samedi 30 novembre 2013

Charente-Maritime. Histoire de cheveux blancs dans la soupe électorale...


30 novembre 2013. Histoire de cheveux blancs dans la soupe électorale...

Hier soir à La Rochelle, il y avait trop de cheveux blancs dans la soupe de l’Oratoire... Dans la soupe servie par les élus qui se présentent aux élections municipales... à la mairie rochelaise...

La veille, Sud-Ouest nous parlait aussi des cheveux blancs de Charente-Maritime... (Lire plus bas)

Que pouvais-je dire aux jeunes du Lycée aquacole de la mer et du littoral lors de la projection du festival AlimenTerre... A Bourcefranc, au cœur de la zone conchylicole... Dans le bassin de Marennes-Oléron, à quelques encablures du port de pêche de la Cotinière... Que les cheveux blancs ne vous aiment pas et qu’ils préfèrent de vieux croutons dans leur soupe de poissons...

Je ne reviendrai pas sur la soirée de l’Oratoire... Vous aurez compris que la soupe n’était pas bonne et que la soupe servie par l’équipe plus jeune, une semaine avant, toujours à l’oratoire, ne pouvait être que meilleure...  Les résultats le confirment... (1)

Charente-Maritime, Premier département halieutique de l'hexagone


Quand des cheveux blancs comptent plus que les professionnels de la mer en Charente-Maritime, dans le plus grand département halieutique de l'Hexagone, en terme d'emplois et de chiffres d'affaires... 5000 emplois directs pour 400 millions d'euros de CA dans la pêche et l'aquaculture charentaises... 

Economie en Charente-Maritime : des pistes d’avenir existent

Une conférence inédite organisée par le Conseil général a dressé un état des lieux de l’économie en Charente-Maritime.

Source : Sud Ouest par Frédéric Zabalza 

La filière aéronautique, dont EADS-Sogerma est le fer de lance en Charente-Maritime, fait partie des sec teurs porteurs.

Saintronic, Planet Fun, Brossard… En Charente-Maritime, comme partout en France, l’actualité économique n’a pas été des plus brillantes ces derniers mois. La santé fragile des entreprises et le nombre de demandeurs d’emploi contribuent à installer durablement cet état de sinistrose.

Le constat établi, que faire pour retrouver le moral en attendant la fin de la crise ? Croiser les doigts, plutôt que les bras, et chercher des pistes d’avenir. Ainsi, le Conseil général de la Charente-Maritime a-t-il convié, la semaine dernière à La Rochelle, les acteurs du développement économique à cogiter ensemble à de meilleurs lendemains. Il ressort que le département a quelques cartes dans sa manche : Nautisme, Aéronautique, Cheveux blancs et Tourisme...

Des Professionnels de la mer,  cartes postales de la Charente-Maritime 




1. Le deuxième souffle de la « Nautical Valley »

La crise a fait l’effet d’un gros coup de tabac pour les chantiers, dont beaucoup rament encore pour se remettre à flot. Reste que la filière nautique, avec 370 entreprises, 3 600 salariés et près de 400 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisés pour 70 % à l’export, pèse lourd dans le département, où l’on parle de la « Nautical Valley » comme de la « Silicon Valley » en Californie. Elle ne compte pas s’arrêter là.

« Les pouvoirs publics, les collectivités ont soutenu la filière comme nulle part ailleurs. L’extension du port de plaisance des Minimes, à proximité d’un des plus beaux plans d’eau d’Europe, apportera un deuxième souffle », assure Martin Lepoutre, administrateur de la Fédération des industries nautiques (FIN).

2. Horizon dégagé pour l’aéronautique

Certes le Poitou-Charentes ne prétend pas rivaliser avec l’Aquitaine et Midi-Pyrénées, poids lourds du secteur aéronautique en France. Mais la Charente-Maritime est loin d’être ridicule, avec son tissu d’entreprises - 50 sociétés employant 2 000 salariés - dont EADS-Sogerma, à Rochefort, est le fer de lance. « La santé de la filière est exceptionnelle : Airbus a huit ans de travail d’avance, plus de 5 000 avions dans son carnet de commandes. Est-ce une bulle ? » s’interroge Guy Curcio, directeur général d’EADS-Sogerma, qui se méfie des turbulences. « Une forte croissance entraîne des risques financiers. Il faut savoir l’accompagner, la soutenir. Il y a beaucoup de défis à relever : complexité industrielle, délais, qualité… » La filière départementale peut aussi compter sur le Critt Matériaux, qui porte les projets innovants, comme l’avion électrique monté par RF Tronic à Rochefort.

3. La filière des « cheveux blancs »

Pas besoin des chiffres de l’Insee (lire par ailleurs) pour savoir que le littoral de la Charente-Maritime attire depuis longtemps les retraités. Dans la Communauté d’agglomération Royan-Atlantique (Cara), les plus de 65 ans représentent 31,5 % de la population. Ce phénomène stimule les entreprises de services à la personne, qui misent sur le potentiel de cette «Silver economy», laquelle repose sur « une ressource inépuisable et non délocalisable ».

A Royan, où le filon n’est pas prêt de se tarir, la Cara l’a bien compris. Encore faut-il être capable de répondre aux besoins de cette population: santé, bien-être, loisirs, etc. «C’est une population de consommation, qui représente par exemple 60% de la consommation alimentaire», indiquent Vincent Peron et Sylvie Legros, le responsable de la Maison de l’emploi à Royan et la directrice du pôle action économique à la Cara, qui a fait des propositions en ce sens : mise en place d’un guichet unique, création d’un label, coordination des services à la personne publics et privés, pépinière pour les entreprises innovantes.

4. Le tourisme, une valeur sûre

On ne présente plus la première économie du département. Rappelons juste quelques chiffres: 20 000 emplois, dont 6 000 permanents, 3 500 entreprises (hôtellerie, restauration, services à la personne, loisirs, etc.) et plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. Un secteur qui a encore un bel avenir devant lui.

(1) Primaires socialistes : La jeunesse l'a emporté de 34 voix !.. Anne-Laure Jaumouillié (1840) contre Jean-François Fountaine (1806)... Lire Sud Ouest

Philippe Favrelière (texte actualisé le 3 décembre 2013)

Autres articles :

Pour aller plus loin...

Octobre 2014

La Charente-Maritime est le premier département producteur de coquillages



Agreste Poitou-Charentes - Recensement de la conchyliculture 2012

L'élevage des coquillages - ou conchyliculture - est un élément essentiel du littoral de Charente-Maritime. Que ce soit pour les moules dans la baie de l'Aiguillon avec les alignements de bouchots ou pour les huîtres dans la zone de Marennes-Oléron avec les parcs d'élevage en mer et les claires, le travail des hommes a façonné le paysage et engendré une activité économique majeure qui fait la renommée de la région.

Ce 2e recensement conchylicole après celui de 2001 porte sur l'année 2012. Malgré d'importants problèmes sanitaires ces dernières années, la Charente-Maritime reste le premier département français producteur de coquillages, avec le tiers de la production française d'huîtres. En 2012, 789 entreprises ayant leur siège dans le département ont commercialisé pour la consommation 37 000 tonnes d'huîtres creuses et 13 000 tonnes de moules.

Cliquer Ici pour en savoir plus

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Quelques chiffres clés de la Charente-Maritime

629 000
Le nombre d’habitants en Charente-Maritime, soit le tiers de la population régionale. 
Une démographie qui augmente de 1 % par an.

23 %
Le taux de Charentais-Maritimes âgés de plus de 65 ans (17 % en France). 
Le département est l’un des plus vieillissants.

226 000
Le nombre d’emplois en Charente-Maritime, où le chômage atteint 14 %.

33 %
Le taux de petites et moyennes entreprises, soit le premier secteur en nombre d’emplois 
dans le département qui compte aussi 28 % de micro-entreprises.

Source Insee Poitou-Charentes

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Revue de presse

Le 28 Mars 2014

Soubeste. L'écologiste, fossoyeur de l'environnement ?

Jean-Marc Soubeste - Meeting de fin de campagne avec Jean-François Fountaine à l'Oratoire, le 27 Mars 2014

"Je voudrais rappeler notre cheminement parce que je pense que ce sera le cheminement, si ce n'est déjà fait, de beaucoup de Rochelais d'ici à dimanche.

On est parti, nous, en autonomie, parce que Europe Ecologie Les Verts, depuis 25 ans, n'avait pas porter un projet autonome sur la ville, n'avait pas défendu dans un projet leurs idées, leur valeur et leurs propositions.

On travaille sur ce projet depuis le printemps dernier. On a rencontré beaucoup de rochelais, dans les quartiers, et on a constaté que cette ville avait besoin de changements, de changements dans ses pratiques politiques, de changements dans ses pratiques écologiques, et même s'il y a eu des Verts, des écologistes, en responsabilité, on estimait qu'il allait falloir demain donner un autre sens à l'écologie, et construire véritablement à la Rochelle une politique écologiste qui redonne à notre ville un véritable temps d'avance qu'elle a perdu ces dernières années. Ce temps d'avance, on vous propose d'aider Jean-François Fountaine à le mettre en œuvre.


On est parti sur un constat qui nous semblait essentiel. Porter un projet écologiste et citoyen, c'était pour nous répondre aux urgences, aux urgences sociales - on le constate tous les jours dans nos quartiers - aux urgences économiques - taux de chômage insupportable - et puis, bien sûr, aux urgences environnementales : les pollutions, les risques industriels, le développement des circuits courts insuffisants... Nous avions des exigences, nous avions des propositions à mettre en œuvre. Et puis, il y a un deuxième aspect qui nous tenait à cœur, c'est la citoyenneté, c'est le projet citoyen, c'est l'envie d'avoir une autre gouvernance dans cette ville, de redonner aux uns et aux autres, aux rochelais et aux rochelaises, toute leur place dans la prise de décision; arrêter par exemple de se voir imposer les cuves quand on habite un quartier qui se densifie, et où on installe une crèche one installe un centre social. Ça voulait dire aussi arrêter de densifier à l'extrême dans des lieux où le paysage, le patrimoine commun doivent perdurer.

L'identité de notre ville passe par la construction ensemble d'un projet partagé. C'est ce projet partagé, que l'on est allé proposer, après les résultats du premier tour, à nos partenaires de gauche, parce qu'il ne faut pas oublier qu'à la Rochelle, si il y avait une liste écologiste, il y avait deux listes de gauche, ici, et c'est avec ses deux listes de gauche, bien évidemment, que nous avons discuté. Après avoir essuyé un refus de discuter sur des propositions concrètes de la part d'une candidate enfermée dans des logiques d'appareil, nous avons trouvé, avec Jean-François Fountaine, l'écoute, le partage, et l'envie de travailler ensemble, l'envie de construire ensemble un projet écologiste, un projet qui redonne à notre ville un temps d'avance, et moi, je vais vous dire, c'est pour ça, et c'est très exceptionnel que j'ai accepté ce soir d'aller chercher...(Jean-Marc Soubeste va chercher la fameuse veste rouge...)

 Port de plaisance des Minimes, une verrue dans la rade de La Rochelle...

Et ce projet que l'on va porter, je suis fier de le porter avec un homme qui agit en toute transparence, en toute cohérence avec ses idées de gauche, et qui, avec nous, et avec tous les autres membres de l'équipe, et aussi  avec vous, avec tous les rochelais et toutes les rochelaises, aura envie de redonner à cette ville l'image qu'elle a eu, l'image qui est très très belle et qui parcourt le monde, l'image d'un rayonnement que l'on a envie de perdurer... "Les pieds sur terre la tête dans les étoiles", c'était Michel Crépeau et j'imagine que demain, on partira tous en bateau et on arrivera à faire une magnifique croisière pour notre ville avec Jean-François Fontaine.  Donc une file de projets - je ne vais pas occuper la parole trop longtemps, j'ai tendance un peu à déborder les quelques minutes que l'on me propose - mais c'est ma première prise de parole publique depuis la signature de notre accord, et je voulais pouvoir partager ma joie, mon émotion aussi d'être à vos côtés, et aux côtés de notre futur maire de la Rochelle. Donc dans ce partenariat, dans cet accord que nous avons signé, nous allons être transparents, on l'a été au premier jour, nous allons être exigeants. Je pense que les exigences des uns et des autres feront progresser tout le monde. On sera exigeant sur les questions environnementales, on sera exigeant sur les questions d'urbanisme, on sera exigeant sur la question de l'eau, on sera exigeant sur la question du logement, qui est une question essentielle aujourd'hui à la Rochelle, on sera exigeant bien évidemment sur la question  industrielle, sur la question des cuves de Picoty. Mais je sais, j'ai confiance, et si je me suis engagé aujourd'hui, si toute l'équipe aux écharpes vertes, et bien d'autres sympathisants, se sont engagés avec moi, avec Jean-François Fontaine, c'est qu'on est sûr que demain les projets que l'on porte ensemble se mettront en place. Merci."

Source : Web de campagne de La Rochelle Verte et Ouverte

Cliquer Ici pour télécharger les 30 propositions de la Liste Ecologiste et citoyenne "La Rochelle Verte et Ouverte"

Cliquer Ici pour télécharger le programme complet



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Pour rappel : En mai 2013, dans le Littoral de Marennes...


Les élections municipales seront déterminantes quant à l'avenir des activités halieutiques ...

Des associations et des élus se positionnent contre le développement de la conchyliculture dans les pertuis charentais...

Deux articles du Littoral de Marennes avec (1) les opposants aux filières à huîtres au large de l'Île d'Oléron : Les anti-Malconche préparent un été brulant et (2) Jean-François Fountaine, candidat à la mairie de La Rochelle : Le développement aquacole commence à faire des vagues....

Le développement aquacole commence à faire des vagues

Littoral du 26 avril 2013 (haut) et du 17 mai 2013 (bas)

Jean-François Fountaine : "Il est primordial de garder des espaces pour la pratique de la plaisance"

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Le 25 Mars 2014

Erreur sur la marchandise !


Tous pourris

Les ver(t)s sont dans le fruit...

Gardez votre marchandise !

Y’en a marre de tous ces écolo-libéraux qui nous pourrissent la vie

Aquablog

Municipale à La Rochelle : les écologistes rejoignent Jean-François Fountaine

Au début de la campagne, le candidat écologiste Jean-Marc Soubeste disait qu'il soutiendrait Anne-Laure Jaumouillié. Finalement, il rallie Jean-François Fountaine.

Source : Sud Ouest Publié le 25/03/2014 à 08h47 , modifié le 25/03/2014 à 08h53 par M.-C. A.

La liste indépendante des écologistes a choisi de rejoindre l'ex-PS, Jean-François Fountaine, arrivé dimanche en deuxième position derrière Anne-Laure Jaumouillié, candidate PS

Ils ont discuté avec Anne-Laure Jaumouillié, la candidate socialiste qui réunit également sur sa liste des candidats communistes et des divers gauche.  Mais c'est finalement Jean-François Fountaine (ex-PS) arrivé en deuxième position lors du premier tour,  que les écologistes ont décidé de rejoindre. Ils fusionnent leur liste.

L'accord qui sera signé demain, porte sur l'intégration dans la liste de Jean-François Fountaine de 5 écologistes en position éligible, dont la tête de liste, Jean-Marc Soubeste (EELV).

Au début de cette campagne, Jean-Marc Soubeste disait au contraire qu'au deuxième tour, il soutiendrait Anne-Laure Jaumouillié.

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Les fonds se tarissent dans l'aquaculture...


En Charente-Maritime, dans le plus grand département aquacole de l'hexagone, les élus se battent pour des clopinettes dans le financement du centre d'expérimentation aquacole, alors qu'ils engagent des dépenses de plusieurs millions d'euros dans le tourisme, les ports de plaisance et autres activités saisonnières....

Lire l'article de Philippe Baroux dans Sud Ouest

Les comptes sont tendus

La subvention que la Région Poitou-Charentes accorde au Centre régional d’expérimentation et d’application aquacole est en baisse. La Région conditionne le vote d’une partie de sa subvention au Centre d’expérimentation aquacole au concours de l’État et du Conseil général.

Le Centre régional d'expérimentation et d'application aquacole (Creaa) pourra-t-il encore fonctionner à effectifs constants dans quelques mois ? L'urgence posée par la question vient d'une position du Conseil régional Poitou-Charentes, l'un des principaux bailleurs de fonds de ce centre technique basé au Château-d'Oléron. La Région ne verserait cette année que 246 000 euros, sur les 381 000 euros demandés par le Creaa.

Ce qui reviendrait à creuser un trou de 135 000 euros dans le budget annuel bâti par le directeur du centre, Philippe Blachier. Ça, c'est la partie visible de l'écueil. Mais outre les difficultés que la baisse du soutien régional pose en soi, sont redoutés ses effets collatéraux sur les cofinancements des programmes de recherche. L'habitude voulant que, lorsque la Région met au pot, cela déclenche les subventions d'autres institutions, et notamment des fonds européens.

Situation sans précédent

C'est une situation sans précédent qui se pose à cette association loi 1901 qui, depuis 1990, apporte son concours aux conchyliculteurs et depuis peu aux marins pêcheurs professionnels. Dix salariés, dont six cadres de la recherche et trois techniciens, les aident à mesurer les interactions entre l'environnement dans lequel ils évoluent et les techniques de travail qu'ils emploient. De même leur préconisent-ils des techniques adaptées pour surmonter certains des problèmes d'élevage qu'ils rencontrent. Le Creaa se retrouve ainsi en première ligne dans l'analyse du lien entre les pratiques zootechniques et les mortalités des huîtres. Il suit les larves et le captage des huîtres et des moules, tient à jour depuis 1994 les données de son observatoire ostréicole, véritable banque de données de la croissance et des mortalités des huîtres, toutes classes d'âges confondues. Mise en place d'un indicateur de pêche à pied, suivi du peuplement des pertuis en raies brunettes, programme de repeuplement de l'anguille sont d'autres pans d'actions qui témoignent de la diversité des sujets appréhendés. Sachant qu'en 2014, un programme prévisionnel de 25 actions scientifiques et techniques a été présenté à la Région. Un pic d'activité qui s'explique d'une part par les missions reliées à la compréhension des surmortalités d'huîtres, et d'autre part au désengagement de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), comme par exemple dans le suivi de la saint-jacques et du pétoncle des pertuis.

Le 2 avril, pour tenter de sortir par le haut du tourbillon, le conseiller régional Benoît Biteau convoquera une réunion. Le président de la commission ruralité, agriculture, pêche et cultures marines mettra autour de la table une délégation du Creaa et les membres des services concernés par son activité à la Région.

Compétences partagées

La Région, dit-il en substance, a accordé une subvention de 246 000 euros qui correspond à ses compétences indiscutables. Mais, ajoute-t-il, il y a des sujets tels que la qualité de l'eau qui relèvent directement de la compétence de l'État, et d'autres sujets dont la compétence peut être partagée avec le Conseil général de la Charente-Maritime voire ceux dont le Conseil général est directement à l'initiative. « Ça n'est plus tenable, et pour ces dossiers-là, chacun doit prendre ses responsabilités. Autrement dit, le Département et l'État doivent faire le fond de leurs poches, Benoît Biteau soulignant au passage que la Région a participé en 2013 à hauteur de 58 % du budget du Creaa, à 65 % en 2012.

La méthode de travail s'ouvre par cette première réunion. Il espère en ressortir avec une définition des priorités du Creaa, et des actions qui seront à soumettre au Conseil général de la Charente-Maritime, et à l'État. Des priorités que le Creaa devra au préalable avoir définies avec son conseil d'administration. Lequel sera aussi consulté sur des axes à poser au contrat de plan État-Région.

Dans un élan peut-être un brin optimiste - ou politique ? -, Benoît Biteau n'exclut pas de voir avant la fin de l'année le « budget du Creaa supérieur à celui qui avait été imaginé au départ ». La Région pouvant en cas de « signe fort » du Département et de l'État déclencher une subvention complémentaire.

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Le 4 février 2014

Habiter en bord de mer devient un vrai luxe

L’envolée du prix du foncier sur le littoral exclut de plus en plus les moins riches. Pêcheurs, saisonniers, ne peuvent plus habiter près de leur lieu de travail.

Source : Ouest France  par Jean-Pierre Buisson

Il faut avoir le portefeuille bien garni pour prétendre investir dans un logement en bord de mer. Le problème n’est pas nouveau, mais le phénomène s’est accru ces dernières années avec la flambée des prix de l’immobilier.

« Les communes littorales françaises ont gagné plus de 290 000 habitants entre 1999 et 2006, soit +5%. Ceci s’explique à 80% par les flux migratoires », note Gaëlle Frostin, coordinatrice de l’association des Ceser (Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux) de l’Atlantique (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine). Conséquence : les travailleurs de la côte, du pêcheur à l’ostréiculteur en passant par les saisonniers, sont repoussés dans les terres quand ce n’est pas leur activité qui est menacée par l’appétit d’espace des néoriverains.

« Penser intérêt général »
Un sujet sensible que les Ceser Atlantique ont décrit dans un rapport. « La concentration des populations et des activités dans les espaces côtiers est source de nombreux enjeux et conflits d’usage. Le foncier est particulièrement sous pression », résume le Briochin Jean-Edmond Coatrieux. Et tout est en place pour que la situation se dégrade. D’ici 30 ans, certains secteurs comme ceux de La Roche-sur-Yon ou Vannes vont devoir accueillir entre 40 et 50 % d’habitants supplémentaires, « en majorité des seniors ».

Que faire ? « Il faut reconsidérer notre manière de gérer le littoral », préconise le rapporteur. « Le foncier ne doit plus être une rente, mais un outil d’aménagement du territoire. » Quasi révolutionnaire ! « Nous n’avons plus le choix. Nous possédons déjà de nombreux outils de gestion, mais ils agissent trop souvent en parallèle, voire en concurrence ». La solution ? « Mutualiser et partir de l’idée que nous devons travailler sur des projets de territoire. La motivation doit être l’intérêt général. » Pour ceux qui en douteraient, Jean-Edmond Coatrieux évoque « les effets du réchauffement climatique et les risques de submersion et d’érosion » qui ne tarderont pas à mettre tout le monde d’accord.

Le rapport du Ceser avance vingt et une propositions pour reprendre la main sur la gestion littorale. Principale recommandation : « établir des stratégies de long terme en évaluant les capacités d’accueil de chaque territoire, en ne se limitant pas aux espaces communaux. » L’échelle préconisée est celle de la Région, mais aussi de l’intercommunalité, pour avoir une meilleure vue d’ensemble.

L’association des CESR estime aussi « qu’il faut replacer le foncier au cœur du débat de société ». Comment ? « En réformant le droit actuel de propriété… qui redonnerait à l’État une certaine souveraineté foncière en matière de contrôle de l’espace au nom de l’utilité publique ». Sale temps pour la spéculation.

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Le foncier littoral sous pression : une problématique interrégionale

Dans le cadre de leur coopération « Atlantique », les CESER d’Aquitaine, Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes après avoir produit un état des lieux et des préconisations sur l’avenir de la filière ostréicole dans les régions de la façade atlantique (mars 2012), viennent de finaliser une nouvelle étude interrégionale intitulée « Populations et activités sur le littoral atlantique : Enjeux fonciers - Quelle gouvernance avec quels outils ? ».

Les régions Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine sont caractérisées depuis les années 1980 par un «tropisme atlantique». La concentration des populations et des activités dans les espaces côtiers est source de nombreux enjeux et conflits d’usage. Le foncier est particulièrement «mis sous pression».

Les CESER de l’Atlantique ont choisi d’élaborer ensemble un état des lieux de ce phénomène. De ce diagnostic partagé, ils retiennent que les enjeux fonciers sont toujours aussi prégnants et préoccupants pour l’avenir des territoires côtiers, malgré les dispositions prises jusqu’à présent pour maîtriser cette pression.

Ils soulignent donc la nécessité de changer de modèle de gestion foncière sur le littoral atlantique et de mobiliser de manière plus efficace, plus ambitieuse et plus concertée l’ensemble des acteurs et des outils existants.

Les CESER de l’Atlantique formulent ainsi des propositions concrètes, principalement à l’attention des collectivités territoriales et de l’Etat. Si chacun des acteurs a un rôle à jouer dans la mise en œuvre de ces mesures, leur coordination se joue à deux principaux niveaux :

- L’échelle intercommunale leur semble la plus adaptée pour définir une stratégie foncière de long terme, au service d’un projet de territoire. Ce projet de territoire doit être basé sur la notion de capacité d’accueil, et mieux prendre en compte les risques littoraux et les conséquences du changement climatique.
- La gestion économe et rationnelle du foncier doit également être pensée à l’échelle régionale.

Les CESER de l’Atlantique encouragent les Conseils régionaux à assurer ce rôle de fédérateurs et de stratèges. Cette contribution s’adresse également à l’ensemble de la société civile, afin que le foncier soit replacé au cœur d’un débat de société.

Parmi les nombreuses préconisations des CESER de l’Atlantique, à citer par exemple :
  • Des stratégies foncières de long terme, au service de projets de territoire, sur tout le littoral atlantique
Les collectivités qui font preuve d’une gestion prévisionnelle du foncier sont majoritairement de moyennes et grandes agglomérations ou des intercommunalités. Peu de petites communes ont développé de telles démarches.

Les CESER de l’Atlantique insistent donc en premier lieu sur la nécessité, pour l’ensemble des territoires littoraux de la façade, de se doter de stratégies foncières de long terme.

En outre, les CESER de l’Atlantique considèrent qu’une stratégie foncière n’est pas une fin en soi : c’est un outil au service d’un projet de territoire.

L’élaboration d’une stratégie foncière repose donc tout d’abord sur la définition d’objectifs, déclinant un projet de territoire co-élaboré et partagé par l’ensemble de la société civile.

Répondre à ces objectifs suppose ensuite d’adapter l’offre foncière à la demande : une évaluation précise s’impose pour quantifier et qualifier les besoins propres à chaque usage, ainsi que les disponibilités foncières sur le territoire.
  • La notion de capacité d’accueil au cœur des stratégies foncières et des projets de territoire
L’évaluation de la capacité d’accueil est une obligation pour les communes relevant de la Loi Littoral. Cette notion correspond au niveau maximum des pressions exercées par les populations et les activités que peut supporter le capital de ressources d’un territoire sans remise en cause de ses spécificités et de son attractivité.

Les CESER de l’Atlantique encouragent l’ensemble des collectivités littorales à placer la notion de capacité d’accueil au coeur des stratégies foncières et des projets de territoire.

Des outils d’aide à la décision existent, leur vulgarisation doit être poursuivie auprès de toutes les collectivités.
  • Des documents de planification plus ambitieux, prescriptifs en matière d’économies foncières et cohérents entre eux
Les Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT) et les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) constituent des outils essentiels pour la gestion du foncier. Si la couverture du littoral atlantique en PLU est quasi complète, ce n’est pas tout à fait le cas de la couverture en SCOT.

Les CESER de l’Atlantique encouragent donc les territoires concernés à :
- se doter au plus vite d’un SCOT ;
- définir dans ces documents d’urbanisme des objectifs d’économies foncières ambitieux et prescriptifs ;
- se doter d’indicateurs et de moyens pour un suivi régulier de ces objectifs.

Enfin, les enjeux fonciers nécessitent de dépasser régulièrement l’échelle territoriale du SCOT, il est donc important de renforcer la mise en réseau et en cohérence des SCOT.

Source : Conseil Economique, Social et Environnemental Poitou-Charentes qui s’est réuni en session du 10 au 17 juin 2013. Télécharger l’avis du CESER sur "Populations et activités sur le littoral atlantique : enjeux fonciers. Quelle gouvernance avec quels outils". Pour tout renseignement : CESER Atlantique

Télécharger le rapport sur "Populations et activités sur le littoral atlantique : enjeux fonciers. Quelle gouvernance avec quels outils"

Télécharger la synthèse du rapport sur "Populations et activités sur le littoral atlantique : enjeux fonciers. Quelle gouvernance avec quels outils"

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Extrait du rapport Populations et activités sur le littoral atlantique : Enjeux fonciers

La conchyliculture, une activité primaire incontournable du littoral menacée par la pression de l’urbanisation.

Les CESER de l’Atlantique ont consacré leur précédente contribution à l’avenir de la filière ostréicole sur le littoral atlantique. Conscients de l’importance socio-économique, environnementale et patrimoniale de la filière dans leurs régions, ils avaient souhaité se mobiliser pour la préservation de cette activité primaire. En effet, le secteur doit actuellement faire face à de multiples enjeux. Le premier de ces défis, largement médiatisé, est conjoncturel : le phénomène de mortalité des jeunes huîtres creuses, observé chaque année depuis 2008, affecte fortement les entreprises, leurs capacités de production et d’investissement, et à terme leur viabilité. Mais la filière ostréicole, comme l’ensemble de la filière conchylicole, est également confrontée à de nombreux défis structurels. Ils sont notamment liés à la position d’interface de ces activités entre terre et mer (complexité et exigences du cadre réglementaire), et à leur dépendance vis-à-vis de l’environnement (qualité sanitaire des produits, fonction de la qualité de la ressource en eau ; quantité et régularité des apports d’eau douce dans les claires) : on les qualifie ainsi de sentinelles de l’environnement côtier.

Un foncier sous pression, pour les « paysans de la mer » comme pour les « paysans de la terre »

L’accès à l’espace est un enjeu majeur pour la conchyliculture. En France, 5400 concessionnaires se partagent 18000 ha de concessions situées sur le Domaine Public Maritime (DPM). Les bâtiments d’exploitation peuvent également être implantés de façon précaire sur le DPM. Normalement propriété inaliénable et imprescriptible de l’Etat, le DPM est concédé temporairement aux conchyliculteurs pour une activité professionnelle, et doit théoriquement être remis à l’état naturel après arrêt de l’activité, sauf si le repreneur est également un professionnel. Faute de contrôles, les cas de changement de destination de ces espaces, vers un usage résidentiel, ne sont pas rares, notamment en zone portuaire, mais pas seulement.

En effet, à ces surfaces sur le DPM s’ajoutent 2500 ha situés en domaine privé : il s’agit des claires (bassins d’affinage), essentiellement en Charente-Maritime. Les bâtiments d’exploitation, représentant des surfaces moindres, sont également souvent implantés en domaine privé. Les terrains et bâtis peuvent être vendus sans distinction d’usage, à condition de respecter les zonages des documents d’urbanisme. Ainsi, l’estimation de France Domaine se base obligatoirement sur la moyenne des biens vendus dans le voisinage immédiat, alors que la valeur des biens devrait être différente selon l’usage professionnel ou résidentiel : beaucoup de jeunes conchyliculteurs se trouvent dans l’incapacité de reprendre des entreprises, y compris dans des cas de transmission du patrimoine. Ces difficultés contribuent au déficit d’attractivité du secteur, aux côtés d’autres contraintes réglementaires, administratives et financières.

De plus, il existe une grande diversité de configurations possibles en termes de localisation des établissements (dénommés chantiers en Bretagne, cabanes en Poitou-Charentes) et des lieux d’habitation, entre Domaine Public Maritime et domaine privé. Cette coexistence de ces deux régimes de gestion publique et privée pose problème dans la mesure où les concessions, le chantier et l’habitation conchylicoles constituent une unité fonctionnelle indissociable.

Si la pression de l’urbanisation est généralisée sur le littoral atlantique, tous les bassins conchylicoles ne sont pas touchés de la même manière. Les enjeux sont ainsi légèrement moins prégnants en Poitou-Charentes ou en Aquitaine, où les exploitations sont plutôt concentrées dans des ports, lotissements ou zones dédiées à la conchyliculture. Ce n’est pas le cas du Morbihan par exemple, où les tensions foncières sont exacerbées, du fait certes de l’attrait particulier de son littoral, mais aussi et surtout de la dispersion historique des exploitations conchylicoles, dont les emprises sur le domaine privé sont importantes, surtout lorsqu’une habitation est présente sur le site d’exploitation...

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Plaidoyer pour une décentralisation de la loi Littoral : un retour aux origines

Rapport d'information de Mme Odette HERVIAUX et M. Jean BIZET, fait au nom de la commission du développement durable n° 297 (2013-2014) - 21 janvier 2014

Source : Sénat

Entre terre et mer, le littoral est à la fois un eldorado résidentiel et touristique, un gisement de développement économique aujourd'hui porteur des espoirs de croissance bleue, et un patrimoine naturel riche et fragile qu'il est nécessaire de protéger.

La loi du 3 janvier 1986 relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, dite « loi Littoral », a été instaurée pour répondre à ces attentes contradictoires. Elle promeut des principes de développement durable et de gestion équilibrée des territoires concernés.

Cette loi a incontestablement et heureusement freiné le « bétonnage » de nos côtes. Mais le littoral pâtit d'un affrontement stérile entre protection et aménagement, du fait d'une vision abstraite et juridique qui fige son développement.


Le coeur du problème réside dans la territorialisation inachevée, voire à peine ébauchée, de la loi. Les règles d'urbanisme qu'elle définit, volontairement floues, ont pourtant vocation à être adaptées à la diversité des paysages côtiers.

Les tentatives de planification stratégique ont été infructueuses, pour des raisons souvent plus sociologiques que juridiques. Il manque toujours un document d'interprétation permettant de décliner la loi à l'échelle de bassins géographiques.

Pour les rapporteurs, il est temps de responsabiliser les élus locaux en leur confiant l'élaboration de ce document, que l'État n'a pas su mettre en place depuis trente ans. C'est en revenant à la volonté initiale et unanime du législateur que l'application de la loi Littoral pourra être réellement apaisée.

Rapport

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Le développement durable au cœur des élections municipales

Un guide gratuit "Candidat(e) aux municipales ? Le développement durable : une opportunité à saisir !"

Source : CDurable

Construire un projet municipal qui tienne compte du développement durable, ce devrait être l’une des préoccupations majeures des candidats aux prochaines élections municipales de mars prochain.

Dans un contexte économique morose, faire coïncider les attentes environnementales, avec des impératifs économiques et sociaux contraignants, sera le défi le moins aisé à relever pour les futurs conseillers municipaux.

Pour résoudre ce casse tête, un guide vient de paraitre à destination des concepteurs des projets municipaux, afin de les épauler dans leur tache. Edité par le Réseau des Agences Régionales de l’Energie et de l’Environnement, ce document donne des pistes pour construire un projet donnant du sens à l’action territoriale.

Depuis 2008, la crise économique que traversent la plupart des pays dit développés a montré justement les limites de ce modèle de développement et sa non-durabilité. Crise sociale qui perdure, crise écologique qui progresse, les signaux d’alertes doivent susciter des initiatives concrètes pour inverser la tendance : initiatives nationales ou internationales, certes, mais aussi, et avant tout, des volontés locales pour agir concrètement. « Penser global, agir local », c’est la devise du développement durable et le levier principal à actionner.

C’est notamment au travers de la mise en œuvre des Agenda 21 que cette action locale se traduit. Entre 2007 et 2012, le nombre des Agenda 21 locaux en France est passé de 200 à plus de 900, dont la plupart sont portés par les communes. Durant cette période, on a pu voir les pratiques changer, les actions se multiplier. Ces expériences ne demandent qu’à être dupliquées et adaptées dans chaque territoire.

Les campagnes municipales sont donc l’occasion de mettre le développement durable au cœur des projets de villes. Pour construire ce projet, le Réseau des Agences Régionales de l’Energie et de l’Environnement livre des pistes à suivre.

Cadre de vie, urbanisme, action sociale, éducation, économie locale, énergie, santé, alimentation, déplacements, tous les domaines de la vie publique sont à envisager sous un volet environnemental.

Il faut par exemple encourager l’économie sociale et solidaire via notamment le développement de circuits courts de production et de consommation. Cela permet de favoriser une économie territoriale et durable : réseaux d’entraides, insertion sociale, filières professionnelles locales, système d’échanges locaux, Amap, monnaies locales sont les pistes à explorer.

De même l’action sociale doit permettre à chacun de satisfaire ses besoins essentiels (santé, logement, éducation, alimentation…) par la présence de services sociaux sur le territoire, ou de logements d’urgence économes en énergie.

Les projets peuvent faire valoir la clause du mieux-disant social et environnemental dans les programmes de travaux. Ils peuvent aussi s’engager à soutenir les entreprises sur la mise en place de programmes de formation des personnes en insertion.

On peut également citer en vrac la préservation de la ressource en eau, le développement des modes de déplacements doux, ou l’accompagnent de la rénovation des bâtiments vers moins de consommation d’énergie et d’eau.

Le guide propose de nombreuses autres pistes autour de l’accès à la culture, de la préservation du patrimoine naturel, de l’engagement des jeunes ou de l’éco-citoyenneté.

Les possibilités d’agir de manière responsable sur son territoire sont nombreuses. Elles couvrent l’ensemble des compétences des collectivités locales et s’appuient sur l’expérience de nombreuses d’entre elles.

Proposé sous une forme interactive, le guide permet d’explorer plus en détails certains aspects des solutions expérimentées. Un réseau de retours d’expériences régionales est également à disposition sur les sites régionaux mutualisant les initiatives.

Que vous participiez à un projet municipal, ou que vous soyez simplement un citoyen désirant inciter ses élus à mieux prendre en compte le développement durable, le Guide « Développement durable : une opportunité à saisir« doit vous permettre de faire de cette question la priorité des politiques publiques.

Pour plus d'informations :

- RARE, les sites régionaux
- Télécharger le Guide « Candidat(e) aux municipales ? Le développement durable : une opportunité à saisir ! »

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Le 5 mars 2014

La Commission présente une nouvelle stratégie européenne pour promouvoir le tourisme côtier et maritime


La Commission européenne a présenté le 20 février 2014 une nouvelle stratégie visant à promouvoir le tourisme côtier et maritime en Europe. Reconnaissant le potentiel de ce secteur en matière de croissance durable et de création d'emplois, la stratégie présente 14 mesures de l'UE destinées à aider les régions côtières et leurs entreprises à relever les défis auxquels elles sont confrontées et renforcer la position du secteur en tant que moteur essentiel de l'économie bleue de l'Union européenne. Ces mesures concrètes s'accompagnent d'une répartition des tâches que les États membres, les régions et les acteurs du secteur peuvent réaliser pour compléter ces mesures de l'UE.

Les mesures proposées consistent notamment à faciliter une coopération et un dialogue plus étroits en Europe entre tous les acteurs du tourisme côtier, à favoriser les partenariats public-privé, à promouvoir les compétences et l'innovation, à encourager l'écotourisme, et à créer un guide en ligne concernant les possibilités de financement afin de contribuer à stimuler l'investissement. Les États membres, les autorités régionales et le secteur auront un rôle clé à jouer dans l'élaboration et la mise en œuvre de ces mesures.

Mme Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré à ce propos: «Le tourisme côtier et maritime a été défini dans notre stratégie en faveur de la “croissance bleue” comme l'un des moteurs essentiels pour créer de la croissance et de nouveaux emplois, notamment dans nos régions côtières qui connaissent souvent un taux de chômage élevé. Ce secteur constituant la principale activité économique maritime et la base de l'économie d'un grand nombre de nos régions côtières, il est de notre responsabilité de l'aider à se développer et à prospérer.»

M. Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne et commissaire européen chargé de l'industrie, de l'entrepreneuriat et du tourisme, a quant à lui déclaré: «Je considère le tourisme comme un levier économique fondamental pour la croissance en Europe, autour duquel nous devons articuler des politiques spécifiques, cohérentes et intégrées. Une stratégie ciblée sur le tourisme côtier et maritime met en évidence le potentiel de ce secteur important du tourisme et le rôle qu'il peut jouer pour lutter contre le chômage, en particulier chez les jeunes.»

Malgré son incontestable potentiel, le secteur est confronté à un certain nombre de défis que la stratégie s'emploie à relever. Il s'agit notamment des lacunes en matière de données et de connaissances, de la volatilité de la demande, de la forte saisonnalité, du manque de compétences adéquates et d'innovation et des difficultés pour accéder au financement. Les mesures définies dans la stratégie présentée aujourd'hui visent à aider le secteur à surmonter ces obstacles et à créer un environnement qui attirera l'investissement. Ces mesures contribueront également à garantir la durabilité des activités du secteur, à préserver le patrimoine naturel et culturel, à engranger d'importants bénéfices économiques et avantages environnementaux et à rendre le secteur plus compétitif au niveau mondial.

Contexte
Le tourisme côtier et maritime, qui inclut le tourisme balnéaire et nautique, le tourisme de croisière et de navigation, constitue un moteur essentiel pour l'économie de nombreuses régions côtières et îles en Europe.

Il emploie près de 3,2 millions de personnes, génère un total de 183 milliards € en valeur ajoutée brute pour l'économie de l'UE et représente plus d'un tiers du produit brut de l'économie maritime. Le tourisme est un secteur en plein essor: en 2013, le nombre de nuitées passées dans des hôtels ou établissements similaires a atteint un niveau record de 2,6 milliards dans l'UE-28, soit une augmentation de 1,6 % par rapport à 20121.

L'exploitation du potentiel qu'offrent les côtes et les mers contribuerait à la prospérité et à la santé des régions côtières et de l'économie de l'UE en général, tout en garantissant un développement durable et à long terme de toutes les activités liées au tourisme.

La stratégie présentée aujourd'hui sera examinée lors d'une conférence organisée avec la collaboration de la présidence grecque le 10 mars à Athènes; elle rassemblera des administrations et des entreprises ainsi que d'autres parties intéressées. Les mesures concrètes seront mises en œuvre dans les mois à venir.

Source : Europa - 20 février 2014 

Pour de plus amples informations :

Page consacrée au tourisme côtier sur le site internet de la direction générale des affaires maritimes: http://ec.europa.eu/maritimeaffairs/policy/coastal_tourism/index_fr.htm

Page consacrée au tourisme sur le site internet de la direction générale des entreprises et de l'industrie: http://ec.europa.eu/enterprise/sectors/tourism/index_fr.htm

http://ec.europa.eu/maritimeaffairs/documentation/studies/documents/study-maritime-and-coastal-tourism_en.pdf

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Questions et réponses sur la stratégie européenne pour le tourisme côtier et maritime


Source : Europa

Qu'est-ce que le tourisme côtier et maritime ?

Le tourisme côtier inclut le tourisme et les activités récréatives balnéaires (nage, surf, par exemple) et d'autres activités de loisirs dans les zones côtières (aquariums, par exemple). Le tourisme maritime couvre les activités aquatiques (navigation de plaisance, activités de croisière, sports nautiques, par exemple) et comprend l'exploitation des installations terrestres (affrètement, fabrication d’équipements et services).

Sur le plan géographique, on entend par régions côtières les régions situées en bordure de mer ou dont la moitié du territoire se trouve à moins de 10 km de la côte1. Le tourisme côtier et maritime a été mis en avant comme l'un des secteurs dotés d'un fort potentiel en matière de croissance et d’emploi dans la stratégie de l'UE en faveur de la croissance bleue.

Pourquoi la Commission se concentre-t-elle sur le secteur du tourisme côtier et maritime ?

En raison de son poids économique et de son incidence directe et indirecte sur les économies locales et régionales, le tourisme côtier et maritime présente un fort potentiel en matière d’emploi et de croissance, notamment pour les régions éloignées dans lesquelles l'activité économique est par ailleurs limitée. Toutefois, les destinations côtières sont confrontées à un certain nombre de défis qui ont une incidence sur la poursuite de leur développement. Bien que ces problèmes concernent aussi d’autres activités touristiques, ils sont accentués dans le cas du tourisme côtier et maritime :
  • fragmentation du secteur avec une forte proportion de PME;
  • accès au financement limité, voire inexistant;
  • manque d’innovation et de diversification;
  • accroissement de la concurrence mondiale;
  • volatilité de la demande et caractère saisonnier;
  • inadéquation des compétences et des qualifications;
  • pressions environnementales croissantes.

En 2010, la Commission, avec le soutien du Conseil et du Parlement européen, a publié la communication intitulée «l’Europe, première destination touristique au monde», qui fait référence à la nécessité d'élaborer une stratégie pour un tourisme côtier et maritime durable. La stratégie en faveur de la croissance bleue2 adoptée en 2012 a fait apparaître le tourisme côtier et maritime comme l’un des cinq domaines prioritaires dans «l’économie bleue» pour stimuler l’emploi dans les zones côtières.

Que propose la communication ?

Cette communication passe en revue les principaux défis auxquels le secteur est confronté et présente une nouvelle stratégie visant à relever ces défis.

La Commission a défini 14 mesures qui peuvent aider le secteur à se développer de manière durable et à donner une nouvelle impulsion aux régions côtières de l’Europe. La Commission collaborera avec les États membres, les autorités régionales et locales et le secteur pour mettre en œuvre ces mesures.

Ainsi, la Commission propose :
  • d'élaborer un guide en ligne concernant les principales possibilités de financement disponibles pour le secteur (en particulier pour les PME);
  • de favoriser un dialogue paneuropéen entre les organisateurs de croisières, les ports et les acteurs du tourisme côtier;
  • de mettre davantage l'accent sur la dimension côtière et maritime, le cas échéant, dans les initiatives touristiques de l'UE et notamment dans les campagnes de promotion et de communication;
  • de soutenir le développement des partenariats transnationaux et interrégionaux, des réseaux3, des regroupements et des stratégies de spécialisation intelligente;
  • d'encourager les systèmes de gestion novateurs au moyen des TIC4 et du portail des entreprises du tourisme;
  • de s'efforcer d'améliorer la disponibilité et l'exhaustivité des données dans le secteur du tourisme côtier et maritime;
  • de favoriser l'écotourisme et d'encourager l'établissement de liens avec d’autres actions en matière de durabilité;
  • de promouvoir des stratégies en matière de prévention et de gestion des déchets ainsi que de déchets marins pour soutenir le tourisme côtier et maritime durable;
  • d'entreprendre des activités de recherche pour déterminer comment améliorer la connectivité des îles et de concevoir en conséquence des stratégies touristiques innovantes pour les îles (éloignées);
  • de recenser les pratiques innovantes pour le développement des ports de plaisance grâce à une étude spécifique.

Qu'attend-on des États membres, des parties prenantes, ainsi que des autorités locales et régionales ?

La stratégie-cadre proposée offre une réponse cohérente aux défis auxquels le secteur est confronté en complétant les initiatives déjà mises en œuvre par les États membres, les régions et les autres parties prenantes et en y apportant une valeur ajoutée.

Les États membres, qui sont compétents au premier chef en matière de tourisme, sont invités à élaborer et mettre en œuvre des stratégies nationales et régionales, à utiliser les fonds disponibles et à échanger les bonnes pratiques.

La stratégie vise à promouvoir les partenariats transnationaux et interrégionaux, le dialogue et la coopération, tout en intégrant les questions liées au tourisme côtier et maritime dans les politiques et les programmes existants.

Le secteur et les parties intéressées sont invités à mettre au point de nouveaux modèles d'exploitation, ainsi que des produits innovants et diversifiés pour renforcer la capacité de réaction et le potentiel de croissance du secteur. Les mesures proposées visent également à améliorer l’accessibilité, la connectivité et la visibilité de l'offre touristique et à promouvoir la durabilité en réduisant l’incidence des activités touristiques sur l'environnement.

Quelle est l’importance économique du tourisme côtier et maritime ?

Le tourisme côtier et maritime, qui est le principal sous-secteur du tourisme et l’activité économique maritime unitaire la plus importante, constitue un moteur économique clé dans de nombreuses régions côtières et îles en Europe. Il emploie près de 3,2 millions de personnes, génère un total de 183 milliards € pour le PIB de l'UE (chiffres de 2011 pour les 22 États membres de l’UE possédant un littoral, sans la Croatie).

Près d'un tiers de toute l’activité touristique en Europe s'effectue dans les régions côtières, et environ 51 % de la capacité hôtelière européenne est concentrée dans les régions côtières.

En 2012, le tourisme de croisière a généré à lui seul un chiffre d'affaires direct de 15,5 milliards € et a employé 333 000 personnes; quant aux ports européens, ils ont accueilli 29,3 millions de voyageurs. Au cours de ces 10 dernières années, la demande de croisière a pratiquement doublé dans le monde et le secteur des croisières a connu une expansion de plus de 10 % chaque année en Europe.

En 2012, le secteur nautique (constructeurs de bateaux, fabricants d’équipements pour les bateaux et les sports aquatiques, commerce et services tels que l’affrètement) comprenait plus de 32 000 entreprises en Europe (UE sauf Croatie, Espace économique européen et Suisse), ce qui représente 280 000 emplois directs.

Le tourisme est en plein essor et l’Europe est la destination touristique mondiale n° 1. En 2012, 534 millions d’arrivées de touristes ont été enregistrées en Europe, ce qui représentait 17 millions de plus qu'en 2011 (52 % des arrivées au niveau mondial) et les recettes se sont élevées à 356 milliards € (soit 43 % du total mondial)5.

Comment cette stratégie peut-elle contribuer à la réalisation des objectifs de la stratégie «Europe 2020» de l’UE ?

Le développement du tourisme côtier et maritime contribue à la réalisation des objectifs de la stratégie «Europe 2020» de l’UE de plusieurs façons :

la stratégie peut aider le secteur à exploiter son potentiel en tant que moteur de la croissance et de la création d’emplois, notamment pour les jeunes et en particulier dans les régions côtières;

l’évaluation des compétences professionnelles et des qualifications dans le secteur offrira une meilleure vue d’ensemble de ses besoins et contribuera à obtenir une formation et un enseignement plus ciblés pour créer une main-d’œuvre plus mobile et qualifiée;

en promouvant l'écotourisme et la prévention des déchets, la stratégie peut aider le secteur à réduire ses incidences sur l’environnement.

Pour plus d’informations
Page consacrée au tourisme côtier sur le site internet de la direction générale des affaires maritimes: http://ec.europa.eu/maritimeaffairs/policy/coastal_tourism/index_fr.htm

Page consacrée au tourisme sur le site internet de la direction générale des entreprises et de l'industrie : http://ec.europa.eu/enterprise/sectors/tourism/index_fr.htm

Voir également IP/14/171

1 : Selon la définition donnée par Eurostat.

2 : COM(2012) 494 du 13.9.2012.

3 : Par exemple, le réseau Enterprise Europe Network. Une étude sur les perspectives de création de groupements en Méditerranée a été lancée à l’automne 2013.

4 : Parmi les outils informatiques concrets disponibles figurent l’observatoire virtuel du tourisme (http://ec.europa.eu/enterprise/sectors/tourism/vto/index_fr.htm); la plateforme TOURISMlink (http://www.tourismlink.eu/tourism-link) et la plateforme eCalypso (http://www.ecalypso.eu/steep/public/index.jsf).

5 : Rapport annuel 2012 de l'OMT.

6 : Source: Tourism 2020 Vision (OMT). Données disponibles pour tous les touristes et pas seulement pour les régions côtières.


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