vendredi 14 juin 2013

Belgique. Du plastique dans les moules !.. Aux Pays-Bas, on les récolte...

Belgique. Du plastique dans les moules.... Au Pays-Bas, on les récolte !

La moule de Hollande participe à la réputation des brasseries et des fêtes de la bière en Belgique... En Belgique où les chercheurs de l'université de Gand ont retrouvé des microparticules de plastique dans la chair de moules.

Une nouvelle qui a de quoi couper l'appétit !

Pas de tout ! Au Pays-Bas d'où viennent les moules, on met tout en oeuvre pour récolter le plastique...

Les moules  ingèrent les particules de plastique qui polluent la mer du Nord

Les moules servies dans nos assiettes seraient touchées par la pollution des microplastiques. C'est ce que vient de démontrer une étude de l'université de Gand. Les chairs des mytiloïdes contiendraient, en effet, de nombreuses microparticules de plastique.

Les moules, à l'instar d'autres organismes marins, absorbent les polluants contenus dans leur environnement. Les chercheurs de l'université de Gand ont retrouvé, des microparticules de plastique, en moyenne 300 particules par portion de 300 grammes de chair de moules.

Des particules de plastiques qui donnent la chair de moule



« Les moules sont des organismes filtrant l'eau de mer, de 20 à 25 litre d'eau de mer par jour précise Colin Janssen, toxicologue à l'université de Gand à Bruno Dumontet. Dans l'eau se trouvent de très petites particules de plastique de moins d'un millimètre de long. Ces microparticules sont filtrées et ingérées par les moules. Ce qu'on à découvert, c'est qu'elles se retrouvent à l'intérieur des coquilles, mais aussi dans  la chair même des moules. »

Ces microparticules proviennent des déchets en plastique tels que les sacs et emballages  plastiques, qui sont jetés et finissent leur course dans les mers et océans. Elles proviennent également des fibres synthétiques de textiles prélevées lors de chaque lavage ou d'autres sources insoupçonnées. « On trouve également des micro-billes de plastique dans les produits cosmétiques d'épilation ou de gommage. Ce sont de très fines billes ou boulettes de plastique qui ne sont pas retenues dans les stations d'épuration et qui en fin de parcours se retrouvent à la mer », ajoute encore Colin Janssen.


Un jeune néerlandais imagine une plateforme pour nettoyer les océans des déchets plastiques

Boyan Slat, un jeune néerlandais de 19 ans, propose de nettoyer les quelques 7.25 millions de tonnes de plastique qui encombre les océans. Ces amas de déchets plastiques se retrouvent sous forme d'immenses plaques flottantes dans cinq bassins océaniques : Atlantique nord et sud, Pacifique nord et sud et océan Indien. Dans ces zones, la combinaison des courants marins et de la force de Coriolis liée à la rotation de la Terre crée de gigantesques vortex appelés gyres océaniques, où viennent s'amasser les matières plastiques qui flottent à la surface de l'eau. Avec les quantités de déchets rejetés en mer, ces plaques ont aujourd'hui atteint des proportions démesurées. Ainsi, la surface de la plaque située dans le nord du Pacifique équivaut à un tiers des Etats-Unis ou six fois la France, ce qui lui vaut le surnom de "7ème continent de plastique" ou de "grande poubelle du Pacifique".

Etudiant en ingénierie aérospatiale à l'université de Delft aux Pays-Bas, Boyan Slat a imaginé une plateforme capable de débarrasser les océans de ces déchets plastiques. Son projet, baptisé The Ocean Cleanup Array, a été présenté dans le cadre de la conférence TEDx organisée à Delft en octobre 2012 (cf. vidéo ci-dessous). Il ambitionne de nettoyer les océans en 25 ans, à raison de 5 ans pour chaque gyre océanique.



Boyan Slat présente le projet Ocean Cleanup Array à la conférence TEDxDelft 2012 (Sous titré en français)
Crédits : TEDxTalks

L'une de difficultés pour récupérer ces déchets est leur taille. Ce sont en effet en grande majorité de petits fragments, des micro-plastiques dont le diamètre n'excède pas 5 mm. Ils ne peuvent donc pas être récupérer par des filets car une maille trop fine empêcherait le plancton de traverser. La solution imaginée par le futur ingénieur consiste à déployer un barrage flottant dans lequel seraient déviés les déchets avant d'être acheminés dans une plateforme de récupération. Ce dispositif permettrait ainsi de récupérer les matières plastiques flottantes, y compris celles de très petite taille, et le plancton pourrait nager librement sous la structure. La plateforme serait quant à elle autonome en énergie, alimentée par l'énergie solaire et les courants marins. Enfin, le projet pourrait même s'avérer rentable économiquement puisque le recyclage des matières plastiques récupérées pourrait générer jusqu'à 500 millions de dollars. Toutefois, comme ces déchets se trouvent essentiellement hors des eaux nationales et des zones économiques exclusives, aucuns Etat ne veut en assumer aujourd'hui la responsabilité, et encore moins le coût de nettoyage.

Pour financer le projet, Boyan et son équipe ont donc choisi de faire appel au financement participatif sur internet. Le 5 mai dernier, une première étape a été franchie, puisque ils ont réussi à réunir les 80.000 dollars nécessaires pour réaliser une étude de faisabilité dont les résultats sont désormais attendus avec impatience.

Philippe Favrelière (à partir de 2 articles BE Pays Bas : Un jeune néerlandais imagine une plateforme pour nettoyer les océans des déchets plastiques et Opération MED : Des particules de plastiques qui donnent la chair de moule)

Autres articles :

Pour en savoir plus, contacts :
           
Lire à ce sujet l'article "Le 7e continent de plastique : ces tourbillons de déchets dans les océans" sur le site internet du Monde : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/2qsgI
Lien vers le site internet du projet Ocean Cleanup Array : http://www.boyanslat.com/plastic/
Lien vers la page de financement participatif du projet sur le site Indiegogo : http://www.indiegogo.com/projects/the-ocean-cleanup-feasibility-study
Lien vers un article publié sur le site du Monde : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/CJhUG 

Le 18 Décembre 2014

Plusieurs Etats réclament l'interdiction des micro-plastiques pour sauver les moules

Les Pays-Bas, l'Autriche, la Belgique et la Suède militent pour l'interdiction des micro-plastiques utilisés dans les détergents et les cosmétiques, afin de protéger les milieux marins - et les fruits de mer.

Source : Euractiv

L'élimination des micro-plastiques de produits tels que les détergents et les cosmétiques « est extrêmement urgent », exhortent plusieurs pays européens dans une déclaration commune.

Cette déclaration, également soutenue par le Luxembourg, a été envoyée aux 28 ministres de l'environnement, qui se réunissent à Bruxelles le mercredi 17 décembre.

Les micro-plastiques sont des morceaux de polyester et d'acrylique plus petits que des têtes d'épingle. Les scientifiques qui ont étudié leur présence dans les aliments mettent en garde contre leurs conséquences sur la santé humaine quand ils contaminent la chaîne alimentaire.

Ils sont en général ajoutés intentionnellement dans des produits comme les crèmes exfoliantes ou les gels douches, et finissent dans les systèmes de gestion de l'eau, lesquels « ne sont pas équipés pour filtrer ces particules », soulignent les quatre États.

La Haye est particulièrement inquiète, puisque les fruits de mer, et donc les moules produites aux Pays-Bas, pourraient être contaminés par les micro-plastiques.


Les Pays-Bas, l'Autriche, la Belgique et la Suède admettent que la source de la contamination n'a pas encore été déterminée avec certitude par les scientifiques, mais estiment que l'on en sait suffisamment à ce stade pour agir.

Certains fabricants de cosmétiques ont déjà promis de ne plus utiliser de micro-plastiques dans leurs produits exfoliants. En décembre 2012, la multinationale néerlandaise Unilever a ainsi annoncé qu'il n'y aurait plus de micro-plastiques dans ses produits de soins d'ici 2015.

Pour La Haye, ce genre d'engagement volontaire de la part des entreprises justifie encore davantage une interdiction au niveau européen, et Bruxelles devrait créer un environnement égal pour les entreprises et renforcer ses encouragements produits innovants.

« Bien qu'il soit évident que des alternatives aux micro-plastiques existent pour les cosmétiques et les détergents, des centaines de tonnes de ces particules font toujours irruption sur le marché tous les ans. Rien qu'en Allemagne, on trouve pas moins de 500 tonnes de polyéthylène dans les produits cosmétiques », rappellent les quatre États.

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Pour aller plus loin sur la mytiliculture hollandaise...

Le 22 juin 2013

Les moules de juin tiennent la corde

Source : L’Avenir par Emmanuel Huet

En Zélande au Pays-Bas, quelques producteurs de moules s’activent déjà. Les moules issues des récoltes suspendues sont déjà disponibles.

Accéder au diaporama

La technique de culture suspendue est peu répandue. Seuls quatre producteurs l’appliquent aux Pays-Bas.

Les moules, c’est une histoire belgo-hollandaise à l’eau de mer. Alors que nos voisins cultivent massivement, ce sont les consommateurs belges qui en profitent. 60 % de la production hollandaise est ainsi destinée au marché belge.

Évoquer les moules en ces premiers jours d’été, n’est-ce pas anachronique? Et bien non! Car, comme dans tout, «y a plus de saison, m’sieu». Et celle des moules vient de débuter dans les eaux intérieures de la Zélande. Les moules primeurs, qu’on retrouve actuellement dans nos supermarchés, sont généralement issues d’une technique très particulière de pêche  : il s’agit de moules de corde.

À Vrouwenpolder, sur la presqu’île de Walcheren, la société Neeltje Jans s’est spécialisée dans cette technique dans les années 90. Le bateau, à fond plat, est amarré juste devant l’usine. En arrière-plan, sur un vaste bassin intérieur alimenté par la mer du Nord, on distingue une multitude bouées grises et rouges. C’est sous ces bouées que des milliers de mollusques bivalves grandissent au jour le jour.

 Cliquer Ici ou sur l'image pour accéder à la vidéo qui dévoile une technique de récolte différente à celle pratiquée généralement en France

La technique de la corde permet de produire des moules avec un pourcentage plus élevé de chair: environ 350 grammes par kilo. «On a toujours le même niveau de chair, contrairement aux moules de fond», se réjouit Simon Schot, producteur. Son prix étant plus élevé, environ 1 € du kilo, la moule de corde disparaîtra assez rapidement du marché à la mi-juillet, lorsque les moules de fond débarquent massivement. «On a commencé à pêcher le 3 juin. On en aura 600 à 800 tonnes cette année.» Ce qui correspond à une récolte quotidienne d’environ 20 tonnes.

De meilleure qualité

Contrairement aux moules de fond qui entrent en contact avec le sable, les moules issues de cette culture suspendue ne doivent pas être arrosées abondamment. Le fait d’être suspendues leur permet aussi de bénéficier d’une eau particulièrement riche en éléments nutritifs.

Sur le bateau, les pêcheurs relèvent les lignes au moyen d’un grappin hydraulique. Autour de chaque corde, longue d’environ 17 km, 20 tonnes de moules y sont solidement arrimées. Un an et demi plus tôt, des petites moules avaient été greffées sur ces cordes et maintenues dans un bas protecteur en coton. «Ensuite, on vient régulièrement contrôler si tout est en ordre.»

La pêche en elle-même est très simple. Une fois la corde engagée à l’arrière du bateau, les moules sont extraites de la mer et détachées mécaniquement.

Aux Pays-Bas, seuls quatre producteurs travaillent cette technique de pêche suspendue. Pour notre pêcheur, il ne faut pas se focaliser que sur la taille du mollusque. «Il ne faut pas se baser que sur le calibre. Il faut expliquer aux consommateurs que ce ne sont pas toujours les moules les plus grosses qui sont les meilleures.»

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Le 4 septembre 2013

Des macro-déchets aux micro-déchets....



Le bateau collecte des macro-déchets

France 3 Aquitaine : Reportage de Patrick Panier et Laurent Montiel

Quand les macro-déchets finissent comme micro-polluants incrustés dans la chair des moules...

Capbreton : la pêche aux macro-déchets

C'est l'un des phénomènes qui inquiète les protecteurs de l'environnement, nos océans deviennent des poubelles géantes. Au large des Landes, une expérimentation est menée pour récupérer les déchets avant de les recycler.

Source : France 3 Aquitaine

Ces macro-déchets apportent non seulement une pollution visuelle, mais aussi présentent des risques sanitaires (polluants véhiculés) et physiques (sécurité pour la navigation et la baignade). En 8 jours, 500 kg de déchets ont été récupérés par un chalutier qui expérimente cette nouvelle pêche. Peut-être une nouvelle diversification du métier de marin-pêcheur au service de l'environnement ?

A la braderie de Lille, ils ont mangé 150 millions de fragments de plastiques

Source : LCI par Morgane Senotier

Ce week-end avait lieu la célèbre Braderie de Lille, avec ses traditionnelles moules-frites. Pour cette occasion, une association a calculé la quantité de fragments de plastique ingérée par les bradeux en mangeant des moules.

Les estomacs des Lillois ont été mis à rude épreuve le week-end dernier... En trois jours, ce sont près de 150 millions de fragments de plastiques que les habitués de la braderie de Lille ont mangés. Pour arriver à ce résultat, l'association MED (Méditerranée en  danger) a extrapolé les résultats de l'étude du professeur Colin Janssen (écotoxicologue à l'université de Gand, Belgique) sur la présence de plastique dans la chair des moules.

Selon cette étude, il y aurait 1 à 2 fragments de plastique par gramme de chair de moule, ce qui correspond en moyenne à 300 fragments de plastiques par portion de 300 grammes de chair de moule. Sachant que chaque année, 500 tonnes de moules, soit 150 tonnes de chairs, sont ingérées pendant la braderie de Lille, cela représente 150 millions de fragments de plastiques dans les estomacs des bradeurs, a calculé MED.

Selon l'étude de Colin Janssen, si une telle quantité de plastique est observée, c'est parce que les moules sont des organismes filtreurs qui peuvent absorber et filtrer près de 25 litres d'eau par jour. Et dans cette eau, se trouvent de très petites particules de plastique, de moins d'un millimètre de long. Ces microparticules proviennent, entre autres, des déchets en plastiques présents dans la mer, tels que les sacs d'emballages ou encore des fibres synthétiques de textiles.

A Lille, les moules de la braderie ont un goût de plastique

Source : RTL par Virginie Garin | Terre d'innovations

A Lille, ceux qui ont brocanté tout le week-end ont dégusté entre 400 et 500 tonnes de moules. Mais les bradeurs auraient aussi ingurgité à leur insu 150 millions de fragments de plastique, contenus dans les mollusques.

Les moules-frites, c'est le plat indissociable de la braderie de Lille, dont l'édition 2013 s'est déroulée le week-end dernier. Les estomacs des "bradeux" ont une fois de plus été mis à rude épreuve. Non seulement parce que près de 500 tonnes de mollusques sont ingurgitées chaque année lors de cet événement. Mais aussi parce que les déchets de plastique qui polluent les mers viennent en même temps s'inviter au menu.

En trois jours, les habitués de la braderie ont mangé malgré eux près de 150 millions de fragments de plastique contenus dans les moules. Ce sont des chercheurs belges de l'université de Gand qui sont arrivés à ce résultat. Ils ont étudié l'estomac de moules pêchées en Mer du Nord. La moule filtre en permanence de l'eau. L'eau de mer contient de plus en plus de micro-déchets de plastique. Tout cela provient des sacs de supermarché, de tous nos objets quotidiens qui finissent dans la mer et se décomposent.

Est-ce dangereux pour notre santé ? Peu d'études ont été réalisées sur le sujet. Mais a priori, la réponse est non. Car ce plastique ingéré est très vite rejeté. Il n'aurait donc pas le temps d'avoir un impact sur notre santé. Les toxicologues sont rassurants : nous pouvons continuer à manger des moules, d'autant qu'elles contiennent aussi plein de nutriments bons pour la santé. Ce qui est surtout inquiétant, c'est l'impact du plastique sur les animaux marins.

Moules : vous reprendrez bien un peu de plastique ?

Source : Consoglobe

Que le plastique soit présent dans l’océan n’est pas une nouvelle. Une nouvelle étude confirme l’ingestion importante de microplastiques par les moules en mer du Nord.

Si les moules-frites sont de saison en septembre, particulièrement en ces temps de braderie de Lille, on se doute moins que le plastique s’est invité au menu. Pourtant les faits sont là : les chairs des moules contiennent de nombreuses microparticules de plastique.

L’Université de Gand, en Belgique, a étudié les mytiloïdes de la mer du Nord, fortement polluée par le plastique. L’étude montre que cette dégradation marine touche fortement les moules, qui absorbent les polluants contenus dans leur environnement. Au point de trouver une moyenne de 300 microparticules de plastique par portion de 300 grammes de chair de moules.

Du plastique dans nos assiettes

« Les moules sont des organismes filtrant l’eau de mer, de 20 à 25 litre d’eau de mer par jour« , explique ainsi Colin Janssen, toxicologue à l’université de Gand à Bruno Dumontet. « Dans l’eau se trouvent de très petites particules de plastique de moins d’un millimètre de long. Ces microparticules sont filtrées et ingérées par les moules. Ce qu’on à découvert, c’est qu’elles se retrouvent à l’intérieur des coquilles, mais aussi dans  la chair même des moules.«

C’est ainsi que le consommateur ingère ensuite ces microplastiques en mangeant les mollusques, avec des conséquences encore difficiles à déterminer. Sans parler, bien entendu, des conséquences directes de la consommation de plastique pour les moules. Une étude de l’Université de Wageningen aux Pays-Bas avait montré le rapport entre microplastiques et appétit des moules. Les animaux se nourrissaient alors moins.

Les microplastiques, un problème de grande ampleur

Les microplastiques sont variés et malheureusement très présents dans la nature, et particulièrement les mers et océans. Ils concernent :

    les débris de plastique issus de déchets, aussi bien les sacs et emballages que d’autres objets en plastique,
    les fibres synthétiques de textiles qui finissent leur course dans les eaux suite au lavage par exemple,
    les micro-billes contenus dans des produits cosmétiques (gommage, cire dépilatoire, etc.),
    les nanoparticules contenues notamment dans les cosmétiques.

    Le plastique échappe au tri !

    Outre une pollution directe par les déchets, de nombreuses micro-billes et nanoparticules échappent donc au tri des stations d’épuration, trop petites pour être filtrées. Elles s’ajoutent à la pollution déjà importante des eaux.

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