mardi 1 janvier 2013

Actualités de la pêche en France et en Europe 2013 (1e trimestre 2013)


Revue de presse de la pêche en France et Europe

Janvier / Février / Mars 2013

La revue de presse se poursuit ICI

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Ouverture des assises de la mer et du littoral ce mardi 2 avril à Caen

Lancées au plan national par le ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche, Frédéric Cuvillier, ces assises ont pour objectif rien de moins que d'élaborer la future stratégie nationale pour l'ensemble du secteur maritime.



Explications : Laurent Marvyle et Gildas Marie

Source : France 3 Basse Normandie par Catherine Berra

Une démarche de concertation qui doit contribuer à l’élaboration de la politique maritime intégrée que le ministre des Transports, de la Mer et de la Pêche entend porter.

Pour la façade maritime Manche Est-mer du Nord un premier séminaire s'est déroulé ce mardi au Musée des Beaux-Arts de Caen afin d’ouvrir le débat avec l’ensemble des acteurs de la filière.

Les Assises constituent la phase de concertation du processus, par façades maritimes.

Cette consultation des territoires sera restituée devant le Conseil national de la mer et des littoraux en juillet 2013. Outre les remontées du terrain, les Assises prendront également en compte les travaux de la mission parlementaire sur la compétitivité de la flotte de commerce ainsi qu’un processus de clarification des administrations concernées par la mer et le littoral.

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Les "Assises de la mer et du littoral" sur la façade maritime Manche Est-mer du Nord

Source : Dirm. Memn

Le 2 avril 2013 à Caen et le 4 avril 2013 à Boulogne-sur-Mer

Le ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche a confié aux préfets coordonnateurs de chaque façade maritime, l’organisation des "Assises de la mer et du littoral". Elles ont pour objectif de permettre aux territoires maritimes et littoraux de contribuer à l’élaboration de "l’ambition française pour la politique maritime intégrée", contribution fondamentale à la stratégie nationale pour la mer et le littoral.

L’organisation de ces assises s’appuie sur les travaux des conseils maritimes de façade. S’agissant de la façade maritime Manche Est-mer du Nord, les assises seront officiellement lancées lors du conseil maritime de façade du 19 mars.

D’ores et déjà, deux séminaires seront organisés, le 2 avril à Caen et le 4 avril à Boulogne-sur-Mer, afin d’ouvrir le débat avec l’ensemble des acteurs de la façade sur les 10 thèmes d’études fixés par le ministre :
- la compétitivité portuaire, complémentarité des infrastructures et transport maritime ;
- la protection et la valorisation de l’environnement marin ;
- la promotion de la plaisance et des loisirs nautiques ;
- les risques littoraux et la gestion du trait de côte ;
- la pêche maritime ;
- l’aquaculture ;
- l’emploi maritime et les besoins de formation ;
- la construction et la déconstruction navale ;
- la recherche maritime et la valorisation de la mer et des ses ressources ;
- la protection sociale des gens de mer et la sécurité maritime.

Pour chacun des thèmes, les directions d’administration centrale ont établi une fiche de synthèse et de problématique qui servira à orienter les débats.
L’ensemble des acteurs de la mer et du littoral pourra s’exprimer et produire des commentaires, des analyses, des notes d’enjeux qui seront intégrés dans les rapports de synthèse qui seront examinés lors de la séance du conseil maritime de façade Manche Est-mer du Nord du 14 juin prochain.

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Le 29 Mars 2013

Les Assises de la mer et du littoral

Source : Ministère du développement durable

Les Assises de la mer et du littoral se déroulent de janvier à juin 2013. Cet événement s’inscrit dans une démarche de concertation autour de dix grands thèmes comme la protection de l’environnement marin, les risques littoraux, la pêche maritime, l’aquaculture ou encore la recherche maritime… Son objectif : élaborer la future stratégie nationale de la mer et du littoral que le Gouvernement adoptera par décret en 2014.


Les Assises rassemblent les acteurs de la mer et du littoral réunis au sein des conseils maritimes de façade (en métropole) et au sein des conseils maritimes ultramarins dans chaque bassin, ainsi que dans les territoires français du Pacifique. Le fruit des échanges dans chaque façade maritime de métropole et dans chaque bassin ultramarin, ainsi que dans les territoires français du Pacifique, sera restitué au Conseil national de la mer et des littoraux en juillet 2013.

Les travaux des assises contribueront ainsi à l’élaboration de la politique maritime intégrée. Les assises prendront également en compte les travaux suivants :
  • la clarification, dans le cadre de la réforme de l’État pour la modernisation de l’action publique, de l’organisation administrative chargée de mettre en oeuvre les politiques publiques intéressant la mer et le littoral ;
  • le lancement d’une mission parlementaire spécifique sur la compétitivité de la flotte de commerce, dans le cadre des différents registres de notre pavillon.


Les 10 thèmes des Assises :
  • Compétitivité portuaire, complémentarité des infrastructures et transport maritime
  • Protection et valorisation de l’environnement marin
  • Promotion de la plaisance et des loisirs nautiques
  • Risques littoraux et gestion du trait de côte
  • Pêche maritime
  • Aquaculture
  • Emploi maritime et besoins de formation
  • Construction et déconstruction navale
  • Recherche maritime et valorisation de la mer et de ses ressources
  • Protection sociale des gens de mer et sécurité maritime
Fiche : La pêche maritime

La France est la seconde puissance européenne en termes de production halieutique dans les eaux communautaires (hors collectivités d’outre-mer et TAAF) et la troisième flotte de pêche communautaire en termes de capacité. Ses flottes de pêche hauturières sont présentes sur l’ensemble des océans et évoluent dans des conditions climatiques et océanographiques les plus diverses allant des eaux tropicales chaudes ou tempérées aux eaux glaciales arctiques ou antarctiques.... Cliquer Ici

Fiche : Aquaculture

L’aquaculture marine française comprend trois secteurs d'activité :
- la conchyliculture (163.000 tonnes de coquillages commercialisés en 2010),
- la pisciculture (près de 6.000 tonnes de poissons commercialisés en 2010, ainsi que 70 millions d'alevins et 200 millions d'œufs embryonnés ou de larves dont 66% sont expédiés pour être mis en élevage dans d'autres pays de l'Union européenne ou des pays tiers),
- l'algoculture, secteur de production encore très marginal (50 tonnes produites en 2010).

Télécharger la fiche Aquaculture

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Le 28 mars 2013

Conférence : Explorons de nouveaux marchés

Quelles opportunités pour les technologies électroniques et numériques de la course au large ?

26 Mars 2013

Lorient - Cité de la Voile Eric Tabarly

En 2013, Eurolarge  Innovation a choisi d’orienter son cycle de rencontres vers les opportunités de  diversifications pour les entreprises du nautisme et de la course au large.

Elles maîtrisent, en effet, des technologies et des savoir faire qui sont susceptibles d’intéresser d’autres secteurs d’activités. Pour débuter ce cycle, nous vous proposons une première conférence sur le thème

Explorons de nouveaux marchés : Les transferts possibles des technologies électroniques et numériques de la course vers d’autres secteurs

le mardi 26 mars 2013 de 9h00 à 17h00 -  Cité de la Voile Eric Tabarly – Lorient
Cette journée a pour principal objectif de favoriser la rencontre entre les acteurs de ses différents domaines.

Source : Eurolarge

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Course au large : De nouveaux marchés dans les autres secteurs maritimes

Source : Mer et Marine

« Dans le milieu maritime, on est longtemps passés pour les gamins gâtés qui dépensaient les sous des sponsors et qui vivaient dans une gabegie perpétuelle. Les mentalités et les rapports évoluent. Et je crois que nous, issus du monde de la course au large, avons tout à gagner à échanger avec les autres professionnels du milieu. Et que notre savoir-faire peut leur être utile ». Denis Juhel est le bras droit de Michel Desjoyeaux au sein de Mer Forte, l’entreprise que le navigateur a créée au service de l’innovation en matière de construction nautique. A ses côtés, il y a Michel Chapalain, capitaine d’armement de V-Ships. Tous deux font partie des intervenants de la journée organisée, le 26 mars dernier, par la structure lorientaise Eurolarge Innovation, spécialisée dans l’accompagnement des entreprises de la course au large, nombreuses dans la « Sailing Valley » bretonne. Baptisée « Explorons de nouveaux marchés », cette journée visait à faire rencontrer les entreprises spécialisées dans la construction et la sous-traitance du très exigeant marché de la course au large et les acteurs d’autres secteurs du monde maritime : pêche, transport maritime, défense, énergies marines renouvelables.

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La course au large et la pêche ?

La voile comme moyen de propulsion. Avec la forte augmentation des soutes, tout le monde y pense et certains, comme l’entreprise allemande Skysails sont passés à l’acte en commercialisant des voiles  adaptées aux navires de commerce. Avec un certain succès. Et pour la pêche ? « On a pêché à la voile jusqu’à il y a 50 ans. C’est presqu’une anomalie historique, l’arrivée du tout gas-oil », constate Tristan Douard, directeur de l’armement lorientais Scapêche qui exploite des chalutiers, des caseyeurs, des bolincheurs ainsi qu’un palangrier pêchant dans les eaux australes. « Je suis persuadé que nos marins, si on les met sur un bateau de pêche à la voile, s’adapteraient sans problème. Peut-être pas en réglant la bastaque au millimètre près, mais ils sauraient instinctivement d’où vient le vent et comment manœuvrer. Mais ce n’est pas vraiment possible actuellement, en tous cas, pas sur notre flotte actuelle, ni pour notre type de pêche. Nos bateaux ne sont pas conçus pour ça et cela n’aurait, en particulier pour nos chalutiers, un intérêt que pour faire de la route. Mais, c’est vrai que pour descendre d’Ecosse ou d’Irlande vers Lorient, avec un bon vent de noroît, cela pourrait être pertinent », sourit, un peu rêveur, l’armateur. Toutefois, si la propulsion ne pourra pas être tout de suite vélique sur les bateaux de pêche, le milieu de la course au large a d’autres pistes de développement à offrir dans ce secteur. « L’innovation technologique est absolument nécessaire dans la pêche. Il vaut mieux pêcher avec l'objectif de pêcher plus longtemps et plus durablement. »

Modéliser pour mieux pêcher, le choix de la Scapêche

L’armement Scapêche est un de ceux qui a le plus investi dans la R&D (recherche et développement), notamment dans l’évolution des matériaux, en installant sur une de ses unités hauturières un chalut entièrement en dyneema, une fibre plus légère. Et en travaillant, à terre, sur le logiciel DynamiT qui permet de modéliser les efforts exercés sur l’engin de pêche. Dans peu de temps, tous les capteurs placés sur les machines des bateaux transmettront, quasiment en temps réel, leurs données à l’armement : pas d’hélice, économètre, charge des moteurs, puissance de la propulsion principale et des groupes électrogènes. La modélisation de l’ensemble des données récupérées par les capteurs va permettre d’optimiser la pêche : mieux placer l’engin de pêche sur la détection, adapter le régime moteur à l’effort, connaître précisément  le volume capturé ou la déformation du chalut… « Notre but, c’est de faire la meilleure pêche possible, en améliorant constamment la sélection de ce que nous pêchons et en travaillant sur la consommation énergétique de nos bateaux ». 

Et le composite pour les panneaux de chalut ?

Tristan Douard et son équipe ont déjà bien identifié les axes d’amélioration. « L’imagerie sous-marine, l’aérodynamisme et l’hydrodynamisme du bateau, l’électronique pour nous permettre d’encore mieux positionner le chalut, de savoir ce qui va rentrer dedans, les matériaux, par exemple on sait déjà que les panneaux qui servent à maintenir le chalut ouvert ressembleront de plus en plus à des ailes ». Frémissement dans l’auditoire, le champ lexical de l’armateur à la pêche ressemble décidément de plus en plus à celui que ces professionnels de la course au large manient au quotidien. Le représentant du chantier Multiplast, spécialisé dans la construction de bateaux de course, s’interroge. « Pour vos panneaux de chalut, je comprends bien qu’il vous faut de la robustesse et de la légèreté, vous avez déjà pensé au composite ? ». Les professionnels découvrent le potentiel de progrès qui peut être effectué dans le secteur de la pêche. « Pour une source d’énergie auxiliaire, vous avez déjà pensé à l’éolien ? » « C’est évident qu’il faut y réfléchir sérieusement ». Les idées fusent. « Je crois qu’il va falloir que vous continuiez à vous parler », sourit Yann Dollo, directeur d’Eurolarge. Et puis, après tout, il n’y a que 500 mètres entre la base des sous-marins, temple de la course au large, et le port de pêche de Keroman....

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Le 27 Mars 2013

Festival « Pêcheurs du monde » 2013 : l’engagement collectif de communautés


Source : Encre de Mer par Elisabeth Tempier

Un très beau crû que cette cinquième édition du Festival « Pêcheurs du monde » ! A croire que les réalisateurs, au travers du prisme sélectif de cette équipe passionnée, suivent pas à pas nos désirs profonds qu’ils mettent en images, en mots, en histoires.

L’an dernier, loin des discours, des problématiques et des voix off, ils s’impliquaient directement dans la vie quotidienne des pêcheurs, partageant leurs conditions et leur univers souvent difficiles. Inoubliable, l’engagement de Frédéric Tonolli auprès d’une communauté de pêcheurs tchouktches dans « La mort d’un peuple ».

Cette fois-ci, ils nous font découvrir l’engagement collectif de communautés qui cherchent à préserver leur condition de vie. Et tout y est, relaté avec talent et sensibilité malgré la difficulté de la tâche. Car ils nous font suivre et comprendre une lutte engagée, parfois sur du long terme, les déboires, les événements, les personnages qui s’incarnent dans ce combat, mais aussi les doutes, les interrogations, les peurs, les dissensions, et les joies parfois, qui ébranlent ces communautés. Allez voir : « The pipe », « Downeast », « Comme l’abeille qui fait tourner la terre » (cf. ci-dessous). Ces luttes pour la survie d’une collectivité enracinée n’ont pas toujours une fin heureuse mais elles laissent une empreinte profonde, un fil d’humanité qui se transmet nécessairement. Ce qui me marque dans celles-ci c’est la forte implication de gens souvent âgés, et le mélange des milieux et des horizons qui bouleversent quelques idées reçues, une belle ouverture pour envisager l’avenir…

Avec « Mbëkk Mi, le souffle de l’océan » de Sophie Bachelier, c’est une autre forme de résistance à laquelle se livrent ces femmes sénégalaises. Par leurs témoignages directs sur leur histoire et leurs souffrances, elles acceptent de transgresser les codes de leurs cultures. Une façon pour elles de sauver d’autres vies, de nous alerter sur les conditions qui poussent leurs fils, leurs maris et leurs proches à tenter de traverser l’océan, de nous interpeller sur les situations qui s’ensuivent… Des récits poignants, filmés sobrement en noir et blanc, comme pour laisser transparaître la dignité de ces femmes, leur voix dans les sonorités de la langue natale…

Parfois aussi, la lutte est ancienne comme dans le cas de « 24 rue du port » de Frédéric Violeau à la recherche de racines à Noirmoutier. Les images d’archives de 1973 montrent que la  population locale s’est élevée contre le projet pharaonique de construction d’un port dévolu au tourisme. A propos du déplacement de la plage : « Pour vous, c’est 150 mètres, pour nous, c’est notre plage. Vous êtes un bouc-émissaire pour des intérêts particuliers« . C’est la grand-mère, truculente, de Frédéric qui renoue avec l’histoire : « Un futur marin qu’il dit maintenant, il est pas rendu ! As-tu changé d’avis ? » dit-elle à son petit-fils adolescent, passionné de pêche. A propos d’Harry Borr, « le premier touriste », elle souligne : « Il était pas fier lui, il allait manger à bord des sardiniers« . Elle évoque une vie simple : « Les 3/4 étaient marins, autrement ils étaient cultivateurs… Le ragout de berniques, ça revenait pas cher, 2 ou 3 patates, 2 oignons, ça faisait un repas. » Elle remarque : « On n’avait pas d’touristes mais des ouvrières de mai à la Toussaint, c’était plus qu’un mois et demi. 200 Bretonnes, ici, ça remuait plus que maintenant… » L’un des pêcheurs note : « Les pêcheurs étaient des gens qui travaillaient pour gagner leur vie, pas pour gagner de l’argent, c’est un changement dans la façon de vivre, un changement de but ». « Le déracinement déracine tout sauf le besoin de racines » conclue le réalisateur…

Et dans cette très belle sélection que nous n’avons pu voir en entier, certains films étant projetés aux mêmes heures, nous avons remarqué le magnifique film d’archive de Robert Flaherty (l’auteur de Nanouk l’esquimau) : « L’homme d’Aran » ainsi que 2 thèmes bien abordées : « Du rififi dans l’écume » d’Herlé Jouan avec la question du braconnage des pousse-pieds par les pêcheurs espagnols et « Le mal de la mer » d’Edouard Bergéon sur la question de la drogue et des jeunes pêcheurs.

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Le 26 mars 2013

La carte de France des éoliennes en mer en 2030

Source : Le Figaro par Fabrice Nodé-Langlois, Service infographie du Figaro  

Le syndicat professionnel France énergie éolienne dévoile les zones où pourraient être installés 80.000 MW d'éoliennes au large des côtes françaises, contre 3000 MW actuellement en projet.

Alors que le gouvernement a publié en début de semaine le cahier des charges de l'appel d'offres portant sur les futurs parcs éoliens en mer de Noirmoutier et du Tréport, le syndicat professionnel France énergie éolienne (FEE) a identifié les zones où pourraient être implantées des milliers d'éoliennes dans les vingt prochaines années. Une carte que l'organisme va présenter à l'État.

Car, à la différence du Royaume-Uni qui a un plan très ambitieux, la France, pourtant forte du deuxième gisement éolien en Europe, n'a pour l'heure pas planifié le déploiement de l'éolien en mer au-delà des deux appels d'offres qui viennent d'être lancés. «Nous prévoyons la mise en service du premier appel d'offres (les quatre parcs de Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Nazaire et Saint-Brieuc soit 2000 MW au total) en 2020», expose Jean-François Petit, directeur chez Eole Res et membre de la commission «offshore» de FEE. Et encore, dans le meilleur des cas, estime-t-il. Car des recours juridiques pourraient bien aboutir à «zéro mégawatt d'éolien marin en 2020», alors que l'objectif du Grenelle, toujours officiellement d'actualité, est de 6000 MW en 2020.

Les professionnels de l'éolien ont identifié un gisement potentiel de 80.000 MW au large des côtes françaises. 80.000 MW représentent 13.000 turbines de 6 MW comme en construisent Siemens ou Alstom. FEE estime que, pour des raisons d'acceptabilité, les éoliennes devront être plantées au-delà de dix kilomètres de la côte. «Nous avons tenu compte des servitudes de navigation, de la Défense nationale, des sémaphores» pour identifier les zones favorables, explique Philippe Gouverneur, le «M. Offshore» de la FEE et «restreint ces zones à des fonds de 50 mètres maximum». C'est pour cette raison ainsi qu'à cause «d'une géophysique difficile» qu'aucune zone n'a été identifiée sur le flanc ouest de la Bretagne, et que seules deux l'ont été en Méditerranée. Au-delà de 50 mètres de profondeur, les coûts de pose des fondations sont excessifs. Quant aux éoliennes flottantes, elles relèvent encore de la recherche et développement.

Sur ce potentiel de 80.000 MW, FEE juge réaliste de développer 15.000 MW à l'horizon 2030, soit deux fois moins que l'objectif du gouvernement britannique à la même échéance (33.000 MW).

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Le 21 mars 2013

"Gestion des pêches maritimes : l'avis scientifique dans la tempête"

Conférence

"Pêches maritimes : l'avis scientifique dans la tempête"

Espace des sciences du Pays de Morlaix

Chambre de commerce et d'industrie de Morlaix

Vendredi 22 mars 2013

"Gestion des pêches maritimes : l’avis scientifique dans la tempête" par Didier Gascuel, écologue marin, Agrocampus Ouest, membre du conseil scientifique des pêches de l’Union Européenne Vendredi 22 mars 2013 à 20h à la Chambre de Commerces et d’Industrie de Morlaix.

Partout dans le monde et singulièrement en Europe, la pêche a modifié en profondeur le fonctionnement des écosystèmes marins.

A l’expansion vertigineuse des moyens de capture intervenue depuis un siècle ont répondu la quasi-disparition des espèces nobles, la raréfaction de nombreuses ressources, la baisse de la biodiversité et l’instabilité croissante des écosystèmes productifs.

D’autres impacts aggravants se sont rajoutés à cette surexploitation. La mer est malade et les premières victimes en sont les hommes eux-mêmes. Nul besoin d’attendre ici les générations futures : les pêcheurs d’aujourd’hui paient déjà très cher les erreurs d’hier et celles que nous continuons à commettre.

Dès lors, assurer un avenir aux pêches maritimes suppose une remise en cause très profonde des objectifs et des modes de gestion. Les scientifiques, qui établissent des diagnostics (généralement assez sombres) et essaient d’identifier ou d’analyser des solutions (souvent douloureuses), sont au coeur de la tourmente. La conférence montrera les enjeux et perspectives des changements, notamment dans le cadre de la réforme de la politique commune des pêches et précisera le rôle que peuvent y jouer les scientifiques.

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Morlaix : L'avenir de la pêche maritime à l'honneur 

Source : Ouest France
Trois questions à...Didier Gascuel, professeur en écologie halieutique et directeur du Pôle halieutique Agrocampus Ouest

Quel est l'objectif de cette conférence ?
Après avoir expliqué ce que les scientifiques savent de l'impact de la pêche maritime, j'aimerais insister sur le rôle que la recherche peut jouer pour changer les choses. La pêche a une importance cruciale en Europe, en France, et plus localement en Bretagne. Elle est aujourd'hui confrontée à plusieurs problèmes, que ce soit l'augmentation du prix du carburant, ou bien le phénomène de mondialisation, qui la met en concurrence directe avec les filières chinoise et chilienne notamment. Mais je reste persuadé que pour assurer un avenir à la pêche maritime, il faut avant tout restaurer le capital écologique.

Quel est le public visé ?
C'est une conférence tout public. Elle s'adresse avant tout aux personnes curieuses des questions de sciences bien sûr, mais aussi plus largement à tous les amoureux de la mer. Le but n'est pas d'assommer les gens de termes scientifiques, mais bien de s'attarder sur la question de développement durable qui entoure le sujet. Et dans ce domaine, on est plutôt en avance puisqu'en ce qui concerne la pêche, nul besoin d'attendre les générations futures : les pêcheurs d'aujourd'hui paient déjà très cher les erreurs d'hier.

À titre personnel, êtes-vous plutôt optimiste ou pessimiste sur la question ?
J'ai beaucoup évolué et je suis désormais résolument optimiste. Des changements radicaux sont nécessaires, mais il existe un avenir pour la pêche. Des solutions sont actuellement testées par les scientifiques. Les espoirs sont encore fragiles, mais il faut maintenant que des mesures réelles soient prises.

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Le 20 Mars 2013

La pêche en Irlande

Parlement Européen / Janvier 2013

Pour télécharger la Note, cliquer PE

Les eaux entourant l'Irlande possèdent parmi les fonds poissonneux les plus productifs de l'Union européenne. Poissons, mollusques et crustacés sont débarqués dans cinq grands ports du pays (Killybegs, Castletownbere, Howth, Rossaveal et Dunmore East), 40 ports secondaires (chacun d'entre eux accueillant des débarquements de plus d'un million de livres) et 80 autres petits ports (où les débarquements sont comptabilisés). En termes de volumes, la majeure partie des débarquements est constituée d'espèces pélagiques (hareng, maquereau et chinchard), avec presque autant de débarquements de crustacés et de poissons blancs.

Les activités d'aquaculture se situent sur les côtes irlandaises et sont particulièrement présentes dans les comtés de Donegal, du Connemara, de West Cork, de Waterford, de Wexford et de Carlingford Lough. Le secteur englobe l'élevage de poissons à nageoires, tels que le saumon et la truite, l'omble chevalier et la perche, et des mollusques et des crustacés comme les moules et les huîtres. Il existe également des élevages de coquilles St-Jacques, d'ormeaux et d'oursins Quelque 80 élevages de moules sont concentrés dans le sud-ouest et l'ouest, de même qu'une pêche significative de moules cultivées à plat. Environ 150 d'élevages d'huîtres du Pacifique se trouvent essentiellement dans les comtés de Wexford, de Waterford, de Cork, de Mayo et de Donegal.

Les premières parties intéressées dans ce domaine sont les pêcheurs (avec près de 5000 emplois dans la flotte irlandaise), les pisciculteurs et transformateurs (avec une estimation de 2000 + emplois dans les activitées liées à la pêche), les décideurs politiques et les organisations représentant la branche, telles que la Fédération des pêcheurs irlandais (FIF), le Service naval irlandais et les agences nationales travaillant dans la recherche et le développement dans ce domaine. D'autres acteurs dans l'industrie des fruits de mer, comme la transformation primaire et secondaire et la commercialisation, et les activités connexes, comme la fabrication de filets et la réparation de navires, jouent également un rôle important dans la pêche irlandaise. Le nombre total des emplois a diminué d'environ 18% depuis 2008 (dimunution d'environ 30% d'équivalents temps-plein (ETP).


Globalement, l'importance des secteurs de l'agriculture primaire et de la pêche dans l'économie irlandaise a certainement diminué depuis quelques années, suivant en cela une tendance générale dans tous les pays industrialisés. Néanmoins, le secteur de l'agriculture, de la pêche et de la forêt demeure le principal secteur d'origine locale de l'économie nationale, puisqu'il représentait, en 2010, 6,3 % du produit intérieur brut (PIB) au coût des facteurs et 7,2 % du nombre total d'emplois. Mise à part la contribution directe du secteur à l'activité économique, les politiques menées en matière d'agriculture et d'alimentation demeurent à l'avant-plan dans le débat mené en Irlande pour diverses raisons.

Même l'industrie irlandaise des fruits de mer, dont la contribution au PIB du pays est relativement faible, mérite d'être reconnue du point de vue stratégique, parce que cette activité se maintient dans de nombreuses régions côtières reculées, où d'autres industries et possibilités d'emploi sont devenues rares. La préservation d'un secteur dynamique de la pêche (et de tous les paramètres sociaux et culturels associés aux communautés qui en dépendent) est en permanence défendue dans les débats entourant la politique et la gestion de la pêche.

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Le 19 Mars 2013

Pêcheurs du monde. Coup d'envoi du festival de films aujourd'hui à Lorient

Source : Le Télégramme

La cinquième édition du festival Pêcheurs du monde s'ouvre aujourd'hui, à Lorient. Jusqu'à dimanche, une quarantaine de films sur la vie des pêcheurs artisans autour du monde sont programmés.

Impossible d'envisager le mois de mars à Lorient, sans le festival international de films Pêcheurs du monde. Le festival lancé en 2009, par une poignée de passionnés, emmenés par son président Alain Le Sann, veut porter haut la défense de la pêche artisanale, à travers une sélection exigeante de fictions, de reportages et même, cette année, de dessins animés.

Le coup d'envoi est donné ce soir, à Lorient : une avant-première qui se déroule au Cinéville, à 20 h 30, avec la projection de « La pirogue », de Moussa Touré.

Un esprit de résistance

Pas de thème particulier retenu cette année. « Mais, ce qui ressort des films que nous avons visionnés, c'est l'esprit de résistance des pêcheurs, » explique Alain Le Sann. « Beaucoup de films remettent en question certaines politiques sur la gestion de l'espace maritime. On chasse les pêcheurs artisans de leurs zones de pêche mais on n'hésite pas à construire des terminaux pétroliers à la place ».

> "The pipe" raconte le combat d'un village de pêcheurs irlandais contre le géant pétrolier Shell. Le film sera diffusé samedi à 10H.



40 films sur quatre jours

Une quarantaine de films seront projetés durant quatre jours, dans l'amphithéâtre du lycée Dupuy-de-Lôme. « Certains films sont vraiment exceptionnels, comme "Léviathan0 ", un film de Véréna Pavel et Lucien Castaing, qui sera projeté vendredi, à 17 h. C'est un documentaire tourné sur un chalutier-dragueur. Les réalisateurs ont placé des caméras partout. Les images sont époustouflantes ». Pour sa soirée d'ouverture, ce soir, le festival propose le film de Yann Arthus-Bertrand, « Planète Océan ». Un film projeté pour susciter le débat car le message délivré par l'auteur n'est pas vraiment du goût de l'équipe du festival. « À quoi servent ces belles images ? », s'interroge Alain Le Sann. « Le message final, c'est de dire que la seule façon de sauver les océans, c'est de créer des réserves marines. La protection passe par l'exclusion des pêcheurs. Mais pas des industriels ou des touristes. On s'extasie sur les réserves de requins aux Bahamas. Et on fait venir des touristes, qui consomment des quantités de CO2, pour voir trois requins... Yann Arthus-Bertrand développe cette idéologie. Mais il est subventionné par le pétrole du Qatar. Alors... ».

Festival engagé

Un festival engagé, dont la programmation prône la défense de la pêche artisanale, menacée à travers le monde par la privatisation des droits de pêche et de l'espace en mer. « Les organisations non gouvernementales considèrent que les pêcheurs n'ont pas de droits mais seulement des privilèges, sous prétexte que la mer est un bien public à protéger, dénonce l'équipe du festival. Alors que ce sont des gens qui pêchent collectivement depuis des millénaires »

> Un hommage à Robert Flaherty, l'un des pères fondateurs du film documentaire, sera rendu le vendredi 22 mars. "L'homme d'Aran" portrait d'une famille de pêcheurs irlandais a été réalisé en 1934.

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Le 18 Mars 2013

« Les saveurs de la pêche de nos côtes »

« Invitez les saveurs du Nord-Pas de Calais à votre table » : une édition spéciale Pêche de nos côtes en 2013

25 au 31 mars 2013

Après les endives, la chicorée ou encore les produits « Saveurs en’Or », le Comité de Promotion Nord-Pas de Calais organise du 25 au 31 mars 2013 la semaine « Invitez les saveurs du Nord-Pas de Calais à votre table » en mettant cette années les produits de la pêche et de la saurisserie à l’honneur.

Les établissements de restauration collective en gestion directe profiteront ainsi de cette édition spéciale « Pêche de nos côtes ».

Un classeur de 194 fiches-recettes régionales sera mis à la disposition des chefs de cuisine, et un grand concours sera organisé afin de récompenser les établissements les plus impliqués et les plus créatifs. Fiches recettes, livrets de jeux et gadgets seront également distribués aux petits comme aux grands.

11 partenaires (représentants des pêcheurs et des transformateurs de produits de la mer, collectivités territoriales et structures d’accompagnement) soutiendront notamment la démarche.

Source : Le Chef.com

« Invitez les saveurs de la pêche à votre table »


Promotion de la diversité culinaire des poissons de nos côtes

Du 25 au 31 mars, le comité de Promotion Nord-Pas de Calais, service de la Chambre d'Agriculture de région, organise la semaine «Invitez les saveurs de la pêche de nos côtes à votre table», mettant ainsi à l'honneur la filière pêche-saurisserie. Cette opération nationale a été lancée officiellement le 15 mars à la Communauté d'agglomération du Boulonnais.

De la pêche à l'assiette, ce ne sont pas moins de 11 partenaires qui se sont associés au comité de promotion pour mettre en place l'événement aux côtés de la Région Nord-Pas de Calais et de FranceAgrimer (*).  L'opération concerne 640 établissements de restauration collective (restaurants scolaires, collèges, lycées, centres hospitaliers, maisons de retraite, restaurants d'entreprises...) en gestion directe, à travers 20 régions : ce sera 1 135 000 repas qui seront ainsi servis. La dégustation de menus à base de produits de la mer, associant tradition et innovation sera accompagnée de diverses animations promettant aux convives des instants riches en saveurs !

A consommer sans modération !

Pour permettre à tous les responsables et à tous les cuisiniers des établissements participants de mieux découvrir ce qu'ils sont invités à mettre dans leurs assiettes, toute une matinée de visites a été organisée le 15  mars sur le port de Boulogne : visite de la criée, d'un navire de pêche et des quais de débarquement du poisson, dès 5 heures du matin, suivie d'une rencontre avec les acteurs de la filière pêche et la découverte de quatre entreprises de transformation des produits de la mer de capécure : Océan délices, CME, JC David, JP Marée.

Pour le président de la CAB, Jean-Loup Lesaffre, « cette opération vise à donner de bonnes habitudes alimentaires à nos enfants, en les incitant à consommer sans modération du poisson dont les qualités nutritionnelles ne sont plus à démontrer. »

(*) Comité régional des pêches maritimes et d es élevages marins Nord-Pas de Calais-picardie, FROM Nord, Coopérative Maritime Etaploise, Coopérative maritime de Dunkerque, syndicats des mareyeurs et des saleurs-saurisseurs, INNOCEA, CCI Côte d'Opale, port de Boulogne-sur-Mer, Pôle de compétitivité Aquimer, Mister Goodfish, Communauté d'agglomération du Boulonnais.

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Le 15 mars 2013

Que vaut cette étude qui ne prend pas en compte les produits frais non transformés ?


Le "Horsegate" touche l’ensemble des plats cuisinés.. et fait des heureux !

Source : LSA par Julie Delvallée

Les chiffres du paneliste SymphinyIRI montrent que les plats du rayon frais et de l'épicerie sont aussi touchés par une baisse des ventes.

Naturellement, le "Horsegate" a impacté les plats cuisinés surgelés à base de pâtes et de viande. Mais les coups d’éclats en chaine qui ont touché de nombreuses marques ont conduit à une défiance généralisée des consommateurs. C’est que ce dévoile l’analyse de SymphonyIRI.

Pas de report
"Les plats cuisinés en conserve ont également subi assez fortement les effets de cette crise. Il n’y a pas eu de report sur les plats cuisinés frais, bien au contraire", observe le communiqué du paneliste. Il en conclut que la méfiance des consommateurs a été générale sur les produits cuisinés transformés, durant les deux semaines qui ont suivi le scandale, du 11 au 24 février.

Au cours de la première semaine, les autres plats cuisinés surgelés, notamment à base de produits de la mer ont aussi été violemment affectés (-12%) mais la situation s’est normalisée ensuite.

Estimations des pertes
Le cabinet estime que le nombre de produits achetés est proche de 3 millions. La baisse des ventes des plats cuisinés surgelés à base de viandes ne représente que 25% des pertes totales (2.2 millions d’euros). Les effets sont finalement plus importants en masse sur les autres produits surgelés, qui accuse un manque à gagner de près de 4 millions d’euros.

Des gagnants à l’horsegate ?
"Certaines familles de produits enregistrent des taux de croissance inattendus et de fortes ruptures de tendance", note encore le communiqué. C’est notamment le cas des des produits élaborés de volaille avec + 10 % des ventes sur les deux semaines qui ont suivi l'annonce de la viande de cheval à la place du boeuf dans des plats surgelés, les panés frais de type cordons bleus ont bondi de +9.6% , les pâtes alimentaires (+6.5%) et les sauces tomates (+5.9%) ont aussi profité de ces produits carnés boudés.

Retrouvez l'intégralité de ce livre blanc ici.

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Le 14 mars 2013

Findus misait pourtant sur le "Made in France"

Source : Usine Nouvelle
Par Charles Foucault
Publié le 11 février 2013, à 16h22

Après le GreenWashing, voici l’"OrigineWashing" ! Il ne s’agit plus de vendre un produit en faisant croire qu’il est respectueux de l’environnement mais de le magnifier en faisant croire qu’il est d’origine française. Une stratégie qu’avait commencée à mettre en place Findus. Quelques jours avant que n’éclate le scandale de la vraie-fausse viande de bœuf,  Findus affirmait qu’il s’était engagé dans une grande opération de relocalisation. Un mouvement qu’il avait l’intention de vanter dans ses prochaines campagnes publicitaires... même s’il ne concernait que ses bâtonnets de poissons surgelés. L’industriel espérait que cet effet "retour au pays" bénéficierait à toute sa gamme.

Avec le "cheval gate" qui vient d’éclater, c’est peu probable que Findus lance cette campagne d’ "originewashing", discipline à laquelle se sont convertis bon nombre d’industriels. Armor Lux s’est imposé en bannière du Made in France grâce à la marinière portée par Arnaud Montebourg, mais seules ses marinières sont produites dans l’Hexagone. Les autres produits de la marque (60% de la production) sont fabriqués au Maghreb et en Europe de l’Est.



Findus : Made in Boulogne-sur-Mer
Mise en ligne le 25 janv. 2012
Chez Findus nous faisons des choix clairs.
100 % de nos produits sont issus d'une pêche responsable.
100 % de nos produits sont élaborés sans colorant, sans conservateur et sans huile de palme.
100 % de nos ressources sont orientées vers la création d'emplois et de valeur.
100 % de nos poissons panés, sont transformés dans notre usine de Boulogne-sur-Mer.
Naturellement, chez Findus nous en sommes tous très fiers.
Rendez-vous sur nos sites Internet : http://www.findus.fr et http://www.croustibat.fr

Chaque produit est le résultat d’une supply chain complexe

La tentation est grande pour tous les industriels de surfer sur "l’effet Montebourg" et le patriotisme que le ministre du redressement productif s’efforce de faire grandir dans le cœur des consommateurs français. Mais de l’intention à l’action, le gap à franchir est grand. Chaque produit est aujourd’hui le résultat d’une supply chain complexe, fut-il aussi simple que des lasagnes surgelés.

Dans l’automobile, Toyota joue à fond cette carte avec sa Yaris fabriquée dans son usine française d’Onnaing, près de Valenciennes. Le constructeur japonais fut ainsi le premier à recevoir le label Origine France Garantie et la Yaris III hybride va venir gonfler le volume qui sort de ses chaînes en avril, en vue d'une commercialisation en juin. Pour lui donner ce label, le certificateur Bureau Veritas a déterminé que 54,5 % de la valeur de la citadine provient de France. C’est bien, mais 45,5% provient encore de l’étranger.

Maitriser l’assemblage final sur le territoire est simple. S’assurer que ses fournisseurs de rang 1 sont locaux l’est également. La tâche se complique lorsqu’il faut enquêter sur les sous-traitants de rang 2, 3, 4… Et un industriel veut-il vraiment regarder l’origine des produits très compétitifs que lui proposent ses fournisseurs directs ?

C’est ce qui s’est passé pour les lasagnes "pur bœuf"  de Findus. Il sous-traite la fabrication de ses plats à l’usine luxembourgeoise de Tavola, filiale de Comigel, PME basée à Metz. Toutes deux se disent victimes de la société française Spanghero, filiale du groupe Poujol basée à Castelnaudary, qui a fourni la viande. Elle-même avait commandé la viande surgelée auprès d'un trader chypriote, qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s'étant fourni auprès d'un abattoir et d'un atelier de découpe situés en Roumanie.

Au regard de ce casse-tête, il semble évident que le Made in France demeurera encore longtemps un outil de communication plus qu’un gage sur l’origine des produits proposés.

Au fait, d’ici à 2015, année où "100% des poissons surgelés seront transformés en France, à l’usine Boulogne-sur-mer", quel chemin sinueux remonteront les poissons surgelés Findus ?

Charles Foucault

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Scandale de la viande de cheval : Iglo incrimine un fournisseur irlandais

Source : Usine Nouvelle Par Astrid Gouzik - Publié le 05 mars 2013, à 15h41

Le 22 février dernier, Iglo avait annoncé le retrait de tous les produits fabriqués par son sous-traitant belge Frigilunch.

Après avoir découvert de la viande de cheval dans le chili con carne vendu en Belgique, Iglo a décidé de retirer des rayons les produits fournis par son sous-traitant belge Frigilunch. Ce mardi 5 mars, les regards se tournent vers un fournisseur irlandais.

"Notre enquête a démontré que Frigilunch N.V. (qui nous a fourni ces produits) était lui-même fourni en viande contenant du cheval par le transformateur de viandes irlandais QK Meats", indique Iglo dans un communiqué.

Le groupe, qui détient les marques Iglo, Birds Eye ainsi que Findus en Italie indique que les résultats ont été transmis aux autorités compétentes et que Frigilunch a cessé de s'approvisionner auprès de l'entreprise irlandaise incriminée.

Astrid Gouzik

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Le 13 mars 2013

Cabillaud : Beaucoup d'espoir en Norvège... Beaucoup d'inquiétudes à Boulogne...

Le cabillaud abonde en Mer de Barents pour atteindre des quotas historiques. En Manche et en Mer du Nord, l'état des stocks pour les années à venir est préoccupant selon les chercheurs de l'Ifremer...

1 million de tonnes de cabillaud en mer de Barents

Dans l’Arctique russo-norvégien, en raison du réchauffement climatique et d’une stricte gestion halieutique, le poisson est abondant au point que les quotas de pêche (1 million de tonnes partagé entre la Norvège et la Russie en 2013) n’ont jamais été aussi élevés depuis quarante ans...

« Les scientifiques estiment à 3,5 millions de tonnes (1 milliard de poissons) la population de cabillauds dans la mer de Barents aux eaux claires et froides, le plus important stock au monde, dans lequel nous capturons 90% de notre cabillaud. Mais ici, le long de la côte nord de la Norvège, nous débarquons 6% du total de nos captures. Si le cabillaud de la mer du Nord, géré par l’Union européenne, a dramatiquement chuté, celui de la mer de Barents a crû au point que les quotas de pêche (1 million de tonnes partagé entre la Norvège et la Russie en 2013) n’ont jamais été aussi élevés depuis quarante ans », explique Rolf Nilsen, la trentaine, responsable de l’exportation au centre de débarquement du poisson Lorentzen, sur l’île de Sommaroy (île de l’été), à une heure de route de « la capitale de l’Arctique », Tromso. D’après La Croix : En Norvège, les pêcheurs n’ont jamais été aussi chanceux

A ce jour, la Norvège dispose de la plus grande population de cabillauds au monde dans la mer de Barents. Mieux encore : cette population de cabillauds est la seule au monde à avoir progressé ces dernières années ! Il s’agit d’un impressionnant renversement de tendance par rapport à la situation qu’a connu le pays dans les années 80 / 90, époque à laquelle une forte diminution de la population de cabillauds avait été constatée. Aujourd’hui, la Norvège a d’ailleurs été distinguée par le WWF (World Wildlife Fund) qui a cité en exemple ses pratiques en matière de pêche durable !

La Norvège partage le stock de cabillaud de la Mer de Barents avec la Russie. Ensemble, les deux pays disposaient d’un quota de 520 000 tonnes dans la Mer de Barents en 2009, dont 222 100 tonnes pour la Norvège. En 2013, ce quota a été fixé à 1 million de tonnes, soit une augmentation de 249.000 tonnes par rapport à 2012. La Norvège se réserve 418.740 tonnes (auxquelles s’ajoutent 21.000 tonnes dans les eaux territoriales norvégiennes et 7.000 tonnes au titre de la recherche), la Russie dans la même proportion. Reste un reliquat pour des pays tiers... D’après Historically high cod quota in the Norwegian–Russian Fisheries Agreement for 2013

Le réchauffement climatique, une nouvelle chance pour la pêche arctique

En Arctique, la pêche est une activité fondamentale pour l’homme. Dans les eaux froides, la production primaire (plancton) est limitée, la vitesse de croissance des poissons est faible, et leur taux de renouvellement long. «Le réchauffement climatique devrait inverser ces caractéristiques et augmenter la productivité, explique Benjamin Planque, écologue à l’Institut de recherche marine à Tromso. Jusqu’à un certain seuil, car ensuite interagissent de nombreux facteurs qui empêchent de faire de la prévision», poursuit-il.

L’arrivée progressive d’eaux chaudes de l’Atlantique a commencé à changer la donne. Globalement, les principales espèces (morue franche, hareng, maquereau, églefin, sébaste, flétan) montent vers le nord. Mais on observe certaines anomalies, comme par exemple un déplacement des maquereaux des côtes norvégiennes vers l’Islande. Actuellement, beaucoup de recherches portent sur le devenir du plancton et d’un poisson-fourrrage crucial dans l’écosystème marin, la morue arctique. Dans les îles Lofoten, au large desquelles se reproduit la morue, un mouvement populaire s’oppose à l’exploitation pétrolière. Les Norvégiens arriveront-ils à un consensus ? D’après La Croix : L’Arctique, de nouvelles chances, de nouveaux risques
 
Boulogne. Beaucoup d'inquiétudes autour des stocks de cabillaud et de merlan

Pendant un mois, 25 membres d'équipage et 22 scientifiques de la Thalassa (navire de recherche d'Ifremer) ont examiné la ressource en Manche et Mer du Nord. Le nombre de jeunes poissons en mer diminue. C'est en tout cas ce que tendent à démontrer les résultats de la campagne IBTS 2013 en Manche et en Mer du Nord.

Les conclusions présentées mi février 2013 ne sont « pas définitives », dixit Yves Vérin, ingénieur d'études à l'IFREMER de Boulogne. « D'autres bateaux sont encore en mer et l'opération n'est pas totalement terminée », explique le chef de mission de la campagne. Il n'en reste pas moins que les premiers résultats démontrent un recrutement « pas très bon » pour le cabillaud, « médiocre » pour le merlan, et « très faible » pour l'églefin, selon Yves Vérin.

Autrement dit, l'état des stocks pour les années à venir est préoccupant. « La situation n'est pas brillante, mais pas désespérée non plus », estime le chef de mission. Pourtant, les pêcheurs boulonnais sont inquiets. « Pour une fois, on constate la même chose que les scientifiques : une raréfaction de la ressource en mer », regrette Olivier Leprêtre. Le président du comité régional des pêches a demandé à connaître l'état du stock de rouget-barbet, une espèce dont le stock aurait diminué de 70% l'année dernière, « à cause de la surpêche des senneurs hollandais ».

Quel avenir ?

Les marins-pêcheurs souhaiteraient davantage de concertation avec les scientifiques. Gérard Montassine, membre du comité régional des pêches explique : « En tant que professionnels de la mer, nous sommes sur le terrain toute l'année, au plus proche des réalités, contrairement aux scientifiques qui n'organisent des campagnes que 2 fois par an. Nous constatons aussi des choses que nous pourrions faire remonter ».

En attendant, ce sont les constatations scientifiques de " La Thalassa " et des autres navires de la campagne qui serviront aux groupes de travail. Le premier se réunira en mars pour discuter du hareng, une espèce « dont le recrutement est un peu meilleur » selon Yves Vérin. Les conclusions seront ensuite transmises à Bruxelles, pour permettre de définir les quotas de pêche en fin d'année. D'ici là, les pêcheurs continueront de pêcher ce qu'ils peuvent, et les scientifiques repartiront en mer pour une seconde campagne, au mois d'août. D'après : La Semaine dans le Boulonnais

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Le 9 mars 2013

Encadrement du lobbying en France

En France, la pratique du lobbying reste une activité opaque dont les règles du jeu sont loin d'être clairement établies. Après une tentative de réforme en 2009, l'Assemblée nationale (1) est sur le point de durcir son règlement pour rendre l'activité des lobbyistes plus transparente. Des mesures saluées par Transparency International, qui milite depuis plusieurs années sur le sujet.

« Fin 2012, seuls 173 lobbyistes sont inscrits à l’Assemblée et 115 au Sénat sur plus de 4600 répertoriés par Transparency et regards Citoyens », explique Transparency dans son rapport « Pour un lobbying transparent et démocratique ».  Des données si peu transparentes qu’il est impossible de savoir quels sont réellement les intérêts représentés au Parlement, ni les moyens humains et financiers mis en œuvre pour les défendre. Or, comme le rappelle Transparency, cette opacité pose un problème de traçabilité des décisions politiques : quelles sont les entreprises et les personnes que rencontrent les parlementaires avant leur vote ? Qui est auditionné et sur quel sujet ? Comment ont-ils arbitré entre différents intérêts ? « Les décisions publiques étant prises en leur nom, les citoyens doivent pouvoir savoir comment leurs représentants ont fondé leurs décisions » souligne l’ONG. Aujourd’hui cependant, ces principes ne sont pas garantis. Aucune institution n’a mis en place un système assurant un accès équitable des différents groupes d’intérêts aux décideurs publics ». Concernant la traçabilité, l’étude conduite par Transparency International France et Regards Citoyens en 2011 a ainsi montré que seulement 38% des rapports publiés par l’Assemblée nationale entre juillet 2007 et juillet 2010 contenaient la liste des personnes et organisation auditionnées. Et la réforme entamée en 2009 par l’Assemblée nationale n’a pas eu les résultats escomptés...

Dans son récent rapport sur les lobbies à l'Assemblée (1),  le député PS Christophe Sirugue, nouveau président de la délégation chargée des représentants d’intérêts, formule plusieurs recommandations -dont l'interdiction de certains lieux du Palais-Bourbon aux lobbyistes, comme la salle des Quatre Colonnes et de salle des Pas perdus, lieux de passage des députés et des médias. « La pratique du lobbying en tant que telle, à savoir arpenter les couloirs à la rencontre de parlementaires, est décrite comme inefficace et potentiellement source d'incidents », peut-on lire dans le rapport. Les lobbyistes devront désormais, chaque fois qu'ils viennent à l'Assemblée, s’enregistrer et pour cela être inscrits au préalable sur la liste de représentants autorisés. Le principe de cette liste, qui existe depuis 2009, n’a toutefois pas fait ses preuves jusqu’ici et Christophe Sirugue entend bien durcir son fonctionnement. Il avait d’ailleurs fait exclure, dans la suite de l’affaire Servier, plusieurs lobbyistes travaillant pour des grands groupes (Monsanto, Bayer Cropscience, DuPont de Nemours, Syngenta). Car si le lobbying n’est pas contesté en tant que tel - les décideurs publics ont aussi besoin d’expertise sur de nombreux sujets et d’informations claires pour prendre leurs décisions- l’aspect opaque des procédés visant à « faire pression » dans l’ombre contribue largement à décrédibiliser le secteur.... D'après Novethic : Le lobbying enfin encadré ?

Transparency International France apporte son soutien à des propositions nouvelles, à même de renforcer la transparence

Plusieurs propositions adoptées mercredi par le Bureau de l’Assemblée nationale reprennent les recommandations formulées par Transparency International France (2). Alors que le dispositif de 2009 pour encadrer le lobbying au Parlement a fait la preuve de sa quasi inutilité, Transparency France salue cette volonté de progrès et invite les parlementaires à mettre en place sans délai les dispositions proposées. Il s'agit de solliciter la confiance des citoyens sur la base de la transparence et d’une éthique affirmée de la vie publique.

« Pour la première fois, les propositions lucides faites par le groupe présidé par M. Sirugue, font face à de vraies questions et convergent avec plusieurs de nos demandes depuis 4 ans », indique Anne-Marie Ducroux, administratrice de Transparency International France.

« On résumait encore les enjeux du lobbying aux questions de badges ou d’accès, c’est à suivre bien sûr, mais ce n’est pas la dimension du sujet !  C’est pourquoi nous avons dû récapituler en décembre 2012, les enjeux, les principes et nos propositions issues d’échanges multiples depuis 4 ans avec les acteurs concernés et nous soutenons les propositions de M. Sirugue ».


BlueFish : se faire entendre à Bruxelles

Le 8 mars 2013 s’est tenue à Lorient l’assemblée constitutive d’une association pour la « Promotion de la pêche durable et responsable », dont le nom de guerre sera « BlueFish ». La réunion était présidée par Norbert Métairie, maire de Lorient et président de la Communauté d’agglomération.

Elle rassemble trois collèges : celui des pêcheurs et des organisations et associations les représentants, celui des organismes d’enseignement de recherche et de ONGs, celui des institutions publiques. Le Comité Départemental des Pêches et des Elevages Marins du Finistère fait partie du 1ier collège. A ce titre Jean-Jacques Tanguy est devenu membre du Conseil d’administration et dispose d’un suppléant qu’il peut désigner à sa convenance.

Une des idées centrales de l’association est de mêler étroitement les élus professionnels et les élus politiques des territoires maritimes et de faire valoir leur point de vue au niveau des différentes instances européennes : Parlement, Conseil des Ministres et Commission. Une vidéo-conférence entre Norbert Métairie, maire et président de la Communauté d’agglomération de Lorient et le président de la communauté d’agglomération de Boulogne sur mer en fut la démonstration tangible. Il ne s’agit donc pas d’empiéter sur le travail déjà réalisé par certaines structures professionnelles ou directement par quelques entreprises de pêche, mais d’élargir la base du mouvement en impliquant les territoires. Face à la mobilisation massive de l’opinion publique opérée par certaines ONG environnementales, cette force nouvelle peut être une forme de réponse pertinente.

L’association a pour but de se doter d’outils en vue de l’information des élus nationaux et européens pour participer à l’élaboration des politiques communes des pêches et à l’instruction des règlements d’application qui vont suivre pour la mise en oeuvre de ces politique de 2013 à 2021.

Le coût par structure est de 100€ par an, ce qui est raisonnable pour le CDPMEM du bout du monde (25% de la pêche française) qui doit par tous les moyens rester impliqué dans l’élaboration des règlements qui vont régir la vie quotidienne des marins finistériens pendant une dizaine d’années. Source : Cdpm 29

(1) Assemblée nationale / Représentants d’intérêts / Cliquer Ici pour télécharger Rapport présenté par M. Christophe Sirugue, Président de la délégation chargée des représentants d’intérêts et des groupes d’études / Au nom du groupe de travail sur les lobbies à l’Assemblée nationale / Réunion du Bureau de l’Assemblée nationale du 27 février 2013

(2) Transparency France a ainsi publié tout récemment un rapport « Pour un lobbying transparent et démocratique ».

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Le 8 mars 2013

En mer, les pêcheurs n’ont presque plus de place


Mer du Nord : Occupation de la ZEE allemande (rectangle de 5000 km2)

Entre les hydroliennes et les éoliennes, les extractions de granulats et les aires protégées, les pêcheurs craignent pour leur activité.

'C'est une véritable pagaille. Nous ne savons plus où donner de la tête en raison des sollicitations et des avis qui nous parviennent de tous les côtés. Il faudrait que nous puissions y voir clair, avant tout dans l'intérêt des pêcheurs.”


Au comité régional des pêches et des cultures marines de Basse-Normandie, son président, Daniel Lefèvre, et sa secrétaire générale, Béatrice Harmel, arrivent encore à réagir avec calme et bonne humeur à une situation qui, dans le fond, suscite chez eux de véritables inquiétudes. Ce dont il s’agit ? De la profusion incontrôlée des projets maritimes à caractère environnemental qui depuis quelques années concernent les eaux fréquentées par les pêcheurs bas-normands. “Malheureusement pour nous”, fait remarquer Béatrice Harmel sur un ton mi-amusé, mi-désolé, “il se trouve qu’au large de nos côtes, nous avons à la fois le vent, les courants forts et les faibles profondeurs.”


(...)

“Dans le plus grand désordre”

Et comme si tout cela ne suffisait pas, un projet d’aire marine protégée est toujours à l’étude dans la zone de l’ouest-Cotentin. Enfin, cerise sur ce gâteau, peu digeste au goût des pêcheurs, il est à nouveau question d’une activité d’extraction de granulats pour l’industrie du bâtiment dans les fonds marins, en Manche-est. Ce qui peut avoir des effets néfastes sur la faune locale.”Tout cela apparaît dans le plus grand désordre, car il n’existe aucune procédure claire pour gérer ces projets. Localement, d’ailleurs, les administrations de l’Etat comme la préfecture maritime ne disposent pas d’instructions pour agir.“ Alors, le comité régional des pêches redoute que les professionnels fassent les frais de tous ces projets en mer, bien que leurs promoteurs aient à chaque fois pris soin d’aller les voir pour recueillir leur avis.

“Nous sommes dans un climat de compétition pour l’espace. Si rien ne change, les pêcheurs auront de plus en plus de mal à exercer leur métier, à cause des zones qu’ils devront éviter.” A ce propos, leurs craintes portent sur l’apparition d’un phénomène insidieux de mitage.“Pour éviter cela, nous voulons pouvoir disposer d’une vision à quinze ans grâce à une planification des divers projets dans le temps.”

Quant aux futures aires marines protégées, la profession redoute qu’elles ne se transforment en sanctuaires où toute pêche serait exclue le temps de permettre à la ressource de se reconstituer et à la biodiversité d’être préservée.


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7 mars 2013

Mer du Nord : Projets d'aquaculture offshore dans les parcs éoliens allemands
 
Le programme allemand : ce n’est pas du vent, c'est du lourd !!!

En Mer du Nord, l’Allemagne planifie sa croissance bleue en expérimentant l'aquaculture en pleine mer au coeur de la Mer du Nord !!!

Eolien en mer : recherche d'un cadre législatif pour de l'aquaculture au sein des parcs

Source : BE Allemagne

Un groupe de chercheurs de la Faculté de droit de l'Université de Rostock (Mecklembourg-Poméranie occidentale), sous la direction de Detlef Czybulka, apporte son expertise à l'Institut Alfred Wegener (AWI) pour la recherche polaire et marine de Bremerhaven (Brême), membre de la Communauté Helmholtz. Il s'agit de statuer sur certains aspects juridiques de l'aquaculture au sein des parcs éoliens en mer, qui consiste à développer des élevages de poissons, de crustacés ou encore d'algues entre les fondations sous-marines des éoliennes. A Bremerhaven, les scientifiques ont mis au point depuis plus de dix ans différentes technologies d'aquaculture offshore. L'AWI est un leader mondial dans ce domaine.


Au sein du projet "Offshore aquaculture", l'équipe de recherche dirigée par Bela H. Buck, de l'AWI, examine les meilleurs emplacements pour l'aquaculture ainsi que les organismes appropriés à une telle culture. "Les parcs éoliens en mer sont souvent construits loin de la côte. Dans ces régions, le vent souffle plus fort et les courants sont très différents de ceux de la zone côtière. Tous les poissons, crustacés ou algues ne peuvent pas s'épanouir dans ces conditions difficiles. Ainsi, certaines espèces d'algues sont trop délicates et risqueraient de se déchirer lors d'une tempête en mer", indique M. Buck. Au sein de son équipe, il a donc été créé une liste d'organismes envisageables et, pour chaque espèce, ils ont décrit les conditions de température, de salinité et de nutriments nécessaires au bon développement des poissons, des crustacés ou des algues. Ces indicateurs ont ensuite été comparés par des scientifiques de l'Institut Johann Heinrich von Thünen (Brunswick, Basse-Saxe) avec des données issues de la baie d'Helgoland, qui ont créé des cartes montrant quelles espèces convenaient le mieux pour quel projet de parc envisagé ou déjà construit dans la zone économique exclusive (ZEE) de la mer du Nord.


"Pour un tel projet d'aquaculture, il n'y a pas encore de précédent juridique", explique Arkadiusz Mochtak, juriste. Le défi se trouve en fait dans la ZEE de la mer du Nord, où plusieurs législations se recouvrent ; il s'agit donc de faire coopérer le droit international, européen et national dans un cadre unique. En effet, concernant les installations en mer, il y a des juridictions très différentes. Plusieurs éléments doivent donc d'abord être clarifiés : à qui les développeurs potentiels d'aquacultures doivent s'adresser s'ils souhaitent développer un élevage de poissons, de mollusques ou de crustacés dans leurs parcs éoliens, quelles sont les demandes à effectuer et où celles-ci doivent-elles être adressées. Les juristes de Rostock ont pour objectif d'avoir clarifié dès 2015 toutes les conditions et exigences légales, afin de pouvoir par la suite juger de la rentabilité de l'aquaculture dans la ZEE de la mer du Nord. Il s'agit entre autres de sonder quelles normes environnementales concernant les fermes sous-marines et les organismes qui y vivent doivent être mises en place, et sous quelles conditions les produits peuvent être vendus.


Les chercheurs identifient également comme un problème majeur la question de savoir si les gestionnaires des parcs devraient être encouragés à tolérer une utilisation multifonctionnelle des installations dans l'espace relativement restreint de la mer du Nord. Les effets néfastes sur le milieu marin doivent en effet être maintenus aussi faibles que possible. L'objectif n'est pas seulement de s'approcher autant que possible d'une neutralité des émissions à l'échelle du parc, mais également de minimiser les risques pour la biodiversité, tels que les dégagements involontaires. Ceci s'avère particulièrement difficile pour l'élevage de poissons. En outre, selon ce que préconise la directive-cadre "Stratégie pour le milieu marin", l'approche anti-pollution doit être prolongée par une approche éco-systémique. "La ZEE de la mer du Nord, classée espace protégé Natura 2000 au niveau européen, ne doit en aucun cas être affectée. Ceci est déjà facilement réalisable grâce à un choix pertinent des sites, puisque que les parcs éoliens sont de toutes façons situés à l'extérieur des zones protégées", souligne Detlef Czybulka.

Pour en savoir plus : Institut Alfred Wegener (AWI)

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Le 5 mars 2013

5e Festival Pêcheurs du Monde : Les pêcheurs entrent en résistance


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Le 4 mars 2013

La pêche islandaise non touchée par les sanctions

Les menaces de sanctions de l'UE contre l'Islande suite au conflit du maquereau en Atlantique Nord ont eu peu d'effet sur l'industrie de la pêche islandaise....

Les produits halieutiques islandais et des îles Féroé devaient être interdits de débarquements dans les ports de l'UE suite à des accusations de surpêche dans leurs eaux territoriales.

Bien que les fonctionnaires européens ont officiellement approuvé un ensemble de sanctions, de nombreuses entreprises continuent leurs affaires comme d'habitude. Selon un reportage de la BBC publié le lundi 11 Février, les responsables de la société HB Grandi à Reykjavik  indiquent avoir adopté d'autres stratégies d'exportation sans que la production ne s'arrête.

Comme la plupart des entreprises de pêche islandaises, la grande majorité des produits de la société sont exportés ; surtout en Russie, et près de 11% au Royaume-Uni. Vilhjalmur Vilhjalmsson, directeur de HB Grandi, a déclaré aux journalistes : « Le Royaume-Uni devrait importer la morue à partir d'autres pays pour répondre à la demande. Que la morue viendrait par d'autres voies, et nous passerons par ces canaux », rapporte la BBC.

Pendant ce temps, Arni Finnsson, président de l’association de Conservation de la Nature en Islande, dit qu'il est probable que les sanctions ne seront jamais mises en œuvre. Il a déclaré dans un communiqué, « sanction économique est quelque chose que vous faites contre la Syrie ou l'ancien gouvernement de la Libye. L'Islande est un pays maritime, une nation amie. C’est peu probable. »

Reykjavik a récemment annoncé une réduction des quotas de 15% en 2013. Cependant, l'Europe et la Norvège ont jugé que c’était insuffisant. D’après : Icelandic fishing industry unaffected by sanctions


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L'Espagne de nouveau sanctionnée par l'UE pour surpêche de maquereau

L'Espagne a été de nouveau sanctionnée par la Commission européenne pour une surpêche de maquereau de 79.728 tonnes en 2009, et cette amende va s'ajouter à celle imposée pour surpêche de ce poisson en 2010, a indiqué samedi le ministère de l'Agriculture dans un communiqué.

Le montant de la nouvelle sanction n'a pas été précisé mais le ministère indique dans un communiqué que la précédente est équivalente à une réduction de 9.747 tonnes annuelles pêchées sur les trois années à venir. Le ministère n'était pas joignable samedi dans l'après-midi. "Selon la Commission européenne, cette surpêche s'élève à 79.728 tonnes" par rapport au quota accordé de 25.525 tonnes, indique le communiqué du ministère qui ajoute que ce chiffre pourrait être revu à la hausse. Le ministère, qui rejette la faute sur l'ancien gouvernement socialiste (2003-2011) "rappelle son ferme engagement à contrôler l'activité de pêche comme unique moyen de rendre crédible nos revendications auprès de l'Union Européenne". Les députés européens ont donné leur feu vert le 12 septembre à une proposition de la Commission européenne visant à imposer des sanctions aux pays qui surpêchent le maquereau, visant aussi l'Islande, les Iles Féroé ou la Norvège. En juillet 2012, l'UE a imposé des réductions de quotas de pêche à plusieurs pays, au premier rang desquels figure l'Espagne avec 27 déductions sur 71, et la majorité des tonnages, notamment pour le chinchard (-12.406 tonnes) mais aussi l'anchois (-962 tonnes), le merlan bleu (-325 tonnes) et la baudroie (-193 tonnes). Source : RTL.be


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Archives INA

10 nov. 1965
Histoire de coquilles



06min 43s

La saison de pêche de la coquille Saint Jacques a lieu d'octobre à mars, sur le littoral Ouest de la France. Des pêcheurs d'Erquy et Brest, principaux ports à la coquille en Bretagne, expliquent leurs conditions de travail et leur méthode de pêche.

Production
Producteur ou co-producteur
Office national de radiodiffusion télévision française Rennes

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08 mars 1972
Baie de Saint-Brieuc : Coquille Saint Jacques



03min 39s

La Baie de Saint Brieuc, de Saint Quay Portrieux à Erquy, est un Haut lieu de pêche à la coquille Saint Jacques. Cette pêche très réglementée, connaît cette année une crise, qui bloque la campagne. Les pêcheurs, en grève, réclament une augmentation du prix de la coquille, aux mareyeurs, qui ne peuvent pas suivre. Des solutions sont envisagées, notamment prolonger la période de pêche et installer une criée dans les Côtes du Nord.

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Le 1 Mars 2013

A la Une du "marin" cette semaine : enfin des lauréats au programme "navires du futur"

Cette semaine, le marin revient dans son dossier d'ouverture sur les quatre projets retenus jusqu'à présent au titre du programme "Navires du futur". Ils totalisent 12 millions d'euros d'aides à la recherche sur une enveloppe initialement prévue de 100 millions d'euros (prélevés dans l'enveloppe des Investissments d'avenir). Le bilan d'étape est donc mitigé.

Egalement dans le marin de cette semaine: les annonces de la ministre Delphine Batho en vue du démarrage d'une filière hydrolienne française; les bons résultats de DCNS; la réforme de la Politique commune de la pêche; le gros appétit de DFDS dans le transmanche et 36 pages d'actualité maritime. Source : Le Marin


Boulogne sur Mer : La Frégate, le bateau de pêche du futur !


La Frégate vu le jour sur le chantier naval de la Socarenam à Boulogne (© J. Noël - Delta FM)

Le bateau de pêche du futur a été construit à Boulogne, sur le chantier naval de la Socarenam ! Inaugurée vendredi, La Frégate, c'est son nom, est un bateau hybride, avec un moteur électrique et une génératrice au gaz et au fioul. Cela permet de réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre, tout en conservant la même vitesse en mer. Un avantage écologique, donc, mais aussi financier : selon les calculs, un bateau de ce type permet aux pêcheurs de faire une économie de 8 000 euros par mois sur le carburant. Coût de la construction de ce navire : 1,5 millions d'euros. Source : Delta FM

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28 février 2013

Energie : la promesse hydrolienne

Source : Le Monde Par Anne Eveno avec Gilles van Kote

En se rendant à Cherbourg (Manche), lundi 25 février, Delphine Batho se savait attendue par tous ceux qui misent sur l'émergence d'une filière industrielle consacrée à l'énergie des courants marins en France. La ministre de l'écologie devait annoncer le lancement d'un appel à manifestation d'intérêt afin de stimuler, dans un premier temps, la recherche, et, dans un second, l'installation de "fermes pilotes" d'hydroliennes immergées en pleine mer. Le préfet maritime de Cherbourg sera chargé d'identifier les sites propices à l'installation de ces fermes.

"La France, avec le deuxième potentiel d'Europe en matière d'énergie hydrolienne [après le Royaume-Uni], a une place de leader à prendre, affirme Mme Batho. Je sais que les industriels attendent un soutien clair des pouvoirs publics aux énergies marines, ainsi que de la visibilité. Je peux leur assurer que le calendrier nécessaire au déploiement de la filière sera tenu."

Alliés ou non à des énergéticiens, une dizaine de fabricants de turbines dans le monde – dont trois groupes français – sont impatients d'en découdre pour se faire une place sur ce marché à venir. Au niveau mondial, il représentera entre 70 milliards et 100 milliards d'euros à l'horizon 2030, a calculé le cabinet Indicta. "Après l'éolien offshore posé, seul procédé actuellement commercialisé dans les énergies marines renouvelables [EMR], l'hydrolien est la technologie la plus mature, devant l'éolien flottant, le houlomoteur [l'énergie de la houle] et l'énergie thermique des mers", explique Antoine Rabain, responsable du pôle énergies et technologies vertes chez Indicta.

"Une prime aux premiers entrants"

Bien identifié puisqu'il n'est intéressant d'installer des hydroliennes que dans des zones où les courants sont compris entre 2 et 8 mètres par seconde, le marché mondial de l'hydrolien s'appuie sur une puissance installée potentielle estimée à 90 gigawatts (GW). "A terme, il ne devrait rester que quatre ou cinq leaders mondiaux, et il y aura une prime aux premiers entrants", pronostique Antoine Rabain.

Dans cette course contre la montre, les industriels français jouent leur chance. Ainsi, Alstom vient de racheter Tidal Generation Limited à Rolls-Royce et peut se targuer, avec ce concepteur d'hydroliennes, "d'avoir produit sur le réseau électrique du courant à partir d'une turbine immergée", comme le souligne Jérôme Pécresse, président d'Alstom Renewable Power. Pour autant, on est loin de la phase d'industrialisation. "Nous sommes au stade du développement d'une technologie nouvelle et il faut passer par la case d'une ferme pilote, avec quelques machines, pour tester notamment les effets de sillage et la connexion au réseau", précise Jérôme Pécresse.

Les deux "spots" français sont connus : le raz Blanchard, qui passe entre le cap de la Hague (Manche) et l'île anglo-normande d'Aurigny, et le passage du Fromveur, entre l'archipel de Molène et l'île d'Ouessant (Finistère). DCNS, qui vient d'investir 130 millions d'euros pour prendre le contrôle de l'irlandais OpenHydro, s'est associé à EDF et espère installer dans le raz Blanchard une ferme pilote de sept machines.
C'est également une des zones retenues par GDF-Suez. Associé à l'allemand Voith Hydro et au constructeur naval tricolore CMN, l'énergéticien ambitionne d'y installer d'ici à 2016 un parc pilote de trois à six turbines, pour un investissement de 20 millions à 30 millions d'euros. GDF-Suez développe aussi un projet avec la start-up française Sabella dans le passage du Fromveur.

DCNS, qui espère réaliser 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires par an dans l'hydrolien à partir de 2025, et son partenaire EDF ne sont pas découragés par l'avarie dont ils ont souffert en septembre 2012. Pendant des tests en rade de Brest, un treuil chargé de monter et descendre leur hydrolienne expérimentale de 1 000 tonnes, qui devait être testée au large de l'île de Bréhat (Côtes d'Armor), est tombé en panne. Depuis, la turbine gît au fond de la rade. Une opération de récupération pourrait être menée courant mars.

Jusqu'à 82000 emplois en France à l'horizon 2030

Derrière les projets des uns et des autres, c'est toute une filière EMR qui pourrait se développer. "Le savoir-faire acquis avec l'hydrolien pourrait ensuite être décliné sur d'autres technologies, en particulier dans les opérations en mer", argumente Antoine Rabain. Sans oublier la dimension sociale : les EMR pourraient permettre de créer jusqu'à 82 000 emplois en France à l'horizon 2030, dont 10 000 pour l'hydrolien, selon cet expert. Mais pour que ce scénario se réalise, "il est nécessaire, selon Bernard Planchais, directeur général délégué de DCNS, que les pouvoirs publics lancent un appel d'offres dans les douze mois qui viennent, faute de quoi le centre de gravité de cette industrie risque bien de ne pas être en France".

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Archives INA

Bastia : Coopérative de pêche



25 oct. 1982
04min 32s

Alors que la Corse importe la moitié du poisson qu'elle consomme, des pêcheurs se sont organisés en coopérative. Plan du petit port de Solenzara [différents plans] d'un bateau de pêche qui quitte le port, puis en mer. Jacques FUSELLA (Prés. Union Syndicale Pêcheurs Corses) explique comment ils se sont regroupés en coopérative de production et de commercialisation. Suite bateau de pêche : cabine, pont, pavillon Corse, filet remonte, triage des poissons à quai puis débarquement du poisson dans un camion. int. Gérard ROMITI (Prés. Coopérative Pesca Corsa). Poissonnerie à Bastia. Le poissonnier se félicite de cette initiative.[différents plans] construction d'un bateau de pêche.(k7 2/3).

Production
Antenne 2

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Le 23 février 2013

Le marché des produits aquatiques 

Les filières animales terrestres et aquatiques

Bilan 2012 / Perspectives 2013

Pour télécharger le document : FranceAgriMer

Le marché des produits aquatiques

› Une situation internationale toujours tendue, impactant fortement les cours 

En 2012, la demande hésitante à l’importation a impacté fortement les cours internationaux des produits aquatiques. Les espèces d’élevage ont été particulièrement touchées par des baisses de prix (majoritairement crevettes, saumon et bar). Dans le même temps, le prix moyen des captures n’a que légèrement reculé, la production ayant été limitée en réponse au déclin de la demande, et à la hausse du prix du carburant. En conséquence, le cours des espèces de pêche, comme les thons et les autres pélagiques, sont restés élevés.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production mondiale de produits aquatiques continue de progresser en 2012, même si sa croissance ralentit, et atteindrait 157 millions de tonnes, soit 1,3 % de plus que l’année précédente. Cet accroissement serait uniquement dû au développement de l’aquaculture, qui aurait produit 67 millions de tonnes cette année, soit + 5,8 % par rapport à 2011. La production de la pêche, aurait, quant à elle, reculé de 1,8 %, pour s’élever à 90 millions de tonnes.

Par ailleurs, la situation des stocks d’un certain nombre d’espèces s’est améliorée, grâce à une meilleure gestion des pêcheries, ce qui se traduit par une élévation de nombreux quotas de pêche pour 2013. Ainsi, les apports autorisés de cabillaud atteignent un niveau record de 1 million de tonnes en 2013, soit 30 % de plus qu’en 2012.

Toujours selon la FAO, les échanges de produits aquatiques en 2012 auraient augmenté de 2,5 %, pour représenter 60 millions de tonnes équivalent poids vif, les importateurs ayant profité de la baisse des cours pour accroître leurs achats. Cependant, la demande de l’Union européenne, premier marché importateur de produits aquatiques du monde, s’est affaiblie, en raison de la crise économique que traversent actuellement les pays du Sud de l’Europe. 

La consommation de produits aquatiques pour l’alimentation humaine a poursuivi sa croissance en 2012, de 2,6 % et atteindrait 135 millions de tonnes, soit en moyenne 19,2 kg par habitant et par an. Là encore, la croissance serait imputable aux produits de l’aquaculture.

› La pêche française pâtit du contexte économique défavorable


L’année 2012 est marquée par un recul du chiffre d’affaires global des halles à marée. Ainsi, après deux années de progression, la valeur des ventes déclarées en halles à marée régresse de 3 % par rapport à 2011. Cette évolution s’explique majoritairement par la situation économique défavorable, qui, impactant la demande intérieure, mais également celle des pays du Sud de l’Europe, importants débouchés des produits de la pêche fraîche française, s’est traduite par une baisse du prix moyen à la première vente, renforcée par ailleurs par une modification des captures. Les volumes débarqués ont, quant à eux, été plutôt stables, avec un taux de reports et retraits globalement en baisse (1,7 % des volumes débarqués).

La situation est cependant contrastée selon les catégories d’espèces.

Les débarquements de poissons blancs ont progressé de 5 % par rapport à 2011. Les hausses les plus fortes ont été enregistrées pour l’églefin (+ 42 %), le cabillaud (+ 27 %), le merlu (+ 17 %) et le lieu noir (+ 15 %). L’accroissement des apports a pu compenser la baisse du prix moyen (- 3 %), et la valeur des ventes de poissons blancs progresse de 2 % par rapport à 2011.

Les apports de poissons fins sont également en légère hausse en 2012 (+ 2 % par rapport à 2011), la croissance des débarquements ayant été particulièrement marquée lors du premier trimestre. Toutes les espèces, à l’exception du rouget barbet, qui a vu son volume chuter de 29 %, enregistrent une diminution de leur prix moyen, impactant au final le prix moyen pondéré de la première vente.

Les captures des petits pélagiques ont très légèrement diminué, mais la répartition des espèces a beaucoup évolué : si les volumes de sardine ont diminué (- 20 %), ceux de maquereau (+ 3 %), anchois (+ 38 %), et hareng (+ 15 %) ont augmenté. La forte hausse des volumes d’anchois, espèce la plus chère, a provoqué une élévation du prix moyen des petits pélagiques de 13 %, leur permettant ainsi d’enregistrer la plus importante progression de chiffre d’affaires (+ 14 %).

Les captures de céphalopodes, particulièrement élevées en automne, poursuivent leur croissance en 2012, même si la hausse est moins importante que ces 3 dernières années. Les volumes mis en vente de seiche et de calmar ont respectivement progressé de 10 % et 11 %. Le prix moyen, assez élevé en 2011, malgré des volumes importants, a diminué, signe que la demande faiblit, notamment en Italie et Espagne, les débouchés principaux.

Parmi les autres catégories d’espèces, un des faits marquants de l’année 2012 est le net repli des captures de langoustine (- 29 % par rapport à 2011), qui, malgré une hausse du prix moyen en halle à marée de 10 %, a entrainé une réduction du chiffre d’affaires de 21 %. Le début de la campagne de la coquille Saint-Jacques se caractérise par des débarquements croissants, et des difficultés de commercialisation, se traduisant par une baisse du prix moyen et des volumes de retraits et reports en très forte hausse.

La baisse de la valeur des ventes est constatée sur toutes les façades, à l’exception de la façade Atlantique, pour laquelle le chiffre d’affaires est stable. La façade la plus touchée est la Méditerranée, où toutes les halles à marée (hormis celle du Grau du Roi) déclarent des débarquements en diminution.

Enfin, le prix du carburant dans les ports a été très élevé, oscillant entre 65 et 75 centimes par litre.

› Des échanges croissants malgré la hausse des cours


En 2012, les importations françaises de produits aquatiques ont légèrement régressé en volume, mais sont restées stables en valeur. La demande en saumon est, cette année encore, en hausse, mais sa croissance ralentit. Les volumes de poisson frais entier et en filet ont progressé, comme les volumes de saumon fumé importés de Pologne. En revanche, les volumes de filets congelés régressent, particulièrement en provenance de Chine, alors que les volumes de saumon chilien repartent à la hausse.

Les importations de crevettes sont restées stables, mais l’origine des approvisionnements a été modifiée : les volumes d’Équateur et du Venezuela ont nettement progressé, tandis que ceux de Thaïlande et du Bangladesh ont diminué.

Concernant les importations de thon, les volumes ont diminué, en raison de la forte hausse du prix moyen à l’importation. La météo estivale défavorable a également eu un impact négatif sur la demande de thon en conserve, utilisé pour la composition de salades. La France a importé des volumes croissants en provenance des Seychelles et de Côte d’Ivoire, tandis que les ceux d’origines Espagne et Équateur ont décliné.

Les importations de Saint-Jacques diminuent encore en 2012, mais cette fois beaucoup plus fortement qu’en 2011 : les volumes sont réduits de près de 30 %. Le prix moyen a nettement augmenté entrainant le déclin de la demande. Les importations de pectinidés sud-américains s’effritent. Les tonnages de noix de Saint-Jacques réfrigérés importés sont en revanche en légère croissance, avec une forte hausse des volumes en provenance du Royaume-Uni, l’apparition d’un flux venu des Îles Féroé et une réduction en provenance des États-Unis. Celles de noix congelées sont en recul sur toutes les origines.

Les importations de filets de lieu de l’Alaska congelé ont régressé, la baisse étant particulièrement forte en provenance de Chine.

Enfin, on note une hausse des importations de dorade, et une stabilité des importations de bar, avec une très nette élévation des volumes venant d’Espagne et une baisse de ceux venant de Grèce. 

Les volumes exportés en 2012 sont en croissance par rapport à 2011. Globalement les ventes de produits aquatiques vers les marchés traditionnels (Espagne et Italie) sont en recul sur la majorité des espèces, à l’exception de la seiche. Les exportations de seiche progressent en effet, tout comme celles de saumon fumé, à la faveur d’un prix moyen en recul.

› Une reprise de la consommation française de poisson frais

Après une année 2011 plutôt morose, la consommation est repartie à la hausse en 2012, grâce à la baisse du prix moyen des produits aquatiques.

Alors que l’indice Insee global des prix à la consommation a progressé de 2,0 %, celui des poissons et crustacés frais n’est qu’en hausse de 0,8 %. Le panel Kantar Worldpanel a mesuré pour 2012, une baisse du prix moyen du poisson frais d’environ 1 à 2 %, qui a stimulé les achats des ménages, qui augmentent de plus de 3 %. Cette évolution s’explique majoritairement par le retour massif des achats de saumon, délaissé au premier semestre 2011, du fait de la flambée de son prix. En raison de la hausse de leur prix moyen, toutes les autres catégories de produits frais enregistrent une baisse des volumes achetés, y compris les produits traiteurs. Quelques produits se distinguent néanmoins, comme la moule, les crevettes, et les plats préparés, avec une progression des volumes.

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Le 22 février 2013

Des farines animales au menu des lecteurs du Marin, cette semaine !

Après cette entrée aux farines animales, le menu du Marin comprend notamment : 
  • Rejets : le Skagerrak ouvre la voie aux caméras embarquées
  • Nautisme : le yacht vient « fiouler » à Alger et se fait confisquer
  • Lobbying : le Pew Environment Group lance sa commission Océan mondial
  • L’État restreint les possibilités de cumul emploi-retrait
  • Social : les normes françaises marquent un point au Sénat
  • Audition : les députés face à trois visions de la pêche
  • Offshore : un centre d’essais sur l’île du Levant
  • Coquille : fermeture prématurée du gisement classé de baie de Seine
  • Producteurs : une seule organisation pour la région Aquitaine
  • Marché : 2012, année de l’églefin et de l’anchois
  • Ressource : indices de recrutement médiocres en Manche-mer du Nord
  • Anguille : les pêcheurs espèrent l’annulation du projet de fermeture 
  • Bar : le CNPMEM lance une étude sur le cycle de vie de l’espèce
  • Bulot : l’attribution des licences obéit à des règles bien précises
  • Socanéram : le chalutier teste une motorisation hybride
  • Tribune : « Commissaires de la marine, fermez le ban ! »
Accéder au site web du Marin

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Le 21 février 2013

Le commerce : Source essentielle de croissance et d’emplois pour l’UE

Contribution de la Commission au Conseil européen de février 2013

Commerce, Croissance & Emploi
 
« Le commerce contribue à la reprise économique de l'Europe en assurant la croissance et l'emploi. Notre stratégie commerciale renouvelée ouvrira des marchés et reliera l'Europe aux principales sources et régions de la croissance mondiale. Mon but est de faire en sorte que les entreprises européennes obtiennent un accord équitable et que nos droits soient respectés afin que nous puissions tous profiter des avantages du commerce. »

Karel De Gucht, Commissaire au commerce
  
« Commerce, Croissance & Emploi » devient « Commerce, croissance et affaires mondiales » quand la DG Trade définit la politique commerciale, cliquer Ici pour télécharger le document "Politique commerciale au cœur de la stratégie Europe 2020" 

« Le commerce  est un levier essentiel de notre stratégie  visant à stimuler la croissance  et l'emploi  dans  l'Union  européenne. Dans  un contexte de faible croissance économique et de nécessaire assainissement budgétaire, les échanges contribuent, de manière  capitale, à la reprise. Ainsi, l'an  dernier, la demande extérieure a constitué la principale source  de  croissance,  contribuant  à augmenter le PIB de l'Union de 0,9%. Â l'avenir, 90 % de la croissance économique mondiale devrait être générée en dehors de l'Europe. Pour le dynamisme et la viabilité futurs de notre économie, il sera indispensable d'exploiter toutes les possibilités offertes par ces sources extérieures de croissance.

La base sur laquelle nous nous appuyons est solide: l'Europe est la première puissance commerciale au monde. On ignore souvent que l'Europe est parvenue dans une  large mesure  à préserver  sa part  dans les exportations mondiales malgré une concurrence de plus en plus féroce des économies émergentes. En fait, la part de marché de l'Europe a connu une évolution  plus favorable que celle des parts de marché d'autres économies industrialisées. Nous sommes également bien placés pour tirer parti du vaste potentiel qu'aura à nous offrir la croissance mondiale, à condition que nous ayons une vision stratégique et sensée de nos relations commerciales internationales. Ce qui est en jeu, c'est la capacité de VUE non seulement à maintenir ou à développer ses parts de marché, mais aussi à affronter la concurrence des autres parties du monde, à attirer des investissements mondiaux, à s'intégrer dans les chaînes de valeur mondiales, et, enfin, à aider ses citoyens et ses entreprises à saisir les occasions qui se présentent dans le monde entier.

Nous devons nous  montrer proactifs et ambitieux dans la poursuite de ces objectifs. Même si, à long terme, il est de notre intérêt stratégique de  préserver et de renforcer le rôle central du système d'échanges multilatéraux, dans le contexte actuel, nous devons adopter une attitude plus proactive dans nos relations bilatérales. En coopérant étroitement, nous avons  déjà pu conclure et mettre en œuvre des accords capitaux, comme l'accord de libre-échange  UE-Corée. Nous avons également conclu des négociations avec Singapour. Nous prévoyons d'en conclure prochainement avec le Canada et espérons en faire autant avec l'Inde. Nous entamerons bientôt des négociations avec le Japon et escomptons que les travaux du groupe de travail de haut niveau sur les emplois et la croissance connaîtront une issue positive en vue de la conclusion d'un éventuel accord de libre-échange complet avec les États-Unis.... »

José Manuel Barroso


Contribution de la Commission au Conseil européen des 7 et 8 février 2013

Débat sur les échanges commerciaux, la croissance et l’emploi

En vue du Conseil européen des 7 et 8 février, le présent document examine la contribution qu’un approfondissement des relations entre l’Union européenne et ses principaux partenaires commerciaux peut apporter à une stratégie globale de retour à la croissance et à la création d’emplois en Europe. Il ne couvre pas toute la sphère des relations commerciales, mais porte sur la manière dont la politique commerciale de l’UE peut contribuer à stimuler la croissance et l’emploi en Europe. Il n’aborde pas les autres objectifs de la politique commerciale de l’UE, tels que la promotion du développement dans les pays plus pauvres et la projection  des valeurs de l’UE dans le monde.

Les échanges commerciaux n’ont jamais été  aussi importants pour l’économie de l’Union européenne. Dans la situation économique difficile que nous connaissons aujourd’hui, ils sont devenus un moyen important de renouer avec la croissance et de créer des emplois sans peser sur les finances publiques. Ils sont la courroie de transmission qui relie l’Europe aux nouveaux pôles de croissance de l’économie mondiale et une source irremplaçable de gains de productivité. L’UE, qui bénéficie bien davantage de la mondialisation qu’on ne le dit généralement, est bien placée pour tirer parti de cette intensification des échanges internationaux.

Cependant, les bénéfices liés au commerce ne sont pas automatiques. Sur le plan interne, l’UE doit accroître sa capacité à en tirer parti, car les États membres n’obtiennent pas tous d’aussi bons résultats sur le marché mondial. Sur le plan externe,  l’UE doit pouvoir s’appuyer sur un programme ambitieux de négociation et  de mise en  œuvre  d’accords  commerciaux. La Commission a commencé à  développer ce programme, dont l’exécution exigera une grande détermination de la part des institutions européennes et des États membres. Cela exigera d’être capable de  traiter efficacement de questions de réglementaires d’une grande complexité, d’approfondir notre relation avec les pays émergents, de mener à bien les négociations, de mettre en œuvre nos accords et de garantir le respect de nos droits. Enfin, il convient de s’assurer que notre programme en matière de commerce extérieur renforce le système commercial multilatéral articulé autour de l’Organisation mondiale du commerce, qui reste le meilleur atout de l’Europe dans la mondialisation, particulièrement en temps de crise....

Télécharger Ici le document "Le commerce : Source essentielle de croissance et d’emplois pour l’UE" 

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Le 20 février 2013

La flotte de pêche européenne a été rentable en 2010

La Commission européenne analyse l’efficacité du financement public du Fonds européen pour la pêche

Source : Commission Européenne

Kilmore Quay harbour, Ireland

Le 5e rapport annuel sur la mise en œuvre du Fonds européen pour la pêche (FEP) de la Commission européenne analyse la façon dont les différents programmes du FEP ont contribué à réaliser les objectifs qui avaient été fixés au début de la période de programmation 2007-2013. Cette analyse s’appuie sur les résultats des quatre premières années afin d’examiner dans quelle mesure les actions du FEP ont permis d’atteindre les objectifs de la Politique commune de la pêche (PCP).

Cliquer Ici pour télécharger "5e rapport annuel sur la mise en œuvre du Fonds européen pour la pêche (FEP)"
                
Les conclusions de cette analyse se concentrent sur certaines des principales mesures prises au titre des quatre axes prioritaires du FEP, à savoir l’adaptation de la flotte (axe 1); l’aquaculture, la transformation et la commercialisation, la pêche en eaux intérieures (axe 2); les mesures d’intérêt commun (axe 3); et le développement durable des zones de pêche (axe 4).

L’aquaculture et l’industrie de la transformation représentent la majorité des financements du FEP engagés au titre de l’axe 2 (près de 300 millions d’euros chacune). L’analyse conclut qu’en dépit des investissements consentis pour améliorer la capacité de production, la production générale n’a pas nécessairement augmenté dans les principaux pays producteurs. En termes d’emploi, l’industrie de la transformation, qui emploie plus de 140 000 personnes, a enregistré une croissance de +3 %, tandis que celle-ci a plutôt stagné dans le secteur aquacole.

Selon les dernières informations, les subventions allouées au démentèlement représentaient 56 % des paiements du FEP engagés au titre de l’axe 1, c’est-à-dire 202 millions d’euros. Le démentèlement a pour but de réduire le nombre des navires de pêche et d’adapter les capacités de la pêche aux ressources disponibles. Toutefois, l’expérience révèle que le démentèlement bénéficie souvent aux navires qui rencontrent des difficultés économiques plutôt qu’à ceux qui exercent un réel impact sur les stocks halieutiques. Le fait que plus de la moitié des navires qui ont été retirés du fichier de la flotte de l’UE n’aient reçu aucun financement public vient également corroborer cette information.
   
L’analyse s’est également penchée sur l’efficacité des différentes méthodes visant à promouvoir l’efficacité énergétique dans le secteur de la pêche. En plus de prévoir des subventions pour les combustibles, les projets du FEP visaient également à promouvoir le changement des engins de pêche et la conception de navires et d’équipements consommant moins de carburant. Si les subventions ont permis d’enrayer l’augmentation des prix du carburant, les pêcheurs ont également trouvé d’autres moyens de freiner leur consommation de carburant, notamment en réduisant leur vitesse et en rationalisant leurs déplacements. Le succès des méthodes de ce type est indéniable: les prix du carburant marin ont augmenté de 37,5 % en 2010 par rapport à 2009, tandis que la facture énergétique de la flotte de pêche européenne n’a augmenté que de 11 % pour la même période.
   
Les premiers résultats indiquent que les projets visant à promouvoir le développement durable des zones de pêche (axe 4) commencent à porter leurs fruits. En 2011, 1000 projets supplémentaires axés sur la diversification des économies locales et sur l’apport d’une valeur ajoutée aux produits de la pêche ont été sélectionnés dans des zones de pêche. Ce chiffre a continué de croître en 2012, grâce à l’augmentation du nombre des groupes d’action locale de la pêche (GALP), qui aident les bénéficiaires locaux à élaborer ces projets et à les mettre en œuvre.

Ces conclusions viennent étayer plusieurs propositions avancées par la Commission dans le cadre de sa proposition de loi relative au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP). Dans le contexte de la crise économique et des objectifs durables de la PCP, l’objectif du FEAMP est de tirer les leçons du passé et d’allouer les subventions publiques aux secteurs dans lesquels elles seront les plus efficaces.

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Le 19 février 2013 : Un exemple à suivre : le repeuplement !

Chausey : la pêche à la coquille rouverte après 4 ans de fermeture de la zone

Ce lundi, les marins-pêcheurs ont pu se rendre au sud de Chausey pour la 1ère fois depuis quatre ans. Ils avaient volontairement fermé la zone pour refaire le gisement.

Source : France 3 Basse-Normandie   Par Catherine Berra



Et ça a marché. Après quatre années d'abstinence, ils ont pêché de belles coquilles hier, comme ils pourront  le faire désormais deux fois par semaine jusqu'au mois de mai, à raison d'une tonne de coquilles par bateau pour des pêches n'excédant pas trois heures.

C'est l'aboutissement d'une démarche de pêche durable initiée et financée par les pêcheurs eux-mêmes, les collectivités locales et régionales.

Ils ont procédé à l'ensemencement de petites coquilles dans cette zone, puis leur ont laissé le temps de grandir avant de les pêcher.

Les marins-pêcheurs de Granville disposent maintenant d'un beau gisement de coquilles à portée de moteur... Un gisement qu'ils devront toutefois continuer d'entretenir et d'ensemencer pour le conserver.

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Granville. La pêche à la coquille rouvre près de Chausey

Source : Ouest France

Les pêcheurs ont pu récolter le fruit de leur travail de préservation hier avec l'ouverture d'une zone fermée à la pêche depuis 2009.

Le sud des îles Chausey est en proie à un ballet incessant de bateaux de pêche, ce lundi midi. Quelque 25 unités de Granville mais aussi de Carteret, Cancale ou Saint-Malo se sont donné rendez-vous pour une ouverture de pêche exceptionnelle. Après 4 ans d'attente et plus de 4,58 millions de naissains déposés dans la zone, des milliers de coquilles Saint-Jacques arrivées à maturité peuvent être récoltées par les 62 bateaux disposant d'une licence de pêche à la coquille.

« Trois heures, ça va être du sport », lance Sébastien, matelot à bord du Chant des sirènes. À 11 h 15 tapantes, les câbles sont actionnés pour descendre les dragues, sous la surveillance du patrouilleur de la Marine nationale qui contrôle la zone. Les quatre marins ont jusqu'à 14 h 15 pour atteindre leur quota d'une tonne, avant de devoir attendre mercredi, deuxième marée autorisée de la semaine pour ce secteur.

Comme les autres patrons pêcheurs, Pascal Delacour a versé 1 000 € par an pour le programme d'ensemencement, ces quatre dernières années. « Si ça vaut le coup ? On va bien voir. Mes parents n'ont pas connu ça, c'est du jamais vu. C'est une zone sauvage que l'on connaît, elle était déjà bien avant, alors au bout de quatre ans de fermeture, la pêche devrait être bonne. » Les premières levées ne sont pas très concluantes, le bateau change de cap. « On y va un peu au pif, il faut redécouvrir la zone et les gisements ».

Une ressource prolifique à proximité

Les prises finissent par envahir les deux côtés du pont et le rythme s'accélère sous les yeux de Falbala, la chienne de bord. La mécanique est parfaitement huilée et les marins rodés. Pendant que les deux dragues raclent le fond de la mer, ils ont un quart d'heure pour séparer les saint-jacques des autres espèces, les mesurer à l'aide de réglettes et se débarrasser énergiquement des crépidules (N.D.L.R. : mollusques) accrochées aux coquilles. Les prises sont de belle taille, des 10,2 cm réglementaires à plus de 13 cm. De quoi étonner le patron pêcheur qui s'attendait à voir davantage de juvéniles après un récent ensemencement.
Au bout de 2 h 15, les traits de drague ont permis de remplir 25 caisses de 40 kg. « C'est quand même une bonne journée, sourit Pascal Delacour. On ne dépassait pas les 500 à 800 kg en 12 heures en moyenne sur d'autres zones ». L'ouverture de cette zone préservée à proximité de Granville est vécue comme une « bouffée d'air frais », surtout à l'heure où le carburant plombe les bénéfices. « C'est tout l'intérêt de l'opération. Avant, il fallait 500 litres de gasoil pour atteindre une zone de pêche située à plus de 2 heures. Là on est à 40 minutes, on n'utilise plus que 150 litres »...

(....)

Mélanie Content.

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Le 18 février 2013

Espèces d’eau profonde : Vers une pêche durable

Audition publique

Hearing on Deep Sea species: Toward a sustainable fishery

Parlement Européen - Commission de la Pêche

Mardi 19 février 2013

Espèces d’eau profonde : Vers une pêche durable

Présentation du développement des pêcheries en eaux profondes et leurs impacts

Discussion à partir des projets Deepfishman et Nereida

Etudes de cas en France (avec Claire Nouvion de l’Ogne Bloom association) et au Portugal

Télécharger le programme de l’audition : Hearing on Deep Sea species: Toward a sustainable fishery


Programme de travail de la commission PECH : 18 et 19 février 2013

Retransmission TV du travail de la commission PECH : 18 et 19 février 2013

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Pêche profonde : Bloom dégaine avant les auditions au Parlement

Source : Le Marin

Une semaine avant les auditions au Parlement européen sur la pêche en eaux profondes, l’association Bloom attaque l’armement Scapêche sur ses comptes. Le mardi 19 février, la commission pêche du Parlement auditionnera des chercheurs et des associations, dont Bloom, sur la pêche en eau profonde, afin de voter – en avril en commission pêche et en juin en séance plénière – sur une proposition de la Commission européenne pour encadrer cette pêche.

Claire Nouvian, fondatrice de Bloom, a dégainé dès le mercredi 13 février sur les comptes de la Scapêche, premier armement concerné en France (mais pas le seul). Estimant cette pêche non viable, elle pointe les subventions reçues par l'armement entre 2004 et 2011 : 9,34 millions d’euros entre la construction de trois chalutiers, deux sorties de flotte et les contrats bleus. On peut certes s’interroger sur la distribution des aides publiques (1), mais toute la pêche française (et européenne) a bénéficié des mêmes dispositifs, eau profonde ou non.

Le groupement des Mousquetaires a réagi par un communiqué, contestant les affirmations de Bloom.

(1) Les aides à la construction ont d'ailleurs été arrêtées et celles aux sorties de flotte sont remises en cause.

Photographie de Claire Nouvian, joint au communiqué de presse de janvier 2013 : Claire Nouvian de Bloom Association auditionnée sur la pêche profonde au Parlement Européen le 19 février prochain


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Le 17 février 2013
Les navires du futur

Lorient. CCSTI/Maison de la Mer

Lundi 18 février 2013 à 18 h 30

Entrée libre.
Lieu : Salle des conférences – 1er étage du bâtiment de la Capitainerie, boulevard Adolphe Pierre à Lorient.

Les lundis de la mer

Par Jacques Bigot, président de l’association France Pêche durable et responsable à Etaples et Laurent Baranger, secrétaire général du Réseau d’informations et de conseils en économie des pêches et trésorier de l’association Mission hydrogène à Saint-Herblain.

Si la technologie hybride est déjà utilisée sur les voitures, elle le sera très prochainement à bord des navires de pêche. Le chalutier étaplois La Frégate III achève, en ce mois de février 2013, sa transformation et son équipement d’un moteur propulsif hybride électrique, alimenté par des groupes électrogènes bi-fuel. Dans le domaine de la pêche, c’est un concept nouveau porté par l’association France Pêche durable et responsable et la Région Pas-de-Calais.
Autre projet de rupture technologique, celui des navires de pêche équipés d’une pile à combustible alimentée à l’hydrogène. L’objectif du projet FILHyPyNE est de construire un bateau de pêche polyvalent (caseyeur, fileyeur…) de 12 m. Le système de propulsion électrique sera alimenté par un générateur hydrogène/pile à combustible couplé à des batteries électriques. Un stockage d’hydrogène sous forme gazeuse permettra d’assurer tous les besoins énergétiques nécessaires à ce type de bateau. Le projet FILHyPyNE s’intègre dans un programme plus global visant à structurer à terme une filière énergétique basée sur les énergies marines.

Dans un premier temps, Jacques Bigot exposera le projet de motorisation hybride puis Laurent Baranger présentera le concept de navires de pêche fonctionnant à l’hydrogène.

Renseignements : CCSTI/Maison de la Mer au 02 97 84 87 37.

Energie. Quel carburant pour les navires de pêche demain ?

Source : Ouest France

330 000 litres de gazole par an ! C’est la consommation d’un chalutier type de Keroman à Lorient. A 0,70 € le litre, certes détaxé, la facture reste lourde. A moins que l’hydrogène ne soit le sauveur...

La pile à combustible, l’énergie du futur ?

Et chaque augmentation vient grever les paies des marins, car, c’est ainsi à la pêche artisanale, les équipages participent aux frais de carburant. Tant que les fabricants de moteurs n’auront pas mis au point des machines économes, la hausse inéluctable du pétrole mènera les chalutiers, gros consommateurs, dans le mur. À moins que l’hydrogène ne soit le sauveur : la pile à combustible, l’énergie du futur ? Ou encore le moteur hybride électrique.

Deux spécialistes pour en parler

Lundi, le centre de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI) invite deux pros pour en parler : l’Etaplois Jacques Bigot, fin connaisseur du secteur, qui préside l’association France Pêche durable et responsable ; Laurent Baranger, de l’association Mission hydrogène à Saint-Herblain.

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Le 16 février 2013

Fish Fight lance sa campagne contre la drague à coquille

L’Ong britannique Fish Fight en veut toujours plus pour sauver les océans (Hugh's Fish Fight: Save Our Seas)...


Après sa campagne victorieuse contre les rejets de poisson et le K-O dans le Parlement européen avec un vote sans appel pour le « 0 rejet », Fish Fight lance sa campagne télévisée contre la drague à coquille saint-jacques et pour plus de réserves marines...

Hugh's Fish Fight: Save Our Seas



Fish fight peut compter sur les médias comme The Guardian : Fish Fight renews campaign to protect the seabed

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Le 15 février 2013

Le retour de la civelle a surpris les pêcheurs
À la une du marin de ce vendredi 15 février, un sujet d’ouverture sur le retour de la civelle dans les estuaires du littoral atlantique, qui a considérablement raccourci la saison de pêche. Presque tous les quotas d’alevins d’anguille sont atteints, ne restent que quelques tonnes pour le repeuplement.

Un très bon dossier du Marin sur l'anguille et en particulier la civelle (ou piballe) avec l'entretien d'Eric Feunteun, l'un des plus grands spécialistes de l'anguille dans le monde....

Également au sommaire, un dossier sur le port de pêche de Boulogne. Et parmi les principaux autres titres :
  • L’Europe qui ne veut pas de report du calendrier pour le soufre dans les carburants.
  • Le rapport de la Cour des comptes sur les ports de pêche bretons.
  • La résolution du conflit avec les pêcheurs de Guyane.
  • Les acquisitions du Conservatoire du littoral en 2012.
  • Et toutes nos informations sur l’actualité maritime.
Cliquer Le Marin

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Comment se repérer dans la jungle des étiquetages

D'où viennent nos produits ? Le scandale des lasagnes au cheval censées être au boeuf relance le débat. Pas toujours facile de se repérer dans la jungle des étiquetages.

Aujourd'hui, seuls quelques produits ont des obligations d'information.

Les bons élèves : la viande et les fruits et légumes.

En supermarché comme en boucherie traditionnelle, la réglementation européenne impose de préciser l'origine de la viande. L'étiquetage, affiché sur l'emballage ou sur le mur de la boucherie, doit indiquer : lieu de naissance, d'élevage et d'abattage. Si ces trois étapes n'ont pas lieu dans le même pays, l'étiquette doit le détailler. Les logos bleu et rouge VBF, VOF ou VPF (pour viande bovine/ovine/porcine française) garantissent une viande née, élevée et abattue en France. Une bonne étiquette fait toujours figurer le pays, avec le numéro d'agrément de l'abattoir et de l'établissement de découpe de la carcasse. Sur les fruits et légumes, la réglementation de 2010 est précise : l'origine géographique doit être indiquée en caractères d'une taille égale à celle du prix. Les supermarchés se plient généralement à cette obligation, plus difficile à faire respecter chez les petits distributeurs et sur les marchés, selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Plats préparés : le grand flou.

Impossible de savoir d'où viennent les ingrédients utilisés dans les plats préparés. La réglementation se limite à l'obligation d'indiquer la personne responsable de la commercialisation. Pour le cas précis des plats à base de viande, les industriels doivent mentionner le type d'animal utilisé, pas son origine. Une exception néanmoins : lorsqu'il y a un risque de confusion, comme par exemple du chorizo espagnol fabriqué en France. Mais de nouvelles règles européennes doivent renforcer l'étiquetage fin 2013. Les surgelés devront préciser la date de congélation des viandes et des produits de la pêche. Une mention « décongelé », pour éviter toute nouvelle congélation, sera obligatoire dans certains cas. Les plats préparés contenant des aliments modifiés scientifiquement (nanomatériaux) devront mentionner la présence de ces particules. L'affichage de la composition nutritionnelle ne sera pas obligatoire avant décembre 2016. À cette date, les plats devront également préciser le type d'huile végétale utilisé.

Les labels : l'alternative.

Le label français de couleur rouge « Appellation d'origine contrôlée/protégée » (AOC) et le logo bleu européen « Indication géographique protégée » (IGP) coiffent les produits en provenance d'une aire de production délimitée. Les autres étiquettes comme le « bio » ou le « Label Rouge » fournissent des gages de qualité, sans pour autant certifier une origine géographique. D'après Le Télégramme : Viande de cheval. Le couperet tombe

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Le 14 février 2013 

Comment les publicités et les marques entretiennent la confusion
Findus met en avant le fait que ses produits Croustibat sont fabriqués à Boulogne/mer mais l’origine du poisson est plus lointaine : Pacifique ou Alaska suivant les espèces.

Il n’y a pas ici de tromperie manifeste, mais on voit bien que l’origine des matières premières et le lieu d’élaboration du produit sont deux choses très différentes. Par ailleurs, dans le cas de produits intégrant plusieurs ingrédients, ceuxci peuvent avoir des origines variables en fonction de l’évolution des prix des matières premières. Cette complexité suppose de définir des règles pour fournir aux consommateurs une information claire et harmonisée.

Pour l’instant de telles règles n’existent pas et ce flou permet aux marques de suggérer une origine qui ne correspond pas forcément à la provenance réelle du produit. Pour télécharger le sondage internet de la CLCV : Information sur l’origine des produits alimentaires (05 Février 2013)

Les consommateurs veulent savoir ce qu'ils mangent


En pleine crise de la traçabilité suite à l'affaire de la viande de cheval roumaine et alors que la question de l'origine des ingrédients des plats préparés bat son plein, l'association de consommateurs CLCV a réalisé un sondage pour connaître les attentes des consommateurs en matière d'information sur l'origine géographique des produits alimentaires. Conclusion : une majorité écrasante de consommateurs estiment cette information importante (99%). Pour les Français, cet étiquetage spécifique est non seulement un moyen de contribuer au développement économique d'une région ou d'un pays (critère cité par 71% des interrogés), mais c'est aussi une façon de garantir la sécurité de produits (62%). L'affichage d'informations sur l'origine des produits représente un enjeu d'ordre environnemental pour 66% des Français, et un enjeu social pour 63% d'entre eux. Mais quel type d'information souhaite-t-on ? 79% des sondés voudraient que la viande intègre les lieux de naissance, d'élevage et d'abattage, et sont favorables à une information sur l'origine des principaux ingrédients pour les plats préparés et transformés (appelés "composites"), ce qui n'est pas le cas actuellement. Car aujourd'hui, l'information sur la provenance des aliments n'est obligatoire que pour certaines catégories de produits : les fruits et légumes frais, la viande bovine, le poisson lorsqu’il n’est pas conditionné ou préparé, le vin, l’huile d’olive, la volaille lorsqu’elle ne vient pas de l’Union européenne, le miel et les œufs. La CLCV a d'ailleurs pris en exemple certaines marques affichant des messages parfois trompeurs sur l'origine de ses produits: "France Champignons" vend des pleurotes d'Espagne… et à l'inverse, la marque Aoste ne fabrique pas son jambon à Aoste, en Italie (c'est pourquoi il ne bénéficie pas de l'appellation contrôlée), mais en France, en Isère. Il ne faut donc pas confondre lieu de production, lieu de transformation et lieu de fabrication. Mais les Français ont l'air de s'y connaître : par exemple pour une confiture, 92% souhaiteraient avoir des informations sur le lieu de production des fruits ET sur le lieu de fabrication de la confiture. Cette enquête fait écho à l'évolution de l'étiquetage voulu par la réglementation européenne, et la CLCV espère bien que son enquête fera accélérer les choses... 

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Le 11 février 2013

La sécurité alimentaire, une priorité pour les Pays-Bas

Source : BE Pays Bas

En 2011 un rapport commandé par le gouvernement britannique intitulé "Foresight Report on Food and Farming" appelait à une action immédiate pour prévenir de graves crises alimentaires au niveau mondial. Ce rapport, le résultat de 2 ans d'étude regroupant 400 experts de 35 pays différents, prévoyait qu'avec une population mondiale dépassant les 8 milliards d'ici 20 ans, la demande alimentaire allait croitre d'environ 40%, celle en eau de 30% et celle en énergie de plus de 50%. En conclusion, pour être capable de produire plus de produits alimentaires et de façon durable, des changements radicaux des moyens de production agricoles et agro-alimentaires actuels sont nécessaires.



PlantLab : un exemple d'exploitation agricole "indoor"

La sécurité alimentaire aux Pays-Bas...

Les Pays-Bas comptent la plus forte densité de population en Europe (395 hab/km2 - 14ème position mondiale) et dans le même temps, ils disposent de surfaces agricoles extrêmement limitées. C'est pourquoi depuis plusieurs années, ils portent un intérêt particulier à la thématique de la sécurité alimentaire et en particulier, à l'agriculture intensive, aux nouvelles technologies agro-alimentaires et aux méthodes de production innovantes et durables. Le secteur agro-alimentaire est ainsi l'un des principaux moteurs de l'économie néerlandaise.

Les Pays-Bas constituent un foyer d'innovation et de Recherche & Développement en matière de technologies agro-alimentaires qui s'appuie d'une part sur plusieurs centres de recherches d'excellence et d'autre part, sur des liens étroits entre les acteurs académiques et les industriels. En conséquence, les Pays-Bas disposent peut-être déjà de premières pistes de solutions pour répondre aux futurs défis mondiaux en matière d'alimentation. Qu'il s'agisse de la culture de pommes de terre dans des sols saumâtres, d'utiliser la laitue de mer comme source de protéines et de minéraux, de développer la consommation de protéines végétales ou de l'exploitation agricole "indoor" (voir vidéo ci-dessus), le secteur agro-alimentaire néerlandais ne manque pas d'idées pour répondre aux défis posés par la mondialisation et le changement climatique.^....

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Le 8 février 2013

Pêche. Le Parlement approuve la fin des rejets


Parmi les principaux titre du "marin" de la semaine :
  • Un témoignage supplémentaire sur le Bugaled Breizh.
  • L’inauguration de l’Énim à La Rochelle.
  • Le rapport de la Cour des comptes sur les phares. 
  • La démission de Goulven Brest du Comité national de la conchyliculture.
  • Le conflit qui perdure chez les pêcheurs de Guyane. 
  • L’effondrement du marché de la coquille en Normandie.
  • Le lancement d’un nouveau chalutier au Pays bigouden.
  • Le compte rendu du salon Euromaritime qui s’est tenu à Paris du 5 au 7 février
Et toute nos informations sur l’actualité maritime, cliquer Le Marin

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Le 7 février 2013

Des millions de harengs retrouvés morts dans un fjord d’Islande

Source : Le Monde eco(lo)

Photo : Harengs retrouvés morts dans le Kolgrafafjörður, un petit fjord de la péninsule de Snæfellsnes (Islande) / AP Photo/Brynjar Gauti

Le 1er février, environ 10 000 tonnes de harengs ont été retrouvés flottant dans le Kolgrafafjörður, un petit fjord de la péninsule de Snæfellsnes, dans l'ouest de l'Islande, relate le quotidien du pays Morgunbladid. L'événement, s'il s'avère des plus impressionnants, n'est en réalité pas le premier : le 30 décembre, 30 000 tonnes de cette espèce vivant en bancs – soit pas loin d'un milliard d'individus – avaient péri au même endroit et de façon identique.

Comment expliquer cette hécatombe ? Les analyses effectuées sur le premier stock ont conclu à un manque d'oxygène de l'eau. Les experts estiment que ces carences ont pu être entraînées par la construction d'un pont, bâti en 2004 pour traverser le fjord au lieu de le contourner, qui aurait rétréci l'entrée de la crique en entraînant une avancée de la terre sur la mer.

"La construction de cet édifice a pu empêcher l'eau de suffisamment se renouveler, notamment en cas d'absence de vent. Le fjord pourrait donc pâtir de concentrations en oxygène trop faibles, explique Robert Arnar Stefansson, biologiste à l'institut de recherche du West Iceland Centre of Natural History. Il y a fort à craindre que de telles décimations surviennent de nouveau."

Depuis quelques semaines, autour de 300 000 tonnes de harengs auraient migré à proximité et à l'intérieur du fjord, attirés par ses eaux fraîches. "Ces poissons cherchent des eaux à 2 ou 3 °C pendant l'hiver, période de faible activité, explique Jóhann Sigurjónsson, directeur général de l'Institut de recherches marines islandais. L'entrée massive de ces bancs dans un fjord de petite taille a aussi pu contribuer à baisser la teneur en oxygène, la décomposition des premiers poissons morts accélérant ensuite le processus."

Au total, l'expert estime que 10 % du stock mâture de la zone a péri. "C'est un événement grave, ajoute-il. Nous enquêtons afin d'éviter qu'il ne se reproduise, si nécessaire par une intervention. Toutefois, le problème finira par se résorber : avec le printemps, les harengs migreront hors des zones littorales lors de la période de ponte."

(...)

L'impact de l'événement se mesure aussi en termes économiques : le Morgunbladid évalue les deux stocks perdus à une valeur de 30 millions d'euros. Une perte conséquente pour l'économie islandaise, sachant que l'industrie de la pêche représente près de la moitié des exportations totales du pays.

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Que Choisir - Février 2013

La fausse disparition du thon rouge en Méditerranée

Attention au risque de manipulation


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Le 5 février 2013

Nous avons reçu cette pétition.... Qui se cache derrière cette imposture ?



Avaaz qui veut sauver la planète en 24 h -c’est bien connu- s’en prend aux océans et aux mers…

Source : Encre de Mer par Elisabeth Tempier           

La mer : un nouvel eldorado pour des intérêts privés ?

Avaaz et ses courageux signataires de la lettre circulant par voie de mail (Jamie, Alex, Lisa, Ari, Iain, Ricken, Maria Paz, Luis et toute l’équipe d’Avaaz*) sont-ils eux aussi financés par 5 grandes fondations américaines pour privatiser les mers et les océans de notre planète**?

Parce que finalement qu’y a t-il dans cette réforme de la PCP ?

- Une proposition de privatiser les ressources marines (depuis toujours bien commun de l’humanité et bien collectif) par un outil de concentration qui transfèrera les droits de pêche des pêcheurs artisans à de grands armements et à des ONG environnementalistes chargées de les louer aux pêcheurs qui leur conviennent (à moins que ce ne soit à des pêcheurs de loisirs),

- L’obligation de ramener à terre les rejets (entendez les poissons qui sont « hors » quotas) pour des élevages aquacoles dont les poissons (généralement carnivores) consomment 3 à 5 fois leurs poids en poissons sauvages. Pour ma part, je préfère encore manger directement le poisson sauvage (sans pesticide, sans antibiotique, sans graisse peu digeste, sans qu’il contribue gravement à la pollution côtière, sans problème éthique avec pillage des pays du sud…)

- De plus en plus de réserves marines, de plus en plus grandes, imposées aux pêcheurs sans concertation, avec un rappel étrange du mythe de la nature vierge utilisé par l’idéologie nazie. Souvent ces réserves évincent les populations qui vivaient « sagement » de leurs ressources mais elles n’empêchent pas l’impact d’autres intérêts énergétiques, miniers, touristiques…

– L’obligation de suivre un rendement maximal par stock : soit une gestion modélisée par stock, totalement inapplicable aux écosystèmes littoraux riches en diversité, et fortement critiquée dans le cas très fréquent de stocks interdépendants.

- Zéro politique sociale

- Aucune régionalisation : la seule qui soit envisagée est à l’échelle de plusieurs états…

- Aucune prise en compte des problèmes réels rencontrés aujourd’hui par les pêcheurs dont les apports servent, avant tout, à nous nourrir : changement climatique, pollutions, réduction et dégradation des territoires de pêche…

Pas fous les députés, la réforme n’a pas moins de 93 amendements ! Affaire à suivre…

NB : de nombreux stocks sont en voie de restauration et se portent bien mais les études ne sont pas relayées par les médias. Quant aux thons rouges, ils pullulent toujours aux abords des côtes, se faisant prendre par accident dans des filets côtiers par des pêcheurs qui ne les ciblent pas. Citoyens, il reste encore des ressources alimentaires potentielles aux abords de nos côtes et des pêcheurs artisans qui savent les exploiter en préservant les territoires, à condition qu’ils aient toujours accès à leurs territoires…


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Le 4 février 2013


Rodust: "La nature et les pêcheurs bénéficieront de l'arrêt de la surpêche"

Source : Parlement Européen (04-02-2013 - 18:20)

La situation du secteur de la pêche en Europe en quelques chiffres

Les députés décideront mercredi d'une réforme de la politique commune de la pêche (PCP) visant à mettre fin à la surpêche, et à lutter contre le chômage dans le secteur suite au déclin de la pêche dans de nombreuses régions côtières. Quelques jours avant le débat du 5 février et le vote du lendemain, nous avons rencontré la députée démocrate socialiste allemande Ulrike Rodust, rapporteur sur le dossier.

Comment proposez-vous de mettre fin à la surpêche et de protéger les réserves et les espèces?

Mon rapport, qui a été soutenu par une majorité au sein de la commission de la pêche, mettra un terme au rituel de négociation qui avait lieu chaque année en décembre entre les ministres européens de la pêche, qui jusqu'à 4 heures du matin négociaient des quotas de pêche bien trop élevés en dépit des avis scientifiques. Dès 2015, le principe de rendement maximal durable s'appliquera: chaque année, nous ne récolterons pas plus de poisson que ce qu'une réserve peut reproduire.

Notre objectif: que les stocks de poissons affaiblis se reconstituent d'ici 2020. Mais nous sommes en manque de données scientifiques: nous devrons lancer des recherches supplémentaires et des programmes de récolte des données, et mettre en place des règles basées sur le principe de précaution pour les "réserves pauvres en données".

Comment aborderiez-vous le chômage et les problèmes sociaux liés parmi les pêcheurs dans les régions côtières?

Le bon côté dans la fin de la surpêche, c'est que non seulement la nature mais aussi les pêcheurs en bénéficieront. De plus grandes réserves auront un plus grand rendement. Nous devrons aider les pêcheurs à surmonter la période de transition, où ils devront moins pêcher certaines espèces. De plus, mon groupe a déposé un amendement obligeant les Etats membres à donner de préférence les droits de pêche aux petits pêcheurs artisanaux. Ce secteur particulier de la pêche produit plus d'emplois et, en règle générale, utilise des techniques de pêche moins nuisibles.

Malheureusement, sur certaines côtes européennes, il y a trop de pêcheurs pour trop peu de poisson. Les Etats membres devront réduire le nombre de pêcheurs en activité, mais ils devraient le faire de manière socialement responsable.

Vous proposez aux Etats membres de fermer 10 à 20%  de leurs eaux territoriales à la pêche dans les trois prochaines années. Cela sera-t-il approuvé par le Parlement européen et par le Conseil ?

La commission de la pêche a déjà adopté une obligation générale pour les Etats membres de créer ces "zones de reconstitution des stocks de poisson", sans imposer de pourcentage. Mon groupe réintroduira une obligation claire pour le vote de la plénière. Pour le moment, le Conseil désapprouve, mais nos ministres de la pêche devront apprendre que la codécision existe et que le Parlement européen est un partenaire de négociation sérieux.

Les négociations pour réformer la politique commune de la pêche ont été lancées il y a plus de 20 ans. Cette réforme-ci permettra-t-elle de résoudre définitivement les problèmes à long terme du secteur?

Arrêter la surpêche et les rejets constitue une modification historique de la politique européenne de la pêche. Aujourd'hui, le secteur souffre beaucoup, pas seulement suite à la surpêche persistante mais aussi à cause des importations à bas prix. D'ailleurs, de nombreux pêcheurs appartenant à la nouvelle génération soutiennent nos projets. Et nous avons besoin du soutien actif des pêcheurs. La pêche se pratique bien loin en mer, donc on ne peut pas simplement compter sur les contrôles. C'est pourquoi à l'avenir, les pêcheurs auront davantage leur mot à dire, notamment grâce au Conseil consultatif.
REF. : 20130201STO05560


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Le 1 février 2013

Pour le saumon d'élevage, manger du poisson est devenu un luxe !!! 

Le saumon d'élevage contraint au régime végétarien

Source : RFI 

Par Claire Fages

Peu à peu, les saumons d'élevage sont privés de leur nourriture habituelle, à savoir d'autres petits poissons, comme les anchois, qui coûtent désormais trop cher. De carnivores, les saumons deviennent végétariens.

L'être humain veut continuer à manger de plus en plus de poisson. Alors, c'est le saumon qui va devoir renoncer à ses petits anchois favoris. Dans les élevages de poisson, plus question de nourrir les saumons uniquement avec des anchois, c'est désormais le privilège des saumons sauvages.

Car l'anchois, tant capturé pour les fermes aquacoles du monde entier, est devenu rare, et particulièrement ces derniers mois, du fait du réchauffement de l'océan. Le Pérou, premier exportateur au monde d'anchois, a dû diminuer des deux tiers ses quotas. Résultat : l'anchois a battu son record de prix de tous les temps le mois dernier, plus de 2 100 dollars la tonne.

C'est pourquoi les fermes aquacoles cherchent de plus en plus à modifier le régime carnivore des saumons. La part du poisson dans la ration des saumons serait déjà passée de 60% à 7% en moins de quinze ans, au profit des protéines... végétales. Le soja et le tournesol ont déjà fait leur apparition dans les repas du saumon d'élevage.

Mais voilà, ces graines oléagineuses coûtent elles aussi de plus en cher en raison de leur incorporation croissante dans les rations des autres animaux d'élevage, bœufs, porcs ou volaille, de plus en plus consommés par l'espèce humaine !

Alors, le saumon pourrait connaître une nouvelle révolution de son régime alimentaire : en Norvège, on lui propose déjà de façon expérimentale des protéines sous forme de levures, ou d'extrait d'un résineux, l'épicéa. Le saumon semble s'être fait à ce régime végétarien de plus en plus radical, et le consommateur humain, qui n'est pas prêt de consentir à ce virage, mange du saumon végétarien sans y voir, pour l'instant, la moindre différence...

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Le 31 janvier 2013

TAC et Quotas 2013. Les possibilités de pêche générales pour 2013

Le jeudi 22 janvier, le Conseil de l’UE a adopté les règlements fixant les possibilités de pêche pour 2013 concernant les navires européens dans les eaux de l’UE et dans certaines eaux n’appartenant pas à l’UE. Ces règlements fixent les totaux admissibles de captures (TAC) et les quotas de pêche des États membres pour 2013 dans les domaines concernés.

Un accord politique sur ces règlements avait déjà été conclu lors de la réunion du Conseil sur l’agriculture et la pêche en décembre 2012.

L’un des règlements concerne les stocks halieutiques qui ne font pas l’objet de  négociations ou d’accords au niveau international, tandis que l’autre porte sur les stocks faisant l’objet de négociations ou d’accords internationaux.

Chaque année, sur proposition de la Commission, le Conseil doit fixer les possibilités de pêche en ce qui concerne les stocks dans l’Atlantique, la mer du Nord et des pêcheries internationales auxquelles participent les navires de l’UE. Il s’agit là de la principale réglementation établissant les possibilités de pêche en nombre de stocks réglementés.

Parallèlement aux règlements établissant les possibilités de pêche pour la mer Baltique, la mer Noire et les stocks d’eau profonds (tous les deux ans pour ce dernier), cette réglementation régit l’exploitation des stocks à des niveaux qui doivent être en conformité avec les objectifs généraux de la politique commune de la pêche (PCP). Source : Le Conseil de l’Union européenne


Tac et Quota de pêche 2013

“Tac et Quotas” 2013 publiés au Journal Officiel de l'Union Européenne :

- Règlement (UE) no 39/2013 du Conseil du 21 janvier 2013 établissant, pour 2013, les possibilités de pêche des navires de l’UE pour certains stocks ou groupes de stocks halieutiques ne faisant pas l’objet de négociations ou d’accords internationaux. noter, entre autres points d’importance, les dispositions relatives à la pêche sur le banc de Porcupine, ainsi que la liste des espèces interdites. Cliquer Ici

- Règlement (UE) no 40/2013 du Conseil du 21 janvier 2013établissant, pour 2013, les possibilités de pêche dans les eaux de l’UE et, pour les navires de l’UE, dans certaines eaux n’appartenant pas à l’UE en ce qui concerne certains stocks ou groupes de stocks halieutiques faisant l’objet de négociations ou d’accords internationaux]. Cliquer Ici

Ci-dessous également un lien vers un règlement modificatif Tac et quotas « espèces profondes » :rectificatif au règlement (UE) no 1262/2012 du Conseil du 20 décembre 2012 établissant, pour 2013 et 2014, les possibilités de pêche ouvertes aux navires de l’Union européenne pour certains stocks de poissons d’eau profonde. Cliquer Ici

Source : Cdpm Finistère

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Le 30 janvier 2013

Algolesko veut cultiver 200 ha d’algues devant le Pays bigouden

Source :  Le Marin

Le projet de la société Algolesko : produire l’algue Saccharina latissima devant le pays bigouden, à partir de l’été prochain, sur 70 hectares (puis 200 hectares). Les trois associés Jo Thaëron (ostréiculteur), Philippe Legorjus (Vuelto spécialisée en énergies renouvelables) et Jakès Prat (cultivateur d'algues à Lesconil) arrivent aux termes du montage de leur projet.

Le chercheur étatsunien Mike Murphy pose avec Saccharina latissima (sugar kelp algae). Photographie : David Csepp, NOAA (Wikipedia)
 
« L’enquête d’incidence Natura 2000 a eu lieu, il reste l’enquête publique à ouvrir », indique Jo Thaëron. Les principales communes, les pêcheurs et les plaisanciers ont été contactés pour que la zone projetée n'impacte pas leurs pratiques.

Algolesko a budgété entre 600 000 et 700 000 euros d'investissements pour les moyens nautiques (deux semi-rapides) et terrestres : une nurserie et une écloserie qui pourraient se situer à Loctudy. Récoltée au bout de six mois, la Saccharina convient notamment à l'alimentation et la cosmétique. À terme, 5 000 tonnes d'algues devraient être cultivées par an, avec une douzaine de personnes.

Algolesko envisage un projet identique devant Moëlan-sur-Mer sur 300 ha dont une partie couplée avec un élevage ostréicole et mytilicole.

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Le comité départemental s’alarme de la multiplication des projets en mer


Depuis quelques mois, des projets se multiplient dans la bande côtière du sud-Finistère (énergies marines, cultures d’algues..). Les principaux sont en phase d’études et apparaissent dans les médias comme déjà ficelés. 

Le comité départemental des pêches maritimes du Finistère a entamé des discussions avec les promoteurs et les pouvoirs publics. Il demande aujourd’hui que les étapes de concertation soient respectées : Concernant le houlomoteur, des articles de presse ont décrit l’emplacement d’une ferme pilote en baie d’Audierne, alors même que les études de sites n’étaient pas entamées et que les discussions avec le monde de la pêche avaient à peine démarrées. Le comité a transmis un avis sur le pré-projet au promoteur, proposant une zone d’étude dans un secteur non travaillé par les marins. Les discussions sont toujours en cours et le zonage précis pas encore défini. 

Samedi 28 janvier, un article du télégramme, détaillait un projet de cultures d’algues dans le sud Finistère, donnant le sentiment d’un dossier déjà ficelé et abouti. Il n’en est rien. La phase de concertation avec le monde de la pêche n’a pas eu lieu. Le comité tient à rappeler que dans ce cadre, un circuit d’instruction existe et que la concertation doit se faire avec l’ensemble des usagers. A ce jour, le comité des pêches n’a pas reçu de dossier lui permettant de diffuser l’information et de communiquer auprès de ses mandants, les pêcheurs. En outre, Breizh’alg, dont il est fait référence dans l’article, finance en partie ce projet. Les partenaires traditionnels de la filière (scientifiques, professionnels de la filière algues et comités des pêches) sont déjà intervenus en signalant des dysfonctionnements dans ce programme. Enfin, nous insistons pour rappeler que le schéma régional de développement de l’aquaculture, piloté par l’Etat, et en cours de discussions et que toutes zones potentielles de cultures d’algues doivent y être intégrées. 

Cette actualité intervient dans un contexte de prix du poisson relativement faible....

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On a toujours exploité le goémon sur la presqu'île de Lézardrieux, notamment comme engrais agricole. Maintenant, sur la presqu'île, on cultive les algues, on les cuisine, on les transforme. Une filière d'avenir pour la région, et peut-être pour l'humanité.

Voir et revoir l'excellent reportage du Grand Chef Guy Martin sur les "Algues de Bretagne"


Pourquoi ? Comment ?

Qui est l'auteur de ce documentaire filmé sur la filière algues de la presqu'île de Lézardrieux ?

Rien de moins que le chef cuisinier du restaurant parisien Le grand Vefou, trois étoiles au guide Michelin, élu meilleur chef du XXI e siècle au Japon, en 1999, puis en Suisse, en 2001, meilleur chef français en 2001, fait chevalier dans l'ordre des palmes académiques en 2002, et chevalier de la Légion d'honneur en 2003. Guy Martin est professeur au French food culture center, au Japon.

Comment Guy Martin a-t-il été amené à s'intéresser à la presqu'île ?

Grand amateur des algues japonaises, Guy Martin s'est intéressé naturellement aux algues et au pays breton. « Quand je vais en Bretagne Nord, je retrouve la lumière du Japon, une profondeur, et la richesse des hommes et de cette mer », dit-il. Et puis les algues !

La presqu'île de Lézardrieux abrite un champ d'algues unique en Europe, où près de 600 espèces cohabitent, dans une eau fortement renouvelée, grâce aux fortes marées. Encore rares dans la gastronomie française, les algues occupent une place privilégiée dans la cuisine de Guy Martin. Le cuisinier a donc décidé de faire entrer la presqu'île dans le planning de son émission « Épicerie fine ». Le documentaire, produit l'an dernier, avec l'aide de l'office de tourisme de la presqu'île, a été diffusé le 6 janvier par TV5 monde, une chaîne télévisée diffusée dans 200 pays.

Que découvre-t-on grâce à ce documentaire ?

Cliquer sur la photo pour accéder la vidéo


Ou cliquer Ici  sur TV5 Epicerie fine "Algues de Bretagne"

Une filière algues pleine d'avenir, paradoxalement trop méconnue des autochtones. Le film débute par la collecte ancestrale des goémons à des fins agricoles, se poursuivant par la culture des algues, pratiquée depuis quelques années sur la presqu'île, par l'entreprise Aléor de Lézardrieux. Le directeur du Centre d'études et de valorisation des algues de Pleubian, dévoile une partie des multiples utilisations possibles de ce végétal merveilleux, dont la productivité est quatre fois supérieure à celle d'un légume terrestre. Le documentaire n'oublie pas non plus les bonnes recettes avec ce légume marin riche en fer, en protéines, en vitamines, en minéraux. « Cuisiner les algues, c'est sain, c'est bon. Et grâce à elles, j'amène mes hôtes sur des chemins nouveaux », conclut le grand cuisinier.

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Le 29 juillet 2013

Près de 233 000 tonnes vendues sous les criées françaises en 2012

Les ventes sous les criées françaises en 2012 ont représenté 668 967 euros.

Source : Le Marin

Avec près de 233 000 tonnes, le tonnage vendu sous les criées françaises en 2012 « consolide les bons volumes observés en 2011 », se réjouit Yves Guirriec, le président de l’association des directeurs et responsables des halles à marée. Il souligne le retour de la ressource, encourageant pour les efforts consentis par les pêcheurs.

L’année a été bonne ou convenable pour les débarquements de sole, poissons blancs, coquilles saint-jacques, thons germons, espèces de grands fonds, céphalopodes, anchois... Avec un fléchissement sur un produit majeur, la langoustine.

La stabilité globale cache aussi des disparités locales, notamment « les difficultés en Méditerranée qui se poursuivent dangereusement ». En valeur, les débarquements perdent 3 %, les prix étant impactés par la situation économique en Europe du sud.

Le représentant des criées françaises, dans une interview publiée dans le marin de vendredi prochain, rappelle le rôle majeur que jouent les halles à marée dans la valorisation des produits. Or ces structures sont un peu « malmenées » par la promotion des circuits courts.

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Le 26 janvier 2013

France Inter. Une bonne émission sur l'anguille...

Fabienne Chauvière accueille Eric Feunteun

France Inter. Les savanturiers

Emission du samedi 26 janvier 2013

Pour (ré)écouter cliquer Anguille

Eric Feunteun, écologue marin

Auteur : Le rêve de l'anguille : une sentinelle en danger : petite encyclopédie sur un poisson extraordinaire / Editeur : Buchet Chastel / Parution : 2012

L’anguille est un animal fabuleux. Ce poisson migrateur passe une grande partie de sa vie dans les eaux douces des rivières, mais pour se reproduire, elle a besoin de la mer tropicale.

Aujourd’hui encore, un grand mystère entoure la naissance des anguilles. Personne n’a jamais réussi à observer des adultes pondre… (Elles ne le font qu’une fois dans leur vie), et personne n’a jamais vu d’œuf fécondé… Les chercheurs ont  une piste : des larves âgées de quelques jours ont pu être capturées, dans la mer des Sargasses, du côté du triangle des Bermudes dans les années 20. Depuis, rien. 

On peut donc imaginer que la vie mystérieuse des anguilles européennes a aiguisé la curiosité de plus d’un scientifique.

Eric Feunteun, Professeur d'écologie marine

Eric Feunten est un des spécialistes mondiaux des anguilles. Il est actuellement sur la piste de leur migration…

Professeur d’écologie marine, Eric Feunten est chercheur au Muséum National d’Histoire Naturelle, et directeur de la station marine de Dinard.

Professeur d’écologie marine au Muséum national d’histoire naturelle, Eric Feunteun se passionne pour les anguilles, ces animaux magiques présents sur notre planète depuis trente millions d’années mais actuellement en voie de disparition. Auteur de nombreux ouvrages ou articles de référence sur la biologie des poissons migrateurs, il développe également des enseignements universitaires sur l’analyse de la biodiversité marine et sous-marine. Directeur de la station de Dinard au Centre de Recherches et d’enseignement sur les systèmes côtiers (CRESCO), il est également président du conseil scientifique de l’Agence des aires marines protégées. Eric Feunten est considéré comme l’un des plus grands spécialistes mondiaux des anguilles, dont il défend la survie en tant que patrimoine européen en déclin. Sa mission, sauvegarder ces animaux légendaires qui, pour se reproduire, effectuent un fabuleux voyage de 6 000 km à travers l'océan Atlantique, jusqu'à la mer des Sargasses où ces grands migrateurs vont achever leur vie.

Bibliographie :

    2008 : L’anguille européenne  - Indicateurs d’abondance et de colonisation (ouvrage collectif)
    2011 : Les poissons d’eau douce de France (ouvrage collectif)
    2012 : Le rêve de l’anguille

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Le 25 janvier 2013 

Bretagne et Nord-Pas-de-Calais se battent pour sauver la pêche fraîche

Source : Les Echos 
Par Stanislas Du Guerny et Olivier Ducuing

Les régions réclament la gestion des fonds européens sur la pêche. Le Nord-pas-de-Calais soutient un projet d'élevage de poissons à Boulogne-sur-mer.

L'ambiance a longtemps été morose sur les pontons. Les résultats 2012 de la pêche fraîche dans les six ports de Cornouaille situés dans le sud du Finistère sont d'ailleurs encore en recul de 5,8 % et descendent à 53.000 tonnes de poissons frais débarqués. Ce n'est pas mieux côté chiffre d'affaires puisque les 142 millions d'euros de recettes de l'an dernier sont en baisse de 3,69 %. La chute est continuelle depuis dix ans un peu partout en France, ce qui n'empêche pas les régions de continuer à investir pour tenter de maintenir l'emploi dans ce secteur. Ces derniers jours, les 11 régions littorales ont pris la parole pour rappeler au gouvernement qu'elles tiennent à distribuer les fonds européens pour la pêche dont les modalités vont changer à partir de 2014. « Il est essentiel que nous puissions adapter cet instrument financier pour qu'il réponde aux enjeux de la pêche et de l'aquaculture sur nos territoires », a affirmé Pierre Karleskind, vice-président délégué à la mer de la région Bretagne qui pilote le groupe pêche de l'association des régions de france (ARF). Les fonds européens ont représenté 180 millions d'euros entre 2007 et 2013, mais servent de levier pour mettre en place les aides aux pêcheurs et aux équipements. Première région maritime de l'Hexagone avec près de la moitié de la pêche fraîche débarquée, la Bretagne soutient fortement cette filière. En 2012, elle a consacré 80 millions d'euros au domaine maritime avec notamment un fonds d'investissement pour la pêche. Le retour tant attendu de l'augmentation des quotas de pêche de la plupart des espèces sauvages lui a redonné espoir. « La profession s'est mise en adéquation avec la ressource », affirme Olivier Le Nezet, président du comité régional des pêches de Bretagne. Le Conseil des ministres européen vient de relever les quotas de 2013 pour plusieurs espèces. Pour le sabre noir, par exemple, les volumes de capture pourront augmenter de 40 % en 2013 et de 30 % en 2014.

Plusieurs expérimentations
A Boulogne-sur-Mer, premier port de pêche de l'Hexagone avec 135  navires et 800 marins, professionnels et élus tentent de pérenniser la flotte et les volumes grâce à la modernisation des bateaux. La moitié des coûts de production est liée au prix du gazole. Et le renchérissement des coûts du carburant conjugué avec d'importantes aides européennes d'accompagnement des sorties de flotte, ont contribué à une diminution drastique du nombre des bateaux. Sur le seul créneau des chalutiers de 12 à 24 mètres de long, ils étaient 1. 434 à naviguer sur les côtes françaises en 1995, ils ne sont plus qu'à peine 720. Plusieurs expériences sont conduites pour développer des chalutiers moins gourmands. La Coopérative maritime Etaploise, première coopérative de pêche française (Pas-de-Calais), travaille à la transformation d'un chalutier prototype avec une motorisation hybride qui va faire l'objet d'une expérimentation pendant trente mois. Un autre opérateur, Fromnord, étudie avec le chantier naval Socarenam à la conception d'un nouveau bateau. « Aujourd'hui, les bateaux sont des fers à repasser, des gouffres énergétiques », soupire Jean-Marc Lardier, à la délégation mer et littoral du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais.
L'autre piste est le développement de l'élevage. La Bretagne en possède quelques installations, mais, à Boulogne, la région va plus loin. Elle envisage un investissement de 11 millions dans un projet aquacole pilote pour l'élevage de poissons avec une capacité de 500 tonnes par an. Le dossier a pris beaucoup de retard, il associe Roquette, poids lourd des protéines végétales et de nombreux autres partenaires avec l'ambition de créer de nouveaux marchés au port de Boulogne-sur-Mer.

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Le 23 janvier 2013

La présidence irlandaise œuvrera en vue d’aboutir à un accord sur la réforme de la PCP

Le programme politique de la présidence irlandaise: «Pour la stabilité, l'emploi et la croissance» à télécharger Ici

Accéder au site de la Présidence irlandaise

La présidence irlandaise du Conseil entend parvenir à un accord avec le Parlement européen sur la réforme de la pêche avant la fin du mois de juin.


Alors que l’Irlande prend le relai de la présidence du Conseil, la réforme de la politique commune de la pêche est sur le point d’aboutir. Conformément à son programme de travail, la présidence irlandaise s’est fixée de dégager un accord avec le Parlement européen sur la réforme de la pêche.

Simon Coveney, le ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Marine irlandais, a donné des précisions sur son objectif dans un récent article sur le site web theparliament.com :

« Nous nous réjouissons de prendre la présidence irlandaise, et la réforme de la PCP figurera au premier plan de notre programme de travail. Nous y consacrerons des créneaux dans la plupart des ordres du jour du Conseil de la pêche au cours de cette nouvelle année. J’œuvrerai sans relâche pour parvenir à un accord sur l’ensemble des réformes pendant la présidence irlandaise au premier semestre 2013. Nous nous attacherons à faciliter les négociations entre le Conseil et le Parlement afin d’aboutir à un accord de compromis d’ici juin. »

Cependant, jusqu’où le gouvernement irlandais arrivera-t-il exactement à faire avancer les négociations dépendra du calendrier de l’accord sur le cadre financier pluriannuel (CFP) et celui du Parlement européen. Le règlement de base sera soumis à un vote en première lecture en plénière en février (ou peut-être en mars) au Parlement européen. Le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) doit maintenant être adopté au sein du Comité de la pêche. Suite : cfp-reformwatch.eu
 
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Les priorités de la présidence irlandaise présentées devant les commissions du PE
Les priorités de la présidence irlandaise du Conseil des ministres de l'UE seront présentées aux commissions du Parlement européen par les ministres irlandais cette semaine. Ce communiqué sera mis à jour quotidiennement durant toute la semaine.

Développement régional

La présidence espère que le Conseil trouvera un accord sur la politique de cohésion de l'UE en avril et conclura les négociations avec le Parlement d'ici l'été, de manière à fournir une certitude juridique à tous les acteurs et à permettre la mise en place d'accords de partenariat et de programmes au début de 2014, a déclaré le ministre des dépenses publiques et de la réforme, Brendan Howlin, en commission du développement régional, ce mercredi.

Les députés se sont inquiétés du délai serré des négociations sur la politique de cohésion pour 2014-2020, en raison du retard des pourparlers sur le budget à long terme.

Sous la présidence de: Danuta Hübner (PPE, PL)

Pêche

La principale priorité de la présidence irlandaise est de conclure un accord sur la réforme de la politique commune de la pêche d'ici fin juin, a déclaré le ministre irlandais de la pêche, Simon Coveney, en commission de la pêche, mardi. Les députés ont confirmé que cet accord était essentiel pour que la réforme soit signée et clôturée avant 2014. Ils ont exhorté M. Coveney à convaincre ses collègues du Conseil de sortir de l'impasse les plans pluriannuels de pêche, dont deux sont déjà bloqués depuis 2010 en raison d'un différend juridique entre les institutions, les États membres souhaitant exclure le Parlement du processus de prise de décision pour certains éléments clés de ces plans.

Les députés ont soulevé le problème de l'Islande et des Iles Féroé dont les parts de pêche de maquereaux sont de plus en plus importantes, et ont demandé des sanctions sur la base d'un règlement européen voté l'an dernier. M. Coveney a ajouté qu'il souhaitait également progresser au niveau des accords de partenariat de pêche avec les pays tiers, en particulier ceux en cours de négociation avec le Maroc.

Sous la présidence de: Gabriel Mato Adrover (PPE, ES)

Commerce international

Ouvrir les négociations sur des accords de libre-échange avec les États-Unis et le Japon, mener à terme les négociations commerciales avec le Canada et Singapour, négocier un accord d'investissement avec la Chine et un accord commercial équilibré avec l'Inde, telles sont les priorités-clés de la présidence que le ministre de l'emploi, de l'entreprise et de l'innovation, Richard Bruton, a présentées en commission du commerce international, ce mercredi.

Les députés ont fait part de plusieurs préoccupations, incluant les manquements de la Chine aux règles de procédure anti-dumping et le non-respect par la Russie de ses obligations envers l'OMC.

Sous la présidence de: Vital Moreira (S&D, PT)

Développement

L'aide humanitaire doit être mieux coordonnée et davantage liée au développement à long terme, a déclaré le ministre irlandais du développement, Joe Costello, en commission du développement, mercredi. Un Corps volontaire européen d'aide humanitaire est un "outil exceptionnel" pour élargir les perspectives de l'aide humanitaire, a-t-il déclaré. Les députés ont salué son enthousiasme pour ce projet.

Justice et affaires intérieures

Élargissement de l'UE

Affaires juridiques

Affaires institutionnelles

Transport

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Le 22 janvier 2013

Quand les pêcheurs travaillent, des eurodéputés parlent....

Advances in fisheries reform

Source : Europarlement TV



 

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Le 21 janvier 2013

Du thon rouge pour les petits métiers !
 
Pêche du thon rouge en Méditerranée française et conditions de répartition du quota national (campagne 2013)

Sénat. Question écrite n° 02582 de M. Marcel Rainaud (Aude - SOC) publiée dans le JO Sénat du 18/10/2012 - page 2269

M. Marcel Rainaud attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la situation des pêcheurs petits métiers de la région Languedoc-Roussillon.

La pêche du thon rouge en Méditerranée préoccupe largement la profession des petits métiers, dans une dimension économique, sociale, environnementale.
Les petits pêcheurs se sont vus confisquer depuis des décennies l'accès et l'exploitation du thon rouge par l'industrie des pêches. Le déséquilibre est tel qu'aujourd'hui, 90 % du quota national est détenu par quelques navires, alors que leur segment « petit métier » n'a accès qu'à 10 % des volumes de captures autorisées.

Dès 2013, en raison de la fin du payback (remboursement des dépassements de quotas antérieurs), la France retrouvera une part substantielle de son quota (1 500 tonnes).    Les pêcheurs petits métiers sont inquiets des perspectives de répartition de ce volume qui est par ailleurs d'ores et déjà particulièrement préjudiciable à leur segment, puisque seules 17 tonnes devraient être attribuées aux petits métiers déjà détenteurs de permis de pêche spéciaux (PPS) en Méditerranée française. En outre, l'administration limite l'accès à cette pêcherie en refusant d'ouvrir le nombre de PPS. Plus de 100 petits métiers sont demandeurs de PPS pour 2013.

La question du partage équilibré d'une ressource nationale commune, placée sous la responsabilité de l'État, est au cœur de leurs attentes.

Aussi, ils demandent à accéder à 30 % du ratio de répartition des volumes de captures autorisées et le respect du quota annuel attribué à la France, une intervention auprès de la CICTAT (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique) qui est chargée de la gestion durable de cette espèce

Il souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement sur cette question afin que la quasi-exclusivité de l'exploitation au bénéfice du segment industriel soit revu et corrigé à l'occasion de la réforme en cours de la politique commune de la pêche.

Réponse du Ministère chargé des transports, de la mer et de la pêche
    publiée dans le JO Sénat du 17/01/2013 - page 215

La pêche au thon rouge est encadrée par les recommandations de la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (CICTA). Afin de maintenir le stock de thon rouge de l'Atlantique Est et de Méditerranée, la CICTA a placé cette espèce sous un plan de reconstitution. Les mesures de gestion prévues par ce plan consistent notamment en la limitation des niveaux de capture de thon rouge et en la limitation du nombre total de navires autorisés par chaque État à pêcher cette espèce. Ces mesures de gestion sont reprises et précisées par le droit communautaire. L'évaluation du stock de thon rouge ayant montré une amélioration de la situation de cette espèce, la CICTA a décidé de relever le total admissible de capture de 12 900 à 13 500 tonnes. Ce niveau de capture reste dans la fourchette préconisée par l'avis scientifique, qui était comprise entre 12 900 et 13 500 tonnes, et permet d'adresser un signal positif aux pêcheurs qui ont consenti des efforts importants dans le cadre du plan de reconstitution du stock de thon rouge. Les navires de pêche artisanale jouent un rôle important dans l'économie littorale. Pour cette raison, le plan prévisionnel de gestion de la pêche au thon rouge de la France prévoit de porter à 230 tonnes le quota de thon rouge attribué aux petits métiers de Méditerranée en 2013, au lieu de 98 tonnes en 2012, soit une augmentation de 130 %. Cette augmentation importante de la part du quota de thon rouge français attribuée aux petits métiers permettra à une partie de la flottille de pêche artisanale de Méditerranée de bénéficier de nouvelles possibilités de pêche. Les autorisations européennes de pêche seront délivrées pour les petits métiers de Méditerranée, dans le respect du contingent d'autorisations fixé par les recommandations de la CICTA et les règlements communautaires. Les conditions de répartition de ces autorisations sont en cours de discussion et doivent faire l'objet de concertations approfondies entre professionnels de la pêche. Source : Sénat 

Thon rouge et anguille en Méditerranée : les règles boycottées

Source : Le Marin

Le syndicat professionnel des pêcheurs petits métiers du Languedoc-Roussillon (SPMLR) annonce une désobéissance sur deux pêcheries importantes et symboliques : le thon rouge et l’anguille.

En cause : « La situation catastrophique » de ces entreprises et « l’absence de volonté et de propositions concrètes de la part de l’État ». Le syndicat évoque ainsi « des règles de gestion et de protection qui les condamnent ». En plus d’être « en totale contradiction avec les discours sur la durabilité et la sélectivité ».

L’information a été diffusée ce vendredi 18 janvier à la commission européenne et à l’Iccat (organisation régionale en charge de la gestion du thon rouge).

Télécharger le communiqué du SPMLR

Les petits métiers du SPMLR (400 adhérents) ne veulent plus subir ces décisions inacceptables qui mettent en péril l’avenir de leurs entreprises (80% des pêcheurs en Languedoc Roussillon). Dès 2013, ils iront donc pêcher sans droits, ni quotas et hors périodes d’ouvertures. Leur décision d’entrer dans l’illégalité n’est ni une fin en soi, ni un acte de bravoure, mais l’ultime solution face à des règles et des politiques de gestion qui visent à les balayer.

Pour plus de détails, le SPMLR invite tous les journalistes et les médias intéressés à participer à la conférence de presse qui aura lieu à Valras-Plage (Hérault - 34 350) le samedi 26 janvier 2013 à 18h15 au Palais de la Mer, au terme de son assemblée générale annuelle.

SPMLR
Courriel: spmlr12@yahoo.fr - Tél : 06 04 15 59 17 ou 06 13 29 51 40

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Le 18 janvier 2013

Emploi. Groupement d’employeurs dans la filière pêche

Groupement d'employeurs si Convention collective

Question écrite n° 00212 de M. François Marc (Finistère - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 05/07/2012 - page 1479

M. François Marc attire l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur la pénurie de main-d'œuvre qualifiée dont pâtit actuellement en France le secteur de la pêche, notamment la pêche au large.

Il a en effet été observé que beaucoup de pêcheurs sont amenés à s'orienter vers d'autres métiers tels l'offshore et les ferries qui offrent une certaine régularité des horaires ainsi que de meilleurs salaires.

Dans certains cas, le manque d'effectifs dans la pêche conduit à ce que des bateaux restent à quai. D'une manière générale, la filière pêche s'en trouve fragilisée.

Face au besoin récurrent de main-d'œuvre, la solution organisationnelle du groupement d'employeurs présenterait l'avantage de résoudre un certain nombre de problématiques inhérentes à la filière pêche, telles que le remplacement des marins qui partent en formation, le recrutement des jeunes, le développement d'une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), l'anticipation des besoins des entreprises en matière de personnel,…

Il souhaiterait par conséquent interroger le Gouvernement sur les incitations envisagées pour favoriser, dans le secteur de la pêche, la mise sur pied de groupements d'employeurs.


Réponse du Ministère chargé des transports, de la mer et de la pêche
publiée dans le JO Sénat du 17/01/2013 - page 208

Le Gouvernement est très sensible aux problèmes liés à l'emploi et à la formation professionnelle dans le secteur de la pêche, et reste mobilisé et à l'écoute des besoins de la profession. Les dispositions du code du travail relatives au groupement d'employeurs ont été rendues applicables aux entreprises d'armement maritime depuis la loi n° 97-1051 du 18 novembre 1997 d'orientation sur la pêche maritime et les cultures marines. Sous réserve d'entrer dans le champ d'application d'une même convention collective ou, à défaut, de déterminer celle qui sera applicable au groupement, les entreprises d'armement maritime, dont celles du secteur de la pêche, peuvent ainsi bénéficier des dispositions prévues aux articles L. 1253-1 et suivants du code du travail relatifs au groupement des employeurs. Cette question montre tout l'intérêt pour les partenaires sociaux à la pêche de disposer d'une convention collective étendue qui sera un signal fort en termes de dialogue social et de modernisation du secteur. Cette convention collective pourrait ainsi résoudre un certain nombre de questions relatives notamment à la formation et à l'organisation du métier, et permettre au secteur d'être reconnu comme branche pour la mise en œuvre des dispositions de la loi n° 2008-789 du 20 août 2008 relatives à la représentativité. Le Gouvernement a invité les partenaires sociaux à poursuivre leurs efforts afin de doter rapidement le secteur d'un tel instrument, indispensable pour développer ces groupements d'employeurs. Il ne peut toutefois se substituer aux partenaires sociaux pour négocier une telle convention collective.

Source : Sénat

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Le 17 janvier 2013

Après l’étalement urbain, voici l’étalement marin

L’offshore est la solution pratique pour réduire l’impact et l’emprise des activités humaines sur le littoral. La mer côtière est en voie de colonisation et de privatisation. L’appropriation en est facile ; il n’y a pas de populations indigènes, seulement des organismes aquatiques peu experts en matière de pétitions et de contentieux juridiques. La tendance est à mettre en mer ce qui embête à terre. Les Energies Marines Renouvelables à quelques kilomètres de la côte s’inscrivent dans cette tendance. Elles sont le cheval de Troie d’autres installations et d’autres emprises.

Les promoteurs d’éoliennes offshore et d’hydroliennes sont experts en communication et en sémantique. Ils se présentent comme de paisibles rentiers du vent et des courants. Ils construisent des « fermes » éoliennes et hydroliennes. En vérité, ce sont des usines. Les syndicats d’énergies renouvelables, Areva, EDF, utilisent les mêmes méthodes de communication et de persuasion que pour le nucléaire : concertations restreintes, informations cloisonnées, voyages d’étude et petites promesses particulières, travaux préliminaires, bluff technologique, marginalisation des opposants.

Les éoliennes offshore exposent la sécurité maritime, les oiseaux, les mammifères marins et les ressources halieutiques à des risques multiples et simultanés, avant la construction (dépollution pyrotechnique), pendant la construction, pendant l’exploitation et en post-exploitation. Les bruits peuvent provoquer des lésions des systèmes auditifs et font fuir les mammifères marins et les poissons. Les pales et les lumières tuent des oiseaux ou des chauve-souris. Avec la construction et le redoublement des parcs éoliens offshore de grande dimension, les effets cumulatifs et transfrontaliers sur la faune marine et aviaire sont redoutés. Les contraintes et les garanties financières de démantèlement restent floues.
Les hydroliennes ont une réputation de hachoir à dauphins et à poissons. Il convient de vérifier si elle est justifiée. Pour ce qui concerne le démantèlement, ça s’avère d’ores et déjà corsé. Depuis la mi-septembre 2012, l’hydrolienne d’EDF à destination du site de Paimpol-Bréhat est enlisée dans la rade de Brest. La turbine et sa barge support y ont été accidentellement immergées à la suite de la défaillance d’un treuil. L’ensemble de 850 tonnes gît toujours dans la vase malgré les efforts d’EDF et de ses sous-traitants.

Robin des Bois souhaite un bilan global du fait et du faisable dans ces filières et un renforcement de leur régime juridique dès le stade expérimental. L’examen objectif des coûts économiques et environnementaux, des risques et des bénéfices est aussi nécessaire.

Ce communiqué est diffusé à l’occasion de la séance d’installation du Conseil National de la Mer et des Littoraux du 18 janvier 2013. Ce conseil, dont Robin des Bois est membre, est chargé d’assurer le suivi du Grenelle de la Mer, de veiller à la cohérence des politiques maritimes et de participer aux travaux de prospective et d’évaluation dans les domaines intéressant la mer. Source : Communiqué de Robin des Bois du 17 janvier 2013

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Le 16 janvier 2013

Pétition : Pour amender l'interdiction de rejet.

Auteur : UNSMP, Dachicourt Bruno

À l'attention : des parlementaires européens.

Après le vote de principe du Conseil Européen des Ministres de la Pêche, la commission pêche du Parlement européen a voté le 18 décembre dernier en faveur de la proposition de la Commission Européenne visant à interdire les rejets. Une telle proposition, bien que séduisante au regard du développement durable et en apparence simple, est néanmoins totalement inapplicable en l’état car elle est la preuve de la méconnaissance totale de ce secteur économique.

C’est pourquoi, les professionnels de la pêche s’y opposent pour les raisons suivantes :
  • la règlementation européenne actuelle en matière de sécurité des navires (capacité de charge des navires), en matière de règlementation des pêches (respect du règlement sur les mesures techniques et des quotas) et en matière sanitaire ne le permet pas.
  • le mode de rémunération des marins pêcheurs et la législation sociale ne le permettent pas également. Tout travail méritant salaire, il n’est pas concevable de demander à des marins de travailler, trier, stocker du poisson sans contrepartie financière.
  • toute réduction des rejets doit passer par un effort en matière de sélectivité et de gestion fine des pêches, efforts que les professionnels ont entrepris volontairement ces dernières années mais cela demande du temps et des moyens financiers importants.
  • les Etats qui appliquent une interdiction des rejets dans le monde, le font de manière très limitée, et non globale. Leur expérience doit servir à mettre en œuvre au niveau européen, une politique réaliste, mesurée, qui vise à faire de ce secteur productif un secteur dynamique, durable, pourvoyeur d’emplois et de richesse le long des côtes européennes.
C’est pourquoi, avant de vous prononcer pour ou contre l’interdiction des rejets, l’ensemble des signataires de cette pétition tenaient à vous rappeler quelques éléments essentiels de ce débat.

Pour signer la pétition, cliquer Ici

Illustration : Poisson sacrifié qui terminera sa vie dans un four minotier

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Le 15 janvier 2013

Le rapport de la journée mondiale des pêcheurs 2012 est en ligne

La 15ème journée mondiale des pêcheurs, instituée par le Forum Mondial des pêcheurs et des travailleurs de la pêche, a eu lieu les 23 et 24 novembre 2012 dans l’enceinte du port de pêche de Lorient.

Cette rencontre a été l’occasion d’échanger, de débattre avec les différents acteurs locaux et internationaux de la filière pêche sur l’avenir de la pêche artisanale française à travers la réforme de la politique Commune des Pêches.

Nous portons à votre connaissance le rapport qui relate les interventions et débats lors de ces deux journées.

Cliquer Ici pour accéder au rapport

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14 janvier 2013

Pêche : la réforme décriée

Dossier paru dans Sciences Ouest de janvier 2013, la revue de l'Espace des Sciences de Rennes.

Edito par Guy Danic, Président du CCSTI - Maison de la mer : Une ressource menacée ? Vrai ou faux

La Maison de la Mer à Lorient est née quatre ans après la première Politique commune des pêches de 1983. Nous avons donc été témoins, dès le début, des profondes mutations que le secteur des pêches a subies sur notre territoire breton. Le projet de réforme de la PCP proposé par la Commission européenne est en cours de négociation et devrait entrer en vigueur en 2014.

Il répond à des enjeux majeurs tels que la préservation des ressources halieutiques, la durabilité de l’activité des pêches, la garantie de produits de la mer sains et de qualité. Ses impacts sont environnementaux, économiques, sociaux et territoriaux.

Ce dossier permet d’analyser et de comprendre la complexité de la pêche et de sa gestion : l’évolution des pratiques des pêcheurs, les travaux de recherche et de suivi pour préserver la ressource, la pression des organisations environnementales pour influencer les décideurs politiques et les opinions citoyennes.

Edito
Une ressource menacée ? Vrai ou faux

Dossier
La pêche sous haute tension
On ne pêche pas partout pareil !
Les chercheurs aussi montent à bord
Lutte dans les eaux profondes
Pêche spéciale gros poissons !
Les pêcheurs sont sur le pont
Écologie : amie des poissons ?
Construire la pêche de demain
Pour en savoir plus

Lire le dossier.

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Projet de budget 2013 : Sécurité et affaires maritimes, pêche et aquaculture

Rapport fait au nom de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire sur le projet de loi de finances pour 2013 (n° 235),
Par M. Christian Eckert,
Rapporteur Général,
Député

Annexe N°14

Écologie, développement et aménagement durables

Sécurité et affaires maritimes, pêche et aquaculture

Rapporteure spéciale : Mme Annick Girardin
Députée

Pour télécharger le document, cliquer : Assemblée Nationale

Extrait...

L’intégration de la Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture au sein du ministère chargé de l’Écologie s’est traduite par une modification de la maquette pour le programme 205 Sécurité et affaires maritimes. Rebaptisé Sécurité et affaires maritimes, pêche et aquaculture, le programme inclut l’ancienne action 16  Gestion durable des pêches et de l’aquaculture du programme 154 Économie et développement durable de l’agriculture, de la pêche et des territoires. Ce changement, qui s’est accompagné de la création d’un ministère délégué à l’économie maritime et à la pêche, permet d’obtenir une vision budgétaire plus cohérente de la politique maritime

Le volet sécurité et affaires maritimes représenterait, pour 2013, 142,7 millions d’euros en autorisations d’engagement et 142,2 millions d’euros en crédits de paiement, soit plus de 73% des crédits du programme. Ce volet accuse une baisse 2 % en autorisations d’engagement et 3 % en crédits de paiement par rapport à la LFI pour 2012.

Le volet pêche et aquaculture représenterait pour sa part 52 millions d’euros en autorisations d’engagement et crédits de paiement pour 2013, ce qui constitue une baisse plus conséquente de 7 % en autorisations d’engagement et 10 % en crédits de paiement. Ce projet de budget vise néanmoins, à travers la poursuite des grandes missions du ministère, à préserver le cœur de métier des affaires maritimes.

II.– LE VOLET PÊCHE ET AQUACULTURE

Le nouveau volet « pêche et aquaculture » du programme 205 (action 6) s’inscrit dans le cadre des objectifs généraux de la politique commune de la pêche (PCP), visant à favoriser une exploitation durable des ressources aquatiques. Il est fondamental de rappeler combien cette politique est liée à la réglementation européenne. La marge de manœuvre nationale est en effet extrêmement réduite, et les moyens financiers de l’État servent avant tout à se conformer aux obligations de la France en la matière.

La répartition des crédits répond donc aux objectifs de la PCP, soit que les crédits de l’État  viennent en contrepartie de l’Union européenne (Fonds Européen pour la Pêche), soit que l’UE participe aux dépenses engagées par l’État pour la mise en œuvre de certains règlements (contrôle des pêches), soit au cas par cas par le biais de la  validation des aides d’État notifiées à la Commission européenne.

A.– LA BAISSE RELATIVE DES CRÉDITS DE L'ACTION  GESTION DURABLE DES PÊCHES ET DE L'AQUACULTURE

Pour 2013, 52 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement sont demandés au titre de cette action. Le projet de budget 2013 pour la pêche et l’aquaculture connaît ainsi une diminution de 7,3 % en autorisations d’engagement par rapport à la dotation de 2012...

1.– Des crédits fortement liés à la situation des entreprises de pêche 
2.– Les moyens destinés au contrôle des pêches maritimes
3.– Le financement de la recherche et du suivi scientifique

B.– LA PÊCHE ET L'AQUACULTURE EN QUÊTE DE PERSPECTIVES

Les auditions menées dans le cadre du rapport spécial, ainsi que le déplacement effectué sur le port de pêche de Dieppe le 5 octobre 2012 ont permis de mesurer combien le secteur des pêches en France souffre de l’absence de projet clair pour l’avenir et reste pénalisé par le manque de structuration de la filière. 

1.– Les incertitudes sur la réforme de la PCP

La politique commune de la pêche est entrée en vigueur en 1983. Après une première révision en 1992, une deuxième réforme de la PCP a été adoptée en décembre 2002. Celle-ci devait prendre fin après une période de dix ans. Cette dernière réforme avait préservé les acquis fondamentaux en matière d’accès à la ressource mais avait substantiellement restreint le soutien aux investissements. Par ailleurs, elle prévoyait un renforcement des outils de gestion de la ressource et des politiques de contrôle, tout en améliorant les modalités de participation des professionnels à l’élaboration de la PCP.

Les retards pris dans les négociations de la future PCP (le vote du règlement de base, initialement prévu le 8 octobre n’a pu aboutir) risquent de décaler son entrée en vigueur à 2014, tandis que la PCP de 2002 sera prolongée d’autant. 2014 est également la date d’entrée en vigueur du nouvel instrument financier visant à remplacer le FEP : le Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP).

Le détail des crédits retracés dans le rapport spécial montre combien la PCP encadre le secteur de la pêche dans son ensemble. Du fait de la communautarisation de la politique des pêches, c’est la question du modèle économique choisi pour le secteur qui est actuellement en débat.

Plusieurs mesures proposées et voulues par la Commission sont en effet fortement défavorables au modèle économique des pêches maritimes françaises.

Deux aspects sont remarquables en France : 
– l’importance de la pêche artisanale : la petite pêche côtière représentait en 2011 45 % des effectifs ;
– le poids économique de la pêche au chalut qui représente de loin le plus gros volume des ventes (en tonnage et en valeur) sous criée en France.

Or les mesures d’interdiction des rejets, d’instauration de quotas individuels transférables, d’atteinte du rendement maximum durable des stocks dès 2015, sont en l’état difficilement acceptables pour les pêcheurs français.

Quant au nouvel instrument financier il devrait, entre autres, soutenir l’innovation, le transfert de connaissance et le partenariat entre professionnels et scientifiques, le développement local, la récolte et la diffusion des données ainsi que l’amélioration des systèmes de contrôle. Mais ces orientations restent floues et le projet de règlement est fortement discuté par le Parlement européen, acteur incontournable dans ce domaine depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne.

Un document de travail (Alain Cadec), récemment présenté au sein de la commission pêche du Parlement se montre ainsi très critique vis-à-vis des propositions de la Commission et insiste sur la nécessité de financer des mesures d’aide à la construction de nouveaux navires. Un pas important a été franchi récemment dans ce sens. Le 24 octobre 2012, les ministres européens de la pêche ont voté en faveur des aides à la flotte, dans un compromis prévoyant que les États puissent y consacrer 15% de leur enveloppe nationale. Le Parlement devra se prononcer sur le sujet à la fin du mois de novembre 2012.

Une dotation de 6,6 milliards d’euros est prévue pour le FEAMP. Cette enveloppe, qui doit couvrir la période 2014-2020, cristallise donc des conceptions radicalement opposées de ce que doit être l'avenir de la pêche pour les flottes européennes. 

Rappelons que, pour la période 2007-2013, ce sont plus de 703 millions d’euros de crédits publics (nationaux et européens) qui auront accompagné les secteurs de la pêche et de l’aquaculture.

2.– La structuration de la filière : une ambition nécessaire pour le secteur des pêches en France Contrairement au secteur de l’agriculture, la pêche connaît une rupture
forte entre les acteurs de la production et ceux de la commercialisation. Il est fréquent de  constater que les pêcheurs ne s’intéressent pas suffisamment à la valorisation des produits qu’ils débarquent. 

Face à ce constat, la réforme de l’organisation professionnelle de la pêche finalisée en 2010 avait notamment pour objectif la constitution d’une interprofession de la pêche, élément majeur pour structurer la filière française et répondre de façon coordonnée et efficace aux évolutions économiques du secteur.

Compte tenu de l’absence de tradition en matière de dialogue et d’actions concertées entre les différentes familles professionnelles, et de la complexité du dispositif interprofessionnel, il a paru nécessaire à la Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture, d’engager les différents partenaires dans un projet commun débouchant plus rapidement. La mise en œuvre d’une marque collective permettant de mieux identifier et valoriser la pêche française dans un contexte de très forte concurrence des produits importés s’est ainsi imposée comme un projet porteur.

Une association dédiée, France Filière Pêche (FFP), regroupant tous les maillons de la filière, a ainsi été constituée, en mars 2010, avec pour objet la gestion et la promotion de la marque collective. Dans ce cadre, un cahier des charges a été élaboré par un groupe de travail et validé par les différentes familles.

Sur cette base, les principales enseignes de la grande distribution ont signé, en mai 2011, un engagement à verser à FFP, dès 2012 et pour cinq années, un montant de l’ordre de 30 millions d’euros. Les adhérents professionnels doivent également cotiser au fonds.

Le 13 septembre 2012, la marque « Pavillon France » a ainsi été lancée.  Il s’agit de la première marque nationale identifiable des produits de la pêche fraîche, pêchés sous pavillon français.

L’action de cette association porte également sur la promotion des pratiques qui contribuent à la préservation des ressources halieutiques, et sur l’aide au développement des connaissances et expériences dans les domaines techniques, scientifiques et commerciaux. Le 28 septembre 2012, le Conseil d’administration de FFP a ainsi retenu les 9 projets qui bénéficieront de l’enveloppe de 5 millions d’euros dédiée à l’appel à projets « amélioration de la sélectivité des engins de pêche et économie d’énergie ». 

Financée uniquement par le biais de concours d’origine privée, une attention particulière devra être portée quant à la coordination entre les politiques menées par FFP et les initiatives étatiques en faveur du secteur.

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Retour sur la Revue de Presse 2012

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