dimanche 2 juin 2013

Revue de presse 2013 (3) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture, saliculture,...


Récupération des news publiés entre le 8 juin et le 31 juillet 2013

A partir du 1 août 2013, cliquer Ici pour la suite de la revue de presse aquacole

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Le 31 Juillet 2013

La moule de bouchot compte sur son label pour résister à la concurrence

La moule de bouchot compte sur son label pour résister à la concurrence

Source : AFP/Marine-Océans le 08 août 2013

Les producteurs français de moules de bouchot comptent sur leur label récemment obtenu de "spécialité traditionnelle garantie" (STG) pour se protéger contre une concurrence étrangère croissante qui lamine leurs marges.

En 2011, 50.000 tonnes de moules ont été produites sur les pieux (les "bouchots") plantés le long des littoraux de la Manche et de l'Atlantique. Elles représentaient ainsi l'essentiel de la production française de ce coquillage (70.000 tonnes).

Depuis quelques années, la filière mytilicole française subit une concurrence exacerbée des producteurs espagnols, hollandais, premiers et seconds producteurs européens avec des tonnages qui avoisinent 250.000 et 100.000 tonnes.

La concurrence est aussi irlandaise, italienne, grecque, voire chilienne et brésilienne.

La consommation de moules étrangères avoisine ainsi plus de 44.000 tonnes, dont plus de la moitié sont espagnoles et hollandaises, selon les dernières estimations des douanes françaises et de FranceAgrimer.

"Nous devons nous montrer vigilants sous peine de disparaître" et cela passe par une maîtrise des circuits de distribution, explique Jacques Godefroy, président du secteur mytilicole au sein du Comité national de la conchyliculture, et producteur lui-même en Normandie.

Il pointe du doigt la grande distribution qui assure l'écoulement de 75% de leur moules et leur impose des prix toujours plus bas.

"Cela fait trois ans que les prix ne cessent de chuter. Certains producteurs vendent au prix de revient, ou même en dessous", explique M. Godefroy. En 2011, les prix ont reculé de 2,7%, avec un effet positif pourtant: faire bondir la consommation de moules de 8,6%.

D'où les espoirs suscités par l'obtention de l'appellation "moules de bouchot".

"L'octroi de l'appellation +spécialité traditionnelle garantie+ est le fruit d'une lutte de plus de 20 ans menée par l'ensemble des producteurs pour protéger leur mode de culture", relève-t-il.

jamais vu un pieu de bois

"Notre STG devrait désormais dissuader certains pays producteurs qui pratiquent une concurrence déloyale et n'hésitent pas à commercialiser des moules prétendument de bouchot, mais qui n'ont jamais vu un pieu de bois de leur vie", fait valoir Jean-Paul Delamaire, président du syndicat mytilicole de la Baie du Mont Saint-Michel et de Cancale.

Les moules de bouchot sont élevées sur 1.650 kilomètres de littoral de la Manche et de l'Atlantique.

Deux zones de cultures sont particulièrement réputées: la baie du Mont Saint-Michel dont les moules sont doublement labellisées puisqu'elles ont reçu aussi en 2011 l'appellation d'origine contrôlée" (AOC), et la baie de l'Aiguillon aux limites des départements de la Vendée et de la Charente maritime.

La Spécialité traditionnelle garantie (STG) est un label européen qui garantit que le mode de production traditionnel (dans ce cas, l'usage des pieux) est respecté. Certains produits phare comme la mozzarella italienne ou le jambon serrano espagnol en bénéficient.

En France, les moules de bouchot sont le seul produit à en bénéficier pour l'instant.

"Il faut 12 à 18 mois pour élever les moules jusqu'à leur taille marchande de 4 cm environ et suivre un cahier des charges très contraignant", explique M. Delamaire.

La saison mytilicole débute selon les régions entre la mi-juillet et la mi-août pour se terminer mi-février, mais "les fins connaisseurs savent que les meilleures moules sont celles récoltées au début de l'automne", explique-t-il.

Pour tenter de relancer les ventes, le Comité national de la conchyliculture (CNC) se lance à partir du 8 août dans une campagne de communication nationale pour valoriser les moules de bouchot auprès des consommateurs.

Cliquer Ici pour suivre les Prix moyens mensuels Insee de vente au détail en métropole des Moules de bouchots (1 kg)
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Moules de Bouchot: jusqu'à 18 mois de travail avant d'arriver dans l'assiette


Source : Afp

La culture des moules se pratique sur une grande partie du littoral français de l'Atlantique et de la Manche sur des alignements de pieux, appelés les bouchots.

La baie du Mont Saint-Michel et la baie d'Aiguillon qui jouxte la Vendée et la Charente-Maritime offrent une situation idéale pour l'élevage des moules, avec leurs vastes étendues sableuses et une amplitude de marées idéale pour apporter aux coquillages une nourriture abondante, riche en phytoplancton.

Les naissains de moules sont produits au début du printemps, essentiellement en Vendée et en Charente-Maritime. En juin, les jeune larves s'accrochent et grossissent le long de cordes tendues horizontalement sur des portiques et se développent jusqu'à la fin de l'été.

A l'automne, les cordes sont enroulées en spirale autour des bouchots, évitant tout contact avec le sol et le sable. Les pieux sont protégés par des filets pour mettre la colonie à l'abri de prédateurs comme les crabes, mais aussi des tempêtes et des fortes marées.

Les coquillages vont encore grandir durant l'hiver et le printemps suivants avant que ne débute la saison de la récolte. De 12 à 18 mois se seront ainsi écoulés jusqu'à la commercialisation.

Les moules sont détachées de leurs bouchots, égrappées, lavées puis triées, avant d'être conditionnées pour rejoindre les lieux de vente.

Avec leur chair crème à jaune orangé, les moules sont le produit de la mer le plus acheté par les Français, devant les huîtres et le saumon.

Les moules de bouchot sont désormais estampillées du label européen "spécialité traditionnelle garantie".

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Moules AOP de la baie du Mont Saint-Michel, la saison est ouverte

La saison 2013/2014 est ouverte !

Autorisation de pêche depuis le mardi 23 juillet 2013, les moules en AOP "Moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel" sont donc présentes sur les étals depuis le mercredi 24 juillet 2013.

Si vous aviez vu, avant cette date, des moules sous cette appellation, c'était une usurpation !

Si la plupart des mytiliculteurs sont enthousiastes, l'AOP ne fait pas encore l'unanimité chez les producteurs de la baie.

Source : Ouest France par Yannick Sanchez

L'agrément AOP (appellation d'origine protégée), c'est quoi ?

C'est la reprise de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) française au niveau européen. Pour obtenir le sigle, les producteurs doivent respecter un cahier des charges précis. La texture de la chair doit être « onctueuse et avoir une saveur à dominante sucrée », les mollusques doivent mesurer plus de quatre centimètres et leur taux de chair doit atteindre au minimum 25 %. C'est le seul produit de la mer à détenir une appellation d'origine protégée en France.

Pourquoi sa mise en place ?

Avant l'obtention de l'AOP, certains distributeurs mélangeaient des moules de la baie avec des espèces d'autres zones géographiques. « La production des moules de bouchots de la baie du Mont Saint-Michel s'est toujours située en moyenne à 10 000 tonnes par an, déclare Frédéric Hurtaud. Il s'en vendait pourtant près du double en France, on en a eu assez de se faire voler le marché. »

Quels sont les bénéfices pour les producteurs ?

« C'est avant tout une reconnaissance de notre terroir », déclare Arnaud Barbé, conchyliculteur. C'est aussi une opportunité de se démarquer de la concurrence et de proposer le mollusque à un prix plus élevé. Le kilo se vend entre trente et quarante centimes plus cher qu'une moule récoltée dans d'autres zones de la façade Atlantique.

Pourquoi ce scepticisme de certains mytiliculteurs ?

Le cahier des charges est particulièrement strict. Certains producteurs estiment que l'appellation en vigueur depuis 2011 n'a fait que rajouter des contraintes sans modifier la qualité des moules. La taille minimum du mollusque implique par exemple de rejeter entre 20 et 30 % de la production ainsi que de retarder l'ouverture de la saison lorsque les moules n'ont pas atteint une taille suffisante. Certains pointent aussi le fait qu'en cas de manquement à un des critères du cahier des charges, c'est le risque d'éviction du comité AOP. En cas de perte de l'agrément, un producteur n'aurait plus le droit d'indiquer « baie du Mont Saint-Michel » comme origine géographique même si sa production y est localisée.

Peut-on être sûr de la qualité ?

Les exploitations sont régulièrement contrôlées par un organisme indépendant qui travaille directement avec l'INAO (Institut national de l'origine et de la qualité). « Le produit de chaque exploitation est dégusté inopinément deux à trois fois par an par une assemblée faite de mytiliculteurs, de techniciens et de consommateurs avertis », explique Gérard Martineau, ingénieur projet à l'INAO. « Mais surtout, ajoute-t-il, ce caractère moelleux, sucré, vous ne le trouvez nulle part ailleurs. Et toute la saison. »

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Le pays de Retz est aussi le pays de la moule

L'entreprise Baudet, à La plaine-sur-mer, pêche 600 tonnes de moules chaque année. Les grandes marées sont l'occasion de pêcher plus longtemps et d'entretenir le parc.

Source : Ouest France par Sarah-Lou Lepers

Le volume sonore du hangar de triage de l'entreprise Baudet est comparable à celui d'un festival de rock. Sauf que la musique ici provient de la danse des coquilles de moules dans d'immenses machines.
Équipe de choc

Les ouvriers attelés aux chaînes de tri portent des casques de protection auditive, mais ils s'activent au rythme des tapis roulants. « Il faut être motivé pour travailler ici, crie Kylian, qui effectue sa deuxième saison dans l'entreprise. On bosse beaucoup, mais on sort en mer tous les jours, et la rémunération est à la hauteur. »

La saison a commencé pour la mytiliculture au moment où la vigne du muscadet fleurit. Soit un peu plus tardivement cette année. L'activité bat son plein depuis début juin et l'entreprise Baudet est passée à 25 salariés pour l'été, contre 11 à l'année.

Une histoire de famille

Hugo Baudet est un patron passionné. Au bureau dès 4 h du matin lorsqu'il a convoqué ses employés à six, il garde toujours le sourire. « Il serait malheureux s'il n'allait pas en mer », confie Marion Fourrier, sa compagne et collaboratrice. Petits-fils du créateur de l'entreprise SAS Baudet, il a pris la relève en 2011. Son père, Patrick, n'est pas très loin, et donne régulièrement un coup de main.

Le métier a évolué ces dernières années. Le jeune entrepreneur tente pourtant de perpétuer la pratique traditionnelle. « La production s'est mécanisée, mais j'essaye de conserver un minimum de pêche à la main comme le faisait mon grand-père », explique-t-il. Aujourd'hui il estime à 10 tonnes le volume de moules que son entreprise récolte sans machine, pour une production totale d'environ 600 tonnes.

Activité intense pendant les grandes marées

La plaine-sur-Mer compte six producteurs de moules associés. Ils exploitent quelque 50 000 pieux au large de la plage, sur lesquels se développent les coquillages. Particulièrement propice à la reproduction des mytiloïdes, la région sud de l'Atlantique alimente les producteurs du nord de la France en naissaims de jeunes moules. Ces conditions idéales contribuent à la bonne santé de l'entreprise Baudet.

Les coefficients des grandes marées permettent de sortir plus longtemps en mer et de réalimenter les pieux. Hugo et ses employés étaient donc sur le pied de guerre cette semaine.

Hugo Baudet fait visiter son entreprise régulièrement, à raison de 2 € par personne. La prochaine visite aura lieu jeudi 1er août, à 15 h. Plus de renseignements au 02 40 21 51 02.

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Le 22 juillet 2013

Suivi sentinelle des mortalités d’huîtres creuses 

et de la dynamique de certains agents infectieux impliqués dans ces mortalités

Source : Cepralmar

La présence de certains agents infectieux (herpès virus et vibrios) a un rôle prédominant dans les surmortalités de naissains d’huître creuse, Crassostrea gigas, observées depuis 2008 sur tout le littoral français. Un suivi sentinelle interrégional a été initié en 2010 par l’ensemble des centres techniques afin d’observer la dynamique de développement de ces agents infectieux tout au long de l’année sur l’ensemble des zones conchylicoles françaises.

Dans l’étang de Thau, le 11 juillet 2013 alors que la température de l’eau était à 25,6°c :
  • Un taux de mortalité cumulée de 77% a été observé sur le naissain naturel atlantique.
  • OsHv-1 a été dans les 2/3 des lots analysés en concentration moins élevée que les mois de mai et juin.
  • Vibrio splendidus a été détecté dans tous les lots en très faible concentration.
  • Vibrio aesturianus n’a pas été détecté.
Cliquer Ici pour accéder à tous les résultats sentinelle juillet 2013

Prochain suivi mi-août 2013.

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Le 6 juillet 2013

Fouras. L’avenir de la pointe de la Fumée sera ostréicole


Source : Sud Ouest

Fouras (Charente-Maritime). La pointe de la Fumée a été au cœur du Conseil municipal.

Si beaucoup de Fourasins se sont posés des questions quant à l’avenir de la pointe de la Fumée après le passage de la tempête Xynthia, il semble bien que le Conseil municipal ait, lui, commencé à cerner la question. En effet, vers la mi-septembre les bulldozers sont sensés venir détruire purement et simplement les bâtiments situés dans les ex-zones de solidarité et revendus à l’Etat. De leur côté, les ostréiculteurs qui pèsent lourd dans le paysage local, social, culturel, et économique ont besoin de se développer. Pire, après un très probable déclassement de la zone qui passerait d’une qualité A à une qualité B, du fait d’une modification de la législation européenne, les professionnels, éleveurs d’huîtres ou de moules vont devoir appliquer des traitements spécifiques à leurs coquillages s’ils veulent qu’ils soient autorisés à la vente.

De nouveaux outils

Le Comité régional conchylicole va lancer une étude de faisabilité pour la création de nouveaux outils collectifs permettant de respecter le processus désormais imposé. Les élus de Fouras se sont montrés unanimement favorables. Yann Berret pour l’opposition dira combien il apprécie cette idée insistant sur la nécessité de garder ces outils collectifs dans le domaine public (peut-être sous forme coopérative) afin de ne pas entraver l’installation de nouveaux professionnels dont la presqu’île a besoin. Des propos immédiatement repris et confortés par Sylvie Marcilly (Maire de Fouras) qui appréciera le fait que l’ensemble du Conseil se soit montré favorable à ce projet. Reste donc à lancer l’étude. Autres questions concernant cette fois les résidences secondaires, près de 75 000 en Charente-Maritime, 2300 sur la presqu’île.

Charente-Maritime tourisme aimerait bien en savoir plus sur le poids , le rôle, la dynamique de ces habitations, ou plutôt de leurs propriétaires. Une affaire si complexe qu’elle sera confiée à l’Université de La Rochelle et au CNRS.

Et c’est à l’issue du Conseil que Yann Berret a annoncé devant ses collègues avec beaucoup d’émotion dans la voix qu’il quittait la région pour des raisons professionnellles et qu’il devait donc démissionner de ses fonctions électives. Il remerciera les élus pour le travail effectué en commun malgré des divergences politiques. Un combat d’idées mais pas de personnes précisera t’il. Sylvie Marcilly lui souhaitera bonne chance dans ses nouvelles fonctions.

Remarque : Une très bonne décision des élus pour l'avenir de l'ostréiculture fourasine (et plus en raison de l'importance du captage d'huître à Fouras qui concerne l'ensemble des bassins ostréicoles français). Nous pouvons saluer cette décision à un moment où beaucoup d'élus pensent plus Tourisme et Port de plaisance que Métiers de la mer....

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Le 1 juillet 2013

Plan de sauvegarde 2011 : synthèse de résultats 2011-2012

Convention DPMA-IFREMER N°11/1219297

Copyright : 2012 Ifremer

Auteur(s) : Chavanne Herve1, Maurouard Elise1, Yonneau Caroline1, Heroin Debora1, Ledu Christophe1, Degremont Lionel1, Benabdelmouna Abdellah1

Note : Convention DPMA-IFREMER n° 11/1219297 relative à la mise en place d’un plan d’approvisionnement de sauvegarde 2011 de la filière ostréicole.

Cliquer Ici pour télécharger le rapport

Résumé

Afin de permettre l’approvisionnement partiel des établissements ostréicoles en naissain « à survie améliorée », un protocole d’approvisionnement partiel de sauvegarde (PSI) a été mis en place en 2010 entre le CNC, les CRCs, les écloseurs et l’Ifremer afin de fournir aux ostréiculteurs du naissain présentant les meilleures chances de survie face aux mortalités estivales. Il avait ainsi été décidé que des écloseries privées produiraient du naissain triploïde « à survie améliorée » en 2010 à partir de géniteurs, femelles diploïdes et mâles tétraploïdes, sélectionnés et fournis par Ifremer. Sur la base notamment des recommandations des Assises de la Conchyliculture, l’opération a été reconduite en 2011 (PSII) et 2012 (PSIII). Suite aux productions réalisées par les écloseries privées en 2011 et dans le cadre du protocole d’accord du PSII, le suivi des performances de survie de ces lots a été réalisé en 2012 par le Laboratoire de Génétique et Pathologie (LGP) de la station IFREMER de La Tremblade. Afin de s’assurer de l’apparenté des lots 3nR produits dans le cadre de cette campagne PSII, des analyses de pedigree ont été réalisées sur les divers lots de 3nR ainsi que sur leurs parents diploïdes et tétraploïdes en utilisant un génotypage avec 4 marqueurs microsatellites (CG10, L10, CG49 et Amy). Par ailleurs, le statut sanitaire des différents lots a été appréhendé par la recherche du virus OsHV-1 réalisée sur tous les géniteurs diploïdes et tétraploïdes ainsi que sur tous les lots (diploïdes et triploïdes) du testage et cela avant, pendant et après les périodes de mortalité estivales. Le testage des performances biologiques (survie et rendement) a été réalisé sur estran dans deux sites (Agnas et la Floride) du bassin de Marennes Oléron. Les résultats du PS II montrent sans ambiguïté que des améliorations notables pour la survie peuvent être obtenues au travers de la sélection. De plus, ce caractère est efficacement transmis aux individus triploïdes (3nR) qui s’avèrent plus résistants que tous les autres groupes ECLO avec un gain de survie allant jusqu’à 40%.

Comment citer ce document:

Chavanne Herve, Maurouard Elise, Yonneau Caroline, Heroin Debora, Ledu Christophe, Degremont Lionel, Benabdelmouna Abdellah (2012). Plan de sauvegarde 2011 : synthèse de résultats 2011-2012. http://archimer.ifremer.fr/doc/00143/25412/

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La première étape du chantier de mise en poches des petites huîtres du programme Score s'est déroulée le mardi 25 juin à Bouin (Vendée). Elle a consisté à tamiser les petites huîtres, à les peser et à les conditionner pour le transport.

21 personnes venues de toute la France - employés dans le cadre de ce projet, permanents des différents comités régionaux conchylicoles ou du Comité national - avaient fait le déplacement. Les huîtres sont parties le soir même (ou le lendemain) dans les différentes régions de production pour être mises en poche puis placées en élevage.

Pour éviter la casse pendant le transport, les huîtres étaient entourées d’un chiffon humide et conditionnées dans des petites boîtes en plastique dont le fond était troué.

L’objectif de ce travail est de comparer la surmortalité des huîtres dans différents environnements. Plusieurs dizaines de familles ont été produites à Bouin et 900 individus de chaque famille doivent être immergés dans chacun des bassins de production. Après l’été, il s’agira de compter les huîtres survivantes et de confronter les données entre les différents sites.

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Le 28 juin 2013

Saumon de Norvège. Des normes sanitaires en question ?

Le 19 juin 2013, Rue89 publie dans ses colonnes un article de Sophie Caillat qui explique que les femmes enceintes et les enfants ne doivent pas manger de saumon norvégien plus deux fois par semaine : « La Norvège reconnaît que son saumon peut être dangereux pour la santé ». Deux fois par semaine, c'est encore trop pour les pêcheurs français face à la mévente des poissons de nos côtes comme merlu, maquereau, sardine,... Du poisson, deux fois par semaine, c'est la nouvelle recommandation de l'Anses en France en date du 5 juillet 2013.

Deux jours plus tard, le Centre de Promotion des Produits de la Mer de Norvège (Norge) apporte un démenti : Informations faisant suite à la publication de l’article de Rue 89, mercredi 19 juin 2013, complété par une note d’information : Eléments d’information sur l’élevage du Saumon de Norvège.

La journaliste de Rue89 a repris un article publié le 10 juin 2013 dans le journal norvégien VG. Ce papier n'aurait jamais du traverser la frontière !

La Norvège reconnaît que son saumon peut être dangereux pour la santé

Femmes enceintes et jeunes, ne mangez pas de saumon plus de deux fois par semaine. Telle est la nouvelle recommandation du gouvernement norvégien, forcé de reconnaître – tardivement – que ce poisson gras est aussi bourré de produits toxiques....

Ce n’est qu’à la suite d’une grosse pression médiatique que les autorités sanitaires ont fini par reconnaître qu’elles avaient trop poussé à la consommation. L’alerte lancée par le journal VG est très claire :

« Les médecins appellent à ne pas manger de saumon d’élevage. »

Le journal fait parler une équipe indépendante du laboratoire de biochimie de Bergen, qui estime que ce poisson est tout simplement dangereux pour les jeunes enfants, adolescents et femmes enceintes en raison des polluants organiques persistants qu’il contient.

En vertu du principe de précaution, ces groupes de populations ne devraient pas en consommer.

Selon Dr Anne-Lise Bjorke Monsen, membre de ce labo, précise :

« Les polluants retrouvés dans le saumon d’élevage ont une mauvaise influence sur le développement du cerveau, et sont associé à l’autisme, à l’hyperactivité et à la baisse de QI.

On sait aussi qu’ils peuvent avoir un effet négatif sur les défenses immunitaires, le système hormonal et le métabolisme. Ils se transmettent aussi par allaitement. Si l’on a besoin d’oméga-3 provenant du poisson, le maquereau et le hareng sont très bien. »

Après plusieurs jours de déballage médiatique, l'Ambassade de Norvège publie un communiqué le 25 juin 2013 : Le saumon norvégien, toujours bon pour la santé,  au contenu incompréhensible, probablement pour mieux noyer le poisson !

En fait, la Norvège est toujours au petit soin des consommateurs français. « Pas de problème ! Ne vous inquiétez pas ! » semble nous dire l'Ambassade de Norvège. Nous, les plus gros consommateurs de saumon norvégien, avons encore une large marge de sécurité avant l’intoxication aux PCB, dioxines et autres POP !.. L’ambassade nous encourage même à en consommer davantage pour ses qualités en omega3 !..

4 ans plus tôt (en 2009), le pays du saumon d'élevage tenait les même propos rassurants : Saumon de Norvège, en maître sur la salmoniculture mondiale, toujours au petit soin des consommateurs français !

En 2009, les sociétés norvégiennes contrôlaient 90% de la production mondiale de saumon d'élevage
(Carte tracée avant l'effondrement de la production chilienne - plus bas tableau actualisé)

Saumon toxique « A consommer avec modération ! »

Les autorités norvégiennes ne portent pas un démenti formel sur la présence de produits toxiques dans leur saumon d’élevage. Néanmoins, ils n’admettent pas que ce saumon soit dangereux pour la santé. Pour les responsables norvégiens, la toxicité dépendrait (serait à mettre en relation avec) de la régularité de la consommation et de la quantité ingurgitée... Dans un très long article d'Huffingtonpost : « "La Norvège reconnaît que son saumon peut être dangereux pour la santé"? Un modèle de désinformation », le toxicologue et membre de l’Anses, Jean-François Narbonne, porte une attaque cinglante contre Sophie Caillat, auteure de l’article de Rue89...


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Santé : petits mensonges autour du saumon norvégien

Norge - Logo du Centre des Produits de la Mer de Norvège 

Source : Rue89 publié le 24/07/2013

par Diane Berbain - Blogueuse, j'habite en Norvège depuis neuf ans, je suis guide touristique et secrétaire des Verts au conseil municipal de Bergen)

Le samedi 20 juillet, le journaliste norvégien Morten Strøksnes, l’un des plus réputés du pays, a publié un article dans le quotidien Aftenbladet de Stavanger, où il révèle que le Centre des produits de la mer de Norvège a menti. Ils ont eux-mêmes rédigé les conseils en français sur le site de l’ambassade de Norvège en France, et en anglais sur le site du ministère de la Santé norvégien, suite à la publication d’un article sur Rue89, « La Norvège reconnaît que son saumon peut être dangereux pour la santé ».

Le quotidien Nordlys de Tromsø en a fait sa une le même jour :
« Les conseils de santé sur le poisson ont été écrit par une organisation avec des intérêts dans les produits de la mer. »

Le Centre des produits de la Mer de Norvège a bien transformé les recommandations limitées de consommation du saumon en recommandations pour en manger plus.

Cette affaire révèle le lien intime entre l’industrie et les autorités. Retour sur la chronologie de l’affaire.
  • Le 19 juin, la nouvelle arrive en France
Rue89 publie un article dévoilant les nouvelles limites de consommation de saumon pour les femmes enceintes et les enfants, que les autorités norvégiennes avaient décidé de ne pas communiquer à l’étranger.
Sur le site français du Centre des produits de la Mer de Norvège, et seulement sur celui-ci, a été ensuite rajouté une ligne sur ces changements. La mise à jour n’est pas datée.
  • Le 21 juin, la machine se met en route
10h48 : le journal en ligne des aquaculteurs norvégiens Kyst.no publie un article qui annonce que « l’affaire des polluants environnementaux a atteint la France », et révèle que le Centre des produits de la Mer de Norvège travaille d’arrache-pied pour blanchir l’image de son produit en France suite à la divulgation de la nouvelle.
17h55 : le ministère de la Santé norvégien publie incognito un texte en anglais qui ressemble à un démenti, où les limites sont transformées en recommandations pour manger plus de saumon.
Ce texte fut ensuite adapté en français sur le site de l’ambassade de Norvège en France. (On ne peut pas appeler ça une traduction fidèle...)

Le grand journaliste Morten Strøksnes entre dans la bataille, il s’ensuit plusieurs échanges acharnés dans les journaux entre lui et le Centre des produits de la Mer. Suite dans Rue89

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Les verts demandent que toute la lumière soit faite sur le saumon de Norvège

Elevage intensif : saumons norvégiens et risques sanitaires

Source : Europe-Ecologie Les Verts

Jeudi 27 juin, sur France Info, Jean-Philippe Magnen (porte-parole d’EELV et vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire) explique les risques sanitaires (alimentaires et environnementaux) dus à l’élevage intensif des saumons en Norvège



Le saumon norvégien, dangereux pour notre santé : il faut protéger les consommateurs

Source : NouvelObs

Par Jean-Philippe Magnen (Porte-parole EELV)

LE PLUS. Fumé, en tartare ou dans des sushis, le saumon norvégien est partout. Les Français en sont les plus grands consommateurs en Europe et pourtant il serait dangereux pour la santé. Jean-Paul Besset, député européen EELV, Jean-Philippe Magnen, porte-parole national EELV et Tom Sverre Tomren, membre du conseil fédéral norvégien de Miljøpartiet De Grønne tirent la sonnette d'alarme.

Un très grave problème de santé alimentaire et environnementale vient d’éclater au grand jour en Norvège. Le saumon d’élevage y est produit dans des conditions scandaleuses et est nocif pour la santé.

Depuis un rapport officiel de 2006 des autorités sanitaires norvégiennes, et malgré la multiplication des études et rapports sur le sujet, la Norvège a tardivement (7 ans après et sous pression de l’opinion) reconnu les recommandations émises par des scientifiques et des médecins, notamment sur les limitations de consommation nécessaires pour les enfants et les femmes enceintes ou les femmes en âge d’avoir des enfants sans, pour l’instant, les avoir mises en application.

Le gouvernement norvégien joue avec notre santé

Sur les conditions d’élevage et l’alimentation des saumons, en 2010, des éléments factuels ont été rapportés sur l’utilisation excessive d’un pesticide, le Diflubenzuron, afin de lutter contre un parasite naturel, le pou de mer. Ce pesticide présente des risques pour la santé, outre qu’il affecte les poissons, sa toxicité se transmet également à l’homme. Rien n’a été fait malgré l’alerte lancée par le gouvernement français de l’époque à son homologue norvégien.

La France, premier pays consommateur de ce poisson (il importe 110.000 tonnes de saumon norvégien par an) et sa population sont donc concernés tout comme nombre d’autres pays européens.

Par leur inaction persistante, le gouvernement norvégien et son industrie du saumon d'élevage jouent avec la santé de la population mondiale. L’enjeu économique est en effet de taille : la Norvège pèse pour 60 % de la production mondiale de saumon atlantique et l’exportation de celui-ci lui rapporte chaque année 4,7 milliards de dollars (29 milliards de couronnes norvégiennes).

Pour des contrôles accrus de la production..........
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Le 26 juin 2013 

Gérald Viaud. Les ostréiculteurs n'ont pas le temps d'attendre...

Source : Le Télégramme

L'ostréiculteur charentais Gérald Viaud vient d'être élu président du comité national de la conchyliculture. Il va assurer la continuité du mandat inachevé du Breton Goulven Brest jusqu'aux prochaines élections prévues en mai 2014. Entretien.

On ne se bousculait pas au portillon pour prendre la succession de Goulven Brest. Comment expliquez-vous que vous étiez le seul candidat ?
En toute humilité, Je prends cela comme un intérim dans la continuité de mon mandat de vice-président du comité national. On verra aux prochaines élections.

Comprenez-vous les raisons de la décision de Goulven Brest de démissionner ?
Je regrette sa démission mais je le comprends. Je comprends sa lassitude de voir des questions sans réponse de l'administration et du monde scientifique. Cela fait des décennies que l'on se bat pour la qualité de l'eau et c'est déplorable de voir avec quelle lenteur on arrive à se faire entendre. Au nom de la gouvernance participative, on met un tas de gens autour de la table. C'est bien pour la démocratie mais ça provoque l'immobilisme. Confrontés à la réalité économique, les ostréiculteurs n'ont pas le temps d'attendre que la recherche, dont les programmes s'étalent sur des années, trouve des solutions. D'ailleurs, l'ostréiculture a toujours résolu ses problèmes toute seule. Que serait devenue notre profession si, dans les années 70, elle n'était pas allée chercher des huîtres mères au Japon pour regarnir ses bancs ?

Quelles sont vos priorités ?
Je me situe dans la pure lignée de Goulven Brest. Quand on prend la succession suite à un désistement et cela pour une année, on ne peut pas renverser la vapeur en si peu de temps. Parmi les priorités, il y a la poursuite du programme Score sur la sélection d'huîtres creuses naturelles pour un éventuel réensemencement des bancs. Il y a bien sûr le dossier environnement. C'est mon dada. La qualité et la quantité d'eau, les algues vertes... Ce sont des questions auxquelles je m'intéresse depuis 20 ans au sein de la profession... Il va falloir également surveiller le projet de loi-cadre sur la biodiversité tout comme le dossier des triploïdes. Comme le brevet de l'Ifremer va tomber dans le domaine public tout le monde pourra s'en servir sans précaution. La profession devra être vigilante.

Touchée par la mortalité des naissains, comment se porte la profession ostréicole aujourd'hui ?
Chacun fait selon ses moyens pour s'en sortir en réduisant les dépenses d'investissements ou de fonctionnement. C'est le système D. Certains d'entre nous ont trouvé à s'établir dans d'autres secteurs au Portugal, en Irlande, au Gabon ou ailleurs. Sans les aides de l'État, beaucoup d'établissements auraient mis la clé sous la porte. Il faut se rendre à l'évidence, le problème est général, il y a beaucoup de parcs vides. Tôt ou tard, il faudra apporter du sang neuf. Nous sommes prêts à miser sur l'huître japonaise mais les mondes scientifique et politique redoutent l'apport de bactéries dans le milieu. Pourtant, il y a bien d'autres sources possibles de contamination comme les déballastages en mer ou les rejets de stations d'épuration.

Propos recueillis par Frédérique Le Gall

Un autre problème urgent à résoudre. Les conflits d'usage...

Bientôt, les conchyliculteurs n'auront plus accès au littoral


Saint-Coulomb (35). Non aux expérimentations de filières à moules

Source : Le Télégramme
  
Autour de 200 personnes se sont retrouvées ce samedi après-midi, au pied de l’îlot Duguesclin, naguère résidence du chanteur Léo Ferré, afin de protester contre des expérimentations de filières à moules au large de la Côte d’Emeraude.

Sur la plage de l’anse Duguesclin située sur la commune de Saint-Coulomb (35), ils sont venus clamer leur opposition. Il y avait là des militants d’associations écologiques, des riverains, des particuliers. Présent aussi le maire de la commune, Jean Mainguené. «On nous a pillé notre sable et saccagé nos dunes au moment de la construction du barrage de la Rance. On veut maintenant envaser nos rivages. Le Département nous soutient. Mais je tiens à dire aussi que mon action n’est pas dirigée contre le monde de la mytiliculture».

200, voire 1.000 ha

Ce discours a été repris par les quatre représentants d’associations réunis au sein du collectif Cadre (Collectif d’associations de défense et respect de l’environnement) : PERF de Pleurtuit, ASLE 35 de Saint-Coulomb, ADICCE de Cancale et ACEQV d’Hirel. «Cette expérimentation de 20 ha si elle ne donne pas de pollution visible au bout de trois ans sera le feu vert pour 200 ha. On parle même de 1.000 ha», s’est insurgé Serge Monrocq, président de l’association Protection Environnement Rance Frémur.
Bretagne Vivante a également fait part de son opposition à ce projet qui sera débattu lors d’une réunion publique prévue au phare de Saint-Coulomb le 5 juillet. Une autre manifestation est annoncée dans un mois sur l’anse Duguesclin.

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Saint-Cast-le-Guildo. Conchyliculture. Difficile de concilier tourisme et exploitation

Source : Le Télégramme

Lors de la séance du conseil municipal qui s'est tenu au Guildo, mardi soir, les élus ont débattu, en fin de réunion, concernant l'autorisation d'exploitation de cultures marines suite à une demande individuelle de reclassement de deux conchyliculteurs pour obtenir le droit de pouvoir déplacer des rangées de bouchots dans le schéma de structure (sans consultation auprès des deux syndicats et des autres exploitants). L'autorisation a été accordée par le préfet, mais les zones autorisées sont en dehors du schéma de structure. Une enquête publique, peu suivie, était ouverte du 17 avril au 1er mai.

Baie de l'Arguenon : ça se complique

La demande, sur le site de La Fresnaye, ne pose aucun souci, mais celle déposée pour la baie de l'Arguenon s'annonce houleuse. Après une explication détaillée sur carte, Francis Hébant n'a pas caché son inquiétude face au site classé Natura 2000 qui impose une autorisation de tutelle, à l'impact paysager à partir de la plage de Pen-Guen à la pointe du Bay et au danger pour la navigation de loisirs. « L'équilibre du système est modifié suite à une production devenue intensive et il y a une déperdition de la productivité. Les services de l'État sont en train de revoir le schéma de la règle et envisagent d'agrandir considérablement la zone d'exploitation du bassin conchylicole. Toute entreprise doit investir mais pas n'importe comment. » Mme Tillon, conseillère générale, a réagi, défendant qu'il fallait donner les moyens aux conchyliculteurs et aux jeunes ménages intéressés par la profession de les laisser travailler sur le territoire qui n'est pas tourné uniquement vers le tourisme, mais considérer la richesse d'exploitation de la conchyliculture. « Après avoir fait un port à 25 M€, on ne peut pas se permettre de les laisser occuper une place trop importante par rapport aux autres activités nautiques », a fait remarquer Yves Hervé.

« Le consensus s'impose »

« Le consensus s'impose afin de trouver une solution d'aménagement pour satisfaire tout le monde. Le but est de concilier avec les conchyliculteurs, le tourisme et la navigation », a renchéri Jean Fernandez, le maire. Le conseil a voté pour faire une proposition de transfert vers la partie gauche du chenal et de souscrire à l'idée de Mme Tillon de réunir les intéressés pour concertation. L'opposition s'est abstenue, manquant d'éléments sur le sujet pour se prononcer.

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Oléron. Des filières d’élevage en moins

Source : Sud Ouest

Le Comité régional conchylicole présente une version corrigée du projet retoqué en octobre par le juge, avec un champ de filières estimé moins vaste.

Dans la nouvelle version, le champ de filières de la Maleconche est amaigri de 35 %.

Les conchyliculteurs lâchent du lest dans le dossier de la Maleconche, ce projet d’implantation de filières d’élevage d’huîtres et de moules en eau profonde qui agite des élus, des riverains, et des plaisanciers de cette côte nord ouest d’Oléron. Le Comité régional conchylicole (CRC) Poitou-Charentes, porteur du dossier, l’a dégraissé. Une nouvelle enquête publique sera lancée.

Rappel des faits. Le 23 octobre dernier, le juge des référés du tribunal administratif de Poitiers suspendait l’autorisation d’implanter ces filières, au motif principal d’un « doute sérieux » quant à la légalité du dossier d’enquête publique qu’avaient présenté la préfecture et le Comité régional conchylicole. En cause : l’absence d’étude d’impact.

Recherche d’apaisement

Loin de la réaction de colère de l’époque - qui avait consisté en des déversements de coquilles dans les communes opposées au projet -, les conchyliculteurs jouent aujourd’hui l’apaisement. Le nouveau projet Maleconche, tant dans son économie générale, que dans sa superficie, est moins ambitieux, redessiné avec l’envie d’un meilleur partage de l’usage de ce site remarquable. De même qu’apparaissent des mesures environnementales d’accompagnement. Le tout assorti d’une approche plus méthodique de la communication sur le projet.

« Nous n’avions pas prévu d’étude d’impact, c’est vrai. Mais pas pour gagner du temps dans la procédure, seulement parce que le dossier avait été monté conformément à la procédure loi sur l’eau. » Le juge des référés l’a entendu différemment, et l’on verra ce qu’il adviendra quand le tribunal administratif rendra son jugement au fond. Mais, ironie du sort, depuis l’automne dernier et le référé, un changement réglementaire est intervenu.

Selon Laurent Champeau, pour l’installation de filières, c’est désormais la procédure… loi sur l’eau qui s’impose ! Pour la nouvelle version du projet, le CRC ne prendra cependant pas le risque de présenter le dossier à l’enquête publique sans étude d’impact ou, si le terme n’est pas approprié, sans document qui en présente toutes les caractéristiques.

Deux chenaux

Pour réviser sa copie, il a mandaté un nouveau cabinet d’études (Lux Marina). « Le socle de la réflexion suit trois axes : prendre en compte les arguments des opposants ; réaliser un audit environnemental complet de la zone ; formuler des préconisations. »

Calé entre les pointes des Normands et des Saumonards, le projet s’étend désormais sur 252 hectares. Amaigri de 35 % par rapport à la version initiale de 387 ha. Le champ est tracé pour un potentiel de 313 filières, il en dénombre donc 74 de moins qu’à l’origine.

De même, deux chenaux perpendiculaires sont tracés dans le champ, quand l’ancienne version n’en posait aucun. Les plaisanciers pourront dès lors emprunter ces chenaux, voir y mouiller leurs lignes pour taquiner le poisson qui apprécie l’abri des filières.

Par ailleurs, « 15 % de filières seront placées en réserve, donc non attribuées, contre 5 % auparavant. En réserve pour des jeunes qui voudraient entrer dans le métier », souligne-t-on au CRC.

Dans sa mise en œuvre, le projet prévoit l’installation des lignes sur trois années, de 2014 à 2017, sachant qu’avant le référé, 12 filières mytilicoles avaient déjà été installées et mises en culture, et que les corps-morts de 30 filières ostréicoles avaient été immergés.

Un suivi environnemental

Sur le plan environnemental - là même où les opposants ont porté le fer -, « nous avons mis la barre très haut », estime Laurent Champeau. Mais avant d’entrer dans le détail des mesures, il tient à démentir absolument l’allégation des opposants, et notamment de l’association pour la préservation du littoral de la Maleconche et des pertuis (Aplimap), selon laquelle les déchets biologiques des mollusques envaseraient les fonds, à la verticale du champ.

« Le bureau d’étude a conclu qu’il n’y a pas de crainte à avoir de ce côté-là : la matière organique se trouve dans la colonne d’eau et elle est refiltrée par les mollusques. Regardez le champ de la baie d’Yves, il n’a pas dégradé la plage de Châtelaillon ni porté atteinte à l’activité touristique. » Reste que, pour faire bonne mesure, le CRC a fait procéder à un état des lieux de la faune et de la flore qui dans un an, trois, puis cinq ans, sera confronté aux données du suivi environnemental qui est programmé.

Les mêmes opposants redoutent l’arrivée de déchets ostréicoles, plastiques notamment, sur la plage, au droit du champ. Pour tenter de les rassurer, le CRC organisera « des séances de nettoyage, en cas de besoin ».

Plus globalement, chaque concessionnaire signera une charte formulant l’engagement d’une bonne conduite ; ses modalités restent encore à définir. Enfin, comme toujours dans pareil projet, les concessionnaires abandonneront sur l’estran une surface de parc équivalente à celle qu’ils acquièrent pour élever sur filières.

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25 juin 2013

Etang de Thau : la mortalité des huîtres régresse un peu

Source : Midi Libre

Pour accéder à l'ensemble des résultats d'Ifremer, cliquer Resco

Il y a un mois de cela, l'herpès et le vibrio virus faisaient leurs premières victimes parmi les huîtres, sans distinction de taille. Désormais, ce sont surtout les juvéniles qui succombent...

Est-ce le résultat du vent de nord-ouest qui a fait baisser de quelques degrés la température des eaux de l'étang ? Toujours est-il qu'après avoir tué indistinctement les grosses comme les petites huîtres lors de leur premier "assaut", le mois dernier, les virus tueurs ne touchent désormais que les huîtres juvéniles.
Les premières mortalités de l'année avaient été suivies, courant mai, d'une hausse jusqu'à 23 degrés de la température de l'eau de l'étang, favorisant l'action des virus. Puis, les eaux de la lagune avaient franchement refroidi et les virus un temps "disparu". Depuis une semaine environ, ils sont de retour (les eaux de l'étang avoisinent les 20 degrés), mais ne frappent plus les grosses huîtres. Une "amélioration" toute relative mais dont les conchyliculteurs doivent se contenter puisqu'il n'y a pour l'heure aucune parade...
La production annuelle d'huîtres sur l'étang a chuté en quelques années de 12 000 à moins de 8 000 tonnes par an, les producteurs hésitant de plus en plus à charger des "tables" dans lesquelles les virus frapperont forcément. Générant autant de pertes en terme de matière première que de main d'oeuvre...   

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Christophe Morgo a apporté beaucoup de précisions

Vendredi dernier, l'association l'Aquarium accueillait Christophe Morgo, conseiller général,  pour une conférence sur l'étang de Thau.

Ses précisions  sur la progression des sources de pollution ont amené les participants à prendre conscience de l'importance d'intervenir afin que cette lagune de 7.500 hectares aux richesses exceptionnelles ne devienne pas, dans l'avenir, une étendue d'eau sans faune ni flore.

Relié à la mer à Sète et par des graus  Marseillan, il est alimenté en eaux douces par une dizaine de ruisseaux dont le plus important est la Vène, le canal du midi, les eaux de source sous-marine de la Vise et les eaux pluviales.

L'étang permet à 600 conchiliculteurs qui produisent 1.300 tonnes d'huitres ( qui sont consomables au bout de 10 mois, alors que dans les autres bassins il faut compter 2 ans) et 3.000 tonnes de moules et 291 pêcheurs enrolés de pêcher des daurades, anguilles, coquillages fouisseurs, oursins.

Quatre cent espèces animales et 200 végétales font de ce lieu un espace unique en europe pour son ecosystème.

Les biologistes marins du monde entier  viennent étudier la prolifération des hypocampes vivant au milieu de l'herbier de zostères (plante aux longues feuilles).

Malheureusement la pollution gagne du terrain.

Son origine: les déchetteries sauvages, le canal du midi qui permet à 7000 pénichettes de traverser l'étang,celles-ci par manque de stations de dépotage déversant leurs rejets sanitaires dans l'eau, les 40000 hectares de plateaux versants, comme les collines de la moure.

Pour pallier à ce danger, Christophe Morgo invite tous les habitants du pourtour de l'étang à faire preuve d'humanisme, de surveillance afin que les futures générations puissent profiter des richesses alimentaires et environnementales de ce site.

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Le 23 juin 2013

Tour de France sanitaire avant l'afflux massif de touristes sur les côtes

Bassin de Thau : l’économie au "régime Scot"


Sur le bassin de Thau, l'activité économique est directement liée à la qualité environnementale.

Source : Midi Libre par Patrice Castan 13/06/2013

Le document d'urbanisme actuellement en enquête publique pose des limites à l'activité humaine. Contraignantes ou salvatrices, selon les points de vue.

C’est de notoriété publique (c’était d’ailleurs l’objectif) : le Schéma de cohérence territoriale (ou “Scot”) ne fait pas l’unanimité (notre édition du 6 juin). Mais la majorité, oui. Adopté par le SMBT (23 voix pour, 12 contre) et arrêté par le préfet, il est actuellement laissé à l’appréciation des gens de Thau. Une fois adopté, probablement dans quelques mois, il offrira un “cadre” aux Plans d’urbanisme qui, s’ils ne l’ont pas encore fait, remplaceront les Plans d’occupation des sols de chaque commune du Bassin. Voilà pour le contexte.

L'économie est ici largement liée à la préservation de l'environnement

Ce qui nous occupe aujourd’hui est le volet économique de ce document. Ou plutôt les contraintes et/ou facilités que son adoption implique. S’il veut fédérer, ce Scot autour duquel ont planché des dizaines d’élus, de techniciens, de professionnels issus de divers secteurs, devra résoudre une délicate équation. Celle résultant du fait qu’autour du bassin de Thau, le développement économique est intimement lié à la qualité environnementale. Entre conchyliculture, pêche et tourisme, elle conditionne le maintien de plusieurs milliers d’emplois directs (2 000 pour la seule conchyliculture).

De fait, là où certains regretteront que le Scot ne permette pas l’installation d’une nouvelle grande surface (à Sète sur les terrains Delieuze, par exemple), d’autres apprécieront qu’il limite l’urbanisation et donc réduise les risques d’un impact néfaste de l’activité humaine sur l’activité d’élevage de coquillages, la pêche, le tourisme...

Des points de friction

Avec bien sûr, là aussi, des points de friction : la localisation de la base-arrière du port (pour séduire, il a besoin de terrains, mais combien créera-t-il d’emplois ?) ; la place accordée aux zones conchylicoles (on a discuté sur l’opportunité de les réduire, mais elles ont été maintenues) ; la destination de la zone Montgolfier-Lafarge-Port Suttel-étang noir, où le SMBT estime avoir "un devoir de qualité" (environnementale) ; l’avenir autour de l’étang de certaines entreprises Seveso "qui n’ont pas vocation à y rester"...

Philippe Ortin : "L'hinterland, c'est totalement opaque"

Les conchyliculteurs ont été associés à l’élaboration du Scot. Vous êtes satisfait ?

On a obtenu en effet que les commissions soient paritaires depuis 8 ans. C’est un bon document. Mais ce qui nous choque, c’est qu’aujourd’hui, Thau Agglo ne veut plus des “trames vertes” qui coupent le développement urbain de Mireval, Vic, Balaruc-les-Bains.

Ces trames n’entravent-elles pas le développement économique ?

Peut-être, mais tout est là. Remettre en question ces trames vertes, c’est ouvrir la porte à un développement démographique supérieur aux “plus 40 000 habitants” (2008-2028) estimés, mettre en danger nos capacités d’assainissement et, en aval, l’étang et la conchyliculture, avec ses milliers d’emplois. Ce serait dommage alors que justement, les systèmes d’assainissement sont quasiment à niveau.

Et l’hinterland à Poussan ?

La réserve est inscrite dans le Scot mais on reste contre. Ces 40 hectares sont sur le bassin versant et on ne sait pas ce qu’ils vont y faire. La Région nous dit que ce sera une zone d’échange, avec... 2 000 emplois à la clé ! Ça me fait rigoler. Et pourquoi ne cherche-t-on pas la solution du côté de la digue Zifmar ? L’Etat y avait mis des sommes colossales pour pouvoir créer, après comblement, 80 hectares, et on va en chercher 40 à Poussan ! On n’est pas contre un hinterland mais là, c’est totalement opaque. Et pendant ce temps, les 11 entreprises conchylicoles basées sur le port n’arrivent pas à obtenir la réalisation par la Région de leur prise d’eau en mer. Du coup, leurs agréments sanitaires sont menacés. Et là, c’est 200 emplois. Alors ne lâchons pas la proie pour l’ombre.

Et ce n’est pas votre seul point de désaccord...

Non, le Scot classe la zone de Montgolfier (des terrains vendus par la Ville de Frontignan à la Région) en zone économique. Pour faire plaisir à qui ? A cet endroit, nous ne voyons pas autre chose qu’une trame verte, qui complèterait la “rupture” du bois de Saint-Gobain.

Philippe Ortin est président du Comité régional conchylicole de Méditerranée.

Eliane Rosay : "Le bassin de Thau, c'est pas la Suède !"

Comment expliquez-vous que certains trouvent le Scot trop protecteur, d’autres pas assez ?

Ce qui m’étonne, c’est que ces points de désaccord subsistent. Cela fait des mois que chacun a eu le temps de discuter, de s’intéresser, de s’insurger. Le consensus me semblait établi. Aussi, je suis aujourd’hui surprise de la décision de certains (12 délégués du SMBT ont voté défavorablement). C’est assez décevant.

Mais vous comprenez que “l’hinterland” puisse diviser...

Sur cette affaire, on sort les fourches avant de voir le projet définitif. La Région a peut-être péché par défaut d’information alors que la montée en puissance du port de Sète n’est pas évidente non plus. Mais ne nous insurgeons pas avant de savoir ce qu’il y a derrière. La vraie question, c’est : est-ce que ça créera vraiment des emplois ? Et parfois, il faut se donner les moyens.

Que pensez-vous de la position des conchyliculteurs, qui se veut plus protectrice du territoire ?

On est nombreux sur ce petit territoire. On n’est pas en Suède. Alors oui, attention à l’impact sur l’environnement mais ne fermons pas des portes. Je n’ai pas envie que le bassin de Thau devienne une “réserve”, il faut que “ça pulse”. Et la nature sera toujours mieux protégée avec un Scot que sans.

Et que pensez-vous des maires qui estiment que le Scot bloque le développement économique ?

Sur Balaruc-les-Bains (la Ville regrette que la rupture d’urbanisation du bois de St-Gobain soit maintenue), il me semble qu’il y a eu beaucoup d’échanges avec le SMBT. Sur Vic, et Mireval, ce sont visiblement des zones sensibles en terme environnemental et je ne pense pas que le “mitage” apportera quelque chose. Enfin, en terme d’offre commerciale comme pour les Plans locaux d ’urbanisme, il me semble intéressant en tant que maire d’avoir un cadre, une feuille de route, pour le développement équilibré de mon village.

Éliane Rosay, maire de Bouzigues, est vice-présidente de la Communauté de communes du nord du bassin de Thau (au tourisme et à l’économie), déléguée au SMBT.

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Morbihan. Huîtres : la qualité de l’eau inquiète


Les ostréiculteurs morbihannais inquiets. Ils craignent un déclassement de la qualité des eaux.

Source : Le Télégramme - 13 juin 2013

Les représentants d’ostréiculteurs morbihannais étaient reçus ce mercredi par le préfet. Ils ont alerté Jean-François Savy sur la qualité de l’eau, élément indispensable pour leur production.

Ils affirment que cette dernière s’est dégradée depuis 30 ans et en craignent les conséquences sur leur profession.

> Le reportage de Ty Télé : Le Télégramme

La baie de Morlaix aussi

Les ostréïculteurs de la baie de Morlaix ont exactement la même inquiétude, pour la même raison. Ils l'ont déjà fait savoir par leur syndicat. Ils font procéder régulièrement à des analyses, notamment quand se multiplient les algues vertes, comme c'est le cas actuellement.

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Qualité des eaux : une zone déclassée au Ferret


La zone de Mimbeau perdra durant deux mois son A et sera cet été rétrogradée en qualité B pour la pêche et la commercialisation.


Le Mimbeau, l’été. Pour Olivier Laban, cet afflux de touristes explique aujourd’hui le déclassement de la zone.

Hier matin Olivier Laban, le président du comité régional de la conchyliculture (CRC) a réuni les ostréiculteurs du Cap-Ferret au Canon. Il s’agissait pour lui de faire avec eux le point sur l’impact du prochain déclassement de la zone s’étendant entre le port de la Vigne et Hortense. Une zone jusqu’ici classée en catégorie A et qui, en juillet et août, affichera la lettre B. Une zone qui, en 2004, avait déjà été provisoirement rétrogradée.

À l’origine, la réglementation européenne qui confère la meilleure note à ceux qui peuvent pêcher et commercialiser directement. C’est le cas pour 80 % des zones du Bassin. « Seulement voilà, sur la côte, on est plus vulnérables », expose Olivier Laban.

Ils sont 75 concernés

Concrètement, les ostréiculteurs ayant des parcs sur cette zone ne pourront pas, le temps de l’arrêté de déclassement, vendre directement leurs huîtres comme ils le faisaient jusqu’ici. Ils devront, au préalable, les purifier. « 75 concessionnaires sont concernés », poursuit le président du CRC. « Certains ont d’autres moyens de travail s’ils ont des parcs à Gujan ou La Teste et peuvent faire des déplacements de produits. D’autres vont devoir s’équiper. »

Et de souligner plusieurs écueils. Le prix d’une part (le système monobloc coûte environ 30 000 euros), la réserve foncière limitée sur le Ferret (les bassins doivent être dédoublés) et surtout l’aspect « politique ». « Le principe du pollueur payeur n’y est pas », affirme Olivier Laban qui préfère « mettre la pression en amont pour s’assurer d’une qualité des eaux permettant aux ostréiculteurs de travailler ».
L’apport de population ciblé

« La crise du Mimbeau montre bien que les activités estivales qui se multiplient ont des impacts sur l’environnement. » Eaux de vaisselles ou toilettes : les bateaux sont clairement ciblés. « Le Mimbeau n’est ni un parc de loisirs, ni un jardin public, ni un hôtel », poursuit-il en l’affirmant : « Il y a un lien direct avec l’apport de population. Tout le monde a sa part de responsabilité et on demande clairement à l’État, aux services et aux collectivités de reconquérir le milieu. »

Rappelant qu’à la demande des ostréiculteurs l’an dernier une campagne d’affichage avait été réalisée sur la zone pour sensibiliser les touristes à sa fragilité, Olivier Laban demande à ce que l’effort didactique soit reconduit. « J’ai demandé aux ostréiculteurs de tenir le même langage lors des ventes directes et des activités de pescatourisme. »

L’éducation suffirait-t-elle à changer la donne ? Dans le cas contraire, le président se dit prêt à revoir l’appellation même d’huîtres d’Arcachon et du Cap-Ferret. En enlevant, si besoin était, la seconde origine.

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La Tremblade : amorce de retour à la normale après une pollution organique


L'embouchure de la Seudre

Source : Sud Ouest - 14 juin 2013

Par précaution, le préfet interdit la vente des coquillages produits dans un périmètre restreint en aval du pont de la Seudre, après une pollution organique en cours de résorption

L’une des stations de surveillance microbiologique d’Ifremer a constaté mardi un "dépassement important" de la concentration de bactéries coliformes altérant la qualité de l’eau de la Seudre, au droit du secteur de Mus de Loup, à La Tremblade, entre le chenal de Buget et le pont de la Seudre. L’analyse a révélé une concentration 30 fois supérieure à la norme admise de 230 unités d’escherichia coli par décilitre.

La municipalité de La Tremblade a pu rapidement établir que la station d’épuration de la commune n’était pas à l’origine de cette pollution organique. "Il paraît plus probable que cette pollution a été provoquée par une installation d’assainissement individuelle", avançait ce vendredi matin le maire de La Tremblade, Jean-Pierre Tallieu. L’installation en question s’est probablement révélée défaillante et les récentes pluies ont drainé des matières fécales vers l’eau de la Seudre.

Par mesure de précaution, le préfet de Charente-Maritime, Béatrice Abollivier, a pris un arrêté interdisant provisoirement "la commercialisation des coquillages produits" dans ce secteur très localisé, "sauf purification" des coquillages par immersion dans des bassins de décantation. Cette mesure devrait néanmoins avoir un impact économique limité pour les professionnels, le périmètre visé n’abritant que des parcs dits de dépôts (de stockage temporaire).

L’interdiction sera levée dès que deux analyses hebdomadaires consécutives attesteront de la conformité de la qualité de l’eau. Ce vendredi déjà, la dernière analyse en date montrait que la concentration de bactéries escherichia coli était revenue quasiment à la norme.

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22 juin 2013

Huître et moule. Une réponse à la mortalité tardive et aux moules qui se font attendre ?

Mai 2013 : une France glaciale dans un monde chaud

Source : Le Monde.fr par Stéphane Foucart

Le National Climatic Data Center (NCDC) américain a rendu public, jeudi 20 juin, son bilan climatique mondial pour le mois de mai. Avec une température moyenne supérieure de 0,66 °C à la moyenne des mois de mai du XXe siècle, celui-ci est le troisième plus chaud jamais mesuré depuis la fin du XIXe siècle.

Un tel constat peut sembler très surprenant aux Français métropolitains, mais la carte des températures mondiales publiées par le laboratoire américain exhibe bien la singularité météorologique de l'Europe occidentale : en France, en Espagne et au Royaume-Uni, le mois de mai a été particulièrement frais alors que la quasi-totalité de la surface du globe connaissait des températures supérieures aux normales.
En France, le deuxième mois de mai le plus froid

Selon le jeu de données du NCDC, la France a connu son deuxième mois de mai le plus froid jamais mesuré, l'Espagne n'avait pas vu les températures descendre aussi bas depuis 1985 et le Royaume-Uni depuis 1996... D'autres régions ont également connu des anomalies froides : l'Alaska et le Groenland occidental, de même que le golfe du Mexique. Partout ailleurs ou presque, les thermomètres ont grimpé au-dessus des moyennes.

Le bilan tiré depuis le début de l'année ne semblera pas moins étonnant aux habitants de la France métropolitaine. Les cinq premiers mois de l'année en cours pointent ainsi à la sixième place des cinq premiers mois les plus chauds mesurés depuis la fin du XIXe siècle, au dessus des terres émergées – et au huitième rang en tenant compte de la températures au-dessus des océans.

La carte des précipitations mondiales publiées par le NCDC montre également que la France – mais plus encore l'Europe centrale – ont connu un mois de mai exceptionnellement pluvieux...

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Entretien avec Christian Guyot*,* trésorier de l'association des ostréiculteurs traditionnels.

Qu'est-ce que l'ostréiculture traditionnelle ?
Les ostréiculteurs qui revendiquent cette appellation sont soumis à une charte et s'engagent à produire et à commercialiser uniquement des huîtres issues de la reproduction non dirigée en milieu naturel, c'est-à-dire que les naissains sont captés sur des tubes ou des coupelles immergés en pleine mer et ne proviennent pas d'écloseries. Ils acceptent également d'être contrôlés par un organisme certifié.

Pourquoi cette ostréiculture traditionnelle ?
Nous avons fait le choix de continuer à produire des huîtres naturellement, comme l'ont fait nos parents. Nous étions plusieurs dans la région et nous avons décidé d'unir nos efforts en créant une association, et de rassembler d'autres ostréiculteurs engagés dans la même production. Aujourd'hui, nous sommes 75 adhérents de tous les bassins de production : de l'étang de Thau (Hérault) à la Normandie en passant par le bassin d'Arcachon, la Charente, la Vendée et bien sûr la Bretagne.

Quels sont vos projets ?
Aujourd'hui, nous avons été éclairés par Marie-Line Houssin, scientifique d'un laboratoire de Caen, sur les recherches en matière de mortalité qui touche toutes les huîtres. Nous sommes toujours en attente de solutions pour résoudre ce problème. Nos principales actions ont pour but d'obtenir un étiquetage particulier qui indique que nos huîtres sont nées en mer pour nous différencier des produits issus d'écloseries ou encore des huîtres triploïdes (stériles). Pour obtenir ce label, nous avons déposé un dossier auprès des autorités compétentes.

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A y regarder de près !..

Filière. Les mytiliculteurs hollandais utilisent une technique de récolte qui me semble très efficace... Sur le modèle de l'ostréiculture en Corée du Sud... Et si je me rappelle bien sur le principe de la mytiliculture languedocienne en mer ouverte (à la fin des années 1980)

Les moules de juin tiennent la corde

Source : L’Avenir par Emmanuel Huet

En Zélande au Pays-Bas, quelques producteurs de moules s’activent déjà. Les moules issues des récoltes suspendues sont déjà disponibles.

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La technique de culture suspendue est peu répandue. Seuls quatre producteurs l’appliquent aux Pays-Bas.

Les moules, c’est une histoire belgo-hollandaise à l’eau de mer. Alors que nos voisins cultivent massivement, ce sont les consommateurs belges qui en profitent. 60 % de la production hollandaise est ainsi destinée au marché belge.

Évoquer les moules en ces premiers jours d’été, n’est-ce pas anachronique? Et bien non! Car, comme dans tout, «y a plus de saison, m’sieu». Et celle des moules vient de débuter dans les eaux intérieures de la Zélande. Les moules primeurs, qu’on retrouve actuellement dans nos supermarchés, sont généralement issues d’une technique très particulière de pêche  : il s’agit de moules de corde.

À Vrouwenpolder, sur la presqu’île de Walcheren, la société Neeltje Jans s’est spécialisée dans cette technique dans les années 90. Le bateau, à fond plat, est amarré juste devant l’usine. En arrière-plan, sur un vaste bassin intérieur alimenté par la mer du Nord, on distingue une multitude bouées grises et rouges. C’est sous ces bouées que des milliers de mollusques bivalves grandissent au jour le jour.

 Cliquer Ici ou sur l'image pour accéder à la vidéo qui dévoile une technique de récolte différente à celle pratiquée généralement en France

La technique de la corde permet de produire des moules avec un pourcentage plus élevé de chair: environ 350 grammes par kilo. «On a toujours le même niveau de chair, contrairement aux moules de fond», se réjouit Simon Schot, producteur. Son prix étant plus élevé, environ 1 € du kilo, la moule de corde disparaîtra assez rapidement du marché à la mi-juillet, lorsque les moules de fond débarquent massivement. «On a commencé à pêcher le 3 juin. On en aura 600 à 800 tonnes cette année.» Ce qui correspond à une récolte quotidienne d’environ 20 tonnes.

De meilleure qualité

Contrairement aux moules de fond qui entrent en contact avec le sable, les moules issues de cette culture suspendue ne doivent pas être arrosées abondamment. Le fait d’être suspendues leur permet aussi de bénéficier d’une eau particulièrement riche en éléments nutritifs.

Sur le bateau, les pêcheurs relèvent les lignes au moyen d’un grappin hydraulique. Autour de chaque corde, longue d’environ 17 km, 20 tonnes de moules y sont solidement arrimées. Un an et demi plus tôt, des petites moules avaient été greffées sur ces cordes et maintenues dans un bas protecteur en coton. «Ensuite, on vient régulièrement contrôler si tout est en ordre.»

La pêche en elle-même est très simple. Une fois la corde engagée à l’arrière du bateau, les moules sont extraites de la mer et détachées mécaniquement.

Aux Pays-Bas, seuls quatre producteurs travaillent cette technique de pêche suspendue. Pour notre pêcheur, il ne faut pas se focaliser que sur la taille du mollusque. «Il ne faut pas se baser que sur le calibre. Il faut expliquer aux consommateurs que ce ne sont pas toujours les moules les plus grosses qui sont les meilleures.»

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Le 18 juin 2013 

L’huître traditionnelle veut son label

Un dixième des ostréiculteurs bannit tout recours aux écloseries. Ils leur préfèrent les « produits nés en mer ».

Source : Ouest France par Jean-Pierre Buisson

Ils sont en guerre contre les naissains produits en écloserie, les membres d’Ostréiculteurs traditionnels se réunissent, ce mardi, à Vannes. « Notre association compte soixante-dix adhérents, mais nous sommes environ trois cents à ne pas avoir recours aux huîtres triploïdes vendues par les écloseries », indique Benoît Le Joubioux, président «d’OT ». Une opposition viscérale aux huîtres de laboratoire fondée sur des soupçons de contamination. « La crise de mortalité des huîtres a démarré en 2008. Or, l’année précédente, les scientifiques ont modifié leur méthode. » Rien ne prouve toutefois qu’il y a un lien de cause à effet.

Pour en avoir le cœur net, « une expertise indépendante est en cours depuis trois ans. Ces conclusions devraient être rendues prochainement », explique Benoît le Joubioux. Parmi les éléments qui nourrissent sa suspicion, « le fait que les huîtres triploïdes (dont on a modifié les chromosomes) fabriquent des gamètes à 13,4 %. » En résumé, qu’elles peuvent se reproduire, « alors qu’on nous avait assuré qu’elles étaient stériles. » Les ostréiculteurs traditionnels ne sont pas les seuls à s’interroger. Ceux du bassin d’Arcachon ont voté en faveur d’un moratoire sur l’utilisation des triploïdes. Problème, dans les autres bassins d’élevage le vote n’a jamais eu lieu, « et le projet de moratoire n’a pas vu le jour ».

Lors de leur création, les écloseries ont été conçues pour pallier les mauvaises années de captage naturel. Avec le temps, elles ont pris une place importante dans la filière, en permettant notamment de faire gagner une année de production et donc d’améliorer la rentabilité des entreprises. « On a fabriqué du produit de moyenne gamme en grande quantité », estime Benoît Le Joubioux. À ces méthodes de production « industrielle », il oppose une ostréiculture « avec des produits nés en mer. » Une estampille que l’association voudrait voir officiellement reconnue.

Quant aux mortalités des naissains, elles ne faiblissent pas. Pour la sixième année consécutive, elles ont redémarré sur l’étang de Thau et dans le bassin d’Arcachon. Vendéens, Bretons et Normand font le gros dos. Chez eux, la température de l’eau n’a encore dépassé les 16 °C, niveau déclencheur. L’actualité des ostréiculteurs, c’est aussi l’élection d’un président à la tête du Comité national de la conchyliculture pour remplacer Goulven Brest, démissionnaire. Elle aura lieu mercredi.

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Le 13 juin 2013

Morbihan. Huîtres : la qualité de l’eau inquiète

Les ostréiculteurs morbihannais inquiets. Ils craignent un déclassement de la qualité des eaux.


Source : Le Télégramme - Le reportage de Ty Télé

Les représentants d’ostréiculteurs morbihannais étaient reçus ce mercredi par le préfet. Ils ont alerté Jean-François Savy sur la qualité de l’eau, élément indispensable pour leur production.

Ils affirment que cette dernière s’est dégradée depuis 30 ans et en craignent les conséquences sur leur profession.

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Un satisfecit de l'Etat le jour où la Cour de justice européenne sermonne la France ! Le préfet de région a encouragé des agriculteurs à poursuivre dans la voie du développement des herbages notamment, ce jeudi matin à Saint-Michel-en-Grève (22). Il a estimé que la directive nitrates que la France est accusée de n'avoir pas respectée devient caduque, puisqu'une nouvelle directive la remplace. Les algues, pour l'instant, sont moins nombreuses qu'il y a quelques années.

Deux ans après la signature du "projet de territoire à très basses fuites d'azote", pour la Lieue de Grève (nord-ouest des Côtes-d'Armor), le préfet de région, Michel Cadot, celui des Côtes-d'Armor, des élus et des agriculteurs se sont retrouvés ce jeudi matin dans une des dix fermes pilotes. C'était à Saint-Michel-en-Grève, entre Lannion et Morlaix, une des communes les plus touchées par les pollutions aux algues vertes.

La justice européenne gronde encore
La Cour de justice européenne reproche à la France des manquements dans l'application de la quatrième directive nitrates, sans infliger de sanction financière pour l'instant. Le préfet de région a indiqué que, selon sa suggestion et celle des préfets des Côtes-d'Armor et du Finistère, la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Delphine Batho, va faire appel de l'arrêt qui implique une amélioration dans les meilleurs délais.

Moins de maïs, plus d'herbes
Plus localement, Bruno et Anne-Françoise Loutrage ont décidé de faire partie des fermes pilotes des deux bassins versants de la Lieue de Grève. Ils possèdent notamment 53 vaches laitières de race normande. En 2012, l'herbe représentait 67 % de leur assolement (contre 63 % en 2009). Le couple a en particulier divisé par deux, à peu près, sa surface de maïs (plus de douze hectares de moins)....

(...)

Le ramassage a débuté...

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L’Union européenne (Cour de Justice) vient de condamner la France pour ses manquements successifs à respecter les teneurs en nitrates dans les rivières et bassins versants, notamment les plus vulnérables.  La directive nitrates date de 1991, soit 9 ans avant la DCE- Directive cadre sur l’eau de 2000.

L’OCE note que l’autorité en charge de l’eau n’est pas capable aujourd’hui de garantir sur les masses d’eau françaises des niveaux de pollution agricole, industrielle et domestique garantissant la qualité des milieux aquatiques.

Dans ces conditions, il nous semble curieux et illusoire de désigner les  chaussées, seuils et barrages  responsables de la dégradation d’une eau, dont l’Etat n’a pas été capable de préserver les équilibres chimiques, physiques, et biologiques.

En savoir plus : Le Monde, 13 juin 2013

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Le 12 juin 2013

Comité national de la conchyliculture : Gérald Viaud seul candidat 

Source : Le Marin

Les volontaires ne se pressent pas pour remplacer Goulven Brest à la présidence du Comité national de la conchyliculture (CNC). Seul l’ostréiculteur charentais Gérald Viaud est candidat. L’élection aura lieu le mercredi 19 juin.

Le Conseil du CNC élira son président pour un an, afin d’assurer la fin du mandat de Goulven Brest qui démissionne, comme annoncé en janvier. Gérald Viaud est déjà président du comité régional de la conchyliculture de Poitou-Charentes et vice-président du CNC, chargé du secteur huître. Sa proposition d’assurer l’intérim était connue et la question était surtout de savoir, à la clôture des candidatures le mardi 11 juin au soir, s’il y avait un autre volontaire parmi les membres élus au conseil du CNC.

L’ostréiculteur Goulven Brest présidait le CNC depuis avril 1997. Dans sa longue lettre de démission fin janvier, il expliquait son ras-le-bol et son amertume : inefficacité de l’État à reconquérir la qualité des eaux, monopole de la recherche… Il estimait alors « salutaire qu’un autre président prenne les commandes du CNC et donne le cap ». 

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Le 7 juin 2013

Compréhension des mortalités d’huîtres en méditerranée et soutien à la mise en place d’une ostréiculture méditerranéenne pérenne.


Source : www.3s-en-lr.com

UMR 5119 Ecosym, équipe RIME

Bio-ressources marines Biodiversité/Ecosystèmes

1 Avez-vous une idée d'activité(s) nouvelle(s) pour votre domaine/secteur, basée sur la recherche & l'innovation grâce à laquelle le Languedoc-Roussillon pourrait devenir un des leaders européens à 5 – 7 ans ?

Depuis 2008, la production ostréicole régionale qui représente 10% de la production nationale, est sévèrement touchée par des épisodes de mortalités. Les pertes financières pour les entreprises de la région LR sont estimées à 10 M€/an.

Ces mortalités d’huîtres sont multifactorielles, dépendant de stress environnementaux, de pathogènes (virus et bactéries), des pratiques culturales et du statut génétique et physiologique des animaux. Les huîtres cultivées en région LR sont issues de naissains provenant de la façade atlantique probablement peu adaptés aux conditions locales d’élevage. Le poids des facteurs impliqués dans les mortalités avec leurs spécificités régionales doit être analysé afin de mieux les prévoir et de disposer d’outils pour les réduire.

En s’appuyant sur les acteurs de la recherche publique et privée en région réunissant des experts de l’analyse des génomes à l’écologie des systèmes, nous proposons une action de recherche intégrée sur les mortalités d’huîtres pour aider la filière ostréicole régionale et nous positionner comme leader européen dans ce domaine. Notre action sera centrée sur la définition de mesures prophylactiques efficaces, et l’aide à la production par le réseau professionnel local d’une huître adaptée au milieu méditerranéen.

La région pourra donc avoir un rôle de leader dans la mise en place de solutions innovantes face aux mortalités d’huîtres et transférables à d’autres sites.

2 Expliquez quelles seraient les innovations (ou type d'innovations) attendues et à quelle échéance?

1 – Aide à la mise en œuvre de mesures prophylactiques permettant de limiter l’impact des stress environnementaux sur les mortalités (3 à 5 ans):
(i) Caractérisation des facteurs associés aux épisodes de mortalités d’huitre en LR.
(ii) Détermination de leur poids respectifs dans le déclenchement des mortalités pour l’adaptation des pratiques culturales.
(iii) Développement d’indicateurs de stress chez l’huître pour la surveillance in situ.

2 – Soutien à la production d’une huître résistante et adaptée à l’environnement méditerranéen (5 à 7 ans):
(i) Caractérisation de marqueurs d'une meilleure capacité de survie des huitres en milieu méditerranéen.
(ii) Génération d’une souche d’huître locale adaptée à l’environnement méditerranéen par des plans de sélection accélérés grâce à l’utilisation d’outils de transcriptomique et génomique.
(iii) Utilisation en écloserie d'une microflore probiotique favorable à la survie des huîtres et utilisable en prophylaxie.

3 En quoi votre proposition présente t'elle une dimension collective ?

Les objectifs de la proposition sont ambitieux et ne peuvent être atteints que par la collaboration et contribution des acteurs institutionnels et professionnels du développement de la filière conchylicole en LR, d’acteurs de la recherche publique et privée.

Ces travaux s'inscrivent dans le cadre du réseau MerLR qui fédère les laboratoires impliqués dans le domaine des ressources et écosystèmes marins du Languedoc-Roussillon. Ils viennent également en soutien aux projets de développement d’une conchyliculture régionale portés par les structures professionnelles.

Partenaires :
- CRCM (comité régional conchylicole de Méditerranée)
- CEPRALMAR (Centre d'Etudes et de PRomotion des Activités Lagunaires et MARitimes)
- Réseau Mer LR
- UMR Ecosym (Equipes: RIME, ETDA, DROP, PE)
- Laboratoire 2EI (laboratoire Ecologie te Evolution des Interactions, UMR 5244 CNRS/UPVD) Perpignan.
- IFREMER LER/LR (Laboratoire Environnement Ressource / Languedoc-Roussillon)-Sète
- IFREMER LALR (Laboratoire d’Aquaculture en Languedoc Roussillon) et Plateforme expérimentale de Palavas les flots
- La plateforme Technoviv (UPVD et financée par la région LR)
- Société SkuldTech (Biopole Euromédecine II, Montpellier)

4 Quelles sont les compétences (scientifiques, technologiques, marketing, commerciales, logistiques...) nécessaires pour développer votre proposition ?

Ce projet s'appuie sur les nombreuses compétences scientifiques et technologiques présentes en région LR, impliquant des acteurs des secteurs publique et privé :

- Ce projet fédérera plusieurs laboratoires publics (IFREMER, CNRS et Universités) en Languedoc et en Roussillon. Ces laboratoires aux spécialités complémentaires sont l’outil indispensable pour aborder efficacement l'aspect multifactoriel de l'apparition des mortalités et de la résistance des huîtres. Ainsi, des compétences en microbiologie, immunologie et transcriptomique de l'huître (UMR ECOSYM équipe RIME), en transcriptomique, métagénomique, et génétique quantitative (UMR 2EI), en bioinformatique (plateforme Technoviv de l’UPVD financée par la région LR), en caractérisation de microflore (UMR ECOSYM équipes DROP et PE), en biologie et écophysiologie (LER-LR IFREMER Sète), et dans l'analyse et l'interprétation de paramètres environnementaux (LER-LR Ifremer Sète, UMR ECOSYM équipe ETDA) seront largement exploitées.

- La mise en place d’un site atelier d’élevage d’huîtres in situ dans l'étang de Thau viendra compléter et soutenir l’action et les compétences du Laboratoire Environnement Ressources aquacoles (LER/LR IFREMER Sète) sur le terrain. Les moyens logistiques et les compétences de la station IFREMER de Sète permettront de mener à bien les différentes expérimentations in situ qui seront suivies par les partenaires des projets de recherche.

- Ce projet bénéficiera des compétences technologiques de la société privée de biotechnologie SkuldTech dans les domaines du séquençage haut débit et du traitement des données associées, indispensable à la recherche de marqueurs moléculaires (transcriptomiques et génétiques).

- Pour mener à bien les expérimentations de terrain ainsi que la production de familles d'huitres prévues dans ce projet, des compétences technologiques et logistiques seront apportées par le CRCM, le CEPRALMAR. Ces partenaires étant experts dans le domaine de la production et du suivie d'huîtres en Méditerranée et dans l'étang de Thau en particulier.

- Les approches expérimentales ambitieuses de notre action qui s’appuieront sur les installations de la plateforme aquacole expérimentale IFREMER de Palavas-les-Flots, nécessitent l’amélioration et l’augmentation des capacités des infrastructures pour permettre de tester les effets des paramètres physico-chimiques, micro-algues, polluants et de réaliser des infections microbiennes en conditions contrôlées et sécurisées.

5 Quels seraient les outils opérationnels nécessaires ?

- Plateformes de séquençage, génotypage, bioinformatique et biostatistiques (Technoviv Perpignan et Labex CeMEB Montpellier)
- Plateforme expérimentale aquacole (IFREMER Palavas-les-flots)
- Plateforme écloserie-micronurserie de production d’huîtres méditerranéeennes (projet porté par le CRCM)
- Site atelier permettant le suivi des élevages et des paramètres environnementaux (IFREMER LER/LR Sète, CRCM et CEPRALMAR)
- Des appels à projets collaboratifs de type ANR et/ou européens
- Des projets contractualisés régionaux

6 Pouvez vous chiffrer le coût global estimé pour ces outils ?

1 à 5 M€

7 Justifiez en quoi votre proposition nécessiterait des financements publics et précisez éventuellement en quelle proportion ?

Les financements publics sont indispensables pour la recherche.
Nous proposons la mise en place d’une action globale coordonnée, de la recherche jusqu’aux professionnels, de toute la filière ostréicole en région LR avec une volonté collective d’aider à sa sauvegarde et à son indépendance via sa modernisation et sa coordination au niveau régional. De toute évidence, le succès d’une telle action dépend d’un soutien financier régional significatif. En effet, l’évolution des infrastructures expérimentales et de production indispensable à la réalisation de ce projet ne peut être entreprise sans un soutien des financements publics.
Ce projet s'inscrit totalement dans une recherche finalisée en appui à la filière ostréicole régionale en vu de sa pérennisation.

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Revue de presse : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture....

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