lundi 1 avril 2013

News de la pêche dans le monde : Avril / Mai / Juin 2013


News de la pêche dans le monde  : Afrique, Asie, Amérique et Océanie


2e trimestre 2013 : Avril / Mai / Juin

Cliquer Ici pour la suite de la revue de presse (3e trimestre 2013)


Then and Now : Ishinomaki




This film is about the Tohoku region (hit by the earthquake and tsunami that occurred in Japan in March 2011), as a reminder as to the ongoing difficulties being faced by the locals attempting to rebuild their towns.

Eight months after the Tsunami, Paul, Ivan and Jeffrey visited a town on the east coast called Ishinomaki (part of which was completely erased by the tsunami) and interviewed a number of residents, each with very different stories and experiences.

Paul Johannessen is an Australian media production creative professional who’s living in Tokyo, made this amazingly documented video about the situation in the Ishinomaki city, one of the major affected cities by the March 2011 tsunami.


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Le 27 Juin 2013

FAO et OIT exhortent à mieux protéger les enfants travaillant dans les pêches et l’aquaculture

Des conditions de travail pénibles et dangereuses nuisent à leur santé et compromettent leurs capacités d’apprentissage

Source : FAO

Cliquer Ici pour télécharger le rapport "Guidance on addressing child labour in fisheries and aquaculture"
130 millions d'enfants de par le monde travaillent dans le secteur de l'agriculture, de l'élevage ou des pêches

Les Gouvernements doivent prendre des mesures pour protéger les enfants des travaux dangereux dans le secteur des pêches artisanales et de l'aquaculture, demandent la FAO et l'Organisation internationale du travail (OIT).

Selon un document d'orientation publié conjointement par les deux organisations, la quasi-totalité des pays ont signé des conventions internationales de protection des enfants, mais beaucoup d'entre eux n'ont guère traduit ces accords en une législation nationale.

Ainsi, de nombreux enfants travaillant dans les pêches et l'aquaculture demeurent exposés à des conditions de travail difficiles et dangereuses, comme la plongée à des profondeurs excessives et souvent de nuit; les longues heures de travail dans des usines de transformation insalubres où ils risquent de contracter des infections; ou la manipulation de produits chimiques toxiques et de matériel ou d'appareils dangereux. Les filles astreintes au travail dans les hangars de transformation du poisson risquent également d'être victimes de sévices sexuels.

"Un travail de ce type est intolérable", a déclaré Árni M. Mathiesen, Sous-Directeur général chargé des pêches et de l'aquaculture. "Il compromet la santé des enfants et leurs capacités d'apprentissage, et les empêche souvent d'aller à l'école".

"Tous les travaux qui nuisent au développement physique, mental, psychologique, social et éducatif des enfants est inacceptable et constitue une violation des conventions internationales " souligne Constance Thomas, Directrice du Programme international de l'OIT pour l'abolition du travail des enfants. "Nous devons veiller à la mise en application des accords visant à combattre le travail des enfants".

Exemples de travail dangereux pour les enfants

Manutention de lourdes charges
Construction et réparation de bateaux exposant à des nuisances sonores excessives, des produits chimiques et des peintures toxiques, etc.
Utilisation de machines lourdes et/ou dangereuses
Transformation du poisson à l'aide de couteaux acérés ou de matériels tranchants ou toxiques
Plongée à des profondeurs excessives
Longues heures passées en mer et sans gilet de sauvetage
Fumure du poisson dans des fours malsains
Manipulation de produits chimiques (pesticides et désinfectants) dans l'aquaculture


La FAO et l'OIT estiment qu'environ 130 millions d'enfants travaillent dans l'agriculture, l'élevage et les pêches- ce qui représente 60 pour cent du travail des enfants à l'échelle mondiale. Il n'existe pas de données globales illustrant le nombre d'enfants au travail dans les pêches et l'aquaculture, mais des études de cas montrent que le problème est particulièrement prononcé dans les petites et moyennes pêcheries et entreprises aquicoles du secteur informel et dans les activités familiales.

"Les enfants courent davantage de risques que les adultes en matière de sécurité et de santé car leur développement n'est pas encore achevé", explique Rob Vos, Directeur de la Division de la parité, de l'équité et de l'emploi rural de la FAO. "De nombreuses tâches dans le secteur de la pêche et de l'aquaculture ne sont pas adaptées aux enfants. Nous devons concentrer nos efforts sur la prévention du travail des enfants. Les programmes de réduction de la pauvreté et d'amélioration des techniques et pratiques de pêche rendront inutile le travail des enfants".

Le rapport souligne que les activités de pêche dans lesquelles sont impliqués des enfants ne sont pas toutes à bannir. Certaines peuvent même être propices à leur développement en leur permettant d'acquérir des compétences pratiques et sociales - apprendre à pêcher, à transformer le poisson et le vendre au marché.

Les pays tenus d'agir

La FAO et l'OIT exhortent les pays à veiller au respect des règlements internationaux visant à protéger les enfants travaillant dans le secteur. Il s'agit notamment des Conventions de l'OIT relatives à l'âge minimum, aux pires formes de travail des enfants et au travail dans la pêche, de la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant et du Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable.

Elles insistent sur l'importance des évaluations de la sécurité et de la santé au travail (OSH) dans l'estimation des dangers et risques spécifiques aux enfants. Il est en outre essentiel de collaborer avec les communautés de pêcheurs pour garantir que les enfants reçoivent des soins et une instruction adéquats, et ne soient pas impliqués dans des activités dangereuses.

Un enjeu de taille consiste à affronter les causes profondes du travail des enfants- la pauvreté et l'insécurité alimentaire. La promotion d'opportunités de travail décent pour les adultes, d'une protection sociale et d'une instruction gratuite avec des programmes d'alimentation scolaire peut porter à des solutions durables.

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Le 26 juin 2013

Portugal. Pêcher la palourde pour survivre



À Lisbonne, sur les bords du Tage, des dizaines de pêcheurs illégaux plongent à marée basse, à la recherche de palourdes... Chômeurs pour la plupart, cette pêche leur permet de subvenir à leur besoin. Mais les conditions de travail sont pénibles, entre les courants marins et les descentes impromptues de police.

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Le 25 Juin 2013

Menacé par les requins, un surfeur réunionnais s'exile au Pays Basque pour pratiquer son sport !

Depuis son bureau de l'Université de Colombie Britannique (UBC), Andres Cisneros-Montemayor montre sa préférence pour des requins vivants plutôt que morts dans une étude publiée en mai dernier sur phys.org : Sharks worth more in the ocean than on the menu. Entre 4 murs, « Il est évident que laisser les requins dans l’océan vaut beaucoup plus que de les mettre sur le menu. »

A-t-il demandé l'avis des réunionnais et tout particulièrement des surfeurs de La Réunion, vivant sur une île entourée de requins ? Avant de proclamer au monde entier que l'écotourisme avec les requins dans d'immenses réserves marines interdites à la pêche rapporterait beaucoup d'argent aux populations locales...

Chassé par la menace des requins, le surfeur réunionnais s'entraîne sur la côte basque

Le Réunionnais Romain Cloitre s'est exilé sur la côte basque pour pouvoir continuer à s'entraîner...

L'avenir du surf est-il menacé par le danger grandissant des requins pour les fans de glisse dans l'île de l'Océan Indien. Oui, si l'on en croit Romain Cloitre, jeune champion originaire de Saint-Gilles-les-Bains, à la Réunion, aujourd'hui exilé sur la côte basque pour pouvoir continuer à pratiquer sa discipline favorite.

"Je pense que l’on n'imagine pas la gravité de la situation", dit ce jeune homme de 24 ans. "Le surf a été un révélateur, relayé par les médias, des accidents mortels qui se sont multipliés. Aujourd’hui, c’est tout l’avenir des sports nautiques et donc une partie non négligeable de notre économie qui risque d’être remise en cause".

Selon Romain Cloitre, c’est la création d’un parc marin avec interdiction de pêcher sur toute la côte ouest de l'île qui a déclenché le phénomène. "Un élevage de poissons a été installé sur la baie de Saint-Paul qui a attiré les requins, poursuit-il, ce parc naturel est devenu leur garde manger naturel et ils se multiplient".

Le jeune Réunionnais a profité d'une invitation de son sponsor à venir à Anglet pour décider de ne plus quitter les fameux spots de la côte basque. Conscient d'avoir cette chance pour pouvoir continuer à s'entraîner, il plaint en revanche ses congénères de l'île. "Je suis un privilégié, dit-il, mais les gamins de chez moi pourraient bientôt ne plus avoir l’illusion de faire un jour partie d’une élite de ce sport, voire être contraints à ne plus le pratiquer". Source : Sud Ouest

Quand le tourisme vaut mieux qu'un potage

L'écotourisme avec les requins remporte un succès réel  dans le Pacifique et c'est une source de revenus non-négligeable pour la région.

Ainsi,  des îles Cook en passant par Palau, la Nouvelle-Calédonie, Tokelau et la Polynésie française, des réserves sont créées et les zones d'interdiction de pêche aux requins s'agrandissent. Toutefois beaucoup reste à faire pour mettre un terme à la capture et à la mort annuelle de plus de 30 millions de requins pour assouvir la demande asiatique. 30 millions d'ailerons qui finissent dans des potages.

Une nouvelle étude de l'Université de Colombie Britannique estime à 314 millions de dollars par an, la valeur de cet écotourisme en compagnie des requins. Andres Cisneros-Montemayor est l'auteur principal de cette nouvelle étude canadienne.  Il est totalement en faveur de la création de ces vastes réserves où la pêche aux requins est interdite.

Mais qu'elle est la prochaine étape ? C'est ce que nous lui avons demandé.

Andres Cisneros-Montemayor : « Je pense que petit à petit, de plus en plus de gouvernements vont s'y mettre et l'une des raisons ; c'est l'émergence de cet écotourisme avec les requins. Quand un gouvernement découvre qu'il peut gagner beaucoup d'argent avec des requins, il est beaucoup plus enclin à les protéger. »

Ce 'Shark tourism' consiste à plonger avec ou sans cage avec des requins et si possible en milieu tropical.  Vous pouvez aussi les observer dans leur élément naturel depuis le pont d'un bateau.

Un écotourisme qui rapporte aux communautés locales. Citons l'exemple d'une baleine que de nombreux touristes venaient admirer et qui, selon les estimations, injectait  environ 1 million de dollars dans l'économie locale. Cette baleine rapportait beaucoup plus vivante que morte et les requins pourraient se retrouver dans une situation similaire.

Exemple : la pêche aux requins est évaluée globalement à 630 millions de dollars par an et l'écotourisme avec requins à 314 millions de dollars, un chiffre qui devrait doubler au cours de ces 20 prochaines années.

Une chose est certaines les agences de tourisme ne doivent pas non plus se montrer trop gourmandes en admettant un nombre disproportionné de visiteurs qui risque d'avoir un impact négatif sur l'environnement.

Andres Cisneros-Montemayor : « Oui, les opérateurs de tourisme doivent faire attention à ne pas devenir trop important car ça pourrait leur nuire. Les touristes risquent en fait de partir ailleurs parce que c'est devenu pollué et qu'il y a trop de monde. » D'après Pierre Riant dans Radio Australia

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Le 22 juin 2013

Canada Pacifique : Communication sur la politique de repeuplement en saumon sauvage

Le député John Duncan inaugure le centre d'accueil de l'écloserie de la rivière Quinsam...

John Duncan, député de l'Île de Vancouver-Nord (Colombie Britannique), a inauguré le 22 juin 2013 le nouveau centre d'accueil de l'écloserie de la rivière Quinsam au nom de Keith Ashfield, ministre des Pêches et des Océans. Ce centre présente les efforts déployés à l'écloserie et dans le cadre du Programme de mise en valeur des salmonidés pour assurer la survie du saumon du Pacifique et appuyer les pêches, et fait partie des travaux de rénovation d'une valeur de 14 M$ en cours à l'écloserie.

« Notre gouvernement fait preuve d'un soutien important pour la préservation de l'avenir du saumon du Pacifique, et son investissement dans l'écloserie de la rivière Quinsam, son centre d'accueil et le Programme de mise en valeur des salmonidés en sont d'excellents exemples », a déclaré le député John Duncan. « Nous reconnaissons que l'éducation et la sensibilisation du public sont essentielles à la protection à long terme du saumon du Pacifique. »

L'écloserie de la rivière Quinsam produit jusqu'à 12 millions de saumons coho, de saumons quinnat et de saumons roses juvéniles qui permettent d'assurer la durabilité des stocks dans les bassins hydrographiques Campbell et Quinsam et qui contribuent aux pêches commerciales, récréatives et autochtones. Elle appuie également les pêches qui entraînent des avantages économiques et sociaux importants pour la Colombie-Britannique et le Canada.

L'écloserie de la rivière Quinsam est l'une des plus grandes dans un réseau qui comprend 17 écloseries importantes et 6 frayères artificielles exploitées par Pêches et Océans Canada dans le cadre de son Programme de mise en valeur des salmonidés, qui célèbre ses 35 ans cette année. Il s'agit d'une destination populaire pour la collectivité et les touristes qui visitent Campbell River, de même que pour les étudiants en voyage scolaire. On compte environ 10 000 visiteurs par année.

Les améliorations apportées à l'écloserie de 40 ans visent à accroître son efficacité, à réduire sa consommation d'énergie, à protéger les poissons en incubation, à apporter une meilleure souplesse sur le plan de la production et à assurer la santé et la sécurité des travailleurs. Le Ministère a fourni un financement de 14 M$ dans le cadre du programme d'amélioration des immobilisations, et le projet devrait être terminé en 2014.

Le centre d'accueil est un élément essentiel de la nouvelle écloserie et sert de passerelle pour le public vers les installations. Des expositions didactiques et des activités éducatives pratiques permettent au public, y compris aux enfants, d'en apprendre davantage sur l'histoire du saumon du Pacifique, sur le fonctionnement des écloseries et sur l'importance d'assurer la survie des stocks de saumon du Pacifique pour les habitants de la Colombie-Britannique, notamment les Premières Nations. L'écloserie sert de point central pour les activités de sensibilisation à l'égard du saumon, pour les activités d'intendance des bassins hydrographiques, et pour les activités de restauration de l'habitat dans la région de Campbell River. Elle collabore avec des bénévoles, des gardiens des cours d'eau, des écoles et des partenaires communautaires. Source : Pêches et Océans Canada

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Le 21 juin 2013

Obama va proposer un plan contre le changement climatique

Le président américain Barack Obama va présenter ce mardi 25 juin 2013 un plan national sur la question du réchauffement climatique, de l'énergie et de l'environnement. 

Barack Obama reprend ainsi l’initiative sur un dossier qu’il avait délaissé lors de son premier mandat. Le Congrès avait bloqué peu après son élection, en 2009, un ambitieux projet de loi sur l'énergie et le climat qui visait à réduire sensiblement  les émissions de CO2 des États-Unis, deuxième émetteur de gaz  à effet de serre derrière la Chine.

"Ce mardi, je présenterai ma vision pour le chemin que, je pense, nous devons emprunter (...) un plan national pour réduire la pollution par le carbone, préparer notre pays pour les impacts du changement climatique, et lancer une initiative mondiale pour le combattre", explique le président des Etats-Unis dans une vidéo publiée sur le site de la Maison Blanche.

C'est l'une des grandes réformes qui lui tient à coeur et sur laquelle il est attendu au tournant par la base du Parti démocrate et le camp progressiste, sans compter les organisations écologistes. Avec la réforme sur l'immigration, ce sera l'autre grand enjeu du second mandat d'Obama qui compte recourir à ses pouvoirs exécutifs pour imposer par décret des normes plus strictes aux centrales au charbon aux États-Unis.


Le plan d'action de Barack Obama s'appuie sur les propositions de l'USCAP (United States Climate Action Partnership) lesquelles sont consultables dans le rapport publié en 2009 : Blueprint for Legislative Action

L'USCAP est un groupe qui réunit des multinationales de l'industrie et de l'environnement :

L'USCAP est un groupe qui réunit des multinationales de l'industrie et de l'environnement :


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Le 20 Juin 2013

En Namibie, les pêcheurs sont préoccupés par les projets miniers offshore

Quel sera l’impact de l’exploitation des phosphates marins sur la ressource de thonidés ?

L’industrie de la pêche namibienne - tout particulièrement les secteurs du thon et du merlu – est préoccupée par l’impact des relevés sismiques (pour le pétrole) ainsi que par les projets d’exploitation de gisements marins de phosphate dans les eaux namibiennes.

A l’issue d’une réunion de concertation avec le ministère du Commerce et de l'Industrie, Matti Amukwa, président de l’association du merlu, a déclaré que le secteur thonier a été confronté à "une période difficile" en raison de la prospection sismique :

« La prospection sismique a tranquillement et très rapidement tué la pêche, en particulier les canneurs, ligneurs et palangriers. Une solution doit être trouvée par les ministères pour sauver cette pêcherie sinon elle fera partie de l'histoire ».

En ce qui concerne l’exploitation de phosphate marin au large des côtes de Walvis Bay, Amukwa a indiqué que les filières du merlu et du thon sont préoccupées par les effets de ce projet sur ces deux pêcheries.

Il a exigé une étude scientifique « solide et indépendante » avant toute prise de décision concernant l’exploitation de ce phosphate.

Selon Amukwa, le poisson namibien doit obtenir des écolabels internationaux « Pêche durable » pour être compétitif sur le marché mondial. Ces certifications pourraient être compromises si les sédiments phosphatés « chassent » les populations de poisson voire les empoisonnent. « Ce sont les moyens de subsistance de 9000 travailleurs dans le secteur de la pêche qui sont en jeu ici ». D’après greenfishbluefish : Seabed Mining: What Will The Effect Of Phosphate Mining Be On Tuna Health?

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19 juin 2013

La Convention sur le droit de la mer plus nécessaire que jamais, dit l'ONU

10 juin 2013 – À l'occasion de la Journée mondiale des océans, la Secrétaire générale adjointe aux affaires juridiques des Nations Unies, Patricia O'Brien, a rappelé lundi devant l'Assemblée générale que 2012 avait marqué le trentième anniversaire de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

En 2008, l'Assemblée générale avait proclamé le 8 juin comme Journée mondiale des océans, qui a cette année pour thème « Océans et population ». À New York, l'Empire State Building a été illuminé à cette occasion en blanc, bleu et violet, tandis que la Poste des Nations Unies a émis un timbre commémoratif.

« Le rôle de la Convention est plus important que jamais », a-t-elle affirmé, en soulignant que la Convention vise à garantir la paix et la sécurité internationales ainsi qu'un développement durable des océans.

Mme O'Brien s'est également réjouie des récentes ratifications de l'Équateur, du Swaziland et du Timor-Leste qui est un pas en avant vers l'objectif de participation universelle à cet instrument juridique international. La Convention compte maintenant 165 ratifications, y compris celle de l'Union européenne.

La Secrétaire générale adjointe de l'ONU a aussi indiqué que la prochaine réunion des États parties sera l'occasion de discuter sur les activités du Tribunal international du droit de la mer, de l'Autorité internationale des fonds marins et de la Commission des limites du plateau continental. Mme O'Brien a salué le travail du Tribunal, en signalant qu'un nombre croissant d'États avaient renvoyé leurs différends devant cette instance.

« Le Tribunal a contribué au développement d'une jurisprudence moderne. L'Autorité internationale des fonds marins continue à administrer les ressources dans ce domaine et a, notamment, adopté des recommandations sur l'exploitation d'encroûtements cobaltifères de ferromanganèse », a souligné Mme O'Brien.

Le volume croissant du travail de la Commission des limites du plateau continental a fait l'objet de discussions animées lors de la dernière Réunion, a-t-elle ensuite rappelé, en précisant que la Commission avait décidé d'organiser trois sessions de sept semaines en 2013.

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Le 18 juin 2013

Libéria. Pêcheurs sénégalais abandonnés par leur "patron",

Un espagnol qui se serait fait la malle suite à des difficultés financières ?

Bloqués à Monrovia, 4 pêcheurs sénégalais sollicitent l'aide des autorités

Source : DakkarActu

Quatre pêcheurs sénégalais laissés en rade par un armateur espagnol qui les avait convoyés il y a de cela plus d'une année, vivent sans assistance et sans aucune aide à Monrovia, la capitale libérienne, a révélé le consul honoraire du Sénégal, Malick Sèye.

"C'est une situation très compliquée, nous avons fait toutes les démarches possibles, c'est le statu quo", a expliqué le consul honoraire du Sénégal à Monrovia. Malick Sèye s'entretenait avec l'envoyé spécial de l'APS dans sa bijouterie implantée dans une avenue commerciale de Monrovia.

Trouvé sur les mêmes lieux, Edouard Nyafouna, qui fait office de porte-parole pour ces pêcheurs sénégalais, a rappelé que leur navire a largué les amarres en direction de la capitale libérienne le 6 novembre 2011. "Nous avons signé un contrat dans lequel il était prévu que les captures soient débarquées tous les deux mois dans le port de Dakar", a indiqué le quadragénaire qui n'en est pas à sa première expérience avec cet armateur espagnol.

Ce dernier n'a "jamais respecté" le contrat, parce que les prises ont été débarquées à deux reprises à Abidjan (Côte d'Ivoire) et non à Dakar comme prévu, a souligné Edouard Nyafouna, qui conte son aventure avec force détails. "Malgré ces manquements et d'autres encore, nous n'avons jamais soupçonné que ces problèmes nous tomberaient dessus", a-t-il dit, rappelant les assurances du consignataire sénégalais.

Arguant des problèmes de finances, le capitaine du bateau payait les salaires au compte-gouttes. En dépit de cela, les marins sénégalais et les autres, nantis de leur contrat à durée indéterminée, continuaient à faire leur travail correctement, a ajouté Nyafouna. ''L'activité de pêche se poursuivait aux larges de Monrovia et de Freetown", a-t-il poursuivi, rappelant que le groupe avait décidé de se plaindre au bureau de Dakar du retard des salaires et du non-respect du cahier des charges. ''Le bureau nous répondait que tout allait bien se passer et l'armateur espagnol s'engageait même à envoyer de l'argent dans des comptes bancaires au Sénégal pour nos familles'', a encore rappelé Edouard Nyafouna, relevant que tout cela n'a "jamais été respecté".

Mais le 14 février 2012, suite à des accusations de pêche illégale, la police sierra-léonaise, armée jusqu'aux dents, monte à bord du navire pour l'arraisonner sur ordre des autorités libériennes". "Le 28 février de la même année, nous sommes arrivés sous forte escorte au port de Monrovia et malgré les tractations, les choses n'ont pas évolué jusqu'à nos jours", a-t-il indiqué, le regard vide, comme pour trouver un détail qui lui aurait échappé.

Malgré les nombreuses démarches, le bateau n'a pas été libéré et le capitaine qui était sur place, n'arrivait pas à faire bouger les choses, a-t-il ajouté, relevant que ce dernier a fait appel à ses responsables en Espagne. ''Quant à nous, en plus de nous devoir de l'argent, il n'arrivait plus à assurer notre dépense quotidienne", a-t-il relevé, avant de signaler que des démarches ont été entreprises auprès des autorités libériennes avec l'aide des ambassadeurs accrédités au Liberia. Même le doyen du corps diplomatique, l'ambassadeur de Guinée, est intervenu auprès de la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, mais rien n'a bougé. De même, le groupe a exigé le paiement intégral des salaires qui leur sont dus avant de rentrer sur Dakar.

Durant cette attente, deux marins ont perdu la vie, un Ghanéen le 19 août dernier et un Sénégalais (Séga Sow), suite à un accident du travail sur le bateau, quelques mois plus tard, a indiqué Edouard Nyafouna. Il a dit que malgré les démarches entreprises et l'arrivée du consignataire, le corps du Sénégalais est encore à la morgue de l'hôpital de Monrovia. "Il est tombé dans les cales où étaient entreposés les fruits de la pêche et nous pensons que les produits chimiques qui servaient à la conservation du poisson sont à l'origine de son décès", a-t-il dit. Selon lui, deux marins sénégalais qui avaient tenté de le secourir s'étaient évanouis. Il a fallu l'intervention des secours pour les sauver.

"Nous dormions dans le bateau en hauteur à nos risques et périls, l'armateur étant rentré en catimini en Espagne faute d'avoir pu régler nos problèmes", a-t-il indiqué. La plupart des marins, viennent en ville le jour, pour tenter de trouver de quoi survivre, et la nuit, s'en vont dormir sur le bateau.

Edouard Nyafouna en appelle aux autorités sénégalaises pour qu'elles trouvent rapidement une solution à leurs difficultés afin qu'ils puissent retrouver leurs familles, sains et saufs. Selon le consul honoraire du Sénégal à Monrovia, la complexité du problème s'explique notamment par le fait que l'armateur a déclaré ne pas pouvoir payer les sommes dues aux autorités libériennes. "Nous essayons de faire ce qu'on peut pour nos compatriotes mais nos moyens d'intervention sont limités", a-t-il dit. Il a relevé, au sujet du marin décédé, que les autorités sanitaires libériennes attendent de faire une autopsie avant de rendre le corps à sa famille.

Le gouvernement libérien veut savoir les circonstances de sa mort, a précisé Malick Sèye. Or, a-t-il indiqué, le spécialiste n'étant pas présent actuellement à Monrovia, il attend l'arrivée autre expert du Ghana.

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Le 17 juin 2013

Résumé du rapport "Aux paradis des impôts perdus"

Source : CCFD - Terres Solidaires

Longtemps ignorée ou minorée, la responsabilité des entreprises multinationales dans le pillage des recettes fiscales est devenue un objet de mécontentement de l’opinion.

Cliquer Ici pour télécharger le rapport "Aux Paradis des impôts perdus - Enquête sur l'opacité fiscale des 50 premières entreprises européennes" CCFD Terre Solidaire Juin 2013

Apple, Google, Glencore ou Starbucks, les récents scandales de mieux en mieux relayés par les médias, exposent aux yeux de tous, la faiblesse de la contribution fiscale des entreprises dans un contexte de raréfaction des ressources publiques. Un récent sondage Guardian / ICM poll a d’ailleurs révélé que 40% des britanniques se déclarent prêts à boycotter des entreprises qui pratiquent l’évasion fiscale [1].

Dans les pays en développement, l’enjeu est d’autant plus important que les flux financiers illicites vers les paradis fiscaux progressent à un rythme plus rapide que les économies, privant ainsi les populations d’une partie des retombées de la croissance actuelle. En 2010, près de 1138 milliards de dollars se seraient ainsi évaporés !

L’incapacité des administrations des pays en développement mais également des pays riches à lutter contre cette délocalisation artificielle des profits invite à revoir dans les meilleurs délais les règles du jeu pour mettre hors la loi les pratiques certes légales mais abusives qui y contribuent. Le sujet est cette année à l’agenda de tous les sommets internationaux. Après les chefs d’Etats de l’Union européenne, le 22 mai 2013, c’est au tour des pays du G8 (Sommet de Lough Erne des 17 et 18 juin 2013) puis du G20 (réunion des ministres des Finances les 19 et 20 juillet puis des chefs d’Etats en septembre) de s’atteler au problème. L’OCDE a été mandatée pour plancher sur des propositions concrètes de révision des règles de fiscalité internationale des entreprises multinationales. Les solutions sont en partie connues. Encore faudra-t-il le courage politique d’imposer des règles contraignantes de transparence aux multinationales afin de rétablir une juste réallocation des richesses créées, en particulier au bénéfice des pays en développement.

Pour encourager les chefs d’Etats à passer à l’action, le CCFD-Terre Solidaire, en partenariat avec la Revue Projet a renouvelé l’exercice déjà réalisé en 2010, d’analyser la présence des cinquante premières entreprises européennes dans les paradis fiscaux, à partir des documents publics produits par les entreprises.

Sans constituer une preuve d’évasion fiscale, la concentration massive de filiales dans les territoires les plus opaques de la planète, observée dans cette enquête, dévoile l’étendue du problème. D’autant qu’un grand secret entoure les comptes des 50 premiers groupes européens et leurs 208 milliards d’euros de profits cumulés en 2012. Impossible en effet de connaître la répartition géographique de leurs activités ou de s’assurer que la localisation des bénéfices correspond à la réalité de la richesse créée dans chaque pays de production ou de consommation.

Première surprise, le périmètre exact des 50 premières multinationales européennes est incertain. Seulement 60% d’entre elles donnent la liste exhaustive des filiales. Leur localisation est même impossible dans le cas de Total.

Aucune entreprise n’échappe à l’attrait des paradis fiscaux. Elles y détiennent en moyenne 117 filiales chacune, soit 29% de leurs filiales étrangères.

Les territoires européens abritent 63% de ces filiales offshore. Les destinations de prédilection sont, dans l’ordre, les Pays-Bas, l’État du Delaware (États-Unis), le Luxembourg, l’Irlande et les Îles Caïman, dépassant de loin les économies émergentes de la planète. Les 50 groupes étudiés ont aux îles Caïman davantage de filiales qu’au Brésil et deux fois plus qu’en Inde. Même la Chine n’attire guère davantage que le Luxembourg.

Cette présence dans les paradis fiscaux n’a pas diminué depuis 2009. Le nombre de filiales offshore dont elles révèlent l’existence ne cesse d’augmenter, même si la progression est moindre que celle du nombre total de filiales.

Enfin, les informations mises à disposition du public dans les rapports d’activité restent très parcellaires. Le peu de données disponibles révèlent déjà quelques anomalies et montrent surtout que l’information est disponible, quand l’entreprise le veut.

Alors que la mobilisation citoyenne et politique s’accroît, les propositions de la société civile commencent à être prises en compte. Des avancées historiques ont été obtenues récemment pour les banques et le secteur extractif au niveau européen. Mais le contexte politique actuel exige des mesures beaucoup plus ambitieuses, notamment la généralisation de la transparence comptable pays par pays pour tous les secteurs d’activité. L’objectif ? Rendre lisible les stratégies d’évasion fiscale des grands groupes et donner des armes efficaces aux administrations fiscales de tous les pays pour y mettre fin.

[1] Enquête réalisée par le Guardian et ICM poll « Four in 10 might join consumer boycott over tax avoidance », Tom Clark, 10 juin 2013

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Le 14 juin 2013

Des Réserves marines contre la Surpêche !

90% de biomasse des poissons en moins au cours du dernier siècle

Les océans sont de plus en plus menacés par nos sociétés, partout dans le monde. Nous avons perdu au cours du dernier siècle 90% de la biomasse des poissons, principalement à cause de la surpêche et de la pollution.

Consoglobe a schématisé la surpêche en reprenant  les résultats d'une étude publiée dans The Guardian (1)

D’où vient ce chiffre de 90% ? repris par Pierre-Yves Cousteau, le plus jeune fils du célèbre Commandant au bonnet rouge, et comme lui il dédie sa vie aux océans et à leur protection. A l’occasion d’une programmation spéciale sur la chaîne Nat Geo Wild, Pierre-Yves Cousteau nous rappelle que les océans nous sont vitaux :

Les océans sont de plus en plus menacés par nos sociétés, partout dans le monde. Nous avons perdu au cours du dernier siècle 90% de la biomasse des poissons, principalement à cause de la surpêche et de la pollution. Les pollutions sont diverses: pollution radioactive, chimique, plastique, marées noires… Quant à la pêche, on a atteint un degré d’industrialisation qui menace les stocks de poisson d’effondrement. S’ils disparaissaient, cela laisserait plus d’un milliard de personnes sans moyen de subsistance.

Gardez-vous l’espoir que l’on puisse enrayer cela ?

Oui ! En 1992, tous les pays du monde ont signé la convention pour la biodiversité qui prévoyait de créer des aires marines protégées pour permettre aux océans de se régénérer. L’objectif était de 10% de la surface des océans en 2010, mais aujourd’hui on est encore en dessous de 5%. Heureusement, il y a une véritable mobilisation de différentes grandes organisations internationales qui vont tenter de convaincre les gouvernements pour protéger les espaces côtiers. Ce sont des signes encourageants de mobilisation de la communauté internationale. D’après 20 Minutes: Pierre-Yves Cousteau: «Les océans sont indispensables si nous voulons rester en vie»

(1) Consoglobe : Surpêche – les stocks de poisson de 1910 à 2000

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Le 13 juin 2013

En Thaïlande, les "gitans" de la mer menacés par le boom touristique

Les "gitans" de la mer vivent face à la mer Andaman depuis des générations et n'envisagent pas qu'il en soit autrement. Les "gitans" thaïlandais de la mer risquent pourtant d'être chassés de leurs terres par l'avancée inexorable des complexes touristiques. Ils représentent environ 12.000 personnes en trois groupes ethniques distincts (Moken, Moklen et Urak Lawoi). Certains, apatrides, n'ont pas accès aux soins ni aux services publics. Et l'école les assimile à la culture thaïlandaise dominante, faisant fi de leurs propres racines. 

Source : AFP
Avec la création de réserves naturelles marines, la diminution des stocks de poissons et la frénésie des constructions, les "Chao Lay" ou "gens de la mer" ont de plus en plus de mal à perpétuer leurs traditions ancestrales. Un exemple parmi d'autres de la pression que subissent les minorités autochtones dans un pays qui a vu le nombre de touristes atteindre un niveau record de 22 millions l'an dernier. Même dans l'eau, les Chao Lay sont en danger. Des entrepreneurs peu scrupuleux les paient pour pêcher à la dynamite et les compresseurs et tuyaux qu'ils utilisent pour rester sous la surface les exposent aux accidents mortels de décompression.

"Je vivais déjà ici quand c'était la jungle", lance Nang Miden, 78 ans, assis à l'extérieur de sa bicoque du village de Rawai, où vivent quelque 2.000 gitans de la mer. Ses ancêtres s'étaient appropriés cette langue de terre, sur l'île de Phuket, bien avant qu'elle ne devienne l'une des destinations touristiques les plus populaires du royaume. "Je n'ai nulle part ailleurs où aller".

Les gitans de la mer menacés par le boom touristique thaïlandais

Et le combat pour rester s'annonce compliqué. De nombreux Chao Lay ne savent ni lire, ni écrire. Le concept de propriété leur est étranger. Ils ignoraient donc qu'ils pouvaient enregistrer la terre à leur nom et beaucoup d'entre eux n'ont aujourd'hui aucun titre de propriété. Du coup, d'autres se sont engouffrés dans la brèche. Un promoteur immobilier est ainsi devenu le propriétaire du terrain sur lequel il vit, et veut déplacer plusieurs familles vers l'intérieur des terres.

Descendant de riverains de la plage, désormais parcourue d'une suite ininterrompue de constructions, Nang est menacé d'expulsion. En février dernier, la justice a ordonné à sept familles de partir. Elles ont décidé de faire appel, dans une procédure qui risque de prendre des années. En attendant, ils vivent presque tous sans eau courante, ni électricité.

Peu à peu, chaque caractéristique de leur existence est menacée. Jadis nomades, vendant poissons, concombres de mer et autres richesses de l'océan, ils se sont sédentarisés ces dernières décennies et font face aux menaces d'arrestation et de saisie de leurs bateaux en pêchant dans les parcs nationaux. Sans oublier les tensions avec les plongeurs qui sabotent parfois leurs nasses. "Les endroits où nous pouvons travailler se sont réduits de plus en plus. Quoi que nous fassions, ça ne va pas", dénonce Nirun Hyangpan, représentant de la communauté de Rawai.

"Les enfants de la mer"

Mais malgré leur exposition croissante au monde moderne, les Chao Lay conservent leur lien indissoluble avec la mer. Certains affirment ne pas pouvoir s'endormir sans le bruit des vagues. "Ces gens ont besoin d'une zone en front de mer où ils peuvent amarrer leur bateau et aller chercher de la nourriture. Ce n'est pas seulement spirituel, c'est leur façon de vivre", constate Narumon Arunotai, anthropologue à l'université Chulalongkorn de Bangkok. Même si la pêche traditionnelle ramène de moins en moins de poissons, "ils se sentent toujours les enfants de la mer".

Redonnant espoir à la communauté de Rawai, le gouvernement a décidé d'analyser de vieilles photographies aériennes ainsi que des os recueillis dans la zone. "S'il est vrai que ce sont eux qui ont vécu là le plus longtemps, ils devraient avoir plus de droits sur les titres de propriété", estime Prawut Wongseenin, du Département des enquêtes spéciales du ministère de la Justice. Mais "pour gagner leur appel, ils ont besoin de preuves scientifiques". En 2010, le gouvernement a adopté une résolution censée protéger leur mode de vie. Mais cela ne suffira pas.

"Si le tourisme continue d'exploser avec plus d'hôtels, de spas et de complexes sur les plages, le mode de vie des gitans de la mer va continuer à disparaître", se désespère Nirun.

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Le 12 juin 2013

Au Pérou, Saint Pierre n’a plus la cote dans le plus grand port de pêche au monde...

A Chimbote, Saint Pierre n’a plus la cote auprès des industriels de la pêche minotière. Par contre, ces minotiers ont une très bonne cote sur les marchés financiers notamment Copeinca que convoitent chinois et norvégiens...

Saint Pierre privé de barque pour la traditionnelle procession en mer

L'évêque fustige l'égoïsme des sociétés de pêche industrielle  

Source : Kipa/Apic - Chimbote, 11 juin 2013 

L’évêque de Chimbote, au Pérou, Mgr Angelo Francisco Simon Piorno a fustigé l'égoïsme des sociétés de pêche industrielle 'Tasa', 'Copeinca' et 'Hayduk' qui ont refusé de prêter leurs embarcations pour la traditionnelle procession en mer ouverte par le patron de la ville, saint Pierre.

Avec ses 350.000 habitants, Chimbote est l’une des principales villes industrielles du Pérou. Sa population, très majoritairement catholique, reste très attachée à fête patronale et à sa fameuse procession en mer, rapporte l'agence missionnaire vaticane Fides.

Selon Mgr Piorno, le refus des entrepreneurs "démontre l’égoïsme qui habite leur âme. Il leur semble excessivement coûteux de fournir un bateau pour une demi-heure alors que nous savons que ces grands entrepreneurs sont devenus riches dans ce port. Et maintenant, ils ne veulent plus collaborer".

Qu'à cela ne tienne "la statue du saint patron des pêcheurs sera transportée cette année à bord d’une petite chaloupe pour faire le parcours traditionnel en mer" a ajouté l’évêque. "La tradition continue, avec une barque, petite ou grande."

La fête de saint Pierre aura lieu du 19 au 30 juin dans le port et la ville de Chimbote, avec un programme riche en événements afin de célébrer l’Année de la Foi dans toutes les paroisses de la ville.

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Le 11 juin 2013

Accord de pêche Maroc/UE : clause de respect des droits de l’Homme au Sahara

Le Maroc est appelé par ses bailleurs de fonds, FMI et BM, et par son premier partenaire économique, l’Union européenne, à engager rapidement des réformes sociales et économiques.

L’Union européenne somme le cabinet Benkirane d’entreprendre rapidement des réformes. Une injonction faite, hier à Bruxelles, par la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, à son homologue marocain, Saâd Dine El Otmani. A l’issue de ces entretiens, la diplomate britannique a rendu public un communiqué dans lequel elle demande au « gouvernement marocain d’avancer rapidement dans la voie de la réalisation de réformes qu’il s’est engagé à mener dans les domaines suivants : parité entre hommes et femmes, justice, économie et médias de communication ». Le royaume est tenu, dans le cadre du Plan d’action (2013-2017) de la Politique européenne de voisinage d’initier une mise à niveau  de ces chantiers-là. Mme Ashton a promis que « l’UE continuera à appuyer le processus de réforme au Maroc » à travers les aides de la PEV et les autres instruments de financement européens.

A la veille de la visite du ministre des Affaires étrangères marocain à Bruxelles, les partisans du Polisario au sein du parlement européen ont adressé une question écrite à Catherine Ashton portant sur l’accord de pêche entre l’UE et le royaume. Dans sa réponse, la britannique a souligné que la Commission européenne « négocie un nouveau protocole avec le Maroc en tenant compte de la décision du Parlement européen sur l’avenir du protocole d’accord de pêche avec le Maroc ».

Mme Ashton a fait savoir que la CE souhaite « parvenir à un accord prévoyant une clause qui respecte les droits de l’Homme et le droit international et préserve les intérêts de toutes les populations locales concernées ». Dans sa réponse au Groupe  du Sahara occidental au Parlement européen, Ashton a réitéré son appel au secrétaire général de l’ONU et à son envoyé personnel au Sahara d’« œuvrer pour une solution politique et durable qui permettra au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ». D’après Yabiladi : Maroc/UE : Catherine Ashton somme le gouvernement Benkirane d’entreprendre des réformes

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Le 8 juin 2013

Journée mondiale de l'océan. Le Canada annonce la protection de l'éponge Vazella pourtalesi

Des fermetures d'habitat protégeront des lits d'éponges uniques au monde

Source : Pêche et Océans Canada  / 8 juin 2013

Regroupements uniques au monde

L'éponge Vazella pourtalesi est une espèce rare d'éponge siliceuse qui n'existe que dans trois régions du monde : le golfe du Mexique, les Açores et au Canada. C'est seulement sur l'est du plateau néo-écossais que de grands regroupements d'éponges Vazella pourtalesi ont formé des lits d'éponges uniques au monde. En comparaison, l'éponge Vazella pourtalesi qui réside dans le golfe du Mexique et les Açores n'existe que sous forme individuelle ou au sein de petits regroupements.

Les lits d'éponges sont créés lorsque de nombreuses éponges poussent dans la même zone, notamment des grosses éponges comme l'espèce Vazella pourtalesi. Les lits procurent des habitats marins importants des grandes profondeurs et améliorent la diversité et l'abondance de l'espèce.

Dans une tentative de conserver et de protéger ces lits d'éponges uniques, ces derniers recevront la protection en vertu de la Politique de gestion de l'impact de la pêche sur les zones benthiques vulnérables de Pêches et Océans Canada. À ce titre, les deux zones de l'est du plateau néo-écossais qui renferment le plus d'éponges Vazella pourtalesi seront fermées à la pêche en contact avec le fond.

Les fermetures représenteront 259 kilomètres carrés de l'aire de répartition de 8 000 kilomètres carrés du lit d'éponges. La pêche à la drague, au casier, au tonneau, au chalut de fond, à la palangre et aux filets maillants ainsi que tout engin de pêche en contact avec le fond marin seront interdits. Les engins qui ne viennent pas en contact avec le fond marin, tels que les seines coulissantes, les palangres de poissons pélagiques et les filets maillants, peuvent toujours être utilisés.

La Politique sur les zones benthiques vulnérables de Pêches et Océans Canada fait partie de l'engagement du ministère en vertu des Nations unies d'établir et de protéger les écosystèmes marins vulnérables dans les eaux nationales. La politique vise à réduire les répercussions de la pêche sur les habitats benthiques vulnérables ou à éviter les dommages graves ou irréversibles aux communautés, aux espèces et aux habitats marins vulnérables.

Les habitats benthiques, composés d'espèces qui vivent sur ou dans le fond marin, sont des composantes essentielles des milieux océaniques du Canada. Ils procurent un habitat et un soutien au réseau alimentaire, sont une source cruciale de biodiversité et soutiennent de nombreuses espèces aquatiques importantes pour les Canadiens et notre économie.

Répercussions

Les éponges poussent lentement et sont des animaux aquatiques primitifs qui vivent fixés au fond marin.À ce titre, elles peuvent subir des effets indésirables des activités humaines telles que la pêche. Les taux de croissance lente, la longévité, le recrutement variable et les facteurs limitatifs de l'habitat les rendent particulièrement vulnérables aux répercussions physiques directes et limitent le rétablissement. Les chercheurs ont découvert des dégâts infligés aux concentrations du plateau néo-écossais de l'éponge Vazella pourtalesi issus de ces répercussions.

Pêches et Océans Canada mène, depuis plusieurs années, des recherches dans les eaux hauturières afin de recenser les écosystèmes uniques et les espèces en eau profonde. À partir de 2002, le ministère a mis en œuvre des mesures de conservation dans le cadre de la Loi sur les pêches et de la Loi sur les océans afin de protéger les récifs situés en eaux profondes dans la zone de protection marine du Gully (2004), la zone de conservation Lophelia (2004) et la zone de conservation du corail du chenal Nord-Est (2002).

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Le 6 juin 2013

Des forçats dans la pêche maritime...

Le travail forcé à la pêche n'est pas une spécificité des pays du Sud. Il concerne aussi les pays du Nord... 

L'ONG britannique Environnemental Justice Fondation (EJF) dévoile dans un rapport "Sold to the sea - Human trafficking in Thaïlande's fishing industry" l'esclavage dans les pêcheries thaïlandaises. A Rome, le conseil pontifical pour la pastorale des migrants et les travailleurs itinérants dénonce des conditions proches de l'esclavage même en Europe...

Le Vatican dénonce le travail forcé à la pêche 

Source : Le Marin 

Le conseil pontifical pour la pastorale des migrants et les travailleurs itinérants dénonce la persistance de conditions de travail proches de l’esclavage dans la pêche maritime. Et cela, y compris dans des pays développés comme l’Irlande ou l’Écosse en Europe, ou encore la Nouvelle-Zélande.

Ce constat a été effectué lors d’une réunion tenue à Rome à la fin mai. Le frère Giacomo Martino, coordinateur du bureau diocésain des migrations de Gênes a, à cette occasion, estimé qu’aucun progrès n’avait été effectué depuis 2001 et la parution d’un rapport de Peter Morris, intitulé Navires, esclaves et compétition économique, qui estimait qu’entre 10 et 15 % des marins travaillaient dans des conditions d’esclavage moderne.

L’alerte du Vatican rejoint le constat effectué il y a quelques années par le syndicat international des marins ITF, dont le marin s’était fait l’écho dans son édition du 30 janvier 2009.

Les méthodes utilisées se recoupent. Les matelots philippins ou indonésiens, parfois recrutés par des agences internationales de manning pour travailler sur des navires hauturiers européens, ne reçoivent qu’un salaire fixe bien en dessous des normes en vigueur dans les pays pour lesquels ils travaillent. Un salaire souvent amputé par des frais de logement, alors que leurs passeports leur ont été retirés.

Une délégation de la pastorale des migrants a remonté ce constat jusqu’au pape François, avec l’espoir que l’entrée en vigueur de la convention du travail maritime, en août, permettra une amélioration des conditions d'emploi et de bien-être à bord.

Sold to the Sea: Human Trafficking in Thailand's Fishing Industry




Vendu à la mer: Traite des êtres humains dans la filière pêche de Thaïlande

La Thaïlande est le troisième exportateur de produits de la mer dans le monde. Ce pays approvisionne les marchés étatsuniens, européens et asiatiques. Mais, les consommateurs de ces marchés sont loin d’imaginer les conditions de travail dans les pêcheries thaïlandaises. Des pêcheurs en quête d’une vie meilleure tombent dans des réseaux qui relèvent de la traite des êtres humains : esclavage, maltraitance jusqu’à l’assassinat des marins à bord des bateaux de pêche.

L'enquête d’EJF dévoile ce commerce inhumain, esclavage des temps modernes.

EJF exige du gouvernement thaïlandais un plan d’action pour combattre cet esclavage des temps modernes avec une expertise indépendante dans le contrôle de l’application des mesures. Tous les partenaires commerciaux doivent avoir la possibilité de vérifier l’origine de leurs marchandises, et de s’assurer qu’elles ne proviennent pas d’un travail lié à cette traite des êtres humains.

Par ailleurs, EJF mène une campagne pour que la communauté internationale élabore un registre mondial des navires de pêche afin d’améliorer la traçabilité et rendre plus transparent le marché du poisson tout en permettant une meilleure surveillance des activités de pêche, y compris les conditions de travail des flottes de pêche du monde.

Cliquer Ici  pour télécharger le rapport "Sold to the Sea: Human Trafficking in Thailand's Fishing Industry"

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5 juin 2013

ICSF appuie la Convention de l'OIT sur le travail dans la pêche

D’après ICSF, la convention de l’OIT sur le travail dans la pêche, possède les meilleurs outils du secteur.

Source : Collectif Pêche et Développement

Selon une déclaration d'ICSF, le Collectif international d’appui aux pêcheurs, la Convention de l’Organisation International du Travail (OIT) sur le travail dans la pêche possède les meilleurs outils du secteur.

La Convention de l’OIT sur le travail dans la pêche 2007 (n° 188), de l’Organisation International du Travail est « le meilleur outil pour faire face à la marchandisation sans précédente du travail de la pêche qui a transformé la pêche en un des métiers les plus dangereux dans de nombreuses parties du monde », selon un communiqué publié dans le Collectif International d’appui aux pêcheurs (ICSF), fait durant le Forum de dialogue mondial pour la promotion de la Convention de l’OIT sur le travail dans la pêche (n° 188), à Genève le 15 mai.

Félicitant l’OIT et ses partenaires sociaux pour assurer le nombre nécessaire de ratification pour frayer la voie à l’entrée en vigueur de la Convention du travail maritime 2006, en août de cette année, le collectif international d’appuie aux pêcheurs espère que la Convention de l’OIT sur le travail dans la pêche 2007 (n°188) entrera aussi bientôt en vigueur.

Dans ces déclarations, l’ICSF, déclare que depuis son adoption, la Convention de l’OIT sur le
travail dans la pêche 2007, a fourni un cadre à de nombreux pays en voie de développements afin d’examiner la dimension du travail mal comprise de la pêche, en particulier dans le secteur maritime.

Les changements technologiques frénétiques ont eu lieu dans la pêche maritime depuis la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 menant à des opérations de pêche pour tous types de bateaux de pêche mécanisés en expansion vers de nouveaux lieux de pêche.

Par conséquent, les pratiques de recrutement, la durée des parties de pêches, le travail, les conditions de vie et la sécurité des navires vis-à-vis de la plupart des opérations de pêche ont changé de façon significative, avec des implications à vie et sur le « gagne-pain » des pêcheurs.

Toutefois, ces changements ne sont pas correctement certifiés dans la plupart des pêcheries. Les pêcheurs restent les moins bien organisés et les plus mal informés, la main-d’œuvre et les services de la pêche ne traitent pas toujours avec la dimension du travail de la pêche et l’administration du travail, qui, en général, ne s’engage pas souvent avec la pêche. Par conséquent, les informations concernant la dimension du travail de la pêche ne sont pas toujours facilement disponibles.

Maintenant, avec l’idée de ratifier la Convention de la pêche, plusieurs gouvernements ont commencé à regarder le secteur pêche de façon plus systématique. On leur a appris qu’il existait des lois un peu trop fractionné et inappropriée pour assurer une protection sociale aux pêcheurs. Il est donc apparu clair pour ces gouvernements que plusieurs nouveaux éléments dans la législation nationale doivent être développés afin de les rendre compatibles avec la Convention n°188.

Des éléments de cette convention, semblent faire partie de la juridiction de l’autorité du travail, l’autorité de la pêche et l’autorité de la sécurité maritime à différents niveaux. Ces autorités sont encore à travailler à l’unisson pour une législation plus adéquate afin de développer toutes les normes nationales et locales appropriées pour assurer la protection sociale des pêcheurs.

Les sections influentes des propriétaires de bateaux de pêche dans certains pays pensent que ratifier la Convention n° 188 conduirait à des opérations de pêche non viable et que peu d’efforts seraient faits par les autorités nationales afin de préciser que la norme nationale du travail basée sur la Convention n° 188 peut conduire les pêcheurs à développer, à long terme, de réel intérêt pour la pêche, qu’elle peut réduire la fatigue induite par les accidents – une raison qui, pour de nombreux accidents en mer au court des derniers mois, peut améliorer l’harmonie entre la conservation des pêcheurs et les mesure de gestion– qu’elle peut fournir une meilleure transparence dans le recrutement des pêcheurs, et qu’elle peut envisager un meilleur accès au marché international pour le poisson et ses produits.

Enfin, la déclaration du collectif international d’appui aux pêcheurs a ajouté que, c’était une question de volonté politique. Les conditions de travail et de vie des pêcheurs ne reçoivent pas toujours l’attention qu’ils méritent.

Une approche fondée sur la protection sociale des pêcheurs est toujours politiquement plus utile qu’une approche fondée sur les droits. Une organisation comme l’OIT qui est basé sur le principe de travail n’est pas une marchandise et doit convaincre ses membres que la Convention n°188 est le meilleur outil pour faire face à la marchandisation sans précédente du travail dans le secteur de la pêche, qui a transformé la pêche en un des métiers les plus dangereux dans plusieurs régions du monde.

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Convention (no 188) sur le travail dans la pêche, 2007 : Tous à bord !

Document de réflexion pour le Forum de dialogue mondial sur la promotion de la convention (no 188) sur le travail dans la pêche, 2007 (15-17 mai 2013). Cliquer Ici pour télécharger le document « Tous à bord »

Date de parution : 20 mars 2013

Convention (no 188) sur le travail dans la pêche, 2007: Tous à bord !

Le présent document de réflexion a été établi par le Bureau international du Travail (BIT) pour servir de base à la discussion qui aura lieu dans le cadre du Forum de dialogue mondial sur la promotion de la convention (no 188) sur le travail dans la pêche, 2007, qui s'est tenu à Genève du 15 au 17 mai 2013.

L’objectif de ce Forum de dialogue mondial est d’examiner les difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre de la convention no 188, de faire rapport sur les activités promotionnelles et de les examiner, de déterminer comment la convention peut être utilisée comme un outil pour faire face aux principaux problèmes du secteur, de partager les bonnes pratiques et les données d’expérience, et de fournir des informations sur l’avancement des initiatives nationales visant à mettre en oeuvre et à ratifier la convention no188.

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Le 4 juin 2013

Thons et objets flottants : les liaisons mystérieuses

Source : IRD - Mai 2013

Photographie extraite de l'article Dispositif de concentration de poissons (Dcp)

Les thons sont connus pour se regrouper sous les objets, fixes ou mobiles, flottant à la surface des océans : troncs d’arbres, débris végétaux, boules de palangres, etc. Un phénomène que les pêcheries du monde entier exploitent depuis les dernières décennies. Pourquoi une telle attirance pour les objets flottants : les poissons y cherchent-ils un abri contre les prédateurs, viennent-ils s’y nourrir… ? Si les raisons pour lesquelles les thons s’associent à ces objets restent mal connues, des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires européens et américains lèvent en partie le voile sur les mécanismes comportementaux impliqués dans ces agrégations. De premières études expérimentales révèlent en effet que le comportement social des thons jouerait un rôle majeur.
Une aubaine pour la pêche

Il y a plus de 2 000 ans, les pêcheurs romains utilisaient déjà la propension naturelle de certaines espèces de poissons à se rassembler sous les objets flottants, pour améliorer leurs prises en Méditerranée. Aujourd’hui, de nombreuses pêcheries thonières industrielles et artisanales du monde entier exploitent ce « phénomène agrégatif ». Ces trente dernières années, la pêche à la senne, notamment, s’est fortement développée grâce à l’utilisation massive d’objets flottants naturels dans un premier temps, puis plus récemment, de dispositifs de concentration de poissons (en abrégé DCP) suivis à distance à l’aide de balises électroniques. Aujourd’hui, ces objets flottants permettent 40 % des captures mondiales de thons tropicaux.
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Des temps de résidence très variables

Malgré l’importance des objets flottants dans le monde, les scientifiques ont jusqu’à présent peu étudié les mécanismes comportementaux impliqués, du fait de la difficulté de mener des observations et expérimentations en milieu océanique. Pour pallier ce manque de connaissances, les chercheurs de l’IRD et leurs partenaires ont mené de premiers travaux expérimentaux autour d’Hawaii, dans le Pacifique. Ils ont équipé d’émetteurs acoustiques plus de 70 thons albacores et ont montré que leur temps de résidence sous les DCP est, de manière inattendue, très variable : il est soit très court, de moins de trois jours, soit très long, jusqu’à 23 jours en moyenne.
Le temps passé sous un objet dépend donc soit de l’environnement, soit de la présence de congénères, sans quoi les thons resteraient une durée invariable sous chaque dispositif.
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Un comportement social avéré

Pour étayer ces premières avancées, les halieutes ont entrepris d’autres expériences en haute mer, dites de « choix binaires », jusque-là menées uniquement en laboratoire sur les insectes ou de petits poissons. Pour ce faire, ils ont ancré par paire des DCP identiques et distants de seulement 5 km, autour des Seychelles dans l’océan Indien. Ils ont alors comparé, grâce à des bouées équipées de sondeurs, la quantité de thons réunis sous chaque dispositif. Résultat : l’un des deux objets flottants fédère plus d’individus que l’autre.
La proximité des deux DCP permet de considérer que les stimuli externes, comme la richesse de la zone, sont similaires sous chaque DCP, ce qui a permis de mettre en évidence un comportement social de la part des thons. Une attraction à l’objet flottant seul aurait généré des distributions des thons identiques entre les deux objets.

Ces travaux sur les mécanismes comportementaux des thons permettent de développer des modèles pour évaluer l’impact des dispositifs de concentration de poissons sur les migrations et la biologie des thons, qui reste très mal connu. Ils permettront notamment d’établir si les DCP, utilisés par milliers par les pêcheurs, constituent des « pièges écologiques », capables d’attirer les poissons vers des zones peu favorables.

Partenaires
Université d’Hawaii aux USA dans le cadre du projet PFRP.
Fondation AZTI en Espagne et université libre de Bruxelles en Belgique, dans le cadre du projet européen MADE.
Références
Robert M., Dagorn Laurent, Lopez J., Moreno G., Deneubourg J. L. Does social behavior influence the dynamics of aggregations formed by tropical tunas around floating objects ? An experimental approach. In: J. Exp. Mar. Biol. Ecol. Journal of Experimental Marine Biology and Ecology , 2013, 440, 238-243.

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Le 1 juin 2013

Aux USA, la campagne de thon rouge commence ce 1 juin...

Les pêcheurs étatsuniens, du Maine au Cape Cod (nord-est), ont droit à 450 tonnes incluses dans les 1.750 tonnes du quota pour l'Atlantique Ouest, contre 13.500 tonnes pour la Méditerranée/Atlantique Est.

A la recherche du thon rouge de l'Atlantique

Source : Afp (Gloucester / Etats-Unis)

A Gloucester (nord-est des Etats-Unis), la saison de la pêche au thon rouge de l'Atlantique commence: ici, les pêcheurs professionnels pêchent sans filets cette espèce menacée et n'ont besoin que de lignes, de moulinets, de savoir-faire et de patience.

Cette petite ville de carte postale du Massachusetts, aux belles maisons anciennes, est aussi un port de pêche industrieux d'où partent, le 1er juin, des dizaines de bateaux à la recherche du thon rouge Thunnus Thynnus, le roi des poissons selon les pêcheurs, très prisé par les Japonais pour les sushis.

L'Atlantic bluefin, un thon énorme qui peut peser jusqu'à 900 kg et mesurer trois mètres de long, était il y a peu menacé d'extinction, pour cause de surpêche. Aujourd'hui, la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (ICCAT) en distribue les quotas selon les zones --Méditerranée ou Atlantique-- et le stock, lentement, se reconstitue, tout en restant fragile.

Dans cette région, le thon, c'est le roi, dit à l'AFP Dave Marciano, un patron-pêcheur de 47 ans. C'est le plus gros et le plus beau des poissons de l'océan, il n'y en a pas de plus beau et de plus rapide, ajoute Dave Carraro, 48 ans, également patron-pêcheur.

Les pêcheurs américains, du Maine au Cape Cod (nord-est), ont droit à 450 tonnes incluses dans les 1.750 tonnes du quota pour l'Atlantique Ouest, contre 13.500 tonnes pour la Méditerranée/Atlantique Est.

Mais dans les eaux froides au large de Gloucester, on pêche avec une canne, un moulinet, un poisson à la fois. Pas de filets. On fait comme ça ici, insiste M. Carraro, quand en Méditerranée, souligne-t-il, c'est avec de gros bateaux et de grands filets.

La ville, qui a perdu en mer 10.000 pêcheurs en 350 ans d'existence, a ses lettres de noblesse. Elle est le port d'attache du bateau de Capitaines Courageux, le roman de Rudyard Kipling, comme de l'histoire vraie racontée par le film En pleine tempête, avec George Clooney.

L'état du stock s'améliore

La pêche au thon, à la canne et harpon à main, y est tellement spectaculaire qu'une série télévisée, Pêche à Haut risque. Bataille dans l'Atlantique, lui est consacrée.

Diffusée par la chaîne du National Geographic, ce docu-réalité fait un tabac aux Etats-Unis et une troisième saison va commencer à se tourner cet été. En France, elle entame sa deuxième saison le 17 juin. MM. Carraro et Marciano en sont les vedettes, aux côtés de quatre autres équipages partant à la quête du gros poisson. Tourner cette émission, est une bonne façon de montrer au monde que la pêche aux Etats-Unis est une pêche responsable, durable. Le reste du monde devrait nous imiter, affirme M. Carraro.

On est très stricts aux Etats-Unis. Quand le quota est atteint, les bateaux ne pêchent plus. Ailleurs, la surpêche n'est pas autant surveillée, ajoute son collègue.

Le thon rouge peut rapporter beaucoup d'argent, de cinq à 20 dollars la livre, quelquefois plus si le Japon, le plus gros consommateur au monde, en manque. Le record personnel de Dave Marciano a été un poisson vendu 24.000 dollars, mais chaque fois, ça dépend de la qualité, de l'état du marché, c'est un pari permanent, explique-t-il.

A cela s'ajoute l'excitation de la pêche elle-même. Se retrouver avec 500 kg au bout de la ligne, c'est formidable. Ca rapporte bien sûr, mais la traque, le plaisir de le pêcher sont tout autant enthousiasmants, renchérit M. Carraro. Car ce poisson est malin: Un thon de 400 kg a 25 ans. Il en a vu des hameçons, des appâts, des lignes... Il a appris. Il va falloir ruser pour qu'il morde, ajoute le pêcheur. De plus, vous pouvez avoir tous les appareils électroniques possibles, toutes les cannes ou hameçons, sans savoir-faire, vous n'attraperez pas le poisson.

Aujourd'hui, les pêcheurs de Gloucester sont optimistes. L'état du stock s'améliore, dit Dave Marciano, on est loin de l'abondance passée, mais on est sur le bon chemin. Ca va pas se faire en une seule nuit.

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Le 30 mai 2013

La prolifération des méduses met en danger les stocks halieutiques
           
Avec la surpêche s’instaure un cercle vicieux

Source : Fao

Cliquer Ici pour télécharger le rapport de Ferdinando Boero "Review of jellyfish blooms in the Mediterranean and Black Sea"

La forte augmentation des populations de méduses pourrait bien être l'une des causes de la contraction des stocks halieutiques constatée en mer Méditerranée et en mer Noire, d'après un nouveau rapport publié par la FAO.

La surpêche, qui fait disparaître les grands prédateurs marins, est l'un des facteurs expliquant cette prolifération de méduses. Un cercle vicieux peut s'ensuivre, puisque les méduses se nourrissent de larves de poissons et de juvéniles, ce qui «réduit encore la résilience des populations halieutiques déjà frappées par la surpêche», indique le rapport, qui émane de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée de la FAO.

Ainsi, la méduse «pourrait être la goutte d'eau qui fait déborder le vase», commente cette étude sur la prolifération des méduses en mer Méditerranée et en mer Noire.

Normalement, seule l'incidence de la pêche pratiquée par l'homme est prise en compte pour fixer les seuils de référence pour une pêche durable, explique le rapport. Mais les méduses peuvent avoir des répercussions considérables sur les œufs et les larves de poisson, soit directement, soit parce qu'elles entrent en concurrence avec d'autres espèces pour leur nourriture. Il faut donc les prendre en compte dans toute approche écosystémique de la gestion des pêches.

Un effet dévastateur

Les conséquences graves que peuvent avoir les méduses sur les stocks halieutiques ont été mises en évidence au début des années 80, lorsque Mnemiopsis leidyi, espèce vivant habituellement dans l'océan Atlantique, fut introduite accidentellement en mer Noire, où elle eut un effet si dévastateur sur les populations halieutiques que les pêcheries furent littéralement «mises à genoux».

Le problème ne s'est résolu qu'avec l'arrivée en mer Noire d'une autre espèce envahissante, Beroe ovata, qui se nourrit de méduses Mnemiopsis.

En mer Adriatique, un recul des populations halieutiques avait également été constaté il y a 20-30 ans à la suite de plusieurs épisodes de prolifération de méduses urticantes mauves Pelagia noctiluca. Les effets combinés de cette méduse pélagique et de la surpêche ont beaucoup contribué à réduire les populations de poissons adultes «à un niveau rendant moins efficace la reconstitution des stocks».

«Dans le passé, l'écosystème était parvenu à faire face aux épisodes de prolifération des méduses, mais lors des envahissements du début des années 80, il a pris une autre direction et n'est toujours pas revenu à la normale d'avant Pelagia», indique le rapport.

Un océan de méduses

Les méduses sont de plus en plus présentes dans les océans du monde entier, ce qui conduit certains experts à parler d'un «changement global de régime, d'un océan de poissons à un océan de méduses», dans lequel les méduses supplanteraient les poissons.

Bien que les raisons expliquant ce phénomène ne soient pas parfaitement comprises, elles incluent sans doute, outre la surpêche :
  • le réchauffement climatique, qui favorise les espèces tropicales;
  • l'eutrophisation, qui s'accompagne d'une augmentation de la richesse de l'eau en nutriments;
  • le recours massif aux digues pour prévenir l'érosion des côtes et le grand nombre de ports touristiques, habitat idéal pour les méduses qui au début de leur vie sont des polypes.
Parmi les mesures préconisées pour prévenir la prolifération des méduses ou y faire face, on peut citer :
  • l'intégration de la recherche sur les méduses aux recherches halieutiques;
  • le développement de produits à base de méduses pour l'alimentation - certaines espèces sont consommées dans plusieurs pays - ou la médecine;
  • autre possibilité: l'utilisation de la «méduse immortelle» (Turritopsis nutricula), capable d'inverser le processus du vieillissement et riche de promesses, pour l'élaboration de produits régénérants pour les êtres humains;
  • l'adoption de systèmes d'alerte précoce signalant le pullulement des méduses, associés à des barrières de protection dans les élevages aquacoles.
Lutter contre la surpêche, les émissions de gaz à effet de serre et les causes de l'eutrophisation «améliorerait sans aucun doute la qualité de l'environnement en général et pourrait ainsi réduire le nombre de méduses», ajoute le rapport.

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Le 29 mai 2013

« Les poissons ne tombent pas du ciel ! »

Barrage de Bagré (Burkina Faso)

Source : afriscience.net
D’une manière  générale, il est reconnu que  la construction des barrages et la création des réservoirs  endommage les rivières, et par conséquent  réduit la production piscicole. Dans les pays arides comme le  Burkina Faso, c’est plutôt l’inverse. Chaque fois qu’un barrage est construit, c’est une nouvelle opportunité de pêche qui se crée.

Selon les statistiques, la production piscicole s’est accrue  au Burkina Faso, au fil du temps avec l’augmentation du nombre de barrages, même si de prime abord, ces barrages  visent essentiellement à maîtriser l’eau pour l’agriculture  et l’énergie. En effet, elle est passée de 8000 tonnes en 1995 à 10000 tonnes en 2006. La production piscicole de 2012 est estimée à plus de 13000 tonnes . Selon le directeur  de la Pêche, Désiré Nessan Coulibaly,  80%  de cette production provient des barrages contre seulement 20% pour les cours d’eaux naturelles.

En dehors du fleuve Mouhoun qui demeure le seul cours d’eau pérenne au Burkina Faso, les plus grandes zone de production de poissons sont les régions qui abritent les plus grands barrages du pays comme la région de l’Est avec le Kompienga, le Centre-Est avec Bagré,  le Sourou dans la Boucle du Mouhoun et les Hauts-Bassins.

Lac de Kompienga (Burkina Faso)

Selon Désiré Coulibaly, il existe  au Burkina 1200 barrages dont 3% sont classés dans la catégorie Grands barrages. Ces 1200 barrages constituent autant d’opportunités  pour améliorer la production piscicole.    En effet, soutient Dr Raymond Ouédraogo, coordonnateur national du projet de gestion de la pêche et des ressources en eau (SUSFISH), « les poissons ne tombent pas du ciel ! » au Burkina Faso. D’où la nécessité  selon les chercheurs de veiller à une meilleure gestion des ressources en eaux.

Avec l’accroissement rapide de la population et l’évolution des modes de consommations, la demande en poisson augmente de jour en jour. Selon les chiffres de la direction de la pêche, le Burkina Faso importe en moyenne 60000 tonnes de poissons par an. Mais les besoins sont loin d’être satisfaits puisque la consommation moyenne de poissons par habitant  et par an, estimé  à 2,2 kg est au-dessous des normes préconisées par la FAO. Cette forte demande en poisson, aggravée par la pauvreté, entraine une surexploitation importante des barrages. Si la norme préconisée est de 2 pêcheurs aux km2, on en dénombre 360  officiellement déclarés sur  le seul site de Kompienga. Au total, il existe 1638 pêcheurs  internationaux qui exploitent les eaux du Burkina contre 32000 nationaux. Cette  pêche génère  plus de 7 milliards FCFA de gain, à l’ensemble des acteurs même si toutefois, ce sont les gros commerçants qui en tirent le plus de bénéfice.

La pression sur la ressource est si forte qu’au niveau de certains barrages il n’existe presque plus de poissons. Aussi pour les chercheurs, même si le développement des ressources en eau est un préalable au développement de la pêche de capture dans un pays aride comme le Burkina, la construction des réservoirs et barrages devraient répondre à des règles.  Or ce n’est pas le cas au Burkina. Les barrages sont destinés d’abord à l’agriculture et à la production de l’énergie. Les activités de pêches   autour de ces points d’eau ne sont généralement que des épiphénomènes. De ce fait, aucun dispositif de franchissement des poissons n’est prévu pendant les constructions de barrage. Sans passe migratoire, certains poissons n’arrivent  pas franchir la digue et meurent.
                        
Une perte de biodiversité

Il en résulte selon Dr Adama Ouéda, enseignant-chercheur à l’UFR/SVT de l’Université de Ouagadougou une perte en biodiversité de la faune piscicole. Selon les recherches effectuées, il existe plus de 140 espèces de poissons. Cependant, seulement deux ou trois de ces espèces sont dominantes. D’où la nécessité, reconnaît, le directeur de la pêche, d’accorder à la pêche de capture une place de choix en repensant la construction  des infrastructures  hydrauliques.

Le développement de la filière pêche souffre également de la dégradation continuelle de l’environnement  dû essentiellement aux facteurs humains. Les études menées par le Dr Raymond Ouédraogo démontrent que plus une zone est endommagée, plus le nombre d’espèces de poisson est réduit, plus les poissons sont de  petites taille avec une tendance à la dominance d’espèces naines. Par conséquent, on constate une baisse progressive du nombre de poissons capturés par unité d’effort de pêche. C’est le cas par exemple du Lac Bam très dégradé par les effets des regroupements humains, de l’agriculture pluviale, du maraîchage, de l’élevage, de la déforestation, et même de la construction de barrages dans son bassin versant au point qu’il n’existe presque plus de poissons dans ce lac depuis quelques années....

(...)

Pour le Dr Raymond Ouédraogo, le Burkina  a atteint le maximum de son potentiel de production en ce qui concerne la pêche de capture trop soumises aux aléas climatiques. La Fao fixe le 65 kg la quantité de capture de poisson à l’hectare. De ce point de vue, il  est clair que le potentiel théorique de production a été dépassé. L’élevage de poisson est selon ce dernier incontournable si le pays veut répondre aux besoins sans cesse croissants de sa population et réduire du même coup ses importations des poissons qui s’élevaient à 60000 tonnes en 2012.

C’est ainsi qu’en 2007, le gouvernement a pris l’option de développer l’aquaculture. A Bagré, 90 hectares ont été aménagées  principalement pour l’élevage de poissons. Avec le pôle de croissance de Bagré, l’Etat entend inciter les opérateurs économiques à investir dans l’aquaculture. En réalité depuis les années 1980, plusieurs  projets  de piscicultures ont été lancés notamment à Banfora dans la Comoé, dans le Bazega et au Sud-Ouest, même si leurs activités sont restées très timides avec des résultats plus ou moins mitigés. La création des pôles de croissance de Bagré, de Samendéni et du Sourou semble dessiner de bonnes perspectives pour la pisciculture et le développement de la pêche au Burkina Faso

Fatouma Ouattara (Burkina Faso)

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Le 28 mai 2013

Le Japon est maitre dans l’art de l’accaparement des océans...


Le pays finance un port de pêche artisanale dans la région ciblée. Puis il y envoie son armada de pêche industrielle...

Le Japon finance l'extension d'un port de pêche artisanale en Mauritanie

Source : PANA

Le Japon a accordé à la Mauritanie un financement de 8,5 millions d’euros destinés à l’extension du port de pêche artisanale de Nouadhibou, a-t-on appris mardi à Nouakchott.

L’extension de ce port permettra la construction «d’un quai de pêche côtière et d’aménager, une digue de protection et quatre pontons d’amarrage pour pirogues».

La ville de Nouadhibou compte 3.500 embarcations de pêche artisanale, indique-t-on.

Japon: dix milliards d'euros fournis à l'Afrique pour tenter de rattraper la Chine

Source : Ouest France

Le Japon a annoncé samedi une aide publique de 10,6 milliards d'euros sur cinq ans pour l'Afrique, à l'ouverture d'une conférence dédiée à ce continent où la Chine, avide de matières premières, accroît considérablement sa présence.

Le Premier ministre Shinzo Abe a promis ces fonds dans le cadre d'une enveloppe plus globale d'"aides publiques et privées" équivalente à 24,2 milliards d'euros pour "soutenir la croissance africaine".

M. Abe a détaillé ce plan d'assistance devant une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains réunis à Yokohama (région de Tokyo) pour la cinquième conférence internationale de Tokyo pour le développement de l'Afrique (Ticad).

Avec un peu plus de 2 milliards d'euros par an, l'APD du Japon à l'Afrique devrait dépasser celle de la Chine, qui fournit moins de 1,5 milliard d'euros annuellement d'après les organisations internationales.

Le Japon fournira en particulier 5 milliards d'euros sur cinq ans pour le développement des infrastructures, notamment les "couloirs internationaux" de transports au sein du continent et les réseaux électriques.

Il s'agit d'un point crucial, car "l'Afrique perd 2 points de croissance par an du fait de ses infrastructures déficientes", a souligné le président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh.

Certes, l'Afrique a connu un taux de croissance moyen de 5% lors de la dernière décennie, mais ce développement "a été surtout tiré par les exportations de matières premières", a noté le président en exercice de l'Union africaine (UA), le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn.

D'après lui, ceci devrait "changer dans les années à venir, à mesure que le continent diversifie son économie", mais il faut pour cela que les coopérations nouées dernièrement aboutissent à des résultats probants en terme d'infrastructure.

(...)

M. Abe a dévoilé d'autres soutiens, comme la formation de 1.000 instructeurs agricoles pour favoriser le doublement de la production de riz dans la région sub-saharienne d'ici à 2018, le soutien à l'éducation de 20 millions d'enfants et l'amélioration de l'accès à l'eau potable pour 10 millions d'Africains.

Il a aussi profité de l'occasion pour demander aux dirigeants africains présents de soutenir la candidature de Tokyo pour les Jeux Olympiques de 2020.
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Le 24 mai 2014

Israël rétablit la zone de pêche à 6 milles au large de Gaza

Extension de la zone de pêche des palestiniens dans la bande Gaza.

Le porte-parole de Tsahal a déclaré aujourd’hui (21 mai 2013) que le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Moshe (Bogie) Ya’alon, ont confirmé l’extension de la zone de pêche des Palestiniens dans la bande de Gaza de 3 à 6 miles.

La zone de pêche a été réduite en premier lieu à cause des roquettes tirées sur le sud d’Israël le 21 Mars 2013.

Le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires, le général Eitan Dangut, s’est entretenu avec de hauts responsables de l’Autorité palestinienne afin de les mettre à jour concernant cette décision. D'après : Communiqué officiel de l'Armée de Défense d'Israël

"Les eaux les plus poissonneuses au-delà de 8 milles"

L'ONU et des ONG avaient déploré la restriction de la zone de pêche, soulignant qu'elle intervenait en pleine "saison de la pêche à la sardine, qui représente parfois jusqu'à 70 % des prises".

Israël a décidé de rétablir à 6 milles nautiques la zone de pêche des Palestiniens au large de la bande de Gaza, réduite de moitié il y a deux mois à la suite de tirs de roquettes, a annoncé mardi 21 mai l'armée israélienne. Elle sera étendue de 3 milles à 6 milles nautiques.

Selon un communiqué de l'armée israélienne, "la zone de pêche a été réduite en premier lieu à cause des roquettes tirées sur le sud d'Israël le 21 mars 2013". Deux roquettes tirées de la bande de Gaza gouvernée par le Hamas s'étaient abattues le 21 mars dans le sud d'Israël sans faire de blessé, au deuxième jour de la visite en Israël et dans les territoires palestiniens du président américain Barack Obama.

L'ONU et des ONG avaient déploré la restriction de la zone de pêche, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) soulignant qu'elle intervenait en pleine "saison de la pêche à la sardine, qui représente parfois jusqu'à 70 % des prises", et que "les eaux les plus poissonneuses se trouvent au-delà de 8 milles nautiques".

Les tirs de projectiles de Gaza sur Israël ont repris après avoir totalement cessé pendant plus de trois mois à la suite de la trêve conclue le 21 novembre entre Israël et le Hamas, par l'intermédiaire de l'Egypte, au terme de huit jours d'hostilités meurtrières. La plupart ont été revendiqués par des groupes salafistes. Après cette trêve, Israël a consenti à alléger son blocus maritime de Gaza en autorisant les pêcheurs à sortir jusqu'à 6 milles nautiques, au lieu de 3 milles jusqu'alors (environ 11 km au lieu de 5,5 km). D'après Le Monde : Israël rétablit la zone de pêche à 6 milles au large de Gaza

Les navires israéliens visent les barques de pêche dans le nord de Gaza

Des Canonnières appartenant à l'armée de l'ennemi occupant israélien ont ouvert le feu, hier soir, sur des barques de pêche palestiniennes dans la bande de Gaza.

Les navires de l'occupation ont ciblé les barques de pêche qui appartiennent à des Palestiniens et ont commencé à tirer des fusées éclairantes en mer, puis ont ouvert le feu sur la côte de la zone soudaniya, située au nord de la Bande de Gaza. Les forces navales israéliennes visent délibérément les pêcheurs palestiniens dans le cadre du blocus maritime sur Gaza.

Dans la bande de Gaza, la pêche emploie environ 3.500 pêcheurs, à leur charge plus de 50 mille personnes, et ils travaillent sur plus de mille barques de pêche de différentes tailles et types.

Cet incident est ajouté à la liste des violations israéliennes continues de la trêve qui a été ratifiée, en Novembre dernier, entre la résistance palestinienne et l'occupation sous les auspices égyptiens. Source : IRIB

Pêche en eaux troubles dans la Bande de Gaza

Source : Oxfam / 30 Novembre 2012

L’activité reprend doucement sur le marché aux poissons de Gaza. Pour la première fois depuis six ans, les pêcheurs ont été autorisés à pêcher jusqu’à six miles nautiques de la côte gazaouie.

Dans le cadre du cessez-le-feu conclu le 21 novembre dernier entre Israël et le Hamas, Israël a marqué son accord pour accroître la liberté de mouvement dans la partie de Gaza connue sous le nom de « zone tampon ». Celle-ci inclut la mer et les zones agricoles le long du périmètre qui entoure la Bande de Gaza.

Même si la permission accordée aux pêcheurs d’aller jusqu’à six miles nautiques de la côte constitue pour beaucoup un soulagement, elle ne changera rien si aucune extension formelle de cette limite n’intervient. En effet, les pêcheurs se demandent combien de temps cette nouvelle limite sera maintenue.

De 13 à 15 dollars par jour

Mohammed Al Bakri, de l’Union des comités d’agriculteurs (Union of Agricultural Work Committee – UWAC) explique que même six miles nautiques ne suffisent pas aux pêcheurs pour gagner leur vie. « Ces cinq dernières années les pêcheurs ont survécu avec un revenu de 13 à 15 dollars par jour. Une extension de la limite de cette taille ne leur permettra pas d’augmenter significativement leurs revenus. Ils doivent être en mesure de dépasser huit miles nautiques pour voir un changement concret, car c’est là que les eaux sont poissonneuses. »

Depuis janvier 2009, le gouvernement israélien a limité les déplacements des bateaux de pêche palestiniens à trois miles nautiques des côtes de la Bande de Gaza, interdisant ainsi l’accès à 85 % des eaux territoriales palestiniennes. Sur le terrain l’accès est souvent limité à un mile nautique, pas assez pour atteindre les bancs de gros poissons qui nagent plus loin des côtes. Pour le pêcheur entreprenant, s’aventurer plus loin est très risqué : il s’expose à des tirs à balles réelles ! Depuis le début de cette année, Oxfam a recensé 65 incidents durant lesquels la marine israélienne a ouvert le feu sur des pêcheurs palestiniens. Un pêcheur a été blessé, et un autre a perdu la vie.

Le poisson prend le tunnel

Le blocus maritime imposé par les autorités israéliennes a réduit la prise de la pêche la plus importante – les sardines – de 90%, ce qui correspond à une perte annuelle estimée pour l’économie de Gaza de 26,5 millions de dollars. La conséquence en est que 90% des pêcheurs vivent dans la pauvreté et que cette source importante de protéine n’est plus disponible. En conséquence, le poisson est maintenant principalement importé depuis l’Égypte via les tunnels de contrebande.

« L’extension à six miles nautiques ne nous aidera pas pendant longtemps, car tout le poisson de cette zone sera très rapidement pêché. Afin de pouvoir pêcher correctement nous devons utiliser des filets, ce qui signifie que nous devons pêcher entre 7 et 12 miles nautiques des côtes », explique Zakaria Bakr, un pêcheur originaire de la ville de Gaza.

La récente escalade de la violence qui a secoué Gaza et le sud d’Israël entre le 14 et le 22 novembre dernier a fait payer un lourd tribut à cette industrie déjà moribonde. Les navires de guerres qui bombardent Gaza depuis la mer rendent toute sortie impossible, certains bateaux de pêche ont d’ailleurs également été coulés. De nombreux pêcheurs font face aux coûts liés au remplacement de leur matériel qui, pour certaines localités du bord de mer comme Deir Al Balah et Khan Younis, sont estimés à 1 million de dollars.

« Il faut que les tirs, les arrestations et la confiscation de nos bateaux cessent. Ceci n’est pas un cessez-le-feu. Tant que les forces israéliennes continuent de nous menacer, nous ne pouvons pas faire notre travail », conclut Zakaria Bakr.

Autre information dans le Figaro : La Méditerranée orientale aiguise les appétits 


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Le 23 mai 2013

Terre-Neuve. Saumons plus gros ... Saumon suspects !..

Des résidents ont trouvé des saumons beaucoup plus gros que la normale dans la rivière Garnish, à Terre-Neuve (Canada), ce qui fait craindre le pire à une association de conservation.

Geoff Perry, coordonnateur régional de l'aquaculture au ministère des Pêches et des Océans du Canada, précise que la rivière Garnish est reconnue pour ses petits spécimens d'environ 3 livres. Il est maintenant question de saumons de 8 à 12 livres. Selon M. Perry, ils sont semblables à ceux qu'on retrouve au supermarché.

Ces saumons se sont échappés d'installations d'aquaculture dans la baie de Fortune, ce qui inquiète Don Hutchens, du Conseil de protection des salmonidés de Terre-Neuve-et-Labrador. Il croit que ces poissons sont infectés et qu'ils peuvent propager des maladies aux saumons sauvages de l'Atlantique. M. Hutchens craint aussi un possible métissage des deux espèces.

La situation est peu probable, selon Cyr Couturier, directeur de l'Association de l'industrie de l'aquaculture de Terre-Neuve-et-Labrador. « Le saumon d'élevage et le saumon sauvage ne s'accouplent pas tellement en nature parce que le saumon d'élevage est une espèce domestiquée et ils ne sont vraiment pas adaptés au milieu naturel », dit-il.

Le poisson d'élevage est plus gros, mais immature, ce qui diminue ses chances de survie. « Je pense qu'ils vont être mangés par d'autres poissons ou qu'ils vont juste mourir parce qu'ils ne sont pas capables de s'alimenter eux autres même. Alors, on n'a pas beaucoup de crainte », explique M. Couturier.

Une enquête est en cours pour comprendre comment ces saumons ont pu s'échapper. Don Hutchens ajoute que des populations de saumon au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse ont été décimées, et qu'elles étaient pêchées près de sites aquacoles. Il craint que la même chose se produise à Terre-Neuve.

Geoff Perry ne partage pas cette opinion. Il dit voir une baisse du saumon sauvage de l'Atlantique, mais pas dans les zones où il y a de l'aquaculture.

Source : La présence de saumons d'élevage dans la nature à Terre-Neuve soulève des questions (Radio Canada)

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Le 22 mai 2013

Saumon. Les grandes manoeuvres de Marine Harvest


Marine Harvest est contrôlé par le magnat John Fredriksen, 87e fortune mondiale selon Forbes. Armateur de supertankers, ce norvégien a pris la nationalité chypriote pour des raisons fiscales.

Le géant norvégien de l'élevage de poisson Marine Harvest a jeté son dévolu sur son rival et compatriote Cermaq dont il a réussi mardi à faire capoter un projet d'acquisition du producteur péruvien de farine et d'huile de poisson Copeinca.

Lors de l'assemblée générale des actionnaires, Cermaq a échoué à recueillir la majorité des deux-tiers requise pour approuver une augmentation de capital destinée à financer le rachat de Copeinca pour environ 3,5 milliards de couronnes (près de 470 millions d'euros).

La fronde a été menée par Marine Harvest, leader mondial du saumon d'élevage et en possession de 5,4% de Cermaq, qui a réussi à mobiliser 37,52% de non contre l'avis du principal actionnaire (avec 43,5%), l'Etat norvégien, qui soutenait la transaction.

En torpillant l'opération qui n'avait, selon lui, pas de sens industriel ni financier, Marine Harvest lève un obstacle vers le rachat de son compatriote qu'il s'était dit prêt à acquérir pour environ 9,7 milliards de couronnes à condition qu'il renonce à Copeinca.

Mardi matin, il a indiqué qu'il pourrait relever son offre pour convaincre Cermaq et le gouvernement qui l'ont jusqu'à présent jugée insuffisante.

"Marine Harvest confirme qu'il serait prêt à améliorer le montant et la composition (entre actions et numéraire, ndlr) de son offre pour trouver une solution acceptable pour toutes les parties", a-t-il annoncé avant l'AG de Cermaq.

Ce dernier a de son côté estimé que la balle était désormais dans le camp de son rival.

"Le conseil d'administration attend que Marine Harvest présente une offre sur les actions de la société", a annoncé Cermaq dans un communiqué après le vote négatif de l'AG.

"Marine Harvest a indiqué qu'une telle offre se ferait à un niveau plus élevé que ce qui a été à présent proposé. Le conseil d'administration de Cermaq examinera de près une éventuelle offre relevée qui reflèterait les valeurs intrinsèques du groupe", a-t-il ajouté.

A la Bourse d'Oslo, l'action Cermaq s'adjugeait 6,60% mardi après-midi, à 113 couronnes, soit sensiblement plus que les 105 couronnes promises jusqu'à présent par Marine Harvest.

La perspective d'un mariage entre les deux groupes est toutefois compliquée par les relations compliquées entre le gouvernement de centre-gauche et Marine Harvest, contrôlé par le magnat John Fredriksen, 87e fortune mondiale selon Forbes, qui a pris la nationalité chypriote pour des raisons fiscales.

Avant son AG, Cermaq avait aussi évoqué la possibilité de racheter Copeinca --également convoité par le chinois China Fishery Group-- en se passant d'une augmentation de capital mais une telle possibilité n'a pas été évoquée mardi. D'après AFP : Grandes manoeuvres dans la pisciculture en Norvège

Pour en savoir plus, aller sur le site péruvien de Fish Peru : Que cache l’OPA de Marine Harvest ? 

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Le 20 mai 2013

Mer de Chine. 16 pêcheurs chinois "kidnappés" par des nord-coréens

Le portrait des 16 membres d'équipage du bateau de pêche "Liao-25222", rattaché au port de Dalian, dans le nord-est de la Chine

Sur son compte de microblog, l’armateur du bateau de pêche, Yu Xuejun, qui a rendu compte de l'affaire et publié les photos des 16 membres d'équipage, lance un appel à l’aide....

"Mon bateau se trouvait dans les eaux chinoises, quand, tout d'un coup, il a été arrêté (扣押, kòuyā) par les Coréens du Nord, nous étions vraiment dans les eaux chinoises. Les Coréens du Nord m'ont appelé, tentant de m'extorquer, via un interprète, 600 000 yuans (76 000 euros), sur le bateau ils avaient des armes et leur attitude est arrogante. Je ne sais pas si l'équipage est vivant ou mort, j'appelle les internautes à s'intéresser à l'affaire ainsi que le ministère des affaires étrangères", a-t-il écrit. L'année dernière, en mai, 28 pêcheurs chinois avaient déjà été kidnappés par des ravisseurs nord-coréens pendant 13 jours avant d'être relâchés.

Le ministère des affaires étrangères chinois a révélé que M. Yu avait demandé l'aide de l'ambassade chinoise en Corée du Nord, à Pyongyang. Lundi, le porte-parole du ministère, Hong Lei, a annoncé que Pékin était en "relation étroite" avec la Corée du Nord sur ce sujet. "Nous avons appelé la Corée du Nord à gérer correctement ce dossier le plus vite possible et à protéger la vie, la sécurité et les biens de l'équipage chinois, ainsi que leurs droits légitimes", a-t-il dit.

L'attitude jugée provocatrice de la Corée du Nord, en particulier dans le dossier nucléaire, est de plus en plus critiquée dans les médias et sur le Net en Chine. Depuis l'annonce de la capture des marins chinois, les posts anti-nord-coréens ont fleuri sur les réseaux sociaux.... D’après weibo.blog.lemonde : Des pêcheurs chinois capturés par des Coréens du Nord

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La Chine annonce la libération de ses marins capturés par la Corée du Nord


La Corée du Nord a relâché mardi seize marins chinois et leur bateau de pêche, deux semaines après leur capture dans les eaux entre les deux pays, a annoncé Pékin dans un contexte de dégradation des relations entre les deux voisins. "La République populaire démocratique de Corée a libéré le navire de pêche et tous ses marins sont sains et saufs", a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, en utilisant le nom officiel de la Corée du Nord. Il a appelé Pyongyang à "réaliser une enquête fouillée sur cet incident, fournir une explication (à la Chine) et prendre des mesures efficaces afin que de tels faits ne se reproduisent pas".

Selon le porte-parole de la diplomatie chinoise, le propriétaire chinois du bateau n'a versé aucune rançon.

Ce dernier, Yu Xuejun, avait déclaré à l'AFP qu'à son avis les hommes armés qui avaient enlevé l'équipage faisaient probablement partie de la marine militaire nord-coréenne. La capture du navire de pêche et de ses hommes avait été suivie d'une demande de rançon, d'un montant de 600.000 yuans (76.000 euros), avait ajouté M. Yu. Lundi, Pékin avait pressé Pyongyang d'agir sur ce dossier, dans un contexte de relations détériorées entre les deux pays voisins, et sous la pression d'une opinion publique chinoise outrée par la capture du navire de pêche.

La Chine, seul allié de poids de la Corée du Nord, a été irritée par les récents tirs de fusée et l'essai nucléaire, le 12 février dernier, réalisés par Pyongyang. Pékin a ensuite approuvé des sanctions contre la Corée du Nord, dont des clôtures d'avoirs bancaires. Source : Rtf.be

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Le 17 mai 2013

AQUA. Solde acuicola - Pesquero 2012




Présentation de la situation du marché du saumon au Chili et dans le monde...

Autres productions aquacoles au Chili : Moules, Ormeaux, algues,...

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Le 16 mai 2013

Un commerce vert est un impératif au développement durable

Le rapport du PNUE démontre que la promotion de l'économie verte dans six secteurs clés permet de créer de nouvelles opportunités commerciales

Cliquer Ici ou pour accéder au dossier "Green Economy" du Pnue

Source : PNUE /UNEP

Rendre le commerce international plus écologique représente une étape essentielle afin d'atteindre le développement durable, et les pays en développement (PED) sont bien placés pour aider à promouvoir cette transition, selon un nouveau rapport diffusé aujourd'hui par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE).

« Aujourd'hui, dans un monde de plus en plus interconnecté où des milliards de dollars en biens et services sont échangés chaque année, rendre le commerce international plus écologique présente toujours des défis, mais offre également des opportunités considérables », a déclaré Achim Steiner, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE. « Si nous voulons inverser le déclin de la biodiversité à l'échelle planétaire, réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), mettre un terme à la dégradation des terres et protéger nos océans, il est impératif que le commerce international devienne plus durable et contribue à la protection du capital naturel des économies du monde en développement ».

Au cours des deux dernières décennies, le commerce n'a cessé de s'élargir, favorisant ainsi la croissance économique et le progrès et permettant d'éradiquer la pauvreté dans les PED. Dans le même temps, toutefois, l'augmentation du volume des échanges a exercé une pression supplémentaire sur les ressources naturelles, entraîné l'accroissement des émissions de GES et contribué aux inégalités sociales.

La structure du commerce international montre que les PED, et en particulier les pays les moins avancés (PMA), dépendent toujours largement des produits basés sur les ressources naturelles et des matières premières pour leurs exportations. Toutefois, afin d'atteindre un développement économique durable à long terme, les PED doivent saisir les opportunités tangibles et réelles qui leur permettront de diversifier leur économie et de se positionner de manière à tirer parti de la demande globale croissante pour des produits et services plus écologiques.

Bien qu'il ne représente encore qu'une faible part du marché international, le commerce de produits certifiés et de biens et services environnementaux est en hausse en termes absolus. Par exemple, le marché mondial des technologies à basse émission de carbone et à haut rendement énergétique, qui comprend les produits innovants dans le domaine de la fourniture d'énergie renouvelable, devrait presque tripler pour atteindre 2,2 milliards de dollars US d'ici à 2020.

Le rapport intitulé « L'économie verte et le commerce ? tendances, défis et opportunités », constate que les PED disposant d'abondantes ressources renouvelables sont bien placés pour exploiter les opportunités leur permettant d'augmenter leurs parts de marché dans le commerce international des biens et services durables.

Le rapport fait l'analyse de six secteurs économiques (agriculture, pêche, forêts, manufacture, énergies renouvelables et tourisme) dans lesquels les débouchés commerciaux existent, et identifie les mesures, telles que les réformes politiques et la certification, pouvant aider les PED à tirer parti de ces marchés.

Cliquer Ici pour télécharger le rapport "Green Economy and Trade : Trends, Challenges and Opportunities", le Rapport du PNUE sur L’économie verte et le commerce – tendances, défis et opportunités

Green Economy and Trade / Chapter 3 Fishery and Aquaculture

Cliquer Ici pour télécharger le chapitre consacré à la pêche et l'aquaculture

Extrait....

3.2.2 Trade and fisheries

Fish and fish products are the most extensively traded commodities in the food sector. As shown in Figure 3, approximately 40 per cent of fish output is traded internationally (FAO 2012a). Furthermore, fishery exports are increasing significantly. The share of total fishery production exported in the form of various food and feed items rose from 25 per cent in 1976 to about 38 per cent or 57 million tonnes in 2010. In the same period, world trade in fish and fish products grew significantly also in value terms, rising almost thirteenfold from US$ 8 billion to US$ 102 billion. In 2011, despite the economic instability experienced in many economies, increasing prices and strong demand in developing countries pushed trade volumes and values to the highest levels ever reported. Despite some softening in the second half of the year, preliminary estimates indicate that in 2011 exports exceeded US$ 125 billion (FAO 2012a).

Due to the high perishability of fish products, 90 per cent of trade in terms of quantity (live weight equivalent) comprises processed products such as frozen food and prepared and preserved fish (FAO 2012a).

Even if not comparable with volumes of fish traded for consumption, there is also considerable trade in aquarium or ornamental fish and supplies. An estimated one billion ornamental fish are exported annually (Dykman 2012). The world export value in 2010 was over US$ 350 million. The main exporting countries include Singapore, Malaysia and Thailand. Brazil and Columbia are also significant exporters. The main importing countries include Germany, Japan, Singapore, the US and the UK. The figures for Singapore also include re-export, from imports from all surrounding countries (Ploeg 2013).


Trade in fish products can play a key role in the growth strategies of many developing countries. In particular, fish trade represents a significant source of foreign currency earnings. Developing countries’ net exports of fish products have been increasing rapidly in recent years. There was a seven-fold increase from 1980 to 2010 – from US$ 3.7 to 27.7 billion. Fish exports of US$ 27.7 billion represented twice the value of exports of other key commodities such as coffee from the same group of countries. In 2010, 48 per cent of fish consumed in developed countries was imported from developing countries. This share has increased by 10 per cent between 2000 and 2010, and is expected to further rise in the near future due to the steady demand in developed countries coupled with a declining domestic fish production (FAO 2012a).

Remarque personnelle....

Commerce vert = Plus on commerce et plus on éco-labellise...

La pêche d'espèces sauvages déjà certifiée ou en cours d'évaluation complète enregistre des captures annuelles de près de 18 millions de tonnes métriques de fruits de mer. Cela représente environ 17% de la capture annuelle mondiale dans le secteur de la pêche d'espèces sauvages, et la demande dépasse largement l'offre. De plus, la valeur totale de fruits de mer d'élevage conformément aux normes de durabilité certifiées devrait atteindre 1,25 milliard de dollars US d'ici à 2015, comparé à 300 millions de dollars US en 2008.
 
Certaines des tendances relevées dans ce rapport illustrent ci-dessous ce potentiel dans les secteurs étudiés :

Agriculture : le marché mondial des aliments et boissons biologiques devrait s'accroître et atteindre 105 milliards de dollars US d'ici à 2015, par rapport à une valeur totale de 62,9 milliards de dollars US en 2011. Ainsi, la production de thé respectant les normes en matière de durabilité a augmenté de 2 000% entre 2005 et 2009.

Pêche et aquaculture : la pêche d'espèces sauvages déjà certifiée ou en cours d'évaluation complète enregistre des captures annuelles de près de 18 millions de tonnes métriques de fruits de mer. Cela représente environ 17% de la capture annuelle mondiale dans le secteur de la pêche d'espèces sauvages, et la demande dépasse largement l'offre. De plus, la valeur totale de fruits de mer d'élevage conformément aux normes de durabilité certifiées devrait atteindre 1,25 milliard de dollars US d'ici à 2015, comparé à 300 millions de dollars US en 2008.

Forêts : au début 2013, la surface totale de forêts certifiées à travers le monde s'établit à près de 400 millions d'hectares, ce qui représente environ 10% des ressources forestières mondiales. Les ventes de produits ligneux certifiés totalisent plus de 20 milliards de dollars US par an.

Industrière manufacturière : de nombreux fournisseurs rendent leurs pratiques plus écologiques dans le but de sécuriser leur positionnement au sein des chaînes d'approvisionnement internationales. Cette démarche est illustrée, par exemple, par une hausse de 1 500% du nombre de certifications ISO 14001 à l'échelle mondiale dans la gestion de l'environnement entre 1999 et 2009.

Énergies renouvelables : depuis 1990, la croissance mondiale annuelle des capacités d'approvisionnement en panneaux photovoltaïques, énergie éolienne et biocarburants représente en moyenne respectivement 42, 25 et 15%. En 2010, les investissements dans la fourniture d'énergies renouvelables ont atteint 211 milliards de dollars US, soit cinq fois plus qu'en 2004, et plus de la moitié de ces investissements ont été réalisés dans les PED. Les PED ont considérablement augmenté leurs exportations d'équipements destinés à l'exploitation des sources d'énergie renouvelables tels que les panneaux photovoltaïques, les éoliennes et les chauffe-eau solaires, tout en élargissant leur potentiel afin d'exporter l'électricité issue de sources renouvelables.

Tourisme : en 2012, le nombre de touristes internationaux a pour la première fois atteint un milliard par an. Dans les PED, la part de marché dans cette industrie est passée de 30% en 1980 à 47% en 2011 et devrait atteindre 57% d'ici à 2030. Le sous-secteur connaissant la croissance la plus rapide dans le domaine du tourisme durable est l'écotourisme, qui est centré sur les activités liées à la nature. De nombreux PED disposent d'un avantage comparatif dans le secteur de l'écotourisme du fait de leurs environnements naturels, leur patrimoine culturel et les possibilités de circuits d'aventure.

« Le passage à une économie verte peut ouvrir la voie à de nouveaux débouchés commerciaux, qui à leur tour permettront de rendre le commerce international plus durable », a déclaré M. Steiner. « Dans le même temps, le commerce de biens et de services environnementaux est manifestement un domaine dans lequel de nombreux PED possèdent un avantage concurrentiel. Grâce à la mise en place de politiques et régimes tarifaires adaptés, les PED sont bien placés pour encourager la transition mondiale vers une économie plus durable ».

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Le 15 mai 2013

Forum de dialogue mondial de l’OIT sur le travail décent dans l’industrie de la pêche

Des représentants de gouvernements, employeurs et travailleurs vont étudier comment la convention sur le travail dans la pêche peut contribuer à traiter des problèmes auxquels le secteur doit faire face, notamment concernant la santé, la sécurité et le travail forcé. Du travail décent dans l’industrie de la pêche grâce à la ratification et à l’application de la convention (n° 188) sur le travail dans la pêche de l’OIT, 2007.

Document de travail : Convention (no 188) sur le travail dans la pêche, 2007: Tous à bord !
Document de réflexion pour le Forum de dialogue mondial sur la promotion de la convention (no 188) sur le travail dans la pêche, 2007 (15-17 mai 2013). Cliquer Ici pour télécharger le document « Tous à bord »

Des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs réunis au Siège de l’Organisation internationale du Travail (OIT) vont se pencher sur les activités de promotion du travail décent dans l’industrie de la pêche grâce à la ratification et à l’application de la convention (n° 188) sur le travail dans la pêche de l’OIT, 2007.

Du 15 au 17 mai 2013, ces délégués vont discuter de la façon dont cette convention peut servir d’outil pour améliorer les conditions de travail et faire face aux principaux problèmes du secteur.

Parmi les thèmes abordés figurent l’image du secteur de la pêche; la santé et la sécurité au travail; les conditions de travail à bord des petits bateaux de pêche; le travail forcé et le trafic d’êtres humains; le travail des enfants; les conditions de travail des pêcheurs migrants; la pêche illégale et la sécurité alimentaire.

Les délégués traiteront aussi de la nécessité de renforcer le dialogue social entre les représentants des propriétaires des navires et les pêcheurs. Ils partageront également leurs expériences quant aux efforts déployés pour appliquer cet instrument dans leurs pays d’origine et sur leurs propres bateaux de pêche.

«Le Forum devrait s’accorder sur la marche à suivre pour formuler une législation nationale qui permette la ratification et la mise en œuvre de la convention. Divers défis vont se poser à de nombreux pays. Ils peuvent être identifiés et l’OIT peut envisager de contribuer à leur résolution», affirme le capitaine Nigel Campbell qui préside le Forum.

La convention n° 188 de l’OIT a été adoptée pour garantir aux pêcheurs des conditions de travail décentes à bord des navires de pêche en ce qui concerne les conditions minimales requises pour le travail à bord; les conditions de service; le logement et l’alimentation; la protection de la santé et de la sécurité au travail; les soins médicaux et la sécurité sociale. Sont concernés des sujets comme le respect d’un âge minimum pour travailler, l’octroi de périodes de repos suffisantes en mer, et l’existence d’un accord d’engagement écrit entre le pêcheur et l’armateur couvrant le travail à bord.

La convention institue un mécanisme pour garantir le respect et l’application de ses dispositions par les Etats et prévoit que les gros navires de pêche et ceux qui effectuent de longs périples internationaux peuvent faire l’objet d’inspections du travail dans les ports étrangers.

Les propriétaires des navires de pêche y trouvent aussi leur compte dans la mesure où la convention va les aider à attirer et retenir les pêcheurs, à réduire les accidents en mer et à régler la question de l’engagement des pêcheurs par les armateurs et employeurs dans un secteur de plus en plus globalisé.

«La convention sur le travail dans la pêche est l’un des trois piliers pour la sécurité des pêcheurs en mer, pour leurs conditions de vie et de travail. Les deux autres piliers sont la convention de Torremolinos de 1977 et la convention STCW-F de 1995. Le taux de ratification des trois conventions est beaucoup trop faible. Les responsables politiques devraient incorporer l’intégralité de ces conventions dans leurs politiques de pêche», déclare Ment van der Zwan (OIE) qui représente les propriétaires de navires de pêche à cette réunion.

«Nous espérons vivement adopter des points d’action concrets qui faciliteront l’entrée en vigueur de la convention n° 188 de l’OIT et nous mettre d’accord sur la façon de résoudre quelques-uns des problèmes sociaux et de travail au sein du secteur», déclare un représentant des pêcheurs.

Selon un rapport de l’OIT préparé pour la réunion, les conditions de travail sont souvent difficiles dans la pêche, quel que soit le type et la taille des opérations. On observe une grande diversité dans les différents secteurs de l’industrie de la pêche, avec des navires qui vont des petits bateaux de pêche en bois aux grands chalutiers de hauts fonds.

«Cela débouche sur des pratiques d’emploi très différentes, du petit bateau de pêche familial aux grands navires propriétés de vastes conglomérats, des opérations de pêche d’une journée en mer contre de longs périples de plusieurs mois», explique le capitaine Campbell.

«Cette diversité est souvent un obstacle à la constitution par les employés et les employeurs d’organismes capables d’agir comme partenaires sociaux.»

Le nombre et la diversité des régimes juridiques est un autre défi majeur: dans certains pays, l’autorité de sûreté maritime contrôle les conditions d’emploi tandis que, dans d’autres, c’est le rôle d’une agence ou du ministère du Travail ou de la Pêche. Dans beaucoup de pays, les règles de sécurité ne s’appliquent qu’aux gros navires et les petites embarcations ne sont que rarement, voire jamais, inspectées.

Pour l’OIT, tous les travailleurs devraient bénéficier d’une protection juridique de leurs conditions de travail. Pour les pêcheurs, qui fournissent une alimentation qui contribue quotidiennement à la santé d’une grande partie de la population mondiale, cette protection juridique devrait se manifester par des lois, réglementations nationales, et autres mesures qui, au minimum, mettent en application les dispositions de la convention sur le travail dans la pêche, 2007.

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Le 14 mai 2013

"Gabon Bleu", c'est d'abord un accord de pêche thonier avec l'Union Européenne

Un nouvel accord de pêche avec l'UE dans le cadre du nouveau plan stratégique dénommé « Gabon Bleu », pour une meilleure gouvernance des pêches, de la protection des ressources halieutiques et du contrôle des eaux territoriales gabonaises.

Pour en savoir plus sur "Gabon Bleu" lire : Réserves marines : Halte là ! Ne bougez pas !

Gabon : Plus de 93 milliards de FCFA pour booster la pêche du « thon »

Source : Infos Gabon – 13 mai 2013

Le Gabon et l’Union Européenne ont décidé de trouver un arrangement pour la pêche au thon qui durera trois ans. Le partenariat conclu...

Libreville, 13 Mai 2013 (Infos Gabon) – Le Gabon et l’Union Européenne ont décidé de trouver un arrangement pour la pêche au thon qui durera trois ans. Le partenariat conclu entre l’UE et la direction générale de la Pêche et de l’Aquaculture d’une valeur de 93,152 milliards de francs Cfa, devrait permettre d’augmenter la capture de ce poisson et d’autres espèces.

93,152 milliards de francs Cfa, (environ 143 millions d’euros), c’est le montant de l’accord conclu dernièrement à Libreville entre la direction générale de la Pêche et de l’Aquaculture et l’Union Européenne (UE) pour la pêche au thon dans les eaux gabonaises et d’autres espèces halieutiques.

Cet accord de trois ans a pour but d’augmenter de 11 à 20 mille tonnes la capture du poisson « thon » ainsi que d’autres espèces.

Toutefois, cet accord qui s’inscrit dans le cadre de l’agenda stratégique de planification des activités de pêche, prévoit dans la politique d’optimisation du secteur et du programme d’aménagement des pêcheries que les paludiers (?) ne feront plus partie de la flotte dans le but de réduire l’impact écologique sur le thon.

Le nouvel accord donne également la possibilité à 27 thoniers senneurs et 8 canneurs de pêcher le thon et d’autres espèces qui migrent dans les eaux gabonaises, sur la base d’un tonnage de référence de 20 mille tonnes.

En contre partie, l’UE versera une rémunération de 1,35 millions d’euros, dont 450 mille d’euros sont destinés au soutien de la politique de la pêche au Gabon.

L’accord prévoit en outre, une augmentation des frais pour les propriétaires européens de navires.

Notons que la signature de ce nouvel accord s’inscrit dans le cadre du nouveau plan stratégique dénommé « Gabon Bleu », pour une meilleure gouvernance des pêches, de la protection des ressources halieutiques et du contrôle des eaux territoriales gabonaises.

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Le 13 mai 2013

La faim menace en Guinée-Bissau pourtant riche en poisson !

Il y a un an, nous condamnions l’accord de pêche de type colonial entre l’Union Européenne et la Guinée-Bissau : Avec la Guinée Bissau, les verts européens ont perdu leurs racines tiers-mondistes !

Pour une compensation financière de 9,2 millions d’euros, la flottille européenne de près de 70 chalutiers industriels, crevettiers et thoniers peut piller les eaux très poissonneuses de Guinée-Bissau. 9,2 millions d’euros, des Peanuts ! C’est l’équivalent des débarquements à la criée de La Rochelle classée 23e port de pêche français en 2011, 1/3 de la criée de La Cotinière (7e), 1/4 de la criée d’Erquy (5e), 1/7 de Lorient (3e), Le Guilvinec (2e) ou Boulogne (1e)… A titre de comparaison, l'UE verse chaque année 36 millions d'euros au Maroc pour 119 bateaux européens....

La lutte contre la faim au point mort en Guinée-Bissau

Alors que la faim menace des dizaines de milliers de personnes, le Programme alimentaire mondial (PAM) n’a pas reçu les financements nécessaires à la mise en œuvre de ses programmes de nutrition et de sécurité alimentaire en Guinée-Bissau, ce qui met en danger l’existence ou la poursuite de ces programmes.

L’organisme a besoin de sept millions de dollars pour financer le programme de sécurité alimentaire et de nutrition qui devait bénéficier à 278.000 personnes en 2013, et il lui faudra huit millions de dollars supplémentaires pour poursuivre ce programme en 2014. Le programme prévoit le financement de cantines scolaires, la prévention de la malnutrition aiguë modérée et des efforts pour stimuler la production de riz. Il devait débuter en février 2013.

Fatimata Sow-Sidibé, chargée de programme du PAM, a dit à IRIN que l’organisme manque d’argent, car les bailleurs de fonds traditionnels ont décidé de suspendre le programme de coopération pour le développement à la suite du coup d’État d’avril 2012.

« [Les bailleurs de fonds] ont pris des engagements », a dit Mme Sow-Sidibé, « mais le programme devait débuter en février et nous n’avons pas les moyens d’acheter les denrées alimentaires dont nous avons besoin ».

Les programmes de nutrition n’ont pas été épargnés. Le PAM promeut la diversité alimentaire, car les taux élevés de malnutrition chronique enregistrés en Guinée-Bissau s’expliquent notamment par les pratiques alimentaires.

L’organisme promeut une alimentation plus variée (les enfants reçoivent une nourriture riche en amidon) à base de soupe de poisson, de pois, de carottes, de tomates et de céréales à base de millet. Il vient aussi en aide aux organisations non gouvernementales (ONG) locales qui se rendent dans les centres de santé et les villages à l’occasion des journées de vaccination et expliquent aux parents comment préparer des repas riches en nutriments - à base de farine de maïs, de poudre d’arachide, de poudre de haricot, d’huile et de sucre, entre autres - pour leurs enfants. Ces programmes sont appliqués pendant les 1 000 premiers jours de l’enfant.

Environ 17% des enfants de moins de cinq ans ont un poids insuffisant et 27% présentent un retard de croissance en raison d’une mauvaise alimentation, selon une étude sur la nutrition conduite en décembre 2012 par l’UNICEF et le ministère de la Santé.

Les spécialistes de la faim préviennent que les taux de malnutrition chronique risquent d’augmenter si la prévention ne s’améliore pas.

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) aide le ministère de la Santé à établir des centres de traitement nutritionnel, fournit des aliments thérapeutiques aux enfants qui souffrent de malnutrition sévère et a participé à la mise à jour de la stratégie gouvernementale de gestion de la malnutrition aiguë en février 2013. « Le manque de financement, de partenaires de la nutrition et de personnels qualifiés dans le domaine de la nutrition » sont les principaux défis auxquels l’UNICEF doit faire face, a dit Victor Suhfube Ngongalah, responsable de la lutte pour la survie des enfants. L’UNICEF a besoin de 750 000 dollars pour assurer la mise en œuvre de ses programmes en 2013 et 2014.

La Guinée-Bissau se classe au 176ème rang sur 187 dans le Rapport sur le développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). L’instabilité politique a entravé le développement du pays. Depuis 1994, aucun président n’a fini le mandat pour lequel il a été élu en Guinée-Bissau. D'après un article d'Irin du 12 mai 2013

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Le 12 mai 2013

Algérie. Les barrages au service de la Pêche continentale et de l'aquaculture en eau douce...

Lancement de la campagne d’ensemencement d’alevins

Source : Horizons  : Les barrages au service de l'aquaculture par Wassila Ould Hamouda le 12 mai 2013

Il est question de tirer profit du fort potentiel que recèle l’Algérie en matière de barrages pour développer la pêche continentale.

La campagne nationale d’introduction d’alevins dans les barrages, les retenues collinaires et les bassins d’irrigation pour l’année 2013 a été entamée officiellement le 11 mai 2012. Douze wilayas sont concernées par cette opération. Cette campagne a été lancée depuis la wilaya de Sétif par le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Sid Ahmed Ferroukhi, en présence du ministre des Ressources en eau, Hocine Necib.

Objectif : développer l’aquaculture et créer de nouveau postes d’emploi. Il est ainsi question de tirer profit du fort potentiel que recèle l’Algérie en matière de barrages pour développer la pêche continentale. Ce que confirme M. Necib à l’ouverture d’une journée nationale dédiée à cette campagne, organisée au centre national de la formation professionnelle à Aïn Tabinet (Sétif).

Ainsi, le ministre a fait savoir que d’ici à la fin 2014, les barrages, dont le nombre atteindra 84 avec une capacité globale de 9 milliards m3 et les retenues collinaires d’une capacité de 50 millions m3, seront affectés au secteur de la pêche dans la perspective de développer la production aquacole. Dans ce même cadre, il est prévu l’aménagement d’étangs au niveau des écloseries ainsi que l’entrée en activité de quatre centres de pêche, ce qui permettra, selon M. Ferroukhi, d’offrir aux filières de la pêche continentale et l’aquaculture d’eau douce d’énormes possibilités.

De nouvelles espèces « à forte valeur marchande » seront intégrées dans le cadre de cette opération. Il s’agit, entre autres, du black-bass, du sandre, du mulet et de la carpe commune. Et pour mieux encadrer la pêche continentale, les deux ministères ont élaboré un décret exécutif qui fixe les conditions et les modalités de son exercice. Il vise aussi à encourager l’investissement. C’est dans ce cadre qu’une convention de coopération a été signée, hier, entre la Direction de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya de Sétif et l’Agence de wilaya pour le soutien à l’emploi des jeunes. Tout en appelant à la création d’une association nationale de la pêche continentale, M. Ferroukhi a annoncé le lancement, au courant de cette année, d’une étude d’évaluation au niveau des retenus collinaires pour connaître leurs capacités réelles en termes de charge en vue d’optimiser la production. Le ministre a insisté également sur l’évaluation périodique au niveau des barrages concernés par cette opération d’introduction de poissons.

Côté chiffres, le ministre de la Pêche a fait savoir que le volume de la production de la pêche continentale est estimé à plus de 2.000 tonnes par an réalisées par une moyenne de 50 pêcheurs. Les deux ministres ont, par la suite, visité la station d’écloserie mobile d’Ouricia. Inaugurée en 2010, cette structure a produit, en 2012, 4,2 millions de larves et a desservi 13 barrages. L’objectif fixé est d’arriver à produire 15 millions d’alevins de poissons d’eau douce.

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Le 7 mai 2013

Somalie: la piraterie saborde (un peu) l'économie mondiale

Source : latribune.fr |

18 milliards de dollars, c'est ce que coûterait chaque année la piraterie somalienne à l'économie mondiale, à en croire une étude de la Banque mondiale. Ces quelque 13,8 milliards d'euros feraient preque oublier les 53 millions de dollars (environ 40,6 millions d'euros) que représentent les rançons payées tous les ans depuis 2005, d'après les estimations de l'institution.

Pour accéder au rapport de la Banque mondiale : Les Pirates de Somalie: éliminer la menace, reconstruire la nation (The pirates of Somalia : Ending the Threat, Rebuilding a Nation)

La piraterie coûterait à la Somalie 6 millions de dollars par an. Mais elle nuirait également aux activités économiques des pays voisins. "Les pays d’Afrique de l'Est voient diminuer fortement depuis 2006 les arrivées de touristes et le rendement de l’industrie de la pêche. Depuis l’essor de la piraterie, le chiffre d’affaires du secteur très porteur du tourisme progresse 25 % moins vite en Afrique de l'Est que dans les autres pays de l’Afrique sub-saharienne. De même, les exportations de produits de la pêche des pays affectés par la piraterie ont diminué de 23,8% depuis 2006 par rapport à d’autres régions, en partie du fait de chutes de la production", précise le document.

Des politiques trop coûteuses à long terme

Or le pays ne parvient pas à endiguer ce phénomène. Notamment parce que les politiques de lutte contre la piraterie sont trop coûteuses à long terme. Mais les chiffres sont éloquents. "La piraterie coûte 300 fois plus cher à l’économie mondiale que le montant des rançons payées annuellement aux pirates", s'alarme le rapport. L'étude prône donc une action rapide de la communauté internationale pour venir en aide à la Somalie. Mais pas seulement...

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Somalie : mettre fin à la piraterie nécessite des solutions locales et le soutien de la communauté internationale pour reconstruire l’État somali

Bien que les épisodes de piraterie au large de la Corne de l’Afrique aient fortement diminué au cours des douze derniers mois, selon une nouvelle analyse de la Banque mondiale, sur son coût humain et économique, « la Somalie ne peut ‘acheter’ sa sortie de la piraterie ; la communauté internationale ne peut non plus compter uniquement sur ses forces de police pour vaincre les pirates, que ce soit en mer ou à terre ».

Lancé à Mogadiscio avec le soutien du président somali, Hassan Sheikh Mohamud, le nouveau rapport—Les pirates de Somalie : éliminer la menace ; reconstruire la nation— suggère qu’une solution durable pour en finir avec la piraterie ne pourra passer que par la reconstruction d’un État somali viable et capable de faire fonctionner les services essentiels dans tout le pays afin de réduire la pauvreté et créer des emplois. Il faudra aussi prendre en compte la complexité et la volatilité de la situation politique locale pour déterminer comment fournir de meilleurs services de santé, d’éducation, de nutrition etc. aux Somaliens, en particulier ceux qui vivent dans des zones où sévit la piraterie.

« Comme le montre ce rapport, la solution à la piraterie en Somalie est d’abord et avant tout politique, » écrivent Makhtar Diop, vice-président du groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique, et Kaushik Basu, économiste en chef du groupe de la Banque mondiale, dans leur préface au nouveau rapport. « Ce rapport affirme qu’au-delà de sa puissance militaire et de ses ressources financières, la communauté internationale peut et doit aider la Somalie à générer des solutions. Pour cela, il est notamment essentiel de comprendre la dynamique du pouvoir au niveau local et la façon dont les règles du partage des ressources sont établies, comment  les relations inter et intra claniques sont déterminées et comment cela affecte l’équilibre politique national ».

La piraterie a des coûts considérables


Dans ce qui représente l’une des évaluations les plus détaillées des coûts internationaux et régionaux de la piraterie somalie, la Banque mondiale affirme qu’en raison de sa dimension, de son envergure géographique et de sa violence, qui causent au public une anxiété considérable dans le monde entier, la piraterie coûte à l’économie mondiale, du fait de ses surcoûts pour le commerce mondial, environ 18 milliards de dollars par an. Ce montant fait presque paraître dérisoire la somme de 53 millions de dollars qu’est le coût moyen des rançons payées annuellement depuis 2005, selon les estimations.

La piraterie n’impose pas seulement une taxe occulte sur l’ensemble du commerce mondial, elle affecte aussi gravement les activités économiques des pays voisins. Les pays d’Afrique de l'Est voient diminuer fortement depuis 2006 les arrivées de touristes et le rendement de l’industrie de la pêche. Depuis l’essor de la piraterie, le chiffre d’affaires du secteur très porteur du tourisme progresse 25 % moins vite en Afrique de l'Est que dans les autres pays de l’Afrique sub-saharienne. De même, les exportations de produits de la pêche des pays affectés par la piraterie ont diminué de 23,8% depuis 2006 par rapport à d’autres régions, en partie du fait de chutes de la production. Le total des prises de thon dans l’ouest de l’océan Indien a diminué de 26,8 %, les navires s’étant déplacés vers des zones de pêche plus sûres.

La Somalie souffre également considérablement de l’impact de la piraterie. On estime que le surcoût imposé à ses échanges coûte au pays 6 millions de dollars par an, chiffre qui ne tient pourtant pas compte du fait que, tant que les pirates continueront d’opérer impunément dans ses eaux, la Somalie ne pourra développer son commerce maritime et ses pêcheries.

Le coût de la piraterie somalie sur le plan humain est lui aussi considérable : 3 741 membres d’équipage représentant plus de 125 nationalités ont été capturés, et détenus pour des durées pouvant aller jusqu’à 1178 jours. Le nombre de marins tués au cours des attaques, morts en détention par suite de mauvais traitements ou lors d’opérations de sauvetage atteint peut-être 97 personnes.

Du côté somali, le bilan est élevé ; on pense que des centaines de pirates ont péri en mer. 

Particularité de la piraterie somalie   

L’actuelle stratégie de lutte contre la piraterie doit changer
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Le 6 mai  2013

Mortalité élevée des crevettes en Asie : le coupable démasqué
           
En Asie, un million de personnes vivent de la crevetticulture

Photo : © FAO/Hoang Dinh Nam

L'identification de la bactérie responsable constitue une première étape cruciale pour combattre efficacement la maladie

Source et pour plus d'informations : FAO

Les chercheurs de l'Université de l'Arizona ont accompli un progrès majeur en identifiant l'agent responsable de la maladie mystérieuse qui décime la crevetticulture asiatique.

Cette maladie, connue sous le nom de syndrome de mortalité précoce de la crevette (EMS) ou syndrome de nécrose hépatopancréatique aiguë (AHPNS) a provoqué depuis deux ans des morts massives dans les élevages de crevette de plusieurs pays d'Asie où un million de personnes vivent de la crevetticulture.

En 2011, l'Asie a produit 3 millions de tonnes de crevettes, pour une valeur de 13,3 milliards de dollars.

Les bassins infectés connaissent des niveaux de mortalité très élevés au début du cycle de croissance - allant dans certains cas jusqu'à 100%. Jusqu'à présent, la cause de la maladie échappait totalement aux scientifiques, aux autorités vétérinaires et aux aquaculteurs, rendant la prévention et les traitements difficiles. Mais le coupable a été démasqué: il s'agit d'une souche bactérienne fréquente dans les eaux côtières saumâtres sur toute la planète, Vibrio parahaemolyticus.


Une équipe de chercheurs de l'Université de l'Arizona est parvenue à isoler la souche et à s'en servir pour inoculer la maladie à des crevettes saines, méthode scientifique dite du postulat de Koch. «Nous avons réussi à isoler une culture pure de la souche V. parahaemolyticus et à reproduire l'EMS/AHPNS en laboratoire», explique le professeur Donald V. Lightner du Laboratoire de pathologie aquacole de l'Université de l'Arizona. «La forte virulence de cet agent pour les crevettes s'explique peut-être par un phage qui s'attaque à cette souche particulière de V. parahaemolyticus», précise-t-il.

Les efforts réalisés pour étudier l'EMS, identifier sa pathologie et y faire face ont été soutenus par un ensemble de partenaires comprenant l'Université de l'Arizona; le Département des pêches et de l'aquaculture, le Centre de gestion des crises - santé animale et le Programme de coopération technique de la FAO; l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE); la Banque mondiale; le Réseau des centres d'aquaculture d'Asie et du Pacifique (NACA); l'Alliance mondiale pour l'aquaculture (GAA); le ministère de l'Agriculture et du Développement rural du Viet Nam; CP Foods; Minh Phu Seafood Corporation; Grobest Inc., enfin, le groupe agroalimentaire Uni-President.

Cette découverte de l'Université de l'Arizona est une première étape décisive pour combattre l'EMS.

Le syndrome EMS/AHPNS est apparu en 2009. En 2010, l'épizootie est devenue grave. En Chine en 2011, les élevages de crevette de Hainan, du Guangdong, du Fujian et du Guangxi enregistraient des pertes de près de 80 pour cent. En Thaïlande, la production de crevette devrait chuter de 30 pour cent en 2013 par rapport à l'année dernière sous l'effet de la maladie. Dans certains élevages crevetticoles à l'est du pays, la production a reculé de 60 pour cent.

La FAO a d'abord envoyé une mission d'étude au Viet Nam, en 2011, via le CMC-AH. Celle-ci a mis en évidence un agent infectieux et depuis 2012 déploie un projet d'assistance technique d'urgence dans le pays.

Pas de risque pour la santé humaine

Quelques rares souches de V. parahaemolyticus provoquent des problèmes gastriques chez l'homme - causés par la consommation de crevettes ou d'huîtres crues ou peu cuites -, mais seules les souches porteuses de deux gènes spécifiques peuvent entraîner une maladie humaine.

Or seulement 1 à 2 pour cent des souches sauvages de V. parahaemolyticus dans le monde contiennent ces deux gènes; la souche identifiée par M. Lightner et son équipe comme étant responsable de l'EMS n'en fait pas partie.

«La souche de V. parahaemolyticus que nous avons isolée s'avère ne pas être porteuse des gènes qui rendent la bactérie virulente pour les humains», explique M. Lightner.

«Aucune maladie humaine n'a été constatée en association avec l'EMS et ces nouveaux éléments tendent à confirmer que les crevettes infectées par l'EMS ne sont pas dangereuses pour la santé humaine», confirme Iddya Karunasagar, spécialiste de la sécurité des aliments d'origine marine à la FAO.

Seules les crevettes sont vulnérables

L'EMS touche deux espèces de crevette d'élevage très communes: la crevette géante tigrée Penaeus monodon et la crevette à pattes blanches Penaeus vannamei. Parmi les signes cliniques de la maladie figurent léthargie, croissance lente, estomac et intestin moyen vides, hépatopancréas (organe digestif servant de foie) pâle et atrophié et, souvent, des stries noires. La mortalité massive débute dans les 30 jours après l'infestation du bassin. Jusqu'à présent, les pays officiellement concernés par l'EMS sont la Chine, la Malaisie, la Thaïlande et le Vietnam.

Mais toutes les régions pratiquant l'élevage de P. monodon et P. vannamei peuvent être touchées. C'est le cas de l'essentiel de l'Asie et d'une grande partie de l'Amérique latine, où l'élevage de crevette est également important, mais aussi de certains pays d'Afrique (Madagascar, Égypte, Mozambique et Tanzanie). La maladie semble se répandre à proximité des élevages déjà infectés ou lors du transport de crevettes malades, généralement des juvéniles utilisés pour l'alevinage.

L'équipe de M. Lightner n'a pas pu reproduire l'EMS à partir d'échantillons de crevettes congelées puis décongelées, ce qui suggère que le froid tue la bactérie. Or, l'essentiel des échanges internationaux de crevettes concerne des produits congelés, qui présenteraient donc un risque de transmission faible, voire nul.

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Le 3 mai 2013

Océan Indien. La Sapmer dans le viseur de Greenpeace

L’Esperanza, un des bateaux de la flotte de Greenpeace fera escale pour la première fois à la Réunion, au Port les 8 et 9 mai 2013, lors de sa mission dans l’Océan Indien. Les équipes de Greenpeace mènent depuis 2 mois l’enquête en haute mer sur les pratiques des thoniers. L’état des stocks de thon est en effet préoccupant. Les scientifiques de la Commission Thonière de l’Océan Indien recommandent notamment de réduire de 20% au moins les prises de thon blanc pour permettre au stock de se maintenir.

La Sapmer dans le viseur

"Ces thoniers, qui battent en partie pavillon français, comptent notamment ceux de la Sapmer, et sont parmi les bateaux les plus prédateurs de la flotte française. Outre leur puissance et leur sophistication, cette flotte utilise des dispositifs de concentration des poissons : des épaves flottantes mises à l’eau par les thoniers", cible Greenpeace. "Les plus petits poissons s’y abritent, les plus gros arrivent pour s’y nourrir, et en haut de la chaîne alimentaire, thons et requins s’y rassemblent. Un coup de filet, la senne, peut permettre d’attraper des centaines de tonnes de poisson, dont, notamment les prises accessoires : des juvéniles n’ayant pas atteint leur âge de reproduction, des espèces non initialement visées, mais capturées, ou encore des espèces pêchées par ailleurs par les artisans des zones côtières".

Greenpeace demande que "les thoniers de la zone abandonnent les méthodes industrielles  trop intensives, qui déciment les populations de thons et touchent aussi d’autres espèces telles que les requins ou les tortues", explique François Chartier, chargé de campagne océans à bord de l’Esperanza. Greenpeace demande aussi aux organismes régionaux de gestion des pêches, comme la CTOI, de mettre en place un système de contrôle incluant des sanctions et de limiter la taille et la puissance de la flotte, pour la mettre en adéquation avec la ressource en poissons.

Pêche artisanale ou industrielle : quel modèle pour demain ?

"Il existe en fait deux modèles pour l’avenir de la pêche et des océans : la pêche industrielle, incarnée par ces thoniers aux pratiques destructrices, et la pêche artisanale, ancrée dans le tissu local, qui pratique une pêche sélective, à plus petite échelle, dans le respect de l’environnement, et qui nourrit le tissu économique et social localement".

"Si nous continuons sur ce cap, d’ici 35 ans, les océans pourraient se vider de tous leurs poissons. La Politique commune des pêches européenne, qui régit les bateaux battant pavillons français, dans et hors des eaux européennes, est en cours de réforme et cela n’arrive que tous les 10 ans. Il est donc urgent d’agir, aujourd’hui, pour que la capacité de pêche de la flotte européenne soit mise en adéquation avec la ressource en poissons, et que les pêcheurs ayant les pratiques les plus durables, les pêcheurs artisans, soient ceux qui aient d’abord accès aux ressources". C’est le travail que Greenpeace mène dans toute l’Europe, et un des messages que l’Esperanza vient apporter aux réunionnais, qui peuvent soutenir la pêche artisanale en ligne sur www.myboat.gp.


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Le 2 mai 2013

Sénégal. Le président exhorté à sauver les sardinelles

Source : IPS (16 avril 2013) par Christopher Pala

Quelques heures après la rencontre du président sénégalais Macky Sall avec le président Barack Obama en mars 2013, à Washington, il est entré dans la salle de réunion d'un hôtel pour recevoir le Prix Peter Benchley pour la gestion nationale des océans, le seul prix pour la préservation des océans, décerné aux chefs d'Etat.

Remarque : La remise officielle du trophée "Peter Benchley Ocean Awards" aura lieu le 15 mai 2013 dans le cadre du Blue Vision Summit 2013 à Washington (USA). Voir la liste de tous les lauréats et le programme du sommet : Blue Frontier

Comme il l'avait promis lors de sa campagne, Sall, dès son élection il y a un an, a annulé une série de contrats impopulaires que son prédécesseur avait signés avec des navires industriels étrangers qui captent d'énormes quantités de sardinelles, un poisson de mer épuisé qui constitue maintenant la principale source de protéines animales en Afrique de l'ouest, et le transforment en farine de poisson pour l'aquaculture étrangère.

"Le président Sall avance maintenant avec des plans pour garantir une pêche intérieure durable sans exploitation étrangère, créant un modèle pour l'Afrique de l’ouest et le monde", a déclaré Wendy Benchley, la veuve de Peter Benchley, l’auteur du roman intitulé "Jaws", avant de lui remettre le prix, pendant que les représentants de Greenpeace et de la Banque mondiale applaudissaient.

Mais dans une interview accordée juste avant la cérémonie, Sall a indiqué que l'interdiction n'était pas permanente et qu'il avait l'intention de ramener les chalutiers étrangers de la sardinelle dans six mois. "Nous donnons au stock un an et demi pour récupérer", a-t-il dit à IPS. "Maintenant, nous devons trouver une approche responsable de la gestion de cette pêche de façon durable afin que nos pêcheurs puissent pêcher et que les chalutiers étrangers soient aussi en mesure d’opérer dans des conditions strictement contrôlées".

"Ce serait suicidaire", estime Philippe Cury, qui dirige un institut de recherche sur les pêches à Sète, en France, et qui a étudié les pêches en Afrique de l’ouest. "Il n’y a pas encore assez de sardinelles comme ça". Les navires étrangers de la sardinelle ont considérablement réduit la population, qui se déplace entre le Sénégal et la Mauritanie, pêchant plus de deux fois qu'ils ne peuvent entretenir sans se retirer, selon un rapport scientifique publié par le Comité des pêches pour l'Atlantique oriental et central, a-t-il souligné.

Ce rapport, qui est sorti en mars, un an après le départ des chalutiers russes, indiquait que même la flotte sénégalaise de pirogues prenait trop de poissons et devrait être limitée. "C’est très difficile de dire aux pêcheurs locaux d'arrêter de pêcher pour nourrir leur pays alors que les chalutiers industriels étrangers sont autorisés à emporter une grosse prise", a expliqué Daniel Pauly de l'Université de la Colombie britannique, au Canada, qui étudie les pêches dans le monde en développement. "Maintenant que cela a été fait, le Sénégal peut essayer de réduire sa propre prise afin que les populations de sardinelles puissent se reconstituer".

Didier Gascuel de l'Université européenne de Bretagne à Rennes, en France, qui est l'un des auteurs du rapport, a déclaré: "Même si la prise artisanale reste à ce niveau, les sardinelles ont la chance de se reconstituer". Notant que les populations de sardinelles augmentent et diminuent naturellement en fonction des différences de courants et de conditions météorologiques, il a ajouté: "Mais s’ils ramènent les chalutiers industriels, une seule mauvaise année suffirait pour que le stock soit décimé".

L’Afrique du nord-ouest, où les courants riches en nutriments montent depuis des profondeurs, se vante de posséder l'une des zones de pêche les plus riches au monde, accordant historiquement une prise abondante à sa population côtière et fournissant des dizaines de milliers d'emplois. Les pêcheurs sénégalais sont parmi les plus doués en Afrique et le plat national, le Thiéboudienne, est basé sur un mérou succulent appelé le thiof. D’autres poissons précieux ainsi que des homards et des crevettes étaient aussi abondants. Mais à partir des années 1960, des chalutiers européens et soviétiques sont apparus, traînant des râteaux équipés de filets en bas et détruisant l'habitat dont dépendent les poissons et les crustacés. Ils vendaient les poissons à l'étranger après avoir versé aux gouvernements un infime pourcentage de leur valeur pour le droit de les capturer.

"Jusque dans les années 1980, la prise était de 80 pour cent de poissons de fond et de 20 pour cent de sardinelle, qui était connue comme le poisson des pauvres", a indiqué Cury, un scientifique français. Aujourd’hui, les proportions sont inversées". "Il n'existe plus de poissons de fond", a déclaré Abdou Karim Sall, président de la principale association de pêcheurs, qui n’a aucun lien avec le président. "La sardinelle constitue tout ce qui nous reste". La plupart des sardinelles sont trempées dans l’eau salée et séchées, ce qui leur permet de garder leur valeur nutritive pendant de longues périodes sans réfrigération. Elles sont vendues dans toute la région aride du Sahel, où la saison des pluies dure seulement trois mois. C'est la principale source de protéines animales pour des dizaines de millions d'Africains pauvres, selon Birane Samb, un chercheur sénégalais sur les pêches.

En 1994, l'indignation du public en Europe et des manifestations au Sénégal ont entraîné le non-renouvellement des permis de pêche aux flottes de chalutiers à pavillon étranger. D'autres pays en Afrique ont fait de même et aujourd'hui, la Mauritanie et le Maroc sont les derniers à avoir des accords avec l'Union européenne, et ceux-ci peuvent ne pas être renouvelés. (FIN/2013)

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Le 1 mai 2013

Le sel de Bilma est menacé par le sable et la mévente


Source : IPS par Ousseini Issa

Le site de production du sel de Bilma, dans l’extrême-nord du Niger, est menacé d’engloutissement par des dunes de sable du désert du Ténéré, alors que le produit est confronté à une mévente faute d’infrastructures routières dans cette zone enclavée.

Scrutant longuement les grandes dunes de sable ceinturant les salines de 'Kalala' (nom donné à un site de Bilma), le capitaine Abdoulaye Soumana, directeur départemental de l’environnement à Bilma, déclare, inquiet, à IPS: «Si rien n’est fait pour protéger le site, cette activité d’extraction de sel disparaîtra un jour car le sable finira par tout engloutir».

«Quelques bassins d’extraction du sel sont déjà submergées, mais les autorités locales n’ont pas encore pleinement conscience de la menace, ce qui les intéresse, c’est l’argent généré par l’activité à la commune» de Bilma, déplore Soumana.

Selon le maire de Bilma, Abba Marouma Elhadj Laouel, «la commune de Bilma compte environ 6.000 habitants et le travail du sel est exercé par quasiment tous les ménages autochtones».

Dans le vaste désert du Ténéré, les salines de Kalala, exploitées depuis des siècles par la population de Bilma, s’étendent sur un sol argileux entouré par endroits par des galets sur près d’une centaine d’hectares, selon Soumana, le technicien de l’environnement. (à droite photographie wikipedia)

«L’extraction du sel est une activité séculaire ici à Bilma, j’ai trouvé mes grands-parents en train de l’exercer, mes parents ont pris la relève avant de me passer le flambeau; c’est notre principale source de revenu monétaire», raconte Fadji Boulama, une saunière de 35 ans, mère de cinq enfants, interrogée par IPS sur le site.

«En l’absence de mon mari, parti en exode en Libye, je me fais aider par trois de mes enfants âgés respectivement de neuf, 12 et 14 ans lorsqu’ils ne vont pas à l’école. C’est avec l’argent de la vente du sel que je subviens aux besoins quotidien du foyer», ajoute Boulama.

Yagana Arifa, une voisine de Boulama sur le site, explique à IPS: «Nous trouvons, certes, à manger et à faire certaines dépenses dans ce travail, mais ce qui nous handicape, c’est le manque de route qui fait que nous n’arrivons pas à écouler notre production de sel facilement et à un prix plus intéressant».

«Les caravaniers, qui sont nos principaux clients, achètent actuellement la galette de deux kilogrammes de sel à 100 francs CFA (environ 0,2 dollar US) avec nous pour aller la revendre à 500 francs (un dollar) à d’Agadez (la principale ville de la région, au nord), et à plus de 600 francs (1,2 dollar) dans les régions du sud du pays», souligne Arifa.

Carte des routes commerciales du Sahara vers 1400, centrées sur le Niger (source : Wikipedia)


Selon Boulama Laouel, président de la coopérative des sauniers de Kalala, «le principal gagne-pain des habitants de Bilma, c’est le sel. Malgré les difficultés d’écoulement du produit, il n’y a pas une seule famille locale qui n’ait pas son propre bassin d’extraction», a-t-il dit à IPS.

Les producteurs des localités d’Argui, Fachi et de Siguidine sont aussi confrontés à ce problème d’écoulement et de mévente du sel, affirme Salifou Laouel, maire de la commune rurale de Fachi.

«Nous vendons très mal notre sel à cause de l’enclavement; les camions de transport ordinaires ne peuvent pas faire le désert pour venir acheminer notre production en direction des marchés du sud où la vente est plus bénéfique», a déploré Laouel.

Deux variétés de sel sont extraites dans la région: le sel de cuisine appelé «gemme» et celui destiné à l’alimentation des animaux, a constaté IPS. «C’est le sel pour bétail qui est surtout demandé; à Fachi, nous en produisons quelque 450 tonnes par an, qui nous rapportent 69 millions de FCFA (environ 138.000 dollars», indique-t-il à IPS.

A Bilma, la production annuelle de ce sel est chiffrée à 20.700 tonnes contre seulement 12.000 tonnes pour le sel de cuisine, selon le maire de Bilma.

«Avant que nous ne prenions un acte pour fixer officiellement le prix de la galette de deux kilos de sel à 100 francs (environ 0,2 dollar), elle s’achetait sur le marché noir à 10 FCFA (0,02 dollar) par des commerçants véreux», a déploré Elhadj Laouel à IPS.

Malgré ces difficultés, une étude réalisée en 2011 par le capitaine Soumana montre que le sel rapporte annuellement près de 400.000 FCFA (environ 800 dollars) à un saunier de Bilma et quelque 921.000 FCFA (1.842 dollars) à son homologue de Siguidine.

«Le sel à lécher (pour bétail) de Bilma comporte des éléments nutritifs indispensables à la bonne croissance des animaux et améliore en même temps la qualité de leur viande», affirme à IPS, Oumarou Issaka, un agent vétérinaire basé à Niamey, la capitale nigérienne.

Pour soutenir les sauniers, le bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) à Niamey envisage, selon Denise Brown, sa représentante résidente, d’intégrer le sel de cuisine qu’ils produisent dans son programme des cantines scolaires qu’il finance dans ce pays sahélien d’Afrique de l’ouest.

«Nous sommes en train d’étudier comment acheter une certaine quantité de la production pour booster sa commercialisation, si elle répond évidemment aux normes sanitaires en matière d’iodation du sel recommandées par l’OMS (l’Organisation mondiale de la santé)», indique Brown à IPS. (FIN/2013)

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Le 30 avril 2013

Changement climatique. Migration du thon vers le Pacifique Est

Au vu des prévisions du GIEC, les bonites devraient migrer vers l’est du bassin pacifique, en direction de la Polynésie française, au détriment des îles situées à l’ouest comme la Mélanésie, les îles Salomon, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, etc.


Isolées en plein cœur de l’océan, les îles du Pacifique dépendent étroitement de la pêche pour leur économie et leur sécurité alimentaire. La pêche et la vente de poisson sont la première ou la deuxième source de revenus de 50 % des ménages en zone côtière en Papouasie Nouvelle Guinée par exemple.

Mais le réchauffement de la planète devrait considérablement diminuer leurs ressources accessibles en poissons au cours des prochaines décennies. C’est ce que révèle, dans la revue Nature Climate Change, une étude de l’IRD, du Secrétariat général de la communauté du Pacifique (CPS) et de leurs partenaires français, australiens et américains. D’après les projections climatiques du GIEC, la quantité de poissons des récifs coralliens, essentiels pour l’alimentation des habitants, risque de baisser de 20 % d’ici 2050.

Les thons fuient vers l’est

Les chercheurs ont étudié la réponse de la biomasse en poissons au changement climatique dans le Pacifique selon les prévisions du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). La pêche des bonites, poissons de la famille des thonidés qui constituent 90 % des prises, sera notamment très affectée. D’après les modélisations effectuées, l’élévation de la température des eaux de surface, plus importante à l’ouest du bassin océanique, entraînerait la migration des thons vers la Polynésie à l’est. Les zones de prises s’éloigneraient ainsi des côtes mélanésiennes, des îles Salomon ou encore de Papouasie-Nouvelle-Guinée. L’exode de ces thons en dehors des eaux territoriales de ces pays représentera une perte économique significative. Les droits de pêche versés par les grandes pêcheries internationales constituent en effet une importante rentrée financière pour les petits États insulaires.


Les écosystèmes coralliens sont menacés

Le long des côtes, la disponibilité des poissons récifaux est également en péril. Le réchauffement océanique annoncé augmentera le blanchissement des coraux et engendrera donc la mort de nombreux récifs. La croissance démographique, dans ces territoires jusque-là préservés, viendra également ajouter une forte pression sur les écosystèmes coralliens – exploitation, dégradation, pollution, etc. Le taux de recouvrement des récifs en corail vivant devrait ainsi passer de 40 % aujourd’hui à travers le Pacifique, à 10 ou 20 % en 2050. Selon l’étude, cette perte réduira de 20 % la quantité de poissons coralliens, qui constituent une ressource alimentaire capitale pour les populations locales.

Des secteurs à développer

Certaines îles du Pacifique pourront toutefois se tourner vers l’aquaculture et les pêcheries en eau douce. En effet, sur terre se joue un tout autre scénario qu’en mer. L’augmentation attendue des pluies, en étendant de plus de 10 % d’ici 2050 la surface des lacs, cours d’eau, etc., pourrait favoriser ces activités. Les scientifiques encouragent donc dans leur nouvelle étude le développement de ces secteurs. Pour pallier les pertes prévues, ils invitent aussi les gouvernements à faciliter l’accès aux ressources thonières pour les pêcheurs locaux – en installant par exemple, le long des côtes, des dispositifs à concentration de poissons, sortes de pontons flottants qui les attirent. Enfin, d’autres ressources halieutiques, encore non exploitées, pourraient être mises à profit, comme le maquereau, l’anchois, la sardine…

Minimiser les risques en préservant les récifs et maximiser les opportunités : un défi que les autorités publiques des petits États du Pacifique devront relever dans les décennies à venir pour faire face au changement climatique et à la demande croissante en poissons de leur population en forte expansion.

Références

Bell J., Ganachaud Alexandre, Gehrke P., Griffiths S., Hobday A., Hoegh-Guldberg O., Johnson J., Le Borgne Robert, Lehodey P., Lough J., Matear R., Pickering T., Pratchett M., Sen Gupta A., Senina I. and Waycott M. Mixed responses of tropical Pacific fisheries and aquaculture to climate change, Nature Climate Change , 2013. doi:10.1038/nclimate1838

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29 avril 2013

Les communautés de pêcheurs du monde entier lancent un appel : "Non au GPO"

Les pêcheurs et les travailleurs de la mer du monde entier disent « Non » au Partenariat mondial pour les océans (GPO – Global Partnership for oceans), programme porté par la Banque mondiale et soutenu par les ONG...

Les pêcheurs disent « Oui » aux Directives internationales visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale, en discussion actuellement au département des pêches de la FAO : Technical Consultation on the International Guidelines For Securing Sustainable Small-Scale Fisheries...

Les deux principales organisations de la pêche dans le monde, Forum mondial des populations de pêcheurs (WFFP) et Forum mondial des pêcheurs et travailleurs de la pêche (WFF) qui représentent plusieurs millions de pêcheurs et travailleurs de la mer, ont lancé au mois de mars 2013, un appel aux gouvernements du monde entier :

Appel aux gouvernements : Arrêter de soutenir le Partenariat mondial pour les océans (GPO) et la pêche fondée sur les droits de pêche (synonyme de privatisation de la mer)...

Le Forum mondial des populations de pêcheurs (WFFP) et le Forum mondial des pêcheurs et travailleurs de la pêche (WFF), et tous nos membres à travers le monde, appelons les gouvernements de chaque pays et les institutions inter-gouvernementales à abandonner le Partenariat mondial pour les océans et exigeons l’arrêt immédiat des initiatives basée sur les droits de pêche (Rights-Based Fishing) en tant que «remède» pour la pêche. 

En outre, nous demandons instamment aux gouvernements de chaque pays et à toutes les institutions inter-gouvernementales d’orienter leurs ressources humaines et financières vers un engagement renforcé auprès des populations de pêcheurs artisanaux de la planète afin de finaliser et de mettre en œuvre les Directives internationales visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale.

Cliquer Ici pour télécharger l'appel "A Call for Governments to Stop Supporting the Global Partnership for Oceans (GPO) and Rights-Based Fishing (RBF) Reforms"

Cliquer Ici pour télécharger le document "Consultation technique sur les directives internationales visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale" et qui sera à l'ordre du jour de la réunion au département des pêches et de l'aquaculture de la FAO à Rome du 20 au 24 mai 2013 : Technical Consultation on the International Guidelines For Securing Sustainable Small-Scale Fisheries

Global Partnership for oceans (GPO), Kesaco ?

GPO Global Partnership for oceans ou Partenariat mondial pour les océans est un programme porté par la Banque mondiale avec le soutien des grandes institutions internationales (FAO, Unesco, IUCN,...), d’ONG, d’entreprises,...


Parmi les soutiens au Partenariat mondial pour les océans figurent un certain nombre de pays développés et en développement, ainsi que des groupements de pays (comme les nations insulaires) ; des organisations non gouvernementales et de défense dont Conservation International, Environmental Defense Fund, l’International Seafood Sustainability Foundation (ISSF), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la National Geographic Society, The Nature Conservancy, Oceana, Rare et World Wildlife Fund (WWF) ; des organismes scientifiques comme la National Oceanic & Atmospheric Administration (NOAA) aux États-Unis ; des groupes industriels comme le National Fisheries Institute et le World Ocean Council, dont les membres ont besoin de produits de la mer durables ou sont tributaires de ressources océaniques ; des organisations internationales dont l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds pour l’environnement mondial, le Global Ocean Forum, GRID Arendal (Norvège), le Programme des Nations Unies pour le développement, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO et le Groupe de la Banque mondiale.

Un nouveau partenariat mondial ou l’art d’unir ses forces pour la santé des océans
Sous la bannière d’un nouveau Partenariat mondial pour les océans, une puissante coalition d’États, d’organisations internationales, de groupes issus de la société civile et d’acteurs du secteur privé s’est forgée afin d’aider à remédier aux problèmes bien connus de la surexploitation des ressources halieutiques, de la dégradation des eaux et de la disparition des habitats.

Dans un discours liminaire prononcé aujourd’hui à Singapour au Sommet mondial sur les océans (World Oceans Summit) convoqué par le magazine The Economist, Robert B. Zoellick, président du Groupe de la Banque mondiale, a expliqué que ce partenariat réunira des scientifiques, des défenseurs des océans, des représentants du secteur privé et des organismes publics internationaux dans le but de faire progresser des objectifs définis ensemble pour la santé et la productivité des océans.

Soulignant l’importance des océans pour les économies en développement du monde entier, M. Zoellick a déclaré : « Les océans de la planète sont en danger. C’est un défi si gigantesque qu’il ne saurait être relevé par un seul pays ou une seule organisation. Nous avons besoin d’une action mondiale coordonnée pour redonner la santé à nos océans. Ensemble, nous nous appuierons sur les excellents travaux déjà réalisés pour répondre aux menaces qui pèsent sur les océans, identifier des solutions réalisables et les faire passer à la vitesse supérieure ».

Toutes les organisations, les États et les agences qui soutiennent le Partenariat mondial pour les océans, y compris le Groupe de la Banque mondiale, sont déjà engagés dans des activités visant à protéger une ressource qui fournit quelque 15 % des protéines animales consommées dans le monde, génère des millions d’emplois et assure des services écosystémiques vitaux comme la régulation du climat et le stockage du carbone. Mais, étape essentielle, il faut mobiliser les différents acteurs autour d’objectifs communs. Telle est la vocation du Partenariat, qui entend contribuer à inverser la dégradation et l’épuisement des océans en aidant à coordonner les activités et à mobiliser de nouveaux soutiens financiers, en étroite collaboration avec les États, la société civile et le secteur privé.

De plus amples discussions permettront de définir les modalités précises du Partenariat. Ces discussions porteront sur l’amélioration des systèmes de gouvernance liés à la pêche, l’augmentation du nombre de zones marines protégées, l’intensification des efforts pour combattre les sources de pollution et de dégradation des océans, ainsi que l’amélioration de la gestion côtière pour accroître la résilience aux menaces météorologiques et climatiques.

(...)

De nombreuses ONG axées sur les océans ont exprimé leur soutien envers cette nouvelle alliance. « En 2050, lorsque la planète comptera 9 milliards d’habitants, la demande de denrées alimentaires et d’autres ressources aura doublé, a rappelé Peter Seligmann, directeur exécutif de Conservation International. La bonne gestion des océans relève de l’intérêt de toutes les nations et de toutes les communautés. L’humanité a besoin des océans pour prospérer. La collaboration est essentielle. »

Mark Tercek, président de The Nature Conservancy, a pour sa part déclaré qu’« il faut de toute urgence redoubler d’efforts pour la conservation des océans sur la planète, ce qui nécessite de rassembler la vaste palette de partenaires qui y ont un intérêt. Le leadership et l’engagement de la Banque mondiale constituent un immense atout pour y parvenir. Une gestion des océans qui renforce le capital naturel des pays constitue pour ces derniers une formidable opportunité de voir se concrétiser des bénéfices tangibles : emplois, moyens de subsistance et développement économique. »

D’autres partisans de la nouvelle alliance soulignent la nécessité d’améliorer la gouvernance pour une meilleure gestion des océans et de mobiliser davantage d’investissements privés pour des projets liés à la durabilité des océans.

« Quasiment tous les problèmes de durabilité des océans sont dus à l’échec de la gouvernance ou aux déficiences du marché », a souligné Andrew Hudson, responsable du Programme pour la gouvernance de l'eau et des océans du PNUD.

« D’après notre expérience, c’est en appuyant la réforme de la gouvernance des océans à tous les niveaux que l’on parvient à créer un environnement favorable et capable, à son tour, de catalyser une quantité considérable de financements publics et privés en faveur des services écosystémiques des océans. Le Partenariat mondial pour les océans offre un moyen de mise en œuvre clé pour développer à grande échelle des approches qui ont fait leurs preuves. »

Même une entreprise privée comme Darden Restaurants, l’un des plus gros acheteurs mondiaux de poissons et fruits de mer, apporte son soutien à des initiatives qui s’efforcent d’atténuer les risques pour la santé des océans et favorisent la durabilité de la pêche pour les générations à venir. « La santé des océans de la planète est d’une importance critique. Comme tant d’autres, nous dépendons des ressources naturelles que nous procurent les océans et, en investissant dans la santé de ces derniers, nous assurons la viabilité à long terme de ces ressources », a expliqué Roger Bing, vice-président des achats de poissons et fruits de mer chez Darden Restaurants.


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Consultation technique sur les directives internationales visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale

Technical Consultation on the International Guidelines For Securing Sustainable Small-Scale Fisheries

FAO Fisheries and Aquaculture Department

Rome (Italie), 20-24 mai 2013

Directives d'application volontaire visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la pauvreté

Pour plus d'informations : FAO

Les présentes Directives d'application volontaire visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la pauvreté ont été rédigées comme complément au Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable de 1995. Elles ont pour objet de donner des orientations complémentaires concernant la pêche artisanale dans l'esprit des principes généraux et des dispositions du Code, et ainsi de favoriser la visibilité, la reconnaissance et l'amélioration du rôle des petites pêcheries et de contribuer aux efforts consentis aux plans mondial et national pour éradiquer la faim et la pauvreté. Les Directives préconisent une gouvernance responsable des pêches et un développement socioéconomique durable au profit des générations présentes et futures et s'intéressent tout particulièrement aux personnes et groupes vulnérables et marginalisés – comme les femmes, les enfants et les personnes âgées, les peuples autochtones et les groupes en situation d'insécurité alimentaire – en prônant une approche fondée sur les droits de l'homme.

La petite pêche et la pêche artisanale, si on prend en compte l'ensemble des activités exercées par des hommes et des femmes tout au long de la filière – avant, pendant et après exploitation –, jouent un rôle important pour la sécurité alimentaire et la nutrition, l'éradication de la pauvreté, le développement équitable et l'utilisation durable des ressources. Les petites pêcheries produisent des aliments nourrissants pour les marchés locaux, nationaux et internationaux, génèrent des revenus dans l'économie locale et nationale et renforcent souvent l'utilisation durable des ressources halieutiques.

Les pêcheries artisanales représentent environ la moitié des prises mondiales et les deux tiers des produits de la pêche directement destinés à la consommation. Les pêches continentales sont particulièrement importantes à cet égard et la production alimentaire domine le sous-secteur de la pêche artisanale. Les pêcheries artisanales emploient, au niveau mondial, plus de 90 pour cent des pêcheurs et autres travailleurs de la pêche, dont environ la moitié sont des femmes. Outre les emplois à temps plein ou partiel dans les métiers de la pêche, les activités de pêche saisonnières ou occasionnelles apportent à des millions de personnes un complément essentiel à leur subsistance. Elles peuvent être une occupation accessoire récurrente ou revêtir une importance particulière en période difficile. De nombreux petits pêcheurs et travailleurs de la pêche sont à leur compte et ont une activité vivrière, celle-ci consistant à approvisionner directement en aliments leur famille et leur communauté, mais beaucoup d'entre eux travaillent également dans les secteurs de la pêche commerciale et de la transformation et commercialisation des produits de la pêche. La pêche et les activités connexes supportent souvent l'économie locale des communautés implantées près de la mer, d'un lac ou d'un cours d'eau et ont un effet d'entraînement et de stimulation sur d'autres secteurs.  

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Le 27 avril 2013

La pêche au homard aux Îles-de-la-Madeleine débute

La 138e saison de pêche au homard a été lancée ce samedi matin (27 avril 2013) aux Îles-de-la-Madeleine.

Le ministre des Pêcheries et vice-premier ministre, François Gendron, a notamment assisté à la mise à l'eau des cages, au petit matin.

L'industrie des pêches et de l'aquaculture commerciales des Îles-de-la-Madeleine procure de l'emploi à plus de 2000 pêcheurs, aides-pêcheurs, aquaculteurs et travailleurs d'usine. La valeur des débarquements de poissons et de fruits de mer dans le territoire insulaire est estimée à environ 36 millions $. Plus de 70 pour cent du homard pêché au Québec provient des Îles.

Le ministre a profité de son passage dans l'archipel pour présenter son plan d'action quinquennal pour l'industrie des pêches et de l'aquaculture commerciales au Québec. Le plan contient 27 actions qui seront réalisées graduellement au cours des cinq prochaines années. Le gouvernement y consacrera plus de 56 millions $ en 5 ans. Le programme de traçabilité du homard, sur lequel un gros accent est placé cette année en Gaspésie, fait partie des projets financés par le Plan d'action sur les pêches et l'aquaculture commerciales annoncé par le ministre François Gendron.

Plan d'action quinquennal pour l'industrie des pêches et de l'aquaculture commerciales au Québec

« L'industrie des pêches et de l'aquaculture du Québec procure plus de 8 000 emplois et réalise des ventes de plus de 350 millions par année. L'activité et l'emploi générés par ce secteur sont primordiaux, en particulier pour l'économie des régions maritimes du Québec et les communautés côtières qui en dépendent. C'est pourquoi notre gouvernement entend soutenir ce secteur en lui consacrant un plan d'action articulé qui permet de passer à l'étape du développement », a déclaré M. Gendron.

Le plan d'action permettra au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) de favoriser le développement et la pérennité de cette industrie, afin qu'elle puisse continuer à contribuer à l'offre de produits bioalimentaires québécois, à générer des emplois et des retombées économiques.

Le plan est le résultat des discussions et des travaux qui ont émané de la Table ronde sur les pêches et l'aquaculture commerciales, qui s'est tenue à Québec le 18 décembre dernier.


Politique de souveraineté alimentaire en préparation

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec consacrera 12,5 millions $ par an en 2013 et en 2014 à son Plan d'action des pêches et de l'aquaculture commerciales du Québec. C'est une hausse de 20 % par rapport aux sommes annuelles du dernier plan quinquennal.

Le ministre François Gendron a indiqué qu'il pouvait sembler singulier qu'une hausse budgétaire caractérise un plan d'action dans un contexte d'austérité comme celui vécu au Québec, mais il avait une explication.

«Nous avons une politique de souveraineté alimentaire en préparation et qui sera annoncée en mai [...] On ne peut avoir de la crédibilité sur le corpus, donner de l'oxygène au secteur bioalimentaire [...] et dire: "Je m'excuse, c'est du développement, mais avec moins d'accompagnement financier"», a souligné le ministre Gendron.



Le ministre n'a pas annoncé les enveloppes pour les années 2015-2018, tentant de se faire rassurant sur la possibilité de maintenir les sommes de 2013 et de 2014, et même de les augmenter. Il a aussi précisé que les 25 millions $ pour deux ans accordés au plan d'action n'étaient pas annulés par des coupes dans les programmes réguliers de son ministère.

«Nous aussi, on a fait notre effort [de compressions], mais il n'y a pas d'effet sur les programmes», a-t-il promis. Le plan de 2008 à 2013 contenait une enveloppe annuelle d'un peu plus de 10 millions $ par an.

Les priorités du plan d'action sont le développement, la compétitivité, la pérennité de secteur agroalimentaire, la mise en valeur des produits aquatiques et l'occupation dynamique du territoire. Ces priorités concernent quatre des six axes retenus lors de l'exercice de consultation mené avant la rédaction du document. Il s'agit de la capture, l'aquaculture, la transformation alimentaire et la commercialisation.

Dans le concret, le ministre s'est engagé à «continuer d'encourager des programmes de rationalisation» de permis de pêche, afin de protéger la ressource et assurer de meilleurs revenus aux pêcheurs qui demeurent. Il s'est aussi montré prêt à mener une «lutte avec le gouvernement fédéral pour avoir la juste part des ressources» halieutiques revenant aux pêcheurs québécois, une part qui est en érosion depuis des années.

«On ne peut tourner en rond toute sa vie en aquaculture», a-t-il dit, à propos de l'élevage de poissons en eau douce. En mariculture, ou élevage en mer, un secteur qui a eu sa part de problèmes, comme l'élevage de moules dans la baie des Chaleurs, «on va se concerter pour trouver quelque chose qui peut faire progresser».

« La commercialisation est un aspect qui m'interpelle particulièrement puisque l'identification et la valorisation des aliments du Québec sont au cœur de notre politique de souveraineté alimentaire. Nos produits aquatiques, à la fois originaux et de grande qualité, ont tout ce qu'il faut pour séduire. Il faut mieux les mettre en valeur », a conclu le ministre, en soulignant que la concertation et l'innovation sont deux éléments essentiels à la réussite du plan d'action.

Pour en savoir davantage sur le plan d'action visant à développer l'industrie des pêches et l'aquaculture commerciales du Québec : Plan d’action 2013-2018 pour l’industrie des pêches et de l’aquaculture commerciales
 
D'après La Presse Canadienne et Le Soleil : Pêche et aquaculture commerciales: Québec gonfle le budget

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Le 26 avril 2013

Accord de pêche UE-Mauritanie : Le Comité scientifique confirme les orientations prises...


L’Espagne est le principal obstacle aux nouvelles orientations de l’accord de partenariat de la pêche (APP) entre l’Union Européenne et la Mauritanie, un nouveau protocole que soutiennent les organisations mauritaniennes de la société civile et de la pêche artisanale...

Les résultats du Comité scientifique conjoint de l’APP UE-Mauritanie confirment les orientations prises dans le protocole

Source : Cape par Béatrice Gorez

Des organisations de la société civile mauritanienne et celles qui les soutiennent ont fait une communication commune soulignant que les résultats du comité scientifique conjoint confirment que les changements introduits dans le protocole d’accord en application provisoire vont dans le sens d’une pêche durable, en particulier pour ce qui concerne les ressources de poulpe, de petits pélagiques et de crevettes côtières.

Après avoir pris connaissance des résultats du Comité scientifique conjoint de l’Accord de Partenariat de Pêche UE-Mauritanie, qui s’est tenu à Rennes du 2 au 5 avril dernier, nos organisations souhaitent féliciter les membres de ce comité pour le travail accompli. Certains des résultats du comité scientifique conjoint nous semblent particulièrement importants à souligner, car ils confirment que les changements introduits dans le protocole d’accord en application provisoire vont dans le sens d’une pêche durable, en particulier :

En ce qui concerne le poulpe :

- Le comité scientifique confirme (section 3.1.) le maintien d’une situation de surexploitation en 2012

- ce diagnostic est cohérent avec les évaluations produites, tant par l’IMROP que par le COPACE. Ceci confirme que les flottilles mauritaniennes seules auraient aujourd’hui la capacité de capturer l’ensemble du potentiel moyen de production de ce stock. Il n’y a donc pas de surplus sur le stock de poulpe, et pas d’accès possible pour les flottes étrangères en regard de la Convention des Nations unies sur le Droit de la Mer.

- Une nouvelle approche pour la gestion de la pêcherie céphalopodière mauritanienne a été proposée lors de ce comité scientifique (section 3.2.), basée sur une stratégie d’exclusions de pêche spatio-temporelles. Le comité scientifique relève que ce modèle demande une réflexion approfondie insiste sur la nécessité de s’accorder le temps nécessaire à la réflexion et à la concertation, afin de prendre en compte l’ensemble des éléments permettant une bonne conduite de l’expérimentation. Deux éléments sont à prendre en compte en particulier :
  • La surveillance liée à l’instauration de ce nouveau modèle pourrait s’avérer difficile à mettre en place car les zones d’exclusion seraient variables dans le temps et dans l’espace. Le suivi scientifique d’accompagnement pourrait également nécessiter des moyens humains et financiers assez conséquents.
  • L’acceptation de telles mesures par les pêcheurs suppose une concertation préalable pour obtenir leur adhésion.....
(...)

Cliquer Ici pour télécharger le communiqué intégral daté du 25 avril 2013

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Le 25 avril 2013

Pew salue la décision de "créer un sanctuaire pour les requins" en Nouvelle-Calédonie

Source : La Nouvelle-Calédonie interdit la pêche aux requins dans  AFP via TV5 Monde

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, archipel français du Pacifique sud, a décidé d'interdire la pêche aux requins dans toute sa zone économique exclusive (ZEE), a-t-il indiqué mercredi.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, archipel français du Pacifique sud, a décidé d'interdire la pêche aux requins dans toute sa zone économique exclusive (ZEE), a-t-il indiqué mercredi.

"La Nouvelle-Calédonie a pris la décision d'interdire la pêche, la capture, la détention ou la commercialisation de toutes les espèces de requins", ont annoncé les autorités. La ZEE a une superficie de 1,4 million de kilomètres carrés.

Depuis une quinzaine d'années, les scientifiques constatent une surexploitation, au niveau mondial, des requins, pêchés notamment pour la découpe d'aileron, principalement par les flottes asiatiques, a-t-on indiqué de même source.

Le gouvernement calédonien a également interdit toute activité à titre gratuit ou onéreux, basée sur l'observation des requins préalablement attirés par l'homme par le biais de nourriture, communément appelée "shark-feeding".

La pêche en petites quantités du requin Mako à l'intérieur du lagon reste autorisée.

Dans la région, plusieurs Etats et territoires ont déjà pris la même mesure tels que la Polynésie française, Palau, les îles Marshall ou les îles Cook, s'alignant sur la politique de la Commission régionale des pêches du Pacifique central et occidental (WCPFC).

"Il n'y a pas de flottilles asiatiques qui viennent dans la ZEE de Nouvelle-Calédonie, mais cela empêchera toute tentative. C'est une très bonne décision, car elle concerne toutes les espèces", a déclaré à l'AFP, Théa Jacob, coordinatrice éco-régionale du Fonds mondial pour la nature (WWF).

"Le requin est un élément prépondérant de la chaîne alimentaire et de l'équilibre des écosystèmes marins", a-t-elle également indiqué.

L'ONG Pew a salué la décision de "créer un sanctuaire pour les requins". "Représentant une surface de 1,2 million de km2, soit environ [l'équivalent de] l'Afrique du Sud, l'océan autour de la Nouvelle-Calédonie est encore intact et abrite une vie marine exceptionnelle, dont une cinquantaine de requins", a commenté Josh Reichert de Pew charitable trusts.

Pew rappelle qu'un tiers des espèces de requins sont actuellement en danger d'extinction ou proches de l'être et qu'il y a "urgence à les protéger".

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Le 24 avril 2013

L'Océanie en quête d'un développement durable à son échelle 

Source : AFP via Marine et Océans

Un colloque international s'ouvre mercredi en Nouvelle-Calédonie pour réfléchir à la mise en oeuvre de modes de développement durable adaptés aux micro-Etats insulaires d'Océanie, ont annoncé ses organisateurs.

Organisé à Koné (nord) par l'Institut de recherche pour le développement (IRD), l'Université de Nouvelle-Calédonie et l'association Agora (sciences humaines et sociales), ce colloque réunit jusque vendredi une trentaine de chercheurs et scientifiques de la région Pacifique.

"La conception du développement durable, véhiculée depuis le sommet de Rio en 1992, ne correspond pas aux pays océaniens. Le postulat selon lequel la croissance est infinie s'est avéré faux dans les pays développés, il l'est encore plus dans ces micro-Etats", a déclaré à l'AFP Victor David, l'un des organisateurs.

Continent d'îles de 10 millions d'habitants, l'Océanie abrite une vingtaine de pays et territoires, pour la plupart pauvres en ressources, très dépendants de l'extérieur et à l'environnement naturel fragile.

Octroi d'une personnalité juridique à la nature

"Plutôt que de tout miser sur une croissance économique qui rapporterait de l'argent pour acheter des biens importés, le modèle pourrait être une économie de substitution aux importations, notamment dans les domaines de l'énergie et de l'alimentation", a-t-il indiqué.

Alors que les liens entre l'homme et l'environnement sont extrêmement forts en Océanie, Victor David, spécialisé en anthropologie juridique, prône par ailleurs une conception renouvelée du droit, tel que l'octroi d'une personnalité juridique à la nature.

"En Nouvelle-Zélande, le gouvernement a récemment a accepté de reconnaître la rivière Whanganui, en tant que personne qui a droit à une bonne santé et à un bien-être, après des négociations avec des tribus maories riveraines", a-t-il indiqué.

L'impact du réchauffement climatique, auquel l'Océanie est particulièrement vulnérable, en raison de la montée du niveau de la mer, l'habitat spontané, l'exploitation minière ou la décroissance figurent au rang des autres thèmes abordés.

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Le 23 avril 2013

Pêche. La Russie porte plainte contre Bruxelles pour concurrence déloyale...

Pour la première fois depuis son adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) la Russie porte plainte contre l’Union Européenne, en accusant Bruxelles d’une concurrence déloyale. Il est question de subventions directes aux pêcheurs européens, qui pêchent du poisson dans les eaux de Mauritanie. Ceci constitue une violation des normes de l’OMC, a déclaré à notre radio le ministre de la Pêche de Russie Andreï Kraïni. Si cette plainte est satisfaite, ce sera un précédent important, notent les experts.

Le fait des subventions octroyées par Bruxelles aux pêcheurs européens s’est avéré lorsque Moscou tentait de s’entendre avec Nouakchott sur un permis de pêche pour ses pêcheurs dans les eaux territoriales de Mauritanie. A la veille de la signature d’un accord respectif il s’est avéré que les compagnies de pêche russes allaient travailler dans des conditions inégales en comparaison des compagnies européennes. C’est-à-dire payer non pas 126 euros la tonne de poisson, mais 380 euros. Cela constitue une violation directe des règles du commerce international, alors que tous les trois Etats sont membres de l’OMC, a expliqué à notre correspondant le ministre de la Pêche de Russie Andreï Kraïni :

« A notre avis, les subventions directes, en premier lieu, aux pêcheurs espagnols, et en général de l’UE, contredisent les normes de l’OMC. Cela crée des conditions concurrentielles inégales. Dans ses principes fondamentaux l’OMC parle d’une concurrence loyale, et dans ce cas les pêcheurs de l’UE se trouvent en situation privilégiée, bénéficient des préférences directes de la part de l’UE ».

Pour le moment il est tôt de dire quels seront les résultats des plaintes, met en relief le ministre russe de la Pêche. Et la pêche n’est pas la seule sphère d’activités sur cette liste, a dit à La Voix de la Russie l’économiste, le conseiller de l’Institut de développement contemporain Nikita Maslennikov :

« Toute la sphère agraire de l’UE, l’agriculture reçoit des subventions. Ce sujet délicat a toujours été et probablement sera à l’ordre du jour. Quant à la Russie, elle n’a pas jusqu’à présent utilisé tout le quota qui nous est autorisé pour soutenir notre agriculture - il reste encore deux ou trois milliards de dollars ».

Généralement parlant, dans le cadre de l’OMC des centaines de différends commerciaux surgissent chaque année, a rappelé Nikita Maslennikov :

« De telles guerres sont innombrables. La plus récente concernant les panneaux solaires mettait en cause la Chine, qu’on croyait faire du dumping. Ce sont aussi des guerres de l’UE contre des pays en développement au sujet des fruits, la guerre connue des bananes. Il y a quelques années c’était la même chose à propos du cacao et du café ».

Conformément à la procédure, à présent la plainte du ministère de la Pêche doit être examinée au ministère du Développement économique. Ensuite des consultations bilatérales auront lieu avec toutes les parties prenantes du litige. S’il n’est pas réglé à ce stade, alors la plainte sera soumise à l’instance d’arbitrage de l’OMC. Un article de Polina Tchernitsa dans la Voix de la Russie : Les pêcheurs russes seront protégés dans le cadre de l’OMC

L’entrée de la Russie à l’OMC : enjeux pour les filières animales européennes

Sur le plan des relations internationales, l’adhésion de la Russie à l’OMC restera un fait marquant de l’année 2012 : après 18 ans de négociation, la dernière grande puissance membre du G20 fait enfi n partie de l’OMC.

Pour les pays qui commercent régulièrement avec la Russie, son entrée à l’OMC devrait apporter une plus grande lisibilité sur les conditions d’accès et les besoins du marché russe ainsi que sur les opportunités commerciales.

Une plus grande stabilité des droits de douane : en adhérant à l’OMC, la Russie ne pourra plus relever les droits de douane en fonction du contexte économique national ou international. Le Gouvernement pourra toutefois les modifi er sans qu’ils puissent dépasser les niveaux maximum indiqués dans le protocole d’adhésion.

Les restrictions à l’exportation : elles ont surtout touché le secteur des céréales, notamment d’août 2010 à l’été 2011. La mise en œuvre de telles mesures est fortement encadrée par les accords du GATT. Elle est parfois dénoncée par les membres de l’OMC considérant qu’elle perturbe l’équilibre du marché mondial et induit une augmentation de la volatilité des cours (Cf. suspension des exportations de viande bovine l’Argentine en mars 2006). La Russie devrait pouvoir utiliser cette mesure uniquement dans le cadre prévu part l’article. XI du GATT.

Les subventions au secteur agricole : elles sont désormais encadrées et décroissantes. La Russie devrait se conformer aux engagements inscrits dans le protocole d’adhésion.

Enfin, ces vingt dernières années ont été marquées par de nombreux différends sanitaires entre les pays exportateurs mondiaux et la Russie. L’application stricte de l’accord SPS est probablement un des enjeux majeurs pour les pays exportateurs de produits animaux ; elle devrait normalement permettre aux opérateurs d’être moins confrontés à des perturbations de marchés liées à une différence d’approche en matière de réglementation sanitaire.

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Le 22 avril 2013

La FAO insiste: pas d’économie verte sans économie bleue

 
Fileyeurs de la baie de Guaraqueçaba (Parana - Brésil)


Les efforts entrepris pour lutter contre la faim et les conséquences du changement climatique dans les îles du Pacifique dépendront de la réussite du développement durable, y compris de l'utilisation rationnelle des océans et des pêcheries, a indiqué aujourd'hui le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, aux ministres de la région.

«Il ne peut véritablement y avoir d'économie verte sans 'économie bleue', qui fasse du développement durable des océans et des ressources de la pêche une priorité», a estimé M. Graziano da Silva.

«L'importance de la pêche et de l'aquaculture n'est pas à négliger. Ces activités assurent à plus de 3 milliards de personnes environ 15 pour cent de leur apport moyen en protéines animales. Elles représentent aussi plus de 200 millions d'emplois de par le monde.

«Pour autant, ces services vitaux ne doivent pas compromettre le rôle essentiel des océans dans la régulation du climat. Ceux-ci absorbent en effet plus de 25 pour cent du dioxyde de carbone relâché dans l'atmosphère par les activités humaines.»

À l'occasion de la 10ème Rencontre des ministres de l'Agriculture des États du Pacifique Sud-Ouest membres de la FAO, qui se déroulait dans la capitale samoane, M. Graziano da Silva a affirmé que résoudre le problème du changement climatique est devenu «une question de survie, comme vaincre faim».

Le Pacifique Sud-Ouest s'étend sur près de 15 pour cent du globe et comprend environ deux mille îles et atolls, particulièrement vulnérables aux tempêtes et aux inondations, aux pénuries d'eau et aux stress s'exerçant sur les pêcheries et les systèmes forestiers.

Le Directeur général de la FAO a souligné que les problèmes particulièrement urgents liés au changement climatique auxquels sont confrontés les petits États insulaires en développement (PEID) et les zones côtières de faible altitude du Pacifique et du monde entier constituent une priorité de l'Organisation.

La FAO soutient les pays insulaires du Pacifique de multiples façons, et notamment en s'employant à élargir et intensifier la mise en œuvre de normes internationales comme le Code de conduite pour une pêche responsable et ses outils connexes. L'Organisation collabore avec les pouvoirs publics et des partenaires à l'échelle nationale, régionale et internationale sur des thèmes comme la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, la gestion des pêcheries thonières et celle des zones situées au-delà des juridictions nationales.

Alimenter en idées

M. Graziano da Silva a observé que la communauté internationale a progressé dans sa lutte contre la faim, mais qu'il reste fort à faire pour améliorer la sécurité alimentaire et la qualité de la nutrition, ainsi que pour atteindre l'Objectif du Millénaire pour le développement qui consiste à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim, par rapport aux niveaux de 1990.

M. Graziano da Silva a également rappelé que les trois quarts des décès d'adultes dans le Pacifique s'expliquent par des maladies liées à la nutrition et au mode de vie. Et de souligner qu'il importe de s'attaquer aux questions nutritionnelles par des stratégies de nutrition intégrée, la diversification des régimes alimentaires et le recours aux cultures traditionnelles locales produites par les petits exploitants.

«Chaque région compte une série de végétaux qui ne font pas partie des produits de base alors qu'ils servaient auparavant à l'alimentation, a-t-il expliqué, citant l'exemple du pandanus dans le Pacifique. Les recherches montrent que le pandanus présente une forte teneur en caroténoïdes, ce qui a protégé de nombreuses générations du manque de vitamine A.»

Coopération régionale et mondiale

La principale tâche à laquelle se sont attelés les participants à la rencontre a consisté à examiner et à adopter un plan de travail global de la FAO dans 14 pays de la région entre 2013 et 2017.

«Le soutien que la FAO vous offre doit répondre à vos besoins de développement et à vos priorités telles que les définissent vos plans de développement durable», a précisé M. Graziano da Silva, soulignant l'importance d'harmoniser ces derniers avec le cadre stratégique révisé de la FAO.

Au cours de son séjour de trois jours, le Directeur général de la FAO s'est vu décerner un titre honorifique de chef au cours d'une cérémonie de 'ava. Il devait aussi rencontrer le Premier ministre de Samoa, M. Tuilaepa Aiono Sailele Malielegaoi, des ministres d'autres pays de la région et des représentants locaux de la société civile et du secteur privé.

C'était la première visite du Directeur général dans les îles du Pacifique depuis qu'il dirige l'agence onusienne consacrée à la lutte contre la faim. Plus tôt dans la semaine, il a rencontré des responsables gouvernementaux australiens. Après Samoa, il se rendra à Vanuatu et en Nouvelle-Zélande.

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Le 19 avril 2013

La pêche intensive menace les océans

Philippe Cury publie Mange tes méduses !

Source : France Info le Mercredi 17 Avril 2013 à 12:00

Au fur et à mesure des évolutions, l'homme a engagé une course au progrès plutôt que de s'adapter à la nature. Si la pêche intensive continue et que les pratiques ne sont pas modifiées, les poissons disparaîtront et les méduses envahiront les océans.

Tout comme au 19e siècle, les gens continuent de croire que la mer est remplie de poissons et que l'on peut pêcher sans problème, explique Philippe Cury, directeur de recherche à l'IRD, directeur de l'UMR EME. "Une vision qui existe toujours : quand on arrêtera d'exploiter des ressources surexploitées elles reviendront automatiquement parce que finalement elles produisent beaucoup d'œufs. C'est ce que l'on entend souvent."

Depuis que l'homme existe il n'a cessé de progresser et de s'étendre géographiquement. "Il y a d'abord les mégafaunes qui ont disparu et puis aujourd'hui dans la pêche une exploitation toujours plus lointaine, toujours plus profonde."

Philippe Cury publie Mange tes méduses !, chez Odile Jacob

"Cela illustre la transformation de la nature telle qu'on la ressent. La flèche du temps qui s'impose à l'océan. En Namibie, l'une des zones les plus riches en poisson, les millions de tonnes de sardines et d'anchois ont été surexploitées. Cette espèce est le fioul des océans et cet effondrement est la fin d'un écosystème."

La disparition des sardines et des anchois de Namibie a fait disparaître les oiseaux marins. "La nature ayant horreur du vide, il y a entre 10 et 20 millions de tonnes de méduses qui colmatent l'écosystème. Avec la surexploitation des espèces elles sont omniprésentes. C'est ce que l'on appelle le changement de régime."

Si on ne change pas notre façon de pêcher, d'exploiter et de consommer on finira par manger des méduses, prédit Philippe Cury.

Présentation de l'éditeur : "Ce livre raconte une histoire simple dont le dernier acte se joue peut-être sous nos yeux : celle de la transformation de la nature.

Pour les animaux et les plantes, la vie sur Terre et dans les océans est une question de reproduction suivant des cycles annuels qui ont émergé il y a des millions d'années. Or, depuis que l'homme moderne a émergé, nous sommes en expansion permanente, et nous exploitons, de manière effrénée, les ressources naturelles de la planète.

Cette incompatibilité pourrait conduire à la destruction de la nature si nous ne mettons pas en place des modes d'action respectant les cycles naturels et rompant avec notre expansion aveugle.

Si nous le faisons, nous aurons inventé la durabilité. Si nous ne le faisons pas, il nous faudra nous contenter de manger des méduses !"

Cliquer Ici pour accéder à la fiche d'actualité scientifique IRD : Boom des méduses : la surpêche en cause

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Le 18 avril 2013

Derrière de belles images, la politique du pire !

Tandis que les gouvernements mondiaux se réunissaient autour d’une discussion sur le développement durable lors de la conférence Rio +20 l’an dernier, une vaste pollution aux métaux lourds d’un site sidérurgique bouleversait les habitants et l’écosystème du quartier de Santa Cruz, à peine à quelques kilomètres de la conférence. L’entreprise responsable, le groupe allemand Thyssenkrup, refuse aujourd’hui de payer ses amendes et va profiter d’une compensation pour ses efforts de « développement durable ».

Santa Cruz, auparavant quartier florissant dans des activités agricoles et maritimes, baigne désormais sous une couche de poussière de métaux lourds. Cette « pluie d’argent », comme la nomme la population locale, relativement présente, provoque maladies respiratoires, infections oculaires et maladies dermatologiques. Certains résidents ont même développé des allergies aiguës faisant gonfler leur visage. De plus, les écosystèmes locaux, qui assuraient la subsistance de milliers de familles de pêcheurs, sont désormais détruits.

Le vaste complexe sidérurgique TKCSA, ouvert en 2010 par l’entreprise allemande ThyssenKrupp, couvre une superficie de 9 km² auparavant occupée par des paysans du mouvement sans-terre. L’État brésilien a décidé d’expulser ces derniers, car ils « détruisaient les mangroves ». L’État a donc, au nom du développement local, favorisé ce mégaprojet avec le soutien financier de la Banque Nationale du Développement Économique et Social.

Mais qu'en est-il aujourd’hui? La pollution demeure toujours aussi massive en métaux lourds, que ce soit dans l’air, les sols ou même les eaux. À seulement 500 mètres des habitations, TKCSA a fait augmenter de 600% des particules fines de fer en produisant près de 5 millions de plaques d’acier par an pour l’exportation. D’ailleurs, depuis la construction de l’usine en 2006, les mangroves ont été détruites à un tel point que les poissons ne peuvent plus se reproduire. Plus de 8 000 pêcheurs et leurs familles se trouvent désormais avec leurs filets sous les bras.

Subissant ces impacts catastrophiques, la population locale a porté plainte contre ThyssenKrupp. Lors d’une rencontre, organisée par la compagnie, 200 pêcheurs ont fait savoir qu’ils ne voulaient pas de l’usine. Ils réclamaient une compensation financière et la fin immédiate de la pollution. En janvier 2011, les autorités environnementales de l’État de Rio ont répondu en condamnant la firme, devant débourser 6,3 millions d’euros, somme que ThyssenKrupp n’a toujours pas payé.

Contre toute attente, l’entreprise opte pour une campagne de « greenwashing » en faisant publier ses efforts en « management de la biodiversité », une gestion, soi-disant durable, de la mangrove et des populations locales. Pire encore, l’entreprise va peut-être pouvoir profiter de « crédits carbone » pour son usine thermoélectrique dont les turbines à cycle combiné aident à réduire des émissions de gaz à effet de serre, selon les Nations Unies. Le monde institutionnel à l’échelle internationale essaie de vendre la mèche sur le développement durable. Or, il s’agit d’une nouvelle forme de vente – celle de la planète. Derrière tous ces mensonges se cachent les vraies victimes – une population et un écosystème qui ne se trouvent plus de chez eux.

Un article de Jane Zhang dans Le Journal International : Rio : le paradoxe de pollution «durable»

Image : Montage à partir d'un document du groupe allemand Thyssenkrupp


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Le 17 avril 2013

Une économie bleue en Méditerranée : renforcement de la coopération marine et maritime

12e conférence de la FEMIP
Vers une meilleure coopération marine et maritime en Méditerranée : Document de travail de la 12e conférence de la FEMIP — «Une économie bleue en Méditerranée: renforcement de la coopération marine et maritime»

12e conférence de la FEMIP — «Une économie bleue en Méditerranée: renforcement de la coopération marine et maritime»

Maria Damanaki, membre de la Commission européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, Philippe De Fontaine-Vive, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), et Andrew Winbow, secrétaire général adjoint de l’Organisation maritime internationale (OMI), sont réunis à Athènes, en Grèce, à l’occasion de la 12e conférence de la facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP) (les 18 et 19 avril), afin d’affirmer leur engagement à travailler collectivement et en partenariat pour soutenir une économie bleue durable dans la région méditerranéenne et développer au maximum la coopération marine et maritime entre tous les pays riverains. Les ministres chargés des affaires maritimes de Bulgarie, de Croatie, de Chypre, de France, de Grèce, de Malte et de Palestine seront présents.

Les possibilités qu'offre la mer sont au cœur des efforts déployés pour promouvoir le succès de la croissance bleue. La Commission européenne a présenté son approche, qui repose sur un partenariat pour la démocratie et la prospérité partagée avec le sud de la Méditerranée, en mettant l’accent en particulier sur la promotion d’un développement économique inclusif et le renforcement de la coopération sectorielle. Le soutien financier total destiné aux pays voisins du sud de la Méditerranée entre 2007 et 2012 s’élève à 7,48 milliards d’euros1. La BEI a accru son soutien à la région au titre de la facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP). Entre fin 2002 et 2012, la BEI a fourni plus de 13 milliards d’euros de financements à des pays partenaires méditerranéens et mobilisé environ 35 milliards d’euros de capitaux supplémentaires en collaboration avec des institutions financières internationales, des agences bilatérales et le secteur privé afin de faire progresser l’intégration de la région. L’OMI dispose d'un mandat international visant à obtenir l’adoption des normes les plus élevées en matière de sûreté maritime, de sécurité et d'efficacité de la navigation ainsi qu'en matière de prévention et de contrôle de la pollution marine due aux navires.

«Je suis ravie de lancer aujourd’hui un processus de coopération renforcée dans l’intérêt de l’économie bleue de la région. En travaillant ensemble, ainsi qu’avec l’Union pour la Méditerranée, d’autres organisations régionales et tous les pays concernés, nous pouvons apporter une contribution à la démocratie, à la prospérité à long terme, à une croissance inclusive et au travail décent dans la région. Commençons par soutenir le développement de pôles d’activités maritimes en tant que plateformes permettant la participation d’acteurs multiples. Favorisons également la constitution d’un réseau d’établissements de formation maritime, en nous inspirant par exemple du projet phare dans la mer Baltique dont le but est de créer des pôles européens d’excellence pour l’éducation maritime. Dans une région comme la Méditerranée, c'est en travaillant dans un contexte transfrontalier et transsectoriel que nous pourrons agir plus efficacement et atteindre la masse critique indispensable», a affirmé la commissaire Maria Damanaki.

Andrew Winbow, de l’OMI, a pour sa part indiqué qu'«il est évident que le maintien et, dans la mesure du possible, le renforcement de la qualité et de la viabilité de l’environnement est un sujet essentiel. Cela exige non seulement la bonne gestion de ressources limitées mais aussi la prise en compte des impératifs antagonistes des divers utilisateurs de la mer. Deux principaux domaines d’action sont à considérer: d'une part, l'éducation, la formation et la diffusion d'informations et, d'autre part, le suivi et le contrôle, sous une forme ou sous une autre, afin de veiller à ce que les politiques et les pratiques requises soient respectées et mises en œuvre de manière efficace. À cet égard, il conviendra de recourir plus fréquemment à la technologie: la collecte de données et la surveillance par satellite, de même que l'application à venir de la navigation électronique, sont deux ressources qui peuvent être utiles à des fins de protection de l'environnement. En liaison avec les organisations compétentes de l’UE représentées à la conférence, l’OMI est prête à apporter son soutien aux États de la région afin d’assurer le futur durable auquel nous aspirons tous.»

Quant à Philippe de Fontaine-Vive, de la BEI, il a déclaré: «Nous devons saisir toutes les occasions de promouvoir de nouvelles synergies entre les politiques et les possibilités d'investissement. Notre objectif actuel est de déterminer les activités favorables au développement des compétences, à la création d’emplois, à la sécurité et à la sûreté, à la protection de l’environnement et à la «croissance bleue» dans la région, et de démarrer de telles activités. La BEI devrait s'appuyer sur le financement du secteur privé pour soutenir cet effort.»

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16 avril 2013

En faillite, Pescanova pourrait monnayer ses quotas de pêche partout dans le monde !

Personne ne sait exactement la dette du galicien Pescanova... Ce qui est sûr, c’est que les encours de la plus grande entreprise de pêche et d’aquaculture de l’Union Européenne sont colossaux. Entre 1,5 et 2,5 milliards d’euros !

L’entreprise a déclaré des dettes d’1,5 milliard d’euros et plusieurs de ses navires et usines ont été hypothéqués pour une valeur globale de 100 millions d’euros. Cependant, le niveau réel de la dette reste inconnu, puisque les auditeurs ont constaté des écarts dans les informations fournies.

Un conseiller bancaire espagnol a déclaré : « Tout cela était totalement inattendu. Comme de nombreuses autres entreprises espagnoles, Pescanova avait des problèmes d’endettement, mais elle était toujours considérée comme une entreprise solide. Il aurait dû être possible d’éviter cette situation ». L’année dernière, l’entreprise a été évaluée à 500 millions d’euros. Au jour d’aujourd’hui, la valeur de Pescanova a chuté de 60 %. Pescanova compte environ 10 500 employés avec une présence dans plus de 20 pays – notamment la Namibie, l’Afrique du Sud, le Mozambique et l’Angola (ndlr ainsi que Chili, Argentine, Equateur, France - Krustanor à Lorient). Elle compte plus de 100 navires et près de 50 installations d’aquaculture dans ses actifs.

Le journal El Mundo affirme que les Espagnols pourraient venir au secours de Pescanova. Un observateur chilien a déclaré qu’ « ils ont une autre carte à jouer : vendre les quotas de pêche qu’ils ont reçu du Chili au titre du système local de QIT [quotas individuels transférables] ».

Le directeur de l’organisation environnementale chilienne, Ecoceanos, a déclaré que « la situation de Pescanova est la preuve la plus évidente de la politique transnationale de la pêche et de l’aquaculture, qui privatise les bénéfices et socialise les pertes, transférant les coûts sur les États, l’environnement, les travailleurs et les consommateurs ».



Namibie / Afrique du Sud / Argentine

Merlu du Cap. Cœurs de filets de merlu blanc 400G
Les Coeurs de filets de Merlu blanc Pescanova sont taillés main au coeur même du filet. Ils sont présentés sans peau et sans arête et sont emballés individuellement pour plus de praticité au quotidien.
Cette partie du Merlu est très pauvre en matière grasse, et s’adapte à tous les modes de cuisson.
Sa chair tendre et savoureuse est idéale pour la réalisation de nombreuses recettes, des plus simples aux plus élaborées.

Noix de Saint-Jacques 250G
Notre nouveauté : de délicieuses Noix de Saint Jacques (Zygochlamys patagonica) pêchées en océan Atlantique Sud Ouest, en provenance d’Argentine et présentées dans un emballage sous vide pour une meilleure visibilité et une protection optimale contre le givre.
Leur calibre en font des Noix de St Jacques faciles à cuisiner et propres à toutes les préparations culinaires. Elles sont idéales pour vos recettes d’entrées ou de plats principaux, pour des occasions particulières ou pour des recettes plus simples pour se faire plaisir au quotidien !

Guatemala / Equateur

Queues de crevettes cuites 200G
Nos queues de crevettes Pescanova ont une particularité : elles sont cuites sous vide dans leur jus pour conserver leur saveur intacte et leur texture juteuse. Les Crevettes Tropicales proviennent de nos propres élevages en Amérique Centrale. Elles sont récoltées, cuites et surgelées le même jour.
Elles sont idéales pour toutes vos préparations de plats (pâtes, risottos, salades…) ou en snacking.

Crevettes tropicales cuites 500G
Ces Crevettes tropicales proviennent en direct des fermes d’Aquaculture de Pescanova au Guatemala.
Déjà cuites, elles sont prêtes à consommer, après leur décongélation.
Leur calibre généreux les rend faciles à associer à tous vos plats !



  
Chili

Pavés de saumon Atlantique 300G
Les pavés de Saumon atlantique Pescanova proviennent de nos propres fermes d’aquaculture situées dans les fjords naturels de la Patagonie Chilienne.
Ils sont taillés dans des saumons d’environ 4 kg à la chair rose, tendre et fondante, et sont vendus avec peau pour une cuisson plus facile et savoureuse.
Très riches en acides gras, nos pavés de Saumon sont emballés sous vide pour conserver intactes leurs qualités nutritionnelles et gustatives.

Médaillons de saumon Atlantique 400G
Les Saumons Pescanova proviennent de nos fermes d’aquaculture situées dans les fjords naturels de la Patagonie Chilienne.
Les médaillons de Saumon atlantique Pescanova sont constitués de 100% de chair de filets de Saumon et sont proposés sans arête.
Leur présentation les rend très simples d’utilisation et est idéale pour les salades, les quiches, les hamburgers ou encore crus pour les tartares.


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Le 15 avril 2013

Guyane. Pillage des ressources halieutiques

Trois fois plus de bateaux illégaux qu'il y a 3-4 ans, selon l'Ifremer

Un rapport de l'Ifremer d'octobre 2012 déjà commenté (et cité par Pierre Dabel dans son article sur la pêche, dans La Semaine Guyanaise 1525 du 16 mars 2013), estime que la production illégale serait de 2,5 à 3 fois supérieure à la production locale : « Des eaux plus poissonneuses et des contrôles en mer limités, voici deux facteurs responsables de l'apparition de la pêche étrangère illégale en Guyane française ». 

« De plus, la pêche illégale est plus efficace : filets pouvant atteindre 5 km, existence de «Tapouille-filles », des équipages souvent plus nombreux (régulièrement supérieur à 10 marins), des navires plus gros et plus rapides, etc… »

« Au-delà des préoccupations économiques », conclut l'Ifremer, « se posent les questions environnementales. L’équilibre actuel de l’écosystème côtier pourrait être remis en question si les espèces exploitées étaient surpêchées. » Source : Blada

Cliquer Ici pour télécharger l'étude d'Ifremer : "Estimation de la pêche illégale en Guyane française"

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Le 13 avril 2013

Appel pour la haute mer

 Haute mer = Eaux internationales (en bleu foncé sur la carte)

Au-delà de l'horizon, là où ne règne plus aucun Etat, s'étend la haute mer. Cette large moitié de la planète nous est plus inconnue que la surface de la Lune. Pourtant, nous ne vivrions pas sans elle. Elle nous nourrit, nous fournit la moitié de notre oxygène, équilibre notre climat, séquestre la majeure partie de nos émissions de gaz à effet de serre, permet la quasi-totalité des échanges de marchandises. Elle inspire nos poètes et fait rêver nos enfants. S'il appartenait à une seule nation, un tel trésor serait chéri.

Mais la haute mer n'appartient à personne, elle doit être gérée dans l'intérêt général, comme un "bien commun de l'humanité". Un statut partiellement acquis en 1982 à Montego Bay, en Jamaïque, qui définit un cadre, des règles et une autorité pour l'exploitation des sol et sous-sol marins, mais pas pour la colonne d'eau. Avec la Convention du droit de la mer, les Nations unies ont franchi une étape essentielle, nécessaire, vers une gouvernance apaisée de la mer. Mais, on le constate 30 ans plus tard, une étape insuffisante tant la protection est inachevée pour préserver un joyau, dont on découvre chaque jour un peu plus les richesses.

Aujourd'hui, la haute mer est en partie devenue un lieu de non droit, livré au pillage des ressources jusque dans ses intimes profondeurs, aux pollutions généralisées jusque dans ses mers les plus lointaines, et aux trafics. L'immensité se meurt, la vie s'y étiole, l'urgence est à nos portes, avant que ne vienne le prix de l'indifférence.
Il y a pourtant un espoir : partout la société civile se mobilise et avec elle des nations. Des solutions existent. Rendez-vous a été pris pour que dès 2013, au plus tard à l'automne 2014, l'Assemblée générale des Nations unies lance dans le cadre de la convention sur le droit de la mer les négociations permettant l'avènement d'un instrument international de protection de la biodiversité en haute mer. Mais des réticences existent, les freins mobilisent.

Conscients que seule une gouvernance internationale partagée, transparente, démocratique permettra de sauvegarder et de gérer durablement les richesses de ce bien commun unique, nous, signataires de l'Appel de Paris pour la haute mer :
  • Nous engageons à mobiliser toutes les forces vives de la société civile, pour pousser nos gouvernements, partenaires économiques et réseaux à obtenir un accord ambitieux à l'Assemblée générale des Nations unies de 2014 ;
  • Demandons qu'un mandat clair soit donné par l'Assemblée générale des Nations unies, pour que les négociations portent à la fois : sur la préservation des écosystèmes en haute mer, l'accès et le partage des bénéfices liés à l'exploitation des ressources génétiques marines, les aires marines protégées, les évaluations d'impact sur l'environnement, l'appui à la recherche et le transfert de technologies marines ;
  • Proposons que l'Autorité internationale des fonds marins soit partie prenante à la gestion des ressources de la haute mer, en particulier les ressources génétiques marines (en lui donnant les moyens d'exercer opérationnellement ses missions) ;
  • Rappelons le respect des objectifs de couvrir, avant 2020, 10 % des océans par les aires marines protégées, établis à Nagoya en 2010 dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique ;
  • Souhaitons que la société civile soit pleinement associée aux processus internationaux concernant l'utilisation et la gouvernance de la haute mer.
Par ces résolutions, nous affirmons que la haute mer n'est pas seulement l'affaire des spécialistes et professionnels, mais qu'elle est au cœur de la survie de l'humanité et concerne chacun d'entre nous. Avec gravité, confiance et détermination, nous pensons qu'elle est le lieu évident d'une coconstruction pacifique et exemplaire des Etats, qui doivent proposer aux générations futures une "économie bleue" innovante, basée sur le respect des écosystèmes et des droits humains.

Refonder le rapport des hommes à la haute mer est essentiel pour contribuer au développement humain, ainsi qu'à la résilience de la planète et de son climat. C'est une urgente et ardente ambition.

Liste initiale des signataires :
Prince Albert II de Monaco, Patrick Poivre d'Arvor, Yann Arthus Bertrand, Hubert Reeves, Luc Jacquet, Agnès b., Jean Jouzel, Nicolas Hulot, Jean-Paul Delevoye, président du CESE, Catherine Chabaud, Patricia Ricard, Isabelle Autissier, Erik Orsenna, Jasmine et Philippe Starck, Natacha Régnier, Romain Troublé, Etienne Bourgois, Tara Expéditions, Maud Fontenoy, Maud Fontenoy Fondation, Jacques Rougerie, Serge Orru, Anne Hidalgo, Eric Karsenti, Françoise Gaill, Jean-Louis Etienne, Lady Pippa Blake, Sylvia A.Earle, Jérôme Bignon, Jacques Beall, Secrétaire général de SurfRider Foundation, Francis Vallat, président du Cluster Maritime Français, Raymond Vidil, président Armateurs de France, Philippe Vallette, directeur de Nausicaa, Yves Lagane, Président de la Société Nationale des Sauveteurs en mer.

Pour signer ce texte: www.lahautemer.org/appel/

Source : Le Monde


Les ORGP réglementent la pêche en haute mer



Remarques :

  • l’État côtier dispose d’un droit de poursuite en haute mer, lorsque la poursuite a commencé dans une zone relevant de la juridiction de l’État poursuivant ;

  • obligation est faite, en haute mer : (1) de prêter assistance et secours à quiconque en péril ; (2) aux États de réprimer et de coopérer à la répression de la piraterie, du transport d'esclaves, du trafic de stupéfiants et des émissions de radio-électriques interdites.

  • les conventions internationales se sont multipliées pour règlementer la pêche en haute mer, pour la protection d’espèces spécifiques (baleine, thon) ou même en 1995 à propos des stocks chevauchants (les ressources halieutiques qui sont à cheval sur la ZEE et sur la haute mer) et dans ce cas, vers une extension des compétences de l’État côtier. Source : Wikipedia

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Le 12 avril 2013

Les Grands Lacs "plastiqués"

Source : BE USA

Si le "continent plastique" dans l'Océan Pacifique, constitué de particules de plastiques regroupées par les courants océaniques, est relativement bien connu, les problèmes causés par ces particules dans les Grands Lacs nord-américains le sont nettement moins.

Les Grands Lacs constituent la plus grande réserve d'eau douce du monde, avec une surface de 244 160 km2 et un volume de 22 684 km3 en eaux basses. C'est également un patrimoine culturel et environnemental, avec de nombreux parcs naturels et plusieurs millions de visiteurs chaque année. Alors que la production de plastique a augmenté de 500% depuis 1980, la protection des grands lacs semble devenir une nécessité.

Des quantités de particules plastiques très importantes dans les Grands Lacs

Une équipe de chercheurs de l'université du Wisconsin Supérieur vient pourtant de présenter des résultats assez inquiétants lors de la 245ème réunion annuelle de l'American Chemical Society. Il y aurait entre 1 500 et 1,7 million de particules plastiques par mile carré dans les grands lacs. On s'imagine souvent un "îlot de déchets flottants" mais ces particules sont en réalité très petites (85% des échantillons recueillis étaient des microparticules, de taille inférieure à 0,5 cm) et, même en quantités très importantes, elles ne sont pas forcément visibles à la surface. Les chercheurs ont pu mesurer que le nombre de particules plastiques dans les échantillons recueillis dans les Grands Lacs était 24% plus important que celui des échantillons recueillis dans le sud de l'Océan Atlantique.

Une double menace pour l'environnement

La petite taille de ces particules et leur grand nombre augmentent leur "surface totale effective" et donc, indirectement, la quantité de polluants dans l'eau. En effet, une étude menée l'été dernier par une équipe de chercheurs de l'Université de New York et l'Institut 5 Gyres, un groupe environnemental qui étudie la pollution liée au plastique dans les océans (en particulier dans les gyres subtropicaux [3]), avait également montré des concentrations de toxiques chimiques très importantes. Il ont notamment remarqué la présence d'hydrocarbures aromatiques polycycliques, listés parmi les "polluants prioritaires" par l'EPA et l'Organisation Mondiale de la Santé, et des biphényles polychlorés, très toxiques, qui nécessitent plus de 50 ans pour se dégrader dans l'environnement et présentent une menace pour les espèces aquatiques ; ils font partis des Pollutants Organiques Persistants [4]. Ces espèces sont hydrophobes et se trouvent généralement dans les sédiments, mais, grâce à la présence des composés plastiques, avec lesquels elles peuvent "se lier" et être "adsorbées", elles peuvent flotter dans l'eau. Ce phénomène a également été étudié par une équipe de chercheurs de l'université de San Diego [5] qui ont mesuré les concentrations en polluants chimiques et en plastiques dans des baies proches de centres urbains sur une période de 12 mois. Ils ont pu montrer une relation entre la présence de particules plastiques et une concentration plus importante des polluants, en particulier pour certains types de plastiques (polyéthylène à haute et basse densité et polypropylène).

Cela présente donc un risque aggravé pour les poissons et le zooplancton, voire même pour les oiseaux, susceptibles de manger ces particules par erreur, ce qui peut causer des problèmes cardiaques ou neurologiques, voire des déformations. Lorena Rios Mendoza, qui a présenté les résultats de l'étude de l'Université du Wisconsin, a indiqué avoir trouvé des particules plastiques dans les estomacs des poissons. Le problème n'est donc plus seulement la quantité de plastique qui se trouve dans les océans ou les Grands Lacs mais également la façon dont les particules plastiques intéragissent avec les polluants chimiques. Le lien entre ingestion de plastiques, transfert chimique toxique et effet sur les espèces marines n'est pas encore clairement établi. Tout d'abord, la présence de plastiques ne devrait pas en soi augmenter la présence de ces polluants toxiques dans les Grands Lacs, tout au plus ceux-ci pourraient-ils être déplacés depuis les sédiments, en cas de tempête par exemple. Par ailleurs, certains poissons des Grands Lacs possèdent déjà une certaine quantité de ces polluants dans leurs tissus et il faudrait donc que la concentration de ces polluants dans les particules plastiques ait une concentration supérieure pour réellement avoir un effet [6]. L'équipe du professeur Mendoza a prévu de continuer à analyser le contenu des estomacs et tissus cellulaires de poissons pour mieux quantifier ces risques. Enfin, les risques présentés par une éventuelle transmission de ces substances aux consommateurs (humains) sont encore à l'étude.

Un patrimoine à préserver

Signe encourageant, de nombreux efforts ont été mis en place au niveau des Etats pour lutter contre la prolifération du plastique, notamment pour le recyclage et pour limiter l'usage des sacs plastiques (les Etats de Floride, Hawaii, Maryland, New Jersey, New York, Rhode Island, Vermont, Washington et le District of Columbia ont imposé une taxe, directe ou indirecte, sur les sacs plastiques, voire une interdiction de distribution, comme le montre la carte ci-dessus). Cependant, ces efforts doivent être généralisés et menés de concert avec le Canada, l'autre pays donnant sur les Grands Lacs, où des initiatives sont également en cours dans certaines villes, notamment à Toronto, ou dans certaines chaînes de magasins, comme Metro.

Pour plus d'informations : BE USA

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Le 10 avril 2013

Des pêcheurs cambodgiens sauvés d'un trafic près de Maurice


Vingt-deux Cambodgiens victimes d'un trafic sur des bateaux de pêche thaïlandais ont été secourus dans l'Océan indien près de l'île Maurice, a indiqué mercredi un responsable cambodgien.

Les 22 hommes, qui travaillaient sur ces bateaux pêchant illégalement dans les eaux mauriciennes, ont été sauvés lors d'une opération coordonnée avec les autorités de l'île et l'Organisation internationale pour les migrations, a précisé à l'AFP Chiv Phally, responsable du ministère de l'Intérieur.

"Nous enquêtons pour savoir comment ils ont atterri sur les bateaux de pêche thaïlandais", a-t-il ajouté, notant que onze d'entre eux étaient rentrés chez eux mardi et que les onze autres étaient attendus jeudi.

Les défenseurs des droits de l'Homme estiment que des milliers de Birmans et de Cambodgiens sont victimes d'un trafic qui confine à l'esclavage. Ils sont destinés à l'industrie de la pêche thaïlandaise, qui fournit des produits de la mer aux restaurants et supermarchés du monde entier.

Les États-Unis ont placé la Thaïlande sur la liste des pays à surveiller en matière de trafic d'être humains.

Des milliers de Cambodgiens entreraient chaque année en Thaïlande illégalement par l'intermédiaire de trafiquants. Certains "sont forcés sous la menace d'une arme d'embarquer sur des bateaux de pêche pour travailler sans salaire", a souligné Moeun Tola, du Centre pour l'éducation légale du Cambodge.

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Le 6 avril 2013

Le toulousain CLS traque les pirates dans le plus grand archipel au monde....

Vers une pêche durable en Indonésie

Source : Cnes

En blanc sur cette image radar : des bateaux de pêche. Mais tous n’ont pas le droit de pêcher dans cette zone. Pour les identifier, CLS – une filiale du Cnes – a développé une technique basée sur les outils satellites qui a déjà fait ses preuves pour éradiquer la pêche illégale à la légine autour des îles Kerguelen.

Ce dispositif va prochainement être appliqué dans le plus grand archipel du monde, en Indonésie, où la pêche illégale détournerait plus de 2 milliards de dollars chaque année.

CLS a en effet été retenue en mars dernier pour créer, à Bali, le Centre national d’océanographie spatiale, pour un montant de 23 M€.

Présent depuis 10 ans en Indonésie, CLS a déjà équipé 3000 bateaux de pêche de balises Argos qui permettent de les suivre en mer. Grâce au nouveau centre qui comprendra une station d’acquisition d’images satellites radar de haute résolution (satellites canadiens Radarsat-1 et Radarsat-2), il sera aussi possible, par déduction, d’identifier les bateaux illégaux : ce sont les bateaux qui n’émettent pas leur position. Des informations qui pourront ensuite transmises aux autorités pour prendre les mesures nécessaires.

Identification des bateaux de pêche illégale par imagerie satellite radar. Encerclé rouge, le bateau de pêche illégal.


Outre la lutte contre la pêche illégale, le futur Centre d’océanographie spatial indonésien a aussi pour objectif d’aider à mieux gérer les ressources marines grâce à des modèles de prévision de la dynamique des poissons, et notamment des thons, développés par CLS. L’idée est de prévoir leur répartition spatiale au cours de l’année pour rendre les réglementations de pêche plus justes, plus fines. Assurer une pêche durable dans ce pays, le 4e le plus peuplé au monde avec 270 millions d’habitants, est en effet essentiel : de 15 à 20 % de la population y est dépendante du secteur halieutique.

Argos est un système de localisation et de collecte de données par satellites créé à l’initiative du CNES et exploité par la société CLS. Les informations sont collectées par un réseau de balises.

Pour en savoir plus : Cnes

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Le 5 avril 2013

Soudan du Sud. Du matériel de pêche pour survivre !..

Sud Soudan. Ces dernier mois, la violence a obligé des milliers d'habitants de zones reculées à abandonner leur foyer et leurs biens, et à renoncer aux activités qui assuraient leur survie. Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) leur a récemment apporté une assistance vitale. Il a distribué du matériel de pêche aux personnes démunies parmi les communautés locales et les déplacés. Les équipements de pêche sont légers et facilement transportables, ce qui est un avantage lorsque les gens doivent se déplacer pour des raisons de sécurité.

Dans l'État du Jonglei, le CICR a distribué des kits de pêche pour venir en aide à 12 000 personnes démunies parmi les communautés locales et les déplacés à Pibor et à Gumuruk, les deux principales villes du comté de Pibor. Combinée aux inondations saisonnières, la violence armée a durement éprouvé les habitants de ces régions, qui dépendent aujourd'hui dans une large mesure de la pêche pour se nourrir. « L'accès aux terres agricoles a été considérablement entravé, tandis que la flambée des prix des denrées alimentaires a empêché les gens d'acheter ce dont ils avaient besoin pour survivre », précise encore M. Mabeck.

Vallée du Nil. L'image satellite de la Nasa montre que le Soudan du Sud est une région "verte" du bassin du Nil... potentiellement plus riche que le Soudan du Nord ou l'Egypte...

« Les bouleversements que cela suppose pour les personnes déplacées et pour les communautés locales qui les accueillent sont considérables, explique Melker Mabeck, chef de la délégation du CICR au Soudan du Sud. Se procurer de l'eau potable, des vivres ou un abri sont une véritable gageure dans des endroits où les biens de première nécessité sont déjà très rares en temps normal. »

Pénuries d'eau et de vivres dans d'autres régions. Les mauvaises récoltes, la pénurie de vivres et l'insécurité ont bouleversé l'existence de nombreuses communautés dans d'autres régions du Soudan du Sud, également. Sur la rive occidentale du Nil, au nord de Malakal, une région accessible principalement par bateau, le CICR procède actuellement à des distributions de secours en faveur de quelque 25 000 personnes. Cette assistance, dont le volume varie de famille en famille, comprend des vivres, des outils agricoles, des semences, des kits de pêche et des articles ménagers. « L'aide que nous fournissons aux agriculteurs arrive juste avant la saison des pluies, qui est aussi celle des semailles », relève Ana Gerlin Hernandez, coordonnatrice des activités d'assistance du CICR.

Les équipements de pêche sont légers et facilement transportables, ce qui est un avantage lorsque les gens doivent se déplacer pour des raisons de sécurité, ce qui a récemment été le cas pour beaucoup de personnes dans plusieurs région du Soudan du Sud. D'après l'agence de presse : Soudan du Sud : des dizaines de milliers de personnes subissent toujours les effets de la violence


La sécurité alimentaire au Soudan du Sud se détériore à cause du conflit incessant, des prix alimentaires élevés et du retour massif de familles de réfugiés et de personnes déplacées.

Selon les déclarations du bureau de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Soudan du Sud à IRIN, les États des Lacs, du Bahr el Ghazal occidental et de l’Unité sont les plus touchés, car au moins 1,5 million de personnes y sont menacées par l’insécurité alimentaire à mesure que la saison des pluies avance.

Actuellement au Soudan du Sud, l’aide alimentaire et aux moyens d’existence cible 2,86 millions de personnes, y compris quelque 670 000 réfugiés et personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP), d’après le Programme alimentaire mondial (PAM)....

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Le 2 avril 2013


Yangtze 2013. Pas de poisson d’avril mais des milliers de porcs !

A partir du 1e avril 2013, les bateaux de pêche restent à quai sur le Yang-Tsé-Kiang (fleuve bleu) et la rivière des perles...

Les interdictions saisonnières de pêche sur la rivière des Perles et les cours moyens et inférieurs du fleuve Yang-Tsé-Kiang (Yangtze ou Yangzi Jiang), a pris effet ce lundi, dans un effort de stopper la chute des stocks de poissons et protéger les écosystèmes locaux.

L'interdiction de la rivière des Perles, la troisième plus longue rivière en Chine, couvre environ 5 365 km, comprenant ses affluents et plus de 1 300 kilomètres carrés de lacs, qui s'étend dans le Guangdong, le Yunnan, le Guizhou, le Hunan, le Jiangxi et le Guangxi, affectant près de 114 000 pêcheurs.

Certaines sources auprès du Bureau de pêche en mer de Chine méridionale relevant du Ministère de l'Agriculture ont déclaré que chaque pêcheur touché recevront 1100 yuans (177 $) de subventions gouvernementales au cours de cette interdiction. Lin Jianzhi, directeur de la succursale du Bureau de Zhaoqing, a ajouté que chaque bateau de pêche se verra accorder une indemnisation de près de 6 000 yuans. «Après deux années de mise en œuvre, les pêcheurs le long de la rivière ont soutenu cette initiative. «Ils reconnaissent que cette mesure leur sera bénéfique sur le long terme, en termes de nombre de poissons dans l'avenir», a déclaré Liu Tianrong, directeur adjoint du bureau. Le responsable a expliqué que les interdictions précédentes avaient amélioré le nombre de variétés de poissons et l'augmentation des revenus des pêcheurs. En précisant qu'en 2012, par exemple, le nombre de poissons nouvellement éclos dans la rivière des Perles a été multiplié par neuf, seulement un an après la mise en place de cette interdiction. «Certaines activités illégales telles que la capture de poissons avec des batteries électriques ont été considérablement réduites, ce qui aidera également à protéger l'écologie de la rivière», a fait remarquer M.Liu.

Dans la zone du fleuve Yangtze, cette prohibition d'une durée de trois mois, en dépit de quelques écologistes qui réclament un mouvement annuel (en place depuis 2002), a peu fait pour améliorer l'écosystème, la faune du plus long fleuve d'Asie, ou des régions avoisinantes. Les autorités locales ont encouragé l'interdiction depuis la fin du mois dernier, afin de sensibiliser les pêcheurs et sont prêts à envoyer des équipes d'inspection pour s'assurer que cette restriction, qui affecte près de 140 000 pêcheurs dans dix villes et provinces le long d'un tronçon de 120 km de la rivière, soit strictement appliquée.

Ce sont finalement 13.000 porcs qui ont été repêchés

Le nombre de cadavres de porcs repêchés dans le principal fleuve de Shanghai dépasse désormais les 13.000, a rapporté la presse officielle chinoise, le mystère s'épaississant sur l'origine de ces animaux.




Les chiffres ne cessent d'augmenter mais le mystère s'épaissit sur l'origine des porcs retrouvés dans le fleuve de Shangaï. Les services municipaux de Shanghai ont collecté 9.460 porcelets et cochons adultes flottant dans le Huangpu (dernier affluent du Yangtze*), selon le journal Shanghai Daily, les autorités de la préfecture voisine de Jiaxing (province du Zhejiang) en ayant de leur côté repêché 3.601, selon l'agence Chine nouvelle.

Douze jours après que les premiers porcs morts ont été repérés au fil de l'eau, suscitant de vives inquiétudes chez les habitants de la capitale économique chinoise, non seulement aucune responsabilité n'a encore été établie, mais il semble qu'ils continuent à être déversés dans le fleuve. La métropole a pointé du doigt la préfecture de Jiaxing, en accusant des éleveurs de s'être débarrassés de leurs bêtes en les jetant dans la rivière. Mais les autorités de Jiaxing n'ont pour l'instant admis de tels agissements que chez un de leurs éleveurs et ont affirmé ne pas être les seules responsables.

La face sombre de l'agroalimentaire chinois

Le Huangpu, fleuve emblématique de Shanghai, compte pour 22% de la consommation d'eau des 23 millions d'habitants. Après avoir analysé des échantillons, le gouvernement de Shanghai avait affirmé ces derniers jours que les résultats obtenus étaient "normaux", malgré le scepticisme général. Le ministère chinois de l'Agriculture a envoyé une équipe sur place, qui pour l'instant n'a pas donné d'explication claire au décès des milliers de porcs et à leur présence dans le fleuve Huangpu. "Cette situation s'explique car certains paysans connaissent mal la loi, ont de mauvaises habitudes et il y a des carences dans le contrôle et le niveau des soins", s'est borné à dire Yu Kangzhen, vétérinaire-en-chef du ministère. L'affaire des cadavres de porcs déversées dans le fleuve de Shanghai illustre la face sombre de l'industrie agroalimentaire en Chine, où prime le rendement pour nourrir l'immense population. La pollution des cours d'eau, parfois avec de graves conséquences pour la santé, est un fléau en Chine, où le respect de l'environnement est souvent sacrifié sur l'autel de la croissance économique. Le Huangpu est mondialement connu pour s'écouler le long du Bund, le boulevard de Shanghai jalonné de beaux édifices coloniaux de style européen des années 1930. Sur sa rive est se trouve le district de Pudong, célèbre pour ses gratte-ciel devenus les symboles de l'essor économique chinois.

(*) Le Huangpu est une rivière chinoise qui traverse Shanghai. Elle est large en moyenne de 400 mètres pour une profondeur de 9 mètres. C'est le dernier affluent situé sur la rive droite du Yangzi Jiang à moins de 50 km de la Mer de Chine orientale.

A partir du Quotidien du peuple : Interdiction de pêche dans le Yangtze (2 avril 2013) et LCI : Ce sont finalement 13.000 porcs qui ont été repêchés (18 mars 2013)

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