lundi 16 décembre 2013

Intermarché, stop à la pêche au bulldozer ! Frais et/ou Surgelé ?


Après la BD de Pénélope Bagieu "Prends cinq minutes, et signe, copain" et la pétition de l'association Bloom contre la pêche profonde "Halte à la destruction des fonds marins", la plateforme Avaaz vient de mettre en ligne une pétition qui demande aux Grandes Enseignes d'arrêter de commercialiser les produits de l'océan issus du chalutage profond :

Aux PDG de Système U, Auchan, Intermarché et E.Leclerc :

Nous vous exhortons à aligner vos politiques de production sur vos promesses en terme de protection de l'environnement et de développement durable. A l'instar de Carrefour et Casino, arrêtez de commercialiser les produits de l'océan issus du chalutage profond, qui détruit la vie sous-marine. (1)

Point important : La pétition n'indique pas s'il s'agit de poisson de grands fonds commercialisé "frais", en conserve, sous forme de surimi, ou surgelé ! 

Carrefour et Casino sont les exemples à suivre selon les lanceurs de la pétition...


En effet, Carrefour et Casino vendent du poisson surgelé issu du chalutage profond. Ces deux Enseignes sont en tête de gondole sur la liste du site du Marine Stewardship Council (MSC) pour le Hoki de Nouvelle-Zélande, une espèce de grands fonds capturée dans le Pacifique Sud et écolabellisée "Pêche durable". 

Que vaut alors cette pétition si elle ne concerne que les espèces capturées dans les eaux communautaires par les armements français et commercialisées en frais sur les étals ? Soit moins de 10.000 tonnes (2) alors que la pêche profonde atteint une production annuelle de près de 500.000 tonnes dans le monde...

Intermarché, stop à la pêche au bulldozer !

Le chalutage profond consiste à racler le fond des océans pour récupérer TOUT ce qui s'y trouve: coraux, poissons... toute la vie sous-marine est détruite.

La mobilisation en France de plus de 770 000 citoyens contre la "pêche au bulldozer" a poussé Carrefour et Casino à ne plus commercialiser de poissons pêchés en eaux profondes. Imaginez l'appel d'air pour la vie sous-marine si nous parvenions à convaincre toute l'industrie agro-alimentaire! Appuyons là où ça fait mal, la réputation: dénonçons les marques qui tiennent un double discours, en investissant des millions dans la promotion d'une image "verte" tout en participant à la destruction du plus grand habitat de la planète.

Faisons entendre notre indignation contre l'hypocrisie et le double discours d'Intermarché, Auchan, E.Leclerc et Système U. Quand 250.000 d’entre nous auront signé la pétition, nous la remettrons aux PDG de ces chaînes accompagnés de caméras de télévision. Signez et faites signer tous vos proches.


Cette carte de Pere Puig montre les principales zones de chalutage en eaux profondes dans le monde. Elle identifie uniquement le chalutage sur le talus continental sachant que hauts fonds isolés et chaînes sous-marines sont également des cibles pour la pêche profonde. La surface exploitée (en rouge) représente un total de 4,4 millions de km2 , soit presque la moitié de la surface des USA ou de la Chine. La Zone R (Nouvelle-Zélande) concerne la plus grande pêcherie en eaux profondes qui est écolabellisée pêche durable par le MSC : Hoki de Nouvelle-Zélande... Cliquer Ici pour plus d'explications... (1)

Aux antipodes, plusieurs pêcheries en eaux profondes sont labellisées "Pêche durable" : Merlu du Cap et Hoki de Nouvelle-Zélande, ou en cours d'évaluation "Pêche durable" : Grenadier d'Australie. En Nouvelle-Zélande, les quotas de pêche sont même en très forte hausse : Deepwater species TACC increase announced

Un patron écossais invite une députée européenne à une campagne de grands fonds pendant les fêtes de Noël !


Le chalutier Venture II BF326 basé à Kinlochbervie avec 12 membres d’équipage, pêche dans la zone de grands fonds ciblée par l'interdiction. Le patron de ce chalutier vient d’inviter l’eurodéputée, Catherine Stihler, qui a voté pour interdire le chalutage profond dans les eaux communautaires, à une campagne de pêche profonde au moment de Noël... Explications dans Fishnewseu : Deep Sea Skipper responds to MEP, Catherine Stihler

Philippe Favrelière

(1) Carrefour s'est engagé à ne plus commercialiser d'ici juin 2014, sabre, grenadier et brosme...
(2) 47000 tonnes selon cette source

Autre article :
Pour aller plus loin...

Le 19 Décembre 2013

Poissons profonds.  UFC Que Choisir s'interroge sur le bien-fondé de la pétition Avaaz !

L'association de consommateurs "UFC Que Choisir" donne son avis sur la pétition d'Avaaz concernant les vendeurs de poissons de la pêche profonde... Derrière le slogan « Intermarché, stop à la pêche au bulldozer », la pétition qui a recueilli près de 200.000 signatures en 4 jours, pose question....

Contestation du vote du Parlement européen, nouvelle pétition en ligne… les opposants à la pêche en eaux profondes ne désarment pas.

La guerre contre le chalut profond a toujours lieu

Source : UFC Que Choisir par Florence Humbert

Alors que le Parlement européen a finalement rejeté le 10 décembre 2013 l’interdiction du chalutage en eaux profondes (tout en prônant une réglementation accrue), les opposants à ce type de pêche ne s’avouent pas vaincus pour autant. Tous les moyens sont bons pour maintenir la pression, y compris la contestation du scrutin....

En attendant, l’ONG (Bloom Ndlr) entend poursuivre son combat pour « éliminer la méthode de pêche la plus destructrice de l’histoire » en mobilisant l’opinion publique et les consommateurs. Forte du succès de sa première pétition « halte à la destruction des fonds marins », relayée par la bande dessinée de Pénélope Bagieu, Claire Nouvian vient d’en mettre une autre en ligne sur la plateforme Avaaz.  Prenant pour slogan « Intermarché, stop à la pêche au bulldozer », elle y exhorte les PDG de Système U, Auchan, Intermarché et E. Leclerc à « aligner leurs politiques de production sur leurs promesses en termes de protection de l’environnement et de développement durable », à l’instar de Casino et de Carrefour. Sentant le vent tourner, ces deux distributeurs se sont, tout récemment, engagés à arrêter progressivement la commercialisation des espèces des grands fonds.

24 heures seulement après son lancement, la pétition demandant aux autres enseignes de retirer ces poissons de leurs étals a déjà recueilli plus de 160 000 signatures, selon Avaaz. Là où le bât blesse, c’est que cet appel au boycott ne semble concerner que les espèces de grands fonds capturées dans les eaux communautaires et vendues au rayon frais. Casino et Carrefour n’ont apparemment pas d’états d’âme en ce qui concerne le hoki de Nouvelle-Zélande ou le merlu blanc du Cap vendus sous leur marque en surgelé. De quoi s’interroger sur le bien-fondé d’une pétition qui se focalise sur les 10 000 tonnes de poissons pêchés chaque année au nord de l’Écosse, alors que la pêche profonde dans le monde représente 50 fois plus ! Certes, le hoki néo-zélandais et le merlu blanc du Cap, bien qu’issus du chalutage profond, sont écolabellisés « pêche durable » par le Marine Stewardship Council (MSC). Et le grenadier d’Australie devrait, à son tour, bénéficier prochainement de la précieuse estampille du MSC. Y aurait-il deux poids deux mesures ?

Remarque personnelle : Cette pétition est une opération commerciale pour promouvoir deux grandes enseignes, Carrefour et Casino, qui ne font ni plus ni moins que du Greenwashing... Juste avant Noël et les fêtes de fin d'année, c'est très fort de leur part car une pétition comme celle-ci qui touche plusieurs dizaines de milliers de personnes, ne leur coûte rien...

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Le 21 Décembre 2013

Selon Bloom, le poisson profond coulerait le rayon « Poissonnerie » des GMS !

Toutes les grandes enseignes proposent des espèces de grands fonds, non pas en poissonnerie, mais dans le rayon des produits surgelés... A l'image de ce plat préparé à base de Hoki, une espèce de grand fond chaluté dans le Pacicifique Sud...


Association Bloom : Un rapport de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires a révélé en décembre 2013 que les rayons poissonneries des grandes et moyennes surfaces (GMS) étaient déficitaires. (...) Le rapport conclut que « le rayon poissonnerie des GMS apparaît comme l’un des moins « individuellement rentables », sous l’effet notamment de l’importance du personnel dédié (vente assistée traditionnelle) et des pertes de produits (liées à leur grande périssabilité), mais aussi de par la répartition des charges communes entre les rayons. » (p. 12)

Dans le contexte actuel du débat sur la pêche en eaux profondes au chalut, fortement décriée par les chercheurs et rejetée par les citoyens, cette analyse retire aux défenseurs du chalutage profond les rares arguments qu’il leur restait. Cela prouve que la pêche profonde au chalut, déjà déficitaire et subventionnée au niveau des flottes de pêche, n’atteint même pas la rentabilité au niveau des poissonneries des grandes surfaces. Ceci signifie que le rayon marée n’est qu’une « obligation » commerciale permettant d’attirer les clients car ceux-ci choisissent leur enseigne en fonction de certains rayons « phare » (boucherie, marée)… (1)

Avez-vous déjà acheté des poissons de grands fonds ?

Avez-vous déjà acheté des poissons de grands fonds (sabre noir, grenadier de roche, Brosme,...) au rayon « Poissonnerie » des GMS ? Probablement jamais car ces poissons profonds sont rarement présents sur les étals des poissonneries... En France, quelques 200 poissonneries mettraient en vente des poissons de la pêche profonde (2). 200 sur un total de 3000 poissonneries de détail (sans compter les rayons « Poissonnerie » en GMS)...

Mais allez plutôt voir au rayon des produits surgelés en grandes surfaces... Là vous allez trouver immanquablement du Hoki et du Merlu blanc du Cap, deux espèces de grands fonds vendus sous la marque des distributeurs, ou des industriels de la transformation (Findus, Igloo, Pescanova,...)

L'argumentaire de Bloom ne tient pas... Les espèces de grands fonds occupent une place marginale sur les étals. Pourquoi la marge nette des poissonneries en GMS est-elle négative ? Le rapport de l'Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires ne répond pas précisément à cette question faute de données. D'autre part, il serait intéressant de connaitre la marge par espèce, notamment celle du saumon par rapport aux espèces débarquées dans les ports français. Et là, il y aurait peut-être des surprises !!!


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Pêche en eaux profondes : une méthode controversée

TF1 - Le 20 heures du 30 janvier 2014


- 2min 54s - à 20h35

La pêche en eaux profondes qui consiste à laisser traîner des filets à 1500 mètres de profondeur est accusée de détruire un milieu fragile et encore méconnu. Le groupe Intermarché qui possède des chalutiers spécialisés dans cette pêche s'est engagé aujourd'hui à limiter les captures. Rencontre exceptionnelle avec ces pêcheurs des profondeurs à Lorient.

Source : Pêche en eaux profondes : une méthode controversée sur WAT.tv   

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Le 15 Septembre 2014

Des bénéfices économiques et environnementaux durables pour la pêcherie de merlu d’Afrique du Sud

* 12 000 emplois sont maintenus grâce à des pratiques de pêche durable.
* De nouveaux marchés se développent au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse, en Suède et en Australie, assurant un marché d'exportation de 187 millions de dollars.
* Le travail primé de l’Albatross Task Force a permis un déclin de 90% de la mortalité d'oiseaux marins.
* Des recherches novatrices ont été menées sur la faune benthique en eaux profondes en Afrique du Sud.

Source : MSC

Dix ans après l’obtention de sa première certification MSC (Marine Stewardship Council) pour une pêche durable, l’une des plus anciennes pêcheries commerciales d'Afrique du Sud a non seulement prouvé ses performances environnementales, mais a également démontré que la durabilité générait des gains économiques à long terme.

Des études indépendantes récentes démontrent les avantages durables de la certification MSC de la pêcherie de merlu du Cap en Afrique du Sud sur l'économie et l'environnement. Assurer la santé de la pêcherie a empêché la perte d’environ 12.000 emplois dans le secteur de la pêche, alors que la demande pour le poisson certifié durable a conduit à l'expansion des marchés d'exportation d'une valeur de 187 millions de dollars.

Dans le même temps, de meilleures pratiques de pêche ont permis d'importantes améliorations environnementales telles que la baisse de 90% de la mortalité aviaire, la préservation de refuges naturels pour le merlu et une plus grande coopération entre l’industrie de la pêche, les scientifiques et le gouvernement.

https://www.flickr.com/photos/sustainableseafood/sets/72157646958755698/

Protéger l'économie de la filière pêche et ouvrir de nouveaux marchés

La pêcherie de merlu du Cap emploie plus de 8.000 hommes et femmes et génère un revenu à l’exportation de l'ordre de 187 millions de dollars par an. Deux études économiques indépendantes menées par les groupes de consultants en pêcheries, OLRAC, et le Bureau de Recherche économique (BER) indiquent que la certification a contribué à créer des opportunités de diversification vers des marchés non traditionnels, tels que le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Suisse, la Suède et l'Australie, où les engagements des acheteurs pour la durabilité ont souvent été moteurs.

Les résultats ont montré que, sans la certification, la valeur actuelle nette (VAN) de la pêcherie au chalut de merlu d’Afrique du Sud pourrait diminuer d'environ 35% en 5 ans. La perte résultant de la contribution de la pêcherie au PIB serait comprise entre 28 et 47%, et s’ajouterait le risque de perte de 12.000 emplois dans le secteur de la pêche et des industries connexes.

Roy Bross, Secrétaire de l’Association sud-africaine de l'industrie du chalut en eaux profondes (SADSTIA), commente : "L'industrie de la pêche est certainement consciente des avantages de la certification MSC sur le marché. Nous sommes également très fiers des améliorations environnementales réalisées. Etre capables de démontrer notre travail grâce à la certification MSC signifie que nous pouvons finalement communiquer ces avantages sur le marché à toute la famille du chalut".

Réduire la mortalité des oiseaux marins

La pêcherie de merlu d’Afrique du Sud a également apporté des améliorations environnementales significatives en raison des conditions fixées lors de sa certification. Cela comprend la mise en place de lignes d'effarouchement des oiseaux. Selon une étude menée pendant 7 ans et publiée récemment par BirdLife Afrique du Sud, cette pratique a entraîné une réduction de 90% de la mortalité des oiseaux marins et une réduction de 99% des décès accidentels d'albatros dans la pêcherie au chalut de merlu d’Afrique du Sud.

Cette histoire à succès pour l’environnement a commencé dès la première certification de la pêcherie en 2004. Une condition posée lors de la certification a permis de découvrir que chaque année environ 10 000 oiseaux marins (dont 70% d’albatros) étaient tués accidentellement. BirdLife Afrique du Sud a recommandé l'utilisation de lignes d'effarouchement des oiseaux pour résoudre ce problème, et a mené, en collaboration avec l'industrie de la pêche et le soutien du gouvernement, des recherches scientifiques sur l'efficacité de cette mesure.

Bronwyn Maree, qui dirige l'Albatross Task Force de BirdLife Afrique du Sud indique : "Nous avons travaillé en étroite collaboration avec la pêcherie certifiée pour démontrer qu’éviter les captures accidentelles était bénéfique pour l'environnement et pour les affaires. La certification MSC a certainement joué un rôle dans les succès rencontrés".

Bronwyn a récemment reçu une reconnaissance pour son travail sur la conservation des oiseaux marins, en étant nommé lauréat du prestigieux prix international Future For Nature 2014 (FFN).

Protéger les écosystèmes

Un autre avantage environnemental majeur de la certification est la recherche en cours sur les impacts de la pêcherie sur les habitats et autres espèces benthiques.

Parmi les améliorations nécessaires au maintien de la certification MSC, SADSTIA a entrepris des recherches utilisant les meilleures données disponibles pour tracer les zones de chalutage, y compris les zones historiques de chalutage intensif. Cette information a été utilisée pour délimiter les zones de chalut pour éviter d'endommager les zones peu chalutées et pour préserver les refuges naturels du merlu.

Des recherches pointues sont également menées dans l'océan Atlantique, à 100 miles nautiques au large de la côte ouest de l'Afrique du Sud, où l'industrie du chalut a convenu d'arrêter la pêche dans certaines zones pendant au moins 4 ans pour surveiller la régénération de l’écosystème dans les zones de fermeture. Le Benthic Trawl Experiment[1] est une initiative conjointe entre l’industrie de la pêche, le Réseau sud-africain d'observation de l'environnement (SAEON), l'Université du Cap (UCT), l'Institut national de la biodiversité en Afrique du Sud (SANBI) et le ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche (DAFF). Il met également en lumière l'approche collaborative prise par le secteur de la pêche pour améliorer leurs impacts environnementaux et répondre aux conditions de certification.

Lara Atkinson de SAEON, qui gère le projet, a déclaré : "La certification MSC a contribué à favoriser un esprit de coopération entre les différents acteurs pour mener cette expérience. Nous sommes très heureux de cette opportunité de pouvoir analyser les évolutions des communautés benthiques dans les zones où le chalutage a cessé ".

Les changements en cours

La certification apporte aussi des avantages organisationnels. En Afrique du Sud, elle a contribué à une coopération plus étroite entre les scientifiques, les organisations non gouvernementales (ONG) et l'industrie, visant à une gestion responsable des pêcheries prenant en compte les écosystèmes. Une étude récente, publiée dans The Journal of Fish Biology[2], par certains des plus grands scientifiques marins en Afrique du Sud, a constaté que les conditions attachées à la certification MSC ont conduit à l’accroissement de la recherche sur les écosystèmes et à leur préservation. Cela comprenait la prise en compte des défis que ce secteur doit relever comme par exemple la recherche sur l'effet du chalutage en eaux profondes, les captures accidentelles et accessoires et l'évaluation des stocks.

Martin Purves, Responsable du Programme Afrique du Sud du MSC, a déclaré : "Le MSC a pour vision des océans en bonne santé pour aujourd'hui et pour demain."

"Cette pêcherie illustre clairement la théorie du changement du MSC. Les pêcheurs responsables devraient être récompensés et voir les avantages économiques de leurs efforts de conservation sur le marché. D'autre part, les améliorations environnementales devraient être évidentes et conduire à la viabilité à long terme des pêcheries certifiées. La collaboration entre les professionnels de la pêche, les scientifiques, les gouvernements et les ONG pour trouver des solutions a conduit à d'énormes gains environnementaux dans cette pêcherie sur une période relativement courte".

Au moment de cette annonce, nous apprenons avec beaucoup de tristesse que Roy Bross vient de nous quitter en ce 8 septembre. Roy a longtemps contribué à la durabilité des pêcheries, et nous regrettons sa disparition.

Martin Purves, Responsable du Programme Afrique du Sud du MSC, témoigne : “Roy a travaillé pendant plus de 30 ans sur la pêcherie de merlu d'Afrique du Sud. Son travail a été conséquent dans la collaboration de l'industrie et la réalisation des améliorations décrites dans ce communiqué. Sans son engagement et sa dévotion, la plupart de ces améliorations n'auraient pu se réaliser. Nous avons décidé de conserver sa citation, en hommage à Roy et à son travail."

Découvrez notre galerie de photos de la pêcherie de merlu du Cap sur Flickr

[1] En savoir plus sur the Bethic Trawl Experiment

[2] Field, J.G., Attwood, C.G., Jarre, A., Sink, K., Atkinson, L.J. and Petersen, S. 2013. Cooperation between scientists, NGOs and industry in support of sustainable fisheries: the South African hake Merlucciusspp. trawl fishery experience. Journal of fish biology, 83(4): 1019-1034. DOI:10.1111/jfb.12118.

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3 commentaires:

Anonyme a dit…

jeudi29/05,intermarché Fécamp vendait des moruettes de 30cm!!!Le discours sur le dévellopement durable d'intermarché n'est que de la com!

Aquablog a dit…

En effet, la taille minimale de la commercialisation du cabillaud est de 35 cm...

Les pêcheurs auraient du rejeter ces petites morues (hors taille) à la mer... Ils en ont encore le droit (avant l'interdiction des rejets dans le cadre de la réforme de la pêche)...

Cela aurait fait de la nourriture pour les oiseaux marins...

Je vous invite à lire cet article du Marin :

http://www.lemarin.fr/articles/detail/items/le-zero-rejet-sans-selectivite-est-nefaste-pour-lenvironnement.html

Cordialement

PF

Anonyme a dit…

de nouveau,aujourd'hui jeudi 22/07,Intermarché Fécamp vend des soles de moins de 20cm!!!