mercredi 20 mars 2013

Europe. Le mythe de la croissance économe en ressources !

Comment faire mieux avec moins de ressources ?

«Une Europe efficace dans l'utilisation des ressources»

«Une Europe efficace dans l'utilisation des ressources» est une initiative phare relevant de la stratégie Europe 2020. Elle favorise la transition vers une économie sobre en carbone, utilisant rationnellement les ressources, afin de parvenir à une croissance durable.

Face aux bonnes intentions de Bruxelles, les Amis de la Terre appellent l’Europe à se concentrer rapidement sur la réduction de l’utilisation des ressources mondiales, en mettant en place un système efficace pour mesurer et réduire notre utilisation des ressources - ce qui réduira nos impacts sociaux et environnementaux sur le reste du monde et notre production de déchets. 

Notre économie et notre qualité de vie dépendent grandement des ressources naturelles. Nos modèles actuels d'utilisation des ressources ne sont pas tenables. Une utilisation plus efficace des ressources est déterminante pour assurer la croissance et l'emploi en Europe. Elle ouvrira de vastes perspectives économiques, améliorera la productivité, fera baisser les coûts et stimulera la compétitivité.

«Une Europe efficace dans l’utilisation des ressources» prévoit un cadre d'action à long terme dans de nombreux domaines, qui appuiera les programmes stratégiques concernant le changement climatique, l'énergie, les transports, l'industrie, les matières premières, l'agriculture, la pêche, la biodiversité et le développement régional. Elle permettra d'améliorer la sécurité juridique nécessaire à l'investissement et à l'innovation et garantira que toutes les politiques importantes intègrent, de manière équilibrée, la question de l'utilisation efficace des ressources. Suite de la Communication de la Commission Européenne au Parlement européen, au Conseil, au CESE et au Comité des Régions de Janvier 2011

Décembre 2012 : Résolution du Conseil Economique et Social Européen (CESE) Sur l'utilisation efficace des ressources naturelles ou Ici

Commission de la pêche du Parlement Européen :  Avis sur une Europe efficace dans l'utilisation des ressources (24.1.2012)

«Une Europe efficace dans l'utilisation des ressources», a prévu l'élaboration d'une feuille de route visant à définir des objectifs à moyen et à long terme en ce qui concerne l'utilisation efficace des ressources, ainsi que les moyens d'y parvenir. La feuille de route pour une Europe efficace dans l'utilisation des ressources vise à transformer l’Europe en une économie durable d'ici à 2050 et expose la façon dont nous pouvons atteindre une croissance fondée sur l'utilisation efficace des ressources, qui est essentielle pour notre bien-être et prospérité futurs. La feuille de route recommande une approche intégrée qui requiert des changements structurels, dans de nombreux domaines politiques et secteurs, au niveau européen et au niveau des États membres, en mettant l'accent sur les ressources soumises à de fortes pressions. La feuille de route recommande une grande variété d'instruments tels que la réglementation, les instruments fondés sur le marché, la réorientation des instruments de financement et la promotion de la production et de la consommation durables.

La feuille de route pour une Europe efficace dans l'utilisation des Ressources marines

Le milieu marin offre des opportunités économiques dans un large éventail de secteurs tels que l'extraction de minéraux, la pharmacie, la biotechnologie et l’énergie. Le milieu marin assure également des services écosystémiques essentiels tels que des fonctions de régulation naturelle qui contribuent à lutter contre le changement climatique ou la lente érosion côtière. Les pressions sur ces systèmes, dues notamment au rejet dans la mer des polluants présents dans les eaux douces, sont toujours très fortes, même si elles diminuent dans certains cas. L'espace marin souffre d'une absence de gestion cohérente qui diminue déjà nos possibilités de tirer parti des activités maritimes. L'utilisation d'instruments d'aménagement de l'espace dans les zones marines contribuerait à l'utilisation efficace des ressources.

L’épuisement des stocks de poissons a de graves conséquences économiques et sociales pour les zones côtières et menace la biodiversité d’autres milieux en perturbant les systèmes, tandis que la pollution marine et le changement climatique posent d'autres problèmes (par exemple, l'acidification). La politique commune de la pêche et la politique maritime intégrée de l’UE placent la durabilité au cœur de leurs objectifs, en vue d’assurer une utilisation efficace et durable des ressources marines par tous les opérateurs de la chaîne de valeur.

Plus d’un million d’oiseaux et 100 000 mammifères marins et tortues de mer meurent chaque année à cause des déchets plastiques et autres débris marins. Des facteurs tels que les déchets marins et le traitement des eaux usées urbaines aggravent sérieusement le problème de la pollution dans certaines mers baignant l’Europe. Afin d’atténuer ces pressions, la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin» vise à assurer le bon état écologique des eaux marines.

Jalon : d’ici à 2020, toutes les eaux marines de l’UE se trouveront dans un bon état écologique et les rendements maximaux durables seront respectés dans le secteur de la pêche d’ici à 2015.

La Commission: · visera, dans le contexte des récentes propositions de la Commission en vue de réformer la politique commune de la pêche, à assurer la gestion durable des ressources halieutiques; · présentera de nouvelles propositions pour supprimer progressivement toutes les subventions en faveur de la pêche potentiellement dommageables à l’environnement; · contribuera à la sauvegarde du capital naturel côtier et marin en proposant des mesures de gestion et de planification (en 2012), ainsi qu’un soutien continu à des projets d’approfondissement des connaissances et de démonstration; · encouragera des stratégies axées sur les écosystèmes et intégrera le risque climatique dans les activités maritimes (communication «Adaptation au changement climatique dans les régions côtières et maritimes», 2012); · soutiendra l’utilisation durable des ressources marines et identifiera de nouveaux débouchés économiques dans l’économie maritime et côtière (communication «Croissance bleue», 2012); · contribuera à des stratégies sur les déchets marins dans les quatre grandes régions maritimes de l’UE en étroite collaboration avec les États membres côtiers ou dans le cadre des diverses conventions maritimes régionales (en 2012); · soutiendra les États membres en élaborant des mesures visant à parvenir au bon état écologique des eaux marines d’ici à 2020 et à établir un vaste réseau de zones protégées (en 2020). Les États membres devraient: · mettre en œuvre la directive-cadre «Stratégie pour le milieu marin» et désigner des zones marines protégées.

L'appétit insatiable de l’Europe

« Terres volées » : un rapport révèle des problèmes dus à l’appétit insatiable de l’Europe pour les terres...

L’Europe doit s’attaquer de toute urgence à sa surconsommation de terre dans le monde, selon un nouveau rapport des Amis de la Terre Europe publié le 11 mars 2013. Le rapport « Terres volées » étudie les liens entre nos pratiques de consommation et les besoins de terres qui en découlent et montre combien la boulimie de l’Europe exacerbe les conflits fonciers dans le monde.

Les niveaux de consommation élevés en Europe, et l’appétit insatiable en viande, produits laitiers, textiles et autres produits nécessitent de grandes surfaces de terre. L’« empreinte terres » de l’Europe est l’une des plus importants au monde.

Les Amis de la Terre Europe estiment que l’Europe utilise 9700 km2 de terres par personne, soit 44 % de plus que son propre domaine foncier. Cela signifie que l’Europe importe l’équivalent de plus de cinq fois la superficie de la France, principalement de Chine et d’Inde. Cette avidité croissante pour le foncier a des conséquences écologiques et sociales, dont l’accaparement des terres qui touche surtout les pays du Sud.

Ariadna Rodrigo, chargée de campagne aux Amis de la Terre Europe témoigne : « Le lien entre le produit, la ressource extraite, et les terres nécessaires à l’obtention du produit, est souvent négligé. Par exemple, l’empreinte terres d’une tasse de café est 4,3m², l’empreinte d’un ordinateur portable de 10m² et celui d’une voiture de 150m². Nous consommons toujours plus et cette surconsommation a des impacts environnementaux et sociaux principalement à l’extérieur de nos frontières. »

La Terre n’étant pas extensible, et la consommation mondiale étant en hausse, l’accès aux terres se heurte à de sérieuses limites physiques. La consommation de terres varie considérablement d’une région du monde à l’autre. De fait, les pays industrialisés, et l’Europe, consomment leur part, celles d’autres pays et des générations futures.


Selon Camille Lecomte, chargée de campagne aux Amis de la Terre France : « L’Union européenne et les gouvernements doivent ouvrir les yeux sur le fait que la mesure de notre empreinte terres est la première étape vers la gestion et la réduction de nos niveaux de consommation des terres. »

En 2011, la Commission européenne a publié sa feuille de route pour une Europe efficace des ressources, qui a reconnu que d’importantes améliorations dans l’efficacité des ressources de l’Europe étaient nécessaires pour compenser la concurrence croissante pour les ressources de la planète. L’indicateur « empreinte terres » a été soutenu par tous les principaux partis politiques du Parlement européen comme un moyen de mesurer l’utilisation de terres en Europe. Cependant, les gouvernements de l’Union et la Commission européenne n’ont pas encore introduit l’empreinte terres comme un instrument pour mesurer et réduire notre consommation de terres.

Les Amis de la Terre appellent l’Europe à se concentrer sur la réduction de l’utilisation des ressources mondiales, en mettant en place un système efficace pour mesurer et réduire notre utilisation des ressources - ce qui réduira nos impacts sociaux et environnementaux sur le reste du monde et notre production de déchets.

Autres articles :


    Utiliser plus efficacement les ressources naturelles (en bref)

    Quel est l'enjeu ?
    • Les ressources naturelles (air pur, eau propre, terres arables, stocks de poissons, etc.) sont un facteur déterminant de notre qualité de vie. Nous ne pouvons nous permettre de continuer à en abuser.
    • Utiliser les ressources plus efficacement présente également des avantages économiques: cela crée des emplois, contribue à la croissance de l'économie européenne et permet d'offrir aux entreprises et aux travailleurs de belles perspectives économiques, d'améliorer la productivité, de réduire les coûts et de renforcer la compétitivité.
    • C'est pourquoi l'initiative «Une Europe efficace dans l'utilisation des ressources» figure parmi les sept initiatives de la stratégie Europe 2020 pour une croissance intelligente, durable et inclusive de l'Union européenne.
    Quel est l'Objectif ?
    • Une vision commune : cette initiative vise à obtenir le soutien conjoint des gouvernements, des parties intéressées et du public en faveur d'une stratégie européenne à long terme pour une utilisation efficace des ressources.
    • Une action plus efficace, grâce aux efforts combinés de tous ces acteurs.
    • Une élaboration des politiques en toute connaissance de cause, dans les domaines du changement climatique, de l'énergie, des transports, des matières premières, de l'agriculture, de la pêche et de la biodiversité, tenant compte du besoin d'efficacité et comprenant des outils permettant d'évaluer les résultats obtenus.
    Qui en bénéficiera et comment ?
    • Tout le monde : une utilisation rationnelle des ressources peut contribuer à freiner le changement climatique et nous aider à réaliser l'objectif qui consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l'UE de 80 à 95 % d'ici à 2050.
    • Les entreprises et les consommateurs européens: la protection de biens écologiques précieux, comme les terres agricoles et les stocks de poissons, contribuera à assurer notre qualité de vie et celle de nos enfants. Réduire notre dépendance à l'égard des importations de combustibles et de matières de plus en plus rares permettra à l'économie européenne de mieux maîtriser l'augmentation du prix de l'énergie et des produits de base.
    • Les pays en développement: au niveau international, mieux préserver les ressources environnementales communes permettra aux pays pauvres d'assurer les besoins alimentaires de leurs populations.
    Pourquoi l'UE doit intervenir ?
    • L'utilisation efficace des ressources est un problème complexe d'envergure internationale. Coordonner les efforts n'est réalisable qu'au niveau européen.
    Que se passera-t-il ensuite ?
    • La Commission établira des propositions concrètes pour des stratégies à long terme destinées à améliorer l'efficacité de l'utilisation des ressources dans des domaines tels que l'énergie, le changement climatique, les transports et l'environnement. Elle invite le Conseil, le Parlement européen, les parlements nationaux, le Comité des régions, le Comité économique et social européen et les autres parties intéressées à apporter leur contribution.
    Stratégie Europe 2020 pour une croissance intelligente, durable et inclusive

    Initiative pour une Europe efficace dans l'utilisation des ressources

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    L'économie des ressources, nouveau facteur de productivité

    Source : Le Monde.fr par Rémi Barroux

    Comment assurer la croissance de l'économie tout en préservant les ressources et en garantissant un niveau de vie décent à sept milliards d'humains, bientôt neuf ? C'est sous l'angle économique, voire industriel, que l'Agence française de développement (AFD), l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) ont abordé le sujet de la croissance verte, réunissant un panel de ministres, de représentants de l'industrie ou encore d'organisations non gouvernementales, jeudi 4 avril, au siège de l'Unesco à Paris.

    En pleine crise, alors que de nombreux pays débattent – parfois vivement, comme en France avec les discussions sur le coût du travail – de la recherche de nouveaux gains de productivité et de compétitivité pour leurs économies, les responsables de ces agences internationales appellent à sortir des schémas classiques.

    Il n'est plus possible d'améliorer la productivité de la main-d'œuvre, comme cela a été fait au cours des dernières décennies. Elle a été multipliée par vingt au cours des deux cents dernières années et la plupart des investissements ont été consacrés à son amélioration. Mais aujourd'hui, les millions de chômeurs supplémentaires victimes de la crise, les progrès industriels et la mutation des secteurs de production font que la main-d'œuvre est abondante.

    "La croissance du PIB n'a pas pu suivre le rythme de la hausse de la productivité de la main-d'œuvre, ce qui signifie que moins de personnes suffisent pour produire le même résultat économique", résument les auteurs d'un rapport sur la "croissance verte" (Onudi et AFD), présenté jeudi. Et d'ajouter : "Un développement inclusif et équilibré ne pourra être atteint si les politiques économiques se contentent de se concentrer exclusivement sur une augmentation de la productivité de la main-d'œuvre."

    L'humanité "consomme" l'équivalent de 1,6 planète par an

    Pour les auteurs du rapport, comme pour les intervenants à la conférence de jeudi, c'est la productivité des ressources qu'il faut viser. En d'autres termes, une meilleure gestion des ressources naturelles, une meilleure efficacité énergétique, sont les principales garantes de l'avenir économique de la planète. "L'efficacité dans la gestion des ressources doit être considérée comme une nouvelle stratégie industrielle, pas seulement comme l'intégration de mesures environnementales, a ainsi expliqué le commissaire européen à l'environnement, Janez Potocnik. Les économistes aiment à parler de coût de main-d'œuvre unitaire, de productivité du capital, mais il faut parler de celle des ressources et convaincre les entreprises de s'y intéresser."

    Signe d'un début de prise de conscience, à la tribune du palais de l'Unesco, se sont succédé des représentants de l'économie et de l'industrie, pas seulement les plus convaincus des ONG et de la cause environnementale. Pour la France, Delphine Batho, ministre de l'écologie, est venue affirmer en toute logique l'intérêt de la stratégie nationale de la transition écologique, la nécessité du débat sur la transition énergétique ou encore celle de l'économie circulaire avec l'annonce de la perspective d'une loi.

    Quelques instants plus tard, le ministre français du redressement productif, Arnaud Montebourg, défendait à son tour l'industrie verte et, surtout, la recherche de nouvelles rentabilités énergétiques. Car la productivité des ressources n'est pas seulement affaire de bon sens moral. Nous prélevons annuellement plus de ressources que la Terre ne peut en renouveler - l'humanité "consomme" l'équivalent de 1,6 planète par an.

    "Nous aurons peut-être bientôt besoin de deux ou trois planètes pour répondre aux besoins de l'humanité, et les milliards d'habitants supplémentaires ont des désirs légitimes, a alerté Ashok Khosla , président de l'International Union for Conservation of Nature (IUCN). Et nous devons laisser autant, voire plus de capital, naturel et économique, à la prochaine génération."

    "Urgence d'une troisième révolution industrielle"

    Au-delà du défi, cette nécessité de transférer l'amélioration de la productivité de la main d'œuvre vers les ressources répond à un besoin géostratégique. "Le premier producteur de pétrole au monde, l'Arabie saoudite, est déjà en train de réfléchir à diminuer sa dépendance, car elle s'est aperçue qu'elle aurait besoin d'importer du pétrole dans une vingtaine d'années, a expliqué M. Montebourg. Cela montre bien l'urgence d'une troisième révolution industrielle."

    La bataille future pour les terres rares, matières premières des nouvelles technologies, inquiète aussi le ministre français. "Comme pour l'eau, le pétrole, l'énergie, c'est une nouvelle source de conflits, économiques, politiques et donc à terme militaires entre de puissants empires", a-t-il dit pour défendre la recherche de l'autosuffisance et l'efficacité énergétique.

    Mais cette quête nouvelle de productivité ne s'impose pas d'elle-même au monde industriel. "Nous avons beaucoup à faire, pourquoi ne le faisons-nous pas ?", s'est interrogé Kandeh Yumkella, directeur général de l'Onudi. Il faut des actions osées, notamment en ce qui concerne la tarification de l'énergie, que ce soit une taxe carbone ou autre chose."

    Pour les responsables industriels présents, soucieux d'afficher leur bonne volonté, l'engagement doit venir des entreprises. Les exemples vertueux ne manquent pas. Diminuer la consommation d'eau dans une entreprise du textile au Bangladesh tout en replantant des arbres à thé. Limiter le temps passé sous la douche pour un groupe qui fabrique des shampooings. Etc.

    Pour Jean-Guy Carrier, secrétaire général de la Chambre de commerce internationale, les entreprises sont dynamiques et le problème vient de la lenteur des négociations internationales. "Nous avons l'impression que les engagements diminuent, qu'ils ne sont pas clairs et que les gouvernements sont plutôt en retrait", a-t-il dit. Or l'industrie, l'économie ont besoin de signaux pérennes. Pour transformer les scénarios de production comme pour changer les habitudes des consommateurs.

    Les participants au Forum de Paris appellent à passer d'un modèle de productivité axé sur le travail à une productivité axée sur les ressources

    Communiqué du Forum de Paris 04/04/2013

    Les participants à un forum international qui réunissait aujourd’hui dans la capitale française de hauts fonctionnaires, des délégués d’organisations internationales et d’ONG ainsi que des représentants du secteur privé ont affirmé que la croissance verte représentait la voie à suivre pour atteindre une transition mondiale vers une économie verte associée à un mode de développement plus durable pour tous.

    Ils ont appelé à se détourner d’un modèle de production hautement consommateur de travail et de ressources pour s’orienter vers une optimisation de l’utilisation des ressources.

    Les intervenants au Forum de Paris 2013, qui avait pour thème « Vers un modèle économique durable : de la productivité axée sur le travail à la productivité axée sur les ressources », ont mis en avant le fait que le modèle actuel de développement économique subit une pression sans précédent, et qu’il est nécessaire de réduire les ressources utilisées et les effets négatifs sur l’environnement. Ils ont ajouté qu’un nouveau modèle de croissance économique doit être mis au point de toute urgence.

    Le forum était organisé par l’AFD et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) avec le soutien du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

    De nouvelles formes de production agricole et industrielle sont une condition préalable pour délivrer plus de biens et de services, mais leur empreinte sur les ressources de la planète doit être drastiquement réduite, ont affirmé les participants. Le besoin urgent de dissocier la croissance économique d’une part d’une utilisation accrue de matériaux et de ressources naturelles d’autre part est au centre de ce nouveau modèle de croissance — « faire plus avec moins », tel est le concept-clé qui permettra de réussir la transition vers une économie verte, une économie qui se traduit par un bien-être accru des hommes et par une amélioration de l'équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et les pénuries des ressources naturelles. Une économie verte limite les émissions de carbone, utilise les ressources de façon rationnelle et inclut un aspect social à ses activités.

    « Au vu des pénuries des ressources naturelles, un nouveau modèle s'avère nécessaire. La croissance verte doit être basée sur l'utilisation rationnelle de l’énergie, mais aussi sur une nouvelle révolution, celle de l’économie circulaire », a déclaré Delphine Batho, ministre française de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. « Nous pourrons ainsi promouvoir une croissance économique fondée sur l’optimisation de l’utilisation des ressources, qui offre de nombreuses perspectives d’emploi et qui soit synonyme à la fois de progrès environnemental et social. »

    Le nouveau modèle économique devrait se baser sur une économie verte pour parvenir à une croissance verte : des cadres réglementaires, politiques et de financement pour une économie verte et une industrie verte pour une économie renforcée.

    « Ce type de conférence est primordial dans le climat économique actuel, et dans l’intérêt de l’avenir de ce pays et de ses entreprises. Il donne lieu à un réel mélange de politiques publiques favorisant la croissance verte, tout en offrant un cadre politique fort pour les échanges commerciaux et en promouvant l’éco-innovation », a déclaré Arnaud Montebourg, ministre français du Redressement productif.

    « Rio+20 a amorcé un changement radical dans la manière dont nos économies produisent et consomment, et a identifié l’économie verte comme la voie permettant de garantir un siècle durable », a affirmé Achim Steiner, Sous-secrétaire général de l’ONU et Directeur général du PNUE.

    « Il est impératif que le secteur de l’industrie prenne mesure de ce que signifie une telle transition et saisisse les nouvelles opportunités qui lui sont offertes dans un contexte de pénuries croissantes des ressources naturelles, de demandes d'une plus grande transparence émanant des consommateurs et de chaînes d’approvisionnement menacées par les impacts du changement climatique, entre autres. Beaucoup le font déjà, mais cela ne suffit pas. Nous devons inciter un mouvement de masse en impliquant non seulement les grandes multinationales, mais aussi les petites et moyennes entreprises », a-t-il ajouté.

    M. Kandeh K Yumkella, Directeur général de l’ONUDI, a déclaré : « L’ONUDI soutient fermement l’appel à un nouveau modèle économique qui ne se base plus sur la productivité du travail, mais met au contraire l’accent sur la productivité des ressources. Alors que les ressources naturelles deviennent de plus en plus rares et que la population mondiale continue d’augmenter, il est plus important que jamais de parvenir à une croissance caractérisée par de faibles émissions de carbone et une optimisation de l’utilisation des ressources, si nous souhaitons pouvoir alimenter les écosystèmes de la planète et protéger nos ressources naturelles. À cet égard, notre initiative en faveur d’une industrie verte place le développement industriel dans un contexte des défis posés par un développement mondial durable ».

    Dov Zerah, Directeur général de l'AFD, a déclaré : « L’AFD a fortement à cœur de promouvoir des modèles économiques compatibles avec des ressources naturelles limitées. L’AFD a développé des stratégies très ambitieuses autour des défis posés par le climat et l’énergie afin d’aider les pays en développement à réussir leur transition vers une croissance durable ».

    Le Forum de Paris coïncide avec une autre manifestation dans la capitale, la deuxième conférence annuelle de la Plate-forme de connaissances sur la croissance verte, qui se tient à l’OCDE les 4 et 5 avril. Un document publié à l’issue de cette manifestation, intitulé « Moving towards a Common Approach on Green Growth Indicators » (Vers une approche commune des indicateurs de croissance verte) établira une base commune pour mesurer la croissance verte, ce qui aidera à concilier l'expérience des gouvernements et du secteur privé dans la manière de mesurer et d’établir des bilans sur l'économie verte.

    Notes du rédacteur

    La Plate-forme de connaissances sur la croissance verte (GGKP) est un partenariat entre la Banque mondiale, le PNUE, l’OCDE et le GGGI visant à catalyser les initiatives de recherche, identifier les lacunes dans les connaissances et partager l’expérience ainsi que les pratiques en matière d’économie et de croissance vertes. Les trois secteurs de recherche prioritaires de la GGKP sont à ce jour les suivants : les indicateurs, le commerce et compétitivité, et l'innovation.

    À propos du PNUE

    Créé en 1972, le PNUE représente la conscience environnementale des Nations Unies. Basé à Nairobi, au Kenya, il a pour mission de guider et d'encourager des partenariats soucieux de l'environnement en inspirant, informant et permettant aux nations et à leurs populations d’améliorer leur qualité de vie sans compromettre celle des générations futures. La Division Technologie, Industrie et Économie du PNUE, établie à Paris, aide les gouvernements, les autorités locales et les décideurs dans le domaine du commerce et de l'industrie à élaborer et mettre en œuvre des politiques et des pratiques axées sur le développement durable. La Division dirige les travaux du PNUE dans les secteurs du changement climatique, de l’utilisation efficace des ressources, des substances nuisibles et des déchets dangereux. Elle héberge également l’initiative « Économie verte ».

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    Le 15 mai 2013
     
    Un commerce vert est un impératif au développement durable

    Le rapport du PNUE démontre que la promotion de l'économie verte dans six secteurs clés permet de créer de nouvelles opportunités commerciales

    Cliquer Ici ou pour accéder au dossier "Green Economy" du Pnue

    Source : PNUE /UNEP

    Rendre le commerce international plus écologique représente une étape essentielle afin d'atteindre le développement durable, et les pays en développement (PED) sont bien placés pour aider à promouvoir cette transition, selon un nouveau rapport diffusé aujourd'hui par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE).

    « Aujourd'hui, dans un monde de plus en plus interconnecté où des milliards de dollars en biens et services sont échangés chaque année, rendre le commerce international plus écologique présente toujours des défis, mais offre également des opportunités considérables », a déclaré Achim Steiner, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE. « Si nous voulons inverser le déclin de la biodiversité à l'échelle planétaire, réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), mettre un terme à la dégradation des terres et protéger nos océans, il est impératif que le commerce international devienne plus durable et contribue à la protection du capital naturel des économies du monde en développement ».

    Au cours des deux dernières décennies, le commerce n'a cessé de s'élargir, favorisant ainsi la croissance économique et le progrès et permettant d'éradiquer la pauvreté dans les PED. Dans le même temps, toutefois, l'augmentation du volume des échanges a exercé une pression supplémentaire sur les ressources naturelles, entraîné l'accroissement des émissions de GES et contribué aux inégalités sociales.

    La structure du commerce international montre que les PED, et en particulier les pays les moins avancés (PMA), dépendent toujours largement des produits basés sur les ressources naturelles et des matières premières pour leurs exportations. Toutefois, afin d'atteindre un développement économique durable à long terme, les PED doivent saisir les opportunités tangibles et réelles qui leur permettront de diversifier leur économie et de se positionner de manière à tirer parti de la demande globale croissante pour des produits et services plus écologiques.

    Bien qu'il ne représente encore qu'une faible part du marché international, le commerce de produits certifiés et de biens et services environnementaux est en hausse en termes absolus. Par exemple, le marché mondial des technologies à basse émission de carbone et à haut rendement énergétique, qui comprend les produits innovants dans le domaine de la fourniture d'énergie renouvelable, devrait presque tripler pour atteindre 2,2 milliards de dollars US d'ici à 2020.

    Le rapport intitulé « L'économie verte et le commerce ? tendances, défis et opportunités », constate que les PED disposant d'abondantes ressources renouvelables sont bien placés pour exploiter les opportunités leur permettant d'augmenter leurs parts de marché dans le commerce international des biens et services durables.

    Le rapport fait l'analyse de six secteurs économiques (agriculture, pêche, forêts, manufacture, énergies renouvelables et tourisme) dans lesquels les débouchés commerciaux existent, et identifie les mesures, telles que les réformes politiques et la certification, pouvant aider les PED à tirer parti de ces marchés.

    Cliquer Ici pour télécharger le rapport "Green Economy and Trade : Trends, Challenges and Opportunities", le Rapport du PNUE sur L’économie verte et le commerce – tendances, défis et opportunités
    Green Economy and Trade / Chapter 3 Fishery and Aquaculture

    Cliquer Ici pour télécharger le chapitre consacré à la pêche et l'aquaculture

    Extrait....

    3.2.2 Trade and fisheries

    Fish and fish products are the most extensively traded commodities in the food sector. As shown in Figure 3, approximately 40 per cent of fish output is traded internationally (FAO 2012a). Furthermore, fishery exports are increasing significantly. The share of total fishery production exported in the form of various food and feed items rose from 25 per cent in 1976 to about 38 per cent or 57 million tonnes in 2010. In the same period, world trade in fish and fish products grew significantly also in value terms, rising almost thirteenfold from US$ 8 billion to US$ 102 billion. In 2011, despite the economic instability experienced in many economies, increasing prices and strong demand in developing countries pushed trade volumes and values to the highest levels ever reported. Despite some softening in the second half of the year, preliminary estimates indicate that in 2011 exports exceeded US$ 125 billion (FAO 2012a).

    Due to the high perishability of fish products, 90 per cent of trade in terms of quantity (live weight equivalent) comprises processed products such as frozen food and prepared and preserved fish (FAO 2012a).

    Even if not comparable with volumes of fish traded for consumption, there is also considerable trade in aquarium or ornamental fish and supplies. An estimated one billion ornamental fish are exported annually (Dykman 2012). The world export value in 2010 was over US$ 350 million. The main exporting countries include Singapore, Malaysia and Thailand. Brazil and Columbia are also significant exporters. The main importing countries include Germany, Japan, Singapore, the US and the UK. The figures for Singapore also include re-export, from imports from all surrounding countries (Ploeg 2013).


    Trade in fish products can play a key role in the growth strategies of many developing countries. In particular, fish trade represents a significant source of foreign currency earnings. Developing countries’ net exports of fish products have been increasing rapidly in recent years. There was a seven-fold increase from 1980 to 2010 – from US$ 3.7 to 27.7 billion. Fish exports of US$ 27.7 billion represented twice the value of exports of other key commodities such as coffee from the same group of countries. In 2010, 48 per cent of fish consumed in developed countries was imported from developing countries. This share has increased by 10 per cent between 2000 and 2010, and is expected to further rise in the near future due to the steady demand in developed countries coupled with a declining domestic fish production (FAO 2012a).

    Remarque personnelle....

    Commerce vert = Plus on commerce et plus on éco-labellise...

    La pêche d'espèces sauvages déjà certifiée ou en cours d'évaluation complète enregistre des captures annuelles de près de 18 millions de tonnes métriques de fruits de mer. Cela représente environ 17% de la capture annuelle mondiale dans le secteur de la pêche d'espèces sauvages, et la demande dépasse largement l'offre. De plus, la valeur totale de fruits de mer d'élevage conformément aux normes de durabilité certifiées devrait atteindre 1,25 milliard de dollars US d'ici à 2015, comparé à 300 millions de dollars US en 2008.
     
    Certaines des tendances relevées dans ce rapport illustrent ci-dessous ce potentiel dans les secteurs étudiés :

    Agriculture : le marché mondial des aliments et boissons biologiques devrait s'accroître et atteindre 105 milliards de dollars US d'ici à 2015, par rapport à une valeur totale de 62,9 milliards de dollars US en 2011. Ainsi, la production de thé respectant les normes en matière de durabilité a augmenté de 2 000% entre 2005 et 2009.

    Pêche et aquaculture : la pêche d'espèces sauvages déjà certifiée ou en cours d'évaluation complète enregistre des captures annuelles de près de 18 millions de tonnes métriques de fruits de mer. Cela représente environ 17% de la capture annuelle mondiale dans le secteur de la pêche d'espèces sauvages, et la demande dépasse largement l'offre. De plus, la valeur totale de fruits de mer d'élevage conformément aux normes de durabilité certifiées devrait atteindre 1,25 milliard de dollars US d'ici à 2015, comparé à 300 millions de dollars US en 2008.

    Forêts : au début 2013, la surface totale de forêts certifiées à travers le monde s'établit à près de 400 millions d'hectares, ce qui représente environ 10% des ressources forestières mondiales. Les ventes de produits ligneux certifiés totalisent plus de 20 milliards de dollars US par an.

    Industrière manufacturière : de nombreux fournisseurs rendent leurs pratiques plus écologiques dans le but de sécuriser leur positionnement au sein des chaînes d'approvisionnement internationales. Cette démarche est illustrée, par exemple, par une hausse de 1 500% du nombre de certifications ISO 14001 à l'échelle mondiale dans la gestion de l'environnement entre 1999 et 2009.

    Énergies renouvelables : depuis 1990, la croissance mondiale annuelle des capacités d'approvisionnement en panneaux photovoltaïques, énergie éolienne et biocarburants représente en moyenne respectivement 42, 25 et 15%. En 2010, les investissements dans la fourniture d'énergies renouvelables ont atteint 211 milliards de dollars US, soit cinq fois plus qu'en 2004, et plus de la moitié de ces investissements ont été réalisés dans les PED. Les PED ont considérablement augmenté leurs exportations d'équipements destinés à l'exploitation des sources d'énergie renouvelables tels que les panneaux photovoltaïques, les éoliennes et les chauffe-eau solaires, tout en élargissant leur potentiel afin d'exporter l'électricité issue de sources renouvelables.

    Tourisme : en 2012, le nombre de touristes internationaux a pour la première fois atteint un milliard par an. Dans les PED, la part de marché dans cette industrie est passée de 30% en 1980 à 47% en 2011 et devrait atteindre 57% d'ici à 2030. Le sous-secteur connaissant la croissance la plus rapide dans le domaine du tourisme durable est l'écotourisme, qui est centré sur les activités liées à la nature. De nombreux PED disposent d'un avantage comparatif dans le secteur de l'écotourisme du fait de leurs environnements naturels, leur patrimoine culturel et les possibilités de circuits d'aventure.

    « Le passage à une économie verte peut ouvrir la voie à de nouveaux débouchés commerciaux, qui à leur tour permettront de rendre le commerce international plus durable », a déclaré M. Steiner. « Dans le même temps, le commerce de biens et de services environnementaux est manifestement un domaine dans lequel de nombreux PED possèdent un avantage concurrentiel. Grâce à la mise en place de politiques et régimes tarifaires adaptés, les PED sont bien placés pour encourager la transition mondiale vers une économie plus durable ».

    Le rapport identifie plusieurs domaines dans lesquels des mesures publiques et privées peuvent contribuer à soutenir les efforts des PED afin d'accéder à des marchés plus écologiques sur le plan international, à savoir :

    Investissements publics dans les infrastructures économiques majeures, l'assistance technique, les programmes d'éducation et de formation ciblés, et l'accès à des ressources durables, telles que l'électricité issue de sources d'énergie renouvelable.

    Instruments basés sur les marchés, notamment l'élimination de subventions qui encouragent la production, la consommation et le commerce non durables, et des politiques tarifaires qui prennent en compte les coûts réels de production et de consommation, tant aux plans environnemental que social.

    Cadres réglementaires qui soutiennent les industries vertes et intègrent les enjeux du développement durable dans les plans de développement nationaux et les stratégies de promotion des exportations.

    Méthodes de production à faible consommation d'énergie et de ressources afin d'assurer la compétitivité à long terme sur les marchés internationaux.

    Instances régionales et multilatérales pouvant permettre la libéralisation du commerce de biens et services environnementaux, la suppression de subventions néfastes pour l'environnement, et offrir des possibilités d'action collective en vue de relever les défis environnementaux et sociaux à l'échelle mondiale.

    Créer des opportunités commerciales durables peut impliquer que les fournisseurs doivent se conformer à un nombre croissant d'exigences environnementales et sociales. Lors des préparatifs de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), plusieurs pays ont fait part de leurs inquiétudes à l'égard des difficultés d'accès aux marchés d'exportation en raison de la complexité des régimes de réglementation. En outre, le respect des exigences peut se révéler onéreux, en particulier pour les petites et moyennes entreprises.

    C'est pour ces raisons que le soutien de l'État et du secteur privé est nécessaire afin d'aider les entreprises à rendre leurs production et chaînes d'approvisionnement plus écologiques. De plus, la coopération en matière de réglementation, l'assistance technique et financière et le renforcement des capacités seront déterminants si les PED souhaitent exploiter les nouvelles opportunités offertes par le commerce vert.

    Le PNUE, dans le cadre du Projet sur l'économie verte et les opportunités commerciales commerciaux (GE-TOP en anglais), vise à identifier les politiques et mesures qui permettraient aux PED de relever les défis et répondre à la demande d'exportation de biens et services durables.

    Suite à ce rapport, qui représente la première grande réalisation dans le cadre du GE-TOP, le PNUE passe à la deuxième phase de mise en ?uvre du projet. En réponse aux appels lancés à Rio+20 pour davantage d'actions de la part de la communauté internationale, le PNUE fournira aux PED une assistance spécifique au secteur par le biais d'un processus inclusif de consultation des parties prenantes pour qu'ils saisissent les opportunités offertes par la transition vers une économie verte.

    Note aux rédacteurs :

    Ce rapport a été rédigé grâce au soutien inextinguible de la Commission Européenne, laquelle contribue à la réalisation du programme de travail du PNUE tel qu'à travers ce projet par le biais d'un accord de coopération stratégique avec la DG Environnement sous le programme thématique pour l'environnement et la gestion durable des ressources naturelles, dont l'énergie (ENRTP). 

    Pour télécharger une copie du rapport ou pour obtenir plus d'informations sur le Projet sur l'économie verte et les débouchés commerciaux du PNUE, consulter le site suivant : www.unep.org/greeneconomy

    Pour plus d'informations, contacter :

    Nick Nuttall, Directeur des communications et porte-parole du PNUE

    Tél. : +41 795 965 737 ou +254 733 632 755, e-mail : nick.nuttall@unep.org

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