lundi 10 juin 2013

Souveraineté Agroalimentaire. Ces licenciements qui donnent la chair de poule !


Début 2014, la multinationale norvégienne, Marine Harvest, ferme son usine de saumon fumé de Poullaouen (Carhaix-Finistère) située au coeur de la Bretagne rurale. Le numéro 1 mondial du saumon délocalise sa production en Europe de l'Est.... En savoir plus : Bretagne. Dégraissage dans le saumon fumé

Cliquer Ici pour l'Appel à manifestation le 22 juin 2013 à Carhaix contre la fermeture de l'usine de Poullaouen

Ces licenciements dans l'agroalimentaire qui donnent la chair de poule aux populations des zones rurales et littorales où les industries alimentaires et de poisson sont la principale source d'emploi.... Une usine fermée, c'est tout un territoire rural sinistré....

A quand une politique de souveraineté alimentaire en France ? « La souveraineté alimentaire, c'est la capacité d’un État de définir sa propre politique agricole et alimentaire suivant les intérêts de sa population. Elle doit se faire sans nuire à la capacité des autres États d'accéder à leur propre souveraineté alimentaire, » Une très belle définition du gouvernement québécois qui vient de lancer la Politique de Souveraineté Alimentaire du Québec.

Des emplois de proximité. C'est l'un des atouts de l'industrie agroalimentaire avec des entreprises bien réparties sur le territoire rural.  De la main d'oeuvre plus féminine dans le poisson et la volaille. Pour aller à leur travail, les ouvrières de l'agroalimentaire font en moyenne moins de kilomètres que leurs collègues des autres industries. Des conditions de travail difficiles. Le rythme de travail étant souvent dicté par la chaîne, les salariés sont amenés à faire des gestes répétitifs à des cadences élevées. Les maladies professionnelles et particulièrement les troubles musculo-squelettiques ainsi que les accidents du travail sont plus fréquents dans l'industrie agroalimentaire. Des salaires plus faibles que dans les autres secteurs industriels. Les ouvriers de l’industrie de la volaille ou du poisson sont les moins bien lotis de toute l’industrie agroalimentaire. En Bretagne, mieux vaut travailler pour les animaux que dans le poulet et le saumon.(1)

Du poulet en batterie au poulet de la mer, les fermetures d’usines mettent sur la paille des centaines d’ouvriers (principalement des ouvrières dans l'industrie du poisson). Main d’œuvre docile, corvéable à souhait et jetable comme des chiens. En fait, de la chair à pâté pour l’agrobusiness transnational.

L’entreprise Doux a ouvert l’ère des licenciements de masse dans l’industrie agroalimentaire en France... Marine Harvest va prendre le relai dans l’industrie du poisson (2). Du poulet en batterie au poulet de la mer, tous les secteurs de l’agroalimentaire sont frappés en Bretagne... La comparaison entre ces deux sociétés s’arrête là. Le breton Doux était un canard boiteux dans la compétition agroalimentaire internationale. Quant au norvégien Marine Harvest, numéro un mondial du saumon, il a annoncé la fermeture de ces deux usines en Bretagne alors que le marché du saumon (frais et fumé) est au beau fixe en France. Des profits encore plus de profits, Marine Harvest a un appétit carnivore, bientôt décuplé avec le premier animal OGM sur le marché, le saumon « Aquadvantage », ce poisson «frankenfish» de la société américaine AquaBounty qui a l’avantage de grossir deux fois plus vite que son cousin « naturel »... (3)

L’industrie du poisson emploie près de 16 000 personnes

En France, 16 000 personnes sont employées par trois cents entreprises de transformation des produits de la mer et de l’aquaculture. Avec un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros, ce secteur est très concentré. 83% du chiffre sont réalisés par cinquante entreprises. Les poids lourds sont dans l’Ouest, notamment en Bretagne (30 % du chiffre d’affaires) comme Guyader, Saupiquet, Petit navire…

Elles participent à l’aménagement du territoire grâce à un maillage de petites entreprises artisanales (110 réalisent moins d’un million d’euros), mais aussi de mareyeurs qui développent la transformation par souci de diversification. (4)

En zone rurale, l'industrie agroalimentaire (et de poisson) est la principale source d'emploi.... Une usine qui ferme, c'est tout un territoire rural sinistré....

La relocalisation des centres de décisions permettraient de maintenir tous ces emplois et tous ces savoir-faire qui partent dans des régions aux conditions socioéconomiques plus avantageuses pour l'industrie alimentaire transnationale.

En plus des pertes d’emplois, c’est la souveraineté alimentaire de la France qui est en jeu dans un secteur de l’agroalimentaire déjà sous perfusion des importations de produits aquatiques (brut et transformé). Si la balance commerciale du secteur agroalimentaire est globalement excédentaire, celle des produits de la pêche et de l'aquaculture est de plus en plus déficitaire (+ 3,5 milliards d'euros de déficit en 2011). Lire : Ce poisson "made in France" qui plombe la balance commerciale française...

Le Québec lance la Politique de la souveraineté alimentaire

Le gouvernement du Québec vient de lancer (en mai dernier) la « Politique de la souveraineté alimentaire. » « La souveraineté alimentaire, c'est la capacité d’un État de définir sa propre politique agricole et alimentaire suivant les intérêts de sa population. Elle doit se faire sans nuire à la capacité des autres États d'accéder à leur propre souveraineté alimentaire, » peut-on lire sur le site de Mapaq.

La Politique de souveraineté alimentaire, c’est l’outil qui permet de définir le cadre d’intervention et les choix du gouvernement, en concertation avec ses partenaires, pour répondre aux besoins alimentaires des Québécois et appuyer la prospérité économique du Québec.

Mme Pauline Marois, Première ministre du Québec, a mentionné que la transformation était le premier employeur manufacturier du Québec. Le Gouvernement veut que la portion de vente des produits aliments du Québec monte à 50%. Pour ce faire, le Gouvernement encourage les consommateurs à demander des produits québécois et des produits fabriqués au Québec.

Au Québec, le politique de la souveraineté alimentaire s'articule autour de quatre axes : l'identité des aliments du Québec, l'occupation dynamique du territoire, la valorisation du potentiel économique du secteur et le développement durable. Elle vise à atteindre trois grands objectifs :
  • assurer à l'ensemble des Québécois un approvisionnement en aliments de qualité, à juste prix et bons pour leur santé;
  • accroître la proportion d'aliments du Québec consommée par les Québécois;
  • développer un secteur bioalimentaire prospère, rémunérateur, générateur d'emplois, respectueux de l'environnement et contribuant à l'occupation dynamique du territoire québécois.

Plutôt Guyader et Connétable que Findus France

Des multinationales halioalimentaires installées en France jouent avec le "made in France". C'est le cas de Findus France. Cette société installée dans le plus grand port de pêche de l'hexagone n'a de "made in Boulogne" que la sauce enrobant le poisson importé des quatre coins de la planète comme le colin d'Alaska et le saumon de Norvège....

Par contre, des sociétés font un effort pour s'approvisionner sur le marché national de la pêche et de l'aquaculture. C'est le cas de MerAlliance, Guyader et Connétable dans le Finistère, Halieutis (Groupe Roullier) à Lorient, Fil'mer en Vendée....

Signalons l'initiative de Connétable, conserveur à Douarnenez, qui vient de s'impliquer en direct dans l'Armement breton...

Spécialiste de la sardine à l'ancienne et des conserves de poisson haut de gamme, Wenceslas Chancerelle (marque Connétable) vient de prendre dans le capital de l'Armement breton. Cette participation financière va permettre à l'Armement breton de renouveler sa flottille.

Selon Jean-François Hug, PDG de Chancerelle, l'objectif est « d'aider l'armement à renouveler sa flottille de seize navires ». Détenus en totalité ou en copropriété avec des artisans pêcheurs, ses chalutiers et bolincheurs sont exploités à Saint-Malo, Saint-Quay-Portrieux ou encore au Guilvinec, par Arcona, Acarmor et Océane, réunis au sein de la coopérative Arcobreizh. « Nous sommes deux acteurs de la filière pêche. Notre intérêt, c'est la solidarité », martèle Jean-François Hug. Une filière d'autant plus fragile que l'Europe, et sa future Politique commune de la pêche, s'orienterait vers une interdiction de financements publics pour la construction de bateaux neufs. « En France, l'âge moyen des navires de pêche est de 26 ans. Il est donc indispensable que des investisseurs privés s'associent aux pêcheurs », conclut Thierry Orveillon, directeur d'Arcobreizh, la coopérative qui exploite les navires. En retour, le conserveur de Douarnenez souhaite, de son côté, sécuriser son approvisionnement. Ce partenariat lui apportera 2 000 à 3 000 tonnes de sardines bretonnes par an, sur un total de 7 000 tonnes. (5)

Dans un souci de souveraineté alimentaire et de valorisation des captures de la pêche française, nous indiquerons dans cette page les produits de mer réellement made in France... sachant que le poisson frais reste la meilleure valorisation des pêcheries françaises : Pavillon France : La marque du poisson "Made in France".

Philippe Favrelière (actualisation le 14 juin 2013)

(3) Le Monde : L'autorisation d'un saumon transgénique fait débat aux Etats-Unis et Bastamag : Apprentis sorciers. Des poissons OGM toujours plus gros et plus voraces

Autres articles :

Documentation sur l'agroalimentaire et l'industrie du poisson...
  • Emploi et main-d’œuvre dans les industries agroalimentaires en Bretagne - Insee Bretagne - Dossier d'Octant n° 55 - Octobre 2012 / Cliquer Ici ou pour télécharger le document
  • Industrie du poisson - Insee 2005 / Cliquer Ici pour télécharger le document
  • Les chiffres clés de l’emploi agricole et agroalimentaire - Ministère de l'Agriculture / Cliquer Ici pour télécharger le document
  • Analyse sectorielle – Industrie agroalimentaire – Pole emploi – mars 2013 (Situation fin décembre 2012) / Cliquer Ici pour télécharger le document
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Le 20 juin 2013

L’Etat, les régions et toute la filière signent le Contrat de la filière alimentaire

Source : Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt

Un nouvel élan pour le redressement productif : l’Etat , les Régions, les entreprises et les représentants des salariés de l’agroalimentaire signent le Contrat de la filière alimentaire

Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement Productif, Guillaume Garot, Ministre délégué chargé de l’Agroalimentaire, Jean-Pierre Raynaud, Vice-président de la région Aquitaine et Jean René Buisson, Vice-Président du Comité Stratégique de la Filière Alimentaire, représentant à ce titre la filière alimentaire ont signé le Contrat de la filière alimentaire, en présence de Louis Gallois, Commissaire général à l’investissement et de tous les acteurs qui se sont mobilisés dans les territoires et au niveau national.

Fruit d’une concertation lancée le 25 septembre 2012 par le Gouvernement en partenariat avec les Régions, ce contrat a été élaboré après la tenue 140 ateliers auxquels ont participé 2000 professionnels. Une méthode nouvelle pour un nouvel élan de la filière.

Sur la base des 1000 propositions émises pendant ces longs mois de dialogue, les Ministres, les représentants de l’Association des Régions de France et de la filière ont rédigé ensemble ce contrat de la filière alimentaire, qui traduit des engagements mutuels et concrets autour de 7 grands thèmes : l’emploi, le financement, l’innovation, le défi vert, l’export, la qualité et la promotion du modèle alimentaire français et les relations au sein de la filière.

Une bataille pour l’emploi : 150.000 contrats d’alternance pour la période 2014-2017

Les Ministres ont souligné que, le Contrat de la filière alimentaire, « c’est la bataille pour le redressement économique et productif du pays et donc la bataille pour l’emploi que nous menons ». Avec 820 000 salariés (1 270 000 en intégrant la grande distribution alimentaire) répartis sur l’ensemble des territoires urbains et ruraux, la filière alimentaire est stratégique pour l’emploi en France. La filière a pris des engagements chiffrés et s’est engagée à former et recruter 150 000 jeunes en alternance sur la période 2014-2017 et à faire bénéficier 5 000 salariés supplémentaires d’une formation sur l’acquisition des savoirs fondamentaux. L’Etat quant à lui prendra toute sa part à cette bataille pour l’emploi avec le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), les régions mobilisant quant à elle leurs dispositifs de formation professionnelle.

Un contrat pour l’innovation et l’exportation

Le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt allouera à la filière 100M€ sur 3 ans et financera à hauteur de 8M€ une plateforme dématérialisée pour simplifier les démarches des exportateurs en matière d’agrément et de certification sanitaire. Le programme des Investissements d’Avenir devrait permettre de soutenir les projets de modernisation des entreprises alimentaires (mécanisation, robotisation et utilisation du numérique) ayant pour objectifs d’améliorer la productivité des entreprises alimentaires mais aussi assurer la réduction de la pénibilité de tâches, l’attractivité des métiers et l’accroissement des compétences. La BPI accompagnera la filière dans le cadre de ce contrat de filière, et lancera des journées de l’alimentaire en Région à l’automne 2013.

L’Etat et la Région ont également précisé les moyens alloués aux entreprises alimentaires dans le pacte pour les Investissements productifs en inscrivant dans les dispositifs de soutien des crédits FEADER dans chaque Région.

La filière s’engage à mettre en place une plateforme de coordination unique sur l’innovation dans le secteur alimentaire, rassemblant entreprises et acteurs de la recherche technologique. Cette plateforme fournira un cadre pour élaborer un programme de travail de recherche technologique national et susciter l’émergence de projets de R&D et d’innovation partenariaux cohérents. Sur l’export, la filière s’engage à augmenter les exportations de la filière alimentaire vers l’Asie du Nord de 2 Mrd € à horizon 2017, à contexte politique et commercial égal et augmenter de 40% le nombre de VIE dans les entreprises de la filière à horizon 2017.

35 actions prioritaires du Contrat de la filière alimentaire

L’insertion des jeunes par le développement de l’alternance. 150 000 jeunes formés et recrutés (en contrats de professionnalisation et d’apprentissage), soit au moins 10 000 jeunes supplémentaires
L’acquisition des savoir-faire fondamentaux pour au moins 5 000 bénéficiaires d’ici 2017.
La plateforme commune pour les 4 observatoires des métiers.
Le projet « usine sobre ».
La simplification réglementaire.
La plateforme dématérialisée pour simplifier les démarches des exportateurs en matière d’agrément et de certification sanitaire (Exp@don 2).
L’accompagnement personnalisé des entreprises grâce à la mobilisation des référents régionaux agroalimentaires et des outils « bpifrance export ».
Le pacte « qualité ingrédients ».
Le réseau d’observatoires européens sur la qualité nutritionnelle des aliments.
La constitution du pavillon France à l’exposition universelle de Milan (2015).
La modification de la LME
La médiation de filière

Consulter et télécharger ici  le contrat de la filière alimentaire

Télécharger Ici la Synthèse : Le contrat de filière alimentaire : des engagements forts au service de toute la filière

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Pour aller plus loin...

Le 29 octobre 2013

Saumon. De la gloire au désespoir...

Au moment où le président de Marine Harvest trace l'avenir du saumon à Paris, les bretons se préparent à la riposte à Quimper


Ole Eirik Leroy, président de Marine Harvest, a participé début octobre au congrès de la prestigieuse organisation GAA "The Global Aquaculture Alliance" organisé à Paris : Goal 2013 Join the journey.

Son intervention portait sur l'avenir de la salmoniculture et tout particulièrement de Marine Harvest : "Leading the blue revolution" (Vers la révolution bleue)

Manifestation pour l'emploi le 2 novembre à Quimper

Le Comité pour le maintien de l'emploi à Marine Harvest, créé vendredi par plus de 600 personnes, a dévoilé, hier, le lieu et la date de sa première manifestation pour l'emploi en Bretagne. Ce sera le samedi 2 novembre, à 15 h, place de la Résistance, à Quimper.

Cinq ans après le combat de la maternité de Carhaix, les Carhaisiens seront donc de retour dans les rues de la cité cornouaillaise. Mais il n'y aura pas qu'eux. Les organisateurs veulent rassembler toutes les personnes mobilisées pour la défense de l'emploi en Bretagne. Christian Troadec, le maire de Carhaix, appelle ainsi, au nom du comité, les « salariés de l'agroalimentaire, agriculteurs, marins, élus, syndicats, commerçants, artisans, transporteurs, toutes les populations touchées d'une manière ou d'une autre par la crise sans précédent qui touche l'économie bretonne » à se rassembler « pour dire non au déclin de la Bretagne » et par la même occasion à l'écotaxe. Source : Le Télégramme

Le saumon a désormais un « futur » radieux

Comme les céréales ou l'huile de palme, le saumon a son marché à terme : une toute petite place aux belles perspectives, bénéficiant d'une demande croissante, garantissant des prix élevés et des marges exceptionnelles pour les éleveurs.

Source : Agrisalon / AFP

Située à Bergen sur la façade maritime occidentale de la Norvège, Fish Pool est la toute première salle de marché internationale certifiée à gérer l'achat et la vente de contrats dérivés du saumon (futures et options). Encore confidentiel, le marché devrait avoir généré en 2013 un volume de transactions estimé entre 100.000 à 120.000 tonnes. Les industriels d'Europe et de Russie couvrent désormais 10% de leur achats à la bourse norvégienne, souligne François Perrone, directeur de marché chez Fish Pool. Comme sur n'importe quel marché à terme, vendeurs et acheteurs s'entendent de manière anonyme sur un prix de saumon fixé à l'avance - le produit de référence étant un saumon frais de 3 à 6 kg- et qui ne fera l'objet d'aucune livraison physique.

A échéance, une des contreparties, tantôt l'acheteur, tantôt le vendeur, aura à payer la différence entre le prix contracté et le prix de référence, explique Bruno Bensaïd, consultant et formateur sur le marché à terme de Bergen chez Offre et demande agricole. « Cet outil de gestion a des perspectives de développement formidables dans les vingt prochaines années, car la consommation du saumon s'est démocratisée depuis 1960 et la demande est en croissance constante », ajoute M. Perrone. En 2013, l'Europe reste le premier importateur de saumon : Pologne en tête avec 82.000 tonnes en 2013, suivie de la France (78.000 tonnes), de la Russie (74.000 tonnes), du Royaume-Uni, de l'Espagne, la Hollande et l'Allemagne.

Pour répondre à l'engouement croissant des consommateurs qui l'utilisent frais, fumé et maintenant cru dans les sushis, la production mondiale de saumon d'élevage, assurée par la Norvège, le Chili, l'Écosse et le Canada, a dépassé 2 millions de tonnes en 2012, soit une hausse de 22 % par rapport à 2011.

Sans spéculateurs, point de survie

En 2013, elle devrait encore progresser de 1 % et en 2014 de 7 %, selon les estimations de Marine Harvest, le plus gros acteur aquacole norvégien. Avec un coût de production de 26 couronnes norvégiennes par kilo (3,56 euros) pour un prix moyen à la fin septembre de 35,70 couronnes le kilo (5,08 euros), le marché peut engranger de super profits, reconnaît M. Perrone.

Ce type d'élevage est d'autant plus rentable qu'il faut environ 1,2 kg d'aliments pour produire 1 kg de poisson, contre 7 à 8 kg pour 1 kg de viande de boeuf, ajoute-t-il. Ils sont environ 200 éleveurs aquacoles, exportateurs, industriels, fumeurs et investisseurs financiers, nordiques pour la plupart, à fréquenter quotidiennement cette salle de vente détenue quasiment à 100 % par la Bourse d'Oslo. Quelques grands noms de la distribution françaises - Carrefour, Intermarché, Delpeyrat ou Fleury Michon - sont déjà sensibilisés à l'intérêt d'une couverture sur ce marché du saumon frais pour bâtir leur stratégie commerciale, indique M. Bensaïd.

Quant aux spéculateurs, ils représentent 10% des acteurs de la salle de marché, selon M. Perrone, un pourcentage largement insuffisant puisque il en faudrait, selon lui, trois fois plus. «Une salle de marché est comme une rivière et les spéculateurs sont l'eau de la rivière. S'il n'y a pas d'eau, il n'y a pas de rivière », explique M. Perrone. En d'autres termes, ce sont eux qui créent la liquidité qui rendent les contrats disponibles, en se positionnant sur les marchés quand acheteurs et vendeurs font de la rétention. « Les spéculateurs ont leur place à Bergen, sans eux nous n'existerions pas », insiste-t-il.

Agroalimentaire. Christian Troadec ne veut pas qu'on oublie Marine Harvest

Le maire de Carhaix, Christian Troadec, regrette que les ministres Stéphane Le Foll et Arnaud Montebourg ne fassent pas mention du site de Marine Harvest dans leurs récentes déclarations sur la crise de l'agroalimentaire en Bretagne. Et il le fait savoir.

Source : Le Télégramme

"Et Marine Harvest alors ?". C'est en résumé la réaction de Christian Troadec en découvrant l'interview accordée ce lundi matin au Télégramme par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Qualifiant le désir de l'Etat et la région Bretagne de réindustrialiser le site Gad "d'annonce encourageante", le maire de Carhaix regrette que les ministres Le Foll et Montebourg n'aient pas dit "un mot sur Marine Harvest", dont l'usine de saumon, basée à Poullaouen, doit fermer en mars prochain. Pour lui, "ce n'est pas acceptable".

Rapport attendu vendredi

Aux yeux de Christian Troadec, "ce qui est possible et faisable et Lampaul-Guimiliau doit l'être aussi à Poullaouen". D'autant que l'élu centre-breton pense avoir de sérieux arguments en ce sens. Il évoque ainsi un rapport encore confidentiel sur l'état de l'usine de Poullaouen. Qualifié "d'obsolète" depuis plusieurs mois, l'outil ne le serait pas autant que cela. Ce serait en tout cas le bilan dressé par deux cabinets spécialisés venus sur place cet été en présence du préfet, du maire de Carhaix et de la direction de Marine Harvest. Ce rapport sera rendu officiellement vendredi lors d'une réunion à la sous-préfecture de Châteaulin.

"Une action dont la Bretagne risque de se souvenir longtemps"

Quelques jours plus tard, une grande manifestation sera organisée pour l'emploi en Bretagne. La date et le lieu seront annoncés ce mardi mais Christian Troadec évoque déjà "une action dont la Bretagne risque de se souvenir longtemps". La catapulte, utilisée il y a cinq ans lors des manifestations pour l'hôpital de Carhaix, sera certainement de la partie.

Quand le saumon prend l’avion 

Démocratisée, la consommation du saumon trouve aussi ses adeptes en catering aérien. Servair, leader français du secteur, en utilise plus de 45 tonnes chaque année, soit 25 % des volumes de poisson servi en vol.

Source : pdm-seafoodmag

Le saumon s’est largement démocratisé. Au point de figurer en bonne place dans les menus proposés en avion. Pour preuve, l’espèce représente plus de 45 tonnes par an, soit de 25 % des volumes de poisson utilisés par Servair, le leader français du catering aérien.

« Le saumon convient à tous les passagers », justifie Éric Augustine, directeur de la cuisine R & D de Servair, à Roissy Charles-de-Gaulle. « Il est aussi parfaitement identifiable. Or, dans un avion, ce qui est connu rassure. » Autre atout : son bon rapport qualité/prix, malgré les variations des cours.

Car Servair s’approvisionne majoritairement en frais sous atmosphère protectrice, en pavés de 120 g sans peau sans arêtes et, plus ponctuellement, en filets 600-900 g. « Nous avons souvent besoin de l’utiliser rapidement pour ajuster notre activité à la demande. Le frais apporte plus de souplesse », reprend Éric Augustine.

Poêlé, poché ou cuit sous vide, le saumon est surtout servi en plat principal, accompagné d’une sauce. Les entrées sont consommées froides, ce qui ne donne pas le même résultat gustatif. Et, pour les chefs de Servair, pas question de négliger les qualités organoleptiques. « Régulièrement échantillonnés par nos fournisseurs de Rungis, nous procédons à des dégustations. Couleur, taux de gras, parage, etc. Chacune donne lieu à une fiche avec photo transmise au service achats. »

A-C. RENARD

Marine Harvest. Paroles de femmes salariées

Qu'elles aient trois ans ou 30 ans d'ancienneté, les femmes salariées de Marine Harvest éprouvent émotion et colère. Certaines ressentent un sentiment de révolte. D'autres sont prêtes au combat. Quant à leur avenir, il s'inscrit pour l'instant en pointillé. Témoignages recueillis, vendredi soir, à l'espace Glenmor.

Tanisha Cope, 23 ans, Poullaouen. « C'est ma troisième saison. Si on commence à fermer tout l'agroalimentaire dans l'ouest de la Bretagne, on se demande où on va pouvoir aller bosser. À Socopa ou à Bretagne Saumon? Je ne vois rien d'autre. À moins d'aller comme saisonnière dans le Nord-Finistère, où il y a des légumes. J'habite sur Poullaouen mais je fais construire à Carhaix. J'ai deux enfants. Heureusement que mon mari travaille chez DS Smith Packaging (ex-Otor). Mais il nous faut deux salaires, sinon pour nous, la vie est impossible. »

Marie Le Faou, Carhaix. « Je travaille sur le site depuis 1979. Je vais avoir 53 ans bientôt. C'est triste de se retrouver au chômage à mon âge. Pour les jeunes, c'est terrible également. Je suis encore sous le coup de l'émotion. Je n'ai pas la tête à chercher un autre emploi pour l'instant. Plus tard, si ma santé le permet, je me tournerai vers les services d'aide à la personne. Je dis bien si ma santé le permet car mes articulations ont beaucoup souffert lors des 34 années passées à l'usine. »

Marie-Hélène Stone, 53 ans. « Troisième saison également. Les deux premières années, je travaillais directement via l'entreprise. Cette année, la direction m'a demandé de revenir via Adecco, agence de travail temporaire. Je suis en ce moment en colère, très en colère. C'est une société qui fait d'énormes profits. Mais elle se permet tout de même de fermer les sites de Châteaugiron et de Poullaouen alors qu'elle a fait 113 millions de bénéfice. L'émotion est passée. Le 4 juin est loin. Là, c'est colère, haine et révolte. Le temps du combat est venu. Dans notre bassin d'emploi, c'est la catastrophe. Gad ferme, Tilly se casse la figure, Doux ne va pas mieux, Penalan à Maël-Carhaix c'est pareil : ça suffit ! Il faut que nos élus fassent quelque chose. »

Rachida Benmiloud, 57 ans, Carhaix. « Moi, c'est depuis 25 ans que je travaille sur le site : sept ans en tant que saisonnière, 18 ans comme permanente. C'est la catastrophe pour nous, pour les jeunes, pour tout le monde en somme. Pour les salariés de l'entreprise mais aussi pour l'activité générale du secteur. Pour la commune aussi. Comme beaucoup de mes collègues, je suis un peu perdue en ce moment. Au départ, c'était une très grosse colère et beaucoup d'amertume. Maintenant, j'essaie d'émerger, de reprendre les choses en main et d'avoir quelques perspectives d'avenir encourageantes. »

Muriel Evain, 39 ans, Plusquellec. « Ça fait sept ans que j'y travaille. Six années en CDI. Je suis très déçue, comme mes collègues, car on s'est beaucoup investi dans l'entreprise. En dépit de cela, on va être jeté comme de simples mouchoirs, en fait. Pour l'instant, je suis dans le vague. Que faire? Suivre une formation? J'ai construit à Plusquellec. J'ai trois filles. Heureusement que mon mari ne travaille pas à Marine Harvest. Il est commercial dans une autre société. »

Lydia Le Bec, 52 ans. « J'ai quinze ans d'ancienneté à Marine Harvest, dont deux comme saisonnière. C'est de l'écoeurement, ajouté à de la colère et de la haine : trois sentiments mélangés. C'est la colère qui prédomine. La société enregistre des bénéfices mais on licencie quand même. C'est incompréhensible. Beaucoup de familles se retrouvent dans une détresse morale et financière. Il faut d'abord que j'assimile la perte de mon emploi. C'est une démarche psychologique individuelle. Il n'y a pas de déni mais il est très difficile de se projeter tant qu'on est au travail. »

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Agroalimentaire. Manifestation contre les fermetures dans l'Ouest...


Manifestation le 22 juin 2013 à Carhaix contre les fermetures de Marine Harvest, numéro 1 mondial du saumon...

Marine Harvest. 2 usines fermées en Bretagne, 400 emplois supprimés

Source : Ouest France

A Poullaouen, 185 salariés et une centaines d’intérimaires vont se retrouver sans emploi d’ici à 2014.

L’usine de production Marine Harvest Kristen, qui transforme saumons et truites sur trois sites finistériens (Poullaouen, Landivisiau et Châteaulin) fermera son site de Poullaouen au premier trimestre 2014. Idem pour le site de Châteaugiron (Ille-et-Vilaine). Plus de 400 emplois sont concernés.

C’est ce que la direction du groupe a annoncé lors du Comité central d’établissement réuni début juin à Landivisiau.

185 salariés et une centaine d’intérimaires sont concernés à Poullaouen, 125 en Ille-et-Vilaine. 57 « transferts » de Poullaouen à l’atelier de Landivisiau sont proposés par la Direction, ainsi que 7 postes administratifs. Le site de Landivisiau (production et siège) devrait également être touché avec 17 postes dans l’administratif supprimés...

Marine Harvest. Manifestation le 22 juin, à Carhaix

Source : Le Télégramme

Une semaine après l'annonce de la fermeture de l'usine Marine Harvest de Poullaouen (29), l'union locale CGT de Carhaix a décidé d'organiser une manifestation. Elle aura lieu le samedi 22 juin, à 10 h 30, devant la Maison des syndicats de Carhaix. Pour la CGT, il était important d'organiser une première action avant l'été. Des contacts vont également avoir lieu avec les salariés du site Marine Harvest de Châteaugiron (35), qui va lui aussi fermer, et ceux de Gad, à Lampaul-Guimiliau (29), afin de mettre sur pied une grande manifestation en septembre.

Marine Harvest. La CFDT appelle aussi à manifester samedi

Source : Le Télégramme - 19 juin 2013

Après la CGT, le NPA et le PS, c'est la CFDT qui a envoyé un communiqué, au sujet de la manifestation prévue, samedi, pour Marine Harvest. « En soutien aux salariés de l'entreprise Marine Harvest, à Poullaouen, l'union locale CFDT et la section de l'Hôpital appellent l'ensemble de la population à participer à la manifestation prévue, samedi, à 10 h 30, à la Maison des syndicats. L'avenir économique de notre région est mis à mal, nous devons agir pour le maintien et le développement de l'emploi. Mobilisons-nous ! », écrit le syndicat.

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À Challans, la société Rolmer, du groupe Marine Harvest, est à vendre

Source : Ouest France par Brice Dupont

Le groupe Marine Harvest recherche un repreneur pour ce site de 63 salariés, spécialisé dans la transformation de poissons.

Marine Harvest, groupe norvégien spécialisé dans l'élevage de saumon et la transformation de poisson, vient d'annoncer un projet de réorganisation pour pérenniser ses activités en France. Celle-ci concerne directement l'entreprise Rolmer de Challans, qui a intégré le groupe à la fin des années 90. Cette société, spécialisée dans le « frais élaboré », c'est-à-dire la transformation et la conservation de poissons, crustacés et mollusques, emploie 63 salariés.

Dans le cadre de son projet, le groupe envisage de céder l'entreprise challandaise. « Ce n'est pas une question de rentabilité. Mais le type de produits qui y sont réalisés ne correspondent plus aux objectifs de Marine Harvest », explique Siska Bourgeois, en charge de la communication du groupe. Un repreneur est actuellement recherché pour racheter ce site. « On est persuadé que son activité peut continuer et convenir à une plus petite structure, qui permettrait aux produits fabriqués ici d'être mieux positionnés. »

Et si le groupe Marine Harvest ne trouvait finalement pas de repreneur ? Quid des 63 salariés ? « Notre intention est vraiment de céder. Si on ne trouve personne, il faudra bien sûr réévaluer le projet. »

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Les femmes dans une économie de transformation de poisson au sein de l’Union Européenne

Source : genderaquafish.org

En 2012, le comité scientifique, technique et économique de la pêche de l’Union Européenne (CSTEP), a publié, grâce au centre de recherche de l’Union Européenne, un rapport sur la performance économique du secteur industriel de transformation du poisson au sein de l’Union Européenne (STECF-OWP-12-01).

Dans l’ensemble des pays déclarants, les statistiques de l’emploi pour l’année 2011, montre que les femmes et les hommes sont presque au même niveau, en terme de nombres de jobs.

Cependant, en regardant les différents pays, on constate que les chiffres varient. Par exemple, en Estonie, Lettonie, Lituanie et en Pologne, 60 % des employés de transformation de poissons sont des femmes, tandis qu’à Malte et au Royaume-Uni se sont les hommes qui représentent 60% des employés.

En Europe, la transformation de poisson emploi environ 150 000 personnes et c’est en France, en Pologne, en Espagne et au Royaume-Uni que l’on retrouve la plus forte part de main d’œuvre avec près de 10 000 employés chacun. Source : Collectif Pêche et développement

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Agroalimentaire. Marc Le Fur réclame un "plan Orsec"


En Bretagne, l'agroalimentaire va très mal. Ce qui se passe actuellement à Marine Harvest, Doux ou Gad en est la dramatique illustration. Ce mardi, à l'occasion des "Questions au gouvernement", Marc Le Fur, député costarmoricain UMP, a interrogé Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, sur les mesures qu’il pourrait mettre immédiatement en place.

«Samedi, toute la filière agricole et agroalimentaire bretonne était réunie à Loudéac, au cœur de la Bretagne. Il y avait là des paysans, qui voient leurs revenus baisser de manière dramatique, certains sont ruinés. Il y avait là des ouvriers qui savent que leurs emplois sont menacés, ils ont à l’esprit les noms de Doux et Gad. Ils s’inquiètent, en outre, de l’avenir de toute la filière "dinde". Il y avait aussi là des élus : ils savent que c’est leur territoire qui est en jeu», a déclaré Marc Le Fur.

Intervention à la 59e minute :

Questions d’actu (Rediffusion) : QUESTIONS D ACTU REDIFF DE NUIT 2012 2013 by Lcp LCP Assemblée nationale
«Tous ces gens m’ont mandaté pour vous dire : il nous faut un plan Orsec pour l’agriculture et l’industrie agroalimentaire bretonnes. Il est possible de prendre certaines décisions rapidement», a poursuivi le député des Côtes-d’Armor.

"Cela ne dépend que de vous"
«D’abord, on peut agir sur la question de l’étiquetage. Vous le savez, M. le ministre : après l’affaire de la fraude à la viande de cheval, les consommateurs le demandent. Les producteurs le demandent aussi. C’est très simple : le consommateur doit savoir où l’animal dont la viande est utilisée pour une préparation quelconque est né, a été élevé, a été abattu et, enfin, où sa viande a été transformée. Cela ne dépend que de vous, que du gouvernement !».

«Ensuite, le fameux choc de simplification pourrait constituer une avancée. Prenons un exemple très simple : les installations classées. De quoi s’agit-il ? Il faut respecter le droit de travailler, le droit d’investir ! Dans notre pays, il faut un Ausweis pour investir ! Sur ce point, nous pouvons évoluer. Respecter les règles européennes, pourquoi pas, mais nous n’avons pas de raisons d'ajouter aux règles européennes des règles nationales», a conclu le vice-président de l’Assemblée nationale.

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Antitrust : la Commission propose des dispositions législatives visant à faciliter l'introduction d'actions en dommages et intérêts par les victimes de pratiques anticoncurrentielles

Source : Europa 

Bruxelles, le 11 juin 2013

La Commission européenne a adopté une proposition de directive concernant la manière dont les citoyens et les entreprises peuvent demander à être indemnisés quand ils sont victimes d'infractions aux règles de l'UE relatives aux pratiques anticoncurrentielles telles que les ententes et les abus de position dominante. La proposition vise à supprimer une série de difficultés pratiques auxquelles les victimes de ces pratiques sont fréquemment confrontées quand elles tentent d'obtenir une indemnisation équitable du préjudice qu'elles ont subi.

«Les infractions aux règles concernant les ententes et les abus de position dominante causent de graves préjudices aux entreprises et aux consommateurs européens» a déclaré M. Joaquín Almunia, vice-président de la Commission responsable de la concurrence. «Nous devons faire en sorte que toutes les victimes de ces infractions puissent obtenir réparation du préjudice qu'elles ont subi, en particulier quand une autorité de concurrence a constaté et sanctionné une telle infraction. Il est vrai que le droit de demander réparation devant les juridictions nationales existe dans tous les États membres de l'UE mais les entreprises et les citoyens ne sont pas toujours en mesure de l'exercer dans la pratique. La proposition de ce jour vise à remédier à cette situation».

Des indemnisations équitables pour les consommateurs et les PME dans toute l'Europe

La Cour de justice de l'UE a reconnu le droit de toutes les victimes d'infractions aux règles concernant les ententes et les abus de position dominante d'obtenir la réparation du préjudice qu'elles ont subi. Cependant, en raison d'obstacles procéduraux et de l'insécurité juridique dans ce domaine, les victimes qui parviennent effectivement à obtenir une indemnisation sont très peu nombreuses. Cette situation est particulièrement préjudiciable pour les consommateurs et les PME, qui s'abstiennent le plus souvent d'engager des actions en justice pour obtenir la réparation de leur préjudice. En effet, seuls 25 % de l'ensemble des décisions constatant une infraction que la Commission a adoptées au cours des sept dernières années ont donné lieu à des actions en dommages et intérêts intentées par les victimes. En outre, les règles nationales divergent sensiblement à travers l'Europe et, par voie de conséquence, la probabilité d'une indemnisation varie fortement selon que les victimes vivent dans tel ou tel État membre.

La directive proposée vise à supprimer ces obstacles pratiques et à permettre à toute personne ayant subi un préjudice causé par une infraction au droit de la concurrence d'obtenir plus facilement une réparation effective dans l'ensemble de l'UE. Ses dispositions s'appliqueraient aux actions en justice qu'il est possible d'engager dans les États membres. En parallèle, la Commission a adopté une recommandation encourageant les États membres à mettre en place des mécanismes de recours collectifs afin d'améliorer l'accès à la justice pour les victimes d'infractions au droit de l'UE en général, ce qui inclut les règles de concurrence (IP/13/524).

La solution européenne pour être indemnisé en cas de violation des règles de concurrence

La proposition énonce une série de mesures visant à faciliter les actions en dommages et intérêts :
  • les juridictions nationales auront le pouvoir d'enjoindre aux entreprises de divulguer des éléments de preuve quand les victimes exercent leur droit à réparation;
  • les décisions des autorités nationales de concurrence constatant une infraction constitueront automatiquement la preuve de l'existence de l'infraction devant les juridictions nationales de tous les États membres;
  • les règles concernant les délais de prescription, à savoir les délais dans lesquels les victimes peuvent engager une action en dommages et intérêts, seront plus claires. En particulier, cela permettra aux victimes de demander effectivement une indemnisation une fois l'infraction constatée par une autorité de concurrence;
  • les règles en matière de responsabilité dans les cas où les augmentations de prix dues à une infraction sont «répercutées» le long de la chaîne de distribution ou d'approvisionnement seront plus explicites. Dans la pratique, cela permettra de garantir que bénéficieront de la réparation du préjudice les personnes qui l'auront effectivement subi;
  • des règles facilitant le règlement consensuel des litiges seront mises en place de façon à rendre la résolution des litiges moins coûteuse.
La proposition tient pleinement compte du rôle essentiel joué par les autorités de concurrence (au niveau national ou de l'UE) pour instruire, constater et sanctionner les infractions. Contrairement au système en vigueur aux ÉtatsUnis, la proposition ne privilégie pas les procédures contentieuses privées pour l'exercice des fonctions répressive et dissuasive. Son principal objectif est plutôt de permettre aux victimes d'obtenir une réparation intégrale et équitable une fois qu'une autorité publique a constaté et sanctionné une infraction.

La coopération entre les entreprises et les autorités de concurrence dans le cadre de ce que l'on appelle les programmes de «clémence» joue un rôle fondamental dans la détection et la répression des ententes secrètes. Dans de nombreux cas, c'est la mise en œuvre efficace des règles de concurrence par une autorité publique qui permet aux victimes de demander et d'obtenir réparation par la suite. Aussi la proposition prévoit-elle un certain nombre de garde-fous pour éviter que les entreprises soient moins incitées à coopérer avec les autorités de concurrence du fait des mesures visant à faciliter les actions en dommages et intérêts.

La Commission a aussi adopté une communication sur la quantification du préjudice causé par des pratiques anticoncurrentielles afin de fournir des orientations aux cours et tribunaux ainsi qu'aux parties aux actions en dommages et intérêts. Souvent, en effet, la détermination du montant exact du dommage subi par les consommateurs et les entreprises est coûteuse et difficile à réaliser. Les services de la Commission ont aussi élaboré un «guide pratique» qui se révélera utile pour les victimes et les juges nationaux. Ces documents ne sont pas juridiquement contraignants.

Prochaines étapes

La proposition de directive va maintenant être examinée par le Parlement européen et le Conseil selon la procédure législative ordinaire. Une fois qu'elle aura été adoptée par ces institutions, les États membres auront deux ans pour transposer ses dispositions dans leur ordre juridique interne.

Pour plus d’informations:

Le texte de la proposition de directive adoptée par la Commission et tous les autres documents utiles se trouve sur la page suivante:


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Le 18 juin 2013

Entre globalisation et licenciement, la saga Marine Harvest continue....

Marine Harvest : tour de table à Rennes

Source : Ouest France

La direction et les élus se sont retrouvés lundi pour évoquer la fermeture de deux sites bretons de découpe de saumon.

Dirigeants de l'entreprise de transformation de saumon Marine Harvest et élus se sont rencontrés pendant près de deux hier sous l'égide du préfet de région. Il s'agit de leur première réunion de travail depuis l'annonce du projet de fermeture, début 2014, des usines de Poullaouen, dans le Finistère et de Châteaugiron, en Ille-et-Vilaine, entraînant la disparition de quelque 450 emplois.

Les maires de Carhaix, Poullaouenn et Châteaugiron étaient présents, de même que le député de Carhaix, Richard Ferrand. IIs n'ont pas souhaité s'étendre sur le contenu des discussions à l'issue de cette rencontre. « Nous avons dit nos préoccupations », a simplement réagi Richard Ferrand.

« Nous avons exprimé nos demandes et exigences, a commenté la maire de Châteaugiron Françoise Gatel, détaillant « le maintien des sites ou la réindustrialisation ». « Il appartient à chacun d'être sur ses engagements », a-t-elle ajouté.

Laurent de Baynast, directeur général de Marine Harvest chargé du projet de réorganisation en France, a de son côté souligné un « échange constructif » et la volonté du groupe norvégien d'« avancer dans un souci de transparence ». Une nouvelle réunion est prévue en septembre.

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Saumon: foire d'empoigne autour du norvégien Cermaq

Source : Afp / Oslo, 17 juin 2013

Le producteur norvégien de saumon d'élevage Cermaq, convoité par son compatriote Marine Harvest pour près de 10 milliards de couronnes (1,31 milliard d'euros), a annoncé lundi avoir reçu une offre concurrente pour la seule activité de production de farine de poisson Ewos.

Les fonds d'investissement scandinave Altor et américain Bain Capital proposent 6,2 milliards de couronnes pour Ewos, une offre qualifiée d'"intéressante" par Cermaq et qui pourrait compliquer les projets de Marine Harvest.

"Leur offre (...) est jugée suffisamment intéressante pour que Cermaq entame un processus en vue de conclure un accord final", a indiqué le groupe dans un communiqué boursier.

Cermaq tente actuellement d'échapper à une offre inamicale de Marine Harvest, qui propose 107 couronnes par action, un montant jugé insuffisant par la direction du groupe et par l'Etat norvégien qui détient 43,5% du capital.

En début de matinée, l'action Cermaq se traitait à un cours sensiblement plus élevé à la Bourse d'Oslo, à 111 couronnes.

Pour échapper à son compatriote, Cermaq s'est mis en quête de chevaliers blancs susceptibles d'acquérir tout ou partie du groupe.

"Cermaq considère cette offre (de Bain Capital et Altor, ndlr) comme significativement plus élevée que la valeur implicite d'Ewos dans le cours historique de l'action Cermaq de même que celle représentée par l'offre de Marine Harvest", a-t-il précisé.

Propriété du magnat d'origine norvégienne John Fredriksen, 87e fortune mondiale selon Forbes et qui a pris la nationalité chypriote pour des raisons fiscales, Marine Harvest est le principal producteur de saumon au monde.

Le 4 juin, des sources syndicales avaient annoncé qu'il avait l'intention de fermer deux sites en Bretagne au premier semestre 2014, provoquant la suppression de plus de 450 postes

NB : Dans la reprise de la multinationale Cermaq, il est probable que Marine Harvest laisse filer Ewos (n°1 mondial de l'aliment piscicole et filiale de Cermaq) car Marine Harvest a un lien historique avec le néerlandais Nutreco, son fournisseur exclusif d'aliment dans le monde...

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Marine Harvest : Poullaouen et Châteaugiron vont fermer

L'entreprise Marine Harvest va fermer ces sites de Poullaouen et Châteaugiron. Cela a été confirmé ce mardi matin lors du Comité central d'entreprise (CCE). C'est encore 450 emplois qui vont être supprimés. Ecoutez les réactions des élus, des syndicalistes et des salariés choqués.

Marine Harvest : 450 emplois supprimés en Bretagne



Source : France 3 Bretagne par Sylvaine Salliou publié le 04/06/2013

Plus de 450 suppressions de postes en Bretagne ont été annoncées mardi par le numéro un mondial du saumon, Marine Harvest, lors d'un comité central d'entreprise à Landivisiau (Finistère). Le groupe norvégien a l'intention de fermer au premier semestre 2014 ses sites de Poullaouen (187 CDI et une centaine d'intérimaires), près de Carhaix (Finistère), et de Châteaugiron (125 CDI et une cinquantaine d'intérimaires), en Ille-et-Vilaine. Groupe coté à la bourse d'Oslo, Marine Harvest est le principal producteur de saumon au monde. Voici le reportage réalisé par les équipes de France Bretagne et Iroise à Poullaouen (29) et Châteaugiron (35)

"Sur Châteaugiron, c'est une surprise; mais sur Poullaouen, c'était malheureusement prévisible car il n'y a pas eu d'investissements depuis des années", a déclaré Guy Le Veille, élu CGT. "La direction nous a expliqué que c'était en raison du coût des matières premières", a ajouté le syndicaliste.

Ecoutez la réaction de Jérôme Joffrey, membre du comité central d’établissement de Marine Harvest Poullaouen



no comment et réaction à Poullaouen
Catherine Aubaille, Julien Lebot

Ecoutez la surprise de la maire de Châteaugiron, Françoise Gatel


Me Gatel, maire de Châteaugiron


Lorient épargné
Le groupe norvégien conserverait cependant en Bretagne l'usine de Landivisiau (Finistère), où une quinzaine de postes seraient supprimés dans les services administratifs. Par ailleurs, une soixantaine de salariés du site de Poullaouen seraient reclassés à Landivisiau. Quant au site de Lorient, il n'est pas impacté. Les usines bretonnes du groupe produisent essentiellement du saumon et de la truite fumés. Les deux fermetures sont prévues au premier trimestre 2014.

Le CCE de Marine Harvest avait été avancé de 24 heures, ce qui ne présageait rien de bon. Les syndicats s'attendaient à l'annonce de la fermeture du site de Poullaouen, mais pas Châteaugiron. Pour Richard Ferrand, député PS du Finistère qui s'exprime sur son compte Twitter, "L'annonce brutale de fermeture de Marine Harvest Kritsen à Poullaouën meurtrit les salariés, la population et tous les élus. Mobilisation".

Quand Marine Harvest embauche... dans le Nord
Il y a un an, le plus gros producteur mondial de saumon investissait dans une nouvelle usine à Boulogne-sur-mer, que le ministre de la Pêche norvégien visitait en compagnie de son homologue Français, Frédéric Cuvillier. Marine Harvest annonçait l'embauche d'une centaine de personnes en trois ans.

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BRETAGNE: Agroalimentaire, comprendre la crise en 4 points

Source : bretagne.france3.fr - June 11, 7:01 AM

Doux, Gad et plus récemment Marine Harvest, l'agroalimentaire breton subit depuis 2012 d'importants coups durs. La viande est l'un des secteurs les plus emblématiques de cette série noire. Plusieurs éléments sont en cause.




1. Une concurrence "déloyale"

Bon nombre de professionnels du secteur de l'agroalimentaire fustigent la concurrence exacerbée au sein même de l'Union européenne. Le coût du travail est largement plus faible en Allemagne, qui exerce de fait une pression sur les prix.

Dans le Panorama des Industries Agroalimentaires, le Ministère de l'agriculture concède : "Force est de constater que la France recule dans le classement mondial des pays exportateurs sur le secteur agroalimentaire, passant de la première place, au coude-à-coude avec les États-Unis, au début des années 2000 à la quatrième aujourd’hui après les Etats-Unis, les Pays-Bas et l’Allemagne".

2. L'augmentation du coût des matières premières

La flambée du coût des matières premières, des céréales (blé, soja) et de l'alimentation animale, est une des explications de l'agroalimentaire en Bretagne. Et pas seulement pour la viande. Ces dernières années, le prix du beurre et de la farine a pratiquement doublé, au grand dam des industries de biscuits et de boulangerie-pâtisserie.

3. L'obsolescence des outils de production

Les outils de production, dans les abattoirs notamment, vieillissent et deviennent moins performants au regard de la concurrence. Nouvelles conséquences d'une situation économique à la peine, les entreprises n'innovent pas et investissent avec parcimonie.
4. Les fluctuations des marchés

Un élément sur lequel il est difficile d'agir. L'"effet yoyo" ou la volatilité des prix conduit à des baisses et des hausses régulières du prix du lait, par exemple.

"Ne pas être fataliste"

Les annonces successives et cauchemardesques pour quelques entreprises de l'agroalimentaire breton sont sources d'une angoisse croissante. Pour atténuer cette "sinistrose", Jean-Paul Simier, directeur Filières Alimentaires chez Bretagne Développement Innovation, rappelle contre vents et marrées : "On perd moins d’emplois dans l’agroalimentaire que dans les autres secteurs de l’industrie, comme l’automobile par exemple.

En 2012, 1 000 emplois (CDI) ont été perdus, ce qui revient à 1,5% du total des emplois dans l’agro-alimentaire en Bretagne, selon l’INSEE. Ce chiffre est parallèlement atténué par une hausse des effectifs intérimaires. Nous sommes très préoccupés par le sort des employés de Gad, Doux ou Marine Harvest, mais il faut aussi rappeler qu'il y a 400 entreprises agroalimentaires de plus de 20 salariés en Bretagne. Chaque année, des emplois y sont créés, même si le solde est aujourd'hui négatif".

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Jean-Paul Simier : "Oui, il y a encore un avenir pour l'agroalimentaire breton "

Jean-Paul Simier, directeur Filières Alimentaires chez Bretagne Développement Innovation n'est pas surpris par les difficultés que connaît l'agroalimentaire en Bretagne. Cependant, il croit en l'avenir du secteur dans la région.

Source : France 3 Bretagne par Sylvaine Salliou publié le 04/06/2013

Jean-Paul Simier n'est pas surpris par les difficultés que traverse actuellement le secteur de l'agroalimentaire en Bretagne.

Où la crise de l'agroalimentaire va s'arrêter?
Cette crise fait partie de la vie économique, liée à la mondialisation et l'exacerbation de la concurrence. Ces difficultés sont aussi liées aux erreurs d'adaptation de certaines entreprises. C'est le secteur viande qui est impacté aujourd'hui, le secteur de la viande blanche plus précisément et c'est celui qui emploie 40% des salariés de l'agroalimentaire breton. Les entreprises qui s'en sortent le moins bien, sont les entreprises qui travaillent sur les matières premières, avec des coûts de main d'oeuvre importants.

Combien d'emplois ont été supprimés en Bretagne?
1 500 emplois ont été supprimés dans l'agroalimentaire, essentiellement chez Doux, depuis l'été dernier. D'autres entreprises plus petites ont été touchées aussi.

Y-a-t-il encore un avenir pour l'agroalimentaire breton ?
L'agroalimentaire représente 80 000 emplois en Bretagne, c'est un secteur important pour la région et qui va le rester. La Bretagne a encore sa carte à jouer. Il y a des entreprises qui sont en pleine essor, Triballat par exemple près de Rennes. Les Chinois sont aussi à Carhaix. Le troisième producteur chinois de lait en poudre pour nourrissons, Synutra, connue dans son pays sous la marque Shengyuan, s'est engagé en avril dernier à investir 90 millions d'euros dans l'ouverture de deux tours de séchage à Carhaix, dans le Finistère. Chaque année, 1/2 milliard d'euros sont investis dans l'agroalimentaire en Bretagne, autant dans l'agriculture. Et ce qui sauvera la mise, c'est l'export. On ne nourrira pas tout le monde, mais les perspectives de développement sont importants. Aujourd'hui, le paradoxe c'est qu'à l'autre bout du monde, on a besoin de viande et qu'ici, les entreprises sont en difficulté.

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Redistribution des cartes dans le saumon fumé

Le 22 juillet 2013

Nouvelle carte du marché du saumon fumé en Europe...

Chamboulement de la carte du marché européen du saumon fumé établi par Ubifrance et FranceAgriMer   en 2009....

Redistribution des cartes entre les leaders européens et français du saumon fumé.... Anciens et nouveaux leaders dans la fabrication de saumon fumé....

Le marché du saumon et de la truite fumé dans l’Union Européenne : évolutions et tendances depuis 2003

Focus sur quelques pays importants

Ubifrance

Synthèse réalisée avec la participation financière de OFIMER/FranceAgriMer.

Journée d’informations du 30 juin 2009.

Aperçu du marché européen : caractéristiques et évolutions sur la période 2003-2008
Focus sur les grands pays consommateurs
Focus sur les principaux exportateurs de l’Union Européenne
Évolution du tissu industriel et conséquences de la crise. Quelles perspectives pour les produits français ?

Carte des leaders sur le marché européen du saumon fumé en 2009


Cliquer Ici pour télécharger ce document sur "Le marché du saumon et de la truite fumé dans l’Union Européenne" en 2009

Création de la "Charte STF-Fumé en France" en 2010

Pour se démarquer des produits importés, le Syndicat National des Industries du Saumon et de la Truite fumés (STF) a créé en 2010 la "Charte STF-Fumé en France".

Le STF rassemble 11 entreprises qui représentent 85 % des ventes de saumons et truites fumés en France.

Les fabricants se regroupent au sein du STF dans le but :
  • d'élaborer en commun des règles de bonnes pratiques professionnelles : Norme AFNOR V 45-065, et Guide de bonnes pratiques d'hygiène pour les poissons fumés (publié aux Editions des Journaux Officiels),
  • de promouvoir le savoir faire français dans le fumage du poisson (cf. charte téléchargeable ci dessus)
  • de promouvoir l'image du saumon et de la truite fumés sur le marché français,
  • de défendre leur approvisionnement en poissons,
  • de créer des liens professionnels avec les confrères des autres Etats membres de l'UE.
Les 11 adhérents de STF :    
  • AQUALANDE
  • BRETAGNE SAUMON
  • DELPIERRE
  • FJORD KING SAS
  •  LABEYRIE
  • LE BORVO
  • LEDUN PECHEURS D'ISLANDE
  •  MAISON PENEAU
  • MARINE HARVEST KRITSEN SAS
  • MOULIN DE LA MARCHE
  • SOCIETE NOUVELLE SAUMONERIE SAINT FERREOL

Cliquer Ici pour plus d'informations sur STF

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Le SOS des fumeurs face à la flambée des cours du saumon frais

Communiqué de presse de STF

Paris, le 27 juin 2013

Flambée des prix du saumon = Fermetures d’usines

Etat d’urgence sur la filière saumon fumé

Les cours durablement et structurellement élevés du saumon depuis l’automne 2012 sont en train d’avoir des conséquences extrêmement graves sur les établissements français de fumage. Après l’annonce début juin de la fermeture du site Marine Harvest de Poullaouen (Finistère), et de la défaillance de Marcel Baey la semaine dernière, le Syndicat vient de prendre connaissance du placement en procédure de redressement judiciaire de la Société Ledun Pêcheurs d’Islande (Seine-Maritime).

Le prix du poisson représente selon les produits de 55 à 75 % de la valeur dans le saumon fumé. Le prix moyen du saumon norvégien, principale provenance, qui avait déjà grimpé à près de 5,20 €/kg au premier trimestre 2013 (Source : Fishpool – Indicateur NOS SPOT – Valeur départ Oslo), oscille maintenant aux environs de 6,00 €/kg, contre moins de 3,50 €/kg en février 2012, soit 70 % de hausse en à peine plus d’un an.


Cette augmentation des prix du saumon est liée à un décalage structurel entre l’offre des pays producteurs (Norvège, Ecosse, Irlande …) et la demande forte et croissante du marché international, tirée aussi bien par les marchés traditionnellement consommateurs que les marchés des pays émergents.

Production insuffisante en Norvège, pénurie en Ecosse et en Irlande, production chilienne sans aucun impact sur l’approvisionnement des fumeurs français, sont les facteurs déterminants d’une offre déficitaire.

Dans ce contexte particulièrement adverse, la survie de la filière du fumage de saumon et sa capacité à fournir le marché sont en jeu à très court terme. Cette survie est étroitement conditionnée à la possibilité pour chaque fabricant de répercuter en extrême urgence les hausses de coûts de ses matières premières dans ses prix de vente. Faute de quoi la question de la disponibilité du saumon fumé dans les linéaires pour les consommateurs français se pose dès maintenant et pour Noël.

Le Syndicat national des Industries du Saumon et de la Truite fumés regroupe 11 entreprises et 3200 employés : Aqualande – Bretagne Saumon – Delpierre – Fjord King – Labeyrie – Le Borvo – Ledun Pêcheurs d’Islande – Marine Harvest Kritsen – Moulin de la Marche – Maison Peneau – Société nouvelle Saumonerie St Ferréol.

L'industrie française a produit 31 350 tonnes de saumon fumé et 2 950 tonnes de truite fumée en 2012, pour un CA de 541 millions d'euros. Elle emploie près de 3 200 salariés (1) et généré une activité économique qui fait vivre plus de 7 000 familles en France. En 2012, le marché français était évalué à 38 400 tonnes de saumons et truites fumés, l’importation à 9 500 tonnes et l’exportation à 4 500 tonnes.

Contact Presse STF / ADEPALE : Adocom – 11 rue du Chemin vert – 75011 Paris.
Tel : 01.48.05.19.00 - courriel : adocom@adocom.fr

(1) Equivalent temps plein

Remarque personnelle : Nous ne sommes pas face à une pénurie de saumon frais, mais bien face à un monopole de producteurs de saumon frais qui dicte son prix... Les 5 plus gros éleveurs de saumon contrôlent plus de 50% de la production mondiale de saumon atlantique !..

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Saumon fumé. Le polonais Suempol vient au secours du boulonnais Marcel Baey !

Fin juin 2013, le Syndicat national des industries du saumon et de la truite fumés (STF) lançait un SOS face à la flambée du prix du saumon et à la fermeture des usines de saurisserie (Marine Harvest en Bretagne, Ledun Pêcheurs d'Islande à Fécamp et Marcel Baey à Boulogne)....

Boulogne: Marcel-Baey passe sous pavillon polonais après son rachat par Suempol et cela inquiète…

Le tribunal de commerce a acté la reprise du saleur-saurisseur Marcel-Baey, placé en redressement judiciaire, par un puissant industriel du saumon polonais Suempol. Si plusieurs repreneurs s’étaient manifestés, seul Suempol aurait présenté un dossier solide. Source : Voix du Nord

Remarque pesronnelle : Les boulonnais ont de quoi s'inquiéter. Après le géant polonais Morpol (depuis peu sous le contrôle de Marine Harvest), Suempol est le N°2 européen dans le saumon fumé qui trouve en Boulogne une plateforme de commercialisation sur le plus grand marché de saumon fumé...

A Boulogne-sur-Mer, un fumage traditionel du saumon

Premier pays consommateur de saumon fumé en Europe, la France est reconnue pour le fumage des saumons. Reportage à Boulogne-sur-Mer, où la méthode traditionnelle est toujours de mise.




Marcel Baey le saumon lui doit beaucoup

En 1948, Marcel Baey crée un atelier de salaison maritime à Boulogne-sur-Mer, travaillant l’ensemble des produits issus de la pêche locale ; quelques années plus tard c’est lui qui met au point le fumage du saumon.

La délicatesse de sa chair ainsi fumée va très vite faire de ce produit un « must » très recherché. Le produit va alors se démocratiser avec l’avènement des élevages de Norvège et d’Ecosse et devenir ce met délicat présent toute l’année sur nos tables.


60 ans plus tard le savoir-faire Traditionnel de MARCEL BAEY, plus que jamais d’actualité, vous garantie un saumon de qualité supérieure.

Sélection des meilleures matières premières • Filetage à la main • Salage au sel sec • Fumage en four au bois de hêtre Tranchage à la main • Contrôles renforcés à chaque étape.

Perpétuer la tradition, le savoir faire, rechercher toujours la qualité mais aussi évoluer, développer de nouveaux produits, de nouveaux emballages…

Un challenge que notre équipe s’évertue à relever jour après jour ! Source : Marcel Baey

Les prix des poissons d'importation s'envolent

Saumon, thon, crevettes n'arrivent plus à fournir la demande mondiale. Un problème pour les transformateurs, qui ne peuvent répercuter les hausses de leur matière première.

Source : Ouest France

« 70 % de hausse »

La France consomme tous les ans 120 000 tonnes de saumon frais ou fumé. Inconvénient : elle n'en produit qu'un peu moins de mille tonnes en rade de Cherbourg. La consommation est donc assurée par des importations, principalement de Norvège, poids lourd mondial, avec le Chili.

Longtemps clients privilégiés des Norvégiens, les transformateurs français doivent désormais partager. Chinois et Russes sont gourmands. Les Polonais aussi. « À son entrée dans l'Union européenne, la Pologne achetait environ 6 000 tonnes, contre 110 000 tonnes en 2012 », indique Pierre Commere, du Syndicat national des industries du saumon et de la truite fumés. Conséquence, les cours s'affolent. « Le prix moyen du saumon norvégien à 5,20 € le kilo au premier trimestre, oscille aujourd'hui autour de 6 €. En 2012, nous l'achetions moins de 3,50 €. Soit 70 % de hausse. »

Et les consommateurs ?

De quoi faire paniquer le panier de la ménagère ? « En réalité, ce sont les fumeurs qui font tampon, explique Pierre Commere. Nos contrats avec les grandes surfaces sont négociés sur le long terme. » Et quand il faut répercuter une hausse, les négociations sont âpres « et la mise en application prend parfois six mois. » Conséquence, les entreprises de fumage (3 200 salariés) sont en difficulté. Fermetures, restructurations et mises en redressement judiciaire se multiplient.

Les conserveurs rencontrent les mêmes difficultés. La demande asiatique sur thon est telle que les volumes capturés, pourtant en hausse, ne suffisent plus. Les prix payés aux armements de pêche ont plus que doublé. Or, comme pour le saumon fumé, le poisson constitue entre 60 % et 70 % du produit fini. « Dans le même temps, nos prix de vente n'ont progressé que de 2,5 % », souligne la Fiac (Fédération des industries d'aliments conservés). Leur marge est d'autant plus limitée que le marché intérieur est en recul. « Depuis le début de l'année, la consommation générale est en chute importante », constatait récemment Armand Baudry, PDG de Saupiquet.

Baisse sous criée

Paradoxe, alors qu'il se maintenait à bon niveau depuis trois ans, le prix moyen des espèces débarquées sous les halles à marée est en repli de 5 %. Dans le cas du cabillaud, c'est spectaculaire. La Norvège inonde le marché à bas prix et ses exportations ont augmenté de 63 % depuis le début de l'année. FranceAgrimer, qui observe de près la consommation, note un retour du consommateur vers le poisson entier. Principale raison : il est moins cher. Sous la criée de Boulogne-sur-Mer, le tacaud se négocie à 50 centimes le kilo. Merlan et lieu jaune sont aussi bon marché.

Jean-Pierre BUISSON.

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Le 6 août 2013

Maïsadour. Le secteur agricole se diversifie dans le saumon fumé !

En 2012, le groupe coopératif basque "Lur Berri" met la main sur Labeyrie, numéro 1 français du saumon fumé (1). Quelques mois plus tard, son voisin landais "Maïsadour", classé 16ème groupe coopératif français, se lance à son tour dans la filière poisson....

Groupe Maïsadour : à la base des céréaliers (blé, maïs,...) puis des producteurs de foie gras (N°1 français avec Delpeyrat et Comtesse du Barry)

Le Groupe Coopératif Maïsadour en quelques chiffres (Rapport d'activité 2011/2012) :
- Chiffre d'affaires : 1,370 milliard € sur 10 métiers
- Résultat : + 12,3 millions €
- Marge Brute d'Autofinancement : 47 millions € (3,4 % du CA)
- Effectif total Groupe : 5 000 salariés
- 8000 agriculteurs

Après un coup d'essai suite à l'acquisition en septembre 2012 de la saumonerie Saint-Ferréol en Auvergne, le Groupe Maïsadour se lance à la conquête du marché du saumon fumé estimé à plus de 500 millions d'euros dans l'hexagone avec sa propre marque "Delpeyrat". Le landais Maïsadour défie le basque Lur Berri sur le marché du saumon fumé ?

Acquisition et prétention du Groupe Maïsadour

Août 2013. Achat des deux sites français du groupe norvégien Aker Seafoods : Viviers de France à Castets (Landes) et Viviers Marins à Boulogne/mer.... Ces deux sociétés emploient 230 personnes et transforment près de 15.000 tonnes de poisson par an, dont 8.000 de saumon et 3.000 de truite d'Aquitaine. Soit un chiffre d'affaires additionnel de 75 millions d'euros pour Delpeyrat, qui vient concurrencer de plus en plus frontalement son grand rival Labeyrie....

Dépôt d'une offre d'achat pour l'unité "Saumon" de Ledun Pêcheurs d'Islande, société de Cany-Barville, près de Fécamp, qui transforme 3.000 tonnes de poisson par an, et actuellement placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce du Havre.

Le directeur général du groupe coopératif landais Maisadour, Thierry Blandinières, explique que Maisadour s'est lancé il y a un an sur le marché du saumon fumé en France en rachetant une petite entreprise en Auvergne  en commercialisant des produits sous la marque Delpeyrat et ça marche très bien : l'entreprise fait 10 millions d'euros de chiffre d'affaire. Maisadour voit donc dans ce marché, qui représente aujourd'hui 450 millions d'euros en France, un relais de croissance supplémentaire pour que le groupe continue à grandir, avoir une taille critique suffisante, pour rester indépendant sur le marché français et européen.

Vecteur de développement pour les années à venir, le marché du saumon fumé en grandes surfaces, beaucoup moins saisonnier que celui du foie gras, est de plus en plus aux mains des marques de distributeurs (65 % de part de marché). Mais Delpeyrat estime avoir une belle opportunité devant lui, en relevant la qualité et en jouant la carte du « saumon supérieur ».


 







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Le 17 août 2013

Manuel du saumon d’élevage 2012

 Salmon Farming Industry Handbook 2012


Marché européen du saumon fumé

Le marché européen du saumon fumé s’élevait à 150.000 tonnes en 2011. La France et l'Allemagne sont les deux plus grands marchés. La quantité de matière première nécessaire à cette production était d'environ 250.000 tonnes de saumon éviscéré, en hausse de 8% depuis 2009.


Les dix plus grands fabricants de saumon fumé en Europe ont une part de marché cumulée d'environ 55 à 60%. La production se fait principalement en Pologne, France, Royaume-Uni, Pays baltes, Allemagne et Pays-Bas.

Après l'acquisition de la société allemande Laschinger, Morpol est devenu le plus grand producteur de saumon fumé en Europe. Basée en Pologne, cette société vend une grande partie de sa production sur le marché allemand.

Labeyrie est le deuxième producteur. Cette société française vend la plupart de ses produits en France, mais également au Royaume-Uni, Espagne, Italie et Belgique.

Pour en savoir plus sur l'industrie du saumon, télécharger le document du leader mondial Marine Harvest : Salmon Farming Industry Handbook 2012

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Le 21 août 2013

Lur Berri / Maïsadour :  Deux groupes coopératifs agricoles pour le leadership du saumon fumé

Début 2012, le groupe coopératif basque Lur berri est devenu le numéro 1 français (n°2 européen) du saumon fumé en prenant le contrôle de Labeyrie. Son voisin landais, Maïsadour, se lance à son tour à la conquête d'un marché évalué à plus de 550 millions d'euros en France avec sa propre marque : Delpeyrat... Rachat d'un fumeur auvergnat en septembre 2012, des Viviers de France (truite fumée)...

La bataille pour le leadership sur le marché du saumon fumé en France passera par le rachat de la société normande Ledun Pêcheur d'Islande (LPI), numéro 4 français....

Cany-Barville : deux dossiers de reprise pour l'entreprise Ledun Pêcheurs d'Islande

Les demandes seront examinées vendredi 23 août par le tribunal de commerce du Havre. Le pôle de transformation du saumon de la société Ledun a été placé en redressement judiciaire en juin

Source : France 3 par Sylvie Callier

Les sociétés Delpeyrat et Labeyrie renommées dans la transformation du saumon sont candidates à la reprise de la société cauchoise.

La société Delpeyrat propose la reprise des 2 pôles de fabrication de Cany-Barville, saumon et crevettes.
La société Labeyrie est intéressée par le pôle saumon. Son dossier de reprise a été déposé après le délai fixé par le tribunal de commerce

Ledun Pêcheurs d'Islande emploie 220 personnes à Cany-Barville. Les origines de cette entreprise remontent à 1872.


Le marché du saumon fumé en Europe

The most common secondary processed product based on Atlantic salmon, is smoked salmon. The European market for this product was 160,000 tonnes product weight (PW) in 2012, where France and Germany were the largest markets. The amount of raw material needed for this production was around 258,000 tonnes HOG, up 11.5% since 2009.

The ten largest producers of smoked salmon in Europe are estimated to have a joint market share of more 60%. The production is mainly done in Poland, France, UK, Baltic states and the Netherlands.

After the acquisition of the German company Laschinger, Morpol is the largest producer of smoked salmon in Europe. Morpol is based in Poland and is selling most of its production to the German market. (Fin 2012 Marine Harvest a pris le contrôle de Morpol ndlr).

Labeyrie is the second largest and sells most of its products to France, but are also found in UK, Spain, Italy and Belgium. Marine Harvest has its smoked salmon production in France (Kritsen) and in Belgium (La Couronne). Marine Harvest sells its smoked salmon in France, Italy and Belgium. Marine Harvest has acquired about 87% of the shares in Morpol and is awaiting the outcome of a competition authority filing (expected during Q3 2013). Source : Salmon farming industry handbook 2013

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Marine Harvest n'exclut pas des acquisitions

(Ndlr Marine Harvest vise notamment l'acquisition des deux fermes chiliennes du groupe Pescanova au bord de la "faillitte")

Source : Les Echos

Marine Harvest, numéro un mondial de l'élevage de poissons, a fait état jeudi d'un bénéfice opérationnel multiplié par près de quatre, tout en disant que sa trésorerie abondante lui permettrait à la fois d'augmenter ses dividendes et de financer des acquisitions.

Le groupe norvégien tenait ses propos deux mois après avoir renoncé à son offre de rachat sur Cermaq, un de ses principaux concurrents, nationalisé fin juin par Oslo. (voir )

Marine Harvest a noté que le cours record du saumon, qui est le fait d'une baisse temporaire de l'offre mondiale, et un bond attendu de ses volumes vendus l'année prochaine lui donneraient les marges de manoeuvre nécessaires pour aller de l'avant en termes d'investissements et de développement.

"Marine Harvest sera l'un des rares acteurs du secteur qui connaîtra une croissance significative en 2014", souligne le groupe dans un communiqué.

Les éleveurs de poissons vivent une année faste, en raison d'un ralentissement de la croissance de l'offre. Les analystes chez ABG voient ainsi le cours de saumon norvégien atteindre 36,7 couronnes le kilo cette année, contre 26 en 2012. Pour 2014, ils voient le cours à 35 couronnes.

Marine Harvest a revu en baisse sa prévision de production annuelle, à 335.000 tonnes contre une précédente estimation de 350.000, les basses températures en Norvège ayant diminué la taille des poissons.

En 2014, le groupe voit cette production bondir à 390.000 tonnes.

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Le 22 août 2013

Les éleveurs de saumons profitent de la flambée des prix


Source : Le Figaro par Anne de Guigné

Le norvégien Marine Harvest, leader mondial du secteur, quadruple ses résultats grâce à la pénurie d'offre.

Le cercle des amateurs de saumon n'en finit pas de s'élargir, et les prix du poisson de flamber. Les cours ont atteint ce printemps un pic à 18 dollars le kilo, à comparer avec des prix oscillant entre 11 et 12 dollars ces deux dernières années. Les producteurs - plus de 90 % de la consommation de saumon dans le monde provient de l'élevage - se frottent les mains. Le géant norvégien Marine Harvest, numéro un mondial de l'élevage de saumon avec environ 20 % de ce marché, a ainsi publié des résultats «historiques».

L'entreprise, dont le chiffre d'affaires 2012 atteignait près de 2 milliards d'euros, a dégagé au deuxième trimestre un bénéfice opérationnel de 901 millions de couronnes norvégiennes (111 millions d'euros), quatre fois supérieur à celui de la même période de l'an passé. Ces performances lui permettront de se montrer généreux avec ses actionnaires et de financer de prochaines acquisitions, a expliqué la direction.

Pour dégager ces profits, Marine Harvest n'a pas eu besoin de jouer sur le volume. Le groupe a vendu 80.000 tonnes de saumons au deuxième trimestre, contre 99.000 sur la même période, un an plus tôt. Sur l'année, le géant a revu à la baisse sa prévision de production à 335.000 tonnes, contre 400.000 tonnes en 2012.

Risque de pénurie de saumon fumé à Noël

En fait, le norvégien profite à plein du décalage structurel entre l'envol de la demande et la stagnation de la production. Du côté des consommateurs, l'attrait des Européens et Américains pour ce poisson riche en oméga 3, consommé frais ou fumé, ne se dément pas ; et les marchés brésiliens et chinois sont en pleine expansion.

Sur le front de l'offre, selon le rapport de la FAO, l'organisation pour l'alimentation et l'agriculture des Nations unies (ONU), la production mondiale de saumon d'élevage devrait stagner en 2013 à 2 millions de tonnes. La Norvège assure un peu plus de la moitié de cette production.

Les analystes spécialistes du marché du saumon tablent sur une légère baisse des prix à l'automne, quand la filière chilienne augmentera sa production. L'hypothèse d'un nouveau krach des cours, comme au printemps 2011, n'est pas retenue. Les prix avaient alors décroché, suite au retour de la production chilienne, la deuxième mondiale. Après une très grave épidémie, les fermes marines chiliennes avaient en effet quasiment fermé entre 2007 et 2009, laissant la Norvège maîtriser seule le marché.

Ces prix élevés ne sont pas encore répercutés aux consommateurs finaux, mais ils menacent l'ensemble des filières de transformation. En France, premier pays européen consommateur de saumon fumé, le Syndicat national des industries du saumon et de la truite a tiré la sonnette d'alarme fin juin, après la fermeture de plusieurs usines. Entièrement dépendante de l'approvisionnement norvégien, la filière française réclame de pouvoir répercuter immédiatement la hausse de ses matières premières dans son prix de vente. Le syndicat a déclaré craindre une possible pénurie de saumons fumés pour Noël.

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Marine Harvest multiplie son bénéfice par quatre… deux mois après la fermeture de sites français

Source : LSA par Julie Delvallée

Le numéro un mondial du saumon vient d’annoncer un bénéfice net en nette augmentation, et se dit prêt à financer des acquisitions.

La pilule doit être amère, à Châteaugiron (35) et à Poullaouen (29). Marine Harvest y a fermé deux de ses neuf sites français et a ainsi licencié 405 salariés. En cause : le prix du saumon en forte hausse, qui a contraint l’entreprise à arrêter, entre autres, ses activités sur les produits premiers prix. C’était au mois de juin.

Deux mois plus tard, le leader mondial du saumon fait état d'un bénéfice opérationnel multiplié par près de quatre, tout en disant que sa trésorerie abondante lui permettrait à la fois d'augmenter ses dividendes et de financer des acquisitions, selon des propos mentionnés par Reuters. Le résultat net du groupe s’élève à 2,4 milliards de couronnes norvégiennes, soit 303 millions d’euros.

Révision à la baisse de la production

Marine Harvest indique que le cours record du saumon, qui est le fait d'une baisse temporaire de l'offre mondiale, et un bond attendu de ses volumes vendus l'année prochaine lui donneraient les marges de manoeuvre nécessaires pour aller de l'avant en termes d'investissements et de développement. Marine Harvest a revu en baisse sa prévision de production annuelle, à 335.000 tonnes contre une précédente estimation de 350.000, les basses températures en Norvège ayant diminué la taille des poissons.

En 2014, le groupe voit cette production bondir à 390.000 tonnes.

Les industriels du saumon subissent un contexte difficile avec une hausse des couts des matières premières, conséquence d’une baisse de l’offre mondiale

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Le 24 août 2013

Le prix du poisson se joue à la bourse d'Oslo !

Ne tournons plus autour du prix du poisson !

En France, les cours du poisson frais à l'étal se jouent dorénavant à la bourse d'Oslo et à la bourse du Saumon de Bergen...

Bourse d'Oslo : Oslo Børs

Bourse du saumon : Fish Pool à Bergen

Saumon + Cabillaud (de Norvège) représentent plus de 30% du poisson frais acheté au détail par les ménages français...

Les principaux producteurs norvégiens sont cotés à la bourse d'Oslo : Marine Harvest, Lerøy Seafood, Salmar, Cermaq, Greig Seafood, Norway Royal Salmon, Havfisk (ex Aker Seafoods), Austevoll Seafood,... Et ils sont tous en Vert : Zone bourse et ils rêvent en Vert : GIS / ASC

Premières explications sur la chute des prix dans les criées bretonnes... 

Norvège : Volonté des actionnaires d'engranger des super profits... Pénurie fictive ou organisée de saumon (1)... Flambée des cours du saumon à la Fish Pool...

France : Hausse modérée des prix du saumon au détail... GMS : report des marges sur le poisson hexagonal... Baisse des cours en criée... Avec l'impact des captures exceptionnelles de cabillaud en mer de Barents....

Pour y voir plus clair, le suivi des marges et des prix du poisson promis par FranceAgriMer serait d'un grand secours... A condition de bien séparer le poisson local du poisson importé... Certains analystes proposent même de mettre le saumon totalement à part...

Il est clair qu'il y a "Entente" sur les prix du saumon entre les 5 plus gros producteurs de saumon d'élevage (qui représentent près de 50% de la production mondiale de saumon atlantique Salmo salar). Une entente des actionnaires pour faire des profits après une année de "vache maigre". En langage boursier : Profit = Hausse des cours du saumon !


Pour en savoir plus sur l'industrie du saumon, Marine Harvest édite tous les ans un manuel à l'usage des actionnaires : Salmon farming industry handbook 2013

(1) Précieuses licences d'exploitation au compte-goutte...

Norvège (juillet 2008) - La croissance du secteur (aquacole ndlr) semble sans limite. Il y a en tout cas de la place pour implanter de nouveaux élevages. « Si on met toutes les fermes marines de Norvège côte à côte, leur superficie ne dépasse par celle de l'aéroport d'Oslo ! », fait valoir Johan Kvalheim. Le gouvernement délivre les précieuses licences d'exploitation au compte-goutte, après étude de l'impact de l'élevage sur la zone d'implantation. Les licences sont un moyen de gérer le marché en régulant la production. Le secteur devrait buter un jour sur la contrainte de l'alimentation, mais cela ne semble pas pour tout de suite. « Dans les dix ans, la production aquacole peut facilement doubler », pronostique Bjørn Eirik Olsen, à Nofima. D’après Usine Nouvelle (17 juillet 2008) : Les Norvégiens, champions du poisson d'élevage

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Le 27 août 2013

Norvège : Modification de la loi sur l'aquaculture

Source : Ubifrance / 10/06/2013

Contact : Véronique Minassian, Ingrid Helle (Revue de presse de l'Ambassade de France en Norvège)
  
Le Parlement norvégien modifie aujourd’hui la loi sur l’aquaculture qui empêchait jusqu’à présent les éleveurs de posséder plus de 25 % du stock de poisson pour l’augmenter à 40 %.

Ce changement intervient à la suite d’une décision de l’ESA, organe de surveillance des pays de l’AELE, l’été dernier selon laquelle la loi norvégienne était contraire au principe de liberté des services et de liberté d’entreprendre. Klassekampen intitule cette réforme « Lex Fredriksen » car l’armateur et investisseur John Fredriksen et sa société d’élevage de saumon Marine Harvest avaient poursuivi la Norvège devant l’ESA à ce propos.


Marine Harvest a maintenant le champ libre. Le numéro 1 mondial du saumon peut dorénavant racheter ses concurrents ou alors demander de nouvelles concessions....

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Norvège : Mise en garde contre le saumon d'élevage

Source : Ubifrance 

Des professeurs et chercheurs en médecine mettent en garde contre la consommation, notamment par les enfants et les femmes enceintes, de saumons d’élevage à cause de leur alimentation contenant des substances toxiques.

Selon Mme Anne-Lise Bjørke Monsen,consultant senior à l'hôpital universitaire Haukeland, il est difficile d’identifier les effets de ces éléments toxiques et de savoir combien de temps ils restent dans le corps. Alors que l’Association nationale de l’aquaculture estime qu’il faut suivre ces conseils, la ministre de la Pêche et des Affaires côtières Lisbeth Berg-Hansen déclare à la presse en ligne qu’il faut au contraire manger davantage de produits de la mer.

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Norvège : Peu importe l’alimentation des poissons

Source : Ubifrance le 28/05/2013

Les consommateurs norvégiens ne se préoccupent que de ce qui se trouve dans le poisson qu’ils consomment, et non de l’alimentation à laquelle est soumis ce poisson avant d’arriver dans leur assiette.

Les grands groupes de distribution, et notamment NorgesGruppen, disent ne pas s’en inquiéter non plus, faisant confiance aux pouvoirs publics pour que les exigences quant à l’alimentation des poissons d’élevage permettent d’obtenir des poissons sains pour le consommateur.

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Norvège. Exportations à la hausse

Source : Norge / Savoirfairesavoir

Alors que les produits de la mer de Norvège avaient connu une baisse de leurs exportations en 2012, pour la deuxième année consécutive, après sept ans de croissance constante, la tendance est repartie à la hausse au premier semestre 2013.

Les produits de la mer en provenance de Norvège se portent bien. Le mois de juin leur a même été particulièrement profitable puisque l’industrie des produits de la mer de Norvège a enregistré une hausse des exportations de 6 % en valeur par rapport à juin 2012. Dans l’ensemble, les exportations ont même progressé de 7,2 % au cours du premier semestre 2013, soit un total de 3,4 milliards d’euros.

Une hausse due notamment « à l’augmentation des exportations de Truite de Fjord et de saumon, qui totalisent 2,3 milliards d’euros », selon Terje E. Martinussen, directeur général du Centre des Produits de la Mer de Norvège.
Le Saumon de Norvège, produit phare, représente à lui seul 65 % de l’ensemble des exportations en cette première moitié de l’année. Il atteint une valeur d’exportations de 2,2 milliards d’euros, soit une augmentation de 25 % (433 millions d’euros) par rapport à l’année précédente, malgré un volume légèrement à la baisse.
La France est le plus gros marché pour le saumon norvégien au premier semestre, avec 60 000 tonnes importées.

D’autre part, « le volume des exportations de Cabillaud de Norvège n’a jamais été aussi élevé, avec une augmentation de 20 %, soit près de 37 000 tonnes, explique Ove Johansen, directeur de branche du Centre des Produits de la Mer de Norvège. Mais, remarque-t-il, les prix n’ont pas été aussi bas depuis 1997 ».

Les exportations de cabillaud, de leu noir et d’églefin de Norvège frais, quant à elles, ont représenté un peu moins de 140 millions d’euros, soit une augmentation de 22 % (25,9 millions d’euros) par rapport au premier semestre 2012. Pour le cabillaud frais, le volume des exportations a doublé par rapport au premier semestre 2012 et atteint 36 586 tonnes, tandis que le prix moyen a diminué de 24 %.

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La France a importé 60 000 tonnes de saumon norvégien au 1er semestre 2013

Source : Agrobusiness

Produits de la mer : la Norvège bat des records d’exportation

Au premier semestre 2013, l’industrie norvégienne des produits de la mer a enregistré une hausse de 7,2% du montant de ses exportations à 3,4 milliards d’euros (par rapport à la même période 2012)....

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Les prix du saumon appelés à demeurer élevés

Source : Agraalimentation

Alors que les industriels français du saumon ont lancé au début du mois un cri d’alarme face à la flambée des cours, le rapport publié le 18 juillet par la Rabobank ne va pas les rassurer. La banque hollandaise estime qu’en 2013 la production de saumon dans l’Atlantique connaîtra seulement une faible croissance, comprise entre 1 et 2%, la production norvégienne se contractant même de 2 à 3%. La croissance de la demande sera en revanche assez soutenue et les prix sont donc appelés à rester fermes. À l’inverse, la production du Chili devrait progresser de 20% en 2013. Cette performance sera toutefois moindre qu’espéré pour des raisons sanitaires et financières. Elle devrait ensuite marquer le pas entre 2014 et 2016, mais à plus long terme ses possibilités de croissance sont importantes, analyse la Rabobank. Le pays devrait être en mesure d’éviter les crises sanitaires (virus ISA) qui l’ont affecté en 2008, très violemment, et en 2013, de façon plus limitée. Les nouvelles normes mises en place par les autorités de régulation devraient y contribuer et le Chili sera en mesure de faire face à la demande grandissante de l’Asie.

Une aubaine pour la Norvège

Cette pénurie de saumon fait le bonheur des Norvégiens. Selon les chiffres publiés ce 23 juillet par le Centre des produits de la mer de Norvège, sur les six premiers mois de 2013, les exportations des produits de la mer de Norvège atteignent 3,4 milliards d’euros. Le saumon, produit phare, représente à lui seul 65% de l’ensemble des exportations en cette première moitié de l’année. Il atteint une valeur d’exportations de 2,2 milliards d’euros, soit une augmentation de 25% par rapport à l’année précédente malgré un volume légèrement à la baisse. Les résultats du mois de juin ont été particulièrement remarquables, avec une hausse de la valeur des exportations de 6% par rapport au mois de juin 2012. La France est le plus gros marché pour le saumon norvégien au premier semestre, avec 60 000 tonnes importées.

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Le 28 août 2013

"Il y a un état d’urgence sur le saumon fumé", selon Vincent Truelle

Vincent Truelle, directeur général de l’Association des entreprises de produits alimentaires élaborés (Adepale)

Source : Usine Nouvelle par Adrien Cahuzac - Publié le 23 août 2013

ENTRETIEN  Envolée des cours du saumon, manque de disponibilité... Résultat : plusieurs usines ont fermé en France depuis le début de l’année. Le mouvement redistribue les cartes entre les industriels. Vincent Truelle, le directeur général de l’Association des entreprises de produits alimentaires élaborés (Adepale), à laquelle adhère le Syndicat national des industries du saumon et de la truite fumés (STF*), revient sur les raisons du déclenchement de la guerre du saumon fumé.

L’Usine Nouvelle - Comment expliquez-vous la flambée des prix que connaît actuellement le secteur du saumon ?

Vincent Truelle - Nous sommes devant une situation assez classique dans l’agroalimentaire : il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande. La production mondiale de saumon, assurée majoritairement par la Norvège est à peu près au même niveau qu’en 2012. Les conditions climatiques n’ont pas été propices aux conditions d’élevage cet hiver. Or, la consommation mondiale ne cesse de progresser, particulièrement au Brésil et en Chine.

Le saumon norvégien, qui assure 69 % de la consommation française de saumon fumé, a vu son prix grimper de 70 % en quelques mois, passant de 3,50 euros/kg en février 2012 à 6,00 euros/kg ! Parallèlement, la consommation de saumon fumé ne faiblit pas en Europe, et principalement en France, premier pays consommateur. Elle a progressé de 2 % en 2012 à 36200 tonnes.

Est-ce que cela explique les difficultés des industriels depuis quelques mois, comme Marine Harvest, Marcel Baey et Ledun Pêcheurs d’Islande, qui ont annoncé des fermetures d’usines en France ?

Le contexte est très défavorable pour les entreprises de transformation. Elles sont dans l’incapacité de répercuter les hausses à la distribution. Aucune entreprise ne peut absorber 70% de hausse sur le coût de sa matière première. La concentration de la production en amont les pénalise et participe à la volatilité des cours. Il y a urgence à ce que la distribution accepte des hausses de prix pour garantir la survie des entreprises. Nous espérons que la nouvelle loi Hamon sur la Consommation facilitera la répercussion des hausses de matières premières. Faute de quoi la question de la disponibilité du saumon fumé dans les linéaires pour les consommateurs français risque de se poser pour Noël.

Des groupes annoncent pourtant des profits records. Marine Harvest a publié un résultat opérationnel multiplié par quatre sur le second trimestre… Pourquoi ?  

Je ne peux pas parler pour nos adhérents, mais les résultats de certaines entreprises dépendent aussi de toute la partie amont, liée à l’élevage puis à la vente de poissons. Marine Harvest pèse 20 % de la production norvégienne de poissons. 

Comment expliquez-vous que ces fermetures d’usines aiguisent l’appétit d’autres groupes, comme Delpeyrat, qui vient de racheter début août les activités de Norway Seafoods et vient de faire une offre sur Ledun Pêcheurs d’Islande (LPI) en Normandie ?  Il n’y a pas le même empressement dans la filière avicole ou porcine…

Dans certaines filières d’élevage en France, il y a de la surcapacité par rapport à la demande. Dans le saumon fumé, c’est le phénomène inverse. La demande est supérieure à l’offre. Il n’y a pas de raison que cela change dans les prochains mois. La consommation va rester soutenue. Certains opérateurs voient là une occasion de renforcer leurs parts de marché. C’est un peu un pari sur l’avenir qu’ils font.  

Propos recueillis par Adrien Cahuzac

*Le syndicat STF rassemble 11 entreprises qui représentent 90 % des ventes de saumons et truites fumés en France.

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Le 31 août 2013

« Nous participons à la restructuration de la filière poisson »

Thierry Blandinières, directeur général de Maïsadour et PDG de Delpeyrat

En février 2013, Delpeyrat se fixait un objectif de 1000 à 1500 tonnes de saumon fumé d'ici 3 à 5 ans (LSA : Après le caviar, Delpeyrat se lance sur le marché du saumon fumé).

Tout s'est accéléré en ce mois d'août. Reprises coup sur coup, des sites de transformation du norvégien Norways Seafood et ceux du normand Ledun Pêcheurs d'Islande. Dès lors, Delpeyrat peut miser sur 4000 tonnes de saumon fumé... Plus crevette, plus poisson blanc, plus truite fumée...

En moins d'un an, le groupe coopératif Maïsadour -au départ des maïsiculteurs du Sud-Ouest- devient l'un des leaders de la filière poisson en France....

Cany-Barville (76) : la société Ledun Pêcheurs d'Islande reprise par Delpeyrat

Un soulagement pour les 214 salariés des deux sites spécialisés dans le saumon et les crevettes. Delpeyrat,  groupe connu pour ses produits du sud/ouest veut se diversifier dans le saumon fumé

Source : France 3 Haute Normandie par Sylvie Callier

Delpeyrat était en concurrence avec Labeyrie pour la reprise du site Ledun de Cany-Barville.  Deux grands noms intéressés par un savoir-faire qui remonte à 1872 dans la région de Fécamp. Le redressement judiciaire avait été prononcé en juin dernier.  Les salariés redoutaient une reprise partielle. Ce sont finalement les deux sites, saumon et crevettes, qui sont repris avec tout l'effectif.

Reportage de G. Archiapati et O. Flavien à Cany Barville

Delpeyrat se fait un nom… dans le saumon

Avec l’acquisition, hier, de Pêcheurs d’Islande, le groupe landais conforte son pôle maritime et hisse ses prétentions au niveau de son grand voisin Labeyrie.

Source : Sud Ouest

Si incroyable que cela puisse paraître, le groupe Maïsadour et sa filiale Delpeyrat ont créé en l’espace d’un mois un pôle maritime qui fait désormais d’eux l’un des premiers acteurs français du saumon frais, du saumon et de la truite fumés, du poisson blanc frais et de la crevette, vendus dans les rayons de la grande distribution.

C’est un relais de croissance supplémentaire qui vient s’ajouter à l’éventail des productions de la coopérative landaise (1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires) originellement fondée sur la culture du maïs et sa valorisation à travers la volaille et le canard gras.

4 000 tonnes à la barre

Le coup était parti timidement, il y a un an à peine, avec la reprise de la petite saumonerie (Label rouge) Saint-Ferréol, à Brioude, en Haute-Loire. « Mais cela nous a permis de comprendre le marché », explique Thierry Blandinières, directeur général de Maïsadour et PDG de Delpeyrat.

Puis, au début de ce mois d’août, tout s’est accéléré. Au terme de longues négociations, la SA MVVH (commune à Maïsadour, à Vivadour et à Val de Sèvre Holding) a pu acheter Viviers de France (75 millions d’euros de chiffre d’affaires, 230 salariés), jusqu’alors propriété du groupe norvégien Norway Seafoods. Soit deux usines, l’une à Castets (40), l’autre à Boulogne-sur-Mer (62), transformant 15 000 tonnes de poissons par an : 8 000 tonnes de saumon, 3 000 de truite et 4 000 de poisson blanc.

L’offre de Labeyrie écartée

Enfin, hier, le tribunal de commerce du Havre a répondu favorablement à l’offre de Delpeyrat pour la reprise de Ledun Pêcheurs d’Islande, qui était en redressement judiciaire. Cette entreprise, installée à Cany-Barville (76), où elle dispose de deux usines, est spécialisée dans le saumon fumé (environ 4 000 tonnes par an) et la crevette (3 000 tonnes). Elle réalise un chiffre d’affaires annuel de 52 millions d’euros et compte 234 salariés, dont l’emploi sera sauvegardé.

Delpeyrat n’était pas seul à convoiter Pêcheurs d’Islande. Son grand voisin de Saint-Geours-de-Maremne (40), Labeyrie Fine Foods, filiale du groupe basque Lur Berri, était aussi sur les rangs. En février dernier, le groupe avait déjà mis la main sur l’activité hareng de l’entreprise normande. Et il voyait donc là une belle occasion de conforter son leadership national dans le saumon fumé, où, à travers ses marques Labeyrie et Delpierre, il représente près de 30 % de parts de marché. Mais le tribunal en a décidé autrement, et, par conséquent, Labeyrie voit surgir un redoutable concurrent à sa porte.

En l’absence de son président, Xavier Govare, Labeyrie Fine Foods n’a pas souhaité réagir hier. En revanche, du côté de Maïsadour-Delpeyrat, on ne s’en est pas privé. « Pour nous, c’est un enjeu stratégique, affirmait Thierry Blandinières. Le saumon entre tout à fait dans l’univers alimentaire festif haut de gamme du Sud-Ouest que nous développons autour du foie gras et du jambon de Bayonne. »

D’autant que les perspectives de marché semblent bonnes : « La consommation de poisson est en plein essor, tant au niveau français que mondial, la tendance par rapport à la viande rouge lui est favorable. » La progression de la consommation de saumon a toutefois pour effet un renchérissement de la matière première, dont la production reste stable dans les fermes aquacoles de Norvège. Ce sont elles, principalement, qui alimentent les unités de transformation françaises ; avec, à un degré moindre, les fermes écossaises.

Des occasions

Dès lors, un certain nombre de transformateurs nationaux se sont trouvés en difficulté, parce que, précise Thierry Blandinières, « ils ne sont pas parvenus à répercuter la hausse du prix du saumon auprès de la grande distribution ».

C’est ainsi que Delpeyrat et d’autres ont pu récupérer des entreprises à la barre des tribunaux de commerce. « Nous participons à la restructuration de la filière poisson », justifie-t-il. Mais ne craint-il pas les mêmes effets ? « Les distributeurs ont accepté une hausse de 10 % en juin, et 10 % supplémentaires sont prévus en septembre. Disons que nous arrivons au bon moment » !

La carte que joue Delpeyrat dans cette affaire est celle de la « notoriété » associée à sa marque, pour lui permettre de bien valoriser le produit, souligne le président de Maïsadour, Michel Prugue. La qualité et la traçabilité seront des éléments mis particulièrement en avant auprès du consommateur. « Nous accordons la plus grande vigilance à la traçabilité de nos produits », affirme Thierry Blandinières. La période des fêtes de fin d’année sera le moment choisi pour le lancement, avec, laisse-t-on entendre, une grosse campagne de communication à la clé.

Le saumon de Normandie sauvé par un canard du Sud-Ouest

Delpeyrat, le spécialiste du canard et des foies gras, qui s'est lancé récemment dans le saumon, a été désigné par le tribunal de commerce du Havre pour la reprise de Ledun Pêcheurs d'Islande (LPI), spécialisé dans le saumon fumé et les crustacés, a annoncé l'entreprise vendredi 30 août dans un communiqué.

Source : Paris Normandie

LPI, dont le siège est à Cany-Barville (Seine-Maritime), réalise un chiffre d'affaires de 52 millions d'euros. Son entrée dans le giron de Delpeyrat permet la sauvegarde des 234 emplois et la relance des deux activités, saumon et crevettes, selon Delpeyrat, filiale du groupe coopératif Maïsadour.

LPI avait été placé en redressement judiciaire le 21 juin.

Delpeyrat a récemment fait l'acquisition de deux sites industriels de Norway Seafoods, spécialistes de la transformation des poissons roses et blancs. Il s'agit des Viviers de France et des Viviers Marins, respectivement à Castets dans les Landes (siège de Norway Seafood en France) et Boulogne-sur-Mer, qui transforment près de 8.000 tonnes de saumons, 3.000 tonnes de truites d'Aquitaine et environ 3.000 tonnes de poissons blancs par an.

Le président de Delpeyrat, Thierry Blandinières, avait justifié ces acquisitions par la volonté de l'entreprise de chercher "ailleurs" que dans le foie gras et les jambons un nouveau relais de croissance. Dans son communiqué, Delpeyrat place sa reprise de LPI sous le signe de la "conquête" dans une "économie marquée par la flambée des cours du saumon et un déséquilibre entre l'offre et la demande".

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1 octobre 2013

La Commission favorable à un quasi monopole norvégien sur le marché européen...

... du saumon et par extension du poisson...

Pas d'objection à l'acquisition de Morpol par Marine Harvest... La Commission Européenne autorise la main-mise de Marine Harvest, N°1 du saumon d'élevage (1/4 de la production mondiale), sur Morpol, N°1 du Saumon fumé...

La CE favorise ainsi la création d'un groupe halio-alimentaire norvégien parmi les 5 premiers dans le monde avec un CA de près de 3 milliards d'euros pour 10.000 emplois...

Seule contrainte de la Commission... Que Marine Harvest cède les élevages de Morpol en Ecosse. Sinon la multinationale norvégienne contrôlerait plus de 50% de la production de saumon écossais !

La Commission envoie un signal fort à Marine Harvest qui a maintenant les mains libres pour restructurer sa production industrielle en France avec la fermeture de deux usines en Bretagne...

Lire : Marine Harvest Bretagne : Dégraissage dans le saumon fumé ?

Communiqué de la Commission Européenne daté du 30 septembre 2013

Concentrations : la Commission autorise l’acquisition du transformateur de saumon Morpol par le salmoniculteur Marine Harvest, sous réserve du respect de certaines conditions

La Commission européenne a autorisé, en vertu du règlement de l'UE sur les concentrations, le projet d’acquisition de Morpol, premier transformateur de saumon de l’Espace économique européen (EEE), par Marine Harvest, principal salmoniculteur de l'EEE, tous deux norvégiens. Cette autorisation est subordonnée à la cession de l'essentiel des activités de salmoniculture de Morpol en Écosse. La Commission craignait que l’opération, telle qu’initialement notifiée, n'entrave de manière significative la concurrence sur le marché de l'élevage et de la transformation primaire du saumon écossais. Les engagements proposés par les entreprises parties à la concentration écartent ce risque.

L’opération envisagée, telle qu'initialement notifiée, aurait réuni deux des principaux éleveurs et transformateurs primaires de saumon écossais. L’entité issue de la concentration aurait détenu des parts de marché importantes et ses concurrents n’auraient pas été en mesure d’exercer une pression suffisante à son égard. L'acquisition aurait probablement conduit à une hausse des prix, ce qui aurait pu, finalement, léser les consommateurs.


L’enquête de la Commission a montré que de nombreux clients avaient une nette préférence pour le saumon élevé en Écosse par rapport au saumon d’élevage produit dans d’autres pays, en particulier en Norvège. La possibilité d'acheter du saumon d'autres origines n'aurait pas été suffisante pour permettre aux clients de déjouer une éventuelle hausse du prix du saumon écossais. De même, faute de capacités de réserve suffisantes, les autres fournisseurs écossais n’auraient pas été en mesure de compenser une telle hausse. Enfin, vu l'importance des obstacles réglementaires à surmonter, il est peu probable qu'un nouveau fournisseur entre sur le marché du saumon écossais dans un avenir prévisible. Les nouveaux arrivants éventuels seraient, en tout état de cause, trop peu nombreux pour que le problème de concurrence constaté puisse être résolu.

Afin de répondre aux préoccupations de la Commission, Marine Harvest s’est engagée à céder l'essentiel des activités de salmoniculture de Morpol en Écosse, plus précisément dans les îles Shetland et Orcades. Ces cessions résolvent le problème de concurrence engendré par la concentration, car elles suppriment en grande partie le chevauchement entre les activités des parties sur le marché en cause.


La Commission en a donc conclu que l'opération envisagée, telle que modifiée par les engagements, ne poserait pas de problème de concurrence. Cette décision est subordonnée au respect des engagements souscrits.

La Commission a également constaté que l’opération ne poserait pas de problème de concurrence en ce qui concerne l’élevage, de même que la transformation primaire et secondaire du saumon norvégien.

L’opération a été notifiée à la Commission le 9 août 2013.

Informations sur les entreprises et les produits

Marine Harvest est une entreprise norvégienne qui élève des saumons et des flétans blancs et propose un large éventail de produits de la mer à valeur ajoutée. Elle exerce des activités d'élevage et de transformation primaire de saumon en Norvège, au Chili, en Écosse, au Canada, en Irlande et dans les îles Féroé.

Morpol est un producteur et transformateur norvégien de saumon. Il produit du saumon d’élevage et offre un large éventail de produits à valeur ajoutée à base de saumon. Il exerce des activités d'élevage et de transformation primaire de saumon en Norvège et en Écosse.

Règles et procédures en matière de contrôle des concentrations

La Commission a pour mission d'apprécier les fusions et les acquisitions entre entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse certains seuils (voir l'article 1er du règlement sur les concentrations) et d'empêcher les concentrations qui entraveraient de manière significative l'exercice d'une concurrence effective dans l'EEE ou une partie substantielle de celui-ci.

La grande majorité des concentrations notifiées ne posent pas de problème de concurrence et sont autorisées après un examen de routine. À compter de la date de notification d’une opération, la Commission dispose en général d’un délai maximal de 25 jours ouvrables pour décider d’autoriser cette opération (phase I) ou d’ouvrir une enquête approfondie (phase II).

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le registre public des affaires de concurrence sur le site web de la Commission consacré à la concurrence, sous le numéro M.6360.

Contacts:

Antoine Colombani (+32 22974513, Twitter: @ECspokesAntoine)

Marisa Gonzalez Iglesias (+32 22951925)

Source : Europa 

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Quimper. Des engagements réclamés à Marine Harvest

Source : Le Télégramme 30 septembre 2013

"Un groupe qui a une très bonne rentabilité financière ne peut pas se permettre de fermer d'un trait de plume deux sites en Bretagne" a indiqué ce midi Guillaume Garot à Quimper à propos de Marine Harvest. En recevant ce matin, la direction du groupe et les syndicats séparément à la préfecture, le ministre délégué à l'agroalimentaire a évoqué un "discours clair, exigeant, ferme". Guillaume Garot a demandé au groupe des engagements sur le plan de sauvegarde de l'emploi concernant la fermeture du site industriel de saumon fumé de Poullaouen. Il a aussi annoncé la création d'un "fonds de revitalisation" abondé par le groupe et des "propositions sur l'avenir industriel du site".

Les engagements de Marine Harvest Kristen

Avec le ministre Guillaume Garot, le président du conseil général Pierre Maille, le président de Poher communauté Christian Troadec et le maire de Poullaouen, Didier Goubil, « nous avons entendu la direction de Marine Harvest Kristen en préfecture de Quimper », écrit le député de la circonscription Carhaix-Châteaulin, Richard Ferrand.

« Nous avons rappelé les souffrances que représente pour les salariés et pour notre territoire la décision du groupe de fermer l'usine de Poullaouen » au printemps 2014 (187 salariés, plus les intérimaires).

Richard Ferrand indique que, devant le ministre et l'ensemble des élus, « la direction s'est engagée » à pérenniser le site de Landivisiau, où des postes pourront être proposés aux salariés de Poullaouen, à mettre en place un accompagnement personnalisé pour chaque salarié licencié et un plan de revitalisation et de réindustrialisation du territoire. « Les services préfectoraux, les élus et les organisations syndicales seront vigilants sur la concrétisation et le respect des engagements pris. »

  
Marine Harvest. La direction prend des engagements

Source : Le Télégramme 1 octobre 2013 - Réagir à cet article

Après la rencontre organisée hier à Quimper avec Guillaume Garot, ministre chargé de l'agroalimentaire, Richard Ferrand a fait le point sur le dossier Marine Harvest via un communiqué. Le député précise qu'avec Guillaume Garot mais aussi Pierre Maille, président du conseil général, Christian Troadec, président de Poher communauté, et Didier Goubil, maire de Poullaouen, « nous avons entendu la direction de Marine Harvest Kritsen » et « rappelé les souffrances que représente pour les salariés et pour notre territoire la décision du groupe de fermer l'usine de Poullaouen ». Richard Ferrand indique également qu'au cours de cette réunion la direction de Marine Harvest s'est engagée « à la pérennité du site de Landivisiau où des postes pourront être proposés aux salariés de Poullaouen », « à un accompagnement personnalisé de chaque salarié frappé par un licenciement » et « à un plan de revitalisation et de réindustrialisation de notre territoire ». Le député, qui se dit « personnellement mobilisé aux côtés des représentants du personnel pour maintenir l'effort auprès du groupe qui doit réparer tous les préjudices qu'il crée par la décision réaffirmée de son départ », affirme que « les services préfectoraux, les élus et les organisations syndicales seront vigilants sur la concrétisation et le respect des engagements pris ».

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Le 14 octobre 2013

Brest. Manifestation des salariés de l’agroalimentaire, ce lundi, à l’aéroport

Source : Ouest-France

Les syndicats CGT et FO agroalimentaire de chez Doux, de Gad et d’autres entreprises appellent à un rassemblement tôt, ce lundi matin, à l’aéroport de Brest (Finistère).

« Tous les salaries sont concernés, soutient Nadine Hourmant. On est tous dans le même bateau. » La syndicaliste fustige le discours du gouvernement après la chute de Gad, vendredi. « 87 personnes sur les 1 000 personnes licenciées chez Doux ont trouvé un emploi. Que le gouvernement arrête de nous dire n’importe quoi. Nous voulons du travail. Ils ont trouvé de l’argent pour les banques quand il fallait ! Et ils n’en trouvent pas pour l’agroalimentaire ? Nous n’avons aucune envie d’aller à Pôle emploi. Même si nos emplois sont difficiles, nous y tenons. Le boulot des élus politiques est bien d’accompagner, que l’argent aille pour moderniser l’outil et former les salariés. Et que nous puissions contrôler le parcours de cet argent. »

« Derrière Pôle emploi, le RSA »

Nadine Hourmant ajoute : « Derrière Pôle emploi, c’est le RSA… Je sais la détresse. Que les gens soient conscients de ce qui se passe. Il faut privilégier l’être humain. Qu’on arrête de nous jeter comme des mouchoirs. Et la ministre Marylise Lebranchu qui réagit le dernier jour pour Gad ! On ne peut pas digérer cela. »

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Nouvelle saignée dans l'agroalimentaire breton

Source : Le Monde par Laurence Girard

Un léger tremblement de terre a secoué la pointe bretonne, vendredi 11 octobre. Heureusement, sans gravité. Mais une autre secousse, plus forte celle-là, a de nouveau bousculé le tissu social breton. Avec pour épicentre le Finistère.

Près d'un millier d'emplois vont être supprimés dans les abattoirs de porcs Gad. Le verdict, attendu, a été prononcé par le tribunal de commerce de Rennes, vendredi 11 octobre. En approuvant le plan de continuation de Gad, placé en redressement judiciaire, le tribunal a prononcé la fermeture de l'abattoir de Lampaul-Guimiliau, dans le Finistère, mais aussi du siège de Gad, également dans ce département, et d'un autre site à Saint-Nazaire. Seul l'abattoir situé à Josselin, dans le Morbihan, poursuivra son activité.

Les salariés de Lampaul, qui attendaient que le couperet tombe en faisant blocus devant leur usine, depuis jeudi, ont été rejoints par les employés de l'usine voisine du charcutier Jean-Caby. Ces derniers ont appris, eux aussi vendredi, qu'ils allaient subir une restructuration. L'entreprise veut sous-traiter son activité de désossage, ce qui devrait conduire à une suppression de 80 postes sur un total de 500.

Juin 2012, Début de la série noire

La saignée se poursuit donc dans l'agroalimentaire breton. La liste des fermetures de sites ne cesse de s'allonger. La série noire a débuté en juin 2012, avec l'annonce de la faillite du volailler Doux. L'entreprise a, depuis, supprimé un millier d'emplois. En juin 2013, c'était au tour du leader mondial du saumon, la société norvégienne Marine Harvest, de dévoiler son projet de fermetures de deux sites. L'un à Poullaouen, près de Carhaix, dans le Finistère, l'autre à Châteaugiron, en Ille-et-Vilaine. Ils devraient fermer au printemps 2014. A la clé, plus de 400 emplois supprimés.

La coopérative Cecab, connue pour sa marque de conserves d'aucy, premier actionnaire de Gad, a aussi prévu la fermeture début 2014 d'une usine de transformation de légumes de sa filiale Boutet-Nicolas, à Rosporden (Finistère). Elle emploie 140 salariés permanents et près de 200 saisonniers. "On peut estimer à 3 500 le nombre d'emplois directs menacés dans l'agroalimentaire breton", affirme Jean-Luc Feillant, chargé de l'agroalimentaire à la CFDT Bretagne.

D'autres sociétés sont dans une situation financière délicate. A l'instar du concurrent de Doux sur le marché de la volaille exportée, Tilly-Sabco. Il emploie près de 400 personnes à Guerlesquin, dans le Finistère.

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Peut-on parler de crise du "modèle breton" ? "L'agroalimentaire en Bretagne s'est développé dans les années 1960-1970, passant de l'artisanat à l'industrie. Maintenant, une page se tourne. Face à la mondialisation, des zones comme le Finistère ne sont pas prêtes", affirme Christian Troadec, maire de Carhaix. Il fustige la société Marine Harvest, qui "affiche des bénéfices et préfère investir en Pologne où les salaires sont moins chers". "Ils se conduisent comme des requins", ajoute-t-il.

Sa commune a tout fait pour accueillir le chinois Synutra, qui a signé un accord d'approvisionnement en lait breton auprès de la coopérative Sodiaal et s'apprête à construire deux tours de séchage. M. Troadec milite pour un modèle plus souple et plus réactif avec de plus grands pouvoirs donnés aux régions. "Le vieux carcan de l'Etat français est dépassé", déclare-t-il.

Des manifestations prévues

Le mécontentement contre l'Etat se cristallise dans un front commun d'élus, de salariés comme d'agriculteurs ou de transporteurs pour rejeter l'écotaxe poids lourds en Bretagne. Des manifestations sont prévues, le 12 octobre, sur les lieux d'implantation des portails censés permettre de prélever cette taxe.

Le syndicat FGTA-FO a décidé d'une action collective des salariés des entreprises Gad, Doux, Tilly-Sabco et Marine Harvest, le 14 octobre. Il menace de bloquer l'aéroport de Brest. Nadine Hourmant, déléguée FO de Doux, s'interroge "sur le mutisme des pouvoirs publics alors que l'hécatombe continue".

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault, pris à partie par les salariés de ces entreprises et par les éleveurs lors de sa visite au salon Space à Rennes, en septembre, avait annoncé un plan spécifique pour la Bretagne, formalisé d'ici la fin de l'année.

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Labeyrie. New article [B.M-D.]

Labeyrie propose une nouvelle gamme Sélection de trois références de saumons fumés élevés dans les Highlands d’Ecosse. Les plateaux de 8 tranches déclinent ce saumon garanti jamais congelé en « finement glacé », tranché fin ou classique (PMC de 13,99 € les 220 à 270 g, avec intercalaires).

Source : Linéaires 

Après une saison festive plutôt réussie et des volumes en hausse de 14 % à 57 tonnes, les Tentations de Labeyrie sont reconduites pour une troisième année. De cinq recettes, elles passeront cependant à quatre : baies roses & fine champagne ainsi que 4 agrumes sont remplacées par une référence baies roses et pavot (prix marketing conseillé de 10,49 € les 6 tranches, 230 g).

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L’inoxydable Robert Labeyrie

L’homme de Saint-Geours-de-Maremne, très attaché à ses amis et au pays, a 90 printemps. Portrait.

Robert Labeyrie doit sa fortune au foie gras et au saumon.

Source : Sud Ouest

D’autres, dans notre région, ont vendu leur entreprise à prix d’or et sont partis en Suisse pour échapper à l’impôt. Robert Labeyrie fut encouragé à les imiter. « Je préfère payer en France et rester avec mes copains, ma ferme, mes pins, mes œuvres d’art, mes poules et mes œufs », confie, serein, le Landais de Saint-Geours-de-Maremne qui possède un gros patrimoine immobilier à Bordeaux, à Biarritz, à Paris et en Tunisie. « L’argent ne représente rien, j’ai ce dont j’ai besoin », ajoute celui qui doit à son flair et à son travail la réussite de l’entreprise qu’il a cédée en 1990 et continue à porter son nom.

Fils d’un ouvrier des chemins de fer, Robert Labeyrie, qui est né le 12 août 1923 à Saubusse, dans les Landes, a eu 90 ans cet été. Son anniversaire a donné lieu à une fête amicale avec les proches et les amis, loin des mondanités et des flatteries.

Comment le jeune homme qui, en 1946, à 23 ans, montait à Bordeaux pour vendre les produits gastronomiques landais - les saumons, les aloses, les brochets, les tanches, les poulets jaunes, le foie gras - est-il devenu le numéro un du saumon fumé ? « J’avais de l’avance, j’ai fait ce que les autres ne faisaient pas », explique Robert Labeyrie, qui transgressa les pratiques et les habitudes, quitte à déplaire. Il fut le premier à exporter des foies gras crus à l’étranger (en Suisse), alors que l’Alsace était le marché obligé et qu’aller ailleurs équivalait à se faire fermer le robinet. « J’adorais le saumon fumé, qui coûtait une fortune dans les épiceries fines. Je voulais me lancer mais je ne savais pas fumer et personne ne voulait me montrer », raconte le citoyen de Saubusse. Le salut viendra de la Norvège, d’où un émissaire envoyé par ses soins reviendra au bout de six mois avec le savoir-faire indispensable.

700 salariés, 14 magasins

Robert Labeyrie est convaincu que le saumon fumé ne doit pas rester un produit élitiste et que la solution réside dans le sous-vide. Il sera le premier à le conditionner dans des sachets et prendra une nouvelle fois le contre-pied en décidant, seul contre tous, de travailler avec la grande distribution. « Je n’ai perdu ni mon âme ni ma marque, c’est ce qui a permis à l’entreprise de se développer », insiste-t-il. Nous sommes au début des années 1960 et les premiers saumons fumés achetés par la grande distribution sont… les saumons sauvages de l’Adour. L’élevage arrivera vite (1965), les volumes grossiront et, en 1968, l’usine actuelle de Saint-Geours-de-Maremne sera construite. À l’apogée de la marque, elle comptera 700 salariés et 14 magasins ouvriront dans l’Hexagone. La grande distribution de l’époque n’est pas la grande distribution d’aujourd’hui : « Ils sont devenus les seigneurs, ils veulent des prix, le consommateur aussi, et la qualité en souffre », commente Robert Labeyrie, pour qui élevage ne rime pas avec médiocrité « quand les saumons mangent des poissons ». Et qui sait que, pour gagner du poids (et de l’argent), les industriels ne salent plus les saumons au sel sec, préférant des infiltrations d’eau salée à l’aide d’aiguilles, d’où cette sensation désagréable en bouche de chair pâteuse et de goût fort.

L’art et l’immobilier

« Si j’avais été aidé, j’aurais continué, les banques me suivaient », confie Robert Labeyrie, pour qui le successeur désigné de l’entreprise était son fils Vincent. « Il avait la capacité. Dans ma tête, j’avançais pour lui. » Les relations, aujourd’hui renouées, s’arrêtèrent le jour où Vincent, encore étudiant, se maria et tourna le dos à la succession.

Robert Labeyrie avait 67 ans quand il quitta Saint-Geours-de-Maremne. Il n’est pas resté inactif depuis, s’employant à faire fructifier un patrimoine financier et immobilier auquel il consacre son temps et son énergie. Cultivé et épris d’art, il partage sa vie avec Monette Loza, une artiste belge d’origine espagnole, vive et gaie, ancienne danseuse de la compagnie de Maurice Béjart, qui façonne au chalumeau des sculptures en acier puissantes et originales reconnues dans plusieurs pays.

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Le 18 Novembre 2013

Chez Labeyrie, le saumon fumé fête ses 50 ans

Sur fond de conflit avec son rival Delpeyrat, le groupe de Saint-Geours-de-Maremne revendique un savoir-faire d’un demi-siècle et réaffirme son leadership national.

Source : Sud Ouest

La guerre du saumon fumé aura bien lieu. Elle a même commencé. Le landais Labeyrie (groupe Lur Berri) vient d’attaquer en référé le landais Delpeyrat (groupe Maïsadour) pour une publicité, diffusée à la télévision ces dernières semaines, qu’il juge « calomnieuse » à son encontre. Nouvel acteur dans le monde du saumon fumé après avoir racheté, en août dernier, l’entreprise Ledun Pêcheurs d’Islande, Delpeyrat s’était en effet lancé dans une campagne de communication très offensive.

Elle faisait la promotion d’un « saumon supérieur » qui renvoyait en quelque sorte les autres à la préhistoire. Petit problème, un pack de saumon Labeyrie apparaissait très fugitivement sur le film. Il a disparu depuis, mais chez Labeyrie on n’a pas voulu passer l’éponge sur ce que l’on considère comme du « dénigrement » à son égard mais aussi pour l’ensemble de la filière. Le jugement est attendu pour la semaine prochaine. Chez Delpeyrat, le directeur général Thierry Blandinières se dit « serein », tout en se défendant d’intention malveillante.

2 millions d’euros de pub

Chez Labeyrie, on l’a d’autant plus mauvaise que le groupe fête cette année les 50 ans de l’implantation de la première unité de saumon fumé par Robert Labeyrie sur le site de Saint-Geours-de-Maremne (40). Sans lien de cause à effet, assure-t-on, avec le climat qui règne entre les deux rivaux landais et nationaux, Labeyrie passe lui aussi à l’offensive. Et pour cela, il dégaine à son tour l’artillerie lourde : plus de 2 millions d’euros investis dans cinq petits films publicitaires qui seront diffusés à la télévision tout au long du mois de décembre.

« Bienvenue dans la plus belle usine de saumon fumé du monde ! » s’est exclamé Jacques Trottier, directeur général de Labeyrie, en accueillant jeudi la presse spécialisée et économique, ainsi que la presse régionale, pour une sorte de journée portes ouvertes comme on en avait peu connu ces dernières années. Accompagné de ses directeurs industriel, marketing, achats, et du responsable qualité, son propos constant, exemples à l’appui, a été de mettre en évidence le « modèle Labeyrie ».

Le modèle d’une « réussite française » à la fois sur le plan économique (150 millions d’euros de chiffre d’affaires pour le saumon) et social (340 CDI pour le saumon). Mais également modèle technologique et d’innovation. Bref, message assumé : le saumon fumé français, c’est Labeyrie depuis cinquante ans, et il n’y a pas de raison que ça change. « Nous avons un vrai savoir-faire et nous nous efforcerons de garder toujours nos dix années d’avance », a affirmé Jacques Trottier pour bien enfoncer le clou.

3 millions de saumons

L’innovation (35 millions d’euros investis sur le site ces dix dernières années) s’illustre notamment par une machine de tranchage du poisson équipée d’un lecteur 3D, qui permet de découper les tranches de saumon avec grande précision et régularité. Elle s’illustre aussi par une nouveauté 2013, bête comme chou à première vue, mais compliquée à réaliser : un séparateur de tranches à la fois visible et rigide. Dans le jargon maison, on appelle ça un « intercalaire ». Il répond à « une demande de praticité de la part du consommateur », explique le directeur industriel Laurent Lesquibar. Prendre l’onglet entre le pouce et l’index, et le tour est joué.

Labeyrie réalise sous sa marque 5 500 tonnes de produits finis par an. Cela nécessite 11 000 tonnes de matière première, soit un peu plus de 3 millions de saumons. Ils proviennent de fermes d’élevage de Norvège et d’Écosse principalement, mais aussi d’Alaska quand il s’agit de poisson sauvage. Ils arrivent entiers, tête comprise, et éviscérés à Saint-Geours-de-Maremne, où sept fumoirs, « le cœur de l’usine », les attendent : « En gros, il faut compter de trois à quatre jours entre le moment où ils sont abattus et celui où ils sont transformés », précise Jaques Trottier.

Élevage et alimentation

Labeyrie se recommande de disposer d’une « équipe achat » de huit personnes qui veillent à la sélection de fermes d’élevage et du poisson. Il se recommande aussi d’une certification Certiconfiance, contrôlée par un organisme indépendant, Bureau Veritas. Crucial quand on sait que les conditions d’élevage font débat, comme l’a montré récemment un numéro d’« Envoyé spécial » sur France 2. « C’est un vrai sujet, concède Jacques Trottier, auquel nous nous efforçons de répondre sur le fond. Nous sommes très exigeants sur les pratiques d’élevage et la bonne alimentation des poissons. »

Chez Labeyrie, l’activité saumon fumé a triplé en vingt ans. La marque représente aujourd’hui le quart du marché français et voit, comme semblent l’indiquer des études de consommateurs, des marges de progression tant au moment des fêtes que tout au long de l’année. Pour ces fêtes, il n’y aura que l’embarras du choix : 240 produits différents au prix moyen de 36 à 37 euros le kilo !

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Face à la crise bretonne, le groupe Guyader résiste

Dans la tempête qui secoue l'agroalimentaire breton quelques entreprises, comme Guyader Gastronomie parviennent à tenir le cap. Son PDG, Christian Guyader se « félicite » de ses choix stratégiques définis il y a une quinzaine d'années. Son credo : « Le développement n'est pas un objectif, mais la conséquence de la qualité de l'entreprise ».

Source : Ouest France

En 1989, l'entreprise avait fait le choix d'abandonner son activité traditionnelle de charcuterie pour se tourner vers les produits élaborés de la mer. En 1999, avec le rachat de la salaison Guégen, débute une série d'acquisitions qui va faire de l'entreprise un groupe de 450 salariés. L'innovation est une valeur essentielle de l'entreprise, partagée par les salariés. « Les services recherche, développement et marketing priment sur la production, il est indispensable que nous ayons une longueur d'avance, » confie Christian Guyader.

Ces innovations, comme l'huile de homard, se traduisent par de nombreux prix décrochés au SIAL, ou au Seafood de Bruxelles. La marque est aussi à l'écoute des attentes des consommateurs. La recherche et le développement s'appliquent à concevoir des produits de qualité, sains et goûteux, cuisinés sous vide, sans colorant, ni conservateur. « Il faut offrir au consommateur le plaisir de bien manger, » martèle le PDG.

Guyader ne réalise que 8 % des 75 millions de son chiffre d'affaire à l'export. Malgré la difficulté d'exporter des produits frais, le groupe vise les 20 % dans les années à venir. « Nous devons aller découvrir ce qui se fait à l'autre bout du monde. » Christian Guyader reste cependant attaché à ses racines, il est sensible au développement harmonieux des territoires ruraux de la Bretagne. Ses 5 sites de productions sont installés à Quintin, Fouesnant, Landrévarzec et Kervignac. Le Grand Prix Guyader à Douarnenez fait partie de cette stratégie : « On est heureux d'avoir contribué à faire de cette manifestation un événement grand public »

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Le 19 Novembre 2013

Marine Harvest recentre le saumon frais à Boulogne

De Châteaugiron (Ille-et-Vilaine) à Boulogne sur-Mer
Châteaugiron - 16 Octobre 2012

Marine Harvest transforme 10 000 tonnes de saumon par an

Serge Deschamps dirige une entreprise dont les locaux de 5 000 m2 sont dotés d'équipements industriels pointus.

Source : Ouest France

Le site castelgironnais du groupe Marine Harvest a été créé en 1997. Serge Deschamps, originaire d'Aubigné en assure la direction. « Marine Harvest est un groupe norvégien dont le siège se situe à Bergen, explique-t-il. L'activité est centrée sur l'élevage et la production du saumon. Ces activités s'effectuent dans les pays où les conditions sont favorables à l'élevage (Norvège, Écosse et l'Irlande). »

125 salariés à Châteaugiron

Le groupe qui est organisé par pays présente également un secteur de produits à valeurs ajoutés. Celui-ci comprend une dizaine d'usines de transformation qui gèrent le développement en aval de la filière production et constituent l'interface de la commercialisation auprès des pays consommateurs. Six de ces usines sont situées en France dont trois en Bretagne (Châteaugiron, Lorient et Landivisiau). « Nous recevons des pays producteurs 10 000 tonnes de saumon par an. Les poissons arrivent entiers et éviscérés, nous les transformons en darnes, escalopes ou pavés », poursuit Serge Deschamps.

À Châteaugiron, le site emploie 125 salariés titulaires auxquels s'ajoutent des intérimaires qui peuvent représenter une cinquantaine de personnes. Son activité auprès des grandes surfaces concerne trois rayons, celui de la marée, le rayon libre-service où les poissons sont présentés en barquettes et le rayon surgelé.

« Dans ces trois secteurs, nous avons beaucoup de variations en termes de volumétrie de ventes et nous devons pouvoir réagir rapidement en fonction de la demande. Pour cela, nous avons de la chance d'être sur un bassin agroalimentaire et les personnes que nous employons ont des profils similaires aux personnes qui travaillent la viande, souligne Serge Deschamps. Le métier de fileteur est très spécifique à notre entreprise, car il s'agit de découper de façon très précise le poisson. Pour cela, Boulogne-sur-Mer ou Lorient offrent des sites de formation. »

Marine Harvest poursuit son expansion avec 62 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 2011 et des effectifs qui sont passés de 25 collaborateurs, en 1997, à 125 à ce jour.

Ille-et-Vilaine - 04 Juin 2013
Une usine spécialisée dans la découpe de saumon

L'usine de Châteaugiron, l'un des trois sites de frais de Marine Harvest.


L'usine de Châteaugiron, à une quinzaine de kilomètres de Rennes, a démarré en 1997. C'est l'un des trois sites de frais de Marine Harvest en France. Il reçoit des saumons de Norvège en majorité, mais aussi d'Ecosse et d'Irlande pour les découper en darnes, escalopes ou pavés. « On a reçu 10 000 tonnes de matière première en 2012, ce qui revient entre 6 000 et 7 000 en produits finis », décrit Serge Deschamps, le responsable du site.

Source : Ouest France

L'usine avait été agrandie en 2004 pour développer une activité surgelée qui représente 40 % des volumes. La production alimente les industriels (notamment du sushi) et les grandes et moyennes surfaces comme Carrefour, son principal client. Les pavés de saumon de Marine Harvest peuvent ainsi se retrouver chez le poissonnier du supermarché, en rayon libre-service - où les poissons sont présentés en barquettes - et au rayon surgelé.

Le site emploie actuellement, selon la direction, 109 salariés en CDI et « aucun intérimaire à ce jour ». Le nombre d'intérimaires en période haute pouvait s'élever à une cinquantaine de personnes.

Châteaugiron - 04 Novembre 2013

L'usine de saumon Marine Harvest fermera en mars

La fermeture de l'usine de saumon, au mois de mars prochain, concernera plus d'une centaine de salariés.

Les salariés de Châteaugiron sont fixés sur leur sort. L'usine spécialisée dans la transformation de saumon frais cessera son activité au printemps prochain.

Source : Ouest France par Muriel Mandine

Le maire de Châteaugiron, Françoise Gatel, l'avait annoncé lors du conseil municipal d'octobre. Serge Deschamps, le directeur du site de Marine Harvest, l'a confirmé hier : l'usine de transformation de saumon fermera définitivement ses portes le 28 mars 2014. « La décision du groupe a été communiquée aux salariés vers la mi-octobre, dans le cadre d'une réunion avec le comité d'entreprise », explique Serge Deschamps, qui dirige l'entreprise depuis sa création, en 1997.

Le deuxième employeur de la commune

Cette fermeture entraînera la suppression de 101 postes, sur 109 contrats à durée indéterminée. Pour rappel, Marine Harvest est le deuxième employeur de Châteaugiron, après l'Hyper U qui vient de s'agrandir.

Selon Serge Deschamps, « l'annonce de la date de la fermeture de l'usine n'a pas été une surprise pour les salariés. Ils savaient qu'elle aurait lieu en début d'année mais ils avaient besoin de voir clair sur leur calendrier. Le coup de massue, ça a été l'annonce de la fermeture en elle-même ».

En juin dernier, les salariés de Châteaugiron mais aussi du site de Poullaouen, dans le Finistère, avaient appris avec stupeur, le projet de fermeture des deux sites bretons, décidé par l'entreprise norvégienne Marine Harvest, dans le cadre de sa réorganisation.

L'usine de Poullaouen emploie, elle, 187 personnes en CDI, plus les intérimaires embauchés pour la saison. Le comité central d'entreprise qui se tenait lundi matin à l'usine finistérienne a débouché sur un constat de désaccord. Les salariés ont décidé de se mettre en grève illimitée.

À Châteaugiron, en revanche, pas de mouvement du côté des salariés « qui se sont engagés à travailler à Noël et jusqu'au bout », poursuit Serge Deschamps. « Un plan social est en cours de négociation et doit être finalisé pour le 15 novembre. Les mesures proposées ont été jugées acceptables par les salariés. »

De son côté, la municipalité de Châteaugiron met tout en oeuvre pour accompagner au mieux les ouvriers. Une réunion est fixée le 14 novembre avec le préfet et les dirigeants de Marine Harvest. « Nous avons déjà rencontré le ministre en charge de l'agroalimentaire, le préfet à plusieurs reprises, explique le maire Françoise Gatel. La communauté de communes du pays de Châteaugiron suit un certain nombre de salariés. Un cabinet les accompagne pour leur reclassement. Certains iront faire une période d'essai à Boulogne. »

L'entreprise norvégienne, pourtant bénéficiaire, sacrifie Châteaugiron pour regrouper son secteur frais (transformation de poissons entiers en produits finis pour les industriels et les supermarchés) sur ses sites de Lorient et Boulogne-sur-Mer.

La municipalité a également demandé à Marine Harvest de passer un contrat avec Idéa 35, l'agence de développement économique départementale, afin de travailler à la réindustrialisation du site.

Le 18 Novembre 2013

Marine Harvest propose aux Bretons 65 reclassements à Boulogne

Marine Harvest VAP Europe, qui a annoncé l’arrêt de la production de ses produits frais à Châteaugiron (Ille-et-Vilaine) à compter du 28 mars 2014, propose 65 reclassements à Boulogne-sur-Mer.

Source : Le Marin

Le groupe norvégien, numéro 1 mondial du saumon, a construit en juin 2012 une usine de 8 300 m² sur un terrain de trois hectares, permettant des extensions futures. Un investissement de 11 millions d’euros. Le groupe voulait, d’ici 3 ans, doubler le chiffre d’affaires de MH Boulogne (70 millions d’euros en 2010) et ajouter 100 emplois à son effectif actuel de 190.

Prioritaires pour rejoindre Boulogne, les salariés bretons ont obtenu une prime de mobilité de 15 000 euros et la prise en charge du déménagement.

Quant aux salariés finistériens de Poullaouen de Marine Harvest, qui bloquaient leur site depuis le 4 novembre, ils ont voté la fin du conflit et la reprise du travail dès le jeudi 14 novembre. Ils ont obtenu 80 reclassements à Landivisiau, ainsi que des promesses d’investissements sur ce dernier site.

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Le 3 février 2014

Le premier saumon d’aquaculture durable arrive sur les tables

© Aquaculture Stewardship Council

Deux fermes piscicoles étroitement liées (Villa Arctic AS Jarfjord  et Lerøy Midt Hognseset Nord) viennent d‘obtenir la certification d’aquaculture durable ASC (Aquaculture Stewardship Council).

Source : Fish2Fork

Le label ASC est à l’aquaculture ce que le MSC (Marine Stewardship Council) est à la pêche.

Il existe dorénavant plus de 740 produits portant le label ASC d’aquaculture durable sur le marché.

Le saumon provenant des deux élevages norvégiens est prédestiné à nourrir la clientèle du groupe IKEA, qui s’est fixé l’objectif de ne servir, dans ses restaurants, que du saumon labélisé aquaculture durable d’ici 2015.

Pour les autres espèces la grande enseigne suédoise, porte son dévolu sur du poisson durable labélisé MSC ou bien recommandé par le WWF.

Chris Ninnes, le directeur de l’ASC déclare: « C’est une étape cruciale qui vient d’être franchie pour l’industrie du saumon d’élevage et nous félicitons Villa Arctic AS pour les efforts réalisés pour certifier l’élevage de Jarfjord. »

 « Le saumon est un produit en forte demande et il ne fait aucun doute que les efforts de la société Villa reflétant leur responsabilité sociale, va  attirer l’intérêt des consommateurs et des professionnels de la filière. »

Trois élevages norvégiens supplémentaires, appartenant eux aussi au groupe Lerøy, espèrent ainsi obtenir la certification d’ici la fin de l’année. Un élevage en Australie se penche également sur la question tandis qu’en Ecosse, grand producteur de saumon d’élevage, aucun élevage n’a encore signé pour se faire certifié.

Tout élevage souhaitant se faire évaluer suivant le référentiel ASC doit suivre les grandes lignes suivantes : tout d’abord l’alimentation des saumons doit être effectuée en quantité raisonnable et durable. Il doit ensuite démontrer qu’il a pris toutes les dispositions nécessaires pour minimiser leur impact sur les stocks de saumons sauvages en limitant les incidences d’échappements de saumons et par un meilleur traitement des parasites.

Vidar Skarr, directeur général de la société Villa Arctic déclare : « Le processus de certification ASC n’a pas été des plus simples, néanmoins il nous a permis d’identifier et d’améliorer certains de nos modes de fonctionnement et la qualité de nos services en suivant les étapes requises pour obtenir le label. »

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Les critiques sur le saumon ont profité à la truite

La diffusion sur France 2, en novembre 2013, dans l'émission Envoyé spécial, d'un reportage sur les dessous pas toujours reluisants des élevages de saumon en Norvège et dans la Mer Baltique a jeté un froid sur les consommateurs français. Au point de réduire leurs achats de ce poisson gras dans les magasins.

Source : Le Monde.fr | 31.01.2014 à 18h28 | Par Laurence Girard

Mais les fabricants de saumon fumé ont poussé un ouf de soulagement à la fin de l'année 2013. A la veille des réveillons, les clients ont fini par faire leurs emplettes dans les rayons. Finalement, « le marché du saumon fumé a baissé en valeur de 1,3 % en novembre et décembre 2013, par rapport à la même période de 2012 », explique Jacques Trottier, le directeur général de Labeyrie.

Marques distributeurs en recul

La marque Labeyrie a maintenu ses positions de leader, avec 32,5 % de part de marché, malgré l'arrivée d'un nouveau concurrent, Delpeyrat. Ce sont les marques de distributeurs qui perdent du terrain, passant de 44,6 % à 41,2 %.

Mais comme le souligne M. Trottier, « la crise du saumon a profité à la truite ». Les ventes de truite fumée ont bondi de 22,6 % en valeur à Noël 2013. Là encore, les marques de distributeurs sont en recul, passant de 66,1  % à 60,6 % de parts de marché. Le plus grand bénéficiaire de ce report des consommateurs est la société Aqualande avec la marque Ovive, qui détient 18,4 % du marché. Labeyrie en revendique 8,9 %.

Labeyrie, dont le capital est détenu aux deux-tiers par la coopérative Lur Berri et pour un tiers par le fond LBO France, revendique également la place de numéro un sur le marché du foie gras, qui, lui, a progressé de 3,4 % en valeur à l'occasion des Fêtes de fin d'année 2013.

L'entreprise, qui affiche un chiffre d'affaires de 255 millions d'euros, se diversifie maintenant dans les plats cuisinés. Elle a commencé à tester son offre de produits traiteurs frais haut de gamme chez Monoprix. Les plats sont fabriqués par la société Festin de Sologne, implantée à Lamotte-Beuvron. (Loir-et-Cher).

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Labeyrie confirme son leadership sur le saumon et le foie gras pour les fêtes de fin d'année 2013

La marque confirme sa place de leader sur le foie avec 26,2 de part de marché, juste derrière les MDD.

Source : LSA par Julie Delvallée 

Alors que les produits festifs ont connu une mauvaise fin d’année 2013, Labeyrie a su tirer son épingle du jeu. Le saumon fumé n’a pas échappé au sort des produits festifs, qui affiche un repli de 1,4 en volume (et +1,6 % en valeur).

Le marché du poisson roi des fêtes de fin d’année affiche des volumes en chute libre, à -10% ( et -1,3 % valeur. Source : IRI, CAM, P12 et P13 2013). En cause ? Un reportage sur l'industrie du saumon de Norvège diffusé sur France 2 dans l'émission Envoyé Spécial et jugé "à charge" par l'ensemble des acteurs du secteur. Après la diffusion le 7 novembre, les ventes ont plongé de plus de 15,5 % la semaine suivnte...Ajouter à cela des problèmes d’approvisionnement pour certains acteurs, le tout sur fond de contexte économique morose, ce qui n'a rien arrangé…

Malgré ce contexte tendu, Labeyrie reste la marque leader, derrière les MDD qui restent le premier acteur.

Delpierre (groupe Labeyrie) demeure la deuxième marque du marché. A noter l’arrivée de Delpeyrat sur ce marché, qui se félicite de terminer à 4,5 % de part de marché valeur à la fin de ses premières fêtes sur le saumon.

Foie gras en cours de valorisation...

(...)
Pour 2014, Labeyrie parie sur des investissements médias massifs, qui vont doubler sur 2014. Elle soutiendra sa nouvelle gamme de plats cuisinés individuels dans le métro parisien.

Labeyrie propose aussi, depuis ce début d’année, des saumons fumés haut-de-gamme sortis à l’occasion des fêtes de fin d’année 2013, venus du cercle polaire norvégien et des High Lands d’Ecosse. Le tout avec un nouveau packaging « qui se veut plus premium et moderne » assure jacques, Trottier, le directeur général de Labeyrie.

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Capécure. Chez Corrue et Deseille, on transmet le savoir

Les "anciens" transmettent leur savoir-faire aux nouvelles générations.
L'entreprise de salaison fumaison Corrue et Deseille, une des plus anciennes sociétés de Capécure, n'a de cesse de défendre et développer son capital humain.

Elle vient de signer deux contrats de génération, pour mieux préparer et affronter l'avenir.

Pierre Corrue, directeur de cette entreprise familiale qui traverse les décennies et même les siècles (fondée en 1935 par son arrière grand-mère), ne le cache pas. « Le travail n'est pas toujours facile pour nos 46 salariés. Il faut se lever tôt. Travailler dans le froid et l'humidité. Certains gestes sont très répétitifs. » Aussi, lorsqu'il y a cinq ans, plusieurs de ses collaborateurs assez âgés ont été atteints de Troubles Musculo Squeletiques avec les inconvénients afférents (coût financier, absentéisme,etc), Corrue Deseille a décidé de revoir en profondeur son organisation du travail. « Nous avons mis en place des plans de formation, essentiellement en interne. L'idée est d'éviter la répétition des gestes en favorisant la polyvalence des postes. » Une politique qui trouve son prolongement dans la signature de deux contrats de génération, portant à trois le nombre de contrats au sein de l'entreprise. La signature desdits contrats a eu lieu jeudi dernier, en présence du sous-préfet Philippe Dieudonné.

Qu'est-ce qu'un contrat de génération ? L'idée est d'anticiper les nombreux départs et arrivées sur le marché du travail d'ici à 2020, où on prévoit quelque 600 000 départs par an en moyenne et l'entrée de plus de 700 000 jeunes par an sur le marché du travail.

« Je n'aurais pas appris ça à l'école »

Concrètement, le contrat de génération est un dispositif d'aide à l'emploi visant à créer des binômes jeune (- de 26 ans) - senior (57 ou plus) pour encourager l'embauche des jeunes et garantir le maintien dans l'emploi des seniors, tout en assurant la transmission des compétences. Ce dispositif prévoit une aide financière pour toute embauche à partir de 2013 effectuée par les PME sous certaines conditions. Pour Corrue et Deseille, il s'agit d'une aide financière annuelle de 4 000 euros versée par Pôle Emploi à l'employeur, pendant une durée maximale de 3 ans. Le jeune salarié doit être embauché en CDI et à temps plein.

Benjamin, 21 ans, bénéficie de ce dispositif : « Quelqu'un me transmet son savoir-faire. Cela fait plaisir. Il est clair que je n'aurais pas appris ça à l'école. Je suis formé. J'ai un CDI, un salaire à la fin du mois. En plus, au sein de la boîte, on n'est jamais au même poste. Ici, on est polyvalent (ndlr  : à l'exception de quelques postes, comme l'allumage et l'entretien des fours).

Marcellin, lui, était déjà au sein de l'entreprise lorsqu'il a signé son contrat. « Il vient d'un contrat d'apprentissage, commente Pierre Corrue. Comme il est issu de l'entreprise, nous avons pu le jauger avant. Le remplacement de personnes, ça se prépare. »
S.D.

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La crise du saumon affecte l'activité du port de Boulogne-sur-Mer

Les ventes de saumon ont chuté de plus de 20%. Inquiétude à Boulogne-sur-Mer, premier port français de transformation du poisson. Aymeric Chrzan, secrétaire du syndicat des mareyeurs de Boulogne-sur-Mer est l'invité de France Bleu Nord.

Source : France Bleu

La crise du saumon crée l'inquiétude à Boulogne-sur-Mer, premier port français de transformation du poisson. Le saumon, le poisson le plus consommé par les français, n'a plus la faveur des consommateurs. Ces derniers mois, les ventes ont chuté de plus de 20 %.

Hausse des prix et reportage-choc

En cause : la hausse des prix depuis début 2013 et un reportage-choc d'Envoyé Spécial sur France 2 sur les méthodes de production du saumon d'élevage en Norvège.

Plus de 500 emplois à Boulogne

Aymeric Chrzan, secrétaire du syndicat des mareyeurs de Boulogne-sur-Mer, estime qu'à Boulogne-sur-Mer, le saumon représente entre 500 et 600 emplois directs sur le port. Si la consommation ne repart pas rapidement, "il y aura des conséquences sur l'emploi.".

Comment bien choisir son saumon au supermarché ?

Réponse d'Aymeric Chrzan : "Le saumon est un produit extrêmement contrôlé dès la production et tout au long de la chaîne de transformation, de préparation. Si le consommateur veut avoir le maximum de garantie, il faut qu'il choisisse un poisson préparé en France. C'est inscrit sur les étiquettes. Si vous voulez du saumon transformé à Boulogne, si le numéro commence par 62, vous êtes certain qu'il est transformé dans le Pas-de-Calais."

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Marine Harvest – Guillaume Garot veille au respect des engagements de l’entreprise à l’égard des salariés

Comme il s’y était engagé, Guillaume Garot, ministre délégué chargé de l’agroalimentaire a reçu aujourd’hui les représentants du personnel et de la direction française de Marine Harvest Kritsen en présence du député Richard Ferrand. Le groupe norvégien a décidé une restructuration de ses sites en France.

Source : Ministère de l'agriculture et de l'agroalimentaire

Guillaume Garot suit ce dossier avec une attention continue dans ses dimensions sociales et territoriales.

Il prend acte du dialogue entre les acteurs qui a permis la négociation d’un plan de sauvegarde de l’emploi accepté par les partenaires sociaux.

Une convention de revitalisation est en cours d’élaboration pour le site de Poullaouen (Finistère).

Répondant aux craintes exprimées par les élus et les représentants des salariés pour l’avenir des autres sites bretons, la Direction de Marine Harvest s’est engagée devant le Ministre à développer les investissements et à adapter les offres de produits pour maintenir une activité durable tant à Landivisiau qu’à Chateaulin. Dans un courrier adressé au ministre, Marine HARVEST exprime son choix de : « développer ses outils de production et son activité commerciale en France pour de nombreuses années avec la certitude affirmée que cette stratégie sera bénéfique tant pour les consommateurs que pour les futurs employés français. »

Guillaume Garot veillera au respect des engagements. Un rendez-vous a été pris pour le deuxième trimestre afin de mesurer l’évolution de la ré-industrialisation du territoire impacté par la fermeture du site de Poullaouen.

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Marine Harvest : des reclassements difficiles

Le directeur du projet de restructuration du groupe, spécialisé dans les produits à base de saumon, fait le point sur les sites bretons de Poullaouën et Landivisiau (Finistère) et Châteaugiron (Ille-et-Vilaine). Entretien avec Laurent Baynast, directeur du projet de restructuration de Marine Harvest en Bretagne.

Source : Ouest France  par Philippe Gaillard

Vendredi, un comité de soutien à l'emploi en Bretagne manifestait à Quimper. Vous maintenez bien votre activité dans la région ?

Marine Harvest restructure sa production, mais reste en Bretagne. Nous abandonnons le saumon fumé premier prix qui n'est plus rentable, pour nous recentrer sur des produits milieu et haut de gamme de marque Kritsen. D'où la fermeture de l'usine de Poullaouën. Nous avons investi à Landivisiau, où nous employons plus de 200 salariés et où nous disposons de 80 postes à pourvoir qui sont proposés en priorité au personnel de Poullaouën. Nous allons passer de 8 500 t sur les deux sites à environ 5 000 t à Landivisiau. Nous maintenons aussi notre activité traiteur à Châteaulin (35 salariés) et notre découpe de poisson frais à Lorient (56 salariés).

Châteaugiron doit fermer cette année. Où en est le reclassement des salariés ?

À Châteaugiron, près de Rennes, où nous traitons du saumon en frais, la cellule de reclassement, animée par le cabinet Altedia, va se mettre au travail fin mars. Pour l'instant, sur les 101 salariés, un seul a accepté un reclassement interne. Nous sommes en liaison avec Pôle emploi de Rennes et Vitré pour proposer d'autres postes et des formations. Nous travaillons avec Idéa 35 afin de trouver un repreneur sérieux pour les 6 000 m2 de bâtiments.

Et à Poullaouën ?

Le plan social a été signé fin décembre. Les deux unités qui tranchent, filètent et fument le saumon avec 178 salariés, vont s'arrêter fin mai. La troisième unité, dédiée à l'expédition, fonctionnera jusqu'en décembre 2015. Quatre-vingts postes ont été proposés dans notre site de Landivisiau, à une cinquantaine de kilomètres. Le personnel est réticent. Pour le moment, cinq personnes ont accepté, malgré une prime de mobilité de 15 000 €. La convention de revitalisation sera signée en février. Elle concerne six communautés de communes autour de Carhaix.

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Le 8 février 2014

Boulogne : l’une des dernières fileteuses de Capécure a des doigts en or

Christine Wasselin, serait l’une des deux dernières fileteuses en France. Du moins, l’une des rares à exercer encore son travail à la main de façon artisanale. À 50 ans, cette Boulonnaise qui manie le couteau avec une dextérité étonnante défend son savoir-faire avec fierté.

Christine a été embauchée à l’âge de dix-sept ans alors qu’elle venait de décrocher son diplôme.

Source : Voix du Nord par Marie-Caroline Debaene 

Son diplôme de « fileteuse-peleuse » décroché en 1981 trône dans le hall de l’entreprise de son employeur, JC David. Un gage de qualité que son patron, Hervé Diers, aime présenter à ses clients. « J’ai commencé à l’âge de 17 ans dans une école de filets à Capécure. J’ai été formée durant six mois au métier de fileteuse et peleuse. Les instructeurs nous ont ensuite placés dans les entreprises. J’ai commencé dans ce magasin chez Gaston Sellier. Il a depuis été repris par Hervé Diers. » Ce métier dont elle ne se plaint jamais malgré la pénibilité évidente, Christine, la margote du Chemin-Vert, l’a choisi. « J’avais envie de travailler dans le poisson. Je pense que je voulais faire comme mon père et mon frère. C’est dommage parce que mon métier n’est plus enseigné. Si on ne le transmet pas, il va disparaître. »

La margote du Chemin-Vert

Christine débute tous les matins à 5 h : « Comme je n’ai pas mon permis de conduire, c’est mon mari qui m’emmène. Je le réveille à 4 h 30. » Elle oublie le froid des ateliers et les douleurs liées à la répétition du geste. Chaque jour, elle prépare une soixantaine de kilos de harengs avec la minutie d’un chirurgien et une rapidité impressionnante tout en prenant soin de récupérer la laitance et les rogues dont certains clients sont friands. « Ça paraît facile comme ça mais lorsque les gens essayent, ils se rendent compte que c’est très dur. » Mais la fileteuse n’est pas du genre à se plaindre ou à s’écouter. Elle préfère accrocher un sourire à son visage plutôt qu’une moue boudeuse. « J’ai un métier et je le fais dans une bonne ambiance. C’est ce qu’il faut dans un contexte comme le nôtre. » Elle, qui ne suit pas la politique plus que ça, se désole de la situation économique en France. « Ce qui m’a énervé dernièrement dans l’actualité, c’est tout ce que l’on a entendu sur la vie privée du président. Les usines qui ferment, le taux de chômage qui augmente, c’est quand même plus important que cela. » Elle en sait quelque chose, son mari est lui-même sans emploi. Leur fille de quinze ans et demi a choisi de s’orienter vers un métier de service à la personne. « Je ne veux pas qu’elle travaille dans le poisson. Elle va finir en ayant mal partout. Je lui ai dit qu’il fallait qu’elle fasse ce qu’elle aime. »

À 13 h, lorsque Christine défait sa blouse d’ouvrière et monte dans le bus pour rejoindre son logement à Pont-de-Briques, l’un de ses plaisirs, entre autres, est de se plonger dans la lecture. « J’adore lire des romans. C’est mon truc, je suis ailleurs dans ces moments-là. Je suis abonnée à la médiathèque. En ce moment, je lis Rodolphe et les secrets de Mayerling. C’est une histoire sur l’héritier d’Autriche-Hongrie. »

Sa manière de s’évader à travers le monde dans de grandes fresques historiques, elle, qui a quitté son cher Chemin-Vert pour s’installer il y a quelques années à Pont-de-Briques, dans la ville de son époux. « J’ai fait une demande pour aller dans les nouveaux logements à Transition. Ma mère et mes deux sœurs sont là-haut. On voit toujours le Chemin-Vert comme une cité alors qu’il y a des gens très bien. Il y a de l’entraide. On fait les courses pour les personnes âgées. En plus, il y a maintenant des locaux pour les jeunes et puis c’est bien desservi pour se déplacer. Je garde de ce quartier des très bons souvenirs. » À dix ans de la retraite, Christine n’a pas fini de fileter. Le savoir-faire est encore entre de bonnes mains…

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Le 18 février 2014

Industrie agroalimentaire : Agir pour un emploi durable

Un guide pour accompagner l’amélioration de la qualité de l’emploi dans le secteur de l'industrie agroalimentaire

Ce lundi 17 février 2014, Pierre Maille, Président du Conseil général, présente le Guide Agir pour l’intégration durable des salarié(e)s dans l’industrie agroalimentaire réalisé par le Conseil général en collaboration avec l’Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ARACT).

Consulter le guide en ligne

Agir pour l’intégration durable des salarié(e)s dans l’industrie agroalimentaire

Pourquoi réaliser un guide ?

L’industrie agroalimentaire représente 16.000 emplois* dans le Finistère soit 40% des emplois industriels du département. Le maintien et le développement des activités des entreprises de l’agroalimentaire est un enjeu crucial pour notre territoire, tant en terme d’emploi que d’équilibre territorial. (1)

Cette filière fait face à de nombreuses évolutions et a parfois rencontré des difficultés à recruter et à fidéliser ses salariés (2.500 emplois intérimaires soit 25 % du volume annuel de travail temporaire finistérien).

Soucieux d’accompagner les entreprises de l’agroalimentaire et l’environnement professionnel de leurs salariés dans un contexte de profondes mutations du secteur, le Conseil général a travaillé avec l’ARACT sur 3 axes :
  • l’insertion durable des salariés ;
  • l’amélioration des conditions de travail ;
  • l’attractivité des métiers.


Ce travail a abouti, grâce à la collaboration des équipes Emploi du Finistère et de 8 entreprises volontaires, à l’élaboration d’un guide « Agir pour l’intégration durable des salarié(e)s dans l’industrie agroalimentaire ». Les entreprises finistériennes qui se sont mobilisées pour partager leurs expériences sont : Aquadis Naturellement (Plouvorn)**, Cinquième saison (St-Pol-de-Léon), Terre d’embruns (Brest), crêperie Le Coen- Moreau-Le Goff (Landeleau), JF Furic (St-Guénolé)**, Monique Rannou (Quimper), Bonduelle Traiteur (Rosporden) et Bigard (Quimperlé).

Des exemples, des solutions pour de meilleures conditions de travail et une meilleure intégration des salarié(e)s dans l’entreprise

Ce guide recense et présente des pratiques repérées dans des entreprises finistériennes de l’industrie agroalimentaire et qui permettent d’améliorer les conditions de travail, la qualification des salariés et l’efficacité des organisations pour renforcer l’emploi durable dans ces entreprises et donc l’attractivité de la filière.

À destination des entreprises de l’agroalimentaire (P.M.E. ou T.P.E.), ce guide pratique pose les enjeux de l’intégration durable d’un salarié et propose des pistes d’actions concrètes :
  • pour l’entreprise : « réduire son turnover », acquérir des compétences, accroître son activité, contribuer à la performance de son organisation ;
  • pour le salarié : travailler dans des conditions d’emploi et de travail satisfaisantes, coopérer dans un équipe, participer au projet de développement de l’entreprise, construire son parcours professionnel ;
  • pour le territoire : renforcer des dynamiques économiques et sociales, contribuer à son attractivité.

Ce guide a pour objectif d’aider les entreprises à analyser et partager leurs bonnes pratiques afin de favoriser l’intégration des salariés dans leur entreprise et la (ré)-insertion professionnelle de ceux qui en sont exclus. Source : Conseil Général du Finistère
* A vérifier : l'Insee n'intègre pas les emplois dans le mareyage qui représente des centaines d'emplois dans le Finistère 
** Industrie du poisson
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Le 21 Mars 2014

La croissance de Findus stoppée net par le scandale de la viande de cheval

Il y a plus d'un an, la marque de surgelés Findus était dans la tourmente. La révélation, début février 2013, de la présence de viande de cheval substituée à celle de boeuf dans des lasagnes commercialisées par l'entreprise levait un voile sur un scandale alimentaire qui secouait l'Europe.

Source : Le Monde | 18.03.2014 | Par Laurence Girard

L'affaire a coûté cher à Findus France. Selon les chiffres publiés mardi 18 mars, sa croissance a été stoppée net en 2013, son chiffre d'affaires restant stable à 210 millions d'euros. En cause, le plongeon de 17 % des ventes de plats cuisinés surgelés, dont les fameuses lasagnes, sur cette période.

Pourtant, début 2013, Matthieu Lambeaux, PDG de Findus France, était optimiste, espérant une progression de près de 10 % du chiffre d'affaires, après une hausse de 7,6 % en 2012. C'était avant le scandale de la viande de cheval.

« Entre le retrait des plats cuisinés incriminés et le temps de mise sur le marché de notre nouvelle gamme 100 % viande bovine française, nous avons été absents quatre mois des rayons avec cette catégorie de produits », explique M. Lambeaux. Les nouveaux produits ont été présentés en mai 2013. Les gratins et autres poêlées Findus contenant des éléments carnés sont désormais fabriqués par la société bretonne Celtigel à Plelo (Côtes-d'Armor). Et non plus par le français Comigel dont l'usine luxembourgeoise avait produit les lasagnes à la viande de cheval.

Diversité des produits

En présentant sa nouvelle offre, le PDG misait encore sur une croissance de l'activité de 4 % à 5 %. Mais les consommateurs français ont continué à bouder les plats cuisinés et conserves à base de viande de boeuf. M. Lambeaux estime que la chaleur de l'été a aussi joué en défaveur des ventes. Globalement, le manque à gagner se chiffre donc à près de 20 millions d'euros.

Le PDG de Findus veut relativiser l'impact de la crise sur son entreprise. « Les plats cuisinés ne représentent que 10 % de notre chiffre d'affaires. » Et de mettre en exergue la progression de 12 % de ses ventes de légumes en 2013. L'entreprise a, il est vrai, investi 2 millions d'euros auprès de son partenaire industriel breton Gelagri à Loudéac (Côtes-d'Armor), pour renouveler les emballages de ses épinards. Et l'activité poisson, qui représente 60 % de ses ventes, a progressé de 3 %.

La diversité des produits commercialisés sous la marque Findus lui a permis d'amortir le choc. D'autres entreprises, également atteintes par le scandale de la viande de cheval, ont été plus durement touchées encore.

A commencer par Spanghero, installée à Castelnaudary (Aude). La filiale de la coopérative Lur Berri, qui avait vendu à Comigel de la viande de cheval étiquetée boeuf, mais avait aussi importé du mouton britannique, interdit à la commercialisation en Europe, a été placée en liquidation judiciaire.

Rebaptisée La Lauragaise et reprise, en juillet 2013, par son fondateur, Laurent Spanghero, elle tente de se redresser.

La pêche en Alaska



Fleury Michon, le 20 mars 2014

Venez vérifier comment les pêcheurs de « l'Arcturus » ramènent les poissons qui servent à la préparation du surimi.
 
Étendre le territoire de la marque

Comigel a aussi choisi de changer de nom pour se refaire une virginité et s'est rebaptisée, début 2014, CookUp Solutions.

Le fabricant de lasagnes Fraisnor, installé à Feuchy (Pas-de-Calais), lui, n'a pas résisté à la chute de ses ventes. La liquidation judiciaire a été prononcée en mai 2013. Et fin janvier 2014, la société JB Viande a annoncé la reconversion du site en une unité de transformation de viande de porc.

Enfin, le trou d'air des ventes a précipité la fermeture de l'usine Nestlé de Beauvais, qui fabriquait lasagnes et hachis parmentier pour la marque Maggi.

Findus France espère, dès 2014, renouer avec la croissance, avec une progression de ses ventes de 5 %. Au-delà, l'entreprise s'est fixé comme objectif de doubler son chiffre d'affaires, à 400 millions d'euros d'ici à 2018. L'idée est d'étendre le territoire de la marque Findus. « Déjà présents dans le poisson, les épinards, les pommes de terre, les snacks, les plats cuisinés, nous allons entrer dans quatre nouvelles catégories d'ici à 2015-2016 », affirme M. Lambeaux.

 « Made in France »

Croustibat de Findus soutient Alaska Seafood "sauvage, naturel et durable" dans Findus communique ses engagements !

Au programme, un nouvel investissement de 10 millions d'euros dans l'usine de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Un temps, les 200 salariés du site ont été inquiets pour leur avenir. Mais l'usine a été confortée par un investissement de 10 millions d'euros entre 2012 et 2014. De quoi réintégrer la production des poissons en sauce, en plus des poissons panés ou en filets. Mais aussi pour Findus de communiquer autour du « made in France ». Un dossier suivi de près par le ministre de la mer, Frédéric Cuvillier, tête de liste (PS) aux élections municipales de Boulogne-sur-Mer.

Ce nouvel investissement industriel doit être approuvé par les financiers qui pilotent maintenant le groupe Findus. En effet, Findus France, Royaume-Uni et Scandinavie ont été rachetés, en 2008, par le fonds d'investissement Lion Capital qui, écrasé par la dette, a tenté, en vain, de revendre en 2011. En 2012, les principaux créanciers, la banque JPMorgan et son fonds spéculatif High Bridge, ont pris 70 % du capital, Lion Capital détenant les 30 % restants.

Le groupe Findus, qui pèse 1,4 milliard d'euros, s'est étendu à l'Espagne et, depuis février, à la Belgique, avec le rachat de Lutosa. Un spécialiste de la frite belge qui affiche un chiffre d'affaires de 10 millions. Les salariés de Findus France restent vigilants sur les intentions des actionnaires, alors que le marché des surgelés pourrait subir une vague de consolidation.

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Le 3 mai 2014

Marine Harvest engrange toujours plus....

Au premier trimestre 2013, Marine Harvest Group (MHG) annonçait la fermeture de deux sites de transformation en Bretagne, à un moment où la multinationale norvégienne affichait un bénéfice de 80 millions $US (pour cette période). 

Un an plus tard, alors que les deux usines de saumon, Poullaouen et Châteaugiron, ont mis sur le carreau près de 500 personnes, MHG annonce 181 millions de dollars de bénéfices au cours du premier trimestre 2014...

Début 2014, MHG a versé 1 million d’euros pour le plan de revitalisation, lié à la fermeture de l'usine Marine Harvest Kritsen de Poullaouen (29)... Et maintenant 0,8 dollar de dividende (par action) aux actionnaires, selon l’article de FIS : Marine Harvest obtains Q1 strong result.

Sachant que les actionnaires de MHG se partagent 4 000 000 000 parts (page 161 du rapport financier 2013 mise en ligne Ici - Marine Harvest 2013 Annual Report), nous aurions un versement de dividende de 3 600 000 000 $US !

Cherchez l’erreur...


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Le 15 mai 2014

Groupe Aqualande sur Youtube

23 reportages qui présentent les engagements du groupe Aqualande, les élevages et la transformation des truites... Cliquer ici ou sur l'illustration pour visualiser les clips vidéo

https://www.youtube.com/channel/UChsaRe9UiaIHMVThSYyk2aQ


Poisson Fumé : Saumon en berne, la Truite entre en lice....

Aqualande, qui produit 10.000 tonnes de truites par an dans ses élevages du Sud-Ouest, a constaté "une explosion des ventes" sur les six à huit derniers mois, se réjouit son directeur commercial Eric Mezrich.

Saumon fumé : pour rebondir, les professionnels lorgnent vers la truite et l'aquaculture

Bruxelles, 8 mai 2014 (AFP)

Pour les professionnels français du saumon fumé, truite et aquaculture pourraient être des solutions pour rebondir dans un contexte tendu par la flambée des prix et les polémiques sur les conditions d'élevage.

Les étapes de la transformation de la truite fumée chez Aqualande



  
Avec un marché qui a reculé de 5% depuis le début de l'année, "tout le monde est tendu dans la profession. On a dépensé beaucoup d'énergie pour rétablir nos marges", explique Jean-François Floch, directeur commercial saumon de l'entreprise bretonne Guyader, présente au salon SeafoodExpo à Bruxelles. Le saumon, poisson le plus consommé au monde, occupe une large place de l'événement.

Malgré de bonnes ventes à Noël, le secteur a été traumatisé en 2013 par la diffusion en novembre d'un reportage d'Envoyé Spécial très critique sur les élevages de saumon norvégiens, d'où viennent la majorité des poissons ensuite fumés en France. Mais surtout, les industriels souffrent de la forte hausse des prix de la matière première ces deux dernières années, liée à une demande en forte progression. Or le prix du saumon frais représente entre 50 et 75% du prix du produit fumé.

"Beaucoup d'industriels en France n'ont pas réussi à répercuter sur leur prix", d'où la fragilité et la concentration du secteur, expliquait récemment à l'AFP Jacques Trottier, directeur général de Labeyrie, et président du Syndicat français des industries du saumon et de la truite fumés (STF). Le norvégien Marine Harvest, n°1 mondial du saumon, est en passe de supprimer 400 postes en Bretagne pour doper sa rentabilité.

Pour certains, le salut pourrait passer par la truite, qui "a une belle image (...) et a pu bénéficier de transferts" en raison des suspicions sur le saumon, selon M. Trottier. Les ventes ont augmenté de 25% début 2014 par rapport à 2013, selon des données transmises par Labeyrie.

Aqualande, qui produit 10.000 tonnes de truites par an dans ses élevages du Sud-Ouest, a constaté "une explosion des ventes" sur les six à huit derniers mois, se réjouit son directeur commercial Eric Mezrich. "L'origine locale joue beaucoup", estime-t-il. La truite consommée en France provient en grande majorité de l'Hexagone.

La filière truite mise sur pied en Bretagne par Guyader bénéficie aussi des évolutions récentes.

"A produit identique, la truite coûte 15% moins cher à produire que le saumon", souligne M. Floch, qui estime que les prix élevés du saumon risquent de se maintenir faute d'une augmentation suffisante de la production norvégienne.

Meralliance, 3e producteur de saumon fumé après Marine Harvest et Labeyrie, espère de son côté se lancer dans l'aquaculture, quasiment inexistante pour le saumon en France. Avec une production d'un million de tonnes par an, la Norvège est dans une telle position de force qu'il est difficile d'exiger des gages de qualité, reconnaît Vincent Gelamur, responsable de l'innovation chez Meralliance. 

Pour redorer l'image du saumon en France, l'idée serait donc d'élever les poissons dans une ferme sur le sol et non dans des cages en mer. La technique permettrait "d'éliminer les problèmes de rejets, de stress, d'attaque de la faune sauvage" qui sont reprochés aux saumons norvégiens, explique M. Gelamur. Construite à côté du port breton du Guilvinec, l'installation profiterait de l'eau de mer pompée par le port pour la criée et surtout des coproduits de la pêche (déchets de poissons), qui seraient réutilisés pour fabriquer de la nourriture pour les saumons. L'objectif de production reste modeste: 800 tonnes, quand Meralliance en importe 20.000 chaque année de Norvège et d'Ecosse. Mais le modèle pourrait ensuite être répliqué dans deux autres sites en France, voire à l'étranger où seules deux fermes de ce type existent, au Danemark et au Canada. Le projet, dont le financement n'est pas encore bouclé, s'élèverait à 12,5 millions d'euros. S'il se concrétise, la ferme pilote pourrait produire ses premiers saumons début 2017.

Lire aussi Ouest France : Le marché du saumon fumé plonge

Flambée des prix et polémiques sur les conditions d'élevage ne font pas les affaires des professionnels français. Ils cherchent des alternatives, notamment du côté de la Bretagne.

Le marché du saumon fumé a reculé de 5 % depuis le début de l'année. « Tout le monde est tendu dans la profession », confie Jean-François Floch, directeur commercial saumon de l'entreprise bretonne Guyader, présente au salon SeafoodExpo, qui s'est achevé, hier, à Bruxelles.

Le secteur a été traumatisé par la diffusion en novembre d'un reportage de l'émission Envoyé Spécial sur France 2 très critique sur les élevages de saumon norvégiens, d'où viennent la majorité des poissons ensuite fumés en France. L'alimentation aux croquettes et l'utilisation de pesticides pour lutter contre les poux de mer qui attaquent les poissons ont marqué le public. Dans la foulée, plusieurs chaînes de la TNT ont consacré à leur tour un reportage au sujet.

Mais surtout, les industriels souffrent de la forte hausse des prix de la matière première ces deux dernières années, liée à une demande en forte progression. Or le prix du saumon frais représente entre 50 et 75 % du prix du produit fumé. « Beaucoup d'industriels en France n'ont pas réussi à répercuter sur leur prix », d'où la fragilité et la concentration du secteur, explique Jacques Trottier, directeur général de Labeyrie, et président du Syndicat français des industries du saumon et de la truite fumés (STF). Le norvégien Marine Harvest, n° 1 mondial du saumon, est en passe de supprimer 400 postes en Bretagne pour doper sa rentabilité.

La truite pour se rattraper

Pour certains, le salut pourrait passer par la truite, qui « a une belle image [...] et a pu bénéficier de transferts » en raison des suspicions sur le saumon, poursuit Jacques Trottier. Les ventes ont augmenté de 25 % début 2014 par rapport à 2013. Guyader élève également des truites : « A produit identique, la truite coûte 15 % moins cher à produire que le saumon », souligne Jean-François Floch.

Meralliance, troisième producteur de saumon fumé après Marine Harvest et Labeyrie, espère de son côté se lancer dans l'aquaculture, quasiment inexistante pour le saumon en France.

L'idée serait d'élever les poissons dans une ferme sur le sol et non dans des cages en mer (exit le problème des poux). Construite à côté du Guilvinec (Finistère), l'installation profiterait de l'eau de mer pompée par le port et surtout des déchets de poissons pour nourrir les saumons.

Cette ferme pilote pourrait produire ses premiers saumons début 2017.

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Le 14 Mai 2014

Avis aux consommateurs de poisson

Questionnaire sur le poisson issu de pisciculture marine

https://twitter.com/Dantoulon/status/459604373333479426/photo/1 


https://twitter.com/dabbadie/status/465881448319160320

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Le 25 mai 2014

Poullaouen : triste épilogue pour Marine Harvest

Il y a un an, les employés apprenaient la fermeture de l'usine Marine Harvest de Poullaouen. Vendredi, la production a cessé. Le dernier jour. Vers 17 h, ils se sont retrouvés pour dire au revoir et afficher leur colère.

Source : Ouest France par Rosemary Bertholom

Il y a quatre décennies, ils étaient 1 000 ouvriers en pleine saison. Pour entrer « dans la maison », il fallait faire la queue sur plusieurs centaines de mètres dès 6 h du matin. « De ce temps-là, on était bien payés. Il n'y avait pas encore les machines, les supermarchés... » se souvient un salarié. C'était du temps de Pierre Chevance, le fondateur. Hier, l'usine de transformation de saumon de Poullaouen, propriété du groupe Marine Harvest, a fermé. La production a cessé. 130 personnes se retrouvent sans emploi.

Denis était là en 1974. Amer, il lance : « Si j'avais su que j'ouvrirais l'usine et la fermerais... » Vendredi, encore une cinquantaine de personnes étaient à Poullaouen. Beaucoup ont soldé leurs congés et d'autres, plus tôt dans la semaine, mardi, avaient déjà connu la fin avec l'arrêt de la P1, l'atelier de filetage du saumon. Vendredi, c'est l'atelier de conditionnement du poisson qui a fermé. Toutes les machines ont été arrêtées à 12 h.

« Il y a tant de gâchis »

« Cela remue les tripes. Je pense aux gens. Qui, dans les environs de Carhaix, n'a pas travaillé à l'usine de Poullaouen ? Je pense aussi à Pierre Chevance, c'est le créateur du saumon fumé en Europe. J'espère que de là où il est, il ne verra pas cela, assure Denis Castel, élu du personnel, 27 ans de service, quatre plans sociaux vécus. Il travaillait hier. Demain, ce sont les familles qui seront touchées. C'est important d'être auprès des gens pour trouver une solution et surtout ne pas les lâcher. » Le quinquagénaire va continuer à Marine Harvest jusqu'à la fin décembre 2015 à Poullaouen, au service des expéditions.

« On a beaucoup pleuré. Cela nous pesait depuis un an, cette semaine a été terrible », témoigne Évelyne Le Guern, 13 ans d'usine de saumon au compteur. Elle a longtemps milité pour une intervention de l'État dans ce dossier.

À côté d'elle, une autre ouvrière ajoute : « Aujourd'hui, on s'est retrouvés livrés à nous-mêmes. J'ai eu ce sentiment : hop, allez-y. » Évelyne Le Guern poursuit : « On a été virés comme des chiens. C'est trop dur de partir comme cela. » Pour cela et d'autres revendications, elle a organisé hier soir un dernier rassemblement devant le site. Là où durant neuf jours, en novembre 2013, les employés avaient fait le blocus. Ils étaient une centaine à venir brûler leur tee-shirt et le cercueil qui les a accompagnés durant leur lutte.

Marie-Hélène Stone est venue en tant qu'ex-intérimaire et Bonnet rouge. « Tous les ans, je venais bosser de mai à décembre. Je suis inquiète pour les enfants du coin. Ils venaient travailler ici pendant les saisons. Maintenant, il n'y a plus rien en Centre-Bretagne. » Jean-Claude, 54 ans, a aussi du mal à tourner la page, même s'il a retrouvé un travail. « J'ai la haine. Il y a tant de gâchis. Regardez tous ces jeunes avec des gamins. Ils sont piégés. L'immobiliser a baissé de 25 % à Carhaix. »

Michel Crespin, élu du personnel, délégué CGT, a retrouvé les salariés dans l'après-midi pour un dernier discours. Il a travaillé 36 ans dans cette usine. Au coeur du conflit depuis un an, il revient dessus. « On a été dignes, il ne faut pas se laisser aller. On a fait ce qu'on a pu. Je suis soulagé. » Plus virulent que d'habitude, il évoque son « ressentiment fort contre les actionnaires. J'espère qu'ils souffriront autant que nous ».

Mickaël, 27 ans, a anticipé « l'après ». Il va intégrer une cellule du Centre de formation technique par alternance (CFTA) pour devenir conducteur de train. Quarante ont postulé, il y avait quatre places. Il rebondit.

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Marine Harvest : « Heureux de tourner la page »

Jérôme Joffroy fait partie des 130 employés de Marine Harvest à se retrouver sans emploi vendredi. Élu du personnel, il revient sur le dossier. Entre sentiment de gâchis et l'espoir nécessaire pour l'avenir.

Source : Ouest France par

Quand on a appris, le 4 juin, que ça allait fermer, on a bien compris qu'on ne pourrait rien y changer : Marine Harvest ne reviendrait en aucun cas sur sa décision. Avec le recul, j'ai envie de dire heureusement qu'on a abordé le dossier de la sorte, car je pense qu'autrement, les gens n'auraient rien eu au bout du compte. Je crois aussi que ce qui nous a un petit peu sauvés c'est que tous les élus du comité d'entreprise (CE) n'avaient pas d'ambition politique.

Cela m'a chagriné que des personnes de l'extérieur nous aient beaucoup critiqués. Ça a été les moments les plus difficiles à vivre. On nous a presque reproché d'avoir trop d'indemnités de départ. Cela m'a embêté. Surtout quand, à ce moment-là, on voyait la situation des Gad. Eux n'avaient malheureusement pas d'indemnités importantes. Là, il n'y a pas eu un mot. Ils ne se sont pas révoltés en disant : « Tiens ce n'est pas normal, ces ouvriers n'auront rien pour partir ». Il y a des Marine Harvest qui n'arrivaient même plus à sortir pour aller faire les courses. Ils se faisaient apostropher : « Tu vas pouvoir t'acheter une Porsche ! »

Il ne faut pas croire, nous regrettons tous ces licenciements alors que le groupe réalise des profits monstres. L'année dernière, ils ont fait entre 700 et 800 millions d'euros de bénéfices. Là, c'est carrément écoeurant. C'est cette situation particulière qui fait que les gens ne peuvent plus avoir confiance en Marine Harvest. C'est impossible.

Il y a quand même eu de la part de quelques-uns un peu de manipulation, d'opportunisme, en période préélectorale. Heureusement, on ne s'est pas laissé piéger par ça. On a négocié, obtenu une prime de mobilité de 15 000 € pour aller à Landivisiau. Mais on voit que les gens craignent que Landivisiau ne perdure pas. Et donc de déménager pour rien. Je tiens également à remercier les personnes qui nous ont aidés durant le blocus. Il y a des gens qu'on ne connaissait pas et qu'on ne reverra jamais qui nous ont donnés de la nourriture... Cette grève a porté ses fruits dans les négociations.

J'ai été près de onze ans, en CDI, à Poullaouen. Aujourd'hui, alors que la production s'arrête, je ressens un peu de soulagement car on a vécu un an de bagarre, de stress. Cela n'a pas été facile. On sait que ça va être dur de retrouver un travail. Surtout quand on voit qu'il y a 4 500 inscrits à Pôle Emploi à Carhaix. J'ai fait un bilan de compétences, j'ai quelques idées. Je garde espoir. Je vais me réorienter vers autre chose, c'est plus prudent quand on voit tous les problèmes dans l'agroalimentaire. J'y réfléchis que maintenant parce qu'avant, ce n'était pas simple de trouver un moment pour s'interroger alors que je devais m'occuper d'autres dossiers via le CE.

Je n'irai pas à la manifestation devant l'usine vendredi après-midi. Je suis heureux de tourner la page, assez vite, depuis que j'ai soldé mes congés le 12 mai, et de m'investir dans autre chose. C'est ce que je souhaite aussi aux autres Marine Harvest. »

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Le 5 Septembre 2014

Rabobank voit l'avenir en rose dans l’industrie du saumon

Le hollandais Rabobank, banque très impliquée dans la filière saumon, mise sur un doublement de la production du saumon d'élevage entre 2010 et 2020. 

Par ailleurs, Rabobank prévoit le maintien des prix élevés sur le marché à l'export et par conséquent des bénéfices record dégagés par les salmoniculteurs...

Cliquer Ici pour télécharger l'étude de la banque hollandaise, Rabobank : Salmon Industry Tackles Legal & Biological Limits - Rabobank Industry Note #453-August 2014

Remarque personnelle : Les pêcheurs français vont trinquer ! Des prix record à l'export, et du saumon, produit d'appel, vendu sans marge bénéficiaire dans les GMS... Ces poissonneries surnagent en margeant le poisson de nos côtes... Conclusion : les éleveurs de saumon de Norvège voient la vie en rose au dépend des pêcheurs français !!!

L'industrie du saumon doit rassurer pour continuer de croître

Échaudée par les polémiques sur les facteurs biologiques et environnementaux, l’industrie du saumon doit convaincre du bien-fondé de son action pour poursuivre son essor.

Source : Business Marché  par Franck Stassi

« A l’avenir, le développement durable sera le principal objectif de l’industrie du saumon », d’après Gorjan Nikolik, analyste chez Rabobank. La banque néerlandaise rappelle que la filière ne pourra faire l’économie d’une remise en question de ses pratiques environnementales, notamment en Norvège. Les limites de production limitées par le législateur contraignent toutefois ce scénario.

Les autorités norvégiennes émettent des licences d’exploitation « vertes », qui renforcent les normes environnementales auxquelles doivent se plier les producteurs de saumon. La mise en place de techniques plus vertueuses, la réduction de la mortalité et un travail sur la génétique figurent parmi les conditions. Au Chili, un projet de loi vise pour sa part à réduire la densité des exploitations. De récentes crises sanitaires ont déjà permis d’amorcer un changement de mentalité chez les producteurs.


Les marchés émergents prennent le relais de la Russie

Ces pratiques doivent notamment permettre d’accompagner la progression de la demande anticipée par Rabobank. Premier consommateur mondial de saumon, l’Union européenne devrait maintenir son rang au cours des prochaines années. L’embargo russe sur les importations agroalimentaires contraint à réaffecter 100.000 tonnes de saumon, qui devraient l’être dans l’Union européenne et dans une moindre mesure aux Etats-Unis, selon Gorjan Nikolik. « Comme la consommation de saumon continue de se mondialiser, il y aura un nombre croissant de marchés capables d’absorber des volumes supplémentaires », complète-t-il.

Les Etats-Unis constituent pourtant un important vivier de consommateurs potentiels, compte tenu de la faiblesse de la consommation de saumon par habitant. Les pays émergents représentent des débouchés bien plus forts. La Chine, le Mexique ou l’Inde figurent parmi ces marchés, en raison de l’augmentation des revenus, de l’essor des classes moyennes et de l’amélioration de la logistique. Les marchés émergents recensés par Rabobank pèsent aujourd’hui pour 35% des livraisons de saumon d’Atlantique, contre 20% il y a dix ans.


Les transformateurs se consolident

Pour toucher toujours plus de consommateurs, la filière peut également s’appuyer sur l’appétit pour les produits transformés à base de saumon. La rentabilité des acteurs de la transformation fait toutefois office de talon d’Achille, en raison d’un difficile équilibre à trouver entre les prix au comptant du saumon et la pression des distributeurs. Un mouvement de concentration a déjà été observé dans le secteur. Afin d’assurer leur avenir, les professionnels du saumon doivent toutefois mettre un terme aux polémiques actuelles sur les facteurs biologiques et environnementaux. Gorjan Nikolik estime à environ trois ans le délai nécessaire pour résoudre la plupart des problèmes identifiés, en tablant sur l’innovation.

Cliquer Ici pour télécharger l'étude de la banque hollandaise, Rabobank : Salmon Industry Tackles Legal & Biological Limits - Rabobank Industry Note #453-August 2014


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Le 4 Septembre 2014

Saumon fumé. Un fleuron de l'industrie alimentaire bretonne passe sous pavillon étranger

Le saumon MerAlliance passe sous pavillon thaïlandais

MerAlliance est le premier transformateur français de saumons frais aux marques de distributeurs... MerAlliance transforme 21.000 tonnes de poisson par an pour un CA de 160 millions d'euros. Basé à Quimper, le groupe français est implanté en Ecosse, en Pologne et en Norvège...

Le groupe MerAlliance est repris à 100 % par Thaï Union Frozen Products, le numéro un mondial du thon en conserves.

Thaï Union Frozen Products (TUF) est déjà  propriétaire de Petit Navire en France. Le chiffre d'affaires du groupe thaîlandais s'élève à environ 3 milliards d'euros (3,6 milliards de US$ en 2013), ce qui place TUF dans le Top 5 de l'industrie halio-alimentaire dans le monde...

Lire le communiqué de presse commun : TUF et sa filiale MW Brands annoncent l'acquisition du Groupe MerAlliance, l'une des sociétés leader du saumon fumé en Europe. Ce communiqué indique que le groupe thaïlandais a les dents longues "devenir leader européen sur le marché du frais". Dans un entretien accordé au Bangkok Post, Thiraphong Chansiri, Directeur de TUF affiche clairement les ambitions de son groupe : doubler les recettes actuelles d’ici 2020 et ainsi atteindre un CA de 8 milliards USD.

Redistribution des cartes sur le marché français (1e marché mondial du saumon fumé)
CA : 541 millions d'euros pour 34 308 tonnes (estimation 2013 Adepale) :

7 acteurs majeurs du saumon fumé :
  • 3 multinationales étrangères : Marine Harvest (Norvège), TUF (Thaïlande), Suempol (Pologne)
  • 2 groupes coopératifs agricoles français : Lur Berri (marques : Labeyrie, Delpierre) et Maïsadour (marque : Delpeyrat)
  • 2 groupes français : Intermarché et Guyader (Bretagne saumon)

Pour en savoir plus sur le saumon fumé, lire RPA : Ici et

Une page se tourne chez MerAlliance. Gilles Charpentier le propriétaire depuis deux décennies de cette entreprise de transformation de saumons vend la totalité de ses actions au géant thaïlandais de la conserve de thon, Thaï Union Frozen Products pour un montant non communiqué. La cession sera effective d’ici à la fin de l’exercice en cours puisque le projet est soumis à l’avis de l’Autorité de la Concurrence. Premier transformateur français de saumons frais aux marques des distributeurs, MerAlliance dont Azulis Capital est actionnaire à hauteur de 35%, réalise un chiffre d’affaires annuel de 160 millions d’euros pour 21.000 tonnes de poissons transformés.

Source : Les Echos par Stanislas Du Guerny / Correspondant à Rennes | Le 04/09 à 17:58

La reprise de cette affaire bretonne de 950 salariés également installée en Pologne, en Norvège et en Ecosse où elle possède la société de transformation de saumons Esco, ouvre de nouvelles perspectives européennes au géant Thaï Union Frozen qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros. MerAlliance, implanté à Quimper dans le Finistère, va rejoindre le périmètre de MW Brands (Paris), la filiale européenne de TUF. « Le rachat de Mer Alliance, indique Elisabeth Fleuriot, la directrice générale de MWBrands, nous permettra un développement dans le secteur du poisson frais dont nous sommes absent, notre objectif est d’en devenir l’un des leaders européens ». 

Propriétaire des marques de conserves de thons John West en Grande-Bretagne, Hollande, Irlande et Moyen Orient, ainsi que Mareblu en Italie, MW Brands est aussi à la tête des conserves de sardines Parmentier et de la marque Petit Navire dont l’usine est installée à Douarnenez dans le Finistère. Une affaire qui se porte très bien et qui « continue de progresser », indique encore Elisabeth Fleuriot.

Propriétaire de Petit Navire

Forte de ses 300 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel pour un résultat net de 18 millions d’euros, Petit Navire regroupe la moitié des activités de MWBrands qui vient d’ailleurs d’engager un investissement de 400.000 euros au siège de Petit Navire pour renforcer son service de R&D. Il intervient pour le compte de l’ensemble des marques de conserves de MW Brands dont les ventes s’effectuent en France pour 50%, le reste étant réparti entre les autres pays européens, le Moyen-Orient et l’Afrique . L’ensemble regroupe 5.500 salariés, 4 usines et 8 thoniers. Les divisions conserves de poissons et saumons frais vont rester distinctes,  car les technologies, la logistique, les marchés sont très différents affirme l’entreprise. Gilles Charpentier va continue de diriger MerAlliance jusqu’en avril 2016.

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Le 9 Octobre 2014

Les paris de Guyader pour devenir un gros poisson

Antoine Gorioux, directeur général de Guyader, active tous les leviers pour émerger sur le rayon des poissons fumés.

Source : LSA

La société familiale grandit à vitesse grand V sur le marché des poissons fumés. Dominée par des gros acteurs – Labeyrie, les MDD et Delpeyrat – et positionnée sur un marché mal orienté, Guyader doit jouer la carte de la différence pour émerger dans ce rayon.

Difficile de se faufiler parmi les géants. Depuis le rachat de Bretagne saumon, en 2012, Guyader veut se faire une place dans les linéaires dédiés aux poissons fumés, où règne le saumon. Un pari pas évident. D’abord parce que le marché se porte mal : depuis un an et demi, le saumon subit coup sur coup les polémiques concernant le saumon norvégien et cumule ainsi des évolutions à la baisse. Ce marché de 22 000 ton­nes chutait encore, en cumul annuel mobile à fin juin, à - 13,9 % en volume, selon Iri.

Ensuite, parce que personne n’attendait l’arrivée de Guyader en tant que marque nationale sur ce rayon. Labeyrie domine ce marché depuis des décennies, les MDD tirent vers elles les plus gros volumes. Et parmi elles, Delpeyrat est venue s’implanter en challenger début 2013. Alors, forcément, il faut être malin pour émerger à leurs côtés.

Ambitieux objectifs

Dès 2010, la firme a mis en place son plan de bataille en accélérant sa diversification sur la truite, une alternative un peu plus abordable que le saumon en GMS. Désormais, ce poisson pèse 45 % de l’activité poissons fumés de l’entreprise qui en produit 800 tonnes par an. Antoine Gorioux, directeur général, compte bien prendre « 25 à 30 % de part de marché en volume d’ici à deux ans » sur cette espèce ; il est actuellement à 7,8 %.

Identité bretonne

Deuxième levier actionné pour se développer, Guyader veut inscrire sa griffe dans le rayon. Il est déjà un grand acteur du saumon, mais 70 % de sa production sont dédiés… aux MDD. L’entreprise souhaite accélérer ses efforts : elle a lancé sa gamme dans le saumon il y a tout juste un an et espère atteindre un équilibre de 50 % de sa production à marque. Pour cela, pas question d’abandonner ses partenariats historiques avec les enseignes, mais elle a gonflé son équipe de commerciaux pour être mieux diffusée. Car, à ce jour, l’offre n’est pas encore présente partout et se concentre principalement sur le Grand Ouest.

Cette région, c’est justement son terrain de jeu favori pour s’asseoir face aux gros acteurs du saumon. La société vante ses origines à tout-va. Elle lance d’ailleurs pour la rentrée toute une gamme de produits issus de la pêche bretonne. Elle travaille aussi beaucoup sa notoriété au niveau régional : elle a ouvert son magasin d’usine et compte développer le modèle pour plusieurs sites. Guyader a en outre effectué une tournée estivale dans toute la Bretagne avec son food-truck pour faire connaître son offre, et apparaît à la télévision sur les chaînes locales. Une démarche visiblement efficace : la société a augmenté ses volumes de 15 % en un an, et son chiffre d’affaires a fait un bond de 10 % entre août 2013 et 2014.

Julie Delvallée

Comment la marque se distingue ?

En se diversifiant La société s’est très tôt lancée dans la truite (45 % de sa production de poissons fumés). Une bonne alternative par rapport au saumon, en déclin depuis dix-huit mois.

En misant sur son identité bretonne Elle s’appuie sur sa région pour jouer à fond le terroir ; elle est très bien ancrée dans le Grand Ouest (en MDD et à marque).

En se recentrant sur la marque Guyader fait 70 % de MDD sur le saumon, elle veut rééquilibrer ses activités en faisant du 50 % pour sa marque et pour les distributeurs.

En renforçant ses équipes L’équipe commerciale s’est agrandie, la direction vient de la concurrence (Marine Harvest, Delpeyrat) et maîtrise donc bien les enjeux du secteur.

73 M €

Le chiffre d’affaires 2013, dont 70% de l’activité pour les GMS

Le poisson fumé est sa principale production (40%), ses activités historiques sont la charcuterie (30%) et le traiteur (30%)

Source : Guyader

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