lundi 22 juillet 2013

Atlantique Nord-Est. « Contrairement à une idée reçue, l'état de nos stocks de poissons s'améliore »

« Contrairement à une idée reçue, l'état de nos stocks de poissons s'améliore », affirme Paul Fernandes de l'Université d'Aberdeen...

Illustration : de 2000 à 2011, les stocks de poissons virent au vert (plus bas pour les explications)

Alors que les ONGE continuent de tirer à boulets rouges contre les acteurs de la pêche, qui seraient selon elles à l’origine de l’extinction des ressources en poisson, des chercheurs britanniques apportent une note discordante sur l'état des ressources halieutiques dans l'Atlantique Nord-Est. Ils notent que les stocks européens vont beaucoup mieux et que la réforme de la pêche précédente (lancée en 2002) porte déjà ses fruits. Etude publiée le 18 juillet 2013 dans la revue Current Biology.

« Contrairement à une idée reçue, l'état de nos stocks de poissons s'améliore », affirme Paul Fernandes de l'Université d'Aberdeen. « Beaucoup de nos stocks ne sont plus surexploités, la nature doit maintenant suivre son cours pour que les poissons reconstruisent leurs populations. »

« Nous devons être conscients que l'effort de pêche doit être contenu jusqu'à ce que les stocks se reconstituent », explique Robin Cook de l'Université de Strathclyde. « Ce n'est que la première étape. Maintenant, nous devons voir le nombre des stocks s’améliorer en raison du maintien de l’effort de pêche à un faible niveau. »

Il y a des raisons de rester prudents pour plusieurs stocks, notamment le cabillaud, toujours critiques. Il est nécessaire de continuer à limiter fortement les captures de cabillaud surtout qu’un trop grand nombre de ces poissons serait vendu sur le marché noir, objet de captures illicites et de rejets sous-jacents.

Les chercheurs ont utilisé les données recueillies principalement par les instituts de recherche publics, y compris les grands programmes concernant des centaines de marchés aux poissons ainsi qu'à bord de centaines de bateaux de pêche et de navires de recherche. Les données représentent des millions de mesures de poissons : longueur, poids, sexe, stade de développement, et âge. Ces données ont été ensuite analysées et intégrées dans des modèles mathématiques d'évaluation des stocks, puis expertisées par des spécialistes du Conseil international pour l'exploitation de la mer (CIEM) au Danemark, organisation qui émet chaque année des recommandations sur le niveau de captures dans l’Europe bleue.

Paul Fernandes et Robin Cook disent avoir été particulièrement surpris par le nombre de stocks en cours d'amélioration et ce depuis la réduction de l'effort de pêche au passage des années 2000. Pour la première fois, en 2011, la majorité des stocks de poissons ont été pêchés de façon durable. C’est le résultat des réformes mises en place en 2002. Ces conclusions arrivent à un moment important, quand la nouvelle politique commune de la pêche prévoit d'autres réformes.

« Plusieurs réformes de la Politique commune de la pêche sont actuellement en cours d'élaboration, il est donc important de s’appuyer sur les réussites et les faiblesses, et de poursuivre la politique de réduction de l’effort de pêche sur les stocks halieutiques européens », écrivent les chercheurs.

Philippe Favrelière à partir de ScienceDaily : European Fish Stocks Poised for Recovery
Paul G. Fernandes, Robin M. Cook. Reversal of Fish Stock Decline in the Northeast Atlantic. Current Biology, 2013; DOI: 10.1016/j.cub.2013.06.016

Précision sur l'illustration (ci-dessus) : The Geographical Distribution of the Difference in Exploitation Rate for 57 Northeast Atlantic Fish StocksThe difference in exploitation rate (ΔH) is the exploitation rate (Hyear) minus the exploitation rate consistent with maximum sustainable yield (HMSY) in (A) 2002 and (B) 2011. The size of the circle is proportional to the absolute difference in ΔH and is color coded according to status. Stocks in green are fished within sustainable limits, while stocks in red have exploitation rates in excess of these limits; hence, the larger the red circle, the more the stock is overfished, and the larger the green circle, the more the stock is underfished. The circles are positioned approximately according to the center of the stock location in the ICES ecoregions (labeled), with the exception of the widely distributed stocks, which are positioned to the western edge of the continental shelf. An abbreviation for the species name is provided in the center of each circle: ane, Engraulis encrasicolus; cap, Mallotus villosus; cod, Gadus morhua; ghl, Reinhardtius hippoglossoides; had, Melanogrammus aeglefinus; her, Clupea harengus; hke, Merluccius merluccius; hom, Trachurus trachurus; mac, Scomber scombrus; mgb, Lepidorhombus boscii; mgw, Lepidorhombus whiffiagonis; nop, Trisopterus esmarkii; ple, Pleuronectes platessa; sai, Pollachius virens; san, Ammodytidae; sar, Sardina pilchardus; sol, Solea solea; spr, Sprattus sprattus; whb, Micromesistius poutassou; whg, Merlangius merlangus. Stocks for which there are no reference points are abbreviated as text alone followed by a question mark. See also Figure S1 for equivalent distribution of relative SSB.

Pour aller plus loin...

Le 14 décembre 2013

Les stocks de poisson de l’Atlantique nord-est sont revenus au niveau des années 1970

 Grâce à un effort de pêche qui a fortement baissé dans la dernière décennie (à gauche), les stocks se redressent nettement (courbe de droite).

Source : Le Marin

L’exploitation des stocks de poisson de l’Atlantique nord-est a décru de façon significative pendant la dernière décennie et le niveau des stocks est revenu à celui des années 1970, selon les scientifiques du Comité international pour l’exploration de la mer (Ciem).

Ce constat a été effectué lors d’une réunion, au début décembre à Copenhague, de l’Acom (Advisory Committee), chargé de donner un avis consultatif sur la gestion des stocks.

L’analyse porte sur les 85 principaux stocks suivis depuis 1960 par le Ciem. Encore plus notable que la regénération des stocks, les scientifiques notent la très forte décroissance de l’effort de pêche pendant la dernière décennie.

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Le 2 octobre 2013

Les stocks de poissons dans l’UE en voie de reconstitution...

État des stocks de poissons de l’UE : aucune amélioration en Méditerranée, mais de bonnes nouvelles pour la mer du Nord

Des scientifiques ont affirmé lors de la réunion annuelle de la Commission sur l’état des stocks halieutiques et de la pêche dans les eaux européennes (1), que certains stocks de poissons se renouvelaient progressivement dans l’Atlantique du Nord-Est mais que 95 % des stocks en Méditerranée étaient surexploités.

(1) Le 17 septembre 2013 : Séminaire « State of fish stocks in European waters » (Etat des stocks de poissons dans les eaux européennes)


Source : Cfp-reformwatch.eu  par Axel Naver

La Méditerranée et la Mer Noire

95 % des stocks de poissons en Méditerranée et dans la mer Noire font l’objet d’une surpêche (ce qui signifie que les captures sont supérieures au niveau qui permettrait aux stocks halieutiques d’atteindre un niveau de stock durable), a déclaré le Dr Massimiliano Cardinale, président du STECF, le groupe de travail d’experts sur les stocks de la mer Méditerranée.

Deux organes scientifiques (STECF and GFCM) sont également parvenus à la même conclusion dans leurs évaluations. Les scientifiques n’ont constaté aucun progrès pour les espèces ou les zones. Le volume global des captures devrait diminuer de 45 à 51 % afin d’atteindre des niveaux de captures durables (Fmsy).

Une légère baisse de l’effort de pêche (mesuré par la puissance des moteurs ou le tonnage) a été constatée, mais la pression exercée par la pêche n’a pas diminué Afin de réduire la surpêche, les pêcheurs devraient avoir recours à des engins plus sélectifs, selon Massimiliano Cardinale.

La bonne nouvelle pour la Méditerranée est que l’état des connaissances s’améliore. Chaque année, de nouvelles méthodes permettent d’améliorer les évaluations de la qualité des stocks.

> Télécharger la présentation de Massimiliano Cardinale


L’Atlantique du Nord-Est (y compris la Mer du Nord et la Mer Baltique)

La situation d’un certain nombre de stocks de poissons a progressé en Atlantique du Nord-Est ces dix dernières années, selon le Dr Carmen Fernandez, vice-président de l’ICES, comité de consultatif. De manière générale, la mortalité par pêche diminue et les stocks halieutiques se développent progressivement. La proportion des stocks de poissons pêchés à des niveaux durables augmente également.

Il existe cependant quelques exceptions. Par exemple, la biomasse des stocks de cabillaud de la mer du Nord et du Skagerrak se situe encore en-dessous des limites biologiques de sécurité. En outre, nous ne disposons pas de données pour de nombreux stocks halieutiques.

> Télécharger la présentation de Carmen Fernandez

L’économie du secteur de la pêche

2011 a été une année relativement bonne pour le secteur de la pêche européenne. La flotte a diminué et a débarqué moins de poissons, mais elle a réussi à devenir plus rentable. Les navires de petite taille utilisant des engins de pêche statiques ne cessent d’être plus rentables que les grands navires ayant recours à des chalutiers.

> Télécharger la présentation de John Anderson

Vidéo :
Regarder le séminaire « State of fish stocks in European waters » (Etat des stocks de poissons dans les eaux européennes) en vidéo à la demande sur le site Internet de la Commission.

Comparaison avec l'année d'avant : État des stocks de poissons européens, septembre 2012

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Surpêche : des stocks de poissons sur la bonne voie dans l'Atlantique

Source : Futura Sciences

À en croire de nombreux spécialistes ou associations, les stocks de poissons s’effondrent dans le nord-est de l’Atlantique. Pourtant… une nouvelle étude démontre que ce n’est pas toujours vrai, que c’est même plutôt l’inverse dans certains cas. De plus en plus de stocks sont exploités durablement, notamment grâce à une diminution des efforts de pêche qui résulte d'une réforme européenne prise en 2002.

Avec ses 6 millions de tonnes de poissons fournis chaque année, grâce à ses 80.000 navires de pêche et à l'aquaculture, l'Union européenne occupe la quatrième place des « pays » les plus producteurs de cette ressource dans le monde.  

Définie par l’Union européenne, la politique commune de la pêche (PCP) est régie par un ensemble de règlements, dont certains visent à conserver et exploiter durablement les stocks de poissons dans les eaux européennes. Le défi est de taille, car le nord-est de l’Atlantique est quotidiennement sillonné par 80.000 navires de pêche. De nombreuses voix se sont déjà élevées pour décrier cet initiative, car les stocks de poissons ont pendant de longues années été surexploités, au point de régulièrement décroître, prouvant ainsi l’inefficacité de la PCP. 

Visiblement, les détracteurs de la politique commune de la pêche ont partiellement tort, car certains efforts semblent porter leurs fruits, du moins si on en croit l’étude publiée par Paul Fernandes et Robin Cook dans la revue Current Biology. Leur article conclut un travail d’enquête au cours duquel l’évolution de 57 stocks de poissons répartis en quatre groupes (morues, pélagiques, démersaux et poissons plats) a été retracée pour ces 60 dernières années.....

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Le 5 juillet 2013

Surpêche ? L'avenir de la pêche en débat sur bastamag.net

Surpêche : les poissons pourraient disparaître d’ici 2035

Par Nolwenn Weiler (17 juin 2013)

Les mers sont surexploitées et cela commence à devenir assez inquiétant. Une espèce de poisson sur trois est menacée d’extinction. Les autres peinent à se renouveler alors que le nombre de captures augmente. Sur le banc des accusés : la pêche industrielle, allègrement subventionnée en Europe, et finalement peu créatrice d’emplois. Face à cette menace, des artisans pêcheurs ont décidé de s’allier avec l’organisation écologiste Greenpeace, et des ONG pointent les mauvaises pratiques des grandes enseignes. Enquête. Suite...

L’article de Basta ! sur la surpêche suscite le débat : les ressources en poissons sont-elles vraiment menacées ? La politique des quotas et de rendements « durables » prônée par les ONG environnementales et l’Union européenne permet-elle vraiment de protéger les écosystèmes ? La pêche artisanale risque-t-elle de pâtir de ces mesures, au profit des pêcheries industrielles ? Alain Le Sann, du Collectif Pêche & Développement, propose d’instaurer d’autres mécanismes collectifs de partage des ressources, respectueux de leur renouvellement et plus proches de l’intérêt des communautés concernées.

Et si les pêcheurs disparaissaient avant les poissons

Par Alain Le Sann (3 juillet 2013)

Basta ! a réussi à avancer la date de la catastrophe finale : avec un tel titre on fait le buzz. Mais pourquoi faut-il surenchérir par rapport à la prophétie de « l’aquacalyspe » en 2048 ? Il y a dans cet article un certain nombre de réflexions justes, mais aussi des approximations et des idées reçues sur un sujet très complexe, sur lequel les ONG conservationnistes sont passées maîtres dans l’art de la manipulation.

Il est sain que le secteur appelé traditionnellement « petite pêche » en France s’organise pour défendre ses droits et son avenir. Ce secteur est vital dans toutes les régions et occupe effectivement une place importante dans la pêche française. Cependant, il est discutable d’assimiler cette petite pêche à la pêche artisanale comme l’ont fait la Commission Européenne et les organisations non gouvernementales de protection de l’environnement (ONGE). Concentrer les aides sur ce seul segment aboutit à concentrer les pêcheurs sur la bande côtière déjà souvent saturée et marquée par la concurrence d’autres activités – pêche amateur, plaisance… - et la plus touchée par la pollution. Pourtant, la pêche artisanale a aussi vocation à occuper tout l’espace de la zone économique exclusive (ZEE, espace maritime le long des côtes sur lequel un Etat exerce son contrôle) et on ne peut systématiquement considérer un bateau de plus de 12m comme un bateau industriel.

Concernant l’emploi, il est vrai que les bateaux plus importants assurent moins d’emplois directs de marins, mais ils alimentent le fonctionnement des ports et des criées qui sont importants pour la petite pêche elle-même, au-delà des circuits plus directs. Un emploi à la petite pêche, c’est un emploi à terre. Pour les autres secteurs, le rapport est plutôt 3 à 4 emplois pour 1 emploi de marin. S’il y a des conflits et des contradictions entre les divers segments, il y a aussi beaucoup de relations. Il y a toujours eu des négociations entre métiers pour dégager des formes possibles de cohabitation qui permettent à tous de vivre. La gestion des pêches est d’abord une question de partage entre des secteurs très diversifiés qui parfois s’opposent mais sont aussi souvent complémentaires.

Les erreurs de Greenpeace...


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Le 21 août 2013

Quotas 2014 : vers une année à merlu


Les pêcheurs vont pouvoir puiser dans un stock record de merlu. Reste à le valoriser.

Source : Le Marin

Les avis scientifiques du Ciem, rendus le 28 juin, ont été synthétisés en 108 fiches par espèces et zones de pêche publiées début août. Des avis sont à la hausse, parfois fortement, grâce à de bons recrutements récents (merlu) ou à une exploitation en dessous du rendement maximal durable (RMD) (cardine ouest Écosse, merlan mer Celtique).

Mais il y a beaucoup d’avis de quotas à la baisse. Soit à cause de baisses d’abondance liées à de faibles recrutements en jeunes poissons, arrivant souvent après des hausses : c’est le cas pour le cabillaud de mer Celtique et la sole de Manche-ouest. Soit à cause d’une pêche excessive par rapport à l’objectif RMD 2015 : sole du golfe de Gascogne, plie de Manche-ouest, cabillaud de mer du Nord - Manche-est, églefin de mer Celtique. En effet les scientifiques se sont appuyés sur l’objectif d’atteindre le niveau de pêche permettant le RMD dès 2015, sans tenir compte de la décision prise dans le cadre de la réforme de la politique commune de la pêche (PCP) : 2015 si possible, 2020 au plus tard.

Alors qu’ils ont pris en compte la limitation des rejets : quand c’est possible, l’avis concerne un niveau de captures et non de débarquement, souligne l’Ifremer dans une note de synthèse publiée cet été.

Lire sur « le marin » du 16 août 2013 les propositions pour les stocks intéressant les pêcheurs français.

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Le 9 octobre  2013

Le maquereau de l’Atlantique nord-est se porte bien

Le Conseil international pour l’exploration de la mer (Ciem) a publié le vendredi 4 octobre son avis sur plusieurs espèces pélagiques de l’Atlantique nord-est. Il préconise une forte hausse du total autorisé de captures pour le maquereau et le merlan bleu.

Source : Le Marin

Pour le maquereau, le Ciem propose de prendre comme base la moyenne des captures des trois dernières années, soit 889 886 tonnes pour 2014. C’est en fait une augmentation de 64 % par rapport à la recommandation de l’année dernière. Car, depuis la décision de l’Islande et des Féroé, en 2010, de s’attribuer une part du Tac supérieure à celle des années précédentes, aux dépens de l’Union européenne et de la Norvège, les captures réelles ont été supérieures aux préconisations scientifiques.

Cette nouvelle évaluation signifie donc que les estimations précédentes étaient sans doute trop prudentes. Il va donc retravailler en 2014 les données et modèles utilisés.


Pour les autres espèces, on notera l’augmentation substantielle pour le merlan bleu : 948 950 tonnes, soit 48 % qu’en 2013. Cette espèce est la matière première de la compagnie des Pêches Saint-Malo, pour la fabrication de surimi à bord du Joseph Roty 2.

Le Ciem propose en revanche de fortes baisses pour le hareng atlanto-scandien (-32 %) et le chinchard (-40 %).


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Does catch reflect abundance?

Les captures reflètent l'abondance ?

Les chercheurs ne sont pas d'accord. Certains comme Daniel Pauly disent OUI. D'autres comme Ray Hilborn disent NON.

Researchers are divided over the wisdom of using estimates of the amount of fish hauled in each year to assess the health of fisheries

Nature / February 2013

Point
Yes, it is a crucial signal
The only data available for most fisheries are the weight of fish caught each year, insists Daniel Pauly.

Counterpoint
No, it is misleading
Many factors as well as abundance determine the hauls of fishermen, warn Ray Hilborn and Trevor A. Branch.

Cliquer Ici pour télécharger l'article de Nature 



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Ifremer : Pêche durable

Observation
Recherche
Expertise

Cliquer Ici pour accéder aux pages de la Pêche durable de l'Ifremer

Les avis biologiques 2013

Tous les ans le comité d'avis du CIEM formule des avis ou recommandations sur certaines espèces de poisson sous quota ainsi que sur des espèces dont l'exploitation inquiète les scientifiques. Cliquer Ici pour accéder au résumé des recommandations pour l'année 2013 concernant les espèces pêchées par les flottilles françaises.

Résumé graphique des diagnostics et avis émis par le CIEM en 2012.

Novembre 2012
Présentation Alain Biseau, Cellule de coordination de l’expertise halieutique
Département Ressources Biologiques et Environnement

Cliquer Ici pour télécharger le document

Rendement Maximal Durable (RMD, RMS ou MSY) 

Le Rendement Maximal Soutenable (RMS), encore appelé Rendement Maximal Durable (RMD) ou en anglais, Maximum Sustainable Yield ( MSY) est la plus grande quantité de biomasse que l’on peut extraire en moyenne et à long terme d’un stock halieutique dans les conditions environnementales existantes sans affecter le processus de reproduction. Pour plus d'informations : Ifremer
 
La pêche durable en 8 questions


Cliquer Ici pour accéder aux vidéos de l’Ifremer qui répondent à ces 8 questions

A l'occasion des journées de la mer qui se déroulent du 5 au 9 juin,  l'Ifremer vous livre son éclairage sur la pêche durable à travers 8 courtes vidéos.

Qu'est-ce que la pêche durable ?

Comment l'Ifremer travaille-t-il avec les professionnels ?

Quel est l'impact du changement climatique sur les poissons ?

Peut-on parler de raréfaction des ressources ?

Comment s'effectue l'évaluation des stocks de poissons ?

Qu’est-ce que le rendement maximum durable (ou RMD) ?

Comment limiter les rejets ?

Faut-il interdire la pêche profonde ?
 
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CIEM. Les avis biologiques sur certaines espèces de poisson en 2012

Tous les ans le comité d'avis du CIEM formule des avis ou recommandations sur certaines espèces de poisson sous quota ainsi que sur des espèces dont l'exploitation inquiète les scientifiques.

Cliquer Ici pour accéder au résumé des recommandations pour l'année 2013 concernant les espèces pêchées par les flottilles françaises...
Poissons sous quota :

Résumé graphique des diagnostics et avis émis par le CIEM en 2012.

Novembre 2012

Présentation Alain Biseau, Cellule de coordination de l’expertise halieutique

Département Ressources Biologiques et Environnement

Cliquer Ici pour télécharger le document "Résumé graphique des diagnostics et avis émis par le Ciem en 2012"

Pour plus d'informations : Pour une pêche durable sur le site d'Ifremer

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Pêche. Une gestion fondée sur le Rendement maximal durable

Source : Europa

Dans la perspective de voir s'établir une exploitation durable des ressources halieutiques, la présente communication fixe une nouvelle orientation politique en matière de pêche. La Commission propose de mettre en œuvre une gestion de la pêche communautaire fondée sur le rendement maximal durable (RMD). Il s'agit d'un système de gestion à long terme qui vise à assurer une exploitation des ressources aquatiques vivantes dans des conditions économiques, environnementales et sociales durables.

ACTE

Communication de la Commission au Conseil et au Parlement européen, du 4 juillet 2006, relative à l'application du principe de durabilité dans les pêcheries de l'Union européenne au moyen du rendement maximal durable [COM(2006) 360 - Non publié au Journal officiel].

SYNTHÈSE

Par la présente communication, la Commission entend améliorer les performances économiques du secteur de la pêche et veut assurer la viabilité de l'industrie de la pêche dans l'esprit des décisions prises lors du sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg.

À l'époque, la Commission et les États membres ont souscrit à l'objectif d'obtenir un rendement maximal durable (RMD) pour les stocks épuisés en 2015 au plus tard.

La Commission estime qu'il est temps de modifier la gestion de la pêche communautaire en cherchant davantage à renouer avec la prospérité plutôt qu'à éviter la faillite, en reconstituant les stocks par une gestion basée sur le RMD.

La Commission souligne les avantages potentiels de cette nouvelle orientation de la politique commune de la pêche (PCP). D'après plusieurs analyses scientifiques, 80 % des stocks de poissons européens font actuellement l'objet d'une surpêche par rapport à ce qui devrait être une gestion basée sur le rendement maximal durable (RMD).

Le RMD est une approche basée sur le long terme qui consiste à fixer des taux de captures permettant aux stocks de poissons de se reproduire afin d'en assurer l'exploitation dans des conditions économiques, environnementales et sociales durables.

Avantages d'une approche fondée sur le rendement durable

La Commission estime que l'exercice de la pêche dans le respect du RMD contribuera à inverser cette tendance à l'épuisement des ressources halieutiques. Cette approche sera bénéfique pour l'environnement marin en général: elle permettra d'accroître la disponibilité des ressources et de rééquilibrer les écosystèmes.

Les avantages sont également d'ordre économique puisque cette approche entraînera la réduction des coûts de l'activité de pêche. L'exploitation des stocks deviendra moins ardue lorsque la disponibilité des ressources sera redevenue plus stable.

La pêche pratiquée dans les limites du RMD permettra une augmentation de la proportion de captures de grande taille et de valeur élevée tandis que la proportion de rejets diminuera.

Au cours des dernières années, plus de 10 millions de tonnes de poissons ont été importées chaque année, ce qui représente 60 % du poisson consommé en Europe. Une gestion des stocks de poissons basée sur le RMD améliore la position concurrentielle de l'industrie de pêche européenne en garantissant une offre stable de qualité élevée.

Vers la réalisation de cette approche

La gestion de l'activité de pêche doit être fondée sur la durabilité et la stabilité. La Commission préconise pour cela un équilibre entre l'activité de pêche et la capacité reproductive des ressources halieutiques.

Pour atteindre cet objectif, il est important de définir chaque année les taux de pêche appropriés pour les différents stocks de poissons. La Commission a déjà mis l'accent sur l'amélioration de la prise de décision en matière de gestion de la pêche.

Le succès de la transition vers cette nouvelle approche dépend de la capacité des pêcheries nationales à s'adapter à une nouvelle situation. Il dépend également des consultations régulières entre la Commission et ces mêmes pêcheries.

Cette période d'adaptation progressive peut aboutir à deux approches différentes. Dans le premier cas, les États membres peuvent promouvoir le développement d'un secteur de la pêche plus petit, plus efficace et plus profitable, qui entraine la réduction du nombre de pêcheurs. Dans le second cas, les États membres peuvent maintenir un taux d'emploi élevé sans réduction de la taille de la flotte mais avec une baisse de rentabilité pour les entreprises.

Alors qu'il appartient aux États membres de choisir une stratégie économique applicable aux pêcheries, la Commission note que, dans le passé, toute solution autre que le déclassement des navires de pêche a créé des problèmes de mise en œuvre et d'acceptation sociale, car il est difficile de maintenir des surcapacités de pêche sans les utiliser.

Plans à long terme

La Commission proposera au cours des prochaines années une série de plans à long terme pour qu'à l'horizon de 2015 les ressources exploitées dans les eaux communautaires atteignent le RMD. Chaque plan définira le taux de pêche approprié pour le stock concerné. Les principes régissant ces plans à long terme consistent à :
  • assurer la consultation des pêcheurs, des consommateurs et de toute autre partie intéressée;
  • fonder chaque plan sur des avis scientifiques impartiaux;
  • prendre en compte les incidences économiques, sociales et environnementales des mesures proposées;
  • établir un taux de capture et les moyens pour l'atteindre progressivement;
  • réduire les effets nuisibles de la pêche sur l'écosystème;
  • prévoir des mesures techniques pour assurer que la pêche des différents stocks lors de captures mixtes soit compatible avec leurs objectifs respectifs;
  • prévoir éventuellement la possibilité d'exploiter certains stocks en dessous des niveaux RMD afin d'obtenir certains gains de productivité pour d'autres espèces;
  • établir les objectifs indépendamment de l'état biologique du stock au moment de l'entrée en vigueur des plans, étant entendu que des mesures de conservation plus strictes pourront être prises si la ressource s'appauvrit plus vite que prévu;
  • prévoir des orientations appropriées si, faute de données ou pour d'autres raisons, l'avis scientifique ne permet pas de quantifier les actions requises pour atteindre les conditions du rendement maximal durable;
  • réviser périodiquement les plans et leurs objectifs.
Contexte

Lors de la réforme de la PCP en 2002, l'accent avait déjà été mis sur l'importance d'une gestion de la pêche à plus long terme afin de préserver les ressources halieutiques de manière durable. Cela s'est d'ailleurs traduit par la mise en place de plans de reconstitution des stocks les plus menacés. Cependant, en raison de la surpêche, les taux de capture de nombreuses espèces ont connu de fortes réductions depuis plusieurs années. Il faut donc selon la Commission passer à une étape ultérieure et inverser cette tendance au déclin de la plupart des ressources halieutiques européennes. Lors du sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg en 2002, les États membres se sont d'ailleurs engagés à ramener les stocks à des niveaux compatibles avec le principe du RMD pour 2015 au plus tard.

Dernière modification le: 17.10.2011

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C'est la Commission européenne qui le dit : "l'élimination de la surpêche se poursuit"

Possibilités de pêche pour 2014 : l'élimination de la surpêche se poursuit

Source : Europa (30 mai 2013)

Selon les derniers chiffres concernant les stocks de poissons des eaux de l'UE, les efforts de la Commission européenne pour éliminer progressivement la surpêche se sont avérés fructueux. Dans un document de consultation adopté aujourd'hui, la Commission européenne fait part de l'état des stocks de poissons européens et expose ses intentions quant aux propositions relatives aux possibilités de pêche pour 2014. Actuellement, 39 % des stocks de poissons des eaux de l'UE de l'Atlantique du Nord-Est ayant fait l'objet d'une évaluation sont surexploités, contre 47 % l'année dernière et 95 % en 2005. La politique commence à produire de réels avantages pour le secteur de la pêche, comme le montrent les dernières données relatives aux bénéfices qui témoignent d'une augmentation de 40 % par rapport à l'année précédente. Toutefois, des progrès doivent encore être accomplis.

Selon les évaluations, les stocks dans les eaux de l'UE de l'Atlantique du Nord-Est qui n'ont pas été surexploités en 2012 sont les suivants : voir le tableau

Mme Maria Damanaki, membre de la Commission chargé des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré: «Ces chiffres indiquent que des mesures responsables en matière de gestion de la pêche peuvent être efficaces et qu'en effet, elles le sont. Cependant, nous devons intensifier nos efforts afin de mettre un terme à la surpêche pour l'échéance convenue. À cette fin, nous devons achever la réforme de la politique commune de la pêche.»

Par ce document, la Commission sollicite, comme chaque année, le point de vue des États membres et des parties prenantes sur la fixation des totaux admissibles des captures (TAC), des quotas et de l’effort de pêche (jours en mer) pour l'année suivante. Le document montre que les efforts déployés par la Commission pour supprimer progressivement la surpêche commencent à porter leurs fruits. On compte désormais dans les mers européennes 25 stocks de poissons dont on sait qu'ils ne sont pas surexploités, contre seulement 2 en 2005.

Les données scientifiques sur lesquelles repose l'évaluation des stocks s'améliorent. De nouvelles méthodes introduites par le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM) ont permis de disposer d'avis pour 30 stocks de plus que l'an dernier.

Depuis 2011, les bénéfices nets moyens de la flotte de pêche de l'UE ont augmenté d'environ 40 %, ce qui démontre que l'amélioration des revenus des pêcheurs découle de la diminution de la surpêche, même si les coûts du carburant imposent à la flotte une charge supplémentaire.

Pour l'année prochaine, la Commission veut que le secteur s'en tienne aux avis scientifiques. En ce qui concerne les stocks concernés par les plans de gestion à long terme, les TAC et les niveaux de l’effort de pêche pour l'année prochaine devraient être fixés conformément aux plans en vigueur (c'est une exigence légale). Pour les autres stocks de poissons, qui ne sont pas couverts par ces plans, les TAC devraient être fondés sur les avis scientifiques, avec pour objectif d’éliminer progressivement la surpêche d’ici à 2015. En l'absence d'avis, le principe de précaution doit être appliqué.

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Communication de la Commission au Conseil concernant une consultation sur les possibilités de pêche pour 2014

Source : Europa (30 mai 2013)

1. Introduction

Le présent document expose les intentions initiales de la Commission européenne concernant la fixation pour 2014 des totaux admissibles de captures (TAC) et des niveaux d’effort dans les eaux européennes et pour les pêcheurs européens. Les États membres et les conseils consultatifs régionaux sont invités à communiquer leur point de vue pour examen à la Commission avant que les propositions de cette dernière ne fassent l’objet d’une décision définitive.


L'état des stocks de poissons dans les eaux atlantiques européennes et les eaux adjacentes continue de s'améliorer. Davantage de stocks sont exploités dans les limites du rendement maximal durable (RMD). Les connaissances relatives à l'état des stocks de la mer Méditerranée et de la mer Noire s'améliorent également.

Il convient de continuer à éliminer la surpêche. À cette fin, les principaux instruments sont, d'une part, les ajustements des niveaux des possibilités de pêche et, d'autre part, les adaptations de la structure autorisée des engins de pêche en vue d'améliorer la sélectivité. À la suite de l'adoption attendue de la réforme de la politique commune de la pêche, élaborée sur la base d'une proposition de la Commission, il est prévu qu'à partir de 2014, les obligations de débarquer tous les poissons capturés entreront graduellement en vigueur pêcherie par pêcherie, ce qui devrait également améliorer la conservation des stocks de poissons.

Mettre un terme à la surpêche signifiera réduire considérablement le risque d'effondrement commercial de la pêche, améliorer la rentabilité des flottes de pêche, diminuer les émissions de carbone et la consommation de carburant et assurer aux consommateurs un approvisionnement plus stable et fiable en poisson. Cela signifie également réduire les incidences sur le milieu marin et sur des espèces vulnérables telles que les dauphins et les coraux. Ces actions contribueront à la réalisation d’un bon état écologique d'ici à 2020, conformément à la stratégie pour le milieu marin.

Faire cesser la surpêche s'inscrit également dans l'arrêt des rejets puisque davantage de poissons pourront atteindre une taille commercialement intéressante et les pêcheurs pourront bien plus facilement capturer des poissons de bonne taille sans capturer les plus petits.

Etant donné les avantages d'une pêche respectant le RMD, il convient de tout mettre en œuvre afin d'atteindre cet objectif au plus tôt. La Commission a l'intention de suivre les avis scientifiques du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) et du comité scientifique, technique et économique de la pêche (CSTEP) pour parvenir à un RMD présentant un faible risque d'épuisement des stocks. Il s'agit de la même base que pour les propositions relatives aux possibilités de pêche des campagnes de pêche 2011-2013.

Lorsque les informations biologiques relatives à certains stocks de poissons donnés sont incomplètes et qu'il n'est pas possible d'évaluer le RMD, la Commission utilisera les évaluations et les avis qualitatifs émis par les mêmes instances scientifiques en fondant ses propositions sur les informations disponibles et en appliquant le principe de précaution de manière transparente et systématique. Il ne sera pas proposé de modifier les TAC de certains stocks à moins que des faits nouveaux n'en démontrent la nécessité.

2. État des stocks

Des informations récentes concernant l'état des stocks dans les eaux atlantiques européennes (annexe 1a) font apparaître une augmentation notable de la proportion des stocks pour lesquels des avis scientifiques relatifs aux limites biologiques de sécurité sont disponibles (tableau 1 ci-dessus). Elle est passée de 35% en 2012 à 50% en 2013. Le nombre de stocks pour lesquels des évaluations complètes sont disponibles a augmenté graduellement, allant de 29 en 2007 à 46 en 2013, ce qui dénote une amélioration des connaissances scientifiques sur lesquelles se fondent les avis (tableau 5). Suite à la mise en oeuvre par le CIEM d'une nouvelle méthodologie dans les cas où la quantité de données est limitée, le nombre de stocks pour lesquels un avis quantitatif était disponible est passé de 47 à 77.


L'amélioration de l'état des stocks s'est poursuivie (tableau 2). Le nombre de stocks surexploités (pour lesquels le taux de mortalité par pêche le plus récent est supérieur à celui qui permettrait de respecter le RMD) a diminué, depuis 47 % l'an dernier pour atteindre 39% cette année.
Davantage de stocks sont concernés par des avis favorables à la réduction au minimum des captures (tableau 3). Il s'agit du cabillaud et de la sole en mer d'Irlande; du hareng en mer Celtique, des crevettes (Pandalus) en mer du Nord septentrionale et du merlan à l'ouest de l'Écosse. Le tacaud norvégien n'appartient plus à cette catégorie en 2013.


Depuis 2011, les TAC de 6 stocks ont été déterminés par chaque État membre3. Cette mesure, qui est assortie de clauses de sauvegarde concernant la bonne gestion, n’existe que dans les cas où un seul État membre a un intérêt dans la pêcherie. Il est préoccupant que les États membres n'aient pas été en mesure de se conformer pleinement aux obligations en matière de rapports, dans la plupart des cas en raison de l'absence d'une base technique permettant l'évaluation complète de l'état des stocks concernés et la fixation d'objectifs précis pour le RMD de ces ressources. Il est difficile d'évaluer jusqu'à quel point les TAC adoptés sont compatibles avec la politique commune de la pêche du point de vue de la durabilité. La Commission examinera ce point plus en détails au cours de 2013.

Au cours du Conseil de décembre 2012, le Danemark, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède et le Royaume Uni ont reconnu que la diminution du taux de mortalité par pêche des stocks de cabillaud devait rester une priorité et ont convenu, d'une part, que les États membres élaboreraient des mesures afin de réduire les rejets et d'éviter la capture de cabillaud et, d'autre part, qu'ils appliqueraient les plans visant à éviter la capture de cabillaud en 2013.

Les connaissances actuelles relatives à l'état des stocks de poissons sont décrites région par région à suivre dans Europa (à télécharger)

Un tableau mentionnant les quotas européens et comprenant un système de signalisation relatif à l'état des pêcheries peut être consulté à l'adresse suivante :
http://ec.europa.eu/fisheries/documentation/publications. Une analyse complète de l'état des stocks est disponible sur les sites www.ices.dk et https://stecf.jrc.ec.europa.eu.

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Le 7 juin 2013

L'état des stocks s'améliore en Europe


Cliquer Ici pour accéder au Marin

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Le 21 Mai 2014

USA. Avec la fin de la surpêche, les stocks ne sont plus surpêchés, mais épuisés ou réduits...


En 2011, un éminent spécialiste étatsunien a annoncé la fin de la surpêche dans les eaux de son pays. On comprendra qu'un parlementaire veut maintenant remplacer « overfished » (surpêché) par « depleted » (épuisé, réduit). Derrière la bataille des mots se joue en fait la révision de l’approche scientifique et politique de la gestion des pêches. L’utilisation du terme surpêché pour qualifier un stock en mauvais état induit une explication unique et la responsabilité des pêcheurs dans la situation. Elle implique donc des mesures de contraintes seulement pour les pêcheurs. Mais dans les faits, un stock en mauvais état peut être lié à des modifications environnementales, une variabilité naturelle, un accroissement de la prédation naturelle, une pollution. Il ne s’agit pas de nier la surpêche mais de rechercher la multiplicité des causes possibles, ce qui implique des mesures bien plus complexes qui ne concernent plus seulement les pêcheurs.

Pour la première fois la fin de la surpêche aux Etats-Unis

Source : BE USA (2012)

Un éminent scientifique en halieutique a déclaré en début d'année la fin officielle de la surpêche dans les eaux américaines. Steve Murawski, qui occupait jusqu'à récemment le poste de directeur des programmes scientifiques au sein du département de la pêche de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), affirme que plus aucune espèce de poisson vivant dans les eaux territoriales américaines n'est surexploitée cette année, contre 37 espèces l'année dernière. D'après lui, il s'agit d'une première depuis 1900, date à laquelle remontent les archives. "Jusqu'à preuve du contraire, nous sommes revenus à des niveaux acceptables, il s'agit d'une étape [importante]," déclare Murawski.

La surpêche ne permet pas aux stocks de se reconstituer et de rester sains. L'espèce surexploitée voit le nombre de ses représentants diminuer jusqu'à son éventuelle disparition. Mettre un terme à la surpêche ne signifie cependant pas que tous les stocks de poisson soient sains, mais les scientifiques pensent qu'il s'agit d'une condition primordiale pour y parvenir. D'après Murawski, une règle d'or en matière de gestion des ressources halieutiques dit qu'une espèce est bien plus abondante lorsqu'elle est pêchée à un niveau adéquat. Ce niveau est évalué en prenant en compte plusieurs facteurs, tel que le cycle de vie d'une espèce, le rythme de reproduction ou le taux de mortalité au sein d'un environnement.

La loi établissant les quotas de pêche aux Etats-Unis, nommée Magnuson-Stevens Act [1], existe depuis 1976 ; cependant, c'est la loi de réattribution des crédits, signée en 2007 par le président Bush, qui ajoute une obligation de mettre un terme à la surpêche à la fin de la saison de pêche 2010 - laquelle se termine en 2011, à des dates différentes selon les régions. Murawski affirme que les Etats-Unis sont le seul pays au monde qui dispose d'une loi définissant la surpêche et exigeant des pêcheurs d'y mettre un terme. "Si l'on compare les Etats-Unis avec l'Union Européenne [ou] avec les pays asiatiques, nous sommes le seul pays pêcheur industrialisé qui ait réussi à mettre un terme à la surpêche." déclare-t'il.

Ces bons résultats viennent après que la Nouvelle-Angleterre ait mis en place un nouveau système de gestion qui répartit les pêcheurs par secteurs, en leur attribuant un quota annuel de pêche pour les poissons de fond comme la morue, le haddock ou le flet. Si les pêcheurs dépassent la limite autorisée pour une espèce, ils n'ont plus le droit de pêcher les autres espèces. Murawski souligne que la mise en place d'un système qui introduit des quotas de pêche stricts a eu un réel impact. Les changements introduits par la Nouvelle-Angleterre ont d'autant plus d'effet que près d'un tiers des espèces précédemment surexploitées vivent au large de ses côtes.

Cependant, l'impact économique des restrictions de la pêche est discuté, et ne fait pas l'unanimité. Murawski avance que la fin de la surpêche aura pour résultat des bancs de poissons en meilleure santé et une reconstitution des stocks, et donc un bénéfice à terme pour la communauté des pêcheurs de Nouvelle-Angleterre. D'autres estiment qu'il s'agit d'un coup dur pour ces pêcheurs qui souffrent déjà - la flotte de pêche, qui comptait encore 1200 navires au milieu des années 1990 n'en compte plus que 580 aujourd'hui. Pour Brian Rothschild, professeur en science et technologie maritime à l'Université du Massachussets à Dartmouth, il s'agit d'une "victoire à la Pyrrhus", alors que les autorités auraient pu rendre la loi plus flexible afin d'autoriser plus de pêche sans pour autant mettre en danger les stocks. En refusant de le faire, elles auraient alors inutilement empêché les pêcheurs de profiter des bancs sains. " [Le nouveau système de gestion des quotas] m'a ruiné" déplore Dave Marciano, 45 ans, pêcheur pendant trois décennies au large de Gloucester (Massachussets). "On aurait pu mettre fin à la surpêche en ayant plus de considération pour l'aspect humain de la pêche."

Pour Peter Shelley, avocat conseil à la Conservation Law Foundation, un groupe environnemental, les problèmes de l'industrie poissonnière sont à chercher du côté des années de surpêche, en particulier au cours des années 1980, et pas du côté de la loi. "C'était une bulle. Les pêcheurs ont vécu dans un monde déconnecté de la réalité, et [la surpêche] n'est pas quelque chose de durable." déclare-t'il. "La fin de la surpêche est un événement majeur [...] Je pense que nous allons commencer à voir apparaître les signes d'un futur prometteur."

Pour en savoir plus : BE USA (2012)

Surpêché ou épuisé ? Petits mots, grands effets !


En Avril 2014, dans sa chronique de World Fishing, le scientifique israélien, Menakhem BenYami, un dissident de la science halieutique dominante se félicite de la bataille qui se déroule au Congrès des Etats-Unis sur le changement d’un mot dans le Magnuson Act, qui définit la politique de gestion des pêches du pays. Un parlementaire veut remplacer «overfished » (surpêché) par « depleted » (épuisé, réduit). Derrière la bataille des mots se joue en fait la révision de l’approche scientifique et politique de la gestion des pêches. L’utilisation du terme surpêché pour qualifier un stock en mauvais état induit une explication unique et la responsabilité des pêcheurs dans la situation. Elle implique donc des mesures de contraintes seulement pour les pêcheurs. Mais dans les faits, un stock en mauvais état peut être lié à des modifications environnementales, une variabilité naturelle, un accroissement de la prédation naturelle, une pollution. Il ne s’agit pas de nier la surpêche mais de rechercher la multiplicité des causes possibles, ce qui implique des mesures bien plus complexes qui ne concernent plus seulement les pêcheurs.

Au-delà de la gestion d’un stock particulier avec les approches classiques de RMD, de Tac et Quotas par espèces, il faut engager une approche scientifique de l’écosystème beaucoup plus complexe et prendre en compte les incertitudes, la variabilité naturelle dans le temps et l’espace, le rôle des éléments extérieurs à la pêche, celui du climat, etc… Pour Menakhem Ben-Yami, qui plaide depuis longtemps pour une révision radicale des approches classiques de gestion fondées sur les modèles mathématiques, aussi bien aux Etats-Unis (à la NOAA) qu’en Europe, au CIEM, les scientifiques ont pris conscience de la nécessité de modifier leurs approches. La politique de gestion basée sur la seule estimation de la mortalité par pêche mène à des impasses. Les ONGE ont concentré leurs critiques sur la surpêche et les responsabilités des pêcheurs, en minimisant les autres facteurs, pour imposer leur pouvoir, avec l’appui de Jane Lubchenco (issue d’une ONGE ultra-libérale, Environmental Defense Fund). Elles vont devoir changer de discours, si elles veulent continuer à prétendre s’appuyer sur les analyses des scientifiques. Menahkem Ben-Yami cite un récent rapport de la NOAA qui présente les principaux facteurs affectant l’habitat, dans l’ordre suivant :
  • Pollution et qualité des eaux,
  • Modification et dégradation des fleuves et routes migratoires,
  • Fragmentation et pertes des habitats estuariens et des eaux peu profondes,
  • Impact de la pêche sur les habitats,
  • Variabilité et changement climatique,
  • Espèces invasives et déchets en mer,
  • Le bruit et le trafic maritime.

Pour la NOAA, l’approche écosystémique et environnementale va donc bien au-delà de la pêche. Dans cette approche, les pêcheurs peuvent jouer un rôle positif de sentinelles de la mer pour surveiller au jour le jour l’évolution du milieu, en lien avec les scientifiques. Les ONGE peuvent jouer un rôle d’alerte sans prétendre mettre les pêcheurs sous leur tutelle.

Source : L'Encre de Mer par Alain Le Sann – Mai 2014


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Le 17 juin 2014

Oceana : "La pire estimation annoncée depuis des années..."


https://www.facebook.com/oceana?hc_location=timeline
 Leonardo DiCaprio, un généreux donateur.... (copie d'écran facebook Oceana)

"Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 90 % des pêcheries mondiales sont surexploitées ou pleinement exploitées - la pire estimation annoncée depuis des années. Il existe un consensus scientifique sur l'état de nos océans et la mauvaise gestion de la pêche. Nous savons délibérement qu'il faut réduire la pression de pêche pour permettre aux stocks de se reconstituer, et nous savons aussi que limiter la pêche aujourd'hui permettra de fournir plus de poissons à moyen terme..." D'après Nicolas Fournier, chargé des questions politiques européennes pour Oceana en Europe, organisation non-gouvernementale internationale créée en 2001 dont l'objectif est la conservation des océans et la préservation des écosystèmes et des espèces marines en danger. 


Ce que dit la FAO....


Actuellement, moins de 30% des stocks de poissons sauvages qui font l'objet d'un suivi régulier par la FAO sont surexploités, signe positif d'un renversement de la tendance observée au cours des dernières années. Un peu plus de 70% des stocks sont pêchés à des niveaux biologiquement durables dont les stocks pleinement exploités (c'est-à-dire très proches de leur rendement maximal équilibré) représentent plus de 60%, et les stocks sous-exploités environ 10%. D'après le communiqué de la FAO (19 mai 2014) : Un rapport de la FAO souligne le rôle croissant du poisson dans l'alimentation de la planète.  


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Le 10 Novembre 2014

Cohabiter veut dire d'abord parler ensemble

La Commission cohabitation du Comité des Pêches Maritimes du Finistère s'est réunie le 6 novembre 2014 à la CCI de Morlaix en présence d'une quinzaine de personnes.

Illustration : copie d'écran de Avel Nevez Film

Le film « Pêcher ensemble tout un art » produit par l’association Avel Nevez Film a permis de montrer aux pêcheurs que leurs accords intéressaient un public plus large que la Commission cohabitation. La reconnaissance publique de ces accords permet d’entamer la procédure de leur solidification. Elle sera poursuivie par une présentation au Comité Régional des Pêches et des Elevages Marins de Bretagne, au niveau ministériel et européen au travers des Comités Consultatifs Nord-Ouest et Sud-Ouest. Il serait très utile de le sous-titrer en anglais pour une bonne compréhension à ce dernier niveau.

Source : Cdpm 29

Le film "Pêcher ensemble : tout un art" n'a suscité aucune critique, au contraire il faut le sous-titrer en anglais

La cohabitation en 2014 (jusqu’à présent) s’est bien déroulée. Il n’y a pas eu un seul incident majeur. C’est le cas du côté Ouest où il n’y a pas eu cette année l’arrivée massive de 15 perchistes en une nuit. Gaël Abjean a remercié nommément l’Armement Porcher qui a mis un second à la passerelle la nuit. Depuis, les problèmes ont disparu. Le seul incident signalé concerne la cohabitation entre deux engins dormants filets et casiers au niveau de la petite fosse. La demande des fileyeurs de pouvoir commencer à caler leurs filets dès le coefficient de 78 a été mise en délibéré entre Gaël Abjean et Patrick Loncle. Quand ils se seront mis d’accord les cartes A et B 2015 seront expédiées par la poste, ceci avant le 15 décembre prochain. Le ramassage des filets reste inchangé et doit être terminé avant le coefficient de 75.

En ce qui concerne l’installation des pingers, 10 navires  de la flottille des fileyeurs hauturiers en sont pourvus. Jusqu’à présent aucun navire n’a été contrôlé par la Royal Navy. C’est à croire qu’ils les détectent autrement que visuellement…

Le point d’information sur les rejets a été fait par Thomas Timaud de l’AGLIA (association qui regroupe les régions Aquitaine, Poitou Charente, Pays de Loire et Bretagne). Beaucoup d’informations sont disponibles en Manche Est, en Mer Celtique ou dans le Golfe de Gascogne, très peu dans la zone Manche Ouest (7e). Les informations du plan rejet filet du Golfe de Gascogne pourront être retransmises aux fileyeurs de Manche Ouest. Le souci est d’être aussi sélectif que possible, d’éviter de faire des co-produits à bas coûts, de valoriser les quotas au maximum et d’éviter l'installation des caméras à bord.

L’Ifremer, représenté par Martial Laurans, a fait un compte rendu pédagogique de la Campagne Manche Occidentale (Camanoc), menée par son institut. Les pêcheurs ont pu constater la montée progressive au Nord et à l’Est des "sangliers" (petits poissons rouges dont la forme rappelle celle des cochons sauvages), ce qui prouve un changement profond de la nature des masses d’eau. De même le développement des bryozoaires à une vingtaine de milles de la côte Nord-Ouest de la Bretagne et Sud-Ouest de la Cornouaille anglaise pose un problème aux pêcheurs qui ne pêchent aucun poisson à proximité. Les premiers renseignements datent de 4 ans, ce qui était considéré au début comme une rencontre fortuite devient monnaie courante et constitue un autre signe de modification du milieu.

L’impact des échanges de KW/Js, que ce soit pour les coquilles Saint-Jacques ou les tourteaux, devient potentiellement important. La tendance est de vider le trop plein d’effort de pêche de la zone Manche Est (7d) dans la Manche Ouest (7e). Pour la Commission locale ces échanges ne peuvent se faire que si le CDPMEM29 est dans la boucle. La proposition de délibération mise au point par la Commission gros crustacés, d’interdire toute pêche de langouste du 1ier janvier au 31 mai d’une même année, a été rediscutée longuement. Il est apparu qu’il n’était pas forcément utile d’appliquer cette décision au-delà du 6° Ouest. Cela reste à confirmer par la commission gros crustacés et le bureau du Comité National des Pêches maritimes et des Elevages Marins.

Discussions nourries sur une multitude de sujets au cours de cette Commission cohabitation.

La réunion a été conclue à 17 heures 30 par Gaêl Abjean, le président de la Commission cohabitation, qui apportera au CDPMEM29 les éléments nécessaires pour établir les prochaines cartes de cohabitation 2015.

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