lundi 20 mai 2013

Thon rouge : Frénésie autour de la campagne 2013...


Ancien titre : Campagne 2013 : Frénésie autour du thon rouge...

La campagne de thon rouge commence dans quelques jours en Méditerranée... Cette nouvelle saison s'annonce torride... Pour Jean-Pierre du journal en ligne Consoglobe, "ça va saigner !" (1)

Campagne Thon rouge 2013 : cliquer Ici pour aller directement à la revue de presse de la campagne des thoniers-senneurs (= pêche industrielle) en Méditerranée.... Et depuis le 1 juillet 2013 pour la pêche artisanale dans le Golfe de Gascogne : Pays Basque

En Angleterre, la femme nue qui chevauche le thon rouge, se prépare à traverser la Manche. Elle va débarquer à Paris dans le cadre de la campagne « Fishlove ». (2)

Au Japon, la femme nue attend en position sushis de thon rouge selon la "tradition" nyotaimori en plein développement dans le monde (3)


Surpêche... Droit humain... Instrumentalisation du thon rouge !

L'origine du nyotaimori reste floue, aucun restaurant au Japon ne proposant ce type de service. Cette pratique est plutôt considérée au Japon comme jeu sexuel et non comme une tradition culinaire, bien qu'elle soit présentée ainsi dans les autres pays du monde... Pratique dénoncée par plusieurs organisations (notamment féministes) car elle porte atteinte à la dignité des femmes... (4)

Pendant ce temps, des stars se déshabillent contre la surpêche (5), elles se dénudent à l'image de Mélanie Laurent pour Le Marin (6), et posent nues par amour des poissons ! (7)
 
(1) Consoglobe : Pêche au thon, nouvelle saison – ça va saigner !
(2) Fishlove : la campagne dénudée contre la surpêche arrive à Paris
(3) Manger des sushis sur une femme nue (interdit -18 ans)
(4) Wikipedia : Nyotaimori

Autres articles :

Images : femmes nues "table à sushi" (Sources : Reuters et Sushi Maki)

La pêche au thon rouge au large de Saint-Jean-de-Luz en images

Juillet 2013. Les photographes de Sud-Ouest ont passé une journée avec l'équipage de l'"Airosa".


 Cliquer Ici pour découvrir le reportage photographique.... Et à suivre les explications....

Course contre le thon et le temps

C’est la pêche la plus spectaculaire. La preuve avec l’équipage du canneur « Airosa ».

Source : Sud Ouest par Arnaud Dejeans

«Où est-ce qu’ils sont ces thons ? » peste le patron Didier Martinez, les yeux rivés sur l’écran du sonar. À l’avant du bateau, alignés comme des sardines, les guetteurs ironisent : « Dans l’océan certainement ». Voilà cinq heures que l’équipage scrute la surface des eaux en espérant apercevoir un banc de thons rouges. Pas un frétillement à se mettre sous l’œil, ni un dadin à l’horizon, cet oiseau noir annonciateur. Le temps passe, le thon s’évapore.

Pour éviter de se transformer en figure de proue, Jojo, Jean-Claude, Alain, David et Paxkal enchaînent machinalement les cigarettes. « Le thon rouge, c’est toujours pareil, il faut être patient », témoigne Jean-Claude, dit « l’Ancien ». À 70 ans, cet ancien patron, qui a connu les grandes campagnes sénégalaises, vient donner un coup de main à l’équipage : « La pêche au thon rouge, c’est la plus belle ».

L’échine de l’océan frétille

Gladiateurs de la mer

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Pour aller plus loin....

En 2013, les quotas de thon rouge repartent à la hausse...

Relire : Thon rouge : Le retour

Répartition du TAC de Thon rouge entre les pays de l'Europe Bleue



Thon rouge : Répartition du quota français 2013

Les 2 471 tonnes de quota français de thon rouge pour 2013 ont été réparties par organisations de producteurs (OP) et même par navires s'agissant des senneurs. Un arrêté du 29 janvier 2013 paru au Journal officiel du 13 février 2013 (lire le tableau en pièce jointe, accessible en descendant tout en bas) précise la répartition de ce quota national.

Dans les grandes lignes, les professionnels de Méditerranée en exploiteront 2 199 tonnes, ceux d’Atlantique 247 tonnes et les pêcheurs de loisirs 20 tonnes.

Une lecture par métiers montre qu'en Méditerranée, les senneurs récupèrent 1 945 tonnes ; et les palangriers et petits métiers seulement 250 tonnes (palangriers, canneurs, ligneurs). Et côté Atlantique, il y a 150 tonnes pour les chalutiers, 15 tonnes pour les palangriers et 82 tonnes pour les ligneurs et canneurs. Source : Le Marin


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Thon rouge : les senneurs se préparent à une belle campagne sous l'œil des caméras embarquées

Source : Le Marin

Seuls neuf navires étaient partis en mer l’an dernier, ultime année d’amende des Français pour surpêche en 2007. Afin de rallier les zones de pêche (les Baléares ou Malte), les navires devraient quitter les quais autour du 20 mai, pour une pêche qui ne pourra se dérouler qu’entre le 26 mai et le 24 juin, dates légèrement plus tardives.

Les petits métiers qui ont commencé la saison il y a un mois, font de belles captures, tandis que les chalutiers du golfe du Lion ramènent régulièrement des thons en prises accessoires. Les réductions des capacités de pêche imposées par l’Iccat et l’Europe ont effectivement redynamisé les stocks.

Les contrôles sont rentrés dans les habitudes. Le 8 mai, l’Agence européenne de contrôle des pêches a annoncé mobiliser 6 patrouilleurs de haute mer, 22 patrouilleurs côtiers et 11 patrouilles aériennes. Conformément aux demandes de l’Iccat, pour la 2e année, des caméras stéréoscopiques seront embarquées pour compter les poissons lors des transferts.

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Le thon rouge divise le monde de la pêche

Source : Sud Ouest par Arnaud Dejeans (22/03/13)

Après trois années années difficiles liées au remboursement du trop-pêché à la fin des années 2000, les quotas de pêche du thon rouge retrouvent un niveau normal. La punition est levée, mais cela ne profite pas à tous.

La punition a été levée. Après trois années difficiles, liées au remboursement par la France du trop-pêché des senneurs et des pélagiques à la fin des années 2000, les quotas de pêche du thon rouge a retrouvé un niveau que l'on pourrait qualifier de « normal ». Un adjectif rejeté, pour des raisons diamétralement opposées, par les pêcheurs et les ONG environnementales.

Le quota national - divisé entre la Méditerranée (89 %), l'Atlantique (10 %) et les plaisanciers (1 %) - passe ainsi de 949 tonnes, en 2012, à 2 446 tonnes, en 2013. En Atlantique, le chiffre augmente de 64 % (150 tonnes, en 2012, et 247 tonnes, en 2013) avec la répartition par corps de métier suivante : le quota des chaluts pélagiques (grosses embarcations) passe de 35,5 tonnes à 150 tonnes (+ 322 %), celui des palangriers de 29 à 15 tonnes (- 48 %), et celui des canneurs-ligneurs (les petits métiers) de 85,5 à 82 tonnes (- 4 %).

De quoi réjouir les pêcheurs basques, landais et girondins ? Ce n'est pas vraiment le cas, à écouter la plate-forme de la petite pêche artisanale du Pays basque : « On sort de l'amende infligée par l'Iccat [Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique] pour le dépassement des quotas du aux senneurs méditerranéens et aux pélagiques atlantiques ; ces mêmes qui sont aujourd'hui favorisés dans le nouveau partage. En même temps, les canneurs [petites embarcations traditionnelles] voient diminuer leur quota. Cherchez l'erreur ! » fulmine leur porte-parole basque Anne-Marie Vergez.

Métiers de l'hameçon

Un coup de gueule relayé par d'autres « petits » : plusieurs ligneurs du quartier maritime de Bayonne ayant demandé une petite part du gâteau pour rapporter au port une espèce de plus en plus valorisée en criée. La requête est tombée à l'eau. « Nous avons bien transmis cette demande au niveau national, tout en émettant un avis défavorable, précise David Milly, de Pêcheurs Aquitaine (1). Car il aurait fallu grignoter une part de quota aux canneurs-ligneurs, qui vivent principalement de cette pêche. » Et le responsable de déplorer lui-même la répartition des quotas actés en 2013 : « On a raté l'occasion de sécuriser les métiers de l'hameçon. »

Si tout le monde partage le même constat, alors pourquoi ne pas avoir pris aux « gros » pour donner aux « petits » ? « Car c'est déjà ce que nous avons fait au sein de notre organisation de producteurs, rétorque David Milly. Nous avons échangé avec les Bretons du thon rouge contre des espèces de grand fond, et nous avons demandé à nos pélagiques de céder 30 % de leur quota. » Et le représentant de Pêcheurs Aquitaine de sortir la calculatrice : « Sans notre intervention, les petits métiers n'auraient pas obtenu 82 mais 35 tonnes. »

Le combat des chiffres

C'est donc la répartition nationale que les petits métiers montrent du doigt. « Les ligneurs de Saint-Jean-de-Luz n'ont jamais demandé de grignoter le quota des canneurs, qui ne vivent pratiquement que de cette pêche, mais de récupérer une part de ceux qui ont commis de gros abus il y a quelques années, et dont les techniques utilisées ne sont pas du tout sélectives », condamne Anne-Marie Vergez, qui regrette une nouvelle fois que les intérêts des grosses entreprises soient préservés.

Directement visé par ces attaques, le Comité interdépartemental des pêches maritimes tient à calmer le jeu : « La répartition actée pour 2013 est sensiblement la même que celle de 2009, avant les années de pénalité. Sauf que, cette année, le quota international est deux fois moins important. Sans notre intervention, les petits métiers auraient dû bénéficier d'un quota bien moindre. »

Des arguments qui ne convaincront certainement pas les artisans basques, qui se sentent lésés dans cette guerre des chiffres.

(1) L'organisation de producteurs (OP) réunit les OP Capsud (Ciboure) et Arcacoop (Arcachon).

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Les petits métiers de Méditerranée démarrent la saison de thon rouge 

Source : Le Marin le 17/04/2013
Renaud Frejafond (à gauche), ici à côté de Pierre d’Acunto, le président de l’organisation de producteurs sétoise Sathoan, a pêché 22 thons pour sa première nuit (Hélène Scheffer).

Pour sa première sortie, Renaud Frejafond, le patron du Panthère III (9,50 mètres) peut se féliciter. Pour l’ouverture de la pêcherie cette année, il a débarqué 22 thons rouges, dont trois de plus de 45 kilos, pêchés à la palangre dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 avril au large de Sète.

Parmi les quatre autres petits métiers sétois disposant d’autorisations européennes de pêche (AEP), deux autres ont débarqué 11 thons, eux aussi de belle taille. Conformément aux obligations fixées par l’Iccat, 100 % de ces prises ont été contrôlées par l’administration.

Renaud Frejafond a présenté sa capture à Sète, le 17 avril, à l’occasion d’une journée de sensibilisation de la marque collective Pavillon France.

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L’Algérie prête pour la pêche au thon rouge

Source : El Watan

Du 25 mai au 25 juin, l’Algérie s’apprête à prendre part à la campagne de pêche au thon rouge. Le quota alloué pour notre pays s’élève à 243 tonnes. Selon les sources du département ministériel de Sid Ahmed Feghouli, la wilaya de Tipasa compte 3 navires pour un quota de 150 tonnes, le reste du quota, avoisinant 93 tonnes, sera pêché par 2 navires, l’un de la wilaya d’Oran et le second de la wilaya de Chlef. Toutes les dispositions ont été prises par les 5 navires algériens pour s’engager dans cette campagne de pêche au thon rouge.

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Le 1 juin 2013

Aux USA, la campagne de thon rouge commence ce 1 juin...

Les pêcheurs étatsuniens, du Maine au Cape Cod (nord-est), ont droit à 450 tonnes incluses dans les 1.750 tonnes du quota pour l'Atlantique Ouest, contre 13.500 tonnes pour la Méditerranée/Atlantique Est.

A la recherche du thon rouge de l'Atlantique

Source : Afp (Gloucester / Etats-Unis)

A Gloucester (nord-est des Etats-Unis), la saison de la pêche au thon rouge de l'Atlantique commence: ici, les pêcheurs professionnels pêchent sans filets cette espèce menacée et n'ont besoin que de lignes, de moulinets, de savoir-faire et de patience.

Cette petite ville de carte postale du Massachusetts, aux belles maisons anciennes, est aussi un port de pêche industrieux d'où partent, le 1er juin, des dizaines de bateaux à la recherche du thon rouge Thunnus Thynnus, le roi des poissons selon les pêcheurs, très prisé par les Japonais pour les sushis.

L'Atlantic bluefin, un thon énorme qui peut peser jusqu'à 900 kg et mesurer trois mètres de long, était il y a peu menacé d'extinction, pour cause de surpêche. Aujourd'hui, la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (ICCAT) en distribue les quotas selon les zones --Méditerranée ou Atlantique-- et le stock, lentement, se reconstitue, tout en restant fragile.

Dans cette région, le thon, c'est le roi, dit à l'AFP Dave Marciano, un patron-pêcheur de 47 ans. C'est le plus gros et le plus beau des poissons de l'océan, il n'y en a pas de plus beau et de plus rapide, ajoute Dave Carraro, 48 ans, également patron-pêcheur.

Les pêcheurs américains, du Maine au Cape Cod (nord-est), ont droit à 450 tonnes incluses dans les 1.750 tonnes du quota pour l'Atlantique Ouest, contre 13.500 tonnes pour la Méditerranée/Atlantique Est.

Mais dans les eaux froides au large de Gloucester, on pêche avec une canne, un moulinet, un poisson à la fois. Pas de filets. On fait comme ça ici, insiste M. Carraro, quand en Méditerranée, souligne-t-il, c'est avec de gros bateaux et de grands filets.

La ville, qui a perdu en mer 10.000 pêcheurs en 350 ans d'existence, a ses lettres de noblesse. Elle est le port d'attache du bateau de Capitaines Courageux, le roman de Rudyard Kipling, comme de l'histoire vraie racontée par le film En pleine tempête, avec George Clooney.

L'état du stock s'améliore

La pêche au thon, à la canne et harpon à main, y est tellement spectaculaire qu'une série télévisée, Pêche à Haut risque. Bataille dans l'Atlantique, lui est consacrée.

Diffusée par la chaîne du National Geographic, ce docu-réalité fait un tabac aux Etats-Unis et une troisième saison va commencer à se tourner cet été. En France, elle entame sa deuxième saison le 17 juin. MM. Carraro et Marciano en sont les vedettes, aux côtés de quatre autres équipages partant à la quête du gros poisson. Tourner cette émission, est une bonne façon de montrer au monde que la pêche aux Etats-Unis est une pêche responsable, durable. Le reste du monde devrait nous imiter, affirme M. Carraro.

On est très stricts aux Etats-Unis. Quand le quota est atteint, les bateaux ne pêchent plus. Ailleurs, la surpêche n'est pas autant surveillée, ajoute son collègue.

Le thon rouge peut rapporter beaucoup d'argent, de cinq à 20 dollars la livre, quelquefois plus si le Japon, le plus gros consommateur au monde, en manque. Le record personnel de Dave Marciano a été un poisson vendu 24.000 dollars, mais chaque fois, ça dépend de la qualité, de l'état du marché, c'est un pari permanent, explique-t-il.

A cela s'ajoute l'excitation de la pêche elle-même. Se retrouver avec 500 kg au bout de la ligne, c'est formidable. Ca rapporte bien sûr, mais la traque, le plaisir de le pêcher sont tout autant enthousiasmants, renchérit M. Carraro. Car ce poisson est malin: Un thon de 400 kg a 25 ans. Il en a vu des hameçons, des appâts, des lignes... Il a appris. Il va falloir ruser pour qu'il morde, ajoute le pêcheur. De plus, vous pouvez avoir tous les appareils électroniques possibles, toutes les cannes ou hameçons, sans savoir-faire, vous n'attraperez pas le poisson.

Aujourd'hui, les pêcheurs de Gloucester sont optimistes. L'état du stock s'améliore, dit Dave Marciano, on est loin de l'abondance passée, mais on est sur le bon chemin. Ca va pas se faire en une seule nuit.

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Le thon rouge va t'il disparaître de l'atlantique ?




Tommy Knocker

Publiée le 19 déc. 2012

Le Thon rouge n'est pas un poisson comme les autres, il est rapide et puissant, ce qui lui permet de sillonner quasiment la totalité de l'océan atlantique. Le thon adopte un comportement social et tout comme les humains, c'est un poisson à sang chaud. Cependant, du fait de l'exploitation à outrance des ressources maritimes, le thon rouge, semble en voie d'extinction. Le thon rouge est un des plus grands prédateurs de l'atlantique, il peut mesurer jusqu'à 3 mètres et peser près de 700kg.

Nous sommes habitués à voir souvent des thons rouges sur les étals de nos poissonniers, cependant, ce documentaire vous présente les thons dans leur environnement sauvage. Ces dernières années, la population de thons rouge a très sérieusement diminué et les scientifiques s'inquiètent de sa disparition car le thon est un signe de bonne santé dans l'océan.

Désormais, la pêche au thon rouge est très sévèrement réglementée par le Canada.

Les sushis sont une des raisons qui contribuent à l'utilisation massive de viande de thon rouge. Sa taille hors du commun porte préjudice au thon rouge car désormais, avec la technologie, les gros gabarits sont appréciés et ne risquent plus de faire chavirer les chalutiers. Les thons rouges se reproduisent dans le Golfe du Mexique ou une conjonction de courant génère une zone nutritive très appréciée des thonidés.

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Février 2013

Montpellier : amendes pour Greenpeace après une opération contre des thoniers sétois

Source : Midi Libre avec AFP 11/02/2013

Le 4 juin 2010, au premier jour de pêche (les bateaux avaient été bloqués 15 jours en raison de la météo), à 62 milles au sud de Malte, les activistes de l'ONG avaient coupé et fait couler les filets des pêcheurs travaillant sur trois bateaux.

Greenpeace condamnée à des amendes, lundi, par le tribunal correctionnel de Montpellier pour s'en être pris en juin 2010 aux filets de thoniers sétois, au large de Malte.

L'association écologiste Greenpeace a été condamnée lundi par le tribunal correctionnel de Montpellier à des amendes, dont une partie avec sursis, pour avoir dégradé en juin 2010 des filets de thoniers sétois au large de Malte.

Perte totale entre 90 et 95 tonnes

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur de la République, Patrick Desjardin, en infligeant 10 000 euros d'amende, dont 5 000 euros avec sursis, à Greenpeace en tant que personne morale, et 5 000 euros d'amende, dont 2 500 euros avec sursis, contre deux responsables britanniques de l'organisation, William James Mackenzie, 42 ans, et Adam Oliver Knowles, 38 ans.

Sur l'action civile, le tribunal, qui a réfuté la nullité de la procédure plaidée à l'audience le 14 janvier, a nommé un expert afin de déterminer le montant du préjudice subi par les pêcheurs, en l'occurrence l'armateur Avallone (il estime sa perte totale entre 90 et 95 tonnes, ndlr) et demandé à la partie civile le paiement d'une provision de 2 500 euros.

Un blessé, un cameraman

Le 4 juin 2010, au premier jour de pêche (les bateaux avaient été bloqués 15 jours en raison de la météo), à 62 milles au sud de Malte, les activistes de l'ONG avaient coupé et fait couler les filets des pêcheurs travaillant sur trois bateaux. Une altercation avait opposé les deux camps, faisant un blessé, un cameraman, qui n'a pas porté plainte. Selon Greenpeace, la réaction des pêcheurs avait été disproportionnée.

Dégâts dans les filets

Une plainte a d'ailleurs été déposée avec constitution de partie civile. Pour les pêcheurs, il s'agissait seulement de défendre leurs filets et deux camarades, qui se trouvaient dans l'eau au moment de l'attaque. L'action de Greenpeace avait permis à une soixantaine de tonnes de thons de recouvrir la liberté. Les dégâts dans les filets avaient, ajoutent-ils, ensuite nécessité une journée de réparation pour l'un des bateaux.

"Il est nécessaire de distinguer ce qui est moralement juste et ce qui est juridiquement autorisé", avait remarqué le procureur Desjardin, rapporte le quotidien régional Midi-Libre. "Aviez-vous conscience que ces pêcheurs travaillaient dans la légalité ?", avait demandé le président du tribunal Philippe De Guardia. "Nous contestons la légitimité des règles de pêche qui ont failli conduire à la disparition du thon rouge", avaient rétorqué les prévenus, absents lors du rendu du jugement.

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----------------- Thon rouge : La campagne 2013 dans la presse


Une campagne dans le calme cette année. Pourtant, le journal en ligne Consoglobe avait annoncé que ça allait saigner. Rien ! Une campagne dans l'indifférence des ONGE lesquelles avaient annoncé quelques années plus tôt, la disparition du Thon rouge en 2012 ! Lire : Thon rouge : Le retour

Thon rouge : campagne d’un mois en Méditerranée

Source : Ouest France (27 mai 2013)

Dix-sept thoniers senneurs méditerranéens, en majorité sétois, entament une nouvelle campagne au thon rouge sous haute surveillance jusqu’au 24 juin.

2 471 tonnes

C’est le quota de thon rouge qui a été alloué à la flottille française pour la campagne 2013. Ce tonnage a été réparti par OP (Organisations de producteurs) et même par navire concernant les senneurs, soit un total de 1 945 tonnes pour ces plus grandes unités. Les Méditerranéens vont pouvoir capturer 2 199 tonnes, tandis que les pêcheurs de l’Atlantique sont limités à 247 tonnes. 20 tonnes sont attribuées aux pêcheurs plaisanciers. Après les dérives des années passées (dépassements démesurés des quotas puis quatre années de « remboursement » du trop pêché), la flottille thonière retrouve un niveau d’autorisation de pêche en légère progression.

L’Europe vigilante

Pour cette campagne de pêche 2013, l’Union Européenne se dit résolue à mettre en œuvre dans son intégralité le plan pluriannuel renforcé de reconstitution des stocks. Un message adressé aux navires de sept états membres de l’UE (Espagne, France, Italie, Grèce, Portugal, Malte et Chypre) qui doivent limiter leur prélèvement global à 7 548,1 tonnes.

La pêche du thon rouge est réglementée par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), à laquelle appartiennent l’UE et ses États membres. Lors de sa dernière réunion annuelle en novembre 2012, la CICTA a adopté un plan pluriannuel renforcé de reconstitution des stocks de thon rouge. Ce plan introduit un certain nombre de nouvelles mesures de contrôle.


Contrôles satellites

À partir de l’expérience des années précédentes et compte tenu des particularités de la campagne de cette année, un programme strict d’inspection et de contrôle a été élaboré. Il met en jeu un nombre important d’inspecteurs et de navires et aéronefs de patrouille, sous la coordination de l’Agence européenne de contrôle des pêches (AECP) et des États membres concernés.
La Commission européenne surveille également les captures et analyse les données recueillies par le système de surveillance des navires (système de contrôle par satellite) de manière constante afin de s’assurer que toutes les règles, en particulier les quotas de chaque navire, sont parfaitement respectées.

Marine nationale mobilisée

La préfecture maritime de Toulon est également sur le pont. Le bâtiment Thétis, l’aviso Commandant Bouan, et un Falcon 50, avion de surveillance maritime, sont mobilisés. Les moyens de la marine nationale seront conduits par le Cross (Centre opérationnel de la marine basé à Toulon), en coordination avec le Centre national de surveillance des pêches. Basé au sein du CROSS Etel dans le Morbihan, il est chargé pour la France d’assurer la coordination des moyens nationaux sur zone en termes de contrôle de la pêche.

Reconstitution du stock

Les écologistes seront également mobilisés. WWF avait applaudi la décision de l’ICCAT de suivre les recommandations scientifiques concernant le thon rouge de Méditerranée. Le niveau des captures pourrait en effet permettre la reconstitution du stock. Ce que les écologistes, saluent comme une première victoire. Mais ils promettent de veiller au grain, les problèmes de pêches illicites étant loin d’être réglés.
Jean-Pierre BUISSON.
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L'UE déterminée à protéger le stock de thon rouge

Source : France 24 - 27 mai 2013  

La Commission européenne a annoncé lundi qu'elle mettrait tout en oeuvre pour protéger le stock de thon rouge et veillera à ce que le plan de pêche décidé pour 2013 soit strictement respecté.

"Toutes les mesures nécessaires sont prises pour assurer le respect intégral des nouvelles dispositions (sur la pêche au thon rouge) et, en fin de compte, le succès du plan de reconstitution et la viabilité de ce stock sur le long terme", a indiqué la Commission dans un communiqué.

Sous la coordination de l'Agence européenne de contrôle des pêches (AECP) et des Etats membres concernés (Espagne, France, Italie, Grèce, Portugal, Malte et Chypre), Bruxelles va ainsi dépêcher "un nombre important d'inspecteurs et de navires et d'aéronefs de patrouille" pour contrôler les pêches.

La Commission européenne va également surveiller les captures et analysera les données recueillies par le système de surveillance des navires (système de contrôle par satellite) "de manière constante" afin de s'assurer que toutes les règles, en particulier les quotas de chaque navire, sont parfaitement respectées.

La principale campagne de pêche au thon rouge en Méditerranée et dans l'Atlantique-Est pour l'année 2013 a débuté dimanche et doit se poursuivre jusqu'au 24 juin. Les navires de l'UE sont autorisés à prendre un peu plus de 7.548 tonnes de thon rouge en 2013.

La pêche du thon rouge est réglementée par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA), à laquelle appartiennent l'UE et ses États membres. Lors de sa dernière réunion annuelle en novembre 2012, la CICTA a adopté un plan pluriannuel renforcé de reconstitution du stock de thon rouge. Ce plan renforce la gestion durable du stock et introduit un certain nombre de nouvelles mesures de contrôle.

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Consoglobe a voulu mettre de l’huile sur le feu en début de campagne !

Pêche au thon, nouvelle saison – ça va saigner !

Source : Consoglobe - 05/2013

La saison de la pêche au thon va à nouveau s’ouvrir dans un contexte de relative indifférence qui contraste avec les passions déclenchées les années passées par les excès des thoniers-senneurs et de la pêche illégale. C’est le carton rouge de la semaine.

Qui va défendre le thon rouge de Méditerranée ?

Cette année les associations de défense de l’environnement qui luttaient contre la pêche au thon rouge de Méditerranée ne sont plus l’arme au pied.

Pour la prochaine saison de pêche, le thon rouge ne sera défendu par personne. Les bancs de thon n’auront plus de protection face aux thoniers-senneurs et à la technologie moderne.

Greenpeace, qui a un temps mené des campagnes choc pour sauver le thon, porte ses efforts vers de nouveaux horizons plus médiatiques (poisson-chats). Le léger mieux dans la population des stocks suffit, semble-t-il, à contenter l’ONG pour le moment.

Paul Watson navigue quelque part en haute, se cachant autant qu’il chasse les navires de pêche illégale. Non décidément, la saison risque fort d’être rouge sang pour le thon qui ne pourra se réfugier que derrière le visa de pêche accordé par l’Union européenne.

Faible protection puisque l’Agence européenne de la pêche ne pourra mobiliser que 22 vedettes côtières et 6 navires de haute mer, bien peu couvrir efficacement une telle superficie. D’autant plus que l’on sait que la pêche illégale est également pratiquée par des navires qui se réfugie sous un pavillon étranger, notamment libyen, et pratique leurs razzias près des côtes africaines bien loin des yeux européens.

On nous dit que les thoniers auraient été sensibilisés et bien mieux formés … mais qui croit à l’auto-limitation de la part d’une corporation qui a démontré ne pas savoir tricher qu’un petit peu mais qui est réputée pour pulvériser les quotas qui lui sont accordés.

Où en sont le stock de thon rouge et les quotas ?

Globalement, les quotas sont de 13.500 tonnes pour 2013 et 2014 (contre 28.500 tonnes en 2008 et de 22.000 tonnes en 2009), avant que l’espèce soit officiellement déclarée en voie de disparition par l’ONU.

2 471 tonnes de thons ont été accordés aux Français pour 2013 et réparties par organisations de producteurs et par navires pour ce qui concerne les senneurs.  Les pêcheurs de Méditerranée en exploiteront 2 199 tonnes, ceux d’Atlantique 247 tonnes et les pêcheurs de loisirs 20 tonnes. Cela dans un contexte où les scientifiques de la Cicta (Iccat en anglais) notent un léger mieux dans la population de thons rouges .

Le Japon reste le principal acheteur de thon rouge, absorbant 80% des volumes pêchés en Méditerranée.

D’après une étude du WWF, 18.000 tonnes de thon rouge ont été vendues illégalement entre 2000 et 2010.

Entre des quotas trop élevés, des techniques de pêche de plus en plus ravageuses, une culture systématique de la triche, une « police » aux moyens dérisoires et l’absence des habituels défenseurs de l’environnement, les – derniers – thons rouges de Mare nostrum ne pas franchement rigoler cette année.

Rédigé par Jean-Marie

Parmi les 10 commentaires, celui du Comité National des Pêches

Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins dit : 3 juin 2013 à 18h35

Le CNPMEM et les professionnels qu’il représente, souhaitaient réagir à votre article et éclairer les arguments avancés à la lumière de différents éléments qui constituent notre quotidien, à savoir : défense des intérêts des pêcheurs et promotion d’une pêche durable et responsable.

-Vous évoquez des quotas trop élevés, mais,… ceux-ci, décidés lors de la 18ème réunion extraordinaire de l’ICCAT suivent les avis scientifiques. Avec un TAC 2013 de 13 400 tonnes et un quota français de 2471 tonnes (Méditerranée et Atlantique confondus), cette décision a été saluée par des ONG comme WWF qui « salue la décision prise par les parties contractantes de la Commission Internationale de la Conservation des Thonidés (ICCAT), de suivre les recommandations des scientifiques […] Le niveau des captures pourrait ainsi permettre la reconstitution du stock. »

-Vous évoquez des techniques de pêche de plus en plus ravageuses, mais,… la principale technique de pêche utilisée en termes de tonnage en France est la senne. L’une des techniques de pêche les plus sélectives puisqu’elle permet d’entourer avec un filet un banc homogène en termes d’espèces et de les amener vivantes à proximité du bateau (permettant ainsi une remise à l’eau rapide en cas de capture accessoire).

-Vous évoquez une pêche INN sous pavillon étranger, mais,… l’ICCAT qui réunit nombres d’états riverains de la Méditerranée, évoque régulièrement le sujet afin d’améliorer la lutte contre celle-ci.

-Vous évoquez une « police » aux moyens dérisoires et des bancs de thons qui n’auront plus de protection face aux thoniers-senneurs et à la technologie moderne, mais,… la pêcherie est encadrée, en Méditerranée comme en Atlantique, par des mesures de contrôle particulièrement contraignantes telles que définies dans l’arrêté du 12 avril 2013. Parmi les nombreuses obligations incombant aux thoniers-senneurs français, il est à noter :
  • l’obligation de disposer d’une Autorisation Européenne de Pêche « Thon Rouge », dont le nombre est contingenté,
  • l’obligation d’embarquer un observateur de l’ICCAT pendant toute la saison de pêche,
  • l’obligation de disposer d’un système de localisation par satellite (VMS) en état de marche et de transmettre ces données toutes les heures aux instances de contrôle sous peine d’être contraint de rentrer au port,
  • l’obligation journalière de transmission des données de captures aux administrations compétentes,
  • l’obligation de débarquer dans une liste de ports désignés par les préfets de région et d’indiquer à l’avance l’heure de débarquement aux autorités de contrôle.
Enfin, en termes de moyens de contrôle, l’agence européenne de contrôle des pêches mobilise bien comme vous le dites dans votre article 6 patrouilleurs de haute mer et 22 patrouilleurs côtiers mais également 11 patrouilles aériennes. Ceci, pour un total de 179 jours de mer, 159 jours à terre et 184 heures de vol contre… 30 jours de pêche pour les thoniers-senneurs français (saison de pêche du 26 mai 2013 au 24 juin 2013).

    Merci de votre attention.

    Le CNPMEM
 
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Mission « Thon Rouge » 2013, la Marine s’engage

Source : Marine Nationale

Des moyens de la Marine nationale sont engagés cette année dans la campagne «thon rouge» 2013 se déroulant jusqu’au 24 juin en mer Méditerranée. Tenants et aboutissants sur cette mission de surveillance des pêches menée annuellement par la France conjointement avec les états riverains de l’union européenne concernés.

À la demande de la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture (DPMA) chargée d’appliquer les engagements de la France vis-à-vis des organisations de pêche, la Marine nationale a déployé des moyens de surveillance et de contrôle en haute mer pour vérifier l’application des règlements par les senneurs européens et des pays tiers autorisés et lutter contre la pêche illégale.

Le bâtiment d’expérimentation de guerre des mines (BEGM) Thétis, l’aviso Commandant Bouan ainsi qu’un Falcon 50 de la 24F ont ainsi été mobilisés cette année par la Marine nationale. Les bâtiments ont été répartis en fonction des zones de pêches des senneurs sous pavillon français. La Thétis patrouille en Méditerranée occidentale afin de mener les opérations de surveillance et de contrôle sur les thoniers-senneurs qui pêchent pour les fermes des Baléares. Le Commandant Bouan patrouille, quant à lui, en Méditerranée centrale afin de surveiller et de contrôler les thoniers-senneurs pêchant pour les fermes maltaises et grecques.

À bord de chacun de ces bâtiments déployés, sont embarqués des inspecteurs communautaires spécialement habilités par la Commission Internationale de la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (CICTA) : des français de la Marine nationale ou des Affaires maritimes ainsi que des inspecteurs étrangers (espagnol, italien et portugais). Tous ces inspecteurs sont chargés d’assurer le contrôle effectif du poids de poissons capturés. Le thon est, en effet, capturé vivant et transféré dans des cages avant d’être remorqué vers des fermes espagnoles, maltaises, tunisiennes et grecques où il sera engraissé pendant quelques mois.

Quant aux autres États côtiers membres de l’union européenne (UE) présents durant la campagne «thon rouge», il s’agit des nations suivantes: Chypre avec 2 patrouilleurs et 1 moyen aérien, l’Espagne avec 1 patrouilleur et 1 hélicoptère, l’Italie avec 3 vedettes et 1 moyen aérien, Malte avec 1 patrouilleur et 1 moyen aéronaval.

Si la totalité des thons est surveillée à terre, les quotas doivent être contrôlés en «temps réel» grâce aux déclarations de pêche des thoniers, ce qui suppose, pour éviter les fraudes, des inspections en haute mer.
Depuis le début de la campagne, près de 40 inspections ont été effectuées en Méditerranée occidentale, centrale et orientale. Pour l’instant, 5 infractions ont été constatées.

Le thon rouge, une espèce menacée et protégée

Le thon rouge, dont la surpêche menace sa survie, est classé sur la liste des espèces menacées de l'Union internationale de conservation de la nature (UICN).

Face à sa surexploitation en Atlantique Est et mer Méditerranée depuis les années 1990 et afin , la Commission Internationale de la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (CICTA), qui a vu le jour en 1969, impose désormais le respect strict de quotas aux parties contractantes regroupant 48 pays. La CICTA impose une période, pour la pêche à la senne, allant du 26 mai au 24 juin 2013.

L’Union européenne, en tant que partie contractante, quant à elle, fait appliquer ces quotas en les intégrant dans le droit européen. Ces dispositions concernent la période de fermeture de la pêche, la taille des flottes de pêche et les mesures de contrôle.

Dans ce contexte, l’Agence Européenne de Contrôle des Pêches (AECP) - créée en 2005 à Vigo (Espagne) - organise la coopération opérationnelle entre les États membres de l’UE en matière d’inspection et de contrôle.

L’AECP orchestre également le plan de contrôle « thon rouge » élaboré avec les 9 États membres engagés dans la campagne, grâce notamment à une surveillance active des données sur la pêche.

L’AECP a aussi accès aux données VMS (système de transmission des positions des navires de pêche par satellite) en provenance de 12 pays non membres de l’UE, parties contractantes de la CICTA afin de mener des opérations de contrôle les plus performantes possibles. Le thon rouge pêché, engraissé, puis abattu, fait aussi l’objet d’une totale traçabilité.

Quant aux moyens de contrôle et de mesure, parfois sophistiqués (comme la caméra stéréoscopique qui permet d’évaluer précisément le poids des captures vivantes), ils sont dorénavant relativement dissuasifs pour les pêcheurs. Ils donnent également de la crédibilité aux contrôles.

Quotas et réglementations

Le plan de reconstitution de la Commission Internationale de la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (CICTA) a fixé pour l’année 2013, le  total admissible des captures (TAC) en thon rouge à 13 400 tonnes pour les zones Atlantique-Est et Méditerranée, dont 7 548 tonnes pour les pays de l’Union Européenne. Les senneurs français, qui constituent cette année une flottille de 17 navires, soit un doublement par rapport à 2012, disposent d’un quota de capture de 1 945 tonnes en Méditerranée. La France n’avait été autorisée à pêcher que 958 tonnes en 2012 en raison d’une pénalité sanctionnant une surpêche les années précédentes. La réglementation communautaire précise que la taille de la flottille de pêche d’un État membre dimensionne le nombre de navires de police fournis par ce même État membre, afin d’assurer les contrôles pendant la campagne.

Sources : © Marine nationale

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Thon rouge : campagne express pour la majorité des senneurs français 

Source : Le Marin le 05/06/2013

Après à peine 15 jours de campagne et malgré le mauvais temps qui a régné au large des Baléares, où la majorité des bateaux s’étaient rendus, les senneurs français ont quasiment bouclé leur quota de 1 900 tonnes.

Pour les pêcheurs, c’est la preuve que la ressource est revenue. Certains bateaux n’ont, en effet, eu besoin que d’un seul coup de senne pour atteindre les volumes autorisés.

C’était la première fois, après deux années de restrictions drastiques, que la quasi-totalité de la flottille française (17 navires sur 22) disposait d’autorisations. La campagne de pêche a ouvert le 26 mai. Elle aurait pu se poursuivre jusqu’au 24 juin si les navires n’avaient pas déjà atteint leurs quotas individuels.

La Marine nationale n’a de son côté relevé aucun incident.

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Les thoniers sétois ont atteint leurs quotas de pêche en quelques jours

Les thoniers senneurs avaient un mois pour réaliser leurs quotas de pêche. Surprise, c'est en quelques jours qu'ils ont rempli les cales des bateaux. Chance ou reconstitution de la ressource ? La question est posée. Le constat, lui, est sans appel.

Les thoniers senneurs de retour de leur campagne de pêche 2013



Source : France 3 Languedoc-Roussillon  par Fabrice Dubault / 16/06/2013 

Partis en mer pour une campagne de 15 jours, notamment au large des îles Baléares, certains thoniers senneurs ont pêché leur quota annuel (60 tonnes) en 2 jours.

La polémique est donc relancée sur la nécessité ou non de quotas de pêche aussi restrictifs.

Pour les 11 thoniers senneurs de Sète, les 1.300 tonnes de quotas de thon rouge ont été pêchés en 4 à 5 jours sur 11 jours de campagne en mer.

Retour sur début de campagne : Les thoniers de Sète préparent la campagne 2013

Les pêcheurs de thons de Sète embarqueront d'ici quelques jours, ils auront le droit de pêcher le thon rouge à partir du 25 mai dans les eaux de la Méditerranée et il règne une certaine fébrilité sur les quais. Onze équipages sont concernés.

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Fermeture anticipée probable de la pêche au thon rouge

Source : Europolitique par Anne Eckstein | mercredi 12 juin 2013

Les thoniers grecs, maltais, espagnols, français et italiens ont épuisés leurs quotas de pêche au thon rouge et les autorités compétentes des Etats membres concernés ont rappelé au port les navires. La Commission européenne devrait annoncer...

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Thon rouge : La campagne 2013 dans le Midi Libre


L'incroyable campagne des thoniers sétois

Source : Midi Libre par Patrice CASTAN le 15/06/2013

La Méditerranée est à la traîne côté protection des espèces. Mais les stocks qui sont gérés, tels les thons rouges, se portent semble-t-il très bien.

Ils avaient un petit mois pour "faire" leur quota, soit tout de même 1300 tonnes réparties entre les 11 senneurs partis d'Île singulière... qu'ils ont pêchées en quelques jours seulement !
"C’est bien simple : en 30 ans de pêche, je n’avais jamais vu ça. Il y avait des thons partout. Et du gros poisson, en plus. On a fait notre quota (600 tonnes pour quatre bateaux de l'armement en quatre calées..." Généreux Avallone ne fait donc pas de mystère sur la - certes brève - mais excellente saison des thoniers senneurs sétois. Ils avaient un petit mois (à dater du 25 mai) pour pêcher leur quota (1 300 tonnes si l’on s’en tient aux 11 senneurs locaux). Quelques jours leur ont suffi tant le poisson était au rendez-vous, et tous sont aujourd’hui à quai !

Une nouvelle ère
Nicolas Giordano, comme Jean-Marie Avallone “junior”, l’avaient avancé à demi-mots à l’orée de cette campagne : ils estimaient que le recadrage conséquent aux “excès” de 2003 et 2004 était finalement une bonne chose. "Un mal pour un bien" susceptible de garantir désormais l’avenir de la pêche au thon. C’est donc le doigt sur la couture du pantalon que les patrons thoniers s’étaient engagés le 25 mai dernier dans la première campagne de “l’après sanctions”. Le pay-back (remboursement des dépassements de quotas antérieurs) enfin soldé et les règles du jeu bien “intégrées”, chaque thonier senneur avait pris la mer avec un quota de 90 à 150 tonnes par navire, prêt à prouver que "nous sommes capables d’accepter les contraintes", dixit Nicolas Giordano.

Le mauvais temps s’invite d’entrée
Aux alentours du 20 mai, afin d’être sur zone le 25, les 11 senneurs sétois (sur 17 “autorisés” en Méditerranée française) et leurs quelque 150 hommes ont donc mis le cap sur Malte et les Baléares (seul un navire de l’armement Scannapieco aurait pris la direction des eaux libyennes). Pour, sur les deux premières zones citées, être confrontés d’emblée à une météo catastrophique qui les a obligés à rester à l’abri des ports locaux. Dont dix jours à Cagliari, en Sardaigne, pour les senneurs de l’armement Avallone...

31 mai au large de Malte : des thons partout
Les thoniers senneurs sétois n’auraient toutefois pas à regretter d’avoir eu, quelques jours durant, le mors aux dents. Dès l’accalmie et la première sortie des “ports de retraite”, le 31 mai et le 1er juin, une partie des senneurs qui avaient choisi Malte parvenaient à pêcher 50 % de leur quota ! Le 2 juin, le mauvais temps s’invitait à nouveau, avant que le ciel n’offre une nouvelle lucarne, les 3 et 4 mai, où pêcher en paix. Sur ces deux jours, les thoniers de l’armement Avallone bouclaient le reste de leur quota : six cents tonnes avaient été pêchées en moins de quatre jours. Du jamais vu ! "Faire une saison en deux, trois jours, et par météo défavorable, encore, ça ne m’était jamais arrivé, assure Généreux Avallone. Et on n’est pas les seuls à avoir aussi bien réussi. Les senneurs ont bien pêché partout, à Malte, aux Baléares et même en Calabre, où les Italiens ont fait leur quota en quelques jours..."

La Marine nationale jamais très loin...
Il sera cette année difficile de douter des comptages opérés en mer par les thoniers senneurs. Car le fait d’avoir embarqué - chacun - un observateur étranger de l’Iccat (commission pour la conservation des thonidés) n’a pas exempté les thoniers sétois de contrôles. L’armement Avallone a par exemple été contrôlé par la Marine nationale (l’aviso "Commandant Bouan" était sur zone, à Malte) lors de chaque transfert de thons des filets vers les cages. Un moment crucial s’il en est, durant lequel a lieu la négociation entre l’armateur et le mareyeur, lequel débarque sur place avec les fameuses cages qui accueilleront les thons.
Des poissons filmés (y compris par les militaires) pendant le transfert vers les cages pour les besoins du comptage, ces dernières étant ensuite tractées vers les sites d’abattage.

Côté finances
A en croire ces échos de campagne, les thons étaient non seulement nombreux mais de joli gabarit. Du coup, il y aurait eu du prix : de 8 € à 10 € le kilo (prix de vente au mareyeur en fonction de la taille). Aussi les plus folles rumeurs courent en ville sur ce que chaque matelot aurait empoché à l’issue de cette courte saison. Certains parlent de 50 000 € la “part”. D’autres, plus sûrement, de 30 000 €.
En tout état de cause, la part devrait être belle car résultant comme de coutume du chiffre d’affaires du bateau auquel ont été défalqués les frais. En cela, la configuration de la campagne 2013 est tout à fait favorable : un quota atteint rapidement, et donc peu de casse de matériel à déplorer, des zones de pêche peu éloignées, et donc peu de frais de gazole. La part des matelots en sera augmentée d’autant.

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Sète : entretien avec Jean-Marie Avallone, pêcheur thonier

Source : Midi Libre par PATRICE CASTAN 21/05/2013

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Il est le petit-fils de Jean-Marie Avallone, dont il partage donc le nom. Comment vit-on son métier quand on est l'un des héritiers du plus gros armement de pêche en Europe ?

On imagine que lorsque l’on se nomme Jean-Marie Avallone, être marin est une voie toute tracée ?
Justement non. Pour moi, ce n’était pas une évidence. À la maison, j’ai plutôt grandi avec ma mère vu que mon père (Généreux, NDLR) travaillait beaucoup. Mais, y compris avec lui, nous étions très à l’aise là-dessus, et ma famille m’a toujours laissé libre de mes choix.

Enfant, quel regard portiez-vous sur votre grand-père (Jean-Marie) et votre grand-oncle (Christian), qui ont fait de leur armement la plus grosse structure du genre en Europe ?
Je les voyais et je les vois toujours comme des maîtres, de grands messieurs partis de rien et arrivés à quelque chose de remarquable. C’est leur marge de progression qui est belle. Pour moi, ce sont des professeurs, des exemples.

Avez-vous l’impression d’avoir été particulièrement choyé du fait de votre statut de “fils de Généreux” et “petit-fils de Jean-Marie” Avallone ?
Si vous parlez d’affection, je n’ai jamais manqué d’affection à la maison. Mais au niveau du travail, on ne peut pas dire que l’on m’a fait des faveurs. Au contraire, je dois plus que quiconque être exemplaire. Ne serait-ce qu’au regard des matelots (une soixantaine pour cette campagne, NDLR). D’ailleurs, je n’ai pas à m’enflammer, je ne suis qu’un pêcheur. Et puis ma mère m’a donné cette éducation-là : respect, humilité et discrétion.

À quel âge le virus de la pêche vous a-t-il pris ?
À la différence de mon petit frère Jean-Baptiste, qui a toujours su qu’il serait pêcheur, moi, je ne me voyais pas arrêter l’école. Ce n’est pas que je ne voulais pas “faire la mer”, mais bon, je n’étais pas sûr. Du coup, j’ai passé mon Bac et, ensuite, me suis inscrit en BTS, par manque d’inspiration, finalement.
Et un jour, je me suis rendu compte que je perdais mon temps. J’en ai parlé à mon père, qui m’a proposé de rejoindre l’armement. À 19 ans.

C’était la bonne décision ?
Je ne le regrette pas. Je fais des saisons au thon, comme tout le monde (j’ai commencé avec la “demi-part” des débutants) et par ailleurs, je commande aujourd’hui le Deux-Frères 3 (un catamaran permettant de pêcher la sardine au lamparo ainsi que le thon à la ligne). Je suis très content d’être venu “au métier” avec mon libre arbitre. D’autant que dans la famille, personne n’aurait trouvé à redire si j’avais choisi une activité “à terre”. L’essentiel, chez nous, c’est de travailler.

Qu’est-ce qui vous plaît, dans ce métier ?
Sur le senneur, c’est la montée d’adrénaline que l’on peut ressentir. Il y a beaucoup d’attente pendant la recherche, alors quand on localise les thons… Et puis on travaille dans le beau temps, et puis c’est la mer. Je crois qu’on fait le plus beau métier du monde.

Pourriez-vous travailler à terre ?
Impossible. J’ai d’ailleurs fait un stage à Médi-Pêche (entreprise de marée familiale, NDLR). J’ai très vite compris que le bureau, ce n’est pas pour moi.

Vous êtes arrivé dans le métier à un moment difficile. La famille Avallone a-t-elle douté, un jour, de l’avenir de la pêche au thon ?
J’ai embarqué à partir de 2008. C’était pas la période la plus souriante, avec les restrictions de 2009, les attaques de Greenpeace de 2010, le fait qu’en 2011 et 2012, on a dû laisser deux bateaux à quai. Mais franchement, on n’a pas douté. On a très vite compris que ces restrictions, ces règles, c’était un mal pour un bien. La garantie de ma tranquillité dans ce métier. Sans ce recadrage, la pêche au thon ne pourrait plus être considérée comme un métier d’avenir.

Avec vos frères, vous êtes en quelque sorte "les héritiers" de ce prestigieux armement. Ca ne vous met pas trop de pression ?
Les “aînés” ont tout fait pour que chacun puisse bosser dans les meilleures conditions possibles. On est prêts à affronter l’avenir. Mais la mer, c’est aléatoire : la météo nous sera-t-elle favorable ? Le poisson sera-t-il au rendez-vous ? La pression, c’est pas tant d’être un jour aux commandes mais d’être assez compétents alors que ceux qui nous ont précédés ont placé la barre si haut !

Avez-vous un rôle particulier, à bord du senneur sur lequel vous embarquez (le “Jean-Marie Christian VI”) cette saison ?
Je fais pas mal d’administratif, et de la paperasse, je vous assure qu’il y en a à bord. Je travaille aussi avec l’observateur (de l’Iccat *) et puis je fais le boulot de tout marin. Je n’ai jamais ressenti de favoritisme à mon égard. Le fait que je sois le fils de Généreux Avallone doit jouer mais j’ai tout fait pour être sur un pied d’égalité avec l’équipage. Pas plus, pas moins. Après, si un jour j’ai le bateau, ce sera un peu parce que je suis le fils mais aussi parce que j’en ai la compétence. Et le relationnel sera à mon avis aussi important que la compétence. Cette estime que les matelots ont pour mon père, mon grand-père, j’aimerais qu’ils l’aient un jour pour moi.

Quelle est la place de l’argent, dans tout ça ?
Il en faut pour vivre et bon, on travaille aussi pour ça, non ? Mais pour vivre heureux, comme on dit, vivons cachés. Que les Avallone ont de l’argent, ça se dit déjà, pas la peine d’en mettre plein la vue. Et puis je vais vous dire : on a pas mal de défauts, dans la famille, mais pas celui-là.

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Pêche : d'ici le 25 mai, onze thoniers sétois mettront le cap sur le large

Source : Midi Libre par Pa.C. 07/05/2013
Ils devraient larguer les amarres aux alentours du 20 mai pour être sur zone le "jour J".

Ils auront ensuite un peu moins d'un mois pour "réaliser" leur part du quota 2013, soit environ 1300 tonnes sur les 1965 tonnes attribuées aux 17 senneurs de Méditerranée qui prendront part à la campagne.

On s'affaire déjà sur les quais mais ce n'est que le 25 mai que les thoniers senneurs sétois seront autorisés à mettre leurs filets à l'eau. Ils mettront donc le cap sur le large aux alentours du 20, non sans avoir embarqué au préalable un observateur - étranger - de l'Iccat (commission pour la préservation des thonidés), comme c'est le cas depuis déjà plusieurs campagnes.

Avec la fin du pay back ("remboursement") réduisant leur quota au regard de la surpêche estimée des saisons 2003 et 2004, ce sont environ 1300 tonnes que la flottille sétoise sera cette année en droit de pêcher si, bien sûr, la météo le permet, les thoniers ayant un  petit peu moins d'un mois pour atteindre leur quota, et regagner Sète.

Dimanche dans l'édition sétoise de Midi Libre, nous reviendrons plus en détails sur une campagne 2013 qui s'annonce prometteuse mais aussi apaisée.

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Sète. Loin des projecteurs, les thoniers s’apprêtent

Source : Midi Libre par Pa.C. 16/03/2012, 16 h 07
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Début d’activité, ces derniers jours, autour des senneurs amarrés à Sète.

Alors que la flotte chalutière est sous les feux de la rampe, les thoniers doivent encore se contenter du régime drastique qui a été imposé à la pêcherie. Toujours contraints par le quota global défini par l’Iccat (Commission internationale pour la conservation des thonidés), le plan de pêche élaboré nationalement (puis soumis à l’Iccat) et un “feu” de contrôles toujours plus nourri à bord, ils voient néanmoins se profiler la fin du “pay back”.

À savoir qu’à l’issue de cette campagne 2012, ils auront remboursé les tonnages correspondant à la surpêche estimée des années 2003-2004 et que, dès lors (au printemps 2013), le “pay back” n’amputera plus le quota français.

D’ici là, c’est encore une flotte réduite qui, le 15 mai, prendra la mer pour un mois (durée qui pourra être revue à la baisse si les quotas sont rapidement atteints) et une “part” de 600 tonnes attribuée à l’ensemble des senneurs de Méditerranée française.

Or, la réglementation imposant un volume minimum de pêche de 50 tonnes pour les thoniers de moins de 40 mètres, 70 tonnes pour les plus de 40 mètres (1), des regroupements d’armements seront une nouvelle fois nécessaires. De nombreux thoniers resteront à quai : seuls neuf navires, sur 22 bateaux de la façade méditerranéenne (et 13 à Sète), prendront la mer.

Et parmi ceux-ci, huit sont sétois (un de l’armement Giordano, un autre de la flotte Scanapiecco, deux de l’armement Avallone, quatre issus d’un regroupement d’armateurs). Chaque thonier embarquera un observateur et les armements verseront de 15 000 à 20 000 € par contrôleur à l’Iccat.

Des spécialistes du comptage des poissons sur les vidéos de transfert des filets vers les cages qui commencent à avoir une certaine expérience de la chose puisqu’ils en sont à leur troisième campagne. Sous contrôle, donc.

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Les artisans prennent le relai depuis 1 juillet 2013

Pays basque : la pêche au thon rouge bat son plein 

[PORTFOLIO] Au Pays basque, les professionnels pourront débarquer 112 tonnes de thon rouge au maximum. Les contrôles sont scrupuleux. Reportage en images à Ciboure

Source : Sud Ouest

Les bons jours, un thonier peut capturer à la canne deux tonnes de thons en une heure, soit une soixantaine de poissons de 30 kg

Ça frétillait dans tous les sens, mardi matin, sur les quais du port de Ciboure. Les thoniers canneurs «Attalaya Berria» et «Aïrosa» débarquent leurs prises. Quatre par quatre, les thons rouges sortent des entrailles métalliques des navires, pendus par la queue. Ils atterrissent dans de grandes caisses en plastique bleu et sont immédiatement bagués à la base de la queue. Puis, direction la pesée, les grands frigos en attendant la criée.

«Vous avez bien noté le numéro de la première bague ?», demande un contrôleur des Affaires maritimes à Eusebio Salaverria, le patron du «Attalaya Berria». Depuis 2008, la pêche de Thunnus thynnus est strictement encadrée : 100 % du thon rouge doit être débarqué sous le contrôle des Affaires maritimes ou de la gendarmerie maritime. Objectif : faire respecter les quotas de capture fixés chaque année par l’Union européenne et permettre la reconstitution des stocks.

9 % du total en une fois

Pour 2013, l’Union européenne a décidé que les captures se limiteront à 7.548 tonnes - contre 5.756 tonnes en 2012 -, réparties entre l’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal, Malte, Chypre et la France. Le quota français a été fixé à 2.471 tonnes (contre 958 tonnes l’an passé) : 2.199 tonnes pour la Méditerranée et 247 tonnes pour l’Atlantique.

Ces tonnages sont ensuite partagés entre les différentes organisations de producteurs. Capsud, qui regroupe les ports d’Hendaye, Saint-Jean-de-Luz-Ciboure, Capbreton et Bayonne, est autorisée à débarquer 112 tonnes de thon rouge (33 pêchées au chalut et 79 à la ligne et à la canne). Bien loin des 775 tonnes débarquées en 2005…

Quinze jours après le lancement de la campagne, débutée le 1er juillet pour la pêche à la ligne et à la canne, «L’“Attalaya Berria” en est à 5,6 tonnes et l’“Aïrosa” à 4,6», précise l’inspectrice des Affaires maritimes, Patricia Ben Khemis, connectée à la base de données sur Internet grâce à son téléphone portable.

Les caisses de 130 ou 150 kg se succèdent sur la balance… Aujourd’hui, mercredi, 10 tonnes de thons rouges devraient être mis en vente, selon les prévisions de la criée de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure, entre 8 et 14 euros le kilo. Soit 9 % du total autorisé pour le Pays basque écoulé en une journée !

«Des fois, en une heure, on peut prendre 2 ou 3 poissons ou 2 ou 3 tonnes», explique le patron pêcheur Eusebio Salaverria qui est allé pêcher ceux-là à 24 miles au large de Saint-Sébastien. Le quota devrait être atteint bien avant le 31 octobre, date limite de pêche pour les thoniers ligneurs et canneurs.

Marqués par l’anchois

Débarquement, transport, commercialisation, vente et exportation… Chaque thon - en entier ou en morceaux - doit être accompagné de son document de capture. Mais faire passer un thon rouge entre les mailles du filet, cela paraît plus compliqué que de pénétrer dans une centrale nucléaire.

Le transbordement entre bateaux au large, interdit, reste toujours possible. À quai, jusqu’à ce que le débarquement contrôlé ne commence, les cales ne sont pas scellées… Mais «les professionnels se rendent compte que le plan de gestion des captures, très dur à accepter au début, a des effets positifs. Le poisson revient. Les pêcheurs ont été marqués par l’arrêt de l’anchois en 2006. Avec le thon, ils ont appris à privilégier la qualité en adaptant leurs techniques. Il y a quinze ans, le fond des filets, avec des thons étouffés et écrasés, n’était pas beau à voir», explique l’inspectrice des Affaires maritimes.

Corps fuselé et massif, ferme et luisant, yeux ronds et presque encore vifs… Le thon débarqué ce mardi donne envie d’y goûter. Avec modération, est-on obligé d’ajouter.

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Le 7 août 2013

La pêche au thon rouge au large de Saint-Jean-de-Luz en images

Les photographes de Sud-Ouest ont passé une journée avec l'équipage de l'"Airosa".


 Cliquer Ici pour découvrir le reportage photographique.... Et à suivre les explications....

Course contre le thon et le temps

C’est la pêche la plus spectaculaire. La preuve avec l’équipage du canneur « Airosa ».

Source : Sud Ouest par Arnaud Dejeans

«Où est-ce qu’ils sont ces thons ? » peste le patron Didier Martinez, les yeux rivés sur l’écran du sonar. À l’avant du bateau, alignés comme des sardines, les guetteurs ironisent : « Dans l’océan certainement ». Voilà cinq heures que l’équipage scrute la surface des eaux en espérant apercevoir un banc de thons rouges. Pas un frétillement à se mettre sous l’œil, ni un dadin à l’horizon, cet oiseau noir annonciateur. Le temps passe, le thon s’évapore.

Pour éviter de se transformer en figure de proue, Jojo, Jean-Claude, Alain, David et Paxkal enchaînent machinalement les cigarettes. « Le thon rouge, c’est toujours pareil, il faut être patient », témoigne Jean-Claude, dit « l’Ancien ». À 70 ans, cet ancien patron, qui a connu les grandes campagnes sénégalaises, vient donner un coup de main à l’équipage : « La pêche au thon rouge, c’est la plus belle ».

L’échine de l’océan frétille

Depuis ce matin, les cannes font bronzette. Des heures de navigation, au large du Cap Figuier ou de Capbreton. La mélodie lancinante du moteur, un disque rayé. Et maintenant, l’« Airosa » est quelque part à 18 milles (30 kilomètres) des côtes, là où la houle d’un lendemain d’orage transforme les estomacs en volcans furieux. Qu’il est loin le quai du port de Saint-Jean-de-Luz, où la vieille coque du canneur-bolincheur gazouillait encore à six heures ce matin.

Tout à coup, un cri fend la mer en deux. C’est Didier qui s’agite en voyant le sonar rougir. Très vite, les guetteurs confirment l’information : l’échine de l’océan tremble à une dizaine de mètres de là. C’est à Paxkal, le peitelo (prononcer peytelo) de jouer. Tel un pilotari, il jette les appâts vivants à l’aide d’un chistera de fortune, un bidon en plastique coupé en deux. Il plonge l’épuisette dans le vivier et récupère les chinchards. Il y a trois jours, l’équipage a passé la nuit dans la rade de Saint-Jean-de-Luz pour pêcher ces friandises dont raffole le thon rouge. « C’est bon, ça bouge », confirme Didier en actionnant un bouton dans la cabine. Une dizaine de jets d’eau, lances de CRS pendant les manifs, viennent troubler la surface de l’océan. « C’est pour cacher la coque du bateau », confirment les spécialistes. La technique fonctionne à merveille.

L’« Airosa » peut avancer à deux nœuds maintenant que le banc de thons est aimanté par le peita (l’appât, en basque). Les cannes, grandes comme les perches de Renaud Lavillenie, et les hameçons 5.0 peuvent entrer en action. Ce sont les plus expérimentés qui sont à la manœuvre : Jean-Claude et Jojo. Là-haut, sur le toit de la cabine, David et Alain actionnent les manivelles reliées aux cannes pour arracher les thons de leur élément. Ce poisson a le sang chaud. Et il faut toute la technique des anciens et les muscles des plus vaillants pour soulever ces bêtes en furie, prêtes à briser la coque du bateau une fois prises au piège.

La canne se hisse, une ombre s’approche. Un thon fend le nuage d’eau, tel un spectre, la gueule grande ouverte. Il est temps de dégainer le croc, ce crochet si pointu et solide qu’il transformerait le granit d’une pyramide en une vulgaire tome de fromage. Une fois le thon crocheté, il faut remonter le fauve. Place aux gladiateurs : c’est Jean-Yves qui s’y colle, bientôt rejoint par David et Didier. Pendant une heure, les pêcheurs se relaient pour décapsuler les thons de l’océan. Et il faut calmer leurs dernières ardeurs à grands coups de masse.

Gladiateurs de la mer

Si l’hameçon fait « huts » (zéro), il est immédiatement remonté. Le chinchard est alors remplacé par un autre : « Il faut un appât vivant très vif pour attirer le poisson. Sinon, cela ne marche pas », précise le patron. Les visages se crispent en même temps que les muscles. Les figures sont recouverts de sang, de sueur et d’eau salée. Le thon n’est pas là pour jouer, aucun arbitre pour siffler une pause.

Finalement, après plus d’une heure de combat, le banc s’éloigne. Les cannes se dressent en signe de victoire. « On a sauvé la journée », souffle Didier en scrutant la soixantaine de thons à l’arrière du bateau. Un coup de jet pour effacer les traces de l’affrontement, et les poissons sont plongés dans la glace. Ce mardi, Didier Martinez et son équipage ont pêché près d’un dixième de leur quota de thon rouge de la saison. « En quelques semaines seulement, on fait 50 à 60 % de notre chiffre d’affaires annuel. C’est dire si cette campagne est importante », conclut le patron, fier d’être l’un des derniers garants de cette pêche ancestrale.

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Le 19 septembre 2013

Thon rouge : la fronde des petits métiers de la pêche


Dénonçant le manque de licences pour la pêche au thon rouge, les professionnels s'apprêtent à travailler dans l'illégalité.

Les petits métiers ne désarment pas ! Confrontés depuis début juillet à la présence d’une boue marine qui recouvre les filets et entrave les captures (un phénomène baptisé popolle), les pêcheurs sont déjà engagés dans un bras de fer avec l’État pour obtenir compensation du préjudice subi. Mais d’autres combats, et non des moindres, se préparent.

Source : La Marseillaise par Emmanuelle Stange

Thon rouge : plus de 60 demandes en souffrance

Comme il l’avait annoncé en janvier dernier, le syndicat des petits métiers du Languedoc-Roussillon va orchestrer dans les prochains jours une sortie illégale de pêche au thon rouge. Une opération destinée à dénoncer l’insuffisance de PPS (permis de pêche spéciaux) thon rouge. « Le syndicat n’a obtenu que 5 PPS alors qu’il y a plus de 60 demandes en souffrance », rappelle Frédéric Reste, président du syndicat.

Entre 40 et 60 bateaux devraient participer à cette sortie contestataire, dont les modalités restent volontairement floues. « Nous ne savons pas encore si nous organiserons deux sorties - une vers Sète et l’autre vers Port la Nouvelle - ou une seule entre les deux , glisse le responsable syndical. Toujours est-il que la direction des pêches a été prévenue de l’imminence de l’opération. »

Autre sujet brûlant, la surpuissance des bateaux. « Les 2/3 de la flotte, que ce soit les petits métiers ou les chalutiers, sont surmotorisés par rapport à leur PME (permis de mise en exploitation), convient Frédéric Reste. Au lieu des 450 chevaux réglementaires, les chalutiers ont souvent des moteurs de 1 000 chevaux. Quant aux petits métiers, ils dépassent aussi mais dans une moindre mesure (de 50 à 60 chevaux), en tous cas jamais plus du double autorisé. »

Fin de tolérance sélective pour la surmotorisation des navires

Cette surpuissance, qui n’est un secret pour personne, ne date pas d’hier mais pendant des décennies, l’État a fermé les yeux.

Une « tolérance » qui à l’évidence n’est plus de mise, en tous cas plus pour tout le monde. En effet, récemment la douane et les affaires maritimes ont arrêté deux petits métiers, un à Sète et un à Port Vendres. « Le premier a été sommé de débarquer ses moteurs, avec les frais énormes que cela engendre, rapporte le président du syndicat. Et le second va être obligé d’acheter un PME (permis qui normalement ne se vend pas car il est attribué par l’État) pour un montant de 20 000 à 25 000 euros. C’est inadmissible ! On ne peut pas laisser faire pendant des années et d’un seul coup sévir, en pleine crise, et de manière sélective. »

Certains pêcheurs sétois voient là un moyen détourné de dégager les petits métiers au profit des gros armements.

« Si on bloque notre secteur de pêche, il faudra aussi bloquer les autres et dans ce cas, c’est quasiment toute la pêche française qui sera menacée, avertit Frédéric Reste. J’espère que le problème sera réglé cette semaine. Nous avons pris rendez-vous avec l’administrateur à ce sujet. »

Reste que l’acharnement sur les petits-métiers, qui représentent 80% de la flotte et sont reconnus comme les plus durables, laisse une fois encore perplexe.

Emmanuelle Stange

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Le 21 septembre 2013
    Airosa - Ecume de mer

    Un ouvrage de Séverine Dabadie (photographe) et Christiane Etchezaharreta...

    En 2013, Airosa a fêté ses 60 printemps. Soixante années de labeur sur les flots. 

    Ce bateau à la fière allure est le seul et unique rescapé de ces belles années passées, celles qui voyaient partir vers Dakar ces audacieux clippers basques. C’est pourquoi Airosa est classé depuis 2002 au titre des monuments historiques (fait rare pour une embarcation). 

    Mais loin d’être un objet de musée, il est le dernier témoin vivant de cette longue tradition. Séverine Dabadie a embarqué sur Airosa pour photographier la pêche à la bolinche et le travail à la canne et à l’appât vivant, à la poursuite du thon rouge. 

    Avec Christiane Etchezaharreta, elles ont tenu à rendre hommage à ces marins qui pratiquent une pêche responsable et raisonnée et à ce magnifique bateau, Airosa, avant que les temps modernes n’aient entièrement submergé de son écume notre passé encore vibrant.

    Canneur-bolincheur, le Airosa est l’un des rares bateaux autorisé à pratiquer la pêche au thon rouge à la canne grâce à la technique de l’appât vivant (peita). Les techniques utilisées sont respectueuses des ressources halieutiques et considérées comme éco-responsables par les organismes de défense de la nature.
    Le travail de nuit au filet appelé bolinche est également très particulier et a rarement été traité.




    Il s’agit d’un témoignage rare, dernier vestige d’une époque révolue :

    - Préface de Mikel Epalza, aumônier des pêcheurs (et ancien pêcheur).

    - Entretien avec Didier Martinez, patron de l’Airosa et descendant d’une lignée de pêcheurs basés à St Jean-de-Luz/ Ciboure. Témoignage sensible d’un homme libre.

    - Séquence ininterrompue de la série de photographies : vie à bord, pêche de nuit de l’appât vivant (anchois, sardines) appelé “peita”, pêche traditionnelle au thon rouge, pêche de nuit à la bolinche (chinchards), débarquement du poisson à la Criée.

    - De très nombreuses photographies en couleurs, légendées, proposées en pleine page.

    - Entretien avec  Serge Larzabal, ancien pêcheur, descendant d’une lignée de pêcheurs basés à St Jean-de-Luz/ Ciboure et Président du Comité Local des Pêches Maritimes de Bayonne. Il est le représentant des pêcheurs basques et négociateur des quotas de pêche auprès des institutions nationales et internationales. Bilan et perspective de la pêche.

    - Entretien avec  Charles Montet, ancien patron-pêcheur à la retraite et Président de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer).

    Pour en savoir + : dossier de presse sur le portail de Séverine Dabadie

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    Le 16 octobre 2013

    SPMLR. Ouverture de la pêche au thon rouge sans droits, ni quotas !!!


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    Le 17 octobre 2013

    Sur les pas du dernier thonier traditionnel

    Il est une évidence : Séverine Dabadie s’attache à travers son objectif à retranscrire un patrimoine, à participer de cette mémoire collective. Après un ouvrage sur le laxoa, elle signe avec Christiane Etchezaharreta Airosa/Écume de mer, un ouvrage photographique à bord de l’un des derniers thoniers traditionnels basques. Un ouvrage bilingue (traduction de Kattalin Totorika) paru aux éditions Elkar, dans la collection patrimoine “Ondarea”.

    Source : Journal du Pays Basque par Cécile Vignau 

    C’est durant l’été 2012 que la photographe a suivi le quotidien de ces sept pêcheurs, sous l’égide de Didier Martinez, le patron de l’Airosa. En témoignant de la pêche, ces hommes témoignent de leur vie et se sont livrés à Séverine Dabadie.

    En découlent inéluctablement des questions de transmission, notamment avec le fils de Didier, Vincent, 14 ans, qui passe ses étés à bord de l’Airosa et entre cette année à l’école de pêche. “J’aime cette idée de filiation qu’il peut y avoir dans ces familles de pêcheurs”, assure Séverine Dabadie. Une transmission qui n’empêche pas le patron de craindre quant à l’avenir d’une profession “qui se perd”. Réservé, il se dit sincèrement “touché” par le travail de Séverine et Christiane qui tend à rendre compte de ce patrimoine.

    Entretien avec Séverine Dabadie / Photographe

    Pourquoi avoir choisi de traiter de la pêche, et de l’Airosa ?

    Je suis née à Biarritz, avec la vue sur les falaises, j’ai grandi à Socoa à deux pas de la baie, avant d’habiter à Saint-Jean-de-Luz, au port. J’ai toujours eu un rapport privilégié à cet environnement marin. Certains regardent passer les vaches ou les trains, moi c’est les bateaux. Seulement il y a une grande différence entre la plaisance et le monde de la pêche ; et étant de Saint-Jean, j’ai toujours côtoyé des familles de pêcheurs, vu le port rempli de bateaux magnifiques.

    Mais petit à petit, ce port s’est vidé, on l’a vu se remplir de pélagiques ; je me suis dit qu’il était grand temps de témoigner de ça. J’avais l’impression que l’Airosa, qui vient de fêter ses 60 ans cette année, classé monument historique, mais qui travaille toujours de manière professionnelle, est le dernier représentant d’une époque révolue. Il est une sorte de vestige des temps passés, et pourtant c’est tout l’inverse d’une pièce de musée. C’est cette contradiction, cette nostalgie des temps passés, qui m’ont tenue.

    L’idée d’un livre était déjà là ?

    Je ne savais pas vraiment ce que j’allais faire avec ces photos, un article, une exposition, un livre. Je voulais me laisser totalement libre par rapport à ça, emmagasiner un maximum de photos, en essayant d’aller au-delà du pan le marquant de leur travail qui est la pêche au thon rouge à l’appât vivant, comme montrer le travail de nuit à la bolinche. Je me suis vite rendu compte qu’on avait un sujet complet sur le travail de ce bateau-là, assez de matière pour envisager un projet éditorial qui tienne la route.

    Concrètement, comment s’est passée la rencontre avec l’équipage ?

    Dès que je lui ai parlé de mon projet de parler de la pêche, Mikel Epalza m’a mis en contact avec Didier Martinez, qui a accepté sans hésiter. Il a fallu prendre contact avec tout l’équipage, et là j’ai découvert des gens honnêtes, droits, francs, et qui se sont comportés avec moi comme de vrais gentlemen. Ils m’ont ouvert les portes et accueillie sur leur bateau avec une gentillesse que je n’aurais jamais soupçonnée.

    J’ai embarqué une dizaine de fois, au thon, la nuit, pour des énormes pêches comme pour rentrer sans rien. Il fallait vivre les choses, plusieurs fois, et y revenir. J’avais envie de partager avec eux cette expérience-là, de vraiment vivre ça. Même si ma priorité est l’esthétique, je voulais rester fidèle à cette réalité-là, à ce quotidien.

    Ces pêcheurs ressentent cette nostalgie dont tu parles ?

    Quand j’ai commencé à travailler avec eux, je me suis rendu compte que la nostalgie n’y était pas : il y avait un travail à faire, du poisson à ramasser, avec un équipage qui faisait son travail le plus dignement possible.

    En éditant ce livre, vous avez voulu, toi et Christiane, perpétuer une mémoire collective ?

    On voudrait que le rêve continue. À l’occasion des Journées du patrimoine [les 16 et 17 septembre, ndlr], le livre a été présenté au public sur le port, et en amont à Didier et à tout l’équipage. Ces deux jours de présentation du livre ont été particulièrement émouvants. Je me suis rendu compte que le projet touchait exactement sur le point sensible des gens. À mon sens, bien plus qu’une ville touristique, Saint-Jean-de-Luz s’est construite par la pêche, pour la pêche, avec la pêche. L’ADN de cette ville s’est vraiment fait autour de la pêche. On voulait défendre cette idée-là, loin du folklore et d’une image d’Épinal touristique. Il y a une réalité, parfois difficile, de la pêche, et c’est de ça dont a voulu témoigner.

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    Les marins basques de retour après 3 mois en mer pour la pêche au thon

    La campagne a été bonne et la météo plutôt favorable pendant ces trois mois passés en pleine mer. Les 12 marins partis sur 4 chalutiers ont ramené 1500 tonnes de poisson au port de Ciboure. C'est un tiers de plus que l'an dernier.



    Source : France 3 Aquitaine    Publié le 17/10/2013

    Les cales des chalutiers sont remplies de thons après une campagne de 3 mois de pêche

    Ils sont allés jusqu'en Irlande, côté Ouest, pour ramener leurs thons blancs et quelques thons rouges, dans la limite autorisée par les quotas.

    Des poissons qui seront vendus à la criée de Ciboure environ 2 euros le kilo pour le thon blanc et jusqu'à 7 euros 50 pour le rouge.

    La prochaine sortie en mer ce sera dans 15 jours, pour la pêche à l'encornet cette fois-ci.

    Fin de la campagne de la pêche au Thon

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    Le 18 octobre 2013

    Manifestation thon rouge à Valras-plage : pourquoi ?

    Interview de Bertrand Cazalet, conseiller juridique du syndicat professionnel des pêcheurs petits métiers du Languedoc-Roussillon (SPMLR)

    Source : L'Encre de Mer par Elisabeth Tempier et Pascale Marcaggi
    5 permis supplémentaires pour 120 pêcheurs

    « Cette manifestation avait été annoncée en début d’année, à l’occasion de l’assemblée générale du Syndicat des Petits Métiers du Languedoc Roussillon. Elle a pour but de tout d’abord dénoncer une situation de déséquilibre dans le droit d’accès de la pêche au thon rouge, qui sont à plus de 90% réservés à l’industrie. Ce n’est pas en soi totalement anormal puisque la pêche au thon est d’abord une pêcherie industrielle, mais nous demandons de rééquilibrer de manière à permettre à plus de petits métiers de pouvoir retrouver la pêcherie. Beaucoup d’entre eux pêchaient le thon rouge avant l’interdiction du filet dérivant et, depuis l’interdiction de cette technique, beaucoup ont été exclus de cette activité.

    Deux facteurs expliquent cette mobilisation : la France arrive à la fin du « Pebat », les pénalités mises en place du fait des dépassements de quotas par la faute de la pêche industrielle. La France devant récupérer mille cinq cents tonnes de plus, elle devrait pouvoir en allouer une part à la pêche artisanale. Par ailleurs, il y a la constat quotidien, comme en cette saison, de la présence de thons en très grande quantité, près des côtes. Nous sommes là pour valoriser la petite pêche polyvalente, l’objectif n’est pas de fabriquer des « spécialistes du thon rouge ». Mais le petit métier devrait pouvoir « travailler cette espèce » qui est présente, 500 kilos serait déjà énorme, même si cela peut ne pas paraître grand-chose, cela équivaut à 5 à 6000 euros, pour le petit métier, ce n’est pas rien !

    Erreur de frappe

    D’ailleurs, nous sommes montés à Paris, fin septembre : en bus ! Trois jours après, le quota petit métier a doublé, de de 115 tonnes à 230 tonnes. Mais il n’y a eu que douze permis supplémentaires. Donc, on est passé de 70 à 82 permis. Donc, toute cette mobilisation n’a servi qu’à augmenter ceux qui avaient déjà des permis et des quotas. De ce point de vue, c’est un échec. Malgré l’augmentation du quota de la pêche artisanale, il n’y a pas eu une augmentation proportionnelle du nombre de permis. Tout cela a donc un peu été une escroquerie parce que l’on a doublé les quotas de ceux qui avaient déjà des permis et des antériorités. Nous, on a eu de la chance, entre guillemets, parce que nous avons eu 5 permis pour notre groupement, soit la moitié des permis supplémentaires qu’il y a eu en Méditerranée. Mais cela reste très peu par rapport à la demande, et justifie que l’on mette en place cette action.

    Pour l’an prochain, la Direction des Pêches va demander une augmentation de plafonds de ces permis qui sont à 87 tonnes Encore que dans le droit européen, il est marqué 136 mais on nous dit que ce n’est pas le bon chiffre ! C’est un problème dont je m’étais rendu compte: le droit européen reprend les règles fixées par l’ICCAT, puis les impose aux États qui sont ensuite responsables de la ventilation entre les segments. La France peut très bien donner, une année, 90% à l’industrie et 10% à la pêche artisanale, et une autre année 85% et 15%. Les permis, c’est pareil ; c’est la France qui décide mais elle doit signifier à l’Union européenne quel est son plafond de permis de pêche. On avait un chiffre de plafonds de permis pour la pêche artisanale de 136 permis, alors qu’on nous disait qu’il n’y en avait que 87. Et quand j’ai soumis cette différence de presque 50 permis, on m’a dit que c’était une erreur de frappe dans le texte européen. Je ne sais pas si c’était une erreur de frappe ou non, mais c’était tout de même inscrit dans un texte qui avait force de loi. Ce qu’on leur a reproché, c’est de ne pas avoir utilisé cette « erreur de frappe » pour ne pas délivrer plus de permis, puisqu’il y a un besoin ! On peut interpréter l’erreur de deux manières : soit on on corrige l’erreur, soit on utilise la faille pour aider les pêcheurs. Malheureusement, ils n’ont pas utilisé la faille, ils ont fait remettre le plafond à 87 permis....

    Source : L'Encre de Mer

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    Thon rouge : Pêche illégale annoncée vendredi au large de Valras-plage

    Comme il l’avait annoncé en début d’année, le syndicat des petits-métiers du Languedoc Roussillon va orchestrer une sortie de pêche avec débarquement de thon rouge, sans droits, ni quotas ce vendredi 18 octobre, au large de Valras-plage. Plusieurs dizaines de navires devraient participer à cette opération destinée à dénoncer l’insuffisance de PPS (permis de pêche spéciaux) pour le thon rouge. Le syndicat n’a en effet obtenu que 4 PPS pour plus de 60 demandes en souffrance. Un ratio jugé inacceptable sachant que le  stock de thon rouge s’est reconstitué (densité énorme dans le golfe du Lion) et que les volumes réclamés par les petits métiers sont insignifiants au regard des prélèvements effectués par la pêche industrielle. Source : La Marseillaise

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    Thon rouge. Dossier Arte TV mis à jour le 18 Octobre 2013

    La protection des espèces face à leur commerce

    Le commerce des espèces protégées menace la biodiversité. Tout comme le requin et la baleine, le thon rouge est menacé de disparition. Comment les associations de protection des espèces tentent-elles d'y remédier ?

    Source : Arte.tv

    Le thon rouge - L'élevage comme salut ?


    52 min

    Pour sauver le thon rouge de l'extinction, les scientifiques doivent relever un véritable défi : l'élever et l'amener à se reproduire en captivité.

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    "Une concurrence internationale entre les chercheurs"

    Dans une interview à ARTE, le réalisateur allemand Christopher Gerisch déclare que l’élevage du thon rouge est extrêmement complexe, ce qui explique les difficultés à sauver ce poisson menacé d’extinction. « Ça fait plus de dix ans que cette espèce est l’objet d’intenses recherches et qu’est-ce qu’on voit dans les bassins d’élevage ? Des thons d’à peine quelques centimètres que les chercheurs présentent avec fierté. Du coup, on comprend que l’élevage de ce poisson carnivore est bien plus difficile que celui de la truite ou du saumon. »

    ARTE : Qu’est-ce qui vous a incité à choisir ce sujet ?

    Christopher Gerisch : J’ai été très impressionné par un article sur Hagen Stehr, le baron australien du thon rouge, que j’ai lu dans une revue spécialisée. Cet Allemand quitte sa famille à seize ans, s’enrôle dans la légion étrangère et arrive vers l’âge de vingt ans en Australie où il décide de rester ; il fait fortune en pêchant le thon rouge puis investit une grande partie de ses gains dans l’élevage de ce poisson dans les terres, pas en mer. Dans une gigantesque installation, il simule le périple de près de 3 000 km de ces poissons hypersensibles à travers les mers et les océans. Une véritable aventure : l’environnement de ces poissons a été intégralement recréé, à commencer par la température de l’eau, les courants et la salinité de l’eau, sans oublier une reconstitution de la voûte céleste. Fasciné par ce projet, j’ai commencé un travail de recherche sur le sujet.

    ARTE : Les Australiens sont-ils les seuls à pratiquer l’élevage du thon rouge ?

    Christopher Gerisch : Pas du tout. Mes recherches ont révélé que le commerce lucratif du thon rouge était à l’origine d’une concurrence internationale entre les chercheurs. Le professeur Christopher Bridges de l’université Heinrich Heine de Düsseldorf est le grand ponte européen du thon rouge, c’est lui qui coordonne tous les projets de recherche dans le bassin méditerranéen. Ce biologiste marin est l’archétype du chercheur qui ne se contente pas de rester dans son laboratoire mais va en permanence sur le terrain pour suivre de près l’évolution de ses projets. Un protagoniste idéal.

    ARTE : Qu’est-ce qui vous a le plus surpris pendant le tournage ?

    Christopher Gerisch : Honnêtement ? Les résultats décevants de l’élevage du thon rouge. Ça fait plus de dix ans que cette espèce est l’objet d’intenses recherches et qu’est-ce qu’on voit dans les bassins d’élevage ? Des thons d’à peine quelques centimètres que les chercheurs présentent avec fierté. Du coup, on comprend que l’élevage de ce poisson carnivore est bien plus difficile que celui de la truite ou du saumon.

    ARTE : Quand est-ce qu’on pourra consommer du thon rouge d’élevage ?

    Christopher Gerisch : Pas avant longtemps. Des chercheurs japonais ont mis plus de trente ans à mettre au point l’élevage du thon rouge du Pacifique. Et ils n’arrivent à produire que quelques tonnes par an, une misère par rapport à l’énorme quantité de thon consommée chaque année rien qu’au Japon. L’élevage du thon rouge de l’Atlantique, c.-à-d. l’espèce que l’on trouve en Méditerranée, n’en est qu’à ses débuts. Je pense que les chercheurs ont en partie sous-estimé la complexité de ce majestueux poisson. Régulièrement, des populations entières de larves qui viennent d’éclore meurent parce que, par exemple, la température est légèrement trop élevée ou que les apports nutritifs ont été mal dosés. Les scientifiques ont vraiment démarré à zéro pour l’élevage de cette espèce. Il n’existait pas de données de référence et ils ont dû procéder par tâtonnement.

    ARTE : Cela veut-il dire qu’il vaut mieux s’abstenir de manger des sushis ?

    Christopher Gerisch : Pour être clair, j’aime les sushis et j’en mange. Cela dit, travailler sur un tel sujet change forcément votre vision des choses. Je trouve bien que Greenpeace ou le WWF appellent à boycotter le thon rouge. Cela dit, 80 % du thon rouge pêché dans le monde finit au Japon, sur le plus grand marché au poisson du monde à Tokyo. Nombre de restaurants à sushis ont déjà renoncé à proposer du thon rouge. Et honnêtement, les clients ne seraient pas prêts à payer le prix. Chez nous, quand on propose des sushis, ils sont généralement fabriqués avec de la limande, un poisson qui se porte encore relativement bien. On ne trouve quasiment plus de thon rouge que dans les restaurants gastronomiques. Chacun est libre de décider en son âme et conscience s’il souhaite ou non en manger

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    "Le thon rouge pourrait s'éteindre du fait de la pêche commerciale"


    2 min

    Le biologue Rainer Froese détaille les obstacles qui rendent l'élevage de thon rouge très compliqué.

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    Nouvelles régulations sur la pêche du thon rouge pour le Japon

    Source : Japoninfos • 14 octobre 2013     

    Lors d’une réunion organisée par la Commission de Pêche du Pacifique Ouest et Central (CPPOC, WCPFC en anglais) le 5 septembre dernier à Fukuoka, les pays signataires, dont le Japon et les États-Unis, se sont mis d’accord sur un contrôle plus strict des quotas de pêche du thon rouge du Pacifique.

    La régulation vise principalement les populations de jeunes thons rouges (de moins de 3 ans), soit 70% des prises. Les états-membres de la CPPOC se sont engagés à réduire de 15% leurs quotas de pêche (sur une moyenne de 2010 à 2012), ce qui représente pour le Japon une limite de 6800 tonnes.

    Certains industriels se disent ne pas être inquiets quant à l’impact immédiat de ces régulations sur le marché car le Japon affiche une moyenne annuelle de 6100 tonnes de thons rouges pêchés de 2010 à 2012.

    Cependant, d’un point de vue écologique, la baisse des stocks de ces poissons recherchés reste préoccupante. Selon l’ISC, le Comité Scientifique International en charge des recherches sur le thon, la population de thon rouge a décliné de 96% ces dernières décennies.
    Des solutions comme l’élevage marin sont explorées, le Japon a produit 9600 tonnes de thons l’an dernier avec ces méthodes.

    Daï - Source : Asahi Shimbun- WCPFC

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    « Tuna Princess », le thon rouge japonais 100% élevage

    Toyo Reizo Co., filiale du groupe Mitsubishi Corp, a commercialisé pour la première fois du thon rouge 100% élevage, c'est-à-dire élevés à partir d’alevins produits en écloserie.... C’est l’Université de Kinki qui avait fourni les alevins de thon rouge. En 2002, Kinki University avait réussi –une première mondiale- la reproduction artificielle du thon rouge...

    Habituellement, le thon rouge est élevé à partir de juvéniles prélevés dans le milieu naturel... 2 à 3 ans d’élevage en cage pour « engraisser » des jeunes de 100 à 500 g jusqu’à 30 kg et plus.

    L'entreprise qui vend ce thon rouge d’élevage sous la marque « Tuna Princess »  mise sur 30 tonnes de thon cette année. Puis, 400 à 500 tonnes dès l’année prochaine... D’après Japan News : Trading houses driving force in tuna farming
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    Opération pêche au thon illégale pour dénoncer les quotas des petits bateaux

    Les petits métiers de la pêche sont nombreux, en Méditerranée, à vivre de leur sortie quotidienne. Et même si le poisson est là à profusion, il est soumis à quota. Une aberration selon eux, d'où l'opération de ce vendredi matin, au large de Valras, dans l'Hérault.



    Source : France 3 Languedoc-Roussillon par Fabrice Dubault

    Deux hommes penchés au dessus de la mer pour une pêche complètement illégale. Avec eux, une trentaine d'embarcations sont venues de Port-la-Nouvelle dans l'Aude, au Grau-du-Roi, dans le Gard, pour dénoncer la faiblesse des quotas de thons rouges qui leur sont attribués. Certains sont même venus du pays basque.
    Cette interdiction de pêcher le thon génère des situations absurdes.

    Symboliquement, 80 marins ont capturé 5 thons, ce matin, lors de cette pêche contestataire. Une opération illicite et médiatisée pour dire leur exaspération.

    Au retour de la pêche, les représentants des Affaires maritimes sont venus dresser procès verbal, sans aucun incident. Les pêcheurs visés encourent jusqu'à 22.500 euros d'amende. En attendant tous ont consommé, sur place, ces magnifiques thons frais.

    Les petits métiers de la pêche se mobilisent


    Les petits métiers de la pêche se mobilisent par TVSud


    Port-La Nouvelle : du côté des petits métiers de la pêche, le 'thon' monte

    Opération du syndicat présidé par le Nouvellois Frédéric Reste à Valras. Ces artisans réclament le droit de prendre du thon rouge. Ce qu'ils ont donc fait, vendredi, sans autorisation…

    Source : L'Indépendant par Nicolas Boussu

    "Grotesque !", fulmine un pêcheur devant les caméras de télévision sur le port de Valras-Plage (34). Le motif de son courroux ? L'interdiction faite à une grande majorité de ses collègues de prendre du thon rouge. En 2013, sur les 380 pêcheurs affiliés (450 bateaux) au SPMLR (syndicat des petits métiers du Languedoc-Roussillon), 120 ont demandé cette AEP (autorisation européenne de pêche). Résultat : quatre permis attribués. Seulement… Alors avant que l'Etat et l'Europe ne prennent une décision dans les semaines qui viennent, concernant cette problématique, les mécontents ont décidé de taper du poing sur la coque. Opération médiatique au menu. Hier, le président du SPMLR en tête, le Nouvellois Frédéric Reste, ils ont décidé de partir à la pêche au thon rouge, sans droit, ni quota. Avant de débarquer à Valras-Plage pour une grillade improvisée. Une vingtaine de bateaux étaient de sortie. Au final, cinq thons - soit environ 130 kg - ont été pêchés à la canne puis distribués aux passants ou dégustés sur place.

    "Une énorme quantité de thon dans le secteur"

    "Il se trouve que le thon revient en masse sur nos côtes depuis trois ans. Il y en a, pêchons-en ! On ne demande pas grand-chose… Ça n'impactera pas les thoniers. Nous, 400 ou 500 kg de thons par an et par bateau, ça nous suffit…", estime Frédéric Reste. "Les volumes qu'on réclame sont insignifiants, au regard des prélèvements réalisés par les industriels. Et nous, la loi nous oblige à les rejeter morts à la mer lorsqu'on en attrape. C'est absurde ! En fait, on veut juste pouvoir s'adapter au milieu en bonne intelligence. Pêcher du thon lorsqu'il y en a, de la daurade quand elle est là. Nous sommes des polyvalents, c'est notre force". Ces professionnels de la mer le martèlent : "Le ratio qu'on nous donne est inacceptable, sachant que le stock de thons rouges s'est reconstitué, la densité est vraiment énorme dans le Golfe du Lion". Hier, en milieu de matinée, la gendarmerie, les Affaires maritimes sont venus à la rencontre des manifestants avant de dresser un procès-verbal à Frédéric Reste pour 'prise, transport et débarquement non autorisé de poissons non marqués'. L'homme risque de lourdes sanctions… A suivre. Fin 2013, voire début 2014, les pêcheurs sauront si leur activisme a payé.

    Deux représentants du sénateur Raymond Couderc et du député Elie Aboud se trouvaient sur place, vendredi. Le député européen, Eric Andrieu, soutient également publiquement ces pêcheurs.

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    Le 11 Novembre 2013

    Appel à défendre les quotas sur le thon rouge avant la réunion du Cap
    AFP - La fondation américaine Pew Charitable Trusts a appelé lundi à ne pas toucher aux quotas sur la pêche au thon rouge lors de la réunion, la semaine prochaine au Cap, de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA).

    Source : France 24

    "Il faudrait que les quotas recommandés restent à leurs niveaux actuels pour qu'on ait une stabilité", a déclaré lors d'une téléconférence Jamie Gibbon, membre de cette fondation américaine qui finance des études sur la question.

    La CICTA se réunit du 18 au 25 novembre au Cap et certains gouvernements de cette commission associant 47 Etats-membres poussent au contraire pour une augmentation des quotas.

    Depuis le début de pêche industrielle au thon, les stocks de thon rouge ont chuté d'au moins 85% en mer Méditerranée et dans l'est de l'océan Atlantique, victime notamment de l'appétit des acheteurs japonais qui les mangent en sushis.

    En 2007, l'Union européenne a accepté de restreindre les quotas de pêche, une mesure affectant sévèrement certains pays-membres.

    Une nouvelle évaluation scientifique des stocks est attendue en février. Les éléments préliminaires indiqueraient toutefois que les stocks se portent mieux. Espagne, Portugal, Italie, Grèce et Malte sont du coup en faveur de rouvrir les discussions pour augmenter les quotas, mais l'idée n'a pas été retenue au niveau européen lors du dernier conseil des ministres de la pêche en octobre.

    Le thon rouge demeure menacé par la surpêche, selon la fondation Pew, qui cite un dépassement des quotas de 57% entre 2008 et 2011. "C'est vraiment un test pour les gouvernement pour voir s'ils ont la volonté de suivre la science", a ajouté une autre membre, Elizabeth Wilson.

    La fondation espère aussi que la CICTA avancera sur interdiction de la découpe des ailerons de requins dont les 28 pays européens ont décidé l'interdiction totale dans l'UE en juin.

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    Le 24 Janvier 2014

    Petits métiers de Méditerranée : Thon rouge, anguille et boues... 

    Thon rouge : la région Paca s’estime pénalisée 

    Soupçonnant un manque d’équité, les représentants des pêcheurs de la région Paca demandent plus de transparence dans l’attribution des autorisations de pêche du thon rouge.

    Source : Le Marin

    Dans un courrier adressé à la directrice des Pêches maritimes et de l’aquaculture, Cécile Bigot, le président du comité régional des pêches, Christian Molinero, s’interroge sur la liste des nouveaux entrants dans la pêche de thon rouge dans la catégorie des petits métiers, diffusée le mercredi 22 janvier.

    Il déplore un manque d’information sur l’identité des « sortants » des Autorisations européennes de pêche de 2013 et s’interroge sur le respect rigoureux des critères d’attribution par les 18 entrants.

    Le CRPM provençal se demande en fait si la direction des Pêches n’a pas été plus laxiste avec les petits métiers languedociens, qui ont manifesté à plusieurs reprises et sont parfois partis pêcher sans autorisation. Et s’il n’a pas eu « tort de faire confiance en une administration qui ne souhaite pas que l’opacité se lève (…), tort de croire que nous pouvions être entendus sans brûler des pneus ».

    Christian Molinero demande donc à Cécile Bigot de « démontrer aux pêcheurs de Méditerranée que l’équité règne ».

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    Situation des petits métiers suite au phénomène environnemental de boues

    Question écrite n° 08218 de M. Marcel Rainaud (Aude - SOC)

    publiée dans le JO Sénat du 19/09/2013 - page 2691

    M. Marcel Rainaud attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur la situation des petits métiers à la suite du phénomène environnemental des boues.

    La saison de pêche 2013 a été particulièrement difficile pour les petits métiers, au-delà des problèmes qui affectent la ressource (diminution de certaines espèces, blocage des droits d'accès au thon rouge, etc.).

    Ils sont touchés par un phénomène environnemental d'une ampleur exceptionnelle : la présence continuelle et en très grande quantité de boues qui recouvrent et dégradent leurs matériels (filets, nasses, casiers, etc.) et entravent la capacité de capture. Cette situation est constatée dans les eaux côtières depuis le début du mois de juillet 2013 sur la presque totalité du littoral de la région Languedoc-Roussillon. L'origine de ces boues, qui surviennent parfois lors des fortes chaleurs estivales, leur est inconnue. D'habitude, elles disparaissent au bout de quelques jours mais, cette année, les petits métiers reconnaissent une persistance inhabituelle et inquiétante de cette boue. Des analyses de prélèvements effectués à Valras-Plage et Palavas sont en cours par les services de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER) et les résultats sont attendus pour les prochains jours.

    Quoi qu'il en soit, cette situation a fortement aggravé une saison de pêche déjà peu productive pour beaucoup de petits métiers. Les résultats d'exploitations sont catastrophiques et fragilisent un peu plus la situation de ces entreprises. Pour toutes ces raisons, les petits métiers souhaitent, en partenariat avec les instances professionnelles de la pêche et les représentants politiques, une démarche de compensation du préjudice subi par les petits métiers (aide exceptionnelle, exonération de charges ou autres solutions). Ils proposent que soit attribuée à la « caisse intempérie » une dotation d'État supplémentaire exceptionnelle sur l'exercice en cours.

    De plus, en complément, il souhaiterait savoir si l'accès aux aides européennes de minimis prévues par le règlement de 2007 est toujours possible dans la mesure où son champ d'application, précisé dans l'article premier, n'exclue pas les effets des aléas naturels. En outre, les petits métiers constatent que certaines aides d'urgence ont été débloquées pour les segment chalutiers ou thoniers ; ils souhaitent donc obtenir un soutien pour leur segment, qui représente plus de 80 % de la flotille et qui demeure quasiment exempt de tout mécanismes de subvention.

    Il souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement sur cette situation.

    Réponse du Ministère chargé des transports, de la mer et de la pêche

    publiée dans le JO Sénat du 23/01/2014 - page 232
    Le ministre chargé des transports, de la mer et de la pêche a bien pris note des demandes des petits métiers de Méditerranée, par exemple le maintien des dates de pêche pour l'anguille, une pêcherie traditionnelle et artisanale, et la pêche du thon rouge, pour laquelle les quotas ont été doublés en 2013. Par ailleurs, le ministère chargé des transports, de la mer et de la pêche doit mettre en œuvre une réglementation européenne contraignante pour la pêche en Méditerranée, votée en 2006, en étroite concertation avec les représentants professionnels de la pêche. Les plans de gestion pour les petits métiers font partie des priorités, afin de permettre le maintien des pratiques de pêche traditionnelle. Concernant plus particulièrement le phénomène naturel de boues auquel ont été confrontés certains pêcheurs durant la période estivale, il est assez répandu dans plusieurs régions, notamment au large des côtes basques et landaises. Les aléas climatiques font malheureusement partie intégrante de l'activité de pêche. Il faut travailler à comprendre ce phénomène, en déterminer les causes et réfléchir aux actions curatives. C'est d'ailleurs ce que font les pêcheurs basques et les instituts scientifiques locaux, à travers une étude actuellement en cours. Les informations disponibles auprès du comité départemental des pêches des Pyrénées-Atlantiques et du comité régional des pêches maritimes du Languedoc-Roussillon pourraient être mises en commun, pour plus d'efficacité. Ces projets d'études peuvent être financés soit dans le cadre de projets pilotes, soit par l'intermédiaire du fonds privé France filière pêche, géré par les professionnels de la pêche eux-mêmes. Le centre de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) de Sète a été également saisi de ce problème. En revanche, la question des indemnisations est difficile à traiter en l'absence de préjudice précisément avéré ou de données précises. Plusieurs dispositifs sont prévus pour aider les pêcheurs en difficulté à cause d'aléas climatiques. Le Comité national des pêches gère, par exemple, une caisse d'indemnisation chômage-intempéries. Cependant, elle ne prévoit pas d'indemnisation pour les aléas subis en raison de boues colmatant les filets. Des évolutions réglementaires pourraient être étudiées sur l'initiative des professionnels de la pêche, qui gèrent eux-mêmes cette caisse. Le fonds privé France filière pêche dispose également d'une enveloppe financière annuelle importante, permettant de financer des projets collectifs, mais aussi de participer au financement d'investissements à bord de navires de pêche. Le ministère souhaite poursuivre le dialogue, apaiser l'ensemble de la filière pêche du Languedoc-Roussillon, mettre autour de la table les différents métiers de la Méditerranée. C'est le message qui a été porté auprès des différents représentants de la pêche du Languedoc-Roussillon lors du passage du ministre chargé des transports, de la mer et de la pêche à Montpellier en marge des Assises de l'économie maritime.

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    Le 10 février 2014
    Thon amer sur les quais de Sète

    Les petits métiers qui réclament des quotas supplémentaires de pêche au thon rouge pour 2014 attendent une réponse imminente, mais probablement négative des autorités européennes. Pour ces petites unités, qui font face à la rude concurrence des thoniers senneurs, le constat est amer.

    Les petits métiers veulent pêcher plus de thon rouge



    Les petits métiers du Languedoc-Roussillon réclament depuis des mois des quotas supplémentaires de pêche au thon rouge pour 2014. Il s'agit pour eux de pallier la rude concurrence des thoniers-senneurs. Mais le gouvernement tarde à arbitrer cette question.

    Source : France3 Languedoc Roussillon  par Valérie Luxey

    Y-aura-t-il des quotas supplémentaires de pêche au thon rouge pour les petits métiers ? La décision se fait attendre et l'inquiétude monte, par exemple sur les quais du port de Sète (Hérault). Depuis plusieurs mois, les petits patrons pêcheurs du Syndicat des Petits Métiers du Languedoc-Roussillon ferraillent pour obtenir 20 permis de pêche équivalant à 8 tonnes de thon rouge.

    Une question de survie économique

    Le 18 octobre dernier, ils avaient organisé une pêche non autorisée par marquer les esprits et faire entendre leurs revendications. Car pour ces petites unités, qui font face à la rude concurrence des thoniers senneurs, il est question de survivre.

    Or, les Autorisations Europénnes de Pêche (AEP) sont délivrées au compte goutte par l'Union Européenne : 5 seulement leur ont été accordées en 2013, pour 2,3 tonnes de thon rouge pêchées. A charge ensuite pour le gouvernement de les répartir entre grosses et petites unités. C'est cet arbitrage qui se fait attendre. C'est ce qu'ils ont expliqué à nos confrères Philippe Ollive-Simon et Thierry Will, qui se sont rendus à Sète pour faire le point sur ce dossier.

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    Thon : les petits-métiers attendent le verdict

    Lors des Assises de la pêche, au mois de décembre, le Syndicat des petits métiers du Languedoc-Roussillon avait demandé 20 "permis" de pêche au thon rouge et huit tonnes de quota. Pas sûr qu'il les obtienne, même si c'est une goutte d'eau...

    Source : Midi Libre

    Pas de nouvelle, bonne nouvelle, dirait l’autre. Une maxime qui n’a pas véritablement cours au sein du Syndicat des petits-métiers de la pêche du Languedoc-Roussillon (SPMLR). Où les collègues de Guy Vaudo et Eric Bellone (vice-présidents) commencent à s’inquiéter de ne pas en avoir, des nouvelles.

    110 bateaux candidats

    Après leur coup de force du 18 octobre à Valras (ils avaient pêché du thon sans autorisation), puis une rencontre avec le ministre et la directrice des pêches, le 3 décembre à Montpellier, quelque 110 membres du SPMLR réunis en “groupement de navires” avaient renouvelé leur demande de permis supplémentaires pour pêcher le thon rouge. Et le verdict, qui devait tomber ces jours-ci, se fait attendre…

    Ils demandent 0,8 % du quota national

    Ces permis, désormais appelés Autorisations européennes de pêche (AEP), le syndicat n’en avait que cinq l’an dernier. Une poignée de ses membres avaient donc pu pêcher 2,3 tonnes de thon rouge (à la ligne), une goutte d’eau au regard des 2 400 tonnes que se partagent aujourd’hui les thoniers senneurs et quelques petits-métiers. Devant le ministre, début décembre, le SPMLR avait donc demandé 20 AEP supplémentaires, représentant huit tonnes de thon et environ 0,8 % du quota national pour la Méditerranée française.

    "Entrer dans cette pêcherie est très difficile"

    "Ça fait 400 kg par bateau, un petit capital de départ, en somme", commente Bertrand Cazalet, conseiller juridique du syndicat. Or, comme leur nom l’indique, lesdites autorisations sont européennes, et l’UE reste assez rigide sur le sujet. "Entrer dans cette pêcherie est très difficile, confirme le spécialiste. Ceux qui y sont ne désirent pas trop partager le gâteau." Mais cette frilosité à ouvrir grand les portes de la pêche au thon rouge a aussi des raisons que le syndicat sait entendre : "Trop de palangriers en mer, ça finirait bien sûr pas créer des problèmes de cohabitation avec les chalutiers et les senneurs…"

    Le syndicat veut privilégier l'accès au thon des "canneurs-ligneurs"

    Or, le SPMLR a, semble-t-il, en magasin un argument de poids, pour peu que l’UE soit sensible au maintien de la pêche traditionnelle : "Si nous demandons des AEP supplémentaires, c’est pour les attribuer aux “petits”, c’est-à-dire à nos adhérents de la 4e catégorie (canneurs-ligneurs qui pêchent dans la limite des 5 milles de la côte). Ce sont de vrais polyvalents qui trouveraient dans ces quelques centaines de kilos de thon par an le moyen de pérenniser leur entreprise lorsque ces poissons affluent. Or, il semble que l’administration préfère privilégier de plus gros bateaux, comme les 3es catégories (qui travaillent dans les 20 milles)", déplore Bertrand Cazalet.

    L'Europe restera-t-elle rigide sur le sujet ?

    Le risque, c’est bien que le syndicat n’obtienne pas gain de cause sur le nombre d’AEP : le règlement européen, très rigide, limite en effet à 87 le nombre de “permis” octroyés à la France. Du coup, l’an dernier, lorsqu’une montée au créneau du syndicat avait permis d’obtenir une hausse (à 230 tonnes) du quota attribué aux petits-métiers pour la Méditerranée, le nombre d’AEP était lui, resté figé. "Et la mobilisation des petits avait finalement profité aux “gros”, dont certains avaient vu leur quota doubler"… alors que d’autres restaient sur la touche.

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    Le 13 mai 2014

    Les thoniers se préparent à la campagne de pêche au thon rouge


    Sète (34) : les thoniers préparent leur campagne de pêche

    2.471 tonnes de thon rouge à pêcher. Pas une de plus. C'est le quota attribué pour 2014 aux bateaux français. La campagne démarre dans 10 jours et ne peut durer qu'un mois maximum. Dans le port de Sète, on se prépare au grand départ, le 25 mai.

    Source : France 3 Languedoc Roussillon  par Fabrice Dubault

    Arrêté du 1er avril 2014 établissant les modalités de répartition du quota de thon rouge (Thunnus thynnus) accordé à la France pour la zone océan Atlantique à l’est de la longitude 45° Ouest et Méditerranée pour lʼannée 2014 - JORF n°0078 du 2 avril 2014

    Le quota de thon rouge (Thunnus thynnus) alloué à la France pour la zone océan Atlantique et la Méditerranée est de 2 471 tonnes pour lʼannée 2014.

    Il est réparti dans les proportions suivantes :
    2 199 tonnes du quota français sont réparties entre les navires immatriculés en mer Méditerranée ;
    247 tonnes du quota français sont réparties entre les navires immatriculés en Atlantique ;
    25 tonnes du quota français sont réparties de façon collective entre les navires immatriculés en mer Méditerranée et en Atlantique dans le cadre de la pêche de loisir.

    Répartition du quota de thon rouge (Thunnus thynnus) accordé à la France en Méditerranée 

    Rien à l'horizon. Sous le soleil sétois. L'heure est aux réglages, pas encore à l'action.

    Sur le Jean-Marie Christian 6, nom de l'un des thoniers de la flotte Avallone, il règne, ce matin là comme, une ambiance de veillée d'armes.

    25 mai-25 juin. 31 jours pour réussir l'année. Un mois pour pêcher 150 tonnes de thon rouge pour chaque thonier senneur engagé en Méditerranée. Comme l'an dernier, puisque les quotas ont été reconduits de 2013 à 2014.

    Malte aura cette année les préférences de ce bateau. L'équipage prévoit 3 jours de voyage pour rallier le sud de l'île.

    A bord, les marins auront à composer avec les aléas mécaniques, climatiques, les surprises de la mer mais aussi avec un contrôleur européen. Il est chargé de veiller au bon respect des règles et des quotas de pêche. Une surveillance qui se fera aussi ici à Sète, dans les bureaux de la coopérative.

    La pêche au thon rouge est aujourd'hui l'une des plus surveillées au monde. Les abus, l'approximation n'y auraient plus leur place selon les professionnels rencontrés. Même si la ressource semble à la hausse depuis 2 ans, les quotas internationaux demeurent et restent stables.

    Reste une chose qu'aucun ne peut aujourd'hui anticiper et qui monopolise toute l'attention de ces marins à quelques jours du départ, la météo.

    Les quotas de pêche au thon rouge inchangés en Méditerranée pour 2014

    Les quotas de pêche au thon rouge pour 2014 ont été maintenus, lundi, au même niveau que cette année, à l'issue de la réunion annuelle de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA), ont indiqué le WWF et d'autres ONG. Soit 13.400 tonnes.

    Source : France 3 Languedoc Roussillon par Fabrice Dubault le 25/11/2013

    "Le WWF est satisfait du maintien des quotas annuels de prise de thon rouge dans l'Est de l'océan Atlantique et en Méditerranée à 13.400 tonnes (...)", a-t-il réagi dans un communiqué, corroboré par celui de l'association Oceana qui se félicite aussi du "statu quo" et du "leadership manifesté par l'Union Européenne --le principal titulaire des quotas-- sur le respect de l'approche de précaution".

    Un comité scientifique avait recommandé le maintien des quotas, laissant toutefois une petite marge de négociation.

    Plusieurs gouvernements avaient exercé de fortes pressions pour les augmenter.

    Espagne, Portugal, Italie, Grèce et Malte souhaitaient rouvrir les discussions, mais l'idée n'était pas soutenue au niveau de l'Union européenne.

    Une nouvelle évaluation scientifique des stocks est attendue en février.


    Thon amer sur les quais de Sète

    Les petits métiers qui réclament des quotas supplémentaires de pêche au thon rouge pour 2014 attendent une réponse imminente, mais probablement négative des autorités européennes. Pour ces petites unités, qui font face à la rude concurrence des thoniers senneurs, le constat est amer.

    Les petits métiers veulent pêcher plus de thon rouge



    Source : France 3 Languedoc Roussillon  par Valérie Luxey, le 09/02/2014

    Y-aura-t-il des quotas supplémentaires de pêche au thon rouge pour les petits métiers ? La décision se fait attendre et l'inquiétude monte, par exemple sur les quais du port de Sète (Hérault). Depuis plusieurs mois, les petits patrons pêcheurs du Syndicat des Petits Métiers du Languedoc-Roussillon ferraillent pour obtenir 20 permis de pêche équivalant à 8 tonnes de thon rouge.

    Une question de survie économique

    Le 18 octobre dernier, ils avaient organisé une pêche non autorisée par marquer les esprits et faire entendre leurs revendications. Car pour ces petites unités, qui font face à la rude concurrence des thoniers senneurs, il est question de survivre.

    Or, les Autorisations Europénnes de Pêche (AEP) sont délivrées au compte goutte par l'Union Européenne : 5 seulement leur ont été accordées en 2013, pour 2,3 tonnes de thon rouge pêchées. A charge ensuite pour le gouvernement de les répartir entre grosses et petites unités. C'est cet arbitrage qui se fait attendre. C'est ce qu'ils ont expliqué à nos confrères Philippe Ollive-Simon et Thierry Will, qui se sont rendus à Sète pour faire le point sur ce dossier.

    Les petits métiers veulent pêcher plus de thon rouge

    Les petits métiers du Languedoc-Roussillon réclament depuis des mois des quotas supplémentaires de pêche au thon rouge pour 2014. Il s'agit pour eux de pallier la rude concurrence des thoniers senneurs. Mais le gouvernement tarde à arbitrer cette question.

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