lundi 6 janvier 2014

Revue de presse 2014 (1) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...








Mortalité des huîtres 2013 : Suivi et commentaires

Ifremer / Resco : Observatoire Conchylicole
Revue de presse sur la mortalité des huîtres 2013 : Année 2013
Sur Ostrea.org suivre Ici les commentaires du Forum "Mortalité des huîtres" 




Cliquer Ici pour la suite le la revue de presse à partir du 1 mars 2014

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Résultat du Concours Général Agricole 2014

Initié en 1843 avec le concours de Poissy - consacré aux animaux de boucherie - avant d'être créé en 1870 pour sélectionner et primer les meilleurs produits du terroir français et animaux reproducteurs, le Concours Général Agricole, constitue un événement ancestral dont la mission demeure pourtant d'une imparable modernité : être LA vitrine de l'exceptionnelle biodiversité de la génétique et de la gastronomie françaises.


Deux produits aquatiques participent au Concours Général Agricole : Truite et Huître

Cliquer Ici dans Palmarès produits divers pour connaitre les résultats 2014
  • Huîtres
  • Truites fumées à froid


A télécharger les documents :

Prix Excellence késaco ?

Le Prix d'Excellence, créé en 2000, a pour objectif, pour chaque grande catégorie de produits et de vins, de distinguer des producteurs pour l'excellence des résultats qu'ils ont obtenus lors des trois dernières sessions du concours. Contrairement à la médaille, ce prix ne récompense pas un produit mais un producteur.

Et Palmarès jeunes professionnels

Le palmarès des jeunes professionnels s'articule autour du concours de jugement d'animaux par les jeunes (CJAJ), le concours des jeunes professionnels du vin et le trophée national des lycées agricoles. Pour retrouver les participants et les lauréats, cliquez ici.

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Le 27 février 2014

L'eau de mer trop acide tue des millions de pétoncles

Une ferme d'aquaculture de l'île de Vancouver est sur le point de fermer boutique, car elle a perdu dix millions de pétoncles en raison d'un changement du pH de l'eau de mer près de Qualicum Beach.

Source : Radio Canada  d'après les informations recueillies par Julie Landry.

Cliquer Ici pour voir le reportage (Vidéo)

Cette perte, dont la valeur est évaluée à dix millions de dollars, représente trois ans de production.

Les pétoncles sont morts après avoir été transférés des écloseries aux bassins situés en mer.

L'infortune de la compagnie Island Scallops créée beaucoup d'inquiétude dans l'industrie de la production des pétoncles au pays.

« On suit attentivement la situation qui se déroule dans le Pacifique, puisqu'[elle est] principalement dûe aux changements climatiques, par l'accumulation du CO2 dans les océans, la modification de pH », explique Jean-Philippe Hébert, un technicien en aquaculture et président de Fermes Marines du Québec.

« Puisque toutes les masses d'eau sont interconnectées, un impact à un endroit va éventuellement amener des impacts ailleurs, dont ici sur la côte est », ajoute-t-il.

Lorsque l'acidité de l'eau de mer est trop élevée, les pétoncles n'arrivent pas à construire une coquille adéquate et ceux-ci finissent par en mourir.

Vidéo de Fanny Bédard

http://ici.radio-canada.ca/regions/colombie-britannique/2014/02/26/005-petoncles-tues-ile-vancouver.shtml

La ferme de pétoncles Island Scallops farm de l'île de Vancouver. La ferme de pétoncles Island Scallops farm de l'île de Vancouver.

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Salon de l'agriculture : "Si je ne viens pas, qui va venir représenter la filière ?"

Malgré les frais, Laurent Chiron, ostréiculteur en Charente-Maritime, revient chaque année depuis six ans...

Source et Vidéo : Sud Ouest par Aude Boilley

Pendant toute la durée du Salon de l'agriculture qui se tient jusqu'au dimanche 2 mars, Sud Ouest va à la rencontre des producteurs régionaux et leur demande ce que représente le Salon de l'agriculture pour eux. Pour ce cinquième jour, direction la Charente-Maritime et le stand de Laurent Chiron, ostréiculteur à Marennes.

Laurent Chiron vient sur le salon depuis six ans. Sa présence sur le salon lui coûte cher, très cher. Entre le personnel, la location du stand (12000 euros) et les charges inhérentes (eau, électricité…), le transport, l'hébergement, l'ostréiculteur débourse près de 30 000 euros. En six ans, une seule année a été bénéfique.

Pourtant il revient, «pour les clients». « Il y a ceux qui connaissent déjà les huîtres et qui partagent leur expérience et ceux à qui ont doit tout expliquer. C'est ce que je préfère sur le salon. Je suis frustré quand c'est le coup de bourre de ne pas avoir le temps de longuement discuter. », s'interroge le vice-président du Groupement Qualité de Marennes-Oléron qui ne touche aucune aide pour représenter la filière.

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Faire la promotion de l'huître de Locmariaquer à Paris

La commune du Golfe du Morbihan  est un site majeur de production. Ronan Lorgeoux, ostréiculteur, est au salon de l'Agriculture. 

Source : Ouest France par David Dupré

Vous participez au salon de l'agriculture qui débute ce week-end à Paris...

Oui, c'est ma cinquième participation. En 2010, j'ai décroché une médaille de bronze au concours général agricole. C'est le premier salon agricole européen et le deuxième plus grand salon de France, après celui de l'automobile. Ce salon, c'est un peu la campagne à Paris. J'y tiens un bar à huîtres qui s'appelle « Les huîtres de Locmariaquer ».

Quel est l'intérêt d'aller dans ce salon ?

C'est un débouché à la vente. La Bretagne est une région très attractive. Elle a une belle image. Ça attire des gens dans le hall. Il y a aussi le côté valorisation. Je fais la promotion de l'huître de Locmariaquer. La commune est un site majeur de production dans le golfe du Morbihan. On sera deux ostréiculteurs bretons. Il y aura aussi des ostréiculteurs de toute la façade Atlantique. Je viens défendre mon terroir. L'identité du produit est très importante.

C'est un peu un marathon ce salon...

(...)

Depuis quand êtes-vous installé à Locmariaquer ?

Depuis 1996. À la base, j'ai une maîtrise de chimie. Si j'avais travaillé dans la chimie, j'aurai dû aller à Paris ou dans la région Rhône-Alpes. Mais je voulais rester en Bretagne. Je voulais entreprendre, gérer mon truc. J'ai passé un BEP de conchyliculteur. Je suis issu d'une famille d'ostréiculteurs mais j'ai créé cette exploitation. Je suis parti de rien.

Les débuts ont été difficiles...

(...)

Comment avez-vous remonté la pente ?

La réponse à ce phénomène de surmortalité, ça a été d'amplifier les volumes de captage naturel. J'ai aussi restructuré mon système de production. J'ai surélevé ma production à cause de la pollution et des daurades qui sont des prédateurs pour les huîtres creuses. Aujourd'hui, j'ai une situation de stock favorable pour les deux années à venir. Ensuite, ça va poser problème car les conditions de captage ont été difficiles en 2013. L'ostréiculture reste une entreprise à risque. L'écrémage n'est pas terminé chez les ostréiculteurs, à mon sens.

Vous ne faites que de l'huître naturelle ?

(...)

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L'Aquitaine fait salon

L'Aquitaine est présente en force sur le 51eme salon de l'agriculture de Paris. 

Source :  France3 Aquitaine

 L' Aquitaine est représentée à Paris par ses meilleurs ambassadeurs : éleveurs, animaux, viticulteurs, artisans, producteurs et plus de 300 produits du patrimoine gastronomique aquitain.

Ecoutez Anne Palczewski,  de l'AAPRA (agence aquitaine pour la promotion agroalimentaire) en direct du salon



La filière élevage
Dans le Pavillon 3, elle assure la promotion de la filière élevage d’Aquitaine...

300 produits à découvrir
Au  Pavillon 7.2,  c'est plus de 300 produits qui sont à découvrir en compagnie des producteurs de l’inventaire du patrimoine gastronomique de la région aquitaine. L’inventaire regroupe les produits de la région sous signe d’identification de la qualité et de l’origine (Poulet des Landes,  Bœuf blond d’Aquitaine label rouge, Fromage ossau-iraty, AOP...) mais aussi les productions plus sucrées (pastis landais, chocolat de Bayonne...), du terroir (grenier médocain, crépinette...) ou de l’eau (merlu de ligne de saint-Jean-de-luz, caviar d’aquitaine...).

52 exposants  présentent à la vente le meilleur de leurs produits
Foie gras du Sud-Ouest, Jambon de Bayonne, Piment d’Espelette, Pruneaux d’Agen, Huîtres Arcachon-Cap Ferret, Noix du Périgord, Vins de Bordeaux et d’Aquitaine…sont aussi des ambassadeurs de choix pour notre région.

(...)

L'aquitaine en chiffres

5ème région française pour les exportations agricoles
  • 1ère région française pour la production sous signes de qualité et/ou d’origine 
  • Budget 2013 du Conseil régional d’Aquitaine : 33,1 millions € (agriculture / agroalimentaire / forêt / mer) 
  • Soutien régional : aux nouveaux agriculteurs, à l’agriculture durable et biologique, aux territoires de montagne, à la compétitivité des entreprises agroalimentaires, à une politique forestière « verte », à la pêche et à l’aquaculture.

Economie agricole
  • 45 000 exploitations agricoles 
  • 75 000 emplois 
  • 4,8 milliards € de chiffre d’affaires 
  • 1ère région française pour les exportations agricoles et les productions de qualité 
  • 1ère région française pour les exploitations labellisées 
  • 1ère forêt cultivée d’Europe 
  • 1ère région mondiale en vins d’appellation

Agroalimentaire
  • 1er employeur industriel régional 
  • 5,8 milliards € de chiffre d’affaires

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Salon de l'Agriculture: la Manche en force

Pour la 3e année, conseil général et chambre d'agriculture de la Manche iront ensemble à Paris.

Source : Ouest France

Dix jours parisiens

Hall 7.2, allée G, stand 44 : du 22 février au 2 mars, ce sera l'adresse de la Manche à Paris, au 51e Salon international de l'agriculture. Pour la 3e fois, le conseil général et la chambre d'agriculture feront stand commun, pour assurer la promotion du département, « ses productions et son tourisme, le tout devant 650.000 visiteurs », résument Pascal Ferey, président de la chambre, et Philippe Ripouteau, conseiller général. De plus, le département animera la ferme pédagogique du pavillon 4, le hall officiel du salon. Et la Manche sera récompensée durant le salon par Bernard Hinault et le patron du Tour de France, pour l'accueil de la 100e Grande Boucle en juillet dernier, par les agriculteurs du département.
Quatre images fortes

La déco du stand a été renouvelée cette année. Le Saint-Lois Arnaud Digard (agence DG communication), déjà primé pour la précédente campagne, a imaginé quatre clichés sur le thème « Dans la Manche, notre différence, on la cultive ». Ils mettent en scène produits et paysages : les moutons de la Hague sur le thème des Highlands écossais ; la vache laitière des marais genre bayous du Mississipi ; les carottes comme récoltées dans les steppes ; et les huîtres de l'archipel de Chausey version lagon polynésien. « C'est une invitation au voyage, explique Philippe Ripouteau, pour montrer qu'il est possible de voyager dans le monde entier sans sortir de la Manche. »

Trois lycéens avec le Président

150 000 € de budget

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Morbihan. Les producteurs avec la vache Ushuaïa au salon de l'agriculture

C'est l'originalité de l'année ! Les producteurs de la Presqu'île, réunis au sein de l'association Produit en Rhuys, participent au Salon de l'agriculture de Paris jusqu'au 2 mars avec une vache bretonne.

Source : Ouest France par Lionel Cabioch

La ferme fromagère de Suscinio, la Biscuiterie des Vénètes, les Viviers de Banastère et la Maison du cidre emmènent avec eux Ushuaïa, une vache bretonne pie noir, grâce à laquelle Gurvan Bourvellec produit la fameuse Tome de Rhuys.

« Il n'y en aura que quatre de la région à Paris », précise-t-il. Elle ne concourra pas. Elle sera la vitrine de la presqu'île de Rhuys. « Les Parisiens vont ainsi découvrir qu'une vache comme celle-là qui pèse 250 à 300 kg et produit chaque année 3 000 litres de lait permet de produire 150 tomes. »

20 000 € pour neuf jours

Cette initiative devrait à nouveau faire parler d'eux et de leur territoire sur le salon. Car c'est bien pour ça que les producteurs s'y rendent ensemble. « Être regroupés, ça nous permet d'avoir une meilleure visibilité et une plus forte dynamique », expliquent-ils.

C'est aussi un moyen de simplifier les démarches administratives et de partager les frais. « Ça coûte un peu moins cher que si chacun avait son stand. A 350 € le mètre carré, seul, ça n'est pas évident de rentabiliser », ajoute Gurvan Bourvellec, de la Ferme de Suscinio qui occupera avec ses collègues un stand d'une trentaine de mètres carrés.

L'opération coûtera aux quatre exposants plus de 20 000 € pour neuf jours, en comptant le logement, la nourriture, le trajet, l'eau, l'électricité, les places de parking... « C'est une vitrine coûteuse mais qui reste intéressante », estiment les producteurs de Rhuys.

L'office de tourisme au salon...

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Les couleurs "Sud de France" rayonnent sur la capitale


Un bar à huîtres fait partie de l'espace du Languedoc-Roussillon. Un bar à huîtres fait partie de l'espace du Languedoc-Roussillon.

Source : L'Indépendant par Zoé Cadiot

Salon de l'Agriculture. Le président de Région Christian Bourquin a inauguré hier l'ambassade du Languedoc-Roussillon, qui regroupe une trentaine d'exposants.

"Oui il y a du monde. Et en plus, on est bien placés", glissait hier tout sourire Fernande Esquines de la conserverie audoise de Douzens, 31 ans de présence au Salon international de l'Agriculture. Pour cette 51e édition, qui se tient jusqu'à dimanche Porte de Versailles à Paris, la région est venue en force avec une trentaine d'entreprises sous la bannière "Sud de France". Installé sur 400 m2, le pôle régional est incontournable. Comme le soulignait hier le président du conseil régional Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, lors de l'inauguration de cette ambassade temporaire.

Des produits d'excellence

Accompagné notamment du président de la Chambre régionale de l'agriculture Denis Carretier et de Jérôme Despey, président du Conseil spécialisé Vins de FranceAgriMer, le sénateur catalan n'a pas manqué de souligner l'impact de la filière agroalimentaire dans l'économie régionale (3 milliards d'euros par an). Et il est bien décidé à le faire savoir aux Parisiens, mais aussi aux différents acteurs de la filière. "Oui, on est engagé derrière "Sud de France". Et ce n'est pas qu'un logo. C'est une construction de plusieurs années, avec une stratégie bien précise. Car pour aller loin, il faut aller dans l'excellence", a indiqué l'élu entre une dégustation de liqueur de cèpe sur le stand du Lozérien, Alain Lesage et des huîtres proposées par le conchyliculteur héraultais, Laurent Arcella sur son bar parisien éphémère.

Comme on peut le découvrir dans les allées du Salon, l'événement est une magnifique vitrine pour les richesses régionales. C'est aussi un lieu incontournable pour défendre les intérêts de la région. Comme le rappelait justement Jérôme Despey, qui multiplie les réunions avec les institutionnels présents sur le Salon, pour défendre l'adoption de l'amendement Courteau sur l'inscription du vin dans la future loi sur le patrimoine culturel, texte qui devrait être débattu avant la fin avril par le Parlement. Cette nouvelle édition qui se déroule pendant les vacances scolaires parisiennes devrait battre selon les organisateurs, un record d'affluence. L'an dernier, la plus grande ferme de France avait accueilli 693 752 visiteurs.

«Je vais très bien», assure Christian Bourquin

Allez-vous les attaquer en diffamation ?

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Le 26 février 2014

Nutrition animale : InVivo parie sur l'aquaculture

Un poisson sur deux consommés dans le monde est issu d'un élevage. Une manne pour l'industrie de l'alimentation animale.

Source : Les Echos par Marie-Josée Cougard 

« La plus grosse croissance de l'alimentation animale viendra du développement de l'aquaculture au cours des prochaines années », dit Hubert de Roquefeuil, directeur général adjoint d'InVivo NSA, la division nutrition et santé animale de la plus grosse union de coopératives en France. Désormais, l'élevage fournit en effet 50 % des poissons consommés dans le monde, selon la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'agriculture et alimentation. Des chiffres de nature à stimuler quelques ambitions.

Déjà actif dans ce domaine, InVivo NSA y voit néanmoins un axe privilégié pour contribuer au doublement du chiffre d'affaires qu'il s'est fixé à l'horizon 2025. A cette échéance, il prévoit que son activité totalisera 3 milliards d'euros, contre 1,4 milliard sur l'exercice 2012-2013 clos le 30 juin. Une année difficile pour l'industrie mondiale en raison des crises sanitaires en Asie, de la flambée des matières premières auxquelles se sont ajoutées les difficultés de l'Europe et une croissance négative de l'agriculture au Brésil.

InVivo NSA pense s'appuyer particulièrement sur le développement des élevages de crevettes, de pangas (une espèce importante au Vietnam) et de tilapias, un poisson blanc, bon marché, élevé en Asie, dont les filets sont vendus dans le monde entier.

Parier sur l'innovation

Le groupe pense être en mesure de proposer des formules alimentaires plus concentrées, garantissant la même croissance au poisson tout en diminuant les rejets. « L'alimentation animale est pour nous un produit d'appel pour vendre nos services et nos conseils, source de forte valeur ajoutée », explique encore Hubert de Roquefeuil. Une évolution indispensable pour s'adapter aux marchés matures, où les ventes d'alimentation animale régressent. Tous ces projets passent par une forte capacité à l'innovation, l'autre pilier sur lequel InVivo NSA veut faire reposer son développement. « Nous voulons casser les freins à l'innovation en la plaçant dans les mains des acteurs de la création de valeur », dit encore Hubert de Roquefeuil. C'est dans ce but que le groupe prépare pour la fin 2015 la construction d'un « incubateur de l'innovation » à Saint-Nolff, dans le Morbihan. Confié à Jean-Pierre Maignan, l'édifice, à nul autre pareil, a l'ambition de « décloisonner » les échanges entre tous les occupants.

L'idée est d'y accueillir des starts-up, des chercheurs, des universitaires, des porteurs de nouvelles technologies et des spécialistes du marketing, afin de faire naître des solutions très innovantes. Et de déboucher sur de nouveaux partenariats. Si affinités.

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Pour Capital (M6), le Tilapia est un produit low cost !

Comprendre que le Tilapia est un poisson à prix faible du fait qu'il est omnivore contrairement au saumon, bar et autre dorade qui exigent une ration à base de farine et d'huile de poisson très coûteuse...

C'est plutôt M6 qui produit des émissions Low Cost, vu comment l'émission Capital aborde le sujet... Une vraie arnaque que cette émission qui met dans le même panier : smartphone, chaussure, pièces auto avec Tilapia l'africain !

Nouveaux produits low cost : arnaques ou bonnes affaires ? 

Source : M6

Jusqu'où ira le low cost ? Aujourd'hui, il semble qu'aucun secteur de la consommation ne soit épargné par cette tendance qui vise à toujours écraser davantage les prix. Évidemment, cette offre de produits bon marché est la bienvenue alors que notre pouvoir d'achat ne cesse de baisser. Mais comment s'y prennent les industriels pour produire moins cher ? Quels sont les nouveaux pays transformés en usines à bas prix ? Et surtout faites-vous toujours une bonne affaire en achetant ces nouveaux produits à petit prix ? Du high tech à l'habillement en passant par l'alimentation, Capital vous révèle les secrets de quelques-uns de ces nouveaux produits low cost.

Les chaussures « premier prix » sont-elles dangereuses ?

Que valent les smartphones à moins de 200 euros ?

Le nouveau poisson miracle

http://www.reportagestv.com/2014/02/24/capital-le-nouveau-poisson-miracle/

Durée du reportage 24 minutes... Cliquer Ici pour le visualiser

Il a un drôle de nom mais son prix est presque imbattable : entre 6 et 8 euros le kilo au rayon surgelé des grandes surfaces. Ce poisson au goût neutre et quasiment sans arrêtes est adoré par les enfants. Mais d'où vient le tilapia ? Au départ, on le pêchait dans les fleuves d'Afrique mais aujourd'hui, il est élevé de manière industrielle en Chine. Herbivore, il a le gros avantage d'être nourri au maïs et au soja et non pas avec des farines de poissons comme le saumon. Cependant, pour en produire toujours plus, des éleveurs abusent des antibiotiques et des hormones. Parfois même, ils fertilisent les bassins avec des excréments de cochon ou de poulet. Alors avec le tilapia, le poisson reste-t-il toujours un bienfait pour la santé ?

Géraldine Doussier

Pièces auto: l'homme qui fait baisser la facture

Fan li doit se retourner dans sa tombe !

Il y a 2500 ans, le chinois Fan li décrivait dans un traité consacré à la pisciculture de son époque, la technique de l’agro-pisciculture. Cette méthode ancestrale associe un élevage terrestre (porc, volaille) avec son caca et un élevage de poisson dans des étangs d’eau douce...

Lire l'article de Roland Billard à ce sujet : Le Traité de Fan Li (5ème Siècle av. JC) et la pisciculture en Chine

2500 ans plus tard, cette technique traditionnelle serait suspecte !

Parfois même, ils fertilisent les bassins avec des excréments de cochon ou de poulet. Alors avec le tilapia, le poisson reste-t-il toujours un bienfait pour la santé ?

Intégration agriculture-aquaculture : Principes de base et exemples

FAO Document technique sur les pêches. No. 407. Rome FAO. 2003. 161p.

Institut International pour la reconstruction rurale
Worldfish Center
FAO
Rome, 2003

Résumé

Ce document est une version corrigée et légèrement révisée d'un dossier d'information technologique précédemment publié sur l'intégration agriculture-aquaculture (IAA ou agro-pisciculture). Il contient 38 chapitres en sept sections, exposant les points fondamentaux et les caractéristiques des systèmes IAA avec une utilisation généreuse de dessins et d'images.

Les quatre premiers articles présentent des considérations socioculturelles, économiques et environnementales relatives à l'introduction des techniques IAA. Cette section est suivie par une vue d'ensemble des systèmes agricoles intégrés, accompagnée par six exemples, allant des systèmes intégrés herbacées-poissons et digues-poissons pratiqués en République populaire de Chine aux méthodes de cycles courts en étangs saisonniers et fossés au Bangladesh, en passant par le système VAC du nord du Viet Nam. La section suivante contient quatre documents qui concernent les systèmes d'élevage animal-poisson avec intégration de poules, canards et porcs. Deux sections avec un total de 16 présentations abordent ensuite différents aspects des systèmes riz-poissons, commençant par huit exemples techniques de cinq pays, y compris les systèmes d'irrigation concernant les crevettes marines en régions côtières et les crevettes d'eau douce en régions continentales. Huit autres présentations donnent des recommandations sur le choix du site, la préparation de la rizière, l'empoissonnement, l'alimentation, la gestion du riz et les questions relatives à la gestion intégrée des déprédateurs dans les systèmes riz-poisson. Une autre section de quatre documents concerne les aspects relatifs à l'alimentation et la gestion des poissons en IAA, tels que l'utilisation dans les étangs du fumier animal, des eaux usées domestiques et du lisier de bio-gaz, ainsi que les sources végétales d'aliments pour poissons. La dernière section contient quatre articles sur la propagation et l'alevinage des poissons se concentrant sur la production de petits et grands alevins et sur les carpes. Y est incluse une description de la propagation de la carpe en champs de blé et de l'alevinage en rizière comme activités de saison morte, et de la production en rizière irriguée de grands alevins.


Le but de cette publication est de donner aux décisionnaires des organisations gouvernementales et non gouvernementales ainsi que d'autres organisations impliquées dans l'agriculture et le développement rural, une vue d'ensemble et une base pour comprendre les principes du système IAA et les aider ainsi à décider s'ils souhaitent s'engager dans de telles activités et les inclure dans leurs programmes. Pour ceux qui travaillent directement avec les agriculteurs, cette publication vise à fournir de bons exemples du système IAA, mais elle n'est pas conçue comme une compilation de procédures à suivre à la lettre. Elle devrait plutôt contribuer à convaincre les lecteurs/usagers que les agriculteurs peuvent effectivement améliorer leurs conditions de vie soit en introduisant des systèmes IAA, soit en les développant davantage et en améliorant les nombreuses possibilités d’IAA sur leurs fermes actuelles au sein de leurs communautés.

Cliquer Ici pour télécharger le document "Intégration agriculture-aquaculture : Principes de base et exemples"

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Cité des métiers. Les débouchés de la pêche et les cultures marines

Demain, 27 février 2014, une journée de découverte à Lannion, Loudéac et Ploufragan.

Source : Ouest France

La Cité des métiers des Côtes-d’Armor invite à une découverte des métiers de la pêche et des cultures marines. Une journée organisée en partenariat avec la Maison de l’emploi et de la formation professionnelle du Trégor Goëlo et l’association Cap Avenir.

Le matin, présentation du secteur, des métiers et des formations (initiale et continue). L’après midi, pour ceux qui le souhaitent, visite d’un bateau de pêche et d’une entreprise de mytiliculture (nombre de places limitées).

Jeudi 27 février, à 10 h, au choix, soit à Lannion (Maison de l’emploi, 1, rue du Muguet), Loudéac (Mison de l’emploi, 1, rue de la Chesnaie), Ploufragan (Cité des métiers, 6, rue Camille-Guérin). Entrée gratuite et ouverte à tous. Inscriptions au 02 96 76 51 51 ou sur www.citedesmetiers22.fr.

Programme :

Matin - Présentation des métiers et des formations par :
  • l'association Cap Avenir
  • un formateur du Lycée Maritime de Paimpol (formation initiale et continue)

Après midi - Visites d’entreprises (places limitées) :
  • Bateau de Pêche
  • Entreprise de Mytiliculture
Pour plus d'informations et inscription : Cité des métiers des Côtes d'Armor

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Le 25 février 2014

Le Concours Général Agricole 2014

Initié en 1843 avec le concours de Poissy - consacré aux animaux de boucherie - avant d'être créé en 1870 pour sélectionner et primer les meilleurs produits du terroir français et animaux reproducteurs, le Concours Général Agricole, constitue un événement ancestral dont la mission demeure pourtant d'une imparable modernité : être LA vitrine de l'exceptionnelle biodiversité de la génétique et de la gastronomie françaises.

Il constitue un tremplin unique pour les produits du terroir, les produits laitiers, les vins, et une démonstration de l'excellence de la génétique française. Pour les candidats, participer au Concours Général Agricole, c'est bénéficier d'une légitimité supplémentaire auprès de leur profession et du grand public.

Il permet également de sensibiliser et de distinguer les futurs jeunes professionnels qui s'investissent dans l'agriculture. Des concours récompensent, parmi les élèves des lycées agricoles, les meilleurs dégustateurs de vins et les meilleurs pointeurs d'animaux. Source : Tout savoir sur le Concours Général Agricole (CGA) 

Deux produits aquatiques participent au Concours Général Agricole : Truite et Huître

Cliquer Ici dans Palmarès produits divers pour connaitre les résultats 2014
  • Huîtres
  • Truites fumées à froid



Les Huîtres Marennes Oléron récompensées au Salon International de l’Agriculture

9 médailles dont 6 médailles d’or au Concours Général Agricole (et 1 entreprise bretonne médaillée d'argent dans "Huître Marennes-Oléron Spéciales de claires" ndlr)

Source : France Bleu

Après dégustation par un jury de professionnels et d’amateurs avertis, l’excellence des Huîtres Marennes Oléron a été récompensée au Concours Général Agricole.  Ces médailles, marques de qualité, de confiance et de respect des savoir-faire récompensent et valorisent le fruit du travail d’hommes passionnés, fiers de leurs produits, protégeant un savoir-faire ancestral et des exigences de qualité hors norme.

Les Huîtres Marennes Oléron sont les seules huîtres reconnues et protégées par 2 signes officiels de qualité et d’origine : une Indication Géographique Protégée (IGP) et deux Labels Rouges.

Catégorie Fine de Claire

Huîtres Viaud (Le Château-d’Oléron)

Catégorie Fine de Claire Verte Label Rouge

EARL Fonteneau  (Dolus-d’Oléron)

Catégorie Spéciale de Claire

EARL Les Claires de Bonsonge (Marennes)

EARL Oléron Huîtres Normandin (Dolus-d’Oléron)


Catégorie Pousse en claire Label Rouge

EARL Les Claires de Bonsonge (Marennes)

EARL Oléron Huîtres Normandin (Dolus-d’Oléron)

Catégorie Fine de Claire

EARL Les Claires de Bonsonge (Marennes)

Catégorie Fine de Claire Verte Label Rouge

ETS Roland Lambert (Bourcefranc-le-Chapus)

Le "Groupement Qualité Huîtres Marennes Oléron", (GQHMO) est un organisme de  défense et de gestion. Il contribue à la préservation, à la mise en valeur des terroirs, des traditions locales et des savoirs faire ainsi que des caractéristiques produits qui en sont issues. Il regroupe environ 300 entreprises qui emploient près de 3 000 personnes engagées dans une démarche de qualité.

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Huître du Danemark. Pas de CGA mais le Guiness des records

La plus grande huître du monde répertoriée mesure désormais 35,5 centimètres.

Source : Europe 1

L’huître la plus grande du monde a été repérée au large du Danemark. Un exploit validé par le Guiness des records

Validation du Guiness des records. 35,5 centimètres. C’est la taille de la plus grande huître jamais répertoriée, un exploit validé mardi 18 février par le Guiness des records. L’âge du mollusque, trouvé dans les eaux danoises, est estimé à une vingtaine d’années.

L’huître, toujours vivante, devrait passer le restant de ses jours dans un aquarium de Ribe, au centre du Danemark, assure le Copenhagen Post, qui relaye l'information.

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Le 24 février 2014

Pluie, productivité primaire, naissain et autres soucis ostréicoles

Jean-François Le Bitoux

En remontant du Roussillon vers ma Bretagne natale, j’ai fait une halte chez Jean Pierre, un ami de Monique (http://www.pauljorion.com/blog/?p=60590) ostréiculteur en Marennes Oléron.

Le long de la route des Côtes de Bourg et des Côtes de Blaye, les terres agricoles sont drainées des pluies de l’hiver. Une fois arrivé en territoire ostréicole Jean Pierre me fait remarquer que les modifications du paysage urbain et agricole des dernières décennies ont affecté son travail. Drainer les terres gorgées d’eau pour les remettre rapidement en exploitation a aussi un effet sur son travail dont on mesure mal l’impact d’une année sur l’autre. Les rivières locales et les estuaires marins sont enrichis d’eaux douces transportant aussi des résidus agricoles qu’il est tentant de désigner comme autant de pesticides. Y-a-t-il quelque part un suivi de ces pesticides ? Et quand bien même, quel est l’impact de ces cocktails inconnus sur le plancton et nos animaux en élevage ? Je n’ai pas la moindre idée de la réalité de cette accusation mais il y a dans cet afflux d’eau douce d’autres pièges tout aussi pernicieux. Quelques jours de dessalure peuvent être vécus comme un avantage mais de longues semaines peuvent avoir des effets contraires. En biologie et en thérapeutique, c’est la dose qui fait le poison. Et on peut passer de l’un à l’autre sans même s’en rendre compte. Une dessalure progressive sur un écosystème sain relance la production planctonique.

Une eau douce « de qualité» est un élément indispensable à stimuler la production primaire et il existe quantités de documents qui en soulignent les bienfaits sur la biodiversité. En Italie aux alentours de Venise, c’est l’eau douce des Alpes voisines qui au printemps contribue à entretenir plancton et populations de coques. Un phénomène similaire a été constaté au Venezuela dans des fermes de crevettes sous influence d’une eau de montagne apparemment excellente. Bref la qualité des eaux douces est aussi un paramètre essentiel de la productivité primaire qu’il faut prendre en compte. En 2008, la tempête Xynthia a induit en pleine mer une prolifération d’algues diatomées toxiques : elle est liée aux grandes quantités d’eau douces enrichies de limon terrestre dans les eaux côtières et qui se sont dispersées lentement malgré des battements des marées de plusieurs mètres. On a l’impression que les allers-retours des marées assurent un renouvellement complet de l’eau dans une baie mais il n’en est rien : c’est la même masse d’eau qui reste en place et les apports terrigènes sont épurés sur place. Et les productions planctoniques reflètent ce métabolisme qu’ils s’agissent  d’algues vertes, rouges ou bleues. Chacun sait - ou croyait savoir, moi le premier - que les proliférations d’algues bleues cyanophytes (= bactéries photosynthétiques) se développent essentiellement en eau douce ou fortement dessalées. Une fois que vous avez vécu une prolifération sournoise car peu visible, d’algues bleues dans un bassin à une salinité de 32 pour mille, vous devez revoir des conclusions acceptées trop vite ! Ces algues donnent un goût de vase et il faut donc les éliminer pour redonner une valeur commerciale aux productions. Les préoccupations de Jean Pierre sur l’impact des modifications du paysage terrestre sur les capacités trophiques de l’écosystème nourricier sont donc très légitimes.

L’autre préoccupation est l’impact des dessalures sur le captage et le naissain capté. Quel sera l’effet de plusieurs journées de dessalure sur un captage récent ?

Suite...

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Dix-huit tonnes d’huîtres ont débarqué du Portugal

La Tremblade. Les premières tonnes d’huîtres produites à Faro par l’établissement Papin-Poget viennent d’arriver. Une piste pour contourner les mortalités juvéniles...

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Dix-huit tonnes d'huîtres creuses en provenance du sud du Portugal ont été déchargées vendredi dernier à la cabane d'élevage de l'établissement Papin-Poget, route Neuve à La Tremblade. Des huîtres de souche japonaise, du naissain d'écloserie mis à l'eau il y a deux ans, et qui a atteint le stade du demi-élevage. Ces gigas sont donc arrivées au milieu de leur croissance.

Dix millions de naissains

Après tri, les plus grosses seront remises à l'eau en Charente-Maritime et/ou sur les parcs paimpolais de l'entreprise. Elles auront la taille marchande à la fin de l'année. Les plus petites de ces creuses, quant à elles, ne seront pas mises sur le marché avant la campagne 2015-2016. C'est la première fois que la société fort connue de la presqu'île d'Arvert teste la croissance des huîtres dans les lagunes proches de Faro. Elle développe déjà le demi-élevage d'une partie de ses futures spéciales en Irlande, et leur offre la dernière pousse optimale à Utah Beach, en Normandie.

Cette fois, Emmanuelle Papin et Thierry Poget ont tenté l'aventure portugaise, incités par des producteurs normands. Ils leur proposaient d'élever des huîtres dans une première séquence dans bassins piscicoles, puis de les transférer vers des parcs en mer.

La société Lusostrea a ainsi été créée pour piloter cette production lancée avec dix millions d'unités de naissain et que suivent quatre salariés portugais. Cinq millions seront pêchées cette année, les cinq autres poursuivront leur cycle de croissance dans ces mêmes eaux, une saison encore.

Pourquoi tenter cette aventure lusitanienne, à 1 500 kilomètres de La Tremblade ? La mortalité qui s'abat depuis 2008 sur les huîtres juvéniles d'un an (jusqu'à des taux qui ont approché 80 % à leur paroxysme) est le déclencheur de la démarche. D'une manière générale, les ostréiculteurs, quels qu'ils soient, expérimentent de nouvelles pistes d'élevage, de nouvelles techniques de production....

Suite dans Sud Ouest

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La truite de Charente reprend des couleurs

La polémique sur le saumon a redonné un peu de vigueur à la truite. Les élevages de Charente profitent de l’effet qualité et proximité. Un label qui rassure le consommateur.

Source : Charente Libre par Jean-François Barré

Les piscicultures de Charente, comme celle de Yann Lafond à Gensac-La-Pallue, misent sur la qualité d’un produit labellisé local pour séduire. Les piscicultures de Charente, comme celle de Yann Lafond à Gensac-La-Pallue, misent sur la qualité d’un produit labellisé local pour séduire...

Il n’a jamais mis de saumon à sa carte parce qu’il préfère le sauvage à l’élevage. Mais Thierry Verrat, le seul restaurateur étoilé du département, à Bourg-Charente, y a inscrit la truite de Gensac. Salmonidé d’élevage certes, «mais c’est un produit exceptionnel». «Et aujourd’hui, notre clientèle adhère à 100%.» Qui plus est «avec la mauvaise image de marque du saumon.»

Des métaux lourds dans les saumons d’élevage de Norvège, un reportage choc avant les fêtes sur les élevages industriels, ont plombé l’enthousiasme des consommateurs. «J’ai eu quelques clients qui sont venus se renseigner, qui ont choisi la truite pour leur réveillon», confirme Évelyne Ravenel à Touvre. Elle y a récupéré «de nouveaux clients». «Des gens que je ne connaissais pas, qui en avaient entendu parler.» Des gens qui ont voulu savoir comment étaient élevés les poissons et qui sont partis rassurés. Un petit coup de pouce à la filière.

«Je ne sais pas si c’est dû à un rejet du saumon», s’interroge Yann Lafond qui, depuis six ans à Gensac-La-Pallue, voit son affaire prospérer d’année en année.Grâce au bouche à oreille: il est l’un des rares à vendre aux particuliers, grâce aux restaurants aussi. «J’en sers pas mal dans la région qui préfèrent travailler en local. Si certains m’achètent plus de truite, c’est sans doute qu’ils font moins de saumon. Même, tempère-t-il, s’il y a des éleveurs de saumon qui font des choses bien.»

Pour Yann Lafond, c’est soigner le produit, l’amener lentement à maturité, nourri aux farines de poisson, à l’écart des antibiotiques. Proximité, traçabilité, explications, «c’est ce qui rassure le client», assure le patron de la pisciculture du Moulin.

Le consommateur veut des produits locaux

«De pus en plus de consommateurs cherchent des produits locaux», et Yann Bellet, l’un des plus gros producteurs, installé aux sources de la Touvre, trouve ça très bien. «Les restaurants sont obligés de suivre la tendance et c’est tant mieux.»

À Angoulême, le restaurateur Jean-Paul Decroix précise sur sa carte que sa truite est issue des sources de la Touvre. «Ce n’est pas un hasard. La Touvre a une réputation, souligne Yann Bellet. Et les restaurateurs ne sont pas insensibles au fait que le consommateur veuille des produits locaux. C’est une bonne chose.»...

(...)

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Orne. Une affaire de truites sur un long fleuve tranquille


Marc Jardin, 28 ans, a repris la pisciculture de Joué-du-Plain dans l'Orne, en place depuis 1985. Il a réalisé quelques rénovations. Il élève neuf tonnes de truites et propose de la pêche loisir.

Source : Ouest France

On s'imagine bien assis dans un fauteuil confortable, au bord d'un des trois étangs de Marc Jardin, une canne à pêche en main, entouré de ses amis et de sa famille. Le tout éclairé par un joli rayon de soleil. On s'y croit déjà, même en ce jour maussade de février.

À Joué-du-Plain, le jeune homme, originaire de Courménil, à côté de Gacé, a repris la pisciculture de Michel Namont, qui l'avait exploité pendant une trentaine d'années. Sur un peu plus d'un hectare de terrain, 500 m2 sont consacrés à l'élevage de poisson et le reste à la pêche loisir.

Un métier passion

Cinq grands bassins sont remplis de truites arc-en-ciel, fario, jaune et de saumons de fontaine. L'éleveur les choie ses petits (et gros !) poissons et il les connaît par coeur : leurs couleurs, leurs croissances, leurs habitudes, mais aussi leurs caractères. « La truite arc-en-ciel reconnaît quand je vais lui donner à manger, elle est plus domestiquée que la fario, qui elle, est plus sauvage... », explique le jeune entrepreneur avec passion.

Marc Jardin a repris la pisciculture de Joué-du-Plain en novembre. « Avant, j'ai travaillé trois ans en Bretagne, puis trois ans dans l'Eure, raconte l'Ornais. Mais cela faisait longtemps que je voulais me lancer. Quand j'ai su que Michel Namont prenait sa retraite, j'ai souhaité prendre sa suite. » Avec son épouse, le jeune homme s'est installé dans la grande maison verte, en amont des bassins piscicoles. Et il passe ses journées sur son terrain. « Je n'ai pas pris un seul jour de congé, je ne peux pas ! », assure-t-il....

(...)

Samedi 1er et dimanche 2 mars, ouverture de la pêche loisir à la pisciculture de Joué-du-Plain. Pour l'occasion, la demi-journée est à 15 € pour 2,7 kg de truites, au lieu de 2,3 kg.

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Lancement du 9e appel à projets "Avenir Bio"

L'Agence Bio lance le 9ème appel à projets du Fonds de structuration des filières biologiques, le Fonds Avenir Bio.

Source : Bio Marché

Les aides du Fonds Avenir Bio sont complémentaires des dispositifs existants et doivent permettre de donner plus d’impact et d’amplitude à des projets d’envergure nationale ou supra régionale et/ou présentant un caractère pilote et très innovant pour le développement de l'AB.

Depuis 2008, le Fonds Avenir Bio a apporté un soutien financier direct à 131 structures impliquées dans 53 programmes d'actions de structuration de filière bio, soit plus de 15,8 millions d'euros d'aide sur près de 63 millions d'euros investis.

Date limite de candidature : 10 avril 2014 à 14h.

Le Fonds Avenir Bio pour la structuration des filières issues de l’agriculture biologique


L'Agence BIO a lancé son 9ème appel à projets destiné à soutenir des initiatives de développement des filières biologiques. Les aides du Fonds Avenir Bio sont complémentaires des dispositifs existants et doivent permettre de donner plus d’impact et d’amplitude à des projets d’envergure nationale ou supra régionale et/ou présentant un caractère pilote et très innovant pour le développement l’agriculture biologique.

Appel à Projet Avenir Bio 2014

Date de lancement : 18 février 2014

Date de clôture : 10 avril 2014

Pour information, le texte de l'appel à projet est téléchargeable ci-contre, ainsi que toutes les pièces jointes à remplir par le porteur de projet et ses partenaires.

Qu'est ce que le Fonds Avenir Bio ?

Le Fonds Avenir Bio vise à soutenir des entreprises et des producteurs s’engageant pour un développement harmonieux de l’offre et de la demande de produits issus de l’agriculture biologique en France.

Mis en place en 2008 dans le cadre du Plan de Développement « Agriculture Biologique : Horizon 2012 », et renforcé dès 2014 dans le cadre du Programme « Ambition Bio 2017 », le Fonds Avenir Bio est désormais doté de 4 millions d’euros par an, pour soutenir des programmes de structuration de filière biologique en France.

Huit appels à projets ont déjà été lancés depuis 2008. Aujourd’hui, ce sont plus de 130 opérateurs qui ont bénéficié d’un soutien financier, rassemblés dans 53 programmes d’actions cohérents. A ce jour, près de 20% des agriculteurs biologiques de France sont engagés dans une démarche structurante avec leurs partenaires.

Objectifs : déclencher et soutenir les initiatives de développement des filières biologiques

Le Fonds Avenir Bio a pour principaux objectifs de :
  • développer les conversions et la diversification des produits pour satisfaire les demandes des consommateurs exprimées dans tous les circuits de distribution ainsi que dans la restauration collective
  • créer des économies d’échelle et optimiser les circuits de collecte ou de transformation pour permettre une maîtrise de prix favorable aux consommateurs et aux différents responsables des achats, ainsi qu’une juste rémunération des producteurs
  • concrétiser un développement le plus harmonieux possible de l'offre et de la demande de produits biologiques en France. Des engagements réciproques des opérateurs, sur plusieurs années, permettent ainsi sécuriser à la fois les débouchés pour les producteurs et les approvisionnements pour les transformateurs et les distributeurs, dans l’intérêt des consommateurs

L’ambition de ce fonds est de compléter les dispositifs existants et de soutenir des projets d’envergure nationale ou supra-régionale, portés par des entreprises et des producteurs s’engageant contractuellement sur plusieurs années pour un développement harmonieux de l’agriculture biologique.

Source : Agence Bio

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Révision de la réglementation européenne, des avantages mais aussi de possibles problèmes

Auteur: Kai Kreuzer

Source: Martin Häusling via Bio Marché

Depuis six mois, on n'arrête pas de débattre sur la réorganisation du cadre juridique de la réglementation sur le mode de production biologique. La DG Agri de la Commission Européenne se voit obligée sous la pression d'un rapport de la Cour des Comptes européenne de 2012 et un sondage en ligne réalisé au printemps 2013, de modifier les règles existantes de production et de transformation des produits. En Mars on devrait officiellement savoir dans quelle direction on va. L'avant projet divulgué fin janvier n'a pas manqué de susciter des commentaires et des critiques de la part des acteurs de la filière. Le porte-parole du Groupe des Verts, l'eurodéputé Martin Häusling (photo) a résumé les principaux points du document complet qui fait 45 pages.

Au cours des dernières années, plusieurs cas de fraude ou de scandales dans le secteur biologique ont non seulement semé le trouble au sein de la filière et parmi les consommateurs, mais aussi dans les rangs des politiques et de l'administration. Pas étonnant donc que le commissaire européen à l'Agriculture Dacian Ciolos (photo), ait voulu redresser la barre et faire en sorte que les lignes directrices concernant la production biologique soient repensées. D'un côté, il s'agit non seulement d'éliminer les «zones à problèmes» bien connues telles que la possibilité de conversion partielle pour les exploitations agricoles; de l'autre aussi de corriger ce que l'on considère comme étant des erreurs du passé. Selon la Commission européenne, trop d'exemptions ont été accordées et les objectifs réels de l'agriculture biologique se sont dilués sur le terrain.

Dans un rapport spécial sur le système de contrôle des produits biologiques, la Cour européenne des Comptes a tiré des conclusions plutôt positives. Les améliorations qu'elle propose portent sur les domaines suivants:
  • Renforcement de la surveillance des autorités de contrôle dans certains États membres
  • Amélioration de l'échange d'informations en cas d'infraction ou d'irrégularité
  • Augmentation du nombre des contrôles, en particulier pour les  marchandises importées

En outre, la Commission doit intensifier sa surveillance des systèmes de contrôle dans les États membres par des visites de contrôle sur le terrain et instaurer des contrôles appropriés à l'entrée de produits biologiques en provenance des pays tiers qui bénéficient d'équivalence avec le règlement bio. Ces éléments à eux seuls ne justifiaient cependant pas une reformulation complète du règlement biologique européen. Il y a eu au préalable un nouveau règlement (392/2013), des discussions d'experts avec des représentants de la filière et une consultation en ligne, à laquelle 45.000 citoyens de l'Union Européenne ont pris part.

L'une des conclusions de l'enquête en ligne a été, que 70% des personnes ayant répondu, ont préconisé une intensification du règlement. Le type d'enquête a été fortement critiqué par les organisations professionnelles et les associations de protection de l'environnement, dans la mesure où la sélection des participants n'était pas représentative - par exemple, 56% des réponses émanaient de France, 43.000 réponses provenaient de consommateurs et seulement 2.000 de professionnels de la filière. Même sur le choix des questions, les associations ne se sont guère montrées satisfaites. (Plus d'info. sur l'enquête en ligne). Une évaluation du cadre législatif actuel de la production biologique a été demandée par la Commission européenne à l'Institut allemand Thünen. Les conclusions sont disponibles sur Internet.

Selon Martin Häusling, la révision de la réglementation européenne sur le mode de production biologique se fait en concertation entre les DG Agri, Environnement, Santé et Commerce. Ce que l'euro-député des Verts considère comme positif, c'est l'abrogation des exemptions nationales du règlement européen. Au sein de l'UE, les périodes de conversion seront unifiées. A l'avenir, il ne devrait plus y avoir de séparation entre unités d'exploitation biologique et conventionnelle, car la fraude touche plus facilement les exploitations en conversion partielle. Mais, selon Martin Häusling, ces mesures ne devraient pas s'appliquer aux établissements de recherche. Comme le coût de contrôle pour les petites entreprises est souvent anormalement élevé, il pourrait y avoir des certifications de groupe pour les entreprises jusqu'à cinq hectares, ce qui soulagerait grandement par exemple les exploitations de vergers. Les aliments biologiques transformés doivent comprendre 95 % d'ingrédients biologiques, mais à son avis, il devrait y avoir des exceptions pour les marchés en situation de tension extrême.

Très critique à maints égards sur le texte, il ajoute que: «certains amendements ne peuvent qu'être fortement critiqués car ils sont tout à fait irréalistes et ne tiennent pas compte de l'état de développement de l'agriculture biologique en Europe. Ils ne feront qu'empirer la situation au lieu de l'améliorer». Les suggestions déposées par les organisations professionnelles, n'auraient pas été prises en compte. Voici les autres points critiques qu'il soulève :
  • Des règles nationales supplémentaires applicables à des espèces animales spécifiques n'existeront plus...
  • ....

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Le label européen Bee Friendly est lancé aujourd'hui au Salon de l'agriculture

Le nouveau label européen Bee Friendly, dévoilé par l'Union national de l'apiculture française (Unaf) il y a quelques semaines, est officiellement lancé en France ce lundi 24 février au Salon de l'Agriculture à Paris.

Source: certifiedbeefriendly.org via Bio Marché

Elaboré par des experts de l'abeille, de l'agriculture biologique et de l'agroalimentaire, ce label valorise les fruits, légumes et produits laitiers respectueux de l'abeille. Sa gestion a été confiée à l'Association Bee Friendly créée en 2011 par trois organismes apicoles : l'Unaf pour la France, Unione nazionale associazioni apicoltori italiani (l'Unaapi) pour l'Italie, European professional beekeepers association (l'EPBA) pour l'Europe. Le cahier des charges comprend 27 critères qui seront contrôlés par un organisme de certification indépendant : encadrement de l'utilisation des pesticides, interdiction de l'utilisation des OGM, mise en place de zone de préservation de la biodiversité…

L'objectif de cette démarche est de sensibiliser les producteurs, les transformateurs et les distributeurs de ces produits à l'enjeu majeur que représente la survie des abeilles. Les premiers produits labellisées BeeFriendly (briques de lait et beurre) sont déjà en vente en Bavière. En France, un certains nombre de produits de consommation courante pourraient bien être estampillés « Bee friendly » d'ici fin 2014.

Le rendez-vous au SIA est à 16h30 dans le Pavillon 4, allée E, stand 102, en présence du ministre Stéphane Le Foll et Olivier Belval, président de l'UNAF.

Association Bee Friendly
www.certifiedbeefriendly.org/
26, rue des tournelles, 75004 Paris
contact : fanny.lange(at)agoodforgood.com

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Le 21 février 2014

Le ministre et les conchyliculteurs renouent le dialogue

Les représentants des conchyliculteurs, arrivés plutôt remontés, ont pu longuement expliquer leurs difficultés au ministre chargé de la pêche Frédéric Cuvillier, le jeudi 20 février. « On a exposé nos revendications, dans une ambiance conviviale, mais on espère avoir été bien entendus ! " souligne Gérald Viaud, le président du Comité national de la conchyliculture.

Source et communiqué de presse du CNC dans Le Marin

Face aux mortalités récurrentes sur les parcs ostréicoles, le ministre a annoncé la poursuite des exonérations de redevance domaniale ; et la révision des modalités du fonds d’allègement des charges. Les services de l’État vont aussi étudier une baisse du taux de cotisation au Fonds national de garantie des risques agricoles (FNGRA). « Ce sont des confirmations de choses déjà convenues, il n’y a pas eu d'annonce supplémentaire », tempère Gérald Viaud.

Quant aux solutions à long terme, les conchyliculteurs ayant exposé leur insatisfaction face au programme Score, le ministre abordera le problème avec le président de l’Ifremer dans les prochaines semaines. Frédéric Cuvillier invite aussi la profession à s’impliquer dans un plan stratégique pour l’aquaculture, dans le cadre de l’élaboration du programme opérationnel de la France sur l’utilisation du nouveau fonds d’aide européen (Feamp).

« On sent un désengagement des services et une responsabilisation de l'interprofession », commente le responsable professionnel. Avec toujours ce sentiment que les conchyliculteurs sont les « laissés pour compte. Je ne sais pas si l’État prend vraiment la mesure de nos difficultés. Il ne s'agit pas de difficultés économiques ou commerciales passagères, mais de problèmes de production, c’est la base. S’y ajoutent sans cesse des complications administratives, des barrières au développement des entreprises ».

Communiqué du CNC

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Des mangroves pour améliorer les moyens de subsistance en milieu côtier

Les forêts tropicales de mangroves, qui poussent dans les estuaires et les zones intertidales entre terre et mer, contribuent à protéger les zones côtières contre l’érosion et l’arrière-pays contre les hautes vagues.

Source : Cifor par Julie Mollins

BOGOR, Indonésie (17 février 2014) – L’impact global des projets actuels, qui visent à convertir 2,24 millions d’hectares (ha) de forêts de mangroves indonésiennes en étangs pour l’élevage de crevettes, est inconnu et pourrait mettre en péril les stratégies de gestion durable des terres, selon les hôtes de la conférence qui se tiendra au siège du Centre de Recherche Forestière Internationale (CIFOR).

Bien que le Ministère des Forêts indonésien ait mis en place une stratégie durable pour la protection et l’utilisation des mangroves, les plans actuels du Ministère des Pêches incluent l’expansion de l’aquaculture des 660 000 ha actuels à plus de 2,9 millions ha, selon le Mangrove Action Project (MAP).

Lors d’une conférence de trois jours, intitulée «Restoring Coastal Livelihoods» (Rétablir les moyens de subsistance en milieu côtier) et organisée par le MAP du 17 au 20 février, plus de 100 délégués débattront des sujets tels que les impacts de la conversion des mangroves, le potentiel de restauration des mangroves et les solutions alternatives pour assurer des moyens de subsistance durables dans les zones dégradées. Ils prévoient ensuite de développer des modèles et scénarios adaptatifs et de fournir des recommandations à la Stratégie nationale de l’Indonésie pour les mangroves.

Les forêts tropicales de mangroves, qui poussent dans les estuaires et les zones intertidales entre terre et mer, contribuent à protéger les zones côtières contre l’érosion et l’arrière-pays contre les hautes vagues. Leurs racines et feuilles, filtrant le sel, leurs permettent de survivre dans les zones humides salines.

Les mangroves séquestrent également de grandes quantités de carbone: «L’ensemble du stock de carbone dans les écosystèmes de mangroves est exceptionnellement élevé par rapport à la plupart des autres types de forêts», écrivent les auteurs d’un article du CIFOR de 2009, intitulé «Carbon storage in mangrove and peatland ecosystems» (Stockage de carbone dans les écosystèmes de mangroves et de tourbières). Par conséquent, le défrichement des forêts de mangrove libère des quantités relativement importantes de carbone, un des principaux facteurs du changement climatique.

Risques environnementaux

Depuis 1980, l’Indonésie a perdu plus de 26% de ses mangroves, celles-ci ayant diminué en surface de 4,2 millions ha à 3,1 millions ha. Cette diminution est en grande partie due à l’expansion des étangs aquacoles créés dans le cadre de la «révolution bleue» à la fin du 20ème siècle.

Fermes de crevettes en Equateur (1 bassin = 10 ha en moyenne)

La révolution bleue a été initiée pour fournir des emplois et accroître l’accès aux protéines pour les communautés côtières de l’Indonésie. Néanmoins, l’accent mis sur la production industrielle de crevettes afin d’accroître l’entrée de devises étrangères, couplé à des constructions, un entretien et une gestion de mauvaise qualité des étangs de poissons ont réduit la santé écologique des systèmes côtiers et les moyens de subsistance des communautés côtières, selon le MAP.

Environ 60% de la perte des mangroves a été attribuée à leur conversion en étangs aquacoles en eaux saumâtres. Entre 2000 et 2009, le taux annuel de déforestation des mangroves en Indonésie était de 22 000 ha par an, selon le MAP. Un tel taux engendrerait des émissions annuelles de carbone de 23 millions de tonnes. La recherche montre que la déforestation génère environ 10% des émissions de carbone issues de la déforestation mondiale, même si elle ne représente que 0,7% du couvert forestier tropical du monde. La déforestation conduit également à l’affaissement des systèmes à proximité des côtes, aggravant ainsi les effets de l’élévation du niveau de la mer.

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Où sont passés les crabes de palétuvier de Nouvelle-Calédonie ?

C'était la question que se posaient les clients au marché de Moindou qui inaugure la période de pêche de crabes de palétuviers. Elle est ouverte jusqu'en novembre mais les crabes se font rares. Retour sur la réglementation en vigueur.

Source : Nouvelle Calédonie la 1e par Karine Bopp du Pont (A.P)

Sheima Riahi et Christian Sfalli sont allés à la rencontre des vendeuses de crabes sur le marché de Moindou



La pêche au crabe de palétuvier (ou Scylla serrata) était fermée du 1er décembre au 31 janvier. Il était donc interdit de le pêcher, le consommer, l’acheter ou le vendre durant cette période. On lit aussi dans la réglementation en vigueur que la pêche du "crabe mou" (le crabe durant sa mue) est, quant à elle, interdite toute l’année, tout comme la vente de chair de crabe. Si la quantité de crabes pêchée pendant la période d’ouverture n’est pas réglementée, par contre leur taille doit être supérieure à 14 cm.

A noter qu'en cas d’infraction, le pêcheur est passible d’une amende de 180.000 F CFP, prévue par le code de l’environnement. En cas d’absence d’indication sur une nasse, celle-ci peut être saisie par les agents habilités. Car pour les pêcheurs utilisant des nasses à crabes, le maximum de nasses utilisées est limité à deux par pêcheur, pour les non professionnels. Et les nasses doivent être munies d’un flotteur, sur lequel sera indiqué le numéro de la nasse, ainsi que le numéro du bateau ou le nom de la personne pour les pêcheurs à pied.

C'est une pêche traditionnelle dans certaines régions du Nord du territoire. A Arama, des légendes racontent que le crabe représente la femme, arrivée sur une petite pirogue faite avec un fruit de palétuvier. Ainsi il ne faudrait jamais lui casser les pattes en l'attrapant car ce serait détruire la femme qu'il symbolise. Par ailleurs, la pleine lune et la lune montante seraient bénéfiques à la pêche au crabe.

Mais au marché de Moindou qui a eu lieu le premier week-end de l'ouverture de la pêche, les amateurs de crabes ont été déçus. Ils n'ont trouvé que très peu de crabes sur les étals. 

Quelle est la taille de la population de crabes de palétuviers ? Faudrait-il revoir la réglementation et augmenter la période de fermeture ? 

Globalement, les résultats d'une étude l'IRD datant déjà de 2010 sur la zone VKP laissaient apparaître certains éléments de réponse. Premièrement, ils indiquaient que la pression de pêche estimée en 2006 ne semblait pas avoir d’impact significatif sur l’abondance de la ressource et la taille des crabes, qui apparaissent surtout liées à l’habitat.

Conséquence de l'industrialisation de la zone VKP, le nombre d'individus n’est pas distribué de manière homogène. Mais surtout ces résultats confirment la nécessité d’une gestion spatialisée de la pêche au crabe. 
Par ailleurs, l’abondance de crabes varie fortement au cours du temps, d’une semaine à l’autre ou d’une année à l’autre. Une augmentation significative de la densité moyenne de crabes dans la zone avait ainsi été enregistrée en 2009 dans les suivis des deux pêcheurs équipés d’un GPS.

Pas d'affolement donc, vous pourrez jusqu'au 30 novembre arpenter les mangroves à pêche au crabe en respectant bien sûr la réglementation en vigueur ou plus simplement vous délecter d'un délicieux plat de crabes au curry !

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Huitre de mangrove. Mission Sénégal, le retour


Une semaine à Toubacouta, loin des tempêtes bretonnes, pour retrouver les groupements d’ostréiculteurs que nous avions rencontrés l’an dernier, un peu plus tard dans la saison. Jean Noël avait été missionné en 2013 pour faire une sorte d’expertise et d’état des lieux de l’ostréiculture dans le Sine Saloum.

Source : Les huîtres naturelles par Jean-Noël et Tifenn 

Beaucoup de gens connaissent l’huître de Casamance, peu celle des mangroves du Sine Saloum, et pourtant.
Nous avions visité 7 villages, rencontrés tous les pêcheurs, enfin surtout pêcheuses car sur les 7 villages, un seul fait travailler des hommes dans la mangrove.

Cette femme décortique des huîtres après un passage sur le feu...

Il s’agissait alors plus de cueillette sur les palétuviers, dont la ressource allait en diminuant. Les sénégalais connaissent le problème de la Casamance et la disparition de la mangrove, et conscients de ce fait, voulaient passer à l’élevage. Au départ, pare qu’ils sont obligés d’aller de plus en plus loin pour pêcher, et aujourd’hui par une prise de conscience profonde de la nécessité de protéger la ressource.

Ces femmes sur la photo nous attendaient en écossant des arachides avant de nous emmener dans les bolongs voir le travail effectué depuis l’an dernier. C’est un groupe pour lequel nous avions une affection particulière car elles avaient déjà pressenti le travail ostréicole, et avaient, par leur dynamisme et leur courage, une production qui promettait d’être intéressante.

Nous avons pu constater qu’elles avaient bien vendu leurs huîtres, et bien mis à capter de nouvelles huîtres pour la production suivante. Le travail fourni était conséquent.

Notre problématique en 2013, était de permettre à tous les villages de vendre leurs huîtres "en frais".

En effet, traditionnellement au Sénégal, les huîtres sont consommées cuites par les locaux, presque jamais crues. Elles sont séchées au soleil après avoir été cuites à l’étouffée, puis transformées, soit mises en bocaux, soit cuisinées avec des oignons par exemple (et c’est très bon aussi).

Le marché de la vente en frais est dix fois plus rémunérateur que le marché en transformation.

Captage de naissain à partir de cordées de coquilles d'huître installées en lisière de mangrove...

Les huîtres sont alors acheminées vers Dakar en camion, au bassin des Almadies, le seul bassin agréé du Sénégal. Là, elles sont stockées, puis vendues essentiellement à des restaurateurs et hôtels où les touristes européens consomment l’huître de la même façon qu’ici en France, crue, et aux même périodes qu’ici également, à Noël essentiellement.

Un mois et demi après notre retour en avril 2013, la structure commerciale pour permettre à tous les villages de vendre en frais était créée, sous le nom d’Union des Ostréiculteurs du Sine Saloum.

Cette rapidité d’exécution à l’échelle sénégalaise montrait bien leur motivation.

Nous étions donc impatients de voir si les suggestions de Jean Noël avaient été appliquées et surtout de voir si ça fonctionnait! En tant que producteur d’huîtres en France, Jean Noël pouvait craindre, dans un milieu qu’il ne connaît pas (quelle salinité, quel courant…) et pour une huître qu’il ne connaît pas (la cassostrea gazar), de s’être fourvoyé.

Sur un autre site, nous avons pu constater immédiatement que ses craintes pouvaient s’envoler.

Toutes ses recommandations avaient été appliquées avec succès, et le groupe avait vu encore plus loin. Intégrant une donnée importante en ostréiculture, l’anticipation. Ce qui jusqu’à lors n’était pas le cas, loin sans faut, l’habitude de vivre au jour le jour étant bien ancrée dans la tradition.

Ainsi, avec la plus value de la vente d’huîtres, elles avaient pu acheter des perches pour continuer de mette des guirlandes et augmenter la production, sans appauvrir la mangrove.

L’activité ostréicole est devenue la principale pour ce groupement et elles envisagent de continuer de travailler de manière collective tout en mettant en place une production personnelle.

Suite dans Les huîtres naturelles

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Le 20 février 2014

Bassin d'Arcachon: les ostréiculteurs ont élu leurs représentants

Les 23 ostréiculteurs, qui siégeront au comité régional de la conchyliculture, éliront leur président le 11 mars...

Source : Sud Ouest par Bernadette Dubourg

Les ostréiculteurs ont élu, mercredi dernier,  leurs 23 représentants au comité régional conchylicole du bassin d'Arcachon.

A Gujan-Mestras, où il y avait 12 candidats pour 8 postes, Olivier Laban, l'actuel président, a été réélu (avec 42 voix sur 74 votants), aux côtés de Thierry Lafon, Ludovic Ducourau, Thierry Limasset (le premier avec 52 voix), Laurent Bidart, Mireille Mazurier, Jean-Claude Lacoste et Fabrice Vigier.

À la Teste de Buch où il y avait 5 candidats pour 4 postes, Lionel Foucart, Jonathan Gonzalez, Christophe Lafon et Angelika Hermann ont été élus.

Tous les autres candidats ont été élus: Michel Dominguez à Arcachon; Jean-Pierre Maury et Nicolas Mercière à Andernos-les-Bains;Bernard Bergez à Audenge/lanton;Benoît Bidondo, Laurent Olivier, Serge Castaing, Denis Bellocq et Carine Meyre à Lège-Cap Ferret; Denis Pinto dans le Médoc; et Jérôme Labeguerie à Hossegor.

Ces nouveaux élus se réuniront le 11 mars au comité régional à Gujan-Mestras pour élire leur bureau et leur président.

Olivier Laban devrait être candidat à sa propre succession à la présidence du CRC.

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Bassin d'Arcachon : des cabanes ostréicoles vandalisées à Gujan

Source : Sud Ouest par Florence Moreau

Une enquête a été confiée aux gendarmes

Dégradations gratuites ? Individus désirant passer une nuit à l'abri du vent et du froid ? Fêtards qui ont trouvé le lieu insolite et pratique ?

Une enquête a été confiée aux gendarmes ce mercredi suite aux dégradations constatées dans l'après-midi de mardi sur trois cabanes ostréicoles de Gujan-Mestras.

Les portes de trois cabanes ont en effet été fracturées. Aucun dégât n'a cependant été commis à l'intérieur. Les cabanes donnent accès à des bateaux qui semblent avoir été empruntés ou en tout cas visités. Des fusées de détresse manquent à l'appel.

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Etats riverains du lac Tanganyika. Vers un protocole d’accord sur le secteur aquacole

Les Etats riverains du lac Tanganyika qui sont le Burundi, la Tanzanie, la Zambie et la République démocratique du Congo, se réunissent du 18 au 20 février 2014 à Bujumbura. L’objectif de l’atelier est de valider un projet de protocole d’accord sur l’aquaculture dans la région du lac Tanganyika.

Source : ppbdi

L’atelier a été organisé par la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), en collaboration avec l’Autorité du lac Tanganyika, avec l’appui du projet SmartFish de la FAO.

L’objectif principal de la réunion est d’examiner le cadre opérationnel, juridique et institutionnel des activités d’aquaculture dans les pays participants ; d’identifier les forces et les faiblesses et de formuler des recommandations pour les éléments de base d’un protocole pour la gestion de l’aquaculture sur le lac Tanganyika et son bassin.

Il a conjointement été ouvert par le secrétaire permanent au ministère de l’Agriculture et de l’élevage, Joseph Nduwimana, le secrétaire exécutif de l’Autorité du lac Tanganyika, Jean Marie Nibirantije, et le représentant de la FAO au Burundi, Mohamed Hama Garba.

Le constat est qu’un développement et une gestion non durables ou non coordonnés de l’aquaculture entraînent de graves menaces pour l’environnement et les ressources du lac Tanganyika et de son bassin. Parmi ces risques, l’on peut citer la propagation des maladies, la pollution, l’extinction d’espèces indigènes, l’eutrophisation du lac et les conflits avec les autres usagers du lac.

Beaucoup d’interventions qui doivent être abordées

Le secrétaire exécutif de l’Autorité du lac Tanganyika a indiqué que beaucoup d’interventions doivent être abordées pour un bon développement de l’aquaculture. Il s’agit notamment de la mise en place des politiques, des règlements, des stratégies et des plans d’actions spécifiques ; de l’amélioration de l’accès aux financements et aux facilités de crédit en particulier le capital de démarrage ; des infrastructures et des équipements essentiels pour le développement de l’aquaculture qui comprennent les incubateurs, le transport, la communication, l’approvisionnement en eau et en électricité et d’autres …

Le représentant de la FAO a, à son tour, indiqué que ce protocole s’avère indispensable parce que l’aquaculture mal régulée rend propice le développement des maladies et génère des dégâts environnementaux néfastes pour elle-même et pour les autres activités économiques.

Floride Ndakoraniwe

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Le 19 février 2014

Souvenirs de laboratorio et de camaronera : La mémoire de l’eau de mer

Jean-François Le Bitoux

Billet 5

Antonio avait la mine défaite des très mauvais jours : c’était un désastre. Dans ses bacs d’élevage, les larves de crevettes nageaient lourdement, blanchâtres, moribondes. Il maugréait : « C’est de ma faute ! J’ai tout faux ! Je n’aurais pas dû remplir mes bacs un soir de pleine lune pendant la grande marée ! Ça porte malheur ! »

Dans ces années 1970/85, l’Equateur vit au rythme du développement d’une nouvelle industrie marine, l’aquaculture de crevettes qui envahit des territoires côtiers, souvent oubliés du développement économique dans une atmosphère de ruée vers l’or – bleu ! A l’origine de  miracle économique inespéré, les observations d’agriculteurs de Machala, capitale de la province au nom prédestiné d’El Oro, qui ont remarqué que des jeunes crevettes piégées dans des lagunes naturelles y grossissent et atteignent une taille commerciale en quelques mois. Ils ont alors construit des lagunes artificielles et les ont ensemencées de juvéniles sauvages. En quelques années, ils ont acquis un solide savoir-faire dans la construction de bassins d’élevage, la gestion de l’eau et la production de nourriture ; des crevettes dans un bassin, ce sont des dollars qui nagent : l’aquaculture de crevettes et les camaroneras sont nées.

En 1980, un groupe de gringos avait réussi un défi original : faire pondre les espèces de crevettes sauvages locales et élever leurs larves dans l’environnement contrôlé d’une écloserie, localement dénommée Laboratorio car le suivi quotidien des animaux relève de la précision d’un travail de laboratoire. Une crevette adulte pond en pleine mer des milliers d’œufs d’où naissent des larves planctoniques dénommées nauplius, puis zoé et mysis, avant de devenir en trois semaines un juvénile qui migre vers les estuaires jusqu’à la taille adulte puis retourne au large. L’Indien équatorien de la côte est d’un naturel accueillant et ouvert à la nouveauté. En quelques années il a observé, absorbé et digéré ces innovations et les a faites siennes : ce qui hier était un exploit technique est aujourd’hui partagé, banalisé. Il existe dorénavant des dizaines d’écloseries le long de la côte, des camaroneras qui couvrent des milliers d’hectares à travers le pays et la crevette est devenue le troisième produit à l’exportation après le pétrole et la banane.

Antonio dirige une écloserie artisanale située sur la longue plage de sable qui borde la Péninsule de Salinas, pointe la plus avancée de l’Amérique du Sud dans le Pacifique. Son travail consiste à élever les larves et les juvéniles pour les camaroneras. Or ce matin-là en se penchant sur ses bacs, c’est la catastrophe : des millions de larves et de postlarves sont mortes ou mourantes. Ce n’est pas la première fois que cela lui arrive mais c’est toujours un choc et un amère sentiment d’échec : sa réputation est en jeu !

Suite...

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Algues bio : un guide gratuit à télécharger

Le "Guide de Bonnes Pratiques à l'usage des récoltants d'algues de rive" a été élaboré dans le cadre du projet ALGMARBIO coordonné par Initiative Bio Bretagne, dont l'objectif général est la structuration de la filière "Algues marines" bio bretonne.

Il s'adresse à tous les récoltants d'algues de rive et toutes les personnes de la filière agrobiologique qui souhaitent connaître les pratiques de récoltes permettant une gestion durable des champs d'algues de rive. Le respect de ces bonnes pratiques et la signature de la "Charte de bonnes pratiques" intégrée dans ce guide, est par ailleurs une façon simple pour répondre aux obligations de la certification d'algues en Agriculture Biologique.

Le guide est le résultat d'un travail de collecte de données scientifiques et de connaissances des principes de l'AB, de consultation d'acteurs de la filière algues (récoltants d'algues, scientifiques, administrations, entreprises de transformation) et d'un travail de terrain avec des récoltants d'algues. Il a bénéficié d'un soutien financier de FranceAgriMer (FAM), du Conseil régional de Bretagne, du Fonds Européen pour la Pêche (FEP), du Conseil général des Côtes d'Armor et du Parc Naturel Marin d'Iroise.

Le guide de 54 pages mis à jour en décembre 2013 à télécharger ici.

Plus d'information sur la filière algue en Bretagne sur le site Interbio Bretagne

Filières et Marchés : Algues marines Bio : des outils pour accompagner la structuration de la filière bretonne...

Depuis l'entrée en vigueur du règlement européen Bio 710/2009 en juillet 2010, le ramassage et la culture d'algues Bio sont désormais possibles en Europe. L'application des exigences réglementaires contenues dans ce texte pose un certain nombre de questions pratiques sur le terrain. Initiative Bio Bretagne et ses partenaires travaillent ensemble pour trouver des réponses à ces questionnements dans le cadre du programme AlgmarBIO*.

En 2012, une première étude a été réalisée sur les techniques de transformation des algues marines. Parallèlement, la filière "Algues marines" Bio se met en place et nécessite un accompagnement spécifique : mise en place d'un suivi des marchés (quantification de l'offre et de la demande), mise en relation des opérateurs, information et communication...

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Le 18 février 2014

François Hollande accueille les chefs d'entreprise étrangers autour d'une montagne d'huîtres


Rendre la France plus attractive pour les investisseurs étrangers. La France est un pays où l'on peut investir, tel est le message donné par le président de la République et le Premier ministre aux investisseurs étrangers, lors du Comité stratégique de l’attractivité qui s’est tenu, le 17 février à l’Elysée.

Retrouvez sur gouvernement.fr les principales mesures destinées à renforcer encore la politique d'accueil des investissements directs étrangers et d'attractivité de la France.

François Hollande promet la «visibilité fiscale» aux entreprises étrangères

Le chef de l'État a garanti aux entrepreneurs français et étrangers qui investissent dans l'Hexagone la stabilité des règles fiscales et administratives. Les contours de ce dispositif de rescrit, qui existe déjà, demeurent flous.

Source : Le Figaro par Marie Visot

C'est par une montagne d'huîtres que s'est terminée lundi l'opération séduction de la France envers les investisseurs étrangers. Trente-quatre patrons de groupes internationaux (Mars, Bosch, Siemens, Samsung, Intel, Nestlé, General Electric…) venaient de passer 24 heures sous les ors de la République. À Matignon d'abord, reçus à dîner dimanche soir par Jean-Marc Ayrault, puis à l'Élysée ce lundi avec François Hollande.
«Nous n'avons pas peur des capitaux qui viennent s'investir en France, nous ne voulons pas nous protéger», a souligné le président à l'issue de la matinée de travail. «Nous considérons même que la mobilité des investissements fait partie de la réussite d'un pays», a-t-il insisté. Il s'agissait pour le chef de l'État de tenter d'améliorer l'image de la France, écornée par la taxe à 75 % sur les hauts revenus ou la proposition de loi «Florange» qui pénalise les entreprises fermant un site et qui ne cherchent pas de repreneur. Il s'agissait aussi, pour le chef de l'État, de passer de la parole aux actes alors qu'il lui est souvent reproché un discours en décalage avec les décisions qu'il prend. Suite dans : Le Figaro

La Chine n'a pas attendu les mesures pour investir en France... Bientôt, elle nous vendra des montagnes d'huître...

De Peugeot à Tahiti

PSA-Dongfeng. La famille Peugeot vote l'accord avec les Chinois

Le protocole d'accord avec Dongfeng et le projet BPF-Santander sont "actés". La famille fondatrice de PSA voit sa participation ramenée à 14 %.

Les conseils d'administration d'Établissements Peugeot Frères et de FFP, la holding de la famille Peugeot, ont voté ce lundi soir en faveur du protocole d'accord conclu avec le chinois Dongfeng sur les modalités d'une augmentation de capital pour PSA Peugeot Citroën , a-t-on appris de deux sources proches du dossier. Suite dans Ouest France

Mahana Beach et ferme aquacole : deux délégations chinoises séjournent à Tahiti


PAPEETE, 17 février 2014 - (communiqué de la présidence du Pays)

Le Président Gaston Flosse a accueilli ce lundi une importante délégation chinoise composée du Groupe Tian Rui Aquaculture, conduite par le président de la société, M. WANG Cheng, lui-même accompagné de techniciens en aquaculture et en énergie photovoltaïque. Par le même vol est également arrivé une seconde délégation chinoise, du Groupe Forebase et Banyan Tree Resort, conduite par M. CAI Jianchu, directeur exécutif, lui aussi accompagné de techniciens et d’architectes.

Source : Tahiti Infos

Le Président de la Polynésie française était accompagné du député et président de l’Assemblée, Edouard FRITCH, du député Jean Paul TUAIVA, du ministre de l’équipement Albert SOLIA, et du consul général de Chine en Polynésie française, Monsieur WU Dong.

La délégation de Monsieur WANG Chen s'est dans l'après-midi à Makemo afin de visiter le terrain sur lequel le Pays propose que soient installées les infrastructures du futur complexe aquacole. Une rencontre avec les habitants de Makemo est également prévue, Monsieur WANG Chen souhaitant expliquer la nature exacte de son projet à la population de l’île, puisque celle-ci sera la première concernée par les développements de cette activité.

Les ingénieurs de la société Suntech, leader mondial de l’énergie solaire et appartenant également à la holding de Monsieur WANG Chen, se rendront sur différents sites susceptibles d’accueillir des fermes solaires. Ils étudieront les meilleures conditions de production d’énergie solaire, notamment pour l’hôpital.

Quant à la délégation du Groupe Forebase, elle a déjà visité ce matin, à peine sortie de l’aéroport, le terrain du futur projet Tahiti Mahana Beach. L’équipe d’ingénieurs et d‘architectes a pu découvrir le site, sur terre et depuis la mer. De nombreuses réunions de travail sont prévues avec TNAD, Tahiti Nui Aménagement et Développement.

La délégation de Forebase Group a également prévu de se rendre à Moorea sur la zone de l’ancien Club Méditerrané, pressentie pour accueillir le Moorea Mahana Beach. Ce projet intéresse fortement le Groupe Forebase, lorsque le Pays sera devenu propriétaire des lieux. Elle se rendra également à Bora Bora, cette fois pour visiter les différents hôtels de la Perle du Pacifique, et découvrir ce qui se fait déjà en termes d’architecture hôtelière.

Les deux délégations quittent le fenua à la fin de la semaine. Interrogé par la presse présente, le Président Gaston Flosse n’a pas caché sa satisfaction de voir enfin ces grands projets entrer dans une phase concrète. Les architectes américains du Group 70 international sont déjà venus la semaine dernière découvrir le site du Tahiti Mahana Beach et effectuer les relevés nécessaires à leur travail. La dernière délégation attendue, celle du groupe français AS Architecture Studio, doit arriver ce mercredi.

Le Président a rappelé que les trois groupes candidats sont accueillis de la même manière et qu’il sera présent mercredi à l’arrivée du groupe français, comme il a été présent pour celle du groupe américain. Un chapiteau a été installé à demeure sur le terrain de l’ancien hôtel Maeva Beach, avec des photographies aériennes du site, pour accueillir les différentes équipes candidates de passage. Celles-ci ont 14 semaines pour concevoir les plans du futur complexe Tahiti Mahana Beach, avant que le jury ne choisisse le projet qui sera retenu. Quelque soit le candidat qui l’emportera au terme du processus, le Pays sera propriétaire des trois projets.

Pour en savoir + :

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Le 17 février 2014

Ostréiculteur disparu à Bourcefranc (17) : un corps retrouvé


Un corps a été repêché dimanche dans la zone où un ostréiculteur avait disparu, fin septembre. L'identification est en cours

Le corps d'un homme a été retrouvé au large de Port des Barques, à Bourcefranc, dimanche, dans la zone où Thierry Bordas, un ostréiculteur de 54 ans, avait disparu en septembre dernier.

Le corps a été repéré en mer par un autre ostréiculteur, qui a immédiatement prévenu la gendarmerie.

S'il est probable qu'il s'agit de Thierry Bordas, rien n'est encore confirmé. L'identification est toujours en cours et les résultats devraient être connus assez rapidement.

Ce week-end, un autre professionnel de la mer a été porté disparu. Les recherches ont été interrompues à la tombée de la nuit, dimanche, après la disparition de cet ostréiculteur de 54 ans au sud du pont d'Oléron, au large du port de Marennes.

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Un ostréiculteur de Marennes porté disparu au sud du pont d'Oléron

La disparition du professionnel de la mer, âgé de 54 ans, a été signalée vers 13 heures. Les recherches ont été interrompues à la tombée de la nuit

Source : Sud Ouest par Eric Chauveau

Les recherches ont été interrompues à la tombée de la nuit, dimanche, après la disparition d'un ostréiculteur âgé de 54 ans au sud du pont d'Oléron, au large du port de Marennes.

La barge de ce professionnel de la mer avait été repérée, vers 13 heures, par un autre ostréiculteur. L'embarcation de travail immatriculée à Marennes, vide de tout occupant, avait le moteur relevé.

Un hélicoptère de la marine nationale et une vedette de la SNSM (société nationale de sauvetage en mer) de La Tremblade avaient été mobilisées. La gendarmerie maritime a également été sollicitée.

Lors des recherches, coordonnées par la préfecture maritime de Brest, une paire de cuissardes a été retrouvée mais il n'a pas été confirmé qu'elle appartient à l'ostréiculteur. L'inquiétude grandit cependant puisque l'eau est à 11 degrés. La survie dans ces conditions est estimée à une heure.

La barge ostréicole du disparu a été prise en remorque par une autre barge et ramenée à Marennes.

Après concertation des autorités concernées, les recherches devraient reprendre lundi matin avec un hélicoptère et un dispositif de la gendarmerie nationale, désormais seule maître d'oeuvre sur zone.

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Ostréiculteur disparu en Charente-Maritime : le corps retrouvé à Marennes


Le corps d'un ostréiculteur qui avait disparu dimanche au large de Marennes a été retrouvé lundi après-midi et formellement identifié.
L'homme a été repêché ce lundi vers 14h30, à un kilomètre de l'endroit où sa barge vide avait été aperçue dimanche vers 13h00 par un autre ostréiculteur qui avait donné l'alerte. La barge se trouvait alors à environ 1,5 km du port de Marennes.

"Le corps du professionnel avait ainsi été repéré peu avant par un autre ostréiculteur. Il se trouvait sur ses propres parcs, à quelques centaines de mètres où l'embarcation vide avait été repérée", a précisé un responsable de la gendarmerie maritime.

L'ostréiculteur Jean-Serge Moreau, âgé de 54 ans, était parti dimanche aux alentours de 08h30 dans des conditions de mer calme.

Des recherches, avec notamment une vedette des secours en mer, des hélicoptères de la Marine et de la Protection civile, un zodiac et un jet-ski des pompiers, interrompues pour la nuit, avaient repris lundi matin.

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Des boulettes et des plaques d'hydrocarbures sur les plages de Ré et d'Oléron


Depuis la fin de semaine dernière, des boulettes et galettes d'hydrocarbures s'échouent sur les plages de Charente-Maritime. Sont principalement touchés les sites des îles de Ré et d'Oléron exposés aux vents d'ouest dominants.

Source : Sud Ouest La Rochelle

La préfecture qui évalue actuellement la situation a dressé ce lundi la liste des communes concernées. Il s'agit de Saint-Clément-des-Baleines, La Couarde-sur-Mer, Ars-en-Ré, Sainte-Marie-de-Ré, Le Bois-Plage-en-Ré, Rivedoux, Saint-Denis-d'Oléron, Saint-Georges-d'Oléron, Saint-Pierre-d'Oléron et La Tremblade.

A Saint-Clément, le week-end dernier, une opération de ramassage de gros déchets échoués à laquelle devaient participer 90 personnes a dû être annulée. Le maire a signé un arrêté interdisant l'accès à la plage, pour des raisons préventives liées à la santé.
Des prélèvements ont été effectués pour être analysés par le Centre de documentation, de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE). Une reconnaissance de la Marine nationale n'a pas détecté de pollution majeure du littoral charentais-maritime.

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Le pétrole brut a des effets toxiques sur les cellules cardiaques des poissons

Le pétrole a des effets toxiques sur le coeur des poissons, ralentissant les pulsations et provoquant une irrégularité du rythme cardiaque, selon une recherche américaine menée sur des thons dans le Golfe du Mexique après la marée noire de BP en 2010.

Source : AFP

Les chercheurs de l'Université de Stanford (Californie) et de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) ont découvert que le brut interférait avec les cellules cardiaques des poissons.

Alors que les effets néfastes du brut sur les larves et les jeunes poissons sont connus depuis longtemps, les mécanismes physiologiques de cette toxicité restaient obscurs, expliquent les auteurs de ces travaux publiés dans la revue américaine Science et présentés à la Conférence annuelle de l'Association américaine pour l'avancement de la science réunie à Chicago du 13 au 17 février.

Ces scientifiques, qui étudiaient l'impact de la marée noire sur les thons après l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, ont découvert que les hydrocarbures bloquaient la capacité des cellules cardiaques de ces poissons à battre efficacement.

Ils bloquent notamment les canaux de distribution du potassium dans les membranes des cellules du coeur, ce qui accroît le temps pour redémarrer le coeur après chaque battement. Ce mécanisme est semblable chez tous les vertébrés y compris l'homme.

Le brut est un mélange complexe de substances chimiques dont la toxicité pour certains animaux marins est déjà connue.

D'autres recherches se sont déjà concentrées notamment sur l'une de ces substances, l'hydrocarbure aromatique polycyclique ou HAP qui peut aussi se trouver dans le goudron, la créosote de Goudron de houille et les polluants atmosphériques ainsi que dans les eaux pluviales.

Après la marée noire de 2010, les chercheurs estiment que le PAH peut persister pendant de nombreuses années dans les habitats marins avec une variété d'effets environnementaux néfastes.

Cette découverte définit plus clairement les menaces des substances chimiques dérivées des hydrocarbures pour les poissons et d'autres espèces côtières ainsi que pour l'écosystème océanique avec des conséquences allant au-delà de la marée noire comme les autres sources de pollution telles que l'écoulement des eaux pluviales en milieu urbain, selon ces chercheurs.

Selon les auteurs, cette nouvelle étude attire aussi l'attention sur des risques précédemment sous-estimés de ces substances dans les hydrocarbures sur la faune sauvage et les humains, surtout le PAH qui est présent dans la pollution de l'air à des niveaux relativement élevés, soulignent-ils.

La marée noire provoquée par l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon de BP a déversé plus de quatre millions de barils de brut dans le Golfe du Mexique au plus fort de la période de reproduction du thon rouge de l'Atlantique au printemps 2010.

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Contrôles alimentaires dans le collimateur

La CLCV appelle les parlementaires à tirer les conséquences du rapport de la Cour des comptes sur les lacunes des contrôles alimentaires.

Source : CLCV

Les signaux d’alerte quant à la fiabilité des contrôles alimentaires français s’accumulent avec la publication du rapport annuel de la Cour des comptes qui pointe « l’insuffisance des contrôles du ministère de l’agriculture ». Ce rapport vient confirmer les conclusions tout aussi sévères de l’Office alimentaire et vétérinaire qui, dans son rapport de novembre 2013, pointait déjà de graves lacunes dans l’inspection vétérinaire en abattoir.

Le constat de la Cour des comptes est sans appel. Dans le secteur des productions végétales, « le nombre de contrôles sur les intrants[1], même s’il a progressé, […] reste très faible avec un taux de contrôle de 1.2 %. » La Cour note aussi que « les exploitants qui ne bénéficient pas d’aides PAC, notamment les arboriculteurs et les maraîchers, ne sont quasiment pas contrôlés ».

Sur les productions animales, on assiste à une diminution préoccupante du nombre de contrôles de – 17 % entre 2009 et 2012. Pour certains abattoirs et ateliers de découpe considérés « à risque », les fréquences minimales d’inspection ne sont pas toujours respectées. Pour la Cour, ce recul des contrôles s’explique par « une diminution de plus de 300 équivalents temps plein travaillé au niveau départemental, niveau chargé des inspections dans les élevages, les abattoirs et dans les autres établissements »

Afin de pallier ce manque de moyens, la responsabilisation des professionnels via le renforcement des autocontrôles est souvent présentée comme une solution. Nous partageons les réserves exprimées par la Cour des comptes à ce sujet. En effet, ce transfert revient à mettre les professionnels en position de juges et parties. En dernier ressort, ce sont bien les contrôles officiels qui sont les garants réels de la fiabilité de notre chaîne alimentaire.

La CLCV demande d’ailleurs davantage de transparence sur ce que fait l’Etat dans ce domaine. Un premier pas a été franchi en ce sens avec le projet de loi d’avenir pour l’agriculture et l’alimentation qui prévoit de rendre publics un certain nombre de résultats de contrôle. Nous appelons les parlementaires à élargir cette disposition à l’ensemble des contrôles officiels qu’ils soient réalisés par le ministère de l’agriculture, de la répression des fraudes, de la santé ou par d’autres administrations (affaires maritimes, gendarmerie).

Enfin, la loi d’avenir offre l’occasion de renforcer les sanctions en cas de non-conformité ce qui constitue une priorité. Il est inacceptable que, dans le secteur des productions animales, 49 % des non-conformités moyenne ou majeure demeurent sans suite. Nous invitons par conséquent les parlementaires à renforcer les sanctions prévues par le code rural.

[1] Le terme intrant désigne les produits de traitement et les engrais.

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Le 16 février 2014

Cette semaine à la une du Littoral, Les ostréiculteurs tancent le ministre


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Des aquacultures. Faites votre choix ?

Entre une aquaculture qui développe et une aquaculture qui rapporte !

Lors de la conférence "Aquaculture America 2014" à Seattle (Washington - USA), Patrick Sorgeloos de l'Université de Gand (Belgique) explique que l'aquaculture peut montrer deux facettes : l'aquaculture traditionnelle (qui "développe") et l'aquaculture industrielle (qui rapporte)...

Au Pérou, Elena Conterno, présidente de la SNP (National Fisheries Society), pencherait du côté de la pisciculture industrielle de poissons carnivores à forte valeur marchande... Naturellement ! Le Pérou est le N°1 de la farine de poisson...

Aquaculture America 2014
Seattle Washington USA
February 2014

Aquaculture America 2014: Aquaculture as the Blue Biotechnology of the Future

Analysis - Aquuculture America 2014 kicked off today in Seattle, USA, with a plenary address from Patrick Sorgeloos, Ghent University, Belgium, on aquaculture as the blue biotechnology of the future, writes Lucy Towers, TheFishSite Editor, live from the show.

Source : The FishSite

Aquaculture can be dived into traditional and industrial aquaculture said Mr Sorgeloos.

Traditional aquaculture accounts for more than 50 per cent of world production and is mainly for local consumption. Often integrated with rice, livestock or other fish, traditional production can be very eco-friendly.

Industrial aquaculture is different in that it is driven by profitability, efficiency and high value products. Comprised of mainly monoculture, more investment is needed to help it be able to move to integrated production.

In order to meet the FAO's prediction that seafood production must double in ten years to meet demand, new approches will be needed, commented Mr Sorgeloos.


Many of the current challenges such as legislation, food safety and lack of communication between the Western World and Asia, are all holding back the expansion of sustainable aquaculture and more effort is needed to address the challenges.

Efficient breeding of fish and seed production is one area where aquaculture finds itself far behind agriculture, said Mr Sorgeloos. Many fish species still cannot be bred in captivity and seed production needs to improve its cost efficiency and survival rates.

Moving to integrated aquaculture is also another area that needs to be addressed. China has very efficient integrated marine aquaculture involving fish, seaweed and molluscs that requires no feed input. The rest of the world needs to work with China to better understand the practice and to develop new technology, said Mr Sorgeloos.


The integration of fish farming with renewable energy sources, such as wind farms, is also important and may help reduce costs whilst making production more sustainable.

In the areas of sea lice and fish meal, many improvements have already been made but there is still more work to be done, said Mr Sorgeloos.

Mr Sorgeloos also noted that Europe needs to make more effort in restocking programmes, as it is crucial for good fisheries management.

Concluding his presentation, Mr Sorgeloos stressed the importance of the need for more dialogue between countries. we have to realise we are all equal and we all have similar issues that need to be solved together, not dictated by certain countries.

Lucy Towers, Editor

Ongrowing Management, Breeding and Reproduction, Feeds and Nutrition, Conferences and Events, General, Sustainability, Aquaculture

Le Pérou qui transforme 5 millions T/an d'anchois en farine, pencherait pour l'élevage de poissons carnivores

White fish potential for aquaculture highlighted

The National Fisheries Society (SNP) argues that the Peruvian aquaculture has the potential to become a major opportunity for private investment.

Source : FIS

The president of the organization, Elena Conterno, stressed that six million tonnes of marine resources are caught annually, while domestic aquaculture produced in 2013 about 90,000 tonnes.

"The sea is limited, but aquaculture can grow, because while Peru has an annual production of 90,000 tonnes, Chile has a seven times higher level and Ecuador triples it," the head of the SNP said.

According to Conterno, the development of aquaculture in the country has been emerging so far, and is primarily geared towards Peruvian scallops and prawns, paiche, trout and tilapia.

But in her opinion, this sector has great potential, since today it has the adequate technology to develop sea urchin and sole farming, Andina reports.

"It would be important for fishermen to have other income from species that are demanded by consumers, given that much of the demand is concentrated in the white fish, and its rearing can be promoted," she said.

Some 600,000 tonnes per year are used for human consumption and only 120,000 tonnes are anchovy.

Among the white fish, dolphinfish, croaker, and sole downloads stand out, the head of the SNP said.


"Today aquaculture is seen as an opportunity, and technology and food are the most important issues," she added.

Meanwhile, Francisco Miranda, president of the NGO Oannes, deemed "It essential to promote the human consumption industry of seafood in the south, precisely because of the geopolitical and strategic importance that the border area represents", newspaper La Republica reported.

By Analia Murias

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Le 15 février 2014

Frédéric Cuvillier rencontrera les conchyliculteurs : de vives attentes

Les présidents des comités régionaux de la conchyliculture rencontreront le ministre Frédéric Cuvillier le 20 février. Irrités par trois reports successifs de cette entrevue, leurs attentes sont vives.

Source : Le Marin

État des ressources, qualité des écosystèmes conchylicoles, équilibre économique des entreprises et des structures professionnelles : autant de sujets dont dépend l’avenir de la filière. Ils sollicitent « un soutien marqué de l’État français », prévient Gérald Viaud, président du Comité national de la conchyliculture. Dans la continuité des engagements déjà obtenus au niveau européen.

Communiqué du CNC

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Des traces d'hydrocarbures trouvées dans les huîtres sauvages du bassin d'Arcachon


Cette contamination pourrait expliquer les anomalies de reproduction observées depuis plusieurs années. Le taux d'hydrocarbures relevé par les scientifiques de l'Ifremer ne constitue pas de danger pour la santé humaine

Source : Sud Ouest

La provenance des hydrocarbures aromatiques polycycliques qui se retrouvent dans l’eau du Bassin est, en l’état de la recherche, difficile à déterminer...

C'est une note qui dit des choses « préoccupantes ». Elle a été rédigée par la station arcachonnaise de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) et elle s'intitule ainsi : « Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans les huîtres du bassin d'Arcachon. Comparaison avec les teneurs mesurées dans les autres masses d'eau du bassin Adour-Garonne ».

Les non-scientifiques ne comprennent pas le titre mais sentent bien que ça fait un peu peur. Alors qu'est-ce que cela veut dire ? Les HAP constituent une sous-famille des hydrocarbures aromatiques, c'est-à-dire des molécules d'atomes de carbone et d'hydrogène. Ils existent dans le pétrole brut (les hydrocarbures pétrogéniques) et peuvent être libérés dans le milieu par les activités motonautiques. La combustion projette aussi des HAP (les hydrocarbures pyrogéniques) qui reviennent par retombées atmosphériques (moteurs thermiques des véhicules), par le chauffage (bois, charbon, fuel) et par l'activité industrielle. Répertorier exactement, dans un lieu précis, d'où ils viennent s'avère donc compliqué. Ces HAP sont toxiques et répertoriés comme tels par l'Organisation mondiale de la santé (1).

D'où l'intérêt de les suivre, notamment dans les eaux du Bassin. La teneur d'un certain nombre de HAP dans les huîtres sauvages est donc étudiée annuellement par l'Ifremer depuis 1996 à partir de prélèvements effectués en novembre.

Quelle est la tendance d'après les prélèvements de 2012 ?

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Ocea livre une barge de 25 mètres à un mytiliculteur de La Turballe


L’« Hegoa » servira pour la récolte et l’expédition des moules de ses filières. (Photo : Jean-Yves Poirier)

Source : Le Marin

Le site rochelais du chantier Ocea, spécialiste de la construction navale en alliage léger, vient de mettre à l’eau un navire mytilicole de la série Aquafisher 80. Longue de 24,95 mètres et large de 7 mètres, l’Hegoa a été commandée par la Société conchylicole de l’île Dumet (SCID). Basée à La Turballe et gérée par Bruno Brochard, l’entreprise s’en servira pour la récolte et l’expédition des moules de ses filières, installées au large de Piriac, en Loire-Atlantique.

L’utilisation extensive de profils extrudés sur les tôles de pont, le livet et les renforts longitudinaux, a contribué à alléger le poids de la coque de près de 30 % par rapport aux techniques conventionnelles, avec un effet bénéfique sur la consommation en carburant. Couplé à une centrale, le moteur de 750 ch entraîne l’ensemble des équipements hydrauliques, y compris les deux propulseurs.

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Niveau record des exportations de produits de la mer de Norvège


Ce record en valeur s’explique avant tout par la forte demande de saumon, qui a fait monter les prix.

Avec 7,3 milliards d’euros, les exportations de produits de la mer de Norvège ont connu un nouveau record en 2013. La France reste un de ses plus gros marchés avec la Russie.

Ce record en valeur s’explique avant tout par la forte demande de saumon, qui a fait monter les prix. Avec 5 milliards d’euros, le chiffre d’affaires sur cette espèce a augmenté de 35 %, malgré une baisse de 3,5 % des volumes. L’évolution du prix est inverse pour l’autre produit vedette, le cabillaud, qui a globalement augmenté de 19 % mais avec un volume de 56 % supérieur à celui de 2012.

Globalement, l’Union européenne absorbe 59 % des exportations norvégiennes. La France, avec 708 millions d’euros (+20 % par rapport à 2012) demeure le second marché national derrière la Russie (792 millions, +10 %). Elle est le premier pour le saumon, avec une augmentation de 30 % en valeur, mais un volume en légère baisse sur l’année. Source : Le Marin

Norvège dans le Top 5 des exportateurs et France dans le Top 5 des importateurs


D'après la Fiche Secteur produits de la mer 2013 d'Ubifrance (6 pages) : Brève présentation du marché mondial des produits de la mer en 2013

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L'aquaculture à l'annexe de l'Union Européenne !

Note d’information pour le Conseil « Agriculture et Pêche »

Bruxelles, lundi 17 février 2014

Lors de sa session, le Conseil examinera des questions relatives à l'agriculture; il entamera ses travaux à 10 heures le lundi 17 février 2014. Le Conseil sera présidé par M. Athanasios Tsaftaris, ministre du développement rural et de l'alimentation.

Source : Consilium / Présidence Grecque

La présidence grecque présentera d'abord, dans le cadre d'un débat public, son programme de travail dans les secteurs de l'agriculture et de la pêche.

(...)

Programme de travail de la présidence

Lors d'une session publique, la présidence grecque présentera son programme de travail dans les secteurs de l'agriculture et de la pêche.

Les priorités de la présidence en matière de politique agricole consisteront notamment à :

• s'employer à achever les travaux relatifs aux actes délégués concernant l'entrée en vigueur de la réforme de la politique agricole commune (PAC) en janvier de l'année prochaine;
(...)

Les priorités en matière de politique de la pêche consisteront principalement à :

• achever dans les meilleurs délais les travaux relatifs à l'accord conclu avec le Parlement européen sur le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) qui sera utilisé pendant la période 2014-2020 pour financer la mise en œuvre de la nouvelle politique commune de la pêche (PCP) adoptée l'année dernière;
• rechercher une solution interinstitutionnelle en ce qui concerne la fixation de plans pluriannuels de gestion des stocks halieutiques, qui constituent la base de la nouvelle PCP;
• coordonner la position et la représentation de l'Union lors de négociations concernant des protocoles à des accords de partenariat dans le domaine de la pêche conclus avec des pays tiers, ainsi que lors de réunions annuelles avec les organisations régionales de gestion des pêches et des États côtiers.

En ce qui concerne les questions alimentaires et vétérinaires, la présidence entend :

• achever les travaux sur la proposition de règlement fixant des dispositions pour la gestion des dépenses relatives, d'une part, à la chaîne de production des denrées alimentaires, à la santé et au bien-être des animaux et, d'autre part, à la santé et au matériel de reproduction des végétaux, en vue de par venir à un accord avec le Parlement européen sur cette question au cours de ce semestre;
• poursuivre les travaux sur l'ensemble de mesures législatives concernant la chaîne de production des denrées alimentaires, y compris les règlements relatifs aux contrôles officiels, à la santé animale, à des mesures de protection contre les organismes nuisibles aux végétaux et à la production et à la commercialisation de matériel de reproduction des végétaux.

Autre sujet du consilium :

Conférence sur l'agriculture, la sécurité alimentaire et le changement climatique

Les Pays-Bas communiqueront des informations au Conseil sur les résultats de la 3e conférence sur l'agriculture, la sécurité alimentaire et nutritionnelle et le changement climatique, tenue à Johannesburg (Afrique du Sud) du 3 au 5 décembre 2013. Cette conférence a débouché sur la création d'une alliance pour une agriculture adaptée aux changements climatiques, qui promeut des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement. Le lancement de cette alliance devrait avoir lieu à l'occasion du sommet des dirigeants organisé le 23 septembre 2014, à New York, avant l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations unies. L'alliance repose sur trois piliers, à savoir: œuvrer à la viabilité de la productivité agricole; renforcer les capacités d'adaptation et la résilience face aux changements climatiques; et atténuer les émissions de gaz à effet de serre.

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Conseil spécialisé « mer et aquaculture » de FranceAgriMer du 5 février 2014

Communiqué de presse

Source : FranceAgriMer

Une séance consacrée à l’économie de la filière.

Le Conseil spécialisé de FranceAgriMer pour les produits de la mer, de l’aquaculture et de la pêche professionnelle en eau douce s’est réuni le 5 février 2014, sous la présidence d’Hervé Jeantet.

Cette séance a été largement consacrée à l’analyse de la situation des marchés des produits aquatiques, avec la présentation du bilan de l’année 2013.

Vous trouverez ci-dessous le texte intégral du communiqué de presse accompagné

- d'une présentation de la situation du marché aquatique,

- de la publication «Les filières animales, terrestres et aquatiques - bilan 2013 et perspectives pour 2014».

Consulter les documents associés :

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Arcachon : L’ostréiculture vote

Les élections pour le renouvellement du bureau du comité régional conchylicole auront lieu mercredi 19 février. Il y a 29 candidats pour un total de 26 sièges.

Source : Sud Ouest par David Patsouris

Eux seuls voteront. Contrairement à ce qui va se passer dans tous les comités régionaux conchylicoles de France cette année, le renouvellement du bureau sur le bassin d'Arcachon se fera par le vote et non par cooptation via les syndicats locaux. Ce vote aura lieu mercredi 19 février, de 9 heures à 14 heures, soit en pleine maline (mer basse à 13 h 57), des horaires qui, évidemment, risquent de booster l'abstention.

Est-ce la proximité des municipales ? L'abondance de naissain qui rend la vie plus belle ? Ou encore l'hiver pluvieux ? Toujours est-il que la mobilisation des professionnels est toute relative. La cooptation via les syndicats n'a de toute façon pas été possible « parce que, c'est malheureux de le dire ainsi mais c'est vrai, nos syndicats ne vivent plus », avoue Olivier Laban, président des ostréiculteurs du Bassin depuis six ans. Ainsi, 29 ostréiculteurs se présentent pour 26 sièges. Il n'a même pas été possible de trouver un candidat pour Arès.

2014, « année charnière »

Même Olivier Laban a eu un peu de vague à l'âme. « J'ai annoncé ma candidature à mes collègues il y a un an. Mais sincèrement, si je n'avais rien dit, je me poserai aujourd'hui beaucoup de questions. Dans ce poste, il y a de plus en plus de grands moments de solitude. Il y a trop peu de candidats. Il y avait seulement 70 ostréiculteurs (sur plus de 300, NDLR) lors de l'assemblée générale du comité régional conchylicole (CRC). C'était pourtant le moment de dire ce qu'on pensait sur le mandat. »

Et pourtant, selon Olivier Laban, 2014 est une « année charnière ». Le CRC verra son directeur Jean-Charles Mauviot partir à la retraite au printemps. Ensuite, le Fond européen pour la pêche (FEP) est remplacé par le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (Feamp). Autres chantiers importants en cours ou à venir, le programme Score (dont Olivier Laban est un des initiateurs), destiné à sélectionner les souches les plus résistantes d'huîtres, en ces temps où les jeunes huîtres meurent d'un herpès-virus et, depuis cet été, les huîtres marchandes d'une bactérie, ou encore celui d'une démarche qualité afin d'obtenir un label pour l'huître du Bassin. Et enfin, le Parc naturel marin doit voir le jour sur le bassin d'Arcachon. Voilà le décor planté pour ces élections.

En 2010, elles avaient été disputées. Essentiellement à Gujan où Olivier Laban avait été (relativement) contesté : « Dans la liste des élus gujanais, j'étais avant-avant-dernier. On peut aussi dire que j'étais sixième sur dix-sept ! J'avais cependant été surpris parce que j'avais eu la peau du test souris. Bon, on est jamais élu sur un bilan et certains s'étaient fait plaisir… »

Gujan, cœur de l'élection

(...)

Maintenant, place au vote…

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Ostréiculteurs : Philippe Le Gal élu président de la Bretagne Sud

Vice-président et complice du président sortant, Hervé Jenot, pendant douze ans, Philippe Le Gal a pris le relais quasi naturellement à la tête du Comité régional conchylicole de Bretagne sud. Un comité breton qui regroupe, d'Audierne au Croisic, les départements du Finistère, du Morbihan et de Loire-Atlantique. « Je me réjouis de cette élection », commente Hervé Jenot, ostréiculteur à Carnac.

Source : Ouest France  par Jean-Pierre BUISSON.

Un bémol : « L'absence de candidat pour la vice-présidence dans le Morbihan. Dommage que ceux qui ont beaucoup à dire refusent de prendre des responsabilités », épingle le président sortant. Pascal Chellet (Le Croisic) et Jo Thaëron (Riec-sur-Belon) ont été reconduits dans les sièges de vice-présidents pour la Loire-Atlantique et le Finistère.

Depuis six ans, les professionnels sont confrontés à la forte mortalité de leurs juvéniles et, maintenant, des huîtres adultes. « Les dossiers sont lourds », explique Philippe Le Gal. Après dix années de vice-présidence, il mesure l'ampleur de la tâche qui l'attend. Ostréiculteur à Surzur sur la rivière de Pénerf, dans le Morbihan, il souhaite structurer différemment le CTC Bretagne sud. L'idée, « c'est de créer des binômes entre un élu et un technicien en fonction sur des grandes thématiques qui nous concernent : environnement, foncier, qualité de l'eau, gestion de l'espace littoral, formation et emploi... »

Le comité emploie huit permanents...

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Le 14 février 2014

Des huîtres pour la Saint-Valentin...


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Louis Teyssier à la tête des conchyliculteurs de Normandie - mer du Nord

Ostréiculteur de Blainville-sur-Mer (Manche), âgé de 53 ans, Louis Teyssier, élu professionnel depuis 1990, succède à Joseph Costard à la présidence du comité régional de la conchyliculture Normandie – mer du Nord.

Source : Le Marin

À ses côtés, six vice-présidents : Patrick Perdriel (premier vice-président), Ghislaine Lefeuvre (côte ouest), Loïc Maine (mytiliculture), Michel Hélie (côte est), André-Gilles Taillepied (Calvados) et Jo Costard.

« Nous agirons dans la continuité des deux derniers mandats, assure Louis Teyssier, avec une vigilance toute particulière sur la qualité des eaux, le schéma des structures et la gestion du domaine public maritime. »

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Le premier atlas mondial de la biodiversité des eaux douces est en ligne

http://atlas.freshwaterbiodiversity.eu/

L'atlas de la biodiversité des eaux douces regroupe, sous forme cartographique, les dernières avancées scientifiques sur la biodiversité de ces milieux. Il a été conduit dans le cadre du projet BIOFRESH auquel ont notamment participé des chercheurs du laboratoire Evolution et diversité biologique de l'Université.

Source : Université de Toulouse

Cet atlas présente en particulier les patrons spatiaux de diversité des écosystèmes aquatiques, les perturbations qu'ils subissent et les initiatives de conservation des milieux et des organismes qu'ils abritent.

Cet atlas, qui constitue une ressource utile bien pour les chercheurs que pour les gestionnaires de l'environnement est librement consultable à l'adresse ici

L'atlas de la biodiversité des eaux douces a été produit dans le cadre du projet européen Biofresh, auquel ont participé des chercheurs de l'IRD Paris (UMR Borea) et de l' université Toulouse III - Paul Sabatier (UMR Evolution et Diversité Biologique) et de l'Université Claude Bernard de Lyon (UMR LEHNA)

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Les Établissements Mulot exportent au Qatar

Qatar Luxury Group, dirigé par Mme Mozah bint Nasser al-Missned, femme de l'émir du Qatar, a décidé, dans le cadre du développement pour la production de perles, de faire réaliser par les Établissements Mulot une barge aluminium, bateau atelier de 13,50 m x 4,10 m équipé de deux potences hydrauliques et d'un laveur spécialement conçu pour les huîtres perlières. En effet, l'expérience des Établissements Mulot dans ce domaine n'est plus à faire, des équipements similaires ont déjà été vendus à des fermes d'huîtres perlières aux Philippines. Source : Sud Ouest

Une équipe technique se rendra prochainement sur place pour mettre en route les matériels.

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Etel. Les filles frappent au hublot

Elles ont 16 et 17 ans. Ne rechignent pas à étriper le poisson, ou ramender les filets. Aiment quand ça cogne en mer et détestent les « chochottes ». Elles s'appellent Kelly et Sarah. Elles sont apprentis pêcheurs au lycée maritime d'Étel. Rencontre truculente. Source : Le Télégramme payant

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Maladies animales et parasites: des mesures plus strictes pour renforcer la sécurité alimentaire

Une nouvelle législation pour lutter de manière efficace contre l'éruption de maladies animales telles que la peste porcine africaine et pour permettre à l'UE d'agir de manière rapide et responsable en cas d'urgence, a été adoptée par la commission de l'agriculture, dans deux votes séparés ce mardi.

Source : Europarlement

Les députés ont mis l'accent sur la prévention, par exemple par de meilleures pratiques en matière d'élevage et l'utilisation de médicaments vétérinaires. Ils ont également renforcé les dispositions sur l'importation de produits végétaux qui pourraient comporter des risques de santé publique dans l'UE.

Les nouvelles règles devraient aider les pays de l'UE et les éleveurs de plantes et d'animaux à gérer les maladies animales dangereuses et l'afflux d'organismes nuisibles en provenance des échanges commerciaux et du changement climatique. Les deux règlements adoptés ce mardi sur les maladies animales et les organismes nuisibles, rassemblent 50 textes législatifs et les mettent à jour pour tenir compte des avancées scientifiques et technologiques.

Mettre l'accent sur la prévention: de meilleurs élevages et une utilisation responsable des médicaments

Les nouvelles dispositions clarifient les responsabilités des agriculteurs, commerçants et professionnels des animaux, notamment les vétérinaires et les détenteurs d'animaux de compagnie: ils doivent garantir que leurs animaux sont en bonne santé et empêcher l'introduction et la propagation de maladies.

Cependant, il faut mettre davantage l'accent sur la prévention, affirme la commission de l'agriculture. Afin d'améliorer l'élevage des animaux et de promouvoir une utilisation adéquate des médicaments vétérinaires, les députés ont proposé que les États membres accordent une attention particulière à la résistance microbienne et assurent un meilleur accès à la formation professionnelle dans ce domaine lorsqu'ils élaborent leurs plans nationaux pour la prévention et le contrôle des maladies contagieuses chez les animaux.

Par exemple, les vétérinaires doivent fournir des explications adéquates aux agriculteurs, commerçants et détenteurs d'animaux domestiques sur la manière d'utiliser les antimicrobiens de façon responsable. Selon le texte adopté, les exploitants d'animaux devraient être soumis à des visites de vétérinaires dans leurs locaux pour contrôler la santé des animaux et pour stopper l'apparition et la propagation de maladies dans l'UE.

Des mesures urgentes avec un contrôle adéquat

Pour lutter contre les maladies qui ont un impact considérable sur la santé publique, la production agricole ou la santé et le bien-être des animaux, comme la maladie de la langue bleue, la peste porcine africaine ou l'influenza aviaire, la Commission européenne doit être habilitée à prendre des mesures urgentes, affirment les députés. Cependant, ils insistent pour que le Parlement et le Conseil disposent d'un droit de contrôle adéquat sur les mesures adoptées et la possibilité de les rejeter si nécessaire.

Chiens errants: davantage de contrôles

Parasites: des règles plus strictes sur les importations de végétaux

(...)

Prochaines étapes

Le projet législation de Marit Paulsen (ADLE, SE) sur la prévention et le contrôle des maladies animales a été adopté par 31 voix pour, 6 voix contre et 3 abstentions.

Le projet de législation de Hynek Fajmon (ECR, CZ) sur les mesures de protection contre les organismes nuisibles aux végétaux a été adopté par 24 voix pour, 11 voix contre et 2 abstentions.

Les deux textes seront examinés en plénière lors de la session de mars ou d'avril (à confirmer).


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Le 13 février 2014

Toute biologie est multifactorielle

Jean-François Le Bitoux, Vétérinaire

Toute analyse scientifique se veut simplificatrice : elle vise à partager des propriétés communes à des systèmes et des écosystèmes visiblement différents. Elle gomme les difficultés qui la dérangent, considérées comme mineures et inutiles pour en comprendre le fonctionnement quand tout va bien. Et ce n’est que provisoire ! Par exemple, le changement de saison en zone tempérée ou tropicale est un paramètre difficile à quantifier mais qui ne peut être neutre ; chaque agriculteur ou jardinier sait qu’un hiver froid ou doux aura un impact sur les productions suivantes sans savoir s’il sera bénéfique ou pas. Quand tout va bien, on ne se pose pas de questions inutilement (= Principe du moindre effort universel !). La Nature complète notre ignorance des régulations subtiles mais de prochaines pathologies pourront les révéler (cf. La phrase de Paul Jorion citée dans les références d’introduction).

C’est bien ce que la profession aquacole a vécu en crevetticulture pendant une trentaine d’années : des paramètres inconnus au niveau du laboratoire et durant les premières années où tout est neuf, ont pris de l’importance au fil des ans et des pathologies inconnues ont émergé. Tous les élevages industriels ont connu ces époques difficiles et désespérantes qui imposent de profondes remises en question. Quand les élevages vont moins bien, il faut revenir sur ses pas et se poser les bonnes questions : qu’avons-nous modifié d’une année sur l’autre ? Mais quand les choses vont de mal en pis, les conditions environnementales se sont tellement modifiées qu’on a souvent « oublié » ce qu’étaient les conditions de départ. On peut encore se retourner vers les informations « non scientifiques » des témoins locaux : ce sont souvent des informations précieuses.

Le multifactoriel, ce n’est pas de la théorie : c’est la Nature au travail au quotidien

Que signifie « multifactoriel » dans ce contexte? Imaginons que dix paramètres contribuent à affaiblir les animaux et à stimuler la virulence de germes opportunistes : dans un premier écosystème ce seront les 4 premiers qui induiront une maladie, ailleurs les 4 derniers, ailleurs encore 2 paramètres reconnus (température, pH) et d’autres mal connus (redox) ou carrément inconnus. La complexité impose de tenter de reconsidérer des concepts apparemment contradictoires et de les restructurer de manière cohérente. Et le scientifique doit donc être capable de simplifier les phénomènes complexes.

Il est un processus d’origine multifactorielle connu tous dont la quantification précise nous échappe en grande partie et que l’on a tendance à minimiser : le vieillissement. Tout vieillit les organismes et les écosystèmes ! Et les processus peuvent être normaux et pathologiques. La croissance des animaux est-elle aussi bonne d’une année sur l’autre ? Si non, pourquoi ? Un ralentissement de croissance alors que les conditions environnementales semblent correctes, doit être vécu comme un avertissement de la nature : le nier est une erreur.

En biologie, quelle que soit l’espèce, animale ou végétale, l’étiologie pathogénique la plus élémentaire à rechercher est une hygiène sanitaire insuffisante qui tienne compte du vieillissement normal. Tous les élevages installent des séparations entre les catégories d’âge. Il faut rappeler qu’Ignace Semmelweis fut longtemps ridiculisé pour prétendre que « se laver les mains » réduirait les mortalités dans les hôpitaux des années 1850. Avant même de connaître l’existence puis l’importance des « germes », il lui fut possible de progresser. Ce qui se déroule sous nos yeux sur nos côtes, en matière d’ostréiculture et de proliférations d’algues, ressemble à cet épisode. Mettre en exergue un virus, une bactérie ou une algue toxique est une explication insuffisante en écosystème aquatique ; et vouloir l’éviter par la génétique est une fuite en avant. Ces organismes ne font que révéler des modifications environnementales qu’il faut préciser et corriger. Aujourd’hui, nous vivons une époque identique et sans connaître les germes impliqués il est possible de développer des solutions sur les bases d’un siècle d’expériences. Mais pas sans les éleveurs évidemment !

Sur le terrain malgré les temps durs, personne ne baisse les bras. M. Goulven Brest, ancien président de la CNC, se réjouissait des efforts et des progrès réalisés par les professionnels localement mais il a démissionné pour protester contre l’organisation inefficace des « secours » auxquels sa profession a droit. Pendant ce temps sur les forums les professionnels échangent des avis intéressants. Ailleurs les médias (télévisions nationales et régionales,  rapport d’étudiants,… ) proposent des témoignages et des reportages « vécus » qu’il faut savoir écouter et prendre au sérieux. Les conditions d’élevage changent quand on gère de plus en plus d’animaux et les éleveurs devront intégrer cette dimension dans leur gestion du quotidien.

Pourtant sans la moindre connaissance de biochimie il y a des décisions administratives qui restent inexplicables sous un angle technique. Le reclassement d’une exploitation d’un site vers un autre quand les croissances ne sont plus aussi bonnes est une erreur qui s’est reproduite pendant plus d’un siècle et qui explique qu’il a fallu sans cesse changer de sites pour se développer : n’est-ce pas une démonstration que c’est l’écosystème local qui a changé ? Assez curieusement les fermes de crevettes en Asie ont vécu quelques années sur les mêmes erreurs ; elles ont migré à travers la Thaïlande jusqu’à ce que les fermiers apprennent à mieux gérer leurs sites. Pas besoin de biochimie ni de génétique pour en faire le constat que la capacité nutritive d’un site se modifie en vieillissant. Et des animaux moins bien nourris sont plus sensibles à n’importe quel opportuniste pathogène peu virulent au départ. Les solutions découlent de ce constat et elles sont locales. Il n’y aura pas de solutions sans une révision du quotidien : quand les conditions d’élevage changent surtout quand l’éleveur gère de plus en plus d’animaux, toute solution passe par une hygiène sanitaire plus exigeante adaptée à ses conditions locales. A une pathologie multifactorielle il y a des solutions locales personnalisées avec ou sans des concepts scientifiques contre intuitifs ! http://www.l-encre-de-mer.fr/2014-02-07-miser-sur-la-nature-avec-des-huitres-naturelles-nees-en-mer/

Nous laisserons la conclusion à Mr TOURRET, président de IMP - Institut Maritime de Prévention, lors de la Journée Mondiale des Pêcheurs, le 22/11/ 2013 : « Le problème est de faire comprendre la complexité à des gens ayant des idées simples sachant qu’il faut réduire la complexité. »

C’est bien la situation des élevageset l’éleveur a conscience de difficultés mais pas forcément de toutes : il faut donc l’aider à les dépasser mais cela ne se fera pas par des discours mais sur le terrain car chaque situation est unique. Affirmer que les mortalités ostréicoles, crevetticoles et les proliférations d’algues toxiques appartiennent aux mêmes familles de pathologies émergentes d’origine culturelle, humaine peut paraître une complication inutile mais une fois des solutions définies cette simplification apparaîtra « évidente »: en corrigeant l’une, on corrigera les autres. Cela vaut donc la peine de se remettre en question !

PS Avec un bonus intellectuel qui devrait satisfaire professionnels et scientifiques ! La démonstration que le problème est «correctement théorisé », réside dans le fait qu’il devient possible de « recaser » - mettre dans une case - les résultats et les observations enregistrés depuis plus de dix ans, en toute cohérence.

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Le 12 février 2014

Goulven Brest : et de cinq mandats au comité conchylicole de Bretagne nord

Goulven Brest, élu depuis 1992, démarre son cinquième mandat : un record !

Source : Le Marin

L’assemblée constitutive du comité régional de conchyliculture de Bretagne nord a réélu dans ses fonctions Goulven Brest, le président sortant.

Les principaux dossiers en cours ne connaîtront donc pas le temps mort : expérimentation des moules sur filières en Ille-et-Vilaine, lotissement de Boulguieff, relevage des crépidules, diversification, mortalités…

Goulven Brest sera secondé par Stéphane Hesry, nouveau premier vice-président qui remplace Rémy Hurtaud. Henri Chaumard, vice-président chargé des huîtres et Stéphane Salardaine, vice-président chargé des moules et autres coquillages, conservent leurs postes.

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Le Conseil de l'UE valide le règlement sur la réduction des émissions de CO2 des véhicules utilitaires

Mardi 11 février, le Conseil de l'Union européenne a officiellement validé un règlement modifiant le règlement établissant des normes de performance en matière d'émissions de CO2 pour les véhicules utilitaires légers neufs, afin de définir les modalités permettant d'atteindre l'objectif de 2020 de réduction des émissions.

Source : Actu-Environnement

"À partir de 2020, un objectif de 147 g de CO2/km est fixé pour le niveau d'émissions moyen des véhicules utilitaires légers neufs immatriculés dans l'Union", explique le Conseil qui détaille les deux principales dispositions du nouveau règlement. Tout d'abord, le règlement s'applique aux constructeurs qui vendent plus de 1.000 véhicules utilitaires légers neufs par an dans l'Union. Ensuite, l'usage des technologies innovantes ou d'une combinaison de technologies innovantes est possible, mais la contribution totale de ces technologies à la réduction de l'objectif d'émissions spécifiques d'un constructeur est limitée à 7 g de CO2/km.

Philippe Collet

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Plan de prévention des risques littoraux : le guide méthodologique est disponible

Le guide méthodologique relatif aux plans de prévention des risques littoraux (PPRL) est désormais disponible sur le site du ministère de l'Ecologie. Il vient préciser "les spécificités liées aux risques littoraux mais également les points d'attention spécifiques au littoral". Cet outil est le complément du guide général relatif à l'élaboration des plans de prévention des risques naturels. Les différents aléas concernés par ce guide sont le recul du trait de côte (érosion), la migration dunaire et la submersion marine.

Source : Actu-Environnement

Le document de 169 pages se découpe en 4 parties : déroulement général de la démarche PPRL, caractérisation et qualification des différents aléas, méthode d'analyse des enjeux, et enfin élaboration du dossier de PPRL.

Le ministère rappelle qu' "entre 1880 et 2011, le niveau moyen des mers a augmenté de 1,8 mm par an. Si l'on s'attache plus particulièrement à la période 1993-2011, la hausse moyenne était de l'ordre de 2,88 mm à 3,33 mm par an". D'après la circulaire du 2 août 2011, 303 communes ont été identifiées comme prioritaires sur l'ensemble du littoral métropolitain français, "en raison du risque pour les vies humaines constaté actuellement, ou qui pourrait s'y accroître significativement du fait d'une urbanisation non maîtrisée".

Déborah Paquet

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Ferme aquacole : les investisseurs chinois seront à Makemo lundi


Source : Tahiti.infos  par Mireille Loubet

PAPEETE, mercredi 12 février 2014. Les investisseurs chinois de la holding Tian Rui International Investment seront à Makemo lundi prochain (le 17 février) pour une visite technique de préparation au vaste projet de ferme aquacole qui doit voir le jour sur cet atoll des Tuamotu prochainement. Il s’agit, pour les responsables de cette société de préciser le site sur lequel seront implantées les installations terrestres de cette ferme aquacole. Le premier emplacement prévu par le Pays semble être trop petit. En effet, même si les parcs à poissons seront en mer, la société polynésienne Tahiti Nui Marine, filiale du consortium chinois, qui exploitera localement la ferme aquacole de Makemo, aura besoin d’infrastructures à terre. Il est question notamment de «30 000 et 40 000 m2 de surface de plancher pour les écloseries», selon un chiffre cité par le président Gaston Flosse, le 29 novembre 2013 à la mairie de Makemo pendant la visite du ministre des outre-mer Victorin Lurel. Un chiffre déjà important qui ne tient pas compte des bâtiments qui accueilleront les laboratoires d’analyses ou de ceux à construire pour la transformation du poisson d’élevage.

Archipel des Tuamotu


Les investisseurs chinois envisageraient également la construction d’une structure hôtelière afin d’héberger sur place les cadres, techniciens et ingénieurs de Tahiti Nui Marine qui viendront encadrer la construction de la ferme aquacole et son suivi à l’avenir. Car si cette ferme aquacole doit fournir du travail d’abord aux Polynésiens qui seront les fermiers producteurs en première ligne (un millier d’emplois devrait être créé), l’encadrement de la société sera assuré par du personnel chinois, au moins le temps que des Polynésiens puissent être eux-mêmes formés aux techniques de l’aquaculture. Une convention a été signée dans ce sens en mai 2013 par le ministre des ressources marines, Tearii Alpha avec la Shangai Ocean University pour qu’une vingtaine de jeunes polynésiens puissent intégrer, chaque année, des formations spécifiques en aquaculture dans cette université.

La création d’une structure hôtelière à Makemo pour accueillir une centaine de personnes environ sur l’atoll, au moins durant les deux à trois ans nécessaires à la construction des unités et de démarrage de l’élevage d’alevins, serait traitée directement par les investisseurs chinois du groupe Tian Rui International qui disposent d’une filiale dans le secteur hôtelier. En décembre 2013, lors du voyage de la délégation gouvernementale polynésienne en Chine, Gaston Flosse avait rencontré à Hainan, Cheng Wang, le P-dg de Tian Rui International Investment (TRII) qui est propriétaire, via une de ses filiales de 18 hôtels en Chine.

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Formation export 2014 - Savoir répondre aux exigences SPS à l’exportation vers les pays tiers

Mieux connaitre les exigences sanitaires et phytosanitaires (SPS) des pays tiers qui constituent comme un frein aux exportations

Source : FranceAgriMer

Les exigences sanitaires et phytosanitaires (SPS) des pays tiers sont souvent perçues par les entreprises comme un frein aux exportations. Les règles à l’exportation dans les domaines animal et végétal sont souvent complexes, et nécessitent une connaissance et une attention particulières, ainsi qu’une communication et informations appropriées, tant de la part des opérateurs que des services officiels chargées du contrôle et de la certification.

Deux nouveaux séminaires sont programmés au 1er semestre 2014 :
  • 29 avril 2014 à Bordeaux
  • 04 juillet 2014 à Paris.
L’inscription au séminaire "L'agroalimentaire, une filière prioritaire pour l'export" se fait en ligne à l'adresse suivante :  www.ensv.fr/seminaire-export .



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Guide des parcs naturels marins

Les parcs naturels marins français sont nés officiellement le 14 avril 2006 lorsque fut votée la loi créant ce nouvel outil de protection ainsi que l’établissement public dont dépendent les parcs : l’Agence des aires marines protégées. Ce fut l’aboutissement d’une histoire commencée dans les années 1980 à l’ouest de la France, avec la nécessité de protéger la mer d’Iroise tout en respectant les usages maritimes locaux.

Retrouvez dans ce document l'histoire des parcs naturels marins et la présentation des cinq parcs naturels marin créés (Iroise, Mayotte, Glorieuses, golfe du Lion, estuaires picards et mer d'Opale) et des trois projets en cours (Arcachon, normand-breton, Martinique).

A télécharger : Guide des parcs naturels marins  en cliquant : Agence des Aires Marines Protégées


Un livret de 19 pages, richement illustré, présente une cartographie de chaque parc, ses chiffres-clés et les grands enjeux propres à ces territoires (protection de la biodiversité marine et la sensibilisation des acteurs locaux).

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Le 11 février 2014

Philippe Le Gal préside le Comité conchylicole de Bretagne sud

C’est sans grande surprise que Philippe Le Gal, ostréiculteur basé à Surzur sur la rivière de Pénerf, a été élu le 10 février à la tête du comité régional de la conchyliculture (CRC) de Bretagne sud.

Source : Le Marin

Il était seul en lice pour remplacer Hervé Jénot qui, après 12 ans de services, a choisi de se retirer sur son exploitation à Carnac. Les 32 délégués des 10 syndicats d’un bassin, qui s’étend d’Audierne au Croisic, ont également désigné des vice-présidents rattachés à chaque département : Pascal Chellet (vénériculteur et cérastoculteur au Croisic) pour la Loire-Atlantique et Jo Thaëron (ostréiculteur à Riec-sur-Belon) pour le Finistère. Un représentant du Morbihan devrait être choisi dans les semaines qui viennent.

La structure interprofessionnelle prévoit déjà une première réorganisation avec la mise en place de permanents référents pour chaque thématique de travail : environnement et qualité de l’eau, gestion de l’espace littoral, formation et emploi, etc.

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Grande distribution : retour de la guerre des prix

Les centrales d'achat et les industriels négocient jusqu'à la fin du mois leurs tarifs annuels. Un bras de fer sans merci qui peut menacer l'emploi.

Source : Ouest France  par Patrice Moyon

Toujours moins cher, mais à quel prix ? Le bras de fer entre les centrales d'achat de la grande distribution et les industriels de l'agroalimentaire va-t-il faire de la France un désert économique et social ? Le sujet revient dans l'actualité. Et ce n'est pas un hasard. Depuis le début janvier, acheteurs et vendeurs mènent une négociation serrée pour déterminer les grands axes de prix pour l'année à venir dans les rayons de la grande distribution.

Poker menteur

Bien sûr, il y a du théâtre dans ce rendez-vous annuel. Une dimension « poker menteur ». À la Fédération du commerce et de la distribution, qui fédère les grandes surfaces françaises, on n'hésite pas à parler « de show médiatique ». Mais inutile d'espérer un commentaire. « Les négociations se terminent à la fin du mois... »

Seul Serge Papin, le président de Système U, accepte pour l'instant de monter au créneau. Dans le secteur laitier, il invite ses concurrents à jouer la modération. « Il faut permettre aux industriels de rémunérer correctement les producteurs. Et surtout changer la loi actuelle, dit-il. Toutes les enseignes se battent à coups de réductions sur les produits des grandes marques. Et en font ensuite payer le prix aux PME de l'agroalimentaire. »

À l'Association nationale des industriels de l'alimentation (Ania), on confirme les propos de Serge Papin. « La situation est très tendue. On nous demande des baisses de tarifs alors que les coûts augmentent, explique un responsable. En 2013, les prix de l'alimentaire ont augmenté de 3,8 % en Allemagne, de 3,7 % en Grande-Bretagne et de seulement 1,2 % en France. » Tout bon pour le consommateur. Et tant pis pour les salariés dont les entreprises n'arrivent plus à investir. « On est en train de tuer l'activité sur les territoires », s'emporte Dominique Chargé, président de la Fédération nationale des coopératives laitières. « Je ne peux qu'être d'accord avec Serge Papin, ironise-t-il. Malheureusement, les acheteurs de Système U ne se comportent pas très différemment des autres. »

Derrière la bataille des mots, la réalité des chiffres est parfois cruelle. Dans une étude réalisée fin 2013, le Crédit agricole constate la difficulté de certains secteurs à répercuter leurs coûts de production, notamment dans le secteur de la viande. « Un tiers des entreprises de volailles et une entreprise d'abattage sur cinq sont en risque fort... » Une menace pour l'emploi.

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Le pas de deux des coopératives ostréicoles


L’Ucoma et la Coopérative maritime d’Arcachon pourraient se rapprocher

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

La Coopérative maritime d'Arcachon s'intéresse au sort de l'Union des coopératives ostréicoles du bassin de Marennes-Oléron (Ucoma). Lundi 10 février prochain, le conseil d'administration charentais-maritime statuera sur l'offre de rapprochement formulée par la direction arcachonnaise de la coopérative, laquelle soumettra ce dossier à ses propres administrateurs quatre jours plus tard.

En cas d'avis favorables, c'est au tribunal de commerce de La Rochelle qu'il appartiendra d'entériner le contenu de ce rapprochement dont la forme juridique n'est pas arrêtée, « parce que cela est encore prématuré », nous dit avec une prudence de Sioux le directeur de la coopérative arcachonnaise, François Bénéat.

Le 21 janvier dernier, la juridiction consulaire prononçait la mise en redressement judiciaire de l'Ucoma, avec période d'observation de six mois. Cette institution de l'environnement ostréicole distribue depuis l'après-guerre du matériel professionnel, des vêtements de mer et du carburant détaxé aux conchyliculteurs du bassin de Marennes-Oléron. 15 salariés, quatre boutiques (La Tremblade, Bourcefranc, Le Château-d'Oléron et Port-des-Barques), et trois camions itinérants pour la vente directe. Un ensemble qui comprend aussi deux stations maritimes de distribution de carburant sur les rives de la Seudre, port de la Grève à La Tremblade, et en amont, à l'Eguille-sur-Seudre.

La décision judiciaire intervient après des soutiens financiers requis auprès des collectivités territoriales. La Région Poitou-Charentes et le Conseil général de la Charente-Maritime, ont versé des avances de 200 000 euros chacun, cautionnées pour partie par les communes de La Tremblade et du Château-d'Oléron. En dépit de ce soutien accordé l'an dernier, le passif exigible (707 000 euros) de l'Ucoma dépassait l'actif disponible (456 000 euros) au moment de l'audience. Le chiffre d'affaires du dernier exercice s'élève à 5,6 millions d'euros.

Difficultés en Méditerranée

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Bassin d'Arcachon: une chargée de projet recrutée pour le tannage des peaux de poisson

Recruté par l'association Femer, Marielle Philip doit démontrer que le projet de tannage de peaux de poisson est réaliste et viable

Source : Sud Ouest par Bernadette Dubourg

L'an dernier, Monique Philip, présidente de l'association Femmes de mer en partage, avait présenté les premiers essais de peaux de poisson tannées lors du forum des femmes créatives à la Teste de Buch.

En juillet, plusieurs bénévoles de l'association ont créé Femer, pour l'instant une association, mais avec l'espoir de la transformer en entreprise de tannage de peaux de poisson, avec la création d'emplois.

Pour l'heure, grâce à des financements européens, Femer a recruté une chargé de projet, Marielle Philip, 26 ans, certes la fille de la présidente, mais surtout une jeune femme doublement diplômée en droit de l'environnement, et gestion des activités des littoraux et des mers. "Elle est aussi légitime, ajoute la présidente. Son papa (décédé lorsqu'elle avait 6ans, NDLR) était armateur et marin pêcheur sur le Bassin. Elle a toujours vécu dans le milieu associatif et le milieu de la mer Et elle a suivi le projet ».

Au cours de cette mission de 9 mois, Marielle Philip doit démontrer que le projet de tannage de peaux de poisson sur le bassin d'Arcachon est réaliste et viable. Elle étudie  les circuits d'approvisionnement des peaux, auprès des poissonniers, pisciculteurs, et mareyeurs (merlu, congre, maquereau, mule, saumon...). Elle évalue les conditions du tannage végétal, privilégié par les bénévoles de Femer, à base d'écorces de mimosas "qui prolifèrent dans la forêt domaniale de la Teste de Buch" et donne une couleur beige-rosé au cuir. Elle étudie, enfin, les débouchés auprès de fabricants d'articles en cuir (maroquinerie, vêtements...).

Le but est d'arriver à....

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Etang de Thau : la récolte de coquillages à nouveau autorisée


La récolte et la commercialisation à nouveau autorisées depuis vendredi matin.

Source : Midi Libre

L'interdiction temporaire de récolte et de commercialisation des huîtres et de moules vient d'être levée par la préfecture après des analyses microbiologiques satisfaisantes.

Depuis le 20 janvier dernier, les producteurs de l'étang de Thau étaient sous le coup d'une interdiction de collecte et de commercialisation de leurs coquillages. Ou en tout cas de tout produit qui n'aurait pas été prélevé et placé en bassin, dans les mas conchylicoles, avant cette date.

Défaut d'assainissement, déjections de cormorans ?

La raison en était des analyses microbiologiques ayant fait apparaître, sur deux points de contrôle  mis en place par Ifremer, une pollution bactériologique en colibacilles supérieure au seuil maximal autorisé sur une telle lagune, classée en "catégorie B". Depuis, l'Ifremer comme le Comité régional conchylicole avaient suivi plusieurs pistes : celle, peu probable vu la faible violence des pluies, d'un défaut d'assainissement, mais aussi celle des déjections de cormorans qui, agglutinés par dizaines sur plusieurs parcs conchylicoles (au large de Marseillan notamment), pourraient en être la cause. Des canons à gaz censés les effrayer ont même été mis en place.

Toutes les analystes donnent des résultats conformes

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Hérault : l'étang de Thau est-il victime des cormorans ?

Depuis le 21 janvier, on ne peut plus récolter les huîtres et moules dans l'étang de Thau, dans l'Hérault, à cause d'une pollution. Les cormorans pourraient être les responsables du taux élevé de bactéries.

Source : Midi Libre

Dimanche 2 février, cela faisait dix jours que l’étang est “fermé”. Dix jours que les producteurs d’huîtres et de moules de Thau ne peuvent vendre d’autres produits que ceux récoltés et mis en bassin avant le 21 janvier. Stock qui commence d’ailleurs à s’épuiser.

Or, si la pénurie menace, “l’enquête” menée conjointement par Ifremer et le Comité régional conchylicole (CRC) sur l’origine de la pollution avance à grand pas. Cause directe de la fermeture, aux alentours du 20 janvier, donc, des taux de colibacilles bien en dessus du seuil maximal autorisé, sur deux points de prélèvement régulièrement visés par Ifremer : un à Bouzigues, l’autre à Marseillan. Deux points sur 11, certes, mais ayant généré, c’est la règle, une interdiction de récolte sur l’ensemble du bassin.

Des taux anormaux sur le point n°10, au large de Marseillan

Des canons à gaz installés sur les "tables nichoirs"

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Inland fisheries and the common fisheries policy

Parlement européen

Note d'information

2014

Commercial inland fisheries are small-scale, labour intensive, traditional fisheries mostly using passive gear. 

They produce high value products of local importance. Inland fisheries will not be heavily influenced by the reform of the Common Fisheries Policy as they are mainly managed nationally. Diadromous species may benefit from the reforms as long as they are properly implemented. 

The new European Maritime and Fisheries Fund has greater potential to provide increased support to inland fisheries through the strengthening of community-led local development.

Cliquer Ici pour télécharger cette note d'information du Parlement européen


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Maladies animales et parasites: des mesures plus strictes pour renforcer la sécurité alimentaire

Une nouvelle législation pour lutter de manière efficace contre l'éruption de maladies animales telles que la peste porcine africaine et pour permettre à l'UE d'agir de manière rapide et responsable en cas d'urgence, a été adoptée par la commission de l'agriculture, dans deux votes séparés ce mardi.

Source : Parlement européen

Les députés ont mis l'accent sur la prévention, par exemple par de meilleures pratiques en matière d'élevage et l'utilisation de médicaments vétérinaires. Ils ont également renforcé les dispositions sur l'importation de produits végétaux qui pourraient comporter des risques de santé publique dans l'UE.

Les nouvelles règles devraient aider les pays de l'UE et les éleveurs de plantes et d'animaux à gérer les maladies animales dangereuses et l'afflux d'organismes nuisibles en provenance des échanges commerciaux et du changement climatique. Les deux règlements adoptés ce mardi sur les maladies animales et les organismes nuisibles, rassemblent 50 textes législatifs et les mettent à jour pour tenir compte des avancées scientifiques et technologiques.

Mettre l'accent sur la prévention: de meilleurs élevages et une utilisation responsable des médicaments

Les nouvelles dispositions clarifient les responsabilités des agriculteurs, commerçants et professionnels des animaux, notamment les vétérinaires et les détenteurs d'animaux de compagnie: ils doivent garantir que leurs animaux sont en bonne santé et empêcher l'introduction et la propagation de maladies.

Cependant, il faut mettre davantage l'accent sur la prévention, affirme la commission de l'agriculture. Afin d'améliorer l'élevage des animaux et de promouvoir une utilisation adéquate des médicaments vétérinaires, les députés ont proposé que les États membres accordent une attention particulière à la résistance microbienne et assurent un meilleur accès à la formation professionnelle dans ce domaine lorsqu'ils élaborent leurs plans nationaux pour la prévention et le contrôle des maladies contagieuses chez les animaux.

Par exemple, les vétérinaires doivent fournir des explications adéquates aux agriculteurs, commerçants et détenteurs d'animaux domestiques sur la manière d'utiliser les antimicrobiens de façon responsable. Selon le texte adopté, les exploitants d'animaux devraient être soumis à des visites de vétérinaires dans leurs locaux pour contrôler la santé des animaux et pour stopper l'apparition et la propagation de maladies dans l'UE.

Des mesures urgentes avec un contrôle adéquat

Pour lutter contre les maladies qui ont un impact considérable sur la santé publique, la production agricole ou la santé et le bien-être des animaux, comme la maladie de la langue bleue, la peste porcine africaine ou l'influenza aviaire, la Commission européenne doit être habilitée à prendre des mesures urgentes, affirment les députés. Cependant, ils insistent pour que le Parlement et le Conseil disposent d'un droit de contrôle adéquat sur les mesures adoptées et la possibilité de les rejeter si nécessaire.

Chiens errants: davantage de contrôles

Les États membres devraient mettre en place, d'ici janvier 2018, des systèmes d'enregistrement obligatoires pour les animaux errants, souvent responsables de la transmission de maladies animales, affirment les députés. Ils proposent également que la Commission puisse présenter, d'ici le 31 juillet 2019, une proposition concernant une base de données électronique pour les chiens errants dans l'ensemble de l'UE.

Parasites: des règles plus strictes sur les importations de végétaux

Lors d'un vote distinct sur les mesures visant à protéger les plantes contre les parasites, la commission de l'agriculture a proposé une révision complète de l'approche actuelle concernant les importations de végétaux et de produits végétaux à partir de pays tiers. L'objectif est de rendre les mesures préventives plus efficaces.

Contrairement à la proposition de la Commission européenne de maintenir la liste noire de végétaux et de produits végétaux de certains pays ou régions - une approche également préconisée par le rapporteur Hynek Fajmon (ECR, CZ) - la commission parlementaire a voté pour établir une liste positive. Il s'agit d'une liste de pays et de produits qui ne posent pas de danger inacceptable pour l'agriculture de l'UE et qui peuvent, par conséquent, être importés dans l'Union.

Les pays qui souhaitent exporter des plantes dans l'UE devraient introduire une demande auprès de la Commission. Cette dernière devrait accepter ou refuser la demande sur la base de divers contrôles, notamment des audits réalisés sur place, affirment la commission parlementaire.

Prochaines étapes

Le projet législation de Marit Paulsen (ADLE, SE) sur la prévention et le contrôle des maladies animales a été adopté par 31 voix pour, 6 voix contre et 3 abstentions.

Le projet de législation de Hynek Fajmon (ECR, CZ) sur les mesures de protection contre les organismes nuisibles aux végétaux a été adopté par 24 voix pour, 11 voix contre et 2 abstentions.

Les deux textes seront examinés en plénière lors de la session de mars ou d'avril (à confirmer).

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Message des bonnets rouges avec le soutien du Comité de Survie de l’Ostréiculture


Bretonnes, Bretons et fiers Bonnets Rouges :

Agriculteurs, Transporteurs, Artisans, Commerçants, Salariés, Chômeurs, Pêcheurs, Ostréiculteurs, tous unis pour vos revendications....

Trop c’est trop et on a déjà trop attendu !!!

La pression fiscale n’a jamais été aussi importante et ce n’est pas fini (la taxe d’habitation risque de doubler après les municipales) !

La pression règlementaire ne cesse de s’accroitre !

L’éloignement de la Bretagne nous coute déjà chère tous les jours !

Les portiques Ecotaxe doivent disparaitre de notre paysage sans délais !

Pour l’économie Bretonne, pour l’emploi en Bretagne : “NON à l’écotaxe”

Rendez-vous officiel de tous les bonnets rouges samedi 15 février à 12h au Portique Ecotaxe de Brech-Auray avec votre pique-nique

Soyez nombreux, très nombreux, c’est notre avenir que de défendre nos intérêts...

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Policy and governance in aquaculture

Lessons learned and way forward

Hishamunda, N., Ridler, N. & Martone, E.

2014.

Policy and governance in aquaculture: lessons learned and way forward.

FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper No. 577. Rome, FAO. 59 pp

Cliquer Ici pour télécharger ce document de la FAO

Abstract

Effective governance of modern aquaculture must reconcile ecological and human well-being so that the industry is sustainable over time. Without effective governance, there will be misallocation of resources, and perhaps stagnation of the industry and irreversible environmental damage.

There is a consensus that modern aquaculture has a business orientation, similar to any small or medium-sized enterprise. For resources to be invested, there must be an enabling economic environment and secure property rights. However, there must also be controls or incentives to curb short-sighted business behaviour that damages the ecology or society. This requires that aquaculture be not only profitable but also environmentally neutral, technically feasible and socially acceptable.

Four governance principles – accountability, effectiveness and efficiency of governments, equity and predictability of the rule of law – are suggested as necessary for sustainable development of the industry. Accountability and predictability provide assurances to entrepreneurs that property rights and contracts will be honoured, while intergenerational equity suggests ecological conservation. The principle of effectiveness and efficiency implies that regulation of aquaculture will be sufficient without being too onerous, and also perhaps decentralization and public participation.

Based on these four principles, administrative and legislative frameworks can assist aquaculture to develop sustainably. In addition to governments, there are other participants in aquaculture governance such as communities, non-governmental organizations and producers. Particularly with market and participative forms of governance, these other actors can assist with monitoring and enforcement of regulations, and legitimize siting decisions. Their role in coastal zone management is critical because they provide the social licence that is so necessary for aquaculture to prosper.

A final section examines possible governance challenges in the future. The list is not exhaustive but is sufficient to suggest that aquaculture governance will have to adjust constantly to both endogenous and exogenous forces.

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Morbihan. « Des pépites » aux Trophées de l'innovation

Cent trente entreprises morbihannaises avaient candidaté l'an dernier. Une façon de se démarquer.

Source : Ouest France  par Sophie Maréchal

La coquille Saint-Jacques comme sentinelle de l'environnement... C'est pour cette trouvaille que Sylvain Chauvaud a été lauréat des Trophées de l'innovation l'an dernier.

Son entreprise, TBM basée à Auray, est un bureau d'études en environnement. Elle compte 22 salariés. « Nous faisons des études d'impact mais on s'est aperçu qu'en utilisant les normes en vigueur, les conclusions se révélaient « grossières » », explique le biologiste marin.

L'idée a donc germé de mettre au point des outils de datation. Et ce, via la... coquille saint jacques ! « C'est une vraie borne d'enregistrement. Ses stries permettent de connaître son âge et leur forme, dessinée par le stress ou pas, de détecter si des événements sont survenus et à quel moment sur le site marin concerné. » Une fois ces éléments connus, le biologiste marin devient un Sherlock Holmes remontant le fil de l'histoire du site.

Comme cette petite entreprise, les Trophées de l'innovation permettent de « trouver des pépites », sourit Jean-François Le Tallec, président de la CCI. La chambre de commerce et d'industrie veut ainsi montrer que « l'innovation n'appartient pas qu'aux grands groupes ». Si commercialement « il ne s'est encore rien passé, reconnaît le patron de TBM, le prix nous a fait du bien en interne ».

Seules les très petites ou moyennes entreprises (moins de 250 salariés) peuvent candidater aux Trophées de l'innovation. Elles ont jusqu'au 31 mars pour déposer un dossier. Le jury se prononcera le 3 juillet au palais des congrès de lorient.

Inscriptions. remplir le formulaire sur www.trophees-innovation56.fr, télécharger le dossier sur le site et l'envoyer à trophees.innovation56@morbihan.cci.fr ou par courrier : CCI du Morbihan, Trophées de l'innovation 56, CS 30362, 21, quai des Indes, 56 323 Lorient cedex.

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Le 10 Février 2014

Miser sur la nature avec des huîtres naturelles nées en mer

Nous sommes aussi « Sentinelles Slow-Food » afin de mieux faire connaître auprès des consommateurs cet enjeu des « huîtres nées en mer ». Et nous sommes quelques-uns à avoir signé une charte de qualité avec le Réseau associatif Cohérence en Bretagne attestant de pratiques respectueuses de l’environnement.

Source : Revue n°35 de l'Encre de mer
   
Photo de Tifenn Vigouroux : Jean-Noël Yvon, ostréiculteur dans la ria d'Etel (Morbihan)

« Une huître va s’élever sur 3 ans, elle se nourrit d’elle-même des richesses qu’il y a dans l’eau. Dans la ria d’Etel, une ancienne vallée glaciaire*,  les marées s’engouffrent loin dans les terres, et il y a en amont tout un réseau hydraulique d’eau douce, de petits ruisseaux, de petits rus temporaires ou permanents qui apportent de l’eau douce en mer. Celle-ci apporte principalement les sels minéraux qui vont permettre la régénérescence du plancton. Chez nous il n’y a pas de grands mouvements des rus, il y aura plus de travail sur l’entretien des parcs autour de la sédimentation.

Il y a aussi plein de presqu’îles, un dédale maritime, c’est un tout petit secteur mais avec quand même 140 km de côtes, des virages… Quand la mer monte, le courant passe d’un côté, quand elle descend, il passe de l’autre. Y a des endroits avec des sols qui sont plutôt sablonneux, plutôt vaseux, plutôt durs… de la roche. En fonction du courant, de sa violence ou des apports d’eau douce, certains parcs vont correspondre au développement des huîtres la première année, d’autres vont permettre le durcissement de la coquille, d’autres encore permettront d’avoir une chair plus conséquente ; on travaille donc les parcs en rotation.

Il y a de l’élevage en surélevé et de l’élevage au sol, et il y  a des parcs vides  car, de temps en temps, il faut laisser le sol se reposer, se ré-oxygéner, prendre le temps de tout remettre en ordre, de nettoyer. Le milieu est riche avec des développements d’algues, de mousses, d’éponges… c’est la biodiversité qui veut ça. Il faut enlever certaines algues à certaines époques car, en consommant l’oxygène de l’eau, elles réduisent la production planctonique et deviennent des compétiteurs pour l’huître…

Parlons de la reproduction, une année où les conditions climatiques sont défavorables, le peu de naissain qu’il y a est résistant, avec une capacité de croissance rapide. Lorsque le naissain est pléthorique, la croissance prend six mois ou un an de plus. L’huître se nourrit de plancton mais aussi de nutriments qui sont en partie dans les sédiments et qui sont remis en suspension pendant les moments de colère de la nature, l’hiver, pendant les tempêtes, pendant les grandes marées… On ne sait pas vraiment tout ce que mangent les huîtres, pour un éleveur c’est étonnant !

Comment expliquer en deux, trois mots, quelque chose que l’on apprend en vivant dans la nature sur 30 ans de carrière ? Dès qu’on change de secteur de production, les conditions d’hydrologie, de pluviosité, de courantologie, d’ensoleillement ne vont pas être les mêmes, il va falloir adapter les techniques à ce que la nature propose.

Suite dans Revue n°35 de l'Encre de mer

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Ostréiculture : une ponte tardive et un naissain abondant

La station Ifremer d’Arcachon a rendu son rapport sur la reproduction des huîtres dans le Bassin durant l’été 2013. Comme en 2012, le naissain est très abondant.

Source : Sud Ouest par David Patsouris

Un constat. La tuile chaulée, même lourde et difficilement maniable, demeure le meilleur moyen de fixer les naissains d’huîtres dans le bassin d’Arcachon.

Dans son malheur, l'ostréiculture arcachonnaise a des branches auxquelles se raccrocher. Certes, les huîtres juvéniles meurent en masse dès que la température de l'eau atteint environ 16 degrés en raison d'un virus herpès très virulent. Certes, cet été, les huîtres marchandes, essentiellement les huîtres triploïdes, c'est-à-dire des huîtres stériles nées en écloserie, ont aussi été emportées par la bactérie Vibrio aestuarianus, inoffensive pour l'homme. Mais le naissain est cette année encore abondant, comme en 2012.

1 Une bonne récolte était vitale

Plusieurs années marquées par une faible récolte et des mortalités importantes avaient réduit les stocks de manière dramatique. Les deux derniers étés riches en naissain, les toutes petites huîtres - ont, en partie, rétabli les choses.

Le rapport intitulé « Reproduction de l'huître creuse dans le bassin d'Arcachon, année 2013 », qui vient d'être publié par la station Ifremer, sous la direction d'Isabelle Auby et Danièle Maurer, confirme ce qui est observé dans les parcs.

Allons de suite à la conclusion de texte. Voilà ce qui est dit : « Grâce aux fortes abondances de larves en fixation et à leur présence pendant une durée de plusieurs semaines, le captage était important à la fin de la saison de reproduction, environ 6 000 naissains par tuile. »

2 Le Bassin est de nouveau naisseur

Ce chiffre de 6 000 naissains par tuile est à comparer avec les années précédentes. Il était de 3 500 en 2012. Mais pour mesurer son importance, il faut regarder l'année 2011 avec seulement 201 naissains par tuile, 2010 avec 271 naissains, 2 009 avec 129 naissains, ou encore 2 007 avec 63 naissains par tuile. Le Bassin, naguère plus grand centre naisseur d'Europe, était « castré », pour reprendre l'expression d'un ostréiculteur gujanais.

Le rapport de l'Ifremer constate une ponte tardive : de très petites pontes début juillet ; une première ponte notable le 25 juillet ; une ponte très faible et éparse entre le 4 et le 6 août ; le frai principal autour des 12 et 13 août ; et enfin deux petites pontes du 27 au 29 août et les 10 et 11 septembre.

3 De la nourriture en abondance

4 Des eaux chaudes et protectrices

5 Les résultats de l'étude Feliba

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Développer l’aquaculture pour satisfaire l’essor de la demande

Selon la Banque Mondiale, la conchyliculture a un bel avenir ainsi que la pisciculture en eau douce...


Cet essor de la demande est l’occasion de développer des pratiques de pisciculture et de conchyliculture responsables.

Source : Banque Mondiale

Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, 62 % des produits de la mer que nous consommerons en 2030 seront issus de l’élevage, seule solution pour satisfaire l’appétit grandissant de régions comme l’Asie, qui absorbera environ 70 % de la production. La Chine assurera 37 % de la production mondiale mais en consommera 38 %.

Télécharger le rapport (en anglais)

Parce qu’elle permet d’augmenter le stock de produits de la mer bon marché et nutritifs, l’aquaculture peut améliorer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des plus déshérités.

Cet essor de la demande est l’occasion de développer des pratiques de pisciculture et de conchyliculture responsables.

En 2030, les deux tiers des produits de la mer consommés dans le monde seront issus de l’aquaculture. Telle est la conclusion du rapport Fish to 2030: Prospects for Fisheries and Aquaculture, qui constate que les pêches de capture sauvages ayant pratiquement atteint leurs limites, seule l’aquaculture pourra satisfaire notre appétit grandissant pour ce type d’aliments.

Selon les prévisions de ce rapport, la moitié des poissons produits dans le monde en 2030 (qu’ils soient destinés à la consommation et à des utilisations industrielles, comme la farine de poisson) proviendront de l’aquaculture.

Plus précisément, 62 % des produits de la mer qui finiront dans nos assiettes proviendront de fermes aquicoles, lesquelles développeront leurs capacités de production pour satisfaire une demande croissante, surtout en Asie où près de 70 % des poissons seront consommés. En Chine, la classe moyenne émergente devrait représenter en 2030 un segment particulièrement important. Grâce à des investissements accrus dans l’aquaculture, ce pays assurera 37 % de la production mondiale et représentera 38 % de la consommation.

Pour une aquaculture plus durable

Alors que la population mondiale devrait frôler la barre des 9 milliards en 2050, la demande de denrées alimentaires et d’emplois ira croissant. L’industrie aquicole, actuellement en plein essor, peut contribuer à satisfaire ces deux attentes. Mais elle doit, pour cela, adopter des pratiques responsables.

Les risques et l’impact environnemental de cette activité ont fait la une des journaux ces dernières années. Les épidémies dans les sites de crevetticulture en Chine, en Thaïlande et au Viet Nam ou dans les élevages de saumon au Chili illustrent bien les défis à relever. Mais ce développement est aussi l’occasion d’étendre et d’améliorer l’aquaculture pour en faire une activité durable et respectueuse de l’environnement.

« Les pratiques irresponsables et excessives se perpétuent dans la pêche tandis que la prolifération des épidémies dans l’aquaculture, entre autres problèmes, a des conséquences graves sur la production », analyse Juergen Voegele, directeur de l’agriculture et des services environnementaux à la Banque mondiale. « Les pays en développement disposés à investir dans une gestion optimale des pêches et une aquaculture plus durable s’ouvriront des perspectives intéressantes ».

« L’aquaculture sera un volet central de la réponse à l’insécurité alimentaire dans le monde. Nous escomptons que les acteurs du secteur amélioreront leurs pratiques en fonction des attentes du marché, avide de produits de la mer issus de pratiques durables et responsables », estime Jim Anderson, conseiller pour la Banque mondiale sur les pêches, l’aquaculture et les océans et co-auteur du rapport.

Généraliser une aquaculture responsable dans le monde

Soucieux de bénéficier des retombées économiques et environnementales d’une aquaculture durable, de nombreux pays soutiennent l’amélioration des méthodes de production.

Depuis mai 2012, le Viet Nam s’efforce, avec la Banque mondiale, d’aider les pêcheurs à se convertir à une pisciculture de qualité dans le but d’améliorer la gestion des maladies et des déchets. Le Ghana s’est lui aussi lancé dans une aquaculture durable, en créant des sites d’élevage dans la région du lac Volta.

Avec la pression démographique, l’aquaculture s’impose peu à peu comme l’une des solutions pour satisfaire la demande mondiale de produits de la pêche. Mais les pratiques laissent encore beaucoup à désirer. Selon M. Voegele, « le défi est immense mais la Banque mondiale peut aider les pays en développement à modifier leurs méthodes de production pour parvenir à une gestion durable, à travers des solutions originales et sur mesure à l’efficacité avérée ».

En s’engageant en faveur de pratiques aquicoles améliorées, les pays se doteront d’une activité capable de fournir des produits nutritifs à davantage de consommateurs sans nuire à l’environnement.

Pour en savoir plus, télécharger le rapport (en anglais)

Des experts reconnus de l’économie de l’environnement auprès du Groupe de la Banque mondiale, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) ont collaboré à ce rapport, qui actualise une édition antérieure, parue sous le titre « Fish to 2020 ».

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L’entente syndicale n’éteint pas les querelles

Les 15 syndicats d’ostréiculteurs et de mytiliculteurs sont tombés d’accord sur 59 noms pour renouveler le conseil du Comité régional conchylicole. Malgré les tiraillements.

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Avant le printemps sera élu le président du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes (CRC). La date exacte à laquelle les 59 membres du Conseil d'administration se prononceront est encore à préciser. Mais on sait déjà que le sortant, Gérald Viaud, se représente. Il occupe le fauteuil depuis mars 2010, et nul adversaire ne s'est encore déclaré. Gérald Viaud qui, dans un deuxième temps, s'alignerait à sa propre succession, en juin, à la présidence du Comité national conchylicole.

Le préalable à l'élection locale, c'est l'installation du nouveau Conseil d'administration du CRC. La règle veut que les syndicats professionnels s'entendent sur 59 noms. À défaut, le préfet de région provoque des élections. Dans le cas présent, les 15 syndicats d'ostréiculteurs et de mytiliculteurs, ont formulé une proposition conjointe, avant les fêtes. Le fait est assez rare pour être souligné. Au mieux jusqu'alors, une partie seulement des syndicats s'accordaient pour mettre des noms face à des sièges, dans des circonscriptions données. Là où l'accord n'intervenait pas une élection territorialement partielle était alors organisée pour compléter le Conseil.

Le président sortant appelait de ses vœux, l'entente d'aujourd'hui. Gérald Viaud observe les problèmes qui font l'actualité ostréicole, la mortalité des huîtres notamment, il soupèse l'ambiance tendue dans la profession, et estime qu'« il était souhaitable que tous y aillent », unis comme un seul homme et, « même en faisant semblant de s'entendre ».

"J'étais pour les élections"....

Suite dans Sud Ouest

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Retraite des pêcheurs professionnels

Cette question d'un sénateur et la réponse du ministre de l'agriculture concernant la retraite des pêcheurs professionnels en eau douce affiliés à la MSA, concernent probablement aussi les pêcheurs à pied professionnels et les conchyliculteurs (MSA) (à vérifier !)

Source : Sénat

Question écrite n° 09882 de M. André Vairetto (Savoie - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 19/12/2013 - page 3623

M. André Vairetto attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur les retraites des pêcheurs professionnels. Les pêcheurs professionnels relèvent du régime social agricole (mutualité sociale agricole - MSA). Les retraites qu'ils perçoivent sont très faibles et souvent bien insuffisantes pour permettre le départ en retraite. Ce phénomène a pour conséquence le non-départ en retraite des pêcheurs en âge de le faire pour des raisons réglementaires et financières, ce qui bloque l'installation des jeunes. Il souhaite savoir si le Gouvernement envisager de prendre des mesures pour remédier à ce problème.

Transmise au Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt

Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forê publiée dans le JO Sénat du 06/02/2014 - page 326

Les pêcheurs professionnels en eau douce sont affiliés au régime des personnes non-salariées des professions agricoles dès lors qu'ils exercent une activité professionnelle d'au moins 1 200 heures par an, conformément aux articles L. 722-5 et D. 722-5 du code rural et de la pêche maritime. Ils s'acquittent alors des cotisations pour l'ensemble des risques maladie, accidents du travail, famille, vieillesse et retraite complémentaire obligatoire, en contrepartie desquelles ils bénéficient de l'ensemble des prestations dans les mêmes conditions que les autres chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole. Ainsi, s'ils en remplissent les conditions, ils sont susceptibles de bénéficier du dispositif de majoration des pensions de retraite de base qui permet aux personnes non-salariées des professions agricoles de bénéficier d'un montant minimum de retraite égal, au 1er avril 2013, pour une carrière complète, à 681,20 euros par mois pour les chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole et pour les personnes veuves, et à 541,30 euros par mois pour les collaborateurs d'exploitation ou d'entreprise agricole, les anciens conjoints participant aux travaux et les aides familiaux. En outre, le Président de la République a annoncé, le 2 août 2013, un « plan de rattrapage » des retraites les plus modestes servies aux personnes non-salariées agricoles retraitées. Ce plan sera mis en œuvre par la loi garantissant l'avenir et la justice du système de retraites, qui a été adoptée par le Parlement le 18 décembre 2013. Les chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole qui justifient d'une carrière complète en cette qualité dans le régime non-salarié agricole bénéficieront d'un montant total de pensions, de base et complémentaire, au moins égal à 75 % du salaire minimum de croissance net. L'attribution d'un complément différentiel de points de retraite complémentaire obligatoire (RCO) permettra d'atteindre progressivement, entre 2015 et 2017, ce montant minimum de retraite. Par ailleurs, à compter du 1er février 2014, les collaborateurs d'exploitation et les aides familiaux, obligatoirement affiliés depuis le 1er janvier 2011 au régime de RCO, pourront bénéficier de 66 points gratuits par an dans la limite de 17 annuités, au titre des années antérieures à 2011. La loi comporte deux mesures d'amélioration des droits des personnes veuves au titre de la retraite complémentaire, qui seront mises en œuvre à compter de 2014. En premier lieu, le dispositif dit des droits combinés sera étendu au régime de RCO. Aujourd'hui limité à la retraite de base, ce mécanisme permet au conjoint survivant qui continue l'exploitation, sans avoir demandé la liquidation de sa pension de réversion, de cumuler les droits du chef d'exploitation décédé avec ses propres droits pour le calcul de sa retraite. En second lieu, la réversion du régime de RCO sera étendue aux points qui auraient pu être attribués à titre gratuit aux chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole décédés avant la liquidation de leurs droits à pension. En outre, la condition de durée minimale d'assurance de 17,5 années dans le régime non-salarié agricole, nécessaire pour bénéficier d'une majoration de la retraite de base servie par ce même régime, sera supprimée pour les personnes dont la pension prendra effet à compter du 1er février 2014. L'ensemble de ces mesures concrétise un engagement de campagne du Président de la République.

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TVA - Conditions de mise en œuvre des taux de TVA de 5,5%, 10% et 20 %

De nouvelles dispositions du CGI sont applicables depuis 1er janvier 2014 et un rescrit du 2 avril 2012 est en vigueur pour les produits de la pêche et de la pisciculture (RES N°2012/28(TCA)).

Un courrier de la DGFiP vient clarifier la place des produits conchylicoles (huîtres, moules, palourdes, coques et autres coquillages (ex : pétoncles, ormeaux) par rapport à ce rescrit.

Ainsi, en application des mesures en vigueur et des nouvelles dispositions du CGI, les taux applicables au 1er janvier 2014 sont par catégories de produits concernés :



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Le 7 Février 2014

Enquête épidémiologique : Trop d’info tue l’info.

Jean-François Le Bitoux, Vétérinaire


Revenons aux lois biologiques qui régulent pathologies et épidémies en attendant d’évoquer « les lois humaines » qui y participent. D’un côté il existe des lois physicochimiques qui existent depuis des milliards d’années et de l’autre  les lois des hommes, un code civil fluctuant âgé de deux siècles. Prétendre ignorer les premières ou s’en affranchir n’est pas seulement ridicule mais suicidaire et c’est pourtant ce qui se déroule sous nos yeux. En matière de pathologies ostréicoles, depuis plus de 20 ans, des montagnes d’information s’accumulent. Mais on vit une curieuse époque où  un excès de recherche deviendrait «contre-productif » : Trop d’info scientifique tue l’info.

Fin 2012, le colloque mondial sur l’ostréiculture organisé en France a permis de faire le point sur une situation mondiale préoccupante mais sans faire apparaître de solutions (www.oysterworldcongress2012.com). Le site est riche d’informations tout comme le site de l’Ifremer (http://wwz.ifremer.fr/institut/L-institut/Actualites/Les-Nouvelles-de-l-Ifremer-N-140). Pourtant en matière de pathologies conchylicoles, l’été 2013 fut encore catastrophique : les choses vont de mal en pis.Il semble que l’excès de données sur le web finisse par inquiéter les acteurs plus que rassurer : Tout ce qui est dit et publié est-ce de l’Info ou de l’Intox ? Qui croire ? Comment faire le tri ? Les choses sont-elles si compliquées qu’elles en deviennent désespérantes ? Avançons-nous dans la bonne direction ? Nul n’y arrivera jamais ?

Il semble que cette crise de confiance dans « le progrès » soit largement partagée. Les plus hautes autorités « morales et scientifiques » s’inquiètent aussi de perte globale de crédibilité : tout acquis peut être remis en question sans même être discuté par le premier venu ou pire par le premier sous-préfet venu ! Le colloque de rentrée de la saison 2013-14 du Collège de France avait pour thème « la  réhabilitation du rôle de l’expert scientifique ». L’Institut Diderot traitait récemment de « L’avenir de l’antiscience » (A. Moatti). Sans compter les publications de l’IHEST (La science en jeu, Partager la science,…) et quantités de livres comme « L’apocalypse joyeuse » (JB Fressoz) ou « Une autre science est possible » ( I.Stengers) ni oublier des dizaines de conférences passionnantes d’Etienne Klein, de J.M. Levy Leblond disponibles sur le web. Tous sont inquiets : versons-nous dans « une ère d’illettrisme scientifique » ?

Il existe donc une ambiance nationale qui peut servir de mauvaise excuse aux déboires ostréicoles. L’aquaculture marine est loin d’être aussi complexe que d’autres domaines scientifiques  (physique quantique, cancers,…) mais le fait que « la Science » ne répond pas clairement inquiète les professionnels. Nous vivons des situations écologiques pathologiques variées (proliférations d’algues, mortalités animales en élevage et dans la nature, etc.) qui sont répandues dans le monde entier et qui n’auraient pas de réponse ? Ces problèmes existent sans doute depuis la nuit des temps et les connaissances récentes ne serviraient à rien ? Erreur : nous avons vécu ces situations en aquaculture de crevettes et nous les avons résolues ; ce fut le travail de tout un pays.

J’ai eu l’occasion de raconter une visite sur un parc ostréicole paimpolais (http://www.pauljorion.com/blog/?p=60590) où tout allait très bien : il devient essentiel à tout professionnel de savoir reconnaître quand tout va bien. Mais la suite de l’histoire est tout aussi inquiétante : un haut responsable de la profession m’a affirmé qu’il n’existait pas de région en France qui n’était pas atteinte par ces mortalités ! Que signifie sous l’angle épidémiologique une telle affirmation quand chacun sait que de tout temps, il y a eu des mortalités dans les parcs ostréicoles mais personne ne disait rien tant que l’entreprise gagne de l’argent. Nous avons connu les mêmes situations en élevage de crevettes en Equateur. Dès les premières années, les élevages se réjouissaient de survie à peine supérieure à 50 % ! La perte de la moitié des animaux n’est jamais une bonne nouvelle pour un éleveur et elle est franchement intolérable pour une vétérinaire ! Il faut s’interroger sur la solidité de la zootechnie d’élevage dès les premières mortalités.

Ce qui se passe à un endroit obéit aux mêmes lois physicochimiques générales mais leur application est spécifique à l’écosystème local et à la gestion de l’éleveur. En public chacun ne raconte que ce qu’il veut bien partager et ce que l’auditoire peut accepter. C’est ainsi qu’il est devenu banal d’affirmer que les excès de nitrate provoquent des marées vertes alors que certains ostréiculteurs savent que pour gérer leurs claires et éviter d’être envahies par ces ulves, ils ont pu rajouter des engrais nitratés de manière contrôlés et ainsi entretenir une prolifération de diatomées nutritives pour leurs élevages (http://www.pauljorion.com/blog/?p=56556). Bref l’explication simpliste plaira au plus grand nombre mais les lois physicochimiques ne sont pas des lois démocratiques ! Et le choix d’utiliser des lois simplistes a un coût car elles sont très induffisantes.

Au cours d’une visite chez son médecin ou son vétérinaire, pour faire un diagnostic, le professionnel questionne  le patient afin de rechercher les grandes lignes de la pathologie exprimée puis des détails spécifiques ; il imagine plusieurs maladies possibles, il en élimine des dizaines, il chercher à mieux comprendre la vitesse d’évolution des phénomènes mesurés et rapportés puis il teste la cohérence entre ces informations : il est normal que cela paraissent disparates au non professionnel : chacun son métier ! Et le patient ou l’éleveur ne peuvent pas avoir conscience de l’importance de certains détails dans le diagnostic. S’il en avait conscience, ils les auraient corrigés d’eux-mêmes et la pathologie ne se serait pas aggraver.

Aujourd’hui des milliers de données se sont accumulées et comme ils sont accessibles sur le web, il devient de plus en plus difficile de faire une hypothèse de travail sur l’origine des maux et de la tester quand on ne sait ni d’où ça vient ni où on va ! Plus il y a de données, plus il est difficile de résoudre le problème pathologique qui se pose depuis plus d’un siècle et qui a évolué avec le temps et les sites.

Il faudra que « LA» ou les solutions scientifiques à ces déséquilibres écologiques soient capables d’intégrer les centaines de données accumulés : ce sera alors une belle confirmation théorique pour ces hypothèses de travail ! 

Pour autant, sur le terrain, personne ne se satisfera de solutions intellectuelles ou théoriques : c’est la mise en pratique qui sera la seule arme de conviction massive ! Et pour ce faire, il faudra bien que les professionnels sachent et acceptent de les mettre en place. Les solutions sont celles qui ont été développés en aquaculture moderne ailleurs dans le monde celle que j’ai déjà indiquées pour lutter contre les marées vertes : il faut apprendre à cultiver nos jardins aquatiques.  Et ce sera plus facile à faire en ostréiculture où un professionnel est responsable de ses parcs que pour lutter contre les marées vertes. Mon pari est qu’une fois la démonstration réalisée  dans un domaine, il sera possible de les appliquer ailleurs mais c’est un parcours du combattant ou une course de haies : il restera bien des haies administratives à sauter pour que la Nature retrouve ses fonctions naturelles. En attendant, il faudra que la zootechnie ostréicole évolue et qu’elle redéfinisse elle-même ses nouvelles normes d’élevage pour vivre dans un écosystème qu’elle entretient, comme tous les autres élevages !
 
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RETOUR SUR - Les huîtres meurent, mais les ostréiculteurs ne se rendent pas



Six ans après l'irruption d'un virus décimant les jeunes huîtres, faisant craindre une disparition de la ressource, ce mets n'a pas disparu des tables et son prix s'est stabilisé. Mais scientifiques et ostréiculteurs doivent lutter contre une vulnérabilité croissante du précieux coquillage.

Source : AFP/Marine-océans

Noël 2010 : alors qu'arrivent sur les étals les premières générations d'huîtres affectées par la surmortalité apparue en 2008, les prix moyens bondissent de plus de 20%, à 8 euros la douzaine. De 135.000 tonnes par an avant la crise, la production de la France, premier pays ostréicole européen, chute à 80.000. Et nul ne sait où cela va s'arrêter.

Trois ans plus tard, après avoir crû de 50% au total, les prix se sont stabilisés à 9,60 euros, selon l'Insee. Lors des fêtes de fin d'année 2013, on peut trouver la douzaine à moins de 7 euros en grande distribution. Et les prix tombent parfois sous la barre des 6, voire des 5 euros, sur les étals de producteurs, comme à Cancale (Ille-et-Vilaine).

En effet, pour la première fois, la production est repartie à la hausse en 2012, à 101.000 tonnes, un niveau qui devait à nouveau être atteint en 2013, selon les estimation du Comité national conchylicole (CNC).

Mais l'embellie est trompeuse, selon Gérald Viaud, son président.

"Les ostréiculteurs se sont adaptés pour tenter de stabiliser la situation. Mais on est au bout de nos possibilités. Les stocks sont à zéro, des risques pèsent sur la trésorerie, les investissements", dit-il à l'AFP.

En pratique, la branche, qui compte quelque 3.000 entreprises souvent familiales, a multiplié les captages de naissains pour tenter de compenser la surmortalité, qui décime de 60 à 70% des bébés-huîtres, contre 15 à 25% avant l'épidémie.

Altérations de l'environnement

"Grâce aux aides d'Etat, on a pu limiter le nombre de fermetures d'exploitations. Mais beaucoup d'ostréiculteurs ont dû se diversifier, voire prendre un emploi en parallèle", note M. Viaud.

Ces aides, qui ont représenté "plus de 110 millions d'euros" depuis 2008, selon le CNC, ont fondu à une douzaine de millions en 2013 et sont en cours de renégociation avec le ministère de l'Economie maritime pour 2014.

Désormais bien identifié, le virus OsHV-1, inoffensif pour l'homme mais à l'origine de la surmortalité des naissains d'huîtres creuses, la principale variété élevée en France, n'a toujours pas d'antidote.

Contrairement aux élevages à terre, "on travaille en milieu ouvert et on n'a pas, fort heureusement, de poudre de perlimpinpin à mettre dans la mer" pour tenter de contrer le phénomène, souligne M. Viaud.

La parade passe par la constitution de souches résistantes au virus, à laquelle travaillent les ostréiculteurs, les écloseries, qui fournissent environ 35% des naissains, et l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). Une démarche qui demande du temps.

Mais un mal supplémentaire frappe les huîtres depuis un an et demi : la bactérie vibrio aestuarianus, qui a tué l'été dernier de 10 à 70% des individus adultes. "Aujourd'hui, c'est le stock commercialisable qui est ébranlé", relève Florence Bourhis-Madec, du comité conchylicole de Bretagne-Nord.

Pour l'ensemble des acteurs de la filière, il ne fait pas de doute que les altérations de l'environnement contribuent à la fragilité croissante des coquillages.

"La hausse de la température des mers, leur acidification, qui sollicite davantage l'huître pour fabriquer sa coquille, mais aussi la présence de pesticides, jouent sur la capacité des huîtres à se défendre", indique Tristan Renault, responsable de recherche à l'Ifremer.

"On est dans un changement global susceptible d'influer tant sur les animaux que sur les agents pathogènes. Il n'est pas à exclure que d'autres agents émergent. La seule chose sûre est que meilleure est la qualité du milieu naturel, moins le risque est grand", souligne-t-il.

Cabanes de dégustation

Mais des experts mettent également en cause certaines pratiques ostréicoles.

"On est dans une filière qui multiplie les pratiques à risque, avec des densités trop fortes et énormément de transports d'animaux. On peut acheter n'importe quel naissain n'importe où, n'importe quand, et élever des jeunes avec des adultes, ce qui ne se fait nulle part ailleurs dans le monde de l'élevage", relève Michel Mathieu, fondateur du Centre de référence de l'huître de Caen.

Selon lui, "si on continue comme ça, on aura l'apparition de nouvelles maladies". "On aurait dû réfléchir après la disparition de l'huître portugaise", au tournant des années 1970, ajoute le scientifique, qui préconise notamment d'élever les naissains dans des "sanctuaires", à l'écart des adultes.

M. Renault constate de son côté que "le fait de travailler les huîtres en été", période où elles étaient traditionnellement laissées au repos, "crée un stress qui les rend sensibles à la maladie".

Pour lui, le salut de filière passe par "la mise en oeuvre d'un ensemble de solutions : diversification, techniques d'élevage, sélection des animaux et préservation du milieu naturel".

Un défi qui ne fait pas peur à Jean-Charles Mauviot, directeur du comité conchylicole Arcachon-Aquitaine.

"La profession a toujours su montrer sa capacité d'adaptation aux crises majeures. Les ostréiculteurs sont avant tout des gens de mer, qui ont une forte capacité d'adaptation au milieu naturel et sont capables de modifier leurs techniques et de se remettre en question", estime-t-il.

Un exemple ? Un nombre croissant d'ostréiculteurs mise aujourd'hui sur la vente directe, qui permet de "mieux valoriser le produit".

"Dans le bassin d'Arcachon, on compte désormais 80 cabanes de dégustation. Le métier ne perd pas de son attrait, on a même des jeunes qui s'installent", souligne M. Mauviot.

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Le 6 Février 2014

Conchyliculture : le CNC en colère face au « mépris » du gouvernement
 

Le tonnage des huîtres baisse à la vente, mais le poids des emplois dans la conchyliculture pèse toujours aussi lourd dans les régions littorales... C'est la force d'une activité qui s'appuie sur un réseau de près de 4000 entreprises familiales !

Pour Gérald Viaud, président du Comité national de la conchyliculture, "l’État français n’est pas à la hauteur".

Source : Le Marin
« Ça fait trois fois qu’il nous fait le coup, c’est inadmissible ! » Gérald Viaud, le président du Comité national de la conchyliculture et du comité régional conchylicole (CRC) Poitou-Charentes ne décolère pas. En cause, le rendez-vous manqué le 5 février, à Paris, entre le ministre des Transports et de la Mer, Frédéric Cuvillier, et les présidents des sept comités régionaux.

Le ministre a en effet annulé l’entrevue pour se rendre dans l’après-midi à Anglet, où venait de s’échouer le vraquier espagnol Luno. « Cas de force majeure », invoque le cabinet du ministre. « Évidemment c’est plus médiatique que les problèmes de la conchyliculture, rétorque Gérald Viaud. Cela fait six mois que l’on sollicite le ministre. Il aurait pu nous recevoir plus tard ou fixer un autre rendez-vous. »

Hasard du calendrier, ce couac intervient en même temps que l’annonce d’Alain Cadec, vice-président de la commission de la Pêche du Parlement européen, d’un accord en faveur des conchyliculteurs dans le cadre du Fonds européen des affaires maritimes et de la pêche (Feamp). « Nous avons obtenu la mise en place, au printemps, de plans d’actions pour éradiquer les maladies des élevages et un mécanisme d’indemnisation des conchyliculteurs pour les pertes occasionnées par les mortalités », détaille Alain Cadec.

Ces avancées, qu’il reconnaît « positives pour la conchyliculture », ne rassérènent toutefois pas Gérald Viaud. « Quand on va à Bruxelles, on nous ouvre les bras, il y a une véritable volonté européenne de développer l’aquaculture. Mais sur le plan national, on constate un désengagement total, on n’a aucune visibilité. L’État français n’est pas à la hauteur. (...) Aujourd’hui, nous exigeons d’être entendus et reçus dans les plus brefs délais. » Contacté, le cabinet du ministre a assuré qu’un prochain rendez-vous serait fixé rapidement.

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La pisciculture* assurera près des deux tiers de la production mondiale de poisson d'ici 2030

* Plutôt l'aquaculture

Un nouveau rapport conjoint Banque mondiale-FAO-IFPRI analyse les perspectives des pêches et de l'aquaculture. Il est téléchargeable Ici

Fish to 2030

Prospects for Fisheries and Aquaculture

World Bank Report Number 83177-GLB

5 février 2014, Washington/Rome - L'aquaculture (ou pisciculture) assurera près des deux tiers de la production mondiale de poisson destiné à l'alimentation d'ici 2030, compte tenu de la stabilisation des prises de poissons sauvages et de la demande croissante d'une classe moyenne émergente à l'échelle mondiale, et plus particulièrement en Chine.

Source : FAO

Ces projections font partie des principales conclusions du rapport Fish to 2030: Prospects for Fisheries and Aquaculture, établi en collaboration entre la Banque mondiale, la FAO et l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI). L'étude, publiée aujourd'hui, souligne l'ampleur des flux commerciaux de produits de la pêche des pays en développement vers les pays développés.

Selon la FAO, actuellement 38 pour cent de tout le poisson produit fait l'objet d'échanges internationaux, et plus des deux tiers en valeur des exportations de produits halieutiques des pays en développement sont destinées aux pays développés. D'après le rapport, la Chine occupe une place primordiale et croissante avec 38 pour cent de la consommation mondiale de poisson projetée en 2030. Comme de nombreuses autres nations, elle renforce ses investissements dans l'aquaculture pour satisfaire cette demande en pleine expansion.

L'Asie - en particulier l'Asie du Sud, l'Asie du Sud-Est, la Chine et le Japon - devrait représenter 70 pour cent de la consommation mondiale de poisson d'ici 2030. L'Afrique subsaharienne, en revanche, devrait voir sa consommation de poisson par habitant fléchir d'un pour cent par an de 2010 à 2030 mais, compte tenu de la croissance démographique rapide de 2,3 pour cent durant la même période, la consommation totale de poisson de la région progressera de 30 pour cent.

D'après le rapport, l'aquaculture assurera 62 pour cent de la production de poisson destiné à la consommation d'ici 2030 avec, en tête, le tilapia, la carpe et le poisson-chat. La production mondiale de tilapia devrait pratiquement doubler, passant de 4,3 à 7,3 millions de tonnes annuelles de 2010 à 2030.

"Le dynamisme de l'aquaculture a fait de ce secteur un modèle à suivre - et, dans un même temps, incarne son aspect le plus stimulant en termes de perspectives futures de transformation et d'évolution technologique", a indiqué l'un des auteurs du rapport, Siwa Msangi de l'IFPRI. "En comparant ce rapport à une étude analogue réalisée en 2003, nous constatons que la croissance de la production aquicole a été plus importante que prévu".

Le Directeur de l'agriculture et des services environnementaux de la Banque mondiale, Juergen Voegele, a indiqué que le rapport offre des informations essentielles aux pays en développement intéressés à dynamiser leur économie par la production durable de poisson, tout en précisant qu'une gestion durable de la ressource nécessite des politiques élaborées avec soin.

"Un approvisionnement durable en poisson - qui consiste à produire sans appauvrir la base de ressources naturelles et sans porter atteinte au précieux environnement aquatique - est un enjeu colossal", a-t-il souligné. "Nous continuons à assister à une exploitation excessive et irresponsable des pêches de capture, tandis que la production aquicole est lourdement affectée par des problèmes comme les flambées de maladies. Si les pays parviennent à optimiser leur gestion de la ressource, ils seront les premiers à tirer parti de l'évolution positive du contexte commercial".

Les pêches et l'aquaculture sont une source vitale d'emplois, d'aliments nutritifs et d'opportunités économiques, en particulier pour les petites communautés de pêcheurs. Celles-ci pourraient néanmoins pâtir des risques d'épidémie à grande échelle dans l'aquaculture et des impacts du changement climatique.

Árni M. Mathiesen, Sous-Directeur général de la FAO chargé du Département des pêches et de l'aquaculture, a souligné que libérer le potentiel de l'aquaculture pourrait avoir des effets durables et positifs.

"Avec une population mondiale qui devrait atteindre les 9 milliards d'habitants d'ici 2050 - en particulier dans les régions souffrant de taux élevés d'insécurité alimentaire - l'aquaculture peut apporter une contribution significative à la sécurité alimentaire mondiale et à la croissance économique, à condition que son essor se fasse dans une optique éco-responsable", a-t-il affirmé.

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Le 5 février 2014

Label Rouge : Deux dossiers à regarder de près 

Deux avis relatifs à l’ouverture de procédures nationales d’opposition ont été publiés au Journal officiel du 23 janvier 2014. L’un concerne le saumon, l’autre le saumon farci.

Source : pdm-seafoodmag  par C. Astruc

Professionnels, vous avez deux mois pour vous faire connaître et refuser la demande de modification du label rouge LA 33-90 « Saumon » déposée par la Scottish Quality Salmon Ldt ou refuser la demande de reconnaissance du label rouge LR N° 03-13 concernant le saumon farci, face aux petits légumes déposée par l’association du Nord-Pas-de-Calais Caps Qualité.

Si les cahiers des charges sont fortement détaillés, le saumon Label rouge doit in fine contenir un niveau de lipides maîtrisé, avoir été élevé au minimum 12 mois en mer à faible densité et porter un système d’identification garantissant la traçabilité des saumons LA 33/90.

Pour le saumon farci, le choix du saumon, la quantité utilisée et le mode de cuisson importe.

Pour en savoir plus, retrouvez les avis sur PDM Seafood
- pour la demande de modification du label rouge LA n° 33-90 « Saumon »
- Pour la demande de reconnaissance du label rouge LR n° 03-13 « Saumon farci, farce aux petits légumes »

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Maths et huitres à Arcachon...

Simon ne veut pas parcourir plus de 25 km avant de prendre un repas. Stéphane souhaite manger le premier jour à Biganos puis passer la nuit à Lège. Ils veulent prendre le repas du midi du deuxième jour au Cap ferret. Voilà les conditions d'un problème de maths particulier proposé en 6ème par Sébastien Peyrot. Pour une fois les maths mettent de bonne humeur !

 Plan de la randonnée à vélo autour du bassin d’Arcachon.


La randonnée à vélo autour du bassin d’Arcachon

Tâche complexe en 6ème

Simon et Stéphane décident de faire une randonnée à vélo autour du bassin d’Arcachon.

Voici les conditions de leur randonnée :
- Simon ne veut pas parcourir plus de 25 km avant de prendre un repas.
- Stéphane souhaite manger le premier jour à Biganos puis passer la nuit à Lège.
- Ils veulent prendre le repas du midi du deuxième jour au Cap ferret.
La randonnée autour du bassin d'Arcachon

Cette randonnée respecte-t-elle les conditions énoncées par les deux copains ?

Évaluer la distance parcourue en vélo par nos randonneurs.

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Le Drive et les produits de la mer

Du retard, du retard et encore du retard ! Frais, en conserves ou en surgelés, poissons, coquillages et crustacés ont du mal à séduire les acheteurs dans ce circuit.

Source : pdm-seafoodmag

Dans chaque région de l’Hexagone, les drives fleurissent. En novembre, selon Drive Insights la France en recensait 2587, soit 2 % de plus que le mois précédent. Mais les Français qui font leurs courses derrière leur ordinateur à l’occasion de leur pause déjeuner ou derrière leur tablette pensent peu à inclure des produits de la mer, y compris ceux qui se vendent très bien en magasin, comme les sushis. « Dans le drive, les ventes de sushis sont quasi nulles », indique Jacques Dupré, directeur Insights, expert des produits de grande consommation chez Iri.

Logique, le drive est avant tout utiliser pour réaliser les achats récurrents, pondéreux et répétitifs… Les produits de la mer n’en font pas partie. Ils appartiennent majoritairement à la catégorie des produits d’impulsion, des produits festifs etc.…

Le retard en chiffres

Poids du drive dans le chiffre d’affaires : quand 2,7 % du chiffre d’affaires des produits alimentaires en général est réalisé dans les drives, seulement 2,2 % du chiffre d’affaires des produits de la mer est généré dans le circuit. Pour les produits de la mer frais, c’est 1,7 %, en épicerie 2,1 et en surgelé 3,2 %. (source : IRI)

    Pourcentage de produits achetés dans le drive selon les catégories:
    En moyenne 2,2 % des produits de la mer vendus le sont dans le drive.
    En conserves, ce chiffre tombe à 2,1 % avec de gros écart selon l’espèce concernée : 2,6 % pour le thon, 1,6 % pour les autres conserves de poisson.
    En surgelés, 3,3 % des ventes se font dans le drive. Cela monte à 4 % pour les poissons surgelés pour descendre à 1,8 % pour les fruits de mer surgelés et 3,4 % pour les plats cuisinés surgelés à base de poisson.
    En frais, pas plus de 1,8 % des ventes se font sur le drive, cela tombe à 0,1 % pour les sushis.

Pourtant selon de nombreuses enseignes et des acteurs comme Kelly Deli veulent croire au potentiel du drive pour les produits de la mer. Pour réussir, il faut recréer sur le Net l’idée de corner, d’animation. Pour l’heure rien n’est joué. Tout reste à inventer car la croissance du chiffre d’affaires des produits de la mer sur le drive est la même que le circuit à savoir presque 60 % par an.

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En impression 3D, le poisson plus frais que nature...

3D - Une imprimante à poisson frais

Cette imprimante conçue par Bryan Christie mijotte des assiettes de poisson aux « Recettes faciles et de bon gout ». Attention, la notice n’indique pas si le poisson peut être congelé !

Un an après le scandale de la viande de cheval et le voile levé sur les plats surgelés frelatés, les industriels de l’agro-alimentaire se lancent un nouveau défi en remettant au goût du jour, les produits frais. Ils viennent tout juste de créer ETF, Les Entreprises du Traiteur Frais. Et ils organisent leur premier évènement le 11 février à Paris : Univers du Frais - Nouvelles enseignes, nouvelles offres : tirez parti de ces rayons en plein développement...

C'est le moment choisi par Labeyrie pour ouvrir une nouvelle porte sur le marché de l'alimentation. En pleine période de diversification, le numéro 1 français du saumon fumé et du foie gras se lance dans la production de plats préparés frais....

Suite...

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Labeyrie se lance dans les plats préparés frais

Le spécialiste du saumon fumé et du foie gras accélère sa diversification. Il se prévaut de croissances à deux chiffres sur la période des fêtes.

Source : Les Echos par Marie-Josée Cougard 
En pleine phase de diversification, Labeyrie s’est lancé dans la production de plats préparés frais. Huit plats commercialisés par Monoprix depuis novembre devraient être proposés par d’autres enseignes d’ici à la mi-juin. - Labeyrie

Labeyrie semble avoir déjoué toutes les chausse-trapes du secteur de l’alimentation en 2013. La société landaise, contrôlée à 100 % par la coopérative Lur Berri, devrait réaliser un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros en hausse de 6,7 % sur l’exercice 2013-2014 qui clôture le 30 juin, prévoit son directeur général Jacques Trottier.

Labeyrie a vu ses ventes de saumon fumé sur les deux semaines de fin d’année faire des bonds à deux chiffres : +13,7 % pendant la semaine de Noël, +30,7 % pendant la semaine du 31 décembre. Malgré le reportage très critique de l’émission « Envoyé spécial », sur l’élevage de saumon en Norvège, diffusé par France 2 en novembre.

L’arrivée de Delpeyrat sur le marché du saumon fumé en février dernier n’a « rien changé », affirme Jacques Trottier. Les ventes de saumon fumé de Labeyrie, qui avaient progressé pendant quatre ans se sont cependant stabilisées en 2013. Avec 25 % du marché, l’entreprise est en tête des marques, mais loin derrière les MDD (51 % du marché). A 39 euros du kilo, la marque est 20 % plus chère que Delpierre, Kristsen ou Delpeyrat.

«  Le chiffre d’affaires du foie gras a atteint un niveau historique », selon le directeur général. Malgré la contre-publicité exercée par le lobby anti-gavage toujours très actif. L’entreprise landaise contrôle 25 % du marché des fêtes de fin d’année, derrière les marques de distributeur (26,6 %). Les MDD reculent sur ce créneau pour la cinquième année consécutive. Le marché du caviar a très fortement augmenté en décembre (+ 36 % à 6 tonnes) par rapport au mois de décembre 2012. Labeyrie, qui propose du caviar d’Uruguay, de Bulgarie et d’Aquitaine, revendique 35 % des ventes.

Les scores enregistrés par Labeyrie pendant les fêtes ont été soutenus par un triplement de l’investissement media sur cette période.

Plats cuisinés haut de gamme

En pleine phase de diversification, de l’entrée au dessert, Labeyrie ouvre une nouvelle porte sur le marché de l’alimentation et se lance dans la production de plats préparés frais. L’entreprise devra compter avec la concurrence d’acteurs importants tels que Fleury Michon et Marie racheté par le volailler LDC, même si elle souhaite s’en démarquer en pratiquant des prix résolument supérieurs (6 euros contre 4 euros) pour des spécialités qu’elle veut « haut de gamme ». Le marché des plats cuisinés frais en grandes et moyennes surfaces pèse 600 millions d’euros . «Notre ambition est d’en couvrir 10 à 15 % », explique Jacques Trottier le directeur général de Labeyrie.

Commercialisés par Monoprix depuis novembre, les huit plats cuisinés de Labeyrie devraient être proposés par d’autres enseignes d’ici à la mi-juin. Risotto aux Saint-Jacques, Boeuf mijoté au vin rouge, Dos de cabillaud aux poivrons, le Parmentier de canard et son écrasée de pommes de terres etc ...La viande est d’origine française, précise le groupe. « Des préparations quotidiennes avec des légumes frais ». Les produits sont élaborés par Festin de Sologne, une PME de Lamotte-Beuvron (Loiret) dont c’est la spécialité. Celle-ci réalise un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros. Elle fournit des compagnies aériennes, gère quelques boutiques où elle commercialise une partie de sa production et fabrique aussi pour des marques de distributeurs.

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Univers du Frais


Nouvelles enseignes, nouvelles offres : tirez parti de ces rayons en plein développement

Source : evenements.infopro-digital.com

11 février 2014 - Paris

[1 jour – 7 heures] - Marketing / Tendances alimentaires

Les zones de frais redeviennent le cœur de l’offre et de la fidélisation client

Points forts
  • Le rendez-vous incontournable pour comprendre et adopter les nouveaux codes du frais
  • Evaluer comment faire du frais votre fer de lance de la reconquête et de la fidélisation client
  • Des retours d’expériences sur les stratégies gagnantes des acteurs majeurs du marché
Actualités

Les français fréquentent toujours autant d’enseignes différentes : 6.2 chaque année (Kantar worldpanel). Le frais devient dès lors une zone stratégique, fer de lance de la conquête et de la fidélisation client :
  • Chiffres clés et décryptage des nouvelles attentes des consommateurs
  • Comment revaloriser les rayons frais pour en faire des univers de destination
  • Montée en gamme, innovation, authenticité : quelle évolution de l’offre pour dynamiser les ventes
Avec la participation exceptionnelle de : 
Marc CLEMENTINI - Directeur Projet et Fondateur Du Nouveau Concept ARCIMBO
Nicolas GRUENER - Directeur Stratégie & Category Management, Activité Charcuterie et Produits de la Mer - GROUPE SOPARIND BONGRAIN
Alistair STONE - Buying Manager Vegetables - WAITROSE

Journée animée par un journaliste de la rédaction de LSA

Cette conférence s'adresse :
  • Distributeurs, industriels, grands groupes et PMEDirecteurs Généraux, Directeur et responsables Marketing, Directeurs et Responsables commerciaux, Directeur et Responsables développement des ventes, Directeurs et responsables enseignes, Directeurs et responsables MDD, Category manager, Directeurs et Responsables Merchandising, Directeurs et responsables des achats, Directeur Marketing, Responsable Trade-marketing, Directeurs de magasins…
Programme

Décrypter les nouveaux codes du frais et ses axes de développement

Rompre avec les codes de la distribution : le cas ARCIMBO

Les nouveaux concepts du frais en Angleterre : le retour d’expérience de Waitrose
  • Performances des rayons frais en Angleterre : quelles applications possibles en France
  • Le positionnement de Waitrose sur le marché anglais et ses spécificités
  • Innovations, assortiments, services : quels axes stratégiques développer sur le frais

Analyser les moteurs de consommation sur le frais
  • Sandrine CAYEUX - Directrice d’unité KANTAR WORLDPANEL FRANCE
  • Réassurance, culinarité, do it yourself, gourmandise : vers un ancrage des tendances
  • Quels nouveaux besoins des shoppers pour déclencher l’acte d’achat
  • Évaluer les réponses que peut apporter le frais à ces nouvelles attentes

Décrypter les résultats contrastés des produits frais
  • Stéphane BOYER - Directeur Commercial Clients Industriels - IRI
  • Comparer et comprendre les différentes performances des catégories de l’univers frais
  • Evaluer les facteurs clés de succès des rayons
  • Quelles perspectives d’évolution pour le frais

Renouveler l'expérience frais : Nouvelles offres et revalorisation des rayons

Gourmandise, innovation et montée en gamme : quel développement de l’offre pour booster vos ventes frais
  • Valeur ajoutée, qualité, identité forte : comment repenser votre stratégie marketing pour redonner de l’appétit aux consommateurs
  • Multiplier les usages autour du produit : conquérir de nouveaux modes ou moments de consommation
  • Quelle segmentation des gammes pour offrir de la visibilité à vos innovations produits
  • Quels nouveaux concepts merchandising pour théâtraliser votre offre et déclencher l’achat
  • Julien BERNARD - Co-fondateur - LES SIPHONES
  • Jean-Claude DEUX - Co-fondateur - LES SIPHONES
  • Nicolas GRUENER - Directeur Stratégie & Category Management, Activité Charcuterie et Produits de la Mer - GROUPE SOPARIND BONGRAIN

Théâtralisation des rayons frais : comment créer du trafic en magasin et déclencher l’impulsion
  • Vous différencier pour dynamiser vos ventes : retours sur les expériences gagnantes
  • Rendre les rayons vivants pour en faire des univers de destination
  • Jouer les cartes de la fraîcheur et la gourmandise pour séduire votre clientèle
  • Jerôme CASTAING - Fondateur SUSHI DAILY
  • Kelly CHOI - Fondateur SUSHI DAILY
  • Christophe MENEZ - Co-fondateur ZERO GÂCHIS

Quels leviers de développement d’une marque et de la 1ère gamme dans l’univers du frais
  • Emmanuel DESCLOUX - Directeur Marketing - Prince de Bretagne
  • Le marketing de l’offre en frais : quels objectifs, freins, leviers et résultats
  • Animer les rayons grâce à des opérations spécifiques
  • (« fête des légumes primeurs », «légumes en fêtes » « en route pour le rhum »…)
  • QR code, web, news-letter : comment mettre en avant la saisonnalité

Reconstruire votre offre snacking pour répondre aux nouveaux besoins des consommateurs
  • Stephanie LIS - Directrice Marketing Mix Buffet
  • Décrypter les tendances de consommation et le développement du snacking frais en France
  • Du rationnel à l’émotionnel : quelles sont les attentes consommateur sur la catégorie
  • Quelle stratégie adopter pour continuer à développer ce marché au rayon traiteur

Frais et e-commerce : quelles perspectives de développement
  • Christophe PIED - Président CARREDEBOEUF.COM
  • Contourner les freins à l’achat en ligne grâce à l’origine et la traçabilité du produit
  • Offre, livraison, e-merchandising : quels leviers de développement des produits frais
  • Quels développements possibles de la stratégie e commerce

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Le 4 février 2014

Production d'aliments pour animaux dans le monde selon Alltech... naturally


Remarque personnelle : Alltech estime la production d'aliment aquacole à 40 millions de tonnes en 2013... (pour une production aquacole (toutes espèces confondues) estimée à 60 millions de tonnes par la FAO).... Ce marché de la nutrition aquacole est en très forte progression... ce qui explique la très forte pression des multinationales impliquées dans cette industrie (pêcherie et minotier) sur les ressources en poissons pélagiques partout dans le monde, au détriment de la sécurité alimentaire des populations du Sud !!!

Pour plus d'informations :

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Les engins de pêche vont apparaître sur les étiquettes

À partir du 13 décembre 2014, l’étiquette des produits de la pêche devra indiquer l’engin – chalut, senne ou filet, etc. – avec lequel le poisson a été capturé. Pas sûr que cette information supplémentaire guide les consommateurs vers des produits durables.

Source : UFC Que Choisir  par Florence Humbert

Adoptée le 10 décembre 2013, la réforme de la Politique commune de la pêche (PCP) prévoyait notamment d’améliorer l’étiquetage des produits de la mer. Il s’agissait de fournir aux consommateurs des « informations claires et complètes, notamment sur l’origine des produits ainsi que sur leurs méthodes de production », afin qu’ils « puissent faire des choix en connaissance de cause ». Il faut dire que la traçabilité des produits de la mer laisse vraiment à désirer, surtout si on la compare aux autres denrées alimentaires, les viandes en particulier, dont l’indication de l’origine va devenir obligatoire.

Conformément aux souhaits de la PCP, de nouvelles normes d’étiquetage (règlement UE no 1379/2013), applicables à compter du 13 décembre 2014, ont donc été édictées par l’Organisation commune de marché (OCM) dans le secteur des produits de la mer. Mais force est de constater qu’une fois de plus la montagne a accouché d’une souris. Car les nouvelles dispositions s’appuient sur les mentions obligatoires existantes (1). Malgré leur imprécision, les « zones de capture » définies par la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, vont donc continuer à s’afficher sur les étiquettes. Par exemple, la fameuse « zone Atlantique Nord-Est », « zone 27 » que l’on retrouve sur la plupart des poissons vendus sur les étals français...

(...)

En fait, la principale nouveauté du règlement vient de l’obligation de mentionner sur l’étiquetage le type d’engin de pêche utilisé pour la capture des produits des poissons, céphalopodes, coquillages et crustacés. Le matériel utilisé par les pêcheurs est regroupé en 7 grandes catégories : sennes, chaluts, filets maillants et filets similaires, filets tournants et filets soulevés, lignes et hameçons, dragues et casiers (et pièges).

Réalité complexe

Bien sûr, cette mesure était réclamée à cor et à cri par les organisations environnementalistes qui  souhaitent ainsi pointer du doigt les engins qu’ils jugent destructeurs pour les fonds marins. À commencer par le chalut de fond. Même si le Parlement européen a finalement rejeté le 10 décembre 2013 l’interdiction du chalutage en eaux profondes (tout en prônant une règlementation accrue) ses opposants ne s’avouent pas vaincus pour autant. « L’étiquetage des engins de pêche va dans le bon sens. Cette mention va amener les consommateurs à se poser des questions », affirme Hélène Bourges, chargée de campagne Océans chez Greenpeace France. (...)

Par ailleurs, on peut s’étonner que les exigences en matière d’étiquetage des produits de la pêche ne s’appliquent pas de la même manière à ceux issus de de l’aquaculture dont les pratiques sont pourtant loin d’être vertueuses. Pour ne citer qu’un seul exemple, la crevetticulture dans les pays asiatiques, au Brésil et en Amérique centrale, a eu des conséquences désastreuses au plan social et environnemental. Y aurait-il, pour Bruxelles, deux poids deux mesures ? À moins que le « scandale » du chalutage profond monté en épingle par les ONG environnementalistes ne serve à masquer l’irrésistible essor d’un secteur aquacole de plus en plus concentré.        

(1) Sur l’étiquetage des produits de la mer figurent actuellement la dénomination commerciale du produit, la mention « pêché » ou « élevé », la zone de capture FAO des produits sauvages ou le pays d’élevage dans le cas de produits aquacoles, et la mention « décongelé » s’il y a lieu. À compter du 13 décembre 2014, le poissonnier sera dans l’obligation d’afficher le nom scientifique (en latin) des poissons, coquillages, crustacés et autres céphalopodes ainsi que l’engin de capture pour les produits sauvages. À titre facultatif, l’étiquette peut aussi indiquer la date de pêche ou de récolte, la date de débarquement, le port de débarque, le pavillon national du navire de pêche ainsi que des données environnementales, d’ordre éthique ou social.

Pour lire le texte intégral de Florence Humbert : UFC Que Choisir

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Projet de loi relatif à la consommation

Objet du texte

Le présent projet de loi, déposé par le Gouvernement, a pour objet la mise en place de « nouveaux outils de régulation économique pour rééquilibrer les pouvoirs entre consommateurs et professionnels ».

Source : Sénat

Il comporte six chapitres.

Le chapitre Ier (articles 1 et 2) introduit dans le droit français une procédure d'action de groupe.

Le chapitre II (articles 3 à 17) vise à « améliorer l'information et renforcer les droits contractuels des consommateurs ». L'article 3 introduit ainsi dans le code de la consommation la définition de la notion de « consommateur » : est considérée comme consommateur : « toute personne physique qui agit à des fins qui n'entrent pas dans le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale. ». Ce chapitre contient également des dispositions relatives au démarchage et à la vente à distance (article 5) ; à certains contrats spécifiques conclus dans les salons et foires (articles 11 et 12).

Le chapitre III (articles 18 à 22) est relatif au crédit et à l'assurance. Ainsi, l'article 20 tend à renforcer les consommateurs contre le risque de multi-assurance et l'article 21 aménage le droit de résiliation pour ce type de contrat.

Le chapitre IV (articles 23 et 24) concerne les indications géographiques : une nouvelle procédure qui permettra aux produits français d'obtenir une protection sur le territoire national et de valoriser les productions industrielles et artisanales locales, comme cela existe déjà pour les produits alimentaires.

Le chapitre V (articles 25 à 67) a pour objet de moderniser les moyens de contrôle et les pouvoirs de sanction de l'autorité chargée de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (CCRF) et de ses agents.

Enfin, le chapitre VI (articles 68 à 73) intitulé « dispositions diverses » comprend notamment des dispositions relatives aux exploitants de voitures de tourisme avec chauffeurs et de véhicules motorisés à deux ou trois roues (articles 68 et 69) et le renouvellement de l'habilitation du gouvernement pour procéder, par voie d'ordonnance, à la refonte du code de la consommation, à l'harmonisation finale des pouvoirs d'enquête des agents de la CCRF ainsi que des dispositions nécessaires pour l'outre-mer (article 73).

Cliquer Ici pour téléharger le Texte n° 71 (2013-2014) modifié par le Sénat le 29 janvier 2014

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Le 3 Février 2014

Mortalités ostréicoles : 2014 l'année des solutions ? Chiche ?

La nécessité d’un autre regard pour apprécier les commentaires des anciens et les services rendus par la nature

Jean-François Le Bitoux, Vétérinaire


Le vétérinaire de campagne est un généraliste qui intervenait le plus souvent comme un partenaire de l’éleveur, un conseil ou un « coach » appelé quand les animaux ne réagissent pas comme prévu, avant même d’être « malade ». C’est une personne auquel il peut confier ses problèmes en espérant un coup de main pour se sortir d’un mauvais pas et éviter d’y retomber.

L’épidémiologie, c’est la recherche de détails essentiels parfois connus mais ponctuellement oubliés, des pépites au milieu de montagnes de produits de moindre intérêt. Pour les sélectionner parmi les résultats qui se sont accumulées au cours des ans, il faut les observer avec un autre regard ou changer de lunettes. Les problèmes rencontrés en ostréiculture obéissent aux mêmes lois que les pathologies d’élevage industriel. Tous rassemblements d’organismes de mêmes espèces favorisent des maladies connues. Qu’il s’agisse des grandes pestes moyenâgeuses qui ont duré quelques siècles ou de l’apparition de nouvelles pathologies industrielles dites « émergentes », inconnues jusqu’alors.

Et que peut-on faire pour en limiter l’apparition et à défaut l’impact ? Réduire les rassemblements c'est-à-dire les densités d’élevage et mieux entretenir de meilleures conditions sanitaires. N’est-ce pas ce que les uns et les autres redécouvrent si on en croit la presse professionnelle ? C’est ce que nous avons fait en élevage de crevettes : ceux qui y réussissent dorment bien la nuit, les autres mal. Tout éleveur connait ces situations !

Alain Rouyé (-http://forum17.pagesperso-orange.fr/) relate avec force détails une vie d’ostréiculteur qui a vu la profession évoluée. Son regard souligne un paramètre mal quantifié donc mal apprécié de tous, des professionnels, des chercheurs et des administrations, celui de la capacité trophique d’un écosystème. Il rapporte : "La production d'un bassin semi-fermé comme celui de Marennes-Oléron est limitée par la capacité nutritionnelle du milieu » d'après un article de M. Héral de 1986. Et il rajoute sa propre analyse que je reprends in extenso comme une invitation à tout relire : « Ainsi, ce qui tracassait les ostréiculteurs il y a 50 ans mais n'intéressait pas les scientifiques de l'époque, est maintenant bien cerné: c'est bien la surcharge du bassin qui est la cause de tous les maux qui ont accablé l'ostréiculture dans le dernier demi-siècle. La quantité de nourriture disponible restait stable, ce qui n'est guère étonnant. En augmentant inconsidérément la quantité d'huîtres dans le bassin, on les prive ipso facto d'une alimentation suffisante et leur vitesse de développement s'en trouve ralentie. Pourquoi les ostréiculteurs se sont-ils donc acharnés à toujours augmenter les tonnages d'huîtres en production, alors que la majorité d'entre eux était consciente du problème? J'imagine que, du point de vue des scientifiques le manque de connaissances des intervenants associé à l'appât du gain, étaient principalement en cause. »

En élevage de crevettes aussi nous avons vécu la même histoire et il a fallu plus de 10 ans pour s’en rendre compte ! On imaginait que la crevette se nourrit des aliments distribués, comme un poulet mais elle a absolument besoin du plancton naturel pour le digérer: c’est en apprenant à entretenir la productivité naturelle que la profession a progressé !

Tant que tout va bien, chacun récolte sans trop se poser de question sans apprécier à leurs justes valeurs les « services rendus par la nature » ! C’est quand la réalité se durcit, cogne et fait mal qu’il faut tout réviser. Le diable est dans le détail. Et sur chaque site les détails et les diables peuvent être différents ! En voici un qui est douloureux : la capacité trophique n’est pas stable d’une année sur l’autre ! Ces observations et ces concepts n’ont rien de révolutionnaires : tous les éleveurs l’ont appris à leurs dépens - et ça m’a coûté cher ! - Mais l’éleveur doit améliorer sa zootechnie d’élevage en conséquence.

Billet 1 dans l'article : Enquête sur la surmortalité des huîtres.  Mortalités ostréicoles : 2014 l'année des solutions ? Chiche ?

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Habiter en bord de mer devient un vrai luxe

L’envolée du prix du foncier sur le littoral exclut de plus en plus les moins riches. Pêcheurs, saisonniers, ne peuvent plus habiter près de leur lieu de travail.

Source : Ouest France  par Jean-Pierre Buisson

Il faut avoir le portefeuille bien garni pour prétendre investir dans un logement en bord de mer. Le problème n’est pas nouveau, mais le phénomène s’est accru ces dernières années avec la flambée des prix de l’immobilier.

« Les communes littorales françaises ont gagné plus de 290 000 habitants entre 1999 et 2006, soit +5%. Ceci s’explique à 80% par les flux migratoires », note Gaëlle Frostin, coordinatrice de l’association des Ceser (Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux) de l’Atlantique (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine). Conséquence : les travailleurs de la côte, du pêcheur à l’ostréiculteur en passant par les saisonniers, sont repoussés dans les terres quand ce n’est pas leur activité qui est menacée par l’appétit d’espace des néoriverains.

« Penser intérêt général »


Un sujet sensible que les Ceser Atlantique ont décrit dans un rapport. « La concentration des populations et des activités dans les espaces côtiers est source de nombreux enjeux et conflits d’usage. Le foncier est particulièrement sous pression », résume le Briochin Jean-Edmond Coatrieux. Et tout est en place pour que la situation se dégrade. D’ici 30 ans, certains secteurs comme ceux de La Roche-sur-Yon ou Vannes vont devoir accueillir entre 40 et 50 % d’habitants supplémentaires, « en majorité des seniors ».

Que faire ? « Il faut reconsidérer notre manière de gérer le littoral », préconise le rapporteur. « Le foncier ne doit plus être une rente, mais un outil d’aménagement du territoire. » Quasi révolutionnaire ! « Nous n’avons plus le choix. Nous possédons déjà de nombreux outils de gestion, mais ils agissent trop souvent en parallèle, voire en concurrence ». La solution ? « Mutualiser et partir de l’idée que nous devons travailler sur des projets de territoire. La motivation doit être l’intérêt général. » Pour ceux qui en douteraient, Jean-Edmond Coatrieux évoque « les effets du réchauffement climatique et les risques de submersion et d’érosion » qui ne tarderont pas à mettre tout le monde d’accord.

Le rapport du Ceser avance vingt et une propositions pour reprendre la main sur la gestion littorale. Principale recommandation : « établir des stratégies de long terme en évaluant les capacités d’accueil de chaque territoire, en ne se limitant pas aux espaces communaux. » L’échelle préconisée est celle de la Région, mais aussi de l’intercommunalité, pour avoir une meilleure vue d’ensemble.

L’association des CESR estime aussi « qu’il faut replacer le foncier au cœur du débat de société ». Comment ? « En réformant le droit actuel de propriété… qui redonnerait à l’État une certaine souveraineté foncière en matière de contrôle de l’espace au nom de l’utilité publique ». Sale temps pour la spéculation.

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Le foncier littoral sous pression : une problématique interrégionale

Dans le cadre de leur coopération « Atlantique », les CESER d’Aquitaine, Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes après avoir produit un état des lieux et des préconisations sur l’avenir de la filière ostréicole dans les régions de la façade atlantique (mars 2012), viennent de finaliser une nouvelle étude interrégionale intitulée « Populations et activités sur le littoral atlantique : Enjeux fonciers - Quelle gouvernance avec quels outils ? ».

Les régions Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine sont caractérisées depuis les années 1980 par un «tropisme atlantique». La concentration des populations et des activités dans les espaces côtiers est source de nombreux enjeux et conflits d’usage. Le foncier est particulièrement «mis sous pression».

Les CESER de l’Atlantique ont choisi d’élaborer ensemble un état des lieux de ce phénomène. De ce diagnostic partagé, ils retiennent que les enjeux fonciers sont toujours aussi prégnants et préoccupants pour l’avenir des territoires côtiers, malgré les dispositions prises jusqu’à présent pour maîtriser cette pression.

Ils soulignent donc la nécessité de changer de modèle de gestion foncière sur le littoral atlantique et de mobiliser de manière plus efficace, plus ambitieuse et plus concertée l’ensemble des acteurs et des outils existants.

Les CESER de l’Atlantique formulent ainsi des propositions concrètes, principalement à l’attention des collectivités territoriales et de l’Etat. Si chacun des acteurs a un rôle à jouer dans la mise en œuvre de ces mesures, leur coordination se joue à deux principaux niveaux :

- L’échelle intercommunale leur semble la plus adaptée pour définir une stratégie foncière de long terme, au service d’un projet de territoire. Ce projet de territoire doit être basé sur la notion de capacité d’accueil, et mieux prendre en compte les risques littoraux et les conséquences du changement climatique.
- La gestion économe et rationnelle du foncier doit également être pensée à l’échelle régionale.

Les CESER de l’Atlantique encouragent les Conseils régionaux à assurer ce rôle de fédérateurs et de stratèges. Cette contribution s’adresse également à l’ensemble de la société civile, afin que le foncier soit replacé au cœur d’un débat de société.

Parmi les nombreuses préconisations des CESER de l’Atlantique, à citer par exemple :
  • Des stratégies foncières de long terme, au service de projets de territoire, sur tout le littoral atlantique
Les collectivités qui font preuve d’une gestion prévisionnelle du foncier sont majoritairement de moyennes et grandes agglomérations ou des intercommunalités. Peu de petites communes ont développé de telles démarches.

Les CESER de l’Atlantique insistent donc en premier lieu sur la nécessité, pour l’ensemble des territoires littoraux de la façade, de se doter de stratégies foncières de long terme.

En outre, les CESER de l’Atlantique considèrent qu’une stratégie foncière n’est pas une fin en soi : c’est un outil au service d’un projet de territoire.

L’élaboration d’une stratégie foncière repose donc tout d’abord sur la définition d’objectifs, déclinant un projet de territoire co-élaboré et partagé par l’ensemble de la société civile.

Répondre à ces objectifs suppose ensuite d’adapter l’offre foncière à la demande : une évaluation précise s’impose pour quantifier et qualifier les besoins propres à chaque usage, ainsi que les disponibilités foncières sur le territoire.
  • La notion de capacité d’accueil au cœur des stratégies foncières et des projets de territoire
L’évaluation de la capacité d’accueil est une obligation pour les communes relevant de la Loi Littoral. Cette notion correspond au niveau maximum des pressions exercées par les populations et les activités que peut supporter le capital de ressources d’un territoire sans remise en cause de ses spécificités et de son attractivité.

Les CESER de l’Atlantique encouragent l’ensemble des collectivités littorales à placer la notion de capacité d’accueil au coeur des stratégies foncières et des projets de territoire.

Des outils d’aide à la décision existent, leur vulgarisation doit être poursuivie auprès de toutes les collectivités.
  • Des documents de planification plus ambitieux, prescriptifs en matière d’économies foncières et cohérents entre eux
Les Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT) et les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) constituent des outils essentiels pour la gestion du foncier. Si la couverture du littoral atlantique en PLU est quasi complète, ce n’est pas tout à fait le cas de la couverture en SCOT.

Les CESER de l’Atlantique encouragent donc les territoires concernés à :
- se doter au plus vite d’un SCOT ;
- définir dans ces documents d’urbanisme des objectifs d’économies foncières ambitieux et prescriptifs ;
- se doter d’indicateurs et de moyens pour un suivi régulier de ces objectifs.

Enfin, les enjeux fonciers nécessitent de dépasser régulièrement l’échelle territoriale du SCOT, il est donc important de renforcer la mise en réseau et en cohérence des SCOT.

Source : Conseil Economique, Social et Environnemental Poitou-Charentes qui s’est réuni en session du 10 au 17 juin 2013. Télécharger l’avis du CESER sur "Populations et activités sur le littoral atlantique : enjeux fonciers. Quelle gouvernance avec quels outils". Pour tout renseignement : CESER Atlantique

Télécharger le rapport sur "Populations et activités sur le littoral atlantique : enjeux fonciers. Quelle gouvernance avec quels outils"

Télécharger la synthèse du rapport sur "Populations et activités sur le littoral atlantique : enjeux fonciers. Quelle gouvernance avec quels outils"

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Extrait du rapport Populations et activités sur le littoral atlantique : Enjeux fonciers

La conchyliculture, une activité primaire incontournable du littoral menacée par la pression de l’urbanisation.

Les CESER de l’Atlantique ont consacré leur précédente contribution à l’avenir de la filière ostréicole sur le littoral atlantique. Conscients de l’importance socio-économique, environnementale et patrimoniale de la filière dans leurs régions, ils avaient souhaité se mobiliser pour la préservation de cette activité primaire. En effet, le secteur doit actuellement faire face à de multiples enjeux. Le premier de ces défis, largement médiatisé, est conjoncturel : le phénomène de mortalité des jeunes huîtres creuses, observé chaque année depuis 2008, affecte fortement les entreprises, leurs capacités de production et d’investissement, et à terme leur viabilité. Mais la filière ostréicole, comme l’ensemble de la filière conchylicole, est également confrontée à de nombreux défis structurels. Ils sont notamment liés à la position d’interface de ces activités entre terre et mer (complexité et exigences du cadre réglementaire), et à leur dépendance vis-à-vis de l’environnement (qualité sanitaire des produits, fonction de la qualité de la ressource en eau ; quantité et régularité des apports d’eau douce dans les claires) : on les qualifie ainsi de sentinelles de l’environnement côtier.

Un foncier sous pression, pour les « paysans de la mer » comme pour les « paysans de la terre »

L’accès à l’espace est un enjeu majeur pour la conchyliculture. En France, 5400 concessionnaires se partagent 18000 ha de concessions situées sur le Domaine Public Maritime (DPM). Les bâtiments d’exploitation peuvent également être implantés de façon précaire sur le DPM. Normalement propriété inaliénable et imprescriptible de l’Etat, le DPM est concédé temporairement aux conchyliculteurs pour une activité professionnelle, et doit théoriquement être remis à l’état naturel après arrêt de l’activité, sauf si le repreneur est également un professionnel. Faute de contrôles, les cas de changement de destination de ces espaces, vers un usage résidentiel, ne sont pas rares, notamment en zone portuaire, mais pas seulement.

En effet, à ces surfaces sur le DPM s’ajoutent 2500 ha situés en domaine privé : il s’agit des claires (bassins d’affinage), essentiellement en Charente-Maritime. Les bâtiments d’exploitation, représentant des surfaces moindres, sont également souvent implantés en domaine privé. Les terrains et bâtis peuvent être vendus sans distinction d’usage, à condition de respecter les zonages des documents d’urbanisme. Ainsi, l’estimation de France Domaine se base obligatoirement sur la moyenne des biens vendus dans le voisinage immédiat, alors que la valeur des biens devrait être différente selon l’usage professionnel ou résidentiel : beaucoup de jeunes conchyliculteurs se trouvent dans l’incapacité de reprendre des entreprises, y compris dans des cas de transmission du patrimoine. Ces difficultés contribuent au déficit d’attractivité du secteur, aux côtés d’autres contraintes réglementaires, administratives et financières.

De plus, il existe une grande diversité de configurations possibles en termes de localisation des établissements (dénommés chantiers en Bretagne, cabanes en Poitou-Charentes) et des lieux d’habitation, entre Domaine Public Maritime et domaine privé. Cette coexistence de ces deux régimes de gestion publique et privée pose problème dans la mesure où les concessions, le chantier et l’habitation conchylicoles constituent une unité fonctionnelle indissociable.

Si la pression de l’urbanisation est généralisée sur le littoral atlantique, tous les bassins conchylicoles ne sont pas touchés de la même manière. Les enjeux sont ainsi légèrement moins prégnants en Poitou-Charentes ou en Aquitaine, où les exploitations sont plutôt concentrées dans des ports, lotissements ou zones dédiées à la conchyliculture. Ce n’est pas le cas du Morbihan par exemple, où les tensions foncières sont exacerbées, du fait certes de l’attrait particulier de son littoral, mais aussi et surtout de la dispersion historique des exploitations conchylicoles, dont les emprises sur le domaine privé sont importantes, surtout lorsqu’une habitation est présente sur le site d’exploitation...

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Plaidoyer pour une décentralisation de la loi Littoral : un retour aux origines

Rapport d'information de Mme Odette HERVIAUX et M. Jean BIZET, fait au nom de la commission du développement durable n° 297 (2013-2014) - 21 janvier 2014

Source : Sénat

Entre terre et mer, le littoral est à la fois un eldorado résidentiel et touristique, un gisement de développement économique aujourd'hui porteur des espoirs de croissance bleue, et un patrimoine naturel riche et fragile qu'il est nécessaire de protéger.

La loi du 3 janvier 1986 relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, dite « loi Littoral », a été instaurée pour répondre à ces attentes contradictoires. Elle promeut des principes de développement durable et de gestion équilibrée des territoires concernés.

Cette loi a incontestablement et heureusement freiné le « bétonnage » de nos côtes. Mais le littoral pâtit d'un affrontement stérile entre protection et aménagement, du fait d'une vision abstraite et juridique qui fige son développement.


Le coeur du problème réside dans la territorialisation inachevée, voire à peine ébauchée, de la loi. Les règles d'urbanisme qu'elle définit, volontairement floues, ont pourtant vocation à être adaptées à la diversité des paysages côtiers.

Les tentatives de planification stratégique ont été infructueuses, pour des raisons souvent plus sociologiques que juridiques. Il manque toujours un document d'interprétation permettant de décliner la loi à l'échelle de bassins géographiques.

Pour les rapporteurs, il est temps de responsabiliser les élus locaux en leur confiant l'élaboration de ce document, que l'État n'a pas su mettre en place depuis trente ans. C'est en revenant à la volonté initiale et unanime du législateur que l'application de la loi Littoral pourra être réellement apaisée.

Rapport

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Le développement durable au cœur des élections municipales

Un guide gratuit "Candidat(e) aux municipales ? Le développement durable : une opportunité à saisir !"

Source : CDurable

Construire un projet municipal qui tienne compte du développement durable, ce devrait être l’une des préoccupations majeures des candidats aux prochaines élections municipales de mars prochain.

Dans un contexte économique morose, faire coïncider les attentes environnementales, avec des impératifs économiques et sociaux contraignants, sera le défi le moins aisé à relever pour les futurs conseillers municipaux.

Pour résoudre ce casse tête, un guide vient de paraitre à destination des concepteurs des projets municipaux, afin de les épauler dans leur tache. Edité par le Réseau des Agences Régionales de l’Energie et de l’Environnement, ce document donne des pistes pour construire un projet donnant du sens à l’action territoriale.

Depuis 2008, la crise économique que traversent la plupart des pays dit développés a montré justement les limites de ce modèle de développement et sa non-durabilité. Crise sociale qui perdure, crise écologique qui progresse, les signaux d’alertes doivent susciter des initiatives concrètes pour inverser la tendance : initiatives nationales ou internationales, certes, mais aussi, et avant tout, des volontés locales pour agir concrètement. « Penser global, agir local », c’est la devise du développement durable et le levier principal à actionner.

C’est notamment au travers de la mise en œuvre des Agenda 21 que cette action locale se traduit. Entre 2007 et 2012, le nombre des Agenda 21 locaux en France est passé de 200 à plus de 900, dont la plupart sont portés par les communes. Durant cette période, on a pu voir les pratiques changer, les actions se multiplier. Ces expériences ne demandent qu’à être dupliquées et adaptées dans chaque territoire.

Les campagnes municipales sont donc l’occasion de mettre le développement durable au cœur des projets de villes. Pour construire ce projet, le Réseau des Agences Régionales de l’Energie et de l’Environnement livre des pistes à suivre.

Cadre de vie, urbanisme, action sociale, éducation, économie locale, énergie, santé, alimentation, déplacements, tous les domaines de la vie publique sont à envisager sous un volet environnemental.

Il faut par exemple encourager l’économie sociale et solidaire via notamment le développement de circuits courts de production et de consommation. Cela permet de favoriser une économie territoriale et durable : réseaux d’entraides, insertion sociale, filières professionnelles locales, système d’échanges locaux, Amap, monnaies locales sont les pistes à explorer.

De même l’action sociale doit permettre à chacun de satisfaire ses besoins essentiels (santé, logement, éducation, alimentation…) par la présence de services sociaux sur le territoire, ou de logements d’urgence économes en énergie.

Les projets peuvent faire valoir la clause du mieux-disant social et environnemental dans les programmes de travaux. Ils peuvent aussi s’engager à soutenir les entreprises sur la mise en place de programmes de formation des personnes en insertion.

On peut également citer en vrac la préservation de la ressource en eau, le développement des modes de déplacements doux, ou l’accompagnent de la rénovation des bâtiments vers moins de consommation d’énergie et d’eau.

Le guide propose de nombreuses autres pistes autour de l’accès à la culture, de la préservation du patrimoine naturel, de l’engagement des jeunes ou de l’éco-citoyenneté.

Les possibilités d’agir de manière responsable sur son territoire sont nombreuses. Elles couvrent l’ensemble des compétences des collectivités locales et s’appuient sur l’expérience de nombreuses d’entre elles.

Proposé sous une forme interactive, le guide permet d’explorer plus en détails certains aspects des solutions expérimentées. Un réseau de retours d’expériences régionales est également à disposition sur les sites régionaux mutualisant les initiatives.

Que vous participiez à un projet municipal, ou que vous soyez simplement un citoyen désirant inciter ses élus à mieux prendre en compte le développement durable, le Guide « Développement durable : une opportunité à saisir« doit vous permettre de faire de cette question la priorité des politiques publiques.

Pour plus d'informations :

- RARE, les sites régionaux
- Télécharger le Guide « Candidat(e) aux municipales ? Le développement durable : une opportunité à saisir ! »

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Le premier saumon d’aquaculture durable arrive sur les tables

© Aquaculture Stewardship Council

Deux fermes piscicoles étroitement liées (Villa Arctic AS Jarfjord  et Lerøy Midt Hognseset Nord) viennent d‘obtenir la certification d’aquaculture durable ASC (Aquaculture Stewardship Council).

Source : Fish2Fork

Le label ASC est à l’aquaculture ce que le MSC (Marine Stewardship Council) est à la pêche.

Il existe dorénavant plus de 740 produits portant le label ASC d’aquaculture durable sur le marché.

Le saumon provenant des deux élevages norvégiens est prédestiné à nourrir la clientèle du groupe IKEA, qui s’est fixé l’objectif de ne servir, dans ses restaurants, que du saumon labélisé aquaculture durable d’ici 2015.

Pour les autres espèces la grande enseigne suédoise, porte son dévolu sur du poisson durable labélisé MSC ou bien recommandé par le WWF.

Chris Ninnes, le directeur de l’ASC déclare: « C’est une étape cruciale qui vient d’être franchie pour l’industrie du saumon d’élevage et nous félicitons Villa Arctic AS pour les efforts réalisés pour certifier l’élevage de Jarfjord. »

 « Le saumon est un produit en forte demande et il ne fait aucun doute que les efforts de la société Villa reflétant leur responsabilité sociale, va  attirer l’intérêt des consommateurs et des professionnels de la filière. »

Trois élevages norvégiens supplémentaires, appartenant eux aussi au groupe Lerøy, espèrent ainsi obtenir la certification d’ici la fin de l’année. Un élevage en Australie se penche également sur la question tandis qu’en Ecosse, grand producteur de saumon d’élevage, aucun élevage n’a encore signé pour se faire certifié.

Tout élevage souhaitant se faire évaluer suivant le référentiel ASC doit suivre les grandes lignes suivantes : tout d’abord l’alimentation des saumons doit être effectuée en quantité raisonnable et durable. Il doit ensuite démontrer qu’il a pris toutes les dispositions nécessaires pour minimiser leur impact sur les stocks de saumons sauvages en limitant les incidences d’échappements de saumons et par un meilleur traitement des parasites.

Vidar Skarr, directeur général de la société Villa Arctic déclare : « Le processus de certification ASC n’a pas été des plus simples, néanmoins il nous a permis d’identifier et d’améliorer certains de nos modes de fonctionnement et la qualité de nos services en suivant les étapes requises pour obtenir le label. »

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Les critiques sur le saumon ont profité à la truite

La diffusion sur France 2, en novembre 2013, dans l'émission Envoyé spécial, d'un reportage sur les dessous pas toujours reluisants des élevages de saumon en Norvège et dans la Mer Baltique a jeté un froid sur les consommateurs français. Au point de réduire leurs achats de ce poisson gras dans les magasins.

Source : Le Monde.fr | 31.01.2014 à 18h28 | Par Laurence Girard

Mais les fabricants de saumon fumé ont poussé un ouf de soulagement à la fin de l'année 2013. A la veille des réveillons, les clients ont fini par faire leurs emplettes dans les rayons. Finalement, « le marché du saumon fumé a baissé en valeur de 1,3 % en novembre et décembre 2013, par rapport à la même période de 2012 », explique Jacques Trottier, le directeur général de Labeyrie.

Marques distributeurs en recul

La marque Labeyrie a maintenu ses positions de leader, avec 32,5 % de part de marché, malgré l'arrivée d'un nouveau concurrent, Delpeyrat. Ce sont les marques de distributeurs qui perdent du terrain, passant de 44,6 % à 41,2 %.

Mais comme le souligne M. Trottier, « la crise du saumon a profité à la truite ». Les ventes de truite fumée ont bondi de 22,6 % en valeur à Noël 2013. Là encore, les marques de distributeurs sont en recul, passant de 66,1  % à 60,6 % de parts de marché. Le plus grand bénéficiaire de ce report des consommateurs est la société Aqualande avec la marque Ovive, qui détient 18,4 % du marché. Labeyrie en revendique 8,9 %.

Labeyrie, dont le capital est détenu aux deux-tiers par la coopérative Lur Berri et pour un tiers par le fond LBO France, revendique également la place de numéro un sur le marché du foie gras, qui, lui, a progressé de 3,4 % en valeur à l'occasion des Fêtes de fin d'année 2013.

L'entreprise, qui affiche un chiffre d'affaires de 255 millions d'euros, se diversifie maintenant dans les plats cuisinés. Elle a commencé à tester son offre de produits traiteurs frais haut de gamme chez Monoprix. Les plats sont fabriqués par la société Festin de Sologne, implantée à Lamotte-Beuvron. (Loir-et-Cher).

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Labeyrie confirme son leadership sur le saumon et le foie gras pour les fêtes de fin d'année 2013

La marque confirme sa place de leader sur le foie avec 26,2 de part de marché, juste derrière les MDD.

Source : LSA par Julie Delvallée 

Alors que les produits festifs ont connu une mauvaise fin d’année 2013, Labeyrie a su tirer son épingle du jeu. Le saumon fumé n’a pas échappé au sort des produits festifs, qui affiche un repli de 1,4 en volume (et +1,6 % en valeur).

Le marché du poisson roi des fêtes de fin d’année affiche des volumes en chute libre, à -10% ( et -1,3 % valeur. Source : IRI, CAM, P12 et P13 2013). En cause ? Un reportage sur l'industrie du saumon de Norvège diffusé sur France 2 dans l'émission Envoyé Spécial et jugé "à charge" par l'ensemble des acteurs du secteur. Après la diffusion le 7 novembre, les ventes ont plongé de plus de 15,5 % la semaine suivnte...Ajouter à cela des problèmes d’approvisionnement pour certains acteurs, le tout sur fond de contexte économique morose, ce qui n'a rien arrangé…

Malgré ce contexte tendu, Labeyrie reste la marque leader, derrière les MDD qui restent le premier acteur.

Delpierre (groupe Labeyrie) demeure la deuxième marque du marché. A noter l’arrivée de Delpeyrat sur ce marché, qui se félicite de terminer à 4,5 % de part de marché valeur à la fin de ses premières fêtes sur le saumon.

Foie gras en cours de valorisation...

(...)
Pour 2014, Labeyrie parie sur des investissements médias massifs, qui vont doubler sur 2014. Elle soutiendra sa nouvelle gamme de plats cuisinés individuels dans le métro parisien.

Labeyrie propose aussi, depuis ce début d’année, des saumons fumés haut-de-gamme sortis à l’occasion des fêtes de fin d’année 2013, venus du cercle polaire norvégien et des High Lands d’Ecosse. Le tout avec un nouveau packaging « qui se veut plus premium et moderne » assure jacques, Trottier, le directeur général de Labeyrie.

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Capécure. Chez Corrue et Deseille, on transmet le savoir

Les "anciens" transmettent leur savoir-faire aux nouvelles générations.
L'entreprise de salaison fumaison Corrue et Deseille, une des plus anciennes sociétés de Capécure, n'a de cesse de défendre et développer son capital humain.

Elle vient de signer deux contrats de génération, pour mieux préparer et affronter l'avenir.

Pierre Corrue, directeur de cette entreprise familiale qui traverse les décennies et même les siècles (fondée en 1935 par son arrière grand-mère), ne le cache pas. « Le travail n'est pas toujours facile pour nos 46 salariés. Il faut se lever tôt. Travailler dans le froid et l'humidité. Certains gestes sont très répétitifs. » Aussi, lorsqu'il y a cinq ans, plusieurs de ses collaborateurs assez âgés ont été atteints de Troubles Musculo Squeletiques avec les inconvénients afférents (coût financier, absentéisme,etc), Corrue Deseille a décidé de revoir en profondeur son organisation du travail. « Nous avons mis en place des plans de formation, essentiellement en interne. L'idée est d'éviter la répétition des gestes en favorisant la polyvalence des postes. » Une politique qui trouve son prolongement dans la signature de deux contrats de génération, portant à trois le nombre de contrats au sein de l'entreprise. La signature desdits contrats a eu lieu jeudi dernier, en présence du sous-préfet Philippe Dieudonné.

Qu'est-ce qu'un contrat de génération ? L'idée est d'anticiper les nombreux départs et arrivées sur le marché du travail d'ici à 2020, où on prévoit quelque 600 000 départs par an en moyenne et l'entrée de plus de 700 000 jeunes par an sur le marché du travail.

« Je n'aurais pas appris ça à l'école »

Concrètement, le contrat de génération est un dispositif d'aide à l'emploi visant à créer des binômes jeune (- de 26 ans) - senior (57 ou plus) pour encourager l'embauche des jeunes et garantir le maintien dans l'emploi des seniors, tout en assurant la transmission des compétences. Ce dispositif prévoit une aide financière pour toute embauche à partir de 2013 effectuée par les PME sous certaines conditions. Pour Corrue et Deseille, il s'agit d'une aide financière annuelle de 4 000 euros versée par Pôle Emploi à l'employeur, pendant une durée maximale de 3 ans. Le jeune salarié doit être embauché en CDI et à temps plein.

Benjamin, 21 ans, bénéficie de ce dispositif : « Quelqu'un me transmet son savoir-faire. Cela fait plaisir. Il est clair que je n'aurais pas appris ça à l'école. Je suis formé. J'ai un CDI, un salaire à la fin du mois. En plus, au sein de la boîte, on n'est jamais au même poste. Ici, on est polyvalent (ndlr  : à l'exception de quelques postes, comme l'allumage et l'entretien des fours).

Marcellin, lui, était déjà au sein de l'entreprise lorsqu'il a signé son contrat. « Il vient d'un contrat d'apprentissage, commente Pierre Corrue. Comme il est issu de l'entreprise, nous avons pu le jauger avant. Le remplacement de personnes, ça se prépare. »
S.D.

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La crise du saumon affecte l'activité du port de Boulogne-sur-Mer

Les ventes de saumon ont chuté de plus de 20%. Inquiétude à Boulogne-sur-Mer, premier port français de transformation du poisson. Aymeric Chrzan, secrétaire du syndicat des mareyeurs de Boulogne-sur-Mer est l'invité de France Bleu Nord.

Source : France Bleu

La crise du saumon crée l'inquiétude à Boulogne-sur-Mer, premier port français de transformation du poisson. Le saumon, le poisson le plus consommé par les français, n'a plus la faveur des consommateurs. Ces derniers mois, les ventes ont chuté de plus de 20 %.

Hausse des prix et reportage-choc

En cause : la hausse des prix depuis début 2013 et un reportage-choc d'Envoyé Spécial sur France 2 sur les méthodes de production du saumon d'élevage en Norvège.

Plus de 500 emplois à Boulogne

Aymeric Chrzan, secrétaire du syndicat des mareyeurs de Boulogne-sur-Mer, estime qu'à Boulogne-sur-Mer, le saumon représente entre 500 et 600 emplois directs sur le port. Si la consommation ne repart pas rapidement, "il y aura des conséquences sur l'emploi.".

Comment bien choisir son saumon au supermarché ?

Réponse d'Aymeric Chrzan : "Le saumon est un produit extrêmement contrôlé dès la production et tout au long de la chaîne de transformation, de préparation. Si le consommateur veut avoir le maximum de garantie, il faut qu'il choisisse un poisson préparé en France. C'est inscrit sur les étiquettes. Si vous voulez du saumon transformé à Boulogne, si le numéro commence par 62, vous êtes certain qu'il est transformé dans le Pas-de-Calais."

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Marine Harvest – Guillaume Garot veille au respect des engagements de l’entreprise à l’égard des salariés

Comme il s’y était engagé, Guillaume Garot, ministre délégué chargé de l’agroalimentaire a reçu aujourd’hui les représentants du personnel et de la direction française de Marine Harvest Kritsen en présence du député Richard Ferrand. Le groupe norvégien a décidé une restructuration de ses sites en France.

Source : Ministère de l'agriculture et de l'agroalimentaire

Guillaume Garot suit ce dossier avec une attention continue dans ses dimensions sociales et territoriales.

Il prend acte du dialogue entre les acteurs qui a permis la négociation d’un plan de sauvegarde de l’emploi accepté par les partenaires sociaux.

Une convention de revitalisation est en cours d’élaboration pour le site de Poullaouen (Finistère).

Répondant aux craintes exprimées par les élus et les représentants des salariés pour l’avenir des autres sites bretons, la Direction de Marine Harvest s’est engagée devant le Ministre à développer les investissements et à adapter les offres de produits pour maintenir une activité durable tant à Landivisiau qu’à Chateaulin. Dans un courrier adressé au ministre, Marine HARVEST exprime son choix de : « développer ses outils de production et son activité commerciale en France pour de nombreuses années avec la certitude affirmée que cette stratégie sera bénéfique tant pour les consommateurs que pour les futurs employés français. »

Guillaume Garot veillera au respect des engagements. Un rendez-vous a été pris pour le deuxième trimestre afin de mesurer l’évolution de la ré-industrialisation du territoire impacté par la fermeture du site de Poullaouen.

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Marine Harvest : des reclassements difficiles

Le directeur du projet de restructuration du groupe, spécialisé dans les produits à base de saumon, fait le point sur les sites bretons de Poullaouën et Landivisiau (Finistère) et Châteaugiron (Ille-et-Vilaine). Entretien avec Laurent Baynast, directeur du projet de restructuration de Marine Harvest en Bretagne.

Source : Ouest France  par Philippe Gaillard

Vendredi, un comité de soutien à l'emploi en Bretagne manifestait à Quimper. Vous maintenez bien votre activité dans la région ?

Marine Harvest restructure sa production, mais reste en Bretagne. Nous abandonnons le saumon fumé premier prix qui n'est plus rentable, pour nous recentrer sur des produits milieu et haut de gamme de marque Kritsen. D'où la fermeture de l'usine de Poullaouën. Nous avons investi à Landivisiau, où nous employons plus de 200 salariés et où nous disposons de 80 postes à pourvoir qui sont proposés en priorité au personnel de Poullaouën. Nous allons passer de 8 500 t sur les deux sites à environ 5 000 t à Landivisiau. Nous maintenons aussi notre activité traiteur à Châteaulin (35 salariés) et notre découpe de poisson frais à Lorient (56 salariés).

Châteaugiron doit fermer cette année. Où en est le reclassement des salariés ?

À Châteaugiron, près de Rennes, où nous traitons du saumon en frais, la cellule de reclassement, animée par le cabinet Altedia, va se mettre au travail fin mars. Pour l'instant, sur les 101 salariés, un seul a accepté un reclassement interne. Nous sommes en liaison avec Pôle emploi de Rennes et Vitré pour proposer d'autres postes et des formations. Nous travaillons avec Idéa 35 afin de trouver un repreneur sérieux pour les 6 000 m2 de bâtiments.

Et à Poullaouën ?

Le plan social a été signé fin décembre. Les deux unités qui tranchent, filètent et fument le saumon avec 178 salariés, vont s'arrêter fin mai. La troisième unité, dédiée à l'expédition, fonctionnera jusqu'en décembre 2015. Quatre-vingts postes ont été proposés dans notre site de Landivisiau, à une cinquantaine de kilomètres. Le personnel est réticent. Pour le moment, cinq personnes ont accepté, malgré une prime de mobilité de 15 000 €. La convention de revitalisation sera signée en février. Elle concerne six communautés de communes autour de Carhaix.

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Participez à l'enquête consommateur Labelfish sur l'étiquetage et la traçabilité des produits de la pêche !

http://labelfish.eu/

Dans le cadre du projet européen Labelfish sur la traçabilité des produits de la mer, vous pouvez participer, en tant que consommateur de produits de la mer, à une enquête sur l'étiquetage et la traçabilité des produits de la pêche. Votre participation est précieuse pour les scientifiques. N'hésitez pas à transmettre ce message dans votre entourage ou vos réseaux !

Dans le cadre du projet européen Labelfish (Atlantic network on genetic control of fish and seafood labelling and traceability - projet Interreg Région Atlantique) auquel participe Ifremer,  une enquête "consommateurs" sur l'étiquetage et la traçabilité des produits de la pêche est réalisée. En effet, l'un des aspects du projet Labelfish est d'évaluer la situation en ce qui concerne l'étiquetage des produits de la pêche dans les pays membres du projet en évaluant, en particulier, les attentes des consommateurs et leurs niveaux de connaissances sur l'étiquetage et la traçabilité des produits de la mer.

Participez dès à présent en cliquant ici !

Nous vous remercions par avance de prendre quelques minutes pour remplir ce questionnaire dont les résultats sont importants pour le projet.

Communiqué de l'Ifremer

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Quand le saumon de l'Atlantique vient du... Chili

76% des consommateurs de saumon de Montréal pensent que la majeure partie du saumon frais vendu dans leur collectivité provient du Canada atlantique.

Source : La Presse par Marie Allard

«Filet de saumon Atlantique frais», annonçait récemment la circulaire du Marché Richelieu. Alléché, un Montréalais s'est rendu dans une épicerie de cette chaîne pour acheter ce poisson en solde. Déception : il a ensuite lu, en petits caractères sur l'étiquette, que ce saumon provenait d'un élevage au... Chili. Sûrement un effet de la montée du niveau des océans, si l'Atlantique se mélange au Pacifique!

«Je trouve que c'est malhonnête de nous vendre du saumon chilien en faisant de la publicité pour du saumon de l'Atlantique», a écrit le consommateur à Metro Richelieu. La chaîne s'est défendue en faisant valoir que le saumon de l'Atlantique, ou Salmo salar en latin, est la façon d'appeler l'espèce. «Nous n'avons pas le droit de changer le nom de l'espèce, même s'il est élevé ailleurs», a répondu un préposé du service aux consommateurs de Metro Richelieu.

Beaucoup se font berner : 76% des consommateurs de saumon de Montréal pensent que la majeure partie du saumon frais vendu dans leur collectivité provient du Canada atlantique, selon une étude faite par Environics Research Group réalisée pour l'Alliance de l'industrie canadienne de l'aquaculture.

Le Chili, grand producteur de saumon Atlantique

«Le saumon Atlantique est effectivement une espèce. Sur le fond, il n'y a donc pas tromperie, a confirmé Jean-Claude Brêthes, titulaire de la chaire UNESCO en analyse intégrée des systèmes marins et professeur à l'Institut des sciences de la mer de Rimouski. Le Chili est, avec la Norvège, un des grands producteurs mondiaux de cette espèce en élevage.»

«Metro Richelieu a raison. C'est un peu aberrant, mais c'est comme ça, a ajouté Louis Bernatchez, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en génomique et conservation des ressources aquatiques et professeur de biologie à l'Université Laval. C'est exactement le même produit que s'il avait été élevé au Nouveau-Brunswick. On a déjà de la difficulté à bien étiqueter les bonnes espèces, on a beaucoup de chemin à faire pour identifier correctement les origines à l'intérieur d'une même espèce. Mais c'est hautement souhaitable.»
«La seule façon d'éviter la confusion serait de rendre obligatoire l'indication claire de la provenance sur l'étiquetage, a observé M. Brêthes. Cela se fait en France, même si cela reste imparfait. On y écrit "pêché dans l'Atlantique Nord", ce qui n'est pas très instructif, mais c'est un début.» Marché Richelieu a bien indiqué l'origine sur l'étiquette; il reste à le faire dans les circulaires.

Pêche commerciale interdite

Le consommateur était aussi mécontent de constater que son saumon n'avait pas été pêché en mer. Or, en raison du déclin préoccupant des stocks, «la pêche commerciale de saumon Atlantique est interdite depuis longtemps, a indiqué M. Bernatchez. Par contre, on peut parfois avoir du saumon du Pacifique sauvage, des espèces Sockeye ou Coho».

Quelques chiffres

«Lorsqu'ils font leurs emplettes, les consommateurs de saumon achètent généralement leur saumon soit au comptoir à poisson doté de personnel dans les épiceries (40%), soit au comptoir libre-service des supermarchés (34%). Une bien plus petite proportion révèle acheter habituellement le saumon dans des marchés spécialisés ou des poissonneries (18%). »

Source : rapport d'Environics Research Group, réalisé pour l'Alliance de l'industrie canadienne de l'aquaculture

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2 février. Ramsar et la journée mondiale des zones humides


Chaque année, la Journée mondiale des zones humides (JMZH) est célébrée le 2 février, pour commémorer la signature de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar.

Source : Zones humides

Chaque année, la convention propose à tous les intervenants de construire leur événement autour d’un thème commun et met à disposition du matériel de communication et de sensibilisation ; mais ce thème n’est pas imposé pour réaliser et inscrire un événement dans le cadre de la journée mondiale des zones humides.
La journée mondiale des zones humides en France

Depuis 2001, en France, les organismes gouvernementaux, les organisations non gouvernementales et les groupes de citoyens redoublent d'originalité et d'inventivité pour proposer des animations sortant des sentiers battus…

Chaque année, les Pôles-relais zones humides, l'Onema (Office national de l'eau et des milieux aquatiques), la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et la SNPN (Société nationale de protection de la nature), avec le soutien cette année de l'APCA (Assemblée permanente des chambres d'agriculture) et de l'association Ramsar-France, invitent le plus grand nombre à faire connaître et/ou à découvrir les animations proposées pour l'occasion, fin janvier et sur l'ensemble du mois de février, sur le Portail national zones humides.

Pour l'édition 2013, le secrétariat de la convention de Ramsar avait mis en lumière la mobilisation de plus en plus importante de la France.

"Deux rapports récemment arrivés témoignent de la diversité des approches de la JMZH. Et d’abord, nous applaudissons une fois encore la France pour son rapport offrant un panorama des activités dans toute la France et illustrant ainsi un engagement couronné de succès à l’échelle d’un pays tout entier. 430 activités, pas moins, ont été répertoriées et le rapport analytique présente toutes sortes de données intéressantes sur les objectifs et les activités de la JMZH. ‘Chapeau’ comme on dit en France!..." (Extrait du message du 4 juin dernier sur le forum Ramsar)

Cliquer Ici pour visualiser les manifestations qui s'étaleront du 25 janvier au 23 février 2014

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Pétition pour une gestion partagée des marais de Haute Gironde

Source : Sud Ouest

Plusieurs associations de chasseurs et de pêcheurs dénoncent l’emprise des céréaliers sur la gestion du niveau de l’eau et l’assèchement récurrent des marais.

Pétition pour une gestion partagée des marais de Haute Gironde...

La cohabitation dans les marais n'est pas aussi tranquille que l'eau qui s'écoule dans les canaux. Entre les céréaliers, les éleveurs, les pêcheurs et les chasseurs, la gestion du niveau de l'eau est source de conflit depuis de nombreuses années. Et souvent même de sabotages des ouvrages permettant de réguler les niveaux d'eau. L'Association des Sauvaginiers du Blayais (Asab), le groupement des chasseurs du Blayais Cubzaguais (GCBC), la Fédération de pêche de la Gironde, le Groupement des associations des sauvaginiers de la Gironde et les...

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Le thème de 2014 : l’agriculture et les zones humides


La Journée mondiale des zones humides est l’occasion de faire connaître ces milieux, leur richesse, les services qu’ils rendent aux populations ainsi que les activités agricoles, qui contribuent à la restauration et la préservation de ces milieux, et les menaces qui pèsent sur eux, notamment dans leurs nombreuses et complexes interactions avec l’agriculture et l’aquaculture.

Définition : L’agriculture consiste à « modifier délibérément une partie de la surface de la Terre pour cultiver des plantes et élever des animaux dans un but de subsistance ou de gain économique » (Rubenstein, 2003).
Les surfaces agricoles peuvent fournir des aliments ou d’autres ressources telles que des matériaux (osier, roseau), des combustibles (agrocarburant) et des médicaments (eupatoire chanvrine, angélique officinale).

Des bénéfices multiples

Les milieux humides et l’agriculture durable entretiennent des relations complexes où l’un et l’autre se rendent mutuellement des services. Certaines activités agricoles et aquacoles contribuent à l’entretien et à la préservation des milieux humides aménagés spécifiquement, comme les rizières de Camargue, les étangs piscicoles de la Dombes ou les zones ostréicoles littorales.

Ailleurs, ce sont les milieux humides qui rendent un certain nombre de services, comme une rétention d'eau bien utile en cas de sècheresse pour la fauche et le pâturage ou des zones de nurserie et de nourricerie où poissons et crustacés se reproduisent et s'engraissent pour alimenter ensuite les pêcheries.

Enfin soulignons qu’une agriculture extensive entretient et assure la conservation de milieux humides ouverts, comme les prairies humides, qui abritent une riche biodiversité (flore, oiseaux et poissons migrateurs) , tout en rendant d'autres services à la collectivité : épuration et approvisionnement en eau, lutte contre les inondations, tourisme, etc. L'agriculteur est donc, par son travail, le garant de ces services....

Cliquer Ici pour télécharger le dossier "L'agriculture et les zones humides"
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Un dimanche à la découverte des zones humides

Dans l'esprit de la convention de Ramsar, ratifiée par la France en 1986, l'association L'Huître pédagogique va rassembler, cette année encore, ses bénévoles pour la Journée mondiale des zones humides.

Source : Sud Ouest

Au programme de cette journée du 2 février, une visite commentée sur le marais, suivie d'une conférence-débat sur la relation entre zones humides et agriculture

Cette animation découverte, réalisée en collaboration avec le Forum des marais atlantiques, permettra de comprendre la biodiversité et les activités économiques sur le marais, dont, en premier plan, l'ostréiculture d'hier à aujourd'hui. Le thème pour cette édition 2014 est « Zones humides et agriculture, cultivons le partenariat ».

Le programme en détails...

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Rendez-vous en zones humides

À l’occasion de la journée mondiale des zones humides, des sorties nature sont organisées un peu partout.

Source : Sud Ouest

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), l'association Nature environnement 17 et la Chambre d'agriculture organisent des sorties sur le terrain ce week-end et même dans la semaine qui suit, à l'occasion de la Journée internationale des zones humides. Pensez à réserver quand cela est nécessaire.
  • Saint-Pierre-d'Oléron (samedi 1er février). L'estran nourricier. Lieu de rendez-vous : digue de la Perrotine, rive droite du chenal, à 15 heures. Point d'observation. Tout Public. Durée : 1 h 30. Réservation : tél. 05 46 82 12 44.
  • Rochefort (samedi 1er février). Visite des bassins de dépollution des eaux pluviales de la Beaune, à 14 h 30. Sortie nature. Tout public. Durée : deux heures. Rendez-vous sur le parking de l'ancienne route de Soubise. Réservations : tél. 05 46 82 12 44.
  • Esnandes (dimanche 2 février). Découverte des oiseaux migrateurs avec La LPO (pointe Saint-Clément). À 13 h 30. Tout public. Durée : 3 h 30. Point d'observation permettant de découvrir la baie de l'Aiguillon et ses oiseaux migrateurs.
  • La Gripperie-Saint-Symphorien (dimanche 2 février). Réserve naturelle régionale de la Massonne. À 14 h 30. Sortie nature avec l'association Nature environnement 17. Tout public. Durée : deux heures. Rendez-vous sur la D 118 entre Saint-Sornin et La Gripperie-Saint-Symphorien. Réservations : tél. 05 46 41 39 04.
  • La Gripperie-Saint-Symphorien (bis) (dimanche 2 février). Visite organisée par la Chambre d'agriculture d'un élevage aux portes du marais de Brouage, à partir de 14 heures. Rendez-vous à la Grange aux bœufs, l'Ornut.
  • Saint-Pierre-d'Oléron (dimanche 2 février). Sortie nature pour la journée « Au cœur de l'hiver » (LPO). Rendez-vous à 9 h 30 sur le parking de Leclerc. Sortie nature. Réservations : tél. 05 46 82 12 44.
  • Saint-Froult (dimanche 2 février). Une réserve naturelle, un espace exploité. À 15 heures. Sortie nature. Tout public. Durée : deux heures. Rendez-vous à la ferme des Tannes, Moëze. Réservations : tél. 05 46 82 12 44.
  • Yves (dimanche 2 février). Découverte de la réserve naturelle du Marais d'Yves, à 15 heures. Sortie nature. Tout public.
  • Rochefort (dimanche 2 février). Découverte de la station de lagunage de Rochefort. À 15 heures. Sortie nature. Tout public. Durée : deux heures. Réservations : tél. 05 46 82 12 44.
  • Aytré (mercredi 5 février). Sortie nature « Les oiseaux d'eau en hiver »
 
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Au Tribunal de Montbéliard : « J’ai l’impression de les sentir ! »

Des moules pas du tout fraiches à la Cocotte...

« Sans être trivial, vous preniez les clients pour des cochons… », commente le président Troilo. Dans la salle d’audience, plus d’un estomac se retourne à l’énoncé des infractions constatées par les agents de la Répression des fraudes (DGCCRF) au restaurant La Cocotte, situé rue de la Souaberie à Montbéliard...

Un contrôle, le 27 décembre 2012, révèle plus de 5 kg de viande et poisson (côtes d’agneau, joues de porc, saumon fumé, entrecôtes, magrets de canard) dont la date limite de consommation est dépassée (de 1 à 38 jours) : « Certaines sont corrompues. Les chairs sont poisseuses, vertes, l’odeur est insupportable », décrivent les inspecteurs qui, dès leur arrivée dans la cuisine, sont gênés par des effluves répugnants émanant de 2 kg de poulet en train de cuire : « C’était pour la consommation du personnel », répète le gérant. « Votre cuisinier fait cuire deux kilos de poulet pour vous deux ? », lui rétorque, dubitatif, le vice-procureur Lionel Pascal. Le responsable est sommé de jeter ces denrées et de nettoyer en profondeur la cuisine, comparable à une porcherie....

Le restaurant servait des moules frelatées...

Les semaines suivantes, le propriétaire, dont le commerce est menacé de fermeture administrative, envoie un dossier aux services préfectoraux montrant les changements opérés. « Les inspecteurs ne lâchent pas l’affaire. Le 30 mai 2013, ils reviennent. Ils tombent sur un sac de 15 kg de moules à l’odeur infecte, entourées de liquide jaunâtre. Elles sont dans un état de putréfaction… J’ai l’impression de les sentir ! », ponctue, écœuré, le magistrat. Au moment du contrôle, le cuisinier, présent avec le restaurateur, ne se démonte pas. Il rince les moules à l’eau et indique : « Vous voyez, elles ne sentent plus rien ! » A l’audience, le vice-procureur demande au tribunal de faire lecture du rapport de la Direction des services vétérinaires. Le rapport est accablant : la consommation de ces fruits de mer représentait un danger pour les clients.

Jugement du tribunal : deux mois de prison avec sursis et 500 € pour l’homme. La société écope de 10.000 € dont 5.000 avec sursis, deux amendes de 50 € et 300 €, 22 amendes à 50 €.

D'après l'article de Aude Lambert dans l'Est Républicain : « L’impression de crasse »

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Le 31 Janvier 2014

Mise en place expérimentale d’une intensification écologique de la pisciculture d’étang

Mémoire de fin d'études - Matthieu Adam

Diplôme d’Ingénieur Agronome - Spécialisation : « Halieutique - Aquaculture »

Le projet PISCEnLIT (PISCiculture Ecologiquement InTensive), dans lequel s’inscrit ce stage, cherche à appliquer l’écologiquement intensif à l’aquaculture. Plusieurs laboratoires,  de  trois  pays  différents  (France,  Indonésie  et  Brésil),  ont  étudié  différents systèmes en utilisant une approche écosystémique. Les objectifs étaient non seulement de redéfinir  cette  notion  mais  également  de  proposer  des  améliorations  techniques  ou organisationnelles aux élevages existants.

Cliquer Ici pour télécharger le rapport

Le projet PISCEnLIT s’inscrit dans un contexte mondial des productions aquatiques où la pêche atteint un plateau et où l’aquaculture connaît un développement soutenu au point de rejoindre en volume destiné à la consommation humaine les productions issues de la pêche.

Cependant, ce développement aquacole se heurte à de nombreux problèmes de nature environnementale, sociétale etc. et qui interpellent au niveau de sa durabilité.

Le développement de l’aquaculture, et singulièrement de la pisciculture, est désormais reconnu comme inéluctable pour faire face à la demande croissante en produits aquatiques.

En effet l’évolution de la demande de la société vis-à-vis des systèmes de production alimentaires nécessite la recherche de nouveaux moyens de produire plus efficients et plus respectueux de l'environnement. Ces systèmes de production doivent donc devenir plus économes en intrants (ressources alimentaires, énergie, eau) et moins polluants (limitation des émissions eutrophisantes, des gaz à effet de serre, des xénobiotiques…).

Aussi, il devient nécessaire de définir les conditions d’une intensification écologique des systèmes de production aquacoles afin de fournir plus de produits en utilisant mieux les leviers de l’écologie des aqua-écosystèmes. Ces conditions sont déterminées non seulement par la fonction de production qu’il convient d’optimiser, mais aussi par un ensemble plus vaste de services rendus par ces écosystèmes qui conditionnent la perception des acteurs et leur acceptabilité et ainsi déterminent leurs fonctions physiques, sociales, économiques, biologiques au sein des territoires.


L’étude des conditions d’une intensification écologique du système aquacole est abordée ici à travers une approche interdisciplinaire associant l’utilisation des outils de l’analyse environnementale, de l’économie de l’innovation et les perceptions par les différents types d’acteurs des services rendus par les écosystèmes et des scénarios d’intensification écologique. Compte tenu de l’extrême diversité des aqua-écosystèmes, cette étude porte sur un continuum de systèmes de niveau technologique croissant depuis des systèmes de pisciculture « de production » à faible niveau d’intrants peu productifs (étangs extensifs et semi-intensifs) jusqu’à des systèmes hors sol qualifiés « de transformation » très productifs avec une utilisation forte des facteurs de production (circuits fermés)

Pour plus d’informations : PISCenLIT

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Le 30 Janvier 2014

Mortalités ostréicoles : 2014 l'année des solutions ? Chiche ?

Dénoncer des erreurs largement partagées qui faussent les débats avant de lancer toute enquête – 1 ( Y’en aura d’autres !)

Jean-François Le Bitoux, Vétérinaire


L’interrogation sur le délai de mise en place de thérapeutiques efficaces, curatives et préventives débute par l’effacement de blocages conscients et inconscients qui contribuent au statu quo.

Parmi les erreurs de « bon sens » qui bloquent toute conversation et toute possibilité de progrès, il y a l’idée qu’on ne peut rien faire puisqu’un parc ostréicole se situe en milieu ouvert ; certains se situent en eaux profondes. Il faut savoir que, même en pleine mer, des cages d’élevage de poissons peuvent induire des proliférations d’algues toxiques car elles modifient la courantologie localement. Chaque dégazage en pleine mer détruit la biodiversité locale pendant des jours, le temps d’épurer des éléments polluants, puis de reconstituer une flore bactérienne et planctonique.

Une pathologie est la signature que l’écosystème s’est refermé sur lui-même au moins provisoirement et qu’on n’est plus en milieu vraiment ouvert : certains paramètres locaux ont pris une importance qu’ils n’avaient pas auparavant, par excès ou par carence. Ce sont les conditions locales qui régulent la biologie de l’écosystème, sa santé et le risque pathogène. Les apports anthropologiques (pollution) y jouent souvent un rôle de plus en plus important mais il existe des étangs éloignés de toute contamination humaine où des proliférations d’algues bleues toxiques provoquent des mortalités chez le gibier local : les conditions naturelles locales ne sont pas suffisantes pour éviter cette dérive. On peut aussi comprendre que des animaux sauvages morts localement contribuent à entretenir des proliférations d’algues toxiques – mais c’est une hypothèse gratuite !

Les maladies ne sont pas seulement l’expression de germes. Louis Pasteur semble avoir imprimé dans bien des esprits le rôle « déterministe » des germes dans les maladies infectieuses. Les germes sont souvent en cause en médecine humaine mais le rôle de l’environnement dans le déclenchement d’une infection est plus important en descendant dans l’évolution. Chez les mollusques il faut être plus attentif à la gestion des paramètres environnementaux qui influent sur les défenses des organismes. Les germes (virus, bactéries) mis en cause en pathologie aquatique sont le plus souvent des pathogènes secondaires dépendant de l’écosystème. Nous tenterons de le montrer simplement.

Il faut donc commencer par mieux gérer l’environnement avant toute sélection génétique : on fait de la génétique en fonction de choix zootechniques et pas l’inverse ! Ce que Pasteur et ses élèves ont aussi montré c’est que la génétique - terme inconnu à l’époque- des germes était souple et changeante. Quand la population augmente, des mutations rapides fabriquent des pathogènes, plus rapidement que les organismes en élevage ne renforcent leur défense. C’est la reconnaissance de cette loi épidémiologique qui a permis de développer l’aquaculture industrielle de crevettes en écloserie puis en bassin et de dépasser des moments difficiles.

Une erreur qui découle de la vision pastorienne dénoncée précédemment : « Docteur, ôtez-moi le pathogène et je m’occupe du reste ! », sous-entendu « Tout le reste est parfait et redeviendra comme avant » ! C’est une erreur profonde : Rien ne revient jamais « tout seul» comme avant. Car tout change  et tout s’use continuellement et la biologie est multifactorielle : cela signifie qu’aucun paramètre isolé n’est déterministe – pas même les nitrates dans les marées vertes - et qu’il ne faut surtout pas espérer qu’en corrigeant un paramètre isolé « Tout serait comme avant !». Par contre il faut corriger l’environnement pour lutter contre cette usure, ce vieillissement naturel.

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Conclusion d'un accord sur le financement de la nouvelle politique de la pêche

Un projet législatif visant à octroyer des financements du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) aux pêcheurs qui respectent les exigences de la nouvelle politique de la pêche (PCP) a été approuvé de manière informelle mardi, après plusieurs réunions entre le Parlement, le Conseil et la Commission. Les dispositions devraient désormais être adoptées en première lecture, avant la fin de la législature.

Source : Europarlement

"C'était la dernière ligne droite", explique le rapporteur Alain Cadec. "Grâce à l'accord politique trouvé ce soir, nous aurons un Fonds européen des affaires maritimes et de la pêche ambitieux pour la période 2014-2020. C'est une réelle victoire pour le Parlement européen qui a été entendu par le Conseil et la Commission", se réjouit Alain Cadec à la sortie du trilogue.

"Le bras de fer engagé au mois de décembre a permis au Parlement européen de revenir à la table des négociations avec une position forte et d'arriver à un accord très satisfaisant concernant notamment la ventilation financière et le renouvellement des moteurs", a-t-il ajouté.

Davantage de fonds pour la collecte des données afin de mieux gérer la pêche

Les négociateurs du Parlement ont amélioré la proposition de la Commission, en particulier sur la collecte et la gestion des données de la pêche, utilisées par exemple pour calculer le rendement constant maximal requis par les nouvelles règles de la politique commune de la pêche (le rendement maximal est défini comme la plus grande capture qui peut être prise, de manière sûre, année après année et qui maintient la taille de la population de poissons à sa productivité maximale).

Les députés ont veillé à ce que 520 millions d'euros du budget du FEAMP - une augmentation considérable par rapport à la proposition initiale de la Commission - soient alloués à la collecte des données.

Répartition du FEAMP (analyse provisoire 2012)

Un plan d'action pour la petite pêche côtière

Par ailleurs, le Parlement est parvenu à ce que les État membre qui présentent une flotte de pêche artisanale côtière significative élaborent un plan d'action afin de mettre en place une stratégie pour le développement, la compétitivité et la durabilité de cette pêche, qui joue un rôle clé dans la viabilité des espaces côtiers.

Soutien aux jeunes pêcheurs

Les députés ont en outre amendé la proposition relative au FEAMP pour permettre aux jeunes pêcheurs de moins de 40 ans de se voir accorder un soutien individuel à l'installation jusqu'à 75 000 euros s'ils achètent un navire de pêche artisanale ou côtière entre 5 et 30 ans et s'ils disposent d'une expérience professionnelle de 5 ans dans le secteur.

Modernisation des moteurs de bateaux

Grâce au Parlement, le FEAMP interviendra également pour le retrait, le remplacement et la modernisation des moteurs des bateaux de 24 mètres maximum. Pour les navires entre 12 et 24 mètres, la puissance du nouveau moteur devra être inférieure à celle du moteur remplacé. Cependant, un amendement proposant de réintroduire des financements pour la rénovation de la flotte de pêche a été rejeté.

Vers une politique de la pêche durable dans l'UE

Afin de mettre en œuvre l'accord conclu entre le Parlement et le Conseil sur la prochaine PCP, qui oblige les États membres à définir des quotas de pêche durable à partir de 2015 et à introduire une interdiction de rejet en mer des poissons, le FEAMP aidera les pêcheurs à se conformer aux nouvelles règles en soutenant les investissements dans des engins de pêche plus sélectifs ou des équipements facilitant la gestion, le débarquement et la conservation des captures non désirées.

L'aide du FEAMP sera également utilisée pour accroître la sécurité et les conditions de travail, la collecte des données et les infrastructures portuaires.

Pour en savoir plus :
  • Parcours législatif : Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) 2014-2020 
  • Commission Européenne. Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP). Le FEAMP est le nouveau fonds proposé par l'Union européenne (UE) dans le domaine des affaires maritimes et de la pêche pour 2014-2020. 
  • Aquaculture. Guidance fiche n°18 : Eligible operations and costs concerning investments in off-shore and non-food aquaculture / Version 1 – DATE 10/10 /2013 Non-food aquaculture. Non-food aquaculture can be defined as any aquaculture production for purposes other than direct human consumption. In cases where the same aquaculture unit produces both food and non-food products (as can be the case e.g. for multi-trophic aquaculture), only investment needed for the development of non-food product related production would be supported under Art.46 (1). This would include products that are used as inputs in the production chain for food aquaculture (e.g. as feed for fish which is then sold for human consumption). In the case of investment used for food and non-food (e.g. a water pump serving both production processes), the funding would only cover the percentage of the overall cost accounting for the non-food production.
    Off-shore aquaculture: An aquaculture unit would be considered off-shore if it satisfies at least one of the following conditions: (1)
    * It is located at least 3 km from shore, or
    * The water depth at its location is at least 50 m.
    (1) See the European Commission's "Guidance on aquaculture and Natura 2000", p.11; adapted from Holmer, 2010 Environmental issues of fish farming in offshore waters: perspectives, concerns and research needs. Aquacult Environ Interact Vol. 1: 57–70.

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Accord trouvé sur le financement de la politique commune de la pêche

Le Parlement européen, la Commission et le Conseil des ministres de l’Union ont trouvé le mardi 28 janvier un accord politique sur le financement de la politique commune de la pêche pour la période 2014-2020. Il satisfait presque tout le monde.

Source : Le Marin

Le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (Feamp) sera doté d’un budget de 6,396 milliards d’euros. La discussion en trilogue sur ce troisième pilier de la réforme de la PCP, après le règlement de base et celui sur les marchés, avait tourné au bras de fer à la fin 2013. Les différends, qui portaient sur la répartition de l’enveloppe, ont été aplanis.

4,34 milliards d’euros iront aux ressources gérées conjointement par l’UE et les États en faveur du développement durable des pêcheries. Dans ce grand ensemble, le Parlement a pu introduire des mesures spécifiques en faveur de la pêche côtière, de l’installation pour les jeunes pêcheurs et même, pour les unités de moins de 24 mètres, des aides à la remotorisation sous certaines conditions (avec des puissances inférieures à l’existant).

Les budgets dévolus aux régions ultra-périphériques maritimes (dont les Dom) et pour le stockage en cas de crise de marché seront de 71,1 et 45 millions d’euros. La collecte de données scientifiques sera dotée de 520 millions et le contrôle et la surveillance de 580 millions d’euros. La Commission sauve 647 millions pour sa gestion directe, à mi-chemin entre les 850 millions qu’elle visait et les 550 millions que le Parlement et le Conseil lui proposaient en décembre.

Pour Alain Cadec, rapporteur du texte au Parlement, « le bras de fer engagé en décembre a permis au Parlement de revenir à la table des négociations avec une position forte et d’arriver à un accord très satisfaisant, concernant notamment la ventilation financière et le renouvellement des moteurs ».

Seule voix un peu discordante, la coalition écologiste Ocean 2012 déplore les subventions pour le remplacement des moteurs et l’arrêt temporaire, qui « affaiblissent le paquet de réformes ».

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Evaluation globale du potentiel de développement de l’aquaculture marine au large (offshore aquaculture)

A global assessment of offshore mariculture potential from a spatial perspective

FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper No. 549

Source : FAO - Juillet 2013

Avec l'augmentation de la population et la compétition pour l'accès à la terre et à l'eau, il y a un besoin croissant de transférer l'aquaculture continentale ou côtière vers des systèmes de production aquacole plus au large afin d'accroître la disponibilité en poisson pour la consommation humaine. L’aquaculture marine (ou mariculture), tout particulièrement au large, offre des possibilités importantes dans la production alimentaire durable ainsi que dans le développement de nombreuses communautés côtières, en particulier dans les régions où les disponibilités de terres, d'espaces proches du rivage et d'eau douce sont limitées.

Un nouveau Document technique de la FAO, « Evaluation globale du potentiel de développement de l’aquaculture marine au large à partir d'une perspective spatiale », analyse, pour la première fois, la situation et le potentiel de développement de la mariculture en mer à partir d'une perspective spatiale adaptée à l’ensemble des pays maritimes. Ce document identifie également les pays qui ne pratiquent pas encore la mariculture, mais qui ont un potentiel élevé dans l’aquaculture offshore. L'objectif de ce document est de pousser les pays à évaluer précisément leur potentiel dans la mariculture au large (aquaculture offshore). Une annexe examine la télédétection pour le développement durable de la mariculture au large des côtes.

With the expected increase in human population and resulting competition for access to land and clean water, there is a growing need to transfer land-based and coastal aquaculture production systems farther offshore to increase the availability of fish and fishery products for human consumption. Mariculture, in particular offshore, offers significant opportunities for sustainable food production and development of many coastal communities, especially in regions where the availability of land, near-shore space and freshwater are limited. A new FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper, "A global assessment of potential for offshore mariculture development from a spatial perspective", provides, for the first time, measures of the status and potential for offshore mariculture development from a spatial perspective that are comprehensive of all maritime countries and comparable among them. It also identifies countries that do not yet practise mariculture but have a high offshore potential.

The underlying purpose of this document is to stimulate interest in detailed assessments of offshore mariculture potential at the national level. An annex examines remote sensing for the sustainable development of offshore mariculture

Cliquer Ici pour accéder au document téléchargeable gratuitement


A global assessment of offshore mariculture potential from a spatial perspective

FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper. No. 549. Rome, FAO. 181 pp.

Food and Agriculture Organization of the United Nations

Rome, 2013

Abstract

Kapetsky, J.M., Aguilar-Manjarrez, J. & Jenness , J. 2013.

A global assessment of potential for offshore mariculture development from a spatial perspective.

This publication was produced in recognition that there is a growing need to increasingly transfer land-based/coastal aquaculture production systems further offshore as a result of the expected increases in human population, competition for access to land and clean water needed to increase the availability of fish and fishery products much needed for human consumption. Mariculture, in particular offshore, offers significant opportunities for sustainable food production and development of many coastal communities, especially in regions where the availability of land, near shore space and freshwater are limited. This publication provides, for the first time, measures of the status and potential for offshore mariculture development from a spatial perspective that are comprehensive of all maritime nations and comparable among them. It also identifies nations that are not yet practicing mariculture that have a high offshore potential. The underlying purpose of this document is to stimulate interest for detailed assessments of offshore mariculture potential at national levels. Remote sensing for the sustainable development of offshore mariculture is included as Annex 3 to this publication in recognition of the importance of remote sensing as a source of data for spatial analyses to assess potential for offshore mariculture, and also for zoning and site selection as well as for operational remote sensing to aid mariculture management.

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Le 29 Janvier 2014

Anse de la Malconche (Oléron). Coup d'arrêt pour les filières conchylicoles


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Ostréiculture : des pistes pour sortir de la crise

Lundi, le Comité régional conchylicole d’Arcachon Aquitaine a fait le bilan des actions entreprises dans une période marquée par les mortalités des huîtres.

Source : Sud Ouest par David Patsouris

Depuis des années, l'ostréiculture arcachonnaise (et française) subit des événements catastrophiques. Les huîtres juvéniles meurent dès que la température de l'eau atteint 16 degrés à cause d'un herpès-virus, et cet été, les huîtres en âge d'être vendues (surtout les huîtres triploïdes nées en écloserie) ont elles aussi claqué en masse à cause d'une bactérie. Seule bonne nouvelle dans ce ciel si noir après trois ou quatre ans de naissain famélique, Arcachon a retrouvé sa vocation de bassin naisseur lors des étés 2012 et 2013.

Face à cette conjoncture difficile, le Comité régional conchylicole Arcachon Aquitaine (1) en assemblée générale lundi au lycée de la Mer, a fait le bilan des actions entreprises depuis quatre ans et tenté de dessiner les pistes de sorties de crise.

1 Oui, des jeunes s'installent ici

Commençons d'abord par une bonne nouvelle : malgré toutes ces difficultés, le métier attire encore. De 2010 à 2014, 31 entreprises ont été créées ou reprises. Pour bien saisir le sens de ce chiffre, il faut le comparer avec les 307 exploitations recensées sur le Bassin (soit 344 exploitants et 144 salariés). De plus, seules 23 % sont des reprises d'entreprises familiales. «Nous nous démarquons du reste de la France, a commenté Olivier Laban, le président du Comité. À l'échelle nationale, on ne retrouve pas cette dynamique.»

2 Des aides aux exploitations...

3 Le nettoyage du Bassin...

4 Des études pour relancer la filière...

5 Diversification...

6 Des projets à développer...

(1) Les élections pour le renouvellement du bureau du Comité auront lieu le 17 février. Il y a 28 candidats pour 26 postes.

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Ostréiculture : Marc Druart renonce à se présenter

Président des ostréiculteurs d'Arcachon pendant 14 ans, Marc Druart ne se présente finalement pas aux élections du Comité régional conchylicole 

Source : Sud Ouest

Celui qui a été durant quatorze ans le président des ostréiculteurs d'Arcachon ne se présentera pas aux élections du Comité régional conchylicole Arcachon-Aquitaine le 19 février prochain (lire notre article du 22 janvier). Il avait, courant janvier envoyé un recours à l'administration : celle-ci lui avait expliqué qu'il n'avait pas l'antériorité nécessaire (trois ans) pour se présenter.

Marc Druart avait en effet stoppé quelque temps son activité (ce qui n'a pas, dans le passé et dans d'autres Bassins ostréicoles, empêché d'autres ostréiculteurs dans son cas de se présenter).

Son recours a été étudié par la Direction interrégionale Sud-Atlantique de la mer. Et Marc Druart a finalement décidé de ne pas poursuivre ses démarches au tribunal administratif pour obtenir gain de cause.

Profitons de cette information pour clarifier une chose : dans l'article publié le 22 janvier dans nos colonnes, une boutade a été mal interprétée par un certain nombre de lecteurs. Répétons-le : Marc Druart n'a aucune envie de se présenter aux municipales, c'est bien aux élections professionnelles ostréicoles qu'il voulait se présenter. La preuve : « Marie-Hélène des Esgaulx a fait du bon travail et je le lui ai dit », nous a affirmé l'ostréiculteur.

La liste des candidats sera entérinée par l'administration le 28 janvier.

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Banc d'Arguin : la situation des ostréiculteurs bientôt régularisée

Frédéric Cuvillier, ministre de la Mer, a annoncé à Olivier Laban, le président des ostréiculteurs arcachonnais, l'officialisation de l'ostréiculture sur le banc d'Arguin à hauteur de 45 hectares

Source : Sud Ouest

Olivier Laban, le président des ostréiculteurs du bassin d'Arcachon, vient de recevoir la lettre du ministre des Transports, de la Mer et de la Pêche.

Ce dernier lui annonce l'officialisation imminente de l'ostréiculture sur le banc d'Arguin via un décret qui pourrait être publié avant la fin de l'année.

Il faut ici rappeler l'historique. Les ostréiculteurs  se sont implantés illégalement sur le banc d'Arguin dans les années 1980 parce que les huîtres ne poussaient plus dans le bassin d'Arcachon.

Or sur Arguin, la pousse est si bonne qu'elle en est parfois miraculeuse. En 2009, un arrêté préfectoral a régularisé les installations.

Reste que seul décret ministériel peut définitivement officialiser l'activité ostréicole sur Arguin. 45 hectares de parcs seraient réservés aux ostréiculteurs.

Une enquête publique devrait donc être ouverte dans les prochains mois avant que le décret ne soit rédigé, signé et publié.

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Loi Littoral : redonner du pouvoir aux élus locaux


La loi Littoral a "incontestablement et heureusement freiné le "bétonnage" de nos côtes" mais sa mise en oeuvre actuelle bloque le développement des territoires concernés, estime un rapport parlementaire présenté ce mercredi. Il préconise de redonner du pouvoir aux élus locaux.

Source : France 3 Bretagne par Thierry Peigné

C'est une loi qui avait pour objectif de protéger notre littoral contre un urbanisme massif. Reste que la loi Littoral n'est pas sans relever du casse-tête quand il s'agit de l'appliquer. Ce constat, deux sénateurs le font dans un rapport qu'ils ont présenté ce mercredi à Paris.

L'UMP, Jean Bizet de la Manche et Odette Herviaux, sénatrice socialiste du Morbihan, y développent les problèmes d'application que pose la loi Littoral.

La loi Littoral est elle remise en cause?

Le principe de la loi littoral n’est pour autant absolument pas remis en cause. Cette loi adoptée à l’unanimité en 1986, et conçue comme un texte d'équilibre entre développement économique et environnement, souffre surtout de "l'imprécision de ses dispositions" selon le rapport.

La loi s'est vite révélée absolument nécessaire pour lutter contre le "bétonnage". Construire oui, mais intelligemment, d’où notamment la "bande des 100 mètres" : en dehors des espaces urbanisés, les constructions ou installations sont interdites sur une bande littorale de 100 mètres, sauf exceptions liées à l'activité économique.

En 20 ans, entre 1990 et 2010, le littoral  a été soumis à un forte pression foncière, comme le démontre cette carte ci-dessus.

De plus, la population des départements littoraux devrait croître de 19% entre 2007 et 2040, contre 13% dans le reste de la métropole. Il est "nécessaire de poursuivre intelligemment le développement du littoral, ne serait-ce que pour accueillir les touristes dans de bonnes conditions", précisent les deux sénateurs.

L'application de la loi est elle inéquitable?

Les interprétations de la loi Littoral sont parfois assez lointaines de l’esprit même de la loi. Le rapport relève bien tous ces excès et dénonce "l’abondance du contentieux au regard de ses conséquences dramatiques pour les particuliers, ou encore du gel des investissements ou du poids des actions en responsabilité pour les budgets des petites communes littorales".

Un phénomène de recours abusifs est également observé, de la part de quelques associations bien identifiées, qui utilisent parfois la protection de l’environnement comme prétexte pour défendre des intérêts particuliers. Or le rapport rappelle bien que "la loi Littoral n'est pas une loi de protection de l'environnement".

Exemple parmi tant d’autres en Bretagne, le couple Gaubert à Penvenan dans les Côtes d’Armor, qui en est à 10 ans de procédure pour la construction de sa maison, avec des décisions de justice contradictoires sur l’autorisation du permis de construire.

Ce rapport est il un plaidoyer pour la décentralisation de la loi littoral ?

D'une certaine manière, le rapport met un coup de pied dans "la fourmilière". Il propose une série d'adaptations, dont la principale est de "confier l'interprétation de la loi aux élus locaux", avec des Chartes régionales d’aménagement du littoral, une décentralisation pour trouver l'équilibre entre développement économique et environnement, en fait un retour à l’esprit de loi.

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Oléron. La Perrotine, un bâti sacrifié

Quatre ans après Xynthia, l’État s’apprête à raser en partie deux sites emblématiques de l’île.

Source : Sud Ouest par Agnès Lanoëlle

«Quand la presse parisienne vient faire des sujets l'été sur Oléron, c'est nos maisons qu'ils prennent en photos ». Il y a quelques jours, Michèle Fournier, riveraine de La Perrotine, sur la commune de Saint-Pierre-d'Oléron, a revécu un énième rebondissement dans le dossier Xynthia. Quatre ans après le passage de la tempête, qui a inondé des caves et des jardins, l'Etat s'apprête à détruire en partie deux sites classés et emblématiques de l'île.

Le quartier de La Perrotine, au charme désuet, figure à l'inventaire supplémentaire des sites inscrits depuis les années 70, notamment pour ses polders remarquables. De l'autre côté du chenal, Boyardville a été classé en 2008 en ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) pour l'intérêt de son bâti des XVIIIe et XIXe siècles.

Il y a deux semaines, à la surprise générale, des agents sont venus installer de grands panneaux « permis de démolir » sur les façades de ces maison rachetées, parfois à prix d'or, par les Domaines. Une douzaine, côté Perrotine. Une quarantaine à Boyardville. Des habitations anciennes, construites là par des anciens qui entretenaient alors digues et marais. Rien à voir donc avec ces maisons de lotissement construites, parfois illégalement, sans se soucier de l'environnement et du bon sens, qui ont été montrées du doigt aux lendemains de Xynthia.

« On nous martyrise pour un zonage fait à la va-vite et des décisions irresponsables. C'est la mise à mort du village. Pourquoi finaliser des permis de démolir alors que les services de l'État ont entretenu les espoirs des élus, des particuliers, des professionnels que nous pouvions être sauvés ? », s'interroge Michèle Fournier. Installée dans ce petit coin de paradis depuis les années 80. Elle défend, avec son association Le Clapotis, le patrimoine sur les deux rives du chenal. Au lendemain de Xynthia, elle fut l'une des premières à soulever le paradoxe : l'État allait détruire, en quelques coups de pelleteuses, ce qu'il avait classé comme patrimoine remarquable quelques années plus tôt.

Absurdité

(....)

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Pétition pour une gestion partagée des marais de Haute Gironde

Source : Sud Ouest par Jérôme Jamet

Plusieurs associations de chasseurs et de pêcheurs dénoncent l’emprise des céréaliers sur la gestion du niveau de l’eau et l’assèchement récurrent des marais.

La cohabitation dans les marais n'est pas aussi tranquille que l'eau qui s'écoule dans les canaux. Entre les céréaliers, les éleveurs, les pêcheurs et les chasseurs, la gestion du niveau de l'eau est source de conflit depuis de nombreuses années . Et souvent même de sabotages des ouvrages permettant de réguler les niveaux d'eau. L'Association des Sauvaginiers du Blayais (Asab), le groupement des chasseurs du Blayais Cubzaguais (GCBC), la Fédération de pêche de la Gironde, le Groupement des associations des sauvaginiers de la Gironde et les...

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Marché européen du poisson blanc. L’AIPCE publie son étude Finfish 2013

L’Association européenne des négociants et transformateurs de poisson (AIPCE–CEP) a publié son rapport annuel Finfish en décembre 2013. Il montre que l’offre totale de poissons vers l’UE en 2012 a baissé de 3 %, pour atteindre 13,7 millions de tonnes. La consommation de poisson a chuté de près de 4 % en 2012, enregistrant son niveau le plus bas depuis la formation de l’UE25. Les exportations ont baissé de 13,7 % pour atteindre 1,870 million de tonnes. La dépendance à l’égard des importations de poissons est restée stable, à un peu plus de 64 % (8,8 millions de tonnes).

Source : Agritrade

L’AIPCE avertit que la concurrence pour le poisson et les produits de la mer est maintenant mondiale. Les marchés tels que la Chine continuent de se développer et exportent moins en raison d’une demande interne croissante. Les nouveaux marchés, tels que le Brésil, ne sont pas encore totalement développés : « à long terme, nous devons garder à l’esprit que l’amélioration des revenus et du niveau de vie dans ces pays débouchera très probablement sur une consommation de poisson plus importante et la concurrence pour le poisson s’intensifiera à mesure que les bons produits s’établiront dans ces marchés ».

Le thon est devenu une des principales espèces consommées et le cabillaud reste le poisson blanc préféré. Il apparaît qu’une part importante du thon est capturée par les navires de l’UE débarquant le thon pour transformation et mise en conserve dans les unités de transformation locales des pays tiers avant que les produits ne soient exportés vers l’UE. Les conserveries de l’UE (principalement l’Espagne et l’Italie) dépendent de plus en plus des importations de thon surgelé (entier et en filets) en tant que matière première.


Le rapport conclut que les « importations sont le pilier de l’industrie européenne de la transformation. Dans le contexte d’un environnement réglementaire complexe (…) un marché florissant pour le poisson et les produits de la mer dans l’UE est mieux desservi par un secteur de la pêche dynamique et durable dans l’UE et autorisant en parallèle l’utilisation de ressources bien gérées d’un peu partout dans le monde ».

Cliquer Ici pour télécharger l'étude "AIPCE Finfish Study 2013, 23 décembre 2013"

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Le 28 Janvier 2014

Enquête sur la surmortalité des huîtres

Enquête sur les mortalités ostréicoles...

En 1904, Sidney Paget dessinait le portrait de Sherlock Holmes... L'élevage des huîtres n'en était qu'à ses débuts... Depuis un siècle, l'histoire de l'ostréiculture est jalonnée de crises mortifères non résolues... (Illustration tirée de Wikipedia)

Ces derniers mois, nous avons mis en ligne plusieurs articles de Jean-François Le Bitoux, publiés au départ sur le site de Paul Jorion...

En tant que vétérinaire, Jean-François Le Bitoux propose de mener une enquête sur les mortalités ostréicoles sous l’angle épidémiologique, c’est-à-dire d’étudier les facteurs influant sur la santé et les maladies des populations d’huîtres, en partant d’observations de terrain... Son approche est donc locale (au cœur des populations, des élevages et des gisements naturels)... Il faut donc avoir des informations précises qui ne peuvent venir que des gens du terrain, essentiellement des ostréiculteurs : «... au vétérinaire de retrouver ses petits... avec l'aide des éleveurs ! Sans l'expérience de l'éleveur et sa connaissance et sa sensibilité aux détails locaux, rien n'est possible. Et de toute façon c'est l'éleveur qui mettra en place les solutions s'il le veut vraiment... »

Aussi lançons-nous cette enquête de terrain :

Mortalités ostréicoles : 2014 l'année des solutions ? Chiche ?

Jean François Le Bitoux, Vétérinaire

Reprendre les enquêtes sur les mortalités ostréicoles sous un angle épidémiologique afin de proposer des solutions pratiques.

Dans le Blog de Paul Jorion (http://www.pauljorion.com/blog/?s=Le+Bitoux), j’ai souligné qu’il est possible de faire un parallèle entre les crises qui se déroulent dans le monde financier et celles qui perturbent le monde aquatique en aquaculture de crevettes et de coquillages, sans oublier les proliférations d’algues toxiques.

Paul Jorion a débuté sa carrière d’anthropologue et d’économiste en étudiant la vie des métiers de la mer en Bretagne (cf. « Les Pêcheurs de d’Houat 2012 », et avec Geneviève Delbos « La transmission des savoirs 1984 » qui traite de la saliculture et de la conchyliculture). En lisant ces documents, il m’est apparu que les méthodes de travail, les exigences et les conclusions de l’anthropologue étaient proches de mon propre ressenti.

Par ailleurs, j’ai vécu personnellement en aquaculture de crevettes des situations difficiles similaires à celles rapportées en ostréiculture en France depuis plus d’une dizaine d’années. En fait des problèmes comparables ont été décrits en élevage terrestre industriel (1950/80), en aquaculture commerciale de crevettes (1975/2000) avec ses succès (Equateur, Amérique centrale) et ses difficultés actuelles (Nouvelle Calédonie, Mexique, Thaïlande). Il parait donc intéressant et utile de réviser la vie des écosystèmes aquatiques sous un angle différent de celui qui est imposé par l’approche officielle qui freine et stérilise les débats. Mais il ne faut pas se tromper de combat : comme en crevetticulture, les solutions pratiques seront définies sur le terrain et pas en bavardant autour d’une table, ni dans un blog.

Il ne doit donc pas y avoir de confusion et le but de cette discussion n’est pas de développer une réflexion intellectuelle sur la subtilité ou la complexité des mécanismes en jeu mais sur leurs solutions. Le vétérinaire n’est pas théoricien par plaisir mais un scientifique généraliste qui recadre des observations multiples, relevées à des échelles de temps et d’espace différentes, de la cellule à l’organisme, du troupeau et à l’écosystème dans leur historique, leur vécu et leur devenir, pour les coordonner dans une grille de cohérence qui lui permet de faire des hypothèses thérapeutiques puis de définir des traitements et une prévention. Nous aurons l’occasion de préciser les étapes de la démarche.

Une enquête épidémiologique est la recherche d’éléments impliqués dans la santé d’une population afin de mieux comprendre l’apparition de déséquilibres et de troubles pathologiques ; c’est une véritable enquête policière qui cherche à mettre en exergue des détails ou des paramètres de l’écosystème que l’on oublie « quand tout va bien » et qui dans des circonstances nouvelles, prennent une importance imprévue puisque son rôle était inconnu. L’enquête épidémiologique est affaire de terrain pas de réunionite. C’est donc la recherche de paramètres qualitatifs ou quantitatifs souvent subtiles qui contribuent en positif et en négatif à la santé et au risque pathologique d’un écosystème toujours complexe et en déséquilibre continu. C’est là que l’enquête épidémiologique rejoint l’anthropologie ; elle ne se contente pas de travailler sur des documents scientifiques mais elle doit savoir entendre des arguments qualitatifs parfois contradictoires et tenter d’incorporer ces paradoxes dans une cohérence nouvelle.... Suite...

Dans l'attente des instructions à venir...

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Le 27 Janvier 2014

Aquaculture communautaire en France

Un projet de réhabilitation des claires du bassin de Marennes-Oléron dans le cadre du réseau européen FARNET

Source : FARNET Newletter Janvier 2014
FARNET est le réseau européen des zones de pêche soutenues par l'Axe 4 du Fonds européen de la pêche (FEP). Grâce à des échanges approfondis d’informations et à une cellule d’appui spécialisée, le réseau vise à soutenir les différents acteurs impliqués dans le développement durable des zones de pêche au niveau local, régional, national et européen.

Le cœur du réseau est composé de quelque 300 Groupes d’action locale pêche (Fisheries Local Action Groups / FLAG). Ces partenariats public-privé constitués au niveau local travaillent ensemble au développement durable de leur territoire. Basés dans 21 Etats membres, les FLAG gèrent chacun leur budget pour animer une série de projets proposés et réalisés par un ensemble varié d’intervenants locaux. Cliquer Ici pour plus d'explications sur le réseau européen FARNET

Aquaculture communautaire en France

Alors que les jardins et l’agriculture communautaires ont fait leurs preuves, l’association IODDE, partenaire du FLAG Pays Marennes-Oléron, examine actuellement la possibilité de mettre en place une forme d’aquaculture communautaire ou commune. Cette région est célèbre pour ses huîtres, traditionnellement élevées dans des bassins baptisés « claires ». Ces bassins, aménagés dans des marais, bénéficient de conditions d’élevage optimales grâce aux marées et aux écluses. Toutefois, beaucoup sont aujourd’hui à l’abandon ou ont été réaffectés à d’autres activités. Le FLAG examine donc la possibilité de créer des entités de production communes en vue de promouvoir la réhabilitation de ces bassins. L’idée est aussi permettre aux participants de s’initier aux techniques de production et de récolte et de contribuer à pérenniser un service environnemental local. Le FLAG souhaiterait bénéficier de l’expérience d’initiatives similaire menées ailleurs en Europe, par exemple dans la zone du FLAG danois de Djursland. Si votre FLAG ou vos partenaires souhaitent participer à cet échange, consultez la fiche de coopération du projet ou contactez l’Unité d’appui de FARNET.

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Concilier les demandes toujours plus nombreuses pesant sur le littoral européen

Deux nouvelles publications mettent en avant la nécessité de consentir davantage d’efforts pour faire face aux pressions croissantes pesant sur le littoral européen.

 Source : FARNET Newletter Janvier 2014

Un nouveau rapport de l’Agence européenne pour l’environnement – « Balancing the future of Europe’s coasts » (Un avenir équilibré pour les côtes européennes)– insiste sur l’importance économique des régions côtières d’Europe et appelle à une meilleure information ainsi qu’à de meilleures planification et décisions de gestion afin de concilier les multiples pressions pesant sur l’environnement littoral. 

Par ailleurs, une récente publication du projet européen COEXIST « Guidance on a Better Integration of Aquaculture, Fisheries, and other Activities in the Coastal Zone : from tools to practical examples » (Orientations pour une meilleure intégration de l’aquaculture, des zones de pêche et autres activités en zone côtière : des outils aux exemples pratiques) propose une évaluation détaillée des conflits et des synergies entre les zones de pêche, l’aquaculture et d’autres activités dans les six zones côtières analysées ainsi que des conseils pour mieux intégrer ces différentes activités.

Cliquer Ici pour télécharger "Guidance on a Better Integration of Aquaculture, Fisheries, and other Activities in the Coastal Zone / From tools to practical examples"

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Le 25 Janvier 2014

Situation de l'ostréiculture

14 ème législature

Source : Question au Sénat

Question écrite n° 08502 de M. Michel Doublet (Charente-Maritime - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 10/10/2013 - page 2953

M. Michel Doublet attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur la situation de l'ostréiculture, acteur économique majeur du département de la Charente-Maritime. Les entreprises essentiellement individuelles ou familiales doivent faire face depuis de nombreuses années à une surmortalité des huîtres, affectant d'abord les jeunes huîtres, les naissains, puis, aujourd'hui les huîtres adultes. Devant la gravité de la situation la filière ostréicole demande des mesures d'accompagnement portant, notamment, sur l'exonération des redevances domaniales, le bénéfice de prêts à taux bonifiés, la prise en charge par le fonds d'allègement des charges des intérêts d'emprunts, une augmentation du plafond du régime des calamités agricoles et enfin des exonérations de charge sur les cotisations patronales et salariales. En conséquence, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en la matière.

Réponse du Ministère chargé des transports, de la mer et de la pêche

publiée dans le JO Sénat du 23/01/2014 - page 233

Le secteur de la conchyliculture en France représente un chiffre d'affaire total de 490 millions d'euros, dont 71 % pour les huîtres. La production ostréicole française constitue la première production communautaire (plus de 90 % de la production). Le Gouvernement est donc très attentif à ce secteur générateur d'emplois sur les territoires littoraux. Depuis 2008, la filière ostréicole est confrontée à une crise exceptionnelle de mortalités massives des jeunes huîtres (naissains) dues à des causes multifactorielles. Pour répondre à cette crise, l'État s'est fortement impliqué, tant sur le plan financier que dans la recherche de pistes de sortie de crise. Compte tenu de la persistance de la crise, il a été décidé de maintenir cette année encore ce soutien à la filière.

Le dispositif, récemment validé par la Commission européenne, comporte trois volets mis en œuvre en 2013 :
  • une exonération des redevances domaniales, d'un montant d'environ 2 millions d'euros, 
  • un financement à hauteur de 2,5 millions au titre du fond d'allégement des charges, 
  • un dispositif d'indemnisation partielle des pertes à hauteur de 7 millions d'euros. 
L'enveloppe dédiée à l'indemnisation des pertes a été répartie entre les régions proportionnellement aux pertes subies. Ainsi plus de 40 % de l'enveloppe nationale globale ont été consacrés à la région Poitou-Charentes. 
Dans le contexte budgétaire actuel, ces aides constituent un effort important pour accompagner les entreprises touchées par ces mortalités et qui est à la hauteur de la crise subie par cette profession. Ces aides visent à permettre aux entreprises d'adapter leur structure de production au nouveau contexte et ont été saluées par la profession par leur effet d'amortissement de la crise. De fait, les fermetures d'exploitation provoquées directement par ces mortalités ont été très rares, voire inexistantes selon les bassins. 
L'État est particulièrement attentif, et ce depuis la survenue des premiers signaux d'alerte, à la question des mortalités d'huîtres adultes et a fait preuve d'une réactivité forte afin de déterminer l'ampleur du phénomène et d'en comprendre les origines. À ce stade, il apparaît que la situation est hétérogène au niveau national, voire au sein d'un même bassin de production. 
Plus généralement, le Gouvernement continue à appuyer les travaux de recherche des instituts scientifiques pour déterminer les causes précises de ces mortalités. Un effort important de recherche est maintenu sur ce sujet, notamment par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), et les nouvelles interrogations concernant la mortalité des huîtres adultes sont bien intégrées dans ces travaux. L'Ifremer a été saisi au début du mois d'août afin que sa mobilisation sur ce sujet reste entière. En outre, un projet collectif de sélection génétique pour identifier des souches résistantes, appelé SCORE (Sélection Collective de l'huître creuse à des fins de Captage orienté), est actuellement en cours de réalisation. Ce projet, financé majoritairement sur fonds publics, constitue une des rares solutions opérationnelles de moyen terme. Destiné à profiter à l'ensemble de la profession, ce projet très ambitieux vient compléter les travaux de sélection privée. Par ailleurs, la profession elle-même, appuyée par les centres techniques régionaux, a un rôle à jouer dans la recherche de nouvelles pratiques culturales et de modes d'exploitation susceptibles d'atténuer les mortalités. Enfin, les nouvelles propositions transmises par les professionnels sont en cours d'examen.
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Assemblée Nationale. Projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt

Adopté par l'Assemblée Nationale

Le 14 janvier 2014

Lire ici le projet de loi qui concerne aussi la pêche, la conchyliculture et la pisciculture...

« Art. L. 2. – La politique des pêches maritimes, de l’aquaculture et des activités halio-alimentaires définie à l’article L. 911-2 concourt à la politique de l’alimentation et au développement des régions littorales, en favorisant la compétitivité de la filière et la mise sur le marché de produits de qualité, dans le cadre d’une exploitation durable de la ressource. »

Texte à télécharger ici

Extrait du compte rendu du Conseil des ministres du 13/11/13

Le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt a présenté un projet de loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt.

L'agriculture française et les secteurs agroalimentaires et forestiers doivent relever le défi de la compétitivité pour conserver une place de premier plan au niveau international, et contribuer au développement productif de la France. Ils doivent continuer à assurer une production alimentaire de haut niveau qualitatif et en quantité suffisante face à l'augmentation de la population mondiale, tout en s'inscrivant dans la transition écologique. Le projet agro-écologique pour la France a ainsi pour objectif de placer la double performance économique et environnementale au cœur de pratiques agricoles innovantes.

Les Groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE) constituent un des instruments clefs de cette politique. Ces nouveaux collectifs d'agriculteurs associant des partenaires des collectivités ou du monde économique et associatif permettront de développer une dynamique de changements des pratiques agricoles au service de la double performance économique et environnementale. Leurs projets ancrés dans les territoires pourront bénéficier de majoration des soutiens publics. C'est dans ce cadre que pourra émerger une nouvelle approche où la prise en compte de l'environnement et des questions sanitaires ne constitue plus un obstacle à la performance économique, mais contribue au contraire à la renforcer.

La mobilisation de la formation initiale et continue est une condition nécessaire à la réussite d'un changement substantiel des pratiques et systèmes agricoles. Aussi les missions de l'enseignement agricole, tant technique que supérieur sont mises en adéquation avec les nouveaux défis du monde agricole et rural. Son rôle de vecteur de la promotion sociale est conforté à travers des modes d'acquisition des diplômes et de formation rénovés. La création de l'Institut agronomique et vétérinaire de France permettra de renforcer les coopérations de l'enseignement supérieur et de la recherche dans les domaines de l'agronomie, de la forêt et dans le domaine vétérinaire. Priorité sera donnée à la formation des professionnels et à celle des enseignants, ainsi qu'au rayonnement international de l'enseignement supérieur et de la recherche agronomique et vétérinaire.

La compétitivité économique de l'agriculture et des filières agricoles et agroalimentaires nécessite un renforcement des outils contribuant à une meilleure organisation économique et à des relations commerciales plus fluides. Les nouvelles règles applicables aux GAEC garantiront aux agriculteurs ayant fait ce choix d'organisation de bénéficier, dans les meilleures conditions, des aides communautaires, en particulier du paiement redistributif décidé dans la mise en œuvre de la PAC. Les nombreux agriculteurs qui ont décidé de s'associer au sein de coopératives agricoles seront mieux informés et, à l'instar de ce qui est prévu dans les relations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs, le projet de loi prévoit une clause de renégociation des prix pour les coopératives, afin qu'elles puissent faire face à la volatilité des prix des matières premières. Par ailleurs, la capacité à utiliser la médiation à différents niveaux sera renforcée par une définition claire du rôle et des missions du médiateur des relations commerciales agricoles.

Le renouvellement des générations représente un défi majeur pour l'agriculture. Il faut faciliter l'installation et la transmission du foncier. Le projet de loi apporte de nouveaux outils d'accompagnement pour tous les jeunes agriculteurs et les nouveaux installés de plus de 40 ans, y compris pour des installations progressives, dans le cadre familial ou en dehors. Tous les candidats à l'installation bénéficieront d'une couverture sociale et, pour favoriser l'installation hors du cadre familial, les candidats à l'installation, qu'ils soient ou non salariés, pourront prétendre à une aide spécifique inspirée du contrat de génération. Le Gouvernement répond également à un souci d'équité en modifiant les critères d'assujettissement au régime des non-salariés agricoles pour mieux prendre en compte la diversité des exploitations agricoles.

Les règles d'urbanisme sont adaptées pour lutter contre l'artificialisation des terres, grâce à des dispositifs plus protecteurs des espaces agricoles, mais aussi des espaces naturels et forestiers, et à la définition d'objectifs chiffrés de consommation économe de ces espaces. Les moyens d'action des SAFER, qui jouent un rôle pivot pour le développement de l'agriculture en France, le renouvellement des générations, la régulation et la maitrise du marché foncier rural, le développement local et la préservation de l'environnement, seront renforcés, et leur gouvernance sera améliorée pour mieux répondre aux enjeux et acteurs d'aujourd'hui. Enfin, le contrôle des structures est renforcé pour lutter contre les agrandissements excessifs d'exploitations réalisés au détriment de l'installation ou compromettant la viabilité économique de certaines exploitations.

Le projet de loi réoriente également la politique de l'alimentation autour de deux objectifs prioritaires : la justice sociale et l'éducation alimentaire. Les citoyens seront mieux associés au débat public sur l'alimentation, en particulier dans les régions. Pour renforcer la confiance entre les acteurs économiques de l'alimentation et les citoyens, les résultats des contrôles menés dans les établissements seront mis à la disposition de chacun. La qualité sanitaire des productions agricoles et alimentaires est un atout dans la compétition internationale. La qualité sera renforcée par des mesures conduisant à une réduction de l'utilisation d'antibiotiques en médecine vétérinaire et à une utilisation plus ciblée des produits phytopharmaceutiques, en orientant le développement et les pratiques vers des méthodes alternatives de protection des cultures. L'État supervisera un dispositif de surveillance destiné à mieux identifier les effets indésirables des produits phytopharmaceutiques mis sur le marché.

Développer la gestion durable et multifonctionnelle des forêts, mieux valoriser les ressources en bois dont dispose notre pays sont des enjeux majeurs pour les quelques 30 % du territoire couverts par des forêts et les activités économiques de la filière bois. Les orientations de la politique forestière seront regroupées dans un document unique, le Programme national de la forêt et du bois. Le fonds stratégique de la forêt et du bois permettra de rassembler et mobiliser les soutiens financiers à ce secteur. Les Groupements d'intérêt économique et environnemental forestiers (GIEFF) encourageront les regroupements de propriétaires forestiers à l'échelle d'un petit massif forestier pour une gestion forestière coordonnée permettant une meilleure mobilisation du bois et une meilleure performance environnementale. Enfin, des dispositions visent à lutter contre la mise sur le marché de bois issus d'une récolte illégale conformément aux engagements européens.

La diversité des agricultures d'outre-mer est une force pour ces territoires. Son développement est nécessaire pour permettre un meilleur approvisionnement des populations locales en produits alimentaires. Celui-ci s'appuiera sur de nouveaux outils de coordination entre les divers dispositifs de soutien publics et sur une meilleure définition des objectifs des chambres d'agriculture qui ont un rôle crucial à jouer pour accompagner les agriculteurs ultra-marins.

Fruit de plusieurs mois de travaux, de concertation et de consultations, ce projet de loi dessine les lignes d'un nouveau consensus social et économique autour des enjeux de l'agriculture et de l'alimentation, qui s'appuie à la fois sur des changements indispensables des pratiques agricoles et la recherche d'une n

Principales dispositions du texte

Principales dispositions du projet de loi :

Article 1er :
Actualisation des principes généraux de la politique agricole, alimentaire et sylvicole.

Article 3 :
Reconnaissance des groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE) chargés de conforter la transition de l'agriculture vers des systèmes agro-écologiques.

Article 13 :
Réorientation des missions des sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (SAFER) et élargissement du droit de préemption à l'ensemble des opérations foncières des sociétés agricoles.

Article 17 :
Réorientation du programme national de l'alimentation autour de la justice sociale, de l'éducation alimentaire, de la jeunesse et de l'ancrage territorial.

Article 20 :
Limitation de l'utilisation d'antibiotiques en médecine vétérinaire.

Article 27 :
Création d'un institut agronomique et vétérinaire de France.

Article 29 :
Reconnaissance de la fonction environnementale des bois et forêts.

Article 30 :
Création d'un nouveau dispositif de groupement d'intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF).

Article 34 :
Harmonisation et territorialisation du pilotage de la politique agricole et agro-alimentaire outre-mer.

Pour en savoir plus : Assemblée Nationale

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Le 24 Janvier 2014

Etang de Berre : des moules pour Carteau

Depuis une quinzaine de jours à Martigues, on aperçoit quelques bateaux de pêcheurs qui remontent des monceaux de moules. 

Illustration : Dragage de juvéniles dans l'étang de Berre (copie d'écran)

Cliquer Ici pour voir la vidéo avec William Polias, mytiliculteur en plein dragage de naissains.

Ces pêcheurs sont plus précisément des mytiliculteurs. Autrement dit des producteurs de moules, établis dans l'anse de Carteau du côté de Port-Saint-Louis du Rhône.

Source : Maritima.info par U.Téchené

Mais que font-ils sur l'étang de Berre ? Ils récoltent des naissains de moules pour les mettre en élevage. Cette pêche est autorisée depuis 2008, quand la qualité de l'eau de l'étang est passée de la catégorie 'D' à 'C'. Il faut savoir que les eaux où existent de la production de coquillages sont classées en quatre catégories, et ce depuis 1994.

Pour la zone 'C', les coquillages ne peuvent être mis sur le marché « qu’après un reparcage de longue durée ou après une purification intensive ». Ici, les naissains ne font qu'un à deux centimètres. Les durées d'élevage varient selon différents facteurs comme la taille du naissain capté ou, autre exemple, la courantologie où est placé le parc : huit mois au plus court, seize au plus long.

La zone de pêche pour ces mytiliculteurs s'étend de Martigues à Istres sur une largeur de un kilomètre environ. Il en existe d'autres sur le pourtour de l'étang, définies par les Affaires Maritimes en relation avec le GIPREB pour la surveillance scientifique. William Polias est un des 40 producteurs de moules à avoir une licence ici. Il insiste sur le fait qu'il ne capte les naissains que sur à peine 1 à 2% de sa zone. Pas besoin d'aller plus loin, les moules foisonnent au fond de l'eau. Deux périodes de l'année sont propices à la récolte: septembre et février, mois qui suivent les périodes du frai.

Une fois ramassées, ces moules juvéniles sont mises dans des 'chaussettes', filet d'environ 3 mètres de long, puis intègrent les parcs à moules dans l'anse de Carteau à 5 mètres sous l'eau en moyenne. Quand elles arriveront dans les assiettes, elles porteront le label Parc Régional de Camargue.


A Port-Saint-Louis du Rhône ils sont une cinquantaine d’exploitants pour une production de 2500 à 3000 tonnes chaque année, soit près de 10 % de la production nationale.

Quant à créer des parcs à moules dans l'étang de Berre, idée lancée parfois ici ou là, William Polias lui oppose un problème potentiel: la température de l'eau pendant les quatre mois d'été. Quand l'eau devient trop chaude, doublée à l’eutrophisation et une de ses conséquences, le manque d'oxygène, elle peut occasionner des pertes certaines de moules dans les parcs.


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21e édition du Prix National de la Dynamique Agricole et de la Pêche 

La Banque Populaire et le Crédit Maritime distinguent le talent d’agriculteurs et de pêcheurs

La Banque Populaire et le Crédit Maritime ont récompensé hier au Palais de la Porte Dorée, huit lauréats agriculteurs et un lauréat ostréiculteur à l’occasion de la 21e édition du Prix National de la Dynamique Agricole et de la Pêche

Source : BPCE

Un prix de référence pour les agriculteurs et les pêcheurs

Le Prix National de la Dynamique Agricole et de la Pêche, placé sous le haut patronage de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, réunit l’ensemble des acteurs de ce  secteur. Ce prix récompense, à travers quatre catégories, le secteur agricole : création d’entreprise ; valorisation, innovation et savoir-faire technique ; agriculture durable et initiative collective. Une cinquième catégorie est spécifiquement dédiée au secteur de la pêche artisanale ou des cultures marines.

Pour l’année 2014, 800 dossiers ont été déposés en France pour participer au Prix de la Dynamique Agricole dans chacune des Banques Populaires régionales. Parmi ces dossiers, 140 ont été transmis pour concourir au Prix national. Au final, huit lauréats ont été élus parmi 28 candidats présélectionnés par un pré-jury national composé de représentants de la profession agricole (organisations professionnelles agricoles -OPA-, ministère, presse professionnelle…).

Création d’entreprise agricole

Cette catégorie prime les meilleurs parcours d’installation ou de création d’activité agricole.
Les lauréats 2014 sont :
  • Anne-Cécile et Jan Zuurbier, producteurs de lait bio et transformation en beurre / EARL De Goas Ar Not (Côtes-d’Armor) - Dossier présenté par la Banque Populaire de l’Ouest
  • Emilie Duval et Franck Monnier, éleveurs Caprin et vente directe de fromages / GAEC La Chevr’entine (Jura) - Dossier présenté par Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté

Pêche et cultures marines

Ce prix, décerné par le Crédit Maritime, récompense les exploitations de pêche artisanale ou de cultures marines les plus dynamiques, capables d’assurer la pérennité de leur activité, de présenter un projet innovant et de mettre en valeur les aspects de développement durable et techniques.

Le lauréat 2014 est :
  • Guy Sanchez, ostréiculteur  / E.I. Guy Sanchez (Hérault) - Dossier présenté par la Caisse Régionale du Crédit Maritime de Méditerranée

Les membres du jury du prix de la Dynamique des Pêches et Cultures Marines se sont réunis le 15 octobre 2013 pour désigner le lauréat. 

Le Lauréat est le dossier Cultures Marines (Ostréicole) de Monsieur Guy Sanchez à Mèze (34).

Celui-ci exploite 40 tables à huîtres dans l'Etang de Thau, huîtres qui sont ensuite affinées dans cinq bassins de purification sur 2 hectares dans les salins de Gruissan classés en zone sanitaire "A" toute l'année (permet de bénéficier d'une continuité de commercialisation quelque soit les soucis de fermeture de l'Etang de Thau), seul site de stockage et d'affinage en Méditerranée dans des claires. Monsieur Sanchez produit son naissain, puis produit, commercialise et expédie ses huîtres. Il est précurseur du procédé d'exondation du produit par relevage de tables (systèmes de perches tournantes). Il a créé une huître spéciale dénommée "Spéciale de l'Ile Saint Martin". Son effectif est de 6 permanents et 20 saisonniers.

Dossier présenté par la Caisse Régionale de Méditerranée, Filière Maritime - Monsieur Max Rebillard.

Valorisation, innovation et savoir-faire technique

Cette catégorie prime les exploitants agricoles qui apportent à leurs produits une valeur ajoutée grâce à une innovation technique améliorant les conditions de production, la performance, la traçabilité et la qualité des produits et de l’environnement.
Les lauréats 2014 sont :
  • Bénédicte et Michel Bachès, producteurs d’agrumes / Agrumes Bachès (Pyrénnées Orientales) - Dossier présenté par la Banque Populaire du Sud
  • Pierre Ferry et Olivier Banos, producteurs de maïs semence / SEP Banos Ferry (Landes) - Dossier présenté par la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique

 Initiative collective

Cette catégorie récompense les initiatives collectives des agriculteurs qui contribuent à la création de coopératives agricoles. Ces coopératives permettent un meilleur accès au marché, à la préservation des revenus de la ferme, à l’emploi dans les régions, et à la diffusion des méthodes durables de production.

Les lauréats 2014 sont :
  • Gérard Burdet, production de comté / Fromagerie de la Combe du Val (Ain) - Dossier présenté par la Banque Populaire Bourgogne Franche Comté
  • Thierry Bertrand, vente directe de viandes : porc, bœuf, volailles, agneau et lapin / GIE des Eleveurs du Savès (Haute-Garonne) - Dossier présenté par la Banque Populaire Occitane

Agriculture durable

Cette catégorie valorise l’agriculture productive et rentable, tout en préservant l’environnement.

Les lauréats 2014 sont :
  • Francine et Patrick Mercier, transformation laitière : camemberts AOC, fermiers et bio / EARL de La Novère (Orne) - Dossier présenté par la Banque Populaire de l’Ouest
  • Laurence et Jean Hager, producteurs d’amandes, d’olives et de produits dérivés / Les Amandes et les Olives du Mont Bouquet (Gard) - Dossier présenté par la Banque Populaire du Sud

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Etang de Thau : Mesures restrictives concernant les huîtres et les moules


La surveillance des zones de production de coquillages effectuée par l'Ifremer sur des huîtres et des moules en provenance de l'étang de Thau a mis en évidence des résultats d'analyses microbiologiques supérieurs à la norme autorisée dans l'étang.

Source : Hérault Tribune

C'est la raison pour laquelle le Préfet de l'Hérault, en accord avec les professionnels, a décidé de suspendre provisoirement la récolte et la commercialisation des huîtres et des moules en provenance de ce secteur de production.

Les coquillages récoltés antérieurement au 21 janvier 2014 ou provenant d'autres zones de production ne sont pas soumis à cette mesure de restriction. Les professionnels peuvent donc continuer à commercialiser ces coquillages dans la mesure où ils présentent les qualités sanitaires requises pour garantir la sécurité des consommateurs.

Cette mesure temporaire sera levée dès que les résultats des analyses seront pleinement satisfaisants.

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Les huîtres du lac d'Hossegor de nouveau interdites à la vente

Due à un problème de pollution, cette interdiction devrait durer au minimum 15 jours

Source : Sud Ouest

Les huîtres du lac marin de Soorts-Hossegor sont à nouveau interdites à la vente depuis mercredi soir, en raison d'un problème de pollution due à des taux élevés de coliformes fécaux. La présence de norovirus reste à confirmer dans les prochains jours.

L'interdiction à la vente devrait durer, au minimum, quinze jours.

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Des carnets culinaires pour cuisiner les poissons d'aquaculture


Le Comité interprofessionnel des produits de l'aquaculture (CIPA) s'est penché sur les bonnes techniques et les recettes adéquates, en fonction de l'espèce de poisson que l'on choisit, pour le cuisiner parfaitement. Il propose aujourd'hui des « outils » pour mettre en valeur les goûts et les textures des poissons d'élevage. D'une part auprès des chefs, restaurateurs, traiteurs avec les « carnets de cuisine » réalisés en partenariat avec le Centre culinaire contemporain et d'autre part auprès du grand public avec un site dédié « Atelier Poisson ».

Pour mieux valoriser les qualités gustatives et nutritionnelles des poissons d'aquaculture de nos régions, le CIPA a donc confié au Centre culinaire contemporain une étude sur la caractérisation culinaire et sensorielle de la truite et du bar. Cette étude a donné lieu à la publication de deux carnets culinaires. Dans ces carnets, le conseiller culinaire, Tugdual Debéthune, apporte ses recommandations relatives aux techniques de cuissons, mais également de nombreuses astuces et recettes pour valoriser les saveurs délicates des poissons d'aquaculture de nos régions. Source : Zepros

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Saumon : reportage à charge, filière en crise
Depuis la diffusion au mois de novembre sur France 2 d'un reportage d'Envoyé spécial sur les méthodes de production du saumon d'élevage en Norvège, la filière est en crise. Reportage d'Antoine Sabbagh à Boulogne-sur-Mer.

Source : France Info par Pierrick de Morel

Le saumon, poisson le plus consommé par les Français, n'a plus la côte : depuis deux mois, ses ventes ont chuté de plus de 20 %.

Deux raisons à ce phénomène : la hausse des prix, et surtout un reportage choc d'Envoyé Spécial, diffusé sur France 2 le 7 novembre dernier, et qui se penchait sur les dessous de l'industrie mondiale du poisson d'élevage en Suède, en Norvège, au danemark et au Vietnam.

Le consommateur se méfie

Le sujet révélait un usage massif d'antibiotiques et de pesticides, une utilisation de farines animales, des pollutions au mercure et aux PCB (Polychlorobiphényles) et des défauts de traçabilité.

De quoi dissuader le consommateur, comme a pu le constater le journaliste de France Bleu Nord Antoine Sabbagh à Boulogne-sur-Mer, capitale de la transformation du poisson, où certains parlent déjà de "crise du saumon".


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Le 23 Janvier 2014

Une nouvelle plateforme multi-acteurs pour l’aquaculture durable en Méditerranée et en mer Noire


Izmir, Turquie – Plus de 60 experts, professionnels et acteurs dans le domaine de l’aquaculture viennent de se réunir à Izmir, Turquie, pour réfléchir sur l’avenir de l’aquaculture en Méditerranée et en mer Noire. À cette occasion, la nouvelle plateforme aquacole multi-acteurs de la CGPM a été lancée.

Source : FAO

Cette plateforme régionale est le fruit d’un processus de discussion et de consultation qui a démarré en mai 2013, lorsque la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) a reconnu la nécessité de traiter d’urgence les questions environnementales et socio-économiques liées au développement durable de l’aquaculture en Méditerranée et en mer Noire.

Fondée sur une vision et des objectifs partagés, la Plateforme aquacole multi-acteurs de la CGPM est conçue comme un outil pour faciliter le dialogue et la consultation entre les acteurs de l’aquaculture afin de proposer des solutions communes pour élaborer des stratégies favorisant une aquaculture durable dans l’ensemble de la région. Ouverte à toutes les parties intéressées, chercheurs, parties prenantes privées et publiques, aquaculteurs et organisations d’aquaculteurs, représentants des administrations nationales, des organisations internationales et intergouvernementales, des ONG et de la société civile, elle devrait favoriser une meilleure gouvernance du secteur et offrir une tribune innovante pour l’échange d’expériences, d’informations et de connaissances sur le développement de l’aquaculture.
“Nous espérons que cet instrument contribue à renforcer la participation des aquaculteurs et des organisations d’aquaculteurs au processus consultatif et décisionnel et à promouvoir la coopération entre tous les pays de la Méditerranée et de la mer Noire » ont déclaré les participants en conclusion de la réunion.

Les participants d’Algérie, Croatie, Espagne France Grèce, Israël, Italie, Maroc, Monténégro, Roumanie, Tunisie and Turquie e sont félicités de cette nouvelle initiative, et le Directeur général des pêches et de l’aquaculture du Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de l’élevage de la Turquie a souligné le rôle que les administrations tant nationales et qu’internationales seraient appelées à jouer pour orienter le développement durable de l’aquaculture dans la région.

Un comité de pilotage composé d’experts s’est déjà mis à l’oeuvre pour organiser une série d’activités régionales dans le cadre du programme de travail de la plateforme. Par la suite, il est prévu d’organiser en 2014 une manifestation de haut niveau afin de réfléchir sur des questions essentielles et d’encourager des politiques communes en faveur du développement durable de l’aquaculture durable en Méditerranée et en mer Noire.

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22 Janvier 2013

L’Anses lance sa troisième étude individuelle nationale des consommations alimentaires INCA 3

A partir du 6 février 2014 débutera la troisième étude individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA 3) menée par l’Anses. Cette étude permettra d’actualiser les connaissances des habitudes nutritionnelles en France, indispensables à la définition des priorités de santé publique dans le domaine de la nutrition, ainsi qu’en matière de sécurité sanitaire des aliments.

Source : Anses

L’étude INCA 3, pourquoi ?
Aujourd’hui, il est scientifiquement établi que l’alimentation et l’activité physique peuvent jouer un rôle dans l’augmentation ou la prévention d’un grand nombre de maladies comme les cancers, l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, etc. Afin de mieux prévenir ces maladies, il est indispensable de bien connaître l’état nutritionnel de la population vivant en France. C’est dans ce cadre que l’Anses lance sa troisième étude individuelle nationale des consommations alimentaires, INCA 3, qui se déroulera durant un an, sous l’égide des ministères en charge de l’alimentation et de la santé et, cette année, en collaboration avec l’Inpes(1) et en coordination avec le programme de biosurveillance (Esteban) de l’InVS(2).

Qui participe à l’étude INCA 3 et comment ?
472 communes participeront à cette étude qui débutera le 6 février 2014. Des courriers seront adressés aux habitants, sélectionnés à partir du recensement INSEE afin de refléter la diversité de l’ensemble de la population.
Dès le 27 janvier 2014, vous pourrez recevoir un courrier vous invitant à faire partie du groupe de 4000 individus qui prendront part à cette étude scientifique de grande ampleur. Dans ce cas, vous serez, à partir du 6 février, contacté par un chargé d’enquête de la société GfK ISL, mandatée par l’Anses.
Dans un premier temps, vous recevrez sa visite ou un appel téléphonique, afin de tirer au sort le membre de votre foyer qui participera à l’étude.
Dans un second temps, la personne choisie devra décrire ses consommations alimentaires sur 3 jours et répondre à des questions sur ses habitudes de vie (activité physique, consommation de compléments alimentaires, préparation et conservation des aliments, etc.). Toutes les données collectées seront évidemment strictement confidentielles, et l’étude INCA 3 sera pour vous l’occasion d’obtenir un bilan alimentaire gratuit.
Votre participation à cette étude sera très précieuse. Elle permettra de fournir les arguments scientifiques nécessaires à la poursuite et au renforcement, voire à la modification de la politique nutritionnelle en France.

L’Anses compte sur votre collaboration. Participer à INCA 3, c’est être utile à tous !

(1)Institut national de prévention et d’éducation pour la santé
(2)Institut national de veille sanitaire

En savoir plus

Les études INCA

Cliquer Ici

L’étude INCA 3

En 2014, l’Anses lance en collaboration avec l’Inpes la troisième étude INCA.

L’étude INCA 3 intègrera de nombreuses nouveautés et améliorations, comme par exemple l’inclusion des enfants de moins de 3 ans, l’étude des consommations d’aliments issus de l’agriculture biologique ou de productions personnelles, ainsi qu’un système de description des aliments plus pointu qui permettra d’affiner les estimations d’apports nutritionnels et les évaluations de risques sur des thématiques variées (emballages, consommations d’aliments crus…). Grâce à cette étude, l’Anses disposera des éléments les plus récents pour mesurer l’exposition à un risque sanitaire et sera en mesure d’évaluer l’impact du troisième Programme National Nutrition Santé, lancé en France en 2011, ainsi que du Programme National de l’Alimentation lancé en 2010. L’étude doit permettre de savoir si les recommandations de ces programmes ont été suivies et s’il faut poursuivre, renforcer ou modifier les priorités de la politique alimentaire et nutritionnelle en France.

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Disparités socioéconomiques et alimentation des enfants et adolescents

Etat des lieux et recommandations de l’Anses

Etude réalisée en 2012

Source : Anses

La question des relations entre alimentation et niveau socioéconomique reste peu étudiée pour les enfants et adolescents en France. L’expertise menée par l’Anses sur ce sujet montre une moins bonne qualité nutritionnelle de l’alimentation chez les enfants et adolescents issus de milieux défavorisés. Cependant, plus que des critères de revenu, le niveau d’études des parents apparaît comme un facteur déterminant de la qualité de l’alimentation.

D’après les connaissances disponibles en France et en Europe, les adultes en situation socioéconomique difficile présentent une situation nutritionnelle moins satisfaisante que celle des populations plus favorisées. Cette question est peu étudiée chez les enfants et adolescents en France. Dans ce contexte, l’Anses a souhaité dresser un état des lieux des données bibliographiques disponibles et caractériser l’alimentation de ces enfants et adolescents à partir des données de son étude nationale des consommations alimentaires, INCA 2. Les résultats de ce travail ont été publiés en février 2013.

Une photographie des consommations

L’étude réalisée par l’Anses confirme, pour les enfants et adolescents des milieux les plus défavorisés, une qualité nutritionnelle de l’alimentation légèrement plus faible (25% d’entre eux ont une alimentation satisfaisante sur le plan nutritionnel, contre 40% dans les milieux les plus favorisés) et une moindre diversité alimentaire, même si les différences observées demeurent d’amplitude limitée.

Elle confirme également :
  • une consommation plus faible de fruits et légumes (jusqu’à une portion en moins par jour) ;
  • une consommation plus élevée de boissons sucrées (jusqu’à 2,5 verres supplémentaires par semaine).

Ainsi, en ce qui concerne les consommations de fruits et légumes et les boissons sucrées, l’écart vis-à-vis des repères nutritionnels du Programme national nutrition santé  PNNS (5 fruits et légumes et un demi-verre de boissons sucrées par jour), déjà constaté pour l’ensemble des enfants et adolescents, est accentué chez ceux de milieux défavorisés.

Cette étude permet également de mettre en évidence des résultats inattendus :
  • Pas de différences de consommation de poisson chez les enfants et adolescents quel que soit leur niveau socio-économique ;
  • Une moindre consommation de sucreries (bonbons, barres chocolatées, gâteaux, etc.) chez les enfants et adolescents de milieux défavorisés ;
  • Pas de différences de consommation totale de produits laitiers (plus de lait mais moins de yaourts sont consommés par les enfants de milieux défavorisés).

Conclusions

Sur la base de ces constatations en termes de consommations, l’Anses a cherché à déterminer les composantes du niveau socioéconomique (revenu du foyer, catégorie socioprofessionnelle, niveau d’étude, etc.) les plus associées aux disparités alimentaires. Le niveau d’études des parents apparaît comme un facteur déterminant de la qualité de l’alimentation. Ainsi, à revenu équivalent, la qualité nutritionnelle augmente avec le niveau d’études des parents.

Par ailleurs, concernant le surpoids et l’obésité (l’excès de poids concerne 14% des 3-17 ans, et l’obésité 3% des enfants environ), l’étude INCA 2 ne montre aucune différence d’apport calorique selon le niveau socioéconomique. Pourtant, les enfants et adolescents de milieux défavorisés sont davantage touchés par les problèmes de surcharge pondérale. Ce constat conduit à mettre en avant le rôle majeur du faible niveau d’activité physique et de la sédentarité dans le surpoids et l’obésité de ces enfants et adolescents, particulièrement chez les jeunes filles.

Recommandations de l’Anses

Plus d’un tiers des jeunes, toutes catégories socioprofessionnelles confondues, dépassent les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) en termes d’apports en sucres simples. L’Agence souligne l’intérêt de poursuivre et d’amplifier les politiques visant à réduire les apports en glucides simples ajoutés dans l’alimentation, notamment liés aux boissons sucrées.

Plus généralement, l’Agence rappelle l’importance d’une alimentation variée et équilibrée, ainsi que de la pratique d’une activité physique quotidienne (30 minutes de marche soutenue au minimum), afin de prolonger son espérance de vie en bonne santé.

En savoir plus

Cliquer Ici pour télécharger "Avis et rapport relatifs aux disparités socioéconomiques et aux apports nutritionnels et alimentaires des enfants et des adolescents"

Le programme national nutrition santé 2011-2015 (Ministère chargé de la Santé)

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Le 21 Janvier 2014

Renforcer la réaction de l'UE face aux importations déloyales

Un projet visant à réformer les instruments de protection commerciale de l'UE, afin d'intensifier ses efforts pour lutter contre les importations qui font l'objet d'un dumping ou de subventions de pays tiers, a été adopté le 21 janvier 2014 en commission du commerce international du parlement européen. Les députés ont invité l'UE à améliorer sa méthode de calcul des droits antidumping pour tenir compte des éléments environnementaux, sociaux et de développement, et aider les PME qui ont des difficultés à tirer profit de ces instruments....

Et les importations qui bafouent les droits de l'homme ?

Le coût humain derrière la crevette importée du Bangladesh

Si la crevette du Bangladesh nous arrive si peu chère, c’est que derrière, les droits de l’homme sont bafoués. L’Environmental Justice Foundation (EJF) a sorti, le 16 janvier, un rapport et un film accablants, témoignages et analyses à l’appui.

Source : Le Marin

Le Bangladesh est l’un des dix premiers exportateurs de crevettes. C’est sa deuxième source de devises après l'industrie du vêtement. Mais les conditions de travail y sont abusives : absence de sécurité, santé en danger, exploitation des enfants, servitude pour dette, retenue de salaires, salaire excessivement bas, violence verbale, heures excessives…

La demande mondiale pour une offre abondante de crevettes bon marché a causé l’expansion rapide de cette industrie et des lacunes réglementaires importantes, explique l’EJF. Car le secteur est en majorité informel, et la chaîne d’approvisionnement bien peu transparente.





L’EJF appelle à un engagement des acheteurs, en Europe et aux États-Unis, pour faire cesser ce travail forcé ou servile. Qu’ils fassent pression pour que cette industrie soit encadrée et que la population du Bangladesh ne souffre plus de ces abus mais puisse bénéficier de cette ressource naturelle.

Renforcer la réaction de l'UE face aux importations déloyales

Source : Europarlement / Communiqué de presse - Commerce extérieur/international − 21-01-2014 - 14:59

Un projet visant à réformer les instruments de protection commerciale de l'UE, afin d'intensifier ses efforts pour lutter contre les importations qui font l'objet d'un dumping ou de subventions de pays tiers, a été adopté en commission du commerce international. Les députés ont invité l'UE à améliorer sa méthode de calcul des droits antidumping pour tenir compte des éléments environnementaux, sociaux et de développement, et aider les PME qui ont des difficultés à tirer profit de ces instruments.

"Il s'agit d'une proposition en faveur d'une réforme ambitieuse des instruments de protection commerciale au sein de l'Union européenne. Nous étions largement d'accord pour améliorer la proposition afin d'accroître la transparence, le principe de responsabilité et la vitesse de réaction, mais aussi dans le but de répondre aux inquiétudes des PME qui estiment qu'il est extrêmement onéreux et compliqué de participer à des enquêtes antidumping à l'heure actuelle. Le principe sous-jacent du calcul des niveaux des droits antidumping nous a divisé et cette question devra désormais être clarifiée par un vote en plénière", a affirmé le rapporteur Christofer Fjellner (PPE, SE), après l'adoption du texte en commission du commerce international par 24 voix pour, 6 voix contre et aucune abstention.

Le dumping social et environnemental devrait entrer en ligne de compte

Lors du vote en commission ce mardi, les députés ont proposé que l'UE modifie les règles afin de pouvoir imposer des droits plus stricts sur les biens importés qui font l'objet d'un dumping ou de subventions si le pays exportateur "ne présente pas un niveau suffisant de normes sociales et environnementales", sur la base des conventions en matière d'environnement et de droits du travail.

Parallèlement, l'UE devrait appliquer des droits plus modérés (en utilisant la "règle du droit moindre") lorsque les biens subventionnés proviennent d'un pays moins avancé qui souhaite atteindre ses "objectifs de développement légitimes".

Défendre les intérêts des petites entreprises

Les députés soulignent qu'en raison de leur complexité et leurs coûts, les enquêtes antidumping et antisubventions sont presque exclusivement ouvertes par les grands acteurs de l'industrie. En revanche, les petites et moyennes entreprises (PME) sont désavantagées en termes d'accès aux instruments de protection commerciale de l'UE. Selon les parlementaires, un service d'aide aux PME pourrait résoudre le problème. Ce service aiderait les PME à introduire une plainte, à satisfaire aux seuils nécessaires pour ouvrir une enquête et à présenter les preuves du dumping et des dommages causés par les importations déloyales.

Les députés ont également proposé que, dans les secteurs composés essentiellement de PME, les périodes d'enquête coïncident avec l'année budgétaire et qu'il soit possible d'imposer des droits plus élevés sur les importations de biens faisant l'objet d'un dumping ou de subventions.

Réagir plus rapidement face aux importations déloyales

Dans leurs amendements, les députés de la commission du commerce international ont suggéré que l'UE puisse répondre plus rapidement aux pratiques commerciales déloyales et que les enquêtes antidumping et antisubventions soient limitées à neuf mois (contre 15 mois dans la proposition initiale). Ils souhaitent également que des droits antidumping provisoires soient imposés dès six mois après l'ouverture de l'enquête (contre neuf mois dans la proposition initiale).

Contexte

La législation actuelle sur la protection commerciale de l'UE remonte à 1995. Depuis, les relations commerciales de l'Union avec les pays tiers ont énormément changé et la chaîne de valeur est devenue plus globale. La proposition de réforme vise à rendre la législation de protection commerciale de l'UE plus efficace, à l'adapter aux défis et aux systèmes commerciaux d'aujourd'hui, ainsi qu'à accroître la transparence et l'accès des entreprises européennes.

La plupart des enquêtes antidumping et antisubventions lancées par l'UE concernent la Chine.

Prochaines étapes

Les propositions de la commission parlementaire seront mises aux voix en plénière, probablement lors de la première session de février, afin de donner aux députés un mandat pour débuter les négociations avec le Conseil. L'objectif est de conclure une nouvelle législation avant la fin de la législature actuelle....

Projet de rapport sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (CE) n° 1225/2009 du Conseil relatif à la défense contre les importations qui font l'objet d'un dumping de la part de pays non membres de la Communauté européenne et le règlement (CE) n°597/2009 du Conseil relatif à la défense contre les importations qui font l'objet de subventions de la part de pays non membres de la Communauté européenne (COM(2013)0192–C7-0097/2013–2013/0103(COD))

Exposé des motifs

Introduction

La proposition de la Commission, qui vise à moderniser à la fois le règlement antidumping et le règlement antisubventions, comprend quatre changements principaux: la suppression de la règle du droit moindre dans les affaires antidumping où se produisent des distorsions structurelles du marché des matières premières et, dans toutes les affaires antisubventions, l'obligation pour les producteurs de l'Union de coopérer aux enquêtes engagées d'office, le remboursement des droits perçus pendant les réexamens au titre de l'expiration des mesures et le délai de deux semaines avant l'introduction des droits provisoires, communément dénommé "clause d'expédition". Les arguments de la Commission se fondent sur un triple objectif: accroître l'efficacité des instruments, réduire la menace de rétorsion de la part de pays tiers et renforcer la transparence et la prévisibilité. Le rapporteur se réjouit de ces trois objectifs et estime qu'ils doivent être combinés afin de maintenir la confiance du public dans les instruments. Le rapporteur souhaite par conséquent donner un aperçu du cœur du projet de rapport en soulevant les questions ci-dessous.

Dans quelle mesure la proposition de la Commission garantit-elle une utilisation efficace des instruments?

Cliquer Ici pour télécharger le projet de rapport

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Vos clients attendent le Skrei de Norvège

Grâce au magazine « Mer & Tendances » publié à 60 000 exemplaires et distribué gratuitement par les Artisans Poissonniers dans la France entière, le Skrei de Norvège a été valorisé auprès des consommateurs.

Écrit par Union Nationale de la Poissonnerie Française.

Les lecteurs sont séduits par les recettes proposées, le caractère exceptionnel du produit et le label qui garantit sa qualité.

Nous vous invitons donc à vous inscrire à l’Opération « Skrei de Norvège 2014 » pour rentrer dans le challenge et ne pas vous faire dépasser par d’autres poissonneries.

Votre commerce doit être aussi dynamique que celui de votre concurrent. Des affiches, des piques produits, des dépliants-recettes et des guirlandes mettront en valeur l’offre.

Retrouvez ci-dessous et ci-joint les 4 pages consacrées au Skrei de Norvège dans le magazine. Téléchargez la version en ligne du Magazine « Mer et Tendances »  N°1 Décembre-Mars 2014

Tous les renseignements et les modalités d’inscriptions ici.

Note personnelle : A quand un concours pour le merlu de nos côtes dont les quotas de pêche sont exceptionnels en 2014 ?
Les artisans poissonniers concourent pour le plus de vente de cabillaud de Norvège (Skrei) alors que le premier numéro de leur magazine « Mer et Tendances » met bien en valeur les ressources de nos côtes : Huîtres, Langoustines, Coquilles saint-jacques, avec de très belles images photos de plateaux de fruits de mer...
Cliquer Ici pour télécharger ce numéro

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Le 20 Janvier 2014

Arcachon/ostréiculture : Marc Druart interdit de se présenter à l’élection ?

Marc Druart, président des ostréiculteurs du Bassin pendant 14 ans, n’aurait, selon l’administration, pas le droit de se présenter aux élections professionnelles le 19 février

Source : Sud Ouest par David Patsouris

Il faut bien comprendre une chose : la légitimité n'a rien d'administratif. Et ce qui se passe actuellement sur le port de Larros, à Gujan-Mestras, le prouve. Figurez-vous que Marc Druart, qui fut trois fois élu président des ostréiculteurs du Bassin, et qui exerça ses mandats pendant quatorze ans, n'a pas le droit de se présenter aux élections cette année !

Attention, entendons-nous bien, Marc Druart n'a pas monté une liste pour ravir le fauteuil de maire à la sénatrice UMP Marie-Hélène des Esgaulx. Il est ici question des élections destinées à renouveler le bureau du comité régional conchylicole d'Arcachon-Aquitaine qui auront lieu le 19 février.

Il y a légitimité et légalité. Si la candidature de Marc Druart possède la première, elle n'a pas la seconde. Et voici pourquoi. Selon l'administration, Marc Druart n'aurait pas l'antériorité suffisante pour avoir le droit de se présenter.

« Effectivement, je peux voter, mais apparemment pas me présenter, explique l'intéressé. La Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) m'a dit que je n'avais qu'un an et demi d'antériorité dans la profession. » Or, il faut au moins trois ans d'antériorité pour se présenter aux élections.

Marc Druart a effectivement cessé pendant deux ans d'exercer le métier d'exploitant ostréicole avant de revenir dans le circuit à Gujan. « J'étais salarié embarqué », témoigne-t-il. Ce n'est qu'il y a un an et demi qu'il est redevenu gérant de la société Huîtres de France avec sa compagne Martine Cluzeau. Avec un vrai succès d'ailleurs. Son produit phare, l'huître Papillon, une huître élevée en eaux semi-profondes sur le banc d'Arguin, qui a récolté deux médailles d'or au Salon de l'agriculture de Paris en 2012 et 2013.

Donc, ostréiculteur il est. Mais pas depuis assez longtemps. « Oui, ça peut faire sourire parce que je suis inscrit maritime depuis l'âge de 17 ans et j'ai en fait plus de quarante ans d'antériorité professionnelle ! J'ai même suivi les cours de la première école d'ostréiculture de France dans les années 70. »

L'ostréiculteur gujanais a donc écrit à l'administration le 7 janvier pour contester le fait qu'il ne puisse pas se présenter aux élections. « C'est un recours à l'amiable, explique Marc Druart...

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Drôme : poissonnier, il a lancé un élevage de grenouilles unique en France

Patrice François bichonne ses grenouilles bénites. Il est raniculteur.

Source : Midi Libre par Jennifer Franco

Illustration : Rana  brama / Heinrich Rudolf Schinz (1777-1861), lithographer Karl Brodtmann (Wikipedia)

C’est aux portes de la Provence, dans la Drôme, que Patrice François nourrit depuis 2010 son rêve : devenir raniculteur. De sa Loire natale au Rhône, pour ce poissonnier de profession, il n’y a qu’un saut de grenouille. C’est en effet à Pierrelatte que ce passionné a donné naissance à un élevage industriel, unique dans l’Hexagone.

Un comble pour les Français, grands consommateurs de cuisses de grenouilles. Ce qui leur vaut d’ailleurs l’étrange sobriquet de Froggies chez les “Rosbeef”. "En frais, les Français en consomment 800 tonnes par an", annonce Patrice François. Elles proviennent en presque totalité de l’étranger, essentiellement de l’Asie. Les surgelés font aussi un bond gigantesque : "Quelque 4 000 tonnes arrivent chaque année de l’étranger."
 
"On a monté un circuit fermé nous permettant de réutiliser l’eau"

Ce nouveau marché made in France est donc juteux. Pour faire prospérer son affaire et donner plus de chair à ses petits batraciens, le poissonnier parcourt chaque semaine 300 km entre Roanne où il a repris la barre de la poissonnerie familiale et Pierrelatte. C’est là, sous 2 500 m2 de serres, que des milliers de grenouilles coassent de bonheur.

Des milliers de grenouilles coassent de bonheur

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le raniculteur a démarré sa nouvelle activité au pays de l’atome, comme l’avait fait avant lui la Ferme aux crocodiles. "Ici, il y avait d’une part une vraie volonté politique de développer l’aquaculture, explique-t-il. Mais on est aussi venu là pour la chaleur et l’eau." Pour avoir une température constante toute l’année, entre 23 et 25° C, il se sert de l’eau issue des systèmes de refroidissement des usines du site nucléaire de Tricastin. "On a monté un circuit fermé nous permettant de réutiliser l’eau." Écologique mais surtout une économie non négligeable pour le professionnel qui ne peut pas encore vivre pleinement de sa nouvelle passion.

"Il m’a fallu dix ans pour monter ce projet d’élevage"

Pour pouvoir démarrer son activité, le raniculteur a dû acheter 2 500 mâles reproducteurs à l’Institut national de la recherche agronomique de Rennes. "Il m’a fallu dix ans pour monter ce projet d’élevage." Sans expérience et avec pour unique savoir-faire, son expérience des truites transmises par son père et avant lui son grand-père, pisciculteurs.

Homme de défi, Patrice François n’a pas baissé les bras, aidé par le chercheur français de l’Inra André Neveu...

Quatre tonnes produites en 2013

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Bretagne. Plouguenast va exploiter le filon des micro-algues

Ce projet de 30 millions d'euros appelé LDC Algae verra le jour à Plouguenast (Côtes-d'Armor) sur 30 ha. À la clef ? 40 emplois.

Source : Ouest France  par Mélanie Bécognée.

La plus grande ferme d'Europe

Derrière le nom LDC Algae se cache un projet agro-industriel de culture de micro-algues à 30 millions d'euros. Il doit s'implanter à Plouguenast, près de Loudéac dans les Côtes-d'Armor, commune de 1 869 habitants.

Un choix géographique pas si anodin : Le Centre Bretagne est une position centrale pour une ferme qui s'alimente en lisier. Mais c'est également un territoire qui bénéficie d'un climat tempéré idéal pour des installations dont la température doit absolument rester constante.

Ce site de plus de 30 ha en fera même la plus grande ferme de micro-algues d'Europe à destination des secteurs cosmétiques, pharmaceutiques et alimentaires. C'est dire si l'enjeu est de taille.
Comment ça marche ?

Pour cultiver les micro-algues, LDC Algae se sert de lisier méthanisé, comme d'engrais. La méthanisation sera le vrai moteur du site : elle sera source de fertilisants, mais aussi de chaleur et de CO2.
De la Chine à la Bretagne

Ce projet, on le doit à René-Jean Guillard, d'origine nantaise. Ce chef d'entreprise français émigré en Chine a choisi la Bretagne pour y créer une exploitation de culture de micro-algues après plusieurs années passées dans le secteur de l'agroalimentaire.

Un virage « rentable » reconnaît l'entrepreneur, mais également de conviction. « La culture et l'exploitation des micro-algues doivent permettre de répondre aux problématiques du futur comme les besoins alimentaires, l'antibiorésistance ou la pression croissante sur les terres agricoles », indique-t-il. Un projet écolo en somme, où l'ensemble des ressources utilisées sont renouvelables.
40 emplois

Cette implantation devrait permettre dès sa mise en route de créer 40 emplois, liés directement à son fonctionnement à pleine charge sur trois ans. Quinze emplois verront le jour dès la création de cette ferme.

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Musée virtuel : toute la Dombes à portée de « clics »

www.museedeladombes.fr
La salle "Pêche d'étang"

Premier du genre en France, le musée virtuel de la Dombes se visite sur le web. En 3D, le pays des mille étangs devient librement accessible à tous les citoyens du monde.

Source : Le Progrès  par Marc Dazy

Poussez la porte de la rotonde -de carrons rouges forcément- érigée sur le parking du Parc des oiseaux de Villars-les-Dombes. Dans le hall, une gentille grenouille vous accueille sur son ponton au milieu des joncs. « Bonjour. Bienvenue en Dombes, bienvenue au pays des mille étangs… »

Un million de connexions annuelles, autant de touristes potentiels

Vous n’avez jamais vu la rotonde de Villars et ne cro(a)yez pas aux batraciens bavards ? Normal. Le musée de la Dombes est purement virtuel. Ce qui ne l’empêche pas d’exister, la preuve. Il se visite sur le web.

Le beau graphisme en 3D séduit d’emblée et le tour du propriétaire s’effectue aussi plaisamment qu’une balade cycliste entre Marlieux et Châtillon.

Huit salles thématiques déclinent la Dombes dans tous ses états : agriculture, artisanat/économie, chasse et nature, cheval et transport, pêche et étangs, vie domestique/loisirs, histoire, vie religieuse. Plus une, dédiée aux expositions temporaires et à l’actualité.

L’internaute passe-muraille navigue de l’une à l’autre en un clic, grâce au plan de coupe judicieusement placé en haut à gauche de l’écran. Prenons « pêche et étangs ». On retrouve le « guide vert » pour une présentation succincte. Sur un écran, un pisciculteur expose « un imposant brochet pêché dans un étang de Lapeyrouse »...

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D'où viennent ces nouveaux virus qui détruisent les océans ?

A travers une étude des populations et des mécanismes océaniques, cet ouvrage est un plaidoyer pour la sauvegarde des océans avec force de propositions. Extrait de "Océans : la grande alarme" (1/2).
Bonnes feuilles

Source : Atlantico

Jessica Ward, de l’université Cornell, et Kevin Lafferty, du Bureau de recherches géologiques et minières de Californie, ont tenté de déterminer une norme de fréquence des maladies marines en épluchant tous les rapports les concernant depuis 1970 1. Le nombre total de rapports sur la vie marine a augmenté régulièrement depuis cette date – plus nombreux sont les scientifiques travaillant aujourd’hui dans ce domaine ainsi que les gens qui s’y intéressent. Ils ont donc tenu compte de cette augmentation en déterminant, pour chaque année, la proportion de rapports directement liés aux maladies. Celle-ci s’est accrue progressivement pour les tortues, les coraux, les mammifères, les oursins et les mollusques. Aucune tendance à la hausse ou à la baisse n’a été constatée pour les requins et les raies, les algues, les crabes, les langoustes et les crevettes. Les poissons, quant à eux, semblent moins touchés aujourd’hui que dans le passé. Cette façon d’aborder la question n’est certes pas sans poser problème. La science est aussi sensible à la mode que n’importe quel autre secteur de l’activité humaine et les chercheurs se passionnent pour des sujets différents selon l’époque. Les professeurs mettent l’accent sur ce qui les captive et leurs étudiants persistent souvent dans la même voie au cours de leur carrière. Mais les résultats de cette compilation sonnent juste et correspondent aux constatations faites par ceux d’entre nous qui ont pratiqué la plongée sous-marine durant cette période. Nous voyons aujourd’hui beaucoup plus de maladies et d’épidémies que la première fois où nous avons sauté dans l’eau avec notre masque et notre tuba lors de notre première plongée.

Si je me suis longuement attardé sur l’effet préjudiciable des agents pathogènes et des parasites, il ne faut pas oublier qu’ils jouent toutefois un rôle important dans la marche de la nature. Leur présence témoigne de la complexité d’un écosystème et montre qu’il fonctionne assez bien pour qu’ils puissent subsister, surtout ceux dont le cycle de vie est également complexe et qui s’accommodent d’hôtes multiples. Kevin Lafferty a relevé une abondance particulière de parasites de poissons coralliens autour de l’atoll Palmyra, presque vierge, dans le Pacifique central, où ils se servent des requins pour accomplir leur cycle de vie 1. Selon lui, la présence de parasites dans un écosystème est à rapprocher de celle des prédateurs en bout de chaîne en ce sens qu’ils font office de freins et de contrepoids pour empêcher les espèces dominantes d’écraser leurs rivales. En d’autres termes, si les maladies des coraux ne manquent pas de nous inquiéter, elles contribuent sans doute dans une certaine mesure à préserver leur diversité qui nous fascine tant.

Pourtant, quelque chose a manifestement changé. Quelle est la cause de la fréquence croissante de ces maladies dans la vie marine ? Pour qu’une maladie se déclare, qu’une invasion parasitaire se déclenche, il faut une source d’agents pathogènes virulents, une population d’individus prédisposés et un moyen de transmission. Les multiples changements que nous imposons aux océans offrent aux pathogènes d’excellentes occasions de s’établir et de proliférer. Les personnes stressées sont généralement en moins bonne santé que les autres, car la tension affaiblit le système immunitaire. De la même façon, les agressions multiples rendent animaux et plantes plus vulnérables. C’est souvent ainsi que se déclarent les maladies endémiques d’une région et celles introduites par mégarde. Les flambées épidémiques révèlent les effets conjugués d’un grand nombre de facteurs qui augmentent la prédisposition. Elles montrent que les agressions cumulées compromettent la vie marine. L’épidémie qui a anéanti les oursins à longues épines de la Caraïbe s’est déclenchée à Panama, non loin du canal qui relie l’Atlantique et le Pacifique. Si les espèces marines sont incapables de franchir toutes seules le canal à cause des lacs d’eau douce, elles peuvent en revanche être véhiculées par les bateaux. L’eau de lest transporte non seulement des espèces invasives, mais aussi des maladies. Lorsque celles-ci trouvent un terrain propice, elles font des ravages. Comme Jared Diamond l’a démontré de manière convaincante dans son livre De l’inégalité parmi les sociétés, les maladies ont plus efficacement contribué à la répression des populations indigènes par les colons européens que les armes. Les épidémies de grippe, variole et choléra ont balayé tribus, îles et continents entiers, anéantissant au passage sociétés et cultures. Chaque fois que le contact a été établi, hostile ou amical, une véritable hécatombe en a résulté. En certains endroits, elle n’a épargné qu’une personne sur dix 1. L’île d’Hispaniola (aujourd’hui Haïti et la République dominicaine) a perdu 240 000 de ses 300 000 habitants, probablement victimes de la variole, dans les vingt ans qui ont suivi l’arrivée de Christophe Colomb.

Extrait de "Océans : la grande alarme", Callum Roberts, (Editions Flammarion), 2013

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Le 17 Janvier 2014

Les données clés de la mer et du littoral

Synthèse des fiches thématiques de l'Observatoire

SOes, Ifremer, AAMP, Cete Méditerranée

Novembre 2013

Activités économiques littorales et maritimes, Analyse socio-économique générale, Économie maritime et des territoires littoraux, Démographie, occupation du sol et logement en zone côtière , Outils de gestion, de protection de la nature, d’aménagement et d’urbanisme , Pression des activités humaines terrestres et maritimes, Etat du milieu marin et littoral, Etat physique et chimique, Etat biologique, Risques et changement climatique

Cliquer Ici pour télécharger le document Synthèse des fiches thématiques de l'Observatoire



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Les proliférations d’algues sur les côtes métropolitaines


Commissariat Général au Développement Durable

Janvier 2014

D’importants développements d’algues touchent de nombreux secteurs côtiers sans qu’une diminution puisse être observée ces dernières années. Deux types d’algues sont concernés. Les macroalgues, principalement des ulves, produisent des marées vertes et les algues microscopiques, le phytoplancton, provoquent des eaux colorées, avec un éventuel risque de toxicité. Les algues vertes sont présentes surtout sur les côtes bretonnes et s’étendent en Centre-Atlantique et en Basse-Normandie. Les proliférations d’algues microscopiques sont localisées des Flandres au bassin d’Arcachon et dans les lagunes de Méditerranée. Ces développements peuvent avoir des impacts sur la santé en raison de la libération de toxines par les microalgues, ainsi que sur la biodiversité et l’économie. La majorité des zones littorales est cependant dans un bon état concernant les développements d’algues.

Le développement important d’algues sur le littoral métropolitain, appelé bloom, résulte de l’eutrophisation, c'est-à-dire d’un enrichissement du milieu en éléments nutritifs. Des conditions naturelles peuvent les provoquer, mais les blooms sont plus fréquents du fait des apports excessifs d’azote et de phosphore en mer dus aux activités humaines. Toutefois, pour provoquer un développement massif d’algues, cet apport doit être associé à un bon éclairement, un faible brassage et un confinement des masses d’eau. Ce phénomène se produit surtout dans les baies semi-fermées, les estuaires et les lagunes méditerranéennes.

Cliquer Ici pour télécharger le document

Extrait du document

Des blooms phytoplanctoniques potentiellement dangereux pour la santé

Les développements importants de phytoplancton se produisent sur de nombreux sites, souvent au débouché des fleuves ou dans les lagunes, où les conditions sont optimales. On dénombre jusqu’à plusieurs millions de cellules d’une même espèce par litre d’eau. De 2007 à 2012, on ne distingue pas d’évolution significative du nombre de blooms sur les côtes métropolitaines, quelle que soit la façade maritime étudiée (carte ci-dessus ).


Trois épisodes de prolifération sur quatre sont dus à des développements naturels de diatomées à coque siliceuse, essentielles dans la chaîne alimentaire. Ils se produisent surtout au sortir de l’hiver.

On observe aussi le développement d’autres espèces d’algues microscopiques, principalement des algues mobiles et non siliceuses, capables de profiter de concentrations plus limitées de nutriments du fait de leur mobilité dans la colonne d’eau. Ces proliférations interviennent principalement en juin-juillet sur le littoral atlantique et un peu plus tard sur les bords de la Manche et de la mer du Nord. De nouveaux épisodes de prolifération peuvent avoir lieu en fin d’été, si les apports de nutriments sont suffisants.

Les blooms phytoplanctoniques peuvent avoir des impacts plus ou moins importants sur le milieu naturel. Certaines proliférations provoquent uniquement la coloration des eaux du fait de la présence de pigments chez plusieurs espèces. Le genre Phaeocystis peut être à l’origine d’une production d’écume caractéristique pouvant asphyxier les poissons. Ce phénomène se produit régulièrement de la frontière belge à l’estuaire de la Seine.

Dans les cas les plus graves, la dégradation de l’excès de matière organique implique une importante consommation d’oxygène et l’asphyxie de la zone concernée. C’est exceptionnel en métropole. Le seul cas documenté concerne la baie de la Vilaine en 1982, cette baie montrant régulièrement une importante sous-oxygénation de ses couches profondes en été.

Sans aller jusqu’à cela, la prolifération de phytoplancton modifie l’équilibre de la flore en faveur d’espèces non siliceuses. Certaines, même à des concentrations peu élevées, libèrent des toxines. Elles peuvent être néfastes pour la faune mais aussi pour l’homme, s’il consomme des coquillages infectés, les coquillages se nourrissant surtout de phytoplancton (encadré 1).

Une fois les épisodes de toxicité constatés, l’administration prend des décisions d’interdiction de la vente et du ramassage des coquillages impropres à la consommation et d’information des professionnels et du grand public.

Encadré 1. Les toxines des algues phytoplanctoniques et leurs principales conséquences

On dénombre trois types de toxines :

  • des toxines diarrhéiques produites par le genre Dinophysis. Les épisodes de toxicité concernent une part importante du littoral, en dehors de la côte Artois-Picardie, du Cotentin et de la Bretagne nord. Les occurrences sont nombreuses, surtout au sortir des fleuves, comme la Seine ou la Loire, et dans les lagunes méditerranéennes. C’est le principal type de toxine détecté, en particulier dans les moules. Elle provoque surtout des diarrhées et des nausées ;
  • des toxines amnésiantes produite par le genre Pseudonitzschia. Elles sont importantes en Bretagne ouest et sud, en baie de Seine, et présentes ponctuellement ailleurs. On retrouve cette toxine en particulier dans les coquilles Saint-Jacques. Elle provoque nausées et maux de tête à faible dose mais est potentiellement dangereuse du fait d’effets neurologiques à dose plus importante ;
  • des toxines paralysantes produites par le genre Alexandrium. Elles provoquent peu d’épisodes de toxicité en comparaison des deux autres. On les retrouve surtout en Bretagne nord et dans une lagune méditerranéenne, l’étang de Thau. Ces toxines peuvent contaminer divers coquillages. Elles provoquent fourmillements et engourdissements à dose faible mais sont potentiellement mortelles à des doses plus importantes, du fait d’effets neurologiques (graphique 2).

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Algues vertes. Un été trompeur sur la réalité de la situation

En 2013, le tonnage d'algues vertes ramassées sur les plages bretonnes a été le plus bas enregistré lors de ces douze dernières années. Pourtant, un rapport officiel parle de prolifération. Explications.

Source : Le Télégramme

« D'importants développements d'algues touchent de nombreux secteurs côtiers sans qu'une diminution puisse être observée ces dernières années ». D'entrée, le rapport du Commissariat général au développement durable (CGDD) douche un peu les espoirs que pouvaient susciter les faibles tonnages d'algues vertes ramassées l'été dernier sur les plages bretonnes (Le Télégramme du 24 septembre 2013).

Certes, cette étude vise aussi bien les macro-algues (principalement les ulves) qui produisent les marées vertes, que les algues microscopiques (le phytoplancton), à l'origine des eaux colorées constatées épisodiquement sur les côtes (lire ci-dessous). De plus, cette étude s'intéresse à l'ensemble du littoral métropolitain et non uniquement au rivage breton.

Plus une exclusivité bretonne

Mais le résultat des travaux du commissariat, remis au ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie n'incite pas à l'optimisme. D'ailleurs, le 12 septembre dernier, en sortant du comité régional « Algues vertes », Patrick Strzoda, le préfet de région, s'était gardé de tout triomphalisme en parlant d'un bon bilan 2013 « dû essentiellement aux conditions météorologiques marquées par un printemps froid et un été tardif ».

Que dit ce rapport ? Il rappelle tout d'abord que si « les premières marées vertes sont apparues dans les baies des Côtes-d'Armor, au début des années 70 », la Bretagne n'en a plus aujourd'hui l'exclusivité car « de nouvelles plages sont touchées dans le Calvados, dans les havres du Cotentin, sur le littoral de Loire-Atlantique, quelques secteurs de Vendée, dont Noirmoutier, et sur les îles de Ré et Oléron ».

Un premier constat qui n'est pas forcément une consolation d'autant que les marées vertes touchent aujourd'hui de nombreux territoires bretons : l'estuaire de la Rance, les baies de Saint-Brieuc et Lannion, le Léon, la rade de Brest, les baies de Douarnenez et de la Forêt, la rade de Lorient, la ria d'Etel et le golfe du Morbihan.

Un coût de 1,7 M€ en 2012

« En 2012, 51 plages et 33 vasières d'estuaire étaient concernées en Bretagne et le nombre de secteurs touchés augmente depuis une quinzaine d'années, ce qui n'est, en revanche, pas le cas de la surface de plages recouvertes, qui varie entre 1.500 et plus de 4.000 hectares, selon les années », note encore l'étude.

Selon le CGDD, qui cite des chiffres du Centre d'étude et de valorisation des algues, entre 50.000 et 100.000 m³ d'algues sont ramassés et traités annuellement par les collectivités territoriales concernées pour un coût total d'environ 1,7 M€ en 2012 (20 € par m³).« Les nombreuses actions entreprises en Bretagne ont permis de faire diminuer significativement les concentrations en nitrates des cours d'eau qui restent cependant encore trop élevées pour limiter les marées vertes », reconnaît le CGDD.

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Simplification du transport de coquillages

Première bonne nouvelle pour 2014. Depuis le 1er janvier, pêcheurs, conchyliculteurs et négociants n’ont plus besoin d’un bon de transport pour transférer leurs coquillages vers les zones d’expédition ; un simple bon d’enregistrement suffit désormais. Les halles à marée sont également concernées par cette mesure.

Source : Cdpm 56

Auparavant, trois types de bons de transports existaient. Aujourd’hui il n’existe plus qu’un seul type de bon d’enregistrement. En outre, les transports internes à l’entreprise en sont dispensés. La simplification concerne aussi l’échéancier. Le bon de transport ancienne formule était soumis à un renouvellement annuel ; le bon d’enregistrement, lui, a une validité permanente.

Quant aux démarches administratives, les bons d’enregistrement n’auront pas besoin d’être signés par la DDTM/DML, mais uniquement par l’émetteur et le destinataire. Les conchyliculteurs ou les pêcheurs professionnels n’auront donc plus à en faire la demande aux Affaires maritimes. Le modèle de bon d’enregistrement sera disponible directement sur le site internet de la préfecture du Morbihan, au CRC Bretagne Sud et aux syndicats conchylicoles.

Pour télécharger le bon d’enregistrement : Document d'enregistrement pour le transfert de coquillages

Cette mesure de simplification ne concerne que le transport de coquillages vivants, y compris les naissains et les juvéniles.

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Charte conchylicole du Morbihan

La Charte Conchylicole signée par le Préfet, le CRC Bretagne Sud, le président des associations des maires du Morbihan et le Conseil Général décrit les règles de bonnes pratiques et les engagements réciproques à la pratique de la conchyliculture dans le Morbihan.


Document très intéressant pour l'ensemble des bassins conchylicoles













Cliquer Ici pour accéder au téléchargement de la Charte conchylicole du Morbihan

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Dernière ligne droite pour le saumon génétiquement modifié

L’homologation probable du saumon transgénique d’Aquabounty par les autorités sanitaires aux États-Unis ne fait pas l’unanimité dans l’industrie aquacole.

Le saumon génétiquement modifié AquAdvantage atteint 4 kg en 20 mois (crédit : Aquabounty)

 Source : Pdm-Seafoodmag  par B. Vaudour

La société américaine Aquabounty Technologies, détentrice du saumon génétiquement modifié AquAdvantage, attend avec impatience le feu vert de la Food and Drud Administration (FDA). La FDA qui reconnaît l’innocuité du Saumon GM, a publié sur son site internet le rapport d’évaluation environnementale du saumon Aquadvantage. La consultation publique du rapport durant 60 jours est la dernière étape avant l’ultime décision de la FDA.

Le ministère canadien de l’Environnement a déjà autorisé l’élevage et la commercialisation du saumon GM, estimant qu’il n’y a aucun risque pour la santé humaine et l’environnement suite à une évaluation menée par Pêches et Océans Canada. Le site à terre d’Aquabounty sur l’île du Prince Edouart a même pu démarrer la production d’œufs de saumon femelle. Ces œufs étant ensuite expédiés au Panama dans une autre installation à terre où doit s’effectuer l’élevage du saumon GM.

Aquabounty qui a investi des millions de dollars depuis le début de la procédure d’autorisation de mise en marché en 1995, n’en a pas fini pour autant. Aux États-Unis, les associations de consommateurs vont vraisemblablement demander des études complémentaires à la FDA et l’action politique pourrait également perturber, voire stopper la commercialisation d’AqAdvantage. Ce saumon GM qui atteint 4 kg en 20 mois contre 30 mois pour un saumon d’Atlantique normal, est loin de faire l’unanimité dans l’industrie. Les associations de consommateurs trouveront en Marine Harvest un soutien de poids. L'opérateur n’approuve pas l’introduction du produit sur le marché américain et demande un étiquetage clair sur les étals, en cas de feu vert. Aquabounty s’y oppose, craignant qu’on diabolise son produit (!)

De son côté, l’Aquaculture Stewardship Council (ASC) exclut la possibilité de certifier le saumon GM dans son programme d’aquaculture durable. Quoi qu’il arrive outre-Atlantique, les Européens ne sont pas prêts d’accepter du poisson génétiquement modifié.

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Le 16 Janvier 2014

Moëlan-sur-Mer. Un projet de cultures marines fait débat

Le projet de cultures marines, porté par l’ostréiculteur riécois Jo Thaëron, est soumis à enquête publique jusqu’au 18 janvier.

Illustration :  Saccharina Latissima aux USA (NOAA)

Source : Ouest France

Un projet de création de concessions de cultures d’algues et de coquillages, au large, est actuellement soumis à une enquête publique.

Il est porté par Jo Thaëron, ostréiculteur de Riec-sur-Bélon. Celui-ci a fondé deux sociétés distinctes pour monter ces exploitations : Algolesko, spécialisée dans la culture de la Saccharina Latissima, une algue alimentaire, et Bamejyot, entreprise spécialisée dans l’exploitation de coquillages (huîtres, moules et autres). La première prévoit d’établir deux parcs de 75 ha et un troisième parc de 37,5 ha. De son côté, Bamejyot table sur deux concessions : une de 75 ha et une autre de 37,5 ha. Le dossier soumis à l’enquête publique est consultable en mairie, jusqu’au samedi 18 janvier.

Report demandé

Plusieurs mécontentements apparaissent. En effet, nombreux sont ceux qui ont appris le projet lors des vœux du maire, le 11 janvier dernier. Des associations comme l’Apub (association des pêcheurs plaisanciers et usagers du Bélon) et des élus auraient souhaité une information publique et une concertation. Denis Sellin, conseiller municipal, demande alors au maire « de reporter l’enquête publique à la fin du mois de janvier ».

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La couverture sociale des exploitants s’étoffe

Depuis le 1er janvier 2014, les exploitants agricoles bénéficient d’indemnité journalière en cas de maladie ou d’accident de la vie privée. Qui dit prestation dit aussi cotisation. Le montant pour l’année 2014 (applicable aussi en 2015 et 2016) est de 200€/exploitation.

Source : Fnsea

Le montant de la cotisation forfaitaire qui financera la nouvelle indemnité journalière en cas de maladie ou d’accident de la vie privée a donc été fixé à 200 € par an et par exploitation. Ce montant sera applicable en 2014, 2015 et 2016.

Cette cotisation ouvre droit à des indemnités journalières en cas d’arrêt de travail prescrit à compter du 1er janvier 2014 suite à une maladie ou un accident de la vie privée.

A noter notamment que :

Peuvent en bénéficier les chefs d’exploitation à titre exclusif ou principal, les collaborateurs, aides familiaux et associés d’exploitation, affiliés au régime AMEXA depuis au moins 1 ans.

Un délai de carence de 7 jours à compter de la date de l’arrêt de travail (ou 3 jours en cas d’hospitalisation) est observé.

Le montant des indemnités est calqué sur l’assurance ATEXA à savoir, pour les 28 premiers jours d’arrêt de travail, 20.91€/jour puis 27,88€. L’indemnité est due chaque jour ouvrable ou non, avec un maximum de 360 IJ sur 3 ans  de date à date au titre d’une ou plusieurs maladies. L’IJ est payée par quinzaine.

Des contrôles seront menés par le service du contrôle médical des caisses de MSA, dans les conditions de droit commun.

Le chef d’exploitation doit être à jour de la cotisation au 1er janvier de l’année civile au cours de laquelle est constatée l’incapacité de travail.

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Empreinte carbone des produits : une norme expérimentale

La norme expérimentale XP ISO/TS 14067, qui délivre une méthodologie pour quantifier l'empreinte carbone des produits, vient d'être reprise dans la collection de documents normatifs français, informe l'Afnor.
"Cette norme permet d'harmoniser l'évaluation de l'empreinte carbone en matière de transparence, en matière de quantification et de déclaration des émissions de CO2 sur le cycle de vie complet des produits, précise l'Association française de normalisation. C'est un document de référence pour comparer les données relatives à l'empreinte carbone des produits mais également aider les entreprises à communiquer sur ces données auprès des consommateurs".

La norme XP ISO/TS 14067 s'adresse à toutes les entreprises.

Source : Actu-Environnement par Laurent Radisson

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Arcachon : « Discuter avec les gens »

La nouvelle sous-préfète, Dominique Christian, se dit intéressée par les problématiques maritimes du Bassin.

Source : Sud Ouest par Bernadette Dubourg

Dominique Christian, 59 ans, a pris ses nouvelles fonctions de sous-préfète du bassin d'Arcachon, la semaine dernière. Première rencontre dans son bureau, à la sous-préfecture d'Arcachon,son quatrième poste de sous-préfète.

« Sud Ouest ». Le jour même de votre prise de fonction, le lundi 6 janvier, vous avez débuté la tournée des cérémonies de vœux

Dominique Christian. Cela m'a permis de voir plusieurs fois les mêmes personnes, même si je vais les rencontrer maintenant de manière plus personnelle. Je vois tous les maires avant la fin du mois. En février, je rencontrerai les professionnels.

Connaissiez-vous le bassin d'Arcachon avant votre nomination ?

Quels sont les premiers dossiers que vous avez à traiter ?

Vous connaissiez votre prédécesseur, Jean-Pierre Hamon ?

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Coquilles d'huîtres : 8,5 t collectées

8,5 tonnes, c'est le poids des coquilles collectées par la Communauté de communes du Pays des Herbiers lors de sa deuxième édition de l'opération "collecte des coquilles d'huîtres". Face au succès rencontré, cette collecte s'est déroulée sur trois semaines au lieu des deux initialement prévues.
huitres 2014

cette année, 8,5 tonnes d'huîtres ont été collectées sur le Pays des Herbiers.

Afin d'alléger le poids de la poubelle d'ordures ménagères des habitants du canton, la Communauté de communes du Pays des Herbiers a organisé, pour la deuxième année consécutive, une collecte de coquilles d'huîtres dans les 8 communes du territoire.

Cette opération devait se dérouler du samedi 21 décembre au lundi 6 janvier 2014 mais elle a été prolongée jusqu'au dimanche 12 janvier en raison de son succès.

Des conteneurs étaient installés dans chacune des 8 communes du canton.

Le bilan de la collecte 2013 - 2014

(...)

Le devenir des coquilles d'huîtres

(...)

Source : Les Herbiers

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Paimpol. Aquaculture. Un savoir-faire scandinave sur le Jaudy

Installés à Trédarzec depuis 2010, le Norvégien Arild Lokoey et sa femme Anne-Sophie élèvent truites et saumons dans l'estuaire du Jaudy. Une entreprise artisanale qui commercialise ses produits partout en France et aussi localement.

Source : Le Télégramme  par Marie-Hélène Clam

Arild est affairé sur sa barge à colmater la fuite d'un tuyau qui permet la flottaison des cages. Ça ira, l'avarie est réparée. Ici, il faut savoir tout faire soi-même : réceptionner les poissons, surveiller la température de l'eau, vérifier le matériel, doser l'alimentation et, enfin, sortir les lourds filets de l'eau pour l'abattage. Très loin des pratiques aquacoles quasi industrielles de son pays natal, la Norvège.« Les infrastructures là-bas sont telles qu'on n'a pas besoin de sortir les poissons des cages, ils sont directement réceptionnés par les bateaux. J'ai travaillé pour un éleveur qui assurait 3.400 tonnes par an. Ici, on est à 30 tonnes (20.000 poissons), ce n'est pas le même métier », avoue Arild, qui apprécie le côté artisanal.Le Norvégien est arrivé en France en 1996, recruté pour son savoir-faire afin d'installer le saumon à Cherbourg. C'est là qu'il rencontre Anne-Sophie, jeune diplômée de BTS production aquacole et que, quelques années plus tard, ils décident de monter leur propre élevage. La Bretagne semble idéale et c'est à Trédarzec, en 2010, qu'ils posent leurs cages (deux grosses de 600 m³, quatre petites de 300 m³), en rachetant une pisciculture dans l'estuaire du Jaudy, sur la berge opposée à l'ancien moulin du Carpont.

Travailler avec la marée

La société Lokfish (comme Lokoey leur nom de famille et fish, poisson) commence par élever des truites (oncorhynchus mykiss, la truite américaine) qui arrivent... en camion ou en train ! pour s'ébattre dans les eaux accueillantes de la rivière. Elles pèsent alors 250 g, à terme 1,2 kg à 1,5 kg, et sont nourries de granulés de farine de poisson, agrémentés de protéines et de vitamines. « En provenance de l'hémisphère sud, précise Arild, ici il y a trop de PCB ».« On les réceptionne en octobre ou novembre pour éviter le choc thermique entre l'eau douce d'où elles proviennent et l'eau salée. La particularité ici, c'est qu'il faut travailler avec la marée », précise Anne-Sophie, qui s'occupe de la comptabilité mais aide à l'occasion Arild, surtout pendant les périodes d'abattage, entre avril et juillet, où le couple embauche alors un intérimaire.

2013 couleur saumon

(...)

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Durabilité : l’exemple vient de l’école à Boulogne

Source : pdm-seafoodmag par B. Lobez

Créé sur le port de Boulogne en 1968, le CFPMT ou Centre de formation aux produits de la mer et de la terre Marcel-Baey est le premier centre de formation agroalimentaire en France à obtenir le label LUCIE, une référence en matière de responsabilité sociale et environnementale. Aligné sur la norme internationale ISO 26 000, le label Lucie prend en compte sept priorités : la protection du consommateur, l'environnement, la bonne pratique des affaires, les relations et les conditions de travail, les droits de l'homme, la contribution au développement local et la gouvernance de l'organisation.

Concrètement, une charte éthique est signée par le Centre et l'entreprise qui engage un apprenti. Elle veille au respect des règles édictées par le droit du travail et fixe des engagements réciproques.

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Le 15 Janvier 2014

Des vagues autour d'un projet de parc à moules à Saint-Coulomb (35)

A quoi ressemblerait le littoral si un élevage de moules s'installait entre la pointe du Grouin et l'Anse Duguesclin ? Le projet consiste à disposer des cordages sur 1000 hectares pour fixer des moules. Les professionnels du tourisme redoutent un impact négatif sur l'image de la côte d'Emeraude.

Reportage à Saint-Coulomb (35) de Marc-André Mouchère et Vincent Bars




Interviews :
- Yannick de Charette, Conseiller municipal de Saint-Coulomb
- François Andrieux, Ancien guide marin
- Marie Feuvrier, Présidente de l'ADEM

Source : France 3 Bretagne par Krystell Veillard

Les registres d'enquête publique sont ouverts à la mairie de Saint-Coulomb jusqu'à la fin de la semaine. En moins de 15 jours cinq cents familles sont venues refuser le projet. Les habitants, mais des élus sont également opposés à ce parc, une erreur économique disent-ils.

Le projet controversé de parc à moules

Un projet de centaines de bouées sur mille hectares, avec des cordages pour fixer les moules flotteraient donc au milieu d'un site classé au patrimoine mondial. Des paysages qui font la richesse touristique de la Côte d'Emeraude. On peut rappeler que cette côte attire 2 à 3 fois plus de touristes que la moyenne bretonne. Ce que mettent en avant les opposants au projet.

A Cancale, commune très conchylicole, on ne s'exprime pas. C'est un peu l'omerta à la veille des élections municipales. A Saint-Coulomb, où on observe déjà les nuisances des rejets de coquillages brisés, de matériels et autres détritus conchylicoles sur les plages, on espère surtout que ce projet ne voit jamais le jour.

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Grèce : Lancement d’un programme national de développement de l’acquaculture

Le ministère du Développement agricole et des Aliments lance un Programme national de développement de l’acquaculture (EPAY), qui fixe des objectifs nationaux de développement en respect des orientations de la planification nationale d’aménagement du territoire et dans le cadre de la Politique commune de la pêche de l’UE.

Le projet de loi, qui doit être prochainement soumis à une consultation publique, instaure des conditions et préalables pour encourager le développement viable du secteur de l’acquaculture et garantir un cadre de fonctionnement durable.

Source : UBIFRANCE d'Athenes

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Les pêcheurs neuchâtelois recourent contre le projet d'îles solaires

Les pêcheurs professionnels neuchâtelois usent de leur dernier recours possible et s'opposent à l'implantation d'îles solaires flottantes sur le lac de Neuchâtel.

Source : RTS

Les pêcheurs professionnels neuchâtelois sont en colère et vont recourir contre le projet d'installer des îles solaires flottantes sur le lac de Neuchâtel. Ces îles contiendraient des centaines de panneaux photovoltaïques et seraient dotées d'un mécanisme suivant la marche du soleil.

Les services de l'Etat, et le conseiller d'Etat chargé de l'environnement, Yvan Perrin, ont donné leur feu vert à ce projet du fournisseur d'énergie Viteos. Les pêcheurs avaient 30 jours pour recourir.
Disparition de la pêche professionnelle?

"A force de diminuer nos zones de pêche, après on va s'étonner que la pêche professionnelle disparaisse", déplore Eric Delley, le président de la Corporation des pêcheurs professionnels.

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Goût et qualité, les gages de confiance export pour les saveurs de France en Russie

[Saveurs de France Russie 2014]

L’entrée récente de la Russie à l’OMC ouvre les portes d’un marché de 142 millions de consommateurs, dont 20 millions  au pouvoir d'achat confortable, avides de nouveauté.

Source : Ubifrance

Découvrez la réalité du marché russe et rencontrez les opérateurs à la recherche de produits gourmets avec le format Saveurs de France en Russie (Moscou et Saint-Petersbourg, du 16 au 19 juin 2014) !

Les consommateurs russes des grandes villes sont de plus en plus sophistiqués, attirés par les produits nouveaux, à résonnance étrangère et les saveurs naturelles et saines, les produits de spécialité, du terroir.
  • Le segment de l’hôtellerie restauration croît rapidement avec des ouvertures d’hôtels de luxe dans les grandes villes, y compris en région. Phénomène amplifié par l’organisation d’évènements internationaux comme les JO Sotchi 2014 et la Coupe du Monde de football 2018.
  • Développement de l’offre en produits biologiques dans la grande distribution, croissance des marques de distributeurs (y compris premium)
  • Les rayons des épiceries fines s’étoffent et proposent des gammes de produits de plus en plus originaux et innovants

Moscou et Saint- Petersbourg, 2 villes phares à prospecter en priorité

Moscou     
    - 11,5 millions d’habitants
    - Le marché à plus forte capacité de Russie
    - Marché primaire pour les importations et nouveautés

Saint-Petersbourg      
    - 5 millions d’habitants    
    - Capitale culturelle et touristique du pays, aux frontières de la Scandinavie    
    - des consommateurs traditionnellement fidèles aux marques européennes

Saveurs de France Russie

Salon ou rencontre B to B

    16 au 19 juin 2014 - Russie, Moscou - Saint Petersbourg
    Organisateur(s) : Service produits et filières alimentaires (PFA)
    Contact : Paola MASON
    Téléphone : +33 (0)1 40 73 30 98
    Adresse : 77 Boulevard Saint Jacques 75998 Cedex 14 PARIS


Découvrez la réalité du marché russe et rencontrez les opérateurs en produits gourmets (Retail et Hôtellerie restauration) avec le format Saveurs de France

Saveurs de France en Russie, une combinaison idéale pour faire un premier pas ou développer ses connaissance sur le marché russe :

   - analyse du potentiel de marché des produits gourmets en Russie
   - présentation des marchés pétersbourgeois et moscovite par les experts UBIFRANCE
   - visite de points de vente
   - présentation de produits aux acheteurs, importateurs, distributeurs russes à Moscou et Saint-Pétersbourg

En option, des rendez-vous individuels avec FRUKTOVAYA LAVKA (Saint-Pétersbourg) et GLOBUS GOURMET (Moscou), les deux principales chaînes gourmet de Russie, pourront être planifiés.

L’entrée récente de la Russie à l’OMC ouvre les portes d’un marché de 142 millions de consommateurs.
    - Le segment de l’hôtellerie restauration croît, soutenu par l’ouverture d’hôtels de luxe dans les grandes villes mais également en région. Un phénomène amplifié par l’organisation d’événements internationaux comme les JO Sotchi en 2014 et la Coupe du Monde de Football 2018.
    - Le pays de la Dame de Pique offre des opportunités pour les produits premium, prisés par les habitants des villes principales, de plus en plus sophistiqués.

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Du plancton aux poissons

Conférence dégustation

27 janvier 2014 à Marseille

Pierre Mollo et Pierre Giannetti

Par les fleuves et les rivières, la terre nourrit la mer, plus précisément le plancton, ces organismes invisibles à l’œil nu qui sont à la base de la vie marine : poissons, crustacés, coquillages, mammifères… De la richesse terrestre naît la richesse marine, par l’intermédiaire du plancton et de ses innombrables espèces végétales et animales.

Parce qu’il produit la moitié de l’oxygène de notre planète, qu’il absorbe autant de gaz carbonique que nos forêts et plantes terrestres, qu’il contient des antibiotiques naturels, des vitamines et des oligo-éléments, et qu’il peut contribuer fortement à notre alimentation, le plancton est lié à l’équilibre de notre planète et à notre humanité.

Apprendre à le connaître, observer son évolution pour en faire un outil de gestion littorale, le protéger des pollutions quotidiennes, soutenir les activités littorales qui l’enrichissent, cuisiner les espèces comestibles, telles sont les pistes que nous ouvre Pierre Mollo, un conteur passionné qui travaille depuis longtemps avec les gens de la mer et de la terre, et plus récemment avec des chefs-restaurateurs et des gastronomes.

Source : L’Encre de Mer

Pierre Giannetti achète ses produits de la mer, directement auprès d’un pêcheur artisan local, Boris Obolensky, pêcheur à la Redonne.  Sa cuisine s’adapte, au jour le jour, aux espèces littorales qui se sont fait piéger dans les palangres ou les filets ; elle nous permet de redécouvrir des espèces oubliées de nos rivages. Pour cette dégustation, il associera du plancton : de la spiruline « élevée » dans les serres de Danielle Thomas à Hyères.

Pierre Mollo commence sa carrière « planctonique » par la construction d’une écloserie de homards avec les pêcheurs de Houat (150.000 juvéniles par an) et la mise au point de la reproduction d’huîtres plates. Avec les paludiers de Guérande, il montre l’interdépendance « planctonique » entre paludiers, conchyliculteurs et pêcheurs, et la nécessité de préserver ces métiers. Peaufiner et transmettre savoir-faire et connaissances dans les lycées agricoles, aquacoles et de la mer, auprès des professionnels et du public, assurer le suivi d’expérimentations dans d’autres pays (coopération internationale), constituent le troisième axe d’un parcours original. Et pour témoigner de ces aventures collectives, Pierre réalise plus de 25 films et vidéos. « Aujourd’hui la concertation entre les gens de la terre et de la mer pour la reconquête de la qualité des eaux et la pérennisation de nos métiers occupe tout mon temps. » C’est ainsi que Pierre participe à la réalisation de films tels que L’océan de Jacques Perrin et Planète plancton de Jean-Yves Collet,  à la création du site internet Plancton du monde, qu’il est co-auteur de deux ouvrages (L’enjeu plancton avec Maëlle Thomas-Bourgneuf et Le manuel du plancton avec Anne Noury, aux Editions Charles Léopold Mayer) et qu’il anime de nombreuses conférences.

Pierre Giannetti : Après une formation culinaire dans le Haut-Var, sur la Côte d’Azur et en Suisse, une expérience très contemporaine de quatre années à Barcelone, un petit passage au Maroc, ce Marseillais de naissance revient nous enchanter au quotidien, dans son restaurant « Le Grain de sel ». Il transforme, associe, magnifie des produits beaux, simples et surtout issus de la région. Du pain aux pâtés ou aux glaces, il confectionne tout lui-même, en réel « artisan-cuisinier » qu’il est.

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Le 11 Janvier 2014 

Meurtres en série chez les huîtres

L’un des fleurons de la gastronomie française est-il en péril ? Alors que le virus  qui a décimé 70% des juvéniles en 2009 sévit encore, une nouvelle bactérie s’attaque  depuis cet été aux huîtres adultes.


En 2009, nous avions enquêté chez les ostréiculteurs qui constataient des pertes importantes dans leurs naissains. Aujourd'hui, les adultes sont également touchés et, partout en France, le même constat : les huîtres se meurent par milliers, de façon désordonnée et incompréhensible. Les scientifiques ont identifié la bactérie tueuse, mais cela n’explique pas tout.

Sur la sellette, une nouvelle huître, modifiée pour qu’elle soit stérile, la triploïde. Son introduction massive ces dernières années est pointée du doigt par bon nombre d’ostréiculteurs. Elle serait plus fragile devant la bactérie… Dans le collimateur aussi, les pratiques ostréicoles : trop, beaucoup trop d’huîtres cultivées ces dernières années. Une surproduction qui fragilise l’animal.

La profession, en alerte, s’interroge sur son avenir. Existe-t-il des solutions pour sauver leur cheptel ? Jusqu’où ira cette hécatombe ? Mangera-t-on encore des huîtres dans dix ans ?

Enquête au cœur d’un monde clos, et fermé… Un reportage de Florence Mavic  et Olivier Gardette,

Françoise Joly recevra Isabelle Autissier, écrivaine, navigatrice, présidente de WWF France

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Les huîtres ont des oreilles

Les huîtres nous aident à préserver l’environnement.

Source : Mathématiques de la Planète Terre

Aujourd’hui plus que jamais, protéger l’environnement est une priorité absolue, surtout en ce qui concerne nos côtes et l’ensemble des milieux aquatiques, car la pollution marine est principalement d’origine terrestre. Ajoutons que si aujourd’hui, environ  40% de la population mondiale vit à proximité du littoral, ce sera le cas pour 75% d’entre nous en 2050. C’est pourquoi surveiller et protéger le milieu marin est capital.

Les animaux marins testent en permanence la qualité de leur milieu. Ils représentent donc une voie possible de surveillance de leur écosystème. En observant l’évolution au cours du temps de leur rythme de vie, on obtient un grand nombre d’informations sur leur environnement.

C’est en ce sens que le laboratoire EPOC (Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux) du CNRS à Arcachon (Gironde) a mis en place un instrument d’analyse de l’activité de mollusques : la valvométrie non invasive. Des électrodes légères sont installées, par exemple, sur les deux parties de la coquille d’une huître, elle-même placée dans son environnement naturel ; le système embarqué enregistre alors en temps réel et à haute fréquence la distance entre les deux valves. On obtient ainsi une représentation du comportement de l’animal et donc de son habitat. Les signaux collectés sont transférés via le réseau de téléphonie mobile et enregistrés dans des bases de données accessibles depuis Internet. Ce sont ces grandes quantités de données qu’il faut traiter pour extraire de l’information sur la qualité du milieu marin : pour un seul animal équipé du système de valvométrie, une donnée est enregistrée toutes les 1,6 secondes, ce qui correspond à plus de 19 millions de mesures par an ! Actuellement, plusieurs sites géographiques sont équipés de systèmes de valvométrie non invasive : en France bien sûr (Aquitaine et Bretagne), mais aussi à l’étranger (en Espagne, en Norvège et en Russie).

Suite : Mathématiques de la Planète Terre

Brève rédigée par Romain Azaïs (Inria),  Raphaël Coudret (OpenAnalytics) et Gilles Durrieu (UBS)  d’après leurs  travaux et les informations disponibles sur  L’oeil du mollusque.

Pour en savoir plus :
  • R. Azaïs, R. Coudret, G.Durrieu,(2013), A hidden renewal model for monitoring aquatic systems biosensors. 
  • Le site web L’œil du Mollusque où sont accessibles les enregistrements et certaines analyses mathématiques.

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Les huîtres rêvent-elles de moutons électriques ?

La valvométrie haute fréquence non-invasive: mise en place d’électrodes sur les huîtres.

Illustration : Résidu moyen journalier pour le monitoring des eaux marines – jetée d’Eyrac, Arcachon, 2007. Lire plus bas pour toutes les explications...

Source :  Mathématiques de la Planète Terre

Etudier la qualité d’un écosystème marin en analysant la santé de ses occupants est une solution qui reste moderne et d’actualité, et qui doit profiter du potentiel de collaboration énorme entre mathématiques et biologie. La Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques (LEMA) de 2006 a pour objectif de développer les outils en vue d’atteindre en 2015 l’objectif de « bon état » des eaux fixé par la Directive Cadre sur l’Eau (DCE). Un vaste réseau de surveillance écologique de qualité de l’eau est nécessaire mais se révèle très coûteux à mettre en place. Les chercheurs travaillent sur la possibilité d’un suivi écologique indirect à partir des réactions comportementales et physiologiques de représentants de la faune marine. La multiplication de biocapteurs en ligne, testant pour nous la qualité de leur environnement proche, et l’application d’un modèle mathématique pourraient ainsi réduire le coût de la surveillance et améliorer son efficacité.

Dans l’équipe Non-A d’Inria, la piste suivie avec les biologistes est celle de l’état d’ouverture-fermeture de divers mollusques bivalves et en particulier celle de l’analyse automatisée de leurs durées et horaires (i.e. de leurs rythmes biologiques) pour caractériser leur comportement physiologique en réaction à l’environnement. À l’aide d’un valvomètre (appareil pour mesurer l’état d’écartement des valves d’un mollusque), on cherchera à savoir si les écarts constatés par rapport à un rythme biologique normal peuvent être utilisés pour la détection d’une contamination dans les eaux environnantes.

Depuis 2006, un nouveau cadre, la valvométrie haute-fréquence non invasive en mer, a été mise au point par des chercheurs de l’équipe Ecotoxicologie Aquatique de l’UMR CNRS EPOC de l’Université de Bordeaux. Ce système permet aux bivalves d’être étudiées dans leur environnement naturel pendant plusieurs mois et avec un minimum de contraintes expérimentales, grâce à la mise en place d’électrodes légères. Grâce à cette méthode, les biologistes ont déjà obtenu des résultats très intéressants analysés par des méthodes statistiques classiques. Elle a permis, en particulier, de démontrer l’existence d’une horloge circadienne chez un coquillage que nous connaissons bien dans nos assiettes, l‘huître (Crassostrea gigas).

Suite :  Mathématiques de la Planète Terre

Brève rédigée par Rosane Ushirobira (Inria Lille – Nord Europe), Denis Efimov (Inria Lille – Nord Europe), Damien Tran (CNRS, Université de Bordeaux 1) et Jean-Charles Massabuau (CNRS, Université de Bordeaux 1).

Pour en savoir plus :

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Le 10 Janvier 2013

Thau : 3 000 tonnes d'huîtres du Bassin vendues pendant les Fêtes

Les Fêtes, une période cruciale pour les producteurs du Bassin.

Source : Midi Libre

Ce volume représente environ 40 % de la production annuelle.

Sur les 7 000 tonnes d'huîtres produites en 2013 par les producteurs de l'étang de Thau, plus de 3 000 tonnes, soit environ 40 %, auront été écoulées à l'occasion des Fêtes de fin d'année.

3 000 tonnes, soit environ 40 %, auront été écoulées à l'occasion des Fêtes de fin d'année

Selon le comité régional conchylicole, la majeure partie (70 %) l'a été en vente directe, les volumes en gros étant en baisse.

De nombreux producteurs assurent eux-mêmes la commercialisation de leurs huîtres en se rendant chaque semaine sur les marchés de la région et, au-delà, sur ceux de Toulouse, Agen, Nice ou Lyon.

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Les métiers de la pêche, de l'aquaculture et de l'industrie alimentaire

Pôle Emploi : S’orienter vers les métiers de la chaîne alimentaire


Besoins en main d’œuvre (BMO)

Résultats de l’enquête BMO :  Besoins en main d’œuvre 2013


Cliquer Ici pour télécharger "France BMO 2013"

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Martinique : Des assises de la pêche et de l'aquaculture très attendues

Pour plus d'informations : Martinique

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Le 9 Janvier 2014

Concarneau. Ifremer. Sonder plus loin les micro-algues

À la pointe de la recherche sur les micro-algues toxiques, l'Ifremer Concarneau projette de travailler sur le lien entre les végétaux et la population de poissons et coquillages. Des recherches pour l'instant suspendues au financement de l'État et de la région.

Source : Le Télégramme  par Laurence Texier

« Si on peut vivre sur Terre, c'est grâce à elles. Les micro-algues produisent plus de la moitié de l'oxygène de la terre ». Un argument de taille que Claude Le Bec, chef de la station Ifremer de Concarneau, espère assez convaincant pour obtenir de la région Bretagne et de l'État les financements nécessaires à son nouveau programme de recherche établi pour la période 2014-2020. Ce programme, Intitulé Hermine, pour halieutique, environnement, recherche sur les micro-algues, natives ou exotiques, s'inscrit dans le prolongement des recherches que mènent déjà les douze scientifiques de l'Ifremer au sein du pôle « Micro algues toxiques » créé en partenariat avec le Muséum national d'histoire naturelle de Concarneau.

Déjà une dizaine d'espèces découvertes

En six ans, une dizaine de nouvelles espèces de micro-algues ont ainsi pu être mises au jour. Dont « deux ou trois avec de forts soupçons de toxicité », explique le responsable de ce pôle unique en France. Sans aller forcément très loin comme en témoigne l'identification du Prorocentrum glenanicum, en 2011 aux Glénan.Sur les 4 000 à 5 000 espèces aujourd'hui identifiées à travers le monde, une centaine serait considérée comme toxiques (*), pour la faune qui les ingère, mais aussi, dans certains cas, pour l'homme. Et Claude Le Bec de citer le cas de l'Alexandrium minutum, une espèce « 1000 fois plus toxique que du cyanure », qui a fait parler d'elle en rade de Brest à l'été 2012. « On était alors monté à 40.000 millions de cellules par litre d'eau », se souvient le scientifique. Moins loin de nous, la Pseudonitzschia australis, associée depuis trois ans à la contamination de la coquille Saint-Jacques des Glénan a aussi beaucoup fait parler d'elle. « Alors que le taux de toxines va diminuer en quelques semaines chez les autres espèces, huîtres, moules, coques..., la coquille garde la toxine pendant plusieurs mois », donne l'explication Claude Le Bec, désireux de pousser encore plus loin les investigations sur le cas de la coquille Saint-Jacques.

Quel impact sur la pêche et la conchyliculture ?

Suite : Le Télégramme 
(*) Il existe trois types de toxines : diarrhéiques (DSP), paralysantes (PSP) et amnésiantes (ASP).

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Un test-bandelette rapide pour contrôler les fruits de mer

Illustration : Alexandrium minutum/ Gert Hansen

Anova-Plus, jeune société innovante incubée à Genopole, a été retenue par l’Ifremer et le CEA dans le cadre d’un contrat de transfert pour réaliser les étapes d’optimisation et de validation d’un test « bandelette » détectant une microalgue toxique présente dans les coquillages de consommation. Ces étapes pourront in fine permettre à Anova-Plus de commercialiser ces tests innovants à l’horizon 2015.

Source : CEA

Anova-Plus développe, fabrique et commercialise des tests rapides pour la détection de micro-organismes, en particulier d’agents pathogènes responsables de maladies des cultures agricoles et de microalgues toxiques pouvant rendre les fruits de mer impropres à la consommation.

L’algue microscopique Alexandrium minutum sécrète des molécules toxiques paralysantes (saxitoxines) transmises à l’homme par la consommation de coquillages (huîtres, moules, coquilles Saint-Jacques…). La présence de cette espèce est un phénomène important et récurrent sur les côtes françaises, en particulier dans certaines régions comme la Bretagne et les lagunes méditerranéennes. Les conséquences sont lourdes en termes à la fois de santé publique et de pertes économiques, estimées entre 280 millions et 1,2 milliard d’euros par an en Europe entre 1989 et 1998 (source: ECOHARM).

L’objectif du contrat de transfert est de développer un kit de détection rapide de cette microalgue toxique, de type test bandelette, qui pourra être utilisé directement sur le terrain. Anova-Plus travaillera sur les phases d’optimisation et de validation du test, qui précéderont le passage à l’industrialisation. La commercialisation du produit est prévue pour le 2e trimestre 2015.

L’équipe d’Anova-Plus se réjouit de « cette collaboration avec le CEA et l’Ifremer, qui doit permettre la mise au point de tests de diagnostic rapides et économiques pour aider les filières aquacoles. Grâce à ce nouvel outil d’analyse, de type bandelette, il sera possible de révéler la présence de la microalgue en moins de 15 minutes, à moindre coût et de manière spécifique ». Ce test innovant pourra bénéficier non seulement aux filières concernées mais aussi aux réseaux de surveillance nationaux.

A propos de Anova-Plus Anova-Plus a été créée en mars 2012 et incubée à Genopole. Aujourd’hui, notre société est labellisée Genopole et Vegepolys – pôle de compétitivité regroupant les acteurs du végétal - et Scientipôle Croissance. Avec l’expérience de ses fondateurs dans l’agriculture et l’aquaculture, Anova-Plus a pour objectif de stopper la propagation des pathogènes dans les cultures agricoles et aquacoles grâce à du diagnostic rapide, économique et réalisable directement dans les champs. La JEI est également en cours de développement d’un test bandelette permettant la détection d’une maladie de la vigne, la Flavescence Dorée. www.anova-plus.com/v_fr.html

Suite : CEA 

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Transport du « bébé plancton » le long des côtes françaises

Pour de nombreux animaux de nos côtes, comme chez les moules, les crabes ou encore les bigorneaux, les adultes vivent sur les fonds marins et sont peu mobiles, tandis que les larves (les « bébés ») sont planctoniques et se laissent porter passivement par les courants. Ces larves sont très petites (de l’ordre de 0.2 millimètre) et produites en très grand nombre (plusieurs milliards à chaque ponte).

Illustration : Larves planctoniques des côtes françaises. Crédit image : S.D. Ayata

Source : Mathématiques de la Planète Terre

A l’issue de leur vie larvaire (qui dure de quelques heures à plusieurs mois selon les espèces), les larves se sédentarisent si elles rencontrent un habitat favorable : elles seront alors capables de se métamorphoser en adulte ; sinon, elles mourront… Le transport de ces larves par les courants est donc une étape-clef pour la survie de ces populations côtières : il détermine ainsi en partie la distribution des espèces marines. Or il est très difficile, voire impossible, de suivre le devenir individuel de milliards de petites larves dans l’océan… Alors comment faire ?

En utilisant des modèles capables de simuler sur ordinateur des courants marins réalistes, il est possible de suivre les trajectoires simulées d’un très grand nombre de larves planctoniques. Ces modèles sont communément appelés par les océanographes qui les utilisent « modèles couplés bio-physiques ». Ils prennent la forme d’équations décrivant le comportement des populations de larves planctoniques. Ces équations  décrivent la combinaison de plusieurs phénomènes : un déplacement dans la direction du courant moyen, l’advection, comme le transport d’une feuille par un cours d’eau, et un déplacement aléatoire, la diffusion, qui a tendance à répartir les larves dans toutes les directions, à l’image d’une goutte d’encre versée dans un verre d’eau.

Suite : Mathématiques de la Planète Terre 

Brève rédigée par Sakina-Dorothée Ayata (Laboratoire d’Océanographie de Villefranche) d’après des travaux réalisés à la station biologique de Roscoff.

Pour en savoir plus
  • La série Chronique du plancton réalisée par le CNRS dans le cadre de l’expédition Tara.
  • À la pêche au plancton du Grand Nord, CNRS le journal.
  • S.-D. Ayata, P. Lazure et E. Thiébaut. How does the connectivity between populations mediate range limits of marine invertebrates? A case study of larval dispersal between the Bay of Biscay and the English Channel (North-East Atlantic) Progress in Oceanography 87 : 18-36 (2010) [En anglais]. 
  • S.-D. Ayata, Importance relative des facteurs hydroclimatiques et des traits d’histoire de vie sur la dispersion larvaire et la connectivité à différentes échelles spatiales (Manche, Golfe Gascogne). Thèse Université Pierre & Marie Curie, UPMC-Paris 6 (2010).
  • Les chroniques du plancton.

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Paimpol. LRCB. Dix tonnes d'algues transformées chaque année

Pionnière dans la transformation de l'algue alimentaire, l'entreprise LRCB, basée à Lanmodez, surfe sur ce marché très porteur. Ses atouts : l'expérience et le savoir-faire.

Source : Le Télégramme

Nichée au fond de la zone artisanale de Costy, à Lanmodez, l'entreprise LRCB, qui emploie trois salariés, se fait discrète. Ce qui ne l'empêche pas d'afficher une belle croissance et un chiffre d'affaires de 1,7 M€. « Ce n'est pas mal pour une petite usine coincée au fond d'une impasse », sourit Laurent Paranthoën, responsable de l'unité de production à Lanmodez.

Dix tonnes d'algues transformées par an

Créée en 1995 par l'ancien maire, Yves Capitaine, l'entreprise a gardé depuis le nom d'un de ses principaux actionnaires de l'époque, LRCB. « En 2003, nous nous sommes rapprochés d'Aqua-B, société basée à Lesconil, spécialisée dans les algues séchées et les condiments », explique Laurent Paranthoën.La spécialité de la maison : les algues alimentaires conditionnées en bocaux. Dix tonnes d'algues sont transformées chaque année, soit une production de 220.000 bocaux. Algues vertes et rouges, haricots de mer et wakamé, sont les ingrédients principaux des recettes proposées par LRCB. La production est essentiellement vendue dans des magasins bio sur le territoire national. « Localement, on peut également trouver nos produits dans quelques grandes surfaces », précise également le responsable de production. LRCB exporte aussi un peu vers l'Italie, la Hollande et « bientôt en Angleterre ».

Confiant pour l'avenir

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Des coquilles de moules vides à profusion sur le littoral

Les chars à voile sont privés de plage. Après le passage de la grande marée, la mer a laissé non seulement des algues, mais une foison de coquilles de moules vides, sur le sable et sur la piste de char à voile. Dans ces conditions, elle ne peut être utilisée par les élèves et les moniteurs. Jean-Claude Josse, président du Noroit club, s'inquiète de l'origine de ces rejets, et surtout des conditions de nettoyage de la plage. Source : Ouest France

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Cherrueix. Faire sa demande pour circuler sur le Domaine maritime

Transportés en tracteur ou à pied, de nombreux pêcheurs de loisirs vont sur les bancs des Hermelles pour ramasser coquillages et crustacés, en particulier en période de grandes marées.

Source : Ouest France

La circulation des tracteurs plaisanciers, pour la pêche à pied, se fait dans le périmètre d'un site classé Natura 2000. Pour 2014, les demandes d'autorisation de circuler sur le Domaine public maritime avec un véhicule motorisé devront être déposées entre le 6 et 10 janvier, soit par courrier ou directement dans les locaux de la Délégation de la mer et du littoral (DML), 27, quai Duguay-Trouin, à Saint-Malo.

Le nombre maximal de dérogations délivrées sera identique à l'année passée soit 180. Les titulaires actuels de dérogations seront prioritaires. Pour constituer le dossier, il faut réunir les documents suivants : photocopies du permis de conduire et de la carte grise ; attestation d'assurance ; une enveloppe timbrée ; les formulaires EIN2000 et la demande d'autorisation.

Une attention toute particulière doit être apportée aux récifs du banc des Hermelles. Il est également rappelé que le transport sur remorque des passagers doit être gratuit, dans la stricte limite de six personnes.

Renseignements : 02 99 40 68 58 ou 06 60 59 56 87 ou sur le site www.lipapcherrueix.org

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Equarrissage. Les sociétés s'étripent pour l'alimentation animale et de poisson

Équarrissage : 120 emplois menacés chez Saria

Exclu de neuf départements, après appel d'offres, Saria Industries menace de fermer l'usine de traitement de Guer (Morbihan) et trois centres de collecte, dont un en Mayenne.

Source : Ouest France  par Guillaume Le Du

« La perte de ces marchés nous conduirait à fermer l'usine de traitement de Guer (Morbihan) et trois centres de collecte à Bazougers (Mayenne), Chalagnac (Dordogne) et Curgy (Saône-et-Loire). On parle de 120 emplois. » Les responsables du groupe Saria Industries (Sifdda) n'acceptent pas d'avoir été exclus du marché de l'équarrissage dans neuf départements français dont la Mayenne, la Sarthe et la Manche.

Le groupement des associations ATM (animaux trouvés morts en ferme), groupement qui réunit toutes les filières de l'élevage (ruminant, volaille, porc etc.), a décidé de confier le « service public de l'équarrissage », pour 2014 et 2015, à Atemax (groupe Akiolis).

Saria Industries conteste l'attribution de ces marchés devant le tribunal de Paris. « Jusqu'à la décision du tribunal, nous continuerons de collecter les animaux morts dans les fermes », annonce l'entreprise d'équarrissage qui s'interroge sur les conditions sanitaires du ramassage des animaux morts réalisé par son concurrent. Autrement dit Atemax, qui possède un site de transformation à Saint-Langis-lès-Mortagne (Orne), des centres de collecte à Javené (Ille-et-Vilaine), Sillé-le-Guillaume (Sarthe) et Clécy (Calvados), aurait-il la logistique suffisante... Saria met aussi dans la balance les conséquences sociales de la perte des neuf départements.

Un marché de 140 millions d'euros

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Le web peut sauver le commerce de proximité

Afficher sur le web et attirer en magasin ! Le dispositif, impulsé par la chambre de commerce et d'industrie (CCI) des Côtes-d'Armor aide les professionnels à se lancer dans le e-commerce.

Source : Ouest France  par Catherine Lemesle.

Face à la déferlante du e-commerce, les petites boutiques rêvent de s'y mettre. « Mais aujourd'hui, le contexte est devenu hyperconcurrentiel et avoir un site ne suffit pas pour vendre », explique Rénald Lelièvre, chargé de mission à la chambre de commerce et d'industrie (CCI). La Fédération de la vente à distance (Fevad) annonce qu'un site sur trois réalise moins de dix transactions par mois.

« L'Armor dans le web »

Pour tirer leur épingle du jeu, les professionnels doivent parvenir à mixer le meilleur des deux mondes : commerce physique et e-commerce. C'est le point de vue des conseillers de la CCI qui ont lancé en 2011, le dispositif « l'Armor dans le web ». Ils s'appuient sur plusieurs études. Ainsi, l'Institut français d'opinion publique (Ifop) indique que 47 % des achats se feraient après consultation des sites internet des magasins.

« Il n'est pas rare de voir un client pousser la porte de ma boutique, me réclamer tel jouet de telle couleur et à tel prix. Il sait qu'il est disponible, il a vu l'info sur mon site internet », explique Christophe Rouxel, propriétaire du magasin de jouets Gouzmirêves à Langueux (lire ci-dessous).

« Pendant longtemps, on a cru que le e-commerce allait vider les boutiques, dit Rénald Lelièvre. Aujourd'hui, on constate que les consommateurs aspirent à du concret et du contact humain. Si un client, qui cherche une paire de basket, sait en allant sur la toile qu'il la trouvera chez un vendeur près de chez lui, il préférera s'y rendre pour l'essayer. »

Grâce au dispositif, « l'Armor dans le web », les professionnels apprennent à se positionner sur la toile, alimenter leur site, utiliser les outils du web que sont Facebook, Google map, les sites Pages jaunes ou Le bon coin... « Tout ceci peut recréer une dynamique de proximité. » Et de citer le cas de cette enseigne de bricolage qui propose une application iphone qui guide le client à travers les rayons, pour qu'il tombe pile poil sur le tournevis repéré auparavant sur le site.

La CCI a invité Pascal Thomas, PDG de Mappy, pour qu'il anime une conférence sur le développement du Mappy shopping, moteur de recherche local, lundi 31 mars, à Ploufragan. www.larmorestdansleweb.com

Sur le net, les barnums pliants ont leur marché

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Gouzmirêves assure en e-commerce

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Le guide méthodologique et technique du Life+ LAG'Nature enfin disponible !

Ce guide reprend les leçons apprises dans le projet, sur des thématiques aussi variées que les problématiques abordées par le Life+ LAG'Nature !

Source : Lifelagnature

Pas moins de 53 fiches dans ce guide, réparties en 3 chapitres: "Préparer et mettre en oeuvre chantiers et travaux dans un espace naturel péri-lagunaire", "Le public dans les espaces naturels: l'accueillir, le guider, lui transmettre" et "Appropriation des enjeux par les acteurs du territoire".

Ecrit par 30 rédacteurs au sein du projet, le guide a été relu par une cinquantaine de relecteurs externes, spécialistes des différents domaines abordés. Un énorme travail collectif donc, qui a commencé en décembre 2012 avec la définition des objectifs de ce document, de ses publics cibles et de son format de diffusion et s'est achevé avec l'assemblage des classeurs papier fin octobre 2013!

Le guide est actuellement en cours de traduction en anglais, la version anglaise sera disponible en téléchargement. Quant à la version française, vous pouvez la trouver dès maintenant dans l'espace téléchargement de ce site.

Bonne lecture!

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Huîtres et moules de bouchot, les reines du littoral

C'est un peu de notre région que vous partagez à votre table.

Source : accueil-vendee

Les Coquillages du Littoral Vendéen

Les Huîtres
En Vendée on aime beaucoup les huîtres depuis les temps les plus reculés ! A St Michel en l'Herm il existait une butte de coquilles d'huîtres datant du Moyen Age et faisant à peu près 500 000 m3. Au départ les huîtres étaient plates, en bancs naturels mais au XIXème siècle, le marché de l'huître se développant, il fallut recourir à l'huître portugaise qui suite à des maladies dut être remplacée par l'huître creuse, huître qui se reproduit naturellement.

Contrairement à une idée répandue, les huitres se dégustent toute l'année, plus grasse en période chaude, plus fine en hiver, la pleine saison étant évidement les périodes de fin d'année. Toutes les huitres, même dans notre région n'ont pas le même goût selon leur culture et leur taille, huitres de pleine mer comme à l'île de Ré ou affinée dans des "claires" où des algues vertes leur donnent un bel aspect, et une saveur plus fine, mais entre les huitres de Beauvoir, Talmont à "la Guittière" ou l'Aiguillon sur mer chacune à sa personnalité.

Les Moules
Aujourd'hui, trois espèces de moules sont le plus souvent dégustées : la plus grande que l'on trouve dans la paella espagnole, une moyenne pour les moules-frites belges et enfin la moule de nos côtes. La moule est " cultivée " et ceci grâce à Patrick Walton, un irlandais échoué sur nos côtes qui remarqua que les moules se fixaient aux pieux de bois de la Baie de l'Aiguillon : le bouchot naquit ainsi. Il existe aussi ce qu'on appelle les moules de cordes ou moules de fillières, cultivées sur des cordes tendues entre des piquets, plus salées, moins subtile que la moule de bouchot, mais plus précoce, contrairement à la moule de bouchot qui offre toutes ses saveurs en plein été. Les boucholeurs très fiers de leur production vous diront que c'est la meilleure ! Essayez l'Eclade en disposant les moules sur une planche, couvertes d'un tapis d'aiguilles de pin auxquelles on met le feu dont la chaleur fera ouvrir les moules...

Les Palourdes, Praires, Pissouses, Clovis, Vernis et Vénus
Vraies ou fausses palourdes, ce qui les distingue, c'est la forme plus ou moins ronde ou rectangulaire, la couleur, la sculpture de la coquille. Pêchées à marée basse et pour certaines seulement au moment des grandes marées !

Les Pignons ou " pignounes " en Vendée, son nom classique est la Telline.
Très reconnaissables, ils sont allongés et leur coquille est colorée allant du rose au jaune pâle. A marée descendante, ils s'enfoncent sous quelques centimètres de sable. Il suffit alors de gratter pour les ramasser. Il se reproduit rapidement. Les plus gros mesurent 2 à 3 cm. A faire ouvrir à la poêle puis y ajouter crème fraiche, ail et persil !!!

Les Couteaux
Le couteau est un coquillage rusé qui se cache à plus d'un mètre de profondeur ! Sa pêche est des plus ludiques. A marée basse, il faut repérer un trou de serrure dans le sable humide, y verser une grosse pincée de sel : le couteau croit à la remontée des eaux et remonte en surface. Il faut alors le saisir rapidement mais le tirer doucement.

Les Pétoncles
Sa forme rappelle la forme de la coquille Saint Jacques mais sa couleur varie du blanc à l'orangé. Elle vit sur les fonds sableux mais sa pêche est aujourd'hui très réglementée.
Pleine période : fin octobre début décembre, passez les au four juste un instant pour les ouvrir, enlever une coquille, du beurre fondu, un peu de poivre sur chacune, et remettez au four quelques minutes : dégustez !

Les Bigorneaux
Ce petit gastéropode se ramasse à marée basse sur les rochers. C'est le plaisir des enfants de ramasser ce petit escargot à la coquille plus ou moins conique et de couleur noire, d'autres parfois rayée ou avec un aspect de damier sont à délaisser. Cuit au court bouillon, il se déguste souvent à l'apéritif !

Les Patelles ou Berniques (ce dernier nom étant plus utilisé en Bretagne)
Appelé très fréquemment " chapeau chinois " en raison de sa forme, ce gastéropode reste fixé sur les rochers, même à marée basse et en plein soleil. A marée haute, il se détache, fait le tour du propriétaire pour se nourrir et revient au point de départ. Décollez-le avec un couteau, "pas les plus gros, ce ne sont pas les meilleurs", enlevez l'animal, ne gardez que le pied, rincez, croquez. A déguster sur place !

Les Grains de Café
Ils rappellent les coquillages des îles appelés " porcelaines " et sont le coquillage favori des petites filles pour faire des colliers. Leur coquille est striée, plutôt blanche et quelquefois à petits pois bruns.

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Le 8 Janvier 2014

Le Comité de Survie de l'Ostréiculture soutient l'action des Bonnets Rouges


Le CSO est actif dans les actions contre l'écotaxe et pour mettre fin à toute cette pression fiscale et règlementaire interminable qui nuit au développement de nos entreprises bretonnes.

N'oubliez pas que l'écotaxe, si elle n'est pas purement supprimée, le prix de nos huîtres augmentera d'au moins 5% !!! Autant dire que c'est impossible à appliquer et que c'est notre marge, déjà minime, qui devra être amputée de 5% !!!

Alors NON, nous ne voulons pas de cette TVA déguisée supplémentaire, comme nous voulons absolument assouplir toute cette pression fiscale et règlementaire permanente !!!

Le 2 novembre dernier, le portique Écotaxe de Saint Allouestre a été détruit par plusieurs centaines de manifestants Bonnets Rouges. 3 d'entre eux ont été identifiés et doivent comparaître demain jeudi 9 janvier au tribunal de Vannes.

Il est inacceptable que nos 3 amis servent d'exemples dans ce combat pour défendre l'économie Bretonne !!!!

Nous vous demandons donc de vous libérer ce jeudi 9 janvier à 16h pour vous rendre devant le tribunal de Vannes le plus nombreux possible pour dire non à cette dictature fiscale et montrer notre solidarité envers nos amis. Ils n'ont pas à payer pour leur courage face à toute cette pression.

Alors faites suivre ce message et venez très nombreux ce jeudi 9 janvier à 16h00 à Vannes.

Merci d'avance

Le CSO

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Bassin d'Arcachon : la qualité des eaux met tout le monde d’accord

Le Syndicat intercommunal du bassin d’Arcachon vient de recruter un expert en submersions marines et va cette année mettre en place un wifi territorial

Source : Sud Ouest par David Patsouris

Bassin d'Arcachon : la qualité des eaux met tout le monde d’accord Michel Sammarcelli : « L’eau est devenue le premier témoin d’une civilisation moderne dont elle porte la trace dans ses microscopiques replis. C’est là où s’aventure le Siba. »

Ici règnent l'harmonie et l'œcuménisme. Et qu'il est bon en ces temps électoraux de trouver des espaces de concorde et d'équilibre. Ainsi, ce mardi soir, au Palais des congrès d'Arcachon, la cérémonie des vœux du Syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon (Siba) libère ce qu'il y a de meilleur en chaque élu : l'esprit de consensus sur les missions de ce syndicat.

C'est ce que dit Marie-Hélène des Esgaulx, la sénatrice-maire UMP de Gujan-Mestras, et première vice-présidente du Siba. Elle salue « le consensus total de l'ensemble des maires qui, au sein du Siba, dépassent leurs divergences politiques ». D'ailleurs, dans la salle des Ambassadeurs où se tient le cocktail, on croise des maires sortants et de nouveaux candidats, mais aussi leurs adversaires en mars, et ce, sans éclat ni polémique.

Micropolluants, submersion

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Sur les tables du buffet

Autre annonce, celle de mettre en place un wifi territorial, c'est-à-dire la connexion Internet sans fil sur tout le Bassin. Et puis, Michel Sammarcelli se réjouit d'organiser les rencontres du tourisme avec plus de 650 professionnels, le 6 février, à L'Olympia d'Arcachon, puis, les 31 mai et 1er juin Les bicyclettes bleues du bassin d'Arcachon à l'occasion de la fête nationale du vélo. Il a aussi confirmé la signature d'un partenariat avec l'office de tourisme de Bordeaux : « Il permet au Bassin de se dévoiler sur des marchés plus lointains, de prendre le large, de s'exporter. »

Enfin, Michel Sammarcelli a salué l'installation prochaine du Parc naturel marin : « Le Siba mettra à sa disposition tout ce qu'il sait déjà du Bassin et tout ce qu'il sait déjà faire sur le Bassin. »

Comment raconter cette soirée sans dire un mot du buffet proposé ensuite ? C'est impossible parce que c'est l'un des plus réputés. Et voici pourquoi : vins blancs et rouges, toasts au foie gras, huîtres, jambon, saumon, petits fours façon hamburger, charcuterie, fromages et gâteaux. Sur ce point aussi, il y a un vrai consensus…

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Le 7 Janvier 2014

L'entreprise Alpha Biotech dopée à la spiruline

Cette société d'Assérac (44), pionnière dans la production de micro-algues, s'est équipée de nouvelles serres. Son objectif : optimiser sa production et affirmer son savoir-faire en Europe.

Source : Ouest France

Illustration : Sipulina (Wikipedia - Joan Simon)

Trois questions à Olivier Lépine. Directeur d'Alpha Biotech, producteur de spiruline en Loire-Atlantique.
Recueilli par Michel Godin.

Alpha Biotech, producteur de micro-algues dont est issue la spiruline, est l'un des leaders du marché en France. À quoi sert cet extrait liquide ?

C'est une micro-algue bleu-vert en forme de spirale. Du plancton invisible à l'oeil nu, composé à 55 % de protéines, d'acides aminés essentiels, de vitamines et de lipides protecteurs pour l'organisme. Il se trouve à la base de la chaîne alimentaire. Ce plancton végétal, reconnu par la fédération des Nations unies pour l'alimentation, est cultivé dans de nombreux pays. Notamment en Chine, devenue le premier producteur mondial. Les bienfaits de ce produit naturel peu connu manquent de visibilité. Pourtant, trois cents études scientifiques ont déjà confirmé sa forte valeur nutritive. Nos démarches entreprises auprès de la Commission européenne afin d'obtenir une reconnaissance devraient aboutir d'ici deux ans.

Comment produisez-vous la spiruline ?


La spiruline est produite à base d'eau de mer dans des bassins couverts, chauffés à 25°. Comme toute autre plante, elle a besoin de dioxyde de carbone, d'azote et de phosphore pour se développer. Les micro-algues sont cultivées durant une semaine, le temps de s'enrichir en minéraux, potassium, calcium, magnésium et oligoéléments. Le produit est ensuite récolté et tamisé, puis pressé comme une orange pour en extraire un jus frais contenant le pigment principal, la phycocyanine. Cette protéine bleutée dont le rôle est de capter la lumière est un puissant antioxydant. Elle est conditionnée en ampoules afin de préserver ses propriétés et son efficacité. Elle a pour vertus de protéger la peau et de stimuler des défenses naturelles de l'organisme.

Vous bénéficiez d'aides européennes et régionales. De quoi relancer la production ?

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Mytiliculture : concession renouvelée pour La Bouchot des deux caps

Il est de plus en plus difficile pour les mytiliculteurs d’obtenir, voire de renouveler, leurs concessions.

Source : Le Marin

Après avoir été remise en cause, la SCEA La Bouchot des deux caps (rachetée en 2012 par Mytilimer) a enfin obtenu le renouvellement de sa concession, entre les caps Blanc-Nez et Gris-Nez. Après un avis favorable de la commissaire-enquêtrice, qui a recueilli cet été 187 observations, elle peut continuer son exploitation sur Tardinghen et Audinghen, dans une zone située à la fois en site classé, en Znieff et en zone Natura 2000.

Le renouvellement obtenu en avril 2002 avait été annulé par le tribunal administratif de Lille le 29 décembre 2011, faute d’enquête publique. Le plaignant – le maire de Tardinghen – estimait les pieux dangereux pour les baigneurs et les adeptes de sports nautiques.

L’entreprise, qui emploie jusqu’à 10 salariés en été, est engagée dans la démarche qualité Saveur en or et bénéficie depuis 2010 de la certification bio. Elle produit actuellement 300 à 350 tonnes par an sur 10 000 pieux et souhaite porter la production à 400 tonnes par an sur 12 500 pieux.

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Le Tour-du-Parc : Les ostréiculteurs touchés de plein fouet par la tempête

La tempête a fait aussi son lot de dégâts sur les zones ostréicoles du bassin de Pénerf. Les tables et les poches d'huîtres dont certaines ont été éventrées n'ont pas résisté.

Source : Le Télégramme

Les 23 et 24 décembre, les ostréiculteurs avaient déjà dû subir les assauts de la mer, tout particulièrement en ce qui concerne les parcs situés au Sud.« Nous avons récupéré des poches, mais nous laissons toujours des plumes », précisent des professionnels. Et hier, nouvelle alerte sur le coup de midi : des gens emportaient les poches d'huîtres balayées par la tempête, à Beccudo.Philippe Le Gal, président du syndicat ostréicole du bassin de Pénerf, avait déjà alerté la semaine passée sur ces vols et il confirmait, hier, l'étendue de ces dégâts dus à la mer démontée. Les professionnels n'ont pas d'autre choix que d'aller aujourd'hui encore sur place pour remettre de l'ordre dans les parcs seulement accessibles par grandes marées. « Autrement on ne pourra pas y retourner avant quinze jours », précise Philippe Le Gal.

Pencadenic, inondable ?

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Charente-Maritime : de nombreux déchets charriés par les vagues

Beaucoup de déchets ont été retrouvés sur les plages ce mardi matin ; des installations ostréicoles ont également été touchées

Source : Sud Ouest


Grand nettoyage ce mardi matin sur la plage de La Couarde

La Charente-Maritime, placée en vigilance orange vagues-submersion de ce lundi, 16 heures, à ce mardi matin, 11 heures, n'a pas connu de dégâts majeurs dus à la houle qui a déferlé sur la côte atlantique. En revanche, de nombreux déchets ont été charriés par les vagues et quelques ostréiculteurs ont vu leur installation touchée.

"A chaque tempête, on a énormément de déchets, de bois, de plastiques, éventuellement de filets de pêche, détaille Patrick Rayton, maire de La Couarde-sur-Mer, dans un reportage video pour France 2. Sur 5 km, on a vite fait d'enlever un ou deux camions de cochonneries. En poids, c'est pas lourd, mais en volume c'est important."

Du côté des ostréiculteurs charentais, certains visitaient leurs parcs ce mardi après-midi. Parmi eux, Jacques Maire, président du syndicat des conchyliculteurs des Boucholeurs, qui aligne 17 000 poches d'élevage dans la baie de Châtelaillon. Il s'est inquiété, comme cet internaute qui nous a transmis la photo ci-dessous, de voir certaines d'entre elles échouées sur la plage, aux Boucholeurs.

Vérification faite, il rassure et précise: "En fait, ces poches étaient chargées d'huîtres mortes et envasées en mer. Certainement depuis longtemps. La houle les a ramenées à la côte. Sur les parcs, on ne peut pas dire que tout est en ordre, nous avons quand même essuyé un bon coup de mer. Mais les dégâts sur les huîtres en poche ne sont pas énormes. Ils sont en revanche un peu plus importants - mais sans toutefois être catastrophiques-, sur les installations de captage. Un jeune professionnel, à côté de mon parc, a pas mal dérouillé, mais il est le seul, dans ce que je vois, à avoir perdu pas loin de la moitié de ses collecteurs, sur une parcelle de 30 ares."

Plus au sud, au coeur du bassin de Marennes-Oléron, aucun écho de destruction de parcs n'était remonté ce matin au siège du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes. Et Cyril Pain, ostréiculteur au Château-d'Oléron, qui était en mer tout le week end dernier et jusqu'à hier lundi n'a, lui aussi, constaté rien d'anormal au regard des conditions météo qui ont sévi ces dernières heures.

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BTS maritimes : la façade Atlantique "oubliée" selon la CFDT

"Rien! De Brest à Hendaye, la façade Atlantique a été oubliée", constate la CFDT à propos de la répartition des classes de BTS maritimes.

Source : Le Marin

La CFDT de l’éducation maritime accueille avec une "grande satisfaction" la création des quatre classes de BTS maritimes à la rentrée 2014 mais se dit néanmoins "perplexe" quant à leur répartition géographique, la façade Atlantique ayant été "oubliée".

En effet, trois BTS sont localisés sur la façade Manche (Boulogne, Fécamp, Saint-Malo), un sur la façade Méditerranée (Sète)… et aucun sur la façade Atlantique. "Rien! De Brest à Hendaye, la façade Atlantique a été oubliée, constate la CFDT. Les ports de Cornouaille, les quartiers maritimes importants pour la pêche, de Lorient, des Sables-d’Olonne, de La Rochelle, de Marennes-Oléron et de Bayonne, rien, les grands ports de commerce oubliés."

"Nous avons du mal à comprendre le choix du ministre, il est loin d’être impartial, il est déséquilibré, ajoute la CFDT. Il ne tient pas compte de l’aménagement du territoire, nous le désapprouvons, il est impératif d’apporter des corrections."

La CFDT a cependant bien noté que le ministre des Transports et de la Mer, Frédéric Cuvillier, s’est proposé d'ouvrir ultérieurement des BTS à Paimpol, La Rochelle et Nantes.

Le prenant au mot, le syndicat estime donc "aujourd'hui urgent de prévoir un calendrier pour mettre en place ces trois nouvelles formations et commencer à corriger ces déséquilibres, à savoir créer d'autres classes de BTS maritimes sur la façade Atlantique."

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Aquaculture. Des crevettes élevées à Roscoff

Lors de son allocution, Joseph Séïté a rendu public un projet dont l'ambition est de substituer aux importations massives en Europe de crevettes tropicales, des crevettes élevées grâce à un nouveau système de production éco-efficient.

Source : Le Télégramme

Deux espèces seront sélectionnées : crevettes tropicales et le bouquet breton. La première unité sera mise en place à Roscoff où se dérouleront toutes les étapes, de la production au conditionnement en passant par la production d'algues, avec la création des emplois que cela comporte. Le bâtiment sera à énergie positive, et les sites bio-sécurisés sans aucun rejet. Les crevettes seront élevées aux micro-algues, macro-algues et bio-végétaux.La traçabilité sera permanente à toutes les étapes de la production des nutriments et des crevettes vendues entières et en préparations culinaires.La société Martrop (les arthropodes de la mer), dont le siège se situe dans la commune, porteuse de ce projet, prévoit de développer avec ses partenaires, parmi lesquels la Station biologique de Roscoff et Ifremer, une filière innovante de commercialisation de crevettes. L'aboutissement de l'instruction de ce dossier devrait se situer au mois d'avril au plus tard.

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La Baie du Mont Saint-Michel en danger

Tribune de Michel Blanchard Guy Fontenelle

Dans le marin du 26 juillet 2013

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Maroc : interdiction des huîtres et des moules

C'est en raison de la présence d’une teneur anormalement élevée de bio-toxines marines que le département marocain de la pêche maritime a interdit la consommation des mollusques bivalves.

Source : Biladi

Que cela soient des huîtres, des moules ou des palourdes, tous les mollusques bivalves sont interdits à la récolte et à la commercialisation au Maroc. Cette décision a été prise par le département marocain de la pêche maritime après la découverte d’une teneur anormalement élevée de bio-toxines marines dans les coquillages de la zone conchylicole Oum Toyour – Chouika, région d'Essaouira.

Dans son communiqué, le département appelle les consommateurs à ne pas s'approvisionner auprès de marchands non qualifiés et à ne consommer, par mesure de sécurité, que des produits conditionnés et estampillés des étiquettes sanitaires d'identification adéquates.

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Coquille Saint-Jacques : un test rapide pour détecter les toxines

Depuis 2 ans en particulier, l’exploitation de la coquille en baie de Seine est perturbée par les efflorescences d’algues toxiques...

Source : Le Marin

Phytochip est un test qui permet de détecter les efflorescences d’algues toxiques, qui perturbent régulièrement les pêcheries, de façon « robuste, fiable, rapide, peu coûteuse ». C’est un des résultats du projet de recherche Comanche qui a porté durant 3 ans sur la coquille Saint-Jacques en Manche. Ce test utilisant les biopuces à ADN est « déclinable à toutes toxines ou autres agents pathogènes », assure Catherine Dréanno, chercheuse à l’Ifremer.

Autre avancée notable : les chercheurs ont mis au point un modèle pour simuler les trajectoires des larves selon le courant, le lieu d’émission et leurs propriétés biologiques. Ce qui sera utile à la gestion des stocks de coquilles en Manche. Des chercheurs se sont aussi penchés sur la valorisation : elle souffrirait de la « course au poisson » qui pousse les producteurs à pêcher au maximum en début de campagne.

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Surpêche - la fin du poisson à foison


Jeudi 16 janvier à 9h00 (62 min)
Déjà diffusé mardi 07.01 à 20h50

La croissance exponentielle de la pêche comporte de terribles conséquences pour les écosystèmes comme pour les populations. Enquête sur la face cachée d'une industrie mondialisée.

Source : Arte

Dossier

Depuis des dizaines d’années, une armada de bateaux sillonne sans interruption les mers du globe. La pêche toujours plus intensive des poissons nuit à la biodiversité. Selon les spécialistes, cette surpêche se pratique sur 90 % de la Méditerranée, tandis que 40 % des espèces de poissons du nord-est de l’Atlantique sont menacées. Les systèmes de quotas ou les subventions accordées par l’Union européenne (UE) contribuent à cette situation, comme le concède Maria Damanaki. Cette commissaire aux Affaires maritimes et à la Pêche a récemment mis sur pied une réforme contre cette surexploitation des ressources. Mais les mesures de l’UE  suffiront-elles, quand une grande partie du poisson consommé en Europe vient d’Asie ou d’Afrique ? Les ONG dénoncent les conditions déplorables qui règnent dans l’aquaculture des pays en voie de développement. Sur la côte ouest de l’Afrique, la pêche illégale fait rage, privant les petits exploitants de leurs moyens de subsistance, tandis que de nombreuses entreprises imposent à leurs employés des conditions de quasi-esclavage. De la mer à l’assiette, cette enquête dévoile la face sombre de cette industrie et met en évidence la chaîne de responsabilités économiques et politiques à l'origine de ce désastre.

En savoir plus et participer au débat sur Arte Future : La biodiversité dans les filets de la pêche

La biodiversité dans les filets de la pêche

Selon les spécialistes, la surpêche se pratique sur 90 % de la Méditerranée, tandis que 40 % des espèces de poissons du nord-est de l’Atlantique sont menacées. De plus, la pêche toujours plus intensive des poissons nuit aux écosystèmes et à la biodiversité. L’instauration de systèmes de quotas de pêche par l’Union européenne (UE) aide à combattre la surexploitation des ressources. Mais les mesures de l’UE suffiront-elles, quand une grande partie du poisson consommé en Europe vient d’Asie ou d’Afrique ?

Surpêche – La fin du poisson à foison ?



Documentaire de Jutta Pinzler et Mieke Otto (Allemagne 2013, 61mn)

La croissance exponentielle de la pêche comporte de terribles conséquences pour les écosystèmes comme pour les populations. Enquête sur la face cachée d'une industrie mondialisée. Source : Arte Future

Heureux comme un poisson dans l'eau



Documentaire de Frank Diederichs (Allemagne 2013, 42 mn) / 42 min

Surpêche, pollution des mers, conditions d'élevage scandaleuses : s'il semble inévitable d'interroger nos habitudes de consommation, faut-il renoncer à manger du poisson ? Source : Arte Future

Documentaire diffusé le 07 janvier à 21h55

Pour plus d’informations sur  Arte Future : La biodiversité dans les filets de la pêche

Peut-on encore manger du poisson ?




Xenius (Allemagne, 2013, 26mn)
Selon les prévisions les plus sombres, d'ici à une cinquantaine d'années, nos mers seront vides de poisson. Peut-on encore en manger si on se soucie de l'écologie ? Qu'est-ce qui est mieux pour l'environnement : l'aquaculture ou la pêche sauvage ? Source : Arte Future

L’aquaculture : Aubaine ou catastrophe écologique ?

Face à l’appauvrissement de la biodiversité marine, pourquoi ne pas simplement faire de l’élevage de poisson ? La plupart des saumons commercialisés en Allemagne proviennent de l’aquaculture. Or cette pratique présente de gros inconvénients : les éleveurs ont presque toujours recours aux médicaments et les eaux sont polluées par les déchets organiques (aliments et excréments des poissons). Malgré tout, certains experts sont persuadés que les fermes aquacoles seraient non seulement un moyen de protéger les océans, mais également de nourrir la population mondiale en constante augmentation.

Source : Arte Future

Une source de protéines

Dans l’alimentation humaine, le poisson est d’ores et déjà la première source de protéines au monde, devant les viandes de volaille et de porc. Il permet déjà à près de 17 % des êtres humains de couvrir l’essentiel de leurs besoins en protéines : dans 10 à 15 ans, la demande aura plus que doublé. «Sans élevages de poissons, impossible de répondre aux besoins protéiniques d’une population en pleine croissance », affirme Ulfert Focken, expert en élevage et alimentation aquacoles au Thünen-Institut d’Ahrensburg en Allemagne. L’aquaculture est en effet bien plus avantageuse que l’élevage porcin ou bovin, car les poissons et autres organismes marins s’alimentent moins que les animaux terrestres.

Pour produire un kilo de viande de bœuf par exemple, il faut 15 fois plus de nourriture que pour produire un kilo de carpe. Les poissons consomment en effet moins d’énergie que les animaux terrestres, et ce pour deux raisons. D’une part, ce sont des animaux à sang froid : leur température interne suit à peu près celle de leur environnement. Ils n’ont donc pas besoin de la réguler comme les mammifères ou les oiseaux. D’autre part, se mouvoir en milieu aquatique leur demande peu d’efforts.

Un poisson sur deux provient de l’élevage

D’après l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la moitié des poissons qui arrivent jusque dans nos assiettes de nos jours ne sont pas des poissons sauvages (données 2010). Cependant, l’importance de l’aquaculture diffère d’un pays à l’autre. En Europe centrale, comme en Allemagne, les poissons sauvages sont les plus prisés. En revanche, en Chine, la culture aquacole est une tradition millénaire qui remonte aux débuts de la domestication des carpes. Jusqu’à présent, la Chine est sans conteste le premier pays dans cette filière, fournissant près des deux tiers de l’ensemble de la production mondiale de poisson d’élevage.

Une pratique de plus en plus critiquée par les écologistes

À mesure que l’aquaculture se développe, elle suscite de plus en plus de critiques de la part des écologistes, car elle a aggravé le problème de la surpêche au lieu de le résoudre. En effet, la plupart des espèces d’élevage étant carnivores, elles se nourrissent d’autres espèces qui sont pêchées dans leur milieu naturel. L’élevage de thon en aquaculture est le plus catastrophique, car contrairement au saumon, cette espèce ne peut se reproduire en captivité. Les éleveurs capturent donc de jeunes thons sauvages et les nourrissent de poissons coûteux pêchés en mer. Enfermés dans des cages, les thons n’ont pas la moindre possibilité de se reproduire.

Le bilan est bien plus positif chez d’autres espèces carnivores. « Le saumon d’élevage a aussi besoin de poisson dans son alimentation pour pouvoir grandir, mais la quantité a pu être réduite, au point qu’il est aujourd’hui possible de produire 1 kg de saumon avec 1,2 kg de poisson », indique Michael Ebeling, économiste spécialisé dans l’aquaculture, Institut Thünen de Hambourg. Dans les fermes aquacoles, les poissons reçoivent plus d’aliments d’origines végétales et leurs besoins en apport énergétique sont moins importants qu’à l’état sauvage, car leurs efforts sont réduits. En revanche, les saumons en liberté se nourrissent d’une grande variété de poissons.

« Dans ce contexte, il serait judicieux de réduire l’aquaculture des espèces carnivores et de se concentrer sur les poissons qui se nourrissent essentiellement de plantes, comme les carpes », suggère Michael Ebeling. Mais les Européens, et parmi eux beaucoup d’Allemands, apprécient justement la chair des poissons marins carnivores, ce qui fait croître la demande sur ce marché peu écologique. Par ailleurs, la question de la provenance des aliments se pose aussi dans le cas des espèces herbivores. Michael Ebeling explique : « Si la production aquacole requiert d’augmenter la culture de soja, qui elle-même conduit à la déforestation, alors les conséquences pour l’environnement sont aussi destructrices que la pêche de poissons sauvages destinés à l’aquaculture ». 

L’élevage intensif et ses conséquences

L’aquaculture présente un autre inconvénient : l’élevage intensif, dont les conséquences sont les mêmes qu’il s’agisse d’animaux marins ou terrestres. Les poissons d’élevage, vivant nombreux dans un espace réduit, sont plus exposés aux maladies que leurs congénères sauvages. En 2011, au Mozambique, la quasi-totalité de la production de crevettes a été détruite par un virus. En 2012, les fermes aquacoles situées sur les côtes de Madagascar ont à leur tour été contaminées. Pour éviter ce genre de scénario, les éleveurs d’Asie du Sud-Est donnent aux poissons des antibiotiques ou d’autres médicaments. Or ces antibiotiques ne font déjà plus effet, car les agents pathogènes sont devenus résistants. De plus, lorsque l’élevage se fait dans des cages placées directement en mer, les poissons sauvages peuvent également être contaminés.

Par ailleurs, les excréments des poissons, riches en nutriments, sont responsables de l’eutrophisation des eaux, que l’élevage soit en mer ou en eau douce. Dans les mangroves d’Asie du Sud-Est, les écosystèmes des cours d’eau ont ainsi été asphyxiés. À cela s’ajoute la déforestation de grande ampleur qui a été nécessaire pour faire de la place aux fermes. D’après les données de la FAO, 3,6 millions d’hectares auraient été déboisés depuis 1980 en faveur de l’aquaculture.

L'aquaculture durable, c'est possible

Entre temps, certains pays ont déjà montré qu'une autre voie était possible. Ainsi, en Norvège, les méthodes de production de saumon d'élevage ont été optimisées. Notamment, des vaccins ont permis aux éleveurs de renoncer presque entièrement à l'utilisation d'antibiotiques. De plus, les poissons nourris grâce à d’autres méthodes rejettent moins d'excréments.

En mettant en pratique les bonnes idées, il est également possible de préserver les milieux aquatiques : « au lieu de laisser les nutriments des fermes aquacoles se mêler aux eaux non polluées, on peut les utiliser intelligemment », déclare Werner Kloas de l'Institut Leibniz dédié à l’écologie aquatique et de pêche côtière, chef du projet « Tomatenfisch » (littéralement, « poissons-tomates »). Ainsi que son nom le laisse deviner, le but de ce projet est de coupler l'élevage de poisson à la culture de légumes. Werner Kloas explique : « l'eau est utilisée deux fois. Une première fois dans les bassins d'élevage, puis une deuxième fois pour l'irrigation et la fertilisation des plants de légumes, comme les tomates ». Sur les parois des serres où poussent les tomates, l’eau se condense. Elle est récupérée et réutilisée dans les bassins à poissons. Le chef de projet ajoute : « en comparaison avec des écosystèmes semblables, le nôtre gaspille beaucoup moins d’eau ». Ainsi, 220 litres d’eau suffisent à produire 1 kg de poisson et 1,6 kg de tomates. Dans les écosystèmes traditionnels, il faut 600 à 1000 litres d’eau pour 1 kg de poisson et environ 1000 litres pour 1,6 kg de tomates. Les « poissons-tomates » ont déjà éveillé l’intérêt des industriels. D’après Werner Kloas, les premiers écosystèmes devraient être opérationnels d’ici un an.

Les choses bougent du côté des industriels, mais aussi du côté des consommateurs. « Les clients font beaucoup plus attention et achètent du poisson d’origine contrôlée », affirme Michael Ebeling. Garantissant un poisson élevé dans le respect de l’environnement, les labels « Bioland » et « Naturland » ont été créés il y a quelques années déjà pour guider les consommateurs en Allemagne. En outre, le label européen « Aquaculture Stewardship Council » (ASC) a été mis en place en 2012, certifiant une aquaculture durable. Les producteurs et distributeurs qui souhaitent acquérir ce label doivent non seulement respecter la protection des espèces, de l’environnement et de l’eau lors de l’élevage, mais également des normes sociales strictes.

Inka Reichert, le 6 septembre 2013

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Le 6 Janvier 2013

Moules sur filières. L’enquête publique a commencé dans la baie


L’expérimentation projetée porterait sur quatre lignes subflottantes de 100 m de long fixées entre des bouées.

Source : Ouest France

L’enquête publique simple a commencé ce vendredi à propos d’un projet d’expérimentation de moules sur filières près de Saint-Coulomb.

L’enquête publique simple se déroule sans commissaire-priseur. La consultation est ouverte jusqu’au 17 janvier prochain dans les mairies de Saint-Coulomb, Saint-Malo, Saint-Méloir-des-Ondes, et de Cancale. Des registres y sont à la disposition du public pour recueillir leurs observations qui devront être motivées, datées, et signées.
Sur papier libre

Les réactions sur papier libre sont autorisées dans la mesure où elles sont également motivées datées et signées. Celles-ci seront ensuite intégrées au registre, numérotées, paraphées et transmises aux services de l’État.

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L'huitre de Normandie à la conquête de la Chine

Plus jeune région conchylicole de France, la Normandie est également le premier bassin de production avec 21% de la production nationale d’huîtres et 41 % de la production de moules de bouchot. Pour les huîtres, si la consommation française reste essentiellement saisonnière (fêtes de fin d’année et période estivale sur les lieux de villégiature de bord de mer), c’est toute l’année que d’autres pays la consomment ce coquillage…

Source : Drakkaronline

Si les eaux froides du littoral normand ne permettent pas une bonne reproduction des huîtres, obligeant les ostréiculteurs à avoir recours à des naissains (petites huîtres originaires d’Arcachon ou de Charente), elles se révèlent en revanche un lieu idéal de production et de récolte, en raison notamment des fortes amplitudes des marées et des grandes étendues découvertes et faciles d’accès à marée basse. « C’est cette action combinée de l’eau de mer et des attaques du vent et du soleil qui vont permettre à l’huitre de se fortifier et de se muscler, donnant une consistance agréable en bouche », expliquent Emmanuel Maître et Annelyse Gaugelin, ostréiculteurs à Asnelles, non loin de Bayeux, dans le Calvados, ainsi qu’à Veules-les-Roses, en Seine-Maritime.

Souvent comparés à des « paysans de la mer », du fait d’un travail au tracteur sur les plages normandes, les ostréiculteurs normands sont essentiellement concentrés sur la Basse-Normandie. La première concession ostréicole de Seine-Maritime (2 hectares) n’a en effet vu le jour qu’en 2004.

Soumise à une très forte saisonnalité (80 % des volumes sont réalisés à l’occasion des fêtes de fin d’année, et sont vendus en vrac auprès de Charentais qui en assurent la commercialisation), la filière normande souhaite désormais « reprendre la main » sur sa production. Aussi, une Identification Géographique Protégée (IGP) « L’Huître de Normandie » est actuellement en projet ainsi qu’une mission de prospection collective, menée par la Chambre régionale d’Agriculture de Normandie et Ubifrance, en partenariat avec le Crédit Agricole de Normandie, CCI International et le soutien financier de l’Etat.

« Cette mission sera organisée vers le mois de mars 2014 et concernera cinq producteurs intéressés par cette démarche. Car ce qu’il faut bien analyser, c’est que cette ouverture sur de nouveaux marchés peut pour nos entreprises régionales, s’avérer une bonne opération. Car Hong-Kong, qui est le territoire retenu pour cette mission, importe chaque année 3 600 tonnes d’ dont 470 tonnes de France et là-bas, les huîtres françaises bénéficient d’une image de qualité. Par ailleurs il faut savoir qu’à Hong-Kong, aucune taxe à l’importation et aucune TVA ne sont appliquées aux huîtres, un produit « haut de gamme » qui se négocie en moyenne entre 3 et 8 euros l’unité », explique Alain Jacquet délégué régional Ubifrance pour la Basse et la Haute-Normandie.

Lors de cette mission de prospection collective plusieurs rendez-vous seront organisés pour rencontrer les acheteurs afin de commercialiser les huîtres sur place et de faire connaître le produit auprès de consommateurs avertis et de restaurateurs, susceptibles de mettre en avant cette production normande.

Complément d’information avec Alain Jacquet, délégué régional Ubifrance pour la Basse et la Haut- Normandie au micro de Jacques-Olivier Gasly

1-Le rôle d’Ubifrance

2-Le but de la mission de prospection

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Huîtres. La tempête a fait des dégâts dans les parcs

En cette période de fin d'année l'huître reste toujours la reine de la table. Philippe Le Gal, ostréiculteur, vice-président de la section régional conchylicole, est président de la section de la rivière de Pénerf, qui compte pas moins de 50 entreprises. Il souligne « que pour cette période de fêtes, c'est 500 tonnes qui sortent de la rivière de Pénerf. Le personnel est en augmentation avec, pour cette période, 250 personnes qui y travaillent ».

Source : Le Télégramme

Rush de fin d'année

Pour le seul mois de décembre c'est en moyenne 60 à 70 % du chiffre d'affaires pour les ostréiculteurs. Les huîtres de Pénerf sont vendues sur les marchés et sur toute la France pour le détail. Pour le marché de gros, les huîtres sont principalement écoulées vers la Charente. Malgré le phénomène de mortalité des naissains qui dure depuis 2007, Philippe Le Gal précise : « On s'adapte en installant un maximum de naissains, avec de nouveaux lieux de captage, sachant que le problème a été identifié, il s'agit d'un pathogène. Un autre problème vient de toucher les ostréiculteurs du secteur, il s'agit de la tempête de mardi dernier durant laquelle les ostréiculteurs ont connu des dégâts considérables ».

Des poches d'huîtres emportées...

Bon nombre de poches d'huîtres ont été emportées par la mer hors des parcs et certaines se sont échouées. Elles n'ont pas été perdues pour tout le monde. Dans le secteur de Penvins, un habitant du Maine-et-Loire a été surpris avec quinze poches d'huîtres dans son coffre par des ostréiculteurs venus constater les dégâts...Certaines des poches d'huîtres ne sont commercialisables car les huîtres ne sont pas arrivées à maturité. Philippe Le Gal demande aux personnes qui trouveraient des poches échouées sur la côte de ne pas y toucher. Les dégâts de cette tempête ne seront quantifiables que le 2 janvier, car il n'y a pas de coefficient de marée élevé avant cette date pour pouvoir vérifier les dégâts qu'elle a causés.Philippe Le Gal continue de se mobiliser pour sa profession : il est candidat à la présidence de la région conchylicole de Bretagne sud en lieu et place d'Hervé Jenot qui fait valoir ses droits à la retraite.

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France Haliotis. Des ormeaux sous toutes les formes

Source : Le Télégramme  par Daniel Dagorn

Des ormeaux de pleine mer toute l'année, c'est ce que propose depuis près de dix ans France Haliotis. Une offre appréciée par les meilleures tables gastronomiques en Europe.

Créée en 2004 par Sylvain Huchette, la SCEA (société civile d'exploitation agricole) France Haliotis fêtera ses dix ans en mai prochain. Installée au bord de L'Aber-Wrac'h à Plouguerneau (29) cette entreprise maîtrise aujourd'hui l'élevage des ormeaux bretons. « Nos sept premières années nous ont permis d'apprendre à connaître ce coquillage et, depuis 2010, notre savoir-faire est reconnu et des grands chefs étoilés au Michelin nous sont fidèles. Nous sommes les seuls à élever des ormeaux en pleine mer. Nous les nourrissons d'algues fraîches cueillies à la main dont nous contrôlons la qualité. Ils sont les premiers à être certifiés bio ». Les ormeaux sont prélevés dans le milieu naturel et une fécondation in vitro permet de créer le naissain. La croissance s'effectue dans des cages immergées à dix mètres de profondeur à deux pas du phare de l'île Vierge. France Haliotis partage son chiffre d'affaires entre ses ormeaux d'élevage et ceux issus de la pêche professionnelle. Toutefois les produits de l'élevage, vendus à l'âge de trois ans, permettent un calibrage apprécié par les professionnels, et la vente à tout moment de l'année. Trois axes sont développés : la station d'élevage, avec la production de naissains, le système de récolte des algues pour les alimenter, la commercialisation et le réseau.Aujourd'hui présent sur les bonnes tables de l'Hexagone, l'ormeau est également exporté en Belgique, au Luxembourg, en Suisse et en Espagne. Sylvain Huchette est aussi chercheur et s'intéresse depuis deux ans au projet Idealg dont il est partenaire. Son objectif est d'améliorer la gestion et la valorisation des algues. Un travail sur le comportement alimentaire de l'ormeau est effectué.

Sous vide

France Haliotis recherche toujours l'innovation pour s'adapter au mieux aux demandes du marché. Depuis cette année, l'atelier de surgélation a ouvert celui de Pomona passion froid, spécialiste auprès des professionnels. Des ormeaux éviscérés conservés sous vide et prêts à poêler sont aussi proposés depuis peu. L'entreprise vend également du naissain à des conchyliculteurs qui souhaitent se diversifier tout en apportant son appui technique.France Haliotis fonctionne avec six salariés et deux saisonniers. Sa production qui était de quatre tonnes l'an dernier passe aujourd'hui à huit tonnes, ce qui correspond à un chiffre d'affaires de près de 500.000 euros (200.000 € en 2010). D'ici à deux ans, l'objectif est de passer à 10-15 tonnes afin de s'installer sur un seuil sécuritaire.France HaliotisKerazan, 29880 Lilia-Plouguerneau, tél. 02.98.37.17.39 www.abalonebretagne.com

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Le paradoxe du saumon

Entre le saumon et l'homme, la complicité remonte aux origines. Et pas seulement le jour de Noël. On a retrouvé des squelettes du poisson dans des foyers préhistoriques et une légende celtique chante la quête du saumon de la connaissance par un poète irlandais. Ce grand carnivore des mers froides qui naît et meurt en eau douce fait, depuis toujours, les délices des hommes et des ours qui l'attrapent facilement lors de la difficile remontée à la rivière de ses origines.

Source : Le Monde par Philippe Escande

Abondant, riche en chair grasse, le saumon est un habitué des assiettes et un candidat naturel à l'industrialisation. Depuis les années 1980, sa version atlantique a été mise en culture, notamment autour des côtes norvégiennes. Avec un tel succès que sa production et sa consommation ont explosé en trente ans.

En France, il est aujourd'hui – et de très loin – le poisson le plus consommé. Après le pétrole, il constitue la principale source de revenus de la Norvège, qui détient 60 % du marché mondial du saumon d'élevage. Cet animal est l'un des trois poissons les plus élevés au monde avec la carpe et le tilapia, deux productions de masse de la Chine.

On a trop longtemps pleuré sur le dépeuplement des mers par la surpêche pour ne pas se réjouir de voir s'imposer la domestication de la nourriture marine. Désormais, plus de la moitié du poisson consommé dans le monde est issue d'un élevage. Autant de moins prélevé dans la nature.

LIMITES ATTEINTES

Autres avantages du développement fulgurant de l'aquaculture, la diversification de l'alimentation humaine et la réduction des besoins en bêtes d'élevage comme le poulet, le porc ou le boeuf. Or l'empreinte écologique de ce dernier est considérable, tant sur la consommation en eau que sur les cultures végétales. Grâce à l'aquaculture on consomme maintenant autant de poisson que de boeuf dans le monde.

Dernier atout, moins intuitif, dans certains cas, les animaux d'élevage sont moins pollués que leurs congénères sauvages. C'est le cas pour ceux de la Baltique, qui héberge des poissons gorgés de métaux lourds et autres polluants toxiques.

Mais, alors qu'elle n'est pas encore parvenue à maturité, l'aquaculture atteint déjà les limites expérimentées par l'agriculture intensive. Pesticides, antibiotiques, pollution des eaux, le saumon d'élevage fait peur. Et le consommateur montre moins d'enthousiasme. Et puis il faut encore 1,2 kg de nourriture pour produire 1 kg de saumon d'élevage. Alors on change son régime alimentaire, pour rendre végétarien ce grand carnassier, ce qui ne va pas sans poser des questions…

Comme sur Terre, le bio fait florès, offrant une alternative au consommateur exigeant prêt à payer plus. Mais ce n'est pas suffisant. Avec la montée en puissance de l'élevage aquacole, les pratiques doivent se discipliner si l'on veut que l'aquaculture soit le fer de lance d'une consommation soutenable des produits de la mer.

En attendant, choisissez bien votre saumon. Joyeux Noël à tous nos lecteurs.

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Les pêcheurs philippins ont besoin d’aide pour se remettre du typhon Haiyan


Des milliers de pêcheurs ont perdu leur moyen de subsistance

Source : Irin

Capiz, 6 janvier 2014 (IRIN) - Les autorités des Philippines souhaitent accélérer les efforts de réhabilitation pour les pêcheurs affectés par le typhon Haiyan. L’objectif est de remettre l’industrie sur pied le plus rapidement possible. Selon le Bureau des pêches et des ressources aquatiques (Bureau of Fisheries and Aquatic Resources, BFAR), 146 748 pêcheurs et 21 des 72 provinces du pays où l’on pratique la pêche ont été touchés par le typhon.

« Nous devons tenir compte de la résilience du secteur des pêcheries. Contrairement aux autres secteurs, il n’est pas nécessaire d’attendre pour obtenir un résultat. Pour le riz, il faut attendre les prochaines semailles et pour la noix de coco, il faut compter quatre à six ans pour la première récolte. Même si vous plantez des légumes, vous devrez attendre au moins 22 jours avant de les récolter », a dit à IRIN Asis Perez, directeur du BFAR. « La pêche est le seul secteur auquel on peut retourner à tout moment. Tant que les pêcheurs ont des bateaux, ils peuvent pêcher et nourrir leur famille. »


Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), plus de 14 millions de personnes ont été affectées lorsque le typhon Haiyan a frappé le centre des Philippines le 8 novembre dernier, déplaçant plus de 4 millions de personnes et faisant plus de 6 000 victimes.

Selon un mémo du Centre national de gestion et de réduction des risques de catastrophes (NDRRMC) publié le 2 janvier, plus de 100 000 personnes déplacées vivent encore dans 381 centres d’évacuation. Les autres déplacés sont hébergés chez des parents et amis.

Dans neuf régions du centre des Philippines, des millions de personnes ont vu leurs moyens de subsistance détruits, perdus ou perturbés, a indiqué l’Organisation internationale du Travail (OIT), nombre d’entre eux dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche.

Pertes économiques

Selon les évaluations préliminaires menées par le ministère de l’Agriculture des Philippines, les petits pêcheurs ont été les plus durement touchés par le typhon de catégorie cinq, qui a détruit ou endommagé des dizaines de milliers de petites embarcations, du matériel de pêche et des installations connexes. Les navires commerciaux, plus gros, ont subi moins de dommages.

Selon l’évaluation initiale rapide multi-cluster/secteur (Multi-Cluster/Sector Rapid Assessment, MIRA), une initiative qui rassemble plus de 40 agences œuvrant dans les neuf régions affectées, les deux principaux moyens de subsistance des habitants des régions couvertes par MIRA étaient l’agriculture et la pêche.

Environ 30 pour cent des répondants, en particulier les habitants des communautés du littoral, ont dit que la pêche était leur principale source de revenus. MIRA a également découvert que 30 à 50 pour cent des biens de pêche, des petites embarcations surtout, avaient été perdus dans la tempête.

La carte des dommages provoqués par le typhon Haiyan montre que les régions des Visayas orientales, centrales et occidentales, d’où est issue la plus grande partie des produits de la pêche et de l’aquaculture du pays, ont été parmi les plus durement touchées.

Le typhon a balayé les infrastructures de base, notamment les jetés et les rampes de mise à l’eau, les installations de congélation et les chambres froides situées sur le rivage, les locaux de réparation et d’entretien des bateaux, les usines de transformation et les marchés. D’importantes infrastructures aquicoles ont également été détruites, incluant les pontons utilisés pour l’ostréiculture, les élevages de crabes, de crevettes et de moules ainsi que les cages à poissons, les écloseries et les étangs à poissons, a rapporté l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Selon les plus récentes statistiques du DRRMC, les dommages infligés au secteur des pêches atteindraient près de 135 millions de dollars.

La FAO, qui appelle à la reconstruction rapide et durable des moyens de subsistance dans les régions affectées par le typhon, indique par ailleurs que ces régions ont compté, en 2011, pour 21 pour cent (514 492 tonnes) de la production totale des pêches municipales et commerciales des Philippines.

Reprendre la pêche

Le BFAR a lancé un programme ayant pour objectif de fournir, en l’espace de trois mois, 10 000 bateaux à 20 000 familles [soit un bateau pour deux familles] dans les régions affectées par le typhon.

Le Programme national pour l’enregistrement des pêcheurs (National Programme for Municipal Fisherfolk Registration, FishR) a créé une base de données des pêcheurs qui sera utilisée pour identifier les bénéficiaires et superviser la mise en œuvre du programme. L’enregistrement des pêcheurs est prévu par le Code des pêches de 1998.

Après plusieurs années de retard, le BFAR a lancé l’initiative nationale en mai 2013. L’organisation avait l’intention de compléter l’enregistrement des quelque 1,2 million de pêcheurs municipaux d’ici décembre 2014. Jusqu’à présent, environ 300 000 d’entre eux ont été enregistrés.

« La coordination et la supervision sont très importantes pour s’assurer que les bateaux sont réellement donnés aux pêcheurs. Nous ne devons pas non plus remplacer plus de bateaux qu’il y en avait auparavant », a dit Robert Lee, spécialiste des industries de la pêche auprès du bureau régional de la FAO pour l’Asie et le Pacifique.

« Nous avons déjà vu cela lors de catastrophes à grande échelle. Nous devons nous assurer que nous n’augmentons pas la capacité de pêche [en déployant ces efforts de réhabilitation], car cela pourrait entraîner de la surpêche et une diminution des stocks halieutiques. »

Parti pêcher

José Allan Narciso, un pêcheur de 47 ans de l’île d’Olotayan, a dit qu’il n’avait pas encore entendu parler de l’enregistrement des pêcheurs ou d’un quelconque plan gouvernemental ayant pour but de l’aider à réparer son bateau. Il faut compter une à deux heures de bateau pour atteindre cette île isolée de la province de Capiz, la capitale des fruits de mer des Philippines.

Lorsque la pêche est bonne, il peut gagner jusqu’à 20 dollars par jour. « J’ai réparé mon bateau et je suis en train de reconstruire mes casiers et mon matériel pour attraper poissons et calmars. Si nous réussissons à en capturer, tant mieux. Et sinon, c’est OK aussi », a-t-il dit. « Je continuerai à pêcher. Je n’attraperai rien si je reste là à attendre. »

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9 commentaires:

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