jeudi 27 juin 2013

Menacé par des requins, un surfeur réunionnais s'exile au Pays Basque...

Menacé par des requins, un champion réunionnais s'exile au Pays Basque pour rester compétitif dans le surf...

Depuis son bureau de l'Université de Colombie Britannique (UBC), Andres Cisneros-Montemayor montre  sa préférence pour des requins vivants plutôt que morts dans une étude publiée en mai dernier sur phys.org : Sharks worth more in the ocean than on the menu. (Entre 4 murs) « Il est évident que laisser les requins dans l’océan vaut beaucoup plus que de les mettre sur le menu. » 

A-t-il demandé l'avis des réunionnais et tout particulièrement celui des surfeurs ou des pêcheurs de La Réunion, qui vivent sur une île entourée de requins de plus en plus menaçants ? Avant de proclamer au monde entier que l'écotourisme avec les requins dans d'immenses réserves marines interdites à la pêche rapporterait beaucoup d'argent aux populations locales...

Des touristes en mal de sensations fortes attirés dans les parcs marins à requins dès le plus jeune âge comme le rapporte un journaliste de l’AFP en Afrique du Sud : Baigneurs ou requins: le dilemme des plages de Durban. « Vous êtes les bienvenus pour l'enlacer, l'embrasser, faire tout ce que vous voulez ! », lance à la plus grande joie des enfants la conférencière Trinity après qu'un malheureux squale pris quelques semaines plus tôt eut été disséqué sous leurs yeux. « Un requin peut sentir le sang à 1 km de distance (...) Ne nagez jamais seul ! » Frisson dans l'assistance, qui a déjà vu dans le musée attenant tout un lot de planches de surf et de carapaces de tortues marines entamées par les dents de la mer.

Le député-maire de Saint-Leu revient à la charge 

Sur la côte Ouest de la Réunion où les dents de la mer ont tué à quatre reprises depuis 2011, toutes les attaques mortelles ayant visé des surfeurs – Dernière en date du mercredi 8 mai 2013 : Un touriste métropolitain de 36 ans, en voyage de noces, a été tué par un requin à Saint-Gilles - le député- maire de Saint-Leu revient à la charge : Arrêté de pêche aux requins: St-Leu conteste devant le Conseil d'Etat. Le 14 mai 2013, Thierry Robert, maire de la commune de Saint-Leu, avait publié un arrêté municipal autorisant les prélèvements de requins bouledogues sur tout le territoire maritime de la commune. Quelques jours plus tard... Sous la pression de trois associations écologistes (dont l’ONGE Sea Shepherd) , le juge des référés du tribunal administratif de Saint-Denis suspendait l’exécution de l’arrêté par ordonnance du 7 juin.

Les surfeurs ne seraient que des « écervelés », « tueurs de requins »

Jean-Luc Arassus, président de la Fédération française de surf (FFS), prend une position très ferme : « Il faut des prélèvements. Il faut faire une pêche conséquente de requins à la Réunion. » Il se dit « en colère » et « très préoccupé ». « La Fédération a travaillé pendant deux ans pour mettre en place le protocole de vigie requins. Mais ça n’est pas suffisant. » L’alerte aux requins avait d’ailleurs fonctionné, mercredi. Ses drapeaux orange spécifiques signalaient un haut degré de danger. La victime en a fait fi. Le constat aurait pu suffire à étouffer la polémique. Il n’en est rien.

Jean-Luc Arassus est prudent, souligne combien il est « triste pour le défunt et ses proches », mais « il faut être clair » : « Cette personne n’était pas un surfeur. C’était un touriste en vacances qui a loué une planche. Les surfeurs, ceux qui connaissent ce sport et ont une culture de l’océan, n’étaient pas à l’eau. »

Leur président fédéral déplore que ses ouailles « passent pour des écervelés ». « Les surfeurs savent ce qu’ils font. La communication sur leur pseudo-imprudence m’agace profondément. » Elle ne serait à ses yeux que l’écran des opposants aux prélèvements de requins. Et de cibler la Fondation Brigitte Bardot, l’un des principaux porte-drapeaux de la cause animale, quel que soit l’élément : « Quand j’entends leur représentant parler de tueurs de requins, ça dépasse l’entendement. Nous avons toujours protégé la faune, comme d’ailleurs la flore marine. »

Le président de la FFS va plus loin lorsqu’il s’interroge à propos des « organisations écologistes » contre les prélèvements : « Je me demande même parfois si on ne flirte pas avec la non-assistance à personne en danger… » Il prédit qu’ »un jour, c’est un baigneur qui mourra et la question se posera autrement ». D’après Sud Ouest : Surfeur tué à la Réunion : pour le président de la Fédération, "il faut une pêche aux requins"
 
Chassé par la menace des requins, le surfeur réunionnais s'entraîne sur la côte basque

Le Réunionnais Romain Cloitre s'est exilé sur la côte basque pour pouvoir continuer à s'entraîner...

L'avenir du surf est-il menacé par le danger grandissant des requins pour les fans de glisse dans l'île de l'Océan Indien. Oui, si l'on en croit Romain Cloitre, jeune champion originaire de Saint-Gilles-les-Bains, à la Réunion, aujourd'hui exilé sur la côte basque pour pouvoir continuer à pratiquer sa discipline favorite.

"Je pense que l’on n'imagine pas la gravité de la situation", dit ce jeune homme de 24 ans. "Le surf a été un révélateur, relayé par les médias, des accidents mortels qui se sont multipliés. Aujourd’hui, c’est tout l’avenir des sports nautiques et donc une partie non négligeable de notre économie qui risque d’être remise en cause".

Selon Romain Cloitre, c’est la création d’un parc marin avec interdiction de pêcher sur toute la côte ouest de l'île qui a déclenché le phénomène. "Un élevage de poissons a été installé sur la baie de Saint-Paul qui a attiré les requins, poursuit-il, ce parc naturel est devenu leur garde manger naturel et ils se multiplient".

Le jeune Réunionnais a profité d'une invitation de son sponsor à venir à Anglet pour décider de ne plus quitter les fameux spots de la côte basque. Conscient d'avoir cette chance pour pouvoir continuer à s'entraîner, il plaint en revanche ses congénères de l'île. "Je suis un privilégié, dit-il, mais les gamins de chez moi pourraient bientôt ne plus avoir l’illusion de faire un jour partie d’une élite de ce sport, voire être contraints à ne plus le pratiquer". Source : Sud Ouest

Quand le tourisme vaut mieux qu'un potage

L'écotourisme avec les requins remporte un succès réel  dans le Pacifique et c'est une source de revenus non-négligeable pour la région.

Ainsi,  des îles Cook en passant par Palau, la Nouvelle-Calédonie, Tokelau et la Polynésie française, des réserves sont créées et les zones d'interdiction de pêche aux requins s'agrandissent. Toutefois beaucoup reste à faire pour mettre un terme à la capture et à la mort annuelle de plus de 30 millions de requins pour assouvir la demande asiatique. 30 millions d'ailerons qui finissent dans des potages.

Une nouvelle étude de l'Université de Colombie Britannique estime à 314 millions de dollars par an, la valeur de cet écotourisme en compagnie des requins. Andres Cisneros-Montemayor est l'auteur principal de cette nouvelle étude canadienne.  Il est totalement en faveur de la création de ces vastes réserves où la pêche aux requins est interdite.

Mais qu'elle est la prochaine étape ? C'est ce que nous lui avons demandé.

Andres Cisneros-Montemayor : « Je pense que petit à petit, de plus en plus de gouvernements vont s'y mettre et l'une des raisons ; c'est l'émergence de cet écotourisme avec les requins. Quand un gouvernement découvre qu'il peut gagner beaucoup d'argent avec des requins, il est beaucoup plus enclin à les protéger. »

Ce 'Shark tourism' consiste à plonger avec ou sans cage avec des requins et si possible en milieu tropical.  Vous pouvez aussi les observer dans leur élément naturel depuis le pont d'un bateau.

Un écotourisme qui rapporte aux communautés locales. Citons l'exemple d'une baleine que de nombreux touristes venaient admirer et qui, selon les estimations, injectait  environ 1 million de dollars dans l'économie locale. Cette baleine rapportait beaucoup plus vivante que morte et les requins pourraient se retrouver dans une situation similaire.

Exemple : la pêche aux requins est évaluée globalement à 630 millions de dollars par an et l'écotourisme avec requins à 314 millions de dollars, un chiffre qui devrait doubler au cours de ces 20 prochaines années.

Une chose est certaines les agences de tourisme ne doivent pas non plus se montrer trop gourmandes en admettant un nombre disproportionné de visiteurs qui risque d'avoir un impact négatif sur l'environnement.

Andres Cisneros-Montemayor : « Oui, les opérateurs de tourisme doivent faire attention à ne pas devenir trop important car ça pourrait leur nuire. Les touristes risquent en fait de partir ailleurs parce que c'est devenu pollué et qu'il y a trop de monde. » D'après Pierre Riant dans Radio Australia

Autres articles :

Pour aller plus loin...

Le 15 Novembre 2013

Attention ! Un requin peut en cacher un autre...

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a3/Watsonandtheshark-original.jpg
Des associations dénoncent le risque de "privatisation des océans"

Derrière la crise requins, une guerre des lobbies au niveau mondial

Source : Orange la Réunion

A La Réunion, la crise requin est devenue le sujet d’affrontements entre les usagers de la mer et les associations environnementales. Mais cette opposition dépasse de loin le cadre local et implique, à l’échelon international, de puissantes fondations américaines très influentes auprès des gouvernements et qui financent de nombreuses ONGE (Organisations non gouvernementales environnementales). C’est en tout cas ce que dénoncent plusieurs collectifs et associations. Derrière la question des squales, c’est une véritable guerre de lobbying et de communication qui se jouerait au niveau mondial, sur fond de privatisation des océans et d’enjeux stratégiques.

Ce vendredi 15 novembre 2013, l’association OPR (Océan Prévention Réunion) a prévu de se rassembler à 17 heures devant la sous-préfecture de Saint-Paul à l’occasion de la réunion du CO4R (Comité de réduction du risque requin à La Réunion). Elle souhaite ainsi exprimer son inquiétude et ses interrogations quant à la politique requins du gouvernement, prévoyant notamment d’interpeller par courrier le ministre de l’Ecologie et du développement durable Philippe Martin.

A sa manière, Océan Prévention Réunion tente ainsi de faire entendre sa voix. Elle qui prône le rétablissement de la pêche des requins se heurte en effet frontalement à une foule d’associations environnementales qui, selon OPR, auraient davantage les oreilles du gouvernement et du ministère de l’Ecologie en particulier.


C’est que depuis deux ans, La Réunion est devenue le symbole d’un combat mené à une beaucoup plus grande échelle, impliquant des enjeux dépassant largement le cas de la petite île de l’océan Indien. Une lutte d’influence au niveau international entre le mouvement dit "conservationniste" et le monde de la pêche.

Selon OPR, mais aussi d’autres associations comme le collectif lorientais "Pêche et développement", on serait ainsi bien loin de la simple préservation de la biodiversité. Ces collectifs voient ainsi dans le combat contre la surpêche et la multiplication des réserves marines à travers le monde une stratégie d’appropriation des océans par des groupes privés, notamment américains.

Au premier rang de ces organisations tentaculaires se trouve la fondation Pew Charitable Trusts et son très influent think tank, le Pew Research Center. C’est lui qui est notamment à l’origine d’une étude publiée en 2006, concluant que la surpêche conduirait à l’extinction des grands poissons à l’horizon 2048. C’est encore le groupe Pew qui, par exemple, a financé une autre étude sur la valeur économique d’un requin vivant, démontrant qu’un seul squale pouvait générer au cours de sa vie près de 2 millions de dollars de retombées touristiques.

Ce sont tous ces arguments – très souvent repris tels quels par les médias internationaux – qui fondent le mouvement "conservationniste", prônant la multiplication de zones sanctuaires totalement interdites à la pêche commerciale, comme prévoit de le faire l’archipel de Palau, dans le Pacifique, où pêcher des requins est interdit depuis 2009.

Pétrole et environnement

Ces pratiques ont notamment été mis au jour par le collectif "Pêche et développement", dans un rapport publié en novembre 2012 et intitulé "Blue Charity Business". Les auteurs y dénoncent le lobbying des puissantes fondations américaines telles que Pew Charitable Trusts qui vise à orienter dans leur sens la politique commune des pêches (PCP) de l’Union européenne. Loin de la préservation de l’environnement et de la biodiversité, leur but serait "d’affaiblir le poids des pêcheurs et leur présence en mer pour libérer des espaces pour des activités nettement plus lucratives, tourisme, énergie, extractions diverses", écrit le collectif.

La surpêche – avec le requin comme emblème – aurait ainsi été volontairement promue comme principal problème environnemental, à coup de lobbying, d’études financées par des fondations américaines et de campagnes de communication. Si on n’est pas loin de la théorie du complot, celle-ci est alimentée par le fait que, effectivement, à l’origine de Pew Charitable Trusts se trouve la compagnie pétrolière américaine Sunoco. Les principaux groupes pétroliers américains seraient ainsi, en sous-main, les principaux financeurs de nombreuses ONGE (Organisations non gouvernementales environnementales).

Dans son rapport, le collectif "Pêche et développement" cible ainsi cinq grandes fondations américaines : the Pew Charitable Trusts, David and Lucile Packard foundation, Gordon & Betty Moore foundation, the Walton Family Foundation et the Oak Foundation. "Il est permis de penser que les fondations américaines qui interviennent aujourd’hui en soutien aux ONGE, ne sont pas totalement neutres au regard des intérêts pétroliers off-shore, ni au regard de l’approvisionnement d’une industrie de la très haute technologie en terres rares. Cette présomption est liée à la composition des directoires de ces fondations", écrivent les auteurs.

A La Réunion, il n’est pas encore question de privatisation des océans, ni de sanctuaire marin. La tenue du CO4R de ce vendredi devrait d’ailleurs lancer la deuxième campagne de prélèvements de 90 squales dans le cadre du programme ciguatera. Mais le problème requins semble en tout cas devenu le nœud d’enjeux économiques, politiques et stratégiques qu’on ne soupçonnait pas forcément au premier abord.

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Le 15 juillet 2013

Requin. Une analyse qui tue !!!

Le moustique tue 80 000 fois plus que le requin

Selon certains spécialistes, la vie d'une baigneuse ne vaudrait pas mieux que celle d'un requin...

Lire aussi : Menacé par des requins, un surfeur réunionnais s'exile au Pays Basque

La Réunion : une baigneuse tuée par un requin


Une adolescente de 15 ans a été tuée par un requin, lundi 15 juillet, alors qu'elle se baignait dans la baie de Saint-Paul, à La Réunion. Le Journal de l'île de La Réunion précise que le drame s'est produit vers 12 h 15, à proximité du cimetière marin de la baie : "La touriste se baignait à un peu moins de 5 mètres du bord de plage, entre le club nautique de Saint-Paul et le restaurant le Grand Baie".

Baignade interdite

Le préfet Jean-Luc Marx et la maire de Saint-Paul, Huguette Bello, ont assuré au site Zinfos974 que la baignade était interdite à cet endroit non protégé par la barrière de corail, mais que le panneau le signalant était souvent arraché. Une information confirmée par les gendarmes au site MyTF1News. Jean-Luc Marx a par ailleurs annoncé qu'il avait mis en place, "par anticipation", "une mesure de prélèvement requin après attaque" qui consiste à "pourchasser l'individu susceptible d'avoir commis cette attaque". Toujours selon le préfet, une douzaine de requins bouledogue ont été pêchés ces huit dernières semaines sur la côte ouest, afin de détecter la présence de ciguatera.

Selon des chiffres recensés par Le Monde.fr et confirmés par The Florida Program for Shark Research (FPSR), il ne s'agirait pas de la première attaque mortelle concernant un nageur à La Réunion. Des faits similaires se sont produits en 1981 à Terre-Sainte (Saint-Pierre), en 1984 dans  l'embouchure de la Rivière des Galets (Le Port), en 1998 à Grande-Anse (Petite-Ile) et en 1999 au gouffre de la Roche-aux-Oiseaux (Etang-Salé).

Mesures de protection

Le 8 mai, un surfeur avait déjà succombé à ses blessures après une attaque, en face de la plage des Brisants (Saint-Gilles-Les-Bains), sur la côte ouest de l'île. Quelques jours après, le préfet avait annoncé un renforcement des prélèvements de requins pour protéger les zones de baignade. En 2011 et 2012, plus d'une douzaine d'attaques de requin, dont quatre mortelles, se sont produites sur l'île, suscitant la controverse entre les autorités locales, les associations  pour la protection des animaux et les surfeurs sur les moyens à mettre en œuvre pour sécuriser la baignade et les sports nautiques.

Philippe Mespoulhé, docteur en biologie marine rappelait il y a quelques semaines que "face au large, à faible profondeur (moins de 1,5 mètre), le requin bouledogue peut s'aventurer jusqu'à l'estran", et préconisait sans détour le prélèvement de "certains spécimens identifiés et sédentarisés de plus de 3 mètres, qui représentent une menace évidente pour les usagers".

Interrogé par Le Monde.fr, Robert Calcagno, directeur de l'Institut océanographique Fondation Albert-Ier-Prince-de-Monaco, organisme qui s'engage pour défendre les squales, rappelle que le moustique tue tout de même 80 000 fois plus que le requin chaque année.

Le moustique tue 80 000 fois plus que le requin selon l'Institut océanographique Fondation Albert-Ier-Prince de Monaco.

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Le 20 juillet 2013

Combinaisons anti-requin et actions de plus grande envergure contre les requins

La Réunion. Les gros moyens contre les attaques de requin

Source : Le Télégramme le 20 juillet 2013

Le juge des référés du tribunal administratif de Saint-Denis a enjoint, hier, au préfet de la Réunion de mettre en oeuvre, dans un délai de 15 jours, des « actions de plus grande envergure » que celles existantes contre les attaques de requin. Cette requête fait suite au recours déposé par le député-maire (MoDem) de la commune balnéaire de Saint-Leu, Thierry Robert, après l'attaque mortelle dont a été victime, lundi dernier, une adolescente de 15 ans dans la baie de Saint-Paul (côte ouest). Pour la première fois, le jugement mentionne la « possibilité de prélèvements conséquents et plus massifs de requins bouledogues, ciblés et localisés, de spécimens adultes, y compris dans la Réserve marine ».

La Réserve marine ne sera plus un sanctuaire

Jusqu'à présent, le tribunal administratif s'était opposé à la pêche au requin dans le périmètre de la Réserve marine, pourtant considérée par une partie de la population comme le « garde-manger » des requins et la principale cause de leur prolifération. Après la mort de Sarah, attaquée par un squale seulement à quelques mètres du rivage, le préfet avait pris un arrêté autorisant la pêche de l'animal « suspecté d'en être responsable».

Mercredi, un requin de plus de trois mètres a été capturé et tué dans la baie de Saint-Paul. Une autopsie a été demandée pour savoir s'il s'agit, ou non, du requin tueur.

Une combinaison "anti-requin" pour les surfeurs

Source : Le Monde.fr | 18.07.2013 à 13h32 • Mis à jour le 18.07.2013 à 14h38 | Par Emmanuel Versace

Les deux combinaisons développées par la société australiennes SAMS imitent les couleurs de poissons vénimeux.

Et si le salut du surf à la Réunion venait d'Australie ? L'île-continent a, elle aussi, connu une série d'attaques de squale ces derniers temps. Sur les plages de la province de Western Australia, cinq surfeurs sont morts depuis un an des suites de blessures infligées par des requins. En réaction à ces accidents, une équipe de chercheurs et la société Shark Attack Mitigation Systems (SAMS) auraient trouvé une solution pour tromper les sélachimorphes : une combinaison au camouflage imitant les poissons venimeux.

"Un certain nombre d'animaux sont repoussés par des animaux toxiques qui ont développé un code visuel signalant à leurs prédateurs potentiels de ne pas les manger. Et ce signal est souvent un motif à rayures", résume le professeur Shaun Collin de l'institut océanique de l'université de Western Autralia, qui a travaillé sur le projet pour la société SAMS. En effet, plusieurs poissons toxiques présentent ces caractéristiques, les plus connus étant le poisson scorpion ou le serpent de mer "tricot rayé".

Cette invention fait suite à une récente découverte des scientifiques sur la capacité des requins à distinguer les motifs mais non les couleurs. "Nous savons que les grands prédateurs peuvent voir. Nous avons juste converti la science en technologie commercialisable, explique Hamish Jolly de SAMS. Ces combinaisons veulent simplement dire aux requins que leurs porteurs ne sont pas à manger." Jusqu'ici, ces combinaisons n'ont été testées que sur des requins tigres.

SAMS n'est pas la première société à proposer une solution anti-requin. La plus récente invention pour se protéger des attaques est le Shark Shocker. Ce bracelet en néoprène produit un champ électro-magnétique perturbant les ampoules de Lorenzini, les récepteurs sensoriels des requins. Il peut se porter au poignet ou à la cheville et est moins encombrants que le Shark Shield, qui est, lui aussi, conçu sur le même principe mais se place sur la planche de surf.

Dans une version moins écologique, le Shark Repellent est un répulsif contenant une substance chimique et épaisse de couleur noire, conçue pour désorienter et repousser les requins en cas d'une proximité jugée inquiétante. Ce produit fut testé par l'US Navy en conditions réelles et a obtenu le taux de réussite le plus élevé sur un comparatif de vingt-quatre répulsifs. La combinaison en maille de fer reste l'arme la plus efficace pour éviter toute morsure. Elle l'est beaucoup moins pour faire du surf.

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La Californie est-elle vraiment menacée par les requins ?

Les côtes de Californie, très prisées des surfeurs, sont-elles menacées par un afflux de grands requins blancs ou, au contraire, seraient-elle le témoin d’une extinction progressive de l’espèce? Ces deux positions, pour le moins antinomiques, suscitent un véritable débat entre différents scientifiques américains, comme l’explique le Los Angeles Times.

Source : Slate

Les discussions portent sur une étude de recensement établie en 2011 par des chercheurs de l’université de Stanford. C’est d’ailleurs la première et la seule étude jamais réalisée sur ces requins blancs. Au total, 219 requins adultes vivraient aux abords de la côte centrale de Californie. Peu, donc.

Mais d’autres experts ont exprimé leur désaccord, prétendant que la population de ces poissons est bien plus importante, notamment à cause des décisions fédérales de lutte contre la pollution et de protection des requins, via les interdictions d’abattage de ces espèces. Certains de ces scientifiques mènent donc des études de recensement indépendantes pour donner leur estimation du nombre de requins dans la zone, jugeant l'actuelle peu fiable.

L’un d’entre eux, Chris Lowe, professeur de biologie au Sharklab, mène une étude autorisée par l’Etat sur le recensement des animaux. S'il ne peut encore quantifier le nombre d'espèces, il constate que «la croissance de population de requins blancs est la plus importante parmi les espèces marines que nous observons. [...] La probabilité d’attraper un requin dans cette baie est assez élevée.»

Le débat touche aussi les surfeurs, qui sont en première ligne pour observer la présence de requins. Eux défendent souvent l’idée qu’il sont plus nombreux qu’on le pense. Sur le blog Burning Pier, tenu par un collectif de surfeurs basé un peu plus au nord de la côte, on témoigne de la situation, photographies à l’appui.

Si les attaques de requins en Californie sont une réalité, ce n’est pas là qu’elles sont les plus fréquentes. Selon NBC News, cinq attaques ont été observées en 2012 sur la côte californienne (dont une fatale) contre 26 en Floride ou 10 à Hawaii. En 2012, le nombre d’attaques a atteint un niveau record de 80 aux Etats-Unis, dont sept ayant causé la mort.

Sur Internet, la communauté de surfeurs s’est donc fédérée: l’occasion de s’informer des risques et de se donner des conseils élémentaires pour échapper aux attaques (se déplacer en groupe, éviter les eaux claires, ne pas s’approcher des bateaux de pêcheurs...)

Mise à jour. Comme nous l'a notamment fait remarquer @SebNovac sur Twitter, un requin n'est évidemment pas un mammifère marin mais bel et bien un poisson. Nous avons donc corrigé cette erreur. Toutes nos excuses aux lecteurs.

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Le 23 septembre 2013

Requins de La Réunion et après ?

Pêche aux requins dans la réserve marine

Sea Shepherd et l'ACSP obtiennent la condamnation du préfet

Le jugement date du 30 juillet dernier, mais l'association Sea Shepherd vient seulement d'en prendre connaissance et de le rendre public, ce dimanche 15 septembre 2013 : le tribunal administratif de Saint-Denis a annulé la décision du préfet datant du 13 août 2012 autorisant des opérations de marquage et de prélèvement de requins, "en tant que le périmètre d'autorisation inclut les zones de protection renforcée et les zones de protection intégrale de la réserve nationale marine de La Réunion". Un arrêté qui avait déjà été suspendu le 27 septembre 2012. L'Etat a également été condamné à verser 1 500 euros à l'association Sea Sepherd France et à l'association citoyenne de Saint-Pierre (ACSP) qui avaient déposé un recours.

Source : IPR le Lundi 16 Septembre

" La décision du juge est sans appel. Sea Shepherd France, lʼACSP et lʼASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) ont permis de faire respecter le droit et de rappeler que personne, pas même le préfet de La Réunion, nʼest au-dessus des lois de la République ", indique Sea Shepherd dans un communiqué publié ce dimanche. " En effet, lʼarrêté préfectoral qui autorisait les pêches dans les zones de protection intégrale mais aussi renforcées est purement et simplement annulé. Cʼest une grande victoire au sens ou ce jugement clôt définitivement les affabulations et autres polémiques sur ce quʼil est possible ou non de faire dans la réserve marine ", ajoute l’association.

" Pour lʼavenir ce jugement implique que toute forme dʼélimination des requins par la pêche est strictement interdite dans les espaces de protection intégrale et renforcée de la réserve nationale marine de La Réunion. Aucun protocole de pêche actuellement validé ne pourra se dérouler dans les espaces pré-cités. Cela concerne les pêches post-accident, la campagne de pêche dite ciguatera 2 ; mais aussi dans lʼavenir lʼintroduction des drumlines ou autres palangres telles quʼelles sont prévues dans le projet de pêche que Cap Requins tente de nous imposer comme propre et compatible avec la pérennité des populations de requins ", conclut le communiqué de Sea Shepherd.

Pour rappel, le jeudi 27 septembre 2012, le tribunal administratif de Saint-Denis avait déjà ordonné la suspension de cet arrêté préfectoral autorisant la pêche des requins dans le périmètre de la réserve naturelle marine.

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"Défenseurs des requins, qu’avons-nous déclenché ?"

Courrier des lecteurs de la présidente de Shark Angels France, Florentine Leloup, envoyé à Zinfos974:

La présidente de Shark Angels France répond à la "polémique"

Source : Zinfos974

Aujourd’hui c’est simple : plus besoin de sortir de chez soi pour se comporter en véritable petit colon, Facebook et les médias sont là pour ça. Un colon n’est pas forcément animé de mauvaises intentions : il considère juste que "les gens la bas" ont besoin qu’on leur rappelle quelles sont les lois naturelles et humaines qui font tourner le monde. Qu’importe les savoirs locaux. Il n’a pas besoin d’écouter.

Prenons en compte cette société qui s’effondre par la crise requins.

Ce long courrier je ne l’écris pas spécialement en tant que présidente de Shark Angels France. Ce n’est qu’une étiquette que je n’ai pas attendu pour m’intéresser aux requins, les aimer comme en avoir une peur bleue. Je l’écris en tant que passionnée et pratiquante du milieu marin. Pour rappel, un "milieu naturel" comprend tous les êtres l’utilisant et l’influençant, êtres qui sont influencés en retour. Aux fans français du "wilderness" : nos espaces de nature, y compris ceux placés en réserves, sont des milieux dont nos sociétés font partie intégrante depuis longtemps. La mer, côtière en particulier, fait partie de ces milieux. Que cela soit ou non une bonne chose n’est pas la question : il faut en tenir compte. J’invite ceux qui en douteraient à pousser leurs recherches personnelles.

Parlons un peu de cette société qui a perdu le contrôle sur un milieu par lequel elle s’est construite. Quelles seront les conséquences de la crise requins sur la relation à la mer et à ces prédateurs ? Sur ceux qui vivent des activités nautiques ? Parlons un peu de ce qui dessert les requins du coté de ses défenseurs. Que se passera t-il les 6 prochains mois ? J’ai beaucoup de questions pour ceux qui savent comment roule le monde.

L'INTERDICTION des activités nautiques sera reconduite le 1er octobre au vu des éléments actuels.
Les décisions du Conseil d’État suite aux actions d’un maire et d’associations, doublée de la pression de l’opinion publique concernant la responsabilité de la Préfecture, l’ont amenée à cette gestion chaotique du milieu concerné.
Pourquoi la Préfecture lèverait-elle cette interdiction ? Est-elle à l’abri de poursuites ? L’État connaît le problème, il ne peut pas remettre les gens à l’eau sans avoir pris les mesures demandées.

Les dispositifs qui ont été réfléchis et proposés, tel que le test CAP Requin, les vigies en apnée, les ballons de surveillance aérienne, les barrières magnétiques, etc., sont en attente : les financements ne sont pas rassemblés, une charge est laissée aux communes, qui doivent aussi gérer les aspects techniques de la diffusion de l’information. Il faudra aussi attendre les conclusions de l’étude sociologique et sa stratégie de communication vis à vis des publics visés. En attendant, pas d’information, et sans information, il y a risque, un risque contre lequel rien n’est mis en œuvre sur le terrain. Le surf restera interdit, ainsi que le reste.
Il y a aussi la pression associative venue de métropole, avec ses discours anti "massacres" et les conséquences sur l’image de l’île, sur les gens qui l’habitent, et comble du comble : sur les requins. Cette pression bloque les processus décisionnels dans leur ensemble, vigies incluses, mais le retour à la mer n’est pas le problème de l’opposition aux tests du dispositif Cap Requin.

EN SE RENOUVELANT,
cette interdiction mettra le feu aux poudres. Et cette croisade anti-égoïstes-tueurs-de-requins qui polarise les positions depuis 2 ans et demi fera exploser le baril.

Je n’ai pas rencontré 800 000 réunionnais. Mais j’échange en permanence avec les gens de mer, pécheurs, pratiquants, professionnels de ce secteur coulé, écolos reconvertis, surfeurs, associations d’usagers… Bref, les forces vives de cette problématique. Difficile de raconter en détails ces rencontres aux ONG qui n’ont pas fait cette démarche alors qu’ils ont leur part de responsabilité dans la crise requins. On ne peut rien faire pour ceux qui ne veulent pas venir vérifier la justesse des opinions qu’ils diffusent.
Et si les responsables de ces ONG de protection du milieu marin venaient constater par eux même ce que je décris ? Il faudra qu’ils laissent aprioris et sciences infuses derrière eux : ça ne nuira pas à leur équilibre écologique interne. Par contre deux questions leur seront posées :

Que répondent les ONG lorsque des gens qui se revendiquaient écolos et avaient une carte d’adhésion chez elles, organisent des pêches aux requins suite aux blocages des dispositifs officiels ? Savent-elles que les lignes de pêche remplacent les planches de surf dans les jardins ?
Répondent-elles qu’elles leur rendent service en s’opposant à ces mesures qu’elles jugent contre-productives ? Où vont-elles se cacher derrière le non-sens qui consiste à superposer le temps de la science à celui de l’usager, où même du politique ?

Que répondent-elles lorsque l’actuelle et la nouvelle génération se mettent à renier une Réserve Marine, à mépriser les scientifiques, et à haïr les écologistes ?
Répondent-elles (je cite) que tous ces gens sont "juste" des "surfeurs crétins influencés par des crétins influents" ? Ne savent-elles pas qu’elles ont commis des erreurs ?

ET L'ÉTUDE CIGUATERA ?
Oui l’État a voulu faire d’une pierre cassée deux coups. Mais qui sommes-nous pour vouloir annuler une étude pouvant apporter des réponses aux questions sanitaires qui concernent aussi les sociétés vivant dans d’autres zones de l’océan Indien ? Les écologistes n’ont d’ailleurs pas hésité à brandir les morts par ciguatera de Madagascar comme arguments ! Ces mêmes zones que les flottes européennes exploitent, y compris pour les requins : vous me suivez ? Bien sur que nous pouvons hurler que cette étude est un fake ! Mais hurler pour que La France, remplie de citoyens altruistes et responsables, développe un protocole complet sur autant d’espèces et de biotopes qu’il le faudra, requins inclus, à La Réunion donc, et sur d’autres stations de l’océan Indien. Une fois que la France nous aura dit "non" et démontrera par là son indécence, nous pourrons hurler pour ces 90 requins. En attendant, c’est un conflit d’enfants trop bien nourris.

QUID DES 6 PROCHAINS MOIS ?
Vu d’ici : l’interdiction d’aller à l’eau persistera, les requins seront désormais péchés à l’arrachée en dehors de la Réserve. Les études seront gênées, les protocoles encadrés bloqués. La communauté concernée continuera d’être méprisée, celle qui vit des activités nautiques est déjà en train de couler. Tout cela renforcera les oppositions et situations de blocages.

Ce désastre est aussi le résultat de l’action d’associations écologistes qui ont négligé les rencontres avec leurs opposants. À force d’insultes ou de critiques violentes, elles ont créé un sentiment de rejet vis à vis du requin. Pourtant elles auraient pu peser vers solutions et consensus, et ne pas faire le jeu des réappropriations politiques.
Est-ce cela représenter l’écologie aujourd’hui ? Mépriser les usagers des milieux que nous devons préserver ? Je ne signe pas.
Rien n’est parfait d’avance. Des désaccords persistent, des ajustements et des tests sont à faire. Il faut justifier l’allocation de fonds. Mais on pouvait avancer, ensemble, pour éviter de nouveaux drames.
Ces associations peuvent décrire des choses de loin avec d’habiles discours, mais ne pourront les démontrer sans faire acte de présence terrain, auprès de leurs détracteurs. Espérons que ce signal d'alarme sera entendue par les "défenseurs des requins" et que la tendance saura s’inverser. On m’a demandé de nombreuses fois de partager ce qui ressortait de ma présence ici, quel était ma vision "terrain" : ce n’était pas chose facile, c’est désormais chose faite.

Finissons sur ce triste constat : il n’y avait pas de "massacres", il n’y avait pas de "connards" tel que cela a été présenté, mais demain il y en aura car les gens ont mal et car ils saturent. Tout est gâché pour encore plusieurs mois, pour les gens ET pour les requins.

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Le 5 octobre 2013

L’enjeu de la pêche durable pour la survie des requins

Colloques & conférences
9 octobre 2013

« Maison des Océans » Institut océanographique de Paris

Les océans abritent des ressources alimentaires très importantes pour des millions de personnes dans le monde. Une grande part des stocks halieutiques est surexploitée, et les requins ne dérogent pas à ce phénomène : plusieurs espèces capturées pour la consommation, ou accidentellement, subissent les conséquences de la surpêche. Pourtant, une gestion responsable peut permettre une exploitation durable de ces ressources.

Le Marine Stewardship Council mène un programme de labellisation et de certification pour transformer le marché des produits de la mer et promouvoir des pratiques de pêche durables, y compris pour les requins.
Sensibilisés à ces enjeux, les consommateurs sont aujourd’hui à la recherche de produits de la mer durables. Auchan s’associe à cette démarche : en 2009, les hypermarchés des 12 pays du groupe Auchan, dont la Chine et Taïwan, ont décidé d’arrêter la commercialisation de toutes les espèces de requins menacées. Le groupe Auchan est la première enseigne internationale de grande distribution à prendre cette mesure qui répond à une situation extrêmement inquiétante pour la survie de ces poissons emblématiques.

Les intervenants

Édouard Le Bart est le responsable en France du Marine Stewardship Council (MSC), un label international délivré aux pêcheries durables et aux produits qui en sont issus. Une fois sa formation d’ingénieur agronome spécialisé en halieutique en poche, il a travaillé plusieurs années dans l’industrie de la transformation des produits de la mer, avant de retourner vers une activité plus en lien avec l’exploitation durable des ressources marines, d’abord en tant qu’auditeur et consultant spécialisé pour Bureau Veritas avant de rejoindre le MSC en 2008. En travaillant avec toutes les parties prenantes de la filière, des pêcheurs jusqu’aux distributeurs, le MSC a pour objectif d’inciter à une meilleure gestion des ressources halieutiques et des écosystèmes associés, tout en préservant une activité de pêche essentielle pour les générations futures.

Jacques Le Cardinal est responsable des produits de la mer de la centrale d’achats Auchan. Après des études universitaires en biochimie, Jacques Le Cardinal a rejoint l’enseigne Auchan en 1983. Il est responsable des produits de la mer de la centrale d’achats Auchan depuis 1994.

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Surpêche, réchauffement, érosion, piétinement... Menaces sur le corail réunionnais

Le 18 septembre dernier, une étude publiée dans la revue "PLOS One", menée en Australie et en Indonésie, démontrait que la surpêche des requins contribuait à fragiliser les récifs coralliens. C'est effectivement le cas à La Réunion, où les coraux souffrent également du réchauffement climatique, mais aussi de l'érosion et du piétinement. De quoi inquiéter Michaël Rard, président de l'Observatoire marin de la Réunion (OMAR).

Source : Ipreunion

"Lorsque le nombre de requins est réduit, nous voyons un changement fondamental dans la structure de la chaîne alimentaire sur les récifs", note Mark Meekan, l’un des auteurs de l’étude, cité par lemonde.fr. "Les requins sont une bonne police d’assurance pour les récifs. Nous savons qu’en raison du changement climatique, il y aura davantage de cyclones et de blanchiment. Avoir des requins est l’une des meilleures façons de nous assurer de la bonne santé des récifs", ajoute-t-il.

Selon l’étude, la surpêche des requins constitue donc une menace pour les écosystèmes marins et notamment, par ricochet, pour les coraux. "Les requins sont au sommet de la chaîne alimentaire et permettent de réguler l’écosystème, en débarrassant les eaux des éléments trop vieux ou en mauvaise santé", confirme Michaël Rard, président de l’Observatoire marin de La Réunion (OMAR).

L’absence du prédateur laisse ainsi la place à d’autres qui, eux, se nourrissent essentiellement de poissons herbivores. "De fil en aiguille, on se retrouve avec de plus en plus d’algues qui supplantent les coraux", poursuit Michaël Rard, constatant d’autres conséquences : "A La Réunion, il y a moins d’espèces de requins de récif que dans d’autres zones, du fait de la trop grande présence de l’homme. On se retrouve du coup avec un récif dégradé, sans la protection de ces requins et avec la présence de requins plus problématiques comme les tigres et les bouledogues."

Le corail réunionnais se retrouve d’autant plus exposé qu’il souffre d’autres maux. A commencer par le réchauffement climatique, favorisant la décalcification du corail autrement appelé blanchiment. Un phénomène déjà observé sur les récifs de l’île.

"Le corail est également victime du piétinement et de la pêche dans le récif. Il y a davantage d’algues qui se développent et le corail meurt...", continue le scientifique de l’OMAR. "Si on pêche trop d’herbivores, ils ne pourront plus se nourrir des algues sur le corail. Cela a pour conséquence plus d’envasement, plus de sable et moins d’oxygène dans l’eau. Sans compter que l’érosion est constante, ce qui entraîne une dégradation de la plage et une augmentation de la quantité de sable dans le récif", explique-t-il. "C’est d’autant plus inquiétant à La Réunion, car il s’agit d’un petit récif et la plus grande zone balnéaire se trouve sur ce récif corallien", ajoute encore Michaël Rard.

C’est ainsi toute une accumulation de menaces qui planent aujourd’hui sur le corail des eaux réunionnaises. "La préfecture a autorisé les pêcheurs à marcher sur le récif, a rouvert des passes pour la chasse sous-marine, a ouvert des zones dans la réserve marine pour les pêcheurs professionnels et l’on se retrouve avec la situation d’aujourd’hui", déplore le président de l’OMAR. "Ce n’est pas simple, mais dans un concept de développement durable, il faut savoir ce que l’on veut...", conclut-il.

A titre d'exemple, la couverture corallienne de la Grande Barrière de corail, en Australie, a diminué de moitié en 27 ans, passant de 28 % à 13,8 %, selon l'AIMS (Australian institute of marine science).

www.ipreunion.com

2 Commentaire(s)

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Alcibiade, Posté il y a 1 jour(s)

A La Réunion ce n'est certes pas la surpêche des requins qui provoque la dégradation du corail !!!! En revanche, la sur-fréquentation dudit lagon, le piétinement, les pêcheurs qui utilisent des filets-moustiquaires, les effluents non traités, les polluants de toutes sortes qui s'y déversent, en sus des effets de l'érosion, du bétonnage des hauts de plage… tout un faisceau de paramètres agressifs qui participent de la dégradation du corail, à l'intérieur du lagon. Autant de défis à relever pour les collectivités réunionnaises, sans pour autant oublier ou relativiser l'impératif de sécurité publique que l'Etat doit aux Réunionnais qui ont le droit de se baigner ou de pratiquer des sports nautiques sans se faire bouffer par des requins, n'en déplaise aux Khmers verts et autres fanatiques de l'écologisme anti-humaniste. Au fait, quand l'Etat prendra-t-il la responsabilité de faire démanteler le DCP géant abandonné dans la baie de Saint-Paul ? Interdire la baignade et les activités nautiques sur la côte Ouest et continuer d'attirer les requins sur ces mêmes sites en laissant en place les installations de l'ex-ferme aquacole paraît bien peu cohérent. Les gentils plongeurs de Latitude 181 devraient peut-être s'atteler au problème, avec Didier Dérand comme vigie… Ils pourraient ainsi agir utilement et intelligemment… Et pourquoi ne pas inviter Robert Calcagno, directeur général de l’Institut océanographique de Monaco, dont l'aquarium a accidentellement provoqué la diffusion de l'algue caulerpa taxifolia, en 1984, dans les eaux de la mer Méditerranée ? Ce brave homme ne déclarait-il pas dernièrement qu'il faut travailler sur la cohabitation des requins et des hommes. A La Réunion, en sus des coraux et du lagon qui souffrent, il y a aussi des familles victimes d'attaques de requins qui n'étaient pas des accidents, et toute une population qui se voit privée de ce qui fait le charme de la vie, au quotidien ou presque, l'accès à l'océan et la pratique des sports nautiques.

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Pourquoi la surpêche des requins menace les coraux

Les équipes de l'AIMS étudiant l'impact de la surpêche des requins sur le déclin des coraux.

Source : Le Monde.fr | 24.09.2013 | Par Audrey Garric

Les requins, composante essentielle des écosystèmes marins, jouent également un rôle clé dans la survie des coraux. C'est ce que montre une étude publiée dans la revue scientifique PLOS One, le 18 septembre, qui conclut que la surpêche des prédateurs fragilise, du fait d'une réaction en chaîne, des récifs coralliens déjà sous pression de la pollution et du réchauffement des eaux.

Pendant dix ans, une équipe de biologistes marins de l'Institut océanographique australien (AIMS) a comparé l'état des coraux dans deux atolls inhabités situés à 300 kilomètres de la côte nord-est de l'Australie : la réserve marine des Rowley, où la pêche est interdite, et les récifs de Scott, une zone où la pêche indonésienne entraîne un important déclin des requins – chassés pour leur chair et surtout leurs ailerons. Dans ce dernier atoll, les chercheurs ont observé un "effet boule de neige" sur les coraux.

Structure de la chaîne alimentaire
"A première vue, le résultat peut sembler étrange, reconnaît Mark Meekan, l'un des auteurs de l'étude. Lorsque le nombre des requins est réduit, nous voyons un changement fondamental dans la structure de la chaîne alimentaire sur les récifs."

L'absence du superprédateur entraîne une augmentation du nombre de prédateurs intermédiaires comme le vivaneau qui consomment alors davantage d'herbivores tels que le poisson-perroquet. Or, ce dernier est très important car il se nourrit notamment d'une algue envahissante qui empêche le corail malade de récupérer. Les récifs coralliens soumis à diverses pressions, telles que les cyclones ou le blanchiment [c'est-à-dire leur dépérissement], doivent en effet se débarasser des algues formées après ces incidents, une tâche principalement réalisées par les poissons herbivores.

Des mesures de protection nécessaires contre l'érosion

"Cela signifie que le récif a une résilience moindre, ce qui est un vrai souci, prévient Mark Meekan. Les requins sont une bonne police d'assurance pour les récifs. Nous savons qu'en raison du changement climatique, il y aura davantage de cyclones et de blanchiment. Avoir des requins est l'une des meilleures façons de nous assurer de la bonne santé des récifs." Même des sanctuaires limités pour les requins contribueraient à maintenir un équilibre fragile en permettant la survie d'espèces mangeuses d'algues, conclut l'étude.

En vingt-sept ans, la couverture corallienne de la Grande Barrière de corail a diminué de moitié, passant de 28 % à 13,8 %, selon un rapport publié en octobre par l'AIMS. D'une longueur de plus de 3 000 kilomètres, le plus grand récif corallien du monde abrite quelque 400 espèces de coraux, 1 500 espèces de poissons et 4 000 espèces de mollusques. En mai, l'Unesco avait prévenu que le récif pourrait être placé sur la liste des sites menacés du Patrimoine mondial si des mesures n'étaient pas prises pour le protéger de l'érosion.

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Le 6 juillet 2013

Bretagne. Concentration exceptionnelle de requins pèlerins le long des côtes

Source : Ouest France samedi 06 juillet 2013

Quelque 160 signalements de requins pèlerins le long des côtes bretonnes ont été transmis cette année.

Selon l’association pour l’étude et la conservation des sélaciens (APECS), qui recense les requins pèlerins autour de l’archipel des Glénan, 2013 est une année « exceptionnelle » avec une concentration jamais observée depuis six ans.

Si 2012 a été la pire année en nombre de requins observés depuis le début du recensement en 1997, à l’inverse « 2013 semble être une année exceptionnelle », assure dans un communiqué l’association Apecs.

160 signalements

Quelque 160 signalements d’un ou plusieurs requins lui ont été transmis depuis le début du printemps, dont près de 100 dans le seul Finistère-Sud, assure-t-elle. « Une telle concentration n’avait pu être observée depuis plus de six ans ».

À la suite de ces signalements, l’association a sillonné les eaux de l’archipel des Glénan du 26 mai au 6 juin, avec l’objectif de recueillir des informations sur ces requins, inoffensifs et encore largement méconnus, et tenter de poser de nouvelles balises de suivi par satellite.

« Le 6 juin, avec des conditions météorologiques optimales, l’archipel des Glénan s’est transformé en véritable autoroute à requins », a assuré Hélène Gadenne, présidente de l’association, qui ce jour-là a aperçu dix individus, alors que 30 signalements lui parvenaient de professionnels de la mer et de plaisanciers.

2e plus grand poisson du monde

Contrairement aux idées reçues, les requins ne fréquentent pas uniquement les eaux chaudes des tropiques, assure ainsi l’association. Les eaux de l’hexagone abritent en effet plusieurs dizaines d’espèces dont le deuxième plus grand poisson du monde, le requin-pèlerin, une espèce menacée. Parmi les autres espèces, la petite et la grande roussette, le requin-taupe, mais aussi, bien qu’en faible nombre et loin des côtes, le très redouté requin blanc.

Inoffensif

Pouvant atteindre 12 m, pour un poids d’environ 5 tonnes, de couleur gris-brun avec de longues fentes branchiales de chaque côté de la tête, le requin-pèlerin est inoffensif, assure l’association, expliquant qu’il se nourrit uniquement de plancton.

« On a eu un hiver très, très pluvieux, il y a ainsi eu un gros apport d’eau douce avec un gros apport en nutriments au niveau des eaux côtières », a avancé Hélène Gadenne, pour tenter d’expliquer sa présence en nombre.

L’association invite les usagers de la mer à signaler sur son site internet toute observation de requins pèlerins le long des côtes françaises.

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Le 8 octobre 2013

Un plongeur professionnel australien attaqué par un requin

Un plongeur professionnel de coquille saint-jacques a été gravement blessé mardi au Sud-est de l’Australie à la suite d’une attaque de requin.

Source : Tahitis-infos

Mardi, aux alentours de 10h30 du matin (heure locale, GMT+7), Greg Pickering, 55 ans, effectuait une plongée pour récolter des coquilles Saint Jacques pour le compte de son employeur, au large de la localité de Poison Creek, lorsqu’il a été attaqué par le squale, identifié comme un requin à pointe blanche, rapporte la presse locale.

Des pêcheurs se situant non loin du lieu de l’attaque se sont immédiatement portés à son secours et alerter les services d’urgence. Souffrant de multiples lacérations, notamment au torse, il a pu être évacué vers l’hôpital le plus proche, où son état est désormais considéré comme stabilisé.

La victime est un pêcheur professionnel de coquilles Saint Jacques depuis 40 ans et travaille actuellement pour une société spécialisée dans cette activité, Southern Wild Abalone. Il avait été déjà attaqué par un requin en 2004, dans la même région, alors qu’il tentait de protéger un ami plongeur que le squale avait pris pour cible. Entre-temps, les services gouvernementaux des pêcheries ont lancé un avis à la population, indiquant que si le requin était retrouvé, il serait immédiatement détruit.

Plusieurs séries d’attaques en 2012

Fin 2012, l’Australie avait connu une série d’attaques de requins, relançant le débat sur la pertinence du maintien de leur statut d’espèce protégée.

Un surfeur britannique avait ainsi survécu après une telle attaque, sur la côte Ouest de l’île-continent, puis quelques jours plus tard, sur la côte Est, au Nord de Sydney, un jeune Australien de 29 ans avait été mordu par un squale et grièvement blessé à la cuisse et à la main.

Selon les témoins de la scène, l’attaque serait venue d’un requin taureau.

Le 19 décembre 2012, un surfer britannique a miraculeusement réchappé à une attaque d’un requin tigre, dans la région de Perth (côte Sud-ouest de l’Australie).

Richards Wands, jeune surfeur britannique de 33 ans installé en Australie depuis avril 2012, se trouvait à une trentaine de mètres de la plage lorsqu’il a aperçu ce requin de deux mètres, qui semblait alors occupé à dévorer la carcasse d’un dauphin mort.

Alors que le requin avait commencé à décrire des cercles autour de sa planche, et qu’il se rapprochait, le surfeur a réussi à le repousser le squale en le frappant avec sa planche, tout en appelant au secours ses camarades qui se trouvaient sur la plage de Trigg Beach, rapporte le quotidien britannique Daily Mail.

Depuis cet incident, cette plage a fait l’objet d’une surveillance particulière, avec des rotations d’hélicoptères.

Dans cette région de l’Australie, les attaques de requins ont été particulièrement fréquentes ces dernières années, incitant les autorités à revoir les lois protégeant ces squales.

Dans le cadre de ses recherches, le département des pêcheries de l’État d’Australie occidentale a annoncé peu avant Noël qu’une des pistes les plus sérieusement considérées est celle pouvant expliquer ce regain d’agressivité chez les requins par une vague de chaleur marine, qui a été constatée depuis 2010.

Selon la théorie évoquée, la présence des requins plus près des côtes pourrait s’expliquer par la formation de « poches » marines elles aussi plus proches des côtes, où se réfugient les poissons, les requins ne faisant que suivre le mouvement.

L’étude n’en est encore qu’à ses premières étapes, a néanmoins nuancé le Dr Rick Fletcher, directeur des recherches au sein de ce département, qui veut désormais étudier ces effets sur le moyen et le long terme, pour savoir si cette tendance perdure, avant d’en tirer d’éventuelles conclusions.

« De toute évidence, si nous pouvions comprendre un peu mieux l’évolution de ces conditions et l’effet qu’elles peuvent avoir sur la concentration des requins blancs et tigres, alors nous pourrions mieux informer le public en conséquence », avait-il déclaré.

Au cours de ses récentes recherches, le Dr Fletcher a aussi tenté de déceler des schémas comportementaux concernant les quelque 26 attaques de requins connues et survenues dans cet État au depuis 1995.

Il en a tiré, faute de mieux, les moyens de démentir formellement certaines croyances populaires, comme par exemple celle selon laquelle les squales attaqueraient plus aux aurores et au crépuscule.

« Faux. C’est plus souvent dans la matinée et dans l’après-midi », a-t-il affirmé, sur la base de ses analyses statistiques.

« Ce qui joue le plus, c’est la température de l’eau. Un grand nombre de ces attaques passées s’est produit dans des eaux plus fraîches que la normale ».

Au chapitre des cibles les plus privilégiées, ses études confirment aussi les profils plongeurs en bouteilles, maques et tuba, surfeurs et autre kayakeurs.

Ils ont tous comme point commun de pouvoir être confondus par le requin avec un animal marin en difficulté, proie de prédilection pour ces nettoyeurs des océans.

Mi-juillet 2012, les plages australiennes avaient dû être fermées au public pendant plusieurs jours, après la mort d’un surfeur de 24 ans, Benjamin Linden, près de Wedge Island, à environ 160 kilomètres au Nord de Perth (côte Sud-ouest du pays), victime de l’attaque d’un grand requin blanc.

La victime avait été happée le 14 juillet 2012 alors qu’elle se trouvait allongée sur sa planche.

Le squale, d’une longueur de cinq mètres, selon les témoins, l’a immédiatement emporté en profondeur, malgré les tentatives d’un camarade de ce jeune surfeur, qui, à bord de son jet-ski, avait essayé de repousser le requin, mais avait rapidement subi une charge.

Il s’agit de la cinquième attaque mortelle de requin dans cet État de l’Australie occidentale au cours des dix derniers mois, un record absolu, selon les autorités.

Cette dernière attaque a relancé le débat concernant le statut d’espère protégée des requins.

Norman Moore, ministre des pêches de l’État d'Australie occidentale, se déclarait peu après « perplexe » quant aux crédits supplémentaires alloués (14 millions de dollars australiens, une petite douzaine de millions d’euros) à la recherche sur le comportement des grands requins.

Il évoquait la possibilité de considérer comme nécessaire le retrait de ce statut d’espèce protégée au grand blanc, en raison de cette recrudescence des attaques.

Cette suppression de statut pourrait alors donner lieu à une décision d’abattage systématique des requins trouvés dans la région.

Cette vague d’attaques mortelles avait aussi connu une séquence particulièrement fournie, courant mars 2012.

Suite Tahitis-infos ........

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Insolite. Une chaîne humaine sous-marine à La Réunion

110 plongeurs ont formé une chaîne humaine sous l’eau dans la baie de St-Leu, à La Réunion, ce dimanche. Le but ? Prouver que les activités nautiques et sous-marines se pratiquent encore, malgré la crise requin, la crainte générée par les récentes attaques de squales.



110 plongeurs forment une chaîne humaine 01 12 2013

Chaîne Requin Publiée le 1 déc. 2013

110 plongeurs ont formé une chaîne humaine sous l'eau ce dimanche dans la baie de St-Leu. Cet exploit filmé fera l'objet d'une candidature d'homologation pour paraître dans le Livre Guinness des records.

Le groupement des professionnels de la plongée de la Réunion (GPP) semble avoir réussi son pari. 110 plongeurs ont passé un peu plus de 5 minutes, bras dessus, bras dessous formant ainsi une chaîne humaine sous-marine longue de 76,20 mètres. Les plongeurs avaient entre 18 et 82 ans.

14 clubs de plongée de l'île étaient présents pour réaliser cet exploit qui fera l'objet d'une candidature d'homologation par la Guinness, l'opportunité ainsi d'apporter un élan positif dans un contexte où les activités nautiques et sous-marines souffrent à La Réunion avec la crise requin.

Un dossier de candidature au Livre Guinness des records sera envoyé dans le courant de la semaine et la réponse devrait être connue. Si cet exploit est homologué, il paraîtra dans l'édition 2015. C'est la première fois qu'une chaîne humaine sous-marine est tentée.

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 FAO guide on deep-sea sharks of the Indian Ocean

The FAO Fisheries and Aquaculture Department has released a new catalogue of the deep–sea sharks of the Indian Ocean, encompassing FAO Fishing Areas 51 and 57, and that portion of Area 47 off South Africa.

This comprehensive, fully illustrated guide includes 8 orders, 23 families, 46 genera, and 117 species of shark–like fishes occurring in the Indian Ocean deep–sea. It provides accounts for all orders, families, and genera and all keys of taxa are fully illustrated.

Documents : http://www.fao.org/docrep/019/i3477e/i3477e.pdf








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Le 23 Mai 2014

CapRequins : les drumlines protégeront les plages !

CapRequin entame sont quatrième mois d’existence. L’expérience est très satisfaisante. Des smart-drumlines vont être déployées dans les zones d’activités nautiques. Les dernières observations et captures (Ndlr : un marteau et 15 poissons) confirment l’efficacité du système.
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Vidéo CRPMEM La Réunion

Les opposants à la drumlines et plus particulièrement à la pêche des poissons peuvent être rassurés. 91,7% des prises sont remises à l’eau vivante. Le prélèvement de requins tigres ou bouledogues pour l’étude « ciguatera » n’est pas systématique. Les marquages « spaghetti » externe sont généralisés. Des échantillons de peau sont transmis aux laboratoires pour approfondir la connaissance des espèces capturées. Malgré des problèmes techniques ces dernières semaines, les drumlines se montrent efficaces. Peu à peu le lieu de capture est délaissé par les tigres et les bouledogues.

Source : Réunion 1e   par Fabrice Floch

Pannes en séries

CapRequins a été ralenti par deux incidents majeurs. Le moteur du « Wayan », bateau dédié exclusivement à ce programme, a dû être réparé. Le système d’alerte de la drumlines s’est avéré défectueux. Cinq fausses alarmes ont obligé le pêcheur à des déplacements inutiles. Dans le même temps, trois captures ont été découvertes lors de contrôles de routines de la drumlines. Par chance, elles ont été libérées vivantes, mais un emmêlement des lignes a contrarié le déclenchement de l’alerte, obligeant le pêcheur à modifier le montage de ses lignes.

Les requins se méfient des drumlines

Le temps passe et les stations d’écoute acoustique immergées autour des drumlines ont permis de confirmer la très faible fréquentation de la baie de Saint-Paul par les requins. Deux tigres ont été détectés fin Avril et début Mai au large de la zone d’études, ils se déplaçaient à plus de 60 mètres de fonds. La présence d’une femelle bouledogue a été révélée par les stations. Elle a circulé dans le secteur le 8 Mai, période durant laquelle la « smart drumlines » était relevée. Idem, pour une femelle tigre de passage à proximité à des dates similaires alors que le système de pêche n’était plus appâté. En revanche, celle-ci est restée sur la zone plusieurs jours de suite.

La drumlines pour protéger les zones d’activités

L’ensemble de ces données, qui demandent confirmation, encouragent les financeurs de CapRequins, le comité des pêches a déployé des : « « smart drumlines » dans les zones d’activités nautiques » conformément aux étapes définies dans ce programme. Elle va se poursuivre ces deux prochaines semaines, sous l’égide de la mairie de Saint-Paul, par une concertation avec les autres usagers de la mer avant le dépôt par le comité régional des pêches et des élevages marins de La Réunion des demandes d’autorisations administratives ». Cette phase de protection des zones coralliennes où se concentrent les activités nautiques, est attendue avec impatience par les clubs de surf, mais également par tous les acteurs économiques liés au tourisme.

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Le 25 Juin 2014

Requin : Campagne WWF Australie

Yan Giron analyse l'affiche de la campagne du WWF Australie sur la protection des requins....

En apparence on comprend que l'objectif est de montrer que c'est la consommation de soupes de requins asiatiques qui tire le commerce et la pratique de la découpe d'ailerons de requins. Mais cette illustration adresse en fait un autre sujet de part son slogan "STOP ONE. STOP THEM ALL". Où bien entendu on parle des consommateurs chinois, mais surtout des Chinois tout court. Le renouveau du péril jaune.

Ce slogan parle en fait plus aux opinions publiques australiennes dans un contexte de tensions sur la mer de Chine du Sud, dans celui d'un sommet 2014 Shangri-La sur la sécurité dans la sous-région qui a été très tendu entre les USA et la Chine, dans un contexte de consolidation du pivot américain Asie Pacifique qui s'appuie sur les deux axes détroit de Malacca et Australie/Guam, et enfin dans un contexte australien d'attaques requins et d'affrontement entre les ONGe ultra anti pêche requins et un gouvernement qui essaye de gérer le risque requins.

Regardons de plus près les messages graphiques associés à cette affiche. Les Européens qui sont  familiarisés avec l'Asie du Sud Est reconnaîtront des pêcheurs issus de l'Asie du Sud, du Sud-Est et de la bordure Pacifique (peau plus foncée), c'est-à-dire Philippins, Indonésiens, Malais, esclaves de la domination historique chinoise, pauvres, et tueurs à gages que l'on recrute pour une bouchée de pain, vecteur d'insécurité dans les mégapoles de l'Asie du Sud Est et les lieux touristiques fréquentés par les nantis de la sous-région. Avec du sang jusqu'aux coudes et victimes de leurs conditions, voire esclaves embarqués.

L'effet pyramide est censé montrer une chaîne de causalité, c'est le consommateur qui donne le mobile du meurtre. Sauf qu'en ce cas la pyramide est inversée, il y a normalement beaucoup plus de consommateurs que de pêcheurs. Parce qu'en fait il ne s'agit pas d'une pyramide de causalité "marché", mais une pyramide "domination", les pêcheurs ploient sous le poids. Et qui retrouve-t-on en haut de la pyramide : Xi Ping, l'actuel président chinois. Même corpulence, même coiffure, propre sur lui. La Chine en haut, au Nord, les Philippines, la Malaisie, l'Indonésie en bas au Sud, les riverains du pivot du détroit de Malacca.

Les pêcheurs sont présentés sur un quai sordide, avec en arrière plan les "fourmilières" des métropoles asiatiques noyées dans une brume de pollution à gauche et quelques rares navires à droite. Le quai béton craquelé annonce la faillite de l'exploitation de la mer, que l'on voit à peine. Image de stérilité.

Les intermédiaires sont glauques, véreux, sales, probablement malodorants et pas net (cf. la femme asiatique, maîtresse femme commerçante avec qui vous vous prenez la tête pour négocier le moindre rabais).

L'avant dernier niveau présente le restaurateur qui va vous préparer votre soupe, et le scientifique. Tous les deux un peu ridicules et caricaturaux, très kitch, comme généralement l'occident se plaît à caricaturer les asiatiques qu'ils renvoient souvent à la copie de comportements occidentaux dépassés chez nous mais en vogue chez eux. Le scientifique a une double vocation. Il s'adresse aux produits dérivés du requin (squalène extrait des cartilage et des huiles, non présents dans les ailerons). Mais aussi il est en train de piler. C'est donc l'utilisateur des produits comme la corne de rhinocéros que l'on pile et autres produits d'espèces en voie de disparition dont le braconnage alimente les phantasmes asiatiques sur les aphrodisiaques.

Cette analyse de Yan Giron est extraite de l'article du blog.bluelobby.eu : Les techniques de création de certitudes en communication

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