vendredi 15 novembre 2013

News de la pêche dans le monde : Octobre / Novembre / Décembre 2013


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie


4e trimestre 2013 : Octobre / Novembre / Décembre 2013
  
Cliquez Ici pour la suite de la revue de presse en 2014

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Le 30 décembre 2013

Biodiversité. La nature n’est pas à vendre !

Déclaration internationale pour défendre les biens communs et s’opposer aux mécanismes de compensation biodiversité

En réaction au Forum Mondial sur le Capital Naturel qui s’est tenu à Edimbourg (Ecosse), du 21 au 22 novembre 2013, 136 organisations ont publié une déclaration pour s’opposer au principe de compensation biodiversité et ont organisé un contre-forum sur les biens communs.

Alors que les marchés du carbone ont montré leur inefficacité à faire diminuer les émissions de gaz à effet de serre, les entreprises et les gouvernements proposent désormais d’étendre ce type de mécanisme à la biodiversité et aux écosystèmes.

Source : Cdurable

Le contexte

Le principe est qu’une entreprise ayant un projet entrainant une destruction ou une dégradation d’un espace naturel puisse payer un intermédiaire pour compenser ses impacts en restaurant ou en protégeant un autre espace. Or, comme l’explique Hannah Mowat de FERN : «  La biodiversité n’est pas un produit de supermarché que l’on peut acheter ou échanger. Elle est liée aux paysages humains et culturels et sa destruction à un endroit ne peut être compensée par une action plus loin ».

De plus, le risque associé à ce type de mécanisme est d’ouvrir un nouveau marché pour les acteurs financiers qui peuvent se placer dans la chaine des intermédiaires, et spéculer, comme l’explique Lucie Pinson, chargée de campagne pour les Amis de la Terre : « Avec les incertitudes autour de la crise économique, les banques cherchent de nouveaux investissements : la crise écologique s’accélérant, avec une demande en ressources naturelles et en énergie croissante, les banques voient dans les mécanismes de compensation biodiversité un nouveau marché florissant ».

Si les entreprises soutiennent les mécanismes de compensation, c’est également parce qu’ils permettent d’éviter des législations plus contraignantes ou de saper la contestation locale contre un projet comme l’explique Maxime Combes d’ATTAC : «  L’extension des mécanismes de compensation biodiversité est clairement au cœur des projets de gestion de la nature que veulent mettre en œuvre des acteurs financiers pour maintenir coûte que coûte un modèle insoutenable. Le Parlement français, qui sera saisi d’une loi biodiversité au printemps 2014, devra choisir entre ouvrir les vannes de la compensation biodiversité ou alors renforcer les cadres qui permettent de bloquer les petits et grands projets inutiles destructeurs de biodiversité et d’écosystème ». Une dizaine d’organisations françaises, notamment des associations locales impliquées dans la lutte contre des projets controversés, sont ainsi signataires de la déclaration.

L’extension des mécanismes de compensation est un phénomène mondial : « Au Brésil, le gouvernement procède à une réforme des politiques publiques pour permettre aux entreprises de « compenser » l’impact plutôt que de prévenir les dégâts. La banque de développement brésilienne, BNDES, subventionne les Etats pour qu’ils adoptent des lois locales sur les compensations carbone et biodiversité. Bien que cela soit contesté par le procureur public, ces politiques sont à l’origine de violations dramatiques des droits des peuples autochtones », explique Lucia Ortiz, des Amis de la Terre Brésil.

Pour faire face, et dénoncer, les mécanismes de compensation biodiversité, les organisations signataires de la déclaration proposent de renforcer l’idée de bien commun comme l’explique Nick Dearden, directeur du Mouvement mondial pour le développement et co-organisateur du Forum sur les Biens Communs : « La nature est un bien commun qui appartient à tous et dont chacun est responsable. Elle doit être gérée démocratiquement, en renforçant en priorité les droits des communautés locales qui en dépendent selon le principe de bien commun et non de marché. »

Déclaration complète : La nature n'est pas à vendre !

Partout dans le monde, les écosystèmes (et donc les communautés qui en dépendent) sont mis à mal par de grands projets d’infrastructure, les sites d’extraction et les marchés financiers.[1] Afin de faciliter ces activités, des entités tant publiques que privées mettent sur pied des mécanismes pour ‘compenser’ leur impact sur l’environnement. Ces mécanismes pourraient aggraver la situation, et plus inquiétant encore, ils font de la nature une marchandise. C’est pourquoi les organisations signataires mettent en garde contre les effets de cette fausse solution et refusent les mécanismes de compensation pour perte de biodiversité.

Cliquer Ici pour accéder au site de la déclaration avec la liste des signataires

La compensation pour perte de biodiversité, c’est la promesse de remplacer ce qui est détruit dans la nature à un endroit par de la nature ailleurs. De même que dans le cas des mécanismes de développement propre (Clean Development Mechanisms, CDM) et de réduction des émissions suite à la déforestation et la dégradation des forêts (Reduce Emissions from Deforestation and Forest Degradation, REDD), la compensation pour perte de biodiversité se base sur l’avis d’‘experts’ pour faire croire qu’un morceau de la planète est équivalent à un autre.

À qui profite le crime?

Introduire ces compensations permet, voire encourage, la destruction de l’environnement en faisant croire qu’un habitat peut être recréé ailleurs. Tout bénéfice pour les entreprises responsables de dégradation, puisqu’elles peuvent se présenter comme si elles investissaient dans la protection de l’environnement, donnant ainsi un vernis écologique à leurs produits et services.

Cela crée également des ouvertures pour de nouveaux intermédiaires : des consultants en conservation du biotope pour évaluer ce qui est perdu, des banquiers pour le transformer en crédits, des traders pour spéculer dessus sur de nouveaux marchés spécialisés et des investisseurs qui veulent tirer profit de ce ‘capital vert’. “Le capital naturel” est un concept artificiel reposant sur des hypothèses économiques boiteuses et non sur des valeurs écologiques, un concept qui permet la marchandisation de la nature.

Et ceci se produit avec l’appui de gouvernements qui font en sorte que des droits de propriété sur des éléments naturels comme le carbone ou la biodiversité puissent être transférés à des sociétés et des banques.
Les compensations ne vont pas empêcher la perte de biodiversité

La nature est unique et complexe. Il est impossible de mesurer la biodiversité, il est donc trompeur de suggérer qu’il est possible de trouver des zones équivalentes. Il faut à certains écosystèmes des centaines sinon des milliers d’années pour devenir ce qu’ils sont – or ces compensations font semblant qu’il est possible de trouver des remplacements. [2]

Ces compensations vont faire du tort aux communautés

La compensation en matière de biodiversité a comme conséquence que la protection de l’environnement n’est plus qu’un sous-produit d’un projet commercial, marginalisant les communautés et menaçant leur droit à la vie. La nature joue un rôle important pour les communautés locales, que ce soit du point de vue social, spirituel ou de leur subsistance. Ces valeurs ne peuvent pas plus être mesurées, estimées ou compensées que ces communautés ne peuvent aller vivre ailleurs.[3]

La compensation en matière de biodiversité sépare les gens du milieu où ils ont grandi, où s’enracine leur culture, où leur activité économique se déroule depuis des générations.

La compensation en matière de biodiversité pourrait accélérer la perte de biodiversité

Une série de cas démontrent que ces compensations accélèrent l’exploitation des ressources naturelles et sont préjudiciables aux droits des communautés à protéger et gérer leurs biens communs. Parmi ces exemples, citons :
  • Le nouveau code forestier au Brésil qui permet aux propriétaires de détruire des forêts s’ils achètent des ‘certificats de réserves environnementales’ émis par l’état et échangé à la bourse des produits verts récemment créée par le gouvernement brésilien.
  • La législation de l’UE sur les compensations en matière de biodiversité (dite ‘initiative de perte nette nulle’) qui pourrait vider les directives existantes de leur substance.
  • Des institutions financières publiques comme la Banque mondiale, la Société financière international (SFI, la branche de la BM pour le privé) et la Banque d’investissement européenne (BIE) ont integer les compensations en matière de biodiversité dans leurs norms, ce qui leur permet de financer des projets qui détruisent l’environnement.

Il est impossible compenser de grands projets d’infrastructure et d’extraction. Une fois qu’un écosystème est détruit, il est impossible de le récréer ailleurs. Là où la compensation de biodiversité est permise, elle entraîne souvent l’affaiblissement des lois qui doivent empêcher la destruction de l’environnement. Si les compensations se couplent de quota échangeables (comme pour le carbone), la voie est libre pour la spéculation financière qui menace la nature et les droits des communautés qui en dépendent.

Sept ans de compensation carbone n’ont pas réduit les émissions de carbone,[4] alors ne laissons pas les compensations de biodiversité ouvrir la voie à des destructions qui auraient sinon été déclarées illégales ou contraires aux critères de protection de l’environnement.

Pour ces raisons, nous rejetons toute tentative de faire figurer des mécanismes de compensation en matière de biodiversité dans des lois, critères ou politiques publiques, qui auraient pour effet de créer de nouveaux marchés y of où la nature est devenue marchandise.

Annexe : quelques exemples de politiques et de projets de compensation

1. Le gouvernement britannique envisage d’introduire ces mécanismes de compensation (consultation jusqu’au 7 novembre 2013 (http://www.fern.org/UKbiodiversityconsultation). Des cas de compensation montrent que la promesse de compenser la perte est préjudiciable à l’application de lois qui empêcheraient la destruction de l’environnement, affaiblissant ainsi le processus démocratique et l’attention portée aux communautés affectées.[5]

2. Notre Dame des Landes, en France : depuis une quarantaine d’années, il est question de construire un aéroport sur plus de 1000 hectares de terres où les agriculteurs ont préservé biodiversité et paysage traditionnel. Les lois françaises sur l’eau et la biodiversité exigeaient des compensations. ‘Biotope’ a mis au point une nouvelle méthodologie basée sur des ‘fonctions’ et non des ‘hectares’, ce qui aboutit à compenser seulement pour 600 ha. La résistance locale a réussi jusqu’à present à bloquer le projet. La Commission européenne va s’en mêler.

3. Stratégie de l’UE sur la biodiversité à l’horizon 2020 – l’UE envisage de légiférer sur les compensations en matière de biodiversité, y compris une “banque d’habitats” qui permettrait de compenser les pertes d’espèces et d’habitats partout dans l’Union. L’objectif est d’éviter une perte nette de biodiversité, ce qui n’est pas la même chose que pas de perte.

4. La Banque mondiale finance un projet d’extraction de nickel et de cobalt en Indonésie. Il est dirigé par la société française Eramet (http://wedabaynickel.com/), qui fait partie de BBOP (Business and Biodiversity Offsets Program: http://www.business-biodiversity.eu/default.asp?Menue=133&News=43). Le projet a déjà reçu l’aval de MIGA (la branche de la Banque mondiale qui s’occupe de couvrir les risques économiques et politiques des investisseurs) et doit être financé par la Banque mondiale, la Banque de développement asiatique, la banque japonaise pour la coopération internationale (JPIC), Coface et l’Agence française du développement (AFD) en ce qui concerne le volet compensations. Les conséquences pour les habitants et les sols sont très graves et la société civile se mobile pour combattre le projet, tant au niveau international qu’en Indonésie.
Notes

[1] Les méga-projets dans l’industrie minière, l’énergie, l’exploitation forestière, les transports et les monocultures entraînent l’expropriation de terres et des changements dans l’utilisation des sols, y compris la conversion de forêts à de l’agriculture à échelle industrielle. Dans le même temps, au nom de la sécurité énergétique, c’est sur grande échelle que se développent l’extraction de carburants fossiles conventionnels et non-conventionnels comme les sables bitumeux et le gaz de schiste.
[3] Ceci illustre le fardeau disproportionné que doivent supporter des communautés qui ne sont en rien responsables de la destruction de l’environnement et dont la survie dépend d’un environnement en bonne santé.

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21 Décembre 2013

Pour sauver les coraux, protégeons les arbres : la preuve aux Fidji


La déforestation massive modifie sensiblement le cycle du carbone, menace la préservation de la biodiversité terrestre mais impacte également les coraux côtiers. Protéger les forêts préserve les écosystèmes terrestres et serait aussi avantageux pour la santé des coraux.

Source : Futura-Sciences par Delphine Bossy

Si les coraux sont grandement menacés par la pollution, l’acidification des océans et plus largement le changement climatique, il n’en reste pas moins que la préservation de la végétation est impératif pour leur conservation.

Préserver les forêts côtières pour sauver les coraux. Si le lien entre les deux écosystèmes n’est pas évident, il est pourtant avéré. Les activités humaines terrestres impactent les océans, Charles Moore, spécialiste de la pollution plastique des océans, les définit comme la bouche de notre civilisation. Un dixième de la production annuelle de plastique finit en mer et certaines activités humaines engendrent une augmentation des eaux de ruissellement (et des sédiments associés), l'apport de nutriments et de produits chimiques. Les récifs coralliens côtiers sont les premiers organismes à en subir les conséquences.

Protéger les arbres pour sauver les coraux


Aujourd’hui aux Fidji, seuls 3 % de la superficie du pays sont protégés. Ces réserves ont essentiellement été fondées sur la valeur culturelle de ces espaces plutôt que sur la réelle volonté de protéger la biodiversité. Mais en 2008, le gouvernement a créé un comité qui devra pour l’horizon 2020 protéger 20 % des terres. Les chercheurs de la WCS ont alors étudié, pour chaque espace candidat, six scénarios différents afin de cerner comment chaque approche protège différents types de forêts et minimise le ruissellement des sédiments vers les récifs coralliens en aval.

Le but de chaque approche était soit d’atteindre des objectifs terrestres de conservation (par exemple, représentent 40 % de chaque type de végétation), soit de maximiser les avantages pour les récifs coralliens. D’après leurs résultats, publiés dans la revue Marine Policy, lorsque la conservation terrestre était l'objectif premier, les avantages potentiels pour l'état des récifs coralliens étaient de 7,7 à 10,4 % plus importants que ceux du réseau de zones protégées déjà existants. Lorsque la protection des récifs était l'objectif principal, les avantages pour les coraux étaient de 1,1 à 2,8 fois par unité de surface plus importants. Mais dans ce cas 31 à 44 % des objectifs de conservation terrestre ne seront pas atteints.

L’étude a eu un impact sur les décisions du comité, et les futures aires terrestres protégées prendront en compte la connectivité entre les terres et les coraux. « Les résultats de notre étude confirment que les forêts que le comité envisageait de protéger peuvent offrir des avantages significatifs en aval pour les récifs coralliens, commente la chercheuse Stacy Jupiter, co-auteur de l’étude. Cependant, nous avons été surpris de constater que ces lieux ne comprennent pas beaucoup des principaux types de végétation de forêt menacés. Nous avons donc recommandé au comité d'ajouter quelques forêts supplémentaires à leur registre national des lieux prioritaires pour la protection », conclue-t-elle.

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Le 20 Décembre 2013

Rien ne vaut le carburant de contrebande !

Pas même le carburant détaxé mis à la disposition des pêcheurs par l’Etat ivoirien...

Carte de Bourrichon (Wikipedia)

Grand-Lahou / Pêche artisanale : Un trafic de carburant à cours dans le secteur

Source : L’Intelligent d’Abidjan | Le 20/12/2013

L’Etat de Côte d’Ivoire a mis à la disposition des acteurs de la pêche à Grand-Lahou trente mille (30 000) litres de carburant détaxé, le jeudi 21 novembre 2013. Plusieurs semaines après, les acteurs qui en avaient fait la demande préfèrent s’approvisionner en carburant, autrement. Le carburant non détaxé à la pompe étant plus cher, alors, avec le carburant détaxé, les pêcheurs artisanaux devraient s’empresser afin de bénéficier de quelques centimes de plus, soit 666,70 FCFA le litre.


Du 21 novembre  au 9 décembre 2013, ce sont 2000 litres de carburant détaxé qui ont été servis aux pêcheurs sur les trente mille litres livrés. Et cela sous escorte de la douane ivoirienne. Selon les estimations, ce stock devrait être épuisé en deux semaines. Mais à ce jour, ce n’est que 2000 litres qui ont été vendus, constate un acteur du secteur. Selon lui, il y a un fait anormal qui se passe dans le secteur de la pêche artisanale dans la région. Si la communauté de pêche à Grand-Lahou refuse d’utiliser le carburant détaxé, subventionné par l’Etat de Côte d’Ivoire, c’est parce qu’elle préfère le carburant venu du Ghana une filière de contrebande très active, indique un membre d’une coopérative.

Selon une note d’une coopérative adressée le 9 décembre 2013 à Monsieur le Préfet de Grand-Lahou, dont nous avons reçu copie, des stocks parallèles de carburant en provenance du Ghana sont livrés aux pêcheurs : « Monsieur le Préfet (…), voilà maintenant plus de trois (3) semaines que nous menons des sensibilisations auprès des acteurs de la pêche afin qu’ils en achètent le détaxant subventionné par l’Etat (…) Il ressort que des stocks parallèles de carburant en provenance du Ghana ont été constitués (…) Nous déplorons ce fait ». « Les pêcheurs mis en cause, disent avoir du carburant stocké qu’ils comptent épuiser d’abord, avant d’utiliser celui octroyé par l’Etat de Côte d’Ivoire », révèle une source proche du ministère des Ressources animales et halieutiques.

Selon les autorités de la police maritime, la question du trafic de carburants est à prendre au sérieux. C’est pourquoi, le capitaine de la police maritime à Grand-Lahou, Bamba Sidiki, dit mener des actions avec ces éléments afin de faire la lumière sur cette activité : « l’information m’a été communiqué par mes éléments basés à Lohou Pkanda (village situé à 23 km de Grand-Lahou, Ndlr). Ils disent avoir remarqué du carburant dont la couleur ne ressemble guère à celui de la Côte d’Ivoire ». Pour mettre fin à cette pratique, le capitaine Bamba sollicite un appui logistique et la construction d’un poste pour ses éléments dans le village de Lahoupkanda : « le trafic a lieu à la nuit tombe. Pourtant, mes collaborateurs, au coucher du soleil, sont obligés de rentrer à Grand-Lahou. Car, il n’y a pas de bâtiment pouvant les abriter dans ce village. Nous avons besoin d’un abri et d’une dotation suffisante en carburant afin de mieux traquer ceux qui plombent l’économie nationale». A.H
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Le 14 Décembre 2013

USA. La pénurie de crevettes inquiète

Les habitants du golfe du Maine, aux États-Unis, n’auront pas de crevettes à Noël. Cette année, la pêche à la crevette nordique du Canada est interdite, tant l’espèce est en déclin. Malgré cela, les scientifiques sont très pessimistes, ces crustacés sont sérieusement menacés d’extinction dans la région.

La crevette nordique du Canada (Pandalus borealis) se pêche dans le Maine et sur toute la côte est du Canada. C'est l'espèce la plus consommée sur la côte. © NOAA

Le réchauffement de l’océan est particulièrement pointé du doigt. En 2012, la température de l’eau du golfe a atteint son maximum, et cette année ce n’est semble-t-il pas bien mieux. L’augmentation de température a favorisé le développement dans la région de prédateurs, comme le merlu argenté et la morue et influe sur la reproduction des crustacés. Par ailleurs, les crevettes se nourrissent exclusivement de phytoplancton, dont les blooms ont sensiblement diminué. Dans ces conditions, les scientifiques sont très pessimistes quant au recouvrement de l’espèce.

Source : Futura Sciences par Delphine Bossy, Futura-Sciences

Cela n’était pas arrivé depuis 35 ans. Une grave pénurie de crevettes dans le golfe du Maine, aux États-Unis, a obligé les autorités à interdire la pêche cette année. La Commission des pêches maritimes des États de l’Atlantique a posé un moratoire pour la saison 2014, justifiant que l’hiver dernier, la récolte était la plus faible jamais enregistrée depuis la dernière interdiction survenue en 1978. L’année dernière déjà, les scientifiques avaient insisté pour interdire la pêche des crevettes, mais les autorités ont seulement réduit le poids de la capture. Il était de 625 tonnes, soit 72 % de moins que le volume de l’année 2012, mais les pêcheurs ont attrapé seulement 307 tonnes de crevettes.

La situation est grave, car toutes les tailles de ces crustacés sont concernées par la pénurie. Les pêcheurs ciblent les femelles âgées de 4 à 5 ans, on s’attend donc à ce qu’il y en ait moins. Mais d’après la Commission, une diminution drastique des juvéniles est aussi observée. C’est précisément ce qui a forcé l’interdiction de la pêche cette année, il faut maximiser le potentiel de reproduction de l’espèce.

Une chute aussi drastique du stock de crevettes est évidemment due à la surpêche. Le déclin est observé depuis 2006, mais le fait que même les juvéniles soient aussi touchés indiquent que l’espèce subit d’autres pressions. Le réchauffement de l’océan est particulièrement pointé du doigt. En 2012, la température de l’eau du golfe a atteint son maximum, et cette année ce n’est semble-t-il pas bien mieux. L’augmentation de température a favorisé le développement dans la région de prédateurs, comme le merlu argenté et la morue et influe sur la reproduction des crustacés. Par ailleurs, les crevettes se nourrissent exclusivement de phytoplancton, dont les blooms ont sensiblement diminué. Dans ces conditions, les scientifiques sont très pessimistes quant au recouvrement de l’espèce.

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Le 13 Décembre 2013

Atlas de la pêche dans l’UEMOA

UEMOA, 2013

L’UEMOA a créé un site Internet qui vise à suivre l’impact économique et environnemental des pêcheries intérieures en Afrique de l’Ouest. Ce programme vise à renforcer la collecte des données et créer une base de données régionale sur la pêche. L’objectif est de fournir des informations fiables concernant la production et la commercialisation de poissons utiles pour le développement de politiques soutenant les moyens d’existence des pêcheurs tout en assurant la viabilité des ressources de la pêche sur le long terme. L’atlas numérique présente des données recueillies en 2012 dans les 8 pays membres. Une deuxième phase de l’étude examinant les pêcheries maritimes devrait commencer prochainement.

Cliquer Ici pour accéder à l'Atlas de la pêche dans l'UEMOA

Objectif général de l'atlas

L'atlas des pêcheries a pour principal objectif de proposer des synthèses des résultats de "l'enquête cadre en pêche artisanale continentale" réalisée en 2012 dans les pays de l'UEMOA

Cet atlas a servi d'outil de création des indicateurs issus de l'enquête cadre réalisée dans les 8 Etats Membres. Il diffuse les commentaires, les analyses nationales et régionales.

Le contexte, la méthodologie, les efforts déployés ainsi que résultats sont accessibles dans plusieurs rapports nationaux et dans un rapport régional.

Programme régional de renforcement de la collecte des données statistiques des pêches dans les Etats membres et création d'une base de données régionale

Contexte et Objectif

Rassemblant jusqu’à 17% de la population active dans certains Etats, le secteur de la pêche joue un rôle économique et social prépondérant dans la zone de l'UEMOA. Néanmoins, depuis plusieurs décennies, les ressources halieutiques font l’objet d’une intense exploitation ayant pour conséquence une diminution drastique de la productivité de certaines pêcheries. Afin de pouvoir quantifier de manière chiffrée l'importance du secteur pêche, les Etats membres (EM) de l’UEMOA, comme les autres pays de l’Afrique de l’Ouest, ont, pour la plupart, mis en place des systèmes de suivi statistique de leurs pêches domestiques et de leurs ressources.

Configurés de diverses façons, ces dispositifs apportent plus ou moins de satisfaction mais fournissent une image incomplète et sous-estimée de la place de ces secteurs sur le plan halieutique, économique, social et sur celui de la sécurité alimentaire.

En outre, leur capacité à échanger de l’information statistique fait également défaut rendant actuellement difficile une estimation complète de ces secteurs sur la zone. L'évaluation des enjeux et du rôle de la pêche dans le développement de cette région du monde s'en voit perturbé. Ces dispositifs statistiques méritent d’être réévalués.

Le renforcement des systèmes statistiques et de leur capacité à échanger dans une aussi vaste région et dans des contextes aussi divers, nécessite de bien connaître et de bien prendre en considération les spécificités nationales et de valoriser les initiatives locales réussies. Il faut partir du principe que le renforcement sera le résultat d’un double effort visant d’une part à conforter les systèmes statistiques nationaux et à développer leur capacité à échanger/communiquer entre eux.

Ce programme qui s'inscrit dans le Plan d'Aménagement concerté des pêches et de l'aquaculture de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), adopté en 2007, a pour objectif de renforcer les capacités techniques et institutionnelles des Etats membres de l'UEMOA, dans la collecte et le traitement des données statistiques des pêches et d'établir une base de données régionale.

La Commission de l'UEMOA exécute ce programme avec ses 8 Etats membres. Le Consortium IRD -AGROCAMPUS OUEST- Oceanic Développement a été créé pour les appuyer dans son exécution.

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Le 12 Décembre 2013

Retour sur les Assises : interview de Victorin Lurel, ministre des Outre-mer


Victorin Lurel, ministre des outre-mer, a estimé que le renouvellement des navires de souveraineté et le développement de la surveillance satellitaire constituent une bonne nouvelle, en ces périodes de disette budgétaire.

Source : Le Marin

André Thomas : L’Outre-mer, c’est un thème cher au cœur du monde maritime.

En fait, je suis certain que la communauté qui est là devant vous connait remarquablement l’Outre-mer puisqu’on a ici des navigants, des marins, des pêcheurs, des constructeurs de bateaux, des exploitants de ports. Si je peux dire, l’Outre-mer fait partie de leur terrain de jeu.

Victorin Lurel, vous êtes Ministre de l’Outre-mer, guadeloupéen, fils de paysans, docteur en économie, diplômé de Sciences Po Paris. Vous avez été président du Conseil régional de Guadeloupe.

Vous êtes député, vous avez été Secrétaire national chargé des Outre-mer au parti socialiste.

On ne fait pas un tel parcours politique sans un solide tempérament !

Et certains l’ont découvert lorsque vous avez salué la mémoire d’Hugo Chavez en disant : « Chavez, c’est de Gaulle + Blum »! Naturellement, vous êtes un militant infatigable du développement des Outre-mer, à la fois via leurs activités traditionnelles, souvent agricoles, mais aussi au travers des technologies de l'information et de la communication et des énergies renouvelables.

Les métropolitains sont habitués au fait que la France possède des territoires outre-marins mais n’avez-vous pas l’impression que, finalement, ils ne se rendent pas compte de la singularité que cette présence ultramarine représente pour la France en Europe et dans le monde ?

Victorin Lurel, Ministre de l'Outre-mer

Au préalable, je voudrais vous remercier de votre invitation et revenir en deux mots sur les déclarations de la presse au sujet de ce que j’ai dit sur Hugo Chavez !

Je connais bien l’Amérique latine et les Caraïbes et j’avais dit à ce moment-là, et en aparté, que, pour les Vénézuéliens, Chavez c’est l’équivalent de ce que sont pour nous de Gaulle et Blum, mais on a coupé mes phrases !

Je crois que le fait que beaucoup de Français de l’Hexagone ignoreraient un peu les Outre-mer, c’est une réalité. Même chez ceux qui vivent en Outre-mer ne connaissent pas forcément toute l’étendue des espaces maritimes sous juridiction française.

Cela emporte conséquence car, aujourd’hui, cela confère à la France des atouts considérables, pour qu’elle participe à toutes les grandes discussions internationales en matière de maritime ou de géostratégie. De même pour la présence française dans les aires maritimes d’avenir : le Pacifique, les terres australes, la richesse en biodiversité, les ressources halieutiques et minérales.

Cela emporte de vrais problèmes en matière stratégique : le canal du Mozambique, par exemple entre Madagascar et la côte Est-africaine, est un lieu qui suscite des convoitises du fait de sa richesse, notamment les Iles Eparses (Ndlr : ce sont de petites îles du Sud-ouest de l’océan Indien situées autour de Madagascar). Ce sont bien des terres françaises, donc il faut savoir s’adresser aux opinions publiques, ce que je suis heureux de pouvoir faire ici.

André Thomas : Il faut le rappeler, sur le chiffre de 11 millions de km² de ZEE, qui deviendra peut-être 13 Mkm², si les demandes françaises sont satisfaites, 97 % sont à l’Outre-mer !

Victorin Lurel : Oui, cela fait de la France l’une des puissances maritimes d’importance ; seule, peut-être, aujourd’hui, capable d’être présente sur tous les océans.

Bien entendu, cela implique aussi des obligations : comment assurer le contrôle, la surveillance, l’exploitation durable et soutenable de ces espaces ?

André Thomas : Effectivement. Surveiller ces espaces fabuleux, cela suppose des moyens.

Il faut aussi pouvoir en tirer des richesses nouvelles, halieutiques, minérales ou sous forme d’hydrocarbures. Il faut donc d’abord les connaitre, les explorer, ce qui peut prendre beaucoup de temps. Avez-vous l’impression que l’Etat met à la disposition des Outre-mer les moyens nécessaires à la connaissance et à la surveillance ?

Victorin Lurel : On peut toujours dire que ça ne suffit pas et qu’il faudrait encore plus de moyens. Mais compte tenu de la nécessité de rétablir les comptes publics, déjà maintenir, c’est une performance. C’est ce que nous avons fait !

Ensuite, c’est la première fois que, dans un Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale, il y a 28 items et des chapitres particuliers consacrés aux Outre-mer !

Le problème sur la durée entre 2014 et 2020 est un problème de rupture capacitaire et notamment bâtimentaire. Il fallait éviter cela.

J’ai été très heureux de l’acquisition de 3 bâtiments multi-missions, qui a été décidée hier au CIMER et le Premier Ministre l’a annoncée ce matin dans son discours ici.

C’est vrai que c’est le simple maintien, mais c’est déjà ça. Ensuite, couplée avec les innovations, notamment la détection satellitaire, on peut ainsi lutter très efficacement contre la piraterie et la pêche illégale dans les eaux australes et dans le Pacifique.

Car les interventions sont plus ciblées. On sait de manière précise à quel moment il faut aller « arraisonner ». Alors comment généraliser cette technique qui coûte cher ? Je ne peux vous donner de chiffres mais on a souvent des problèmes d’imputation budgétaire.

André Thomas : On peut maintenant détecter un bateau braconnier qui chasse, par exemple, la légine dans les Kerguelen ; cela évite de déplacer une frégate inutilement.

Victorin Lurel : Oui, les Australes, c’est très convoité et c’est stratégique. On voit donc des flottes venant de partout y compris d’Europe, notamment d’Espagne.

On aurait pu le faire en Guyane où l’on a de vrais résultats, par une concentration et une meilleure coordination de moyens, notamment avec le Brésil où l’on a de bons résultats grâce à une coopération avec les forces de sécurité brésiliennes pour lutter contre le pillage des fonds marins.

Le centre spatial guyanais nous a proposé de faire la même chose, comme ce qui se fait dans le Pacifique, pour de la détection satellitaire.

En termes d’investissements, c’est abordable. Je crois que pour moins de 500 000 € on peut installer un dispositif et un PC. Mais en revanche, cela coûte sur le fonctionnement ! Donc, la décision n’est pas encore prise.

André Thomas : L’objectif est de couvrir l’intégralité de la ZEE française ultramarine par de la détection satellitaire ?
André Thomas : C’est vrai que le métropolitain moyen n’a pas le sentiment d’être menacé dans l’intégrité du territoire. D’ailleurs, en métropole, une frontière maritime n’est toujours pas clairement définie avec l’Espagne.

On ne vous demande pas de créer ici un incident diplomatique, ce serait contre-productif, mais pas mal de régions du monde concernant l’outre-mer français n’ont pas de frontières bien définies. Quelles sont les points chauds, en fait ?

Victorin Lurel :

André Thomas : Le Premier ministre nous a annoncé, ce matin, le lancement d’une nouvelle opération d’exploration de fonds marins français à la recherche de ressources minérales profondes. Il y a déjà eu 2 ou 3 campagnes à Wallis et Futuna. Pour vous, c’est une bonne nouvelle ?

Victorin Lurel :

André Thomas : On sait que la production d’électricité en France métropolitaine est en grande partie nucléaire. Maintenant, on vise un développement des énergies renouvelables beaucoup plus massif y compris sur les surfaces marines.

En Outre-mer, sur une ile, lorsqu’il s’agit d’une centrale au fuel qui tourne pour produire l’électricité, cela coûte beaucoup plus cher. J’ai vu sur le site d’EDF que c’était en moyenne 2 fois plus cher qu’en métropole.

Victorin Lurel :

André Thomas : Dites-nous où nous en sommes de la politique de défiscalisation ? Sentez-vous une menace en ces temps de disette budgétaire ? Car c’est un sujet très important pour les territoires ultramarins, pour la pêche, la plaisance ou la manutention portuaire.

Victorin Lurel :

André Thomas : Nous débattons régulièrement dans le marin et ici-même des potentialités de nouveaux secteurs en mesure de se développer, d’amener des emplois. Les iles de l’Outremer français sont parfois confrontées à des taux de chômage élevé. Donc, le développement de nouvelles richesses est un vrai sujet. Quelles sont, dans les activités maritimes traditionnelles ou dans les activités nouvelles, celles qui vous paraissent les plus prometteuses ?

Victorin Lurel :

André Thomas : Merci de nous avoir rappelé que la France maritime est pour une bonne part au-delà de l’Europe.

Victorin Lurel : Je vous remercie aussi car vraiment, les occasions de communication positive ne sont pas si fréquentes que cela pour les Outre-mer, qui sont souvent vues comme des territoires à problèmes, des territoires à grève, à catastrophes, à nomenklatura, à évasion fiscale, etc.

Pouvoir communiquer positivement en disant que c’est bourré d’atouts et qu’il ne faut pas négliger ce potentiel français, c’est remarquable.

Merci de cette organisation formidable des Assises de la Mer où l’on voit une famille rassemblée avec autant de segments différents qui se mettent en synergie pour aller de l’avant !

Texte intégral : Le Marin

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Le 11 Décembre 2013

Dégâts colossaux au secteur de la pêche et de l’aquaculture des Philippines

La FAO lance un appel pour une reconstruction rapide et durable des moyens d’existence dans les régions frappées par le typhon Haiyan

Illustration : Le typhon a touché une région productrice de moules de bouchot (sur des pieux de bambou). Cette photographie est tirée d'un prospectus sur la capitale de la moule verte aux Philippines (île de Samar)... Après les Vacances de Noël, je vous montrerai en détail cette production à partir de photographies prises in vivo en 1994...

Source : FAO

Les pêcheurs philippins sont confrontés à d'énormes dégâts causés aux secteurs des pêches et de l'aquaculture dans les régions victimes du typhon, a déclaré la FAO aujourd'hui, invitant à reconstruire au plus vite les moyens d'existence.

"Même si nous n'avons qu'un tableau incomplet de la situation, il est clair que les dégâts causés au secteur des pêches sont colossaux et portent sur l'ensemble de la filière, des captures au marché", indique Rodrigue Vinet, Représentant par intérim de la FAO aux Philippines. "En termes de moyens d'existence, ces pertes sont désastreuses".

Selon les évaluations préliminaires effectuées par le Ministère philippin de l'agriculture, les petits pêcheurs ont été les plus durement touchés par le typhon qui, en novembre, a détruit ou endommagé des dizaines de milliers de petites embarcations et de matériel de pêche, alors que les pertes essuyées par les plus grands navires commerciaux ont été moins importantes.

Quelque 16 500 producteurs d'algues – essentiellement des femmes – ont également perdu leurs moyens de subsistance.

Producteur d'algue rouge (Euchema). Photographie prise au Sud de la zone dévastée sur l'île de Mindanao (Printemps 1994)

Le typhon a balayé les infrastructures de base, y compris les jetées et les ports de débarquement, les installations de congélation et les chambres froides, les locaux de réparation et d'entretien des bateaux, les usines de transformation et les marchés.

Les principales infrastructures aquicoles ont également été détruites, à savoir les pontons utilisés pour la culture d'huîtres, les élevages de crabes, de crevettes et de moules, de même que les étangs à poisson, les cages flottantes de tilapias et les écloseries

Pertes économiques

Les pertes économiques infligées au secteur sont encore en cours d'évaluation, mais selon le Bureau des pêches et des ressources aquatiques des Philippines, les régions accusant les plus graves dommages (les Visayas orientales, centrales et occidentales et Mimaropa) sont les principaux producteurs de pêche et d'aquaculture.

En 2011, les pêches marines et continentales de ces régions ont assuré 21 pour cent (514 492 tonnes) de la production totale des pêches municipales et commerciales des Philippines. La pêche marine municipale est pratiquée jusqu'à 15 km au large des côtes, ce que sont habilités à faire uniquement les navires de moins de 3 tonnes.

L'aquaculture – notamment la culture d'algues – des quatre régions concernées représente 33 pour cent de la production aquicole nationale totale.

Remise en état durable

La FAO a mis en garde sur l'importance de la coordination dans la reconstruction pour ne pas risquer de compromettre la vie et les moyens d'existence des pêcheurs et des pisciculteurs, ainsi que des personnes directement ou indirectement tributaires du secteur.

"Le Gouvernement des Philippines a déployé d'importants efforts pour soutenir la pêche artisanale, et nous devons veiller à ce que la réponse à cette catastrophe n'annule pas leur travail", a souligné M. Vinet.

"L'expérience du tsunami de 2004 dans l'océan Indien et d'autres catastrophes de grande ampleur ont montré qu'une surcapacité involontaire de navires et de matériel de pêche durant la phase de relèvement est susceptible d'appauvrir les stocks de poisson, de réduire les prises, de nuire aux écosystèmes et aux moyens d'existence des pêcheurs restants", a-t-il ajouté.

"Les bateaux doivent être reconstruits ou remplacés, mais cela doit être fait de manière coordonnée afin de ne pas dépasser la capacité de pêche actuelle. Nous devons nous assurer qu'avec le temps, les bateaux ne seront pas supérieurs en nombre aux poissons".

M. Vinet a souligné que les engins de pêche qui seront remplacés doivent être réglementaires et non destructeurs, et que les bateaux doivent être construits et réparés au moyen de matériels de qualité, sans user d'expédients.

"La sécurité des pêcheurs est une priorité absolue", a-t-il insisté.

Plan de redressement...

Suite :  FAO 

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Le 10 Décembre 2013

OMC : Le paquet de Bali déroule un tapis rouge pour les multinationales

Communiqué de presse de La Via Campesina, Gerak Lawan et de l'assemblée des mouvements sociaux pour une Asie alternative (SMAA)

La 9ème Conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), s'est poursuivie jusqu'au samedi 7 décembre, pour finalement valider une série d'accords, dit paquet de Bali, au détriment des pays en développement, des populations pauvres et de ceux et celles qui souffrent de la faim.

Faciliter les échanges au profit des multinationales

Salué comme une victoire par l'OMC permettant de débloquer l'impasse dans laquelle se trouvaient les négociations, le paquet de Bali offre un accord juridiquement contraignant sur la facilitation des échanges qui est coûteux à mettre en œuvre pour « les pays en développement » mais qui déroule un tapis rouge aux entreprises multinationales. La facilitation des échanges, ou l'assouplissement des procédures et des frontières douanières, avantage clairement les grandes entreprises multinationales qui contrôlent déjà les exportations et les importations. Comme le montre les données du rapport sur le commerce mondial de 2013, « 80% des exportations américaines sont effectuées par à peine 1% des grands exportateurs, 85% des exportations européennes sont traitées par seulement 10% des grands exportateurs et 81% des exportations dans les pays en développement sont concentrées dans les mains des cinq plus grandes entreprises exportatrices ».

Il faut y ajouter le côté hypocrite d'un tel accord de facilitation des échanges qui ouvre les frontières de tous les pays membres, à l'exception de Cuba, puisque l'accord ne remet pas en cause le blocus américain contre Cuba qui dure depuis soixante ans. La référence au principe de non-discrimination de l'article V du GATT de 1994 reste purement rhétorique puisqu'elle a été ajoutée dans la déclaration de Bali et non dans le texte de l'accord sur la facilitation des échanges.

Une clause de paix qui met en péril le droit à l'alimentation

En échange du coûteux et légalement contraignant accord sur la facilitation des échanges, « les pays en voie de développement » ne reçoivent rien :
  • la très mauvaise « clause de paix » viole le droit à l'alimentation et met en péril le droit à la souveraineté alimentaire puisqu'elle impose de nombreuses restrictions quant à la capacité des « pays en développement » d'apporter un soutien aux petits paysans et aux populations les plus pauvres.
  • la clause de paix ne s'applique qu'aux programmes de sécurité alimentaire de stocks publics existants qui dépassent la mesure globale de soutien (MGS) ou le soutien minimal, de minimis, à compter de la date de la décision, ce qui signifie concrètement que seule l'Inde peut utiliser cette clause et qu'aucun futur programme de sécurité alimentaire des « pays en voie développement » ne sera autorisé.
  • une solution permanente a été promise, mais qui est sujette à l'objet de négociations futures au cours des 4 prochaines années. Ce que sera cette solution permanente est très incertain.
  • plus important encore, les « pays en développement » devront reconnaître le fait de violer les règles de l'OMC avant de pouvoir appliquer la clause de paix.

Cette clause de paix est donc une absurdité parce qu'aucun pays ne devrait avoir à mendier le droit de pouvoir garantir le droit à l'alimentation de sa population. L'alimentation et l'agriculture n'auraient jamais dû être inclues dans l'OMC.

De vieilles promesses non tenues

La question de subventions à l'exportation reste une promesse. Dans la déclaration ministérielle de Hong Kong, il avait été promis que les subventions à l'exportation seraient éliminées d'ici 2013. Aujourd'hui, dans le paquet de Bali, se trouve de nouveau mentionnée une promesse toute rhétorique selon laquelle « la concurrence à l'exportation reste une priorité pour le programme de travail post-Bali ».

La requête de longue date des pays africains sur le coton, qui avait été inscrite sous forme de promesse dans la déclaration ministérielle de Hong Kong, n'a jamais été mise en œuvre. Aujourd'hui, le paquet de Bali fait à nouveau la promesse de « discussions spécifiques » dans le post-Bali.

Le paquet de Bali comprend un accord pour les pays les moins avancés (PMA), mais rien de substantiel ou de significatif. Le traitement spécial et différencié et le mécanisme de contrôle sont de vieilles promesses non tenues qui restent à l'état de déclaration.

En résumé, le paquet de Bali offre un texte juridiquement contraignant sur la facilitation des échanges, une très mauvaise clause de paix sur la sécurité alimentaire qui met en péril notre droit à la souveraineté alimentaire, des déclarations et des promesses vides sur des demandes de longue date « des pays en développement » en matière de subventions à l'exportation, de coton et de développement.

Nous appelons à mettre fin à l'OMC. Nous demandons la justice économique.

L'OMC a une fois de plus démontré qu'elle est une organisation en faveur des « pays développés » et des multinationales, étendant des règles de libre-échange qui profitent seulement aux riches et qui concentrent encore plus de richesse dans les mains de quelques-uns. L'OMC n'a jamais permis et ne permettra jamais d'assurer le développement des populations. L'OMC est une institution en faillite et délégitimée qui cherche désespérément à se relancer avec un paquet de Bali dont le coût en termes de souveraineté alimentaire, de moyens de subsistance, d'emplois et l'avenir des populations est élevé.

Nous réitérons notre appel à mettre fin à l'OMC et à la tyrannie des régimes de libre-échange. Nous redoublons d'efforts dans la lutte contre ce système et en faveur des alternatives portées par les populations. Nous allons continuer notre lutte pour parvenir à un monde sans OMC et sans accords de libre-échange, et en faveur d'une économie pour la vie (Economy for Life).

Pour plus d'informations

Muhammed Ikhwan: m.ikhwan@gmail.com, +62 819 32099596 (English, Bahasa)

Organisations signataires :

Membres de Gerak Lawan:

Indonesia for Global Justice (IGJ) - Bina Desa - Serikat Petani Indonesia (SPI) - Solidaritas Perempuan (SP) - Aliansi Petani Indonesia (API) - Indonesian Human Right Committee for Social Justice (IHCS) - Komisi untuk Orang Hilang dan Korban Kekerasan (KONTRAS) - Climate Society Forum (CSF) - Koalisi Anti Utang (KAU) - Koalisi Rakyat untuk Keadilan Perikanan (KIARA) - Institut Hijau Indonesia (IHI) - Lingkar Madani untuk Indonesia (LIMA) - Jaringan Advokasi Tambang (JATAM) - Aliansi Jurnalis Independen (AJI Jakarta) - Front Perjuangan Pemuda Indonesia (FPPI) - Lingkar Studi-Aksi untuk Demokrasi Indonesia (LS-ADI) - Serikat Nelayan Indonesia (SNI) - Kesatuan Nelayan Tradisional Indonesia (KNTI) - Serikat Buruh Indonesia (SBI) - Asosiasi Pendamping Perempuan Usaha Kecil (ASPPUK) - Perhimpunan Bantuan Hukum dan Hak Asasi Manusia Indonesia (PBHI) - Universitas Al-Azhar Indonesia (Dosen Hubungan Internasional) - Asosiasi Ekonomi-Politik Indonesia (AEPI) - Koalisi Rakyat untuk Hak Atas Air (KRuHA) - Aliansi Pemuda Pekerja Indonesia (APPI) - Migrant Care

Organisateurs de l'Assemblée des mouvements pour une Asie Alternative

Alliance of Progressive Labor, Philippines, All Nepal's Peasants' Federation, Assembly of the Poor, Thailand, ATTAC Japan, Bangladesh Krishok Federation, Bangladesh Kishani Sabha, Bhartiya Kisan Union, India, Coalition Against Trafficking of Women (CATW-AP), Focus on the Global South, FTA Watch Thailand, Hong Kong Confederation of Trade Unions (HKCTU), Indonesia for Global Justice, Indonesian Political Economy Association (AEPI), Koalisi Anti Utang (KAU), Indonesia, Jubilee South-Asia Pacific Movement on Debt and Development, Karnataka Rajya Raitha Sangha, Karnataka, India, Kerela Coconut Farmers Association, Kerela, India, Korean Confederation of Trade Unions (KCTU), La Via Campesina, Migrant Forum in Asia, MONLAR, Sri Lanka, Northern Peasants Federation, Thailand, NOUMINREN, Japan, Peoples Coalition for the Right to Water, Indonesia (KRuHA), Serikat Petani Indonesia (SPI), South Indian Coordination Committee of Farmers Movements (SICCFM), World March of Women-Philippines

Les alliés de la coalition ENDWTO

FairWatch Italy, ATTAC France, SENTRO-Philippines, Ecologistas en Accion, Spain, World Development Movement, Transnational Institute, Polaris Institute, Freedom from Debt Coalition Philippines, People's Action for Change Cambodia, War on Want, Alternative Development Information Centre South Africa, Grassroots Global Justice Alliance, Popular Resistance, Sumpay Mindanao, Kilusang Maralita sa Kanayunan (KILOS KA), Migrants Rights International

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Le 6 Décembre 2013

L'Homme au même niveau que l'anchois dans la chaîne alimentaire !


Contrairement à l’idée communément acquise, l’homme n’est pas un prédateur supérieur. Une étude scientifique montre que ce mammifère est situé au même niveau que l’anchois dans la chaîne alimentaire.


Le niveau trophique détermine la position d’une espèce dans la chaîne alimentaire. Bien que ce niveau trophique soit un indice connu pour la majeure partie des espèces terrestres et marines, cet indice n’avait jamais été calculé pour l’Homme.


La revue PNAS publie cette semaine les résultats [1] d’une équipe de chercheurs Ifremer/IRD/Agrocampus-Ouest, qui a estimé, pour la première fois, le « niveau trophique humain » (Human trophic level, HTL).



En utilisant les données de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) sur la consommation humaine pour la période 1961-2009, les scientifiques ont défini un niveau trophique de 2.2 pour l’homme... résultat surprenant puisque c’est un niveau proche d’un anchois ou d’un cochon, et bien loin de celui que peut atteindre un prédateur supérieur (5.5 pour l’orque) !

Un indice de base en écologie, jamais calculé pour l’homme

Le niveau trophique d’une espèce est fonction de son régime alimentaire. Ainsi, les végétaux, qui sont les premiers producteurs de matières organiques, appartiennent au premier niveau trophique. Les herbivores, consommateurs des végétaux, relèvent du deuxième niveau et les carnivores, prédateurs se nourrissant d’herbivores, sont eux rattachés aux troisième, quatrième, cinquième, etc. niveaux trophiques.

Le niveau trophique représente donc le nombre d’intermédiaires entre les producteurs primaires (qui ont une valeur fixée de 1) et leur prédateur. A titre de comparaison, une vache se nourrissant d’herbe a un niveau trophique de 2 alors que des prédateurs supérieurs comme l’ours polaire et l’orque ont des niveaux trophiques pouvant atteindre 5.5.

L’intérêt de cet indice est très important puisqu’il permet de mieux comprendre les relations entre espèces (relations prédateur-proie par exemple) et flux d’énergie dans les écosystèmes.

Donne moi ton HTL, je te dirai où tu vis...

En utilisant les données de la FAO sur la consommation humaine pour la période 1961-2009, les scientifiques ont défini un niveau trophique de 2.2 pour l’homme. Ils ont également analysé les différences de niveau trophique humain par zones géographiques. Bien que les régimes alimentaires soient très variés à travers le monde, l’étude met en évidence l’existence de seulement 5 groupes de pays avec des niveaux trophiques proches et des tendances similaires. La composition des groupes reflète d’ailleurs les transitions socio-économiques, environnementales et nutritionnelles intervenues ces dernières années.

On notera par exemple que le Burundi est le pays avec le HTL le plus bas. Avec un score de 2.04, le régime alimentaire de ce pays doit être composé à presque 97 % de plantes.

L’Islande obtient le score le plus élevé avec un HTL de 2.54, ce qui correspond à un régime alimentaire majoritairement carnivore (plus de 50 %), en l’occurrence très riche en poisson.

Pourquoi estimer le niveau trophique humain ?

La mise au point de ce nouvel indice positionne plus précisément l’Homme dans la chaîne alimentaire. Contrairement à l’idée communément acquise, l’Homme n’est pas un prédateur supérieur.

Les chercheurs ont cependant constaté que le niveau trophique humain a augmenté de 3 % au cours des 50 dernières années. Cette augmentation montre que l’alimentation de l’homme a un impact plus important sur son écosystème (quantités et diversité des aliments consommés). Cette évolution pose la question de la durabilité de l’exploitation des ressources naturelles visà-vis de l’alimentation humaine.

En poursuivant cette étude, il serait possible de convertir la consommation humaine en production primaire requise pour soutenir ses besoins alimentaires. En effet, pour chaque passage à un niveau trophique supérieur, 90% de l’énergie est perdue.

L’augmentation de notre niveau trophique a ainsi des répercussions immédiates sur notre extraction de ressources naturelles dans un monde à capacité limitée. Cette quantification de l’impact de l’augmentation du niveau trophique humain de chaque pays sur l’extraction de ressources naturelles permettrait de mieux comprendre l’impact de notre alimentation sur notre capacité future à nourrir les 9 milliards d’êtres humains en 2050.

1 - Bonhommeau S., Dubroca L., Le Pape O., Barde J., Kaplan D., Chassot E., Nieblas A.L. "Eating up the world’s food web and the human trophic level", PNAS 2013


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Le 4 Décembre 2013

‘‘La pêche artisanale s’impose aujourd’hui, par son poids,...’’

Sid Ahmed, président de la CAOPA précise : ‘‘La pêche artisanale s’impose aujourd’hui, par son poids, par sa production, et par le nombre d’emploi qu’elle génère’’

Source : Africatime (L'Intelligent d'Abidjan 03/12/13) par Ogou Dama

Sid Ahmed Abeid, président de la Confédération africaine des organisations de la pêche artisanale (CAOPA), président de la fédération nationale de pêche artisanale en Mauritanie (FNP) et représentant de l’Afrique au forum mondial des populations des pêcheurs (WAAFP) dévoile les ambitions de la CAOPA, et invite tous les africains à adopter les objectifs de ladite confédération afin d’assurer la sécurité alimentaire continuellement.

De la création de la CAOPA en mars 2010 à aujourd’hui, vous êtes le premier responsable de la confédération. Quel bilan, pouvons-nous retenir ?
Nous étions trois pays : le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée, à créer cette confédération. Aujourd’hui, elle compte treize pays. Il y a cinq pays qui sont en attente d’admission. Au cours de la première année, nous avons procédé à la mise en place juridique de la confédération. Elle a été agrée au Sénégal. Son siège s’y trouve. Nous avons participé au niveau de la FAO, à plusieurs activités. Nous avons, avec la société civile, posé le problème de la pêche artisanale, problème, est entrain d’être examiné par la FAO. Il y a eu un sommet en Thaïlande. Il y a eu des réunions régionales portant sur les directives pour la pêche artisanale qui, vont être terminées en 2014. Nous avons participé à plusieurs réunions. Nous avons adopté les accords de pêche. Nous avons procédé à la formation de quelques membres. Nous avons participé à des foires, des séminaires. Et, depuis la création, nous organisons en rotation, chaque année la journée mondiale de la pêche dans un des pays membres. Elle a été organisée au Sénégal, en Côte d’Ivoire et aujourd’hui c’est le Cap-Vert. Autour de la célébration de cette journée, nous organisons des journées de réflexion se rapportant à la pêche en générale.

Alors, êtes-vous satisfaire des activités qui se sont déroulées au Cap-Vert ?
Il faut remercier le gouvernement de la république du Cap-Vert de nous avoir soutenus. Parce que la journée mondiale a été présidée par le Secrétaire d’Etat aux Ressources maritimes et par une représentante du président de la République du Cap Vert. Le gouvernant du Cap-Vert, a soutenu notre organisation et les pêcheurs locaux. Ensuite, il y a eu des ateliers qui ont porté sur un minimum d’accès, l’aquaculture, les directives de pêche, et sur le changement climatique, des ateliers de formation et de sensibilisation. Nous avons renouvelé le bureau qui a un mandat de trois ans. Ce qui marque dans ce bureau, c’est que nous nous accordons à donner plus d’importance aux femmes. Nous avons élu une femme au poste de Vice-présidente. Nous avons eu des rencontres avec nos bailleurs de fonds qui, s’engagent à nous soutenir dans les trois années à venir.

Quelles stratégies comptez-vous appliquer pour parvenir à une pêche responsable et durable et qui, assure la sécurité alimentaire ?
La pêche artisanale dans nos pays respectifs, couvre 70% et 95% au niveau de la production, des efforts de pêche et en être humain. Aujourd’hui, la pêche artisanale occupe dans la sous région 95% des emplois. Selon les pays, 70% et 90% de la production. Elle fait également entre 70% et 90% de la valeur. Donc, la pêche artisanale s’impose aujourd’hui, par son poids, par sa production, et par le nombre d’emplois qu’elle génère. Elle s’impose aussi, car elle assure la distribution équitable aux populations, et participe à la préservation de la ressource. C’est une exploitation durable. Nous sommes confiants que, dans les trois années à venir, on parlera de la pêche artisanale dans nos pays. Le cas de la Mauritanie est un exemple. Parce que pour la première fois, dans un accord de pêche, le poulpe a été retiré au profit des pêcheurs nationaux mauritaniens.

Il y a une avancée en Mauritanie, mais, il y a des difficultés encore dans les autres pays …

Le but de notre rencontre aujourd’hui, est d’amener les pêcheurs artisanaux de différents pays à se réunir en commission. Par exemple, la Côte d’Ivoire, le Burkina-Faso, y compris le Mali ont pris l’exemple de la commission mixte Mauritano-Sénégalaise. Ils ont crée hier, une commission qui va s’occuper à faciliter la coopération entre les pêcheurs, à sélectionner les problèmes des pêcheurs, en aidant les gouvernements à les solutionner. Il y a eu des pays qui ont connu des guerres. Pour nous, il faut les aider. C’est pourquoi, le prochain 21 novembre 2014, la journée mondiale de la pêche sera célébrée au Liberia.

Comment expliquez-vous, la présence des partenaires européens, gouvernementaux africains et les organisations internationales non gouvernementales lors de vos activités au Cap-Vert ?

Quel message à l’endroit de tout le peuple africain pour toutes ses actions que vous menez afin d’apporter une solution au niveau de la sécurité alimentaire ?

Alors que pensez-vous de ceux qui pensent que, favoriser la pêche industrielle est plus rentable ?
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Le 3 Décembre 2013

Afrique : Comment concilier pêche locale "subsistance" et pêche étrangère "devises" ?

Les réflexions de Sloans Chimatiro, Conseiller principal pour la Pêche au secrétariat du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD)

Il est ( ) nécessaire pour les membres de l'Union africaine d’être en mesure de garantir que les communautés locales de pêcheurs pratiquant la pêche artisanale auront un accès durable aux ressources.

Cela signifie que la protection de leurs droits d'accès doit être assurée, qu’un soutien adéquat leur soit offert, mais également que des limites doivent être introduites pour la pêche artisanale, de manière à ne pas faire obstacle à leurs perspectives de développement durable.

Tout cela nécessite des choix politiques difficiles. C'est en effet difficile de trouver un équilibre entre la maximisation des avantages liés à la présence des flottes étrangères et la garantie des moyens de subsistance pour les communautés côtières.

La promotion de la bonne gouvernance – en particulier la transparence dans la gestion des pêcheries et l'harmonisation des conditions d'accès au niveau régional – est essentielle. Dans ce domaine, nous pouvons certainement aussi partager des exemples de bonnes pratiques, tels que ceux énoncés dans la Convention sur les conditions minimales d'accès récemment ratifiée par la Commission sous régionale des pêches d’Afrique de l'Ouest.

Cela devrait également contribuer à éviter la duplication des efforts entre les différentes initiatives. Nous avons un mécanisme visant à garantir une cohérence au niveau africain en matière de pêche, afin de revoir et partager les informations existantes sur les différents programmes, les différentes initiatives et parties concernées. Un tel système de partage d'information contribuera à renforcer les canaux de communication sur les politiques de pêche et d'aquaculture et le dialogue stratégique en Afrique. Un autre élément important est le renforcement du suivi, contrôle et surveillance, ainsi que la lutte contre la pêche INN.

Enfin, concernant la création d'un environnement favorable pour la pêche artisanale africaine, je pense qu'il sera important de promouvoir la mise en œuvre des directives volontaires de la FAO pour une pêche artisanale durable (Voluntary Guidelines for Securing Sustainable Small-Scale Fisheries, VG SSF), qui seront présentées pour adoption lors du prochain Comité des pêches de la FAO en 2014....

Lire l'intégralité de l'entretien avec Sloans Chimatiro, Conseiller principal pour la Pêche au NEPAD dans Agritrade : Malgré son importance, la pêche n’est pas encore une priorité pour la plupart des pays africains

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Le 2 décembre 2013

Le Cap. Abandon de pêcheurs indonésiens. Un cas réel de trafic d'humains 


Terrible découverte de 75 marins indonésiens abandonnés en Afrique du Sud

75 marins indonésiens ont été retenus prisonniers de leurs embarcations de misère dans le port du Cap pendant trois mois.

Source : RFI

Il y a trois mois, les autorités sud-africaines ont saisi sept chalutiers, arraisonnés pour pêche illégale. Les capitaines ont été arrêtés, et les bateaux mis en fourrière. L’équipage lui, est resté à bord, sans pouvoir aller nulle part. La Fédération internationale des travailleurs du transport a fini par découvrir leur existence et une ONG locale leur est venue en aide ces dernières semaines en leur procurant assistance et nourriture.

http://www.ibtimes.co.in/politics-videos-news/4905/africa-south-stranded-fishermen-indonesian-destitute.html# Ces hommes sont des esclaves de la mer. 75 marins indonésiens ont été retenus prisonniers de leurs embarcations de misère dans le port du Cap pendant trois mois. Ils n’osaient même pas s’aventurer sur la terre ferme, faute de papiers.

Cliquer Ici ou sur la photo pour visualiser le reportage de l'AFP

Originaires pour la plupart de villages pauvres en Indonésie, ils ont quitté leurs familles avec l’espoir d’une vie meilleure. En pleine mer, ils ont travaillé pendant des mois, des années pour certains, plus de 20 heures par jour, sans jamais être payés. Les hommes vivaient à douze dans des cabines minuscules et insalubres, manquant de tout : nourriture, eau, électricité.

Ces hommes ont expliqué qu’ils naviguaient le long des côtes du Mozambique, du Ghana et de l’Afrique du Sud, pêchant du thon en quantité illégale, mais aussi des requins, des dauphins, des espadons. Le consulat indonésien au Cap a fait savoir que ces navires étaient « non déclarés » et « illégaux ».

Un cas réel de trafic d'humains

Le ministère de la Pêche, interpellé, est resté, lui, très discret dans cette affaire. Pour les responsables de la Fédération internationale des travailleurs du transport, c’est un cas flagrant de trafic d’humains.

C’est Alan Goldberg, un avocat spécialiste des affaires maritimes, qui a pris le dossier en main. Il espère vendre les sept bateaux au bénéfice des membres l’équipage. Ceux-ci redoutent plus que tout de rentrer chez eux les poches vides.

Les 75 hommes ont été transférés samedi matin 30 novembre dans un camp pour étrangers de Johannesburg, et leur avocat se dit inquiet. Il craint que les marins soient expulsés illégalement par les autorités sud-africaines.

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30 Novembre 2013

L'accord de pêche avec l'UE réjouit les Mauritaniens

Le nouveau partenariat entre la Mauritanie et l'Union européenne protège les intérêts des pêcheurs locaux tout en préservant les ressources halieutiques nationales.

Source : Jeune Afrique par Jedna Deida, à Nouakchott 

"Historique !" Le mot est sur toutes les lèvres à Nouakchott pour qualifier l'adoption du protocole d'accord de partenariat de pêche (APP) 2012-2014 entre la Mauritanie et l'Union européenne. Signé après des mois d'âpres négociations en juillet 2012 et appliqué depuis de manière provisoire, cet accord aura attendu plus d'un an pour être validé par le Parlement européen, le 8 octobre dernier.

Avantageux pour la Mauritanie, il respecte le double objectif de préservation des intérêts des pêcheurs locaux et de protection des ressources halieutiques nationales, en particulier des poulpes - à forte valeur commerciale -, dont la moitié des prises mondiales s'effectue au large des côtes sénégalo-mauritaniennes.

Désormais, le céphalopode devient la chasse gardée des pêcheurs locaux. Il était temps, car les scientifiques de l'Institut mauritanien des recherches océanographiques et des pêches (Imrop) sont formels : la surpêche observée depuis le début des années 2000 a eu des conséquences dramatiques sur l'état des stocks toutes espèces confondues et en particulier sur celui des poulpes, dont les deux tiers auraient disparu en dix ans.

Une manne en mer

Les eaux mauritaniennes restent cependant parmi les plus poissonneuses au monde. Une manne qui a fait de la pêche un secteur hautement stratégique pour le pays. Ses ressources halieutiques attirent des chalutiers, des palangriers et des thoniers de plus en plus énormes, armés par des industriels du monde entier, en particulier européens (principalement espagnols, lituaniens, lettons, polonais et néerlandais) et asiatiques (japonais et chinois), mais aussi algériens ou russes.

À tel point que près de 80 % des petites espèces pélagiques (poissons de surface) capturées dans les eaux mauritaniennes en 2012 ont été pris dans les filets de navires industriels battant pavillon étranger.

Le pays a exporté plus de 1 milliard de tonnes de poissons et crustacés en 2010 et 800 000 t en 2012, soit deux fois plus que dans les années 1980. Et, malgré le peu de valeur ajoutée de ces produits, exportés bruts en quasi-totalité, la pêche est le deuxième pourvoyeur de devises du pays (pour plus de 40 %) et contribue pour 25 % aux recettes budgétaires de l'État.

Salutaire

Le protocole adopté par le Parlement européen le mois dernier marque un radical changement de cap pour la pêche mauritanienne : les différentes parties le trouvent enfin équitable et il devrait servir de référence dans les renégociations des contrats de pêche que mène le gouvernement mauritanien avec ses autres partenaires.

En contrepartie d'une centaine de licences de pêche, la Commission européenne s'est engagée à verser 70 millions d'euros (dont 3 millions pour soutenir le secteur local) et les armateurs ­européens 40 millions, soit un total de 110 millions d'euros, contre 90 dans l'accord précédent.

En plus de cette contrepartie financière, le nouvel accord impose notamment que le nombre de Mauritaniens embarqués à bord des navires européens licenciés représente au moins 60 % de l'équipage, au lieu de 37 % auparavant.

Mais le protocole s'avère vraiment salutaire, car il est le premier à garantir l'exclusivité de la pêche au poulpe à la pêche artisanale et côtière mauritanienne (PAC), point qui avait provoqué le blocage au Parlement européen. Les Espagnols y sont farouchement opposés, arguant que cette mesure entraînera d'importantes pertes d'emplois dans leur pays.

Accès limité

Plus généralement, le nouveau contrat limite l'accès des navires européens au surplus existant et aux espèces inaccessibles aux Mauritaniens. Conséquence : les captures de petits pélagiques par les flottilles européennes, qui étaient passées de 100 000 t en 1996 à 380 000 t en 2011, sont déjà retombées à moins de 130 000 t en 2012 sur un total de 800 000 t (dont 200 000 t capturées par la PAC locale).

Si ces avancées doivent renforcer le poids du secteur dans l'économie du pays, quelques inquiétudes persistent concernant la traçabilité de la contre­partie financière versée par l'UE, ainsi que la transparence des conditions d'attribution des licences de pêche aux flottes étrangères. "La convention appliquée aux Européens doit désormais l'être à tous les autres partenaires", estime Béatrice Gorez, coordinatrice de la Coalition pour des accords de pêche équitables (Cape), qui s'est battue pour la révision de l'APP avec l'UE.

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Quand des chercheurs traquent les pêcheries traditionnelles depuis leur bureau !!!

Une technique millénaire qui participe à la surpêche !!!

Surpêche : quand Google Earth aide à détecter les engins de pêche non déclarés

Source : Maxisciences par Frédéric Belnet , le 29 novembre 2013

Grâce à Google Earth, des chercheurs ont repéré des engins de pêche non déclarés, notamment dans le Golfe Persique

Une étude canadienne montre que les images satellitaires - comme celles de Google Earth montrant les côtes du Golfe Persique - peuvent permettre de mieux contrôler la présence d’importants dispositifs de pêche en mer, et donc de mieux évaluer les prises réelles, pas toujours déclarées par les pêcheurs. Après avoir permis plusieurs découvertes archéologiques, Google Earth pourrait-il aider à lutter contre la surpêche ? C'est ce que révèle une étude tout juste publiée dans la revue Journal of Marine Science. Selon ces travaux, c'est pas moins de 6 fois plus de poisson qui serait capturé dans certaines régions du monde comparé à ce qui a été déclaré à l’organisme de gestion de l’agriculture et de l’alimentation des Nations Unies.

Pour en arriver là, les scientifiques de l’Université de Colombie Britannique, auteurs de l'étude, ont utilisé l’imagerie satellite de Google Earth pour recenser certains engins de pêche côtière et, à partir de là, évaluer le volume réel des prises. Ainsi, sur des photos prises en 2005 au-dessus du golfe Persique, ils ont repéré 1900 ‘nasses’ de parfois plus de 100 mètres de longueur. Ces pièges semi-permanents tirent parti des différences de marée pour pêcher une grande variété d'espèces marines.

De quoi prendre environ 31.000 tonnes de poisson, alors que les 7 pays de cette région, cette année-là, n’en ont déclaré que 5.260 tonnes à l’ONU. La même année, l'Iran, l'Arabie Saoudite et le Qatar n'ont déclaré aucune prise utilisant des nasses. Pourtant, les chercheurs en ont bel et bien observé, en particulier en Iran où 728 pièges ont été dénombrés, ce qui pourrait correspondre à une prise totale de 12.000 tonnes de poissons.


 Mieux protéger les océans grâce à la technologie

"Cette technique de pêche ancienne existe depuis des milliers d'années. Mais nous n'étions pas en mesure de vraiment comprendre son impact sur nos ressources marines avant maintenant, [ce que nous pouvons faire aujourd’hui] avec l'aide de la technologie moderne", explique Dalal Al-Abdulrazzak, travaillant sur le projet Sea Around Us de l’Université de Colombie Britannique et auteur principal de l’étude.

"Maintes et maintes fois, nous avons constaté que, [dans] les données mondiales concernant les captures […], ‘le compte n’y était pas’", affirme Daniel Pauly, directeur du projet Sea Around Us et co-auteur de l'étude.

A l'heure où la situation des populations marines inquiète, cette découverte pourrait être d'une importance cruciale. "Comme les pays ne fournissent pas d'informations fiables sur les captures de leurs pêcheries, nous devons élargir notre réflexion et envisager d'autres sources d'informations et de nouvelles technologies pour nous dire ce qui se passe dans nos océans", conclut-il.

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29 Novembre 2013

Les subventions européennes favorisent l'industrie de la pêche et désavantagent les pays du Sud


Une étude internationale, conduite par l'Université de Colombie-Britannique et à laquelle ont participé des chercheurs de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), révèle que les subventions de l'Union européenne allouées à la pêche favorisent l'industrie des pays du Nord et encouragent la surpêche en Afrique et dans le Pacifique Sud. Ces résultats sont publiés dans la revue PLOS ONE le 27 novembre 2013.

75 % des frais d'accès à la pêche financés par l'Union européenne

Les chercheurs ont analysé les accords conclus par l'Union européenne (UE) avec les pays en voie de développement entre 1980 et 2012, permettant à l'industrie des pays du Nord de pêcher dans les eaux des pays du Sud (en Afrique et dans le Pacifique Sud). L'étude de ces accords (compris entre 400 000 euros et 230 millions d'euros par an et par pays) a montré que sur la période, l'UE a versé un total de 5 milliards d'euros aux pays du Sud pour accéder à leurs eaux (soit 75 % des frais d'accès). L'industrie européenne a, quant à elle, contribué à hauteur d'1,7 milliard d'euros aux frais d'accès (soit 25 %) sur la même période.

Les chercheurs ont ensuite comparé le montant de la contribution financière de l'industrie pour accéder aux ressources halieutiques aux revenus qu'elle tire de la vente de la pêche. Pour cela, ils ont utilisé une base de données centralisant les prix mondiaux de vente de poissons sur la même période.

Ces calculs, principalement restreints aux accords concernant le thon, ont révélé que l'industrie a généré près de 96 milliards d'euros de revenus issus de la vente de la pêche entre 1980 et 2012. Ainsi, l'accès aux eaux des pays du Sud ne représente pour l'industrie que 2 % des revenus qu'elle en tire.

Ajuster les subventions pour lutter contre la surpêche....

Cette étude pointe du doigt le risque d'aggravation de la surpêche induit par des subventions élevées. En effet, ayant peu à investir dans l'accès aux ressources (2 % de leurs revenus), les flottes européennes peuvent consacrer une part plus importante de leurs bénéfices à l'accroissement des capacités de pêche. Ce phénomène est susceptible d'accentuer la surexploitation des ressources halieutiques, notamment les populations de thon, particulièrement touchées.

...et favoriser un meilleur accès des pays du Sud aux ressources halieutiques

Modifier le système de subventions à la pêche dans les pays du Nord permettrait de promouvoir une pêche plus durable écologiquement et plus équitable pour les pays du Sud, où le poisson représente parfois la principale source de protéines animales (jusqu'à 50 % dans certains pays insulaires ou côtiers à forte densité de population comme le Ghana, le Sénégal ou encore l'Indonésie). Par ailleurs, l'effondrement des stocks met en péril le développement économique de certains pays du Sud, où la pêche est une importante source de revenus. Ces résultats participent ainsi à la sensibilisation des instances décisionnelles aux risques de surexploitation des ressources halieutiques.

Cliquer Ici pour accéder à l'étude "European Union’s Public Fishing Access Agreements in Developing Countries / Frédéric Le Manach mail, Christian Chaboud, Duncan Copeland, Philippe Cury, Didier Gascuel, Kristin M. Kleisner, André Standing, U. Rashid Sumaila, Dirk Zeller, Daniel Pauly"

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Le 28 Novembre 2013

Discuter de l’avenir de la pêche artisanale en Méditerranée et en mer Noire


Source : FAO / Malte, 26 Novembre 2013

La Commission générale des pêches pour la Méditerranée (GFCM) et la FAO organisent, en partenariat avec le CIHEAM Bari, MedPAN, le WWF et en collaboration avec le Gouvernement maltais, le Premier symposium régional sur la pêche artisanale durable en Méditerranée et en mer Noire, du 27 au 30 novembre 2013 à Malte.

Cliquer Ici pour télécharger le programme

Pour la première fois dans la région, les représentants d’administrations nationales et d’organisations internationales, du monde scientifique, des ONG, des communautés de pêcheurs, des parties prenantes et de la société civile viendront s’asseoir autour d’une même table pour débattre de questions d’intérêt commun afin d’assurer un avenir durable au secteur de la pêche artisanale en Méditerranée et en mer Noire.

L’importance de la pêche artisanale pour toute la région et les nombreux défis à relever montrent qu’il est temps de lancer une réflexion approfondie pour examiner comment élaborer des stratégies communes et des synergies et accroître la coopération afin de soutenir son développement durable. Grâce à une approche participative et ascendante, le symposium offrira une occasion unique pour aborder des questions récurrentes et rechercher des réponses communes en vue d’assurer des perspectives futures pour la pêche artisanale en Méditerranée et en mer Noire. Cette manifestation sera un forum où toutes les parties prenantes intéressées auront la possibilité de faire valoir leurs points de vue, leurs idées et leur expertise.

À l’issue du symposium, les participants devraient adopter des conclusions communes pour envisager comment maintenir une pêche artisanale durable en Méditerranée et en mer Noire et pour identifier des priorités essentielles en vue d’élaborer une feuille de route axée sur le développement de la pêche artisanale durable en Méditerranée et en mer Noire à partir d’une approche écosystémique Une opportunité pour rencontrer des acteurs du monde de la pêche artisanale !

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Le 27 Novembre 2013

La Namibie limite la prospection pétrolière offshore pour protéger la pêche

La Namibie envisage d'interdire la prospection pétrolière et gazière offshore une partie de l'année pour protéger la pêche, et ne pas perturber notamment la migration des thons au large de ses côtes, a-t-on appris lundi auprès des autorités.

Source : Afp/Marines-oceans

La mesure doit être annoncée aux entreprises disposant d'une licence du ministère des Mines, a indiqué à l'AFP Anna Erastus, haut fonctionnaire au ministère de la Pêche, en précisant que les études sismiques seront autorisées uniquement de mai à septembre. Les compagnies brésiliennes HRT et Petrobras sont concernées, ainsi que Repsol (Espagne). La prospection au large de la Namibie remonte à la fin des années 1960.

D'importants gisements gaziers ont été mis à jour, mais pas de découvertes pétrolières majeures.

Les progrès technologiques pourraient cependant changer la donne, et on assiste à une ruée des entreprises, suspectée d'avoir provoqué l'effondrement des captures de thon de 1.800 tonnes en 2012 à environ 650 tonnes cette année, après 4.000 tonnes en 2011.

L'industrie de la pêche pèse 5 milliards de dollars namibiens par an (368 millions d'euros).

Une campagne de prospection dans le bassin du fleuve Orange prévue en février a d'ores et déjà été reportée, a précisé Mme Erastus, sans donner le nom de l'entreprise. La même entreprise veut aussi mener l'étude en février dans les eaux sud-africaines juste à la frontière, ce qui complique encore le problème, a-t-elle ajouté. C'est exactement là où les thons migrent des eaux sud-africaines vers les eaux namibiennes.

Outre la prospection, quatre puits doivent aussi être forés en 2014.

Un comité a recommandé d'approfondir les recherches sur les effets de la pollution sonore sur les poissons, de chercher des alternatives aux études sismiques, et repérer le déplacement des thons à l'aide de puces émettrices reliées par satellite. Le gouvernement namibien avait aussi décidé en septembre un moratoire de seize mois sur l'extraction de phosphate sous-marin, dans l'attente d'une étude d'impact.

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26 Novembre 2013

Sapmer : première mission accomplie pour le Belle Rive

Premier thonier mauricien de la Sapmer, le Belle Rive a effectué sa première mission dans l’Océan Indien. Plus de 700 tonnes de thon pêchées et une matière première valorisée principalement pour le marché asiatique.

Source : linfo.re

C’est le premier d’une nouvelle série de bateaux. Contrairement aux cinq premiers navires acquis par la Sapmer et immatriculés à La Réunion, le Belle Rive bat pavillon mauricien.

A bord du bâtiment de quatre-vingt dix mètres de long, trente-cinq marins français, mauriciens, seychellois, malgaches et indonésiens auxquels il faut ajouter les membres de l’équipe de protection embarquée, un commando de militaires positionnés sur le navire pour parer aux éventuels actes de piraterie.

Le thonier senneur surgélateur, tout droit sorti de l’usine, a été mis en service cette année. Et la première "marée" comme on l’appelle dans le jargon a été fructueuse.

700 tonnes de thon ont en effet été pêchées. De bons résultats donc pour cette mission inaugurale de près de soixante-dix jours. Plus de 6000 tonnes de listao et d’albacore devraient être remontées dans les immenses filets chaque année. Construit au Viet-Nam pour un peu plus de vingt millions d’euros, le Belle-Rive se différencie des premiers navires de la Sapmer. Plus petit, moins puissant, et surtout quatre fois moins gourmand en gasoil, il est doté d’outils à la pointe de la technologie. Radars pour repérer les oiseaux, courantomètre, sonars et autres systèmes 3D aident l’équipage du Belle Rive a localiser les bans de thon albacore et listao. Particularité du Belle Rive : le poisson est congelé vivant. Remontée mécaniquement grâce à la senne (outil dont le coût s’élève à 500 000 euros), la prise est ensuite plongée dans la saumure à moins 18°c. Cette procédure de pré-congélation effectuée, le poisson est ensuite congelé à mois 40°c et stocké dans les six cales situées à l’avant du bateau. Denis Le Roland est le capitaine du Belle Rive. Il explique que "la pêche à vents libres est privilégiée", et ajoute : "l’activité de pêche se concentre essentiellement dans le canal du Mozambique. Aucun quota n’est imposé, mais nous nous limitons par nous-mêmes".

L’acquisition de ce bateau illustre le partenariat solide entre la Sapmer et Maurice. La société française créée en 1947 a de fait obtenu des licences lui permettant d’immatriculer cinq de ses nouveaux navires dans l’île soeur. Avec le Belle-Rive, Sapmer donne un coup d’accélérateur à son activité de pêcherie de thon et espère dans les années à venir calquer ce schéma dans le Pacifique. Il s’agit également d’intensifier les activités de transformation du thon afin de pénétrer davantage le marché asiatique.

Plus de 60 000 tonnes de thon stockés à moins 40°c

C’est dans ce cadre qu’une seconde usine de transformation a vu le jour. Après Mer des Mascareignes (financée à parts égales par le groupe mauricien IBL et Sapmer), une nouvelle filiale de Sapmer a été baptisée à Port-Louis : Tuna Processing Services Indian Ocean.

C’est dans ces lieux que pourront être stockées et valorisées 60 000 tonnes de thon listao et albacore, chaque année. L’activité de l’usine Tuna Processing Services - Indian Ocean a été lancée au mois de juin dernier. Directeur de l’usine TPS-OI, Christopher Talbot affiche clairement les objectifs : " cette usine, c’est la grosse cavalerie pour les longes. L’objectif à terme pour Mer des Mescareignes et TPS-OI est de traiter 30 000 tonnes de poisson afin d’obtenir au mois 12 000 tonnes de produit fini." L’unité de transformation TSP-Océan Indien qui compte présentement 90 salariés environ emploiera plus de 200 salariés à l’horizon 2015.

En attendant, chaque jour, ce ne sont pas moins de vingt tonnes de poisson qui sont traitées. Et cette productivité devrait s’accroître progressivement. Entre la première étape du processus de transformation et la palettisation, seulement huit minutes s’écoulent. Un délai réduit au maximum afin de ne pas rompre la chaîne du froid. Si une infime partie de cette production est écoulée sur le marché réunionnais, c’est bien dans les assiettes japonaises que l’on retrouve plus de 80% du thon transformé dans l’usine TPS-OI. L’activité de l’usine Tuna Processing Services se décline selon deux axes : d’une part la production de steaks destinés à être commercialisés aux Etats-Unis et au Canada. D’autre part, la transformation du thon pêché en longe, où le produit fini classé dans la catégorie des produits premium sera vendu sur le marché asiatique.

Sapmer à la conquête de l’Asie

La création de Sapmer Holding, l’acquisition de nouveaux thoniers, une nouvelle usine de transformation : ces étapes majeures symbolisent les ambitions de la Sapmer pour l’avenir.

Interrogé pour Antenne Réunion, le Directeur Général Yannick Lauri a détaillé les enjeux : " Notre prochaine série de navires « thonier senneur surgélateur » sera immatriculée à Maurice. Les débarques de tous nos thoniers se faisant à l’île Maurice, nous avons souhaité développer les infrastructures mauriciennes déjà en place afin de pouvoir accueillir les prises importantes de notre flotte grandissante. Maurice représentera, pour Sapmer, la base de ses activités thonières avec ses navires, ses capacités de stockage et ses capacités de transformation".

Sur le plan environnemental, la Sapmer, dont l’activité est critiquée par certaines organisations non gouvernementales, brandit les certifications obtenues depuis 2010, avec en premier lieu le label "Pêche responsable" du Bureau Veritas acquis il y a trois ans, les reconnaissances Dolphin Safe (depuis août 2011) et Friend of the Sea (depuis septembre 2012).

Outre ses activités de pêche à la langouste et à la légine (pêche australe dans la zone des Terres Australes et Antarctiques Françaises), Sapmer - qui enregistrait en 2012 un chiffre d’affaires de 93,1 millions d’euros, dont plus de 85% à l’exportation hors Europe - entend aujourd’hui étendre son activité de pêche thonière, pour conquérir un marché de niche. C’est dans ce but que Sapmer prévoit d’ailleurs de s’introduire sur le marché financier asiatique.

La société française a le regard tourné vers le Pacifique, "où les ressources sont quatre fois plus importantes que dans l’Océan Indien, pour des conditions de navigation plus faciles de surcroit" souligne le Directeur Général de la société Yannick Lauri. Le futur de Sapmer se dessinera notamment en Papouasie-Nouvelle-Guinée, où la société de pêche française a obtenu dix licences effectives jusqu’à l’horizon 2018. Objectif : créer une base où seront amarrés dix bateaux et où sera érigée une usine de transformation. Mais cela prendra du temps car il faut construire des routes, réaliser des infrastructures pour permettre à l’activité de prendre son essor.

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Le 25 Novembre 2013

Dakar maritime en images




Source : Le Marin

Ce diaporama présente les activités maritimes de Dakar (Sénégal) : Port autonome, pêche industrielle et pêche artisanale...

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Le 23 Novembre 2013

Face à face : pour ou contre la pêche des holothuries

Maeva Riba Abell, formatrice  vs Rurua Lee, présidente du plan de gestion de l’espace maritime de Moorea


De trois tonnes en 2008 le volume à l’exportation des holothuries est passé à 125 tonnes en 2011. L'holothurie ou bêche de mer permet à de nombreux pêcheurs d'arrondir leur fin de mois.

Source : Polynesie1ere

La ressource n'est toutefois pas inépuisable et le pays règlemente désormais cette pêche. Les lagons sont fermés en attendant la mise en place de comités de gestion.

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Le 22 Novembre 2013

L’accord de pêche avec Maroc est vital pour la Lituanie

La pêche Lituanienne a besoin de quotas de pêche pour survivre...

Au-delà de la mer Baltique, du côté du Maroc...

Vinciunas Arunas, président du comité des représentants permanents des Etats membres de l'UE, est aussi ambassadeur représentant permanent adjoint de la Lituanie, présentement en charge de la présidence du Conseil de l'UE.

Qu'importent les pêcheurs marocains...  Ils avaient applaudi les parlementaires européens au moment du "non" à l'accord de pêche UE/Maroc en décembre 2011. Et encore maintenant, ils disent "Niet à l'accord de pêche Maroc-UE" par la voix de l'organisation de pêcheurs marocains, le "Collectif Pêche et Développement Durable"...

En 2012, le journal "The Baltic Course" expliquait que l'avenir de la pêche lituanienne était entre les mains de Bruxelles et tout particulièrement des accords de pêche avec des pays tiers : Future of Lithuania's fishing in Brussels’ hands

L’accord de pêche avec le Maroc ne concerne donc pas que l’Espagne...

A la présidence de l'Union Européenne, la Lituanie "pousse" très fort pour voir aboutir cet accord pendant son mandat de 6 mois. En effet, un accord avec le Maroc serait synonyme de quota de pêche pour la Lituanie.

La présidence lituanienne aurait négocié des quotas à la hausse par rapport au projet initial (ci-dessous)


Ce qui expliquerait les annonces intempestives de la signature d'un protocole d'accord entre le Maroc et l'Union Européenne. Alors que la ratification de l'accord de pêche ne dépend que de la décision du Parlement européen qui avait dit non en décembre 2011

Dernière annonce en date du 18 novembre 2013 par Atlasinfos

Le nouveau protocole de pêche Maroc-UE signé à Bruxelles

Le nouveau protocole de pêche entre le Maroc et l'Union Européenne (UE) a été signé, lundi à Bruxelles, par M. Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime (photo), et M. Vinciunas Arunas, président du comité des représentants permanents des Etats membres de l'UE et ambassadeur représentant permanent adjoint de la Lituanie, qui assure actuellement la présidence du Conseil de l'UE.

Paraphé en juillet dernier, ce protocole entrera en vigueur dès l'accomplissement des procédures internes respectives nécessaires, notamment son approbation par les parlements marocain et européen. Il sera ainsi soumis au vote le 27 novembre courant à la commission de la pêche du parlement européen à Bruxelles, puis en séance plénière en décembre prochain à Strasbourg.

La semaine dernière, la présidence lituanienne du Conseil de l'UE avait annoncé que le comité des représentants permanents des Etats membres de l'UE à Bruxelles (COREPER I) avait décidé de recommander au parlement européen d'approuver le nouveau protocole de pêche Maroc-UE.

Lors d'une réunion à Bruxelles, les ambassadeurs des Etats membres auprès de l'UE avaient aussi décidé d'adresser une correspondance au parlement européen dans laquelle ils recommandent l'adoption du nouveau protocole de pêche.

En attendant le vote final à Strasbourg, le protocole de pêche a fait du chemin. Jeudi dernier, la commission des budgets du parlement européen à Bruxelles a voté en faveur de la conclusion de l'accord.

Dans son avis sur le protocole fixant les possibilités de pêche et la contrepartie financière prévues par l'accord de partenariat entre le Maroc et l'UE, la commission des budgets recommande à la commission de la pêche de proposer au parlement européen de donner son approbation à la conclusion de l'accord.

En début de ce mois, la commission développement du parlement européen avait également voté en faveur de l'approbation du protocole, notant que celui-ci apporte des améliorations qui répondent dans une large mesure aux exigences formulées par le parlement européen en décembre 2011.

La rapporteur de la commission de la pêche du parlement européen, Carmen Fraga Estévez, s'est prononcée aussi en faveur de la conclusion de l'accord de pêche qui, selon ses termes, "répond aussi bien aux critères établis par le parlement européen qu'au mandat du Conseil européen".

Dans le même sillage, le service juridique du parlement européen a émis dernièrement un avis favorable à la conclusion de l'accord de pêche entre le Maroc et l'UE, expliquant que celui-ci est parfaitement légal et est conforme au droit international.

Conclu pour une durée de quatre ans, le nouveau protocole pêche, dont la contrepartie financière totale annuelle estimée se chiffre à 40 millions d'euros, a pour objectif principal d'offrir des possibilités de pêche pour les navires de l'UE dans les eaux du Maroc dans les limites du reliquat disponible.

Le protocole vise aussi à renforcer la coopération entre Rabat et Bruxelles en vue de l'instauration d'un cadre de partenariat pour le développement d'une politique de pêche durable qui bénéficie aux deux parties.
 
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Le 21 Novembre 2013

Les frontières maritimes en Méditerranée, aspects juridiques et enjeu énergétique


La Méditerranée, là où Orient et Occident se séparent ou se rejoignent selon les points de vue, a été au cours des siècles et demeure une des régions les plus intéressantes du point de vue géopolitique. Elle a été le lieu de passage des civilisations, des cultures, des religions qui ont fini par structurer chacun des pays qui en sont baigné. Cette mer, « notre mer » – mare nostrum – comme l’appelaient les Romains, intéresse trois continents et, si on la limite au passage des Dardanelles, baigne 21 États côtiers. Entre la mer Caspienne et l’Océan Atlantique, s’étend un collier de pays producteurs, ou de transit, d’hydrocarbures liquides ou gazeux.

Source : Jolpress par Samuel Furfari [1]

La Méditerranée intéresse donc au plus haut chef ce Moyen-Orient que Charles de Gaulle appelait « l’Orient compliqué » et, partant, elle est elle-même source de complications. Cette situation n’est pas sur le point de se simplifier du fait de la mise au jour de nouveaux gisements d’hydrocarbures et d’autres probables découvertes dans un avenir proche. Cette nouvelle difficulté exacerbe deux différends de longue durée existant dans la région : le conflit israélo-arabe et la rivalité entre la Grèce et la Turquie.

Les tensions géopolitiques régionales risquent de s’attiser de nouveau, à cause de ce qui se passe sur la terre ferme, mais aussi à cause de cet espace maritime qui intéresse au plus haut point l’Union européenne. C’est pourquoi il importe de comprendre les règles prévues par le droit international de la mer pour mieux saisir les enjeux juridiques et géopolitiques de la région.

La Convention des Nations unies sur le droit de la mer

La Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) a été signée à Montego Bay (Jamaïque) en 1982 par 162 pays et est entrée en vigueur en 1994. Grâce à ces 320 articles, annexes et les accords attenants entre de nombreux États signataires, un cadre universel des juridictions côtières a enfin vu le jour. Cette convention définit des zones de souveraineté décroissante, partant du littoral vers la haute mer – tout en préservant la sacro-sainte notion de mare liberum, la liberté de navigation –, mais surtout elle confère aux États côtiers des droits qu’ils n’avaient pas auparavant. Les différentes zones marines sont mesurées à partir des lignes de base, tracées à partir de la laisse de basse mer sur les côtes d’un État, le long de ses îles, de ses rochers telle qu’elle est indiquée sur les cartes marines à grande échelle reconnues officiellement par l’État côtier.

Tout d’abord, la zone exclusive économique (ZEE), telle que définie par la partie V (articles 55 à 74) de la CNUDM, est la principale des grandes innovations de la Convention. C’est une bande de mer au-delà de la mer territoriale (12 miles marins) qui lui est adjacente. Elle peut s’étendre jusqu’à 200 milles marins au large des lignes de base. Il s’agit d’une vraie révolution dans le droit de la mer, probablement le plus grand transfert de tous les temps vers une juridiction nationale[2]. Une ZEE possède un statut légal sui generis qui constitue un compromis entre la souveraineté de l’État côtier et la liberté de navigation de tous les États du monde, de sorte qu’il s’agit d’une souveraineté fonctionnelle et non d’une eau territoriale, ni de haute mer5. La création de cette zone confère à l’État qui la met en place une projection vers le large. Dans cette zone, l’État côtier a pleine souveraineté et juridiction économique et peut donc exploiter toutes les ressources, tant dans les eaux que dans les fonds marins et leur sous-sol.

Cette disposition d’une convention des Nations unies est un déclencheur puissant qui va conduire à la définition d’une nouvelle géopolitique de l’énergie. On sait que les grands deltas fluviaux regorgent d'hydrocarbures[3] et que c’est tout le pourtour des continents qui devrait contenir de grandes réserves encore inconnues. Pouvoir exploiter les hydrocarbures des ZEE apportera donc un renouveau énergétique profond, comme c'est déjà en cours dans certaines zones telles que la Méditerranée. Puisque nous nous occupons d’énergie, signalons que l’État côtier jouit de la liberté de poser des câbles et pipelines sous-marins. Il a également « juridiction en ce qui concerne la mise en place et l'utilisation d'îles artificielles, d'installations et d'ouvrages », donc des éoliennes offshore.

Il appartient à l’État côtier de décider ou non de créer une ZEE. Il peut alors en fixer arbitrairement la largeur, qui ne peut toutefois être supérieure à 200 milles comptés à partir de la ligne de base. Lorsque les lignes de base de deux États sont distantes de moins de 400 milles, la limite séparant leurs ZEE doit être fixée d'un commun accord et faire l'objet d'une convention ou d'un traité bilatéral. L’article 74 précise les modalités relatives à la délimitation de la ZEE entre des États dont les côtes sont adjacentes ou se font face, comme c’est le cas dans la zone qui nous intéresse. Les parties doivent conclure un accord afin d'aboutir à une solution équitable. C’est là que les choses se corsent dans la mer du Levant… d’autant plus que ni la Syrie ou la Turquie, ni Israël ne sont partie prenante de cette convention, contrairement à Chypre, au Liban et à l’Égypte.

En plus de la définition de la ZEE, le plateau continental est l’autre grand apport de la Convention aux droits des États côtiers. Il dépend de la réalité géomorphologique (figure 1), le prolongement d'un continent sous la mer à des profondeurs excédant rarement les 200 mètres. Il comprend les fonds marins et leur sous-sol au-delà de sa mer territoriale, sur toute l’étendue du prolongement naturel du territoire terrestre de cet État jusqu’au rebord externe de la marge continentale, ou jusqu’à 200 milles marins[4] au large des lignes de base, la distance la plus grande l’emportant. Au-delà, se trouve le talus continental qui plonge vers les grands fonds océaniques (le domaine abyssal). Le potentiel de ressources du plateau continental peut être considérable tant pour la pèche que pour l'énergie. C’est pourquoi les États côtiers considèrent que cet espace est le prolongement naturel de leur territoire terrestre.


Figure 1. Les espaces maritimes selon la CNUDM [5]

La délimitation du plateau continental entre États, dont les côtes sont adjacentes ou se font face, est effectuée par voie d'accord, conformément au droit international « afin d'aboutir à une solution équitable ». En attendant un accord définitif, les parties doivent faire « tout leur possible pour conclure des arrangements provisoires de caractère pratique ».

Au-delà de la limite externe de la ZEE traditionnelle, la Convention prévoit dans son article 76 que le plateau continental peut, dans certaines conditions, s'étendre et que les États peuvent prétendre y exercer leur juridiction, soit jusqu'à 350 milles marins des lignes de base au maximum, soit jusqu'à 100 milles de l'isobathe[6] de 2 500 mètres, l’État étant libre de choisir, entre le critère de distance et le critère de profondeur, celui qui lui est le plus favorable. Au-delà de cette juridiction nationale, la juridiction internationale s’impose sur ce qui est appelé « la zone » considérée comme « patrimoine de l’humanité » (article 136 de la Convention) où aucun État ne peut revendiquer ou exercer de droits souverains sur une partie quelconque de cet espace marin ou de ses ressources. Ainsi, l’exploitation des ressources naturelles de ces grands fonds marins ne se fera donc pas de sitôt… Cela est de nature à retarder pour longtemps l’exploitation des clathrates de méthane dont on sait qu’ils sont abondants dans « la zone ».

Signalons enfin que les contentieux et différends résultant de l’interprétation des dispositions de la Convention du droit de la mer doivent être tranchés. C'est par la voie diplomatique que la Convention prévoit le règlement, ce qui dans le cas qui nous occupe semble problématique. Si cela n'est guère possible, la Convention prévoit que les contentieux puissent être résolus de différentes manières : par des cours arbitrales compétentes en droit de la mer, réunies d'un commun accord par les parties, ou par le Tribunal international du droit de la mer installé à Hambourg[7], constitué conformément à l'annexe VI de la Convention, ou encore par la Cour internationale de justice. Il y aurait moins d’une cinquantaine d’affaires contentieuses au total[8] car la Convention a fait progresser la situation en posant l’obligation pour les États de résoudre les différends sans violence. La Convention en tant que droit international coutumier est également contraignante pour les États non parties. On voit mal comment les États non parties à la CNUDM – et, partant, ceux qui nous intéressent dans le bassin du Levant – pourraient faire abstraction du recours exclusif aux moyens pacifiques pour régler leurs contentieux. Il convient d'insister sur ce mandat de règlement des contentieux, ce qui interdit dorénavant le statu quo[9].

Le droit de la mer et la région levantine

Suite : Jolpress

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Le 20 Novembre 2013

Philippines :  Entre désespoir et débrouillardise des pêcheurs philippins

http://www.rtbf.be/video/detail_philippines-debrouillardise-pour-faire-bateaux-de-peche?id=1871208&utm_source=rss&utm_medium=feed

 Débrouillardise des pêcheurs de Tanauan pour construire des bateaux de fortune

Cliquer Ici pour visualiser le reportage de la RTBF : Philippines. Débrouillardise pour faire bateaux de pêche

Après le typhon, le désespoir des pêcheurs philippins


Dans le village de Baybay, petit port philippin, la misère des pêcheurs n’a fait que s’aggraver après le passage du typhon Haiyan, qui a emporté avec lui bon nombre des navires de pêche. La plage a été lessivée, le village anéanti par le vent et des vagues de plusieurs mètres de haut qui ont plongé dans le désespoir les pêcheurs trahis par l'océan.

"Je n'ai jamais eu peur de la mer mais le jour où Yolanda est arrivé, j'ai pleuré", explique Cesar Magdua en désignant Haiyan par son nom local. L'homme de 54 ans, fervent catholique, a perdu son bateau et la foi dans l'océan d'où son père avant lui puisait comme à une source. "Nous n'avons pas eu le temps de mettre tous nos bateaux à l'abri, de les sortir de l'eau. Les vagues se sont fracassées à une vitesse folle, en emportant tout", dit-il, prenant à témoin un cocotier décapité par les rouleaux. "Le dicton est vrai, la mer reprend ce qu'elle donne", soupire-t-il.


Le 8 novembre, Haiyan a dévasté des îles du centre des Philippines avec des vents soufflant à plus de 300 km/h et des vagues de cinq à sept mètres qui ont pénétré loin à l'intérieur des terres. On recense provisoirement quelque 4.000 morts. A Baybay, le typhon a détruit 1.500 habitations, mais aussi les bateaux et les filets. Cesar Magdua ignore le nombre de villageois tués. Des cadavres sont ramassés quotidiennement.

"Je n'ai pas revu beaucoup de mes amis", confie simplement ce père de huit enfants qu'il a sauvés en les installant dans la maison d'un ami, à un kilomètre du rivage. "Le problème maintenant, c'est de survivre. On ne pourra pas toujours compter sur l'aide" d'urgence apportée par le gouvernement, les ONG et les États étrangers qui ont engagé d'importants moyens en hommes et matériel, se lamente le pêcheur.

Au bout d'un étroit chemin de côte, un conseiller municipal, Nonelon Wenceslao, organise l'abattage d'un porc errant. Autour de lui, une petite foule demande sa part. "Nous ne sommes pas riches, mais nous étions heureux, nous avions tout", assure Nonelon Wenceslao. "Il ne reste plus rien. Nos bateaux sont détruits. Comment commencer à reconstruire quand on n'a même pas de quoi survivre?".

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Le 19 Novembre 2013

Satisfecit de la Banque mondiale pour les investissements directs au Maroc, mais...

Un récent rapport de la Banque Mondiale intitulé "Développement économique et perspectives de la région MENA : investir en temps de turbulence sur la période 2003-2012" (Investing in turbulent times) donne un bonne note globale au Maroc concernant ses résultats en matière d'investissements directs étrangers (IDE) "greenfield".

Source : Usine Nouvelle par Nasser Djama

Bien, mais peut mieux faire. Selon un rapport de la Banque Mondiale paru le 10 octobre, le Maroc a réussi à capter un volume  significatif d'Investissements directs étrangers (IDE) ces dernières années au sein de la zone MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord).

Ce rapport s'intitule "Développement économique et perspectives de la région MENA : investir en temps de turbulence sur la période 2003-2012" (voir document complet à la fin de cet article).

L'intérêt de ce travail de la Banque mondiale est qu'il porte sur les IDE  "greenfield" (création d’entités nouvelles, d’usines ou de filiales de multinationale) par opposition aux investissements de portefeuille ou financiers plus volatils. Cette catégorie hormis l'industrie concerne aussi les services, dont le tourisme.

Au sein, de la catégorie des importateurs de pétrole dans la région MENA, le Maroc occupe la deuxième place derrière l'Égypte mais devant la Tunisie et la Jordanie pour l'accueil des IDE greenfield sur la période étudiée.

Dans ce groupe, il est même numéro 1 en nombre de projets.

Mais l'Égypte reste sans comparaison en terme de volume puisque sur la période considérée (en bonne partie comprise avant la chute de Moubarak). Ce pays a capté 104 milliards de dollars contre 47 milliards de dollars seulement pour le Maroc, il est vrai deux fois moins peuplé.

Sans surprise, la France concernant ces IDE "greenfield" est le premier investisseur non arabe au Maroc (10 milliards de dollars) et talonne de peu les Émirats arabes unis (11 milliards de dollars), ces deux pays sont suivis des États-Unis (3 milliards d'investissement sur la période).

Mais selon le rapport , le royaume pourrait capter d'avantage d'investissements américains, car Washington reste l'un des plus gros investisseurs dans la région (130 milliards de dollars), même si ceux-ci vont en priorité aux pays pétroliers.

En 2012 sur la zone Afrique du nord, le Maroc a capté les plus importants flux d’investissements directs étrangers (IDE) selon le  rapport annuel 2013 sur les investissements de la CNUCED (Conférence des nations unies sur le commerce et le développement ) publié le 20 juin.

En nombre de projets, le Maroc se classe troisième avec 530 projets derrière les Emirats Arabes Unis (2701) et l'Arabie Saoudite (753) et devant l'Egypte (526).

L’attrait pour les IDE "greenfield"  pour le territoire marocain est dû, selon la Banque mondiale à trois critères : la stabilité politique, la qualité des infrastructures et celle de la main-d'œuvre.

Au niveau de la taille de l'investissement moyen par projet (89 millions de dollars) le Maroc fait néanmoins pâle figure comparé par exemple aux 198 millions de dollars pour l'Égypte.

La création d’emplois générée par les investissements étrangers "Greenfield" au Maroc est elle dans la moyenne au sein du groupe des pays importateurs de pétrole avec 272 emplois créés par projet.

Des beaux sujets de réflexion pour le tout nouveau ministre de l'industrie Moulay Hafid Elalamy, dont l'intitulé de la fonction ministérielle comprend expressement les investissements.

Nasser Djama

Cliquer Ici pour accéder au Rapport de la Banque Mondiale sur les IDE dans le Mena

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Le 18 Novembre 2013

La pêcherie de saumon d’Alaska est recertifiée MSC

Les marchés des produits de la mer mondiaux peuvent désormais continuer à s’approvisionner en saumon d’Alaska certifié MSC et utiliser le label. Cette décision fait suite à une évaluation tierce-partie, scientifique et rassemblant les parties prenantes réalisée par Intertek Moody Marine (IMM) qui a conclu que 13 unités de certification répondaient au Référentiel MSC pour une pêche durable et bien gérée. Seule l’unité du Prince William Sound reste en évaluation, en attendant de récolter des données supplémentaires.  Les 13 unités recertifiées couvrent tous les autres saumons d’Alaska. Cette pêcherie fut la première à obtenir la certification en 2000 et la recertification en 2007. Cette troisième certification a été portée par les 400 membres de l’Association des Purse Seine Vessels Owners  (PSVOA) avec le soutien d’un groupe d’entreprises de transformation de saumon d’Alaska. Il s’agit de la première pêcherie américaine du programme MSC à recevoir sa troisième certification.

Source : MSC

PSVOA a ouvert le certificat à d’autres entreprises volontaires et les premiers transformateurs suivants ont rejoint le groupe client : Copper River Seafoods, International Seafoods of Alaska, Ekuk Fisheries, 10th and M Seafoods, Silver Bay Seafoods, Hoonah Cold Storage et une entreprise anonyme.  Afin que le saumon d’Alaska puisse porter la mention MSC, il doit être passé par l’un des membres du groupe client.

Bob Kehoe, Directeur Général de PSVOA, s’exprime au nom de l’association : « le programme MSC  a mis en avant la durabilité, renforçant cinquante années de gestion étatique responsable et les qualités uniques du saumon d’Alaska. Cette recertification offre aux acheteurs l’ assurance précieuse et indépendante que la pêcherie est gérée durablement ».

5 espèces de saumon du Pacifique sont certifiées : sockeye (Oncorhynchus nerka), chum (Oncorhynchus keta), chinook (Oncorhynchus tshawytscha), coho (Oncorhynchus kisutch), pink (Oncorhynchus gorbuscha)


Kerry Coughlin, directrice régionale du MSC Amériques, commente : « le MSC se réjouit de cette relation de longue date avec l’industrie de la pêche en Alaska et nous sommes ravis que le saumon d’Alaska soit devenu la première pêcherie du programme à démontrer sa gestion durable sur les marchés mondiaux à travers une troisième certification. Avec un engagement large des acheteurs pour des  approvisionnements certifiés MSC, la certification se traduit par la reconnaissance de la qualité de la gestion des pêches en Alaska et de la valeur des pêcheurs et des acteurs de la filière. "

La recertification MSC de la pêcherie de saumon d’Alaska intervient au début  de la saison des vacances d’hiver, lorsque la demande est la plus forte.

Le saumon d’Alaska des 13 unités de certification, capturé après le 1er février 2013 et respectant les exigences de la Chaîne de Garantie d’Origine du MSC, peut porter le label MSC. La date d’éligibilité cible précède la saison de pêche du saumon 2013. Toutes les entreprises de première transformation nommées sur le certificat de la pêcherie ont un certificat Chaîne de Garantie d’Origine. Afin de mentionner la certification MSC, toutes les sociétés  plus en aval ont simplement besoin d’un certificat Chaîne de Garantie d’Origine valide comprenant le saumon d’Alaska dans leur champ de certification. Vous pouvez obtenir de plus amples informations en contactant PSVOA ou votre contact au sein du MSC.

La pêcherie de saumon d’Alaska opère dans les eaux territoriales des États-Unis, adjacentes à la côte de l’État d’Alaska. Les saumons sont pêchés à la senne, au filet ancré ou dérivant, à la traine et à la roue à poissons; ce dernier engin de pêche fonctionne comme une roue de moulin à eau munie de paniers pour attraper les poissons. Les saumons d’Alaska frais,  congelés et en conserve sont vendus essentiellement au Japon, en Europe et aux États-Unis. Au total, les produits de saumon d’Alaska portant le label MSC sont aujourd’hui vendus dans 21 pays.

À propos de PSVOA

La Purse Seine Vessel Owners Association (PSVOA) est l’organisation porteuse pour la réévaluation du saumon d’Alaska dans le programme MSC. Elle a été créée en 1936 pour servir les intérêts de la flotte de pêche commerciale. Aujourd’hui PSVOA est le plus grand groupe commercial dans l'État de Washington, représentant plus de 400 propriétaires de navires opérant dans différentes pêcheries le long de la côte ouest de l'Alaska.

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Le 15 Novembre 2013

Attention ! Un requin peut en cacher un autre...

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a3/Watsonandtheshark-original.jpg
Des associations dénoncent le risque de "privatisation des océans"

Derrière la crise requins, une guerre des lobbies au niveau mondial

Source : Orange la Réunion

A La Réunion, la crise requin est devenue le sujet d’affrontements entre les usagers de la mer et les associations environnementales. Mais cette opposition dépasse de loin le cadre local et implique, à l’échelon international, de puissantes fondations américaines très influentes auprès des gouvernements et qui financent de nombreuses ONGE (Organisations non gouvernementales environnementales). C’est en tout cas ce que dénoncent plusieurs collectifs et associations. Derrière la question des squales, c’est une véritable guerre de lobbying et de communication qui se jouerait au niveau mondial, sur fond de privatisation des océans et d’enjeux stratégiques.

Ce vendredi 15 novembre 2013, l’association OPR (Océan Prévention Réunion) a prévu de se rassembler à 17 heures devant la sous-préfecture de Saint-Paul à l’occasion de la réunion du CO4R (Comité de réduction du risque requin à La Réunion). Elle souhaite ainsi exprimer son inquiétude et ses interrogations quant à la politique requins du gouvernement, prévoyant notamment d’interpeller par courrier le ministre de l’Ecologie et du développement durable Philippe Martin.

A sa manière, Océan Prévention Réunion tente ainsi de faire entendre sa voix. Elle qui prône le rétablissement de la pêche des requins se heurte en effet frontalement à une foule d’associations environnementales qui, selon OPR, auraient davantage les oreilles du gouvernement et du ministère de l’Ecologie en particulier.


C’est que depuis deux ans, La Réunion est devenue le symbole d’un combat mené à une beaucoup plus grande échelle, impliquant des enjeux dépassant largement le cas de la petite île de l’océan Indien. Une lutte d’influence au niveau international entre le mouvement dit "conservationniste" et le monde de la pêche.

Selon OPR, mais aussi d’autres associations comme le collectif lorientais "Pêche et développement", on serait ainsi bien loin de la simple préservation de la biodiversité. Ces collectifs voient ainsi dans le combat contre la surpêche et la multiplication des réserves marines à travers le monde une stratégie d’appropriation des océans par des groupes privés, notamment américains.

Au premier rang de ces organisations tentaculaires se trouve la fondation Pew Charitable Trusts et son très influent think tank, le Pew Research Center. C’est lui qui est notamment à l’origine d’une étude publiée en 2006, concluant que la surpêche conduirait à l’extinction des grands poissons à l’horizon 2048. C’est encore le groupe Pew qui, par exemple, a financé une autre étude sur la valeur économique d’un requin vivant, démontrant qu’un seul squale pouvait générer au cours de sa vie près de 2 millions de dollars de retombées touristiques.

Ce sont tous ces arguments – très souvent repris tels quels par les médias internationaux – qui fondent le mouvement "conservationniste", prônant la multiplication de zones sanctuaires totalement interdites à la pêche commerciale, comme prévoit de le faire l’archipel de Palau, dans le Pacifique, où pêcher des requins est interdit depuis 2009.

Pétrole et environnement

Ces pratiques ont notamment été mis au jour par le collectif "Pêche et développement", dans un rapport publié en novembre 2012 et intitulé "Blue Charity Business". Les auteurs y dénoncent le lobbying des puissantes fondations américaines telles que Pew Charitable Trusts qui vise à orienter dans leur sens la politique commune des pêches (PCP) de l’Union européenne. Loin de la préservation de l’environnement et de la biodiversité, leur but serait "d’affaiblir le poids des pêcheurs et leur présence en mer pour libérer des espaces pour des activités nettement plus lucratives, tourisme, énergie, extractions diverses", écrit le collectif.

La surpêche – avec le requin comme emblème – aurait ainsi été volontairement promue comme principal problème environnemental, à coup de lobbying, d’études financées par des fondations américaines et de campagnes de communication. Si on n’est pas loin de la théorie du complot, celle-ci est alimentée par le fait que, effectivement, à l’origine de Pew Charitable Trusts se trouve la compagnie pétrolière américaine Sunoco. Les principaux groupes pétroliers américains seraient ainsi, en sous-main, les principaux financeurs de nombreuses ONGE (Organisations non gouvernementales environnementales).

Dans son rapport, le collectif "Pêche et développement" cible ainsi cinq grandes fondations américaines : the Pew Charitable Trusts, David and Lucile Packard foundation, Gordon & Betty Moore foundation, the Walton Family Foundation et the Oak Foundation. "Il est permis de penser que les fondations américaines qui interviennent aujourd’hui en soutien aux ONGE, ne sont pas totalement neutres au regard des intérêts pétroliers off-shore, ni au regard de l’approvisionnement d’une industrie de la très haute technologie en terres rares. Cette présomption est liée à la composition des directoires de ces fondations", écrivent les auteurs.

A La Réunion, il n’est pas encore question de privatisation des océans, ni de sanctuaire marin. La tenue du CO4R de ce vendredi devrait d’ailleurs lancer la deuxième campagne de prélèvements de 90 squales dans le cadre du programme ciguatera. Mais le problème requins semble en tout cas devenu le nœud d’enjeux économiques, politiques et stratégiques qu’on ne soupçonnait pas forcément au premier abord.

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Le 14 Novembre 2013

Améliorer la gestion et la conservation des pêcheries de thon en haute mer

Un projet de la FAO financé par le FEM contribue à l’effort mondial d’aménagement des pêches


Source : FAO

La FAO estime qu’environ un tiers des sept principales espèces de thonidés sont actuellement surexploitées
5 novembre 2013, Washington, DC/Rome - La directrice générale et présidente du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), Mme Naoko Ishii, a approuvé aujourd'hui un projet coordonné par la FAO visant à améliorer la santé et la durabilité des pêcheries de thon dans le monde en réduisant les prises illégales et en soutenant les espèces et écosystèmes marins apparentés.

Le FEM, une institution internationale qui fédère 183 pays autour des questions d'environnement et de promotion du développement durable, a approuvé le financement de la phase de mise en œuvre d'un projet multipartenaires coordonné par la FAO ayant pour objectif une meilleure gestion des pêcheries de thon en haute mer et la conservation de la biodiversité des écosystèmes et des espèces qui s'y rattachent, en réduisant les prises illégales de poissons très prisés et consommés partout dans le monde.

"Cette décision jette les bases d'une action à l'échelon mondial pour faire face à la menace tant économique qu'environnementale qui pèse sur une des espèces halieutiques commerciales les plus importantes au monde", a souligné Mme Ishii. "Je me félicite que nous ayons pu rassembler au sein de ce projet des partenaires publics et privés qui nous donnent de bonnes chances de travailler à une échelle suffisante pour inverser les tendances négatives menaçant les pêches thonières et le milieu océanique dont elles dépendent".

A ce jour, 30 millions de dollars de fonds du FEM ont attiré plus de 150 millions de co-financements en faveur du projet qui fait partie d'une initiative multipartenaires plus vaste axée sur la récolte durable de ces précieuses ressources.



Le Projet mondial d'aménagement des pêches et de conservation de la biodiversité, qui s'étendra de 2013 à 2018, met à profit et complète les travaux des cinq organisations régionales de gestion des pêches thonières (t-RFMO) et rassemble un vaste groupe de partenaires autour de trois lignes essentielles:
  • Promouvoir un aménagement plus durable et efficace des pêches et une adoption plus étendue des meilleures pratiques de pêche
  • Réduire la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) par le renforcement du suivi, des contrôles et de la surveillance
  • Atténuer les impacts de la pêche sur les écosystèmes, y compris les prises accessoires excessives d'espèces marines non ciblées.
Le projet vise à mobiliser des actions entre les organisations régionales de pêche au thon et les partenaires, en contribuant en particulier à la reconstitution des ressources perdues à cause de la pêche INN.

"Les pêches de haute mer contribuent à la sécurité alimentaire et aux moyens d'existence de millions de personnes dans le monde", a déclaré Árni M. Mathiesen, Sous-Directeur général de la FAO chargé des pêches et de l'aquaculture. "Grâce à une action collective à tous les niveaux et à une coopération étendue optimisant l'utilisation de ressources appauvries, ce projet - et l'Initiative plus vaste Common Oceans - aideront le monde à renoncer à 'cette course au poisson' et à adopter une approche écosystémique, cruciale pour garantir la santé et la productivité future de ces écosystèmes marins essentiels. Les premiers succès serviront à inciter les bailleurs de fonds et les organismes à investir davantage dans ce type de projets à effet catalyseur".

WWF-US est un des acteurs principaux collaborant avec la FAO, qui comptent également les cinq t-RFMO*, l'Agence des Pêches du Forum des Iles du Pacifique (FFA), les Parties à l'Accord de Nauru (PNA), le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (SPC), la U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l'Accord sur la conservation des albatros et des pétrels (ACAP), BirdLife International, la International Seafood Sustainability Foundation (ISSF) et le Marine Stewardship Council (MSC). Sans oublier le secteur privé du thon, qui comprend des membres des industries de la pêche et de la transformation du poisson, qui est également un partenaire clé et soutient pleinement l'initiative.

Améliorer la pêche au thon

Les thons et espèces apparentées constituent les ressources halieutiques les plus prisées capturées dans les zones situées au-delà des juridictions nationales (ABNJ). La catégorie des grands migrateurs représente 20 pour cent environ de la valeur de toutes les captures marines - les prises des espèces de thons les plus importantes atteignent à elles seules une valeur de plus de 10 milliards de dollars par an.

Quelque 5,4 millions de tonnes de thon sont débarquées chaque année, avec plus de 85 pays pêchant le thon en quantités commerciales. Les niveaux de captures les plus élevés ont lieu dans l'océan Pacifique, suivi des océans Atlantique et Indien.

D'après les estimations de la FAO, environ un tiers des sept principales espèces de thonidés sont actuellement surexploitées. Vu la demande soutenue des consommateurs pour les produits comme le sashimi et le thon en boîte et la surcapacité des flottes de pêche, l'état des stocks de thon a de fortes probabilités de continuer à se détériorer faute d'une amélioration de la gestion.

"En transformant notre gestion des pêches mondiales, nous garantissons une source durable de produits de la mer qui contribuent à nourrir les sept milliards d'habitants que compte la planète tout en préservant la nature", a indiqué Mme Michèle Kuruc, Vice-présidente du WWF-Etats-Unis pour la conservation des ressources marines. "En misant sur les gouvernements, les organismes de gestion des pêches, la société civile et le secteur privé, ce partenariat novateur peut imprimer un changement significatif sur les communautés halieutiques du monde".

Un vaste réseau

Le programme des zones situées au-delà des juridictions nationales (ABNJ-Common Oceans) se compose de quatre projets étroitement imbriqués qui rassemblent gouvernements, organisations régionales de gestion des pêches, secteur privé et ONG autour de l'utilisation durable et de la conservation des écosystèmes de haute mer.

Outre le projet du thon, les autres projets portent sur une utilisation plus durable des ressources vivantes en haute mer et des écosystèmes, le renforcement de la capacité mondiale d'aménagement des ABNJ et le Partenariat pour les océansqui élaborera des modèles de gestion destinés à promouvoir l'investissement dans la gestion durable et à long terme des pêches.

Parmi les partenaires clés du programme, citons la FAO, la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), Conservation International (CI), l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), WWF-Etats-Unis et le Forum mondial des océans.

LE FEM a affecté 50 millions de dollars en faveur du programme et attiré 270 millions de dollars supplémentaires de co-financements.

* Les cinq organisations régionales de gestion des pêches de thon sont les suivantes: Commission interaméricaine du thon tropical (CITT), Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA), Commission des thons de l'Océan indien (CTOI), Commission pour la conservation du thon rouge du Sud (CCSBT) et Commission des pêches pour le Pacifique central et occidental (WCPFC)

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Le 13 Novembre 2013

CMN de Cherbourg :  l'affaire des bateaux mozambicains ?

Des 30 bateaux commandés par le Mozambique aux chantiers Constructions mécaniques de Normandie (CMN), 8 seront construits à Cherbourg. En partie par des étrangers.

D'après Ouest France : Le chantier CMN de Cherbourg ne construira que huit bateaux

Le 4 septembre, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait pris de vitesse le ministre du Budget, l'ex-élu cherbourgeois Bernard Cazeneuve, pour annoncer la commande par le Mozambique de trente chalutiers et patrouilleurs au chantier naval CMN de Cherbourg.

En ces temps de désolation économique, le cocorico du made in France avait beaucoup retenti. Le 30 septembre, François Hollande était venu assister à la découpe de la première tôle. La cérémonie s'était déroulée dans un chantier vidé de ses salariés, mis en congés payés ce matin-là. Ceux-ci avaient révélé une réalité différente. « 75 % du travail ne sera pas fait à Cherbourg, mais dans un pays de l'Est », assurait alors David Le Breton, délégué syndical CGT du chantier, ajoutant que ce qui serait construit à Cherbourg serait en partie sous-traité.

Début octobre, 15 soudeurs et chaudronniers roumains, suivis de 40 Lituaniens, sont arrivés. Des personnels embauchés sans que Pôle emploi ait été sollicité, alors que l'agence recense 150 soudeurs et chaudronniers sans travail sur le bassin d'emploi.

La direction du chantier cherbourgeois, 350 salariés, confirme aujourd'hui que celui-ci ne construira que huit bateaux de pêche et ne fera qu'assembler les six bateaux de surveillance. Les seize autres chalutiers seront construits en Roumanie.

Le Mozambique accusé de tour de passe-passe budgétaire par le FMI
Le gouvernement du Mozambique s'est défendu lundi (4 novembre 2013 ndlr) face au Fonds monétaire international (FMI) qui lui a reproché des tours de passe-passe budgétaire après un emprunt obligataire conséquent, non mentionné dans les comptes, pour financer notamment une commande de bateaux à la France. "Je pense que nous avons suivi les procédures en place, et je ne crois pas qu'il y ait eu un manque de transparence en omettant d'en référer au Parlement", a déclaré à l'AFP le ministre adjoint des Affaires étrangères Henrique Banze.

Le Mozambique a passé commande de 24 chalutiers et trois patrouilleurs aux Constructions mécaniques de Normandie (CMN) de Cherbourg (ouest de la France), un contrat d'une valeur de 200 millions d'euros présenté par la France comme un contrat avec l'Etat mozambicain, mais par le président mozambicain Armando Guebuza comme un contrat privé soutenu par le gouvernement.

Jeudi, dans un rapport annuel à l'issue de sa visite annuelle, le FMI avait "recommandé que des garanties gouvernementales et des autres sources de risques pour les finances publiques soient reportées dans le budget (...) conformément aux bonnes pratiques internationales". Ses experts ont en particulier demandé que "les possibles activités non commerciales associées avec la compagnie publique récemment créée pour la pêche au thon (Ematum) qui a lancé une euro-obligation de 850 millions de dollars en septembre soient incluses dans le budget 2014 et reflétées dans les comptes publics en toute transparence". Selon l'analyste Joseph Hanlon, le FMI était "très en colère", et si l'emprunt a été plusieurs fois souscrit et augmenté en raison de la garantie de l'Etat, d'autres investisseurs ont eu la réaction inverse estimant qu'il y a un vrai risque que le Mozambique se mette à lancer trop d'emprunts que le gouvernement ne serait ensuite incapable de rembourser.

Le Mozambique est rongé par la corruption et ses problèmes de gouvernance ont été maintes fois pointés du doigt, notamment par des pays donateurs.

Pour plus d'informations :
 
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Le 12 Novembre 2013

Bénin : quand l'acadja fait des morts chez les riverains du lac Ahémé

Au Bénin, la pratique de l'Acadja est ancestrale dans le Lac Nokoué (Image Google Earth des enclos de branchages près de ce village lacustre à côté de Ganvié). Les Acadjas sont interdits dans le Lac Ahémé.... Conflit !

Accusations mutuelles, rumeurs de vol, violences, affrontements… et même des morts. L’usage, sur le Lac Ahémé, de la technique de pêche à base de branchages, dite ‘’acadja’’, pourtant proscrite, suscite de vives tensions entre populations riveraines.  La réalité des faits, les explications des uns, la version des autres, sur ce dossier à fond politique ? Enquête d’une équipe de la Rédaction.

Source : La Nouvelle Tribune par Camille A. Segnigbindé & Yao Hervé Kingbêwé

Branchages et bambous de chine plantés ça et là dans l’eau du lac. Et, concentrés à quelques encablures au large de Ouèdèmè Péda. Dans les alentours, quelques rares pêcheurs, dont une vieille femme qui jette incessamment son filet pour pêcher des crabes. A ces pêcheurs, s’ajoutent des enfants qui, très gais, se baignent sans être inquiétés. C’est l’ambiance qui régnait, ce samedi 9 Novembre, aux environs de 12 heures, sur le Lac Ahémé, du côté de Ouèdèmè-Péda, dans le département du Mono.

Selon les riverains, les branchages et les bambous qui surplombent le  lac, soutiennent d’autres tas de branchages, installés sous le lac, par certains pêcheurs, pour piéger des poissons. Il s’agit là, d’une forme de pêche  pratiquée sur ce lac. Son nom, «Acadja». «Cela fait déjà trois ans que ceci dure. C’est vrai que nos grands parents pratiquaient le «Acadja». Ce qu’ils ont cessé, entre temps. Depuis courant 2009, les gens ont repris», a expliqué Mèdého Dansou Edmond, un pêcheur professionnel de Ouèdèmè-Péda. Mais qui sont ces pêcheurs qui pratiquent cette forme de pêche ? A cette question, Edmond Dansou Mèdého pointe du doigt les pêcheurs du département de l’Atlantique, notamment ceux de Kpomassè.

Cette forme de pêche est, avec d’autres techniques de pêche à base de branchages,  dites «Adjakpo», «Amèdjrotin», «Agbodowègo», «Komiko», «Djètohloué», «Tohounga»…, pourtant interdite au Bénin. Mais, en dépit de leur interdiction, toutes ces formes de pêche sont pratiquées sur le lac. Et cela pas seulement par les populations du département de l’Atlantique. Il y a aussi des ressortissants du Mono qui s’y adonnent. Et c’est le cas de Daniel Agbossou et de Sossa Jean-Marie. Tous deux pêcheurs professionnels de Akodéha Kpodji, pour qui seule la faim justifierait leur pratique du «Acadja».  Selon Daniel Agbossou, c’est parce que les autres communautés qui ne le pratiquent pas, n’arrivent pas à acquérir le dispositif nécessaire.

Précarité, exode, déscolarisation…

La pratique de «Acadja» et des autres formes de pêche prohibées par certaines communautés de pêcheurs complique l’existence aux autres pêcheurs qui se disent respectueuses des textes en vigueur en matière de pêche au Bénin.

D’après Dame Christine Amoussou, épouse d’un pêcheur de Ouèdèmè Péda,  la pratique du «Acaddja» a rendu très cher le coût du poisson dans la région. Car, «la quantité de poissons qu’on achetait à 200 francs Cfa, est passé à 1.000 francs Cfa», affirme-t-elle. Et à Kouassi Goussi, une autre épouse de pêcheur d’un autre village voisin, Akodéha Tossouhon, situé aussi dans le Mono et subissant les affres du «Acadja», de renchérir : «la faim augmente dans nos foyers. Car nos maris n’arrivent plus à bien prendre soin des enfants et de nous-mêmes». «Nos femmes nous ont abandonnés pour aller servir de domestiques en ville. Elles ont également abandonné leurs enfants», a expliqué Hounguè-hantin Goudjinou, pêcheur à Akodéha Tossouhon. Des enfants qui, selon, ce dernier, n’arrivent plus à aller à l’école, les moyens financiers faisant défaut.

Outre ses deux villages, Akodéha Tossouhon et Ouèdèmè Péda, plusieurs autres communautés de pêcheurs situées dans le département du Mono, comme celles de Guinzin et Kpétou, soufrent le martyre. Pendant que les pratiquants du «Acadja» gagnent jusqu’à trois millions, à la fin de chaque saison de pêche.

Démission et complicité

L’usage des «acadjas» et autres techniques de pêche sédimentaire, par les populations riveraines du Lac Ahémé, se fait en violation de la Loi. Notamment de l’article 5 de l’Arrêté N°069/MDR/DC/CC/CP du 12 mars 1997 portant réglementation de la pêche sur le complexe Couffo-Lac Ahémé-Chenal Aho-Lagune Côtière. Ces violations de la Loi, par des groupes de pêcheurs qui disent le faire «parce qu’ils ont faim, comme l’a confié Daniel Agbossou, un pêcheur originaire de Kpodji», sont le résultat de la défaillance de l’Etat. Qui, à travers ses structures spécialisées en la matière, comme le Carder, est chargé du contrôle et de la surveillance des cours d’eau. En effet, pour le respect des textes de la République, «avant, confie un pêcheur, le Carder - cette structure étatique chargée de la mise en œuvre des politiques de l’Etat dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche - avait un représentant qui veillait sur le lac, mais depuis un moment, plus personne ne vient».

Si l’équipe de la rédaction n’a pu contacter des responsables du Carder pour avoir des éléments justificatifs de cette défaillance de contrôle et de surveillance, nul doute sur les dessous politico-politiciennes et électoralistes, de l’usage par certains groupes des ‘’acadjas’’ et autres techniques de pêche interdites. Selon les pêcheurs opposés à son utilisation, «ceux qui utilisent les acadjas disent, à qui veut les entendre, qu’ils ont l’autorisation du Président Boni Yayi». Les déclarations de certains hommes politiques, natifs de la région et proches du Pouvoir, précisément celles de l’ancien ministre Grégoire Akoffodji, confirment bien «le complot». «La personne qui a le pouvoir d’enlever les ‘’acadjas’’ de l’eau, cette personne  n’est pas encore née. Ecoutez-moi bien, et dites-le à vos frères qui n’ont pu venir et qui sont à la maison que moi - l’ancien ministre - je dis que la personne ayant le pouvoir de faire retirer de l’eau les ‘’acadjas’’, n’est pas encore venue au monde», a déclaré en langue fon le député Akoffodji lors d’une rencontre tenue à Kpomassè avec les pêcheurs de la Commune, utilisant les ‘’acadjas’’. L’élu du Peuple qui se réclame être un partisan du Chef de l’Etat, n’a pas eu de retenues dans sa déclaration et dans ses agissements, qui en plus d’aller à l’encontre de la Loi, laissent transparaître une certaine complicité de l’Etat. «C’est le Président Yayi Boni qui m’a demandé ce qu’il pouvait faire aux populations de Kpomassè, en attendant de pouvoir honorer sa promesse de désensablement du lac - opération qui coûterait beaucoup de milliards - et je lui ai dit ‘’acadjas’’», a-t-il confié aux populations.

Affrontements....

(....)

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Le 11 novembre 2013

Port de pêche de Guiuan. Avant et après le passage du typhon Haiyan


Sur l'île de Samar, le port de pêche de Guiuan, où le typhon Haiyan a touché terre, dans le centre des Philippines, n'est plus désormais qu'un amas de ruines... Cette ville de 47.000 habitants a été soufflée (et non inondée comme Tacloban, la capitale régionale).  L'illustration nous montre les dégâts sur le port de pêche de Guiuan après le passage du super typhon. Rien ou presque n'a résisté aux vents dépassant les 300 km/heure. Pas même l'église de l'Immaculée Conception du XVIIIe siècle qui a perdu son toit. Sur l'illustration, la toiture en tuile de l'église en bas à gauche sur l'image "Google Earth" (avant) a disparu sur la photo aérienne "AFP" (après).

Philippines : sur les ruines de la première ville frappée par le typhon


Le port de pêche de Guiuan, où le typhon Haiyan a touché terre, dans le centre des Philippines, n'est plus désormais qu'un amas de ruines où des survivants traumatisés semblent prêts à tuer pour trouver à manger.

Guiuan, première ville des Philippines dans laquelle avait débarqué l'explorateur portugais Ferdinand Magellan en 1521, sur l'île de Samar, était connue pour ses plages et sa riche histoire coloniale. Elle restera aussi dans l'histoire comme la première à avoir subi de plein fouet vendredi l'un des plus puissants typhons à avoir jamais touché terre, laissant la population privée de tout, eau, nourriture, électricité. 

Guiuan est un grand port de pêche de l'Île de Samar


Pendant plus de deux jours, le sort des 47.000 habitants de la ville coupée du monde était inconnu de tous. Mais lundi (11 novembre ndlr), des hélicoptères transportant soldats et journalistes sont enfin arrivés, permettant de découvrir l'étendue du cataclysme qui l'a frappée, les maisons rasées, les arbres arrachés et les survivants traumatisés.

"C'est terrifiant ici. Il y a des voleurs armés qui rodent. S'ils savent que vous avez stocké de la nourriture, ils vont entrer de force dans votre maison et vous voler, sous la menace d'une arme", raconte un habitant terrorisé à un journaliste de l'AFP. D'autres résidents confirment l'existence de ces hommes armés de pistolets à la recherche non pas d'argent, mais de riz, devenu une denrée de luxe dans une ville dévastée.

Arbres, poteaux électriques, maisons, stade, système d'approvisionnement en eau, télécommunications, rien ou presque n'a résisté au typhon et à ses vents dépassant les 300 km/heure. Pas même l'église du XVIIIe siècle qui a perdu son toit.


"Nous sommes si peu, ils sont si nombreux"

Dans un entrepôt, un des rares bâtiments encore debout, la foule pille tout ce qu'elle peut trouver: nourriture bien sûr, mais aussi vêtements, jouets, et autres babioles. "Nous ne pouvons rien faire ici", se désole un policier. "Nous sommes si peu, et ils sont si nombreux". Seuls quelques-uns de ses 35 collègues viennent encore travailler, poursuit-il. Les policiers aussi font partie des victimes, certains aident leur famille, d'autres sont portés disparus.

Sur l'île de Leyte, qui a reçu une grande partie de l'attention du gouvernement et de l'aide ces derniers jours, les autorités craignent la mort de plus de 10.000 personnes (pour la ville de Tacloban ndlr). Mais à Samar, le bilan officiel, bien que probablement sous-évalué, est pour l'instant beaucoup moins lourd, le gouverneur de l'île ayant confirmé 433 morts.

Et à Guiuan, les habitants estiment, eux aussi, que les morts seront relativement peu nombreux. "Moins d'une centaine", assure un homme aux vêtements en lambeaux. La ville a surtout été victime du vent, et pas des vagues géantes qui ressemblaient plus à un tsunami qu'à une tempête, qui ont ravagé Leyte. Mais il faudra du temps pour avoir une idée du véritable bilan humain, si c'est un jour possible. "Il y avait quelques corps ici. Et quelques autres là-bas", explique un homme en montrant des débris ajoutant "il y avait peut-être une cinquantaine de morts, mais nous les avons déjà enterrés".

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9 novembre 2013

Philippines. Le typhon Haiyan fait craindre le pire

C'est le plus violent de l'année : le typhon Haiyan a frappé les Philippines. On craint une catastrophe majeure, plusieurs villes ayant été coupées du monde.

Village de pêcheurs avant le passage du cyclone Haiyan (Philippe Favrelière)

Source : Le Télégramme

On parlait hier de monstre. Le super-typhon Haiyan, le plus violent de l'année (classé en catégorie 5, la plus élevée) a frappé les Philippines, balayant les côtes est de l'archipel avec des vents soufflant par rafale jusqu'à 315 km/h ! Il a touché la ville côtière de Guiuan. Les dégâts, dans ce port de pêche de 40.000 âmes, pourraient être « catastrophiques », a prévenu le météorologue américain Jeff Masters sur le site Wunderground. « Peut-être les plus gros dégâts causés par un cyclone tropical sur une ville depuis un siècle », selon lui. Les communications avec la ville ont été immédiatement coupées à l'arrivée du typhon.

La chaîne de télévision ABS CBN diffusait, elle, des images de rues submergées, de toits en tôle ondulée arrachés et de bâtiments mis à terre à Tacloban, une ville de 200.000 habitants sur le littoral. « On nous a rapporté des arbres déracinés, des vents très violents (...) et des habitations en matériaux légers endommagées », a indiqué le chef de la Croix-Rouge nationale, Gwendolyn Pang.


« Grave péril »

Le typhon a déjà fait trois morts et un disparu, selon le premier bilan officiel, qui risque très rapidement de s'aggraver. Plusieurs localités étaient totalement coupées du monde. Jeudi, le président philippin, Benigno Aquino, a averti la population de se prémunir au maximum contre cette tempête géante qui a fait des pointes à 380 km/h en approchant des Philippines : « À l'attention de nos responsables locaux, vos résidants sont confrontés à un grave péril. Faisons tout ce que nous pouvons tant que Haiyan n'a pas encore frappé le pays ». Le président a averti que certaines zones côtières exposées au front de 600 km du typhon pourraient être submergées par des vagues de six mètres de haut. Plus de 125.000 personnes dans les zones les plus vulnérables ont été évacuées avant l'arrivée de Haiyan, selon la défense civile, et des millions d'autres se sont calfeutrées dans leurs maisons. Les écoles ont été fermées sur le passage du typhon, les services de ferrys suspendus, et les pêcheurs ont reçu l'ordre de sécuriser leurs embarcations. Les compagnies aériennes ont annulé des centaines de vols.

Des régions vulnérables

Après les Philippines, c'est le Vietnam et le Laos que devrait frapper, dimanche, ce typhon considéré comme très dangereux. Il n'y a quasiment pas de montagnes sur sa trajectoire, qui auraient permis d'atténuer sa force rapidement. Le sort s'acharne sur des régions encore convalescentes, après le passage de tempêtes meurtrières et un séisme de 7,1, survenu en octobre sur l'île de Bohol (222 morts).

Plus d'informations sur Wounderground

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Le 8 Novembre 2013

Le Pérou se mobilise contre le massacre de milliers de dauphins utilisés comme appâts pour la chasse au requin

Selon la biologiste Ximena Velez de l'ONG Ecoceanica, l'Etat péruvien n'a pas les moyens de contrôler la centaine de ports répartis le long des 3 080 km de côtes que compte le pays. Au-delà de la sanction, « il faudrait faire aussi un travail de sensibilisation dans les ports pour que les pêcheurs prennent conscience de la menace qu'ils font peser sur la survie du mammifère marin », exhorte la scientifique, consciente qu'il est toutefois quasi impossible de contrôler la pêche en haute mer.



Source : Le Monde | Chrystelle Barbier (Lima, correspondance)

Les images sanglantes de pêcheurs tuant des dauphins à coups de bâton après les avoir capturés au harpon provoquent une vague d'indignation au Pérou. « En plus, sur la vidéo, dénonce Liz Rojas, une jeune fonctionnaire de 35 ans, ils semblent encore vivants au moment où ils sont dépecés. » Comme elle, des milliers de Péruviens ont été choqués par le petit film qui a fait le tour des télévisions nationales et des réseaux sociaux, depuis sa première diffusion, le 17 octobre.

Une véritable traînée de poudre : en deux semaines, une pétition mise en ligne« contre la chasse au dauphin sur les côtes péruviennes » a déjà recueilli près de 100 000 signatures. Et des dizaines de sympathisants se bousculent chaque jour à la porte de l'ONG Mundo Azul (« Monde bleu ») qui défend la biodiversité marine, et qui est à l'origine de la vidéo. « Les corps ensanglantés des dauphins sont rejetés à la mer pour attirer les requins », explique le directeur de Mundo Azul, Stefan Austermühle, qui a lui-même filmé les images. La chair de plusieurs variétés de requins, dont le mako, est ensuite exportée légalement vers l'Asie.

La capture, la chasse et la commercialisation du dauphin sont, elles, interdites au Pérou depuis 1996, un pays qui a les eaux les plus productives du monde (10 % de la pêche mondiale).
« Crime contre l’environnement »

Le biologiste allemand, qui travaille depuis maintenant une dizaine d'années sur ces pratiques illégales, a réalisé des centaines d'entretiens avec les pêcheurs péruviens. Le chercheur estime qu'entre 5 000 et 15 000 dauphins disparaissent comme appât au requin chaque année. « Un nombre auquel il faut ajouter entre 1 000 et 2 000 dauphins qui sont tués dans le but d'être vendus pour la consommation humaine, ce qui est aussi illégal », précise-t-il.

Face à l'indignation populaire qui progresse de jour en jour, la réaction des autorités n'a pas traîné : « Nous condamnons ces actes qui, en plus d'être très violents, sont sanctionnés dans notre Code pénal et peuvent donner lieu à une peine de prison », s'est empressé de déclarer le vice-ministre de la pêche, Paul Phumpiu, avant de qualifier de « crime contre l'environnement » la pêche au dauphin. « Nous réfléchissons à toutes sortes de mesures, dont l'interdiction de la commercialisation de la viande de requin », a-t-il encore ajouté. Pour autant,« dire, comme certaines ONG, que tous les pêcheurs artisanaux se livrent à ce type de pratique est irresponsable », a insisté le vice-ministre.

Afin d'évaluer l'ampleur du phénomène, M. Phumpiu a annoncé, le 23 octobre, la création d'une commission d'enquête qui devrait avoir achevé ses travaux d'ici à mi-2014.

Une réponse bien insuffisante aux yeux de Stefan Austermühle, qui préconise l'interdiction immédiate et temporaire de la pêche aux requins. « Cela permettrait de stopper la tuerie de dauphins, mais aussi la surpêche de requins trop petits »,assure le biologiste.

Selon Mundo Azul, certains professionnels ne respectent pas la taille minimale imposée par la loi (1,60 m dans le cas du requin bleu) et mettent donc aussi en danger la survie de l'espèce du prédateur. En 2012, près de 4 000 tonnes de requins ont été pêchées en mer péruvienne. Selon Mundo Azul, 545 bateaux de pêche pratiquent la chasse au requin en utilisant les dauphins comme appât, durant leurs sorties en haute mer.

« Manque de contrôle »

« Au Pérou, le problème n'est pas le cadre légal, qui existe déjà pour protéger les dauphins, mais le manque de contrôle exercé par les autorités », regrette Ximena Velez de l'ONG Ecoceanica, centre de recherche spécialisé dans l'écosystème du Pacifique Sud-Est.

Selon la biologiste, l'Etat péruvien n'a pas les moyens de contrôler la centaine de ports répartis le long des 3 080 km de côtes que compte le pays. Au-delà de la sanction, « il faudrait faire aussi un travail de sensibilisation dans les ports pour que les pêcheurs prennent conscience de la menace qu'ils font peser sur la survie du mammifère marin », exhorte la scientifique, consciente qu'il est toutefois quasi impossible de contrôler la pêche en haute mer.

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Le 7 novembre 2013

Accord de Pêche UE/Maroc : Plutôt juteux pour les armements européens !

L'accord de pêche entre l'UE et le Maroc semble très juteux pour les armements européens... Les possibilités de pêche totales au titre du protocole augmenteraient de 33 % (par rapport aux protocoles antérieurs).

Qu'en pensent les pêcheurs marocains au moment où la ressource dans les eaux exploitées par le Maroc est revenue au Top depuis le départ de la flottille européenne fin 2011 ?..

Pourtant, ce protocole aurait pour objectif principal d’offrir des possibilités de pêche pour les navires de l’UE dans les eaux du Maroc dans les limites du reliquat disponible.

Lire aussi : Accord de Pêche Maroc / UE : Mettons fin aux politiques qui génèrent la "faim" !

Les États membres s’accordent sur les possibilités de pêche entre l’UE et le Maroc

Source : Présidence lituanienne via auteur: AFP/Scanpix le 07 Novembre 2013

Le 6 novembre, lors de la réunion du Comité des représentants permanents (COREPER I), Les États membres de l’UE ont accepté d’envoyer une lettre au Parlement européen pour demander son consentement à la conclusion du protocole à l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre l’UE et le Maroc.


Le Comité s’est également mis d’accord sur règlement du Conseil concernant les possibilités de pêche au titre de ce futur protocole sur la pêche. Le règlement prévoit l’attribution de quotas de pêche. La présidence a présenté au Comité une proposition de compromis qui assure une augmentation du quota en termes absolus pour chaque État membre concerné. Les possibilités de pêche totales au titre du protocole augmentent de 33 % (par rapport aux protocoles antérieurs).

Selon l’ambassadeur Arūnas Vinčiūnas, président du Comité, l’accord obtenu aujourd'hui au COREPER sur le protocole de pêche a une grande signification politique et il est particulièrement important pour la flotte de pêche de l’UE.

La Commission a adopté les propositions le 23 septembre 2013. Le Parlement européen envisage de voter sur le consentement à la conclusion du protocole dans la commission de la pêche le 27 novembre, et en séance plénière en décembre 2013.

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Maroc/UE : Le vote du nouveau protocole pour le 27 novembre

Le nouveau protocole fixant les possibilités de pêche et la contrepartie financière, prévues par l’accord de partenariat entre le Maroc et l’Union européenne (UE) dans le domaine de la pêche, a été examiné en ce début de semaine à Bruxelles au cours de la commission Pêche du Parlement européen. Plusieurs eurodéputés recommandent au Parlement européen d’approuver le protocole, car, disent-ils, celui-ci peut permettre le rétablissement des relations de pêche avec le Maroc sur de nouvelles bases, nettement mieux adaptées aux exigences du Parlement, tant du point de vue économique et financier que de la durabilité sociale et environnementale.

Source : La Nouvelle Tribune / le 5 novembre 2013

Au menu également, l’examen des projets d’avis de la commission Développement et celle des Budgets sur ledit protocole, réalisés respectivement par les parlementaires européens Cristian Dan Preda et François Alfonsi. Rappelons qu’un premier examen de ce protocole par la commission Pêche a eu lieu en début octobre dernier à Bruxelles.

Lors de cette réunion ont été mises en avant les garanties fournies par le Maroc en matière d’affectation de la contrepartie financière au développement du secteur et à la population locale, et de préservation de l’environnement. Conclu pour une durée de quatre ans, le nouveau protocole prévoit six catégories de pêche, avec une réduction des possibilités de pêches par rapport au précédent, en autorisant 126 navires européens contre 137 auparavant. Ce protocole, dont la contrepartie financière totale annuelle estimée se chiffre à 40 millions d’euros, dont 14 millions dédiés au renforcement économique du secteur de la pêche nationale, a pour objectif principal d’offrir des possibilités de pêche pour les navires de l’UE dans les eaux du Maroc dans les limites du reliquat disponible. Il vise aussi à renforcer la coopération entre Rabat et Bruxelles en vue de l’instauration d’un cadre de partenariat pour le développement d’une politique de pêche durable, qui bénéficie aux deux parties. Le vote en commission Pêche de ce nouveau protocole est prévu le 27 novembre.

Ce nouveau protocole a été paraphé le 24 juillet dernier par la Commission européenne et le Maroc.

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Maroc-UE: L’accord de pêche adopté en commission à Bruxelles

La commission Développement du Parlement européen, réunie mardi à Bruxelles, a recommandé l’approbation du protocole de pêche entre le Maroc et l’Union européenne.

Source : Afrikinfos le 6 novembre 2013 

Dans son rapport sur ce protocole adopté mardi, la commission souligne que le nouveau protocole, paraphé en juillet dernier par le Maroc et la Commission européenne, renforcera le partenariat entre les deux parties et contribuera au développement de la filière pêche du Royaume.

Rédigé par l’eurodéputé Cristian Dan Preda, du Groupe du Parti Populaire Européen (Démocrates-Chrétiens), le rapport met en avant les améliorations apportées par ce protocole qui répond dans une large mesure aux exigences formulées par le Parlement européen en décembre 2011.

Le texte relève que le principe de durabilité a été bien pris en compte lors des négociations dans la mesure où le Maroc et l’UE ont pleinement tenu compte des rapports scientifiques relatifs à l’état des stocks et à leur évolution probable, ainsi qu’à l’évaluation du niveau d’utilisation des possibilités de pêche prévues dans le protocole précédent.

La Commission Développement du Parlement européen souligne que ce nouveau protocole consolide aussi les dispositions de contrôle des quantités capturées par les navires de pêches de l’Union européenne, à travers la mise en place de missions conjointes, la présence de marins marocains à bord des navires de l’Union et le renforcement du système de suivi par satellite.

Le protocole est également conforme aux exigences en matière de développement car près de la moitié de la contrepartie financière (14 millions d’euros) sera consacrée à la promotion du secteur de la pêche au Maroc et profitera plus particulièrement au plan Halieutis, qui vise à renforcer la durabilité, la performance et la compétitivité de ce secteur économique au cours de la période 2010-2020.

Dans son argumentaire, Dan Preda, également membre du Groupe d’amitié UE-Maroc au Parlement européen, fait observer que la particularité de cet accord réside aussi dans le fait qu’il a été conclu entre deux partenaires qui partagent une frontière commune et qui ont décidé de renforcer leurs relations politiques et de s’acheminer vers une intégration progressive de leurs économies.

”L’accord d’association entré en vigueur en 2000 et le statut avancé accordé au Maroc en 2008 démontrent la volonté des deux parties de continuer à renforcer leurs relations bilatérales”, soutient-il.

Il rappelle aussi que le Maroc est le premier pays du voisinage européen à avoir obtenu un statut avancé il y a 5 ans et ”reste l’un des plus proches alliés de l’Europe dans une région en proie aux troubles”.

Pour ces raisons et bien d’autres, l’eurodéputé roumain invite les parlementaires européens à saisir l’occasion que représente cet accord pour collaborer de manière constructive avec le partenaire marocain afin de promouvoir ”nos valeurs et objectifs communs”.

L’accord de pêche UE/Maroc représente environ un quart du budget que la DG MARE (La direction générale des affaires maritimes et de la pêche) alloue aux accords de pêche bilatéraux.

Conclu pour une durée de quatre ans, le nouveau protocole prévoit six catégories de pêche avec une réduction des possibilités de pêche par rapport au précédent en autorisant 126 navires européens contre 137 auparavant.

Ce protocole, dont la contrepartie financière totale annuelle estimée se chiffre à 40 millions d’euros, dont 14 millions dédiés au renforcement économique du secteur de la pêche nationale, a pour objectif principal d’offrir des possibilités de pêche pour les navires de l’UE dans les eaux du Maroc dans les limites du reliquat disponible.

Il vise aussi à renforcer la coopération entre Rabat et Bruxelles en vue de l’instauration d’un cadre de partenariat pour le développement d’une politique de pêche durable qui bénéficie aux deux parties.

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Maroc : Aziz Akhennouch pêche-t-il en eaux troubles ?

Les choix opérés par le département de la pêche en matière de contrôle par satellite provoquent l'ire des professionnels...

Source : Allafrica par Hassan Bentaleb, 1 Novembre 2013

C'est aujourd'hui que s'achève le délai imparti aux patrons de pêche pour signer leurs contrats avec l'opérateur choisi par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime en vue d'opérationnaliser le projet VMS de localisation des pêcheries et de suivi des navires par satellite.

Une mesure qui provoque l'ire des professionnels du secteur, lesquels demandent la suspension de ce délai puisque des négociations sont en cours entre leurs représentants et un autre opérateur agréé par l'ANRT dont l'offre est plus alléchante que celle de la société choisie par le département d'Aziz Akhennouch. Certains professionnels accusent même ce dernier d'agir comme agent commercial de son opérateur au détriment de leurs intérêts.

« Tout laisse penser que cette affaire sent le soufre », nous a confié un patron de pêche sollicitant l'anonymat avant d'ajouter que « le déroulement de l'appel d'offres relatif aux offres de prix concernant les communications par satellite destinées au projet VMS et le timing de sa mise en œuvre laissent planer des doutes ».

Des suspicions qui nous ont été confirmées par le responsable d'une société concurrente de celle sur laquelle le ministre a jeté son dévolu en déclarant que s'il y a bien eu appel d'offres, son déroulement fait débat. «Nous sommes en train de mener une action légale contre le ministère pour lever le voile sur cette affaire», nous a affirmé notre source.

Le timing de la mise en application de ce projet pose également problème puisqu'il coïncide avec le coup d'envoi de la saison de pêche du poulpe. « Imaginez des professionnels mis au chômage technique depuis plus de deux mois, taraudés financièrement et moralement et qui doivent payer des sommes colossales pour bénéficier de ce système de contrôle par satellite alors que le département a longtemps véhiculé l'idée que celui-ci serait gratuit. Mieux, des fonds européens ont même financé ce projet ».

En effet, ces patrons seront appelés à payer 7.000 DH hors taxe comme forfait global annuel, 2.500 DH HT pour les prestations des services de maintenance et 1,59 DH HT pour les messages supplémentaires. « Il faut donc compter trois à quatre millions de centimes par an hormis les taxes et autres impôts», nous a indiqué notre source.

Des charges financières difficiles voire inconcevables à supporter puisque nombre de professionnels s'interrogent sur la nécessité d'adopter pareil projet à des coûts aussi exorbitants alors qu'il existe un autre système de contrôle par satellite gratuit nommé AIS et qui exige uniquement un équipement de l'ordre de 5.000 DH. Il s'agit du même système qui a été mis en place par le ministère de l'Equipement et du Transport pour le contrôle du trafic maritime de Tanger jusqu'au Sénégal. C'est aussi le même système qu'utilisent nombre de bateaux de pêche étrangers qui fréquentent les eaux du Sud du Maroc.

«Ce système simple à utiliser via un site Internet est accessible à tout le monde », nous a précisé notre source. La décision d'Akhennouch est d'autant plus aberrante que la direction de la navigation relevant du ministère de l'Equipement et du Transport a créé en 2010 un centre de contrôle maritime doté du système AIS avec un budget de 50 millions de DH dont 32 pour l'achat des équipements.

Pour les professionnels, la position du ministère des Pêches risque d'avoir des conséquences fâcheuses sur ce secteur déjà en effervescence à cause de la conjoncture économique actuellement morose. Une situation qui risque de s'aggraver avec les nouvelles taxes sur la valeur ajoutée prévues par le projet de loi de Finances et qui vont durement frapper les équipements maritimes. Pour ce faire, les professionnels du secteur demandent au ministère de revoir sa position et d'entamer un vrai dialogue.

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Le 6 Novembre 2013

Le bateau de pêche chinois arraisonné dans les eaux calédoniennes n'est pas un cas isolé

Le Yu Hu pris en flagrant délit de pêche illégale vendredi dernier dans la zone maritme exclusive de la Nouvelle-Calédonie sera sanctionné par la justice. Le Vanuatu délivre des licences de pêche à des compagnies chinoises qui franchissent les frontières maritimes sans aucun état d'âme.

Le Hu Yu arraisonné à Nouméa



Reportage de Brigitte Whaap et de Cédric Michaut de NC 1ère.

Bloqué à quai depuis cinq jours au quai des pêcheurs de Nouville à Nouméa, l'équipage du Yu Hu attend de savoir quel sort lui sera réservé par la justice.

Source : NC 1ère par Angela Palmieri publié le 05/11/2013

Ce lundi, les agents des affaires maritimes de Nouvelle-Calédonie ont inspecté les cales du palangrier.

Les premières constatations ont été officiellement confirmées: plus d'une quarantaine de tonnes de poissons congelés (principalement du thon blanc mais aussi quelques ailerons de requins) sont stockés à bord du bateau chinois.

Un bateau chinois arraisonné entre Vanuatu et Belep pour pêche illégale


Par Gonzague de La Bourdonnaye le 04/11/2013

La Gendarmerie maritime a arraisonné un navire chinois qui pêchait illégalement dans les eaux situées entre Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie. Plusieurs tonnes de poisson ont été retrouvées dans les cales de ce bateau.

A n'en pas douter, lorsque la Gendarmerie maritime a arraisonné, mercredi, ce navire battant pavillon chinois, il pêchait illégalement dans les eaux calédoniennes situées entre l'archipel du Vanuatu et celui des Belep. Le flagrant délit n'a pas été compliqué à prouver; plusieurs tonnes de poisson ont été retrouvées dans ses cales. Lorsque le navire est arrivé, vers 15h00 ce vendredi, dans la grande rade de Nouméa, la cargaison était impressionnante : 40 tonnes de poissons et une quarantaine d'ailerons de requin.

Son équipage, composé de 13 personnes fidjiennes et chinoises, a été consigné à bord du navire pour les besoins de l’enquête. Son capitaine est actuellement entendu par les autorités compétentes.

Le délit de pêche illégale est punissable d’une amende de 9 millions CFP (75 000 €) et peut aller jusqu'à la confiscation du bateau et du matériel de pêche.


Depuis que le pays voisin, le Vanuatu a accordé des licences de pêches à des compagnies chinoises, le nombre de bateaux qui viennent profiter de façon illégale de la richesse des eaux calédoniennes semble être en très nette augmentation.

Le Yu Hu a pu être arraisonné vendredi dernier grâce à une patrouille de la Marine nationale qui surveillait la zone maritime de la Nouvelle-Calédonie entre Belep et le Vanuatu au nord de la Grande Terre.

La justice va placer le Yu Hu sous une mesure de saisie conservatoire et fixer le montant d'une caution.

Les peines encourues pour les responsables de cette pêche illégale seront déterminées selon la gravité de l'infraction commise, les pêcheurs calédoniens espèrent que l'affaire du Yu Hu servira d'exemple dissuasif...

Lire aussi : Nouvelle-Calédonie : Lagon ou Nickel ?

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Le 5 novembre 2013

Réserves marines : accaparement des océans et dépossession des pêcheurs

Par Alain Le Sann Secrétaire du Collectif pêche et Développement Président du Festival du film « Pêcheurs du Monde », Lorient

Dans Mouvements.info

Depuis une vingtaine d’années (Sommet de la Terre de Rio en 1992), de nombreux biologistes et ONGE, puissamment soutenus par des fondations, des organisations internationales, des agences publiques, des dons privés mais aussi de plus en plus de sociétés multinationales, imposent l’idée que l’un des meilleurs moyens de préserver la biodiversité marine et les ressources de pêche est de multiplier les réserves intégrales et les Aires Marines Protégées (AMP). Après avoir imposé ce modèle à terre en réclamant sans cesse une extension des réserves terrestres (objectif 17% adopté, avec un objectif de 25% plus tard), les ONGE ont obtenu à Johannesburg en 2002 l’établissement d’AMP sur 20% des océans, dont la moitié en réserves intégrales. En réalité, pour beaucoup, ce n’est qu’une étape, et Greenpeace revendique déjà des réserves sur 40% des océans. Pour le grand public, sensibilisé par des discours et des films catastrophistes ou d’autres exaltant la beauté des réserves marines (Planète Océan de Yann Arthus Bertrand), cette demande est simple et évidente. Pourtant, les réserves intégrales en particulier, soulèvent d’énormes questions et problèmes. Elles ne permettent pas toujours de résoudre les problèmes d’érosion de la biodiversité et elles posent de sérieux problèmes d’exclusion, bien analysés et documentés à terre et déjà sensibles en mer.

Il ne s’agit pas pour autant de diaboliser l’action et encore moins les objectifs des ONGE. Parmi celles qui sont engagées sur le terrain de la conservation par les réserves, il y a des pratiques très diverses ; certaines sont parfois très respectueuses des droits humains dans leur action et pas seulement dans leurs déclarations. Au sein même d’une ONGE qui se contente d’afficher ses objectifs environnementaux sans se préoccuper des impacts sociaux de ses programmes, les professionnels engagés sur le terrain peuvent avoir de bonnes relations avec les populations concernées. Il ne s’agit donc pas de condamner par principe les réserves intégrales, ni les objectifs respectables des ONGE, mais de montrer qu’au sein même du mouvement conservationniste, beaucoup de scientifiques, d’écologistes s’interrogent sur les méthodes, les résultats et les conséquences sociales parfois dramatiques des mises en réserves de territoires terrestres et marins.

Cependant les dirigeants des ONGE et des fondations qui les soutiennent ont plutôt tendance à ne pas divulguer le contenu des débats internes qui pourrait ternir leur belle image de sauveurs de la planète [1]. Malgré la suffisance et l’arrogance des grosses ONGE, qui leur permettent de monopoliser les médias, il existe un vrai débat sur la pertinence de leurs méthodes et objectifs, leur compatibilité avec les droits humains. Les ONGE concernées sont principalement les grosses ONGE américaines conservationnistes comme Conservation International, The Nature Conservancy, Oceana et autres, mais aussi le WWF ou quelques ONGE européennes intervenant en Afrique. Toutes ces ONGE sont profondément intégrées dans un système capitaliste qu’elles ne remettent pas en cause puisqu’elles en tirent leurs revenus et qu’elles sont étroitement liées aux grosses entreprises soit directement soit par le biais de fondations. Une ONGE comme Greenpeace est plus indépendante, mais elle reçoit aussi à l’occasion de gros financements de fondations américaines (sur la réforme de la PCP en particulier) même si elle reste très critique sur les grosses entreprises.

Cependant, sur la question des océans, elle est la plus grande promotrice des réserves marines, même si elle n’est pas engagée dans leur gestion comme les autres ONGE. Elle s’inscrit donc de ce fait pleinement dans le réseau international qui organise la dépossession des pêcheurs et leur mise sous tutelle. Sa défense de la petite pêche ne la dédouane pas de ce reproche car elle apporte un soutien conditionnel à ce secteur en lui imposant ses propres conceptions sur les engins ou les espaces interdits.

Les fondements idéologiques

Les réserves ont entraîné la dépossession de millions de gens.

Les éco-conquérants des mers

Publié par Mouvements, le 29 octobre 2013. http://www.mouvements.info/Reserves-marines-accaparement-des.html

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Le 4 novembre 2013

Détective Sea Shepherd !


« Parce que nous avons tous un rôle à jouer dans la sauvegarde des océans, et que nous pouvons tous, à notre échelle et individuellement, contribuer à protéger les êtres qui peuplent les mers, SEA SHEPHERD France vous propose de vous impliquer à ses côtés et de devenir un acteur important de ses combats: passez du simple consommateur au consommACTEUR, devenez un Détective Sea Shepherd !.. »

Pour plus de renseignements sur facebook

Festival du Vent : un film navrant et sans réflexion sur le "pirate" Paul Watson

Source : Politis par Claude-Marie Vadrot - 25 octobre 2013

Débat de très bonne tenue sur « les océans, notre terre » animé par Jean-Louis Caffier avec Isabelle Autissier et quelques autres, discussion qui a permis de rappeler à quel point la mer était menacée, dans l’indifférence quasi-générale, par les terriens et le réchauffement climatique.

De quoi faire oublier le navrant film (1) de Peter Jay Brown consacré au canadien Paul Watson, le fondateur en 1977 de l’association Sea Shepherd (en français berger des mers…). Ce film de commande qui dure 90 longues, très longues minutes est une véritable ode à celui qui se présente comme le « pirate des temps modernes »(sic). Non seulement le spectateur voit sa tête et doit boire ses paroles en moyenne toutes les 30 secondes, mais en plus le film fait disparaitre la moindre réflexion (si elle existe...) au profit de l’action, des bateaux qui se poursuivent et s’entrechoquent. Avec en prime un mépris souverain affiché pour les Indiens, les Péruviens ou les habitants des Iles Féroé qui ne pensent pas comme le « capitaine courageux ». Un film supposé choc mais truffé de vieilles images la plupart du temps non-datées. Avec l’inévitable et ancienne séquence des bébés phoques assommés sur la neige : rouge sur blanc, c’est bon pour le 20 heures, coco ! En oubliant de raconter que c’est pour avoir amené Brigitte Bardot sur la banquise que Watson s’est fait virer de Greenpeace. Et en oubliant aussi de rappeler combien la suite de l’histoire a été préjudiciable à la vie des Inuits !

Ce film qui tend à faire croire qu’il n’y aurait que des méchants face au bon monsieur Watson évite soigneusement toute analyse, toute réflexion ou allusion politique ou économique. Il joue sur la seule sensibilité (sensiblerie ?) des spectateurs en les entrainant dans le culte de la personnalité du héros entouré d’accortes collaboratrices et d’adorateurs béats. Film qui m’a fait penser aux pires errements des films de propagande soviétique.

Situation aggravées par la défense maladroite et souvent mensongère à la tribune, de Lamya Essenlali, groupie du capitaine et présidente de Sea Shepherd France. Laquelle a cherché à transformer en mystère la « disparition » de Watson dont elle laisse entendre que pour échapper à un (injuste, c’est le seul point indiscutable) mandat d’arrêt international émis par le Costa Rica, il serait condamné à errer sans fin sur la mer. Alors que la vérité est plus prosaïque : il y a quelques mois il a été exfiltré en bateau d’Allemagne, par le navigateur solitaire des années 70 Jean-Yves Terlain, vers le Canada dont il ne peut pas être extradé.

Il ne manquait à cette séquence que la présence de Jean –Louis Etienne probablement occupé dans une autre salle à faire croire qu’il est scientifique et écologiste. Ce dont je doute fort pour l’avoir vu à l’œuvre il y a quelques années sur l’ilot français de Clipperton au large du Mexique…

(1) Confession d’un éco-terroriste

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Réponse de Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France au billet de Claude-Marie Vadrot

Source : Sea Shepherd France par Lamya Essemlahi 25 Octobre 2013 – Depuis Calvi, Corse

Réponse de Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France au billet de Claude-Marie Vadrot intitulé “Festival du vent: un film navrant et sans reflexion sur le pirate Paul Watson”

Logo du Festival du VentContexte : Suite à la projection du Film de Peter Brown, “Confessions d’un éco-terroriste” un débat s’est tenu au cours duquel Claude-Marie Vadrot est intervenu de manière assez virulente pour dénoncer “la manipulation et le caractère creux du film. Il nous a notamment reproché “en tant que journaliste écologiste soucieux de vérité” de ne pas préciser le fait que si on ne tue pas les phoques, il n’ y aura plus de poisson, se faisant ainsi le relais de la propagande canadienne servant à justifier ce qui était encore il y a peu le plus grand massacre de mammifères marins au monde. J’ai répondu à toutes ses interjections et l’enregistrement audio est en lien à la fin de l’article. Article dont il avait sans doute décidé de l’orientation avant même de venir assiter au débat. Article qui pour le coup, ne fait état d’aucune réelle réflexion et n’est que le reflet d’un parti pris viscéral contre Paul Watson. Politis ayant refusé de publier notre droit de réponse, nous le diffusons nous-même.

Débat de très bonne tenue sur "les océans, notre terre" animé par Jean-Louis Caffier avec Isabelle Autissier et quelques autres, discussion qui a permis de rappeler à quel point la mer était menacée, dans l’indifférence quasi-générale, par les terriens et le réchauffement climatique.

LE : Peut-être que Claude-Marie Vadrot, en tant que “journaliste soucieux de toujours retranscrire la vérité” aurait pu préciser que je faisais partie de ces “quelques autres” (avec Etienne Bourgeois et Bruno Dumontet) qui ont animé ce débat “de très bonne tenue”. Débat au cours duquel je me suis longuement exprimée à la fois sur Sea Shepherd et sur Paul Watson.

De quoi faire oublier le navrant film (1) de Peter Jay Brown consacré au canadien Paul Watson, le fondateur en 1977 de l’association Sea Shepherd (en français berger des mers…). Ce film de commande qui dure 90 longues, très longues minutes est une véritable ode à celui qui se présente comme le "pirate des temps modernes" (sic).

LE : Ce documentaire n’est absolument pas un film de commande. Sea Shepherd n’en n’est ni commanditaire ni producteur et n’a eu aucun droit de regard sur la réalisation en quel cas, nous aurions commencé par en raccourcir un peu la durée car je concède qu’il est un peu trop long.

Non seulement le spectateur voit sa tête et doit boire ses paroles en moyenne toutes les 30 secondes, mais en plus le film fait disparaitre la moindre réflexion (si elle existe...) au profit de l’action, des bateaux qui se poursuivent et s’entrechoquent.

LE: CMV n’a apparement pas compris le propos du film à savoir, tourner en dérision et sur le ton de l’humour les accusations d’éco-terrorisme dont Sea Shepherd peut parfois faire l’objet. Ce documentaire n’a pas d’autre prétention que celle-là. Pour connaitre la réflexion sous-jacente aux actions menées par Sea Shepherd, il suffit de lire les très nombreuses publications, articles, livres publiés par l’association et qui en présentent dans le detail son historique et sa philosophie.

Avec en prime un mépris souverain affiché pour les Indiens, les Péruviens ou les habitants des Iles Féroé qui ne pensent pas comme le "capitaine courageux".

LE: Le principal rapport que Paul Watson ait eu aux Indiens d’Amérique est son engagement à leurs côtés dans les années 70 dans le cadre de la marche de Wounded Knees. Quand aux Makah qui veulent chasser des baleines dans le documentaire, leur objectif était de reprendre une chasse commerciale sous des pretextes de traditions. Les “anciens” de la tribu étaient d’ailleurs opposés à la démarche et ont soutenu Sea Shepherd. A aucun moment dans le film il n’est fait mention de Péruviens à moins que CMV ne les confonde avec des braconniers colombiens qui travaillaient pour le compte du chef corrompu de la marine autour des Îles Cocos… Quant aux habitants des Îles Féroé qui se livrent par tradition au plus grand massacre de mammifères marins en Europe sur des population entières de baleines pilotes, en violation des lois européennes et alors même qu’ils jouissent du plus haut niveau de vie en Europe, effectivement, leurs actions suscitent davantage de mépris que de respect.

Un film supposé choc mais truffé de vieilles images la plupart du temps non datées.

LE: Il s’agit d’un film qui retrace 35 ans d’actions (datées contrairement à ce que dit CMV). Nul besoin de puiser dans les archives de Sea Shepehrd pour trouver “des images choc”: les images les plus spectaculaires de l’histoire de l’organisation ont été tournées pas plus tard que cette année lors de notre dernière mission contre la chasse baleinière en Antarctique. N’importe qui peut retrouver ça assez facilement en quelques minutes de recherche sur Internet....

(....)

Le Festival du Vent de Calvi, "Confession d'un éco-terroriste" : http://www.sounds-map.com/fr/festival-vent/confession-dun-eco-terroriste

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Paul Watson, fugitif des mers depuis un an

«Qu'ils m'arrêtent ou non, les campagnes de Sea Shepherd vont se poursuivre»

Source : Le Devoir - 16 juillet 2013 | La Presse canadienne | Actualités sur l'environnement

Paul Watson, qui se trouve dans un endroit gardé secret, maintient qu'il est poursuivi injustement par le Japon et le Costa Rica, qui ont déposé des accusations à la base de deux mandats lancés contre lui par Interpol. Photo : Tim Watters/Sea Shepherd Paul Watson, qui se trouve dans un endroit gardé secret, maintient qu'il est poursuivi injustement par le Japon et le Costa Rica, qui ont déposé des accusations à la base de deux mandats lancés contre lui par Interpol.

Toronto — Il sillonne les océans de la planète depuis un an pour éviter d’être arrêté, a été forcé de devenir un spectateur de l’une de ses campagnes préférées et n’a pas serré sa petite-fille dans ses bras depuis de nombreuses années. Mais le fondateur canadien du groupe animaliste Sea Shepherd, Paul Watson, affiche toujours la même assurance.

Lors d’une entrevue accordée par téléphone à La Presse canadienne, M. Watson affirme qu’il « passera au travers », et ce peu importent les conséquences. « Qu’ils m’arrêtent ou non, les campagnes de Sea Shepherd vont se poursuivre. »

L’homme de 62 ans, qui se trouve dans un endroit gardé secret, maintient qu’il est poursuivi injustement par le Japon et le Costa Rica, qui ont déposé des accusations à la base de deux mandats lancés contre lui par Interpol. « Si je suis envoyé au Costa Rica […] ce n’est qu’une porte vers le Japon », affirme M. Watson, qui tente depuis des années de faire dérailler la pêche à la baleine de ce pays, et qui dit désormais croire avoir été ciblé.

Malgré ses déclarations incendiaires, le fait est que Paul Watson erre en mer depuis un an. Il s’agit toutefois d’une décision qui, dit-il, lui a permis d’éviter une incarcération à durée indéterminée au Japon. « Je ne suis pas vraiment un fugitif. C’est simplement que si je franchis une frontière, cela enverra immédiatement un message au Japon pour que je sois arrêté, puis extradé, dit-il. Les océans sont le dernier endroit libre de la planète. »

Paul Watson dit par ailleurs croire que les campagnes de son organisation contre le Japon, dans les eaux entourant l’Antarctique, ont permis de sauver plus de 5000 baleines depuis leur début.

Accusations contestées

L’animaliste connu pour ses démêlés avec la justice était de passage en Allemagne en mai 2012 lorsqu’il a été arrêté à la demande du gouvernement du Costa Rica, qui affirme qu’il a mis en danger l’équipage de l’un de ses navires en 2002. En juillet de la même année, M. Watson, qui était en résidence surveillée après avoir été libéré sous caution, dit avoir été prévenu de son extradition imminente en direction du Japon. Il a alors pris la fuite, ce qui a entraîné l’émission d’un premier mandat d’Interpol à son endroit.

Forcé par un tribunal américain de passer la main dans la gestion de l’organisation, il occupe désormais ses journées à écrire un livre sur ses querelles avec les Japonais, et à offrir ses conseils pour les différentes campagnes de Sea Shepherd, tandis que ses avocats contestent les accusations portées contre lui.

Son seul regret est de ne pas pouvoir passer du temps avec sa fille et sa petite-fille.

Selon Robert Currie, un professeur de droit à l’Université Dalhousie, à Halifax, les inquiétudes qui poussent M. Watson à demeurer en mer sont tout à fait légitimes. « Il ne blague pas : s’il touche terre, il est en danger, affirme-t-il. Il pourrait très bien être arrêté dans plusieurs pays, et ceux qui ne l’arrêteraient pas ne sont probablement pas des endroits où il souhaite se rendre. »

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L'écologiste Paul Watson revient aux Etats-Unis après 15 mois d'exil en mer

Source : Le Monde.fr avec AFP | 31.10.2013 à 19h07 • Mis à jour le 01.11.2013 à 09h28

Le militant écologiste canadien Paul Watson, visé depuis 2012 par une demande d'arrestation émise par Interpol et en exil en mer depuis quinze mois, a débarqué lundi aux Etats-Unis, a annoncé jeudi 31 octobre son ONG, Sea Shepherd. Paul Watson a passé régulièrement la douane à son arrivée à Los Angeles et "n'a pas été arrêté", a indiqué Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France et proche du "pirate écolo", réputé pour son combat contre les baleiniers japonais. "Il s'est néanmoins présenté aux autorités, afin de pouvoir défendre son cas", a précisé Lamya Essemlali.

Recherché par le Costa Rica, Paul Watson, 62 ans, avait été arrêté à l'aéroport de Francfort en mai 2012, alors qu'il était en escale, à l'occasion d'un voyage vers la France. Remis en liberté et assigné à résidence contre une caution de 250 000 euros, il s'était enfui fin juillet 2012. En août et en septembre 2012, Interpol avait demandé son arrestation en relayant des mandats d'arrêt émis par le Costa Rica, à la suite d'une action en mer contre la chasse au requin, et par le Japon, pour une action contre des baleiniers.

Selon Sea Shepherd, il est resté depuis sa fuite d'Allemagne en haute mer, participant l'hiver dernier à une nouvelle campagne en Antarctique contre des baleiniers japonais.

"JE RELÈVERAI LE DÉFI"

Paul Watson est revenu aux Etats-Unis pour témoigner lors d'un procès qui doit avoir lieu "la semaine prochaine" à Seattle sur l'action de Sea Shepherd en Antarctique, a précisé Mme Essemlali.

L'ONG indique que le militant canadien ne fait plus l'objet d'une "notice rouge" d'Interpol, c'est-à-dire une demande pour localiser une personne en vue de son arrestation et de son extradition, que pour le mandat d'arrêt émis par le Japon. "De retour aux Etats-Unis. La notice rouge d'Interpol concernant le Costa Rica a été abandonnée. Je relèverai le défi de la notice rouge japonaise aux Etats-Unis si nécessaire", a commenté Paul Watson sur son compte Twitter.

Pour justifier sa fuite d'Allemagne et son refus d'être extradé au Costa Rica, Sea Shepherd avait indiqué que Paul Watson craignait, une fois au Costa Rica, que le Japon cherche à obtenir son extradition. Les méthodes utilisées par son ONG contre les baleiniers, par exemple en bloquant leurs hélices, sont qualifiées de "terroristes" par les autorités japonaises.

Le Costa Rica imputait pour sa part à Watson la mise en danger l'équipage d'un bateau de pêche costaricien lors du tournage du film documentaire Les Seigneurs de la mer (Sharkwater), qui dénonce la pratique du "shark finning", consistant à pêcher les requins pour leur couper les ailerons puis à en rejeter les corps à la mer. L'association Sea Shepherd, qui affirme avoir des preuves en vidéo, rejette fermement les accusations du Costa Rica.

En janvier, Paul Watson s'était officiellement mis en retrait, pour des raisons purement légales, de ses fonctions au sein de l'ONG installée aux Etats-Unis et consacrée à la protection des océans. Une ONG que le Canadien a fondée en 1977 après son départ de Greenpeace.

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Le 28 Octobre 2013

Accord de pêche entre une entreprise Surinamienne et Guyanaise



Source : Guyane 1ere Soir par Thomas Gouin /  Reportage : Marc Philippe Coumba et Yves Robin

Les deux entreprises de pêche la Cogumer en Guyane et SAIL au Surinam ont sellé un accord de coopération pour la transformation du poisson et de la crevette. Ce dernier a pour but de mutualiser les coûts d'investissement et de fonctionnement pour mieux répondre à la demande de poissons et crevettes.

Un accord de coopération pour la pêche et la transformation des poissons et crevettes à été signé entre les deux entreprises SAIL au Surinam et Cogumer en Guyane. Ce dernier va permettre aux deux entreprises de partager les coûts de développement nécessaires pour répondre à la demande du vivaneau aux Antilles et pour gagner des parts de marché en Europe. De nombreux emplois devraient être créés des deux côtés du Maroni.

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Mauritanie. Nouakchott vue du ciel : Port de pêche




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Le 25 octobre 2013

« Une nouvelle ère dans les relations Canada-UE »


L’annonce d’aujourd’hui (18 octobre 2013 Ndlr) concernant la conclusion fructueuse des négociations portant sur un Accord économique et commercial global (AECG) marque une étape déterminante dans le renforcement des relations entre l’Union européenne et le Canada. Nous nous efforçons maintenant de finaliser les derniers aspects techniques et juridiques dans les plus brefs délais, de façon à conclure officiellement cet accord le plus tôt possible.

L’AECG est ce qui se fait de mieux en matière d’accord, un accord du 21e siècle, qui créera de nouvelles possibilités des deux côtés de l’Atlantique. Il accroîtra les échanges commerciaux et les investissements, favorisant ainsi la croissance et la création d’emplois en Europe comme au Canada. Il aborde un large éventail de questions et améliore, notamment, l’accès aux biens et aux services; la sécurité juridique, la transparence et la protection des investissements ; la coopération dans les domaines d’intérêt mutuel comme la réglementation et la mobilité de la main-d’œuvre, ainsi que l’ouverture des marchés publics. Une fois mis en œuvre, il devrait accroître les échanges commerciaux bilatéraux de biens et services de 23 p. 100, soit une valeur de près de 26 milliards d’euros (38 milliards de dollars canadiens).

Le progrès décisif réalisé aujourd’hui par rapport à l’AECG, ainsi que le futur Accord de partenariat stratégique, ouvre un nouveau et brillant chapitre du partenariat historique entre l’UE et le Canada. Nous nous réjouissons à la perspective de nous revoir dans quelques mois au Canada, pour le prochain sommet Canada-Union européenne.

Déclaration du président de la Commission européenne et du premier ministre du Canada

Stephen Harper
(Premier ministre du Canada)

José Manuel Barroso
(Président de la Commission européenne)


Source : Gouvernement du Canada - 18 octobre 2013

« Cet accord historique est le plus ambitieux jamais conclu par le Canada, a déclaré la ministre Finley. Il représente un gain important pour les travailleurs de la région du sud-ouest de l’Ontario et leurs familles, notamment dans les secteurs de la fabrication de pointe, des technologies de l’information et des communications (TIC) et de l’agriculture. Ce sera l’accord commercial le plus important que nous aurons mis en place au Canada, qui, selon les estimations, contribuera à la création de 80 000 emplois et à une augmentation moyenne des revenus des ménages de 1 000 dollars. »

Le gouvernement Harper souligne les nombreuses retombées positives pour le Canada qu’aura l’accord commercial historique Canada-UE

Le renforcement des échanges commerciaux avec l’Union européenne contribuera à la création d’emplois et d’occasions dans l’ensemble des régions du pays, affirme le ministre Fast

Le 22 octobre 2013 - Le ministre du Commerce international, l’honorable Ed Fast, a annoncé aujourd’hui que les travailleurs et les entreprises des principales industries du Canada allaient profiter grandement de l’entente de principe historique conclue en vue de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne, annoncée la semaine dernière par le premier ministre Stephen Harper et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Le ministre Fast a prononcé son discours à l’occasion de la 82e réunion annuelle de l’Association canadienne des importateurs et exportateurs, à Mississauga.

« Il s’agit de l’entente commerciale la plus importante et ambitieuse jamais conclue par le Canada, et elle se traduira par des gains substantiels dans tous les secteurs économiques clés partout au pays, a déclaré le ministre Fast. En fait, le Canada sera l’un des seuls pays développés à profiter d’un accès préférentiel aux deux plus importants marchés du monde : l’Union européenne et les États-Unis. L’avantage concurrentiel du Canada et l’accès combiné à ces marchés, ainsi qu’aux plus de 800 millions de consommateurs fortunés qu’ils englobent, feront pâlir d’envie les pays commerçants du monde. De plus, cela fera du Canada une destination encore plus attrayante pour les investisseurs et les fabricants, ce qui en retour créera des milliers d’emplois et de débouchés pour les Canadiens. »

Les travailleurs canadiens de toutes les régions du pays — dans des secteurs qui comprennent la fabrication, les produits de la mer, les produits métalliques et minéraux, la technologie, la foresterie et les produits du bois, l’agriculture et l’agroalimentaire — profiteront de l’accès amélioré à ce marché lucratif de 28 pays qui génère actuellement 17 billions de dollars en activités économiques annuelles.

« Notre gouvernement se concentre sur ce qui importe à tous les Canadiens : créer de nouveaux emplois et de nouvelles occasions, a expliqué le ministre Fast. L’élimination d’environ 98 p. 100 des tarifs douaniers de l’Union européenne dès le jour de l’entrée en vigueur de l’accord se traduira par de nouvelles possibilités d’exportation pour les entreprises canadiennes de toutes les tailles. » Source : GC

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Le gouvernement Harper souligne les nombreux avantages que conférera à la Nouvelle-Écosse l’accord commercial historique entre le Canada et l’UE

Le renforcement des échanges commerciaux avec l’Union européenne créera des emplois et ouvrira de nouveaux débouchés dans toute la Nouvelle-Écosse

Le 25 octobre 2013 - Le ministre de la Justice et procureur général du Canada et ministre régional de la Nouvelle-Écosse, l’honorable Peter MacKay, a souligné aujourd’hui à quel point les travailleurs et les entreprises des grands secteurs de l’économie de la Nouvelle-Écosse profiteront grandement de l’Accord économique et commercial global Canada-Union européenne...

L’accord commercial Canada-UE bénéficiera grandement à l’industrie des produits de la mer de la Nouvelle-Écosse, de renommée mondiale, qui emploie plus de 9 000 personnes, en éliminant les droits de douane sur ses principales exportations. Ces droits s’élèvent présentement à 20 p. 100 sur les crevettes cuites et décortiquées, 8 p. 100 sur le homard vivant, de 16 p. 100 sur le homard surgelé et 8 p. 100 sur les pétoncles surgelés. Ces réductions, qui s’ajouteront à d’autres réductions des droits de douane, profiteront grandement au secteur des produits de la mer, un moteur important de l’économie de la Nouvelle-Écosse.... 

Avantages pour la Nouvelle-Ecosse dans le secteur de la Pêche et l'Aquaculture 

Ouvrir de nouveaux marchés en Europe pour les produits de calibre mondial de la Nouvelle-Écosse

Aux termes de l’AECG, les produits canadiens de calibre mondial bénéficieront d’un accès préférentiel à l’UE. Ce seront des avantages considérables, notamment pour les producteurs de biens primaires (comme les minéraux et les produits agricoles) et ceux qui les transforment en produits traités et en produits manufacturés à valeur ajoutée.

Lorsque l’AECG entrera en vigueur, près de 98 p. 100 des produits canadiens seront exempts de droits de douane, sur plus de 9 000 lignes tarifaires employées par l’UE. Certains droits de douane européens sont si élevés qu’ils imposent un réel fardeau aux exportateurs canadiens et les empêchent d’affronter la concurrence sur le marché de l’UE ou limitent considérablement leur capacité à le faire. Par exemple, l’UE impose sur les exportations canadiennes de crevettes cuites et décortiquées des droits de douane pouvant s’élever à 20 p. 100 – un coût exorbitant pour pénétrer le marché. À l’entrée en vigueur de l’AECG, les droits de douane sur presque tous les produits primaires canadiens seront supprimés. Facteur d’importance également pour l’économie de la Nouvelle-Écosse, les droits de douane sur les produits manufacturés seront également éliminés.

Accroître les exportations de produits de la mer

Le secteur du poisson et des fruits de mer de la Nouvelle-Écosse figure parmi les principaux exportateurs canadiens de produits de la mer. Il compte également certains des principaux fabricants mondiaux de suppléments d’oméga 3 à partir d’huile de poisson. Donnant de l’emploi à plus de 9 000 Néo-Écossais, le secteur contribue grandement à l’économie de la province. Le secteur des produits de la mer de la Nouvelle-Écosse, de calibre mondial, est axé sur l’exportation et cherche continuellement à percer de nouveaux marchés.

Aperçu du commerce

* Les exportations annuelles de produits de la mer de la Nouvelle-Écosse vers l’UE se sont chiffrées en moyenne à 142,6 millions de dollars de 2010 à 2012, ce qui place ce secteur au premier rang des exportations de la province vers l’UE.
* Les exportations canadiennes de produits de la mer vers l’UE sont assujetties à des droits de douane pouvant s’élever à 25 p. 100.

Suppression des droits de douane

À l’entrée en vigueur de l’AECG, près de 96 p. 100 des lignes tarifaires de l’UE sur les produits de la mer seront exemptées de droits de douane. Sept ans plus tard, la totalité de ces lignes tarifaires bénéficiera de la franchise de droits, ce qui rendra ces produits de calibre mondial plus compétitifs et créera des conditions favorables à un accroissement des ventes. Cet accroissement des ventes devrait amener de nouveaux emplois, une hausse des salaires et une plus grande prospérité durable, ce qui bénéficiera directement aux travailleurs de la Nouvelle-Écosse.

Par exemple, les droits de douane que l’UE applique aux produits suivants seront supprimés :
  • le homard vivant, dont le taux est de 8 p. 100; 
  • le homard surgelé, dont les taux peuvent atteindre 16 p. 100; 
  • le homard transformé, dont le taux est de 20 p. 100; 
  • le crabe des neiges, dont le taux est de 8 p. 100; 
  • les pétoncles surgelés, dont le taux est de 8 p. 100; 
  • les crevettes surgelées, dont le taux est de 12 p. 100; 
  • les crevettes cuites et décortiquées, dont le taux est de 20 p. 100; 
  • la merluche fraîche ou réfrigérée, dont le taux est de 15 p. 100; 
  • la morue séchée ou salée, dont le taux est de 13 p. 100.


En supprimant les droits sur les produits à valeur ajoutée, comme les crevettes cuites et décortiquées, les filets de morue congelés et le crabe et le homard transformés, l’AECG rendra ces produits plus concurrentiels sur les marchés de l’UE et, par le fait même, permettra aux transformateurs canadiens d’augmenter leurs ventes et de créer des emplois.

Au-delà des droits de douane

Le secteur des produits de la mer de la Nouvelle-Écosse est en train de se transformer, passant d’une approche axée sur les ressources à une approche axée sur le marché et fondée sur la durabilité. Le gouvernement du Canada et le gouvernement de la Nouvelle-Écosse sont déterminés à assurer la durabilité des pêches et de l’aquaculture, ainsi que la santé et la productivité des écosystèmes aquatiques. L’AECG prévoit la mise en place d’un cadre officiel pour la coopération avec l’UE sur les enjeux de développement durable liés au commerce et d’intérêt commun, lequel tiendra compte de questions comme la gestion durable des pêches et de l’aquaculture. De plus, aucune disposition de l’AECG ne touchera la souveraineté du Canada et sa pleine autorité sur ses eaux territoriales ou l’octroi de permis de pêche commerciale.

Tirer profit des avantages

Les mollusques et crustacés, comme le homard, le pétoncle et le crabe des neiges, représentent près de 50 p. 100 du total des prises de la Nouvelle-Écosse. Parmi les autres espèces importantes, notons l’aiglefin, le hareng et la goberge. Le secteur essaie également de se diversifier, notamment au moyen de la prise d’espèces non traditionnelles, comme le concombre de mer, le varech et l’oursin.

L’UE est le principal importateur mondial de poisson et de fruits de mer : de 2010 à 2012, ses importations annuelles moyennes se sont établies à 25 milliards de dollars. L’UE offre donc d’importantes possibilités d’exportation aux producteurs de poissons et de fruits de mer de la Nouvelle-Écosse. L’industrie néo-écossaise a d’ailleurs adopté de nouvelles mesures visant à maximiser la valeur des ressources, notamment au moyen de technologies de pointe de transformation du poisson, de systèmes modernes de livraison et de techniques de conditionnement sur mesure. Le secteur mise également sur la reconnaissance des avantages des produits de la mer pour la santé, et va même jusqu’à promouvoir l’utilisation de produits qui étaient considérés comme des déchets. Dans un tel contexte, le secteur de calibre mondial de la province est bien positionné pour répondre à la demande croissante de produits de la mer de qualité et issus de la pêche durable, demande qui émane de consommateurs européens avertis et soucieux de leur santé.

Pour de plus amples renseignements sur la façon dont l’accord commercial entre le Canada et l’UE profitera à la Nouvelle-Écosse, prière de consulter la page Avantages pour la Nouvelle-Écosse. Source : GC 

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Avantages pour la Colombie Britannique dans le domaine de la pêche et de l'aquaculture

Accroître les exportations de produits de la mer

Le secteur du poisson et des fruits de mer de la Colombie-Britannique contribue de manière significative à l’économie provinciale et au tissu social de nombreuses collectivités côtières. Plus de 7 000 Britanno-Colombiens travaillent dans l’industrie des produits de la mer de calibre mondial de la province.

Aperçu du commerce
* Les exportations de poisson et de fruits de mer de la Colombie-Britannique vers l’UE se sont chiffrées en moyenne à 56,2 millions de dollars annuellement de 2010 à 2012.
* Les exportations de poisson et de fruits de mer canadiens vers l’UE se voient imposer des droits de douane pouvant atteindre 25 p. 100.
Suppression des droits de douane

À l’entrée en vigueur de l’AECG, près de 96 p. 100 des lignes tarifaires de l’UE sur les produits de la mer seront exemptées de droits de douane. Sept ans plus tard, la totalité de ces lignes tarifaires bénéficiera de la franchise de droits, ce qui rendra ces produits de calibre mondial plus compétitifs et créera des conditions favorables à un accroissement des ventes. Des ventes accrues de ces produits de calibre mondial devraient amener de nouveaux emplois, une hausse des salaires et une plus grande prospérité durable, ce qui bénéficiera directement aux travailleurs de la Colombie-Britannique.

Par exemple, les droits de douane que l’UE applique aux produits suivants seront supprimés :

    le saumon, dont les taux actuels peuvent atteindre 15 p. 100;
    la merluche fraîche ou réfrigérée, dont le taux est de 15 p. 100;
    le flétan du Pacifique, dont le taux est de 15 p. 100;
    le chien de mer, dont le taux est de 6 p. 100.

L’élimination des droits sur les produits à valeur ajoutée, comme les crevettes cuites et décortiquées, les filets de morue congelés et le crabe et le homard transformés, rendra ces produits plus concurrentiels sur les marchés de l’UE et, par le fait même, permettra aux transformateurs de la Colombie-Britannique d’augmenter leurs ventes et de créer des emplois.

Au-delà des droits de douane

L’industrie des pêches et de l’aquaculture de la Colombie-Britannique est déterminée à conserver ses ressources de poisson et de fruits de mer et à les exploiter de façon durable, tout comme à protéger les écosystèmes aquatiques sains et productifs. L’AECG prévoit la mise en place d’un cadre officiel pour la coopération bilatérale sur les enjeux de développement durable liés au commerce et d’intérêt commun, lequel tiendra compte de questions comme la gestion durable des pêches et de l’aquaculture. En outre, l’AECG n’affecte en rien la souveraineté du Canada ni le plein contrôle que celui-ci exerce sur ses eaux territoriales ou sur l’octroi des permis de pêche commerciale.

Tirer profit des avantages

Les produits du poisson et des fruits de mer de la Colombie-Britannique sont dérivés de plus de 80 espèces différentes de poissons, de fruits de mer et de plantes vivant dans des environnements d’eau douce ou marins. En tant que plus grand importateur mondial de poisson et de fruits de mer, l’UE, qui a importé annuellement en moyenne pour 25 milliards de dollars de ces produits de 2010 à 2012, offre des possibilités d’exportation importantes aux producteurs de poisson et de fruits de mer de la Colombie-Britannique. L’industrie de calibre mondial de la province, dans ce secteur axé sur l’exportation, est bien positionnée pour profiter de la demande croissante de produits du poisson et des fruits de mer durables et de grande qualité exprimée par les consommateurs européens informés et soucieux de leur santé.

Pour de plus amples renseignements sur la façon dont l’accord commercial entre le Canada et l’UE profitera à la Colombie-Britannique, prière de consulter la page Avantages pour la Colombie-Britannique. Source : GC 

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Avantages pour le Québec dans le secteur de la pêche

Accroître les exportations de produits de la mer

Grâce à ses eaux douces et à ses eaux de mer, l’estuaire du Saint-Laurent, au Québec, produit une abondance de produits de la mer de grande qualité. Les principales espèces exploitées sont le crabe des neiges, le homard, la crevette nordique, le flétan noir, le flétan de l’Atlantique, la morue de l’Atlantique, le pétoncle, le buccin, le crabe commun et le hareng. L’industrie québécoise du poisson et des fruits de mer est depuis longtemps le moteur économique des régions maritimes de la province. Ce secteur emploie environ 4 000 Québécois et continue à se diversifier et à innover.

Aperçu du commerce

* De 2010 à 2012, les exportations québécoises de produits de la mer vers l’UE se chiffraient en moyenne à 13,7 millions de dollars par année.
* Les exportations canadiennes de produits de la mer vers l’UE sont assujetties à des droits pouvant atteindre 25 p. 100.

Suppression des droits de douane

À l’entrée en vigueur de l’AECG, près de 96 p. 100 des lignes tarifaires de l’UE sur les produits de la mer seront exemptées de droits de douane. Sept ans plus tard, la totalité de ces lignes tarifaires bénéficiera de la franchise de droits, ce qui rendra ces produits de calibre mondial plus compétitifs et créera des conditions favorables à un accroissement des ventes. Des ventes accrues de ces produits devraient amener de nouveaux emplois, une hausse des salaires et une plus grande prospérité à long terme, ce qui bénéficiera directement aux travailleurs du Québec.

Par exemple, les droits de douane que l’UE applique aux produits suivants seront supprimés :

    le crabe des neiges, dont les taux peuvent atteindre 8 p. 100;
    le homard vivant, dont les taux actuels sont de 8 p. 100;
    le homard surgelé, dont les taux peuvent atteindre 16 p. 100
    les crevettes surgelées, dont le taux actuel est de 12 p. 100;
    les crevettes cuites et décortiquées, dont le taux est de 20 p. 100.

Au-delà des droits de douane

L’industrie de la pêche québécoise travaille d’arrache-pied pour maintenir des normes élevées de développement durable, d’excellence et de préservation et est reconnue à l’échelle internationale pour ces efforts. Le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada sont tous deux résolus à favoriser des pêches et une aquaculture durables ainsi que des écosystèmes aquatiques sains et productifs. L’AECG prévoit la mise en place d’un cadre officiel pour la coopération avec l’UE sur les enjeux de développement durable liés au commerce et d’intérêt commun, lequel tiendra compte de questions comme la gestion durable des pêches et de l’aquaculture. En outre, aucune disposition de l’AECG ne porte atteinte à la souveraineté du Canada et au plein contrôle qu’il exerce sur ses eaux territoriales ou sur l’octroi de licences pour la pêche commerciale.

Tirer profit des avantages

L’industrie de la pêche québécoise est à l’affût des nouvelles technologies, de la collaboration accrue et de l’innovation. Ses pratiques et ses normes rigoureuses garantissent la qualité, la fraîcheur et la sécurité de ses produits. Le Québec est reconnu mondialement pour ses efforts en matière de développement durable.

En tant que plus grand importateur mondial de poisson et de fruits de mer, l’UE, qui a importé annuellement en moyenne pour 25 milliards de dollars de ces produits de 2010 à 2012, présente de grandes occasions d’exportations pour les producteurs de poissons et fruits de mer du Québec. L’industrie de calibre mondial de la province est bien placée pour tirer profit de la demande croissante de produits de la mer durables et de grande qualité de la part des consommateurs européens avertis et soucieux de leur santé.

Pour de plus amples renseignements sur la façon dont l’accord commercial entre le Canada et l’UE profitera au Québec, prière de consulter la page Avantages pour le Québec. Source : GC

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Avantages pour l’Île-du-Prince-Édouard dans le secteur de la pêche

Ouvrir de nouveaux marchés en Europe pour les produits de calibre mondial de l’Île-du-Prince-Édouard

Aux termes de l’AECG, les produits canadiens de calibre mondial bénéficieront d’un accès préférentiel à l’UE...

Lorsque l’AECG entrera en vigueur, près de 98 p. 100 des produits canadiens seront exempts de droits de douane, sur plus de 9 000 lignes tarifaires employées par l’UE. Certains droits de douane européens sont si élevés qu’ils imposent un réel fardeau aux exportateurs canadiens et les empêchent d’affronter la concurrence sur le marché de l’UE ou limitent considérablement leur capacité à le faire. Par exemple, les droits de douane appliqués aux exportations canadiennes de moules transformées peuvent atteindre 20 p. 100, un coût très élevé pour accéder au marché. À l’entrée en vigueur de l’AECG, les droits de douane sur presque tous les produits canadiens seront supprimés. Facteur d’importance également pour l’économie de l’Île-du-Prince-Édouard, les droits de douane sur les produits manufacturés seront également éliminés.

Accroître les exportations de produits de la mer

L’Île-du-Prince-Édouard est reconnue partout dans le monde pour la qualité de ses poissons et produits de la mer. Ce secteur emploie environ 3 000 personnes et est le pilier économique de nombreuses collectivités de la province. Le secteur du poisson et des fruits de mer de l’Î.-P.-É. est axé sur les exportations et est en mesure de soutenir la concurrence internationale.

Aperçu du commerce

* Les exportations de produits de la mer de l’Î.-P.-É. vers l’UE ont atteint en moyenne 18,3 millions de dollars par année de 2010 à 2012, se classant en tête de liste des exportations de la province à destination de l’UE.
* L’UE impose sur ces exportations des droits de douane moyens de 11 p. 100 , mais pouvant atteindre jusqu’à 25 p. 100. 

Suppression des droits de douane

À l’entrée en vigueur de l’AECG, près de 96 p. 100 des lignes tarifaires de l’UE sur le poisson et les fruits de mer seront exemptées de droits de douane. Sept ans plus tard, la totalité de ces lignes tarifaires bénéficiera de la franchise de droits, ce qui rendra ces produits de calibre mondial plus compétitifs et créera des conditions favorables à un accroissement des ventes. Des ventes accrues peuventamener de nouveaux emplois, une hausse des salaires et une plus grande prospérité durable, ce qui bénéficiera directement aux travailleurs de l’Île-du-Prince-Édouard.

Par exemple, les droits de douane que l’UE applique aux produits suivants seront supprimés :
  • le homard vivant, dont le taux européen actuel est de 8 p. 100; 
  • le homard surgelé, dont les taux peuvent atteindre 16 p. 100; 
  • le homard transformé, dont le taux est de 20 p. 100; 
  • les moules, dont les taux peuvent atteindre 20 p. 100.

Au-delà des droits de douane

Le gouvernement du Canada et le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard sont déterminés à veiller à la durabilité des pêches et de l’aquaculture ainsi qu’à la santé et à la productivité des écosystèmes aquatiques. L’AECG prévoit la mise en place d’un cadre officiel pour la coopération avec l’UE sur les enjeux de développement durable liés au commerce et d’intérêt commun, dont, par exemple, la gestion durable des pêches et de l’aquaculture. En outre, rien dans l’AECG n’a une incidence sur la souveraineté du Canada et sur le plein contrôle de ses eaux territoriales ou sur le contrôle de l’octroi des permis de pêche commerciale.
Tirer profit des avantages

L’UE est le plus grand importateur de produits de la mer du monde. Son marché d’importation global s’est chiffré en moyenne à 25 milliards de dollars par année de 2010 à 2012, et la consommation moyenne de produits de la mer a atteint 26 kg par habitant en 2010. Le marché sophistiqué de l’UE, dont la population est soucieuse de sa santé, présente un potentiel commercial important pour l’industrie de l’Île-du-Prince-Édouard.

Pour de plus amples renseignements sur la façon dont l’accord commercial entre le Canada et l’UE profitera à l’Île-du-Prince-Édouard, prière de consulter la page Avantages pour l’Île-du-Prince-Édouard. Source : GC

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Le gouvernement Harper souligne les nombreux avantages que conférera au Nouveau-Brunswick l’accord commercial historique entre le Canada et l’UE

Le renforcement des échanges commerciaux avec l’Union européenne créera des emplois et suscitera de nouveaux débouchés dans tout le Nouveau-Brunswick

Le 25 octobre 2013 - Le ministre responsable du Nouveau-Brunswick et ministre d’État (Agence de promotion économique du Canada atlantique), et député de Fundy Royal, l’honorable Rob Moore, a souligné aujourd’hui que les travailleurs et les entreprises des grands secteurs économiques du Nouveau-Brunswick profiteront grandement de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne...

« Cet accord historique est le plus ambitieux jamais conclu par le Canada. Il représente un gain important pour les travailleurs du Nouveau-Brunswick et leurs familles, a déclaré le ministre Moore. En effet, les travailleurs et les familles qui tirent leur gagne-pain des grands secteurs industriels de la province, y compris les produits de la mer, la foresterie et les produits du bois, l’agriculture, ainsi que les produits chimiques et les matières plastiques, bénéficieront de l’accès préférentiel qu’offre cet accord au marché le plus vaste et le plus lucratif du monde. »

De 2010 à 2012, les exportations de produits de la mer du Nouveau-Brunswick vers l’UE se sont chiffrées, en moyenne, à 38,2 millions de dollars par année. Plus de 7 000 Néo-Brunswickois travaillent dans l’industrie des produits de la mer, qui constitue ainsi un moteur de l’économie de la province.

À l’heure actuelle, les exportations de produits de la mer du Canada vers l’UE sont assujetties à des droits pouvant atteindre 25 p. 100, soit les droits les plus élevés auxquels doivent faire face tous les secteurs d’exportation du Nouveau-Brunswick confondus. Ces droits seront supprimés dès l’entrée en vigueur intégrale de l’accord commercial entre le Canada et l’UE.

« Le secteur des produits de la mer du Nouveau-Brunswick est un élément essentiel du tissu économique et social de la province, a ajouté le ministre Moore. La suppression des droits sur ces produits de calibre mondial créera les conditions propices à une augmentation des ventes, ce qui profitera directement aux Néo-Brunswickois grâce à la création d’emplois et de nouveaux débouchés et en contribuant à la hausse des salaires. »

L’accord commercial canado-européen supprimera les droits de 20 p. 100 sur les crevettes cuites et décortiquées, de 8 p. 100 sur le homard vivant, jusqu’à 16 p. 100 sur le homard surgelé, et de 20 p. 100 sur le homard transformé. La suppression de ces droits, qui s’ajoute à d’autres suppressions des droits dans ce secteur, bénéficiera grandement au Nouveau-Brunswick....

L’UE est déjà la deuxième destination en importance des exportations du Nouveau-Brunswick et son quatrième partenaire commercial. Par ailleurs, elle constitue la plus importante économie intégrée du monde, regroupant 500 millions de consommateurs et affichant un produit intérieur brut de 17 billions de dollars. 

Avantages pour le Nouveau-Brunswick  dans le secteur de la pêche 

Ouvrir de nouveaux marchés en Europe pour les produits de calibre mondial du Nouveau-Brunswick

Aux termes de l’AECG, les produits canadiens de calibre mondial bénéficieront d’un accès préférentiel à l’UE. Ce seront des avantages considérables, notamment pour les producteurs de biens primaires (comme les minéraux et les produits agricoles) et ceux qui les transforment en produits traités et en produits manufacturés à valeur ajoutée.

Lorsque l’AECG entrera en vigueur, près de 98 p. 100 des produits canadiens seront exempts de droits de douane, sur plus de 9 000 lignes tarifaires employées par l’UE. Certains droits de douane européens sont si élevés qu’ils imposent un réel fardeau aux exportateurs canadiens et les empêchent d’affronter la concurrence sur le marché de l’UE ou limitent considérablement leur capacité à le faire. Par exemple, l’UE impose un droit qui peut s’élever à 20 p. 100 sur les exportations canadiennes de hareng transformé — un coût exorbitant pour pénétrer le marché. À l’entrée en vigueur de l’AECG, les droits de douane sur le hareng et sur presque tous les produits primaires canadiens seront supprimés. Facteur d’importance également pour l’économie du Nouveau-Brunswick, les droits de douane sur les produits manufacturés seront également éliminés.

Accroître les exportations de produits de la mer

Le secteur des poissons et fruits de mer au Nouveau-Brunswick est une composante essentielle de la structure économique et sociale de la province. Plus de 7 000 Néo-Brunswickois travaillent dans l’industrie de calibre mondial des produits de la mer de la province, qui ont représenté en moyenne 21,3 p. 100 des exportations canadiennes de produits de la mer à l’étranger de 2010 à 2012.

Aperçu du commerce

* Les exportations de poissons et fruits de mer du Nouveau-Brunswick à destination de l’UE se chiffraient en moyenne à 38,2 millions de dollars par année de 2010 à 2012, représentant le secteur d’exportation du Nouveau-Brunswick ayant été le plus assujetti aux droits de douane imposés par l’UE.
* Les exportations de poissons et fruits de mer du Canada vers l’UE sont assujetties à des droits de douane pouvant s’élever à 25 p. 100.

Suppression des droits de douane

À l’entrée en vigueur de l’AECG, près de 96 p. 100 des lignes tarifaires de l’UE sur les produits de la mer seront exemptées de droits de douane. Sept ans plus tard, la totalité de ces lignes tarifaires bénéficiera de la franchise de droits, ce qui rendra ces produits de calibre mondial plus compétitifs et créera des conditions favorables à un accroissement des ventes. Des ventes accrues devraient amener de nouveaux emplois, une hausse des salaires et une plus grande prospérité durable, ce qui bénéficiera directement aux travailleurs du Nouveau-Brunswick.

Par exemple, les droits de douane que l’UE applique aux produits suivants seront supprimés :
  • le homard vivant, dont les taux peuvent atteindre 8 p. 100; 
  • le homard congelé, dont les taux peuvent atteindre 16 p. 100; 
  • le homard transformé, dont les taux sont de 20 p. 100; 
  • les crevettes surgelées, dont les taux sont de 12 p. 100; 
  • les crevettes cuites et décortiquées, dont les taux sont de 20 p. 100; 
  • le hareng, dont les taux peuvent atteindre 20 p. 100. 

Au-delà des droits de douane 

Le Nouveau-Brunswick s’est taillé une réputation internationale pour ce qui est de l’élaboration de politiques et de programmes à l’appui des pratiques écoresponsables et des approches en développement durable. Le gouvernement du Canada et le gouvernement du Nouveau-Brunswick sont déterminés à veiller à la durabilité des pêches et de l’aquaculture ainsi qu’à la santé et à la productivité des écosystèmes aquatiques. L’AECG prévoit la mise en place d’un cadre officiel pour la coopération avec l’UE sur les enjeux de développement durable liés au commerce et d’intérêt commun, lequel tiendra compte de questions comme la gestion durable des pêches et de l’aquaculture. De plus, aucune disposition de l’AECG ne concerne la souveraineté du Canada et sa pleine autorité sur ses eaux territoriales ou l’octroi de permis de pêche commerciale. 

Tirer profit des avantages 

Le secteur des poissons et des fruits de mer au Nouveau-Brunswick est dynamique et diversifié. La qualité supérieure des produits, la grande attention portée aux produits à valeur ajoutée et l’engagement à assurer une gestion des ressources et un développement responsables constituent des avantages de cette industrie sur ses compétiteurs. L’UE est le plus grand importateur de produits de la mer du monde. Son marché d’importation global s’est chiffré en moyenne à 25 milliards de dollars par année de 2010 à 2012, et la consommation moyenne de produits de la mer a atteint 26 kg par habitant en 2010. 

Étant donné que la demande de produits pratiques, comme des mets prêts-à-manger ou des produits offerts en portion individuelle, ne cesse de croître dans l’UE, l’AECG conférera à l’industrie canadienne des produits de la mer un avantage concurrentiel. En ouvrant de nouveaux marchés et en améliorant l’accès des poissons et fruits de mer à l’UE, l’AECG profitera aux travailleurs canadiens du secteur des produits de la mer d’un océan à l’autre, y compris aux travailleurs de l’exceptionnelle industrie des poissons du Nouveau-Brunswick. 

Pour de plus amples renseignements sur la façon dont l’accord commercial entre le Canada et l’Union européenne profitera au Nouveau-Brunswick, veuillez consulter la page Avantages pour le Nouveau-Brunswick. Source : GC

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Le 24 octobre 2013

Acidification des océans : une menace pour les Etats-Unis

L'acidification des océans est un problème majeur, lié au réchauffement climatique, qui menace la biodiversité des océans. Depuis la révolution industrielle, les océans ont absorbé un quart des émissions de CO2 liées à la combustion d'énergie fossile [1] (2.000 milliards de tonnes). Cet effet de "puits de carbone" limite l'impact du réchauffement climatique, du moins à court terme, mais augmente considérablement l'acidité des océans, qui atteint aujourd'hui des niveaux record. Plusieurs rapports, auxquels ont contribué de nombreux scientifiques américains, publiés au cours des dernières semaines, font état des mêmes résultats inquiétants sur les conséquences de l'acidification des océans. La côte Nord-Ouest des Etats-Unis, dont une partie de l'économie dépend fortement des ressources marines, est d'ores et déjà affectée par les conséquences de l'acidification des océans et la côte Est commence également à s'en inquiéter.

L'impact de l'acidification des océans sur les côtes du Nord-Ouest des Etats-Unis



Acidifying Waters Corrode Northwest Shellfish

Crédits : Reportage de la chaîne PBS 

Source : BE USA

Un phénomène inquiétant

Le premier volume du cinquième Rapport d'évaluation du GIEC [2] (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), publié fin septembre, décrit précisément ce phénomène et les changements observés dans la chimie des océans. L'Ocean Health Index [3], publié il y a quelques semaines, témoigne également des changements en cours dans les océans, de la nécessité d'une meilleure gestion pour les protéger et de mesures plus précises sur l'acidification. Cet index rend compte chaque année de l'état des services éco-systémiques liés aux océans. Il est dirigé par Ben Halpern, directeur du Center for Marine Assessment and Planning à l'Université de Californie à Santa Babara. Le rapport se base sur 10 services écosystémiques rendus par les océans pour établir leur "état de santé" comme par exemple le stockage du carbone, la propreté des eaux, la biodiversité, la protection des côtes, les économies de bords de mer ou encore le tourisme. Cette année, les chercheurs estiment que le facteur présentant le plus grand danger est la capacité des océans à répondre à nos besoins alimentaires. Enfin, la semaine dernière, State of the Ocean, une étude réalisée tous les deux ans dans le cadre du programme international sur l'état des océans [4], soulignait également les dangers de l'acidification croissante des océans.

Des impacts directs sur l'économie américaine

L'acidification des océans augmente aujourd'hui à un taux plus rapide qu'au cours des dernières 300 millions d'années [5], ce qui présente un danger majeur pour un grand nombre d'espèces. En effet, l'acidification rend plus difficile la construction des coquilles et des squelettes, à partir du carbonate de calcium (CaCO3). Aux Etats-Unis, les conséquences de l'acidification se font déjà sentir, comme le montre le reportage ci-dessus (anglais) réalisé par PBS, une chaîne nationale publique américaine, qui présente les conséquences de l'acidification des océans dans le Nord-Ouest américain, dont l'économie dépend fortement des fruits de mer, et les inquiétudes croissantes de la côte Est.

Des recherches sont nécessaires pour mieux comprendre le phénomène et évaluer son ampleur

L'acidification, la diminution de la concentration en oxygène et le réchauffement des eaux présentent un risque direct pour les coraux mais également pour les espèces qui construisent une coquille qui risque de devenir de plus en plus mince et de plus en plus fragile (comme les moules, les huîtres, les homards ou encore les crabes). Les scientifiques du laboratoire sur l'environnement marin du Pacifique de la NOAA [6] (National Oceanic and Atmospheric Administration) ont d'ailleurs récemment observé la dissolution des coquilles de ptéropodes, présents dans le Nord-Ouest du Pacifique et dans les eaux arctiques. La NOAA travaille également sur des projections de l'acidification des océans pour étudier leur impact sur l'industrie de la pêche au crabe, particulièrement développée en Alaska [7]. De nombreux organismes et écosystèmes dépendent également de ces espèces (oiseaux, baleines, poissons). Le cas du saumon rose est exemplaire : les ptéropodes représentent 60% de son alimentation.

La NOAA a lancé une nouvelle expédition au cours de l'été, rassemblant des chimistes et des biologistes, pour mieux comprendre les conséquences de l'acidification sur les différents organismes marins dans les eaux du Nord-Ouest des Etats-Unis [8].

Un prix lancé pour encourager le développement de capteurs plus performants et moins chers

S'il est clair que les océans s'acidifient de plus en plus à un niveau global, il reste de nombreuses incertitudes sur le niveau des changements selon les différentes régions et les niveaux de profondeurs. Obtenir des données plus précises permettrait de faire avancer les connaissances scientifiques et de mieux préparer les politiques de protection des océans. De nombreux tests ont été réalisés mais ils sont encore assez coûteux et difficiles.

Pour résoudre ce problème, un nouveau prix a été lancé en septembre dernier qui propose d'offrir une récompense d'un million de dollars à une équipe capable de développer un moyen de tester facilement et à moindres coûts l'acidité des océans (sans réétalonnage fréquent) et un autre million de dollars à l'équipe qui développera le détecteur le plus précis (pouvant fonctionner à plus de 3000 mètres de profondeur et capable de détecter une variation de pH de 0.002). L'objectif de ce prix est d'avoir des données sur l'acidité des océans similaires à celles que nous avons pour la température [9].

Le prix, qui porte le nom de son initiatrice, "Wendy Schmidt Ocean Health X PRIZE", a déjà connu un certain succès dans le secteur des océans ; par exemple en 2010, ce concours a permis le lancement d'une technologie capable d'accélérer le nettoyage des eaux de surface des océans suite à des déversements de pétrole [10]. Créé en 1995, l'ONG XPrize organise régulièrement des prix dans 5 catégories (énergie et environnement, exploration, développement sciences de la vie et apprentissage). Espérons que de nouveaux succès dans le domaine de la mesure du pH contribueront à la compréhension de l'évolution des océans, et à leur sauvegarde. Cliquer BE USA pour toutes informations

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Le 22 Octobre 2013

La lutte contre la pêche illégale s’intensifie

La commission de l’océan Indien (COI) a lancé une vaste campagne d’éradication de la pêche illégale dans l’espace maritime de ses Etats membres. Depuis le 8 octobre dernier, 23 navires ont été contrôlés.

Source : linfo.re

Les centres de surveillance des Comores, de la Réunion, de Madagascar, de Maurice et des Seychelles sont engagés dans ce programme, exceptionnel par son ampleur et son intensité. La COI mobilise en effet les moyens et l’expertise de son projet Smartfish et du Plan régional de surveillance des pêches (PRSP).

La campagne de lutte a commencé le 8 octobre dernier avec l’appareillage du patrouilleur Osiris depuis La Réunion. Il a effectué 14 jours de patrouille et contrôlé 23 navires de pêche en mer. Certains d’entre eux ne fréquentent presque jamais les ports des pays où ils pêchent.

Plusieurs de ces navires ont reçu des avertissements pour des infractions légères. Un navire a aussi reçu un procès verbal pour une infraction grave de trafic d’ailerons de requins qui sera transmis aux autorités mauriciennes.

A partir du mardi 22 octobre, c’est le patrouilleur malgache, le Tendromaso, qui prend le relais. Il sera ensuite immédiatement remplacé par un patrouilleur de haute mer de la Seychelles fishing authority.

"Ce programme exceptionnel se poursuivra au moins jusqu’en février 2014. Chaque jour, chaque nuit, un équipage veillera en mer quelque part en Indianocéanie. La pêche est un pilier économique et social pour les pays membres de la Commission de l’océan indien. Plusieurs dizaines de milliers d’emplois en dépendent directement et les Etats membres entendent bien en tirer durablement les bénéfices tout en luttant contre le fléau de la pêche illégale", rappelle le communiqué diffusé par la COI.

L’Union Européenne et les Etats membres de la COI cofinancent le Plan régional de surveillance des pêches et le programme Smartfish. Les centres de surveillance des pêches de Madagascar et la Seychelles Fishing Authority ont reçu en tout 600 000 euros de subvention de la part projet Smartfish pour accompagner cette stratégie régionale de lutte mise en oeuvre depuis 2007.

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Le 21 Octobre 2013

Accord de pêche Maroc/UE : Mettons fin aux politiques qui génèrent la faim !

Pêcheurs pauvres / Sahara Occidental : Mettons fin aux politiques qui génèrent la faim !

Au moment où l’Espagne fait le forcing au Parlement européen pour ratifier l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union Européenne, l’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition met en garde contre les politiques qui génèrent la faim et la malnutrition. Le rapport annuel de l'Observatoire consacre un chapitre à la pêche « La pêche artisanale comme source de moyens d’existence durables » et il pointe la question relative à la spoliation des ressources halieutiques au Sahara occidental.

Derrière l'accord de pêche entre le Maroc et l'Union Européenne (principalement l'Espagne), beaucoup d'interrogations...

Fin 2011, au moment du « Non » au renouvellement de l'accord du Parlement européen, les organisations de pêcheurs artisans au Maroc avaient applaudi les eurodéputés... Nous ne les entendons plus maintenant ? La contrepartie financière s'élèverait à 40 millions d'euros chaque année. Quelles seront les retombées socio-économiques de cet accord sur les communautés de pêcheurs dans un pays où le système de rente serait la règle dans les licences de pêches ? Après deux années sans flottilles espagnoles, les captures marocaines devraient atteindre des records en 2013. Comment expliquer que des médias marocains exhortent à ratifier un accord de pêche qui signe le retour des bateaux de pêche européens ?

Mettons fin aux politiques qui génèrent la pauvreté dans les communautés de pêcheurs


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Le 19 Octobre 2013

L’UE et le Canada concluent les négociations pour un accord de libre-échange

Le président de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso, et le premier ministre canadien, M. Stephen Harper, ont trouvé aujourd’hui un accord politique sur les éléments essentiels d’un accord économique et commercial global (AECG), après plusieurs mois d’intenses négociations entre le commissaire européen chargé du commerce, M. Karel De Gucht, et le ministre canadien du commerce, M. Edward Fast. Il s’agira du premier accord de libre-échange entre l’Union européenne et un pays du G8. Le renforcement des relations commerciales avec le Canada offrira à l’UE de nouvelles perspectives de croissance et de création d’emplois. Forts de cette percée politique, les négociateurs vont maintenant pouvoir poursuivre le processus et régler toutes les questions techniques en suspens. Ensuite, l’accord devra être approuvé par le Conseil et le Parlement.

Source : Europa

L’accord UE-Canada supprimera plus de 99 % des droits de douane entre ces deux économies et créera d’importantes possibilités d’accès aux marchés pour ce qui est des services et des investissements. Dans le domaine des marchés publics, le Canada a non seulement pris des engagements au niveau fédéral, mais il a aussi ouvert les marchés de ses entités fédérées aux soumissionnaires européens dans une mesure jamais atteinte auparavant, fournissant à ces derniers de nouveaux débouchés uniques. Parmi les nombreux avantages de l’accord figure également l’amélioration de la protection des droits de propriété intellectuelle et des appellations de nos produits agricoles phares au Canada. Une fois mis en œuvre, l’accord devrait accroître les échanges bilatéraux de biens et de services de 23 % ou 26 milliards €, ce qui bénéficiera à la croissance et à l’emploi des deux côtés de l’Atlantique. Les effets positifs globaux de l’accord devraient relever le niveau du PIB annuel de l’UE d’environ 12 milliards € par an.


«Il s’agit d’un accord commercial très ambitieux et de grande envergure, qui revêt une importance capitale pour l’économie de l’Union européenne», a déclaré le président de la Commission, M. José Manuel Barroso. «Le Canada est l’une des économies les plus avancées du monde. Cet accord ouvrira de nouvelles perspectives intéressantes aux entreprises européennes et canadiennes en améliorant l’accès aux marchés des biens et des services et en offrant de nouvelles possibilités aux investisseurs européens. Il nous permettra de prendre pied sur le marché nord-américain et constituera ainsi un vecteur de croissance et d’emploi en Europe.»

«Je suis ravi que nous soyons parvenus à conclure les négociations relatives à l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. Les deux parties ont fourni des efforts considérables au cours des derniers mois pour trouver l’accord politique nécessaire à une issue positive servant les intérêts des deux économies», a déclaré le commissaire européen chargé du commerce, M. Karel De Gucht. «Ce fut un véritable défi, et un tel accord de libre-échange global entre deux économies matures est une grande première.»

En plus de réduire la quasi-totalité des droits de douane à zéro, l’AECG libéralisera le commerce des services, en particulier des services financiers, des télécommunications, de l’énergie et des transports. Pour la toute première fois, tous les niveaux de pouvoir canadiens ouvriront leurs marchés publics aux fournisseurs européens. L’AECG rapprochera aussi le niveau de protection des droits de propriété intellectuelle appliqué au Canada de celui qui a cours dans l’UE, ce qui profitera au secteur pharmaceutique et aux exportateurs de produits agricoles d’origine géographique spécifique (indications géographiques). Par ailleurs, l’UE et le Canada ont réaffirmé leur attachement aux principes et aux objectifs de développement durable en matière commerciale. Cela signifie que les investissements et les échanges ne devraient pas se développer aux dépens de l’environnement, mais plutôt encourager le soutien mutuel entre la croissance économique, le développement social et la protection environnementale.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Sur la base de cet accord politique, il faudra mener les discussions techniques à leur terme de manière à établir la version finale du texte juridique de l’accord. De plus amples informations sur les étapes qui suivront la conclusion technique des négociations commerciales sont disponibles en cliquant Ici

Échanges commerciaux UE-Canada: faits et chiffres

En 2012, le Canada était le 12e partenaire commercial de l’UE par ordre d’importance décroissante: 1,8 % du commerce extérieur total de l’UE se faisait avec ce pays. Sur la base des chiffres de 2011, l’UE était le deuxième partenaire commercial du Canada, après les États-Unis, et les échanges avec elle représentaient 10,4 % du commerce extérieur total du pays.

La valeur des échanges bilatéraux de marchandises entre l’UE et le Canada était de 61,8 milliards € en 2012. Les machines, les équipements de transport et les produits chimiques représentent une part prédominante des exportations de biens européens vers le Canada, et occupent également une place importante dans les importations de produits canadiens dans l’UE.

Le commerce des services – professions libérales, transports, banques et assurances – est un aspect non négligeable des relations commerciales entre les économies avancées que sont l’UE et le Canada. De même, les investissements demeurent le principal mécanisme par lequel s’effectuent la fourniture de services et la production industrielle. En 2011, le montant des investissements de l’UE au Canada avoisinait les 220 milliards €, tandis que les investissements canadiens dans l’UE s’élevaient à près de 140 milliards €.


L'accord de libre-échange UE-Canada: faits et chiffres

L'accord économique et commercial global (AECG) entre l'UE et le Canada donnera un sérieux coup de pouce au commerce des biens et des services, tout en créant des possibilités supplémentaires d'investissement. Le nouvel accès au marché offert par l'accord renforcera encore la position des exportateurs et des investisseurs européens sur le marché canadien. Une fois mis en œuvre, l'accord devrait accroître le commerce bilatéral de biens et de services de 22,9 % (soit 25,7 milliards €), au profit de la croissance et de l'emploi des deux côtés de l'Atlantique. Globalement, l'accord UE-Canada pourrait engendrer une hausse du PIB de l'UE de pas moins de 11,6 milliards € par an.

Source : Europa

Principaux volets de l'accord économique et commercial global UE-Canada :
  • Élimination des droits de douane - cette élimination sera rapide, car la plupart de ces droits seront supprimés dès l'entrée en vigueur de l'accord. De manière globale, les deux parties élimineront totalement les droits de douane sur plus de 99 % de l'ensemble des lignes tarifaires.
  • Droits sur les produits industriels...
  • Droits sur les produits agricoles - avec des ventes annuelles supérieures à 2,9 milliards €, le Canada est un marché d'exportation très précieux pour les produits agricoles et les produits agricoles transformés de l'UE. L'accord éliminera rapidement - dans une large mesure dès son entrée en vigueur - les droits dans le secteur agricole. À la fin des périodes transitoires, le Canada et l'UE libéraliseront respectivement 92,8 % et 93,5 % des lignes d'activité dans le secteur. En ce qui concerne les produits jugés sensibles (les produits laitiers pour le Canada; le bœuf, le porc et le maïs doux pour l'UE), il a été convenu qu'un nouvel accès au marché, représentant respectivement 1 % et 1,9 % supplémentaires de lignes tarifaires, sera accordé sous la forme de contingents tarifaires. S'agissant plus particulièrement des produits agricoles préparés (PAP), qui présentent un intérêt majeur pour les exportations de l'UE et pour lesquels l'Union affiche un net excédent d'exportation vis-à-vis du Canada, le résultat est très ambitieux. L'industrie européenne des PAP tirera largement profit de l'AECG, puisque tous les droits sur ces produits seront éliminés. Dans cette catégorie de produits, les vins et les spiritueux méritent une attention particulière eu égard à leur poids spécifique dans les exportations. L'UE est la principale source d'importation de vin du Canada (elle compte pour environ la moitié de ses importations). À l'élimination des tarifs pour ces produits s'ajoute la suppression d'autres obstacles importants au commerce, ce qui améliorera considérablement l'accès des vins et spiritueux européens au marché canadien.
  • Pêche - la plupart des droits seront éliminés dès l'entrée en vigueur de l'accord. Outre les droits de douane, le volet pêche inclut également d'autres éléments qui présentent un intérêt pour les entreprises de l'UE, notamment un meilleur accès de l'industrie agroalimentaire européenne au poisson canadien. La pêche durable sera également développée, notamment pour ce qui est des mesures de suivi, de contrôle et de surveillance et de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. 
  • Barrières non tarifaires...
  • Secteur automobile...
  • Mesures sanitaires et phytosanitaires...
  • Commerce des services...
  • Déplacement temporaire de personnel d'entreprises...
  • Reconnaissance mutuelle des qualifications...
  • Investissement...
  • Marchés publics...
  • Droits de propriété intellectuelle (DPI) – L'AECG égalisera les règles du jeu applicables au Canada et l'UE. L'accord devrait en particulier conduire à une évolution du système canadien de DPI en ce qui concerne les produits pharmaceutiques. Le chapitre comprend également des dispositions - entre autres - sur les marques, dessins et modèles et affiche un niveau élevé de protection des DPI.
  • Indications géographiques – L'AECG reconnaît le statut spécial et assure la protection, sur le marché canadien, d'une liste de plusieurs produits agricoles européens d'origine géographique spécifique, à savoir couverts par une indication géographique. Parmi les exemples figurent Grana Padano, Roquefort, Elia Kalamatas Olives ou Aceto balsamico di Modena. L'accord prévoit également la possibilité d'ajouter d'autres noms de produits à la liste à l'avenir. En outre, certains produits bénéficiant d'indications géographiques importantes, tels que Prosciutto di Parma et Prosciutto di San Daniele, pourront enfin être commercialisés sous leur dénomination au Canada, ce qui n'était pas le cas pendant plus de 20 ans.
  • Mécanisme de règlement des litiges...
  • Médiation...
  • Développement durable...
  • Étant donné que les États-Unis et le Canada ont déjà libéralisé leurs échanges dans le cadre de l'accord de libre-échange nord-américain (ALENA), le présent accord permettra aux entreprises européennes d'entrer en concurrence avec les exportateurs américains sur le marché canadien en leur garantissant des conditions plus équitables tout en leur permettant de bénéficier d'un traitement préférentiel que ne prévoit pas l'ALENA (par exemple, dans le domaine des marchés publics et dans certains secteurs des services, comme le transport maritime).
Pour de plus amples informations : Fiche thématique intitulée «The EU-Canada trade agreement and Intellectual Property Rights»

Commerce extérieur des produits de la pêche et aquaculture

Données statistiques Année 2011 / FranceAgriMer Edition 2012... Cliquer Ici pour télécharger le document

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Le 18 octobre 2013

Libération de 81 pêcheurs yéménites détenus par l'Erythrée


Quatre-vingt-un pêcheurs yéménites détenus par les autorités érythréennes depuis presque un an et demi ont été relâchés, a annoncé le gouvernement yéménite jeudi.

Les pêcheurs sont arrivés dans la ville portuaire de mer Rouge du Yémen, Al-Hudaydah jeudi soir, selon une déclaration gouvernementale rapportée par l'agence de presse yéménite officielle Saba.

Cinq cent dix-neuf autres pêcheurs yéménites sont toujours emprisonnés en Erythrée et des efforts diplomatiques pour assurer leur libération sont en cours, a indiqué le gouvernement yéménite.

Les autorités érythréennes auraient arrêté les pêcheurs yéménites en 2012 pour motif de pêche illégale dans leurs eaux.

Les responsables yéménites ont toutefois souligné qu'un accord de 1995 avec le pays africain autorisait les deux voisins à partager des eaux pour la pêche en mer Rouge.

Les relations entre Sanaa et Asmara se sont tendues récemment suite à l'envenimement de leur différend sur les eaux territoriales. Fin


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Le 17 octobre 2013

Pacifique. Un îlien réclame le statut de réfugié climatique

Ne cherchez pas sur la carte. L'archipel des Kiribati et sa trentaine de d'atolls coralliens y figure pourtant encore, si petit, au raz de l'eau. Si plat que le réchauffement climatique n'en fera qu'une bouchée. Mais à la différence deSein, elle-aussi menacée à terme par la montée des eaux, les habitants ont commencé à fuir le plat pays. La Nouvelle-Zélande vient de rejeter une première demande de statut de réfugié climatique....

Les îles Marshall et d'autres archipels -Maldives, Tuvalu et Tokelau- sont également menacés et pourraient devenir "sans terre" selon la Commission des droits de l'Homme de l'ONU.

Ioane Teitiota et ses 3 enfants seront bientôt sans terre. Mais plein de reproche envers La Nouvelle-Zélande qui a rejeté leur demande d'asile car personne ne menace leur vie. Personne, certes, mais quelque chose sûrement ! L'érosion grignote en effet les rivages et les récoltes s'appauvrissent en raison de l'infiltration d'eau salée dans les réserves d'eau douce. L'accès à l'eau douce n'est donc plus possible. Un droit jugé pourtant fondamental...

Cette montée des eaux créent aujourd'hui une nouvelle classe de réfugiés, dont les droits ne sont pas reconnus par les conventions internationales. Pour plus d'explications : Le Télégramme

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Le 16 octobre 2013

Polynésie française. La pêche aux trocas ouverte sur tout le territoire


Ouverture officielle de la pêche aux trocas © DRs © DR

Source : Radio 1

Ce coquillage a failli disparaître à cause de la surpêche, son activité est donc très encadrée. En effet, la pêche au troca n’est ouverte que tous les cinq ans.

La capitale tahitienne autorise la pêche de 10 tonnes de coquilles vidées et nettoyées, quand Papara autorise 50 tonnes, les quotas autorisés varient donc d’une commune à l’autre.

Le coquillage pourra être ramassé entre 6h et 18h dès ce mercredi 16 octobre et cela jusqu’au 15 novembre. Cette règle s’applique sur tout le territoire.

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Le 15 octobre 2013

Droit de la mer : Montego Bay a révolutionné l’ordre juridique sur les mers et les océans (activiste)

La Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) a ‘’véritablement révolutionné’’ l’ordre juridique pour les mers et les océans, a estimé, jeudi, à Dakar, le secrétaire général de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA), Gaoussou Guèye.

Source : Rejoprao

Il a dressé ce constat à l’atelier régional (2-3 octobre) sur les enjeux et l’impact de la mise en œuvre de la CNUDM sur le développement durable de la pêche artisanale ouest-africaine, organisé à l’initiative de la CAOPA.

‘’L’idée principale dans la promotion de l’objectif de l’utilisation optimale des ressources halieutiques, c’est que les Etats, qui n’ont pas les capacités de pêche requises pour exploiter leurs ressources de pêche, devraient laisser l’accès au surplus de ressources disponibles à d’autres Etats, en particulier ceux de la même région, ou ceux dont les ressortissants ont habituellement pêché ces ressources’’, a-t-il indiqué.

Selon M. Guèye, c’est sur la base de cette notion de ‘’surplus’’ que les Etats ont octroyé les licences de pêche aux flottes étrangères, par notamment la négociation d’accords de pêche avec l’Union européenne, la Russie, la Chine, la Corée, etc.

‘’La sous-estimation systématique des captures de la pêche artisanale, l’opacité de la plupart des négociations visaient à octroyer, sans consultation avec la pêche artisanale, un accès aux flottes étrangères [et] a mené nos Etats à estimer qu’il y avait un surplus, alors même que ce n’était pas le cas’’, a-t-il expliqué.

D’après lui, ‘’les quantités énormes, souvent non documentées de prises accessoires faites par les flottes de chalutiers étrangers ciblant un soi-disant surplus, ont aussi mené à la surexploitation de nos écosystèmes’’.

Le secrétaire général de la CAOPA a fait remarquer que cette situation n’est pas restée sans conséquence sur la biodiversité avec les incursions de chalutiers dans des zones réservées à la pêche artisanale, qui se livrent aussi à une pêche illicite et détruisent les habitats des poissons.

La CNUDM ou UNCLOS, en anglais, a été ouverte à la ratification depuis le 10 décembre 1982, à Montego Bay (Jamaïque), après 14 ans de négociations impliquant plus de 150 pays, y compris ceux de l’Afrique de l’Ouest.

‘’Aujourd’hui, trente ans après la naissance de la CNUDM, il est temps que nos Etats, en concertation avec les professionnels de la pêche artisanale, prennent leurs responsabilités et dégagent les moyens nécessaires, pour permettre à la pêche artisanale d’exprimer tout son potentiel de moteur du développement durable du secteur de la pêche, pour que celui-ci ne soit pas saboté par une compétition indue avec les flottes étrangères’’, a estimé M. Guèye.

‘’En tant que professionnels, nous souhaitons pleinement jouer notre rôle dans ce contexte et cela justifie notre motivation à organiser cette rencontre’’, a conclu le secrétaire général de la CAOPA.

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Le 14 octobre 2013

Pas de pêche aux oursins à cause du braconnage

L'oursin est souvent victime du braconnage intensif notamment à Sainte-Anne
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Source : Martinique 1ère  par Joseph Nodin

Les responsables de la pêche se rendent à l'évidence, il n'y a toujours pas assez d'oursins pour en autoriser la pêche. Les professionnels sont en colère et en veulent aux braconniers qui pillent les zones les plus riches en oursins.

La semaine dernière lors d'une dernière visite des sites, les membres du comité régional des pêches ont constaté que les oursins sont "bons pour la capture", à Cap chevalier (Sainte-Anne) et à Sainte-Luce, mais qu'en revanche, la quantité avait considérablement diminuée dans ces zones à cause du braconnage. Le reportage de Nathalie William et Marc Balssa.

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Le 12 octobre 2013

Aux USA, les jours du MSC sont désormais comptés....

Aux USA, la nouvelle « Loi sur la certification et l’étiquetage responsables des produits de la mer » pourrait limiter l'utilisation des labels privés comme MSC... 

Pour la première fois, une loi pourrait limiter l’utilisation de la certification MSC

Source : Agritrade / Cta

Une nouvelle loi vient juste d’être proposée par un législateur américain pour limiter l’influence de la certification externe sur l’industrie des produits de la mer durables. La « Loi sur la certification et l’étiquetage responsables des produits de la mer » proposée interdirait les agences gouvernementales d’utiliser les systèmes de certification privés pour considérer ou étiqueter un produit de la mer national comme « durable » ; ou de faire référence à une norme de durabilité des produits de la mer développée par une organisation non-gouvernementale (ONG) tierce dans un règlement, une politique ou directive.

La promotrice de ce projet de loi a souligné qu’il s’agissait d’une « mauvaise politique » de laisser les certificateurs tiers, y compris les ONG, de décider quel produit de la mer peut être considéré comme durable. Elle a ajouté que le Marine Stewardship Council (MSC) et d’autres ONG « poursuivent des desseins politiques particuliers, manquent de transparence et utilisent leurs systèmes de certification pour influencer de manière inappropriée la gestion publique des pêcheries ».

L’introduction de cette loi intervient dans la foulée de la décision prise par l’un des plus grands distributeurs, Wal-Mart, d’acheter uniquement des produits de la mer portant la certification MSC ; et de l’engagement de la multinationale française Sodexo de ne plus acheter du saumon d’Alaska parce qu’il n’est plus certifié MSC – les pêcheurs de saumon d’Alaska ont donc en effet décidé que le système était trop coûteux, débouchant sur le non-renouvellement de leur collaboration avec MSC. Les organisations d’Alaska demandent maintenant au sénat américain de tenir Wal-Mart responsable de ce qu’ils qualifient de « politiques des produits de la mer anti-américaines ».

Cela est survenu car il y a quelques mois, l’UE – l’autre marché pour les produits de la mer certifiés MSC – a adopté la réforme de son Organisation commune de marché, qui encourage les institutions européennes à développer un « écolabel européen pour les produits de la mer ».

Pour plus d'explications : Agritrade / Cta

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Le 11 Octobre 2013

La Chine prête à investir en Polynésie française


Au terme d'une visite de quatre jours en Polynésie française, plusieurs entrepreneurs chinois ont annoncé à Papeete jeudi 10 au soir (vendredi à Paris), leur intention d'investir dans cette collectivité d'Outre-mer. La délégation chinoise était conduite par Li Xiaolin, fille de l'ancien premier ministre chinois Li Peng et présidente de l'Association du peuple chinois pour l'amitié avec l'étranger (APCAE).

Source : Le Monde.fr avec AFP 

Liu Zhiming, le PDG de la CCECC, une entreprise chinoise spécialisée dans les routes et les aérodromes, s'est ainsi dit prêt à rebâtir l'aéroport de Tahiti-Faa'a. Il pourrait intervenir aussi sur le chantier d'une route traversière à Tahiti, sur la construction d'un port au sud de l'île, ou encore sur la réalisation d'un vaste complexe hôtelier au nord-ouest.

Les investisseurs chinois au port de pêche par 1ere-polynesie

"Je ne pense pas que ça puisse poser de problème à l’Etat"


Gaston Flosse, président de la Polynésie française, souhaite établir une liaison aérienne directe avec la Chine, pour créer un hub aérien entre l'Asie et l'Amérique du Sud, et développer le tourisme chinois. Ce tourisme se heurte encore, selon lui, à la difficulté pour les Chinois d'obtenir des visas, des difficultés qu'il demande à la France de réduire.

Le directeur général de la société Si Sha Noni s'est engagé par convention à acheter 4 000 tonnes de noni chaque année à Tahiti, et à construire une usine de conditionnement sur l'île. Il a même assuré qu'il pourrait acheter l'ensemble de la production polynésienne annuelle de noni, environ 10 000 tonnes par an.

Caiqi Chen, proviseur du prestigieux lycée Wenling, qui compte 6 500 élèves et 600 enseignants, s'est enfin engagé à proposer des bourses d'études chaque année à des étudiants polynésiens, et à développer des échanges linguistiques.

Dans une Polynésie française déjà très endettée, ce sont surtout les possibilités de financement offertes par ces entreprises qui intéressent Gaston Flosse, notamment "auprès de la banque de développement chinoise".

"Là, je ne m'occupe pas de la politique entre la France et la Chine. Ça, ce sont les affaires de M. Fabius", a déclaré M. Flosse. "Je ne pense pas que ça puisse poser de problème à l'Etat, au contraire, nous pourrons sortir du marasme et donner du travail à tous ces milliers de chômeurs", a-t-il poursuivi, précisant que "la main d'œuvre sera polynésienne à 100 %".

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Le 10 octobre 2013

La prospection pétrolière affecte toute la chaîne trophique de l'océan

L’Homme est de plus en plus présent sur les océans. Or, sonars et prospections pétrolières génèrent tant de bruit, que les cétacés s’en trouvent perturbés. Et ce n’est pas tout, à l’autre bout de la chaîne trophique, aussi petites soient-elles, les larves de mollusques subissent également d’importants dommages.

Le pétoncle Placopecten magellanicus dispose de centaines d’yeux bleus autour de sa coquille. L’espèce est en danger, et son développement est menacé par le bruit anthropique. © Dan Blackwood, USGS, DP

Source : Futura sciences  par Delphine Bossy, Futura-Sciences

L’océan n’est pas tout à fait un havre de paix. Le milieu est bruyant, la faune baigne dans le vacarme des icebergs, de l’activité sismique sous-marine, des différents cris d'animaux, des vagues, du vent… Tous ces sons sont le signe d’un océan dynamique, et la faune s’en est accommodée au fil du temps. Mais depuis quelques décennies, le trafic maritime s’est intensifié, les sonars sont omniprésents et les forages du plancher océanique gagnent du terrain. Aujourd’hui, le bruit produit par les activités humaines l’emporte sur le brouhaha naturel.

Les sonars affectent l’écholocalisation des cétacés, et provoquent régulièrement des échouages massifs. La prospection pétrolière s'ajoute à cette pollution sonore quand elle recourt à la « sismique », une méthode qui visualise les structures géologiques. Les navires utilisent des canons à air comprimé qui génèrent des ondes sismiques. Cette méthode est si intrusive que la présence d’observateurs à bord est obligatoire pour s’assurer qu’il n’y ait pas de mammifères marins aux alentours du navire.

Pourtant, il n’y a pas que les cétacés qui sont mis à mal durant les prospections sismiques. Une équipe de recherche néo-zélandaise a montré que les ondes sismiques générées lors des explorations du plancher océanique provoquaient des déformations physiologiques dans les coquillages. L’équipe a mené une expérience en particulier sur les larves de pétoncles, et leurs résultats sont publiés dans les Scientific Reports. Elle révèle que les larves de ce bivalve exposées au bruit sismique subissent des retards de développement importants : selon leur expérience, 46 % d’entre elles présentaient des anomalies morphologiques.

Même les sonars pourraient endommager le développement des larves

Quelque 4.881 larves de pétoncles de Nouvelle-Zélande ont été réparties en quatre échantillons exposés au bruit, et quatre non-exposés. Les chercheurs ont soumis les quatre premiers à un enregistrement de sons sismiques provoqués par des canons à air comprimé, toutes les trois secondes. L’ensemble des échantillons a été analysé à 7 intervalles différents, entre 24 et 90 h après la fertilisation.

L’étude suggère par ailleurs que compte tenu de l’important retard de développement des larves en réponse à la violence du bruit, il se pourrait que même des sons moins intrusifs, du type de ceux produits par les sous-marins classiques, soient aussi en mesure de les affecter. Natacha Aguilar de Soto, principale auteure de l’article, rapporte dans un communiqué de l’université de St Andrews (Écosse) que personne ne s’attendait à ce que les larves soient autant affectées.

Actuellement, personne n’est en mesure d’expliquer les mécanismes cellulaires qui engendrent ces malformations mais clairement, le bruit perturbe les processus de développement naturels. Déjà, par le passé, les pêcheurs du monde entier se plaignaient des mauvaises récoltes de fruits de mer lorsqu’ils passaient après les navires de prospection pétrolière. Les résultats de l’équipe de Natacha Aguilar de Soto mettent en lumière que le bruit anthropique est probablement le facteur dominant expliquant les mauvaises pêches survenues après les exercices de prospection.

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Le 9 octobre 2013

Les pêcheurs sont des râleurs perpétuels....

A les écouter, ils doivent aller toujours plus loin pour ramener des poissons toujours plus petits...

Les années 2000 ont changé la donne. Alors qu’au cours du XXe siècle, le prix des matières premières (1) avait tendance à baisser chaque année, il a plus que doublé ces 13 dernières années. Une tendance qui devrait s’amplifier, alerte une nouvelle étude du cabinet McKinsey.

Tout l’or du monde pour un baril de pétrole

Le gaz de schiste est un arbre qui cache la forêt : il devient de plus en plus coûteux de produire des matières premières, montre un rapport du McKinsey Global Institute. La facture ne pourra pas monter jusqu’au ciel.

Source : Les Echos par Jean-Marc Vittori

Les pêcheurs sont des râleurs perpétuels. A les écouter, ils doivent aller toujours plus loin pour ramener des poissons toujours plus petits. Et comme on ne calibrait pas ce qui remontait des filets il y a un siècle, leurs plaintes paraissent difficiles à étayer. Sauf qu’il y a un siècle, on prenait déjà des photos sur les étals des pêcheurs sur les ports. La comparaison permet de trancher : les pêcheurs ont raison. Ils doivent faire davantage d’efforts pour ramener moins. Et ce n’est qu’un tout petit bout de l’histoire. Car cette loi d’airain des rendements décroissants s’applique à tous ceux qui exploitent des ressources naturelles, comme l’eau, le pétrole, l’or, le cuivre, le bois ou le soja. Jusqu’où serons-nous prêts à aller pour trouver de l’eau potable, un baril de pétrole, un thon ? Cette question économique majeure a été évacuée du XXe siècle. Elle sera au cœur du XXIe. Un récent rapport du McKinsey Global Institute  (2) le montre clairement.

Au siècle dernier, les prix des matières premières avaient été divisés par deux. Dans la première décennie de ce siècle, ils ont au contraire été multipliés par plus de deux (il s’agit ici des « prix réels », après déduction de la hausse générale des prix). Les experts s’empaillent depuis des années pour savoir s’il s’agit d’un « supercycle », avec une hausse particulièrement forte qui sera suivie d’une baisse sensible, ou d’une « nouvelle ère », avec des cours durablement plus élevés sur fond de rareté croissante des ressources. Les tenants de la première thèse ont repris de la vigueur ces derniers temps, avec les chutes observées par exemple sur les marchés du nickel et du maïs, et aussi l’essor du gaz de schiste qui pèse sur les prix de l’énergie. Ils ont aussi des arguments solides à faire valoir. Ce tout début du XXIe siècle a été exceptionnel, non pas tant par les excès financiers que par l’émergence accélérée de la moitié de l’humanité sur la scène économique mondiale. «  Les revenus moyens en Chine progressent dix fois plus vite que dans le Royaume-Uni lors de la révolution industrielle, et dans un pays cent fois plus peuplé », relèvent les experts du McKinsey Global Institute. De quoi aspirer les ressources de la terre entière, et c’est bien ce qui s’est produit. La demande de nombreux produits a bondi de manière spectaculaire. Le blé et la viande pour mieux se nourrir, l’acier dont on fait les villes, le cuivre avec lequel on tisse les réseaux électriques…


Mais les partisans de la nouvelle ère estiment que l’offre a aussi beaucoup changé, de manière plus discrète et encore plus irréversible. Les hommes sont donc partis chercher leurs ressources toujours plus loin, en prenant toujours plus de risques. Au siècle dernier, ils ont découvert d’immenses gisements, comme le site chilien de cuivre à Chuquicamata en 1915 (plus grosse production cumulée mondiale) ou l’océan de pétrole de Ghawar en 1948 (près des deux tiers des exportations saoudiennes pendant un demi-siècle). Aujourd’hui, ils trouvent des poches moins pleines, ils vont chercher les fruits plus haut sur l’arbre. Les découvertes minières stagnent malgré un quadruplement des dépenses d’exploration. Près de la moitié de la hausse des cours de l’or entre 2001 et 2011 serait due à des causes géologiques. La moitié des nouvelles ressources en cuivre viennent de régions à haut risque politique. Les compagnies pétrolières recourent à des moyens non conventionnels, qui reviennent plus cher quand il s’agit par exemple d’aller chercher l’or noir en mer à plus de six kilomètres sous le niveau de l’eau. Le coût moyen d’un puits de pétrole a doublé en une décennie. Quant aux activités agricoles, elles manquent d’espace (sauf en Afrique) alors que l’urbanisation fait disparaître près de 2 millions d’hectares par an sous une chape de béton et de goudron.


La montée des prix a provoqué un autre phénomène, moins connu : les cours des ressources sont de plus en plus corrélés. D’abord parce qu’il faut de plus en plus de matières premières pour fabriquer d’autres matières premières. L’énergie fait 15 à 30 % du prix des produits agricoles (gazole pour les tracteurs, production d’engrais, etc.). L’acier représente le tiers des investissements d’un projet pétrolier (et un forage horizontal réclame quatre fois plus d’acier qu’un forage vertical). Ensuite, le renchérissement pousse à la substitution. Quand le baril de pétrole valait 5 dollars, il pouvait paraître inutile de chercher d’autres sources d’énergie. Quand il dépasse 100 dollars, il devient rentable de transformer de la pomme de terre en sachet d’emballage, ou du maïs en biocarburant. La flambée du Nylon a entraîné la hausse des prix du coton. Les hausses des prix de matières premières seront de plus en plus des hausses générales.

Le gaz de schiste est donc un arbre qui cache la forêt. Les ressources naturelles nous coûteront de plus en plus cher. Le problème n’est pas l’épuisement des ressources naturelles, mais leur renchérissement. Cette année, près de 700 milliards de dollars auront été dépensés pour chercher et exploiter du pétrole et du gaz. Pas loin de 1 % du PIB mondial ! Quand il faudra dépenser tout l’or du monde pour trouver un baril de pétrole, ou une tonne de cuivre, ou cent kilos de poisson, nous renoncerons. Nos renoncerons même avant. Il faudra alors s’organiser autrement. Mais comment ?

(1) il s’agit du prix réel, déduction faite de la hausse générale des prix

(2) Cliquer Ici pour télécharger le rapport « Resource Revolution : Tracking global commodity markets », McKinsey Global Institute-McKinsey Sustainability & Ressource Productivity Practice, septembre 2013.


Pour une nouvelle stratégie sur les ressources

Source : Journal de l'Environnement par Stéphanie Senet

Quel avenir après l'extraction?

Les prix de l’énergie ont fait un bond de 260% depuis 2000

Le prix des métaux s’est envolé de 176%

Les prix alimentaires ont progressé de 120%

En moyenne, le prix des denrées alimentaires a quant à lui augmenté de 1,7% (en valeurs nominales) au cours du siècle dernier, malgré une demande alimentaire en forte progression. Or le passage des années 2000 a provoqué, là encore, un choc. Leur prix s’est accru de 6,1% par an (120% en 13 ans) en raison des catastrophes naturelles (sécheresses, inondations), de la hausse de la demande d’agrocarburants, de l’interdiction d’exporter prononcée par certains gouvernements. Sans oublier une hausse continue de la demande alimentaire mondiale. Les produits agricoles non alimentaires (incluant le bois, le tabac et le coton) ont progressé de 30 à 70%, le caoutchouc de 350%. Autant de facteurs qui ne vont pas s’atténuer dans les décennies à venir. L’étude prévoit notamment une demande en forte hausse des pays émergents, et bien sûr des risques climatiques accrus. Ce qui nous oblige à repenser, très vite, notre utilisation des ressources tout comme notre approvisionnement. Ce qu’a d’ailleurs rappelé la Conférence environnementale en introduction de la table ronde dédiée à l’économie circulaire. Une stratégie à long terme s’impose. Qui la mettra en place ?

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Le 8 octobre 2013

Mettons fin aux politiques qui génèrent la faim ! 

Dans un monde où la quantité d’aliments produits pourrait nourrir la population de l’ensemble de la planète, le rapport annuel présenté par l’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition, dont la sixième édition est lancée le 8 octobre 2013 à Rome, identifie une série de politiques qui génèrent la faim et la malnutrition, au lieu de les réduire. Face à ce constat, les articles de cette publication posent l’exigence d’assurer que ces politiques, et les acteurs chargés de leur mise en œuvre, respectent et intègrent le droit humain à une alimentation adéquate lors de leur refonte. Le rapport insiste sur la nécessité d’impliquer les populations et les collectivités de manière ouverte et significative dans l’élaboration des politiques publiques qui influencent leurs vies. 

L’édition 2013 de l’Observatoire, intitulée Alternatives et résistance aux politiques générant la faim, explique en détail ce que les initiatives de la société civile, reposant sur le respect des droits humains, proposent en termes de solutions compatibles avec la durabilité, l’égalité et la justice, ainsi qu’avec des concepts tels que la souveraineté alimentaire, l’agroécologie, la pêche artisanale comme source de moyens d’existence durables ou les semences paysannes. 

La pêche artisanale comme source de moyens d’existence durables

Un chapitre de l'Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition 2013 : Alternatives et résistance aux politiques générant la faim, est consacré à la pêche : La pêche artisanale comme source de moyens d’existence durables.

Cette partie met en exergue l’importance des pêches artisanales dans le système alimentaire mondial. Elle explore les défis auxquels est confronté ce secteur marginalisé, mais aussi les mesures prises pour promouvoir ses intérêts. Elle contient également un rapide descriptif de la question relative à la spoliation des ressources halieutiques au Sahara occidental. Ce chapitre a été rédigé par le Groupe de travail sur la pêche du Comité international de planification pour la souveraineté alimentaire (CIP) qui comprend le Forum mondial des populations de pêcheurs (WFFP), le Forum mondial des pêcheurs et travailleurs de la pêche (WFF), le Collectif international d’appui aux travailleurs de la pêche (ICSF) et le Centro Internazionale Crocevia (CIC)

Les analyses et études de cas au niveau national présentées dans l’Observatoire mettent au jour :
  • les politiques qui favorisent la violence et la discrimination contre les femmes en matière d’égalité d’accès aux ressources naturelles, aux legs fonciers, aux salaires équitables et à la prise de décisions politiques ; ces politiques limitent non seulement la capacité des femmes à contribuer pleinement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, mais elles créent aussi les conditions qui expliquent que les femmes et les jeunes filles, à travers le monde, sont les plus touchées en termes de santé, de nutrition et de dignité ;
  • les politiques qui entravent et excluent systématiquement de grands groupes, tels que les paysans, les travailleurs agricoles, les artisans-pêcheurs, les pastoralistes et les peuples autochtones, hommes et femmes, de la participation à la prise des décisions affectant leurs propres moyens d’existence ;
  • les politiques mondiales qui facilitent l’accaparement des terres, la concentration de la propriété des ressources naturelles et la marchandisation des biens publics, privant ainsi les petits producteurs et d’autres groupes de leurs ressources alimentaires.

« Il existe une réponse aux politiques qui génèrent la faim : y mettre fin ! », déclare Flavio Valente, Secrétaire général de FIAN International, l’une des organisations à l’origine de la publication de l’Observatoire. « Si nous voulons inverser les tendances mondiales encourageant la discrimination, l’exclusion et la privation, il est fondamental d’adopter une approche fondée sur les droits humains, qui passe par l’application des instruments juridiques internationaux. Les politiques en matière de commerce et d’investissement, d’énergie et de finance, d’agriculture et de nutrition doivent être examinées dans une optique de cohérence avec les droits humains. » 

Le rapport souligne l’impératif d’assurer la cohérence avec les droits humains des initiatives mondiales telles que la Nouvelle alliance du G8 pour la sécurité alimentaire et la nutrition, l’Initiative pour le renforcement de la nutrition (SUN), l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) et les autres partenariats public-privé (PPP) conclus dans le domaine de l’agriculture ou de la nutrition. Le fort engagement des entreprises dans ces initiatives soulève des conflits d’intérêts non négligeables, puisque les considérations commerciales deviennent intimement liées à l’élaboration de politiques publiques. 

Selon Olivier de Schutter, Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, « l’échec des systèmes alimentaires dominants a désormais été reconnu. Mais l’inertie qui persiste est en grande partie due à l’absence de proposition d’alternatives crédibles. La présente publication s’attache à montrer que ces alternatives commencent à voir le jour ; elles proviennent non pas des laboratoires de recherche agronomique ou des organismes gouvernementaux, mais de la base, des initiatives prises par des personnes qui cherchent à reprendre le contrôle des systèmes alimentaires dont elles dépendent. » 

Cliquer Ici pour télécharger le document intégral, et la partie consacrée à la pêche artisanale... 

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UE-Mauritanie: le Parlement adopte le protocole de pêche controversé
 
Le protoctole de pêche UE-Mauritanie exclut la pêche aux poulpes

Source : Europarlement  Session plénière Communiqué de presse - Pêche − 08-10-2013

Le Parlement a adopté, ce mardi, le protocole actuel à l'accord de partenariat entre l'UE et la Mauritanie dans le secteur de la pêche, malgré les objections de certains députés. Ceux-ci affirment que le protocole impose des droits de licence de pêche plus élevés et des opportunités de pêche réduites, par exemple en excluant les poulpes. Le protocole s'applique de manière provisoire depuis le 1er août 2012.

"Nous devons désormais nous préparer au renouvellement de cet accord, qui devrait expirer fin 2014, afin de garantir que le prochain protocole améliore les conditions actuelles et que les négociateurs de la Commission européenne veillent à ce qu'il inclue le secteur dans son ensemble", a déclaré le rapporteur Gabriel Mato Adrover (PPE, ES), qui avait recommandé le rejet du protocole.

Il a regretté, en particulier, qu'aucun accès n'ait été octroyé aux flottes de pêche aux céphalopodes (poulpes), entraînant des pertes d'emploi, surtout dans les régions espagnoles de la Galice et des Canaries.

Les députés qui se sont prononcés en faveur du protocole, ont estimé qu'il était plus durable et qu'il s'inscrivait dans la logique de la nouvelle politique commune de la pêche, qui doit encore entrer en vigueur. Par ailleurs, ils ont avancé que le protocole servira mieux les besoins alimentaires des populations locales, notamment parce que la flotte européenne devra redistribuer une partie de sa pêche. Il prévoit également davantage d'offres d'emplois pour les marins mauritaniens.
Conformément au protocole approuvé aujourd'hui, les navires de pêche européens sont autorisés à capturer diverses espèces de poissons et de crustacés dans les eaux mauritaniennes, contre un paiement de l'UE de 70 millions d'euros par an, dont 3 millions sont consacrés à l'aide au développement pour le secteur de la pêche locale.

À l'heure actuelle, sept pays européens utilisent le protocole, mais l'Espagne en est le principal bénéficiaire. Il s'agit de l'accord de pêche le plus important pour l'Union, tant en termes de volume et de diversité des produits de la pêche que de contrepartie financière.

Le protocole sera en vigueur jusque fin 2014. La plupart des licences ont été achetées, jusqu'à présent, par des opérateurs espagnols, suivis de la France et d'autre pays.

Procédure: approbation
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2013-0399+0+DOC+XML+V0//FR&language=FR

REF. : 20131004IPR21514
Mis à jour le: ( 08-10-2013 - 14:30)
 
En savoir plus :  Europarlement
 
Liens
          Texte adopté (disponible en cliquant à la date du 08.10.2013)
          Vidéo du débat (cliquer à la date du 07.10.2013)
          Profil du rapporteur, Gabriel Mato Adrover (PPE, ES)

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Greenpeace réagit à la validation du protocole de pêche Mauritanie/UE

Greenpeace, une ONG de défense de l’environnement marin, accueille positivement la validation mardi dernier par le parlement européen, du nouveau protocole de pêche entre la Mauritanie et l’Union Européenne (UE), dans une déclaration vendredi.

Source : Cridem

L’ONG « constate qu’il s’agit d’une étape importante en faveur de la défense des intérêts des communautés locales, longtemps marginalisées et abusées dans ce genre de partenariats qui entraînent l’épuisement des ressources et mettent en péril les moyens de subsistance de millions d’individus ».

Mais au-delà de cet épisode « Greenpeace reste convaincue de cette formule de partenariat ne constitue une solution durable pour le développement des pays d’Afrique de l’Ouest » et « invitent les états à mettre en œuvre des politiques qui reposent une industrie locale de pêche performante, capable de créer de la plus-value pour leur économie et de garantir la sécurité alimentaire des populations ».

Par ailleurs, l’ONG « appelle à une gestion régionale des stocks partagés, notamment les petits pélagiques ». Le nouveau protocole entre la Mauritanie et l’UE, valable pour 2ans, a été signé le 31 juillet 2012. Il prévoit 307 tonnes de poissons pêchés pour une compensation financière annuelle de 111 millions d’euros.

Le nouveau protocole entre Nouakchott et Bruxelles a rencontré une forte opposition des professionnels espagnols de la pêche le jugeant sans intérêt. Une attitude qui retardé son adoption par le parlement européen.

Il comporte « l’obligation de débarquement de toutes les espèces capturées hors pélagiques dans les ports mauritaniens, avec un contrôle des pélagiques à travers des opérations de cargaison connues »et réserve les espèces menacées d’épuisement à la flotte nationale.

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7 octobre 2013

RUP : Création d'une zone de pêche réservée jusqu'à 100.000 nautiques des côtes

"Cette zone des 100.000 nautiques sera réservée aux pêcheurs immatriculés dans nos régions ou qui ont un historique de pêche dans cette zone. C'est selon moi l'avancée la plus importante", explique Younous Omarjee, député européen...


Les Régions ultrapériphériques (RUP) sont des territoires qui appartiennent à l'Union européenne tout en se trouvant en dehors du continent européen. Reconnus pour la première fois dans une déclaration annexée au Traité de Maastricht (1992), ils sont définis depuis 2009 à l'article 349 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne qui y précise la façon dont le droit européen peut y être adapté.


L’Union européenne compte à l’heure actuelle huit régions ultra périphériques (RUP) qui font partie intégrante de son territoire : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Saint-Martin, La Réunion (France); les îles Canaries (Espagne); les Açores et Madère (Portugal).

Les régions ultrapériphériques se différencient des autres territoires ultramarins dépendant de pays membre de l'Union européenne. Ceux-ci, appelés pays et territoires d'outre-mer (PTOM), ne font pas partie du territoire communautaire bien que leurs ressortissants possèdent la nationalité d'un État membre de l'Union. Les PTOM ont un statut d’association avec leurs États membres (Danemark, France, Pays-Bas et Royaume-Uni)... Pour la France : Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte, TAAF, Wallis-et-Futuna,... D’après Wikipedia
 
Pêche : Les eurodéputés Y.Omarjee et P. Tirolien signalent "des avancées pour les RUP"

Le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de La Réunion (CRPMEM) a invité les députés européens Patrice Tirolien et Younous Omarjee à faire le point sur les réformes de la politique commune des pêche (PPC) et du Fonds européen des affaires maritimes et de la pêche (FEAMP), qui sera voté très bientôt.

Source : Zinfos974  par Gabriel Kenedi

Le deux élus ont également pu échanger avec les pêcheurs réunionnais, dont les inquiétudes sont nombreuses. A l'issue de leur réunion, qui s'est tenue au Port, nous avons rencontré les deux eurodéputés pour faire un point sur les réformes engagées.

Pour Younous Omarjee, "les pêcheurs ont des difficultés telles qu'ils aimeraient que tout soit révolutionné en un jour". Un constat partagé par son collègue guadeloupéen, Patrice Tirolien (PS), actuellement en visite à La Réunion. "Les professionnels ont constaté qu'il y avait eu un certain nombre d'avancées mais que celles-ci sont largement insuffisantes. Ils souhaiteraient qu'on puisse mieux prendre en considération leurs problèmes", souligne-t-il.

Zone des 100.000 nautiques

Mais Younous Omarjee l'assure, "on a jamais obtenu autant d'avancées pour la pêche dans les RUP en un temps aussi court. Dans la réforme de politique commune des pêches et  le texte qui organise le FEAMP, quasiment toutes les demandes qui avaient été posées par les comités régionaux des pêches et que nous avons défendu ont été satisfaites".

Un Conseil consultatif spécifique pour la pêche dans les Régions Ultra Périphériques (RUP) a notamment été créé, subdivisé en deux bassins (Atlantique et Océan Indien). Cette structure n'existait pas auparavant. "Dorénavant les pêcheurs de la Réunion et de Mayotte seront pleinement associés et décisionnaires dans la gouvernance et la gestion de la pêche dans la zone Océan Indien", explique Younous Omarjee.

Autre souhait obtenu par les députés européens représentant les RUP, la création d'une zone de pêche réservée jusqu'à 100.000 nautiques des côtes. "Cette zone des 100.000 nautiques sera réservée aux pêcheurs immatriculés dans nos régions ou qui ont un historique de pêche dans cette zone. C'est selon moi l'avancée la plus importante", détaille Younous Omarjee.

La commissaire européenne bientôt à la Réunion ?

Autre problématique évoquée, les surcoûts qui empêchent les petits pêcheurs en particulier, d'être compétitifs. Un amendement du FEAMP prévoit  l'obtention de financements pour la rénovation des navires de pêches artisanale et côtière de plus de 35 ans.

Toutes ces avancées ne sont pas négligeables pour les députés européens. "On partait de loin", souligne Patrice Tirolien. "Cela n'enlève rien à la difficulté qu'il y a pour nos pêcheurs à valoriser toutes les potentialités. Et il y en a. Mais il ne faut pas faire peser sur des réformes assez limitées tout l'enjeu du développement. La bataille continue et doit se développer aussi au niveau national", ajoute pour sa part Younous Omarjee.

Quant à Patrice Tirolien, il compte rapporter "les doléances des pêcheurs réunionnais, qui se sentent isolés" à la commissaire européenne en charge des affaires maritimes et de la pêche, Maria Damanaki. Celle-ci "devrait venir à la Réunion très bientôt", a-t-il souligné, afin d'apporter des réponses aux pêcheurs inquiets.

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Le 4 octobre 2013

L’impact minoré du changement climatique sur l’extinction des poissons d’eau douce


Des chercheurs du laboratoire BOREA (CNRS / IRD / MNHN / UPMC)1, de l’Université Toulouse III - Paul Sabatier et de l’Université d’Utrecht (Pays-Bas) viennent de montrer que les extinctions actuelles des poissons d’eau douce dues aux pressions anthropiques seraient bien supérieures à celles générées par le changement climatique. Ces résultats, qui contrastent avec les précédentes estimations, sont publiés dans Journal of Applied Ecology.

Les modèles utilisés jusqu’à présent prévoient que la réduction de l’habitat de certaines espèces provoquée par le changement climatique serait l’une des causes majeures de leur extinction. Mais ces modèles négligent le facteur temps et ne précisent pas la date de réalisation des prédictions, élément pourtant essentiel pour déterminer les causes d’extinction d’une espèce2.

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Ces résultats montrent qu’à moyen terme, le changement climatique ne représenterait pas la principale menace sur la biodiversité des poissons. Les extinctions actuelles provoquées par la pollution, la dégradation de l’habitat, les introductions d’espèces ou encore la fragmentation liée aux barrages sont très largement supérieures à celles qui seraient dues au changement climatique. Les auteurs mettent en évidence la nécessité d’agir dès à présent pour préserver l’intégrité des cours d’eau. Ils incitent à concentrer les efforts de conservation sur les impacts actuels et directs des activités humaines, pour préserver plus efficacement les espèces de poissons d’eau douce.

Cliquer Ici pour le communiqué intégral du Cnrs 

Les poissons d’eau douce disparaissent moins à cause du climat que par la pollution et la transformation des rivières

Source : Reporterre d'après Museum national d’Histoire naturelle

A moyen terme, le changement climatique n’est pas la principale menace pour la biodiversité des poissons. Une étude scientifique montre que l’extinction des poissons d’eau douce est avant tout la conséquence des actions directes de l’homme (pollution, dégradation de l’habitat, fragmentation liée aux barrages), et qu’il faut agir dès maintenant si l’on veut préserver l’intégrité des cours d’eau.

Des chercheurs de l’Université Toulouse III [1] et de l’Université d’Utrecht (Pays-Bas) viennent de montrer que les extinctions actuelles des poissons d’eau douce dues aux pressions anthropiques seraient bien supérieures à celles générées par le changement climatique. Ces résultats, qui contrastent avec les précédentes estimations, sont publiés dans le Journal of Applied Ecology [2].


Les modèles utilisés jusqu’à présent prévoient que la réduction de l’habitat de certaines espèces provoquée par le changement climatique serait l’une des causes majeures de leur extinction. Mais ces modèles négligent le facteur temps et ne précisent pas la date de réalisation des prédictions, élément pourtant essentiel pour déterminer les causes d’extinction d’une espèce. Plusieurs décennies, voire plusieurs millénaires, peuvent en effet s’écouler avant l’extinction d’une espèce, celle-ci pouvant être due à d’autres facteurs que le changement climatique.

En intégrant cette dimension temporelle dans leur étude, une équipe internationale de chercheurs, dirigée par Thierry Oberdorff [3], vient de montrer que les effets du changement climatique n’augmenteront les taux d’extinction naturelle chez les poissons d’eau douce que très marginalement, excepté dans les régions semi-arides et méditerranéennes, de l’ordre de 7 % en moyenne.
Taux d’extinction 150 fois plus rapide que naturellement

Les taux d’extinction provoqués par les activités humaines au cours des deux derniers siècles sont quant à eux beaucoup plus préoccupants : en moyenne 150 fois plus importants que les taux d’extinction naturelle et 130 fois plus importants que les taux d’extinction prédits en fonction du changement climatique.

Dans cette étude, les chercheurs ont utilisé un modèle empirique associant taux d’extinction et réduction des surfaces en eau des bassins. L’analyse à l’échelle mondiale de 90 000 cours d’eau révèle qu’à l’horizon 2090, seulement 7 % d’entre eux auront diminué de surface du fait du changement climatique.

Dans les régions semi-arides et méditerranéennes (sud-ouest des Etats-Unis, Mexique, sud de l’Amérique Latine, nord-est du Brésil, extrêmes nord et sud de l’Afrique, Europe du Sud, Asie centrale et orientale, Australie), qui totalisent le plus grand nombre d’extinctions, ce même phénomène n’entraînera qu’une faible répercussion sur les taux d’extinction naturelle.

Ainsi, dans les 1010 rivières pour lesquelles la richesse en espèces est connue, les scientifiques prévoient l’extinction, en tout et pour tout, d’une à cinq espèces dans seulement une vingtaine de cours d’eau d’ici à 2090.

Ces résultats montrent qu’à moyen terme, le changement climatique ne représenterait pas la principale menace sur la biodiversité des poissons. Les extinctions actuelles provoquées par la pollution, la dégradation de l’habitat, les introductions d’espèces ou encore la fragmentation liée aux barrages sont très largement supérieures à celles qui seraient dues au changement climatique.

Les auteurs mettent en évidence la nécessité d’agir dès à présent pour préserver l’intégrité des cours d’eau. Ils incitent à concentrer les efforts de conservation sur les impacts actuels et directs des activités humaines, pour préserver plus efficacement les espèces de poissons d’eau douce.

Notes
[1] Laboratoire BOREA (Biologie des organismes et écosystèmes aquatiques)
[2] Tedesco, P.A, Oberdorff, T. et al., "A scenario for impacts of water availability loss due to climate change on riverine fish extinction rates" Journal of Applied Ecology, 50, 1105 (2013)

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Pêche abondante dans le Léman en 2012

Les pêcheurs ont fait des prises pour un poids total de 1241 tonnes de poissons l'an dernier. La féra et la perche sont les plus souvent capturées.

Source : 24 heures
L’année 2012 constitue la deuxième la plus productive, après 2011, depuis 1980.

Pas moins de 1241 tonnes de poisson ont été pêchées dans le lac Léman en 2012. Ce chiffre confirme les bons résultats enregistrés depuis 2009, indique vendredi la Commission internationale de la pêche dans le Léman. La féra et la perche restent les espèces les plus capturées.

L’année 2012 constitue la deuxième la plus productive, après 2011, depuis l’entrée en vigueur des accords transfrontaliers sur la pêche en 1980. La pêche professionnelle - 138 personnes - a réalisé l’essentiel des captures avec 1168 tonnes. Le reste a été pris par 8254 pêcheurs de loisirs.

La perche et le corégone, communément appelé féra, représentent à eux deux plus de 90% des captures. Les effectifs de féra (852 tonnes) constituent le plus gros tonnage enregistré pour cette espèce dans l’histoire de la pêche dans le Léman. Au vu de cette abondance, leur pêche a été prolongée de quinze jours cette année, jusqu’au 31 octobre.

Les captures d’ombles chevaliers (13,5 tonnes) et de truites (10,5 tonnes) demeurent stables à un niveau bas depuis 2005, en dépit des efforts d’assainissement et de revitalisation des eaux. Les captures d’écrevisses américaines, une espèce invasive, atteignent plus de 7 tonnes. Les pêcheurs professionnels français et vaudois ont su exploiter et valoriser cette nouvelle ressource, note la commission.

La commission a également fixé la date de l’ouverture de la pêche des salmonidés dans le Léman. Ombles, truites et féras pourront être capturés dès le 12 janvier 2014. (ats/Newsnet)

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Le 3 octobre 2013

Les Gazaouis reprochent à l’Égypte de leur serrer la vis

Le changement de pouvoir de ces derniers mois a non seulement conduit à la fermeture des frontières aux personnes en provenance de Gaza, mais a également entraîné une forte baisse du transport de produits de base et limité les droits de pêche, isolant encore davantage les résidents du Territoire palestinien occupé (TPO).

Source : IRIN

L’armée égyptienne a dit avoir détruit plus de 440 tunnels — soit 80 à 90 pour cent des tunnels détectés entre l’Égypte et Gaza — depuis le début de ses opérations dans la péninsule du Sinaï, fin juin. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), seulement dix tunnels sont actuellement en fonction. Ils étaient au moins 300 avant que l’Égypte ne prenne des mesures drastiques. « Ils sont en train de nous étrangler, même s’ils affirment le contraire », a dit à IRIN Jalal, un homme de 25 ans qui travaille dans l’un des tunnels. « La situation ne nous laisse pas d’autre choix que de chercher d’autres manières de faire fonctionner les tunnels jusqu’à l’ouverture d’un point de passage viable des marchandises à la surface. » Les tunnels sont les principales voies de commerce depuis et vers la bande de Gaza. Ce sont aussi les seuls points permettant d’entrer et de sortir de Gaza en évitant Israël, qui limite fortement les passages. Les Principes concertés sur le point de passage de Rafah, signés en 2005 par l’Autorité palestinienne et Israël, prévoyaient la mise en place d’échanges commerciaux formels, mais l’accord a été suspendu à la suite de l’accession au pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza en 2006.....

Restrictions côtières

Sur la côte, la situation est semblable.

La marine israélienne interdit aux pêcheurs gazaouis de s’éloigner de plus de six miles marins des côtes, ce qui limite fortement leurs prises. Auparavant, l’Égypte tolérait les pêcheurs dans ses eaux, mais ces dernières semaines, des pêcheurs palestiniens ont été arrêtés et blessés par la marine égyptienne et leurs bateaux ont été endommagés. « Ce n’est pas une façon de traiter ses frères », a dit Nizar Ayyash, directeur de l’association des pêcheurs palestiniens. Il a appelé l’Égypte à mettre un terme à cette campagne de répression.

Le 30 août, cinq pêcheurs palestiniens se sont fait arrêter en Égypte. Ils ont été inculpés pour intrusion dans les eaux internationales égyptiennes et ont été condamnés à un an de prison et 60 dollars d’amende chacun.

« Ils sont en train de nous étrangler, même s’ils affirment le contraire »

« Nous avions l’habitude d’atteindre les côtes d’El-Arich [l’une des principales villes du Sinaï] ; les gardes nous regardaient aller et venir. Ils nous laissaient aller sans rien dire, mais tout a changé maintenant », a dit Mahmoud, un pêcheur gazaoui de 30 ans. Après l’arrestation, les pêcheurs de Gaza ont été avertis de ne pas s’approcher des lignes frontalières. Or, trois jours plus tard, deux pêcheurs ont été blessés alors que leurs bateaux étaient pris pour cible par la marine égyptienne. Selon M. Ayyash, ils se trouvaient pourtant dans les eaux gazaouies. Abdullah Najjar, 55 ans, a dit à IRIN que son fils Ibrahim avait été gravement blessé et que son bateau avait été endommagé lorsqu’un soldat égyptien lui avait tiré dessus ainsi que sur un autre pêcheur. Ibrahim a dû être opéré au bras à la suite de cet incident.

L’association des pêcheurs prétend que d’autres pêcheurs ont été pris pour cible ces deux dernières semaines dans les eaux gazaouies.

Lien vital

Environ 50 pour cent des besoins en poisson de Gaza étaient, jusque récemment, couverts par des produits acheminés à travers les tunnels [et pêchés par des Gazaouis dans les eaux égyptiennes]. Ainsi, selon OCHA, avant juillet, près de 118 tonnes de poisson étaient importées à Gaza chaque mois via les tunnels pour compléter les faibles prises des pêcheurs. Selon des travailleurs humanitaires, les mesures de restriction contre les tunnels pourraient menacer la sécurité alimentaire à Gaza. Le Programme alimentaire mondial (PAM) estime d’ailleurs que si la totalité des tunnels venait à fermer, il devrait être prêt à répondre aux besoins de 50 000 à 60 000 personnes de plus.

La situation actuelle présente des similitudes avec celle de fin 2009, lors de l’édification par l’Égypte d’un mur à la frontière avec Gaza. « Nous avons fini par résoudre cette situation », a dit Khalil, propriétaire d’un tunnel âgé de 40 ans. « Mais ce qui se passe maintenant est pire », a-t-il ajouté.

Selon OCHA, les fermetures de tunnels ont participé à « d’importantes pénuries, notamment de combustible à des prix abordables et de matériaux de construction »....

Obligations humanitaires

L’organisation non gouvernementale (ONG) Gisha, un centre juridique plaidant pour la liberté de circulation, a dit dans un récent communiqué que même si l’Égypte n’était pas une puissance d’occupation dans la bande de Gaza, elle avait cependant des obligations humanitaires envers ses habitants. « Elle doit prendre en compte le droit à la liberté de circulation des habitants de Gaza et faire tout son possible pour maintenir une voie de circulation fiable et suffisante à travers son territoire. » « En raison du contrôle important d’Israël sur la bande de Gaza, [le pays] a le devoir, conformément au droit applicable en matière d’occupation, de permettre aux habitants de Gaza de mener une vie normale, et notamment de quitter Gaza et d’y revenir. »

Le réseau d’ONG palestiniennes et un certain nombre d’organisations palestiniennes de défense des droits de l’homme ont exhorté la communauté internationale à lever le blocus imposé à Gaza. Dans un communiqué envoyé à IRIN, ces organisations ont dit qu’Israël, en tant que puissance occupante, était responsable de la détérioration actuelle de l’économie et de la qualité de vie à Gaza due aux fortes restrictions. Le réseau a également appelé les autorités égyptiennes à faciliter les déplacements des résidents de et vers Gaza et à prendre en compte la situation humanitaire du territoire.

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Le 2 octobre 2013

“ A l'horizon 2100 l'élévation du niveau de la mer posera des problèmes d'érosion ”



Le projet Cecile s'est intéressé aux interactions entre le niveau de la mer et le recul du trait de côte. Présentation des premiers résultats avec Gonéri Le Cozannet, chargé de recherche à la direction des risques et de la prévention du BRGM, unité Risques Côtiers et Changement Climatique.

Source : Actu-Environnement propos recueillis par Dorothée Laperche

Gonéri Le Cozannet
Chargé de recherche à la direction des risques et de la prévention du BRGM, unité Risques Côtiers et Changement Climatique.
  
Actu-environnement : Quels résultats avez-vous pu mettre en évidence lors du projet Cecile dédié à l'impact de l'élévation du niveau de la mer sur le trait de côte ?

Gonéri Le Cozannet : Nous devions notamment répondre à la question : l'élévation de 20 cm du niveau marin observée depuis la fin du 19e siècle a-t-elle eu un impact sur le trait de côte ? Même si ce n'est pas très original, nous avons pu constater que les facteurs locaux jouent un rôle important sur l'évolution du trait de côte. Aujourd'hui, la hausse de 20 cm s'avère moins problématique que l'effet des vagues, des constructions sur le littoral, etc. Ainsi pour deux atolls situés dans le Pacifique pour lesquels le niveau de la mer monte d'environ 2,5 mm par an, nous avons observé deux phénomènes opposés : l'un subit une érosion, l'autre s'agrandit. Ce genre de résultat modère le postulat qu'à chaque fois que le niveau de la mer augmente, nous avons de l'érosion.

AE : Comment avez-vous procédé pour votre suivi ?


GLC : Nous avons suivi l'évolution du trait de côte en Europe et dans des territoires d'Outre-mer notamment en Polynésie : nous avons fait des reconstructions de l'élévation du niveau marin dans le passé.

Le réchauffement de l'eau n'est pas uniforme, certaines couches superficielles se réchauffent davantage : il y a plus de dilatation et le niveau monte plus rapidement. Par exemple, pour Funafuti, un atoll des Tuvalu dans le Pacifique équatorial, le niveau a progressé deux fois plus vite que la normale : de plus, l'atoll est en subsidence, c'est à dire il subit un affaissement lent de la lithosphère : en tout, cela fait 4,5 mm d'élévation par an sur 60 ans au lieu de 1,8 mm observés en moyenne.

AE : Avez-vous pu estimer la part de responsabilité de chacun des facteurs ?

AE : Avez-vous réalisé des projections sur l'évolution du trait de côte dans le futur ?

AE : Quelles difficultés avez-vous rencontré pour suivre l'évolution du trait de côte ?

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Le Giec publie son cinquième rapport d’évaluation

Il est désormais quasiment impossible de stabiliser à 2°C le réchauffement climatique.

Source : Journal de l'Environnement par Valéry Laramée de Tannenberg

Confirmant l’essentiel des projections des précédents rapports, le premier tome du nouveau rapport du Giec nous renvoie à notre incapacité d’alléger l’empreinte carbone de nos activités.

Ce vendredi 27 septembre, le Groupement intergouvernemental d'experts sur l’évolution du climat (Giec) publie, à Copenhague, deux documents d’importance. D’abord, le très attendu premier tome de son cinquième rapport d’évaluation. Comme pour les précédentes éditions, ce très gros livre (2.000 pages et 1.250 illustrations) synthétise l’état de la connaissance scientifique sur le climat. Les trois autres tomes seront consacrés aux impacts, à la vulnérabilité et à l'adaptation au changement climatique, ainsi qu’aux moyens d’atténuer le phénomène. Leur publication est attendue, respectivement, au 31 mars et au 11 avril 2014. Elles seront suivies, le 31 octobre 2014, par la sortie du rapport de synthèse. Vendredi, le Giec accouchera, au terme d’un long et douloureux exercice de rédaction collectif, du «rapport aux décideurs». Cette super-synthèse (une vingtaine de pages) sera la Bible des négociateurs pour préparer les prochains sommets climatiques, et notamment celui du Bourget, au cours duquel doit, en principe, être conclu le prochain accord mondial encadrant la lutte contre le changement climatique.

Que nous dit ce premier tome?

Il confirme, pour l’essentiel, les grands messages des moutures publiées en 1990,1995, 2001 et 2007. A savoir: le climat mondial s’échauffe (de 0,8°C en moyenne entre 1901 et 2010). La période 1981-2010 est probablement la plus chaude observée depuis 1.300 ans. Ce réchauffement est, sans le moindre doute possible, très majoritairement provoqué par une hausse des concentrations de gaz à effet de serre (GES), fruits des activités humaines. Les teneurs dans l’atmosphère de gaz carbonique (CO2), méthane (CH4) et leur taux d’accroissement sont les plus importants depuis, respectivement, 800.000 et 20.000 ans. Depuis 1958, année où l’observatoire américain de Mauna Loa (Hawaï) a commencé à mesurer en continu la concentration en CO2, celle-ci a progressé de 24%.

Un océan plus acide?

Quelles évolutions?

Un crédit déjà entamé

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Réchauffement climatique en Aquitaine : "Un risque que l’on ne peut ignorer"

Le climatologue Hervé Le Treut, qui coordonnait l'ouvrage "Les Impacts du changement climatique en Aquitaine", précise la méthodologie de son équipe

Source : Sud Ouest

Hervé Le Treut a présenté l'ouvrage le 4 septembre dernier au président de la région Aquitaine, Alain Rousset

"Nous ne sommes pas des devins." En quelques mots, le climatologue Hervé Le Treut, professeur à l'université Paris VI, directeur de l'Institut Pierre-Simon-Laplace et expert auprès du Groupe d'expert intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), précise l'esprit qui a présidé à l'élaboration de l'ouvrage dont il a coordonné la rédaction, "Les Impacts du changement climatique en Aquitaine".

Une somme dont la parution, aux Presses universitaires de Bordeaux, est censée offrir au grand public un regard éclairé sur les changements induits par le réchauffement.

La publication, sur notre site, d'exemples concrets d'impacts sur notre environnement direct a suscité un nombre important de commentaires d'internautes. Hervé Le Treut se réjouit d'avoir ainsi ouvert le débat. Tout en se désolant de la tournure qu'il prend le plus souvent.

SudOuest.fr. Quelle ligne directrice avez-vous adoptée pour cet ouvrage ?

Hervé Le Treut. Nous avons choisi de focaliser notre document sur les problèmes d'adaptation au changement climatique. Il y a eu des gens déçus, lors de notre présentation à la Région (l'ouvrage est le fruit d'une mission de deux ans initiée par la Région Aquitaine, NDLR), de ne pas entendre parler de catastrophe ou des dangers de l'effet de serre.

Notre souhait était d'élaborer un ouvrage factuel et technique sur un sujet précis. L'enjeu était d'anticiper les évolutions climatiques en Aquitaine, évolutions auxquelles il faudra très certainement s’adapter, et savoir ce qu’en dit la science aujourd'hui.

Le nombre de réactions ne vous surprend pas ?

Que pensez-vous des attaques déjà menées sur ces travaux ?

Pensez-vous que ces éléments seront pris en compte dans la décision publique ?

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Suite de la revue de presse Ici

1 commentaire:

Arnold a dit…

La protection de l'environnement et des espèces marines sont primordials de nos jours. Je viens de m'installer à la Réunion après l'achat d'une maison ici, je peux vous dire que cette île possède une richesse incroyable avec des espèces terrestres et aquatiques en voie de disparition et si les gens ne se mobilisent pas, ils perdront cette beauté unique.