vendredi 27 décembre 2013

Actualité de la pêche en Europe et France 2013 (4e trimestre)


Revue de presse de la pêche en France et Europe

Octobre / Novembre / Décembre 2013

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Quelle place tiennent les Portails des Professionnels de la Mer sur le Web ?

Comparée avec les Médias, ONG, Recherche/Science, Cuisine,... Selon le classement Alexa.

Regard sur la Pêche et l'Aquaculture (Aquablog RPA) continue sa progression dans la blogosphère halieutique. Alexa classe Aquablog RPA entre 100 000 et 200 000 en compagnie du Marin, IFREMER, "Mer et Marine" et FIS (Fish Info Services) le plus grand site d'information anglophone...

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Dans le marin du 27 décembre : Bientôt un bateau français à pile à combustible


 SHyPER. Projet de transférabilité des bateaux de pêche vers un système de pile à hydrogène

La persévérance de la Mission hydrogène de Nantes va porter ses fruits : cette association de militants de la pile à combustible, présidée par Henri Mora, cherche depuis des années à mettre au point et financer la construction d’un navire propulsé par cette source de génération d’électricité alimentée à l’hydrogène. Soutenue non pas par les Investissements d’avenir mais par l’appel à projets Titec de l’Ademe, elle annonce dans le marin du 27 décembre, la mise en chantier prochaine d’une navette fluviale de 8,50 mètres par le chantier nantais Ruban Bleu sur des plans de Ship Studio.

Les travaux de la Mission hydrogène recevront de plus le soutien de DCNS. Le constructeur des navires de combat, qui travaille également de son côté dans le plus grand secret sur la pile à combustible – technologie prometteuse pour les sous-marins non nucléaires – a en effet annoncé s’associer à la Mission hydrogène et ses partenaires pour la réalisation d’un navire de pêche ainsi équipé, projet dont les plans ont été réalisés par Bureau Mauric.

Son rendement très élevé et son absence totale de rejet polluant font de la pile à combustible utilisant de l’hydrogène un élément prometteur dans la propulsion navale, sous réserve que l’hydrogène consommé soit issu d’une source d’énergie renouvelable, telle que l’éolien offshore, selon la conviction de la Mission hydrogène de Nantes. d'après le Marin : La construction du premier bateau français à pile àcombustible bientôt lancée à Nantes

Également dans ce numéro du marin :
  • Fonds européen pour la pêche. Le parlement européen quitte les négociations ;
  • Organisation de producteurs. La fin des retraits ouvre une nouvelle ère ;
  • Méditerranée. Les chalutiers s’estiment menacés ;
  • Cospas-Sarsat. L’extension du groupe Orolia spécialisé dans les systèmes satellitaire de sauvetage en mer ;
  • Biodiversité. La nouvelle agence se profile pour le début 2015 ;
  • Plaisance. Moral en hausse au Nautic de Paris ;

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À la une du marin du 20 décembre : « Les quotas de pêche 2014 »


Le marin consacre son sujet d’ouverture à l’adoption, par les ministres européens de la pêche, des quotas de pêche pour 2014. La stabilité a été obtenue sur beaucoup d’espèces où une baisse était crainte.

Également dans ce numéro du marin : 
  • l’installation de Piriou en Algérie ; 
  • l’interview de Xavier de la Gorce, président de la SNSM ; 
  • le transfert du siège de l’Ifremer à Brest ; 
  • le rapport du BEAmer sur le talonnage du Marion Dufresne ; 
  • la pêche des grands fonds ; 
  • Philippines. La pêche confrontée à des dégâts colossaux
  • Arctique. Le Canada défie la Russie en revendiquant le pôle Nord
  • et un tableau de bord de l’économie maritime.

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Gilles Bœuf: «plus de 100 ans que l’on sait que la biodiversité disparaît... Et on ne fait rien !»

Source : RFI par Anne-Cécile Bras

Alors que la polémique monte sur les conséquences de la pêche en eau profonde et que les huîtres meurent par milliers à la veille des fêtes de fin d’année, nous nous interrogerons avec le scientifique Gilles Bœuf sur les liens entre « La biodiversité, son évolution et ses croisements avec l’humanité ». C’est le thème du cycle de conférences que Gilles Bœuf va animer comme titulaire de la chaire du développement durable du Collège de France.

Reportage :

- La malédiction des huîtres en Charente-Maritime, un reportage de Florence Maître.

- Pour suivre les conférences de Gilles Bœuf au Collège de France, le site : ici

- Pour en savoir plus sur la pêche en eau profonde : La BD de Pénélope Bagieu

(NDLR. Pour en savoir plus sur le métier de journaliste : Une BD de Tintin !!!)

La biodiversité, de l'océan et la forêt, à la cité

Gilles Boeuf

Source : Collège de France

19 décembre 2013

Leçon inaugurale Amphithéâtre Marguerite de Navarre - Marcelin Berthelot

Les grandes questions environnementales aujourd'hui sont celles de l'énergie, de l'eau, du changement climatique et de la biodiversité.

La biodiversité est née dans l'océan ancestral, bâtie sur la chimie pré-biotique issue d'une géo-diversité antérieure, vers 3850 millions d'années (Ma), quand les premières cellules se sont clonées par scissiparité. La vie s'est ensuite diversifiée dans l'océan durant des milliards et des centaines de millions d'années et se sont alors produits des évènements essentiels pour le vivant : l'émergence de la cellule eucaryote, la capture de bactéries qui deviendront les organites par symbiose (mitochondries et plastes), la pluri-cellularité et, enfin, le développement de la sexualité. Tout est en place quand la vie métazoaire organisée sort des océans vers 450 Ma. La biodiversité (arthropodes) explose sur les continents dans les forêts du Carbonifère et se répand partout, les espèces s'organisent en populations, écosystèmes, biomes... Depuis 570 Ma, il a été mis en évidence une soixantaine de « crises d'extinction », dont cinq particulièrement prépondérantes, la plus aigüe s'étant déroulée vers 251 Ma, entre Permien et Trias (charnière paléozoïque/mésozoïque), durant laquelle 96 % des grandes espèces se sont éteintes.

La biodiversité est bien autre chose que les seuls catalogues ou inventaires d'espèces qui ont été élaborés depuis quelques siècles, à partir de grandes expéditions ou de travaux sur de longues périodes sur le terrain. Elle est en fait l'ensemble des relations établies entre les êtres vivants et avec leur environnement. C'est tout simplement la fraction vivante de la nature !

Actuellement, la biodiversité est menacée par quatre grands phénomènes dans lesquels l'humanité a bien sa part : la destruction et la contamination des milieux naturels, la prédation en excès et la surexploitation des ressources naturelles, les introductions anarchiques d'espèces d'un milieu à un autre et, enfin, le réchauffement climatique. Après la conquête du feu (vers 800 000 ans), la fin du nomadisme au Néolithique (12-8000 ans) associée au développement de l'agriculture et de l'élevage et, plus tard, l'invention de la machine à vapeur (fin XVIIIe), l'humain a été de plus en plus impactant sur les milieux naturels et les a profondément transformés. En réalité, nous ne faisons aujourd'hui que prolonger et accélérer ce mouvement, amplifié par la démographie et l'idée délétère « d'asservissement » de la nature. En trois-quatre siècles, l'humanité aura épuisé la totalité des ressources combustibles fossiles accumulées durant des centaines de millions d'années et, aujourd'hui, les espèces vivantes disparaissent de la planète à un rythme de 100 à 300 fois supérieur au taux d'extinction « naturel » attendu. Ceci a amené certains à se demander si l'humain n'était pas en train de mettre en place les conditions d'une sixième crise massive d'extinction ! Nous sommes confrontés à des prévisions de plus en plus précises d'un épuisement des ressources finies, dans le monde fini qui est le nôtre. Seules les ressources vivantes sont renouvelables mais, bien souvent, l'humain les surexploite et dépasse alors les « seuils de renouvelabilité ».

Les écosystèmes les plus riches en espèces sont, sur les continents, les forêts tropicales humides et, dans les océans, les récifs coralliens. Aujourd'hui, nous connaissons un peu plus de deux millions d'espèces (1,7 million d'espèces terrestres et 300 000 espèces marines), décrites et déposées dans les musées. Il en demeure plus de 80 % à découvrir. Suite...

Pour suivre toutes les conférences de Gilles Bœuf au Collège de France au cours de l'année 2014, cliquez: ici

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Le 19 Décembre 2013

Poissons profonds.  UFC Que Choisir s'interroge sur le bien-fondé de la pétition Avaaz !

L'association de consommateurs "UFC Que Choisir" donne son avis sur la pétition d'Avaaz concernant les vendeurs de poissons de la pêche profonde... Derrière le slogan « Intermarché, stop à la pêche au bulldozer », la pétition qui a recueilli près de 200.000 signatures en 4 jours, pose question....

Contestation du vote du Parlement européen, nouvelle pétition en ligne… les opposants à la pêche en eaux profondes ne désarment pas.

La guerre contre le chalut profond a toujours lieu

Source : UFC Que Choisir par Florence Humbert

Alors que le Parlement européen a finalement rejeté le 10 décembre 2013 l’interdiction du chalutage en eaux profondes (tout en prônant une réglementation accrue), les opposants à ce type de pêche ne s’avouent pas vaincus pour autant. Tous les moyens sont bons pour maintenir la pression, y compris la contestation du scrutin....

En attendant, l’ONG (Bloom Ndlr) entend poursuivre son combat pour « éliminer la méthode de pêche la plus destructrice de l’histoire » en mobilisant l’opinion publique et les consommateurs. Forte du succès de sa première pétition « halte à la destruction des fonds marins », relayée par la bande dessinée de Pénélope Bagieu, Claire Nouvian vient d’en mettre une autre en ligne sur la plateforme Avaaz.  Prenant pour slogan « Intermarché, stop à la pêche au bulldozer », elle y exhorte les PDG de Système U, Auchan, Intermarché et E. Leclerc à « aligner leurs politiques de production sur leurs promesses en termes de protection de l’environnement et de développement durable », à l’instar de Casino et de Carrefour. Sentant le vent tourner, ces deux distributeurs se sont, tout récemment, engagés à arrêter progressivement la commercialisation des espèces des grands fonds.

24 heures seulement après son lancement, la pétition demandant aux autres enseignes de retirer ces poissons de leurs étals a déjà recueilli plus de 160 000 signatures, selon Avaaz. Là où le bât blesse, c’est que cet appel au boycott ne semble concerner que les espèces de grands fonds capturées dans les eaux communautaires et vendues au rayon frais. Casino et Carrefour n’ont apparemment pas d’états d’âme en ce qui concerne le hoki de Nouvelle-Zélande ou le merlu blanc du Cap vendus sous leur marque en surgelé. De quoi s’interroger sur le bien-fondé d’une pétition qui se focalise sur les 10 000 tonnes de poissons pêchés chaque année au nord de l’Écosse, alors que la pêche profonde dans le monde représente 50 fois plus ! Certes, le hoki néo-zélandais et le merlu blanc du Cap, bien qu’issus du chalutage profond, sont écolabellisés « pêche durable » par le Marine Stewardship Council (MSC). Et le grenadier d’Australie devrait, à son tour, bénéficier prochainement de la précieuse estampille du MSC. Y aurait-il deux poids deux mesures ?

Remarque personnelle : Cette pétition correspondrait plutôt à une opération commerciale pour promouvoir deux grandes enseignes, Carrefour et Casino, qui ne font ni plus ni moins que du Greenwashing... Juste avant Noël et les fêtes de fin d'année, c'est très fort de leur part car une pétition comme celle-ci qui touche plusieurs dizaines de milliers de personnes, ne leur coûte rien...

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Le 18 Décembre 2013

Quotas 2014.  Un accord sur les quotas de pêche rapidement conclu

Trop rapidement conclu ? notamment pour la sole, espèce vitale pour de nombreux artisans et pour l'équilibre financier des criées sur la façade du golfe de Gascogne

Les ministres européens de la pêche ont conclu hier mardi, un accord sur les quotas de capture pour 2014. Des négociations rapides saluées par la Commission européenne et un accord jugé "satisfaisant et équilibré" par la France.

Source : France 3 Bretagne par Thierry Peigné avec AFP

C'est la première fois depuis 1995 que le marathon annuel sur les quotas de pêche dure aussi peu de temps.L'accord a été obtenu "à l'unanimité" à l'issue des négociations entamées lundi, et dont l'issue n'était pas prévue avant ce mercredi à l'aube.

Un accord satisfaisant

L'accord est "satisfaisant et équilibré", a réagi dans un tweet le ministre français de la Pêche, Frédéric Cuvillier.

Le compromis a pu être dégagé rapidement car la réforme de la politique de la pêche, convenue au printemps pour privilégier une gestion durable des ressources halieutiques, "porte déjà ses fruits", s'est félicité la commissaire européenne chargée de la Pêche, Maria Damanaki. Le compromis trouvé garantit qu'en 2015, 30 stocks de poissons seront gérés d'une manière assurant le renouvellement de l'espèce, contre 25 actuellement, a-t-elle précisé.

Baisse des prises de sole et d'églefin

Le ministre français de la pêche, Frédéric Cuvillier, s'est félicité en particulier que le "choc ait pu être amoindri" sur la sole, une des questions les plus sensibles. Les prises de ces poissons seront réduites de 7% dans le Golfe de Gascogne et de 18% dans la Manche, contre des coupes respectives de 15% et 45% prônées par la Commission.

Dans les grandes zones de pêche de l'Atlantique nord, les prises d'églefin devront aussi être réduites, de 33%, moins que les 75% voulus par la Commission. La réduction de 33% pour le cabillaud en mer d'Irlande est celle voulue par Mme Damanaki, qui avait mis en avant "l'état déplorable" de ce stock. Les prises de merlan et de lieu jaune seront maintenues au même niveau qu'en 2013, contre des baisses proposées de 20%..

Tout en se félicitant de l'approche retenue par la nouvelle politique commune de pêche, les ONG de défense de l'environnement marin avaient demandé un effort supplémentaire de retenue, en conformité avec les données scientifiques.

Les pêcheurs du golfe de Gascogne semblent les grand perdants de cet accord. 

«Nous voulions un maintien du quota au niveau de celui de l'an dernier, c'est-à-dire 4100 tonnes de soles. Nous perdons 300 tonnes, soit un manque à gagner de 2 millions d'euros pour notre profession, explique désabusé, José Jouneau, premier vice-président du Comité national des pêches. Cela met en équilibre tout une flottille artisanale de bateaux de moins de 12 mètres qui pratiquent une pêche côtière».


En outre José Jouneau craint les répercussions pour l'économie régionale. «Nous allons être obligés de demander un plan de sortie de flotte sur la sole c'est-à-dire payer des bateaux pour qu'ils s'en aillent à la casse. La Commission ne respecte pas ses engagements sur les espèces dites sensibles. Les criées dont le chiffre d'affaires dépend à 30 % de la sole vont souffrir. Je ne sais pas comment on va annoncer cela à nos troupes sur le terrain. Cela va être difficile» prévient-il. D'après Le Figaro : Accord à Bruxelles sur les quotas de pêche

Lire aussi dans Ouest France :  Pêche. Levée de l’interdiction sur la raie brunette

et encore plus d'informations dans Le Marin : Quotas 2014 : des points positifs mais l'incompréhension sur la sole

Il semblerait que l'Irlande ait bien négocié ses quotas 2014

Ireland Secures €260 Million of Fish Quotas

IRELAND - Following very long and difficult negotiations, the Minister for Agriculture, Food and the Marine Simon Coveney TD announced that he has secured 270,077 tonnes of quotas for Irish fishermen for 2014. The value of the package of quotas secured for 2014 is two per cent greater than the value of quota available for 2013 (€255 million) and will provide €260 million to the fishing industry next year. Suite et détails dans The Fishsite

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Le 17 Décembre 2013

Après le Buzz, Bloom fait le Binz !

La Commission européenne a proposé en 2012 d'interdire le chalutage en eaux profondes. Malgré le Buzz de la BD de Pénélope Bagieu, le Parlement européen, qui discutait du projet depuis un an et demi, a adopté le 10 décembre 2013 un amendement rejetant l'interdiction du chalutage en eaux profondes, tout en renforçant l'encadrement de cette pêcherie.

Illustration : Grenadier de roche (Ifremer)

Après le Buzz, Bloom fait le Binz suite à ce communiqué de presse (16 décembre 2013) : Victoire a posteriori pour l’interdiction du chalutage profond

L'association Bloom crie victoire. Elle explique que l’interdiction du chalutage profond aurait dû gagner de 13 voix d’avance.... Si 18 eurodéputés, fervents défenseurs des grands fonds marins, ne s'étaient pas trompés au moment d'un vote aussi décisif quant à l'avenir des abysses !!!

Quels étourdis que ces 18 députés ! 

Au moment du vote de l'amendement décisif, numéro 62, ces députés pourtant convaincus n'ont pas voté contre le chalutage profond (Texte proposé par la Commission). Mais, ils ont plutôt penché (à droite du tableau) pour l’amendement de compromis adopté par la Commission de la Pêche du Parlement qui propose un meilleur encadrement des engins de la pêche profonde... 

Des eurodéputés étourdis !.. Vraiment ? Ou des faux-culs ?


Isabelle Thomas ne décolère pas. "C'est une énorme hypocrisie de changer son vote, c'est extrêmement malhonnête !" nous explique-t-elle. "Certains élus votent un texte parce qu'ils savent qu'il faut que ça passe, et après ils changent pour faire bien, j'appelle ça de la magouille ! En plus, ils savent très bien que cela n'influencera pas le résultat final !" poursuit-elle. "Il y a toute une série de faux-culs, pardonnez-moi l'expression ! On ne se trompe pas sur un amendement comme ça : le débat a été tout à fait clair avant le vote", conclut-elle.

« Personne n’ose vraiment répondre à Bloom, de peur d’avoir une mauvaise image, de passer pour quelqu’un qui n’a rien à faire de l’environnement », s’indigne Alain Le Sann (secrétaire du Collectif Pêche et Développement), qui se dit « désespéré et révolté » par cette « manipulation de l’opinion et le mépris affiché des pêcheurs ». (Source : UFC Que Choisir)


Cliquer Ici pour télécharger le texte (avec tous les amendements) déposé par Kriton Arsenis, rapporteur de la Commission de la Pêche : Conditions spécifiques pour la pêche des stocks d'eau profonde dans l'Atlantique du Nord-Est

Cliquer Ici et   pour revoir tout le parcours législatif et les documents :
  • Pêche dans l'Atlantique du Nord-Est: conditions spécifiques pour la pêche des stocks d’eau profonde, dispositions relatives à la pêche dans les eaux internationales
  • Atlantique du Nord-Est: stocks d'eau profonde et pêche dans les eaux internationales

Chalutage profond : le vote corrigé du Parlement basculerait du côté de l’interdiction

Les députés européens ont voté, le 10 décembre, contre l’interdiction du chalutage profond. Mais certains députés ont ensuite corrigé leur vote, faisant basculer la majorité en faveur de l'interdiction. Réelle erreur de vote liée à sa complexité, ou affichage politique ? En tout cas, ce vote corrigé n'a pas de valeur juridique... mais augmente la pression.

Source : Le Marin

La partie était serrée et le rejet de l’interdiction l'avait emporté à une courte majorité de 16 voix (342 contre, 326 pour, 19 abstentions). Après que certains députés aient corrigé leurs votes auprès du bureau du Parlement européen, il apparaît que 343 députés affichent désormais être pour l’interdiction, et 330 contre (et 15 abstentions). Il y a eu en fait une vingtaine de corrections (2 dans un sens, 18 dans l'autre).

Le député Vert Jean-Paul Besset, Greenpeace et Bloom, repris par l’AFP, concluent donc qu’une majorité de députés étaient en faveur de l’interdiction et se sont trompés dans leur vote, à cause de la complexité du vote des amendements. Ce qui est tout à fait possible, il n’est pas aisé de s’y retrouver. Mais un habitué du Parlement s’étonne d’une telle erreur sur un amendement fléché comme crucial et souligne qu’il arrive aussi que des députés fassent un choix ensuite mal assumé, pour faire passer un texte, puis utilisent cette possibilité de correction pour apparaître sous un jour plus favorable auprès de leurs électeurs. Surtout sous une forte pression médiatique, comme c’est le cas pour la pêche profonde.

On ne saura pas leurs motivations et juridiquement, cette nouvelle majorité n’a pas de valeur. Mais les associations appellent les États membres à en tenir compte, puisque désormais ce dossier est entre leurs mains. Les appels au boycott des enseignes commercialisant des espèces d'eau profonde font aussi rage sur la toile, notamment sur facebook (plus de 10 000 like pour le boycott d’Intermarché) et Avaaz (plus de 150.000 signataires de la pétition pour que les enseignes cessent de vendre ces produits).

Cliquer Le Marin pour plus de précisions et voir le procès-verbal du vote du vote du 10 décembre avec, en bas de la page 28, les corrections de vote.

Pour plus d'explications aller dans l'article : Pêche profonde. Discussion autour du chalutage dans les grands fonds

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Le 16 décembre 2013

Pour une meilleure cohabitation, des accords entre les métiers de la pêche


Accord de cohabitation 2014 Ouest et Nord Finistère

Source : Cdpm 29 par René-Pierre Chever

Vous trouverez ci-joint les cartes de cohabitation arts dormants/arts traînants A et B pour l’année 2014. Elles ont été élaborées au cours de la réunion tenue le 5 novembre 2013 à la CCI de Morlaix.

Carte A des accords de cohabitation arts dormants-arts traînants 2014 Ouest et Nord Finistère

Carte B accords de cohabitation arts dormants-arts traînants 2014 Ouest et Nord Finistère

Le groupe de travail a décidé une actualisation de la zone verte réservées aux arts dormants entre H0 et H6 dans l’Ouest de l’île de Sein. A l’exception de ce point l’ensemble du dispositif 2013 et reconduit pour l’année 2014. Les nouvelles cartes vont être rectifiées et distribuées aux membres du groupe de travail carroyage à partir du 15 décembre 2013.

Le groupe de travail souhaite une reconnaissance de ces accords de cohabitation Nord et Ouest Finistère, qui existent depuis 30 ans, au niveau des instances régionales, nationales et européennes au cours de l’année 2014

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Le 14 décembre 2013

Les stocks de poisson de l’Atlantique nord-est sont revenus au niveau des années 1970

Grâce à un effort de pêche qui a fortement baissé dans la dernière décennie (à gauche), 
les stocks se redressent nettement (courbe de droite).

Source : Le Marin

L’exploitation des stocks de poisson de l’Atlantique nord-est a décru de façon significative pendant la dernière décennie et le niveau des stocks est revenu à celui des années 1970, selon les scientifiques du Comité international pour l’exploration de la mer (Ciem).

Ce constat a été effectué lors d’une réunion, au début décembre à Copenhague, de l’Acom (Advisory Committee), chargé de donner un avis consultatif sur la gestion des stocks.

L’analyse porte sur les 85 principaux stocks suivis depuis 1960 par le Ciem. Encore plus notable que la regénération des stocks, les scientifiques notent la très forte décroissance de l’effort de pêche pendant la dernière décennie.


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Dans le Marin du 13 décembre 2013, La pêche profonde passe au Parlement Européen


Le Parlement européen a repoussé de justesse un amendement proposant l’interdiction du chalutage en eau profonde. Mais ses opposants les plus virulents comptent poursuivre la bataille en visant l’opinion publique et les consommateurs. A lire dans le marin daté du vendredi 13 décembre.

Autres sujets de ce numéro :
  • Piriou et Sapmer lancent le thonier du Pacifique. Le chantier Seas, filiale de Piriou au Vietnam, a livré à la Sapmer son septième thonier de 90 mètres, le Belle Isle, le 28 novembre. Dès le lendemain, Seas mettait sur cale un bloc du prochain thonier : long de 80 mètres, au design innovant, il pêchera dans l’océan Indien mais ouvre la série conçue pour le Pacifique. Sapmer en a déjà commandé 2 sur un potentiel de 13. Et affûte ses outils de valorisation, avec une nouvelle usine à Maurice.
  • Petite pêche. L'association Life fédère les producteurs européens
  • Parlement européen. Feu vert à la PCP et l'accord UE-Maroc
  • Infraction. Un chalutier espagnol dérouté devant Port-Vendres
  • Pacte d'Avenir. La pêche bretonne déçue
  • Conseil Tac et Quotas 2014, les 16 et 17 décembre 2013
  • Crépidules. Mobilisation générale à Cancale
  • Coquille. Tests encourageants pour les dragues écossaises
  • Commercialisation. Les prix du poisson en baisse depuis l'automne 2012
  • Vente directe. L'UNPF invite pêcheurs et poissonniers à fréquenter les criées
  • Boulogne. Une criée davantage ouverte sur le marché
  • Climat. L'Unesco s'inquiète de l'acidification des océans
  • Posidonies. Une replantation en Méditerranée
  • Recherche. "La curieuse" est partie pour sa campagne aux Kerguelen
  • Dossier Vendée. La Pêche veut garder le cap
  • Pêche illégale. Opération  musclée en Guyane
  • Tribune. Les 4 vérités sur la pêche profonde
  • Assises de l’économie maritime : l’envie d’un "grand dessein". Les 9e Assises de l’économie maritime, les 3 et 4 décembre à Montpellier, ont été un succès. Par leur convivialité, la qualité des débats mais aussi par leur capacité à fédérer les composantes de l’économie maritime et des 310 000 emplois qui en dépendent en France. Une communauté qui a entendu l’ambition du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, mais attend du gouvernement un engagement à la hauteur.
 
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France Inter. La Voix est libre de censurer !!!

La Tête au carré / France Inter

Vendredi 13 décembre 2013

Mathieu Vidard a invité Claire Nouvian suite au vote du 10 décembre 2013 au Parlement Européen. Les eurodéputés ont refusé d’interdire le chalutage profond dans les eaux communautaires...

Source : La Tête au carré / France Inter

Au cours de l’émission, j' (aquablog) ai envoyé deux commentaires...Les deux sont apparus un instant au moment de l'émission... Puis plus rien... Supprimé...

Bonjour,

Y-a-t-il grand fond et grand fond...

Boycotter Intermarché tout en continuant à manger des espèces profondes comme Hoki de Nouvelle-Zélande et Merlu du cap, deux espèces écolabellisées "pêche durable" par le Marine Stewardship Council (MSC) organisation créée par Le WWF


Bon appétit




(Bis)

Qui a été annulé après l’émission !!!

France Inter «  La voix est libre » pratique la censure...

Dans cette émission de la Tête au Carré, Claire Nouvian contestait les résultats du vote... Certains députés se seraient trompés de bouton au moment du vote !.. D’autre part, elle a encensé les petits partis politiques (Centriste, Ecologistes et Communistes) qui ont suivi la mobilisation citoyenne contre la pêche profonde suite à la publication de la BD de Pénélope Bagieu et la pétition de l'association Bloom avec plus de 750.000 signatures... Par contre, Claire Nouvian a attaqué avec virulence les deux eurodéputés bretons (Alain Cadec et Isabelle Thomas) qui avaient donné des consignes de vote à leur parti politique (UMP et PS) contre l’interdiction de la pêche profonde... Selon elle, ces deux élus sont des « vendus » à la pêche industrielle...

En fin d’après-midi, Terraéco publiait un article qui reprenait en partie l’intervention de Claire Nouvian

Pourquoi Bruxelles n’a pas interdit la pêche en eaux profondes

Cette méthode de pêche ne sera pas interdite. Le vote des députés européens le 10 décembre l'a confirmé. Mais qui a bloqué ? Et pourquoi ? Décryptage.


Source : Terraeco par Corinne Le Loët

Mardi 10 décembre. Les ONG attendaient ça avec impatience. A 11h30, le vote décidant du sort de la pêche en eaux profondes s’est tenu en plénière au Parlement européen, à Strasbourg. Résultat ? Pas d’interdiction pour le moment. Mais le vote fut serré puisqu’à 342 voix contre 326 voix, il suffisait que 9 personnes changent d’avis pour que la victoire change de camp.

Alors que s’est-il passé ?

Pour analyser le vote, le site Votewatch est un outil précieux. Il permet de détailler les bulletins un à un, avec le nom du votant et son parti politique. Pour la question qui nous intéresse, voilà le résultat :

Sur ce graphique, les votes « pour » sont en faveur d’un compromis excluant l’interdiction de la pêche en eaux profondes. Un texte porté par le socialiste grec Kriton Arsenis et déjà adopté par la commission Pêche en novembre dernier. Les votes « contre » rejettent ce compromis.

Pourquoi la bataille a-t-elle été perdue pour les partisans de l’interdiction ? Question de cases blanches d’abord. 19 députés se sont abstenus. Tandis que 79 députés (sur 766 députés) n’ont simplement pas pris part au vote. Parmi eux, notons l’absence remarquée de Jean-Luc Mélenchon, convoqué au tribunal de Béthune (Pas-de-Calais) dans le cadre du procès « faux tracts » contre Marine Le Pen. Ou d’Harlem Désir qui, à 9h36, soit deux heures avant le vote à Strasbourg, rendait hommage à Nelson Mandela sur le plateau d’Itélé de Boulogne-Billancourt, à en croire une vidéo publiée par Le Petit Journal. Qu’importe direz-vous. Sauf qu’à ce vote-là, toutes les voix comptaient.

Des députés socialistes rebelles
Mais revenons à nos moutons. Si le vote contre l’interdiction l’a emporté, c’est aussi parce que certaines délégations n’ont pas suivi la consigne de leur parti. C’est le cas des socialistes français, espagnols et portugais. Trois pays qui – ce n’est sans doute pas un hasard – comptent pour 90% de l’activité de la pêche au chalut. « C’est la première fois que nous avons à combattre un lobbying aussi intense », s’émeut Kriton Arsenis (socialiste grec), le rapporteur du texte. Etonnamment, l’homme a voté contre son propre compromis : « Après le vote en commission Pêche en novembre, j’avais demandé aux autres délégations si le texte avait des chances d’être accepté au niveau du Conseil (l’étape suivante pour que la législation entre en vigueur, ndlr). Elles m’avaient toutes assuré que oui. Mais avant la plénière du 10 décembre, j’ai fait mon enquête. Aucun Etat membre ne voulait s’engager officiellement en faveur du compromis », explique-t-il. Or, le texte est déjà une concession faite aux industriels (voir encadré au bas de cet article) et si le Conseil le rejette, il devra être révisé… par le bas. « Si on édulcore encore le compromis, on arrive à une législation complètement dénuée de sens. Ce n’est pas avec ça qu’on va permettre la reconstitution de stocks de poissons », poursuit Kriton Arsenis. Devant la crainte du barrage du Conseil, l’homme est donc revenu à une position plus ferme et s’est déclaré favorable à l’interdiction.

Les Français n’ont pas suivi le revirement du rapporteur. Pour l’ONG Bloom, qui porte le combat contre la pêche en eaux profondes, l’explication est simple : « Ils ont été retournés par Isabelle Thomas (députée européenne de l’Ouest et membre de la commission Pêche, très engagée sur la question, ndlr). Quand des parlementaires ne connaissent pas un dossier, ils se réfèrent souvent à la consigne de vote de leur délégation européenne ou à celle de la délégation de leur pays », assure Victoire Guillonneau, chargée de mission pour l’association.

La peur du rien du tout
Dans les rangs socialistes, on fait plutôt valoir un choix, non pas tactique, mais de conviction. « Si l’amendement 62 était battu au vote – ce qui semblait se profiler – et que le compromis était battu aussi, on risquait de se retrouver avec rien du tout », souligne Catherine Trautmann, eurodéputée socialiste (Grand-Est). Et pour l’élue, le compromis n’est pas si mal : « C’est un processus, on tente aussi de sortir des positions de confrontation. » « C’est avec cette volonté de trouver un équilibre, entre la nécessité de protéger les espèces de grands fonds et les fonds marins vulnérables, et celle tout aussi nécessaire de préserver les milliers d’emplois concernés, que j’ai soutenu le compromis », abonde, par mail, Sylvie Guillaume, eurodéputée et vice-présidente du groupe socialiste. Et l’élue d’ajouter : « 758 navires sont concernés par cette activité selon l’étude d’impact de la Commission européenne, et 400 par Etat membre concerné (Espagne, Portugal, Ecosse, Irlande, France, Pologne) selon les organisations professionnelles. Quand on sait qu’un emploi en mer induit au minimum 4 emplois à terre, ce sont à minima plusieurs milliers d’emplois qui sont liés à cette pêche. Le nier, c’est nier la synergie existant entre des secteurs. »

Le vote aurait pu être inverse...

Au tour du Conseil…

Interdiction contre compromis : qui dit quoi ?

Commentaire d’aquablog suite à l’article de Terraeco

Bonjour,

Pourquoi faire peur à vos lecteurs ?

Alors que la ressource en poisson s’améliore en Atlantique Nord-Est...

Le Ciem qui regroupe les experts halieutiques de cette zone de pêche, est plus optimiste que tous ces prédicateurs qui annoncent la fin des poissons dans les Océans en 2048...

Lisez (mais vous allez dire que c’est le lobby de la pêche industrielle qui pousse les spécialistes et chercheurs dans son sens...) :


Les stocks de poisson de l’Atlantique nord-est sont revenus au niveau des années 1970

Sinon, cette campagne contre la pêche profonde pose question ?

Pourquoi interdire la pêche profonde dans l’Atlantique Nord-Est, alors que l’Europe importe des quantités très importantes d’espèces d’eaux profondes de l’hémisphère Sud (Pacifique et Atlantique) ? Des espèces profondes comme le Hoki de Nouvelle-Zélande et le merlu du Cap qui sont par ailleurs écolabellisées Pêche durable par le Marine Stewardship Council (MSC), organisation de certification créée par le WWF


Cordialement

Philippe Favrelière
13.12 à 20h10 - Répondre - Alerter


Aquablog : Pourquoi Bruxelles n’a pas interdit la pêche en eaux profondes

Autre point...

Vous indiquez que les eurodéputés PS (Français et Espagnols) sont des rebelles dans leur propre parti politique...

En fait, cette opposition dans le même parti correspond à la fracture qui existe dans l’UE. Une fracture entre les pays Producteurs (Pêche et aquaculture) et les pays Transformateurs (Industrie halio-alimentaire)

Par exemple :

Allemagne, Hollande et Danemark sont des pays plus transformateurs que producteurs (Emplois et CA)

France et Espagne sont plus producteurs que Transformateurs (en emplois)

Vous aurez les explications avec carte à l’appui dans cet article


Aussi les attaques contre les eurodéputés bretons qui ont donné des consignes de vote aux membres français de leur parti politique, ne tiennent pas compte de cette réalité économique... Ces élus ne sont pas des "vendus" à la pêche industrielle, ils défendent une activité économique essentielle dans certaines régions périphériques sachant que la pêche est de plus en plus encadrée... (voir autre commentaire)

Et applaudir les élus PS allemands qui ont voté pour l’interdiction de la pêche profonde... C’est les verdir à bon compte car ils n’ont aucun intérêt pour cette pêche... Au contraire, leur pays (Allemagne, Danemark et Hollande) pourront toujours importer plus de poisson pour la prospérité de leurs industries de la transformation... Et même importer des espèces d’eaux profondes labellisées MSC...

13.12 à 20h38 - Répondre - Alerter

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Le 12 Décembre 2013

Peut-on sauver la pêche artisanale en France ?

Présentation du projet « Fish2Eco-Energy » le 4 décembre 2013

Augmentations récurrentes du coût des carburants, marché du poisson très concurrentiel, quotas contraignants, compétition mondialisée, sécurité alimentaire… la pêche française s’affiche comme un secteur économique en repli, devant faire face à de multiples difficultés. La Commission européenne vient de proposer l’interdiction du chalutage profond, une méthode de pêche décrite par les chercheurs comme « la plus destructrice de l’histoire ». C’est dans ce contexte tendu que nous avons interviewé Monsieur J. Bigot (Président de France Pêche Durable & Responsable) au sujet du  projet Fish2Eco-Energy. Ce chalut test pourrait bien changer l’image de la pêche en France tout en redonnant une bouffée d’air aux pêcheurs. Après une première phase de tests, une deuxième étape vient d’être franchie ! Explication, interview…

Source : Acteur Durable

Les enjeux du projet « Fish2Eco-Energy »

Fish2Eco-Energy est un chalut test, équipé d’un  moteur hybride qui a pour vocation d’impulser les évolutions technologiques indispensables pour préserver un métier artisanal, tout en développant une pêche rentable & économe en énergie, limitant ses rejets atmosphériques et maîtrisant son empreinte sur le milieu naturel (fonds marins et ressources halieutiques).

La mission de notre association est, non seulement d’insuffler un nouveau souffle à la pêche française, mais aussi de se démarquer d’une attitude « victimaire » dont souffre souvent les marins explique Jacques BIGOT– Président de France Pêche Durable & Responsable.

La problématique des coûts en essence des bateaux de pêche

En France la flotte des navires de pêche (environ 7000 bateaux seulement) est vieillissante et a atteint ses limites, tant écologiques qu’économiques car elle est toujours à ce jour constituée de navires propulsés par de gros moteurs diesel.

Avec un moteur traditionnel, un chalutier consomme en moyenne 11 tonnes de gas-oil par semaine, ce qui représente 7 000 à 9 000 euros, soit 40 à 45% du chiffre d’affaires des marins. Pour pouvoir survivre, la charge au niveau du carburant ne devrait pas dépasser à 20 – 25% du CA.


Par conséquent, les armateurs ne peuvent pas dégager leur capacité d’autofinancement nécessaire au renouvellement des chalutiers et ne peuvent s’en remettre qu’à des innovations de portée restreinte : bateaux allégés, formes des chaluts optimisés, logiciels embarqués, conduite maîtrisée, …

Il faut que l’activité de pêche artisanale redevienne rentable. Les coûts de fonctionnement en essence sont trop élevés précise Jacques BIGOT.

Objectifs, réduire les coûts d’exploitation, mais pas que…

Pour baisser les charges d’exploitation des bateaux de pêche liées à la motorisation c’est l’hybridation de la propulsion qui est testée. L’installation de moteurs électriques avec production énergétique par un mélange gaz naturel-hydrogène. Il s’agit d’une expérimentation pragmatique de combustibles alternatifs au pétrole, par paliers successifs d’hybridation, du diesel au gaz naturel, vers l’hydrogène.

Les économies réalisées sont de l’ordre de 35 à 40% sur le coût du carburant et 80% sur les émissions de CO2.

En réduisant nos rejets en CO2 de 80% on pourrait bien réussir à changer l’image des pêcheurs, nous indique Jacques BIGOT. Encore faudrait-il que les français ne mélangent pas pêche artisanal et chalutage industriel en eau profonde !

Les différentes phases de test

Phase 1 transformation de la propulsion du navire (septembre 2012 – avril 2013).

Cette étape a conduit à installer un système de propulsion dite « hybride » : un moteur électrique qui remplace le moteur diesel pour propulser le navire. L’électricité nécessaire au fonctionnement du moteur électrique est produite par un groupe électrogène, fonctionnant, lui, au gasoil.

L’expérimentation en mer, qui a commencé en avril 2012, s’effectue en condition réelle d’exploitation en Manche et en Mer du Nord via le chalutier démonstrateur « La Frégate ». Premier chalutier de France à être équipé d’une motorisation hybride, il jette les bases de l’optimisation énergétique des bateaux de demain en imputant une baisse des charges d’exploitation pour les pêcheurs liées à la motorisation.

Au départ de ce projet de rupture, la communauté des pêcheurs se montrait sceptique, notamment par rapport au remplacement du moteur thermique par un moteur électrique, puis hybride. Cependant, nous avons vite compris l’intérêt vital de pérenniser, ensemble, la pêche artisanale qui subit de plus en plus de pressions économiques, commente Thierry Leprêtre – Patron du bateau démonstrateur “La Frégate3” support du projet de Fish2Eco-Energy.

Phase 2 : Lancement des essais d’alimentation en gaz naturel : une première en France

Deuxième étape franchie pour ce projet soutenu par l’Europe pour une pêche économe et durable, avec l’installation programmée d’une station de compression de gaz naturel sur les quais du port de Boulogne sur mer début 2014, en partenariat avec GRDF.

A partir de janvier 2014 : les travaux consisteront à installer dix bonbonnes de gaz à bord de la Frégate, afin de stocker le gaz naturel (pression de 200 bars). Ces dernières pourront contenir environ 580 m3 de gaz naturel, soit un équivalent de 500 litres de gasoil. En alimentation bi-fuel (50% gaz – 50% gazole), l’économie horaire supplémentaire est estimée à 10€, soit plus de 1 000€ pour 5 jours de mer.

Le gaz naturel sera ensuite décompressé, puis injecté dans le groupe électrogène à hauteur de 50%, en complément du gasoil, ce qui représentera pour le navire une autonomie en gaz naturel d’environ 12h.

Ce projet démonstratif, réalisé sur un navire existant, permettra dès le début 2015, d’étendre l’utilisation de ce type de carburant sur d’autres navires. Il sera ainsi possible d’évaluer précisément la fiabilité de la technologie, les espérances de rentabilité du système de carburation au gaz naturel, mais aussi pourra permettre à faire évoluer la réglementation liée à ce type de navires.

Les soutiens au projet Fish2Eco-Energy

Comités Régionaux des Pêches Maritimes de Bretagne, le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, la Région Nord-pas de Calais, le Conseil général du Pas-de-Calais, le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), l’Ifremer… Il y en a beaucoup d’autres, saluons donc l’initiative de France Pêche Durable & Responsable via son président Monsieur Bigot que nous remercions pour son interview.

Merci à :
Jacques BIGOT, président de France Pêche Durable & Responsable

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Le 11 Décembre 2013

Pourquoi la pêche en eaux profondes est accusée ? Réponse dans Le Monde

Capture d'écran Page Planète sur Le Monde

Pétroliers et exploitants de mines ne veulent pas de barrières à terre comme en mer.. En Australie, les industriels passent outre les réserves marines protégées...

Feu vert de l'Australie à l'agrandissement d'un port de charbon près de la Grande Barrière

Source : Le Monde.fr avec AFP | 10.12.2013

L'Australie a donné mardi son feu vert à un vaste projet d'extension d'un port d'exportation de charbon sur la côte de la Grande Barrière de corail, le gouvernement assurant que cette autorisation s'accompagnait de conditions de protection de l'environnement très strictes.

Le ministre à l'environnement, Greg Hunt, a indiqué avoir posé 95 conditions pour le développement du port en eau profonde Abbot Point, dans le nord de l'Etat du Queensland (nord-est). Il a entre autres fixé à un maximum de 3 millions de mètres cubes le dragage des fonds sous-marins, contre 38 millions réclamés par l'exploitant, le groupe indien Adani.

« En tant que ministre fédéral de l'environnement, l'une de mes responsabilités est d'assurer un développement durable et le maintien de la santé de la barrière de corail », a déclaré le responsable politique.

« Des conditions parmi les plus strictes jamais imposées par le pays ont été avancées pour ce projet afin d'éviter ou de compenser tout effet [négatif] », a-t-il ajouté.

Protestation des Verts

Mais les associations de défense de l'environnement ont vigoureusement protesté et le parti des Verts a accusé le gouvernement conservateur du premier ministre, Tony Abbott, de nier le réchauffement climatique.

« Tony Abbott et Greg Hunt mettent en danger la place de la Barrière de corail sur la liste du Patrimoine mondial. C'est un coup dur pour la Barrière, le tourisme et les emplois », a réagi Christine Milne, la dirigeante du parti des Verts, sur son compte Twitter. Le projet du groupe Adani augmentera de 70 % la capacité d'exportation de charbon du port Abbot Point.

Parmi les conditions fixées par le gouvernement figurent une réduction de 150 % des sédiments entrant dans la Grande Barrière de corail, sur le long terme, qui améliorera la qualité de l'eau, et 89 millions de dollars australiens (59 millions d'euros) consacrés à la protection des récifs, ainsi que des mesures précises de protection de la faune et la flore sous-marine, a indiqué le ministre de l'environnement.

Bientôt classé site en danger par l’Unesco ?

Pêche profonde : 3 000 fois plus destructeur que le pétrole ?

Là où le bât blesse, c’est que le procès a lieu exclusivement à charge et que tout droit à la parole est dénié à la défense ! Quoi qu’elle dise, elle est coupable et doit être condamnée. « Bien sûr, il y a des choses dans cette BD (de Pénélope Bagieu NDLR) qui ne sont pas fausses, mais qui sont présentées de façon à manipuler l’opinion », remarque Alain Le Sann, secrétaire du collectif Pêche et Développement, une association qui s’est donné pour mission de défendre en priorité la pêche artisanale dans sa diversité et ne peut être suspectée d’être vendue aux intérêts de la pêche industrielle.

« Même si je ne doute pas que les ONG écologiques comme Bloom soient tout à fait sincères et honnêtes, quand Pénélope Bagieu affirme que le chalutage profond est 3 000 fois plus destructeur que le pétrole, il y a de quoi s’interroger, surtout quand on sait que ces pêcheries se trouvent exactement à l’endroit où se développe l’exploration pétrolière. Alors, de là à vouloir éliminer les témoins gênants de cette nouvelle exploitation des mers que sont les pêcheurs… » Curieux, en effet, d’autant que Bloom a le soutien financier de la fondation américaine Pew, qui bénéficie elle-même de donations de puissantes compagnies gazières et pétrolières (Sunuco et Oryx Energy).

« Personne n’ose vraiment répondre à Bloom, de peur d’avoir une mauvaise image, de passer pour quelqu’un qui n’a rien à faire de l’environnement », s’indigne Alain Le Sann, qui se dit « désespéré et révolté » par cette « manipulation de l’opinion et le mépris affiché des pêcheurs ». Extrait de l'article de l'UFC Que Choisir : Avis de gros temps sur le chalut profond

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Le 10 Décembre 2013

Pêche en eaux profondes. Le Parlement européen contre l'interdiction

Le Parlement européen rejette l'interdiction du chalutage en eaux profondes.

Source : Ouest France

Le Parlement européen s'est prononcé mardi contre une interdiction de la pêche en eaux profondes pour les navires utilisant des chaluts ou des filets maillants de fond tout en prônant une réglementation accrue.

Menace pour l'environnement
Ces techniques sont accusées par leurs détracteurs de détruire des écosystèmes marins fragiles tels que les bancs decorail et d'épuiser la ressource halieutique en capturant, sans discrimination, des espèces de poissons à croissance et à reproduction lente.

Contrôle accru des licences
Les eurodéputés ont repoussé la proposition d'interdiction formulée par la Commission européenne mais se sont prononcés pour un contrôle accru des licences de pêche en eaux profonde qui ne seraient plus accordées pour les zones définies scientifiquement comme fragiles.
Ils ont inclus une clause de révision par laquelle la Commission européenne devrait réévaluer la situation d'ici quatre ans, avec la possibilité d'interdire alors les méthodes les plus destructrices.
Changer de méthode de pêche ?
Le dossier doit maintenant être examiné par les gouvernements européens qui ne se sont pas encore exprimés sur le sujet.
Selon la Commission européenne, la pêche en eaux profondes ne représente que 1% (34 334 tonnes en 2008) des prises totales dans l'Atlantique du nord-est, la zone de pêche concernée.



"17% des navires sont affectés (par la proposition), ce qui ne veut pas dire qu'ils doivent rester au port, mais qu'ils doivent changer de technique de pêche", a plaidé lundi soir la commissaire européenne à la pêche, Maria Damanaki.

Les pêcheurs de l'Ouest soulagés
Les flottes concernées sont principalement celles de l'Espagne, du Portugal et de la France, qui comptabilise neuf bateaux spécialisés dans cette activité sur un total de onze dans l'Union européenne, selon l'eurodéputé vert Jean-Paul Besset.
Les autorités françaises estimaient, en 2010, que 180 emplois et 200 poissonneries spécialisées étaient liés à la pêche en eau profonde, une activité principalement représentée à Boulogne-sur-Mer, Lorient, Concarneau et Le Guilvinec.
"La proposition aura une incidence très limitée mais plus sensible au niveau local", concluait la Commission européenne dans un mémorandum publié l'an dernier.

Cuvillier : "éviter la caricature"
Le ministre des Transport, de la Mer et de la Pêche, Frédéric Cuvillier parle "d’un signe fort du Parlement européen. Il faut éviter la caricature. Le rôle du politique est de prendre en compte, les aspects économiques, sociaux et environnementaux du dossier. C’est ce qu’ont fait les parlementaires européens. La France est très impliquée pour une pêche mieux contrôlée et mieux réglementée."

Prochaine étape la réunion du Conseil des ministres des pêches européennes. Frédéric Cuvillier espère "aboutir à une décision définitive le plus rapidement possible."

Pour la députée européenne PS Isabelle Thomas, il s'agit d'une "victoire de la raison" :

L'association Bloom, par la voix de sa présidente Claire Nouvian, dénonce des "alliances déplorables", estimant que ce vote jette "un discrédit final sur nos grands partis majoritaires".

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Pêche en eau profonde: interdire les chaluts de fond dans les zones vulnérables

Source : Europarlement en Session plénière Communiqué de presse - Pêche − 10-12-2013 - 14:44

Toutes les activités de pêche devraient être interdites dans les zones qui comprennent des écosystèmes marins fragiles, qui devront être répertoriées par la Commission européenne. Le chalutage de fond ne devrait cependant pas être totalement supprimé, ont affirmé les députés ce mardi lors d'un vote en plénière sur un projet de règlement sur la pêche en eau profonde dans l’Atlantique Nord-Est.

"Nous nous sommes battus pour protéger au mieux les poissons et les écosystèmes marins vulnérables en eau profonde. Mais la plénière a décidé de soutenir le compromis conclu en commission de la pêche. Le Parlement a donc cédé aux demandes du secteur et a voté contre une interdiction immédiate du chalutage de fond et d'une transition vers des engins de pêche plus sélectifs. C'est désormais le moment de vérité pour le Conseil. Va-t-il accepter le compromis de la commission de la pêche ou se prononcera-t-il en faveur d'une protection nulle des stocks en eau profonde? Les citoyens veulent connaître la réponse. Ils voudront savoir qui bloque les décisions nécessaires pour protéger les espèces en eau profonde", a déclaré le rapporteur Kriton Arsenis (S&D, EL) après le vote. Le rapport a été adopté par 567 voix pour, 91 voix contre et 32 abstentions.


Un amendement demandant une élimination générale du chalutage de fond après deux ans a été rejeté par 342 voix contre 326 et 19 abstentions.

Fermeture des zones vulnérables à tous les navires

Les États membres doivent s'appuyer sur les meilleures informations scientifiques et techniques disponibles pour identifier les écosystèmes marins vulnérables actuels ou futurs. En se basant sur ces informations, la Commission devrait établir une liste de ces zones, qui seraient alors fermées à tous les navires européens si elles sont en haute mer et à tous les navires en général si elles sont situées dans les eaux européennes, selon le texte approuvé.

Tous les chaluts de fond pourraient être interdits après quatre ans

Les députés ont cependant introduit une clause de révision qui contraint la Commission à évaluer, après quatre ans, l’impact des engins spéciaux utilisés pour la pêche en eau profonde (en particulier les chaluts de fond ou les filets maillants de fond) sur les espèces et les écosystèmes marins vulnérables d'eau profonde. Si cette évaluation montre que ces écosystèmes ou les stocks en eau profonde ne sont pas suffisamment protégés, la Commission pourrait alors proposer une interdiction générale de l'engin concerné.

Une aide financière pour utiliser d'autres engins de pêche

Les propriétaires de bateaux qui utilisent des chaluts de fond ou des filets maillants de fond pourront bénéficier de l'aide financière du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP). L'objectif est de les aider à changer d'engin de pêche sur les bateaux concernés et à acquérir le savoir-faire et la formation nécessaires pour utiliser ce nouvel engin, à condition que celui-ci ait un impact plus limité sur l'environnement marin et les écosystèmes marins vulnérables.

Les stocks d'eau profonde sont constitués des poissons pris dans les eaux au-delà des zones principales de pêche des plateaux continentaux. La plupart des espèces concernées sont à croissance lente et vivent longtemps, ce qui les rend particulièrement vulnérables à la pêche. Leurs habitats et écosystèmes sont largement inconnus et leur environnement, fragile, pourrait mettre des siècles à se régénérer s’il était endommagé.

Prochaines étapes

Les États membres doivent encore définir leur position au Conseil. Les députés essayeront ensuite de conclure un accord, qui devra être approuvé par le Parlement en seconde lecture l'an prochain.

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Le 9 Décembre 2013

Pêche profonde : Derrière des images identiques, le discours évolue...




AFP : La pêche en eaux profondes

Publiée le 30 janvier 2013
Si l'homme s'est longtemps contenté de pêcher le poisson dans les eaux de surface, l'épuisement des ressources a conduit l'industrie à se tourner vers des profondeurs pouvant atteindre 2000 mètres. Les scientifiques s'alarment: après une vingtaine d'années de pêche en eaux profondes, les ressources chutent drastiquement.

Publiée le 5 juin 2013 (idem)
Si l'homme s'est longtemps contenté de pêcher le poisson dans les eaux de surface, l'épuisement des ressources a conduit l'industrie à se tourner vers des profondeurs pouvant atteindre 2000 mètres. Les scientifiques s'alarment: après une vingtaine d'années de pêche en eaux profondes, les ressources chutent drastiquement.

Publiée le 2 octobre 2013
Débat au Parlement européen sur la pêche en eaux profondes, une technique de pêche fortement décriée pour son impact négatif sur les fonds des océans. VIDEOGRAPHIE

Publiée le 9 décembre 2013
Le Parlement européen examine un projet de règlementation adopté par sa commission pêche dont l'objectif est de geler "l'empreinte de pêche" du chalutage en eau profonde en le cantonnant dans des zones strictement définies. Ainsi les écosystèmes les plus vulnérables seront préservés dans des zones interdites à la pêche.VIDEOGRAPHIE

(Commentaire du 9 décembre correspond à la volonté des entreprises de pêche)

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Pêche de grands fonds. UFC Que Choisir apporte son éclairage...

Avis de gros temps sur le chalut profond

En l’espace de deux semaines, la bande dessinée de Pénélope Bagieu contre la pêche en eaux profondes a enflammé la blogosphère. Depuis, la pétition demandant son interdiction a connu un succès fulgurant. Face à la menace, la riposte des pêcheurs s’organise… Trop tard ?

Source : UFC Que Choisir  par Florence Humbert

À la veille du vote au Parlement européen sur le chalutage en eaux profondes, la bataille fait rage entre les défenseurs de la pêche hauturière et les ONG environnementalistes qui militent depuis des années pour la conservation des océans profonds. Fer de lance de ce combat, l’association Bloom vient de recevoir un soutien massif (et inattendu) du grand public grâce à une bande dessinée postée par Pénélope Bagieu sur son blog, le 19 novembre dernier. Sur un ton humoristique mais avec une efficacité redoutable, la dessinatrice y dresse un réquisitoire sans appel contre le chalutage profond, en s’appuyant sur les données diffusées par Bloom : « Et vous allez voir que ce n’est pas joli, joli », écrit-elle. Les bateaux y sont assimilés à des bulldozers qui décapent les fonds marins, sans discrimination : coraux, éponges, requins d’eaux profondes, etc., tout y passe ! « Si cette déforestation massive avait lieu à la surface, ce serait méga-spectaculaire (équivalente à la destruction de Paris en un jour et demi, par exemple) », commente Pénélope Bagieu, qui n’a pas peur des images fortes. Bref, une aberration écologique qui n’aurait même pas de justification sur le plan économique, car « malgré les millions d’euros d’aides publiques que perçoivent les navires industriels, tous sont déficitaires », affirme la dessinatrice. À commencer par la Scapêche (Société centrale des armements Mousquetaires à la pêche), filiale d’Intermarché. Premier armateur de France, la Scapêche est depuis des années le bouc émissaire des mouvements de défense des océans. À leurs yeux, elle a le tort d’être à la tête de 8 navires armés pour capturer des poissons d’eaux profondes, jusqu’à 1 200 m sous la surface, du côté du tombant du plateau continental, là où les fonds plongent vers les abysses, principalement au large de l’Écosse et de l’Irlande.

Qualifiée de « monstre des mers » par la BD, la Scapêche est pourtant un petit poisson comparé à l’armement néo-zélandais Sanford qui exploite le hoki, une espèce des grandes profondeurs (137 000 tonnes de poisson chaque année, contre 20 000 tonnes débarquées par la Scapêche). Il est vrai que les Néo-Zélandais ont tout de même obtenu l’écolabel pêche durable MSC ! Mais qu’importe. La démonstration coup de poing a porté ses fruits. En l’espace de 2 semaines, la bande dessinée a fait le tour de Facebook et la pétition de Bloom, l’association écologiste de Claire Nouvian, demandant l’interdiction de ce type de pêche a recueilli près de 700 000 signatures. À l’appui de ce raz-de-marée, Bloom cite un sondage BVA montrant que 71 % des Français souhaiteraient que le président François Hollande « soutienne la proposition européenne d’interdiction de la pêche profonde au chalut » (enquête BVA en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 1 007 personnes du 15 au 18 novembre 2013). Par peur d’avoir une marée de retard, l’enseigne Casino, sentant le vent tourner, vient d’annoncer qu’elle ne commercialisera plus de poissons issus de la pêche profonde à partir du 1er janvier 2014. Une façon de tacler son vieux concurrent Intermarché, qui a longtemps basé sa communication sur sa flottille de chalutiers ! Dans la grande distribution, tous les coups sont permis…(NDLR Le Groupe Casino ne dit pas s'il retire aussi les espèces de grands fonds capturées dans les mers du Sud comme le Hoki de Nouvelle-Zélande ou le merlu du Cap !)

3 000 fois plus destructeur que le pétrole ?

Là où le bât blesse, c’est que le procès a lieu exclusivement à charge et que tout droit à la parole est dénié à la défense ! Quoi qu’elle dise, elle est coupable et doit être condamnée. « Bien sûr, il y a des choses dans cette BD qui ne sont pas fausses, mais qui sont présentées de façon à manipuler l’opinion », remarque Alain Le Sann, secrétaire du collectif Pêche et Développement, une association qui s’est donné pour mission de défendre en priorité la pêche artisanale dans sa diversité et ne peut être suspectée d’être vendue aux intérêts de la pêche industrielle.

« Même si je ne doute pas que les ONG écologiques comme Bloom soient tout à fait sincères et honnêtes, quand Pénélope Bagieu affirme que le chalutage profond est 3 000 fois plus destructeur que le pétrole, il y a de quoi s’interroger, surtout quand on sait que ces pêcheries se trouvent exactement à l’endroit où se développe l’exploration pétrolière. Alors, de là à vouloir éliminer les témoins gênants de cette nouvelle exploitation des mers que sont les pêcheurs… » Curieux, en effet, d’autant que Bloom a le soutien financier de la fondation américaine Pew, qui bénéficie elle-même de donations de puissantes compagnies gazières et pétrolières (Sunuco et Oryx Energy).

« Personne n’ose vraiment répondre à Bloom, de peur d’avoir une mauvaise image, de passer pour quelqu’un qui n’a rien à faire de l’environnement », s’indigne Alain Le Sann, qui se dit « désespéré et révolté » par cette « manipulation de l’opinion et le mépris affiché des pêcheurs ».

Une pêche très encadrée

Poisson consommé en France : massivement issu de l’importation

Au Parlement européen de se prononcer

Lire le texte intégral : UFC Que Choisir  

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Le 7 Décembre 2013

Commission du développement : Quel fossé entre le discours et les actes !

La commission du développement du Parlement européen soutient l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union Européenne, un accord qui ne mettra pas fin aux politiques qui génèrent la « faim » !

Il est surprenant que la commission du développement dont l'objectif est de lutter contre l'extrême pauvreté dans le  monde, soutienne un nouveau protocole sans avoir écouté les pêcheurs marocains (qui disent Niet à cet accord) et qui avaient applaudi les parlementaires européens au moment de son rejet en décembre 2011. A ce moment là, les eurodéputés appelaient à un meilleur accord. Aujourd'hui, ils s'enthousiasment du rapport coût-bénéfice du nouveau protocole. En effet, la contribution financière de l'Union Européenne diminue contre une augmentation des possibilités de pêche de 33 %, en raison de l'augmentation dont bénéficie la catégorie de pêche pélagique industrielle, qui passe de 60.000 à 80.000 tonnes 

Le rapport coût-bénéfice du nouveau protocole s'est considérablement amélioré, étant donné l'augmentation des possibilités de pêche par rapport au protocole précédent et la diminution de la contrepartie financière de l'Union européenne.

La contrepartie financière de 30 millions d'euros permet aux navires de l'Union de bénéficier d'un maximum de 126 autorisations de pêche dans les catégories des pêches artisanale, démersale et thonière, et d'un tonnage maximum de 80 000 tonnes dans la catégorie de la pêche pélagique industrielle. Près de la moitié de la contrepartie financière, à savoir 14 millions d'euros, seront consacrés au développement du secteur de la pêche au Maroc, plus particulièrement au programme Halieutis visant à renforcer la durabilité, la performance et la compétitivité de ce secteur économique au cours de la période 2010-2020.

Le discours d’Eva Joly, présidente de la commission du développement du Parlement européen

Bienvenue !

Je suis Eva Joly, députée du parti des Verts au Parlement européen, originaire de France, et je préside la commission du développement du Parlement européen.

Plus d'un milliard de personnes vivent dans une extrême pauvreté dans le monde. Il y en a bien plus encore qui souffrent de la faim et de la maladie ou qui n'ont aucun accès aux soins de santé ou à l'éducation. Et, de plus en plus, les habitants des pays pauvres sont confrontés aux effets dévastateurs du changement climatique.

Les citoyens européens sont convaincus que l'Union européenne se doit de mettre un terme à la pauvreté et à la souffrance dans un monde où il y a suffisamment de ressources pour chacun, à condition de les partager équitablement. La plupart des Européens sont, comme moi, fiers d'une Europe qui donne plus que quiconque en aide au développement - des milliards d'euros chaque année.

Ma mission - et celle des membres de la commission du développement - est de veiller à ce que l'Union européenne fasse un maximum pour aider les personnes qui ont besoin de notre aide. Et de s'assurer que nous dépensons notre argent judicieusement outre-mer.

Que faisons-nous concrètement ? Nous contribuons à l'établissement du budget. Nous surveillons de près la Commission européenne et toute personne qui met en pratique les politiques de développement et l'aide humanitaire de l'Europe. Et, conjointement avec les États membres de l'Union européenne, nous faisons les lois qui encadrent nos activités de développement.

En outre, nous nous réunissons fréquemment pour débattre de la situation sur le terrain et des besoins réels avec des hommes et des femmes politiques et des experts du monde entier. Et, lorsque nous le pouvons, nous nous rendons sur place pour nous informer de visu de la situation dans des endroits tels que Gaza, Haïti et le Népal. Source : Parlement européen

Les actes de la commission du développement du parlement

Avis de la commission du développement (5.11.2013) à l'intention de la commission de la pêche sur la proposition de décision du Conseil relative à la conclusion du protocole entre l'Union européenne et le Royaume du Maroc fixant les possibilités de pêche et la contrepartie financière prévues par l'accord de partenariat de pêche en vigueur entre les deux parties (COM(2013)0648 – C7 – 2013/0315(NLE))


Rapporteur pour avis: Cristian Dan Preda

Justification succincte

L'accord de partenariat dans le secteur de la pêche conclu entre l'Union européenne et le Maroc en février 2007 est, à bien des égards, particulièrement important. En premier lieu, en raison de son intérêt économique: cet accord est, par ordre d'importance, le deuxième accord de partenariat dans le secteur de la pêche conclu entre l'Union européenne et un pays en développement, après celui conclu avec la Mauritanie; il représente en effet environ un quart du budget que la DG MARE alloue aux accords de pêche bilatéraux. En outre, cet accord a été conclu entre deux parties qui partagent une frontière commune et qui ont décidé de renforcer leurs relations politiques et de s'acheminer vers une intégration progressive de leurs économies. L'accord d'association entré en vigueur en 2000 et le statut avancé accordé au Maroc en 2008 démontrent la volonté des deux parties de continuer à renforcer leurs relations bilatérales.

Les dispositions techniques et financières auxquelles sont soumis les navires de pêche de l'Union européenne, ainsi que la contrepartie financière relevant de cet accord, figurent dans le protocole annexé au présent accord. Le protocole précédent est arrivé à échéance le 27 février 2011. Appliqué provisoirement à partir du 28 février 2011, le protocole qui aurait dû lui succéder n'a pas été approuvé par le Parlement, qui estimait que le rapport coût-bénéfice qu'il présentait était trop faible, qu'il ne garantissait pas la durabilité des stocks exploités et qu'il ne respectait pas le droit international dans la mesure où il n'était pas prouvé que les populations locales bénéficiaient des retombées économiques et sociales dudit protocole.

Sur la base du mandat qui lui a été confié par le Conseil, la Commission européenne a négocié avec le Royaume du Maroc en vue de proroger le protocole. Un projet du nouveau protocole a été paraphé le 24 juillet 2013, après six cycles de rudes négociations.

Le rapporteur pour avis accueille favorablement la nouvelle proposition, qui répond dans une large mesure aux critiques formulées par le Parlement à l'égard du texte précédent:

1. Le rapport coût-bénéfice du nouveau protocole s'est considérablement amélioré, étant donné l'augmentation des possibilités de pêche par rapport au protocole précédent et la diminution de la contrepartie financière de l'Union européenne.

La contrepartie financière de 30 millions d'euros permet aux navires de l'Union de bénéficier d'un maximum de 126 autorisations de pêche dans les catégories des pêches artisanale, démersale et thonière, et d'un tonnage maximum de 80 000 tonnes dans la catégorie de la pêche pélagique industrielle. Près de la moitié de la contrepartie financière, à savoir 14 millions d'euros, seront consacrés au développement du secteur de la pêche au Maroc, plus particulièrement au programme Halieutis visant à renforcer la durabilité, la performance et la compétitivité de ce secteur économique au cours de la période 2010-2020.

2. Le principe de durabilité devient une condition essentielle aux activités de pêche. Dans le but de défendre leurs positions respectives au cours des négociations, les deux parties ont pleinement tenu compte des rapports scientifiques relatifs à l'état des stocks et à leur évolution probable au cours des premières années de mise en œuvre de l'accord, ainsi qu'à l'évaluation du niveau d'utilisation des possibilités de pêche prévues dans le protocole précédent. À des fins de contrôle plus efficace des quantités capturées par les navires de pêches de l'Union, le protocole prévoit des dispositions pour des missions conjointes, la présence de contrôleurs à bord des navires de l'Union et le renforcement du système de suivi par satellite.


3. Le Maroc est tenu de présenter régulièrement des rapports détaillés sur l'utilisation de la contrepartie financière pour le développement du secteur de la pêche, y compris en ce qui concerne les avantages économiques et sociaux en faveur des populations locales sur le plan géographique (article 6). Même si une disposition semblable apparaissait déjà dans le texte précédent, elle est désormais considérablement renforcée par des rapports obligatoires à trois niveaux: des rapports d'activités et des rapports d'achèvement pour des projets individuels, ainsi qu'un rapport final pour la mise en œuvre d'une aide sectorielle au titre du protocole. L'Union, représentée par le Comité mixte, pourrait ainsi contrôler de manière plus approfondie la façon dont l'aide sectorielle est utilisée et la mesure dans laquelle celle-ci profite aux populations locales. Cela est renforcé par le fait que le paiement de la contrepartie financière par l'Union est effectué au moyen de versements échelonnés et est fonction de l'analyse des résultats atteints.

En plus de l'Espagne, Hollande et Pays Baltes poussent à l'accord de pêche. A la présidence de l'Europe, la Lituanie possède une flottille de chalutiers pélagiques congélateurs parmi les plus gros de l'Union Européenne...

De plus, les dispositions sur le recrutement obligatoire de pêcheurs locaux ont été améliorées de telle sorte qu'elles permettent à davantage de pêcheurs marocains de travailler à bord des navires de pêche de l'Union.

Dernier point, mais non des moindres: le nouveau texte tient compte des inquiétudes du Parlement quant au respect des droits de l'homme. Une référence au respect des principes démocratiques et des droits de l'homme fondamentaux, tels qu'ils sont prévus dans les articles 1 et 2 de l'accord d'association avec le Maroc, figure dans l'article 1 du protocole qui traite des principes généraux, et s'applique par conséquent à l'ensemble du texte. Cet article, en liaison avec l'article 8 créant un mécanisme de suspension, autorise la suspension de l'accord en cas de violation des droits de l'homme et des principes démocratiques.

Votre rapporteur pour avis tient à souligner que l'approbation du présent protocole renforcera le partenariat avec le Maroc et contribuera au développement des populations locales, y compris dans le sud. Le Maroc est le premier pays de notre voisinage à avoir obtenu un statut avancé il y a 5 ans. Des négociations sont actuellement en cours en vue de la conclusion d'un ALE approfondi et complet avec le Maroc, pays qui reste l'un de nos plus proches alliés dans une région en proie aux troubles. En outre, le présent protocole offre d'excellentes opportunités en vue du développement d'un secteur vital pour l'économie du Maroc. Il serait bon de profiter de l'occasion pour collaborer de manière constructive avec notre partenaire marocain afin de promouvoir nos valeurs et objectifs communs.

Pour toutes ces raisons, le rapporteur pour avis invite le Parlement à approuver la conclusion du protocole.

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La commission du développement invite la commission de la pêche, compétente au fond, à proposer au Parlement de donner son approbation.

La commission du développement estime que les points suivants devraient être dûment pris en compte par la Commission lors de la mise en œuvre du protocole:

(a)  le respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux et la nécessité en cas de violation de suspendre l'application du protocole comme le prévoit l'article 8 du présent protocole;

(b)  la transmission des rapports annuels sur l'utilisation de l'enveloppe sectorielle au Parlement et au Conseil afin de favoriser la transparence et de garantir que cette enveloppe supplémentaire destinée à soutenir la politique sectorielle de la pêche est effectivement utilisée à cette fin et que les retombées économiques et sociales du présent protocole sur les populations locales sont effectives.

Résultat du vote final en commission

Date de l'adoption : 5.11.2013

Résultat du vote final : 23 Pour, 9 Contre, 0 Nul

Membres présents au moment du vote final

Thijs Berman, Corina Creţu, Véronique De Keyser, Nirj Deva, Leonidas Donskis, Charles Goerens, Catherine Grèze, Mikael Gustafsson, Eva Joly, Miguel Angel Martínez Martínez, Gay Mitchell, Bill Newton Dunn, Andreas Pitsillides, Jean Roatta, Birgit Schnieber-Jastram, Alf Svensson, Ivo Vajgl, Daniël van der Stoep, Anna Záborská, Iva Zanicchi

Suppléants présents au moment du vote final

Eduard Kukan, Isabella Lövin, Cristian Dan Preda

Suppléants (art. 187, par. 2) présents au moment du vote final

Iratxe García Pérez, María Muñiz De Urquiza, Bogusław Sonik



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Le 6 Décembre 2013

Dans le Marin cette semaine, Saint-Malo, Fécamp, Sète et Boulogne auront leur BTS


Les autres sujets du Marin :

- Quotas : des pistes pour une meilleure gestion... L’arrêté de 2006 sur la gestion des quotas va être modifié d’ici 2015. Parmi les pistes : créer une réserve d’antériorités grâce à des prélèvements lors des cessions, et l’utiliser pour favoriser l’installation des jeunes pêcheurs.

- Éolien en mer : deux consortiums candidats au Tréport et en Vendée

- Pêche: des ports plus attractifs... Plus de valeur ajoutée. À Boulogne, la formule a fait mouche lors des Assises du port de pêche du futur. C’est en en effet par elle que se fera le développement des ports et que se développeront les débarquements.

- Bar. Le dispositif de licence étendu aux fileyeurs

- Décès. Disparition du journaliste Bernard Le Solleu

- Le Tréport. Un chalutier boulonnais s'échoue près d'une jetée

- Boulogne. Un nouveau lycée maritime en 2017 et 2000 anneaux créés

- Brest. Le campus mondial de la mer est lancé

- Réforme. Le conseil d'état statuera sur le cumul emploi-retraite

- Feuillet Protection sociale de l'Enim

- Assises de la Mer 2013. Jean-Marc Ayrault : "Des enjeux maritimes immenses pour la France"

- Grands Fonds : Vote décisif le mardi 10

- ONG. Blue Fish s'internationalise

- Piraterie et pétrole, l’État va enfin agir

- Dossier innovation : Pas de futur sans recherche (Très intéressant !!!)

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Le 5 Décembre 2013

Patrick Boissier : "On n’a absolument pas les moyens de notre ambition de développement du maritime"


Patrick Boissier, PDG de DCNS : "Dans le spatial, le budget du Cnes est plus de six fois le budget de l’Ifremer et pourtant le chiffre d’affaires du maritime est plus de dix fois celui du spatial."

Source : Le Marin

Patrick Boissier s’était attiré un ferme rappel du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, après avoir expliqué devant des parlementaires l’impact social d’un trop grand lissage des commandes de Fremm et de Barracuda.

Mais le patron de DCNS ne se prive pas pour autant de sa liberté d’analyse sur la politique maritime globale du gouvernement, le lendemain même de la venue du Premier ministre aux Assises, où il a rendu compte des différentes avancées décidées lors du conseil interministériel de la mer du 2 décembre.

Interrogé par le marin durant les Assises de l’économie maritime, le 4 décembre, sur un décalage entre les enjeux maritimes français et la politique menée, il a répondu :

"Malgré nos efforts, malgré le retentissement d’un événement tel que les Assises, malgré la diffusion de notre document (NDLR : « Un grand dessein maritime ») à tous les décideurs politiques, bien que le Premier ministre ait repris dans son discours une grande partie de notre conviction commune, force est de constater que la France n’est pas encore en train de se tourner vers la mer. Et de citer plusieurs exemples : dans le spatial, le budget du Cnes est plus de six fois le budget de l’Ifremer et, pourtant, le chiffre d’affaires du maritime est plus de dix fois celui du spatial. Quand vous regardez ce qui a été présenté par le Premier ministre sur les Investissements d’avenir à partir du travail de Louis Gallois, il y a un volet santé, un volet économie numérique, urbanisme… il n’y a pas de volet maritime. Troisième exemple : la France dispose de la deuxième zone économique exclusive, mais si on ne va pas la protéger, si on n’y est pas présent, cette surface maritime est un titre de gloire qui ne durera pas. On va d’abord se la faire piller, puis se la faire contester. On vient de parler du contrôle des pêches en Guyane. Le chef d’état-major de la Marine ne dispose que de deux malheureux patrouilleurs pour une zone de 200 000 kilomètres carrés. C’est surveiller la France avec deux voitures de police. À Clipperton, on a un navire qui passe tous les deux ans…

On n’a absolument pas, aujourd’hui, les moyens de notre ambition de développement du maritime. Certes, on a commandé les B2M, mais les Batsimar sont reportés au-delà la loi de programmation militaire.

Donc non, aujourd’hui, la France n’a pas encore pris conscience de ses atouts maritimes et n’a pas fait du maritime un grand dessein pour la France."

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Le 4 Décembre 2013

On peut comprendre que Total ne souhaite pas de chalutier dans les régions pétrolières !


Total exploite le gisement de Pazflor, en Angola, par des profondeurs de 600 à 1 000 mètres (Photo Jean-Pascal Donnot/Total). Bientôt, des centaines d'arbres de Noël (ou Puits de pétrole) et des dizaines de km de tuyaux tapisseront les grands fonds.

Mais que l'association Bloom ne parle pas de ces projets pétroliers dans les champs de coraux, est inquiétant pour la biodiversité des Abysses....

Total a besoin des entreprises françaises pour se développer dans l'offshore profond

Jean-Francois Minster, directeur scientifique du groupe Total, a réaffirmé la volonté du groupe de s'appuyer sur des entreprises françaises pour développer l'activité de l'offshore profond Lors des Assises de l'économie maritime à Montpellier.


"Les enjeux sont de plusieurs natures, a-t-il expliqué. Il faut appuyer le progrès en matière sismique, pour les outils d'intervention sous-marine, mais également renforcer les technologies qui permettent de relier la terre à la mer." En effet, pour la liaison matérielle, les risers sont des systèmes très complexes et donc coûteux. Pour les liaisons électriques, les câbles de transfert restent à améliorer car les systèmes d'avenir seront sous-marins et devront être alimentés.

Enfin, les systèmes d'intervention rapide devront être développés car "avec les centaines de têtes de puits qui sont actuellement au fond des océans, on ne peut écarter la possibilité d'un accident". Les entreprises françaises continuent donc d'être invitées à proposer des solutions à ces nouvelles problématiques liées à l'offshore profond. Source : Le Marin

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Le 3 Décembre 2013

La civelle est là... Mais, les quotas sont limités...

La pêche à la civelle est sévèrement réglementée en France, elle fait l'objet d'un quota de pêche mais depuis deux ans les pêcheurs font le constat d'un regain dans les rivières de ces bébé anguilles. En tant qu’espèce protégée par la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), la pêche à la civelle est strictement encadrée pour les pêcheurs professionnels et interdite pour les pêcheurs de loisir.


La pêche à la civelle interdite en Charente-Maritime

La civelle est soumise à un plan de gestion en raison de sa sensibilité environnementale qui en fait une espèce dont la pêche est soumise à restrictions. Elle est donc interdite à la pêche de loisir sur tous les cours d'eau de la Charente-Maritime. Les quotas sont épuisés.



Source : France 3 Poitou-Charentes par Bernard Dussol | 28/11/2013 |

La pêche maritime de l'anguille européenne de moins de 12 centimètres destinée à la consommation est donc interdite à compter du 27 novembre 2013. Seuls les pêcheurs munis d’une licence sont autorisés à pratiquer cette activité, limitée dans le temps sur cinq mois, généralement de novembre à mars.

La civelle fait l’objet d’une réglementation spécifique pour les seuls pêcheurs professionnels qui ont pu démarrer cette activité depuis le 15 novembre pour la Charente et la Seudre. Une seule condition : respecter les conditions réglementaires d’accès à la ressource.

L'ensemble des services de l'État a été mobilisé sur le terrain pour s'assurer du bon respect des réglementations, notamment dans le cadre de la lutte contre les opérations de braconnage, de jour comme de nuit.


Ainsi, au cours d’une opération de contrôle conjointe ONCFS/ONEMA le 8 novembre dernier, 3 personnes ont été constatées en flagrant délit de braconnage à la civelle sur la Charente. L'ensemble du matériel et de la pêche a fait l’objet d’une saisie conservatoire immédiate réalisée par le directeur départemental des territoires et la mer. Le dossier doit être transmis au Procureur de la République du tribunal correctionnel de La Rochelle.

Contrôle de l'interdiction de la pêche à la civelle en Charente-Maritime

Source : Préfecture de Charente-Maritime  le 02/12/2013

Afin d’assurer le respect de cette interdiction, une opération renforcée de contrôle a été organisée dans la nuit du 1er au 2 décembre, associant tous les services participants à la surveillance de cette activité. 26 agents de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA), l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), la gendarmerie maritime, la gendarmerie départementale et la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) étaient présents dans plusieurs sites sensibles du département, en présence de Magali Sellès, sous-préfète de Rochefort.

Cette opération a conduit à dresser plusieurs procès-verbaux d'infraction, avec notamment l'appréhension d'un véhicule d'un pêcheur fluvial braconnier en Gironde et la mise en garde à vue d'un pêcheur braconnier récidiviste en Charente. Les engins et la pêche ont fait dans tous les cas l'objet d'une appréhension immédiate. Le braconnage constitue un délit passible d’une amende de 2 500 euros pouvant être doublée la nuit et de 2 ans emprisonnement.

De nouvelles opérations « coups de poing » seront organisées, tout au long de la campagne, en plus de la couverture renforcée mise en place cette année.

Les pêcheurs français de civelle en colère contre l'Europe

Qu'on l'appelle civelle ou pibale selon la localisation géographique, elle est particulièrement recherchée. Les pêcheurs français dénoncent la politique des quotas qu'ils jugent déloyale alors que les marchés vers la Chine, très demandeurs, leur sont fermés.

Tanguy Scoazec et Marc Millet ont rencontré des pêcheurs de la Rochelle



Source : France 3 Poitou-Charentes par Christine Hinckel | 16/11/2013 |

Depuis l'interdiction pour les pêcheurs européens de vendre sur les marchés asiatiques, les cours se sont effondrés. Selon eux, cette restriction cumulée aux quotas imposés par Bruxelles mettraient leur entreprise en péril. Si les chiffres restent les mêmes que l'an passé, le stock d'alevin autorisé est vite atteint en début de saison et les prix ne dépassent plus les 150 à 200 euros le kilo.

La pêche à la civelle a fait autrefois figure de pêche miraculeuse car elle rapportait beaucoup d'argent tant les prix étaient élevés, ce n'est plus le cas aujourd'hui et les professionnels français demandent une réouverture, même partielle des marchés asiatiques.

Campagne précédente....

La pêche à la civelle interrompue, le quota est déjà atteint

La France est le seul pays d'Europe a être soumis à un quota de pêche concernant la civelle, un quota déjà atteint car la civelle est de retour, grâce à des programmes de repeuplements.
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Source : France 3 Poitou-Charentes par Nicole Brémaud + Olivier Riou | 02/03/2013 |

La pêche à la civelle est sévèrement réglementée en France, elle fait l'objet d'un quota de pêche mais depuis deux ans les pêcheurs font le constat d'un regain dans les rivières de ces bébé anguilles . Cette saison les pêcheurs ont dû stopper leur pêche bien avant la fin de la saison. Ces pêcheurs (du reportage) ont récolté 7 tonnes en 6 semaines au lieu de 6 mois. L'effort de pêche supporté par la France semble porter ses fruits tout comme l'investissement des scientifiques et des pêcheurs dans la campagne de repeuplement entrepris depuis deux ans. Les bébés anguilles sont stockés, marqués puis relâchés en rivière, l'objectif étant de préserver l'espèce.

Reportage d' Olivier Riou et Patrick Mesner; Ils ont assisté au lâcher de millions d'alevins dans la Charente près de Rochefort, intervenants: Eric Blanc, Marin-pêcheur Vice-président du comité régional des pêches, Jérémy Souben,Chargé de mission ARA France (Association pour le Repeuplement de l'Anguille), Cédric Hennache, Chargé d'étude halieutique CREAA

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Grands Fonds : Nouveaux horizons de l’économie maritime !


Au moment où Claire Nouvian remet à François Hollande les  quelques 700000 signatures contre la pêche profonde, Jean-Marc Ayrault ouvre à Montpellier les 9e Assises de la Mer qui "prospecteront" les grands fonds en vue de l'exploitation minérale et pétrolière...

Ceux qui font l'économie de la mer ?

Sur l'affiche des Assises de la Mer, pas de bateaux de pêche, pas d'installations aquacoles....

Lundi 2 Décembre 2013 à Paris : Pêche dans les Grands Fonds

BLOOM remet aujourd’hui à M. François Hollande les 653 148 premières signatures que la pétition de l’association a recueillies et qui somment le chef de l’Etat à soutenir sans ambiguïté la proposition européenne d’interdiction du chalutage profond. Les cartons de feuillets imprimés que représente une liste de signataires aussi spectaculaire sont accompagnés d’un courrier signé de diverses personnalités, notamment Hélène de Fougerolles, ambassadrice de la défense des océans profonds aux côtés de BLOOM.

La lettre adressée au Président de la République l’enjoint à tenir compte de la demande explicite de près de 700 000 citoyens de « faire cesser le non-sens écologique et économique de la pêche profonde au chalut qui décime une centaine d’espèces, dont des animaux menacés d’extinction ». Le courrier rappelle que « La pêche profonde au chalut n’est pas une méthode de pêche acceptable d’un point de vue environnemental, économique ou sociétal. Les Français s’y opposent. Les chercheurs s’y opposent. Les acteurs privés prennent des mesures qui vont au-delà du cadre règlementaire qu’ils savent être très en deçà de l’urgence écologique. » Source : L’enseigne CASINO entend les Français, Hollande non

Mercredi 4 décembre à Montpellier : Exploitation minière dans les Grands Fonds

9h00
Accueil   Les nouveaux horizons de l’économie maritime


9h05 – 9h20
Que savons-nous, qu’ignorons-nous des richesses des océans ?
Robert Calcagno, Directeur général, Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco

9h20 – 9h50
Table ronde 1  : Les biotechnologies, déjà un espoir, bientôt une industrie ?
Laurent Bruckler, Président, Centre INRA de Montpellier
Dominique Sennedot, Président, Pôle mer Bretagne
Franck Zal, Président directeur général, Hemarina

9h50 – 10h25
Table ronde 2  : Offshore, minéraux, océanographie : les défis des grand fonds
Julien Denegre, Directeur du Développement Mines et métaux, Technip
Jean-François Minster, Directeur scientifique, Total
Vincent Trelut, Vice-président, Eramet

10h25 – 10h55
Table ronde 3 : Le gaz, un eldorado énergétique, mais quelles applications pour les navires?
Philippe Berterottière, Président directeur général, GTT
Jean-Charles Dupire, Directeur général, GAZOCEAN
Philippe Maler, Chef de la mission GNL - carburant marin, MEDDE

11h20 – 12h00
Les nouvelles énergies, quelles vraies ruptures technologiques ?
Laurent Baranger, Secrétaire général, Mission Hydrogène
Jean-Michel Germa, Président, SOPER
Frédéric Le Lidec, Directeur délégué aux EMR, DCNS
Jérôme Pécresse, Président, Alstom Renewable Power

12h00 – 12h15
Comment concilier développement économique et protection des océans ?
Interview de Paul Giacobbi, Président, Agence des Aires marines protégées

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Le 2 Décembre 2013

Hoki de Nouvelle-Zélande : Espèce de Grands Fonds Ecolabellisée MSC

Omniprésent dans les gondoles des GMS...

Sous la pression de l'association Bloom, des grandes enseignes retirent ou vont retirer les espèces issues des pêcheries profondes de l’UE !

Mais tous ces distributeurs vont-ils boycotter les poissons de Grands fonds importés des autres océans ?.. Comme le Hoki de Nouvelle-Zélande, poisson écolabellisé pêche durable par le Marine Stewardship Council (MSC)....

Aux antipodes, les pêcheries en eaux profondes sont reconnues "Pêche durable" : Hoki de Nouvelle-Zélande, ou en cours d'évaluation "Pêche durable" : Grenadier d'Australie. En Nouvelle-Zélande, les quotas de pêche sont même en très forte hausse : Deepwater species TACC increase announced

La Scapêche, l’armement d’Intermarché, est présentée comme le monstre des Grands Fonds (dans la BD de Pénélope Bagieu)... C’est un petit monstre comparé à l’armement néozélandais Sanford qui pêche le Hoki en Nouvelle-Zélande (20.000 tonnes contre 137.000 tonnes de poisson chaque année) : Nouvelle-Zélande. Hoki et Haka au pays des Maoris...

Selon Bloom...

"L’enseigne CASINO entend les Français, Hollande non"

71% des Français souhaitent que François Hollande soutienne l’interdiction du chalutage profond, CASINO retire les espèces profondes des ventes

Source : Bloom

BLOOM et la fondation GoodPlanet recevaient également par courrier aujourd’hui la confirmation de l’enseigne Casino qu’elle retirerait des ventes, à partir du 1er janvier 2014, les principales espèces profondes (sabre noir, grenadier et brosme) et qu’elle maintenait sa décision, datant déjà de 2007, de ne plus commercialiser la lingue bleue et l’empereur. Casino fait également valoir que depuis avril 2012, ses magasins sont engagés dans une valorisation de la pêche artisanale française par le biais d’un réseau de distribution spécifique mis en place en partenariat avec les ports français (Lorient, Concarneau, Cherbourg, Fécamp, Granville, Saint-Jean-de-Luz etc.) permettant aux acheteurs d’accéder à la pêche « du jour ».

BLOOM remet aujourd’hui à M. François Hollande les 653 148 premières signatures que la pétition de l’association a recueillies et qui somment le chef de l’Etat à soutenir sans ambiguïté la proposition européenne d’interdiction du chalutage profond. Les cartons de feuillets imprimés que représente une liste de signataires aussi spectaculaire sont accompagnés d’un courrier signé de diverses personnalités, notamment Hélène de Fougerolles, ambassadrice de la défense des océans profonds aux côtés de BLOOM.

La lettre adressée au Président de la République l’enjoint à tenir compte de la demande explicite de près de 700 000 citoyens de « faire cesser le non-sens écologique et économique de la pêche profonde au chalut qui décime une centaine d’espèces, dont des animaux menacés d’extinction ». Le courrier rappelle que « La pêche profonde au chalut n’est pas une méthode de pêche acceptable d’un point de vue environnemental, économique ou sociétal. Les Français s’y opposent. Les chercheurs s’y opposent. Les acteurs privés prennent des mesures qui vont au-delà du cadre règlementaire qu’ils savent être très en deçà de l’urgence écologique. »

Jusqu’à présent, le gouvernement est resté silencieux sur la mobilisation des Français et n’a pas changé sa position officielle qui consiste à défendre bec et ongles l’activité déficitaire et subventionnée de trois conglomérats industriels, Intermarché en tête.

« Assiégé par près de 700 000 citoyens, doublé par les acteurs privés tels que Casino qui font preuve de courage et de vision, combien de temps François Hollande va-t-il faire la sourde oreille à cette question urgente ? » questionnait Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM. Le Parlement européen doit en effet voter le 10 décembre prochain l’interdiction du chalutage profond. « La délégation socialiste française va-t-elle une fois de plus se ridiculiser en s’opposant aux socialistes européens comme elle l’a fait pour le vote de la Politique Commune de la Pêche ? Nous espérons au moins que l’extraordinaire mobilisation des Français encouragera les eurodéputés français à se démarquer des lignes indiquées par leurs référents en matière de pêche, c’est-à-dire Alain Cadec pour l’UMP et Isabelle Thomas pour le PS, tous deux élus de Bretagne. »

Enfin, 311 chercheurs ont signé la déclaration de soutien pour arrêter les pratiques de pêche profonde les plus destructrices.

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Le 30 Novembre 2013

À la Une du "marin" cette semaine : la pêche bretonne inquiète pour ses quotas


Depuis quelques mois, on s’inquiète en Bretagne sud de la vente de chalutiers hauturiers à des sociétés à capitaux espagnols. Le processus, pas totalement nouveau, a repris de l’intensité, menace l’équilibre de toute la filière, au Pays bigouden notamment. Un dossier à lire dans le marin daté du vendredi 29 novembre.

Également dans l'actualité du marin le 29 Novembre 2013...

- Grands fonds : la bataille fait rage. Les détracteurs et défenseurs de la pêche profonde se mobilisent. Si les premiers semblent avoir gagné la bataille de l’opinion, les seconds n’entendent pas baisser les bras pour gagner celle du Parlement européen.

- Thon rouge. Pas de quota supplémentaire en 2014

- Energie marine : Le Poitou-Charentes veut se lancer

- Méditerranée. Un nouveau PSF pour l'anguille

- Prestige. La France en cassation

- Dossier : Languedoc Roussillon

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Eolien en mer au Tréport : les pêcheurs face à deux géants

Deux consortiums internationaux ont fait acte de candidature pour le deuxième appel d’offre éolien en mer, à Noirmoutier et au Tréport. GDF seul candidat en mars 2012 pour le site tréportais lors du premier appel d’offre revient en annonçant le choix d’une nouvelle éolienne et par conséquent une réduction de machines. Les pêcheurs restent fortement opposés au mitage de leur territoire de pêche.

Source : France 3 Picardie la Mer

Il se murmurait ces derniers jours que GDF ferait une annonce surprise avant la clôture officielle de l’appel d’offre.  Confirmation aujourd’hui à midi c’est avec une machine de 8 Mgw que le consortium fait acte de candidature. Areva, dans la course à la plus grande puissance, reprend sans doute provisoirement la tête des constructeurs.  La puissance  est un gage de meilleure productivité mais elle permet aussi de réduire, au Tréport, le nombre de machines de 40%. Le périmètre du parc reste le même en superficie mais les éoliennes seront plus éloignées les unes des autres rendant plus faciles les activités de pêche dans l’enceinte du parc.


En réponse aux  souhaits de l’Etat de voir une filière industrielle française se développer, le consortium GDF SUEZ, AREVA s’engage à implanter 4 usines au Havre pour la fabrication des nacelles, des pales et des composants-clés. Les ports d’appui pour la construction du parc seront normands : le Havre et Saint-Nazaire. Des centres de maintenance seront installés à Dieppe et au Tréport. GDF estime que l’activité pour les parcs de Noirmoutier et du Tréport génèrerait environ 6000 emplois.

Reportage, au Tréport :



Reportage France 3 Picardie, SB Godard. Montage Mathieu Krim

L’autre consortium intéressé par l’appel d’offre s’est constitué autour d’EDF et d’Alstom. Leur machine est plus petite, l’Haliade 150 est une 6Mgw. Elle est déjà en service au large d’Ostende en Belgique.  Alstom de son côté s’est engagé à construire deux usines à Saint-Nazaire pour les génératrices et les nacelles  et deux à Cherbourg pour les mâts et les pales.

Nous savons dès à présent que les candidats se sont engagés sur un prix inférieur à 220 euros par mégawattheure (MWh) ainsi que le souhaitaient les pouvoirs publics.

Suite : France 3 Picardie la Mer

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Eoliennes en mer. La crainte des pêcheurs de Noirmoutier


L'appel d'offres du gouvernement pour la construction d'un parc éolien au large de Noirmoutier et de l'île d'Yeu s'achève ce venderdi. Il est prévu de construire environ 100 éoliennes en mer, sur une zone de 112 km². Entretien av*ec** Édouard Dattin, responsable d*e l'antenne locale du comité régional des pêches, et directeur de l'organisation des producteurs pêcheurs artisans de l'île de Noirmoutier.

Source : Ouest France

Quelle est la position des pêcheurs de l'île ?

Nous sommes opposés aux projets éoliens. On a déjà le projet du banc de Guérande, et maintenant celui des deux îles. Deux parcs dans une petite superficie, ça fait beaucoup. Mais, en accord avec le comité régional des pêches, on a estimé que la politique de la chaise vide ne nous avancerait à rien. Et qu'il fallait mieux discuter avec les promoteurs, pour soumettre nos souhaits. Ils ont écouté nos doléances, on verra bien ce qu'ils proposent.

Quelles sont vos demandes ?

Comment voyez-vous l'avenir de la pêche avec ces projets ?

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Le 29 Novembre 2013

Communiqué de l'Ifremer au sujet de la pêche profonde

L'Ifremer regrette que le débat actuel puisse conduire à une remise en cause injuste de l'intégrité de l'institut et de ses chercheurs.

Le 29 novembre 2013

Suite aux récents débats sur la pêche profonde, l'Ifremer souhaite rappeler son rôle et le contexte de son activité, afin de ne pas se trouver au cœur de controverses qui vont très au-delà de ses missions et peuvent nuire à la sérénité du travail scientifique.

Source : Ifremer

L’Ifremer est un organisme de recherche. A ce titre, l'institut participe, aux côtés de nombreux autres experts de dix-neuf autres pays d'Europe (pour mémoire, une petite centaine d'experts Ifremer sur tous les sujets liés à la pêche pour un ensemble de 4000 experts), aux différents stades de l’élaboration des diagnostics, avis et expertises sur les espèces exploitées par la pêche (profonde ou non).

Ces exercices sont menés par le Conseil International pour l'Exploration de la Mer (CIEM), à partir du meilleur niveau des connaissances scientifiques et de l’utilisation d’observations issues de bases de données internationales, dans un objectif de durabilité, incluant l'optimisation économique et environnementale de l'activité de pêche.

Lors de son intervention récente à la table ronde organisée par les commissions compétentes de l'Assemblée nationale, le directeur général délégué de l'institut, Patrick Vincent, s’est borné à dresser l'état des connaissances et à rappeler l’avis émis par le CIEM. Cette intervention ne saurait être assimilée à un soutien à l'une ou l'autre des parties du débat.

Par ailleurs, le document évoqué dans le débat et présent en ligne dans la rubrique médias du site de l'Ifremer depuis juin 2013, au demeurant simple actualisation d'un texte de 2012, a été élaboré à des fins de vulgarisation, dans des termes qui sont certes simplificateurs, mais visaient à faciliter la compréhension et à présenter une approche générale. Un tel document ne permet évidemment pas d'exprimer toute la complexité des notions véhiculées et de l'état de la connaissance. Il n'exprime pas « une position » de l'Ifremer et ne constitue en aucune façon une caution, de quelque nature que ce soit, envers aucun des acteurs du débat actuel sur la pêche profonde, ainsi que l'a rappelé Patrick Vincent. Aucune évolution dans les données scientifiques n'a eu lieu au cours des mois écoulés, indépendamment des exploitations que chacun veut bien en faire.

La communauté scientifique, dont l’Ifremer, poursuit ses recherches. Les enjeux tiennent à la compréhension des processus de renouvellement des populations (recrutement), la prise en compte de l'ensemble des composantes de l'écosystème et de leurs relations, ainsi que des différentes pressions environnementales qui s'exercent sur les espèces (perte d'habitats, pollution, réchauffement climatique, acidification, etc...). Les avancées scientifiques sur ces sujets sont discutées au CIEM et progressivement intégrées dans les méthodologies qu'il met en œuvre de façon consensuelle.

Enfin, et de manière générale, l'Ifremer regrette que le débat actuel puisse conduire à une remise en cause injuste de l'intégrité de l'institut et de ses chercheurs.

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Le 28 Novembre 2013

Pays de la Loire. Cohabitations compliquées au large des côtes

Extraction de granulats, éolien offshore, zones protégées, senne danoise contestée par les côtiers... La mer littorale est très convoitée.

Source : Ouest France par Jean-Pierre Buisson

Vingt et un points de débarque, six ports, 1 500 professionnels, la pêche ligérienne doit composer avec les nombreux utilisateurs de la « mer littorale ». Premier constat : « 74 % des surfaces de la mer régionale sont sous contraintes », souligne José Jouneau, président du Comité régional des pêches maritimes, le Corepem. Extractions de granulats, de sable, aires marines protégées, gestion des ressources halieutiques et, demain, énergies marines renouvelables, les activités se multiplient et empiètent sur les zones de pêche.

Elles font aussi tousser des élus, comme le conseiller général de Noirmoutier Jacques Oudin. Il réclame que les implantations d'éoliennes soient situées plus au large « pour ne pas nuire à l'activité touristique ». Même souhait pour les projets de sites d'extraction de granulats au large de l'estuaire de la Loire. « On peut les accepter, mais au-delà de la mer territoriale. » Il comptait un peu sur les pêcheurs pour appuyer ses points de vue. Raté. « Pas question de se servir de la pêche pour faire passer ses idées », rétorque José Jouneau partisan du dialogue et d'« une nécessaire cohabitation ».

Même si le site du Pilier, près de Noirmoutier, au large de la Vendée, « a été rendu en piteux état », il plaide pour « l'élaboration d'une stratégie nationale d'extraction des granulats promise par le Grenelle de la mer. » Problème : « En quatre ans, il ne s'est rien passé.

Même manière d'aborder le sujet avec les éoliennes offshore. « Les zones choisies ont été élaborées avec les professionnels pour tendre vers le moindre impact pour nos flottilles. » Le Corepem planche sur des propositions « permettant de poursuivre certaines activités au sein des parcs éoliens ».

Toutefois, quand les problèmes de cohabitation touchent les pêcheurs entre eux, la situation peut s'envenimer très vite. C'est le cas avec la senne danoise. Cette technique de pêche a été adoptée par neuf bateaux vendéens après de lourds investissements (800 000 € en moyenne). Plus sélective, moins coûteuse en carburant, plus efficace et donc plus rentable, elle est contestée par les flottilles voisines. L'Aquitaine a même décidé d'interdire son utilisation. « Son arrêté va être attaqué en justice », promet José Jouneau.

L'opposition vient aussi des côtiers ligériens. Ils déplorent la présence de ces unités trop près de la côte. Le président du Corepem plaide bien le dialogue, mais sa mission s'annonce compliquée.

Un fossé se creuse progressivement entre les hauturiers et les « petits pêcheurs ». Ceux-ci viennent de créer une association européenne. Soutenue par Greenpeace et WWF, elle regroupe un millier d'adhérents qui veulent défendre leur pêcherie.

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Vendée. Dans 10 ans, des éoliennes prévues au large des îles

L'appel d'offres du gouvernement pour la construction d'un parc éolien au large de Noirmoutier et de l'île d'Yeu s'achève ce vendredi. Qu'est-il prévu en pleine mer ? Quelles conséquences ? On fait le point.

Source : Ouest France  par Brice Dupont

Quel projet pour les deux îles ?

Il est prévu de construire environ cent éoliennes en mer, au large de Noirmoutier et de l'île d'Yeu. Sur une zone, dite « propice », de 112 km² (la superficie totale dépendra du projet retenu). Ce parc éolien devrait être situé entre 13 et 16 km des deux îles. La production prévue est d'environ 500 mégas watts. De quoi alimenter en électricité, à pleine puissance (quand le vent souffle), autour de 250 000 foyers.

Quelles sont les échéances ?

Évoqué dès 2007, le projet s'est longtemps heurté à l'opposition du conseil général, sous la présidence de Philippe de Villiers. Avant que l'arrivée de Bruno Retailleau, en 2011, ne rebatte les cartes. Le projet des deux îles fait ainsi partie du second appel d'offres pour l'éolien en mer (avec le site du Tréport, en Seine-Maritime), lancé par le gouvernement en janvier dernier.

Les candidats ont jusqu'à aujourd'hui, 14 h, pour répondre à la commission de régulation de l'énergie. Le gouvernement dévoilera son choix dans le courant du premier trimestre 2014.
La mise en service du parc éolien est prévue entre 2021 et 2023. Avant de pouvoir exploiter, le candidat retenu devra néanmoins conduire de nombreuses procédures administratives. Pendant lesquelles des recours sont possibles.

Qui sont les candidats ?

Quelles retombées ?

Quelles conséquences ?

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Le 27 Novembre 2013

Le dossier que déteste Bloom...



"L’Ifremer retire sa caution scientifique aux lobbies de la pêche profonde" lit-on dans la presse ou bien "Pêche en eaux profondes : l’Ifremer se dédit, avantage à Bloom" dans Terraeco... A la suite d'un communiqué de Bloom

Mais le dossier tant détesté de Claire Nouvian, directrice de Bloom,  est toujours consultable sur le site de l’Ifremer dans les dossiers d'actualité

Chalutage profond : la controverse en débat à l’assemblée nationale

Après le compromis ébauché par la commission de la pêche du Parlement européen le 4 novembre, et avant le vote en plénière au Parlement européen le 10 décembre, le dossier de la pêche en eau profonde a été évoqué à l’Assemblée nationale le 26 novembre, ce qui a permis d’entendre les positions de scientifiques, d’ONG et de professionnels de la pêche.

Source : Le Marin

Cette table-ronde avait été organisée à l’instigation des commissions parlementaires chargées du Développement durable et des Affaires européennes. Marqué par des arguments contradictoires sur la durabilité et la rentabilité de cette pêcherie, le débat visait à renouer un semblant de dialogue entre les différents protagonistes.

Pour l’association Bloom, Claire Nouvian a pu se féliciter du succès de la BD virale publiée le 18 novembre par Pénélope Bagieu qui a permis à sa pétition en faveur de l’interdiction du chalutage profond de passer de 20 000 à plus de 630 000 signataires en une semaine. Elle en a fait une lecture outrancieusement biaisée le lendemain, laissant croire que l’Ifremer aurait changé de position, ce que ne démontre pourtant pas l’intervention citée.

Le Comité national des pêches maritimes et la Scapêche, principal armement visé par Bloom, tentent de répondre aussi sur les réseaux sociaux, assurant qu’une mesure d’interdiction serait catastrophique pour l’ensemble d’une filière qui a consenti depuis plus de 10 ans aux efforts exigés en vue d’une meilleures préservation des ressources marines.

Cliquer Ici pour consulter le dossier de l'Ifremer "Pêches profondes dans les eaux européennes : expertise et travaux menés par l’Ifremer"

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Le 26 Novembre 2013

Evaluation de la politique maritime - Phase de diagnostic - Rapport opérationnel

Source : MDD - 18 novembre 2013

Auteur : Marianne BONDAZ (IGA) - Yves MORIN (CGEDD) - Jean-Michel SUCHE (IG Affaires Maritimes)

En mars 2013, la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie  (MEDDE) et le ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche ont demandé à une équipe interministérielle d’inspecteurs (IGA, CGEDD, IGAM) de procéder à une évaluation de la politique maritime dans le cadre de la démarche d’évaluation de l’action publique. Le rapport de diagnostic a été remis aux commanditaires en juin 2013. Il porte notamment sur les enjeux de cette politique et l'organisation de l'administration de l'Etat pour y faire face.

Cliquer Ici pour télécharger "Evaluation de la politique maritime - Rapport opérationnel"

Cliquer Ici pour télécharger "Evaluation de la politique maritime - Phase de diagnostic"

Accéder aux derniers rapports du CGEDD

Stratégie maritime française : premières manœuvres avant le grand chamboulement

Un rapport ministériel estime que la gouvernance de la politique de la mer doit être profondément révisée. En creux se dessine une lutte de pouvoir entre le ministère de la Mer et Matignon qui se partagent aujourd'hui les principaux rôles.

Source :  Actu-Environnement.com |  Philippe Collet | 21 novembre 2013  |

"Evaluation de la politique maritime - Phase de diagnostic" Derrière ce titre abscond se cache un rapport commandé par Delphine Batho, alors ministre de l'Ecologie, afin d'établir un diagnostic portant, entre autres, sur "l'articulation des politiques publiques maritimes sectorielles entre elles" et "l'efficience des organisations actuelles".

Afin d'améliorer une situation peu satisfaisante, le rapport propose trois scénarios de gouvernance articulés autour de trois hypothèses : la création d'une grande Direction générale "mer" rattachée au ministère du même nom, un renforcement important de l'outil de coordination au sein du ministère de la Mer ou enfin le renforcement du Secrétariat général de la Mer (SG mer) rattaché à Matignon.

Rédigé par trois hauts fonctionnaires de l'Inspection générale de l'administration, du Conseil général de l'environnement et du développement durable et de l'Inspection générale des affaires maritimes, le document a été rédigé en juin 2013 et publié le 18 novembre.

Manque de clarté

En premier lieu, le rapport note que "la notion de politique maritime pose des interrogations de contenu et de périmètre". En effet, elle recouvre aussi bien des politiques sectorielles spécifiques à la mer, comme la politique de la pêche, et des politiques générales ayant des impacts sur la mer, comme le développement des énergies marines. De plus, si le code de l'environnement encadre la notion de gestion intégrée de la mer et du littoral, "une stratégie nationale de la mer et du littoral est [néanmoins] attendue par la plupart des acteurs, chacun y [voyant] souvent un contenu différent".

En effet, la protection et l'exploitation des milieux marins, objet d'"un équilibre souvent délicat", concernent de nombreux acteurs (entreprises, acteurs publics, institutions communautaires et internationales, etc.), traduisant le caractère "naturellement complexe" de la gouvernance de l'espace marin.

Pourtant, la politique maritime a fait l'objet de plusieurs documents stratégiques : le rapport Poséidon de 2006, le livre bleu des engagements du Grenelle de la mer et le livre bleu de la Stratégie nationale de la mer et des océans de 2009. Autant de rapports qui pointent "la nécessité de protéger et de gérer ce bien commun grâce à une croissance bleue respectant les trois piliers du développement durable", ainsi que le rôle essentiel de la connaissance du milieu marin et de la formation aux métiers de la mer. De même, la nécessité d'une "gouvernance à cinq" est systématiquement avancée. Las, "ces nombreux objectifs ne sont pas toujours priorisés, voire financés", déplore le rapport.

Multiplication des risques

En conséquence, "l'efficacité et l'efficience de l'action publique ne sont pas toujours optimales", note le document, soulignant que "cette politique, annoncée avec force, n'est pas toujours lisible « sur le terrain »". Ainsi, "parfois insuffisamment coordonnée", la politique maritime française "peut présenter un décalage par rapport à l'émergence de grands enjeux d'avenir".

C'est principalement les "risques à l'échelle mondiale" qui inquiètent ici les rapporteurs, compte tenu de l'étendue de l'espace maritime français. "Les océans pourraient constituer dans l'avenir un théâtre d'affrontements et de concurrence internationale", rappellent les auteurs du rapport, pointant la nécessité d'une mise en œuvre coordonnée de moyens d'action de l'Etat en mer.

Côté environnement, "l'action (…) est en plein essor, mais manque de lisibilité pour certains acteurs et requiert plus de financement". C'est le cas, notamment, de la politique de protection du milieu marin qui "doit se déployer à terre comme en mer et apparaît insuffisamment comprise".

Sur le plan économique, là aussi, la situation n'est pas idéale puisque les trois services ministériels appellent à développer une action "davantage ciblée sur les activités d'avenir". Par activité d'avenir, les auteurs entendent notamment le tourisme, le secteur parapétrolier et celui des énergies marines renouvelables.

Ministre de la Mer versus Premier ministre....

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Le 25 Novembre 2013

Les quotas de pêche au thon rouge inchangés en Méditerranée pour 2014

Les quotas de pêche au thon rouge pour 2014 ont été maintenus, lundi, au même niveau que cette année, à l'issue de la réunion annuelle de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA), ont indiqué le WWF et d'autres ONG. Soit 13.400 tonnes.

Source : France 3 Languedoc-Roussillon  Par Fabrice Dubault
  
"Le WWF est satisfait du maintien des quotas annuels de prise de thon rouge dans l'Est de l'océan Atlantique et en Méditerranée à 13.400 tonnes (...)", a-t-il réagi dans un communiqué, corroboré par celui de l'association Oceana qui se félicite aussi du "statu quo" et du "leadership manifesté par l'Union Européenne --le principal titulaire des quotas-- sur le respect de l'approche de précaution".

Un comité scientifique avait recommandé le maintien des quotas, laissant toutefois une petite marge de négociation. Plusieurs gouvernements avaient exercé de fortes pressions pour les augmenter.

Espagne, Portugal, Italie, Grèce et Malte souhaitaient rouvrir les discussions, mais l'idée n'était pas soutenue au niveau de l'Union européenne.

Une nouvelle évaluation scientifique des stocks est attendue en février.

Les deux associations ont en revanche déploré le manque d'avancée pour les requins, en raison selon le WWF de "l'opposition radicale du Japon, de la Chine et de la Corée".
"Malheureusement, en ce qui concerne les requins, la CICTA a aussi maintenu le statu quo, échouant ainsi  à adopter toute mesure de gestion pour ces stocks menacés", a regretté Oceana.

Depuis juin, la découpe des ailerons de requins est totalement interdite dans les 28 pays européens.

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Le 23 Novembre 2013

Chalutage en eaux profondes : La BD de Pénélope Bagieu revue par les défenseurs de la pêche

Alain Le Sann, du collectif Pêche et développement, commente la BD de Pénélope Bagieu contre le chalutage en eaux profondes, le 21 novembre 2013 à Lorient...

Source : 20 Minutes à Lorient, Audrey Chauvet - Montage: Thomas Lemoine (22 Novembre 2013)

Que pensent les défenseurs de la pêche des arguments présentés dans la BD réalisée pour l'association Bloom contre le chalutage en eaux profondes ?...

Plus de 400.000 signatures grâce à une bande dessinée: l’association Bloom, qui milite pour l’interdiction du chalutage en eaux profondes, peut se féliciter de l’opération de communication menée avec la dessinatrice Pénélope Bagieu. En une semaine, cette BD à charge a fait le tour de Faceboook et a recueilli des dizaines de milliers de soutiens. Alors que le Parlement européen est en pleines tractations sur la politique commune des pêches, avec un vote concernant la pêche profonde prévu pour le 9 ou le 10 décembre, les marins pêcheurs n’ont pas apprécié cette mobilisation de l’opinion qui pourrait leur être très défavorable.

Ce jeudi, ils avaient réuni la presse à Lorient pour présenter leur vision de la «vérité». Alain Le Sann, membre du collectif Pêche et développement, est venu apporter sa caution associative aux arguments des pêcheurs. Il accuse les ONG environnementales de manipuler l’opinion, voire d’être à la solde de lobbys bien plus dangereux pour l’environnement que la pêche: il évoque notamment les possibles intérêts de groupes pétroliers souhaitant exploiter du gaz sur les fonds marins de chercher à se débarrasser des pêcheurs à l’aide des ONG.

Claire Nouvian, tête de file de l’association Bloom, dément formellement : «La fondation PEW, dont nous recevons un financement minime, était historiquement dotée par l’argent du pétrole, explique-t-elle à 20 Minutes. Mais dire que nous sommes manipulés par les grands lobbys pétroliers pour tuer la pêche ressemble à une théorie du complot. Si je m’aperçois un jour que c’est le cas, je m’engage à travailler pour les pêcheurs français gratuitement ! ».

Claire Nouvian a reçu une bourse de 150.000 US$ de la fondation Pew. En effet, une somme modeste comparée au capital de 5 milliards de la richissime fondation US !

L’environnementaliste Claire Nouvian obtient la bourse Pew Fellowship in Marine Conservation 2012

Feb 28, 2012 (communiqué de presse)
   
Projet visant à créer de la transparence concernant les subventions octroyées au secteur de la pêche en France

Claire Nouvian, 2012 Pew Marine FellowClaire Nouvian, présidente et fondatrice de l’association BLOOM en France, s’est vue décerner la bourse « Pew Fellowship in Marine Conservation 2012 » (bourse pour la conservation marine). Le projet de Claire Nouvian vise à inscrire le secteur de la pêche française dans une logique de durabilité écologique et économique en veillant à ce que les dépenses publiques soient effectuées conformément aux objectifs des réglementations internationales.

« Avec le soutien de la bourse Pew Marine Fellowship, je vais être en mesure de démarrer un projet de recherche essentiel en France, consistant à améliorer les connaissances sur les aides financières allouées à la pêche et à analyser la façon dont elles contribuent ou non à une gestion équitable et durable des ressources marines », a déclaré Claire Nouvian. « J’espère que cela contribuera à améliorer les politiques publiques, à assurer de l’équité dans la distribution des fonds au secteur de la pêche et à préserver les écosystèmes marins ainsi que leur diversité biologique. »

Le Pew Fellows Program in Marine Conservation est un programme prestigieux qui offre à ses bénéficiaires une bourse de 150 000 USD pour un projet de recherche scientifique ou de conservation visant à trouver des solutions aux sérieux défis auxquels sont confrontés nos océans. Claire Nouvian mettra cette bourse à profit pour recueillir et analyser des données sur les aides publiques accordées au secteur de la pêche en France.

Les subventions octroyées au secteur de la pêche ont été identifiées comme formant un obstacle majeur à la gestion durable des ressources marines et à la préservation d’écosystèmes marins sains. Les recherches ont démontré qu’approximativement 60 % des subventions attribuées au secteur de la pêche au niveau mondial augmentent les activités de pêche et contribuent au problème de la surpêche. Le projet de Claire Nouvian est amené à promouvoir la nécessité de mener une recherche indépendante à propos de la gestion de la pêche en France.

« Le travail de Claire Nouvian vise à examiner la relation entre le financement public de la pêche en France et les pratiques de pêche non durables », explique Joshua S. Reichert, directeur exécutif du Pew Environment Group. « Grâce à ses recherches, les responsables politiques pourront prendre des décisions plus éclairées afin d’éliminer les distorsions économiques qui mettent en danger la santé et la productivité à long terme de la ressource. »

Claire Nouvian est diplômée d’histoire de l’université Paris-Sorbonne en France. Elle est présidente et fondatrice de l’organisation à but non lucratif BLOOM, basée à Paris et Hong Kong. Auparavant, Claire Nouvian a travaillé comme journaliste en presse écrite et productrice dans l’audiovisuel. Elle a publié le livre Abysses et organisé l’exposition éponyme au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. À ce jour, l’exposition et le livre ont touché un public de plus de 287 millions de personnes. De plus, Claire Nouvian s’investit dans l’éducation par le biais de projets artistiques et scientifiques impliquant les élèves du primaire et secondaire. Elle intervient également dans différentes universités en France et à l’étranger.

Le Pew Fellows Program in Marine Conservation a décerné 125 bourses à des lauréats originaires de 32 pays. Les Pew Marine Fellowships financent des projets scientifiques ou de nature à faire progresser la conservation des océans. À l’issue d’une procédure de nomination et d’examen rigoureuse, un comité de spécialistes du milieu marin en provenance du monde entier sélectionne les Pew Marine Fellows en se basant sur les points forts des projets qu’ils soumettent, y compris leur capacité à protéger les environnements marins. Des projets uniques et pertinents, défendus par de grands professionnels dans leur domaine et généralement en milieu de carrière, sont choisis chaque année. Le programme est géré par le Pew Environment Group, dont le siège se situe à Washington, D.C.

La pêche profonde sous l'angle technique et lobbyiste

de Yan Giron, Consultant dans la pêche et rédacteur du rapport Blue Charity Business (Novembre 2012)...

Je n'ai pas prétention à vous convaincre de l'intérêt ou non de la pêche profonde. Je vais simplement vous donner le regard d'un technicien de la filière pêche, de ce que j'en connais en âme et conscience, et de ce que je connais des lobbys environnementaux pour les suivre régulièrement.

    Histoire d'un buzz |
    Les avis inaudibles d'EELV Lorient |
    Ce que je sais de la technique de pêche |
    Lobby et lobbies |
    Le lobby de la pêche |
    Mais qui est PEW ? |
    Qui suis-je

Cliquer Ici pour en savoir plus sur la pêche profonde

Touché mais pas coulé...

Réponse de BLOOM à l’entreprise de dénigrement des lobbies

Contre l’entreprise de dénigrement dont BLOOM est victime, face aux propos infondés et non référencés que diffusent la Scapêche, les lobbies lorientais « Blue Fish », « Collectif pêche et développement » et le Comité national des pêches maritimes, BLOOM poste une réponse avec références scientifiques à tout ce qui a circulé récemment comme assertions infondées. Nous ne voyons pas de meilleur moyen pour mettre fin à cette tentative de création de « controverse » que de repartir aux sources. Chacun pourra juger en son âme et conscience de l’état des connaissances ou des avis scientifiques et de la façon dont BLOOM forge ses positions.

Les questions de pêche sont globalement très complexes mais la pêche profonde pour le coup, elle, ne l’est pas. C’est pourquoi la communauté scientifique internationale s’est clairement positionnée pour une interdiction des méthodes de pêche les plus destructrices (chalutage de fond). Plus de 300 chercheurs, dont de nombreux professeurs de renommée internationale, ont déclaré leur soutien à l’interdiction du chalutage profond...

Ci-dessous, vous trouverez les références scientifiques et économiques qui vous permettront de mieux appréhender ce sujet. Les justifications seront postées au fur et à mesure de nos capacités physiques. Cela prend évidemment plus de temps de répondre aux accusations avec précision et références que de les asséner, merci de votre patience, nous y travaillons. Source : Bloom (23 novembre 2013)

Pendant la nuit 23 au 24 novembre 2013, le texte ci-dessus "Réponse de Bloom à l'entreprise de dénigrement des lobbies" s'est transformé en "Les lobbies contre-attaquent" (toujours à la même adresse : http://www.bloomassociation.org/reponse-de-bloom-a-lentreprise-de-denigrement-des-lobbies/)

Dans l'attente de la réponse de Bloom...

La pétition sur le chalutage de Pénélope Bagieu : infantilisation et inculture politique au service du « buzz »

La pétition mise en ligne par Pénélope Bagieu, l’auteure de « Joséphine » et autres bandes dessinées parues dans Femina et Oops , rencontre un franc succès sur les réseaux sociaux et a récolté en quelques jours des centaines de milliers de signatures....

Source : Agoravox

Au-delà de l’inculture qui dégouline de cette pétition sentimentaliste à l’extrême, c’est l’inquiétante infantilisation du lecteur qui nous effraie (rien que le titre : prends 5 minutes et signe copain...). Il faut croire, au regard du succès et du nombre de partage, que les gens aiment qu’on leur parle comme à des demeurés. Des dessins médiocres, un ton sarcastique, voilà qui suffit à mettre la toile en émoi. Misère de la « comm ». Finalement les politiques, les publicitaires et les médias font bien de prendre la ménagère de moins de 50 ans, le jeune branché inculte ou la pétasse faussement politisée (cœur de cible en l’espèce) pour des protoprimates, parce qu’en définitive ça marche.Ce n'est pas tant la pétition en soi qui nous revulse, mais le suivisme aveugle des masses totalement débilisées par ce genre de techniques marketing.

On ne changera pas le monde avec des pétitions jouant sur l’émotionnel, ni avec des chansons pourries, ni en défilant entre Bastille et nation avec une autorisation préfectorale, encore moins en votant UMPSFNFGEELV, mais en élevant le niveau de conscience et de revendication, en cessant de s’agiter pour minimiser les conséquences tout en feignant d’en ignorer les causes, ou pire, en les chérissant, pour reprendre le célèbre mot de Bossuet.

Greenpeace présent à Saint Malo pour expliquer les différentes techniques de pêche

Source : Greenpeace - Rennes | le 23 novembre 2013

Les militants du GL de Rennes étaient présents ce matin à Saint Malo pour expliquer la différence entre la pêche artisanale et le chalutage en eau profonde. Nous avons reçu un très bon accueil des Malouins très étonné d’apprendre que nos eurodéputés Bretons tentent de bloquer le projet européen d’interdire la pêche profonde au chalut.


Les militants de Greenpeace ont déployé une banderole "Pêche industrielle = Destruction des mers" devant le siège de la Compagnie des Pêches Saint Malo, pour tirer cette photo souvenir...

Pour ceux qui ne connaissent pas cette société de pêche basée à Saint Malo :  Merlan bleu. Le chalutier-usine Joseph Roty 2....

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Le 22 Novembre 2013

Dans le "marin" cette semaine : Le Coreper accorde une rallonge de merlu à l'Espagne


L'article de Solène Le Roux nous apprend que le Coreper accorde une rallonge de merlu à l'Espagne et l'Irlande pour l'année 2013. Pour en savoir plus sur le Coreper, cette assemblée d'ambassadeurs représentant les  Etat-membres et qui prend des initiatives importantes dans l'ombre de la commission et du conseil européen...

Autres sujets : 

- Pêche côtière. Une étude socio-économique pour instruire la politique européenne
- Thon. Bonne campagne au germon
- Civelle. Coup de colère des pêcheurs de l'Adour
- Sélectivité. La recherche s'accentue
- Algoculture. Les pêcheurs du Trégor veulent une nouvelle étude
- Méditerranée. Un nouveau chalutier pour Port-de-Bouc
- Les Nouvelles de l'Ifremer : Carnot. Un trait d'union Recherche-Entreprises
- La Réunion. Des palangriers économes en gas-oil
- EMR : Basse-Normandie et Ecosse s'allient
- Retraites. Les pensionnés inquiets
- Dossier Dakar : Le port voit grand

Cliquer ici pour lire le marin ou aller sur le Kiosk

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Le 21 Novembre 2013

Pêche de grands fonds. Les mensonges de Pénélope Bagieu

Le chalutage dans les grands fonds concerne des milliers de bateaux de pêche dans le monde... des centaines en Europe et non pas une dizaine comme le prétend Pénélope Bagieu dans sa BD contre le chalutage dans les grands fonds...

Pere Puig, spécialiste des fonds marins, travaille sur l'impact du chalutage au large de la Catalogne :

Le chalutage de fond

Les chalutiers de fond sont des bateaux de pêche tirant activement des filets sur le plancher océanique dans le but de capturer des poissons et autres espèces marines pour la consommation humaine ou bien à des fins industrielles.

Senneurs et chalutiers sont les bateaux les plus courants dans le monde de la pêche. Plusieurs techniques de chalutage existent. La technique utilisée dans les grands fonds (notamment sur le talus continental) consiste à déployer un filet à l'arrière du navire.  Le chalut est maintenu ouvert horizontalement à l'aide de panneaux. Les panneaux de chalut pèsent de 400 à 1200 kg. L'ouverture du filet est de 40 à 50 m de large pour une longueur totale du d'environ 80 à 150 m . Tous les composants de l'engin de chalutage sont en contact direct avec le fond marin au cours des opérations de pêche. La stratégie de pêche la plus courante est de suivre les isobathes le long de la pente continentale...

La carte (ci-après) montre les principales zones de chalutage dans le monde au niveau du talus continental.

Cette liste n'est pas exhaustive... La pêche illégale en eaux profondes est fréquente... En outre, la plupart des sources bibliographiques sur la pêche hauturière se réfèrent aux activités de chalutage réalisées en haute mer. Mais de nombreuses flottes de chalutiers locaux ou régionaux travaillent aussi dans les régions du talus continental.

La carte se réfère uniquement au chalutage sur le talus continental sachant que hauts fonds isolés et chaînes sous-marines sont également des cibles pour la pêche profonde. La surface du talus continental concernée (en rouge sur la carte) représente un total de 4,4 millions de km2 , soit presque la moitié de la surface des USA ou de la Chine. Le World Resources Institute estime que la surface exploitée par les chalutiers s'élève à 20 millions de km2...

Pour en savoir plus sur les zones et les espèces exploitées sur le talus continental : Chalutage de fond


Document source : Nature (Septembre 2012) : Ploughing the deep sea floor

Pere Puig, Miquel Canals, Joan B. Company, Jacobo Martín, David Amblas, Galderic Lastras, Albert Palanques & Antoni M. Calafat

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Le 20 Novembre 2013

Environnement. La pêche des grands fonds : une guerre de communication ?

On parle beaucoup de la pêche des grands fonds, vivement dénoncée sur les réseaux sociaux comme destructrice et inique. Qu'en est-il vraiment ?

Source : Ouest France
Depuis quelques jours, un billet de Pénélope Bagieu connaît un énorme succès, en particulier sur Facebook. La blogueuse-dessinatrice met tout son talent à présenter la pêche des grands fonds, avec des données fournies par l'association écologiste Bloom.

La pêche des grands fonds y est présentée comme une activité hautement destructrice, économiquement déficitaire et largement subventionnée. La Scapêche, flotte de chalutiers d'Intermarché, en prend au passage largement pour son grade.

Une réalité moins tranchée

Qu'en est-il vraiment ? Le sujet de la pêche des grands fonds alimente depuis longtemps notre page Marine, et notre rédaction de Lorient a publié le 8 novembre dernier une enquête à ce sujet, en réunissant autour de la table pêcheurs et écologistes pour démêler le sujet. Il en ressort une réalité moins tranchée que ne le présente le billet de Pénélope Bagieu.

Voici un des articles parus à cette occasion (Ouest-France, édition de Lorient du vendredi 8 novembre) :
Entre des associations écologistes et environnementalistes qui font des chaluts des bulldozers qui ravagent les fonds marins et détruisent les espèces, et les pêcheurs qui contre-attaquent à coup d'étiquettes estampillées « pêche durable » sur les étals des poissonniers... le consommateur a souvent bien du mal à démêler le vrai du faux.

Dans ce maelström autour de la pêche des grands fonds, Fabien Dulon (directeur de la Scapêche) voit surtout « une technique de guerre de certaines associations qui nous ont isolés comme ont été isolés les pêcheurs de thon il y a quelques années ».

Pêcheurs coupables ?

Les pêcheurs seraient-ils donc victimes ? « Un pêcheur naît coupable et meurt coupable, juste parce qu'il est pêcheur », estime Olivier Le Nézet (président du comité des pêches du Morbiihan). Finalement, ce débat autour de la pêche des grands fonds, où s'opposent systématiquement « les méchants pêcheurs » et les « gentils écologistes », ne manque-t-il pas un peu de profondeur ?

S'il est moins « radical », voire « caricatural » que d'autres écologistes ou environnementalistes sur le sujet, Philippe Ladame, porte-parole d'EELV, estime que ce débat repose avant tout sur la problématique de la régulation ou du libéralisme. « On ne peut pas parler d'aujourd'hui et de demain sans parler d'hier. S'il y a des rapports conflictuels, c'est qu'il y a des choses qui n'ont pas été dites, reconnues et publiées sur l'histoire de la surpêche dans les années 80 et 90. Or, il est important que ce bilan soit tiré », insiste-t-il.

Ce passé peu glorieux, Philippe Ladame veut qu'il soit expliqué aux gens. Car selon lui, « si vous n'êtes pas plus transparents sur cette période, les gens ne voient ces mesures que comme des restrictions, des interdictions, des contraintes pures et dures. Or, c'est bien l'expérience qui nous a montré qu'il fallait faire attention ».

« Nos bateaux sont grands ouverts »

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Le 19 Novembre 2013

Coquille Saint-Jacques au Tréport : un début de saison 2013 marqué par le mauvais temps

Un mois et demi après l'ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques... Etat des lieux d'une campagne marquée par une mauvaise météo. Les coquilles sont là, le gisement est bon, ce qui pose problème, c'est la rareté des jours de pêche. Résultat, les prix montent...



Reportage France 3 Picardie de Sabine et Bernard Godard. Montage de Mathieu Maillet. 

Picardie, la mer - le 18 nov. 2013

Les pêcheurs picards prient pour avoir un temps plus clément

Les conditions climatiques durant le mois d’octobre et depuis début novembre sont particulièrement mauvaises. Les marins-pêcheurs du Tréport comptent sur leurs dix doigts les marées durant lesquelles, ils ont pu travailler.

La saison des coquilles Saint-Jacques a débuté cette année dans l’apaisement. Un accord a été passé avec les Britanniques qui avaient l’habitude de devancer l’ouverture française de plusieurs semaines. Se servant les premiers dans les eaux internationales et sans contrainte de quotas européens, ils amputaient les stocks disponibles pour leurs collègues français.

Pour la saison actuelle, l’ouverture a été respectée par tous mais les petits coquillarts de 12 mètres sont handicapés par les mers fortes. Au Tréport, la flotte est composée pour moitié de petits bateaux. La vente à quai permet d’atteindre plus facilement un équilibre économique. Cette vente est en partie liée à la fréquentation touristique. Les week-ends ensoleillés, les coquilles partent vite.  Les prix sont à la hausse 20€ les 4 kg. Aux criées de Dieppe et Fécamp, la grosse coquille de plus de 13 cm a flambé en milieu de semaine dernière à 6,19 €. Cette dernière est attendue en restaurant gastronomique et sur le marché italien.

La saison de coquille dure environ sept mois. Les bateaux qui pratiquent les arts trainants s’orientent majoritairement vers cette activité. Les autres bateaux se réservent pour le poisson et particulièrement la sole dont les prix restent toujours hauts....

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Le 18 Novembre 2013

Quelle est la santé économique de la pêche en Bretagne ?

Dans le cadre d'un Pacte d'Avenir Terre et Mer de Bretagne, les Comités des pêches bretons demandent un plan de relance pour leur secteur. Alors justement qu'en est-il de la santé économique de la pêche bretonne et des emplois qui en dépendent ? Reportage sur le port de pêche de Keroman à Lorient.

Source : France 3 Bretagne par Krystell Veillard



Reportage à Lorient (56) de Marc-André Mouchère et Vincent Bars

Deux jours avant la manifestation des Bonnets rouges à Quimper le 2 novembre dernier, Olivier Le NEZET appelait à un rassemblement dans le calme et la dignité. Les Comités des pêches bretons avaient alors choisi de s'inscrire dans la dynamique du Pacte d'Avenir Terre et Mer de Bretagne proposé par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault auquel ils soumettaient un plan de relance pour la pêche en Bretagne. Qu'en est-il de la santé économique de la pêche bretonne et des emplois qui en dépendent ?

Nous sommes allés à Keroman, le port de Lorient, le 2ème port de pêche francais.

La crainte des écologistes pour la pêche hauturière

Pour les pêcheurs, la crainte première ce sont les écologistes, qui font pression sur l'Europe pour un retour aux hameçons. Hors pour la Scapêche, armement lorientais consacré à la grande pêche, la capture du poissons de grands fonds au large de l'Ecosse, se fait au chalut. Ils leur apparaît impossible en terme de quotas, de marché et de capacité de transférer l'activité du chalut vers la palangre. Une grosse partie de la flotte serait menacée, disent-ils.
La pêche est une activité qui génère aussi beaucoup d'emplois à terre, pour la transformation et la vente du poisson. Ainsi pour un poste de navigant, il y a quatre emplois sont à terre.

Difficile renouvellement des générations pour la pêche côtière

Difficile pour les jeunes d'investir dans des bateaux, alors pour la pêche côtière, le principal problème c'est le renouvellement générationnel. Le comité des pêches voudrait que les jeunes qui s'installent puissent être certain d'avoir 15 ou 20 ans de carrière.
Financer des bateaux plus économes en carburant, renouveler et former des équipages, tout cela n'a de sens que si la réglementation est stable, et n'est pas remise en cause en permanence..
Autre gros souci rarement évoqué. Le choix de certains pays, Norvège et Danemark notamment, d'orienter leur pêche pour fabriquer des farines destinées aux poissons d'élevage. L'Europe autorise ainsi à pêcher un million de tonnes de poissons pour nourrir les élevages.

A Bruxelles maintenant d'éclairer les pêcheurs sur leur devenir et de motiver scientifiquement ses décisions. En Bretagne plus de 5000 emplois en dépendent.

Interviews :
- Jean-Pierre Le Visage, armement SCAPECHE
- Gwénaël Le Diodic, matelot du Guevellezed
- Jean Piel, Comité des Pêches de Bretagne
- Alain Le Sann, Collectif Pêche & Développement

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Le 16 Novembre 2013

Foires aux harengs : tout ce week-end à Dieppe et dimanche à St Valéry en Caux

La météo annonce un temps froid et ensoleillé ce week-end. L'occasion de déguster harengs et coquilles saint-Jacques. C'est la 44e foire aux harengs à Dieppe. Saint Valéry en Caux fera aussi honneur au savoureux poisson argenté

Source : France 3 Haute Normandie par Sylvie Callier

C'est la pleine saison des foires au hareng et à la coquille sur le littoral haut-normand. A Dieppe, près de 100.000 personnes sont attendues. La ville sera en fête. Les "harengades", les ventes de poisson frais, grillé embaumeront sur le port. Autre trésor de la mer, les coquilles saint-Jacques seront aussi de la partie.

Pour faire face à l'affluence et éviter les énervements dans les embouteillages, des parkings gratuits et des navettes transporteront le visiteurs

A Saint-Valéry-en-Caux, la foire a lieu dimanche avec de nombreuses animations, des chants de marin, un marché artisanal.

Pour ceux qui ne sont pas repus de ces agapes, rendez-vous les 23 et 24 novembre à la foire aux harengs à fécamp !

Les coulisses de la foire aux harengs vendredi à Dieppe, reportage de Grégory Archiapati et Judikaëlle Rousseau

Deux jours de fête

Bien entendu, les restaurants du quai se mettent à la page pendant ce week-end, avec à déguster le hareng grillé ou la brochette de coquilles Saint-Jacques.

Samedi 16 novembre : 10 h, ouverture du site ; 11 h, inauguration officielle avec les groupes folkloriques, la Tambouille et les Toques du fourneau, et un défilé des membres de la confrérie du hareng et de la coquille Saint-Jacques, sans oublier les Polletais en tenue traditionnelle ; 14 h, tournoi de volley-ball organisé par Dieppe En volley-vous.

Dimanche 17 novembre : de 9 h à 12 h 30, concours de pêche organisé par la Gaule cheminote sur la jetée ouest ; à partir de 10 h, régates des harengs préparées par le Cercle de voile de Dieppe. La foire à tout et les animations musicales vont se poursuivre tout au long de la journée.

 Les harengs de la foire viennent essentiellement du bateau fécampois le Spes qui a effectué des rotations

Les harengs sont à Dieppe !!

C’est la 44e foire aux harengs et à la coquille à Dieppe, ce week-end. Elle sera installée sur les quais et dans le quartier du Bout du quai. Mais l’emblème de la ville est-il vraiment dieppois ?

Source : Paris Normandie

Harengs presque dieppois, harengs de choix, pourrait-on dire. D’où vient le hareng qui sera grillé ou vendu sur les étals de la 44e foire aux harengs et de la coquille Saint-Jacques, ce week-end des 16 et 17 novembre, sur le quai Henri IV et dans les rues du quartier du bout du quai ?

Le gros chalutier, immatriculé à Fécamp, Spes, livre depuis une dizaine de jours les poissons pêchés durant la journée. Vers 18 h, c’est la débarque quai du Carénage : poissonniers, particuliers, restaurateurs ou camelots de la foire aux harengs viennent récupérer leurs commandes. Chargés dans les petits camions frigorifiques, ils vont prendre la direction des congélateurs pour revenir sur les étals samedi et dimanche. « On revient avec 40 à 45 t environ de harengs dans les soutes », explique l’un des marins qui est à la réception des cagettes en plastique beige sur le quai. Chacune d’elle contient environ 30 kg de poissons. « On part le matin de bonne heure, on pêche la journée et on revient le soir. Les conditions climatiques sont moyennes, mais c’est une période très importante pour nous alors on sort quand même. »

Le seul chalutier blanc dieppois, dirigé par Yvon Neveu, long de 24,60 m et construit à Boulogne-sur-Mer en 1988, ne pourrait fournir toute la quantité de poissons qui seront vendus pendant le week-end. Quelques bateaux type Doris, notamment ceux de Quiberville, vont prendre la mer avant le début de la foire aux harengs. « Un peu comme dans l’ancien temps, explique Gérard, pêcheur à la retraite. Il y a une trentaine d’années, on partait avec nos petits bateaux de pêche. On repérait les bancs de poissons grâce aux goélands et aux fous de bassan. Ils vivent dans des eaux peu profondes et on passait nos filets très près des côtes. La saison commençait le 24 octobre et se terminait le 10 décembre. Il faut aussi du temps pour l’écailler, le nettoyer et le saler. Le Spes a adapté une pêche plus industrielle et il utilise des chaluts pour récupérer les poissons. »

Ce navire est équipé pour la pêche aux harengs et tout au long de la campagne qui dure de la mi-octobre à la mi-décembre, il suit les bancs de poissons de Boulogne-sur-Mer à Fécamp. Une fois la campagne des harengs terminés le bateau pêche la sardine et le maquereau.

Le Leridan parti en mer

L’ancien propriétaire du chalutier Angélique-Emilie, Patrick Dameuve, avec sa nouvelle unité, le Leridan, est aussi parti en mer vendredi, après avoir modifié son bateau pour la pêche aux harengs. « C’est un chalutier à la base et il fait de la coquille pendant la saison. Il a changé son matériel de pêche pour ce week-end », explique Yannick Pourchault, responsable du comité régional de pêche.

Les autres bateaux dieppois qui auraient voulu sortir ont été coincés dans le port par le vent du Nord pendant 48 heures. « Ils vont aller en mer cette nuit (NLDR : la nuit dernière) et les premiers vont pouvoir revenir avec de la coquille Saint-Jacques pour l’ouverture de la foire. Pour dimanche, cela ne devrait poser aucun problème. Pour nous les pêcheurs, cette foire aux harengs, ce sont des jours à ne pas manquer, reconnaît Yannick Pourchault. C’est une excellente publicité pour assurer la promotion de nos produits et nous apprécions le contact entre le consommateur et le pêcheur. »

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Dans le marin cette semaine : Formation maritime. Quel enseignement pour demain ?


Lors des Assises de formation et des métiers maritimes qui a réuni 250 personnes (enseignants, armateurs, organisations syndicales, entreprises, directeurs d'école, élèves…) à Paris, le ministre des Transports et de la Mer, Frédéric Cuvillier, a officialisé le vendredi 8 novembre 2013 l'ouverture, dès la rentrée 2014, des premières classes de brevets de technicien supérieur maritime.

Ces nouveaux diplômes seront orientés vers le secteur de la pêche, de l'environnement, de l'électronique et de l'hydraulique. Quatre lycées professionnels maritimes accueilleront ces formations. Chaque classe accueillera 12 élèves.

La mise en place de ces BTS maritimes entraîne la création de 25 postes d'enseignants qui seront affectés progressivement, lors des deux prochaines rentrées, au sein des lycées professionnels maritimes.

L'administration n'a pas souhaité que les nouveaux BTS maritimes soient adossés à des brevets STCW et forment des officiers chefs de quart. Mais des poursuites d'études débouchant sur l'obtention de nouveaux brevets devraient être possibles à l'École nationale supérieure maritime (ENSM). Source : Le Marin

Les autres sujets du "marin" :

- Pavillon France. La marque trace son chemin
- Prestige : pas de responsable pour la justice espagnole. Onze ans après le naufrage, la justice espagnole n’a pas trouvé de véritable responsable à la marée noire du Prestige. Aucun des trois accusés n’a été jugé pénalement responsable de la catastrophe.
- Quotas 2014. Vives craintes chez les hauturiers
- Energie Marine Renouvelable : Constitution du Comité national
- CMN : seulement huit navires complets pour Cherbourg. Une grande partie de la commande pour le Mozambique sera sous-traitée : en Roumanie pour 16 des 24 palangriers et chalutiers, et dans un chantier « extérieur », pour les coques des navires de surveillance.
- Ancien chaland ostréicole. Un manque de stabilité explique le naufrage du "Galaad"
- La mer au programme des collèges et lycées. Les espaces maritimes ont fait leur entrée dans les écoles en 2012. Avec un outil sorti en octobre 2013 : l’ouvrage Enseigner la mer. Son instigateur, Tristan Lecoq, évoque ce défi.

Cliquer Ici pour lire le "marin" ou aller dans le Kiosk
 
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Le 14 Novembre 2013

Boulogne sur mer, plaque tournante de produits de la mer




Pavillon France vous présente « Cap sur la pêche française » une émission Campagnes TV tous les dimanches à 20h

Zeebrugge : Hub du Panga et de la crevette made in Vietnam

Le Panga du Vietnam entrera en Europe par le port de Zeebrugge

Bientôt une place d’échange commerciale de pangas du Vietnam en Belgique

L’Association de transformation et d’exportation des produits aquatiques du Vietnam (la VASEP) créera une place d’échange commerciale en Belgique, et ce afin de distribuer les produits aquatiques, dont les pangas du Vietnam, en Europe. Cette place d’échange permettra de protéger la marque commerciale tout en rehaussant la position du pangas du Vietnam. Via cette place, les entreprises vietnamiennes auraient l’opportunité de travailler directement avec leur clients. Les modes d’échanges et de paiement seraient facilités et la livraison des marchandises pourraient se faire en 24 heures. Source : Parlervietnam


Belgian port to be EU distribution centre for Vietnamese pangasius

Representatives of the Vietnam Association of Seafood Exporters and Processors (VASEP) and of the Belgian port of Zeebrugge have signed a memorandum of cooperation on the establishment of a distribution centre of pangasius from Vietnam to European markets via this port.

Source : Fis

The agreement was signed during the Flanders Port Area mission to Vietnam and Singapore led by Hilde Crevits, Flemish Minister for Mobility and Public Works.

According to VASEP, this memorandum forms part of the cooperation agreement between the Belgian and Vietnamese governments to strengthen exports of aquatic products from Vietnam to the European Union (EU). Under the terms of this contract all Vietnamese pangasius fillet exports will be distributed via a European distribution centre in Zeebruggem, which is located between the ports of Le Havre, France, and Hamburg, Germany.

The Belgian port highlighted that 90 per cent of global pangasius exports come from Vietnam, and that each year the country exports between 150,000 and 200,000 tonnes to Europe, i.e. a third of its total production. A quarter of intercontinental fish traffic in Zeebrugge already comes from Vietnam and VASEP expects that the establishment of a European distribution centre here will help consolidate pangasius exports to European markets.

The Port of Zeebrugge hopes to distribute the first centralised shipment of pangasius in the summer of 2014. Vietnam’s shrimp exports may be also be distributed via Zeebrugge in the future.

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Le 12 Novembre 2013

Loctudy (29). La pêche à la coquille des Glénan reprend après trois ans d'arrêt


Par Le Télégramme
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Le lundi 11 Novembre 2013

Pas d'armistice pour Pew !

Appel à défendre les quotas sur le thon rouge avant la réunion du Cap

AFP - La fondation américaine Pew Charitable Trusts a appelé lundi à ne pas toucher aux quotas sur la pêche au thon rouge lors de la réunion, la semaine prochaine au Cap, de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA).

Source : France 24

"Il faudrait que les quotas recommandés restent à leurs niveaux actuels pour qu'on ait une stabilité", a déclaré lors d'une téléconférence Jamie Gibbon, membre de cette fondation américaine qui finance des études sur la question.

La CICTA se réunit du 18 au 25 novembre au Cap et certains gouvernements de cette commission associant 47 Etats-membres poussent au contraire pour une augmentation des quotas.

Depuis le début de pêche industrielle au thon, les stocks de thon rouge ont chuté d'au moins 85% en mer Méditerranée et dans l'est de l'océan Atlantique, victime notamment de l'appétit des acheteurs japonais qui les mangent en sushis.

En 2007, l'Union européenne a accepté de restreindre les quotas de pêche, une mesure affectant sévèrement certains pays-membres.

Une nouvelle évaluation scientifique des stocks est attendue en février. Les éléments préliminaires indiqueraient toutefois que les stocks se portent mieux. Espagne, Portugal, Italie, Grèce et Malte sont du coup en faveur de rouvrir les discussions pour augmenter les quotas, mais l'idée n'a pas été retenue au niveau européen lors du dernier conseil des ministres de la pêche en octobre.

Le thon rouge demeure menacé par la surpêche, selon la fondation Pew, qui cite un dépassement des quotas de 57% entre 2008 et 2011. "C'est vraiment un test pour les gouvernement pour voir s'ils ont la volonté de suivre la science", a ajouté une autre membre, Elizabeth Wilson.

La fondation espère aussi que la CICTA avancera sur interdiction de la découpe des ailerons de requins dont les 28 pays européens ont décidé l'interdiction totale dans l'UE en juin.

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Le 8 Novembre 2013

Dans le marin cette semaine : Grands fonds. Compromis sur l'encadrement à la commission pêche du Parlement européen


Pêche de grands fonds: l’interdiction s’éloigne. Mieux encadrer plutôt qu’interdire : c’est le compromis sur la pêche de grands fonds adopté par la commission de la pêche du Parlement européen. "Un compromis équilibré", commente, soulagé, le Comité national des pêches. L’enjeu désormais : son adoption en plénière.

Également dans "le marin" :

- Deux BTS maritimes à la rentrée 2014. Ciblés « pont pêche » et « énergie », les deux premiers BTS maritimes doivent ouvrir dès la rentrée 2014.
- Quotas. Un espoir d'atténuer les baisses
- Hareng et maquereau : Les Féroé lancent une procédure contre l'UE auprès de l'OMC
- Pêche : les Bretons rédigent leur pacte d’avenir. Amont, aval: toute la filière pêche bretonne planche sur ses propositions au gouvernement pour le maintien de ses emplois. Profitant du pacte "terre et mer", elle pourrait servir de locomotive pour toutes les régions.
- Coquilles. Des toxines en Manche Est
- Somalie: 300 millions d’euros versés aux pirates. Versées entre 2005 et 2012, ces rançons sont partagées entre de multiples intermédiaires. Les assaillants, eux, ne gagnent que des broutilles.
- Antarctique. Toujours pas de sanctuaire
- Dossier Brest : Croisée des chemins

A la Une du "marin" cette semaine: les travaux pharaoniques du canal de Panama

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Le 7 novembre 2013

Investissements d’Avenir : lancement de l’appel à manifestations d’intérêt « Navires du futur » 2

Dans le cadre des Investissements d’Avenir, un deuxième appel à manifestations d’intérêt dédié aux navires du futur vient d’être lancé par le Gouvernement. Il doit permettre aux entreprises de développer des modèles de navires intelligents et plus écologiques.

Source : Mdd

Conduit par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), l’appel à manifestations d’intérêt (AMI) « Navires du futurs » 2 a été lancé conjointement par Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, Philippe Martin, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’énergie, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Frédéric Cuvillier, ministre délégué en charge des Transports, de la mer et de la pêche et Louis Gallois, Commissaire général à l’Investissement.

Cette action doit permettre de développer des navires plus économes en énergie, grâce à de nouveaux modes de propulsion, comme le gaz naturel liquéfié (GNL), mais aussi plus intelligents, grâce à l’utilisation renforcée des nouvelles technologies de l’information à bord.

Il s’agit aussi de créer des prototypes plus propres, en réduisant l’ensemble des rejets, et de renforcer la sûreté et la sécurité à bord pour les personnels navigants et les passagers.

L’appel à manifestations concerne les bateaux et navires du domaine civil ayant une fonction :
  • commerciale de transport maritime ou fluvial (personnes, marchandises, etc.)
  • de travail (pêche, maintenance, surveillance, etc.)
  • sportive ou de loisir (plaisance, compétition).
    
La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 28 novembre 2014.




Une initiative pour maintenir la compétitivité

L’enjeu est de permettre à l’industrie navale française d’accompagner des projets de recherche et développement débouchant sur des réalisations concrètes et commercialisables. Le dispositif contribue à maintenir la compétitivité de cette industrie, placée au 6e rang mondial, dans un contexte de forte concurrence.

Dans le but de renforcer et structurer la filière, les projets devront être collaboratifs, associant grandes entreprises, PME et laboratoires, et se développer dans le cadre d’un accord de consortium.

Les projets conçus dans le cadre de l’AMI « Navires du futur » 2 constituent également des outils sur lesquels pourront s’appuyer les projets issus du plan ‘Navires Écologiques’ de la nouvelle France industrielle, annoncé le 12 septembre 2013 par le Président de la République.

Les navires du futur



CCSTI Maison de la Mer CCSTI Maison de la Mer

Dans un premier temps, Jacques BIGOT, président de l'association France pêche durable et responsable, présente le chalutier étaplois qui vient d'être inauguré pour tester une motorisation hybride. Puis, Laurent BARANGER, secrétaire général du Réseau d'Informations et de Conseils en Economie des Pêches (RICEP) et trésorier de l'association Mission hydrogène à Saint-Herblain expose les différentes études menées pour équiper des navires d'une pile à combustible alimentée à l'hydrogène.

Des projets soutenus par l’État

L’État a déjà soutenu 6 projets, pour un montant total de 35M€, dans le cadre du premier appel à manifestations d’intérêt. Parmi eux :
  • Arpege : un chalutier propre et performant
Arpege est un concept de chalutier particulièrement performant en termes de consommation de carburant : moins15% par rapport aux derniers navires construits (pour chalutage de fonds) et moins 40% par rapport aux navires mettant en œuvre des techniques de pêche alternative. La sécurité est aussi améliorée grâce à un système de détection des obstacles réduisant les risques de collisions. Un prototype de 24 m a été créé pour répondre aux questions du prix de l’énergie, de la demande croissante de produits de la mer, dans un objectif de réduction de la pollution marine. La mise sur le marché de navires de pêche de nouvelle génération, issus du démonstrateur Arpege, est prévue fin 2014.
  • Navalis et Windkeeper : Des navires plus intelligents pour la maintenance des éoliennes offshore
L’exploitation des champs d’éoliennes offshore nécessite une maintenance assurée par des navires d’une vingtaine de mètres, appelés crewboats. Le projet Navalis propose un crewboat au fonctionnement plus intelligent, assurant l’accès aux éoliennes grâce à une passerelle robotisée stable, résistante aux houles. Sa consommation en carburant est réduite de 10 à 15% par rapport aux navires existants et ses émissions de CO2 de 20 à 30%. L’énergie thermique des moteurs récupérée pourra aussi être restituée le lendemain au moment du redémarrage du navire.

Le projet Windkeeper propose un nouveau concept de navire économe et éco-conçu, permettant de doubler la capacité d’intervention annuelle sur les éoliennes par rapport aux solutions existantes. La production électrique est ainsi augmentée par une disponibilité croissante d’éoliennes en état de marche.
La consommation d’énergie est optimisée par l’utilisation d’un système hybride diesel-électrique et de super-condensateurs. Ces solutions technologiques permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 25 % par rapport aux solutions actuelles. La commercialisation de navires de maintenance d’éoliennes de nouvelle génération, issus du démonstrateur Windkeeper, est prévue en 2017.
  • Autoprotection : un outil pour lutter contre la piraterie maritime
Le projet Autoprotection vise à concevoir, réaliser et expérimenter un nouveau concept de protection non létal et plus sûr contre la piraterie maritime tout en prenant en compte les contraintes d’exploitation des navires de commerce. C’est un système modulaire avec automatisation d’un ensemble de capteurs et de systèmes actifs, règles de détection de comportement agressif, protection par blindage-masquage des zones sensibles et des accès...

Contrôlé depuis une tablette tactile, cet outil donne la possibilité aux équipages d’éviter la navigation à haute vitesse et le contournement des zones dangereuses, ce qui permet une réduction de la surconsommation de carburant (jusqu’à -12%).

La mise sur le marché de kits de protection pour navires, issus du démonstrateur Autoprotection, se fera dès 2014.

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Le 6 Novembre 2013

Les dix ans du Goût du Large avec les Toques normandes

Port-en-Bessin / Calvados / Normandie

9 et 10 novembre 2013

La ville de Port-en-Bessin-Huppain fêtera sa dixième édition de la Fête des produits de la mer, samedi 9 et dimanche 10 novembre. Cet anniversaire sera sous les couleurs de la gastronomie avec la participation des Toques normandes, qui créeront un espace culinaire. Le salon du livre sera aussi une nouveauté.

Coquille Saint-Jacques en vente directe sous la criée

C'est la seule journée de l'année où les pêcheurs de coquilles Saint-Jacques ont le droit de vendre aux particuliers sous la criée. Chaque bateau peut être représenté et vendre sa pêche. Les prix sont libres, généralement sans trop de concurrence, mais l'expérience plutôt négative de l'année passée devrait profiter aux professionnels, qui ont vu leurs coquillages vendus en dessous du prix de retrait.

Les Toques normandes

Elles font partie des trois nouveautés 2013, un espace culinaire sera animé par des grands chefs de la région. Les autres nouveautés sont le salon du livre et de la gastronomie et le village enfant, ouvert aux 3 à 12 ans, avec maquillage, bricolage et noeuds de marins.


Musique sous les embruns

Devant la demande inépuisable des spectateurs, la commune a décidé de donner un nom au festival des chants de marins. Musique sous les embruns apportera dorénavant un nom à Port-en-Bessin-Huppain. Au programme, Sans souci, Marée de paradis, Toss'n turn, les Boucaniers, Sasiedzi et Highland safari. Six formations internationales avec une seule raison, faire découvrir des musiques de tradition.

Le programme

Outre les visites guidées du centre culturel Sedar-Senghor, les visiteurs pourront profiter du marché le dimanche ; suivre la démonstration des chiens de sauvetage en mer ; visiter des expositions de peintres du Bessin ; découvrir le savoir-faire des ramendeurs ; mais aussi déguster les recettes des femmes de marins. Des vieux gréements seront aussi présents. Accéder Ici au programme détaillé des 2 jours

La fête débutera par une conférence de l'artiste Marie-Pierre Legrand, « Quand Port-en-Bessin était aussi un port de commerce ». D'après Ouest France

Retrouvez l'organisation professionnelle, Normandie Fraicheur Mer (NFM)

à l'entrée de la criée, autour d'une exposition consacrée à la Coquille Saint-Jacques de Normandie : 

- Sa Biologie

- La gestion de sa ressource et de son environnement

- Sa Qualité : Le Label Rouge !

- L’historique de sa pêche en Normandie.


Après Villiers-sur-Mer et Port-en-Bessin... la coquille normande est fêtée à Ouistreham et Grandcamp-Maisy dans le Calvados ... Et sur les ondes Radio !

Du 26 octobre au 8 décembre, le Calvados fête la coquille Saint-Jacques

Pour la première fois cette année, sous l'impulsion du Conseil Général, les quatre fêtes de la coquille Saint-Jacques de Villers-sur-Mer, Port-en-Bessin-Huppain, Ouistreham et Grandcamp-Maisy bénéficient d'une promotion commune. Un véritable hommage à l'ensemble de cette filière et à ce produit de qualité.

Alors qu'il existait une série ponctuelle de fêtes sur le territoire qui avaient toutes leur intérêt, le Conseil Général a souhaité réunir tous les acteurs de ces événements afin de réaliser une opération commune, promotionnelle et festive. À la clé, une valorisation de toute la filière calvadosienne, qui représente plus de 90 bateaux, près 350 marins et qui permet de produire 25 % de la coquille Saint-Jacques pêchée en France.

Une promotion départementale

Un dépliant de quatre pages édité à 7 500 exemplaires est disponible depuis fin septembre dans l’ensemble des offices du tourisme des villes concernées, au terminal ferry de Ouistreham et dans de nombreux sites clés. Celui-ci a également été distribué sur le stand du conseil général du Calvados à l’occasion sur la Foire Internationale de Caen. Une campagne d’affichage sur les abribus du département (300 faces) a été programmée du 17 septembre au 2 octobre 2013.

Pour en savoir plus sur ces quatre événements, consultez l'agenda :

Du fait de leur complémentarité et de leur qualité, ces manifestations bénéficient du soutien financier du conseil général du Calvados au titre du plan de développement touristique 2010-2015.

La Coquille Saint-Jacques Pecten maximus sur les ondes Radio !

Campagne de Promotion Radio Coquille Saint-Jacques, Pecten maximus

Régions consommatrices du Grand-Ouest - Novembre et Décembre 2013

Nous sommes heureux de vous informer d’une nouvelle campagne de promotion radio de la coquille Saint-Jacques en novembre et décembre 2013, à l’occasion des ouvertures des principaux gisements de pêche du fameux coquillage : le proche extérieur Baie de Seine (3 nov.), la Baie de Saint-Brieuc (25 nov.) et enfin la Baie de Seine (2 déc.).

Le Message (25 sec.) : Echange entre un homme et des coquilles, qui claquent !

- Clac ! Mais, qu’est-ce que j’entends là ?

- Clac, clac, clac ! Ah, mais c’est vous Pecten maximus ! Comment ? La saison des coquilles Saint-Jacques c’est maintenant !

- Clac, clac, clac, clac ! Mais oui je sais : vous êtes tendres délicates et d’un goût incomparable !

- Clac ! Et ?

- Clac, clac ! Ah, et aussi fraîchement pêchées sur nos côtes. Ne vous inquiétez pas je leur ai tout traduit ! Ah vraiment, avec vous coquilles Saint-Jacques Pecten maximus, on est toujours en délicieuse compagnie !

- Voix off féminine : Informations et recettes sur coquille saint-jacques point info. Campagne cofinancée par les organisations de pêcheurs, FranceAgriMer et le Fond Européen pour la Pêche.

Objectif / Cible :

Objectif : Lancer la reprise de consommation des coquilles Saint-Jacques auprès du grand public, à l’ouverture des principaux gisements de pêche artisanale française.

Cible : 50 ans et plus, CSP + ; des principales zones de commercialisation de coquilles Saint-Jacques du Grand-ouest et la région parisienne : Basse-Normandie, Bretagne, Ile de France, Aquitaine, Pays de Loire, Poitou-Charentes

2 Réseaux de diffusion : France Bleu (régions) – Nostalgie et Radio Classique (Ile de France) :

Dès la semaine prochaine sur les antennes du Grand-Ouest de France Bleu et sur Nostalgie et Radio Classique, en île de France !

- France Bleu : Basse-Normandie, Cotentin, Armorique, Breizh Izel, Gironde, La Rochelle, Loire Océan, Maine, Poitou, Mayenne
- Nostalgie Ile de France,
- Radio Classique Ile de France.

Les jeudis, vendredis, samedis du :
- 7 au 9 novembre
- 14 au 16 novembre
- 28 au 30 novembre
- 5 au 7 décembre

+ les dimanches matin (10, 17, 24 nov. et 8 déc.) / France Bleu.

Document informatif en avant première sur facebook

L’excellence de qualité et de goût du Label Rouge

85% des consommateurs français font confiance au Label Rouge pour choisir volaille, veau, boeuf ou produits laitiers (...). Les mers, rivières ou fermes aquacoles offrent un ‘‘terroir aquatique’’ idéal pour la pêche, la récolte ou la culture de produits de qualité et de goût. Le Calvados offre la Coquille Saint-Jacques Label Rouge qui vous en garantit l’excellence.

Le label rouge en vidéo !

Depuis plus de 50 ans, la certification Label Rouge offre au consommateur des produits de qualité supérieure.



Délivré par lʼInstitut National de lʼOrigine et de la Qualité, sous lʼégide du Ministère de lʼAgriculture et de la Pêche, il distingue notamment plus dʼune vingtaine de produits de la mer et de lʼaquaculture : La coquille Saint-Jacques, le saumon écossais, la truite de source, les huîtres Marennes Oléron, le turbot, le sel marin de Guérande, les crevettes élevées à Madagascar, le saumon Atlantique, le saumon fumé, la truite fumée… sont autant d’espèces qui bénéficient de ce label d’excellence.

La mer, les rivages, rivières ou fermes aquacoles offrent un terroir de prédilection à ces produits d’une qualité exceptionnelle. Ces terroirs leur garantissent notamment une spécificité de goût et c’est dans ces espaces aquatiques préservés que des hommes et des femmes, animés par la passion de leur métier, ont choisi, à travers un savoir-faire reconnu, de pêcher, récolter ou cultiver des espèces aux saveurs uniques. Tous répondent à la même philosophie, un engagement dans une démarche rigoureuse, de la production à la commercialisation, afin de satisfaire au mieux les consommateurs pour le meilleur du goût. Source : Aqualabel

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Journée mondiale des pêcheurs 2013 : “Les enjeux sociaux à la pêche”


Le Collectif Pêche & Développement vous invite à participer aux conférences – débats organisés à l’occasion de la Journée Mondiale des Pêcheurs sur le thème : “Les enjeux sociaux à la pêche”

Vendredi 22 et Samedi 23 novembre 2013

Saint-Pierre Quiberon / Morbihan

Merci de confirmer votre présence avant le 20 novembre 2013 au Collectif Pêche & Développement / 1, avenue de la Marne / 56100 Lorient : 02 97 84 05 87 / peche.dev@wanadoo.fr /


Programme des journées (*)

Vendredi 22 novembre 2013

9h-9h30 Accueil
Ouverture de la journée mondiale : Mme Le Sauce Danièle, présidente du Collectif Pêche&Développement
Mot d’accueil : Mme Marchand, maire de Saint-Pierre Quiberon

10h-11h30 “Avenir des nouvelles générations” : les métiers de la mer et de la pêche attirent toujours ! Quelles réponses à apporter face à la mise en place de la PCP ? Quels sont nos atouts ? Quels regards des directeurs des lycées maritimes sur cet avenir !

Projection des vidéos réalisées par les élèves du lycée maritime d’Etel

Intervenants : des élèves de 1ère et terminale CGEM d’Etel avec leur professeur, les directeurs des lycées maritimes bretons, des anciens élèves et/ ou pêcheurs de Quiberon, Houat, Belle-Ile, Plouharnel...

Débat/Pause

12h-12h30 “La sécurité en mer pour un métier à hauts risques”
Projection d’une vidéo (15 mm) sous un angle pédagogique d’un système de sécurité en mer.

Intervenant : Stéphane Léal société Seareka

Déjeuner

14h-18h “Accueillir, informer, conseiller, accompagner, être acteur de prévention dans le domaine de la santé et des risques pyschosociaux. Mieux connaître tous ces organismes au service de la population maritime”.

Intervenants : Mme Simons Anne, Service Social Maritime / Mme Palmenty Nicole, Caisse Maritime d’Allocations Familiales / M. Tourret Georges, Institut Maritime de Prévention,

Débat/Pause

M. Monnier Bernard, Protection Sociale des Marins / Une représentante Association “Famille entre Terre et Mer”

Débat

Samedi 23 novembre 2013

9h-9h15 Accueil

9h15-10h30 “Banque Mondiale, ONGE, fondations... : les acteurs de la colonisation des océans”

Présentation du rôle de la Banque Mondiale et de son évolution

Intervenants : M. Alain Le Sann / M. Le Ry Jean-Michel Collectif Pêche & Développement / M. Simon Collins Association de pêcheurs Shetland (GB) / Comité National des Pêches (à confirmer) / Association “Blue Fish” (à confirmer)

Débat

11h30-12h “Pêche illégale et autres problématiques en Guinée”

Partenaires invités : délégation officielle du ROPPA (Réseau des organisations professionnelles de la pêche en Guinée) / M. Abdourahmane Kaba, Secrétaire Général du Ministère de la Pêche / M. Devouge Renaud, Attaché de Défense de l’Ambassade de France

Débat
Clôture Mme Marchand maire de Saint-Pierre Quiberon et la Région Bretagne

(* des modifications de dernière minute ne sont pas à exclure)

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Le 4 Novembre 2013

"Vivre et travailler au pays"

Cet ancien slogan des années 70 n’a jamais été répété avec tant de conviction que le 2 novembre 2013 à Quimper au cours d’une manifestation qui a rassemblé entre 20.000 et 30.000 personnes.

Photo du Comité départemental des pêches du Finistère

Une marée rouge symbolisée par les bonnets portés par les manifestants en souvenir de la révolte de 1675 qui ensanglanta la Bretagne a envahi la place de la résistance et les rues de Quimper. L’attente, l’exigence, l’espoir et l’impatience d’obtenir des emplois pérennes en Finistère était palpable. Les intervenants ont chacun à leur façon exprimé leur volonté de vivre dans ce département du bout du monde.

Source : Cdpm 29 par René-Pierre Chever

Marée rouge et drapeaux bretons

Jean-Jacques Tanguy président du Comité des Pêches du Finistère a prononcé un discours qui a mis la pêche au coeur du territoire finistérien.

"Nous sommes rassemblés ici, à Quimper, parce que nous voulons défendre les emplois productifs dans le Finistère et en Bretagne. Notre terre et notre mer créent notre richesse. Sans production primaire et les multiples transformations associées, le Finistère ne sera qu’une maison de retraite ou une réserve d’indiens.
Notre vision, produire, travailler et vivre dans ce pays, est profondément progressiste pour deux raisons : premièrement elle remet en question le modèle du tout tourisme qui est dans la tête de beaucoup d’élus et deuxièmement l’économie bretonne doit s’appuyer sur les deux autres piliers du développement durable, le social et l’écologie. Le développement durable, c’est la voie que nous traçons pour nous aujourd’hui et pour nos enfants demain.

L’écotaxe et ses portiques faisaient partie d’une écologie-technocratique qui ne tenait pas compte du social ni de l’économie. C’est une faute majeure en Finistère, département périphérique de la Bretagne et donc ultra-périphérique pour le reste de l’Europe. Ce portique était le symbole qu’il fallait abattre. C’est fait. Cette dynamique que nous avons su créer doit nous servir à reprendre notre économie en main sur des modèles nouveaux et durables.

Quelques propositions pour la pêche viennent d’être déposées sur le bureau du premier Ministre :
• Préservation de nos quotas au niveau régional
• Renouvellement des navires et installation des jeunes
• Valorisation des produits débarqués
• Préparation des navires du futur
• Soutien des pêcheurs à pied
• Plan de sauvetage et de restructuration des armements
• Soutien à la mise en œuvre de repos biologiques
• Mise en place d’un BTS Maritime dans le Finistère
• Concentration de l’offre et marché unique en Finistère
• Défense de nos droits humains sur mer face aux nouvelles activités
• Soutien des structures professionnelles départementales
• Amélioration de la sécurité en mer et promotion sociale

Toutes ces mesures sont sur la table de Jean-Marc Ayrault depuis mardi dernier. Nous attendons que ce « pacte d’avenir » porte ses fruits le plus rapidement possible.

Le monde de la pêche est ici aujourd’hui pour apporter sa solidarité aux salariés du Finistère durement touchés ces dernières semaines. Doux, Gad, Tilly, Boutet Nicolas, Marine Harvest, ont semé des chômeurs par paquets de mille. Il faut trouver des solutions pour sortir les familles de cette détresse.

Nous sommes ici aujourd’hui pour montrer aux politiques notre unité finistérienne. Profitons de cette unanimité pour obtenir de vraies réponses aux crises structurelles qui nous accablent.

Notre rassemblement et un rassemblement sans heurt ni violence. Je ne cautionnerai aucun débordement et je demande aux pêcheurs de se retirer dans le calme dès la fin de la manifestation".

Le Comité des pêches 29

Solidarité du Conquet

Et maintenant ? Ce qui est certain, c’est que le plan d’avenir pour la pêche et le Finistère doit être sérieusement pris en compte par nos élus.

Lire aussi : 

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« La priorité est désormais à un pacte d’avenir Terre et Mer de Bretagne »

Source : Communiqué de presse du Comité Régional des Pêches de Bretagne suite à la crise traversée par le secteur agro-alimentaire en Bretagne - 29 octobre 2013

Poursuivant l’action menée en liaison avec les agriculteurs depuis 5 ans contre l’instauration de l’écotaxe au travers du Collectif des Acteurs Economiques Bretons, et suite aux manifestations de Pont de Buis la semaine dernière, Olivier LE NEZET, président du Comité Régional des Pêches Maritimes de Bretagne, a rencontré le Premier ministre mardi 29 octobre en compagnie des autres délégués du Collectif des Acteurs Economiques Bretons.

Au cours de cette réunion, Jean-Marc Ayrault a confirmé le report de l’écotaxe sans fixer une nouvelle échéance, et a bien acté les difficultés de l’économie bretonne tant terrestre que maritime, dont celles touchant la filière pêche professionnelle.

Le Premier ministre a demandé aux acteurs économiques et sociaux bretons de travailler ensemble avec l’Etat, les ministres et les collectivités territoriales, à des mesures à même de redonner espoir aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux chefs d’entreprise et aux salariés, tous durement touchés par les difficultés récentes, et cela grâce à la mise en oeuvre d’un pacte d’avenir Terre et Mer de Bretagne.

Plus tard, devant l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a confirmé la suspension de la mise en oeuvre de l’écotaxe pour donner le temps nécessaire d’un dialogue au niveau national et régional. Il a aussi annoncé le principe de l’exonération des poids-lourds utilisés par l’agriculture et la pêche partout en France.

Saisissant l’opportunité d’une telle réflexion collective sur les difficultés rencontrées par le secteur agro-alimentaire en Bretagne, le CRPMEM entend s’inscrire dans la dynamique de ce pacte d’avenir proposé par l’Etat. Il a déjà présenté des propositions concrètes au gouvernement pour favoriser une relance de la filière pêche et lui donner un avenir lisible et durable.

Le Comité Régional des Pêches Maritimes de Bretagne poursuivra dans les prochains jours ce travail de réflexion et de propositions constructives en liaison avec toutes les forces vives du secteur pêche de la région ainsi que les filières amont et aval, afin d’obtenir la mise en oeuvre rapide de ce plan d’aide à l’économie bretonne.

La question de l’écotaxe étant désormais reportée, le CRPMEM souhaite que la filière bretonne de la pêche se mobilise collectivement autour du pacte d’avenir Terre et mer de Bretagne. La priorité est désormais aux actions concrètes.

Dans l’attente de la concrétisation des discussions avec les pouvoirs publics, le CRPM de Bretagne suspend l’appel à manifester samedi. Il comprend néanmoins les motivations de ceux qui participeront au rassemblement.

Le Comité Régional des Pêches de Bretagne reste cependant vigilant. Si les attentes de la profession ne sont pas satisfaites dans les prochains mois, les pêcheurs feront entendre leur mécontentement.

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Le 2 novembre 2013

Les beaux mystères de l'écotaxe de Fabrice Nicolino



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Dans le marin du 1 novembre 2013, les pionniers de la senne danoise défendent leur technique 


 Le « Cayola » qui a été conçu pour la senne danoise. (photo Piriou)

La reconversion de chalutiers à la senne danoise, entamée aux Sables, fait aussi école à La Turballe. Mais des régions voisines veulent l’interdire en zone côtière : Aquitaine, Bretagne, et peut-être bientôt Poitou-Charentes. Or selon les premiers éléments d’une étude d’évaluation des conséquences de la transformation de la flottille sablaise (dont les résultats doivent être publiés début 2014), les économies de gas-oil sont largement au rendez-vous.

Et les ventes sont multipliées par 1,6 en moyenne, avec des prix en hausse grâce à la qualité du poisson. Mais la composition des captures est chamboulée : les espèces collées au fond (baudroie, langoustine, sole, raie) laissent la place aux céphalopodes (seiche et calmar), et à d’autres poissons démersaux (rouget, merlan, bar). La soudaine hausse des captures de rouget, notamment, pose question. José Jouneau, président du comité régional des pêches des Pays de la Loire, veut gérer ce succès durablement, sans extension non raisonnée. Source : Le Marin

À lire également dans ce numéro :

- Quotas. Les propositions sont tombées pour 2014
- Aires marines protégées: les pêcheurs engagés dans la gouvernance. Du troisième congrès international des AMP ressort la volonté des pêcheurs d’être toujours plus associés à la gestion de ces aires. Leur engagement est un facteur de réussite.
- Maquereau. Les pêcheurs refusent de subir une "triple peine"
- Pays bigouden : mobilisation autour de la filière pêche. Consciente de la nécessité de refondre le modèle économique de la pêche hauturière bigoudène, la filière se mobilise.
- Boulogne : Incendie à la CME
- Dossier : Dragage et travaux
- Une interview d'Hervé Moulinier. Le président de l’École nationale maritime expose le plan qui doit remettre l’école et ses quatre sites sur de bons rails.

Cliquer Ici pour lire le marin ou aller dans le Kiosk

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Le 31 Octobre 2013

Les langoustines, aussi, sont vivantes !

Le homard canadien vivant en vente à un prix imbattable pour les fêtes ! Et vive l’accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada !

Lire aussi : Accord de libre échange UE/Canada : Les pêcheurs français pourraient trinquer...

Cette Pub de E.Leclerc dans Ouest France va très bien avec l'article d'Antoine Jeandey qui ne parle pas de homard canadien mais de fromage...

Et si l'accord Europe-Canada signait la fin de la crise laitière ?

Source : WikiAgri par Jeandey Antoine - Dans Edito du 23 Octobre 2013

Ce 18 octobre, un accord de libre-échange est intervenu entre l'Union européenne d'une part et le Canada d'autre part. Cet accord concerne à 93 % le secteur agricole. Les négociations ont abouti à une situation très favorable au secteur laitier européen... Mais avec des contreparties.

Le propre de tout accord bilatéral tenant compte de multiples secteurs est de fonctionner sur une base de vases communicants. Ce que l'on gagne d'un côté, il faut accepter de le perdre de l'autre. Mais la réciproque est aussi vraie.

L'accord intervenu tout récemment pour un libre échange des marchandises entre l'Europe et le Canada a déjà été décrié pour les risques qu'il fait courir à la filière viande. Ils sont réels, j'y reviens plus loin. En revanche, personne (ou presque) n'a souligné tous ses bienfaits pour la filière laitière.

En gros, que comprend l'accord ? Selon la dépêche AFP reprise par plusieurs quotidiens : "Concrètement, le quota de fromages européens admis par le Canada sans droits tarifaires va augmenter de plus de 16 800 tonnes, pour une valeur estimée de 150 millions d'euros par an, tandis que l'Union européenne importera sans droits tarifaires 15 000 tonnes de boeuf congelé, près de 31 000 tonnes de boeuf frais, ainsi que 75 000 tonnes de porc et 8 000 tonnes de maïs doux." Parallèlement, l'accord contient également une reconnaissance de plusieurs indications géographiques, dont cinq fromages (feta grecque, munster français, gorgonzola, faissina et asiago italiens, il y a également des produits à base de viande comme des jambons italiens ou le foie gras de canard du Périgord).

De fait, il s'agit d'un marché supplémentaire pour les produits laitiers européens. Qui plus est, l'accord avec le canada ouvre la voie à ceux attendus avec les Etats-Unis et le Japon, où l'on peut raisonnablement penser que l'on ira globalement dans le même sens. Ainsi, l'Europe crée des marchés pour son secteur laitier, au moment où, en 2015, doit intervenir la fin des quotas laitiers. N'est-ce pas là finalement une opportunité à saisir ? Nous pouvons donc produire plus de lait en France, il existera un marché pour cela, donc la possibilité de le faire en maintenant les prix. Car le maintien des prix reste la préoccupation numéro 1 de nos éleveurs laitiers à l'aube de l'après quotas. L'accord entre l'Europe et le Canada est en soi insuffisant en volumes pour sauver la filière laitière européenne, mais elle ouvre des perspectives réelles lorsque l'on pense aux autres accords qui doivent suivre.

Pour la France, c'est très important, notre secteur laitier reste celui qui, bon an, mal an, installe le plus de jeunes et attire le plus de vocations. Avec des débouchés renouvelés en vue, l'attractivité revient.

En revanche, la viande trinque...

Comme je le disais plus haut, la filière viande, elle, trinque dans cet accord. Et de même que les bonnes nouvelles laitières en présageaient d'autres, de même les mauvaises émanant de la viande ne semblent que pouvoir empirer.

Chrisitian Pèes, président de la Cogeca (confédération générale européenne des coopératives agricoles), s'est ainsi exprimé : "L'UE a accepté d'octroyer un accès accru au marché pour d'importants volumes de viande bovine et porcine. Nous ne pouvons l'accepter, même si cette viande ne contient pas d'hormones. Nous souhaitons que les ministres européens et les eurodéputés en tiennent compte lorsqu'ils approuveront le texte final. La viande bovine est un produit sensible pour nous et la production européenne est menacée. Cet accord aura pour conséquence une hausse importante des importations. Pour le secteur de la viande bovine, nous aurions souhaité une meilleure répartition entre viande fraîche, réfrigérée et congelée, en faveur de la viande bovine congelée."

De son côté, le président du Copa (confédération européenne des producteurs agricoles), le Néerlandais Jan Maat (récemment élu ce poste), après avoir apprécié les indications géographiques et la partie "lait" ("Malgré quelques lacunes à cet égard dans l'accord, le Canada est le premier grand partenaire commercial à reconnaître le principe de notre système d'IG. (...) Je me réjouis également du fait que les dispositions concernant le secteur laitier soient plus positives que dans les propositions initiales. Les fromages européens disposeront ainsi d'un plus grand accès au marché canadien."), a également mis en garde sur celle concernant les viandes : "Cet accord signé entre le Président de la Commission européenne et le Premier ministre canadien va plus loin que ce qui avait été prévu pour les secteurs de la viande porcine et bovine dans le cycle actuel de négociations de libéralisation du commerce mondial. Nous devons tout mettre en œuvre pour que le marché de la viande ne subisse pas de perturbations."

Concrètement, en pleine crise de l'agroalimentaire breton, ce sont les grandes unités de produits transformés de viande qui pourraient être à terme menacées. Les petits élevages trouveront toujours des débouchés dans les filières courtes, mais pour ceux qui sont plus importants, cela paraît moins évident.

Sortir de la crise du lait, risquer d'en créer une en viande...

Sortir de la crise du lait en risquant d'en créer une sur le secteur des viandes, fallait-il choisir cette voie ? Oui, à condition que les avertissements des producteurs et coopérateurs soient suffisamment entendus pour que l'afflux de viandes soit fait "intelligemment" par rapport aux structures existant en Europe, qu'il convient de ne pas déstabiliser au-delà de la crise que connaît notamment l'agroalimentaire breton en ce moment.

Mais si cette condition ne devait pas être remplie, la question reste franchement posée...

Pour plus d'informations :

Les enjeux agricoles d'un accord entre l'Europe et les Etats-Unis

Source : Wikiagri par Jeandey Antoine - Dans Magazine du 20 Juin 2013

L'accord de libre-échange en négociation entre l'Europe et les Etats-Unis soulève des inquiétudes chez les agriculteurs. Sont-elles fondées ? Pour bien comprendre les enjeux, filière par filière, WikiAgri s'est renseigné aux sources du lobbying, à Bruxelles.

En fait, il faut déjà établir le contexte et le calendrier. L'Europe a ouvert en peu de temps trois négociations indépendantes l'une des autres pour des accords de libre-échange, avec le Japon, le Canada et donc les Etats-Unis. Il faut donc les envisager toutes les trois, sans se limiter à la seule négociation avec les Etats-Unis, certes davantage médiatisée que les autres, ne serait-ce qu'avec l'exception culturelle négociée par la France au sein de l'Europe qui a fait la Une de l'actualité récemment. Mais ce que le Canada obtiendra, les Etats-Unis le demanderont aussi, d'où l'importance de considérer les trois négociations....

Cliquer Gouvernement du Canada pour accéder au Résumé technique des résultats finaux de la négociation de l’Accord économique et commercial global Canada – Union Européenne
 
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Le 30 novembre 2013

Saumon. De la gloire au désespoir...

Au moment où le président de Marine Harvest trace l'avenir du saumon à Paris, les bretons se préparent à la riposte à Quimper


Début octobre, Ole Eirik Leroy, président de Marine Harvest, a participé au congrès de la prestigieuse organisation GAA "The Global Aquaculture Alliance" organisé à Paris : Goal 2013 Join the journey.

Son intervention portait sur l'avenir de la salmoniculture et tout particulièrement de Marine Harvest : "Leading the blue revolution" (Vers la révolution bleue)

Manifestation pour l'emploi le 2 novembre à Quimper

Le Comité pour le maintien de l'emploi à Marine Harvest, créé vendredi par plus de 600 personnes, a dévoilé, hier, le lieu et la date de sa première manifestation pour l'emploi en Bretagne. Ce sera le samedi 2 novembre, à 15 h, place de la Résistance, à Quimper. Cinq ans après le combat de la maternité de Carhaix, les Carhaisiens seront donc de retour dans les rues de la cité cornouaillaise. Mais il n'y aura pas qu'eux. Les organisateurs veulent rassembler toutes les personnes mobilisées pour la défense de l'emploi en Bretagne. Christian Troadec, le maire de Carhaix, appelle ainsi, au nom du comité, les « salariés de l'agroalimentaire, agriculteurs, marins, élus, syndicats, commerçants, artisans, transporteurs, toutes les populations touchées d'une manière ou d'une autre par la crise sans précédent qui touche l'économie bretonne » à se rassembler « pour dire non au déclin de la Bretagne » et par la même occasion à l'écotaxe. Source : Le Télégramme

Le saumon a désormais un « futur » radieux

Comme les céréales ou l'huile de palme, le saumon a son marché à terme : une toute petite place aux belles perspectives, bénéficiant d'une demande croissante, garantissant des prix élevés et des marges exceptionnelles pour les éleveurs.

Source : Agrisalon / AFP

Située à Bergen sur la façade maritime occidentale de la Norvège, Fish Pool est la toute première salle de marché internationale certifiée à gérer l'achat et la vente de contrats dérivés du saumon (futures et options). Encore confidentiel, le marché devrait avoir généré en 2013 un volume de transactions estimé entre 100.000 à 120.000 tonnes. Les industriels d'Europe et de Russie couvrent désormais 10% de leur achats à la bourse norvégienne, souligne François Perrone, directeur de marché chez Fish Pool. Comme sur n'importe quel marché à terme, vendeurs et acheteurs s'entendent de manière anonyme sur un prix de saumon fixé à l'avance - le produit de référence étant un saumon frais de 3 à 6 kg- et qui ne fera l'objet d'aucune livraison physique.



A échéance, une des contreparties, tantôt l'acheteur, tantôt le vendeur, aura à payer la différence entre le prix contracté et le prix de référence, explique Bruno Bensaïd, consultant et formateur sur le marché à terme de Bergen chez Offre et demande agricole. « Cet outil de gestion a des perspectives de développement formidables dans les vingt prochaines années, car la consommation du saumon s'est démocratisée depuis 1960 et la demande est en croissance constante », ajoute M. Perrone. En 2013, l'Europe reste le premier importateur de saumon : Pologne en tête avec 82.000 tonnes en 2013, suivie de la France (78.000 tonnes), de la Russie (74.000 tonnes), du Royaume-Uni, de l'Espagne, la Hollande et l'Allemagne.
Pour répondre à l'engouement croissant des consommateurs qui l'utilisent frais, fumé et maintenant cru dans les sushis, la production mondiale de saumon d'élevage, assurée par la Norvège, le Chili, l'Écosse et le Canada, a dépassé 2 millions de tonnes en 2012, soit une hausse de 22 % par rapport à 2011.
Sans spéculateurs, point de survie

En 2013, elle devrait encore progresser de 1 % et en 2014 de 7 %, selon les estimations de Marine Harvest, le plus gros acteur aquacole norvégien. Avec un coût de production de 26 couronnes norvégiennes par kilo (3,56 euros) pour un prix moyen à la fin septembre de 35,70 couronnes le kilo (5,08 euros), le marché peut engranger de super profits, reconnaît M. Perrone.

Ce type d'élevage est d'autant plus rentable qu'il faut environ 1,2 kg d'aliments pour produire 1 kg de poisson, contre 7 à 8 kg pour 1 kg de viande de boeuf, ajoute-t-il. Ils sont environ 200 éleveurs aquacoles, exportateurs, industriels, fumeurs et investisseurs financiers, nordiques pour la plupart, à fréquenter quotidiennement cette salle de vente détenue quasiment à 100 % par la Bourse d'Oslo. Quelques grands noms de la distribution françaises - Carrefour, Intermarché, Delpeyrat ou Fleury Michon - sont déjà sensibilisés à l'intérêt d'une couverture sur ce marché du saumon frais pour bâtir leur stratégie commerciale, indique M. Bensaïd.

Quant aux spéculateurs, ils représentent 10% des acteurs de la salle de marché, selon M. Perrone, un pourcentage largement insuffisant puisque il en faudrait, selon lui, trois fois plus. «Une salle de marché est comme une rivière et les spéculateurs sont l'eau de la rivière. S'il n'y a pas d'eau, il n'y a pas de rivière », explique M. Perrone. En d'autres termes, ce sont eux qui créent la liquidité qui rendent les contrats disponibles, en se positionnant sur les marchés quand acheteurs et vendeurs font de la rétention. « Les spéculateurs ont leur place à Bergen, sans eux nous n'existerions pas », insiste-t-il.

Agroalimentaire. Christian Troadec ne veut pas qu'on oublie Marine Harvest

Le maire de Carhaix, Christian Troadec, regrette que les ministres Stéphane Le Foll et Arnaud Montebourg ne fassent pas mention du site de Marine Harvest dans leurs récentes déclarations sur la crise de l'agroalimentaire en Bretagne. Et il le fait savoir.

Source : Le Télégramme

"Et Marine Harvest alors ?". C'est en résumé la réaction de Christian Troadec en découvrant l'interview accordée ce lundi matin au Télégramme par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Qualifiant le désir de l'Etat et la région Bretagne de réindustrialiser le site Gad "d'annonce encourageante", le maire de Carhaix regrette que les ministres Le Foll et Montebourg n'aient pas dit "un mot sur Marine Harvest", dont l'usine de saumon, basée à Poullaouen, doit fermer en mars prochain. Pour lui, "ce n'est pas acceptable".

Rapport attendu vendredi

Aux yeux de Christian Troadec, "ce qui est possible et faisable et Lampaul-Guimiliau doit l'être aussi à Poullaouen". D'autant que l'élu centre-breton pense avoir de sérieux arguments en ce sens. Il évoque ainsi un rapport encore confidentiel sur l'état de l'usine de Poullaouen. Qualifié "d'obsolète" depuis plusieurs mois, l'outil ne le serait pas autant que cela. Ce serait en tout cas le bilan dressé par deux cabinets spécialisés venus sur place cet été en présence du préfet, du maire de Carhaix et de la direction de Marine Harvest. Ce rapport sera rendu officiellement vendredi lors d'une réunion à la sous-préfecture de Châteaulin.

"Une action dont la Bretagne risque de se souvenir longtemps"...

Quand le saumon prend l’avion 

Démocratisée, la consommation du saumon trouve aussi ses adeptes en catering aérien. Servair, leader français du secteur, en utilise plus de 45 tonnes chaque année, soit 25 % des volumes de poisson servi en vol.

Source : pdm-seafoodmag  par A-C Renard

Le saumon s’est largement démocratisé. Au point de figurer en bonne place dans les menus proposés en avion. Pour preuve, l’espèce représente plus de 45 tonnes par an, soit de 25 % des volumes de poisson utilisés par Servair, le leader français du catering aérien.

« Le saumon convient à tous les passagers », justifie Éric Augustine, directeur de la cuisine R & D de Servair, à Roissy Charles-de-Gaulle. « Il est aussi parfaitement identifiable. Or, dans un avion, ce qui est connu rassure. » Autre atout : son bon rapport qualité/prix, malgré les variations des cours.

Car Servair s’approvisionne majoritairement en frais sous atmosphère protectrice, en pavés de 120 g sans peau sans arêtes et, plus ponctuellement, en filets 600-900 g. « Nous avons souvent besoin de l’utiliser rapidement pour ajuster notre activité à la demande. Le frais apporte plus de souplesse », reprend Éric Augustine.

Poêlé, poché ou cuit sous vide, le saumon est surtout servi en plat principal, accompagné d’une sauce. Les entrées sont consommées froides, ce qui ne donne pas le même résultat gustatif. Et, pour les chefs de Servair, pas question de négliger les qualités organoleptiques. « Régulièrement échantillonnés par nos fournisseurs de Rungis, nous procédons à des dégustations. Couleur, taux de gras, parage, etc. Chacune donne lieu à une fiche avec photo transmise au service achats. »

Marine Harvest. Paroles de femmes salariées

Qu'elles aient trois ans ou 30 ans d'ancienneté, les femmes salariées de Marine Harvest éprouvent émotion et colère. Certaines ressentent un sentiment de révolte. D'autres sont prêtes au combat. Quant à leur avenir, il s'inscrit pour l'instant en pointillé. Témoignages recueillis, vendredi soir, à l'espace Glenmor.

Tanisha Cope, 23 ans, Poullaouen. « C'est ma troisième saison. Si on commence à fermer tout l'agroalimentaire dans l'ouest de la Bretagne, on se demande où on va pouvoir aller bosser. À Socopa ou à Bretagne Saumon? Je ne vois rien d'autre. À moins d'aller comme saisonnière dans le Nord-Finistère, où il y a des légumes. J'habite sur Poullaouen mais je fais construire à Carhaix. J'ai deux enfants. Heureusement que mon mari travaille chez DS Smith Packaging (ex-Otor). Mais il nous faut deux salaires, sinon pour nous, la vie est impossible. »

Marie Le Faou, Carhaix. « Je travaille sur le site depuis 1979. Je vais avoir 53 ans bientôt. C'est triste de se retrouver au chômage à mon âge. Pour les jeunes, c'est terrible également. Je suis encore sous le coup de l'émotion. Je n'ai pas la tête à chercher un autre emploi pour l'instant. Plus tard, si ma santé le permet, je me tournerai vers les services d'aide à la personne. Je dis bien si ma santé le permet car mes articulations ont beaucoup souffert lors des 34 années passées à l'usine. »

Marie-Hélène Stone, 53 ans. « Troisième saison également. Les deux premières années, je travaillais directement via l'entreprise. Cette année, la direction m'a demandé de revenir via Adecco, agence de travail temporaire. Je suis en ce moment en colère, très en colère. C'est une société qui fait d'énormes profits. Mais elle se permet tout de même de fermer les sites de Châteaugiron et de Poullaouen alors qu'elle a fait 113 millions de bénéfice. L'émotion est passée. Le 4 juin est loin. Là, c'est colère, haine et révolte. Le temps du combat est venu. Dans notre bassin d'emploi, c'est la catastrophe. Gad ferme, Tilly se casse la figure, Doux ne va pas mieux, Penalan à Maël-Carhaix c'est pareil : ça suffit ! Il faut que nos élus fassent quelque chose. »

Rachida Benmiloud, 57 ans, Carhaix. « Moi, c'est depuis 25 ans que je travaille sur le site : sept ans en tant que saisonnière, 18 ans comme permanente. C'est la catastrophe pour nous, pour les jeunes, pour tout le monde en somme. Pour les salariés de l'entreprise mais aussi pour l'activité générale du secteur. Pour la commune aussi. Comme beaucoup de mes collègues, je suis un peu perdue en ce moment. Au départ, c'était une très grosse colère et beaucoup d'amertume. Maintenant, j'essaie d'émerger, de reprendre les choses en main et d'avoir quelques perspectives d'avenir encourageantes. »

Muriel Evain, 39 ans, Plusquellec. « Ça fait sept ans que j'y travaille. Six années en CDI. Je suis très déçue, comme mes collègues, car on s'est beaucoup investi dans l'entreprise. En dépit de cela, on va être jeté comme de simples mouchoirs, en fait. Pour l'instant, je suis dans le vague. Que faire? Suivre une formation? J'ai construit à Plusquellec. J'ai trois filles. Heureusement que mon mari ne travaille pas à Marine Harvest. Il est commercial dans une autre société. »

Lydia Le Bec, 52 ans. « J'ai quinze ans d'ancienneté à Marine Harvest, dont deux comme saisonnière. C'est de l'écoeurement, ajouté à de la colère et de la haine : trois sentiments mélangés. C'est la colère qui prédomine. La société enregistre des bénéfices mais on licencie quand même. C'est incompréhensible. Beaucoup de familles se retrouvent dans une détresse morale et financière. Il faut d'abord que j'assimile la perte de mon emploi. C'est une démarche psychologique individuelle. Il n'y a pas de déni mais il est très difficile de se projeter tant qu'on est au travail. »

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Le 29 Octobre 2013

Embarquez avec la police des pêches dans la Manche

Bienvenue à bord du Pluvier, un bâtiment de la Marine nationale chargé de surveiller la pêche dans la Manche et la Mer du Nord. Mais pas seulement.

600 bateaux transitent chaque jour dans la zone Manche-Mer du Nord, zone d'ation du Pluvier. Sa mission principale et de surveiller la pêche dans son périmètre d'action, et d'intervenir à bord des chalutiers et autres embarcations pour vérifier si le matériel et le produit de la pêche sont conformes à la législation (taille des mailles de filet, des poissons, des coquillages...).

Comme tout patrouilleur de la Marine nationale, le Pluvier a également une mission de surveillance des eaux françaises et doit alerter en cas d'intrusion qui pourrait nuire à la sécurité du territoire.

Le Pluvier mesure 54 mètres de long pour 10 de large. Son équipage est composé de 4 officiers, 14 officiers mariniers ainsi que 3 quartiers-maîtres et matelots. Source : La Manche Libre

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Le 28 Octobre 2013

La théorie du complot selon les ONGE

De l'usage de la théorie du complot, cas d'étude français : Bloom Association.

Bloom Association est l'une des seules "petites" ONGE à être membre  des 4 coalitions menées par PEW, à la fois : OCEAN2012, Deep Sea Conservation Coalition, Shark Alliance et Antarctic Ocean Alliance. La relation de Bloom à la théorie du complot est emblématique de la manière dont les ONGE utilisent cette notion. Vous la trouverez aussi chez Greenpeace, WWF, etc.  Si la théorie est agitée par les ONGE pour se défendre des critiques, comme le montrent les tweets ci-dessous, elles sont les premières à l'utiliser pour porter émotionnellement leurs attaques médiatiques. La représentation professionnelle pêche en particulier devient dans leur propos une hydre malfaisante alors qu'elle est élue, qu'elle comprend tout les types de pêche, et qu'elle est légalement impliquée dans toutes les questions portant sur l'aménagement des pêcheries notamment côtières. Elle devient donc dans la dialectique ONGE  "le lobby de la pêche industrielle". Ce lobby est capable tout à la fois d'avoir à sa botte (1) les politiques, (2) les instituts de recherche, y compris les instituts internationaux qui fondent les avis sur les quotas, (3) les ministres, (4) les organismes de certification, et même (5) les médias régionaux ou spécialisés "achetés" par leurs annonceurs. La survie financière de Ouest France dépendrait ainsi des financements publicitaires de l'ensemble de la filière pêche française.

Source : Bluelobby par Yan Giron

Nous verrons dans cet article comment l'ONGE française Bloom association, portée par la fondation américaine PEW utilise la théorie du complot sur différentes thématiques :
Blue Charity Business
Les médias régionaux "achetés par le lobby de la pêche industrielle"
Thalassa aussi
Et la science (IFREMER) ?
Les élus des littoraux
Après les eurodéputés, le Ministre et le Président
N'oublions pas l'écolabel MSC

Bloom Association et sa directrice Claire Nouvian utilisent la théorie du complot pour justifier leurs positions lobbyistes et démonter les argumentaires contradictoires. Aucun de ses propos sur twitter n'a été déformé. Les liens vers les textes d'origines sont objectivement vérifiables. Autant que possible le contexte est rappelé et le lecteur a la possibilité de le vérifier ainsi que les liens et positions de Bloom en allant sur le compte twitter de @ClaireNouvian.

Blue charity business

Nous commencerons par les réactions de Bloom concernant le rapport Blue Charity Business et ses auteurs. Ce rapport est très probablement considéré comme une menace quant au décodage apporté sur les relations entre ONGE et fondations caritatives, notamment américaines, et sur la géostratégie de leurs activités.


Ce  dernier tweet un peu énigmatique fait référence au texte de la plateforme des petits pêcheurs, qui fait mention du soutien de la fondation Total ("le black Charity business") apporté à la pêche française (financement de formations à la sécurité en mer). L'exposition Abysses réalisée par Bloom/Mme Nouvian a également bénéficié du soutien appuyé de la même fondation Total, ainsi que d'actions de promotion notamment au Maroc. Par ailleurs, en regardant cet l'article de la plateforme, vous trouverez cette mention "Le rapport du consultant Yann Giron est un bon rapport : il nous éclaire sur ces changements du monde, et nous invite à en tirer les leçons." Que chacun se fasse son opinion, mais renseignez-vous également sur qui est Pêche et Développement, ou plutôt Alain Le Sann qui est la véritable cible de cet article de blog, vous verrez qu'il n'a pas de preuves à apporter à quiconque sur son engagement de longue date en faveur de la petite pêche ("Pêcher pour vivre" date de 1994...).

Les médias régionaux "achetés" par le "Lobby de la pêche industrielle"

Dans le registre des médias techniques ou régionaux achetés par le(s) lobbies de la pêche, nous avons Le Marin et Ouest France....

Thalassa aussi...

Suite dans Bluelobby

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Dans le marin du 25 octobre 2013, le texte sur l'instrument financier passe le cap du Parlement européen


Malgré le rejet d'un de ses amendements, Alain Cadec, rapporteur du Feamp, est à l'arrivée plutôt satisfait. L'amendement en question - Aide aux bateaux neufs de moins de 12 m - sur lequel se sont focalisées les ONGE, n'était qu'un amendement en forme de leurre, nous explique Bernard Jégou. "Car, au final, Alain Cadec a réussi à faire passer pas mal de possibilités d'aides communautaires au secteur, qui ne vont pas dans le sens de la proposition initiale de la commission." Le Feamp pourra ainsi soutenir le remplacement des moteurs (sous certaines conditions), le remplacement d'engins de pêche pour plus de sélectivité, les périodes de repos biologique, la mise à la casse de bateaux (sous certaines conditions), l'installation des jeunes pêcheurs (jusqu'à 100.000 euros)... 

En définitif, Alain Cadec ne laisse qu'une coque, une coquille vide, aux ONGE et à la Commission ! Et la commissaire chargée de la Pêche, Maria Damanaki, s'en réjouit... « de constater que le Parlement européen a rejeté l’aide publique à la construction du navire et a fixé des limites claires sur les montants des financements publics des États membres peuvent consacrer à leurs flottilles ».

Alain Cadec trouve qu' « en adoptant mon rapport, le Parlement donne un avenir à notre modèle de pêche. Le Feamp ne sera pas un instrument de reconversion des pêcheurs hors de la pêche comme le proposait la Commission ».

Les autres sujets du marin :
- Languedoc-Roussillon. Les petits métiers assument une débarque illégale de thon rouge
- Civelles : quotas préservés pour 2013-2014
- Méditerranée. Des données inquiétantes sur les petits pélagiques
- Sole. Les fileyeurs de Manche Est et mer du Nord sonnent le tocsin
- Lorient. La profession montre les dents au salon Intechmer
- Boulogne. Mieux maitriser le transport du poisson vivant
- Planification maritime. Le rapport Thomas adopté en commission de la pêche
- Dhellemmes. Le "Saint-Gothard" immobilisé, un acte de gestion
- FranceAgriMer. Hervé Jeantet rempile à la présidence
- Navigants : coups de canif dans les retraites
- "Vent divin" L'armateur du fileyeur plus lourdement condamné en appel
- Environnement. Des objectifs ambitieux pour les aires marines protégées
- Nautisme : Grand large yachting reprend Alu Marine
- « Bugaled Breizh » : les juges veulent clore l’affaire
Le dossier assurances et les rubriques habituelles.

Pour lire le marin, cliquer ici ou aller dans le Kiosk



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Le 26 Octobre 2013

Bateaux neufs. Ces métiers qui auraient pu être subventionnés...

mais qui selon les ONG seraient des pêcheurs de la surpêche....

Au Cros-de-Cagne, le port de pêche ne désemplit pas



TF1 - 1min 52s - Le 25 oct. à 13h40

En cette période de congés scolaires, il est le point de rassemblement des vacanciers qui retrouvent les pêcheurs, présents toute l'année. L'occasion pour eux de se promener au bord de l'eau et d'acheter leurs poissons. Et parfois même de se baigner.

Source : Au Cros-de-Cagne, le port de pêche ne désemplit pas sur WAT.tv

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Les subventions des activités maritimes votées jeudi



TF1 - 2min 24s - Le 23 oct. à 13h45

Le Parlement européen votera jeudi les subventions aux activités maritimes et à la pêche. Au Conquet, dans le Finistère, ces mesures pour l'avenir des pêcheurs sont très attendues par la profession qui peine à se renouveler.
Source : Les subventions des activités maritimes votées jeudi sur WAT.tv

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Le 25 octobre 2013

Faux monnayeurs du FEAMP

Les lobbyistes des grandes organisations environnementales ONGE, financées et/ou coordonnées par les fonds "caritativo-industriels" américains, ont inondé tous les élus du Parlement européen de faux billets disant "non aux aides aux navires" en déformant les textes et les intentions des élus de la Commission pêche du Parlement Européen. Ces derniers, pour la première fois, n'avaient pas suivi les injonctions des ONGEs ni leurs consignes de vote sur le Fonds Européens pour les Affaires Maritimes et la Pêche FEAMP. Ce refus d'obtempérer a déclenché une profonde colère de ces ONGE qui finalement dévoilent d'autres motivations. Décryptage d'une prise de position très instructive et hautement révélatrice des idéologies qui pilotent les stratèges de ces mouvements, autoproclamés représentant la société civile (les ONGE, pas les élus du Parlement que vous élisez).

Source : Bluelobby par Yan Giron

Introduction

L'Europe est en train de négocier le pilier financier de la future Politique Commune des Pêches, Le "FONDS EUROPEEN DES AFFAIRES MARITIMES ET DE LA PECHE" - FEAMP. Le vote a eu lieu 23 octobre 2013 en commission plénière du Parlement Européen. Suite à cela il sera porté à une négociation finale en trilogue entre Commission européenne, Parlement européen et Conseil des Ministres. La commission spécialisée pêche du Parlement Européen a voté la proposition de l'eurodéputé Alain Cadec d'introduire de nouvelles mesures en faveur de la construction de navires sur des constructions extrêmement encadrées et au bénéfice seul des navires de moins de 12 m de plus de 35 ans engins non tractés. Après avoir brandi un soutien aux très petits pêcheurs, les ONGE se sont déchainées et ont inondés les eurodéputés non spécialistes de la pêche de faux billets focalisant ses aides à la construction neuve. Les ont-ils été payées de fausse monnaie ? Quelle forêt se cachait derrière cet arbre ?


Sommaire
1. Le vrai article 32b
2. Comment les ONGE présentent l'art. 32b
3. La bonne vieille recette de l'étude et de la pétition, coordonnées par PEW
4. Des subventions à la détaxe du carburant pour la pêche
5. En parlant de subventions qu'en est-il des exonérations de taxes des grandes organisations caritatives"?
6. Epilogue
7. Le mot de la fin
8. Approfondir


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Fonds Pêche. La Commission européenne est satisfaite du Parlement européen

Maria Damanaki se réjouit du vote des eurodéputés qui rejette l'aide publique en faveur de la construction de navires. Maria Damanaki se réjouit donc de ne pas aider les plus petits pêcheurs de l'Europe Bleue comme le prévoyait le rapport d'Alain Cadec... Puisque la mesure rejetée par le Parlement européen concernait les aides à la construction des plus petits bateaux de la flottille européenne, ceux de la pêche artisanale de moins de 12 mètres et de plus de 35 ans... Pour pousser le bouchon... Elle ajoute : " Ce vote permettra également au FEAMP de se concentrer sur les projets de financement en faveur d'un avenir durable pour le secteur de la pêche et les communautés côtières...

De son côté, le WWF applaudit cette décision des parlementaires européens...


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Le 24 octobre 2013

Feamp. Quel gâchis !

Le nouveau FEAMP était l’occasion d’accorder des aides spécifiques aux petits métiers de la pêche... Les eurodéputés en ont décidé autrement.... Les côtiers embarqués sur des navires de moins de 12 mètres n’auront pas de soutien financier à la construction de bateaux neufs comme le prévoyait le rapport Cadec... Le texte d'Alain Cadec, eurodéputé des Côtes d'Armor, proposait d'aider les artisans pêcheurs à remplacer leurs bateaux, à condition que ceux-ci soient petits – moins de 12 mètres –, vieux d'au moins 35 ans et équipés d'arts dormants, autrement dit sans chalut. Les nouvelles embarcations devaient en outre faire la preuve qu'elles allaient diminuer leur consommation d'énergie et le temps passé en mer.

Sous couvert de surpêche (postulat : Subvention = Surpêche), le lobby écolo-libéral a appuyé la décision de la Commission Européenne de maintenir un moratoire aux subventions des bateaux neufs et de ne pas soutenir la pêche artisanale. En session plénière, les eurodéputés ont écarté cette mesure du rapport Cadec (qui avait été adoptée par la commission de la pêche du Parlement européen en juillet 2013)...

Dans un monde de la pêche en pleine restructuration et de concentration à tout va, cette décision (de ne pas consolider la pêche côtière) aura des répercutions sur l'exploitation des pêcheries et l’avenir des communautés littorales... L'affaiblissement des petits métiers, c'est la porte ouverte à des activités destructrices et polluantes, comme le tourisme de masse, les activités minières,  l'extraction de sable sans compter l'aquaculture industrielle qui pointe son nez à l'horizon...

Sans l'opposition de pêcheurs, l'extraction de sable dans la baie de Lannion ne poserait pas autant de problème aux industriels !...

Les pêcheurs, témoins gênants d’une nouvelle guerre économique…

Source : L'Encre de Mer par Elisabeth Tempier       

Le rapport Blue charity business avait mis à jour la stratégie de grandes fondations américaines, liées à des multinationales, pour privatiser les ressources marines et libérer nos mers et nos océans de leurs multitudes de pêcheurs artisans pour des intérêts miniers, énergétiques, touristiques… Les rencontres de Guérande ont révélé les similitudes terrestres et maritimes : sur tous les continents, les communautés sont spoliées de leur accès à leurs montagnes, leurs forêts, leurs lacs dès lors qu’ils recèlent des richesses exploitables, monnayables, valorisables…

Les richesses communes de la planète disparaissent au profit de quelques grandes firmes internationales, hors de contrôle des Etats quand elles ne bénéficient pas de leur soutien. Là où les territoires communs donnent lieu à de multiples usages (chasse, pêche, loisirs, cueillette…) au bénéfice de tous, l’exploitation par ces firmes est généralement mono spécifique (du minerai, du pétrole ou du gaz…) au bénéfice d’une compagnie. Elle génère presque toujours des désastres écologiques (empoisonnement de l’eau par l’exploitation minière, pollutions, destruction des écosystèmes…), sources de désastres économiques, sociaux, humains…

L’un des procédés utilisés pour limiter les contestations consiste à occuper les médias et focaliser l’attention sur des sujets subalternes liés à leurs stratégies. La communication est d’abord une question d’argent et quand on remonte les filières financières des organisations environnementales (voire scientifiques) et des structures d’alerte (style Avaast…), il n’est pas rare de retrouver ces fondations. La pêche en fait souvent les frais. Comment comprendre le tollé contre le chalutage de grands fonds, ces quelques 300 bateaux étroitement contrôlés, aux débarquements très surveillés, qui en quelques semaines ont agité le monde des écolos avec des aliénations fausses et des images chocs ? Comment interpréter cette nouvelle vague contre les aides à la pêche, limitées aux seuls bateaux artisanaux (moins de 12m) avec des critères très restrictifs ? Pendant ce temps-là, un tiers des ressources marines* partent chaque année à la farine, de par l’action de quelques grandes flottes industrielles minotières. Pendant ce temps là, l’usage de pesticides, toujours licites, ruine à la base de la chaine alimentaire marine l’univers indispensable des diatomées (60% du plancton végétal). Bien qu’essentielles sur le plan environnemental, ces questions ne sont que trop rarement évoquées. L’agitation médiatique ne suit pas une courbe rationnelle au regard des impacts et de leurs incidences respectives… Et tandis que les pêcheurs artisans luttent pour leur avenir contre de multiples feux, d’autres placent leurs pions  sur l’échiquier marin. Il n’est que de voir les cartes des projets de plate-formes pétrolières ou de sites éoliens, en zones marines, ou de lire cet étonnant article sur l’exploitation minière sous-marine en zone côtière et en eau profonde**. Les mers et océans constituent le dernière continent libre et « commun ». La guerre économique pour son exploitation à grande échelle*** est commencée, les pêcheurs n’en sont que les témoins gênants. Les lois anti-trusts feront-elles partie des solutions à envisager ?
*Les espèces dites fourrage parce qu’elles nourrissent les autres, elles nourrissent aussi les hommes puisqu’il s’agit de sardines, anchois, maquereaux, chinchards…

Suite dans L'Encre de Mer

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Le 23 Octobre 2013

Parlement européen :  Aides aux jeunes pêcheurs... Et non à la rénovation de la flottille...


FEAMP : Cliquer Ici pour en savoir plus sur le vote en plénière au Parlement Européen

Un Fonds de 6,5 milliards d'euros pour la pêche: les députés approuvent de nouvelles dispositions

Des fonds de l'UE pour moderniser les bateaux et éviter la surpêche   Des fonds de l'UE pour moderniser les bateaux et éviter la surpêche...

Source : Parlement Européen / Session plénière Communiqué de presse - Pêche − 23-10-2013 - 14:27

Des règles régissant le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), pour aider les pêcheurs à se conformer à la politique commune de la pêche, ont été adoptées ce mercredi. Cette aide permettra aux pêcheurs de respecter l'interdiction de rejets en mer, par des engins de pêche plus sélectifs, mais aussi d'améliorer les conditions de sécurité et de travail, la collecte des données et les infrastructures portuaires. Les députés pourront débuter les négociations avec le Conseil.

"Avec ce vote, le Parlement donne un avenir à notre modèle de pêche durable. La pêche durable c'est avant tout des mesures concrètes pour éliminer la surpêche, et maîtriser la capacité de la flotte tout en permettant aux pêcheurs de vivre de leur métier.", a déclaré le rapporteur Alain Cadec (PPE, FR).

Vers une politique de la pêche durable dans l'UE

Le FEAMP permettra de mettre en œuvre l'accord conclu entre le Parlement et le Conseil sur la prochaine politique commune de la pêche (PCP), qui oblige les Etats membres à définir des quotas de pêche durable à partir de 2015 et à introduire une interdiction de rejet en mer des poissons. Le Fonds aidera, en effet, les pêcheurs à se conformer aux nouvelles règles en soutenant les investissements dans des engins de pêche plus sélectifs ou des équipements facilitant la gestion, le débarquement et la conservation des captures non désirées.

Davantage de données pour une meilleure gestion de la pêche

Le FEAMP financera également la collecte et la gestion des données de la pêche, utilisées par exemple pour calculer le rendement constant maximal requis par les nouvelles règles de la politique commune de la pêche (le rendement maximal est défini comme la plus grande capture qui peut être prise, de manière sûre, année après année et qui maintient la taille de la population de poissons à sa productivité maximale).

Modernisation des moteurs de bateaux

Selon le Parlement, le FEAMP interviendra également pour le retrait, le remplacement et la modernisation des moteurs des bateaux, à condition que la puissance du nouveau moteur soit au moins inférieur de 40% par rapport au moteur remplacé. L'amendement proposant de réintroduire des financements pour la rénovation de la flotte de pêche a été rejeté.

Soutien aux jeunes pêcheurs

Les députés ont également amendé la proposition relative au FEAMP pour permettre aux jeunes pêcheurs de moins de 35 ans de se voir accorder un soutien à l'installation jusqu'à 100 000 euros s'ils achètent un navire de pêche artisanale ou côtière entre 5 et 20 ans et s'ils disposent d'une expérience professionnelle de cinq ans dans le secteur.

Des règles simplifiées, des contrôles plus stricts et une meilleure application

La politique commune de la pêche et la politique maritime intégrée seront financées par le FEAMP, au motif qu'un paiement unique permettra de simplifier et d'intégrer les deux politiques. L'utilisation du FEAMP pour financer les mesures de contrôle et de mise en œuvre devrait également permettre une meilleure application des règles relatives à la PCP.

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FEAMP. Un bon décryptage du Figaro...

Les Onge ont réussi à supprimer les subventions au renouvellement des bateaux de pêche (qui concernaient uniquement les bateaux de moins de 12 mètres) alors qu'elles se disent derrière la pêche artisanale ; mais pas les aides à la modernisation des moteurs pour toutes les catégories de pêche (à vérifier)

Pas de nouveaux bateaux subventionnés

Le Parlement européen a repoussé aujourd'hui un projet de subventions au renouvellement des bateaux de pêche, comme l'en exhortait la Commission européenne et les écologistes au nom de la lutte contre la surpêche.

Source : Le Figaro

Réunis en séance plénière, les eurodéputés ont ainsi donné tort à la commission sur la pêche du parlement, qui avait pour sa part avalisé en juillet la réintroduction des aides à la construction des navires, bannies en Europe depuis 2005. Les ONG de protection de la mer et la Commission européenne étaient depuis vent debout contre cette mesure, considérée comme allant à l'encontre de la récente réforme de la pêche européenne, axée sur la lutte contre la surpêche et une gestion durable des stocks de poissons.

La commissaire à la Pêche, Maria Damanaki, s'est félicitée du vote en séance plénière, et "en particulier" du "rejet de l'idée de dépenser de l'argent des contribuables européens pour financer de nouveaux bateaux". Le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), l'outil de financement de la politique de pêche commune, "pourra ainsi mettre l'accent sur les projets garantissant une pêche durable", a-t-elle ajouté cité par un communiqué.

Le Parlement européen va désormais entamer des négociations avec le Conseil qui représente les Etats pour finaliser les règles de ce Fonds, doté de quelque 6,5 milliards d'euros pour la période 2014-2020. Les eurodéputés qui votaient sur les grands axes du FEAMP se sont toutefois prononcé en faveur d'aides à la modernisation des moteurs des bateaux de pêche, une mesure également combattue par les défenseurs de la préservation des espaces maritimes. Pour le rapporteur conservateur français, Alain Cadec, ces subventions doivent permettre d'améliorer les conditions de travail et de sécurité à bord de ces navires, et de réduire la pollution.

Dans un appel lancé la semaine dernière, deux cents scientifiques avaient demandé au Parlement européen à mettre fin à toutes les subventions "nocives pour l'environnement". Ce type de soutien aux pêcheurs a contribué à l'augmentation de la taille de la flotte européenne de pêche, "dont la capacité est désormais deux ou trois fois supérieure à ce qu'une pêche durable supposerait, alors que 39% des stocks de poissons sont surpêchés en Atlantique du nord-est et plus de 88% en Méditerranée", soulignaient-ils.


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Le 22 Octobre 2013

Plus de 20.000 tonnes de bars et autres merlans pêchés par des amateurs en 2012

Avec 20.400 tonnes, la pêche récréative se situerait à la deuxième place des ports de pêche, tout juste derrière Boulogne (26.699 tonnes débarquées en criée 2012) et devant Lorient (17.963 tonnes) et Le Guilvinec (17.924 tonnes) !

Les pêcheurs amateurs en mer sont 1,3 million en France, et ils n'ont rien à envier aux performances des professionnels: en 2012, ils ont capturé quelque 20.400 tonnes de poissons et crustacés, principalement du bar, indique lundi une étude de l'Ifremer.

Source : Marine-Océans / AFP

Sur ces captures, les trois quarts ont été gardées (le reste est remis à l'eau), "soit 5% des prélèvements de la pêche professionnelle, dont la production est estimée à 310.000 tonnes", souligne l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer.

A raison de 9 millions de sorties de pêche par an, à bord d'un bateau ou du bord, les pêcheurs dits "récréatifs" ont surtout capturé des bars (3.200 tonnes), suivi du maquereau, du lieu jaune, de la seiche, du merlan et des dorades.

D'après cette étude menée entre 2011 et 2013, le pêcheur type est un homme (73%), âgé de 40 à 64 ans (plus de la moitié d'entre eux). Il s'adonne surtout à son hobby l'été, et dépense en moyenne 146 euros par an pour son équipement et 1.000 euros par an pour son embarcation (seuls 25% des pêcheurs en possèdent une).

Cette étude a été menée par l'institut de sondage BVA, par téléphone, dans 16.000 foyers en France métropolitaine et un panel de 180 pêcheurs récréatifs en mer.

1,3 million de Français pratiquent la pêche récréative en mer

On connaît bien la pêche professionnelle, mais quid de la pêche récréative ? L’Ifremer a mené entre 2011 et 2013 une enquête avec l’aide de l’institut de sondage BVA. 16 000 foyers en France métropolitaine ont été interrogés par téléphone, ainsi qu’un panel de 180 pêcheurs récréatifs en mer. Tour d’horizon des résultats. Objectifs de l'étude: mieux connaître les pêcheurs récréatifs en mer, leurs pratiques et affiner l'estimation des captures. Suite et rapport sur le site de l'Ifremer

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Le 21 Octobre 2013

Opération pêche au thon illégale pour dénoncer les quotas des petits bateaux

Les petits métiers de la pêche sont nombreux, en Méditerranée, à vivre de leur sortie quotidienne. Et même si le poisson est là à profusion, il est soumis à quota. Une aberration selon eux, d'où l'opération de ce vendredi matin, au large de Valras, dans l'Hérault.



Source : France 3 Languedoc-Roussillon par Fabrice Dubault

Deux hommes penchés au dessus de la mer pour une pêche complètement illégale. Avec eux, une trentaine d'embarcations sont venues de Port-la-Nouvelle dans l'Aude, au Grau-du-Roi, dans le Gard, pour dénoncer la faiblesse des quotas de thons rouges qui leur sont attribués. Certains sont même venus du pays basque.
Cette interdiction de pêcher le thon génère des situations absurdes.

Symboliquement, 80 marins ont capturé 5 thons, ce matin, lors de cette pêche contestataire. Une opération illicite et médiatisée pour dire leur exaspération.

Au retour de la pêche, les représentants des Affaires maritimes sont venus dresser procès verbal, sans aucun incident. Les pêcheurs visés encourent jusqu'à 22.500 euros d'amende. En attendant tous ont consommé, sur place, ces magnifiques thons frais.



Les petits métiers de la pêche se mobilisent


Les petits métiers de la pêche se mobilisent par TVSud


Manifestation thon rouge à Valras-plage : pourquoi ?  

Interview de Bertrand Cazalet, conseiller juridique du syndicat professionnel des pêcheurs petits métiers du Languedoc-Roussillon (SPMLR)

Source : Encre de Mer par Pascale Marcaggi

5 permis supplémentaires pour 120 pêcheurs demandeurs

« Cette manifestation avait été annoncée en début d’année, à l’occasion de l’assemblée générale du Syndicat des Petits Métiers du Languedoc Roussillon. Elle a pour but de tout d’abord de dénoncer une situation de déséquilibre des droits d’accès à la pêche au thon rouge, qui sont à plus de 90% réservés à l’industrie. Ce n’est pas en soi totalement anormal puisque la pêche au thon est d’abord une pêcherie industrielle, mais nous demandons de rééquilibrer ce ratio de manière à permettre à plus de petits métiers de pouvoir retrouver la pêcherie, dans le cadre de leur polyvalence. Beaucoup d’entre eux pêchaient le thon rouge avant l’interdiction du filet dérivant et, depuis l’interdiction de cette technique, la plupart ont été exclus de cette activité.

Deux facteurs expliquent cette mobilisation : la France est arrivée à la fin du « pay-back » en 2012 avec le remboursement des pénalités mises en place du fait des dépassements de quotas par la pêche industrielle au cours des années 2000. La France ayant récupéré mille cinq cents tonnes de plus, elle était en mesure d’en allouer une part à la pêche artisanale. Par ailleurs, il y a le constat quotidien, depuis plusieurs saisons, de la présence de thons en très grande quantité, près des côtes du Golfe du Lion avec le développement inéluctable des prises accessoires de cette espèce. Ces captures non ciblées doivent être immédiatement rejetées à la mer sous peine de sanctions administratives et judiciaires. Pour toutes ces raisons, les petits métiers devraient pouvoir « travailler cette espèce » présente, 500 kilos/navire ce serait déjà énorme. Même si cela semble peu a priori, ça représente 5000 à 6000 euros pour une entreprise de petit métier, ce n’est pas rien ! Enfin, nous sommes là pour valoriser la petite pêche polyvalente dans laquelle nous souhaitons pouvoir réintégrer le thon rouge… l’objectif n’est pas de fabriquer des « spécialistes du thon rouge ».

Erreur de frappe

Dès septembre 2012, nous sommes montés à Paris, en bus pour dénoncer cette situation et le manque de quota pour la pêche artisanale ! Trois jours après, le quota petit métier a doublé, de 115 tonnes à 230 tonnes. Mais il n’y a eu que douze permis (autorisation européenne de pêche) supplémentaires délivrés pour la campagne 2013, passant de 70 à 82 permis. Finalement, toute cette mobilisation n’a servi qu’à augmenter les quotas de ceux qui avaient déjà des permis et des antériorités. De ce point de vue, ce fut un échec. Malgré l’augmentation du quota de la pêche artisanale, il n’y a pas eu une augmentation proportionnelle du nombre de permis. Tout cela a donc été perçu comme une escroquerie par les pêcheurs de notre groupement qui s’étaient mobilisés pendant plus d’une année dans l’espoir d’une ouverture en 2013. Malgré la déception, notre groupement de navires créé en mai 2012 a bien été reconnu par l’administration. Nous, on a eu de la chance, entre guillemets, parce que nous avons eu 4 permis pour notre groupement, soit le tiers des permis supplémentaires distribués en Méditerranée en 2012. C’est un premier signe positif, mais cela reste très peu par rapport à la demande (120 lors de la création de notre groupement), et justifie que l’on maintienne nos propositions et qu’on mette en place cette action....

Des permis supplémentaires pour des petits métiers côtiers et polyvalents

Une pêche sur-contrôlée et sur-administrée...

Quelles perspectives pour 2014 ?

Une autre pêche existe: Rencontre avec des pêcheurs artisanaux


Rencontre avec des pêcheurs artisans de Port-La-Nouvelle (Aude)

Par Agence des aires marines protégées
 
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Le 19 Octobre 2013

Une norme européenne pour le tourteau ?

Poussé par la mondialisation accrue du commerce sur tous les fronts, l’industrie des normes et les secteurs connexes de la certification, de l’accréditation, de la conformité et de l’audit, a connu une croissance considérable ces dernières années. L’éventail, parfois très déroutant, de normes et de logos et slogans artistiques accrocheurs est tel, qu’il en crée presque une « lassitude par rapport aux normes », même chez leurs consommateurs cibles. Le consommateur n’est pas toujours conscient du message sous-jacent d’une norme donnée et peut ne pas être en mesure de distinguer ce qui a trait à la qualité alimentaire, des questions liées à l’environnement.

Source : Cdpm 29 par René-Pierre Chever

Seafish a tenté d’apporter un peu de clarté à cette situation grâce au guide qu’elle vient de publier : « The Guide to Seafood Standards » (guide des normes relatives aux fruits de mer). Guide qui fournit des informations détaillées sur tous les systèmes de certification actuellement applicables aux fruits de mer, nombre de ces informations figurant également sur l’étiquetage des produits et des menus. Il intègre un outil interactif qui décrit comment chaque norme est appliquée et les critères utilisés pour mesurer certains facteurs tels que la sécurité alimentaire, l’environnement et le bien-être animal et social.


Dans ce contexte, avons-nous donc vraiment besoin d’une autre norme propre au tourteau ? La réponse est Oui. ACRUNET doit en partie son existence à la nécessité d’une norme transnationale à l’échelle européenne.

Par le passé, une source majeure de discorde entre les parties prenantes était le désaccord sur la définition du terme « qualité ». Il était évident que ce mot avait un sens différent pour diverses personnes : les critères pour ceux qui travaillent dans le domaine de la transformation en quête de crabe « entier » étaient tout à fait différents de ceux impliqués dans le transport du crabe vivant vers des destinations toujours plus lointaines. Par ailleurs, les fluctuations saisonnières sont considérables et les cycles de mue et de reproduction créent aussi un nouvel ensemble de variables.

Outre la nécessité d’une définition commune des critères de qualité, la pression exercée par l’industrie du détail pour fournir l’assurance que les pêches sauvages sont exploitées de manière durable et respectueuse de l’environnement est énorme. Les pêches de tourteaux se sont développées dans les pays membres de diverses manières qui vont de la petite exploitation artisanale côtière dans certaines régions au grand crabier à vivier construit à cet effet dans d’autres. Les produits traditionnels comme le crabe entier acheté vivant et cuit par le consommateur sont contraints de rivaliser avec des méthodes plus innovants : chair de crabe, pâté de crabe, crabe paré, crabe pré-cuit, la liste est longue....

Suite sur Cdpm 29

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Cap sur la pêche française - Emission n°5 : aux rayons marée des poissonneries et GMS




Les autres vidéo de Pavillon France sur Youtube : Pavillon France : des produits de la mer à l'assiette !

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Dans le marin du 18 octobre 2013, Bataille au Parlement européen à propos de l'instrument financier 


Les autres sujets : 

Cessions controversées de chalutiers. L'OP Vendée aide l'Armement Guilviniste
Mauritanie : Le nouvel accord de pêche adopté par le Parlement européen
Grands fonds : Nouveau report du vote à la commission de la pêche du Parlement européen
Plateau continental : la France vise une extension tous azimuts
Merlu. L'affaire de l'Aspin aura une suite en France
Concarneau. Place à la plaisance
Climat : La hausse de la mer s'accélère
Navire du futur. Le deuxième AMI est lancé
L’offshore, c’est aussi de l’industrialisation en France
Transport maritime : le CO2 s'affiche

Pour lire le marin, cliquer Ici ou dans le Kiosk

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Le 17 octobre 2013

Les marins basques de retour après 3 mois en mer pour la pêche au thon


La campagne a été bonne et la météo plutôt favorable pendant ces trois mois passés en pleine mer. Les 12 marins partis sur 4 chalutiers ont ramené 1500 tonnes de poisson au port de Ciboure. C'est un tiers de plus que l'an dernier.



Source : France 3 Aquitaine    Publié le 17/10/2013

Les cales des chalutiers sont remplies de thons après une campagne de 3 mois de pêche

Ils sont allés jusqu'en Irlande, côté Ouest, pour ramener leurs thons blancs et quelques thons rouges, dans la limite autorisée par les quotas.

Des poissons qui seront vendus à la criée de Ciboure environ 2 euros le kilo pour le thon blanc et jusqu'à 7 euros 50 pour le rouge.

La prochaine sortie en mer ce sera dans 15 jours, pour la pêche à l'encornet cette fois-ci.

Fin de la campagne de la pêche au Thon

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Comment l'Espagne voulait saborder l'accord de pêche avec la Mauritanie pour du poulpe...

Fin Septembre 2013 - Plus de 50 navires européens ont déjà commencé à pêcher en Mauritanie dans le cadre d’un nouvel accord dans le secteur de la pêche entre l’Union européenne et la Mauritanie. Ils risquent cependant d’être expulsés si l’Espagne parvient à convaincre les europarlementaires de voter contre l’accord au Parlement européen le 8 octobre (en plénière ndlr)

Source : cfp-reformwatch.eu (L’accord de pêche UE-Mauritanie va tester l’adhésion des députés européens aux principes de la nouvelle PCP)

La commission de la pêche au Parlement européen a voté le 29 mai en faveur du rejet du nouvel accord de pêche UE-Mauritanie. Une majorité des députés a suivi le rapporteur, Gabriel Mato (PPE, Espagne), qui a affirmé que l’accord devrait être rejeté car il n’accorde aucun quota aux navires européens pour le poulpe dans les eaux mauritaniennes.



Cependant, les députés qui ont voté en faveur de cet accord ont fait valoir que c’est justement en raison de l’absence de quota de poulpe que l’accord devrait être adopté, car il suit un principe soutenu par le Parlement dans le passé :
  • La nouvelle politique commune de la pêche (PCP) approuvée au début de cette année par le Conseil et le Parlement indique que les navires de pêche de l’UE ne devraient avoir accès qu’aux poissons excédentaires.
  • Dans une résolution adoptée en 2011, le Parlement européen a insisté pour que les navires battant pavillon de l’UE soient exclusivement autorisés à accéder aux stocks de poissons mauritaniens présentant un excédent scientifiquement déterminé et aux ressources ne pouvant pas être pêchées par la flotte mauritanienne.
Le comité scientifique conjoint UE-Mauritanie a confirmé que le stock de poulpes avait été surexploité en 2012 et que les flottes mauritaniennes avaient à elles seules, aujourd’hui, la possibilité de capturer le potentiel de la production de ce stock. Ainsi, conformément à la nouvelle PCP et à la résolution sur la Mauritanie, le nouvel accord EU-Mauritanie fixe un quota zéro pour le poulpe mauritanien.

La flotte espagnole exploitant le poulpe n’apprécie pas d’être exclue des eaux mauritaniennes.

Mais l’accord ne couvre pas uniquement le poulpe.

Le 11 septembre 2013, 54 navires européens avaient déjà commencé à pêcher des espèces telles que le thon, le merlu noir et les poissons pélagiques en Mauritanie, selon la Commission européenne. Les navires proviennent d’Espagne, de France, de Pologne, de Lettonie, de Lituanie, des Pays-Bas et du Portugal.
Les navires européens bénéficieront également davantage d’un accès privilégié aux zones de pêches de la crevette, à la suite d’une décision prise lors d’une réunion UE-Mauritanie du 17 et 18 septembre. Il y a donc de grandes chances que les crevettiers européens commencent à pêcher en Mauritanie.

Bien que 26 navires espagnols aient déjà des licences en Mauritanie, le gouvernement espagnol maintient son opposition publique à l’accord mauritanien. Le 9 septembre, le FIS a signalé que le gouvernement espagnol utiliserait la « persuasion » pour convaincre les députés européens de rejeter l’accord en plénière.

Si ce dernier est effectivement rejeté, les opérateurs européens disposant actuellement de licences pour pêcher dans les eaux mauritaniennes seraient obligés de partir sans préavis.

Les comités du développement et du budget ont tous les deux préconisé que le Parlement européen approuve l’accord de pêche EU-Mauritanie.

Pour plus d'explications sur l'accord de pêche UE-Mauritanie : cfp-reformwatch.eu

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Le 16 octobre 2013

Ouverture de la pêche au thon rouge sans droits, ni quotas, le vendredi 18 octobre 2013


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Le 15 octobre 2013

Les portraits d'équipages de R. Le Gall exposés à Bruxelles

Le chalutier Men-Gwen

Photo : Robert Le Gall

Construit au chantier Vergoz de Concarneau, lancé en 1990, le Men-Gwen pêche aujourd'hui la langoustine, mais aussi l'araignée et différentes espèces de poisson au départ de Keroman. Le chalutier embarque à son bord Maxime Valer, Joël Kermeur, Guyann Chardevel (élève à l'école de pêche d'Etel), Florent Le Bolay (patron) et Cyrille Paula (absent sur la photo). Source : Le Télégramme

« Ma démarche n'est ni politique, ni économique... Elle est humaine ». Aujourd'hui, à Bruxelles, Robert Le Gall, photographe lorientais, inaugurera l'exposition de ses « Portraits d'équipages ». 


« Derrière les quotas il y a des hommes »

Dans les couloirs du Parlement européen, pendant une semaine, on verra « des gueules de marins », des « hommes qui vivent de leur pêche », apprécie Maurice Benoish, président de la Sem-Keroman, qui a accompagné financièrement et logistiquement ce projet. S'il s'inscrit dans une démarche artistique, le photographe lorientais se dit heureux de « montrer des hommes, dans un endroit où l'on parle pêche, environnement et quotas ». Chaque photo d'équipage est accompagnée des noms des marins et de leur bateau, « leur entreprise ». C'est à la demande de la députée européenne Isabelle Thomas que cette exposition est présentée au Parlement européen.

Des marins « mis en lumière »


Une quarantaine d'équipages du port de pêche lorientais sont passés sous l'objectif de Robert Le Gall. « Je les ai mis en lumière, dans tous les sens du terme », explique le photographe. « Je les ai sortis de leur bateau, pris comme modèles, posant dans le petit salon de la Sem, sous les spots... Certains matelots n'avaient jamais mis les pieds dans ces locaux ». Le festival Pêcheurs du monde a suivi le photographe dans sa démarche ; l'exposition sera d'ailleurs à l'honneur de la prochaine édition, du 25 au 30 mars prochain. Alain Le Sann, président du festival, est aussi du voyage en Belgique, ce lundi, pour le vernissage de l'exposition. Quant à Robert Le Gall, il aimerait poursuivre ses portraits d'équipages. « Je n'ai photographié que le tiers des pêcheurs lorientais... ».

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Le 14 octobre 2013

Coques en Baie de Somme : la vénette de la discorde…

Cette ouverture de la pêche aux coques 2013 était attendue… elle a été mouvementée. Au retour de pêche, les affaires maritimes ont contrôlé les sacs remontés par les premiers tracteurs et trouvé une grande quantité de coques en dessous de la taille réglementaire.

Coques en Baie de Somme, ouverture mouvementée de la saison 2013



Sabine et Bernard Godard Sabine et Bernard Godard

Source : France 3 Picardie par picardielamer le 10/10/2013

Protestation, grogne des professionnels puis débat. Les pêcheurs sont-ils suffisamment attentifs à la préservation de la ressource ? Les coques dans cette partie de la baie ont-elles une forme plus arrondie et moins large qui rend leur tri plus difficile ? Le choix du type de vénette utilisée par certains était-il le bon ? Hier, mercredi 9 octobre après-midi, les pêcheurs à pied s’étaient donné rendez-vous, salle Eudel, au Crotoy, pour évoquer ensemble les incidents du matin, décider d’une marche à suivre. Parmi bien d’autres questions revenons sur la vénette et sur les conséquences d’une mauvaise utilisation.

Début de campagne des coques au Crotoy

La vénette, en Baie de Somme, est l’outil essentiel des pêcheurs de coques. Grâce à elle, ils peuvent cribler leur pêche. Pour être en règle, il leur faut respecter une taille minimale de capture, fixée par arrêté à 30 mm pour l’estuaire de la Somme. Les hénoniers, c’est ainsi qu’ils se dénomment en picard, faisaient, autrefois, fabriquer leurs vénettes chez les menuisiers. Aujourd’hui chaque professionnel en possède une gamme de différents écartements. La taille règlementaire pour ces bivalves varie selon les gisements. En Baie d’Authie, elle est seulement de 27mm… L’écartement de la grille laisse passer plus ou moins de coques ou « hénons »  inférieurs à la  taille réglementaire.....

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Véneu, vénette, véner….Un peu d’étymologie…

Par commodité, le véneu travaillait au dessus d’une veine, un filet d’eau laissé par la mer à son retrait… Mais il ne s’agit probablement là que d’une homonymie…Véner les hénons s’apparente plus au geste du vanneur. « En picard maritime, le a est souvent remplacé par un é, explique Jacques Dulphy, co-fondateur du journal Ch’Lanchron. Et vanner se dit venner ». Quant au mouvement du vanneur…de blé, qui vise à séparer le grain de son écorce, il ressemble à s’y méprendre à celui du pêcheur à pied avec ses hérons….

Vénette est un terme qui est utilisé spécifiquement en Baie de Somme, en baie d’Authie et dans le Boulonnais. On en trouve la trace dans le glossaire du parler Berckois de Lucien Tétu. Il est aussi référencé dans le dictionnaire du patois boulonnais de Jean-Pierre Dickes : « Venette : crible, sorte de tamis destiné à recueillir les coques ». L’un comme l’autre notent l’expression « avoèr les vénettes au tchu » qui signifie avoir la trouille.

Et l’on rejoint là la définition de Venette du Trésor de la Langue française : « Peur, inquiétude, alarme. »

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Le 12 Octobre 2013 :  

Campagne de promotion pour les produits de la mer


FranceAgriMer cible les consommateurs et non les produits de la mer de nos ports ?

Lire : FranceAgriMer mène campagne pour le poisson frais... de Norvège !

« Savoureux, frais et faciles à faire... les produits de la mer, ils ont tout pour plaire »

FranceAgriMer lance une nouvelle campagne de promotion pour les produits de la mer : « Savoureux, frais et faciles à faire... les produits de la mer, ils ont tout pour plaire »

En concertation avec les professionnels de la filière, FranceAgriMer, établissement national des produits de l’agriculture et de la mer, lance une nouvelle campagne générique, visant à promouvoir les produits de la mer.

Cette campagne de promotion sera déclinée sur les ondes radio, dans la presse nationale (magazines féminins, culinaires, people) et dans la presse quotidienne régionale (PQR) sur deux périodes de communication (en octobre 2013, puis en janvier et février 2014) sous la signature « Savoureux, frais et faciles à faire... les produits de la mer, ils ont tout pour plaire ».


Goût et simplicité culinaire mis en avant

Cette campagne met en avant les dimensions culinaire et gustative des produits de la mer et la simplicité de leur préparation.

Il s’agit de valoriser la variété des produits de la mer et la diversité de leurs modes de préparation, tout en faisant découvrir différentes façons de les cuisiner, faciles et tendances. Cette nouvelle campagne vise également à « rajeunir » la cible et à développer la consommation des familles avec enfants.

Des médias variés pour toucher un large public

Plus de 430 spots de vingt secondes seront diffusés sur France Inter, RTL, RTL 2, NRJ et Chérie FM, lors de deux vagues de communication : une première vague en octobre 2013 (sur trois week-ends les vendredis et samedis, à partir des 11 et 12 octobre 2013) ; une deuxième vague en janvier et février 2014 (sur quatre week-ends les vendredis et samedis).

Ces spots radio seront complétés par une dizaine de parutions en presse quotidienne régionale, en octobre 2013, en demi-page quadri, sur des grands titres des régions du nord, de l’est et du centre-est, pour développer les intentions d’achats des consommateurs : Metz (Le Républicain Lorrain), Strasbourg (les Dernières Nouvelles d’Alsace), Dijon (Le Bien Public), Grenoble (Le Dauphiné libéré), Lyon (Le Progrès), Lille (La Voix du Nord) et Clermont- Ferrand (La Montagne).

Des parutions sont également prévues en presse magazine en janvier et février 2014 (Cuisine Actuelle, Femme Actuelle, Voici, Télé 2 semaines) pour capitaliser sur l’image des produits de la mer.

Au total, FranceAgriMer a mobilisé près de 800 0000 € – dont 160 000 € financés par l’Union européenne via le Fonds européen pour la pêche (FEP) – pour cette campagne en faveur des produits de la mer, mise en œuvre par les agences Gulfstream et Havas.

Savoureux, frais et faciles à faire..., les produits de la mer, ils ont (vraiment) tout pour plaire.

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La Semaine du goût. 56 chefs remettent le couvert

du 12 au 20 octobre 2013

À l'occasion de la Semaine du goût, l'association départementale Restaurateurs Pointe Bretagne présente, jusqu'au dimanche 20 octobre, la 19e opération « Nos restaurateurs ont du talent ». L'objectif de cette manifestation ? « Faire valoir la gastronomie locale et l'identité bretonne à travers toute la richesse de nos produits locaux et le savoir-faire de nos chefs », explique Georges Garkouchevsky, président de l'association. « Nous souhaitons également mettre en lumière les circuits courts et les professions de la restauration ».

Source : Le Télégramme

Une invitation au « bien-manger »

56 chefs finistériens se prêtent ainsi au jeu de cette nouvelle édition, dont les produits phares seront le foie gras, du poisson issu de la pêche durable (sole, merlan, maquereau, etc.), les cucurbitacées, la reinette d'Armorique, et la Fleur de glace. Chaque établissement participant dévoilera, dès aujourd'hui, un menu gastronomique original, préparé en fonction de ces produits « haut de gamme ». Parmi les partenaires fournisseurs de l'opération, le groupe Le Saint, le foie gras Rougié, la société Kenty ou encore les centres d'approvisionnement Metro, qui ont collaboré, cette année, avec le programme international « Mr Goodfish », dont l'action est la sensibilisation à la pêche durable. « On part du principe qu'il est important de respecter l'équilibre de notre environnement tout en sachant exactement d'où viennent les aliments que nous consommons, souligne Georges Garkouchevsky. Après tout, c'est de là que naît le bien-manger ». Durant neuf jours, les portes de la gastronomie finistérienne sont ouvertes. Pratique 19e édition de « Nos restaurateurs ont du talent ».

Le groupement des Restaurateurs Pointe Bretagne organise la 19ème édition de leur opération phare "Nos Restaurateurs ont du Talent" du 12 au 20 octobre prochain, dans le cadre de la Semaine du Goût.

56 chefs finistériens vous proposent des menus d'exception autour du foie gras, un poisson issu de la pêche durable (sole, merlan, maquereau), les cucurbitacées, la Reinette d'Armorique et la Fleur de glace.

Pour découvrir tous les menus proposés, cliquer Ici

L'association remercie les partenaires qui l'ont aidé à mener à bien l'opération 2013 :

Métro Brest et Métro Quimper et le programme Mr Goodfish, les établissements Le Saint de Bourg Blanc et le foie gras Rougié, le groupe Kenty et sa gamme Fleur de Glace, l'eau de source Plancoët (plate et fines bulles), France Bleu Breiz Izel et CCI 29, association des 3 chambres de commerce et d'industrie du Finistère, avec la collaboration de Finistère Tourisme.

Un groupement de 49 professionnels de la restauration en Finistère !

Le groupement des Restaurateurs Pointe Bretagne est une association de professionnels de la restauration du département du Finistère. Son objectif est de promouvoir et dynamiser le secteur de la restauration traditionnelle de qualité afin d’obtenir une reconnaissance de la profession. Pour ce faire les restaurateurs ont adhéré à une charte de qualité.

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L'invasion des crépidules à la "une" du "marin" le 11 octobre 2013


La crépidule envahit les côtes françaises depuis 35 ans. Elle prolifère et tapisse les fonds marins. Sa présence affaiblit huîtres et moules. Cette espèce invasive peut être facilement draguée et valorisée. En Bretagne nord, zone très concernée, la création d’une filière complète se révèle complexe. le marin consacre trois pages aux différents aspects de la question.

Les autres titres que développe "le marin"

- EMR : le Poitou-Charentes se dote de six projets régionaux.

- Atlantique: le maquereau va bien mais cherche la fraîcheur.

- Dossier Nouvelle-Calédonie : Le nickel roi

- Plaisance : Frémissements au Grand Pavois

Le marin revient aussi sur le drame de Lampedusa. Le naufrage d’un navire de migrants au large de l’île italienne, le 3 octobre, a causé dix fois plus de morts que celui du Costa Concordia. L’Union européenne tarde à apporter une réponse. Les États de départ pourraient pourtant être placés face leur responsabilité élémentaire : empêcher le départ de navires qui ne sont pas aptes à assurer la sécurité de leurs passagers.

Pour lire le marin, c'est Ici ou dans le Kiosk

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Le 10 octobre 2013

Aires marines protégées : 3e édition du congrès international IMPAC

Tous les quatre ans, le Congrès international des aires marines protégées (IMPAC) rassemble les principaux acteurs du secteur maritime à travers le monde, pour œuvrer à la protection et au développement durable des océans. La 3e édition du congrès (IMPAC3) se tiendra du 21 au 27 octobre à Marseille et Ajaccio.

La Méditerranée à l’honneur


La France accueille la 3e édition de ce congrès (IMPAC3), après l’Australie en 2005 et les États-Unis en 2009. L’agence des aires marines protégées a été missionnée par le Ministère de l’écologie et du développement durable pour organiser la nouvelle édition, conjointement avec l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN) sur deux sites emblématiques de Méditerranée : Marseille et la Corse.

Le congrès se tiendra à Marseille du 21 au 25 octobre 2013. Il sera suivi d’une réunion politique de haut niveau à Ajaccio, en Corse, les 26 et 27 octobre (et du 2e sommet du Partenariat des Agences des aires marines, les 28 et 29 octobre.

Les participants sont issus d’organismes publics de gestion et de planification, d’institutions de recherche, d’organisations non gouvernementales, de communautés côtières et îliennes, et d’industries du secteur maritime : pêche, pose de câbles, exploitation minière, transport maritime, tourisme, recherche...
Objectif : protéger 10 % des Océans d’ici 2020

L’objectif du congrès IMPAC3 est d’arriver à un accord pour protéger 10 % des océans d’ici 2020, comme le demande la Conférence sur la diversité biologique (CDB). Le congrès est également l’occasion de mesurer le chemin parcouru et fixer les grandes orientations qui permettront d’atteindre cet objectif.

La plupart des organisations internationales ont déjà mis en place des programmes ambitieux et volontaires pour la protection et la connaissance des écosystèmes marins, des aires marines protégées et de leurs territoires connexes. IMPAC3 leur permettra d’en présenter les résultats, de sorte que les participants puissent en tirer des enseignements pour améliorer les projets existants et à venir.

C’est une occasion de :
  • mutualiser les connaissances et les savoir-faire liés à la planification et à la gestion des AMP ;
  • développer la coopération entre AMP et renforcer leurs capacités ;
  • promouvoir les réseaux globaux et régionaux ;
  • mobiliser les réseaux sociaux et l’Internet pour créer du lien entre les parties prenantes ;
  • intégrer au sein des AMP la croissance de l’Économie bleue ;
  • sensibiliser le public aux AMP et contribuer à l’émergence d’une « Société bleue ».

Qu’est-ce qu’une aire marine protégée ?

Une aire marine protégée (AMP) est un espace délimité en mer au sein duquel un objectif de protection de la nature à long terme a été défini, et pour lequel un certain nombre de mesures de gestion ont été mises en œuvre : suivi scientifique, programme d’actions, chartes de bonne conduite, protection du domaine public maritime, réglementations, surveillance, information du public... L’objectif de protection n’exclue pas d’autres objectifs, notamment de développement économique maîtrisé (utilisation et exploitation durable des ressources marines).

Qui sont les organisateurs du congrès IMPAC3 ?

L’Agence des aires marines protégées est un établissement public dédié à la protection du milieu marin, et créé par la loi du 14 avril 2006. Son siège est à Brest (29). Elle est placée sous la tutelle du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. Ses principales missions sont l’appui aux politiques publiques de création et des gestion des AMP sur l’ensemble du domaine maritime français, l’animation du réseau des AMP, la gestion des parcs naturels marins et le renforcement du potentiel français dans les négociations internationales sur la mer.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) est une des organisations environnementales les plus anciennes et les plus importantes. Sa mission est d’influencer, d’encourager et d’aider les sociétés à protéger l’intégrité et la diversité de la nature, et de veiller à ce que toute utilisation de ressources naturelles soit équitable et écologiquement durable. Source : Ministère de l'Ecologie

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Le 9 octobre  2013

Le maquereau de l’Atlantique nord-est se porte bien

Le Conseil international pour l’exploration de la mer (Ciem) a publié le vendredi 4 octobre son avis sur plusieurs espèces pélagiques de l’Atlantique nord-est. Il préconise une forte hausse du total autorisé de captures pour le maquereau et le merlan bleu.

Source : Le Marin

Pour le maquereau, le Ciem propose de prendre comme base la moyenne des captures des trois dernières années, soit 889 886 tonnes pour 2014. C’est en fait une augmentation de 64 % par rapport à la recommandation de l’année dernière. Car, depuis la décision de l’Islande et des Féroé, en 2010, de s’attribuer une part du Tac supérieure à celle des années précédentes, aux dépens de l’Union européenne et de la Norvège, les captures réelles ont été supérieures aux préconisations scientifiques.

Cette nouvelle évaluation signifie donc que les estimations précédentes étaient sans doute trop prudentes. Il va donc retravailler en 2014 les données et modèles utilisés.


Pour les autres espèces, on notera l’augmentation substantielle pour le merlan bleu : 948 950 tonnes, soit 48 % qu’en 2013. Cette espèce est la matière première de la compagnie des Pêches Saint-Malo, pour la fabrication de surimi à bord du Joseph Roty 2.

Le Ciem propose en revanche de fortes baisses pour le hareng atlanto-scandien (-32 %) et le chinchard (-40 %).


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Le 8 octobre 2013

Attention à la destruction de la baie de Lannion


Quand le dernier oiseau de la réserve naturelle nationale des Sept-Iles, au large de Perros-Guirec (Côtes-d'Armor), disparaîtra-t-il du ciel ? Quand le dernier pêcheur de la baie de Lannion remisera-t-il ses filets ? Quand les plages de sable blanc qui ourlent le littoral du Trégor laisseront-elles place à des grèves de cailloux ? Si le projet de dragage d'un haut fond de sable coquillier situé entre deux zones Natura 2000 censées protéger le site de la baie de Lannion est autorisé par les pouvoirs publics, la réponse est: quelques dizaines d'années tout au plus.

Source : Le Monde par Collectif

Les habitants de cette extrémité ouest des Côtes-d'Armor et ceux qui, côté Finistère, vivent sur les bords de la baie de Lannion, ce "Peuple des dunes en Trégor", avec ses élus municipaux unanimes, tous s'y opposent.


Les amoureux du Trégor qui viennent de toute la France y passer leurs vacances, les millions de touristes qui arpentent le sentier des douaniers à Ploumanac'h et s'extasient devant les fous de Bassan de l'île Rouzic, personne ne se résigne au désastre environnemental et économique annoncé.

D'une part, la prospérité d'un des pays de la Bretagne Nord, le Trégor, assise sur l'exploitation raisonnée, pêche et tourisme, de son littoral, sur l'agriculture maraîchère et l'élevage, sur les industries nées des télécommunications dont Lannion est devenue la capitale en France. A la grande pauvreté qui a sévi jusqu'au début du XXe siècle a succédé, cent ans plus tard, une réussite régionale exceptionnelle.

D'autre part, le projet de la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), filiale du Groupe Roullier de Saint-Malo : extraire 8 millions de mètres cubes de sable coquillier accumulé par des millénaires de sédimentation et le jeu des courants dans une dune sous-marine située par 35 m de fond à moins de 5 km des côtes, en plein milieu de la baie de Lannion.

Pas de garanties minimales On le sait maintenant : le sable est une ressource finie, non renouvelable à l'échelle humaine. Dragué en mer, il disparaît des rivages. La Californie, la Floride, la Malaisie en sont témoins. Qu'adviendra-t-il de la faune et de la flore, lorsque disparaîtra un maillon de la chaîne alimentaire ? En baie de Lannion, un minuscule poisson, le lançon, qui vit par millions dans des sables légers, tel le sable coquillier des hauts fonds, est le "fourrage" des poissons et des oiseaux marins.

Les hommes, pêcheurs, professionnels du nautisme, du tourisme, vivent eux aussi de cette ressource naturelle. Ils refusent l'extraction prédatrice des sables où elle prend naissance...

Suite Le Monde par Collectif

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Le 7 octobre 2013

Dessous des Cartes - Pêche, la fin de l'abondance ? 



Auteur : Jean-Christophe Victor

Producteur : Arte France Développement - 2011

Comment palier la diminution de nos ressources marines ?

Autrefois considérées comme inépuisables, les ressources halieutiques mondiales sont aujourd'hui surexploitées. Avec l'industrialisation de la pêche et l'accroissement de la consommation, quelles solutions apporter à ce défi autant écologique qu'économique et social

Remarque personnelle : Ce document de la très bonne émission, Les dessous des cartes, fait partie d'un passé. Deux ans après sa sortie, Jean-Christophe Victor peut corriger ses cartes en s'appuyant sur d'autres sources...

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Le 5 octobre 2013

Un millier de personnes pour le lancement du Njörd


Faouzi Tritah - © Radio France

Pour en savoir plus : 
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À la une du marin du 4 octobre : la filière hydrolienne enfin lancée par François Hollande


À Cherbourg, le lundi 30 septembre, le président de la République a donné le coup d’envoi aux fermes pilotes qui seront installées dans le raz Blanchard et le Fromveur. Un lancement qui va dans le bon sens selon le Syndicat des énergies renouvelables, inquiet du retard pris par la filière. Le top départ est donné à la constitution de ce qui pourrait être une nouvelle filière industrielle en France.

Outre ce sujet d’ouverture, le marin propose également les articles suivants dans ses 44 pages d’informations maritimes :

-Xavier de La Gorce élu président de la SNSM

-La fin de l’OP Med en Languedoc-Roussillon

-Taaf : le retour du poisson des glaces

-Hydros : à chaque école sa spécialité

-« Bugaled Breizh » : les requêtes sont tombées

-Nautisme : Guy Marine rachète White Shark à Poncin

-Hydrocarbures : la Cim investit à Bordeaux

Le dossier navires de servitudes et les rubriques habituelles.

Pour lire le marin, cliquer Ici ou Le Kiosk

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Le 3 octobre 2013

« Défendons et gérons nos communs : territoires, ressources, communautés »

Les rencontres de Guérande : Des sessions sur les communs

Guérande (France) du 7 au 11 octobre 2013

L'Université Internationale Terre Citoyenne (UITC) en collaboration avec l’Association de Populations des Montagnes du Monde (APMM) organisent les Sessions de Guérande (France) entre le 7 et le 11 octobre 2013.

La rencontre intitulée « Défendons et gérons nos communs. Territoires, ressources, communautés », comptera avec une soixantaine de participants venus de l'Amérique Latine, d’Afrique, d’Europe et d’Asie; elle s'articulera autour d'ateliers et de rencontres afin de se rapprocher du territoire d’accueil, Guérande, notamment concernant les ressources halieutiques, le sel, etc. Il y aura aussi des échanges d'expériences et des conférences dans le domaine des sciences sociales (sociologie, philosophie, économie).

« La gestion en bien commun constitue aujourd’hui un patrimoine millénaire de connaissances citoyennes, de savoir-faire et de formes d’organisation et de régulation qui se projettent vers l’avenir. Elle constitue une alternative aux politiques néolibérales prédatrices qui menacent la nécessaire diversité culturelle, sociale et environnementale.

Aujourd’hui, alors que les ressources s’épuisent et que les problèmes sociaux et environnementaux se multiplient, ces pratiques présentes dans les territoires de montagne, de mer ou en milieu rural montrent qu’elles sont fondées sur la durabilité et doivent être reconnues comme un droit qui permette à ces communautés de construire leur avenir en s’adaptant à de nouveaux contextes.

Afin de contribuer à la construction des réponses aux spoliations dont sont victimes les territoires concernés, l’Université Internationale Terre Citoyenne (UiTC) en collaboration avec l’Association de Populations des Montagnes du Monde (APMM) organisent les Sessions de Guérande (France) entre le 7 et le 11 octobre 2013 dont les objectifs identifiés sont :

sont :

- Favoriser le partage d’expériences en rassemblant des acteurs locaux au niveau international (Afrique, Asie, Amérique et Europe) qui sont engagés sur leur territoire dans la gestion en bien commun des ressources naturelles ou dans la résistance aux spoliations qui les affectent en faisant valoir leurs pratiques.

- Valoriser et rendre visible internationalement ces expériences de gestion en bien commun, de lutte, de résistance et de construction d’alternatives grâce à un travail d’élaboration de fiches d’expérience et d’études de cas.

- Renforcer la mise en réseau de ces acteurs et leurs revendications à travers l’élaboration participative d’une « Charte pour le Droit des Communautés à la gestion en biens communs des richesses territoriales » qui soit une base de résistance pour nos communautés territoriales. »

Cliquer Ici pour plus d'informations

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Le 2 octobre 2013
Les stocks de poissons de l’UE en voie de reconstitution...

État des stocks de poissons de l’UE : aucune amélioration en Méditerranée, mais de bonnes nouvelles pour la mer du Nord

Des scientifiques ont affirmé lors de la réunion annuelle de la Commission sur l’état des stocks halieutiques et de la pêche dans les eaux européennes (1), que certains stocks de poissons se renouvelaient progressivement dans l’Atlantique du Nord-Est mais que 95 % des stocks en Méditerranée étaient surexploités.

(1) Le 17 septembre 2013 : Séminaire « State of fish stocks in European waters » (Etat des stocks de poissons dans les eaux européennes)


Source : Cfp-reformwatch.eu  par Axel Naver

La Méditerranée et la Mer Noire

95 % des stocks de poissons en Méditerranée et dans la mer Noire font l’objet d’une surpêche (ce qui signifie que les captures sont supérieures au niveau qui permettrait aux stocks halieutiques d’atteindre un niveau de stock durable), a déclaré le Dr Massimiliano Cardinale, président du STECF, le groupe de travail d’experts sur les stocks de la mer Méditerranée.

Deux organes scientifiques (STECF and GFCM) sont également parvenus à la même conclusion dans leurs évaluations. Les scientifiques n’ont constaté aucun progrès pour les espèces ou les zones. Le volume global des captures devrait diminuer de 45 à 51 % afin d’atteindre des niveaux de captures durables (Fmsy).

Une légère baisse de l’effort de pêche (mesuré par la puissance des moteurs ou le tonnage) a été constatée, mais la pression exercée par la pêche n’a pas diminué Afin de réduire la surpêche, les pêcheurs devraient avoir recours à des engins plus sélectifs, selon Massimiliano Cardinale.

La bonne nouvelle pour la Méditerranée est que l’état des connaissances s’améliore. Chaque année, de nouvelles méthodes permettent d’améliorer les évaluations de la qualité des stocks.

> Télécharger la présentation de Massimiliano Cardinale



L’Atlantique du Nord-Est (y compris la Mer du Nord et la Mer Baltique)

La situation d’un certain nombre de stocks de poissons a progressé en Atlantique du Nord-Est ces dix dernières années, selon le Dr Carmen Fernandez, vice-président de l’ICES, comité de consultatif. De manière générale, la mortalité par pêche diminue et les stocks halieutiques se développent progressivement. La proportion des stocks de poissons pêchés à des niveaux durables augmente également.

Il existe cependant quelques exceptions. Par exemple, la biomasse des stocks de cabillaud de la mer du Nord et du Skagerrak se situe encore en-dessous des limites biologiques de sécurité. En outre, nous ne disposons pas de données pour de nombreux stocks halieutiques.

> Télécharger la présentation de Carmen Fernandez

L’économie du secteur de la pêche

2011 a été une année relativement bonne pour le secteur de la pêche européenne. La flotte a diminué et a débarqué moins de poissons, mais elle a réussi à devenir plus rentable. Les navires de petite taille utilisant des engins de pêche statiques ne cessent d’être plus rentables que les grands navires ayant recours à des chalutiers.

> Télécharger la présentation de John Anderson

Vidéo :
Regarder le séminaire « State of fish stocks in European waters » (Etat des stocks de poissons dans les eaux européennes) en vidéo à la demande sur le site Internet de la Commission.

Comparaison avec l'année d'avant : État des stocks de poissons européens, septembre 2012

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Suite de la revue de presse Ici 

11 commentaires:

Hippolyte a dit…

A propos de l'article : "La théorie du complot selon les ONGE"


J'ai lu l'article dans son intégralité. Il y a vraiment quelque chose de pathétique dans cet énième plaidoyer qui voudrait démontrer, par le biais d'une analyse critique des prises de position de Madame Claire Nouvian, qu'il est faux de prétendre que nos amis Giron, le Sann et Favrelière exploitent à fond la théorie du complot. Entreprise bien inutile, tant il est évident que c'est bien le cas !

Entreprise bien inutile, tant elle est maladroite.

Je vais prendre des exemples précis.

Dans un Tweet, Claire Nouvian parle de science d'Etat à propos de l'IFREMER. De façon ironique, l'auteur de l'article indique que ce qui n'est pas science d'Etat est science de PEW. Je lui répondrai que Madame Claire Nouvian a tout à fait raison et que cette science d' Etat est à confronter non pas à celle de PEW mais à celle de l'ensemble des experts européens que sont les membres des groupes de travail du CIEM. Quand on prend la peine de voir ce que donne cette confrontation, on a bien des surprises. Madame Claire Nouvian a pris la peine de le faire pour la pêche profonde. Personnellement, j'ai pris la peine de le faire pour la pêche de loisir en mer. Dans les deux cas, ce que nous dit l'IFREMER et ce que nous dit le CIEM ne coïncident pas vraiment !

L'auteur de l'article précise, à propos de Gilles Bœuf, Président du Muséum National de France, que c'est un scientifique "militant". Ca veut dire quoi ce qualificatif ? Est-ce là une façon d'essayer de discréditer les prises de positions de cet éminent scientifique ? Qu'il milite pour la préservation de la biodiversité, c'est bien la moindre des choses, vu les fonctions qu'il occupe dans un Institut dont l'une des compétences principales est justement de veiller à cette préservation.

Claire Nouvian critique les prises de position d'Isabelle Thomas. Il me semble que c'est à juste titre, car le moins que l'on puisse dire est que cette députée européenne ne tient pas compte de tous les avis scientifiques éminents qui lui ont été présentés, notamment au Parlement européen.

Bref, cet article aura certainement fait plaisir à celui qui l'a écrit et à ceux qui le soutiennent mais je doute fort qu'il ait réussi à convaincre quiconque aura pris la peine de s'informer au préalable sur ces questions, en ne s'en tenant pas seulement à ce que racontent ceux qui se sont donnés pour mission de caresser les pêcheurs dans le sens du poil.

Cordialement

la pêche a dit…

Quelques bonnes nouvelles pour nos ressources marines mais l'équilibre est encore fragile et il faudra encore du temps avant que les mentalités changent !

En espérant que nos enfants connaissent comme nous les joies et les sensations que provoque la pêche et ses dérivés.

Hippolyte a dit…

Ce n'est pas très fair-play de déplacer les commentaires pour les mettre en dessous d'articles avec lesquels ils n'ont aucun rapport.

Aquablog a dit…

Bonjour,

Je n'ai pas touché à votre commentaire... que vous aviez mis à la suite de la revue de presse qui évolue tous les jours... Votre commentaire est relatif à l'actualité du 28 Octobre 2013

"La théorie du complot" selon les ONGE

Hippolyte a dit…

Vous n'avez donc pas déplacé mon commentaire mais vous avez déplacé ce qui le précède ! Je vais donc reformuler mon grief en disant qu'il n'est pas très fair-play de déplacer ce qui précède un commentaire, dans la mesure où le commentaire n'a de signification que par rapport à l'article qu'il commente.

Nous n'avons au départ simplement pas utilisé le même référentiel pour décrire les déplacements relatifs du commentaire par rapport à l'article ou de l'article par rapport au commentaire. Vous avez utilisé un référentiel commentaire-centrique. J'ai utilisé un référentiel article-centrique. Mais dans un cas comme dans l'autre, il est sûr qu'il y a bien eu déplacement relatif. Alors, est-il utile d'entrer dans la complexité des référentiels évoquée par Einstein pour comprendre que, de toutes façons, ce déplacement relatif n'est pas très favorable à la compréhension du commentaire ?

Cordialement malgré tout

Hippolyte a dit…

Vous continuez donc de pratiquer un savant découpage pour faire descendre, dans les profondeurs de votre blog, les commentaires qui ne vont pas dans le sens de vos idées. Vous faites ainsi place nette pour repartir sur le même sujet, mais cette fois-ci sans les commentaires qui vous déplaisent. Et le fait de faire remonter d'autres commentaires qui n'ont strictement rien à voir avec le sujet ne peut tromper personne.

Je me permets donc de faire remonter moi-même des commentaires qui ont leur place ici et pas ailleurs.

Hippolyte a dit...
Vous citez un article écrit par un journaliste, Lucas Laursen, qui cite lui-même Per Puig. Vous admettrez cependant qu'on ait le droit de considérer que les altérations des fonds marins décrits dans l'article signé par Per Puig puissent sembler inadmissibles aux yeux de certains, même si celui-ci considère qu'on peut trouver un compromis pour les perpétuer là où elles ont déjà commencé.

Je note par ailleurs que, dans une vidéo très récente, disponible sur le net, on peut voir et entendre Monsieur Alain Le Sann qui reproche à Pénélope Bagieu le caractère excessif de sa comparaison entre le pouvoir destructeur du chalutage des grands fonds et celui des autres activités humaines sur ces mêmes grands fonds.

En fait, il me semble qu'un scientifique réputé, spécialiste de l'étude comparée des effets des activités humaines sur les fonds marins, Monsieur Philip Weaver (responsable l'étude "Hotspot Ecosystem Research and Man's Impact On European Seas") a déclaré le 19 février 2013, au cours de son audition par la Commission de la pêche du Parlement européen, que l'impact du chalutage sur les grands fonds marins était à lui seul bien supérieur à la somme des impacts de toutes les autres activités humaines sur ces mêmes grands fonds. Dans la représentation graphique que Monsieur Philip Weaver montrait, l'impact du chalutage ne tenait même pas dans le cadre du graphique, tellement celui-ci avait une valeur élevée.

Il me semble donc injustifié de critiquer la BD de Pénélope Bagieu sur ce point. Sur les autres points aussi, d'ailleurs.
vendredi, 22 novembre, 2013

Hippolyte a dit...
Je ne saurais vous répondre pour ce qui concerne la Scapêche.

Ce que je constate, c'est le brouillage qu'essaient de créer beaucoup de ceux qui cherchent avant tout à discréditer le message de Pénélope Bagieu et de Claire Nouvian.

Cela porte notamment sur le nombre de bateaux concernés par le chalutage sur les grands fonds (dit chalutage en "eau profonde"), c'est à dire à des profondeurs supérieures à 200 mètres.

Ainsi, dans un des documents qu'il vient de publier, le CNPMEM nous dit que la pêche des espèces d'eau profonde est pratiquée en France par au moins 400 navires et que plus de 50 % des espèces d'eau profonde vivent au-dessus de 200 mètres de profondeur.

Mais c'est quoi ce méli-mélo ?

On parle de pêche en eau profonde ou de pêche dans des profondeurs de moins de 200 mètres ??? On remarquera le jeu sémantique qui nous fait passer en douceur de la pêche en eau profonde à la pêche d'espèces d'eau profondes qui ne vivent pas en profondeur ! Et c'est quoi cette majorité d'espèces d'eau profonde qui vivent dans moins de 200 mètres d'eau ? On aimerait bien savoir !

Bref, quand je vois ça, j'ai plus tendance à faire confiance aux chiffres de Pénélope Bagieu et Claire Nouvian qu'à ceux des organisations de marins-pêcheurs !
samedi, 23 novembre, 2013

Aquablog a dit…

Cette page est une revue de presse trimestrielle qui est actualisée régulièrement tous les jours...

Indiquez la date dans votre commentaire pour le situer à l'intérieur cette revue de presse..

Hippolyte a dit…

Suite aux commentaires de Monsieur Alain le Sann (cf. la vidéo), je voudrais continuer de donner ici quelques informations montrant le caractère injuste de certaines de ses remarques.

Pour ce faire, je vais m'appuyer sur le rapport 2012 d'OBSMER, pages 217 à 224 :

http://archimer.ifremer.fr/doc/00109/21976/19586.pdf

Dans ce rapport, rédigé par des chercheurs de l'IFREMER, il est bien écrit que c'est un total de 100 espèces qui sont remontées à la surface par les navires français qui chalutent en eau profonde, à l'ouest de l'Ecosse.

Je signale aussi, au passage, qu'il est bien indiqué qu'en 2011, c'est un total de 11 navires français seulement qui pratiquent cette pêche.

Compte tenu de l'exploitation commerciale presque exclusive de seulement 3 ou 4 espèces (essentiellement lingue bleue, sabre noir et grenadier de roche) c'est donc bien près d'une centaine d'espèces qui sont rejetées à la mer.

Les rejets représentent environ 21 % des quantités remontées à la surface. En tonnage, cela représente environ 1000 tonnes par an. L'espèce la plus rejetée est de loin l'Alocéphale de Baird mais il y a aussi 8 % d'espèces indéterminées (variant certainement d'un trait à l'autre).

Voilà, j'en reste ici pour aujourd'hui et j'en garde un peu sous le coude pour la suite des débats.

Hippolyte a dit…

Ultimes remarque et correction : il faut lire alépocéphale (et non pas alocéphale !).

D'après Fishbase.org, l'alépocéphale de Baird vit entre 365 et 1700 mètres de profondeur. Cela donne une idée de la profondeur à laquelle sont tirés les chaluts.

Hippolyte a dit…

Compte tenu de l'importance du débat et compte tenu de la mise en page particulière que vous avez adoptée pour présenter les articles et les commentaires, je me sens tenu de faire remonter ce qui suit, en rapport direct avec le communiqué de l'IFREMER daté du 29 de ce mois.

Hippolyte a dit...

Dans le dossier d'actualité de l'IFREMER actualisé le 19 juin 2013, il est écrit :

"Les diagnostics et avis émis en 2012 par la communauté scientifique internationale
(CIEM) reconnaissent que L'EXPLOITATION DES STOCKS DE POISSONS PROFONDS A ETE AMENEE A UN NIVEAU SOUTENABLE…"

Dans la vidéo enregistrée le 26 novembre 2013, Monsieur Patrick Vincent dit :

"L'avis du CIEM, il dit, de manière extrêmement précise : "Pour les espèces suivies dans le cadre de la réglementation, l'effort de pêche a été abaissé - et alors, c'est là où la précision est importante - AU NIVEAU QUI CONDUIT AU RENDEMENT MAXIMAL DURABLE, ce qui permet d'ESPERER RESTAURER, A UN HORIZON A PRECISER, le stock au voisinage de la biomasse …"

On notera la différence notable qui existe entre les deux présentations de ce qu'a dit le CIEM en 2012 !

Comme beaucoup, je déplore vivement le flou artistique qui règne autour de tout cela. Je me demande même si la nouvelle formulation présentée par Monsieur Patrick Vincent est elle-même tout à fait fidèle à ce qu'a écrit le CIEM.

En effet, j'ai écouté à plusieurs reprises la phrase de Monsieur Patrick Vincent que je cite. Il parle bien de "stock" au singulier ! Il y a là, à mon avis, une nouvelle ambiguïté, qui peut laisser croire que toutes les espèces profondes sont unies par un même sort. En fait, les stocks des différentes espèces profondes sont bien évidemment à considérer séparément car l'exploitation durable de l'une ou de plusieurs d'entre elles peut très bien entraîner la disparition progressive d'une ou plusieurs autres. On est donc en droit de se demander, là encore, si une telle ambiguïté se trouve déjà dans les écrits du CIEM où s'il s'agit à nouveau d'une traduction maladroite.

Pourquoi ne nous donne-t-on pas tout simplement à lire ce qu'écrit le CIEM, sans passer par les traducteurs de l'IFREMER ? Ce serait bien plus simple ! Et pourquoi, l'IFREMER ne prend-il pas l'habitude de donner, en bas de page de ses communiqués ou de ses articles, les références exactes des publications qu'il cite ou qu'il traduit ? On aurait évité bien des polémiques si cet organisme l'avait fait pour son communiqué sur les espèces profondes, tant contesté et tant contestable, de l'avis même de Monsieur Patrick Vincent.
vendredi, 29 novembre, 2013

Hippolyte a dit…

Dans l'article hâtivement intitulé "Les stocks de poisson de l’Atlantique nord-est sont revenus au niveau des années 1970", on peut lire : "… le niveau des stocks est revenu à celui des années 1970, selon les scientifiques du Comité international pour l’exploration de la mer (Ciem)."

Voilà encore un bel exemple qui montre que certaines personnes font dire au CIEM des choses que cet organisme n'a pas dites.

Revenons en effet sur le communiqué officiel du CIEM daté du 11 décembre 2013 :
http://www.ices.dk/news-and-events/news-archive/press-releases/Pages/Press-release---Exploitation-of-fish-stocks-has-declined-significantly-during-the-last-decade.aspx

Quand on a des valeurs moyennes qui varient en dents de scie, d'une année à l'autre (comme ici la mortalité par pêche et la biomasse des stocks) il est évident qu'on ne peut que dégager des tendances établies sur une série de plusieurs années. Dans le cas présent, une régression linéaire établie sur une période de 10 années consécutives constitue une approche acceptable. C'est visiblement ce qu'a fait le CIEM pour la mortalité par pêche : une droite de régression à pente fortement négative peut sans aucune ambiguïté être établie pour ces 10 dernières années. C'est pour cela que le CIEM intitule son communiqué : "Exploitation of fish stocks has declined significantly during the last decade", précisant par ailleurs que l'effort de pêche (fishing pressure) correspondait à la mortalité par pêche.

Il en va différemment pour la biomasse des stocks. Certes, la courbe remonte à partir de l'année 2000 mais la dent de scie ainsi amorcée est du même ordre de grandeur que celles qu'on peut constater entre 1964 et 1970 et entre 1978 et 1982, alors même qu'on est bien en phase de régression à long terme de la biomasse des stocks ! Il est donc trop tôt pour dire qu'on assiste à une remontée durable de la biomasse des stocks. Le CIEM ne commet pas l'imprudence de dire cela.

Il existe sur cette question un document d'importance majeure, publié par P.G. Fernandes et R.M. Cook, en août 2013. Ce document a été cité ici mais je ne crois pas qu'un lien ait été donné pour y accéder. En voici un :

http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&frm=1&source=web&cd=5&ved=0CFUQFjAE&url=http%3A%2F%2Fwww.vissersbond.nl%2Findex.php%3Fmod%3Ddownload%26id%3D1331&ei=EqmtUu-1B-WO7QbplYBA&usg=AFQjCNFUBn83WFVWN00B2E41ds3gH1O_MA