jeudi 25 avril 2013

Marine Harvest. Bretagne : Dégraissage dans le saumon fumé ?

Saumon. Le norvégien Marine Harvest liquide ses sites industriels en Bretagne ?

Marine Harvest "transformateur de saumon" perd de l'argent en Bretagne. En cause, la flambée du prix du saumon d'élevage. Mais, Marine Harvest "éleveur de saumon" en gagne beaucoup en Norvège, Ecosse et Irlande...

Pour l'année 2012, Marine Harvest annonce une production record de 392.306 tonnes de saumon d'élevage avec un bénéfice* de 83,9 millions d'euros (1).

L'année 2013 commence en fanfare : Le 1e trimestre affiche un bénéfice* record de 63,8 millions d'euros !!! La valeur boursière de la multinationale continue sur sa lancée : elle a doublé au cours des 12 derniers mois... (1 bis)

En décembre 2012, le Norvégien Marine Harvest leader mondial dans l'élevage de saumon fait l’acquisition de 48,5% des parts du groupe polonais Morpol, numéro 1 européen dans le saumon fumé et mariné. Ces deux multinationales du Saumon cotées à la bourse d'Oslo, représentent un groupe de toute première importance, parmi les 5 premiers mondiaux en matière de produits halieutiques : Marine Harvest (2,2 milliards d'euros de CA pour 6200 emplois) + Morpol (500 millions d'euros de CA pour 3000 emplois).  

Voir en annexe : OPA de MH sur son principal concurrent norvégien, l'entreprise d'Etat, Cermaq / Salmonopoly : Quand les revenus du pétrole sont investis dans l'élevage du saumon....

« Cette acquisition est en ligne avec notre stratégie de construire une entreprise intégrée de fourniture de protéines qui compte parmi les leaders mondiaux », a estimé le président de Marine Harvest, Ole-Eirik Lerøy. (2)
 
Depuis l'acquisition de Morpol, Marine Harvest liquide ses sites de transformation les moins rentables ? Réponse ici dans cet article de FIS daté du 1 mai 2013 (jour du travail) : Marine Harvest VAP Europe's revenues fall in Q1 ou dans cet article d'Undercurrentnews daté du 2 mai 2013 : Chairman not ruling out Marine Harvest plant closures.

Qui aurait imaginé, il y a seulement 3 ou 4 ans, que la Bretagne, l'un des plus grands centres de production de saumon fumé en Europe (3), serait dans la ligne de dégraissage des opérateurs majeurs du saumon en France, le pays où le saumon fumé s'est imposé sur toutes les tables, le pays qui a contribué à l'enrichissement du "Patron" de Marine Harvest, John Fredriksen, l’une des plus grandes fortunes, magnat du transport maritime (n°1 mondial dans les tankers).

Meralliance finaliste au Seafood Prix d’Elite 2013 avec du poisson fumé « en direct des ports bretons »

Meralliance, numéro 1 français du saumon fumé, sent le vent tourner ?

Depuis 2012, la société basée à Quimper propose du poisson fumé en direct des ports bretons. Du merlu, de l'églefin et du lieu jaune fumés sous la marque Armoric.

Ce poisson fumé issu non pas des élevages norvégiens, mais des ports de pêche du Finistère : Le Guilvinec, Concarneau et Audierne, était sur la liste des finalistes au Seafood d’Elite 2013 à Bruxelles.

Outre la très bonne qualité du produit, Meralliance favorise l’économie locale tout en innovant sur le made in France (voire in Bretagne) : poissons pêchés en Atlantique Nord-Est de façon responsable, débarqués en Finistère Sud à Concarneau, au Guilvinec ou à Audierne, puis fumés et tranchés à Quimper.

Du « Human & local : proximité à visage humain » selon des experts en marketing : Au puissant levier que représente le concept de solidarité, la proximité vient adjoindre une capacité de visualisation, d’identification, qui donne une réalité et confère un sens à l’acte d’achat “local”. Elle conjugue les notions de citoyenneté (“j’aide de petits producteurs régionaux, je contribue au soutien de l’activité économique de ma région”) et de réassurance (“je sais d’où viennent les produits et qui les fabrique”). L'éclairage TNS Sofres : Les produits locaux et régionaux suscitent de l'intérêt pour 7 consommateurs sur 10, notamment en France, Allemagne, Russie et Chine. (4)

Marine Harvest a qualifié la situation de « catastrophique »
La flambée des prix des matières premières inquiète la filière saumon. Chez Marine Harvest des pertes sont annoncées.

La dernière réunion du comité d'entreprise de Marine Harvest Kristen, qui transforme saumons et truites sur trois sites finistériens (Landivisiau, Poullaouen et Châteaulin), n'a pas rassuré. Son responsable, le Hollandais Maiko Van der Meer, a annoncé aux élus du CE une importante perte financière au premier trimestre 2013, et confirmé que la tendance ne s'inversera pas avant la fin de l'année. Selon les représentants syndicaux, le patron de Marine Harvest a même qualifié la situation de « catastrophique. »

« Le prix des matières premières est élevé et va le rester. Les hausses que nous avons appliquées ces derniers temps sont insuffisantes. Il va falloir faire plus. » Du coup, la direction, n'exclut aucune piste : plan social, chômage technique, fermeture de site et même, scénario du pire, fermeture de l'entreprise. On n'en est pas là.

Site vieillissant

Il reste que le site le plus menacé est sans doute celui de Poullaouen. Interrogé à ce sujet par les élus du CE, Maiko Van der Meer a répondu qu'il partageait leur « inquiétude » et ajouté qu'en ce qui concerne Landivisiau, il n'y avait pas « d'évolution possible. »

Marine Harvest Kristen emploie, à Poullaouen, 180 personnes en contrat à durée indéterminée et 105 intérimaires. Dans les années 70-80, la pisciculture de Conval qu'avait créée Pierre Chevance comptait jusqu'à 1 000 salariés en pleine saison. « Le site est vieillissant. Il n'est pas une priorité dans le programme d'investissement de l'entreprise », constate Michel Crespin, délégué CGT de l'usine centre-finistérienne. « Oui, nous sommes inquiets. Nous serons vigilants. Le début d'année 2014 sera décisif. Bien sûr, nous espérons que ça tiendra. » Source : Ouest France :  Finistère. Marine Harvest : inquiétudes pour Poullaouen

Morpol se développe en Bourgogne

En 2012, le polonais Morpol a investi 5 millions d’euros dans la construction d’une unité de transformation en Bourgogne, où il exploite depuis 2009 une base logistique. (5)

Implanté en 2009 sur la commune de Cuisery en Sâone et Loire, le groupe polonais Morpol, numéro 1 européen pour les produits salmonidés, distribue depuis sa plate-forme logistique du saumon fumé. Depuis 2012, a été lancée l’extension du pôle logistique intégrant une unité de transformation. (Créé en 2005, Bourgogne Développement a accompagné ces dernières années de nombreuses entreprises dans leur projet d’investissement en Bourgogne. Depuis, elles ont évolué.)

Retour sur les propos de Jean-Yves Bernard, Directeur Général de Morpol France, qui nous expliquait en 2009 pourquoi son PDG Pierre Maleck avait choisi la Bourgogne.

« Il voulait se rapprocher de l’Europe de l’Ouest, principal marché de consommation du saumon fumé. Il fallait donc trouver un site d’accueil avec un entrepôt réfrigéré, qui soit situé sur un point routier central relié à l’Allemagne, la Suisse, le Bénélux, l’Italie, l’Angleterre, l’Espagne…, et doté d’un bassin d’emplois suffisamment important pour permettre la création d’emplois qualifiés dans les prochaines années. Parmi plusieurs régions françaises, notre PDG a choisi la Bourgogne car elle a su fédérer son réseau autour de notre projet. Ainsi, Bourgogne Développement, Bresse Initiative, le pôle formation, le Conseil Général et la commune de Cuisery ont répondu professionnellement et dans des délais courts aux questions très techniques conduisant à la prise de décision.»

Qui aurait imaginé, il y a seulement 3 ou 4 ans, que la Bretagne, l'un des plus grands centres de production de saumon fumé en Europe (3), serait dans la ligne de dégraissage des opérateurs majeurs du saumon en France, et que la Bourgogne deviendrait un carrefour européen du commerce et de la transformation du saumon...

Philippe Favrelière (actualisé le 2 mai 2013)

* Operational ebit. Il s’agit du Résultat opérationnel : différence entre les charges et les produits, à l'exception de ceux résultant des activités financières, des sociétés mises en équivalence, des activités cédées ou en cours de cession et de l'impôt. C’est le reflet de la performance opérationnelle des activités de base du groupe.
(5)Traces écrites news : Morpol bâtit une usine pour ses saumons en Saône-et-Loire
(6) La lettre de l’Agence régionale de développement de Bourgogne / Janvier-Mars 2013 : Le point sur : Morpol et Groupe Fruytier

Autres articles :

Pour aller plus loin...

Le 25 mai 2014

Poullaouen : triste épilogue pour Marine Harvest

Il y a un an, les employés apprenaient la fermeture de l'usine Marine Harvest de Poullaouen. Vendredi, la production a cessé. Le dernier jour. Vers 17 h, ils se sont retrouvés pour dire au revoir et afficher leur colère.

Source : Ouest France par Rosemary Bertholom

Il y a quatre décennies, ils étaient 1 000 ouvriers en pleine saison. Pour entrer « dans la maison », il fallait faire la queue sur plusieurs centaines de mètres dès 6 h du matin. « De ce temps-là, on était bien payés. Il n'y avait pas encore les machines, les supermarchés... » se souvient un salarié. C'était du temps de Pierre Chevance, le fondateur. Hier, l'usine de transformation de saumon de Poullaouen, propriété du groupe Marine Harvest, a fermé. La production a cessé. 130 personnes se retrouvent sans emploi.

Denis était là en 1974. Amer, il lance : « Si j'avais su que j'ouvrirais l'usine et la fermerais... » Vendredi, encore une cinquantaine de personnes étaient à Poullaouen. Beaucoup ont soldé leurs congés et d'autres, plus tôt dans la semaine, mardi, avaient déjà connu la fin avec l'arrêt de la P1, l'atelier de filetage du saumon. Vendredi, c'est l'atelier de conditionnement du poisson qui a fermé. Toutes les machines ont été arrêtées à 12 h.

« Il y a tant de gâchis »

« Cela remue les tripes. Je pense aux gens. Qui, dans les environs de Carhaix, n'a pas travaillé à l'usine de Poullaouen ? Je pense aussi à Pierre Chevance, c'est le créateur du saumon fumé en Europe. J'espère que de là où il est, il ne verra pas cela, assure Denis Castel, élu du personnel, 27 ans de service, quatre plans sociaux vécus. Il travaillait hier. Demain, ce sont les familles qui seront touchées. C'est important d'être auprès des gens pour trouver une solution et surtout ne pas les lâcher. » Le quinquagénaire va continuer à Marine Harvest jusqu'à la fin décembre 2015 à Poullaouen, au service des expéditions.

« On a beaucoup pleuré. Cela nous pesait depuis un an, cette semaine a été terrible », témoigne Évelyne Le Guern, 13 ans d'usine de saumon au compteur. Elle a longtemps milité pour une intervention de l'État dans ce dossier.

À côté d'elle, une autre ouvrière ajoute : « Aujourd'hui, on s'est retrouvés livrés à nous-mêmes. J'ai eu ce sentiment : hop, allez-y. » Évelyne Le Guern poursuit : « On a été virés comme des chiens. C'est trop dur de partir comme cela. » Pour cela et d'autres revendications, elle a organisé hier soir un dernier rassemblement devant le site. Là où durant neuf jours, en novembre 2013, les employés avaient fait le blocus. Ils étaient une centaine à venir brûler leur tee-shirt et le cercueil qui les a accompagnés durant leur lutte.

Marie-Hélène Stone est venue en tant qu'ex-intérimaire et Bonnet rouge. « Tous les ans, je venais bosser de mai à décembre. Je suis inquiète pour les enfants du coin. Ils venaient travailler ici pendant les saisons. Maintenant, il n'y a plus rien en Centre-Bretagne. » Jean-Claude, 54 ans, a aussi du mal à tourner la page, même s'il a retrouvé un travail. « J'ai la haine. Il y a tant de gâchis. Regardez tous ces jeunes avec des gamins. Ils sont piégés. L'immobiliser a baissé de 25 % à Carhaix. »

Michel Crespin, élu du personnel, délégué CGT, a retrouvé les salariés dans l'après-midi pour un dernier discours. Il a travaillé 36 ans dans cette usine. Au coeur du conflit depuis un an, il revient dessus. « On a été dignes, il ne faut pas se laisser aller. On a fait ce qu'on a pu. Je suis soulagé. » Plus virulent que d'habitude, il évoque son « ressentiment fort contre les actionnaires. J'espère qu'ils souffriront autant que nous ».

Mickaël, 27 ans, a anticipé « l'après ». Il va intégrer une cellule du Centre de formation technique par alternance (CFTA) pour devenir conducteur de train. Quarante ont postulé, il y avait quatre places. Il rebondit.

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Marine Harvest : « Heureux de tourner la page »

Jérôme Joffroy fait partie des 130 employés de Marine Harvest à se retrouver sans emploi vendredi. Élu du personnel, il revient sur le dossier. Entre sentiment de gâchis et l'espoir nécessaire pour l'avenir.

Source : Ouest France par

Quand on a appris, le 4 juin, que ça allait fermer, on a bien compris qu'on ne pourrait rien y changer : Marine Harvest ne reviendrait en aucun cas sur sa décision. Avec le recul, j'ai envie de dire heureusement qu'on a abordé le dossier de la sorte, car je pense qu'autrement, les gens n'auraient rien eu au bout du compte. Je crois aussi que ce qui nous a un petit peu sauvés c'est que tous les élus du comité d'entreprise (CE) n'avaient pas d'ambition politique.

Cela m'a chagriné que des personnes de l'extérieur nous aient beaucoup critiqués. Ça a été les moments les plus difficiles à vivre. On nous a presque reproché d'avoir trop d'indemnités de départ. Cela m'a embêté. Surtout quand, à ce moment-là, on voyait la situation des Gad. Eux n'avaient malheureusement pas d'indemnités importantes. Là, il n'y a pas eu un mot. Ils ne se sont pas révoltés en disant : « Tiens ce n'est pas normal, ces ouvriers n'auront rien pour partir ». Il y a des Marine Harvest qui n'arrivaient même plus à sortir pour aller faire les courses. Ils se faisaient apostropher : « Tu vas pouvoir t'acheter une Porsche ! »

Il ne faut pas croire, nous regrettons tous ces licenciements alors que le groupe réalise des profits monstres. L'année dernière, ils ont fait entre 700 et 800 millions d'euros de bénéfices. Là, c'est carrément écoeurant. C'est cette situation particulière qui fait que les gens ne peuvent plus avoir confiance en Marine Harvest. C'est impossible.

Il y a quand même eu de la part de quelques-uns un peu de manipulation, d'opportunisme, en période préélectorale. Heureusement, on ne s'est pas laissé piéger par ça. On a négocié, obtenu une prime de mobilité de 15 000 € pour aller à Landivisiau. Mais on voit que les gens craignent que Landivisiau ne perdure pas. Et donc de déménager pour rien. Je tiens également à remercier les personnes qui nous ont aidés durant le blocus. Il y a des gens qu'on ne connaissait pas et qu'on ne reverra jamais qui nous ont donnés de la nourriture... Cette grève a porté ses fruits dans les négociations.

J'ai été près de onze ans, en CDI, à Poullaouen. Aujourd'hui, alors que la production s'arrête, je ressens un peu de soulagement car on a vécu un an de bagarre, de stress. Cela n'a pas été facile. On sait que ça va être dur de retrouver un travail. Surtout quand on voit qu'il y a 4 500 inscrits à Pôle Emploi à Carhaix. J'ai fait un bilan de compétences, j'ai quelques idées. Je garde espoir. Je vais me réorienter vers autre chose, c'est plus prudent quand on voit tous les problèmes dans l'agroalimentaire. J'y réfléchis que maintenant parce qu'avant, ce n'était pas simple de trouver un moment pour s'interroger alors que je devais m'occuper d'autres dossiers via le CE.

Je n'irai pas à la manifestation devant l'usine vendredi après-midi. Je suis heureux de tourner la page, assez vite, depuis que j'ai soldé mes congés le 12 mai, et de m'investir dans autre chose. C'est ce que je souhaite aussi aux autres Marine Harvest. »

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Le 5 Septembre 2014

Rabobank voit l'avenir en rose dans l’industrie du saumon

Le hollandais Rabobank, banque très impliquée dans la filière saumon, mise sur un doublement de la production du saumon d'élevage entre 2010 et 2020. 

Par ailleurs, Rabobank prévoit le maintien des prix élevés sur le marché à l'export et par conséquent des bénéfices record dégagés par les salmoniculteurs...

Cliquer Ici pour télécharger l'étude de la banque hollandaise, Rabobank : Salmon Industry Tackles Legal & Biological Limits - Rabobank Industry Note #453-August 2014

Remarque personnelle : Les pêcheurs français vont trinquer ! Des prix record à l'export, et du saumon, produit d'appel, vendu sans marge bénéficiaire dans les GMS... Ces poissonneries surnagent en margeant le poisson de nos côtes... Conclusion : les éleveurs de saumon de Norvège voient la vie en rose au dépend des pêcheurs français !!!

L'industrie du saumon doit rassurer pour continuer de croître

Échaudée par les polémiques sur les facteurs biologiques et environnementaux, l’industrie du saumon doit convaincre du bien-fondé de son action pour poursuivre son essor.

Source : Business Marché  par Franck Stassi

« A l’avenir, le développement durable sera le principal objectif de l’industrie du saumon », d’après Gorjan Nikolik, analyste chez Rabobank. La banque néerlandaise rappelle que la filière ne pourra faire l’économie d’une remise en question de ses pratiques environnementales, notamment en Norvège. Les limites de production limitées par le législateur contraignent toutefois ce scénario.

Les autorités norvégiennes émettent des licences d’exploitation « vertes », qui renforcent les normes environnementales auxquelles doivent se plier les producteurs de saumon. La mise en place de techniques plus vertueuses, la réduction de la mortalité et un travail sur la génétique figurent parmi les conditions. Au Chili, un projet de loi vise pour sa part à réduire la densité des exploitations. De récentes crises sanitaires ont déjà permis d’amorcer un changement de mentalité chez les producteurs.


Les marchés émergents prennent le relais de la Russie

Ces pratiques doivent notamment permettre d’accompagner la progression de la demande anticipée par Rabobank. Premier consommateur mondial de saumon, l’Union européenne devrait maintenir son rang au cours des prochaines années. L’embargo russe sur les importations agroalimentaires contraint à réaffecter 100.000 tonnes de saumon, qui devraient l’être dans l’Union européenne et dans une moindre mesure aux Etats-Unis, selon Gorjan Nikolik. « Comme la consommation de saumon continue de se mondialiser, il y aura un nombre croissant de marchés capables d’absorber des volumes supplémentaires », complète-t-il.

Les Etats-Unis constituent pourtant un important vivier de consommateurs potentiels, compte tenu de la faiblesse de la consommation de saumon par habitant. Les pays émergents représentent des débouchés bien plus forts. La Chine, le Mexique ou l’Inde figurent parmi ces marchés, en raison de l’augmentation des revenus, de l’essor des classes moyennes et de l’amélioration de la logistique. Les marchés émergents recensés par Rabobank pèsent aujourd’hui pour 35% des livraisons de saumon d’Atlantique, contre 20% il y a dix ans.


Les transformateurs se consolident

Pour toucher toujours plus de consommateurs, la filière peut également s’appuyer sur l’appétit pour les produits transformés à base de saumon. La rentabilité des acteurs de la transformation fait toutefois office de talon d’Achille, en raison d’un difficile équilibre à trouver entre les prix au comptant du saumon et la pression des distributeurs. Un mouvement de concentration a déjà été observé dans le secteur. Afin d’assurer leur avenir, les professionnels du saumon doivent toutefois mettre un terme aux polémiques actuelles sur les facteurs biologiques et environnementaux. Gorjan Nikolik estime à environ trois ans le délai nécessaire pour résoudre la plupart des problèmes identifiés, en tablant sur l’innovation.

Cliquer Ici pour télécharger l'étude de la banque hollandaise, Rabobank : Salmon Industry Tackles Legal & Biological Limits - Rabobank Industry Note #453-August 2014


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Saumon fumé. Un fleuron de l'industrie alimentaire bretonne passe sous pavillon étranger

Le saumon MerAlliance passe sous pavillon thaïlandais

MerAlliance est le premier transformateur français de saumons frais aux marques de distributeurs... MerAlliance transforme 21.000 tonnes de poisson par an pour un CA de 160 millions d'euros. Basé à Quimper, le groupe français est implanté en Ecosse, en Pologne et en Norvège...

Le groupe MerAlliance est repris à 100 % par Thaï Union Frozen Products, le numéro un mondial du thon en conserves.

Thaï Union Frozen Products (TUF) est déjà  propriétaire de Petit Navire en France. Le chiffre d'affaires du groupe thaîlandais s'élève à environ 3 milliards d'euros (3,6 milliards de US$ en 2013), ce qui place TUF dans le Top 5 de l'industrie halio-alimentaire dans le monde...

Lire le communiqué de presse commun : TUF et sa filiale MW Brands annoncent l'acquisition du Groupe MerAlliance, l'une des sociétés leader du saumon fumé en Europe. Ce communiqué indique que le groupe thaïlandais a les dents longues "devenir leader européen sur le marché du frais". Dans un entretien accordé au Bangkok Post, Thiraphong Chansiri, Directeur de TUF affiche clairement les ambitions de son groupe : doubler les recettes actuelles d’ici 2020 et ainsi atteindre un CA de 8 milliards USD.

Redistribution des cartes sur le marché français (1e marché mondial du saumon fumé)
CA : 541 millions d'euros pour 34 308 tonnes (estimation 2013 Adepale) :

7 acteurs majeurs du saumon fumé :
  • 3 multinationales étrangères : Marine Harvest (Norvège), TUF (Thaïlande), Suempol (Pologne)
  • 2 groupes coopératifs agricoles français : Lur Berri (marques : Labeyrie, Delpierre) et Maïsadour (marque : Delpeyrat)
  • 2 groupes français : Intermarché et Guyader (Bretagne saumon)

Pour en savoir plus sur le saumon fumé, lire RPA : Ici et

Une page se tourne chez MerAlliance. Gilles Charpentier le propriétaire depuis deux décennies de cette entreprise de transformation de saumons vend la totalité de ses actions au géant thaïlandais de la conserve de thon, Thaï Union Frozen Products pour un montant non communiqué. La cession sera effective d’ici à la fin de l’exercice en cours puisque le projet est soumis à l’avis de l’Autorité de la Concurrence. Premier transformateur français de saumons frais aux marques des distributeurs, MerAlliance dont Azulis Capital est actionnaire à hauteur de 35%, réalise un chiffre d’affaires annuel de 160 millions d’euros pour 21.000 tonnes de poissons transformés.

Source : Les Echos par Stanislas Du Guerny / Correspondant à Rennes | Le 04/09 à 17:58

La reprise de cette affaire bretonne de 950 salariés également installée en Pologne, en Norvège et en Ecosse où elle possède la société de transformation de saumons Esco, ouvre de nouvelles perspectives européennes au géant Thaï Union Frozen qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros. MerAlliance, implanté à Quimper dans le Finistère, va rejoindre le périmètre de MW Brands (Paris), la filiale européenne de TUF. « Le rachat de Mer Alliance, indique Elisabeth Fleuriot, la directrice générale de MWBrands, nous permettra un développement dans le secteur du poisson frais dont nous sommes absent, notre objectif est d’en devenir l’un des leaders européens ». 

Propriétaire des marques de conserves de thons John West en Grande-Bretagne, Hollande, Irlande et Moyen Orient, ainsi que Mareblu en Italie, MW Brands est aussi à la tête des conserves de sardines Parmentier et de la marque Petit Navire dont l’usine est installée à Douarnenez dans le Finistère. Une affaire qui se porte très bien et qui « continue de progresser », indique encore Elisabeth Fleuriot.

Propriétaire de Petit Navire

Forte de ses 300 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel pour un résultat net de 18 millions d’euros, Petit Navire regroupe la moitié des activités de MWBrands qui vient d’ailleurs d’engager un investissement de 400.000 euros au siège de Petit Navire pour renforcer son service de R&D. Il intervient pour le compte de l’ensemble des marques de conserves de MW Brands dont les ventes s’effectuent en France pour 50%, le reste étant réparti entre les autres pays européens, le Moyen-Orient et l’Afrique . L’ensemble regroupe 5.500 salariés, 4 usines et 8 thoniers. Les divisions conserves de poissons et saumons frais vont rester distinctes,  car les technologies, la logistique, les marchés sont très différents affirme l’entreprise. Gilles Charpentier va continue de diriger MerAlliance jusqu’en avril 2016.

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Le 17 août 2013

Manuel du saumon d’élevage 2012

 Salmon Farming Industry Handbook 2012


Marché européen du saumon fumé

Le marché européen du saumon fumé s’élevait à 150.000 tonnes en 2011. La France et l'Allemagne sont les deux plus grands marchés. La quantité de matière première nécessaire à cette production était d'environ 250.000 tonnes de saumon éviscéré, en hausse de 8% depuis 2009.


Les dix plus grands fabricants de saumon fumé en Europe ont une part de marché cumulée d'environ 55 à 60%. La production se fait principalement en Pologne, France, Royaume-Uni, Pays baltes, Allemagne et Pays-Bas.

Après l'acquisition de la société allemande Laschinger, Morpol est devenu le plus grand producteur de saumon fumé en Europe. Basée en Pologne, cette société vend une grande partie de sa production sur le marché allemand.

Labeyrie est le deuxième producteur. Cette société française vend la plupart de ses produits en France, mais également au Royaume-Uni, Espagne, Italie et Belgique.

Pour en savoir plus sur l'industrie du saumon, télécharger le document du leader mondial Marine Harvest : Salmon Farming Industry Handbook 2012

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Le 14 août 2013

Nouvelle carte du marché du saumon fumé en Europe...

Chamboulement de la carte du marché européen du saumon fumé établi par Ubifrance et FranceAgriMer   en 2009....

Redistribution des cartes entre les leaders européens et français du saumon fumé.... Anciens et nouveaux leaders dans la fabrication de saumon fumé....

Le marché du saumon et de la truite fumé dans l’Union Européenne : évolutions et tendances depuis 2003

Focus sur quelques pays importants

Ubifrance

Synthèse réalisée avec la participation financière de OFIMER/FranceAgriMer.

Journée d’informations du 30 juin 2009.

Aperçu du marché européen : caractéristiques et évolutions sur la période 2003-2008
Focus sur les grands pays consommateurs
Focus sur les principaux exportateurs de l’Union Européenne
Évolution du tissu industriel et conséquences de la crise. Quelles perspectives pour les produits français ?

Carte des leaders sur le marché européen du saumon fumé en 2009

Cliquer Ici pour télécharger ce document sur "Le marché du saumon et de la truite fumé dans l’Union Européenne" en 2009

Création de la "Charte STF-Fumé en France" en 2010

Pour se démarquer des produits importés, le Syndicat National des Industries du Saumon et de la Truite fumés (STF) a créé en 2010 la "Charte STF-Fumé en France".

Le STF rassemble 11 entreprises qui représentent 85 % des ventes de saumons et truites fumés en France.

Les fabricants se regroupent au sein du STF dans le but :
  • d'élaborer en commun des règles de bonnes pratiques professionnelles : Norme AFNOR V 45-065, et Guide de bonnes pratiques d'hygiène pour les poissons fumés (publié aux Editions des Journaux Officiels),
  • de promouvoir le savoir faire français dans le fumage du poisson (cf. charte téléchargeable ci dessus)
  • de promouvoir l'image du saumon et de la truite fumés sur le marché français,
  • de défendre leur approvisionnement en poissons,
  • de créer des liens professionnels avec les confrères des autres Etats membres de l'UE.
Les 11 adhérents de STF :    
  • AQUALANDE
  • BRETAGNE SAUMON
  • DELPIERRE
  • FJORD KING SAS
  •  LABEYRIE
  • LE BORVO
  • LEDUN PECHEURS D'ISLANDE
  •  MAISON PENEAU
  • MARINE HARVEST KRITSEN SAS
  • MOULIN DE LA MARCHE
  • SOCIETE NOUVELLE SAUMONERIE SAINT FERREOL

Cliquer Ici pour plus d'informations sur STF

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Le SOS des fumeurs face à la flambée des cours du saumon frais

Communiqué de presse de STF

Paris, le 27 juin 2013

Flambée des prix du saumon = Fermetures d’usines

Etat d’urgence sur la filière saumon fumé

Les cours durablement et structurellement élevés du saumon depuis l’automne 2012 sont en train d’avoir des conséquences extrêmement graves sur les établissements français de fumage. Après l’annonce début juin de la fermeture du site Marine Harvest de Poullaouen (Finistère), et de la défaillance de Marcel Baey la semaine dernière, le Syndicat vient de prendre connaissance du placement en procédure de redressement judiciaire de la Société Ledun Pêcheurs d’Islande (Seine-Maritime).

Le prix du poisson représente selon les produits de 55 à 75 % de la valeur dans le saumon fumé. Le prix moyen du saumon norvégien, principale provenance, qui avait déjà grimpé à près de 5,20 €/kg au premier trimestre 2013 (Source : Fishpool – Indicateur NOS SPOT – Valeur départ Oslo), oscille maintenant aux environs de 6,00 €/kg, contre moins de 3,50 €/kg en février 2012, soit 70 % de hausse en à peine plus d’un an.


Cette augmentation des prix du saumon est liée à un décalage structurel entre l’offre des pays producteurs (Norvège, Ecosse, Irlande …) et la demande forte et croissante du marché international, tirée aussi bien par les marchés traditionnellement consommateurs que les marchés des pays émergents.

Production insuffisante en Norvège, pénurie en Ecosse et en Irlande, production chilienne sans aucun impact sur l’approvisionnement des fumeurs français, sont les facteurs déterminants d’une offre déficitaire.

Dans ce contexte particulièrement adverse, la survie de la filière du fumage de saumon et sa capacité à fournir le marché sont en jeu à très court terme. Cette survie est étroitement conditionnée à la possibilité pour chaque fabricant de répercuter en extrême urgence les hausses de coûts de ses matières premières dans ses prix de vente. Faute de quoi la question de la disponibilité du saumon fumé dans les linéaires pour les consommateurs français se pose dès maintenant et pour Noël.

Le Syndicat national des Industries du Saumon et de la Truite fumés regroupe 11 entreprises et 3200 employés : Aqualande – Bretagne Saumon – Delpierre – Fjord King – Labeyrie – Le Borvo – Ledun Pêcheurs d’Islande – Marine Harvest Kritsen – Moulin de la Marche – Maison Peneau – Société nouvelle Saumonerie St Ferréol.

L'industrie française a produit 31 350 tonnes de saumon fumé et 2 950 tonnes de truite fumée en 2012, pour un CA de 541 millions d'euros. Elle emploie près de 3 200 salariés (1) et généré une activité économique qui fait vivre plus de 7 000 familles en France. En 2012, le marché français était évalué à 38 400 tonnes de saumons et truites fumés, l’importation à 9 500 tonnes et l’exportation à 4 500 tonnes.

Contact Presse STF / ADEPALE : Adocom – 11 rue du Chemin vert – 75011 Paris.
Tel : 01.48.05.19.00 - courriel : adocom@adocom.fr

(1) Equivalent temps plein

Remarque personnelle : Nous ne sommes pas face à une pénurie de saumon frais, mais bien face à un monopole de producteurs de saumon frais qui dicte son prix... Les 5 plus gros éleveurs de saumon contrôlent plus de 50% de la production mondiale de saumon atlantique !..

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Le 6 août 2013

Maïsadour. Le secteur agricole se diversifie dans le saumon fumé !

En 2012, le groupe coopératif basque "Lur Berri" met la main sur Labeyrie, numéro 1 français du saumon fumé (1). Quelques mois plus tard, son voisin landais "Maïsadour", classé 16ème groupe coopératif français, se lance à son tour dans la filière poisson....

Groupe Maïsadour : à la base des céréaliers (blé, maïs,...) puis des producteurs de foie gras (N°1 français avec Delpeyrat et Comtesse du Barry)

Le Groupe Coopératif Maïsadour en quelques chiffres (Rapport d'activité 2011/2012) :
- Chiffre d'affaires : 1,370 milliard € sur 10 métiers
- Résultat : + 12,3 millions €
- Marge Brute d'Autofinancement : 47 millions € (3,4 % du CA)
- Effectif total Groupe : 5 000 salariés
- 8000 agriculteurs

Après un coup d'essai suite à l'acquisition en septembre 2012 de la saumonerie Saint-Ferréol en Auvergne, le Groupe Maïsadour se lance à la conquête du marché du saumon fumé estimé à plus de 500 millions d'euros dans l'hexagone avec sa propre marque "Delpeyrat". Le landais Maïsadour défie le basque Lur Berri sur le marché du saumon fumé ?

Acquisition et prétention du Groupe Maïsadour

Août 2013. Achat des deux sites français du groupe norvégien Aker Seafoods : Viviers de France à Castets (Landes) et Viviers Marins à Boulogne/mer.... Ces deux sociétés emploient 230 personnes et transforment près de 15.000 tonnes de poisson par an, dont 8.000 de saumon et 3.000 de truite d'Aquitaine. Soit un chiffre d'affaires additionnel de 75 millions d'euros pour Delpeyrat, qui vient concurrencer de plus en plus frontalement son grand rival Labeyrie....

Dépôt d'une offre d'achat pour l'unité "Saumon" de Ledun Pêcheurs d'Islande, société de Cany-Barville, près de Fécamp, qui transforme 3.000 tonnes de poisson par an, et actuellement placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce du Havre.

Le directeur général du groupe coopératif landais Maisadour, Thierry Blandinières, explique que Maisadour s'est lancé il y a un an sur le marché du saumon fumé en France en rachetant une petite entreprise en Auvergne  en commercialisant des produits sous la marque Delpeyrat et ça marche très bien : l'entreprise fait 10 millions d'euros de chiffre d'affaire. Maisadour voit donc dans ce marché, qui représente aujourd'hui 450 millions d'euros en France, un relais de croissance supplémentaire pour que le groupe continue à grandir, avoir une taille critique suffisante, pour rester indépendant sur le marché français et européen.

Vecteur de développement pour les années à venir, le marché du saumon fumé en grandes surfaces, beaucoup moins saisonnier que celui du foie gras, est de plus en plus aux mains des marques de distributeurs (65 % de part de marché). Mais Delpeyrat estime avoir une belle opportunité devant lui, en relevant la qualité et en jouant la carte du « saumon supérieur ».


 







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Année 2007 : Naissance du groupe "Marine Harvest"


Carte tirée du document de l'insee 2008 : L'industrie du poisson en Bretagne

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Carte tirée du document de l'Insee (2010 ?) : Nord-Pas-de-Calais : Industrie du poisson

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Le 1 mai 2013

Marine Harvest vise toujours plus gros : 4 milliards d’euros !

Le "grand loup" a toujours plus d'appétit !...

Le norvégien Marine Harvest, leader mondial dans l’élevage de saumon avait repris en décembre 2012 le polonais Morpol, numéro 1 européen de la transformation des salmonidés. MH souhaite maintenant englober Cermaq, société détenue par l’Etat norvégien (43,5%), numéro 2 ou 3 dans la salmoniculture et leader mondial dans l’alimentation piscicole (Ewos)...

L'offre d'achat de Marine Harvest pour prendre le contrôle de son principal concurrent : 1,22 milliard d'euros !

Dans le giron de John Fredriksen, magnat du transport maritime (armateur de tankers)(*), Marine Harvest se hisserait au 3e rang mondial des sociétés de produits de la mer avec un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards d’euros. Derrière les 2 titans japonais, Mahura et Nissiu, mais devant Nichirei (Japon) et Thai Union Frozen Products (Thaïlande).

Toutefois, l’offre d’achat de Marine Harvest est subordonnée au retrait de Cermaq dans l’acquisition du minotier péruvien Copeinca. « À notre avis, aucune autre fusion industrielle que Cermaq et Marine Harvest ne pourrait placer ces deux entreprises et l'industrie maritime norvégienne dans une position de leadership mondiale », a déclaré Ole-Eirik Lerøy, président de Marine Harvest. « Nous voulons construire une société intégrée de fourniture de protéines en mettant l'accent sur la nutrition piscicole, l'aquaculture et la transformation à forte valeur ajoutée ; ce qui rompt avec la production traditionnelle de matières premières des entreprises norvégiennes. »


(*) John Fredriksen, l’une des fortunes les plus grandes au monde, est appelé le « Big Wolf » en Norvège. Il se dit "vert", "durable" et "transparent". Lire : Les liaisons dangereuses du WWF...

Pendant ce temps, MH se déleste en Bretagne : Dégraissage dans le saumon fumé ?

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Élevage de poissons. Cermaq rejette une offre de Marine Harvest

Source : Les Echos

OSLO, 2 mai (Reuters) - Cermaq, le numéro deux norvégien de l'élevage de poissons, a rejeté l'offre de rachat de 1,7 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros) émanant Marine Harvest, le numéro un mondial du secteur, estimant que les conditions de la proposition de son concurrent local n'étaient pas acceptables.

A la suite de ce refus, l'action Cermaq bondissait vers 8h25 GMT de 19,19% à 102,5 couronnes norvégiennes, un niveau juste en-deçà de l'offre conditionnelle de 105 euros de Marine Harvest, qui représente une prime de 22% par rapport au dernier cours de clôture.

De son côté, le titre Marine Harvest avançait de 3,58% à 6,215 couronnes alors que la Bourse d'Oslo perdait 0,77%.

Cermaq a dit qu'il maintenait son offre de 732 millions de dollars sur la firme péruvienne Copeinca, alors que Marine Harvest exige justement que le groupe renonce à cette acquisition.

Les entreprise d'élevage de saumon ont profité d'une forte hausse des prix cette année, sous l'effet conjugué d'une demande soutenue émanant d'Amérique du Nord et d'une augmentation limitée de l'offre, principalement à cause d'une baisse des stocks au Chili, touchés par des maladies.

"Le conseil d'administration a estimé à l'unanimité que les conditions de l'offre de Marine Harvest sous-évaluaient le groupe (..)", a souligné Cermaq dans un communiqué. (Balazs Koranyi, Constance De Cambiaire pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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Quand les revenus du pétrole sont investis dans l'élevage de saumon....

«Salmonopoly» dévoile les pratiques de l'élevage du saumon

Source : Novethic

La demande mondiale de saumon ouvre des perspectives plus que juteuses pour des investisseurs comme le norvégien John Fredriksen, le principal actionnaire du plus grand éleveur de saumon au monde, Marine Harvest. Le réalisateur allemand Wilfried Huismann décrypte les pratiques de cette société aussi discrète que puissante et dévoile dans son documentaire «Salmonopoly» la réalité des fermes aquacoles chiliennes. Interview.

Novethic : Vous abordez dans ce documentaire la grande épidémie qui a touché entre autres les élevages de saumon chiliens infectés par le virus IAS. Que se passe-t-il avec les poissons qui contractent ce virus et quel impact a-t-il sur les salariés de Marine Harvest ?

Wilfried Huismann : Le poisson infecté saigne intérieurement et il n’existe pas de traitement contre ce virus [qui ne constitue pas une menace pour l’espèce humaine, ndlr]. On doit alors tuer les saumons malades qui, au Chili, atterrissent ensuite dans la production de farine de poisson. Elle sert par la suite à nourrir les saumons d’élevage. Ce sont les plongeurs qui doivent ramasser les poissons mort ou malades. Ils doivent plonger par tous les temps, y compris quand la mer est agitée, et ils doivent plonger trois fois plus longtemps et plus profond que la loi chilienne ne le permet. Mais personne ne vient contrôler et pourtant ils risquent leurs vies en plongeant dans ces conditions. Durant ces dix dernières années, cent plongeurs sont morts au Chili, contre un en Norvège. Le plongeur Cristián Soto a perdu beaucoup de ses amis. Les conditions de travail sont catastrophiques, la société économisent sciemment sur les équipements techniques qui permettrait d’assurer la sécurité des plongeurs. Lors de mes interviews, ils m’ont dit que des plongeurs morts coutent moins chers à la société que ces équipements techniques.

Qui est John Fredriksen, le principal actionnaire de Marine Harvest ?

John Fredriksen est un investisseur à la tête d’une fortune privée estimée entre 5 et 10 milliards d’euros. Il détient des plateformes pétrolières ainsi que la plus grande flotte de pétroliers au monde. Il n’a donc au départ rien à voir avec l’industrie du saumon. Lorsqu’il a perçu les gains possibles offerts par cette industrie, il a racheté une entreprise au bord de la faillite qu’il a ensuite fusionnée avec deux autres. Et il est devenu d’un coup le numéro un mondial de l’industrie du saumon. C’est un investisseur qui cherche toujours à être le plus grand. Il vient d’un milieu très modeste, n’a rien hérité de ses parents, et a toujours dû faire ses preuves. C’est une personnalité très timide, il évite tout contact avec le public mais il est aussi hargneux et dangereux dans les affaires. J’ai interviewé deux journalistes économiques norvégiens qui se sont penchés sur l’origine de sa fortune et qui dévoilent les sources mafieuses de cette fortune.

Voir le film intégral en espagnol, cliquer "Salmonopoly, Fiebre de Salmon"

Vous avez filmé au Chili en 2009. Savez-vous ce qu’est devenu Cristián Soto ?

Comment expliquer les ravages du virus AIS dans les fermes de Marine Harvest ?

Qui sont les habitants de cette région du Chili travaillant dans ces fermes aquacoles ?

Qui est John Fredriksen, le principal actionnaire de Marine Harvest ?

Pourquoi vous êtes-vous concentré uniquement sur Marine Harvest sans évoquer l’autre géant du saumon, le norvégien Cermaq ?

Cliare Stam à Francfort (Allemagne)

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Le 23 mai 2013

Saumon. Les grandes manoeuvres de Marine Harvest


Marine Harvest est contrôlé par le magnat John Fredriksen, 87e fortune mondiale selon Forbes. Armateur de supertankers, ce norvégien a pris la nationalité chypriote pour des raisons fiscales.

Le géant norvégien de l'élevage de poisson Marine Harvest a jeté son dévolu sur son rival et compatriote Cermaq dont il a réussi mardi à faire capoter un projet d'acquisition du producteur péruvien de farine et d'huile de poisson Copeinca.

Lors de l'assemblée générale des actionnaires, Cermaq a échoué à recueillir la majorité des deux-tiers requise pour approuver une augmentation de capital destinée à financer le rachat de Copeinca pour environ 3,5 milliards de couronnes (près de 470 millions d'euros).

La fronde a été menée par Marine Harvest, leader mondial du saumon d'élevage et en possession de 5,4% de Cermaq, qui a réussi à mobiliser 37,52% de non contre l'avis du principal actionnaire (avec 43,5%), l'Etat norvégien, qui soutenait la transaction.

En torpillant l'opération qui n'avait, selon lui, pas de sens industriel ni financier, Marine Harvest lève un obstacle vers le rachat de son compatriote qu'il s'était dit prêt à acquérir pour environ 9,7 milliards de couronnes à condition qu'il renonce à Copeinca.

Mardi matin, il a indiqué qu'il pourrait relever son offre pour convaincre Cermaq et le gouvernement qui l'ont jusqu'à présent jugée insuffisante.

"Marine Harvest confirme qu'il serait prêt à améliorer le montant et la composition (entre actions et numéraire, ndlr) de son offre pour trouver une solution acceptable pour toutes les parties", a-t-il annoncé avant l'AG de Cermaq.

Ce dernier a de son côté estimé que la balle était désormais dans le camp de son rival.

"Le conseil d'administration attend que Marine Harvest présente une offre sur les actions de la société", a annoncé Cermaq dans un communiqué après le vote négatif de l'AG.

"Marine Harvest a indiqué qu'une telle offre se ferait à un niveau plus élevé que ce qui a été à présent proposé. Le conseil d'administration de Cermaq examinera de près une éventuelle offre relevée qui reflèterait les valeurs intrinsèques du groupe", a-t-il ajouté.

A la Bourse d'Oslo, l'action Cermaq s'adjugeait 6,60% mardi après-midi, à 113 couronnes, soit sensiblement plus que les 105 couronnes promises jusqu'à présent par Marine Harvest.

La perspective d'un mariage entre les deux groupes est toutefois compliquée par les relations compliquées entre le gouvernement de centre-gauche et Marine Harvest, contrôlé par le magnat John Fredriksen, 87e fortune mondiale selon Forbes, qui a pris la nationalité chypriote pour des raisons fiscales.

Avant son AG, Cermaq avait aussi évoqué la possibilité de racheter Copeinca --également convoité par le chinois China Fishery Group-- en se passant d'une augmentation de capital mais une telle possibilité n'a pas été évoquée mardi. D'après AFP : Grandes manoeuvres dans la pisciculture en Norvège

Pour en savoir plus, aller sur le site péruvien de Fish Peru : Que cache l’OPA de Marine Harvest ? 

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Agroalimentaire : Travailler pour les animaux rapporte plus !

Les salariés dans l'alimentation pour animaux gagnent plus que dans tous les autres secteurs agroalimentaires...

En queue, les salariés dans le poisson, la volaille, les fruits et légumes...

Cliquer Ici pour accéder au dossier de l’Insee sur l’emploi dans l’agroalimentaire en Bretagne

Agroalimentaire. Qui sont les 60.000 salariés bretons ?

Source : Le Télégramme (le 10 mai 2013)

L'industrie agroalimentaire emploie 60.000 personnes en Bretagne. C'est une main-d'oeuvre très majoritairement ouvrière relativement féminisée et assez peu qualifiée. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Insee.

Même si les perspectives s'assombrissent dans certains secteurs (porc, volaille) l'industrie agroalimentaire bretonne reste un gros pourvoyeur d'emplois. «Mais sa main-d'oeuvre se distingue par rapport aux autres secteurs de l'industrie. Les ouvriers y sont surreprésentés (ils occupent trois quarts des emplois) et moins souvent qualifiés», constatent Florence Le Bris de l'Insee et Gwenaël Poirier de la Direccte qui ont établi le profil de la main-d'oeuvre et les conditions d'emploi dans l'agroalimentaire. La raison en est simple : l'industrie bretonne reste encore très tournée vers la première transformation à faible valeur ajoutée.

Les femmes au poisson et les hommes à la boucherie. Certaines industries de l'agroalimentaire emploient plus de femmes que d'hommes. C'est le cas dans la transformation du poisson, la fabrication de produits de boulangerie-pâtisserie, dans les plats préparés et dans le secteur de la volaille. À l'inverse, l'industrie de la viande de boucherie est du domaine des hommes, le travail dans les abattoirs nécessitant le port des charges lourdes.

Lait et viandes de boucherie : une plus grande technicité. La part des ouvriers qualifiés est nettement plus élevée dans les industries des produits laitiers, des aliments pour animaux mais aussi la viande de boucherie. La raison est simple : les process de production y sont plus complexes et nécessitent donc un savoir-faire et une plus grande technicité.

Des emplois de proximité. C'est l'un des atouts de l'industrie agroalimentaire avec des entreprises bien réparties sur le territoire rural. Pour aller à leur travail, les ouvriers de l'agroalimentaire font en moyenne moins de kilomètres que leurs collègues des autres industries.

Des conditions de travail difficiles. Le rythme de travail étant souvent dicté par la chaîne, les salariés sont amenés à faire des gestes répétitifs à des cadences élevées. Les maladies professionnelles et particulièrement les troubles musculo-squelettiques ainsi que les accidents du travail sont plus fréquents dans l'industrie agroalimentaire. Néanmoins, des actions sont progressivement mises en place pour améliorer les choses.

Des salaires plus faibles. Selon des chiffres de 2009, la moitié des salariés de l'industrie agroalimentaire perçoit un salaire brut inférieur à 12,60 euros de l'heure. Les secteurs qui paient le mieux sont ceux des aliments pour animaux et les produits laitiers où les taux de qualification sont plus élevés.

Seulement six emplois sur dix à temps complet. Soumises à des variations d'activité, les entreprises ont des besoins en main-d'oeuvre fluctuants d'où le recours très important à l'intérim. Les CDI à temps complet ne représentent que 63 % de l'emploi.

Très jeunes, les saisonniers ! Plus de 6.200 contrats saisonniers ont été signés en 2009. C'est l'industrie du poisson dans le Finistère et des légumes transformés dans le Morbihan qui embauchent le plus de saisonniers. 75 % de cette main-d'oeuvre ont moins de 30 ans. Sept sur dix occupent des postes d'ouvriers non qualifiés.

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Le 3 juin 2013

Marine Harvest lance Olav's et ferme ses usines bretonnes

C'est la crise économique...

Marine Harvest ferme ses usines bretonnes...  Et lance le saumon fumé Olav's sur le marché français...
Marine Harvest : 450 emplois pourraient être supprimés.

Source : Ouest France

L'avenir de l'usine de Poullaouen reste sombre. La communauté de communes du Poher s'engage « pour accompagner le maintien et le développement de l'entreprise sur le territoire » alors que Le Télégramme annonce que 450 emplois pourraient disparaître.

Marine Harvest Kristen, qui transforme saumons et truites sur trois sites finistériens (Poullaouen, Landivisiau et Châteaulin), traverse une période agitée. Maiko Van der Meer, le PDG de l'entreprise dont le siège est situé à Bruges (Belgique), ne l'a pas caché lors d'un comité d'entreprise en avril dernier (Ouest-France du 23 avril). « Nous subissons une importante perte financière au premier trimestre 2013. La tendance ne s'inversera pas avant la fin de l'année. » En cause, la flambée des prix des matières premières. Du coup, la direction n'exclut aucune piste : plan social, chômage technique, fermeture du site de Poullaouen (200 salariés) et, même, carrément, de l'entreprise.

Selon Le Télégramme, Marine Harvest pourrait d'ailleurs annoncer la fermeture des usines de Poullaouen (29) et Châteaugiron (35) dès ce mercredi. Deux sites qui emploient pas moins de 450 personnes.

Un scénario qui a fait réagir Poher communauté. Le président Christian Troadec et le vice-président chargé du développement économique, Xavier Berthou, ont rencontré Christian Pasquier, le directeur général de Marine Harvest Landivisiau-Poullaouen : « Les élus de Poher communauté sont très soucieux d'accompagner le tissu économique local dans son développement et sa diversification. Le maintien de l'activité économique et de l'emploi est un enjeu primordial pour la collectivité », insiste Christian Troadec dans un courrier daté du 2 avril dernier.

Une nouvelle usine

Christian Troadec et Xavier Berthou ont rencontré récemment Maiko Van der Meer. Les deux élus lui ont confirmé que Poher communauté « se proposait de participer, sous forme de crédit-bail, au financement d'une nouvelle usine de production. » Comme cela s'est fait à plusieurs reprises ces dernières années. « Pour la cartonnerie Otor (200 emplois, NDLR) sur la zone de Kervoasdoué, par exemple, sous la forme d'une construction d'une plate-forme logistique. » Ou encore pour la société SMV (Service des métiers de la viande) qui compte aujourd'hui une centaine de salariés. « Nous sommes prêts à participer à un investissement immobilier aux côtés de Marine Harvest pour consolider l'outil productif à Poullaouen et accompagner l'entreprise dans son développement sur notre territoire », indiquent les élus.

En rappelant, au passage, que « la position stratégique de la région de Carhaix lui confère de nombreux atouts en terme de logistique, d'autant plus que la RN164 mise à deux fois deux voies et l'axe Lorient-Roscoff ne seront pas soumis à l'éco-taxe au niveau régional. »
Jean-Yves QUEMENEUR

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Antitrust : la Commission propose des dispositions législatives visant à faciliter l'introduction d'actions en dommages et intérêts par les victimes de pratiques anticoncurrentielles

Source : Europa 

Bruxelles, le 11 juin 2013

La Commission européenne a adopté une proposition de directive concernant la manière dont les citoyens et les entreprises peuvent demander à être indemnisés quand ils sont victimes d'infractions aux règles de l'UE relatives aux pratiques anticoncurrentielles telles que les ententes et les abus de position dominante. La proposition vise à supprimer une série de difficultés pratiques auxquelles les victimes de ces pratiques sont fréquemment confrontées quand elles tentent d'obtenir une indemnisation équitable du préjudice qu'elles ont subi.

«Les infractions aux règles concernant les ententes et les abus de position dominante causent de graves préjudices aux entreprises et aux consommateurs européens» a déclaré M. Joaquín Almunia, vice-président de la Commission responsable de la concurrence. «Nous devons faire en sorte que toutes les victimes de ces infractions puissent obtenir réparation du préjudice qu'elles ont subi, en particulier quand une autorité de concurrence a constaté et sanctionné une telle infraction. Il est vrai que le droit de demander réparation devant les juridictions nationales existe dans tous les États membres de l'UE mais les entreprises et les citoyens ne sont pas toujours en mesure de l'exercer dans la pratique. La proposition de ce jour vise à remédier à cette situation».

Des indemnisations équitables pour les consommateurs et les PME dans toute l'Europe

La Cour de justice de l'UE a reconnu le droit de toutes les victimes d'infractions aux règles concernant les ententes et les abus de position dominante d'obtenir la réparation du préjudice qu'elles ont subi. Cependant, en raison d'obstacles procéduraux et de l'insécurité juridique dans ce domaine, les victimes qui parviennent effectivement à obtenir une indemnisation sont très peu nombreuses. Cette situation est particulièrement préjudiciable pour les consommateurs et les PME, qui s'abstiennent le plus souvent d'engager des actions en justice pour obtenir la réparation de leur préjudice. En effet, seuls 25 % de l'ensemble des décisions constatant une infraction que la Commission a adoptées au cours des sept dernières années ont donné lieu à des actions en dommages et intérêts intentées par les victimes. En outre, les règles nationales divergent sensiblement à travers l'Europe et, par voie de conséquence, la probabilité d'une indemnisation varie fortement selon que les victimes vivent dans tel ou tel État membre.

La directive proposée vise à supprimer ces obstacles pratiques et à permettre à toute personne ayant subi un préjudice causé par une infraction au droit de la concurrence d'obtenir plus facilement une réparation effective dans l'ensemble de l'UE. Ses dispositions s'appliqueraient aux actions en justice qu'il est possible d'engager dans les États membres. En parallèle, la Commission a adopté une recommandation encourageant les États membres à mettre en place des mécanismes de recours collectifs afin d'améliorer l'accès à la justice pour les victimes d'infractions au droit de l'UE en général, ce qui inclut les règles de concurrence (IP/13/524).

La solution européenne pour être indemnisé en cas de violation des règles de concurrence

La proposition énonce une série de mesures visant à faciliter les actions en dommages et intérêts :
  • les juridictions nationales auront le pouvoir d'enjoindre aux entreprises de divulguer des éléments de preuve quand les victimes exercent leur droit à réparation;
  • les décisions des autorités nationales de concurrence constatant une infraction constitueront automatiquement la preuve de l'existence de l'infraction devant les juridictions nationales de tous les États membres;
  • les règles concernant les délais de prescription, à savoir les délais dans lesquels les victimes peuvent engager une action en dommages et intérêts, seront plus claires. En particulier, cela permettra aux victimes de demander effectivement une indemnisation une fois l'infraction constatée par une autorité de concurrence;
  • les règles en matière de responsabilité dans les cas où les augmentations de prix dues à une infraction sont «répercutées» le long de la chaîne de distribution ou d'approvisionnement seront plus explicites. Dans la pratique, cela permettra de garantir que bénéficieront de la réparation du préjudice les personnes qui l'auront effectivement subi;
  • des règles facilitant le règlement consensuel des litiges seront mises en place de façon à rendre la résolution des litiges moins coûteuse.
La proposition tient pleinement compte du rôle essentiel joué par les autorités de concurrence (au niveau national ou de l'UE) pour instruire, constater et sanctionner les infractions. Contrairement au système en vigueur aux ÉtatsUnis, la proposition ne privilégie pas les procédures contentieuses privées pour l'exercice des fonctions répressive et dissuasive. Son principal objectif est plutôt de permettre aux victimes d'obtenir une réparation intégrale et équitable une fois qu'une autorité publique a constaté et sanctionné une infraction.

La coopération entre les entreprises et les autorités de concurrence dans le cadre de ce que l'on appelle les programmes de «clémence» joue un rôle fondamental dans la détection et la répression des ententes secrètes. Dans de nombreux cas, c'est la mise en œuvre efficace des règles de concurrence par une autorité publique qui permet aux victimes de demander et d'obtenir réparation par la suite. Aussi la proposition prévoit-elle un certain nombre de garde-fous pour éviter que les entreprises soient moins incitées à coopérer avec les autorités de concurrence du fait des mesures visant à faciliter les actions en dommages et intérêts.

La Commission a aussi adopté une communication sur la quantification du préjudice causé par des pratiques anticoncurrentielles afin de fournir des orientations aux cours et tribunaux ainsi qu'aux parties aux actions en dommages et intérêts. Souvent, en effet, la détermination du montant exact du dommage subi par les consommateurs et les entreprises est coûteuse et difficile à réaliser. Les services de la Commission ont aussi élaboré un «guide pratique» qui se révélera utile pour les victimes et les juges nationaux. Ces documents ne sont pas juridiquement contraignants.

Prochaines étapes

La proposition de directive va maintenant être examinée par le Parlement européen et le Conseil selon la procédure législative ordinaire. Une fois qu'elle aura été adoptée par ces institutions, les États membres auront deux ans pour transposer ses dispositions dans leur ordre juridique interne.

Pour plus d’informations:

Le texte de la proposition de directive adoptée par la Commission et tous les autres documents utiles se trouve sur la page suivante:


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Le 18 juin 2013

Entre globalisation et licenciement, la saga Marine Harvest continue....

Marine Harvest : tour de table à Rennes

Source : Ouest France

La direction et les élus se sont retrouvés lundi pour évoquer la fermeture de deux sites bretons de découpe de saumon.

Dirigeants de l'entreprise de transformation de saumon Marine Harvest et élus se sont rencontrés pendant près de deux hier sous l'égide du préfet de région. Il s'agit de leur première réunion de travail depuis l'annonce du projet de fermeture, début 2014, des usines de Poullaouen, dans le Finistère et de Châteaugiron, en Ille-et-Vilaine, entraînant la disparition de quelque 450 emplois.

Les maires de Carhaix, Poullaouenn et Châteaugiron étaient présents, de même que le député de Carhaix, Richard Ferrand. IIs n'ont pas souhaité s'étendre sur le contenu des discussions à l'issue de cette rencontre. « Nous avons dit nos préoccupations », a simplement réagi Richard Ferrand.

« Nous avons exprimé nos demandes et exigences, a commenté la maire de Châteaugiron Françoise Gatel, détaillant « le maintien des sites ou la réindustrialisation ». « Il appartient à chacun d'être sur ses engagements », a-t-elle ajouté.

Laurent de Baynast, directeur général de Marine Harvest chargé du projet de réorganisation en France, a de son côté souligné un « échange constructif » et la volonté du groupe norvégien d'« avancer dans un souci de transparence ». Une nouvelle réunion est prévue en septembre.

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Saumon: foire d'empoigne autour du norvégien Cermaq

Source : Afp / Oslo, 17 juin 2013

Le producteur norvégien de saumon d'élevage Cermaq, convoité par son compatriote Marine Harvest pour près de 10 milliards de couronnes (1,31 milliard d'euros), a annoncé lundi avoir reçu une offre concurrente pour la seule activité de production de farine de poisson Ewos.

Les fonds d'investissement scandinave Altor et américain Bain Capital proposent 6,2 milliards de couronnes pour Ewos, une offre qualifiée d'"intéressante" par Cermaq et qui pourrait compliquer les projets de Marine Harvest.

"Leur offre (...) est jugée suffisamment intéressante pour que Cermaq entame un processus en vue de conclure un accord final", a indiqué le groupe dans un communiqué boursier.

Cermaq tente actuellement d'échapper à une offre inamicale de Marine Harvest, qui propose 107 couronnes par action, un montant jugé insuffisant par la direction du groupe et par l'Etat norvégien qui détient 43,5% du capital.

En début de matinée, l'action Cermaq se traitait à un cours sensiblement plus élevé à la Bourse d'Oslo, à 111 couronnes.

Pour échapper à son compatriote, Cermaq s'est mis en quête de chevaliers blancs susceptibles d'acquérir tout ou partie du groupe.

"Cermaq considère cette offre (de Bain Capital et Altor, ndlr) comme significativement plus élevée que la valeur implicite d'Ewos dans le cours historique de l'action Cermaq de même que celle représentée par l'offre de Marine Harvest", a-t-il précisé.

Propriété du magnat d'origine norvégienne John Fredriksen, 87e fortune mondiale selon Forbes et qui a pris la nationalité chypriote pour des raisons fiscales, Marine Harvest est le principal producteur de saumon au monde.

Le 4 juin, des sources syndicales avaient annoncé qu'il avait l'intention de fermer deux sites en Bretagne au premier semestre 2014, provoquant la suppression de plus de 450 postes

NB : Dans la reprise de la multinationale Cermaq, il est probable que Marine Harvest laisse filer Ewos (n°1 mondial de l'aliment piscicole et filiale de Cermaq) car Marine Harvest a un lien historique avec le néerlandais Nutreco, son fournisseur exclusif d'aliment dans le monde...

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Le 10 juillet 2013

Les verts demandent que toute la lumière soit faite sur le saumon de Norvège

Elevage intensif : saumons norvégiens et risques sanitaires

Source : Europe-Ecologie Les Verts

Jeudi 27 juin, sur France Info, Jean-Philippe Magnen (porte-parole d’EELV et vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire) explique les risques sanitaires (alimentaires et environnementaux) dus à l’élevage intensif des saumons en Norvège



Le saumon norvégien, dangereux pour notre santé : il faut protéger les consommateurs

Source : NouvelObs

Par Jean-Philippe Magnen (Porte-parole EELV)

LE PLUS. Fumé, en tartare ou dans des sushis, le saumon norvégien est partout. Les Français en sont les plus grands consommateurs en Europe et pourtant il serait dangereux pour la santé. Jean-Paul Besset, député européen EELV, Jean-Philippe Magnen, porte-parole national EELV et Tom Sverre Tomren, membre du conseil fédéral norvégien de Miljøpartiet De Grønne tirent la sonnette d'alarme.

Un très grave problème de santé alimentaire et environnementale vient d’éclater au grand jour en Norvège. Le saumon d’élevage y est produit dans des conditions scandaleuses et est nocif pour la santé.

Depuis un rapport officiel de 2006 des autorités sanitaires norvégiennes, et malgré la multiplication des études et rapports sur le sujet, la Norvège a tardivement (7 ans après et sous pression de l’opinion) reconnu les recommandations émises par des scientifiques et des médecins, notamment sur les limitations de consommation nécessaires pour les enfants et les femmes enceintes ou les femmes en âge d’avoir des enfants sans, pour l’instant, les avoir mises en application.

Le gouvernement norvégien joue avec notre santé

Sur les conditions d’élevage et l’alimentation des saumons, en 2010, des éléments factuels ont été rapportés sur l’utilisation excessive d’un pesticide, le Diflubenzuron, afin de lutter contre un parasite naturel, le pou de mer. Ce pesticide présente des risques pour la santé, outre qu’il affecte les poissons, sa toxicité se transmet également à l’homme. Rien n’a été fait malgré l’alerte lancée par le gouvernement français de l’époque à son homologue norvégien.

La France, premier pays consommateur de ce poisson (il importe 110.000 tonnes de saumon norvégien par an) et sa population sont donc concernés tout comme nombre d’autres pays européens.

Par leur inaction persistante, le gouvernement norvégien et son industrie du saumon d'élevage jouent avec la santé de la population mondiale. L’enjeu économique est en effet de taille : la Norvège pèse pour 60 % de la production mondiale de saumon atlantique et l’exportation de celui-ci lui rapporte chaque année 4,7 milliards de dollars (29 milliards de couronnes norvégiennes).

Pour des contrôles accrus de la production

Mais l’enjeu sanitaire et environnemental dépasse évidemment l'enjeu économique. L’élevage intensif du saumon en Norvège, dans des conditions déplorables – entassement des animaux, traitements aux antibiotiques, épandages nocifs pour l’environnement... – aboutit à produire un poisson porteur de substances nocives potentiellement transmissibles aux consommateurs et alimente une pollution grandissante dans les fjords où sont installées les fermes d'élevage.

Avec les Verts norvégiens (De Grønne), Europe Écologie Les Verts exige que toute la lumière soit faite sur les conditions d’élevage du saumon de Norvège et que les recommandations de consommation établies par les autorités sanitaires soient respectées. Il faut garantir au plus tôt la distribution d’un saumon dépourvu de toutes substances dangereuses pour la santé, produit et nourrit de manière non nocive pour l'environnement. Des contrôles accrus de la production sont, à ce stade, évidemment indispensables.

Nous appelons les autorités françaises et européennes à se mobiliser pour protéger la santé des consommateurs. Celles-ci doivent exiger du gouvernement norvégien un nouveau cadre réglementaire qui, a minima, doit respecter la législation européenne et la transparence sur les conséquences sanitaires et environnementales de production industrielle du saumon d'élevage.

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La Norvège reconnaît que son saumon peut être dangereux pour la santé

Source : UFC Que Choisir Le 21 juin 2013

Femmes enceintes et jeunes, ne mangez pas de saumon plus de deux fois par semaine. Telle est la nouvelle recommandation du gouvernement norvégien, forcé de reconnaître – tardivement – que ce poisson gras est aussi bourré de produits toxiques.

Le gouvernement aimerait surtout que la nouvelle ne traverse pas la frontière. Pensez : la Norvège a été en 2012 à l’origine de 60% de la production mondiale de saumon atlantique, le pays a produit près d’1,2 million de tonne de ce poisson. Et les 29 milliards de dollars annuels générés par les exportations de ce secteur-clé de l’économie pourraient s’en trouver affectés.

En 2011, Rue89 vous avait alerté sur ce sujet, et trouvé étonnant que le ministère de la Santé recommande de manger du poisson gras deux à trois fois par semaine au nom de ses nombreuses vertus supposées pour la santé (ils sont bons pour le cœur, la circulation et la lutte contre certaines maladies inflammatoires, voire contre certains cancers).

Est-il bien raisonnable de manger autant de poissons nourris aux farines animales, aux antibiotiques et même aux pesticides ? La pharmacologue Claudette Béthune, qui a travaillé pour l’organisme norvégien de sécurité alimentaire (le Nifes), avait clairement tranché :

« La présence de polluants tels que les dioxines et le PCB dans le saumon génère un risque de cancer, qui, pour les personnes jeunes, dépasse les bénéfices attendus du saumon sur la santé. »..........

Michel Texier - UFC Que Choisir Var Est          

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Pendant ce temps, l'Etat norvégien renforce ses positions dans la filière "saumon"

Saumon d'élevage: l'état norvégien augmente sa part dans Cermaq

Source : AFP OSLO, 25 juin 2013 (AFP) -

Le gouvernement norvégien a annoncé mardi avoir fait passer à 59,17% sa part dans le producteur de saumon d'élevage Cermaq, après l'échec d'une offre hostile de son compatriote Marine Harvest, et devrait avoir les coudées franches pour décider du sort du groupe.

Marine Harvest, qui offrait 107 couronnes par action, et valorisait ainsi Cermaq à près de 10 milliards de couronnes (1,3 milliard d'euros), s'est heurté à l'opposition du gouvernement norvégien, principal actionnaire avec alors 43,5%.

Le gouvernement a acquis "5 millions d'actions à 108 couronnes (13,5 euros) par action (...). La participation de l'Etat dans le capital de Cermaq (...) représente 59,17% des actions de Cermaq", a indiqué mardi le ministère de l'Industrie et du Commerce dans un communiqué.

"Notre objectif est d'obtenir le meilleur développement de la valeur de Cermaq et de prendre soin de nos intérêts en tant qu'actionnaire", a expliqué le ministre, Trond Giske, à l'agence de presse norvégienne NTB.

"L'offre de Marine Harvest a reçu un niveau d'acceptation inférieur aux 33,4% auxquels elle était conditionnée, y compris en incluant les actions déjà détenues par Marine Harvest", a annoncé le groupe vendredi dans un communiqué.

Cermaq a souligné avoir entamé des négociations avec deux fonds d'investissement, le scandinave Altor et l'américain Bain Capital, pour leur céder sa filiale de production de farine de poisson, Ewos, sa plus grosse activité, pour laquelle ils offrent 6,2 milliards de couronnes.

Le groupe a prévu une assemblée générale extraordinaire le 11 juillet, où l'avenir d'Ewos devrait être examiné.

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Saumon d'élevage: l'offre hostile de Marine Harvest sur Cermaq échoue

OSLO, 21 juin 2013 (AFP) -

Le numéro un mondial du saumon d'élevage, le norvégien Marine Harvest, a annoncé vendredi l'échec de son offre hostile sur son compatriote Cermaq, faute d'un soutien suffisant des actionnaires de ce concurrent.

Marine Harvest, qui offrait 107 couronnes par action, et valorisait ainsi Cermaq à près de 10 milliards de couronnes (1,3 milliard d'euros), s'est heurté à l'opposition du gouvernement norvégien, principal actionnaire avec 43,5%.

"L'offre de Marine Harvest a reçu un niveau d'acceptation inférieur aux 33,4% auxquels elle était conditionnée, y compris en incluant les actions déjà détenues par Marine Harvest", a indiqué le groupe dans un communiqué.

"Marine Harvest ne bouclera pas son offre volontaire", a-t-il ajouté.

L'offre avait été rejetée comme insuffisante par la direction de Cermaq et par l'Etat, qui se sont tous deux mis en quête de solutions pour la contrer.

Cermaq a annoncé avoir entamé des négociations avec deux fonds d'investissement, le scandinave Altor et l'américain Bain Capital, pour leur céder sa filiale de production de farine de poisson, Ewos, sa plus grosse activité, pour laquelle ils offrent 6,2 milliards de couronnes.

Le gouvernement, quant à lui, s'est proposé d'acquérir jusqu'à 21,6% supplémentaires du capital de Cermaq pour faire passer sa part à 65% et avoir ainsi les coudées franches pour décider du sort du groupe.

Celui-ci a prévu une assemblée générale extraordinaire le 11 juillet, où l'avenir d'Ewos devrait être examiné.

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Mercure, PCB, dioxines : deux portions de poisson par semaine, pas plus, dit l'Anses

L'agence de sécurité alimentaire (Anses) recommande de consommer deux portions de poisson par semaine, mais pas plus, un équilibre entre nos besoins nutritifs et les risques de contamination au mercure ou aux PCB.

Dans un avis rendu public vendredi, l'Anses précise que sur les deux portions recommandées, il faut une portion de poisson gras (saumon, sardine, maquereau, hareng ou truite fumée).

Mais l'agence émet également de sérieux bémols sur la consommation de plusieurs espèces de poissons d'eau douce et de certaines autres espèces, en particulier par les populations les plus à risque comme les femmes enceintes ou les jeunes enfants.

Saisie il y a un an par les autorités pour faire le point, l'Anses indique avoir "étudié différents scénarios" en tenant compte à la fois des "effets bénéfiques sur la santé" de la consommation des acides gras oméga 3 qu'on trouve principalement dans les poissons gras et du niveau de contamination des poissons en dioxine, MeHg (mercure organique) et PCB (polychlorobiphényles, isolant utilisé dans l'industrie) "dont l'action toxique est particulièrement importante pendant la période périnatale".

Les effets positifs des oméga 3 ont fait l'objet de nombreuses études scientifiques ces dernières années, qu'il s'agisse de leur effet protecteur face à certains cancers, comme celui du sein, ou de leur intérêt pour le coeur. Ils pourraient également jouer un rôle dans le fonctionnement cérébral.

Mais un nombre croissant d'experts s'inquiètent de l'aggravation de la pollution des eaux de mer et de rivières par des produits toxiques allant des hydrocarbures aux métaux lourds: selon une étude publiée en janvier dernier juste avant l'adoption d'une Convention internationale sur le mercure, la déforestation dans le monde s'est traduite par un déversement dans les lacs et rivières de quelque 260 tonnes de mercure auparavant retenues dans les sols, tandis que les quantités de mercure présentes dans les 100 premiers mètres de profondeurs des océans ont doublé en 100 ans.

Varier espèces ou approvisionnement

L'agence précise avoir fixé sa recommandation pour la population générale afin de permettre une "couverture optimale" des besoins en nutriments tout en limitant les risques de contamination. Mais pour bien faire, les consommateurs sont incités à manger leurs deux portions de poisson "en variant les espèces et les lieux d'approvisionnement (sauvage, élevage, lieux de pêche) dans le cadre d'une alimentation diversifiée".

La consommation de poissons d'eau douce fortement bio-accumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) est pour sa part limitée à 2 fois par mois pour la population générale, mais à une fois tous les deux mois pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes ainsi que les enfants de moins de trois ans, les fillettes et les adolescentes.

Les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que les jeunes enfants sont également invités à limiter leur consommation de poissons prédateurs sauvages (lotte, loup ou bar, bonite, anguille, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon) et même à éviter celle d'espadon, marlin, siki, requin "en raison du risque lié au mercure".

Mais l'Anses relève que les produits de la mer et des rivières peuvent également être contaminés par des microorganismes d'origine humaine ou animale qui sont majoritairement détruits par la cuisson et met en garde tout le monde contre la consommation de produits crus ou insuffisamment cuits, qu'il s'agisse de poissons ou de coquillages.

La consommation de ces produits est spécifiquement déconseillés aux populations "sensibles" (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées, ou immunodéprimées ou souffrant de pathologies comme le cancer ou le diabète) tout comme celle de crustacés décortiqués vendus cuits.

L'Anses rappelle enfin qu'il faut cuire le poisson de mer frais "à coeur" et qu'il faut "éviter la consommation de coquillages s'ils ne proviennent pas d'une zone d'élevage autorisée et contrôlée".

Quant aux amateurs de sushis faits maison, il leur est conseillé de congeler le poisson utilisé "pendant 7 jours afin de détruire les parasites potentiellement présents".

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Redistribution des cartes dans le saumon fumé

Le 22 juillet 2013

Saumon fumé. Le polonais Suempol vient au secours du boulonnais Marcel Baey !

Fin juin 2013, le Syndicat national des industries du saumon et de la truite fumés (STF) lançait un SOS face à la flambée du prix du saumon et à la fermeture des usines de saurisserie (Marine Harvest en Bretagne, Ledun Pêcheurs d'Islande à Fécamp et Marcel Baey à Boulogne)....

Boulogne: Marcel-Baey passe sous pavillon polonais après son rachat par Suempol et cela inquiète…

Le tribunal de commerce a acté la reprise du saleur-saurisseur Marcel-Baey, placé en redressement judiciaire, par un puissant industriel du saumon polonais Suempol. Si plusieurs repreneurs s’étaient manifestés, seul Suempol aurait présenté un dossier solide. Source : Voix du Nord

Remarque pesronnelle : Les boulonnais ont de quoi s'inquiéter. Après le géant polonais Morpol (depuis peu sous le contrôle de Marine Harvest), Suempol est le N°2 européen dans le saumon fumé qui trouve en Boulogne une plateforme de commercialisation sur le plus grand marché de saumon fumé...

A Boulogne-sur-Mer, un fumage traditionel du saumon

Premier pays consommateur de saumon fumé en Europe, la France est reconnue pour le fumage des saumons. Reportage à Boulogne-sur-Mer, où la méthode traditionnelle est toujours de mise.




Marcel Baey le saumon lui doit beaucoup

En 1948, Marcel Baey crée un atelier de salaison maritime à Boulogne-sur-Mer, travaillant l’ensemble des produits issus de la pêche locale ; quelques années plus tard c’est lui qui met au point le fumage du saumon.

La délicatesse de sa chair ainsi fumée va très vite faire de ce produit un « must » très recherché. Le produit va alors se démocratiser avec l’avènement des élevages de Norvège et d’Ecosse et devenir ce met délicat présent toute l’année sur nos tables.


60 ans plus tard le savoir-faire Traditionnel de MARCEL BAEY, plus que jamais d’actualité, vous garantie un saumon de qualité supérieure.

Sélection des meilleures matières premières • Filetage à la main • Salage au sel sec • Fumage en four au bois de hêtre Tranchage à la main • Contrôles renforcés à chaque étape.

Perpétuer la tradition, le savoir faire, rechercher toujours la qualité mais aussi évoluer, développer de nouveaux produits, de nouveaux emballages…

Un challenge que notre équipe s’évertue à relever jour après jour ! Source : Marcel Baey

Les prix des poissons d'importation s'envolent

Saumon, thon, crevettes n'arrivent plus à fournir la demande mondiale. Un problème pour les transformateurs, qui ne peuvent répercuter les hausses de leur matière première.

Source : Ouest France

« 70 % de hausse »

La France consomme tous les ans 120 000 tonnes de saumon frais ou fumé. Inconvénient : elle n'en produit qu'un peu moins de mille tonnes en rade de Cherbourg. La consommation est donc assurée par des importations, principalement de Norvège, poids lourd mondial, avec le Chili.

Longtemps clients privilégiés des Norvégiens, les transformateurs français doivent désormais partager. Chinois et Russes sont gourmands. Les Polonais aussi. « À son entrée dans l'Union européenne, la Pologne achetait environ 6 000 tonnes, contre 110 000 tonnes en 2012 », indique Pierre Commere, du Syndicat national des industries du saumon et de la truite fumés. Conséquence, les cours s'affolent. « Le prix moyen du saumon norvégien à 5,20 € le kilo au premier trimestre, oscille aujourd'hui autour de 6 €. En 2012, nous l'achetions moins de 3,50 €. Soit 70 % de hausse. »

Et les consommateurs ?

De quoi faire paniquer le panier de la ménagère ? « En réalité, ce sont les fumeurs qui font tampon, explique Pierre Commere. Nos contrats avec les grandes surfaces sont négociés sur le long terme. » Et quand il faut répercuter une hausse, les négociations sont âpres « et la mise en application prend parfois six mois. » Conséquence, les entreprises de fumage (3 200 salariés) sont en difficulté. Fermetures, restructurations et mises en redressement judiciaire se multiplient.

Les conserveurs rencontrent les mêmes difficultés. La demande asiatique sur thon est telle que les volumes capturés, pourtant en hausse, ne suffisent plus. Les prix payés aux armements de pêche ont plus que doublé. Or, comme pour le saumon fumé, le poisson constitue entre 60 % et 70 % du produit fini. « Dans le même temps, nos prix de vente n'ont progressé que de 2,5 % », souligne la Fiac (Fédération des industries d'aliments conservés). Leur marge est d'autant plus limitée que le marché intérieur est en recul. « Depuis le début de l'année, la consommation générale est en chute importante », constatait récemment Armand Baudry, PDG de Saupiquet.

Baisse sous criée

Paradoxe, alors qu'il se maintenait à bon niveau depuis trois ans, le prix moyen des espèces débarquées sous les halles à marée est en repli de 5 %. Dans le cas du cabillaud, c'est spectaculaire. La Norvège inonde le marché à bas prix et ses exportations ont augmenté de 63 % depuis le début de l'année. FranceAgrimer, qui observe de près la consommation, note un retour du consommateur vers le poisson entier. Principale raison : il est moins cher. Sous la criée de Boulogne-sur-Mer, le tacaud se négocie à 50 centimes le kilo. Merlan et lieu jaune sont aussi bon marché.

Jean-Pierre BUISSON.

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Le 6 août 2013

Maïsadour. Le secteur agricole se diversifie dans le saumon fumé !

En 2012, le groupe coopératif basque "Lur Berri" met la main sur Labeyrie, numéro 1 français du saumon fumé (1). Quelques mois plus tard, son voisin landais "Maïsadour", classé 16ème groupe coopératif français, se lance à son tour dans la filière poisson....

Groupe Maïsadour : à la base des céréaliers (blé, maïs,...) puis des producteurs de foie gras (N°1 français avec Delpeyrat et Comtesse du Barry)

Le Groupe Coopératif Maïsadour en quelques chiffres (Rapport d'activité 2011/2012) :
- Chiffre d'affaires : 1,370 milliard € sur 10 métiers
- Résultat : + 12,3 millions €
- Marge Brute d'Autofinancement : 47 millions € (3,4 % du CA)
- Effectif total Groupe : 5 000 salariés
- 8000 agriculteurs

Après un coup d'essai suite à l'acquisition en septembre 2012 de la saumonerie Saint-Ferréol en Auvergne, le Groupe Maïsadour se lance à la conquête du marché du saumon fumé estimé à plus de 500 millions d'euros dans l'hexagone avec sa propre marque "Delpeyrat". Le landais Maïsadour défie le basque Lur Berri sur le marché du saumon fumé ?

Acquisition et prétention du Groupe Maïsadour

Août 2013. Achat des deux sites français du groupe norvégien Aker Seafoods : Viviers de France à Castets (Landes) et Viviers Marins à Boulogne/mer.... Ces deux sociétés emploient 230 personnes et transforment près de 15.000 tonnes de poisson par an, dont 8.000 de saumon et 3.000 de truite d'Aquitaine. Soit un chiffre d'affaires additionnel de 75 millions d'euros pour Delpeyrat, qui vient concurrencer de plus en plus frontalement son grand rival Labeyrie....

Dépôt d'une offre d'achat pour l'unité "Saumon" de Ledun Pêcheurs d'Islande, société de Cany-Barville, près de Fécamp, qui transforme 3.000 tonnes de poisson par an, et actuellement placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce du Havre.

Le directeur général du groupe coopératif landais Maisadour, Thierry Blandinières, explique que Maisadour s'est lancé il y a un an sur le marché du saumon fumé en France en rachetant une petite entreprise en Auvergne  en commercialisant des produits sous la marque Delpeyrat et ça marche très bien : l'entreprise fait 10 millions d'euros de chiffre d'affaire. Maisadour voit donc dans ce marché, qui représente aujourd'hui 450 millions d'euros en France, un relais de croissance supplémentaire pour que le groupe continue à grandir, avoir une taille critique suffisante, pour rester indépendant sur le marché français et européen.

Vecteur de développement pour les années à venir, le marché du saumon fumé en grandes surfaces, beaucoup moins saisonnier que celui du foie gras, est de plus en plus aux mains des marques de distributeurs (65 % de part de marché). Mais Delpeyrat estime avoir une belle opportunité devant lui, en relevant la qualité et en jouant la carte du « saumon supérieur ».


 







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Le 21 août 2013

Lur Berri / Maïsadour :  Deux groupes coopératifs agricoles pour le leadership du saumon fumé

Début 2012, le groupe coopératif basque Lur berri est devenu le numéro 1 français (n°2 européen) du saumon fumé en prenant le contrôle de Labeyrie. Son voisin landais, Maïsadour, se lance à son tour à la conquête d'un marché évalué à plus de 550 millions d'euros en France avec sa propre marque : Delpeyrat... Rachat d'un fumeur auvergnat en septembre 2012, des Viviers de France (truite fumée)...

La bataille pour le leadership sur le marché du saumon fumé en France passera par le rachat de la société normande Ledun Pêcheur d'Islande (LPI), numéro 4 français....

Cany-Barville : deux dossiers de reprise pour l'entreprise Ledun Pêcheurs d'Islande

Les demandes seront examinées vendredi 23 août par le tribunal de commerce du Havre. Le pôle de transformation du saumon de la société Ledun a été placé en redressement judiciaire en juin

Source : France 3 par Sylvie Callier

Les sociétés Delpeyrat et Labeyrie renommées dans la transformation du saumon sont candidates à la reprise de la société cauchoise.

La société Delpeyrat propose la reprise des 2 pôles de fabrication de Cany-Barville, saumon et crevettes.
La société Labeyrie est intéressée par le pôle saumon. Son dossier de reprise a été déposé après le délai fixé par le tribunal de commerce

Ledun Pêcheurs d'Islande emploie 220 personnes à Cany-Barville. Les origines de cette entreprise remontent à 1872.


Le marché du saumon fumé en Europe

The most common secondary processed product based on Atlantic salmon, is smoked salmon. The European market for this product was 160,000 tonnes product weight (PW) in 2012, where France and Germany were the largest markets. The amount of raw material needed for this production was around 258,000 tonnes HOG, up 11.5% since 2009.

The ten largest producers of smoked salmon in Europe are estimated to have a joint market share of more 60%. The production is mainly done in Poland, France, UK, Baltic states and the Netherlands.

After the acquisition of the German company Laschinger, Morpol is the largest producer of smoked salmon in Europe. Morpol is based in Poland and is selling most of its production to the German market. (Fin 2012 Marine Harvest a pris le contrôle de Morpol ndlr).

Labeyrie is the second largest and sells most of its products to France, but are also found in UK, Spain, Italy and Belgium. Marine Harvest has its smoked salmon production in France (Kritsen) and in Belgium (La Couronne). Marine Harvest sells its smoked salmon in France, Italy and Belgium. Marine Harvest has acquired about 87% of the shares in Morpol and is awaiting the outcome of a competition authority filing (expected during Q3 2013). Source : Salmon farming industry handbook 2013

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Marine Harvest n'exclut pas des acquisitions

(Ndlr Marine Harvest vise notamment l'acquisition des deux fermes chiliennes du groupe Pescanova au bord de la "faillitte")

Source : Les Echos

Marine Harvest, numéro un mondial de l'élevage de poissons, a fait état jeudi d'un bénéfice opérationnel multiplié par près de quatre, tout en disant que sa trésorerie abondante lui permettrait à la fois d'augmenter ses dividendes et de financer des acquisitions.

Le groupe norvégien tenait ses propos deux mois après avoir renoncé à son offre de rachat sur Cermaq, un de ses principaux concurrents, nationalisé fin juin par Oslo. (voir )

Marine Harvest a noté que le cours record du saumon, qui est le fait d'une baisse temporaire de l'offre mondiale, et un bond attendu de ses volumes vendus l'année prochaine lui donneraient les marges de manoeuvre nécessaires pour aller de l'avant en termes d'investissements et de développement.

"Marine Harvest sera l'un des rares acteurs du secteur qui connaîtra une croissance significative en 2014", souligne le groupe dans un communiqué.

Les éleveurs de poissons vivent une année faste, en raison d'un ralentissement de la croissance de l'offre. Les analystes chez ABG voient ainsi le cours de saumon norvégien atteindre 36,7 couronnes le kilo cette année, contre 26 en 2012. Pour 2014, ils voient le cours à 35 couronnes.

Marine Harvest a revu en baisse sa prévision de production annuelle, à 335.000 tonnes contre une précédente estimation de 350.000, les basses températures en Norvège ayant diminué la taille des poissons.

En 2014, le groupe voit cette production bondir à 390.000 tonnes.

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Le 22 août 2013

Les éleveurs de saumons profitent de la flambée des prix


Source : Le Figaro par Anne de Guigné

Le norvégien Marine Harvest, leader mondial du secteur, quadruple ses résultats grâce à la pénurie d'offre.

Le cercle des amateurs de saumon n'en finit pas de s'élargir, et les prix du poisson de flamber. Les cours ont atteint ce printemps un pic à 18 dollars le kilo, à comparer avec des prix oscillant entre 11 et 12 dollars ces deux dernières années. Les producteurs - plus de 90 % de la consommation de saumon dans le monde provient de l'élevage - se frottent les mains. Le géant norvégien Marine Harvest, numéro un mondial de l'élevage de saumon avec environ 20 % de ce marché, a ainsi publié des résultats «historiques».

L'entreprise, dont le chiffre d'affaires 2012 atteignait près de 2 milliards d'euros, a dégagé au deuxième trimestre un bénéfice opérationnel de 901 millions de couronnes norvégiennes (111 millions d'euros), quatre fois supérieur à celui de la même période de l'an passé. Ces performances lui permettront de se montrer généreux avec ses actionnaires et de financer de prochaines acquisitions, a expliqué la direction.

Pour dégager ces profits, Marine Harvest n'a pas eu besoin de jouer sur le volume. Le groupe a vendu 80.000 tonnes de saumons au deuxième trimestre, contre 99.000 sur la même période, un an plus tôt. Sur l'année, le géant a revu à la baisse sa prévision de production à 335.000 tonnes, contre 400.000 tonnes en 2012.

Risque de pénurie de saumon fumé à Noël

En fait, le norvégien profite à plein du décalage structurel entre l'envol de la demande et la stagnation de la production. Du côté des consommateurs, l'attrait des Européens et Américains pour ce poisson riche en oméga 3, consommé frais ou fumé, ne se dément pas ; et les marchés brésiliens et chinois sont en pleine expansion.

Sur le front de l'offre, selon le rapport de la FAO, l'organisation pour l'alimentation et l'agriculture des Nations unies (ONU), la production mondiale de saumon d'élevage devrait stagner en 2013 à 2 millions de tonnes. La Norvège assure un peu plus de la moitié de cette production.

Les analystes spécialistes du marché du saumon tablent sur une légère baisse des prix à l'automne, quand la filière chilienne augmentera sa production. L'hypothèse d'un nouveau krach des cours, comme au printemps 2011, n'est pas retenue. Les prix avaient alors décroché, suite au retour de la production chilienne, la deuxième mondiale. Après une très grave épidémie, les fermes marines chiliennes avaient en effet quasiment fermé entre 2007 et 2009, laissant la Norvège maîtriser seule le marché.

Ces prix élevés ne sont pas encore répercutés aux consommateurs finaux, mais ils menacent l'ensemble des filières de transformation. En France, premier pays européen consommateur de saumon fumé, le Syndicat national des industries du saumon et de la truite a tiré la sonnette d'alarme fin juin, après la fermeture de plusieurs usines. Entièrement dépendante de l'approvisionnement norvégien, la filière française réclame de pouvoir répercuter immédiatement la hausse de ses matières premières dans son prix de vente. Le syndicat a déclaré craindre une possible pénurie de saumons fumés pour Noël.

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Marine Harvest multiplie son bénéfice par quatre… deux mois après la fermeture de sites français

Source : LSA par Julie Delvallée

Le numéro un mondial du saumon vient d’annoncer un bénéfice net en nette augmentation, et se dit prêt à financer des acquisitions.

La pilule doit être amère, à Châteaugiron (35) et à Poullaouen (29). Marine Harvest y a fermé deux de ses neuf sites français et a ainsi licencié 405 salariés. En cause : le prix du saumon en forte hausse, qui a contraint l’entreprise à arrêter, entre autres, ses activités sur les produits premiers prix. C’était au mois de juin.

Deux mois plus tard, le leader mondial du saumon fait état d'un bénéfice opérationnel multiplié par près de quatre, tout en disant que sa trésorerie abondante lui permettrait à la fois d'augmenter ses dividendes et de financer des acquisitions, selon des propos mentionnés par Reuters. Le résultat net du groupe s’élève à 2,4 milliards de couronnes norvégiennes, soit 303 millions d’euros.

Révision à la baisse de la production

Marine Harvest indique que le cours record du saumon, qui est le fait d'une baisse temporaire de l'offre mondiale, et un bond attendu de ses volumes vendus l'année prochaine lui donneraient les marges de manoeuvre nécessaires pour aller de l'avant en termes d'investissements et de développement. Marine Harvest a revu en baisse sa prévision de production annuelle, à 335.000 tonnes contre une précédente estimation de 350.000, les basses températures en Norvège ayant diminué la taille des poissons.

En 2014, le groupe voit cette production bondir à 390.000 tonnes.

Les industriels du saumon subissent un contexte difficile avec une hausse des couts des matières premières, conséquence d’une baisse de l’offre mondiale

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Le 24 août 2013

Le prix du poisson se joue à la bourse d'Oslo !

Ne tournons plus autour du prix du poisson !

En France, les cours du poisson frais à l'étal se jouent dorénavant à la bourse d'Oslo et à la bourse du Saumon de Bergen...

Bourse d'Oslo : Oslo Børs

Bourse du saumon : Fish Pool à Bergen

Saumon + Cabillaud (de Norvège) représentent plus de 30% du poisson frais acheté au détail par les ménages français...

Les principaux producteurs norvégiens sont cotés à la bourse d'Oslo : Marine Harvest, Lerøy Seafood, Salmar, Cermaq, Greig Seafood, Norway Royal Salmon, Havfisk (ex Aker Seafoods), Austevoll Seafood,... Et ils sont tous en Vert : Zone bourse et ils rêvent en Vert : GIS / ASC

Premières explications sur la chute des prix dans les criées bretonnes... 

Norvège : Volonté des actionnaires d'engranger des super profits... Pénurie fictive ou organisée de saumon (1)... Flambée des cours du saumon à la Fish Pool...

France : Hausse modérée des prix du saumon au détail... GMS : report des marges sur le poisson hexagonal... Baisse des cours en criée... Avec l'impact des captures exceptionnelles de cabillaud en mer de Barents....

Pour y voir plus clair, le suivi des marges et des prix du poisson promis par FranceAgriMer serait d'un grand secours... A condition de bien séparer le poisson local du poisson importé... Certains analystes proposent même de mettre le saumon totalement à part...

Il est clair qu'il y a "Entente" sur les prix du saumon entre les 5 plus gros producteurs de saumon d'élevage (qui représentent près de 50% de la production mondiale de saumon atlantique Salmo salar). Une entente des actionnaires pour faire des profits après une année de "vache maigre". En langage boursier : Profit = Hausse des cours du saumon !


Pour en savoir plus sur l'industrie du saumon, Marine Harvest édite tous les ans un manuel à l'usage des actionnaires : Salmon farming industry handbook 2013

(1) Précieuses licences d'exploitation au compte-goutte...
Norvège (juillet 2008) - La croissance du secteur (aquacole ndlr) semble sans limite. Il y a en tout cas de la place pour implanter de nouveaux élevages. « Si on met toutes les fermes marines de Norvège côte à côte, leur superficie ne dépasse par celle de l'aéroport d'Oslo ! », fait valoir Johan Kvalheim. Le gouvernement délivre les précieuses licences d'exploitation au compte-goutte, après étude de l'impact de l'élevage sur la zone d'implantation. Les licences sont un moyen de gérer le marché en régulant la production. Le secteur devrait buter un jour sur la contrainte de l'alimentation, mais cela ne semble pas pour tout de suite. « Dans les dix ans, la production aquacole peut facilement doubler », pronostique Bjørn Eirik Olsen, à Nofima. D’après Usine Nouvelle (17 juillet 2008) : Les Norvégiens, champions du poisson d'élevage

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Le 26 août 2013

Rabobank, la banque de l'industrie du poisson dans le monde

Pour en savoir plus, téléchargez Ici le document :

Investors in the global seafood industry – implications and trends

Gorjan Nikolik, Food and Agribusiness Research, Rabobank International

Irish Seafood Summit

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Le 27 août 2013

Norvège : Modification de la loi sur l'aquaculture

Source : Ubifrance / 10/06/2013

Contact : Véronique Minassian, Ingrid Helle (Revue de presse de l'Ambassade de France en Norvège)
  
Le Parlement norvégien modifie aujourd’hui la loi sur l’aquaculture qui empêchait jusqu’à présent les éleveurs de posséder plus de 25 % du stock de poisson pour l’augmenter à 40 %.

Ce changement intervient à la suite d’une décision de l’ESA, organe de surveillance des pays de l’AELE, l’été dernier selon laquelle la loi norvégienne était contraire au principe de liberté des services et de liberté d’entreprendre. Klassekampen intitule cette réforme « Lex Fredriksen » car l’armateur et investisseur John Fredriksen et sa société d’élevage de saumon Marine Harvest avaient poursuivi la Norvège devant l’ESA à ce propos.


Marine Harvest a maintenant le champ libre. Le numéro 1 mondial du saumon peut dorénavant racheter ses concurrents ou alors demander de nouvelles concessions....

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Norvège : Mise en garde contre le saumon d'élevage

Source : Ubifrance 

Des professeurs et chercheurs en médecine mettent en garde contre la consommation, notamment par les enfants et les femmes enceintes, de saumons d’élevage à cause de leur alimentation contenant des substances toxiques.

Selon Mme Anne-Lise Bjørke Monsen,consultant senior à l'hôpital universitaire Haukeland, il est difficile d’identifier les effets de ces éléments toxiques et de savoir combien de temps ils restent dans le corps. Alors que l’Association nationale de l’aquaculture estime qu’il faut suivre ces conseils, la ministre de la Pêche et des Affaires côtières Lisbeth Berg-Hansen déclare à la presse en ligne qu’il faut au contraire manger davantage de produits de la mer.

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Norvège : Peu importe l’alimentation des poissons

Source : Ubifrance le 28/05/2013

Les consommateurs norvégiens ne se préoccupent que de ce qui se trouve dans le poisson qu’ils consomment, et non de l’alimentation à laquelle est soumis ce poisson avant d’arriver dans leur assiette.

Les grands groupes de distribution, et notamment NorgesGruppen, disent ne pas s’en inquiéter non plus, faisant confiance aux pouvoirs publics pour que les exigences quant à l’alimentation des poissons d’élevage permettent d’obtenir des poissons sains pour le consommateur.

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Norvège. Exportations à la hausse

Source : Norge / Savoirfairesavoir

Alors que les produits de la mer de Norvège avaient connu une baisse de leurs exportations en 2012, pour la deuxième année consécutive, après sept ans de croissance constante, la tendance est repartie à la hausse au premier semestre 2013.

Les produits de la mer en provenance de Norvège se portent bien. Le mois de juin leur a même été particulièrement profitable puisque l’industrie des produits de la mer de Norvège a enregistré une hausse des exportations de 6 % en valeur par rapport à juin 2012. Dans l’ensemble, les exportations ont même progressé de 7,2 % au cours du premier semestre 2013, soit un total de 3,4 milliards d’euros.

Une hausse due notamment « à l’augmentation des exportations de Truite de Fjord et de saumon, qui totalisent 2,3 milliards d’euros », selon Terje E. Martinussen, directeur général du Centre des Produits de la Mer de Norvège.
Le Saumon de Norvège, produit phare, représente à lui seul 65 % de l’ensemble des exportations en cette première moitié de l’année. Il atteint une valeur d’exportations de 2,2 milliards d’euros, soit une augmentation de 25 % (433 millions d’euros) par rapport à l’année précédente, malgré un volume légèrement à la baisse.
La France est le plus gros marché pour le saumon norvégien au premier semestre, avec 60 000 tonnes importées.

D’autre part, « le volume des exportations de Cabillaud de Norvège n’a jamais été aussi élevé, avec une augmentation de 20 %, soit près de 37 000 tonnes, explique Ove Johansen, directeur de branche du Centre des Produits de la Mer de Norvège. Mais, remarque-t-il, les prix n’ont pas été aussi bas depuis 1997 ».

Les exportations de cabillaud, de leu noir et d’églefin de Norvège frais, quant à elles, ont représenté un peu moins de 140 millions d’euros, soit une augmentation de 22 % (25,9 millions d’euros) par rapport au premier semestre 2012. Pour le cabillaud frais, le volume des exportations a doublé par rapport au premier semestre 2012 et atteint 36 586 tonnes, tandis que le prix moyen a diminué de 24 %.

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La France a importé 60 000 tonnes de saumon norvégien au 1er semestre 2013

Source : Agrobusiness

Produits de la mer : la Norvège bat des records d’exportation

Au premier semestre 2013, l’industrie norvégienne des produits de la mer a enregistré une hausse de 7,2% du montant de ses exportations à 3,4 milliards d’euros (par rapport à la même période 2012)....

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Les prix du saumon appelés à demeurer élevés

Source : Agraalimentation

Alors que les industriels français du saumon ont lancé au début du mois un cri d’alarme face à la flambée des cours, le rapport publié le 18 juillet par la Rabobank ne va pas les rassurer. La banque hollandaise estime qu’en 2013 la production de saumon dans l’Atlantique connaîtra seulement une faible croissance, comprise entre 1 et 2%, la production norvégienne se contractant même de 2 à 3%. La croissance de la demande sera en revanche assez soutenue et les prix sont donc appelés à rester fermes. À l’inverse, la production du Chili devrait progresser de 20% en 2013. Cette performance sera toutefois moindre qu’espéré pour des raisons sanitaires et financières. Elle devrait ensuite marquer le pas entre 2014 et 2016, mais à plus long terme ses possibilités de croissance sont importantes, analyse la Rabobank. Le pays devrait être en mesure d’éviter les crises sanitaires (virus ISA) qui l’ont affecté en 2008, très violemment, et en 2013, de façon plus limitée. Les nouvelles normes mises en place par les autorités de régulation devraient y contribuer et le Chili sera en mesure de faire face à la demande grandissante de l’Asie.

Une aubaine pour la Norvège

Cette pénurie de saumon fait le bonheur des Norvégiens. Selon les chiffres publiés ce 23 juillet par le Centre des produits de la mer de Norvège, sur les six premiers mois de 2013, les exportations des produits de la mer de Norvège atteignent 3,4 milliards d’euros. Le saumon, produit phare, représente à lui seul 65% de l’ensemble des exportations en cette première moitié de l’année. Il atteint une valeur d’exportations de 2,2 milliards d’euros, soit une augmentation de 25% par rapport à l’année précédente malgré un volume légèrement à la baisse. Les résultats du mois de juin ont été particulièrement remarquables, avec une hausse de la valeur des exportations de 6% par rapport au mois de juin 2012. La France est le plus gros marché pour le saumon norvégien au premier semestre, avec 60 000 tonnes importées.

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Le 28 août 2013

"Il y a un état d’urgence sur le saumon fumé", selon Vincent Truelle

Vincent Truelle, directeur général de l’Association des entreprises de produits alimentaires élaborés (Adepale)

Source : Usine Nouvelle par Adrien Cahuzac - Publié le 23 août 2013

ENTRETIEN  Envolée des cours du saumon, manque de disponibilité... Résultat : plusieurs usines ont fermé en France depuis le début de l’année. Le mouvement redistribue les cartes entre les industriels. Vincent Truelle, le directeur général de l’Association des entreprises de produits alimentaires élaborés (Adepale), à laquelle adhère le Syndicat national des industries du saumon et de la truite fumés (STF*), revient sur les raisons du déclenchement de la guerre du saumon fumé.

L’Usine Nouvelle - Comment expliquez-vous la flambée des prix que connaît actuellement le secteur du saumon ?

Vincent Truelle - Nous sommes devant une situation assez classique dans l’agroalimentaire : il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande. La production mondiale de saumon, assurée majoritairement par la Norvège est à peu près au même niveau qu’en 2012. Les conditions climatiques n’ont pas été propices aux conditions d’élevage cet hiver. Or, la consommation mondiale ne cesse de progresser, particulièrement au Brésil et en Chine.

Le saumon norvégien, qui assure 69 % de la consommation française de saumon fumé, a vu son prix grimper de 70 % en quelques mois, passant de 3,50 euros/kg en février 2012 à 6,00 euros/kg ! Parallèlement, la consommation de saumon fumé ne faiblit pas en Europe, et principalement en France, premier pays consommateur. Elle a progressé de 2 % en 2012 à 36200 tonnes.

Est-ce que cela explique les difficultés des industriels depuis quelques mois, comme Marine Harvest, Marcel Baey et Ledun Pêcheurs d’Islande, qui ont annoncé des fermetures d’usines en France ?

Le contexte est très défavorable pour les entreprises de transformation. Elles sont dans l’incapacité de répercuter les hausses à la distribution. Aucune entreprise ne peut absorber 70% de hausse sur le coût de sa matière première. La concentration de la production en amont les pénalise et participe à la volatilité des cours. Il y a urgence à ce que la distribution accepte des hausses de prix pour garantir la survie des entreprises. Nous espérons que la nouvelle loi Hamon sur la Consommation facilitera la répercussion des hausses de matières premières. Faute de quoi la question de la disponibilité du saumon fumé dans les linéaires pour les consommateurs français risque de se poser pour Noël.

Des groupes annoncent pourtant des profits records. Marine Harvest a publié un résultat opérationnel multiplié par quatre sur le second trimestre… Pourquoi ?  

Je ne peux pas parler pour nos adhérents, mais les résultats de certaines entreprises dépendent aussi de toute la partie amont, liée à l’élevage puis à la vente de poissons. Marine Harvest pèse 20 % de la production norvégienne de poissons. 

Comment expliquez-vous que ces fermetures d’usines aiguisent l’appétit d’autres groupes, comme Delpeyrat, qui vient de racheter début août les activités de Norway Seafoods et vient de faire une offre sur Ledun Pêcheurs d’Islande (LPI) en Normandie ?  Il n’y a pas le même empressement dans la filière avicole ou porcine…

Dans certaines filières d’élevage en France, il y a de la surcapacité par rapport à la demande. Dans le saumon fumé, c’est le phénomène inverse. La demande est supérieure à l’offre. Il n’y a pas de raison que cela change dans les prochains mois. La consommation va rester soutenue. Certains opérateurs voient là une occasion de renforcer leurs parts de marché. C’est un peu un pari sur l’avenir qu’ils font.  

Propos recueillis par Adrien Cahuzac

*Le syndicat STF rassemble 11 entreprises qui représentent 90 % des ventes de saumons et truites fumés en France.

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Le 31 août 2013

« Nous participons à la restructuration de la filière poisson »

Thierry Blandinières, directeur général de Maïsadour et PDG de Delpeyrat

En février 2013, Delpeyrat se fixait un objectif de 1000 à 1500 tonnes de saumon fumé d'ici 3 à 5 ans (LSA : Après le caviar, Delpeyrat se lance sur le marché du saumon fumé).

Tout s'est accéléré en ce mois d'août. Reprises coup sur coup, des sites de transformation du norvégien Norways Seafood et ceux du normand Ledun Pêcheurs d'Islande. Dès lors, Delpeyrat peut miser sur 4000 tonnes de saumon fumé... Plus crevette, plus poisson blanc, plus truite fumée...

En moins d'un an, le groupe coopératif Maïsadour -au départ des maïsiculteurs du Sud-Ouest- devient l'un des leaders de la filière poisson en France....

Cany-Barville (76) : la société Ledun Pêcheurs d'Islande reprise par Delpeyrat

Un soulagement pour les 214 salariés des deux sites spécialisés dans le saumon et les crevettes. Delpeyrat,  groupe connu pour ses produits du sud/ouest veut se diversifier dans le saumon fumé

Source : France 3 Haute Normandie par Sylvie Callier

Delpeyrat était en concurrence avec Labeyrie pour la reprise du site Ledun de Cany-Barville.  Deux grands noms intéressés par un savoir-faire qui remonte à 1872 dans la région de Fécamp. Le redressement judiciaire avait été prononcé en juin dernier.  Les salariés redoutaient une reprise partielle. Ce sont finalement les deux sites, saumon et crevettes, qui sont repris avec tout l'effectif.

Reportage de G. Archiapati et O. Flavien à Cany Barville

Delpeyrat se fait un nom… dans le saumon

Avec l’acquisition, hier, de Pêcheurs d’Islande, le groupe landais conforte son pôle maritime et hisse ses prétentions au niveau de son grand voisin Labeyrie.

Source : Sud Ouest

Si incroyable que cela puisse paraître, le groupe Maïsadour et sa filiale Delpeyrat ont créé en l’espace d’un mois un pôle maritime qui fait désormais d’eux l’un des premiers acteurs français du saumon frais, du saumon et de la truite fumés, du poisson blanc frais et de la crevette, vendus dans les rayons de la grande distribution.

C’est un relais de croissance supplémentaire qui vient s’ajouter à l’éventail des productions de la coopérative landaise (1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires) originellement fondée sur la culture du maïs et sa valorisation à travers la volaille et le canard gras.

4 000 tonnes à la barre

Le coup était parti timidement, il y a un an à peine, avec la reprise de la petite saumonerie (Label rouge) Saint-Ferréol, à Brioude, en Haute-Loire. « Mais cela nous a permis de comprendre le marché », explique Thierry Blandinières, directeur général de Maïsadour et PDG de Delpeyrat.

Puis, au début de ce mois d’août, tout s’est accéléré. Au terme de longues négociations, la SA MVVH (commune à Maïsadour, à Vivadour et à Val de Sèvre Holding) a pu acheter Viviers de France (75 millions d’euros de chiffre d’affaires, 230 salariés), jusqu’alors propriété du groupe norvégien Norway Seafoods. Soit deux usines, l’une à Castets (40), l’autre à Boulogne-sur-Mer (62), transformant 15 000 tonnes de poissons par an : 8 000 tonnes de saumon, 3 000 de truite et 4 000 de poisson blanc.

L’offre de Labeyrie écartée

Enfin, hier, le tribunal de commerce du Havre a répondu favorablement à l’offre de Delpeyrat pour la reprise de Ledun Pêcheurs d’Islande, qui était en redressement judiciaire. Cette entreprise, installée à Cany-Barville (76), où elle dispose de deux usines, est spécialisée dans le saumon fumé (environ 4 000 tonnes par an) et la crevette (3 000 tonnes). Elle réalise un chiffre d’affaires annuel de 52 millions d’euros et compte 234 salariés, dont l’emploi sera sauvegardé.

Delpeyrat n’était pas seul à convoiter Pêcheurs d’Islande. Son grand voisin de Saint-Geours-de-Maremne (40), Labeyrie Fine Foods, filiale du groupe basque Lur Berri, était aussi sur les rangs. En février dernier, le groupe avait déjà mis la main sur l’activité hareng de l’entreprise normande. Et il voyait donc là une belle occasion de conforter son leadership national dans le saumon fumé, où, à travers ses marques Labeyrie et Delpierre, il représente près de 30 % de parts de marché. Mais le tribunal en a décidé autrement, et, par conséquent, Labeyrie voit surgir un redoutable concurrent à sa porte.

En l’absence de son président, Xavier Govare, Labeyrie Fine Foods n’a pas souhaité réagir hier. En revanche, du côté de Maïsadour-Delpeyrat, on ne s’en est pas privé. « Pour nous, c’est un enjeu stratégique, affirmait Thierry Blandinières. Le saumon entre tout à fait dans l’univers alimentaire festif haut de gamme du Sud-Ouest que nous développons autour du foie gras et du jambon de Bayonne. »

D’autant que les perspectives de marché semblent bonnes : « La consommation de poisson est en plein essor, tant au niveau français que mondial, la tendance par rapport à la viande rouge lui est favorable. » La progression de la consommation de saumon a toutefois pour effet un renchérissement de la matière première, dont la production reste stable dans les fermes aquacoles de Norvège. Ce sont elles, principalement, qui alimentent les unités de transformation françaises ; avec, à un degré moindre, les fermes écossaises.

Des occasions

Dès lors, un certain nombre de transformateurs nationaux se sont trouvés en difficulté, parce que, précise Thierry Blandinières, « ils ne sont pas parvenus à répercuter la hausse du prix du saumon auprès de la grande distribution ».

C’est ainsi que Delpeyrat et d’autres ont pu récupérer des entreprises à la barre des tribunaux de commerce. « Nous participons à la restructuration de la filière poisson », justifie-t-il. Mais ne craint-il pas les mêmes effets ? « Les distributeurs ont accepté une hausse de 10 % en juin, et 10 % supplémentaires sont prévus en septembre. Disons que nous arrivons au bon moment » !

La carte que joue Delpeyrat dans cette affaire est celle de la « notoriété » associée à sa marque, pour lui permettre de bien valoriser le produit, souligne le président de Maïsadour, Michel Prugue. La qualité et la traçabilité seront des éléments mis particulièrement en avant auprès du consommateur. « Nous accordons la plus grande vigilance à la traçabilité de nos produits », affirme Thierry Blandinières. La période des fêtes de fin d’année sera le moment choisi pour le lancement, avec, laisse-t-on entendre, une grosse campagne de communication à la clé.

Le saumon de Normandie sauvé par un canard du Sud-Ouest

Delpeyrat, le spécialiste du canard et des foies gras, qui s'est lancé récemment dans le saumon, a été désigné par le tribunal de commerce du Havre pour la reprise de Ledun Pêcheurs d'Islande (LPI), spécialisé dans le saumon fumé et les crustacés, a annoncé l'entreprise vendredi 30 août dans un communiqué.

Source : Paris Normandie

LPI, dont le siège est à Cany-Barville (Seine-Maritime), réalise un chiffre d'affaires de 52 millions d'euros. Son entrée dans le giron de Delpeyrat permet la sauvegarde des 234 emplois et la relance des deux activités, saumon et crevettes, selon Delpeyrat, filiale du groupe coopératif Maïsadour.

LPI avait été placé en redressement judiciaire le 21 juin.

Delpeyrat a récemment fait l'acquisition de deux sites industriels de Norway Seafoods, spécialistes de la transformation des poissons roses et blancs. Il s'agit des Viviers de France et des Viviers Marins, respectivement à Castets dans les Landes (siège de Norway Seafood en France) et Boulogne-sur-Mer, qui transforment près de 8.000 tonnes de saumons, 3.000 tonnes de truites d'Aquitaine et environ 3.000 tonnes de poissons blancs par an.

Le président de Delpeyrat, Thierry Blandinières, avait justifié ces acquisitions par la volonté de l'entreprise de chercher "ailleurs" que dans le foie gras et les jambons un nouveau relais de croissance. Dans son communiqué, Delpeyrat place sa reprise de LPI sous le signe de la "conquête" dans une "économie marquée par la flambée des cours du saumon et un déséquilibre entre l'offre et la demande".

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1 octobre 2013

La Commission favorable à un quasi monopole norvégien sur le marché européen...

... du saumon et par extension du poisson...

Pas d'objection à l'acquisition de Morpol par Marine Harvest... La Commission Européenne autorise la main-mise de Marine Harvest, N°1 du saumon d'élevage (1/4 de la production mondiale), sur Morpol, N°1 du Saumon fumé...

La CE favorise ainsi la création d'un groupe halio-alimentaire norvégien parmi les 5 premiers dans le monde avec un CA de près de 3 milliards d'euros pour 10.000 emplois...

Seule contrainte de la Commission... Que Marine Harvest cède les élevages de Morpol en Ecosse. Sinon la multinationale norvégienne contrôlerait plus de 50% de la production de saumon écossais !

La Commission envoie un signal fort à Marine Harvest qui a maintenant les mains libres pour restructurer sa production industrielle en France avec la fermeture de deux usines en Bretagne...

Lire : Marine Harvest Bretagne : Dégraissage dans le saumon fumé ?

Communiqué de la Commission Européenne daté du 30 septembre 2013

Concentrations : la Commission autorise l’acquisition du transformateur de saumon Morpol par le salmoniculteur Marine Harvest, sous réserve du respect de certaines conditions

La Commission européenne a autorisé, en vertu du règlement de l'UE sur les concentrations, le projet d’acquisition de Morpol, premier transformateur de saumon de l’Espace économique européen (EEE), par Marine Harvest, principal salmoniculteur de l'EEE, tous deux norvégiens. Cette autorisation est subordonnée à la cession de l'essentiel des activités de salmoniculture de Morpol en Écosse. La Commission craignait que l’opération, telle qu’initialement notifiée, n'entrave de manière significative la concurrence sur le marché de l'élevage et de la transformation primaire du saumon écossais. Les engagements proposés par les entreprises parties à la concentration écartent ce risque.

L’opération envisagée, telle qu'initialement notifiée, aurait réuni deux des principaux éleveurs et transformateurs primaires de saumon écossais. L’entité issue de la concentration aurait détenu des parts de marché importantes et ses concurrents n’auraient pas été en mesure d’exercer une pression suffisante à son égard. L'acquisition aurait probablement conduit à une hausse des prix, ce qui aurait pu, finalement, léser les consommateurs.


L’enquête de la Commission a montré que de nombreux clients avaient une nette préférence pour le saumon élevé en Écosse par rapport au saumon d’élevage produit dans d’autres pays, en particulier en Norvège. La possibilité d'acheter du saumon d'autres origines n'aurait pas été suffisante pour permettre aux clients de déjouer une éventuelle hausse du prix du saumon écossais. De même, faute de capacités de réserve suffisantes, les autres fournisseurs écossais n’auraient pas été en mesure de compenser une telle hausse. Enfin, vu l'importance des obstacles réglementaires à surmonter, il est peu probable qu'un nouveau fournisseur entre sur le marché du saumon écossais dans un avenir prévisible. Les nouveaux arrivants éventuels seraient, en tout état de cause, trop peu nombreux pour que le problème de concurrence constaté puisse être résolu.

Afin de répondre aux préoccupations de la Commission, Marine Harvest s’est engagée à céder l'essentiel des activités de salmoniculture de Morpol en Écosse, plus précisément dans les îles Shetland et Orcades. Ces cessions résolvent le problème de concurrence engendré par la concentration, car elles suppriment en grande partie le chevauchement entre les activités des parties sur le marché en cause.


La Commission en a donc conclu que l'opération envisagée, telle que modifiée par les engagements, ne poserait pas de problème de concurrence. Cette décision est subordonnée au respect des engagements souscrits.

La Commission a également constaté que l’opération ne poserait pas de problème de concurrence en ce qui concerne l’élevage, de même que la transformation primaire et secondaire du saumon norvégien.

L’opération a été notifiée à la Commission le 9 août 2013.

Informations sur les entreprises et les produits

Marine Harvest est une entreprise norvégienne qui élève des saumons et des flétans blancs et propose un large éventail de produits de la mer à valeur ajoutée. Elle exerce des activités d'élevage et de transformation primaire de saumon en Norvège, au Chili, en Écosse, au Canada, en Irlande et dans les îles Féroé.

Morpol est un producteur et transformateur norvégien de saumon. Il produit du saumon d’élevage et offre un large éventail de produits à valeur ajoutée à base de saumon. Il exerce des activités d'élevage et de transformation primaire de saumon en Norvège et en Écosse.

Règles et procédures en matière de contrôle des concentrations

La Commission a pour mission d'apprécier les fusions et les acquisitions entre entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse certains seuils (voir l'article 1er du règlement sur les concentrations) et d'empêcher les concentrations qui entraveraient de manière significative l'exercice d'une concurrence effective dans l'EEE ou une partie substantielle de celui-ci.

La grande majorité des concentrations notifiées ne posent pas de problème de concurrence et sont autorisées après un examen de routine. À compter de la date de notification d’une opération, la Commission dispose en général d’un délai maximal de 25 jours ouvrables pour décider d’autoriser cette opération (phase I) ou d’ouvrir une enquête approfondie (phase II).

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le registre public des affaires de concurrence sur le site web de la Commission consacré à la concurrence, sous le numéro M.6360.

Contacts:

Antoine Colombani (+32 22974513, Twitter: @ECspokesAntoine)

Marisa Gonzalez Iglesias (+32 22951925)

Source : Europa 

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Quimper. Des engagements réclamés à Marine Harvest

Source : Le Télégramme 30 septembre 2013

"Un groupe qui a une très bonne rentabilité financière ne peut pas se permettre de fermer d'un trait de plume deux sites en Bretagne" a indiqué ce midi Guillaume Garot à Quimper à propos de Marine Harvest. En recevant ce matin, la direction du groupe et les syndicats séparément à la préfecture, le ministre délégué à l'agroalimentaire a évoqué un "discours clair, exigeant, ferme". Guillaume Garot a demandé au groupe des engagements sur le plan de sauvegarde de l'emploi concernant la fermeture du site industriel de saumon fumé de Poullaouen. Il a aussi annoncé la création d'un "fonds de revitalisation" abondé par le groupe et des "propositions sur l'avenir industriel du site".

Marine Harvest. La direction prend des engagements

Source : Le Télégramme 1 octobre 2013 - Réagir à cet article

Après la rencontre organisée hier à Quimper avec Guillaume Garot, ministre chargé de l'agroalimentaire, Richard Ferrand a fait le point sur le dossier Marine Harvest via un communiqué. Le député précise qu'avec Guillaume Garot mais aussi Pierre Maille, président du conseil général, Christian Troadec, président de Poher communauté, et Didier Goubil, maire de Poullaouen, « nous avons entendu la direction de Marine Harvest Kritsen » et « rappelé les souffrances que représente pour les salariés et pour notre territoire la décision du groupe de fermer l'usine de Poullaouen ». Richard Ferrand indique également qu'au cours de cette réunion la direction de Marine Harvest s'est engagée « à la pérennité du site de Landivisiau où des postes pourront être proposés aux salariés de Poullaouen », « à un accompagnement personnalisé de chaque salarié frappé par un licenciement » et « à un plan de revitalisation et de réindustrialisation de notre territoire ». Le député, qui se dit « personnellement mobilisé aux côtés des représentants du personnel pour maintenir l'effort auprès du groupe qui doit réparer tous les préjudices qu'il crée par la décision réaffirmée de son départ », affirme que « les services préfectoraux, les élus et les organisations syndicales seront vigilants sur la concrétisation et le respect des engagements pris ».

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Le 14 octobre 2013

Brest. Manifestation des salariés de l’agroalimentaire, ce lundi, à l’aéroport

Source : Ouest-France

Les syndicats CGT et FO agroalimentaire de chez Doux, de Gad et d’autres entreprises appellent à un rassemblement tôt, ce lundi matin, à l’aéroport de Brest (Finistère).

« Tous les salaries sont concernés, soutient Nadine Hourmant. On est tous dans le même bateau. » La syndicaliste fustige le discours du gouvernement après la chute de Gad, vendredi. « 87 personnes sur les 1 000 personnes licenciées chez Doux ont trouvé un emploi. Que le gouvernement arrête de nous dire n’importe quoi. Nous voulons du travail. Ils ont trouvé de l’argent pour les banques quand il fallait ! Et ils n’en trouvent pas pour l’agroalimentaire ? Nous n’avons aucune envie d’aller à Pôle emploi. Même si nos emplois sont difficiles, nous y tenons. Le boulot des élus politiques est bien d’accompagner, que l’argent aille pour moderniser l’outil et former les salariés. Et que nous puissions contrôler le parcours de cet argent. »

« Derrière Pôle emploi, le RSA »

Nadine Hourmant ajoute : « Derrière Pôle emploi, c’est le RSA… Je sais la détresse. Que les gens soient conscients de ce qui se passe. Il faut privilégier l’être humain. Qu’on arrête de nous jeter comme des mouchoirs. Et la ministre Marylise Lebranchu qui réagit le dernier jour pour Gad ! On ne peut pas digérer cela. »

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Nouvelle saignée dans l'agroalimentaire breton

Source : Le Monde par Laurence Girard

Un léger tremblement de terre a secoué la pointe bretonne, vendredi 11 octobre. Heureusement, sans gravité. Mais une autre secousse, plus forte celle-là, a de nouveau bousculé le tissu social breton. Avec pour épicentre le Finistère.

Près d'un millier d'emplois vont être supprimés dans les abattoirs de porcs Gad. Le verdict, attendu, a été prononcé par le tribunal de commerce de Rennes, vendredi 11 octobre. En approuvant le plan de continuation de Gad, placé en redressement judiciaire, le tribunal a prononcé la fermeture de l'abattoir de Lampaul-Guimiliau, dans le Finistère, mais aussi du siège de Gad, également dans ce département, et d'un autre site à Saint-Nazaire. Seul l'abattoir situé à Josselin, dans le Morbihan, poursuivra son activité.

Les salariés de Lampaul, qui attendaient que le couperet tombe en faisant blocus devant leur usine, depuis jeudi, ont été rejoints par les employés de l'usine voisine du charcutier Jean-Caby. Ces derniers ont appris, eux aussi vendredi, qu'ils allaient subir une restructuration. L'entreprise veut sous-traiter son activité de désossage, ce qui devrait conduire à une suppression de 80 postes sur un total de 500.

Juin 2012, Début de la série noire

La saignée se poursuit donc dans l'agroalimentaire breton. La liste des fermetures de sites ne cesse de s'allonger. La série noire a débuté en juin 2012, avec l'annonce de la faillite du volailler Doux. L'entreprise a, depuis, supprimé un millier d'emplois. En juin 2013, c'était au tour du leader mondial du saumon, la société norvégienne Marine Harvest, de dévoiler son projet de fermetures de deux sites. L'un à Poullaouen, près de Carhaix, dans le Finistère, l'autre à Châteaugiron, en Ille-et-Vilaine. Ils devraient fermer au printemps 2014. A la clé, plus de 400 emplois supprimés.

La coopérative Cecab, connue pour sa marque de conserves d'aucy, premier actionnaire de Gad, a aussi prévu la fermeture début 2014 d'une usine de transformation de légumes de sa filiale Boutet-Nicolas, à Rosporden (Finistère). Elle emploie 140 salariés permanents et près de 200 saisonniers. "On peut estimer à 3 500 le nombre d'emplois directs menacés dans l'agroalimentaire breton", affirme Jean-Luc Feillant, chargé de l'agroalimentaire à la CFDT Bretagne.

D'autres sociétés sont dans une situation financière délicate. A l'instar du concurrent de Doux sur le marché de la volaille exportée, Tilly-Sabco. Il emploie près de 400 personnes à Guerlesquin, dans le Finistère.

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Peut-on parler de crise du "modèle breton" ? "L'agroalimentaire en Bretagne s'est développé dans les années 1960-1970, passant de l'artisanat à l'industrie. Maintenant, une page se tourne. Face à la mondialisation, des zones comme le Finistère ne sont pas prêtes", affirme Christian Troadec, maire de Carhaix. Il fustige la société Marine Harvest, qui "affiche des bénéfices et préfère investir en Pologne où les salaires sont moins chers". "Ils se conduisent comme des requins", ajoute-t-il.

Sa commune a tout fait pour accueillir le chinois Synutra, qui a signé un accord d'approvisionnement en lait breton auprès de la coopérative Sodiaal et s'apprête à construire deux tours de séchage. M. Troadec milite pour un modèle plus souple et plus réactif avec de plus grands pouvoirs donnés aux régions. "Le vieux carcan de l'Etat français est dépassé", déclare-t-il.

Des manifestations prévues

Le mécontentement contre l'Etat se cristallise dans un front commun d'élus, de salariés comme d'agriculteurs ou de transporteurs pour rejeter l'écotaxe poids lourds en Bretagne. Des manifestations sont prévues, le 12 octobre, sur les lieux d'implantation des portails censés permettre de prélever cette taxe.

Le syndicat FGTA-FO a décidé d'une action collective des salariés des entreprises Gad, Doux, Tilly-Sabco et Marine Harvest, le 14 octobre. Il menace de bloquer l'aéroport de Brest. Nadine Hourmant, déléguée FO de Doux, s'interroge "sur le mutisme des pouvoirs publics alors que l'hécatombe continue".

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault, pris à partie par les salariés de ces entreprises et par les éleveurs lors de sa visite au salon Space à Rennes, en septembre, avait annoncé un plan spécifique pour la Bretagne, formalisé d'ici la fin de l'année.

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Labeyrie. New article [B.M-D.]

Labeyrie propose une nouvelle gamme Sélection de trois références de saumons fumés élevés dans les Highlands d’Ecosse. Les plateaux de 8 tranches déclinent ce saumon garanti jamais congelé en « finement glacé », tranché fin ou classique (PMC de 13,99 € les 220 à 270 g, avec intercalaires).

Source : Linéaires 

Après une saison festive plutôt réussie et des volumes en hausse de 14 % à 57 tonnes, les Tentations de Labeyrie sont reconduites pour une troisième année. De cinq recettes, elles passeront cependant à quatre : baies roses & fine champagne ainsi que 4 agrumes sont remplacées par une référence baies roses et pavot (prix marketing conseillé de 10,49 € les 6 tranches, 230 g).

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L’inoxydable Robert Labeyrie

L’homme de Saint-Geours-de-Maremne, très attaché à ses amis et au pays, a 90 printemps. Portrait.

Robert Labeyrie doit sa fortune au foie gras et au saumon.

Source : Sud Ouest

D’autres, dans notre région, ont vendu leur entreprise à prix d’or et sont partis en Suisse pour échapper à l’impôt. Robert Labeyrie fut encouragé à les imiter. « Je préfère payer en France et rester avec mes copains, ma ferme, mes pins, mes œuvres d’art, mes poules et mes œufs », confie, serein, le Landais de Saint-Geours-de-Maremne qui possède un gros patrimoine immobilier à Bordeaux, à Biarritz, à Paris et en Tunisie. « L’argent ne représente rien, j’ai ce dont j’ai besoin », ajoute celui qui doit à son flair et à son travail la réussite de l’entreprise qu’il a cédée en 1990 et continue à porter son nom.

Fils d’un ouvrier des chemins de fer, Robert Labeyrie, qui est né le 12 août 1923 à Saubusse, dans les Landes, a eu 90 ans cet été. Son anniversaire a donné lieu à une fête amicale avec les proches et les amis, loin des mondanités et des flatteries.

Comment le jeune homme qui, en 1946, à 23 ans, montait à Bordeaux pour vendre les produits gastronomiques landais - les saumons, les aloses, les brochets, les tanches, les poulets jaunes, le foie gras - est-il devenu le numéro un du saumon fumé ? « J’avais de l’avance, j’ai fait ce que les autres ne faisaient pas », explique Robert Labeyrie, qui transgressa les pratiques et les habitudes, quitte à déplaire. Il fut le premier à exporter des foies gras crus à l’étranger (en Suisse), alors que l’Alsace était le marché obligé et qu’aller ailleurs équivalait à se faire fermer le robinet. « J’adorais le saumon fumé, qui coûtait une fortune dans les épiceries fines. Je voulais me lancer mais je ne savais pas fumer et personne ne voulait me montrer », raconte le citoyen de Saubusse. Le salut viendra de la Norvège, d’où un émissaire envoyé par ses soins reviendra au bout de six mois avec le savoir-faire indispensable.

700 salariés, 14 magasins

Robert Labeyrie est convaincu que le saumon fumé ne doit pas rester un produit élitiste et que la solution réside dans le sous-vide. Il sera le premier à le conditionner dans des sachets et prendra une nouvelle fois le contre-pied en décidant, seul contre tous, de travailler avec la grande distribution. « Je n’ai perdu ni mon âme ni ma marque, c’est ce qui a permis à l’entreprise de se développer », insiste-t-il. Nous sommes au début des années 1960 et les premiers saumons fumés achetés par la grande distribution sont… les saumons sauvages de l’Adour. L’élevage arrivera vite (1965), les volumes grossiront et, en 1968, l’usine actuelle de Saint-Geours-de-Maremne sera construite. À l’apogée de la marque, elle comptera 700 salariés et 14 magasins ouvriront dans l’Hexagone. La grande distribution de l’époque n’est pas la grande distribution d’aujourd’hui : « Ils sont devenus les seigneurs, ils veulent des prix, le consommateur aussi, et la qualité en souffre », commente Robert Labeyrie, pour qui élevage ne rime pas avec médiocrité « quand les saumons mangent des poissons ». Et qui sait que, pour gagner du poids (et de l’argent), les industriels ne salent plus les saumons au sel sec, préférant des infiltrations d’eau salée à l’aide d’aiguilles, d’où cette sensation désagréable en bouche de chair pâteuse et de goût fort.

L’art et l’immobilier

« Si j’avais été aidé, j’aurais continué, les banques me suivaient », confie Robert Labeyrie, pour qui le successeur désigné de l’entreprise était son fils Vincent. « Il avait la capacité. Dans ma tête, j’avançais pour lui. » Les relations, aujourd’hui renouées, s’arrêtèrent le jour où Vincent, encore étudiant, se maria et tourna le dos à la succession.

Robert Labeyrie avait 67 ans quand il quitta Saint-Geours-de-Maremne. Il n’est pas resté inactif depuis, s’employant à faire fructifier un patrimoine financier et immobilier auquel il consacre son temps et son énergie. Cultivé et épris d’art, il partage sa vie avec Monette Loza, une artiste belge d’origine espagnole, vive et gaie, ancienne danseuse de la compagnie de Maurice Béjart, qui façonne au chalumeau des sculptures en acier puissantes et originales reconnues dans plusieurs pays.

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Le 23 octobre 2013

Aquaculture : un quatorzième bateau-vivier pour Sølvstrans

Le « Ronja Polaris » sera affecté à la Norvège. Le reste de la flotte est aussi présent au Chili, Écosse et Canada.

Source : Le Marin

Le norvégien Sølvstrans, premier armateur de bateaux viviers dédiés à l’aquaculture, doit prendre possession, d’ici la fin de l’année, du premier de ses deux navires commandés auprès du chantier espagnol Zamakona de Bilbao.

Le Ronja Polaris, qui coûte 30 millions d’euros, a une capacité de stockage de 3 200 m3. Dédié au transport de saumons et de truites, il est doté de trois vastes cales alimentées en oxygène et désinfectées par ozone. Il s’agit d’un nouveau design développé en commun avec Rolls Royce qui fournit aussi les deux moteurs Bergen et les deux propulseurs de ce navire de 75,80 mètres de long sous propulsion diesel-électrique. Comme tous les bateaux-viviers de Sølvstrans, il sera affrété. D’abord par Marine Harvest, le premier producteur mondial du saumon.

Le transport de poisson vivant est considéré comme un enjeu majeur par le pôle de compétitivité Aquimer, à Boulogne, qui vient de lancer un appel à manifestation d'intérêt sur ce thème.

Aquimer veut exporter du poisson vivant

Aquimer, c’est le pôle français qui planche le plus sur la filière aval des produits de la mer. Depuis Boulogne, il planche sur de nombreuses innovations touchant à la valorisation et la transformation dans cette filière. Cette fois, il s’agit de lancer un appel à manifestation d’intérêt pour le transport de poisson vivant. Une logistique encore balbutiante au plan mondial. Mais, « une fois maîtrisée, cette technique devrait permettre d’apporter une valeur ajoutée supplémentaire aux poissons pêchés ou élevés en France afin de conquérir de nouveaux marchés au grand export ».

Source : Le Marin

Entreprises, centres techniques, laboratoires de recherche, organismes de formation sont donc invités à soumettre leur candidature dès lors que leur projet concerne les aspects suivants : intégration des contraintes de transport du poisson vivant dans la chaîne logistique ; adaptation du matériel de transport ; sélection des espèces concernées ; outils de traitement de l’eau durant le transport ; alimentation des poissons ; anesthésie du poisson ; gestion des pathogènes. Date limite : le 8 novembre. Les dossiers sont disponibles sur le site d’Aquimer.

Appel à manifestation d'intérêt : Mise en place d'un module de transport innovant pour les poissons vivants

Le Pôle AQUIMER a souhaité lancer un Appel à Manifestation d’Intérêt (A.M.I.) sur la problématique du transport du poisson vivant car, une fois maîtrisée, cette technique devrait permettre d’apporter une valeur ajoutée supplémentaire aux poissons pêchés ou élevés en France afin de conquérir de nouveaux marchés, notamment au grand export.

En quoi cet appel à manifestation d’intérêt peut vous concerner ?

L’objectif de cet A.M.I. est de pouvoir détecter et identifier :
- vos idées de projets,
- vos besoins en R&D,
- vos attentes en termes de partenariat,
- vos projets de recherche dans les thématiques de « la mise en place d’un module de
transport innovant pour les poissons vivants »

afin de :
- favoriser l’émergence de nouveaux projets,
- vous aider à concrétiser vos idées,
- identifier vos besoins (technologiques),
- vous aider à les financer.

Que vous fassiez partie d’une entreprise, d’un centre technique, d’un laboratoire de recherche, d’un organisme de formation, ayant un établissement en France et développant des activités, produits ou services, dans les domaines considérés par cet A.M.I : votre structure peut être concernée et éligible pour soumettre votre demande à cet A.M.I. 

Cliquer Ici pour plus d'informations

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Le 29 octobre 2013

Saumon. De la gloire au désespoir...

Au moment où le président de Marine Harvest trace l'avenir du saumon à Paris, les bretons se préparent à la riposte à Quimper


Ole Eirik Leroy, président de Marine Harvest, a participé début octobre au congrès de la prestigieuse organisation GAA "The Global Aquaculture Alliance" organisé à Paris : Goal 2013 Join the journey.

Son intervention portait sur l'avenir de la salmoniculture et tout particulièrement de Marine Harvest : "Leading the blue revolution" (Vers la révolution bleue)

Manifestation pour l'emploi le 2 novembre à Quimper

Le Comité pour le maintien de l'emploi à Marine Harvest, créé vendredi par plus de 600 personnes, a dévoilé, hier, le lieu et la date de sa première manifestation pour l'emploi en Bretagne. Ce sera le samedi 2 novembre, à 15 h, place de la Résistance, à Quimper.

Cinq ans après le combat de la maternité de Carhaix, les Carhaisiens seront donc de retour dans les rues de la cité cornouaillaise. Mais il n'y aura pas qu'eux. Les organisateurs veulent rassembler toutes les personnes mobilisées pour la défense de l'emploi en Bretagne. Christian Troadec, le maire de Carhaix, appelle ainsi, au nom du comité, les « salariés de l'agroalimentaire, agriculteurs, marins, élus, syndicats, commerçants, artisans, transporteurs, toutes les populations touchées d'une manière ou d'une autre par la crise sans précédent qui touche l'économie bretonne » à se rassembler « pour dire non au déclin de la Bretagne » et par la même occasion à l'écotaxe. Source : Le Télégramme

Le saumon a désormais un « futur » radieux

Comme les céréales ou l'huile de palme, le saumon a son marché à terme : une toute petite place aux belles perspectives, bénéficiant d'une demande croissante, garantissant des prix élevés et des marges exceptionnelles pour les éleveurs.

Source : Agrisalon / AFP

Située à Bergen sur la façade maritime occidentale de la Norvège, Fish Pool est la toute première salle de marché internationale certifiée à gérer l'achat et la vente de contrats dérivés du saumon (futures et options). Encore confidentiel, le marché devrait avoir généré en 2013 un volume de transactions estimé entre 100.000 à 120.000 tonnes. Les industriels d'Europe et de Russie couvrent désormais 10% de leur achats à la bourse norvégienne, souligne François Perrone, directeur de marché chez Fish Pool. Comme sur n'importe quel marché à terme, vendeurs et acheteurs s'entendent de manière anonyme sur un prix de saumon fixé à l'avance - le produit de référence étant un saumon frais de 3 à 6 kg- et qui ne fera l'objet d'aucune livraison physique.

A échéance, une des contreparties, tantôt l'acheteur, tantôt le vendeur, aura à payer la différence entre le prix contracté et le prix de référence, explique Bruno Bensaïd, consultant et formateur sur le marché à terme de Bergen chez Offre et demande agricole. « Cet outil de gestion a des perspectives de développement formidables dans les vingt prochaines années, car la consommation du saumon s'est démocratisée depuis 1960 et la demande est en croissance constante », ajoute M. Perrone. En 2013, l'Europe reste le premier importateur de saumon : Pologne en tête avec 82.000 tonnes en 2013, suivie de la France (78.000 tonnes), de la Russie (74.000 tonnes), du Royaume-Uni, de l'Espagne, la Hollande et l'Allemagne.

Pour répondre à l'engouement croissant des consommateurs qui l'utilisent frais, fumé et maintenant cru dans les sushis, la production mondiale de saumon d'élevage, assurée par la Norvège, le Chili, l'Écosse et le Canada, a dépassé 2 millions de tonnes en 2012, soit une hausse de 22 % par rapport à 2011.

Sans spéculateurs, point de survie

En 2013, elle devrait encore progresser de 1 % et en 2014 de 7 %, selon les estimations de Marine Harvest, le plus gros acteur aquacole norvégien. Avec un coût de production de 26 couronnes norvégiennes par kilo (3,56 euros) pour un prix moyen à la fin septembre de 35,70 couronnes le kilo (5,08 euros), le marché peut engranger de super profits, reconnaît M. Perrone.

Ce type d'élevage est d'autant plus rentable qu'il faut environ 1,2 kg d'aliments pour produire 1 kg de poisson, contre 7 à 8 kg pour 1 kg de viande de boeuf, ajoute-t-il. Ils sont environ 200 éleveurs aquacoles, exportateurs, industriels, fumeurs et investisseurs financiers, nordiques pour la plupart, à fréquenter quotidiennement cette salle de vente détenue quasiment à 100 % par la Bourse d'Oslo. Quelques grands noms de la distribution françaises - Carrefour, Intermarché, Delpeyrat ou Fleury Michon - sont déjà sensibilisés à l'intérêt d'une couverture sur ce marché du saumon frais pour bâtir leur stratégie commerciale, indique M. Bensaïd.

Quant aux spéculateurs, ils représentent 10% des acteurs de la salle de marché, selon M. Perrone, un pourcentage largement insuffisant puisque il en faudrait, selon lui, trois fois plus. «Une salle de marché est comme une rivière et les spéculateurs sont l'eau de la rivière. S'il n'y a pas d'eau, il n'y a pas de rivière », explique M. Perrone. En d'autres termes, ce sont eux qui créent la liquidité qui rendent les contrats disponibles, en se positionnant sur les marchés quand acheteurs et vendeurs font de la rétention. « Les spéculateurs ont leur place à Bergen, sans eux nous n'existerions pas », insiste-t-il.

Agroalimentaire. Christian Troadec ne veut pas qu'on oublie Marine Harvest

Le maire de Carhaix, Christian Troadec, regrette que les ministres Stéphane Le Foll et Arnaud Montebourg ne fassent pas mention du site de Marine Harvest dans leurs récentes déclarations sur la crise de l'agroalimentaire en Bretagne. Et il le fait savoir.

Source : Le Télégramme

"Et Marine Harvest alors ?". C'est en résumé la réaction de Christian Troadec en découvrant l'interview accordée ce lundi matin au Télégramme par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Qualifiant le désir de l'Etat et la région Bretagne de réindustrialiser le site Gad "d'annonce encourageante", le maire de Carhaix regrette que les ministres Le Foll et Montebourg n'aient pas dit "un mot sur Marine Harvest", dont l'usine de saumon, basée à Poullaouen, doit fermer en mars prochain. Pour lui, "ce n'est pas acceptable".

Rapport attendu vendredi

Aux yeux de Christian Troadec, "ce qui est possible et faisable et Lampaul-Guimiliau doit l'être aussi à Poullaouen". D'autant que l'élu centre-breton pense avoir de sérieux arguments en ce sens. Il évoque ainsi un rapport encore confidentiel sur l'état de l'usine de Poullaouen. Qualifié "d'obsolète" depuis plusieurs mois, l'outil ne le serait pas autant que cela. Ce serait en tout cas le bilan dressé par deux cabinets spécialisés venus sur place cet été en présence du préfet, du maire de Carhaix et de la direction de Marine Harvest. Ce rapport sera rendu officiellement vendredi lors d'une réunion à la sous-préfecture de Châteaulin.

"Une action dont la Bretagne risque de se souvenir longtemps"

Quelques jours plus tard, une grande manifestation sera organisée pour l'emploi en Bretagne. La date et le lieu seront annoncés ce mardi mais Christian Troadec évoque déjà "une action dont la Bretagne risque de se souvenir longtemps". La catapulte, utilisée il y a cinq ans lors des manifestations pour l'hôpital de Carhaix, sera certainement de la partie.

Quand le saumon prend l’avion 

Démocratisée, la consommation du saumon trouve aussi ses adeptes en catering aérien. Servair, leader français du secteur, en utilise plus de 45 tonnes chaque année, soit 25 % des volumes de poisson servi en vol.

Source : pdm-seafoodmag

Le saumon s’est largement démocratisé. Au point de figurer en bonne place dans les menus proposés en avion. Pour preuve, l’espèce représente plus de 45 tonnes par an, soit de 25 % des volumes de poisson utilisés par Servair, le leader français du catering aérien.

« Le saumon convient à tous les passagers », justifie Éric Augustine, directeur de la cuisine R & D de Servair, à Roissy Charles-de-Gaulle. « Il est aussi parfaitement identifiable. Or, dans un avion, ce qui est connu rassure. » Autre atout : son bon rapport qualité/prix, malgré les variations des cours.

Car Servair s’approvisionne majoritairement en frais sous atmosphère protectrice, en pavés de 120 g sans peau sans arêtes et, plus ponctuellement, en filets 600-900 g. « Nous avons souvent besoin de l’utiliser rapidement pour ajuster notre activité à la demande. Le frais apporte plus de souplesse », reprend Éric Augustine.

Poêlé, poché ou cuit sous vide, le saumon est surtout servi en plat principal, accompagné d’une sauce. Les entrées sont consommées froides, ce qui ne donne pas le même résultat gustatif. Et, pour les chefs de Servair, pas question de négliger les qualités organoleptiques. « Régulièrement échantillonnés par nos fournisseurs de Rungis, nous procédons à des dégustations. Couleur, taux de gras, parage, etc. Chacune donne lieu à une fiche avec photo transmise au service achats. »

A-C. RENARD

Marine Harvest. Paroles de femmes salariées

Qu'elles aient trois ans ou 30 ans d'ancienneté, les femmes salariées de Marine Harvest éprouvent émotion et colère. Certaines ressentent un sentiment de révolte. D'autres sont prêtes au combat. Quant à leur avenir, il s'inscrit pour l'instant en pointillé. Témoignages recueillis, vendredi soir, à l'espace Glenmor.

Tanisha Cope, 23 ans, Poullaouen. « C'est ma troisième saison. Si on commence à fermer tout l'agroalimentaire dans l'ouest de la Bretagne, on se demande où on va pouvoir aller bosser. À Socopa ou à Bretagne Saumon? Je ne vois rien d'autre. À moins d'aller comme saisonnière dans le Nord-Finistère, où il y a des légumes. J'habite sur Poullaouen mais je fais construire à Carhaix. J'ai deux enfants. Heureusement que mon mari travaille chez DS Smith Packaging (ex-Otor). Mais il nous faut deux salaires, sinon pour nous, la vie est impossible. »

Marie Le Faou, Carhaix. « Je travaille sur le site depuis 1979. Je vais avoir 53 ans bientôt. C'est triste de se retrouver au chômage à mon âge. Pour les jeunes, c'est terrible également. Je suis encore sous le coup de l'émotion. Je n'ai pas la tête à chercher un autre emploi pour l'instant. Plus tard, si ma santé le permet, je me tournerai vers les services d'aide à la personne. Je dis bien si ma santé le permet car mes articulations ont beaucoup souffert lors des 34 années passées à l'usine. »

Marie-Hélène Stone, 53 ans. « Troisième saison également. Les deux premières années, je travaillais directement via l'entreprise. Cette année, la direction m'a demandé de revenir via Adecco, agence de travail temporaire. Je suis en ce moment en colère, très en colère. C'est une société qui fait d'énormes profits. Mais elle se permet tout de même de fermer les sites de Châteaugiron et de Poullaouen alors qu'elle a fait 113 millions de bénéfice. L'émotion est passée. Le 4 juin est loin. Là, c'est colère, haine et révolte. Le temps du combat est venu. Dans notre bassin d'emploi, c'est la catastrophe. Gad ferme, Tilly se casse la figure, Doux ne va pas mieux, Penalan à Maël-Carhaix c'est pareil : ça suffit ! Il faut que nos élus fassent quelque chose. »

Rachida Benmiloud, 57 ans, Carhaix. « Moi, c'est depuis 25 ans que je travaille sur le site : sept ans en tant que saisonnière, 18 ans comme permanente. C'est la catastrophe pour nous, pour les jeunes, pour tout le monde en somme. Pour les salariés de l'entreprise mais aussi pour l'activité générale du secteur. Pour la commune aussi. Comme beaucoup de mes collègues, je suis un peu perdue en ce moment. Au départ, c'était une très grosse colère et beaucoup d'amertume. Maintenant, j'essaie d'émerger, de reprendre les choses en main et d'avoir quelques perspectives d'avenir encourageantes. »

Muriel Evain, 39 ans, Plusquellec. « Ça fait sept ans que j'y travaille. Six années en CDI. Je suis très déçue, comme mes collègues, car on s'est beaucoup investi dans l'entreprise. En dépit de cela, on va être jeté comme de simples mouchoirs, en fait. Pour l'instant, je suis dans le vague. Que faire? Suivre une formation? J'ai construit à Plusquellec. J'ai trois filles. Heureusement que mon mari ne travaille pas à Marine Harvest. Il est commercial dans une autre société. »

Lydia Le Bec, 52 ans. « J'ai quinze ans d'ancienneté à Marine Harvest, dont deux comme saisonnière. C'est de l'écoeurement, ajouté à de la colère et de la haine : trois sentiments mélangés. C'est la colère qui prédomine. La société enregistre des bénéfices mais on licencie quand même. C'est incompréhensible. Beaucoup de familles se retrouvent dans une détresse morale et financière. Il faut d'abord que j'assimile la perte de mon emploi. C'est une démarche psychologique individuelle. Il n'y a pas de déni mais il est très difficile de se projeter tant qu'on est au travail. »

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Le 3 février 2014

Le premier saumon d’aquaculture durable arrive sur les tables

© Aquaculture Stewardship Council

Deux fermes piscicoles étroitement liées (Villa Arctic AS Jarfjord  et Lerøy Midt Hognseset Nord) viennent d‘obtenir la certification d’aquaculture durable ASC (Aquaculture Stewardship Council).

Source : Fish2Fork

Le label ASC est à l’aquaculture ce que le MSC (Marine Stewardship Council) est à la pêche.

Il existe dorénavant plus de 740 produits portant le label ASC d’aquaculture durable sur le marché.

Le saumon provenant des deux élevages norvégiens est prédestiné à nourrir la clientèle du groupe IKEA, qui s’est fixé l’objectif de ne servir, dans ses restaurants, que du saumon labélisé aquaculture durable d’ici 2015.

Pour les autres espèces la grande enseigne suédoise, porte son dévolu sur du poisson durable labélisé MSC ou bien recommandé par le WWF.

Chris Ninnes, le directeur de l’ASC déclare: « C’est une étape cruciale qui vient d’être franchie pour l’industrie du saumon d’élevage et nous félicitons Villa Arctic AS pour les efforts réalisés pour certifier l’élevage de Jarfjord. »

 « Le saumon est un produit en forte demande et il ne fait aucun doute que les efforts de la société Villa reflétant leur responsabilité sociale, va  attirer l’intérêt des consommateurs et des professionnels de la filière. »

Trois élevages norvégiens supplémentaires, appartenant eux aussi au groupe Lerøy, espèrent ainsi obtenir la certification d’ici la fin de l’année. Un élevage en Australie se penche également sur la question tandis qu’en Ecosse, grand producteur de saumon d’élevage, aucun élevage n’a encore signé pour se faire certifié.

Tout élevage souhaitant se faire évaluer suivant le référentiel ASC doit suivre les grandes lignes suivantes : tout d’abord l’alimentation des saumons doit être effectuée en quantité raisonnable et durable. Il doit ensuite démontrer qu’il a pris toutes les dispositions nécessaires pour minimiser leur impact sur les stocks de saumons sauvages en limitant les incidences d’échappements de saumons et par un meilleur traitement des parasites.

Vidar Skarr, directeur général de la société Villa Arctic déclare : « Le processus de certification ASC n’a pas été des plus simples, néanmoins il nous a permis d’identifier et d’améliorer certains de nos modes de fonctionnement et la qualité de nos services en suivant les étapes requises pour obtenir le label. »

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Les critiques sur le saumon ont profité à la truite

La diffusion sur France 2, en novembre 2013, dans l'émission Envoyé spécial, d'un reportage sur les dessous pas toujours reluisants des élevages de saumon en Norvège et dans la Mer Baltique a jeté un froid sur les consommateurs français. Au point de réduire leurs achats de ce poisson gras dans les magasins.

Source : Le Monde.fr | 31.01.2014 à 18h28 | Par Laurence Girard

Mais les fabricants de saumon fumé ont poussé un ouf de soulagement à la fin de l'année 2013. A la veille des réveillons, les clients ont fini par faire leurs emplettes dans les rayons. Finalement, « le marché du saumon fumé a baissé en valeur de 1,3 % en novembre et décembre 2013, par rapport à la même période de 2012 », explique Jacques Trottier, le directeur général de Labeyrie.

Marques distributeurs en recul

La marque Labeyrie a maintenu ses positions de leader, avec 32,5 % de part de marché, malgré l'arrivée d'un nouveau concurrent, Delpeyrat. Ce sont les marques de distributeurs qui perdent du terrain, passant de 44,6 % à 41,2 %.

Mais comme le souligne M. Trottier, « la crise du saumon a profité à la truite ». Les ventes de truite fumée ont bondi de 22,6 % en valeur à Noël 2013. Là encore, les marques de distributeurs sont en recul, passant de 66,1  % à 60,6 % de parts de marché. Le plus grand bénéficiaire de ce report des consommateurs est la société Aqualande avec la marque Ovive, qui détient 18,4 % du marché. Labeyrie en revendique 8,9 %.

Labeyrie, dont le capital est détenu aux deux-tiers par la coopérative Lur Berri et pour un tiers par le fond LBO France, revendique également la place de numéro un sur le marché du foie gras, qui, lui, a progressé de 3,4 % en valeur à l'occasion des Fêtes de fin d'année 2013.

L'entreprise, qui affiche un chiffre d'affaires de 255 millions d'euros, se diversifie maintenant dans les plats cuisinés. Elle a commencé à tester son offre de produits traiteurs frais haut de gamme chez Monoprix. Les plats sont fabriqués par la société Festin de Sologne, implantée à Lamotte-Beuvron. (Loir-et-Cher).

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Labeyrie confirme son leadership sur le saumon et le foie gras pour les fêtes de fin d'année 2013

La marque confirme sa place de leader sur le foie avec 26,2 de part de marché, juste derrière les MDD.

Source : LSA par Julie Delvallée 

Alors que les produits festifs ont connu une mauvaise fin d’année 2013, Labeyrie a su tirer son épingle du jeu. Le saumon fumé n’a pas échappé au sort des produits festifs, qui affiche un repli de 1,4 en volume (et +1,6 % en valeur).

Le marché du poisson roi des fêtes de fin d’année affiche des volumes en chute libre, à -10% ( et -1,3 % valeur. Source : IRI, CAM, P12 et P13 2013). En cause ? Un reportage sur l'industrie du saumon de Norvège diffusé sur France 2 dans l'émission Envoyé Spécial et jugé "à charge" par l'ensemble des acteurs du secteur. Après la diffusion le 7 novembre, les ventes ont plongé de plus de 15,5 % la semaine suivnte...Ajouter à cela des problèmes d’approvisionnement pour certains acteurs, le tout sur fond de contexte économique morose, ce qui n'a rien arrangé…

Malgré ce contexte tendu, Labeyrie reste la marque leader, derrière les MDD qui restent le premier acteur.

Delpierre (groupe Labeyrie) demeure la deuxième marque du marché. A noter l’arrivée de Delpeyrat sur ce marché, qui se félicite de terminer à 4,5 % de part de marché valeur à la fin de ses premières fêtes sur le saumon.

Foie gras en cours de valorisation...

(...)
Pour 2014, Labeyrie parie sur des investissements médias massifs, qui vont doubler sur 2014. Elle soutiendra sa nouvelle gamme de plats cuisinés individuels dans le métro parisien.

Labeyrie propose aussi, depuis ce début d’année, des saumons fumés haut-de-gamme sortis à l’occasion des fêtes de fin d’année 2013, venus du cercle polaire norvégien et des High Lands d’Ecosse. Le tout avec un nouveau packaging « qui se veut plus premium et moderne » assure jacques, Trottier, le directeur général de Labeyrie.

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Capécure. Chez Corrue et Deseille, on transmet le savoir

Les "anciens" transmettent leur savoir-faire aux nouvelles générations.
L'entreprise de salaison fumaison Corrue et Deseille, une des plus anciennes sociétés de Capécure, n'a de cesse de défendre et développer son capital humain.

Elle vient de signer deux contrats de génération, pour mieux préparer et affronter l'avenir.

Pierre Corrue, directeur de cette entreprise familiale qui traverse les décennies et même les siècles (fondée en 1935 par son arrière grand-mère), ne le cache pas. « Le travail n'est pas toujours facile pour nos 46 salariés. Il faut se lever tôt. Travailler dans le froid et l'humidité. Certains gestes sont très répétitifs. » Aussi, lorsqu'il y a cinq ans, plusieurs de ses collaborateurs assez âgés ont été atteints de Troubles Musculo Squeletiques avec les inconvénients afférents (coût financier, absentéisme,etc), Corrue Deseille a décidé de revoir en profondeur son organisation du travail. « Nous avons mis en place des plans de formation, essentiellement en interne. L'idée est d'éviter la répétition des gestes en favorisant la polyvalence des postes. » Une politique qui trouve son prolongement dans la signature de deux contrats de génération, portant à trois le nombre de contrats au sein de l'entreprise. La signature desdits contrats a eu lieu jeudi dernier, en présence du sous-préfet Philippe Dieudonné.

Qu'est-ce qu'un contrat de génération ? L'idée est d'anticiper les nombreux départs et arrivées sur le marché du travail d'ici à 2020, où on prévoit quelque 600 000 départs par an en moyenne et l'entrée de plus de 700 000 jeunes par an sur le marché du travail.

« Je n'aurais pas appris ça à l'école »

Concrètement, le contrat de génération est un dispositif d'aide à l'emploi visant à créer des binômes jeune (- de 26 ans) - senior (57 ou plus) pour encourager l'embauche des jeunes et garantir le maintien dans l'emploi des seniors, tout en assurant la transmission des compétences. Ce dispositif prévoit une aide financière pour toute embauche à partir de 2013 effectuée par les PME sous certaines conditions. Pour Corrue et Deseille, il s'agit d'une aide financière annuelle de 4 000 euros versée par Pôle Emploi à l'employeur, pendant une durée maximale de 3 ans. Le jeune salarié doit être embauché en CDI et à temps plein.

Benjamin, 21 ans, bénéficie de ce dispositif : « Quelqu'un me transmet son savoir-faire. Cela fait plaisir. Il est clair que je n'aurais pas appris ça à l'école. Je suis formé. J'ai un CDI, un salaire à la fin du mois. En plus, au sein de la boîte, on n'est jamais au même poste. Ici, on est polyvalent (ndlr  : à l'exception de quelques postes, comme l'allumage et l'entretien des fours).

Marcellin, lui, était déjà au sein de l'entreprise lorsqu'il a signé son contrat. « Il vient d'un contrat d'apprentissage, commente Pierre Corrue. Comme il est issu de l'entreprise, nous avons pu le jauger avant. Le remplacement de personnes, ça se prépare. »
S.D.

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La crise du saumon affecte l'activité du port de Boulogne-sur-Mer

Les ventes de saumon ont chuté de plus de 20%. Inquiétude à Boulogne-sur-Mer, premier port français de transformation du poisson. Aymeric Chrzan, secrétaire du syndicat des mareyeurs de Boulogne-sur-Mer est l'invité de France Bleu Nord.

Source : France Bleu

La crise du saumon crée l'inquiétude à Boulogne-sur-Mer, premier port français de transformation du poisson. Le saumon, le poisson le plus consommé par les français, n'a plus la faveur des consommateurs. Ces derniers mois, les ventes ont chuté de plus de 20 %.

Hausse des prix et reportage-choc

En cause : la hausse des prix depuis début 2013 et un reportage-choc d'Envoyé Spécial sur France 2 sur les méthodes de production du saumon d'élevage en Norvège.

Plus de 500 emplois à Boulogne

Aymeric Chrzan, secrétaire du syndicat des mareyeurs de Boulogne-sur-Mer, estime qu'à Boulogne-sur-Mer, le saumon représente entre 500 et 600 emplois directs sur le port. Si la consommation ne repart pas rapidement, "il y aura des conséquences sur l'emploi.".

Comment bien choisir son saumon au supermarché ?

Réponse d'Aymeric Chrzan : "Le saumon est un produit extrêmement contrôlé dès la production et tout au long de la chaîne de transformation, de préparation. Si le consommateur veut avoir le maximum de garantie, il faut qu'il choisisse un poisson préparé en France. C'est inscrit sur les étiquettes. Si vous voulez du saumon transformé à Boulogne, si le numéro commence par 62, vous êtes certain qu'il est transformé dans le Pas-de-Calais."

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Marine Harvest – Guillaume Garot veille au respect des engagements de l’entreprise à l’égard des salariés

Comme il s’y était engagé, Guillaume Garot, ministre délégué chargé de l’agroalimentaire a reçu aujourd’hui les représentants du personnel et de la direction française de Marine Harvest Kritsen en présence du député Richard Ferrand. Le groupe norvégien a décidé une restructuration de ses sites en France.

Source : Ministère de l'agriculture et de l'agroalimentaire

Guillaume Garot suit ce dossier avec une attention continue dans ses dimensions sociales et territoriales.

Il prend acte du dialogue entre les acteurs qui a permis la négociation d’un plan de sauvegarde de l’emploi accepté par les partenaires sociaux.

Une convention de revitalisation est en cours d’élaboration pour le site de Poullaouen (Finistère).

Répondant aux craintes exprimées par les élus et les représentants des salariés pour l’avenir des autres sites bretons, la Direction de Marine Harvest s’est engagée devant le Ministre à développer les investissements et à adapter les offres de produits pour maintenir une activité durable tant à Landivisiau qu’à Chateaulin. Dans un courrier adressé au ministre, Marine HARVEST exprime son choix de : « développer ses outils de production et son activité commerciale en France pour de nombreuses années avec la certitude affirmée que cette stratégie sera bénéfique tant pour les consommateurs que pour les futurs employés français. »

Guillaume Garot veillera au respect des engagements. Un rendez-vous a été pris pour le deuxième trimestre afin de mesurer l’évolution de la ré-industrialisation du territoire impacté par la fermeture du site de Poullaouen.

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Marine Harvest : des reclassements difficiles

Le directeur du projet de restructuration du groupe, spécialisé dans les produits à base de saumon, fait le point sur les sites bretons de Poullaouën et Landivisiau (Finistère) et Châteaugiron (Ille-et-Vilaine). Entretien avec Laurent Baynast, directeur du projet de restructuration de Marine Harvest en Bretagne.

Source : Ouest France  par Philippe Gaillard

Vendredi, un comité de soutien à l'emploi en Bretagne manifestait à Quimper. Vous maintenez bien votre activité dans la région ?

Marine Harvest restructure sa production, mais reste en Bretagne. Nous abandonnons le saumon fumé premier prix qui n'est plus rentable, pour nous recentrer sur des produits milieu et haut de gamme de marque Kritsen. D'où la fermeture de l'usine de Poullaouën. Nous avons investi à Landivisiau, où nous employons plus de 200 salariés et où nous disposons de 80 postes à pourvoir qui sont proposés en priorité au personnel de Poullaouën. Nous allons passer de 8 500 t sur les deux sites à environ 5 000 t à Landivisiau. Nous maintenons aussi notre activité traiteur à Châteaulin (35 salariés) et notre découpe de poisson frais à Lorient (56 salariés).

Châteaugiron doit fermer cette année. Où en est le reclassement des salariés ?

À Châteaugiron, près de Rennes, où nous traitons du saumon en frais, la cellule de reclassement, animée par le cabinet Altedia, va se mettre au travail fin mars. Pour l'instant, sur les 101 salariés, un seul a accepté un reclassement interne. Nous sommes en liaison avec Pôle emploi de Rennes et Vitré pour proposer d'autres postes et des formations. Nous travaillons avec Idéa 35 afin de trouver un repreneur sérieux pour les 6 000 m2 de bâtiments.

Et à Poullaouën ?

Le plan social a été signé fin décembre. Les deux unités qui tranchent, filètent et fument le saumon avec 178 salariés, vont s'arrêter fin mai. La troisième unité, dédiée à l'expédition, fonctionnera jusqu'en décembre 2015. Quatre-vingts postes ont été proposés dans notre site de Landivisiau, à une cinquantaine de kilomètres. Le personnel est réticent. Pour le moment, cinq personnes ont accepté, malgré une prime de mobilité de 15 000 €. La convention de revitalisation sera signée en février. Elle concerne six communautés de communes autour de Carhaix.

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Le 3 février 2014

Le premier saumon d’aquaculture durable arrive sur les tables

© Aquaculture Stewardship Council

Deux fermes piscicoles étroitement liées (Villa Arctic AS Jarfjord  et Lerøy Midt Hognseset Nord) viennent d‘obtenir la certification d’aquaculture durable ASC (Aquaculture Stewardship Council).

Source : Fish2Fork

Le label ASC est à l’aquaculture ce que le MSC (Marine Stewardship Council) est à la pêche.

Il existe dorénavant plus de 740 produits portant le label ASC d’aquaculture durable sur le marché.

Le saumon provenant des deux élevages norvégiens est prédestiné à nourrir la clientèle du groupe IKEA, qui s’est fixé l’objectif de ne servir, dans ses restaurants, que du saumon labélisé aquaculture durable d’ici 2015.

Pour les autres espèces la grande enseigne suédoise, porte son dévolu sur du poisson durable labélisé MSC ou bien recommandé par le WWF.

Chris Ninnes, le directeur de l’ASC déclare: « C’est une étape cruciale qui vient d’être franchie pour l’industrie du saumon d’élevage et nous félicitons Villa Arctic AS pour les efforts réalisés pour certifier l’élevage de Jarfjord. »

 « Le saumon est un produit en forte demande et il ne fait aucun doute que les efforts de la société Villa reflétant leur responsabilité sociale, va  attirer l’intérêt des consommateurs et des professionnels de la filière. »

Trois élevages norvégiens supplémentaires, appartenant eux aussi au groupe Lerøy, espèrent ainsi obtenir la certification d’ici la fin de l’année. Un élevage en Australie se penche également sur la question tandis qu’en Ecosse, grand producteur de saumon d’élevage, aucun élevage n’a encore signé pour se faire certifié.

Tout élevage souhaitant se faire évaluer suivant le référentiel ASC doit suivre les grandes lignes suivantes : tout d’abord l’alimentation des saumons doit être effectuée en quantité raisonnable et durable. Il doit ensuite démontrer qu’il a pris toutes les dispositions nécessaires pour minimiser leur impact sur les stocks de saumons sauvages en limitant les incidences d’échappements de saumons et par un meilleur traitement des parasites.

Vidar Skarr, directeur général de la société Villa Arctic déclare : « Le processus de certification ASC n’a pas été des plus simples, néanmoins il nous a permis d’identifier et d’améliorer certains de nos modes de fonctionnement et la qualité de nos services en suivant les étapes requises pour obtenir le label. »

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Les critiques sur le saumon ont profité à la truite

La diffusion sur France 2, en novembre 2013, dans l'émission Envoyé spécial, d'un reportage sur les dessous pas toujours reluisants des élevages de saumon en Norvège et dans la Mer Baltique a jeté un froid sur les consommateurs français. Au point de réduire leurs achats de ce poisson gras dans les magasins.

Source : Le Monde.fr | 31.01.2014 à 18h28 | Par Laurence Girard

Mais les fabricants de saumon fumé ont poussé un ouf de soulagement à la fin de l'année 2013. A la veille des réveillons, les clients ont fini par faire leurs emplettes dans les rayons. Finalement, « le marché du saumon fumé a baissé en valeur de 1,3 % en novembre et décembre 2013, par rapport à la même période de 2012 », explique Jacques Trottier, le directeur général de Labeyrie.

Marques distributeurs en recul

La marque Labeyrie a maintenu ses positions de leader, avec 32,5 % de part de marché, malgré l'arrivée d'un nouveau concurrent, Delpeyrat. Ce sont les marques de distributeurs qui perdent du terrain, passant de 44,6 % à 41,2 %.

Mais comme le souligne M. Trottier, « la crise du saumon a profité à la truite ». Les ventes de truite fumée ont bondi de 22,6 % en valeur à Noël 2013. Là encore, les marques de distributeurs sont en recul, passant de 66,1  % à 60,6 % de parts de marché. Le plus grand bénéficiaire de ce report des consommateurs est la société Aqualande avec la marque Ovive, qui détient 18,4 % du marché. Labeyrie en revendique 8,9 %.

Labeyrie, dont le capital est détenu aux deux-tiers par la coopérative Lur Berri et pour un tiers par le fond LBO France, revendique également la place de numéro un sur le marché du foie gras, qui, lui, a progressé de 3,4 % en valeur à l'occasion des Fêtes de fin d'année 2013.

L'entreprise, qui affiche un chiffre d'affaires de 255 millions d'euros, se diversifie maintenant dans les plats cuisinés. Elle a commencé à tester son offre de produits traiteurs frais haut de gamme chez Monoprix. Les plats sont fabriqués par la société Festin de Sologne, implantée à Lamotte-Beuvron. (Loir-et-Cher).

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Labeyrie confirme son leadership sur le saumon et le foie gras pour les fêtes de fin d'année 2013

La marque confirme sa place de leader sur le foie avec 26,2 de part de marché, juste derrière les MDD.

Source : LSA par Julie Delvallée 

Alors que les produits festifs ont connu une mauvaise fin d’année 2013, Labeyrie a su tirer son épingle du jeu. Le saumon fumé n’a pas échappé au sort des produits festifs, qui affiche un repli de 1,4 en volume (et +1,6 % en valeur).

Le marché du poisson roi des fêtes de fin d’année affiche des volumes en chute libre, à -10% ( et -1,3 % valeur. Source : IRI, CAM, P12 et P13 2013). En cause ? Un reportage sur l'industrie du saumon de Norvège diffusé sur France 2 dans l'émission Envoyé Spécial et jugé "à charge" par l'ensemble des acteurs du secteur. Après la diffusion le 7 novembre, les ventes ont plongé de plus de 15,5 % la semaine suivnte...Ajouter à cela des problèmes d’approvisionnement pour certains acteurs, le tout sur fond de contexte économique morose, ce qui n'a rien arrangé…

Malgré ce contexte tendu, Labeyrie reste la marque leader, derrière les MDD qui restent le premier acteur.

Delpierre (groupe Labeyrie) demeure la deuxième marque du marché. A noter l’arrivée de Delpeyrat sur ce marché, qui se félicite de terminer à 4,5 % de part de marché valeur à la fin de ses premières fêtes sur le saumon.

Foie gras en cours de valorisation...

(...)
Pour 2014, Labeyrie parie sur des investissements médias massifs, qui vont doubler sur 2014. Elle soutiendra sa nouvelle gamme de plats cuisinés individuels dans le métro parisien.

Labeyrie propose aussi, depuis ce début d’année, des saumons fumés haut-de-gamme sortis à l’occasion des fêtes de fin d’année 2013, venus du cercle polaire norvégien et des High Lands d’Ecosse. Le tout avec un nouveau packaging « qui se veut plus premium et moderne » assure jacques, Trottier, le directeur général de Labeyrie.

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Marine Harvest – Guillaume Garot veille au respect des engagements de l’entreprise à l’égard des salariés

Comme il s’y était engagé, Guillaume Garot, ministre délégué chargé de l’agroalimentaire a reçu aujourd’hui les représentants du personnel et de la direction française de Marine Harvest Kritsen en présence du député Richard Ferrand. Le groupe norvégien a décidé une restructuration de ses sites en France.

Source : Ministère de l'agriculture et de l'agroalimentaire

Guillaume Garot suit ce dossier avec une attention continue dans ses dimensions sociales et territoriales.

Il prend acte du dialogue entre les acteurs qui a permis la négociation d’un plan de sauvegarde de l’emploi accepté par les partenaires sociaux.

Une convention de revitalisation est en cours d’élaboration pour le site de Poullaouen (Finistère).

Répondant aux craintes exprimées par les élus et les représentants des salariés pour l’avenir des autres sites bretons, la Direction de Marine Harvest s’est engagée devant le Ministre à développer les investissements et à adapter les offres de produits pour maintenir une activité durable tant à Landivisiau qu’à Chateaulin. Dans un courrier adressé au ministre, Marine HARVEST exprime son choix de : « développer ses outils de production et son activité commerciale en France pour de nombreuses années avec la certitude affirmée que cette stratégie sera bénéfique tant pour les consommateurs que pour les futurs employés français. »

Guillaume Garot veillera au respect des engagements. Un rendez-vous a été pris pour le deuxième trimestre afin de mesurer l’évolution de la ré-industrialisation du territoire impacté par la fermeture du site de Poullaouen.

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Marine Harvest : des reclassements difficiles

Le directeur du projet de restructuration du groupe, spécialisé dans les produits à base de saumon, fait le point sur les sites bretons de Poullaouën et Landivisiau (Finistère) et Châteaugiron (Ille-et-Vilaine). Entretien avec Laurent Baynast, directeur du projet de restructuration de Marine Harvest en Bretagne.

Source : Ouest France  par Philippe Gaillard

Vendredi, un comité de soutien à l'emploi en Bretagne manifestait à Quimper. Vous maintenez bien votre activité dans la région ?

Marine Harvest restructure sa production, mais reste en Bretagne. Nous abandonnons le saumon fumé premier prix qui n'est plus rentable, pour nous recentrer sur des produits milieu et haut de gamme de marque Kritsen. D'où la fermeture de l'usine de Poullaouën. Nous avons investi à Landivisiau, où nous employons plus de 200 salariés et où nous disposons de 80 postes à pourvoir qui sont proposés en priorité au personnel de Poullaouën. Nous allons passer de 8 500 t sur les deux sites à environ 5 000 t à Landivisiau. Nous maintenons aussi notre activité traiteur à Châteaulin (35 salariés) et notre découpe de poisson frais à Lorient (56 salariés).

Châteaugiron doit fermer cette année. Où en est le reclassement des salariés ?

À Châteaugiron, près de Rennes, où nous traitons du saumon en frais, la cellule de reclassement, animée par le cabinet Altedia, va se mettre au travail fin mars. Pour l'instant, sur les 101 salariés, un seul a accepté un reclassement interne. Nous sommes en liaison avec Pôle emploi de Rennes et Vitré pour proposer d'autres postes et des formations. Nous travaillons avec Idéa 35 afin de trouver un repreneur sérieux pour les 6 000 m2 de bâtiments.

Et à Poullaouën ?

Le plan social a été signé fin décembre. Les deux unités qui tranchent, filètent et fument le saumon avec 178 salariés, vont s'arrêter fin mai. La troisième unité, dédiée à l'expédition, fonctionnera jusqu'en décembre 2015. Quatre-vingts postes ont été proposés dans notre site de Landivisiau, à une cinquantaine de kilomètres. Le personnel est réticent. Pour le moment, cinq personnes ont accepté, malgré une prime de mobilité de 15 000 €. La convention de revitalisation sera signée en février. Elle concerne six communautés de communes autour de Carhaix.

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Le 3 mars 2014

La rareté fait la cherté ! Pas pour tout le monde !

En Norvège, les salmoniculteurs se font du blé, quand les pêcheurs français subissent les prix !

“Les salmoniculteurs se frottent les mains et il n’y a pas de raison que cela change à moyen terme”, selon Frank Asche, économiste spécialiste des milieux marins et enseignant à l’université de Stavanger, en Norvège.

Entente. Quand des multinationales monopolisant l'offre "saumon", maintiennent une pénurie factice en accord avec l'Etat norvégien, lui-même éleveur de saumon et surtout distributeur des concessions d'élevage...

Marge. En GMS, le report des marges bénéficiaires sur le poisson hexagonal permet de maintenir le saumon frais à un prix acceptable... 

COFI. Le forum biennal du commerce du poisson de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), organisé [du 24 au 28 février] à Bergen, en Norvège, a été l'occasion de faire passer le message :

La fin du saumon bon marché

Source : Slate.fr

La consommation de saumon s’est fortement démocratisée au cours des dernières décennies, mais cette situation pourrait bien ne pas durer. Les prix de ce poisson bon marché sont aujourd’hui à leur plus haut niveau depuis 20 ans. Et ce n’est pas la conséquence d’une surpêche. Cela fait longtemps que la grande majorité des saumons vendus viennent de fermes d’élevage marines. Le problème est que la production se heurte à des limites physiques et ne peut plus faire face à une demande mondiale qui augmente de 5% à 10% par an.

Ainsi, les prix à l’exportation du saumon élevé en Norvège, le plus important producteur au monde, dépassent maintenant les 8 dollars le kilo selon Globefish.

Mais quelles sont les limites à l’élevage des saumons? La première est une question de nourriture pour les poissons et de son coût. Le problème tient notamment à l’envolée des prix de l’huile de poisson.

Le saumon est notamment considéré comme un aliment de choix parce qu’il contient des acides gras et en particulier le fameux omega-3 qui permet de réduire les risques d’accidents cardio-vasculaires chez les humains. Le problème, c’est que cet Omega-3 le saumon ne le fabrique mais le stocke après l’avoir lui même ingurgité via des plus petits organismes et poissons. Le problème, c’est que les espèces d’anchois et de sardines qui permettent de fabriquer l’huile de poisson sont moins abondantes qu’auparavant et que cela devient de plus en plus difficile et coûte de plus en plus cher de nourrir les saumons.

Un autre problème est géographique. Les saumons ne peuvent être élevés que dans des mers froides avec des courants continus et importants le long de côtes protégées comme les fjords norvégiens et les lochs écossais. Cela limite les lieux de production possibles à la Norvège, l’Ecosse, le Canada et le Chili. Des zones qui par définition ne sont pas extensibles.

D'autabt plus que l'élevage intensif de saumon crée de sérieux problèmes écologiques. Il a des conséquences importantes et destructrices sur les océans en changeant leur chimie et en apportant des maladies aux populations sauvages. Cette industrie se fait aussi au détriment du tourisme. Ce sont des raisons pour lesquelles les pays qui peuvent accueillir ces fermes ont cessé d’autoriser l’ouverture de nouvelles exploitations. Et au même moment, la demande augmente dans le monde et plus particulièrement en Chine.

Une production limitée par la géographie, une augmentation du coût de l’alimentation des poissons et un appétit grandissant dans le monde pour le saumon, les prix ne peuvent que monter. Sans compter le risque d’accident toujours présent sur les lieux de production. En 2007 une épidémie virale dans les élevages chiliens a fait s’effondrer la production de saumon dans ce pays pendant plusieurs années.

Après le pic pétrolier, le pic du saumon ?

Limitée, entre autres, par des contraintes environnementales, l’industrie piscicole peine à satisfaire la demande. Résultat : le saumon coûte de plus en plus cher.

Source : Courrier International  / Financial Times | Emiko Terazono

L’envolée de la demande et le tassement de la croissance de la production ont propulsé les prix du saumon à des niveaux record, pour le plus grand bonheur des salmoniculteurs. En Norvège, premier producteur mondial de saumons d’élevage, les prix à l’exportation ont franchi la barre des 50 couronnes [6 euros] le kilo à la fin de l’année dernière, en raison des doutes planant sur les capacités de l’offre à satisfaire la demande. Si les craintes d’un “pic du poisson” – par analogie avec la théorie annonçant un pic de la production de pétrole avant une baisse graduelle inéluctable, au regard de réserves limitées – ne datent pas d’hier, le “pic du saumon” pourrait bien devenir réalité aujourd’hui.

“La flambée des prix est provoquée par la peur de la pénurie”, explique Piotr Wingaard, de la société Fish Pool, qui négocie des contrats à terme sur le marché du saumon. La demande de saumon, un poisson riche en protéines et en oméga 3, un acide gras bénéfique pour la santé, a explosé dans les pays en développement, de même qu’aux Etats-Unis et en Europe. Selon certains spécialistes du secteur et défenseurs de l’environnement, la salmoniculture – qui fournit les deux tiers des saumons consommés dans le monde – atteint les limites de sa capacité de production.

Huile de poisson

Une des contraintes qui pèsent sur les professionnels est la quantité limitée d’huile de poisson disponible. Les saumons d’élevage sont essentiellement nourris de granulés composés, entre autres, de farine et d’huile de poisson. Bien que les producteurs d’aliments aient réduit la proportion de farine de poisson à 15 % dans les granulés, il leur reste encore à remplacer l’huile de poisson, d’où proviennent les oméga-3, et qui est essentiellement produite à partir de poissons sauvages en Amérique latine. “Le pic du saumon est lié au pic des poissons sauvages”, fait observer Andy Sharpless, directeur général d’Oceana, une organisation spécialisée dans la défense des milieux marins.

Le développement de la salmoniculture est également limité par le nombre restreint de pays dans lesquels la production peut être rentable. En effet, ce poisson doit être élevé dans une eau propre et froide traversée de courants réguliers et sur un littoral protégé, comme dans les fjords de Norvège ou les lochs marins d’Ecosse.

Dans chaque zone, la capacité de production est contrainte par le risque de maladies ou de dégâts environnementaux. Sous l’effet des protestations locales, de la concurrence d’autres secteurs comme le tourisme et des inquiétudes relatives à l’impact de la pisciculture sur l’environnement, comme la pollution et les invasions de poux de mer, il devient de plus en plus difficile de créer de nouvelles installations. La plupart des pays limitent le nombre de piscicultures et de permis délivrés. La Norvège, par exemple, qui représente un peu plus de la moitié de la production mondiale, n’accorde plus de permis depuis 2009.

La question des capacités de production de l’aquaculture devrait figurer à l’ordre du jour du prochain forum biennal du commerce du poisson de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), organisé [du 24 au 28 février] à Bergen, en Norvège. D’autant qu’en 2014 la consommation de poissons d’élevage devrait pour la première fois dépasser celle de poissons sauvages.

De même que la fracturation hydraulique a permis d’extraire un pétrole brut que l’on pensait jusque-là inaccessible, les experts espèrent que les dernières avancées technologiques de l’industrie piscicole contribueront à augmenter ses capacités de production. Pour ce qui est des aliments, certaines sociétés tentent d’extraire les oméga-3 présents dans les algues, tandis que Monsanto mène des recherches sur des graines de soja capables de produire cet acide gras.

Elevages terrestres

Afin de réduire le temps passé par les poissons dans les eaux marines, les fermes aquacoles cherchent des moyens économiques d’allonger le séjour des saumons dans les structures terrestres. De son côté, AquaBounty, une entreprise américaine de biotechnologie cotée sur le marché des investissements alternatifs (AIM) de la Bourse de Londres, envisage de commercialiser un saumon génétiquement modifié à croissance plus rapide. L’élevage au large entre en concurrence avec d’autres secteurs, comme l’industrie pétrolière et la pêche, et le développement de l’élevage terrestre est rendu problématique par la difficulté d’accéder aux terrains, reconnaît Ragnar Nystøyl, de Kontali Analyse, cabinet d’études spécialisé dans la pisciculture. “Cela dit, affirme-t-il, si la demande et les prix continuent d’augmenter, ces deux pratiques seront de plus en plus viables.” Dans l’hypothèse la plus pessimiste, la production se stabilisera, estime Frank Asche, économiste spécialiste des milieux marins et enseignant à l’université de Stavanger, en Norvège.

Même si les innovations technologiques portent leurs fruits, certains doutent qu’elles permettent de satisfaire la demande, qui augmente de 5 à 10 % par an. “La suppression des goulets d’étranglement n’entraînera qu’une croissance marginale de l’offre”, pronostique ainsi Ejnar Knudsen, d’AGR Partners, un fonds de capital-investissement californien spécialisé dans l’alimentation et l’agriculture. D’après lui, les capacités de production plafonneront à un peu plus de 3 millions de tonnes – soit à peine 14 % de plus qu’aujourd’hui. Etant donné la croissance limitée de l’offre et l’engouement pour les aliments sains, qui devrait doper la demande de saumon, les prix devraient rester élevés.

“Les salmoniculteurs se frottent les mains et il n’y a pas de raison que cela change à moyen terme”, conclut Frank Asche.

—Emiko Terazono

Publié le 17 février 2014 dans le Financial Times (extraits) Londres

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Le 18 mars 2014

La filière du saumon d'élevage privilégie le développement durable par rapport à l'aspect compétitif afin de répondre à la demande des consommateurs


Boston, March 18, 2014 /PRNewswire

Aujourd'hui, au salon des produits de la mer Seafood Expo North America, à Boston, la Global Salmon Initiative (GSI), avec le World Wildlife Fund (WWF), la Food and Agricultural Organization (FAO) de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et Rabobank parleront d'une seule voix pour la première fois aux États-Unis afin de montrer de quelle manière la filière mondiale du saumon d'élevage ouvre la voie à la modification des pratiques actuellement appliquées dans les exploitations aquacoles, afin d'assurer un avenir durable à ce secteur.

Pour consulter la version multimédia de ce communiqué de presse, veuillez cliquer sur le lien suivant :

Les États-Unis constituent le plus grand consommateur au monde, par pays, de saumon d'élevage, avec une consommation qui, en 2013, s'est élevée à plus de 282 000 tonnes. La demande des consommateurs en saumon d'élevage a augmenté de 14 % au cours des 5 dernières années pour les seuls États-Unis, et cette tendance ne montre aucun signe de fléchissement. À l'échelle mondiale, la demande en saumon a augmenté encore plus rapidement. Elle a doublé au cours des dix dernières années et devrait doubler à nouveau d'ici 2020.

Le séminaire Pathways  to  Sustainability (« Chemins vers le développement durable ») présentera un exemple de la manière dont la coopération entre les différents membres de l'industrie des poissons et fruits de mer pourra mener à la durabilité et être appliquée dans d'autres secteurs. De nombreux chefs d'entreprise sont convaincus que seule une profonde modification des pratiques actuelles du secteur permettra aux professionnels d'exploiter tout le potentiel de ce marché et de répondre à la demande mondiale future en saumon. Des cadres supérieurs de la GSI, qui rencontreront à Boston des leaders mondiaux en matière de développement durable, affirment leur engagement à privilégier l'aspect durable du développement plutôt que l'aspect compétitif, afin d'élaborer un modèle unique de coopération environnementale comme moteur de réussite de leur filière.


« Il est extrêmement rare de voir des PDG, qui se font généralement une concurrence effrénée pour conquérir des parts de marché, joindre leurs forces pour relever des défis en termes de développement durable », souligne Jason Clay, senior vice-président de la division Transformation du marché pour le WWF. « Ce type d'action collective audacieuse menée pour le saumon d'élevage devrait l'être également pour tous les produits alimentaires si nous voulons pouvoir nourrir 9 milliards de personnes tout en préservant la biodiversité. »

Au cours de ce séminaire qui aura lieu le 18 mars, un panel d'experts se joindra aux dirigeants de la GSI pour examiner les premiers résultats du modèle de coopération de la GSI et discuter de la façon dont la collaboration au sein de ce secteur d'activité peut se traduire par des améliorations.  Ce travail s'inscrit dans la recherche d'une solution durable sur les plans économique et environnemental pour répondre à la demande mondiale croissante en aliments à teneur élevée en protéines.

Pionnière en matière de changements dans le secteur de l'aquaculture, la GSI a été créée pour contribuer à modifier les pratiques professionnelles actuelles et privilégie un modèle de coopération environnementale comme moteur de réussite.

« Les entreprises actives au sein de la GSI reconnaissent que la durabilité est raisonnable en termes commerciaux, et qu'en s'engageant publiquement pour des pratiques durables, elles contribuent à faire de la durabilité un moteur stratégique de réussite sur le long terme », constate Jeroen Leffelaar, co-directeur de Rabobank Global Animal Protein.


La GSI a choisi trois domaines prioritaires où appliquer les résultats du modèle et les traduire en améliorations notables pour le secteur.  Parmi les priorités spécifiques de la GSI figurent :
  • Faire en sorte que toutes les entreprises membres détiennent la certification Salmon Standard de l'Aquaculture Stewardship Council (ASC) d'ici 2020. À ce jour, les membres de la GSI ont fait certifier leurs trois premières fermes - témoignage du succès de ce modèle unique.
  • Concentrer les efforts sur la biosécurité, et gérer avant tout le problème des poux de mer ainsi que les maladies. Les entreprises membres utilisent le transfert des connaissances pour élaborer de meilleures pratiques de gestion.
  • Travailler avec des partenaires du secteur afin d'assurer des sources durables d'alimentation et de répondre à la demande croissante.

« Nous pouvons travailler aussi dur que possible, en tant qu'entreprise individuelle, pour améliorer notre fonctionnement et nous développer de façon plus durable, mais la nature même de notre activité fait que nous subissons systématiquement les retombées des actions de nos voisins et collègues », remarque Jon Hindar, co-président de la GSI et directeur général de Cermaq. « Nous constatons qu'au contraire, en privilégiant la coopération et la collaboration, nous pouvons progresser à bien plus grande échelle et à un rythme plus soutenu. »

Forcing des éleveurs de saumon dans le pays du saumon d'Alaska 

Actualisation salmonicole : En 2013, la Norvège a atteint 1,1 million de tonnes et les Féroé près de 60.000 tonnes... Les autres pays sont quasiment inchangés...

À propos de la GSI

La Global Salmon Initiative (GSI) est une initiative de leadership établie en 2013 par des producteurs mondiaux de saumon d'élevage visant à réaliser des progrès significatifs en matière de durabilité de ce secteur d'activité. La GSI est déterminée à atteindre intégralement l'objectif commun consistant à fournir une source extrêmement durable d'alimentation saine pour une population mondiale croissante, tout en minimisant notre empreinte environnementale et en continuant à améliorer notre contribution sociale.

Parmi les entreprises membres de la GSI figurent Bakkafrost, Blumar, Cermaq, Compañía Pesquera Camanchaca, Empresas AquaChile, Grieg Seafood, Lerøy Seafood Group, Los Fiordos, Marine Harvest, Norway Royal Salmon, SalMar, Multiexport Foods SA, The Scottish Salmon Company et Scottish Sea Farms. Les entreprises de la GSI sont présentes au Chili, au Canada, en Norvège, aux îles Féroé et en Écosse, et contribuent notablement aux économies de leurs pays respectifs.

(Ces 14 sociétés représentent près de 90% de la production aquacole mondiale de saumon atlantique (Salmo salar). Parmi les grands producteurs manquent à l'appel le canadien Cooke Aquaculture et l'australo-chinois Tassal (du groupe Pacific Andes) NDLR)

Pour davantage d'informations, veuillez contacter le secrétariat de la GSI, AXON, à l'adresse GSI@axon-com.com ou consulter le site Internet http://www.globalsalmoninitiative.org.  Suivez la GSI sur Twitter @GSI_Salmon.


À propos de l'ASC

ASC est l'acronyme d'« Aquaculture Stewardship Council », une organisation indépendante à but non lucratif. L'ASC a été fondée en 2010 par le WWF et l'IDH (Dutch Sustainable Trade Initiative) afin de gérer les normes mondiales pour une aquaculture responsable. Ces normes sont élaborées par les « Dialogues de l'aquaculture », un programme de tables rondes créé à l'initiative du WWF, qui en assure la coordination. L'ASC a pour objectif d'être le principal programme mondial de certification et d'étiquetage pour des élevages responsables de poissons et de fruits de mer. L'ASC est une organisation mondiale travaillant avec des producteurs de poissons d'élevage, des transformateurs de poissons et de fruits de mer, des entreprises de distribution et de restauration, des scientifiques, des groupes de protection ainsi qu'avec le public, afin de promouvoir le meilleur

choix, sur les plans environnemental et social, en matière de produits de la mer. Le programme de l'ASC pour la certification de l'aquaculture et l'étiquetage des poissons et fruits de mer reconnaît et récompense l'aquaculture responsable.

RÉFÉRENCES

Disponibles sur demande.

Contacts  pour  les  médias :
Sophie Ryan
AXON Communications
+44(0)7809-390-664
sryan@axon-com.com

Jill Moors
AXON Communications
+44(0)203-595-2415
jmoors@axon-com.com

Illustrations : Projet de cages d'élevage géantes de la société Salmardans le Dailymail : The giant floating robotic fish farm set to revolutionise salmon production

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Le 3 avril 2014

Marine Harvest. En situation de monopole sur le saumon écossais...


Depuis plus d’1 an, le norvégien Marine Harvest produit près de la moitié du saumon écossais...

Leader du saumon écossais avec une production de 44 700 tonnes en 2012, le norvégien Marine Harvest est devenu l’Hyper N°1 du saumon d'Ecosse avec l’acquisition des fermes écossaises de son concurrent Morpol (25 600 tonnes)... Depuis plus d’1 an, Marine Harvest produit près de la moitié du saumon made in Scotland...

Fin mars 2014, Marine Harvest s'est mis d'accord avec le canadien Cooke Aquaculture pour le rachat des ex fermes de Morpol : Cooke Aquaculture announces $203M Scottish purchase

Concentrations : la Commission informe Marine Harvest de ses objections concernant la réalisation anticipée de l’acquisition de Morpol

Source : Europa  le 31 mars 2014

La Commission européenne a transmis à l’éleveur et transformateur norvégien de saumon Marine Harvest ASA ses objections concernant la réalisation anticipée de l’acquisition, par cette entreprise, de son concurrent norvégien Morpol ASA. En décembre 2012, Marine Harvest avait acquis une participation de 48,5 % dans l’entreprise Morpol. Cette opération a seulement été notifiée en août 2013, puis autorisée, sous réserve du respect de certaines conditions, en septembre 2013 (voir IP/13/896). La Commission estime, à première vue, que Marine Harvest a omis de lui notifier son projet d’acquérir Morpol avant la réalisation de celui-ci, en violation du règlement de l’UE sur les concentrations. Si l’infraction est confirmée, la Commission pourra infliger à l’entreprise une amende équivalant à 10 % maximum de son chiffre d’affaires annuel mondial. L’envoi d’une communication des griefs ne préjuge pas de l’issue de l’enquête.

Marine Harvest a notifié son projet de prise du contrôle de Morpol le 9 août 2013 et la Commission l’a autorisé sous conditions le 30 septembre 2013. La Commission considère qu’en acquérant une participation de 48,5 % dans l’entreprise Morpol le 18 décembre 2012, Marine Harvest a pris le contrôle de cette entreprise. L’opération a été réalisée quatre jours seulement après sa signature, soit huit mois avant sa notification à la Commission et dix mois avant son autorisation par cette dernière. Par conséquent, la Commission estime, à première vue, que Marine Harvest a réalisé l’acquisition de Morpol avant de la notifier à la Commission pour autorisation, en violation de l’article 4, paragraphe 1, et de l’article 7, paragraphe 1, du règlement de l’UE sur les concentrations.

L’interdiction de réaliser une concentration avant sa notification et son autorisation par la Commission constitue une pierre angulaire du système de contrôle des concentrations de l’UE et de la plupart des systèmes de contrôle des concentrations dans le monde.

La réalisation anticipée d’une concentration a des incidences sur la structure du marché et peut rendre le travail de la Commission plus difficile lorsqu’il se révèle nécessaire de rétablir une concurrence effective. Afin d’éviter tout préjudice permanent et irréparable à une concurrence effective, les entreprises ont l’obligation de notifier préalablement les concentrations portant sur des montants supérieurs à certains seuils et de ne pas les réaliser avant d’avoir reçu l’autorisation de la Commission. Toute violation de ces obligations est grave, car elle porte atteinte à l’essence même du contrôle des concentrations effectué par l’UE.

Contexte

Le 14 décembre 2012, Marine Harvest a conclu un accord d’achat d’actions avec Friendmall Ltd et Bazmonta Holding Ltd. Bazmonta est une filiale à 100 % de Friendmall, qui, à son tour, est contrôlée par M. Jerzy Malek, fondateur et ancien directeur général de Morpol. Conformément à cet accord, Marine Harvest a acquis une participation de 48,5 % dans Morpol. La clôture de cette opération a eu lieu le 18 décembre 2012.

Le 15 janvier 2013, Marine Harvest a soumis une offre publique obligatoire sur les actions restantes de Morpol (équivalant à 51,5 % des parts) en vertu de la loi norvégienne relative aux opérations sur valeurs mobilières. Après le règlement-livraison de l’offre obligatoire le 12 mars 2013, Marine Harvest détenait 87,1 % des parts de Morpol. L’acquisition du reste des actions de Morpol s’est terminée le 12 novembre 2013. Le 28 novembre 2013, Morpol a été radiée de la Bourse d’Oslo.

L’affaire de concentration Marine Harvest/Morpol
Le 30 septembre 2013, la Commission a autorisé le projet d’acquisition de Morpol, premier transformateur de saumon de l’Espace économique européen (EEE), par Marine Harvest, principal salmoniculteur de l’EEE. Cette autorisation était subordonnée à la cession de l’essentiel des activités de salmoniculture de Morpol en Écosse.

L’opération envisagée, telle qu’initialement notifiée, aurait réuni deux des principaux éleveurs et transformateurs primaires de saumon écossais. L’entité issue de la concentration aurait détenu des parts de marché importantes et ses concurrents n’auraient pas été en mesure d’exercer une pression suffisante à son égard. L’acquisition aurait probablement conduit à une hausse des prix, ce qui aurait pu, finalement, léser les consommateurs.

Afin de répondre aux préoccupations de la Commission, Marine Harvest s’est engagée à céder l’essentiel des activités de salmoniculture de Morpol en Écosse, plus précisément dans les îles Shetland et Orcades. La Commission en a conclu que l’opération envisagée, telle que modifiée par les engagements, ne poserait pas de problème de concurrence (voir IP/13/896).

La présente enquête relative à la violation présumée de l’article 4, paragraphe 1, et de l’article 7, paragraphe 1, du règlement de l’UE sur les concentrations par Marine Harvest n’a aucune incidence sur la décision de la Commission d’autoriser l’opération, car elle ne modifie pas l’analyse du marché effectuée par la Commission.

Contexte de la procédure
Une communication des griefs est une étape formelle dans une enquête par laquelle la Commission informe par écrit les entreprises concernées des objections retenues à leur encontre. Les entreprises peuvent alors examiner les documents versés au dossier de la Commission, répondre par écrit et demander à être entendues afin de faire part de leurs observations sur l’affaire à des représentants de la Commission et aux autorités nationales de concurrence.

L’envoi d’une communication des griefs ne préjuge pas de l’issue de l’enquête.

Les enquêtes ne sont pas soumises à des délais légaux. Leur durée est fonction d’un certain nombre d’éléments, dont la complexité de l’affaire, le degré de coopération des entreprises considérées avec la Commission et l’exercice des droits de la défense.

Contacts :
Antoine Colombani (+32 2 297 45 13, Twitter: @ECspokesAntoine )
Marisa Gonzalez Iglesias (+32 2 295 19 25)

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Le 15 mai 2014

Groupe Aqualande sur Youtube

23 reportages qui présentent les engagements du groupe Aqualande, les élevages et la transformation des truites... Cliquer ici ou sur l'illustration pour visualiser les clips vidéo

https://www.youtube.com/channel/UChsaRe9UiaIHMVThSYyk2aQ


Poisson Fumé : Saumon en berne, la Truite entre en lice....

Aqualande, qui produit 10.000 tonnes de truites par an dans ses élevages du Sud-Ouest, a constaté "une explosion des ventes" sur les six à huit derniers mois, se réjouit son directeur commercial Eric Mezrich.

Saumon fumé : pour rebondir, les professionnels lorgnent vers la truite et l'aquaculture

Bruxelles, 8 mai 2014 (AFP)

Pour les professionnels français du saumon fumé, truite et aquaculture pourraient être des solutions pour rebondir dans un contexte tendu par la flambée des prix et les polémiques sur les conditions d'élevage.

Les étapes de la transformation de la truite fumée chez Aqualande



  
Avec un marché qui a reculé de 5% depuis le début de l'année, "tout le monde est tendu dans la profession. On a dépensé beaucoup d'énergie pour rétablir nos marges", explique Jean-François Floch, directeur commercial saumon de l'entreprise bretonne Guyader, présente au salon SeafoodExpo à Bruxelles. Le saumon, poisson le plus consommé au monde, occupe une large place de l'événement.

Malgré de bonnes ventes à Noël, le secteur a été traumatisé en 2013 par la diffusion en novembre d'un reportage d'Envoyé Spécial très critique sur les élevages de saumon norvégiens, d'où viennent la majorité des poissons ensuite fumés en France. Mais surtout, les industriels souffrent de la forte hausse des prix de la matière première ces deux dernières années, liée à une demande en forte progression. Or le prix du saumon frais représente entre 50 et 75% du prix du produit fumé.

"Beaucoup d'industriels en France n'ont pas réussi à répercuter sur leur prix", d'où la fragilité et la concentration du secteur, expliquait récemment à l'AFP Jacques Trottier, directeur général de Labeyrie, et président du Syndicat français des industries du saumon et de la truite fumés (STF). Le norvégien Marine Harvest, n°1 mondial du saumon, est en passe de supprimer 400 postes en Bretagne pour doper sa rentabilité.

Pour certains, le salut pourrait passer par la truite, qui "a une belle image (...) et a pu bénéficier de transferts" en raison des suspicions sur le saumon, selon M. Trottier. Les ventes ont augmenté de 25% début 2014 par rapport à 2013, selon des données transmises par Labeyrie.

Aqualande, qui produit 10.000 tonnes de truites par an dans ses élevages du Sud-Ouest, a constaté "une explosion des ventes" sur les six à huit derniers mois, se réjouit son directeur commercial Eric Mezrich. "L'origine locale joue beaucoup", estime-t-il. La truite consommée en France provient en grande majorité de l'Hexagone.

La filière truite mise sur pied en Bretagne par Guyader bénéficie aussi des évolutions récentes.

"A produit identique, la truite coûte 15% moins cher à produire que le saumon", souligne M. Floch, qui estime que les prix élevés du saumon risquent de se maintenir faute d'une augmentation suffisante de la production norvégienne.

Meralliance, 3e producteur de saumon fumé après Marine Harvest et Labeyrie, espère de son côté se lancer dans l'aquaculture, quasiment inexistante pour le saumon en France. Avec une production d'un million de tonnes par an, la Norvège est dans une telle position de force qu'il est difficile d'exiger des gages de qualité, reconnaît Vincent Gelamur, responsable de l'innovation chez Meralliance. 

Pour redorer l'image du saumon en France, l'idée serait donc d'élever les poissons dans une ferme sur le sol et non dans des cages en mer. La technique permettrait "d'éliminer les problèmes de rejets, de stress, d'attaque de la faune sauvage" qui sont reprochés aux saumons norvégiens, explique M. Gelamur. Construite à côté du port breton du Guilvinec, l'installation profiterait de l'eau de mer pompée par le port pour la criée et surtout des coproduits de la pêche (déchets de poissons), qui seraient réutilisés pour fabriquer de la nourriture pour les saumons. L'objectif de production reste modeste: 800 tonnes, quand Meralliance en importe 20.000 chaque année de Norvège et d'Ecosse. Mais le modèle pourrait ensuite être répliqué dans deux autres sites en France, voire à l'étranger où seules deux fermes de ce type existent, au Danemark et au Canada. Le projet, dont le financement n'est pas encore bouclé, s'élèverait à 12,5 millions d'euros. S'il se concrétise, la ferme pilote pourrait produire ses premiers saumons début 2017.

Lire aussi Ouest France : Le marché du saumon fumé plonge

Flambée des prix et polémiques sur les conditions d'élevage ne font pas les affaires des professionnels français. Ils cherchent des alternatives, notamment du côté de la Bretagne.

Le marché du saumon fumé a reculé de 5 % depuis le début de l'année. « Tout le monde est tendu dans la profession », confie Jean-François Floch, directeur commercial saumon de l'entreprise bretonne Guyader, présente au salon SeafoodExpo, qui s'est achevé, hier, à Bruxelles.

Le secteur a été traumatisé par la diffusion en novembre d'un reportage de l'émission Envoyé Spécial sur France 2 très critique sur les élevages de saumon norvégiens, d'où viennent la majorité des poissons ensuite fumés en France. L'alimentation aux croquettes et l'utilisation de pesticides pour lutter contre les poux de mer qui attaquent les poissons ont marqué le public. Dans la foulée, plusieurs chaînes de la TNT ont consacré à leur tour un reportage au sujet.

Mais surtout, les industriels souffrent de la forte hausse des prix de la matière première ces deux dernières années, liée à une demande en forte progression. Or le prix du saumon frais représente entre 50 et 75 % du prix du produit fumé. « Beaucoup d'industriels en France n'ont pas réussi à répercuter sur leur prix », d'où la fragilité et la concentration du secteur, explique Jacques Trottier, directeur général de Labeyrie, et président du Syndicat français des industries du saumon et de la truite fumés (STF). Le norvégien Marine Harvest, n° 1 mondial du saumon, est en passe de supprimer 400 postes en Bretagne pour doper sa rentabilité.

La truite pour se rattraper

Pour certains, le salut pourrait passer par la truite, qui « a une belle image [...] et a pu bénéficier de transferts » en raison des suspicions sur le saumon, poursuit Jacques Trottier. Les ventes ont augmenté de 25 % début 2014 par rapport à 2013. Guyader élève également des truites : « A produit identique, la truite coûte 15 % moins cher à produire que le saumon », souligne Jean-François Floch.

Meralliance, troisième producteur de saumon fumé après Marine Harvest et Labeyrie, espère de son côté se lancer dans l'aquaculture, quasiment inexistante pour le saumon en France.

L'idée serait d'élever les poissons dans une ferme sur le sol et non dans des cages en mer (exit le problème des poux). Construite à côté du Guilvinec (Finistère), l'installation profiterait de l'eau de mer pompée par le port et surtout des déchets de poissons pour nourrir les saumons.

Cette ferme pilote pourrait produire ses premiers saumons début 2017.

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Le 14 Mai 2014

Avis aux consommateurs de poisson

Questionnaire sur le poisson issu de pisciculture marine

https://twitter.com/Dantoulon/status/459604373333479426/photo/1 


https://twitter.com/dabbadie/status/465881448319160320


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Le 25 mai 2014

Poullaouen : triste épilogue pour Marine Harvest

Il y a un an, les employés apprenaient la fermeture de l'usine Marine Harvest de Poullaouen. Vendredi, la production a cessé. Le dernier jour. Vers 17 h, ils se sont retrouvés pour dire au revoir et afficher leur colère.

Source : Ouest France par Rosemary Bertholom

Il y a quatre décennies, ils étaient 1 000 ouvriers en pleine saison. Pour entrer « dans la maison », il fallait faire la queue sur plusieurs centaines de mètres dès 6 h du matin. « De ce temps-là, on était bien payés. Il n'y avait pas encore les machines, les supermarchés... » se souvient un salarié. C'était du temps de Pierre Chevance, le fondateur. Hier, l'usine de transformation de saumon de Poullaouen, propriété du groupe Marine Harvest, a fermé. La production a cessé. 130 personnes se retrouvent sans emploi.

Denis était là en 1974. Amer, il lance : « Si j'avais su que j'ouvrirais l'usine et la fermerais... » Vendredi, encore une cinquantaine de personnes étaient à Poullaouen. Beaucoup ont soldé leurs congés et d'autres, plus tôt dans la semaine, mardi, avaient déjà connu la fin avec l'arrêt de la P1, l'atelier de filetage du saumon. Vendredi, c'est l'atelier de conditionnement du poisson qui a fermé. Toutes les machines ont été arrêtées à 12 h.

« Il y a tant de gâchis »

« Cela remue les tripes. Je pense aux gens. Qui, dans les environs de Carhaix, n'a pas travaillé à l'usine de Poullaouen ? Je pense aussi à Pierre Chevance, c'est le créateur du saumon fumé en Europe. J'espère que de là où il est, il ne verra pas cela, assure Denis Castel, élu du personnel, 27 ans de service, quatre plans sociaux vécus. Il travaillait hier. Demain, ce sont les familles qui seront touchées. C'est important d'être auprès des gens pour trouver une solution et surtout ne pas les lâcher. » Le quinquagénaire va continuer à Marine Harvest jusqu'à la fin décembre 2015 à Poullaouen, au service des expéditions.

« On a beaucoup pleuré. Cela nous pesait depuis un an, cette semaine a été terrible », témoigne Évelyne Le Guern, 13 ans d'usine de saumon au compteur. Elle a longtemps milité pour une intervention de l'État dans ce dossier.

À côté d'elle, une autre ouvrière ajoute : « Aujourd'hui, on s'est retrouvés livrés à nous-mêmes. J'ai eu ce sentiment : hop, allez-y. » Évelyne Le Guern poursuit : « On a été virés comme des chiens. C'est trop dur de partir comme cela. » Pour cela et d'autres revendications, elle a organisé hier soir un dernier rassemblement devant le site. Là où durant neuf jours, en novembre 2013, les employés avaient fait le blocus. Ils étaient une centaine à venir brûler leur tee-shirt et le cercueil qui les a accompagnés durant leur lutte.

Marie-Hélène Stone est venue en tant qu'ex-intérimaire et Bonnet rouge. « Tous les ans, je venais bosser de mai à décembre. Je suis inquiète pour les enfants du coin. Ils venaient travailler ici pendant les saisons. Maintenant, il n'y a plus rien en Centre-Bretagne. » Jean-Claude, 54 ans, a aussi du mal à tourner la page, même s'il a retrouvé un travail. « J'ai la haine. Il y a tant de gâchis. Regardez tous ces jeunes avec des gamins. Ils sont piégés. L'immobiliser a baissé de 25 % à Carhaix. »

Michel Crespin, élu du personnel, délégué CGT, a retrouvé les salariés dans l'après-midi pour un dernier discours. Il a travaillé 36 ans dans cette usine. Au coeur du conflit depuis un an, il revient dessus. « On a été dignes, il ne faut pas se laisser aller. On a fait ce qu'on a pu. Je suis soulagé. » Plus virulent que d'habitude, il évoque son « ressentiment fort contre les actionnaires. J'espère qu'ils souffriront autant que nous ».

Mickaël, 27 ans, a anticipé « l'après ». Il va intégrer une cellule du Centre de formation technique par alternance (CFTA) pour devenir conducteur de train. Quarante ont postulé, il y avait quatre places. Il rebondit.

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Marine Harvest : « Heureux de tourner la page »

Jérôme Joffroy fait partie des 130 employés de Marine Harvest à se retrouver sans emploi vendredi. Élu du personnel, il revient sur le dossier. Entre sentiment de gâchis et l'espoir nécessaire pour l'avenir.

Source : Ouest France par

Quand on a appris, le 4 juin, que ça allait fermer, on a bien compris qu'on ne pourrait rien y changer : Marine Harvest ne reviendrait en aucun cas sur sa décision. Avec le recul, j'ai envie de dire heureusement qu'on a abordé le dossier de la sorte, car je pense qu'autrement, les gens n'auraient rien eu au bout du compte. Je crois aussi que ce qui nous a un petit peu sauvés c'est que tous les élus du comité d'entreprise (CE) n'avaient pas d'ambition politique.

Cela m'a chagriné que des personnes de l'extérieur nous aient beaucoup critiqués. Ça a été les moments les plus difficiles à vivre. On nous a presque reproché d'avoir trop d'indemnités de départ. Cela m'a embêté. Surtout quand, à ce moment-là, on voyait la situation des Gad. Eux n'avaient malheureusement pas d'indemnités importantes. Là, il n'y a pas eu un mot. Ils ne se sont pas révoltés en disant : « Tiens ce n'est pas normal, ces ouvriers n'auront rien pour partir ». Il y a des Marine Harvest qui n'arrivaient même plus à sortir pour aller faire les courses. Ils se faisaient apostropher : « Tu vas pouvoir t'acheter une Porsche ! »

Il ne faut pas croire, nous regrettons tous ces licenciements alors que le groupe réalise des profits monstres. L'année dernière, ils ont fait entre 700 et 800 millions d'euros de bénéfices. Là, c'est carrément écoeurant. C'est cette situation particulière qui fait que les gens ne peuvent plus avoir confiance en Marine Harvest. C'est impossible.

Il y a quand même eu de la part de quelques-uns un peu de manipulation, d'opportunisme, en période préélectorale. Heureusement, on ne s'est pas laissé piéger par ça. On a négocié, obtenu une prime de mobilité de 15 000 € pour aller à Landivisiau. Mais on voit que les gens craignent que Landivisiau ne perdure pas. Et donc de déménager pour rien. Je tiens également à remercier les personnes qui nous ont aidés durant le blocus. Il y a des gens qu'on ne connaissait pas et qu'on ne reverra jamais qui nous ont donnés de la nourriture... Cette grève a porté ses fruits dans les négociations.

J'ai été près de onze ans, en CDI, à Poullaouen. Aujourd'hui, alors que la production s'arrête, je ressens un peu de soulagement car on a vécu un an de bagarre, de stress. Cela n'a pas été facile. On sait que ça va être dur de retrouver un travail. Surtout quand on voit qu'il y a 4 500 inscrits à Pôle Emploi à Carhaix. J'ai fait un bilan de compétences, j'ai quelques idées. Je garde espoir. Je vais me réorienter vers autre chose, c'est plus prudent quand on voit tous les problèmes dans l'agroalimentaire. J'y réfléchis que maintenant parce qu'avant, ce n'était pas simple de trouver un moment pour s'interroger alors que je devais m'occuper d'autres dossiers via le CE.

Je n'irai pas à la manifestation devant l'usine vendredi après-midi. Je suis heureux de tourner la page, assez vite, depuis que j'ai soldé mes congés le 12 mai, et de m'investir dans autre chose. C'est ce que je souhaite aussi aux autres Marine Harvest. »

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Le 5 Septembre 2014

Rabobank voit l'avenir en rose dans l’industrie du saumon

Le hollandais Rabobank, banque très impliquée dans la filière saumon, mise sur un doublement de la production du saumon d'élevage entre 2010 et 2020. 

Par ailleurs, Rabobank prévoit le maintien des prix élevés sur le marché à l'export et par conséquent des bénéfices record dégagés par les salmoniculteurs...

Cliquer Ici pour télécharger l'étude de la banque hollandaise, Rabobank : Salmon Industry Tackles Legal & Biological Limits - Rabobank Industry Note #453-August 2014

Remarque personnelle : Les pêcheurs français vont trinquer ! Des prix record à l'export, et du saumon, produit d'appel, vendu sans marge bénéficiaire dans les GMS... Ces poissonneries surnagent en margeant le poisson de nos côtes... Conclusion : les éleveurs de saumon de Norvège voient la vie en rose au dépend des pêcheurs français !!!

L'industrie du saumon doit rassurer pour continuer de croître

Échaudée par les polémiques sur les facteurs biologiques et environnementaux, l’industrie du saumon doit convaincre du bien-fondé de son action pour poursuivre son essor.

Source : Business Marché  par Franck Stassi

« A l’avenir, le développement durable sera le principal objectif de l’industrie du saumon », d’après Gorjan Nikolik, analyste chez Rabobank. La banque néerlandaise rappelle que la filière ne pourra faire l’économie d’une remise en question de ses pratiques environnementales, notamment en Norvège. Les limites de production limitées par le législateur contraignent toutefois ce scénario.

Les autorités norvégiennes émettent des licences d’exploitation « vertes », qui renforcent les normes environnementales auxquelles doivent se plier les producteurs de saumon. La mise en place de techniques plus vertueuses, la réduction de la mortalité et un travail sur la génétique figurent parmi les conditions. Au Chili, un projet de loi vise pour sa part à réduire la densité des exploitations. De récentes crises sanitaires ont déjà permis d’amorcer un changement de mentalité chez les producteurs.


Les marchés émergents prennent le relais de la Russie

Ces pratiques doivent notamment permettre d’accompagner la progression de la demande anticipée par Rabobank. Premier consommateur mondial de saumon, l’Union européenne devrait maintenir son rang au cours des prochaines années. L’embargo russe sur les importations agroalimentaires contraint à réaffecter 100.000 tonnes de saumon, qui devraient l’être dans l’Union européenne et dans une moindre mesure aux Etats-Unis, selon Gorjan Nikolik. « Comme la consommation de saumon continue de se mondialiser, il y aura un nombre croissant de marchés capables d’absorber des volumes supplémentaires », complète-t-il.

Les Etats-Unis constituent pourtant un important vivier de consommateurs potentiels, compte tenu de la faiblesse de la consommation de saumon par habitant. Les pays émergents représentent des débouchés bien plus forts. La Chine, le Mexique ou l’Inde figurent parmi ces marchés, en raison de l’augmentation des revenus, de l’essor des classes moyennes et de l’amélioration de la logistique. Les marchés émergents recensés par Rabobank pèsent aujourd’hui pour 35% des livraisons de saumon d’Atlantique, contre 20% il y a dix ans.


Les transformateurs se consolident

Pour toucher toujours plus de consommateurs, la filière peut également s’appuyer sur l’appétit pour les produits transformés à base de saumon. La rentabilité des acteurs de la transformation fait toutefois office de talon d’Achille, en raison d’un difficile équilibre à trouver entre les prix au comptant du saumon et la pression des distributeurs. Un mouvement de concentration a déjà été observé dans le secteur. Afin d’assurer leur avenir, les professionnels du saumon doivent toutefois mettre un terme aux polémiques actuelles sur les facteurs biologiques et environnementaux. Gorjan Nikolik estime à environ trois ans le délai nécessaire pour résoudre la plupart des problèmes identifiés, en tablant sur l’innovation.

Cliquer Ici pour télécharger l'étude de la banque hollandaise, Rabobank : Salmon Industry Tackles Legal & Biological Limits - Rabobank Industry Note #453-August 2014


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Le 4 Septembre 2014

Saumon fumé. Un fleuron de l'industrie alimentaire bretonne passe sous pavillon étranger

Le saumon MerAlliance passe sous pavillon thaïlandais

MerAlliance est le premier transformateur français de saumons frais aux marques de distributeurs... MerAlliance transforme 21.000 tonnes de poisson par an pour un CA de 160 millions d'euros. Basé à Quimper, le groupe français est implanté en Ecosse, en Pologne et en Norvège...

Le groupe MerAlliance est repris à 100 % par Thaï Union Frozen Products, le numéro un mondial du thon en conserves.

Thaï Union Frozen Products (TUF) est déjà  propriétaire de Petit Navire en France. Le chiffre d'affaires du groupe thaîlandais s'élève à environ 3 milliards d'euros (3,6 milliards de US$ en 2013), ce qui place TUF dans le Top 5 de l'industrie halio-alimentaire dans le monde...

Lire le communiqué de presse commun : TUF et sa filiale MW Brands annoncent l'acquisition du Groupe MerAlliance, l'une des sociétés leader du saumon fumé en Europe. Ce communiqué indique que le groupe thaïlandais a les dents longues "devenir leader européen sur le marché du frais". Dans un entretien accordé au Bangkok Post, Thiraphong Chansiri, Directeur de TUF affiche clairement les ambitions de son groupe : doubler les recettes actuelles d’ici 2020 et ainsi atteindre un CA de 8 milliards USD.

Redistribution des cartes sur le marché français (1e marché mondial du saumon fumé)
CA : 541 millions d'euros pour 34 308 tonnes (estimation 2013 Adepale) :

7 acteurs majeurs du saumon fumé :
  • 3 multinationales étrangères : Marine Harvest (Norvège), TUF (Thaïlande), Suempol (Pologne)
  • 2 groupes coopératifs agricoles français : Lur Berri (marques : Labeyrie, Delpierre) et Maïsadour (marque : Delpeyrat)
  • 2 groupes français : Intermarché et Guyader (Bretagne saumon)

Pour en savoir plus sur le saumon fumé, lire RPA : Ici et

Une page se tourne chez MerAlliance. Gilles Charpentier le propriétaire depuis deux décennies de cette entreprise de transformation de saumons vend la totalité de ses actions au géant thaïlandais de la conserve de thon, Thaï Union Frozen Products pour un montant non communiqué. La cession sera effective d’ici à la fin de l’exercice en cours puisque le projet est soumis à l’avis de l’Autorité de la Concurrence. Premier transformateur français de saumons frais aux marques des distributeurs, MerAlliance dont Azulis Capital est actionnaire à hauteur de 35%, réalise un chiffre d’affaires annuel de 160 millions d’euros pour 21.000 tonnes de poissons transformés.

Source : Les Echos par Stanislas Du Guerny / Correspondant à Rennes | Le 04/09 à 17:58

La reprise de cette affaire bretonne de 950 salariés également installée en Pologne, en Norvège et en Ecosse où elle possède la société de transformation de saumons Esco, ouvre de nouvelles perspectives européennes au géant Thaï Union Frozen qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros. MerAlliance, implanté à Quimper dans le Finistère, va rejoindre le périmètre de MW Brands (Paris), la filiale européenne de TUF. « Le rachat de Mer Alliance, indique Elisabeth Fleuriot, la directrice générale de MWBrands, nous permettra un développement dans le secteur du poisson frais dont nous sommes absent, notre objectif est d’en devenir l’un des leaders européens ». 

Propriétaire des marques de conserves de thons John West en Grande-Bretagne, Hollande, Irlande et Moyen Orient, ainsi que Mareblu en Italie, MW Brands est aussi à la tête des conserves de sardines Parmentier et de la marque Petit Navire dont l’usine est installée à Douarnenez dans le Finistère. Une affaire qui se porte très bien et qui « continue de progresser », indique encore Elisabeth Fleuriot.

Propriétaire de Petit Navire

Forte de ses 300 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel pour un résultat net de 18 millions d’euros, Petit Navire regroupe la moitié des activités de MWBrands qui vient d’ailleurs d’engager un investissement de 400.000 euros au siège de Petit Navire pour renforcer son service de R&D. Il intervient pour le compte de l’ensemble des marques de conserves de MW Brands dont les ventes s’effectuent en France pour 50%, le reste étant réparti entre les autres pays européens, le Moyen-Orient et l’Afrique . L’ensemble regroupe 5.500 salariés, 4 usines et 8 thoniers. Les divisions conserves de poissons et saumons frais vont rester distinctes,  car les technologies, la logistique, les marchés sont très différents affirme l’entreprise. Gilles Charpentier va continue de diriger MerAlliance jusqu’en avril 2016.

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Le 23 Septembre 2014 : Accaparement des filières de production

Un saumon d’élevage sur cinq appartient à un milliardaire chypriote


De puissantes entreprises prennent progressivement le contrôle des ressources halieutiques. Une poignée d’entre elles ont fait main basse sur les chaînes de production. Ainsi, le groupe norvégien Marine Harvest (indirectement contrôlé par le milliardaire John Fredriksen, un armateur pétrolier d’origine norvégienne installé à Chypre) produit un saumon d’élevage sur cinq consommés dans le monde ! Les trente plus gros fournisseurs de crevettes d’élevage produisent un cinquième de la production mondiale ! Les trois premières sociétés de thon en conserves pêchent un tiers des thons capturés dans le monde ! La multinationale asiatique Thai Union Group contrôle 20% de la transformation de thon en conserves...

Cette concentration permet à ces grosses entreprises de définir leur modèle de production, depuis la sélection des espèces jusqu’aux techniques utilisées. « Ce régime halieu-alimentaire contrôlé par les multinationales modèle et stimule la demande croissante de certains produits de la pêche aujourd’hui, tant au Nord qu’au Sud », analyse le rapport "L'accaparement mondial des mers". Les envies de consommer du thon rouge frais, de la perche du Nil, des crevettes, du saumon ou de l’huile de poissons riche en Oméga-3 sont le fruit de campagnes marketing savamment orchestrées. En amont de la chaine, ces demandes nourrissent une pression croissante pour l’extraction de ressources halieutiques par l’industrie. Une extraction qui repose en grande partie sur la pêche en haute mer avec des chaluts de fond destructeurs de fonds marins. Extrait de l’article de Bastamag : Comment marchés financiers et multinationales accaparent aussi les mers et les océans

Mitsubishi prêt à manger le saumon du norvégien Cermaq pour 1,1 milliard d’euros

D’un côté, le japonais Mitsubishi, un géant du négoce toute catégorie (*), de l’autre Cermaq, le numéro 3 des éleveurs de saumon dans le monde avec une production annuelle supérieure à 150 000 tonnes, essentiellement au Chili (>50% CA), Norvège et Canada... Pour rappel : Leroy principal fournisseur en France est le numéro 2 du saumon....

Mitsubishi Corp a lancé une offre de 8,88 milliards de couronnes (1,09 milliard d'euros) sur le groupe norvégien, a annoncé ce lundi Cermaq. Le groupe de négoce japonais propose 96 couronnes norvégiennes par action Cermaq, ce qui représente une prime de 14% par rapport au cours de clôture de vendredi.

Le gouvernement norvégien s'est immédiatement déclaré prêt à céder les parts de l'Etat dans Cermaq, soit 59%, à Mitsubishi tout en précisant qu'il examinerait d'éventuelles offres rivales.

De son côté, Cermaq a dit avoir eu des discussions avec plusieurs investisseurs stratégiques avant de trouver un accord avec Mitsubishi.

Marine Harvest toujours sur les rangs

« Marine Harvest pourrait faire une contre-offre. C'est une possibilité, même si je ne veux pas spéculer sur les degrés de probabilités. Marine Harvest vient d'ailleurs de faire une acquisition au Chili », a déclaré Kolbjoern Giskeoedegaard, analyste chez Nordea.

On se rappelle qu’en 2013, à l’annonce de la « liquidation » de ses deux sites de transformation en Bretagne, Marine Harvest, numéro 1 mondial du saumon, avait lancé une OPA hostile sur Cermaq, mais sans résultat suite à l’intervention de l’Etat norvégien, actionnaire majoritaire... Toutefois, l’appétit de Marine Harvest reste toujours aussi grand. La multinationale norvégienne vient d’acquérir la société Acuinova Chile, filiale chilienne du groupe espagnol Pescanova (faillite), d’un potentiel de production de 40 000 tonnes pour un peu plus de 90 millions d’euros.

Ce tableau de 2013 aurait besoin d'être "rafraichi" après de nombreuses fusions et acquisitions

Par exemple : En Ecosse, Morpol acheté par Marine Harvest, puis revendu au canadien Cooke Aquaculture /

Mitsubishi + Cermaq, sur les talons de Marine Harvest

Le conseil d'administration de Cermaq a recommandé l'offre à l'unanimité. « L'offre reflète la valeur financière et stratégique de Cermaq et propose une prime attrayante aux actionnaires », a estimé la présidente du conseil d'administration, Rebekka Glasser Herlofsen.

« De plus, Mitsubishi Corporation représente un complément stratégique et industriel en renforçant la présence et l'accès de Cermaq sur les importants marchés asiatiques. Ensemble, Cermaq et Mitsubishi Corporation deviendront le deuxième éleveur mondial de saumon », a-t-elle ajouté.

Le groupe nippon, qui avait déjà acheté de gigantesques élevages au Chili en 2011 et pris le contrôle en mai d’un autre acteur chilien, s’imposerait comme l’un des leaders du secteur, derrière Marine Harvest mais devant les maisons de négoce Marubeni et Mitsui.

Ces deux sociétés ont multiplié les investissements ces dernières années dans les fruits de mer. En février, Marubeni s’est offert, pour 57 millions de dollars, l’américain Eastern Fish, l’un des plus grands importateurs américains de crevettes. Et les médias spécialisés affirment que le groupe lorgnerait désormais sur Direct Océan, le premier importateur français de saumons d’élevage, qui est basé, lui, à Boulogne-sur-Mer.

Un bémol à l’euphorie boursière : Détérioration des conditions de marché

Le titre Mitsubishi Corp a gagné 0,82% à la Bourse de Tokyo alors que l'indice Nikkei a perdu 0,71% sur des prises de bénéfices. Cermaq a également dit ce lundi qu'il revoyait à la baisse ses prévisions de production pour l'ensemble de l'année, ajoutant au passage que les résultats du troisième trimestre étaient susceptibles d'être inférieurs aux attentes.

« Ceci est dû à une tendance générale de baisse des prix à ce stade du trimestre, évolution qui vient s'ajouter à des problèmes plus spécifiques liés à la diminution des volumes de ventes et à la santé des poissons », poursuit le groupe.

Cermaq avait pourtant bien commencé l'année, porté par le niveau élevé des prix des poissons, une hausse limitée de la croissance de l'offre et une demande élevée de la part de consommateurs soucieux de la qualité des produits. D'ailleurs, depuis le début de l'année, le titre affiche une hausse de près de 64% (en incluant celle de lundi) contre une progression de quelque 12% pour l'indice OBX de la Bourse d'Oslo.

Mais les conditions de marché se sont détériorées ces derniers mois, en raison notamment de l'embargo russe sur les produits alimentaires frais et de restrictions imposées par la Chine. Pour 2014, Cermaq table désormais sur des volumes de ventes de 151.000 tonnes, contre 158.000 tonnes précédemment.

(*) Après avoir longtemps misé sur la gloutonnerie asiatique, et notamment chinoise pour les matières premières comme le minerai de fer ou le charbon, les géants japonais du négoce, connus sous le nom de “Sogo Shosha”, montrent désormais de l’appétit pour les ressources alimentaires et notamment les produits de la mer, qui profitent d’une croissance régulière de leur cours.


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Le 9 Octobre 2014

Les paris de Guyader pour devenir un gros poisson

Antoine Gorioux, directeur général de Guyader, active tous les leviers pour émerger sur le rayon des poissons fumés.

Source : LSA

La société familiale grandit à vitesse grand V sur le marché des poissons fumés. Dominée par des gros acteurs – Labeyrie, les MDD et Delpeyrat – et positionnée sur un marché mal orienté, Guyader doit jouer la carte de la différence pour émerger dans ce rayon.

Difficile de se faufiler parmi les géants. Depuis le rachat de Bretagne saumon, en 2012, Guyader veut se faire une place dans les linéaires dédiés aux poissons fumés, où règne le saumon. Un pari pas évident. D’abord parce que le marché se porte mal : depuis un an et demi, le saumon subit coup sur coup les polémiques concernant le saumon norvégien et cumule ainsi des évolutions à la baisse. Ce marché de 22 000 ton­nes chutait encore, en cumul annuel mobile à fin juin, à - 13,9 % en volume, selon Iri.

Ensuite, parce que personne n’attendait l’arrivée de Guyader en tant que marque nationale sur ce rayon. Labeyrie domine ce marché depuis des décennies, les MDD tirent vers elles les plus gros volumes. Et parmi elles, Delpeyrat est venue s’implanter en challenger début 2013. Alors, forcément, il faut être malin pour émerger à leurs côtés.

Ambitieux objectifs

Dès 2010, la firme a mis en place son plan de bataille en accélérant sa diversification sur la truite, une alternative un peu plus abordable que le saumon en GMS. Désormais, ce poisson pèse 45 % de l’activité poissons fumés de l’entreprise qui en produit 800 tonnes par an. Antoine Gorioux, directeur général, compte bien prendre « 25 à 30 % de part de marché en volume d’ici à deux ans » sur cette espèce ; il est actuellement à 7,8 %.

Identité bretonne

Deuxième levier actionné pour se développer, Guyader veut inscrire sa griffe dans le rayon. Il est déjà un grand acteur du saumon, mais 70 % de sa production sont dédiés… aux MDD. L’entreprise souhaite accélérer ses efforts : elle a lancé sa gamme dans le saumon il y a tout juste un an et espère atteindre un équilibre de 50 % de sa production à marque. Pour cela, pas question d’abandonner ses partenariats historiques avec les enseignes, mais elle a gonflé son équipe de commerciaux pour être mieux diffusée. Car, à ce jour, l’offre n’est pas encore présente partout et se concentre principalement sur le Grand Ouest.

Cette région, c’est justement son terrain de jeu favori pour s’asseoir face aux gros acteurs du saumon. La société vante ses origines à tout-va. Elle lance d’ailleurs pour la rentrée toute une gamme de produits issus de la pêche bretonne. Elle travaille aussi beaucoup sa notoriété au niveau régional : elle a ouvert son magasin d’usine et compte développer le modèle pour plusieurs sites. Guyader a en outre effectué une tournée estivale dans toute la Bretagne avec son food-truck pour faire connaître son offre, et apparaît à la télévision sur les chaînes locales. Une démarche visiblement efficace : la société a augmenté ses volumes de 15 % en un an, et son chiffre d’affaires a fait un bond de 10 % entre août 2013 et 2014.

Julie Delvallée

Comment la marque se distingue ?

En se diversifiant La société s’est très tôt lancée dans la truite (45 % de sa production de poissons fumés). Une bonne alternative par rapport au saumon, en déclin depuis dix-huit mois.

En misant sur son identité bretonne Elle s’appuie sur sa région pour jouer à fond le terroir ; elle est très bien ancrée dans le Grand Ouest (en MDD et à marque).

En se recentrant sur la marque Guyader fait 70 % de MDD sur le saumon, elle veut rééquilibrer ses activités en faisant du 50 % pour sa marque et pour les distributeurs.

En renforçant ses équipes L’équipe commerciale s’est agrandie, la direction vient de la concurrence (Marine Harvest, Delpeyrat) et maîtrise donc bien les enjeux du secteur.

73 M €

Le chiffre d’affaires 2013, dont 70% de l’activité pour les GMS

Le poisson fumé est sa principale production (40%), ses activités historiques sont la charcuterie (30%) et le traiteur (30%)

Source : Guyader

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Le 20 Octobre 2014

Tentations : le saumon dans tous ses états



Entrée des grandes occasions devenue quasi ordinaire, le saumon fumé est très prisé des Français qui en consomment régulièrement. Encore faut-il savoir de quoi on parle… Chaque mois, la rubrique Tentations dans Enjeux Les Echos.

Source : Enjeux Les Echos | Le 01/10

Longtemps considéré comme un mets de luxe réservé aux grandes tables ou aux fêtes de fin d’année, le saumon fumé s’est peu à peu banalisé. Devenu un aliment comme les autres, c’est désormais un incontournable de la grande distribution, qui vogue sur une demande en constante augmentation. Selon France¬Agrimer, la France – premier pays consommateur de saumon fumé en Europe – en achète en moyenne plus de 53 kg… chaque minute ! Des quantités considérables, donc, issues largement de l’élevage. Car la surpêche, la pollution et la perturbation des routes migratoires ont fait fondre les stocks de saumon sauvage de l’Atlantique, d’Amérique du Nord, d’Europe et de la mer Baltique, au point que l’espèce a carrément disparu de beaucoup de régions. Certes, on pêche encore du saumon sauvage, mais presque tous les saumons fumés commercialisés en Europe sont issus d’élevages norvégiens, écossais ou irlandais.

La Norvège, numéro Un

Les espèces les plus présentes en épicerie sont celui de l’Atlantique (d’élevage) et trois espèces sauvages du Pacifique (rouge, kéta et rose), la plupart du temps conditionnés sous vide. A première vue, tous se ressemblent ; la qualité, cependant, tient moins à la provenance qu'aux conditions d’élevage, intensif ou non. Rappelons l’énorme quantité de poissons – entre 2,5 et 5 kg – nécessaire pour produire un seul kilo de saumon. Numéro 1 mondial, la Norvège offre tous les niveaux de qualité… et de prix. L’Ecosse, quant à elle, occupe une position intermédiaire, avec une production axée sur le Label rouge, même si elle n’est pas totalement labellisée. L’Irlande, spécialiste du bio, est considérée comme haut de gamme.

100 % made in France

En France, le saumon de l’Adour, le dernier bassin où il peut être prélevé, est le seul à faire l’objet d’une pêche commer¬ciale. Ce saumon 100% made in France est réputé pour son goût sauvage et sa texture grasse sans comparaison avec le saumon d’élevage. Alors, élevage ou sauvage ? Difficile de répondre, pour Joël Robuchon : « Les inconditionnels du saumon sauvage devront respecter les saisons pour être sûr d’avoir un produit frais et non congelé. Quant aux néophytes, pour éviter les mauvaises surprises, je leur conseille de choisir un poisson d’élevage labellisé : la nourriture, le mode d’élevage et les étapes sont intégrés dans un cahier des charges et sont contrôlés par comparaison à un saumon sauvage. » Ensuite, tout est question de goût. Le saumon est considéré comme un poisson gras, bien que son contenu en lipides varie sen¬si¬blement selon l’espèce. « Généralement, le norvégien est le plus gras, suivi de l’écossais et de l’irlandais », poursuit-il.

Le saumon de l'Adour : retour d'un produit d'exception



France 3 Aquitaine

De l'aulne, pas n'importe quelle "fumée"

«  Mais attention, met en garde Joël Robuchon, que ce soit en Norvège, en Ecosse, en Irlande ou au Danemark, vous avez des élevages intensifs et des élevages raisonnés. » Outre les protéines, minéraux, oligo-éléments et vitamines qu’il contient, le saumon a pour lui d’être très riche en oméga-3. Sauf qu’il peut recéler dioxines et PCB. Préférez donc les petites structures familiales prônant la qualité et non la quantité, et surtout pas la production de grandes entités appartenant à des groupes financiers.  Pour que le Salmo salar (son véritable nom) reste donc un mets d’exception, parfumé plus que fumé, des matières premières exceptionnelles sont indispensables : des saumons sauvages ou élevés en pleine mer au plus près du cercle polaire et salés aux cristaux de sel gemme ; un feu de bois de bûches d’aulne, ni sciure ni générateur de fumée ; un fumoir traditionnel pour que l’opération soit totalement naturelle. Sur l’emballage, la mention « fumé au bois de… » garantit que le poisson l’a été par combustion lente de bois provenant d’une seule essence. La mention « fumé » ou « arôme de fumée » sans plus de précision dénote une vaporisation de fumée liquide.

Thierry Marx : les AOC et les petites producteurs

Les mentions « tranché à la main » et « jamais congelé » indiquent que la découpe s’est faite manuellement au couteau, contrairement au tranchage à la machine qui nécessite le rai¬dis¬sement du poisson par congélation partielle autour de -10 °C. Pour les produits Label rouge, le refroidissement en dessous de -2 °C est totalement proscrit. Les tranches doivent être larges et de couleur homogène. Elles ne doivent pas être striées de petites lignes blanches, signe d’un poisson trop gras. Généralement, un colorant est ajouté au saumon d’élevage pour améliorer son aspect, mais même ainsi, il n’aura jamais la belle apparence du saumon sauvage. « Ce qui reste primordial, estime Thierry Marx, le chef étoilé qui dirige les cuisines du Mandarin Oriental, c’est de pouvoir tracer le produit jusqu’à sa source. Et donc de faire confiance aux AOC et aux petits producteurs du Sud-Ouest. Il vaut mieux aussi privilégier le saumon d’Ecosse, celui qui selon moi se rapproche le plus du saumon de l’Adour. » « Evidemment, concède ce magicien qui n’a pas son pareil pour faire aimer le poisson, le sauvage est meilleur, mais on ne parle pas du même produit : un saumon d’élevage n’est pas un prédateur, il a été nourri par l’homme et n’a donc pas développé la même tonicité musculaire. »

Allons-y…
Maison Barthouil, 41, rue Charlot, 75003 Paris. Tél. : 01 42 78 32 88.
Côté sauvage, Route de la Côte Sauvage, ZA de Kergroix, 56510 Saint-Pierre Quiberon. Tél. : 02 97 30 73 38.
Petrossian (nouvelle boutique), 106, boulevard de Courcelles, 75017 Paris.Tél. : 01 47 66 16 16.
Le Fumoir du Porge, 53, avenue du Bassin d’Arcachon, 33680 Le Porge. Tél. : 05 57 70 94 67.
Bernard Joo', pour Enjeux Les Echos

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Boulogne. Marine Harvest ne connaît pas la crise

Le géant du saumon semble avoir le vent en poupe. Le groupe norvégien a lancé une première tranche de recrutement, d’une vingtaine de postes en CDI, pour son usine flambant neuve, construite en 2012.
La conjoncture n’est pourtant pas facile, surtout à Capécure. Plus surprenant encore, il ne s’agirait que d’un début. « D’autres embauches sont prévues pour la fin de l’année 2014 », précise Alexandre Savet, directeur du site. « Si nos projets pour l’année prochaine et notre organisation l’exigent toujours, et si notre situation le permet », prévient-il. Aussi, le directeur confie que les déçus du premier recrutement pourront être repêchés, si leur profil correspond aux attentes de l’entreprise. « Il a fallu faire une sélection, cela ne veut pas dire qu’ils ne seront pas rappelés », précise-t-il.

Plus de précisions dans notre édition du mercredi 22 octobre.

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Espagne : hausse de la consommation de saumon

L'Espagne a augmenté sa consommation de saumon de 15,6% au 1er semestre de l'année par rapport à la même période de 2013. Ainsi, les importations de saumon de Norvège ont enregistré une croissance notable par rapport aux années précédentes. Au premier trimestre 2014, l’Espagne a importé 31.150 tonnes de saumon norvégien, ce qui représente une hausse de plus de 15% par rapport à la même période de 2013.

Source : agroalimentairenews

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La Norvège tente de lever la suspicion sur son précieux saumon


Est-il dangereux de manger du saumon d'élevage? Après plusieurs polémiques, la Norvège, premier producteur mondial et premier fournisseur de la France, tente de redorer l'image de son poisson star, mais le débat sur l'impact sur la santé est loin d'être tranché, tout comme ses conséquences sur l'environnement.

Source : Var matin

Novembre 2013: un reportage d'Envoyé Spécial (France 2) provoque l'émoi en France (voir la vidéo ci-dessus). Il présente le saumon norvégien comme "la nourriture la plus toxique au monde", bourrée de produits chimiques.

A l'été 2014, les importations de saumon en France reculent de 5% sur un an. Une baisse liée avant tout à la flambée des prix mondiaux.

Mais "il est possible que (les polémiques) aient eu un impact, même si c'est difficile à quantifier", reconnaît Gabriel Chabert, responsable marketing en France du groupe norvégien Marine Harvest, premier producteur mondial de saumon d'élevage.

L'enjeu est crucial pour la Norvège qui produit 1,2 million de tonnes par an et en exporte 15% vers la France, son premier client. La Norvège est aussi le premier fournisseur de l'Hexagone, avec 85% des parts de marché.

"Les niveaux de contaminants dans le saumon d'élevage sont bien en-dessous des normes fixées par les autorités sanitaires", contre-attaque Randi Nordstoga Haldorsen, responsable de la sécurité alimentaire chez Marine Harvest, où l'AFP a pu se rendre à la mi-septembre.

- Moins d'antibios et de dioxine -

L'écrasante majorité des élevages norvégiens a renoncé à utiliser des antibiotiques, confirme Greenpeace Norvège.

Ils ne sont plus nécessaires car "depuis des années nous vaccinons les saumons. Il n'y a presque plus de maladies", explique Hermund Asheim, responsable de l'une des 114 fermes d'élevage de Marine Harvest, perdue dans un fjord brumeux, à 100 kilomètres au nord de Bergen, la deuxième ville de Norvège.

Posés sur la mer tels de gigantesques nénuphars, des filets de 30 mètres de profondeur enserrent de 60.000 à 180.000 saumons chacun.

Testés par l'association de défense des consommateurs "60 Millions de consommateurs" cet été, 18 filets de saumon d'élevage, dont dix norvégiens, ne montraient pas "de résidus d'antibiotiques quantifiables".

La Norvège met aussi en avant ses progrès sur les PCB (polychlorobiphényle) et dioxines, résidus industriels suspectés d'être cancérigènes.

"En dix ans, ils ont reculé d'un tiers", constate Ingvild Eide Graff, directrice de recherche à l'Institut national de recherche sur la nutrition et les produits de la mer (Nifes).

Les PCB sont présents dans tous les saumons testés par 60 Millions de consommateurs mais en "faibles teneurs". En France, sur les cinq dernières années, la Direction générale de l'alimentation (DGAL) a détecté seulement deux saumons "non-conformes" pour ces polluants. En 2013, tous les saumons norvégiens testés respectaient les normes européennes.

Cette évolution est liée à celle de la nourriture des saumons, des granulés autrefois composés essentiellement de farines et d'huiles de petits poissons, contaminés par la pollution industrielle marine.

Aujourd'hui, ils contiennent davantage d'huile végétale (colza, parfois soja).

Pour prendre en compte ces évolutions, un comité scientifique norvégien travaille à une nouvelle évaluation de la toxicité du saumon qui sera publiée fin 2014.

"Quand nous aurons terminé, je pense que le gouvernement révisera sa recommandation", estime Janneche Utne Skaare, directrice de la recherche à l'Institut vétérinaire norvégien.

Pour le Nifes, on peut sans problème "manger plus" de saumon qui n'est "pas plus contaminé que d'autres aliments", soutient Mme Graff. Et le saumon norvégien n'est "pas plus toxique" que l'écossais ou l'irlandais, estime Patricia Chairopoulos qui a effectué l'étude de 60 Millions de consommateurs.

- Quid des pesticides ? -

Mais les scientifiques ne sont pas tous d'accord. Pour Jérôme Ruzzin, toxicologue à l'université de Bergen, le saumon d'élevage "est aujourd'hui un produit alimentaire totalement différent de ce qu'on mangeait il y a cinq ans", à cause justement de la modification de sa nourriture.

Certes, pas de dioxine dans l'huile de colza, mais quid des pesticides ? interroge le chercheur.

Cette question "mérite d'être surveillée de près", reconnaît Ingvild Graff. Jusqu'ici, en Norvège comme dans l'UE, "il n'y avait pas de limites pour les pesticides dans le saumon car cela ne semblait pas nécessaire. Mais comme la composition de la nourriture évolue, cela pourrait changer", souligne-t-elle.

Pour Patricia Chairopoulos, les pesticides sont "le principal problème", peut-être aussi parce que les élevages norvégiens sont souvent "proches des côtes, plus exposés à certaines pollutions venant de l'agriculture notamment".

Le changement d'alimentation du saumon d'élevage a aussi fait diminuer sa teneur en oméga-3, réputés protéger contre les maladies cardio-vasculaires.

Malgré cela, "il y a 200 fois plus de vies qui sont sauvées par les effets bénéfiques du saumon que perdues à cause des cancers provoqués par les dioxines", affirme Mme Graff, citant une étude de 2011 de la FAO et de l'Organisation mondiale de la santé.

Des bénéfices plus grands que les inconvénients? "Je n'y crois pas. Cela n'est pas démontré scientifiquement et nos résultats montrent le contraire", rétorque Jérôme Ruzzin.

En 2010, il a dirigé une étude sur des rats nourris avec de l'huile de saumon. Les effets bénéfiques des oméga-3 disparaissaient si l'huile n'était pas purifiée de ses polluants.

Marine Harvest commence à détoxifier son huile de poisson, mais pas l'huile végétale.

L'incertitude entoure aussi l'éthoxyquine, un antioxydant ajouté aux farines et huiles de poisson. Il n'existe aucune évaluation officielle de son impact sur la santé alors que ce produit était à l'origine utilisé comme pesticide.

"C'est surveillé mais pas retiré", reconnaît Marine Harvest.

-Poux de mer-

En Norvège, la qualité du poisson est malgré tout jugée globalement rassurante. Le débat se focalise en fait sur l'impact écologique des élevages.

"Dans certaines régions, l'industrie n'arrive pas à contrôler les poux de mer, qui finissent par affecter les saumons sauvages", qui peuvent en mourir, regrette Truls Gulowsen, de Greenpeace Norvège.
Selon lui, les industriels ne font pas assez d'efforts pour réduire le volume de saumons dans chaque cage, propice au développement des parasites.

La lutte anti-poux est pourtant "notre grande priorité", assure Catarina Martins, responsable du développement durable chez Marine Harvest. L'entreprise respecte désormais la proportion, fixée par le gouvernement, de 97% d'eau pour 3% de poisson dans ses filets.

Les industriels utilisent aussi de petits poissons "nettoyeurs" pour aspirer les parasites. Mais ils n'arrivent pas encore à se passer de traitements chimiques.

Les fuites de saumons hors des fermes, à cause de tempêtes ou de l'usure des filets, inquiètent aussi, car ils se reproduisent alors avec les saumons sauvages.

"Il y a beaucoup de spéculations sur les conséquences génétiques. Les poissons sauvages pourraient devenir moins aptes à la survie", estime Terje Svasand, de l'Institut de recherche marine, qui a énormément développé son département aquaculture, avec des programmes de surveillance des rivières et de l'impact des déjections d'élevage sur l'écosystème marin.

Les échappées reculent depuis quelques années, mais 200.000 saumons se sont tout de même fait la belle en 2013.

"L'industrie innove beaucoup" pour résoudre ces problèmes mais ces technologies "coûtent très cher. C'est peut-être pour ça que cela ne va pas plus vite", résume Solveig Van Nes, de l'ONG Bellona.

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États-Unis - Saumon OGM : la Californie réaffirme son opposition

Source : infogm par Christophe Noisette, octobre 2014

Nombreux ont été les projets de loi déposés, dans les différents états des Etats-Unis, sur le saumon transgénique, pour l’interdire ou pour rendre son étiquetage obligatoire. Certains ont été adoptés, d’autres sont toujours en cours d’instruction. Une chose est sûre : le saumon génétiquement modifié (GM) pour grossir plus vite, mis au point par l’entreprise AquaBounty, ne fait pas l’unanimité et les parlementaires se sentent concernés par ces espèces potentiellement envahissantes. Ainsi, fin septembre, la Californie a adopté un nouveau texte.

Le 19 septembre 2014, le gouverneur de Californie, Jerry Brown, a signé une loi (AB504) qui étend l’interdiction de la production commerciale des salmonidés transgéniques (dont le saumon d’AquAdvantage) à l’ensemble des eaux de l’état. Dans la loi adoptée en 2003 et valable jusqu’au 1er avril 2015, seul l’océan Pacifique était concerné par cette interdiction. L’adoption de cette nouvelle loi repousse le délai au 1er avril 2020.

L’interdiction concerne tant les écloseries que les élevages ou le stockage du saumon GM. Le but de cette loi est de protéger les saumons et truites natifs de Californie, lesquels seraient menacés, estime le député Wes Chesbro, à l’origine de ce projet de loi, par le « frankenfish », via « l’accouplement mais aussi la compétition pour la nourriture et l’introduction de parasites et de maladies ».

Cependant, les opposants à ce saumon, à l’instar du Center for Food Safety (CFS), déplorent que la loi californienne exclue la recherche. Les saumons, destinés au commerce ou à la recherche, peuvent s’échapper, souligne le CFS, qui cite un rapport du Fish and Wildlife Service : « l’histoire nous apprend que les poissons détenus dans des équipements d’aquaculture, que ce soit sur terre ou sur eau, s’échappent ». Et la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, liés aux changements climatiques, risque de compliquer encore les mesures de confinement.

Cependant la loi ne laisse pas la recherche libre de faire ce qu’elle veut. L’activité sera encadrée. Ainsi tout projet de recherche mené sur des salmonidés transgéniques devra recevoir une autorisation spéciale de la part des autorités de l’état californien. Et surtout, le texte de loi précise clairement que la « recherche ou l’expérimentation en vue d’une production commerciale » sont, elles, interdites. A noter qu’à l’instar de la plupart des essais en champs de plantes génétiquement modifiées (PGM), de nombreux projets sont présentés comme de la recherche alors qu’il ne s’agit que d’une phase nécessaire à l’obtention d’une autorisation commerciale.

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Médecine, alimentation… Pourquoi des chercheurs créent des animaux transgéniques



Une protéine fluorescente verte a été introduite dans l’ADN d’un singe via un virus. © Anthony Chan, Emory University

Source : National Geographic

Vache qui produit du lait sans lactose, saumon à croissance ultra-rapide, singe fluorescent… Aux Etats-Unis, au Canada, en Chine et en Nouvelle-Zélande, des chercheurs en biotechnologie planchent sur les AGM : des animaux génétiquement modifiés destinés à la recherche médicale, mais aussi à l’alimentation.

Qu’est-ce qu’un AGM ?

Un AGM est un animal génétiquement modifié. Au début des années 1990, les laboratoires de recherche ont multiplié les expérimentations sur les animaux pour servir divers domaines : la médecine, l’écologie et l’alimentation humaine.

En médecine, les chercheurs ont par exemple injecté une protéine rendant un singe fluorescent, afin d’étudier la maladie de Huntington. Ils ont aussi créé des « porcs diabétiques » pour mieux comprendre la maladie et élaborer de nouveaux traitements. Des poules et des vaches transgéniques ont, elles, développé des anticorps contre le cancer de la peau ou des antiviraux pouvant être prélevés dans le lait ou les œufs pour le bénéfice de l’homme.

Au Canada, des scientifiques ont fabriqué un « Enviropig », un cochon aux déjections moins nuisibles à l’environnement.

Aujourd’hui, certains aliments issus de ces AGM, comme les oeufs de saumon transgénique, commencent à débarquer dans les rayons des supermarchés nord-américains. Et les foyers canadiens serviront bientôt du saumon transgénique à table.

Comment les AGM sont-ils « fabriqués » ?

Aujourd’hui, les avancées en biotechnologie permettent de modifier des organismes vivants, selon deux techniques : par une recombinaison de l’ADN in vitro, dans les cellules, ou par la fusion d’organismes cellulaires n’appartenant pas à la même famille. Par exemple, le transfert d’un gène d’araignée à un mouton. Ce processus « surmonte les barrières naturelles de la reproduction ou de la recombinaison », affirme l’Organisation mondiale de la santé (OMS)*.

Quels AGM sont destinés à la consommation ?

> Le saumon transgénique Surnommé « Frankenfish » par les écologistes, le poisson transgénique AquAdvantage, élevé par la société américaine AquaBounty, est un saumon atlantique à croissance rapide. Il grandit 3 à 5 fois plus vite que son homologue naturel, ce qui permet d’augmenter la production.

Ce poisson bénéficie par ailleurs du gène d’hormone de croissance du saumon Chinook, un congénère des eaux glaciales du Pacifique nord. Ce gène lui permet de grandir même pendant la saison froide, contrairement au saumon atlantique naturel.

La truite, la carpe, le poisson-chat et cinq autres espèces de poissons d’élevage ont aussi subi une transgénèse. Le but : accélérer leur croissance. Mais les scientifiques cherchent aussi à améliorer la résistance des poissons d’élevage aux maladies. Comment ? En fabriquant des saumons porteurs de séquences ADN de truite arc-en-ciel qui survit très bien dans les eaux de mauvaise qualité.

En 2013, le Canada a autorisé, pour la première fois au monde, la commercialisation d’œufs de saumon génétiquement modifiés, toujours produits par la firme américaine Aquabounty Techonologies Inc.

> Le bétail et la volaille attendent leur tour Les premiers travaux remontent à 1980. Des scientifiques américains ont essayé de stimuler la croissance de porcs via la transplantation de gènes humains et bovins.

Résultat ? Les porcs nés de ces expérimentations souffraient d’arthrose et de lésions pulmonaires. Depuis, le projet est tombé à l’eau. Mais la recherche a persévéré: des chercheurs de Pittsburgh s’affairent en ce moment à créer des cochons à la viande riche en Oméga 3, des acides gras favorisant le bon cholestérol.

Après les porcins, les bovins. Des chercheurs néo-zélandais ont inventé une vache transgénique produisant un lait plus riche en caséines, des protéines qui constituent la majorité des composants du lait.

D’autres travaux visent à réduire la teneur du lait en lactose pour élargir sa consommation aux intolérants au lactose. En Chine, des vaches de laboratoire produisent un lait presque similaire au lait maternel. L’idée ? Ce nouveau lait de vache pourrait se substituer à celui en formule, souvent critiqué.

En Chine, les chercheurs de L’institut du génome de Pékin s’attaquent aussi aux ovins. En 2012, ils ont fait naître un mouton à la chair riche en Oméga 3 et Oméga 6. Deux types d’acides gras bons pour la santé, très peu présents dans les viandes animales, et qui limitent les risques de maladies cardio-vasculaires.

Quels sont les impacts sanitaires et environnementaux de ces « créations » ?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) se préparent depuis une décennie à l’éventualité d’une production industrielle d’aliments issus d’AGM.

Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) autorise ou non la commercialisation de nouvelles marchandises alimentaires et médicamenteuses. « Les conclusions de la FDA sont formelles : le saumon transgénique ne représente aucune menace pour la santé, ni pour l’environnement », relate Devin Bartley, superviseur des ressources halieutiques pour la FAO. Pourtant, à ce jour, la FDA n’a toujours pas autorisé la firme AquaBounty à commercialiser son saumon à croissance rapide.

Que craignent les organismes de veilles sanitaire et environnementale ? Les effets à long terme de la consommation de ces animaux génétiquement modifiés. Mais ils craignent surtout les conséquences écologiques, si, par exemple, un saumon transgénique s’échappait d’un élevage et se mélangeait à une population d’homologues naturels.

« Le saumon AGM contaminerait alors toute une population !, s’alarme Muriel Mambrini, généticienne à la tête du projet Défis des OGMs aquatiques, impacts et stratégies (Dogmatis). Comment saurait-on ensuite si le poisson que l’on pêche, que l’on vend, que l’on consomme est naturel ou modifié ? Les gens devraient savoir ce qu’ils ont dans l’assiette. »

Plusieurs dispositifs sécuritaires sont pourtant déjà mis en place par AquaBounty pour minimiser ce type de risque. « Les femelles sont toutes stérilisées, explique Devin Bartley. Même si l’une d’entre elles s’échappait dans la nature, elle ne pourrait pas se reproduire. Bien sûr, il est impossible de prévenir les risques à 100 %. »

AquaBounty espère recevoir l’approbation de la FDA d’ici un ou deux ans, après avoir renforcé ses dispositifs logistiques. Reste ensuite la mise en place des chaînes de productions et  de diffusion. « Leur saumon transgénique ne sera pas commercialisé aux Etats-Unis avant 2017, au mieux », prédit Devin Bartley.

En Europe, « ce n’est pas au programme », déclare Muriel Mambrini, catégorique. Depuis une dizaine d’années, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) planche, à la demande de la Commission européenne, sur un document évaluant les risques environnementaux que présente l’élevage d’animaux transgéniques. Aucun jugement définitif n’existe à ce jour.

« Les OGM, donc les AGM, sont perçus comme des monstruosités scientifiques en Europe, constate Devin Bartley. Les comités de réflexions craignent de retrouver par mégarde un saumon transgénique destiné aux Américains dans leurs assiettes, alors comment imaginer qu’ils approuvent une telle production pour leurs citoyens ? Le problème, c’est qu’il faudra bien trouver un moyen de satisfaire la demande mondiale lorsque nous serons 9 milliards d’habitants, d’ici 2050. Nos ressources naturelles ne suffiront pas ! »

Marie Dias-Alves

* Biotechnologie alimentaire moderne, santé et développement : étude à partir de cas concrets, OMS, 2005

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Le 14 Novembre 2014

Les français plébiscitent le saumon fumé à Noël 


Sur les plateaux de fêtes dans sept foyers sur 10, le saumon fumé a néanmoins souffert d’une baisse des ventes en 2014. Et les consommateurs ignorent que le produit est majoritairement élaboré en France.

Source : pdm-seafoodmag  par B.Vaudour

Un vent favorable porte le marché du saumon fumé vers les réveillons. Tendance que confirment la forte activité promotionnelle programmée en fin d’année par les distributeurs et des commandes en hausse par rapport à 2013. Un an plus tôt, les fumeurs faisaient triste mine suite au reportage à charge d’Envoyé spécial contre le saumon norvégien, de loin la principale matière première à entrer dans les fumoirs avec 67 % des volumes utilisés. « Malgré le reportage, les semaines 51 et 52, se sont avérées très positives, nuance Jacques Trottier, directeur général de Labeyrie et président du groupe saumon fumé d’Entreprise traiteur frais (ETF), regroupement d’industriels au sein de l’Adepale. Preuve que le saumon fumé reste un référent des menus festifs aux côtés des huîtres et du foie gras. Une bonne chose pour l’industrie car 35 % des ventes de saumon fumé s’effectuent au moment des fêtes. Avec une constante sur l’année :40 à 45 % des volumes vendus en GMS sont sous promotions.

Un marché chahuté

Ceci étant, « l’impact de l’émission a été très négatif sur la consommation globale de saumon », poursuit le responsable. L’autre épine plantée dans le pied des fabricants est le prix du saumon matière première : trop élevé jusqu’à cet été pour dégager de la marge et tirer la consommation. Bilan cumulé fin octobre 2014 par rapport à 2013, les ventes de saumon fumé ont chuté de 12,8 % en volume et 6,2 % en valeur. Même si le tassement des cours en août a fait respirer les fumeurs, le répit pourrait être de courte durée étant donné la pression de la demande mondiale. «En rayon à Noël, les prix du saumon fumé devraient être sensiblement identiques à ceux de 2013. Je suis confiant sur le potentiel d’un marché qui a triplé en volume sur les 20 dernières années et qui offre encore de belles perspectives », se félicite Jacques Trottier.

Nombreux segments

L’enquête consommateurs réalisée par CSA pour ETF en octobre confirme la force du marché français. Le premier en Europe, aux côtés de l’Allemagne, avec 35 000 tonnes mises en marché. Du côté des acquis, 9 Français sur dix consomment du saumon fumé, une majorité en occasionnels (65 %) et certains régulièrement (22 %). Ils sont 71 % à en consommer lors des réveillons et des grandes occasions.

Sur les possibilités de croissances, les pistes sont nombreuses. Comme en témoigne le développement des grandes tranches (45 g) cette année. Si la tranche reste plébiscitée à 93 %, plus de la moitié des consommateurs consomment le saumon fumé sous des formes multiples : dés, pavés, tartare, carpaccio, cœur de filet, sushis… C’est dire le potentiel d’innovation à explorer en présentations, recettes, arômes, occasions de consommation. À partir d’une palette de produits finis allant du premier prix (12 €/kg) au milieu de gamme (25 à 30 €/kg) jusqu’au produit artisanal bio (à plus de 100 €/kg).

À la segmentation classique par pays d’élevage ou de pêche, s’ajoutent le type de fabrication (ficelle, fumage à chaud…), le type de bois, les petites origines (France, Islande, Tasmanie, Patagonie…). Mais plus simplement, l’enquête CSA révèle les progrès à réaliser sur l’information en rayon. Alors que 75 % des saumons fumés vendus en France proviennent d’usines et d’ateliers hexagonaux, seuls 10 % des Français savent que ce saumon est fumé dans leur pays. Aux fabricants de lever les couleurs sur une activité qui fournit quelque 3 000 emplois. Première productrice européenne de saumon fumé avec la Pologne, la France a produit 30 700 t en 2013 pour un chiffre d’affaires d’un demi-milliard d’euros.

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Le saumon tarde à faire son retour dans les assiettes des Français



En France, depuis un an, les consommateurs chipotent devant le rayon du saumon fumé. Selon les chiffres dévoilés mercredi 12 novembre, par le syndicat Les entreprises du traiteur frais (ETF), les ventes de ce produit ont baissé de 12,8 % en volume entre octobre 2013 et octobre 2014. Les Français consomment tout de même encore 35 000 tonnes de saumon par an.

Source : Le Monde.fr | Par Laurence Girard

Si le saumon se fait plus rare dans les assiettes, il le doit à la vague de défiance suscitée par le reportage d’« Envoyé Spécial », diffusé, le 7 novembre sur France 2. Cette émission jetait un regard cru sur certaines dérives supposées de l’aquaculture intensive norvégienne. Elle évoquait le cocktail de PCB, de dioxines et autres substances toxiques, que les poissons gras stockent dans leur organisme. Ce voyage glaçant au pays du premier producteur mondial de saumon n’a pas manqué de rallumer les craintes alimentaires des consommateurs français.

Effet prix

L’effet prix joue aussi dans ce recul des ventes. Depuis fin 2012, la tension sur les cours du saumon est très forte. Le saumon qui se négociait à 25 couronnes norvégiennes à l’automne 2013, a atteint un sommet à 50 couronnes en décembre 2013. Depuis, il est en légère décrue, repassant sous le seuil des 40 couronnes, ce qui demeure un niveau niveaux élevé.

Les industriels ont donc été contraints de répercuter dans leurs prix de ventes la hausse des cours. « Les prix ont augmenté de 5 à 6 % en moyenne en 2013 », explique Jacques Trottier, président de l’ETF et directeur général de Labeyrie. D’ailleurs, cette revalorisation permet de contenir la baisse du marché du saumon fumé à 6 % en valeur. « Ce marché est estimé à 525 millions d’euros », affirme M. Trottier, qui espère que les fêtes de fin d’année redonneront un coup de fouet à ce produit. Une période cruciale car plus d’un tiers des ventes se jouent sur les deux derniers mois de l’année.

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Noël au saumon, Pâques aussi avec Labeyrie

Le foie gras et le saumon premium seront les produits phares pour les fêtes, à la grande satisfaction du directeur général.

Source : Sud Ouest par Olivier Bonnefon 

« Sud Ouest ». Comment se présentent les fêtes de fin d'année pour Labeyrie ?
Jacques Trottier. C'est une période charnière pour l'entreprise, puisque nous réalisons entre Noël et jour de l'An, 75 % de notre chiffre d'affaires annuel pour le foie gras et 50 % pour le saumon. Cette édition 2014 se présente bien, selon les études d'opinion qui ont été réalisées ces dernières semaines. Le saumon et le foie gras seront les produits incontournables des tables de fête. Tout change et rien ne change, car la clientèle reste attachée à une présentation traditionnelle mais elle sert le foie gras et le saumon de plus en plus à l'apéritif par exemple.

La collection de Noël 2014 disposera d'une nouvelle gamme qualité traiteur et mettra en avant le bloc de foie gras entier, la partie la plus noble et raffinée. On constate en effet une progression continue des produits premium, qui restent imperméables à la crise. Maintenant, le bilan final, on le dressera le 31 décembre, quand la grande distribution aura les chiffres de vente.

Comment faire en sorte de réduire cette saisonnalité ?
On ne se plaint pas trop de cette saisonnalité. Labeyrie est aujourd'hui positionnée clairement comme une marque premium, attachée à la qualité, au plaisir et à la fête. Notre objectif n'est absolument pas de devenir une marque du quotidien. Cela casserait notre précieuse image. En revanche, on développe des produits destinés à multiplier les occasions festives : un dîner à deux, une communion, une fête de famille, la Saint-Valentin… Pâques est devenu au fil des ans notre second moment fort.

Quel est aujourd'hui le rythme de croissance de Labeyrie ?
Environ 5 % l'an. Le marché du saumon a été multiplié par trois en vingt ans, passant de 6 000 à 18 000 tonnes par an. Idem pour le marché du foie gras qui pèse aujourd'hui 6 000 tonnes contre 2 000 tonnes en 1994. Et le créneau qualitatif est celui qui progresse le plus.

Au sein de ce marché, que pèse aujourd'hui le bio ? Pourra-t-on trouver bientôt du saumon de l'Adour Labeyrie ?
Le bio est une vraie tendance de fond. Nous sommes archi leader sur ce créneau qui se développe chaque année, avec des saumons en provenance essentiellement de fermes bio de Norvège et d'Irlande. Le saumon de l'Adour est une micro niche avec des produits vendus 170 euros le kilo. En revanche, nous avons de solides positions sur le saumon sauvage d'Alaska, que nous travaillons depuis quinze ans. Pour proposer des produits raffinés, il faut commencer par soigner ses approvisionnements. C'est la même chose pour le foie gras. C'est une des raisons pour lesquelles nous avons investi 7,3 millions d'euros à Came (64).

La loi sur la souffrance animale n'est-elle pas une menace à terme sur le foie gras ?

L'entreprise est aujourd'hui un symbole des Landes qui gagnent. Pas question de délocaliser ?

1 500 personnes travaillent aujourd'hui pour Labeyrie dans les Landes, dont 1 200 sur le site de Saint-Geours-de-Maremne, et 300 à l'abattoir de Came (Pays basque).

260 millions d'euros, c'est le chiffre d'affaires de Labeyrie qui réalise 55 % de ce dernier dans les produits de la mer et 45 % avec les produits du terroir dont le foie gras.

84 c'est le pourcentage du marché français dans l'activité de Labeyrie qui a doublé en dix ans sa part vers l'international. Elle est aujourd'hui de 16 %.

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Le 6 Décembre 2014

Le Panda et le saumon : la face sombre du WWF

Wilfried Huismann, Pandaleaks : The Dark Side of the WWF, éd Nordbook, Bremen, 2014, 260p

En 2012, le journaliste allemand Wilfried Huismann a publié son enquête sur le WWF en Allemagne et elle a eu un grand retentissement. Il nous donne maintenant une version en anglais, complétée et revue. Il a rencontré des dirigeants du WWF, quand ils ont accepté de le recevoir et de répondre à ses questions, et il a aussi reçu de nombreux témoignages d’anciens membres de l’organisation -ou actuels- sur le malaise que suscitent en son sein les liens étroits qu’entretient le WWF avec les grandes multinationales, y compris celles qui sont considérées comme les plus grands pollueurs et destructeurs de l’environnement. Il ne met pas en cause la sincérité des salariés de l’ONGE, et il reconnaît que le travail de terrain peut être respectable,  il constate simplement que les plus hautes instances du WWF négocient avec de grandes sociétés multinationales et les contestent de moins en moins, au point de couvrir et même de favoriser l’expansion de pratiques inacceptables. Il analyse ainsi les rapports avec Coca Cola, les liens avec les défenseurs de l’apartheid, avec Monsanto et les grands producteurs d’huile de palme et de soja. Il confronte les intentions affichées par le WWF avec les réalités sur le terrain. Or, toutes les enquêtes de terrain menées par W Huismann montrent que les entreprises liées au WWF ne respectent pas leurs engagements, pourtant bien limités. Malgré ces constats alarmants, le WWF continue d’assurer qu’il contribue à l’amélioration des pratiques de ces grandes sociétés, en Afrique, au Mexique, au Brésil, en Argentine, en Inde et en Indonésie. L’enquête montre qu’elles poursuivent la déforestation, la destruction des sols, des ressources en eau. Elles sacrifient des communautés indigènes et paysannes et le WWF soutient cette politique, malgré ses engagements en faveur des droits des indigènes . Loin de contribuer à la protection de la nature et des populations qui en vivent, selon W Huismann, le WWF couvre les turpitudes et les pratiques scandaleuses des sociétés qui le financent. Pire, il permet ainsi à ces multinationales d’étendre leurs activités destructrices, comme en Indonésie, au Chili ou en Argentine.

Le WWF et le roi du saumon

L’entreprise norvégienne Marine Harvest réalise près du quart (plus de 400 000t en 2014) de la production mondiale de saumon d’élevage. L’ensemble des entreprises norvégiennes contrôle 90% de cette production et John Fredriksen, propriétaire de Marine Harvest, est considéré comme le roi du saumon. Son entreprise produit du saumon en Norvège, en Ecosse, au Chili et elle le transforme dans plusieurs pays d’Europe et d’Asie. Avec 10 000 employés dans 23 pays, elle est le leader de la « révolution bleue ». En 2008, le WWF a signé un accord de partenariat avec Marine Harvest pour promouvoir l’aquaculture durable suivant les canons de la certification ASC (Aquaculture Stewardship Council), conçue sous l’égide du WWF et lancée officiellement en 2009.

Carte extraite de l'article de Global magazine : L'or rose en chute libre

Cette même année, le Chili a connu un désastre dans ses fermes aquacoles, le virus ISA (Anémie Infectieuse du Saumon), apparu en 2007, a touché une grande partie des élevages, entraînant la mort de millions de saumons, du nord au sud du pays. Cette crise jette une lumière crue sur les pratiques des entreprises aquacoles du Chili. Marine Harvest, en Norvège, subit des contrôles et chaque année, les concessions peuvent être retirées ; l’usage des antibiotiques est réduit et souvent absent, la densité des élevages est nettement plus faible qu’au Chili. Il en résulte que l’épidémie a été maîtrisée en Norvège alors qu’elle ne le fut pas du tout au Chili . L’ISA n’est pas la seule maladie, sur 478 élevages, 420 sont infestés de poux et les saumons sont touchés par une vingtaine de maladies. L’usage des antibiotiques est hors contrôle, 800 fois plus élevé qu’en Norvège et même 36 000 fois, selon un biologiste chilien . L’environnement marin est sacrifié, les fonds marins sous les cages sont en état d’anoxie (sans oxygène), les saumons échappés des cages ont modifié les espèces locales et la biodiversité. Les ressources qui faisaient vivre les pêcheurs sont détruites et n’offrent plus d’alternative aux employés des élevages et des ateliers de transformation qui se retrouvent sans emploi et sans revenu. La pêche chilienne se trouve sous la dépendance des industriels du saumon à qui les pêcheurs fournissent les poissons pour la farine et l’aliment : « Nous ne sommes que des esclaves des multinationales, il ne reste plus de pêcheurs indépendants au Chili » déclare un patron pêcheur à Wilfried Huismann. Le gouvernement a favorisé une véritable mafia du saumon, sans contrôle. Les dirigeants de Marine Harvest reconnaissent leurs erreurs face à cette catastrophe, mais ils l’ont organisée, par appât du gain, et n’ont nullement respecté les règles imposées en Norvège. Malgré ces responsabilités évidentes, en 2011, le WWF a signé un accord de partenariat avec cette entreprise, au nom de progrès futurs. Le WWF vient de recevoir, en novembre 2014, d’importantes subventions de la part des grandes entreprises chiliennes pour accompagner le « verdissement » de l’aquaculture et sa labellisation ASC. Pour l’ONG Ecoceanaos, ce partenariat, c’est l’annonce d’une catastrophe et l’extension des zones d’élevage .  En l’absence de règles contraignantes fixées et contrôlées par l’Etat, les entreprises feront ce qu’elles voudront en cherchant, peut-être, à éviter la catastrophe dans leurs nouvelles implantations. Ce n’est pas le WWF qui les dénoncera si elles continuent de dégrader l’environnement, tant il est lié à leurs financements. Le WWF apporte plutôt une caution verte à des entreprises déconsidérées par leur comportement et leur mépris de l’environnement et des droits sociaux. Au sein même du WWF International, ces accords sont considérés comme honteux par certains responsables, en privé…



L’enquête ne concerne pas la pêche et le Marine Stewardship Council (MSC), premier label lancé en 1995 par le WWF et Unilever. Ce label certifie des pêcheries durables, mais ces pêcheries sont déjà suivies par les services scientifiques et le label ne vient que conforter des pêcheries déjà bien gérées. Certains parlent d’un racket, car il faut payer cher une certification qui est de plus en plus souvent exigée par la grande distribution. Walmart est un des grands soutiens à cette politique et Carrefour vient de s’y mettre en France. La fondation Walmart finance le WWF pour promouvoir ce label. Les organisations de pêcheurs artisans ont pris fortement position contre ce type de labellisation lors de la rencontre de Bangkok en 2008. Des chercheurs considèrent que cette certification renforce les logiques de privatisation : «La certification et l’éco-labellisation privatisent la gouvernance des pêches de plusieurs façons largement méconnues, par la création de nouvelles formes de droits exclusifs et de privilèges dans des situations de gestion commune déjà compliquées par des droits d’accès et de propriété, créant ainsi les conditions de confusions, de conflits mais aussi de coopération ».

Cette certification met les pêcheurs artisans entre les mains de la grande distribution qui contrôle leur accès au marché.

L’environnement et les affaires contre les droits humains.

« Au cas où je me réincarnerais, j’aimerais revivre sous la forme d’un virus mortel, afin de contribuer à résoudre le problème de la surpopulation » Voilà ce que déclarait le Prince Philip, Duc d’Edimbourg, dans une interview en 1988. Il était alors président du WWF, puisqu’il le fut de 1981 à 1996. Il était aussi l’un des fondateurs du WWF en 1961. Une telle déclaration n’est pas un épiphénomène pour le WWF, elle témoigne de l’existence en son sein d’un courant profondément réactionnaire qui se retrouve au plus haut niveau, ce qui explique les choix de l’organisation. Le WWF entretient des relations étroites avec les grandes sociétés multinationales dans de nombreux domaines : la pêche, l’aquaculture, l’huile de palme, le soja, les forêts, etc. Le WWF s’est fait une spécialité dans le développement de dialogues et de tables rondes avec les grandes entreprises, y compris les plus critiquées pour leur mépris de l’environnement. Ainsi le WWF n’hésite pas à collaborer avec Monsanto. Mais cet affairisme, revendiqué au nom d’une amélioration des pratiques de ces puissantes sociétés, va jusqu’à la collaboration avec des groupes et des hommes qui sont les piliers des régimes les plus réactionnaires et dictatoriaux. L’exemple le plus significatif analysé par W Huismann est celui de José Martinez de Hoz. Il a été membre fondateur de la Fondacion Vida Silvestre (FVSA), partenaire du WWF en Argentine. Il est membre influent du WWF international en tant que membre du club des 1001, un club fermé de 1001 membres où figure le gotha des multinationales et des têtes couronnées d’Europe qui financent le WWF. Mais il a été également membre du gouvernement de Videla, comme ministre de l’économie, et il a depuis été condamné pour crimes contre l’humanité. Il a participé à la promotion du soja en Argentine et au développement des OGM. L’autre grand partenaire du WWF a été Hector Laurence, président de FVSA de 1998 à 2008, et représentant de deux filiales de Dupont en Argentine, promoteur du soja OGM. La présence de tels personnages dans les instances dirigeantes du WWF n’est pas un accident. Elle est la manifestation des liens étroits établis par le WWF, depuis sa création en 1961, avec les milieux les plus réactionnaires partenaires des fondateurs. En Afrique du Sud, le WWF est né au sein des milieux défenseurs de l’apartheid. Le premier président du WWF a été le prince Bernhard des Pays-Bas, connu pour son passé nazi et ses liens avec les industriels de l’armement. Les accusations de corruption l’ont amené à quitter la présidence du WWF, il a été remplacé par le Prince Philip…

Malgré ces turpitudes, qui ne sont qu’un échantillon de toutes celles dévoilées par l’enquête de Wilfried Huismann, le WWF reste la meilleure marque environnementale pour réaliser du verdissement à bon compte, et il sait la vendre.

Alain Le Sann
Décembre 2014

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Chili

Le dernier jour de Bachelet. Privatiser le littoral de la mer australe ?

de Franck Gaudichaud, extrait de l'article de Forum des alternatives : Tremblement de terre politique et retour des Chicago boys au Chili

Et s’il fallait essayer d’expliquer pourquoi la Concertation est honnie de toute une partie du mouvement social et critiquée par de nombreux militants de gauche (y compris du Parti socialiste) ; s’il fallait tenter de montrer de quoi le social-libéralisme est-il le nom au Chili, on pourrait alors s’en tenir au denier jour de la présidence Bachelet. Ce 10 mars 2010, c’est avec l’approbation du dernier exécutif de la Concertation qu’est paraphée la réforme de la Loi générale de pêche et d’agriculture. L’objectif ? Tout simplement, venir en aide aux transnationales de saumon d’élevage qui ont inondé les côtes du sud du pays depuis des années et connaissent de graves difficultés. Crise sanitaire tout d’abord, conséquence d’un mode de production aberrant qui a dévasté une partie du littoral à coup de colorant, hormones, antibiotiques, surpêche (pour nourrir les saumons !). Crise économique ensuite. Alors que cette industrie était censée être un des moteurs de l’économie, elle a été engagée sur la voix d’une rentabilité à tout prix, basée sur une exportation de masse aux quatre coins de la planète (Japon, Etats-Unis, UE). Le développement exponentiel d’un virus (virus ISA) a affecté toute la chaîne, et c’est ce modèle d’élevage intensif entièrement dépendant du marché mondial s’est affaissé violemment |3|. Cette « agonie du saumon » a provoqué une chute de la production de plus de 30% entre 2007 et 2008 et le licenciement de milliers travailleurs (plus de 15.000) |4|.

Vues les conditions offertes, en 20 ans, les capitaux ont afflué de toute part, à commencer par la transnationale hollandaise Nutreco (plus grosse productrice mondiale) mais aussi des entreprises norvégiennes, japonaises, canadiennes et espagnoles. Le patronat chilien n’est pas en reste puisqu’il détient 55% de la filière. N’en déplaise aux écologistes et aux pécheurs artisanaux (dont la vie a été ruinée), le Chili est devenu le second producteur de la planète, avec plus de 650 000 tonnes de saumon en 2007 et, en valeur, cette denrée représente le 4° poste d’exportation nationale |5|. Rapidement c’est un véritable lobby du saumon qui a fait son apparition au sein des institutions et de la société civile. Ainsi, alors que le secteur affiche désormais une dette de deux milliards de dollars, la proposition du gouvernement Bachelet a été de garantir le déblocage d’un fonds public de 450 millions de dollars. Les banques restant méfiantes, le projet de loi prévoit aussi une modification des règles de production, un meilleur confinement des poissons, une rotation régulière dans les lieux d’élevage et… la concession de milliers d’hectares de mer et de terre ferme offerte comme garantie hypothécaire auprès des banques ! Comme le rappellent les responsables de la campagne « Sauvons la mer chilienne », « Jamais dans l’histoire aucun pays n’avait permis d’hypothéquer la mer. Ce n’est pas seulement un scandale, c’est aussi le renoncement de notre pays à la souveraineté sur son territoire » |6|. Au lieu de s’inscrire dans le sillage d’Allende qui avait exproprié les grandes compagnies de cuivre (“le salaire du Chili”), le gouvernement Bachelet se sera montré beaucoup moins glorieux aux yeux de l’histoire… |7|

|3| Voir le dossier « Industria salmonera en Chile » de l’OLCA (Observatorio Latinoamericano de Conflictos Ambientales), www.olca.cl/oca/chile/region11/salmoneras.htm.
|4| Darío Zambra B., « La agonía del salmón », La Nación Domingo, 15 mars 2009.
|5| Arnaldo Pérez Guerra, “Chile : Salmoneras, crecimiento a cualquier costo”, 28 août 2003, www.ecoportal.net/content/view/full/21441
|6| Cette loi pourrait d’ailleurs être déclarée inconstitutionnelle puisqu’un recours a été présenté par 34 députés et 12 sénateurs devant le tribunal constitutionnel.
|7| Certains journalistes et militants ont même eu le mauvais gout de faire le parallèle avec le Général Pinochet qui avait lui aussi la veille de son départ, fait passer subrepticement (et en dictature) une loi léonine favorisant les intérêts de l’éducation privée dans le système scolaire du pays.

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Le 13 Décembre 2014

Landes : pour les fêtes, pas de fumée sans truites



Plombé par quelques casseroles, le saumon fumé se vend moins, tandis que la truite explose. Près des trois quarts de celles que nous avalons sont fumées en Aquitaine.

Source :  Sud Ouest par Sylvain Cottin

Déjà pris en sandwich entre le foie gras et les huîtres, voilà qu'à l'approche des fêtes le saumon boucané part un peu plus en fumée. Tandis que sa consommation explose partout ailleurs dans le monde, les ventes ont encore chuté de 13 % le mois dernier en France. Plombé par de nombreux reportages dénonçant la toxicité de son alimentation, le poisson rose s'y débat en eau d'autant plus trouble que son prix a dans le même temps bondi d'environ 10 %.

Un poisson moins festif ?

Selon le principe des assiettes communicantes, c'est donc sa cousine la truite fumée qui en profite pour afficher cet automne une pêche d'enfer. « Encore plus 20 % depuis le début de l'année », sourit Stéphane Dargelas, le directeur commercial d'Aqualande, archi-leader du marché hexagonal.

Mais si le groupe aquitain commercialise bien quelques barquettes pyrénéennes sous la marque Ovive (1), de l'eau a coulé sous les ponts des vallées d'Aspe et d'Ossau depuis la création de l'entreprise en 1981. Village peuplé d'irréductibles Gascons résistant encore et toujours à l'envahisseur norvégien (2), c'est désormais à Sarbazan - dans l'est des Landes - que 320 salariés abattent et fument quotidiennement 70 % des truites consommées en France. « Avant d'arriver, ici, vivantes par camions spéciaux, toutes sont élevées deux années durant dans l'une de nos 30 piscicultures du Sud-Ouest », explique Stéphane Dargelas. « Uniquement des gros poissons de 3 kilos, pour que l'on puisse tailler de vraies tranches dedans. »
Las, si jamais les œufs de lompe n'ont supplanté le caviar dans l'estomac des nantis, pour le saumon, la truite joue en revanche les empêcheurs de tourner en rond dans l'eau. « Sans que l'on puisse parler encore de véritable substitution, le phénomène n'est plus marginal », assure Éric Hémar, patron de la puissante société de transport IG Logistics. « Essentiellement produit en France, ce poisson profite de conditions environnementales mieux maîtrisées. »

À Sarbazan, loin des chalets nordiques et de leur fumeuse image d'Épinal, c'est à l'ombre d'une usine ultramoderne que 2 400 tonnes de poissons s'en vont pourtant chaque année en fumée. « Oui, mais celle-ci vient exclusivement des copeaux de hêtre que nous brûlons », insiste le maître de cérémonie.

Le business « Canada Dry »

Quoique toujours considérée comme moins festive que son rival, la truite fumée devrait malgré tout réaliser 20 % de ses ventes en cette fin d'année. De quoi renforcer encore le chiffre d'affaires annuel d'Aqualande que, par ouï(e)-dire, les spécialistes estiment à 72 millions d'euros. « À l'inverse de la truite fraîche - qu'achète une clientèle plus âgée -, la grande distribution joue de plus en plus le jeu de la truite fumée pour Noël et le jour de l'An », explique son directeur commercial.

Croisée hier parmi les rayons d'un supermarché bordelais, comme beaucoup de consommateurs, Anne-Sophie avoue plus prosaïquement être une convertie de l'effet « Canada Dry » : « J'ai remplacé le saumon par la truite simplement parce que c'est moins cher et que ça a exactement le même goût, la même allure. »

Qu'importe la mauvaise réputation du Viking, la petite bête n'est pour autant pas sur le point de manger la grosse d'une bouchée. Selon la filière, plus de neuf Français sur dix auront encore croqué au moins une fois du saumon fumé en 2014.

(1) 8 % du volume, le reste étant vendu sous l'appellation Landvika et différentes marques distributeurs.
(2) En trente ans, la Norvège a multiplié sa production par 30. La moitié de la consommation française y est importée.

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Le saumon 

Fiche pratique de la concurrence et de la consommation de la DGCCRF

Ces dernières années, les ventes de saumon fumé ont beaucoup augmenté en grandes surfaces et les périodes de fin d’année ne représentent plus qu'une petite moitié du débit annuel. Si la consommation de ce produit s’est démocratisée, le saumon fumé de bonne qualité reste encore un produit relativement  onéreux.  

Pour l’information du consommateur, l’étiquetage doit préciser, outre la dénomination de l’espèce, si le poisson utilisé lors des opérations de fumage a été pêché ou élevé, la zone de capture pour les poissons pêchés et le pays d’élevage pour les poissons d’aquaculture. 


Les espèces sur les étals

Le saumon fumé est le plus souvent élaboré à partir de saumon Atlantique d’élevage provenant de Norvège, d’Irlande ou d’Écosse et depuis quelques années du Chili. Il existe deux élevages de saumon Atlantique en France. Cette espèce peut être vendue sous la dénomination "saumon". Les opérations de tranchage et de fumage sont majoritairement effectuées en France mais le fumage dans d’autres pays de l’Union européenne se développe, notamment en Pologne.

Les saumons du Pacifique : les plus connus sont le saumon rose du Pacifique (pink) Oncorhynchus gorbuscha le saumon rouge du  Pacifique (sockeye) Oncorhynchus nerka et le saumon keta du Pacifique (chum) Oncorhynchus keta. Parmi ces espèces, il est possible de trouver  des poissons sauvages.    Le saumon Atlantique, dont le nom scientifique est Salmo salar, peut être soit sauvage et rarissime, soit  d’élevage et abondant.  Les connaisseurs préfèrent le saumon Atlantique.


Bien choisir un saumon fumé

La couleur 

Si le ton importe peu, une couleur uniforme est le signe d'une alimentation bien menée. Les taches  brunes doivent être rares et la bordure de tranche ne doit jamais être plus foncée. Seuls les saumons  sauvages peuvent présenter quelques taches (hématomes), sans incidence sur la qualité. Des tranches  larges aux nervures espacées sont le gage d'un poisson bien développé et indiquent qu'elles viennent de  la partie avant du poisson, la plus moelleuse.

Le fumage, tranchage, salage 

Préférez les saumons fumés dont l’étiquetage précise :
  • que le fumage a été réalisé au feu de bois ;
  • que le poisson n’a jamais subi de congélation ;
  • que le poisson a été tranché à la main ;
  • que le salage a été effectué au sel sec.   

Si l’étiquetage est muet sur ces différents points, les opérations évoquées ont sans doute été réalisées  avec des méthodes plus expéditives.  L’étiquetage doit également indiqué si le saumon fumé a est décongelé.

La composition

Évitez les produits où du sucre apparaît dans la liste des ingrédients.

L’emballage

Si vous optez pour les produits vendus préemballés, méfiezvous des emballages sousvide qui ne sont  pas conservés dans des enceintes réfrigérées. Le saumon fumé se conserve entre 0 et 4°.  Rejetez les emballages mous où le poisson sue : lorsque des gouttelettes apparaissent, le poisson est  trop chaud et est conservé dans de mauvaises conditions. 

Les contrôles de la DGCCRF

Les contrôles de la DGCCRF portent sur l’étiquetage, la composition et l’hygiène des saumons. Depuis  1993,  une  surveillance  régulière  de  la  contamination  par  Listeria  des  denrées  alimentaires  à  la  distribution est réalisée. Le saumon fumé, denrée sensible, est régulièrement contrôlé dans le cadre de  ces plans de surveillance.

Pour tout renseignement complémentaire, reportez-vous aux textes applicables ou rapprochez-vous de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ou de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) de votre département.


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