lundi 1 juillet 2013

Actualité de la pêche en Europe et en France 2013 (3e trimestre 2013)


Revue de presse de la pêche en France et Europe

Juillet / Août / Septembre 2013

Le revue se poursuit ici pour le 4e trimestre 2013

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Le 30 septembre 2013 

Après les barrages dans les rivières, des hydroliennes dans les torrents marins...

Ensuite, on parlera de continuité écologique marine...

La déferlante hydrolienne

L'association de protection de l'environnement "Robin des bois" a vivement critiqué lundi les hydroliennes, alors que le président de la République François Hollande est en déplacement sur le sujet à Cherbourg. 

D'après le communiqué de Robin des bois

L’hydrolienne est la dernière née des lubies énergétiques issues de l’alliance des multinationales du mégawatt et des écolos brevetés transition écologique.

Transformer le Raz Blanchard en zone industrielle sous-marine au bout de la presqu’île nucléaire de la Hague expose l’environnement, les poissons, les crustacés, la faune et la flore benthique et les mammifères marins à des pollutions et nuisances supplémentaires : bruit, mutilation, pertes d’huile, câblages électriques, destruction de l’habitat. Le Raz Blanchard est inclus dans une zone Natura 2000. Le rôle de ce torrent marin dans l’écosystème de la Manche est méconnu.

Le projet industriel s’installe insidieusement à grand coup d’annonces triomphales, d’actionnaires grandiloquents, d’acronymes pompeux et de promesses hasardeuses.

L’autre nom du Raz Blanchard, c’est le Passage de la Déroute.

Avant l’installation à titre expérimental de ces machines sous-marines métalliques et composites, Robin des Bois souhaite une enquête publique. Elle permettra d’informer les populations et les acteurs économiques des vulnérabilités et des risques de la construction, de l’exploitation, de la maintenance et du démantèlement de cette nouvelle filière miracle.

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Lorient. Les pêcheurs basques se préparent à repartir pêcher l’anchois


C’est l’effervescence sur les quais du port de pêche de Lorient, ce lundi matin. Une dizaine de bateaux basques espagnols se préparent à repartir en mer pêcher l’anchois.

Source : Ouest France

Anchois aspiré

Les équipages s’affairent autour des filets de pêche déployés sur le quai pour être ensuite bien rangés sur le pont du bateau. La bolinche - c’est le nom du filet - permet d’encercler le banc d’anchois. Une fois le poisson cerné, la bolinche est refermée dans le bas. L’anchois est alors piégé. La bolinche est rapprochée contre la coque du bateau et un tuyau aspirateur y est plongé pour aspirer l’anchois à bord. « Ils n’utilisent plus la salabarde, cette sorte de grande épuisette », explique un pêcheur de Lorient, conquis de voir son port ainsi animé.

Le plein de glace

Les premiers bolincheurs basques sont arrivés à Lorient mercredi. D’autres vendredi. Ils pêchent l’anchois près des côtes bretonnes. Et débarquent leur poisson à Lorient où ils peuvent compter sur les capacités du port morbihannais à les accueillir et à leur fournir de la glace. Car, à peine débarquées, les 150 tonnes d’anchois ont été mises en caisse et chargées dans les camions à destination des conserveries espagnoles.

Les bateaux appareilleront ce lundi soir. Ils reviendront à Lorient dès qu’ils auront rempli leurs cales.


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Le 27 septembre 2013

Dans le marin du 27 septembre : Saint-jacques : les coquilliers dans les starting-blocks


La pêche à la coquille saint jacques ouvre le 1 octobre dans les gisements du large et doit se prolonger jusqu'au 14 mai.. Les prévisions par secteur dans « le marin » du 27 septembre.

Les pêcheurs français donneront leurs premiers coups de drague le 1er octobre sur les gisements du large, puis dans les semaines suivantes sur les gisements classés. Beaucoup d’incertitudes, et d’espoirs, pèsent sur cette campagne de pêche à la coquille Saint-Jacques.

Cette pêche est très encadrée par des modalités fixées par les professionnels : tonnage par navire, jours et heures de pêche strictes, etc. Et les pêcheurs entretiennent attentivement les stocks par des semis. Ils ont en effet tout intérêt à exploiter durablement cette ressource primordiale dans leurs comptes d’exploitation : la coquille Saint-Jacques est la première espèce en volume débarquée dans les criées françaises, avec quelque 16 000 tonnes déclarées pour la dernière saison.

Les incertitudes sont encore nombreuses pour cette campagne 2013-2014 : crainte que les évaluations des stocks ne conduisent à des prélèvements recommandés à la baisse notamment en baie de Saint-Brieuc ; risque que la toxine ASP ne perturbe la pêche en baie de Seine et Bretagne-sud ; négociations pour éviter que les pêcheurs britanniques n’ouvrent le bal avant l’heure…

Et surtout, les pêcheurs espèrent une meilleure valorisation de leurs produits parfois bradés l’an dernier. Le bilan de la campagne 2012-2013 (portant sur les déclarations en halles à marée)

Outre ce sujet d’ouverture, le marin propose également les articles suivants dans ses 40 pages d’informations maritimes :
  • Le retour du poisson bleu à la criée de Sète
  • Grands fonds : la Scapêche veut étoffer sa flotte.
  • Russie: les 30 membres d'équipage du navire de Greenpeace placés en détention.
  • Conférence environnementale : l’AMI hydrolien annoncé officiellement.
  • Brittany Ferries : objectifs atteints.
  • STX s’attaque au paquebot qui valait 1 milliard
  • L’Escale à Bordeaux et les rubriques habituelles.
Pour lire le marin du 27 septembre dans le Kiosk ou Ici

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Le 26 septembre 2013

Les scientifiques décodent la vie des Abysses...

Moules, crabes, crevettes… La vie prolifère au tréfonds des océans. Plus de 500 espèces répertoriées.... 

Lire dans Ouest France : Sciences. Les origines de la vie au fond des abysses

Green People

Claire Nouvian, une lueur dans les abysses

La directrice de l’association Bloom a fait de la lutte contre la pêche en eaux profondes le combat de sa vie. Mais, pour devenir la porte-voix du monde du silence, elle doit s’exposer en pleine lumière, elle qui se dit sombre et solitaire.

Son prénom évoque la lumière. Son regard bleu la reflète. C’est souvent ça que l’on dit de Claire Nouvian, qu’elle est « lumineuse ». Une lumière douce, comme celle qui se dégage des immenses toiles florales tapissant les murs de son appartement, dans l’élégant VIIe arrondissement de Paris. En ouvrant la (...)

Suite dans terraeco.net

L'IFREMER : alibi officiel des lobbies industriels de la pêche profonde

d'après Bloom

Avec un sulfureux papier de position politique, infondé scientifiquement, l'Ifremer est devenu l'alibi officiel des lobbies et se retrouve au centre du débat entre pêcheurs industriels, cabinets ministériels et ONG

C'est désolant pour les nombreux chercheurs excellents de l'IFREMER dont le travail se trouve entaché par une sombre affaire politico-industrielle – et soi-disant – scientifique.

Explication de texte : lors de la Conférence environnementale, la députée Isabelle Thomas a brandi un "dossier d'actualité" de l'Ifremer au statut bâtard, totalement infondé scientifiquement et qui ne pèse pas plus que n'importe quel blog sur le Web, sauf qu'en l'occurrence, c'est sur le site de l’Ifremer que cet article a été posté. Cela "en jette". Alors que contient ce document pour qu'il soit si fréquemment mis en avant par les lobbies de la pêche industrielle et leurs défenseurs politiques ? Pour voir le plaidoyer de l'Ifremer pour le chalutage profond.

Ce document ne représente ni l’état des connaissances actuelles ni l’avis des chercheurs de l’Ifremer sur la pêche profonde au chalut. En revanche, on y trouve un certain nombre de déclarations parfaitement fausses d’un point de vue scientifique et qui ne survivraient pas un instant à la relecture d’une revue scientifique sérieuse. Notons d’ailleurs que l’IFREMER s’est bien gardé de traduire ce document compromettant en anglais, mais BLOOM s’en est chargé. Voir Ici

Ce document n’a donc pas d’autre vocation que de répondre aux besoins politiques du cabinet de Frédéric Cuvillier et des élus de Bretagne siégeant à la Commission de la pêche du Parlement européen (Alain Cadec – UMP  et Isabelle Thomas – PS) : ces quelques individus œuvrent ensemble pour faire dérailler, depuis le début, le règlement ayant vocation à protéger les écosystèmes marins les plus vulnérables du monde. Mais sans aucune munition scientifique, la tâche n’est pas aisée. Voilà ce à quoi ce document bâtard de l’Ifremer a cherché à pallier. Mais comme les ifremériens pro-pêche industrielle au chalut ne passeraient pas les fourches caudines de la relecture scientifique anonyme, ils ont opté pour la seule solution possible : un article Web, en français uniquement, sans relecture ni même approbation au sein de l’Ifremer.

Les propos scientifiquement erronés qui y sont tenus ont été épinglés par la revue « Nature » dans un éditorial qui met nommément en cause l’Ifremer et le sulfureux rôle politique que la science joue en France dans ce dossier. Voir Ici

Ce n'est pas sans rappeler un autre contexte français de création de fausses controverses sur le climat...

Pendant ce temps... Aux antipodes, les pêcheries en eaux profondes sont reconnues "Pêche durable" : Hoki de Nouvelle-Zélande, ou en cours d'évaluation "Pêche durable" : Grenadier d'Australie

En Nouvelle-Zélande, les quotas de pêche sont même en très forte hausse : Deepwater species TACC increase announced

Face à ces constats, Martine Valo du quotidien Le Monde : L'interdiction de la pêche en eau profonde n'est pas pour demain

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Le 25 septembre 2013

En Irlande, les pêcheurs d'Arranmore défient Bruxelles....

"Je violerai la loi plutôt que d’abandonner la pêche"

Les pêcheurs d'Arranmore pratiquent une pêche artisanale et affirment n'être pour rien dans la baisse du stock des poissons. Avec leurs petits bateaux, qui dépassent rarement quinze mètres, et leurs méthodes traditionnelles, ils ne s'aventurent guère au large. En revanche, ils ont vu débarquer à des kilomètres de leurs côtes les armadas de bateaux-usines, essentiellement d'Espagne, des Pays-Bas et de France, qui ont acheté les droits de pêche irlandais. "Eux, ils peuvent continuer leurs pratiques au large, aujourd'hui encore. Tandis que nous, on n'a plus rien", s'agace M. Kavenagh. Pour lui, l'interdiction de pêche est une "atteinte à la vie" même d'Arranmore. Les habitants de l'île demandent une protection comparable à celle d'une minorité en danger.

A Arranmore, les pêcheurs répètent qu'ils n'ont pas l'intention de renoncer. Ils maintiennent la pression, estimant que c'est leur seule chance de faire survivre l'île. Et M. Kavenagh prévient, d'une voix froide et déterminée : "Je violerai la loi plutôt que d'abandonner la pêche." La petite île irlandaise est décidée à mener son combat jusqu'au bout.

L'épopée de l'île d'Arranmore pour sauver sa pêche

Source : Le Monde par Eric Albert (Ile d'Arranmore (Irlande) - envoyé spécial)

En 2006, Bruxelles avait interdit aux pêcheurs de la petite île irlandaise d'exploiter le saumon. Les habitants ne l'ont jamais accepté.

La bataille n'est pas totalement terminée, et la victoire encore incertaine. Mais l'épopée des pêcheurs d'Arranmore a déjà fait tanguer Bruxelles. Cette poignée d'irréductibles pêcheurs irlandais est en train de desserrer l'interdiction de pêche imposée par l'Europe, qui étouffe depuis sept ans l'économie de leur lointaine île irlandaise.

L'île d'Arranmore est située au large des côtes nord-ouest de l'Irlande. Le vent y est sans pitié, et plus d'un navire s'est échoué sur les méchants récifs qui l'entourent. Traditionnellement, la pêche est au cœur de la vie de cette petite île de 22 kilomètres carrés, fournissant la principale source de travail.

Tout a basculé en 2006, lorsque, en application d'une directive européenne, Dublin décide d'interdire la pêche au saumon, pour enrayer le déclin des stocks de poissons. Deux ans plus tard, en 2008, c'est l'interdiction de toute pêche au filet autour de l'île, dans une zone surnommée "VIa", qui est déclarée, touchant des espèces comme le cabillaud ou le merlan. Seule la pêche au crabe et à la langouste reste autorisée.

Suite : Le Monde

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Le 24 septembre 2013

Slow Fish étend ses filets en Méditerranée

Face aux messages alarmistes sur la pêche et sur l'état sanitaire et environnemental des océans, le citoyen ne sait plus à quel poisson se vouer. Le réseau Slow Fish Provence-Méditerranée, qui s'étend sur le littoral méditerranéen souhaite adresser un message local, qui permet de mieux comprendre la complexité de la pêche et mieux agir en tant que consommateurs.

Source : Slow Food

La dimenson locale permet aussi de reconnaitre, informer, valoriser la pêche artisanale des "petits métiers" comme un patrimoine culturel vivant permettant aux habitants de ces régions d'avoir accès à des poissons de qualité, de saison.

Recréer ce lien avec les pêcheurs, c'est permettre également aux habitants de s'ancrer dans ce territoire avec ces pratiques et savoirs, qui va de l'achat du poisson directement au pêcheur, en passant par la cuisine dans lesquelles d'infinies variations de recettes prenent vie, jusqu'au repas partagé et convivial de la Méditerranée.

L'ambition de Slow Fish MED, est d'associer des chefs cuisiniers et des pêcheurs locaux, des scientifiques, des organisations qui travaillent localement sur la pêche et le tourisme, des consomma- teurs et des paysans, pour répondre ensemble aux questions qui se posent sur la gestion des terri- toires et pour défendre les métiers artisanaux et les produits des territoires maritimes et agricoles.

"Nous sommes très heureux de rejoindre une campagne qui, dans notre région, fédère depuis plusieurs années déjà l'Encre de Mer, les prud'homies varoises et le groupe Slow Food Provence Mediterranée ", explique Boris Obolensky, pêcheur à la Redonne. « Les communautés de pêcheurs ont besoin d'être soutenues. Leur contribution à la culture méditerranéenne est très importante. Pourtant elles font face aujourd'hui à de nombreux défis ignorés du public, politiques, écono- miques et environnementaux. La plupart du poisson consommé est importé et les consomma- teurs se concentrent sur quelques espèces, oubliant la saisonnalité et la diversité des espèces qui nagent à quelques mètres de nous. », ajoute-t-il.

« Cuisines en Friche est un très bel espace pour diffuser notre message de façon originale et savou- reuse » ajoute Pierre Gianetti, du restaurant le Grain de Sel à Marseille, qui offrira au public une démonstration de cuisine réalisée à partir des poissons oubliés pêchés par Boris Obolensky dimanche 15 septembre à 16h30. « Ce sera le lancement des activités du réseau Slow Fish dans la région Provence-Méditerrannée ».

Carlo Petrini, fondateur de Slow Food sera aussi de la partie, à l'occasion d'un face à face avec Pierre Rabhi paysan, philosophe et essayiste, inventeur du concept « Oasis en tous lieux », vendredi 13 septembre à 19 h. « La pêche n'est guère différente de l'agriculture : chacun peut contribuer par ses choix quotidiens à enrayer les engrenages d'un système alimentaire mondialisé, basé sur l'exploitation intensive des ressources au profit d'une industrie chaque jour plus concentrée.

Les océans sont indispensables pour assurer la continuité de la vie sur Terre. Nous devons les défendre par nos choix alimentaires en nous informant et en cherchant à influencer la politique sur le sujet », affirme Petrini.
Slow Fish MED, étendra les activités du réseau dans la région, sur les ports, les marchés paysans, dans des poissonneries et des écoles hôtelières, dans les salles de cinéma, ainsi qu' au niveau natio- nal et international, à l'occasion de Eurogusto à Tours, par exemple, et le salon du goût de Turin et Slow Fish à Gênes.

Pour en savoir plus :
Encre de Mer : www.l-encre-de-mer.fr
La prud'homie méditerranéenne : http://pacapeche.free.fr/prudhomies.html

Boris Obolensky : 06 85 94 38 61
Le grain de sel : 39, rue de la Paix Marcel Paul, Marseille 04 91 54 47 30
Sushiqui : 31 rue Goudard, Marseille 06 80 92 98 65
Marco Polo Echanger Autrement : www.marcopolo.asso.fr/projets/pescatourisme

Slow Food Provence-méditerranée : www.slowfood.fr/provence/
Friche la Belle de Mai : www.lafriche.org

Pour adhérer à la campagne :
Coordination de Slow Fish Slow Fish Provence-Méditerrannée :

Mima Debache - oumeimah@gmail.com

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Le 23 septembre 2013

Bretagne Sud. Appel à témoin suite à l’échouage d’un requin féroce...

Un requin féroce (Odontaspis ferox) s’est échoué en bordure de l’embouchure de la Vilaine. Pas de panique : cette espèce n’a de féroce que le nom, un nom hérité de sa mâchoire... Cependant, la présence de ce requin des eaux chaudes intrigue les scientifiques de l’APECS de Brest et de la Station Biologique de Concarneau... C'est la raison de l'appel à témoin à tous les pêcheurs qui auraient des informations...


Chaque année, des requins sont observés ou capturés dans les eaux bretonnes, comme par exemple le requin pèlerin, le requin peau bleue ou encore le requin hâ. Rencontrer un requin féroce est beaucoup plus inhabituel. En effet, cette espèce fréquente surtout les eaux tempérées chaudes et tropicales et a plus tendance à vivre dans les eaux profondes, entre 300 et 800 m.

L’espèce n’a été signalée dans des eaux moins profondes que dans quelques secteurs, en particulier dans des archipels éloignés tel que l’archipel de Malpelo dans le Pacifique (Colombie), ou plus près d’ici les Canaries ou les Açores, ainsi qu’en Méditerranée.

Une première dans le Golfe de Gascogne depuis 1930 !

Le dernier signalement dans le Golfe de Gascogne date de janvier 1930. Un mâle de 1m40 avait été capturé au chalut par 46°N et 4°W, à une profondeur d’environ 250m. Ce signalement constituait jusqu’à l’année dernière l’observation la plus septentrionale de cette espèce.

En effet, un autre requin féroce s’est échoué sur les côtes françaises en août 2012, sur une plage de la côte ouest du Cotentin, en Manche. Echoué vivant, le requin avait pu être remis à l’eau.

Appel à témoins

Voilà donc deux signalements, très proches dans le temps, qui intriguent les scientifiques de l’APECS et de la Station Biologique de Concarneau.

Mesuré et pesé dimanche, le requin de Pénestin a été autopsié ce lundi matin. Aucun élément ne permet de connaitre les causes exactes de cet échouage. Mais les scientifiques pensent qu’il pourrait s’agir d’un requin capturé accidentellement dans un engin de pêche et l’APECS lance donc un appel à témoins auprès des professionnels de la pêche.

Deux scénarios à l'étude

Si un bateau de pêche a effectivement pris ce requin dans ses filets, qu’il n’hésite pas à contacter l’association pour donner des informations sur le lieu de capture. L’association est également intéressée par tout autre témoignage, qu’il s’agisse de captures passées ou futures, en Atlantique ou en Manche.

S’il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives de ces deux échouages inédits, d’autres témoignages pourraient faire émerger l’hypothèse de mouvements de populations vers le nord, possible conséquence du réchauffement climatique. Le requin féroce est facilement reconnaissable à ses dents allongées en forme de poignards, recourbées vers l’intérieur de la gueule, et à son corps massif de couleur brun.

> Pour contacter l’APECS : 02 98 05 40 38 ou 06 77 59 69 83 ou par email à asso@asso-apecs.org

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Le 21 septembre 2013

Airosa - Ecume de mer

Un ouvrage de Séverine Dabadie (photographe) et Christiane Etchezaharreta...

En 2013, Airosa a fêté ses 60 printemps. Soixante années de labeur sur les flots. 

Ce bateau à la fière allure est le seul et unique rescapé de ces belles années passées, celles qui voyaient partir vers Dakar ces audacieux clippers basques. C’est pourquoi Airosa est classé depuis 2002 au titre des monuments historiques (fait rare pour une embarcation). 

Mais loin d’être un objet de musée, il est le dernier témoin vivant de cette longue tradition. Séverine Dabadie a embarqué sur Airosa pour photographier la pêche à la bolinche et le travail à la canne et à l’appât vivant, à la poursuite du thon rouge. 

Avec Christiane Etchezaharreta, elles ont tenu à rendre hommage à ces marins qui pratiquent une pêche responsable et raisonnée et à ce magnifique bateau, Airosa, avant que les temps modernes n’aient entièrement submergé de son écume notre passé encore vibrant.

Canneur-bolincheur, Airosa est l’un des rares bateaux autorisé à pratiquer la pêche au thon rouge à la canne grâce à la technique de l’appât vivant (peita). Les techniques utilisées sont respectueuses des ressources halieutiques et considérées comme éco-responsables par les organismes de défense de la nature. Le travail de nuit au filet appelé bolinche est également très particulier et a rarement été traité.



Il s’agit d’un témoignage rare, dernier vestige d’une époque révolue :

- Préface de Mikel Epalza, aumônier des pêcheurs (et ancien pêcheur).

- Entretien avec Didier Martinez, patron de l’Airosa et descendant d’une lignée de pêcheurs basés à St Jean-de-Luz/ Ciboure. Témoignage sensible d’un homme libre.

- Séquence ininterrompue de la série de photographies : vie à bord, pêche de nuit de l’appât vivant (anchois, sardines) appelé “peita”, pêche traditionnelle au thon rouge, pêche de nuit à la bolinche (chinchards), débarquement du poisson à la Criée.

- De très nombreuses photographies en couleurs, légendées, proposées en pleine page.

- Entretien avec  Serge Larzabal, ancien pêcheur, descendant d’une lignée de pêcheurs basés à St Jean-de-Luz/ Ciboure et Président du Comité Local des Pêches Maritimes de Bayonne. Il est le représentant des pêcheurs basques et négociateur des quotas de pêche auprès des institutions nationales et internationales. Bilan et perspective de la pêche.

- Entretien avec  Charles Montet, ancien patron-pêcheur à la retraite et Président de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer).

Pour en savoir + : dossier de presse sur le portail de Séverine Dabadie

Sur les pas du dernier thonier traditionnel

Il est une évidence : Séverine Dabadie s’attache à travers son objectif à retranscrire un patrimoine, à participer de cette mémoire collective. Après un ouvrage sur le laxoa, elle signe avec Christiane Etchezaharreta Airosa/Écume de mer, un ouvrage photographique à bord de l’un des derniers thoniers traditionnels basques. Un ouvrage bilingue (traduction de Kattalin Totorika) paru aux éditions Elkar, dans la collection patrimoine “Ondarea”.

Source : Journal du Pays Basque par Cécile Vignau 

C’est durant l’été 2012 que la photographe a suivi le quotidien de ces sept pêcheurs, sous l’égide de Didier Martinez, le patron de l’Airosa. En témoignant de la pêche, ces hommes témoignent de leur vie et se sont livrés à Séverine Dabadie.

En découlent inéluctablement des questions de transmission, notamment avec le fils de Didier, Vincent, 14 ans, qui passe ses étés à bord de l’Airosa et entre cette année à l’école de pêche. “J’aime cette idée de filiation qu’il peut y avoir dans ces familles de pêcheurs”, assure Séverine Dabadie. Une transmission qui n’empêche pas le patron de craindre quant à l’avenir d’une profession “qui se perd”. Réservé, il se dit sincèrement “touché” par le travail de Séverine et Christiane qui tend à rendre compte de ce patrimoine.

Entretien avec Séverine Dabadie / Photographe

Suite Journal du Pays Basque

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Dans le marin du 20 septembre 2013, la biodiversité marine au menu de la conférence environnementale


 Les autres sujets traités dans le marin :
  • Le projet de Roullier d'extraction de sable s’enlise en baie de Lannion.
  • Un accord franco-britannique sur la coquille en Manche.
  • Royaume-Uni. Vers l'interdiction de zones au chalutage ?
  • Les énergies marines. Les Français cartonnent… en Écosse. 
  • Lorient. Une femme à la tête de la gendarmerie maritime.
  • Guyane. Arraisonnement musclé de la police des pêches.
  • Les bas prix du cabillaud conduisent un groupe norvégien à vendre un de ses navires.
Cette semaine, le marin consacre deux pages aux opérations visant à renflouer puis à démanteler le Costa Concordia. Un incroyable dispositif a permis de relever les 51 000 tonnes de l’épave. Mais celle-ci doit encore être préparée, convoyée, démantelée.

Pour lire le marin, cliquer Ici ou (le Kiosk)

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Le 19 septembre 2013

Thon rouge : la fronde des petits métiers de la pêche


Dénonçant le manque de licences pour la pêche au thon rouge, les professionnels s'apprêtent à travailler dans l'illégalité.

Les petits métiers ne désarment pas ! Confrontés depuis début juillet à la présence d’une boue marine qui recouvre les filets et entrave les captures (un phénomène baptisé popolle), les pêcheurs sont déjà engagés dans un bras de fer avec l’État pour obtenir compensation du préjudice subi. Mais d’autres combats, et non des moindres, se préparent.

Source : La Marseillaise par Emmanuelle Stange

Thon rouge : plus de 60 demandes en souffrance

Comme il l’avait annoncé en janvier dernier, le syndicat des petits métiers du Languedoc-Roussillon va orchestrer dans les prochains jours une sortie illégale de pêche au thon rouge. Une opération destinée à dénoncer l’insuffisance de PPS (permis de pêche spéciaux) thon rouge. « Le syndicat n’a obtenu que 5 PPS alors qu’il y a plus de 60 demandes en souffrance », rappelle Frédéric Reste, président du syndicat.

Entre 40 et 60 bateaux devraient participer à cette sortie contestataire, dont les modalités restent volontairement floues. « Nous ne savons pas encore si nous organiserons deux sorties - une vers Sète et l’autre vers Port la Nouvelle - ou une seule entre les deux , glisse le responsable syndical. Toujours est-il que la direction des pêches a été prévenue de l’imminence de l’opération. »

Autre sujet brûlant, la surpuissance des bateaux. « Les 2/3 de la flotte, que ce soit les petits métiers ou les chalutiers, sont surmotorisés par rapport à leur PME (permis de mise en exploitation), convient Frédéric Reste. Au lieu des 450 chevaux réglementaires, les chalutiers ont souvent des moteurs de 1 000 chevaux. Quant aux petits métiers, ils dépassent aussi mais dans une moindre mesure (de 50 à 60 chevaux), en tous cas jamais plus du double autorisé. »

Fin de tolérance sélective pour la surmotorisation des navires...

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Le 18 septembre 2013

Quelle place pour les pêcheurs dans l’Europe bleue ?

Paysans des montagnes et pêcheurs ont en commun de subir la pression des idéologues de la tragédie des communs. La mer est aujourd’hui le dernier théâtre du mouvement des enclosures, légalisé au XVIIIème siècle en Angleterre par l’Enclosure Act qui mit fin aux droits d’usage et aux communaux. Symboliquement, Maria Damanaki annonça le même jour l’adoption de son projet de réforme de la Politique Commune des Pêches et le lancement de la stratégie de croissance bleue, la course aux richesses de la frontière maritime est lancée.

Source : CDPM 29 par René-Pierre Chever

C’est la « transposition » faite par Alain Le Sann de la thèse de l’historienne Andrée Corvol (directrice de recherches au CNRS) qui a publié en 1987 une somme de 600 pages sur « L’homme aux bois ». Une histoire des relations de l’homme et de la forêt de Louis XIV à François Mitterrand.

Ce qui est très révélateur c’est qu’en changeant simplement le mot « forestier » par celui de « pêcheur » on plonge directement dans la situation actuelle de la pêche en France et en Europe. Instructif…


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Le 17 septembre 2013

Grands fonds : Laisser le champ libre à l’exploitation minière !

La France a demandé l’extension de sa ZEE au-delà des 200 milles marins... C’est pour pêcher plus loin et plus profond !!!

La pêche en eau profonde bientôt interdite ?



TF1 Sciences - 1min 56s –  le 17 septembre 2013 à 20h35

Les marins pêcheurs d'eau profonde pourraient voir très prochainement leur activité interdite par l'Union européenne. Leurs filets qui plongent dans les entrailles des océans sont accusés de détruire un milieu fragile et encore méconnu. Source : La pêche en eau profonde bientôt interdite ? sur WAT.tv

Nouvelle offensive de Bloom contre le chalut de grand fond

Bloom a diffusé des images du régalec, le plus grand poisson osseux du monde. Un poisson pélagique, qui vit en haute mer mais pas au fond. Les chantres de la biodiversité ne sont pas à un détail près pour combattre le chalutage. Ce contre exemple a été repris par TF1 et France 2 (20 heures du 17 septembre 2013) :  Surpêche : arrêter la pêche en eaux profondes ?


Claire Nouvian, directrice-fondatrice de l’association Bloom, a rassemblé, le lundi 16 septembre à Paris, avec le soutien de la Deep Sea Conservation Coalition, des personnalités soutenant la proposition de l’Union européenne d’interdiction du chalutage de grands fonds.

Source : Le Marin

Cette proposition devait être discutée par la commission de la pêche du Parlement européen en octobre, le débat en plénière n’étant pas envisagé avant décembre. Le rapporteur du texte au Parlement, le député grec Kriton Arsenis, doit cependant encore revoir sa copie avant la présentation à la commission de la pêche, la version qu’il avait présentée en août ayant été jugée insuffisamment préparée pour être présentée lors de la session en septembre comme prévu.

Kriton Arsenis était d’ailleurs invité à Paris par Bloom, à côté de représentants d’associations écologistes, mais aussi d’autres députés européens comme le Français Jean-Paul Besset ou l’Allemande Ulrike Rodust, ou encore le député socialiste français Jean-Paul Chanteguet. Bloom avait aussi convié des scientifiques, qu’ils soient spécialistes des grands fonds comme l’Américain Les Watling et le Britannique David Billett, ou simplement signataires de l’appel lancé par Bloom, comme Gilles Bœuf, président du Muséum national d’Histoire naturelle ou Philippe Cury, de l’IRD.

Métaux sous-marins : quel contrôle de leur exploitation ?
        
Cet été la communauté internationale a accordé deux nouveaux permis d'exploration minière, au Japon et à la Chine, sur des sommets sous-marins situés dans les eaux internationales. Au cœur du dispositif d'autorisation figure une agence internationale très peu connue, l'AIFM. Mais ses pouvoirs sont-ils suffisants pour concilier exploitation industrielle et préservation de la biodiversité ?

Source : Novethic  par Thibault Lescuyer

Les fonds sous-marins font l’objet d’une forte attention, notamment parce qu'ils contiennent des terres rares. En juillet deux nouveaux permis d’exploration ont été accordés dans la « zone », ainsi que l'ONU définit les sous-sols dans les eaux internationales. Ils complètent ceux déjà octroyés à une quinzaine de pays par l’Agence internationale des fonds marins (AIFM) pour rechercher des gisements polymétalliques. Pour l’instant, ces permis ne sont qu’exploratoires. « Pour qu'une extraction ait lieu, il faut une certaine concentration de minerais. Or les sociétés chinoises et japonaises en sont encore probablement au stade des indices. Et les permis de l'AIFM ne concernent que l'exploration, mais pas l'extraction », précise Yves Fouquet, responsable du laboratoire Géochimie et Métallogénie à l'Ifremer. Une chose semble certaine : « Certains gisements peuvent contenir jusqu'à 5% de cuivre alors que le taux des mines terrestres est de l'ordre de 0,5% », ajoute le géologue.

Le seul problème est que cette nouvelle frontière pour les métaux en est une aussi pour la faune et la flore. Dans ces contrées abyssales le niveau de connaissance est « inégal, mais généralement insuffisant pour définir a priori les plans de préservation de l'environnement et de la biodiversité en cas d'exploitation », constate une récente étude de l'IFREMER (1). Et ce alors qu'on a découvert par endroit «une vie exubérante et extraordinaire ».

Greenpeace demande un moratoire sur l'exploration

Face à cette incertitude, Yves Fouquet invoque l'intérêt des missions d'exploration, avec l'idée que « pour contrôler, il faut connaître ». Mais des ONG comme Greenpeace dénoncent la précipitation des industriels. « Avant d'explorer les métaux sous-marins, il faut d'abord protéger les écosystèmes marins les plus vulnérables », estime François Chartier, chargé de campagne Océans à Greenpeace. L'ONG appelle à un moratoire, sur toute  exploration tant que des réserves marines n'ont pas été instaurées sur 40% des océans (contre 1% actuellement) et qu'un accord mondial sur la protection de la biodiversité en haute mer n'a pas été conclu (2).

Des industriels rassurants...

L'AIFM, ange gardien du patrimoine minier commun...

(1)   Les ressources minérales marines profondes, sous la supervision d'Yves Fouquet et Denis Lacrois, éditions Quae 2012.

(2)   Depuis le sommet Rio+20, des négociations sont en cours à l'ONU pour faire modifier la Convention sur le droit de la mer et y intégrer, notamment, des clauses sur la protection de la biodiversité.

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Le 16 septembre 2013

Projet de loi relatif à l’économie sociale et solidaire : Etude d’impact


L’économie sociale et solidaire (ESS) réunit près de 10 % des salariés français dans des structures à forte utilité sociale et à gouvernance démocratique. Elle continue de recruter malgré la crise.

Source : Ressources solidaires par Guillaume Chocteau

L’économie sociale et solidaire est un modèle entrepreneurial se distinguant de l’économie marchande traditionnelle en ce sens qu’elle rassemble des entreprises poursuivant trois principes :
- une forme de lucrativité limitée,
- une gestion démocratique fondée sur le principe « une personne = une voix »,
- une activité tournée vers la satisfaction des besoins de ces membres ou la réalisation de missions d’intérêt général.

En cela, les entreprises de l’économie sociale et solidaire réconcilient plusieurs dimensions :
- la performance économique,
- la gouvernance démocratique,
- l’utilité sociale.

L’économie sociale et solidaire participe de la promotion d’un modèle de développement « inclusif » qui crée des emplois non délocalisables et produit du lien social, par exemple en réinsérant, grâce au travail, des personnes éloignées de l’emploi, en développant des services de proximité dans les territoires, etc. L’économie sociale et solidaire recouvre ainsi des thèmes tels que l’entraide, la coopération et la solidarité économique.

Les statuts de l’économie sociale et solidaire sont multiples : associations ayant une activité économique, mutuelles, fondations, coopératives, mais aussi entreprenariat social, qui rassemble des entreprises commerciales à statut de SA ou de SARL, qui s’engagent à fonctionner selon les principes de l’économie sociale et solidaire.

Cliquer Sénat pour accéder au Projet de loi relatif à l'économie sociale et solidaire – Etude d’impact



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Le 14 septembre 2014

La bolinche obtient le label pêche durable

La bolinche est un filet circulaire de 300 mètres environ utilisé pour pêcher les sardines et les anchois. Cette technique de pêche à la sardine bretonne a obtenu le label "pêche durable" pour son respect de la ressource naturelle.



Source : France 3 Bretagne par Antonin Billet

La pêche de certaines espèces ou l'utilisation de certaines méthodes de pêche sont parfois décriées voire boycottées. Mais les bolincheurs bretons ont obtenu le label pêche durable MSC qui garantit que cette capture respecte la ressource en sardines.

La bolinche est un filet circulaire de 300 à 400 mètres de circonférence qui entoure le ban de poisson, anchois ou sardine. Cet engin de pêche est parfois décrié quand il lui arrive de capturer du bar ou quand certains ciblent volontairement cette espèce noble. L'obtention du label pêche durable MSC est donc une bonne nouvelle pour la profession.

Le Marine Stewardship Council est le seul organisme de certification de pêche durable. Il rassemble et analyse toutes les données scientifiques concernant les différentes pêcheries avant de rendre son rapport qui a été mis en ligne hier.

L'obtention de ce label réjouit également les autres acteurs de la filière, notamment les conserveries. Le label rouge garantit déjà la qualité de leur produits, ce nouveau label MSC garantit lui la pérennité et la responsabilité de l'activité.

Ce label est indiqué par un petit logo bleu sur les étiquettes ou les boîtes de vos espèces préférées.

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Concarneau: la sardine s'exporte

La conserverie concarnoise Gonidec, dont la spécialité phare est la sardine en boîte, tire son épingle du jeu, dans la tourmente de la crise. Elle connaît un joli développement à l'export.

Ces produits haut de gamme, conçus à l'ancienne, se retrouvent chaque jour un peu plus sur les tables européennes, mais aussi américaines ou asiatiques. "Nous connaissons un joli développement à l'export", se félicite Jacques Gonidec, troisième du nom à la tête de la maison fondée en 1959, récemment rénovée et agrandie et dont les produits sont vendus sous la marque Mouettes d'Arvor.

"Nous avons doublé notre progression à l'export entre 2011 et 2012, passant de 2,5% du chiffre d'affaires à 5,5", explique le dirigeant à la tête de l'entreprise depuis 1990.

La conserverie, la dernière de taille industrielle à Concarneau (Finistère), qui en a connu plus de 30 dans les années 1950, table pour 2013 sur une part à l'export de 7% du chiffre d'affaires. Elle exporte vers les autres pays européens - Belgique, Angleterre, l'Allemagne notamment -, mais aussi vers les Etats-Unis et certains pays asiatiques...

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À la une du marin du 13 septembre : « Trente navires commandés aux CMN de Cherbourg »


Le Mozambique a commandé vingt-quatre navires de pêche, trois patrouilleurs et trois intercepteurs aux CMN. Ce contrat, d’un montant de 200 millions d’euros, rassure les 340 salariés du chantier cherbourgeois.

Également dans ce numéro du marin :
  • Démission du président de la SNSM,
  • Vente controversée de chalutiers au Pays bigouden, 
  • Quiberon : coques et palourdes aux enchères,    
  • Huîtres : un bon captage en prévision, 
  • Guerre du maquereau : Pas d'accord... Mais de bons espoirs  
  • Arraisonnements en Méditerranée de deux cargos transportant de la drogue, 
  • Difficultés du chantier vendéen Alubat, 
  • Nomination de François Jacq à la tête de l’Ifremer, 
  • Projet de décret accordant une bonification de la retraite des marins anciens combattants d'AFN...

Pour accéder à ce numéro du Marin, cliquer Ici ou (Kiosk)

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Le 12 septembre 2013

La nouvelle France industrielle tourne le dos à la mer nourricière !!!


Les 34 plans de reconquête industrielle sur fond bleu de mer nourricière

Le président de la République, François Hollande, a présenté les priorités de la politique industrielle de la France, « la nouvelle France industrielle », en présence d’Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, le 12 septembre 2013, au palais de l’Elysée.

Genèse des 34 plans industriels

Au terme d’un an de travail conduit au sein du Conseil national de l’industrie (CNI), le Gouvernement a engagé une réflexion stratégique destinée à déterminer les priorités de politique industrielle de la France. Elles sont le résultat d’une analyse très approfondie des marchés mondiaux en croissance et d’un examen précis de la place de la France dans la mondialisation pour chacun de ces marchés.

Les priorités retenues l’ont été au regard de trois critères :
  • se situer sur un marché de croissance ou présentant des perspectives de croissance forte dans l’économie mondiale ;
  • se fonder essentiellement sur des technologies que la France maîtrise, sur leur diffusion dans l’économie et leur développement ainsi que sur l’industrialisation d’une offre industrielle nouvelle ;
  • occuper une position forte sur ce marché avec des entreprises leaders, ou disposer d’un écosystème académique, technologique, économique et industriel permettant d’y occuper une place forte.

Alors que la pêche et l'aquaculture correspondent à ces trois priorités, la France continue de tourner le dos à la mer nourricière... Laissant son vaste océan, 2e espace maritime dans le monde, à la convoitise des grandes puissances halieutiques internationales comme actuellement en Polynésie française... Plongeant le déficit de la balance commerciale des produits de la mer dans les fosses abyssales (+ de 3 milliards d'euros chaque année)....

L’avenir de l’Océan revient à ceux qui croient encore à la mer nourricière... Les professionnels de la mer y croient toujours....

Mer et littoral. « On croit à l'avenir de la pêche »

Serge Daniel fait partie des patrons pêcheurs qui feront visiter leur bateau à quai, lors des Journées mer et littoral les 20 et 21 septembre 2013. Une démarche primordiale pour mieux faire connaître la profession.

Source : Le Littoral  par Marina Chélin
À l'idée de faire visiter son bateau, le Va Fi An (clin d'oeil aux prénoms de ses enfants : Vanessa, Fiona, et Anthony), lors des Journées mer et littoral, Serge Daniel, âgé de 52 ans, est très enthousiaste.Patron pêcheur depuis vingt-six ans et trente-trois ans de métier à son actif, il considère que « c'est son rôle de participer ». Pour défendre une profession certes, mais aussi pour mieux la faire connaître.

« Une touche supplémentaire »

« Dans la tête des gens, c'est un métier dur et dangereux. Nous, on le perçoit différemment. Il faut être motivé et aimer ça. C'est sûr que ce n'est pas facile dans le froid et l'humidité, mais le mauvais temps fait partie du travail ». Serge Daniel entend bien expliquer toutes les contraintes et les avantages inhérents, que ce soit au grand public ou à des jeunes, qui prendront peut-être la relève un jour.Il en est persuadé, « quand c'est un professionnel qui s'exprime, cela amène une touche supplémentaire, qui fait la différence ». Et d'ajouter : « On va raconter comment et où on pêche. Ça rassure aussi le consommateur ».Sur le Va Fi An, un côtier de 9,98 m de long, qui pêche la coquille, la praire, l'araignée et le homard, Serge explique, le bateau rentre à quai tous les soirs. « On a une vie de famille et une vie sociale correcte », assure-t-il. « Le plus dur, c'est de rester éveillé. C'est primordial, il y a beaucoup d'accidents dus à ça. On doit être très vigilants. On passe entre huit et dix heures par jour en mer. À côté, on a une certaine liberté et souvent des après-midi de libres ».

Soutien aux jeunes générations....

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Le 11 septembre 2013

Découvrez la pêche du Maquereau de Trouville au chalut pélagique !

Embarquez à bord de l'An Diveliour : le bateau de Daniel Harache, patron pêcheur et Président du Syndicat des Pêcheurs de Trouville-sur-Mer.



Les chalutiers de Normandie s'engagent, avec le groupement qualité NFM - Normandie Fraicheur Mer - pour une pêche qualitative de poissons sauvages.

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Le Homard du Cotentin : à voir sur Thalassa !

Ce vendredi 13 septembre 2013 sur THALASSA, ne manquez pas le reportage « Les pinces du Cotentin », consacré à notre bleu homard, certifié Pêche Durable MSC !


Les pinces du Contentin

Au large de Granville, il existe un territoire maritime que les spécialistes appellent « le berceau du homard ». Dans les archipels de Chausey ou des Minquiers, les crustacés grandissent sous les cailloux et on les attrape au casier. Une pêche réglementée et qui a peu d'impact sur l'environnement.
   
Souvent appelé homard breton, homard bleu ou européen, le crustacé capturé au large de la péninsule porte désormais l'appellation de « homard MSC Jersey Cotentin ».

Les bonnes pratiques de pêche lui ont permis d'obtenir un écolabel, c'est-à-dire une certification de pêche durable. Une reconnaissance que les pêcheurs normands partagent aujourd'hui avec ceux de Jersey, attestant de l'entente cordiale entre les deux communautés travaillant sur cette mer commune.

Depuis cette année, le crustacé se distingue à la criée ou chez les poissonniers par son élastique portant la mention MSC : Marine Stewartship Council, un écolabel mondialement reconnu et attestant d'une bonne gestion des mers.

Pour leur nouvelle vie, les pinces du Cotentin entendent bien faire parler d'elles au-delà des frontières…

Cliquer Ici pour accéder à un extrait du reportage 

Reportage Antoine Mora, Christian Auxemery

Production France 3 – Thalassa 

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Le 10 septembre 2013

30 ans que le Parc Marin donne la pêche à la Côte Bleue !


Le Parc Marin de la Côte Bleue fête ses 30 ans cette année. Cette réserve qui s'étend sur 25 km entre le golfe de Fos et la rade de Marseille allie un écosystème riche, des activités humaines tournées vers la mer tout en collaborant avec les pêcheurs pro.

Source : Maritima.info par  C. Pietri

La réserve de Carry le Rouet a bien grandi depuis 30 ans. Créée sur proposition du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d'Azur avec les communes de Sausset-les-Pins, Carry-le-Rouet, Ensuès-la Redonne, le Rove et avec le soutien du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, elle s'est étendue en 1993 à la commune de Martigues en permettant la création, 3 ans plus tard, de la réserve du Cap Couronne.

L'objectif reste depuis l'origine la protection du milieu marin allié à des programmes d'éducation des scolaires grâce aux classes de mer notamment. Frédéric Bachet est fier de la réussite de cet outil : "Ce qui était une expérience a pris corps avec le temps, avec la participation des communes et l'engagement des pêcheurs qui a été déterminant. Ils ont joué le jeu en acceptant les réserves et en faisant des propositions pour gérer le milieu". Une association qui fonctionne tellement bien que ce sont les pêcheurs, eux-mêmes qui ont proposé la création de la deuxième réserve du Cap Couronne.

"Les réserves sont des sites où la faune peut retrouver un équilibre au niveau des proportions mâles-femelles, gros individus-petits individus qui est optimale pour produire du poisson et essaimer à l'extérieur des réserves. Cela permet au milieu de se repeupler", explique Frédéric Bachet. Après trente ans d'existence, les agents de la réserve peuvent se réjouir de belles retombées. "On voit une diversité de poissons, la taille des espèces qui est beaucoup plus imposante qu'en extérieur, hors réserve. L'effet réserve fonctionne aujourd'hui", se félicite Virginie Stemer, écogarde, agent de surveillance sur la réserve de Carry-le-Rouet-Cap Couronne.

Le 9 septembre 2013

La pêche profonde au menu de la Commission Pêche du Parlement européen 

Le 18 septembre 2013, la pêche profonde revient sur la table des discussions à la commission PECH du Parlement européen (Programme de la journée)

L’expertise de l’Ifremer sur les pêches profondes en Europe 

Source : Le Marin

La pêche d’espèces de grands fonds en Europe est-elle durable ? En partie, estime l’Ifremer dans une expertise. Pour l’Institut son interdiction pure et simple n’apparaît pas nécessaire, mais il rappelle que la décision revient au politique.

Fortement décriée par certaines organisations écologistes, cette pêche pourrait en effet être interdite par une réglementation européenne. L’Institut a ainsi publié le 19 juin sur son site une expertise, reprise dans le marin de cette semaine, qui porte sur la définition des pêches profondes, la situation des ressources exploitées, les impacts sur l’environnement et les modalités de gestion. Autant de sujets qui font débat.

Amendements / Projet de rapport

Pêche dans l'Atlantique du Nord-Est : conditions spécifiques pour la pêche des stocks d'eau profonde, dispositions relatives à la pêche dans les eaux internationales de l'Atlantique du Nord-Est et abrogeant le règlement (CE) n° 2347/2002

Rapporteur : Kriton Arsenis

Cliquer Ici pour télécharger le document avec les amendements des eurodéputés

Pêches profondes dans les eaux européennes : expertise et travaux menés par l’Ifremer

Source : Ifremer

La pêche dite profonde est souvent présentée comme une aberration écologique compte tenu des dommages causés par les engins de pêche aux fonds marins et aux populations exploitées, et comme une activité non contrôlée et mal connue scientifiquement.

Outre le fait qu’il est nécessaire d’éviter toute généralisation (les situations pouvant être très diverses selon les régions du monde et les types/modalités d’exploitation) et qu’il faut considérer la pêche comme une activité de cueillette qui n’est donc pas exempte de tout impact sur l’environnement (aucune activité humaine ne pouvant être considérée comme totalement dénuée d’impact), l’Ifremer fait ici le point sur son expertise et les travaux de recherche que mènent ses équipes sur la définition des pêches profondes, sur la situation des ressources exploitées, sur les impacts sur l’environnement et sur les modalités de gestion.

Définition des pêches profondes

La définition de la pêche profonde fait encore débat. Faut-il considérer la pêche profonde comme l’activité de pêche au-delà d’une certaine profondeur ou comme l’activité qui cible des espèces dites profondes ? L’organisation mondiale pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) définit comme profondes les eaux dont les profondeurs sont supérieures à 200 m tandis que le Conseil International pour l'Exploration de la Mer (CIEM) utilise une limite à 400 m. Une définition qui repose sur un critère strictement bathymétrique engloberait des activités très différentes : en effet, en plus de la pêche des espèces profondes, il existe des pêcheries d’espèces du plateau continentale (baudroies, merlus, cardines) jusqu’à 600 voire 1000 m.

A l’inverse, dans les eaux européennes, les pêches profondes sont légalement définies par une liste d'espèces capturées qui comprend la lingue bleue, pêchée de 400 à 1300 m ainsi que le phycis de fond, le grenadier de roche et le sabre noir, pêchés par 750 à 1500m. A ces profondeurs, on trouve aussi l'empereur et des petits squales, qui étaient commercialisés avant leur interdiction sous l'appellation "siki". Au-delà de 1500 m l'activité de pêche est aujourd’hui quasi-inexistante en Europe parce que l'abondance des ressources y est plus faible.

Dans le cadre du projet européen DEEPFISHMAN, l’Ifremer a développé une approche originale pour définir les pêches profondes en combinant le critère profondeur et la proportion de biomasse des populations de poissons de part et d’autre de cette profondeur ; sont ainsi considérées comme espèces profondes les espèces pour lesquelles plus de 50% de la biomasse se situe au-delà de 200 m. Les espèces actuellement listées dans les annexes I et II du règlement européen encadrant les pêches profondes (CE 2347/2002) sont globalement en phase avec cette définition, à l’exception notable du congre et le petit sébaste qui ne satisfont pas ce critère ; l’application de ce critère conduirait à inclure le flétan noir, le brosme et le sébaste du nord dans les espèces profondes. Suite...

Autres documents d'analyse :
  • When does fishing lead to more fish? Community consequences of bottom trawl fisheries in demersal food webs
    P. Daniel van Denderen1,2,
    Tobias van Kooten1 and
    Adriaan D. Rijnsdorp1,2
+ Author Affiliations

(1) Wageningen Institute for Marine Resources and Ecosystem Studies (IMARES), PO Box 68, 1970 AB IJmuiden, The Netherlands
(2) Aquaculture and Fisheries, Wageningen University, PO Box 338, 6700 AH Wageningen, The Netherlands

Abstract

Bottom trawls are a globally used fishing gear that physically disturb the seabed and kill non-target organisms, including those that are food for the targeted fish species. There are indications that ensuing changes to the benthic invertebrate community may increase the availability of food and promote growth and even fisheries yield of target fish species. If and how this occurs is the subject of ongoing debate, with evidence both in favour and against. We model the effects of trawling on a simple ecosystem of benthivorous fish and two food populations (benthos), susceptible and resistant to trawling. We show that the ecosystem response to trawling depends on whether the abundance of benthos is top-down or bottom-up controlled. Fishing may result in higher fish abundance, higher (maximum sustainable) yield and increased persistence of fish when the benthos which is the best-quality fish food is also more resistant to trawling. These positive effects occur in bottom-up controlled systems and systems with limited impact of fish feeding on benthos, resembling bottom-up control. Fishing leads to lower yields and fish persistence in all configurations where susceptible benthos are more profitable prey. Our results highlight the importance of mechanistic ecosystem knowledge as a requirement for successful management.

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Dans le marin du 6 septembre 2013, Les lycées maritimes font le plein


Les lycées professionnels maritimes ont fait leur rentrée le mardi 3 septembre avec des effectifs stables, à une poignée d'élèves près...

Les autres sujets abordés par le marin :
  • Syrie. Les enjeux sont aussi maritimes
  • Kerguelen. La pêche de légine reconnue durable
  • Bugaled Breizh. Les journaux de bord bien remis aux juges
  • Pêche. La coopération fait sa rentrée
  • Expertise. L'Ifremer se penche sur les grands fonds
  • Dossier Concarneau. La quête du renouveau
  • L'OIT dénonce le travail forcé sur les bateaux de pêche en Thaïlande

Pour lire le marin du 6 septembre 2013, cliquer Ici (Kiosk) ou (Le Marin)

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Le 5 septembre 2013

Europe. Interdiction des rejets pour compenser la baisse des captures minotières...

En Europe, les quotas de pêche réservés à l'alimentation animale (ou pêche minotière) ont tendance à diminuer depuis plusieurs années (voir tableau plus bas). L'interdiction des rejets dans la PCP réformée permettra de compenser la chute des captures minotières dans le seul intérêt de l'industrie de l'alimentation du bétail et du poisson...

L'interdiction des rejets va booster l'industrie minotière pour l'alimentation animale...

Carl-Christian Schmidt de la Direction des échanges et de l’agriculture de l’OCDE parle des rejets comme d'un gaspillage de la ressource halieutique. Il évite de parler du gaspillage de ressource qu'est la pêcherie minotière...

Les rejets gaspillent les ressources. Une interdiction européenne, adoptée en février 2013 par les ministres de la Pêche des États membres, entrera graduellement en vigueur, en commençant par la mer du Nord en 2014. En 2019, toutes les pêches de l’UE seront concernées, à quelques exceptions près. L’interdiction des rejets est positive à plusieurs égards. En premier lieu, il est absurde et éthiquement discutable de jeter de précieuses protéines de poisson comestibles, outre que cela pose un problème économique. Les rejets peuvent aussi compliquer sérieusement la gestion du stock de poissons, puisque le volume total de la production halieutique n’est pas connu. D’où des lacunes dans les données et informations requises pour une gestion durable et responsable des pêches.


Certains prétendent qu’il n’existe pas de marché pour écouler les poissons jugés indésirables. Cela peut être vrai dans certains cas. Mais le plus souvent, les poissons ne sont pas rejetés parce qu’ils n’ont pas de valeur, mais parce que le pêcheur peut faire des bénéfices plus élevés en ne gardant que les plus prisés.

L’intérêt est donc là : n’importe quel poisson ou presque peut être transformé en farine ou en huile de poisson, ingrédients clés dans l’alimentation animale et piscicole, ainsi que dans l’industrie pharmaceutique. De plus, vu la forte demande de ces produits dans l’aquaculture, il existe peut-être déjà un marché pour les poissons « indésirables » ramenés à terre.

De nombreuses zones de pêche sont surexploitées dans le monde, et peu rentables pour les pêcheurs. Il est indispensable de gérer efficacement les pêches pour améliorer la situation économique de ces communautés. Réduire les incitations à rejeter des prises, en supprimant les obstacles réglementaires et en trouvant des approches de marché qui augmentent la valeur de tous les poissons capturés, peut faire partie de la solution.

L’interdiction des rejets par l’UE va dans le bon sens : elle favorise la croissance verte car elle améliore l’utilisation des ressources et la gestion des stocks. Il importe cependant de poursuivre l’action visant le redressement des pêches internationales et de mettre en oeuvre des réformes en vue de les pérenniser.

D’après l’article de l’OCDE Observateur-2 sept. 2013 : Interdiction européenne des rejets de poissons - Quel est l’appât ?


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Le 4 septembre 2013

Des macro-déchets aux micro-déchets....



Le bateau collecte des macro-déchets

France 3 Aquitaine : Reportage de Patrick Panier et Laurent Montiel

Quand les macro-déchets finissent comme micro-polluants incrustés dans la chair des moules...

Capbreton : la pêche aux macro-déchets

C'est l'un des phénomènes qui inquiète les protecteurs de l'environnement, nos océans deviennent des poubelles géantes. Au large des Landes, une expérimentation est menée pour récupérer les déchets avant de les recycler.


Ces macro-déchets apportent non seulement une pollution visuelle, mais aussi présentent des risques sanitaires (polluants véhiculés) et physiques (sécurité pour la navigation et la baignade). En 8 jours, 500 kg de déchets ont été récupérés par un chalutier qui expérimente cette nouvelle pêche. Peut-être une nouvelle diversification du métier de marin-pêcheur au service de l'environnement ?

A la braderie de Lille, ils ont mangé 150 millions de fragments de plastiques

Source : LCI par Morgane Senotier

Ce week-end avait lieu la célèbre Braderie de Lille, avec ses traditionnelles moules-frites. Pour cette occasion, une association a calculé la quantité de fragments de plastique ingérée par les bradeux en mangeant des moules.

Les estomacs des Lillois ont été mis à rude épreuve le week-end dernier... En trois jours, ce sont près de 150 millions de fragments de plastiques que les habitués de la braderie de Lille ont mangés. Pour arriver à ce résultat, l'association MED (Méditerranée en  danger) a extrapolé les résultats de l'étude du professeur Colin Janssen (écotoxicologue à l'université de Gand, Belgique) sur la présence de plastique dans la chair des moules.

Selon cette étude, il y aurait 1 à 2 fragments de plastique par gramme de chair de moule, ce qui correspond en moyenne à 300 fragments de plastiques par portion de 300 grammes de chair de moule. Sachant que chaque année, 500 tonnes de moules, soit 150 tonnes de chairs, sont ingérées pendant la braderie de Lille, cela représente 150 millions de fragments de plastiques dans les estomacs des bradeurs, a calculé MED.

Selon l'étude de Colin Janssen, si une telle quantité de plastique est observée, c'est parce que les moules sont des organismes filtreurs qui peuvent absorber et filtrer près de 25 litres d'eau par jour. Et dans cette eau, se trouvent de très petites particules de plastique, de moins d'un millimètre de long. Ces microparticules proviennent, entre autres, des déchets en plastiques présents dans la mer, tels que les sacs d'emballages ou encore des fibres synthétiques de textiles.

A Lille, les moules de la braderie ont un goût de plastique

Source : RTL par Virginie Garin | Terre d'innovations

A Lille, ceux qui ont brocanté tout le week-end ont dégusté entre 400 et 500 tonnes de moules. Mais les bradeurs auraient aussi ingurgité à leur insu 150 millions de fragments de plastique, contenus dans les mollusques....

Moules : vous reprendrez bien un peu de plastique ?

Source : Consoglobe

Que le plastique soit présent dans l’océan n’est pas une nouvelle. Une nouvelle étude confirme l’ingestion importante de microplastiques par les moules en mer du Nord.

Si les moules-frites sont de saison en septembre, particulièrement en ces temps de braderie de Lille, on se doute moins que le plastique s’est invité au menu. Pourtant les faits sont là : les chairs des moules contiennent de nombreuses microparticules de plastique.

L’Université de Gand, en Belgique, a étudié les mytiloïdes de la mer du Nord, fortement polluée par le plastique. L’étude montre que cette dégradation marine touche fortement les moules, qui absorbent les polluants contenus dans leur environnement. Au point de trouver une moyenne de 300 microparticules de plastique par portion de 300 grammes de chair de moules.

Du plastique dans nos assiettes...

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Le 3 septembre 2013

Franck Marie transmet sa passion pour les métiers de la poissonnerie

Malgré les nombreux remous qui l’agitent, la poissonnerie reste un secteur plein d’avenir.

Ces métiers qui manquent de bras
«Le poisson, ce n'est pas que des trucs carrés avec des yeux dans les coins!»

Passionné par les métiers de la poissonnerie, Franck Marie est professeur au lycée maritime aquacole de Cherbourg.

Source : La Croix par Julien Duriez

Cliquer Ici pour accéder à la vidéo

Sur les bords du bassin de Port-en-Bessin, Franck Marie pourrait passer pour l’un des marins-pêcheurs de ce petit port du Calvados. Les yeux pétillants, le cinquantenaire porte un tee-shirt bleu marine au-dessus d’un pantalon en grosse toile « acheté à la coopérative », précise-t-il. La marée est un monde d’initiés. Pour se faire accepter, mieux vaut porter l’uniforme des gens de la mer. Et savoir de quoi on parle.

Et Franck Marie connaît son sujet. « Des gars comme moi, on les compte en France sur les doigts d’une main », assure-t-il. Poissonnier pendant sept années dans l’Orne, Franck Marie est formateur au Lycée aquacole de Cherbourg. Quel que soit le poisson qui se trouve dans votre assiette, l’enseignant connaît son nom latin et les multiples manières de le préparer.

Dans sa carrière de prof, il a formé plus de 1 000 apprentis, jeunes en Bac pro ou adultes en formation continue, aux métiers de la marée. Le professeur est le premier à convenir que les métiers de la pêche changent. Le nombre de bateaux et le volume des prises baissent. Tout n’est pas rose non plus sur l’étal du poissonnier. La crise économique a resserré le budget des ménages et les artisans font face à la concurrence des grandes surfaces.

Ambassadeur

Pourtant, si le secteur a changé de visage, les besoins en main-d’œuvre restent importants. « Les produits de la mer et d’eau douce sont en perpétuelle évolution, il y a plein de choses à faire », s’enthousiasme Franck Marie. Et de citer les crises alimentaires à répétition autour de la viande, qui incitent à se tourner vers le poisson, la valorisation des produits, comme la saint jacques normande, classée Label rouge, le développement de la pisciculture ou la création de “coproduits”, comme les granulats issus de la compression des coquilles réutilisés dans l’agriculture.

 « Je dis à mes jeunes qu’ils seront certainement amenés à faire des métiers qui n’existent pas encore », déclare l’enseignant, qui se voit comme un ambassadeur de la filière. Chaque année, le prof accueille dans ses classes de BEP, de CAP et de Bac pro des enfants d’école primaire et de collège. Dans les salles de cours où les élèves apprennent à manier gourdins, couteaux à flanquer et autres crocs à raie derrière des établis de carreaux blancs, Franck Marie enseigne également l’hygiène et la réglementation.

Mais le plus important, explique ce diplômé en menuiserie, qui tient son intérêt pour la marée d’un oncle, pêcheur « braconnier » en eau douce, c’est de « transmettre la passion ». L’enseignant espère changer l’image du métier. « Le poissonnier est peut-être celui qui crie le plus fort sur le marché, mais c’est faux de l’associer aux mauvaises odeurs ». Lui préfère parler de parfums. L’éperlan sent le concombre, assure-t-il, les étrilles fraîches embaument le pollen et le filet d’aigrefin rappelle la pâte à crêpes, raconte-t-il encore l’œil gourmand, attablé dans un petit restaurant du port où se réunissent les mareyeurs après leur nuit de travail.

Un maestro de la découpe

Franck Marie est aussi le premier à répondre aux sollicitations lors des différentes fêtes de la mer organisées sur la côte normande, le plus souvent pour faire des démonstrations de filetages. Découpe de filets « en papillon » ou « à l’anglaise », présentation d’un cabillaud « en colère », qui se mord la queue, ou « en bélier », avec les filets enroulés autour de la tête, les passants sont toujours nombreux à s’arrêter. « Un de mes élèves raconte que j’ai inventé le « show poisson » », s’amuse le maestro de la découpe dans un sourire modeste.

Surnommé « l’intello de la marée » au marché de gros de Caen, où il allait s’approvisionner chaque matin lorsqu’il était encore simple poissonnier, le professeur possède aujourd’hui dans sa bibliothèque plus de 3.000 livres qui traitent du monde de la pêche. L’un d’eux, très complets, sur la découpe des poissons, est écrit de sa main. Signe de l’intérêt grandissant du grand public pour la cuisine des produits issus de la mer, il est aujourd’hui épuisé et sera réédité prochainement....

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Le 2 septembre 2013

Rentrée 2013 au lycée maritime du Guilvinec : un stage long pour renforcer les acquis des élèves.


La rentrée des classes au Lycée professionnel maritime du Guilvinec aura lieu mardi 3 septembre. Cette année encore le lycée fait le plein d'élèves en formation initiale, en apprentissage et en formation continue. Dans son objectif de qualité et de performance l'établissement innove aussi en proposant un stage long.

Effectifs en hausse

Le lycée professionnel maritime du Guilvinec voit cette année ses effectifs augmenter légèrement. 110 élèves feront leur rentrée en formation initiale et en apprentissage, du CAP de matelot aux Bac pro. Les élèves seront accueillis mardi 3 septembre, à 10h30 pour les internes et 13h30 pour les externes. Les cours commenceront dès l'après-midi.

Près d'une soixantaine d'adultes sont également inscrits dans les diverses formations continues maritimes proposées par l'établissement.

Quelques places encore disponibles

Depuis 4 ans le lycée prépare des jeunes au Bac pro CGEM, conduite et gestion des entreprises maritimes à la pêche par voie d'apprentissage. Cette formation a beaucoup de succès, tant auprès des apprentis qui forgent ainsi leur expérience professionnelle, qu'auprès des patrons qui peuvent les former selon les besoins de leur entreprise. Malgré ces excellentes conditions, certains jeunes cherchent encore une entreprise d'accueil. Le lycée se tient à la disposition des armements désireux de recruter un apprenti. En ce qui concerne la formation continue, les inscriptions sont encore possibles pour les cours préparatoires au C.I.P, certificat initial à la pêche et au brevet de mécanicien 250 kW.

Un stage long de 7 semaines pour les Terminales



Répondant aux vœux des professionnels, des enseignants et de leurs élèves, Philippe Bothorel, directeur du lycée, a pris l'initiative de mettre en place, à compter de cette année, un stage long pour les classes de terminales. Entre les vacances de la Toussaint et de Noël, les élèves pourront effectuer un stage embarqué de 7 à 9 semaines. Cette disposition doit permettre de faciliter l'embarquement au long cours au commerce, à la pêche au thon tropical ou encore à la grande pêche. Le lycée multiplie ainsi les atouts pour faire réussir le plus grand nombre, comme en témoignent les résultats aux derniers examens.

Retrouvez tous les résultats aux examens  sur le site Internet du lycée: www.lycee-maritime-guilvinec.com

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Le 31 août 2013

« Nous participons à la restructuration de la filière poisson »

Thierry Blandinières, directeur général de Maïsadour et PDG de Delpeyrat

En février 2013, Delpeyrat se fixait un objectif de 1000 à 1500 tonnes de saumon fumé d'ici 3 à 5 ans (LSA : Après le caviar, Delpeyrat se lance sur le marché du saumon fumé).

Tout s'est accéléré en ce mois d'août. Reprises coup sur coup, des sites de transformation du norvégien Norways Seafood et ceux du normand Ledun Pêcheurs d'Islande. Dès lors, Delpeyrat peut miser sur 4000 tonnes de saumon fumé... Plus crevette, plus poisson blanc, plus truite fumée...

En moins d'un an, le groupe coopératif Maïsadour -au départ des maïsiculteurs du Sud-Ouest- devient l'un des leaders de la filière poisson en France....

Cany-Barville (76) : la société Ledun Pêcheurs d'Islande reprise par Delpeyrat

Un soulagement pour les 214 salariés des deux sites spécialisés dans le saumon et les crevettes. Delpeyrat,  groupe connu pour ses produits du sud/ouest veut se diversifier dans le saumon fumé

Source : France 3 Haute Normandie par Sylvie Callier

Delpeyrat était en concurrence avec Labeyrie pour la reprise du site Ledun de Cany-Barville.  Deux grands noms intéressés par un savoir-faire qui remonte à 1872 dans la région de Fécamp. Le redressement judiciaire avait été prononcé en juin dernier.  Les salariés redoutaient une reprise partielle. Ce sont finalement les deux sites, saumon et crevettes, qui sont repris avec tout l'effectif.

Reportage de G. Archiapati et O. Flavien à Cany Barville

Delpeyrat se fait un nom… dans le saumon

Avec l’acquisition, hier, de Pêcheurs d’Islande, le groupe landais conforte son pôle maritime et hisse ses prétentions au niveau de son grand voisin Labeyrie.

Source : Sud Ouest

Si incroyable que cela puisse paraître, le groupe Maïsadour et sa filiale Delpeyrat ont créé en l’espace d’un mois un pôle maritime qui fait désormais d’eux l’un des premiers acteurs français du saumon frais, du saumon et de la truite fumés, du poisson blanc frais et de la crevette, vendus dans les rayons de la grande distribution.

C’est un relais de croissance supplémentaire qui vient s’ajouter à l’éventail des productions de la coopérative landaise (1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires) originellement fondée sur la culture du maïs et sa valorisation à travers la volaille et le canard gras.

4 000 tonnes à la barre

Le coup était parti timidement, il y a un an à peine, avec la reprise de la petite saumonerie (Label rouge) Saint-Ferréol, à Brioude, en Haute-Loire. « Mais cela nous a permis de comprendre le marché », explique Thierry Blandinières, directeur général de Maïsadour et PDG de Delpeyrat.

Puis, au début de ce mois d’août, tout s’est accéléré. Au terme de longues négociations, la SA MVVH (commune à Maïsadour, à Vivadour et à Val de Sèvre Holding) a pu acheter Viviers de France (75 millions d’euros de chiffre d’affaires, 230 salariés), jusqu’alors propriété du groupe norvégien Norway Seafoods. Soit deux usines, l’une à Castets (40), l’autre à Boulogne-sur-Mer (62), transformant 15 000 tonnes de poissons par an : 8 000 tonnes de saumon, 3 000 de truite et 4 000 de poisson blanc.

L’offre de Labeyrie écartée

Enfin, hier, le tribunal de commerce du Havre a répondu favorablement à l’offre de Delpeyrat pour la reprise de Ledun Pêcheurs d’Islande, qui était en redressement judiciaire. Cette entreprise, installée à Cany-Barville (76), où elle dispose de deux usines, est spécialisée dans le saumon fumé (environ 4 000 tonnes par an) et la crevette (3 000 tonnes). Elle réalise un chiffre d’affaires annuel de 52 millions d’euros et compte 234 salariés, dont l’emploi sera sauvegardé.

Delpeyrat n’était pas seul à convoiter Pêcheurs d’Islande. Son grand voisin de Saint-Geours-de-Maremne (40), Labeyrie Fine Foods, filiale du groupe basque Lur Berri, était aussi sur les rangs. En février dernier, le groupe avait déjà mis la main sur l’activité hareng de l’entreprise normande. Et il voyait donc là une belle occasion de conforter son leadership national dans le saumon fumé, où, à travers ses marques Labeyrie et Delpierre, il représente près de 30 % de parts de marché. Mais le tribunal en a décidé autrement, et, par conséquent, Labeyrie voit surgir un redoutable concurrent à sa porte.

En l’absence de son président, Xavier Govare, Labeyrie Fine Foods n’a pas souhaité réagir hier. En revanche, du côté de Maïsadour-Delpeyrat, on ne s’en est pas privé. « Pour nous, c’est un enjeu stratégique, affirmait Thierry Blandinières. Le saumon entre tout à fait dans l’univers alimentaire festif haut de gamme du Sud-Ouest que nous développons autour du foie gras et du jambon de Bayonne. »

D’autant que les perspectives de marché semblent bonnes : « La consommation de poisson est en plein essor, tant au niveau français que mondial, la tendance par rapport à la viande rouge lui est favorable. » La progression de la consommation de saumon a toutefois pour effet un renchérissement de la matière première, dont la production reste stable dans les fermes aquacoles de Norvège. Ce sont elles, principalement, qui alimentent les unités de transformation françaises ; avec, à un degré moindre, les fermes écossaises.

Des occasions

Dès lors, un certain nombre de transformateurs nationaux se sont trouvés en difficulté, parce que, précise Thierry Blandinières, « ils ne sont pas parvenus à répercuter la hausse du prix du saumon auprès de la grande distribution ».

C’est ainsi que Delpeyrat et d’autres ont pu récupérer des entreprises à la barre des tribunaux de commerce. « Nous participons à la restructuration de la filière poisson », justifie-t-il. Mais ne craint-il pas les mêmes effets ? « Les distributeurs ont accepté une hausse de 10 % en juin, et 10 % supplémentaires sont prévus en septembre. Disons que nous arrivons au bon moment » !

La carte que joue Delpeyrat dans cette affaire est celle de la « notoriété » associée à sa marque, pour lui permettre de bien valoriser le produit, souligne le président de Maïsadour, Michel Prugue. La qualité et la traçabilité seront des éléments mis particulièrement en avant auprès du consommateur. « Nous accordons la plus grande vigilance à la traçabilité de nos produits », affirme Thierry Blandinières. La période des fêtes de fin d’année sera le moment choisi pour le lancement, avec, laisse-t-on entendre, une grosse campagne de communication à la clé.

Le saumon de Normandie sauvé par un canard du Sud-Ouest

Delpeyrat, le spécialiste du canard et des foies gras, qui s'est lancé récemment dans le saumon, a été désigné par le tribunal de commerce du Havre pour la reprise de Ledun Pêcheurs d'Islande (LPI), spécialisé dans le saumon fumé et les crustacés, a annoncé l'entreprise vendredi 30 août dans un communiqué.

Source : Paris Normandie

LPI, dont le siège est à Cany-Barville (Seine-Maritime), réalise un chiffre d'affaires de 52 millions d'euros. Son entrée dans le giron de Delpeyrat permet la sauvegarde des 234 emplois et la relance des deux activités, saumon et crevettes, selon Delpeyrat, filiale du groupe coopératif Maïsadour.

LPI avait été placé en redressement judiciaire le 21 juin.

Delpeyrat a récemment fait l'acquisition de deux sites industriels de Norway Seafoods, spécialistes de la transformation des poissons roses et blancs. Il s'agit des Viviers de France et des Viviers Marins, respectivement à Castets dans les Landes (siège de Norway Seafood en France) et Boulogne-sur-Mer, qui transforment près de 8.000 tonnes de saumons, 3.000 tonnes de truites d'Aquitaine et environ 3.000 tonnes de poissons blancs par an.

Le président de Delpeyrat, Thierry Blandinières, avait justifié ces acquisitions par la volonté de l'entreprise de chercher "ailleurs" que dans le foie gras et les jambons un nouveau relais de croissance. Dans son communiqué, Delpeyrat place sa reprise de LPI sous le signe de la "conquête" dans une "économie marquée par la flambée des cours du saumon et un déséquilibre entre l'offre et la demande".

"C’est un peu un pari sur l’avenir qu’ils font" selon Vincent Truelle

Vincent Truelle, directeur général de l’Association des entreprises de produits alimentaires élaborés (Adepale)

"Il y a un état d’urgence sur le saumon fumé", selon Vincent Truelle

Source : Usine Nouvelle par Adrien Cahuzac - Publié le 23 août 2013

ENTRETIEN  Envolée des cours du saumon, manque de disponibilité... Résultat : plusieurs usines ont fermé en France depuis le début de l’année. Le mouvement redistribue les cartes entre les industriels. Vincent Truelle, le directeur général de l’Association des entreprises de produits alimentaires élaborés (Adepale), à laquelle adhère le Syndicat national des industries du saumon et de la truite fumés (STF*), revient sur les raisons du déclenchement de la guerre du saumon fumé.

L’Usine Nouvelle - Comment expliquez-vous la flambée des prix que connaît actuellement le secteur du saumon ?

Vincent Truelle - Nous sommes devant une situation assez classique dans l’agroalimentaire : il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande. La production mondiale de saumon, assurée majoritairement par la Norvège est à peu près au même niveau qu’en 2012. Les conditions climatiques n’ont pas été propices aux conditions d’élevage cet hiver. Or, la consommation mondiale ne cesse de progresser, particulièrement au Brésil et en Chine.

Le saumon norvégien, qui assure 69 % de la consommation française de saumon fumé, a vu son prix grimper de 70 % en quelques mois, passant de 3,50 euros/kg en février 2012 à 6,00 euros/kg ! Parallèlement, la consommation de saumon fumé ne faiblit pas en Europe, et principalement en France, premier pays consommateur. Elle a progressé de 2 % en 2012 à 36200 tonnes.

Est-ce que cela explique les difficultés des industriels depuis quelques mois, comme Marine Harvest, Marcel Baey et Ledun Pêcheurs d’Islande, qui ont annoncé des fermetures d’usines en France ?

Le contexte est très défavorable pour les entreprises de transformation. Elles sont dans l’incapacité de répercuter les hausses à la distribution. Aucune entreprise ne peut absorber 70% de hausse sur le coût de sa matière première. La concentration de la production en amont les pénalise et participe à la volatilité des cours. Il y a urgence à ce que la distribution accepte des hausses de prix pour garantir la survie des entreprises. Nous espérons que la nouvelle loi Hamon sur la Consommation facilitera la répercussion des hausses de matières premières. Faute de quoi la question de la disponibilité du saumon fumé dans les linéaires pour les consommateurs français risque de se poser pour Noël.

Des groupes annoncent pourtant des profits records. Marine Harvest a publié un résultat opérationnel multiplié par quatre sur le second trimestre… Pourquoi ?  

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Comment expliquez-vous que ces fermetures d’usines aiguisent l’appétit d’autres groupes, comme Delpeyrat, qui vient de racheter début août les activités de Norway Seafoods et vient de faire une offre sur Ledun Pêcheurs d’Islande (LPI) en Normandie ?  Il n’y a pas le même empressement dans la filière avicole ou porcine…

Dans certaines filières d’élevage en France, il y a de la surcapacité par rapport à la demande. Dans le saumon fumé, c’est le phénomène inverse. La demande est supérieure à l’offre. Il n’y a pas de raison que cela change dans les prochains mois. La consommation va rester soutenue. Certains opérateurs voient là une occasion de renforcer leurs parts de marché. C’est un peu un pari sur l’avenir qu’ils font.  

Propos recueillis par Adrien Cahuzac

*Le syndicat STF rassemble 11 entreprises qui représentent 90 % des ventes de saumons et truites fumés en France.

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Dans le marin du 30 août 2013, "Bugaled Breizh" le secret défense déjà levé ?


Autre sujet :
  • Politique de la mer. Cuvillier défend sa vision d'un "Etat stratège"
  • Saumon. Marine Harvest super rentable
  • Des hydrographes à l'épreuve du raz Blanchard
  • Interview. Jean-Yves Perrot
  • Quotas en hausse en mer Baltique
  • Gabon. Du pétrole en eau très profonde pour Total
  • Dossier. Salon de Vannes : Les mortalités encore
  • Dossier. Tahiti : Nouveaux relais de croissance
Cliquer Ici pour accéder à la lecture du marin dans le kiosk

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Le 29 août 2013

Les subventions aux carburants dans le secteur de la pêche européenne

Fuel subsidies in the EU fisheries sector

Note / Note d’information

Parlement Européen

Juillet 2013

Cette note d'information a pour but de fournir au Parlement européen une analyse sur les déductions fiscales, comme prévue par la directive 2003/96/CE, sur les carburants utilisés par la flotte de pêche de l'UE. Une estimation des effets de cette directive en termes de recettes perdues par les gouvernements des États membres de l'UE est fournie. En outre, les avantages acquis par les pêcheurs des réductions / exemptions fiscales sont analysés à travers les segments de la flotte.

Abstract. This briefing note is intended to provide the European Parliament with an analysis on tax allowances, as provided by the Directive 2003/96/EC, on fuels used by the EU fishing fleet. An estimate of the effects of this directive in terms of forgone revenue by governments of the EU MS is provided. Additionally, the benefits gained by fishers from tax reductions/exemptions are analysed across fleet segments.

Résumé (traduction google)

Cette note d'information a pour but de fournir au Parlement européen avec une analyse sur les déductions fiscales liées au carburant utilisé par la flotte de pêche communautaire tel que prévu par la directive 2003/96/CE. Il est important de noter qu'en raison de la contrainte de temps la présente note d'information est fondée sur les informations actuellement disponibles, et que les lacunes dans les données empêché des analyses plus approfondies, ainsi que des évaluations statistiques robustes. Les détails des problèmes de données qui ont surgi lors de la compilation de la présente note sont fournis dans le document.

Les subventions aux carburants pour les pêcheurs de l'Union européenne consistent principalement en des exonérations fiscales sur les carburants à l'égard des taxes d'accise destinées aux combustibles spécifiques. En outre, conformément à la directive 2003/96/CE du Conseil, qui stipule que les États membres sont exemptés de l'impôt sur le thème " les produits énergétiques fournis pour une utilisation comme carburant pour la navigation dans des eaux communautaires (y compris la pêche )", une exonération totale d'impôt est généralement appliquée au secteur de la pêche.

Le niveau d'exonération fiscale pour une entreprise de pêche dépend de la MS à laquelle il appartient, puisque les taxes sur le carburant que ce que paierait en l'absence des exemptions diffèrent selon les États membres.

En outre, la directive 2003/96/CE du Conseil, est mise en œuvre différemment selon les EM de l'UE. Dans certains États-membres, comme le Danemark, la Suède et l'Allemagne, les droits d'accises appliqués actuellement sont beaucoup plus élevés que le taux minimal fixé par la directive. Dans d'autres États-membres, par exemple, l'Espagne et la Lituanie, le taux est égal à la valeur minimale. Toutefois, cela n'implique pas nécessairement, par exemple, que pour une entreprise danoise de l'exemption de la taxe sur les carburants est plus pertinent que pour une société espagnole en raison de tirer des conclusions à cet égard, il serait nécessaire d'examiner l'incidence de l'impôt sur le prix du carburant et sur total des coûts variables rencontrées par l'entreprise, et ces questions n'ont pas été abordées dans la présente note.

D'autre part, il est possible de faire des hypothèses sur les conséquences que la suppression des exonérations fiscales sur les carburants pourrait avoir sur les revenus des gouvernements dans les États membres de l'UE. Basé sur les résultats de la présente note, en l'absence d' exemptions de taxe sur les carburants ( pour les pêcheurs ), les différents gouvernements des États membres auraient un rendement différent , à un degré plus ou moins élevé en fonction de la quantité totale de carburant consommé par la flotte de pêche et sur la valeur des droits d'accises sur les carburants utilisés dans le secteur de la pêche. Selon le montant total des recettes perdues par les gouvernements dans la dernière décennie, selon les estimations de l'objet de cette note, le bénéfice global pour les gouvernements de l'UE (22 pays participant à la DCF) a été estimé à 1,05 milliards € , soit 0,022 % du recettes gouvernementales moyenne globale. Toutefois, ce montant doit être considéré comme un maximum, car les pêcheurs serait très probablement adapter leur comportement et les activités de pêche afin de réduire la consommation de carburant en l'absence d'exonérations fiscales, similaire à celle observée au cours des dernières périodes de hausses de prix élevés du carburant.

Il est important de noter que l'importance réelle d'une telle mesure pour chaque gouvernement devrait être évaluée en tenant compte d'un autre élément important : comment grande est la quantité de carburant consommée par le secteur de la pêche par rapport à la quantité totale de carburant consommée par le pays. Comme une question de fait, dans la plupart des pays de l'UE, la part du carburant consommée par les navires à l'égard de la consommation totale d'énergie est très faible ( <1%).

En ce qui concerne les effets sur le marché de la suppression des exonérations fiscales sur les carburants (les pêcheurs), il est raisonnable de présumer que cela peut avoir deux impacts différents : 1) elle pourrait conduire à une augmentation des prix payés par les consommateurs et 2) réduire la rentabilité des entreprises de pêche. Toutefois, d'autres aspects doivent être pris en compte, par exemple, le type de produit (par exemple, substitution ou des produits complémentaires) et les différences entre les produits en termes d'élasticité des prix. Dans les pays où les consommateurs ont tendance à préférer les produits frais, il est probable que la suppression de l'exonération conduirait à une hausse des prix affectant directement le consommateur. Dans le même temps, cela compenserait totalement ou partiellement la réduction des bénéfices des pêcheurs en raison des coûts élevés de l'énergie. Dans le cas contraire, si le consommateur ne suit pas cette tendance, les prix à la consommation ne devraient pas augmenter et les coûts de production devraient diminuer.

D'autres effets possibles de la suppression des exonérations fiscales sur les carburants pourraient être une réduction de la quantité totale de carburant consommé par les pêcheurs et l'augmentation des investissements dans les technologies économes en énergie.

Cliquer Ici pour télécharger cette note d'information du Parlement européen

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Le 28 août 2013

Bases scientifiques de la gestion des pêches, aujourd'hui et demain

Formation continue

Agrocampus Ouest, Centre de Rennes

du 1 au 4 octobre 2013

Contexte

Le secteur des pêches est aujourd'hui confronté à de profondes mutations : réforme de la politique commune des pêches, mise en place d'une politique marine intégrée (Directive cadre «Stratégie pour le milieu marin»), préoccupations sociétales concernant les enjeux de durabilité écologique et de conservation des ressources marines. A tort ou à raison, ces différentes évolutions de la gestion des pêches se réclament bien souvent de «l'avis des scientifiques». Dès lors, il est utile pour les différents acteurs du monde de la pêche maritime de comprendre comment cet avis se construit, quelles sont les méthodes aujourd'hui utilisées par les scientifiques et quels sont les résultats qui justifient (ou pas) les évolutions en cours ou à venir.


Objectifs
  • Comprendre les notions scientifiques et le principe des méthodes utilisées par les chercheurs lors de la production des avis scientifiques : proposition de TAC et quotas, plans de gestion, approches plurispécifiques
  • Appréhender les enjeux liés au développement de l'approche écosystémique des pêches et à la mise en oeuvre de la Directive cadre stratégie pour le milieu marin
Public concerné

Acteurs et cadres du secteur des pêches maritimes : responsables, animateurs, chargés d'études des structures et organisations professionnelles, des administrations et collectivités territoriales
Session(s)

Programme

Séquence 1 (2 jours) : La gestion des pêches aujourd'hui : bases scientifiques
* Notions de base sur la dynamique des populations marines exploitées
* L'approche dite de précaution (en oeuvre depuis 1998 pour le calcul des TAC et quota)
* Principes et contraintes de la gestion au RMD
* Gestion de l'effort de pêche et plan de gestion à long terme

Séquence 2 (1 jour) : Approche écosystémique des pêches et Directive cadre Stratégie pour le milieu marin (DCSMM)
* Johannesburg et Nagoya : bases juridiques et scientifiques des changements en cours
* Approche écosystémique : état des lieux et perspectives pour les pêches en Europe
* DCSMM : les descripteurs du « bon état écologique » ; état d'avancement et perspectives

Séquence 3 (1 jour) : Commercialisation, label et valorisation, le pouvoir des consommateurs
* Marques et labels dans la filière halieutique : état des lieux, critères d'obtention, intérêt et limites
* Vers de nouveaux modes de gestion des filières de production

Responsable(s) 
            
Didier GascuelL
Marie Lesueur

Cliquer Ici pour plus d'informations et inscription avant le 15 septembre 2013 (980 euros)

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Le 27 août 2013

Asmer: l’association veut donner un avenir à la pêche à pied

Dur d’être entendu quand on est pêcheur à pied, constate Alain Briand, sans cesse mobiliser pour défendre son métier. Outre sa casquette de président de la commission pêche à pied au Comité national des pêches, il préside aussi l’Asmer, l’association de sauvegarde des métiers de l’estran et du rivage.

Source : Le Marin par Solène Le Roux

«  La pêche à pied n’est pas représentée en Europe. On est souvent les oubliés des textes de loi. Or il y a tout de même 1300 pêcheurs à pieds professionnels en France, 5400 en Galice, environ 6000 sur la côte espagnole méditerranéenne, autant au Portugal...

« On est des sentinelles du milieu. Sans nous, il n’y aurait plus de surveillance sanitaire, ni de limites à l’exploitation... »

Pêche de la telline sur Oléron




Le Charentais Alain Briand a créé l’Asmer, association de sauvegarde des métiers de l’estran et du rivage. Son but: faire entendre la voix des pêcheurs à pied à Bruxelles. Il réactive en fait l’association Asme, créée en avril 2005, avec l’ajout du "rivage" pour insister sur le rôle écologique que jouent les pêcheurs à pied, "sentinelles du milieu".

Il s’agit de représenter à Bruxelles les pêcheurs à pied, "souvent les oubliés des textes de loi". Alain Briand invite tous les pêcheurs à pied – professionnels et amateurs – à le rejoindre. "On doit se soutenir et se respecter." Notamment se mobiliser ensemble pour repeupler l’estran. Par contre Alain Briand fustige les "semi-pro" vendant leur pêche au black.

Parmi ses revendications: que des pêcheurs à pied puissent avoir un rôle de gardes jurés, étendre l’autorisation de la pêche de nuit l’été, accélérer les procédures pour classer des zones non travaillées, organiser des jachères, et prendre en compte la connaissance empirique des pêcheurs dans l’étude de la ressource.

Asmer, mairie du Château d’Oléron, 17480 Château d’Oléron. Tél. 06 48 91 45 73. E-mail : assocasme@orange.fr

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Le 26 août 2013

Norvège. Exportations à la hausse

Source : Norge / Savoirfairesavoir

Alors que les produits de la mer de Norvège avaient connu une baisse de leurs exportations en 2012, pour la deuxième année consécutive, après sept ans de croissance constante, la tendance est repartie à la hausse au premier semestre 2013.

Les produits de la mer en provenance de Norvège se portent bien. Le mois de juin leur a même été particulièrement profitable puisque l’industrie des produits de la mer de Norvège a enregistré une hausse des exportations de 6 % en valeur par rapport à juin 2012. Dans l’ensemble, les exportations ont même progressé de 7,2 % au cours du premier semestre 2013, soit un total de 3,4 milliards d’euros.

Une hausse due notamment « à l’augmentation des exportations de Truite de Fjord et de saumon, qui totalisent 2,3 milliards d’euros », selon Terje E. Martinussen, directeur général du Centre des Produits de la Mer de Norvège.
Le Saumon de Norvège, produit phare, représente à lui seul 65 % de l’ensemble des exportations en cette première moitié de l’année. Il atteint une valeur d’exportations de 2,2 milliards d’euros, soit une augmentation de 25 % (433 millions d’euros) par rapport à l’année précédente, malgré un volume légèrement à la baisse.
La France est le plus gros marché pour le saumon norvégien au premier semestre, avec 60 000 tonnes importées.

D’autre part, « le volume des exportations de Cabillaud de Norvège n’a jamais été aussi élevé, avec une augmentation de 20 %, soit près de 37 000 tonnes, explique Ove Johansen, directeur de branche du Centre des Produits de la Mer de Norvège. Mais, remarque-t-il, les prix n’ont pas été aussi bas depuis 1997 ».

Les exportations de cabillaud, de leu noir et d’églefin de Norvège frais, quant à elles, ont représenté un peu moins de 140 millions d’euros, soit une augmentation de 22 % (25,9 millions d’euros) par rapport au premier semestre 2012. Pour le cabillaud frais, le volume des exportations a doublé par rapport au premier semestre 2012 et atteint 36 586 tonnes, tandis que le prix moyen a diminué de 24 %.

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La France a importé 60 000 tonnes de saumon norvégien au 1er semestre 2013

Source : Agrobusiness

Produits de la mer : la Norvège bat des records d’exportation

Au premier semestre 2013, l’industrie norvégienne des produits de la mer a enregistré une hausse de 7,2% du montant de ses exportations à 3,4 milliards d’euros (par rapport à la même période 2012)....
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Les prix du saumon appelés à demeurer élevés

Source : Agraalimentation

Alors que les industriels français du saumon ont lancé au début du mois un cri d’alarme face à la flambée des cours, le rapport publié le 18 juillet par la Rabobank ne va pas les rassurer. La banque hollandaise estime qu’en 2013 la production de saumon dans l’Atlantique connaîtra seulement une faible croissance, comprise entre 1 et 2%, la production norvégienne se contractant même de 2 à 3%. La croissance de la demande sera en revanche assez soutenue et les prix sont donc appelés à rester fermes. À l’inverse, la production du Chili devrait progresser de 20% en 2013. Cette performance sera toutefois moindre qu’espéré pour des raisons sanitaires et financières. Elle devrait ensuite marquer le pas entre 2014 et 2016, mais à plus long terme ses possibilités de croissance sont importantes, analyse la Rabobank. Le pays devrait être en mesure d’éviter les crises sanitaires (virus ISA) qui l’ont affecté en 2008, très violemment, et en 2013, de façon plus limitée. Les nouvelles normes mises en place par les autorités de régulation devraient y contribuer et le Chili sera en mesure de faire face à la demande grandissante de l’Asie.

Une aubaine pour la Norvège

Cette pénurie de saumon fait le bonheur des Norvégiens. Selon les chiffres publiés ce 23 juillet par le Centre des produits de la mer de Norvège, sur les six premiers mois de 2013, les exportations des produits de la mer de Norvège atteignent 3,4 milliards d’euros. Le saumon, produit phare, représente à lui seul 65% de l’ensemble des exportations en cette première moitié de l’année. Il atteint une valeur d’exportations de 2,2 milliards d’euros, soit une augmentation de 25% par rapport à l’année précédente malgré un volume légèrement à la baisse. Les résultats du mois de juin ont été particulièrement remarquables, avec une hausse de la valeur des exportations de 6% par rapport au mois de juin 2012. La France est le plus gros marché pour le saumon norvégien au premier semestre, avec 60 000 tonnes importées.

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Norvège : Modification de la loi sur l'aquaculture

Source : Ubifrance / 10/06/2013

Contact : Véronique Minassian, Ingrid Helle (Revue de presse de l'Ambassade de France en Norvège)
  
Le Parlement norvégien modifie aujourd’hui la loi sur l’aquaculture qui empêchait jusqu’à présent les éleveurs de posséder plus de 25 % du stock de poisson pour l’augmenter à 40 %.

Ce changement intervient à la suite d’une décision de l’ESA, organe de surveillance des pays de l’AELE, l’été dernier selon laquelle la loi norvégienne était contraire au principe de liberté des services et de liberté d’entreprendre. Klassekampen intitule cette réforme « Lex Fredriksen » car l’armateur et investisseur John Fredriksen et sa société d’élevage de saumon Marine Harvest avaient poursuivi la Norvège devant l’ESA à ce propos.


Marine Harvest a maintenant le champ libre. Le numéro 1 mondial du saumon peut dorénavant racheter ses concurrents ou alors demander de nouvelles concessions....

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Le 24 août 2013

Garonne. Après le massacre du fleuve, la renaissance ?

À 36 ans, Laurent Bajolle est un des sept survivants des 200 pêcheurs professionnels que comptait la Garonne avant ce qu’il nomme « le massacre du fleuve » dans les années soixante, avec le dragage intensif et les pollutions. D’une forte activité halieutique qui permettait de vivre de son travail, on est passé peu à peu à une pêche « à mi-temps ».

Laurent Bajolle aime trop la Garonne, dont il guette la renaissance. Il explique : « La prise de conscience de l’Europe de l’agonie des grands fleuves et sa politique d’interdit des pesticides. » Le fleuve va mieux. En amont de Bordeaux, il est même, dit-il « en bonne santé, et il doit redevenir le fleuve nourricier qu’il était autrefois ». Et on reverra Laurent, à la prochaine saison, jeter son filet à l’heure de la marée de Podensac à Langon, en précédant le flot pour pêcher à l’étale. En parfaite osmose avec la Garonne.

La vie en osmose avec la Garonne


Source : Sud Ouest par Patricia Callen

Laurent Bajolle et la Garonne, c’est comme un amour d’enfance qui dure malgré le temps qui passe. Dans sa jeunesse, à Isle-Saint-Georges (33), le gamin suivait son père, pêcheur professionnel, en apprenant à déchiffrer le langage si particulier du fleuve. La maturité n’a pas éloigné l’homme des eaux qui avaient enchanté ses jeunes années : il est devenu lui aussi pêcheur professionnel et exerce depuis quinze ans....

Autrefois, trois saisons se succédaient : de novembre à mars arrivaient les pibales (alevins d’anguilles) qui précédaient la lamproie jusqu’en avril et l’alose jusqu’en juin.

Aujourd’hui, la pêche de la pibale est totalement aléatoire et celle de l’alose est interdite : depuis six ans un moratoire tente de stopper la disparition programmée de ce poisson emblématique. Sa pêche représentait 50 % de l’activité et, mis à part la première année, aucune indemnité n’a été versée aux professionnels…

Du fleuve à l’assiette

Avec un revenu à temps partiel, ne permettant plus de vivre de son travail, Laurent Bajolle a décidé depuis deux ans de valoriser ce qu’il lui reste de pêche en la cuisinant : une lamproie à la bordelaise, selon une recette de famille, avec le vin de la propriété de ses parents. Une production qui commence à se faire connaître, et qu’il espère développer tout en en gardant une totale maîtrise, du fleuve à l’assiette. Pas question de laisser le soin de pêcher la lamproie à quiconque. Laurent Bajolle aime trop la Garonne, dont il guette la renaissance.

Si le fleuve va mieux, les richesses de la côte iront mieux....  

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Dans le marin du 23 août,  le hareng et le maquereau des Féroé interdits en Europe


Les autres sujets du Marin :
  • Gibraltar. Le ton monte avec l'Espagne
  • Estran. Les pêcheurs à pied se mobilisent
  • Le traict du Croisic risque la zone C
  • Dossier Guyane : Convoitises
Pour lire ce numéro, cliquer ici dans le Kiosk


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Le 22 août 2013

Des récifs artificiels en mer du nord pour recréer la biodiversité
 
Source : RTBF / Extrait jt 19h30 du 21/8/13 avec Tristan Godaert

Des boules de béton imitant les caractéristiques d’un récif naturel viennent d’être installées en mer du nord du côté d’Ostende. L’objectif est d’attirer toutes sortes de poissons et autres espèces animales comme des crabes, des oiseaux ou encore des phoques.

33 boules de récifs artificiels devraient bientôt permettre de reconstruire une biodiversité en mer du nord. Cette opération marque la volonté de certains de donner un petit coup de pouce à la nature. Pour le ministre de la mer du nord, Johan Vande Lanotte, jusqu’à présent seule une politique défensive a été adoptée pour éviter que la situation s’aggrave, "mais aujourd’hui nous adoptons une politique active pour augmenter la biodiversité. Si ça marche, la qualité de nos mer devrait s’améliorer".

L'expérience a déjà fait ses preuves

Après avoir trempé dans les eaux du port d'Ostende, ces récifs artificiels seront amenés à 30 kilomètres des côtes, dans un parc éolien. Cet environnement protégé parce qu’il est inaccessible à la navigation, offre un refuge aux espèces des fonds marins. Ce type d’expérience a déjà fait ses preuves dans des mers un peu plus chaudes du globe.

Le directeur des opérations de l’institut royal des sciences naturelles de Belgique, Steven De Graen, explique que les premiers résultats seront très rapides : "Il y aura très rapidement une croissance dans ce substrat. Dans quelques semaines, tout sera déjà recouvert". Chaque boule de récif comporte des dizaines de trous dans lesquels les plus petits poissons pourront se réfugier pour se protéger des espèces de plus grande taille. "Ces dernières espèces sont les plus intéressante car nous avons perdu cette faune", explique Steven De Graen qui précise que les vrais résultats devraient se voir dans cinq à dix ans en moyenne.

Cette expérience est la première du genre en mer du nord et si la nature ne se montre pas trop capricieuse, d'autres opérations du genre devraient voir le jour dans le futur.

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Le 21 août 2013

Lur Berri-Maïsadour :  2 groupes coopératifs agricoles pour le leadership du saumon fumé

Début 2012, le groupe coopératif basque Lur berri est devenu le numéro 1 français (n°2 européen) du saumon fumé en prenant le contrôle de Labeyrie. Son voisin landais, Maïsadour, se lance à son tour à la conquête d'un marché évalué à plus de 550 millions d'euros en France avec sa propre marque : Delpeyrat... Rachat d'un fumeur auvergnat en septembre 2012, des Viviers de France (truite fumée)...

La bataille pour le leadership sur le marché du saumon fumé en France passera par le rachat de la société normande Ledun Pêcheur d'Islande (LPI), numéro 4 français....

Cany-Barville : deux dossiers de reprise pour l'entreprise Ledun Pêcheurs d'Islande

Les demandes seront examinées vendredi 23 août par le tribunal de commerce du Havre. Le pôle de transformation du saumon de la société Ledun a été placé en redressement judiciaire en juin

Source : France 3 par Sylvie Callier

Les sociétés Delpeyrat et Labeyrie renommées dans la transformation du saumon sont candidates à la reprise de la société cauchoise.

La société Delpeyrat propose la reprise des 2 pôles de fabrication de Cany-Barville, saumon et crevettes.
La société Labeyrie est intéressée par le pôle saumon. Son dossier de reprise a été déposé après le délai fixé par le tribunal de commerce

Ledun Pêcheurs d'Islande emploie 220 personnes à Cany-Barville. Les origines de cette entreprise remontent à 1872.


Le marché du saumon fumé en Europe

The most common secondary processed product based on Atlantic salmon, is smoked salmon. The European market for this product was 160,000 tonnes product weight (PW) in 2012, where France and Germany were the largest markets. The amount of raw material needed for this production was around 258,000 tonnes HOG, up 11.5% since 2009.

The ten largest producers of smoked salmon in Europe are estimated to have a joint market share of more 60%. The production is mainly done in Poland, France, UK, Baltic states and the Netherlands.

After the acquisition of the German company Laschinger, Morpol is the largest producer of smoked salmon in Europe. Morpol is based in Poland and is selling most of its production to the German market. (Fin 2012 Marine Harvest a pris le contrôle de Morpol ndlr).

Labeyrie is the second largest and sells most of its products to France, but are also found in UK, Spain, Italy and Belgium. Marine Harvest has its smoked salmon production in France (Kritsen) and in Belgium (La Couronne). Marine Harvest sells its smoked salmon in France, Italy and Belgium. Marine Harvest has acquired about 87% of the shares in Morpol and is awaiting the outcome of a competition authority filing (expected during Q3 2013). Source : Salmon farming industry handbook 2013

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Marine Harvest n'exclut pas des acquisitions

(Ndlr Marine Harvest vise notamment l'acquisition des deux fermes chiliennes du groupe Pescanova au bord de la "faillitte")

Source : Les Echos

Marine Harvest, numéro un mondial de l'élevage de poissons, a fait état jeudi d'un bénéfice opérationnel multiplié par près de quatre, tout en disant que sa trésorerie abondante lui permettrait à la fois d'augmenter ses dividendes et de financer des acquisitions.

Le groupe norvégien tenait ses propos deux mois après avoir renoncé à son offre de rachat sur Cermaq, un de ses principaux concurrents, nationalisé fin juin par Oslo. (voir )

Marine Harvest a noté que le cours record du saumon, qui est le fait d'une baisse temporaire de l'offre mondiale, et un bond attendu de ses volumes vendus l'année prochaine lui donneraient les marges de manoeuvre nécessaires pour aller de l'avant en termes d'investissements et de développement.

"Marine Harvest sera l'un des rares acteurs du secteur qui connaîtra une croissance significative en 2014", souligne le groupe dans un communiqué.

Les éleveurs de poissons vivent une année faste, en raison d'un ralentissement de la croissance de l'offre. Les analystes chez ABG voient ainsi le cours de saumon norvégien atteindre 36,7 couronnes le kilo cette année, contre 26 en 2012. Pour 2014, ils voient le cours à 35 couronnes.

Marine Harvest a revu en baisse sa prévision de production annuelle, à 335.000 tonnes contre une précédente estimation de 350.000, les basses températures en Norvège ayant diminué la taille des poissons.

En 2014, le groupe voit cette production bondir à 390.000 tonnes.

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Quotas 2014 : vers une année à merlu


Les pêcheurs vont pouvoir puiser dans un stock record de merlu. Reste à le valoriser.

Source : Le Marin

Les avis scientifiques du Ciem, rendus le 28 juin, ont été synthétisés en 108 fiches par espèces et zones de pêche publiées début août. Des avis sont à la hausse, parfois fortement, grâce à de bons recrutements récents (merlu) ou à une exploitation en dessous du rendement maximal durable (RMD) (cardine ouest Écosse, merlan mer Celtique).

Mais il y a beaucoup d’avis de quotas à la baisse. Soit à cause de baisses d’abondance liées à de faibles recrutements en jeunes poissons, arrivant souvent après des hausses : c’est le cas pour le cabillaud de mer Celtique et la sole de Manche-ouest. Soit à cause d’une pêche excessive par rapport à l’objectif RMD 2015 : sole du golfe de Gascogne, plie de Manche-ouest, cabillaud de mer du Nord - Manche-est, églefin de mer Celtique. En effet les scientifiques se sont appuyés sur l’objectif d’atteindre le niveau de pêche permettant le RMD dès 2015, sans tenir compte de la décision prise dans le cadre de la réforme de la politique commune de la pêche (PCP) : 2015 si possible, 2020 au plus tard.

Alors qu’ils ont pris en compte la limitation des rejets : quand c’est possible, l’avis concerne un niveau de captures et non de débarquement, souligne l’Ifremer dans une note de synthèse publiée cet été.

Lire sur « le marin » du 16 août 2013 les propositions pour les stocks intéressant les pêcheurs français.

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Le 19 août 2013

Le prix du poisson se joue à la bourse d'Oslo !

Ne tournons plus autour du prix du poisson !

En France, les cours du poisson frais à l'étal se jouent dorénavant à la bourse d'Oslo et à la bourse du Saumon de Bergen...

Bourse d'Oslo : Oslo Børs

Bourse du saumon : Fish Pool à Bergen

Saumon + Cabillaud (de Norvège) représentent plus de 30% du poisson frais acheté au détail par les ménages français...

Les principaux producteurs norvégiens sont cotés à la bourse d'Oslo : Marine Harvest, Lerøy Seafood, Salmar, Cermaq, Greig Seafood, Norway Royal Salmon, Havfisk (ex Aker Seafoods), Austevoll Seafood,... Et ils sont tous en Vert : Zone bourse et ils rêvent en Vert : GIS / ASC

Premières explications sur la chute des prix dans les criées bretonnes... 

Norvège : Volonté des actionnaires d'engranger des super profits... Pénurie fictive ou organisée de saumon (1)... Flambée des cours du saumon à la Fish Pool...

France : Hausse modérée des prix du saumon au détail... GMS : report des marges sur le poisson hexagonal... Baisse des cours en criée... Avec l'impact des captures exceptionnelles de cabillaud en mer de Barents....

Pour y voir plus clair, le suivi des marges et des prix du poisson promis par FranceAgriMer serait d'un grand secours... A condition de bien séparer le poisson local du poisson importé... Certains analystes proposent même de mettre le saumon totalement à part...

Il est clair qu'il y a "Entente" sur les prix du saumon entre les 5 plus gros producteurs de saumon d'élevage (qui représentent près de 50% de la production mondiale de saumon atlantique Salmo salar). Une entente des actionnaires pour faire des profits après une année de "vache maigre". En langage boursier : Profit = Hausse des cours du saumon !


Pour en savoir plus sur l'industrie du saumon, Marine Harvest édite tous les ans un manuel à l'usage des actionnaires : Salmon farming industry handbook 2013

(1) Précieuses licences d'exploitation au compte-goutte...
Norvège (juillet 2008) - La croissance du secteur (aquacole ndlr) semble sans limite. Il y a en tout cas de la place pour implanter de nouveaux élevages. « Si on met toutes les fermes marines de Norvège côte à côte, leur superficie ne dépasse par celle de l'aéroport d'Oslo ! », fait valoir Johan Kvalheim. Le gouvernement délivre les précieuses licences d'exploitation au compte-goutte, après étude de l'impact de l'élevage sur la zone d'implantation. Les licences sont un moyen de gérer le marché en régulant la production. Le secteur devrait buter un jour sur la contrainte de l'alimentation, mais cela ne semble pas pour tout de suite. « Dans les dix ans, la production aquacole peut facilement doubler », pronostique Bjørn Eirik Olsen, à Nofima. D’après Usine Nouvelle (17 juillet 2008) : Les Norvégiens, champions du poisson d'élevage

Bretagne. Cet été, les cours du poisson sont à marée basse

Source : Ouest France par Charlotte Bonnet

Beau temps et consommation de poisson ne font jamais bon ménage. Mais au-delà de la faiblesse saisonnière des prix sous criée, ce sont les variations du marché qui déstabilisent la filière pêche bretonne.

Jusqu'à 100 tonnes de poisson transitent chaque jour dans le port bigouden du Guilvinec, le second de Bretagne après Lorient. Mais en cette saison, Pêcheurs de Bretagne, une organisation qui représente un tiers de la pêche fraîche française est inquiète.

Les cours de certaines espèces sont au plus bas depuis plus d'un mois. Lotte, cardine, raie, se vendent quasiment au prix plancher. L'organisation de producteurs bretons vient d'adresser un courrier à Cécile Bigot, directrice des pêches maritimes au ministère de l'Écologie.

Le président de Pêcheurs de Bretagne, Patrice Donnart, y exprime son inquiétude. « Si la période estivale est une période creuse pour certains produits, la durée de la mévente et le faible niveau des prix sont très alarmants cette année, explique-t-il, surtout face aux charges supportées par les entreprises de pêche ». Les premiers touchés sont les chalutiers hauturiers.

Logique de marché boursier

Pourquoi les prix sont-ils bas ? Leur évolution reste assez imprévisible. Ricep, un réseau d'experts sur l'économie des pêches, fondé en 2005, a décidé de créer « des indices sur les prix de la mer, à l'instar de ce qui existe sur le blé », rappelle Pierrick Ollivier. Chargé de mission à la cellule mer de l'université de Nantes, il délivre quotidiennement des indicateurs sur les prix du poisson et calcule ainsi un prix moyen sur la façade Atlantique.

« Il y a des fourchettes de prix par espèce, mais c'est très volatil », explique-t-il. Les plus grandes fluctuations sont dues aux promotions organisées par les grandes surfaces qui ont désormais le droit d'acheter directement leurs marchandises sous criée. « Cela inquiète les mareyeurs, car quand le groupe Leclerc décide d'acheter de la lotte, il fait flamber les prix, qui s'effondrent par la suite », remarque l'économiste.


Les mareyeurs sont pris dans cette tempête. « On n'aurait jamais dû agréer les enseignes de distribution, c'étaient nos clients, maintenant on se retrouve en concurrence avec eux, déplore Charly Guennec, mareyeur au Guilvinec, s'ils sont plusieurs à organiser des promotions en même temps, ce qu'on a pu gagner un jour, on le perd le lendemain. »

André Guéguen, directeur de l'OPOB, l'organisation des pêcheries de l'Ouest Bretagne, dénonce, lui, les dépassements de quotas et la concurrence entre les flottilles européennes : « Certains navires, pour 100 tonnes autorisées, pêchent en réalité 1 000 tonnes ».

Un système de préventes

Christophe Hamel, directeur des criées de Cornouaille, tempère : « La situation n'est pas pire que les autres années ». La donne évolue avec, notamment, l'ouverture de la vente par Internet, depuis 2007. Cette année, « les internautes représentent 40 % des acheteurs et leur part est en constante augmentation ». Ce qui rend le marché encore plus opaque.

Quant aux grandes enseignes, il rétorque qu'« on ne peut pas refuser un droit d'achat » mais plaide pour une régulation des promotions. Un système de préventes a été mis en place, en début d'année. À titre expérimental, pratiqué sur la lotte, la raie et l'aiglefin, et avec des bateaux volontaires, il permet de sécuriser les approvisionnements des mareyeurs et éviter ainsi qu'ils aient recours aux importations. « C'est un gros avantage qui, à terme, peut permettre d'apporter un équilibre au marché » espère Christophe Hamel. Selon le succès rencontré, le dispositif de préventes pourrait être étendu à de nouvelles espèces et nouvelles criées.

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Le 17 août 2013

Dieppe : Appel à la solidarité après l'incendie du Cygogne, au large de Fécamp

Samedi 3 août, à 15h30, un bateau de pêche était en feu au large de Fécamp. Il avait fini par couler le lendemain. Un appel à la solidarité a été lancé pour aider le propriétaire.

Jean-Louis Séron, propriétaire du bateau, entretenait depuis vingt-cinq ans son chalutier.

Source : 76actu

Jean-Louis Séron aimait son chalutier. « Mon bateau, c’est ma fierté. Il m’a fait des misères, mais il m’a fait vivre avec ma famille », sourit le père de famille de trois enfants et grand-père de six petits-enfants. Avec son épouse, ils ont eu à cœur de bichonner, chouchouter et d’entretenir leur outil de travail. Un outil de travail indispensable, c’est pourquoi tous les deux sont déjà bien décidés à racheter un nouveau chalutier. « De toute façon, on n’a pas le choix. Il faudra qu’il soit prêt pour la prochaine saison de coquille Saint-Jacques », lance le Dieppois. « Et j’ai déjà son nom, nous l’appellerons le Phénix, on va renaître de nos cendres », conclut tout simplement Eliane.

Samedi 3 août 2013, le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) de Jobourg recevait un appel de détresse de la part d’un bateau de pêche situé à 70 km au large de Fécamp. Quatre personnes étaient à bord et indiquaient un incendie sur le chalutier. Les quatre marins ont été secourus par hélicoptère mais leur bateau, lui, a coulé le lendemain.

Un appel à la solidarité a été lancé par la Ville de Dieppe, le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Haute-Normandie, la Société nationale des sauveteurs en mer et le Cercle maritime de Dieppe Mers et Marines, comme le rapportent nos confrères des Informations Dieppoises.

Toute personne souhaitant faire un don pour soutenir ces marins-pêcheurs peut le déposer à la mairie de Dieppe, à la mairie annexe de Neuville-lès-Dieppe, à la Maison Jacques-Prévert, au comité régional des pêches, au Cercle maritime de Dieppe Mers et Marines, ou à la SNSM. L’ensemble de cette collecte sera complété par une subvention municipale. Le tout sera réparti entre les cinq marins concernés, expliquent nos confrères.


« Mon bateau, c’est ma fierté »

Le propriétaire du bateau, visiblement très touché mais soulagé pour l’équipage, avait témoigné son attachement au Cygogne, après l’incendie : « Mon bateau, c’est ma fierté. Il m’a fait des misères, mais il m’a fait vivre avec ma famille. c’est un peu comme notre gosse. Il a 25 ans. Avec lui, il y a eu des hauts et des bas. Mais on venait de finir de le payer en octobre dernier. On pensait que maintenant on allait pouvoir vivre le bon. » Cliquer Ici pour plus d'informations

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Lac de Neuchâtel : A la recherche de trois nouveaux pêcheurs professionnels

Les cantons de Vaud, Neuchâtel et Fribourg ont lancé un concours pour trouver trois personnes voulant travailler sur le lac de Neuchâtel.

Le délai de candidature est fixé au 1er septembre 2013

Source : 24heures.ch par Céline Duruz le 9 août 2013

A l’unisson, les cantons de Vaud, Fribourg et Neuchâtel ont lancé un concours à la fin juin, pour trouver trois nouveaux pêcheurs professionnels sur le lac de Neuchâtel. Ils espèrent ainsi assurer la relève dans ce métier, en exploitant les ressources locales.

C’est que la population de pêcheurs professionnels, tirant au moins deux tiers de leurs revenus des poissons, vieillit. L’an dernier deux d’entre eux sont décédés et n’ont pas été remplacés. «Ils sont aujourd’hui 33 sur le lac de Neuchâtel, note Frédéric Hofmann, conservateur de la pêche et des milieux aquatiques vaudois. Ils ont un meilleur matériel mais ils étaient encore 40 en 2003, et plus du double auparavant.»

Les critères du concours sont relativement simples: avoir entre 18 et 50 ans, être à l’aise sur l’eau et avec les principes de protection des animaux, savoir reconnaître les différents poissons du lac et comprendre les textes de loi. Cinq candidats ont déjà déposé un dossier. Mais le remporter serait encore la partie la plus simple de ce processus selon certains pêcheurs. «Il n’y a pas de place au bord du lac pour s’installer, déplore Eric Delley, président de la corporation des pêcheurs professionnels du lac de Neuchâtel établi à Portalban (FR).

Les emplacements sont souvent à bien plaire, sans assurance de pouvoir rester. Les cabanes laissées vides par les anciens, ne suffisent plus: il faut aujourd’hui investir près de 200'000 francs de sa poche pour avoir des installations aux normes.» Les pêcheurs du Léman rencontrent les mêmes problèmes. Les autorités en sont conscientes. «Les communes doivent aider les pêcheurs à trouver un emplacement, au cas par cas», ajoute Frédéric Hofmann.

Les intéressés ont jusqu’au 1er septembre pour postuler. (24 heures)

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Dans le marin du 16 août 2013, les dépassements de quotas ont diminué en 2012


Les pêcheurs français devront "rendre" 554 tonnes d'églefin et 50 kg de maquereau. Ils sont déduits de leurs quotas 2013 pour compenser les dépassements en 2012...

Les autres sujets :
  • Quotas 2014 : vers une année à merlu
  • Gepeto. un Atlas des pêches sur l'Atlantique Sud européen
  • Biotechnologies marines. un secteur d'avenir boudé par l'industrie
  • Bugaled Breizh : une souscription pour poursuivre l'enquête au Royaume-Uni
  • La Bretagne ranime la voile traditionnelle (Dossier)
  • Plaisance. les ports bataillent contre la nouvelle taxe fonçière
 Cliquer Ici et pour consulter ce numéro du marin

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Le 14 août 2013

Saint-Tropez, histoire secrète d'un petit port de pêche

L’histoire de Saint-Tropez raconte plus que Saint-Tropez : son destin raconte l’évolution d’une époque, de l’insouciance de l’après guerre à l’argent roi de la mondialisation."

Source : BlogTVnews

Quand on parle de Saint-Tropez, on pense tout de suite Brigitte Bardot, milliardaires, hordes de touristes et stars dénudées. Le cliché, le stéréotype. Sous les flashs, les strass, le fric et les photos choc, l'ancien "petit port de pêche" étouffe. Prenant à contrepied le "Saint Trop' " des marronniers de la télévision, le réalisateur Stéphane Bentura a choisi un autre point de vue : celui des Tropéziens.

Dans un reportage à voir le mardi 3 septembre à 22h30 sur France 2. Case Infrarouge.

D’abord, pourquoi Saint-Tropez plutôt qu’ailleurs ? A cause de la beauté des lieux bien sur, mais surtout grâce à la vie simple et festive des Tropéziens que les premiers « estrangers » ont adorée et voulaient préserver à tout prix. Il faut écouter Marius Bonnacorsi, 97 ans raconter comment il séduisait les femmes. Un « beau gosse » qui faisait craquer des admiratrices enflammées. La manne touristique a peu à peu apporté la prospérité aux Tropéziens. Ce sont eux qui ont tenu les haut-lieux du village comme « le Gorille » ou le « Café des Arts ».

Combien de temps a duré cet équilibre ? La bascule, ce sont les années 1980. Les années fric, celles des promoteurs immobiliers sans vergogne. Saint-Tropez est devenue une proie. Le RPR a mis la main sur la mairie. Les Tropéziens se sont divisés sur l’avenir de leur village. Hors saison, chaque élection municipale est devenue un Clochemerle, une bataille de rues. Les scandales immobiliers ont succédé aux querelles sans fin. Les trois maires se succèdent devant la caméra, comme ils se sont succédé de 1983 à aujourd’hui : Jean-Michel Couve, Alain Spada et Jean-Pierre Tuveri.

De quelle manière un village simple, convivial et bon marché s’est-il transformé en un village de luxe connu du monde entier ? Comment les "beaux voyous" du banditisme parviennent-ils à se faire une place dans la jet-set ? A qui appartiennent les Sociétés Civiles Immobilières (SCI) qui rachètent le village ? Ce sont quelques unes des questions auxquelles répond ce documentaire, avec l'ambition de raconter une autre histoire de Saint-Tropez, la vraie.

Note d’intention de Stéphane Bentura :

"La première fois que je me suis intéressé à Saint-Tropez, c’était pendant l’élection municipale de 2001. J’avais été sidéré par le décalage entre l’image de fête et de farniente, propagée dans le monde entier par les médias en été, et l’importance des enjeux en coulisses, le « choix de société » que constituait cette élection locale pour les Tropéziens entre eux, hors saison.

Comment en étaient-ils arrivés à cette ambiance à « couteaux tirés » ? De quelle manière le village « le plus connu du monde » vivait en fait une histoire totalement méconnue ?

Ce documentaire, je l'ai conçu comme le making of non-autorisé de Saint-Tropez, à contrepied des images de papier glacé du mythe figé d’aujourd’hui.

En hiver, la vitrine Saint-Trop’ ferme et Saint-Tropez redevient Saint-Tropez. Ou ce qu’il en reste. La lumière du hors saison fait revivre l’âme du port, des ruelles, de la Place des Lices et des décors naturels de la presqu’île. J’ai choisi une caméra HD que l’on utilise en fiction, afin de préserver une unité avec la texture « film » des images d’archives et aussi pour donner un côté intemporel aux interviews, aux ellipses et aux séquences. La qualité de la HD permet de ressentir la beauté des lieux et de la lumière, pour mieux comprendre les assauts de la promotion immobilière de luxe sur ce territoire à partir des années 1980. Pour comprendre le mythe et ses défauts.

Saint-Tropez est comme un enfant filmé en permanence par des parents envahissants : la télévision et le cinéma. Peu de villages en France ont été autant filmés. Plusieurs reportages donnent la parole aux Tropéziens. Dès les années 1970, des Tropéziens s’inquiètent pour leur avenir. Revit devant vous un coin de France où l’on a la langue bien pendue, et où on se pose très tôt la question des avantages et des inconvénients de la renommée naissante. Les Tropéziens ont encore un moment qui n’appartient qu’à eux : la Bravade. Fin mai, un défilé militaro-religieux auquel n’ont droit de participer que les Tropéziens de souche. Uniformes bleus et rouges, coups de tromblons bruyants et fumants : cette Bravade est le symbole de la résistance de leur identité.

Les premiers rôles de ce documentaire, ce sont les figures locales du village, dont la trajectoire elle-même est à l’image du destin du village. Une comedia dell’Arte qui commence libre, joyeuse, mélangée socialement, mais qui est peu à peu dénaturée, récupérée. Jusqu’à ce que les « spectateurs » venus de l’extérieur rachètent le théâtre et qu’ils le transforment en une sorte de parc d’attractions, bien différent de la pièce originale : comment les « prolétaires » ont été dépossédés de leur village par les milliardaires.

L’histoire de Saint-Tropez raconte plus que Saint-Tropez : son destin raconte l’évolution d’une époque, de l’insouciance de l’après guerre à l’argent roi de la mondialisation."

Produit par Luc Hermann.

Une coproduction Premières Lignes / INA.

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Le 13 août 2013

Le marché des produits aquatiques décongelés en France

En 2012, le marché des produits aquatiques décongelés a représenté 3 800 tonnes de poissons (hors coquillages, crustacés et perche du Nil), principalement panga et thon (sushi) ainsi que cabillaud, espadon, encornet,...

Synthèse

FranceAgriMer - Juillet 2013

Cliquer Ici pour télécharger l'Etude

Les cabinets d'études ABSOconseil et Segments ont réalisé pour le compte de FranceAgriMer une étude de marché des produits aquatiques décongélés. La première partie dresse l'état des lieux de cette pratique en France (espèces, volumes, circuits de commercialisation...) et la seconde présente la perception du consommateur face à ces produits décongelés (reconnaissance des produits, atouts, inconvénients...). Ce document est une synthèse de l'étude réalisée au premier semestre 2013.

Les volumes de poissons décongelés déclarés sur la campagne 2012 dans tous les circuits de distribution sont de 3 800 t (poissons décongelés hors coquillages, crustacés et perche du Nil).

La Grande Distribution (Grandes et Moyennes Surfaces) représente 86 % des volumes de poissons décongelés. Néanmoins, l’offre décongelée ne représente que 3,5 % du poisson frais vendu en GMS (1). 56 % des volumes de poissons décongelés en GMS sont vendus au rayon libre-service contre 44 % des volumes au Rayon « traditionnel »

Une consommation de poissons décongelés en baisse en GMS depuis 2009 mais toujours dominée par le panga

L’offre de poissons décongelés en GMS a diminué de 43 % en 3 ans (5 600 t en 2009 contre 3 300 t) en 2012. Cette diminution s’explique principalement par la diminution de la consommation de panga décongelé pendant cette même période (- 52 % en 3 ans). En effet, en 2009, les premiers reportages sur le mode d’élevage du panga au Vietnam ont jeté le discrédit sur l’ensemble de la filière. Depuis, la consommation de cette espèce, présente sur les étals uniquement en décongelé, n’a cessé de décroître.

Néanmoins, aujourd’hui le panga reste l’espèce prédominante en volume de poisson décongelé en GMS. En effet, le panga décongelé représente environ 2 100 t/an en GMS, soit 63 % des volumes totaux de poissons décongelés en GMS. La deuxième espèce la plus consommée en décongelé est le thon (~ 470 t/an), puis le cabillaud (270 t/an), l’encornet (180 t/an) et enfin l’espadon (~ 130 t/an). Le reste des volumes est réalisé avec des espèces différentes telles que la noix de St Jacques, la seiche… mais ayant chacune des volumes anecdotiques.

A noter que si on intégrait la perche du Nil, non considérée comme décongelée mais stabilisée, dans ce classement elle tiendrait la deuxième place avec un volume de 1 450 t.

(1) Volume total GMS poisson frais hors crustacés et coquillages : 95 500T – source : données statistiques 2011 FAM produits de la pêche

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Le 12 Août 2013

L'Info. Le magazine d'information des artisans poissonniers de France

Numéro 13 - Juillet - Septembre 2013

Edito

de Pierre Labbé

Président de l'Union Nationale de la Poissonnerie Française)

Comme vous le savez, notre secteur de la poissonnerie est en pleine transformation depuis une vingtaine d’années. Aussi, nous pouvons déjà vous annoncer que l’Union Nationale de la Poissonnerie Française entend mettre en place une enseigne identifiable « Artisan Poissonnier » pour pallier aux difficultés rencontrées.

En effet, nous sommes confrontés à l’évolution des modes de consommation. Bien que les produits de la mer sont plus sollicités (+30% ces 10 dernières années), certains segments de marché souffrent de la désaffection des consommateurs. Ainsi, les produits frais non préparés sont concurrencés par les produits traiteurs prêt-à-consommer (filets précuits, panés, surimi, etc.). Cette évolution profite aux grandes moyennes surfaces (GMS) qui proposent de larges gammes de produits préparés (frais, surgelés ou en conserve).

De plus, la pénurie des ressources de poissons conjuguée à la réglementation sur les quotas entraîne une forte inflation des prix qui freine l’achat de poissons, surtout en période de récession économique. Privés de marge de manoeuvre pour négocier des prix d’approvisionnement compétitifs, les poissonniers en sont les principales victimes. Enfin, nous sommes également confrontés aux ventes directes qui causent aujourd’hui un préjudice important pour l’économie de notre filière mais également à l’image de notre poissonnerie.

Dans ce contexte de baisse de la consommation en poissons frais et de prix de vente élevés, nous devons continuer nos efforts pour offrir des produits à forte valeur ajoutée comme les plats cuisinés afin de maintenir un niveau de rentabilité suffisant. Après plusieurs mois d’études, de recherche et de consultation auprès des consommateurs, les principales attentes formulées vis-à-vis de la poissonnerie sont en effet d’offrir une gamme de produits plus complète et plus pratique, notamment des produits traiteur-maison, des produits prêts à cuire et des produits prêts à manger en portions unitaires.


Mais nous devons également valoriser notre métier en soulignant notre savoir-faire et la qualité de nos produits. Il s’agit ainsi concrètement d’inciter votre personnel à fournir des conseils précis aux clients (saisonnalité, mise en oeuvre), d’accroître les compétences commerciales de vos équipes, de mettre en place un affichage clair des espèces, des prix, de l'origine et enfin d’améliorer l’attractivité du point de vente et la communication. L’UNPF souhaite vous accompagner concrètement dans la réalisation de cette communication par la création d’une enseigne identifiable « Artisan Poissonnier ». Son objectif est de répondre aux attentes des consommateurs mais aussi de fédérer les poissonniers par une communication unique. La mise en place de ce projet débutera au mois d’octobre.

L’UNPF entend ainsi être avec vous un acteur dynamique de la transformation de notre secteur plutôt que de subir les difficultés.

Pierre Labbé
Président U.N.P.F (Union Nationale de la Poissonnerie Française)

Cliquer Ici pour télécharger le magazine

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Dans le marin du 9 août 2013 : Catherine Chabaud au secours des océans

Le Conseil Economique, Social et Environnemental (Cese) n'a qu'un avis consultatif. Celui-ci est cependant souvent indicatif de l'air du temps, comme celui présenté en juillet par Catherine Chabaud sur la gestion durable des océans...

Également au sommaire de ce numéro du marin :
  • Ifremer. Jean-Yves Perrot débarqué
  • Pêche. Alerte sur les prix / SOS des hauturiers bretons.
  • Thon germon. Campagne tendue dans le golfe de Gascogne
  • Boulogne. Un premier semestre maussade
  • Selecfish. Déjà 20% de rejets en moins
  • Aquaculture. Les poissons du soleil s'installent à Sète
  • Reportage. Le Maroc entend valoriser ses ressources
  • Ostréiculture. Les aides de l'Etat sur la sellette
  • Moules AOP. Bon démarrage pour la baie du mont Saint-Michel
  • Méditerranée. Medpan soutient trois aires marines protégées
  • Golfe du Lion. Pas de licence oursins dans le parc marin
  • Golfe du Lion. Une démarche collective en pêche et tourisme
  • Méditerranée. L'Espagne interdit le chalutage sur des monts sous-marins
  • Japon. Tepco reconnait des fuites radioactives conséquentes
  • Royan. Un plaisancier meurt lors d'un choc avec un fileyeur
  • Fécamp. Incendie du "Cygogne"
  • Energies marines. Les industriels présentent leurs revendications
Cliquer Ici pour lire ce numéro du Marin dans le Kiosk

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Quels moyens et quelle gouvernance pour une gestion durable des océans ?

Catherine Chabaud

Juillet 2013

Avis

CESE / Conseil Economique, Social et Environnemental

Rapporteur/Intervention : Catherine CHABAUD

Les océans recouvrent 71 % de la terre.Une partie des richesses marines sont déjà exploitées, et pourtant, elles demeurent peu ou mal connues. 5% seulement des océans ont été explorés de manière systématique. 750 000 espèces marines resteraient à découvrir. Les activités économiques en mer se développent, certaines offrent des perspectives nouvelles comme les énergies marines renouvelables ou les biotechnologies. Pour toutes se pose la question de leurs impacts. Or le cadre de la gouvernance des océans est complexe et inachevé, en particulier en haute mer, où aucun texte ne protège la biodiversité de manière spécifique. Le CESE s’emploie dans son rapport à illustrer les connaissances acquises, mais aussi celles qui font défaut. Il formule dans son projet d'avis des recommandations pour promouvoir une nouvelle gouvernance et un nouveau cadre des activités humaines, garant d’une exploitation durable des océans, à partir d’une approche écosystémique et concertée.

Cliquer Ici et pour télécharger l'Avis du CESE
Cliquer Ici pour télécharger la note de synthèse

Le CESE a rendu ses préconisations sur la gestion durable des océans

Avis présenté par Mme Catherine Chabaud, rapporteur, au nom de la section de l’environnement présidée par Mme AnneMarie Ducroux

Les Français les nomment au pluriel, les Anglo-saxons au singulier. En réalité, ils sont cinq et un seul à la fois car tous communiquent. Les océans recouvrent 71 % de la surface de la terre et contiennent 98 % de ses ressources hydriques. Selon l’ONU, plus de 2,6 milliards d’êtres humains dépendent principalement des océans pour leurs besoins en protéines, et plus de 2,8 milliards de personnes vivent à moins de 100 kilomètres de leurs côtes. Les océans fournissent l’eau de pluie et une grande partie de l’oxygène nécessaires à la vie. Ils rendent des services écologiques essentiels, comme la régulation du climat grâce à la circulation et au brassage permanents des eaux profondes, ainsi qu’à leur capacité d’absorption du dioxyde de carbone.

Alimentation, ressources biologiques, pharmaceutiques, minéraux, pétrole, énergies marines… les perspectives qu’offre leur valorisation sont immenses. La France, présente dans toutes les régions océaniques du globe grâce à ses outremers, possède le deuxième espace maritime après celui des États-Unis.

L’économie maritime mondiale représente 1500 milliards d’euros annuels.En France, son chiffre d’affaires est estimé à 70 milliards d’euros. Elle génère plus de 450 000 emplois directs.

La maritimisation du monde est en marche, mais l’ampleur des impacts subis par les océans ne cesse d’inquiéter. Les quatre grandes pressions qui s’exercent sur le milieu marin sont clairement identifiées : la destruction des habitats et des écosystèmes, la surexploitation de la ressource, la dissémination des espèces et le changement climatique global.

Environ 5% seulement des océans ont été explorés de manière systématique. Sur 1,8 million d’espèces décrites scientifiquement 13% appartiennent au milieu marin. 750 000 espèces marines resteraient à découvrir.

Comment allons-nous concilier des ambitions légitimes avec la préservation et la remédiation des océans ? Quel rôle la France peut-elle jouer au niveau national, européen, international pour promouvoir une gestion durable des masses océaniques ? Le CESE a choisi de traiter les océans dans leur globalité, en revendiquant une approche écosystémique, concertée et collaborative. Source : CESE

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8 août 2013

FEAMP. Première analyse du Comité National des Pêches sur les aides européennes 2014-2020

Le FEAMP nouveau arrive

Source : Cdpm29 par René-Pierre Chever

Le Comité National des Pêches Maritimes vient de réaliser une première analyse des amendements retenus par la Commission Pêche du Parlement européen sur le Fonds Européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP). La Commission Pêche du Parlement européen a adopté, le 10 juillet, le rapport sur le FEAMP et par là même un certain nombre d’amendements au projet de règlement de la Commission. Cette étape précède celle du vote en séance plénière – qui pourra faire l’objet de discussion de nouveaux amendements, prévue en octobre – et le lancement du trilogue (négociation entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission).

La présente note a pour objet de souligner les modifications introduites par les amendements retenus en Commission et de rappeler les avancées du Conseil issues de l’orientation générale (en vert). Compte tenu du très grand nombre d’amendements votés, ceux relatifs aux considérants ne sont pas décrits dans la note. En l’attente de la publication d’un document officiel par le Parlement, pour trouver le projet de règlement ainsi que le texte précis des amendements via les liens ci-dessous. Par ailleurs, le CNPMEM ne dispose pas à ce jour de la version finale du document du Conseil.

Une question demeure : le FEAMP (Fonds Européen pour les affaires maritimes et la pêche) est-il un facteur d’amélioration sociale de la PCP ?

Cliquer Ici pour accéder à la Note du CNPMEM sur le FEAMP

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Le 7 août 2013

La pêche au thon rouge au large de Saint-Jean-de-Luz en images

Les photographes de Sud-Ouest ont passé une journée avec l'équipage de l'"Airosa".


 Cliquer Ici pour découvrir le reportage photographique.... A suivre les explications....

Course contre le thon et le temps

C’est la pêche la plus spectaculaire. La preuve avec l’équipage du canneur « Airosa ».

Source : Sud Ouest par Arnaud Dejeans

«Où est-ce qu’ils sont ces thons ? » peste le patron Didier Martinez, les yeux rivés sur l’écran du sonar. À l’avant du bateau, alignés comme des sardines, les guetteurs ironisent : « Dans l’océan certainement ». Voilà cinq heures que l’équipage scrute la surface des eaux en espérant apercevoir un banc de thons rouges. Pas un frétillement à se mettre sous l’œil, ni un dadin à l’horizon, cet oiseau noir annonciateur. Le temps passe, le thon s’évapore.

L’échine de l’océan frétille

Gladiateurs de la mer

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Le 6 août 2013 

Redistribution des cartes dans le saumon fumé

Chamboulement de la carte du marché européen du saumon fumé établi par Ubifrance et FranceAgriMer   en 2009....

Redistribution des cartes entre les leaders européens et français du saumon fumé.... Anciens et nouveaux leaders dans la fabrication de saumon fumé....

Le marché du saumon et de la truite fumé dans l’Union Européenne : évolutions et tendances depuis 2003

Focus sur quelques pays importants

Ubifrance

Synthèse réalisée avec la participation financière de OFIMER/FranceAgriMer.

Journée d’informations du 30 juin 2009.

Aperçu du marché européen : caractéristiques et évolutions sur la période 2003-2008
Focus sur les grands pays consommateurs
Focus sur les principaux exportateurs de l’Union Européenne
Évolution du tissu industriel et conséquences de la crise. Quelles perspectives pour les produits français ?

Carte des leaders sur le marché européen du saumon fumé en 2009


Cliquer Ici pour télécharger ce document sur "Le marché du saumon et de la truite fumé dans l’Union Européenne" en 2009

Création de la "Charte STF-Fumé en France" en 2010

Pour se démarquer des produits importés, le Syndicat National des Industries du Saumon et de la Truite fumés (STF) a créé en 2010 la "Charte STF-Fumé en France".

Le STF rassemble 11 entreprises qui représentent 85 % des ventes de saumons et truites fumés en France.

Les fabricants se regroupent au sein du STF dans le but :
  • d'élaborer en commun des règles de bonnes pratiques professionnelles : Norme AFNOR V 45-065, et Guide de bonnes pratiques d'hygiène pour les poissons fumés (publié aux Editions des Journaux Officiels),
  • de promouvoir le savoir faire français dans le fumage du poisson (cf. charte téléchargeable ci dessus)
  • de promouvoir l'image du saumon et de la truite fumés sur le marché français,
  • de défendre leur approvisionnement en poissons,
  • de créer des liens professionnels avec les confrères des autres Etats membres de l'UE.
Les 11 adhérents de STF :    
  • AQUALANDE
  • BRETAGNE SAUMON
  • DELPIERRE
  • FJORD KING SAS
  •  LABEYRIE
  • LE BORVO
  • LEDUN PECHEURS D'ISLANDE
  •  MAISON PENEAU
  • MARINE HARVEST KRITSEN SAS
  • MOULIN DE LA MARCHE
  • SOCIETE NOUVELLE SAUMONERIE SAINT FERREOL

Cliquer Ici pour plus d'informations sur STF

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Le SOS des fumeurs face à la flambée des cours du saumon frais

Communiqué de presse de STF

Paris, le 27 juin 2013

Flambée des prix du saumon = Fermetures d’usines

Etat d’urgence sur la filière saumon fumé

Les cours durablement et structurellement élevés du saumon depuis l’automne 2012 sont en train d’avoir des conséquences extrêmement graves sur les établissements français de fumage. Après l’annonce début juin de la fermeture du site Marine Harvest de Poullaouen (Finistère), et de la défaillance de Marcel Baey la semaine dernière, le Syndicat vient de prendre connaissance du placement en procédure de redressement judiciaire de la Société Ledun Pêcheurs d’Islande (Seine-Maritime).

Le prix du poisson représente selon les produits de 55 à 75 % de la valeur dans le saumon fumé. Le prix moyen du saumon norvégien, principale provenance, qui avait déjà grimpé à près de 5,20 €/kg au premier trimestre 2013 (Source : Fishpool – Indicateur NOS SPOT – Valeur départ Oslo), oscille maintenant aux environs de 6,00 €/kg, contre moins de 3,50 €/kg en février 2012, soit 70 % de hausse en à peine plus d’un an.


Cette augmentation des prix du saumon est liée à un décalage structurel entre l’offre des pays producteurs (Norvège, Ecosse, Irlande …) et la demande forte et croissante du marché international, tirée aussi bien par les marchés traditionnellement consommateurs que les marchés des pays émergents.

Production insuffisante en Norvège, pénurie en Ecosse et en Irlande, production chilienne sans aucun impact sur l’approvisionnement des fumeurs français, sont les facteurs déterminants d’une offre déficitaire.

Dans ce contexte particulièrement adverse, la survie de la filière du fumage de saumon et sa capacité à fournir le marché sont en jeu à très court terme. Cette survie est étroitement conditionnée à la possibilité pour chaque fabricant de répercuter en extrême urgence les hausses de coûts de ses matières premières dans ses prix de vente. Faute de quoi la question de la disponibilité du saumon fumé dans les linéaires pour les consommateurs français se pose dès maintenant et pour Noël.

Le Syndicat national des Industries du Saumon et de la Truite fumés regroupe 11 entreprises et 3200 employés : Aqualande – Bretagne Saumon – Delpierre – Fjord King – Labeyrie – Le Borvo – Ledun Pêcheurs d’Islande – Marine Harvest Kritsen – Moulin de la Marche – Maison Peneau – Société nouvelle Saumonerie St Ferréol.

L'industrie française a produit 31 350 tonnes de saumon fumé et 2 950 tonnes de truite fumée en 2012, pour un CA de 541 millions d'euros. Elle emploie près de 3 200 salariés (1) et généré une activité économique qui fait vivre plus de 7 000 familles en France. En 2012, le marché français était évalué à 38 400 tonnes de saumons et truites fumés, l’importation à 9 500 tonnes et l’exportation à 4 500 tonnes.

Contact Presse STF / ADEPALE : Adocom – 11 rue du Chemin vert – 75011 Paris.
Tel : 01.48.05.19.00 - courriel : adocom@adocom.fr

(1) Equivalent temps plein

Remarque personnelle : Nous ne sommes pas face à une pénurie de saumon frais, mais bien face à un monopole de producteurs de saumon frais qui dicte son prix... Les 5 plus gros éleveurs de saumon contrôlent plus de 50% de la production mondiale de saumon atlantique !..

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Maïsadour. Le secteur agricole se diversifie dans le saumon fumé

En 2012, le groupe coopératif basque "Lur Berri" met la main sur Labeyrie, numéro 1 français du saumon fumé (1). Quelques mois plus tard, son voisin landais "Maïsadour", classé 16ème groupe coopératif français, se lance à son tour dans la filière poisson....

Groupe Maïsadour : à la base des céréaliers (blé, maïs,...) puis des producteurs de foie gras (N°1 français avec Delpeyrat et Comtesse du Barry)

Le Groupe Coopératif Maïsadour en quelques chiffres (Rapport d'activité 2011/2012) :
- Chiffre d'affaires : 1,370 milliard € sur 10 métiers
- Résultat : + 12,3 millions €
- Marge Brute d'Autofinancement : 47 millions € (3,4 % du CA)
- Effectif total Groupe : 5 000 salariés
- 8000 agriculteurs

Après un coup d'essai suite à l'acquisition en septembre 2012 de la saumonerie Saint-Ferréol en Auvergne, le Groupe Maïsadour se lance à la conquête du marché du saumon fumé estimé à plus de 500 millions d'euros dans l'hexagone avec sa propre marque "Delpeyrat". Le landais Maïsadour défie le basque Lur Berri sur le marché du saumon fumé ?

Acquisition et prétention du Groupe Maïsadour

Achat des deux sites français du groupe norvégien Aker Seafoods : Viviers de France à Castets (Landes) et Viviers Marins à Boulogne/mer.... Ces deux sociétés emploient 230 personnes et transforment près de 15.000 tonnes de poisson par an, dont 8.000 de saumon et 3.000 de truite d'Aquitaine. Soit un chiffre d'affaires additionnel de 75 millions d'euros pour Delpeyrat, qui vient concurrencer de plus en plus frontalement son grand rival Labeyrie....

Dépôt d'une offre d'achat pour l'unité "Saumon" de Ledun Pêcheurs d'Islande, société de Cany-Barville, près de Fécamp, qui transforme 3.000 tonnes de poisson par an, et actuellement placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce du Havre.

Le directeur général du groupe coopératif landais Maisadour, Thierry Blandinières, explique que Maisadour s'est lancé il y a un an sur le marché du saumon fumé en France en rachetant une petite entreprise en Auvergne  en commercialisant des produits sous la marque Delpeyrat et ça marche très bien : l'entreprise fait 10 millions d'euros de chiffre d'affaire. Maisadour voit donc dans ce marché, qui représente aujourd'hui 450 millions d'euros en France, un relais de croissance supplémentaire pour que le groupe continue à grandir, avoir une taille critique suffisante, pour rester indépendant sur le marché français et européen.

Vecteur de développement pour les années à venir, le marché du saumon fumé en grandes surfaces, beaucoup moins saisonnier que celui du foie gras, est de plus en plus aux mains des marques de distributeurs (65 % de part de marché). Mais Delpeyrat estime avoir une belle opportunité devant lui, en relevant la qualité et en jouant la carte du « saumon supérieur ».


 







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Le 5 août 2013

Gibraltar s'insurge contre une menace espagnole d'imposer un péage

La question des droits de pêche est un motif de discorde récurrent entre Londres et Madrid, qui réclame depuis longtemps le retour de Gibraltar, territoire cédé en 1713 par l'Espagne à la Grande-Bretagne, sous sa souveraineté, ce que Londres refuse en faisant valoir l'opposition de la population locale à une telle mesure.


Le gouvernement de Gibraltar a fustigé lundi une menace de l'Espagne d'imposer un droit de péage routier de 50 euros à la frontière du territoire britannique, la comparant à des méthodes nord-coréennes ou franquistes.

"Nous avons assisté ce week-end à des tentatives d'intimidation d'un style que nous n'avions pas vu depuis un certain temps", a déclaré le chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo, dans une interview radiophonique à la BBC.

Il réagissait à des propos du ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Garcia-Margallo, qui a indiqué dimanche dans le journal conservateur ABC que l'Espagne envisageait entre autres mesures d'introduire un droit de péage de 50 euros pour entrer ou sortir de l'enclave britannique.

Le territoire est depuis quelques jours l'objet d'un regain de tension en raison de la construction par Gibraltar d'un récif artificiel en béton dans la Méditerranée pour mettre fin aux incursions dont sont accusés les pêcheurs espagnols.

"Ce qu'a dit M. Garcia-Margallo fait penser davantage à des déclarations que l'on pourrait attendre de la Corée du Nord plutôt que de la part d'un partenaire européen", a poursuivi Fabian Picardo.

"On avait déjà vu ça à l'époque de Franco dans les années 1960 mais je crois que nous espérions tous que ces méthodes politiques n'allaient jamais redevenir d'actualité", a-t-il ajouté en référence à la fermeture de la frontière décrétée par la dictature franquiste en 1969.

"Les déclarations attribuées à M. Margallo dans ABC sont les plus rétrogrades et menaçantes jamais entendues depuis la fermeture de la frontière et rappellent clairement les méthodes politiques et tactiques vis à vis de Gibraltar mises en oeuvre par le régime fasciste de Franco dans les années 1950 et 1960", a encore indiqué le gouvernement de Gibraltar dans un communiqué.

Le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit "très préoccupé" par les récents développements concernant Gibraltar, a indiqué un porte-parole, précisant toutefois que les autorités espagnoles n'avaient pas évoqué avec Londres lesdites propositions.

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Gibraltar: les pêcheurs espagnols craignent la ruine

Source : France 24

Dans la baie de Gibraltar, Francisco Gomez remonte ses filets chargés de palourdes : "rien à voir avec les coquillages qu'on pêche là-bas", déplore ce pêcheur espagnol en désignant une zone où il ne peut plus accéder depuis des jours.

Patron du "Divina Providencia", un vieux bateau de pêche de huit mètres battant pavillon espagnol, Francisco Gomez, âgé de 51 ans, pêchait depuis des années dans une zone où Gibraltar a décidé le 24 juillet de construire un récif artificiel en béton.

Le gouvernement de l'enclave britannique affirme que le récif permettra aux bancs de poissons de se régénérer mais les pêcheurs d'Andalousie, région d'Espagne durement frappée par la crise économique, rétorquent qu'on les prive ainsi de l'un de leurs meilleurs viviers.

"Là-bas, on peut pêcher entre 30 et 60 kilos par jour de coquillages qu'on nous paye neuf euros le kilo tandis qu'ici, ceux qu'on attrape ont les coquilles plus fines et se vendent à deux euros le kilo. Et en plus on en trouve moins", explique Francisco Gomez.

"On est arrivés ici il y a six heures, à 5H00 du matin, et on a remonté 40 kilos", se désole-t-il pendant que deux autres pêcheurs, Juan et Salvi, vident les chaluts avant de déplacer un peu leur bateau, toujours très près de la côte et de les relancer à la mer.

"Si on faisait la même chose là-bas", explique Francisco Gomez en désignant la zone du récif, à moins de 1.500 mètres, "les filets s'accrocheraient aux blocs et on casserait le bateau en deux".

Gibraltar, qui n'a pas de flotte de pêche commerciale, affirme que les navires espagnols pratiquent une pêche intensive qui épuise les réserves. L'enclave voudrait leur imposer une loi de protection de l'environnement que l'Espagne rejette, considérant que les eaux de la zone sont sous sa souveraineté.

"Je pense que nous les pêcheurs en savons plus sur l'écologie que les politiques", lance Francisco Gomez, qui explique avoir été accusé en mai par les autorités de Gibraltar "d'être entré dans les eaux britanniques, de pêche illégale, de navigation imprudente et d'outrage aux autorités"....

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Dans le marin du 2 août : le pôle de compétitivité Aquimer

En ouverture de son édition du 2 août, le marin décrit l’ascension du pôle de compétitivité Aquimer. Un véritable atout pour Boulogne. Menacé de perdre son label en 2008, le pôle est revenu dans le peloton. Fédérant entreprises et centres de recherche de Boulogne, mais aussi d’autres régions, il s’attaque résolument aux nouveaux défis, comme l’aquaculture et l’interdiction du rejet des captures. Ministre chargé de la Pêche et ancien maire de la ville, Frédéric Cuvillier a présenté les atouts d’Aquimer à sa collègue chargée de la Recherche, Geneviève Fioraso.

Également au sommaire de ce numéro du marin :
  • Les mortalités des huîtres adultes, 
  • Les sanctions contre les Féroé pour le hareng, 
  • Loire-Atlantique : Détente en vue entre pélagiques et petite pêche 
  • Arctique. La Russie bloque l'accès de Greenpeace
  • Le saumon dope la valeur des exportations de Norvège
  • La DPMA rejoint le ministère de l'Ecologie
  • Piraterie. les armateurs européens veulent qu'Atalante soit prolongée
  • Guadeloupe. Les réserves bienvenues de la caisse chômage et intempéries
  • Nitrates. Le plan épinglé par l'Autorité environnementale
  • La livraison d’un premier drone sous-marin pour la Marine nationale,
  • Tribune. Libre échange transatlantique, libéralisme, protectionnisme... par Francis Vallat
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Le 1 août 2013

La blonde de Barfleur, une moule au goût de terroir

La campagne de pêche a démarré avec un peu de retard. Mais la moule de Barfleur, très attendue par les connaisseurs, a fini par faire son arrivée sur les étals au début du mois. A Cherbourg, plusieurs restaurateurs ont inscrit ce produit de saison à la carte de leurs restaurants.

Source : France 3 Basse-Normandie par Pierre-Marie Puaud
        
Publié le 31/07/2013

Le gisement naturel dit "de Barfleur" est le plus important de France. Les moules sont réputée pour leur leur couleur blonde et leur saveur délicate.

C'est devenu un rituel : au début de l'été, à Saint-Vaast la Hougue, à Barfleur, à Grandcamp-Maisy, les pêcheurs mettent le cap sur les moulières de l'Est-Cotentin (lire ici : la pêche aux moules commence). Les gisements de Ravenoville, Réville et Grandcamp ont ouvert à la fin du mois de juin. Celui de Barfleur n'est dragué que depuis quelques jours. La pêche est strictement encadrée. Seulement 65 licences ont été accordées cette année. La pêche est limitée à 360 kilos de moules par jour et par homme embarqué avec un maximum de 1,8 tonnes par bateau. La taille réglementaire est de 40 millimètres minimum.

Il s'agit ainsi de protéger au mieux cette ressource précieuse, un gisement qui produit bon an mal an entre 3000 et 5000 tonnes de coquillage. Une fois débarquées, les moules doivent passer au désablage. Ce coquillage sauvage est dragué au large. Le passage dans les bassins permet d'éliminer le sable et la vase. Une heure suffit déjà à d'expulser 90 % des sédiments. La moule est propre à être consommée après 6 heures de décantation.

Sur le marché, le moule de Barfleur ne peut pas être confondue avec une autre : c'est vraiment la plus blonde ! La coquille est plus ou moins claire, selon l'âge du coquillage. La chaire est de couleur blanc crème. Elle se distingue par sa saveur, douce, délicate, moins prononcée que la moule de bouchot (élevée sur des pieux), ou la moule de pêche provenant d'autres gisements.

Le reportage de Sylvain Rouil et Pauline Latrouitte :



La moule de Barfleur

Les intervenants
          Olivier Cloix, poissonnier à Equeurdreville
          Michel Briens, chef de la Satrouille à Cherbourg
          Isabelle Charpentier, cliente du restaurant

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Le 28 juillet 2013

Améliorer la gouvernance de l’espace maritime: un créneau de croissance bleue pour la Méditerranée


Bruxelles, le 11 juillet 2013

Cliquer Ici pour télécharger l'étude "Costs and benefits arising from the establishment of maritime zones in the Mediterranean Sea - Final Report / June 2013" et pour la synthèse de l'étude
Selon une récente étude présentée par la Commission européenne, la mise en place de zones maritimes, et notamment de zones économiques exclusives (ZEE), en Méditerranée favoriserait la croissance bleue dans l’Union européenne et contribuerait à d’autres objectifs, plus vastes, en matière de développement durable. L’étude examine les coûts et avantages de l’établissement de zones maritimes en Méditerranée et contient une analyse des incidences qu’aurait la mise en place de zones économiques exclusives sur différentes activités liées à la mer. Les zones économiques exclusives pourraient ouvrir la voie à une politique d’aménagement du territoire plus efficace, susceptible, à son tour, d’attirer des investissements et d’autres activités économiques.

Mme Maria Damanaki, membre de la Commission chargé des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré à cet égard: «La Méditerranée recèle d’énormes possibilités inexploitées, dont il serait possible de tirer parti grâce à la création de zones économiques exclusives (ZEE). La déclaration et la mise en place de zones maritimes demeurent une compétence souveraine de chaque État côtier. Au niveau de l’Union européenne, nous avons la responsabilité conjointe de veiller à ce que tout soit mis en œuvre pour permettre à l’économie bleue de s’épanouir. Les États riverains de la Méditerranée pourraient convenir des limites de leurs zones maritimes sur la base de la convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM)».

L’étude se concentre sur les possibilités que pourraient apporter les ZEE et autres zones similaires en termes de coûts et avantages économiques, ainsi que de développement durable et de gouvernance de l’espace maritime; elle souligne également que ces zones sont à considérer dans le cadre du programme de la Commission européenne en faveur de la croissance bleue

La stratégie de croissance bleue de l’Union européenne vise à créer une croissance économique et des emplois durables dans les secteurs de l’économie marine et maritime, afin de contribuer à la reprise économique en Europe. Ces secteurs emploient 5,4 millions de personnes et représentent une valeur ajoutée brute totale de quelque 500 milliards € – des chiffres qui, d’ici à 2020, devraient augmenter pour atteindre, respectivement, 7 millions de personnes et près de 600 milliards €. L’étude met en lumière les cinq domaines qui possèdent le plus fort potentiel de croissance: l’énergie bleue, l’aquaculture, le tourisme maritime, côtier et de croisière, les ressources minérales marines et la biotechnologie bleue.


Contexte

En Méditerranée comme dans d’autres bassins maritimes, les États côtiers ont la responsabilité de réglementer l’activité humaine et de développer leur économie bleue de manière durable.

Une grande partie de la superficie de la mer Méditerranée se trouve actuellement hors de la juridiction ou de la souveraineté des États côtiers. Les zones concernées, leurs ressources aquatiques vivantes et leur environnement marin ne bénéficient dès lors d’aucune protection digne de ce nom. Parallèlement, il est difficile d’envisager un véritable développement économique dans un cadre réglementaire incertain.

Lors du sommet mondial sur le développement durable qui s’est tenu en 2002 à Johannesburg, la communauté internationale s’est engagée à maintenir la productivité et la biodiversité de zones marines et côtières importantes et vulnérables, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des zones relevant de juridictions nationales. Il n’existe cependant aucun régime juridique particulier régissant la mise en œuvre des dispositions concernées de la convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), notamment en ce qui concerne la protection de l’environnement marin dans les zones qui ne relèvent pas de juridictions nationales. Cette question fait l’objet de débats aux Nations unies depuis 2006.

Le fait de placer une part plus importante de la mer Méditerranée sous la juridiction des États membres de l’Union européenne permettrait de garantir l’application, dans les zones concernées, de la réglementation de l’UE en matière de pêche, d’environnement et de transport, ce qui se traduirait aussi par un meilleur niveau de protection.

Pour de plus amples informations

Cliquer Ici pour accéder au rapport final et à la synthèse de l’étude

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Dans le numéro du 26 juillet 2013, le marin se penche sur la santé des marins


Egalement au sommaire :
  • Stratégie maritime : Bientôt un décret
  • Le pôle mer Méditerranée se développe
  • Loire-Atlantique : Discorde entre pêcheurs 
  • Tsunamis, montée des eaux : la France veille au grain
Cliquer Ici pour lire ce numéro du Marin  dans le Kiosk

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Le 20 juillet 2013

Pêcheurs croates : pas de quoi se réjouir de la politique européenne


Source : Cta / Euractiv

La plupart des 3.700 pêcheurs qui exercent leur métier dans l’Est Adriatique en Croatie craignent que l’adhésion de leur pays à l’UE le 1er juillet, ainsi que les nouvelles lois et réglementations strictes qui en découlent, ne marque la fin de leur métier.

« Nous perdrons les subventions, nous devrons changer nos filets, pêcher plus loin des côtes, il y aura plus de concurrence et de nouvelles restrictions, alors nous envisageons des temps plus difficiles », a déclaré un pêcheur.

La partie de l’Adriatique qui borde les côtes croates étant restreinte et relativement peu profonde, les pêcheurs y utilisent des filets traditionnels qui ne respectent pas la Politique commune de la pêche (PCP), plutôt adaptée à la pêche dans l’Atlantique.

D’autres préoccupations concernent la flotte largement supérieure des voisins européens italiens, qui – comme n’importe quel navire de pêche européen- obtiendra ainsi un accès libre à l’Est Adriatique.

D’un autre côté, en tant qu’État membre à part entière, la Croatie peut maintenant commencer à travailler avec l’Italie et la Slovénie, pays avec lesquels elle partage des problèmes similaires, pour faire pression afin d’introduire des exceptions à la PCP, qui tiendraient notamment compte des spécificités de l’Adriatique, peu profonde au nord et profonde au sud.

Cependant, le pays prédit une baisse globale dans le secteur de la pêche, due aux nombreuses normes et taxes auxquelles les petites familles doivent faire face.
La Slovénie voisine, qui partage une petite partie du nord de l’Adriatique, a rejoint l’UE en 2004 et a déjà noté une baisse de ses pêches.

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Le 19 juillet 2013

La Cour des comptes critique le Secrétariat Général de la Mer dans le Marin du 19 juillet 2013


Juge et partie, trop proche de la Marine, disposant de personnels prêtés par les ministères hors des règles en vigueur, la Cour des comptes pointe plusieurs travers dans la mission et le fonctionnement du secrétariat général de la Mer.... 

Remarque personnelle : Marine au SG Mer... Marine marchande ailleurs... Tous des marins au long cours qui ont du mal à céder leur place à d'autres catégories de marins. Pendant de nombreuses années, les écoles maritimes de pêche et de conchyliculture ont représenté des portes de sortie honorables pour ces marins de la marine et du commerce alors qu'ils avaient peu de connaissance sur la pêche et la conchyliculture voire peu d'estime pour ces professionnels de la mer...

Également dans "le marin" cette semaine :

- Plaisanciers et professionnels n’ont pas les mêmes droits
- Thon rouge : bons débuts des canneurs basques
- Méditerranée : Damanaki veut instaurer des ZEE
- Bruxelles : Les ministres d'accord sur le financement de la pêche
- La Compagnie du Ponant à la une du "marin"
- Pêche : Bluefish en campagne sur les quais boulonnais

Cliquer Ici pour accéder au Marin du 19 juillet 2013

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Cherbourg (50). Le militaire qui voulait comprendre la pêche

Source : Ouest France

Il est contrôleur des pêches. Pour mieux comprendre ceux qui traquent le poisson, Yann Lescrouël est devenu matelot. Le temps d'une marée d'une semaine.

Yann Lescroël est marin. Depuis 16 ans dans la Marine nationale. Aujourd'hui, il dépend de la force d'action navale à Cherbourg (50) et s'occupe de contrôle des pêches. Il est même devenu le référent pour cette activité dans la Manche et de la mer du Nord.

Les prises, les tailles, le maillage des filets, tout cela n'a plus de secret pour lui. Embarqué sur les patrouilleurs de service public, son job est de vérifier que tout se passe dans le respect des règles sur les bateaux de pêche.

Mais tous les marins ne se comprennent pas toujours. Contrôler les pêcheurs c'est une chose, participer à leur vie quotidienne, une autre...

Matelot

Yann Lescroël a, alors, eu cette idée : effectuer une campagne de pêche, comme matelot, à bord d'un chalutier hauturier. Il a choisi un bateau de Cherbourg, le Carpe Diem III, dernier arrivé de la flottille. « J'ai de la chance : toute ma famille est dans la pêche, à Barfleur ou Saint-Vaast. » C'est plus facile pour se faire ouvrir des portes. « Mon cousin est second sur le Carpe Diem. Le patron n'a fait aucune objection à ma venue. Au contraire. »

En embarquant pour une semaine entière, Yann voulait appréhender les difficultés des pêcheurs avec les administrations en général. Affaires maritimes, gendarmerie, douanes, Marine nationale, voire direction générale de la consommation et de la répression des fraudes... On peut parfois en perdre son sens marin.
 
Suite... 

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Le 18 juillet 2013

« Contrairement à une idée reçue, l'état de nos stocks de poissons s'améliore »

Alors que les ONGE continuent à tirer à boulets rouges contre les acteurs de la pêche qui à l’origine selon elles de l’extinction des ressources en poisson, des chercheurs britanniques notent que les stocks européens vont beaucoup mieux et que la réforme précédente lancée en 2002 porte déjà ses fruits, dans une étude publiée le 18 juillet 2013 dans la revue Current Biology

llustration : de 2000 à 2011, les stocks de poisson virent au vert (plus bas pour les explications)

« Contrairement à une idée reçue, l'état de nos stocks de poissons s'améliore », dit Paul Fernandes de l'Université d'Aberdeen. « Beaucoup de nos stocks ne sont plus surexploités, la nature doit maintenant suivre son cours pour que les poissons reconstruisent leurs populations. »

« Nous devons être conscients que la faible pression de pêche doit être maintenue jusqu'à ce que les stocks se reconstituent », dit Robin Cook de l'Université de Strathclyde. « Ce n'est que la première étape. Maintenant, nous devons voir le nombre des stocks s’améliorer en raison du maintien de l’effort de pêche à un faible niveau. »

Il y a des raisons de rester prudents pour plusieurs stocks, notamment le cabillaud, toujours en difficulté. Il est nécessaire de continuer à limiter fortement leurs captures surtout qu’un trop grand nombre de ces poissons serait vendu sur le marché noir, objet de captures illicites et de rejets sous-jacents.

Les chercheurs ont utilisé des données recueillies principalement par les instituts de recherche publics, y compris les grands programmes concernant des centaines de marchés au poisson et en mer sur des centaines de bateaux de pêche et de recherche. Les données représentent des millions de mesures de poissons : longueur, poids, sexe, stade de développement, et âge. Ces données ont ensuite été analysées et intégrées dans des modèles mathématiques d'évaluation des stocks, puis évaluées par des spécialistes au sein du Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM) au Danemark, organisation qui émet chaque année des recommandations sur le niveau de captures dans l’Europe bleue.

Fernandes et Cook disent avoir été particulièrement surpris par le nombre de stocks qui s'est amélioré depuis que l’effort de pêche a été réduit au passage des années 2000. En 2011, pour la première fois, la majorité des stocks de poissons a été pêchée de façon durable. C’est le résultat des réformes mises en place en 2002. Les résultats arrivent à un moment important, au moment où d'autres réformes de la politique commune de la pêche sont prévues.

« D'autres réformes de la Politique commune de la pêche sont actuellement en cours d'élaboration, il est donc important de s’appuyer sur les réussites et les faiblesses, et de poursuivre la politique de réduction de l’effort de pêche sur les stocks halieutiques européens », écrivent les chercheurs.

Traduction de Sciencedaily : European Fish Stocks Poised for Recovery

Paul G. Fernandes, Robin M. Cook. Reversal of Fish Stock Decline in the Northeast Atlantic. Current Biology, 2013; DOI: 10.1016/j.cub.2013.06.016

Illustration : The Geographical Distribution of the Difference in Exploitation Rate for 57 Northeast Atlantic Fish StocksThe difference in exploitation rate (ΔH) is the exploitation rate (Hyear) minus the exploitation rate consistent with maximum sustainable yield (HMSY) in (A) 2002 and (B) 2011. The size of the circle is proportional to the absolute difference in ΔH and is color coded according to status. Stocks in green are fished within sustainable limits, while stocks in red have exploitation rates in excess of these limits; hence, the larger the red circle, the more the stock is overfished, and the larger the green circle, the more the stock is underfished. The circles are positioned approximately according to the center of the stock location in the ICES ecoregions (labeled), with the exception of the widely distributed stocks, which are positioned to the western edge of the continental shelf. An abbreviation for the species name is provided in the center of each circle: ane, Engraulis encrasicolus; cap, Mallotus villosus; cod, Gadus morhua; ghl, Reinhardtius hippoglossoides; had, Melanogrammus aeglefinus; her, Clupea harengus; hke, Merluccius merluccius; hom, Trachurus trachurus; mac, Scomber scombrus; mgb, Lepidorhombus boscii; mgw, Lepidorhombus whiffiagonis; nop, Trisopterus esmarkii; ple, Pleuronectes platessa; sai, Pollachius virens; san, Ammodytidae; sar, Sardina pilchardus; sol, Solea solea; spr, Sprattus sprattus; whb, Micromesistius poutassou; whg, Merlangius merlangus. Stocks for which there are no reference points are abbreviated as text alone followed by a question mark. See also Figure S1 for equivalent distribution of relative SSB.

Lire aussi : 

Surpêche : des stocks de poissons sur la bonne voie dans l'Atlantique

Source : Futura Sciences

À en croire de nombreux spécialistes ou associations, les stocks de poissons s’effondrent dans le nord-est de l’Atlantique. Pourtant… une nouvelle étude démontre que ce n’est pas toujours vrai, que c’est même plutôt l’inverse dans de certains cas. De plus en plus de stocks sont exploités durablement, notamment grâce à une diminution des efforts de pêche qui résulte d'une réforme européenne prise en 2002.

Avec ses 6 millions de tonnes de poissons fournis chaque année, grâce à ses 80.000 navires de pêche et à l'aquaculture, l'Union européenne occupe la quatrième place des « pays » les plus producteurs de cette ressource dans le monde.  
Définie par l’Union européenne, la politique commune de la pêche (PCP) est régie par un ensemble de règlements, dont certains visent à conserver et exploiter durablement les stocks de poissons dans les eaux européennes. Le défi est de taille, car le nord-est de l’Atlantique est quotidiennement sillonné par 80.000 navires de pêche. De nombreuses voix se sont déjà élevées pour décrier cet initiative, car les stocks de poissons ont pendant de longues années été surexploités, au point de régulièrement décroître, prouvant ainsi l’inefficacité de la PCP. 

Visiblement, les détracteurs de la politique commune de la pêche ont partiellement tort, car certains efforts semblent porter leurs fruits, du moins si on en croit l’étude publiée par Paul Fernandes et Robin Cook dans la revue Current Biology. Leur article conclut un travail d’enquête au cours duquel l’évolution de 57 stocks de poissons répartis en quatre groupes (morues, pélagiques, démersaux et poissons plats) a été retracée pour ces 60 dernières années.....

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Le 17 juillet 2013

Le Conseil d’État décide que l’État peut traiter différemment les pêcheurs professionnels et plaisanciers 

La décision du Conseil d’État concerne l’anguille. Mais sa portée est plus large...

Source : Le Marin

Le Conseil d’État vient de rejeter une requête de la Fédération nationale de la pêche en France (FNPF), qui voulait annuler, pour excès de pouvoir, des textes de loi sur l’anguille. Par cette décision, il rappelle le droit de réglementer la pêche professionnelle et la pêche plaisance différemment.

Les pêcheurs d’anguille et de civelle sont satisfaits mais au-delà du cas d’espèce, le Comité national des pêches maritimes espère qu’elle dissuadera les plaisanciers en mer, qui voudraient aligner certaines réglementations, concernant les tailles marchandes en particulier.

La décision lue le vendredi 12 juillet portait sur une requête de la FNPF contre le décret du 22 septembre 2010 sur l’anguille et trois arrêtés afférents de septembre et d’octobre 2010. Des textes appliquant en eau douce le plan européen de préservation de l’anguille du 18 septembre 2007.

La plus haute autorité de droit administratif estime notamment que la différence de traitement entre les pêches professionnelle et de loisir "n’est pas manifestement disproportionnée au regard de l’objectif de maintien de l’activité professionnelle de la pêche et de la différence de situation qui sépare les pêcheurs professionnels et les pêcheurs de loisir vis-à-vis de l’exploitation des ressources halieutiques".

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Le 16 juillet 2013

Languedoc-Roussillon : le Parlement de la mer enfin mis à flots

Le Parlement, présidé par Christian Bourquin, englobe les acteurs du monde maritime. L’instance entend fédérer le monde maritime et lui permettre d’évoluer.

Source : Midi Libre

C’est un temps idéal pour végéter sur la plage, se laisser dorer sur les bords de la Méditerranée. Justement, jeudi, les rivages de la Grande Bleue chantée par le Narbonnais Trenet ont été au centre des discussions, mais pas question pour ceux qui y participaient de s’adonner au farniente. "On se met au travail dès cet après-midi !", a précisé Christian Bourquin, le président de Région, en lançant officiellement le Parlement de la mer, dont il a été élu à la présidence. Cette instance de réflexion et de propositions, unique en son genre en France et en Europe, entend fédérer la communauté maritime du Languedoc-Roussillon dans son ensemble, faire remonter les besoins et y répondre, coordonner les initiatives. Dans un souci économique et écologique.

Toute la région impliquée

Le potentiel maritime régional est en effet considérable : 215 km de rivages de la Camargue au Cap Cerbère avec 54 communes au plus proche du littoral, 40 000 hectares d’étangs, de lagunes, de canaux, 1 200 espèces animales et 500 végétales. Mais aussi 20 stations balnéaires, 70 ports de plaisance avec 30 000 anneaux, la première flottille de pêche de Méditerranée, une conchyliculture représentant 10 % de la profession au national. "Aujourd’hui personne ne peut pourtant donner un chiffre précis sur l’ampleur et les retombées de cette économie", insiste Christian Bourquin. Et pourtant, il y a une vraie attente et demande de coordination et de communication entre les divers acteurs. "Parce que l’on ne se parlait pas forcément et que chacun perdait de l’énergie dans son coin", résume Patrick Toustou, président de la fédération française motonautique. À quoi Serge Pallares, président de la fédération française des ports de plaisances, ajoute : "Les réunions de présentation du projet ont montré un vrai engouement et dans des territoires qui semblent géographiquement peu impactés. Comme à Mende en Lozère, où la filière bois est importante et peut participer à l’économie maritime."

Des commissions de travail

Le Parlement de la mer comprend un bureau et surtout une assemblée de 168 conseillers dont 117 sont des acteurs du monde maritime, les autres des élus. Ils sont répartis en trois commissions de travail : Activités emplois et métiers d’avenir, Aménagements durables et environnement, Coopérations et vivre ensemble. "L’instance est forte d’un forum de mille personnes issues de la communauté maritime et désireuses d’échanger sur le sujet, à qui les axes de travail et les orientations seront soumis", poursuit Christian Bourquin.

Des ateliers pour parler d'avenir

L’après-midi de jeudi a permis de commencer à plancher sur des thèmes tels que “comment attirer les jeunes vers les métiers de la mer” ou encore “comment accroître les capacités d’accueil des ports en préservant la biodiversité du littoral”. Des ateliers se tiendront en octobre. Le Parlement espère pouvoir s’orienter vers des actions concrètes d’ici la fin de l’année.

Cliquer Ici pour plus d'informations

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Le 15 juillet 2013

"Les accords de pêche : quelles relations avec les pays du sud ?"


Dans le cadre du 11ème forum de l'AFH 2013, 19-21 juin, Pessac (Bordeaux)


Table ronde sur le thème "Les accords de pêche : quelles relations avec les pays du sud ?"

avec comme intervenant : 
  • Christian Chaboud (Directeur de recherche à l’IRD) - Les accords de pêche avec les pays du sud, problématique et enjeux
  • Frédéric Le Manach (Doctorant au Fisheries Centre, Vancouver) - Public versus privé : un problème d’éthique ?
  • Michel Goujon (Directeur de l’armement Orthongel) - Les accords de pêche thoniers, le regard d'Orthongel
  • Didier Gascuel (Professeur Agrocampus Ouest, membre du CSTEP) - Dépasser la vieille (et inéquitable) notion de « surplus » ?
Pour accéder aux documents des intervenants : Agrocampus / AFH

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Le 12 juillet 2013

Débat sur le retour des aides aux navires de pêche dans le Marin du 12 juillet 2013

Renouer avec les aides à la flottille de pêche en Europe ? Le français Alain Cades, auteur d'un rapport en ce sens, milite pour. Mais au sein du parlement et face à la Commission, la partie n'est pas gagnée...

Egalement dans le Marin du 12 juillet 2013 :

- Retraite. Les 55 ans en question
- Dossier : Pays Bigouden
- Accords de pêche. L'Europe invitée à faire bouger les lignes
- Europe. Le parlement soutient la croissance bleue
- Bugaled Breizh. Les juges ont notifié aux familles la fin de l'instruction
- Finistère. Dix chalutiers traquent le missile N51
- Guyane. De nouveaux moyens pour lutter contre la pêche illégale
- Emploi. Dynamisme et diversité à Lorient
- Coquille. Régionalisation de la gestion des différents gisements
- Pays bigouden. Deux goémoniers sèment le trouble dans la bande côtière
- Anchois. La Commission propose une baisse du TAC

Cliquer Ici pour accéder à ce numéro du Marin

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Le 11 juillet 2013

Pour les ONGE, Progrès et adaptation sont synonymes de surpêche !!!

L'Everest sorti du chantier naval vendéen Plasti-pêche est un bateau de pêche de moins de 12 mètres, un navire polyvalent qui permet aux marins-pêcheurs de travailler au filet, à la drague et au chalut... Tous des métiers de la pêche artisanale que le FEAMP devrait soutenir dans la période 2014-2020

En accord avec la proposition de résolution votée en 2012 par le Parlement européen sur la petite pêche côtière, la pêche artisanale et la réforme de la politique commune de la pêche, le FEAMP soutiendra plus particulièrement la petite pêche.

Cette proposition de résolution parlementaire considère notamment que : 

- la crise économique et sociale dans le secteur de la pêche affecte tout spécialement la petite pêche ;
- la petite pêche, eu égard aux faiblesses structurelles qu’elle présente, se trouve plus exposée que les segments de la flotte considérés comme plus compétitifs à des types déterminés d’impacts extérieurs (comme l’augmentation subite du prix des combustibles) ou à des modifications subites de la disponibilité des ressources;
- le futur Fond européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) devra tenir totalement compte des problèmes et des besoins spécifiques de la petite pêche ;

Les ONGE s'opposent au soutien de la petite pêche...

Les ONG, tels que la coalition Ocean2012 combattent les aides au renouvellement des navires de moins de 12 mètres et de plus de 35 ans (que le rapport Cadec souhaite subventionner jusqu'à 80.000 euros par le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (Feamp)) ainsi que les aides au remplacement des moteurs des bateaux et à l'installation des jeunes pêcheurs. 

De nouveaux bateaux pour une pêche européenne déjà en surcapacité

Source : Le Monde.fr | 11.07.2013 à 08h40 • Mis à jour le 11.07.2013 à 09h48 | Par Audrey Garric

L'accord prévoit que les poissons, qui pour la plupart meurent après leur rejet, devront être débarqués par les pêcheurs pour les inciter à davantage de sélectivité.

Quel avenir faut-il donner aux flottes européennes de pêche ? La question cristallise une fois de plus les tensions, alors que la commission pêche du Parlement européen s'est prononcée, mercredi 10 juillet, lors d'un vote très serré, en faveur de la réintroduction des subventions destinées à la construction de nouveaux navires et à la modernisation de la flotte.

Par 12 voix pour et 11 contre, la commission a voté une mesure proposée par Alain Cadec, député européen conservateur et conseiller général des Côtes-d'Armor, au nom de la nécessité de renouveler une flotte européenne de pêche vieillissante – les bateaux ont en moyenne 29 ans – et considérée comme dangereuse.

L'amendement prévoit que le renouvellement des navires de moins de 12 mètres et de plus de 35 ans puisse être subventionné jusqu'à 80 000 euros par le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (Feamp), l'outil de financement de la politique de pêche commune.

"C'est une mesure écoresponsable, qui permettra de mener une pêche durable et compétitive, se réjouit Alain Cadec. Les nouveaux bateaux devront être 40 % moins puissants, ce qui leur permettra de pêcher mieux, mais aussi moins. Ils consommeront par ailleurs moins de gasoil et émettront moins de CO2."

Entretenir la surpêche

Une analyse que ne partagent pas les ONG, qui estiment au contraire que ces subventions, bannies en Europe depuis 2005, entretiennent la surpêche. "Cet argent permet d'augmenter la capacité de pêche de certaines flottes, qui sans cela, seraient moins opérationnelles et finiraient par s'éroder naturellement. Cela va à l'encontre des ambitions de l'Europe pour permettre aux stocks de se reconstituer", regrette Stéphan Beaucher, coordinateur pour la France de la coalition d'associations Ocean 2012, qui dénonce par ailleurs un "transfert de fonds publics vers des opérateurs privés".

Selon les calculs de l'ONG NEF (New Economics Foundation), effectués à partir des fichiers flotte de l'Union européenne (UE) – et que réfute M. Cadec, 20 000 bateaux, dont 1 000 en France, rempliraient les critères leur permettant d'être remplacés, conduisant à un coût maximal de subventions de 1,6 milliard d'euros. La mesure risquerait alors d'absorber une partie importante de l'enveloppe de 6,5 milliards d'euros prévue entre 2014 et 2020 par le Feamp, au détriment du financement des autres volets de la politique commune de pêche, axée sur la limitation de la surpêche après un accord en mai de l'UE.

Dans leur combat, les ONG ont reçu le soutien inattendu de la Cour des comptes vendredi. Dans un rapport sévère, rédigé en 2010 mais demeuré jusqu'à présent confidentiel, l'institution constate l'échec général du dispositif à créer des emplois et à protéger la ressource halieutique de la surexploitation. "Dans un grand nombre de cas, sinon dans la majorité, le premier objectif des aides à la pêche a été de mettre fin à des troubles de l'ordre public (...) et de ramener au calme une profession turbulente, traditionnellement fort soutenue par ses élus, et bénéficiant de la sympathie des médias et de la population", admettent crûment les rapporteurs.

Le vote définitif sur cette mesure est prévu pour septembre en séance plénière du Parlement, avant une adoption par les Etats membres. Les députés européens se prononceront également sur d'autres amendements, adoptés mercredi par la commission pêche et également combattus par les ONG, tels que des aides au remplacement des moteurs des bateaux et à l'installation des jeunes pêcheurs. "Parmi les 766 députés, une majorité ne vient pas de circonscriptions maritimes et n'a donc pas à défendre des intérêts politiques locaux. Il y a donc des chances que le texte soit amendé", espère Stéphan Beaucher.

Audrey Garric - Journaliste au Monde

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Le 9 juillet 2013

Dix fois moins d'anguilles en 30 ans !

Face au déclin de la population d'anguilles, la France a mis en place un plan de gestion pour la sauvegarde de l'espèce. Reportage dans le site de Soustons, l'un des lieux de surveillance privilégié par l'Onema.

Cliquer Ici pour accéder au Reportage vidéo 

Source : Actu-Environnement.com

Par Marie Jo Sader

L'anguille est classée depuis 2009 "espèce en danger critique d'extinction". Depuis quelques dizaines d'années la population de ce poisson a fortement régressé à l'échelle européenne. Face à ce constat alarmant, l'Europe a demandé aux Etats membres d'élaborer un plan de gestion de l'anguille. En France, il est en vigueur depuis 2010 et a pour objectifs essentiels le rétablissement des stocks en luttant contre le braconnage, la pêche illégale, la pollution et les obstacles à la circulation de l'anguille. Les ouvrages sur les cours d'eaux tels que les installations hydrauliques sont en effet une des principales causes de mortalité de ce poisson migrateur qui effectue dès sa naissance un voyage périlleux entre la mer et l'eau douce.

A Soustons, un des sites index pour la surveillance de l'anguille dans les Landes, l'Onema contribue avec un réseau d'acteurs à l'application de ce plan. Mesures biométriques pour le traçage de la population, négociation avec les élus pour aménager les ouvrages, autant d'actions pour améliorer la connaissance de l'espèce et œuvrer pour sa sauvegarde.

Toutefois, la Fédération Nationale de Pêche a toujours dénoncé l'insuffisance de ce plan qui n'agirait pas réellement sur l'exploitation de l'anguille. La France avait fixé pour 2012 une réduction de 30% de la mortalité par pêche. Or selon la Fédération cet objectif est loin d'avoir été atteint tout comme l'aménagement des ouvrages dont seul un quart aurait été mis en conformité en 2012. La Fédération Nationale de Pêche a déposé un recours contre le plan de gestion français auprès du Conseil d'Etat. Elle demande un moratoire sur la pêche de l'anguille, unique mesure qui pourra selon elle rétablir les stocks de poissons.

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Le 8 Juillet 2013

Inquiétude pour la protection sociale des marins

Le conseil d’administration de la Caisse maritime d’allocations familiales (Cmaf) a pris connaissance du projet de Convention d’objectifs et de gestion de la branche famille.

Source : Ouest France

Ainsi, dans la fiche thématique n° 21 portant sur l’optimisation du fonctionnement du réseau de la branche famille, l’État s’engage à « examiner les évolutions nécessaires à un rapprochement de la Caisse maritime d’allocations familiales avec le réseau des Caf, dans le respect des spécificités du service rendu à leurs allocataires ».

Cette phrase inquiète le président de la caisse des marins, le basque Serge Larzabal. « Elle continue de faire peser une incertitude forte sur l’avenir de la Cmaf et fragilise, à terme, l’organisation de la protection sociale du monde maritime qui repose sur un trépied : Enim, Cmaf et Service social maritime. » Les administrateurs de la Cmaf alertent donc le monde maritime sur la disparition possible d’un organisme dédié aux gens de mer. Ils demandent le retrait de l’article concernant la Cmaf de la Convention d’objectifs et de gestion qui devrait être signée dans les prochains jours.

Cliquer Ici pour lire le communiqué du conseil d'administration de la caisse maritime d'allocation familiale (cmaf)

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Le 7 juillet 2013

Deep Sea. Catherine Raoulas expose au Fort du Loc'h

Exposition de Catherine Raoulas

Fort du Loc'h à Guidel / Morbihan

Exposition jusqu'au 1er septembre 2013. Tous les jours de 10 h à 19 h sauf le vendredi. Entrée libre. 

Source : Le Télégramme par Isabelle Nivet

Catherine Raoulas expose durant tout l'été, au Fort du Loc'h, à Guidel, face à la mer, le récit en dessins, peintures et photos, de son expérience à bord d'un chalutier en Nord Ecosse.

C'est déjà un plaisir d'entrer dans le lieu. Le fort du Loc'h, construit en 1756, est rarement ouvert, peu utilisé. Posé sur la dune, entre mer et marais, au milieu des herbes hautes, un fort haut comme trois pommes, mais avec remparts de poche et pont-levis miniature. Dans le logis restauré, quelques expositions se sont succédé, toujours en lien avec l'univers naval, Gustave Caillebotte ou Paul Bloas. Et, cette année, le lieu accueille une femme salée, la peintre Catherine Raoulas, qui travaille à l'année dans des containers proches du port. Caractère trempé, sourire fragile, elle maîtrise bien l'univers de la pêche. On la connaît pour ses silhouettes de marins colorées.

Femme à bord

Cette fois, ce n'est pas à la criée ou au bord des pistes de Gouren que la Lorientaise a trouvé ses modèles, mais en partant avec eux... Anita Conti moderne... Premier départ en novembre, douze jours sur le Mariette-Le Roch II, chalutier de la Scapêche. « Je voulais trouver une autre source d'inspiration. J'avais du mal à imaginer leur boulot. Je voulais embarquer avec eux ». Elle suivra la même route que les pêcheurs, départ de Lann Bihoué en avion pour Loch Inver, en Écosse et embarquement trois heures plus tard, « avec une petite angoisse de savoir si tu vas être malade ou pas. Tu sais que si ça t'arrive, ils ne feront pas demi-tour pour toi ! ». Mais tout se passe bien, aussi Catherine Raoulas repart-elle en mai. « Tu apprends à te caler sur leur rythme, le sommeil haché, le bruit en permanence ».

35 oeuvres, 15 photos

À bord, la peintre n'est pas là en princesse « Faut pas être bégueule, ni faire la coquette. Tout le monde bosse, c'est très speed, il ne faut pas les gêner....

Pour en savoir plus sur Catherine Raoulas :
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Le 5 juillet 2013

Surpêche ? L'avenir de la pêche en débat sur bastamag.net

Surpêche : les poissons pourraient disparaître d’ici 2035

Par Nolwenn Weiler (17 juin 2013)

Les mers sont surexploitées et cela commence à devenir assez inquiétant. Une espèce de poisson sur trois est menacée d’extinction. Les autres peinent à se renouveler alors que le nombre de captures augmente. Sur le banc des accusés : la pêche industrielle, allègrement subventionnée en Europe, et finalement peu créatrice d’emplois. Face à cette menace, des artisans pêcheurs ont décidé de s’allier avec l’organisation écologiste Greenpeace, et des ONG pointent les mauvaises pratiques des grandes enseignes. Enquête. Suite...

L’article de Basta ! sur la surpêche suscite le débat : les ressources en poissons sont-elles vraiment menacées ? La politique des quotas et de rendements « durables » prônée par les ONG environnementales et l’Union européenne permet-elle vraiment de protéger les écosystèmes ? La pêche artisanale risque-t-elle de pâtir de ces mesures, au profit des pêcheries industrielles ? Alain Le Sann, du Collectif Pêche & Développement, propose d’instaurer d’autres mécanismes collectifs de partage des ressources, respectueux de leur renouvellement et plus proches de l’intérêt des communautés concernées.

Et si les pêcheurs disparaissaient avant les poissons

Par Alain Le Sann (3 juillet 2013)

Basta ! a réussi à avancer la date de la catastrophe finale : avec un tel titre on fait le buzz. Mais pourquoi faut-il surenchérir par rapport à la prophétie de « l’aquacalyspe » en 2048 ? Il y a dans cet article un certain nombre de réflexions justes, mais aussi des approximations et des idées reçues sur un sujet très complexe, sur lequel les ONG conservationnistes sont passées maîtres dans l’art de la manipulation.

Il est sain que le secteur appelé traditionnellement « petite pêche » en France s’organise pour défendre ses droits et son avenir. Ce secteur est vital dans toutes les régions et occupe effectivement une place importante dans la pêche française. Cependant, il est discutable d’assimiler cette petite pêche à la pêche artisanale comme l’ont fait la Commission Européenne et les organisations non gouvernementales de protection de l’environnement (ONGE). Concentrer les aides sur ce seul segment aboutit à concentrer les pêcheurs sur la bande côtière déjà souvent saturée et marquée par la concurrence d’autres activités – pêche amateur, plaisance… - et la plus touchée par la pollution. Pourtant, la pêche artisanale a aussi vocation à occuper tout l’espace de la zone économique exclusive (ZEE, espace maritime le long des côtes sur lequel un Etat exerce son contrôle) et on ne peut systématiquement considérer un bateau de plus de 12m comme un bateau industriel.

Concernant l’emploi, il est vrai que les bateaux plus importants assurent moins d’emplois directs de marins, mais ils alimentent le fonctionnement des ports et des criées qui sont importants pour la petite pêche elle-même, au-delà des circuits plus directs. Un emploi à la petite pêche, c’est un emploi à terre. Pour les autres secteurs, le rapport est plutôt 3 à 4 emplois pour 1 emploi de marin. S’il y a des conflits et des contradictions entre les divers segments, il y a aussi beaucoup de relations. Il y a toujours eu des négociations entre métiers pour dégager des formes possibles de cohabitation qui permettent à tous de vivre. La gestion des pêches est d’abord une question de partage entre des secteurs très diversifiés qui parfois s’opposent mais sont aussi souvent complémentaires.

Les erreurs de Greenpeace...


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Le 4 juillet 2013

Croissance bleue : le PE croit à l’avenir des activités marines

Politique maritime

Source : Europolitique par Anne Eckstein | jeudi 04 juillet 2013

Le Parlement européen se félicite de la communication de la Commission sur la croissance bleue (1) qui définit le potentiel de l’économie maritime et identifie les secteurs porteurs pour créer une croissance intelligente, durable et des emplois. Dans une résolution adoptée le 2 juillet, les députés soutiennent cette approche, précisent que l’économie marine s’inscrit pleinement dans la stratégie Europe 2020 pour la croissance et l’emploi et insistent sur le rôle essentiel des collectivités locales.

La stratégie de croissance bleue, qui fait partie de la politique maritime intégrée (PMI), favorisera la création de synergies et contribuera à la création d’emplois dans les secteurs maritimes. Les autorités locales, régionales et nationales sont dans ce cadre, des acteurs essentiels : c’est elles, insistent les députés, qui doivent créer les conditions nécessaires à une croissance durable en mettant en place des systèmes de planification spatiale de l’espace maritime, en modernisant les infrastructures, en assurant l’accès aux compétences professionnelles.

Les députés notent « avec inquiétude » que la marine de l’UE est toujours « encombrée » de procédures administratives et douanières excessives qui freinent la mise en place de l’espace unique des transports maritimes et empêchent le développement de ce secteur. Ils demandent une réglementation homogène de la navigation intracommunautaire et invitent à avancer sur les questions relatives aux autoroutes de la mer, à la sécurité maritime, au développement d’infrastructures portuaires et logistiques et à la réduction des pollutions.

Défis climatiques et transition énergétique : le PE souligne les possibilités offertes par la mer. Energie éolienne, marémotrice, houlomotrice et thermique des mers sont des secteurs à haut potentiel de développement économique et de création d’emplois. La Commission devrait présenter une communication sur ce sujet : les députés lui demandent d’aborder la question selon une approche globale qui permette d’offrir un bouquet énergétique durable. Ils mettent aussi en évidence le potentiel de l’exploitation des ressources minières marines mais soulignent que ces activités doivent être sérieusement encadrées.

Pas question, enfin, d’oublier les secteurs traditionnels de la pêche et de l’aquaculture dont le développement durable devrait contribuer à la sécurité alimentaire à long terme, à la réduction de la surpêche, à restaurer les stocks et à réduire la dépendance de l’UE à l’égard des importations. Quels que soient les secteurs, le PE rappelle que ces développements ne peuvent se faire au détriment des écosystèmes marins et demandent à la Commission d’actualiser la directive sur l’environnement marin.

Des financements adéquats

Le PE insiste : en période de réduction des investissements publics, il est « nécessaire et urgent » que tous les projets coûteux tels que ceux relatifs aux infrastructures dans les secteurs des transports, de l’énergie et des télécommunications, bénéficient d’un financement suffisant au cours de la période de programmation 2014-2020. Il invite les États membres à canaliser vers les projets de l’économie bleue les instruments financiers et financements européens disponibles et demande qu’une attention particulière soit accordée aux Etats membres renfloués ainsi qu’aux régions ultrapériphériques.

Environ 7 millions les emplois pourraient être générés par la croissance bleue d’ici 2020, mais, note le PE, cet objectif ne pourra être atteint que s’il est soutenu par des politiques de formation ciblées assurant la disponibilité d’une main d’oeuvre qualifiée et expérimentée.

Les députés notent en outre que l’UE dispose d’importantes capacités de recherche de haut niveau et soulignent, les apports futurs du programme Horizon 2020. Dans ce cadre, ils invitent la Commission à actualiser la stratégie européenne pour la recherche marine et maritime d’ici 2014, et à proposer des mesures concrètes pour améliorer les synergies et la diffusion des connaissances. Ils insistent, enfin, sur les perspectives prometteuses, en termes d’emplois et de ressources de la « biologie bleue ».

(1) COM(2012)0494

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Croissance bleue : gisement d’emplois en mer

Source : Députés européens socialistes

Publié le 2 juil 2013

Le Parlement européen a voté, aujourd’hui, un rapport sur la « croissance bleue », dont l’objectif est de développer le potentiel de croissance et de création d’emplois de la mer et du littoral.

La mer s’étend sur les deux tiers de la superficie du globe terrestre sans occuper une telle place dans les politiques publiques. Au sein de l’Union européenne, elle représente pourtant d’ores et déjà 5,4 millions emplois et une valeur ajoutée brute de 500 milliards d’euros par an.

Si la pêche, l’aquaculture, le tourisme et les transports sont des secteurs connus à développer, des activités émergeantes doivent être encouragées : énergies marines, ressources minérales, algoculture ou biotechnologies marines.

Pour Patrice Tirolien, membre de la commission développement régional, « cette stratégie doit se placer dans une approche intégrée et cohérente des territoires que nous défendons pour l’Europe. Par conséquent, les régions qui souhaitent axer leur développement autour de leur façade maritime doivent pouvoir trouver des leviers de croissance dans les crédits de la politique de cohésion ».

Isabelle Thomas, membre de la commission pêche, a insisté pendant les débats « il y a les activités multiséculaires comme la pêche et les nouvelles activités comme les énergies marines renouvelables. Il faut considérer l’ensemble de ces activités, et les rendre compatibles dans l’espace maritime. C’est le sens que je veux donner à la directive sur la planification de l’espace maritime et la gestion intégrée des zones côtières dont je suis rapportrice pour avis ».

Enfin, Gilles Pargneaux, membre de la commission de l’environnement, a insisté pour que « cette stratégie se développe en concertation avec tous les acteurs : territoires, professionnels et ONG » ; « il en va de la vitalité du tissu économique et social de nos littoraux », conclut l’eurodéputé.

« Si elle est mise en œuvre d’ici 2020, la croissance bleue pourrait nous permettre d’atteindre 7 millions d’emplois et 600 milliards d’euros en valeur ajoutée brute. C’est donc un gisement de croissance à explorer », concluent les membres de la délégation socialiste française au Parlement européen.

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Croissance bleue - Améliorer la croissance durable dans le secteur marin, le transport maritime et le tourisme de l'Union

Parlement européen : Fiche de procédure

Parlement Européen : Texte adopté le 2 juillet 2013

2012/2297(INI) - 10/06/2013 Rapport déposé de la commission, lecture unique

Contenu du résumé
La commission des transports et du tourisme a adopté un rapport d’initiative de Spyros DANELLIS (S&D, EL) sur la croissance bleue: améliorer la croissance durable dans le secteur marin, le transport maritime et le tourisme de l'Union.

Les députés rappellent plus de 70% de la surface terrestre sont recouverts d'océans et de mers, qui peuvent jouer un rôle crucial afin de relever les défis à long terme auxquels l'Union est confrontée, tels que le changement climatique et la compétitivité mondiale.

Le présent rapport constitue la feuille de route du Parlement européen pour la promotion de la croissance bleue. Son but est de promouvoir la politique maritime intégrée (PMI) pour l'Union européenne.

Cadre général : les députés se félicitent de la communication de la Commission sur la croissance bleue, qui définit clairement le potentiel de l'économie maritime pour créer une croissance intelligente, durable et inclusive et générer des possibilités d'emploi. Ils estiment que la politique côtière et maritime doit également figurer dans le cadre général de la période de programmation 2014-2020, dans le but de poursuivre les objectifs définis dans la stratégie Europe 2020.

La commission parlementaire renouvelle son soutien à la PMI et souligne que la promotion de cette politique reste le meilleur moyen de renforcer la croissance bleue. Elle estime que la stratégie de croissance favorisera la création de synergies et l'élaboration de politiques coordonnées, ce qui apportera une valeur ajoutée européenne et contribuera à la création d'emplois dans les secteurs maritimes.

Les députés estiment que, pour favoriser la compétitivité des secteurs économiques maritimes de l'Union sur le marché mondial, les autorités locales, régionales, nationales et européennes doivent créer les conditions nécessaires à une croissance durable, et ce :
  • en mettant en place des systèmes de planification de l'espace maritime,
  • en modernisant les infrastructures,
  • en créant un accès aux compétences professionnelles et en garantissant les financements, notamment via des initiatives, telles que les nouvelles règles de l'Union applicables aux fonds de capital-risque.
En ce qui concerne les financements, le rapport invite les États membres à canaliser vers les projets de l'économie bleue les instruments financiers et les financements européens disponibles. Il souligne également l’importance de tenir compte des besoins spécifiques des États membres renfloués, qui éprouvent des difficultés croissantes à entreprendre des projets coûteux, ainsi que des besoins des régions ultrapériphériques et insulaires qui souffrent de contraintes structurelles.

Clusters : le rapport appelle à un soutien fort de l'Union et des États-membres pour la création de clusters maritimes régionaux et transfrontaliers. Il insiste sur l'importance stratégique que ces clusters revêtent en tant que pôles d'excellence pour les activités économiques liées à la croissance bleue et sur leur potentiel en matière de partage des connaissances et des bonnes pratiques, de synergies entre les différents secteurs de l'économie bleue et d'attractivité pour les investissements.

Planification de l'espace maritime et gestion intégrée des zones côtières : les députés se félicitent de la proposition législative de la Commission pour la planification de l'espace maritime (PEM) et la gestion intégrée des zones côtières (GIZC) en tant que mesure nécessaire afin de gérer la hausse des activités marines et côtières et de protéger l'environnement marin. Ils rappellent que la PEM devrait entraîner une baisse des coûts pour les entreprises et une amélioration du climat d'investissement, alors que la GIZC facilitera la coordination des activités sur les côtes et entraînera une meilleure gouvernance générale de la zone côtière. Une approche adaptée est nécessaire afin de laisser aux États membres la possibilité de mettre en œuvre les lignes directrices européennes d'aménagement du territoire maritime et côtier en tenant compte des spécificités et besoins locaux, en liaison avec les autorités locales.

Les députés estiment nécessaire de renforcer l'interface terre-mer dans l'aménagement du territoire afin de garantir la continuité des activités humaines et de la chaîne logistique, et l'interconnexion entre les littoraux et leurs hinterlands.

La Commission est invitée à aider les États membres à lancer des plans visant à cartographier et à étudier les épaves et les sites archéologiques submergés qui sont un élément important du patrimoine historique et culturel de l'Union. La cartographie des fonds marins européens devrait être uniforme, de façon à ce que les différentes entités européennes intéressées aient accès à l'information.

Compétences et emploi dans le secteur maritime : les députés rappellent que l'emploi total dans l'économie bleue pourrait dépasser les 7 millions de postes d'ici 2020, pour peu qu'il soit soutenu par des politiques de formation assurant la disponibilité d'une main-d'œuvre mobile, dotée de qualifications et d'une expérience suffisantes. Ils appellent à améliorer les conditions de travail, de santé et de sécurité, dans l'intérêt des professions du secteur maritime et à renforcer la sécurisation des parcours professionnels de façon améliorer l'attractivité des professions liées à la croissance bleue.

La Commission est invitée à :
  • veiller à ce que les initiatives telles que le «panorama européen des compétences» reflètent les besoins de l'économie bleue ;
  • élaborer un plan d'action pour la promotion des professions qui sont directement ou indirectement liées à l'économie bleue, de façon à susciter des vocations;
  • coopérer avec les représentants du secteur de l'économie maritime et les fournisseurs de formation pour instituer et financer des conseils sectoriels européens sur l'emploi et les compétences ;
  • créer une initiative destinée à favoriser la mobilité des chercheurs, notamment dans les régions côtières et surtout dans les secteurs touristique, énergétique et biotechnologique, sur le modèle d'Erasmus.
 Recherche et innovation : notant les capacités de recherche de niveau mondial dont l'Union dispose dans les domaines maritimes, le rapport invite la Commission, entre autres, à :
  • actualiser sa stratégie européenne pour la recherche marine et maritime d'ici à 2014;
  • poursuivre ses recherches sur les incidences cumulées des utilisations humaines de l'environnement marin et des activités maritimes dans tous les secteurs ;
  • assurer un suivi environnemental adéquat à long terme et à mener des recherches sur les systèmes d'alerte précoce;
  • présenter les propositions législatives nécessaires pour la création de la «Blue Belt», dont la révision nécessaire du code des douanes de l'Union européenne, avant la fin de 2013;
  • publier une communication sur les progrès, le développement et les perspectives des autoroutes de la mer ;
  • intensifier ses efforts en vue de parvenir à un accord international sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant du transport maritime.
Tourisme maritime et côtier : le rapport invite les États membres à soutenir les initiatives de développement et de modernisation des infrastructures touristiques durables pour promouvoir de nouvelles formes de tourisme, en particulier l'écotourisme, l'agrotourisme et le tourisme de la pêche, ainsi que les sports nautiques durables. Il insiste également sur le fait que le secteur des croisières représente une ressource économique importante pour les ports européens et les communautés locales vivant à proximité.

Énergie bleue : le rapport note que le changement climatique est l'une des principales menaces pesant sur la biodiversité marine dans le monde et que les aspects énergétiques de toute stratégie de croissance bleue doivent être basés sur les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique. La Commission est invitée à adopter une approche globale pour le développement des énergies marines, en exploitant les synergies entre l'énergie éolienne en mer et les autres formes d'énergies marines renouvelables.

Pêche et aquaculture : l'aquaculture représente déjà 80.000 emplois dans l'Union et pourrait considérablement renforcer les économies des communautés côtières. La Commission est invitée à promouvoir, dans ses prochaines orientations stratégiques pour l'aquaculture dans l'Union, l'aquaculture offshore, qui peut être combinée à des infrastructures d'énergie bleue, afin de réduire les pressions exercées par l'aquaculture hyperintensive sur les écosystèmes côtiers et sur d'autres activités.

La protection des frontières maritimes de l'Europe représente également un défi pour les États membres. L'Union devrait dès lors disposer de frontières maritimes sûres en vue de garantir la protection de l'environnement marin, le contrôle de la pêche et la lutte contre la pêche illégale. Le rapport souligne dès lors l'importance de la mise en place d'un corps de garde-côtes européen pour la coordination des opérations et de la surveillance en mer.

Exploitation minière marine : la Commission est invitée à accorder une attention particulière aux répercussions environnementales de l'exploitation des fonds marins, en particulier dans les environnements marins hautement sensibles, à soutenir les projets de recherche dans ce domaine, à appliquer le principe de précaution et à collaborer avec les autorités des pays tiers qui interviennent dans ce secteur pour tenter de combler les lacunes existantes en matière de connaissances scientifiques.

Biotechnologie bleue : le rapport souligne le potentiel de la biodiversité marine pour le secteur de la biotechnologie bleue, en particulier dans les eaux profondes encore largement inexplorées, mais insiste sur la nécessité d'explorer avec prudence cet écosystème extrêmement sensible. La Commission est invitée à définir clairement les problèmes et défis liés à la biotechnologie bleue et à adopter une approche scientifiquement saine basée sur le principe de précaution.

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Monaco Blue Initiative : à la recherche de la "croissance bleue"

Comment trouver l'équilibre entre le développement des activités économiques en mer, cette "croissance bleue" dont nous avons bien besoin et une meilleure protection des écosystèmes marins, que nous conduisons aujourd'hui à l'épuisement ? Quel modèle de gestion des océans peut résoudre ce paradoxe ? Ce sera le thème abordé aujourd'hui dimanche et demain lundi, les 23 et 24 juin au Musée océanographique de Monaco pour la 4ème édition de la Monaco Blue Initiative, par près de 70 personnalités internationales, autour de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco et des Présidents des Républiques de Palau et des Kiribati.
Les grands acteurs de la protection des océans croiseront leurs points de vue et expériences de scientifiques, économistes, entrepreneurs, décideurs politiques pour faire un point sur la situation des grands prédateurs, notamment le thon rouge et les requins, discuter le rôle des Aires Marines Protégées dans leur protection au regard du management durable des ressources marines.

La Monaco Blue Initiative a été lancée en 2010 à l'initiative de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco et est co-organisée par la Fondation Prince Abert II de Monaco et l'Institut Océanographique, Fondation Albert 1er, Prince de Monaco. Chaque année, ses membres se réunissent afin de débattre des défis mondiaux de la protection des océans. La Monaco Blue Initiative est une plateforme efficace pour la communication et l’échange entre les différents secteurs d’activité. Elle cherche à analyser et promouvoir les synergies possibles entre la protection des écosystèmes marins et le développement socio-économique.

Les premières discussions de la MBI se sont concentrées sur les grands prédateurs et ont mis en avant l'efficacité des Aires Marines Protégées (AMP) pour leur protection. Durant les trois dernières éditions, des acteurs majeurs et des parties prenantes de différentes sphères professionnelles (économique, politique, scientifique et environnementale) ont échangé ensemble sur le potentiel à la fois économique et environnemental des AMP.

Dans la suite des éditions précédentes, la MBI 2013 fera un point sur la situation des grands prédateurs, notamment le thon rouge et les requins, et discutera le rôle des AMP dans leur protection au regard du management durable des ressources marines. Cette thématique sera ensuite abordée dans le contexte plus large des pêcheries et aquacultures durables, ainsi que celui de l'intégration des écosystèmes marins et des AMP dans la dynamique de la "Croissance Bleue".

Aujourd'hui dimanche, est inscrite au programme une sortie de "whale-watching" dans le sanctuaire de Pelagos puis la soirée d'ouverture autour d'une première continentale du documentaire d'Albert Saladini, "Une Réserve, Des Hommes, Quel Avenir ?" sur la réserve marine de Scandola, Corse. Demain lundi toute une série de conférences est programmée de 9 à 17 heures, au Musée Océanographique de Monaco.

Une présentation plus complète de la MBI ainsi que le compte-rendu des trois premières éditions sont disponibles sur www.monacoblueinitiative.org

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