vendredi 19 avril 2013

Anguille. A la traque des braconniers de pibale dans les marais de Charente...

Au niveau national, 650 pêcheurs professionnels traquent la pibale (ou civelle), cet alevin d’anguille devenu un met de luxe avec des prix de vente compris entre 200 et 600 euros le kilo.

Nouvel article : Avec le moratoire, la contrebande d'anguille européenne s'organise ?

Des pibales (ou civelles), une photographie de Serge Lucas

Depuis le classement de l’anguille sur la liste des espèces menacées d’extinction de la Cites (qui interdit le commerce de l’anguille de moins de 12 centimètres en dehors de l’Union Européenne), les professionnels acceptent difficilement la fermeture du marché asiatique, où le kilo de pibales se négocierait jusqu'à des prix record de 1000 euros, alors que «seulement» 200 euros leur sont proposés pour le repeuplement…

Fin janvier 2013, soit deux mois avant la clôture de la saison, la pêche de la pibale a été fermée pour les 134 civeliers professionnels de Charente-Maritime. En un mois et demi (au lieu des quatre et demi prévus), le quota de 7480 kilos autorisés pour cette campagne a en effet été capturé. La moitié est destinée au marché de la consommation, l'autre au marché du repeuplement (les civelles sont remises dans le milieu naturel pour reconstituer cette espèce que l’on ne sait toujours pas reproduire en captivité).

Malgré la chute des cours de la pibale, le braconnage sévit toujours, et il serait même encouragé par la prohibition (toutes les interdictions et réglementations qui encadrent la pêcherie de civelle)

Un reportage de François Didierjean dans les marais de Charente en compagnie des Brigades de Surveillance du Littoral de La Rochelle (BSL). Au cœur de la nuit charentaise, ils vont débusquer deux braconniers : Civelle : Haro sur les braconniers

Civeliers à l'arrêt sur la Sèvre Niortaise (au niveau du pont du Brault - saison 2011-12)


Le marché de la civelle

Jusque dans les années 1970, la pêche des civelles était surtout une activité secondaire destinée à compléter l’alimentation des habitants, agriculteurs ou riverains des cours d'eau pour la plupart. Le « plat du pauvre » était fréquemment au menu, jusque dans les cantines scolaires où les civelles étaient servies froides, sous forme de pain. Lorsqu’elles étaient trop abondantes, les poules s’en régalaient volontiers… À cette époque, l’anguille étant considérée comme un nuisible, la pêche de ces alevins n’avaient guère de limites.

Peu à peu, un marché s'est organisé et l’activité s’est professionnalisée, augmentant ainsi fortement les quantités pêchées. La demande étant croissante, les quantités pêchées l'ont aussi été, atteignant 4 000 t/an dans les années 1978-1979, contre 110 tonnes seulement en 2010.

A cette époque, beaucoup de stagiaires de l’école d’apprentissage maritime à La Rochelle abandonnaient les bancs d'école. L'hiver, ils allaient traquer la pibale qui remontait les estuaires vendéens et charentais (Lay, Sèvre Niortaise, Charente et Seudre). En quelques nuits, ces jeunes professionnels pouvaient récolter des dizaines de milliers de francs... De quoi acheter un premier moteur de bateau, quelques tables et poches à huîtres... De quoi se lancer à son compte dans l’ostréiculture, la pêche ou la mytiliculture... La pibale, c'était l'apport personnel que demandait le banquier !!!
 

Les acheteurs de cette denrée, autrefois locale, sont désormais des pays étrangers tels que l’Espagne, le Mexique, la Russie. Récemment, un nouveau marché s’est ouvert avec les pays asiatiques qui demandent des civelles vivantes pour l’élevage. En effet, il a jusqu’alors été impossible de faire se reproduire des anguilles en captivité et la seule solution connue est de prélever des alevins. Les civelles sont élevées en Chine et revendues adultes au Japon, en Corée du Sud et à Taïwan où leur chair est très appréciée.

Les prix de vente oscillent entre 150 et 200 euros le kilogramme ; on relève même le prix record de 1 000 euros. Sachant qu’il faut environ 2 900 alevins pour obtenir un kilogramme, les pêcheurs prélèvent un nombre important de civelles qui n’atteindront jamais l’âge adulte et n’iront donc pas se reproduire dans la mer des Sargasses. De ce fait s’est rapidement posée la question de la diminution de la ressource et de la disparition de l’anguille. Plusieurs solutions ont été mises en place pour tenter d’y remédier. D’après France 3 Aquitaine : Les pêcheurs de civelle manifestent devant la préfecture de Gironde (31 octobre 2012)
 
Autres articles :

Revue de presse

Le 8 août 2014

Pollution sonore marine : les preuves s'accumulent


Une nouvelle étude démontre l'impact négatif de la pollution sonore sur la survie des anguilles. Ces dernières semaines plusieurs publications ont rapporté des effets, jusqu'ici insoupçonnés, du bruit des navires sur les créatures marines

Source : Sciences et Avenir par Joël Ignasse

Longtemps ignoré des scientifiques, l'impact de la pollution sonore marine commence à être étudié avec intérêt. Et ses conséquences, parfois surprenantes, font l'objet de plusieurs articles dans des revues de référence. Il y a quelques semaines, nous évoquions déjà le bénéfice qu'en tiraient certaines espèces invasives et les effets délétères du bruit des moteurs de bateaux sur le lièvre de mer. Cette fois, c'est de l'anguille européenne (Anguilla anguilla) qu'il s'agit.

Moins de réponses face aux prédateurs

L'étude est publiée dans la revue Global Change Biology par des chercheurs des universités d'Exeter et de Bristol, au Royaume-Uni. Elle démontre que les anguilles exposées au bruit que font les navires ont des difficultés à réagir face à une attaque de prédateur.

Ainsi, 50% des spécimens étudiés ne régissent pas ou peu lors d'une attaque et parmi celles qui le font, 25% ont un temps de réaction plus long. "Nos résultats démontrent que les événements acoustiques aigus, comme le bruit d'un bateau de passage, peuvent avoir de graves répercussions sur les animaux" insiste Steve Simpson, biologiste marin et auteur principal de l'étude.

Stress. Pour comprendre ce qui peut causer cette perte de comportement cruciale dans la défense contre les prédateurs, les chercheurs ont observé divers paramètres physiologiques. Ils ont ainsi trouvé que les anguilles exposées au bruit des moteurs avaient des niveaux de stress accrus se manifestant par une augmentation de la fréquence ventilatoire et un métabolisme accéléré.

En danger critique d'extinction

De plus, des perturbations du comportement latéral (préférence droite-gauche) sont aussi apparues. "Dans cette étude nous nous sommes concentrés sur la réaction des anguilles face aux prédateurs. Mais le fait qu'elles soient physiologiquement affectées par le bruit suggère que d'autres fonctions comme l'alimentation et les déplacements sont aussi perturbées" ajoutent les scientifiques.

Effondrement. L'anguille d'Europe a vu ses effectifs diminuer de près de 90% durant les vingt dernières années. L'espèce est classée en danger critique d'extinction par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Cela est dû, principalement, à la dégradation de son habitat (elle vit en mer et en rivière) mais la pollution sonore est désormais à prendre en compte pour les mesures de sauvegarde.

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Le 20 Juin 2014

Charente-Maritime : un trafic de civelles démantelé

https://twitter.com/Gendarmerie/status/479551371952533504/photo/1
Les gendarmes ont réalisé un coup de filet. Sept personnes ont été arrêtées

Illustration : Une cargaison de plus d’une tonne a été interceptée (Tweet de la Gendarmerie Nationale)

Aéronef : engin se déplaçant dans les airs. Il peut s'agir d'un cerf-volant, d'un dirigeable ou d'un avion-cargo. On n'en saura pas plus sur l'engin volant utilisé par des trafiquants de civelles, dont le réseau a été démantelé par la gendarmerie nationale. Le procureur de la République de Saintes n'a pas souhaité donner d'autres éléments que ceux figurant sur un communiqué laconique.

Source : Sud Ouest par Frédéric Zabalza 

Ce dernier révèle que les fréquents allers et retours d'un « aéronef » entre la France et d'autres pays européens ont éveillé les soupçons de la gendarmerie des transports aériens. Ils ont donc mené, depuis décembre 2013, des investigations sur les agissements de plusieurs personnes impliquées dans un trafic illicite de civelles. En parallèle, les brigades nautiques du groupement de gendarmerie de la Charente-Maritime ont interpellé plusieurs braconniers en lien avec le réseau démantelé.

Le rapprochement des deux enquêtes a conduit les gendarmes à déclencher ce mardi une vaste opération de police judiciaire en Charente-Maritime, dans le cadre d'une commission rogatoire. Une trentaine de militaires de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP), de la gendarmerie des transports aériens, du groupement départemental et du groupement d'intervention de la gendarmerie de Poitiers ont été mobilisés.

Sept personnes ont été arrêtées. Où ? Bonne question. Le parquet n'en dit pas plus. Toujours est-il que les sept interpellés ont été placés en garde à vue dans plusieurs brigades du groupement de gendarmerie.

« Les perquisitions ont permis aux enquêteurs de procéder à des saisies de numéraires, de documents de pêche et de véhicules liés à ce trafic international de civelles. En outre, des espèces animales protégées par la réglementation nationale ont été découvertes incidemment à cette occasion et feront l'objet d'une procédure distincte diligentée par l'Onema (Office national de l'eau et des milieux aquatiques) », explique le communiqué, complété par un tweet de la gendarmerie nationale :

On attend le tweet du parquet pour en savoir plus.

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Le 17 juillet 2013

Le Conseil d’État décide que l’État peut traiter différemment les pêcheurs professionnels et plaisanciers 

La décision du Conseil d’État concerne l’anguille. Mais sa portée est plus large...

Source : Le Marin

Le Conseil d’État vient de rejeter une requête de la Fédération nationale de la pêche en France (FNPF), qui voulait annuler, pour excès de pouvoir, des textes de loi sur l’anguille. Par cette décision, il rappelle le droit de réglementer la pêche professionnelle et la pêche plaisance différemment.

Les pêcheurs d’anguille et de civelle sont satisfaits mais au-delà du cas d’espèce, le Comité national des pêches maritimes espère qu’elle dissuadera les plaisanciers en mer, qui voudraient aligner certaines réglementations, concernant les tailles marchandes en particulier.

La décision lue le vendredi 12 juillet portait sur une requête de la FNPF contre le décret du 22 septembre 2010 sur l’anguille et trois arrêtés afférents de septembre et d’octobre 2010. Des textes appliquant en eau douce le plan européen de préservation de l’anguille du 18 septembre 2007.

La plus haute autorité de droit administratif estime notamment que la différence de traitement entre les pêches professionnelle et de loisir "n’est pas manifestement disproportionnée au regard de l’objectif de maintien de l’activité professionnelle de la pêche et de la différence de situation qui sépare les pêcheurs professionnels et les pêcheurs de loisir vis-à-vis de l’exploitation des ressources halieutiques".

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Le 30 avril 2013

POUR une pêche durable en eau douce et en estuaire,


CONTRE la disparition programmée des pêcheurs professionnels !

Source : Le Marin - Communiqué de presse du lundi 29 avril 2013

En dépit des alertes lancées et malgré les efforts consentis par les pêcheurs professionnels en eau douce et en estuaire au cours des dernières décennies, les conditions essentielles au maintien de ce secteur d’activité n’ont cessé de se dégrader et ne sont désormais plus assurées. Les contraintes qui s’imposent tant aux entreprises de pêche qu’à leurs organisations sont telles que la profession s’interroge sur la volonté du Gouvernement de lutter contre la disparition des emplois directs et indirects qu'elle induit.

Des entreprises extrêmement fragilisées

La plupart des décisions, tant au niveau communautaire que national, qui se sont succédées au cours des dernières années, sous prétexte de protéger les ressources halieutiques, ont condamné à chaque fois un peu plus un secteur économique en ignorant totalement les efforts consentis par ce dernier pour évoluer vers des pratiques durables. En compromettant toujours plus l'équilibre économique du millier d'entreprises qui survivent encore, sans leur laisser le temps de s'adapter, les politiques actuelles risquent pourtant de ne pas porter leurs fruits : en laissant ces entreprises disparaître les unes après les autres, c'est le rôle essentiel de veille écologique que joue une profession multiséculaire qui est mis gravement en danger, tandis que les responsables de la dégradation physique et chimique des milieux aquatiques et la plupart des autres acteurs ayant obligation réglementaire d'en restaurer la qualité et les fonctionnalités écologiques sont peu inquiétés et ont encore de beaux jours devant eux...

Réagir avant qu'il ne soit trop tard

Afin de permettre à la filière de s’adapter, en accord avec les obligations communautaires et nationales et les principes d'utilisation durable de la ressource halieutique, le CONAPPED et le CNPMEM, avec le soutien d’ERN - SOS Loire Vivante demandent :
  1. L'arrêt de l’utilisation de la pêche professionnelle en eau douce et en estuaire comme principale variable d’ajustement aux problèmes environnementaux des milieux aquatiques, et la poursuite de la restauration effective de la qualité et la fonctionnalité de ces milieux en cohérence avec les objectifs de la Directive Cadre sur l'Eau, comme cela se fait par exemple sur le bassin de la Loire avec le Plan Loire Grandeur Nature. Des rivières en bon état écologique peuvent supporter un effort de pêche important, et les pêcheurs professionnels en eau douce ont démontré depuis des décennies qu’ils travaillaient pour atteindre cet objectif de « bon état écologique » imposé par la Directive Cadre sur l’Eau lancée par l’Europe en octobre 2000.
  2. La simplification administrative par autonomie législative et réglementaire de la pêche professionnelle en eau douce par rapport à la pêche de loisir.
  3. Le soutien politique à la relocalisation et à l’installation d’entreprises de pêche, l'accès au « Fonds de compensation des dommages piscicoles de l’hydroélectricité » aux organisations qui les représentent, et la mise en place d’un fonds de trésorerie de secours pour suppléer aux carences de l’Etat et de l’UE sur le financement par ces organisations des actions en faveur des milieux aquatiques.
  4. La levée des interdictions de pêche, de consommation et de commercialisation des poissons d’eau douce dans les zones de pêche impactées par les PCB en maintenant les recommandations de consommation de ces produits, comme cela se fait dans beaucoup d’autres pays du nord de l’Union Européenne depuis longtemps.
  5. La lutte efficace contre le braconnage et les circuits illégaux de commercialisation des produits de la pêche.
  6. Un changement d'approche de la gestion de l'anguille européenne, dont les mesures de restriction de la pêche et la réduction de la présence des pêcheurs sur le terrain confortent et renforcent ce braconnage. Il faut arriver à un gel de toute nouvelle restriction de la pêche professionnelle sur cette espèce et à la mise en place au niveau européen d’un contrôle de la traçabilité des produits de la pêche. Enfin, il faut examiner la possibilité d'une réouverture partielle du marché de l’exportation hors UE, dans des conditions strictes à définir selon un modèle économique permettant de cofinancer les programmes de repeuplement.

Pour Philippe Boisneau, pêcheur professionnel et Président du CONAPPED, « les approches sectorielles sur la protection et la gestion d'une espèce comme l'anguille, à large répartition géographique et à cycle complexe, ont montré leur inefficacité et même leur nuisance. Ne traiter que la pêche ou que le marché ne fait qu'introduire de nouvelles difficultés. A ce jour, la fermeture des quotas laisse le champ libre aux trafiquants malgré l'arrêt du marché légal de l'exportation hors Europe. Sa réouverture aurait un effet positif sur le prix de la civelle, diminuerait la demande du marché de la restauration, et pénaliserait ce trafic. La démarche reste à construire au niveau national comme au niveau européen. Il en va de la sauvegarde de 6000 emplois directs et indirects en France ».

Ce point de vue est corroboré par Cyrille Deshayes, en charge des programmes Eau douce et Agriculture au WWF-France, qui salue les efforts de la profession et considère que « seule une approche systémique intégrant les trois dimensions du développement durable (sociale, économique et écologique) peut permettre des progrès. Il ne saurait en effet être question de travailler à la préservation des écosystèmes et de parler de durabilité en ne considérant que le volet environnemental sans associer les acteurs socio-économiques concernés à la recherche de solutions ».

Contacts presse : Philippe BOISNEAU (CONAPPED) - philippe.boisneau@wanadoo.fr - 06 11 29 11 64

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Le 29 avril 2013

Nantes : les pêcheurs de civelle manifestent leur colère au centre commercial

Les pêcheurs en colère veulent occuper une galerie commerciale de l'île de Nantes pour alerter l'opinion sur leur difficulté face à des quotas particulièrement restrictifs.




Réaction de Mickaël Vallée, pêcheur, lors d'une manifestation à Saint-Nazaire en février dernier.

Source : France 3 Pays de Loire par Xavier Collombier

10 € les 50 grammes

L'alevin d'anguille est devenu une denrée rare et chère. Les quotas gérés par Bruxelles sont drastiques. Ce week-end, la fête de la civelle à Indre a quasiment dû changer de nom. "Avec à peine 40 kilos de civelles, on ne pouvait plus en faire le symbole de la fête, c'est beaucoup trop juste. " explique le président du comité des fêtes.

Tout le symbole des difficultés des pêcheurs ligériens. Ce matin, ils sortent tracts et banderoles pour alerter l'opinion sur leur situation.

Lutter contre la pêche de contre-bande

Les pêcheurs fluviaux souhaiteraient une réelle politique en matière de lutte contre les pêcheurs à la sauvette. Ces braconneurs des bords de Loire pénalisent les professionnels. Ces derniers souhaitent être entendus par la Préfecture à l'occasion d'un rendez-vous programmé aujourd'hui.

La colère déjà en février

Pour protéger les alvins de l'anguille, l'Union Européenne envisage d'interdire la pêche en bateau et de réintroduire la pêche traditionnelle à pied en particulier dans l'estuaire de la Loire. Il faut noter qu'en 2012, la France a mené à bien le programme de repeuplement de civelles imposé par le plan de gestion de l'anguille (PGA). 3,1 tonnes de civelles ont été relâchées dans les eaux françaises.
Pour les pêcheurs en proie au pire difficulté pour rembourser leurs échéances pour des bateaux de plus en plus gros, les quotas devraient être allégés.

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Une opération de pêche et de relâcher de civelles menée dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 avril sur la Vilaine a montré une nouvelle fois l’abondance exceptionnelle de l’alevin d’anguille pendant la saison 2012-2013 : les dix bateaux ont pêché 260,6 kg en seulement 3 heures, de 2 h à 5 h du matin, et les ont relâchés en amont du barrage d’Arzal, à La Roche-Bernard, à 6 h 30.

Cette nuit de pêche était organisée par le comité régional des pêches de Bretagne, avec l’autorisation de la direction interrégionale de la mer. « Il nous restait près de 300 kg à pêcher pour le repeuplement avant la fin de la campagne, le 30 avril, explique Guillaume Le Priellec, de la commission estuarienne des litiges du comité régional. Malheureusement, il n’y avait pas de marché, alors on a réalisé ce repeuplement à titre bénévole. »

Dix bateaux y ont participé, six du quartier de Vannes et quatre de celui d’Auray, qui ont pêché de 19,15 à 30,30 kg chacun. Il s’agit de l’Ocerox de Jean-Louis Becker, de l’Idefix de Vincent Cocaud, du Kergo d’André Doueneau, du Gimalesa d’Eddy Guerrier, du Cybel de Johann Malcoste, de l’Oiseau des Mers de Mickaël Ménager, du Narval de Frédéric Mengual, du Morloc de Gabriel Migneron, de l’Etna de Jonathan Noël et du Ma Romance de Frédéric Triballier.

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Le 6 juillet 2013

Dix fois moins d'anguilles en 30 ans !

Face au déclin de la population d'anguilles, la France a mis en place un plan de gestion pour la sauvegarde de l'espèce. Reportage dans le site de Soustons, l'un des lieux de surveillance privilégié par l'Onema.

Cliquer Ici pour accéder au Reportage vidéo 

Source : Actu-Environnement.com

Par Marie Jo Sader

L'anguille est classée depuis 2009 "espèce en danger critique d'extinction". Depuis quelques dizaines d'années la population de ce poisson a fortement régressé à l'échelle européenne. Face à ce constat alarmant, l'Europe a demandé aux Etats membres d'élaborer un plan de gestion de l'anguille. En France, il est en vigueur depuis 2010 et a pour objectifs essentiels le rétablissement des stocks en luttant contre le braconnage, la pêche illégale, la pollution et les obstacles à la circulation de l'anguille. Les ouvrages sur les cours d'eaux tels que les installations hydrauliques sont en effet une des principales causes de mortalité de ce poisson migrateur qui effectue dès sa naissance un voyage périlleux entre la mer et l'eau douce.

A Soustons, un des sites index pour la surveillance de l'anguille dans les Landes, l'Onema contribue avec un réseau d'acteurs à l'application de ce plan. Mesures biométriques pour le traçage de la population, négociation avec les élus pour aménager les ouvrages, autant d'actions pour améliorer la connaissance de l'espèce et œuvrer pour sa sauvegarde.

Toutefois, la Fédération Nationale de Pêche a toujours dénoncé l'insuffisance de ce plan qui n'agirait pas réellement sur l'exploitation de l'anguille. La France avait fixé pour 2012 une réduction de 30% de la mortalité par pêche. Or selon la Fédération cet objectif est loin d'avoir été atteint tout comme l'aménagement des ouvrages dont seul un quart aurait été mis en conformité en 2012. La Fédération Nationale de Pêche a déposé un recours contre le plan de gestion français auprès du Conseil d'Etat. Elle demande un moratoire sur la pêche de l'anguille, unique mesure qui pourra selon elle rétablir les stocks de poissons.

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Le 19 août 2013

Filière civellière régionale : le Corepem prévoit la création d’une station aquacole 

La filière civellière des Pays de Loire met les bouchées doubles pour valoriser la production et assurer l’avenir de la pêche : en plus de structurer la profession, le Comité régional des pêches maritimes vient de lancer une étude pour la création d’une civellerie.

Les Pays de la Loire comptent 213 licences maritimes et 25 pêcheurs fluviaux. Depuis la mise en place du plan de restauration de la civelle, le quota est réparti entre 50 % pour la consommation, principalement le marché espagnol, et 50 % pour des opérations de repeuplement.

"La dernière saison a été marquée par une abondance de la civelle", indique François Prioul, chargé des poissons migrateurs au Comité régional des pêches maritimes (Corepem) aux Sables-d’Olonne. "Consécutivement, les quotas ont été atteints en un mois, alors que la saison de pêche s’étale sur cinq mois."

Pour défendre leurs intérêts, les producteurs de pêche civellière ont créé la société OP (Organisation de producteurs) Estuaires, immatriculée en mars 2013. "Nous attendons aujourd’hui l’agrément de la Direction maritime Pêche et Aquaculture, d’ici la fin de l’été. À travers ce regroupement, les pêcheurs espèrent voir reconnaître la prise en compte de ces nouveaux critères d’abondance pour valoriser leur production et assurer la pérennisation de leur activité, dans le respect des quotas."

Une civellerie en Pays de la Loire : l’étude est lancée

Dans cette optique, le Corepem a lancé une étude de faisabilité pour la création d’une civellerie avec le soutien de la Région des Pays de la Loire (15 223 €). "D’une surface de 10 000 m², cette station aquacole pilote, équipée de bassins d’élevage, permettra à la fois de garantir le repeuplement de l’espèce et d’alimenter le marché européen. Le lieu d’installation n’est pas encore défini."

Le montant total de l’investissement est estimé à 5 M€. D’ores et déjà, un directeur commercial a été recruté pour développer, dès septembre, le marché de l’anguille à l’échelle nationale et européenne. "Les Pays de la Loire sont le plus important site de pêche française pour la civelle : les pêcheurs ligériens assurent 50 % du quota national, soit 17 tonnes sur un total de 34 tonnes en 2012."

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Le 26 août 2013

Une réserve marine géante en gestation dans l’Atlantique

Les experts la surnomment la forêt tropicale dorée de l’océan Atlantique. Mais la mer des Sargasses, décrite pour la première fois par Christophe Colomb à son retour du Nouveau Monde et revisitée à sa façon par le Capitaine Nemo, est en danger.

Source : Le Figaro par Adèle Smith

A l’instar des gouvernements australien et britannique qui ont créé des parcs marins pour sauver la mer de Corail et l’archipel Chagos dans l’océan Indien, le gouvernement bermudien s’est associé à plusieurs organisations internationales, avec le soutien des Nations Unies, pour créer la plus grande réserve marine de l’océan Atlantique. Car la mer chaude des Sargasses, merveille écologique, est menacée par la pollution, la pêche illégale, la surpêche et le changement climatique. Pourtant, elle abrite plus de deux cents espèces, dont certaines endémiques, et sert de havre de reproduction et de migration à des dizaines d’autres. Parmi celles-ci, le cachalot, le marlin bleu, les requins tigre et taupe, en déclin, ou encore la tortue de mer caouanne, qui juste après être née sur les plages des continents alentour, vient grandir quelques années dans ses algues loin des prédateurs. La plus mystérieuse, l’anguille, parcourt des milliers de kilomètres depuis les rivières d’Europe, d’Amérique et d’Afrique pour y pondre avant de mourir.

« Telle était cette région que le Nautilus visitait en ce moment, narrait Jules Verne dans Vingt mille lieues sous les mers. Une prairie véritable, un tapis serré d’algues, de fucus natans, de raisins du tropique, si épais, si compact, que l’étrave d’un bâtiment ne l’eût pas déchiré sans peine »

Selon un rapport de la Sargasso Sea Alliance fondée en 2010, l’espèce a quasiment disparu dans certaines régions. La mer des Sargasses, six fois plus grande que la France, est délimitée par les grands courants marins de l’Atlantique : Gulf Stream à l’ouest, courants nord atlantique au nord, des Canaries à l’est, de l’équateur et des Antilles au Sud. Une consultation populaire aura lieu en septembre dans l’archipel des Bermudes pour donner suite au projet de réserve marine, soutenu par l’océanographe Philippe Cousteau, petit-fils de l’explorateur.

Le plan “Blue Halo” prévoit de créer initialement une zone protégée à partir de 80 kilomètres des côtes des Bermudes et jusqu’à la limite des eaux internationales à 320 kilomètres. Chris Flook, expert à Pew Environement Group, rappelle que la mer des Sargasses possède, grâce à une combinaison de facteurs inhabituels, l’un des cycles de carbone les plus riches de la planète. “Un cinquième de l’air que nous respirons vient de cette mer. Un Américain de l’Oklahoma n’a peut-être jamais vu l’océan de sa vie mais il respire grâce à la mer des Sargasses. Elle nous unit tous et nous avons le devoir de la protéger pour les générations futures”, explique-t-il aux Bermudes. Un parc marin autour de l’archipel permettrait de développer l’éco-tourisme et d’accroître les réserves de poissons, une perspective susceptible d’apaiser les craintes des pêcheurs locaux.

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L'anguille: le poisson des pêcheurs sans bateau

Source : La Presse Canadienne par Violaine Ballivy

L'anguille est un poisson aux allures de serpent de mer qui se pêche à l'aide d'immenses filets installés dans les battures.

Quand Louis de Frontenac est arrivé en Nouvelle-France, «l'anguille [était] la manne de tous les habitants». En 2013, rien n'est plus faux: il ne reste plus dans le Saint-Laurent et les Grands Lacs que 2 à 3% des anguilles qu'on y trouvait dans les années 80. Les pêcheurs et les spécialistes sont inquiets. Un patrimoine culturel, environnemental et gourmand est menacé. Voyage au pays des derniers pêcheurs d'anguille, ces pêcheurs sans bateau.

Depuis 40 ans que Gertrude Madore possède un permis de pêche commerciale, elle n'a jamais eu à manier la moindre canne à pêche. Elle y va comme ses voisins fermiers vont aux champs: avec un tracteur. Sans hameçon. Sans ver de terre. Sans veste de sauvetage ni l'ombre d'un bateau en vue.

C'est que Gertrude Madore pêche dans le Bas-Saint-Laurent l'un des poissons les plus étonnants de l'Atlantique: l'anguille. Un poisson aux allures de serpent de mer dont la peau est si robuste qu'elle servait aux Amérindiens à faire des raquettes en babiche, capable de contourner sur la terre des obstacles en rampant et de survivre quelques heures hors de l'eau.

«L'anguille parcourt des milliers de kilomètres dans sa vie», insiste Gertrude Madore du ton de la grand-mère récitant une belle histoire à ses petits-enfants. L'anguille vit dans les Grands Lacs et les rivières d'eau douce, est pêchée dans le Bas-du-Fleuve à maturité (de 15 à 20 ans, on parle alors d'anguille argentée) lorsqu'elle emprunte le fleuve Saint-Laurent pour descendre vers la mer salée des Sargasses, près des Bermudes, où elle peut pondre un million d'oeufs avant de mourir. Puis ses petits remonteront à leur tour vers l'âge de 4 ou 5 ans dans les eaux douces des Grands Lacs, complétant ainsi une boucle de plus de 10.000 km.

Parce que les anguilles argentées cessent de se nourrir au moment d'entamer leur grand voyage, elles ne mordraient même pas à l'hameçon garni du plus gros des vers de terre, et leur physique les rend quasi impossibles à attraper avec les filets conventionnels. Au fil des ans, les pêcheurs ont mis au point un système complexe de filets attachés sur des structures de plusieurs dizaines de mètres entre les berges et le centre du fleuve, ce qui crée un entonnoir vers de grandes cages en bois où se retrouvent prisonniers les poissons quand redescend la marée. Un ouvrage harassant. La structure pèse des tonnes, et requiert pas moins d'une semaine de travail à installer. Puis il faut aller y cueillir les prises deux fois par jour, pendant la période de pêche, en septembre et octobre, à chaque marée basse. Peu importe qu'elle ait lieu à 3h du matin, sous la pluie battante et que souffle un vilain nordet. Malgré ses 77 ans, Gertrude Madore continue d'y aller coûte que coûte.

«C'est une drogue. J'adore ça», dit celle qui fut, en 1976, la première femme à obtenir un permis de pêche commerciale au Québec, après avoir essuyé les quolibets de tant de collègues masculins. Son regard encore vif s'illumine lorsqu'elle évoque sa pêche miraculeuse de 1980, quand elle a retrouvé plus d'un millier d'anguilles dans ses filets. Puis il s'obscurcit quand elle pense à ses maigres prises de l'année dernière. Les chiffres des scientifiques confirment ce qu'elle voit sur le terrain depuis des années. Les anguilles ne remontent ni ne descendent plus le Saint-Laurent comme avant. Il ne reste plus que 2 à 3% des stocks qui existaient en 1980.

Il n'y a pas de grand mystère: les barrages hydroélectriques sont en grande partie responsables de cette chute dramatique au Québec, confirme Daniel Pouliot, biologiste responsable du dossier de l'anguille au ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP). Selon les données officielles, quelque 26% des anguilles sont tuées lorsqu'elles traversent les turbines du barrage de Moses-Saunders, à Cornwall, pour rejoindre la mer des Sargasses, et 18% à Beauharnois. C'est près d'une sur deux. Dans une moindre mesure, les 8400 plus petits barrages recensés entre l'estuaire et les chutes du Niagara pourraient avoir entravé la migration de 800 000 anguilles par année vers les rivières d'eau douce du Québec, jusqu'à ce que des passages commencent à être instaurés il y a une quinzaine d'années.

Parce qu'il est difficilement envisageable d'arrêter les barrages, et que les méthodes de capture en amont et de réintroduction des poissons en aval des turbines ne semblent pas donner les résultats escomptés, des efforts ont été déployés par le gouvernement pour réduire la pression de la pêche commerciale en rachetant sur une base volontaire des permis accordés, ce qui a fait aussi baisser de 50% le nombre de prises. Et l'opération n'est pas terminée.

«Ceux qui restent ne le font pas vraiment pour l'argent, mais parce qu'ils sont passionnés», remarque Bernard Ouellet, qui exploite avec son frère une poissonnerie à la sortie de Kamouraska. Leur grand-père les a initiés à la pêche à l'anguille avant même qu'ils n'aient de poil au menton. Ils ont connu son âge d'or, et son âge de misère maintenant, qu'ils essaient de surmonter en se concentrant sur les produits à valeur ajoutée, comme les terrines et les fumaisons.

La possibilité que l'anguille soit ajoutée à la liste des espèces en péril et que la pêche soit interdite ne les effraie pas trop: «Si on veut arrêter les pêcheurs, il faudra aussi arrêter Hydro-Québec!», dit Bruno Ouellet. D'ailleurs, les ministères québécois concernés ne privilégient pas l'arrêt de la pêche. Au contraire, Daniel Pouliot plaide pour que l'anguille soit mieux mise en valeur dans les menus. «Il faut la découvrir! On sera peut-être plus conscients de l'importance de la préserver si on aime en manger», dit le biologiste. Après tout, si les Québécois ne la mangent pas, ce sont les restaurants de l'Ontario ou de l'Asie qui en profiteront.

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Le 12 novembre 2013

Les anguilles sont déchiquetées, rarement les saumons

Alors que les Bâlois s'émeuvent de voir les saumons hachés par les turbines des forces motrices sur le Rhin, les pisciculteurs alsaciens relativisent. Les anguilles sont bien plus menacées. Longues de plus d'un mètre quand elles quittent la région de Bâle, les anguilles sont victimes des forces motrices et plus de 15% d'entre elles sont hachées à chaque passage de site hydraulique.

Source : Tribune de Genève par Matthieu Hoffstetter

La pétition du WWF suisse déposée fin octobre auprès des autorités françaises a braqué les projecteurs sur le problème des saumons: une part des migrateurs relâchés dans le Rhin serait hachée par les pales de certaines turbines des forces motrices, au long de son parcours sur le Rhin supérieur.

En grande pompe, les militants écologistes ont traversé la ville, une réplique de saumon sur le dos, pour aller remettre à un officiel français leur pétition afin que les salmonidés ne soient plus déchiquetés par les turbines Pelton des ouvrages hydroélectriques installés sur le Rhin.

Les saumons sont trop petits quand ils descendent le Rhin

Et si les écologistes bâlois s'étaient trompés de cause et de problème? Interrogé au sujet de cette surmortalité, Philippe Knibiely, directeur de la réserve naturelle de la Petite Camargue Alsacienne (PCA) en Alsace, relativise l'hécatombe: «Quand les saumons sont relâchés dans le Rhin, c'est la plupart du temps au stade de smolt et ils mesurent de 7 à 15cm, soit trop petits pour être hachés par les pales des turbines. Et quand ils ont remonté le fleuve pour venir déposer leurs œufs, 95% d'entre eux meurent avant d'avoir pu repartir vers la mer».

Pour affirmer cela, Philippe Knibiely a de quoi étayer son argumentaire: c'est la pisciculture de sa réserve naturelle qui élève depuis deux décennies les saumons relâchés par les partenaires suisses de la réintroduction du saumon.

Il manque encore des passes à poissons pour remonter le fleuve

Mais le directeur de la réserve naturelle ne nie pas les entraves au retour massif du migrateur jusqu'à Bâle: «Il manque encore bon nombre d'ouvrages de type passes à poisson pour que la montaison, quand les saumons reviennent de la mer vers le lieu de lâcher où ils vont frayer. Des chantiers ont été engagés en ce sens sur plusieurs centrales sur le Rhin».

Et d'autres problèmes minent la réintroduction du saumon dans le Rhin: la surpêche en mer du Nord, l'urbanisation du delta du Rhin et surtout le manque de sable et de gravier de petit diamètre aux abords de Bâle pour disposer de frayères où les poissons pourront se reproduire et déposer leurs œufs.

Les anguilles longues d'1m se font découper

Quant aux turbines des centrales, Philippe Knbiely ne nie pas les dégâts qu'elles causent. Mais bien davantage sur un autre poisson migrateur: «les anguilles, également relâchées dans le Rhin et qui descendent vers l'Atlantique pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses, mesurent plus d'un mètre et sont largement victimes des installations. Or 15% d'entre elles passent par les turbines. Un programme scientifique est en cours pour mesurer l'impact sur le Rhin».

Et les anguilles font face à un autre danger: «elle accumule les micropolluants dans son organisme (PCB, mercure...) et est donc victime des résidus de pollution dans le Rhin», ajoute Philippe Knibiely.

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Le 3 Décembre 2013

La civelle est là... Mais, les quotas sont limités...

La pêche à la civelle est sévèrement réglementée en France, elle fait l'objet d'un quota de pêche mais depuis deux ans les pêcheurs font le constat d'un regain dans les rivières de ces bébé anguilles. En tant qu’espèce protégée par la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), la pêche à la civelle est strictement encadrée pour les pêcheurs professionnels et interdite pour les pêcheurs de loisir.


La pêche à la civelle interdite en Charente-Maritime

La civelle est soumise à un plan de gestion en raison de sa sensibilité environnementale qui en fait une espèce dont la pêche est soumise à restrictions. Elle est donc interdite à la pêche de loisir sur tous les cours d'eau de la Charente-Maritime. Les quotas sont épuisés.



Source : France 3 Poitou-Charentes par Bernard Dussol | 28/11/2013 |

La pêche maritime de l'anguille européenne de moins de 12 centimètres destinée à la consommation est donc interdite à compter du 27 novembre 2013. Seuls les pêcheurs munis d’une licence sont autorisés à pratiquer cette activité, limitée dans le temps sur cinq mois, généralement de novembre à mars.

La civelle fait l’objet d’une réglementation spécifique pour les seuls pêcheurs professionnels qui ont pu démarrer cette activité depuis le 15 novembre pour la Charente et la Seudre. Une seule condition : respecter les conditions réglementaires d’accès à la ressource.

L'ensemble des services de l'État a été mobilisé sur le terrain pour s'assurer du bon respect des réglementations, notamment dans le cadre de la lutte contre les opérations de braconnage, de jour comme de nuit.

Ainsi, au cours d’une opération de contrôle conjointe ONCFS/ONEMA le 8 novembre dernier, 3 personnes ont été constatées en flagrant délit de braconnage à la civelle sur la Charente. L'ensemble du matériel et de la pêche a fait l’objet d’une saisie conservatoire immédiate réalisée par le directeur départemental des territoires et la mer. Le dossier doit être transmis au Procureur de la République du tribunal correctionnel de La Rochelle.

Contrôle de l'interdiction de la pêche à la civelle en Charente-Maritime

Source : Préfecture de Charente-Maritime  le 02/12/2013

Afin d’assurer le respect de cette interdiction, une opération renforcée de contrôle a été organisée dans la nuit du 1er au 2 décembre, associant tous les services participants à la surveillance de cette activité. 26 agents de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA), l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), la gendarmerie maritime, la gendarmerie départementale et la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) étaient présents dans plusieurs sites sensibles du département, en présence de Magali Sellès, sous-préfète de Rochefort.

Cette opération a conduit à dresser plusieurs procès-verbaux d'infraction, avec notamment l'appréhension d'un véhicule d'un pêcheur fluvial braconnier en Gironde et la mise en garde à vue d'un pêcheur braconnier récidiviste en Charente. Les engins et la pêche ont fait dans tous les cas l'objet d'une appréhension immédiate. Le braconnage constitue un délit passible d’une amende de 2 500 euros pouvant être doublée la nuit et de 2 ans emprisonnement.

De nouvelles opérations « coups de poing » seront organisées, tout au long de la campagne, en plus de la couverture renforcée mise en place cette année.

Les pêcheurs français de civelle en colère contre l'Europe

Qu'on l'appelle civelle ou pibale selon la localisation géographique, elle est particulièrement recherchée. Les pêcheurs français dénoncent la politique des quotas qu'ils jugent déloyale alors que les marchés vers la Chine, très demandeurs, leur sont fermés.

Tanguy Scoazec et Marc Millet ont rencontré des pêcheurs de la Rochelle



Source : France 3 Poitou-Charentes par Christine Hinckel | 16/11/2013 |

Depuis l'interdiction pour les pêcheurs européens de vendre sur les marchés asiatiques, les cours se sont effondrés. Selon eux, cette restriction cumulée aux quotas imposés par Bruxelles mettraient leur entreprise en péril. Si les chiffres restent les mêmes que l'an passé, le stock d'alevin autorisé est vite atteint en début de saison et les prix ne dépassent plus les 150 à 200 euros le kilo.

La pêche à la civelle a fait autrefois figure de pêche miraculeuse car elle rapportait beaucoup d'argent tant les prix étaient élevés, ce n'est plus le cas aujourd'hui et les professionnels français demandent une réouverture, même partielle des marchés asiatiques.

Campagne précédente....

La pêche à la civelle interrompue, le quota est déjà atteint

La France est le seul pays d'Europe a être soumis à un quota de pêche concernant la civelle, un quota déjà atteint car la civelle est de retour, grâce à des programmes de repeuplements.
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Source : France 3 Poitou-Charentes par Nicole Brémaud + Olivier Riou | 02/03/2013 |

La pêche à la civelle est sévèrement réglementée en France, elle fait l'objet d'un quota de pêche mais depuis deux ans les pêcheurs font le constat d'un regain dans les rivières de ces bébé anguilles . Cette saison les pêcheurs ont dû stopper leur pêche bien avant la fin de la saison. Ces pêcheurs (du reportage) ont récolté 7 tonnes en 6 semaines au lieu de 6 mois. L'effort de pêche supporté par la France semble porter ses fruits tout comme l'investissement des scientifiques et des pêcheurs dans la campagne de repeuplement entrepris depuis deux ans. Les bébés anguilles sont stockés, marqués puis relâchés en rivière, l'objectif étant de préserver l'espèce.

Reportage d' Olivier Riou et Patrick Mesner; Ils ont assisté au lâcher de millions d'alevins dans la Charente près de Rochefort, intervenants: Eric Blanc, Marin-pêcheur Vice-président du comité régional des pêches, Jérémy Souben,Chargé de mission ARA France (Association pour le Repeuplement de l'Anguille), Cédric Hennache, Chargé d'étude halieutique CREAA

Une recette de civelles

Ingrédients
1/4 de litre de vinaigre
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
8 gousses d’ail
piments rouges séchés
1 cuillerée de piment doux en poudre

Pour le court-bouillon :
1 oignon
1 clou de girofle
1 bouquet garni : ail, laurier, thym, persil
poivre en grains et gros sel

Étapes

Mettez les civelles vivantes dans une bassine ; lavez-les à grande eau deux ou trois fois : changez d’eau après chaque lavage.
Après le dernier, laissez un peu d’eau dans la bassine et jetez le vinaigre sur les civelles pour les tuer.
Laissez-les environ 10 minutes dans le vinaigre puis rincez-les à l’eau une dernière fois.
Préparez un court-bouillon : portez à ébullition 1,5 litre d’eau avec l’oignon piqué du clou de girofle, le bouquet garni, le poivre et le sel. Laissez cuire une demi-heure.
Mettez les civelles dans une passoire et plongez le tout dans le court-bouillon, pendant une minute, pas plus. Le court-bouillon doit être absolument bouillant.
Egouttez immédiatement et soigneusement sur un torchon.
Répartissez l’huile dans des petits plats en terre individuels, allant au feu. Faites chauffer et mettez dans chaque plat une ou deux gousses d’ail épluchées, quelques petits morceaux de piment rouge. Dès que l’ail est doré, plongez les civelles dans l’huile et remuez-les doucement avec une cuillère en bois. Laissez deux ou trois minutes à feu vif, ajoutez une pincée de piment doux et servez aussitôt.

Bon appétit !

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Dans le Marin du 31 janvier 2014 : La détresse des civelliers


Quotas atteints et marché déprimé : la pêche à la civelle à l’arrêt

Sur toute la façade atlantique, les quotas de civelle pour la consommation humaine ont été atteints en quelques semaines. Mais le marché n’a pas suivi, et la profession est en plein marasme. « Je n’ai jamais vu autant de civelles en plus de trente ans de pêche », témoigne Thierry Quéméner, président de la commission des milieux estuariens et amphihalins (CMEA) du Comité national des pêches maritimes.

Mais à cause des faibles prix de l’alevin d’anguille (270 euros le kilo au mieux), la profession voit sa rentabilité s’effondrer. Une pétition partie de Charente-Maritime a recueilli 250 signatures sur les 550 licenciés français. Remise à la direction régionale de la mer du sud Atlantique à Bordeaux, elle vise à obtenir l’ouverture du marché asiatique pour faire remonter les prix. Mais cette option nécessitera un agrément de l’Union européenne et l’accord de la Cites, l’organisation internationale sur le commerce des espèces en voie de disparition. Le comité régional des pêches des Pays de la Loire a décidé, lors d’une réunion tenue à Beauvoir le mercredi 29 janvier, d’ajouter un cahier de doléances atteignables plus rapidement.

Les discussions se poursuivront d’ici la prochaine réunion de la CMEA, le 10 février. Mais d’ici là, les civelliers n’excluent pas des actions. Source : Le Marin

Cliquer Ici pour lire le Marin ou aller dans le Kiosk 

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Les pêcheurs de civelle lancent un SOS

Le métier de pêcheur professionnel de civelle est en danger, car les cours du poisson sont trop bas pour assurer la rentabilité des bateaux.

Source : Ouest France

Ils étaient une petite trentaine, mercredi, près du port du Bec, à Beauvoir-sur-Mer. Les pêcheurs de civelle en ont ras la casquette. Cela fait trois ans que la situation se dégrade singulièrement pour leur métier. « Cette saison va se traduire par une baisse de 50 à 70 % de mon chiffre d'affaires. J'ai déjà décidé de mettre mon matelot au chômage. Je ne peux pas faire autrement. » Ce vécu d'un pêcheur de Charente-Maritime qui travaille sur la Sèvre Niortaise, c'est aussi celui des professionnels de Saint-Gilles. « Nous allons tous crever, nous n'allons pas tenir longtemps », lâche un jeune pêcheur désespéré. « Nous n'arrivons plus à payer les traites du bateau. Les huissiers ne vont pas tarder à frapper à notre porte », poursuit un de ses collègues qui travaille également sur la Vie.

Il est loin le temps où la saison de la petite anguille de décembre à mars permettait de payer le bateau, l'assurance, un peu de matériel. L'idéal pour commencer l'année avant de changer de métier au printemps, où ils arment à la ligne ou au casier.

Aujourd'hui, les bateaux sont arrêtés le long du quai, car ils ont tous consommé leur quota individuel de poisson. C'est-à-dire 40 kilos. Au meilleur de la saison, les cours ont atteint 270 €. Pas assez pour la rentabilité de leur entreprise. En à peine deux mois, le quota dédié à la consommation a été atteint.
Pression

En deuxième partie d'hiver, il y a un quota alloué au repeuplement des rivières, mais le marché est à ses balbutiements. Il est loin d'assurer des rentrées de trésoreries suffisantes, malgré les efforts d'organisations comme le comité régional des pêches maritimes qui finance des alevinages depuis plusieurs années en Loire et sur les cours d'eau vendéens.

Alors pour la plupart des pêcheurs réunis hier, la seule solution, c'est d'obtenir l'ouverture du marché asiatique qui dope les cours. Une pétition spontanée rédigée par des pêcheurs de Charente-Maritime a lancé ce mouvement de grogne à l'échelle de toute la façade Atlantique.

Le document a déjà été signé par 250 pêcheurs et va être remis à l'administration, à Bordeaux. « Les pétitions vont également remonter auprès de la commission des milieux estuariens et amphihalins (CMEA) du comité national des pêches avant d'être adressées aux Ministères », explique Thierry Quéméner président de la CMEA. Les pêcheurs s'accrochent à cette bouée de sauvetage pour sauver leur métier. « L'idéal, c'est l'ouverture du marché asiatique tout de suite », estime la majorité des pêcheurs.

Déterminés, ils semblaient avoir écarté l'idée d'une action coup-de-poing très rapidement pour se faire entendre. Mais beaucoup pensent « à mettre un coup de pression » d'ici le 10 février où une réunion nationale de la profession est programmée.

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La Rochelle : les pêcheurs de civelles manifestent

Une vingtaine de marins pêcheurs manifestent depuis ce matin pour demander la réouverture des exportations vers le marché asiatique

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Dans le cadre des mesures de protection de la civelle, les marins pêcheurs se voient interdite toute possibilité d'exporter ces alevins d'anguille vers l'Asie. Depuis 2010, la porte de ce principal débouché est fermée. Une situation qui étrangle la gestion des entreprises. C'est la toile de fond du mouvement de protestation qu'organisent ce jeudi une vingtaine de marins pêcheurs charentais-maritimes. Le matin, de 9 à 13 heures, ils ont accosté leurs courauleurs de douze mètres dans le port de service du Grand Port maritime de la Rochelle, sans en perturber le trafic, mais pour envoyer un signal fort à l'Etat. Dans la foulée, ces marins et les administrateurs maritimes participaient à une réunion d'échange sur les problèmes rencontrés par cette filière.

Dans un deuxième temps, cette après-midi, les mêmes marins se retrouvent, toujours dans le calme, au péage du viaduc de Ré, offrant la gratuité du passage à ceux qui franchissent la barrière de péage.

Ce mouvement est organisé pour soutenir l'action de deux dirigeants du Comité régional des pêches maritimes de Poitou-Charentes qui, ce matin, se sont rendus à la direction régionale des pêches, à Bordeaux, pour déposer une pétition où 150 signataires déplorent la situation de ces patrons de pêche.

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Malaise persistant des civeliers

Les pêcheurs professionnels de civelles manifestent pour la réouverture des exportations vers l’Asie.

Source : Sud Ouest par Philippe Baroux

Des pêcheurs de civelles de Charente-Maritime manifestaient, hier, pour mettre en exergue les difficultés récurrentes de leur filière, liée à cette pêcherie. La civelle ? C'est l'alevin d'anguille, une espèce protégée, dont la pêche est soumise au respect d'un quota drastique. Depuis quatre ans, les pêcheurs ne peuvent plus, non plus, l'exporter vers le marché asiatique. Lequel constituait, jusqu'alors, leur principal débouché. En finir avec cette interdiction d'exporter, telle était la motivation du mouvement de protestation.

Tandis qu'une vingtaine de pêcheurs manifestaient à La Rochelle, deux dirigeants du Comité régional des pêches maritimes de Poitou-Charentes, le président Michel Crochet, et le vice-président Éric Blanc, se rendaient à la direction régionale des pêches, à Bordeaux, pour déposer une pétition signée par 150 professionnels.

À La Rochelle, l'exaspération s'exprimait en deux temps, et toujours dans le calme. Le matin, tout d'abord, les patrons de pêche venaient accoster douze coureauleurs de 12 mètres aux pontons du port de service, dans l'enceinte du Grams maritime rochelais. Un port d'État symboliquement retenu pour interpeller les services de… l'État sur cette situation. Lesquels, par la voie des représentants de la direction des territoires et de la mer, venaient à la rencontre des marins, lors d'une réunion improvisée dans des locaux du Grams.

À la mi-journée, la flottille appareillait pour rejoindre ses quais habituels. Mais ces artisans poursuivaient leur mouvement. En début d'après-midi, une banderole était étirée entre deux files du péage du viaduc de l'île de Ré, ils laissaient libre et gratuit le passage des conducteurs.

« Notre mort est proche »

Le mois dernier, déjà, en signe de protestation, ils avaient déposé les rôles d'équipages.

« Il s'agit bien de faire prendre conscience que la profession est plus qu'en péril, souligne Philippe Micheau, patron de pêche au Château-d'Oléron. Notre mort est proche. Depuis deux ans, nous ne faisons plus un sou avec la pibale. » Un constat accentué par des alternatives de chiffre d'affaires qui s'effondrent, elles aussi.

« Le quota de sole a été réduit de 7 % dans le golfe de Gascogne, et, notre campagne de coquillages dans les pertuis, pétoncles et Saint-Jacques, n'a pas été terrible. Nous l'avons même écourtée, renonçant aux dates de pêche de février, pour préserver la ressource en vue de la campagne 2014-2015. »

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Inland fisheries and the common fisheries policy

Parlement européen

Note d'information

2014

Commercial inland fisheries are small-scale, labour intensive, traditional fisheries mostly using passive gear. 

They produce high value products of local importance. Inland fisheries will not be heavily influenced by the reform of the Common Fisheries Policy as they are mainly managed nationally. Diadromous species may benefit from the reforms as long as they are properly implemented. 

The new European Maritime and Fisheries Fund has greater potential to provide increased support to inland fisheries through the strengthening of community-led local development.

Cliquer Ici pour télécharger cette note d'iformetion di Parlement européen


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Le 19 Mars 2014

Parution du guide d'application sur les zones humides littorales

Ce document est une initiative conjointe de Rivages de France, du Conservatoire du littoral et de Veolia Environnement.

Il a pour objectif de mettre en évidence les services que rendent les zones humides du littoral métropolitain à la société, dans un contexte de forte pression urbaine.

Espaces intermédiaires entre la terre et la mer, ces milieux naturels nous apportent de réels bénéfices. Les préserver est un investissement rentable.

Source : Rivages de France

Principalement destinée aux collectivités locales impliquées dans la gestion des zones humides du littoral métropolitain, cette production est l'aboutissement d'une étude appliquée, conduite en 2011 et 2012, prenant appui sur deux sites pilotes appartenant au Conservatoire du littoral :

* les étangs de Villepey à Fréjus (Var) sur la façade méditerranéenne,

* et les prés salés Est à La Teste-de-Buch (Gironde) sur la côte atlantique. Ces communes sont étroitement associées à cette étude.

A votre service, les zones humides littorales - Des écosystèmes utiles pour les territoires

par Rivages de France


 
Ce film présente, à travers des images tournées sur les côtes françaises métropolitaines et argumentées par les paroles de différents intervenants, les services que procurent les zones humides littorales à la société.
Espaces intermédiaires entre la terre et la mer, ces milieux naturels apportent de réels bénéfices en matière d’atténuation de l’impact des inondations, de retardement des effets de la sécheresse, de production biologique pour la pêche et la conchyliculture, de réservoirs de biodiversité, d’amélioration de la qualité des eaux et de régulateur du cycle de l’eau, de maintien de zones vertes aux portes des agglomérations...
Les préserver est un investissement rentable.

Film réalisé par Océanides en 2013

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Quand les marais s’ouvrent aux civelles dans l’estuaire de la Charente

L’Onema a conduit une étude sur l’estuaire charentais pour améliorer la libre circulation des jeunes anguilles. Une action nécessaire pour cette espèce ainsi que pour d’autres afin qu’elles accèdent aux zones humides et cours d’eau, favorables à leurs croissances.

Source : Onema

L’accès de l’anguille aux eaux continentales et aux zones humides littorales est important pour la restauration de l’espèce. Or, lors de la montaison hivernale, les civelles sont bloquées par les premiers ouvrages estuariens qui empêchent l’eau de mer de trop pénétrer dans les territoires amont gérés en eau douce (marais, canaux). Dans le cadre du « plan national de gestion Anguille », un volet du programme de R&D visait à restaurer la libre circulation sur ces premiers ouvrages.

Entre 2009 et 2013, une expérimentation a été menée sur l’estuaire de la Charente et a associé différents partenaires : Onema, Irstea,UNIMA [1], Conseil général, EPTB Charente et Fédérations de Pêche.


A propos des migrateurs


Favoriser une admission continue d’eau de mer

Deux sites de l’estuaire charentais, comportant notamment des doubles portes à flots, ont été proposés par l’Unima et le conseil général : le canal de Charras et l’écluse de Biard. Sur le premier, une cale en bois de 10 cm a été installée pour maintenir les portes entrebaillées, et sur le deuxième, une échancrure sur une des portes a été réalisée, afin de permettre l’admission régulière d’un volume limitée d’eau salée. « Le flux d’eau douce sortant ayant une vitesse trop importante pour autoriser le franchissement de l’obstacle, les civelles s’accumulent devant les portes à flots 1h30 à 2h avant la pleine mer. Dès que l’inversion du courant se produit, les jeunes anguilles, portées par la marée, passent l’ouvrage, d’où l’importance de laisser en continu l’eau de mer entrer », explique Philippe Baran de l’Onema. Mais plusieurs contraintes sont toutefois à prendre en compte : le risque de débordement, le problème de salinité des eaux et enfin le transfert de matières en suspension.

47 campagnes de mesure, de jour comme de nuit

Afin de s’assurer de l’efficacité de ces dispositifs, l’Onema et l’Irstea ont défini pendant plus d’un an les méthodes de capture des civelles. « Il a fallu trouver des systèmes de piégeage, le plus souvent, en s’inspirant des techniques des pêcheurs de civelles et notamment des braconniers… », indique Alain Alric de l’Onema. Une fois le protocole validé, 47 campagnes de mesure ont été organisées (32 marées suivies sur Charras, et 15 sur Biard). « Pilotées par l’Onema, ces campagnes étaient assez difficiles car réalisées de jour comme de nuit, et ont mobilisé des équipes de 7 à 8 personnes, constituées par les personnels de l’Onema (pôle écohydraulique, Délégation interrégionale, service départemental), et ceux du conseil général, de l’Unima, des Fédérations de Pêche et de l’EPTB », ajoute Alain Alric. Ce suivi a fourni des précisions sur la cinétique de passage des civelles ainsi que sur leur comportement (passage majoritaire de nuit et par le fond).

Un accès facilité aux zones humides avoisinantes

Au final, environ 10 % des civelles franchissent ces ouvrages, ce qui assure malgré tout des passages saisonniers de plusieurs dizaines de kilos. D’autres espèces comme les crevettes, les lamproies, les épinochettes ou encore les groseilles de mer en profitent également pour rejoindre les zones humides avoisinantes. En outre, ces résultats, complétés par d’autres issus d’expérimentations similaires menées parallèlement en France, seront compilés dans un guide. Réalisé par le Grisam [2] et l’Onema, il « présentera la diversité des techniques déployées, ainsi que les contraintes et paramètres des différents sites », souligne Christian Rigaud de l’Irstea, « le but étant d’aider les gestionnaires à s’orienter vers la solution la plus adaptée ».

[1] Union des marais de la Charente-Maritime
[2] Gis Poissons migrateurs amphihalins
 
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Le 8 avril 2014

Les baleines aussi aiment les anguilles


L’incroyable voyage de trois balises prouve que les anguilles se font manger par les baleines quand elles tentent de rejoindre leur aire de ponte dans la mer des Sargasses.

Source : Sciences et Avenir Par Loïc Chauveau

PRÉDATEUR. L’Université du Danemark Sud vient de trouver un nouvel ennemi pour Anguilla anguilla qui déjà n’en manquait pas. Les chercheurs ont désormais la certitude que des baleines sont des prédateurs des anguilles argentées lors de leur migration vers la mer des Sargasses. Les cétacés n’étaient pas spécialement visés comme des menaces pour l’espèce dans la mesure où les anguilles se déplacent dans l’Océan à plus de 700 mètres de profondeur. Elles s’y font pourtant manger, et ce sont des balises qui en ont apporté la preuve.

En 2009 et 2010 en effet, une équipe européenne regroupant des scientifiques suédois, danois, irlandais et français s’est lancé dans le programme «Eeliad » qui s’est achevé en 2012. L’expérience a consisté à équiper de balises émettrices (cf image ci-contre) 156 anguilles femelles (elles sont plus grosses et plus résistantes que les mâles) afin de tenter de les suivre dans leur migration en mer.

Si l’expérience a pu conclure que le réchauffement climatique et les changements océanographiques ne semblent pas perturber le cycle de l’espèce, elle a cependant échoué à résoudre le mystère de la migration.
« Les spécimens lâchés à hauteur de la Suède ont contourné l’Ecosse avant de disparaître et celles parties d’Irlande et de France ont toutes pris la route des Açores, mais les émissions se sont arrêtées juste après cet archipel, alors qu’il leur restait les 2/3 de la distance à parcourir pour arriver dans les Sargasses » raconte Eric Feunteun, chercheur au Muséum d’histoire naturelle et partenaire du programme Eeliad. Que sont devenues les anguilles ? Mystère.

SURPRISE. Sauf que trois balises, de petits émetteurs de 30 grammes environ comprenant des enregistreurs de températures et de pression, ont été retrouvés par chance par des promeneurs sur les rivages de Bindal en Norvège et de l’île de Coll en Ecosse, la première 25 jours après le relâchage des anguilles en Irlande et en France, la dernière 236 jours plus tard. Les chercheurs danois se sont ainsi retrouvés avec des enregistrements de grande valeur. Les données ont permis de reconstituer une histoire stupéfiante parue dans Oceanographic research papers.

A environ 600 mètres de profondeur, les instruments ont enregistré une hausse brutale de température de 10°C à 36°C, indiquant sans aucun doute que la balise avait quitté le milieu marin pour visiter l’appareil digestif d’un mammifère marin pouvant plonger à cette profondeur.

Les données du capteur de l'une des anguilles montrent (courbe en noir) les fluctuations de profondeur, ainsi que les variations de température (courbe rouge). Le pic correspond au moment de la prédation.
La température a cependant continué à osciller: «nous pensons que cela correspond au moment où l’animal a avalé d’autres proies, faisant ainsi entrer de l’eau froide » estime Magnus Wahlberg, principal auteur de l’article.

Les instruments de mesure ont transité dans les intestins du prédateur

Deux des balises ont suffisamment bien fonctionné pour donner des détails sur l’activité du prédateur. Elles ont enregistré au total 91 plongeons à des profondeurs de 250 à 860m, durant de 11 à 12 minutes avec des intervalles en surface pour la respiration de 5 à 7 minutes. Plus des 2/3 des descentes ont atteints les 600 à 700 mètres, là où nagent les anguilles. Après avoir été engloutis, les instruments ont donc suivi le transit intestinal, ont été rejetés dans les déjections des animaux et on flotté en surface jusqu’à la côte. Au vu de leurs performances, les chercheurs pensent que les prédateurs sont des baleines pilotes (Globicephala macrorhynchus).

Outre le suivi par balise d’anguilles argentées qui n’a pas donné le résultat escompté, une autre méthode consiste à rechercher des reproductrices en mer des Sargasses. Le 19 mars dernier, l’Université Technique du Danemark a annoncé que son navire de recherche océanographique Dana était arrivé sur sa zone de traque des reproducteurs d’anguilles.

Il s’agit de la 101ème expédition des Danois à la recherche d’une anguille en train de se reproduire. C’est en effet en 1913 qu’a eu lieu la première campagne menée par le biologiste danois Johannes Schmidt, qui le premier a suggéré que les Sargasses pouvaient être le lieu de reproduction de l’anguille. Mais à ce jour, aucune n’a été capturée dans ces eaux et la preuve reste donc à faire.

Ces programmes onéreux pourraient être considérés comme futiles. Ils ont pourtant des visées économiques importantes. Il s’agit en effet de mieux comprendre la biologie de ce poisson pour pouvoir l’élever en fermes aquacoles et ainsi répondre à une forte demande des consommateurs, autant en Europe qu’en Asie et Extrême-Orient.

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Le 13 Mai 2014

Garonne, gironde : un colloque pour étudier l'avenir des fleuves et estuaires


Le colloque international « Gagilau : Quels fleuves et estuaires pour demain ? Garonne-Gironde / Saint-Laurent » se tient les mercredi 14 et jeudi 15 mai à l’hôtel de Région de Toulouse.

Source : Sud Ouest

Dans le cadre de la coopération franco-québécoise et interrégionale Midi-Pyrénées/Aquitaine, un important programme de recherche interdisciplinaire sur l'environnement Gagilau (Garonne, Gironde, Saint-Laurent) a été mené entre 2010 et 2013.

Le programme Gagilau porte sur la problématique de l'adaptation aux changements globaux dans les environnements fluvio-estuariens de la Garonne-Gironde et du Saint-Laurent, afin de contribuer au développement durable des territoires. Il s'attache à étudier la vulnérabilité des espèces clés menacées et les pressions anthropiques ; le développement des contaminants émergents et changement global ; l'adaptation aux changements globaux et enfin la gouvernance des risques.

Seront présentés les projets Periscope : Perception et adaptation aux nouveaux risques liés aux événements extrêmes (crues/étiages) et Remob (reconquète des Espaces de mobilités fluvio-estuarienne)  qui s'attachent à étudier les changements environnementaux et la mobilité des environnement fluvio-estuariens.

Une table ronde réunira scientifiques, gestionnaires et acteurs des territoires autour du thème "Quels fleuves et estuaires pour demain ?" et une visite sue le terrain, sur les bords de la Garonne, permettra d'aborder ces problématiques de façon concrète.

Ce colloque présente les résultats finaux des six projets du programme Gagilau. Il regroupe des laboratoires de recherche de l'université de Bordeaux, de l'université de Toulouse, de l'Irstea, des universités du Québec et de l'INRS (Québec).

Pour en savoir +

Colloque Gagilau 2014 du 14 au 16 mai

Colloque/Séminaire/Conférences-Rencontres/Débats

Source : Université de Toulouse

Du 14 au 16 mai, le colloque Gagilau 2014 présentera les résultats finaux sur six projets de recherche portant sur les problématiques de l'adaptation aux changements globaux dans les environnements fluvio-estuariens de la Garonne et du Saint-Laurent. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 30 avril.

Ce colloque présente les résultats finaux du programme Gagilau, développé depuis 2010 dans le cadre de la coopération franco-québécoise et interrégionale Midi-Pyrénées-Aquitaine. Les six projets de recherche Gagilau portent sur la problématique de l'adaptation aux changements globaux dans les environnements fluvio-estuariens de la Garonne et du Saint-Laurent. Ils visent par une approche interdisicplinaire et intégrée à contribuer au développement durable des territoires.

Avec la participation d'ECOLAB, Laboratoire d'ecologie fonctionnelle et environnement

14-15 mai / 3 sessions thématiques

Vulnérabilité des espèces clés menacées et pressions anthropiques
  • Projet MICANG / IMMORTEEL : Impacts des contaminations métalliques et organiques des systèmes de la Gironde et du Saint-Laurent sur deux espèces en déclin, l'anguille européenne et américaine.
  • Projet STURTOP : vulnérabilité et adaptabilité de la dernière population d'esturgeon européen (Acipenser sturio) dans le contexte de la pollution des milieux et du changement climatique (température, oxygène, polluants).

Contaminants émergents et changement global
  • Projet MEDIC'EAU : source, circuit, impacts et gouvernance des risques sanitaires et environnementaux des résidus médicamenteux des zones urbaines : Bordeaux, Montréal et Toulouse.
  • Projet PERIMETRE : Pratiques domestiques, perception, présence, transferts et devenir d'argent comme contaminant métallique émergent parmi d'autres métaux urbains rejetés dans les fleuves et estuaires.

Adaptation aux changements globaux et gouvernance des risques
  • Projet PERISCOPE : PErception et adaptation aux nouveaux RIsques liés aux évènements extrêmes (crues/étiages) : de la quantification des flux de matières et de contaminants à l'ajustement des dispositifs de l'action publique.
  • Projet REMOB : Changements environnementaux et mobilité des environnements fluvio-esturiens : vers une Reconquète des Espaces de MOBilités fluvio-estuarienne.

15 mai après-midi / Table ronde

Prospective - Quels fleuves et estuaires pour demain ?

Avec la participation d'OURANOS, Consortium québécois sur la climatologie régionale et l'adaptation aux changements climatiques)

Table rondes scientifiques, gestionnaires et acteurs des territoires.

16 mai / Visite de terrain

"Sur les bords de la Garonne"

Visite de terrain et exposés.


Inscription gratuite mais obligatoire avant le 30 avril, en suivant ce lien.

Téléchargez le programme

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Le 20 Juin 2014

Charente-Maritime : un trafic de civelles démantelé

https://twitter.com/Gendarmerie/status/479551371952533504/photo/1
Les gendarmes ont réalisé un coup de filet. Sept personnes ont été arrêtées

Illustration : Une cargaison de plus d’une tonne a été interceptée (Tweet de la Gendarmerie Nationale)

Aéronef : engin se déplaçant dans les airs. Il peut s'agir d'un cerf-volant, d'un dirigeable ou d'un avion-cargo. On n'en saura pas plus sur l'engin volant utilisé par des trafiquants de civelles, dont le réseau a été démantelé par la gendarmerie nationale. Le procureur de la République de Saintes n'a pas souhaité donner d'autres éléments que ceux figurant sur un communiqué laconique.

Source : Sud Ouest par Frédéric Zabalza 

Ce dernier révèle que les fréquents allers et retours d'un « aéronef » entre la France et d'autres pays européens ont éveillé les soupçons de la gendarmerie des transports aériens. Ils ont donc mené, depuis décembre 2013, des investigations sur les agissements de plusieurs personnes impliquées dans un trafic illicite de civelles. En parallèle, les brigades nautiques du groupement de gendarmerie de la Charente-Maritime ont interpellé plusieurs braconniers en lien avec le réseau démantelé.

Le rapprochement des deux enquêtes a conduit les gendarmes à déclencher ce mardi une vaste opération de police judiciaire en Charente-Maritime, dans le cadre d'une commission rogatoire. Une trentaine de militaires de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP), de la gendarmerie des transports aériens, du groupement départemental et du groupement d'intervention de la gendarmerie de Poitiers ont été mobilisés.

Sept personnes ont été arrêtées. Où ? Bonne question. Le parquet n'en dit pas plus. Toujours est-il que les sept interpellés ont été placés en garde à vue dans plusieurs brigades du groupement de gendarmerie.

« Les perquisitions ont permis aux enquêteurs de procéder à des saisies de numéraires, de documents de pêche et de véhicules liés à ce trafic international de civelles. En outre, des espèces animales protégées par la réglementation nationale ont été découvertes incidemment à cette occasion et feront l'objet d'une procédure distincte diligentée par l'Onema (Office national de l'eau et des milieux aquatiques) », explique le communiqué, complété par un tweet de la gendarmerie nationale :

On attend le tweet du parquet pour en savoir plus.

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Le 17 Septembre 2014

Petits métiers : du thon rouge et des civelles...

Des thons, y'en a plein la mer, et des cons y'en a plein la terre !" Avec son incomparable faconde, le Ciotaden Gérard Carrodano a tôt fait de résumer en une phrase ce que pense tout le petit monde des pêcheurs provençaux. À savoir que le stock de thons rouges jadis menacé semble en bonne voie de reconstitution.

Quant aux civelles, les pêcheurs sont « payés » pour repeupler les rivières, alors que les civelles reviennent naturellement dans les cours d’eau !

L’état moyen des rivières sur la zone Rhône Méditerranée Corse s’est amélioré par rapport à 2012, grâce notamment aux pluies abondantes qui ont dilué les polluants, a expliqué Martin Guespereau, directeur général de cette agence de l’eau au cours d’une conférence de presse. Notamment dans les Alpes et en Corse.... « Des poissons migratoires, comme les civelles ou les aloses, reviennent dans nos rivières », a d’ailleurs noté M. Guespereau. Et ce, grâce à des passes à poissons ou des rivières artificielles. Extrait de La gazette des communes : Des panneaux indicateurs de rivières propres dans le Sud en 2015

En Charente-Maritime, pour une hausse du quota de civelles

La campagne dernière, 81 licences de pêche à la civelle avaient été accordées pour l'unité de gestion englobant la Gironde, la Seudre et la Charente ; 34 licences au nord pour la Sèvre niortaise. Ces pêcheurs avaient capturé en une semaine le quota dit « de consommation » qui aujourd'hui doit, selon le règlement européen, représenter 40 %. Le reste qui va au repeuplement est acheté par des financements publics. Mais les budgets étant insuffisants, tout le quota de repeuplement n'a pas été pêché, ce qui a constitué un manque à gagner pour la flottille. Dans ce contexte, le CRPM plaide pour le relèvement du quota de consommation, celui qui est mis sur le marché. La volonté de rouvrir le marché asiatique a été exprimée à la direction des pêches qui a laissé peu d'espoir aux responsables professionnels. Extrait de Sud-Ouest : Pêche : les dossiers de la rentrée

En Méditerranée, le thon rouge ne broie plus du noir

« Les observations indiquent un retour de l’espèce. Les petits pêcheurs espèrent en conséquence de nouveaux quotas. Sans agrément spécifique, Gérard Carrodano  qui pêche l’espadon à la palangre, ne peut relever les thons rouges qui semblent selon plusieurs sources concordantes de retour en Méditerranée. Une situation crispante pour les petits métiers qui prônent l’augmentation de leurs quotas.

Illustration de L'Encre de Mer : Gérard Carrodano, sentinelle de la mer

« Des thons, y’en a plein la mer, et des cons y’en a plein la terre ! » Avec son incomparable faconde, le Ciotaden Gérard Carrodano a tôt fait de résumer en une phrase ce que pense tout le petit monde des pêcheurs provençaux. À savoir que le stock de thons rouges jadis menacé semble en bonne voie de reconstitution.

Article de La Provence via L'Encre de Mer

Sentinelle de la Méditerranée, spécialiste des captures d’espèces vivantes pour les plus grands aquariums européens et pêcheur d’espadon à la palangre, ce marin expérimenté de 59 ans, qui passe bon nombre de journées en mer, est confronté à un problème de taille : des thons rouges se prennent dans ses lignes, mais il ne peut pas les relever car il est victime des quotas imposés par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Iccat)…

Des panneaux indicateurs de rivières propres dans le Sud en 2015

Près de 50% des rivières du grand sud-est de la France sont en "bon" ou "très bon état", selon l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, qui a annoncé mercredi 10 septembre le lancement pour 2015 du label "Rivière en bon état", signalé par des panneaux au bord des routes.
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Source : La Gazette des Communes

L’état moyen des rivières sur la zone Rhône Méditerranée Corse s’est amélioré par rapport à 2012, grâce notamment aux pluies abondantes qui ont dilué les polluants, a expliqué Martin Guespereau, directeur général de cette agence de l’eau au cours d’une conférence de presse. Notamment dans les Alpes et en Corse.

Seules 30% des rivières seront toutefois éligibles au label mis en place par l’agence, qui exige trois années successives de « bon état », pour attribuer ses panneaux indicateurs illustrés de trois poissons. « Des poissons migratoires, comme les civelles ou les aloses, reviennent dans nos rivières », a d’ailleurs noté M. Guespereau. Et ce, grâce à des passes à poissons ou des rivières artificielles.

Il déplore toutefois qu’en raison des écluses notamment, 50% des cours d’eau soient des « boîtes cloisonnées pour les poissons, mais aussi pour les cailloux », empêchant le mouvement des sédiments. Avec pour résultat des baisses de niveau du lit de 5 à 10 mètres.

Autre source d’inquiétude: les pesticides, dont la concentration ne baisse pas. « Il y a eu une baisse depuis les années 2000, suite à un mouvement d’interdiction de certains pesticides, mais cela ne varie plus, y compris pour les pesticides interdits », souligne-t-il.

Sur les 150 pesticides détectés par l’agence dans les rivières, l’herbicide Roundup de Monsanto tient la tête, alors que 36 autres sont des pesticides interdits. La plupart sont présents à l’état de résidu, mais la concentration de molécules comme la terbuthylazine indique qu’elle est toujours utilisée.

En 2013, l’eau de 58 nappes phréatiques étaient impropres à la consommation à cause des pesticides.

L’agence de l’eau dénonce aussi les prélèvements agricoles. « On a 40% de territoires en déficit d’eau, alors que la France a beaucoup de ressources, déplore M. Guespereau, qui invite à développer le goutte à goutte, à surveiller l’état des systèmes d’arrosage, et à changer les périodes d’arrosage. « Dans certaines zones pilotes, le débit des cours d’eau a pu être multiplié par dix ».

Il espère que cette labellisation incitera les conseils généraux à améliorer la protection des rivières, pour constituer un argument touristique. L’agence avait déjà créé une application pour smartphone permettant de vérifier la qualité des cours d’eau à proximité.

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Le 27 octobre 2014

Petits bateaux à la casse, c’est moins de pêche du jour débarquée sur les quais !


La flottille perd quatre bateaux civelliers

Saint-Gilles-Croix-de-Vie 

Plusieurs patrons de petits bateaux armés à la civelle l'hiver ont décidé de faire casser leurs bateaux en échange d'aides financières.

Quatre patron-pêcheurs ont opté pour le plan de sortie de flotte civelle à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Confrontés à une baisse de rentabilité sur la saison d'hiver à l'alevin d'anguilles, ils ont préféré jeter l'éponge et bénéficier des aides à la casse. C'est la disparition d'une partie de la flottille qui procure de la pêche fraîche à la belle saison.  Source : Ouest France

Au Guilvinec, la dernière marée du dernier chalutier en bois



Vendredi vers 6h, le Bro Goz a quitté le port du Guilvinec pour sa dernière marée. L'heure de la retraite a sonné pour son patron Bernard Maréchal.

Séquence émotion au petit matin vendredi. Alors que le Secrétaire d'État à la mer Alain Vidalies visitait pour la première fois la criée du Guilvinec, le Bro Goz quittait vers 6h le port pour sa dernière marée. Une page se tourne pour Bernard Maréchal, le patron du côtier qui prend sa retraite. Ce bateau en bois de 14 m 85, construit en 1969 aux chantiers de Léchiagat, est le dernier bateau en bois du Guilvinec.

Source : Ouest France

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Le 7 Novembre 2014

75 tonnes de civelles pour la saison 2014-2015


Informations extraites du portail Le pêcheur Professionnel Continental et Estuarien (site à découvrir)

Les arrêtés relatifs aux quotas de pêche fluviaux et maritimes et aux nouvelles mesures de contrôle des captures mises en place pour la campagne de civelles 2014-2015 ont été publiés les 23 et 27 octobre dernier et publiés au Journal officiel, après consultations du public, les 28 et 30 octobre. Après avis du comité scientifique, puis du comité socio-économique, du 15 septembre 2014, le ministère de l'Écologie et du Développement durable a fixé à 75 tonnes le quota national de captures. 30 tonnes de civelles sont destinées à la consommation, 45 tonnes au repeuplement. [Le 31/10/201]

Pêche aux Civelles (pibales) et aux Pétoncles



lulu yovo

Legifrance : Arrêté du 27 octobre 2014 relatif à l'encadrement de la pêche de l'anguille de moins de 12 centimètres par les pêcheurs professionnels en eau douce pour la campagne 2014-2015 - JORF n°0252 du 30 octobre 2014 page 18034

Mécontentement des pêcheurs à la ligne

Doublement des quotas de pêche de la civelle : Non, la situation de l'anguille ne le permet toujours pas !

Par différents textes d’octobre 2014, le ministère de l’Ecologie a doublé le quota de civelles destinées à la commercialisation et au repeuplement pour la saison 2014-15. Sur le quota total de 75 tonnes, 30 sont affectées à la vente, contre 17 l’an passé.

Source : Fédération de pêche de l'Allier

Formulée par le comité socio-économique, auquel participent largement les pêcheurs professionnels, cette augmentation est approuvée par le ministère au regard d’une amélioration des densités de civelles depuis trois ans[2].

La Fédération Nationale de la Pêche en France et de la protection du milieu aquatique se réjouit de cette amélioration sensible mais trop récente pour affirmer qu’elle est définitive. Ce niveau demeurant toujours très inférieur à celui des années 80.

Les civelles d’aujourd’hui étant les anguilles reproductrices de demain, l’autorisation d’un tel quota se traduit par « faucher le blé en herbe » !....

« En fixant un quota aussi élevé, on ne se donne pas les moyens d’agir efficacement en faveur du cycle complet de l’espèce au travers de la reconquête des cours d’eau par l’anguille jaune et un niveau d’échappement des géniteurs (les anguilles argentées) tel que fixé par l’Europe », analyse Jean-Paul Doron, 1er vice-président de la FNPF en charge de ce dossier.

Cette légère embellie aurait dû inciter la mise en œuvre de l’ensemble des actions en faveur de l’anguille à tous les stades de son développement. Quatre ans après l’adoption du Plan National de Gestion de l’Anguille, la FNPF ne désespère pas que le plan national pour la restauration de la continuité écologique trouve une véritable traduction dans les faits, au travers notamment de la liste des ouvrages prioritaires « anguilles ». Outre le retard de la mise en place de ces actions, la FNPF insiste sur la nécessaire fixation d’un quota total guidé par les impératifs liés à l’espèce.

« Sur les 75 tonnes, 45 tonnes seront réservés au repeuplement dont l’efficacité est douteuse et le coût économique important pour la collectivité. L’anguille est également la seule espèce protégée prélevée au stade d’alevin», continue le vice-président de la FNPF.


Méditerranée : le prix de l’anguille s’effondre

Les pêcheurs d’anguilles demandent des aides d’urgence...

Pêche : L'anguille sur l'étang de Bages



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Ajoutée le 2 mai 2012

La pêche de l'anguille sur l'étang de Bages avec Gérard, patron pêcheur de Peyriac de mer.
Prises de vues et montage, Stéphane Kowalczyk, 2003.

Le 4 novembre à Port-la-Nouvelle, une trentaine de pêcheurs d’anguilles s’est imposée à une réunion du comité interdépartemental des pêches (CIDPM) Aude-Pyrénées orientales. Les prix se sont effondrés. « On vendait autour de 7 euros/kg l’an dernier. C’est plutôt 2,50 euros, au mieux 3 euros maintenant. Ça ne couvre pas les frais », témoigne Jean-Baptiste Gaubert, troisième prud’homme de Gruissan.

Source : Le Marin

Un peu plus de 210 pêcheurs disposent d’autorisations de pêche à l’anguille dans les lagunes méditerranéennes, dont près de 180 en Languedoc-Roussillon. Et la situation est la même sur toute la côte. « Les mareyeurs ne prennent presque rien », renchérit Michel Combet, président du CIDPM du Gard.

Entre crise économique, faillites et surproduction, plusieurs élevages des pays du Nord, concurrents directs des pêcheurs, ont cassé les prix sur les marchés européens. « On n’a pas d’autre débouché que le mareyeur car tout part à l’étranger, regrette Sébastien Gaubert, aussi établi à Gruissan. Les anguilles sont rarement appréciées en France alors que ce sont des pêches ancestrales ! » Les pêcheurs demandent des aides d’urgence pour faire face à la crise.

Les filières européennes de l’anguille à la loupe

En juin 2014, FranceAgriMer publiait une étude exhaustive sur les marchés de l'anguille au sein de l'Union européenne. Neuf pays ont été visités. Quatre-vingts scientifiques, éleveurs, transformateurs, mareyeurs, représentants de la pêche, opérateurs de repeuplement, institutionnels, grossistes, distributeurs ont été interrogés.

Objectifs : comprendre les mécanismes de marché pour chacun de ces pays, identifier les attentes envers les partenaires européens et étudier la question spécifique des productions d'anguillettes et l'opportunité de création en France d'élevage d'anguille.

Source : Le pêcheur Professionnel Continental et Estuarien

Le Marché de l’anguille européenne

FranceAgriMer

Septembre 2014

Le cabinet d'études Via Aqua a réalisé pour le compte de FranceAgriMer une étude sur le marché de l’anguille européenne. La première partie dresse l'état des lieux de cette filière en France et en Europe et la seconde étudie différentes initiatives possibles pour les acteurs français de cette filière. Ce document est une synthèse de l'étude réalisée au premier semestre 2014.

Une synthèse de l'étude est disponible ici.

Le Pellerin

Le braconnier présumé avait été interpellé avec 7 kg de civelles

Un braconnier présumé de civelles a été condamné mardi 14 octobre en son absence à deux mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nantes. Il avait été retrouvé en possession de 7 kg d’alevins d’anguilles le 8 janvier dernier au Pellerin, non loin du canal de la Martinière.

Source : Le courrier du pays de Retz

Opération anti braconnage de civelles sur la Loire



Presse Océan

Ajoutée le 18 janv. 2014

Lutte contre les braconniers de civelles sur l'écluse de la Martinière au Pellerin dans la nuit du 15 au 16 janvier 2014.

Ce jeune de 25 ans était jugé pour “refus par le conducteur d’un véhicule d’obtempérer à une sommation de s’arrêter” et “transport d’espèce piscicole protégée pêchée dans une zone ou à une période interdite”.

Course-poursuite

Il avait en effet été interpellé au volant d’une voiture accidentée, avec un complice, suite à une course-poursuite vite abandonnée par les agents de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema). Il avait alors nié tout braconnage, expliquant avoir juste “voulu voir comment ça se passait”.

Mardi, le substitut du procureur de la République a requis trois mois de prison ferme à l’encontre de ce jeune homme, qui n’avait jusque-là aucune mention à son casier judiciaire.

“On a affaire à de véritables gangs”

Lors de ses réquisitions, le substitut du procureur a expliqué :

Le ministère public est particulièrement sensible à ces questions de civelles : on a affaire à des équipes expérimentées, de véritables gangs capables d’ameuter du monde pour venir à leur secours, ce qui explique la prudence ce soir-là des agents de l’Onema.

Au final, le tribunal s’est donc montré plus clément en prononçant une peine de deux mois de prison avec sursis.

Le Pellerin, 44

Mise en oeuvre du repeuplement de l’anguille


La pêche à la civelle interrompue, le quota est déjà atteint



France 3 Poitou-Charentes

Ajoutée le 2 mars 2013

La France est le seul pays d'Europe a être soumis à un quota de pêche concernant la civelle, un quota déjà atteint cette année car la civelle est de retour, grâce à des programmes de repeuplements. La pêche à la civelle est sévèrement réglementée en France, elle fait l'objet d'un quota de pêche mais depuis deux ans les pêcheurs font le constat d'un regain dans les rivières de ces bébé anguilles . Cette saison les pêcheurs ont dû stopper leur pêche bien avant la fin de la saison. Ces pêcheurs- du reportage- ont récolté 7 tonnes en 6 semaines au lieu de 6 mois. L'effort de pêche supporté par la France semble porter ses fruits tout comme l'investissement des scientifiques et des pêcheurs dans la campagne de repeuplement entrepris depuis deux ans. Les bébés anguilles sont stockés, marqués puis relâchés en rivière, l'objectif étant de préserver l'espèce. Olivier Riou et Patrick Mesner sur place, ont assisté au lâcher de millions d'alevins dans la Charente près de Rochefort, intervenants: Eric Blanc, Marin-pêcheur Vice-président du comité régional des pêches, Jérémy Souben,Chargé de mission ARA France (Association pour le Repeuplement de l'Anguille), Cédric Hennache, Chargé d'étude halieutique CREAA

Appel à projets pour le repeuplement de l’anguille

La date limite de réponse est fixée au 31 octobre 2014 minuit.

Source : Ministère du Développement Durable - 2 octobre 2014

L’appel à projets vise à susciter la réalisation d’un certain nombre de projets de repeuplement dans les différents bassins français pour les campagnes de pêche 2014-2015, dans un cadre technique et financier détaillé dans l’appel à projets.

Le plan national de gestion de l’anguille prévoit de mettre en oeuvre un programme de repeuplement en France. Ce programme de repeuplement est dédié à la restauration de l’espèce anguille et doit, à terme, « permettre d’aboutir à une quantité d’anguilles argentées retournant en mer qui atteigne au moins 40% de celle des années antérieures à 1980 ».

Le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie (direction des pêches maritimes et de l’aquaculture et direction de l’eau et de la biodiversité) et l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) soutiennent ce programme de repeuplement de l’anguille dans les différents bassins concernés par cette mesure initiée en février 2010.

L’appel à projets vise à susciter la réalisation d’un certain nombre de projets de repeuplement dans les différents bassins français pour les campagnes de pêche 2014-2015, dans un cadre technique et financier détaillé dans l’appel à projets.

Cliquer Ici pour télécharger "Appel à projets pour la mise en oeuvre du repeuplement de l’anguille"

Les poissons grands migrateurs

La notion de poissons grands migrateurs comprend les poissons migrateurs amphihalins (autre appellation) dont la préservation est essentielle. Par exemple : l’esturgeon, l’anguille, le saumon atlantique.

Source : Ministère de l'écologie

L’accomplissement du cycle biologique des poissons migrateurs, encore appelés amphihalins, nécessite des déplacements entre les eaux douces et la mer.

Parmi les grands migrateurs présents en France, on rencontre le saumon atlantique, la truite de mer, les aloses, l’anguille, les lamproies et l’esturgeon. Ils naissent en eau douce, rejoignent la mer pour grandir et reviennent en rivière pour se reproduire, sauf l’anguille qui se reproduit en mer et colonise les milieux aquatiques continentaux pour assurer sa croissance.

D’une manière générale, depuis 1994, la politique de gestion des poissons migrateurs est organisée par grands bassins fluviaux. Cette gestion est définie par le décret du 16 février 1994 qui institue les Comités de Gestion des Poissons Migrateurs (COGEPOMI). Ces comités ont compétence pour proposer les mesures relatives à l’exploitation des poissons migrateurs, là où elle existe. Ils doivent aussi établir des plans de gestion quinquennaux qui traitent à la fois de l’exploitation mais aussi de la gestion et la protection des espèces migratrices, à travers des mesures portant sur les habitats.

La politique de restauration des poissons migrateurs menée par la France peut être illustrée par les mesures prises sur quelques espèces.

Stratégie nationale pour la gestion des poissons migrateurs

Les poissons « grands migrateurs », tels que le saumon, l’esturgeon ou l’anguille, passent alternativement des eaux douces aux eaux salées pour accomplir leur cycle biologique. Ces espèces sont des symboles forts de la richesse biologique des milieux aquatiques au croisement des domaines de l’eau et de la biodiversité.

La situation de ces populations est en déclin depuis plusieurs décennies ce qui a conduit à une mobilisation internationale au titre des espèces menacées. Les causes sont le plus souvent connues : perte et fractionnement de leurs habitats, pollution, surexploitation par la pêche, etc. La Direction de l’eau et de la biodiversité a mis en place une démarche participative, avec l’ensemble des acteurs concernés par la gestion des poissons migrateurs (EPTB, associations de protection de l’environnement, hydroélectriciens, pêcheurs professionnels et de loisir, services administratifs, etc.) pour élaborer une stratégie nationale de gestion des poissons migrateurs.

Les 4 axes de cette stratégie – Préserver et restaurer les populations et leurs habitats, Rénover la gouvernance de la politique de gestion des poissons migrateurs, Renforcer l’acquisition des connaissances, le suivi et l’évaluation, Développer le partage d’expériences, la communication et la formation autour des problématiques migrateurs – fixent les grandes orientations à mettre en œuvre dans les bassins pour assurer l’avenir des populations de poissons migrateurs dans nos cours d’eau.

Cette problématique se situe à la croisée de nos engagements communautaires, en particulier la Directive Cadre sur l’Eau, les Directives Habitat, Faune, Flore, et le Règlement anguille, mais aussi nationaux, avec le chantier ambitieux de la Trame verte et bleue, des classements de cours d’eau et du plan de restauration de la continuité écologique....

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Le 14 Novembre 2014

Anguilles : la crise des marchés touche aussi les mareyeurs

Après le coup de colère de pêcheurs de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, les mareyeurs témoignent aussi de la crise des marchés. « Les élevages du nord de l’Europe qui concurrencent les pêcheurs ont bradé leurs productions, témoigne Marc Tronel, chez Eurogel, mareyeur près de Montpellier. Ça a engorgé les marchés et fait tomber les prix. On espère que les marchés de Noël feront redémarrer les ventes. »

Pêche : L'anguille sur l'étang de Bages

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La pêche de l'anguille sur l'étang de Bages avec Gérard, patron pêcheur de Peyriac de mer.
Prises de vues et montage, Stéphane Kowalczyk, 2003.

Les anguilles, qui étaient achetées 7 euros/kg en octobre 2013 (prix inchangé depuis plusieurs années), seraient ramassées à 3,50 euros/kg un an plus tard. Les prises, en hausse cette année, n’ont pas aidé à soutenir les prix. Ni l’inscription du poisson à l’annexe II de la Convention du commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction (Cites), depuis trois ans, qui empêche l’export sur les marchés asiatiques. « On nous dit qu’il n’y a plus d’anguilles, c’est ridicule. Cette année, les anguilles sont en forte augmentation. La pêche n’a jamais été aussi bonne. »

Source : Le Marin

Palavas-les-Flots : crise des cours pour les pêcheurs d’anguilles

L’anguille argentée est payée entre 3 euros et 4 euros, cet automne, aux pêcheurs.

A près s'être adaptés à un plan de gestion drastique, les pêcheurs d'anguilles voient les prix s'effondrer, sous le seuil de rentabilité.

Source : Midi Libre par Ollivier Le Ny

Il y a quinze jours à peine, la caméra du programme de France 3, "Des racines et des ailes", le suivait au petit matin sur l'étang du Prévost, soucieuse de témoigner dans quelques mois, à l'antenne, d'une pêche séculaire qui n'a guère évolué. "Exception faite du moteur sur nos barques", observe Philippe Timothée. Immuable serait la pêche à l'anguille, si elle n'était, régulièrement, menacée de disparaître avec le poisson.

Les prises limitées à 300 tonnes par an dans la région

Ces dernières années, les cent soixante petits métiers du Languedoc-Roussillon inscrits sur les listes des ex-Affaires maritimes, pour cette activité, sont passés sous les fourches caudines de l'administration européenne. Quotas de prélèvements, plan de sortie de flotte, relâcher d'anguilles, fermetures de pêche : pour préserver les ressources, les prises ont été limitées "à 300 t/an en Languedoc- Roussillon", rappelle le marin palavasien, vice-président du comité régional des pêches.

Ceci n'a, cependant, pas mis la profession à l'abri d'une crise, après "une année 2013 excellente et une année 2014 débutée de façon exceptionnelle". L'anguille argentée est là mais les cours s'effondrent.

En dessous de 5 euros le kilo, la pêche n'est plus rentable

"Pour qu'on soit viable, explique Philippe Timothée, tandis que le ton commence à changer chez des marins tous artisans, le cours du kg ne peut pas être en dessous de 5 €, sinon, on n'est plus rentable. En mars, on avait repris à 6 €, c'était bien. Mais on a fini la période au 14 juillet à 4 €." Pour le début de la seconde période annuelle, les anguilles leur étaient payées 5 €, cours dégringolés à 3,5 € ces dernières semaines, face à la concurrence des élevages. "Ils les vendent 5 €, livrées au client. Nos mareyeurs ne peuvent pas nous la payer au même prix, c'est clair."

Le patron pêcheur craint "que certains y laissent des plumes", y compris parmi les vingt-cinq professionnels palavasiens, "ceux qui ne vont qu'à l'étang", pas en mer. Et de confesser que le comité régional "n'a rien à proposer à court terme. Si on a une aide, elle ne sera pas pérenne. Et ce n'est pas souhaitable, on veut vivre de notre travail."

Pour un label européen

Une aide, il y en a aura une indirecte, à la faveur du plan de gestion. Il encadre leur pratique et prévoit de relâcher une partie des prises, afin de permettre à davantage d'anguilles de rallier leur lieu de reproduction. Le comité a sollicité l'État pour 27 t, cet automne, 10 t de plus qu'en 2013. Soit 210 kg/pêcheur, réglés 10 €/kg. Mais il pousse, pour 2015, d'autres feux. Le recours "à des arrêts temporaires, pendant lesquels les barques restent à terre et les pêcheurs sont indemnisés", l'obtention du label européen SEG, qui distinguera l'anguille sauvage des produits d'élevage, le développement d'un marché local embryonnaire, l'anguille étant en totalité exportée.

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