lundi 1 avril 2013

Actualité de la pêche en Europe et en France 2013 (2e trimestre 2013)


Revue de presse de la pêche en France et Europe

Avril / Mai / Juin 2013

Cliquer Ici pour la suite de la revue de presse

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Le 30 juin 2013

L'enfer vert des bretons / Bugaled Breizh : The silent killer

Groix

Dans le cadre de

La mer se cultive

La mer nous cultive...

Cinef''iles présente deux films le 3 juillet 2013

L'enfer vert des bretons de Mathurin Peschet

The silent killer de Jacques Losay

Halte au torpillage de l’affaire

par Jacques Losay, réalisateur du film "the silent killer" (le tueur silencieux)              

Effacé en quelques secondes

Le 15 janvier 2004, vers 10 h 30, l’Eridan et le Bugaled Breizh, tous deux de Loctudy, pêchent ensemble au large du Cap Lizard, en Cornouaille anglaise. Un hélicoptère gris vient les survoler. En fin de matinée, alors que les deux bateaux se sont éloignés, Serge Cossec à la barre de l’Eridan reçoit un appel angoissé d’Yves Gloaguen, patron du Bugaled Breizh : "viens vite, je chavire". Il a à peine le temps de lui demander et de noter sa position que la VHF grésille et s’étouffe. Il s’est écoulé moins d’une minute. Le silence est définitif. Il est 12 h 25 et la météo est "maniable" comme disent les marins.. L’Éridan fait vite route vers le lieu du naufrage, mais une tache de gas-oil, quelques débris et matériels de pêche sont les seuls témoins du drame. Aucun survivant visible. Un hélico gris – est-ce le même ? – est en vol stationnaire. Serge Cossec appelle le Cross du Cap Gris Nez, l’organisme qui, depuis le Pas-de-Calais, contrôle tout le trafic de la Manche. Il lui est répondu que l’appareil vient sans doute de la Base de sauvetage de Falmouth prévenue par la balise du Bugaled Breizh, qui a commencé à émettre dès qu’elle s’est décrochée sous la pression de l’eau. Problème : on apprendra plus tard qu’à ce moment de l’échange radio, les hélicoptères n’avaient pas encore décollé de la Base !

Pour en savoir plus : Bugaled Breizh

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28 juin 2013

Dans le marin en kiosque le 28 juin 2013 : Hareng. Les Îles Féroé sanctionnées... par le MSC


Également dans ce numéro du marin :
* Anguille de Méditerranée. Déchirage de 21 petits navires méditerranéens dans le cadre du PSF anguille
* Normandie. Efforts des pêcheurs normands pour prouver que la raie brunette se porte bien
* Valorisation des algues vertes. Un navire et un tracteur pour bien collecter
* Malouines. France 3 revient sur les révélations du « marin »
* Baleine. Le Japon poursuivi en justice par l’Australie
* le nouveau 26 mètres de Couach
* Un dossier sur le grand port maritime de Dunkerque. Et avec ce numéro, un dossier spécial sur la réparation navale.

Cliquer Ici pour accéder au Marin du 28 juin 2013


















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Le 27 Juin 2013

Appel du large. La pêche normande manque de bras...

De la pêche aux moules, à la pêche au turbot en passant par le bar, la coquille saint-jacques, tous les métiers recrutent en Basse-Normandie...

250 emplois proposés par la pêche en Basse-Normandie

Source : Ouest France

Les Emplois d'avenir, dans la pêche, « c'est la certitude d’avoir un emploi, un salaire, une formation, sans aller au lycée. »

La pêche, victime d’une image négative, peine à renouveler ses effectifs. Des bateaux restent à quai, faute de pêcheurs pour former les équipages.

Le métier a pourtant beaucoup évolué. « Les bateaux sont hypersécurisés, on est sur des campagnes de cinq jours avec une semaine de congé par mois. Il y a la mutuelle. » Et les salaires sont bons. « La pêche est l’un des seuls métiers à l’heure actuelle où on peut gagner plus que correctement sa vie.

Sur la Basse-Normandie, il manque 250 marins.

La pêche au large, la pêche côtière, tous les métiers recrutent.

Les Emplois d’avenir, ouverts à des jeunes de 18 à 25 ans non ou peu qualifiés (jusqu’au BEP) permettent une embauche en CDI ou CDD de trois ans, avec versement d’un salaire et garantie de formation.

Contact: Pôle Emploi

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Le 26 juin 2013

L'Europe bride la pêche réunionnaise !


La Réunion plus que jamais dans l'Europe...

Des aides financières importantes contre des contraintes parfois incompréhensibles à l'image des subventions accordées uniquement aux bateaux de pêche de 7 à 10 mètres...  Pourquoi brider le développement de la pêche réunionnaise ? Alors que La Réunion dispose d'une Zone économique exclusive (ZEE) conséquente voire très importante avec les Eparses !

Didier Robert : "Nous venons de vivre un moment fondateur des relations entre les RUP et l'Europe"

Didier Robert président de la Région La Réunion, et nouveau président des RUP (Régions Ultra-Périphériques)

Source : Zinfos974

Parler de l'Europe n'éveille pas nécessairement l'intérêt. Pourtant l'Europe occupe une place de plus en plus importante dans notre vie. Ne dit-on pas qu'une bonne partie des lois qui régissent notre vie ne sont que la déclinaison de directives et autres règlements européens?

D'où l'importance des réunions qui se sont déroulées hier et aujourd'hui à Bruxelles entre le commissaire européen Johannes Hahn, en charge de la politique régionale, et les présidents des différentes régions ultrapériphériques. Il était question rien moins que de fixer un cap pour le développement de ces territoires pour la période 2014-2020, mais surtout de modifier radicalement les façons de travailler entre l'Europe et les RUP.

L'idée est née aux Açores, en septembre dernier, à l'occasion de la prise de fonction de Didier Robert en tant que nouveau président des RUP pour un an. Le président de la Région Réunion avait alors su fédérer ses collègues des autres RUP autour d'un projet novateur : au lieu que ce soit la commission européenne qui impose sa vision du développement aux régions ultrapériphériques, il convenait d'essayer de faire admettre au commissaire Hahn de laisser les régions définir leurs priorités et de voir ensuite comment l'Europe pouvait les aider à les mettre en oeuvre.

L'Europe a beaucoup d'avantages mais elle est aussi très contraignante. Si par exemple, elle a décidé que les régions ne peuvent subventionner que les bâteaux de pêche de 7 à 10 mètres, la Région Réunion sera dans l'impossibilité d'aider les pêcheurs propriétaires d'autres types d'embarcations. Alors même qu'il y aurait plus de pêcheurs concernés et que l'impact pour l'économie de l'ile pourrait être supérieur. Et ce qui est valable pour la pêche l'est également pour le tourisme ou toutes les autres activités dépendant de l'Europe.

Cette idée de faire partir les projets de la base, c'est à dire des régions, a mis presqu'un an à aboutir. Et la séance de travail de ce matin à Bruxelles a été la première occasion de voir d'abord si les différentes régions avaient joué le jeu, mais surtout d'analyser comment les services européens avaient réagi face à cette approche totalement nouvelle, en opposition avec les pratiques de Bruxelles dont on sait, et ce n'est pas qu'une légende, que ses services aiment à se mêler un peu de tout en imposant leur vision des choses.

La première bonne surprise est d'abord venue de la confirmation que la Réunion devrait bénéficier pour les six prochaines années d'une enveloppe pour les fonds "classiques" à peu près équivalente à celle des années passées, à savoir environ 1,9 milliard d'euros. Une nouvelle particulièrement bonne en ces périodes de crises et de restrictions budgétaires et qui va permettre à la Région de continuer à accompagner l'économie réunionnaise, comme elle l'a fait jusqu'à maintenant. D'autant qu'en plus de cette somme, il a été acquis que les RUP pourront dorénavant bénéficier de fonds spécifiques qui lui étaient jusque là interdits, au nom de l'ultrapériphicité dans laquelle on les avait jusque là enfermées. Or, les sommes disponibles dans ces fonds sont très importants, et pourront même souvent être utilisés sans qu'il soit nécessaire que la Région Réunion abonde avec ses fonds propres. Ce qui a fait dire à Didier Robert que les RUP avaient ptobablement touché le "jackpot"!

La deuxième bonne nouvelle a été le constat que toutes les RUP avaient effectué un travail remarquable pour rédiger un plan d'action, avec chacune ses priorités propres, à l'exception notable de la Martinique. La région de Serge Latchimy s'est contentée de remettre au commissaire Hahn une copie du rapport déposé il y a un mois par son président au Premier ministre préconisant 42 propositions pour améliorer l'application de l'article 349 du traité de Lisbonne, en étendant essentiellement des dispositifs d’aides existants. Notamment celle du Posei (Programme d’opérations spécifiques à l’éloignement et à l’insularité), qui est une sorte d’adaptation aux RUP de la politique agricole commune. Serge Letchimy propose d’étendre le programme Posei à de nombreuses filières aujourd’hui non éligibles, telles que "les produits régionaux" (café, vanille, sucre, etc.), la pêche et l’aquaculture, les filières forêt, bois, déchets, énergie, et même la filière touristique. Cette démarche est apparue aux yeux des autres présidents de RUP comme étant un peu "hors sujet", et certains l'ont même analysé comme un mouvement de mauvaise humeur du président martiniquais envers le leadership en train de s'affirmer de la Réunion au sein de cette conférence des présidents de RUP. Cette démarche était hors sujet car bien trop générale et trop juridique, alors que les autres régions avaient fait l'effort de préconiser des mesures concrètes.

Enfin, l'énorme bonne surprise a été de découvrir un commissaire Hahn, ainsi que l'ensemble de ses collaborateurs, particulièrement ouverts à la démarche initiée par les présidents des RUP. Suite : Zinfos974

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Le 25 juin 2013

Saumon de Norvège. Comment noyer le poisson ?

Le 19 juin 2013, Rue89 publie dans ses colonnes un article de Sophie Caillat sur le saumon de Norvège : "La Norvège reconnaît que son saumon peut être dangereux pour la santé".

Deux jours plus tard, le Centre de Promotion des Produits de la Mer de Norvège (Norge) apporte un démenti : Informations faisant suite à la publication de l’article de Rue 89, mercredi 19 juin 2013, complété par une note d’information : Eléments d’information sur l’élevage du Saumon de Norvège.

La journaliste de Rue89 a repris un article publié le 10 juin 2013 dans le journal norvégien VG. Il n'aurait jamais du traverser les frontières !

Après plusieurs jours de déballage médiatique sur le saumon norvégien, l'Ambassade de Norvège publie en ce jour (25 juin 2013) un communiqué : Le saumon norvégien, toujours bon pour la santé,  au contenu incompréhensible, probablement pour mieux noyer le poisson !

En fait, la Norvège est toujours au petit soin des consommateurs français. "Pas de problème !" nous dit l'Ambassade de Norvège. Nous, les plus gros consommateurs de saumon norvégien, avons encore une large marge avant d'être intoxiqué !...

4 ans plus tôt (en 2009), le pays du saumon d'élevage tenait le même discours : Saumon de Norvège, en maitre sur la salmoniculture mondiale, toujours au petit soin des consommateurs français !


En 2009, les sociétés norvégiennes contrôlaient 90% de la production mondiale de saumon d'élevage


La Norvège reconnaît que son saumon peut être dangereux pour la santé

Femmes enceintes et jeunes, ne mangez pas de saumon plus de deux fois par semaine. Telle est la nouvelle recommandation du gouvernement norvégien, forcé de reconnaître – tardivement – que ce poisson gras est aussi bourré de produits toxiques....

Ce n’est qu’à la suite d’une grosse pression médiatique que les autorités sanitaires ont fini par reconnaître qu’elles avaient trop poussé à la consommation. L’alerte lancée par le journal VG est très claire :

« Les médecins appellent à ne pas manger de saumon d’élevage. »

Le journal fait parler une équipe indépendante du laboratoire de biochimie de Bergen, qui estime que ce poisson est tout simplement dangereux pour les jeunes enfants, adolescents et femmes enceintes en raison des polluants organiques persistants qu’il contient.

En vertu du principe de précaution, ces groupes de populations ne devraient pas en consommer.

Le Dr Anne-Lise Bjorke Monsen, membre de ce labo, précise :

« Les polluants retrouvés dans le saumon d’élevage ont une mauvaise influence sur le développement du cerveau, et sont associé à l’autisme, à l’hyperactivité et à la baisse de QI.

On sait aussi qu’ils peuvent avoir un effet négatif sur les défenses immunitaires, le système hormonal et le métabolisme. Ils se transmettent aussi par allaitement. Si l’on a besoin d’oméga-3 provenant du poisson, le maquereau et le hareng sont très bien. »

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Le 24 juin 2013

A lire dans Le Marin du 21 juin 2013, le poids économique des pêches profondes...

Cette semaine, « le marin » rend compte des auditions du 17 juin au Parlement européen sur le poids économique des pêches profondes.

Également dans ce numéro du marin : la fin de la campagne du thon rouge en Méditerranée, les 40 ans de la Surf, le difficile recyclage des boues dragage, l’élection du charentais Gérald Viaud à la présidence du Comité National de la Conchyliculture, le nouveau contrat d’Écocéane, la vente de bateau ventouse dans le port de plaisance de La Rochelle.

Cliquer Ici pour accéder au Marin

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Bruxelles : plein phare sur le poids socio-économique de la pêche profonde

Source : Le Marin

Les armements ont pu présenter les efforts déjà déployés pour gérer la pêche en eau profonde de façon durable.

Quel impact aurait l’interdiction de la pêche au chalut des espèces de grands fonds ? De nouvelles auditions au Parlement européen le 17 juin, et une étude approfondie présentée par la Commission européenne le 18 juin, ont soulevé l’inquiétude des députés. Les auditions ont notamment permis d'entendre la Scapêche, confirmant que son activité de pêche des grands fonds est « rentable et bénéficiaire ». L’étude socio-économique évalue cette pêche à 1,4 % des captures de l’Union et 2 % de sa flotte dans l'Atlantique nord-est. Mais elle ne tiendrait pas compte des captures accessoires d’espèces profondes réalisées par de nombreux chalutiers, pour lesquels, avec l’interdiction des rejets, ils devront obtenir des quotas, alors qu’ils ne peuvent justifier d’antériorité puisqu’aujourd’hui il s’agit de rejets...

Insuffisamment pris en compte, aussi, le rôle structurant de ces espèces pour certains ports, qui risquent gros, mareyage compris. Comme Lorient, qui pourrait s’effondrer sans ce « pilier ». Des élus des régions Bretagne et Galice sont venus le rappeler en parallèle de cette commission, car les collectivités n’ont pas été entendues dans les auditions (communiqué). En parallèle aussi, l’association Bloom est parvenue à rallier du monde à sa cause, à travers un appel à François Hollande pour interdire cette pêche, signé par des personnalités politiques ; le soutien de chercheurs ; puis une pétition.

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Pêche profonde : un reportage à bord du « Mariette Le Roch II »

Photographe à Ouest-France, Thierry Creux a fait une marée de 11 jours à bord du Mariette Le Roch II, l’un des deux navires de la Scapêche équipé pour les grands fonds. Il livre un récit bien senti, en texte et en images, d’une pêche rude et menacée.

Un reportage pour « effleurer la vie rude et peu banale des marins pêcheurs de la mer d’Écosse, Morbihannais d’Étel, Finistériens de Camaret, ou Sénégalais de Lorient, des durs au mal qui embarquent pour l’enfer en échange d’un salaire d’ingénieur. Un métier qui pourrait disparaître dans les deux ans. » (Le  Marin)






Samedi 29 juin 2013 : 

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Le 22 Juin 2013

L'Europe fait les yeux doux aux pétroliers offshore....

Quand elle propose l'interdiction de la pêche profonde !!!

Au moment du déferlement médiatique de l'ONG Bloom contre la pêche profonde, Actu-Environnement est le seul média à soulever un lièvre dans les grands fonds... Le lièvre des Abysses n'est pas un poisson sous la protection de Claire Nouvian, directrice de Bloom, mais le pétrole offshore au large des côtes de l'Europe....

Une règlementation européenne timide sur les forages d'hydrocarbures en haute mer

Source : Actu-Environnement par Agnès Sinaï  / 20 juin 2013

Les opérations pétrolières et gazières en haute mer se déroulent en l'absence de règles en matière de responsabilités et d'indemnisations en cas de pollution. Une directive sur les forages offshore tente de mettre fin à ce vide juridique.

L'exploitation du pétrole offshore représente un tiers du pétrole consommé actuellement dans le monde. Et il faut aller le chercher de plus en plus loin. Des permis d'exploitation sont accordés à des forages de plus de 3.000 mètres de profondeur. La part de ce pétrole dit non conventionnel – extrait à de très grandes profondeurs – ne représente pour le moment que 3% du pétrole extrait sur la planète, mais elle est appelée à croître pour compenser partiellement l'érosion des puits matures de pétrole conventionnel. Les accidents survenus en Australie (Montara, 21 août 2009), aux États-Unis (Deepwater Horizon, 20 avril 2010), en Chine (Penglai 19-3, 4 juin 2011), sur une plate-forme gazière en mer du Nord (Elgin-Franklin, 25 mars 2012) et, le 14 juin dernier, sur la plate-forme L5FA de GDF-Suez au large des Pays-Bas, sont des conséquences de cette fuite en avant.

L'adoption par le Conseil européen, le 10 juin dernier, d'une direcrtive sur les plateformes pétrolières et gazières de la Mer du Nord vient partiellement combler un vide juridique. L'industrie offshore relève jusqu'à présent de la responsabilité des Etats où elle opère, sans que ceux-ci aient à rendre compte de leurs actions. La directive sur la sécurité des opérations pétrolières et gazières en haute mer enjoint les États membres d'imposer aux exploitants de veiller à ce que toutes les mesures adéquates soient prises pour prévenir les accidents majeurs. A charge, pour les Etats-membres, de définir des sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives en cas d'infractions et de se doter d'une autorité compétente pour veiller à l'application de la directive. Les États membres veillent à ce que l'exploitant prépare un rapport sur les dangers majeurs, qui peut donner lieu à l'interdiction, par l'autorité compétente, de l'exploitation d'une plate forme.

Suite sur Actu-Environnement

Activités de prospection, d'exploration et de production pétrolières et gazières en mer

Cliquer Ici pour accéder à la résolution législative du parlement européen

Mardi 21 mai 2013 - Strasbourg        Edition provisoire

Activités de prospection, d'exploration et de production pétrolières et gazières en mer ***I       

P7_TA-PROV(2013)0200                 A7-0121/2013
                     
Résolution législative du Parlement européen du 21 mai 2013 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la sécurisation des activités de prospection, d'exploration et de production pétrolières et gazières en mer (COM(2011)0688 – C7-0392/2011 – 2011/0309(COD))

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Le 21 juin 2013

Les Pêcheurs de Bretagne : L’union fait la force


La solidarité en mer n’étant pas un vain mot, les marins pêcheurs font de même à terre en se rassemblant au sein de Les Pêcheurs de Bretagne.

Novembre 2011 : naissance de Les Pêcheurs de Bretagne

Structure reconnue au niveau européen (règlement CE 104/2000), l’organisation de producteurs Les Pêcheurs de Bretagne est née d’une forte volonté de se regrouper pour créer une structure qui va de l’avant.

La structure est née de l’association de deux organisations de producteurs PMA (Pêcheurs de Manche et Atlantique) et OPOB (Organisation des Pêcheries de l’Ouest Bretagne).

Ainsi les pêcheurs adhérents se donnent les moyens de gérer efficacement les droits de pêche mais aussi d’innover en mutualisant les initiatives des professionnels.

800 navires et 3 000 marins

Les Pêcheurs de Bretagne a pour objectif d’assurer l’exercice rationnel de la pêche et l’amélioration des conditions de vente et de la production de ses adhérents.

Sa mission principale est de faire valoir un mode de gestion pour une pêche durable, basé sur la responsabilité individuelle des acteurs et la gestion collective des droits de pêche. À travers ces valeurs essentielles, il s’agit de valoriser les métiers, les hommes et les femmes de la pêche, et ainsi d’encourager les consommateurs à choisir des produits de la pêche bretonne.

La structure regroupe aujourd’hui plus de 800 navires et 3 000 marins pour une production annuelle moyenne de 100 000 tonnes*.Tous les métiers de la pêche sont représentés dans l’organisation. Les navires qui adhèrent mesurent de 4,8 m à 46 mètres.

En s’organisant ainsi, les pêcheurs adhérents affirment leur volonté de constituer un ensemble cohérent tant au plan halieutique qu’économique. Ils entendent également s’imposer comme étant une organisation de producteurs capable de peser dans les négociations en cours au niveau communautaire.

En effet, Les Pêcheurs de Bretagne représente actuellement la plus grande organisation de producteurs d’Europe avec :
  • Plus de 45% de la lotte pêchée en Europe
  • 23% du merlu européen
  • 40% du lieu jaune au niveau européen.
* 300 000 tonnes de poissons sont pêchées et débarquées chaque année dans les ports français.
Pour en savoir plus : Les Pêcheurs de Bretagne

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Le 20 juin 2013

L’Etat, les régions et toute la filière signent le Contrat de la filière alimentaire

Source : Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt

Un nouvel élan pour le redressement productif : l’Etat , les Régions, les entreprises et les représentants des salariés de l’agroalimentaire signent le Contrat de la filière alimentaire

Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement Productif, Guillaume Garot, Ministre délégué chargé de l’Agroalimentaire, Jean-Pierre Raynaud, Vice-président de la région Aquitaine et Jean René Buisson, Vice-Président du Comité Stratégique de la Filière Alimentaire, représentant à ce titre la filière alimentaire ont signé le Contrat de la filière alimentaire, en présence de Louis Gallois, Commissaire général à l’investissement et de tous les acteurs qui se sont mobilisés dans les territoires et au niveau national.

Fruit d’une concertation lancée le 25 septembre 2012 par le Gouvernement en partenariat avec les Régions, ce contrat a été élaboré après la tenue 140 ateliers auxquels ont participé 2000 professionnels. Une méthode nouvelle pour un nouvel élan de la filière.

Sur la base des 1000 propositions émises pendant ces longs mois de dialogue, les Ministres, les représentants de l’Association des Régions de France et de la filière ont rédigé ensemble ce contrat de la filière alimentaire, qui traduit des engagements mutuels et concrets autour de 7 grands thèmes : l’emploi, le financement, l’innovation, le défi vert, l’export, la qualité et la promotion du modèle alimentaire français et les relations au sein de la filière.

Une bataille pour l’emploi : 150.000 contrats d’alternance pour la période 2014-2017

Les Ministres ont souligné que, le Contrat de la filière alimentaire, « c’est la bataille pour le redressement économique et productif du pays et donc la bataille pour l’emploi que nous menons ». Avec 820 000 salariés (1 270 000 en intégrant la grande distribution alimentaire) répartis sur l’ensemble des territoires urbains et ruraux, la filière alimentaire est stratégique pour l’emploi en France. La filière a pris des engagements chiffrés et s’est engagée à former et recruter 150 000 jeunes en alternance sur la période 2014-2017 et à faire bénéficier 5 000 salariés supplémentaires d’une formation sur l’acquisition des savoirs fondamentaux. L’Etat quant à lui prendra toute sa part à cette bataille pour l’emploi avec le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), les régions mobilisant quant à elle leurs dispositifs de formation professionnelle.

Un contrat pour l’innovation et l’exportation

Le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt allouera à la filière 100M€ sur 3 ans et financera à hauteur de 8M€ une plateforme dématérialisée pour simplifier les démarches des exportateurs en matière d’agrément et de certification sanitaire. Le programme des Investissements d’Avenir devrait permettre de soutenir les projets de modernisation des entreprises alimentaires (mécanisation, robotisation et utilisation du numérique) ayant pour objectifs d’améliorer la productivité des entreprises alimentaires mais aussi assurer la réduction de la pénibilité de tâches, l’attractivité des métiers et l’accroissement des compétences. La BPI accompagnera la filière dans le cadre de ce contrat de filière, et lancera des journées de l’alimentaire en Région à l’automne 2013.

L’Etat et la Région ont également précisé les moyens alloués aux entreprises alimentaires dans le pacte pour les Investissements productifs en inscrivant dans les dispositifs de soutien des crédits FEADER dans chaque Région.

La filière s’engage à mettre en place une plateforme de coordination unique sur l’innovation dans le secteur alimentaire, rassemblant entreprises et acteurs de la recherche technologique. Cette plateforme fournira un cadre pour élaborer un programme de travail de recherche technologique national et susciter l’émergence de projets de R&D et d’innovation partenariaux cohérents. Sur l’export, la filière s’engage à augmenter les exportations de la filière alimentaire vers l’Asie du Nord de 2 Mrd € à horizon 2017, à contexte politique et commercial égal et augmenter de 40% le nombre de VIE dans les entreprises de la filière à horizon 2017.
35 actions prioritaires du Contrat de la filière alimentaire

L’insertion des jeunes par le développement de l’alternance. 150 000 jeunes formés et recrutés (en contrats de professionnalisation et d’apprentissage), soit au moins 10 000 jeunes supplémentaires
L’acquisition des savoir-faire fondamentaux pour au moins 5 000 bénéficiaires d’ici 2017.
La plateforme commune pour les 4 observatoires des métiers.
Le projet « usine sobre ».
La simplification réglementaire.
La plateforme dématérialisée pour simplifier les démarches des exportateurs en matière d’agrément et de certification sanitaire (Exp@don 2).
L’accompagnement personnalisé des entreprises grâce à la mobilisation des référents régionaux agroalimentaires et des outils « bpifrance export ».
Le pacte « qualité ingrédients ».
Le réseau d’observatoires européens sur la qualité nutritionnelle des aliments.
La constitution du pavillon France à l’exposition universelle de Milan (2015).
La modification de la LME
La médiation de filière

Consulter et télécharger ici  le contrat de la filière alimentaire

Télécharger Ici la Synthèse : Le contrat de filière alimentaire : des engagements forts au service de toute la filière

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Le 19 juin 2013

Des arêtes dans nos assiettes

Source : turbulences-prod.com

En février dernier l’enquête de l’ONG Océana révèle une fraude massive à l’étiquetage sur le poisson aux États-Unis : Dans un tiers des cas, le poisson qui se retrouve dans l’assiette des Américains n’est pas celui qu’ils ont commandé…

À Boston, sur la côte Est des États-Unis, les fruits de mer et le poisson sont la spécialité de la ville. C’est là que débute notre enquête. Il y a un an, deux journalistes du quotidien local, le Boston Globe vont révéler un vaste système de fraude. Grossistes, poissonniers, chefs cuisiniers, tous les maillons de la chaîne ont intérêt à tricher. La combine est simple : substituer à l’insu du consommateur des poissons nobles, et chers, par des espèces similaires, beaucoup moins chères. Un filet de poisson blanc ressemblant très fort à un autre filet de poisson blanc, impossible pour les consommateurs de faire la différence.

À New York même scénario. Jennifer Jacquet Professeur à l’université de New York a réalisé, elle aussi, une vaste enquête en 2008 sans que les autorités ne réagissent pour autant… Elle décrypte devant nous le menu d’un restaurant de son quartier. Elle nous montre les plats où l’on trouve le plus de fraudes. Jean-Georges Vongerichten, chef français installé à New York depuis 25 ans possède et dirige un des restaurants les plus côtés de la ville. Il connaît bien la musique, et dit être victime de tentative d’arnaque à l’espèce tous les mois…Mais au Fulton Market l’équivalent à New York de Rungis, les grossistes minimisent les faits et prétendent respecter les règles du business… Des règles bien minces, et peu de contrôles, seulement 20 inspecteurs pour toute la côte Est des USA…

Qu’en est-il en France ?

Depuis le scandale sur la viande de cheval, la filière du poisson a elle aussi été placée sous surveillance. Nous avons mené notre propre enquête. En suivant sur le terrain les inspecteurs de la répression des fraudes, en remontant la filière du poisson, du bateau à l’étal du poissonnier, nous avons voulu comprendre qui fraude, et comment. Nous avons réalisé nos propres tests sur les marchés, dans des grandes surfaces et nous avons découvert que, comme aux États-Unis, les fraudes à l’étiquetage sont monnaie courante.

Alors en qui le client peut-il avoir confiance ? Quel avenir pour la filière du poisson alors que la demande ne cesse de croître et que la ressource se raréfie ? L’aquaculture est elle une bonne solution ? En France, une ferme a bien voulu nous recevoir, ici on déclare respecter la qualité du poisson et l’environnement. Ce n’est pas le cas partout. Une ONG norvégienne Green Warriors accuse les éleveurs de vendre des saumons qui sont loin de présenter toutes les garanties sanitaires, avec des conséquences environnementales catastrophiques. L’avenir s’annonce guère plus engageant, en effet aux USA une entreprise vient d’être autorisée à commercialiser un saumon OGM qui grossit deux fois plus vite que ses congénères naturels, les bénéfices pour l’entreprise s’annoncent considérables… Espérons simplement que le consommateur sera bien informé quand il en aura dans son assiette…

Diffusion sur France Ô le 19 juin 2013 à 20:45 rediffusion en juillet 2013

Un documentaire de Mathieu Sarfati et Jean-Pascal Bublex (52 minutes).

Conditions de tournage / Making of...

Quand le scandale de la viande de cheval a éclaté nous n’étions guère surpris. Adeptes du commerce équitable et du développement durable pour avoir déjà travaillé sur ces sujets, nous suivons en effet de près tout ce qui concerne les consommateurs que nous sommes nous-mêmes. L’idée d’enquêter sur la filière du poisson nous a paru évidente… Quand nous avons découvert l’enquête d’Océana aux États-Unis qui démontrait une fraude massive à l’étiquetage, nous pensions également, en France, tomber sur un gros poisson ! Nous ne nous sommes pas trompés ! L’expérience des enquêteurs aux USA nous a permis de savoir où chercher, l’idée de pratiquer nos propres tests est devenue incontournable, malgré le prix exorbitant des analyses en laboratoire. Sur onze tests pratiqués, cinq révèlent une fraude à l’étiquetage… Au delà de ce à quoi nous nous attendions… Bien que les contrôles pratiqués en France paraissent beaucoup plus sérieux qu’aux USA la fraude est massive…

Triste constat que nous rapportons après cette enquête, Il est temps que le consommateur devienne consom-acteur, et privilégie ainsi les bonnes pratiques du commerce, encore faut–il l’informer, c’est ce que nous tentons de faire.

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Le 18 juin 2013

La pêche, un pilier de notre économie finistérienne par Albert Billon

Avant des élections cruciales (municipales, européennes,...), nous allons donner la parole à des acteurs de la pêche qui s'exprime sur le Web....

Édito sonore d'Albert Billon




Édito d'Albert Billon, animateur territorial au sein de la DIRECCTE, sur la filière pêche en Finistère.

Source : En Liens dans Culture d'idées · 13 juin 2013 

Je vous le dis comme je le pense. Ce numéro d’EN LIENS que vous avez entre les mains, est tout simplement remarquable ! Vous y trouverez une vision complète et panoramique de la filière Pêche en Finistère : les principaux enjeux, les contraintes, les doutes…..mais surtout la formidable espérance, l’énergie vitale qui se dégage de tous ces acteurs qui croient en leur avenir, arc-que-boutés sur leur désir de vivre et travailler ici, au bout du monde, au bord de la mer, sauvage, maternelle et nourricière. Lisez tout, mangez tout, y’a pas d’arêtes !

Parler de la Pêche, c’est parler d’histoire, de géographie, d’économie, de formation et d’emplois. Plus encore, d’Identité et de Culture. Avec des majuscules. C’est cet enracinement identitaire qui en fait un pilier de notre économie et dessine nos territoires. Un homme en mer, c’est 4 emplois à terre. Un homme qui pêche, c’est toute une économie en mouvement : acheter, vendre, transformer, transporter, fabriquer ou construire….Tous ces emplois, directs, indirects ou induits sont à la Cornouaille, ce que le secteur automobile est à la France. Essentiel et vital.

On dit que son avenir se décide à Bruxelles parce qu’une sélectivité accrue des engins de pêche, doublée d’une diminution des rejets, dans une logique de « rendement maximal durable » pourraient – avec des objectifs et des résultats immédiats – provoquer la mort instantanée de la pêche bretonne. Peut-être…. Je crois surtout que c’est par l’union sacrée des acteurs de la filière – pêcheurs, organisations professionnelles, élus – que nous garderons notre fil d’Ariane.

Il faut impérativement renouveler la flottille et reconstruire des bateaux neufs seuls capables de garantir la sécurité et l’attractivité du métier. Cela passe évidemment par un modèle économique viabilisé et lisible par tous. Amortir 2 ou 3 millions d’€ d’investissements –coût d’un chalutier neuf – sur 15 ou 20 ans nécessite sans doute de réduire encore les coûts de production notamment énergétiques et de valoriser un peu plus les produits débarqués. Avec le soutien d’investisseurs publics et privés, par une mutualisation des approches entre scientifiques et pêcheurs, avec un peu de temps, nous pourrons tenir un modèle à la fois rentable et respectueux du milieu.

Il faut aussi poursuivre la formation des jeunes. Sans eux, pas d’avenir. Un bateau sans marin finit toujours sur un rond-point. Ces jeunes sont la clé de voûte du système. L’alpha et l’oméga. C’est par eux et pour eux que l’union est sacrée, que l’identité maritime a une âme porteuse de sens. Il faut absolument tout faire pour les attirer dans la nasse du filet, par un salaire encore rémunérateur, par des conditions de travail sécurisés et par des rythmes et des roulements adaptés. La formation en alternance est tout à fait adaptée au métier et à la transmission des savoirs séculaires. Il faut que tous les armements s’en emparent. La mise en place d’un Groupement d’Employeurs est plus que jamais nécessaire…

Le monde change et c’est très bien. Accompagnons le changement plutôt que de le combattre. Par la recherche, l’innovation technologique et sociale. Travaillons ensemble. A l’image de la vente à distance qui oblige à un rapport de confiance, qui oblige à optimiser la logistique. A l’image de Loctudy qui résiste, investit et innove. Des jeunes veulent devenir patrons, les O.P. se regroupent et se musclent, les CCI investissent, les armements se mobilisent….Quand je vois des élus suédois s’intéresser au « modèle cornouaillais », pour le transposer chez eux, je me dis que ce que nous faisons va plutôt dans la bonne direction. Leurs regards nous incitent à aller encore plus loin dans l’exigence. Certes tout n’est pas rose. Le coût du gas-oil, la volatilité des prix ou la concurrence des importations sont de véritables problèmes. Les crispations liées au dossier « clapage » sont des choses que l’on aurait pu éviter avec un dialogue et des procédures mieux construits….Le message d’espoir demeure. La nature coopérative et solidaire des gens de mer est une vertu régénératrice capable de surmonter tous ces obstacles.

N’est-il pas ?

Albert Billon, animateur territorial

Cliquer En Liens pour plus d'informations

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Le 17 juin 2013

Stop au clapage des boues du port de Loctudy est sur Facebook


Par ailleurs, la pétition sur Change.org atteint près de 1500 signatures...

Avec Facebook, la mobilisation de soutien aux pêcheurs du Finistère Sud se renforce....



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Le 16 juin 2013

Les thoniers sétois ont atteint leurs quotas de pêche en quelques jours

Les thoniers senneurs avaient un mois pour réaliser leurs quotas de pêche. Surprise, c'est en quelques jours qu'ils ont rempli les cales des bateaux. Chance ou reconstitution de la ressource ? La question est posée. Le constat, lui, est sans appel.

Les thoniers senneurs de retour de leur campagne de pêche 2013



Source : France 3 Languedoc-Roussillon  par Fabrice Dubault / 16/06/2013 

Partis en mer pour une campagne de 15 jours, notamment au large des îles Baléares, certains thoniers senneurs ont pêché leur quota annuel (60 tonnes) en 2 jours.

La polémique est donc relancée sur la nécessité ou non de quotas de pêche aussi restrictifs.

Pour les 11 thoniers senneurs de Sète, les 1.300 tonnes de quotas de thon rouge ont été pêchés en 4 à 5 jours sur 11 jours de campagne en mer.

Pour en savoir plus sur la campagne 2013 : Thon Rouge : Frénésie autour de la campagne 2013

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Le 14 juin 2013

À la une du marin en kiosque le 14 juin : « Le mareyage boulonnais dans la tempête »


Source : Le Marin

Cette semaine, « le marin » fait son ouverture sur le marasme de Capécure à Boulogne. La place, qui abrite près d’un tiers des activités de mareyage et de filetage en France, est aujourd’hui confrontée à une crise grave et voit ses entreprises souffrir, quand elles ne ferment pas leurs portes.

Également dans ce numéro du « marin » daté du vendredi 14 juin : la mise à l’écart du directeur du port de pêche de Lorient, l’intégration future du corps des inspecteurs des Affaires maritimes à d’autres corps de fonctionnaires, la mise en redressement judiciaire des chantiers Baudet, les déboires de STX Pan Ocean, Veolia qui persiste dans sa volonté de réduire le format de la SNCM, et tout un dossier sur les équipements des navires de pêche.

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Le 13 juin 2013

Etre aux ordres de la Marine nationale !

Les pêcheurs seynois et mandréens se rebiffent contre la marine nationale...

Journées de pêche perdues, poissons perdus en quantité pour tous… les pêcheurs de la Baie des Sablettes protestent contre la multiplication des opérations en mer. « On voit les poissons remonter à la surface, morts… Parfois la déflagration est si forte que, plusieurs jours après, on ne pêche plus rien ! On nous accuse sans cesse d’épuiser les ressources alors que nous sommes les premiers à crever s’il n’y a plus rien dans la mer. Les pêcheurs sont soumis à des règles très strictes, on est encadré par toutes sortes de lois sur les développement durable et là, on tue tranquillement des poissons qui ne profitent à personne et on nous empêche de travailler…«

Contactées la Marine nationale et la Préfecture maritime répondent qu’il s’agit de neutralisation d’engins de la guerre de 40 (hormis les opérations de la DGA ?), que la procédure prévoit de faire fuir les poissons (lesquels ?) par de petites charges acoustiques préalables, qu’une quarantaine d’opérations ont été menées en Méditerranée depuis le début de l’année, que les pêcheurs sont prévenus en avance et que la Marine Nationale représente 24000 emplois à Toulon…

Pour en savoir plus dans l'Encre de Mer : Pétardements de la Marine nationale : les pêcheurs protestent

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Le 12 juin 2013 

Marine Harvest ferme une usine de poisson fumé au coeur de la Bretagne

En zone rurale, l'industrie agroalimentaire (et de poisson) est la principale source d'emploi. Une usine qui ferme, c'est tout un territoire rural sinistré...


Pour plus d'informations : 
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Le 11 juin 2013

Pêcheurs : les nouveaux réfugiés de la conservation


Extraits traduits du site « Centre for environmental and marine sciences » University of Hull de Magnus Johnson

Source : L'Encre de Mer

« Les pêcheurs sont un peu comme les peuples indigènes. Ils vivent en quelque sorte en marge de la société, ils travaillent à des heures irrégulières, ont leurs propres codes sociaux, peuvent parfois être considérés comme des rustres, faisant des choses que la plupart des gens ne comprennent pas, et sont considérés par beaucoup comme des prédateurs, s’emparant des ressources communes sans payer en retour. La plupart des organismes de conservation semblent trouver commode d’ignorer le fait que les pêcheurs ont travaillé en mer pendant des centaines ou des milliers d’années (sans ajout de tonnes de pesticides, d’engrais ou utilisation d’OGM). En passant, vous pourriez aimer regarder comment un scientifique de la pêche de renommée mondiale (Ray Hilborn) compare les impacts écologiques de la pêche à ceux de l’agriculture…Quatorze millions de personnes autochtones ont été chassées de leur terre par des activités de conservation. Les peuples autochtones ont vécu sur leurs terres pendant des générations et leur comportement a généralement été déterminé par des normes plutôt que par des lois, et ce qu’ils avaient à faire pour survivre. Les gestionnaires des aires protégées sont financés par les ONG occidentales dont le comportement est déterminé par l’économie, les lois, l’idéalisme et une science superficielle. Souvent, la pauvreté est utilisée comme un argument pour « améliorer » la vie des peuples primitifs.

Brockington signale : « Un problème auquel sont confrontés les acteurs de la lutte contre la pauvreté est la façon dont la pauvreté est quantifiée. Le revenu personnel est la référence. Il semble impossible pour les économistes de comprendre que les gens qui vivent dans l’absence totale d’argent peuvent être beaucoup plus riches que leurs proches voisins qui vivent à la lisière de l’économie locale (et mondiale). Les peuples autochtones qui gagnent zéro dollar par jour, mais qui ont un régime alimentaire équilibré, riche en protéines, de l’eau potable, une protection contre les éléments, des médecines traditionnelles et une culture forte, ne devraient pas être placés sous ou même sur un pied d’égalité avec les personnes qui gagnent quelques dollars par semaine à des tâches subalternes, mais qui ont des durées de vie courtes, une mauvaise santé, qui sont sous-alimentés, n’ont pas accès aux médicaments, et ont une culture fruste. »

Les peuples autochtones sont généralement considérés avec dégoût dans leur pays d’origine. Considérons par exemple comment le citoyen moyen au Royaume-Uni considère les gitans, comment les Indonésiens voient les Bajo, la maltraitance des Inuits en Amérique du Nord et le mauvais traitement des Aborigènes par les Australiens. Une grande partie de cela est lié à la façon d’évaluer les biens. Les peuples autochtones qui vivent souvent en petits groupes, survivent grâce à la responsabilité sociale et la réciprocité, un système de valeurs souvent facilité par des liens familiaux étroits.

Les conservationistes aiment le mot SCIENCE. Suite dans L'Encre de Mer

Dr Magnus Johnson est biologiste marin au « Centre for Environmental and Marine Sciences ». Son texte n’engage que lui.

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Le 10 juin 2013

Claire Nouvian embarque Le Monde* dans sa quête des grands fonds

* Appel de détresse de Claire Nouvian de Bloom lancé dans le quotidien Le Monde


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Le 8 juin 2013

Cette semaine dans le Marin : L'état des stocks s'améliore en Europe

Autres sujets :
  • Pêche côtière. "Everest" au sommet de la polyvalence
  • Tribune. "Pêcheurs : les nouveaux réfugiés de la conservation" de Magnus Johnson, biologiste à l'université de Hull (UK) :
  • Energies marines. Ambitions bretonnes et aquitaines
  • SNCM. Appel à la grève reconductible
  • Ports de plaisance. Une nouvelle taxe foncière
Cliquer Ici pour accéder au Marin

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Le 7 juin 2013

France. Chaque année, 100 000 tonnes de poisson rejetées à la mer !

Selon Ifremer, près du quart des captures annuelles de la flottille française passe par-dessus bord. Gaspillage ? Pas si simple.

Source : Ouest France par Jean-Pierre Buisson

Le chiffre n’avait jamais été donné. Aux Assises de la pêche d’Infomer (Groupe Ouest-France), la présentation de Marie-Joëlle Rochet (Ifremer Nantes) a eu son petit effet, ce vendredi. « Nous évaluons entre 40 000 t et 107 000 tonnes le volume rejeté à la mer. Notre avis est que nous sommes plutôt dans le haut de la fourchette. » Sont majoritairement concernées les captures hors taille ou hors quota.

Taux de survie « très difficile à évaluer »

Depuis 2003, le programme Obsmer, permet aux scientifiques de suivre différents navires et de ramener des données précises. Ainsi, sur la seule année 2011, « 351 navires ont été observés (9 % de la flotte). Ce qui représente 1 634 jours de mer, 656 marées et 6 000 opérations de pêche. » Soit 4 115 tonnes passées au peigne fin. Présenté devant deux cents professionnels de la filière, ce chiffre n’a suscité aucune protestation. Raison simple, personne ne sait vraiment quel est le volume de produits de la mer rejeté à chaque marée.

« Les rejets sont différents selon les techniques et les espèces capturées », explique Marie-Joëlle Rochet. Le chalut apparaissant comme le plus concerné. Mais ce recensement révèle aussi des surprises. Ainsi la pêche côtière remet-elle à la mer plus de poissons que la pêche hauturière. Quant au taux de survie, « il est très difficile à évaluer ». Pour plus d'informations : Observations à bord des navires de pêche professionnelle. Bilan de l'échantillonnage 2011

Recyclage « naturel »

Les pêcheurs font depuis des années des efforts de sélectivité en élargissant, par exemple, les mailles dorsales et ventrales de leur chalut. La flottille française fait globalement mieux que ses voisins. D’autres améliorations sont à l’étude, mais au final, ramener le taux de rejets à zéro comme vient de le décider l’Europe, dès 2015, apparaît « techniquement » impossible aux professionnels.

Le mot gâchis vient vite à l’esprit. La scientifique est beaucoup moins sévère. « Ces rejets subventionnent largement la communauté des oiseaux » explique-t-elle. « Toutes les espèces de la colonne d’eau en profitent, notamment la population benthique (de fond). » Au final, la totalité est recyclée « naturellement ».

La première expérience de limitation semble déstabiliser cette « chaîne alimentaire ». « Dans la zone concernée, nous constatons que la Frégate, oiseau protégé, se trouve en difficulté », pointe la scientifique. En ville, piafs et bisets se retrouveraient vite au régime sec si les citadins, plus sélectifs, les privaient de leurs déchets.

Observations à bord des navires de pêche professionnelle. Bilan de l'échantillonnage 2011

Auteur(s) : Dube Benoit, Dimeet Joel, Rochet Marie-Joelle, Tetard Alain, Gaudou Olivier, Messannot Cecile, Fauconnet Laurence, Morizur Yvon, Biseau Alain1, Salaun Michele (2012). Observations à bord des navires de pêche professionnelle. Bilan de l'échantillonnage 2011. http://archimer.ifremer.fr/doc/00109/21976/

Programme ObsMer

Ce document est une synthèse des informations collectées en 2011 à bord des navires de pêche professionnelle dans le cadre de l'action ObsMer. Cette action vise à observer in situ l'activité de pêche et l'ensemble de la capture, particulièrement la partie non retenue, en identifiant les espèces capturées, les tonnages par espèce et en prenant des mesures de tailles.

Cliquer Ici pour télécharger le document

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Le 6 mai 2013

Les Français préfèrent les produits aquatiques frais

Et tout particulièrement saumon et cabillaud qui représentent plus du tiers des achats en frais des ménages français...

Conseil « mer et aquaculture » de FranceAgriMer du 22 mai 2013

Source : FranceAgriMer

Le Conseil spécialisé de FranceAgriMer pour les produits de la mer, de l’aquaculture et de la pêche professionnelle en eau douce s'est réuni le 22 mai 2013, à Montreuil-sous-Bois, sous la présidence d’Hervé Jeantet. À l’occasion de cette séance, FranceAgriMer a présenté un point sur la situation des marchés à l’international et sur le marché français pour les premiers mois de l’année 2013. Le Conseil, informé de l’évolution de la négociation de la réforme de la politique commune de la pêche (PCP), en a tiré les enseignements pour les mesures à prendre par la filière française. Également à l’ordre du jour de ce Conseil, les actions de promotion et de communication pour les produits de la pêche et de l’aquaculture en 2013.

Marchés internationaux : l’offre n’est pas toujours corrélée à la demande

Sur le marché international des produits aquatiques, deux faits marquants sont à noter depuis le début de l’année 2013 : d’une part, la nouvelle envolée du cours du saumon (avec une demande toujours soutenue mais des disponibilités limitées en Norvège et au Chili), d’autre part, la forte hausse des échanges de cabillaud. Pour les crevettes d’élevage, la demande sur le marché européen est forte, tandis que les disponibilités en provenance d’Asie déclinent, renchérissant fortement les cours.

Le marché français : des apports en léger recul, des ventes qui se dégradent en valeur

Au cours des douze derniers mois (cumul annuel mobile à fin avril 2013), les volumes mis en vente en halles à marée ont reculé de 1 %, notamment en raison de la diminution des apports de coquillages et crustacés. Le prix moyen à la première vente a baissé de 5%, ce qui, couplé à la baisse des débarquements, a entraîné une dégradation de 6 % de la valeur des ventes.

Une demande peu dynamique sur le marché intérieur et des volumes importés en repli

Sur douze mois (cumul à fin mars 2013), les importations de produits aquatiques (hors farine, graisse et thon) reculent de 4% en volume. Le prix moyen étant en hausse de 1 %, la valeur des importations diminue de 3%.

À noter, la progression de 4 % des volumes de saumon importés, tirés par l’accroissement des filets réfrigérés (+ 53% sur douze mois), même s’ils restent minoritaires par rapport aux poissons entiers.

Sur douze mois, le prix moyen du saumon a connu une évolution heurtée : une première phase de poursuite de la baisse des prix à l’import, suivie d’une forte hausse en raison d’une baisse brutale de la production sur le premier trimestre 2013 : + 27% pour le saumon entier réfrigéré, + 22% en filet (par rapport à la même période de 2012).

Les exportations de produits aquatiques (hors farine, graisse et thon) augmentent de 2 % en volume, pour un prix moyen en baisse de 3 % et, de ce fait, la valeur des exportations recule de 1 %. Les volumes exportés de la majorité des produits vers les pays clients historiques de la France (Espagne, Italie) sont toujours en repli, en raison du contexte économique difficile.

Hausse des achats des Français en produits aquatiques frais

À fin mars 2013, les achats de poisson frais par les ménages poursuivent leur progression (+ 1 % en volume par rapport aux douze mois précédents), à la faveur d’un repli du prix moyen.

Ces évolutions s’expliquent principalement par l’augmentation du volume des achats de saumon frais (+ 17 %), qui représentent un quart du volume des achats de poisson frais et du volume de ceux de cabillaud (+ 13 %), grâce à un prix en repli de 4 % pour les deux. Sur le premier trimestre 2013, la croissance des achats de cabillaud (due à l’augmentation des captures en Europe du nord) est si importante que sa part volume dépasse désormais celle du saumon dans les achats de poisson frais par les Français (respectivement 21 % et 19,8 % en mars 2013).

Les coquillages frais enregistrent également une hausse du volume des achats (moule + 10 %, coquille Saint-Jacques entière + 10 %, noix + 17 %), alors que les crustacés frais subissent une baisse des achats, surtout marquée pour la langoustine (- 16 %), en raison du manque de disponibilité.

La consommation des produits traiteurs est en recul sur douze mois (- 2 % en moyenne). Les achats de saumon fumé et de crevettes et gambas cuites progressent grâce à une baisse de leur prix. La consommation des produits surgelés et des conserves est en baisse (poissons surgelés - 7 %, conserves de poissons - 5 %).


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Le 5 juin 2013

La pêche durable en 8 questions


Cliquer Ici pour accéder aux vidéos de l’Ifremer qui répondent à ces 8 questions

A l'occasion des journées de la mer qui se déroulent du 5 au 9 juin,  l'Ifremer vous livre son éclairage sur la pêche durable à travers 8 courtes vidéos.

Qu'est-ce que la pêche durable ?

Comment l'Ifremer travaille-t-il avec les professionnels ?

Quel est l'impact du changement climatique sur les poissons ?

Peut-on parler de raréfaction des ressources ?

Comment s'effectue l'évaluation des stocks de poissons ?

Qu’est-ce que le rendement maximum durable (ou RMD) ?

Comment limiter les rejets ?

Faut-il interdire la pêche profonde ?
 
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Le 4 juin 2013

Cabillaud. La Norvège récompense les meilleures poissonneries de l'hexagone...

La Norvège offre une tonne de cabillaud à partager entre les trois meilleurs ambassadeurs de cabillaud norvégien en France...

Rappel : En France, Cabillaud + Saumon représentent 1/3 du marché frais des produits aquatiques (voir FranceAgriMer plus bas)

Résultats du challenge Skrei de Norvège avec l’UNPF

Source : Ambassade de Norvège

Le nom des trois vainqueurs du challenge « Skrei de Norvège » organisé du 27 février au 27 mars 2013 par l’UNPF (l’Union Nationale de la Poissonnerie Française) et le Centre des Produits de la Mer de Norvège a été révélé. Ces trois poissonneries se partageront ainsi prochainement une tonne de Cabillaud de Norvège.

Le but de cette opération était double :
  • fédérer les poissonniers de l’union à travers un challenge motivant : vendre le plus de Skrei de Norvège en une période donnée ;
  • promouvoir le produit d’exception qu’est le Skrei de Norvège à travers des kits de communication adaptés.
Voici la liste des gagnants :
  • Catégorie 1 (0 – 5 salariés) : S.A.R.L POSEIDONIA en région Rhône-Alpes – 324 kilos vendus
  • Catégorie 2 (5 – 10 salariés) : LABATUD en région Poitou-Charentes – 666 kilos vendus
  • Catégorie 3 (plus de 10 salariés) : NEW SCHALLER SARL en région Lorraine – 722 kilos vendus

Marché des produits de la mer : le cabillaud de Norvège déboule

Source : Le Marin
Le quota record d’un million de tonnes de cabillaud en mer de Barents a fait exploser les captures norvégiennes en 2013...

Les exportations de cabillaud réfrigéré de Norvège ont augmenté de 63 % en volume au premier quadrimestre 2013 ! C’est l’un des faits marquants du marché des produits aquatiques, selon le bilan effectué à l’occasion du Conseil spécialisé pêche et aquaculture de FranceAgriMer, le 22 mai.

Le quota record sur le cabillaud de la mer de Barents a conduit à des prises abondantes et à de forts échanges. Autres faits marquants à l’international depuis début 2013 : la hausse du cours du saumon (demande soutenue mais disponibilités limitées en Norvège et au Chili) ; hausse du cours des crevettes d’élevage (prévision de production à la baisse en Asie car mortalités précoces en Thaïlande) ; et hausse également pour le cours du thon (disponibilité insuffisante face à la demande des conserveries asiatiques).

Sur le marché français, au contraire, le prix moyen des espèces sous criée a baissé de 5 % (sur 12 mois à fin avril 2013, vs. 2012), pour un volume quasi stable (-1 %). En cause : la demande faible (intérieure et exportation) ; et la modification des captures. Il y a eu par exemple beaucoup de poisson blanc (mais baisse du prix donc valeur stable), et peu de poisson fin. Le chiffre d’affaires sur les petits pélagiques progresse de 14 % grâce à des apports d’anchois en hausse de 36 %. Côté céphalopodes, le prix moyen baisse, comme la valeur des ventes, avec beaucoup de calmar et peu de seiche.

Cliquer Ici pour télécharger la Note de conjoncture (Analyse économique de FranceAgriMer)

Cliquer Ici pour télécharger la Situation du marché des produits aquatiques (présentation sous forme de tableaux lors du Conseil spécialisé pêche et aquaculture de FranceAgriMer, le 22 mai 2013)
 
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Le 3 Juin 2013

À la Une du "marin" cette semaine : les pêcheurs à pied restent des parents pauvres

Source : Le Marin

Longtemps sans statut professionnel, les pêcheurs à pied sont aujourd’hui officiellement membres à part entière du monde de la pêche. Mais peu reconnus cependant. Ce sont pourtant les premières sentinelles de l’état sanitaire du bord de mer. "le marin" de cette semaine fait le portrait de ce métier aux multiples facettes.

"le marin" revient aussi, bien sûr, sur l'accord des pays européens sur la politique commune de la pêche. C’est, comme toujours en matière de politique commune de la pêche, au milieu de la nuit (du 29 au 30 mai) qu’un accord politique a été trouvé pour réformer le règlement de base de la PCP. La fin des rejets est programmée, le RMD est en route, et la gestion des quotas pourra être revue par les États membres.

"le marin" évoque à nouveau la SNCM. Nouveau coup de théâtre : après l’hypothèse d’un retour à un plan de développement ambitieux, ce seraient finalement les options au rabais qui reprendraient le dessus pour la SNCM.

Autre dossier d'actualité, le Costa Concordia. À un mois du début de son procès, le rapport de l’administration italienne liste la série des mauvaises décisions du commandant du navire, Francesco Schettino. Également au sommaire: le devenir du port du Verdon à Bordeaux ; la libéralisation des ports européens ; une OP pour les pêcheurs de civelle et notre dossier consacré au grand port maritime de Nantes - Saint-Nazaire.

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Le 2 juin 2013

Cagnes-sur-Mer. Le Cros de Cagnes fête ses 200 ans
 
Source : Nice Matin

La ville du Cros de Cagnes a fêté samedi 1er juin ses 200 ans. Le port des pêcheurs, place emblématique du Cros a célébré avec ses marins cette date historique.



Au lendemain de la Révolution française, les pêcheurs venaient au Cros de Cagnes deux fois par an, pour les qualités de ce lieu très poissonneux et bien abrité (Cros signifie creux). Très vite les pêcheurs vont comprendre que cette zone va représenter un pôle économique.

Entre 1920 et 1930, la pêche connaît son apogée au Cros de Cagnes, plus de cent bateaux et 200 pêcheurs vont faire vivre plus d'un millier de personnes.

Ce samedi 1er mai la ville a retrouvé cette ambiance d'antan, et ainsi fait revivre à travers son folklore, ces pêcheurs qui sont à l'origine du développement de la pointe cagnoise.

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Le 31 mai 2013

"l'élimination de la surpêche se poursuit"

C'est la Commission européenne qui le dit

Possibilités de pêche pour 2014 : l'élimination de la surpêche se poursuit

Source : Europa (30 mai 2013)

Selon les derniers chiffres concernant les stocks de poissons des eaux de l'UE, les efforts de la Commission européenne pour éliminer progressivement la surpêche se sont avérés fructueux. Dans un document de consultation adopté aujourd'hui, la Commission européenne fait part de l'état des stocks de poissons européens et expose ses intentions quant aux propositions relatives aux possibilités de pêche pour 2014. Actuellement, 39 % des stocks de poissons des eaux de l'UE de l'Atlantique du Nord-Est ayant fait l'objet d'une évaluation sont surexploités, contre 47 % l'année dernière et 95 % en 2005. La politique commence à produire de réels avantages pour le secteur de la pêche, comme le montrent les dernières données relatives aux bénéfices qui témoignent d'une augmentation de 40 % par rapport à l'année précédente. Toutefois, des progrès doivent encore être accomplis.

Selon les évaluations, les stocks dans les eaux de l'UE de l'Atlantique du Nord-Est qui n'ont pas été surexploités en 2012 sont les suivants : voir le tableau

Mme Maria Damanaki, membre de la Commission chargé des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré: «Ces chiffres indiquent que des mesures responsables en matière de gestion de la pêche peuvent être efficaces et qu'en effet, elles le sont. Cependant, nous devons intensifier nos efforts afin de mettre un terme à la surpêche pour l'échéance convenue. À cette fin, nous devons achever la réforme de la politique commune de la pêche.»

Par ce document, la Commission sollicite, comme chaque année, le point de vue des États membres et des parties prenantes sur la fixation des totaux admissibles des captures (TAC), des quotas et de l’effort de pêche (jours en mer) pour l'année suivante. Le document montre que les efforts déployés par la Commission pour supprimer progressivement la surpêche commencent à porter leurs fruits. On compte désormais dans les mers européennes 25 stocks de poissons dont on sait qu'ils ne sont pas surexploités, contre seulement 2 en 2005.

Les données scientifiques sur lesquelles repose l'évaluation des stocks s'améliorent. De nouvelles méthodes introduites par le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM) ont permis de disposer d'avis pour 30 stocks de plus que l'an dernier.

Depuis 2011, les bénéfices nets moyens de la flotte de pêche de l'UE ont augmenté d'environ 40 %, ce qui démontre que l'amélioration des revenus des pêcheurs découle de la diminution de la surpêche, même si les coûts du carburant imposent à la flotte une charge supplémentaire.

Pour l'année prochaine, la Commission veut que le secteur s'en tienne aux avis scientifiques. En ce qui concerne les stocks concernés par les plans de gestion à long terme, les TAC et les niveaux de l’effort de pêche pour l'année prochaine devraient être fixés conformément aux plans en vigueur (c'est une exigence légale). Pour les autres stocks de poissons, qui ne sont pas couverts par ces plans, les TAC devraient être fondés sur les avis scientifiques, avec pour objectif d’éliminer progressivement la surpêche d’ici à 2015. En l'absence d'avis, le principe de précaution doit être appliqué.

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Communication de la Commission au Conseil concernant une consultation sur les possibilités de pêche pour 2014

Source : Europa (30 mai 2013)

1. Introduction

Le présent document expose les intentions initiales de la Commission européenne concernant la fixation pour 2014 des totaux admissibles de captures (TAC) et des niveaux d’effort dans les eaux européennes et pour les pêcheurs européens. Les États membres et les conseils consultatifs régionaux sont invités à communiquer leur point de vue pour examen à la Commission avant que les propositions de cette dernière ne fassent l’objet d’une décision définitive.

L'état des stocks de poissons dans les eaux atlantiques européennes et les eaux adjacentes continue de s'améliorer. Davantage de stocks sont exploités dans les limites du rendement maximal durable (RMD). Les connaissances relatives à l'état des stocks de la mer Méditerranée et de la mer Noire s'améliorent également.

Il convient de continuer à éliminer la surpêche. À cette fin, les principaux instruments sont, d'une part, les ajustements des niveaux des possibilités de pêche et, d'autre part, les adaptations de la structure autorisée des engins de pêche en vue d'améliorer la sélectivité. À la suite de l'adoption attendue de la réforme de la politique commune de la pêche, élaborée sur la base d'une proposition de la Commission, il est prévu qu'à partir de 2014, les obligations de débarquer tous les poissons capturés entreront graduellement en vigueur pêcherie par pêcherie, ce qui devrait également améliorer la conservation des stocks de poissons.

Mettre un terme à la surpêche signifiera réduire considérablement le risque d'effondrement commercial de la pêche, améliorer la rentabilité des flottes de pêche, diminuer les émissions de carbone et la consommation de carburant et assurer aux consommateurs un approvisionnement plus stable et fiable en poisson. Cela signifie également réduire les incidences sur le milieu marin et sur des espèces vulnérables telles que les dauphins et les coraux. Ces actions contribueront à la réalisation d’un bon état écologique d'ici à 2020, conformément à la stratégie pour le milieu marin.

Faire cesser la surpêche s'inscrit également dans l'arrêt des rejets puisque davantage de poissons pourront atteindre une taille commercialement intéressante et les pêcheurs pourront bien plus facilement capturer des poissons de bonne taille sans capturer les plus petits.

Etant donné les avantages d'une pêche respectant le RMD, il convient de tout mettre en œuvre afin d'atteindre cet objectif au plus tôt. La Commission a l'intention de suivre les avis scientifiques du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) et du comité scientifique, technique et économique de la pêche (CSTEP) pour parvenir à un RMD présentant un faible risque d'épuisement des stocks. Il s'agit de la même base que pour les propositions relatives aux possibilités de pêche des campagnes de pêche 2011-2013.

Lorsque les informations biologiques relatives à certains stocks de poissons donnés sont incomplètes et qu'il n'est pas possible d'évaluer le RMD, la Commission utilisera les évaluations et les avis qualitatifs émis par les mêmes instances scientifiques en fondant ses propositions sur les informations disponibles et en appliquant le principe de précaution de manière transparente et systématique. Il ne sera pas proposé de modifier les TAC de certains stocks à moins que des faits nouveaux n'en démontrent la nécessité.

2. État des stocks

Des informations récentes concernant l'état des stocks dans les eaux atlantiques européennes (annexe 1a) font apparaître une augmentation notable de la proportion des stocks pour lesquels des avis scientifiques relatifs aux limites biologiques de sécurité sont disponibles (tableau 1 ci-dessus). Elle est passée de 35% en 2012 à 50% en 2013. Le nombre de stocks pour lesquels des évaluations complètes sont disponibles a augmenté graduellement, allant de 29 en 2007 à 46 en 2013, ce qui dénote une amélioration des connaissances scientifiques sur lesquelles se fondent les avis (tableau 5). Suite à la mise en oeuvre par le CIEM d'une nouvelle méthodologie dans les cas où la quantité de données est limitée, le nombre de stocks pour lesquels un avis quantitatif était disponible est passé de 47 à 77.


L'amélioration de l'état des stocks s'est poursuivie (tableau 2). Le nombre de stocks surexploités (pour lesquels le taux de mortalité par pêche le plus récent est supérieur à celui qui permettrait de respecter le RMD) a diminué, depuis 47 % l'an dernier pour atteindre 39% cette année.
Davantage de stocks sont concernés par des avis favorables à la réduction au minimum des captures (tableau 3). Il s'agit du cabillaud et de la sole en mer d'Irlande; du hareng en mer Celtique, des crevettes (Pandalus) en mer du Nord septentrionale et du merlan à l'ouest de l'Écosse. Le tacaud norvégien n'appartient plus à cette catégorie en 2013.


Depuis 2011, les TAC de 6 stocks ont été déterminés par chaque État membre3. Cette mesure, qui est assortie de clauses de sauvegarde concernant la bonne gestion, n’existe que dans les cas où un seul État membre a un intérêt dans la pêcherie. Il est préoccupant que les États membres n'aient pas été en mesure de se conformer pleinement aux obligations en matière de rapports, dans la plupart des cas en raison de l'absence d'une base technique permettant l'évaluation complète de l'état des stocks concernés et la fixation d'objectifs précis pour le RMD de ces ressources. Il est difficile d'évaluer jusqu'à quel point les TAC adoptés sont compatibles avec la politique commune de la pêche du point de vue de la durabilité. La Commission examinera ce point plus en détails au cours de 2013.

Au cours du Conseil de décembre 2012, le Danemark, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède et le Royaume Uni ont reconnu que la diminution du taux de mortalité par pêche des stocks de cabillaud devait rester une priorité et ont convenu, d'une part, que les États membres élaboreraient des mesures afin de réduire les rejets et d'éviter la capture de cabillaud et, d'autre part, qu'ils appliqueraient les plans visant à éviter la capture de cabillaud en 2013.

Les connaissances actuelles relatives à l'état des stocks de poissons sont décrites région par région à suivre dans Europa (à télécharger)

Un tableau mentionnant les quotas européens et comprenant un système de signalisation relatif à l'état des pêcheries peut être consulté à l'adresse suivante :
http://ec.europa.eu/fisheries/documentation/publications. Une analyse complète de l'état des stocks est disponible sur les sites www.ices.dk et https://stecf.jrc.ec.europa.eu.

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Le 30 mai 2013

Basse-Normandie : le développement de l'aquaculture à l’étude

Réunissant 80 professionnels et acteurs économiques, le conseil régional organisait ce mercredi 29 mai une journée de réflexion sur le développement de  l'aquaculture, l'une des principales ressources de la Basse-Normandie.

Pour Daniel Lefèvre, président du comité régional des pêches, l'aquaculture est sans doute une alternative valable pour la sauvegarde de la ressource vivante en milieu marin, mais pas la seule...



Source : France 3 Basse-Normandie  par Catherine Berra

Journée de réflexion sur le développement de l'aquaculture, ce mercredi 29 mai, au conseil régional de Basse-Normandie © France 3 Basse-Normandie
La demande mondiale des produits issus de l’aquaculture augmente. La consommation européenne et française également. Et pourtant, la production aquacole française baisse.

Un paradoxe qui ressemble à une opportunité à saisir pour notre région, d'autant qu'elle dispose déjà de sérieux atouts en la matière : des industries présentes sur la majorité des activités, une offre de formation complète du Bac Pro au master et des centres de recherche en pointe.

La production mondiale aquacole a augmenté de 35 % depuis 2006. Pendant ce temps, la production en France a diminué de 16 % alors que la consommation, elle, augmentait. Du coup, le taux d’importation est passé de 60 % à 80 % en 10 ans.

Au total, l’aquaculture représente 11 400 emplois en France dans 3 500 entreprises.

En basse-Normandie, elle est largement dominée par la conchyliculture qui représentent 3 000 emplois et compte deux écloseries dont la principale est la SATMAR.

Au-delà, elle réunit principalement une ferme aquacole "Saumon de France" dans la rade de Cherbourg, une écloserie SALMO spécialisée entre autres dans les alvins de saumons à Gonneville, une ferme aquacole écologique à Gefosse-sur-Mer et de nombreux élevages piscilicoles. Avec Filpromer, Nutrifish, Dielen, Manche Marée, Lequertier, Granvil’mer et Marée du Cotentin, sur les activités de transformation, la filière aquacole bas-normande est complète.

Parallèlement, plusieurs formations sont proposées dans la région : du Bac Pro au lycée Maritime et Aquacole de Cherbourg au Brevet Professionnel au CFPPA de Coutances, jusqu’au BTS, Licence et Master à Intechmer en passant par la formation d’ingénieur agro alimentaire de l’ESIX.

Si on ajoute des centres et laboratoires de recherche déjà en lien avec les industriels et les formations, tous les éléments nécessaires au développement d’une véritable filière aquacole sont réunis en Basse-Normandie.

C’est pourquoi la Région a réuni les différents acteurs concernés pour évoquer les actions à mettre en œuvre pour favoriser son développement.E

Elle propose de travailler avec l’ensemble de ses partenaires institutionnels, professionnels et scientifiques, à l’émergence d'un Centre Régional de l’Aquaculture.

Il s’agirait en fait d’un institut sans mur à l’instar du Centre de Référence sur l’Huître, qui réunirait les acteurs industriels et de la recherche en Basse-Normandie (Université de Caen – Basse-Normandie, Intechmer, le SMEL, Ifremer, les laboratoires départementaux…). et aurait vocation à assurer une meilleure diffusion des connaissances, à accompagner l’innovation scientifique, technologique et également la création ou le développement d’entreprises dans ce domaine.

Pour Daniel Lefèvre, président du comité régional des pêches, l'aquaculture est sans doute une alternative valable pour la sauvegarde de la ressource vivante en milieu marin, mais pas la seule.

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Le 29 mai 2013

Informer : les assises de la pêche le 5 juin à Paris

Source : Ouest France

Les Assises de la filière pêche et produits de la mer centrent leurs débats sur la gestion et de la valorisation des ressources halieutiques.

Face à la crise, à la concurrence internationale et aux contraintes réglementaires et environnementales qui pèsent chaque année davantage sur leur activité, les professionnels de la pêche et des produits de la mer se regroupent. Le marin et PdM ont souhaité accompagner ce mouvement en offrant à l’ensemble des acteurs (pêcheurs, mareyeurs, transformateurs et distributeurs) un espace d’information et d’échanges sur la situation de la filière et ses perspectives.

Plusieurs centaines de représentants de tous les secteurs de l’économie de la pêche et des produits de la mer sont attendus pour participer aux conférences et débats animés par les journalistes du Marin et de PdM. Des conférenciers nationaux et internationaux de haut niveau : responsables politiques, élus, directeurs de grands organismes publics, dirigeants d’entreprises et de syndicats professionnels, d’associations, experts participeront aux tables rondes.

Lieu : Eurosites George V, 28, avenue George V, Paris 8e. Contacts inscriptions : Hélène Vandewalle. Tel : 02 99 29 69 71. E-mail : h.vandewalle@infomer.fr ou Jean-Ronan Le Pen. E-mail : jr.lepen@infomer.fr
Programme

9 h - 9 h 20 Ouverture : Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports, à la Mer et à la Pêche.

9 h 20 - 10 h : Gestion durable des stocks : où en sommes-nous au niveau mondial ? Surpêche : quelle réalité ? Mark Dickey-Collas, Professional Officer for Ecosystem Integrated Advice ; Kollavik Jensen, department programme coordinator, FAO
10 h - 11 h RMD (Rendement Maximal Durable), la solution ? Cécile Bigot, directrice, Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture ; Javier Garat, président, Europêche ; Isabelle Thomas, députée européenne.

11 h 30 - 13 h "Zéro rejet" : comment fait-on ? Maurice Benoish, président, Port de Lorient-Keroman ; Marie-Joëlle Rochet, copilote de l’action "Obsmer", Ifremer ; Benoît Guerin, Secrétaire général, CCR Sud ; Emmanuelle Sauvion, Déléguée générale, France Filière Pêche

14 h 30 - 16 h Sortir du saumon-cabillaud : comment valoriser les espèces peu commercialisées ? Béatrice Dary, présidente, Halieutis. Olivier Dupuy, directeur général, Les Pêcheries de la Côtinière. Pierrick Lec’hvien, responsable des produits de la mer Système U. Pascal Jeanson, directeur marchés alimentaires, Sodexo. Jean-François Hug, président directeur général, Chancerelle. Marion Fischer, France Filière Pêche

16 h - 17 h Du zéro rejet au rejet valorisé : peut-on considérer le rejet comme une ressource ? Jean-Pascal Berge, directeur du Laboratoire Science et Technologie de la Biomasse Marine, Ifremer, Philippe Costenoble, directeur général, Copalis, Jean-Baptiste Delpierre, président, Pôle Aquimer.

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Le 28 mai 2013

Greenpeace soutient la (toute) petite pêche artisanale !

Ces 2 bateaux de pêche du Quartier maritime d'Auray font partie des chouchous de Greenpeace ? Et bien non !


Actuellement à Saint-Malo, l’Arctic Sunrise, fera route ces jours-ci pour Boulogne, sa prochaine escale, dans le cadre d’une campagne de promotion de la petite pêche artisanale. Le navire de Greenpeace sera au bassin Loubet lundi et mardi et sera ouvert au public pendant ces deux jours....

En effet, pour défendre un modèle de pêche durable, Greenpeace a ses chouchous. L'association avance plusieurs critères : une pêche à la journée, dans des bateaux ne dépassant pas 12 m avec des propriétaires et pas des armateurs. Et avec des techniques de pêche sélective : casiers, nasses, hameçons...

Sur la photographie ci-dessus extraite de l'article du NouvelObs : Politique commune des pêches : les pêcheurs artisanaux veulent être entendus, le premier bateau qui utilise un art trainant, probablement une drague à coquille saint-jacques, ne respecte pas les critères de pêche durable retenus par l'association....

Selon Greenpeace, la pêche artisanale en Europe représente 80% des embarcations et la moitié des emplois, 9% des débarquements de poissons, mais 30% de la valeur débarquée. Elle permet également de créer davantage d'emplois que la pêche industrielle.

L'organisation environnementale considère, avec de nombreuses autres ONG, que les pratiques actuelles entraînent une surpêche, qui met en péril le renouvellement de la ressource, et mène actuellement une campagne européenne sur le thème "petite pêche, grand avenir".

"Le discours de Greenpeace est absurde", a réagi dans la soirée le Comité départemental des pêches (CDPMEM) d'Ille-et-Vilaine. "Prétendre donner un avenir à la pêche en ne soutenant que des navires de moins de 12 mètres, sur une zone restreinte de 12 miles, illustre une méconnaissance totale de la pêche. Concentrer les bateaux de pêche sur la bande côtière conduirait à la disparition des ressources et conséquemment des pêcheurs".

Dans son communiqué, le président du CDPMEM, Pascal Lecler, souligne qu'il refuse pour sa part "d'opposer les pêcheurs les uns contre les autres et rappelle qu'une gestion durable des ressources nécessite des navires de pêches de tailles différentes et des modes d'exploitation divers afin de ne pas saturer la bande côtière"

Dans le cadre de sa campagne, qui doit encore le mener dans le Pas-de-Calais à Boulogne-sur-Mer (3 et 4 juin) et en Grande-Bretagne, l'Arctic Sunrise s'est déjà rendu en Roumanie, Bulgarie, Grèce, Slovénie, Croatie, Italie et Espagne.

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Le 25 mai 2013

Findus. Poisson importé à la sauce made in France

Boulogne retrouve le poisson en sauce

Source : La Semaine dans le Boulonnais

Soucieux de redorer son image, Findus, par la voix de son directeur général Matthieu Lambeaux, a annoncé le rapatriement sur le site boulonnais de sa production de poisson en sauce. Rien de vraiment nouveau selon les syndicats, cette décision étant déjà a Soucieux de redorer son image, Findus, par la voix de son directeur général Matthieu Lambeaux, a annoncé le rapatriement sur le site boulonnais de sa production de poisson en sauce. Rien de vraiment nouveau selon les syndicats, cette décision étant déjà annoncée depuis 2011...

Après avoir vu son image malmenée par la crise de la viande de cheval, Findus mise plus que jamais sur le made in France pour regagner la confiance des consommateurs.

Le groupe va rapatrier cette année ses productions de poisson en sauce pour le marché français sur son usine de Boulogne-sur-Mer. Un processus qui fait suite au transfert de quelque 3.000 tonnes de production de poisson nature en 2012 et qui devrait coûter au total 12 millions d'euros à Findus.

C'est la société Findus qui, la première, a annoncé, le 8 février dernier, le retrait de trois de ses plats préparés contenant du cheval, à la suite de la découverte au Royaume-Uni d'importantes quantités de viande de cheval dans des recettes censées contenir 11 à 18 % de viande de boeuf uniquement. Leur point commun : ils avaient été fabriqués dans l'usine luxembourgeoise de la société Comagel, basée à Metz... Le scandale de la viande de cheval était né.

Après des ventes en repli de 3 % en février - début de l'affaire du cheval - et des ventes stables en mars, la branche française du groupe suédois mise désormais sur un chiffre d'affaires en hausse de 4 % à 5 % en 2013, contre une hausse de 10 % attendue précédemment, a annoncé lors d'une conférence de presse le directeur général de Findus France, Matthieu Lambeaux. Le dirigeant a aussi rappelé que les produits à base de viande ne représentaient que 5 % du chiffre d'affaires et les plats préparés seulement 10 %.

Et de rappeler que ses deux produits phare sont le poisson et les épinards surgelés.
Justement, la direction, dans sa volonté de redorer son image, a également annoncé une série de décisions. D'abord, celle de "relocaliser" une partie de sa production à Boulogne. Findus va en effet rapatrier en 2013 la production de poissons en sauce destinés au marché français, après avoir déjà "relocalisé" les lignes de production de poisson nature l'an dernier.

Rien de vraiment nouveau pour les syndicats...

Une bonne nouvelle pour le site boulonnais (200 salariés), même si, du côté syndical, on tempère cette annonce. Ainsi, la CFTC fait remarquer que cette décision de rapatriement à Boulogne d'une ligne poisson sauce n'est qu'une étape des accords de compétitivité qui ont été signés en 2011 et qui consistent à injecter au total 12 millions d'Euros d'ici 2015 à Boulogne. Rien de nouveau en somme... En échange d'une diminution des jours de RTT et de nouveaux horaires de travail, la direction consentait à certains efforts. Elle a aujourd'hui réalisé la mise aux normes des installations frigorifiques, installé la nouvelle ligne de production et rapatrié certaines productions de l'étranger.

Mais la question de l'emploi fait toujours débat. En effet, il était question d'embaucher 50 nouveaux collaborateurs pour faire face à ce regain d'activités. 40 auraient été créés, selon l'intersyndicale CGT-CFTC, mais exclusivement en intérim.

Et les syndicats de demander à la direction d'embaucher rapidement une vingtaine de postes. De même, côté investissements, la CFTC estime qu'il manque aujourd'hui 4 millions sur les 12 millions annoncés pour améliorer les zones de stockage, la gestion informatisée et les investissements en bout de ligne.

Enfin, les salariés craignent toujours que Permira Iglo rachète Findus France pour le marché qu'il représente, mais pas pour ses unités de production...le marché européen étant déjà en surproduction

Les syndicats demandent l'embauche rapide de 20 salariés pour faire face au surplus d'activités

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24 mai 2013

Pétition : Stop au clapage des boues de Loctudy

Arrêt immédiat des clapages en mer !

Pétition du Comité Départemental des Pêches Maritimes et des Elevages Marins du Finistère
    
Nous, marins pêcheurs de langoustines du Finistère, associés avec le Comité Départemental des Pêches du Finistère et du Comité Régional des Pêches de Bretagne, demandons l’arrêt immédiat des clapages en mer !

Nous rappelons aux instances que cette zone (au sud du port du Guilvinec, 29) a toujours été notre lieu de travail. Nous constatons, depuis le début des travaux, que les promesses d’une vase, homogène, fine, dispersée et surtout sans déchets ne sont pas respectées.

Nous ne voulons pas uniquement servir de faire-valoir à la communication d’une politique territoriale souhaitant se tourner vers la mer.

Nous exigeons donc le respect des marins, de notre métier et des territoires maritime !

Pétition adressée à :
  • Conseil Général 29
  • Préfecture du Finistère
Cliquer Ici pour demander l'Arrêt immédiat des clapages en mer !


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Clapage au Sud... Extraction au Nord... Mer bretonne en chantier !
 
Non à l'extraction massive de sable en Baie de Lannion !

Source : Blog d'Alain Cadec (Député européen)

La baie de Lannion est un site remarquable avec un écosystème vulnérable dont les dunes sous-marines de sable coquiller constituent le véritable "poumon".

Aussi, je soutiens pleinement le collectif "Le peuple des dunes en danger en Trégor" dans son combat contre le projet d'extraction de sable en baie de Lannion. Ce projet démesuré concerne en effet un espace maritime situé entre deux zones classées Natura 2000. Il consisterait à prélever 8 millions de mètres cube de sable coquillier... Rien de moins !

Il aurait pour conséquence la disparition pure et simple, au terme de l'exploitation, de  ce "banc de sable" indispensable à la reproduction de nombreuses espèces: lançon, lieu, bar etc... Ce projet aurait ainsi un impact négatif direct sur toutes les activités dans la baie de Lannion comme la  pêche, le tourisme, la conchyliculture...

L'effondrement de cette dune sous-marine de 10 000 ans aurait donc des effets dévastateurs sur ce bout de littoral préservé, qui regorge encore de ressources naturelles très riches. L'intérêt économique de cette opération ne  peut pas justifier  une telle destruction.

Le peuple des dunes a déposé une pétition au Parlement européen que je soutiens. J'ai adressé en ce sens un courrier à la commission des pétitions.  Je serais très attentif à l'évolution de ce dossier: le poumon de la Baie de Lannion ne doit pas disparaître.

Pour plus d'informations : Extraction de sables en Baie de Lannion : "Touche pas à mon lançon !"

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Le 23 mai 2013

Europe Bleue : Tac et quotas de pêche 2013


Cliquer Ici pour télécharger le poster

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Le 22 mai 2013

Les élections municipales seront déterminantes quant à l'avenir des activités halieutiques ...

Alors que les pêcheurs bigoudens se battent depuis des mois contre le clapage, des élus de Charente-Maritime se positionnent contre le développement de la conchyliculture dans les pertuis charentais...

Deux articles du Littoral de Marennes avec les opposants aux filières à huîtres au large de l'Île d'Oléron et Jean-François Fountaine, candidat à la mairie de La Rochelle...


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 Le 21 mai 2013

Sur TF1, les pêcheurs artisans sont à l'honneur...

"Comment rendre attractif notre métier" se demandait Gérard Romiti, président du Comité National des Pêches dans un communiqué du CNPMEM suite au Conseil européen des ministres de la pêche...

Une réponse dans ces images de TF1 sur la pêche à la langouste en Corse, la langoustine au Guilvinec et la seiche dans le Morbihan 

Les langoustes, emblèmes de la pêche corse



C'est une pêche ancestrale qui fait le régal des touristes : la pleine saison des langoustes a débuté en Corse.

Source : TF1 - Le 13 heures du 15 mai 2013

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La saison des langoustines débute avec un mois de retard



La saison des langoustines est enfin arrivée, avec un mois de retard en raison du froid de l’hiver. Mais avec le soleil des derniers jours, l'activité des pêcheurs a repris, notamment dans le premier port de pêche artisanale. Une pêche qui attire les touristes, nombreux à attendre le retour des bateaux. Reportage au Guilvinec, dans le Finistère.

Source : TF1 - Le 13 heures du 26 avril 2013

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Golfe du Morbihan : à la pêche à la morgate



Dans le golfe du Morbihan, à Séné et sur l'ile d'Arz, on pêche la morgate, l'autre nom en Bretagne pour la seiche.

Source : TF1 - Le 13 heures du 9 mai 2013

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Le 18 mai 2013

Pêche du hareng : la Commission annonce qu'elle pourrait adopter des mesures à l’encontre les Îles Féroé


La Commission européenne a notifié aux autorités de pêche des Îles Féroé son intention d’adopter des mesures destinées à soutenir la viabilité des pêcheries de hareng qu'elle partage avec les Îles Féroé. Cette notification est une étape préliminaire qui donne aux autorités des Îles Féroé la possibilité d’être entendues avant l’adoption des mesures. Ces mesures pourraient inclure des restrictions aux importations de hareng et d’espèces associées pêchés par les Îles Féroé, ainsi que des restrictions d’accès aux ports de l’Union européenne pour les navires des Îles Féroé, sauf pour des raisons de sécurité.

Le stock de hareng atlantoscandinave est exploité par la Norvège, la Fédération de Russie, l’Islande, les Îles Féroé et l’Union européenne conformément à des mesures de gestion établies d’un commun accord par voie de consultation entre ces pays. Les Îles Féroé ont décidé de ne pas participer aux consultations relatives à la gestion du stock pour 2013 et ont annoncé qu'elles fixeraient un quota autonome à un niveau supérieur de 145 % à leur quota de 2012. Cette décision s’est inscrite dans un contexte dans lequel toutes les autres parties à cette pêche avaient accepté une réduction de 26 % de leurs quotas pour des raisons de conservation.

La décision des Îles Féroé compromet gravement la viabilité du stock, et diminue, dans une large mesure, ses perspectives de reconstitution. Les mesures de la Commission visent à assurer la viabilité du stock afin d'éviter son effondrement, qui laisserait de nombreux pêcheurs et leurs familles sans revenus. Ces mesures sont fondées sur le règlement (UE) n° 1026/2012, qui prévoit l'adoption de mesures contre les pays qui ne coopèrent pas avec l’UE dans le cadre de la gestion de stocks d’intérêt commun et adoptent des mesures de gestion qui mettent les stocks halieutiques en danger.

Les Îles Féroé sont un territoire autonome du Royaume du Danemark; elles ne font pas partie de l’Union européenne.

Source : Europa

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Le 17 mai 2013

“26ème Défi des Ports de Pêche” à Palavas-Les-Flots

Palavas-les-Flots : “26ème Défi des Ports de Pêche”

Du samedi 18 au mercredi 22 mai 2013

Palavas-les-Flots

Régates sur des bateaux monotypes, animations et dégustations au Village Pêcheurs

30 ports de pêche représentés (Manche, Atlantique et Méditerranée)

Comme chaque année depuis l’an 2000, Palavas-Les-Flots, grâce aux Pescaïres Palavasien, participe au Défi des Ports de Pêche. La Ville a terminé 2ème en 2009 à Groix, 1er en 2010 au Grau du Roi, 3ème en 2011 à Granville et 1er en 2012 à l’Ile D’Yeu

Le défi des Ports de Pêche a été créé pour réconcilier pêcheur et plaisancier. Les professionnels de la mer regardant parfois d’un œil agacé ces navigateurs du dimanche venus jouer sur leur lieu de travail. Il a fallu un peu de temps pour que ces deux familles, somme toute unies par le même amour de la mer, acceptent de naviguer bord à bord en parfaite harmonie.

C’est ainsi qu’il y a 23 ans germa la bonne idée de créer le Défi des ports de pêche dans le but premier de rapprocher ces deux mondes à la cohabitation parfois difficile. Cet appel reçut immédiatement un écho favorable dans les divers ports de pêche français.

Palavas-Les-Flots, un port de pêche

La tradition de la pêche. La Cigogne et Le Calimar

Non, ce n'est pas le titre d'une fable oubliée de Jean de La Fontaine. C'est celui d'une histoire humaine d'aujourd'hui. Ce sont les surnoms de deux incontournables pêcheurs de Palavas-les-Flots, Jean-Marie Bénézech et André Altere, tous deux conseillers municipaux délégués au port de pêche. Leurs visages aux traits forts résument à eux seuls toute une vie consacrée à la pêche, avec ses grands moments et ses grandes contraintes.

« La particularité du littoral palavasien réside dans la présence d'une série d'étangs salés, communiquant avec la Méditerranée par des passes appelés graus, explique La Cigogne. Jusque dans les années soixante-dix, 65 pêcheurs vivaient de l'étang de l'Or ». Le Calimar renchérit : « On y pêchait des anguilles, des jols, des daurades, des crevettes grises, des solettes... ». Les étangs étaient d'une telle richesse que les pêcheurs se permettaient, jusqu'en 1975, de prendre des vacances en juillet. C'est dire...
 
La pollution et l'exploitation ont menacé rapidement ces aires de vie aquatique. « Ils ont servi de stations d'épuration pendant des années, se souvient Jean-Marie Bénézech, la pollution a vidé les étangs ». Alors, les hommes ont dû se tourner vers la mer. « Nous avons dû changer de matériel, pour pêcher des soles, des merlans et des thons, décrit André Altère. Nous sommes repartis quasiment de zéro ».

Sur les 250 pêcheurs travaillant à Palavas en 1960, il n'en reste plus qu'une trentaine, ainsi que 8 sur les étangs. Mais la tradition de la pêche avec de petites unités est toujours aussi forte. Chaque jour, il n'est que de voir les toiles blanc et bleu des parasols parsemant les quais, au bord du canal du Lez, et les visiteurs venant acheter leur poisson tout frais sur les étals protégés du soleil de plomb du Midi. Si frais qu'il saute parfois des bassines en plastique...

La Cigogne et Le Calimar sont tombés dans la marmite du Défi des Ports de Pêche en 2000, attirés par un de leurs amis du Grau-du-Roi.

« On ne connaissait rien à la voile, raconte Jean-Marie, car on pêche au moteur. Il a fallut s'y mettre, avec des techniques et des termes différents ». De son côté, André en frémit déjà : « Cela va être notre treizième Défi et on déborde tous d'enthousiasme. Car on s'est pris au jeu. Et puis, nous sommes tellement heureux de recevoir nos amis de tous les océans ».

Car de Boulogne-sur-Mer à Palavas-les-Flots, ces hommes parlent tous le même langage et partagent tous la même passion. 

La mer.
 
Au-delà de la compétition, le défi offrait la possibilité à des marins pêcheurs aguerris de s’embarquer pour une découverte de la navigation à la voile comme la pratiquaient professionnellement leurs anciens, parents et grands parents.

Au fil des ans, le Défi des ports de pêche a jeté l’ancre dans bon nombre de ports de pêche de France et mis sous les projecteurs, élus, marins, décideurs et les offices de tourisme invités à tenir salon dans le village des pêcheurs.

Cliquer Ici pour plus d'informations sur le programme

Cliquer Ici pour accéder à la liste des participants et au déroulement des régates...

Cliquer Ici pour le dossier de presse

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Le 16 mai 2013

Agroalimentaire : Travailler pour les animaux rapporte plus !

Les salariés dans l'alimentation pour animaux gagnent plus que dans tous les autres secteurs agroalimentaires...

En queue, les salariés dans le poisson, la volaille, les fruits et légumes...

Cliquer Ici pour accéder au dossier de l’Insee sur l’emploi dans l’agroalimentaire en Bretagne

Agroalimentaire. Qui sont les 60.000 salariés bretons ?

Source : Le Télégramme

L'industrie agroalimentaire emploie 60.000 personnes en Bretagne. C'est une main-d'oeuvre très majoritairement ouvrière relativement féminisée et assez peu qualifiée. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Insee.

Même si les perspectives s'assombrissent dans certains secteurs (porc, volaille) l'industrie agroalimentaire bretonne reste un gros pourvoyeur d'emplois. «Mais sa main-d'oeuvre se distingue par rapport aux autres secteurs de l'industrie. Les ouvriers y sont surreprésentés (ils occupent trois quarts des emplois) et moins souvent qualifiés», constatent Florence Le Bris de l'Insee et Gwenaël Poirier de la Direccte qui ont établi le profil de la main-d'oeuvre et les conditions d'emploi dans l'agroalimentaire. La raison en est simple : l'industrie bretonne reste encore très tournée vers la première transformation à faible valeur ajoutée.

Les femmes au poisson et les hommes à la boucherie. Certaines industries de l'agroalimentaire emploient plus de femmes que d'hommes. C'est le cas dans la transformation du poisson, la fabrication de produits de boulangerie-pâtisserie, dans les plats préparés et dans le secteur de la volaille. À l'inverse, l'industrie de la viande de boucherie est du domaine des hommes, le travail dans les abattoirs nécessitant le port des charges lourdes.

Lait et viandes de boucherie : une plus grande technicité. La part des ouvriers qualifiés est nettement plus élevée dans les industries des produits laitiers, des aliments pour animaux mais aussi la viande de boucherie. La raison est simple : les process de production y sont plus complexes et nécessitent donc un savoir-faire et une plus grande technicité.

Des emplois de proximité. C'est l'un des atouts de l'industrie agroalimentaire avec des entreprises bien réparties sur le territoire rural. Pour aller à leur travail, les ouvriers de l'agroalimentaire font en moyenne moins de kilomètres que leurs collègues des autres industries.

Des conditions de travail difficiles. Le rythme de travail étant souvent dicté par la chaîne, les salariés sont amenés à faire des gestes répétitifs à des cadences élevées. Les maladies professionnelles et particulièrement les troubles musculo-squelettiques ainsi que les accidents du travail sont plus fréquents dans l'industrie agroalimentaire. Néanmoins, des actions sont progressivement mises en place pour améliorer les choses.

Des salaires plus faibles. Selon des chiffres de 2009, la moitié des salariés de l'industrie agroalimentaire perçoit un salaire brut inférieur à 12,60 euros de l'heure. Les secteurs qui paient le mieux sont ceux des aliments pour animaux et les produits laitiers où les taux de qualification sont plus élevés.

Seulement six emplois sur dix à temps complet. Soumises à des variations d'activité, les entreprises ont des besoins en main-d'oeuvre fluctuants d'où le recours très important à l'intérim. Les CDI à temps complet ne représentent que 63 % de l'emploi.

Très jeunes, les saisonniers ! Plus de 6.200 contrats saisonniers ont été signés en 2009. C'est l'industrie du poisson dans le Finistère et des légumes transformés dans le Morbihan qui embauchent le plus de saisonniers. 75 % de cette main-d'oeuvre ont moins de 30 ans. Sept sur dix occupent des postes d'ouvriers non qualifiés.

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Le 15 mai 2013

A Sète, un matelot du chalutier Stéphane-Cardone travaille à terre !

C’est un drôle de matelot, Frédéric Fallourd. Et son “embarquement”, il y a deux ans, sur le Stéphane-Cardone, avait certainement fait pas mal jaser sur le port. Imaginez : un ingénieur en génie mathématique (et natif de Blois, encore !) sur un chalutier, c’était du jamais vu. Or, si Stéphane Cardone, privé de mer pour raisons de santé a fait appel à cet ami de 20 ans, c’est pour développer une activité de vente aux particuliers que le patron avait défrichée quelques mois plus tôt.

Cette option n’étant exploitable que dans le cadre des “ventes Colbert” (système ancestral qui permet soit à l’épouse de l’armateur, soit à l’armement, de commercialiser directement une partie de la pêche), Frédéric Fallourd passait un brevet “Capitaine 200” et intégrait l’équipage. Puis, après huit mois de matelotage pur, "vu la pénurie de marins", il s’attelait, à terre, à la tâche.

Frédéric Fallourd : "Mes objectifs : permettre à l’équipage de vivre de son travail, faire passer un autre message sur la pêche, travailler sur la traçabilité."

Un article de Patrice Castan dans le Midi Libre : Sète : le matelot qui, à terre, permet de mettre du beurre dans les épinards

"Au début, ce n'était pas rentable"

"Stéphane avait déjà établi des contacts avec des particuliers, explique Frédéric Fallourd. On vendait les caisses de 5 kilos de poisson 31 €. Là-dessus, on devait payer la caisse, la glace, les livraisons et, en plus, les “clients” ne voulaient que du poisson noble. Ce n’était pas rentable." Le manque à gagner n’était toutefois pas assez lourd pour justifier l’abandon d’un projet qu’"il fallait juste affiner". En trouvant des relais susceptibles de s’assurer la confiance des consommateurs, puis en définissant le juste équilibre entre l’échantillon de poissons proposé et le prix de la cagette.

Dans un premier temps, l’armement frappait à la porte de Terroir Direct, association émanant du conseil général dont le but est de développer la vente en circuits courts. Conditions d’accès ? "Être producteur, garantir que toute transformation du produit est effectuée in situ, et certifier d’une démarche “durable” dans l’exploitation de ressources..." Difficile, s’agissant de pêche chalutière ? "Nous avons expliqué à Terroir Direct que tous les pêcheurs ne font pas n’importe quoi, confie le matelot, que nous avons fait évoluer notre façon de travailler en changeant les filets, les panneaux, en réduisant notre conso, en ramenant les déchets à terre... On peut aussi prouver que fournir un kilo de poisson est moins polluant, en terme de bilan carbone, que de produire un kilo de viande..." Adoubé par l’association, le chalutier bénéficie depuis de sa vitrine internet, sur laquelle les clients effectuent leurs commandes. "Et quand on ne sort pas, il n’y a pas de poisson", insiste Frédéric Fallourd, puisque 100 % du contenu des caissettes doit provenir du Stéphane-Cardone.

Jusqu'à 2 000 € par semaine

Sur le “portail” de Terroir Direct, le consommateur peut commander des caissettes de 2 kilos (22 €) ou 4 kilos (40 €), dont la composition minimale comprend lotte, capelans, merlans "et que je complète, en fonction de la pêche, avec des limandes, des rougets, etc." Soles et loups sont aussi disponibles "à la belle pièce" et sur commande. "Quand on a lancé le projet, je me voyais mal débarquer chez le particulier et dire : bonjour, je vends du poisson frais, ajoute Frédéric Fallourd. En cela, Terroir Direct nous a servis de caution..."

Jusqu’à 2 000 € par semaine Fort de la confiance accordée par l’association, le matelot a ensuite pris son bâton de pèlerin, démarchant plusieurs Amap (lire ci-dessous) et des particuliers, auxquels il propose d’autres formules. Tout un chacun peut se faire envoyer (par retour de mail) le détail de caissettes de 3 kilos minimum de poisson, pour 35 €, ainsi qu’une carte sur laquelle il est possible de commander "jusqu’à J-1".

Aujourd’hui, avec moins de 300 kilos de poisson par semaine, la vente directe en caissettes représente à peine 10 % des volumes débarqués par le chalutier sétois. Mais avec un prix moyen de 8 € au kilo ainsi obtenu, elle rapporte jusqu’à 2 000 € par semaine, "tout en ne pêchant pas plus". Des revenus intégrés au chiffre d’affaires du navire et donc à la part des marins. Ce qui, ajouté à une foule de petites économies (lire ci-dessous), a permis de faire du Stéphane-Cardone "un bateau qui paie ses dettes, et ne perd plus d’argent".

"Nous ne sommes pas là pour engraisser les pétroliers"

"Ici, on a de très bons pêcheurs pour trouver le poisson. Mais ce n’est qu’un aspect du métier et les formations sont à mon avis incomplètes au regard des défis qui sont ceux de la pêche aujourd’hui, estime Frédéric Fallourd. Je vous avoue qu’il nous arrive de décider de rester à quai les jours où l’on sait que le poisson ne se vendra pas. La course aux volumes débarqués est stupide et nous ne sommes pas là pour engraisser les pétroliers..."

On économise des tonnes de gazole

Une fois embarqué sur le chalutier Stéphane-Cardone en 2010, le matelot ingénieur n’y est pas allé par quatre chemins. Faisant fi de "la culture et des a priori", il s’est donné pour objectif de "faire manger tout le monde (l’équipage, Ndlr)" alors que l’armement battait de l’aile. "D’abord, on a pris les marins les plus motivés." Ensuite, l’équipage a travaillé sur la maîtrise d’un nouveau matériel (panneaux, filets), "qui nous a permis de faire passer notre consommation de 14 tonnes à 11 tonnes de gazole par semaine". Bientôt, le groupe électrogène sera désactivé au profit d’un alternateur, et de batteries, "et on économisera deux tonnes supplémentaires".

En moins de deux ans, sur le seul gazole, le chalutier aura économisé 4 500 € par semaine ! À ajouter au “plus” tiré d’une vente directe qui fait que "depuis janvier, le propriétaire du bateau n’a pas eu à compléter les salaires de sa poche". Pour autant, les circuits courts ("complémentaire"), n’ont pas vocation, assure Frédéric Fallourd, à faire du tort à la criée ou aux mareyeurs. Au contraire : "Si certains patrons se regardent en se disant secrètement : quand je serai le dernier bateau, je vais me gaver, ils font une grosse erreur. Car le jour où il n’y aura plus qu’une poignée de chalutiers, il n’y aura plus de criée, plus de mareyeurs. Alors à qui vendrons-nous ?"

Les "Amap" s'ouvrent aux poissons

Amap : Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne. Créées à l’origine pour permettre aux agriculteurs de vivre d’une polyculture vivrière (fruits, légumes, céréales) en s’assurant la participation préalable d’acheteurs adhérents, elles se sont ouvertes aux petits producteurs de viande et, récemment, à la pêche. Sur le territoire de Thau, le Stéphane-Cardone aurait récemment pris contact avec l’Amap Cantagal, à Villeveyrac.

Vos renseignements et commandes sur poisson2sete@gmail.com
Les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, ou Amap, ont été créées à l’origine pour permettre aux agriculteurs de vivre d’une polyculture vivrière (fruits, légumes, céréales) en s’assurant la participation préalable d’acheteurs adhérents. Puis elles se sont ouvertes aux petits producteurs de viande et, récemment, à la pêche. Sur le territoire de Thau, le Stéphane-Cardone aurait récemment pris contact avec l’Amap Cantagal, à Villeveyrac.

Vos renseignements et commandes de poissons du Stéphane-Cardone sur poisson2sete@gmail.com

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Stéphane Cardone, pêcheur à Sète : "On n'est pas des Vikings"

Source : Midi Libre

Pour raisons de santé, le patron du chalutier sétois ne prend plus la mer. Mais il n'a pas jeté l'éponge même si le constat qu'il dresse sur la profession, ses erreurs, ses dérives, est amer.

Vous êtes propriétaire du Stéphane-Cardone depuis 1997 et issu d’une famille où l’on est pêcheur de père en fils. Pour autant, votre chalutier n’a pas été épargné par les problèmes de rentabilité...

Quand on travaille quinze heures par jour à la mer, on a la tête dans le guidon et pas vraiment le temps de se poser pour réfléchir. On va à la mer comme des bourricots, on jette les filets dans l’eau, c’est tout. Le déclic, je l’ai eu quand j’ai été malade, je me suis dit : comment une entreprise peut-elle survivre avec autant de frais que de chiffre d’affaires et, en plus, donner 300 € par semaine à chaque matelot, la part du patron, etc. ? C’est aberrant.

Pourtant, c’est bien vous qui l’avez fait construire, ce bateau ?

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Le 14 mai 2013

A Dieppe, le bilan de la saison de la pêche à la coquille est mitigé

La saison de la coquille Saint-Jacques s'achève mercredi prochain. Mais déjà le premier bilan de ces 42 semaines de campagne n'est pas très bon.

Source : France 3 Haute-Normandie par Carole Belingard



Reportage de Raphaël Deh et Judikaëlle Rousseau avec les interviews de :
  • Jean-Louis Séron: patron pêcheur "La Cigogne"
  • Miguel Marguerie: Dieppe Marée
  • Marie-Dominique Fouchault: Directrice du syndicat mixte du Port de Dieppe
Avec l'augmentation du prix du gasoil, une météo très défavorable, le prix de vente de la coquille Saint-Jacques est peu satisfaisant pour les pêcheurs dieppois. Avec des mauvaises conditions en mer, les bateaux ont été de nombreuses fois au cours de la saison empêchés de sortir. Sur la baie de Seine, les pêcheurs ont dû faire face à une qualité très médiocre. Bref, une saison désastreuse pour beaucoup de professionnels.

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La campagne 2012-2013 de coquilles saint-jacques en Manche est, qui vient de s’achever ce mercredi 15 mai, figurera parmi les plus chaotiques. Elle promettait pourtant d’être exceptionnelle grâce à une ressource très abondante. Mais les problèmes se sont accumulés. Flottille britannique ratissant massivement avant l’ouverture, présence forte de toxine ASP, marché du frais qui ne s’est jamais installé, décorticage balbutiant et prix tirés vers le bas par le mareyage, records de retraits voire de destructions ! Les instances professionnelles voudraient éviter qu’une telle saison ne se reproduise à l’automne prochain. Mais ils peinent à trouver des solutions.

À lire dans « le marin » du vendredi 17 mai.

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La coquille normande n'a pas trouvé son marché cette saison

Source : Ouest France

Les pêcheurs bas-normands attendaient une campagne de la saint-jacques exceptionnelle. Le bilan de fin de saison est largement plus morose.

« En début de saison, les professionnels ont connu de nombreux problèmes, avant même l'ouverture de la coquille, avoue Mathieu Vimard, directeur adjoint de l'Organisation de producteurs de Basse-Normandie. Au terme de la campagne, nous ne sommes pas loin de les avoir tous cumulés. »

Cette campagne promettait d'être « exceptionnelle », avec un gisement hors normes, estimé à 29 000 tonnes par Ifremer. « Dès le mois d'août, la flottille britannique est venue piller la saint-jacques, regrettent les pêcheurs de Port-en-Bessin. Trois mois avant l'ouverture pour les Français. »

« La vingtaine de bateaux présents pendant trois mois a eu des incidences sur le marché, reconnaît Mathieu Vimard. À raison de 200 tonnes pêchées quotidiennement, avec des coûts de production inférieurs, cela n'a pas été sans poser des problèmes sur la commercialisation de nos coquilles. »

Et effectivement, la saint-jacques n'a pas tenu ses promesses. « Si la quantité était bien au rendez-vous, avec un volume historique, le niveau de qualité habituel n'a pas été atteint. » En cause, une taille inférieure à la normale et la présence de la toxine ASP sur un tiers des zones de pêche. Fin janvier, huit chalutiers bas-normands avaient été pris en flagrant délit de pêche dans ces secteurs. Un épisode qui avait un peu jeté le discrédit sur la profession.

Mais le souci majeur, c'est que les consommateurs ont boudé la coquille, avec à la clé des prix de vente très bas. « Au terme d'une saison comme celle-ci, avec un marché morose et un prix du gazole élevé, on peut craindre pour l'avenir de nombreux bateaux, estime Mathieu Vimard. S'il n'y a pas encore de dépôt de bilan, les armateurs retardent leurs investissements. »

Et l'avenir ne s'annonce pas au beau fixe....
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Le parquet a requis ce mercredi en correctionnelle à Caen 15.000 euros d'amende à l'encontre d'un capitaine anglais accusé de pêche illégale de coquilles Saint-Jacques.

Le Van Dijk, un chalutier de 33 mètres de long, avait été intercepté en janvier au large du Calvados, en train de pêcher illégalement dans les eaux territoriales françaises. Il avait coupé un des dispositifs qui permet de le repérer. Il avait 21 tonnes de coquilles à son bord, quand, selon les affaires maritimes françaises, les plus grands bateaux normands, qui font 15 mètres, en ramènent 3,6 tonnes au maximum.

Le tribunal doit rendre sa décision le 13 juin.

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Le 13 mai 2013

Réforme de la pêche : les militants écologistes mettent la pression



Source : Euronews

“Sauvez les poissons ! “. C’est le cri du coeur qu’on lancé des militants écologistes à Bruxelles. Juchés sur une réplique de bateau de pêche devant les portes du Conseil, ils ont appelé les ministres à une réforme ambitieuse du secteur. Et ils n‘étaient pas seuls.

“ Si nous ratons cette opportunité, qui sait quand il y en aura une autre ? “ , nous a confié la commissaire européenne à la Pêche Maria Damanaki.

Objectif de la réforme : limiter plus strictement les quantités pêchées et interdire les rejets en mer. Mais certains gouvernements ont des réticences.

“ Nous voulons que les ministres de la pêche disent que cette pratique qui consiste à rejeter en mer des poissons, qu’ils soient vivants ou morts, que cette mauvaise pratiquer doit cesser”, explique le directeur du WWF Europe, Tony Long.

D’après les chiffres de la Commission, la surpêche touche 80% des réserves en Méditerranée et 47% dans l’Atlantique. Des niveaux qui menacent l’avenir du secteur.

“ Pour la première fois, la réforme propose de prendre en compte la pêche artisanale. Elle représente 80% des bateaux de moins de 12 mètres, 70% des emplois, et jusqu‘à présent, on a été les laisser-pour-compte de toutes les réformes “ , souligne Christian Decugis, un petit pêcheur.

Le Parlement européen a donné son feu vert à la réforme en février dernier. Reste à trouver un compromis avec les 27. En ramenant les réserves à des niveaux soutenables d’ici 2020, le secteur pourrait créer de nombreux emplois, promet la Commission.

Il faut que les pêcheurs se trouvent un autre gagne-pain !

Pour Isabella Lövin, eurodéputée verte, "Ils essaient tous d’obtenir des allègements et des subventions. Mais il faut qu’ils se trouvent un autre gagne-pain, c’est aussi simple que cela". Depuis son élection au Parlement européen, en 2009, la Suédoise Isabella Lövin n’a qu’un objectif : combattre la surexploitation des ressources halieutiques. Quitte à bousculer les habitudes des élus et l’équilibre de certaines communautés locales. Extrait de l'article de Presseurop : Portrait : Isabella Lövin, eurodéputée contre vents et marées

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Le 11 mai 2013

Monaco, un éco-quartier entre corail rouge et herbier à posidonies !

Monaco veut s'agrandir de 6 hectares sur la mer... et lance un appel à candidatures

Source : Le Monde.fr avec AFP | 06.05.2013

La principauté de Monaco a officiellement lancé un appel à candidatures pour son projet d'extension territoriale de 6 hectares gagnés sur la mer, dont la première étape sera la construction d'une immense "dalle" sous-marine d'un coût d'un milliard d'euros, a détaillé, lundi 6 mai, le gouvernement monégasque.

L'équation est compliquée pour un Etat très à l'étroit dans ses 2 km2 : construire de nouveaux logements de luxe pour attirer une clientèle internationale fortunée, et préserver l'environnement marin défendu dans ses discours par le souverain Albert II.

Sur une carte du littoral monégasque, le gouvernement a délimité une surface d'une dizaine d'hectares où pourra se loger le nouveau quartier de six hectares. Cet espace est actuellement situé en face d'un jardin japonais et de la salle de spectacles et de congrès Grimaldi Forum.

A seulement vingt mètres de là, sur la droite du futur quartier, démarre la réserve marine du Larvotto, fierté de la principauté avec sa riche biodiversité, ses posidonies, ses grandes nacres et ses mérous bruns. A quarante mètres sur la gauche se situe le "tombant des Spélugues", avec ses cavernes sous-marines tapissées de corail.

Un socle à 20 mètres de fond

Entre ces deux univers protégés doit surgir dans une dizaine d'années un nouveau quartier d'immeubles de 6 à 10 étages, comprenant logements de grand luxe, parkings sous-marins, commerces, bureaux et une marina d'une quarantaine d'anneaux.

Au préalable, le constructeur retenu devra préparer à vingt mètres de fond un socle pouvant soutenir toutes ces constructions, pour un coût estimé à un milliard d'euros. Différentes techniques sont possibles, comme le remblaiement avec de la terre ou la pose de caissons flottants acheminés par la mer puis immergés (solution qui pourrait être privilégiée car elle est moins violente pour l'environnement marin).

En échange de cet investissement colossal, l'opérateur disposera de droits à construire, même s'il devra rétrocéder à l'Etat certaines surfaces bâties ou non bâties. Les dossiers peuvent être déposés jusqu'au 23 juillet. Dix postulants au maximum seront sélectionnés, puis trois après des auditions. Le premier de la liste disposera de douze mois de négociations avec l'Etat pour finaliser son offre globale. Le projet d'extension pourrait ainsi voir le jour vers 2024.

"La protection de l'environnement" figure en bonne place dans l'appel public, qui parle aussi "d'éco-quartier" et de la réalisation "d'études d'impact". Les candidats devront aussi pouvoir avancer de sérieuses garanties financières.

Lire aussi : Monaco Blue Initiative : "Sous les yacths... L'ivresse des profondeurs !"

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Le 10 mai 2013

La Semaine dans le Boulonnais joue à « Oliver dit... »

En France, c’est « Jacques a dit... » Au Québec, c’est « Jean dit... » En Europe, c’est « Oliver dit... »

Maria Damanaki, maître de jeu, donne des ordres...

Les pêcheurs européens exécutent l’ordre : « Oliver dit...»

La réforme de la pêche est en négociation au niveau de l'Union européenne. Rencontre avec Oliver Drewes, porte-parole de la commissaire européenne à la pêche, Maria Damanaki. (Photographie de la Commission Européenne)
La SdB : « Une nouvelle réforme de la pêche est en cours d'élaboration, pouvez-vous nous dire les grandes lignes de la pêche de demain en Europe ?
O.D. : Les mots clés de la réforme à venir sont une pêche plus durable, plus régionale et respectueuse de l'environnement. Le but de la réforme est aussi que les pêcheurs aient une idée des prix sur le long terme et des quotas pour qu'ils puissent investir et pour sauvegarder la pêche artisanale. Nous ne voulons pas que la pêche devienne un musée en Europe.

La SdB : Au niveau local, les questions de l'Union européenne paraissent loin, pourquoi la pêche est-elle une question européenne ?
O.D. : La pêche, ça ne se joue pas uniquement sur une région, mais au niveau européen et mondial. En France, 85 % du poisson qui est consommé vient de l'étranger, essentiellement de l'Asie, et est produit en aquaculture. Pourquoi importe-t-on autant de poissons ? Il faut aussi que les consommateurs prennent conscience de la situation et consomment peut-être plus local et plus responsable.

La SdB : Pourquoi y a-t-il des quotas et pourquoi est-ce des négociations si compliquées ?
O.D. : Les quotas ne dépendent pas de l'Union européenne. Les poissons n'ont pas de passeports et naviguent dans les océans sans se soucier à qui appartiennent les eaux dans lesquelles ils se trouvent. C'est ensemble que l'on doit trouver des solutions, en fonction des constats scientifiques qui sont faits et des recommandations des spécialistes pour que les espèces soient préservées, continuent de se reproduire. Avec ces analyses scientifiques, nous publions des propositions pour l'année suivante de quantité de poissons à pêcher pour chaque pays, et ce sont les ministres qui décident ensuite de la répartition des quotas et qui négocient. Le problème que l'on souhaite aujourd'hui éviter, ce sont les échanges des quotas. Nous devons aussi tenir compte des pays qui ne font pas partie de l'Union européenne comme la Norvège et l'Islande et qui ont une culture de la pêche. Par exemple, la question du maquereau est cruciale en Islande, ça en est même devenu une question nationale qui a joué son rôle lors de l'élection de samedi.

La SdB : Les pêcheurs réclament d'avoir une vision sur plusieurs années des quotas, est-ce en réflexion ?
O.D. : Aujourd'hui, pour le calcul des quotas, les méthodes scientifiques permettent de prévoir sur plusieurs années. La pluriannualisation des quotas, nous avons les moyens de la faire et tentons de la mettre en oeuvre.

La SdB : Calais a perdu quasiment tous ses quotas de cabillaud ces dernières années, ça a été un sacré coup dur...
O.D. : Le but des quotas est d'avoir des statistiques gagnantes à la fois pour les poissons et pour les pêcheurs. Il peut y avoir quelques perdants, le temps que se rétablisse une espèce.

La SdB : L'approche de la pêche est en train de complètement changer ?
O.D. : Oui, la pêche est devenue un enjeu, même pour les pays qui n'ont pas de façade maritime. En Europe, nous sommes en retard en matière de politique de pêche. Les Américains ont complètement changé leur politique il y a déjà plusieurs années de ça et maintenant, ils ont un système durable et profitable pour les pêcheurs. Les Australiens, les Néo-Zélandais, les Norvégiens ont déjà changé leurs systèmes aussi. »

La SdB : Quelles sont les dernières initiatives prises en matière de pêche par les Européens ?
O.D. : Nous avons lancé la semaine dernière une plateforme pour comparer les prix du poisson dans tout le marché européen, que ce soit au niveau des criées ou des supermarchés. Cette transparence va changer l'organisation de tout le marché du poisson. On pourra aussi voir l'évolution des prix au fil des semaines et les différentes situations entre les régions. Ça ne va pas changer les choses tout de suite, ça va prendre quelques années.
Nous souhaitons aussi développer l'aquaculture en Europe. Nous allons lancer lundi (NDLR : hier), un projet à Bruxelles.

La SdB : La question de la pêche est donc mondiale, mais existe-t-il une coopération internationale sur le sujet ?
O.D. : Une meilleure réglementation internationale et des contrôles au niveau mondial sont l'un des enjeux du futur. Le plus difficile pour les Européens, c'est de pêcher hors de l'Europe. Les Chinois ou les Russes sont partout et achètent des quotas dans le monde entier. Nous devons aussi faire face au problème que des bateaux européens, pour avoir plus de quotas, se "repavillonnent" dans des pays où ils achètent des quotas. Pour la première fois, nous avons fait une carte du monde des pays et cinq sont interdits d'entrée dans les ports européens car ils ne gèrent pas cette ressource.
 »
Propos recueillis par Claire Duhar dans  La Semaine du Boulonnais du 30 avril 2013 : Pêche : « consommer plus local »

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Le 9 mai 2013

Monsieur le Ministre,  n'embarquez pas ! 



C'est un piège.... Le bateau va sombrer !

Cliquer Ici si vous souhaitez embarquez

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Le 7 mai 2013

Les eurodéputés pro-minotiers mettent la pression !


L'industrie de la pêche minotière se frotte les mains au Danemark... Avec le soutien du parlement européen, l'activité minotière va être boostée par l'interdiction des rejets de poisson... Mais, il ne faudrait pas que les ministres de la pêche en tant que représentants des Etats membres,  mettent des bâtons dans le processus enclenché par le groupe d'eurodéputés pro-minotiers...

«Nous espérons que les gouvernements ne fermeront pas la porte à un compromis»

Source : cfp-reformwatch.eu le 30 avril 2013

38 membres du Parlement européen demandent à chaque gouvernement de l’UE de jouer un rôle constructif dans la réforme de la pêche, avant la réunion du 2 mai au cours de laquelle la présidence irlandaise sollicitera l’approbation d’un nouveau mandat de négociation. Si une minorité de blocage dans le Conseil refuse de trouver un compromis avec le Parlement, « la réforme de la pêche risque d’être complètement bloquée », écrivent les députés européens

Le jeudi 2 mai 2013 constitue une date importante pour le futur des poissons et des pêcheurs européens. Les représentants des 27 gouvernements européens vont se rencontrer afin de décider s’ils souhaitent conclure de manière constructive les négociations entre le Parlement européen et le Conseil sur la réforme de la pêche ou si, au contraire, ils souhaitent bloquer la totalité de la réforme.

Le Parlement européen a exposé sa vision d’un futur où la pêche dans l’UE sera durable. En première lecture, une large majorité des députés européens – issus de tous les partis politiques et de tous les États membres – ont accepté de mettre un terme à la surpêche d’ici 2015 afin de permettre de ramener les stocks de poissons à des niveaux durables d’ici 2020. En d’autres termes, d’ici 2020, nous souhaiterions avoir une industrie de la pêche prospère, un environnement marin plus sain et des poissons européens durables pour les consommateurs européens.

Nous voulons mettre fin à la pratique des rejets de poissons en mer afin d’inciter les pêcheurs à utiliser des méthodes de pêche sélectives et à éviter les prises accessoires.

Nous réclamons la mise en place d’un réseau de zones de rétablissement des stocks halieutiques. Les quotas de pêche doivent suivre les recommandations scientifiques. Nous voulons améliorer la mise en œuvre et le contrôle et nous assurer que des sanctions seront prises à l’encontre des États membres et des opérateurs qui ne respectent pas les règles. Le restockage de nos mers vides dépend de ces mesures.

Il est vrai que ces objectifs ambitieux exigent des sacrifices à court terme, mais le statu quo n’est pas une option. Rien qu’au cours des dix dernières années, les captures ont enregistré une baisse de 25 % en Europe, le nombre de stocks de poissons surexploités a augmenté, et aujourd’hui l’UE importe un pourcentage stupéfiant du poisson que nous consommons, soit 65 %.

Pourtant, nombre de gouvernements européens souhaitent freiner la réforme.

(...)

Membres du Parlement européen "pro-minotiers"

Kriton ARSENIS (Grèce, S&D)
Elena BĂSESCU (Roumanie, PPE)
Jean-Paul BESSET (France, Verts/ALE)
Michael CASHMAN (RU, S&D)
Vasilica Viorica DĂNCILĂ (Roumanie, S&D)
Chris DAVIES (RU, ALDE)
Bas EICKHOUT (Pays-Bas, Verts/ALE)
Lorenzo FONTANA (Italie, EFD)
Christofer FJELLNER (Suède, PPE)
Gerben-Jan GERBRANDY (Pays-Bas, ALDE)
Mikael GUSTAFSSON (Suède, GUE/NLG)
Catherine GRÈZE (France, Verts/ALE)
Rebecca HARMS (Allemagne, Verts/ALE)
Satu HASSI (Finlande, Verts/ALE)
Yannick JADOT (France, Verts/ALE)
Eva JOLY (France, Verts/ALE)
Jean LAMBERT (RU, Verts/ALE)
Isabella LÖVIN (Suède, Verts/ALE)
Linda McAVAN (RU, S&D)
Gesine MEISSNER (Allemagne, ALDE)
Guido MILANA (Italie, S&D)
Radvilė MORKŪNAITĖ-MIKULĖNIENĖ (Lituanie, PPE)
Norbert NEUSER (Allemagne, S&D)
Jens NILSSON (Suède, S&D)
Younous OMARJEE (France, GUE/NLG)
Sirpa PIETIKÄINEN (Finlande, PPE)
Phil PRENDERGAST (Irlande, S&D)
Raül ROMEVA i RUEDA (Espagne, Verts/ALE)
Anna ROSBACH (Danemark, ECR)
Birgit SCHNIEBER-JASTRAM (Allemagne, PPE)
Bart STAES (Belgique, Verts/ALE)
Rui TAVARES (Portugal, Verts/ALE)
Eleni THEOCHAROUS (Chypre, PPE)
Nils TORVALDS (Finlande, ALDE)
Claude TURMES (Luxembourg, Verts/ALE)
Ivo VAJGL (Slovénie, ALDE)
Renate WEBER (Roumanie, ALDE)
Sabine WILS (Allemagne, GUE/NLG)

(38 députés européens de 18 États membres et de 7 groupes politiques)

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Le 6 mai 2013

Observatoire Euro-Méditerranéen sur les petites communautés de pêcheurs

Source : Fishinmed

Un projet de l'UE pour le enforcement des petites communautés de pêche en Méditerranée

L'Observatoire euro-méditerranéen sur les petites communautés de pêcheurs, qui fait partie du Réseau Méditerranéen des communautés de pêche artisanale durable (Fishinmed) financé dans le cadre du programme CTMED, tient sa première réunion à Gênes (Italie) vendredi 11 mai 2013. L'Observatoire regroupe des représentants des ministères, des autorités locales, des universités, des centres de recherche et des experts dans le domaine de la gestion des pêches.

Fishinmed vise à la définition d’une stratégie commune pour le développement social et économique des petites communautés de pêcheurs et la mise en place d’un support technique au niveau local visant à diversifier les activités et augmenter le revenu des opérateurs impliqués.

Alors que la pêche est considérée comme un secteur clé pour la zone méditerranéenne en termes de croissance économique et d’emplois, le développement des petites communautés de pêcheurs est entravé par une faible rentabilité et compétitivité ainsi que par le manque de stratégie commune au niveau de la Méditerranée. Dans ce contexte, le projet FISHINMED vise à protéger et valoriser les petites communautés de pêcheurs, développer les opportunités d’emplois ainsi que prévenir l’exploitation incontrôlée des ressources marines.

Fishinmed est financé avec budget total est de € 1.472.270 dont € 1.472.270 (90%) de subvention du Programme et est coordonné par la région des Pouilles (Puglia, Italie).

En savoir plus sur Fishinmed

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Le 3 mai 2013
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Le 2 mai 2013

Lancement de Blue Fish à Bruxelles 

Présentation de l'étude «caractérisation de l’économie de la pêche en eau profonde »

Association européenne de promotion de la pêche durable et responsable

Les deux premiers ports de pêche français, Boulogne et Lorient lancent Blue Fish, nouvelle association européenne de promotion de la pêche durable et responsable. BLUE FISH fédère tous les acteurs de la filière en Europe : professionnels et industriels, organismes d’enseignement et de recherche, ONG, associations et structures de gestion portuaire et institutions publiques.

L’association, constituée le 8 mars dernier vient d’élire son président et est déjà en ordre de marche. Olivier Le Nézet, président de Blue Fish et Claude Allan, vice-président, présentent les objectifs de l’association : mutualiser les connaissances, promouvoir les bonnes pratiques et la grande variété des techniques de pêche, communiquer, participer à l’élaboration des politiques communes de la pêche et contribuer au développement des entreprises de la filière halieutique et des produits de la mer.

La 1ère action de Blue Fish a concerné la pêche en eau profonde avec la présentation du premier volet de l’étude européenne : « Caractérisation de l’économie de la pêche en eau profonde ».

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Réforme de la politique commune de la pêche : état des lieux des négociations

Vendredi 24 mai 2013 à 8h30

EurActiv.fr organise un petit-déjeuner débat : Réforme de la politique commune de la pêche : état des lieux des négociations

Lancé en juillet 2011 par la Commissaire européenne Maria Damanaki, le processus de réforme de la PCP a depuis franchi une étape importante avec l’adoption du rapport d’Ulrike Rodust par le Parlement européen le 6 février dernier. La réforme est donc actuellement en cours de négociation entre le Conseil de l’UE et le Parlement européen. La Présidence irlandaise de l’UE a récemment fait part de son souhait de voir aboutir les discussions d’ici fin juin 2013. 

Enjeux :
  • Comment s’explique le rejet par le Parlement européen et les Etats de la libéralisation des quotas de pêche proposée par la Commission européenne dans son projet initial ?
  • L’objectif de respect du rendement maximal durable dès 2015 pour une reconstitution des stocks à l’horizon 2020 constitue-t-il un objectif satisfaisant et tenable ? 
  • Quelles évolutions dans la définition des quotas de pêche : quels critères et quel processus de décision ?
  • Le Parlement européen approuve l’interdiction des rejets à partir de 2014 : quelle mise en œuvre de cette mesure et quelles conséquences pour le secteur ?
  • Où en sommes-nous dans la régionalisation de la PCP ?
  • Quelle prise en compte par le Feamp de l’obligation de réduction des flottes en surcapacité ?
Intervenants :
  • Jean-Paul Besset - Député européen (Verts)
  • Cécile Bigot – Directrice des pêches maritimes et de l’aquaculture, Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie
  • Peter Andreas Gullestad – Specialist Director, Directions des Pêches, Ministère norvégien de la Pêche et les Affaires Côtières
  • Olivier Le Nezet – Président du Comité des Pêches de Bretagne
  • Elise Petre – Chargée de programme « Pêche Durable », WWF France
  • Un représentant de la Commission européenne
Modération : Jean-Sébastien Lefebvre, journaliste, EurActiv.fr

Déroulé :

8h15 - 8h30 : Accueil et petit-déjeuner
8h30 - 9h15 : Tour de table des intervenants
9h15 - 10h00 : Questions – Réponses

Lieu : Bureau d'information du Parlement européen en France - 288, boulevard Saint-Germain - 75007 Paris

Inscription sur invitation

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Le 1 mai 2013

Marine Harvest vise toujours plus gros : 4 milliards d’euros !

Le "grand loup" a toujours plus d'appétit !...

Le norvégien Marine Harvest, leader mondial dans l’élevage de saumon avait repris en décembre 2012 le polonais Morpol, numéro 1 européen de la transformation des salmonidés. MH souhaite maintenant englober Cermaq, société détenue par l’Etat norvégien (43,5%), numéro 2 ou 3 dans la salmoniculture et leader mondial dans l’alimentation piscicole (Ewos)...

L'offre d'achat de Marine Harvest pour le contrôle de son principal concurrent : 1,22 milliard d'euros !

Dans le giron de John Fredriksen, magnat du transport maritime (armateur de tankers)(*), Marine Harvest se hisserait au 3e rang mondial des sociétés de produits de la mer avec un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards d’euros. Derrière les 2 titans japonais, Mahura et Nissiu, mais devant Nichirei (Japon) et Thai Union Frozen Products (Thaïlande).

Toutefois, l’offre d’achat de Marine Harvest est subordonnée au retrait de Cermaq dans l’acquisition du minotier péruvien Copeinca. « À notre avis, aucune autre fusion industrielle que Cermaq et Marine Harvest ne pourrait placer ces deux entreprises et l'industrie maritime norvégienne dans une position de leadership mondiale », a déclaré Ole-Eirik Lerøy, président de Marine Harvest. « Nous voulons construire une société intégrée de fourniture de protéines en mettant l'accent sur la nutrition piscicole, l'aquaculture et la transformation à forte valeur ajoutée ; ce qui rompt avec la production traditionnelle de matières premières des entreprises norvégiennes. »


(*) John Fredriksen, l’une des fortunes les plus grandes au monde, est appelé le « Big Wolf » en Norvège. Il se dit "vert", "durable" et "transparent". Lire : Les liaisons dangereuses du WWF...

Pendant ce temps, MH se déleste en Bretagne : Dégraissage dans le saumon fumé ?

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Élevage de poissons. Cermaq rejette une offre de Marine Harvest

Source : Les Echos

OSLO, 2 mai (Reuters) - Cermaq, le numéro deux norvégien de l'élevage de poissons, a rejeté l'offre de rachat de 1,7 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros) émanant Marine Harvest, le numéro un mondial du secteur, estimant que les conditions de la proposition de son concurrent local n'étaient pas acceptables.

A la suite de ce refus, l'action Cermaq bondissait vers 8h25 GMT de 19,19% à 102,5 couronnes norvégiennes, un niveau juste en-deçà de l'offre conditionnelle de 105 euros de Marine Harvest, qui représente une prime de 22% par rapport au dernier cours de clôture.

De son côté, le titre Marine Harvest avançait de 3,58% à 6,215 couronnes alors que la Bourse d'Oslo perdait 0,77%.

Cermaq a dit qu'il maintenait son offre de 732 millions de dollars sur la firme péruvienne Copeinca, alors que Marine Harvest exige justement que le groupe renonce à cette acquisition.

Les entreprise d'élevage de saumon ont profité d'une forte hausse des prix cette année, sous l'effet conjugué d'une demande soutenue émanant d'Amérique du Nord et d'une augmentation limitée de l'offre, principalement à cause d'une baisse des stocks au Chili, touchés par des maladies.

"Le conseil d'administration a estimé à l'unanimité que les conditions de l'offre de Marine Harvest sous-évaluaient le groupe (..)", a souligné Cermaq dans un communiqué. (Balazs Koranyi, Constance De Cambiaire pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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Le 30 avril 2013

POUR une pêche durable en eau douce et en estuaire,


CONTRE la disparition programmée des pêcheurs professionnels !

Source : Le Marin - Communiqué de presse du lundi 29 avril 2013

En dépit des alertes lancées et malgré les efforts consentis par les pêcheurs professionnels en eau douce et en estuaire au cours des dernières décennies, les conditions essentielles au maintien de ce secteur d’activité n’ont cessé de se dégrader et ne sont désormais plus assurées. Les contraintes qui s’imposent tant aux entreprises de pêche qu’à leurs organisations sont telles que la profession s’interroge sur la volonté du Gouvernement de lutter contre la disparition des emplois directs et indirects qu'elle induit.

Des entreprises extrêmement fragilisées

La plupart des décisions, tant au niveau communautaire que national, qui se sont succédées au cours des dernières années, sous prétexte de protéger les ressources halieutiques, ont condamné à chaque fois un peu plus un secteur économique en ignorant totalement les efforts consentis par ce dernier pour évoluer vers des pratiques durables. En compromettant toujours plus l'équilibre économique du millier d'entreprises qui survivent encore, sans leur laisser le temps de s'adapter, les politiques actuelles risquent pourtant de ne pas porter leurs fruits : en laissant ces entreprises disparaître les unes après les autres, c'est le rôle essentiel de veille écologique que joue une profession multiséculaire qui est mis gravement en danger, tandis que les responsables de la dégradation physique et chimique des milieux aquatiques et la plupart des autres acteurs ayant obligation réglementaire d'en restaurer la qualité et les fonctionnalités écologiques sont peu inquiétés et ont encore de beaux jours devant eux...

Réagir avant qu'il ne soit trop tard

Afin de permettre à la filière de s’adapter, en accord avec les obligations communautaires et nationales et les principes d'utilisation durable de la ressource halieutique, le CONAPPED et le CNPMEM, avec le soutien d’ERN - SOS Loire Vivante demandent :
  1. L'arrêt de l’utilisation de la pêche professionnelle en eau douce et en estuaire comme principale variable d’ajustement aux problèmes environnementaux des milieux aquatiques, et la poursuite de la restauration effective de la qualité et la fonctionnalité de ces milieux en cohérence avec les objectifs de la Directive Cadre sur l'Eau, comme cela se fait par exemple sur le bassin de la Loire avec le Plan Loire Grandeur Nature. Des rivières en bon état écologique peuvent supporter un effort de pêche important, et les pêcheurs professionnels en eau douce ont démontré depuis des décennies qu’ils travaillaient pour atteindre cet objectif de « bon état écologique » imposé par la Directive Cadre sur l’Eau lancée par l’Europe en octobre 2000.
  2. La simplification administrative par autonomie législative et réglementaire de la pêche professionnelle en eau douce par rapport à la pêche de loisir.
  3. Le soutien politique à la relocalisation et à l’installation d’entreprises de pêche, l'accès au « Fonds de compensation des dommages piscicoles de l’hydroélectricité » aux organisations qui les représentent, et la mise en place d’un fonds de trésorerie de secours pour suppléer aux carences de l’Etat et de l’UE sur le financement par ces organisations des actions en faveur des milieux aquatiques.
  4. La levée des interdictions de pêche, de consommation et de commercialisation des poissons d’eau douce dans les zones de pêche impactées par les PCB en maintenant les recommandations de consommation de ces produits, comme cela se fait dans beaucoup d’autres pays du nord de l’Union Européenne depuis longtemps.
  5. La lutte efficace contre le braconnage et les circuits illégaux de commercialisation des produits de la pêche.
  6. Un changement d'approche de la gestion de l'anguille européenne, dont les mesures de restriction de la pêche et la réduction de la présence des pêcheurs sur le terrain confortent et renforcent ce braconnage. Il faut arriver à un gel de toute nouvelle restriction de la pêche professionnelle sur cette espèce et à la mise en place au niveau européen d’un contrôle de la traçabilité des produits de la pêche. Enfin, il faut examiner la possibilité d'une réouverture partielle du marché de l’exportation hors UE, dans des conditions strictes à définir selon un modèle économique permettant de cofinancer les programmes de repeuplement.
Pour Philippe Boisneau, pêcheur professionnel et Président du CONAPPED, « les approches sectorielles sur la protection et la gestion d'une espèce comme l'anguille, à large répartition géographique et à cycle complexe, ont montré leur inefficacité et même leur nuisance. Ne traiter que la pêche ou que le marché ne fait qu'introduire de nouvelles difficultés. A ce jour, la fermeture des quotas laisse le champ libre aux trafiquants malgré l'arrêt du marché légal de l'exportation hors Europe. Sa réouverture aurait un effet positif sur le prix de la civelle, diminuerait la demande du marché de la restauration, et pénaliserait ce trafic. La démarche reste à construire au niveau national comme au niveau européen. Il en va de la sauvegarde de 6000 emplois directs et indirects en France ».

Ce point de vue est corroboré par Cyrille Deshayes, en charge des programmes Eau douce et Agriculture au WWF-France, qui salue les efforts de la profession et considère que « seule une approche systémique intégrant les trois dimensions du développement durable (sociale, économique et écologique) peut permettre des progrès. Il ne saurait en effet être question de travailler à la préservation des écosystèmes et de parler de durabilité en ne considérant que le volet environnemental sans associer les acteurs socio-économiques concernés à la recherche de solutions ».
Contacts presse : Philippe BOISNEAU (CONAPPED) - philippe.boisneau@wanadoo.fr - 06 11 29 11 64

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Le 29 avril 2013

e-réputation. L’image de Findus relookée par Reputation Squad

Gérer son image sur le Net est devenu indispensable pour beaucoup de particuliers et d’entreprises... Internet a fait voler en éclats les frontières...

Sa réputation, c’est-à-dire l’image que les autres ont de vous à partir d’un simple clic, est entre les mains des algorithmes de Google. Ils font remonter sur les premières pages de ce moteur de recherche des liens sur lesquels votre nom ou votre image apparaît, selon une logique que personne ou presque ne connaît.

Une formule magique informatique, en somme, qui est devenue un enjeu de société et un business florissant.

Dans l’affaire de la viande de cheval, par exemple, Findus a confié à la société Reputation Squad la gestion de son image sur le Net. « Concernant Findus, notre mission a été principalement centrée sur de la veille et le relais de la vérité des faits auprès des parties prenantes (journalistes, consommateurs et autorités) », explique à « Sud Ouest » Albéric Guigou, cofondateur de Reputation Squad.

Cette société pratique des tarifs qui vont de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros, selon le type d’intervention. Cela consiste en fait, le plus souvent, à faire remonter des informations positives dans les pages des moteurs de recherche et à renvoyer aux tréfonds les négatives. Les internautes vont très rarement au-delà de la troisième page. Reputation Squad a vu son chiffre d’affaires doubler tous les deux ans.

Comme la plupart des Français n’ont pas les moyens de se payer de tels services, un meilleur encadrement juridique est réclamé par nombre de particuliers. « Je crois qu’il s’agit surtout d’un problème d’éducation, de compréhension de l’outil, ajoute Christophe Alcantara. La plupart des gens, même les décideurs et les politiques, ne réalisent pas l’impact de ce qu’ils publient sur Internet et les réseaux sociaux. Nous avons changé de paradigme. Alors que la mémoire humaine s’altère, celle du Web est infaillible. Il faut arrêter d’y aller avec une certaine naïveté. Nous sommes dans un monde de flux d’informations, et donc d’instantanéité, qui alimentent des stocks. La bonne attitude est de comprendre ces logiques et de se les approprier. »



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Le 28 avril 2013

Les parcs éoliens en mer, un nouvel habitat pour les homards ?

Source : BE Allemagne du 27 avril 2013

Des chercheurs de l'Institut Alfred Wegener (AWI) pour la recherche polaire et marine de Bremerhaven (Brême), membre de la Communauté Helmholtz, développent un projet pilote ayant pour but d'implanter une population de homards européens dans le parc éolien en mer allemand "Riffgat". Les scientifiques commencent actuellement l'élevage de 3.000 homards, qui seront réintroduits dans leur milieu naturel en 2014. Ils souhaitent déterminer si les homards peuvent coloniser les espaces situés entre les éoliennes. Le projet doit ainsi permettre d'étudier la possibilité, ainsi que les conditions et les conséquences écologiques d'une telle implantation. Ce projet, intitulé "Implantation de homards dans le parc éolien "Riffgat"" est d'une durée de trois ans et est financé par le Land de Basse-Saxe à hauteur de 700.000 euros.

Avec la construction de parcs éoliens offshore, de nouvelles structures se forment sur les fonds marins de la mer du Nord. Les sédiments sableux et limoneux caractérisent le fond de la baie d'Helgoland ; les fondations éoliennes, en tant que substrat dit "dur", offrent à cet endroit un nouvel habitat aux communautés biologiques. Un exemple de population vivant sur des fonds rocheux est le homard européen, qui en tant qu'animal nocturne se cache durant la journée dans des cavités. Des chercheurs de la station biologique d'Helgoland appartenant à l'AWI, veulent exposer ces homards à ce nouveau type habitat.

"L'émergence en grand nombre de parcs éoliens au cours des 15 prochaines années dans la baie d'Helgoland représente certes une perturbation dans l'écosystème, mais pourrait également être associée à un bénéfice écologique", explique Heinz-Dieter Franke, biologiste à l'AWI de Helgoland. Selon lui, le blocage des zones des parcs éoliens créerait, pour les poissons concernés par la pêche industrielle et pour la faune invertébrée du sol, un espace de protection et de repos utile. En outre, des espèces menacées vivant sur des substrats solides pourraient trouver dans ces parcs un habitat supplémentaire. Cela s'applique également à la population de homards européens dans la baie d'Helgoland, qui est essentiellement limitée à la zone rocheuse autour de l'île d'Helgoland. "Malgré les précautions, la population de homards ne s'est toujours pas remise de son fort déclin dans les années 1950 et 1960", affirme M. Franke. Une implantation réussie des crustacés sur les roches qui entourent les éoliennes, dont le rôle est la protection contre l'affouillement [1], pourrait contribuer à la stabilisation à long terme de la population dans la baie.

Le travail se fera en étroite collaboration avec l'opérateur de parcs éoliens en mer RIFFGAT GmbH & Co. KG (un groupement de l'énergéticien EWE et du groupe ENOVA) et avec le partenaire datadiving GmbH & Co. KG, et sera réalisé par le scientifique Roland Krone. La chercheuse Isabel Schmalenbach, de l'AWI, élèvera 3.000 animaux dans un établissement d'Helgoland l'année prochaine. Quand les jeunes homards auront atteint environ dix centimètres de long, la scientifique les mettra alors à l'eau dans le parc éolien avec l'aide de plongeurs de l'entreprise datadiving. Dans les années qui suivront, les chercheurs étudieront, sur les zones de réimplantation et dans une zone de référence, combien de jeunes se sont établis avec succès sur les enrochements, s'ils restent sur un rocher ou s'ils cherchent une grotte dans un espace voisin. Ils observeront également comment la faune adjacente (crustacés et poissons) s'est adaptée et si des homards sauvages colonisent également les parcs. Le projet s'appuie sur de nombreuses années d'expérience dans les programmes d'élevage et de mise en milieu naturel de jeunes homards à Helgoland.

[1] L'affouillement est l'action de creusement due aux remous et aux tourbillons engendrés dans un courant fluvial ou marin butant sur un obstacle naturel (rive concave des méandres) ou artificiel (pile de pont, jetée), ou à l'activité des animaux benthiques (Larousse).

Pour en savoir plus, contacts :

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Le 26 avril 2013

Antilles : le chlordécone étouffe les pêcheurs

Pour plus d'informations, cliquer Le Kiosk

Les autres sujets :
  • Pêche. Déblocage possible en mai du trilogue sur la réforme
  • L'Enim améliore l'indemnisation des femmes marins enceintes
  • Anguilles. Vingt-trois navires sortentt de flotte en Méditerranée
  • Seafood. Les français se mobilisent pour une pêche responsable
  • "Neway" : les marins se seraient suicidés
  • Un chaland transformé en goémonier XXL
  • Dossier : Caen - Cherbourg
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Le 25 avril 2013

Saumon. Marine Harvest liquide ses sites de transformation en Bretagne ?

Marine Harvest "transformateur de saumon" perd de l'argent en Bretagne à cause de la flambée du prix du saumon d'élevage. Mais, Marine Harvest "éleveur de saumon" en gagne beaucoup en Norvège, Ecosse et Irlande...

En décembre 2012, le Norvégien Marine Harvest leader mondial de la production de saumon fait l’acquisition de 48,5% des parts du groupe Morpol, numéro 1 européen pour les produits salmonidés.

Depuis l'acquisition de Morpol, Marine Harvest liquide ses sites de transformation les moins rentables ?


La flambée des prix des matières premières inquiète la filière saumon. Chez Marine Harvest des pertes sont annoncées.

La dernière réunion du comité d'entreprise de Marine Harvest Kristen, qui transforme saumons et truites sur trois sites finistériens (Landivisiau, Poullaouen et Châteaulin), n'a pas rassuré. Son responsable, le Hollandais Maiko Van der Meer, a annoncé aux élus du CE une importante perte financière au premier trimestre 2013, et confirmé que la tendance ne s'inversera pas avant la fin de l'année. Selon les représentants syndicaux, le patron de Marine Harvest a même qualifié la situation de « catastrophique. »

« Le prix des matières premières est élevé et va le rester. Les hausses que nous avons appliquées ces derniers temps sont insuffisantes. Il va falloir faire plus. » Du coup, la direction, n'exclut aucune piste : plan social, chômage technique, fermeture de site et même, scénario du pire, fermeture de l'entreprise. On n'en est pas là.

Site vieillissant

Il reste que le site le plus menacé est sans doute celui de Poullaouen. Interrogé à ce sujet par les élus du CE, Maiko Van der Meer a répondu qu'il partageait leur « inquiétude » et ajouté qu'en ce qui concerne Landivisiau, il n'y avait pas « d'évolution possible. »

Marine Harvest Kristen emploie, à Poullaouen, 180 personnes en contrat à durée indéterminée et 105 intérimaires. Dans les années 70-80, la pisciculture de Conval qu'avait créée Pierre Chevance comptait jusqu'à 1 000 salariés en pleine saison. « Le site est vieillissant. Il n'est pas une priorité dans le programme d'investissement de l'entreprise », constate Michel Crespin, délégué CGT de l'usine centre-finistérienne. « Oui, nous sommes inquiets. Nous serons vigilants. Le début d'année 2014 sera décisif. Bien sûr, nous espérons que ça tiendra. »

Pour plus de détails, lire : Bretagne. Dégraissage dans le saumon fumé ?
 
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Le 24 avril 2013

Un observatoire européen de la pêche pour plus de transparence

Source : AFP / Marine et Océans

Une nouvelle plateforme en ligne permet depuis mercredi de consulter des données sur la production de poissons dans l'Union européenne, afin d'accroître la transparence des marchés de la pêche et de l'aquaculture, a annoncé la Commission européenne, à l'initiative du projet.

Cours de la morue dans différents pays européens, prix de gros de la truite, principaux fournisseurs de crevettes tropicales: l'"Observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l'aquaculture" (EUMOFA) fournit des informations sur la production, les prix tout au long la chaîne d'approvisionnement, les importations, les exportations et les tendances de consommation.

"Cet outil moderne nous permet de renforcer la position des opérateurs économiques en mettant à leur disposition en temps réel des informations fiables concernant le marché", a précisé la commissaire européenne en charge de la pêche, la Grecque Maria Damanaki, dans un communiqué.

L'objectif est de "faciliter la planification structurelle et la prise de décision", tout en contribuant à "la transparence et à la stabilité du marché", a précisé la Commission.

Cette plateforme gratuite est actualisée quotidiennement, à partir des données collectées auprès des Etats membres et des institutions européennes. Elle est disponible en français, anglais, allemand et espagnol.

L'Observatoire est accessible à Eumofa

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23 avril 2013

"Seafood", le salon des produits de la mer, s'ouvre ce mardi à Bruxelles

Source : Le Marin
A partir de ce mardi 23 avril et pendant trois jours, 25 000 personnes venues du monde entier afflueront vers Bruxelles et l’European Seafood Exposition, le salon mondial des produits de la mer.

Le 23 au soir, les vainqueurs des "Prix d’Élite" seront connus. Qui recevra l’un de ces trophées qui récompensent les produits transformés les plus innovants ? En lice, vingt-cinq entreprises européennes dont sept françaises : Britexa, Guyader, Globe Export, Meralliance, Pickenpack, Médithau Marée, Norway Seafood.

Au-delà des récompenses, le salon de Bruxelles est l’endroit pour présenter plus ou moins discrètement ses nouveautés produits, afficher sa stratégie, ses engagements dans le développement durable. L’entrée de Marine Harvest sur le marché du frais emballé avec la marque Olav’s, l’arrivée de Copalis et sa filiale Seanov, les présentations des filières certifiées ASC sont des moments attendus.

Au-delà des négociations diverses et variées, la question des contrôles pour prévenir les fraudes comme la pêche illégale devrait être aux cœurs de moult conversations au même titre que la fin des rejets, la réforme de la politique commune des pêches, la guerre du maquereau…

Tenez-vous au courant des nouveautés du Seafood dans le "Daily", le quotidien du salon édité par PdM et Seafoodsource.com

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La commissaire Damanaki se rendra au salon Seafood Expo 2013: amélioration de la transparence du marché et promotion d'une alimentation équilibrée

Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, se rendra le 24 avril au salon Seafood Exposition, consacré aux produits de la mer, qui se tient chaque année à Bruxelles. La commissaire visitera plusieurs stands nationaux avant d’inaugurer le nouvel Observatoire européen en ligne des marchés des produits de la pêche et de l’aquaculture (13 h 40). Ce nouvel instrument, mis au point par la Commission européenne afin de promouvoir la transparence du marché et la démocratie économique, est une plateforme conviviale et multilingue fournissant des données complètes sur la production de poissons et de fruits de mer pour chaque zone de l’Europe et à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement, ainsi que sur les importations, les exportations et l’évolution de la consommation. S'ils disposent d'informations en temps utile sur les prix et les tendances du marché, les producteurs pourront mieux répondre à la demande, ce qui aura pour effet d’accroître la valeur marchande de leurs produits.

La commissaire examinera également un certain nombre de questions liées à la pêche avec la ministre norvégienne de la pêche et des affaires côtières, Mme Liesbeth BergHansen. Plus tard dans la journée, elle participera, dans l'Atomium voisin, à un événement organisé par la délégation norvégienne dans le cadre duquel, sous la direction d’un chef local réputé, un groupe d’enfants de l'école primaire préparera un repas à base de produits de la mer et discutera des bienfaits du poisson pour la santé (16 h 10).

À la fin de sa visite, la commissaire Damanaki procédera à la remise des prix aux lauréats du concours culinaire Olivier Roellinger sur le thème des produits de la mer durables, lors d’une cérémonie organisée à cet effet (17 h 30).

Le salon Seafood Exposition, qui se déroulera au Heysel les 23 et 24 avril, s'affirme comme le rendez-vous mondial des professionnels du secteur des produits de la mer et accueille pas moins de 1 600 exposants provenant de plus de 70 pays. Pour la 19e année consécutive, la Commission européenne disposera de son propre stand (hall 7, stand n° 1411), où le public et la presse auront l’occasion de rencontrer des experts de l'UE et de discuter d'un large éventail de questions liées à la pêche et aux affaires maritimes.

Pour en savoir plus : http://www.euroseafood.com/
 
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Le 22 avril 2013

Les « pêches françaises » dans un dossier spécial

Ce dossier spécial est vendu en kiosques avec le numéro du 19 avril.

Source : Le Marin

Un véritable tour d’horizon de la pêche française : c’est ce que propose le dossier spécial en vente avec le numéro de ce vendredi 19 avril.

En plus du traditionnel classement des criées et des flashes sur les différents ports, ce dossier passe en revue, de façon plus globale, les grands enseignements de l’année 2012.

Une année marquée par une stabilité globale des captures, mais des prix en légère baisse. Et des inquiétudes venant de la tournure que prend la négociation sur la réforme de la Politique commune de la pêche, avec l’interdiction programmée des rejets.

Toutes ces problématiques sont abordées, au travers notamment d’entretiens avec les responsables des principales organisations représentatives des pêches françaises.

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Le 20 avril 2013

Saison de coquilles médiocre dans les Côtes-d’Armor

Alain Coudray, président du comité départemental des pêches déplore les bas prix de la coquille comme le confirme l'insee avec les prix de vente au détail qui n'ont pas décollé lors de cette campagne 2012/2013

Source : Le Marin

À l’issue des dernières marées de rattrapage, le mercredi 17 avril, l’heure est au bilan de la saison 2012-2013 en baie de Saint-Brieuc. Avec 5 630 tonnes au total, dont 3 600 tonnes sur le gisement classé de la baie, celle-ci n’a pas été très prolixe et, surtout, le prix moyen n’a pas décollé.

Le président du comité départemental des pêches des Côtes-d’Armor, Alain Coudray, déplore la pression à la baisse des prix due aux très bas prix sur les marchés normands. « Début décembre, il y a même eu des invendus à Saint-Malo, ce qui ne s’était pas vu à cette période depuis longtemps », indique-t-il.

Le chiffre d’affaires des navires a été sauvé par les achats de l’usine Celtarmor, qui a pris 75 à 80 % de la production, sans doute un record.

Après cette saison médiocre, les pêcheurs attendent maintenant avec impatience que les eaux se réchauffent, pour se rattraper sur le poisson et la seiche.

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Le 19 avril 2013

A la traque des braconniers de pibale dans les marais de Charente...

Au niveau national, 650 pêcheurs traquent la civelle (ou pibale), cet alevin d’anguille devenu un met de luxe avec des prix de vente compris entre 200 et 600 euros le kilo.

Des pibales ou civelles, une photographie de Serge Lucas

Depuis le classement de l’anguille sur la liste des espèces menacées d’extinction de la Cites (qui interdit le commerce de l’anguille de moins de 12 centimètres en dehors de l’Union Européenne), les professionnels acceptent difficilement la fermeture du marché asiatique, où le kilo de pibales se négocierait autour des 2000 euros, alors que «seulement» 200 euros leur sont proposés pour le repeuplement…

Fin janvier 2013, soit deux mois avant la clôture de la saison, la pêche de la pibale a été fermée pour les 134 civeliers professionnels de Charente-Maritime. En un mois et demi (au lieu des quatre et demi prévus), le quota de 7480 kilos autorisés pour cette campagne a en effet été capturé. La moitié est destinée au marché de la consommation, l'autre au marché du repeuplement (les civelles sont remises dans le milieu naturel pour reconstituer cette espèce que l’on ne sait toujours pas reproduire en captivité).

Malgré la chute des cours de la pibale, le braconnage sévit toujours...

Un reportage de François Didierjean dans les marais de Charente en compagnie des Brigades de Surveillance du Littoral de La Rochelle (BSL) qui au cœur de la nuit charentaise vont débusquer deux braconniers : Civelle : Haro sur les braconniers

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Le 18 avril 2013

Certificat de capacité professionnelle : « Pêche maritime à pied à titre professionnel »

A la suite de l'Arrêté du 4 novembre 2011 définissant le contenu du stage de formation conduisant à l'obtention de la capacité professionnelle « pêche maritime à pied à titre professionnel », (cliquer Légifrance), le lycée Pierre-Loti de Paimpol est le premier établissement en France à dispenser le stage de capacité pour pouvoir exercer le métier de pêcheur à pied. Dorénavant, les pêcheurs qui souhaitent obtenir un permis doivent obligatoirement suivre une formation.

Son objectif ?

Sensibiliser les futurs professionnels sur les enjeux environnementaux, sur la réglementation, mais aussi sur des savoir-faire scientifiques et techniques.

Pêche à pied. Une formation obligatoire délivrée à Paimpol

Source : Le Télégramme    par Marina Chélin

Depuis novembre 2011, le ministère de l'Écologie a décrété que les nouveaux pêcheurs à pied (uniquement ceux qui ont démarré leur activité depuis 2011) doivent être formés. La première session de formation s'est ouverte au lycée maritime de Paimpol.

Une première sur le territoire national

La première session du genre, avec huit stagiaires, a démarré le 18 mars au lycée professionnel maritime Pierre-Loti. « La profession a souhaité que les nouveaux venus soient sensibilisés à un certain nombre d'éléments comme les enjeux environnementaux, la réglementation, le savoir-faire scientifique et technique, la valorisation des produits, la gestion de l'entreprise... », explique Denis Beric, directeur du lycée maritime. Un chef d'établissement qui n'est pas peu fier de souligner que Paimpol est précurseur en la matière : « Le lycée maritime est le premier à proposer cette formation sur le territoire national. C'est une mission de service public mais cela participe aussi à la valorisation de l'image de l'établissement ».

120 heures de théorie et 90 heures en immersion

Une formation qui se répartit en 120 heures d'enseignement théorique et 90 heures d'immersion professionnelle, à l'issue desquelles sera délivré un certificat de capacité professionnelle, intitulé « pêche maritime à pied à titre professionnel ». Sous condition, bien sûr, de passer avec succès la soutenance, prévue le 21 juin. Les nouveaux pêcheurs à pied professionnels devront donc désormais justifier de leur certificat de capacité, mais aussi du permis délivré par les autorités maritimes et de la licence accordée par le comité régional des pêches, afin de pouvoir exercer leur activité.

Une formation adaptée

La formation revient à 2.250 € par stagiaire, financée à hauteur de 2.000 € pour chacun par un organisme paritaire (Agefos). Reste à la charge de chaque pêcheur 250 €. Des pêcheurs qui se sont dits surpris de devoir retourner sur les bancs de l'école. Le lycée a cependant adapté les semaines de cours en fonction des grandes marées, car les stagiaires poursuivent également leur activité professionnelle. Ils en ont le droit, l'arrêté de ministère de l'Écologie prévoyant évidemment une phase de transition administrative. « Nous avons fait en sorte que cela impacte les stagiaires le moins possible et que le manque à gagner soit le plus faible possible », a conclu Denis Beric.

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Le 17 avril 2013

Pescanova. Une société de participation luxembourgeoise dans le piège !

L’affaire Pescanova est de plus en plus nébuleuse. Les investisseurs devront passer entre les mailles du filet.... 

Petits et gros actionnaires sont de plus en plus inquiets face aux comportements du président de Pescanova.

Le géant espagnol du poisson est en cessation de paiement depuis le vendredi 5 avril 2013. La «vraie dette» alourdit les incertitudes et les risques financiers. De la Galice à Luxembourg, l’affaire Pescanova continue de faire des vagues. Pour rappel, le géant ibérique, présent sur toute la filière «mer» de la pêche au conditionnement de produits frais et surgelés, fait partie du portefeuille de la société luxembourgeoise Luxempart, qui se trouve donc exposée dans l’aventure. Et essaie de limiter la casse.

Les deux principales participations sont détenues par Manuel Fernandez de Sousa Faro, le président (14,42%) et Damm, un brasseur catalan (6,18%). Luxempart est le troisième actionnaire de Pescanova ; cette société de participations luxembourgeoise est exposée à hauteur de 56 millions d’euros (10% de sa capitalisation boursière) dans cette société de pêche espagnole, au bord de la faillite, qui semble avoir dissimulé l'ampleur de sa dette.

Espagne-Une grosse société de pêche en plein scandale comptable

Source : Les Echos le 16 avril 2013

La société de pêche espagnole Pescanova, qui a entamé lundi une procédure de dépôt de bilan, cristallise la colère de petits porteurs en raison de l'incapacité du groupe à présenter des comptes 2012 et de l'information montrant que son président a vendu une partie de ses titres sans en avertir qui de droit.

L'entreprise, très connue en Espagne et l'un des premiers fabricants mondiaux de bâtonnets de poisson pané, s'est déclarée en faillite en raison d'une dette d'au moins 1,5 milliard d'euros, accumulée pour financer son expansion avant que la crise économique ne plombe ses résultats.

Plus d'un mois après la date butoir, Pescanova doit encore présenter des résultats 2012 audités. Et le groupe a annoncé lundi que son président Manuel Fernandez de Sousa avait cédé la moitié de sa participation de 14,4% dans l'entreprise entre décembre et février, juste avant de commencer à préparer la procédure de dépôt de bilan.

Manuel Fernandez de Sousa a dit avoir vendu ces actions afin de pouvoir faire un prêt à la société à court d'argent, mais il avait omis d'avertir le conseil et les régulateurs de cette cession, enfreignant ainsi la loi espagnole.

L'action Pescanova a oscillé entre 13,45 et 17,99 euros pendant la période concernée, ce qui signifie que, en vendant 7% de l'entreprise, son président a pu lever au moins 27 millions d'euros, selon des calculs faits par Reuters.

Dans un avis boursier daté de ce mardi, Pesconava précise que Manuel Fernandez de Sousa a prêté 9,3 millions d'euros à l'entreprise à la suite de la cession de titres, avec un taux d'intérêt annuel de 5%.

Cette vente de titres a décuplé la fureur des actionnaires, qui ne peuvent rien faire de leurs participations depuis la suspension de l'action Pescanova le 1er mars, jour qui avait été fixé comme la date butoir pour la présentation des résultats 2012.

La valeur de l'entreprise, majoritairement détenue par de petits porteurs, a fondu de 58% entre le 1er janvier et le 1er mars. Elle avait déjà reculé de 41% sur l'ensemble de 2012.

Pescanova, dont le siège est à Vigo, dans le nord-ouest de l'Espagne, emploie quelque 1.000 personnes dans le pays et 10.000 à travers le monde.


Investissement. Luxempart en situation délicate

Source : paperjam le 25 mars 2013 par : Nicolas Raulot

La société de participations luxembourgeoise est exposée à hauteur de 56 millions d’euros (10% de sa capitalisation boursière) dans cette société de pêche espagnole, au bord de la faillite, qui semble avoir dissimulé l'ampleur de sa dette.

L’épisode ressemble déjà, toutes proportions gardées, à une nouvelle affaire Parmalat, du nom de ce groupe laitier italien où une gigantesque fraude avait été découverte en 2003. Et Luxempart en est une des principales victimes. La société de participations luxembourgeoise, dirigée par François Tesch (CEO de Foyer), est en effet exposée à hauteur d’environ 56 millions d’euros à Pescanova, une société de pêche espagnole, au bord de la faillite, et soupçonnée d’avoir maquillé ses comptes.

En juillet 2011, Luxempart avait acquis une participation de 5,1% dans Pescanova (992.000 actions) pour 29,76 millions d’euros à Manuel Fernandez de Sousa Faro, le président et premier actionnaire de l'entreprise. «La société couvre toute la chaîne de création de valeur, de la pêche, l’élevage de poissons (aquaculture) à la commercialisation de produits de la mer», expliquait alors la filiale de l’assureur Foyer.

Augmentation de capital

Cette participation a été portée à 5,83% suite à une augmentation de capital réalisée l’été dernier et à laquelle elle avait souscrit à hauteur de 9 millions d’euros. Luxempart avait aussi souscrit à une émission d’obligations convertibles de la société pour un montant de 17 millions d’euros. Les obligations servent un rendement de 8,75% sur sept ans.

En tout, l’exposition de la société atteint donc 56 millions d’euros. «La situation est très délicate», confie-t-on aujourd’hui chez Luxempart, qui refuse toutefois d’en dire plus.

La valeur estimée du portefeuille de Luxempart est d’environ 900 millions d’euros dans une trentaine de sociétés. Sa capitalisation boursière atteint environ 570 millions d’euros....

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Le 16 avril 2013

Les Français, premiers consommateurs de surimi d'Europe


C'est en France que ces bâtonnets de poisson sont le plus consommés en Europe. En 2012, les habitants de l'Hexagone en ont mangé près de 60.500 tonnes, "multipliant par cinq leur niveau de consommation en un peu moins de 20 ans", selon l'Association pour le développement des industries du surimi (Adisur). Sept foyers sur dix en achètent et consomment en moyenne près de 2,9 kg par an, toujours selon ces chiffres publiés vendredi 12 avril.

Par ailleurs, la France produit sur son territoire 90% du surimi qu'elle consomme. Production qui a connu une hausse exponentielle : de 8.000 tonnes en 1995, elle a été quasiment multipliée par sept en 17 ans, pour atteindre près de 53.600 tonnes en 2012. La norme associée à cette fabrication n'impose que "30% au moins de chair de poisson" dans les différentes recettes de surimi. Source : Bfmtv

Dossier "Surimi" dans le magazine PdM d'Avril/Mai 2013, cliquer Ici 

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Le 15 avril 2013

Les pêcheurs vent debout contre le futur parc éolien de Courseulles-sur-Mer

Source : France Bleue

Les pêcheurs bas-normands s'inquiètent de l'impact sur leur activité du futur parc éolien de Courseulles-sur-Mer dans le Calvados. Ils ont exprimé leurs craintes vendredi soir lors d'une réunion publique à Port-en-Bessin.

Les pêcheurs ont ils un avenir avec le futur parc éolien en mer au large de Courseulles-sur-Mer dans le Calvados ? C'est l'une des questions posées hier soir lors d'une réunion lors le cadre du débat public sur le projet.

L'emprise sur la mer n'est pas négligeable. Le projet prévoit l'implantation de 75 éoliennes à une dizaine de kilomètres de la côte. Un investissement de 1,8 milliards d'euros. Il y a des emplois à la clé, rappelent les industriels.

Mais les pêcheurs bas-normands vont perdre une zone de pêche et donc une source de rémunération. Ils ont peur de devoir mettre la clé sous la porte. Ils ont donc tiré la sonnette d'alarme vendredi soir lors de la réunion publique.

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À la une du marin du 12 avril : le Pôle mer Bretagne, creuset de l’innovation


L’enthousiasme ne faiblit pas au pôle Mer Bretagne, dont le président Hervé Moulinier vient de passer le flambeau à Dominique Sennedot. Pas moins de 161 projets innovants y ont été labellisés depuis 2005. On y cultive les emplois maritimes de demain dans toutes les activités marines, y compris les biotechs et bien entendu les énergies marines.

La une du Marin consacre une large part à l’élevage d’ormeaux...

Outre ce sujet d’ouverture, le marin propose également les articles suivants dans ses 36 pages d’informations maritimes :

- Pays basque : le merlu de ligne veut sortir du lot.

- Thon rouge : des membres de la famille de l’armement Avallone entendus par la justice.

- Les pêcheurs de Côte d’Opale et de Picardie créent un collectif contre la prolifération des phoques.

- Piriou : les navires pour l’éolien offshore prennent forme.

Source : Le Marin
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Le 11 avril 2013

Pays basque : le merlu de ligne veut sortir du lot

Source : Le Marin

L’organisation de producteurs (OP) « Pêcheurs d’Aquitaine » lance une campagne de communication sur le merlu de ligne. Objectif : promouvoir cette pêche à l’hameçon pratiquée par une quinzaine de petits navires du Pays basque.

L’OP délivre des kits de PLV (publicité sur les lieux de vente) pour mettre en avant le merlu de ligne chez les poissonniers, les restaurateurs ou encore dans les grandes surfaces. Pique-prix, affiches, réglettes pour identifier le poisson sur les étals, présentoirs avec fiches recettes… La campagne met en avant le fait que cette pêche se pratique à la journée, dans la fosse de Capbreton, par des bateaux de moins de 12 mètres. Elle est complétée d’un site internet dédié.

La région Aquitaine a apporté le budget pour financer la démarche initiée dès 2009 avec l’appui de FranceAgriMer.

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Le merlu, point à la ligne

Source : Sud Ouest

Nouveau pin’s, site Internet, stratégie de communication : l’Organisation de producteurs du merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz veut conquérir de nouveaux marchés.

L’Organisation des Producteurs du merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz, qui réunit une quinzaine d’artisans pêcheurs, a décidé de faire les yeux doux aux chefs-cuistots et au grand public. La semaine dernière, elle a présenté son nouveau plan de communication à l’Auberge basque, le restaurant de Cédric Béchade. L’occasion pour « Sud Ouest » d’aller à la pêche aux informations.

1 Un nouveau visuel pour attirer l’œil

Depuis 2005, un pin’s « Merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz » a été créé pour mettre un coup de projecteur sur ce produit, pêché avec des techniques traditionnelles. Un nouveau visuel (avec la croix basque et un merlu qui sort de l’eau) a vu le jour l’an dernier pour une meilleure identification.

« C’est important de pouvoir identifier ce produit d’exception, explique David Milly, de l’organisation de producteurs Pêcheurs d’Aquitaine (qui gère les quotas de merlu). Car le merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz n’a rien à voir avec le merlu pêché par les palangriers espagnols. La qualité est incomparable. »

2 Fraîcheur garantie avec ce merlu

Thomas Galoin, chez le mareyeur Dima (Jalday), est formel : « Un merlu de ligne se repère tout de suite. Dans la mesure où il est remonté vivant sur le bateau et qu’il est glacé sur place, on achète en criée un poisson d’une fraîcheur incomparable. La robe est intacte et il ne crache pas d’eau. » La conséquence d’une pêche ultra-sélective qui se déroule le temps d’une marée. En effet, les ligneurs partent au petit matin vers le Gouf de Capbreton, jettent les lignes entre 100 et 300 mètres de profondeur, et reviennent au port de Saint-Jean-de-Luz en début d’après-midi.

3 Il faut préserver cette profession


Tous les patrons des merlutiers de Saint-Jean-de-Luz (« Agur », « Aurrera », « Idfix », « Kittara », « Moutton », « Nahikari », etc.) peuvent en témoigner : les prix du merlu ont sérieusement chuté ces dernières années. La faute à la grosse concurrence espagnole qui tire le marché vers le bas (1).

« Heureusement que la ressource est là », témoigne le patron de « Aurrera », Battitt Lahetjuzan. « Il y a quelques années, on pouvait rentrer dans les frais avec 70 kilos de merlu de ligne à bord. »

« Aujourd’hui, il faut tabler sur 200 kilos. Le prix du gasoil a augmenté, celui des appâts aussi (100 euros de sardine par jour). » Pour survivre, les pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz n’ont pas le choix : trouver des débouchés et préserver la qualité de leurs produits.

4 Convaincre les meilleurs restaurants

« Avec le merlu de ligne, on s’adresse au haut du panier », souligne David Milly de l’OP Pêcheurs d’Aquitaine. Même si le produit n’a pas encore la réputation du turbot ou du bar de ligne, l’image de marque s’améliore. Outre les bonnes tables du Pays basque, le mareyeur Dima travaille avec de plus en plus de clients réputés dans le reste de la France : Michel Bras (Laguiole), Jean Cousseau (Magescq) en font partie. Alain Ducasse travaille également ce produit. Le chef Paul Dubertrand (Eau Vive à Bidart) fait partie des adeptes : « Qualitativement, il n’y a pas photo. La chair est ferme et peut se travailler facilement. »

5 Développer la fête du merlu d’avril

Pour marquer le début officiel de la saison du merlu (mars à juillet), les acteurs du port avaient lancé la fête du merlu d’avril l’an dernier. L’opération sera renouvelée et améliorée cette année le week-end du 27 et 28 avril. « La fête aura lieu des deux côtés de la Nivelle cette fois, précise David Milly. » L’accent sera mis sur les cours de cuisine et sur la découverte de cette pêche ancestrale.

(1) Le prix moyen était de 8 €/kg en 2008. Il est de 5 €/kg aujourd’hui.

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Merlu d'Avril. De la mer à l'assiette

Port de pêche de Saint-Jean-de-Luz / Ciboure

27 et 28 avril 2013

Merlu d’avril est un évènement réunissant tous les acteurs locaux de la filière pêche afin de mettre en valeur leur savoir-faire et la qualité des poissons débarqués au port de Saint-Jean-de-Luz / Ciboure. Cet évènement est aussi un rendez-vous agro-culinaire destiné à développer les débouchés de cette filière et à mettre en lumière les produits locaux.

Cette année, l’animation a lieu sur deux sites (sur le port à Saint-Jean-de-Luz et sur le port à Ciboure) de 10h à 19h30 le samedi 27 Avril et de 10h à 17h30 le dimanche 28 Avril.

Cette manifestation a pour objectif de valoriser et de promouvoir le travail de la filière pêche à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure. Cet évènement est aussi un rendez-vous agro-culinaire destiné développer les débouchés de cette filière et à mettre en lumière les produits locaux du Pays Basque.

Les diverses animations sont organisées dans les espaces suivants :
- Sur le port et à la criée de Saint Jean de Luz/Ciboure : espace d’expositions, de visites et d’animations
- A la Grillerie de Sardines : conférences et concours de cuisine.
- Dans les restaurants du territoire de la Communauté de Communes Sud Pays Basque où vous pourrez déguster du merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz.

Animations (Extrait)

Sur le port côté Ciboure

Le lycée agricole de Saint-Pée-sur-Nivelle présentera :
  • Différentes espèces de poissons locales dans un aquarium.
  • Une exposition autour de la complémentarité aquaculture et pêche en mer.
  • Un atelier animé par les étudiants en BTSA Aquaculture et GPN du Lycée Agricole de Saint-Pée-sur-Nivelle : « Le poisson dans tous ses états ». Petit poisson deviendra grand ! D’où viennent les poissons que nous mangeons ?
Des cours de cuisine gratuits seront donnés par deux chefs par groupe de 8 à 10 personnes le samedi de 10h30 à 18h30 et le dimanche de 10h30 à 17h30 sous chapiteau. Tout public, inscriptions sur place.

Sur le port côté Saint-Jean-de-Luz

Des expositions pour découvrir la pêche :
  • Exposition sur l’histoire de la pêche au merlu par l’association Itsas Begia.
  • Présentation d’une maquette qui reproduit une unité de production de Garum sur le site archéologique de Guéthary.
  • Histoire du « Patxiku » et de sa rénovation par l’association Patxiku (bateau à quai).
Présentation de matériel
  • Présentation de l’outil cartographique et de navigation MaxSea par Espace Electronique Marine.
  • Présentation de matériel de pêche, d’équipements et de matériel de sécurité par l’association Itsas Gazteria.
La pêche aujourd’hui
  • Les démarches environnementales et solidaires « mer propre » par l’Institut des Milieux Aquatiques et l’association Itsas Gazteria en partenariat avec le Lycée maritime de Ciboure.
  • Projection en continu de films présentant les métiers de la pêche locale.
  • Présentation du projet « Itsasoa » : comment faire fonctionner des bateaux du port avec de l’huile végétale pure produite localement ? Vous assisterez en direct à l’élaboration de cette huile par la coopérative agricole Nouste Ekilili de Saint-Pée-sur-Nivelle.
  • Animation « autour du filet » : venez apprendre comment réparer les filets de pêche par les élèves du Lycée maritime de Ciboure.
Pour accéder au programme complet, cliquer Merlu d'Avril

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Capbreton fête le merlu les 4 et 5 Mai 2013 


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Le merlu basque veut sortir la tête de l’eau

Source : Journal du Pays Basque par Benjamin Duinat

“Lorsque j’ai commencé à pêcher le merlu à 16 ans, si l’on ramenait 70 kilogrammes de mer, on pouvait nourrir les trois pêcheurs de l’embarcation. Aujourd’hui, on ne paie même pas les frais directs avec cette quantité de poisson”, déplore Battit Lahetjuzan, propriétaire du Aurrera. On trouve là les enjeux actuels de la pêche des ports basques condensés à l’extrême. Aussi voit-on naître, dans une convergence hétérogène, des démarches de qualité. C’est le cas de la jeune marque “Merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz” ou de certaines tentatives de ventes alternatives, actuellement frappées d’amendes.

Une quinzaine de bateaux de pêche à la ligne des ports de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure se sont lancés dans une démarche de qualité spécifique : le merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz. Ils se sont d’ailleurs vu attribuer un surnom : “Incorruptibles de la mer contre la malbouffe.”

Les merlus issus de cette pêche traditionnelle sont remontés vivants à bord des navires. Moins de douze heures s’écoulent entre la capture et le débarquement sur les quais de la criée. “Enfin, la présence d’un pin’s, apposé sur les poissons dès leur arrivée, garantit qu’il s’agit d’un merlu de ligne luzien”, explique David Milly, directeur de la coopérative de producteurs Capsud.

La vente directe

Dans le même temps, la vente directe de poissons sur le quai du port de Saint-Jean-de-Luz a été derechef punie d’amende. Dominique Alzuguren, patron du bateau Kraskabille, a ainsi récemment écopé d’une sanction pécuniaire de 800 euros. La vente directe est un moyen pour les pêcheurs d’augmenter un peu leurs profits tout en garantissant un produit de qualité aux clients. Au final, c’est la question de la rémunération des pêcheurs qui se pose dans tous les cas. “En 2008 encore, un pêcheur empochait en moyenne 8 euros par merlu vendu ; actuellement, ce montant est descendu à 5 euros seulement”, témoigne D. Milly.

Le merlu luzien : une marque de qualité

Si le port de pêche de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure produit entre 5 000 et 6 000 tonnes de poisson par an, la pêche de merlu représente seulement 200 tonnes environ. “Tout de même, il y a là un important potentiel commercial trop peu exploité”, regrette T. Galouin de la société de mareyage Dima. “La création d’une identité visuelle pour le merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz était nécessaire afin de communiquer localement et à l’échelle nationale sur un produit de qualité faisant foi, dont les qualités sont aux antipodes de la malbouffe”, explique Catherine Roger, de l’agence de communication Euphorie, chargée de piloter la promotion de cette jeune marque qu’est le merlu de ligne luzien.

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Le 10 avril 2013

Nouveau portail de Normandie Fraicheur Mer (NFM)

Cliquer Ici pour accéder à NFM

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Le 9 avril 2013 : Des pêcheurs se diversifient...

Dunkerque : Après les moules, bientôt la culture des huîtres

Source : Delta FM

Une expérimentation d'élevage d'huîtres va être lancée à Dunkerque. Elle est portée par les mêmes pêcheurs qui se sont lancés dans la production de moules dunkerquoise. L'idée est de récupérer des huîtres de 6 mois d'âge, les faire grandir pendant un an avant de les distribuer à des entreprises ostréicoles dans tout le pays. Quel est l'intérêt ? Figurez-vous que la qualité de l'eau de la mer du Nord immuniserait ces huîtres de microbes en tout genre. La CUD a hier validé une participation financière à ce projet de 115 000 euros, qui a aussi une aide de l'Europe et du Conseil régional. Enfin, pour la petite histoire, sachez qu'au 19ème siècle, il y avait déjà une activité de conchyliculture à Dunkerque avec des parcages d'huîtres sur le port, quai de la Cunette et quai des Anglais.

Ecoutez : Jo Dairin, vice-président de la CUD en charge des dossiers économiques, nous éclaire sur ce projet : F. Biard - Delta FM

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Après les moules, les huîtres! Dans quelques semaines, deux pêcheurs dunkerquois, Bernard Tabeling et Aymar Tared, vont donner une nouvelle impulsion à leur activité en se lançant dans la production d’huîtres.

Il y a quelques années, face aux difficultés rencontrées par la filière pêche, ils avaient fait le pari (avec quelques autres) de lancer à Dunkerque la production de moules. Aujourd’hui, la moule dunkerquoise s’est bâti une solide réputation. « C’était risqué, reconnaît Bernard Tabeling. Ce n’était pas évident et d’ailleurs, plusieurs ont abandonné. Nous avons pu perdurer car parallèlement, nous avons gardé notre unité de pêche. Si, lors des trois premières années nous n’avions pas eu cette bouée de secours… Nous avons dû nous financer et adapter cette activité (qui nous était inconnue) à la spécificité de notre site. La houle, les fonds, les courants, tout cela était différent des régions de production habituelles. »....

Pleins d’espoir, les patrons pêcheurs pourront compter cette fois sur diverses aides. Les élus de la communauté urbaine en ont voté le principe jeudi lors du conseil communautaire. Le coût global de l’expérimentation a été estimé à 465 000 €. La CUD prendra 25 % à sa charge, le reste étant apporté par le conseil régional (25 %) et l’Europe (50 %)

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Retour sur les actualités du 1e trimestre 2013, cliquer Ici

4 commentaires:

Hippolyte a dit…

Le Conseil a adopté aujourd'hui un certain nombre de propositions que certains semblent assimiler à des concessions faites au Parlement. Ramener la tolérance dans les rejets de 7% à 5 % n'est pas une concession, c'est un faux-fuyant. Dans les deux cas, c'est accepter qu'il continue d'y avoir des rejets dont l'importance sera pratiquement impossible à connaître. Pour être efficace, l'interdiction des rejets, pour les espèces qui seront concernées, doit être totale.

J'espère que le Parlement ne se laissera pas "embobiner".

Et encore une fois, le but de l'interdiction des rejets n'est pas de favoriser l'industrie minotière. Pour se réfugier derrière un argument aussi médiocre (selon lequel la production de farine serait la véritable finalité de cette mesure), il faut vraiment n'en avoir pas d'autres à fournir !

Hippolyte a dit…

Merci à la Suède d'avoir refusé ce mauvais compromis accepté par les autres pays. Qu'un pays comme celui-là adopte cette position doit inciter le Parlement européen à ne pas céder sur l'essentiel.

Aquablog a dit…

Les derniers articles suite à la réunion des ministres de la pêche montrent que le Conseil et la Commission sont pratiquement en accord

http://www.touteleurope.eu/fr/divers/toutes-les-informations/article/afficher/fiche/6406/t/70796/from/2890/breve/le-conseil-vote-des-resolutions-pour-une-peche-durable.html?cHash=10880de53b
Le Conseil vote des résolutions pour une pêche durable

http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/france-local/article/accord-au-forceps-entre-les-pays-de-l-ue-203-89763.html
Accord au forceps entre les pays de l'UE

Même Le Monde donne un bon signal...

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/05/15/l-europe-stoppe-le-gaspillage-de-la-ressource-en-poissons_3232480_3244.html
L'Europe stoppe le gaspillage de la ressource en poissons

Que la Suède se mette à l'écart... Il faut comprendre ce pays qui n'a presque plus de pêcheurs et qui a un autre défi à surmonter bien plus important que le RMD et autres rejets... L'Etat environnemental de la mer Baltique véritable cloaque de l'Europe Bleue !!!

Hippolyte a dit…

Je crois qu'il y a une grande part d'intox dans la présentation que font certains de cet accord. Je n'ai pas encore lu Le Monde en papier daté d'aujourd'hui (l'accès à l'article est limité sur internet) mais, en tout cas, la lecture attentive des deux autres articles, que vous nous proposez sur internet, montre que cet accord n'engage que le Conseil européen, pas la Commission européenne et encore moins le Parlement. Rien n'est joué et je pense qu'on va droit à un échec dans les négociations prochaines.

Dans le premier article que vous nous proposez ci-dessus, on peut lire :

"Malgré cet accord survenu au Conseil, rien n'est acquis puisque le Parlement s'est récemment déclaré favorable à une interdiction totale des rejets en mer. Le vote lors de la prochaine session plénière est donc pour l'instant imprévisible."

Dans le deuxième article, on ne cite que les propos de pure politesse de Madame Damanaki, qui sont de circonstance après une longue négociation, pour remercier les participants de leur travail. Elle dit :

"Aujourd'hui, le Conseil a fait un pas en avant. Il a véritablement essayé de se rapprocher du Parlement afin d'essayer de dégager une base commune et je crois qu'un accord est possible."

Si vous prenez ça pour une approbation du contenu, alors je pense que vous faites erreur.