jeudi 1 août 2013

Revue de presse 2013 (4) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...






Mortalité des huîtres 2013 : Suivi et commentaires

Ifremer / Resco : Observatoire Conchylicole
Revue de presse sur la mortalité des huîtres 2013 : Année 2013
Sur Ostrea.org suivre Ici les commentaires du Forum "Mortalité des huîtres" 





A partir du 2 octobre 2013, la revue de presse se poursuite Ici

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Le 1 octobre 2013

L’huître adulte meurt aussi... Où la gangrène se propage-t-elle ?

Après les juvéniles, se sont les huîtres adultes qui meurent. A un niveau sans précédent.

A Fouras, la mortalité des huîtres adultes atteint jusqu'à 90% sur certains lots...

Il est dans l’histoire des crises ostréicoles successives des signes qui ne trompent jamais. Ainsi donc, lorsque le Comité régional conchylicole (CRC) Poitou-Charentes invite la profession à une réunion d’information en salle municipale de Bourcefranc et en nul autre lieu du bassin, Marennes ou La Tremblade, c’est que la jauge sera importante, à l’aune de la crise qui provoque les débats…

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

La théorie s’est confirmée hier, en fin d’après-midi. 400 ostréiculteurs sûrement - peut-être 500 - sont venus entendre les informations qui leur étaient communiquées au sujet d’un phénomène nouveau, ravageur, et terriblement inquiétant : la mortalité des huîtres adultes, c’est-à-dire les huîtres de 3 ans, celles qui sont prêtes à être mises sur le marché.

Les agents de la Direction des territoires et de la mer ont réalisé des prélèvements sur l’ensemble des parcs d’élevage et de finition des huîtres adultes du département, de l’île-de-Ré à Ronce-les-Bains. Il en ressort ces fourchettes moyennes de mortalités et moyennes par sites :
- Fier d’Ars : de 6 à 37 % (moyenne 17 %).
- Martray : de 19 à 80 % (46 %).
- La Flotte : de 1 à 51 % (27 %).
- Rivedoux : de 13 à 63 % (32 %).
- Platin d’Aytré : de 2 à 60 % (26 %).
- Fouras : de 11 à 90 % (43 %).
- Lamouroux (40 contrôles sur 142, ce site étant privilégié pour la finition) : 7 à 54 % (28 %).
- Les Casses : 9 à 46 % (24 %).
- Barrat : 7 à 47 % (26 %).
- Ronce-les-Bains : 7 à 57 % (22 %).
- Galon d’Or : 13 à 45 % (28 %).

Tous les bassins français

Le fléau s’est abattu cet été. Il ne cesse de gangrener le terrain dans tous les centres de production français, de la Méditerranée à la Manche, avec des niveaux de mortalité qui ont cette particularité d’être hétérogènes d’un parc de finition à l’autre, d’un lot à l’autre, voire au sein d’un même lot. Une mortalité qu’il convient de distinguer de celle des huîtres juvéniles qui, depuis 2008, avait contraint la profession à poser un premier genou à terre. Une mortalité sans danger pour le consommateur. Mais une mortalité des huîtres crassostrea gigas (la Japonaise) qui fait froid dans le dos à ceux qui, à la fin des années 60, ont vu l’huître portugaise rayée des cartes…

Sur les 142 concessions d’élevage qu’ont inspectées les agents de la Direction des territoires et de la mer au fil de 22 sorties et jusqu’à la semaine dernière, pour cartographier le sinistre, les fourchettes de mortalité oscillent entre 6 et 90 %, selon les poches ouvertes (lire le détail ci-dessous).

Autre paramètre : l’Observatoire conchylicole qu’alimente le Centre régional d’expérimentation et d’application aquacole (CREAA) du Château-d’Oléron à partir de 11 parcs, dont quatre de pousse, appuie la tendance. L’outil exploité depuis dix-huit saisons présente l’avantage du recul historique, ce qui donne au directeur du CREAA, Philippe Blachier, matière à souligner que la mortalité moyenne a atteint 25 % pour les huîtres de 3 ans cette année ; un doublement depuis 1995.

(...)

Qualité des eaux

(...)

La bactérie fait des ravages

« Nous ne voulons pas des chercheurs, mais des trouveurs »… Paraphrasant le général de Gaulle dans sa critique acerbe contre le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), cet ostréiculteur révèle le décalage permanent entre le temps de la recherche et celui des exigences économiques bousculées par la crise des mortalités. Le représentant de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) n’a pas de réponse quant aux causes des mortalités, mais il nomme la bactérie tueuse : vibrio estuarianus, que les chercheurs tracent depuis 2002. Mais l’agent infectieux ne tuait pas jusqu’alors en de telles proportions. Alors, pourquoi le dérapage ? La recherche pose les questions qui jalonnent son parcours, entre travaux génétiques, physiologiques, environnementaux : « L’huître est-elle plus fragile ? Ou la bactérie plus agressive ? Dans quelle poche environnementale (sédiments, autres animaux) ce vibrio attend-il dans le milieu marin l’heure de frapper ? Les courants jouent-ils un rôle dans le déclenchement des phénomènes et leur propagation ?

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Le 30 septembre 2013

Evaluation du Plan national d’action pour les zones humides (PNZH) 2010-2013

Rapport n°008343-01 - juillet 2013

Auteurs : Bernard Perret, Pierre Rathouis, Guy Barrey, Thierry Lavoux, CGEDD

 Source : Cgedd

La mission relative à l’évaluation du plan national d’action pour les zones humides (PNZH) a été conduite sur la base d’interviews d’acteurs publics et privés et de visites de terrain dans l’Ouest et en Camargue. Elle a porté sur les forces et les faiblesses des 29 actions contenues dans le plan et sur les leviers d’action futurs. Elle a relevé une forte mobilisation des acteurs (agences de l’eau, ONEMA, services déconcentrés chargés de la police de l’eau,...) dans la mise en oeuvre du plan dont l’utilité est avérée.

Cependant, il n’était pas relié à d’autres outils stratégiques comme la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) ou la Stratégie nationale de biodiversité (SNB). Des efforts doivent porter sur la connaissance des zones humides, et sur la modération de l’artificialisation et l’accompagnement d’une politique agricole soucieuse de valoriser ces milieux fragiles. La définition des zones humides est complexe et prête à confusion. Le rapport souligne l’intérêt de disposer d’un plan national devant s’ancrer dans l’interministérialité et s’intégrer dans les autres politiques environnementales (eau et biodiversité). Il est préconisé de maintenir un groupe national des zones humides (GNZH) élargi aux représentants des collectivités et d’en renforcer la crédibilité.

Cliquer Ici pour télécharger le rapport

Remarque personnelle : Parle-t-on des cultures marines et des activités salicoles dans ce document ? La sauvegarde des zones humides littorales dépend pourtant de la survie de ces deux activités économiques !...

Extrait...

Les dispositions de la loi Littoral ne sont pas suffisamment utilisées pour préserver les zones humides dans les communes littorales

La loi n° 86-2 du 3 janvier 1986 relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, dite loi Littoral, identifie, pour sa mise en oeuvre, plusieurs espaces caractéristiques : bande littorale dite des 100 mètres, espaces proches du rivage, espaces urbanisés en lien avec le principe d’extension de l’urbanisation en continuité et celui de l’extension limitée dans les espaces proches du rivage, espaces à préserver de l’urbanisation avec les espaces naturels présentant le caractère d‘une coupure d’urbanisation et les espaces remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel et culturel. C’est dans le cadre de cette catégorie des espaces remarquables que se trouvent mentionnées les zones humides, à l’article L. 146-6 du code de l’urbanisme.

Celui-ci dispose en effet que « Les documents et décisions relatifs à la vocation des zones ou à l'occupation et à l’utilisation des sols préservent les espaces terrestres et marins, sites et paysages remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral, et les milieux nécessaires au maintien des équilibres biologiques »....

Prendre en compte les subventions publiques dommageables aux zones humides

Les aides et les subventions, nationales ou européennes peuvent avoir des effets dommageables sur les milieux naturels. Cette assertion n’est pas nouvelle puisque depuis plusieurs années, l’OCDE et la Commission européenne, ont souligné les impacts négatifs de certaines politiques publiques sur les écosystèmes. En outre, en 2010, la Convention sur la biodiversité biologique (CDB) adopté à Nagoya en 2010 a souligné la nécessité d’éliminer d’ici à 2020 les subventions néfastes pour la diversité biologique. Les aides publiques favorisant l'artificialisation des habitats naturels, l'assèchement des milieux humides, les retournements des prairies ou les changements de destination d’écosystèmes fragiles, tels les marais ou les tourbières, concernent des secteurs aussi différents que l’agriculture, l'urbanisme ou l'énergie.

Le rapport dit « Sainteny », réalisé par le Conseil d’analyse stratégique (CAS), identifie quatre catégories d’aides dommageables à la biodiversité et avance des pistes de réforme pour diminuer ou faire disparaître les incitations délétères. La mission n’a pas suffisamment approfondi ce point pour en faire une liste exhaustive, mais, dans le cadre d’un nouveau plan national zones humides, il pourrait être proposé de lister les pistes d’évolution de la fiscalité dommageable aux milieux humides en leur donnant un ordre de priorité pour parvenir à une meilleure efficience.

Parmi les recommandations formulées dans le rapport Sainteny, qui touchent à l'ensemble des espaces naturels, certaines ont retenu l'attention de la mission au regard de leurs potentialités pour protéger ou gérer convenablement les zones humides.....

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InVivo-Nutrition : "Nous sommes à la veille d'une révolution dans le domaine aquacole...."

Nous sommes à la veille d'une révolution dans le domaine aquacole. On s'attend à ce que la production aquacole soit cinq fois plus importante dans les prochaines années. Car produire du poisson revient moins cher que de produire de la viande. Et la planète n'a pas les moyens de faire du boeuf pour tout le monde.

InVivo NSA (Nutrition Santé Animales) dépend du Groupe coopératif InVivo, le plus grand groupe agricole français avec un chiffre d'affaires de plus de 5 milliards d'euros... InVivo NSA investit actuellement dans l'alimentation aquacole notamment dans les pays du Sud-Est asiatique (Vietnam, Indonésie...) et au Brésil...

Morbihan. Après cinq usines et un laboratoire, InVivo NSA veut une Maison de l'innovation

Au cours de l'année, InVivo-Nutrition et Santé Animales a inauguré cinq usines dans le monde et un laboratoire d'analyses alimentaires à Saint-Nolff. InVivo NSA veut aller encore plus loin.
                         
Source : Ouest France  par Nathalie JAY

Entretien avec Hubert de Roquefeuil, directeur général d'InVivo NSA.

Votre groupe est surtout connu pour la production d'aliments pour animaux. Vos autres activités?

Outre l'alimentation animale, nous avons développé le médicament vétérinaire, les additifs alimentaires et les laboratoires d'analyse dans le domaine de l'alimentation.

Nous allons développer la recherche et production d'extraits de plantes destinés à améliorer la santé animale. Le but : réduire la consommation de médicaments. Enfin, notre grand projet est la création d'une Maison de l'innovation sur notre site de Saint-Nolff.

En quoi consiste ce projet ?

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Vos orientations économiques ?

Nous avons cédé plusieurs de nos usines françaises à des groupes coopératifs. Nous avons démarré ces transferts en 2010. Aucun emploi n'a été perdu. Cela nous a pris beaucoup de temps, mais c'était nécessaire. Car nous ne pouvons être concurrents de nos propres actionnaires.

Parallèlement, nous avons fortement développé notre activité internationale. Nous avons gardé 25 usines en France et nous en comptons une cinquantaine à l'étranger. Cela représente au total près de 5 700 salariés. Cette année, nous avons créé cinq usines à l'étranger. En France, nous avons racheté une usine du nord spécialisée dans les seaux à lécher. Il s'agit de seaux remplis de minéraux pour les ruminants et les chevaux. Nous sommes leader français dans ce domaine.

Où sont ces cinq nouvelles usines ?

Nous avons inauguré plusieurs usines dans le domaine de l'aquaculture depuis novembre, dont deux unités au Brésil, une à Saïgon, au Vietnam et, en juin dernier, une sur l'île de Java, en Indonésie.

Nous avons construit une usine de petfood (Ndlr. : aliments pour animaux de compagnie) au Mexique qui a démarré en février dernier. C'est une des plus modernes d'Amérique centrale. Entre 50 et 70 personnes travaillent dans chacune de ces usines.

Connaissez-vous des difficultés économiques ?

Nous progressons. Nous aurons même un meilleur résultat que l'an passé, malgré un contexte dégradé en Europe. Nous avons aussi subi la hausse des matières premières, notamment du soja. Nous nous battons pour ne pas faire un modèle à la Doux. Nous diversifions nos activités et nous voulons être présents sur plusieurs pays à la fois.

Enfin, notre chance : ne pas déprendre de banques ou de fonds de pensions. Notre actionnariat est coopératif. Cela permet donc d'avoir une vision à moyen et long terme.
Comment voyez-vous l'avenir de l'alimentation animale ?

Nous sommes à la veille d'une révolution dans le domaine aquacole. On s'attend à ce que la production aquacole soit cinq fois plus importante dans les prochaines années. Car produire du poisson revient moins cher que de produire de la viande. Et la planète n'a pas les moyens de faire du boeuf pour tout le monde.

Le problème sera de trouver des solutions pour ne pas polluer l'eau. Nous avons créé des centres de recherches dans ce domaine au Mexique, Brésil et Vietnam. 

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Le 27 septembre 2013

Navires de pêche bloqués faute de contrôleur disponible : la CGT des Affaires maritimes dénonce la pénurie

Eugène Rigault a été contraint de laisser son navire à quai à Barfleur durant dix jours faute de contrôleur disponible pour assurer la visite annuelle de sécurité. Un cas qui n'est pas isolé.

Source : Le Marin

C’est une affaire assez incroyable qu’a rapportée le marin du 20 septembre : depuis le printemps, Eugène Rigault, patron du Sacré Cœur, un caseyeur-fileyeur de Barfleur, est l’un des dix patrons pêcheurs qui ont été contraints de laisser leur bateau à quai après l’été, faute d’avoir pu faire réaliser la visite annuelle de sécurité par le centre de sécurité des navires. L’administration a admis cette situation incroyable en l’expliquant par un manque d’inspecteurs disponibles. Rappelons que les visites des navires de pêche n’ont pas été déléguées aux sociétés de classification, contrairement à ce qui a été fait pour un certain nombre de contrôles de navires de commerce.

L’affaire a fait vivement réagir la CGT des Affaires maritimes. Dans un communiqué, elle dénonce le manque de recrutements, alors que les contrôles à effectuer sont plus nombreux sur les navires de commerce du fait du paquet Erika III.

Pour la CGT, à l’heure où se dessine un nouveau budget de rigueur, il n’y a pas de secret : « Au-delà des belles paroles sur les nécessaires réductions d'effectifs, « la possibilité de faire mieux avec moins », le principe de réalité finit par s'imposer. Avec une réduction de 189 emplois dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) sur un effectif de 1500, toutes missions confondues, les services des Affaires maritimes sont à l'os, il n'y a plus rien à gratter. »

Le ministère des Transports, de la Mer et de la Pêche, sollicité, n’a pas souhaité s’exprimer.

Communiqué CGT sur la situation des Centres de Sécurité des Navires

Dans son numéro de la semaine dernière, Le Marin rapporte la situation d'un patron pêcheur et de ses deux matelots bloqués à quai et interdits de prendre la mer faute d'avoir un permis de navigation en cours de validité. Le patron, impuissant et stupéfait, rappelle qu'il a demandé depuis juin, et à plusieurs reprises, aux services en charge de l'inspection des navires et de la délivrance du « sésame », de venir contrôler son navire. Le service concerné confirme et s'explique : « Nous n'avons plus assez d'agent ! »

Alors que se discute un budget 2014, placé sous le sceau de l'austérité en raison du redressement des finances publiques, des marins pêcheurs français sont condamnés à rester « sac à terre » en chômage technique, faute d'une administration de la mer en capacité d’exercer un service public régalien. Si certains n'avaient pas fait le lien, la baisse de moyens des ministères a un impact direct sur la vie économique du pays. Ainsi se pose la problématique de l'article du Marin du 20 septembre dernier sur la situation du Centre de Sécurité des Navires (CSN) de Cherbourg, reflet local d'un problème systémique et national aux Affaires Maritimes.

La pêche est le secteur professionnel le plus accidentogène, les conséquences, hélas, se paient souvent en cout humain. La flotte de pêche française est composée de quelques 7000 unités dont 80 % de moins de 12 m d'une moyenne d'âge de 25 ans, dont 1700 ont un âge moyen de 35 ans et plus. Le cas rapporté par le Marin, dont le patron a navigué 37 ans sur le même bateau, en est la parfaite illustration.

Le caractère particulier et sensible du métier de pêcheur ainsi que l'âge des navires concernés, ont conduit les pouvoirs publics, en 2011, alors qu'il déléguait aux sociétés de Classification privées l'inspection des navires de plus de 500 UMS, à conserver les visites de sécurité des navires de pêche sous gestion directe de ses services publics. Cette position, ardemment défendue par la CGT au Comité Technique Ministériel, reposait sur le constat d'efficacité et l'évidence économique.

En effet, les services des Affaires Maritimes lorsqu'ils sont normalement armés, effectuent une mission de prévention auprès des marins, d'accompagnement technique, de conseil, de vigilance et, lorsque cela s'avère nécessaire, de contrôle et de police. Autant d'action de proximité et de service public qu'un prestataire privé n'aurait pas accompli. Le format alors envisagé par le ministère était de faire un état des lieux de la flotte, de verser la gestion des contrôles au privé et de ne conserver que les missions régaliennes de police et de répression.

Les conséquences délétères étaient triples : d'une part sans la pression constante des services de l’État, la sécurité de la flotte se serait inévitablement dégradée et les accidents auraient été plus fréquents, d'autre part les primes d'assurance auraient augmenté alors que le coût des visites privées auraient contribué à plomber l'équilibre économique des entreprises, enfin, les marins pêcheurs auraient été contraints de « taper » davantage dans la ressource pour assurer la survie de leur activité. Le gouvernement avait renoncé à son projet. Dès lors, qu'a t-il était fait pour permettre au Centres de Sécurité des Navires d'assurer leurs missions ? Rien !
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Le propos serait incomplet s'il ne traitait pas de la question institutionnelle et fondamentale du service public dû aux professionnels de la mer.

Le service public est une part mutualisée et, en quelque sorte, socialisée de la richesse nationale. Il concourt à l'égalité entre citoyens. C'est l'un des piliers de la République Sociale. Ce choix d'organisation a été fait par les français, sa pertinence d'amortisseur social est démontrée en période de crise. Il est facteur d'efficacité économique.

Pour ces raisons, nos institutions ont placé l'obligation de continuité du service public au plus haut niveau de nos textes de référence. Le principe de continuité a valeur Constitutionnelle, il s'impose à la loi.

A l'heure où s’écrivent ces lignes, la loi budgétaire 2014 est discutée au Conseil des Ministres. Inscrira t-elle pour sa partie « Politiques Maritimes » les lignes budgétaires vitales ? Rien n'est moins sûr.

Aussi, devant l'incapacité des services à assurer leurs missions, bientôt reviendra le serpent de mer de la nécessaire privatisation. La CGT ne laissera pas faire, les marins français n'avaleront pas la couleuvre !

Cliquer Ici pour accéder au communiqué intégral de la CGT

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Le 26 septembre 2013

Le meilleur cuisinier amateur de moules de Belgique 2013 est Dinantais

Namur-Luxembourg Le concours du meilleur cuisinier amateur de moules est une initiative du Mosselkantoor de Yerseke, l’organisme représentatif officiel de l’industrie des moules de Zélande.

Source : JVE

Eddy Lamy, originaire de Dinant, sera donc le « meilleur cuisinier de moules amateur de Belgique » pour toute une année. Il a en effet supplanté les 8 autres finalistes de la deuxième édition de ce concours culinaire national. Le jury, composé entre autres de Johan Engelen, le meilleur chef amateur de VTM, s’est montré unanimement convaincu par sa préparation des « Moules des Pays-Bas »

Les moules sont souvent associées à la rapidité et à la simplicité. « Mais les moules se prêtent à tellement plus de préparations que nous le pensons », affirme Johan Engelen. « Une bonne casserole de moules accompagnée de frites ou de pain reste un classique simple, mais ce concours incitait plutôt nos gourmets à faire preuve de créativité. »

Eddy l’a compris à la perfection en concoctant ses « Moules de Pays Bas ». Johan Engelen se fait le porte-parole du jury : « Cette création est la plus surprenante, tant sur le plan du goût que de la composition et de la préparation. La combinaison entre l’estragon et les chicons belges, les moules de Zélande et le vin luxembourgeois est parfaite dans ce plat. » Eddly Lamy est donc nommé meilleur cuisinier amateur de moules de Belgique pour un an et remporte en outre de nombreux ustensiles de cuisine, un arrangement gastronomique chez Inter Scaldes.

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Disparition de Bourcefranc-Le-Chapuis (17) : le milieu ostréicole attend l'enquête

Malgré les moyens déployés, l'ostréiculteur porté disparu depuis mardi n’avait toujours pas été retrouvé hier soir. Les recherches sont interrompues. La préfecture maritime de Brest considère qu’il ne peut plus être retrouvé vivant. L'enquête, elle, se poursuit

Source : Sud Ouest

Mercredi, en fin de journée, les sauveteurs en mer de La Tremblade continuaient de scruter la mer avec des jumelles

La vedette de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) de l’île d’Oléron est rentrée à 20 h 45, une fois la nuit tombée, mercredi soir. Sans avoir pu retrouver Thierry Bordas. Âgé de 45 ans, cet ostréiculteur n’a plus donné signe de vie depuis mardi midi. « Le Tlaloc », la barge ostréicole de 7 mètres sur laquelle il avait pris place en fin de matinée, pour rejoindre le parc ostréicole de Saint-Froult, au large de Port-des-Barques, avait été retrouvée peu avant 23 heures, mardi. Vide.

Fin des recherches

"On cherche à comprendre"

(....)

Il aurait dû rentrer à 14 h 30 au plus tard, selon son patron breton, avec lequel il a eu une conversation téléphonique à cette heure-là.

L’ostréiculteur breton pour lequel il travaille a alerté le Cros Etel (Morbihan) à 22 heures, mardi.

Depuis, un « dispositif composé de moyens nautiques, terrestres et aériens a été mis en place », indique le lieutenant de vaisseau Ingrid Parrot, de la préfecture maritime de Brest : l’hélicoptère Dauphin de la Marine nationale, des vedettes de la SNSM de La Tremblade et La Rochelle avaient été aussitôt été dépêchés, tandis que les sapeurs-pompiers et les gendarmes ont effectué des patrouilles terrestres.

En vertu d’une réquisition, le téléphone portable de l’ostréiculteur avait été localisé. « Le Tlaloc », la barge vide, avait été retrouvée mardi à 22 h 50, à l’ancre, au large de Saint-Froult, à 500 mètres au nord du chenal de Brouage. Le téléphone et les clefs de l’homme se trouvaient sur le chaland.

Deux hélicoptères mercredi

« Suite à une investigation du plongeur de l’hélicoptère, aucune personne n’est trouvée à bord ni aux alentours de la barge », reprend le lieutenant de vaisseau Ingrid Parrot.

Les recherches se sont poursuivies avant d’être stoppées dans la nuit, à 3 heures du matin. « Elles ont repris mercredi matin, à 8 heures, avec un dispositif composé uniquement de moyens nautiques, compte tenu de la météo (épais brouillard et visibilité très mauvaise) : un Zodiac des pompiers, un moyen nautique de la gendarmerie, les deux vedettes de la SNSM de La Tremblade et de La Rochelle », précise la préfecture maritime.

L’après-midi, l’hélicoptère Dragon 17 de la Sécurité civile et le Dauphin de la Marine nationale se sont relayés, avant de rentrer, en fin de journée, à La Rochelle, à 18 h 15.

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Réforme des retraites : les marins touchés indirectement

Selon Patrick Quinqueton, le président de l’Énim, la caisse de retraites des marins, « pour l’instant, rien ne bouge. L’un des points de la réforme est le compte pénibilité, or cette notion est déjà prise en compte dans le régime des marins ». Mais la réforme aura des impacts indirects. « Cette réforme va bel et bien nous concerner, affirme Jacques Shirmann, le président de la Fédération nationale des associations de pensionnés de la marine marchande. La revalorisation de nos pensions est alignée sur le régime général. Elle va avoir lieu le 1er octobre au lieu du 1er avril. Nous perdons aussi la ½ part fiscale pour les veufs et veuves (NDLR : réforme du gouvernement Sarkozy). Si elle est appliquée, nous aurons aussi droit à la hausse de 0,3 % sur les prélèvements sociaux. »

Source : Le Marin

Pour les métiers terrestres, la réforme propose un rallongement des durées de cotisation, de 41 ans actuellement (ceux nés avant 1958) à 43 ans pour ceux nés en 1973. Pas dans le maritime. « On est un peu rassurés, souffle Thierry Le Guevel, le secrétaire général CFDT mer. Le texte ne remet pas en cause les critères de l’âge de départ à la retraite pour les marins. » Ils peuvent toujours faire liquider leur pension à partir de 52 ans et demi, après 37 ans et 5 mois de cotisations.

Ce qui est le cas quand on a commencé à 15 ans, avec une carrière complète. Les marins touchent 75 % du salaire forfaitaire de la catégorie des 36 derniers mois de navigation auquel il faut enlever la CGS (6,6 %) et la CRDS (0,5 %). En 2013, pour la 5e catégorie, la base est de 16 454,58 euros/an (salaire forfaitaire : 21 939,44 euros/an). Pour la 12e catégorie, elle est de 24 914 euros/an (salaire forfaitaire : 33 218 euros/an).

Cependant, l'interdiction au 1er janvier 2014 d'embarquer avant 15 ans à la pêche et 16 ans au commerce remet en cause la durée possible de cotisation.

(lire également dans "le marin" 27 septembre)

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Bienvenue à la ferme. Portes ouvertes pour saluer l'automne

Pour la première fois en Bretagne, les agriculteurs du réseau « Bienvenue à la ferme » ouvrent leurs portes au public pour une grande fête de l'automne avec de nombreuses festivités gourmandes.

Dans le Finistère, les premiers rendez-vous sont les suivants : les Huîtrières du château de Bélon, à Riec-sur-Bélon, proposent samedi et dimanche, une randonnée (gratuite) de 9 km sur le GR 34 le long du Belon ; une visite commentée des huîtrières de Belon accompagnée d'une dégustation de six huîtres accompagnée de vin blanc (entrée : 7,50 €).

La ferme Kerguelen légumes project, à Saint-Pol-de-Léon, propose aujourd'hui, et samedi, à partir de 10 h 30, une visite de ses cultures légumières bio (5 € par adulte et 3,50 € à partir de 6 ans ; sur réservation au 06.23.73.67.05).


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Service social maritime. Au plus près des gens de mer

De Plestin-les- Grèves à Étables-sur-Mer Brigitte Luce, Marie-Pierre Kergantuil et Martine Billien, oeuvrent pour ceux et celles qui vivent de la mer. Elles nous parlentde leur quotidien.

Source : Le Télégramme  par Armelle Menguy

De qui vous occupez-vous ?
Nous sommes là pour les marins, actifs comme pensionnés, à la pêche et au commerce, leurs veuves ; les jeunes du lycée maritime... Et nous fonctionnons sous couvert associatif sur toute la France, de Dunkerque à Ajaccio. Le siège du service social maritime est à Nantes.

Vous êtes dans le milieu depuis longtemps toutes les trois. Il y a une raison ?

À quels plus gros problèmes êtes-vous confrontés ?

Quelle évolution dans votre quotidien ?

Certains hésitent encore à venir... Que pouvez-vous leur dire ?
Nous sommes là pour faire valoir leurs droits, les conseiller... Martine Billien est notre assistante administrative. Elle est leur première interlocutrice, le premier relais. Nous les aidons à plusieurs titres : comment obtenir une aide pour le chauffage en fait partie. Il faut aussi qu'ils sachent que notre fonctionnement est financé par eux, entre autres. C'est sur leur fiche de paie ! Et on a un rôle d'interface important entre eux et l'administration. On est beaucoup dans la proximité ici, c'est une force. Pratique Service social maritime ou SSM ; siège à Saint-Quay-Portrieux sur le terre-plein du nouveau port ; antennes à Paimpol et Erquy. Saint-Quay-Portrieux, tél. 02.96.70.92.59 ; Erquy, tél. 02.96.72.14.48 ; Paimpol, tél. 02.96.20.94.18.

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Le 25 septembre 2013

Disparition d’un ostréiculteur en mer. Un important dispositif de recherches mis en place.

Le mardi 24 septembre, vers 22h00, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage d’Etel (CROSS Etel) est alerté d’une inquiétude sur un employé ostréicole.

Cet homme âgé d’environ 45 ans était parti de Bource-Franc Le Chapus en fin de matinée à bord d’une barge ostréicole le Tlaloc. Il allait sur un parc ostréicole au large de Port-des-Barques et devait rentrer en début d’après-midi.

Source : Préfecture maritime

Le CROSS Etel met immédiatement en place un dispositif composé de moyens nautiques, terrestres et aériens :
  • deux vedettes de la SNSM : La Tremblade et La Rochelle ;
  • des patrouilles terrestres de pompiers et de gendarmes ;
  • l’hélicoptère Dauphin de la marine nationale.
La barge ostréicole Tlaloc est relocalisée vers 23h00 par l’hélicoptère Dauphin grâce à une réquisition faite sur le téléphone portable de l’employé ostréicole. Suite à une investigation du plongeur de l’hélicoptère aucune personne n’est trouvée à bord ni aux alentours de la barge.

Les recherches en mer ont été suspendues à 3 heures du matin. Elles ont repris mercredi 25 septembre à 8h00 avec un dispositif composé uniquement de moyens nautiques compte tenu de la météo (épais brouillard – visibilité très mauvaise) : un zodiac des pompiers, un moyen nautique de la gendarmerie, les deux vedettes de la SNSM de la Tremblade et de La Rochelle. Elles se sont poursuivies cet après-midi avec des recherches effectuées par l’hélicoptère Dragon 17 de la sécurité civile et le Dauphin de service public de la marine nationale.

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Crach (56). Un employé ostréicole disparu devant L’Île-d’Oléron

Un ostréiculteur dont l’employeur est basé à Crach dans le Morbihan est porté disparu, depuis mardi après-midi, devant L’Île-d’Oléron.

Source : Ouest France

Les recherches sont toujours en cours. L’homme de 45 ans avait quitté mardi la commune de Bourcefranc-le-Chapus, au pied du pont de l’île, côté continent, pour rejoindre en barge son exploitation, au large de Port-des-Barques, un peu plus au nord. En fin d’après-midi, l’employeur, sans nouvelles, a donné l’alerte.

D’importants moyens ont été engagés par la préfecture maritime. Deux vedettes SNSM, un hélicoptère de La Rochelle, ainsi que des patrouilles de sapeurs-pompiers, à terre. Vers 22 h, les secours ont retrouvé le téléphone portable du disparu sur la barge, bien amarrée près de l’exploitation ostréicole.

L’homme aurait donc pu tomber à l’eau dans le courant de l’après-midi. Interrompues une partie de la nuit, les recherches ont repris ce matin, mais sans hélicoptère, pour cause de mauvaise visibilité.

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Un ouvrier ostréicole porté disparu depuis mardi soir

Un ouvrier ostréicole d'une quarantaine d'années est porté disparu depuis hier soir au large de Port-des-Barques, à 50 km au sud de La Rochelle. Un chaland a été retrouvée dans un parc à huîtres vers 22h50, grâce à la localisation du téléphone portable du disparu.

Source : France 3 Poitou-Charentes  par Bernard Dussol

L'homme a disparu alors qu'il travaillait seul sur un chaland qui a été retrouvé vide aux alentours de 23 h hier soir. Il s'appelle Thierry Bordas et il était employé chez un ostréiculteur d'origine bretonne installé à Marennes-Oléron. C'est son patron qui a prévenu les secours en ne le revoyant pas revenir à l'heure convenue.

Envoyés sur place, des bateaux de la SNSM ont fouillé la zone sans succès. Les recherches se sont poursuivies toute la journée mais Thierry Bordas reste introuvable et les chances de le retrouver vivant s'amenuisent d'heure en heure.

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Le 24 septembre 2013

Marseille : les écaillers en compétition demain

Les meilleurs Français seront demain sur le Vieux-Port

Les écaillers sont les garants de la réputation de leur maison. Directement en contact avec les consommateurs, ils jouent un rôle essentiel pour faire connaître et apprécier les fruits de mer.

Source : La Provence par Pierre Psaltis

La 13e édition du championnat de France des écaillers se déroulera demain sur le Vieux-Port. Le Comité national de conchyliculture a choisi la Capitale européenne de la culture pour ce concours qui trouve un écho particulier dans le patrimoine gastronomique marseillais. Au programme de cette journée : des dégustations gratuites d'huîtres du littoral français, une vente d'huîtres par les ostréiculteurs eux-mêmes, des démonstrations d'ouverture d'huîtres par des professionnels et, point d'orgue de la journée, la 13e édition du championnat de France des écaillers, qui se déroulera de 14 h 30 à 17 h 30.

Les 14 meilleurs compétiteurs de l'Hexagone ont été sélectionnés sur la base des résultats obtenus aux concours régionaux.

Les étapes du concours

Le championnat se déroulera en deux épreuves. D'abord la vitesse : les concurrents doivent ouvrir 50 huîtres creuses et 50 huîtres plates, en un minimum de temps. Une pénalité de quatre secondes est appliquée pour toute huître mal ouverte, retournée ou avec écailles. Ensuite la présentation : les concurrents devront obligatoirement se servir du plateau qui leur est fourni ainsi que de la glace, et le cas échéant, des algues et des citrons mis à leur disposition.

Chacun d'entre eux reçoit gratuitement une marchandise identique, d'origine française, nécessaire à la réalisation de la présentation. Elle comporte obligatoirement au moins des huîtres creuses, des huîtres plates, des moules ainsi que des palourdes ou praires, crevettes ou langoustines et éventuellement d'autres coquillages ou crustacés. Le temps imparti pour la réalisation du plateau est de 20 minutes. Le concurrent qui aura obtenu le plus grand nombre de points sur les deux épreuves sera déclaré champion de France des écaillers et concourra pour le championnat d'Europe.

Les coulisses du Championnat des France des Ecaillers

A cette occasion, le Comité National de conchyliculture (C.N.C), met l’huître à l’honneur durant une journée pleine de saveurs, placée sous le signe de la convivialité, du partage et de la gastronomie !

Source : Marseille Shopping

Au programme :
  • Dégustations gratuites d’huîtres du littoral français et vente d’huîtres par les ostréiculteurs.
Le championnat de France des écaillers a non seulement pour intérêt de mettre à l’honneur la filière conchylicole mais, surtout de valoriser le métier d’écailler. Les écaillers ont une influence très importante sur la réputation des établissements gastronomiques. Directement en contact avec les consommateurs, ils jouent un rôle essentiel pour faire connaître et apprécier les fruits de mer.
  • Démonstrations d’ouverture d’huîtres par des professionnels,
  • Point d’orgue de la journée : la 13e édition du Championnat de France des écaillers, qui se déroulera de 14 heures 30 à 17 heures 30. Un concours réservé aux professionnels. Ce championnat permet ainsi de valoriser un métier trop peu connu. Une occasion d’aller à la rencontre du grand public et de montrer ce qu’est vraiment le métier d’écailler.

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Quimper. Meralliance de nouveau à l'honneur

L'entreprise agroalimentaire quimpéroise vient de remporter le 1er prix des Trophées des Comités d'entreprise (CE) qui récompense sa politique sociale.

Source : Côté Quimper

Meralliance se revendique numéro 1 français sur le marché du saumon et des poissons fumés et marinés...

La politique sociale du groupe agroalimentaire Meralliance vient de nouveau d’être récompensée. Il s’agit de la seconde fois cette année. Mercredi 18 septembre, son comité d’entreprise (CE) du site de Quimper a déroché le 1er prix des Trophées des CE, précise la direction du groupe dans un communiqué.

Ce prix vient saluer trois types d’actions sociales, mis en place par le CE, contribuant au mieux-être au travail. Depuis 2004, il existe au sein de l’entreprise quimpéroise une commission sociale chargée d’apporter un soutien financier à travers des prêts adaptés. « Un fonds spécial d’entraide est également mis à disposition par l’employeur pour aider les salariés en grande difficulté », rappelle Meralliance.

Fonds spécial d’entraide

Le CE de l’entreprise peut aussi apporter aux salariés un soutien moral et juridique avec l’aide d’une assistante sociale. Enfin, depuis quatre ans, « en lien avec des producteurs locaux, le CE peut proposer aux salariés d’acheter à prix préférentiels viande et poisson, explique la direction dans son communiqué. Le CE avance les fonds auprès des fournisseurs laissant la possibilité aux salariés d’un paiement différé et en plusieurs fois. »Et de conclure : « À ce jour, environ 50 personnes ont eu recours à la commission sociale et une dizaine a bénéficié du fonds spécial d’entraide. »
Avenue de Kéradennec, 29000 Quimper, France

Quimper. Armoric, spécialiste du saumon fumé, recrute 150 CDD

La fin d’année est toujours une période de forte activité pour Armoric à Quimper (Finistère). La société renforce ses équipes de septembre à décembre. Elle envisage de procéder à 150 recrutements en contrats à durée déterminée d’ici à la fin de l’année.

Les postes à pourvoir sont des postes d’opérateurs de production, dans les ateliers de filetage (manutention, mise sur grilles, parage du poisson) et de reconstitution (tranchage, pesée et mise sur plaques), dans une atmosphère en froid positif.

Armoric s’associe à Pôle emploi et propose ainsi des tests de recrutement basés sur les habiletés aux postes. Une méthode qui permet d’aborder autrement le recrutement en ne tenant pas compte du niveau d’expérience et de diplôme.

Contacts : Pôle emploi ou le service recrutement de Meralliance Armoric (tél. 02.98.64.72.84)

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Marins. La CGT craint la fin de la retraite à 55 ans

La CGT Marins craint une réforme du système de retraite de l'Énim. Un rapport adopté par le Sénat recommande en effet de « moduler » selon la pénibilité l'âge de départ à la retraite des marins, fixé actuellement à 55 ans.

Source : Le Télégramme

« La grande variété des conditions de travail selon les secteurs et les professions et leur évolution grâce aux progrès technologiques, m'amènent à penser que le départ à la retraite à 55 ans n'est pas toujours justifié ».

« Méconnaissance des réalités »

Les propos du sénateur UMP Philippe Delattre, auteur d'un rapport sur le régime de retraite et de sécurité sociale des marins, n'ont pas vraiment séduit la CGT Marins. Selon l'élu du Val-d'Oise, « une analyse de la pénibilité par secteur pourrait permettre de mettre en place une modulation de l'âge de la retraite selon le critère de pénibilité. »« C'est méconnaître les réalités des métiers, on parle de moderniser le système mais ça ne doit pas se faire au détriment des conditions de travail déjà difficiles ou de l'âge de départ à la retraite », s'emporte Youenn L'Helgoualc'h, secrétaire du syndicat des Marins CGT. Une telle réforme touchant aux acquis est donc jugée « inacceptable ».Pourtant, le syndicaliste reconnaît sans mal les difficultés du système de l'Énim. « Le déséquilibre démographique est très important, avec quatre retraités pour un cotisant : les cotisations ne constituent plus que 10 % du budget, le régime est financé à 90 % par le régime général et interrégimes », décrit-il.

Des Français à bord

La solution principale du problème, à ses yeux, est la défense de l'emploi français sur les navires, pour augmenter le nombre de cotisants. « Il n'y a, par exemple, plus qu'une poignée de Français sur notre flotte de commerce : le reste des équipages est constitué de non-communautaires qui naviguent dans des conditions nous ramenant cinquante ans en arrière », martèle Yves L'Helgoualc'h. Et de dénoncer le dumping social qui se retrouve aussi selon lui à la pêche ou à l'offshore.Le syndicaliste en appelle donc à une véritable Europe sociale, rappelant que le Traité de Rome de 1957 prônait « l'égalisation des régimes sociaux dans le progrès ».

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Poullaouen. Appel à la grève chez Marine Harvest

Les négociations sont compliquées entre la direction de Marine Harvest et les représentants du personnel. Alors qu'une réunion avait lieu ce matin à Landivisiau au sujet de la fermeture des usines de Poullaouen (29) et Châteaugiron (35), la CGT vient de faire savoir qu'un appel à la grève a été lancé pour demain vendredi ainsi que pour la nuit de dimanche à lundi. Le syndicat explique cela par "un profond désaccord survenu ce matin", sans plus de précision. La prochaine réunion avec la direction est prévue mercredi. Source : Le Télégramme

Marine Harvest recrute... juste avant de fermer

Une usine se préparant à fermer définitivement ses portes dans moins de six mois recrute des salariés par dizaines. Sur le papier, cela paraît complètement incongru. C'est pourtant bien la réalité de Marine Harvest.Depuis dimanche, la saison du saumon est lancée. En 2x8 habituellement, l'usine fonctionne désormais en 3x8 avec une équipe de nuit. Si la montée en puissance est progressive, l'entreprise recherche déjà activement du personnel pour suivre le rythme intense, à l'approche des fêtes de fin d'année. Comme pour chaque saison, elle compte sur des intérimaires. Et visiblement, ce n'est pas simple à trouver.


Une quarantaine de salariés recherchés

En plus du circuit habituel, l'agence d'intérim mandatée, Adecco, vient ainsi de déposer des annonces aux caisses des grandes surfaces du secteur. Dessus, on peut lire : « Urgent. Recrute ouvriers agroalimentaires pour la saison du saumon sur Poullaouen. Mission jusqu'à fin décembre. À pourvoir rapidement. »« Cela varie d'une semaine à l'autre mais actuellement, on cherche une quarantaine de personnes », indique-t-on chez Adecco. Pas que de quoi surprendre Michel Crespin, représentant du personnel à Marine Harvest. « En pleine saison, l'effectif de l'entreprise double quasiment. On passe de 280 à 450 environ. Là, c'est peut-être plus compliqué à trouver compte tenu du contexte. Certains redoutent sans doute de ne pas être payés », indique-t-il.L'absence de perspectives à long terme peut également jouer. Chez Adecco, on n'en est pas convaincu. « Chaque année, des salariés faisaient la saison sans espoir d'embauches. Et les gens connaissent la situation actuelle. On leur conseille d'y aller malgré tout. C'est toujours ça de pris », précise l'agence d'intérim qui, elle aussi, sera forcément impactée par la fermeture de l'usine.

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Rencontre nationale des acteurs de la gestion intégrée des zones côtières

Montpellier, vendredi 27 septembre 2013

Maison des Etudiants de l’Université de Montpellier

Avenue Raymond Dugrand (site Richter)

La GIZC, une démarche pour le développement durable des activités littorales

Cliquer Ici pour plus d'informations

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Le 23 septembre 2013

Misez sur le local...

Des moules du Bassin à la cantine

Vendredi la cuisine du collège Jean Verdier, produisant tant pour le collège que les restaurants scolaires de l’école primaire (maternelle et élémentaire) a proposé un menu moules-frites, moules du bassin d’Arcachon.

Source : Sud Ouest

Ce menu a été proposé dans le cadre d’un partenariat avec le Comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins de la Gironde (CDPMEG) ; Alica Khayati, représentant le CDPMEG, qui s’était déplacée à Audenge, explique « l’idée est de favoriser l’approvisionnement des restaurations collectives du territoire (Pays Bassin d’Arcachon et Val de l’Eyre) avec des produits locaux et de saison.

Actuellement les poissons pêchés par les pêcheurs girondins partent à l’étranger ou ailleurs en France mais pas dans les restaurants pour les enfants…

Produits locaux et de saison

Aujourd’hui quatre communes sont intéressées pour travailler, au cas par cas, de septembre 2013 à juin 2014, au développement des produits locaux ; il s’agit d’Audenge, Biganos, Lanton et Saint-Magne… Parallèlement il y aura un travail auprès des élèves sur la sensibilisation sur la pêche locale (où, par qui, comment, et l’arrivée dans l’assiette).

Aujourd’hui c’est le lancement et, la mise en avant des produits moules et palourdes pêchées par les pêcheurs du Bassin et commercialisées tant chez les restaurateurs que les poissonneries. Actuellement quinze pêcheurs sont autorisés à pêcher les moules et cinq le font régulièrement, par dragage sur des récifs très localisés pour une production annuelle de 600 tonnes durant la saison de juin à octobre.

Une formation sera organisée à destination des équipes des cuisines pour le développement des produits bio et locaux dans la restauration collective. Les financeurs de cette opération sont le groupe FEP axe 4 (fonds européen pour la pêche), Conseil général et régional, l’État et le comité des pêches.

Françoise Mahieu, agent comptable du collège, ajoute « le but est de mettre en place une régularité de travail avec la pêche du bassin d’Arcachon en fonction de la saisonnalité des produits ».

Voir aussi : Découvrez et savourez nos moules et nos palourdes

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Cinq cents produits locaux disponibles en drive à Vannes

Gwenaël de Kersabiec s'apprête à ouvrir un Locadrive, à Vannes. La méthode s'inspire de la grande distribution, avec une approche de la consommation très différente.

Source : Ouest France  par Denis Riou

L'enseigne Locadrive orne un bâtiment derrière le parking d'Europcar, zone du Prat, à Vannes. Les chambres froides et les rayonnages ont meublé cette semaine ce local industriel de 200 m2. Les premières livraisons des fournisseurs de ce drive, spécialisé dans les produits alimentaires fermiers ou de fabrication artisanale ont commencé.

Gwenaël de Kersabiec s'est fait quelques petites frayeurs quant à sa capacité à tenir son calendrier. « Les premiers clients pourront passer commande à partir de lundi. Ce même jour, j'ai prévu une inauguration publique avec quelques producteurs qui devraient procéder à des dégustations de leurs produits », sourit le jeune entrepreneur, issu de la logistique. Premières livraisons prévues le mercredi 25.

Une cinquantaine de producteurs

Sur le site internet locadrive.com, ce trentenaire a renseigné les fiches des quelque 500 produits qu'il se prépare à commercialiser. Fruits et légumes, viande, yaourts, glaces, pâtes, l'initiateur de ce drive, qui tourne délibérément le dos à la grande distribution, a démarché une cinquantaine de producteurs locaux.

« Ils sont essentiellement morbihannais. Pour quelques articles qui me manquaient je suis sorti du département, mais pas très loin. Il fallait que mes fournisseurs puissent me livrer à Vannes sans que cela ne se répercute sur le prix. »

Dès qu'il a eu l'idée de son Locadrive, en s'inspirant d'une initiative de la chambre d'agriculture de Bordeaux pour encourager les circuits courts, Gwenaël de Kersabiec a privilégié qualité et originalité, production à taille humaine avec une autre philosophie de la consommation.

« J'ai été très étonné par la richesse et la diversité des fabrications locales. Il s'agit souvent de personnes seules ou de toutes petites structures. La créatrice de glace par exemple a développé cette activité à partir du lait de sa ferme. A Arradon, j'ai trouvé un producteur qui fume son saumon. Pour les produits de la mer, j'ai trouvé une conserverie à Groix. »...

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Le premier drive fermier de Normandie se lance avec quinze agriculteurs

A l'heure où les grandes surfaces ouvrent toutes leurs *« drive »*, des agriculteurs se lancent eux aussi dans l'aventure. Ils ont lancé le premier drive fermier de Normandie. Depuis le 20 septembre, il est possible de retirer sa commande au lycée agricole de la Baie, partenaire du projet depuis sa naissance.

Source : Ouest France

A l'origine, un constat simple : « Les modes de consommation changent », note la présidente de l'association, Isabelle Lottin. Si ce mode d'achat a du succès auprès des consommateurs qui cherchent à gagner du temps, « l'attrait pour les produits locaux ne cesse lui non plus d'augmenter et traduit un besoin de reconnexion à une alimentation de qualité et dont l'origine est mieux connue. »

Le système existe dans deux autres régions, la Gironde et le Jura. Désormais, « les consommateurs de la Baie du Mont-Saint-Michel vont pouvoir trouver une réponse à ces deux attentes en faisant leurs courses de produits fermiers et artisanaux locaux en ligne ».

L'association gère le site Goutez fermier. Les clients peuvent y choisir fruits, légumes, viandes, charcuterie, produits laitiers, confitures, boissons et autres produits locaux issus d'une quinzaine d'exploitations du secteur. En payant en ligne avant le mercredi, on peut récupérer sa commande le vendredi suivant au lycée, premier point de retrait. Un second est envisagé à Avranches....

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Hauteville-sur-Mer. Pollution des eaux : les huîtres et les moules interdites sur 4 communes manchoises

Source : Ouest France

L’arrêté préfectoral est tombé samedi à la mairie d’Hauteville : le ramassage des huîtres et des moules est interdit dans le canton sur toute la zone 50-18 de Bricqueville sur Mer et notamment dans le canton sur, Hauteville, Montmartin et Annoville, Lingreville échappant à cette interdiction, suite à la pollution des eaux de mer. Des prélèvements réalisés par Ifremer, institut de recherche pour l’exploitation de la mer, ont montré une pollution, des traces de matières fécales. L’interdiction concerne moules et huîtres, « mais, souligne Jacques Duret, maire d’Hauteville, pas les bivalves fouisseurs comme les coques, praires et palourdes. »

Les gendarmes ont fait de la prévention dimanche auprès des pêcheurs. Lundi, l’interdit n’était pas levé.

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Elevage de trépang : Une production de 4 millions de juvéniles prévue en 2014


Les techniciens du WWF avancent que le taux de survie de l’holothurie mise en grossissement au niveau des pêcheurs est de 75%.


L’holothuriculture ou l’élevage de trépang est bel et bien adoptée dans plusieurs villages des pêcheurs dans la région du Sud-Ouest de Madagascar. « Cette partie de l’île est le seul endroit favorable à ce genre d’activité », a soulevé Gaëtan Tsiresy, un chercheur océanographique au sein du WWF lors d’une conférence organisée par cette entité dans le cadre de la semaine de la Mer qui s’est tenue hier au Café de la Gare à Soarano. « Une société privée portant l’enseigne d’Indian Ocean Trépang vient de s’implanter dans cette région pour mener un projet pilote en matière d’holothuriculture. Elle prévoit de produire 4 millions de juvéniles de trépang en 2014 », a-t-il enchaîné.

Taux de survie. Notons que des organisations non gouvernementales travaillent en partenariat avec cet opérateur local pour la facilitation de la mise en ouvre de ce projet au niveau des pêcheurs. « Elles achètent les juvéniles de trépang auprès de la société et les revendent ensuite à crédit aux 37 groupes de pêcheurs ciblés. Ces derniers effectuent le remboursement après la première commercialisation de leurs produits », a-t-il expliqué. Indian Ocean Trepang projette de remettre 30% de sa production aux pêcheurs ciblés en vue d’un grossissement de l’holothurie dans le cadre de ce projet pilote. Il faut savoir que le cycle d’élevage de trépang est en moyenne de sept mois. Les techniciens prévoient que son taux de survie est de l’ordre de 75%. Le prix du trépang varie entre 3 000 Ariary et 6 000 Ariary suivant sa taille auprès des pêcheurs. La majorité de la production est destinée à l’exportation.

Algue rouge. A part l’holothuriculture, la région du Sud-Ouest est également favorable à l’exploitation d’algues. Initié par l’IHSM de Toliara et de la société Biomad en 1989 à Songeritelo, la culture d’algues rouges est maintenant une activité génératrice de revenus pour les pêcheurs. Plus de 400 ménages la pratiquent déjà. Les femmes s’y mettent aussi. L’algoculture est praticable pendant toutes les saisons. « Cette activité contribue à la diminution des pressions sur l’écosystème et à la reconstitution de cet écosystème en une nouvelle zone de pêche », a fait savoir Gaëtan Tovondrainy, un autre chercheur au sein de WWF. Mai elle a été abandonnée en 2002 et puis relancée par la société Copéfrito et le programme PACP huit ans après. L’espèce cotonii rouge introduite de Zanzibar a été lancée.

Navalona R dans Midi Madagasikara

Pour plus d'informations : Community-based Aquaculture par Blue Ventures : Sea Cucumber and Seaweed Farming in Southwest Madagascar

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Menabe: L’élevage de crabes pour bientôt

Parmi les trois priorités du nouveau chef de région du Menabe, Gilbert Romain, installé officiellement hier à Morondava, la relance économique figure en bonne place. Celle-ci s’articule autour de secteurs phares de la région. Le projet d’élevage de crabes et de concombres de mer ainsi que la culture d’algues est donc en bonne voie avec l’entreprise Copefrito de Toliara.

Source : Agir pour Madagascar

Copefrito sera à Morondava vers fin septembre-début octobre pour lancer ce projet à Belo-sur-mer dont les études et le financement sont déjà bouclés. Ce partenariat de la région avec le secteur privé se fait également avec l’ONG Blueventures. Rappelons que les crabes font partie des ressources naturelles du Menabe issues des mangroves. Les pressions humaines sur les mangroves les menacent et c’est pour cette raison qu’un projet qui vient d’être clôturé a passé le relais récemment au WWF pour la gestion durable de ces ressources. L’idée est notamment de réduire le taux de mortalité des crabes entre la collecte jusqu’au marché. L’élevage évoqué plus haut initié par la région et le secteur privé s’inscrit aussi dans cette gestion durable. Il en est de même pour les concombres de mer. Ces produits sont notamment demandés en Europe et surtout en Asie. Les crabes vivantes se vendent nettement plus chers en Asie que la chair de crabes en Europe.

Pour le nouveau chef de région nommé à son poste depuis un mois, la relance de l’économie du Menabe consiste à ouvrir la région sur l’extérieur. C’est ainsi qu’il œuvre aussi pour le développement de la filière haricots ou lingots blancs, un des produits célèbres du Menabe. Cette filière fait partie des secteurs soutenus par le projet d’Appui au développement de la région du Menabe et Melaky (AD2M) financé par le Fonds international pour le dévloppement agricole (FIDA). Des ONGs y apportent aussi leur appui. Le chef de région précise que les soutiens à la filière se matérialisent par des formations, la production de semences améliorées, la recherche de débouchés sur l’Europe. L’aute priorité du chef de région concerne la sécurité avec la participation des communautés locales via la mise en place de colonnes (ou « kalôny ») de surveillance. Le social fait aussi partie de ses priorités. Du 21 au 30 septembre donc, la région organisera les jeux du Menabe. Elle participe aussi à la campagne de sensibilisation sur la scolarisation des enfants, etc. Pour ce qui est du tourisme, le chef de région apprécie les efforts de l’Office régional du tourisme pour améliorer la qualité de l’hébergement, la sécurité des touristes, les routes d’accès sur les sites touristiques. Notons que le Menabe compte les Tsingy de Bemaraha, une des destinations phares de la région qui attire non seulement les touristes étrangers mais aussi les touristes nationaux. Quant à la ville de Morondava, elle a une plage dans la ville et qui commence également à attirer les nationaux tout comme ls touristes étrangers. D’ailleurs, la route nationale reliant Morondava  à Antsirabe est en bon état et encourage les déplacements vers ce chef-lieu de région du Menabe. Toujours dans le cadre du partenariat de la région avec d’autres entités, la Siranala, société de patrimoine de l’Etat dont l’usine de sucre est gérée par la société chinoise Sucoma, a remis 3 ordinateurs à la région hier.

Fanjanarivo dans La Gazette

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Le 20 septembre 2013

Huître : les Normands sondés sur un moratoire sur la triploïde

Produites en écloserie, les triploïdes ont trois lots de chromosomes au lieu de deux. Stériles, elles poussent plus vite et ne sont pas laiteuses l’été.

Source : Le Marin

Le comité régional conchylicole (CRC) de Normandie mer du Nord consulte actuellement les conchyliculteurs sur deux projets : la réduction des densités d’élevage et un moratoire sur les huîtres triploïdes, sujet hautement sensible au sein de la filière ostréicole.

Les éleveurs ont jusqu’au 23 septembre pour répondre. Et s’ils ne le font pas, cela équivaut à accepter les projets, prévient le CRC dans son courrier. Une méthode que contestent les écloseurs réunis au sein du Syndicat des écloseries et nurseries de coquillages (Senc), pour lesquels les triploïdes représentent l’essentiel des ventes. Dans un communiqué, ils mettent en garde contre « des conséquences désastreuses en termes de commerce extérieur et de déstabilisation du marché intérieur ».

Les triploïdes divisent la profession depuis des années et le projet de moratoire avait surgi sur le plan national il y a environ un an, avant d’être mis en sommeil car une alternative se présentait : le contrôle par le Comité national de la conchyliculture (CNC) de la production des géniteurs.

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Le 19 septembre 2013

Conflit ouvert autour des huîtres triploïdes

Le comité normand de la conchyliculture veut suspendre le recours aux naissains d’huîtres issus des écloseries.

Source : Ouest France par Jean-Pierre Buisson

Les ostréiculteurs l’avaient envisagé dans le bassin d’Arcachon avant que l’idée ne soit abandonnée au niveau national, un moratoire sur l’utilisation des huîtres triploïdes pourrait aboutir en Normandie. Confronté à la persistance des surmortalités de naissains et maintenant des huîtres adultes, le CRC Normandie-Mer du Nord vient de lancer une consultation auprès de ses adhérents. Ils doivent avoir répondu avant le 23 septembre pour un dépouillement le 1er octobre. « Nous considérerons que l’absence de réponse vaudra acceptation », écrit Joseph Costard, président du CRC normand.

Cette initiative fait vivement réagir le syndicat des écloseurs. « Cette consultation n’est étayée par aucun argumentaire concret » estime Stéphane Angeri, président du Syndicat des écloseries et nurseries de coquillages. « Cette proposition pourrait avoir des conséquences désastreuses en termes de commerce extérieur et de déstabilisation du marché intérieur. » Le patron de France Naissains épingle aussi la méthode : « Considérer les abstentions comme des votes favorables est révélateur des valeurs démocratiques des « proposants », statutairement, les abstentions valent généralement refus de la proposition. » Le Syndicat des écloseurs précise donc qu’il considérera « cette consultation comme nulle, et conteste par avance toute forme d’opposabilité ».

Le conflit qui oppose partisans et opposants des huîtres...

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Le 18 septembre 2013

C'est tout bon : les moules

Les moules, c'est un plat national en Belgique. Même si elles viennent d'ici, en Zélande. Mais qu'est-ce qui fait la qualité des moules de Delhaize ? C'est ce qu'on va voir !



Source : Delhaize

Les bébés moules se développent sur des cordes et grandissent ensuite dans des bassins d’élevage. Après 2 ans - et en saison- , elles peuvent être pêchées.

Des contrôleurs indépendants prélèvent un échantillon pour analyser la qualité de l’arrivage. Le fournisseur de Delhaize lui réserve les plus belles et les plus grosses. En plus, Delhaize en fait mesurer la teneur en chair pour ne sélectionner que les plus charnues. C’est là toute la différence !

Il ne s’écoule pas plus de 4 heures entre la commande et la livraison à la centrale de Delhaize ? Voilà comment on peut être sûr de trouver chaque jour chez Delhaize les moules les plus fraîches!

La moule est riche en iode et en fer et pauvre en graisse. Profitons-en ! Surtout qu’il n’y a rien de plus simple à cuisiner !

Au lieu de préparer ces belles moules jumbo avec des carottes et du céleri, je vais leur donner un petit accent du midi. Dans un fond d’huile d’olive,  je fais revenir du fenouil frais et des petits dés de tomate.

J’ajoute les moules et un trait de vin blanc et je les fais ouvrir à feu vif. Les moules sont naturellement salées donc inutile d’en rajouter.

Je rajoute de l’estragon frais, un peu de beurre, je secoue bien et c’est prêt. C’est facile et ça sent super bon !

Moules de zélande à la marseillaise

Pour 4 personnes:

    4kg de moules
    8 tomates
    2 fenouils
    4 échalotes
    1 c à s de graines de fenouil
    1 ravier d’estragon frais
    Huile olive
    Beurre
    3 dl de vin blanc sec
    Poivre ou piment d'Espelette

La recette

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Le 17 septembre 2013

Des pisciculteurs au milieu des éleveurs du Space 2013

Truite : la Bretagne médaille d'argent

Avec 60 piscicultures fournissant 7.000 tonnes de poissons à la chair rosée, c'est la seconde région productrice de France.

Source : Ouest France

Derrière l'Aquitaine

Les crêpes fourrées avec des filets de truite Arc-en-ciel ont eu un succès fou, cet été, dans les crêperies bretonnes. Le poisson à la chair rose élevé dans 60 piscicultures est de plus en plus apprécié par les gourmets. La Bretagne se place en seconde position pour la production de truites Arc-en-ciel et Fario juste derrière l'Aquitaine. « La consommation de la truite fumée est en forte hausse, souligne Jean-Yves Colleter, pisciculteur breton et président de la Fédération française d'aquaculture. Nous produisons des alevins et des truites jusqu'à 6 kg. Les gros poissons sont travaillés et fumés dans des ateliers. »

Les pisciculteurs étaient présents, vendredi, au Space de Rennes, le salon de l'élevage. Ils ont fait la promotion de leur poisson sur le stand de l'Itavi, l'Institut technique de l'aviculture. Rien de commun a priori entre les volailles de chair et les poissons d'élevage. Sauf que l'Institut a parmi ses missions le soutien aux filières d'élevage des petits animaux et les truites en font partie.

Moins de farine de poisson

(....)

Trois élevages bios

La truite biologique fait une petite percée. Trois piscicultures bretonnes produisent des truites avec des aliments biologiques 50 % plus chers que les aliments standards. Les densités de poissons dans les bassins sont moins élevées. 1 000 tonnes de truites bio sont commercialisées en France chaque année sur une production totale de 35 000 tonnes.

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Pour les fêtes, Comtesse du Barry fait la part belle au frais
L’enseigne de Maïsadour prépare les fêtes de fin d’année. Avec, pour 2013, une gamme plus large sur les produits frais articulée autour du foie gras, du saumon et du caviar.

Source : LSA par Julie Delvallée

Certes, les ventes ne décollent pas, le chiffre d’affaires stagne à 25 millions à fin juin 2013. "Les ventes se maintiennent mais la conjoncture n’est pas bonne… ", explique Leila Veillon, directrice marketing de Comtesse du Barry. Il n’empêche, le groupe maintient ses efforts, et multiplie les projets.

Aéroports et restaurants

Pour se développer, le pôle de Maisadour vise l’exportation, qui représente entre 7 et 8% de son chiffre d’affaires, via, entre autres, des points de ventes dans les aéroports. A Paris, le projet d’un restaurant situé la place de la Madeleine à Paris, où règnent Fauchon et Hédiart, devrait ouvrir ses portes pour septembre 2014.

En attendant ces grandes étapes, Comtesse du Barry prépare les fêtes 2013. Et au menu, beaucoup de produits frais.

Atteindre 50% de frais d'ici à trois ans....

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Lesconil : Algolesko installe ses filières de culture d’algues

Jakes Prat, conchyliculteur et algoculteur à Lesconil, a débuté ce 16 septembre le transfert sur zone des corps morts, aussières et bouées destinés à recevoir les cordes de l’algue cultivée Saccharrina digitata. Une dizaine de jours sera nécessaire pour acheminer les 150 gros blocs de 500 kg, et les 450 blocs de 250  kg sur la concession de 150 hectares, à moins de 2 km du port sud finistérien.

Source : Le Marin

Avec l'aide d’une barge de la société Iroise Mer, 50 hectares seront équipés dans la phase pilote du projet Algolesko. Les géniteurs seront prélevés dès ce mois sur le champ existant, et les cordes ensemencées mises en place à l’automne. Les trois associés d’Algolesko – Jakes Prat, la société Thaëron de Riec et Philippe Legorjus – espèrent récolter une trentaine de tonnes par jour dès le printemps prochain.

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Cimaprem, alginates high-tech à la porte de Redon

La société Cimaprem vient d'inaugurer son nouveau bâtiment construit grâce à l'aide de la collectivité. Une société spécialisée dans les gélifiants extraits d'algues.

Source : Ouest France  par Christelle Garreau

Vendredi, 11 h 30. Un barnum accueille les invités (sous-préfet, députés, élus, presse, etc.) de la CCPR (Communauté de communes du pays de Redon) et de la société Cimaprem. On inaugure les locaux tout neufs de l'entreprise installée sur le parc d'activités de Bourgneuf, à Rieux. Les époux Ruffinoni, patrons de Cimaprem, sont aux commandes de cet instant particulier. Discours, long et joli diaporama commenté, visite de quelques salles du nouveau bâtiment, cocktail au champagne. C'est le grand jeu. Pourtant « nous sommes des petits dans le monde des alginates, explique Gabriel Ruffinoni, mais nous sommes à la pointe... » A la pointe pour l'industrie agroalimentaire (75 % de l'activité de la société), à la pointe aussi pour la cosmétique et le moulage dans le secteur de la santé et des arts créatifs. Cimaprem est à la fois fournisseur d'ingrédients et fabricant.

Sans le savoir

Les alginates sont extraits d'algues brunes. « Nous ne réalisons pas l'extraction, nous travaillons avec un partenaire au Chili, pour avoir les qualités de produits qui nous intéressent. » Cinq espèces d'algues peuvent être utilisées et donner différents alginates. Certaines algues sont cultivées notamment au Chili.

« Les utilisations possibles des alginates sont vastes », poursuit Pascale Ruffinoni, en détaillant chaque secteur de la société. Bien qu'ils passent le plus souvent inaperçus, c'est dans l'agroalimentaire que les gélifiants sont les plus utilisés, des flans aux biscuits, en passant par les sauces et les plats préparés. « Vous en mangez sûrement sans le savoir, » ajoute son époux....

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Paimpol-Goëlo. Le point sur le village ostréicole de Boulgueff

Maurice Goarin, président de Paimpol-Goëlo, et Jean-Yves de Chaisemartin, vice-président chargé du développement économique, communiquent sur le dossier de Boulgueff.

Source : Le Télégramme

Confiants dans l'arbitrage

« Dans le lent processus d'aménagement du village ostréicole de Boulgueff, la Communauté de communes Paimpol-Goëlo (CCPG) vient de se voir reconnaître le bien fondé de sa démarche de saisine par le Conseil d'État. Par la faute de quelques personnes qui empêchent tout développement cohérent de notre territoire, la construction du village ostréicole, tant souhaitée par la profession ostréicole qui a bien besoin de soutien actuellement, est encore en attente de démarrage. Le Conseil d'État vient de se saisir du dossier par une décision qu'il vient de prendre. La CCPG attend avec confiance son arbitrage qui fera droit à ses arguments : un projet voulu au Schéma de mise en valeur de la mer, décidé lui-même par décret pris en Conseil d'État ; un choix de site répondant au mieux aux contraintes du sud de la baie de Paimpol, où les accès doivent être limités ; une intégration du village ostréicole au plus près des dispositions environnementales afin de corriger les erreurs qui subsistent actuellement et où, à défaut de conditions de travail organisées, chacun fait ce qu'il peut et quelquefois n'importe quoi. La CCPG espère dorénavant une décision rapide pour que, aussi bien au niveau du Conseil d'État qu'à celui du tribunal administratif, ses arguments prévalent et que le bon sens finisse par l'emporter ».

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Rivière de Crac'h. Au chevet du malade


Source : Le Télégramme   par Benoit Siohan

Parce qu'elles menacent la conchyliculture et le tourisme, les contaminations bactériennes sur les rivières de Crac'h et de Saint-Philibert sont devenues insupportables. La lutte s'organise. Voici comment.

Des plages interdites à la baignade à Carnac ou à La Trinité cet été encore. Des interdictions, de loin en loin, de ramasser certains types de coquillages. Des obligations de placer les coquillages en bassins de décontamination, etc.À mille lieux des cartes postales riantes, cette photographie-là est la face sombre, inquiétante et pourtant bien réelle du milieu aquatique en pays d'Auray. Elle est la conséquence des pollutions bactériennes, d'origine animale ou humaine.

Un diagnostic des contaminations

Les acteurs du territoire, conchyliculteurs, professionnels du tourisme et élus, en sont tellement conscients désormais que l'indispensable opération reconquête est en marche. Les rivières de Crac'h et de Saint-Philibert, qui irriguent les principales zones conchylicoles et touristiques, sont au coeur des préoccupations.En 2012, les dix communes concernées par ce bassin versant ont sollicité le syndicat mixte du Loc'h et du Sal, afin qu'il étende son champ d'investigation à un territoire qui n'avait jusque-là pas fait l'objet d'une étude globale. Pendant plus d'un an, deux techniciens du syndicat ont arpenté les rives des 120 km de cours d'eau afin d'établir un diagnostic des contaminations.Nicolas Rollo est l'une des deux « fourmis » ayant recensé les « 342 rejets potentiels, dont 99 % ne posent pas de problème ». Il remettra aujourd'hui (*) officiellement les résultats de l'étude. Ce travail de cartographie très précis a permis d'isoler des secteurs homogènes et de déterminer dans chacun d'entre eux si la pollution est d'origine animale, ou si elle est due à la défectuosité d'un poste de relevage ou à un assainissement défaillant, voire absent.« L'idée est de déterminer des secteurs d'interventions prioritaires en fonction de plusieurs critères : la proximité des parcs ostréicoles, la récurrence des pollutions et la quantité de bactéries relevées », explique Bernard Heinry, vice-président du syndicat mixte du Loc'h et du Sal.

Déterminer les priorités

La menace du préfet...

Les grands moyens pour sauver la rivière

Sécurisation des réseaux, nouveaux raccordements, réhabilitation des stations d'épurations : depuis quelques années, les collectivités mettent le paquet pour reconquérir la qualité de l'eau.

Pendant longtemps « on » n'a rien fait. Mais dans la société d'Internet et du risque zéro, la politique de l'autruche qui a longtemps prévalu ne pouvait plus durer : le tourisme et l'activité conchylicole, soit les deux principaux moteurs de l'activité au pays d'Auray, n'y auraient pas survécu.

La fin des lagunes

Raccordements en zone sensible

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Développer la pisciculture en cages en Ouganda grâce à l’expertise chinoise

La production de poissons en Ouganda, dominée par la pisciculture de subsistance, est faible

La Chine forme actuellement des Ougandais à la pisciculture commerciale en cages métalliques

Cette technologie pourrait doper les revenus des populations et de l’Etat, soutient un expert


Une nouvelle technologie destinée à développer la pisciculture commerciale dans les lacs, les barrages, les réservoirs et les rivières est en train d’être transférée de la Chine vers l’Ouganda.

Selon Barry Kamira, chercheur à l’Institut national de ressources et de recherche halieutiques (NaFIRRI) et coordonnateur du projet, une technologie de pisciculture en cages métalliques est en cours d’introduction par des chercheurs chinois dans le cadre d’un programme de coopération  triennal entre l’Ouganda et la Chine, dans le domaine de la recherche aquacole. Le projet a été lancé en avril 2012.

En Ouganda, 4,2 millions d’exploitants agricoles modestes vivent de la pisciculture qui procure chaque année environ US$116 millions de recettes d’exportations de poissons. Le poisson est une importante denrée que l’Ouganda espère promouvoir dans le cadre de son programme de développement.

Contrairement à la pisciculture en étangs, cette technologie est fondée sur des cages métalliques de tailles variées suspendues dans un plan d’eau. Chaque cage peut contenir jusqu’à 10.000 alevins. Les pisciculteurs s’appuient sur une évaluation de l’efficacité des cages à convertir les aliments pour augmenter le poids de animaux, pour déterminer quand transférer les jeunes poissons à la prochaine cage jusqu’à ce qu’ils atteignent, six mois plus tard, la maturité pour la récolte.

Les détails de ce projet financé par le gouvernement chinois ne sont pas encore connus.

D’après Barry Kamira, à la fin de la phase d’essai, le gouvernement ougandais devrait déployer cette technologie sur l’ensemble du territoire national. Il précise que l’Ouganda est le premier pays d’Afrique de l’Est, devant le Kenya et la Tanzanie, à vouloir démontrer le potentiel de la pisciculture en cages métalliques à faire passer rapidement ce secteur d’une activité de subsistance à une activité commerciale....

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Le 16 septembre 2013

Nourriture low-cost : à qui profitent les prix ?

Zoom sur quatre types de produits : le saumon fumé, la confiture, les crevettes et les oeufs bio.

France 5

Frédérique Mergey / Réalisateur

Elsa Haharfi / Réalisateur

Résumé

Face à la crise économique, les Français changent leurs habitudes de consommation. Ils sont à la recherche de solutions moins onéreuses pour se nourrir. Compte tenu de cette demande, les grandes enseignes ont chacune répondu en proposant des produits premiers prix ou de marque distributeur. A présent, ces gammes représentent plus d'un tiers du marché alimentaire. Mais ces aliments ou condiments vendus 30% moins cher sont-ils bons pour la santé ? Zoom sur quatre types de produits : le saumon fumé, la confiture, les crevettes et les oeufs bio. Direction Quimper, la Pologne et le Vietnam à la découverte des circuits de production et d'élevage pour mener l'enquête.

Cliquer Ici pour découvrir le reportage (jusqu'au 21 septembre)

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L’élevage d’ormeaux en Bretagne

CCSTI/Maison de la Mer / Lorient

Le lundi 16 septembre 2013, conférence organisée dans le cadre des "lundis de la mer".

De 18 h 30 à 20 h, salle des conférences du bâtiment situé 1, bd Adolphe-Pierre à Lorient.

Sylvain Huchette, directeur de l’entreprise France Haliotis à Plouguerneau et président de l'association des producteurs d'ormeaux d'élevage, Erwan Tonnerre, directeur de Groix Haliotis et Morgane Nédélec, technicienne aquacole Agrocampus Ouest, présenteront les techniques mises au point et répondront aux questions des participants. Une dégustation sera organisée à l’issue de la conférence.

Le CCSTI/Maison de la Mer fait sa rentrée, avec le premier Lundi de la Mer de la saison. Le lundi 16 septembre 2013, le rendez-vous se penche sur l'élevage d'ormeaux en Bretagne. Très prisé sur les marchés japonais et chinois, l'ormeau sauvage, dont la pêche est très réglementée, se fait de plus en plus rare sur les côtes bretonnes et d'ailleurs. En Bretagne, des techniques d'élevage ont été mises au point : en mer à Plouguerneau et en bassins à Groix. Mais cette nouvelle activité aquacole à forte valeur ajoutée n'est pas sans difficultés : formation des éleveurs, qualité de l'eau du site de production, fragilité biologique du gastéropode, etc.

Source : CCSTI/Maison de la MerLe Télégramme)

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Préjudice écologique. Bientôt inscrit dans le code civil ?

En 2008, le "préjudice écologique" avait été reconnu dans le procès de l'Erika. C'était alors une première ! Mais il y avait nécessité d'introduire cette notion par la loi dans le code civil. Ce mardi, Christiane Taubira, ministre de la Justice, recevra un rapport allant dans ce sens. Rapport qui devrait, notamment, proposer la création d'une "Haute autorité environnementale".

Source : Le Télégramme

Ce rapport a été rédigé par un groupe présidé par Yves Jégouzo, professeur émérite de droit public, et composé, notamment, de magistrats, d'universitaires et d'avocats, spécialistes du droit de l'environnement.

Une décision "novatrice"
Le "préjudice écologique" avait été reconnu dans le procès de l'Erika, pétrolier qui avait fait naufrage en 1999, au large des côtes bretonnes, en première instance en 2008 et en appel en 2010. Et il avait été confirmé par la Cour de cassation en 2012. Les juristes avaient salué cette décision "novatrice" qui permettait de faire indemniser les conséquences d'une marée noire sur la faune et la flore, indépendamment des dommages causés à l'économie ou à l'image, tout en soulignant la nécessité de l'introduire par la loi dans le code civil.

Une action "encadrée"....

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Conférence environnementale

La prochaine conférence environnementale aura lieu les 20 et 21 septembre 2013 au Conseil économique, social et environnemental.

Source : Ministère du Développement Durable

Elle permettra d’avancer sur cinq nouveaux chantiers : l’économie circulaire qui doit conduire à développer le recyclage et la valorisation des déchets mais aussi favoriser les circuits territorialisés ; les emplois et la transition écologique ; la politique de l’eau ; la biodiversité marine, la mer et les océans dans la perspective de renforcer les connaissances et la protection de l’environnement marin en métropole et en outre-mer ; l’éducation à l’environnement et au développement durable.

Thèmes de la conférence environnementale :
  • Économie circulaire
  • Emplois et transition écologique
  • Politique de l'eau
  • Biodiversité marine, mer et océans
  • Education à l'environnement

Conférence environnementale : Biodiversité marine, mer et océans 

Source : developpement-durable.gouv.fr

Les milieux marins de la France se caractérisent par une biodiversité d’une richesse de premier plan, aujourd’hui menacée :
  • En surface, elle représente 11 millions de Km2, soit 20 fois le territoire métropolitain. Cet espace constitue la seconde zone économique exclusive dans le monde, après les Etats-Unis.
  • Sous la mer, c’est un ensemble de zones sous-marines côtières, de plateaux continentaux, de canyons sous-marins et de récifs coralliens (10% des récifs mondiaux et 55.000 km2 de récifs et de lagons, 4e pays du monde par ses récifs coralliens dont la richesse écologique est comparable à la forêt équatoriale, 95% de la biodiversité côtière est dans les coraux).
  • En terme de richesse vivante, la France occupe la 1ere place européenne par le nombre d’espèces, oiseaux et mammifères marins. Dans ses eaux sont pêchés ou élevés chaque année 530 000 tonnes de poissons et crustacés et 195 000 tonnes de coquillage. La filière représente 1,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
  • Avec les mers, la France est présente dans les 8 grandes régions biogéographiques terrestres et marines situées dans les cinq océans de la planète, en zone tropicale, équatoriale, australe, antarctique. Ces milieux riches en biodiversité marine hébergent de façon permanente ou saisonnière une grande majorité des espèces de mammifères marins et des tortues marines, de nombreuses espèces d’oiseaux marins et de poissons. C’est en outre-mer (97% de la ZEE française) que cette diversité est la plus importante.
Sur la base de ces constats, la conférence environnementale 2013 a vocation à tracer des perspectives pour mieux concilier la préservation de la biodiversité marine et le développement des activités.

La biodiversité marine au menu de la conférence environnementale 

Source : Le Marin

La biodiversité marine, la mer et les océans seront au menu de la deuxième conférence environnementale, qui se tiendra les 20 et 21 septembre à Paris.

Comme l’an dernier, la conférence environnementale sera introduite par le président de la République, François Hollande, et clôturée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Cette grand’messe regroupera pas moins de 14 ministres et quelque 500 participants. Cinq tables rondes sont organisées, dont une consacrée à la politique de l’eau et une autre, donc, à la biodiversité marine, la mer et les océans.

Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, sera présent pour animer cette 4e table-ronde, aux côtés de son collègue des Outre-mer, Victorin Lurel.

Quatre thèmes ont été dégagés : améliorer les connaissances et les protections des écosystèmes marins et littoraux ; renforcer l’action de la France en ces domaines dans les outre-mer ; créer les conditions d’une exploitation durable des ressources du milieu marin ; enfin faire progresser l’action internationale de la France pour la protection juridique et la gouvernance de la haute mer.



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Projet de loi relatif à l’économie sociale et solidaire : Etude d’impact


L’économie sociale et solidaire (ESS) réunit près de 10 % des salariés français dans des structures à forte utilité sociale et à gouvernance démocratique. Elle continue de recruter malgré la crise.

Source : Ressources solidaires par Guillaume Chocteau

L’économie sociale et solidaire est un modèle entrepreneurial se distinguant de l’économie marchande traditionnelle en ce sens qu’elle rassemble des entreprises poursuivant trois principes :
- une forme de lucrativité limitée,
- une gestion démocratique fondée sur le principe « une personne = une voix »,
- une activité tournée vers la satisfaction des besoins de ces membres ou la réalisation de missions d’intérêt général.

En cela, les entreprises de l’économie sociale et solidaire réconcilient plusieurs dimensions :
- la performance économique,
- la gouvernance démocratique,
- l’utilité sociale.

L’économie sociale et solidaire participe de la promotion d’un modèle de développement « inclusif » qui crée des emplois non délocalisables et produit du lien social, par exemple en réinsérant, grâce au travail, des personnes éloignées de l’emploi, en développant des services de proximité dans les territoires, etc. L’économie sociale et solidaire recouvre ainsi des thèmes tels que l’entraide, la coopération et la solidarité économique.

Les statuts de l’économie sociale et solidaire sont multiples : associations ayant une activité économique, mutuelles, fondations, coopératives, mais aussi entreprenariat social, qui rassemble des entreprises commerciales à statut de SA ou de SARL, qui s’engagent à fonctionner selon les principes de l’économie sociale et solidaire.

Cliquer Sénat pour accéder au Projet de loi relatif à l'économie sociale et solidaire – Etude d’impact

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Le 14 septembre 2013

 Huîtres : un bon captage en prévision 

Comme le captage 2012, celui de 2013 devrait être un très bon cru dans le bassin d’Arcachon...

Source : Le Marin

2013 s’annonce comme une bonne année pour le naissain naturel, comme c’était déjà le cas en 2012. Le retour des petites huîtres sur les coupelles est apprécié après trois années de mauvais captage en 2009, 2010 et 2011.

Les ostréiculteurs avaient pourtant craint le pire à cause du printemps pluvieux et froid, mais le bel été a presque permis de rattraper la donne. Pas tout à fait, car dans la majorité des sites les pontes ont été très tardives. Il fallait bien veiller à poser les collecteurs au bon moment. Le captage s’annonce particulièrement bon pour le bassin historique d’Arcachon et le petit nouveau, la rade de Brest. Mais les prévisions sont plus incertaines concernant la Charente-Maritime et la baie de Bourgneuf.

Pour plus de précisions sur le captage dans le Marin du 13 septembre 2013, Ici ou

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Régulation du cormoran : forte déception pour les pêcheurs et les pisciculteurs !

Comme chaque année, le gouvernement vient de fixer les quotas départementaux de tirs de destruction par dérogations pouvant être accordées par les préfets pour limiter les dégâts causés par le grand cormoran sur les poissons en milieux naturels et en piscicultures (voir le JO du 22 août 2013).

Source : CNPT
Pour CPNT, même si ces quotas visant à limiter la nuisibilité du cormoran et les ravages qu’il cause sont en légère augmentation cette année, ils sont insuffisants.

Les mondes de la pêche et de la pisciculture sont ainsi très déçus. Les populations de grand cormoran prospèrent démesurément, et ce, en dépit des quotas de régulation accordés qui bien qu’importants sont néanmoins insuffisants puisqu’ils ne parviennent pas à enrayer son développement et les dégâts provoqués (1kg de poisson par individu et par jour !) par cette prédation permanente et exponentielle.



Il faut donc un déclassement du cormoran en ouvrant les possibilités de tirs et de régulation. Ceci aiderait grandement l’activité économique halieutique d’eau douce, tout en préservant la diversité et la richesse piscicoles. Ceci protégerait également du vecteur de maladies et de parasites qu’est le cormoran tant pour l’homme que pour le poisson ; ce qu’avait démontré un rapport scientifique initié et financé par les Députés européens CPNT aux débuts des années 2000.

L’État et l’Europe doivent donc prendre leurs responsabilités réellement ! C’est pour cela que CPNT encourage vivement l’ensemble des propriétaires d’étangs à demander des autorisations de tir et à se lancer dans des actions en justice contre l’État et l’Union Européenne, responsables trop longtemps d’avoir protégé le cormoran et de ne pas prendre les mesures adéquates.

Autoriser la destruction par tir est donc insuffisant et il faut ouvrir les quotas, mais aussi envisager la destruction d’œufs. C’est pourquoi l’Europe doit notamment agir de façon responsable sur cette question d’autant plus à un moment où elle demande d’augmenter l’importance de l’aquaculture pour répondre à la demande et lutter contre l’arrivée de la Chine sur le marché ! Il appartient à l’Europe de se prononcer clairement sur ce sujet, notamment celui de la destruction des œufs, car si la France semble le pays le plus touché pour le moment, les autres le sont aussi ainsi que le montrent les conclusions du récent séminaire européen qui s’est tenu à Budapest. La France osera-t-elle enclencher cette procédure ou sera-t-elle encore à la traîne, voire absente ?

Les mondes de la pêche et de la pisciculture ne pourront pas perdurer dans les conditions actuelles et en ce qui concerne la France, les futures échéances électorales devraient constituer un sérieux argument pour qu’ils se fassent entendre des politiques…

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Crise de l'ostréiculture. Une entreprise sur deux impactée

En réponse à la crise, les ostréiculteurs ont modifié leurs comportements et ont nettement moins recours à la main-d'oeuvre saisonnière. C'est un des enseignements d'une étude nationale livrée mardi au salon de la conchyliculture à Vannes.

Source : Le Télégramme   par Loïc Berthy

Dresser un diagnostic et formuler des propositions pour élaborer un plan d'actions, c'est le sens du Contrat d'étude prospective qui a été divulgué mercredi. Il s'agit d'une étude nationale menée sur les conchyliculteurs, où la production d'huîtres occupe une part prépondérante. Or, on sait l'activité frappée depuis 2008 par la mortalité des naissains d'huîtres creuses. Parmi les 450 professionnels interrogés par le cabinet Ithaque, une centaine sont des Bretons, ce qui permet de prendre la température de la profession dans la région. Premier enseignement, la structure des exploitations est différente entre la Bretagne nord et la Bretagne sud. En Bretagne nord, 68 % des entreprises génèrent un chiffre d'affaires supérieur à 350.000 € et 25 % d'entre elles ont six salariés ou plus. Alors qu'en Bretagne sud, les entreprises sont plus petites : une sur deux n'a pas de salarié permanent et affiche un chiffre d'affaires inférieur à 350.000 €. Cela dit, les unes comme les autres sont durement frappées par la crise ostréicole.

Stratégies multiples....

L'emploi saisonnier durement touché....

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Ostréiculture. Les écueils de la transmission

La transmission des sociétés ostréicoles deviendra, dans les années à venir, une problématique complexe. Les professionnels en ont rappelé les écueils, hier au salon de la conchyliculture.

Source : Le Télégramme par Marc Revel

Avec 33 % de patrons d'entreprises ostréicoles âgés de plus de 50 ans, sur les 120 que compte aujourd'hui le département, la filière va connaître un fort taux de renouvellement. Ces chiffres ont été présentés hier lors du salon de la conchyliculture, par Alain Dréano, secrétaire général du Comité régional de la conchyliculture (CRC), pour introduire un atelier consacré à la transmission des entreprises. « Dans le contexte de crise que nous connaissons, cette transmission est devenue un élément majeur de préoccupations, que ce soit pour les exploitants ou les repreneurs, que ce soit sur le domaine public maritime ou sur le domaine privé », a expliqué Alain Dréano. Cet atelier, destiné à dresser les différents écueils de la transmission, que ce soit pour le volet légal, la partie comptable ou l'aspect patrimonial, a aussi permis d'aller contre des idées reçues.

Anticiper les transmissions....

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Le 13 septembre 2013

La nouvelle France industrielle tourne le dos à la mer nourricière !!!


Les 34 plans de reconquête industrielle sur fond bleu de mer nourricière

Le président de la République, François Hollande, a présenté les priorités de la politique industrielle de la France, « la nouvelle France industrielle », en présence d’Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, le 12 septembre 2013, au palais de l’Elysée.

Genèse des 34 plans industriels

Au terme d’un an de travail conduit au sein du Conseil national de l’industrie (CNI), le Gouvernement a engagé une réflexion stratégique destinée à déterminer les priorités de politique industrielle de la France. Elles sont le résultat d’une analyse très approfondie des marchés mondiaux en croissance et d’un examen précis de la place de la France dans la mondialisation pour chacun de ces marchés.

Les priorités retenues l’ont été au regard de trois critères :
  • se situer sur un marché de croissance ou présentant des perspectives de croissance forte dans l’économie mondiale ;
  • se fonder essentiellement sur des technologies que la France maîtrise, sur leur diffusion dans l’économie et leur développement ainsi que sur l’industrialisation d’une offre industrielle nouvelle ;
  • occuper une position forte sur ce marché avec des entreprises leaders, ou disposer d’un écosystème académique, technologique, économique et industriel permettant d’y occuper une place forte.

Alors que la pêche et l'aquaculture correspondent à ces trois priorités, la France continue de tourner le dos à la mer nourricière... Laissant son vaste océan, 2e espace maritime dans le monde, à la convoitise des grandes puissances halieutiques internationales comme actuellement en Polynésie française... Plongeant le déficit de la balance commerciale des produits de la mer dans les fosses abyssales (+ de 3 milliards d'euros chaque année)....

L’avenir de l’Océan revient à ceux qui croient encore à la mer nourricière... Les professionnels de la mer y croient toujours....

Paimpol. Les journées Mer et Littoral

Les métiers d'aujourd'hui, les emplois de demain

Nées de la concertation entre 3 filières : production légumière, pêche et ostréiculture, les journées Mer et Littoral ont pour vocation de faire connaître les formations, les métiers et les emplois que ces filières offrent.

Ouvert au grand public mais aussi aux collégiens, cette manifestation rassemble de nombreux professionnels.

Ces journées seront l'occasion d'une rencontre directe entre les professionnels et le public pour découvrir les métiers, les outils de production, les parcours de formation possible.

Mer et littoral. « On croit à l'avenir de la pêche »
 
Serge Daniel fait partie des patrons pêcheurs qui feront visiter leur bateau à quai, lors des Journées mer et littoral les 20 et 21 septembre 2013. Une démarche primordiale pour mieux faire connaître la profession.

Source : Le Littoral

À l'idée de faire visiter son bateau, le Va Fi An (clin d'oeil aux prénoms de ses enfants : Vanessa, Fiona, et Anthony), lors des Journées mer et littoral, Serge Daniel, âgé de 52 ans, est très enthousiaste.Patron pêcheur depuis vingt-six ans et trente-trois ans de métier à son actif, il considère que « c'est son rôle de participer ». Pour défendre une profession certes, mais aussi pour mieux la faire connaître.

« Une touche supplémentaire »

« Dans la tête des gens, c'est un métier dur et dangereux. Nous, on le perçoit différemment. Il faut être motivé et aimer ça. C'est sûr que ce n'est pas facile dans le froid et l'humidité, mais le mauvais temps fait partie du travail ». Serge Daniel entend bien expliquer toutes les contraintes et les avantages inhérents, que ce soit au grand public ou à des jeunes, qui prendront peut-être la relève un jour.Il en est persuadé, « quand c'est un professionnel qui s'exprime, cela amène une touche supplémentaire, qui fait la différence ». Et d'ajouter : « On va raconter comment et où on pêche. Ça rassure aussi le consommateur ».Sur le Va Fi An, un côtier de 9,98 m de long, qui pêche la coquille, la praire, l'araignée et le homard, Serge explique, le bateau rentre à quai tous les soirs. « On a une vie de famille et une vie sociale correcte », assure-t-il. « Le plus dur, c'est de rester éveillé. C'est primordial, il y a beaucoup d'accidents dus à ça. On doit être très vigilants. On passe entre huit et dix heures par jour en mer. À côté, on a une certaine liberté et souvent des après-midi de libres ».

Soutien aux jeunes générations...

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Les producteurs de moules de bouchot en quête d'un label

La moule de bouchot reste le coquillage le plus acheté par les français, devant l'huître et le saumon. Les mytiliculteurs charentais espèrent pouvoir bénéficier rapidement d'un label rouge qui consacrerait leur produit. 

Source : France 3 Poitou-Charentes par Bernard Dussol

La saison mytilicole s'achève sur de bons résultats en Charente-Maritime




Reportage réalisé par France 3 Atlantique.

Les mytiliculteurs commencent à respirer. Après un été en demi-teinte, leur production de moules de bouchot leur permet d'atteindre à présent un bon rendement et de la qualité gustative. À peine pêchées les moules sont préparées sur les bateaux mytilicoles pour la vente à terre. De la production à la commercialisation, les moules sont contrôlées en permanence.

La technique des moules élevées sur filières se développe dans le pertuis d'Antioche (Chatelaillon/Île d'Oléron). Elles grandissent et grossissent rapidement car elles peuvent constamment se nourrir en restant immergées dans l’eau en permanence. Cette méthode permet d’obtenir des moules de grande qualité gustative et de belle taille. Pour les mytiliculteurs, le temps de la reconnaissance officielle de leur produit est venu. Ils travaillent depuis longtemps à l’obtention d’une certification Label Rouge pour ce mode d’élevage. Ce dossier de labellisation est désormais entre les mains de l'Inao (Institut national de l'origine et de la qualité) depuis septembre 2012. Les producteurs engagés dans cette démarche espèrent obtenir le label en début de saison 2014.

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La France défend ses mytiliculteurs et ses spécialités régionales

La saison de la moule de bouchot débute pour les producteurs français, inquiets des prix tirés vers le bas.
Ils espèrent mieux valoriser leurs produits grâce à l'obtention du signe de qualité « spécialité traditionnelle garantie ».

Source : Les Echos par Matthieu Quiret | 11/09 |

Plus de onze ans pour décrocher trois petites lettres. Alors que s'ouvre la nouvelle saison de récolte, les producteurs de moules de bouchot français disent retrouver de la sérénité. L'obtention au début de l'été de la « spécialité traditionnelle garantie » (STG) leur offre une meilleure protection juridique de leur méthode de production spécifique. D'après Jacques Godefroy, représentant de la filière au comité national de la conchyculture (CNC), les Français sont les seuls au monde depuis deux siècles à élever leurs bivalves sur des pieux (bouchots), condition de meilleure qualité, quand les autres grands pays de la moule comme les Pays-Bas, la Grèce, l'Espagne ou l'Italie utilisent des cordes. La STG grave dans le marbre de la loi le cahier des charges à respecter pour prétendre « faire de la bouchot » au niveau européen. Les producteurs français espèrent ainsi dissuader les vendeurs de moules de pêche ou d'élevage classique de vendre abusivement leurs produits comme des moules de bouchot. Or, selon la saison, les prix de ces dernières sont très variables « Nous n'avons jamais réussi à pousser jusqu'au bout une plainte contre un fraudeur. Maintenant, la loi est avec nous », assure Jacques Godefroy.

Protéger un savoir-faire....

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Le 12 septembre 2013

Algues. Immersion de la structure dès lundi

Corps-morts et lignes de mouillages seront mis à l'eau dès lundi. À Lesconil, l'exploitation d'algues Algolesko entre dans une phase plus active. Celle de l'immersion de la structure d'élevage des laminaires.

Photographie NOAA de l'algue Saccharina latissima

Source : Le Télégramme 12 septembre 2013

Le 4 juillet dernier, la commission culture marine de la Direction départementale des territoires (DDTM) du Finistère a validé la demande d'exploitation d'algues portée par la société Algolesko au large de Lesconil. « Il s'agit de deux concessions, d'un total de 150 ha, situées au large d'Inizan et Bled », rappelle Jacques Prat, l'un des trois associés (avec Jo Thaëron et Philippe Legorjus). L'autorisation a été accordée « pour une durée de quinze ans en raison de la taille du projet mais aussi parce qu'on est le premier à le faire », poursuit le Bigouden. Ce projet, la culture de l'algue saccharina latissima, va entrer dans une phase plus active avec la mise à l'eau, dès lundi, de la structure d'élevage des laminaires. « L'opération devrait être achevée pour le 20 septembre », assure, confiant, Jacques Prat.

15 km de lignes

Depuis ce matin, les blocs de béton commencent à arriver sur le quai est de la criée de Lesconil. Et cela en fait : 600 corps-morts, fabriqués depuis un mois. Ils seront stockés là jusqu'à lundi. À cela s'ajoutent les 600 lignes de mouillage. « Cela représente 15 km de lignes », précise Jacques Prat. Ces lignes, dotées chacune en alternance d'une bouée blanche ou bleue, n'arriveront sur site qu'à partir de dimanche. Autant d'éléments qu'une barge de 20 m de la société Iroise Mer de Plougonvelin, entreprise spécialisée dans le transport et les travaux maritimes, aura à charge d'immerger. « On va commencer avec 50 ha, avec la pose d'une balise cardinale sud et de quatre balises d'angles afin de délimiter le secteur de travail ».

Écloserie à Loctudy....

(...)

Le Sioca se penche sur la filière aquacole

Le développement et la valorisation des productions marines ont été au coeur des enjeux, mardi soir, à Plomeur. Le Syndicat intercommunal Ouest Cornouaille aménagement (Sioca) a présenté l'étude sur l'aquaculture en Ouest-Cornouaille.

Dans le cadre de la démarche de Gestion intégrée de la zone côtière (GIZC), le Syndicat intercommunal Ouest Cornouaille aménagement (Sioca) a présenté, mardi soir, les résultats d'une étude sur l'aquaculture en Ouest-Cornouaille. Intitulée « Développer et valoriser les productions marines du territoire », cette étude réalisée par Agrocampus, représenté par Jean-François Le Clanche, économiste, et Rémi Bertran, chargé d'études, avait pour objectif de recenser les attentes et les besoins des aquaculteurs du territoire. Cette restitution s'est faite en présence d'une trentaine de personnes.

3 M€ de chiffre d'affaires

S'ouvrir sur le large

Loctudy : une chance pour l'aquaculture ?

Lors de la présentation de l'étude sur la filière aquacole, la nécessité, pour la filière de disposer d'un outil de purification de la production avant de la mettre sur le marché a été mise en avant. Un site qui serait commun à toute la profession.Présent dans la salle René-Pierre Chever, du Comité départemental des pêches et cultures marines, a fait part de sa réflexion sur le sujet.« À Loctudy, on a un spot exceptionnel, de l'eau dans le port, une criée disponible... ».Tous les atouts a priori pour faire du site de Loctudy une réponse au problème des conchyliculteurs.

Deux projets en Pays bigouden

Deux projets aquacoles existent actuellement sur le Pays bigouden. Le premier est porté par la société Algolesko (lire ci-dessus). Le second l'est par Meralliance qui, comme nous l'écrivions le 1er févier dernier, envisage d'implanter une ferme aquacole de saumon atlantique à Treffiagat avec pour objectif de produire, dès 2015, 800 tonnes de saumons. La représentante de Pesca n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler aux entreprises l'existence de fonds européens qui seront renouvelés prochainement.Une opportunité à saisir pour les porteurs de projets.

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Algue. 11 millions d'euros d'investissement pour Cargill à Lannilis

Le groupe nord-américain Cargill annonce une augmentation de la capacité de production de son usine de Lannilis (Finistère) spécialisée dans les alginates.

Source : Usine Nouvelle par Stanislas du Guerny (Bretagne)

Le groupe nord-américain Cargill fabrique à Lannilis (Finistère) des alginates à partir d'algues brunes. Il vient d'annoncer un programme d'augmentation de la production de son site moyennant une enveloppe de travaux de 11 millions d'euros à réaliser entre les années 2013 et 2015. Le groupe ne communique pas sur le volume des alginates fabriqué. Mais cette usine de Lannilis produit 20 % des besoins mondiaux d'alginates pour l'agroalimentaire, la pharmacie et la cosmétologie.

Nouvelle gamme d'alginates

Un créneau qui est en croissance car ces agents épaississants et gélifiants sont de plus en plus réclamés par les industriels européens, nord-américains et des autres continents compte-tenu de leur capacité d'adaptation et de dissolution à froid. Une nouvelle gamme vient d'ailleurs d'être présentée par Cargill pour des applications dans la viande, la crème pâtissière, la pâte à tartiner. La matière première nécessaire est apportée par les goémoniers locaux sachant que les côtes du nord de la Bretagne présentent l'une des plus importantes réserves d'algues brunes naturelles et sauvages.

Cette usine Cargill emploie 66 salariés, l'emploi va rester stable malgré l'augmentation des capacités de production. Ce site n'est pas un centre de profit, les ventes sont effectuées par Cargill Texturizing Solutions, la division du groupe spécialisée, outre les alginates, dans les pectines, les amidons, les lécithines ainsi que les gommes de caroube.

En France, le groupe Cargill est présent sur 20 sites différents, il emploie 2 500 salariés. Dans le monde, Cargill emploie 140 000 salariés pour un chiffre d'affaires annuel de plus de 133 milliards d'euros.

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Le 11 septembre 2013

Le développement durable de l'aquaculture en Europe

Audition publique - Murcia, Espagne

Source : CESE

Le 12 septembre prochain le Comité Economique et Social Européen, en collaboration avec la Région de Murcie, organisera une audition publique sur l'aquiculture européenne.

L'audition, qui aura lieu dans la ville de Murcia (Espagne), s'inscrit dans le cadre de la préparation d'un avis sur le développement durable de l'aquaculture en Europe et fait suite à l'adoption de la communication de la Commission européenne.

Le marché des produits de la mer de l’UE est actuellement approvisionné par les pêcheries de l’UE (25 %), par des importations (65 %) et par l’aquaculture de l'UE (10 %). Comme le rappelle la Commission, l’excellente qualité de ces produits "constitue un avantage concurrentiel important pour l’aquaculture de l’Union européenne; toutefois, cette production est actuellement en stagnation, contrairement à la forte croissance enregistrée dans d’autres régions du monde".

L'audition donnera la possibilité aux différents acteurs de la société civile locale et européenne d'apporter leur contribution en la matière.

Programa de la Audicion del dictamen del comité economico y social europeo

Dictamen: Directrices estratégicas para el desarrollo sostenible de la Acuicultura

Día 11 de septiembre de 2013

09:30 > Recepción y bienvenida a los miembros del CESE.

Lugar: Consejería de Agricultura y Agua. Salida hacia Águilas.

11:00 > Visita a la planta de procesado de la empresa CULMAREX.

12:00 > Visita a la Planta de Cultivos Marinos de la empresa CULMAREX. Desplazamiento en barco, salida Puerto de Águilas.

14:00 > Buffet ofrecido por la empresa CULMAREX.

15:30 > Salida hacia Isla Plana.

16:15 > Visita del Centro Oceanográfico de Murcia. I.E.O. (Mazarrón).

18:00 > Regreso a Murcia.

19:00 > Llegada a Murcia. Tarde libre.

Día 12 de septiembre de 2013
10:00 > Recepción en la Consejería de Agricultura y Agua.

10:00 > Apertura de la Audición. Sr. D. Ramón Luis Valcárcel Siso, Presidente de la Comunidad Autónoma de la Región de Murcia.

10:30 > Moderador: Sr. Brian Curtis, Presidente del Grupo de Estudio del CESE. Intervenciones del Sector Acuícola.
Sr. D. Gustavo Larrazábal, FEAP.
Sr. D. Raúl Rodríguez Sáinz-Rozas, Piscicultura Continental Española.
Sr. D. Tomás Hernández, Federación Acuicultores de la Región de Murcia.
Sr. D. Javier Remiro, Fundación OESA.
Sra. Dª María Luisa Coppola, ponente del CDR.

12:45 > Conclusiones. Sr. D. José María Espuny, ponente del CESE.

13:30 > Clausura.

Sr. Antonio Cerdá. Consejero de Agricultura y Agua. Región de Murcia.
Sr. D. Carlos Domínguez, Secretario General de Pesca Marítima.

14:00 > Comida Buffet.

15:00 > Reunión Grupo de Estudio del CESE. Preparación del Dictamen. Acto no público.

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Le 10 septembre 2013

Certification de l'aquaculture durable en question...

 Tout juste sortie, la certification "durable" des élevages aquacoles est remise en question...

Label ASC "Aquaculture Stewardship Council" porté par le WWF (Fonds mondial pour la nature)... D'autres labels sur le marché de la certification de l'aquaculture durable : FOS (Friend of the sea), GAP, GAA,... Tous des labels privés... A ne pas confondre avec les labels officiels comme Agriculture biologique (AB), Label Rouge,...

Certification de l’aquaculture : une des stratégies pour assurer la viabilité de la production de fruits de mer

Source : Meridian  d'après Science Daily (5 septembre 2013)

Une équipe internationale de chercheurs affirme que la certification des produits de l’aquaculture contribue à la viabilité de la production, mais comporte aussi de sérieuses limites. La certification, ajoutent-ils, doit être considérée comme une approche parmi tant d’autres pour orienter le secteur vers la durabilité. L’aquaculture représente environ 13 pour cent de l’approvisionnement mondial en protéines animales ; avec son expansion rapide sont apparues diverses préoccupations concernant ses impacts environnementaux et sociaux. En réponse, des systèmes de certification menés par les ONG ont élaboré des normes permettant de mesurer les performances environnementale et sociale de l’aquaculture. Les chercheurs soutiennent que la certification est limitée eu égard au volume global qu’elle peut certifier, étant donné que la demande du marché pour des produits de la mer certifiés est actuellement concentrée aux Etats-Unis et en Europe, alors que la majeure partie de la consommation se situe dans d’autres marchés. Une autre limite du processus réside dans sa capacité à inclure les parties prenantes, telles que les petits producteurs du Sud Global qui fournit la grande majorité de la production mondiale. L’article publié par l’équipe dans la revue Science indique que la certification doit être considérée comme faisant partie d’un plus large éventail d’approches de la gouvernance visant à promouvoir la production aquacole durable, et doit aussi mieux compléter les programmes de développement durable au niveau national.

L'article original peut être encore disponible sur Sciencedaily (Certification of Aquaculture: One of the Strategies to Sustainable Seafood Production)



Certification de l'aquaculture : Une des stratégies "durables" pour la mer

Source : Communiqué de presse de l'Université de Wageningen IMARES (Pays-Bas)

Attention traduction google de l'article en néerlandais : Certificering aquacultuur: één van de strategieën voor duurzame zeeproducten

Certification des produits d'élevage - poissons, crustacés - contribue à la production durable, mais elle a aussi de sérieuses limites. La certification devrait donc être considérée comme une des nombreuses approches à envoyer. Aquaculture vers la durabilité Cette une équipe internationale de chercheurs dirigée par l'Université de Wageningen affirme dans une publication scientifique le 6 Septembre apparaît dans Science.

L'aquaculture est l'un des systèmes les plus dynamiques pour la production de nourriture et fournit actuellement environ 13% de l'offre mondiale de protéines animales. Près de la moitié de la production mondiale de poissons et de fruits de mer est produite de cette façon. Avec l'expansion rapide du secteur est également de plus en plus préoccupé par les effets de l'aquaculture sur l'environnement et la société. En réponse, les programmes de certification élaborés par les organisations de la société civile (ONG) telles que les Pays-Bas aquaculture basée Stewardship Council (ASC) a développé des normes pour mesurer la performance environnementale et sociale de l'aquaculture.

Basé sur le travail d'un réseau international de chercheurs affirme l'équipe de recherche que la certification de l'aquaculture a ses limites en tant qu'outil de gouvernance (instrument de politique) pour une production durable. Les limites incluent plusieurs aspects. Première certification de l'aquaculture est limitée en termes de volume global pouvant être certifiées comme la demande de poissons et fruits de mer certifiés est actuellement limitée aux États-Unis et en Europe, tandis que la majorité des poissons et fruits de mer dans d'autres marchés est consommé. L'impact de la certification a aussi ses limites en termes de réalisation des objectifs de durabilité plus larges et se concentre sur les fermes individuelles plutôt que sur l'impact cumulatif des communautés agricoles ou plusieurs fermes dans un endroit avoir sur l'environnement. En outre, d'impliquer les parties prenantes dans la certification difficile surtout les petits producteurs des pays en développement où la grande majorité de la production mondiale a lieu.

L'implication de ces restrictions est que la certification doit être considérée comme une option possible dans une gamme de stratégies de régulation de la production durable. Considéré L'hypothèse selon laquelle les pays du Tiers-Monde ne sont pas disposés ou en mesure de réguler sa aquaculture n'est généralement pas applicable. Beaucoup de ces pays ont de l'expérience avec les réglementations internationales dans le domaine de la sécurité alimentaire. Certains de leurs marchés intérieurs sont si grandes qu'elles touchent le monde des produits de l'aquaculture. La certification devrait être dans le cadre d'un plus large éventail d'instruments politiques visant à stimuler. Durable production donc considéré l'aquaculture En outre, la certification mondiale de mieux refléter les programmes de développement durable au niveau national. Des recherches plus poussées sont nécessaires pour déterminer quelles formes hybrides de la politique environnementale peut être au-delà de la simple certification mis au point et utiliser à la place les compétences spécifiques des pays, le secteur privé et les organismes comme le CSA.

Certification du volume

Seulement 4,6% de la production aquacole mondiale est actuellement certifié. Les principaux types treize qui sont actuellement couverts par l'ASC constitue 41,6% de la production mondiale, ce qui signifie que 58,4% de la production de l'aquaculture de ces espèces peut être l'aquaculture. Non certifié L'introduction récente de deux marques supplémentaires pour les normes certifiables multi-espèces est le volume potentiel élargi à 73,5%. Dans la pratique, les nouvelles normes, toutefois, entraîner une augmentation de plus de 0,1% du volume certifié, parce que beaucoup de production potentiellement certifiable proviennent de pays comme la Chine, où il y a peu de demande pour la certification de la durabilité.

Certify sustainable aquaculture ?

Certifier l'aquaculture durable? L'étude a été publiée dans Science (6 septembre 2013)

SR Bush 1 , * , B. Belton 2 , D. Hall 3 , P. Vandergeest 4 , FJ Murray 5 , S. Ponte 6 , P. Oosterveer 1 , MS Islam 7 , APJ Mol 1 , M. Hatanaka 8 , F. Kruijssen 9 , TTT Ha 10 , DC Petit 5 , R. Kusumawati 1
+ Affiliations de l'auteur

1 Université de Wageningen, Wageningen 6708 LX, Pays-Bas.
2 WorldFish, Dhaka 1213, Bangladesh.
3 Université Wilfrid Laurier, Waterloo, Ontario N2L 3C5, Canada.
4 Université York, Toronto, Ontario M3J 1P3, Canada.
5 University of Stirling, Stirling FK9 4LA, Royaume-Uni.
6 Copenhagen Business School, Frederiksberg, DK-2000 Danemark.
7 Nanyang Technological University, Singapour 639798.
8 Sam Houston State University, Huntsville, TX 77340, USA.
9 WorldFish, General Post Office 10670, Penang, Malaisie.
10 Vietnam Forestry University, Ha Noi, Vietnam.
* Auteur correspondant. E-mail: simon.bush @ wur.nl

L'aquaculture, l'élevage d'organismes aquatiques, fournit près de 50% de la production mondiale des produits de la mer, d'une valeur de 125 milliards de dollars américains. Il représente 13% des protéines animales dans le monde (à l'exception des œufs et produits laitiers) et emploie environ 24 millions de personnes. Face aux captures de la pêche en stagnation, l'aquaculture peut aider à combler le déficit global en protéines de poisson prévu en 2020. Cette soi-disant «révolution bleue» exige de surmonter une série de problèmes environnementaux et sociaux, y compris la pollution de l'eau, la dégradation des écosystèmes et la violation des normes du travail.

Lire ici le texte intégral dans Science (payant)

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L'Atlantide, pays de la raclette aux huîtres

Source : Ouest France

L'histoire

C'est un pays sorti de terre très récemment, au gré des dérèglements climatiques... Un pays que nul Angevin ne connaissait avant ce week-end. Son nom ? L'Atlantide. Un pays, situé dans l'Archipel des Acores, qui a ouvert un consulat général à Angers. Avec comme représentant, Calixte de Nigremont, un homme à l'élégance désuète.

Au fil du week-end, les curieux us et troublantes coutumes de ce pays ont été dévoilés aux Angevins. Tout le monde y jouerait du jokari. « C'est le sport national », a affirmé dimanche matin l'une des spécialistes du pays lors de l'émission « Atlante magazine ». Une émission au cours de laquelle le chef Pascal Favre d'Anne a préparé la raclette aux huîtres dont les Atlantes se gobergeraient, en écoutant leur hymne national La mer de Charles Trénet.

Selon cet autre fin connaisseur de l'Atlantide, Yves Tréca-Durand, chef de rédaction au Courrier de l'Ouest, ce pays pourrait « devenir une terre d'accueil pour les riches, une petite Suisse ». De nombreux Angevins y auraient acheté des parcelles...

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Le 9 septembre 2013

La conchyliculture se penche sur son avenir à Vannes

La santé des huîtres et des entreprises sera au coeur du 29e salon national, qui a lieu à Vannes les 11 et 12 septembre.


Trois questions à Hervé Jenot, président du conseil régional conchylicole de Bretagne Sud.

Comment s'annonce ce salon professionnel de la conchyliculture ?

C'est une vitrine essentielle pour notre profession puisqu'il n'existe que trois salons de cette importance en France. En plus de la présence de soixante exposants, c'est l'occasion de prendre le pouls de nos professions à travers quatre ateliers qui aborderont les thèmes de la sécurité au travail, la transmission des entreprises, les apports du monde scientifique et des impacts de la surmortalité des huîtres juvéniles.
Mais aujourd'hui il n'y a pas que les juvéniles à être touchées par un virus ?

Les adultes le sont aussi. La situation n'est pas catastrophique mais elle est inquiétante. Certains lots sont touchés à plus de 40 % dès que les poches d'huîtres sont manipulées. Mais il ne faut pas paniquer : pour moi, on ne va pas manquer de coquillages et les prix vont rester stables car les aides ont permis aux professionnels d'anticiper.

Dans de telles conditions, quel est l'avenir de votre profession ?

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Vannes. Un salon national de la conchyliculture

Deux mille professionnels de l'huître sont attendus mercredi et jeudi au parc des expositions de Vannes. L'occasion pour une filière chahutée de faire le point pour préparer son avenir.

Source : Le Télégramme

Mortalité des huîtres, qualité des eaux, pression foncière sur le littoral..., les sujets de préoccupation autour de la filière conchylicole ne manquent pas. Raison de plus pour que la filière fasse son 29e salon national à Vannes.Mercredi et jeudi, quelque 2.000 professionnels sont attendus au parc Chorus, à Vannes. Une soixantaine d'exposants leur présenteront du matériel et des fournitures. Seront aussi présentes des écloseries (dont une entreprise des Pays-Bas), des fournisseurs d'emballages, les lycées professionnels... Pas d'invité d'honneur cette année, mais un premier contact est pris avec l'Australie pour 2014.

30 % d'entreprises en moins

Installation

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Appel à un soutien plus important à l’aquaculture du Pacifique


Des experts de l’aquaculture dans la région ACP du Pacifique réclament un soutien plus important pour aider l’industrie à se développer, puisqu’il existe un potentiel important pour l’élevage de poisson d’eau douce et de crustacés, d’algues marines, d’huitres perlières, etc.

Source : Agritrade

Il existe généralement deux facteurs venant limiter le développement de l’élevage de poisson : l’accès à l’alimentation pour poissons, en particulier quand les éleveurs sont isolés, et la disponibilité des alevins/œufs. Si l’alimentation pour poisson et les œufs peuvent être produits localement, le risque d’introduire des maladies ainsi que le temps passé à transporter ces intrants peuvent être réduits.

Pour aborder ces questions, le Secrétariat de la Communauté du Pacifique (SPC) travaille via le projet Increasing Agricultural Commodity Trade (IACT) financé par l’UE pour soutenir le développement de l’aquaculture dans la région, notamment en appuyant les réseaux d’aquaculteurs.

Rassembler les aquaculteurs dans un réseau permet de mieux répondre à la demande des marchés locaux et internationaux. Les éleveurs de tilapia de Papouasie-Nouvelle-Guinée bénéficient de ce projet, en échangeant des idées et en se mettant en réseau pour aider à répondre à la demande élevée de tilapia en PNG et dans d’autres pays du Pacifique. L’utilisation de cages pour l’élevage de tilapia requiert une infrastructure minimale, une bonne production étant possible dans de grandes étendues d’eau telles que des lacs et barrages. Les îles Cook ont également commencé à développer l’élevage de poisson à l’intérieur des terres et à cultiver des cultures hydroponiques telles que des herbes et des légumes-feuilles.

L’IACT fournit également un soutien à la culture d’algues marines, qui n’est pas tributaire de l’alimentation pour poissons ou des alevins pour son développement....

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Les acteurs européens inquiets de l’état de l’industrie du pangasius

02 septembre 2013

Source : Agritrade

Undercurrent News signale que la demande des consommateurs européens pour du pangasius – une sorte de poisson-chat – d’élevage est en baisse, en raison de craintes concernant la qualité du poisson. Le pangasius d’élevage a été vivement critiqué par le secteur européen de la pêche dans de nombreuses régions d’Europe pour concurrence déloyale avec le poisson blanc sauvage vendu sur les marchés européens, y compris la perche du Nil. Le secteur affirme que l’élevage ne se conforme pas aux normes sanitaires de l’UE, ce qui signifie que le pangasius peut être vendu bien moins cher que ses concurrents. Cette publicité négative a donné une mauvaise image au produit et par conséquent, les importations européennes de pangasius ont chuté de 22 % en 2012.

Commentant la situation, le directeur des achats d’un distributeur européen a affirmé que « la plus grosse erreur du gouvernement vietnamien a été de ne pas contrôler les volumes produits (…). Ils ont augmenté la production sur une très courte période, à des volumes très élevés. » Un importateur néerlandais explique que le pangasius se vend encore parce qu’il est très bon marché : le prix du pangasius congelé en Europe est d’environ 3,5 €/kg. Les importateurs européens essayent de faire baisser le prix le plus possible, sans se soucier de la qualité, et le prix de marché actuel pour le pangasius est inférieur au prix à la production.

L’Association vietnamienne d’exportateurs et producteurs de produits de la mer (VASEP) prévoit une baisse substantielle de la production nationale de pangasius ; elle prévoit en outre un regroupement et une baisse du nombre d’éleveurs, les seuls restants étant les plus gros éleveurs. La VASEP prend également certaines mesures : elle a récemment annoncé qu’elle avait l’intention d’établir une facilité européenne chargée de distribuer et de vendre aux enchères en ligne du pangasius vietnamien dans l’UE. Le modèle entend empêcher les entreprises locales de se porter préjudice les unes aux autres en acceptant un prix trop bas. Ils espèrent que les exportateurs vietnamiens seront en mesure de contourner les intermédiaires et de vendre directement aux distributeurs.

Certains producteurs sont également entrés dans le nouveau Aquaculture Stewardship Council (ASC) pour améliorer l’image du produit dans les pays de l’UE – par exemple les Pays-Bas, l’Allemagne, le Royaume-Uni, etc. – où la certification du Marine Stewardship Council pour le poisson sauvage s’avère capitale.....

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L’offre, la demande et le commerce mondiaux des produits de la pêche

Un séminaire international sur l’économie de la pêche et de l’aquaculture s’est tenu en Espagne fin juillet et a été l’occasion de discuter des changements et des développements affectant les producteurs, consommateurs et marchés mondiaux des produits de la pêche.

Source : Agritrade

Une présentation de la FAO sur “L’offre, la demande et le commerce mondiaux des produits de la pêche » a montré que l’aquaculture dépassera les prises traditionnelles d’ici à 2018. La Chine, qui est maintenant le 4ème importateur mondial et le 1er exportateur, devrait maintenir sa forte croissance ; sa consommation annuelle par tête a récemment atteint 31 kg et augmente constamment. Une croissance à long terme des marchés des produits de la pêche est aussi prévue dans l’UE à 28, qui est déjà le 1er marché mondial, grâce à sa population croissante et sa consommation par tête stable de 23 kg. La dépendance de l’UE envers les importations va continuer à augmenter. Les Etats-Unis montrent aussi les signes d’une croissance à long terme, prenant la place du Japon en tant que 1er pays importateur, avec sa population croissante et sa consommation par tête stable de 24 kg. A l’opposé, le Japon va voir sa consommation et ses importations décliner sur le long terme, étant donné que la viande remplace de plus en plus le poisson ; bien que le Japon conserve une consommation par tête élevée – 57 kg –, ce montant décroit de manière constante.

En termes de contribution de la pêche et de l’aquaculture à la sécurité alimentaire mondiale, une autre présentation a montré l’importance stratégique des petits pélagiques bon marché en tant que source d’alimentation dans les pays en développement (PED), fournissant les nutriments essentiels aux populations pauvres.

Une présentation de la FAO de Lem sur les coûts et les bénéfices de l’étiquetage environnemental a mis en évidence le fait que les revenus nets tirés du commerce du poisson des PED (notamment la Chine) – atteignant environ 24 milliards de $US – représente plus que les revenus nets tirés du commerce des autres produits agricoles de base comme le café (environ 11 milliards de $US), le caoutchouc (environ 7 milliards de $US). Les prix restent le facteur le plus important des marchés mondiaux des produits de la mer : les producteurs cherchent à couvrir leurs coûts, alors que les négociants veulent acheter à des prix plus faibles pour augmenter leurs marges. Ceci reste vrai dans le cas des systèmes d’étiquetage environnemental, où en général, « les pêcheurs supportent la majorité des coûts, alors que les distributeurs récoltent la majorité des gains. »....

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JO 2020 à Tokyo – Oubliez Fukushima: place au divertissement pour faire diversion

Le CIO vient de dévoiler la mascotte des Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo

Illustration : pic.twitter.com/TZCUbOQSqs

Source : Communiqué de Michèle Rivasi, Eurodéputée

Les bonnes vieilles recettes ne changent pas: pour détourner l’opinion publique d’enjeux importants et de long terme, l’Empire romain employait déjà le cirque comme arme de diversion massive.

L’État japonais a décidé de séduire le Comité International Olympique (CIO) pour entraîner le pays entier dans une liesse d’insouciance. Une posture qui fait grincer des dents Michèle RIVASI, députée européenne EELV:

« La semaine dernière le gouvernement japonais et Tepco ont entamé une danse du ventre assez invraisemblable. Pendant que Tepco se livrait à un exercice de communication plus que choquant concernant la situation ‘contrôlée’ à Fukushima, le gouvernement japonais débloquait (enfin!) 360 millions d’euros pour tenter d’endiguer la fuite quotidienne de 300 tonnes d’eau extrêmement contaminée dans l’océan Pacifique. Dans le même temps, les officiels japonais s’employaient à convaincre le conclave du CIO que le risque nucléaire était maîtrisé. Tous ces évènements ne seraient que pure coïncidence, un hasard fortuit comme le disent les officiels japonais? Comment ne pas s’offusquer d’une telle mascarade? Personne, car la bienséance veut que l’on laisse les Japonais sortir de cette crise coûte que coûte ».

« Alors que la situation est intenable à Fukushima et que l’État japonais se refuse toujours à laisser la communauté internationale intervenir pour la sécurité mondiale, le gouvernement annonce la création d’un fonds spécial de 4,5 milliards d’euros pour les JO. Pendant ce temps, Tepco tente de réparer avec des bouts de ficelle et sous-investit dans la sécurité du site de Fukushima. Nous ne savons même pas quelle sera la situation là-bas en 2020, alors comment peut-on accepter de la laisser traîner ainsi? »

« Les retombées radioactives de Fukushima continuent et les Japonais sont obligés de mesurer eux-mêmes la radioactivité de leurs aliments s’ils veulent s’assurer de manger sainement. Comment vont faire les athlètes sur place? Accepteront-ils de se mettre à la diète radioactive? Les délégations nationales feront-elles confiance à un gouvernement qui n’a jusqu’ici pas protégé correctement sa population? ».

« Si cette décision d’attribuer les Jeux Olympiques à Tokyo est irrévocable, alors profitons-en pour clarifier la situation à Fukushima. C’est pourquoi je demande à l’ensemble des membres du CIO, ainsi qu’au président de la Commission européenne et du Parlement européen, de faire pression sur le gouvernement japonais afin qu’une délégation internationale d’experts et d’élus soit dépêchée à Fukushima afin d’aider à la compréhension de la situation, des problèmes afférents et des solutions à y apporter. Je vais d’ailleurs lancer une initiative allant dans ce sens cette semaine: sans poser de telles conditions préalables, nous serions tous complices d’une situation politique inacceptable. Il n’y a pas qu’une crise nucléaire au Japon, il y a une crise politique, une volonté d’étouffer toute contestation contre la reprise du programme nucléaire ».

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Peur des poissons radioactifs : l’importation du saumon norvégien bondie en août

En Corée du Sud, la radioactivité des produits de la mer est contrôlée sur les étals dans une grande surface avec un compteur Geiger...

Avec une «pandémie psychologique» de la peur des poissons radioactifs en raison de la fuite des eaux contaminées de Fukushima au Japon, la tendance de la consommation des produits de la mer a connu un changement assez important.

Source : Yonhap

La grande surface, Lotte Mart, a recensé en août dernier que les chiffres d’affaires du macro ou du sabre ont connu une baisse de 30,6% et 11,8% respectivement tandis que les chiffres pour le saumon norvégien et les crevettes d’Equateur et du Pérou ont vue une hausse de 56,5% et 48,1%.

Il est assez notable que le sabre sénégalien a connue une augmentation de ses ventes de 82,8% dans cette grande surface tandis que ce poisson pêché localement a connu une baisse de 11,8%. Il est encore incroyable que les ventes de langoustes américaines et canadiennes ont vue un bondissement de 831,5% dans la période indiquée.

Quant aux importations des produits de la mer dans sa totalité, la peur de la radioactivé donne des impacts non négligeable. Depuis l’éclat de l’incident de la centrale nucléaire de Fukushima en mars 2011, le volume d’importations de ces produits a connu une baisse générale en particulier les produits venant du Japon par rapport à l’année 2011 qui a vu 3 milliards de dollars d’importation au total.

Un responsable de cette grande surface a indiqué que «la peur des poissons radioactifs a mis un frein même à la consommation des produits de la mer locaux (par proximité géographique avec le Japon) alors que les produits importés ont connus un succès.»

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Fukushima : l’interdiction d’importation de Séoul provoque le mécontentement de Tokyo

Le gouvernement japonais a affiché son mécontentement face à la décision de Séoul d’interdire les importations des produits de la mer de Fukushima et de sept préfectures avoisinantes. Dans une conférence de presse tenue ce vendredi, le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga a exigé «une mesure fondée sur une base scientifique».

Source : Yonghap

Il a par ailleurs confirmé que «les informations sur les eaux contaminées ont été transmises au gouvernement coréen et les eaux et produits alimentaires du Japon sont strictement soumis à des contrôles de sécurité selon les normes internationales». Le secteur de la pêche japonais a exprimé ses regrets en demandant des mesures appropriées au gouvernement japonais.

Hiroshi Kishi, le président de la coopérative nationale des pêcheries a dit que «j’ai beaucoup de soucis pour les exportations et cela est bien regrettable et inquiétant». Il a affiché en outre son intention d’élaborer des mesures contre cette décision.

Ce vendredi, le gouvernement sud-coréen a décidé d’interdire les importations des produits de la mer venant de huit préfectures (Fukushima, Ibaraki, Gunma, Miyagi, Iwate, Tochigi, Chiba et Aomori) à partir du 9 septembre.

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Journées européennes du patrimoine

100 ans de protection

14 et 15 septembre 2013


Le centenaire des métiers de l’huître

La Cité de l’huître multiplie attend le grand public et les professionnels pour les Journées du patrimoine.

Source : Sud Ouest

A l’occasion des journées du patrimoine organisées samedi et dimanche, les 14 et 15 septembre prochains, la Cité de l’huître proposera aux visiteurs de porter un autre regard sur l’ostréiculture au cœur du marais de Marennes Oléron et, plus particulièrement, de découvrir les métiers d’autrefois tels qu’ils se pratiquaient vers 1913. Des démonstrations et des animations seront ainsi organisées à la Cabane des claires, cette véritable ferme ostréicole en activité, autour des métiers anciens comme le tannage de voiles ou l’entretien des claires avec l’outil à l’ancienne.

Les visiteurs pourront également se rendre à cette occasion dans les autres cabanes afin de mieux comprendre l’aventure de l’huître telle qu’elle se déroule aujourd’hui. Des dégustations d’huîtres seront aussi proposées.

Des concours d’écaillers

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Mornac. A la découverte des graves

Source : Sud Ouest

Les Journées du patrimoine vont être l’occasion pour la dynamique association L’Huître pédagogique d’une animation particulière dans le marais de Mornac, samedi, le 14 septembre.

En effet, le long d’un parcours botanique sur les plantes salées, les dévoués bénévoles de l’association proposent aux visiteurs de participer à la restauration d’une grave, l’une de ces cales rudimentaires qui permettent de descendre au fond des chenaux.

PRATIQUE

Samedi, le 14 septembre, à 9 h 30, Port de Mornac. Parcours botanique, interprétation du milieu sur les taillées (les digues), démonstrations de travail, repas (apporter son panier, à la salle des fêtes de Mornac). À partir de 14 h 30, débats illustrés avec intervenants.

Participation : 3 euros, gratuit pour les enfants. Contact au 05 46 22 65 29 ou au 05 46 02 89 87 ; e-mail : pologi.roch@orange.fr ou yann.barrau@sfr.fr.

Il y a déjà quatre siècles

L’histoire des graves est vieille de plus de quatre siècles. Leur origine remonte au XVIe siècle, lorsque les bateaux de Seudre allaient pratiquer la pêche au « poisson vert », la morue, à Terre-Neuve.

La conception des graves a été importée pour un autre usage : faciliter l’accès des fonds des chenaux sans s’embourber dans les vases.

C’est ainsi qu’à l’entrée du chenal de Mornac se trouve l’une de ces anciennes constructions. Plus récemment, lorsque l’ostréiculture s’est développée, fin du XIXe siècle et début du XXe, devant chaque cabane ostréicole on installait une grave.

Ce type de cale rudimentaire était fait d’un lit de bois supportant des pierres de lest ; le tout était recouvert de coquilles et d’huîtres bien tassées, constituant un revêtement très solide.

Gestion du milieu côtier....

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Adour. La fête avec la pêche et les marins

Au port d’Urt, le samedi 14 septembre, une grande journée festive et culturelle consacrée à l’Adour et ses pêcheurs.

Source : Sud Ouest

Pour la deuxième année consécutive, l’association Val d’Adour Maritime avec son président Barthélémy Savary, organise à Urt une grande journée festive et culturelle consacrée à « la pêche maritime et aux marins-pêcheurs de l’Adour et du golfe de Biscaye », sous le titre « Si l’Adour m’était conté… Elle aura lieu le samedi 14 septembre, de 10 à 18 heures, au port d’Urt.

Dès le matin, des promenades fluviales seront proposées sur le Coursic pour une découverte commentée par Michel Ravel avec cinq départs. Des parcours en calèche auront également lieu, de 10 heures à 17 h, le long de l’Adour. Jean-Louis Chatard, guide diplômé, fera découvrir le château de Montpellier, le cabestan restauré, les anciennes salines d’Urt, l’île du Sablot etc.

Bateaux traditionnels...

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Le 7 septembre 2013

Des chantiers ostréicoles transformés en maisons

La disparition de sites conchylicoles à terre inquiète la profession. Ce débat était au coeur de l'assemblée générale de l'association Cap 2000, à Auray.

Source : Ouest France

La langue de bois, ça n'est pas le style du président du Comité régional conchylicole (CRC), Hervé Jenot. « Des chantiers ostréicoles transformés en maisons d'habitation, on en trouve à la pelle », a tonné le responsable, devant les quatre-vingts personnes (professionnels, élus, fonctionnaires, techniciens, scientifiques...) réunies à l'assemblée générale de Cap 2000, association de professionnels, dernièrement à Auray. Nul ne l'a contredit.

Comment pérenniser les activités primaires (conchyliculture, agriculture, pêche...) sur le littoral ? « Je défendrai le maintien de la profession sur nos côtes, a poursuivi le président de la CRC. Mais la moitié des conchyliculteurs ne sont pas d'accord. Beaucoup partent en retraite, arrêtent et veulent vendre, faire de l'argent... » Et de citer l'exemple d'un chantier mis en vente, avec la maison qui le jouxte, 650 000 €.
« La spéculation flambe »

« Quel est le jeune ostréiculteur qui peut acquérir un tel bien ? On trouve désormais des terrains ostréicoles aussi chers que les terrains à bâtir. » Un élu évoque une récente annonce de vente de maison sur un site internet. Le chantier transformé en habitation était proposé à 900 000 € !

Le phénomène n'est pas récent mais il s'est sans doute accéléré ces dernières années. « Si ça continue, on va perdre nos sites à terre et les concessions seront alors exploitées par des professionnels extérieurs au département », prédit Hervé Jenot qui ne cache pas son pessimisme. « J'ai bien peur que, dans les dix années qui viennent, on perde 70 % des surfaces à terre. »

Certains professionnels mettent en cause l'inertie des pouvoirs publics et le laisser-faire des collectivités. « Il n'y a jamais eu de politique d'installation. La spéculation sur le foncier littoral flambe depuis 1999 », s'échauffe Jean-Marie Le Gal, secrétaire général de Cap 2000.
Par petites touches

Un élu de Saint-Philibert avoue son impuissance. « Les gens font des transformations par petites touches. Une fois, c'est une porte-fenêtre, six mois après, une fenêtre de toit... On sait qu'ils nous trompent mais on ne peut réglementairement pas refuser. »

Le directeur départemental des territoires et de la mer n'ignore pas la difficulté des élus à agir....

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Le foncier littoral sous pression : une problématique interrégionale

Dans le cadre de leur coopération « Atlantique », les CESER d’Aquitaine, Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes après avoir produit un état des lieux et des préconisations sur l’avenir de la filière ostréicole dans les régions de la façade atlantique (mars 2012), viennent de finaliser une nouvelle étude interrégionale intitulée « Populations et activités sur le littoral atlantique : Enjeux fonciers - Quelle gouvernance avec quels outils ? ».

Les régions Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine sont caractérisées depuis les années 1980 par un «tropisme atlantique». La concentration des populations et des activités dans les espaces côtiers est source de nombreux enjeux et conflits d’usage. Le foncier est particulièrement «mis sous pression».

Les CESER de l’Atlantique ont choisi d’élaborer ensemble un état des lieux de ce phénomène. De ce diagnostic partagé, ils retiennent que les enjeux fonciers sont toujours aussi prégnants et préoccupants pour l’avenir des territoires côtiers, malgré les dispositions prises jusqu’à présent pour maîtriser cette pression.

Ils soulignent donc la nécessité de changer de modèle de gestion foncière sur le littoral atlantique et de mobiliser de manière plus efficace, plus ambitieuse et plus concertée l’ensemble des acteurs et des outils existants.

Les CESER de l’Atlantique formulent ainsi des propositions concrètes, principalement à l’attention des collectivités territoriales et de l’Etat. Si chacun des acteurs a un rôle à jouer dans la mise en œuvre de ces mesures, leur coordination se joue à deux principaux niveaux :

- L’échelle intercommunale leur semble la plus adaptée pour définir une stratégie foncière de long terme, au service d’un projet de territoire. Ce projet de territoire doit être basé sur la notion de capacité d’accueil, et mieux prendre en compte les risques littoraux et les conséquences du changement climatique.
- La gestion économe et rationnelle du foncier doit également être pensée à l’échelle régionale.

Les CESER de l’Atlantique encouragent les Conseils régionaux à assurer ce rôle de fédérateurs et de stratèges. Cette contribution s’adresse également à l’ensemble de la société civile, afin que le foncier soit replacé au cœur d’un débat de société.

Parmi les nombreuses préconisations des CESER de l’Atlantique, à citer par exemple :
  • Des stratégies foncières de long terme, au service de projets de territoire, sur tout le littoral atlantique
Les collectivités qui font preuve d’une gestion prévisionnelle du foncier sont majoritairement de moyennes et grandes agglomérations ou des intercommunalités. Peu de petites communes ont développé de telles démarches.

Les CESER de l’Atlantique insistent donc en premier lieu sur la nécessité, pour l’ensemble des territoires littoraux de la façade, de se doter de stratégies foncières de long terme.

En outre, les CESER de l’Atlantique considèrent qu’une stratégie foncière n’est pas une fin en soi : c’est un outil au service d’un projet de territoire.

L’élaboration d’une stratégie foncière repose donc tout d’abord sur la définition d’objectifs, déclinant un projet de territoire co-élaboré et partagé par l’ensemble de la société civile.

Répondre à ces objectifs suppose ensuite d’adapter l’offre foncière à la demande : une évaluation précise s’impose pour quantifier et qualifier les besoins propres à chaque usage, ainsi que les disponibilités foncières sur le territoire.
  • La notion de capacité d’accueil au cœur des stratégies foncières et des projets de territoire
L’évaluation de la capacité d’accueil est une obligation pour les communes relevant de la Loi Littoral. Cette notion correspond au niveau maximum des pressions exercées par les populations et les activités que peut supporter le capital de ressources d’un territoire sans remise en cause de ses spécificités et de son attractivité.

Les CESER de l’Atlantique encouragent l’ensemble des collectivités littorales à placer la notion de capacité d’accueil au coeur des stratégies foncières et des projets de territoire.

Des outils d’aide à la décision existent, leur vulgarisation doit être poursuivie auprès de toutes les collectivités.
  • Des documents de planification plus ambitieux, prescriptifs en matière d’économies foncières et cohérents entre eux
Les Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT) et les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) constituent des outils essentiels pour la gestion du foncier. Si la couverture du littoral atlantique en PLU est quasi complète, ce n’est pas tout à fait le cas de la couverture en SCOT.

Les CESER de l’Atlantique encouragent donc les territoires concernés à :
- se doter au plus vite d’un SCOT ;
- définir dans ces documents d’urbanisme des objectifs d’économies foncières ambitieux et prescriptifs ;
- se doter d’indicateurs et de moyens pour un suivi régulier de ces objectifs.

Enfin, les enjeux fonciers nécessitent de dépasser régulièrement l’échelle territoriale du SCOT, il est donc important de renforcer la mise en réseau et en cohérence des SCOT.

Source : Conseil Economique, Social et Environnemental Poitou-Charentes qui s’est réuni en session du 10 au 17 juin 2013.

Télécharger l’avis du CESER sur "Populations et activités sur le littoral atlantique : enjeux fonciers. Quelle gouvernance avec quels outils"

Télécharger le rapport sur "Populations et activités sur le littoral atlantique : enjeux fonciers. Quelle gouvernance avec quels outils"

Télécharger la synthèse du rapport sur "Populations et activités sur le littoral atlantique : enjeux fonciers. Quelle gouvernance avec quels outils"

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Extrait du rapport Populations et activités sur le littoral atlantique : Enjeux fonciers

La conchyliculture, une activité primaire incontournable du littoral menacée par la pression de l’urbanisation.

Les CESER de l’Atlantique ont consacré leur précédente contribution à l’avenir de la filière ostréicole sur le littoral atlantique. Conscients de l’importance socio-économique, environnementale et patrimoniale de la filière dans leurs régions, ils avaient souhaité se mobiliser pour la préservation de cette activité primaire. En effet, le secteur doit actuellement faire face à de multiples enjeux. Le premier de ces défis, largement médiatisé, est conjoncturel : le phénomène de mortalité des jeunes huîtres creuses, observé chaque année depuis 2008, affecte fortement les entreprises, leurs capacités de production et d’investissement, et à terme leur viabilité. Mais la filière ostréicole, comme l’ensemble de la filière conchylicole, est également confrontée à de nombreux défis structurels. Ils sont notamment liés à la position d’interface de ces activités entre terre et mer (complexité et exigences du cadre réglementaire), et à leur dépendance vis-à-vis de l’environnement (qualité sanitaire des produits, fonction de la qualité de la ressource en eau ; quantité et régularité des apports d’eau douce dans les claires) : on les qualifie ainsi de sentinelles de l’environnement côtier.

Un foncier sous pression, pour les « paysans de la mer » comme pour les « paysans de la terre »

L’accès à l’espace est un enjeu majeur pour la conchyliculture. En France, 5400 concessionnaires se partagent 18000 ha de concessions situées sur le Domaine Public Maritime (DPM). Les bâtiments d’exploitation peuvent également être implantés de façon précaire sur le DPM. Normalement propriété inaliénable et imprescriptible de l’Etat, le DPM est concédé temporairement aux conchyliculteurs pour une activité professionnelle, et doit théoriquement être remis à l’état naturel après arrêt de l’activité, sauf si le repreneur est également un professionnel. Faute de contrôles, les cas de changement de destination de ces espaces, vers un usage résidentiel, ne sont pas rares, notamment en zone portuaire, mais pas seulement.

En effet, à ces surfaces sur le DPM s’ajoutent 2500 ha situés en domaine privé : il s’agit des claires (bassins d’affinage), essentiellement en Charente-Maritime. Les bâtiments d’exploitation, représentant des surfaces moindres, sont également souvent implantés en domaine privé. Les terrains et bâtis peuvent être vendus sans distinction d’usage, à condition de respecter les zonages des documents d’urbanisme. Ainsi, l’estimation de France Domaine se base obligatoirement sur la moyenne des biens vendus dans le voisinage immédiat, alors que la valeur des biens devrait être différente selon l’usage professionnel ou résidentiel : beaucoup de jeunes conchyliculteurs se trouvent dans l’incapacité de reprendre des entreprises, y compris dans des cas de transmission du patrimoine. Ces difficultés contribuent au déficit d’attractivité du secteur, aux côtés d’autres contraintes réglementaires, administratives et financières.

De plus, il existe une grande diversité de configurations possibles en termes de localisation des établissements (dénommés chantiers en Bretagne, cabanes en Poitou-Charentes) et des lieux d’habitation, entre Domaine Public Maritime et domaine privé. Cette coexistence de ces deux régimes de gestion publique et privée pose problème dans la mesure où les concessions, le chantier et l’habitation conchylicoles constituent une unité fonctionnelle indissociable.

Si la pression de l’urbanisation est généralisée sur le littoral atlantique, tous les bassins conchylicoles ne sont pas touchés de la même manière. Les enjeux sont ainsi légèrement moins prégnants en Poitou-Charentes ou en Aquitaine, où les exploitations sont plutôt concentrées dans des ports, lotissements ou zones dédiées à la conchyliculture. Ce n’est pas le cas du Morbihan par exemple, où les tensions foncières sont exacerbées, du fait certes de l’attrait particulier de son littoral, mais aussi et surtout de la dispersion historique des exploitations conchylicoles, dont les emprises sur le domaine privé sont importantes, surtout lorsqu’une habitation est présente sur le site d’exploitation...

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La Rochelle- Les huîtres spéciales en marinière gratinée de vendredi



Recette : trucs et astuces autour de l'huître

Source : France 3 / Midi en France du 06/09/2013

Recette et Gastronomie

Ingrédients (pour 4)

20 huîtres spéciales N°1
2 échalotes ciselées finement
10cl de Vermouth blanc (Noilly Prat)
10cl de vin blanc sec (Chardonnay)
20cl de crème fraîche épaisse
1 cuillerée de vinaigre de vin (blanc de préférence)
50g de beurre
Poivre blanc du moulin
1kg de gros sel

Préparation

Ouvrez les huîtres et versez leur eau à travers une passoire fine dans un bol.

Sectionnez le muscle (sur la droite) en dessous et retournez les huîtres dans leur coquille. Réservez-les.

Versez l’eau des huîtres dans une casserole sur feu vif, ajoutez le vermouth, le vin blanc, le vinaigre et les échalotes ciselées. Laissez réduire de moitié à ébullition.

Puis incorporez la crème fraîche. Laissez à nouveau réduire de moitié sur feu moyen.

Allumez le four en position grill à 210° (Th. 7)

Sur feu doux incorporez au fouet le beurre froid en petits cubes, comme pour monter un beurre blanc.

Poivrez et goûtez. Le mélange est bien salé par l’eau des huîtres mais ne doit pas l’être trop. Si c’est le cas ajoutez un peu de crème.

Versez le gros sel dans un plat allant au four ou dans la plaque creuse.

Videz bien la deuxième eau des huîtres ouvertes. Nappez les huîtres retournées avec une cuillerée de cette crème montée au beurre et disposez-les dans le plat en les callant bien à plat, la coquille dans le gros sel.

Enfournez à mi-hauteur pour 10 minutes environ.

Lorsqu’elles dorent en surface retirez-les et servez aussitôt.

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Le 6 septembre 2013

Conchyliculture : un salon et des questions

La santé des huîtres et des entreprises sera au coeur du 29e salon national à Vannes, les 11 et 12 septembre.

Source : Ouest France

« La situation n'est pas catastrophique, mais elle est inquiétante. Notre profession ne sait pas où elle va car la surmortalité des huîtres est aléatoire et incompréhensible », indique Hervé Jénot, président du comité conchylicole de Bretagne-sud. Il annonce « des pertes estimées à 40 % dans certains parcs du Morbihan ». Dans ces conditions, le 29e Salon national de la conchyliculture et des cultures marines, qui se tiendra les mercredi 11 et jeudi 12 septembre à Vannes, ne se présente pas sous les meilleurs auspices.

Étude sur la Bretagne-sud

Le salon réunira cinquante-six exposants, dont deux venant des Pays-Bas pour y présenter des produits d'écloserie et du matériel mytilicole. Les producteurs de coquillages y débattront de leurs problèmes de transmission, de la sécurité au travail, des apports du monde scientifique et des impacts de la surmortalité des huîtres juvéniles.

Les résultats d'une étude sur les ostréiculteurs en Bretagne-sud y seront dévoilés...



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Dans le marin du 6 septembre 2013, Les lycées maritimes font le plein


Les lycées professionnels maritimes ont fait leur rentrée le mardi 3 septembre avec des effectifs stables, à une poignée d'élèves près...

Les autres sujets abordés par le marin :
  • Syrie. Les enjeux sont aussi maritimes
  • Kerguelen. La pêche de légine reconnue durable
  • Bugaled Breizh. Les journaux de bord bien remis aux juges
  • Pêche. La coopération fait sa rentrée
  • Expertise. L'Ifremer se penche sur les grands fonds
  • Dossier Concarneau. La quête du renouveau
  • L'OIT dénonce le travail forcé sur les bateaux de pêche en Thaïlande

Pour lire le marin du 6 septembre 2013, cliquer Ici (Kiosk) ou (Le Marin)

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Pisciculture à vendre dans le bon coin

Pisciculture Loisir pêche à la truite

Dans le bon coin mise en ligne par ducloux le 5 septembre à 09:08.


3 photos disponibles

Prix : 250 000 €

Ville : Soulce-Cernay

Code postal : 25190

Type de bien : Terrain

Surface :  15 000 m2

Description :
Salmoniculture à 2 pas de la Suisse, alimentée par eau de source entre 8 et 10°c toute l'année. Bassins en cascade, magasin de vente au détail, bassins de pêche à la truite, terrain 1,5 Ha environ. Permis de construire annexe pour développer l'exploitation. Pas de fond de commerce à vendre, seulement le bien immobilier.

A visiter
Si besoin, maison à 50 m disponible 3 Chambres, cuisine salon grenier chaufferie SDB WC + garage et abri 2 voiture et chambre d'ami annexe.

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Alex Fagat, pêcheur de Loire à La Possonnière

Sylvie Denis passe par la Possonnière, ses plages, sont port, sa guinguette, et son pêcheur ! Alex Fagat est un jeune pêcheur de Loire, et déjà une figure sur le fleuve, il pêche à la senne et sa friture figure sur les cartes des meilleurs restaurants, pêcheur... et philosophe. Même que !

Source : France 3 Pays de Loire par Christophe Turgis

La rencontre
De la friture sur la Loire

Dans l'air sonore du tout petit matin, on entend le chant des oiseaux, le gargouillis de l'eau dans les cailloux des épis. L'azur est pur, reposé des poussières de la veille. Un peu partout sur les berges, des pêcheurs amateurs, sur l'eau, Alex Fagat, un des rares pêcheurs professionnels sur le fleuve.

Pour la friture, Alex pêche à pied, à la senne, un filet qui s'enroule dans le courant du fleuve, il avance l'eau jusqu'à la taille dans le sens du flot. La senne se referme et piège ablettes, gardons et goujons. Ça frétille dur ! Des éclairs d'argent dans tous les sens. En quelques coups, il réuni les 3 ou 4 kilos qui feront les délices des clients du restaurant étoilé "Une Île" à Angers.

Le site web d'Alex Fagat : Terre et Loire

Brochet secret

Un peu plus loin, dans un creux du sable, un petit bras c'est formé. L'eau y coule, vive, rapide, puis ralentit et se laisse aller lascivement. Un coin idéal pour Cyrille et Sylvain, deux petits gars du coin, qui taquinent le goujon. Pas pour la friture. Pour le brochet ! "Si il veut bien". Ils ont acheté leurs asticots au tabac du coin, patiemment ils attendent que les petits poissons viennent s'en emparer. Soigneusement, ils les conservent dans un petit vivier. Pour les présenter plus tard au roi des carnassiers. Un peu plus loin, ils ont installé une ligne rien que pour lui. Mais depuis l'aurore, le brochet tant espéré se fait désirer… le bouchon ne bouge pas… "Il veut pas "!

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La Corée du Sud interdit l'importation de tous les produits de pêche en provenance de la région japonaise de Fukushima


Source : Xinhua

La Corée du Sud a interdit vendredi les importations de tous les produits de pêche en provenance de la région japonaise de Fukushima, dont les eaux sont contaminées par les radiations qui fuient quotidiennement du site de l'incident nucléaire.

"Les importations de tous les produits de pêche en provenance de huit préfectures proches de Fukushima, qui est extrêmement pollué et endommagé par les radiations, seront interdites", a déclaré le ministère sud-coréen des Océans et de la Pêche sur son site internet.

Auparavant, l'interdiction des importations ne concernait que 50 produits de pêche en provenance de la région de Fukushima, mais elle englobera, dès présent, tous les produits, a souligné le ministère.

Les huit préfectures comprennent Fukushima, Ibaraki, Gunma, Miyagi, Iwate, Tochigi, Chiba et Aomori.

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Le groupe In Vivo recrute...

Le Groupe In Vivo est le plus grand groupe coopératif français avec un CA de plus de 5 milliards d'euros

Le volet "nutrition animale" du groupe InVivo s'intéresse à l'aquaculture...

Nutrition animale. InVivo NSA cherche experts et partenaires

Au Space à Rennes, le discours d'InVivo Nutrition et Santé Animales pourrait trancher dans un paysage en crise. Après l'inauguration de cinq usines, le groupe lance un recrutement ciblé.

Source : Le Télégramme

InVivo Nutrition et Santé Animales était centré sur sa propre structuration depuis sa naissance officielle en janvier 2010, suite à l'OPA amicale du groupe coopératif InVivo sur le Morbihannais Evialis. 2013 est marquée par les dernières étapes de cette phase initiale de développement.Afin de ne pas faire le même métier que ses actionnaires, l'entreprise a cédé ses actifs industriels aux coopératives et permis la création de pôles régionaux de nutrition animale. Une proximité devenue indispensable, vu les prix des matières premières. Les dernières opérations concerneront la Vendée, la Loire-Atlantique et la Mayenne.En parallèle, InVivo NSA a poursuivi son développement à l'international sur cette activité de l'aliment complet. « Le savoir-faire français ne concerne pas que le luxe ou l'aérospatial, nous avons nous aussi une expertise », souligne Hubert de Roquefeuil, directeur général d'InVivo NSA.Sur son dernier exercice, l'entreprise a d'ailleurs inauguré cinq usines à l'étranger : deux usines d'aliments pour poisson au Brésil, une d'aliments complets au Vietnam, une autre d'aliments complets et poissons en Indonésie et une dernière de pet food au Mexique. Soit près de 60 millions d'euros d'investissement... qui concernent aussi Saint-Nolff (56) et son tout nouveau laboratoire d'analyses.

Acquisitions

« Maintenant au carré », l'entreprise de 5.600 employés et 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires entre dans une deuxième phase de développement. « Pour les trois prochaines années, en France comme à l'international, nous aurons une stratégie d'acquisition ». Elle a déjà repris le contrôle à 100 % de sa filiale Nutrilac de minéraux pour bétail, acheté en juin la société de pré-mix mexicaine Vipresa et s'est associée à des Danois pour l'achat de matières premières en Chine.Cette stratégie d'accords et de croissance répond à la fois à la nécessité d'élargir le groupe pour répartir le coût de ses services centraux de pointe, mais aussi à celle de limiter les risques économiques. Présent sur cinq métiers (aliments complets, pré-mix et aide à la décision, santé animale, ingrédients et additifs, laboratoires d'analyses) et sur quatre secteurs géographiques (France, Europe Moyen-Orient Afrique, Amérique Latine, Asie), InVivo cherche à être fort sur le bon métier au bon endroit. Question de survie quand un marché comme le Brésil peut perdre 20 % en un an et les matières premières doubler de prix.

Recrutements

Mais pour servir ses ambitions à l'international, l'entreprise a encore besoin de développer ses compétences à Saint-Nolff. Une quinzaine de recrutements en marketing, ingénieurs espèces, chefs de marché, formulteurs... sont programmés. « On a de belles carrières à offrir », affirme Hubert de Roquefeuil. Il espère que des valeurs sociales et une vision à plus de dix ans sont des arguments qui permettront d'enraciner encore plus le siège de l'entreprise dans la petite commune rurale du Morbihan. Enracinement qui doit aussi se confirmer en octobre avec le choix de l'architecte de la future maison de l'innovation du groupe, sur le site historique de Guyomarc'h.

Catherine Lozac'h

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FEAMP. Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche

Rapport sur la proposition modifiée de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche [abrogeant le règlement (CE) n° 1198/2006 du Conseil, le règlement (CE) n° 861/2006 du Conseil et le règlement (CE) n° XXX/2011 du Conseil sur la politique maritime intégrée]

Rapport mise à jour le 8 août 2013

(COM(2013)0245 – C7-0108/2013 – 2011/0380(COD))

Commission de la pêche

Rapporteur: Alain Cadec

Cliquer Ici pour accéder au rapport  avant les discussions au parlement et au conseil européens

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Des recettes originales de moules de Bouchot à découvrir en ce moment chez Léon de Bruxelles

L'originalité et les saveurs intenses, c'est ce qui caractérise les deux nouvelles recettes de moules de Bouchot proposées par les restaurants Léon de Bruxelles.

"L'Originale", cuisinée au beurre et au vin blanc et relevée de thym et de laurier,

et "La Gourmande" élaborée avec de la crème, du vin blanc et délicieusement relevée de salicornes , sont en effet deux savoureuses préparations à découvrir en ce moment chez Léon de Bruxelles.

Cliquer Ici pour en savoir +

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Madagascar : la production de crabes s'élève à 3.500 tonnes par an

Source : Xinhua

Madagascar produit près de 3.500 tonnes de crabes de mangroves par an, a-t-on appris auprès du programme sur la pêche en Afrique Smartfish, géré par la Commission de l'Océan Indien, financé par l'Union européenne et co- exécuté par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Madagascar dispose près de 325.000 hectares de mangroves qui représentent un potentiel de production halieutique de près de 7. 500 à 8.000 tonnes par an de crabes des mangroves, selon la même source. Toutefois, 2.500 à 3.500 tonnes par an seulement sont produites par la Grande Ile et ce, par la pêcherie traditionnelle effectuée à pied ou avec des pirogues non motorisées sur les mangroves, a-t- on indiqué.

Selon une source proche du ministère malgache de la Pêche et des Ressources halieutiques, 20% des captures de crabes sont écoulées sur le marché local, tandis que les 75% sont actuellement exportées vers des pays asiatiques tels que la Chine, Singapour et la Thaïlande, et l'Europe, soit en crabes vivants (1 à 2%), soit en morceaux (70%) ou en chair (28%). Le programme Smartfish mène des actions pour améliorer la production et aider les pêcheurs locaux à maîtriser les pertes après les captures...

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Le 5 septembre 2013

Main basse sur les huîtres d’Ecosse

Une entreprise française derrière le boom de l’huître écossaise : SCEA Huîtres dirigée par Charlotte Despres...

Pour alimenter le marché continental, les Français investissent les fermes ostréicoles des Highlands. Une “invasion gauloise” assez mal vécue.

The Daily Telegraph | Tom Rowley

Tongue est un petit village reculé au fin fond de l’Ecosse. Il se cache, à deux heures au nord d’Inverness, sur une route sinueuse où les automobilistes croisent davantage de biches que de congénères.

Toutes les maisons du village donnent sur un petit loch d’eau de mer aux rives rocheuses, abrité par le mont Ben Loyal.

Nous attendons sur la berge qu’un tracteur noir arrive lentement sur le chemin de pierre, à trois mètres à peine au-dessus du loch. La marée redescend. Nous sautons dans la remorque [...]

Suite dans le Courrier International (payant)

Suite dans The Daily Telegraph - Tom Rowley : The French firm at the helm of a Scottish oyster boom








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Présence de toxines lipophiles dans le secteur de la Vilaine


Les analyses effectuées par le laboratoire national de référence phytoplanctonique des coquillages du LER/MPL de La Trinité-sur-Mer ont révélé la présence de toxines lipophiles dans le secteur de la Vilaine amenant le taux supérieur au seuil de sécurité réglementaire.

Deux arrêtés de fermeture de pêche pour tous les coquillages sur les secteurs de la Vilaine de Kervoyal et le Halguen ont été pris.

La pêche à la coquille St-Jacques reste également interdite en baie de Quiberon en raison d’un dépassement de toxines anmésiantes détecté sur ce coquillage.

Pour plus d'informations : la direction départementale des territoires et de la mer - délégation à la mer et au littoral

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Célébrez le retour des huîtres à l'Oysterfest de Montréal !

Le 5e annuel Oysterfest de Montréal

L'Oysterfest est le rendez-vous incontournable des amoureux des huîtres de Montréal. L'évènement aura lieu ce dimanche 8 septembre 2013 à 13 heures, devant les Terrasses Bonsecours dans le Vieux-Port (364, rue de la Commune Est).

Au-delà des huîtres, les convives peuvent y déguster une grande sélection de plats et de boissons préparés par les restaurateurs locaux. « Certains des chefs et des restaurants les plus acclamés de Montréal seront sur place, servant des plats qui définissent leurs personnalités culinaires, explique Daniel Notkin, fondateur de l'Oysterfest. Le festival accueillera des géants gastronomiques comme L'Orignal, Ryu, Bevo, Flyjin, Garde Manger, Gaspar, Grinder, Imadake, Kyo, Méchant Boeuf, Park, Suite 701, Taverne Monkland et plus encore », ajoute M Notkin. Aussi au programme : la toujours très populaire competition d'écaillage d'huîtres, qui verra plus de 30 écailleurs s'affronter pour le titre de champion.

Chaque année, 100 pour cent des recettes de l'Oysterfest sont remises à la fondation Open Pier (www.openpierfoundation.org), un organisme dont la mission est de promouvoir la durabilité de la vie aquatique. La Fondation, à son tour, fait des dons à des organismes réputés qui partagent ses objectifs de conservation. Cette année, les profits de l'événement seront remis au Fonds mondial de la nature (WWF) afin d'appuyer leurs efforts de promotion des produits de la mer durables, des lacs et des rivières, et de nettoyage des rives canadiennes.

« Nous sommes fiers d'être associés au festival d'huîtres Oysterfest et à la fondation Open Pier, explique Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec du WWF. Nos initiatives qui visent la transformation des marchés par des pratiques durables ne sont rien sans des agents de changement qui permettent de modifier tous les maillons de la chaîne d'approvisionnement. Nous travaillons ainsi directement avec les pêcheurs, les grossistes, les détaillants - comme Loblaws et Provigo - pour offrir aux consommateurs de meilleurs choix environnementaux », ajoute Mme Lemieux.

Manger durable n'a jamais eu meilleur goût !
           
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Une ’tite huître? par Sophie Ginoux

Source : Voir.ca

Chaque année, dès que le mois de septembre se pointe le bout du nez, les papilles de bon nombre de Québécois sont toutes émoustillées, car elles savent que le temps des huîtres commence. Mais que savons-nous exactement de ce mollusque? Voici une petite présentation pratico-pratique.

Une longue histoire

L’huître existe depuis très longtemps. Elle a commencé à s’épanouir dès la Préhistoire dans les eaux salées et était déjà au menu des humains de l’époque, qui la pêchaient le long des côtes. Les Chinois en ont cependant consommé de manière plus intensive à compter du quatrième millénaire av. J.-C. et ont été à l’origine des premiers parcs ostréicoles. Les Grecs et les Romains, par la suite, en furent totalement fous, ce qui a permis de développer cette culture en Europe – sous une forme primitive –, particulièrement en France. Les cours royales qui se sont succédé sur place ont quant à elles poursuivi la même voie, si bien que malgré leur culture, les huîtres ont commencé à se raréfier. Un édit royal a même interdit cette pêche en été (de mai à septembre), les mollusques se reproduisant pendant cette saison. Une règle qui n’est évidemment plus d’actualité aujourd’hui, mais qui est souvent demeurée dans les mœurs, les gens attendant patiemment l’arrivée de l’automne pour consommer ce mollusque. Les préjugés ont la vie dure…

Les huîtres au Québec

Il existe cinq grandes familles d’huîtres à travers le monde, mais chacune d’entre elles se décline en de nombreuses variétés. À la poissonnerie Odessa des Halles d’Anjou, on en dénombre de 20 à 25 sortes quand la saison s’y prête. «Et on en découvre chaque année de nouvelles», précise Denis Dupuis, gérant de l’endroit et grand amateur d’huîtres. Devant tant de choix, comment choisir? «Tout dépend de vos goûts et de vos attentes. Pour les débutants, je conseillerais d’acheter des huîtres de catégorie Choix, car elles sont plus faciles à ouvrir et plus juteuses. Les gens optent trop souvent pour des huîtres standard et se découragent rapidement, car ils se cassent les mains dessus.» D’autres catégories sont utilisées selon les besoins: la Fancy correspond à des huîtres plus grosses et plus charnues, la Cocktail à des huîtres toutes petites, et enfin la Jumbo à des huîtres destinées à la cuisson. Et faut-il privilégier des huîtres sauvages ou des huîtres cultivées? «Les huîtres sauvages ont tendance à se raréfier. Nous, nous vendons de la Malpèque et de la Caraquet, mais il faut savoir qu’elles sont en général moins dodues et se gardent moins longtemps que des huîtres cultivées.»

Huîtres au menu

Trouver des huîtres à Montréal

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Des macro-déchets aux micro-polluants....



Le bateau collecte des macro-déchets

France 3 Aquitaine : Reportage de Patrick Panier et Laurent Montiel

Quand les macro-déchets finissent comme micro-polluants incrustés dans la chair des moules...

Capbreton : la pêche aux macro-déchets

C'est l'un des phénomènes qui inquiète les protecteurs de l'environnement, nos océans deviennent des poubelles géantes. Au large des Landes, une expérimentation est menée pour récupérer les déchets avant de les recycler.


Ces macro-déchets apportent non seulement une pollution visuelle, mais aussi présentent des risques sanitaires (polluants véhiculés) et physiques (sécurité pour la navigation et la baignade). En 8 jours, 500 kg de déchets ont été récupérés par un chalutier qui expérimente cette nouvelle pêche. Peut-être une nouvelle diversification du métier de marin-pêcheur au service de l'environnement ?

A la braderie de Lille, ils ont mangé 150 millions de fragments de plastiques

Source : LCI par Morgane Senotier

Ce week-end avait lieu la célèbre Braderie de Lille, avec ses traditionnelles moules-frites. Pour cette occasion, une association a calculé la quantité de fragments de plastique ingérée par les bradeux en mangeant des moules.

Les estomacs des Lillois ont été mis à rude épreuve le week-end dernier... En trois jours, ce sont près de 150 millions de fragments de plastiques que les habitués de la braderie de Lille ont mangés. Pour arriver à ce résultat, l'association MED (Méditerranée en  danger) a extrapolé les résultats de l'étude du professeur Colin Janssen (écotoxicologue à l'université de Gand, Belgique) sur la présence de plastique dans la chair des moules.

Selon cette étude, il y aurait 1 à 2 fragments de plastique par gramme de chair de moule, ce qui correspond en moyenne à 300 fragments de plastiques par portion de 300 grammes de chair de moule. Sachant que chaque année, 500 tonnes de moules, soit 150 tonnes de chairs, sont ingérées pendant la braderie de Lille, cela représente 150 millions de fragments de plastiques dans les estomacs des bradeurs, a calculé MED.

Selon l'étude de Colin Janssen, si une telle quantité de plastique est observée, c'est parce que les moules sont des organismes filtreurs qui peuvent absorber et filtrer près de 25 litres d'eau par jour. Et dans cette eau, se trouvent de très petites particules de plastique, de moins d'un millimètre de long. Ces microparticules proviennent, entre autres, des déchets en plastiques présents dans la mer, tels que les sacs d'emballages ou encore des fibres synthétiques de textiles.

A Lille, les moules de la braderie ont un goût de plastique

Source : RTL par Virginie Garin | Terre d'innovations

A Lille, ceux qui ont brocanté tout le week-end ont dégusté entre 400 et 500 tonnes de moules. Mais les bradeurs auraient aussi ingurgité à leur insu 150 millions de fragments de plastique, contenus dans les mollusques....

Moules : vous reprendrez bien un peu de plastique ?

Source : Consoglobe

Que le plastique soit présent dans l’océan n’est pas une nouvelle. Une nouvelle étude confirme l’ingestion importante de microplastiques par les moules en mer du Nord.

Si les moules-frites sont de saison en septembre, particulièrement en ces temps de braderie de Lille, on se doute moins que le plastique s’est invité au menu. Pourtant les faits sont là : les chairs des moules contiennent de nombreuses microparticules de plastique.

L’Université de Gand, en Belgique, a étudié les mytiloïdes de la mer du Nord, fortement polluée par le plastique. L’étude montre que cette dégradation marine touche fortement les moules, qui absorbent les polluants contenus dans leur environnement. Au point de trouver une moyenne de 300 microparticules de plastique par portion de 300 grammes de chair de moules.

Du plastique dans nos assiettes...

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Le 4 septembre 2013

Consultation de la CRC Normandie-Mer-du-Nord

Avant le vote du 1er octobre 2013 :
  • pour la diminution de la densité d’élevage
  • pour un moratoire des huîtres triploïdes
Cher(e) collègue,

Depuis maintenant plusieurs années, nous sommes confrontés à de fortes mortalités ostréicoles et à une baisse de croissance des moules.

Pour maintenir son entreprise à flot, chacun d’entre nous a mis en place une stratégie d’entreprise qui lui permet actuellement d’essayer de faire face individuellement à cette crise.

Ces comportements qui augmentent toujours plus les stocks de naissains d’huîtres, peuvent toutefois faire courir deux périls collectifs à notre profession :
  • En cas de mortalité massives des naissains, nous pouvons faire prendre un risque au stock de marchandes et de juvéniles.
  • Paradoxalement, qu’adviendrait-il des prix si le taux de mortalité venait à baisser ?
Pour déterminer l’opportunité de lancer en Normandie, une démarche de réduction du nombre de poches à l’hectare, adaptée à chaque secteur de production, nous vous prions de bien vouloir nous faire connaître votre position qui restera confidentielle par le renvoi du bulletin de vote jaune dans l’enveloppe jaune.

Pour éclairer nos prises de décision lors des réunions du CNC à Paris, vous trouverez également une question concernant le moratoire sur les huîtres triploïdes.

Pour y répondre, vous utiliserez le bulletin de vote vert à mettre dans l’enveloppe verte. Nous considérons que l’absence de réponse de votre part vaudra acceptation pour une démarche visant à réduire les densités d’exploitation ainsi qu’à mettre en place un moratoire des huîtres triploïdes.

Le bureau de vote et moi même attendons une réponse de votre part avant le 23 septembre 2013, le dépouillement aura lieu le mardi 1 octobre et la position des éleveurs normands sera ensuite relayée à la réunion du CNC du 14 octobre 2013 à Paris.

Comptant sur votre participation active à cette consultation sur tout le territoire du comité régional de la conchyliculture, nous vous prions d’agréer, cher(e) collègue, l’expression de nos salutations distinguées.

Signé le président :
Joseph Costard

Source : Forum Ostrea "Constatation"

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Le 3 septembre 2013

Eau, milieux aquatiques et territoires durables 2030

Synthèse de l'exercice de prospective

Août 2013

Commissariat général au développement durable (CGDD)

Études et documents - Numéro 91 - Août 2013

Eau, milieux aquatiques et territoires durables 2030

Ces dernières décennies ont été marquées par une prise de conscience de plus en plus forte des pressions que l’être humain exerce sur l’eau et les milieux aquatiques et du nécessaire équilibre à maintenir entre ses besoins et la capacité de ces systèmes à y répondre. Si la préservation des milieux aquatiques et de l’eau ainsi que les risques qui lui sont liés, font l’objet de politiques publiques, leurs articulations avec les dynamiques et enjeux socio-économiques des territoires peuvent se révéler complexes et donc difficiles à appréhender.

C’est pour apporter un éclairage sur les champs des futurs possibles de l’évolution de l’eau et des milieux aquatiques dans différents contextes territoriaux que la Mission Prospective, avec un groupe d’une trentaine d’experts, a réalisé la démarche prospective "Eau, milieux aquatiques et territoires durables 2030". Lancée en juin 2010, cette démarche s’est centrée sur l’élaboration de cinq scénarios exploratoires d’évolution des relations entre eau, milieux aquatiques et territoires au niveau national, à l’horizon 2030.

Ces scénarios ont par la suite fait l’objet d’une déclinaison à un niveau régional, sur le Languedoc-Roussillon, et d’une analyse de leurs impacts sur sept systèmes-types à enjeux relatifs à l’eau et aux milieux aquatiques.

En favorisant la prise de conscience des défis futurs et des opportunités à saisir, ces réflexions ont permis de proposer des objectifs généraux et des pistes d’action pour l’État et les collectivités, à privilégier dès à présent, pour assurer un bon état de l’eau et des milieux aquatiques dans des territoires durables.

L’apport de cette prospective est moins de fournir des éléments quantitatifs sur les ressources et les demandes futures que de clarifier les différents enjeux, d’analyser les impacts territoriaux et de suggérer quelques marges de manoeuvre pour nos politiques publiques de l’eau et des milieux aquatiques dès à présent.


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Quel sera l'état de l'eau et des milieux aquatiques en 2030 ?


Selon une étude qui vient d'être publiée par le Commissariat général au développement durable, les objectifs de bon état des eaux fixés par la directive cadre sur l'eau (DCE) seront difficilement atteints à temps.

Source : Localtis

Le Commissariat général au développement durable (CGDD) vient de publier une étude réalisée avec l'appui de l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (Irstea, ex-Cemagref) et de deux bureaux d'études. Une trentaine d'experts se sont investis durant trois ans dans cet exercice de prospective baptisé Aqua 30. Il débouche sur des "outils d'aide et d'alerte pour la décision publique qui donnent à voir des futurs possibles" et visent à "réduire les incertitudes et anticiper des tensions futures". Pour autant, il ne s'agit ni d'un effort de prévision, ni de prédiction. Plutôt d'un effort pour voir les choses en face, non à court terme mais au moins à l'horizon 2030. Par ailleurs, ce travail alimentera sûrement les travaux de la deuxième conférence environnementale qui, les 20 et 21 septembre, traitera entre autres de la politique de l'eau.

Erosion des moyens

Dans cette étude, l'eau est considérée à l'aune de son lien "indissociable avec les territoires". Etant donné les spécificités ultramarines, ses auteurs ont préféré se concentrer sur la métropole. Plusieurs scénarios ont été élaborés, qui intègrent un grand nombre de variables et vont du plus pessimiste, lequel prévoit un enlisement de la crise prenant le pas sur les préoccupations environnementales, au plus favorable dans lequel l'environnement est au contraire au centre de toutes les attentions. Dans le scénario de référence, c'est-à-dire de poursuite de la tendance actuelle, "le prix de l'eau augmente pour suivre les exigences croissantes des normes mais la consommation des ménages diminue comme celle des industries sur le réseau public". Résultats : une "érosion des moyens des services publics de l'eau, un retard dans le renouvellement des réseaux et des équipements et des prélèvements sur la ressource [qui] baissent moins que la consommation". Ce même scénario anticipe également une extension du champ de compétences des métropoles à la gestion de l'eau brute et la multiplication des partenariats entre acteurs locaux. En termes de risque inondation, la prise de conscience augmenterait mais les maires continueraient de "s'en remettre à l'Etat pour les indemnisations".

Gare aux inégalités

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Morgan Boëdec / Victoires-Editions

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Qualité des eaux. L'amélioration se fait attendre 

Malgré une prise de conscience générale, saluée par les professionnels de CAP 2000, la qualité des eaux du littoral morbihannais « ne s'améliore pas ». Certaines zones d'exploitation pourraient être déclassées.

Source : Le Télégramme par 

Depuis treize ans maintenant, les membres de l'association CAP 2000 (*) mettent en garde contre la dégradation des eaux littorales et la menace que celle-ci représente « pour les activités primaires aussi bien que pour les activités récréatives ». Naguère regardée avec la méfiance dont on enveloppe souvent les voix dissonantes, l'association s'est aujourd'hui « institutionnalisée au bon sens du terme », selon son président « tournant », l'ostréiculteur Sébastien Lemoine. La preuve, le public de l'assemblée générale qui se tenait hier à Pluneret : peu de professionnels mais des scientifiques et énormément d'élus.

Installations littorales : voyants au vert

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Déclassements dans l'air

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* Créée en 2000 pour fédérer conchyliculteurs, agriculteurs et pêcheurs dans le but de reconquérir la qualité des eaux.

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Prix entreprises et environnement


Le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie lance l'édition 2013 des "Prix entreprises et environnement" avec l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME).

La date limite de dépôt des dossiers est fixée au vendredi 20 septembre 2013.

Les dossiers de candidature sont téléchargeables sur le site du ministère : Ministère Développement Durable

Pour cette nouvelle édition, une catégorie "Économie circulaire" a été créée afin d'encourager la production des biens et services limitant la consommation et le gaspillage des matières 1eres, de l'eau et des sources d'énergie.

Créés en 1987, les prix les Prix entreprises et environnement récompensent chaque année des entreprises ayant à leur actif des réalisations remarquables dans les domaines de l’environnement, de la biodiversité et du développement durable, participant ainsi à la transition écologique.



Les professionnels des secteurs de la pêche et de l'aquaculture peuvent ainsi faire connaître les projets vertueux mis en place en matière d'environnement, valorisant ce secteur d'activité.

Les cinq catégories de prix sont :
  • Écoproduit pour le développement durable : produits ou services apportant des progrès dans le sens du développement durable.
  • Innovation dans les technologies : entreprises de tous secteurs y compris le secteur des éco-technologies (eau, déchets, air, sols, performance énergétique, énergies renouvelables, ville durable,...) qui ont mis sur le marché une innovation en matière de produit, de procédé ou de service, ayant permis de faire progresser significativement une filière.
  • Économie circulaire : entreprises qui conçoivent et organisent leur production, échanges et consommations de manière à minimiser les prélèvements nets de ressources (énergies fossiles, matières premières, eau, foncier, milieux) et les émissions polluantes;
  • Management et initiatives pour le développement durable : entreprises qui mettent en oeuvre un système de management ou prennent des initiatives allant dans le sens du développement durable
  • Biodiversité et entreprises : entreprises qui développent les meilleures pratiques en la matière. Cette catégorie comporte les quatre mentions suivantes : « produit pour la biodiversité », « démarche de gestion de site », « initiative de sensibilisation » et « projet pour la biodiversité ».
La cérémonie de remise des Prix aura lieu au salon Pollutec Horizons , qui se déroule du 3 au 6 décembre à Paris Nord Villepinte. D'après FranceAgriMer

La date limite de dépôt des dossiers est fixée au vendredi 20 septembre 2013.

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Evaluation de la qualité des zones de production conchylicole

Département de la GIRONDE - Edition 2013

Ifremer - Août 2013
Barbier Claire, Auby Isabelle

IFREMER, Océanographie et Dynamique des Ecosystèmes / Laboratoire Environnement Littoral et ressources Aquacoles, France
Cadre de la recherche : Réseau de contrôle microbiologique REMI et Réseau d'observation de la contamination chimique ROCCH Projet Surveillance Microbiologique : REMI (A050201) Projet Surveillance Chimique : ROCCH (A050301)

Cliquer Ici pour télécharger le rapport

Résumé

Après un rappel des objectifs, du fonctionnement et de la méthode d’interprétation des résultats du réseau de contrôle microbiologique REMI et du réseau de surveillance chimique ROCCH, ce rapport inclut un bilan national et décrit le programme annuel du département de la Gironde. Il présente l’ensemble des résultats obtenus, en particulier l’estimation de la qualité microbiologique et chimique des zones de production de coquillages classées pour la période 2010-2012. La qualité a pu être estimée pour 10 zones de production conchylicole. Suivant les seuils microbiologiques du règlement (CE) n° 854/2004, sur le Bassin d’Arcachon 2 zones suivies sont estimées de qualité A pour le groupe 3, 2 zones suivies sont estimées de qualité B pour le groupe 3 et sont classées de qualité A et 6 zones suivies sont estimées de qualité B pour les groupes 2 et 3. L’étude des tendances met en évidence une diminution de la contamination microbiologique sur 7 points de suivies. L’année 2012 a été marquée par 3 épisodes d’alerte microbiologique de niveau 1 et un bulletin d’information.

Comment citer ce document:

Barbier Claire, Auby Isabelle (2013). Evaluation de la qualité des zones de production conchylicole - Département de la GIRONDE - Edition 2013. http://archimer.ifremer.fr/doc/00151/26269/


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Le 2 septembre 2013

Comment le poisson d'élevage a rattrapé la production de boeuf

Carpes, saumons... Le poisson d'élevage est en plein boom. C'est l'un des secteurs agroalimentaires qui croissent le plus vite.

Remarque personnelle : Poisson d'élevage (y compris coquillage et crustacé d'élevage) 

Source : Challenges par Kira Mitrofanoff

Fabriqué à l’université de Maastricht à partir de cellules souches, le premier steak in vitro a été produit – et dégusté – début août. Mais la perspective de remplacer l’élevage traditionnel par de la viande de synthèse n’est pas pour demain. Pourtant, outre la question du bien-être animal, l’environnement est menacé par la production bovine, qui nécessite d’énormes quantités d’eau, sans compter les émissions de CO2 et le méthane que produisent les ruminants. Moins polluant, le poisson d’élevage est en plein boom. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), c’est l’un des secteurs agroalimentaires qui croissent le plus vite : à force de carpes, saumons… les fermes aquacoles produisent désormais autant que la pêche en milieu naturel. Et, l’an dernier, cette industrie a dépassé la production mondiale de bœuf.

Leçon n° 1: Consommation
La croissance économique s’accompagne d’une hausse de la consommation des protéines animales. En Occident, entre 1960 et 1999, la production de viande a progressé de 40 %. Dans les pays émergents, les besoins sont satisfaits grâce à l’essor des poissons d’élevage.

Leçon n° 2: Pollution
Il faut 15 000 litres d’eau pour produire 1 kilo de steak. A cela s’ajoutent les émissions de carbone (1 kilo de bœuf « produit » 32 kilos de CO2) et de méthane en raison des flatulences. Les poissons d’élevage, moins polluants, sont l’alternative. Mais l’usage intensif d’antibiotiques et la destruction des mangroves pour construire ces fermes maritimes interrogent.

Leçon n° 3: Solution
L’expansion de l’industrie bovine comme de la pêche en mer est limitée pour des raisons environnementales. Selon la FAO, « l’aquaculture améliore la sécurité alimentaire dans de nombreuses parties du monde ». Mais leur mode d’alimentation, issu de poissons sauvages et de céréales, ne répond pas aux critères d’une industrie durable.

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Impact carbone et qualité nutritionnelle de l’alimentation en France : les objectifs environnementaux vont-ils nécessairement de pair avec les objectifs nutritionnels ?

Une étude pour estimer les relations entre impact carbone et qualité nutritionnelle de l’alimentation en France

Nicole Darmon et Florent Vieux, UMR Nutrition, Obésité et Risque Thrombotique, Marseille en collaboration avec Louis-Georges Soler, UR INRA 1303 ALISS, Ivry sur Seine

Cliquer Ici pour télécharger le document

L’impact environnemental du secteur alimentaire représente environ 15-30% des émissions totales de gaz à effet de serre (ou impact carbone) dans les pays développés. La modification des consommations alimentaires est considérée comme un moyen de réduire l’impact carbone associé à l’alimentation. Notamment une réduction de la consommation de viande a été proposée pour protéger l’environnement tout en améliorant simultanément la santé des populations concernées.

Toutefois, les produits animaux sont des sources uniques de nutriments spécifiques et essentiels, et la réduction de leur consommation soulève un certain nombre de défis nutritionnels.

Impact carbone des groupes d’aliments et contributions respectives de leurs consommations à l’impact carbone total de l’alimentation

Quelle que soit la base de calcul (pour 100 g ou 100 kcal d’aliment consommé) l’impact carbone le plus élevé était observé pour le groupe VPOV (viande, poisson, œufs et volaille), et le plus faible pour les féculents (Figure 1). Après les féculents, le groupe qui avait le plus faible impact carbone était celui des fruits et légumes lorsque l’impact carbone était exprimé pour 100g, mais celui des produits sucrés et snacks salés lorsque l’impact carbone était exprimé pour 100 kcal. En moyenne, 100 kcal de produits laitiers avaient un impact carbone comparable à 100 kcal de fruits et légumes....

Une alimentation de bonne qualité nutritionnelle n’est pas nécessairement bonne pour la planète...

Nos résultats montrent que, pour un même niveau d’apport énergétique, l’impact carbone alimentaire journalier a tendance à être d’autant plus élevé que la qualité nutritionnelle de l’alimentation est élevée.

Ainsi :
• une alimentation plus riche en nutriments (MAR élevé) avait un fort impact carbone alors qu’une alimentation de forte densité énergétique (DE élevée) avait un faible impact carbone;
• la consommation de produits sucrés et de snacks salés était négativement corrélée à l’impact carbone total de l’alimentation, alors que la consommation de fruits et légumes y était positivement associée ;
• une alimentation de bonne qualité nutritionnelle globale avait tendance à avoir un plus fort impact carbone, alors qu’elle contenait plus de produits végétaux qu’une alimentation de moins bonne qualité nutritionnelle.

Notre étude est originale car nous avons analysé les consommations alimentaires spontanées des individus (et donc nous avons pu observer une variété étendue et naturelle de choix alimentaires réalistes). De plus, nous avons tenu compte de la qualité nutritionnelle dans nos analyses et cette qualité a été définie sur des indicateurs uniquement nutritionnels, pas sur des régimes purement théoriques et des idées préconçues sur la composition en aliments d’une alimentation équilibrée, comme c’est généralement le cas dans les études précédentes.

Au total, nos résultats semblent contredire l’opinion généralement acceptée qu’une alimentation bonne pour la santé est nécessairement bonne pour la planète. Cette idée a émergé progressivement, s’appuyant sur le plus faible impact carbone, pour 100g, des produits végétaux par rapport aux produits animaux, et sur la conviction qu’une alimentation végétarienne est nécessairement saine.

Toutefois, les présents résultats ont montré que les produits végétaux peuvent avoir un impact carbone similaire à celui des produits d’origine animale lorsque cet impact est exprimé pour 100kcal (par exemple pour les fruits et légumes et les produits laitiers dans la présente étude (Figure 1))

La mesure de l’impact carbone n’est sans doute pas suffisante

Dans cette étude, une alimentation saine, que celle-ci soit définie par un apport élevé en fruits et légumes, une faible consommation de produits sucrés et de snacks salés, une forte densité en nutriments, une faible densité énergétique, ou qu’elle soit basée sur une définition plus globale de la qualité nutritionnelle (appartenance à la classe1), s’est révélée associée à un impact carbone légèrement mais significativement plus élevé qu’une alimentation de moins bonne qualité nutritionnelle. Cela suggère que les objectifs environnementaux ne vont pas nécessairement de pair avec les objectifs nutritionnels, et que la compatibilité de ces deux dimensions de la durabilité doit être examinée plus avant, en utilisant des indicateurs plus complets et plus détaillés de l’impact environnemental de la consommation alimentaire.

La modélisation de rations par programmation linéaire est un outil parfaitement adapté pour tester la compatibilité d’un ensemble de contraintes nutritionnelles entre elles, ou avec d’autres types de contraintes, économiques notamment. Elle a récemment été appliquée pour tester si une alimentation répondant à un ensemble de contraintes nutritionnelles et d’habitudes alimentaires pouvait atteindre un impact carbone sensiblement inférieur à l’impact carbone alimentaire moyen au Royaume Uni. Les résultats montrent qu’il est possible de concevoir un modèle alimentaire théorique adéquat sur le plan nutritionnel, en réduisant d’un tiers l’impact carbone par rapport à celui observé actuellement : il faut pour cela augmenter la part des produits végétaux et diminuer celle de la viande, sans modifier celle des produits laitiers.

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Le 31 août 2013

Lille : des moules-frites à la Braderie, oui. Mais à quel prix ?

Pas de Braderie sans moules-frites. Mais attention ! Toutes les moules ne se ressemblent pas. À J-2 du coup d’envoi, nous avons levé le couvercle de ce plat. Présentation non exhaustive.

Les moules de la Braderie se dégustent traditionnellement dans un poêlon.

Source : Voix du Nord publié le 29/08/2013 par Philippe Clogenson et Jessica Genetel (Photos)

Deux types de moules.

Grâce à un prix plus accessible, la moule hollandaise est et reste la variété la plus répandue à la Braderie. L’emblématique restaurant « Aux Moules » (34, rue de Béthune) a d’ailleurs opté pour cette sorte. Quelques établissements comme « L’Écume des Mers » (10, rue de Pas) et la « Brasserie André » (71, rue de Béthune) servent exclusivement des moules de bouchot de la baie du Mont-Saint-Michel AOP (Appellation d’origine protégée).

Saveurs d’ici et d’ailleurs.

À la Braderie, qui dit moules-frites dit moules marinières. Elles ne seront servies que de cette façon « Aux Moules » et aux « 3 diables » (3, boulevard Jean-Baptiste-Lebas). « Ce sont les plus appréciées », explique le gérant de « La Taverne Flamande » (15, place de la Gare). Proposer une recette unique représente aussi un gain de temps non négligeable. Certains établissements, comme « Le Bistrot du Pélican » (12, place de la Gare) proposeront au contraire diverses saveurs : au roquefort ou à la crème. Dans un esprit plus ch’ti, des moules au maroilles pourront être dégustées à « La Chicorée », à « La Houblonnière » ou « Au Roy des Gueux » (51, rue de Puebla). Les moules au basilic et à la citronnelle de « Thaï Enjoy » (5, rue Nicolas-Leblanc), raviront les papilles de ceux en quête d’exotisme.

Les prix, ces inconnus.

Une sorte d’omerta règne sur les prix des moules-frites. « Nous ne dévoilons nos prix que le samedi midi », affirme Frédéric Lévêque, gérant de « La Chicorée » (15, place Rihour). Une « coutume observée par les restaurateurs pendant la Braderie » selon lui. Même son de cloche du côté du restaurant « Aux Moules ». Malgré cette concurrence acharnée, certains jouent la transparence. « Flunch » (avenue Charles-Saint-Venant) propose des moules-frites à volonté pour 7,95 €. « La Ducasse » (95, rue de Solférino), facture le plat de moules-frites à 11 €. « La Houblonnière » et « Le Coq Hardi » (42 et 44 place du général de-Gaulle) vendent leurs moules marinières à 14 € et à 15 € au maroilles. La portion de moules de bouchot est à 20 € à la « Brasserie André ».

Des tonnes de moules à servir dans des poêlons.

Effectifs et sièges multipliés.

Le concours du plus gros tas de moules....

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29ème édition du Salon de la Conchyliculture 2013

Vannes / Morbihan / Bretagne

11 et 12 septembre 2013

La 29ème édition du Salon National de la Conchyliculture et des Cultures Marines aura lieu au Parc des Expositions Chorus de Vannes les mercredi 11 et jeudi 12 septembre 2013.

Organisé en partenariat avec le Comité Régional Conchylicole de Bretagne Sud, le Conseil Général du Morbihan et le Conseil Régional de Bretagne, ce Salon est devenu le premier rendez-vous professionnel d'ouverture de la saison.

Salon de la Conchyliculture à Vannes...
  • Fabricants et distributeurs de matériels : ostréicole et mytilicole, de captage, cordages, emballages, convoyage et stockage...
  • Fournisseurs de naissains, pré-grossissement d'huitres...
  • Petit et gros équipements : pesage, pompes, chalands, embarcations, dragues...
  • Matériel de manutention : grues, chariots élévateurs, bacs...
  • Services associés : maintenance, réparation, banques, assurances, gestion, expertise...

En 2013, des ateliers et animations....

Attention : programme non définitif susceptible de modifications, cliquer Ici pour l'information actualisée

Mercredi 11 septembre 2013

11h : Inauguration Officielle du Salon

15h : Atelier n°1

"Présentation des résultats du Contrat d’étude prospectif."

Suite aux surmortalités des juvéniles d’huîtres creuses, quels sont les impacts sur la filière conchylicole en terme d’emplois, d’organisation et de compétences ?

Quelles sont les attentes des professionnels et les principaux défis à relever pour les entreprises et la Profession pour les années à venir ?

Première présentation des résultats du Contrat d’Etude Prospectif par le CNC, AGEFOS, le cabinet Ithaque et Entreprise et développement.

Jeudi 12 septembre 2013

10h : Atelier n°2

"La sécurité au travail : A terre et en mer, comment diminuer les risques professionnels ?"

- actualité sur le plan de prévention des risques et l’évaluation des risques professionnels
- la sécurité des chariots élévateurs : normes, prévention, usage, …

Intervenants :
- Mme Pascale Barbedienne et M. Bernard Martin, DIRECCTE Bretagne
- Institut Maritime de Prévention

11h : Atelier n°3

"Transmettre et s’installer en conchyliculture : anticiper, une des clés de la réussite."

Que l’on parle du DPM ou du domaine privé, transmettre ou s’installer requiert de multiples informations de nature très diverses : juridiques, financières, patrimoniales, zoo et technico-économiques, sociales, administratives ; autant de domaines à articuler pour une transmission / installation réussie. Quels sont les principaux points de vigilances ?

Interventions par : DML, Centre de gestion, notaires, CRC

15h : Remise des prix du Concours Photo

15h30 : Atelier n°4

"Dans un contexte difficile, quels sont les derniers apports du monde scientifique : la recherche, la compréhension l’innovation au service de la profession ?"

- Gigassat (programme de recherche sur la dynamique du développement des surmortalités des huîtres creuses).
Intervenant : M. Fabrice Pernet –Ifremer

- Les performances d’élevage des moules en Manche et Atlantique : présentation des résultats.
Intervenants : Mr E. Bédier de l’IFREMER et/ou Julien Rodriguez 

- les éponges pour “épurer” l’eau de mer.
Intervenants : Mme Charline Gentric et Mr Pierre Sauleau, UBS - Lorient

- les aides à l’innovation du Pôle Mer Bretagne à l’échelle de l’entreprise conchylicole.
Intervenant : Mme Rachel Portal Sellin

Une exposition et un Concours photo organisés avec les lycées maritimes du Grand Ouest sur le thème : « La mise en valeur du respect de l'environnement du site d'exploitation par le geste, l’aménagement, le site. »

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Space 2013 - Salon international de l’élevage

Planète élevage / Planet livestock

Du 10 au 13 Septembre 2013

Rennes

L'ITAVI et l'interprofession piscicole vous accueillent sur leur stand n° 32 Hall 10A allée B !!

Secteur : Organismes de représentation professionnelle, administrations, collectivités Syndicat professionnel de pisciculteurs, éleveurs de poissons, transformateurs.

Vendredi 13 septembre : Journée Pisciculture

Avec le CIPA et le STEB

Le STEB (Syndicat de la Truite d’Elevage de Bretagne), l’ITAVI (Institut Technique de l’Aviculture) et le CIPA (Comité Interprofessionnel des Produits de l’Aquaculture) ont le plaisir de vous convier à la journée pisciculture....

Cliquer Ici pour plus d'informations sur Space 2013

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Le 30 août 2013

Aqualande. A quand les 10.000 tonnes de truites ?

Le 1e Août 2013, le Groupe Aqualande, numéro 1 de la truite d'élevage en France, a racheté les cinq piscicultures françaises du groupe norvégien Norway Seafood (ex Aker Seafoods) – Viviers de France : Castets, Lévignacq, Mézos et Saint-Julien-en-Born dans les Landes et Les Ores en Charente.

Cette reprise porte sur une production annuelle de 3500 tonnes de truites dont 2800 tonnes de grandes truites de 3kg, ce qui amène la production totale d’Aqualande à 9000 tonnes de truites dont 7000 tonnes de grandes truites.

Les 30 salariés des piscicultures intègrent le Groupe Aqualande, via sa filiale la SARL Les Truites de la Cote d’Argent, portant son effectif à 540 personnes.

Groupe Aqualande devient ainsi le premier producteur de truites d’eau douce spécialisé dans l’élevage de grandes truites destinées à la fumaison et à la découpe. Par cette acquisition, Aqualande affirme sa stratégie de développement dans son activité de truite fumée et sa volonté de maîtriser ses approvisionnements.

Avec une production annuelle de 2000 tonnes de truite fumée, Aqualande approvisionne plus de 70% du marché français et sa marque OVIVE poursuit ses performances exceptionnelles.

Pour assurer la continuité de l’activité truite sur l’usine de Castets, Aqualande s’est engagé à lui fournir un certain volume de truites pour les prochaines années.

Consciente du potentiel de ces cinq élevages et du savoir-faire de leur personnel, Aqualande veut leur donner un nouvel élan et les inscrire rapidement dans la dynamique qualité portée dans ses propres élevages. Groupe Aqualande réalisera des investissements prioritaires pour y déployer sa politique en matière de Responsabilité Sociétale et Environnementale pour une aquaculture durable.

Pour plus d’informations : Aqualande

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Nouveau. Des truites végétariennes


Nouveau menu pour des centaines de truites de la station de recherche de Sizun. Elles se nourrissent, en effet, de farine végétale et non plus de farine de poisson. Des truites végétariennes bientôt sur les étals ? Pourquoi pas.

Source : Le Télégramme

« C'est une première mondiale : de la naissance à la reproduction, les truites s'alimentent en farine végétale », indique Laurent Labbé, directeur de la pisciculture de l'Inra (*) des monts d'Arrée, une structure nichée à proximité du barrage du Drennec, à Sizun. Spécialisée dans la recherche sur les truites, cette station collabore avec des généticiens, des nutritionnistes et des physiologistes. Si, en rivière, la truite se régale d'insectes et de larves, dans les parcs, comme dans ceux de la station de Sizun, elles s'alimentent en farine de poisson concoctée à base de chinchards, de sardines, d'anchois...

À base de maïs de colza et de soja

Depuis cinq ans, à la pisciculture de l'Inra, le menu de centaines de poissons se compose de croquettes végétales, des petites boulettes à base de maïs, de colza et de soja. Pourquoi changer les habitudes alimentaires des salmonidés ? « On ne peut plus se satisfaire de la pêche minotière », explique Laurent Labbé. Une pêche qui consiste à capturer les poissons pour les transformer en farine animale. Comme la ressource halieutique diminue et que la production aquacole - laquelle fournit plus de la moitié du poisson consommé dans le monde - est en hausse (+ 8 % par an), il faut donc trouver autre chose que des poissons pour nourrir les truites.

37,3 kg de poissons par habitant

Riche en oméga 3

Goût similaire....

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« L’agriculture raisonnable passe aussi par la mer »

 Source : Forum phyto

Sous ce titre, à l’occasion de l’inauguration du laboratoire Goëmar Phytopolis, Libération évoque l’activité de Goëmar, PME productrice de stimulateurs des défenses naturelles (SDN) des plantes, à base d’algues.

« L’entreprise, qui a déposé une dizaine de brevets, s’est spécialisée dans les physio-activateurs qui stimulent les capacités de croissance, de résistance et la qualité de la plante, le bio-contrôle des maladies et des ravageurs et la nutrition innovante, ou comment augmenter les rendements et utiliser moins de produits à effets secondaires »

L’article souligne deux obstacles rencontrés dans l’adoption à grande échelle de ces solutions :

- Pour Libération, « la majorité des producteurs et coopératives s’en remettent prioritairement à la chimie conventionnelle ».
Cet argument a une certaine validité dans la mesure où les solutions dites alternatives, mais que l’on devrait appeler complémentaires, posent des problèmes techniques : efficacité réelle, mais parfois aléatoire, ou dépendant de nombreux facteurs difficilement maîtrisables, contraintes logistiques, technicité requise plus importante, etc. De plus et surtout, les solutions complémentaires sont, pour longtemps encore, loin de répondre à l’ensemble des besoins en matière de protection des plantes.
Cependant, tel qu’exprimé par Libération, cet argument relève principalement du cliché habituel contre l’agriculture conventionnelle : C’est oublier que la très grande majorité des producteurs ne demandent qu’à adopter des solutions qui réduisent les risques environnementaux et sanitaires et le font dès que ces solutions donnent satisfaction.

- Jean-Pierre Princen, PDG de Goëmar, souligne, quant à lui, l’obstacle règlementaire : « Il faut recommencer la procédure, longue et coûteuse, pour chaque culture et agents en Europe, quand les Etats-Unis l’utilisent sur l’ensemble des plants ». Ce point reste un problème commun à tous les produits de protection des plantes, malgré les promesses du règlement 1107/2009 de l’UE sur l’harmonisation européenne de la réglementation phytosanitaire. Il est cependant particulièrement un obstacle pour de petites sociétés qui n’ont pas forcément les moyens de développer un service réglementation à l’échelon européen, voire mondial.

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La France veut mettre en place une diplomatie de l'agroalimentaire

La France veut mettre en place une vraie diplomatie de l'agroalimentaire pour aider le secteur à exporter et notamment les PME, a dit jeudi à l'AFP le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot. «Avec le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, nous voulons faire en sorte que la France reprenne la place de 2e exportateur agroalimentaire d'ici 2025», a déclaré Guillaume Garot, à l'issue d'un déjeuner de travail sur ce thème avec une cinquantaine d'ambassadeurs, en marge de la Conférence des ambassadeurs.

Aider les entreprises à exporter

«En dix ans, la France est passée de la place de 2e exportateur agroalimentaire, à la 5e, derrière les États-Unis, l'Allemagne, les Pays-Bas et le Brésil», a-t-il précisé. Pour y parvenir, le gouvernement va notamment accompagner pendant trois ans 250 entreprises (des PME «essentiellement») dans leurs démarches à l'export, développer la formation des entreprises et services de l'État afin de leur transmettre «une culture de l'export». Il aidera aussi à la mise en place d'ici début 2015 au plus tard d'une plate-forme dématérialisée d'obtention de certificats sanitaires nécessaires à l'exportation.

Par ailleurs, il sera demandé aux ambassades de rédiger un télégramme diplomatique par trimestre sur le sujet afin notamment de rapporter l'évolution réglementaire par pays, les opportunités d'investissements ou les nouvelles modes de consommation alimentaire. Le gouvernement socialiste a créé le poste de ministre délégué à l'Agroalimentaire. Le président François Hollande était accompagné de nombreux représentants de ce secteur lors de sa première visite en Chine en avril.

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L'élection des meilleurs produits bio 2014 cherche des jurés

Source : Campagnes et Environnement


55 produits et 50 marques sont en lice pour la deuxième édition de l'élection du meilleur produit bio 2014. L'organisateur, Bio à la Une.com, cherche des consommateurs pour  faire partie du jury national afin de les tester et les évaluer.

Les produits sont répartis dans trois grandes catégories : alimentaire, cosmétique et santé, entretien. Installés sur le marché ou nouveaux, ils sont tous certifiés et seront directement évalués par un jury de 100 consommateurs. Bio à la Une.com attend de ces consommateurs qu'ils soient familiarisés avec l'univers du bio, qu'ils en consomment régulièrement et connaissent les principaux enjeux de la nourriture saine et des ingrédients biologiques…

Les candidatures sont ouvertes sur www.meilleurs-produits-bio.com.

Les colis de produits et matériel de vote seront mis à disposition des testeurs fin septembre, pour un dépouillement fin novembre et une annonce des résultats le 5 décembre 2013. Les produits élus pourront être étiquetés « meilleurs produits bio 2014 » dès le 1er janvier.

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Sensibilisation aux poissons migrateurs

Plus que quelques jours pour découvrir l'exposition itinérante « Grands migrateurs de Loire » qui se tient au musée de la Marine de Loire jusqu'à samedi.

Source : République du Centre

L'association Logrami a souhaité sensibiliser le public aux poissons migrateurs du bassin de la Loire. Dix panneaux, illustrés de superbes photographies, présentent les problématiques de ces espèces ainsi que l'état des populations sur le bassin-versant de la Loire.

Une remontée du saumon difficile

L'occasion pour les visiteurs de mieux connaître le saumon de l'Atlantique, la truite de mer, la grande alose, l'alose feinte, la lamproie marine, la lamproie fluviatile ainsi que l'anguille européenne. Des espèces aujourd'hui menacées de disparition en raison, notamment, des barrages les empêchant de remonter le fleuve.

À ce jour les remontées de saumon comptabilisées sur le bassin sont de cinq cents à mille par an, alors qu'on en comptait 50.000 il y a encore quelques années. Face à cette situation préoccupante, des actions ont été engagées comme l'installation d'ascenseurs et d'échelles à poissons, à proximité des obstacles.

Pratique. Le musée est ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10 à 18 heures. Renseignements au 02.38.46.84.46.

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Olmix. Ulvans prêt à cueillir le marché des algues

Un an après son lancement, le programme de valorisation des algues du groupe Olmix maîtrise aujourd'hui tous les maillons de la filière. Reste à en fixer les développements industriels sur le territoire breton.

Source : Le Télégramme par Alain Le Bloas

Moins de dix ans après le dépôt de son invention révolutionnaire de l'« amadéite » (1), Olmix est resté le pionnier mondial d'un marché prometteur. Nourrir les 9 milliards d'êtres humains de 2050 grâce aux algues, c'est un marché de 100 milliards d'euros résume le P-dg Hervé Balusson. « Si nous arrivons à positionner la Bretagne pour 1% de ce marché, ce ne serait pas si mal ». Atouts bretons

Les atouts bretons

Pour nourrir son ambition, Hervé Balusson affiche les atouts bretons : des eaux d'une exceptionnelle qualité grâce au marnage et aux puissants courants, une bio-diversité unique au monde avec plus de 700 espèces d'algues, la renommée internationale de sa société présente dans 60 pays, la qualité reconnue de ses produits de nutrition et de santé animale, et désormais la structuration de la filière portée par le programme « Ulvans ». Ce programme, auquel sont associés la Sica de St-Pol-de-Léon (29) et l'association de PMI Néopolia des Pays de la Loire, a déjà fait parler de lui avec la réalisation de bateaux spécialisés dans la collecte des algues fraîches et le lancement de la construction d'usines de séchage et traitement comme la bio-raffinerie de Plouénan (29) qui sera inaugurée le 9 septembre. Déjà, 50 emplois ont été créés à Plouénan et à Bréhan (usine et labo), et autant son envisagés dans les deux ans.

Pas de temps à perdre

« Nous avons ici la matière première, l'innovation, la recherche, les technologies et le savoir-faire, il serait dommage que la phase d'industrialisation, avec ses emplois et ses richesses, échappe à la Bretagne », poursuit Hervé Balusson. S'il se félicite de l'engagement d'Oséo et de la BPI dans les projets Ulvans, il regrette que la complexité administrative propre à la France freine ses développements. Un exemple : il a fallu 18 mois pour qu'un arrêté autorise la navigation du bateau de collecte d'algues dans les Côtes-d'Armor, et ce à titre d'expérimentation. Pourtant, il n'y a pas de temps à perdre. « Nous sommes les premiers au monde, mais nous sommes suivis, parfois copiés, et notre avance se réduit ».

Pas un seul euro de l'Etat ni de la Région

(...)

1. L'amadéite est un matériau hybride à base d'argile et d'extraits d'algues. 2. Basée à Bréhan (22), Olmix réalise 60 millions d'euros de CA dont 80% à l'export, 250 salariés.

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Acte III de la décentralisation : Quelle place pour les territoires ruraux demain ?

Le projet de loi de décentralisation est loin d’être entériné tant il suscite l’opposition des élus locaux. Quant aux ruraux, ils s’inquiètent de la place qui leur sera accordée demain dans cette nouvelle organisation territoriale.

Source : Fnsea

Coup de théâtre pour l’acte III de la décentralisation : le projet de loi, examiné en conseil des ministres le 10 avril dernier, a finalement été redécoupé en trois textes dont l’examen au Parlement sera rééchelonné. L’objectif de ce projet de loi est d’identifier clairement les échelons pertinents de l’action publique afin d’accroître la performance de l’ensemble des collectivités publiques.

L’affirmation du fait urbain...

Clarification des responsabilités

Le deuxième texte, présenté à l’automne, sera consacré aux responsabilités des régions et des départements. Le département conserve l’action sociale, tandis que la région aura la responsabilité de l’ensemble de la filière économique : la formation professionnelle, l’apprentissage, l’orientation, le soutien aux entreprises exportatrices et la gestion des fonds européens.

Toutefois, les régions devront composer avec les métropoles qui se voient également accorder le développement économique et pourront donc définir leurs priorités dans l’accord des régions.

Enfin, le dernier texte se consacrera aux solidarités territoriales qui concernent notamment l’avenir des départements, l’avenir des communes et des intercommunalités.

Des élus locaux en colère

La réforme est vivement critiquée par les élus locaux ! Ainsi, le président de l’Assemblée des départements de France (ADF) redoute-t-il que le troisième texte ne voie jamais le jour. Egalement mécontents, l’Assemblée des communautés de France (AdCF) et les sénateurs auraient aimé plus de simplicité et de cohérence. Quant à l’Association des maires de France (AMF), elle s’insurge contre la mise sous tutelle des communes que va impliquer la mise en place de schémas régionaux décidés sans concertation. L’Association des régions de France (ARF) n’affiche pas non plus un grand enthousiasme.

Quelle place pour les territoires ruraux ?

En consacrant la première partie de la réforme aux métropoles et aux grandes agglomérations, le gouvernement démontre qu’il envisage l’aménagement du territoire à partir des métropoles, niant au passage le fait rural. Les territoires ruraux sont pourtant les témoins des identités et de la démocratie de proximité qui font référence au « vivre ensemble ».

L'information Agricole
                                                                                                                  
Quelques chiffres

- Le nombre de cantons varie selon les départements : de 15 cantons pour le Territoire de Belfort à 79 cantons pour le département du Nord.

- En 2011, il existe 4 055 cantons en France, dont 172 dans les cinq DOM.

- Le nombre moyen de cantons est de 150 par région, 40 par département et 12 par arrondissement.

- Les cantons comptent en moyenne 9 communes.

- La population municipale moyenne des cantons est de 15 904 habitants.

La gestion des fonds européens

A partir de 2014, la gestion des fonds européens s’opérera différemment :

- le FEDER (Fonds européen de développement régional) est confié aux régions ;

- le FSE (Fonds social européen) – fonds dédié à l’emploi et l’insertion des personnes en difficulté – est géré par l’Etat à hauteur de 65 % de l’enveloppe, sachant que la moitié de la somme en question sera déléguée aux départements, les conseils régionaux géreront les 35 % restants ;

- le FEADER (Fonds européen pour l’agriculture et le développement rural) – 2e pilier de la PAC – est quant à lui géré par les régions dans le cadre de 21 programmes, un cadre national assurera toutefois une cohérence et une équité de traitement ;

- enfin, le FEAMP (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche) reste aux mains de l’Etat qui en déléguera une partie aux 11 régions métropolitaines ayant une façade maritime.

La réforme électorale de Manuel Valls

Le projet de loi Valls, définitivement adopté le 17 avril, modifie le nom du Conseil général et des conseillers généraux en conseil départemental et conseillers départementaux.

Nouveau découpage des cantons

De plus, les cantons redeviennent la circonscription pour élire les assemblées départementales. Autre fait nouveau, les Conseils généraux seront, dès 2015, composés pour moitié de femmes, alors qu’aujourd’hui la présence féminine dans ces instances y est marginale (14 %) : chaque canton se verra ainsi représenté par deux conseillers départementaux, un homme et une femme, élus en binôme. Ce changement va s’accompagner d’une profonde refonte de la carte des cantons. Manuel Valls compte boucler cette opération de redécoupage juste avant les élections municipales de mars 2014. Les premières élections de ce type auront donc lieu en mars 2015.

Représentativité du monde rural

La diminution de moitié du nombre de cantons existants affaiblira inévitablement la représentativité des territoires ruraux au sein des assemblées départementales, ce qui les exposera de facto à une perte d’influence.

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Le 29 août 2013

Pourquoi l’odeur de la mer pourrait disparaître

Diatomée (Noaa)

Source : TerraEco

Vos pieds s’enfoncent dans le sable, votre regard divague vers le large, vous respirez l’air de la mer à pleins poumons. Profitez-en, ça pourrait bien ne pas durer. En effet, cette odeur inimitable est en grande partie due au sulfure de diméthyle (DMS), une substance produite par le phytoplancton marin. Mais l’augmentation actuelle de l’acidité des océans entraîne une baisse inquiétante des émissions de ce sulfure. Ce qui n’a malheureusement pas que des conséquences olfactives.

« Une partie du sulfure de diméthyle produit par les océans entre dans l’atmosphère et réagit en produisant de l’acide sulfurique (..) qui contribue à la formation des nuages, ce qui aide à refroidir la Terre en réfléchissant la lumière du Soleil », décrit Nature avant d’avertir : « A l’échelle mondiale, une baisse des émissions de DMS due à l’acidification des océans pourrait avoir un effet important sur le climat, avec la création d’une boucle de réactions et l’augmentation du réchauffement. »

- Un article publié dans la revue scientifique Nature et repéré par le site d’information américain Grist

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Un collectif régional pour défendre l’eau

Carg’eau représenterait aujourd’hui près de 100 000 personnes en Poitou-Charentes. Son but : lutter contre les abus de l’irrigation

Source : Sud Ouest

Le comité régional de la conchyliculture en Poitou-Charentes et l’association Inpact (Initiatives pour une agriculture citoyenne et territoriale en Poitou-Charentes) viennent d’entrer dans la mouvance environnementaliste de Carg’eau, collectif d’associations jusqu’alors composée des quatre fédérations de pêche, des associations de protection de la nature et de consommateurs et de la coordination pour le Marais poitevin. Un pas important pour Carg’eau (1) créée en 2005 qui estime aujourd’hui représenter, avec l’appui de ces deux structures professionnelles, 100 000 personnes en Poitou-Charentes dont quelque 70 000 pêcheurs.

« Les politiques de l’eau annoncées par le candidat Hollande lors de sa campagne en 2012, auront permis de rêver quelque temps. Les promesses ont été vite oubliées et le rapport Martin ouvrirait une voie royale à une surenchère à l’irrigation en contradiction avec le bon fonctionnement des milieux. Tout le monde connaît les raisons de la gestion déséquilibrée de la ressource en eau. Et personne, malgré les discours, n’a envie de la résoudre. L’inertie a été le seul choix politique effectué quels que soient les gouvernements qui se sont succédé depuis plusieurs décennies », explique Jacques Brie l’un des cadres de Carg’eau.

« L’année 2013 risque d’être décisive pour la gestion de l’eau. Depuis plus de trente ans, notre pays, - et donc notre région - s’est engouffré dans l’irrigation intensive avec son cortège des désagréments engendrés : rivières asséchées, l’iniquité du traitement fait aux agriculteurs devant l’accès à la ressource en eau, mise en difficulté de filières économiques fortes comme la conchyliculture fleuron de notre région, atteinte aux activités touristiques liées à l’eau, à l’équilibre de nos milieux humides, à la biodiversité, qualité d’eau inquiétante », poursuit Jacques Brie également membre de Poitou-Charentes Nature.

Situation de rupture....

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Des rivières asséchées en Charente : appel au préfet

Aucun arrêté préfectoral ne limite l'irrigation dans cinq bassins alors qu'ils sont victimes d'assèchements, relève le collectif Carg'eau

Source : Sud Ouest

Carte établie par la Fédération de pêche au 15 juillet. En jaune, les rivières où des assèchements ont été notés visuellement

"Nous demandons ce jour à Monsieur le préfet de la Charente qu'il prenne les mesures qui s'imposent". Dans une lettre ouverte, l'association régionale Carg'eau tire aujourd'hui la sonnette d'alarme : aucune mesure de restriction de l'irrigation n'a été prise par la préfecture de Charente sur les bassins de l'Aume-Couture, du Bief, de l'Argence, de la Nouère et de l'Antenne-Soloire alors que ces rivières et leurs affluents "sont touchées par des assèchements".

Carg'eau réunit notamment la Fédération de pêche de la Charente, l'association de défense de l'environnement Charente Nature et l'association de défense du consommateur UFC-Que Choisir. Ces associations avaient déjà pointé le problème en mars, lors d'une réunion à la préfecture : elles considèrent que les seuils d'alerte, qui déclenchent les arrêtés de restriction d'irrigation, ne sont pas adaptés sur ces bassins.

Aujourd'hui, malgré un printemps particulièrement pluvieux et une bonne recharge des nappes, sept bassins sous soumis à des restrictions d'irrigation en Charente et un à une interdiction d'irrigation, dans le Sud-Charente (la Tude).

Plus d'informations : ORE

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Le marais doux et le cycle de l’eau

« Histoire d’eau dans le marais doux de La Tremblade »

Source : Sud Ouest

Lundi 12 août, salle multiloisirs des Mathes (Charente-Maritime), à la suite de l’assemblée générale que tenait la jeune association Demain Les Mathes, était programmée une conférence au thème évocateur.

Une « Histoire d’eau dans le marais doux de La Tremblade ». Ainsi, dans la foulée d’un débat fort animé, Claude Charles, président de l’Association syndicale constituée d’office (Asco), diaporamas à l’appui, venait apporter de l’eau au moulin des membres du bureau, s’agissant notamment de « qualité de vie et d’environnement ». La commune des Mathes ayant une emprise sur le marais et des projets d’aménagement « qui fâchent ».

UN MARAIS MENACE Et il suffisait de faire un arrêt image sur la carte pour apprécier « la situation » et la détermination du président de l’Asco à défendre son marais… et à l’expliquer. Ce cycle de l’eau que des anciens « savaient respecter », comme en témoigna à maintes reprises Robert Caillon, Mathéron depuis soixante ans et paysan de terre et de mer, qui, du haut de ses 82 ans, ponctua et commenta avec la hargne de la sagesse cette conférence. Bouleversé qu’il était « de voir l’homme et ses nouvelles méthodes de culture, d’élevage, de développement faire fi de la nature même, jusqu’à dénaturer son eau et, par voie de conséquence, le fruit de la mer qui a nourri des générations, la sienne aussi, l’huître… ».



Ce soir-là l’orateur, au fil des explications, interpella une assistance attentive à ses propos. «… L’eau issue des bassins versants dont la qualité se dégrade, sur laquelle pourtant reposent les deux piliers de l’économie que sont l’huître, ce bio indicateur précieux aujourd’hui menacé, et le tourisme qui pourrait se voir bientôt privé de bains de mer pour cause de pollution. »

Et de conclure : « Il est urgent de préserver les zones humides littorales. Ces marais doux qui jouent un rôle majeur dans l’épuration de l’eau, celle des bassins versants notamment… Reconnaissons-leur la valeur économique qu’ils représentent, en favorisant tout ce qui participe au bon fonctionnement du cycle de l’eau et à la préservation des écosystèmes qu’ils abritent, et ils sauront apporter leur juste contribution au milieu marin. » En un mot : « Appliquons enfin la loi sur l’eau ! »

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Le refuge de l’huître


Depuis 50 ans, Michel Bertin sillonne l’estuaire de la Seudre pour bichonner ses huîtres...

Source : Sud Ouest

Debout devant ses claires, Michel Bertin jette un regard circulaire sur les terres qui bordent la rive sud de l’estuaire de la Seudre, haut lieu de l’indication géographique protégée (IGP) Marennes-Oléron. « Le paysage est toujours le même. Rien n’a changé ici depuis que j’ai commencé, en 1965. On aperçoit seulement quelques bâtiments supplémentaires qui ont émergé au milieu des claires », détaille-t-il.

Ce qu’il désigne d’un mouvement de menton est un espace ouvert, couvert à perte de vue d’une végétation rase. Des terres endiguées, des marais et, plus loin, l’estuaire qui sépare La Tremblade de Marennes, sur l’autre rive. Depuis les hauteurs du pont jeté sur l’embouchure il y a quarante ans se dévoile la nature pointilliste de l’endroit. Piqueté de poches à huîtres qui affleurent, l’estuaire de la Seudre pourrait être une toile de Seurat.

L’apport en eau douce

Le site n’était pas vraiment promis à la notoriété, planté qu’il est au beau milieu des perles littorales de la Charente-Maritime. La rivière elle-même n’a rien de particulièrement remarquable. Née au sud de la Saintonge, elle court sur une soixantaine de kilomètres, en parallèle à l’estuaire de la Gironde. Son modeste débit se mêle à l’eau salée dans ce coup de canif maritime creusé face au rivage de l’île d’Oléron, à quelques brassées en face.

Ce paysage estuarien abrite quelque 150 entreprises ostréicoles, estampillées Marennes-Oléron. Aussi l’apport en eau douce y reste-t-il une question sensible, année après année. En quantité comme en qualité. « S’il n’y avait pas un bassin ostréicole en bas, il n’y aurait plus d’eau dans la Seudre. L’agriculture aurait tout pompé », dit celui qui siège à la Commission locale de l’eau comme à l’Observatoire de l’eau convoqué par la préfecture de Charente-Maritime.

Il veut croire que la sévérité renouvelée des normes sur la qualité des eaux de baignade va servir la cause de la profession. « Pour que les eaux de baignade soient bonnes, il faut que l’eau de la Seudre soit bonne. Nous, les ostréiculteurs, on ne pèse pas beaucoup. Mais l’industrie touristique, si. »

Sur les parcs à huîtres....

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Norovirus : les huîtres françaises globalement de bonne qualité

Source : Journal de l'Environnement par Romain Loury

Le taux de contamination par norovirus des huîtres françaises récoltées dans l’Atlantique se situe autour de 9%, selon une étude publiée par une équipe de l’Ifremer dans l’International Journal of Food Microbiology.

Cette étude est la première en France à évaluer la contamination d’huîtres mises sur le marché par norovirus, principal responsable des gastroentérites hivernales. Avec 9% de positifs parmi les 387 échantillons prélevés en Vendée [1], la qualité de ces produits est «correcte», juge Françoise Le Guyader, responsable du Laboratoire de microbiologie (Ifremer[1]) de Nantes, contactée par le JDSA.

Ce chiffre est similaire à ceux retrouvés lors de précédentes études menées au Japon (5%) et aux Etats-Unis (3,9%), mais bien en deçà des 76,2% trouvés au Royaume-Uni, pays dans lequel la réglementation paraît bien plus souple qu’en France en matière de lieux de production.

Selon l’étude française, c’est au cours des mois d’hiver (décembre, janvier, février, mars) que surviennent la quasi-totalité des contaminations parmi les huîtres françaises. En cause, la fréquence élevée de gastroentérites, avec des rejets accrus de norovirus dans l’environnement, entraînant ainsi une contamination des huîtres, explique Françoise Le Guyader.

Quant à savoir si les niveaux de contamination relevés étaient suffisants pour provoquer une gastroentérite, difficile de conclure. «Pour le norovirus de génotype I, la dose infectieuse se situe autour de 10 particules virales», ce qui en fait l’un des pathogènes humains les plus infectieux, explique Françoise Le Guyader. Toutefois, rien ne prouve que cette dose soit la même pour d’autres norovirus, dont ceux de génotype II, les plus fréquents chez l’homme.

De manière plutôt inattendue, le norovirus est plus fréquemment retrouvé sur les huîtres prélevées en supermarché que parmi celles achetées directement au producteur. Pour Françoise Le Guyader, cette «observation milite en faveur d’une amélioration de la traçabilité dans les supermarchés», en particulier contre un éventuel mélange d’huîtres de différents producteurs. «Plus les lots sont mélangés, plus le risque d’avoir des positifs s’élève», poursuit la chercheure.

A la différence des bactéries (E. coli, salmonelles), il n’existe aucune obligation de contrôler la présence de virus —dont norovirus— sur les huîtres, faute de méthode officiellement approuvée. Un tel outil de détection est en cours d’élaboration au niveau européen, explique Françoise Le Guyader. Le sujet intéresse de près les autorités, raison pour laquelle ces travaux ont bénéficié d’un financement de la Direction générale de la santé (DGAL).

En février dernier, il avait ainsi fallu que surviennent des cas d’intoxication collective par norovirus pour que la préfecture de la Manche prenne des mesures d’interdiction de commercialisation des coquillages de la zone de production Blainville-Gouville.

[1] D’origine vendéenne, bretonne ou normande, les huîtres analysées étaient prélevées chez des producteurs, des grossistes et dans des supermarchés, tous situés en Vendée.

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Pays de Brest. Algues vertes : la menace fantôme

Les conditions météo n'ont pas conduit à un échouage massif d'algues vertes sur les plages du Nord-Finistère, cet été. Cependant, les stocks sous-marins restent conséquents et pourraient venir se déposer, si ventset précipitations s'en mêlaient.

Source : Le Télégramme

« Globalement, c'est une année assez faible en terme d'échouage d'algues vertes », estime Nadège Rossi, responsable du pôle Algue et qualité du milieu au Ceva (*). Principale raison : une baisse des précipitations, qui lessivent habituellement les terres et drainent jusqu'à la mer l'azote et les nitrates qui contribuent à la prolifération des algues vertes. Mais pas de quoi se réjouir pour autant. « Il faut rester prudent, car même si les taux de nitrate diminuent tout doucement (aux alentours d'1mg par an en moyenne, NDLR), le Nord-Finistère est caractérisé par des concentrations plus importantes qu'ailleurs », prévient Jean-Yves Piriou, un ancien chercheur d'Ifremer qui a travaillé sur le sujet pendant 25 ans. « Dans le secteur du Léon, le bassin granitique permet de soutenir le flux des rivières, même quand les précipitations diminuent, poursuit Nadège Rossi. Bien que les flux d'azote soient moins importants, ils restent suffisants pour entretenir la croissance des ulves en mer. Une reprise importante des précipitations pourrait donc entraîner une légère augmentation des surfaces couvertes en septembre ».

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Moulin-Blanc : net recul, mais prudence

Après avoir survolé la rade de Brest la semaine dernière, l'équipe du Ceva a néanmoins constaté un recul des concentrations d'algues vertes.

« Dans la zone du Moulin-Blanc, les tapis d'ulves ont progressé depuis juillet, mais les surfaces sont nettement inférieures au niveau des années passées. Nous sommes donc dans une année basse pour ce secteur », commente Nadège Rossi.

Une analyse confirmée par BMO, en charge du ramassage sur la zone, qui indique avoir ramassé en juillet la moitié du volume d'algues vertes récolté l'année dernière à la même époque. « Mais il y a du stock sous l'eau : la situation pourrait donc changer si le vent venait à forcir », avertit le Ceva.

Guissény : baisse de 40 % des algues récoltées...

(*) Centre d'étude et de valorisation des algues.

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De l’origine des huîtres à leur dégustation

À l’huîtrière de Ré, Tonny et Brigitte Berthelot, ostréiculteurs, font découvrir leur passion à travers l’histoire de l’île.


Source : Sud Ouest

« Depuis toujours on consomme des huîtres. Elles étaient même utilisées par les hommes préhistoriques pour fabriquer des outils ou des bijoux », raconte Tonny Berthelot, de l’Huîtrière en Ré, située sur la route d’Ars, au niveau du Martray. L’ostréiculteur organise des visites guidées pendant lesquelles il partage sa passion pour un métier qui a évolué au fil des siècles. (1)

« Au début, on les récoltait sur les rochers où elles se fixent naturellement, explique l’ostréiculteur. Puis, un jour, on a eu l’idée de les fixer sur des pieux en ardoise qui sont plus lisses que les rochers, facilitant ainsi la récolte. Mais l’ardoise a l’inconvénient d’être très lourde, et de ne pas exister dans l’île de Ré. On s’est donc servi de vieux outils en fer. Une fois rouillés, les coquillages tombent tout seuls. Puis on finira par utiliser des tubes en plastique, placés à hauteur d’homme pour moins se fatiguer. »

Grandes marées

Les tubes sont placés dans les zones d’élevage qui ne se découvrent que pendant les grandes marées, soit une semaine sur quatre. Comme les huîtres sont constamment ouvertes sous l’eau, cela leur permet de s’engraisser.

« On les récolte pendant ces grandes marées à raison de quatre tonnes en 1 h 30. Il faut travailler vite pour ne pas se faire prendre par la marée montante. » Ensuite, les femmes s’occupent du détroquage, elles séparent les huîtres collées entre elles. Les plus jeunes seront remises à l’eau dans des poches pour qu’elles continuent de grandir.

Enfin, les coquillages seront affinés : à chaque zone correspond un terroir et à chaque terroir, un goût. Les fines sont donc remises à l’eau en mer, les fines de claire, elles, sont affinées dans un marais au sol argileux. Quant aux spéciales, on diminue le nombre d’huîtres au mètre carré, elles ont ainsi la place de grossir et donc de s’engraisser. Après l’affinage, les huîtres seront calibrées, lavées, conditionnées. Prêtes à être déguster !

(1) Visites guidées les mercredis et jeudis à 18 heures. De 3 à 8,10 € selon la formule choisie. Gratuit pour les moins de 5 ans. Plus de renseignement au numéro suivant : 05 46 29 44 24

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Morbihan. Justice. 15 ans après, les ostréiculteurs remboursés

Source : Le Télégramme par Catherine Lozac'h

Jean Richard et ses 13 collègues ostréiculteurs se sont battus pour voir la Société Générale payer les créances d'un courtier. Après quinze ans d'attente, c'est le soulagement.

« J'ai la sensation qu'on a profité de nous depuis le début », résume Jean Richard, ostréiculteur à Séné, retraité depuis 2001. Et le début remonte à loin : quinze ans. « Je livrais des huîtres à un courtier de Marennes (Charente-Maritime) depuis 1995. Son entreprise a soudain beaucoup grandi. Avec plusieurs collègues, nous avons eu des doutes. Nous avons interrogé plusieurs fois sa banque, la Société Générale, qui nous a assuré qu'il n'y avait pas de problème ». Mais en 1998, les chèques de l'intermédiaire sont rejetés : 14 ostréiculteurs, dont une dizaine de Morbihannais, se retrouvent avec 270.000 € de factures impayées. Et en 2000, le courtier dépose finalement le bilan. Les ostréiculteurs découvrent alors, suite à une enquête de police diligentée par le procureur de Rochefort (Charente-Maritime), que la banque accordait des avances de trésorerie à son client à condition qu'il livre d'autres clients, déjà en difficultés... L'objectif était de relancer ces derniers mais la manoeuvre s'est avérée calamiteuse. Le liquidateur ne voulant pas d'un accord partiel, les ostréiculteurs portent plainte contre la banque pour soutien abusif et ingérence dans la gestion d'une entreprise privée.

22 renvois....

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Le 28 août 2013

Morlaix (29). Une bactérie tue les huîtres adultes

Depuis 3 ans, une bactérie fait mourir les huîtres au moment de leur commercialisation. Même si les dégâts restent limités en baie de Morlaix, les ostréiculteurs sont vigilants.

Source : Ouest France Entreprises par Baptiste Lefèvre

« Il ne faut pas stresser les huîtres », assène doctement Catherine Alvado, ostréicultrice à son compte depuis 16 ans. Un avis que partage Jacques le Duc, dirigeant de Ker Ostrea à Carantec : « Je constate que les huîtres sont de plus en plus fragiles. Elles réagissent de plus en plus mal aux manipulations, aux changements de température, et la mortalité augmente... »

En effet, après les naissains touchés par une bactérie depuis 2008, c'est au tour des huîtres adultes d'être contaminées par un parasite : la vibrio asterianus. Cette bactérie s'attaque aux huîtres de deux ou trois ans prêtes à être commercialisées. « Dans la baie de Morlaix, les premiers signes sont apparus en 2011, ça s'est aggravé en 2012, et il semble que ça se généralise cette année », analyse Jean Le Duc, du haut de ses 17 années d'expériences.

En 2012, les dégâts les plus importants ont été constatés entre fin octobre et début septembre. Par conséquent, cette année, les producteurs devraient attendre la dernière semaine de septembre pour fixer les prix pour Noël avec la grande distribution.
Premier dégât en août

Cette année les symptômes se sont déclarés dès août chez certains exploitants...

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Cultiver des algues sur les toits de Bangkok

Déjà utilisée en Afrique notamment pour lutter contre la malnutrition, la spiruline est une algue qui contient une forte dose de protéines. En Thaïlande, une entreprise a décidé de la cultiver sur les toits. Cette algue est la dernière innovation de l'agriculture urbaine, idéale dans une mégalopole qui manque de place.

Durée : 02:05  |  Images : AFP web

Source : Le Monde.fr

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Des algues vertes et comestibles sur les toits de Bangkok

Source : 20 Minutes

Sur un toit de Bangkok, des dizaines de barils remplis de liquide vert bouillonnent sous le soleil. A l'intérieur, de la spiruline. Cette algue est la dernière innovation de l'agriculture urbaine, mais aussi selon ses partisans une source alternative de protéines.

Trois fois par semaine, Patsakorn Thaveeuchukorn récolte la matière gluante, à la couleur verte prononcée. «L'algue pousse très vite, généralement, elle double de volume toutes les 24 heures», explique cet employé de EnerGaia, entreprise qui utilise les sommets de plusieurs immeubles de la capitale thaïlandaise pour ses cultures.

«Elle est très nutritive. C'est une grande source de protéine. Si vous la comparez à la viande, cela prend six mois pour avoir un kilo de boeuf. Mais ça, nous le faisons pousser en une semaine», poursuit-il. «Alors c'est un bénéficie pour la sécurité alimentaire».

La spiruline, décrite par certains experts en nutrition comme un super-aliment, a de plus en plus d'adeptes à travers le monde. Mais son histoire dans l'alimentation remonte à plusieurs siècles, souligne Rosa Rolle, de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) à Bangkok.

«Elle pousse naturellement dans le lac Texcoco au Mexique. Les Incas en mangeaient», rappelle-t-elle. Elle existe aussi dans des pays «qui bordent le lac Tchad», en Afrique. «C'est une source de protéines pour beaucoup de monde».

Effets secondaires

Malgré tout, sa consommation peut causer certains problèmes de santé pour les individus souffrant de la goutte, parce qu'elle entraîne la production d'acide urique, met-elle en garde, en appelant à se renseigner avant sur ses effets secondaires.

«Vous avez besoin d'informations nutritionnelles, mais les gens sans pathologie ne devraient pas avoir de problèmes».

A Bangkok, les espaces vides au sommet des nombreux gratte-ciel sont un endroit idéal pour développer cette algue, qui aime la lumière et la chaleur tropicale constante.

Grâce à la photosynthèse, la spiruline permet également d'aider à lutter contre les niveaux élevés du dioxyde de carbone, selon ses partisans. Et cette agriculture urbaine permet sa livraison aux consommateurs en seulement quelques heures.

Dès qu'elle est récoltée, l'algue est transportée dans un laboratoire où elle est rincée puis essorée dans une machine à laver spécialement modifiée. Elle doit ensuite être tassée à la main dans des bocaux, aucune machine n'étant capable pour l'instant de travailler la substance gluante et épaisse.

«Il y a eu beaucoup d'essais et d'erreurs», commente Derek Blitz, directeur de la technologie chez EnerGaia.

Dans les locaux de l'entreprise, les premières pousses d'algues sont développées dans des tubes à essai de toutes tailles. Sur le toit, des barils de diverses formes sont en phase de test, pour déterminer lequel permettra le meilleur rendement.

«C'est super pour les végétariens et les végétaliens. C'est aussi rempli d'anti-oxydants. C'est vraiment bon pour purifier l'organisme», plaide Blitz.

Et si d'autres entreprises commercialisent déjà des versions séchées ou transformées, EnerGaia assure être la seule au monde à produire de la spiruline fraîche, qui serait meilleure pour la santé.

«Manger de la spiruline séchée, c'est comme manger des légumes cuits plutôt que crus, c'est un peu plus nutritif» quand c'est frais, plaide Blitz.

Revers de la médaille, cette spiruline doit être consommée dans les trois semaines suivant sa récolte. Mais l'entreprise espère étendre cette durée de vie pour pouvoir l'exporter.

Quelques chefs de Bangkok ont, eux, déjà commencé à la tester et certains sont vite devenus de véritables adeptes.

«C'est vraiment bon pour vous», estime Bill Marinelli, propriétaire du restaurant Oyster Bar, entre deux bouchées de pâtes vertes à base de spiruline. «Nous en ajoutant dans les plats pour augmenter la valeur nutritionnelle».

Alors malgré son absence de goût et le fait que tous les aliments avec lesquels elle est mélangée deviennent verts instantanément, le cuisinier l'utilise dans certains de ses plats.

«Je la vois comme une alternative aux protéines animales. Nous pouvons réduire les protéines que nous servons comme le poisson ou la viande, et incorporer de la spiruline comme source de protéine», explique-t-il.

«Je la vois plus d'un point de vue nutritionnel que culinaire».

La spiruline est utilisée comme complément alimentaire depuis des décennies, étant notamment très populaire auprès des culturistes. Toute la question est désormais de savoir si les consommateurs seront prêts à l'accepter comme un substitut à la viande ou au poisson.
© 2013 AFP
 
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Le 27 août 2013

La transhumance des moules en Corse

Avant l'arrivée de fortes chaleurs, en Corse, les moules transhument : de l'étang de Diana en direction de la mer. Un étrange ballet de barges sur la côte orientale de l'île.

Anne-Marie Leccia et Pauline Guigou détaillent cette initiative unique en son genre...



Avec Félix Paoli, employé et Thierry Legoahec, employé

Images sous-marines Jean-Luc Leccia

Source : France 3 Corse par Jean Crozier le 27/06/2013

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Eaux conchylicoles en Morbihan : deux zones déclassées

Source : Ouest Francet

La rivière de Pénerf et une portion de celle d'Auray sont rétrogradées sanitairement de B en C pour les palourdes et coques. Le secteur Blavet-Aval remonte d'un cran.

Les professionnels auront eu droit à un sursis de deux mois. À la mi-août, le préfet a pris un arrêté, déclassant de B en C quatre secteurs conchylicoles morbihannais pour les coquillages fouisseurs (palourdes, coques...).

Deux zones sont concernées : la rivière de Pénerf (embouchure, étier de Sainte-Anne...) et celle d'Auray, cette dernière dans son amont seulement (secteur Le Rohello-Kerdréan) et de façon saisonnière (de mai à octobre). De novembre à avril, la zone reste en catégorie B.

Ne sont visés que les coquillages fouisseurs (pas les huîtres). Les professionnels, pour les commercialiser, devront leur faire subir des traitements de purification encore plus contraignants.

« On n'a pas d'élevages de palourdes en rivière de Pénerf, se rassure Philippe Le Gal, ostréiculteur et vice-président du comité régional conchylicole, mais la pêche de loisir sera pénalisée. Ça ne change pas grand-chose non plus pour les pêcheurs à pied professionnels de la rivière d'Auray : la période de pêche ne se situe pas dans le créneau déclassé. »


Le suivi de la qualité microbiologique de ces deux zones, effectué mensuellement par les autorités sanitaires (Ifremer...), comme dans d'autres secteurs du littoral morbihannais, a montré qu'elles subissaient une dégradation assez prononcée. « Contrairement au secteur Blavet-Aval qui s'améliore et passe de C à B pour les coquillages fouisseurs », se réjouit Jean-Luc Veille, délégué départemental à la mer et au littoral.
Pas de bouleversement

Le nouveau classement ne modifie qu'à la marge la physionomie sanitaire du littoral morbihannais. Le golfe du Morbihan reste classé en A. Les rivières de Saint-Philibert, Crac'h, Noyalo, la ria d'Étel et la baie de Vilaine... sont épargnées.....

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Aquaculture, cocoteraie et réchauffement climatique…

Le contexte : Une société chinoise va investir dans l'aquaculture en Polynésie Française... Les Tuamotu est l'archipel ciblé par les chinois qui projettent 60.000 tonnes de poisson pour 1.000 emplois ! La Polynésie deviendrait alors le leader de la pisciculture marine française. En métropole, la pisciculture marine (bar, daurade, saumon, maigre, turbot,...) ne dépasse pas 10.000 tonnes chaque année....

En visite aux Tuamotu, le gouvernement polynésien fait passer le message aquacole à la population locale....

Source : Radio 1 PF Publié le 24 août 2013 par Cédric

Aquaculture, cocoteraie et réchauffement climatique…

Ce sont les thèmes qui on motivé le déplacement aux Tuamotu d’une délégation du gouvernement menée par Gaston Flosse.

Première étape Makemo. C’était vendredi avec une visite des sites d’aquaculture dans le cadre du grand projet qui doit être mis en œuvre prochainement avec des investisseurs chinois.


Au programme de ce samedi : Puka Puka et Napuka. Sur ces deux atolls situés au nord des Tuamotu, il y été principalement question des effets de la montée des eaux. Ces communautés pourraient, en effet, à terme être contraintes à quitter leur île du fait des conséquences des changements climatiques, comme nous l’expliquait mercredi le porte-parole du gouvernement, Marcel Tuihani.

A Puka Puka et Napuka, les questions relatives à la dégénérescence des cocoteraies ont également été évoquées. Celle-ci menace la production de coprah et l’économie même de ces atolls et plus largement de la Polynésie française. Un point évoqué ce mercredi lors du Conseil des ministres par Marcel Tuihani, le porte-parole du gouvernement.

Et dans un communiqué, la présidence du Pays affirme avoir été entendu par la population de Makemo. La population serait convaincue et adhérerai au projet aquacole futur qui sera mis en place avec des investisseurs chinois.

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Évaluer la durabilité de la production aquacole

Source : Cordis

La consommation mondiale de fruits de mer a augmenté de façon spectaculaire au cours de la dernière décennie suite à la croissance démographique, à l'augmentation de la richesse et à l'évolution des habitudes alimentaires, beaucoup pensent aujourd'hui que les fruits de mer représentent une alternative saine à la viande. L'UE est le premier importateur unique de la région, la plupart des importations venant d'Asie.

Le projet SEAT («Sustainable Trade in Ethical Aquaculture»), financé par l'UE, tente de comprendre les nouvelles chaînes alimentaires aquatiques asiatiques, et observe leur durabilité. Les recherches de l'équipe internationale ont couvert les quatre premiers produits d'aquaculture vendus dans les magasins et restaurants européens: le tilapia, le pangasius (poisson-chat), les crevettes grises et roses.

Le projet réunit des chercheurs européens et asiatiques ainsi que des parties prenantes commerciales du Bangladesh, de Chine, de Thaïlande et du Vietnam.

L'équipe a commencé par dresser un tableau complet de la chaîne de valeur de chaque produit au moyen d'entretiens et de groupes de discussion dans les quatre pays. Elle a ainsi pu établir un historique de la production et de la transformation sur chacun des sites étudiés, avec les opinions locales sur les limites de croissance de la production. Les travaux ont également permis à l'équipe d'identifier les parties prenantes importantes.

L'équipe a ensuite évalué le cycle de vie de tous les processus impliqués dans l'obtention par les consommateurs de produits aquatiques, de la production d'aliments, dont le soja au Brésil et le maïs aux États-Unis, à l'élimination par le consommateur des déchets alimentaires. L'analyse du cycle de vie a permis de détecter les maillons problématiques de la chaîne.

L'analyse a été traduite en données statistiques qui démontrent clairement pourquoi certains processus sont plus durables que d'autres. L'évaluation du projet SEAT est la première en son genre en termes d'ampleur et de précision.

Ces données ont également été incorporées dans des modèles développés spécifiquement pour prédire le risque d'autres activités, comme l'agriculture, sur la pratique existante d'aquaculture, ainsi que toute modification de l'environnement résultant de pratiques aquacoles.

En Asie du Sud-est, la plupart des fermes piscicoles utilisent des étangs. L'aquaculture s'étant intensifiée et les populations locales dépendant toujours des mêmes plans d'eau, les déchets de l'aquaculture représentent des risques sanitaires et environnementaux pour les communautés et zones terrestres à proximité.

Les modèles ont été adaptés à chaque espèce et chaque pays. La saisie de données sur les pratiques de production et les stratégies de gestion de l'eau au niveau de chaque exploitation agricole permet aux chercheurs de pouvoir estimer les niveaux de nutriments et le potentiel d'eutrophisation (la croissance excessive des algues en raison d'une forte concentration de nutriments), ainsi que le risque de contamination chimique des systèmes aquatiques.

Le projet SEAT a également développé un système pour aider les pisciculteurs locaux à prédire les impacts environnementaux potentiels avant qu'ils ne surviennent, ce grâce à la combinaison de modèles de «pollution» à grande échelle et de modèles permettant de prévoir les interactions au sein des exploitations individuelles.

L'équipe a également étudié les effets sociaux et éthiques de la production aquacole au Bangladesh, en Chine, en Thaïlande et au Vietnam. Ils ont constaté que les préjugés sur les très mauvaises conditions dans les fermes et usines de traitement ne sont pas nécessairement fondés et soulignent le niveau élevé de l'emploi local créé par l'industrie aquacole - au Bangladesh, 250 000 aquaculteurs produisent des crevettes tigrées.

Le projet SEAT doit prendre fin en novembre 2013. La recherche devrait contribuer à assurer la durabilité de la production aquacole en Asie. Elle permettra également à renforcer les liens scientifiques, commerciaux, industriels et politiques entre l'Europe et l'Asie.

La recherche permettra de développer un indice alimentaire d'aquaculture éthique (EAFI), un outil d'aide à la décision qui réunit tous les résultats du projet afin d'assurer l'approvisionnement continu du développement durable de l'aquaculture dans l'UE.

Le projet a été financé par l'UE à hauteur de 5,8 millions d'euros. Il est coordonné par l'Université de Stirling en Écosse.

Pour plus d'informations, veuillez consulter : SEAT

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Norvège : Modification de la loi sur l'aquaculture

Source : Ubifrance / 10/06/2013

Contact : Véronique Minassian, Ingrid Helle (Revue de presse de l'Ambassade de France en Norvège)
  
Le Parlement norvégien modifie aujourd’hui la loi sur l’aquaculture qui empêchait jusqu’à présent les éleveurs de posséder plus de 25 % du stock de poisson pour l’augmenter à 40 %.

Ce changement intervient à la suite d’une décision de l’ESA, organe de surveillance des pays de l’AELE, l’été dernier selon laquelle la loi norvégienne était contraire au principe de liberté des services et de liberté d’entreprendre. Klassekampen intitule cette réforme « Lex Fredriksen » car l’armateur et investisseur John Fredriksen et sa société d’élevage de saumon Marine Harvest avaient poursuivi la Norvège devant l’ESA à ce propos.


Une aubaine pour Marine Harvest qui a maintenant le champ libre. Le numéro 1 mondial du saumon peut dorénavant racheter ses concurrents ou alors demander de nouvelles concessions....

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Norvège : Mise en garde contre le saumon d'élevage

Source : Ubifrance 

Des professeurs et chercheurs en médecine mettent en garde contre la consommation, notamment par les enfants et les femmes enceintes, de saumons d’élevage à cause de leur alimentation contenant des substances toxiques.

Selon Mme Anne-Lise Bjørke Monsen,consultant senior à l'hôpital universitaire Haukeland, il est difficile d’identifier les effets de ces éléments toxiques et de savoir combien de temps ils restent dans le corps. Alors que l’Association nationale de l’aquaculture estime qu’il faut suivre ces conseils, la ministre de la Pêche et des Affaires côtières Lisbeth Berg-Hansen déclare à la presse en ligne qu’il faut au contraire manger davantage de produits de la mer.

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Norvège : Peu importe l’alimentation des poissons

Source : Ubifrance le 28/05/2013

Les consommateurs norvégiens ne se préoccupent que de ce qui se trouve dans le poisson qu’ils consomment, et non de l’alimentation à laquelle est soumis ce poisson avant d’arriver dans leur assiette.

Les grands groupes de distribution, et notamment NorgesGruppen, disent ne pas s’en inquiéter non plus, faisant confiance aux pouvoirs publics pour que les exigences quant à l’alimentation des poissons d’élevage permettent d’obtenir des poissons sains pour le consommateur.

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Norvège. Exportations à la hausse

Source : Norge / Savoirfairesavoir

Alors que les produits de la mer de Norvège avaient connu une baisse de leurs exportations en 2012, pour la deuxième année consécutive, après sept ans de croissance constante, la tendance est repartie à la hausse au premier semestre 2013.

Les produits de la mer en provenance de Norvège se portent bien. Le mois de juin leur a même été particulièrement profitable puisque l’industrie des produits de la mer de Norvège a enregistré une hausse des exportations de 6 % en valeur par rapport à juin 2012. Dans l’ensemble, les exportations ont même progressé de 7,2 % au cours du premier semestre 2013, soit un total de 3,4 milliards d’euros.

Une hausse due notamment « à l’augmentation des exportations de Truite de Fjord et de saumon, qui totalisent 2,3 milliards d’euros », selon Terje E. Martinussen, directeur général du Centre des Produits de la Mer de Norvège.
Le Saumon de Norvège, produit phare, représente à lui seul 65 % de l’ensemble des exportations en cette première moitié de l’année. Il atteint une valeur d’exportations de 2,2 milliards d’euros, soit une augmentation de 25 % (433 millions d’euros) par rapport à l’année précédente, malgré un volume légèrement à la baisse.
La France est le plus gros marché pour le saumon norvégien au premier semestre, avec 60 000 tonnes importées.

D’autre part, « le volume des exportations de Cabillaud de Norvège n’a jamais été aussi élevé, avec une augmentation de 20 %, soit près de 37 000 tonnes, explique Ove Johansen, directeur de branche du Centre des Produits de la Mer de Norvège. Mais, remarque-t-il, les prix n’ont pas été aussi bas depuis 1997 ».

Les exportations de cabillaud, de leu noir et d’églefin de Norvège frais, quant à elles, ont représenté un peu moins de 140 millions d’euros, soit une augmentation de 22 % (25,9 millions d’euros) par rapport au premier semestre 2012. Pour le cabillaud frais, le volume des exportations a doublé par rapport au premier semestre 2012 et atteint 36 586 tonnes, tandis que le prix moyen a diminué de 24 %.

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La France a importé 60 000 tonnes de saumon norvégien au 1er semestre 2013

Source : Agrobusiness

Produits de la mer : la Norvège bat des records d’exportation

Au premier semestre 2013, l’industrie norvégienne des produits de la mer a enregistré une hausse de 7,2% du montant de ses exportations à 3,4 milliards d’euros (par rapport à la même période 2012)....
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Les prix du saumon appelés à demeurer élevés

Source : Agraalimentation

Alors que les industriels français du saumon ont lancé au début du mois un cri d’alarme face à la flambée des cours, le rapport publié le 18 juillet par la Rabobank ne va pas les rassurer. La banque hollandaise estime qu’en 2013 la production de saumon dans l’Atlantique connaîtra seulement une faible croissance, comprise entre 1 et 2%, la production norvégienne se contractant même de 2 à 3%. La croissance de la demande sera en revanche assez soutenue et les prix sont donc appelés à rester fermes. À l’inverse, la production du Chili devrait progresser de 20% en 2013. Cette performance sera toutefois moindre qu’espéré pour des raisons sanitaires et financières. Elle devrait ensuite marquer le pas entre 2014 et 2016, mais à plus long terme ses possibilités de croissance sont importantes, analyse la Rabobank. Le pays devrait être en mesure d’éviter les crises sanitaires (virus ISA) qui l’ont affecté en 2008, très violemment, et en 2013, de façon plus limitée. Les nouvelles normes mises en place par les autorités de régulation devraient y contribuer et le Chili sera en mesure de faire face à la demande grandissante de l’Asie.

Une aubaine pour la Norvège

Cette pénurie de saumon fait le bonheur des Norvégiens. Selon les chiffres publiés ce 23 juillet par le Centre des produits de la mer de Norvège, sur les six premiers mois de 2013, les exportations des produits de la mer de Norvège atteignent 3,4 milliards d’euros. Le saumon, produit phare, représente à lui seul 65% de l’ensemble des exportations en cette première moitié de l’année. Il atteint une valeur d’exportations de 2,2 milliards d’euros, soit une augmentation de 25% par rapport à l’année précédente malgré un volume légèrement à la baisse. Les résultats du mois de juin ont été particulièrement remarquables, avec une hausse de la valeur des exportations de 6% par rapport au mois de juin 2012. La France est le plus gros marché pour le saumon norvégien au premier semestre, avec 60 000 tonnes importées.

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Une table ronde sur l'extraction de sable coquillier en baie de Lannion se tient demain au ministère du Redressement productif, à Paris. Une occasion qu'Alain Bidal, le président du collectif Le Peuple des dunes en Trégor entend saisir, pour dire à nouveau tout le mal qu'il en pense.

Pourquoi le collectif Le Peuple des dunes est-il opposé au projet d'extraction de sable coquillier en baie de Lannion ?
Le premier point d'opposition, c'est la situation géographique du gisement. Il n'y en a aucun en France si près des côtes (5-6 km). C'est un endroit exceptionnel entre deux zones Natura 2000, à 1 km d'un côté et 1,5 km de l'autre. Cette dune est le refuge du lançon, un petit poisson qui y vit et s'y reproduit. Même s'il n'a pas de valeur commerciale, c'est le poisson fourrage des poissons prédateurs, comme la raie, le bar, le turbot... En aspirant le sable avec son élinde, un immense tuyau, le bateau va aspirer tout ce qui s'y trouve, poissons, oeufs... Cette dune de Trezen ar Gorjégo est adossée au rocher du Crapaud, qui est aussi attrayant pour le homard, les crustacés... Cinquante bateaux professionnels immatriculés à Paimpol et Morlaix travaillent sur cette zone. Les pêcheurs nous disent : si le projet est accepté, on change de métier ou de région. Les études sont largement insuffisantes. On craint que, si la dune est réduite, cela n'entraîne une modification de la courantologie, de l'hydrosédimentation et une amplification des effets de la houle. Se pose aussi la question du panache turbide. Quand le bateau va recueillir 1.000 m³ de sable à bord, il va rejeter 4.400 m³ d'eau qui contient 22 tonnes de sédiment, ce qu'on appelle les fines. Ce panache turbide va se répandre à marée montante, partir vers les zones Natura 2000 et pouvoir rejoindre la réserve naturelle des Sept-Îles, voire les Triagoz. Ce panache va se déposer sur le fond, et au bout de cinq-dix ans, il aura tout étouffé en dessous.

Le fait de pomper cette dune aura-t-il un impact sur le trait de côte, sur la disparition du sable de nos plages ?

Demain, vous participerez à une réunion au ministère, en présence d'élus et des représentants de la Can. Qu'en attendez-vous ?

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Le 26 août 2013

Rabobank, la banque de l'industrie du poisson dans le monde

Pour en savoir plus, téléchargez Ici le document :

Investors in the global seafood industry – implications and trends

Gorjan Nikolik, Food and Agribusiness Research, Rabobank International

Irish Seafood Summit



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Le 24 août 2013

La malédiction de l’huître

Source : Le Canard Enchainé via Altermonde sans frontière du samedi 24 août 2013

On ne sait pas encore si la croissance va vraiment repartir... Ce dont on est sûr, par contre, c’est que les huîtres seront plus chères à Noël. La Faute à « Vibrio aestuarianus ». La méchante bactérie qui fait actuellement des ravages dans les bancs d’huîtres.

De la Bretagne à la Méditerranée, toutes les côtes françaises sont frappées, avec un taux de mortalité qui peut atteindre 65 %. Une cata pour nos ostréiculteurs, qui avaient déjà maille à partir avec OsHV-1, l’herpès des huîtres. Un virus qui, depuis 2008, sévit dans les écloseries, tuant jusqu’à 70 % des jeunes mollusques. À cause d’OsHV-1, la production française a plongé de 130 000 tonnes par an à moins de 90 000. Ne manquait donc plus que la bactérie « Vibrio aestuarianus », qui, elle, s’attaque aux adultes bons pour la commercialisation, ces coquillages de plus de 3 ans qui avaient miraculeusement échappé à d’OsHV-1.

Les choses se gâtent encore quand on découvre que « Vibrio aestuarianus » a un faible pour la triploïde. Rappelez-vous : une huître qu’on a rendue stérile en lui ajoutant une paire de chromosomes. L’avantage de ce bidouillage réalisé grâce à une petite manip chimique : le mollusque grossit plus vite, il faut deux ans au lieu de trois pour l’amener à maturité. Surtout, comme la triploïde ne fabrique pas de semence, elle n’est jamais laiteuse ; on peut donc en vendre toute l’année, notamment l’été aux vacanciers, sous le joli nom commercial d’« huître des quatre saisons ».

Aujourd’hui, 30 % des huîtres qu’on avale en France sont des triploïdes. Et ce pour le plus grand bonheur de l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer, qui a mis au point cette petite merveille et l’a dûment brevetée. C’est ce même Ifremer qui, d’un côté, touche plusieurs centaines de milliers d’euros de rente annuelle et, de l’autre, est chargé d’expertiser les huîtres malades pour savoir notamment si les triploïdes sont plus sensibles à « Vibrio aestuarianus » que leurs cousines à deux chromosomes.

Le verdict des chercheurs, établi à partir des échantillons analysés, est que la bactérie ne fait pas de différence. Ce que contestent les ostréiculteurs, qui dénombrent plus de cadavres dans les élevages de triploïdes. Un malheur n’arrivant jamais seul, voilà qu’on reparle du fameux test de la souris, qui a pendant des années donné de l’urticaire aux ostréiculteurs....

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Les huîtres de Seine-Maritime, perles de Veules-les-Roses, font le bonheur des estivants

C’est le seul lieu de production en Haute-Normandie. Mais ensablement et mortalité juvénile compliquent le travail des ostréiculteurs

Source : France 3 Haute Normandie par Richard Plumet



Reportage de  Grégory Archiapati et Cédric Lepoittvin avec l’interview de Jean-François Douesnard, ostréiculteur

Charnues et iodées

C’est un pari un peu fou qui a été lancé à la fin des années 90 : relancer sur le littoral de Seine-Maritime (entre Le Havre et Le Tréport) la culture des huîtres. Il existait  bien depuis les années trente des parcs (sortes de viviers) situés à l’ouest de Dieppe, et notamment celui créé par le restaurateur rouennais Dufour.
Mais à Veules-les-Roses, des passionnés très motivés ont voulu renouer avec le passé (on se souvient à Etretat des huîtres de Marie-Antoinette)  en portant le projet d’une véritable production comprenant élevage de "naissains"  (les bébés huîtres) et croissance sur trois ans. Un temps nécessaire et indispensable pour donner un goût particulier à la chair, lié, comme les vins, au terroir…

Avec l'apport du savoir-faire de professionnels de Basse-Normandie, Veules-les-Roses a désormais ses précieux coquillages, très appréciés des connaisseurs et des restaurateurs.

Vendue (6,30 euros le kilo) sur le front de mer de Veules et de Quiberville ainsi que sur quelques marchés cauchois, la "Veulaise" fait le bonheur des vacanciers et des parisiens en weekend dans leur résidence secondaire.

Mais, en coulisses,  le travail des ostréiculteurs n’est pas aisé : la configuration de l’estran ne leur permet d’accéder à leurs tables qu’aux grandes marées. Et les courants déplacent régulièrement des bancs de sable qui recouvrent parfois complètement les poches contenant les huîtres.

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Les moules de bouchot : un label inédit en France

Cette moule de la baie du Mont St-Michel est le seul produit français bénéficiant du label européen "Spécialité traditionnelle garantie".



TF1 - 2min 01s - Le 21 août à 13h40

Source : Les moules de bouchot : un label inédit en France sur WAT.tv

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Le 23 août 2013

Côte d'Armor. La moule de bouchot espère le label rouge

En mai dernier, l’Union européenne reconnaissait la moule de bouchot comme Spécialité traditionnelle garantie (STG). Une bonne nouvelle pour les mytiliculteurs costarmoricains, dont une quinzaine s’efforce par ailleurs d’obtenir le label rouge.

Rencontre avec Yann Juin, producteur à Planguenoual et président du comité de labellisation.

La moule de bouchot est une spécificité bien française. Quant à la Bretagne nord, elle est l’un des principaux sites de production, avec la Normandie et la Charente-Maritime. Les zones d’élevage sont reconnaissables à ces alignements de pieux découverts à marée basse. “Une moule de bouchot a la particularité d’être sortie régulièrement de l’eau, ce qui lui donne une meilleure résistance au moment de sa commercialisation, contraire ment à une moule qui a toujours été immergée”, explique Yann Juin, mytiliculteur à Planguenoual. Associé à son frère Jean-Claude, Yann Juin emploie quatre personnes, dans deux concessions. L’une en baie de Saint-Brieuc, l’autre en baie de la Fresnaye. Soit au total 8 km de bouchots, pour une production annuelle comprise entre 270 et 330 tonnes.

L’activité est familiale depuis quatre générations. “Mon grand-père était mytiliculteur à Charron en Charente-Maritime. Il est venu en Bretagne au moment de la naissance de la mytiliculture bretonne à partir des années 1950-60”. À l’époque, un parasite, le mytilicola, décimait la production charentaise. La faute à une densité trop importante. “Il fallait aérer, c’est pourquoi des mytiliculteurs ont prospecté ailleurs, raconte Yann Juin. Certains se sont installés en baie du mont Saint-Michel et d’autres, comme mon grand-père, en baie de Saint-Brieuc”. Aujourd’hui, grâce au statut de STG accordé en mai par l’Europe, une étape importante a été franchie dans la reconnaissance de ce savoir-faire mytilicole. “Cela faisait 20 ans que l’on cherchait à protéger notre produit. Il existe des moules pêchées sur des bancs naturels qui étaient vendues comme moules de bouchot. Sans cahier des charges, on ne pouvait pas empêcher cette concurrence déloyale”.

Reste que les producteurs costarmoricains font face à une autre concurrence : celle des moules de bouchot de la baie du mont-Saint-Michel. Ces dernières bénéficient des labels Appellation d’origine contrôlée (AOC) et Appellation d’origine protégée (AOP). “Du coup, regrette Yann Juin, la tendance, notamment au niveau de la grande distribution, est à considérer qu’il y a d’un côté les moules de la baie du mont Saint-Michel et, de l’autre, des moules de bouchot lambda”.

“Mettre en avant la qualité”

Pourtant, cela fait déjà une dizaine d’années que nombre de producteurs du département travaillent avec le label Bretagne qualité mer, basé sur des critères élevés en termes de qualité. “De là, on s’est dit que l’on pourrait avoir un signe officiel de qualité. On a décidé de se tourner vers le label rouge, bien connu des consommateurs qui l’associent à un produit haut de gamme, tandis que l’AOC et l’AOP identifient davantage un terroir. Les Normands, et c’est normal, ont joué sur l’image du mont Saint-Michel. Nous, pour se différencier, nous n’avions pas d’autre choix que de mettre en avant la qualité”, résume Yann Juin, également président du comité label rouge.

Le dossier de labellisation est désormais entre les mains de l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité) depuis septembre 2012. “On espère avoir le label pour le début de la saison 2014. En fait, on reprend les mêmes critères que ceux du cahier des charges Bretagne qualité mer. On a un calibre supérieur, un taux de chair supérieur, ou encore un temps de stockage moins long par rapport à une moule classique”. Une quinzaine de producteurs du département et deux de Loire-Atlantique ont adhéré à la démarche.

Laurent Le Baut (dans Action le magazine du Conseil Général des Côtes d'Armor / Juillet-Août 2013

6 000 t de moules dans le département

La production costarmoricaine de moules de bouchot est de 6 000 t, contre 60 000 t pour la production nationale. Les sites d’élevage se situent en baie de Saint-Brieuc (20 entreprises), en baies de la Fresnaye et de l’Arguenon (24 entreprises) ainsi que sur le sillon de Talbert à Pleubian (deux entreprises). À noter qu’un mytiliculteur, installé en baie de Lannion, utilise la technique des moules sur filières et produit 150 t. “C’est une activité que l’on aimerait voir se développer, d’autant que le marché français absorbe largement la production nationale de moules”, indique Florence Madec, secrétaire générale du Comité régional de la conchyliculture. Source : Comité régional de la conchyliculture

L’aide départementale à la filière

Le Conseil général soutient l’organisme Bretagne filière mer (BFM) à hauteur de 7 000 € par an environ. Ce dernier travaille à l’obtention du label rouge pour les moules de bouchot, mais aussi pour la coquille Saint-Jacques. Par ailleurs, dans le cadre du Fonds européen pour la pêche, le Département a consacré quelque 300 000 € à la filière mytilicole de 2009 à aujourd’hui.

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La moule de bouchot à la conquête du label rouge

Source : cotesdarmor.fr le 20.08.2013
La moule de bouchot, coquillage le plus acheté en 2010 par les français (devançant l'huître et le saumon), bénéficie désormais d'un label européen et peut-être bientôt, d'un label rouge...

La culture des moules sur bouchots (160 km dans le Département), a été importée en Côtes d'Armor par des professionnels de Bretagne Sud et de Charente à la recherche de nouveaux espaces à partir de 1950. C'est la technique d'élevage privilégiée en Côtes d'Armor, elle représente près de 98 % de la production. Deux autres techniques sont développées : sur filières en mer ou en surélévation sur l'estran.

La production de moules est répartie sur 3 sites de production :
- le sillon du Talbert qui compte deux entreprises ;
- le secteur de Saint-Brieuc avec la baie de Morieux qui compte 20 entreprises ;
- les baies de la Fresnaye et de l'Arguenon qui comptent 24 entreprises.

L'Ouest des Côtes d'Armor est surtout spécialisé dans l'élevage d'huîtres. L'élevage des moules sur bouchots est une spécificité de l'Est du département.

Une concurrence étrangère accrue...

Depuis quelques années, la filière mytilicole française subit une concurrence exacerbée des producteurs espagnols, hollandais, premiers et seconds producteurs européens, qui avoisinent 250 000 et 100 000 tonnes, contre 60 000 tonnes en France et 6 000 tonnes en Côtes d'Armor.

Aujourd'hui, les producteurs français de moules de bouchot, peuvent compter sur un label obtenu en mai dernier, après 20 ans d'attente, le label Spécialité Traditionelle Garantie (STG). Ainsi, ils ont ont une reconnaissance de leur savoir faire mytilicole et peuvent se protéger de la concurrence étrangère et/ou déloyale qui pouvaient vendre des moules pêchées sur des bancs naturels sous l'appellation moules de bouchot. Aussi, ce label assure au consommateur de déguster de vraies et bonnes moules de bouchot, élevées selon une culture traditionnelle.

... mais aussi Française

Cependant, les producteurs costarmoricains font face à une autre concurrence : celle des moules de bouchot de la baie du Mont Saint-Michel. En effet, ces dernières bénéficient des labels Appellation d'origine contrôlée (AOC) et Appellation d'origine protégée (AOP). Conséquence, notamment dans la grande distribution, il y a d'un côté les moules de la baie du Mont Saint-Michel, et de l'autre, les moules de bouchots lambdas.

Une quinzaine de producteurs du département se sont alors tournés vers un label bien connu des consommateurs... le label rouge. Le dossier de labellisation est désormais entre les mains de l'Inao (Institut national de l'origine et de la qualité) depuis septembre 2012. Les producteurs engagés dans cette démarche espèrent obtenir le label en début de saison 2014.

Lire  "La moule de bouchot espère le label rouge" et la rencontre avec Yann Juin, producteur à Planguenoual (page 27 du magazine Côtes d'Armor de juillet-août).

Source : Côtes d'Armor développement (CAD 22), Comité national de la conchyliculture, INAO, alimentation.gouv.fr

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Le 22 août 2013

La Charente-Maritime vue du Ciel



JB Production / ChrismanProduction

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Damgan (56) vent debout contre l'agrandissement des parcs à moules

A Damgan (56), les mytiliculteurs souhaiteraient étendre de 14 hectares la surface des parcs à moules. Mais les habitants, conseil municipal en tête, s'y opposent. Ils craignent un envasement encore plus important de la baie.

Source : France 3 Bretagne par Antonin Billet



Dans la Baie de Kervoyal, inutile d'aller à la plage sans ses bottes. A moins de ne vouloir patauger dans un épais tapis vaseux...

Quelle est donc la principale cause de cet envasement ? Pour les habitants de Damgan (56), le coupable est tout désigné : les parcs de moules de bouchot, au large. Les excréments de mollusques s'entassent au fond et les pieux retiennent les sédiments, expliquent-ils.

Du coup, le projet d'extension des parcs à moules ne passe pas. Des opposants se sont constitués en comité de défense. Ils s'appuient notamment sur l'histoire pour argumenter contre ces parcs mytilicoles apparus à la fin du 19ème siècle. Photos à l'appui, ils montrent la progression de l'envasement au fur et à mesure où les parc à moules progressent.

Les mytiliculteurs, eux, souhaiteraient implanter 14 autres hectares au large de cette plage. Selon eux, c'est le barrage d'Arzal, non loin de là, qui provoque l'envasement. Reste que le conseil municipal, lui-même, a voté contre ce projet, à l'unanimité, craignant des répercussions économiques et écologiques.

Les mytiliculteurs présenteront une étude d'impact pour défendre leur parc, lors de l'enquête d'utilité publique. Les opposants, eux, vont envoyer une pétition de 4 000 signatures contre ce projet, au Préfet.

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Golfe du Morbihan. Les zostères sentinelles du milieu marin

Source : Le Télégramme
par Fabrice Pouliquen

Cet été, l'Ifremer a sorti les grands moyens pour répertorier les herbiers de zostères dans le golfe. Cette plante marine en valait le coup : elle est un parfait indicateur de la bonne santé du milieu marin.

Si les herbiers de zostères sont en bonne santé, alors c'est tout le golfe du Morbihan qui se porte bien. Tout comme l'abeille côté champs, la présence de cette plante marine est un très bon indicateur biologique de l'état de santé d'un milieu naturel. «Étalée au sol, on la confond souvent avec une algue peu ragoûtante si bien que peu de gens ont conscience de son importance dans l'écosystème, raconte Ronan Pasco, chargé de mission au Syndicat intercommunal d'aménagement du golfe du Morbihan (Siagm). Elle sert de refuge, de nurserie et de réserve de nourriture à de nombreux poissons. Certains oiseaux aussi y viennent chercher à manger».

Les herbiers de zostères méritaient donc bien qu'on leur consacre une carte. Surtout dans le golfe du Morbihan, deuxième plus forte concentration d'herbiers de zostères, en France, après le bassin d'Arcachon. C'est à ce travail que se sont attelés l'Ifremer et le Siagm cet été. «On avait déjà plusieurs données sur la présence des herbiers de zostères dans le golfe du Morbihan, précise Maud Bernard, ingénieur à l'Ifremer. Mais elles commençaient à dater et provenaient de différentes sources».

Cartographie par télédétection....

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Les éleveurs de saumons profitent de la flambée des prix


Source : Le Figaro par Anne de Guigné

Le norvégien Marine Harvest, leader mondial du secteur, quadruple ses résultats grâce à la pénurie d'offre.

Le cercle des amateurs de saumon n'en finit pas de s'élargir, et les prix du poisson de flamber. Les cours ont atteint ce printemps un pic à 18 dollars le kilo, à comparer avec des prix oscillant entre 11 et 12 dollars ces deux dernières années. Les producteurs - plus de 90 % de la consommation de saumon dans le monde provient de l'élevage - se frottent les mains. Le géant norvégien Marine Harvest, numéro un mondial de l'élevage de saumon avec environ 20 % de ce marché, a ainsi publié des résultats «historiques».

L'entreprise, dont le chiffre d'affaires 2012 atteignait près de 2 milliards d'euros, a dégagé au deuxième trimestre un bénéfice opérationnel de 901 millions de couronnes norvégiennes (111 millions d'euros), quatre fois supérieur à celui de la même période de l'an passé. Ces performances lui permettront de se montrer généreux avec ses actionnaires et de financer de prochaines acquisitions, a expliqué la direction.

Pour dégager ces profits, Marine Harvest n'a pas eu besoin de jouer sur le volume. Le groupe a vendu 80.000 tonnes de saumons au deuxième trimestre, contre 99.000 sur la même période, un an plus tôt. Sur l'année, le géant a revu à la baisse sa prévision de production à 335.000 tonnes, contre 400.000 tonnes en 2012.

Risque de pénurie de saumon fumé à Noël....

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Marine Harvest multiplie son bénéfice par quatre… deux mois après la fermeture de sites français

Source : LSA par Julie Delvallée

Le numéro un mondial du saumon vient d’annoncer un bénéfice net en nette augmentation, et se dit prêt à financer des acquisitions.

La pilule doit être amère, à Châteaugiron (35) et à Poullaouen (29). Marine Harvest y a fermé deux de ses neuf sites français et a ainsi licencié 405 salariés. En cause : le prix du saumon en forte hausse, qui a contraint l’entreprise à arrêter, entre autres, ses activités sur les produits premiers prix. C’était au mois de juin.

Deux mois plus tard, le leader mondial du saumon fait état d'un bénéfice opérationnel multiplié par près de quatre, tout en disant que sa trésorerie abondante lui permettrait à la fois d'augmenter ses dividendes et de financer des acquisitions, selon des propos mentionnés par Reuters. Le résultat net du groupe s’élève à 2,4 milliards de couronnes norvégiennes, soit 303 millions d’euros.

Révision à la baisse de la production...

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Le 21 août 2013

Hoax écolos (1/4) : un poisson nommé Panga

Pour son retour de vacances, Eco(lo) vous propose une cure de désintox en faisant la chasse aux hoax - fausses informations - écolos qui circulent sur le Net.

Source : Eco(lo) Blog Le Monde par Audrey Garric  

Une photo terrifiante, un message alarmiste : l'annonce d'un nouveau scandale alimentaire déferle d'e-mails en pages Facebook sur Internet. Le texte, partagé plus de 50 000 fois sur le réseau social depuis le 10 juin, s'intitule "Ne jamais acheter cette saleté !". La saleté en question, c'est le panga, un poisson qualifié de "nouveau", "en train d'envahir le marché à cause de son prix" et, surtout, "infecté, à haut niveau, de venins, bactéries" et différents polluants organiques persistants. Dans votre assiette : arsenic, sous-produits du secteur industriel, PCB, DDT, CHL, ou encore HCB. Argument de poids, le message est signé par un chercheur de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). Alors, ce poisson, un poison ?

Capture écran du hoax :


Vous l'avez compris, ce message, qui tourne en réalité sur la Toile depuis près de deux ans, s'avère un hoax. Et c'est une belle prise. La caution scientifique, tout d'abord, tombe à l'eau puisque le chercheur cité, François Harmegnies, n'a jamais travaillé sur le panga. A la retraite depuis un an, il était spécialiste d'un tout autre thème - la géologie maritime - et ne sait pas pourquoi son nom et ses coordonnées ont été associés au hoax. L'Ifremer a porté plainte contre X le 18 décembre 2012 pour usurpation d'identité. En vain, puisque le message continue de circuler.

La photo, ensuite, reprise sur pléthore de sites et blogs, représente bien un panga, mais pas celui qui se retrouve sur nos étals. Sur le cliché, il s'agit du Pangasius gigas, un poisson sauvage du delta du Mékong qui peut mesurer jusqu'à 3 m de long et peser 300 kg, mais dont l'espèce est presque éteinte. Le panga que nous mangeons, lui, est le Pangasianodon hypophthalmus (anciennement appelé Pangasius hypophthalmus), un poisson plus petit (80 cm en moyenne) qui évolue également à l'état sauvage dans le bassin du Mékong.

Suite : Eco(lo) Blog Le Monde (et lire les nombreux commentaires....

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Des huîtres creuses de Zélande chères mais de bonne qualité dès le 11 septembre

Association néerlandaise des ostréiculteurs : Nederlandse Oestervereniging

Source : Belga

La quantité d'huîtres creuses récoltées aux Pays-Bas est, en 2013, de 30% moins élevée qu'en 2012. C'est ce qu'a annoncé mercredi la Nederlandse Oestervereniging, l'association néerlandaise des ostréiculteurs. 

Les huîtres japonaises, également appelées "creuses", sont annoncées de très bonne qualité, mais plus chères que d'habitude vu leur faible quantité. "La décevante reproduction des huîtres dans le parc national Oosterschelde ces dernières années est la cause de cette récolte 2013 moins importante", explique Cees van Liere, président de la Nederlandse Oestervereniging. "La France a également été touchée par de nombreuses morts de spécimens adultes. L'offre totale est donc relativement limitée."

Les producteurs néerlandais ne pourront sans doute pas satisfaire la demande de tous les consommateurs, ce qui devrait provoquer une hausse sensible des prix. Les huîtres plates, plus rares, plus exclusives et consommées à un âge plus avancé, s'annoncent quant à elles de bonne qualité, et récoltées en quantités normales. Chaque année, environ 1,5 million d'huîtres plates et 30 millions d'huîtres creuses sont produites aux Pays-Bas, selon les chiffres donnés sur le site internet de la Nederlandse Oestervereniging. Une trentaine d'entreprises, employant 90 personnes et concentrées autour du village de Yerseke, y travaillent dans le secteur ostréicole. La plus grosse partie (50%) des huîtres néerlandaises, cultivées dans l'Escaut oriental et le lac Grevelingen, est exportée vers la Belgique. La saison débutera officiellement le 11 septembre prochain, en Belgique et aux Pays-Bas. (Belga)


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Lur Berri / Maïsadour :  Deux groupes coopératifs agricoles pour le leadership du saumon fumé

Début 2012, le groupe coopératif basque Lur berri est devenu le numéro 1 français (n°2 européen) du saumon fumé en prenant le contrôle de Labeyrie. Son voisin landais, Maïsadour, se lance à son tour à la conquête d'un marché évalué à plus de 550 millions d'euros en France avec sa propre marque : Delpeyrat... Rachat d'un fumeur auvergnat en septembre 2012, des Viviers de France (truite fumée)...

La bataille pour le leadership sur le marché du saumon fumé en France passera par le rachat de la société normande Ledun Pêcheur d'Islande (LPI), numéro 4 français....

Cany-Barville : deux dossiers de reprise pour l'entreprise Ledun Pêcheurs d'Islande

Les demandes seront examinées vendredi 23 août par le tribunal de commerce du Havre. Le pôle de transformation du saumon de la société Ledun a été placé en redressement judiciaire en juin

Source : France 3 par Sylvie Callier

Les sociétés Delpeyrat et Labeyrie renommées dans la transformation du saumon sont candidates à la reprise de la société cauchoise.

La société Delpeyrat propose la reprise des 2 pôles de fabrication de Cany-Barville, saumon et crevettes.
La société Labeyrie est intéressée par le pôle saumon. Son dossier de reprise a été déposé après le délai fixé par le tribunal de commerce

Ledun Pêcheurs d'Islande emploie 220 personnes à Cany-Barville. Les origines de cette entreprise remontent à 1872.


Le marché du saumon fumé en Europe

The most common secondary processed product based on Atlantic salmon, is smoked salmon. The European market for this product was 160,000 tonnes product weight (PW) in 2012, where France and Germany were the largest markets. The amount of raw material needed for this production was around 258,000 tonnes HOG, up 11.5% since 2009.

The ten largest producers of smoked salmon in Europe are estimated to have a joint market share of more 60%. The production is mainly done in Poland, France, UK, Baltic states and the Netherlands.

After the acquisition of the German company Laschinger, Morpol is the largest producer of smoked salmon in Europe. Morpol is based in Poland and is selling most of its production to the German market. (Fin 2012 Marine Harvest a pris le contrôle de Morpol ndlr).

Labeyrie is the second largest and sells most of its products to France, but are also found in UK, Spain, Italy and Belgium. Marine Harvest has its smoked salmon production in France (Kritsen) and in Belgium (La Couronne). Marine Harvest sells its smoked salmon in France, Italy and Belgium. Marine Harvest has acquired about 87% of the shares in Morpol and is awaiting the outcome of a competition authority filing (expected during Q3 2013). Source : Salmon farming industry handbook 2013

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Marine Harvest n'exclut pas des acquisitions

(Ndlr Marine Harvest vise notamment l'acquisition des deux fermes chiliennes du groupe espagnol Pescanova au bord de la "faillitte")

Source : Les Echos

Marine Harvest, numéro un mondial de l'élevage de poissons, a fait état jeudi d'un bénéfice opérationnel multiplié par près de quatre, tout en disant que sa trésorerie abondante lui permettrait à la fois d'augmenter ses dividendes et de financer des acquisitions.

Le groupe norvégien tenait ses propos deux mois après avoir renoncé à son offre de rachat sur Cermaq, un de ses principaux concurrents, nationalisé fin juin par Oslo. (voir )

Marine Harvest a noté que le cours record du saumon, qui est le fait d'une baisse temporaire de l'offre mondiale, et un bond attendu de ses volumes vendus l'année prochaine lui donneraient les marges de manoeuvre nécessaires pour aller de l'avant en termes d'investissements et de développement.

"Marine Harvest sera l'un des rares acteurs du secteur qui connaîtra une croissance significative en 2014", souligne le groupe dans un communiqué.

Les éleveurs de poissons vivent une année faste, en raison d'un ralentissement de la croissance de l'offre. Les analystes chez ABG voient ainsi le cours de saumon norvégien atteindre 36,7 couronnes le kilo cette année, contre 26 en 2012. Pour 2014, ils voient le cours à 35 couronnes.

Marine Harvest a revu en baisse sa prévision de production annuelle, à 335.000 tonnes contre une précédente estimation de 350.000, les basses températures en Norvège ayant diminué la taille des poissons.

En 2014, le groupe voit cette production bondir à 390.000 tonnes.

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Le 20 août 2013

Poissons et fruits de mer - Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO 2013-2022

La dix-neuvième édition de l'OCDE des Perspectives agricoles, élaborée conjointement pour la neuvième fois avec l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), présente des projections à l’horizon 2022 pour les principaux produits agricoles, les biocarburants et les poissons. Il est à noter que le rapport 2013 comprend pour la première fois le coton et un chapitre spécial sur la Chine.

Des coûts plus élevés et une forte demande laissent présager que les prix resteront bien supérieurs aux moyennes historiques avec un risque élevé de volatilité des prix, étant donné le niveau tendu des stocks, un environnement politique variable et l’accroissement des risques de production liés aux conditions climatiques. La Chine devrait demeurer autosuffisante en ce qui concerne les principaux produits alimentaires tout en développant ses échanges et son intégration dans les marchés agricoles mondiaux.

Poissons et fruits de mer
 
Il ressort des projections que la production du secteur halieutique (pêche ndlr) va augmenter d’uniquement 5 % d’ici 2022, alors que celle de l’aquaculture va progresser de 35 %, malgré une perte de vitesse due à la hausse du coût des aliments et une disponibilité plus limitée des sites de production.
             

Situation du marché

Le marché du poisson s’adapte aux récents déséquilibres de l’offre et de la demande qui ont provoqué des fluctuations des prix. L'incertitude de la demande dans de nombreux pays développés, qui sont les principaux importateurs de poissons destinés à la consommation humaine, a incité les exportateurs à développer de nouveaux marchés dans plusieurs pays émergents où la demande demeure vigoureuse. Après une période de croissance dynamique en 2011 et au début de 2012, le secteur de la pêche a accusé une décélération. D’après les données préliminaires, la production totale de poisson a continué de progresser en 2012 pour atteindre un nouveau record de 157 millions de tonnes sous l'effet d'une hausse de 6 % de la production aquacole au cours de l'année 2011.

Graphiques : Les prix des produits de la pêche et de l’aquaculture et des biocarburants augmenteront plus sensiblement que ceux des produits agricoles de base.


Après l’augmentation de 5 % enregistrée en 2011, la pêche de capture a fléchi de plus de 3 % en 2012 en raison de la diminution des prises d’anchois en Amérique du Sud. Ce recul des prises a également déclenché un repli de la production de farine et d’huile de poisson, laquelle a entraîné un fort renchérissement des prix qui a pénalisé les producteurs de volailles, de porcs et de poissons qui recourent à ces produits pour alimenter leurs élevages.

En 2012, la valeur des échanges a établi un nouveau record, de plus de 129.3 milliards USD, mais ce chiffre ne marque qu'une faible progression par rapport à 2011 (+1.5 %) compte tenu des pressions à la baisse exercées sur les prix internationaux des produits halieutiques et aquacoles destinés à la consommation humaine en 2012. Cela a notamment été le cas des espèces de poissons d'élevage, les prix des poissons de capture ayant en revanche augmenté. La chute des prix résulte du fléchissement de la demande sur de nombreux marchés de première importance. Ces évolutions apparaissent dans l'indice FAO des prix du poisson qui montre qu’en 2012, les prix internationaux ont reculé de près de 6 % par rapport à 2011 pour l'ensemble de la production, mais de plus de 17 % si l'on ne tient compte que du poisson d'élevage.



Cliquer Ici ou sur l'image pour accéder au chapitre consacré à la pêche et l'aquaculture 

Principaux éléments des projections
  • L’évolution probable du marché du poisson durant la prochaine décennie sera fonction de la réaction à l’augmentation des prix de production dans le contexte d’une demande stable, surtout dans les pays en développement. On prévoit une hausse des prix dans les domaines de la production et des échanges.
  • La production halieutique et aquacole mondiale devrait atteindre quelque 181 Mt en 2022, en progression de 18 % par rapport à la période de référence 2010-12. Les gains de production dériveront pour l’essentiel de l'aquaculture, dont la production augmentera de 35 % durant la période considérée dans ces Perspectives. Cette croissance devrait néanmoins marquer le pas, son taux annuel tombant à 2.4 % contre 5.9 % au cours de la décennie précédente.
  • Durant la période de projection, le taux de croissance annuel de la consommation de poisson décélèrera légèrement (de 1.8 % à 0.6 %) sous l'effet du renchérissement des prix du poisson et du ralentissement de la croissance démographique. La hausse de la consommation sera principalement le fait des pays en développement, qui continueront par ailleurs d’occuper une place prépondérante dans les secteurs de la production et de l'exportation.
Source : Ocde

Pour accéder aux différents documents de l'Ocde
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Le 19 août 2013

Le prince Charles au Festival de l'huître de Whitstable

A la deuxième huître, les photographes n'ont pas manqué leur coup !

Le prince Charles, accompagné de son épouse Camilla Parker Bowles, au Festival de l'huître de Whitstable, dans le Kent, le 29 juillet 2013.

Une sortie à l'occasion de laquelle il a confié que son petit-fils le prince George serait en un rien de temps surnommé Georgie.




Source : Pure People


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Les éleveurs de moules racontent leur métier à Pénestin (56)

Source : Ouest France   par Lucie Debiolles

À Pénestin, une trentaine d'entreprises sont installées. La production de coquillages oscille entre 3500 et 4000 tonnes à l'année, sur les 65 000 tonnes produites annuellement en France.

Le rendez-vous est pris un jeudi matin à 9 h, au Port de Tréhiguier. « Ne soyez pas en retard, la marée n'attend pas », prévient d'emblée Sylvain Chiquet, président du groupement mytilicole de Pénestin. Pour un éleveur de moules, le temps est compté entre deux phases de travail en mer.

À Pénestin, une trentaine d'entreprises sont installées, soit 200.000 pieux en moyenne comptabilisés sur le rivage. La production de coquillages oscille entre 3.500 et 4.000 tonnes à l'année, sur les 65.000 tonnes produites annuellement en France.

La récolte a lieu de mi-juin à la fin de l'automne. « Cette année, le marché s'est lancé sans nous », regrette le mytiliculteur. La faute au dinophysis, un phytoplancton toxique perdu parmi la nourriture des moules, repoussant leur commercialisation chaque début d'été.

Un élevage rythmé par les saisons

« Pénestin est un lieu propice au captage naturel des jeunes moules ». Le naissain, les larves des coquillages, se fixe sur les cordes immergées à la fin de l'hiver. Puis, elles sont enroulées autour du bois, pour grandir sur leur support définitif. « La Vilaine nous apporte des sédiments, un milieu plus riche pour la croissance des moules ». Inconvénient dans la baie, le phytoplancton se développe parfois trop rapidement, jusqu'à l'asphyxie du milieu.

Pour recueillir les coquillages juchés en haut des pieux, les mytiliculteurs utilisent une pêcheuse, tube cylindrique qui déshabille les morceaux de bois à chaque passage. L'occasion d'élucider le terme toujours associé aux moules pénestinoises : le bouchot. Il désigne l'alignement de ces pieux.

« Tourisme et mytiliculture à égalité »

Dans les locaux du groupement auquel Sylvain Chiquet appartient, les moules sont finalement lavées, triées et ensachées pour être livrées aux clients. Renald Bernard, un autre mytiliculture installé sur la route du Logo, travaille à côté. Il fait partie du projet controversé d'implantation de 14 ha de bouchots, au Plateau des Mâts, au large des côtes damganaises.

Les deux éleveurs s'accordent à dire que le rivage, leur lieu de travail, est un milieu à respecter. « Notre travail nous oblige à canaliser la nature. Chaque éleveur de moules a ça en tête », rappelle Sylvain Chiquet. « Ce n'est pas le mytiliculteur qui vous dira qu'il n'y a pas d'envasement. »

Pour Renald Bernard, « les pertes des pieds dans l'estuaire de la Vilaine, de plus en plus envasé, ont considérablement réduit l'espace de travail disponible ».

Le barrage d'Arzal, construit depuis plus de quarante ans, restant la principale cause des troubles. « La mytiliculture existe depuis plus de 100 ans à Pénestin. Depuis la construction du barrage, la proportion de vase qui s'est déposée est vertigineuse. »

Les mains dans les sacs de moules, l'éleveur aimerait maintenant retourner à son travail. Ajoutant un dernier mot. « Les mytiliculteurs vivent aussi du tourisme et n'ont aucun intérêt à ce que les plages soient envasées : Il faut laisser la place à la plaisance et à la baignade bien sûr. Mais il faut aussi laisser une place à la mytiliculture. »

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La bouchot des deux caps menacée ?


L'exploitation de La bouchot des 2 caps pourrait être menacée en cas d'avis défavorable de la part de la préfecture du Pas-de-Calais.

Source : La Semaine dans le boulonnais  par Thomas Dagbert

La société La bouchot des 2 caps pratique l'élevage de moules sur bouchot depuis 2001. L'exploitation située sur les communes d'Audinghen et de Tardinghen existe depuis plus de trente ans et fait partie du paysage touristique de ces deux communes.

Suite au renouvellement de la concession, une enquête publique a été ouverte pour définir l'avenir de l'exploitation. Certains élus s'opposent au renouvellement, ce qui pourrait mettre en danger la pérennité de l'entreprise.

La bouchot des 2 caps est à Audinghen ce que la tour Eiffel est à la capitale. Un monument, un lieu incontournable qui fait partie intégrante du paysage. L'entreprise pratique l'élevage de moules sur bouchot depuis 2001 et l'exploitation existe depuis plus de trente ans. Le renouvellement a été lancé en début d'année, suivie d'une enquête publique du 24 juin au 24 juillet. Une procédure codifiée qui permet aux élus, habitants et autres touristes d'émettre un avis sur ce renouvellement. Si la quasi totalité sont favorables au projet, c'est au niveau de la municipalité de Tardinghen que l'affaire reste bloquée. « Je ne comprends pas pourquoi le maire de Tardinghen s'oppose au projet, relate Marc Sarpaux, le maire d'Audinghen. C'est une exploitation qui respecte l'environnement, qui génère de l'emploi et qui produit des moules de qualité. » Difficile de comprendre ce refus catégorique qui daterait de quelques années déjà.

Une exploitation de qualité



La bouchot des 2 caps emploie dix personnes de la commune d'Audinghen et des alentours. L'entreprise se porte à merveille et dispose du label "Saveur en or" qui traduit la qualité du produit. « Je défends cette concession bec et ongles et je ne veux pas créer de polémique. Lors de l'enquête publique, tous les habitants de la commune ont souhaité défendre le projet et nous avons même rencontré des touristes étrangers qui se sont déplacés pour nous venir en aide », ajoute Marc Sarpaux.

« Je ne comprends pas cette situation »

70% de la concession se situent sur la commune d'Audinghen et 30% à Tardinghen. Mais les deux parties ne peuvent être dissociées sous peine de couler l'entreprise. Un vrai casse-tête qui ne devrait pourtant pas en être un. « Thibaut Segard doit avoir ses raisons mais je ne les comprends pas.

J'espère que l'issue sera bénéfique à La bouchot des 2 caps car dans le cas contraire, cette perte serait une épreuve difficile. » La totalité de ce dossier épineux est maintenant bouclé et c'est à la préfecture du Pas-de-Calais de statuer sur le projet de l'entreprise. Une dizaine de communes se sont mobilisées aux côtés d'Audinghen pour soutenir le renouvellement de concession. « J'espère que cela sera suffisant. Je pense qu'avec tous les éléments dont nous disposons, la préfecture ne peut qu'émettre un avis favorable », conclut le premier magistrat d'Audinghen.

La décision devrait être rendue dans les semaines à venir. L'attente risque d'être longue pour les dix employés de La bouchot des 2 caps ainsi que pour les amateurs de la moule du Boulonnais.

La rédaction de La Semaine dans le Boulonnais n'a pas réussi à joindre Thibaut Segard, le maire de Tardinghen.


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À la fin de la marche dans les bouchots, le groupe de visiteurs va déguster les moules de l'entreprise Benoit.

Deux fois chaque été, le syndicat des caps organise, sur quatre heures, la visite de la zone mytilicole de la Jospinet : visite des bouchots et des ateliers de mytiliculture.

Jeudi dernier, Jérome Rouxel, animateur au syndicat des caps, accompagnait plus de quarante inscrits, de tous âges : jeunes enfants, familles en vacances ou de la région.

Dans un premier temps, le groupe observe le travail des barges - drôles d'engins, mi-tracteurs, mi-bateaux assez comparables aux barges du débarquement - et parcourt, à marée basse, les allées de bouchots, ces alignements de pieux sur lesquels croissent les moules, et qui couvrent plusieurs centaines d'hectares dans la baie de Saint-Brieuc.

Une dégustation au menu....

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Mortalité inhabituelle des huîtres du Bassin d’Arcachon

Les causes de cette forte mortalité ne sont pas encore déterminées...

Source : 20 minutes

Les chiffres rapportés par Olivier Laban, président des ostréiculteurs du Bassin d’Arcachon, sont éloquents: 60 à 80% de mortalité sur les huitres nées en écloserie et 30% sur les huitres naturelles, au lieu de 10 à 15%  habituellement. La situation a été difficile pendant un mois et demi environ, à partir de début juillet. La plupart des huitres concernées sont adultes et proviennent d’une dizaine d’écloseries situées en Vendée, en Charente et en Normandie. Elles sont ensuite élevées en milieu naturel sur le Bassin d’Arcachon. Avec les ventes directes, les marchés et le soutien des restaurateurs les producteurs ont développé les ventes estivales pour en faire «un Noël pendant l’été». Cette mortalité intervient donc à un très mauvais moment.

Les conditions météo en cause

Deux générations vont permettre de compenser

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Lundi 12 août, salle multiloisirs des Mathes, à la suite de l’assemblée générale que tenait la jeune association Demain Les Mathes, était programmée une conférence au thème évocateur. Une « Histoire d’eau dans le marais doux de La Tremblade ». Ainsi, dans la foulée d’un débat fort animé, Claude Charles, président de l’Association syndicale constituée d’office (Asco), diaporamas à l’appui, venait apporter de l’eau au moulin des membres du bureau, s’agissant notamment de « qualité de vie et d’environnement ». La commune des Mathes ayant une emprise sur le marais et des projets d’aménagement « qui fâchent ».

Un marais menacé Et il suffisait de faire un arrêt image sur la carte pour apprécier « la situation » et la détermination du président de l’Asco à défendre son marais… et à l’expliquer. Ce cycle de l’eau que des anciens « savaient respecter », comme en témoigna à maintes reprises Robert Caillon, Mathéron depuis soixante ans et paysan de terre et de mer, qui, du haut de ses 82 ans, ponctua et commenta avec la hargne de la sagesse cette conférence. Bouleversé qu’il était « de voir l’homme et ses nouvelles méthodes de culture, d’élevage, de développement faire fi de la nature même, jusqu’à dénaturer son eau et, par voie de conséquence, le fruit de la mer qui a nourri des générations, la sienne aussi, l’huître… ».

Ce soir-là l’orateur, au fil des explications, interpella une assistance attentive à ses propos. «… L’eau issue des bassins versants dont la qualité se dégrade, sur laquelle pourtant reposent les deux piliers de l’économie que sont l’huître, ce bio indicateur précieux aujourd’hui menacé, et le tourisme qui pourrait se voir bientôt privé de bains de mer pour cause de pollution. »

Et de conclure : « Il est urgent de préserver les zones humides littorales. Ces marais doux qui jouent un rôle majeur dans l’épuration de l’eau, celle des bassins versants notamment… Reconnaissons-leur la valeur économique qu’ils représentent, en favorisant tout ce qui participe au bon fonctionnement du cycle de l’eau et à la préservation des écosystèmes qu’ils abritent, et ils sauront apporter leur juste contribution au milieu marin. » En un mot : « Appliquons enfin la loi sur l’eau ! »

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Malgré les maladies qui touchent les huîtres, Jérôme Le Mouroux ne se décourage pas, lui qui a la passion de l'ostréiculture chevillée au corps.

Entretien avec Jérôme Le Mouroux, ostréiculteur.

Comment êtes-vous devenu ostréiculteur ?
Dans ma famille, il y a trois générations d'ostréiculteurs. Mon père avait une exploitation à Crac'h. Elle a été reprise par mon cousin. Moi, je me suis installé en 2006 à Kerouarc'h, à Locmariaquer. À la base, je suis pêcheur à pied. Je voulais me diversifier, tout en restant dans le milieu de la mer. En parallèle, je continue la pêche à pied dans le Golfe et dans la rivière d'Étel.

Que font les ostréiculteurs l'été, période hors production ?

Quand est-ce que ça va reprendre vraiment ?

Quelle est la taille de votre exploitation ?

Peut-on vivre de ce métier ?

Vos huîtres sont-elles touchées ?

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Lancement de la Global Salmon Initiative (GSI) avec pour mission d'encourager une salmoniculture durable


La Global Salmon Initiative (GSI) réunit 15 producteurs internationaux de saumons d'élevage qui représente 70 % du secteur mondial salmonicole. Parmi les membres de la GSI figurent Acuinova Chile, Bakkafrost, Blumar, Cermaq, Compañía Pesquera Camanchaca, Empresas AquaChile, Grieg Seafood, Lerøy Seafood Group, Los Fiordos, Marine Harvest, Norway Royal Salmon, SalMar, Multiexport Foods SA, The Scottish Salmon Company, Scottish Sea Farms. Les entreprises de l'initiative GSI sont basées au Chili, au Canada, en Norvège, dans les îles Féroé et en Écosse, et contribuent notablement aux économies de leurs pays respectifs.

Source : BFMTV (communiqué de presse du 15 août 2013)

Le groupe GSI qui représente 70 % du secteur mondial salmonicole, annonce son engagement dans une initiative de leadership en matière de durabilité pour ouvrir la voie à des changements importants

Les chefs d'entreprise du secteur mondial de la salmoniculture ont lancé aujourd'hui une initiative majeure de durabilité, dans le cadre de laquelle le secteur jouera un rôle primordial. La Global Salmon Initiative (GSI) réunit 15 producteurs internationaux de saumons d'élevage qui sont déterminés à renforcer la collaboration et la transparence au sein du secteur, afin d'y faire progresser notablement la durabilité. Cette initiative vise à accomplir d'importants progrès favorisant l'apport d'une source durable de protéines (le saumon d'élevage) pour l'alimentation d'une population croissante.

Cette initiative a pour ambition partagée d'améliorer la performance du secteur dans trois piliers de la durabilité : la réduction de l'impact environnemental, le renforcement de la contribution sociale et le maintien de la croissance économique. GSI a annoncé aujourd'hui se concentrer sur des domaines dans lesquels ils sont en mesure d'obtenir des améliorations ambitieuses, mais réalisables, dans des délais réalistes.

« En tant que secteur, nous sommes conscients que malgré les progrès significatifs, il reste encore beaucoup à faire en matière de durabilité. Comme nous sommes un secteur relativement jeune, nous espérons que la collaboration, la recherche et le partage des connaissances nous permettront de réaliser les changements nécessaires afin de mieux faire et de continuer de progresser », a déclaré Alf-Helge Aarskog, coprésident de la GSI et directeur général de Marine Harvest.

Soucieuse de réaliser des améliorations substantielles, l'initiative GSI concentre ses efforts sur trois des domaines prioritaires auxquels elle est confrontée : la biosécurité, l'approvisionnement en aliment et l'observation des normes du secteur.


José Ramón Gutíerrez, coprésident et directeur exécutif de Multiexport Foods SA, a observé : « Chacun de nos domaines prioritaires est crucial et fait partie intégrante du succès de notre industrie. Cet engagement pris par l'ensemble des régions de travailler ensemble pour la première fois nous offre avons la possibilité de mettre en œuvre des changements réels et bénéfiques. »

Les membres de l'initiative GSI sont déterminés à réaliser des améliorations significatives en matière de durabilité de leurs activités. La norme du secteur de la salmoniculture de l'Aquaculture Stewardship Council (ASC) fournit un cadre de travail guidant et permettant d'éclairer les progrès réalisés par la GSI, qui est en train de l'adopter comme sa principale base de travail et d'évaluation des résultats. Il est désormais reconnu que bien les salmoniculteurs aient déjà fait de nombreux progrès envers un renforcement de la durabilité et travaillent conformément aux exigences d'autres normes rigoureuses, ces derniers sont conscients qu'il reste encore beaucoup à faire.

« Cette initiative change la donne. Le fait que les acteurs du secteur salmonicole travaillent ensemble et adoptent la durabilité transformera radicalement l'aquaculture – et aura des retombées majeures sur le secteur de l'alimentation », a observé quant à lui le Dr Jason Clay, premier vice-président de la division Transformation du marché au sein du World Wildlife Fund (WWF, Fonds mondial pour la nature).

Le WWF a lancé les dialogues sur la salmoniculture il y a neuf ans qui ont abouti à la norme ASC. « Cet engagement indique que ces entreprises considèrent la durabilité comme un enjeu préconcurrentiel sur lequel elles peuvent œuvrer de concert pour progresser plus rapidement », a ajouté le Dr Jason Clay.

L'initiative GSI est résolument déterminée à collaborer étroitement avec les partenaires du secteur pour veiller à ce que soient accomplis des changements significatifs dans des domaines influant sur l'ensemble de ce secteur, et que l'on ne se contente pas de se conformer au statu quo. Soucieuse d'améliorer la durabilité dans l'ensemble de l'aquaculture, la GSI a également constitué une alliance avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Les deux parties partagent l'objectif d'appuyer l'expansion d'une aquaculture durable comme source d'approvisionnement d'aliments de haute qualité destinés à une population mondiale croissante.

« Le partenariat entre la GSI et la FAO offre la possibilité d'améliorer tant l'accès aux informations et l'expertise que leur échange, afin de favoriser au niveau mondial les améliorations en matière de performance environnementale et sociale à travers le secteur », a déclaré Árni Mathiesen, directeur général adjoint de FAO Fisheries and Aquaculture. « La GSI apporte la possibilité de relever de manière sérieuse les défis en matière de durabilité en tant que sous-secteur des produits de base, nous pourrons ensuite tirer des enseignements sur la manière dont un secteur durable peut être créé et maintenu, et nous espérons pouvoir transmettre cette expérience aux pays en développement, pour les aider à développer leur propre industrie aquicole durable, afin d'accroître les sources d'aliments nutritifs et sains ».

La GSI, qui est la première initiative de cette nature, espère maximiser la coopération entre ces pays et leurs ressources pour déclencher les améliorations qui ne pourraient pas être réalisées individuellement.

À propos de la GSI

La Global Salmon Initiative (GSI) est une initiative de leadership établie par des producteurs de saumon d'élevage visant à réaliser des progrès significatifs en matière de durabilité de l'industrie. La GSI est déterminée à atteindre intégralement l'objectif commun qui est de procurer une source éminemment durable d'alimentation saine dans le but de nourrir une population mondiale croissante, tout en réduisant au minimum notre empreinte environnementale et en continuant à améliorer notre contribution sociale.

Pour davantage d'informations, veuillez contacter le secrétariat de la GSI, AXON, à l'adresse GSI@axon-com.com ou en visitant le site www.globalsalmoninitative.org. Suivez-nous sur Twitter @GSI_Salmon.

À propos de l'ASC

L'ASC est l'acronyme de l'« Aquaculture Stewardship Council », une organisation indépendante à but non lucratif. L'ASC a été fondée en 2010 par le WWF et l'IDH (Dutch Sustainable Trade Initiative) dans le but de gérer les normes mondiales pour une aquaculture responsable, qui sont élaborées par les Dialogues de l'aquaculture, un programme de tables rondes lancé et coordonné par le WWF. L'ASC a pour objectif d'être le principal programme mondial de certification et d'étiquetage pour des élevages de poissons et fruits de mer responsables. L'ASC est une organisation mondiale collaborant avec des producteurs aquicoles, des transformateurs de poissons et fruits de mer, des entreprises commerciales et de restauration, des scientifiques, des groupes de conservation ainsi qu'avec le public, en vue de promouvoir les meilleurs choix environnementaux et sociaux concernant les poissons et fruits de mer. Le programme de l'ASC en matière de certification et d'étiquetage aquicoles reconnaît et récompense les élevages responsables.

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Les prochaines grandes marées se dérouleront entre le mercredi 21 et le samedi 24 août. Au menu : des coefficients 103, 106, 108, 109 et 105.

A l'occasion des grandes marées, Calvados Nautisme lance un appel aux bénévoles pour récolter des informations sur l'activité pêche à pied de loisir mercredi 21 aout.

Dans le cadre du projet d'étude de la pêche à pied récréative sur le secteur de la Côte de Nacre animé par le CPIE (Centre permanent d'initiatives pour l'environnement) et le GEMEL-N (Groupe d'Etudes des Milieux Estuariens et Littoraux), Calvados Nautisme sollicite la participation de bénévoles.

Le principal objectif de ce projet est d'assurer la continuité de cette activité et le bon état des gisements et du milieu naturel. "Aucune compétence particulière n'est exigée, nous comptons sur votre motivation et vos qualités d'observateurs", précise Jean-Yves Jegourel, animateur responsable de projets. Après une première mobilisation le samedi 25 mai et des résultats encourageants, le projet de comptage se poursuit afin de recueillir le maximum de données exploitables sur l'activité pêche à pied de loisir entre Graye sur Mer et Ouistreham.

"Nous avons besoin de vous pour couvrir simultanément ces 20 kms de linéaires côtier. Comptages réalisés par petits groupes de 2, 3 ou 4 observateurs sur des secteurs d'environ 3 kms (à l'aide de jumelles ou/et de longues vues fournies). Un temps d'information sur la méthode de comptage et les espaces concernés précédera le temps de comptage, qui lui, se réalise entre 45 m et 1h. Prévoyez 2h de comptage. Un retour en salle permettra par la suite de recueillir les données et de clôturer ce temps autour d'un apéritif".

Pratique : Mercredi 21 août de 17h30 à 19h. Tél. 02 31 78 71 06. www.cpievdo.fr.

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Filière civellière régionale : le Corepem prévoit la création d’une station aquacole 

La filière civellière des Pays de Loire met les bouchées doubles pour valoriser la production et assurer l’avenir de la pêche : en plus de structurer la profession, le Comité régional des pêches maritimes vient de lancer une étude pour la création d’une civellerie.

Les Pays de la Loire comptent 213 licences maritimes et 25 pêcheurs fluviaux. Depuis la mise en place du plan de restauration de la civelle, le quota est réparti entre 50 % pour la consommation, principalement le marché espagnol, et 50 % pour des opérations de repeuplement.

"La dernière saison a été marquée par une abondance de la civelle", indique François Prioul, chargé des poissons migrateurs au Comité régional des pêches maritimes (Corepem) aux Sables-d’Olonne. "Consécutivement, les quotas ont été atteints en un mois, alors que la saison de pêche s’étale sur cinq mois."

Pour défendre leurs intérêts, les producteurs de pêche civellière ont créé la société OP (Organisation de producteurs) Estuaires, immatriculée en mars 2013. "Nous attendons aujourd’hui l’agrément de la Direction maritime Pêche et Aquaculture, d’ici la fin de l’été. À travers ce regroupement, les pêcheurs espèrent voir reconnaître la prise en compte de ces nouveaux critères d’abondance pour valoriser leur production et assurer la pérennisation de leur activité, dans le respect des quotas."

Une civellerie en Pays de la Loire : l’étude est lancée

Dans cette optique, le Corepem a lancé une étude de faisabilité pour la création d’une civellerie avec le soutien de la Région des Pays de la Loire (15 223 €). "D’une surface de 10 000 m², cette station aquacole pilote, équipée de bassins d’élevage, permettra à la fois de garantir le repeuplement de l’espèce et d’alimenter le marché européen. Le lieu d’installation n’est pas encore défini."

Le montant total de l’investissement est estimé à 5 M€. D’ores et déjà, un directeur commercial a été recruté pour développer, dès septembre, le marché de l’anguille à l’échelle nationale et européenne. "Les Pays de la Loire sont le plus important site de pêche française pour la civelle : les pêcheurs ligériens assurent 50 % du quota national, soit 17 tonnes sur un total de 34 tonnes en 2012."

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Seven : l'huître par pack de sept de Tarbouriech

Médithau, l'entreprise conchylicole, lance un nouveau produit pour doper ses ventes.

Sept huîtres sont vendues dans un coffret vertical, un emballage innovant.

Source : Les Echos par Cécile Dupin
Les Tarbouriech n'en finissent pas de bousculer les codes de l'ostréiculture traditionnelle. Florent, le père, a révolutionné depuis 2007 le mode de production des huîtres sur la lagune de Thau en reproduisant le principe des marées grâce à des panneaux solaires. Toutes les six heures, les coquillages collés sur des cordes accrochées à des portiques plantés au fond de la lagune se retrouvent à l'air libre.

Le résultat : des huîtres baptisées Spéciales Tarbouriech et vendues en n° 1 et 2 dans le réseau traditionnel, hôtellerie et restauration. Florie, la fille, s'attaque à un code plus ancré encore : la sixaine devient septaine. « La Seven, ce sont sept huîtres n° 4, des spéciales plus petites, qui se présentent dans un emballage vertical. Je rêvais d'un produit qui attire la génération Y, une huître de qualité facile à consommer et à offrir notamment pour les néos », raconte-t-elle. Dans cette bourriche marketée à l'extrême, fermée par des élastiques qui deviennent bracelets aussitôt ouverte, un torchon « pour caler les coquillages » et un petit couteau au manche rose, en forme d'huître évidemment. Lancée pour la Saint-Valentin, la Seven s'est vendue à 4.000 exemplaires en grande distribution (GD). Le potentiel de production d'ici à avril 2014 atteint 400.000 huîtres. Soit près de 60.000 Seven.

Haut de gamme

« Entre septembre et décembre, la Seven devrait être disponible dans toutes les épiceries fines de renom : Fauchon, Hédiard, Lafayette Gourmet, etc., détaille Florie Tarbouriech. Ce produit a besoin d'être expliqué et, en grande distribution, les chefs de rayon n'ont pas toujours les moyens de le faire. D'autant que c'est un produit cher, vendu entre 15 et 25 euros. » Avec la Seven, les Tarbouriech font entrer la spéciale dans les réseaux de distribution. Ce nouveau débouché répond à un enjeu de quantité lié aux récents investissements en panneaux solaires (10 parcs à huîtres équipés par an) : distribuer 30 tonnes de coquillages supplémentaires, alors que la production de spéciales en 2012 n'a atteint que 40 tonnes.

L'entreprise, qui emploie 50 personnes et dont le chiffre d'affaires est stable à 8 millions d'euros depuis deux ans, compte sur ce succès pour la dynamiser. La prévision pour 2013 atteint 9 millions d'euros. Et sur le million supplémentaire, 500.000 euros sont directement liés à la croissance des ventes de Spéciales Tarbouriech.

L'huître reste un produit mineur dans leur activité, car plus cher à produire. « Depuis le début de l'été, les dorades nous ont mangé une table et demie d'huîtres, et la mortalité des jeunes nous fait perdre jusqu'à 25 % de production, regrette Florie Tarbouriech. Nous poursuivons toujours le même but : que la production de spéciales nous rapporte de l'argent. » Et, pour cela, ils misent toujours sur la même huître : un produit différenciant, à forte valeur ajoutée, pouvant se vendre au-dessus du prix du marché. La perle rare se trouve peut-être dans la Seven.

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Le 17 août 2013

Manuel du saumon d’élevage 2012

 Salmon Farming Industry Handbook 2012


Remarque personnelle : La salmoniculture mondiale est détenue par une "poignée" de multinationales !!! 5 sociétés norvégiennes contrôlent déjà plus de 50% de la production de saumon d'élevage (estimée à 1,5 million de tonnes de saumon atlantique)... Cette concentration va augmenter dans les mois à venir.... Marine Harvest vise le rachat des deux fermes chiliennes de l'espagnol Pescanova (Aquinova et ?)

Marché européen du saumon fumé

Le marché européen du saumon fumé s’élevait à 150.000 tonnes en 2011. La France et l'Allemagne sont les deux plus grands marchés. La quantité de matière première nécessaire à cette production était d'environ 250.000 tonnes de saumon éviscéré, en hausse de 8% depuis 2009.


Les dix plus grands fabricants de saumon fumé en Europe ont une part de marché cumulée d'environ 55 à 60%. La production se fait principalement en Pologne, France, Royaume-Uni, Pays baltes, Allemagne et Pays-Bas.

Après l'acquisition de la société allemande Laschinger, Morpol est devenu le plus grand producteur de saumon fumé en Europe. Basée en Pologne, cette société vend une grande partie de sa production sur le marché allemand. (Note personnelle : Au cours du premier semestre, Marine Harvest a commencé à prendre le contrôle de Morpol...)

Labeyrie est le deuxième producteur. Cette société française vend la plupart de ses produits en France, mais également au Royaume-Uni, Espagne, Italie et Belgique.

Pour en savoir plus sur l'industrie du saumon, télécharger le document de Marine Harvest : Salmon Farming Industry Handbook 2012

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Le 17 août 2013

L’image de l’huître auprès des consommateurs et des acheteurs professionnels

FranceAgrimer

Juin 2013

Contexte
Depuis 2008, la filière ostréicole subit une surmortalité des huîtres jeunes1 causée par le virus OsHV1. Cette crise touche toutes les façades maritimes de l’hexagone et a entrainé une forte baisse de la production d’huîtres en France, passant d’environ 126 000 tonnes en 2006 à 84 100 tonnes en 2010/2011 (source CNC) et une forte augmentation des prix. Aujourd’hui, certains craignent un décrochage des consommateurs vis-à-vis de l’huître. FranceAgriMer a fait appel à CoSpirit et Marketing Seafood (Marie Christine Monfort et Pascale Baelde) pour évaluer l’impact de cette crise des mortalités sur les comportements et perceptions des consommateurs et des distributeurs (GMS, grossistes, poissonneries, restaurants) afin d’élaborer ultérieurement une campagne de communication adaptée.

Cliquer Ici pour télécharger l’étude de FranceAgriMer

Les objectifs de l’étude
L’objectif de l’étude auprès des consommateurs était d’évaluer l’impact de la crise ostréicole sur les perceptions et comportements des consommateurs d’huîtres (pratiques d’achat et de consommation, freins et moteurs à la consommation) en vue d’identifier des leviers à la consommation pour la prochaine campagne de communication nationale.
L’objectif de l’étude auprès des distributeurs était de comprendre quels impacts la crise ostréicole avaient eu sur leurs stratégies d’achat et les relations avec leurs fournisseurs. L’étude visait également à recueillir l’avis des distributeurs sur le comportement des consommateurs.

Principaux résultats...

L’étude des consommateurs montre une faible connaissance de la crise qui a touché l’ostréiculture et un impact limité sur leurs pratiques et niveaux de consommation.


Il n’y a pas de décrochage du consommateur, ni de dégradation de l’image de l’huître, mais une inquiétude vis-à-vis de l’augmentation des prix. Les freins à la consommation sont le prix et la faible présence à l’esprit.


De nombreux distributeurs déclarent enregistrer une baisse des ventes d’huîtres de 15 à 35 % ces 5 dernières années et mettent en cause l’augmentation du prix.

La crise des mortalités a provoqué un fort recentrage des ventes sur la fin d’année. L’huître est devenue trop chère pour être utilisée comme produit d’appel.

Alors que la fine de claire continue de dominer le marché, il y a depuis quelques années une montée en gamme de l’offre des distributeurs vers des huîtres spéciales et d’origines diversifiées.

Deux axes de communication à privilégier : cibler les opportunistes et segmenter la communication en fonction des lieux et des moments pour multiplier les opportunités de consommation d’huîtres.

En guise de conclusion : Si la production venait à augmenter ?

Aujourd’hui, malgré la baisse de production, les acheteurs professionnels ne semblent pas rencontrer trop de problèmes pour s’approvisionner et la production semble suffisante pour couvrir un marché qui s’est rétréci. La possibilité que les mortalités diminuent et que la production augmente est un scénario qui suscite plus d’inquiétudes que d’espoirs, aussi bien chez les distributeurs que chez les producteurs. Tous s’accordent pour dire qu’il y avait surproduction d’huîtres avant la crise des mortalités en 2008, avec baisse des prix et banalisation du produit. Nombreux craignent que la consommation ne suive pas une plus grande production, conduisant à une chute des prix et un retour à la banalisation du produit, avec perte de marge et rentabilité. Là encore, cette crainte reflète le manque d’organisation et d’information fiable sur la filière.

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Le marché des produits aquatiques décongelés en France

En 2012, le marché des produits aquatiques décongelés a représenté 3 800 tonnes de poissons (hors coquillages, crustacés et perche du Nil), principalement panga et thon (sushi) ainsi que cabillaud, espadon, encornet,...

Synthèse

FranceAgriMer - Juillet 2013

Cliquer Ici pour télécharger l'Etude

Les cabinets d'études ABSOconseil et Segments ont réalisé pour le compte de FranceAgriMer une étude de marché des produits aquatiques décongélés. La première partie dresse l'état des lieux de cette pratique en France (espèces, volumes, circuits de commercialisation...) et la seconde présente la perception du consommateur face à ces produits décongelés (reconnaissance des produits, atouts, inconvénients...). Ce document est une synthèse de l'étude réalisée au premier semestre 2013.

Les volumes de poissons décongelés déclarés sur la campagne 2012 dans tous les circuits de distribution sont de 3 800 t (poissons décongelés hors coquillages, crustacés et perche du Nil).

La Grande Distribution (Grandes et Moyennes Surfaces) représente 86 % des volumes de poissons décongelés. Néanmoins, l’offre décongelée ne représente que 3,5 % du poisson frais vendu en GMS (1). 56 % des volumes de poissons décongelés en GMS sont vendus au rayon libre-service contre 44 % des volumes au Rayon « traditionnel »

Une consommation de poissons décongelés en baisse en GMS depuis 2009 mais toujours dominée par le panga


L’offre de poissons décongelés en GMS a diminué de 43 % en 3 ans (5 600 t en 2009 contre 3 300 t) en 2012. Cette diminution s’explique principalement par la diminution de la consommation de panga décongelé pendant cette même période (- 52 % en 3 ans). En effet, en 2009, les premiers reportages sur le mode d’élevage du panga au Vietnam ont jeté le discrédit sur l’ensemble de la filière. Depuis, la consommation de cette espèce, présente sur les étals uniquement en décongelé, n’a cessé de décroître.

Néanmoins, aujourd’hui le panga reste l’espèce prédominante en volume de poisson décongelé en GMS. En effet, le panga décongelé représente environ 2 100 t/an en GMS, soit 63 % des volumes totaux de poissons décongelés en GMS. La deuxième espèce la plus consommée en décongelé est le thon (~ 470 t/an), puis le cabillaud (270 t/an), l’encornet (180 t/an) et enfin l’espadon (~ 130 t/an). Le reste des volumes est réalisé avec des espèces différentes telles que la noix de St Jacques, la seiche… mais ayant chacune des volumes anecdotiques.

A noter que si on intégrait la perche du Nil, non considérée comme décongelée mais stabilisée, dans ce classement elle tiendrait la deuxième place avec un volume de 1 450 t.

(1) Volume total GMS poisson frais hors crustacés et coquillages : 95 500T – source : données statistiques 2011 FAM produits de la pêche

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Le 16 août 2013 

Ostréiculture : la fin d’un été meurtrier

Olivier Laban, président des ostréiculteurs arcachonnais, tire un bilan des mortalités constatées sur les huîtres triploïdes et annonce une bonne récolte 2013.

Olivier Laban : « Je dis depuis longtemps que la production d’huîtres triploïdes doit être mieux encadrée. »

Source : Sud Ouest par David Patsouris

L’été a été rude pour l’ostréiculture arcachonnaise : pendant quelques semaines, d’importantes mortalités ont été constatées sur les huîtres triploïdes (c’est-à-dire des huîtres nées en écloserie) en âge d’être vendues. Alors que les premières petites huîtres naturelles apparaissent sur les tuiles plongées par les ostréiculteurs dans le Bassin, Olivier Laban, leur président arcachonnais, fait le point.

«Sud Ouest». Les huîtres triploïdes continuent-elles de mourir ?
Olivier Laban. Non. Ces mortalités ont été étalées dans le temps. On se demandait s’il en resterait des vivantes à la fin de l’été. Ces mortalités ont duré un mois et demi. Ça s’est arrêté subitement il y a environ quinze jours.

Sait-on pourquoi ?
J’avais donné une première explication avec le manque de salinité dans les eaux du Bassin. L’arrêt des mortalités coïncide à peu près avec le moment où le taux de salinité est revenu à un niveau normal. L’Ifremer (1) constate la présence dans ces huîtres de la bactérie vibrio aestuarianus. Mais on ne sait rien de l’origine de cet agent pathogène. Cet épisode donne aussi le sentiment que l’huître naturelle a des capacités d’adaptation plus importantes que la triploïde.

Ces mortalités estivales mettent-elles en péril des entreprises ?

Pourquoi la survie des jeunes huîtres a-elle été meilleure ?

Comment se présente la récolte du naissain cet été ?

Le Bassin va-t-il reprendre sa place sur le marché du naissain ?

(1) Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer.

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Bouin (85). Quand l'huître prend une dimension touristique

L'ostréiculture est un secteur économique qui a aussi une dimension touristique.

7 Escales gourmandes sur la route de l'Huître Vendée Atlantique


Jeudi 8 août, l'entreprise Lusseau, sur le port des Brochets, à Bouin en Vendée, est une étape des rencontres gourmandes. Toute l'année, ils font partie des sept étapes gourmandes du domaine Huîtres Vendée Atlantique.

Une histoire de famille

L'établissement de la famille Lusseau est, chaque jeudi, une escale gourmande orchestrée par Gaëlle et Sébastien Lusseau. Ils font partie de la troisième génération conchylicole de cette famille.
Celle-ci propose la découverte du milieu ostréicole, avec l'histoire de leur entreprise, construite dans les années 50.

Une histoire écrite par René Lusseau, qui arrivait de Charente-Maritime, puis reprise par leur père, Michel Lusseau.

Depuis dix ans, Sébastien, pour la partie ostréicole et Gaëlle, pour les visites du domaine et les dégustations dans un bar à huîtres, Fleurs des flots, ont repris l'affaire familiale.

À la découverte du domaine

Tout l'été, ils font découvrir le parcours et l'histoire de l'huître. « Comment est arrivée l'huître portugaise au XIXe siècle, puis sa disparition dans les années 70. La découverte de nouvelles souches japonaises qui font le bonheur des ostréiculteurs, malgré les signes de fatigue de cette espèce, suite à un virus qui touche les jeunes huîtres. » On y découvre des claires, mais aussi les bassins d'affinage, sans oublier l'évolution des supports de captage.

Visites, tous les jeudis, à 10 h, et sur rendez-vous. Contact : Fleurs des flots, tél. 02 51 68 84 23.

Cliquer Ici pour plus d'informations sur les différentes escales gourmandes de la route de l'huître "Vendée Atlantique"

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Poisson d'élevage chinois : enquête sur les risques sanitaires

La Chine assure la moitié de la production mondiale de tilapia, le troisième poisson le plus populaire de la planète.

Source : L'Express par Harold Thibault - publié le 14/08/2013 

Leur production se retrouve au rayon des surgelés européens ou américains. Mais, dans nombre de fermes piscicoles, les normes sanitaires sont moins respectées que celles du rendement... Plongée dans un monde opaque qui n'hésite pas à frauder.

D'emblée, Steven avait prévenu son prétendu client : son usine n'a pas reçu la licence CIQ, du nom de l'Administration chinoise du contrôle de la qualité, de l'inspection et de la quarantaine. En principe obligatoire, ce certificat représente la garantie par les services de l'hygiène de Pékin qu'un producteur respecte bien les normes en vigueur pour l'exportation vers l'Union européenne. L'entreprise Hi-Taste ("goût exquis") n'a jamais obtenu le sésame. Qu'à cela ne tienne...

"Franchement, assure Steven, il ne faut pas s'inquiéter pour ça." Il suffira d'utiliser les documents d'une autre usine dont il connaît bien le gérant : "Nous vendrons sous leur nom, explique Steven. Au début, je sais, cela étonne. Mais tous les clients finissent par comprendre." Si l'opération tourne mal et que les douanes du port européen détectent un produit chimique illégal, par exemple, il suffira de montrer aux agents les papiers de l'usine prête-nom.

Le manager de Hi-Taste a déjà eu recours à cette combine pour expédier des conteneurs vers l'Espagne. Ce que confirme volontiers Simon, l'un des patrons de Kelong, l'usine complaisante que Steven se propose de solliciter en échange d'une commission : ce mode opératoire a aussi été utilisé il y a quelques mois par une entreprise française, assure-t-il. Mais il refuse de donner son nom.

Une fois précisée cette formalité à propos de laquelle "il n'y a vraiment pas à s'en faire", Steven, assis dans son bureau orné d'un portrait de Mao, prodigue ses conseils en affaires. A son avis, puisque l'économie marque le pas en France, le plus judicieux serait de se lancer dans le trading vers l'Afrique. C'est en direction de ce continent que partent les filets de poisson les moins beaux, parfois cassés ou un peu marron. "C'est plus simple, ajoute Steven. En Afrique, personne ne contrôle."

Dans le sud-est de la Chine, dans la très industrielle province du Guangdong, la ville de Zhanjiang est désormais la capitale planétaire de deux marchés mondialisés - la crevette et un poisson, le tilapia. Ici, les producteurs proposent des filets de toutes tailles, avec tous les niveaux de glaçage d'eau possibles : une fine couche d'eau glacée entoure les filets achetés au rayon surgelé afin d'éviter que le froid ne brûle le produit. Selon les demandes des marques, 10, 20 ou 30 % du poids total du filet peut donc être de l'eau glacée. En fonction des exigences des douaniers de chacun des pays du monde et selon les besoins des négociants, toutes les pratiques ont cours. Qu'elles soient légales ou non.

L'espèce se reproduit sans peine

Ici, à Zhanjiang, les industriels de la filière piscicole se sont pris d'amour pour un poisson en particulier, le tilapia. En octobre 2010, une spécialiste de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture constatait dans une note de recherche que la production mondiale de ce poisson avait explosé depuis deux décennies, passant de 830 000 tonnes en 1990 à 1,6 million en 1999 et à 3,5 millions en 2008, avant d'enregistrer une légère décélération. La République populaire demeure de très loin le premier fournisseur de la planète et ses fermes d'élevage assurent à elles seules la moitié de la production mondiale. Une part d'autant plus remarquable que le tilapia, originaire d'Afrique, n'a été introduit qu'en 1978 en Chine, dans la province centrale du Hubei.....

Un futur tilapia plus performant...

Un truc pour franchir la douane...

Cliquer L'Express pour lire l'article intégral

Un article à boire et à manger... Notamment après avoir lu cette partie sur le Caca de porc :

Li Jie a créé une porcherie, de sorte que les excréments de ses cochons sont déversés dans le bassin des poissons

Quant à Li Jie, l'éleveur, il rogne sur les frais de nourriture des poissons : à proximité de ses bassins, il a créé une porcherie, de sorte que les excréments de ses cochons sont déversés dans le bassin des tilapias, même s'il prend soin de préciser qu'il ne s'agit là que d'une portion de leur régime alimentaire...

Question à l'auteur de l'article : Li Jie pratique l'agro-pisciculture ? Association d'un élevage terrestre (porc, volaille,..) avec la pisciculture (traditionnellement la carpe) ? Technique ancestrale décrite par Fan Li dans le premier livre sur la pisciculture chinoise il y a plus de 3000 ans !

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Monde. L'aquaculture dépasse le bœuf...

La production mondiale de poisson d’élevage dépasse celle de viande de bœuf

Farmed Fish Production Overtakes Beef selon Janet Larsen and J. Matthew Roney de Earth Policy Institute....

Source : Global et local

Pour la première fois en 2012, la quantité de nourriture provenant des élevages piscicoles (= aquacoles) a dépassé la quantité de viande bovine d’élevage.

66 millions de tonnes de poissons d’élevage ont été produits contre 63 millions de tonnes pour la viande de bœuf. C’est ce qu’affirme le Earth Policy Institute, un think tank écologiste américain fondé par Lester Brown, qui ajoute qu’à partir de 2013, l’aquaculture devrait dépasser la pêche en terme de volume.

L’aquaculture a connu une croissance très rapide ces dernières décennies. Dans certains cas, cette pratique peut se montrer néfaste pour l’environnement surtout si elle requiert de pêcher des poissons afin de nourrir des espèces carnivores ou si son implantation se fait au détriment des mangroves. Mais, note le magazine New Scientist le 19 juin : « certaines fermes de poisons sont bénéfiques pour l’environnement.

L’aquaculture chinoise, qui représente 62 % de la production mondiale, compte beaucoup sur des espèces comme la carpe argentée. Celle-ci peut être élevée dans les rizières en se nourrissant d’herbe, de plancton et de détritus. Cette méthode durable d’élever les poissons augmente les rendements du riz avec un impact assez limité en matière de pollution. »

Pour plus d'informations : Earth Policy Institute....

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Le 14 août 2013

De quoi les marées vertes sont-elles le message ?

Source : Blog de Paul Jorion par Jean-François Le Bitoux

Étiologie des marées vertes bretonnes, réinterprétation du rôle des nitrates. Pourquoi remettre en question un consensus mou, largement partagé faute d’hypothèse de travail plus solide ?

L’impression première est que tout un chacun peut avoir accès sans effort aux arcanes de la biologie. L’objectif de cette contribution est de montrer que cette impression est fausse. Pour le chercheur, faire le tri dans toutes les données d’observation est un exercice d’une grande difficulté. Les difficultés sont telles que les plus grands peuvent déraper. La simplification à outrance de concepts biologiques complexes souvent transmis sous cette forme aux médias peut avoir des conséquences dommageables.

Hervé Le Guyader dans « La complexité de la biologie à l’aune du langage naturel », Partager la science. L’illettrisme scientifique en question (Actes Sud/IHEST, 2013), p. 135

Un rapport officiel sur l’étiologie des marées vertes constate que les nitrates d’origine agricole sont la cause essentielle des marées vertes en Bretagne : Bilan des connaissances scientifiques sur les causes de prolifération des macro-algues vertes – Application à la situation de la Bretagne et propositions (2012), 147 pages.

Ce rapport est une synthèse de documents plus anciens ; il a pour but de clore toute controverse sur le thème et de justifier une politique visant à limiter les apports d’engrais dans les bassins versants limitrophes.

Ce faisant, le problème devrait se résoudre de lui-même et Gaïa et ses océans devraient récupérer leur capacité naturelle d’autoépuration ; dans 15 ou 20 ans ? Rien n’est moins sûr car d’autres catastrophes plus conséquentes auront probablement remplacé ces marées vertes si on n’a pas appris auparavant à corriger certaines impasses écologiques que nous construisons au quotidien et dont les marées vertes ne sont qu’un exemple somme toute mineur – si l’on observe ce qui se passe sur certaines plages chinoises cet été 2013.

Mettre en exergue le rôle des nitrates a l’avantage d’être acceptable sans explication scientifique approfondie et de désigner des coupables : des éleveurs et des agriculteurs qui jonglent chaque jour avec des paramètres administratifs et techniques de plus en plus compliqués et parfois contradictoires. Cette conclusion évite de s’attaquer aux causes métaboliques des pathologies.

Le rapport recommande à la page 3 de : « Restructurer le débat de société en mobilisant des compétences en sciences économiques et en sociologie afin de construire une acculturation suffisante des acteurs locaux, de développer une adaptation des techniques agricoles et de mettre en place les outils d’une bonne gouvernance ». Il invite les agriculteurs à mieux « Partager la science », (Ed. Actes Sud/ IHEST, 2013) selon le beau titre d’un livre d’actualité, sous-titré : « L’illettrisme scientifique en question ». Les scientifiques, auteurs du rapport sur les marées vertes ne se trompent-ils pas de « Science » ? Ne pourraient-ils pas à leur tour « construire une acculturation suffisante » à l’écoute des acteurs locaux afin d’approfondir leurs connaissances de la biologie aquatique et des pathologies qui s’y développent ?

Pêcheurs et ostréiculteurs évoquent depuis des années une baisse générale de la qualité des eaux côtières, sans pouvoir le démontrer « quantitativement ». Les auteurs du rapport reconnaissent d’ailleurs leur incompétence à répondre à de telles questions, p. 11 : « L’influence des pollutions chroniques sur les biocénoses littorales est globalement très mal cernée ». Suivre la biodiversité d’un site est une manière d’apprécier la qualité du fonctionnement d’un écosystème. Réciproquement observer une perte de biodiversité sur des espaces connus, c’est y constater des dysfonctionnements. Pêcheurs et ostréiculteurs ne disent pas autre chose et nous devons les écouter.

Au cours des 30 dernières années, les aquaculteurs marins d’Amérique Latine ont progressivement appris à gérer et à prévenir des proliférations d’algues rouges ou bleues qui menaçaient leurs productions. Prendre en compte leur expérience doit permettre d’analyser et de comprendre ce qui se déroule sur nos côtes et l’adaptation de leur savoir-faire doit faciliter le développement de techniques écologiques efficaces pour prévenir l’ensemble de ces phénomènes, si un jour l’Etat s’en donne la peine.

En France, chacun doit avoir conscience que toute intervention sur le Domaine Public Maritime (DPM) relève de l’Etat et tout y est a priori interdit avant d’y être éventuellement toléré voire autorisé. C’est un lieu riche de contradictions administratives qui participent à entretenir la confusion.

Limiter l’étiologie des marées vertes au rôle des nitrates, c’est passer à côté d’autres situations préoccupantes (proliférations d’algues toxiques, mortalités ostréicoles) dont l’étiologie et l’épidémiologie sont similaires et dont les traitements le seront également. En travaillant sérieusement sur les unes, on apprendra à traiter les autres et développer localement des solutions ayant déjà fait leurs preuves ailleurs, depuis des années. Suite sur le Blog de Paul Jorion

Pourquoi cette réflexion sur le Blog de Paul Jorion ?

Ausculter un écosystème connu

Une marée verte est toujours une pathologie locale !

Quelques propositions curatives et préventives

Une grille de lecture réactualisée : pour quel message ?

Le réel, c’est quand ça fait mal

Conclusion : De quoi les marées vertes sont-elles le message ?

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Mortalité des huîtres : Les résultats de début août sont en ligne

Source : Ifremer - Resco publié le 09/08/2013

La mortalité affectant les différents lots de naissains semble s'être stabilisée sur la plupart des sites, à l'exception de quelques sites situés au Nord tels que Géfosse, Blainville, Cancale et Morlaix pour lesquels on observe encore des hausses d'environ 10% par rapport au passage précédent.

Les taux de mortalité des lots 18 mois ont progressé de 5% pour les sites de Géfosse et de d'Agnas; les taux de mortalité observés pour ces lots sur l'ensemble des sites s'échelonnent donc de 4 à 20%.

Cliquer Ici pour accéder à tous les résultats concernant les mortalités de naissain et d'huîtres de 18 mois (demi-élevage).

Les huîtres adultes (ou marchandes) n'entrent pas le champ de l'observatoire conchylicole (Resco) ?

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Évolution du plancton de la Loire : le tournant des années 90

Les Nations Unies ont désigné le 22 mai 2013 Journée internationale de la biodiversité, dont le thème est « l’eau et la biodiversité ». Naturellement ou sous la pression d’activités humaines, des désordres peuvent venir perturber le fonctionnement des milieux aquatiques. C’est ce que montrent des travaux de chercheurs de l’Inra qui ont étudié l’évolution sur 24 ans du plancton de la Loire.

Source : INRA par Catherine Foucaud-Scheunemann pour Service de presse

Publié le 22/05/2013

Imaginez un paysage de printemps, en fond de toile, un lac, une rivière ou encore un fleuve… Tous sont le siège d’une vie foisonnante, tant animale que végétale, qui joue un rôle primordial dans leur fonctionnement. Tous ont subi, au cours des 50 dernières années, des pressions importantes susceptibles d’en perturber la biodiversité et le fonctionnement. A l’échelle locale, c’est la pollution par les phosphates - surtout d’origine domestique et l’azote, présent sous forme de nitrates et d’ammonium et plutôt d’origine agricole. À l’échelle globale, ce sont les changements d’ordre climatique.

Des chercheurs de l’Inra Versailles-Grignon* se sont intéressés aux organismes microscopiques qui vivent en suspension dans les eaux douces de la Loire, le plancton. Ils ont étudié l'évolution sur 24 ans (1985-2008) de l’abondance et la diversité du phytoplancton ainsi que celles des paramètres physico-chimiques, dans le segment moyen de la Loire, dans le cadre d’un programme de surveillance écologique des abords de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (45).

Un quart de siècle au chevet de la communauté phytoplanctonique

Les scientifiques ont mis en évidence que le fonctionnement de la Loire a beaucoup évolué au cours de cette période, avec un changement profond et assez brutal au milieu des années 1990, sans lien avec l’activité de la centrale nucléaire. Ce changement s’est traduit par une diminution drastique (50 %) de l’abondance du phytoplancton tandis que la diversité augmentait – à l’échelle de la communauté ou au sein des groupes majoritaires de microorganismes qui la composent (chlorophycées, cyanobactéries et diatomées).

Plus encore, si les cyanobactéries, après les années 95, ne forment plus de grands pics d'abondance comme cela pouvait ponctuellement être observé avant, leur niveau de base a régulièrement augmenté.

Une évolution tiraillée entre pressions locales et changements globaux

Les chercheurs ont montré que le bouleversement du fonctionnement de la Loire au cours de cette période s’explique par une évolution des pressions qui s'exercent sur le fleuve et son bassin versant. Cette évolution combine :
  • en local, une amélioration du traitement des eaux résiduaires domestiques qui ont progressivement fait l'objet d'une déphosphatation et une augmentation de la quantité d’herbicides présents dans les eaux du fleuve ;
  • des changements globaux d'ordre climatique qui se sont notamment traduits, pendant la période estivale, par une réduction des débits du fleuve. Cette réduction s’est soldée par une diminution des apports en phosphore provenant du brassage des sédiments ou du transport depuis le bassin versant.
Dans cette situation, la réduction des concentrations en phosphore a eu un rôle déterminant sur la communauté planctonique dont l’abondance a fortement diminué. On aurait pu s'attendre à ce que la proportion de cyanobactéries, très friandes en phosphore, diminue également. C’était sans compter sur leur capacité à surmonter ces limitations en phosphore, leur moindre sensibilité aux herbicides et enfin, l’élévation de la température de l’eau favorable à leur croissance.

Au final, cette étude de grande envergure, menée pendant un quart de siècle, révèle la complexité des facteurs susceptibles d’expliquer l’évolution de la diversité et de la structure d’un écosystème ici fluvial, à la croisée de changements locaux (disponibilité en nutriments, concentrations en pesticides) et d’autres plus globaux (température et hydrologie en lien avec le climat). Elle n’est pas sans interroger l’impact de cette évolution sur la chaine alimentaire de l’écosystème fluvial bien au-delà du seul phytoplancton.

Pour répondre à cette interrogation, une seconde phase d’analyse portant sur l’ensemble des données disponibles sur les autres compartiments biotiques de la Loire (zooplancton, poissons, macro-invertébrés benthiques) vient tout juste de débuter. Elle devrait permettre de déterminer si tous ces compartiments ont suivi une évolution commune lors des 25 dernières années et de mieux comprendre le déterminisme des évolutions constatées.

* Unité mixte de recherche « Biogéochimie et écologie des milieux continentaux », Université Pierre et Marie Curie-Paris 6, CNRS, Inra, IRD, ENS, AgroParisTech, Université Paris-Est. Centre de recherche Inra de Versailles-Grignon.

La Loire, en chiffres

Du Mont Gerbier-de-Jonc, en Ardèche, à l’océan Atlantique où elle se jette à la hauteur de Saint-Nazaire, la Loire est le plus long fleuve de France avec un peu plus de 1010 km.

La Loire compte 10 affluents de plus de  100 km, elle est alimentée par plus de 40 000 km de cours d’eau.
Son débit, très irrégulier, est en moyenne de 850 m3/s sur l’année. Son bassin versant de 117 000 km2 occupe plus d’un cinquième du territoire français. Plus de la moitié (60 %) de cette surface est dévolue à des usages agricoles

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La présence de pesticides dans les eaux de surface est régulièrement mise en évidence, notamment dans les rapports publiés par l'Institut français de l'environnement (IFEN). Du fait des limites des méthodes classiques de bioindication, il est nécessaire de développer des outils spécifiques pour identifier les effets des pesticides sur la biodiversité et la fonctionnalité des écosystèmes aquatiques. C'est dans cette perspective que l’équipe Écotoxicologie et qualité des milieux aquatiques du centre Inra de Rennes s’est associée au Centre Helmholtz pour la recherche environnementale – UFZ de Leipzig (Allemagne) pour réaliser une étude comparative de la réponse de nouveaux bioindicateurs dans des conditions contrastées de pression polluante par les pesticides..... Suite...
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Le 13 août 2013

Etat des lieux de la filière ostréicole


Bilan des recherches et des projets de sortie de crise

Ce document d'une quarantaine de pages retrace dans une première partie l'histoire des huîtres. Puis,  il décrit les principales crises ostréicoles au cours du siècle dernier. Enfin, il se termine par la crise du naissain des années 2000 avec la description des programmes de sortie crise.

Un nouveau chapitre pourra être ajouté à cet Etat des lieux de la filière ostréicole. En 2013, les stocks sont frappés par la mortalité massive d'huîtres marchandes principalement triploïdes....

Cliquer Ici pour télécharger ce document de l'Agrocampus

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L'ostréiculture emportée par une vague de surmortalité

Source : Charente Libre par Kévin Cabioch

Les ostréiculteurs font face à une nouvelle vague de surmortalité des huîtres. La production des parcs de Charente-Maritime a chuté. Sur les marchés d'Angoulême, les prix grimpent.

Gérald Viaud, président du comité régional et du comité national conchylicole, craint que le pire soit encore à venir pour les ostréiculteurs qui font face à la surmortalité des huîtres.

C'est l'hécatombe. Depuis le début de l'été les ostréiculteurs constatent une surmortalité des huîtres. La faute au vibrio aestuarianus, une bactérie qui ravage les parcs depuis 2008. Cette maladie qui touchait surtout les jeunes mollusques concerne désormais les adultes. "Le taux de mortalité peut grimper jusqu'à 90 % sur certains lots. Moins le cheptel est important et plus l'impact est visible. C'est progressif et ça ne peut qu'aller en s'aggravant", explique Gérald Viaud, président du Comité national conchylicole. La production est en chute libre. 80.000 tonnes d'huîtres ont été produites en 2012, contre 130.000 tonnes en 2008. "Et ça devrait encore baisser cette année", prévient l'ostréiculteur de Chaillevette en Charente-Maritime.

Dans le marasme, la Charente-Maritime s'en sort mieux que les autres. 40.000 tonnes d'huîtres y ont été produites l'année dernière en faisant venir des lots de Vendée et de Bretagne lors de l'affinage. "Notre commerce est plus percutant grâce à la renommée de l'appellation Marennes-Oléron", explique Gérald Viaud...

"On tient le coup mais c'est difficile"...
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Depuis les surmortalités des huîtres de 2008, l’État est venu en aide aux ostréiculteurs. Si la reconduction de l’exonération des redevances domaniales a été actée pour 2013, celle de l’allégement des charges et de l’indemnisation des pertes paraît plus compromise.

Le président du Comité national de la conchyliculture (CNC), Gérald Viaud, a alerté le ministre chargé de la Pêche, Frédéric Cuvillier, sur la situation tendue pour les ostréiculteurs. La DPMA (Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture) rappelle que « plus de 110 millions d’euros » ont déjà été apportés par l’État aux ostréiculteurs pour les mortalités survenues entre 2008 et 2011 et que, pour 2012, le dispositif a été reconduit « à hauteur de 11,5 millions d’euros ». Elle y ajoute les plans de sauvegarde successifs pour aider la profession et assure de sa vigilance face aux mortalités affectant actuellement les huîtres adultes. Ces dernières sont causées par la bactérie Vibrio aesturianus, confirment les analyses de l’Ifremer.

Frédéric Cuvillier devrait recevoir le président du CNC fin août ou début septembre

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Ostréiculture : le tour de France de la bactérie tueuse d’huîtres

Source : Midi Libre par Arnaud Boucomont, avec AFP

Les taux de mortalité vont jusqu’à "65 % sur certains lots. C’est désormais toute la filière ostréicole qui subit les ravages de la bactérie vibrio aestuarianus. L’été 2013, pour l’huître française, a tout d’un cancer généralisé. Si la mortalité de l’invertébré était déjà dévastatrice en Méditerranée depuis plusieurs années, c’est désormais toute la filière ostréicole qui subit les ravages de la bactérie vibrio aestuarianus. "De la Normandie à la Méditerranée, personne n’est épargné", selon Olivier Laban, président de la Section conchylicole Arcachon-Aquitaine.

Les conditions climatiques de 2013 sont plutôt favorables à la prolifération de la bactérie

(....)

Obtenir des animaux plus résistants

La fédération française conchylicole estime que "la profession est en phase d’alerte grave" et en a averti les services de l’État, réclamant une enquête épidémiologique pour connaître les raisons de ces mortalités. Pour l’Ifremer, une seule solution apparaît aujourd’hui pour faire face à ce phénomène : "Trouver une solution pour obtenir des animaux plus résistants."

Annie Castaldo, ostréicultrice installée à Marseillan (Hérault), réfute l’argument, réclamant un retour aux sources. Et elle vise même directement l’Ifremer : "L’institut a favorisé la situation actuelle. Il a un brevet pour la tétraploïde, et c’est avec ça qu’on fait la triploïde." Avec ces huîtres ayant subi des manipulations chromosomiques, on peut augmenter la production durant l’été. Stériles, elles ne produisent pas de laitance, au contraire de l’huître naturelle. "On nous a dit à l’époque que c’était pour plaire aux consommateurs estivaux qui ne supportaient pas la laitance, explique Annie Castaldo. Mais au final, c’est le signe des lobbys qui visent à interdire la reproduction des animaux dans le milieu naturel au profit d’entreprises qui vont ensuite fournir la semence..." Dans le droit fil, donc, des accusations portées à l’égard des OGM.

"On a eu un souci par contre ensuite avec la malaïgue"

Les hypothèses de l’Ifremer sur les raisons de la mortalité - les conditions climatiques - ne sont aux yeux de l’Héraultaise que les résultats de dérèglements plus profonds. "En 2006, on avait déjà eu un printemps froid et du chaud après sans mortalité des huîtres. On a eu un souci par contre ensuite avec la malaïgue (manque d’oxygène dans le milieu, NDLR), mais c’est un phénomène qu’on connaît bien. Tout ça, aujourd’hui, vient de la fragilisation des huîtres."

Les huîtres d’écloseries contaminent les huîtres nées en mer

Au sein du réseau des ostréiculteurs traditionnels - commercialisant des huîtres nées en mer -, la Marseillanaise fait partie de ceux qui réclament "un moratoire" sur les écloseries , "comme un vide sanitaire, puisqu’on nous a pollué le milieu naturel et qu’on risque de le stériliser". Les huîtres d’écloseries contaminent les huîtres nées en mer. "On faisait 12 000 tonnes avant 2008 sur l’étang de Thau, on en fait 5 500 aujourd’hui, peste Annie Castaldo. C’est moins de la moitié. Et on continue..."

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Une plate qui se mérite ou une creuse qui s'achète ?

Source : Le Monde | 12.08.2013 | Par Jean-Pierre Géné

L'huître passe son temps à bâiller. Des années à bâiller, à filtrer des tonnes d'eau au travers de ses cils pour y pomper le phytoplancton. Sauvage au fond de l'océan ou élevée en poches sur les côtes, elle se nourrit et grandit en bâillant. Jusqu'à la dernière goutte. La vie ordinaire du mollusque bivalve hermaphrodite qui parfois peut se terminer dans le pire des supplices : la vinaigrette à l'échalote. Avant toute autre considération, soyons clairs.

L'huître se sert à 5-6 degrés sur des cailloux ou des algues, jamais sur de la glace, et se mâche nature, sans citron, vinaigrette ou autre Tabasco. Je répète : elle ne se gobe pas. Elle se mastique, et cette fameuse "eau au parfum iodé" qui émeut tant les papilles chics n'est que de l'eau de mer. "Il faut arrêter avec ces conneries d'arôme iodé. L'iode est un métal et n'a pas de goût. Le goût de l'eau, c'est celui de la mer, et il faut virer cette flotte en les ouvrant." Gérard Allemandou (La Cagouille, Paris 14e, 01-43-22-09-01) est catégorique.
Pour le démontrer, il a un jour servi avec des huîtres un petit verre de leur jus en demandant à ses convives non avertis de le boire en accompagnement. Tout le monde a convenu que ce n'était pas bon, le muscadet restant le meilleur garçon d'honneur d'un plateau de creuses comme de plates.

Les deux espèces sont élevées en France, mais il n'en a pas toujours été ainsi. Ostrea edulis, la plate, peuplait depuis le quaternaire toutes les côtes d'Europe du Nord, de l'Atlantique, de la mer Adriatique et de la mer Noire....
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De Marennes à Bouzigues, d’Arcachon à La Rance, (ne) demandez (pas) les « frankeinsthuitres » triploïdes !

Source : Mediapart par victorayoli
 
Elle fait le gueule l'huitre!

Gloire à toi, Ô Marcel Lesoille
Maitre incontesté des étals
Où se prélassent langoureusement les huîtres
Qui te valent aujourd’hui ce titre
De Champion du beau pays de France.
Qu’elles soient de Bouzigues, qu’elles soient de la Rance,
Qu’elles soient de Marennes, qu’elles soient d’Arcachon
Toi, tu les ouvres toutes à l’heure du mâchon.
Aucune ne résiste à la caresse experte
De tes doigts de velours, des doigts de sage-femme
Prolongés par l’éclat priapal de la lame
Qui nous les livrera ouvertes et offertes.
Gloire à toi, Ô Marcel,
Ton regard étincelle
De l’éclat souverain des Maîtres et des Sages
Tu transcendes pour nous l’esprit des Coquillages.

Pourtant, ils font la gueule les producteurs d’huitres. Il faut les voir sur les écrans des lucarnes à décerveler se lamenter en écoutant le bruit creux de castagnettes de leurs poches d’huitres mortes… Ces huîtres, elles ont été vérolées par des monstres créées dans les boyaux de la tête enfumés des « chercheurs » de l’IFREMER : les huitres triploïdes. Ces chimères attrapent toutes les saloperies possibles, bactéries, virus et autres… Seulement les producteurs, ils n’ont à s’en prendre qu’à eux-mêmes. En effet, ces horreurs les huitres dites « triploïdes - ont été développées dans les années 1990 par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) à la demande de professionnels. Ces derniers voulaient proposer aux consommateurs une "huître des quatre saisons", non laiteuse en été puisque stérile et plus vigoureuse dans sa croissance. Plus prompte à crever semble-t-il, victime de la bactérie vibrio aestuarianus.

A la demande des ostréiculteurs les apprentis sorciers de l’IFREMER se sont mis au charbon.....

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Le 12 août 2013

Evaluation globale du potentiel de développement de l’aquaculture marine au large (offshore aquaculture)

A global assessment of offshore mariculture potential from a spatial perspective

FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper No. 549

Source : FAO - Juillet 2013

Avec l'augmentation de la population et la compétition pour l'accès à la terre et à l'eau, il y a un besoin croissant de transférer l'aquaculture continentale ou côtière vers des systèmes de production aquacole plus au large afin d'accroître la disponibilité en poisson pour la consommation humaine. L’aquaculture marine (ou mariculture), tout particulièrement au large, offre des possibilités importantes dans la production alimentaire durable ainsi que dans le développement de nombreuses communautés côtières, en particulier dans les régions où les disponibilités de terres, d'espaces proches du rivage et d'eau douce sont limitées.

Un nouveau Document technique de la FAO, « Evaluation globale du potentiel de développement de l’aquaculture marine au large à partir d'une perspective spatiale », analyse, pour la première fois, la situation et le potentiel de développement de la mariculture en mer à partir d'une perspective spatiale adaptée à l’ensemble des pays maritimes. Ce document identifie également les pays qui ne pratiquent pas encore la mariculture, mais qui ont un potentiel élevé dans l’aquaculture offshore. L'objectif de ce document est de pousser les pays à évaluer précisément leur potentiel dans la mariculture au large (aquaculture offshore). Une annexe examine la télédétection pour le développement durable de la mariculture au large des côtes.


Cliquer Ici pour accéder au document téléchargeable gratuitement

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Ostréiculture : Les compagnies n'assurent pas

La filière ostréicole subit de plein fouet l’attaque de la bactérie tueuse vibrio aestuarianus. Problème, aucune compagnie d’assurance ne couvre le risque mortalité des cultures d’huîtres.

Source : newassurancespro

Les compagnies d’assurance ne se mouillent pas quand il s’agit d’ostréiculture. En effet, elles sont très peu dans le secteur à s’être mises sur le marché puisque les deux principaux assureurs des ostréiculteurs sont Groupama et Crédit Agricole Assurances (Pacifica).

Le risque de mortalité ostréicole trop élevé pour les assureurs

L’ostréiculture est malheureusement au cœur de l’actualité en cet été 2013. Toute la filière est actuellement touchée par les ravages de la bactérie vibrio aestuarianus. Cette bactérie tueuse a décimé les huîtres marchandes de la Normandie à la Méditerranée. Le taux de mortalité sur certains lots est de 65%. Un désastre pour les professionnels qui se retrouvent démunis face à ce fléau.

En effet, l’assurance ostréiculture ne comprend pas de garanties “mortalité” ou “vol”. Un agent général Groupama situé près de La Rochelle témoigne. “Cela fait dix ans que nous (agents généraux, ndlr) demandons à notre entreprise de créer des garanties mortalité et vol. L’assurance ostréiculture est très difficile à vendre sans ces couvertures. Évidemment ces garanties ne seront jamais mises en place car elles seront trop coûteuses. Le risque est trop gros.”

Une profession boudée par le secteur

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Le 10 août 2013

La moule de bouchot compte sur son label pour résister à la concurrence

La moule de bouchot compte sur son label pour résister à la concurrence

Source : AFP/Marine-Océans le 08 août 2013

Les producteurs français de moules de bouchot comptent sur leur label récemment obtenu de "spécialité traditionnelle garantie" (STG) pour se protéger contre une concurrence étrangère croissante qui lamine leurs marges.

En 2011, 50.000 tonnes de moules ont été produites sur les pieux (les "bouchots") plantés le long des littoraux de la Manche et de l'Atlantique. Elles représentaient ainsi l'essentiel de la production française de ce coquillage (70.000 tonnes).

Depuis quelques années, la filière mytilicole française subit une concurrence exacerbée des producteurs espagnols, hollandais, premiers et seconds producteurs européens avec des tonnages qui avoisinent 250.000 et 100.000 tonnes.

La concurrence est aussi irlandaise, italienne, grecque, voire chilienne et brésilienne.

La consommation de moules étrangères avoisine ainsi plus de 44.000 tonnes, dont plus de la moitié sont espagnoles et hollandaises, selon les dernières estimations des douanes françaises et de FranceAgrimer.

"Nous devons nous montrer vigilants sous peine de disparaître" et cela passe par une maîtrise des circuits de distribution, explique Jacques Godefroy, président du secteur mytilicole au sein du Comité national de la conchyliculture, et producteur lui-même en Normandie.

Il pointe du doigt la grande distribution qui assure l'écoulement de 75% de leur moules et leur impose des prix toujours plus bas.

"Cela fait trois ans que les prix ne cessent de chuter. Certains producteurs vendent au prix de revient, ou même en dessous", explique M. Godefroy. En 2011, les prix ont reculé de 2,7%, avec un effet positif pourtant: faire bondir la consommation de moules de 8,6%.

D'où les espoirs suscités par l'obtention de l'appellation "moules de bouchot".

"L'octroi de l'appellation +spécialité traditionnelle garantie+ est le fruit d'une lutte de plus de 20 ans menée par l'ensemble des producteurs pour protéger leur mode de culture", relève-t-il.

jamais vu un pieu de bois

"Notre STG devrait désormais dissuader certains pays producteurs qui pratiquent une concurrence déloyale et n'hésitent pas à commercialiser des moules prétendument de bouchot, mais qui n'ont jamais vu un pieu de bois de leur vie", fait valoir Jean-Paul Delamaire, président du syndicat mytilicole de la Baie du Mont Saint-Michel et de Cancale.

Les moules de bouchot sont élevées sur 1.650 kilomètres de littoral de la Manche et de l'Atlantique.

Deux zones de cultures sont particulièrement réputées: la baie du Mont Saint-Michel dont les moules sont doublement labellisées puisqu'elles ont reçu aussi en 2011 l'appellation d'origine contrôlée" (AOC), et la baie de l'Aiguillon aux limites des départements de la Vendée et de la Charente maritime.

La Spécialité traditionnelle garantie (STG) est un label européen qui garantit que le mode de production traditionnel (dans ce cas, l'usage des pieux) est respecté. Certains produits phare comme la mozzarella italienne ou le jambon serrano espagnol en bénéficient.

En France, les moules de bouchot sont le seul produit à en bénéficier pour l'instant.

"Il faut 12 à 18 mois pour élever les moules jusqu'à leur taille marchande de 4 cm environ et suivre un cahier des charges très contraignant", explique M. Delamaire.

La saison mytilicole débute selon les régions entre la mi-juillet et la mi-août pour se terminer mi-février, mais "les fins connaisseurs savent que les meilleures moules sont celles récoltées au début de l'automne", explique-t-il.

Pour tenter de relancer les ventes, le Comité national de la conchyliculture (CNC) se lance à partir du 8 août dans une campagne de communication nationale pour valoriser les moules de bouchot auprès des consommateurs.

Cliquer Ici pour suivre les Prix moyens mensuels Insee de vente au détail en métropole des Moules de bouchots (1 kg)
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Moules de Bouchot: jusqu'à 18 mois de travail avant d'arriver dans l'assiette


Source : Afp

La culture des moules se pratique sur une grande partie du littoral français de l'Atlantique et de la Manche sur des alignements de pieux, appelés les bouchots.

La baie du Mont Saint-Michel et la baie d'Aiguillon qui jouxte la Vendée et la Charente-Maritime offrent une situation idéale pour l'élevage des moules, avec leurs vastes étendues sableuses et une amplitude de marées idéale pour apporter aux coquillages une nourriture abondante, riche en phytoplancton.

Les naissains de moules sont produits au début du printemps, essentiellement en Vendée et en Charente-Maritime. En juin, les jeune larves s'accrochent et grossissent le long de cordes tendues horizontalement sur des portiques et se développent jusqu'à la fin de l'été.

A l'automne, les cordes sont enroulées en spirale autour des bouchots, évitant tout contact avec le sol et le sable. Les pieux sont protégés par des filets pour mettre la colonie à l'abri de prédateurs comme les crabes, mais aussi des tempêtes et des fortes marées.

Les coquillages vont encore grandir durant l'hiver et le printemps suivants avant que ne débute la saison de la récolte. De 12 à 18 mois se seront ainsi écoulés jusqu'à la commercialisation.

Les moules sont détachées de leurs bouchots, égrappées, lavées puis triées, avant d'être conditionnées pour rejoindre les lieux de vente.

Avec leur chair crème à jaune orangé, les moules sont le produit de la mer le plus acheté par les Français, devant les huîtres et le saumon.

Les moules de bouchot sont désormais estampillées du label européen "spécialité traditionnelle garantie".

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Moules AOP de la baie du Mont Saint-Michel, la saison est ouverte

La saison 2013/2014 est ouverte !

Autorisation de pêche depuis le mardi 23 juillet 2013, les moules en AOP "Moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel" sont donc présentes sur les étals depuis le mercredi 24 juillet 2013.

Si vous aviez vu, avant cette date, des moules sous cette appellation, c'était une usurpation !

Si la plupart des mytiliculteurs sont enthousiastes, l'AOP ne fait pas encore l'unanimité chez les producteurs de la baie.

Source : Ouest France par Yannick Sanchez

L'agrément AOP (appellation d'origine protégée), c'est quoi ?

C'est la reprise de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) française au niveau européen. Pour obtenir le sigle, les producteurs doivent respecter un cahier des charges précis. La texture de la chair doit être « onctueuse et avoir une saveur à dominante sucrée », les mollusques doivent mesurer plus de quatre centimètres et leur taux de chair doit atteindre au minimum 25 %. C'est le seul produit de la mer à détenir une appellation d'origine protégée en France.

Pourquoi sa mise en place ?

Avant l'obtention de l'AOP, certains distributeurs mélangeaient des moules de la baie avec des espèces d'autres zones géographiques. « La production des moules de bouchots de la baie du Mont Saint-Michel s'est toujours située en moyenne à 10 000 tonnes par an, déclare Frédéric Hurtaud. Il s'en vendait pourtant près du double en France, on en a eu assez de se faire voler le marché. »

Quels sont les bénéfices pour les producteurs ?

« C'est avant tout une reconnaissance de notre terroir », déclare Arnaud Barbé, conchyliculteur. C'est aussi une opportunité de se démarquer de la concurrence et de proposer le mollusque à un prix plus élevé. Le kilo se vend entre trente et quarante centimes plus cher qu'une moule récoltée dans d'autres zones de la façade Atlantique.

Pourquoi ce scepticisme de certains mytiliculteurs ?

Le cahier des charges est particulièrement strict. Certains producteurs estiment que l'appellation en vigueur depuis 2011 n'a fait que rajouter des contraintes sans modifier la qualité des moules. La taille minimum du mollusque implique par exemple de rejeter entre 20 et 30 % de la production ainsi que de retarder l'ouverture de la saison lorsque les moules n'ont pas atteint une taille suffisante. Certains pointent aussi le fait qu'en cas de manquement à un des critères du cahier des charges, c'est le risque d'éviction du comité AOP. En cas de perte de l'agrément, un producteur n'aurait plus le droit d'indiquer « baie du Mont Saint-Michel » comme origine géographique même si sa production y est localisée.

Peut-on être sûr de la qualité ?

Les exploitations sont régulièrement contrôlées par un organisme indépendant qui travaille directement avec l'INAO (Institut national de l'origine et de la qualité). « Le produit de chaque exploitation est dégusté inopinément deux à trois fois par an par une assemblée faite de mytiliculteurs, de techniciens et de consommateurs avertis », explique Gérard Martineau, ingénieur projet à l'INAO. « Mais surtout, ajoute-t-il, ce caractère moelleux, sucré, vous ne le trouvez nulle part ailleurs. Et toute la saison. »

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Le pays de Retz est aussi le pays de la moule

L'entreprise Baudet, à La plaine-sur-mer, pêche 600 tonnes de moules chaque année. Les grandes marées sont l'occasion de pêcher plus longtemps et d'entretenir le parc.

Source : Ouest France par Sarah-Lou Lepers

Le volume sonore du hangar de triage de l'entreprise Baudet est comparable à celui d'un festival de rock. Sauf que la musique ici provient de la danse des coquilles de moules dans d'immenses machines.
Équipe de choc

Les ouvriers attelés aux chaînes de tri portent des casques de protection auditive, mais ils s'activent au rythme des tapis roulants. « Il faut être motivé pour travailler ici, crie Kylian, qui effectue sa deuxième saison dans l'entreprise. On bosse beaucoup, mais on sort en mer tous les jours, et la rémunération est à la hauteur. »

La saison a commencé pour la mytiliculture au moment où la vigne du muscadet fleurit. Soit un peu plus tardivement cette année. L'activité bat son plein depuis début juin et l'entreprise Baudet est passée à 25 salariés pour l'été, contre 11 à l'année.

Une histoire de famille

Hugo Baudet est un patron passionné. Au bureau dès 4 h du matin lorsqu'il a convoqué ses employés à six, il garde toujours le sourire. « Il serait malheureux s'il n'allait pas en mer », confie Marion Fourrier, sa compagne et collaboratrice. Petits-fils du créateur de l'entreprise SAS Baudet, il a pris la relève en 2011. Son père, Patrick, n'est pas très loin, et donne régulièrement un coup de main.

Le métier a évolué ces dernières années. Le jeune entrepreneur tente pourtant de perpétuer la pratique traditionnelle. « La production s'est mécanisée, mais j'essaye de conserver un minimum de pêche à la main comme le faisait mon grand-père », explique-t-il. Aujourd'hui il estime à 10 tonnes le volume de moules que son entreprise récolte sans machine, pour une production totale d'environ 600 tonnes.

Activité intense pendant les grandes marées

La plaine-sur-Mer compte six producteurs de moules associés. Ils exploitent quelque 50 000 pieux au large de la plage, sur lesquels se développent les coquillages. Particulièrement propice à la reproduction des mytiloïdes, la région sud de l'Atlantique alimente les producteurs du nord de la France en naissaims de jeunes moules. Ces conditions idéales contribuent à la bonne santé de l'entreprise Baudet.

Les coefficients des grandes marées permettent de sortir plus longtemps en mer et de réalimenter les pieux. Hugo et ses employés étaient donc sur le pied de guerre cette semaine.

Hugo Baudet fait visiter son entreprise régulièrement, à raison de 2 € par personne. La prochaine visite aura lieu jeudi 1er août, à 15 h. Plus de renseignements au 02 40 21 51 02.

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Ostréiculture : Des huîtres touchées par une bactérie

A Utah Beach, seul secteur touché en Normandie, la perte est de 25 à 60%.

Source : France 3 Basse-Normandie par Maxence Regnault  le 10/08/2013 

Nouveau coup dur pour les ostréiculteurs, une bactérie touche leurs huîtres. Après le virus tueur de naissains qui sévit depuis 2008, c'est aujourd'hui une bactérie qui touche les huîtres adultes. En Normandie, le seul secteur atteint est celui d'Utah Beach. Les pertes varient de 25 à 60%.

Reportage de Laëtitia Volga et Pauline Latrouitte



Mortalité des huîtres

Le secteur ostréicole va de mal en pis. Depuis 2008, il devait faire face au virus tueur de naissains. Mais depuis peu, un nouveau mal vient toucher leurs huîtres: une bactérie qui attaque les adultes. Toutes les huîtres ne sont pas touchées, seulement celles dites triploïdes. Des huîtres modifiées génétiquement afin d'être plus résistantes face aux maladies...

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Y aura-t-il des huîtres à Noël ?

Une bactérie ravage actuellement les cultures de toute la France.



Source : Francetv info avec AFP par Julien Duperrayle 10 août 2013

La filière ostréicole française sé prépare au pire. Après avoir connu une surmortalité des jeunes huîtres, les populations adultes sont aujourd'hui massivement touchées avec des taux de mortalité pouvant atteindre 65%. Julien Duperray, de France 2, s'est rendu sur les plages de Utah Beach, à Sainte-Marie-du-Mont (Manche), pour le constater.

Ce nouveau coup dur pour la profession est dû à une bactérie mortelle, au nom barbare de vibrio aestuarianus. Elle entraîne des "taux de mortalité importants, allant de 15% à pratiquement 65% sur certains lots", affirme Tristan Renault, responsable de l'unité Santé, génétique et microbiologie des mollusques à l'Institut français pour l'exploitation de la mer (Ifremer). "Elles meurent dans l'eau sans même qu'on y touche", déplore désemparé Denis Bellocq, ostréiculteur à Gujan-Mestras, sur le bassin d'Arcachon

Si le mal est aujourd'hui connu, les causes de la présence de cette bactérie mortelle sont plus compliquées à identifier. "On peut suspecter que les conditions climatiques de 2013 sont plutôt favorables à la prolifération de la bactérie dans l'environnement", estime Tristan Renault. Celui-ci évoque notamment "l'élévation des températures après un printemps froid" et "des pluies très importantes au printemps" qui ont eu une incidence sur la salinité de l'eau.

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Les huîtres adultes décimées par une bactérie mortelle

Le taux de surmortalité atteint 15 à 65%, selon les lots. Les ostréiculteurs, inquiets, ont alerté les autorités.

Source : Francetv info avec AFP le 01/08/2013

Panique chez les ostréiculteurs. Les huîtres creuses de taille adulte sont victimes d'un taux de surmortalité de 15% à 65% selon les lots, estiment les professionnels et l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). La faute à une bactérie mortelle, vibrio aestuarianus, active notamment dans l'étang de Thau, en Méditerranée, aux lacs d'Hossegor (Landes) et d'Arcachon (Gironde), ainsi qu'en Charente-Maritime, en Bretagne-Nord et en Normandie.



Reportage à Arcachon avec Xavier Bellocq

Les causes de la présence de cette bactérie mortelle sont compliquées "à identifier", explique Tristan Renault, responsable de l'unité santé, génétique et microbiologie des mollusques à l'Ifremer. Mais le chercheur estime que "les conditions climatiques de 2013 sont plutôt favorables à la prolifération de la bactérie dans l'environnement". Avec notamment des températures en hausse après un printemps froid et "des pluies très importantes au printemps".

Cette bactérie empire un peu plus la situation des ostréiculteurs, déjà confrontés à la présence d'un herpès virus, qui a décimé jusqu'à 75% des jeunes huîtres (naissains). "Jusqu'à 2008, quelque 130 000 tonnes d'huîtres étaient commercialisées chaque année, et petit à petit, ça baisse. L'an dernier, on en a eu 80 000 et cette année, on devrait passer au-dessous de ce chiffre", selon Gérard Viaud, président du Comité national conchylicole.

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Collection des cartes des Vues générales du secteur aquacole national (NASO)

National Aquaculture Sector Overview map collection

Manuel de l'utilisateur

Source : Fao 2013

Formulaire pour la collection des cartes des vues générales du secteur aquacole national (NASO), données relatives aux systèmes de distribution et aux caractéristiques des cultures version 1.0

Manuel de l’utilisateur

Cliquer Ici pour télécharger le document (Partie en français à partir de la page 33) 

La collection des cartes des Vues générales du secteur aquacole national (NASO) illustre géographiquement là où l’aquaculture est pratiquée. Les caractéristiques des informations clé associées aux localisations géographiques s’obtiennent soit auprès des unités administratives ou des exploitations individuelles et comprennent: les espèces cultivées, les technologies utilisées, les systèmes de culture, l’environnement, les caractéristiques des exploitations et les quantités de production respectives, et les principales questions (crédit, maladies, impact environnemental, etc.).

Un formulaire Microsoft Excel carte NASO a été conçu pour faciliter la création des cartes NASO. Ce manuel de l’utilisateur vise à faciliter le remplissage du formulaire. Le manuel est destiné à tous les pays membres de la FAO qui soumettent des rapports sur les statistiques aquacoles à la FAO et qui souhaiteraient entreprendre un inventaire et un suivi de l’aquaculture. La collection des cartes NASO est développée par la Sous-Division de l’aquaculture en collaboration avec la Sous-Division des statistiques et de l’information du Département des pêches et de l’aquaculture de la FAO.


Collection des cartes aquacoles NASO

La collection des cartes des Vues générales du secteur aquacole national (NASO) rassemble des cartes Google qui présentent la localisation des sites aquacoles et les caractéristiques de ces derniers à un niveau administratif (État, région, département, etc.) ou, dans certains cas, au niveau de chaque ferme selon le degré de développement de l’aquaculture et les ressources disponibles pour compléter le formulaire de collecte des données, ainsi que le niveau de diffusion des informations autorisée par les experts du pays.

Vue d’ensemble de la collection
L’objectif principal de cette collection de cartes est d’illustrer de façon générale là où se trouve l’aquaculture. Les caractéristiques qui accompagnent les différentes unités administratives ou bien chaque ferme comprennent les espèces cultivées, la technologie utilisée, les systèmes de culture, l’environnement, les caractéristiques des exploitations, la production, les quantités et leur valeur marchande, les caractéristiques et la quantité des apports de semences ainsi que d’autres points essentiels (crédit, maladies, impact environnemental, etc.).

La collection comprend aussi des statistiques de la production aquacole pour l’année 2009 et il est prévu d’inclure les statistiques relatives à l’utilisation du sol et de l’eau en aquaculture.

Objectif
L’objectif d’ensemble de cette activité est d’aider les pays membres à inventorier et à suivre l’aquaculture.

Formats disponibles et produits d’information
Il est possible d’accéder aux cartes par l’intermédiaire de la page de recherche des cartes NASO ou des fiches d’informations Vues générales du secteur aquacole national (NASO).

Source des données
Les points focaux du Service des statistiques et de l’information du Département des pêches et de l’aquaculture de la FAO sont contactés pour fournir l’information pertinente. S’ils ne sont pas facilement disponibles, des experts aquacoles nationaux et/ou des statisticiens aquacoles d’un vaste éventail d’institutions ayant travaillé avec la FAO sont consultés.

Méthodes de collecte
Les données aquacoles sont collectées au niveau de chaque ferme ou des différentes unités administratives grâce à des formulaires MS-Excel. Une fois complétés et validés, ces formulaires sont utilisés pour créer les cartes NASO.

Pour plus d'informations : Fao / Naso

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Le 9 août 2013

Ostréiculture. Les aides de l'Etat sur la sellette

Mortalité des huîtres : l'Ifremer mis en cause par des ostréiculteurs

Source : Le Monde | 09.08.2013 | Par Martine Valo

Le monde de l'ostréiculture est divisé : quels risques l'huître triploïde fait-elle peser sur l'environnement, en particulier sur les coquillages nés en mer de façon naturelle ? Cette polémique, attisée par de nouveaux records de mortalité des mollusques, est un problème pour l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), qui a développé le procédé français permettant de concevoir ces huîtres stériles et qui contribue, depuis, à leur production.

En avril 2010, l'association Ostréiculteur traditionnel, qui se bat pour la défense et la valorisation de l'huître née en mer, a déposé un recours devant plusieurs tribunaux administratifs – dont celui de Rennes, qui a accepté...

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"Tu entends ce bruit de castagnettes ? C'est le son de la mortalité de l'huître ", assure Alain Molen, ostréiculteur à La Teste-de-Buch, en retournant une des poches qui s'alignent dans le bassin d'Arcachon. "Regarde comme les bords sont friables, de la véritable dentelle." S'il sonne ainsi, ce sac à grande maille censé emprisonner huit à dix kilos d'huîtres adultes dans leur dernière phase d'élevage, c'est que la quasi-totalité des bivalves qu'il contient sont grands ouverts. Totalement vides.

L'homme qui écoute les huîtres hausse les épaules : ces coquillages âgés de trois ans, qui devaient être commercialisés sous peu, ne sont pas les siens. Ce sont des triploïdes, des mollusques stériles dotés de trois paires de chromosomes. Issus des laboratoires d'écloseries, ils se sont généralisés dans les bassins de production français en quelques années, alors qu'Alain Molen élève, lui, des diploïdes nés naturellement en mer.

Ces huîtres triploïdes ont été développées dans les années 1990 par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) à la demande de professionnels. Ces derniers voulaient proposer aux consommateurs une "huître des quatre saisons", non laiteuse en été puisque stérile et plus vigoureuse dans sa croissance. Plus prompte à mourir aussi, semble-t-il, victime de la bactérie vibrio aestuarianus.

Cette bactérie mortelle qui décime cet été les huîtres adultes issues d'écloserie sur le littoral français affecte les ostréiculteurs, ...


Reportage sur les concessions ostréïcoles du bassin d'Arcachon (Gironde), début août.

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L'Ifremer sur tous les fronts


Pour en savoir plus, cliquer Ici pour télécharger Les nouvelles de l'Ifremer N°140

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Forte mortalité pour les huîtres triploïdes de Marennes-Oléron depuis le début de l'été

Depuis le début de l'été 2013, une bactérie toucherait les huîtres triploïdes adultes en passe d'être commercialisées à Marennes-Oléron et pourrait être à l'origine de leur forte mortalité.

Quels sont les effets de cette bactérie ? D'où vient-elle et comment la combattre ? C'est ce qu'ont cherché à savoir Ingrid Gallou et Caroline Leduc. Reportage à La Tremblade, en Charente-Maritime.



Source : France 3 Poitou-Charentes Publié le 08/08/2013

Cette année, la mortalité des huîtres triploïdes (huîtres de laboratoire, stériles, nées en écloseries et pas en milieu naturel) prend une nouvelle dimension.

Elle pourrait bien fragiliser un peu plus une filière ostréicole déjà en crise dont ce type d'huître représente aujourd'hui, environ 30 % du parc.

La bactérie potentiellement responsable de la mort des huîtres s'appelle la vibrio aestuarianus. Un agent infectieux très répandu qui semble avoir proliféré cette année.

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The French Connection

Ou la contribution de la France au développement de la crevetticulture dans le monde

Tout est parti du Centre Océanologique du Pacifique (COP)


The French Connection

France’s Contribution to World Shrimp Farming

(1972 to 2000)

Primary Author, Alain Michel

Bob Rosenberry, Shrimp News International, August 2013.

Cliquer Ici pour découvrir ce document fort intéressant (transmis par Jean-François Le Bitoux, l'un des acteurs de cette épopée aquacole)


Des nouvelles sur l'élevage et le marché de la crevette dans le monde : Shrimp News International


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Le 8 août 2013

FEAMP. Plus d'un milliard d'Euros pour l'aquaculture européenne sur la période 2014-2020

Le Comité National des Pêches vient de publier une note sur le nouveau Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP).

FEAMP = Montant total de 6,5 milliards d'Euros pour la période 2014-2020... (A titre de comparaison l'agriculture reçoit 281 milliards €)

Sur ce montant global, plus d'1 milliard d'euros est réservé à l'aquaculture (y compris la conchyliculture)....

Avec plus de 2 milliards d'Euros,  la pêche reçoit la part la plus importante du FEAMP. Cette enveloppe (à répartir entre plusieurs volets) fait l'objet de discussions tendues entre les organisations de la pêche et les ONG environnementales qui ne veulent pas que l'Europe finance de nouveaux bateaux et des moteurs neufs ! Lire : Feamp : Rapport secret de polichinelle sur la pêche française...

La part réservée à l'aquaculture ne semble pas faire l'objet de tractations !!!

Voir les priorités en matière d'aquaculture dans le rapport d'Alain Cadec, rapporteur auprès de la Commission Pêche du Parlement Européen sur le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) 2014-2020 

(Cliquer Ici pour accéder au projet de rapport d'Alain Cadec (+ amendements de compromis) adopté le 10 juillet 2013 à la Com PECH du Parlement européen / La partie consacrée à l'Aquaculture commence à partir de la page 62)


FEAMP. Première analyse du Comité National des Pêches sur les aides européennes 2014-2020

Le FEAMP nouveau arrive

Source : Cdpm29 par René-Pierre Chever

Le Comité National des Pêches Maritimes vient de réaliser une première analyse des amendements retenus par la Commission Pêche du Parlement européen sur le Fonds Européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP). La Commission Pêche du Parlement européen a adopté, le 10 juillet, le rapport sur le FEAMP et par là même un certain nombre d’amendements au projet de règlement de la Commission. Cette étape précède celle du vote en séance plénière – qui pourra faire l’objet de discussion de nouveaux amendements, prévue en octobre – et le lancement du trilogue (négociation entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission).

La présente note a pour objet de souligner les modifications introduites par les amendements retenus en Commission et de rappeler les avancées du Conseil issues de l’orientation générale (en vert). Compte tenu du très grand nombre d’amendements votés, ceux relatifs aux considérants ne sont pas décrits dans la note. En l’attente de la publication d’un document officiel par le Parlement, pour trouver le projet de règlement ainsi que le texte précis des amendements via les liens ci-dessous. Par ailleurs, le CNPMEM ne dispose pas à ce jour de la version finale du document du Conseil.

Une question demeure : le FEAMP (Fonds Européen pour les affaires maritimes et la pêche) est-il un facteur d’amélioration sociale de la PCP ?

Cliquer Ici pour accéder à la Note du CNPMEM sur le FEAMP


Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) 2014-2020
   
Commission PECH du Parlement européen

Rapporteur : Alain Cadec

Parlement européen. Fiche de procédure


Cliquer Ici pour accéder au projet de rapport d'Alain Cadec (+ amendements de compromis) adopté le 10 juillet à la Com PECH du Parlement européen

Document de base de la Commission européenne sur le Feamp (décembre 2011) : Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche [abrogeant le règlement (CE) n° 1198/2006 du Conseil, le règlement (CE) n° 861/2006 du Conseil et le règlement (CE) du Conseil sur la politique maritime intégrée] E6897 - COM (2011) 804 final du 02/12/2011. A télécharger Ici

Associé à un "Document de travail" de la Com PECH (bon résumé daté de mai 2012), à télécharger Ici

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Irlande du Nord. Mortalité massive de naissain d’huître


Dans le Carlingford Lough, Darren Cunningham pense avoir perdu, en deux jours, 80% de son stock de jeunes huîtres depuis le réchauffement de l’eau. Soit 350.000 £ de pertes !

C’est une catastrophe pour cet ostréiculteur irlandais qui élève des huîtres depuis 20 ans. Darren Cunningham expédie des huîtres en France, Italie et Allemagne...

Le Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural (Dard) a détecté dans un échantillon d’huîtres japonaises décimées la présence du l’herpès virus de l'huître. Le virus provoque des dégâts lorsque la température de l'eau passe au-dessus 16°C.

Harold Henning, voisin de Darren Cunningham, a également été durement touché...


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Le 7 août 2013

TF1 parle des mortalités d'huître adulte dans le 13h du 5 août 2013

La mortalité des huîtres triploïdes en forte hausse




1min 55s - Le 5 août à 13h40

Les ostréiculteurs de Marennes-Oléron ont perdu 60% de leur production ces dernières semaines. Rien n'explique encore cette surmortalité, qui touche les parcelles de manière aléatoire. Reportage à Marennes avec Teddy Privat dans ses parcs ostréicoles....

 
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Jean-Yves Perrot, PDG de l'Ifremer, limogé par le gouvernement...


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Le 6 août 2013

Nouveau coup dur pour les ostréiculteurs normands

Source : Ouest France Entreprises

Depuis quelques mois, un virus cause la mort des huîtres adultes triploïdes. Le président de la section conchylicole de la Manche et de la Mer du Nord, réagit à cette nouvelle crise qui frappe les ostréiculteurs.

Pour les professionnels de l'ostréiculture, la coupe est pleine ! Après plusieurs années avec un taux de mortalité de 40 à 80 % dans les naissains d'huîtres, c'est au tour des huîtres adultes d'être touchées par le virus Vibrio Aestuarianus. Dans certaines zones, la mortalité peut dépasser les 75 %. Alors forcément, le président de la section conchylicole de la Manche et de la Mer du Nord, Joseph Costard, s'inquiète.
« Je suis en colère quant à la gestion de cette nouvelle crise liée à la mortalité des huîtres adultes, principalement chez les huîtres triploïdes (huître rendue stérile, sans laitance l'été). Aucune mesure de prévention n'a vraiment été prise en France. De plus, Ifremer (N.D.L.R : Institut français pour l'exploitation de la mer) n'a jamais abouti dans ses recherches et n'a jamais mis les moyens adaptés à la situation ! »

« Une épidémie »

Depuis quelques semaines, chaque professionnel doit remplir une fiche indiquant les mortalités anormales et envoyer le document aux affaires maritimes. « Ce sont ces dernières qui missionnent Ifremer pour des études sur le terrain. Les prélèvements sont ensuite envoyés au laboratoire de référence de La Tremblade. Mais après on n'a pas de résultats. En clair, ils ne font pas le travail nécessaire ! »

Pour Joseph Costard, il y a un décalage à Ifremer entre les analyses et le suivi de la mortalité. « Il faut savoir que ce phénomène est maintenant une épidémie...

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Les ostréiculteurs face à la surmortalité des huîtres

Source : Les Echos | 05/08

La filière ostréicole enregistre depuis le début de l'été une vague de surmortalité sur les animaux adultes, prêts à être commercialisés.

Mauvais temps pour les ostréiculteurs. Depuis le début de l'été, certains professionnels constatent une mortalité très importante des coquillages sur les parcs à huîtres. Le phénomène est d'autant plus inquiétant qu'il concerne désormais les exemplaires adultes alors qu'il touchait surtout les jeunes depuis 2008.

La cause pourrait être liée à une bactérie mortelle, Vibrio aestuarianus, identifiée par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) sur tous les lots touchés et sur lesquels la mortalité peut aller jusqu'à 65 %...

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Un mollusque génétiquement modifié....

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Redistribution des cartes dans le saumon fumé

Chamboulement de la carte du marché européen du saumon fumé établi par Ubifrance et FranceAgriMer   en 2009....

Redistribution des cartes entre les leaders européens et français du saumon fumé.... Anciens et nouveaux leaders dans la fabrication de saumon fumé....

Le marché du saumon et de la truite fumé dans l’Union Européenne : évolutions et tendances depuis 2003

Focus sur quelques pays importants

Ubifrance

Synthèse réalisée avec la participation financière de OFIMER/FranceAgriMer.

Journée d’informations du 30 juin 2009.

Aperçu du marché européen : caractéristiques et évolutions sur la période 2003-2008
Focus sur les grands pays consommateurs
Focus sur les principaux exportateurs de l’Union Européenne
Évolution du tissu industriel et conséquences de la crise. Quelles perspectives pour les produits français ?

Carte des leaders sur le marché européen du saumon fumé en 2009


Cliquer Ici pour télécharger ce document sur "Le marché du saumon et de la truite fumé dans l’Union Européenne" en 2009

Création de la "Charte STF-Fumé en France" en 2010

Pour se démarquer des produits importés, le Syndicat National des Industries du Saumon et de la Truite fumés (STF) a créé en 2010 la "Charte STF-Fumé en France".

Le STF rassemble 11 entreprises qui représentent 85 % des ventes de saumons et truites fumés en France.

Les fabricants se regroupent au sein du STF dans le but :
  • d'élaborer en commun des règles de bonnes pratiques professionnelles : Norme AFNOR V 45-065, et Guide de bonnes pratiques d'hygiène pour les poissons fumés (publié aux Editions des Journaux Officiels),
  • de promouvoir le savoir faire français dans le fumage du poisson (cf. charte téléchargeable ci dessus)
  • de promouvoir l'image du saumon et de la truite fumés sur le marché français,
  • de défendre leur approvisionnement en poissons,
  • de créer des liens professionnels avec les confrères des autres Etats membres de l'UE.
Les 11 adhérents de STF :    
  • AQUALANDE
  • BRETAGNE SAUMON
  • DELPIERRE
  • FJORD KING SAS
  •  LABEYRIE
  • LE BORVO
  • LEDUN PECHEURS D'ISLANDE
  •  MAISON PENEAU
  • MARINE HARVEST KRITSEN SAS
  • MOULIN DE LA MARCHE
  • SOCIETE NOUVELLE SAUMONERIE SAINT FERREOL

Cliquer Ici pour plus d'informations sur STF

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Le SOS des fumeurs face à la flambée des cours du saumon frais

Communiqué de presse de STF

Paris, le 27 juin 2013

Flambée des prix du saumon = Fermetures d’usines

Etat d’urgence sur la filière saumon fumé

Les cours durablement et structurellement élevés du saumon depuis l’automne 2012 sont en train d’avoir des conséquences extrêmement graves sur les établissements français de fumage. Après l’annonce début juin de la fermeture du site Marine Harvest de Poullaouen (Finistère), et de la défaillance de Marcel Baey la semaine dernière, le Syndicat vient de prendre connaissance du placement en procédure de redressement judiciaire de la Société Ledun Pêcheurs d’Islande (Seine-Maritime).

Le prix du poisson représente selon les produits de 55 à 75 % de la valeur dans le saumon fumé. Le prix moyen du saumon norvégien, principale provenance, qui avait déjà grimpé à près de 5,20 €/kg au premier trimestre 2013 (Source : Fishpool – Indicateur NOS SPOT – Valeur départ Oslo), oscille maintenant aux environs de 6,00 €/kg, contre moins de 3,50 €/kg en février 2012, soit 70 % de hausse en à peine plus d’un an.


Cette augmentation des prix du saumon est liée à un décalage structurel entre l’offre des pays producteurs (Norvège, Ecosse, Irlande …) et la demande forte et croissante du marché international, tirée aussi bien par les marchés traditionnellement consommateurs que les marchés des pays émergents.

Production insuffisante en Norvège, pénurie en Ecosse et en Irlande, production chilienne sans aucun impact sur l’approvisionnement des fumeurs français, sont les facteurs déterminants d’une offre déficitaire.

Dans ce contexte particulièrement adverse, la survie de la filière du fumage de saumon et sa capacité à fournir le marché sont en jeu à très court terme. Cette survie est étroitement conditionnée à la possibilité pour chaque fabricant de répercuter en extrême urgence les hausses de coûts de ses matières premières dans ses prix de vente. Faute de quoi la question de la disponibilité du saumon fumé dans les linéaires pour les consommateurs français se pose dès maintenant et pour Noël.

Le Syndicat national des Industries du Saumon et de la Truite fumés regroupe 11 entreprises et 3200 employés : Aqualande – Bretagne Saumon – Delpierre – Fjord King – Labeyrie – Le Borvo – Ledun Pêcheurs d’Islande – Marine Harvest Kritsen – Moulin de la Marche – Maison Peneau – Société nouvelle Saumonerie St Ferréol.

L'industrie française a produit 31 350 tonnes de saumon fumé et 2 950 tonnes de truite fumée en 2012, pour un CA de 541 millions d'euros. Elle emploie près de 3 200 salariés (1) et généré une activité économique qui fait vivre plus de 7 000 familles en France. En 2012, le marché français était évalué à 38 400 tonnes de saumons et truites fumés, l’importation à 9 500 tonnes et l’exportation à 4 500 tonnes.

Contact Presse STF / ADEPALE : Adocom – 11 rue du Chemin vert – 75011 Paris.
Tel : 01.48.05.19.00 - courriel : adocom@adocom.fr

(1) Equivalent temps plein

Remarque personnelle : Nous ne sommes pas face à une pénurie de saumon frais, mais bien face à un monopole de producteurs de saumon frais qui dicte son prix... Les 5 plus gros éleveurs de saumon contrôlent plus de 50% de la production mondiale de saumon atlantique !..

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Maïsadour. Le secteur agricole se diversifie dans le saumon fumé

En 2012, le groupe coopératif basque "Lur Berri" met la main sur Labeyrie, numéro 1 français du saumon fumé (1). Quelques mois plus tard, son voisin landais "Maïsadour", classé 16ème groupe coopératif français, se lance à son tour dans la filière poisson....

Groupe Maïsadour : à la base des céréaliers (blé, maïs,...) puis des producteurs de foie gras (N°1 français avec Delpeyrat et Comtesse du Barry)

Le Groupe Coopératif Maïsadour en quelques chiffres (Rapport d'activité 2011/2012) :
- Chiffre d'affaires : 1,370 milliard € sur 10 métiers
- Résultat : + 12,3 millions €
- Marge Brute d'Autofinancement : 47 millions € (3,4 % du CA)
- Effectif total Groupe : 5 000 salariés
- 8000 agriculteurs

Après un coup d'essai suite à l'acquisition en septembre 2012 de la saumonerie Saint-Ferréol en Auvergne, le Groupe Maïsadour se lance à la conquête du marché du saumon fumé estimé à plus de 500 millions d'euros dans l'hexagone avec sa propre marque "Delpeyrat". Le landais Maïsadour défie le basque Lur Berri sur le marché du saumon fumé ?

Acquisition et prétention du Groupe Maïsadour

Achat des deux sites français du groupe norvégien Aker Seafoods : Viviers de France à Castets (Landes) et Viviers Marins à Boulogne/mer.... Ces deux sociétés emploient 230 personnes et transforment près de 15.000 tonnes de poisson par an, dont 8.000 de saumon et 3.000 de truite d'Aquitaine. Soit un chiffre d'affaires additionnel de 75 millions d'euros pour Delpeyrat, qui vient concurrencer de plus en plus frontalement son grand rival Labeyrie....

Dépôt d'une offre d'achat pour l'unité "Saumon" de Ledun Pêcheurs d'Islande, société de Cany-Barville, près de Fécamp, qui transforme 3.000 tonnes de poisson par an, et actuellement placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce du Havre.

Le directeur général du groupe coopératif landais Maisadour, Thierry Blandinières, explique que Maisadour s'est lancé il y a un an sur le marché du saumon fumé en France en rachetant une petite entreprise en Auvergne  en commercialisant des produits sous la marque Delpeyrat et ça marche très bien : l'entreprise fait 10 millions d'euros de chiffre d'affaire. Maisadour voit donc dans ce marché, qui représente aujourd'hui 450 millions d'euros en France, un relais de croissance supplémentaire pour que le groupe continue à grandir, avoir une taille critique suffisante, pour rester indépendant sur le marché français et européen.

Vecteur de développement pour les années à venir, le marché du saumon fumé en grandes surfaces, beaucoup moins saisonnier que celui du foie gras, est de plus en plus aux mains des marques de distributeurs (65 % de part de marché). Mais Delpeyrat estime avoir une belle opportunité devant lui, en relevant la qualité et en jouant la carte du « saumon supérieur ».


 







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Le 5 août 2013

Point sur les mortalités d'huître : naissains et adultes

Les résultats de fin-juillet début-août sont à jour

Source : Ifremer publié le 29/07/2013

Des hausses de mortalité de 5 à 15% continuent d'être observées sur certains lots de naissain et une très forte mortalité est constatée sur l'ensemble des naissains situés en eau profonde de la baie de Quiberon (site 'Men Er Roué').

Plusieurs sites présentent des taux de mortalité cumulée compris entre 10% et 15% sur les lots d'huîtres âgées de 18 mois : c'est le cas pour les sites de 'Géfosse', 'Blainville', 'D'Agnas', 'Le Tes' et 'Marseillan'.

Cliquer Ici pour accéder aux données de l'Ifremer "Mortalité par site et classe d’âge"

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Une bactérie s’attaque aux huîtres adultes de l’Hexagone

Source : La Croix / AFP

Depuis le début de l’été, les ostréiculteurs pâtissent de l’augmentation de la mortalité de leurs huîtres.

5/8/13 - Mis à jour le 5/8/13 - 17 H 30

Le passage trop rapide d’un printemps humide et frais à un été chaud serait-il à l’origine du « réveil » d’une bactérie marine infectant les huîtres ? Ce pourrait bien être la cause de l’épidémie qui frappe actuellement les parcs à huîtres creuses (Crassostrea gigas) élevées sur les côtes de France.

Des taux de mortalité variables

Les conditions saisonnières suspectées

Les huîtres d’écloseries davantage touchées

Pas de remède à court terme

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Paimpol. Vivier flottant. Innovation pour réduire la perte d'huîtres

Source : Le Télégramme le 6 juillet 2013

À la suite du fort taux de mortalité des naissains que connaissent tous les ostréiculteurs, depuis plusieurs années, Patrick Baudit, ostréiculteur à Plouézec, s'est inspiré d'un système espagnol, le batéà, pour pouvoir continuer à élever les huîtres, en diminuant le taux de mortalité. Il a donc mis en place, à Trobeyou (près de l'île de Beniguet), un vivier flottant, en pleine mer.

Éviter l'herpès

« Les huîtres viennent d'écloserie, ce qui évite l'herpès, qui est présent sur toutes les huîtres sauvages. On les met dans des poches en T3 (taille de 3 mm) et elles y restent jusqu'à leur valeur marchande. Les poches sont bien espacées, avec une bonne circulation d'eau. On a douze millions de bêtes (NDLR : huîtres), réparties dans 2.030 poches, mais quand on en sort 50 %, on est content. L'an dernier, on a eu 90 % de pertes », a-t-il spécifié.

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Huîtres : une mortalité inédite et inquiétante

Source : Sud Ouest Publié le 27/07/2013
Par Luc Bourrianne

Depuis plus de trois semaines, les ostréiculteurs subissent des pertes de 50 à 80 % sur leurs lots d’huîtres marchandes.

«Alors, ça crève ? » L’ostréiculteur est un adepte du style direct. Surtout lorsque, posé sur son chaland au cœur de ses huîtres, au milieu du Bassin, il apostrophe un collègue. « Ça crève », confirme le confrère, sans s’étendre sur les proportions du désastre. La lassitude gagne les parcs, touchés par un nouveau fléau que les hommes ne maîtrisent pas.

Depuis bientôt un mois, les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon constatent un inquiétant taux de mortalité chez les huîtres marchandes, c’est-à-dire celles destinées à la vente immédiate....

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Victimes de la météo ?

Un phénomène général ?

Lire les nombreux commentaires : Sud Ouest

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Bassin d'Arcachon : la triploïde au cœur

Source : Sud Ouest Publié le 27/07/2013
Par Luc Bourrianne

La forte mortalité recensée sur l’huître marchande relance la « guerre » entre ostréiculteurs traditionnels et tenants de l’huître triploïde.

Pour l’instant, l’huître naturelle est peu impactée par la mortalité sur l’huître marchande.

Comme à l’automne dernier, quand il avait été question de voter un moratoire contre elles, les huîtres triploïdes se retrouvent à nouveau au cœur des débats. Ces huîtres stériles fabriquées en laboratoires ne naissent pas en milieu naturel. Elles sont issues d’écloseries et ont, à l’origine, été présentées par leurs défenseurs comme plus résistantes que l’huître naturelle. Leur stérilité offrait surtout l’avantage de pouvoir les vendre en toute saison et notamment l’été quand l’huître naturelle est souvent laiteuse.

Aujourd’hui, les forts taux de mortalité constatés depuis près d’un mois sur l’huître marchande destinée à la vente immédiate concernent essentiellement ces huîtres triploïdes. « C’est totalement paradoxal, elles sont faites pour être vendues l’été et on est en train de se rendre compte qu’il ne faut surtout pas les manipuler sinon elles crèvent », déplore Olivier Laban le président du Comité régional de la conchyliculture.
Communications divergentes

Alarmiste, le président Laban avait dans un premier temps évoqué des taux de mortalité globaux de 50 à 80 % sur l’huître marchande (1)....

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Sur le Bassin d'Arcachon, les ostréiculteurs face à une forte mortalité de leurs huîtres

Depuis mai dernier, les ostréiculteurs subissent des pertes records sur leurs lots d’huîtres marchandes : jusqu’à moins 80% ! Un coup dur. Cette surmortalité concerne surtout les coquillages prêts à la vente, élevés depuis 3 ans. Une bactérie serait en cause. Inoffensive pour l'homme.



Reportage de Jean-François Géa et Thierry Julien

Les analyses menées par IFREMER ont révélé sa présence. Elle s'attaque essentiellement aux huîtres marchandes, issues des écloseries. L'huître naturelle semble mieux y résister pour l'instant. De quoi relancer le débat. Les ostréiculteurs touchés doivent déjà puiser dans leur stock de fin d'année.

Source : France 3 Aquitaine par Hélène Chauwin Publié le 31/07/2013

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Bactérie mortelle. Les huîtres bretonnes moins impactées

Source : Le Télégramme le 3 août 2013

Déjà durement touchée par une surmortalité des naissains depuis 2008, la filière ostréicole est aujourd'hui confrontée aux effets dévastateurs d'une bactérie connue sous le nom de vibrio aestuarianus. Si la mortalité peut atteindre 65 %, la Bretagne semble moins exposée avec un taux plus proche des 15 %. Seul le secteur de Cancale semble affecté par la virulence de la bactérie. Pour Gérald Viaud, président du Comité national conchylicole, l'inquiétude de la profession vient surtout du fait que la « surmortalité touche désormais toutes les tranches d'âge ».

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La Direction des pêches maritimes et de l'aquaculture rejoint le ministère de l'Ecologie


Un décret, publié aujourd'hui au Journal officiel, transfert la Direction des pêches maritimes et de l'aquaculture (DPMA) du ministère de l'Agriculture au ministère de l'Ecologie.

Ses attributions restent les mêmes. Le texte précise toutefois, en sus de ses attributions antérieures, qu'"elle contribue aux négociations internationales et communautaires".

La Direction reste structurée en cinq entités : la sous-direction des ressources halieutiques, la sous-direction de l'aquaculture et de l'économie des pêches, le bureau des statistiques de la pêche et de l'aquaculture, la mission des services d'information de la pêche et de l'aquaculture, et la mission des affaires générales.

Pour l'exercice de ses attributions, le texte précise que la Direction dispose des services déconcentrés en charge de la pêche maritime et de l'aquaculture, en lieu et place des services des affaires maritimes.

Laurent Radisson

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R&D en aquaculture au Canada 2013


Produit par Pêches et Océans Canada, Association Aquacole du Canada

Ce document peut aussi être visualisé ou téléchargé ici

Nous vous souhaitons la bienvenue à la cinquième édition de la publication biannuelle R&D en aquaculture au Canada. Cette revue offre un recueil des projets de R.-D. en aquaculture qui ont été menés au cours des deux dernières années dans l'ensemble du Canada. Elle contient la description de plus de 220 projets ainsi que des détails sur un éventail impressionnant de sujets, de domaines et d'espèces en provenance de la vaste étendue géographique du Canada. Les projets présentés portent sur les espèces marines et d'eau douce, et les sujets abordés couvrent la santé des poissons, la production, les technologies d’élevage, la nutrition, l’aquaculture multitrophique intégrée, les interactions environnementales et plus encore.

R&D en aquaculture au Canada a été publié avec le support et le financement de Pêches et Océans Canada – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA) et le support de l'Association Aquacole du Canada (AAC). Les ouvrages soumis ont été édité en considération de la longueur des textes et du style de la rédaction. Les projets qui ne sont pas inclus dans cette édition devraient être soumis à temps pour l'édition 2015.

R et D en aquaculture au Canada de 2013

Table des Matières
Introduction
Poissons : eau douce
Poissons – Saumons
Poissons – Marins
Pou du poisson
Santé des poissons
Interactions environnementales
RCAMTI (algues)
Mollusques et crustacés : moules
Mollusques et crustacés : huîtres
Mollusques et crustacés : autres
Divers

R&D en aquaculture au Canada 2013
Association Aquacole du Canada, Publication spéciale 23
ISBN: 978-0-9881415-4-4
© 2013 Association Aquacole du Canada

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Le projet Phenomer, visant à étudier les micro-algues et les phénomènes qu'elles peuvent entraîner, vient d'être lancé en Bretagne. Particularité, il est participatif. Ouvrez l'oeil !

Vert, rouge, jaune, orange... La mer a parfois des teintes étonnantes. Et il ne s'agit pas (toujours) de pollution : parfois, les responsables sont des micro-algues qui apparaissent, prolifèrent et disparaissent généralement au bout de quelques jours. C'est pour mieux connaître ces algues et les phénomènes qui en découlent qu'Ifremer a lancé, cette année, son programme Phenomer, dont une des particularités est qu'il a besoin de... vous.

Couleur, mousse, odeur...

Professionnels de la mer, promeneurs, marins et sportifs sont invités à signaler à Phenomer toute apparence inhabituelle de l'eau (y compris une odeur particulière, une mousse abondante ou une mortalité massive de poissons) pouvant être due à une prolifération de micro-algues. Les scientifiques du programme jugeront alors s'il peut s'agir de tels phénomènes, et si un prélèvement d'eau peut leur être utile. « Cette démarche de science participative est une première à l'échelle européenne. Les chercheurs sont de plus en plus en lien avec la société et l'aide des citoyens leur est très précieuse », explique Raffaele Siano, scientifique au centre Ifremer Bretagne, sur le site spécialisé Actu-environnement.com.

Étendu à toute la France en 2014

Attention toutefois, les inoffensives tempêtes d'écume, tout comme la présence massive d'algues vertes ou d'une nappe d'hydrocarbures, ne rentrent évidemment pas dans le cadre du programme. Celui-ci vise à distinguer les différentes espèces et à connaître leur éventuelle toxicité, à mieux comprendre leur évolution dans le temps et à cerner au plus près l'éventuel impact de l'homme et du réchauffement climatique sur leur présence. Pour l'instant circonscrit aux côtes bretonnes, Phenomer a vocation à être étendu en 2014 à toutes les côtes de France métropolitaine. Contact Tél. 02.98.22.44.99 ou phenomer.org

Benjamin Brehon

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L'UE soutient la pangasiculture durable au Vietnam

Source : Vietnam+

Le projet d'édification d'une chaîne d'approvisionnement durable en pangasius au Vietnam, d'un coût de près de 2,4 millions d'euros dont 1,9 million d'euros accordés par l'Union européenne (UE), a été lancé vendredi à Hô Chi Minh-Ville.

Ce projet regroupe quatre partenaires que sont le Centre de production plus propre du Vietnam (VNCPC), la VASEP (Association de la transformation et de l'exportation des produits aquatiques du Vietnam), le Fonds mondial pour la nature (WWF) au Vietnam et en Autriche, afin de soutenir une production durable des pangasius vietnamiens et d'améliorer leur compétitivité sur le marché mondial.

L'UE, qui est le premier débouché pour le pangasius vietnamien, va soutenir le Vietnam dans l'élevage, l'alimentation, la transformation et la commercialisation de ces produits.

Le projet est mis en oeuvre durant quatre années jusqu'en 2017.

Selon la VASEP, en 2012, le Vietnam a exporté 1,74 milliard de dollars de pangasius vers 142 marchés. La superficie totale d'élevages de pangasius est de 5.600 hectares, dont 2.900 hectares répondent aux normes de production durable. -VNA

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Suède : une boîte de nuit priée de baisser le son pour préserver les tympans des poissons

Source : Metronews

La Commission Administrative Régionale est formelle : la puissance des beats constitue une réelle menace pour l'équilibre de nos amis marins.

Les poissons voient leurs organismes fragilisés par des décibels trop élevés.

A Gothenburg en Suède, un night-club a été contraint par les autorités à diminuer le volume de diffusion de sa musique. La cause? La santé fragile de ses poissons domestiques, de la famille des Cichlidés, serait mise en danger par l'excès sonore.

La loi suédoise stipule que la musique ne peut dépasser les 65 décibels quand des animaux sont à proximité. Or, la boîte de nuit a été contrôlée à 100.

Le proprio voit rouge

Le propriétaire du club n'a pas manqué de s'insurger : il affirme que les contrôles ont été mal effectués, et que de toute façon les poissons ne risquent rien, car leur aquarium est placé dans une pièce séparée où le bruit ne peut les endommager.

Mais les autorités restent inflexibles : soit le club se procure des aquariums mieux insonorisés, soit il la met en veilleuse. Sous peine de perdre définitivement le permis lui autorisant de garder des animaux dans ses locaux.

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Le 3 août 2013

Les ostréiculteurs aux prises avec une surmortalité des huîtres adultes

Source : Ouest France

Après avoir connu une surmortalité des jeunes huîtres, les populations adultes sont aujourd'hui massivement touchées avec des taux de mortalité pouvant atteindre 65%.

« De la Normandie à la Méditerranée, personne n'est épargné », affirme Olivier Laban, président de la Section régionale conchylicole (SRC) Arcachon-Aquitaine. La filière ostréicole française doit faire face à une nouvelle crise. Après avoir connu une surmortalité des jeunes huîtres, les populations adultes sont aujourd'hui massivement touchées avec des taux de mortalité pouvant atteindre 65%.

Ce nouveau coup dur pour la profession est dû à une bactérie mortelle, au nom barbare de +vibrio aestuarianus+.

Elle entraîne des « taux de mortalité importants, allant de 15% à pratiquement 65% sur certains lots », affirme Tristan Renault, responsable de l'unité Santé, génétique et microbiologie des mollusques à l'Institut français pour l'exploitation de la mer (Ifremer).

« Elles meurent dans l'eau sans même qu'on y touche », déplore désemparé Denis Bellocq, ostréiculteur à Gujan-Mestras, sur le bassin d'Arcachon.

Les échantillons analysés par l'Ifremer provenaient notamment de l'étang de Thau, sur la Méditerranée, du lac d'Hossegor (Landes), d'Arcachon (Gironde), de Charente-Maritime, de Bretagne nord et de Normandie.....

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Cette bactérie au nom barbare est en cause. Après les juvéniles, les ostréiculteurs voient leurs huîtres adultes mourir. De la Bretagne à la Méditerranée, tout le monde est, plus ou moins, touché.

La filière ostréicole française doit faire face à une nouvelle crise. Le phénomène touche surtout le bassin d’Arcachon. « De notre côté, nous avons quelques cas qui nous inquiètent, mais ils sont isolés », indique Florence Bouris-Madec, secrétaire générale du comité régional de conchyliculture de Bretagne nord.

La mortalité des huîtres juvéniles est apparue en 2008, en raison de la présence d’un herpès virus. Celle des adultes est apparue l’année dernière, en Bretagne. En cause : une bactérie mortelle, vibrio aestuarianus, dont la prolifération pourrait être due à l’élévation de la température, après un printemps froid. « La nouveauté, c’est que les huîtres meurent dans les parcs, en mer, sans même avoir été manipulées pour aller en bassin », s’inquiète Florence Bouris-Madec.

Une surmortalité anormale.....


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Dans le marin du 2 août : le pôle de compétitivité Aquimer

En ouverture de son édition du 2 août, le marin décrit l’ascension du pôle de compétitivité Aquimer. Un véritable atout pour Boulogne. Menacé de perdre son label en 2008, le pôle est revenu dans le peloton. Fédérant entreprises et centres de recherche de Boulogne, mais aussi d’autres régions, il s’attaque résolument aux nouveaux défis, comme l’aquaculture et l’interdiction du rejet des captures. Ministre chargé de la Pêche et ancien maire de la ville, Frédéric Cuvillier a présenté les atouts d’Aquimer à sa collègue chargée de la Recherche, Geneviève Fioraso.

Également au sommaire de ce numéro du marin :
  • Les mortalités des huîtres adultes, 
  • Les sanctions contre les Féroé pour le hareng, 
  • Loire-Atlantique : Détente en vue entre pélagiques et petite pêche 
  • Arctique. La Russie bloque l'accès de Greenpeace
  • Le saumon dope la valeur des exportations de Norvège
  • La DPMA rejoint le ministère de l'Ecologie
  • Piraterie. les armateurs européens veulent qu'Atalante soit prolongée
  • Guadeloupe. Les réserves bienvenues de la caisse chômage et intempéries
  • Nitrates. Le plan épinglé par l'Autorité environnementale
  • La livraison d’un premier drone sous-marin pour la Marine nationale,
  • Tribune. Libre échange transatlantique, libéralisme, protectionnisme... par Francis Vallat
Cliquer Ici pour lire ce numéro du Marin dans le Kiosk

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La revue de presse se poursuit Ici

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Revue de presse : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture....

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