mardi 1 janvier 2013

2013. Publication, livre, document, film, étude, rapport, vidéo,....

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La mer monte au sein de l’Éducation nationale

Officier de réserve de la Marine, ancien maire-adjoint du Havre et passionné de mer ! Tristan Lecoq, inspecteur général de l’Éducation nationale, a joué un rôle majeur pour que la mer soit désormais inscrite aux programmes des cours de collège, lycée et prépas. Une avancée qui comblera les militants du fait maritime en France, souvent navrés de la méconnaissance qu’a le grand public des enjeux maritimes du monde d’aujourd’hui en général, et de ceux qui touchent la France en particulier, avec la singularité et les responsabilités particulières que lui confèrent tant son économie, son rang diplomatique que son immense zone économique exclusive, au second rang mondial immédiatement derrière les États-Unis.

Source : Le Marin

Après la conception des nouveaux programmes en 2008-2010, et l’introduction de la question maritime dans le programme de terminale, les enseignants disposent maintenant d’un nouvel outil pédagogique, Enseigner la mer, édité par le Centre national de documentation pédagogique.

Dans une interview exlusive à lire dans notre édition papier du marin, Tristan Lecoq explique notamment : « Maintenant qu’en terminale on étudie les espaces maritimes, que le collège, le lycée professionnel et le lycée technologique les enseignent, encore fallait-il équiper les enseignants.

La création de cet outil a été la deuxième phase. Nos enseignants sont des professionnels : des géographes et des historiens qui doivent être formés en formation initiale mais aussi continue, surtout quand arrive un sujet aussi singulier. Ce peut être l’objet de séminaires académiques, mais il faut aussi des outils pour faire le point des connaissances et savoir concrètement comment enseigner cette question.

J’ai pris l’initiative de proposer au CRDP (centre régional de documentation pédagogique) de l’académie de Rennes de créer cet outil, pour toutes les académies en France, mais aussi outremer et dans nos établissements à l’étranger. Il y a près de 45 000 enseignants d’histoire-géographie dans ce pays. Ils méritent ce bel outil, compagnon de leur enseignement. Ce fut un travail de longue haleine, qui a pris environ 2 ans.

Ce support a une double vocation : il démarre par une mise au point académique, rédigée par des universitaires, pour introduire ce qui se passe dans les classes. Pour faire le point des connaissances, j’ai réuni des enseignants du supérieur. En même temps, on a demandé à des enseignants comment ils enseignaient déjà la mer. En croisant les deux approches, on en a tiré de très belles études de cas, en veillant bien à l’équilibre entre les préoccupations économiques, environnementales, stratégiques, militaires. C’est la ligne qui nous a guidés. »

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Enseigner la mer

des espaces maritimes aux territoires de la mondialisation

Collection : TRAIT D'UNION       

La mondialisation a accru l’importance géostratégique des mers et des océans : avec des conséquences économiques et écologiques, géographiques et politiques, maritimes et militaires. L’ouvrage présente un état de la recherche sous ces différents angles et décrit le mouvement de « territorialisation » des espaces maritimes qui les place au cœur des enjeux de puissance actuels.

Adossé à cette mise au point scientifique, le DVD-Rom offre un ensemble de ressources exceptionnel (études de cas, cartes, animations, photographies, documents…) pour l’enseignant ou l’étudiant. Des séquences pédagogiques proposent d'enseigner ces questions maritimes en géographie, en histoire et en éducation civique. Appuyées sur les programmes du collège et du lycée, elles permettent aux élèves de construire progressivement une représentation de plus en plus complexe des espaces maritimes aujourd’hui.
L’accent est particulièrement mis sur la relation étroite entre le contenu scientifique, l’approche didactique et les démarches pédagogiques adaptées aux ambitions des programmes.

Pour plus d'informations : CRDP de Bretagne - Rennes

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Applications des Systèmes d'Information Géographiques en Aquaculture


Le Moine Olivier, Goulletquer Philippe / Ifremer - Octobre 2013

Cliquer Ici pour télécharger le document

L'actuelle demande alimentaire croissante sur les produits de la mer met l'aquaculture en situation de développement; les stratégies de développement mises en place incluent des questions de durabilité économique, sociale et environnementale. Au cœur de celles-ci, l'accès à l'espace (sélection de sites, conflits d'usage, etc…) place cette dimension au premier plan. La planification spatiale du développement des projets aquacoles est donc un élément essentiel, incluse dans une démarche de gestion intégrée de la bande côtière. C'est un élément considéré comme une étape cruciale tant par les scientifiques dans le cadre d'une approche écosystémique, que par les diverses nations et organismes Européens via le développement d’une réglementation ad-hoc.

Dans ce contexte, les Systèmes d'Information Géographiques (SIG) sont des outils d'analyse spatiale et d'aide à la décision relativement incontournables. Leur capacité à agréger, présenter, et analyser des données de sources très variables (satellites, photos, réglementation, résultats de modélisation…) permet une meilleure accessibilité et un meilleur partage de l'information spatialisée. L'Ifremer utilise et structure les données marines et côtières dans ce type de système depuis les années 1990.

Ce document présente une revue de différents types d'applications dans le domaine aquacole utilisant les SIG en fonctionnement dans le cadre des missions de soutien aux administrations et utilisateurs des espaces littoraux des laboratoires côtiers de l'Ifremer. Sont présentées les données et analyses géostatistiques multicritères pour la sélection de sites, les différentes évaluations de stocks de mollusques ou d'échantillonnage environnemental spatialisé. Des études utilisant la modélisation (hydrodynamique, écophysiologie) afin de qualifier les espaces littoraux sont également abordées. Une synthèse bibliographique à jour est également fournie en annexe, passant en revue les diverses applications et catégories d'usages SIG & Aquaculture.

Comment citer ce document : Le Moine Olivier, Goulletquer Philippe (2013). Applications des Systèmes d'Information Géographiques en Aquaculture. http://archimer.ifremer.fr/doc/00162/27299/

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Les biotechnologies au secours des petits producteurs

Une nouvelle publication de la FAO se penche sur les bienfaits des biotechnologies pour les petites exploitations familiales

Source : Fao

Une nouvelle publication de la FAO invite à intensifier les efforts à l'échelle nationale et internationale pour doter les petits producteurs des pays en développement de biotechnologies agricoles.

La publication Biotechnologies at Work for Smallholders: Case Studies from Developing Countries in Crops, Livestock and Fish affirme que les biotechnologies peuvent aider les petits agriculteurs à améliorer leurs moyens d'existence et leur sécurité alimentaire.

L'ouvrage porte sur 19 études de cas tirées de l'agriculture, de l'élevage et des pêches, rédigées par des scientifiques et des chercheurs du monde entier. Il décrit les réalités pratiques et les expériences de la recherche en biotechnologie appliquée à la production à petite échelle de bananes, de manioc ou de riz, à l'élevage et à l'aquaculture, dans différentes parties du monde en développement.

Les études de cas englobent une vaste gamme de biotechnologies, des plus anciennes ou "traditionnelles" comme l'insémination artificielle et la fermentation, aux techniques de pointe faisant intervenir des méthodologies fondées sur l'ADN, mais sans modification génétique.

La publication a été préparée par une équipe multidisciplinaire de la FAO dans le cadre d'un projet de biotechnologies agricoles financé en partie par le Gouvernement du Canada.

"Avec les bons mécanismes institutionnels et financiers, les gouvernements, les institutions de recherche et les organisations peuvent contribuer à porter les biotechnologies aux petits producteurs, en améliorant leur capacité d'affronter le changement climatique, les maladies végétales et animales, ou la surexploitation des ressources naturelles", a déclaré Andrea Sonnino, Chef du Service de recherche et de vulgarisation de la FAO.

Etudes de cas

Quatre études de cas proviennent d'Inde, deux de Chine, et toutes les autres de chacun des pays suivants: Afrique du Sud, Argentine, Bangladesh, Brésil, Cameroun, Colombie, Cuba, Ghana, Nigeria, Sri Lanka, Tanzanie et Thaïlande.

Les chercheurs ont utilisé leurs connaissances des marqueurs génétiques pour mettre au point une variété de riz tolérante aux inondations avec un rendement potentiel de 1-3 tonnes l'hectare de plus que les autres variétés en conditions d'immersion. La nouvelle variété Swarna-Sub1, brevetée en 2009, s'est diffusée rapidement et a déjà été utilisée par trois millions d'agriculteurs indiens en 2012.

"Les variétés de riz tolérantes à la submersion ont permis d'améliorer et de stabiliser les rendements dans les zones sujettes aux crues subites, renforçant sensiblement la sécurité alimentaire nationale", ont souligné Uma Singh et ses collègues de l'Institut international de recherche sur le riz (IRRI), auteurs de l'étude de cas.

En Chine, la carpe Jian a été mise au point à l'aide d'une sélection génétique intra-famille et de la gynogenèse (une technique de reproduction dont sont issues des plantes-filles 'sans père'). La carpe Jian est désormais élevée dans quelque 160 000 fermes piscicoles et assure plus de 50 pour cent de la production de carpes communes en Chine.

Au nord du Cameroun, l'utilisation sur le terrain d'outils de diagnostic fondés sur l'ADN a permis aux autorités vétérinaires de dépister sans délai des foyers de Peste des petits ruminants, une maladie virale extrêmement contagieuse qui frappe les chèvres et les moutons. Grâce à un diagnostic rapide et précis, les autorités ont pu enrayer ces flambées et stopper la propagation de cette maladie fatale aux autres troupeaux.

"Sans cette intervention rapide, des milliers d'ovins et de caprins auraient sans doute succombé à la maladie, entraînant des pertes pour des millions de francs CFA", ont affirmé Abel Wade et Abdoulkadiri Souley du Laboratoire national vétérinaire (LANAVET) du Cameroun.

La publication affirme que les biotechnologies peuvent améliorer les moyens d'existence tirés de la production agricole, animale et halieutique en dopant les rendements et en améliorant l'accès au marché. L'introduction des biotechnologies - nouvelles et traditionnelles - dans les exploitations familiales permet également d'abaisser les coûts de production et d'améliorer la gestion durable des ressources naturelles.

Enseignements tirés

Les études de cas permettent de tirer des enseignements pouvant aider les responsables politiques à prendre des décisions informées sur les programmes de biotechnologies. Les facteurs essentiels pour améliorer la productivité et les moyens de subsistance des petits exploitants sont l'engagement politique national, l'appui financier de sources non gouvernementales pour accompagner les efforts nationaux, et l'investissement national à long terme dans la recherche et les infrastructures scientifiques et technologiques.

La publication a en outre constaté que les partenariats internationaux et nationaux étaient essentiels pour obtenir des résultats, comme l'était le partage des ressources génétiques, des techniques et des savoirs à l'échelle internationale.

La publication insiste également sur l'importance de la participation des petits exploitants à tous les stades du processus en tenant compte de leurs connaissances, de leurs compétences et de leurs initiatives.

Cliquer Ici pour télécharger le document intégral "Biotechnologies at Work for Smallholders: Case Studies from Developing Countries in Crops, Livestock and Fish"

Cliquer Ici pour télécharger la partie 4 consacrée au secteur du poisson

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Mettons fin aux politiques qui génèrent la faim ! 

Dans un monde où la quantité d’aliments produits pourrait nourrir la population de l’ensemble de la planète, le rapport annuel présenté par l’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition, dont la sixième édition est lancée le 8 octobre 2013 à Rome, identifie une série de politiques qui génèrent la faim et la malnutrition, au lieu de les réduire. Face à ce constat, les articles de cette publication posent l’exigence d’assurer que ces politiques, et les acteurs chargés de leur mise en œuvre, respectent et intègrent le droit humain à une alimentation adéquate lors de leur refonte. Le rapport insiste sur la nécessité d’impliquer les populations et les collectivités de manière ouverte et significative dans l’élaboration des politiques publiques qui influencent leurs vies. 

L’édition 2013 de l’Observatoire, intitulée Alternatives et résistance aux politiques générant la faim, explique en détail ce que les initiatives de la société civile, reposant sur le respect des droits humains, proposent en termes de solutions compatibles avec la durabilité, l’égalité et la justice, ainsi qu’avec des concepts tels que la souveraineté alimentaire, l’agroécologie, la pêche artisanale comme source de moyens d’existence durables ou les semences paysannes. 

La pêche artisanale comme source de moyens d’existence durables

Un chapitre de l'Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition 2013 : Alternatives et résistance aux politiques générant la faim, est consacré à la pêche : La pêche artisanale comme source de moyens d’existence durables.

Cette partie met en exergue l’importance des pêches artisanales dans le système alimentaire mondial. Elle explore les défis auxquels est confronté ce secteur marginalisé, mais aussi les mesures prises pour promouvoir ses intérêts. Elle contient également un rapide descriptif de la question relative à la spoliation des ressources halieutiques au Sahara occidental.

Les analyses et études de cas au niveau national présentées dans l’Observatoire mettent au jour :
  • les politiques qui favorisent la violence et la discrimination contre les femmes en matière d’égalité d’accès aux ressources naturelles, aux legs fonciers, aux salaires équitables et à la prise de décisions politiques ; ces politiques limitent non seulement la capacité des femmes à contribuer pleinement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, mais elles créent aussi les conditions qui expliquent que les femmes et les jeunes filles, à travers le monde, sont les plus touchées en termes de santé, de nutrition et de dignité ;
  • les politiques qui entravent et excluent systématiquement de grands groupes, tels que les paysans, les travailleurs agricoles, les artisans-pêcheurs, les pastoralistes et les peuples autochtones, hommes et femmes, de la participation à la prise des décisions affectant leurs propres moyens d’existence ;
  • les politiques mondiales qui facilitent l’accaparement des terres, la concentration de la propriété des ressources naturelles et la marchandisation des biens publics, privant ainsi les petits producteurs et d’autres groupes de leurs ressources alimentaires.

« Il existe une réponse aux politiques qui génèrent la faim : y mettre fin ! », déclare Flavio Valente, Secrétaire général de FIAN International, l’une des organisations à l’origine de la publication de l’Observatoire. « Si nous voulons inverser les tendances mondiales encourageant la discrimination, l’exclusion et la privation, il est fondamental d’adopter une approche fondée sur les droits humains, qui passe par l’application des instruments juridiques internationaux. Les politiques en matière de commerce et d’investissement, d’énergie et de finance, d’agriculture et de nutrition doivent être examinées dans une optique de cohérence avec les droits humains. » 

Le rapport souligne l’impératif d’assurer la cohérence avec les droits humains des initiatives mondiales telles que la Nouvelle alliance du G8 pour la sécurité alimentaire et la nutrition, l’Initiative pour le renforcement de la nutrition (SUN), l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) et les autres partenariats public-privé (PPP) conclus dans le domaine de l’agriculture ou de la nutrition. Le fort engagement des entreprises dans ces initiatives soulève des conflits d’intérêts non négligeables, puisque les considérations commerciales deviennent intimement liées à l’élaboration de politiques publiques. 

Selon Olivier de Schutter, Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, « l’échec des systèmes alimentaires dominants a désormais été reconnu. Mais l’inertie qui persiste est en grande partie due à l’absence de proposition d’alternatives crédibles. La présente publication s’attache à montrer que ces alternatives commencent à voir le jour ; elles proviennent non pas des laboratoires de recherche agronomique ou des organismes gouvernementaux, mais de la base, des initiatives prises par des personnes qui cherchent à reprendre le contrôle des systèmes alimentaires dont elles dépendent. » 

Cliquer Ici pour télécharger le document intégral, et la partie consacrée à la pêche artisanale...

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Airosa - Ecume de mer

Un ouvrage de Séverine Dabadie (photographe) et Christiane Etchezaharreta...

En 2013, Airosa a fêté ses 60 printemps. Soixante années de labeur sur les flots. 

Ce bateau à la fière allure est le seul et unique rescapé de ces belles années passées, celles qui voyaient partir vers Dakar ces audacieux clippers basques. C’est pourquoi Airosa est classé depuis 2002 au titre des monuments historiques (fait rare pour une embarcation). 

Mais loin d’être un objet de musée, il est le dernier témoin vivant de cette longue tradition. Séverine Dabadie a embarqué sur Airosa pour photographier la pêche à la bolinche et le travail à la canne et à l’appât vivant, à la poursuite du thon rouge. 

Avec Christiane Etchezaharreta, elles ont tenu à rendre hommage à ces marins qui pratiquent une pêche responsable et raisonnée et à ce magnifique bateau, Airosa, avant que les temps modernes n’aient entièrement submergé de son écume notre passé encore vibrant.

Canneur-bolincheur, Airosa est l’un des rares bateaux autorisé à pratiquer la pêche au thon rouge à la canne grâce à la technique de l’appât vivant (peita). Les techniques utilisées sont respectueuses des ressources halieutiques et considérées comme éco-responsables par les organismes de défense de la nature. Le travail de nuit au filet appelé bolinche est également très particulier et a rarement été traité.


Il s’agit d’un témoignage rare, dernier vestige d’une époque révolue :

- Préface de Mikel Epalza, aumônier des pêcheurs (et ancien pêcheur).

- Entretien avec Didier Martinez, patron de l’Airosa et descendant d’une lignée de pêcheurs basés à St Jean-de-Luz/ Ciboure. Témoignage sensible d’un homme libre.

- Séquence ininterrompue de la série de photographies : vie à bord, pêche de nuit de l’appât vivant (anchois, sardines) appelé “peita”, pêche traditionnelle au thon rouge, pêche de nuit à la bolinche (chinchards), débarquement du poisson à la Criée.

- De très nombreuses photographies en couleurs, légendées, proposées en pleine page.

- Entretien avec  Serge Larzabal, ancien pêcheur, descendant d’une lignée de pêcheurs basés à St Jean-de-Luz/ Ciboure et Président du Comité Local des Pêches Maritimes de Bayonne. Il est le représentant des pêcheurs basques et négociateur des quotas de pêche auprès des institutions nationales et internationales. Bilan et perspective de la pêche.

- Entretien avec  Charles Montet, ancien patron-pêcheur à la retraite et Président de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer).

Pour en savoir + : dossier de presse sur le portail de Séverine Dabadie

Sur les pas du dernier thonier traditionnel

Il est une évidence : Séverine Dabadie s’attache à travers son objectif à retranscrire un patrimoine, à participer de cette mémoire collective. Après un ouvrage sur le laxoa, elle signe avec Christiane Etchezaharreta Airosa/Écume de mer, un ouvrage photographique à bord de l’un des derniers thoniers traditionnels basques. Un ouvrage bilingue (traduction de Kattalin Totorika) paru aux éditions Elkar, dans la collection patrimoine “Ondarea”.

Source : Journal du Pays Basque par Cécile Vignau 

C’est durant l’été 2012 que la photographe a suivi le quotidien de ces sept pêcheurs, sous l’égide de Didier Martinez, le patron de l’Airosa. En témoignant de la pêche, ces hommes témoignent de leur vie et se sont livrés à Séverine Dabadie.

En découlent inéluctablement des questions de transmission, notamment avec le fils de Didier, Vincent, 14 ans, qui passe ses étés à bord de l’Airosa et entre cette année à l’école de pêche. “J’aime cette idée de filiation qu’il peut y avoir dans ces familles de pêcheurs”, assure Séverine Dabadie. Une transmission qui n’empêche pas le patron de craindre quant à l’avenir d’une profession “qui se perd”. Réservé, il se dit sincèrement “touché” par le travail de Séverine et Christiane qui tend à rendre compte de ce patrimoine.

Entretien avec Séverine Dabadie / Photographe

Suite dans Journal du Pays Basque

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Le foncier littoral sous pression : une problématique interrégionale

Dans le cadre de leur coopération « Atlantique », les CESER d’Aquitaine, Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes après avoir produit un état des lieux et des préconisations sur l’avenir de la filière ostréicole dans les régions de la façade atlantique (mars 2012), viennent de finaliser une nouvelle étude interrégionale intitulée « Populations et activités sur le littoral atlantique : Enjeux fonciers - Quelle gouvernance avec quels outils ? ».

Les régions Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine sont caractérisées depuis les années 1980 par un «tropisme atlantique». La concentration des populations et des activités dans les espaces côtiers est source de nombreux enjeux et conflits d’usage. Le foncier est particulièrement «mis sous pression».

Les CESER de l’Atlantique ont choisi d’élaborer ensemble un état des lieux de ce phénomène. De ce diagnostic partagé, ils retiennent que les enjeux fonciers sont toujours aussi prégnants et préoccupants pour l’avenir des territoires côtiers, malgré les dispositions prises jusqu’à présent pour maîtriser cette pression.

Ils soulignent donc la nécessité de changer de modèle de gestion foncière sur le littoral atlantique et de mobiliser de manière plus efficace, plus ambitieuse et plus concertée l’ensemble des acteurs et des outils existants.

Les CESER de l’Atlantique formulent ainsi des propositions concrètes, principalement à l’attention des collectivités territoriales et de l’Etat. Si chacun des acteurs a un rôle à jouer dans la mise en œuvre de ces mesures, leur coordination se joue à deux principaux niveaux :

- L’échelle intercommunale leur semble la plus adaptée pour définir une stratégie foncière de long terme, au service d’un projet de territoire. Ce projet de territoire doit être basé sur la notion de capacité d’accueil, et mieux prendre en compte les risques littoraux et les conséquences du changement climatique.
- La gestion économe et rationnelle du foncier doit également être pensée à l’échelle régionale.

Les CESER de l’Atlantique encouragent les Conseils régionaux à assurer ce rôle de fédérateurs et de stratèges. Cette contribution s’adresse également à l’ensemble de la société civile, afin que le foncier soit replacé au cœur d’un débat de société.

Parmi les nombreuses préconisations des CESER de l’Atlantique, à citer par exemple :
  • Des stratégies foncières de long terme, au service de projets de territoire, sur tout le littoral atlantique
Les collectivités qui font preuve d’une gestion prévisionnelle du foncier sont majoritairement de moyennes et grandes agglomérations ou des intercommunalités. Peu de petites communes ont développé de telles démarches.

Les CESER de l’Atlantique insistent donc en premier lieu sur la nécessité, pour l’ensemble des territoires littoraux de la façade, de se doter de stratégies foncières de long terme.

En outre, les CESER de l’Atlantique considèrent qu’une stratégie foncière n’est pas une fin en soi : c’est un outil au service d’un projet de territoire.

L’élaboration d’une stratégie foncière repose donc tout d’abord sur la définition d’objectifs, déclinant un projet de territoire co-élaboré et partagé par l’ensemble de la société civile.

Répondre à ces objectifs suppose ensuite d’adapter l’offre foncière à la demande : une évaluation précise s’impose pour quantifier et qualifier les besoins propres à chaque usage, ainsi que les disponibilités foncières sur le territoire.
  • La notion de capacité d’accueil au cœur des stratégies foncières et des projets de territoire
L’évaluation de la capacité d’accueil est une obligation pour les communes relevant de la Loi Littoral. Cette notion correspond au niveau maximum des pressions exercées par les populations et les activités que peut supporter le capital de ressources d’un territoire sans remise en cause de ses spécificités et de son attractivité.

Les CESER de l’Atlantique encouragent l’ensemble des collectivités littorales à placer la notion de capacité d’accueil au coeur des stratégies foncières et des projets de territoire.

Des outils d’aide à la décision existent, leur vulgarisation doit être poursuivie auprès de toutes les collectivités.
  • Des documents de planification plus ambitieux, prescriptifs en matière d’économies foncières et cohérents entre eux
Les Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT) et les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) constituent des outils essentiels pour la gestion du foncier. Si la couverture du littoral atlantique en PLU est quasi complète, ce n’est pas tout à fait le cas de la couverture en SCOT.

Les CESER de l’Atlantique encouragent donc les territoires concernés à :
- se doter au plus vite d’un SCOT ;
- définir dans ces documents d’urbanisme des objectifs d’économies foncières ambitieux et prescriptifs ;
- se doter d’indicateurs et de moyens pour un suivi régulier de ces objectifs.

Enfin, les enjeux fonciers nécessitent de dépasser régulièrement l’échelle territoriale du SCOT, il est donc important de renforcer la mise en réseau et en cohérence des SCOT.

Source : Conseil Economique, Social et Environnemental Poitou-Charentes qui s’est réuni en session du 10 au 17 juin 2013.

Télécharger l’avis du CESER sur "Populations et activités sur le littoral atlantique : enjeux fonciers. Quelle gouvernance avec quels outils"

Télécharger le rapport sur "Populations et activités sur le littoral atlantique : enjeux fonciers. Quelle gouvernance avec quels outils"

Télécharger la synthèse du rapport sur "Populations et activités sur le littoral atlantique : enjeux fonciers. Quelle gouvernance avec quels outils"

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Extrait du rapport Populations et activités sur le littoral atlantique : Enjeux fonciers

La conchyliculture, une activité primaire incontournable du littoral menacée par la pression de l’urbanisation.

Les CESER de l’Atlantique ont consacré leur précédente contribution à l’avenir de la filière ostréicole sur le littoral atlantique. Conscients de l’importance socio-économique, environnementale et patrimoniale de la filière dans leurs régions, ils avaient souhaité se mobiliser pour la préservation de cette activité primaire. En effet, le secteur doit actuellement faire face à de multiples enjeux. Le premier de ces défis, largement médiatisé, est conjoncturel : le phénomène de mortalité des jeunes huîtres creuses, observé chaque année depuis 2008, affecte fortement les entreprises, leurs capacités de production et d’investissement, et à terme leur viabilité. Mais la filière ostréicole, comme l’ensemble de la filière conchylicole, est également confrontée à de nombreux défis structurels. Ils sont notamment liés à la position d’interface de ces activités entre terre et mer (complexité et exigences du cadre réglementaire), et à leur dépendance vis-à-vis de l’environnement (qualité sanitaire des produits, fonction de la qualité de la ressource en eau ; quantité et régularité des apports d’eau douce dans les claires) : on les qualifie ainsi de sentinelles de l’environnement côtier.

Un foncier sous pression, pour les « paysans de la mer » comme pour les « paysans de la terre »

L’accès à l’espace est un enjeu majeur pour la conchyliculture. En France, 5400 concessionnaires se partagent 18000 ha de concessions situées sur le Domaine Public Maritime (DPM). Les bâtiments d’exploitation peuvent également être implantés de façon précaire sur le DPM. Normalement propriété inaliénable et imprescriptible de l’Etat, le DPM est concédé temporairement aux conchyliculteurs pour une activité professionnelle, et doit théoriquement être remis à l’état naturel après arrêt de l’activité, sauf si le repreneur est également un professionnel. Faute de contrôles, les cas de changement de destination de ces espaces, vers un usage résidentiel, ne sont pas rares, notamment en zone portuaire, mais pas seulement.

En effet, à ces surfaces sur le DPM s’ajoutent 2500 ha situés en domaine privé : il s’agit des claires (bassins d’affinage), essentiellement en Charente-Maritime. Les bâtiments d’exploitation, représentant des surfaces moindres, sont également souvent implantés en domaine privé. Les terrains et bâtis peuvent être vendus sans distinction d’usage, à condition de respecter les zonages des documents d’urbanisme. Ainsi, l’estimation de France Domaine se base obligatoirement sur la moyenne des biens vendus dans le voisinage immédiat, alors que la valeur des biens devrait être différente selon l’usage professionnel ou résidentiel : beaucoup de jeunes conchyliculteurs se trouvent dans l’incapacité de reprendre des entreprises, y compris dans des cas de transmission du patrimoine. Ces difficultés contribuent au déficit d’attractivité du secteur, aux côtés d’autres contraintes réglementaires, administratives et financières.

De plus, il existe une grande diversité de configurations possibles en termes de localisation des établissements (dénommés chantiers en Bretagne, cabanes en Poitou-Charentes) et des lieux d’habitation, entre Domaine Public Maritime et domaine privé. Cette coexistence de ces deux régimes de gestion publique et privée pose problème dans la mesure où les concessions, le chantier et l’habitation conchylicoles constituent une unité fonctionnelle indissociable.

Si la pression de l’urbanisation est généralisée sur le littoral atlantique, tous les bassins conchylicoles ne sont pas touchés de la même manière. Les enjeux sont ainsi légèrement moins prégnants en Poitou-Charentes ou en Aquitaine, où les exploitations sont plutôt concentrées dans des ports, lotissements ou zones dédiées à la conchyliculture. Ce n’est pas le cas du Morbihan par exemple, où les tensions foncières sont exacerbées, du fait certes de l’attrait particulier de son littoral, mais aussi et surtout de la dispersion historique des exploitations conchylicoles, dont les emprises sur le domaine privé sont importantes, surtout lorsqu’une habitation est présente sur le site d’exploitation...

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Quels moyens et quelle gouvernance pour une gestion durable des océans ?

Catherine Chabaud

Juillet 2013

Avis

CESE / Conseil Economique, Social et Environnemental

Rapporteur/Intervention : Catherine CHABAUD

Les océans recouvrent 71 % de la terre.Une partie des richesses marines sont déjà exploitées, et pourtant, elles demeurent peu ou mal connues. 5% seulement des océans ont été explorés de manière systématique. 750 000 espèces marines resteraient à découvrir. Les activités économiques en mer se développent, certaines offrent des perspectives nouvelles comme les énergies marines renouvelables ou les biotechnologies. Pour toutes se pose la question de leurs impacts. Or le cadre de la gouvernance des océans est complexe et inachevé, en particulier en haute mer, où aucun texte ne protège la biodiversité de manière spécifique. Le CESE s’emploie dans son rapport à illustrer les connaissances acquises, mais aussi celles qui font défaut. Il formule dans son projet d'avis des recommandations pour promouvoir une nouvelle gouvernance et un nouveau cadre des activités humaines, garant d’une exploitation durable des océans, à partir d’une approche écosystémique et concertée.

Cliquer Ici et pour télécharger l'Avis du CESE
Cliquer Ici pour télécharger la note de synthèse

Le CESE a rendu ses préconisations sur la gestion durable des océans

Avis présenté par Mme Catherine Chabaud, rapporteur, au nom de la section de l’environnement présidée par Mme AnneMarie Ducroux

Les Français les nomment au pluriel, les Anglo-saxons au singulier. En réalité, ils sont cinq et un seul à la fois car tous communiquent. Les océans recouvrent 71 % de la surface de la terre et contiennent 98 % de ses ressources hydriques. Selon l’ONU, plus de 2,6 milliards d’êtres humains dépendent principalement des océans pour leurs besoins en protéines, et plus de 2,8 milliards de personnes vivent à moins de 100 kilomètres de leurs côtes. Les océans fournissent l’eau de pluie et une grande partie de l’oxygène nécessaires à la vie. Ils rendent des services écologiques essentiels, comme la régulation du climat grâce à la circulation et au brassage permanents des eaux profondes, ainsi qu’à leur capacité d’absorption du dioxyde de carbone.

Alimentation, ressources biologiques, pharmaceutiques, minéraux, pétrole, énergies marines… les perspectives qu’offre leur valorisation sont immenses. La France, présente dans toutes les régions océaniques du globe grâce à ses outremers, possède le deuxième espace maritime après celui des États-Unis.

L’économie maritime mondiale représente 1500 milliards d’euros annuels.En France, son chiffre d’affaires est estimé à 70 milliards d’euros. Elle génère plus de 450 000 emplois directs.

La maritimisation du monde est en marche, mais l’ampleur des impacts subis par les océans ne cesse d’inquiéter. Les quatre grandes pressions qui s’exercent sur le milieu marin sont clairement identifiées : la destruction des habitats et des écosystèmes, la surexploitation de la ressource, la dissémination des espèces et le changement climatique global.

Environ 5% seulement des océans ont été explorés de manière systématique. Sur 1,8 million d’espèces décrites scientifiquement 13% appartiennent au milieu marin. 750 000 espèces marines resteraient à découvrir.

Comment allons-nous concilier des ambitions légitimes avec la préservation et la remédiation des océans ? Quel rôle la France peut-elle jouer au niveau national, européen, international pour promouvoir une gestion durable des masses océaniques ? Le CESE a choisi de traiter les océans dans leur globalité, en revendiquant une approche écosystémique, concertée et collaborative. Source : CESE

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Les sciences du développement durable pour régir la transition vers la durabilité forte

Tom Dedeurwaerdere

Université catholique de Louvain

et Fonds National de la Recherche Scientifique, FSR-FNRS

Rapport préparé dans le contexte de l’appel d’offre sur la rédaction d’un « Rapport scientifique sur l’organisation de la science », avec le soutien du Ministre du Développement durable et de l’Administration publique du gouvernement wallon.

Traduction de l’anglais par André Verkaeren, Metaphrasis sprl.

11 janvier 2013

Cliquer Ici pour télécharger le rapport

Les sciences du développement durable pour régir la transition vers la durabilité forte

Il s'agit d'un rapport réalisé par le Professeur Tom Dedeurwaerdere de l’UCL. Il tente de répondre à la question du rôle que joue la recherche scientifique dans la production de solutions pour résoudre les nombreuses crises auxquelles nos sociétés font actuellement face et qui se concrétisent notamment par la dégradation des écosystèmes, le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources fossiles, l’inégalité et  la pauvreté. 

S'inscrivant dans le cadre du 1er Congrès interdisciplinaire du développement durable qui s'est déroulé les 31 janvier et 1er février 2013 à Namur, il a pour ambition d’être diffusé et discuté largement au sein de la communauté scientifique et de la société.

Il propose de nombreuses mesures concrètes pour faire émerger une véritable science du développement durable.

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Top Documentary Films

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Salmon Confidential





Salmon Confidential est un nouveau film sur les dissimulations des autorités concernant les causes de la mortalité du saumon sauvage en Colombie Britannique.
Quand la biologiste Alexandra Morton découvre que les saumons sauvages de la Colombie-Britannique sont touchés par les virus du saumon atlantique, virus liés à la salmoniculture dans le monde, une chaîne d'événements est déclenchée par le gouvernement pour supprimer les résultats.

A la recherche des virus, Alexandra Morton se déplace depuis les salles d'audience, jusqu’aux rivières les plus reculées de la Colombie-Britannique, les poissonneries et les restaurants de sushi à Vancouver.

Le film explique le parcours parsemé d’embuches de Morton, des obstacles mis sur son chemin par les autorités et l’industrie, et il essaye d’apporter des informations essentielles pour sauver le saumon sauvage de la Colombie-Britannique.

Le film révèle des fonctionnements internes parfois surprenants dans l’administration, ainsi que des images rares des bureaucrates chargés de la gestion de notre poisson et de la sécurité de notre approvisionnement alimentaire.


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Then and Now : Ishinomaki




This film is about the Tohoku region (hit by the earthquake and tsunami that occurred in Japan in March 2011), as a reminder as to the ongoing difficulties being faced by the locals attempting to rebuild their towns.

Eight months after the Tsunami, Paul, Ivan and Jeffrey visited a town on the east coast called Ishinomaki (part of which was completely erased by the tsunami) and interviewed a number of residents, each with very different stories and experiences.

Paul Johannessen is an Australian media production creative professional who’s living in Tokyo, made this amazingly documented video about the situation in the Ishinomaki city, one of the major affected cities by the March 2011 tsunami.


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Denis Rigal. Magnifique « Éloge de la truite »

Source : Le Télégramme

Le poète Denis Rigal publie un étonnant « Éloge de la truite »,un petit livre brillant et érudit, vivace et limpide comme l'eau des rivièresde montagne.

Denis Rigal vient de lever le voile sur une de ses passions : la pêche à la truite ! Réputé à l'Ouest comme prof d'anglais et de littérature américaine à l'Université de Bretagne occidentale, il est également connu pour ses traductions de poètes irlandais et pour ses propres poèmes, notamment édités chez Gallimard ou Folle Avoine. Il a récemment publié un nouveau recueil, « Terrestres », aux éditions Le bruit du temps. Ce fin connaisseur de la truite est né en 1938 en Haute-Loire. « Mes parents étaient instituteurs et la Virlange, une rivière magnifique, passait à une centaine de mètres de l'école, raconte Denis Rigal. C'était un village de montagne, entre la Margeride et le Gévaudan, un haut plateau à la limite de la Lozère, où les hivers étaient épouvantables ! Il n'y avait strictement rien à faire et la seule occupation possible, en dehors de la lecture à la lampe à pétrole, c'était la pêche à la truite, à la belle saison. Le printemps était une véritable explosion : en huit jours, la campagne était couverte de jonquilles, c'était un surgissement. Et les étés étaient superbes ».

Pêche à la main

Né en pleine nature, dans un décor bucolique s'il en est, le jeune Denis Rigal apprend vite à pêcher : « J'ai appris à pêcher la truite à la main avec un copain. Les paysans ne pêchaient pas à la ligne. Pêcher à la main, c'est une méthode légitime, honnête, à condition de ne pas tricher ! ». De ses innombrables sorties, Denis Rigal a ramené de vibrants portraits, des histoires poétiques, des réflexions sur la nature et le comportement de l'homme. « La pêche à la truite n'est pas un passe-temps, affirme-t-il. C'est une quête, une recherche métaphysique ». Son « Éloge de la truite », livre érudit et savoureux, promène le lecteur en Auvergne, en Norvège, en Irlande et, bien sûr, en Bretagne, sur les bords de la Doufine, lui parle aussi bien de Courbet, de René Char que de techniques de pêche, d'histoire que de préhistoire, règle quelques comptes au passage, sans prendre de gants. Un livre finement écrit par un observateur particulièrement affûté, qui explique « ce qui fait la vérité de la pêche : l'odeur de l'eau, le frisquet de l'aube, les couleurs et le toucher de la truite, l'émotion, l'imaginaire, le sentiment archaïque d'appartenir au même monde que le poisson que l'on recherche et d'en être pourtant irrémédiablement différent ». Un régal ! Pratique « Éloge de la truite » de Denis Rigal aux éditions Apogée. 15 €.

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Résumé du rapport "Aux paradis des impôts perdus"

Source : CCFD - Terres Solidaires

Longtemps ignorée ou minorée, la responsabilité des entreprises multinationales dans le pillage des recettes fiscales est devenue un objet de mécontentement de l’opinion.

Cliquer Ici pour télécharger le rapport "Aux Paradis des impôts perdus - Enquête sur l'opacité fiscale des 50 premières entreprises européennes" CCFD Terre Solidaire Juin 2013

Apple, Google, Glencore ou Starbucks, les récents scandales de mieux en mieux relayés par les médias, exposent aux yeux de tous, la faiblesse de la contribution fiscale des entreprises dans un contexte de raréfaction des ressources publiques. Un récent sondage Guardian / ICM poll a d’ailleurs révélé que 40% des britanniques se déclarent prêts à boycotter des entreprises qui pratiquent l’évasion fiscale [1].

Dans les pays en développement, l’enjeu est d’autant plus important que les flux financiers illicites vers les paradis fiscaux progressent à un rythme plus rapide que les économies, privant ainsi les populations d’une partie des retombées de la croissance actuelle. En 2010, près de 1138 milliards de dollars se seraient ainsi évaporés !

L’incapacité des administrations des pays en développement mais également des pays riches à lutter contre cette délocalisation artificielle des profits invite à revoir dans les meilleurs délais les règles du jeu pour mettre hors la loi les pratiques certes légales mais abusives qui y contribuent. Le sujet est cette année à l’agenda de tous les sommets internationaux. Après les chefs d’Etats de l’Union européenne, le 22 mai 2013, c’est au tour des pays du G8 (Sommet de Lough Erne des 17 et 18 juin 2013) puis du G20 (réunion des ministres des Finances les 19 et 20 juillet puis des chefs d’Etats en septembre) de s’atteler au problème. L’OCDE a été mandatée pour plancher sur des propositions concrètes de révision des règles de fiscalité internationale des entreprises multinationales. Les solutions sont en partie connues. Encore faudra-t-il le courage politique d’imposer des règles contraignantes de transparence aux multinationales afin de rétablir une juste réallocation des richesses créées, en particulier au bénéfice des pays en développement.

Pour encourager les chefs d’Etats à passer à l’action, le CCFD-Terre Solidaire, en partenariat avec la Revue Projet a renouvelé l’exercice déjà réalisé en 2010, d’analyser la présence des cinquante premières entreprises européennes dans les paradis fiscaux, à partir des documents publics produits par les entreprises.

Sans constituer une preuve d’évasion fiscale, la concentration massive de filiales dans les territoires les plus opaques de la planète, observée dans cette enquête, dévoile l’étendue du problème. D’autant qu’un grand secret entoure les comptes des 50 premiers groupes européens et leurs 208 milliards d’euros de profits cumulés en 2012. Impossible en effet de connaître la répartition géographique de leurs activités ou de s’assurer que la localisation des bénéfices correspond à la réalité de la richesse créée dans chaque pays de production ou de consommation.

Première surprise, le périmètre exact des 50 premières multinationales européennes est incertain. Seulement 60% d’entre elles donnent la liste exhaustive des filiales. Leur localisation est même impossible dans le cas de Total.

Aucune entreprise n’échappe à l’attrait des paradis fiscaux. Elles y détiennent en moyenne 117 filiales chacune, soit 29% de leurs filiales étrangères.

Les territoires européens abritent 63% de ces filiales offshore. Les destinations de prédilection sont, dans l’ordre, les Pays-Bas, l’État du Delaware (États-Unis), le Luxembourg, l’Irlande et les Îles Caïman, dépassant de loin les économies émergentes de la planète. Les 50 groupes étudiés ont aux îles Caïman davantage de filiales qu’au Brésil et deux fois plus qu’en Inde. Même la Chine n’attire guère davantage que le Luxembourg.

Cette présence dans les paradis fiscaux n’a pas diminué depuis 2009. Le nombre de filiales offshore dont elles révèlent l’existence ne cesse d’augmenter, même si la progression est moindre que celle du nombre total de filiales.

Enfin, les informations mises à disposition du public dans les rapports d’activité restent très parcellaires. Le peu de données disponibles révèlent déjà quelques anomalies et montrent surtout que l’information est disponible, quand l’entreprise le veut.

Alors que la mobilisation citoyenne et politique s’accroît, les propositions de la société civile commencent à être prises en compte. Des avancées historiques ont été obtenues récemment pour les banques et le secteur extractif au niveau européen. Mais le contexte politique actuel exige des mesures beaucoup plus ambitieuses, notamment la généralisation de la transparence comptable pays par pays pour tous les secteurs d’activité. L’objectif ? Rendre lisible les stratégies d’évasion fiscale des grands groupes et donner des armes efficaces aux administrations fiscales de tous les pays pour y mettre fin.

[1] Enquête réalisée par le Guardian et ICM poll « Four in 10 might join consumer boycott over tax avoidance », Tom Clark, 10 juin 2013

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Synthèse des Flottilles de pêche 2011 - Flotte Mer du Nord - Manche - Atlantique - Méditerranée

Synthèse de la flotte 2011 - France Métropolitaine

Ifremer - mai 2013

SIH 2011

Ce document, réalisé dans le cadre du projet « Système d'Informations Halieutiques » (SIH) de l'Ifremer, est une restitution globale des données disponibles au sein du SIH sur les navires de pêche français, et en particulier le fichier « Flotte de Pêche Communautaire » (FPC), qui référence l'ensemble des navires de pêche professionnelle de la flotte française et leurs caractéristiques techniques (source : DPMA).

Les indicateurs présentés ci-dessous synthétisent les caractéristiques de la flotte de France Métropolitaine et concernent uniquement les navires immatriculés dans les quartiers maritimes de cette zone au 31/12/2011.
D'autres fiches sont disponibles sur notre site Internet : http://www.ifremer.fr/sih - rubrique "Les produits du SIH".

Cliquer Ici pour télécharger le document

Le Système d'Informations Halieutiques (SIH)

Au sein de l'Ifremer, le projet « Système d'Informations Halieutiques » (SIH) constitue le réseau pérenne et opérationnel d'observation des ressources halieutiques et des usages associés (Pêches professionnelle et progressivement pêche récréative). Celui-ci couvre l'ensemble des tâches nécessaires à la mise en oeuvre d'un système d'observation performant. Il est ainsi responsable et dépositaire des cahiers des charges et des spécifications techniques pour les plans d'échantillonnage, la collecte, l'archivage, la mise à disposition et l'accès aux données halieutiques. Outre la mise à disposition d'informations validées à l'ensemble des programmes de recherche et le soutien aux missions d'avis et d'expertise halieutique institutionnelle de l'Ifremer, il est en charge de l'élaboration d'indicateurs sur les flottilles de pêche et de leur restitution sous forme de synthèses aux différents acteurs de la filière pêche (depuis la recherche jusqu'aux professionnels et gestionnaires) et du grand public.

Pour accéder aux informations : SIH

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Synthèse par secteur de pêche

Source : Ifremer

La sélection des navires qui fréquentent chaque rectangle statistique est réalisée sur la base des enquêtes Activité et du flux déclaratif. Les fiches actuellement disponibles sont au format pdf et en jaune sur la carte ci-dessous. En cliquant sur le code du rectangle dans la carte, vous pouvez télécharger la fiche correspondante :

• le fichier « Flotte de Pêche Communautaire » (FPC), qui référence l'ensemble des navires de pêche professionnelle de la flotte française et leurs caractéristiques techniques (source : DPMA) ;
• les données du flux déclaratif, c'est-à-dire les déclarations de captures et d'effort de pêche des pêcheurs professionnels, issues des journaux de bord pour les navires de 10 mètres et plus et des fiches de pêche pour les navires de moins de 10 mètres (source : DPMA) ;
• les données d'enquêtes « Activité » réalisées chaque année par le réseau des observateurs du SIH pour l'ensemble des navires inscrits au fichier Flotte de Pêche Communautaire : ces enquêtes visent à reconstituer le calendrier d'activité des navires, sur une base mensuelle, à partir du flux déclaratif (journaux de bord, fiches de pêche et données de vente en criée) quand il existe, et au moyen d'enquêtes directes auprès des armateurs de ces navires et de leurs représentants professionnels. Chaque mois, le calendrier d'activité précise si le navire a été actif à la pêche, et si oui, les différents métiers pratiqués. Par « métier », on entend la mise en oeuvre d’un engin de pêche afin de capturer une ou plusieurs espèces cibles dans une zone de pêche donnée (source : Ifremer - DPMA) ;

Les données collectées ont bénéficié d'un cofinancement de l'Union Européenne et de la DPMA.

Ce document correspond à un premier traitement des données de l'année de référence, et ne prétend pas rendre compte de l'ensemble des données disponibles.

Cliquer Ici pour accéder aux informations disponibles

Quelques exemples d'information extraits de la synthèse par secteur de pêche





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CIEM. Les avis biologiques sur certaines espèces de poisson en 2012

Tous les ans le comité d'avis du CIEM formule des avis ou recommandations sur certaines espèces de poisson sous quota ainsi que sur des espèces dont l'exploitation inquiète les scientifiques.

Cliquer Ici pour accéder au résumé des recommandations pour l'année 2013 concernant les espèces pêchées par les flottilles françaises...

Résumé graphique des diagnostics et avis émis par le CIEM en 2012.

Novembre 2012

Présentation Alain Biseau, Cellule de coordination de l’expertise halieutique

Département Ressources Biologiques et Environnement

Cliquer Ici pour télécharger le document "Résumé graphique des diagnostics et avis émis par le Ciem en 2012"

Pour plus d'informations : Pour une pêche durable sur le site d'Ifremer

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Hausse du niveau des mers : comprendre et anticiper, une publication RAC-France

Parmi les impacts du changement climatique, les scientifiques constatent la hausse du niveau des mers et océans.

Le Réseau Action Climat France (RAC-France) publie une plaquette grand public pour expliquer ce phénomène.

16 pages largement illustrées qui présentent les causes – dilatation thermique et fonte des glaciers – ainsi que les actions correctives possibles qui passent par la réduction des émissions de GES.

Le document est téléchargeable sur le site du RAC-France.


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L'annuaire de la filière française des Energies Marines Renouvelables est disponible

L'annuaire de la filière française des énergies marines renouvelables (EMR) recense près de 130 entreprises, PME, ETI et grands groupes, disposant de compétences et d'expertise dans les différentes filières des énergies marines renouvelables.

Avec ses 11 millions de km² et des milliers de kilomètres de côtes réparties sur quatre façades maritimes – Mer du Nord, Manche, Atlantique et Méditerranée – et en Outre-Mer, la France dispose, selon le SER, d'un atout majeur pour développer les énergies marines renouvelables.

Hydrolien (énergie des courants), houlomoteur (énergie de la houle et des vagues), éolien en mer (posé ou flottant), et ETM (énergie thermique des mers) sont les technologies actuellement disponibles sur le marché.

L'annuaire est téléchargeable sur le site du SER.

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Analyse des stratégies de mise en vente des produits de la mer frais des différents circuits de distribution bretons

Cogépêche ● Phase 2
2012

TETARD Stéphane, PACE Ronan, MESNILDREY Lucile, LESUEUR Marie, GOUIN Stéphane. 2012.
Programme Cogépêche Phase 2. Rapport d'étude. Les publications du Pôle Halieutique AGROCAMPUS OUEST n°11, 43 p.

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Les stratégies de commercialisation des produits de la mer en Bretagne montrent une grande diversité, tant au niveau des produits ciblés que des démarches mises en place ou des outils d’accompagnement à la vente. En effet, selon les canaux de distribution - courts ou longs - et les circuits de distribution - spécialisés ou non spécialisés -, le merchandising utilise des approches produits-marchés différentes.

Les étals de produits de la mer montrent une très forte diversité dans leur composition. Cependant, des tendances générales ont tout de même été remarquées. Certaines espèces occupent une place prépondérante sur les étals : le saumon, la crevette rose et le cabillaud sont des produits d’appel pour tous les circuits de distribution. Des espèces comme la sole et le lieu jaune sont plutôt représentatives des circuits traditionnels alors que le lieu noir et l’églefin font partie des produits les plus présents en GMS. Les produits issus de la pêche proviennent quasi systématiquement de la zone de pêche « Atlantique Nord-Est » même si des disparités existent à l’échelle des circuits de distribution.

Au niveau des stratégies développées, les commerces traditionnels spécialisés tels que les poissonneries sédentaires et ambulantes privilégient davantage les poissons entiers issus de la pêche traditionnelle plutôt que de l’élevage. La force de ces circuits repose sur la fraîcheur et l’origine des produits, le conseil et le service apporté aux acheteurs. Ils tirent un avantage compétitif significatif de leur clientèle issue pour la plupart de proximité (équivalent à la zone primaire pour les GMS). A contrario, ils ne recourent pas systématiquement aux techniques de théâtralisation et leur politique promotionnelle est limitée. Ces approches commerciales sont plus utilisées à l’intérieur des terres et dans les grandes agglomérations.


Les commerces de détails non spécialisés n’emploient pas tous les mêmes démarches commerciales. Selon que les grandes et moyennes surfaces sont intégrées (Carrefour, Casino, Auchan, Cora) ou indépendantes (Leclerc, Système U, Intermarché), l’offre en produits de la mer présente des différences. Les intégrés développent un merchandising fondé sur un plan de masse classique et commun à l’ensemble des magasins, ce qui laisse peu de liberté aux chefs de rayons. Par contre, ces enseignes disposent d’approvisionnements importants sur quelques espèces ciblées, leur permettant ainsi de commercialiser des produits d’appel incitatifs, notamment en termes de promotions. Les indépendants ont une politique merchandising plus à l’initiative des chefs de rayons, tant pour l’approvisionnement que pour la mise en marché. Ainsi, les grandes surfaces peuvent adapter davantage leur offre aux particularismes régionaux, privilégier les produits d’Atlantique Nord-Est voire d’importation et offrir davantage de produits en promotion. Dans les deux cas, l’origine des produits d’élevage est assez homogène et révèle ainsi la constance de la composition des produits importés : on importe essentiellement du saumon atlantique, de la crevette rose et du panga. Les coquillages (huîtres et moules) sont pour l’essentiel originaires de France. Ces démarches commerciales sont plus marquées selon le mode de gestion de ces magasins.

L’utilisation d’outils de théâtralisation dans les rayons de produits de la mer s’avère être une stratégie merchandising importante pour dynamiser les ventes. Les moyens à disposition des chefs de rayon pour présenter un étal attractif ou recréer un univers de la mer sont nombreux. Un travail sur l’organisation de l’étal, sur la décoration (techniques de présentation selon les espèces, abords de l’étal dotés de décorum, tenues du vendeur spécifiques type vareuses ou tabliers et viviers dédiés aux formes différenciées) ou sur le niveau d’information proposé aux consommateurs permet d’améliorer les performances du rayon traditionnel. C’est également le cas du rayon traiteur de la mer. Celui-ci s’articule essentiellement autour de deux segments : le saumon fumé et le surimi. Leur popularité en fait des produits d’appel pour le rayon et leur positionnement aux deux extrémités permet de stimuler la vente des autres produits implantés dans le rayon (marinades, tartinables…).

Les stratégies de mise en vente des produits de la mer frais des différents circuits de distribution en Bretagne témoignent de techniques marketing et commerciales différenciées. Si celles-ci sont plus développées dans la grande distribution, l’offre des produits dans les commerces traditionnels reste plus adaptée avec des qualités intrinsèques indéniables. Toutefois, les techniques de merchandising telles que la théâtralisation ou l’animation peuvent encore être améliorées. Les encorbellements, les stops rayon, les kakémonos, les îlots, les espaces dédiés aux informations, conseils et promotion, ne sont pas toujours intégrés dans la mise en marché des produits. Les professionnels des produits de la mer restent souvent focalisés sur le produit et ses atouts intrinsèques alors que des actions incitatives et informationnelles pourraient davantage stimuler les acheteurs et répondre à leurs attentes.

Ce rapport fait état des bonnes pratiques mises en évidence dans plusieurs points de vente bretons. Elles ne sont cependant pas généralisées et la filière des produits de la mer bretonne peut tirer de nombreux avantages de ces différentes techniques de valorisation et de commercialisation des produits.

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Analyse des attentes des consommateurs de produits de la mer frais

Rapport d'étude. Phase 1 du programme Cogépêche. Les publications du Pôle Halieutique
AGROCAMPUS OUEST n°1, 57p.

MESNILDREY Lucile, HADOUNI Laila, QUINTON Claire, FOURNIS Marion, LESUEUR Marie, GOUIN Stéphane. 2009. Analyse des attentes des consommateurs de produits de la mer frais.

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De manière générale, les produits de la mer frais ont une image positive aux yeux des consommateurs. L’idée de consommer, un produit fin, frais, bénéfique pour la santé rassure les consommateurs. Dans l’imaginaire des sondés, les produits de la mer évoquent la mer, la plage, le cri des mouettes ou encore le bruit des vagues. Ce n’est donc pas seulement le produit de consommation qui est apprécié mais aussi le monde de la mer dans sa globalité car il est synonyme de nature, de plaisir et plus encore d’évasion. Ces images fortes sont des attributs idéaux sur lesquels le secteur de la pêche peut s’appuyer pour promouvoir les produits de la mer frais. Cependant, il ne faut pas négliger les nombreuses critiques formulées à l’égard des produits de la mer frais : un prix jugé trop élevé, un produit dont la préparation rebute, des doutes quant à la fraîcheur, à l’origine…


La consommation des produits de la mer n’est pas une affaire d’unicité mais bien de pluralisme. L’enjeu de demain est de satisfaire les besoins et les attentes communs à tous : fraîcheur, qualité, prix, origine, espèce, mode de préparation ; tout en proposant une variété de produits adaptés aux besoins et attentes individuels : poisson entier, produits élaborés, produits labellisés…

Afin de dynamiser la consommation des produits de la mer frais, il est indispensable de combler les attentes des consommateurs ; leur apporter de l’information fait partie des moyens de valorisation. L’ensemble des axes de valorisation ne pourront néanmoins être mis en œuvre qu’en prenant en compte les contraintes de l’ensemble de la filière.

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Analyse des concepts-innovations des produits de la mer présentés en 2012.

FASQUEL Dimitri, VIDIE Anne, LESUEUR Marie, GOUIN Stéphane. 2013.
Programme Cogépêche Phase 3.
Rapport d'étude. Les publications du Pôle Halieutique AGROCAMPUS OUEST n°12, 68 p.

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Ce catalogue est le résultat d’un travail de veille et d’analyse de produits de la mer présentés en 2012 dans le cadre de plusieurs salons agro-alimentaires. Parmi plus de 200 produits de la mer présentés, l’analyse d’une cinquantaine, jugés les plus innovants et pertinents, est présentée dans ce document.

Les nouveaux concepts qu’ils portent permettent de les classer en cinq grandes tendances, selon la notion de situation/fonction :
- « Le poisson, ce n’est pas que le vendredi » regroupe les produits qui tendent à démocratiser et élargir la consommation de poisson. Trouver des solutions aux freins voire aux blocages que rencontre la consommation des produits de la mer, détourner les codes classiques, ajouter de la praticité ou jouer avec l’affect très présent autour de l’univers des produits de la mer ont été autant de solutions envisagées par les industriels en 2012.
- « Manger, un acte social » contient les produits qui, par leur usage ou leur image, recréent une interaction, un partage, entre les consommateurs. Des concepts intéressants mènent à penser que dans les années à venir, le fait d’être « à la mode » pourra également passer par l’alimentation, c’est un facteur qu’il faudra prendre en compte dans le positionnement des futurs produits.
- « Exceptionnellement quotidien » correspond aux produits qui répondent à deux attentes, a priori antagonistes, des consommateurs français : la culinarité et la rapidité. En améliorant la qualité des produits transformés, ou en accompagnant le consommateur dans sa cuisine, les industriels fournissent à ce dernier des outils pour augmenter significativement et facilement la qualité de ses repas quotidiens, toujours en utilisant des produits de la mer.
- « De nouveaux process qui respectent le produit » rassemble les produits qui, grâce à de nouveaux procédés ou outils industriels, améliorent la conservation de la qualité initiale des produits de la mer, lors de leur transformation, leur conservation ou leur utilisation. Beaucoup de ces industriels considèrent d’ailleurs l’utilisation de ces technologies comme argument de vente et le mettent en valeur auprès des consommateurs.
- « Des produits multifonctions, multi-usages » est un regroupement transversal à toutes les tendances précédemment identifiées. En effet, il s’avère que, toutes tendances confondues, un nombre non négligeable des produits est pensé de telle sorte que plusieurs utilisations peuvent en être faites.

L’exploitation des résultats de cette étude passera par leur utilisation dans la reconceptualisation globale de l’univers des produits de la mer, en concertation avec des professionnels de la filière. Les tendances identifiées serviront de clés d’entrée dans la mise au point de plans d’implantation, de mises en scène et d’animations en rayon.

Le rapprochement des produits frais, surgelés, appertisés, et du traiteur de la mer est déjà pressenti, afin de créer une offre construite et cohérente au sein des lieux de ventes. L’analyse des produits transformés a isolé des concepts qu’il va falloir appliquer aux produits frais. Ce transfert de l’innovation des produits transformés vers les produits frais a pour but de redynamiser le rayon frais et de l’adapter aux habitudes de consommation modernes.

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Fuel savings for small fishing vessels


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L'Atlas 2012 des Enjeux Maritimes reçoit le prix "Place de Fontenoy"

Le Marin

Le prix Place de Fontenoy vient d'être décerné à l'atlas économique "Enjeux maritimes".

Pour 2013, l'Association des administrateurs des Affaires maritimes a décidé d'attribuer le prix Place de Fontenoy à l'atlas économique "Enjeux maritimes" publié par Infomer. La médaille de ce prix sera remise au "marin" lors du salon d'économie maritime Euromaritime.
L'Association des administrateurs des Affaires maritimes décerne chaque année un prix à une œuvre littéraire, artistique ou scientifique mettant en valeur les activités maritimes dans à la fois leur diversité et leur unité.

Sa dénomination de "prix Place de Fontenoy" est un hommage au siège historique des administrations maritimes françaises. "Ce lieu a su être le creuset de politiques maritimes intégrées conduites avec détermination et dont l'esprit perdure plus que jamais dans le monde maritime français", souligne l'association.

Pour commander l'Atlas, cliquer Le Marin

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Gérer l’instabilité des prix alimentaires dans les pays en développement

Franck Galtier, avec la collaboration de Bruno Vindel

AFD, 2012

Pour télécharger le document, cliquer AFD

Une analyse des stratégies pouvant être mobilisées pour gérer l’instabilité des prix alimentaires dans les pays en développement.

Commentaire : Cirad

L’instabilité des prix des produits alimentaires a des conséquences dramatiques pour les pays en développement : elle frappe durement les consommateurs et provoque des problèmes de sécurité alimentaire.

Le risque qu’elle fait peser sur les producteurs est si élevé qu’il décourage les investissements, bloque les révolutions vertes et empêche par là-même le développement économique. Dans certains cas, cette instabilité des prix génère aussi de l’instabilité politique et des déséquilibres macroéconomiques. Depuis les crises de 2005 (au Sahel) et 2008 (sur les marchés internationaux), la gestion de l’instabilité des prix alimentaires revient en force dans les politiques des pays en développement et dans l’agenda international (plan d’action du G20 ; travaux du Comité de la sécurité alimentaire mondiale de la FAO).

Basé sur une large revue de la littérature théorique et empirique, l’ouvrage identifie et analyse les quatre stratégies « pures » pouvant être mobilisées pour gérer l’instabilité des prix alimentaires. Il montre les limites des solutions traditionnelles fondées sur la combinaison des stratégies de gestion des risques (par des instruments assuranciels) et de gestion des crises (par l’aide d’urgence).

Des solutions plus structurelles sont nécessaires : elles passent par une forte implication des Etats pour stimuler la modernisation de la production et des marchés et pour recapitaliser les ménages vulnérables. Ceci ne peut se faire seulement en facilitant l’accès aux intrants et en transférant des ressources aux ménages pauvres: une intervention publique est nécessaire pour empêcher les prix d’atteindre des valeurs extrêmes. Une telle intervention doit être basée sur une combinaison d’instruments adaptée aux spécificités du contexte national ou régional. La communauté internationale a un rôle majeur à jouer dans le succès de ces politiques.

Ce livre s’adresse aux décideurs politiques, aux chercheurs, aux enseignants, aux étudiants et à toutes les personnes intéressées par les thèmes de l’instabilité des prix, de la sécurité alimentaire et du développement des agricultures des pays du Sud.

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"Leviathan" de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor

La vie à bord d’un chalutier industriel, au large de la côte Est des Etats-Unis : à la fois film de philosophe sur une activité manuelle et documentaire très concret sur une activité à la portée cosmique, Léviathan dégage une puissance exceptionnelle. Sélectionné à Locarno 2012 et multi-récompensé à Belfort. Présenté au festival du film "Pêcheur du Monde" de Lorient en Mars 2013



Source : accreds 

Par Christophe Beney

L’état de sidération dans lequel nous plonge Léviathan est proportionnel à l’écart entre son résultat final et les attentes que le projet pouvait susciter. La démarche de Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor, artistes et professeurs d’ethnologie à Harvard, évoquait celle de Douglas Gordon et Philippe Parreno lorsqu’ils entreprirent de se servir de Zinedine Zidane comme d’un prisme du 21ème siècle naissant. Grosso modo, deux intellectuels et plasticiens qui s’emparent d’un objet trivial pour en faire une œuvre d’art, non pas à la manière de Duchamp et son urinoir, puisque le geste ne se limite pas à un déplacement, mais repose sur un dispositif. L’entreprise footballistique, louable, échouait à convaincre totalement pour diverses raisons, l’une d’elles étant assurément liée à la concurrence incroyable à laquelle elle s’exposait en matière de mises en scène du sport numéro un de tous les écrans. Léviathan n’a pas ce problème. Il n’existe pas vraiment de canons esthétiques en matière de cinégénie de la pêche, exceptés la prise des thons sous les yeux d’Ingrid Bergman dans Stromboli et, à l’autre bout du spectre, la sortie en haute mer fatale aux héros de En pleine tempête. Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor ont donc trouvé un bon sujet, à la fois relativement inédit et pourtant familier, un sujet doté d’un potentiel spirituel d’autant plus fort que nous sommes ici, littéralement, dans les eaux de Moby Dick, au large de Nantucket.

Malgré son titre, il n’est pas question de monstre marin dans Léviathan, parce que c’est tout l’océan qui s’y impose comme un bouillonnement cosmogonique. Cela tient à une idée toute simple des réalisateurs : filmer tout petit ce qui est très grand. Quand il y a des plans d’ensemble, ils sont plongés dans une obscurité naturelle telle – le travail se fait aussi de nuit – qu’elle sert de cache. L’inquiétude est là, le danger semble présent, sauf qu’il reste impossible à identifier, comme dans un Projet Blair Witch en pleine mer. Le reste n’est que plans moyens, et surtout gros plans, très gros plans. Il s’agit de capter les frémissements des petits êtres vivants, de toute cette impressionnante ménagerie à écailles, à carapaces ou à plumes, dans le sillage d’un navire qui finit par ressembler à une arche de Noé déglinguée. Grâce aux bruits permanents et plus ou moins lointains, on devine un hors-champ étendu à l’infini. On sent que la vie tient toute entière à la fois dans ce bateau et sa périphérie immédiate, et dans le film. C’est là que Léviathan est plus fort que Zidane, un portrait du 21ème siècle (ce n’est pas joli pour un critique de comparer ce qui n’est pas forcément comparable et d’enfoncer l’un pour élever l’autre, mais puisque nous avons commencé… ) : c’est un film d’artistes-marins, alors que Zidane n’était pas un film de footballeurs, mais bien un film d’artistes sur un footballeur. La différence majeure tient au dispositif technique. Dans Léviathan, il n’y a pas de placement de la caméra, et il n’y a pas de mains pour la tenir. L’essentiel des prises de vues se fait avec quelques appareils embarqués, attachés aux pêcheurs, charriés par le roulis sur le pont du bateau, secoués dans le filet, emportés par les mouettes (comment diable ont-ils tourné ce plan à la fois marin et aérien qui décolle à la manière d’un poisson emporté par le bec d’un volatile ?). Les cinéastes ont fait de ceux qu’ils devaient filmer leurs techniciens et acteurs (toutes les espèces visibles dans le film figurent à la distribution, au même titre que les marins). Pour visualiser l’ampleur de cette proposition, il faut imaginer un peintre arrivant à faire en sorte que son modèle se peigne lui-même, tout en produisant au final une œuvre signée de lui, l’artiste.

Léviathan est donc un documentaire sur la pêche industrielle et une œuvre d’art, un film qui peut-être projeté en salle, exhibé dans une galerie d’art contemporain, voire même vendu à la criée ou diffusé dans Thalassa. Le mystère Picasso de Clouzot était jusqu’à présent l’une des rares créations à avoir atteint ce point de fusion, à se confondre avec l’objet filmé au point d’en devenir indissociable, mais c’était un film sur l’art. Léviathan ne montre rien d’autres que la pêche industrielle, ses poissons vidés, ses pauses dans les coursives, ses manœuvres, et toute la vie animale qui gravite autour. Son montage réduit au maximum les coupes apparentes pour que rien ne vienne interrompre ce qui peut circuler entre toutes ces entités, y compris les machines avec leurs rouleaux tirant des profondeurs des câbles semblables à des intestins géants (la dernière fois que ce liant avait été si convaincant, c’était dans Le quattro volte de Michelangelo Frammartino, avec ses passages entre minéral, animal et végétal). L’écriture de Paravel et Castaing-Taylor se situe essentiellement à ce niveau. C’est judicieux, car même s’il s’agit de garder et de couper, cela immunise les auteurs de toute pédanterie. Le moindre décadrage, la durée la plus prononcée ne peuvent leur être imputable puisque la prise de vue est conditionnée par l’activité à bord, quotidienne et non dirigée par les réalisateurs. D’où l’impression, évidemment fausse, que la beauté nait de manière accidentelle, avec cette raie découpé violemment comme si l’on tailladait pas seulement un poisson mais la célèbre nature morte de Chardin, ces oiseaux qui évoquent ceux d’Hitchcock ou ces étoiles de mer flottant entre deux eaux qui forment un véritable ciel étoilé ondulant, au point que l’on se croirait tout autant dans l’espace que dans l’eau. Une beauté en plus dotée d’une conscience sociale qui, sans aller jusqu’à la vibration de La reprise du travail aux usines Wonder, porte en elle la dureté d’un labeur étant à la mer ce que la mine est à la terre. Léviathan serait le film sur lequel Hermann Melville, Thomas Hobbes, Emile Zola, Roberto Rossellini et Georges Pernoud tomberaient d’accord.

LEVIATHAN (Etats-Unis, 2012), un film de Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor. Durée : 87 minutes. Sortie en France courant 2013 (Independencia).

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Lignes directrices pour l’application des catégories de gestion aux aires protégées

Édité par Nigel Dudley

IUCN

© 2008 Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources

Les aires protégées restent les constituants fondamentaux de pratiquement toutes les stratégies de conservation nationales et internationales, avec le soutien de gouvernements et d’institutions internationales telles que la Convention sur la diversité biologique. Elles sont au cœur des efforts réalisés pour protéger les espèces menacées dans le monde et, c’est de plus en plus reconnu, elles sont des fournisseurs essentiels de services écosystémiques et de ressources biologiques. Elles sont des éléments clés des stratégies pour atténuer les changements climatiques et, dans certains cas, elles servent aussi de véhicules pour protéger des communautés humaines menacées ou des sites de grande valeur culturelle ou spirituelle. Couvrant près de 12 pour cent de la surface terrestre, le système mondial des aires protégées représente un engagement unique envers l’avenir ; c’est un signe d’espérance dans ce qui semble parfois un glissement déprimant vers un déclin environnemental et social.

Les aires protégées ne sont pourtant en aucune façon des entités uniformes ; elles répondent à des objectifs de gestion très variés et sont dirigées par de nombreuses et diverses parties prenantes. D’un côté se trouvent des sites si importants et si fragiles que personne n’est autorisé à y pénétrer, alors que d’autres aires protégées englobent des paysages traditionnels, terrestres et marins, habités, où les activités humaines ont façonné des paysages culturels dont la biodiversité est très élevée. Certains sites appartiennent et sont gérés par des gouvernements, d’autres par des particuliers, des sociétés, des communautés ou des groupes religieux. Nous commençons à réaliser qu’il existe une bien plus grande variété de modes de
gouvernance que nous ne l’avions pensé jusqu’ici.

Les catégories de gestion d’aires protégées de l’UICN sont un cadre mondial, reconnu par la Convention sur la diversité biologique, qui permet de classer la grande variété de types de gestion des aires protégées. Concentrer la gamme presque infinie d’approches en six catégories ne pourra jamais être plus qu’une approximation. Mais le grand intérêt et la passion qui sous-tendent le débat sur la révision de ces catégories montrent que pour de nombreux conservationnistes, entre autres, elles représentent un cadre global critique qui aide à façonner la gestion et les priorités des aires protégées dans le monde entier.

Cette révision ne s’est pas faite dans la précipitation. Elle a commencé par un projet de recherche consultatif de deux ans qui a présenté son rapport au Congrès mondial de la nature,
à Bangkok, en 2004, et qui a abouti à une résolution qui demandait la production des lignes directrices présentées dans ce livre. Au cours des années qui ont suivi, l’UICN a consulté un très grand nombre de ses membres lors de réunions spéciales, de conférences, par des débats électroniques et par ce qui a pu sembler, parfois, un échange sans fin de correspondance. Nous sommes bien conscients que le résultat n’est pas parfait – ce serait impossible – mais nous croyons que l’interprétation de la définition d’une aire protégée et des catégories présentée ici représente l’opinion d’une grande majorité des membres de l’UICN. Il est important de remarquer qu’elle est complétée par les types de gouvernance de l’UICN, montrant par là même l’importance que l’Union accorde aux questions de gouvernance.

Au cours des années à venir, nous allons nous efforcer de promouvoir le système des catégories, de traduire les lignes directrices en d’autres langues et de nous assurer qu’elles sont appliquées efficacement, afin d’optimiser le potentiel du système mondial d’aires protégées à perpétuité.

Pour télécharger le document, cliquer IUCN

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La sécurité des navires et de leurs équipages : des résultats inégaux, un contrôle inadapté   

La Cour des comptes rend public, mercredi 5 décembre 2012, son rapport sur la sécurité des navires et de leurs équipages. Le travail de la Cour montre que les résultats obtenus au niveau national ne sont pas à la hauteur des enjeux actuels. Le dispositif n’est plus adapté aux priorités de la sécurité maritime. Les risques d’accidents que courent les marins-pêcheurs et les risques environnementaux ne sont pas suffisamment pris en compte. La Cour appelle à une profonde réforme et réorganisation à moyens constants. Elle formule 6 groupes de recommandations en ce sens.

Cliquer Ici pour accéder au rapport de la Cour des Comptes

La sécurité des navires et de leurs équipages : des résultats inégaux, un contrôle inadapté

La Cour des comptes rend public un rapport sur les performances et la pertinence du dispositif français de contrôle de la sécurité des navires et de leurs équipages.

La sécurité maritime regroupe un ensemble de notions voisines et étroitement liées, telles que la sécurité de la navigation maritime (opérations de sauvetage et de lutte contre la pollution maritime), la sûreté maritime (lutte contre le terrorisme et les malveillances) et enfin la sécurité du navire et de l’équipage (fiabilité du navire et qualité de l'équipage) proprement dite. C’est sur ce dernier point qu’a porté l’évaluation de la Cour.

1) Les contrôles sur le pavillon national : des résultats mitigés

Les contrôles des navires battant pavillon national et soumis au droit français portent sur une flotte d’environ 18 200 navires se répartissant entre 5 400 se livrant à des activités de commerce et 12 800 à des activités de pêche et de conchyliculture.
Avec une moyenne d’âge de 8 ans au 1er juillet 2012, la flotte de commerce international française, de taille réduite comparée aux flottes marchandes des nations voisines, se situe parmi les plus jeunes. Encadré par un ensemble de normes et de conventions internationales de plus en plus exigeantes, le pavillon français se situe parmi les meilleures flottes du monde.
La flotte de pêche française, en revanche, est mal suivie et insuffisamment connue de l’administration centrale. Elle souffre de plusieurs handicaps défavorables à la sécurité des navires et de leurs équipages. Elle apparaît d’abord comme une flotte vieillissante (âge moyen de 25 ans) et de plus en plus inadaptée. Les navires sont moins sûrs et les conditions de travail dégradées. La pêche maritime est marquée par un nombre proportionnellement élevé de décès et d’accidents du travail comparé à celui des autres secteurs d’activité.

2) Les contrôles des navires étrangers : des résultats insuffisants

Ces contrôles s’exercent à l’égard des navires étrangers faisant escale en France (environ 6 000 par an au cours des dernières années correspondant à 15 à 16 000 escales). A la suite du naufrage de l’Erika et du sinistre qui s’en est suivi, l’Union européenne, notamment sous l’impulsion de la France, a renforcé les contraintes imposées aux Etats, en particulier dans le contrôle des navires étrangers faisant escale dans leurs ports.
Or la France, qui ne respectait déjà pas ses obligations de contrôle obligatoire dans le précédent système, court désormais le risque de sanctions financières plus fortes en cas de non-réalisation des nouveaux objectifs qui lui sont assignés chaque année. En outre, ces déficiences n’ont pas été portées à la connaissance du Parlement dans toute la période de 2005 à 2010.

3) Un dispositif développé depuis 10 ans sans véritable stratégie et sans pilotage

La situation actuelle des centres de sécurité des navires est marquée par la diversité des statuts d’agents remplissant les mêmes fonctions (civils et militaires). La perte progressive de la ressource et de l’expertise qu’apportaient les anciens navigants constitue un handicap pour la qualité des contrôles. Construit sans anticipation des évolutions à venir dans le domaine de la sécurité maritime, le système souffre aussi d’un manque de pilotage. Les lacunes du pilotage central entraînent une autonomie excessive des centres. Cette autonomie aboutit à la diversité de leurs modalités de gestion interne, de leur organisation du travail et de leur répartition des tâches et conduit à traiter différemment des navires placés dans des conditions identiques.
La difficulté, voire l’incapacité, de la direction des affaires maritimes du ministère chargé des transports à développer et imposer, depuis plusieurs années, un système d’information nationale fiable concernant la flotte sous pavillon national constitue un lourd handicap.

4) Une logique de contrôle affaiblie au niveau local

La récente réorganisation territoriale de l’Etat et de ses services déconcentrés a confié le contrôle de la sécurité du flotteur, d’une part, et les vérifications afférentes à la qualité et l’aptitude des équipages, d’autre part, à des services relevant de chaînes hiérarchiques distinctes.
Le risque est grand qu’entre des contrôles sur les flotteurs, parfois jugés trop administratifs et tatillons, et des vérifications sur les équipages exécutées purement sur pièces, la dimension humaine de la sécurité, pourtant fondamentale, soit peu à peu délaissée.

5) Un dispositif de contrôle inadapté qui doit être revu en profondeur

Le dispositif actuel est non seulement inadapté pour répondre aux nouveaux enjeux créés par le renforcement des obligations imposées par l’Union européenne, mais il souffre aussi d’une mauvaise répartition des moyens entre les centres de sécurité des navires au regard de leurs charges de travail respectives.
Certains centres, tels ceux de Saint-Nazaire, Caen, Saint-Malo et Brest, sont particulièrement touchés par la baisse du nombre des navires éligibles aux contrôles. D’autres, comme à Marseille, Le Havre, Dunkerque, Rouen et La Rochelle, voient, en revanche, leur activité croître ou se maintenir.

Conclusion

Les résultats obtenus par le système national de contrôle de la sécurité des navires, dont le pilotage opérationnel a trop longtemps été négligé par l’administration des affaires maritimes, ne sont pas à la hauteur des enjeux actuels. Le dispositif existant n’est plus adapté aux priorités de la sécurité maritime de la France. Conçu dans un contexte de crise et dans l’urgence, le réseau d’inspections et de contrôles s’est développé sans stratégie ni ligne directrice.
La Cour invite à une indispensable réorganisation fondée sur deux préalables : la fixation d’objectifs clairs en matière de contrôle du pavillon et l’amélioration rapide des performances du système d’information.
Par ailleurs, les risques d’accidents que courent les marins-pêcheurs français ou les risques environnementaux qui pèsent sur nos côtes ne sont pas suffisamment pris en compte.
Dans un contexte de grandes tensions budgétaires, c’est à une profonde réforme et réorganisation du système, à moyens constants, qu’appelle la Cour.

Recommandations

La Cour formule un ensemble de recommandations visant à :
1) améliorer le pilotage stratégique de la politique de sécurité des navires sous pavillon français ;
2) fixer dans le programme du budget de l’Etat traitant de la sécurité et la sûreté maritime, un (ou des) objectif(s) et indicateur(s) pertinent(s) permettant de rendre compte des résultats et performances de notre système de contrôle des navires étrangers dans le cadre de nos obligations européennes au titre de l’État du port ;
3) définir, pour les 10 ans à venir, une politique de ressources humaines cohérente avec les objectifs stratégiques de la politique de sécurité des navires ;
4) améliorer et fiabiliser les bases de données et systèmes d’information gérés par l’administration des affaires maritimes pour renforcer la qualité et l’efficacité des contrôles ;
5) renforcer le rôle moteur des directions interrégionales de la mer dans la nouvelle organisation administrative chargée de la sécurité maritime ;
6) procéder à la réorganisation du réseau des centres de sécurité des navires et aux réallocations de moyens permettant une meilleure adéquation du dispositif aux charges réelles et aux priorités résultant des enjeux européens (État du port) et nationaux (secteur de la pêche).

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