personnes, 15 jours de tournage) :  1400 Euros
Mixage son et composition d'une bande originale :  500   Euros
Pressage de 500 DVD + pochettes :  960   Euros
Frais kisskissbankbank :  290  Euros
Total : 3600 Euros                                                                                                                            

Nous remercions par avance tous ceux qui nous soutiendrons et permettrons à ce film de voir le jour.
                                           http://lesvagabondsnumeriques.com
lesvagabondsnumériques

Ce film est portée par trois volontés. Antonin Tanner: Vidéaste, il est diplômé d'un BTS audiovisuel option montage. Il a réalisé plusieurs courts-métrages et travaille actuellement sur une web-série: "Abattoir". Adrien Teyssier: Comédien de formation, il est fils d'ostréiculteur et passionné d'images. Confronté aux problèmes de ... Voir la suite

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Recherche Manager en Salmoniculture

Recherche Manager en Salmoniculture | Actualités aquacoles | Scoop.it
March 19, 8:17 AM
Pierre Garsi's insight:

La société LTCA du groupe Aqualande recrute un responsable de site pour la pisciculture des Ores située en Charente. Dédié à la production de très grandes truites (1200t/an) pour le marché de la fumaison et du frais, le site dispose d'infrastructures d'alevinage, prégrossissement et grossissement. Profil recherché : Manager aquacole, avec compétences techniques, gestion de production, gestion de site et gestion d'équipe (10 salariés). Expérience minimum dans un poste semblable : 5 ans. Contact : emazeiraud@aqualande.com

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Offre d'emploi chez Ictyopharma

ICTYOPHARMA recherche un zootechnicien aquacole Niveau de recrutement: Bac + 2 Type de contrat: CDI, à partir de Juin 2014 Lieu de travail: Proche de Montluçon, Allier Contexte:Ictyopharma est un institut de R&D privé  spécialisé en aquaculture. Sa mission est d'aider les multi-nationales de la santé et de la nutrition animale à développer des produits en aquaculture pour les poissons d'élevage tropicaux (tilapia, pangasius, carpes, barramundi).  Ictyopharma a été fondée en Octobre 2013 par 2 vétérinaires qui totalisent 25 ans d'expérience dans le domaine de la santé aquacole et de l'industrie pharmaceutique. Ictyopharma possède des infrastructures expérimentales modernes et de calibre international. Notre centre d'excellence est notamment doté d'un laboratoire expérimental de 250m2 équipé de 70 systèmes aquacoles en recirculation. Notre  équipe dynamique et expérimentée recherche un zootechnicien aquacole pour rejoindre notre aventure passionnante et pour assurer la gestion des salles aquacoles expérimentales (systèmes et zootechnie). Une rémunération nette mensuelle comprise entre 1,450€ et 1,700€  selon expérience est proposée avec possibilité d 'évolution professionnelle. Missions du poste:Le zootechnicien aquacole est responsable de l'entretien des systèmes d'élevage et de la zootechnie du centre de recherche d'Ictyopharma. Plus d'informations sur le fichier joint. Merci d'envoyer votre candidature à contact@ictyopharma.com

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Argentina Eyes EU Market for Oyster Exports

ARGENTINA - The Argentinian Government is working to achieve the export of live oysters and pulps to the European Union market. A move which will help strengthen the regional economy.

Source : TheFishsite

Representatives of the National Health Service and Food Quality (SENASA), the Undersecretary of Fisheries and Aquaculture of the Nation and the Department of Fisheries, Ministry of Agricultural Affairs have been working together with the municipality of El Carmen and oyster growers associations, to provide regulatory and technical compliance capable of achieving the export of live oysters and pulp to the EU market.

Among the issues discussed at the meeting included: training for producers, conditioners, transporters and inspectors, quality and safety requirements that ensure traceability of products exported and the packaging and marketing logistics.

Another issue considered was the analytical capacity of the laboratories of the Official Network of SENASA, whose analysis techniques must meet the protocols required by European legislation.

Bahía San Blas, located in the district of El Carmen, is the main oyster producer in the country. The opening of the European market would be an important contribution to strengthening the regional economy.

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La technique marine, un secteur qui embauche

À Étel, le lycée professionnel Emile-James accueille pendant trois semaines 72 professionnels de Suzuki France Marine. Des rencontres qui peuvent déboucher sur des embauches.

Source : Ouest France

« Le lycée est pour nous un lieu d'accueil idéal pour nos revendeurs du Grand Ouest. Le matériel est récent et les locaux avec le plateau technique sont performants », indique Laurent Lepicier, responsable technique pour la division Suzuki marine.

Venus de Dunkerque, Biarritz et Paris, les professionnels rencontrent enseignants et élèves au cours de ces stages : « La profession recrute en permanence des techniciens, même si le marché est difficile. Ces rencontres peuvent déboucher sur des embauches. Aujourd'hui, j'ai mis en lien un élève qui souhaite travailler en région parisienne et le responsable de cette région », précise Laurent Lepicier.

Un partenariat de 30 ans

Un partenariat de plus de 30 ans lie le lycée à l'entreprise qui l'an dernier a embauché deux anciens élèves : « Près de 30 % des techniciens qui suivent la formation ont suivi une formation initiale dans ce lycée. C'est un vrai réservoir pour nous », poursuit le responsable technique. L'été dernier, le cabinet de recrutement de Suzuki marine a embauché deux inspecteurs techniques recommandés par le lycée

Sur le modèle des grandes écoles, le lycée possède un fichier et suit le parcours de plus de 300 de ses anciens élèves : « C'est une reconnaissance qu'ils se soient adressés à nous, et une fierté que l'embauche ait abouti. Notamment sur des postes aussi importants, puisqu'il n'y a qu'une dizaine de postes similaires en France. C'est un exemple pour nos élèves qui voient que nos formations sont reconnues, et qu'elles ouvrent des portes », souligne Stéphane Rabot, chef de travaux.

Vendredi 21 mars, de 16 h 30 à 20h, et samedi 22 mars, de 9 h à 13 h, portes ouvertes.

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Olivier Legangneux, du nucléaire à l'ostréiculture à Pencadénic

C'est près de Cherbourg, où il est né il y a quarante-neuf ans, qu'Olivier Legangneux a travaillé dans l'industrie nucléaire jusqu'en 1995.

Source : Ouest France

En vacances dans la région, il découvre le Golfe du Morbihan où son beau-frère est pêcheur à pied.

« Là, c'est le coup de foudre, se rappelle-t-il. La beauté du paysage, la liberté du travail, la qualité de vie. Je me suis installé dans un village au bord du Golfe et je suis devenu pêcheur à pied. »

Mais depuis quelques années la pêche diminue et il faut diversifier les activités. « Il est difficile d'imaginer un avenir dans ce métier qui n'est pas assez soutenu, explique Ollivier. Quand on voit le prix qu'on nous achète la palourde et celui où il est affiché sur les étals... »

Déjà possesseur d'un parc ostréicole dans le Golfe, depuis un an, le pêcheur cherchait un chantier pour y devenir ostréiculteur tout en gardant son activité de pêche et pouvoir commercialiser ses produits en direct.

Depuis peu c'est fait, Ollivier est installé rue de la cale à Pencadénic. « Je veux faire de ce chantier un lieu convivial où je pourrais vendre les fruits de mon travail tout en faisant découvrir ce métier et la chance que l'on a de travailler dans un tel cadre. »

Dès que les travaux de mise aux normes de son chantier seront achevés, Ollivier pourra commercialiser huîtres, palourdes et autres coquillages en direct.

Contact : 06 98 19 58 86.

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Le 24 Mars 2014

Magouilles et danger sanitaire : les gendarmes contre les braconniers de la mer


La France est le premier producteur et consommateur d’huîtres en Europe, avec 150 000 tonnes produites par an en moyenne. Mais cette industrie est sous-surveillance, car les huîtres sont consommées vivantes le plus souvent, et le non respect des règles sanitaires ferait peser de gros risques sur les consommateurs.

Attention interdit au moins de 10 ans


Sur le littoral, ce sont les gendarmes maritimes qui font respecter la réglementation. Et ils ont parfois affaire à des éleveurs peu scrupuleux, attirés par l’argent facile, qui élèvent et mettent en ventes des huîtres sans agrément ni traçabilité, au mépris de notre santé… Un business très lucratif. Pendant plusieurs semaines, nous avons suivi une incroyable enquête qui démarre d’un simple article dans le journal local de Cherbourg, et se termine, après de longues investigations, par le démantèlement d’un réseau organisé, dont les ramifications s’étendent de la Normandie jusqu’en région parisienne. Qui sont ces trafiquants de coquillages ? Comment organisent-ils ces élevages non agréés ? Quels moyens les gendarmes ont-ils pour les repérer et empêcher leurs productions d’arriver chez nos poissonniers ?

Samedi 22 mars : 20:50

Au coeur de l’enquête – Magouilles et danger sanitaire : les gendarmes contre les braconniers de la mer

Cliquer Ici pour les rediffusions

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"Le saumon en Bretagne. Des siècles d'histoire et de passion"

en souscription chez Skol Vreizh

Morlaix—Les éditions Skol Vreizh de Morlaix ont le plaisir de vous annoncer la très prochaine parution du nouvel ouvrage : Le saumon en Bretagne. Des siècles d'histoire et de passion par Pierre Phélipot (1) et Pierre Martin, un livre de passion pour tous les amateurs d'histoire et les amoureux de la nature, livre auquel vous pouvez dès à présent souscrire.

L'histoire et la biologie du saumon en Bretagne des origines jusqu'à nos jours

La présence du saumon en Bretagne est attestée depuis des temps immémoriaux, probablement depuis le Paléolithique si l'on se réfère aux peintures rupestres du Périgord.

Les mots Corret / Gored / Correjoù, toponymes actuels dérivés du vieux breton Kor, signalent d'anciennes pêcheries maritimes et fluviales où, durant des siècles, était capturé ce poisson emblématique des petits fleuves côtiers de l'ouest armoricain : le Blavet, le Scorff, la Laïta, l'Aulne, l'Elorn, le Léguer, le Trieux… (voir la carte).

Le livre

Pierre Phélipot et Pierre Martin - l'un et l'autre passionnés de pêche à la ligne - retracent pour la première fois une histoire exhaustive du saumon en Bretagne :
- son cycle biologique ;
- les enjeux économiques et… politiques du contrôle de sa pêche ;
- les conflits d'intérêts entre le seigneur, le clergé et le roi ;
- les mémorables histoires de braconnage ;
- l'âge d'or de la pêche sportive et de loisir introduite par les Britanniques au XIXe siècle ; - les causes du déclin du poisson-roi et les suggestions pour inverser une régression qui semble inexorable.

Les auteurs :
  • Pierre Martin est docteur en histoire, enseignant au lycée de Cornouaille à Quimper, chargé de cours à l'université de Brest (UBO), chercheur associé au CERHIO-Lorient-CNRS-UMR 6258.
  • Pierre Phélipot, passionné de pêche en rivière, est président d'honneur de l'Association bretonne de pêche à la mouche.

Cliquer ABP pour savoir comment commander

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Pétition : Pourquoi amender la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques (LEMA) ?

22 mars 2014 par oce2015    

La loi française sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA), promulguée le 30/12/2006, introduit le concept de continuité écologique, défini comme la libre circulation des espèces et des sédiments dans les cours d’eau.

Le Conseil d’Etat concède que cette exigence ne figure pas dans la DCE (Directive cadre européenne sur l’eau).

L’application dogmatique de la LEMA 2006 a des conséquences socio-économiques importantes: remise en cause de la plupart des usages existants sur les cours d’eau et impossibilité de développer leurs potentialités dans le cadre de la transition énergétique, du tourisme, de l’irrigation et de la lutte contre les inondations… sans évoquer la destruction du patrimoine auquel le public est très attaché.

Pétition ici  

Pourquoi amender la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques (LEMA) ?

Pour : Assemblée Nationale, Sénat, Président de la République

En France, l’artificialisation des petits cours d’eau commence au Moyen-âge par la construction de moulins utilisant la force hydraulique. Elle s’intensifie au tout début du XIXe siècle par la construction de barrages et d’écluses, sur des cours d’eau plus importants, afin de développer la navigation marchande. Elle se poursuit au cours du XXe siècle par l’édification de grands barrages en amont destinés à la régulation des débits et à la production d’électricité. De nombreuses activités industrielles se sont également implantées à proximité des cours d’eau pour disposer d’une ressource indispensable à leur processus de fabrication. Depuis très longtemps l’homme a donc considéré judicieux de maitriser les cours d’eau pour utiliser la force motrice, faciliter la navigation, réguler les débits, produire de l’électricité et satisfaire aux besoins industriels. Les aménagements se sont effectués-il est vrai, sans grande considération pour la reproduction des poissons migrateurs. Certaines espèces en ont pâti, d’autres ont trouvé des rivières plus appropriées. Aujourd’hui, les scientifiques sont unanimes à penser que les obstacles sur les cours d’eau ne sont qu’une cause parmi d’autres de la raréfaction des espèces migratrices. La navigation marchande sur rivière ayant été ruinée par le rail, des régions ont profité de l’héritage de l’ingénieux patrimoine fluvial pour le mettre au service de la navigation de plaisance, tourisme de nature par excellence, en expansion régulière ces dernières décennies.

En 2006, une nouvelle loi sur l’eau, la LEMA, est promulguée. Elle comporte une contrainte réglementaire spécifique et très lourde de conséquences par rapport à la simple transposition en droit français de la Directive Cadre Européenne sur l’eau (DCE). La LEMA introduit le principe de continuité écologique défini comme la libre circulation dans les cours d’eau des espèces et des sédiments. Ce principe est censé correspondre à la notion de continuité de la rivière citée en annexe V de la DCE. Dans son document "L’eau et son droit", le Conseil d’Etat reconnait que « de prime lecture, la directive n’impose pas le maintien ou le rétablissement des continuités écologiques dans les cours d’eau». Effectivement, la DCE implique une obligation de résultats en laissant aux Etats le choix des moyens pour les atteindre....

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Le 24 mars 2014

Saisie de navires. Des pêcheurs obtiennent gain de cause auprès du Conseil constitutionnel...

La saisie de navires est jugée anticonstitutionnelle... La déclaration d'inconstitutionnalité prend effet à compter du 21 mars 2014. Elle est applicable aux affaires non jugées définitivement à cette date. 

Le 31 janvier 2013, des pêcheurs normands avaient été surpris en train de pêcher la coquille saint Jacques dans une zone interdite, au large du Calvados. Une zone contaminée par la toxine ASP, qui rend le mollusque impropre à la consommation. Certains rapportaient à Port-en-Bessin jusqu'à deux tonnes du précieux coquillage.

Le 4 février 2013, le directeur départemental des territoires et de la mer du Calvados prononce la saisie des navires pour des infractions de pêche.

Le 6 février 2014, les pêcheurs en cause n'avaient pu qu'obtenir du juge des libertés du tribunal de Caen la restitution de leurs engins contre le versement de cautions de 10.000 à 20.000 €. Mais ils n'avaient pas pu faire appel de sa décision pour contester la saisie et discuter le montant de la caution.

Le 21 mars 2014, les patrons pêcheurs ou armateurs de Port-en-Bessin et Granville qui contestaient la saisie de leurs navires ont obtenu gain de cause auprès du Conseil constitutionnel. Ce dernier a déclaré contraire à la Constitution les articles du code rural et de la pêche maritime qui privaient de recours les propriétaires de navires saisis.

Lorsqu'un navire est saisi, disait la loi jusqu'à ce jour, le juge des libertés doit, dans les six jours, se prononcer sur l'éventuelle restitution contre le versement d'un cautionnement, jusqu'au procès en correctionnelle. Le Conseil a condamné cette procédure non contradictoire, non susceptible de recours, qui ne permettait pas de demander la mainlevée de la saisie. Elle n'offrait pas, selon lui, une garantie de droits suffisante et se trouvait contraire au droit de propriété comme à la liberté d'entreprendre protégés par la Constitution.

Par une décision du 21 mars 2014, le Conseil constitutionnel a jugé contraires à la Constitution les articles L. 943-4 et L. 943-5 du code rural et de la pêche maritime relatifs au régime de saisie des navires utilisés pour commettre des infractions en matière de pêche maritime.

Le juge constitutionnel en déduit que les deux articles méconnaissent les exigences découlant de l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, de même que la liberté d'entreprendre et le droit de propriété. La déclaration d'inconstitutionnalité, qui prend effet à compter du 21 mars 2014, est applicable aux affaires non jugées définitivement à cette date.

A partir des articles de :
et du communiqué du :

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Le 23 Mars 2014

L'avatar inquiétant : les Bonnets rouges perturbent le jeu politique

Malgré les nombreux papiers de l'Agence Bretagne Presse (voir webographie), on n'a pas épuisé toutes les façons de commenter l'apparition tonitruante des Bonnets rouges de Bretagne, le 26 octobre 2013 [Voir ABP 31799], d'en évaluer les forces et les faiblesses et, surtout, d'estimer leur capacité à peser sur la politique en Bretagne et en France. Parce qu'ils ne sont pas un parti, nous avons employé les termes de «machine politique en construction».

Source : Agence Bretagne Presse (ABP) par Christian Rogel

Les États-Généraux de Bretagne, qu'ils viennent de tenir à Morlaix, le 8 mars 2014, ont permis de savoir ce qu'ils demandent [Voir ABP 33165]. C'est un programme ambitieux, mais, on se demande comment ils pourront le faire passer dans la réalité. Peu de gens savent comment fonctionnent les Bonnets rouges et s'ils ont une stratégie et une trajectoire identifiées

Leadership et composition sociale

Le fonctionnement des Bonnets rouges est inhabituel :

1 Le «haut» du mouvement est composé, par cooptation, d'environ 40 à 50 personnes réunies dans le «Collectif Vivre, décider et travailler en Bretagne» qui ne s'est pas déclaré comme association et se réunit à la mairie de Carhaix. Il y a aussi un «Pôle ouvrier», dont les responsables, Corinne Nicole et Olivier Le Bras, ont une expérience de délégués syndicaux.

2 A la base, il y a une soixantaine de «comités locaux des Bonnets rouges» qui sont aussi des associations de fait et qui couvrent toute la Bretagne historique (8 en Loire-Atlantique) ou rassemblent des Bretons expatriés (Île-de-France, Asie du Sud-Est).

On y voit une grande variété d'âges, des professions et des situations sociales et, s'il est souvent écrit que les générations X ou Y (trentenaires et moins) se sentent éloignées de la politique, ce n'est pas le cas ici. Ils apportent la fougue, la familiarité avec l'Internet et ses réseaux sociaux et utilisent le tutoiement, même avec les plus âgés, pratique favorisée par l'ambiance des bars-restaurants où se tiennent souvent les réunions. Des causeries sur des thèmes économiques permettent des échanges d'expérience, comme une amorce d'université populaire.

3 Les leaders répètent que «chacun peut garder ses opinions» et cela est montré par le fait que si Christian Troadec a appelé les Bonnets rouges à manifester contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (21/12/13), le Collectif a tout de suite indiqué que les Bonnets rouges n'ont pas vocation à traiter de ce sujet. Certains y ont vu une tension interne qui n'a même pas existé. Pour être un Bonnet rouge, il n'est rien demandé, ni cotisation, ni même de porter un bonnet ou un drapeau, il suffit d'être d'accord avec les «11 revendications phares». Les autres sujets ne sont pas abordés, et, surtout pas, les élections. Comme on le verra, cette manière de ne pas s'impliquer dans le jeu politique traditionnel est, sans doute, la force des Bonnets rouges, bien que paradoxale.

La Bretagne semble être une entité si vaste qu'aucune liaison «politique» avec l'extérieur ne semble utile et, surtout pas, avec ceux qui ont usurpé le couvre-chef. Hubert Védrine (dans son livre La France au défi) est frappé du manque de confiance des Français en leur destin, mais, chez les Bonnets rouges, la confiance revient, grâce aux visions optimistes pour la Bretagne.

4 Le mouvement n'a pas de finances propres et vit des recettes des stands de restauration des grandes manifestations publiques, la logistique étant fournie par des entreprises sympathisantes et par les bénévoles du Festival des Vieilles Charrues.

Modes d'action

Les actions destructrices, comme les dommages causés aux portiques écotaxe, ont donné du mouvement une image négative, mais, elles n'ont impliqué qu'un petit nombre de personnes très motivées et qui sont engagées depuis plusieurs années (jusqu'à 5 ans) dans la lutte anti-écotaxe, tandis que la majorité n'est pas intéressée par l'affrontement avec les forces de l'ordre, dont les éléments territoriaux (gendarmes, policiers) sont toujours aimablement reçus par temps calme, car, ils sont vus comme des professionnels faisant partie de la Bretagne.

Il y a deux modes d'action principaux : la démonstration, massive ou dispersée sur toute la Bretagne et les assises pour faire savoir les revendications, comme il a été fait aux États-Généraux de Bretagne.

Politique de communication

La publication dans la presse des activités locales dépend, semble-t-il, de l'humeur des rédactions locales des quotidiens régionaux. Ceux-ci sont soupçonnés de préférer une couverture minimale pour ne pas mécontenter leur actionnariat (ou les élus locaux), y compris l'actionnaire clandestin qu'est devenu le gouvernement par d'énormes subventions. Néammoins, la presse régionale a souvent rendu compte des actions et des réunions, de manière objective, sinon pointue.

L'utilisation intensive de l'Internet est un point important, lié à la partie jeune du mouvement, bien que de nombreux quarantenaires et plus sachent bien le manier. Une large panoplie est déployée : site Web officiel, page officielle Facebook, page officielle Google+, groupe de discussion Facebook privé, compte Twitter, pages Facebook des comités locaux, groupes de discussions privés. S'il y a une fracture, elle est entre les utilisateurs de Facebook et ceux qui ne veulent y adhérer à aucun prix et elle est générationnelle. Les messages humoristiques ou satiriques sont très prisés.

La nouveauté tient dans la capacité à faire circuler très rapidement l'information sur les réunions, les prises de positions et les aides personnelles apportées à ceux qui ont été blessés par des engins de la police (grièvement : Mikaël Cueff et Julien B., moins gravement : Lionel G., Wolfgang B.). Les Bonnets rouges peuvent, donc, se mobiliser très rapidement et, si les agriculteurs, les transporteurs et les marins-pêcheurs bougent avec eux, cela fera beaucoup de monde pour des actions sur la voie publique....

Suite de l'article de Christian Rogel : Agence Bretagne Presse (ABP)

A quoi ressemblent les Bonnets rouges ?

Clivage économie/culture, mais, union contre les élus

Une stratégie implicite, celle de l'avatar inquiétant

Avenir

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Le 22 mars 2014

SOPAC, la crevette de Nouvelle-Calédonie

http://www.sopac.nc/

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Kuruma, la crevette japonaise de Charente-Maritime

http://aquaprawna.com/du_Japon_a_la_France_fr.php

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L'aquaculture mahoraise se développe à Dembeni


La préfecture de Mayotte a autorisé l'exploitation d'une nouvelle ferme aquacole à Dembeni, annonce France Mayotte Matin ce jeudi 13 mars 2014. Un arrêté préfectoral attendu d'après le quotidien mahorais, qui précise : "il était temps, puisque la procédure de mise à disposition du public avait été ouverte les 6 et 7 juillet 2011." Pour le journal, la pisciculture, qui produira chaque année jusqu'à 60 tonnes d'ombrines tropicales, pourrait "booster un peu la filière qui a bien du mal à se lancer" Mais avant de retrouver des poissons venus de Mayotte à Rungis, la publication espère que "les avions cargo fret seront plus réguliers, afin d'envoyer en temps et en heure les ombrines sur le marché européen."

Posté par IPR le Jeudi 13 Mars 2014

L’aquaculture à Mayotte est récente puisqu’elle date de 1999

Source : DAF Mayotte

Organisation de la filière

La filière compte 4 producteurs :
- Mayotte aquaculture, filiale de l’entreprise Cannes aquaculture, exporte 120 tonne par an vers la métropole
- trois producteurs, basés sur le pépinière d’entreprise aquacole (PEA) d’Hajangua orientent leur production (30 tonnes) sur le marché local des particuliers ou de la restauration collective.
Une association pour le développement de la filière (AQUAMAY) assure :
- l’approvisionnement en alevins des entreprises grâce à son écloserie-nurserie
- l’accompagnement des producteurs de la PEA
- l’importation des aliments pour poisson des producteurs de la PEA
- la recherche pour diversifier la production
Le GSMA assure la formation de jeunes dans cette filière. Ceux-ci peuvent compléter leur formation ensuite en métropole.
La production est composée essentiellement de l’ombrine tropicale, mais également du cobia (ombrine).
Atouts
- un lagon aux qualités exceptionnelles pour développer cette activité et des conditions météorologiques clémentes
- l’appui de la collectivité et de l’ODEADOM
- la mise en place progressive des différents maillons de la chaîne : atelier de transformation, IFREMER
Contraintes
- les surcoûts dus à l’isolement géographique de Mayotte (aliments pour poisson et coût du fret aérien des exportations)
- l’image des poissons d’élevage auprès des consommateurs moins bonne par rapport aux poissons pêchés.

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21 mars 2014

Contre vents et marées, une autre histoire du tsunami, De l'importance des forêts

La forêt a une importance toute particulière pour la mer et donc la culture des huîtres. En effet, elle fournit à l'eau des rivières les éléments nutritifs nécessaire au plancton... Plancton nécessaire à l'alimentation de certaines espèces marines.

Témoignage de Shigeatsu Hatakeyama, lauréat des Héros des forêts de l'ONU en 2012. Hatakeyama est ostréiculteur dans la baie de Kesennuma au Japon. Il avait tout perdu au moment du tsunami du 11 mars 2011, catastrophe qui avait frappé la région de Tohoku au Nord-Est du Japon... Lire : Tsunami. Le témoignage de Shigeatsu Hatakeyama, ostréiculteur...

La définition des forêts doit correspondre à ce qu’elles signifient vraiment !

Lettre ouverte à la FAO à l’occasion du 21 mars 2014, Jour international des forêts

Monsieur José Graziano da Silva

Directeur général de la FAO

Nous constituons un groupe nombreux de mouvements sociaux, d’ONG et de militants et nous adressons cet appel urgent à la FAO pour qu’elle revoie sa définition des forêts. Telle qu’elle est à l’heure actuelle, cette définition réduit la forêt à n’importe quelle surface couverte d’arbres, et laisse de côté la diversité structurelle, fonctionnelle et biologique des autres éléments qui la composent, ainsi que l’importance culturelle de l’interaction entre les forêts et les communautés. Cette définition de la FAO favorise surtout les intérêts du lobby des exploitants forestiers et des compagnies qui font des plantations industrielles d’arbres pour produire de la pâte, du papier et du latex ; en revanche, elle ne tient pas compte des 300 millions (ou plus) de femmes et d’hommes du monde entier qui, d’après la FAO, dépendent directement des forêts pour leur subsistance. Cela inclut les populations indigènes et traditionnelles, dont beaucoup sont des paysans qui dépendent de l’agriculture en forêt et de la grande diversité de produits non ligneux qu’il offre pour leur souveraineté alimentaire. En plus d’assurer leur propre souveraineté alimentaire, tous ces peuples contribuent de façon fondamentale à nourrir le monde. Les forêts jouent un rôle capital dans la vie de ces femmes et de ces hommes, de ces paysans, artisans, pêcheurs et cueilleurs, qui doivent figurer parmi les principaux acteurs d’un processus de révision que la FAO devrait mettre en place pour faire en sorte que sa définition des forêts reflète ce qu’elles représentent au 21e siècle.

Mangrove du Siné Saloum au Sénégal (Photo : Aquablog)

Les forêts sont si importantes pour la vie des millions de femmes et d’hommes qui en dépendent de nombreuses façons, qu’il devient parfois difficile pour eux de mettre en paroles, même dans leur propre langue, jusqu’à quel point cette importance est cruciale. Parfois, les peuples des forêts le résument en disant tout simplement que la forêt est leur « foyer », non seulement un morceau de terre couvert d’arbres mais un territoire où ils se sentent protégés et où ils peuvent trouver tout ce qu’il leur faut pour bien vivre. Le plus souvent ce sont des peuples indigènes, parmi lesquels figure la centaine de peuples volontairement isolés qui restent encore. Bien d’autres groupes en font partie aussi ; même si leurs modes de vie sont différents, ils dépendent tous de la forêt. Tous, sans exception aucune, respectent profondément la forêt dont ils sont tributaires tout en en faisant partie....

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Le 20 Mars 2014

Etang de Thau : l'ostréiculteur mis en examen pour le vol de 3,4 tonnes d’huîtres


3,4 tonnes d’huîtres auraient été dérobées à six collègues ostréiculteurs.

Source : Midi Libre

Les gendarmes de la brigade nautique d’Agde soupçonnent un ostréiculteur du bassin de Thau d’avoir volé 3,4 tonnes d’huîtres.

Âgé de 35 ans et issu d’une famille de producteurs, le suspect aurait reconnu, lors de sa garde à vue, avoir dérobé des pochons d’huîtres chez six de ses collègues. Sur son exploitation, les gendarmes ont retrouvé 170 pochons ne lui appartenant pas mais vides. Il leur reste à évaluer si d’autres pochons volés se trouvent actuellement immergés dans sa zone de production.

Mis en examen

Le parquet de Montpellier a ouvert une information judiciaire pour vols avec dégradations et demander le placement en détention provisoire du suspect. Il a été présenté à un juge d’instruction et mis en examen pour vol et dégradation, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Montpellier.

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Hérault : le voleur d'huîtres présenté au juge

Soupçonné d'avoir dérobé des huîtres à plusieurs producteurs, un ostréiculteur de Mèze (Hérault) a été présenté à un juge d’instruction et mis en examen pour vol et dégradation.

Source : Le Parisien

La tension est vive dans le quartier ostréicole du Mourre-Blanc à Mèze (Hérault) depuis que l'un des producteurs a été interpellé et placé en garde à vue mardi, soupçonné de vol. Dans son mas ostréicole, là où les huîtres sont nettoyées et conditionnées, les gendarmes de la compagnie de Pézenas ont découvert des sacs remplis de coquillages qui appartenaient à d'autres producteurs.

« Depuis des mois, chaque semaine, il y avait des vols sur les tables de production. Nous avions des doutes. C'était forcément quelqu'un du bassin de Thau. Et puis la suspicion s'est concentrée sur ce producteur, qui chargeait peu ses tables, qui n'achetait pas d'huîtres à ses collègues, mais qui expédiait beaucoup. Les gendarmes ont mené l'enquête », explique Philippe Ortin, le président du Syndicat des producteurs de Méditerranée.

Le producteur de 35 ans, fils d'un conchyliculteur-pêcheur, a partiellement reconnu les faits lors de ses auditions. Dans son mas, les enquêteurs ont récupéré environ, selon le procureur de la République de Montpellier, 3,4 t de marchandise qu'il s'apprêtait à écouler. Le producteur, présenté au juge mercredi et mis en examen pour vol et dégradations.

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Calvados. Feu les stations locales des Affaires maritimes

La dernière antenne du département, à Port-en-Bessin, a fermé le 26 janvier. Dominique Lohier, son ancien responsable, regrette la fin d'un relais entre représentant de l'État et pêcheurs sur leur lieu de travail.
Source : Ouest France par Benoît Lascoux

« Cette antenne locale des Affaires maritimes constituait en quelque sorte la base avancée de l'État. Elle était reconnue par tous les administrés de la pêche, les marins pêcheurs ou leurs épouses. » Jean Lorillu, 75 ans, ancien président de coopérative à Port-en-Bessin, fait partie des nostalgiques. Depuis le 26 janvier, l'antenne locale des Affaires maritimes du premier port de pêche du Calvados n'est plus. Abritée dans un bâtiment appartenant à la mairie, rue de Bayeux, elle était la dernière du département à être encore en sursis.
Aujourd'hui, nombreux sont ceux à regretter la fermeture de cette structure, placée sous l'égide de la Direction départementale des territoires et de la mer (1). À commencer par son dernier responsable, Dominique Lohier, parti en retraite le 25 janvier : « Quand je suis arrivé, il existait encore quatre stations maritimes sur le littoral, se rappelle-t-il. Celles de Port-en-Bessin, Grandcamp-Maisy, Trouville - Honfleur et Ouistreham. Elles ont toutes été créées après la guerre. Lorsque les salariés de ces stations sont partis, elles ont été fermées les unes après les autres. Par mesure d'économie. »

« Plus d'interlocuteur sur place »

Quel était leur rôle ? « Il y a encore une dizaine d'années, on s'occupait de tout ce qui touchait de près ou de loin aux marins, à leurs bateaux, leurs familles », reprend Dominique Lohier. Parmi les missions de ces relais locaux de l'État : l'embarquement et le débarquement des marins pêcheurs sur les navires, « pour prouver leur cotisation à la caisse de retraite. On s'occupait aussi des accidents du travail. J'avais également pour mission de contrôler chaque bateau pour savoir s'ils étaient aux normes et renouveler les permis de navigation... »

Sans entrer dans la polémique, Dominique Lohier pointe ici du doigt la disparition d'un vrai relais local pour les marins pêcheurs, avec un représentant de l'État...

(...)

(1) Soumise au devoir de réserve en cette période électorale, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) n'a pas pu s'exprimer sur le sujet.

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Le 19 Mars 2014

Parution du guide d'application sur les zones humides littorales

Ce document est une initiative conjointe de Rivages de France, du Conservatoire du littoral et de Veolia Environnement.

Il a pour objectif de mettre en évidence les services que rendent les zones humides du littoral métropolitain à la société, dans un contexte de forte pression urbaine.

Espaces intermédiaires entre la terre et la mer, ces milieux naturels nous apportent de réels bénéfices. Les préserver est un investissement rentable.

Source : Rivages de France

Principalement destinée aux collectivités locales impliquées dans la gestion des zones humides du littoral métropolitain, cette production est l'aboutissement d'une étude appliquée, conduite en 2011 et 2012, prenant appui sur deux sites pilotes appartenant au Conservatoire du littoral :

* les étangs de Villepey à Fréjus (Var) sur la façade méditerranéenne,

* et les prés salés Est à La Teste-de-Buch (Gironde) sur la côte atlantique. Ces communes sont étroitement associées à cette étude.

A votre service, les zones humides littorales - Des écosystèmes utiles pour les territoires
par Rivages de France


 
Ce film présente, à travers des images tournées sur les côtes françaises métropolitaines et argumentées par les paroles de différents intervenants, les services que procurent les zones humides littorales à la société.

Espaces intermédiaires entre la terre et la mer, ces milieux naturels apportent de réels bénéfices en matière d’atténuation de l’impact des inondations, de retardement des effets de la sécheresse, de production biologique pour la pêche et la conchyliculture, de réservoirs de biodiversité, d’amélioration de la qualité des eaux et de régulateur du cycle de l’eau, de maintien de zones vertes aux portes des agglomérations...
Les préserver est un investissement rentable.

Film réalisé par Océanides en 2013

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Quand les marais s’ouvrent aux civelles dans l’estuaire de la Charente

L’Onema a conduit une étude sur l’estuaire charentais pour améliorer la libre circulation des jeunes anguilles. Une action nécessaire pour cette espèce ainsi que pour d’autres afin qu’elles accèdent aux zones humides et cours d’eau, favorables à leurs croissances.

Source : Onema
L’accès de l’anguille aux eaux continentales et aux zones humides littorales est important pour la restauration de l’espèce. Or, lors de la montaison hivernale, les civelles sont bloquées par les premiers ouvrages estuariens qui empêchent l’eau de mer de trop pénétrer dans les territoires amont gérés en eau douce (marais, canaux). Dans le cadre du « plan national de gestion Anguille », un volet du programme de R&D visait à restaurer la libre circulation sur ces premiers ouvrages.

Entre 2009 et 2013, une expérimentation a été menée sur l’estuaire de la Charente et a associé différents partenaires : Onema, Irstea,UNIMA [1], Conseil général, EPTB Charente et Fédérations de Pêche.
A propos des migrateurs



Favoriser une admission continue d’eau de mer

Deux sites de l’estuaire charentais, comportant notamment des doubles portes à flots, ont été proposés par l’Unima et le conseil général : le canal de Charras et l’écluse de Biard. Sur le premier, une cale en bois de 10 cm a été installée pour maintenir les portes entrebaillées, et sur le deuxième, une échancrure sur une des portes a été réalisée, afin de permettre l’admission régulière d’un volume limitée d’eau salée. « Le flux d’eau douce sortant ayant une vitesse trop importante pour autoriser le franchissement de l’obstacle, les civelles s’accumulent devant les portes à flots 1h30 à 2h avant la pleine mer. Dès que l’inversion du courant se produit, les jeunes anguilles, portées par la marée, passent l’ouvrage, d’où l’importance de laisser en continu l’eau de mer entrer », explique Philippe Baran de l’Onema. Mais plusieurs contraintes sont toutefois à prendre en compte : le risque de débordement, le problème de salinité des eaux et enfin le transfert de matières en suspension.

47 campagnes de mesure, de jour comme de nuit

Afin de s’assurer de l’efficacité de ces dispositifs, l’Onema et l’Irstea ont défini pendant plus d’un an les méthodes de capture des civelles. « Il a fallu trouver des systèmes de piégeage, le plus souvent, en s’inspirant des techniques des pêcheurs de civelles et notamment des braconniers… », indique Alain Alric de l’Onema. Une fois le protocole validé, 47 campagnes de mesure ont été organisées (32 marées suivies sur Charras, et 15 sur Biard). « Pilotées par l’Onema, ces campagnes étaient assez difficiles car réalisées de jour comme de nuit, et ont mobilisé des équipes de 7 à 8 personnes, constituées par les personnels de l’Onema (pôle écohydraulique, Délégation interrégionale, service départemental), et ceux du conseil général, de l’Unima, des Fédérations de Pêche et de l’EPTB », ajoute Alain Alric. Ce suivi a fourni des précisions sur la cinétique de passage des civelles ainsi que sur leur comportement (passage majoritaire de nuit et par le fond).

Un accès facilité aux zones humides avoisinantes

Au final, environ 10 % des civelles franchissent ces ouvrages, ce qui assure malgré tout des passages saisonniers de plusieurs dizaines de kilos. D’autres espèces comme les crevettes, les lamproies, les épinochettes ou encore les groseilles de mer en profitent également pour rejoindre les zones humides avoisinantes. En outre, ces résultats, complétés par d’autres issus d’expérimentations similaires menées parallèlement en France, seront compilés dans un guide. Réalisé par le Grisam [2] et l’Onema, il « présentera la diversité des techniques déployées, ainsi que les contraintes et paramètres des différents sites », souligne Christian Rigaud de l’Irstea, « le but étant d’aider les gestionnaires à s’orienter vers la solution la plus adaptée ».

[1] Union des marais de la Charente-Maritime
[2] Gis Poissons migrateurs amphihalins
 
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Forum Mer en Sécurité - 3 avril 2014

La prévention, liberté ou entrave?
Pour une éthique de responsabilité en mer

Source : SNSM

Retrouvez toutes les infos sur le Forum Mer en Sécurité sur Twitter avec le hashtag #forumsnsm

Le "Forum Mer en Sécurité", créé en 2009, consiste à engager un échange formel entre tous les acteurs qui, à un titre ou un autre, sont  concernés par  la sécurité des personnes en milieu maritime et convaincus que l’on peut encore l’améliorer.

Les Sauveteurs en Mer sont souvent les premiers témoins des drames qui affectent chaque année un trop grand nombre de familles. Ils observent parallèlement des écarts de comportement et de qualité d’équipements considérables entre ceux qui pratiquent la mer.

Cet événement s’inscrit donc dans une démarche de partage des savoirs, des analyses et des propositions pour améliorer la sécurité de tous ceux qui pratiquent la mer, à titre professionnel ou dans le cadre des loisirs, au large ou à partir du littoral. Et ceci dans toutes ses dimensions : prévention, sécurité, protection individuelle des marins, équipement des navires, organisation des opérations de sauvetage et des premiers secours.

Cette année, pour sa quatrième édition, le "Forum Mer en Sécurité" aura pour thème : "La prévention, liberté ou entrave? Pour une éthique de responsabilité en mer".

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Création d'une Unité mixte internationale franco-chilienne sur la biodiversité des algues marines

Illustration : Le Chili cultive des gracilaires "El Pelillo" dans la région de Puerto Montt (photo aquablog) 

Pour renforcer leur collaboration dans le domaine de l'écologie et de la biologie évolutive marine, le CNRS, l'UPMC et deux universités chiliennes ont signé le 17 mars 2014 une convention créant une Unité mixte internationale (UMI)1. Nommée EBEA, « Evolutionary Biology and Ecology of Algae », cette nouvelle structure est centrée sur l'écologie, l'évolution et la génomique des algues marines.

Source : CNRS

Rattachée à l'Institut écologie et environnement (INEE) du CNRS et à l'UPMC, EBEA est basée à la Station biologique de Roscoff 2 avec des sites miroir dans les deux universités chiliennes partenaires : l'Université Pontificale Catholique du Chili (PUCCh)3  et l'Université Australe du Chili (UACH)4 . Troisième UMI entre le CNRS et le Chili, EBEA s'appuie sur des collaborations scientifiques solides, initiées dès 1997, qui ont favorisé l'émergence d'une véritable « école française » au Chili en écologie et génétique évolutive des organismes marins.

Des côtes bretonnes aux rivages chiliens, l'objectif de l'UMI EBEA est de documenter la biodiversité des algues marines et de comprendre les contraintes écologiques et évolutives de l'adaptation des algues. Et ce, à travers leurs modes de reproduction, leur structure génétique, les processus de spéciation tout en tenant compte de l'influence de l'environnement et des activités humaines, notamment dans le contexte de la domestication des algues. Une démarche pluridisciplinaire qui rassemble des chercheurs en écologie, évolution, génétique des populations, océanographie, et phycologie.

Trois axes de recherche ont été définis entre les partenaires franco-chiliens :
- L'axe « Évolution de la reproduction sexuée et ses conséquences » étudie l'influence de l'hétérogénéité de l'habitat sur l'évolution du mode de reproduction ; des modèles théoriques et approches d'évolution expérimentale examineront l'interaction entre facteurs génétiques et écologiques sur l'évolution des phases haploïdes et diploïdes du cycle de vie des algues.
- L'axe « Spéciation et adaptation : aspects écologiques et évolutifs » porte sur le rôle du système de reproduction dans les processus d'adaptation et de spéciation ; des approches de génomique des populations seront mises en place pour tester les prédictions des modèles de spéciation.
- L'axe « Domestication, gestion des ressources génétiques et impacts environnementaux » établit le lien avec les activités humaines, dans un contexte de forte demande du secteur de l'aquaculture.

Outre l'amélioration des connaissances en écologie et en biologie évolutive marine, les résultats obtenus seront utiles pour la gestion et la conservation de la biodiversité des environnements marins côtiers ainsi que dans le développement de l'aquaculture d'algues.

L'UMI comprend 10 personnels permanents, 6 doctorants et 4 post-doctorants.

À noter, en plus des nombreux échanges d'étudiants, chercheurs et enseignants-chercheurs, co-publications et thèses en co-tutelle, cette collaboration franco-chilienne se traduit également par des enseignements communs entre la PUCCh et l'UPMC dans le domaine de la biologie et la biodiversité marine.

La coopération institutionnelle de plus de 20 ans avec le Chili notamment avec la Conicyt (Commission nationale de recherche scientifique et technologique), partenaire chilien du CNRS,  a donné des résultats de qualité et de niveau international. Les co-publications, le nombre de thèses en co-tutelles, les 3 PICS (Projets internationaux de coopération scientifique), le GDRI (Groupements de recherche internationaux) en biologie marine, les 3 LIA (Laboratoire international associé) et enfin les 3 UMI  témoignent également de l'évolution de cette coopération et de sa structuration

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Etudier les vagues pour mieux comprendre les évènements de submersions lors des tempêtes

Il est bien connu que les vagues sont la cause d'une montée du niveau de la mer pendant les tempêtes. Mais jusqu'où l'eau peut-elle monter ? Cette question a été longuement étudiée pour des digues, des plages en pente douce, ou des récifs coralliens mais peu sur d'autres types de reliefs côtiers.

Source : CNRS

Alors que la Bretagne a connu plusieurs tempêtes importantes ces derniers mois, une étude parue dans la revue Geophysical Research Letters montre qu'une variation du niveau de la mer à l'échelle de quelques minutes est un élément déterminant dans les submersions.

Associant des chercheurs de l'Ifremer, du SHOM et du laboratoire Littoral, environnement, télédétection et géomatique (CNRS/Université de Nantes/UBO/Université Rennes 2/Université de Caen Basse-Normandie/Université d'Angers) dans le cadre du LabexMER, ce travail s'appuie sur des mesures réalisées sur la falaise exposée de l'Ile de Bannec, dans l'archipel de Molène. Les résultats obtenus permettent ainsi de mieux comprendre pourquoi cette île est régulièrement submergée, malgré une falaise qui semble la protéger des assauts de la mer.

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Le 18 mars 2014

La filière du saumon d'élevage privilégie le développement durable par rapport à l'aspect compétitif afin de répondre à la demande des consommateurs


Boston, March 18, 2014 /PRNewswire

Aujourd'hui, au salon des produits de la mer Seafood Expo North America, à Boston, la Global Salmon Initiative (GSI), avec le World Wildlife Fund (WWF), la Food and Agricultural Organization (FAO) de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et Rabobank parleront d'une seule voix pour la première fois aux États-Unis afin de montrer de quelle manière la filière mondiale du saumon d'élevage ouvre la voie à la modification des pratiques actuellement appliquées dans les exploitations aquacoles, afin d'assurer un avenir durable à ce secteur.

Pour consulter la version multimédia de ce communiqué de presse, veuillez cliquer sur le lien suivant :

Les États-Unis constituent le plus grand consommateur au monde, par pays, de saumon d'élevage, avec une consommation qui, en 2013, s'est élevée à plus de 282 000 tonnes. La demande des consommateurs en saumon d'élevage a augmenté de 14 % au cours des 5 dernières années pour les seuls États-Unis, et cette tendance ne montre aucun signe de fléchissement. À l'échelle mondiale, la demande en saumon a augmenté encore plus rapidement. Elle a doublé au cours des dix dernières années et devrait doubler à nouveau d'ici 2020.

Le séminaire Pathways  to  Sustainability (« Chemins vers le développement durable ») présentera un exemple de la manière dont la coopération entre les différents membres de l'industrie des poissons et fruits de mer pourra mener à la durabilité et être appliquée dans d'autres secteurs. De nombreux chefs d'entreprise sont convaincus que seule une profonde modification des pratiques actuelles du secteur permettra aux professionnels d'exploiter tout le potentiel de ce marché et de répondre à la demande mondiale future en saumon. Des cadres supérieurs de la GSI, qui rencontreront à Boston des leaders mondiaux en matière de développement durable, affirment leur engagement à privilégier l'aspect durable du développement plutôt que l'aspect compétitif, afin d'élaborer un modèle unique de coopération environnementale comme moteur de réussite de leur filière.


« Il est extrêmement rare de voir des PDG, qui se font généralement une concurrence effrénée pour conquérir des parts de marché, joindre leurs forces pour relever des défis en termes de développement durable », souligne Jason Clay, senior vice-président de la division Transformation du marché pour le WWF. « Ce type d'action collective audacieuse menée pour le saumon d'élevage devrait l'être également pour tous les produits alimentaires si nous voulons pouvoir nourrir 9 milliards de personnes tout en préservant la biodiversité. »

Au cours de ce séminaire qui aura lieu le 18 mars, un panel d'experts se joindra aux dirigeants de la GSI pour examiner les premiers résultats du modèle de coopération de la GSI et discuter de la façon dont la collaboration au sein de ce secteur d'activité peut se traduire par des améliorations.  Ce travail s'inscrit dans la recherche d'une solution durable sur les plans économique et environnemental pour répondre à la demande mondiale croissante en aliments à teneur élevée en protéines.

Pionnière en matière de changements dans le secteur de l'aquaculture, la GSI a été créée pour contribuer à modifier les pratiques professionnelles actuelles et privilégie un modèle de coopération environnementale comme moteur de réussite.

« Les entreprises actives au sein de la GSI reconnaissent que la durabilité est raisonnable en termes commerciaux, et qu'en s'engageant publiquement pour des pratiques durables, elles contribuent à faire de la durabilité un moteur stratégique de réussite sur le long terme », constate Jeroen Leffelaar, co-directeur de Rabobank Global Animal Protein.


La GSI a choisi trois domaines prioritaires où appliquer les résultats du modèle et les traduire en améliorations notables pour le secteur.  Parmi les priorités spécifiques de la GSI figurent :
  • Faire en sorte que toutes les entreprises membres détiennent la certification Salmon Standard de l'Aquaculture Stewardship Council (ASC) d'ici 2020. À ce jour, les membres de la GSI ont fait certifier leurs trois premières fermes - témoignage du succès de ce modèle unique.
  • Concentrer les efforts sur la biosécurité, et gérer avant tout le problème des poux de mer ainsi que les maladies. Les entreprises membres utilisent le transfert des connaissances pour élaborer de meilleures pratiques de gestion.
  • Travailler avec des partenaires du secteur afin d'assurer des sources durables d'alimentation et de répondre à la demande croissante.

« Nous pouvons travailler aussi dur que possible, en tant qu'entreprise individuelle, pour améliorer notre fonctionnement et nous développer de façon plus durable, mais la nature même de notre activité fait que nous subissons systématiquement les retombées des actions de nos voisins et collègues », remarque Jon Hindar, co-président de la GSI et directeur général de Cermaq. « Nous constatons qu'au contraire, en privilégiant la coopération et la collaboration, nous pouvons progresser à bien plus grande échelle et à un rythme plus soutenu. »

Forcing des éleveurs de saumon au pays du saumon d'Alaska 


Actualisation salmonicole : En 2013, la Norvège a atteint 1,1 million de tonnes et les Féroé près de 60.000 tonnes... Les autres pays sont quasiment inchangés...


À propos de la GSI

La Global Salmon Initiative (GSI) est une initiative de leadership établie en 2013 par des producteurs mondiaux de saumon d'élevage visant à réaliser des progrès significatifs en matière de durabilité de ce secteur d'activité. La GSI est déterminée à atteindre intégralement l'objectif commun consistant à fournir une source extrêmement durable d'alimentation saine pour une population mondiale croissante, tout en minimisant notre empreinte environnementale et en continuant à améliorer notre contribution sociale.
Parmi les entreprises membres de la GSI figurent Bakkafrost, Blumar, Cermaq, Compañía Pesquera Camanchaca, Empresas AquaChile, Grieg Seafood, Lerøy Seafood Group, Los Fiordos, Marine Harvest, Norway Royal Salmon, SalMar, Multiexport Foods SA, The Scottish Salmon Company et Scottish Sea Farms. Les entreprises de la GSI sont présentes au Chili, au Canada, en Norvège, aux îles Féroé et en Écosse, et contribuent notablement aux économies de leurs pays respectifs.

(Ces 14 sociétés représentent près de 90% de la production aquacole mondiale de saumon atlantique (Salmo salar). Parmi les grands producteurs manquent à l'appel le canadien Cooke Aquaculture et l'australo-chinois Tassal (du groupe Pacific Andes) NDLR)
Pour davantage d'informations, veuillez contacter le secrétariat de la GSI, AXON, à l'adresse GSI@axon-com.com ou consulter le site Internet http://www.globalsalmoninitiative.org.  Suivez la GSI sur Twitter @GSI_Salmon.



À propos de l'ASC

ASC est l'acronyme d'« Aquaculture Stewardship Council », une organisation indépendante à but non lucratif. L'ASC a été fondée en 2010 par le WWF et l'IDH (Dutch Sustainable Trade Initiative) afin de gérer les normes mondiales pour une aquaculture responsable. Ces normes sont élaborées par les « Dialogues de l'aquaculture », un programme de tables rondes créé à l'initiative du WWF, qui en assure la coordination. L'ASC a pour objectif d'être le principal programme mondial de certification et d'étiquetage pour des élevages responsables de poissons et de fruits de mer. L'ASC est une organisation mondiale travaillant avec des producteurs de poissons d'élevage, des transformateurs de poissons et de fruits de mer, des entreprises de distribution et de restauration, des scientifiques, des groupes de protection ainsi qu'avec le public, afin de promouvoir le meilleur choix, sur les plans environnemental et social, en matière de produits de la mer. Le programme de l'ASC pour la certification de l'aquaculture et l'étiquetage des poissons et fruits de mer reconnaît et récompense l'aquaculture responsable.

RÉFÉRENCES
Disponibles sur demande.
Contacts  pour  les  médias :
Sophie Ryan
AXON Communications
+44(0)7809-390-664
sryan@axon-com.com
Jill Moors
AXON Communications
+44(0)203-595-2415
jmoors@axon-com.com

Illustrations : Projet de cages d'élevage géantes de la société Salmar dans le Dailymail : The giant floating robotic fish farm set to revolutionise salmon production

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Le 17 mars 2014

La palourde royale, l'or de la côte pacifique canadienne

Du panier hissé à l'arrière du pont du chalutier, tombent des dizaines de membranes blanches et caoutchouteuses que Freddy s'empresse de nettoyer au jet d'eau, avant de trier avec minutie ces "palourdes royales" qui font la richesse d'une poignée de pêcheurs canadiens.


Vidéo par Agence France-Presse official

Même si son aspect à de quoi susciter les plaisanteries, la Palourde Royale est un met très apprecié dans les restaurants à poisson d'Asie, où il est considéré comme un aphrodisiaque.. Une aubaine pour les pêcheurs canadiens qui pêchent ce mollusque dans l'océan Pacifique. Durée: 02:17.

"Ça, c'est un superbe spécimen", lance le pêcheur en brandissant un mollusque long d'une vingtaine de centimètres de l’extrémité duquel jaillit un filet d'eau de mer.

Suite sur Ouest France

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Au Japon, Tokyo prépare les JO 2020 !!!

Dans la région de Sendaï,  les entreprises de travaux publics ont reconstruit les routes, les ponts... Parfois elles ont construit des digues énormes à l'entrée des baies. Derrière ces murs qui devraient résister au prochain tsunami, la vie reprend malgré tout, 3 ans après la catastrophe du 11 mars...

Exemple de la baie de Yamada, renommée pour ses élevages d'huîtres et de coquilles saint-jacques

Avant le tsunami du 11 mars 2011

Maintenant...


Près de 250 000 personnes de la région de Sendaï au Nord-Est du Japon vivent toujours dans des habitations provisoires... Pêche et aquaculture, activités économiques principales des communautés littorales sont reparties dans le Tohoku (dans les 2 préfectures de Miyagi et Iwate les plus touchées par le tsunami). Dans la 3e préfecture, la pêche est toujours interdite, au large de Fukushima...

Grandes et petites sociétés se tournent maintenant du côté de Tokyo vers le grand chantier des Jeux Olympiques de 2020...


Aquaculture. Le taux d'occupation de la baie de Yamada (Iwate) est redevenu important....


 Ainsi que dans la baie de Kesennuma (Miyagi), la zone d'élevage de l'ostréiculteur Hatakeyama



Contre vents et marées, une autre histoire du tsunami - extrait

Contre vents et marées, une autre histoire du tsunami – extrait sur la partie conchylicole avec Hatakeyama

Date de publication : 06/03/2014

Durée : 01:53

France 3 Poitou-Charentes

Le 11 mars 2011, à 130 km des côtes japonaises, un tremblement de terre d’une magnitude 9 sur l’échelle de Richter est ressenti jusqu’au coeur même de la ville de Tokyo. Il laisse présager pour les nombreux pêcheurs qui connaissent la région une catastrophe sans précédent. Découvrez la première minute de ce documentaire diffusé sur France 3 Poitou-Charentes le 8 mars 2014

Relire RPA du 23 mars 2011 : Tsunami : Hatakeyama Shigaru, ostréiculteur à Kesennuma, témoigne...


Trois ans après la catastrophe, un architecte japonais fustige le tout-béton de la reconstruction

Trois ans après le tsunami, l'architecte Toyo Ito s’insurge contre la  politique de reconstruction et défend ses Maisons pour tous.

Ennemi du monumental et du béton, Toyo Ito, créateur prolifique depuis bientôt cinquante ans, a reçu l’année dernière le prix Pritzker, la plus haute récompense de la profession... Trois ans après la catastrophe, il fustige le tout-béton colossal des opérations de reconstruction.

Après la catastrophe de mars 2011, vous vous demandiez si la société japonaise avait encore besoin d’architecte. Trois ans plus tard, avez-vous la réponse ?

Après ce qu’il venait de se passer, j’avais l’espoir que le Japon se métamorphoserait. Mais je suis déçu, la société japonaise n’a pas tellement changé. Par certains côtés, on peut même dire que c’est devenu plus difficile de faire de l’architecture. Les coûts de construction ont énormément augmenté dans le Tohoku [région au nord-est de l’île de Honshu, la plus touchée par le tsumani, ndlr] et les sociétés de construction et du BTP ont la mainmise sur tous ces travaux. Tous les budgets sont essentiellement consacrés à des chantiers de route, de pont, de digues et ne sont pas consacrés à des projets architecturaux plus fins.

L’architecture ne vous fait plus rêver, ne vous inspire plus comme vous le disiez en 2011 ?

Je le pensais déjà avant le 11 Mars et je ne crois pas que cela soit limité au Japon. Cette société est tellement bureaucratique, laissant peu de place à la créativité, aux idées nouvelles… J’ai même l’impression que c’est peut-être encore pire qu’avant la catastrophe. L’arrivée des Jeux olympiques, en 2020, va retarder une prise de conscience et les travaux sur ce qui doit être fait dans le Tohoku.

En quoi les JO influent-ils sur l’architecture et la reconstruction du Tohoku ?

Les entreprises et les artisans ont plus tendance à venir à Tokyo pour les JO qu’à s’occuper du Tohoku. On leur fait des offres financières plus intéressantes. Quant aux installations des JO, les grands projets sont déjà attribués.

L’architecte Hitoshi Abe disait, au lendemain du tsunami de 2011, qu’il fallait rétablir la confiance entre les gens et les lieux ravagés par la vague. Comment y parvient-on ?

Je me suis rendu plusieurs dizaines de fois dans le Tohoku, pour rencontrer les habitants et entendre leurs attentes afin d’intégrer leurs besoins dans mes projets. Mais, même si les responsables des mairies font attention aux envies des populations, on se rend compte qu’à l’échelon supérieur de la province et de l’Etat, il est très difficile de faire passer les desiderata des populations dans les grands projets. Par exemple à Kamaishi [ville du nord-est de l’archipel, ravagée par le tsunami qui a tué plus de 1 100 personnes, ndlr], les autorités municipales ont été plutôt attentives aux besoins des habitants. Des projets intéressants d’écoles, de logements, de salles municipales ont été élaborés. Mais il a été impossible de trouver une société pour la construction. Les prix sont totalement prohibitifs et parfois, il n’y a même pas d’entreprise prête à travailler sur place. Les deux projets de logement ont donc été annulés. La solution qui se présente, c’est de proposer des préfabriqués améliorés. Ce qui revient à dire que les gens, déplacés et hébergés dans des habitats provisoires depuis trois ans, n’auraient droit qu’à du préfabriqué…

Donc, on ne peut pas concilier les objectifs d’une reconstruction rapide et visible voulue par le gouvernement avec ceux des habitants, ce qui demande du temps et de l’écoute ?

Non, c’est impossible pour le moment. Le gouvernement s’acharne sur des grands travaux. Toutes les sociétés se sont précipitées sur les projets de digues en mer. Ce sont d’énormes chantiers qui rapportent beaucoup d’argent, nécessitent beaucoup de béton et de main-d’œuvre. Mais cette priorité affichée est une erreur totale de jugement. Il faudrait au contraire commencer par bâtir des écoles, des logements. Je suis sûr qu’à l’étranger, on se moque de nous et de nos travaux colossaux de digues. J’étais en colère au début, maintenant j’en ris de désespoir.

Vous avez lancé des Maisons pour tous, lieux de rencontre et d’échange au sein des communautés villageoises. Est-ce le cœur d’une nouvelle architecture de l’après-catastrophe ?

Suite de l'article d'Arnaud Vaulerin dans Libération : Toyo Ito : «Une architecture à taille humaine»

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Le 14 mars 2014

Le "Père" de l'ostréiculture japonaise survit à la catastrophe du 11 mars 2011



Shinsho Miyagi est le "Père" de l'ostréiculture japonaise. Dans les années 1920, il vulgarise la technique de l'élevage des huîtres en suspension (sur des coquilles saint-jacques ensemencées naturellement en naissain).

En 1979, un monument est construit en son honneur à Ishinomaki dans la baie de Sendaï (Miyagi). C'est là dans cette ville où la catastrophe du 11 mars 2011 frappe le plus fort. Près de 6000 morts et disparus. Le monument de Shinsho Miyagi résiste mais il est cassé en deux morceaux !

Fin 2012, les autorités locales et les professionnels de la mer se mobilisent... Ils se mobilisent tant que Shinsho Miyagi revit dans deux mausolées...

En octobre 2013, deux monuments sont inaugurés en l'honneur du "Père" de l'ostréiculture japonaise !


Réhabilitation de l'ancien monument en souvenir du 11 mars 2011


A côté, le nouveau monument...

Sources : Les photos du haut sont extraites de cet article : Monument honoring Shinjo Miyagi - father of the cultured oyster - to be restored. Puis, les deux photos des nouveaux mausolées viennent de ce blog - Pour plus de précisions voir ce compte facebook  d'un amoureux des huîtres à la française !

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Contre vents et marées, une autre histoire du tsunami, Aji-shima

Chaîne Voyage

Publiée le 12 mars 2014

Extrait de l'émission : CONTRE VENTS ET MARRES. L'île d'Aji-shima est habitée par un groupe de femmes plongeuses. Elles avaient l'habitude de descendre dans les fonds marins dans le but de récolter des coquillages. Mais le tsunami et l'affaissement des littoraux ont mis en péril cette tradition. CONTRE VENTS ET MAREES est un documentaire diffusé sur la chaîne Voyage. Plus de photos et de vidéos sur www.voyage.fr

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Le 13 mars 2014

Gérald Viaud tient bon la barre ostréicole

Seul candidat à la présidence du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, Gérald Viaud est reconduit.

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Gérald Viaud rempile pour quatre ans. Élu en 2010 à la présidence du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, l'ostréiculteur de Chaillevette a été réélu hier à son poste. Un boulevard s'ouvrait à lui, aucun adversaire ne se déclarant parmi les 51 des 58 membres du comité régional réunis en conseil d'administration. 48 bulletins favorables, un nul et deux blancs ont été dépouillés.

Dans l'allocution préalable au vote, le candidat Viaud a insisté sur la multiplication des dossiers qui réclament des élus professionnels « une mobilisation absolument nécessaire ». Agence de la biodiversité, conseil maritime de façade, nouvelle dimension des aires marines protégées, gestion des bancs d'huîtres naturelles, gestion de l'eau, biodiversité, etc., requièrent la défense des intérêts d'une profession qui subit la dégradation du milieu naturel, en même temps que le renforcement des contraintes normatives.

Quatre vice-présidents

En 2010, Gérald Viaud s'était dispensé de vice-présidents. Ces quatre années de mandatà lui auront permis de mesurer pourquoi certains de ses confrères voyaient là une erreur. La charge est lourde. Alourdie par le mandat national de président du Comité national conchylicole dont il sollicitera le renouvellement, le 19 juin.

Cette fois, il rectifie l'approche et outre le vice-président de la section mytilicole qui est élu statutairement (Benoît Durivaud est reconduit ; 49 voix), il propose l'élection de quatre vice-présidents ostréicoles. Ultérieurement, chacun se verra attribuer une mission reliée à ses compétences. Les quatre candidats qui représentent aussi les quatre secteurs géographiques de la conchyliculture charentaise-maritime sont élus. Éric Marissal (40 voix) pour l'île de Ré, Daniel Coirier pour le nord Charente (48 voix), Philippe Morandeau (48 voix) pour l'île d'Oléron et Annie Aubier (49 voix) pour la rive gauche de la Seudre. Le bureau du Comité régional est complété par Cyril Pain, Thierry Cartron, Pascal Chiron-Montico, Philippe Favier, Alain Porsain, Jacques Maire, Christophe Margat et Francis Bodet.

Ce bureau se réunira dans deux semaines pour affiner les missions des vice-présidents, mais déjà, Éric Marissal s'est déclaré intéressé par les aspects scientifiques, la recherche et le droit de l'environnement ; Philippe Morandeau par l'état et les techniques de production ; Daniel Coirier par les relations avec les services de l'État et les élus locaux.

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Une pisciculture du Doubs touchée par un virus

Des truites d'une pisciculture de Bonnevaux-le-Prieuré dans le Doubs sont touchés par le virus de la Nécrose Hématopoïétique Infectieuse, un virus qui n'est pas dangereux pour l'homme. Les services de l'Etat et le pisciculteur ont pris les mesures pour éviter une contamination du milieu naturel.

Source : France 3 Franche Comté par Isabelle Brunnarius

Avec Christelle Cote de l'élevage de Bonnevaux-le-Prieuré (25) et Pierre Aubert, Directeur adjoint DDCSPP Doubs (Direction de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations)

Ce virus touche les salmonidés en particulier la truite Arc-en-ciel. Cette Nécrose Hématopoïétique Infectieuse est une maladie virale qui peut conduire à de fortes mortalités chez le frai et les jeunes poissons qui sont les plus fragiles. Les poissons adultes, précise la préfecture du Doubs dans son communiqué, présentent peu de signes cliniques et les mortalités sont rares.

Selon l'enquête de Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations, il n'y a pas eu de repeuplement en milieu naturel au cours de l'année 2013 pour le Dessoubre et la Loue. Les poissons d'élevage ne peuvent pas rejoindre le milieu naturel. Des mesures ont toutefois été prises pour écarter tout risque de contamination.

En fait, c'est en demandant à un vétérinaire d'analyser des prélèvements avant le  début de la saison de repeuplement que le pisciculteur a découvert la présence de ce virus dans son établissement.

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Tempêtes : les parcs ont souffert


Les tempêtes de l'hiver, le vent, la pluie et les fortes houles n'ont évidemment pas épargné les parcs à huîtres du bassin d'Arcachon. « Oui, il y a eu pas mal de dégâts, a expliqué hier Olivier Laban, président réélu du comité régional conchylicole d'Arcachon-Aquitaine. Et cela a donc occasionné beaucoup de travail aux ostréiculteurs. »

Source : Sud Ouest

Malgré ce temps exécrable, les professionnels ont quand même été sur l'eau pour chercher des huîtres bien entendu, mais aussi pour remettre en état des parcs mis à mal par cette série de tempêtes. « Il a parfois fallu revenir sur un parc plusieurs fois, témoigne Olivier Laban. Forcément, ça a tiré sur les équipages. »

Par ailleurs, les naissains (les toutes petites huîtres nées cet été et qui se sont fixées sur les collecteurs, à savoir les tuiles ou les coupelles) ont été fortement secoués. « On a dû redresser même des lots de tuiles trois ou quatre fois. Après, les collecteurs en plastique ont aussi souffert. Heureusement, nous avons eu beaucoup de naissain cette année alors même si on en a perdu 15 à 20 %, il nous en reste encore. »

Olivier Laban explique que les ostréiculteurs sont « aussi ennuyés par les apports massifs d'eau de pluie. Le goût de nos huîtres est modifié, il est beaucoup plus doux. »

Enfin, l'ostréiculteur gujanais a des raisons d'être soulagé : « Les débordements des réseaux, en ville, auraient pu causer des pollutions. Et ça n'a pas été le cas. Et puis les tempêtes, ça arrive. Avec ces gros coefficients de marées, ça a fait office de lavage du Bassin. »

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Une québécoise en Charente-Maritime

Au pays des amateurs d'huîtres

C'est rarement la première région que l'on visite en France, notamment parce que la température y est bien incertaine. On lui préfère la Provence ou la Côte d'Azur. Une petite partie de la côte Atlantique, au sud de la Bretagne, est pourtant riche en découvertes. À commencer par ses fabuleuses huîtres.

Source : La Presse canadienne par Stéphanie Bérubé

Officiellement, on se trouve dans la région de Poitou-Charentes. Mais lorsqu'on y est, avec l'air salin qui souffle en plein visage, on se sent simplement sur le bord de la mer. Avec ses dunes et ses surfeurs pendant la courte saison chaude, ses villas du début du XXe siècle et ses petits villages romantiques, en tout temps.

Moins visité par les touristes, ce petit bout de France, entre La Rochelle et Royan, a une parenté indéniable avec la Bretagne, mais aussi avec d'autres bords de mer, comme Nantucket ou même les Îles-de-la-Madeleine.

Les esprits chagrins diront qu'il pleut tout le temps. Or, même avec un petit crachin dans l'air, la balade y est toujours agréable. Il y a des phares, des crêpes, des gens qui portent des pulls Saint James et promènent leurs chiens. Et c'est le paradis des amateurs d'huîtres.

Le bassin de Marennes-Oléron, qui s'y trouve, est la plus importante région ostréicole de France. Près de la moitié des huîtres françaises viennent de la région, et les huîtres Marennes-Oléron bénéficient d'une indication géographique protégée. Curieusement, les amateurs d'huîtres mettent souvent le cap juste un peu plus au sud, vers le bassin d'Arcachon et Cap-Ferret, des endroits plus chics.

C'est aussi pour cette raison que l'on peut plutôt choisir de se rapprocher de La Rochelle: on n'y perçoit pas ce côté snobinard.

Directement du producteur

Des huîtres, ici, il y en a. Dans les grands restos à nappes blanches comme dans les cabanes sur le bord du chemin d'une bourgade productrice.

C'est le cas à La Tremblade, petit village situé à proximité du pont de l'île d'Oléron. Il faut absolument y faire un arrêt, le ventre vide. Sur le bord de la route, les jolies cabanes colorées d'ostréiculteurs se suivent, et il y a quelques endroits pour déguster les huîtres du jour. Ou en acheter pour les rapporter à la maison. Fabuleux et peu fréquenté.

Où dormir?

La Rochelle peut être un bon port d'attache pour un séjour dans la région. La vieille ville est magnifique, on y trouve une foule de bonnes tables et un choix d'établissements dans toutes les catégories, de l'auberge de jeunesse aux grands hôtels....

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Livre « Poissons – Pêcheurs, cuisiniers et autres histoires de mer »


Le livre « Poissons, pêcheurs, cuisiniers et autres histoires de mer » a été réalisé avec les talents de l’équipe de l’Encre de mer ; il accostera le 15 juin pour prendre place sur les étals de nos libraires.

Source : L'Encre de Mer

Si la culture de la pêche artisanale vous touche, si les visions maritimes d’un spécialiste plancton, Pierre Mollo, d’un chasseur sous-marin, Jean Marty, ou encore de scientifiques, d’environnementalistes, d’humanistes, vous intéressent, si la recherche culinaire pour des espèces parfois oubliées aiguise votre curiosité, vous pouvez utiliser le bon de souscription sur le lien ci-dessous. Il vous permettra d’acquérir ce livre à un prix préférentiel. Cela aidera également notre éditeur à mieux anticiper le nombre de tirages.

Édition Libre et solidaire 

Bon de souscription



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Pollutions maritimes : l'UE débloque 160,5 millions d'euros pour la période 2014-2020

Le Comité des représentants permanents (Coreper) a approuvé, le 7 mars 2014, le compromis trouvé par le Conseil et le Parlement européen concernant les modalités de financement de l'Agence européenne de sécurité maritime (EMSA) pour la période 2014-2020. Le fonds mis à disposition de l'agence pour cette période est finalement de 160,5 millions d'euros.

Source : Actu-Environnement.com  par Pierre Emmanuel Bouchez 

L'EMSA est chargée de la sûreté maritime, de la prévention et de lutte contre la pollution maritime sur le territoire de l'Union européenne. L'agence s'occupe donc de la détection et du nettoyage des marées noires.
La surveillance est réalisée à l'aide d'un système de détection par satellite baptisé CleanSeaSet. Des contrats sont également passés avec un réseau de navires antipollution qui se tiennent prêt à intervenir en cas d'alerte. C'est à l'EMSA qu'il revient de financer ces contrats afin d'assurer la disponibilité d'une flotte de bateaux dépollueurs. Cependant, en cas de d'intervention, les opérations de nettoyage seront payées par les Etats.

Initialement, l'EMSA ne se chargeait que de la gestion des pollutions émises par des bateaux. Depuis 2013, les pollutions causées par les installations pétrolières et gazières offshores sont aussi couvertes. Cette nouvelle négociation relative au financement de l'agence visait donc à s'assurer que les fonds nécessaires pour effectuer ces tâches sont disponibles.

Toutefois, pour entrer en application, le texte doit encore être approuvé de façon formelle par le Parlement et le Conseil courant avril. Il s'appliquera ensuite de manière rétroactive du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2020.
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Erosion du littoral : deux députées chargées de suivre la stratégie nationale

Source : Actu-Environnement.com par Laurent Radisson

Alors que la France connaît de nouvelles alertes submersion, Philippe Martin et Frédéric Cuvillier ont nommé ce lundi deux députées à la présidence du Comité national chargé de suivre la mise en œuvre de la stratégie nationale relative à l'érosion littorale. Les deux élues sont Pascale Got, députée de la Gironde, et Chantal Berthelot, députée de Guyane.

Ce comité de suivi a pour mission de rendre compte, au moins une fois par an, de la mise en œuvre de la "Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte" auprès du Conseil national de la mer et des littoraux (CNML) et de la Commission mixte inondations (CMI), indiquent les ministres chargés de l'écologie et de la mer. Il est composé de différents collèges représentants les entreprises, les collectivités territoriales, les parlementaires, les associations, les syndicats, l'Administration et les experts scientifiques.

La stratégie nationale, adoptée en 2012 pour une mise en œuvre prévue en 2015, engage l'Etat et les collectivités territoriales à "mieux prendre en compte l'érosion côtière dans les politiques publiques", rappellent les ministres.
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Espèces exotiques envahissantes: les députés concluent un accord avec la présidence grecque

Une proposition visant à empêcher l’introduction ou à arrêter la propagation d’"espèces exotiques envahissantes", telles que des plantes, animaux ou insectes qui causent des dommages écologiques ou économiques, a été adoptée par les députés et la présidence grecque du Conseil mercredi. Le projet législatif, qui contraindrait les États membres de l'UE à coordonner leurs efforts, prévoit une interdiction des espèces qualifiées de "préoccupantes pour l’Union".

Source : Europarlement

"Chaque année, les espèces exotiques envahissantes causent des dommages équivalant à au moins 12 milliards d'euros en Europe et de nombreux États membres ont déjà dépensé des ressources considérables pour s'attaquer à ce problème", a déclaré Pavel Poc (S&D, CZ), en charge de la législation au Parlement.

"Leurs efforts sont souvent inefficaces car ces espèces se déplacent au-delà des frontières géographiques. Par conséquent, la coopération entre États membres est indispensable. Les négociations ont été très difficiles et nous disposions d'un temps limité pour conclure un accord. C'est pourquoi je suis satisfait d'annoncer que les négociations d'aujourd'hui ont été fructueuses", a-t-il ajouté.

Le projet législatif contraindra les États membres à analyser les canaux par lesquels les espèces exotiques envahissantes sont introduites et se répandent, et à mettre en place des systèmes de surveillance et des plans d’action. Les contrôles officiels aux frontières de l’UE seraient également renforcés. Pour les espèces exotiques envahissantes déjà largement répandues, les États membres devraient élaborer des plans de gestion.

Espèces exotiques "préoccupantes pour l'Union"

Les espèces considérées comme "préoccupantes pour l'Union" seraient mentionnées sur une liste d'espèces qui ne devraient pas être introduites, transportées, placées sur le marché, offertes, conservées, élevées ou relâchées dans l'environnement.

La présidence grecque a adopté le point de vue du Parlement: la liste d'espèces exotiques envahissantes ne devrait pas être plafonnée à 50 espèces uniquement. La priorité sur la liste serait donnée aux espèces exotiques envahissantes qui, selon les prévisions, devraient poser problème et à celles qui causent le plus de dégâts. Les députés ont a également introduit des dispositions pour s'attaquer aux espèces préoccupantes qui posent problème dans un État membre donné. Une coopération régionale renforcée entre États membres et facilitée par la Commission européenne permettrait de lutter contre les espèces indigènes d'une partie de l'UE mais qui commencent à envahir d'autres régions.

Les pays de l'UE seraient tenus de décider des sanctions appropriées en cas de violation de la législation. Lorsque la Commission européenne l'autorise, ils pourraient délivrer des permis aux établissements spécialisés dans le cadre de certaines activités commerciales réalisées avec des espèces exotiques envahissantes.

Par ailleurs, les députés ont souligné qu'un forum scientifique spécifique devrait être mis sur pied pour donner des conseils sur les aspects scientifiques de la mise en œuvre des nouvelles dispositions, ainsi que sur l'application du principe du "pollueur payeur" en termes de recouvrement des coûts de restauration.

Contexte

Selon la Commission européenne, les espèces exotiques envahissantes constituent l'une des causes croissantes et principales de la perte de biodiversité et de la disparition d'espèces. Elles peuvent être les vecteurs ou les causes directes de maladies qui peuvent entraîner l'asthme, des dermatites et des allergies. Elles peuvent également endommager les infrastructures, les forêts ou causer des pertes agricoles. Le coût des espèces exotiques envahissantes dans l'UE est estimé à 12 milliards d'euros par an.
Prochaines étapes
Si l'accord est adopté par le comité des représentants permanents des États membres (COREPER) vendredi 7 mars, il sera mis aux voix en commission de l'environnement le 19 mars.
Sous la présidence de: Matthias Groote (S&D, DE)

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L'environnement au cœur des controverses scientifiques
           
Les controverses scientifiques sur les OGM, le nucléaire ou les gaz de schiste interrogent sur l'indépendance de la recherche. Mais si les conflits d'intérêt sont souvent désignés comme les principaux coupables, Jean Foyer, chargé de recherche au CNRS et à l'Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC), pointe aussi les attentes contradictoires à l'égard du monde scientifique.

Source : Novethic  par Magali Reinert

Novethic. La question des conflits d'intérêts au sein d'institutions ou d'autorités scientifiques est de plus en plus posée par les médias. Comment l'expliquez-vous ?

Jean Foyer. Il existe une schizophrénie dans le monde scientifique. Le modèle dominant promu au niveau international, dit « de la triple hélice », articule pouvoirs publics, monde académique et secteur privé. La ministre française de la Recherche adhère à ce modèle et encourage les laboratoires à se rapprocher du privé, à déposer des brevets, à démarrer des start-up… En même temps, le politique demande au chercheur de s'impliquer davantage dans les comités d'expertise, au nom de ses connaissances mais aussi de son indépendance. Et ainsi de participer à la décision politique. Il y a là une contradiction : on demande à la science de se décloisonner et, en même temps, on exige d'elle une plus grande indépendance. Si la dimension politique et économique de la recherche a toujours existé, elle est aujourd'hui toujours plus manifeste. Et il est donc d'autant plus nécessaire de l'expliciter.

Comment réagit le monde de la recherche face à ces injonctions contradictoires ?

Il existe différents modes d'ouverture de la recherche à la société. Suite à des controverses scientifiques, comme les OGM, certains chercheurs ont créé des centres de recherche « indépendants », en assumant leur positionnement politique et parfois, militant. Le Criigen et Sciences citoyennes par exemple ont été créés dans ce contexte. D'autres chercheurs choisissent les institutions publiques (les agences notamment) et d'autres encore se rapprochent du secteur privé. La majorité des chercheurs veut cependant rester loin de la controverse et continuer à mener leurs recherches sans voir la vie sociale de leur travail. Certains ne perçoivent pas que les controverses sur les OGM, le nucléaire ou les gaz de schistes sont des controverses socio-techniques qui dépassent très largement le débat scientifique. Pourtant, ils devraient reconnaître qu'ils ne peuvent pas gagner sur les deux tableaux, revendiquer des brevets et décliner toute responsabilité au niveau social.

Ces controverses sont souvent présentées comme des débats dogmatiques… Comment en sortir ?

S'ils sont loin d'être irrationnels, ce sont d'une certaine manière des débats dogmatiques au sens où des croyances fondamentales sont en jeu. On peut très difficilement en sortir, car s'y joue toute une série d'enjeux sociaux et politiques qui dépassent très largement les dimensions scientifiques : le rapport au progrès, à la technique… avec en toile de fond un débat sur le modèle de développement. Au delà de ces croyances, interviennent aussi évidemment des intérêts conflictuels très concrets, notamment au niveau économique. Ces controverses sont aussi très complexes du point de vue scientifique, avec différents niveaux d'incertitudes. On parle de controverses en univers non-stabilisé. Cela explique des études contradictoires, l'accumulation de preuves de parts et d'autres, et la possibilité de toujours créer du doute sur la validité des résultats.Par exemple, l'expérience de Séralini sur les OGM est loin d'être parfaite, mais étant donné la complexité des questions de toxicité, elle n'est pas plus critiquable que bien d'autres, en particulier celles qui conduisent à l'obtention des autorisations au niveau européen.

Quid de la dé-publication de l'étude de Séralini justement ? Est-ce une pratique courante ?

Non. D'abord par ce que cela remet en cause la revue et le système de validation par les pairs. C'est néanmoins le deuxième exemple concernant les OGM. Le premier concerne l'affaire Chapela au Mexique : la revue Nature publie en 2001 une étude de ce chercheur mexicain montrant la contamination des maïs locaux par des transgènes, et se rétracte ensuite dans un encart regrettant cette publication. Ces pratiques exceptionnelles ne sont bien sûr pas étrangères aux intérêts économiques. Mais elles témoignant aussi de la polarisation du monde scientifique. La dé-publication relève presque de l'excommunication, contre les auteurs d'études qui vont à contre sens de la logique dominante. Si vous souhaitez apporter un regard critique sur les biotechnologies dans certaines institutions, l'Académie des sciences par exemple, mieux vaut mettre votre casque…

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Les députés renforcent la directive sur l'évaluation de l'impact environnemental

Une proposition pour actualiser la législation de l'UE afin de rendre les évaluations d'impact sur l'environnement plus claires, d'y intégrer la biodiversité et le changement climatique, et d'impliquer le public, a été soutenue par le Parlement européen ce mercredi. Cette mise à jour, conclue de manière informelle avec le Conseil, vise à garantir que les décisions liées à l'autorisation de projets de développement ne soient pas influencées par les conflits d'intérêt.

Source : Europarlement

Près de 200 types de projets - de la construction de ponts, de ports, d'autoroutes, en passant par les décharges de déchets jusqu'aux élevages intensifs de poulets ou de porcs - sont couverts par la directive concernant l'évaluation de l'impact sur l'environnement (EIE).

"Malgré la forte résistance de plusieurs États membres, le Parlement a atteint son objectif: élever les normes de qualité en ce qui concerne la protection de la santé humaine et de l'environnement. Les gouvernements devront tenir compte de ces normes afin de pouvoir prendre leurs décisions en connaissance de cause. L'accord que nous avons négocié a reçu le soutien d'ONG importantes dans le secteur de l'environnement”, a affirmé Andrea Zanoni (ADLE, IT), qui a dirigé la législation au Parlement.

Les évaluations d'impact devront prendre en compte de nouveaux facteurs environnementaux, tels que la biodiversité et le changement climatique. Les nouvelles règles permettront également de rendre les méthodes d'évaluation plus claires, de faciliter la participation du public par la création d'un portail Internet central, d'inclure des règles plus strictes pour lutter contre les conflits d'intérêt, et de limiter les recours aux dérogations.

Conflits d'intérêts

Afin de garantir l'objectivité, les États membres de l'UE seront contraints d'assurer une "séparation fonctionnelle" entre l'autorité compétente et le promoteur du projet. Les rapports d’évaluations devraient aussi fournir de nouvelles informations, par exemple sur le cumul de projets, afin d'empêcher les promoteurs de diviser des projets de grande envergure en plusieurs petits projets dans le but de rester en-dessous des seuils, et sur les modifications hydro-morphologiques.

Gaz de schiste

Malgré les demandes du Parlement, des évaluations obligatoires d'impact environnemental pour l'extraction et l'exploration de gaz de schiste - quel que soit le rendement escompté - n'ont pas été incluses dans la législation. Cependant, les nouveaux aspects de projets gaziers devront être pris en compte, notamment les risques pour la santé humaine en raison de la contamination de l'eau, l'utilisation des sols et de l'eau, ainsi que la qualité et la capacité de régénération des eaux souterraines. Si les États membres concluent qu'une évaluation n'est pas nécessaire, ils devront en expliquer les raisons.

Contexte

La directive concernant l'évaluation d'impact sur l'environnement s'applique aux projets publics et privés. Elle énonce des critères notamment pour les informations qui doivent être soumises aux autorités nationales afin qu'un projet puisse être évalué pour approbation. En moyenne, entre 15 000 et 26 000 évaluations d'impact sur l'environnement ont été menées par an dans l'UE entre 2005 et 2008.

Prochaines étapes

Le texte de l'accord a été approuvé par 528 voix pour, 135 contre et 15 abstentions. Le Conseil des ministres devrait se prononcer sur le dossier dans les prochaines semaines.

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Le 12 mars 2014

La Nature reprend la main !

A l’heure où je clos ce billet, un coup de vent et de fortes houles menacent encore la Bretagne. La semaine passée, la presse locale rappelle que la dureté de la nature a repris le dessus. Le Télégramme (Lannion 25/02/14) titre « Coup dur chez les ostréiculteurs » et constate les dégâts des tempêtes de janvier. Sur la côte de Granit Rose, une longue et forte houle de noroit a saccagé des parcs ostréicoles et détruit des stocks qui se trouvent être ceux où je m’approvisionne régulièrement quand je rentre au pays.

Billet 7 de Jean-François Le Bitoux

Certes ces parcs n’avaient jamais vécu de tels phénomènes mais on a le devoir de s’interroger : quelle est la fréquence historique de telles tempêtes ? Avant cet accident de parcours, ces producteurs avaient connu de belles années de production y compris de triploïdes sans mortalité majeure - à l’étonnement de leurs collègues m’avait confié l’un d’eux. Il s’agissait effectivement de sites ostréicoles neufs. Pourtant ces écosystèmes limités en surface étaient en cours d’envasement ou plus précisément de « réduction chimique des sédiments » - des photos en témoignent - et les productions de ces deux dernières années commençaient à en être affectées. L’homme semble avoir une mémoire sélective et limitée des phénomènes naturels, tantôt en se souvenant des bons souvenirs – l’année où les pêches furent miraculeuses – tantôt les mauvais ! Les tempêtes ont probablement des effets locaux qui peuvent rester ignorés du reste de la population ? Toujours est-il que de nombreuses entreprises ostréicoles ont dû affronter «la tempête du siècle » peu de temps après leur installation et en subir le retour peu d’années après ! Bref nous sommes mal informés des risques climatiques locaux. A Leucate au grau des ostréiculteurs, on a construit un ouvrage conséquent destiné à faciliter la circulation des bateaux entre la lagune et la mer mais qui s’est trouvé ensablé et bloqué peu de temps après sa réalisation ; ce risque n’avait pas été considéré par les études préalables !

Ce qui nous intéresse dans la situation de ces ostréiculteurs lourdement affectés, c’est que dans un écosystème vierge de toute production ostréicole - où il existe une faune conchylicole sauvage variée- on peut tout de même faire l’hypothèse qu’il s’agit de sites où ces tempêtes sont suffisamment fréquentes pour nettoyer régulièrement les sédiments ; il y avait peu de dépôts de sable sur ces sites. Aujourd’hui ils sont quasiment remis à neuf ! Faut-il s’y installer pour quelques années ou retourner dans un site traditionnel et abrité mais forcément envasé en conséquence ? Un meilleur abri aux coups de tabac est aussi candidat à l’envasement chronique. Et l’avantage d’une protection naturelle devient un inconvénient car l’épuration de l’écosystème y rencontre plus vite des limites : le risque d’anoxie y est supérieur à celui d’un site plus ouvert, pour une même production. La faible biodiversité locale en témoigne.

Sur la lagune de Leucate ce sont des coups de vents de Tramontane qui nettoient l’eau et en partie les sédiments. Le nettoyage naturel y est plus ou moins efficace selon leur fréquence. Aux alentours du 15 août, un calme plat peut être préjudiciable à la production tandis qu’une tempête de quelques jours limitera le risque d’apparition de marées rouges, repoussera les eaux vers la mer ce qui assurera un retour d’eau de mer neuve et le remplissage de l’étang en fin du coup de vent. Avec un peu de chance et beaucoup d’énergie éolienne, la qualité de l’eau se maintient jusqu’à Noël. Sinon, on risque la fermeture pour causes de marées rouges plus ou moins fortes.  Car les marées rouges et les autres mortalités ostréicoles ont la même origine : un vieillissement accéléré des stocks d’eau de mer et du sédiment. Nous avons aussi vu récemment que certains sites se nettoient sans intervention humaine :au Pays de Galles, une forêt âgée de près de 4.500 ans s'est extirpée du sableà la faveur des tempêtes ! (http://www.franceinter.fr/depeche-une-atlantide-verte-revelee-par-les-tempetes).

Cette même semaine, le nouveau président du syndicat des ostréiculteurs de La Teste de Buch Lionel Foucart indique dans la presse que ses priorités seront de suivre la qualité des eaux agricoles et le dragage du port. La FNSEA s’inquiète aussi de la gestion des eaux de ruissellement ; « L’entretien des cours d’eau fait des remous » titre le Sud-Ouest du 21/02/14. « La goutte d'eau qui fait déborder le vase chez les agriculteurs » annonce la Dépêche du Midi. http://www.ladepeche.fr/article/2014/03/01/1829380-tarbes-agriculteurs-la-goutte-d-eau-qui-fait-deborder.html

Est-il possible que l’entretien des ruisseaux et des fossés posent tant de problèmes à la République et à l’agriculture en 2014, et à l’ostréiculture de manière plus subtile mais tout aussi pathogénique ?On vit une situation politique et professionnelle étonnante et dérangeante à plus d’un titre. Des décisions agricoles et ostréicoles sont prises loin du terrain et nul ne semble savoir en apprécier les portées, ni tenir compte des énergies locales qui régulent santé ou pathologie des écosystèmes (Marc Laimé in http://www.eauxglacees.com/Inondations-le-naufrage-de-la.)

Bref comme le rapporte C. Kiener (The oyster question) il existe une guerre culturelle entre les trois principaux partis concernés qui ne vivent pas la société ni la nature avec les mêmes paramètres et qui ne parlent pas la même langue ! Le français n’est qu’un métalangage incomplet qui ne rend compte ni du vécu, ni des priorités, ni des solutions possibles et qui entretient un grand cafouillage d’où nait un éternel bricolage.
On repense à l’appel au secours d’août 2011 à propos des marées vertes (Rue 89) : « On attendait un médecin et on a vu arriver un gendarme : ce n’est pas ça qui va soigner le malade ». Ce n’est pas en bavardant autour d’une table qu’apparaîtront des solutions adaptés à chaque site mais en vérifiant sur le terrain ce qui fonctionne ici, ce qui ne fonctionne pas là, en déterminant les racines communes et en leur appliquant des solutions écologiques à l’efficacité déjà testées chez les uns et les autres.

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Olivier Laban réélu par les ostréiculteurs

Cette année, Olivier Laban était seul candidat et il a été largement réélu par les nouveaux membres élus du bureau du comité régional conchylicole d'Aquitaine (18 voix pour, quatre voix contre et une abstention). Après six années passées à la tête du comité, il repart donc pour quatre années de plus.

Source : Sud Ouest par David Patsouris

Six personnes ont été candidats pour les quatre postes de vice-président. Ont été à ces postes élus Christophe Lafond (La Teste-de-Buch), Thierry Lafon (Gujan-Mestras), Laurent Bidart (Gujan-Mestras) et Benoît Bidondo (Côte noroît). « Il s'agissait d'avoir des gens pour représenter tout le Bassin », a expliqué hier Olivier Laban.

Destin collectif

Ces élections furent particulières dans le sens où, pour la première fois, il n'y a pas eu, à certains endroits autant de candidats que de postes à pourvoir. « C'est un des chantiers auxquels je vais m'atteler, réintéresser les ostréiculteurs au destin collectif de notre profession. Il faut par exemple que je reparte à la pêche pour trouver des professionnels voulant siéger dans les conseils portuaires, par exemple à Lanton, Cassy, Arès ou Audenge. Il faut être dans les instances où nous pouvons siéger pour faire entendre notre voix. »

Hier matin, plusieurs élus ont été désignés pour siéger dans différents organismes. Olivier Laban ira donc au comité national conchylicole (dont il ne briguera pas la présidence) avec Laurent Bidart (Ludovic Ducourau est son supplément) et Thierry Lafon (qui aura Angelika Hermann en suppléante). Plusieurs commissions sont reconduites : les cultures marines, le budget, l'expertise des calamités agricoles, la communication, l'entretien du domaine public maritime, l'environnement, la gestion du Banc d'Arguin. « Toutes ces désignations se sont faites dans un esprit de concertation, ajoute Olivier Laban. Ce n'était pas le cas il y a quatre ans, alors c'est de bon augure. »

Parmi les dossiers prioritaires qui sont sur la table du président, les fonds européens pour la pêche, dont le nouveau dossier doit être préparé dans les six mois qui viennent (« Nous avons candidaté, les élus aussi, à nous de ne rien oublier »), la mise en place d'un centre technique régional consacré à l'ostréiculture et peut-être aussi à la pêche probablement dans l'enceinte du Lycée de la Mer de Gujan (« Nous avons les aides pour bâtir cet outil pertinent, maintenant il faut être sûr d'avoir les moyens d'assurer son fonctionnement »), la poursuite des programmes de recherche et de sélections de souches d'huîtres résistantes aux différentes mortalités (« Le Verdon est positionné pour accueillir le centre technique national dont veut se doter la profession »).

Réhabiliter les ports....

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Une entreprise américaine veut vendre du saumon OGM au Canada

La baie de Bristol produit près de la moitié des saumons sauvages rouges (sockeye) dans le monde avec en moyenne 37,5 millions de poissons par an.

Une entreprise américaine qui souhaite produire des oeufs de saumon génétiquement modifiés s'est adressée au gouvernement canadien pour obtenir l'autorisation de vendre ses poissons pour consommation humaine.
L'entreprise AquaBounty Technologies, dont le siège social est situé à Boston, refuse de commenter davantage.

Toutefois, des responsables de Santé Canada confirment par courriel que l'agence fédérale étudie si les saumons génétiquement modifiés produits par AquaBounty sont sans danger pour la consommation humaine.
L'entreprise est également en attente de l'approbation de la Food and Drug Administration aux États-Unis pour amorcer sa production commerciale.

AquaBounty a obtenu, en novembre dernier, la permission d'Environnement Canada pour produire ses oeufs de poisson de saumon de l'Atlantique à son écloserie de l'Île-du-Prince-Édouard.

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La maladie de la "bouche rouge", fléau des poissons, est mieux comprise

Scans de branchies de truite arc-en-ciel. Université de Copenhague.

La maladie dite de "la bouche rouge" affecte les poissons d'élevage et entraine une hausse de la consommation d'antibiotique. Des chercheurs danois ont découvert le mode d'entrée de la bactérie.

Source : Science et Avenir par Joël Ignasse

Yersinia. La maladie dite de "la bouche rouge" sévit dans les élevages de poissons et tout particulièrement dans ceux de saumons et de truites arc-en-ciel. Causée par la bactérie Yersinia ruckeri , elle provoque des septicémies et des hémorragies buccales, d'où son nom. Les chercheurs de l'université de Copenhague viennent de découvrir comment cette bactérie infectait les élevages. ils publient leurs résultats dans la revue PLoS ONE.

La voie de l'infection

Pour étudier la maladie de la bouche rouge, les biologistes ont utilisé un scanner perfectionné à optique de projection et réalisé des clichés de branchies de truites arc-en-ciel. Chez ces poissons, les branchies sont ultraminces, constituées seulement de deux couches de cellules qui séparent le milieu extérieur des petites artères chargées de récupérer l'oxygène.

"Les nouveaux scans nous montrent que les poissons sont infectés par leurs branchies ultra-minces", explique Maki Otani, principal auteur de l'étude.

Pôints rouges. Ce sont des cellules spécifiques des branchies qui sont infectées les premières, elles apparaissent comme des points rouges sur les clichés réalisés.

La bactérie est très infectieuse : moins de 60 secondes après sont introduction dans un bassin piscicole les premiers poissons sont contaminés et on retrouve la bactérie dans leur sang. Après l'envahissement des branchies, elle se propage par les voies digestives dans tout l'organisme des poissons.

Scans de branchies de truite arc-en-ciel, les taches rouges correspondent à la bactérie. Université de Copenhague.

Plus d'efficacité. Il existe un vaccin contre la maladie de la bouche rouge mais il n'est pas très efficace et les professionnels sont obligés de consommer de grandes quantités d'antibiotiques pour la contrer. Au Danemark par exemple, 65% des antibiotiques utilisés en aquaculture le sont pour cette indication. La découverte du mode d'entrée de la bactérie contribuera à la mise au point de traitements et de vaccins plus efficaces estiment les auteurs.

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Le 11 mars 2014

Contre vents et marées, une autre histoire du tsunami


Réalisation : Nicolas Deschamps

Coproduction : France Télévisions / MC4

Dans les profondeurs des eaux calmes de la baie de Mizuyama au nord du Japon, se cache un trésor bien fragile.

Source : France 3 Limousin par Sylvain Antoine

Ici, jusqu’à récemment, comme chaque année le miracle de la vie opérait, des millions de petits oeufs allaient éclore pour donner naissance à de jeunes huîtres. Une fois formés, leurs naissains seraient envoyés dans bon nombre de pays du monde entier pour entamer le long cycle de maturation au terme duquel, une fois adultes, les huîtres seraient consommées par des amateurs de plus en plus nombreux.

Mais la pouponnière aux fruits de la mer n’a malheureusement plus l’allure du sanctuaire immaculé d’autrefois.

Le 11 mars 2011, à 130 km des côtes un peu plus à l’est, un tremblement de terre d’une magnitude 9 sur l’échelle de Richter est ressenti jusqu’au coeur même de la ville de Tokyo. Il laisse présager pour les nombreux pêcheurs qui connaissent la région une catastrophe sans précédent.

Quelques minutes plus tard, alors que la mer semble s’être soudainement retirée, un tsunami d’une hauteur de 30 m engloutit toute la côte sur son passage faisant près de 20.000 victimes. L’économie entière d’une région est anéantie. A des kilomètres de là, la centrale de Fukushima commence à donner de sérieux signes de faiblesse, le chaos est total.

Rediffusion

Contre vents et marées, une autre histoire du tsunami
 
Vendredi 14/03/2014 à 15:05 sur Voyage
Dimanche 16/03/2014 à 02:55 sur Voyage   
Dimanche 16/03/2014 à 14:00 sur Voyage

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Pollution de Fukushima : la chaîne alimentaire touchée par la contamination

L'eau de mer polluée par les rejets des centrales Tepco, au Japon, va bientôt toucher les côtes américaines. Pour l'association Robin des Bois, le risque sanitaire est réel pour les populations

Source : Sud Ouest par Philippe Belhache

Illustration : Evolution de la radioactivité des poissons au large de la préfecture de Fukushima : L'Agence japonaise des pêches nous montre que le taux de poisson radioactif, impropre à la consommation (> 100 Bq Ce / kg), diminue depuis la catastrophe du 11 mars 2011. La courbe (en vert) est passée de 57,7% en avril-juin 2011, à 9,6% à la fin de l'année 2012, et 1,7% début 2014... L'Agence des pêches est confiante !...

Regardez plus bas l'autre graphique établi avec les mêmes données de départ, les résultats sont beaucoup moins encourageants...

La pollution de l'eau de mer en provenance de Fukushima pourrait atteindre les côtes américaines – Hawaï puis la Californie – d'ici les prochaines semaines, annonce une simulation mise en ligne par la Woods Holes Oceanographics Institution, relayée notamment par le site SurferToday.com. Une situation préoccupante pour toutes les association écologistes, soucieuses de la préservation des océans. Pour Jacky Bonnemans, président de l'association Robins des Bois, le danger réside ailleurs, dans la contamination de la chaîne alimentaire.
Les courants contaminés par Fukushima vont toucher les côtes américaines. Etait-ce anticipé ?

Cette contamination sera comparable à la celle datant de 1960, après une longue série d'essais nucléaires américains et soviétiques. 

Jacky Bonnemains. Oui. Et c'est bien la pollution de l'Océan Pacifique qui est en jeu. L'article parle de la teneur éléments radioactifs dans l'eau de mer. Cette teneur, notamment en Césium 137, dont la signature est celle du Césium de Fukushima, va augmenter et culminer en quelque sorte sur les côtes californiennes en 2014.

Il y avait déjà dans les revues spécialisées des travaux de modélisation sur la distribution du Césium 137 de Fukushima. Ils mettent en évidence une diffusion progressive, qui à partir de 2012-2013 s'étend dans le Pacifique nord, puis en 2014-2015 atteint clairement les eaux de Californie.

Ces mêmes projections montrent qu'en plusieurs phases, en 2021, 2026, 2031, ce sera tout l'Océan pacifique qui sera marqué par le Césium 137. Les articles disent que cette contamination, quand elle sera uniforme, sera comparable à la contamination datant de 1960, après une longue série d'essais nucléaires américains et soviétiques.

Cette diffusion est donc particulièrement préoccupante ?

Oui. Mais au-delà de ça, et avant ça, il y a le problème de la contamination des poissons dans l'océan pacifique. De nombreux prélèvements ont été effectués. Au milieu d'eux, des algues, du wakamé, des algues comestibles, des oursins, des saumons, des anchois, des sardines, une raie, des morues, un thon rouge analysés fin 2013 ont présenté des taux importants de Césium 137. On ne peut pas parler de toute la population, ni dans son ensemble, ni au sein chaque espèce. Mais force est de constater qu'il y a de plus en plus de spécimens analysés contaminés. Notamment un bar, en juin 2013, dont la teneur mesurée était de 1000 bq par kilo ! Quand la teneur maximale admissible est de 100 bq par kilo.

Le véritable danger serait donc pas la pollution de l'eau elle-même ?

Exactement. La teneur en Cs 137 de l'eau de l'Océan Pacifique est préoccupante. Mais le danger réside bien dans la concentration de la radioactivité dans certains organismes marins tout au long de la chaîne alimentaire.

Illustration de l'IRSN :  les espèces benthiques et/ou carnivores concentrent la radioactivité

Il va y avoir concentration de la radioactivité dans les derniers maillons de la chaîne alimentaire, pêchés et consommés par l'homme. 

Cela commence par les organismes de fond, donc les benthiques, les mollusques, les oursins, certaines algues, les poissons plats qui vivent sur les fonds. Quand on suit les étapes de la chaîne alimentaire, on trouve ensuite les poissons herbivores, comme les sardines, qui mangent du plancton contaminé. Et ensuite les thons, poissons carnivores, qui vont manger les poissons contaminés par le plancton.

Et au bout du compte, il va y avoir concentration de la radioactivité dans ces derniers maillons de la chaîne alimentaire. Notamment dans les poissons carnivores comme les saumons ou les thons, pêchés et consommés par l'homme. Le problème est le même pour les mammifères marins, même s'ils ne sont pas consommés, et pour revenir au fond de la mer, avec les crustacés.

Les poissons ne connaissent pas les frontières administratives. 

Les poissons migrent, ils ne connaissent pas les frontières administratives. Les sardines, qui voyagent beaucoup, mais aussi les thons et les saumons qui sont de grands migrateurs. On peut ainsi se retrouver avec un thon fortement contaminé par Fukushima en mangeant du poisson à San Diego en Californie, parce qu'il aura été pêché par des pêcheurs américains et qu'il n'y a pas de contrôle systématique. Il n'y en a pas assez à notre avis.

Les professionnels américains sont-ils suffisamment informés ?

Suite de l'article de Sud Ouest

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SGI France lance l’huître en or


Pour l’export, la filiale du groupe Pascal va mettre des paillettes sur la coquille de l’Ostra Regal rebaptisée alors Spéciale Or.

Source : pdm-seafoodmag

« 45 % de notre chiffre d’affaires est réalisé à l’export », indique Laura Lepers, responsable de SGI France, en charge de commercialiser l’huître produite par la filiale de production SBS, Special Bannow Shellfish, de Pascal Holding. L’Asie, Chine en tête, capte les deux tiers des volumes dédiés à l’export, le reste partant essentiellement vers les marchés européens – de l’Italie à l’Ukraine, en passant par le Danemark et la Suède. Consciente que le marché chinois évolue, à mesure que la concurrence s’accentue, la responsable a eu l’idée d’offrir une Spéciale Or, pour se différencier. « Sa coquille sera dorée, révèle, amusée, Laura Lepers, comme l’Ostra Regal sa forme sera celle d’une goutte d’eau. Et pour s’en assurer le tri effectué sera renforcé. Enfin, le taux de chair pour cette spéciale sera de 19 à 20 % contre 18 pour l’Ostra Regal ». La nouveauté tient essentiellement dans la couleur de la coquille. Une idée originale pour faire le buzz. En terme de volumes, Laura Lepers admet que si 10 % de la production de l’Ostra Regal, soit 20 tonnes se vendent en Spécial Or, « le succès sera énorme ».

La priorité de SGI reste bien de promouvoir auprès des poissonniers et des restaurateurs l’Ostra Regal. « L’huître, que nous commercialisons sous cette marque depuis trois ans, a une histoire. Il est important de la raconter à nos clients, d’en transmettre les valeurs. D’aider à la mettre en scène sur les étals ». Ni française, ni irlandaise, Ostra Regal s’enrichit de saveurs au cours de son élevage.

Arrivée de France, l’huître est engraissée à clos Bannow, en Irlande du Sud. Elle profite pendant trois à quatre ans des planctons et nutriments de plusieurs rivières riches en saumon qui convergent dans la baie. Douce au goût au départ de l’Irlande, elle gagne en salinité en France, dans des bassins d’eau de mer, à Château d’Oléron sur Marennes. Quatre jours suffisent à lui donner ce petit goût spécial qu’affectionnent des poissonniers aussi connus que les fondateurs des Maisons Vianet et Merle ou des grossistes comme Demarne.

La production annuelle d’Ostra Regal ne dépasse pas aujourd’hui les 200 t dont 40 % s’écoulent à Noël. « Nous limitons les ventes sur cette période festive pour travailler toute l’année, insiste Laura Lepers, qui adopte là une stratégie similaire à Jean Jacques Cadoret. Pour y parvenir, nous ne prenons pas de nouveaux clients à cette période-là. » Selon les calibres, de 1 à 4, l’Ostra Regal peut se vendre entre 2,5 et 3 € l’unité.
C. ASTRUC

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4 questions à Jean-Jacques Cadoret, ostréiculteur

" Se diversifier est aléatoire, nous ferons cap sur le grand export, plus rémunérateur "

Source : Pdm Seafoodmag

Installé à Riec-sur-Belon, dans le Finistère, l’ostréiculteur doit, comme ses confrères, faire face au problème de mortalité qui touche les juvéniles et les huîtres adultes. Et alors que ses coûts de production s’élèvent logiquement, Jean-Jacques Cadoret mise sur le grand export pour trouver des marchés capables d’assurer des marges à son entreprise.

1. Les surmortalités de juvéniles ne faiblissent pas depuis 2008. En 2013, pour d'autres raisons, les huîtres adultes sont aussi touchées. Comment faire face ?
2. La hausse des cours nécessaire serait de quel ordre ? Pensez-vous que les consommateurs, dans une période économique difficile, puissent suivre ?
3. Les marchés de l’export sont-ils plus rémunérateurs que ceux de l’Hexagone ?
4. Trouver des relais de croissance dans la production d’autres coquillages ou en développant des activités vous permettant de capter plus de valeur ajoutée, comme avec l’ouverture de corners, vous y pensez ?

INTERVIEW

Question 1. Les surmortalités de juvéniles ne faiblissent pas depuis 2008. En 2013, pour d'autres raisons, les huîtres adultes sont aussi touchées. Comment faire face ?

Malheureusement, la surmortalité chez les huîtres adultes n’est pas un phénomène nouveau. Dans la rivière du Belon, où nos spéciales doivent séjourner 6 mois pour obtenir cette appellation, les taux de mortalité peuvent atteindre 80 %. Or, si nous savons d’où vient le mal, les remèdes restent mystérieux. Les mortalités surviennent sur tous les types d’huîtres et jamais au même moment.

Ces phénomènes font drastiquement grimper les coûts de production. Jusqu’à présent, les gros acheteurs avaient accepté des hausses de prix pour nous aider, mais, en 2013, beaucoup demandent des baisses. La pression est forte alors qu’il nous faudrait des hausses de prix. Je crains que les prix de gros et d’expédition ne nous assurent plus les marges qui nous permettent de durer et d’investir dans la matière première.

Question 2. La hausse des cours nécessaire serait de quel ordre ? Pensez-vous que les consommateurs, dans une période économique difficile, puissent suivre ?

La hausse des cours nécessaire est toujours difficile à estimer puisqu’une variation de 10 % sur les mortalités peut changer la donne. Les consommateurs peuvent-ils suivre ? Jusqu’à présent, les quantités vendues à Noël sont restées les mêmes avec des prix qui ont doublé. Mais l’activité s’est véritablement concentrée sur cette période, comme ce fut longtemps le cas. Dans les grandes surfaces comme chez les poissonneries, c’est seulement à Noël que l’on peut désormais trouver des huîtres. La logique de mise en avant du produit le reste de l’année est rompue.

Il est d’ailleurs quasi impossible de trouver des huîtres en dehors de cette période. Notre entreprise, atypique dans la conchyliculture, réalise seulement 27 % de son chiffre d’affaires à Noël grâce au développement de l’export, moins saisonnier. Une de nos difficultés consiste à conserver des huîtres pour assurer l’emploi des 50 salariés de l’entreprise le reste de l’année. Pour y parvenir, je profite de cette période d’avant Noël pour acheter en négoce à des confrères 500 tonnes d’huîtres que je conserverai dans mes parcs 6 à 8 mois.]

Question 3. Les marchés de l’export sont-ils plus rémunérateurs que ceux de l’Hexagone ?

Au grand export, oui. Pour les marchés proches de la France, non. Lorsque les barrières à l’entrée sont faibles, parce que la langue et la monnaie sont les mêmes, il n’est pas possible de vendre beaucoup plus cher. Au grand export, organiser la logistique d’un produit fragile et dénicher les marchés nécessitent des investissements qui permettent de demander des prix plus élevés, qui nous permettent de continuer à investir. Mais cela demande du temps, il faut prendre des assurances… Aujourd’hui, nous récoltons les fruits d’une stratégie initiée 15 ou 20 ans plus tôt.

En réalité, à l’export, c’est un peu comme en France : plus c’est difficile plus c’est rémunérateur. Ainsi, la grande distribution est un circuit qui rémunère mieux les producteurs que ceux de la restauration. Tout le monde ne peut pas répondre aux exigences des cahiers des charges ni aux besoins, en termes de volumes, des grandes et moyennes surfaces. Ce d’autant plus que les enseignes se positionnent sur des produits de plus en plus qualitatifs. En restauration, la concurrence est plus vive. Naturellement, il est plus difficile de faire accepter les hausses. Très logiquement, développer le grand export fait partie de mes priorités pour 2014, quitte à abandonner certains marchés français.

Question 4. Trouver des relais de croissance dans la production d’autres coquillages ou en développant des activités vous permettant de capter plus de valeur ajoutée, comme avec l’ouverture de corners, vous y pensez ?

Se diversifier peut vite devenir aléatoire. Produire des algues, des moules… est un métier aussi différent qu’ouvrir des restaurants ou des corners. Si nous devions y aller, ce serait avec un vrai concept et des partenaires. Mais ce n’est pas à l’ordre du jour, d’autant que nous avons beaucoup de clients dans la restauration. Nous ferons cap sur l’export et partout où nous aurons des marges pour investir dans nos parcs.

Pour en savoir plus : Huîtres Cadoret

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Mytilimer se diversifie avec la cancalaise

Le producteur de moules a repris la PME La Cancalaise en Novembre 2013. Il met ainsi un pied dans l’univers plus marqueté des produits transformés.

Source : Pdm Seafoodmag

Après un an de discussion la société Mytilimer a fini par racheter La Cancalaise. Cette PME, connue surtout dans sa région et son département pour ses soupes et ses rillettes rencontrait des difficultés financières. « Son chiffre d’affaires est d’environ 1 M€ par an, indique Christophe Lebihan, directeur général de Mytilimer. Pour atteindre l’équilibre il faudrait monter à 1,5 M€ ». Le réseau commercial du producteur de coquillages pourrait l’y aider, même si le responsable signale qu’il faudra prendre le temps de bien appréhender un métier très différent. « La Cancalaise appartient à l’univers de produits très transformés quand Mytilimer valorise des produits bruts, coquillages et crustacés », rappelle-t-il.

Même s’il a l’ambition de se diversifier, Christophe Lebihan, précise que pour l’heure les deux activités sont bien distinctes. Le temps de construire des synergies. Peut-être dans le domaine du marketing. « La Cancalaise est une marque qui nous semble porteuse », rappelle son nouveau propriétaire qui a déjà sollicité l’agence Dragon Rouge pour revoir les packs et les étiquettes en les modernisant pour tenter de rajeunir une cible vieillissante…

Affaire à suivre, mais en attendant, les 7 salariés de La Cancalaise rejoignent l’équipe de 50 personnes de Mytilimer, un groupe qui réalise 33 M€ de chiffre d’affaires. Soupes et rillettes de poissons continueront à sortir des ateliers.
C. ASTRUC

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Canada : Loblaw proposera un saumon d'élevage responsable

Le géant de l'alimentation Les Compagnies Loblaw (T.L) sera le premier détaillant en Amérique du Nord à proposer une nouvelle variété de saumon d'élevage responsable, le mois prochain, espérant que ce produit lui permettra de se démarquer dans un contexte de forte concurrence parmi les épiciers.

Source : La Presse Canadienne

Loblaw, qui est le plus important acheteur et vendeur de poissons et fruits de mer au Canada, a indiqué que la décision d'avoir sur ses tablettes du saumon certifié par l'Aquaculture Stewardship Council (ASC) donnerait aux consommateurs davantage de choix au moment d'acheter du poisson d'élevage responsable.

L'ASC est un organisme indépendant et sans but lucratif, dont le siège se trouve aux Pays-Bas, qui déclare responsable des centres de pisciculture, des entreprises de transformation et des distributeurs de saumon de l'Atlantique, d'omble chevalier, de crevettes, de moules et d'huîtres du monde entier.

Melanie Agopian, directrice principale de la durabilité chez Loblaw, a indiqué que seule une ferme piscicole de Norvège avait pour le moment été approuvée par le groupe.

Actuellement, le saumon de l'Atlantique d'élevage qui a été approuvé par l'ASC n'est vendu qu'au Japon et en Europe.

La BC Salmon Farmers Association a indiqué qu'un certain nombre de centres de pisciculture canadiens avaient été certifiés responsables par d'autres agences. Trois fermes piscicoles cherchent à atteindre les normes établies par l'ASC d'ici 2020.

Cela prouve que l'industrie se dirige dans la bonne direction, mais que les normes en place sont rigoureuses, a affirmé Mme Agopian.

Les fermes piscicoles approuvées par l'ASC tiennent compte de questions sociales et écologiques, comme la production de déchets, les précautions prises afin de gérer et d'interrompre le transfert de maladies, ainsi que la façon dont les aliments sont produits et utilisés.

Mme Agopian a indiqué que le saumon de l'Atlantique serait vendu dans certains établissements Loblaws et Zehrs en Ontario et au Québec, à compter du mois d'avril.

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Des huitres portugaises dans le bassin de Marennes

Comment contourner la mortalité des jeunes huîtres ? En leur faisant passer les premiers mois de leur vie à l'étranger. Dix huit tonnes d'huîtres ont débarqué du Portugal pour le compte d'une entreprise de La Tremblade.

Les explications de Patrick Mesner, du bureau de France 3 Royan


Source : France 3 Poitou-Charentes par François Gibert publié le 27/02/2014

Depuis le milieu du XIXème siècle, les huitres creuses portugaises ont colonisé le bassin et remplacé les huîtres plates d’origine.

Mais un  des  principaux  faits  marquants  de  l'ostréiculture  française  est  la disparition  massive  entre  1969  et  1971  de  l'huître  creuse portugaise (Crassostrea  angulata) victime  d'une  maladie virale.

A leur tour, décimées par la maladie, elles ont été remplacées par des huîtres japonaises.

Ce sont ces mêmes souches japonaises qui sont élevées dans la lagune de Faro au Portugal. La méthode est efficace. Les deux premières années au Portugal permettra peut-être de limiter les hausses de mortalité subies en France depuis 2008.

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Le 10 mars 2014

Odet. Le retour des producteurs de moules

Source : Le Télégramme

"Moules et huîtres de l'Odet". Il n'est peut-être pas loin le temps où l'on pourra acheter sur la cale de Sainte-Marine ou les quais de Quimper, les coquillages tout juste sortis de l'estuaire. Les efforts du Sivalodet (syndicat qui réunit les 26 communes du bassin versant de la plus belle rivière de France) portent leurs fruits. Ceux-ci ont l'apparence des moules. Un professionnel s'est déjà installé sur l'estuaire reprenant une activité qui avait disparu depuis une quarantaine d'années. Le reportage de Ronan Larvor.

Moules de l'Odet. Le symbole de la reconquête

Pour montrer que les efforts des agriculteurs, collectivités, particuliers, pour la qualité de l'eau ne sont pas vains, le Sivalodet a présenté hier la réussite de Gilles Campion, seul pêcheur de l'estuaire de l'Odet, dont la production de moules est un succès. D'autres professionnels devraient suivre cet exemple. Source : Le Télégramme

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Des nurseries dans les ports pour les larves

Les aménagements côtiers ont modifié la chaîne de reproduction. Ecocéan installe des cages pour augmenter le taux de survie des larves.

Source : Ouest France  par Jean-Pierre Buisson

À force de bétonner le littoral, on a fait fuir pas mal d'espèces marines. À Montpellier, Ecocéan propose aux ports de participer au rétablissement du cycle naturel de reproduction. « Avant les aménagements, larves et juvéniles rejoignaient des habitats naturels », explique Gilles Lecaillon, fondateur de la société. En construisant de belles marina, on a privé les petits poissons de leurs abris. Résultat : « Beaucoup moins d'adultes retournent vers le large pour pondre leurs oeufs. »

Le principe Biohut proposé par Ecocean est simple. « Nous installons des cages en acier zingué le long des quais, explique Yann Guais en charge du projet. La première, garnie de coquilles d'huîtres, offre gîte et couvert aux juvéniles. La seconde entoure le tout et protège des prédateurs. »

Une démarche vertueuse

L'expérience, en cours depuis un an dans cinq ports de Méditerranée, porte ses fruits. Chercheur au Cefrem (Centre de formation et de recherche sur les environnements méditerranéens) de l'université de Perpignan, Philippe Lenfant en témoigne : « Nous avons même repéré un bébé mérou. » Ça n'a l'air de rien, « mais depuis vingt ans, c'est la première fois sur nos côtes ». Espèce menacée, il a fallu quarante ans pour remonter le stock à 300 individus au sud des Baléares.

Dans le port de Mèze, sur le bassin de Thau, on constate aussi le retour d'une autre espèce protégée, l'hippocampe. « Preuve que la biodiversité se reconstitue », analyse avec prudence Philippe Lenfant.

Ce projet intervient dans le cadre de Nappex (Nurseries artificielles pour des ports exemplaires) soutenu par l'État, l'Hérault et l'Agence de l'eau. « Technique peu coûteuse, efficace et prometteuse », commente Pierre Boissery, expert maritime de l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse. Il pointe aussi l'aspect vertueux de la démarche : « Ces cages sont destinées aux ports qui réduisent leurs pollutions. »

Ecocéan vient de signer avec deux premiers « clients ». Monaco pour une quarantaine de cages et Marseillan, à l'ouest de l'étang de Thau. « Fin mars, nous allons y installer une centaine de cages », indique Yann Guais. Budget ? 60 000 € sur trois ans, maintenance comprise.

À Concarneau, à la station de biologie marine du Muséum d'histoire naturelle, le scientifique Tony Robinet est intéressé. Les côtes bretonnes sont moins bétonnées, « mais on peut avoir de bonnes surprises avec certaines espèces et surtout, on participe à sensibiliser le public ». Une première réunion des gestionnaires de ports de l'atlantique est programmée fin avril.

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Médaille d'or à Paris pour le chantier ostréicole Pévédic

Installé sur la rivière de La Trinité, au lieu-dit la Pierre-Jaune, le chantier ostréicole Pévédic est exploité depuis trois générations. 

Source : Ouest France

A l'occasion de Salon de l'agriculture, l'huître creuse fine de Bretagne Sud produite par le chantier a obtenu la médaille d'or.

« Reconnaissance d'un savoir-faire »

Christophe est à la tête du chantier depuis quelques années. Ses parents, Jean-Pierre et Marie-Thérèse, sont toujours présents. « Le chantier a été créé par mon grand-père Pierre quelques années après la guerre. A l'époque, on réalisait du captage sur les tuiles, directement dans la rivière. Il n'y avait pas de moteur et il fallait manoeuvrer les pontons à la godille », explique Christophe.

Cette médaille, il la partage avec toute son équipe. « Nous travaillons à 4 au chantier. Et une telle médaille, c'est évidemment la reconnaissance d'un savoir-faire, mais aussi la récompense pour une qualité reconnue. Le fait de laisser moins d'huîtres dans les poches après 18 mois permet à chacune de mieux se nourrir et donc de s'affiner », indique Christophe.

40 tonnes par an

Chaque année, le chantier produit environ 40 tonnes d'huîtres creuses. « Nous avons également des moules, des coques, des praires. Nous réalisons également du captage pour les huîtres plates. La production est vendue sur les marchés, aux halles d'Auray ou auprès de grossistes et de mareyeurs », explique Jean-Pierre.
Rapporter une médaille du salon est important. « En 2008, nous avions eu l'argent, en 2011, la médaille d'or et cette année une nouvelle médaille d'or. C'est important pour les clients qui reconnaissent les produits de qualité et qui repèrent ces gratifications », conclut Jean-Pierre.

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Intempéries à Talmont (Vendée). Comment protéger la dune du Veillon

A côté de l’épi, la rivière forme un nouvel écoulement vers la mer. Une seconde embouchure !

Source : Ouest France

La dune a souffert des tempêtes. L'eau a tendance à stagner à la Guittière où se trouvent les parcs ostréicoles.

Depuis décembre, la dune du Veillon a particulièrement souffert des tempêtes. Récemment, elle a été amputée d’environ 200 mètres près de l’embouchure. Un épi rocheux, qui ne se voyait pas avant, est apparu. À côté, l’eau s’est frayée un nouveau passage. À la Guittière, où se trouvent les parcs ostréicoles, elle a tendance à stagner depuis décembre. "L’eau douce pourrait tuer de jeunes huîtres", redoute Laurent Gravouille, professionnel.

La zone compte dix-huit entreprises, employant une cinquantaine de personnes. "Si rien n’est fait, il pourrait y avoir des conséquences économiques", prévient Patrick Guyau, président du syndicat conchylicole du bassin du Payré. Pour sauver les parcs à huîtres, il faudrait dégager l’embouchure en urgence, avec un engin.

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L’aquaculture, pilier alternatif de la pêche responsable ?

La pisciculture de Laurent Murgat respecte la charte qualité « aquaculture de nos régions », offrant de nombreuses garanties: respect du rythme biologique, traçabilité, qualité de l’eau...

Source : L'Essor par Nanouk Lantran

La charte qualité « aquaculture de nos régions » favorise les circuits courts, repeuple les sites maritimes et d’eau douce, respecte des normes environnementales toujours plus drastiques, et caviar sur le gâteau, arrive à bluffer les palais de chefs étoilés. Preuves à l’appui, le CIPA a mené une opération séduction à sur les atouts de la filière en Rhône Alpes. Détails.

Effectuant un tour de France de découverte de l’aquaculture des régions, le Comité Interprofessionnel des produits de l’aquaculture (CIPA) a choisi l’Isère comme escale en Rhône Alpes pour réunir pisciculteurs, transformateurs de produits, traiteurs, restaurateurs, grossistes, autour d’un déjeuner/table ronde. Aux fourneaux et au service, les élèves en CAP restauration et cuisine du Lycée professionnel de Voreppe, avec à la toque, le chef Tugdual Debéthune du Centre Culinaire Contemporain de Rennes. Après une mise en bouche de tartare d’omble chevalier provenant de la ferme Murgat de Beaufort en Isère, les deux tests sur des échantillons d’élevage et sauvages de turbot et de bar (excellemment cuits !) furent édifiants : 20/29 des invités ont désigné le turbot de la ferme maritime de Montpellier comme d’origine sauvage, et 15/29 ont fait de même pour le bar d’élevage de la ferme corse Gloria Maris. Objectif de la démonstration: convaincre restaurateurs  et acteurs de la distribution de se tourner vers les produits frais et dérivés de poissons d’élevage locaux en région Rhône-Alpes, l’une des plus grandes consommatrices de salmonidés en France. Fournissant 50%  de l’approvisionnement mondial en poissons (9% en 1980), la filière  reste un secteur  sous exploité en France, puisque 87% des poissons d’élevage sont importés.

Une production aquacole de qualité

Le plus gros potentiel, le développement de l’aquaculture maritime, est encore frileux, et celui d’eau douce principalement basé en Aquitaine, Bretagne, et Nord Pas de Calais/Picardie stagne. «C’est très compliqué de développer en eau douce en raison de la complexité réglementaire touchant l’eau et l’environnement, il faut pouvoir acheter un site extérieur. Le développement est trop lent en France, mais on a l’avantage de bénéficier d’une très bonne image de qualité» explique Laurent Murgat, Président de l’ADAPRA (développement de la pêche en Rhône-Alpes). A la tête de la plus ancienne pisciculture familiale de France depuis 1898, l’homme bichonne avec son frère, truites Fario et arc en ciel, ombles chevaliers et saumons de fontaine dans les eaux cristallines des fontaines de l’Oron. Sa production de 650 tonnes est vendue en frais ou vivant à plusieurs fins : vente directe à la ferme, vente d’alevins pour la pêche de repeuplement ou d’autres piscicultures, vente à des grossistes. Elle honore régulièrement les tables de Paul Bocuse et autres sujets de fierté, fournit un autre descendant Murgat essaimé dans le Vercors, le cousin Jean-François qui vient d’obtenir la médaille d’or de la truite fumée au salon de l’agriculture. Fortement engagé dans la démarche de développement durable de la filière aquacole Rhône alpine, Laurent Murgat aimerait voir relever le défi de l’aquaculture: arriver à réduire la part des ressources marines dans l’alimentation. Grâce à la substitution croissante par des farines céréales et terrestres, il ne faudra plus qu’1kg de poissons sauvages (non consommables et chutes) pour produire 1kg de poissons d’élevage en 2020. « Aujourd’hui, on est sur des pistes innovantes comme l’utilisation des insectes. Pour la truite, ce serait le repas idéal, c’est un poisson qui est très équilibré en oméga 3 et oméga 6, et un mixte de crevettes et d’insectes serait parfait pour assurer cet équilibre ».

Les chiffres Clés – La pisciculture en Rhône Alpes
  • 3161 tonnes de salmonidés produits sur 40 sites (28 entreprises) dans la Drôme, l’Isère et l’Ardèche
  • 1200 tonnes dont 600 de carpes produites sur les 14 100 hectares d’étangs (1600 en Forez, 11 600 en Dombes)
  • 500 tonnes produites par 60 pêcheurs professionnels sur les lacs alpins (Léman, Bourget, Annecy).
La pisciculture en France
  • 48100 tonnes de poissons dont 36000 tonnes de truites (3ème rang européen) et 5000 tonnes de poissons marins (France pionnière en alevins)
  • 2500 emplois directs
  • 260 millions d’€ de CA

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Le saumonstre veut envahir nos assiettes !

OGM — Le chef des paysans suisses Jacques Bourgeois s’inquiète de l’apparition sur le marché alimentaire des animaux génétiquement modifiés. En premier lieu le saumon de l’Atlantique.

Source : Le Matin par Eric Felley

Mangeriez-vous du saumon transgénique ?

Les Français l’ont appelé le «saumonstre», les Anglais «Frankenfish». Le saumon modifié génétiquement apparu l’an dernier au Canada inquiète aujourd’hui le monde paysan helvétique. Le directeur de l’Union suisse des paysans (USP) et conseiller national Jacques Bourgeois (PLR/FR) est très soucieux depuis qu’il a vu un reportage sur ce poisson hors norme: «D’après ce que j’ai vu dans un reportage, il fait dix fois le poids d’un saumon normal!» A Berne, Jacques Bourgeois a déposé cette semaine une interpellation à l’adresse du Conseil fédéral pour connaître sa position sur ces animaux génétiquement modifiés qui risquent de tomber un jour dans nos assiettes.

Cette menace reste cependant lointaine. Le poisson, mis au point par la firme américaine AquaBounty Technologies, n’a pas reçu l’autorisation de la Food and Drug Administration, pas plus que celle d’être commercialisé en Europe. Mais sa production à large échelle a déjà débuté au Panama. La modification génétique concerne la croissance du salmonidé. L’AquAdvantage – c’est le nom breveté du saumonstre – pèse déjà 6 kilos à 2 ans, contre 2,7 pour son cousin naturel de l’Atlantique. La firme américaine, qui défend l’efficacité alimentaire de son produit, a des projets pour étendre sa production mutante à des truites, des tilapias et des ombles arctiques.

Transparence demandée

Ce qui inquiète aujourd’hui Jacques Bourgeois, c’est le fait que le consommateur risque de ne pas être informé: «Il faut une transparence totale sur de tels produits. En particulier si quelque chose de ce saumon arrivait chez nous.» En Suisse, pour ce qui est de la production alimentaire, les animaux génétiquement modifiés obéissent à la même règle que les plantes. En septembre 2012, les Chambres fédérales ont prolongé de quatre ans le moratoire sur les OGM. Donc, pas de souci immédiat.

Mais que se passera-t-il après 2016? Pour le Fribourgeois, cela reste un challenge, mais il reste confiant: «Tant que le consommateur ne le demande pas dans son assiette, les OGM n’ont pas leur place en Suisse, mais il doit pouvoir faire son choix en toute connaissance de cause.»

Le saumon est le premier animal génétiquement modifié qui pourrait percer sur le marché mondial de l’alimentation. Mais d’autres expériences ont été faites. En 2011, le journal Science a rapporté la création de poulets génétiquement modifiés pour neutraliser le virus de la grippe aviaire. L’année dernière, l’institut écossais qui avait créé «Dolly» en 1996 a présenté «Pig 26», un porc génétiquement modifié pour résister à la peste porcine africaine.

Heureusement, pour l’instant, personne n’a encore songé à modifier la noir et blanc fribourgeoise pour qu’elle pèse dix fois ses 650 kilos!

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Le 8 mars 2014

Les algues, ressources du futur

En France, il existe plus de 700 variétés d'algues et le littoral breton est le plus riche du monde. Hervé Balusson est une sorte de "chevalier des algues". Entrepreneur breton, patron de la société Olmix, il se bat depuis 20 ans pour que la France ne laisse pas passer cette richesse inexploitée pour son développement. Quant à la terrible algue verte, elle pourrait aussi recéler d'incroyables richesses, mais son exploitation reste aujourd'hui interdite.

Source : France Info

Pollueur marin toxique, au mieux décoration pour plateaux de fruits de mer l'algue n'a pas la côte. Pourtant nous ne sommes qu'à la préhistoire de la connaissance de ce partenaire de nos rivages depuis des millions d'années.

Hervé Balusson l'affirme, l'algue nourrira l'homme en 2050. Un marché mondial qu'il estime à 100 milliards d'euros, 50 usines construites, des emplois créés. De quoi faire oublier à la Bretagne ses portiques et ses usines à cochons qui périclitent.

La filière algue n'est pas un vain mot pour cette petite entreprise de farfelus celtiques, comme on les raillait à l'époque. Depuis 20 ans, ils ont pris le virage de l'algue au point de devenir aujourd'hui leader mondial. Une avance que le monde entier nous envie.

Qu'elles soient vertes, rouges ou brunes tout est bon dans les algues qui trouvent dans les eaux vives des côtes bretonnes des milliards de mètres cubes d'eaux fraîches formant un écosystème inégalable. C'est le plus vaste champ de la planète, une richesse inépuisable, une ressource essentielle pour nos besoins en alimentation et en santé. Un cercle vertueux recyclable.

La verte, apparue il y a 3 milliards d'années, serait porteuse d'éléments génétiques disparus de la surface terrestre. Elle concentre tous les espoirs en matière d'immunologie, et de recherches sur les maladies virales.
La rouge, apparue il y 1,4 milliard d'années, est l'algue de la protéine. Pour Hervé Balusson, pas de doute, le poulet au grain sera immanquablement remplacé par du poulet aux algues d'ici peu mais auparavant, comme c'est déjà le cas dans de nombreux pays du monde, les algues transformées en protéines animales nourriront le bétail.

La brune, apparue il y a 7 à 800 millions d'années, sera réservée aux plastiques, à la bio mécanique et aux bio carburants.

Pourtant les algues vertes sont toxiques. Nullement si elles sont pêchées vivantes, explique Hervé Balusson. Il bataille pour la création d'une flottille de bateaux pêcheurs afin d'en importer de Chine. En association avec l'organisation OPen Odyssey qui associe étudiants à des projets régionaux, il va encore plus loin et veux faire financer par les bretons eux-mêmes cette flottille de bateaux dans un grand projet de crowdfunding.

Site Web : La société Olmix

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Les algues d’Olmix vont aider l’Afrique à améliorer sa sécurité alimentaire

Olmix, chef de file d’une future filière de valorisation des algues...

Source : La Tribune par François Lebreton  |  28/02/2014

En marge du Salon de l’Agriculture qui se déroule actuellement à Paris, Olmix et Charles Providence Gomis, l’ambassadeur en France de la Côte d’Ivoire, ont confirmé le projet d’implantation à Abidjan de la société bretonne spécialisée dans les biotechnologies bleues destinées à la nutrition et à la santé animales.

26 février 2014, Hall 7, salle Vega, 10h : les représentants d'Olmix et de la République de Côte d'Ivoire tiennent une conférence de presse, à quelques mètres seulement du brouhaha du Salon international de l'Agriculture, avec son cortège de belles Limousines et autres Blondes d'Aquitaine, ses kilomètres de saucissons ardéchois, et ses milliers de visiteurs. Et pourtant, qu'on ne s'y trompe pas, l'avenir de l'agriculture pourrait bien (en partie) se dessiner ici, dans cette petite salle discrète. Le projet, ambitieux, présenté aux journalistes repose sur deux implantations en Côte d'Ivoire : une usine dans la Zone Franche de Grand Bassam, près d'Abidjan, dont l'activité portera sur la fabrication de produits pour les animaux à base de concentrés d'algues bretonnes et de protéines locales et l'implantation d'un laboratoire de santé animale, d'analyse des mycotoxines et de sécurité alimentaire, placé sous l'égide de la Côte d'Ivoire, premier laboratoire de ce type en Afrique de l'Ouest.

Une chute de la mortalité de 50% dans les élevages

L'Afrique est en effet confrontée, en raison de son climat, à une forte présence de mycotoxines dans les matières premières destinées à la nutrition animale et humaine (café, cacao, etc.). Les mycotoxines sont des composés toxiques produits par des champignons qui se développent en milieu favorable et à des niveaux de température et d'humidité propices. Ils pénètrent dans la chaîne alimentaire après contamination de cultures destinées à l'alimentation humaine et animale. Mercredi 26 février donc, ont été présentés les résultats spectaculaires obtenus avec des produits à base d'algues sur des élevages de poulets de Côte d'Ivoire : ils font apparaître une baisse de la mortalité de 50% ! (résultats d'essai terrain SeaLyt-Searup spark 2013). « Nous sommes déficitaires en viande, a rappelé Charles Providence Gomis, l'ambassadeur en France de Côte d'Ivoire, et c'est un des secteurs clés au niveau de notre indépendance alimentaire qu'il faut pousser ».
10 ans de R&D dans les biotechnologies bleues pour valoriser les algues

Depuis 10 ans, le Groupe Olmix, expert dans les biotechnologies bleues et déjà présent aujourd'hui en Afrique de l'Ouest (Côte d'Ivoire, Ghana, Nigeria, Mali) conçoit des produits naturels à base de concentré d'algues visant notamment à améliorer la nutrition et la santé animale. La R&D du Groupe s'appuie sur la technologie du cracking qui extrait les principes actifs (molécules) des algues pour les intégrer dans des produits finaux. Ces produits naturels sont des substituts partiels aux produits pharmaceutiques et chimiques destinés la santé et la nutrition animale et végétale.

« Un projet absolument crucial pour l'Afrique de l'Ouest »

De nombreuses personnalités ivoiriennes ont rappelé lors de ce point presse qu'elles fondaient beaucoup d'espoir sur ce projet, l'agriculture constituant la base de l'économie ivoirienne. Ce secteur emploie les deux tiers de la population active et contribue pour 35% au PIB total et pour 70% aux recettes totales de l'exportation. « Ce projet permet de faire comprendre aux éleveurs et aux décideurs que l'élevage est un bien pour maintenant mais surtout pour demain car nous n'arriverons pas à nourrir les populations avec des produits artificiels et chimiques », a ainsi souligné Aimé Franck Essoh, conseiller vétérinaire au ministère des Ressources animales et halieutiques en Côte d'Ivoire.

Des algues pour nourrir 9 milliards d'hommes

De fait, l'enjeu est de taille et les Ivoiriens l'ont compris : derrière l'élevage, il y a… les hommes ! Les programmes de recherche visant à développer des produits à base de protéines issus des algues vertes, rouges et brunes que développe Olmix doivent à terme, espèrent ses dirigeants, servir à l'alimentation humaine. « Nous savons que les algues sont une des solutions pour nourrir les 9 milliards d'hommes qui peupleront demain notre belle planète ! », a martelé Hervé Balusson, le PDG d'Olmix. L'entrepreneur en est d'ailleurs convaincu : l'aventure de l'algue ne fait que commencer…

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L'impression 3D écologique : à base d'algues marines !

L'impression écologique à base de filaments d'algues marines, c'est l'idée de Bertier Luyt, fondateur de la société FabShop.  En collaboration avec l'entreprise Algopack, spécialisée dans la création de plastiques à base d'algues, les deux Bretons comptent bien révolutionner le monde de l'impression à l'échelle mondiale.

Source : Les Numériques par Marine Goy le 22 février 2014

Si les matériaux utilisés par les imprimantes 3D se diversifient de plus en plus, certaines comme l'Easy 120 sont basés sur un système d’extrusion à chaud d’un fil ABS (pétrosourcé, à base de pétrole) ou d'un matériau entièrement biodégradable, le PLA (agrosourcé, un plastique fabriqué à partir d'amidon de maïs et d'origine végétale).

« Nous travaillons désormais sur les différentes couleurs »

Le FabShop et AlgoPack proposent désormais une autre forme de plastique, composé à 60 % par des algues collectées en pleine mer et compatible avec les imprimantes 3D. 100 % écologique, "l'algue nous est apparue comme une matière première intéressante et particulièrement adaptée à nos contraintes. Elle ne nécessite ni eau, ni pesticide, ni engrais pour sa croissance. Nous avons alors mis au point une formule compatible avec le process d’impression 3D qui devrait bientôt bouleverser la donne", rappelle Bertier Luyt.
Le SeaWeed Filament (ou SWF) "est fait à partir d'algues laminaires et d'adjuvants naturels selon un procédé protégé par des brevets", précise-t-on chez Algopack.  La formule sera commercialisée au printemps 2014 sous forme de bobines de filament pour l'Europe et en granulé pour l'international.

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La conquête japonaise de l'alimentaire breton

Croissants, biscuits, viandes et algues... Les Bretons sont présents cette semaine à Tokyo pour le Foodex, un salon international, incontournable des professionnels de l'alimentaire.

Source : Ouest France par Vincent Touraine

Ils sont un peu perdus au milieu des viticulteurs qui trustent le pavillon France, mais ils sont bien là ! Cette année encore, les Bretons ont fait le déplacement jusqu'au Japon pour le Foodex, rendez-vous incontournable des professionnels de l'alimentaire.

Car pour les entreprises bretonnes du secteur, l'archipel est un marché de choix. Il est même « en plein boum », estime Vincent Chamaret, directeur de Bretagne Commerce International, qui vient là depuis sept ans. Selon lui, « quand on s'y installe, on y est à vie ».

Bridor, filiale du groupe Le Duff....

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Des algues du Finistère

Ce Foodex est aussi l'occasion pour SVA Jean Rozé de prendre la température d'un pays sur lequel il fonde beaucoup d'espoirs. Un an après la levée de l'embargo sur les importations de viande de boeuf française, le groupe de Vitré fait ses comptes, et ils sont décevants : 60 tonnes de viande exportées vers le Japon contre 500 à 600 espérées. Malgré tout, Marc Feuteun, directeur export de SVA, compte toujours convertir les Japonais à une viande « plus naturelle, élevée à l'herbe et sans hormones », l'inverse de ce que proposent leurs concurrents australiens.

Philippe Gautier, lui, est loin de ces considérations de tonnages. Global One K, qu'il représente, est spécialisée dans les algues bio venant du Finistère Sud. Comme il n'a pas les moyens de se payer un stand, la Région l'a gracieusement invité sur le sien. « Vendre des algues aux Japonais, c'est un peu comme vendre de la glace aux Esquimaux », plaisante un visiteur ! Pourtant, ça marche. Plusieurs restaurateurs lui ont déjà passé commande. Le début de la gloire...

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