lundi 20 janvier 2014

A partir du 13 décembre 2014, nouvel étiquetage du poisson sur les étals





From 13 December 2014, the rules for labels accompanying all fishery and aquaculture products for EU consumers will change. This pocket guide explains what must appear on the new labels and what additional information can be displayed.

Cliquer Ici pour télécharger le document de la commission européenne (en anglais !) "A pocket guide to the EU’s new fish and aquaculture consumer labels"

Pour plus d'explications : Etiquetage du poisson. Les engins de pêche s'affichent en poissonnerie

Union Nationale de la Poissonnerie Française

Nouveautés dans l’étiquetage : méthodes de pêche et zones plus précises doivent être mentionnées

Ce que dit l’Union Nationale de la Poissonnerie Française (UNPF) dans son magazine d’information l’Info N°18 Octobre-Décembre 2014

Dès le 13 décembre 2014, il y aura désormais l’obligation de noter la méthode de pêche et une zone de pêche plus précise. 

L’UNPF condamne la mise en place de ce changement car c’est une surcharge de travail qui engendre des coûts. Toutefois, il faut envisager cette mesure comme une garantie supplémentaire pour le consommateur de la qualité du produit, de sa fraîcheur, de sa traçabilité et du respect de l’environnement. 

Profitons-en pour consolider l'image de la poissonnerie artisanale et de son savoir-faire.

Jusqu’au 13 décembre 2014, trois éléments suffisaient :
  • la dénomination commerciale de l’espèce, 
  • le mode de production, 
  • la zone de capture ou le pays d’élevage.

À partir du 13 décembre, le règlement information consommateur 2065 /2001 sera remplacé par le règlement 1379 /2013.

Deux éléments devront être rajoutés :
  • une zone de pêche plus précise que la zone FAO pour l’Atlantique Nord Est et la Méditerranée.
Pour ces deux zones, le nom de la sous-zone ou de la division de pêche figurant sur la liste des sous zones de pêche et des divisions de la FAO est indiqué obligatoirement au consommateur.

FAO 27
Sous-zone I : Mer de Barents
Sous-zone II : Mers de Norvège
Sous-zone III : Mer Baltique
Sous-zone IV : Mer du Nord
Sous-zone V : Islande et Féroé
Sous-zone VI : Ouest Ecosse
Sous-zone VII : Manche et Mers Celtiques
Sous-zone VIII : Golfe de Gascogne
Sous-zone IX : Ouest Portugal
Sous-zone X : Açores
Sous-zone XII : Nord Açores
Sous-zone XIV : Est Groenland
FAO 37
Sous-zone I : Ouest Méditerranée
Sous-zone II : Centre Méditerranée
Sous-zone III : Est Méditerranée
Sous-zone IV : Mer Noire

  • la méthode de pêche. L’un des 7 engins de pêche énumérés doit obligatoirement figurer sur l’étiquette : sennes, chaluts, filets maillants et filets similaires, filets tournants et filets soulevés, lignes et hameçons, dragues, ainsi que casiers et pièges.

Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

L’information des consommateurs sur les produits de la pêche et de l’aquaculture


La nouvelle réglementation communautaire fixe des dispositions relatives à l’information des consommateurs plus complètes que les précédentes, notamment la mention de zones de pêche plus précises et l’indication de la catégorie d’engin de pêche.

Source : Ministère de l'économie (DGCCRF) - 09/12/2014

La réglementation communautaire portant organisation commune des marchés dans le secteur des produits de la pêche et de l’aquaculture vient d’évoluer.

Outre les mentions déjà obligatoires depuis 2001, comme la dénomination commerciale et le mode de production, le dernier règlement communautaire[1] fixe de nouvelles dispositions qui portent notamment sur la catégorie d’engin de pêche et les zones de pêche. Ces obligations s’appliquent à partir du 13 décembre 2014.

Ce texte concerne l’information du consommateur final, lors la vente au détail de poissons, algues, mollusques et crustacés,

Les conserves ou les œufs de poissons, les produits cuits (à l’exception des crustacés non décortiqués) ou préparés avec d’autres ingrédients (salades, marinades, plats cuisinés…)  ne sont pas concernés. En revanche, si les produits ne comportent que des produits de la mer et sont présentés en brochettes, ficelés, bardés ou accompagnés d’un ingrédient utilisé uniquement à titre décoratif, ils doivent être étiquetés conformément au règlement.


Des précisions obligatoires

Le consommateur final de produits non transformés de la pêche et de l’aquaculture doit être informé :
  • de la dénomination commerciale, 
  • du nom scientifique, 
  • de la méthode de production : « pêché », « pêché en eaux douces » ou « élevé », 
  • de la zone de pêche ou du pays d’élevage,

Pour les poissons d’aquaculture, le pays d’élevage correspond au pays dans lequel « le produit a atteint plus de la moitié de son poids final ou est resté plus de la moitié de la période d’élevage ».

Pour les produits pêchés en eaux douces, la mention des eaux d’origine dans le pays de provenance doit être indiquée.  Les « eaux » peuvent être entendues comme le nom d’un fleuve, d’un lac, d’un étang ou d’une zone de lacs ou d’étangs.

A noter que les opérateurs peuvent indiquer une zone de capture ou de production plus précise (« Huîtres élevées en France, affinées en Vendée », par exemple).

Les autres mentions obligatoires sont :
  • la catégorie de l’engin de pêche (« senne », « chalut », « filet maillant »…), 
  • la mention « décongelé ». Des dérogations sont cependant permises (denrées utilisées comme ingrédient dans une salade composée, par exemple).

Des modes de présentation et d’affichage divers

Les producteurs doivent étiqueter tous les produits s’ils sont préemballés.

Pour les produits non préemballés, l’information peut être fournie sous différentes formes. Il peut s’agir de tableaux (comme pour les catégories d’engins de pêche), de cartes (pour les zones de pêche) par exemple.

A noter que la vente en mélange est autorisée. Pour le mélange d’espèces, la liste des mentions obligatoires doit être indiquée pour chaque espèce. Cette obligation s’applique aux plateaux de fruits de mer notamment. Les informations communes à plusieurs espèces peuvent être rassemblées (« huîtres et moules élevées en France », par exemple).

Des informations complémentaires facultatives sont autorisées (date de capture, date de débarquement…) sous réserve qu’elles soient vérifiables, qu’elles ne soient pas trompeuses ou de nature à induire le consommateur en erreur.

Les produits étiquetés avant le 13 décembre 2014 et qui ne sont pas conformes aux nouvelles règles peuvent être vendus jusqu’à épuisement des stocks. Cependant, les étiquettes en stock qui ne sont pas encore collées sur l’emballage des produits ne peuvent pas être utilisées.

 Les étiquettes utilisées à partir de cette date doivent satisfaire aux nouvelles exigences.

A noter que pour les publicités hors du lieu de vente, la mention de l’origine du produit, pour les denrées périssables, est indispensable. L’indication de la zone de pêche permet de satisfaire à cette obligation.

[1] Le règlement (UE) n° 1379/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 portant organisation des marchés dans le secteur des produits de la pêche et de l’aquaculture a abrogé le règlement précédent  (CE) n° 104/2000. Cliquer Ici pour télécharger le règlement 

Règlement d’exécution (UE) n° 1420/2013  de la Commission du 17 décembre 2013.  A télécharger Ici

Listes des dénominations commerciales - 11/12/2013

La liste des dénominations commerciales des produits de la mer et d'eau douce admises en France, conformément à la réglementation communautaire (règlement (CE) n° 2065-2001) est constituée des listes de dénominations ci-dessous ainsi que de celles fixées dans l'arrêté du 26 juin 1996 sur les pectinidés. Chaque modification de ces listes est également notifiée à la Commission immédiatement après son adoption.

    Poissons
    Mollusques et autres invertébrés aquatiques
    Crustacés
    Céphalopodes

Pour accéder à la liste des dénominations commerciales : DGCCRF

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Le 19 Décembre 2014

L’étiquetage des poissons n’est pas toujours réglementaire


Elles doivent indiquer l’origine et l’espèce. Mais elles se font rares, notamment sur les étals des marchés. Une enquête de l’association de consommateurs CLCV effectuée dans une vingtaine de départements montre que la zone de pêche n’est indiquée que sur 8% des étiquettes, le mode de pêche dans 5% des cas seulement. Pourtant, les consommateurs y sont sensibles.


Après enquête à l’étalage « Etiquetage du poisson : les commerçants sont loin du compte », l’association de consommateurs CLCV s’étonne que le nouvel étiquetage imposé par l’Europe n’est toujours pas appliqué dans les poissonneries...

Meilleure transparence uniquement sur le poisson frais !

Cette association pourrait plutôt se poser la question pourquoi l’effort en matière de transparence - affichage des engins de pêche et indication plus précise des lieux de pêche -  revient essentiellement aux acteurs de la filière fraiche notamment aux pêcheurs et aux mareyeurs installés dans les ports de l’hexagone, alors que les industriels - importateurs et transformateurs - seront en grande partie épargnés par cette réglementation...

En Espagne, les éleveurs de moule s’insurgent contre la nouvelle réglementation européenne qui va permettre aux transformateurs de travailler incognito des moules du Chili... Lire dans FIS : New labelling and biotoxin analysis worry mussel industry

En effet, pêcheurs et aquaculteurs européens peuvent s’inquiéter dans ce marché du poisson de plus en plus ouvert sur l'international.


Source : Le marché européen du poisson – Edition 2014


Etiquette du poisson frais




Etiquette de poisson en conserve




Pour plus de renseignements, cliquer Ici pour télécharger le document de la commission européenne (en anglais !) "A pocket guide to the EU’s new fish and aquaculture consumer labels"

Avec cette nouvelle réglementation communautaire, on peut déplorer le décalage entre la filière fraîche et la filière "transformation", de nature à créer des distorsions de concurrence en faveur des produits de la mer d’importation...

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