mercredi 5 février 2014

En impression 3D, du poisson plus frais que nature !

3D - Une imprimante à poisson frais, un espoir contre la faim et la surpêche...

Cette imprimante conçue par Bryan Christie prépare des assiettes de poisson aux « Recettes faciles et de bon gout ». Attention, la notice n’indique pas si le poisson cuisiné peut être congelé ! En option, un logo "pêche durable" !

Les environnementalistes saluent cette prouesse technique qui selon eux va révolutionner le monde océanique. Par contre, le lobby de la pêche voit en cette imprimante 3D un concurrent redoutable ; les pêcheurs exigent un étiquetage clair de ce vrai faux poisson frais !

Un an après le scandale de la viande de cheval et le voile levé sur les plats surgelés frelatés, les industriels de l’agro-alimentaire se lancent un nouveau défi en remettant au goût du jour, les produits frais. Ils viennent tout juste de créer ETF, Les Entreprises du Traiteur Frais. Et ils organisent leur premier évènement le 11 février à Paris : Univers du Frais - Nouvelles enseignes, nouvelles offres : tirez parti de ces rayons en plein développement...

C'est le moment choisi par Labeyrie pour ouvrir une nouvelle porte sur le marché de l'alimentation. En pleine période de diversification, le numéro 1 français du saumon fumé et du foie gras se lance dans la production de plats préparés frais.

Risotto aux Saint-Jacques, Dos de cabillaud aux poivrons et quatre autres plats cuisinés sont commercialisés par Monoprix depuis novembre ; ils devraient être proposés par d’autres enseignes d’ici à la mi-juin. La viande est d’origine française, précise le groupe. (Et le poisson ? Essentiellement d'origine étrangère selon l'étude de l'association européenne du commerce et de l'industrie du poisson : AIPCE : Finfish 2013) « Des préparations quotidiennes avec des légumes frais ». Les produits sont élaborés par Festin de Sologne, une PME de Lamotte-Beuvron (Loiret) dont c’est la spécialité. Elle fournit des compagnies aériennes... Probablement les repas des classes Affaires car Labeyrie vise le haut du pavé des plats cuisinés... La société souhaite se démarquer de la concurrence (Fleury Michon et Marie) en pratiquant des prix résolument supérieurs (6 euros contre 4 euros) pour des spécialités qu’elle veut « haut de gamme ». Le marché des plats cuisinés frais en grandes et moyennes surfaces pèse 600 millions d’euros . «Notre ambition est d’en couvrir 10 à 15 % », explique Jacques Trottier le directeur général de Labeyrie. (1)

Le retour au produit frais en pleine crise du surgelé, est assurément un pas en arrière de l’industrie agroalimentaire... un pas en arrière pour mieux sauter et passer à l’ère de l’impression 3D de poisson frais plus vrai que nature...

Une imprimante à poisson pour contrer la surpêche et éliminer la faim dans le monde...

Alors que la frénésie de consommation alimentaire soulève des problèmes d’ordre environnemental et sociétal, des initiatives technologiques liées à l’impression 3D voient le jour pour tenter de les contrer.... Le secteur alimentaire n’est pas, à première vue, affilié à l’impression 3D. Cependant, depuis quelques mois c’est un process qui met l'eau à la bouche des industriels. Plusieurs innovations sur ce sujet ont été présentées à Las Vegas au CES 2014,  le salon consacré au monde de la haute technologie.

« L'époque de la poêle et du four sera-t-elle bientôt révolue ? » s’interroge Big Browser dans le Monde (2). C'est l'objectif de l'ingénieur Anjan Contractor, qui entend mettre au point un synthétiseur universel de nourriture. Il n'est pas le seul à y croire, car la NASA vient de lui offrir une bourse de 125 000 dollars pour créer le prototype de cette future "imprimante 3D de nourriture", rapporte le site américain Quartz.

Le projet consiste à utiliser diverses "cartouches" – contenant sucres, protéines et autres particules gastronomiques élémentaires – pour "imprimer" pas à pas le plat qui finira dans votre assiette. Ainsi, les poudres et les huiles remplaceraient les ingrédients traditionnels, et des recettes téléchargeables en "open source" épauleraient les mauvais cuisiniers.

Plusieurs aliments sont actuellement imprimables. Le cacao et le sucre sont les deux matières premières les plus travaillées aujourd’hui en impression 3D. Voyez les résultats pour le cacao : ChocEdge et le sucre : Sugar Lab. Même si l’impression de poisson en 3D relève du rêve, on peut toujours rêver que cette technologie puisse révolutionner l’industrie du poisson. En effet, les ressources halieutiques sont limitées dans les océans, et l’aquaculture repose beaucoup sur les apports de la pêche minotière. Face à la forte augmentation de la demande en produits de la pêche dans le monde, l’imprimante 3D deviendrait alors une bouée de sauvetage pour les océans en surpêche et les populations dans la faim !.. On peut toujours rêver...

Autre secteur alimentaire préoccupant... La consommation de viande est alarmante dans le monde. Agathe Foussat (3) nous explique que « C’est en partant de ce constat que la start-up américaine Modern Meadow s’est lancée dans la mise au point d’une imprimante 3D capable d’imprimer des produits carnés. Pour ce faire, les fondateurs ont élaboré la technique suivante : des cellules souches animales sont sélectionnées et misent en culture pour finir dans une cartouche d’impression... une fois imprimées, elles s’agrègeront pour former un tissu biologique similaire à de la matière carnée naturelle... Des techniques comme celles de Modern Meadow, nécessiteraient 96% moins d’eau et 45% moins d’énergie que l’agriculture et elles réduiraient également les émissions de gaz à effet de serre de 96%. Le chemin est encore long avant que de tels steaks soient proposés au public et encore plus long avant qu’ils ne soient à un prix abordable... Cependant à ce stade, même si cela reste étonnant, il n’est pas absurde de penser que des technologies de ce type pourraient apporter un fragment de solution aux enjeux écologiques du productivisme agricole. »

Que ne ferait-on pas pour lutter contre la faim et le changement climatique !

Philippe Favrelière (Actualisé le 6 février 2014)

(4) Source : Nielsen en hypers et supermarchés 1997-2012

Autres articles :

Pour aller plus loin...

Le 18 Décembre 2014

Avec Qwehli, le poisson breton reste frais trois semaines !


Spécialiste des produits de la mer haut de gamme, Qwehli s'est implantée à Lorient en début d'année. L'entreprise y développe un tout nouveau procédé qui permet de garder le poisson frais pendant 20 jours.

Source : Décideurs en Région

Grâce à Qwehli, les cuisiniers du monde entier pourront bientôt profiter du poisson frais pêché au large des côtes bretonnes. L'entreprise, fondée dans les années soixante-dix par une famille réunionnaise, a d'abord commercialisé de la légine australe.

Elle a ensuite élargi sa gamme (crevette bio du Mozambique, saumon royal de Nouvelle-Zélande…) et construit sa renommée autour du surgelé haut de gamme. Elle s'intéresse aujourd'hui au poisson breton.

Sept embauches sur le port de Lorient

En début d'année, Qwehli, dont les bureaux sont à Paris, s'est installée sur le port de pêche de Lorient. Derrière la grande poissonnerie, elle a investi plus d'un million d'euros. Sur environ 1 000 m², l'entreprise a installé une ligne d'emballage et une ligne de haute pression. Elle dispose ainsi d'un accès direct au poisson local et peut appliquer le nouveau procédé qu'elle a mis au point.

Emballé sous vide, le poisson est ensuite immergé dans un cylindre où il est soumis à une pression allant jusqu'à 6 000 bars. Cette technique élimine l'intégralité des bactéries sans altérer la qualité du poisson. La date limite de consommation est ainsi repoussée jusqu'à 20 jours. Sept personnes ont déjà été recrutées, ils devraient être à terme une vingtaine. Dans un premier temps, l'entreprise vise le marché export, notamment asiatique, qu'elle approvisionnera en bars, dorades ou merlus.

Pour en savoir plus : http://www.qwehli.com/

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L'industrie halio-alimentaire s'appuie exclusivement sur l'import...


Marché européen du poisson blancs. L'AIPCE publie son étude Finfish 2013

L’Association européenne des négociants et transformateurs de poisson (AIPCE–CEP) a publié son rapport annuel Finfish en décembre 2013. Il montre que l’offre totale de poissons vers l’UE en 2012 a baissé de 3 %, pour atteindre 13,7 millions de tonnes. La consommation de poisson a chuté de près de 4 % en 2012, enregistrant son niveau le plus bas depuis la formation de l’UE25. Les exportations ont baissé de 13,7 % pour atteindre 1,870 million de tonnes. La dépendance à l’égard des importations de poissons est restée stable, à un peu plus de 64 % (8,8 millions de tonnes).

Source : Agritrade

L’AIPCE avertit que la concurrence pour le poisson et les produits de la mer est maintenant mondiale. Les marchés tels que la Chine continuent de se développer et exportent moins en raison d’une demande interne croissante. Les nouveaux marchés, tels que le Brésil, ne sont pas encore totalement développés : « à long terme, nous devons garder à l’esprit que l’amélioration des revenus et du niveau de vie dans ces pays débouchera très probablement sur une consommation de poisson plus importante et la concurrence pour le poisson s’intensifiera à mesure que les bons produits s’établiront dans ces marchés ».

Le thon est devenu une des principales espèces consommées et le cabillaud reste le poisson blanc préféré. Il apparaît qu’une part importante du thon est capturée par les navires de l’UE débarquant le thon pour transformation et mise en conserve dans les unités de transformation locales des pays tiers avant que les produits ne soient exportés vers l’UE. Les conserveries de l’UE (principalement l’Espagne et l’Italie) dépendent de plus en plus des importations de thon surgelé (entier et en filets) en tant que matière première.


Le rapport conclut que les « importations sont le pilier de l’industrie européenne de la transformation. Dans le contexte d’un environnement réglementaire complexe (…) un marché florissant pour le poisson et les produits de la mer dans l’UE est mieux desservi par un secteur de la pêche dynamique et durable dans l’UE et autorisant en parallèle l’utilisation de ressources bien gérées d’un peu partout dans le monde ».

Cliquer Ici pour télécharger l'étude "AIPCE Finfish Study 2013, 23 décembre 2013"

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ETF, les Entreprises du Traiteur Frais se regroupent...

... Dans une seule organisation professionnelle pour accroître leur représentativité et renforcer le dynamisme du marché.

Les principaux acteurs du marché des produits traiteur frais viennent de donner naissance à l'ETF, représentant Les Entreprises du Traiteur Frais, qui compte 62 entreprises du secteur, près de 20.000 salariés et plus de 70% de l’activité d’un secteur représentant 4.2 milliards d’euros et plus de 940.000 tonnes de produits traiteur frais.

La nouvelle entité a officiellement vu le jour fin janvier 2014, grâce au regroupement de 4 organisations professionnelles :
  • SYNAFAP : Syndicat National des Fabricants de Produits Traiteur Frais
  • STF : Syndicat National du Saumon et de la Truite fumés
  • ADISUR : Association pour le Développement des Industries du Surimi
  • A3C : Association des Cuiseurs de Crevettes et Crustacés

L’ETF représente ainsi la grande diversité des produits traiteur frais, y compris le traiteur de la mer, grâce à un périmètre produits allant des plats cuisinés aux salades traiteur en passant par le saumon et la truite fumés, le surimi, les pâtes fraîches, les sandwichs, les pizzas, les crevettes et crustacés, etc.

Pour Pierre-Yves Ballif, Président de l’ETF : « Il s'agit d'une avancée majeure pour notre secteur, permettant de peser davantage  sur l’environnement et de favoriser le développement de solutions communes pour accélérer la croissance de notre marché ».

Un interlocuteur unique pour une meilleure représentativité. Le nouveau syndicat des Entreprises du Traiteur Frais - ETF - devient l’interlocuteur de référence pour tous les acteurs du marché : distributeurs, RHD, industrie agro-alimentaire, Pouvoirs publics, etc. Il va profiter de la synergie des savoir-faire et expertises de ses 4 syndicats fondateurs pour conduire ses missions, tout en permettant à chaque famille de produit de poursuivre ses actions sectorielles au travers de groupes spécialisés « surimi », « saumon et truites fumés », « crevettes et crustacés ».

Des  réflexions collectives pour développer le marché et appuyer les entreprises dans leur développement. L’ETF poursuivra les chantiers déjà engagés par les 4 syndicats originels tant sur les  réflexions stratégiques sur l’avenir et les évolutions du marché des produits traiteurs frais, que sur  les enjeux filières et matières premières.

Sur le plan technique, « Les Entreprises du Traiteur Frais » constitue désormais le lieu privilégié d’échanges sur les problématiques technico-réglementaires spécifiques à ce marché tant en matière de qualité, de sécurité sanitaire ou de nutrition, que de définition de produits, dans l’intérêt des consommateurs.

Toutes les familles du traiteur frais représentées. Le Bureau de l'ETF représente chacun des 4 syndicats préexistants à sa création. Il est présidé par Pierre-Yves Ballif, Directeur Général de Blini et Président du Synafap qui aura à ses côtés deux Vice-présidents : Laurent Weinberg, Directeur Général d’Alliance Océane et Président de l’Adisur, Jacques Trottier, Directeur Général de Labeyrie et Président du STF, et un trésorier Stéphane Jackiw, Directeur de la distribution Unima et Président de l’A3C.
Patricia Rebillard, responsable communication de l’ADEPALE et précédemment Secrétaire Générale du SYNAFAP en sera la Déléguée Générale.
Le groupe surimi sera animé par Pierre Commère, ainsi que le groupe Saumon et Truites fumés. Philippe Droin animera le groupe crevettes et crustacés.

Les produits traiteur frais : un marché qui ne connaît pas la crise, grâce à des produits de qualité, plébiscités par les consommateurs

Depuis 1997, le marché des produits traiteur frais (traiteur et traiteur de la mer) en hyper et supermarchés connaît une croissance ininterrompue. Son chiffre d’affaires a globalement été multiplié par 3 de 1997 à 2012, sans même connaître de ralentissement lors de la crise de 2008.

En moyenne, le marché des produits traiteur frais en grande distribution a ainsi progressé de +7% par an ces 15 dernières années pour atteindre les 5,31 milliards d’euros en 2012 (traiteur frais y compris traiteur de la mer) [4]. Il s’agit du secteur le plus dynamique de l’univers frais : il a plus vite augmenté que les fruits et légumes (+5,1%), la charcuterie (+4,2%) ou les fromages (+3,8%).

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Univers du Frais


Nouvelles enseignes, nouvelles offres : tirez parti de ces rayons en plein développement

Source : evenements.infopro-digital.com

11 février 2014 - Paris

[1 jour – 7 heures] - Marketing / Tendances alimentaires

Les zones de frais redeviennent le cœur de l’offre et de la fidélisation client

Points forts
  • Le rendez-vous incontournable pour comprendre et adopter les nouveaux codes du frais
  • Evaluer comment faire du frais votre fer de lance de la reconquête et de la fidélisation client
  • Des retours d’expériences sur les stratégies gagnantes des acteurs majeurs du marché
Actualités

Les français fréquentent toujours autant d’enseignes différentes : 6.2 chaque année (Kantar worldpanel). Le frais devient dès lors une zone stratégique, fer de lance de la conquête et de la fidélisation client :
  • Chiffres clés et décryptage des nouvelles attentes des consommateurs
  • Comment revaloriser les rayons frais pour en faire des univers de destination
  • Montée en gamme, innovation, authenticité : quelle évolution de l’offre pour dynamiser les ventes
Avec la participation exceptionnelle de : 
Marc CLEMENTINI - Directeur Projet et Fondateur Du Nouveau Concept ARCIMBO
Nicolas GRUENER - Directeur Stratégie & Category Management, Activité Charcuterie et Produits de la Mer - GROUPE SOPARIND BONGRAIN
Alistair STONE - Buying Manager Vegetables - WAITROSE

Journée animée par un journaliste de la rédaction de LSA

Cette conférence s'adresse :
  • Distributeurs, industriels, grands groupes et PMEDirecteurs Généraux, Directeur et responsables Marketing, Directeurs et Responsables commerciaux, Directeur et Responsables développement des ventes, Directeurs et responsables enseignes, Directeurs et responsables MDD, Category manager, Directeurs et Responsables Merchandising, Directeurs et responsables des achats, Directeur Marketing, Responsable Trade-marketing, Directeurs de magasins…
Programme

Décrypter les nouveaux codes du frais et ses axes de développement

Rompre avec les codes de la distribution : le cas ARCIMBO

Les nouveaux concepts du frais en Angleterre : le retour d’expérience de Waitrose
  • Performances des rayons frais en Angleterre : quelles applications possibles en France
  • Le positionnement de Waitrose sur le marché anglais et ses spécificités
  • Innovations, assortiments, services : quels axes stratégiques développer sur le frais

Analyser les moteurs de consommation sur le frais
  • Sandrine CAYEUX - Directrice d’unité KANTAR WORLDPANEL FRANCE
  • Réassurance, culinarité, do it yourself, gourmandise : vers un ancrage des tendances
  • Quels nouveaux besoins des shoppers pour déclencher l’acte d’achat
  • Évaluer les réponses que peut apporter le frais à ces nouvelles attentes

Décrypter les résultats contrastés des produits frais
  • Stéphane BOYER - Directeur Commercial Clients Industriels - IRI
  • Comparer et comprendre les différentes performances des catégories de l’univers frais
  • Evaluer les facteurs clés de succès des rayons
  • Quelles perspectives d’évolution pour le frais

Renouveler l'expérience frais : Nouvelles offres et revalorisation des rayons

Gourmandise, innovation et montée en gamme : quel développement de l’offre pour booster vos ventes frais
  • Valeur ajoutée, qualité, identité forte : comment repenser votre stratégie marketing pour redonner de l’appétit aux consommateurs
  • Multiplier les usages autour du produit : conquérir de nouveaux modes ou moments de consommation
  • Quelle segmentation des gammes pour offrir de la visibilité à vos innovations produits
  • Quels nouveaux concepts merchandising pour théâtraliser votre offre et déclencher l’achat
  • Julien BERNARD - Co-fondateur - LES SIPHONES
  • Jean-Claude DEUX - Co-fondateur - LES SIPHONES
  • Nicolas GRUENER - Directeur Stratégie & Category Management, Activité Charcuterie et Produits de la Mer - GROUPE SOPARIND BONGRAIN

Théâtralisation des rayons frais : comment créer du trafic en magasin et déclencher l’impulsion
  • Vous différencier pour dynamiser vos ventes : retours sur les expériences gagnantes
  • Rendre les rayons vivants pour en faire des univers de destination
  • Jouer les cartes de la fraîcheur et la gourmandise pour séduire votre clientèle
  • Jerôme CASTAING - Fondateur SUSHI DAILY
  • Kelly CHOI - Fondateur SUSHI DAILY
  • Christophe MENEZ - Co-fondateur ZERO GÂCHIS

Quels leviers de développement d’une marque et de la 1ère gamme dans l’univers du frais
  • Emmanuel DESCLOUX - Directeur Marketing - Prince de Bretagne
  • Le marketing de l’offre en frais : quels objectifs, freins, leviers et résultats
  • Animer les rayons grâce à des opérations spécifiques
  • (« fête des légumes primeurs », «légumes en fêtes » « en route pour le rhum »…)
  • QR code, web, news-letter : comment mettre en avant la saisonnalité

Reconstruire votre offre snacking pour répondre aux nouveaux besoins des consommateurs
  • Stephanie LIS - Directrice Marketing Mix Buffet
  • Décrypter les tendances de consommation et le développement du snacking frais en France
  • Du rationnel à l’émotionnel : quelles sont les attentes consommateur sur la catégorie
  • Quelle stratégie adopter pour continuer à développer ce marché au rayon traiteur

Frais et e-commerce : quelles perspectives de développement
  • Christophe PIED - Président CARREDEBOEUF.COM
  • Contourner les freins à l’achat en ligne grâce à l’origine et la traçabilité du produit
  • Offre, livraison, e-merchandising : quels leviers de développement des produits frais
  • Quels développements possibles de la stratégie e commerce

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Le 18 février 2014

Industrie agroalimentaire : Agir pour un emploi durable

Un guide pour accompagner l’amélioration de la qualité de l’emploi dans le secteur de l'industrie agroalimentaire

Ce lundi 17 février 2014, Pierre Maille, Président du Conseil général, présente le Guide Agir pour l’intégration durable des salarié(e)s dans l’industrie agroalimentaire réalisé par le Conseil général en collaboration avec l’Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ARACT).

Consulter le guide en ligne

Agir pour l’intégration durable des salarié(e)s dans l’industrie agroalimentaire

Pourquoi réaliser un guide ?

L’industrie agroalimentaire représente 16.000 emplois* dans le Finistère soit 40% des emplois industriels du département. Le maintien et le développement des activités des entreprises de l’agroalimentaire est un enjeu crucial pour notre territoire, tant en terme d’emploi que d’équilibre territorial. (1)

Cette filière fait face à de nombreuses évolutions et a parfois rencontré des difficultés à recruter et à fidéliser ses salariés (2.500 emplois intérimaires soit 25 % du volume annuel de travail temporaire finistérien).

Soucieux d’accompagner les entreprises de l’agroalimentaire et l’environnement professionnel de leurs salariés dans un contexte de profondes mutations du secteur, le Conseil général a travaillé avec l’ARACT sur 3 axes :
  • l’insertion durable des salariés ;
  • l’amélioration des conditions de travail ;
  • l’attractivité des métiers.


Ce travail a abouti, grâce à la collaboration des équipes Emploi du Finistère et de 8 entreprises volontaires, à l’élaboration d’un guide « Agir pour l’intégration durable des salarié(e)s dans l’industrie agroalimentaire ». Les entreprises finistériennes qui se sont mobilisées pour partager leurs expériences sont : Aquadis Naturellement (Plouvorn)**, Cinquième saison (St-Pol-de-Léon), Terre d’embruns (Brest), crêperie Le Coen- Moreau-Le Goff (Landeleau), JF Furic (St-Guénolé)**, Monique Rannou (Quimper), Bonduelle Traiteur (Rosporden) et Bigard (Quimperlé).

Des exemples, des solutions pour de meilleures conditions de travail et une meilleure intégration des salarié(e)s dans l’entreprise

Ce guide recense et présente des pratiques repérées dans des entreprises finistériennes de l’industrie agroalimentaire et qui permettent d’améliorer les conditions de travail, la qualification des salariés et l’efficacité des organisations pour renforcer l’emploi durable dans ces entreprises et donc l’attractivité de la filière.

À destination des entreprises de l’agroalimentaire (P.M.E. ou T.P.E.), ce guide pratique pose les enjeux de l’intégration durable d’un salarié et propose des pistes d’actions concrètes :
  • pour l’entreprise : « réduire son turnover », acquérir des compétences, accroître son activité, contribuer à la performance de son organisation ;
  • pour le salarié : travailler dans des conditions d’emploi et de travail satisfaisantes, coopérer dans un équipe, participer au projet de développement de l’entreprise, construire son parcours professionnel ;
  • pour le territoire : renforcer des dynamiques économiques et sociales, contribuer à son attractivité.

Ce guide a pour objectif d’aider les entreprises à analyser et partager leurs bonnes pratiques afin de favoriser l’intégration des salariés dans leur entreprise et la (ré)-insertion professionnelle de ceux qui en sont exclus. Source : Conseil Général du Finistère
* A vérifier : l'Insee n'intègre pas les emplois dans le mareyage qui représente des centaines d'emplois dans le Finistère 
** Industrie du poisson

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Le 7 mars 2014

L'impression 3D écologique : à base d'algues marines !

L'impression écologique à base de filaments d'algues marines, c'est l'idée de Bertier Luyt, fondateur de la société FabShop.  En collaboration avec l'entreprise Algopack, spécialisée dans la création de plastiques à base d'algues, les deux Bretons comptent bien révolutionner le monde de l'impression à l'échelle mondiale.

Source : Les Numériques par Marine Goy le 22 février 2014

Si les matériaux utilisés par les imprimantes 3D se diversifient de plus en plus, certaines comme l'Easy 120 sont basés sur un système d’extrusion à chaud d’un fil ABS (pétrosourcé, à base de pétrole) ou d'un matériau entièrement biodégradable, le PLA (agrosourcé, un plastique fabriqué à partir d'amidon de maïs et d'origine végétale).

« Nous travaillons désormais sur les différentes couleurs »

Le FabShop et AlgoPack proposent désormais une autre forme de plastique, composé à 60 % par des algues collectées en pleine mer et compatible avec les imprimantes 3D. 100 % écologique, "l'algue nous est apparue comme une matière première intéressante et particulièrement adaptée à nos contraintes. Elle ne nécessite ni eau, ni pesticide, ni engrais pour sa croissance. Nous avons alors mis au point une formule compatible avec le process d’impression 3D qui devrait bientôt bouleverser la donne", rappelle Bertier Luyt.

Le SeaWeed Filament (ou SWF) "est fait à partir d'algues laminaires et d'adjuvants naturels selon un procédé protégé par des brevets", précise-t-on chez Algopack.  La formule sera commercialisée au printemps 2014 sous forme de bobines de filament pour l'Europe et en granulé pour l'international.

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Le 12 avril 2014

L'Europe, plus grand marché mondial du poisson


L'Union Européenne est le plus grand marché mondial des produits de la pêche et de l'aquaculture. D'une valeur de 52 milliards d'euros pour une consommation de plus de 12 millions de tonnes de poissons, coquillages, crustacés et autres produits aquatiques. L'UE devance le Japon (2e) et les USA (3e)...

Dans l'UE, la France représente le deuxième marché avec 9,9 milliards d'euros de dépenses en produits de la pêche et de l'aquaculture en 2012, derrière l'Espagne (11,3 milliards d'euros), devant l'Italie (9,6 milliards d'euros), l'Allemagne (4,8 milliards d'euros), Royaume-Uni (4 milliards d'euros) et Portugal (2,8 milliards d'euros)...

A cette consommation directe, il conviendrait d'ajouter la consommation indirecte des produits de la pêche minotière (anchois, chinchard,...) à travers les produits issus de l'aquaculture, consommateurs d'huile et de farine de poisson...

Le marché européen du poisson

Un rapport de l’Eumofa (observatoire du marché européen de la pêche et de l’aquaculture)

Édition 2014

Cliquer Ici pour télécharger le rapport "Le marché européen du poisson"

Faits saillants

L’UE est un important marché de consommation de produits de la mer avec 12,3 millions de tonnes représentant 52,2 milliards d’euros en 2011. Elle est le premier importateur de produits de la mer, absorbant 24 % de la valeur totale des échanges mondiaux.

Contraction de la consommation par habitant

La consommation par habitant de l’UE est de 24,5 kg (2011). Elle a diminué de 5 % entre 2008 et 2010 et est restée stable entre 2010 et 2011. Il s'agit d'un changement de tendance après une forte croissance de la consommation par habitant depuis 2000. La consommation des produits de la mer varie beaucoup d'un État membre à l'autre. Les États membres du Nord sont davantage axés sur le poisson transformé alors que les États membres du Sud préfèrent les produits frais et consacrent une plus grande part des dépenses des ménages au poisson. Les pays de l’Europe centrale et orientale se situent en dessous de la moyenne de l’UE, mais enregistrent une augmentation de la consommation.

3 produits de la mer consommés dans l’UE sur 4 proviennent de la pêche. La part de marché des produits d’aquaculture a diminué

La consommation de produits d’aquaculture, qui représente 24 % de la consommation totale de produits de la mer de l’UE, a diminué de 5 % en 2011, conséquence à la fois de la réduction de la production aquacole de l’UE et de la diminution des importations de produits d’élevage, notamment du pangasius

Une croissance constante et dynamique des importations, en valeur, entraînée par les crevettes et le saumon

La valeur des importations extra-UE a augmenté à un rythme élevé de 3 % entre 2011 et 2012 et a atteint 19,2 milliards d'euros.

La Norvège et la Chine sont les principaux fournisseurs de l’UE. Les volumes des produits de la mer exportés vers l’UE par la Norvège ont affiché d’importantes augmentations – principalement le saumon et le cabillaud. La Chine confirme son rôle de leader en tant que pays de transformation des poissons blancs. Les importations de crevettes (principalement destinées à l’Espagne) ont grimpé de 20 % entre 2011 et 2012, après trois années de baisse.

En 2012, la valeur des exportations extra-UE a augmenté de 24 % si on la compare à 2011, pour atteindre 4,1 milliards d'euros. Ce chiffre inclut une forte prépondérance des exportations en provenance de l'Espagne, des Pays-Bas et du Danemark. Les principaux clients sont les États-Unis, la Norvège et la Suisse, en valeur, et le Nigeria, la Norvège, la Russie et l'Égypte en volume.

Rôle prépondérant du commerce intra-UE

En 2012, les exportations entre les États membres de l’UE ont été 4 fois plus importantes que les exportations vers les pays tiers. Le commerce intra-UE a enregistré un volume d’échanges de plus de 5,1 millions de tonnes (poids net), soit une augmentation de plus de 270 000 tonnes (+5,6 %) par rapport à 2011. En termes de valeur, cela représente 17,9 milliards d’euros (+8,5 %).


Chute des débarquements de l’UE

En 2011, les débarquements UE ont atteint leur volume le plus bas des six dernières années, baissant de 12 % par rapport à l’année précédente. Les petits pélagiques et les poissons de fond ont subi la plus forte baisse entre 2010 et 2011. Au niveau des États membres, le Danemark, l’Espagne et le Royaume-Uni ont affiché les baisses les plus importantes.

La consommation de produits de la mer par habitant dans l'UE semble avoir atteint un plafond après une décennie de croissance dynamique.

Tendances et dynamiques principales du marché

Les dépenses en produits de la mer à l’échelle de l'UE a augmenté de 1 % entre 2011 et 2012 et a presque atteint le niveau de 2007. Toutefois, elles ont diminué dans les pays de l'UE les plus touchés par la crise économique.

Les prix à la consommation des produits de la mer ont augmenté plus vite que les autres produits alimentaires depuis 2010.

Le thon, le cabillaud et le saumon sont les principales espèces consommées dans l'UE en volume.

Les importations sont caractérisées par une forte augmentation de la valeur (+15 % ou +3 milliards d'euros) entre 2009 et 2012. En ce qui concerne le volume, elles demeurent au-dessous des niveaux enregistrés entre 2007 et 2009, malgré une hausse de 1,8 % entre 2011 et 2012.

Sur le plan de la valeur, les crevettes occupent la première place des espèces importées devant le saumon, le thon et le cabillaud.

L’autosuffisance de l'UE pour les produits de la mer (à savoir, la production par rapport à sa consommation interne) est stable à environ 45 % entre 2008 et 2011. Alors que l'UE couvre entièrement ses besoins en poissons plats et petits pélagiques (et même produit des excédents), elle est de plus en plus dépendante de l'approvisionnement de sources externes pour les poissons de fond, les salmonidés et le thon.

Lire aussi :

Le Marin : L’Europe, plus grand importateur mondial de produits de la mer
Le Marin : Le prix du poisson a augmenté moins vite que celui de l’alimentation

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Le 18 Décembre 2014

Insolite. De la coquille d'huître dans l'imprimante !

Une entreprise familiale installée à Cléguer travaille avec un labo de recherche de l'UBS. Il expérimente un fil pour imprimante conçu à base de poudre de coquilles d'huîtres fabriquée à Cléguer.

Source : Ouest France par Sophie Maréchal

Elle ne paie pas de mine. La petite entreprise familiale a pourtant de la ressource. Installée à Cléguer, l'usine de Kervellerin produit de la poudre de coquilles d'huîtres. Celle-ci entre dans la composition de cosmétiques, d'aliments pour animaux, de peinture pour les routes et tout récemment dans une imprimante.

Martine Le Lu, gérante de l'usine de Kervellerin, travaille avec le LimatB, laboratoire d'ingénierie des matériaux de Bretagne depuis 2011. Il expérimente un nouveau fil pour imprimante 3D conçu justement à partir de la poudre de coquilles d'huîtres (procédé Ostrécal) fabriquée à Cléguer. Pour imprimer plus écolo.

Pharmacienne de formation, Martine Le Lu voit d'un bon oeil cette collaboration qui tend vers une économie circulaire limitant fortement la consommation et le gaspillage de matières premières.

4 000 tonnes de coquilles par an

Martine Le Lu en a d'ailleurs fait sa marque de fabrique : « Nous avons toujours été tournés vers les matières premières naturelles et un approvisionnement le plus local possible. » Pour les huîtres, poursuit-elle, « nous avons la chance que le Morbihan soit parmi les principaux producteurs en France. On compte environ 300 entreprises ostréicoles. Pourquoi aller voir ailleurs quand on a tout à portée de main ? Nous avons la ressource et l'outil pour la transformer. »

Le premier usage du procédé, dans les peintures routières, remonte à 2007. « Depuis, des marchés se sont ouverts dans l'agroalimentaire et, dernièrement, pour les matériaux de type plastique. » L'usine de Kervellerin collecte chaque année 4 000 tonnes de coquilles d'huîtres, qui tombent au fond des parcs ou qui partent au rebus. Débarrassées des détritus, elles sont broyées. 2 000 tonnes de poudre en sont extraites par an.

Créée à Inzinzac-Lochrist par le père de Martine Le Lu, l'usine s'est installée en 1998 à Cléguer. Elle compte huit salariés pour un chiffre d'affaires de cinq millions d'euros. « L'activité initiale reposait sur la fabrication de fertilisants naturels pour les éleveurs bretons et de matières pour l'alimentation des animaux. »

Un formidable gisement

Martine Le Lu qui travaillait à Paris dans l'industrie pharmaceutique a bien cogité en prenant les rênes de l'entreprise. Elle s'est dit que pour durer, il fallait diversifier l'activité. Ça a fait tilt, quand un jour elle a observé un tas de coquilles d'huîtres. La complicité avec le labo « permet d'avancer ».

Si l'huître représente un formidable gisement pour l'entreprise, il en va de même pour l'algue calcaire et brune, entrant dans la composition de cosmétiques notamment. « Nous sous-traitons la collecte de l'algue brune à une entreprise bretonne. Pour l'algue calcaire, je me fournis en Islande car les sites d'extraction ont tous fermé dans les années 2010. »

Ces algues sont traitées à Cléguer, séchées, dépoussiérées puis tamisées et broyées : « Sans produit chimique ni eau. » Elles sont livrées en France, Italie, Allemagne, Suisse ou Belgique... et en Asie, tout récemment.

Huîtres, algues et même pulpe de raisin... l'usine de Kervellerin est loin d'être une coquille vide.

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