jeudi 29 novembre 2012

Mortalité 2012. Arcachon : Mondial de l’huître japonaise !

Arcachon : Congrès mondial de l’huître japonaise !

Le Comité régional de la conchyliculture d’Arcachon organise pendant 4 jours le Congrès Mondial de l’Huître... De l’huître japonaise dont la France est devenue le plus grand ambassadeur dans le monde....

Les infos sur les mortalités 2012 en bas de page...

Effet domino

25 nations ostréicoles se sont donné rendez-vous à Arcachon, au chevet de l’huître japonaise à l'agonie partout dans le monde. Sortie de son berceau nippon à partir des années 1960 (1), l’huître japonaise va conquérir de nombreux territoires tant à l’élevage qu’à l’état sauvage (classée espèce envahissante sur les côtes européennes). Au tournant de sa 50e année d’exil, la japonaise est frappée de mortalité inquiétante. Les jeunes huîtres qui supportent des températures supérieures à 25°C dans leur patrie d’origine, trépassent au-dessus de 16°C dans les eaux européennes. De 50% à 100% de mortalité chez les naissains de japonaise depuis 4 années.

Effet domino : Mortalité importante à partir du printemps 2008 en France, puis Espagne et Irlande. Ensuite Angleterre, Portugal, Maroc, Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie, Australie, Hollande, Brésil,...

Il faut rendre à César ce qui est à César !

Il faut rendre à César ce qui est à César, lui qui aimait tant les fameuses huîtres de Saintonge et de Gascogne. Non pas les huîtres creuses japonaises, ces Crassostrea gigas qui font actuellement débat depuis les fortes mortalités de naissains. Mais, les huîtres plates qui peuplent depuis des millénaires les côtes européennes, ces Ostrea edulis au nom de « Belon », « Cancale », « Marennes », « Gravette » ou « Bouzigues » qui ont ensuite garni les tables royales pendant des siècles... et dont le civet faisait le régal des papilles au Moyen-âge...

Autres contrées, autres huîtres.... En zones tropicales, les huîtres de palétuviers règnent en maitre dans les mangroves. Produit de la cueillette, d’une grande richesse alimentaire pour les communautés littorales, l’huître de mangrove, Crassostrea rhizophorae, est rarement comptabilisée dans les statistiques officielles....

Si le Japon est l'un des producteurs historiques d'huîtres, le Sénégal, lui commence à s'inscrire dans l'histoire. L'une de ses représentantes, Aramatoulaye Diatta l'explique dans l'article de Sabine Menet de Sud-Ouest : Ici, c'est comme ça qu'on élève

« Il y a peu, on faisait encore la cueillette des huîtres. Aujourd'hui, nous nous modernisons et installons des bassins de captage. » Élevées à même le sol ou sur des supports (guirlandes, coquilles, tuiles, pneus), les huîtres Sénégalaises sont un produit de luxe dans le pays. « Depuis 2004, les femmes se lancent dans l'exploitation, qui reste encore individuelle. Nous commençons à nous organiser en filières comme les groupements d'intérêts économiques. » Au Sénégal, les huîtres sont prisées séchées et fumées.

Espérons que Aramatoulaye Diatta n'aura pas la mauvaise idée de ramener du naissain d'Arcachon dans ses valises !

Le risque, c'est de contaminer un secteur sain avec des huîtres porteuses d'agents pathogènes.


Ecloseurs et ostréiculteurs français de Gigas à la conquête du monde...


Pour quelques ostréiculteurs charentais, le Far West est irlandais. Exemples.

Quinze heures de ferry, et 1 200 kilomètres de bitume séparent Benoît Massé de Nicolas Tessier. L'un et l'autre sont ostréiculteurs. L'un et l'autre sont originaires de Charente-Maritime. L'un et l'autre posent leur horizon professionnel sur la côte irlandaise. Mais chacun avec un regard et une activité qui lui est propre.

Chez Nicolas Tessier, le sujet est abordé de la manière la plus radicale qui soit. Appréhender la conchyliculture irlandaise a consisté à vendre l'entreprise familiale qu'il exploitait à Etaules, en plein cœur du bassin de Marennes-Oléron, pour aller s'implanter dans ce qu'il qualifie de « Far West » irlandais. C'est à Clew Bay, une baie qui lèche les pieds de la petite ville de Newport, dans le comté de Mayo, qu'il a transféré son savoir-faire. Au nord-ouest de l'Irlande.....

Denis des Touches élève ses huîtres dans la région d'Algarve. Une histoire de famille

Quand Sébastien Béguilhas a quitté le Portugal au milieu des années 1960, il ne savait pas qu'il y reviendrait un jour. Il ne savait pas non plus qu'il y retournerait pour y faire pousser des huîtres. Il était jeune et il voulait juste fuir le régime dictatorial de Salazar qui voulait l'envoyer mener une guerre coloniale en Angola.

C'est ainsi qu'il s'est, après de multiples péripéties, marié sur le bassin d'Arcachon où il est devenu ostréiculteur, aujourd'hui associé avec son gendre Denis des Touches au sein d'Ostréatlantique, sur le port du Rocher à La Teste-de-Buch.

Désormais, Sébastien Béguilhas va au Portugal environ six fois par an, tout au Sud, en Algarve, dans la lagune de Valdelama. Là-bas, via la société Ostrea Select, les deux ostréiculteurs font pousser tout leur stock d'huîtres nées dans le Bassin avant de les ramener à la maison pour les affiner et les vendre.... 

Contrôle du transfert des coquillages

Le Mondial de l'huître soulève les questions sensibles de contrôle du transfert des coquillages et de la biosécurité, en cas de présence d'agents infectieux.

Le risque, c'est de contaminer un secteur sain avec des huîtres porteuses d'agents pathogènes.

En Indonésie, l'huître japonaise se développe dans la mangrove...

... il n'y a pas sur la planète une, mais des ostréicultures, et autant de pratiques d'élevage de Crassostrea gigas, l'huître japonaise. Et si les écarts culturels soulignent ces différences, un dénominateur commun réunit toutefois l'ensemble de ces producteurs : le souhait de confronter leurs expériences à travers la passion pour leur produit.

S'il est un sujet entre mille qui rapproche toutes les sensibilités de ce parterre, c'est bien la mortalité des huîtres et les agents pathogènes qui lui sont associés. Entre les virus, les bactéries, les parasites, le vétérinaire du laboratoire Génétique et pathologie de l'Ifremer, Tristan Renault, liste une dizaine d'indésirables microbes. Ils répondent aux « doux » noms d'herpès virus, perkinsus, martelia et autre bonamia. Il y a les maladies dangereuses pour l'huître. Il est d'autres infections sensibles pour l'homme, telle que la phycotoxine ASP, ou les norovirus. « Pour réduire l'impact de ces maladies infectieuses, il est difficile d'utiliser l'approche classique développée pour d'autres espèces. » On ne vaccine pas une huître, comme on ne badigeonne pas le milieu marin de sirop contre la toux ! En revanche, les chercheurs recommandent d'agir sur les transferts de coquillages entre les bassins de production, au cours de leur cycle d'élevage. De les freiner, sinon bloquer, en cas de crise.

La question de la biosécurité est posée sans détour, et le secrétaire général du Comité national conchylicole, Sébastien Chantereau, renvoie un message limpide : « Ces mouvements de coquillages sont vitaux pour la profession. Elle s'est construite autour de ces transferts. » Briser ces logiques reviendrait à bouleverser en profondeur des circuits de production bien définis.

Un auditeur portugais qui n'a pas envie de verser dans le politiquement correct interroge : « Eu égard aux problèmes que rencontre la production française avec l'herpès virus, ne faudrait-il pas des contrôles plus agressifs sur le transfert de ces huîtres d'un site vers un autre ? » La parade existe. Un état de l'Union européenne qui démontre que le virus ou tout autre agent pathogène n'a pas colonisé son littoral peut stopper les entrées de coquillages en provenance de zones infectées. Mais la garantie n'est pas absolue, exprime en substance le chercheur italien Fulvio Salati.... D'après un article de Philippe Baroux dans Sud Ouest : La japonaise parle au monde entier

Philippe Favrelière (mise à jour le 30 novembre 2012)

(1) Dans les années 1920 : Les premiers transferts d'huîtres japonaises vers la côte Ouest de l'Amérique du Nord 

Autres articles :

Photographie : Sénégal. Une femme de la région de mangrove du Sine Saloum décoquille des huîtres de palétuviers
    Demandez le programme.... 

    Le Congrès mondial de l’huître s’ouvre demain à Arcachon (Le Marin)

    Sur cinq jours, du mercredi 28 novembre au dimanche 2 décembre, se tient à Arcachon le premier Congrès mondial de l’huître.

    Un défi que s’était lancé le comité de la conchyliculture Arcachon Aquitaine, et qui n’était pas gagné d’avance. Soutenues par le Comité national de la conchyliculture et en partenariat avec l’Ifremer, ces rencontres permettront aux ostréiculteurs, chercheurs, associations, institutions… d’une vingtaine de pays d’échanger réflexions et retours d’expérience, entre plénières et ateliers.

    Où en est-on sur les épizoties ? Les améliorations génétiques ? La qualité de l’eau ?

    S’ouvrir sur ce qui se fait ailleurs quand on traverse une crise : une belle initiative pour élargir les perspectives de la filière.

    Le dossier du participant, cliquer Ici pour le télécharger 

    Pour plus d'informations, cliquer Congrès Mondial de l'Huître

     

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    Revue de presse

    Le 4 décembre 2012


    Le président des ostréiculteurs d'Arcachon-Cap-Ferret dresse un bilan très positif du congrès mondial de l'huître qui vient de s'achever.

    Olivier Laban a été décoré, samedi, par Alain Juppé, maire de Bordeaux.

    Olivier Laban, le président des ostréiculteurs d'Arcachon-Cap-Ferret, est à l'origine du premier congrès mondial de l'huître, qui s'est tenu la semaine dernière sur le Bassin. En attendant que les interventions du congrès ne soient compilées puis publiées, Olivier en dresse le bilan dans les allées de Cabanes en fête, à Andernos-les-Bains.

    « Sud Ouest ». Olivier Laban, quel était, selon vous, l'élément le plus important durant ce congrès ?

    Olivier Laban. Pour que ce congrès soit réussi, il était important d'avoir trois ou quatre producteurs par continent. Mais faire venir des Irlandais, des Portugais ou des Italiens, c'est pas très compliqué, mais les ostréiculteurs des antipodes, c'est déjà plus difficile. Or, l'objectif a quand même été atteint avec 25 pays représentés et 370 personnes inscrites. Et puis un courant est passé d'emblée, dès après la cérémonie d'ouverture. Tous les congressistes étaient ravis, les scientifiques comme les producteurs.

    Qu'avez-vous pensé des échanges scientifiques qui ont eu lieu ?

    Bon, c'est pas avec deux jours de conférence qu'on allait trouver le remède pour éviter les mortalités de nos jeunes huîtres (1) ! Mais nous avons appris des choses.

    Quoi par exemple ?

    Le programme Score de sélection génétique lancé en France est plutôt décrié. Mais des pays ont initié des choses similaires depuis longtemps, les Néo-Zélandais par exemple. Ensuite, les scientifiques ont mis en garde les producteurs contre la monoculture. Nous cultivons presque tous la gigas, qui a déjà connu deux épizooties. Or, elle représente 90 % des huîtres dans le monde et si elle venait à disparaître, que faisons-nous ?

    Qu'avez-vous remarqué encore ?

    Les philosophies changent d'un pays à l'autre. En France, surtout dans les bassins naisseurs, l'ambition est de reconstituer les gisements d'huîtres naturelles. Le programme Score doit trouver une souche génétique d'une huître diploïde (c'est-à-dire non stérile contrairement à la triploïde, NDLR) résistante pour repeupler les bassins. Chez les Anglo-Saxons, les huîtres naissent en écloserie et sont ensuite mises en parc. Ils sont pragmatiques. Les Français sont plus fuyants, même si beaucoup pensent comme les Anglo-Saxons.

    Avez-vous découvert des modes de culture de l'huître ?

    Bien sûr. Les Mexicains ont un système de poches flottantes où les huîtres sont constamment brassées. C'est intéressant. Chez nous, elles sont attachées à des chantiers.

    Pourquoi avoir passé le relais aux Australiens en fin de congrès ?

    Dans toutes les discussions depuis février 2012, j'ai essayé de faire ressentir aux pays invités qu'il faudrait pérenniser cet événement et même mettre en place un réseau dans le monde. Voilà pourquoi il faut que le prochain congrès, dans deux ans, ait lieu dans un autre pays. Les Australiens ont été les premiers à dire oui. D'autant plus qu'ils ont un grand colloque scientifique dans deux ans qui traitera beaucoup de l'huître. Nous, les Arcachonnais, nous n'avons rien à leur vendre, nous voulons juste préserver le concept et la marque « Oyster World Congress ».

    Mais pourquoi ne pas garder ce congrès à Arcachon ?

    Ça n'a pas d'intérêt. Ce congrès mondial doit s'exporter. Il doit tourner dans le monde et créer une émulation. C'est important pour la pérennité de nos métiers. Je l'ai fait à Arcachon parce que je suis d'ici. Mais au départ, je voulais que le Conseil national de la conchyliculture porte ce projet, pour que ce soit la France.

    Peu d'ostréiculteurs arcachonnais sont venus au congrès, non ?

    C'est vrai. En fin de semaine, beaucoup préparent le marché du week-end, c'était de bonnes marées et puis nous sommes début décembre, il y a du travail. Nous avons choisi cette date pour l'accoler à Cabanes en fête. Après, nul n'est prophète en son pays mais c'était intéressant pour la profession. Les ostréiculteurs arcachonnais en auront des retombées, et c'est tout ce qui m'intéresse, même si mes collègues ne voient pas toujours où je veux en venir…

    En conclusion, quelle est la chose que vous retenez du congrès ?

    Quel que soit le lieu où il travaille, l'ostréiculteur est un être humain qui est animé par cette même passion du produit et du métier. Et il se pose les mêmes questions partout. Quand je reprends des procès-verbaux des réunions d'ostréiculteurs du Bassin dans les années 60, eh bien ce sont les mêmes interrogations ! Nous sommes toujours dans les mêmes inquiétudes et les mêmes préoccupations. Mais d'un pays à l'autre, l'huître fascine celui qui la cultive. Voilà pourquoi nous n'avons pas croisé durant le congrès des industriels.

    (1) Depuis quelques années, un herpès virus décime les jeunes huîtres quasiment partout dans le monde.

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    Le 1 décembre 2012 

    Arcachon : le premier Mondial de l'huître s'achève dans un concert de louanges (Sud Ouest) 

    Le premier Mondial de l'huître s'est refermé ce vendredi soir au palais des congrès d'Arcachon

    Le premier Mondial de l'huître s'est refermé ce soir au palais des congrès d'Arcachon, lorsque le président du Comité régional conchylicole Arcachon-Aquitaine Olivier Laban, a tendu le témoin (ou plutôt symboliquement la barre d'un navire) à Bruce Zippel, le président des ostréiculteurs australiens, qui est sorti des rangs pour organiser dans deux ans la deuxième édition. De retour dans son pays, il consultera les siens pour jauger leur envie de programmer ce rendez-vous.

    Les ostréiculteurs arcachonnais et le Comité national de la conchyliculture qui conviaient depuis mercredi les professionnels, les scientifiques, et les représentants des institutions des cinq continents à croiser leurs regards sur les problématiques qui agitent la filière, eux, ont bel et bien réussi leur pari. Des échanges nourris, précis, riches, que tous ont salués à l'heure des bilans.

    Le rapport final sur l'état et l'avenir de l'ostréiculture, pour n'évoquer que celui-ci, dressé par le chercheur de l'Ifremer René Robert et par Yves Harache (de l'European Aquaculture Society) éclaire sur ce que fut cette densité.



    lundi 26 novembre 2012

    Poisson en circuit court : Réponse du 1er Prud’homme à la Présidente de WWF

    Marché du poisson court-circuité !

    Le WWF développe un outil pour promouvoir la commercialisation en circuits courts des produits de la pêche

    Suite au questionnaire adressé par le WWF aux pêcheurs (cf article de l'Encre de Mer : Les pêcheurs s’inquiètent de la réorganisation du marché par des ONG comme le WWF)...

    Didier Ranc, prud’homme pêcheur de La Seyne-sur-mer dans le Var fait la réponse ci-après :

    Madame la Présidente,

    Votre brochure attire pour moi quelques remarques :

    Je pense quelle s’adresse tout d’abord à la petite pêche côtière, (bateau de moins de 12 m, qui sortent quelques heures en mer par jour, et qui vendent le produit de leur pêche dès qu’ils sont à quai). C’est mon cas !

    La petite pêche côtière pour vivre et maintenant pour survivre doit être tout ce qu’il y a de plus polyvalent.

    A travers les mesures que la Commission Européenne a prise, à la demande du WWF et d’autres organisations écologiques, plus de 50% des engins de pêche utilisés par la petite pêche côtière de Méditerranée, depuis la nuit des temps, ont été interdits.

    Quelques exemples :
    - La thonaille et tous les autres filets maillant dérivants jusqu’à celui qui sert à pêcher des sardines (!)
    - Les petits filets côtiers qui servaient à pêcher le thon ainsi que la mise hors normes de tous les filets de poste les rendant en partie inutilisables.
    - Le passage avant la fin de l’année 2012 de la maille du GANGUIS à 40 mm au carré ou 50 mm étiré assimilant cet engin à un chalut, ce qui va entrainer la disparition de ce métier.

    Il reste pour travailler aux petits pêcheurs les filets de fond (trémails), les palangres, et les casiers qui servent à exploiter les mêmes espèces sur les mêmes zones de pêche, en clair à surexploiter et à commercialiser le peu de ressource ciblée qui reste disponible dans la mer.

    Le WWF avec d’autres ONG à, en outre, fait pression sur les GMS, pour boycotter certaines espèces comme le THON ROUGE faisant perdre principalement le bénéfice du circuit court de cette clientèle à la petite pêche côtière.

    Le WWF veut maintenant promouvoir ce qui nous reste à pêcher en développant les circuit courts ?

    Les petits métiers de Méditerranée n’ont pas attendu le WWF pour avoir depuis toujours occupé l’espace « circuit court ».

    Faire la promotion, c’est une nouvelle fois organiser le pillage de ce qui reste autorisé à pêcher, hors quota, pour je vous cite: « goûter un monde meilleur ».

    Si le WWF veut aider les petits pêcheurs à vivre décemment de leur métiers, il doit tout d’abord revoir sa position quant au QIT*, à l’aquaculture et à la pêche minotière.

    Il doit aussi et surtout œuvrer pour rétablir la POLYVALENCE de la petite pêche dans son INTEGRALITE et promouvoir en particulier les espèces oubliées.

    En ce qui concerne la valorisation du métier de petit pêcheur, et de pêcheur en général, il faut faire très vite, l’espèce est en voie de disparition, il reste bien encore quelques individus qui détiennent «  le savoir faire », mais ils sont vieux et le temps est compté.

    Le consommateur serait à la recherche de produits sains, bons, à des prix abordables....

    Suite sur l'Encre de Mer : Réponse d’un prud’homme pêcheur au WWF

    Autres articles :

    Pour aller plus loin...

    Le 30 Avril 2014

    Bien choisir son poisson

    Guide d’achat Poisson

    Poisson sauvage ou d'élevage, en filet ou entier... Le choix est vaste face à l'étal du poissonnier.

    Source : UFC Que Choisir par Florence Humbert

    10 points clés pour bien choisir son poisson.

    1. Achetez de préférence des poissons sauvages

    Ils vivent dans la nature et ne grandissent pas dans des cages surpeuplées comme la plupart des produits d’élevage. Seul point noir : ils sont parfois contaminés par des résidus toxiques, méthylmercure et PCB. Pour éviter les risques liés à ces substances, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) recommande de consommer du poisson deux fois par semaine en associant un poisson à forte teneur en oméga 3 et un poisson maigre.

    2. Consommez local

    Privilégiez les poissons issus de la pêche française. Ils sont plus frais, car ils n’ont pas parcouru des milliers de kilomètres avant de parvenir dans votre assiette. De plus, vous contribuez à soutenir une filière souvent artisanale et à maintenir l’emploi sur nos côtes.

    3. Respectez les saisons

    Comme pour les fruits et les légumes, la saisonnalité est un critère de qualité et de durabilité important. Poissons, coquillages et crustacés sont bien plus goûteux et moins chers durant leur pleine saison.

    4. Évitez les crevettes tropicales

    Pour répondre à une demande croissante, leur élevage s’est intensifié dans les pays du sud-est asiatique ainsi qu’au Brésil, au Mexique et en Équateur, dans des conditions environnementales et sociales le plus souvent déplorables. Il existe toutefois quelques productions plus responsables. Elles sont essentiellement originaires de Madagascar.

    5. Sélectionnez des poissons entiers plutôt qu’en filets

    Ils sont moins chers et c’est le seul moyen de s’assurer de leur fraîcheur (œil clair et transparent, peau tendue, écailles brillantes, etc.).

    6. Variez vos menus

    Plusieurs centaines d’espèces fréquentent les eaux européennes. Une diversité qui ne se retrouve pas dans nos assiettes où l’on privilégie le plus souvent le saumon, le cabillaud ou les crevettes importées. Dommage, car en élargissant ses choix à des poissons méconnus (tacaud, sébaste, plie, chinchard, maigre, congre, etc.), on peut contribuer à une exploitation plus équilibrée des ressources marines.

    7. Profitez des « bonnes occasions »

    Il en existe chez tous les poissonniers en fonction des saisons et des arrivages. On peut se faire plaisir à moindre coût, pour peu que l’on ne se cantonne pas aux espèces nobles. N’hésitez pas à congeler une partie de vos achats, pour profiter au mieux des cours lorsqu’ils sont à la baisse.

    8. Fournissez-vous plutôt chez les poissonniers, en boutiques ou sur les marchés

    Ce sont des professionnels et leur approvisionnement en flux tendu leur permet de suivre étroitement la qualité et la fraîcheur de leurs produits au rythme des arrivages et des marées.

    9. N’oubliez pas les huîtres, moules et autres mollusques

    L’homme a appris de longue date à les élever sans intrants, en s’appuyant sur la ressource naturelle que lui prodigue le milieu marin.

    10. Ne vous fiez pas aveuglément aux guides pour acheter des poissons « durables »

    Souvent publiés par des organisations environnementales, la plupart distinguent les espèces menacées, et donc à éviter, de celles que l’on peut consommer sans risque. En réalité, les choses ne sont pas si simples. Une espèce donnée peut être surexploitée dans un secteur alors que les stocks sont abondants dans une autre zone.

    Suivi du dossier de Florence Humbert sur les Produits de la mer

    Sauvage ou élevage

    Quels poissons mangerons-nous pour demain ?

    Les réserves en poissons ne sont pas inépuisables. Telle est la prise de conscience de ces dernières années. Certaines des mesures prises face à la raréfaction de la ressource commencent à porter leurs fruits. Mais les avis divergent sur les solutions à adopter pour des productions durables.
     

    Suite de l'article sur le site de Que choisir

    Ou cliquer Ici pour lire l'article dans le numéro de mai 2014 de Que Choisir Mensuel

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    Le 19 Mai 2014

    Commercialiser la pêche locale

    Cette publication présente quelques-unes des pistes et outils que les pêcheurs et autres acteurs locaux peuvent utiliser pour améliorer la commercialisation de la pêche locale avec l’aide de leur Groupe d’action locale pêche (FLAG). Nous allons commencer par examiner pourquoi la commercialisation des produits issus de la pêche locale doit être améliorée ainsi que quelques-uns des avantages qui en découleront. Nous nous pencherons ensuite sur le rôle spécifique des FLAG et sur l’aide qu’ils peuvent apporter au développement de projets de commercialisation.

    Pour terminer, nous présenterons deux approches innovantes pour améliorer de la commercialisation à l’échelon local (la vente directe et les CSF – Pêcheries soutenue par la communauté/Community Supported Fisheries) ainsi que trois outils pratiques qui peuvent être utilisés pour améliorer l’efficacité de la stratégie de commercialisation : les outils numériques,  les activités axées sur l’expérience ainsi que les labels et les marques.

    Les différents thèmes développés dans la présente publication ont été identifiés dans le cadre de la préparation du séminaire FARNET « Commercialiser la pêche locale » organisé en juin 2013 à Stockholm. Avant l’évènement, les FLAG participants ont en effet été interrogés via une enquête visant à identifier les différents thèmes des groupes de travail du séminaire. Les discussions et les conclusions de ces groupes de travail ont alimenté une grande partie de la présente publication.

    Sommaire

    En bref ..... 3
    Comment utiliser ce guide ? ..... 3
    1. Pourquoi améliorer la commercialisation de la pêche locale ? ..... 4
    2. Quel soutien les FLAG peuvent-ils apporter ? ....... 6
    3. Pistes, astuces et conseils : cinq boîtes à outils ........ 11
    3.1 ● Vente directe, les bases ........ 12
    3.2 ● Circuits courts : pêcheries soutenues par la communauté et « paniers de poissons» » .... 24
    3.3 ● Le marché numérique ...... 32
    3.4 ● Les zones de pêche et l’économie de l’expérience ...... 40
    3.5 ● Marques et labels au niveau local ...... 46

    Cliquer Ici pour télécharger le document "Commercialiser la pêche locale"

    Bienvenue dans FARNET, le réseau européen des zones de pêche

    FARNET est le réseau européen des zones de pêche soutenues par l'Axe 4 du Fonds européen de la pêche (FEP). Grâce à des échanges approfondis d’informations et à une cellule d’appui spécialisée, le réseau vise à soutenir les différents acteurs impliqués dans le développement durable des zones de pêche au niveau local, régional, national et européen.
    Le cœur du réseau est composé de quelque 300 Groupes d’action locale pêche (Fisheries Local Action Groups / FLAG). Ces partenariats public-privé constitués au niveau local travaillent ensemble au développement durable de leur territoire. Basés dans 21 Etats membres, les FLAG gèrent chacun leur budget pour animer une série de projets proposés et réalisés par un ensemble varié d’intervenants locaux.

    Pour en savoir + : Farnet

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    Consommations et pratiques alimentaires durables


    Analyse de données nationales issues d’enquêtes d’opinion

    CEP - Centre d'études et de prospective

    Analyse n° 69 - mai 2014

    Les pratiques alimentaires durables dépendent des préoccupations des consommateurs, liées à la protection de l’environnement, aux enjeux éthiques, à la recherche de proximité ou de bien-être personnel.

    Les tendances nationales de ces pratiques indiquent cependant un recul de la prise en considération de la dimension environnementale de la durabilité au profit des aspects économiques et sociaux, en lien avec le contexte économique et financier actuel. Les choix alimentaires apparaissent davantage influencés par les préoccupations autour du pouvoir d’achat, de la santé, avec une montée en puissance de l’intérêt pour les produits de proximité et les circuits courts.

    Sur un plan méthodologique, au-delà des informations déclaratives recueillies par les enquêtes d’opinion, les données sur les consommations réelles font souvent défaut. Source : Ministère de l'Agriculture

    Cliquer ici pour télécharger "Analyse n° 69 - mai 2014 Consommations et pratiques alimentaires durables : analyse de données nationales issues d’enquêtes d’opinion"

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    samedi 24 novembre 2012

    Panga : Aucun problème pour l’homme d’affaires François Pinault

    « We have a big problem... » (1)

    Le panga est la bête noire des pisciculteurs français et européens. Arnault Chaperon, président de la FEAP (Federation of European Aquaculture Producers), l’a encore rappelé le 7 novembre dernier à Bruxelles lors de la conférence organisée par sa fédération : « l’Aquaculture en mouvement » (2).

    La complainte du représentant des pisciculteurs européens, intervient à un moment où l’homme d'affaires François Pinault - 3e fortune française – investit massivement dans l’aquaculture vietnamienne : Panga et Crevette. La holding Artémis de la famille Pinault dispose d’un fonds d'investissement d'un montant de 225 millions de dollars au Vietnam. (à comparer avec les 10 millions d'euros du Projet aquacole "Nouvelles Vagues" à Boulogne)

    Le problème ne viendrait-il pas des pisciculteurs eux-mêmes ? 

    Cette fixation sur le panga devient maladive. Méprisée des producteurs européens, éleveurs d’espèces « nobles » carnivores, cette espèce de « poisson-chat » omnivore attire pourtant les investisseurs...

    Ce qui risque de déprimer encore plus la pisciculture européenne d'autant plus qu'une autre espèce rustique pointe ses moustaches sur le marché européen : Tilapia l'africain !

    Nommé « Red River Holding » - comme Fleuve Rouge Holding, petit nom du Mékong, royaume aquatique du Panga vietnamien - le fonds d’investissement d’Artémis (Financière Pinault) cible tout naturellement le Pangasius du Mékong.

    La société Vinh Hoan produit plus de 100.000 tonnes de Pangasius chaque année 

    Le fonds d’investissement « Red River Holding » dirigé par Jean Eric Jacquemin, vient de porter sa participation à 18,15% dans la société Vinh Hoan, numéro 1 de la pisciculture de Panga au Vietnam avec une production annuelle de plus de 100.000 tonnes. (3)

    Cet engagement de la famille Pinault dans le panga intervient au moment où Vinh Hoan et 5 autres entreprises viennent d'obtenir pour la première fois au Vietnam la certification ASC portée par le Fonds mondial pour la nature (WWF)...

    Pangasius ASC (Aquaculture Stewardship Council), gage de qualité pour affronter le marché mondial...

    Le Vietnam produit plus de 90% des pangasius dans le monde. En 2011, le chiffre d’affaires à l’exportation a atteint 1,85 milliard de dollars, équivalent à 1% du PIB national. Ce secteur est devenu une industrie importante pour le Vietnam.
    .


    « La WWF félicite les entreprises vietnamiennes qui ont obtenu le certificat de l’ASC et nous nous engageons à coopérer pour un développement durable du secteur, c’est-à-dire dans le respect de l’environnement », a déclaré M. Jose Villalon, vice-président du Programme produits aquatiques au sein du WWF.

    « Ces entreprises pionnières représentent un bon exemple pour le secteur. La production et l’élevage responsables contribuera au développement du secteur, ainsi qu’à l’augmentation des revenus et l’emploi à long terme des travailleurs », a affirmé le Dr Nguyên Huu Dung, vice-président de l’Association de transformation et d’exportation des produits aquatiques du Vietnam (VASEP).

    Philippe Favrelière à partir des articles de Vietnam Plus : Le pangasiusvietnamien a reçu le certificat ASC, Under Current News : French fund ups stakein Vinh Hoan et WWF : Pioneers for responsibly farmed pangasius recognized

    (1) à moins que le problème soit l'étiquetage de ce panga pêché en Atlantique Nord-Est
    (2) Feap / Cipa : Communiqué de presse du 14 novembre 2012 et FEAP : Présentation des interventions lors de la conférence
    (3) Les filets de panga de la société Vinh Hoan sont écoulés sous la marque Queens à partir de la Hollande sur le marché européen

    Autres articles :

    Pour aller plus loin :
    • Les informations en direct du Vietnam de Xavier Bocquillet sur la crevette, le panga et le marché des produits halieutiques : Vietnam Seafood News

    Le 21 décembre 2012 

    Le Danemark contribue activement au développement de l’aquaculture du Vietnam 

    Helle Thorning-Schmidt, Première ministre du Danemark, en visite officielle au Vietnam au mois de novembre

    Une conférence destinée à dresser le bilan du programme danois d’assistance à l’aquaculture vietnamienne a eu lieu ce vendredi matin au siège du Département général de l’aquaculture du Vietnam. Le programme a engendré une croissance annuelle de 9% et a rapporté une valeur d’exportation estimée à 6 milliards de dollars. Vu Van Tam, vice-Ministre de l’Agriculture et du Développement rural, a indiqué: « Notre ministère prend en haute considération les aides danoises en faveur de l’aquaculture vietnamienne grâce auxquelles la valeur d’exportation du Vietnam a atteint 6 milliards de dollars, tandis que sa productivité a été portée à 5 millions de tonnes par an. Nous continuerons de profiter des initiatives danoises pour faire en sorte que l’aquaculture devienne un secteur de pointe du pays. »

    Totalisant 86 millions de dollars, ce programme a été mis en oeuvre en l’an 2000. Après une douzaine d’années, l’aquaculture du Vietnam a fait peau neuve. Les institutions centrales et locales ont été réformées, la compétence du personnel s’est améliorée et quelque 40 mille pêcheurs démunis ont pu enfin sortir de la pauvreté.


    Intensification des coopérations de développement multiforme Vietnam - Danemark

    Le Vietnam et le Danemark sont deux pays ayant des relations traditionnelles et sont des partenaires stratégiques dans le domaine du changement climatique, de l'énergie, de l'environnement et de la croissance verte. Sur la base du potentiel existant, lors de cette visite, les deux parties ont échangé leurs points de vue et des priorités convenues pour renforcer la coopération multiforme. Y compris le déploiement des relations de partenariat stratégique dans les domaines du changement climatique, de l'environnement, de l'énergie et la croissance verte, se concentrer sur la promotion de la coopération économique, commerciale, doubler les chiffre d'affaires à 1 milliard de dollars dans un proche avenir encourager les entreprises danoises à accroître l'investissement au Vietnam.

    Lors de l’entretien avec son homologue danoise Helle Thorning-Schmidt, le Premier ministre Nguyên Tân Dung a demandé au Danemark de continuer de soutenir le Vietnam dans l’intensification des relations tous-azimuts avec l’Union européenne (UE)) et a affirmé que le Vietnam, en tant que coordinateur des relations ASEAN-UE, impulsera les relations ASEAN-UE en général et celles de l’ASEAN-Danemark en particulier. Sources : Vietnamplus et Parlervietnam

    Pour plus d'informations sur le secteur halieutique du Vietnam :

    The Fisheries Sector in Vietnam : A Strategic Economic Analysis Development Economics Research Group, University of Copenhagen and Central Institute for Economic Management, Ministry of Planning and Investment of Vietnam
    Report commissioned by Royal Embassy of Denmark in Vietnam
    Fisheries Sector Programme Support (FSPS) II
    December 2010

    Télécharger Ici le document 

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    Le 13 août 2013

    Le marché des produits aquatiques décongelés en France

    En 2012, le marché des produits aquatiques décongelés a représenté 3 800 tonnes de poissons (hors coquillages, crustacés et perche du Nil), principalement panga et thon (sushi) ainsi que cabillaud, espadon, encornet,...

    Synthèse

    FranceAgriMer - Juillet 2013

    Cliquer Ici pour télécharger l'Etude

    Les cabinets d'études ABSOconseil et Segments ont réalisé pour le compte de FranceAgriMer une étude de marché des produits aquatiques décongélés. La première partie dresse l'état des lieux de cette pratique en France (espèces, volumes, circuits de commercialisation...) et la seconde présente la perception du consommateur face à ces produits décongelés (reconnaissance des produits, atouts, inconvénients...). Ce document est une synthèse de l'étude réalisée au premier semestre 2013.

    Les volumes de poissons décongelés déclarés sur la campagne 2012 dans tous les circuits de distribution sont de 3 800 t (poissons décongelés hors coquillages, crustacés et perche du Nil).

    La Grande Distribution (Grandes et Moyennes Surfaces) représente 86 % des volumes de poissons décongelés. Néanmoins, l’offre décongelée ne représente que 3,5 % du poisson frais vendu en GMS (1). 56 % des volumes de poissons décongelés en GMS sont vendus au rayon libre-service contre 44 % des volumes au Rayon « traditionnel »

    Une consommation de poissons décongelés en baisse en GMS depuis 2009 mais toujours dominée par le panga

    L’offre de poissons décongelés en GMS a diminué de 43 % en 3 ans (5 600 t en 2009 contre 3 300 t) en 2012. Cette diminution s’explique principalement par la diminution de la consommation de panga décongelé pendant cette même période (- 52 % en 3 ans). En effet, en 2009, les premiers reportages sur le mode d’élevage du panga au Vietnam ont jeté le discrédit sur l’ensemble de la filière. Depuis, la consommation de cette espèce, présente sur les étals uniquement en décongelé, n’a cessé de décroître.

    Néanmoins, aujourd’hui le panga reste l’espèce prédominante en volume de poisson décongelé en GMS. En effet, le panga décongelé représente environ 2 100 t/an en GMS, soit 63 % des volumes totaux de poissons décongelés en GMS. La deuxième espèce la plus consommée en décongelé est le thon (~ 470 t/an), puis le cabillaud (270 t/an), l’encornet (180 t/an) et enfin l’espadon (~ 130 t/an). Le reste des volumes est réalisé avec des espèces différentes telles que la noix de St Jacques, la seiche… mais ayant chacune des volumes anecdotiques.

    A noter que si on intégrait la perche du Nil, non considérée comme décongelée mais stabilisée, dans ce classement elle tiendrait la deuxième place avec un volume de 1 450 t.

    (1) Volume total GMS poisson frais hors crustacés et coquillages : 95 500T – source : données statistiques 2011 FAM produits de la pêche

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    mercredi 21 novembre 2012

    21 novembre 2012 : Journée mondiale des pêcheurs artisans...

    Journée mondiale des pêcheurs artisans...

    Le devenir des pêcheurs artisanaux ?

    Le 21 novembre est la journée mondiale des pêcheurs artisans et des travailleurs de la mer depuis l’année 1997. Cette année là, les oubliés du secteur de la pêche, petits métiers, femmes transformatrices de poisson, employés de marée ou ouvriers d’usine de poisson étaient en réunion à Delhi en Inde.

    Originaires de 33 pays, ces travailleurs et travailleuses du secteur de la pêche ont décidé de créer la journée mondiale ainsi que le forum mondial des pêcheurs et des travailleurs de la pêche, en insistant sur l'importance du regroupement des pêcheurs artisans pour défendre leurs droits.

    Cette nouvelle organisation vise à défendre et à promouvoir les intérêts des hommes et des femmes qui vivent de la pêche artisanale. Elle permet de mettre en valeur les liens de solidarités qui se sont noués entre les différentes organisations de pêcheurs artisans et de travailleurs de la pêche à travers le monde. Elle permet également de mettre en exergue des questions d’actualités essentielles pour l’avenir du secteur des pêches maritimes.

    Les pêcheurs artisans ont besoin d'une réelle reconnaissance

    Les petits pêcheurs doivent aujourd'hui faire face à une pression grandissante du tourisme, des industries polluantes et des accapareurs d'espaces maritimes...

    La privatisation de la ressource halieutique sous couvert de protection des stocks est une menace pour la pêche artisanale.... La mise sous tutelle des pêcheurs artisans avec la création des Sustainable Fisheries Trusts (SFT) est une menace supplémentaire.

    Découvrir le tableau ci-contre et lire : Blue Charity Business : OPA sur l'image de la pêche artisanale ?


    Au programme de la journée mondiale des pêcheurs 2012
    • 21 novembre 2011 : France Culture à 11 h
    Ecouter CulturesMonde sur France Culture

    Pêcher dans les eaux du monde (3/4) - Le devenir des pêcheurs artisanaux

    Avec Alain Le Sann, secrétaire du collectif Pêche et Développement, auteur du rapport « OCEAN BUSINESS, Multinationales, fondations et ONGE : Les pêcheurs sous tutelle » (2012), Olivier Barbaroux, ancien océanographe de l'IFREMER, il a fait un tour du monde des petits bateaux de pêche en photo et Micheline Dion, vice-présidente de la Fédération nationale des coopératives de pêche artisanale en Côte d’Ivoire, présidente de l’association des vendeuses de poissons frais et fumés d’Abobo-Doumé (en direct d’Abidjan).  

    • 23 et 24 novembre 2012 : Journée mondiale des pêcheurs 2012 à Lorient
      Vendredi 23 et samedi 24 novembre, le collectif Pêche et Développement organise à Lorient la Journée mondiale des pêcheurs 2012, en lien avec le comité des pêches du Morbihan. 

      Au programme des débats du vendredi : l’avenir des nouvelles générations et la nouvelle approche de la gestion et du contrôle scientifique des pêches. Le comité des pêches interviendra aussi sur la réforme des structures, la valorisation des coquillages et la pêche à la coquille Saint-Jacques. 

      Le samedi : débat sur la connaissance partagée sur les atteintes aux droits fondamentaux et sur la réforme de la politique commune des pêches.


      Programme détaillé et inscription, cliquer Collectif Pêche et Développement

      Autres articles :

      Le rapport de la journée mondiale des pêcheurs 2012 est en ligne

      La 15ème journée mondiale des pêcheurs, instituée par le Forum Mondial des pêcheurs et des travailleurs de la pêche, a eu lieu les 23 et 24 novembre 2012 dans l’enceinte du port de pêche de Lorient.

      Cette rencontre a été l’occasion d’échanger, de débattre avec les différents acteurs locaux et internationaux de la filière pêche sur l’avenir de la pêche artisanale française à travers la réforme de la politique Commune des Pêches.

      Nous portons à votre connaissance le rapport qui relate les interventions et débats lors de ces deux journées.

      Cliquer Ici pour accéder au rapport

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      La journée mondiale des marchandes de poisson

      La Poissonnière d'Abidjan 

      Source : Rejoprao

      Présent à Abidjan du 18 au 21 novembre 2012 à l'occasion de l'atelier sur le thème « Améliorer la contribution de la pêche artisanale à la sécurité alimentaire : le rôle des femmes », et de la célébration de la journée mondiale de la pêche, le Réseau des journalistes pour une pêche responsable et durable (REJOPRAO) a réalisé un bulletin d'information baptisé "La Poissonnière d'Abidjan". En deux numéros de 4 pages chacun, ces bulletins très dense font le point des deux évèvenements.

      Pour découvrir les bulletins, cliquez sur les liens ci-dessous.

      Très bonne lecture à toutes et à tous! N'hésitez surtout pas à nous faire parvenir vos commentaires et observations pour améliorer nos productions futures. Merci d'avance

      Poissonnière d'Abidjan n°1, cliquer Ici

      Poissonnière d'Abidjan n°2, cliquer Ici

      Edito 1. Quatre femmes pour un pêcheur


      Impossible d’imaginer les activités de la pêche en Afrique sans les femmes !

      Pour chaque pêcheur, quatre femmes interviennent dans différents maillons.

      Celles-ci sont particulièrement importantes dans les activités de post-capture et assurent la transformation et la commercialisation des produits de pêche. Elles approvisionnent les marchés locaux et régionaux en produits riches en protéines. Ce sont elles qui permettent aux pêcheurs artisanaux de garder la tête hors de l’eau en valorisant leurs produits et parfois en préfinançant leurs activités. L’importance du rôle des femmes dans la contribution de la pêche à la sécurité alimentaire ne souffre donc d’aucun doute.

      Mais ces femmes font face dans leur vie quotidienne à de nombreux problèmes qui freinent leur autonomie professionnelle. On peut citer entre autre la faiblesse du commerce intra africain, le manque d’infrastructures adéquates, le difficile accès au crédit, le manque de formation, les problèmes liés à l’énergie… bref un chapelet interminable. Les crises alimentaires successives en Afrique nous rappelle que plus que jamais, il est impérieux d’optimiser la contribution de la pêche artisanale à la sécurité alimentaire. Cela passe par des mesures courageuses en faveur de l’amélioration des conditions de travail des femmes du secteur.

      C’est en cela que pour nous la rencontre d’Abidjan sur le thème « Améliorer la contribution de la pêche artisanale à la sécurité alimentaire: le rôle des femmes », constitue une source d’espoir, une source de vie !

      Edito 2. Enrichir le panier de la ménagère !


      Malgré ses richesses naturelles parmi lesquelles les ressources halieutiques, l’Afrique fait souvent face à des urgences alimentaires cycliques.

      La surexploitation de ses ressources halieutiques à travers des conventions signées par les Etats et la faible intégration entre les pays, déjà exposés aux aléas climatiques conjugués à la marginalisation du rôle des femmes du secteur de la pêche concourent à la résurgence de telles crises.

      Cette situation perverse de crises alimentaires affecte d’abord les pêcheurs artisans, mais aussi les femmes, représentant plus de 50% de la population sur le Continent.

      Le panier de la ménagère est, en effet, fortement impacté par des politiques nationales qui restent extraverties du fait des recettes engendrées par des exportations exponentielles (captures, rejets, farine de poissons) et de la pêche INN. Dans ce cadre ''les femmes sont plus vulnérables à la mauvaise qualité des services et à la baisse des prises de poisson'', atteste la représentante de la FAO en Côte d’Ivoire.

      Pire, les communautés d’acteurs de pêche africains ne sont pas toujours entendues ou consultées dans la prise de décisions qui affectent leur avenir.

      Nonobstant cette réalité, ayant pour corollaire, le recul croissant d’approvisionnement pour la consommation humaine, les organisations de la société civile africaine, investies dans le secteur, continuent de caresser les espoirs nés de la tenue de la 30ème session du Comité des pêches, à Rome en juillet dernier, pour participer « activement à la concertation technique » sur les futures directives de la Fao en la matière.

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        Le 10 mars 2013

        Vendeuses à l'étal : ces femmes qui doivent garder la pêche


        Le vendredi 8 mars aura lieu la journée internationale de la femme. À cette occasion, la rédaction a rencontré des Boulonnaises qui ne manquent pas de courage.

        Sur le port, Martine et Joëlle se lèvent tôt pour vendre des poissons fraîchement pêchés. Une vie en rose nuancée de gris. « Je suis désolée, ce matin, il n'y a pas de poisson », regrette Martine, 53 ans. Ce jeudi matin, 7 heures, cette vendeuse, qui travaille sur le port depuis 33 ans, s'est levée pour rien. Son patron a oublié de la prévenir qu'à cause du temps, les pêcheurs n'ont pas pu aller en mer. Du coup, repos forcé pour Martine. Elle avoue : « Ça va me faire du bien tout de même. Ça fait 30 jours que je travaille, sans aucun jour de repos ». Et ce n'est pas la seule. Joëlle, 57 ans, doyenne des vendeuses, ouvre tous les jours son stand depuis 35 ans. Femme de pêcheur, elle pourrait aspirer à la retraite mais il n'en est pas question.

        « J'aime trop ça, s'enthousiasme-t-elle. Je n'ai aucune envie de laisser ce stand », avoue la femme de patron de pêche.

        Un métier de passion

        Pour ces commerçants, la vente est un gagne-pain certes, mais pas seulement. C'est une passion aussi. Martine a toujours travaillé dans ce milieu. « J'ai fait une petite parenthèse à un moment . J'ai ouvert une boutique de décoration dans le centre de Boulogne, c'était sympa, mais je n'ai pas tenu longtemps. Le métier de poissonnière me manquait » avoue t-elle. Il semble impossible de remplir sa tâche avec le sourire si c'est à contre-coeur. Le métier n'est pas facile tous les jours, il faut s'accrocher.

        Des conditions difficiles

        Les deux femmes ont leur stand côte à côte. Des petits locaux en béton, ouverts sur le devant. Le vent s'y engouffre facilement et provoque des courants d'air. L'hiver est la période la plus difficile de l'année. Le petit chauffage d'appoint n'est pas suffisant. Le froid, l'humidité et le manque de soleil sont des facteurs qui jouent beaucoup sur le moral des deux vendeuses.« C'est sûr qu'on aimerait voir le ciel bleu un peu plus souvent. C'est agréable d'arriver le matin lorsque tout est ensoleillé », raconte Joëlle. Malgré tout, elles gardent le sourire : les beaux jours arrivent, ce n'est qu'une question de temps. Mais il n'y a pas que la météo qui influe sur leur quotidien.

        « Les conditions de travail se sont quand même améliorées depuis 35 ans, explique la doyenne des vendeuses. Avant, nous vendions le poisson dans un vulgaire bloc en béton entouré de bâches. Aujourd'hui, même s'il fait très froid, nous sommes un peu plus couverts. » Côté technique aussi Joëlle a connu des avancées : sa belle-fille lui a notamment offert une machine à écailler. Un gain de temps énorme pour la vente. Cet instrument lui permet d'aller plus vite et de moins se fatiguer.

        En revanche, les relations entre vendeuses se sont dégradées. En 30 ans, les deux femmes le reconnaissent, l'ambiance a changé... La faute aux temps plus difficiles ? Tout le monde veut vendre mais les clients se font plus rares. C'est pourquoi la concurrence est plus rude et les relations se détériorent. « C'est de plus en plus dur, pour tout le monde», remarque Martine. Certaines se connaissent bien et s'entendent, ce qui permet tout de même aux deux femmes de passer un moment agréable au travail.« Ici, il faut faire sa vie et ne pas se préoccuper des autres. Sinon, on s'en sort pas. » explique la vendeuse.

        Il est environ 13 heures lorsque les deux vendeuses commencent à remballer. La devanture en fer tombe, demain est un autre jour.

        Amélie DAVID

        Travailler de la pêche, des lendemains peu sûrs

        Vendeuse de poissons, femme de pêcheur, cette vie-là n'est pas de tout repos. Martine et Joëlle racontent leurs craintes quant à leur métier et leur avenir... « Un jour, mon mari est parti en bateau à Saint-Malo. Il y avait une tempête, je n'avais jamais vu ça. J'ai eu très peur. J'ai cru qu'il ne reviendrait pas », se remémore la femme de pêcheur.

        Fort heureusement, Jean-Pierre, son mari est rentré à bon port le lendemain. Cette nuit-là restera gravée longtemps dans la mémoire du couple qui n'a pas beaucoup dormi. Aujourd'hui encore, Joëlle s'inquiète pour son fils lorsqu'il part en mer. Régulièrement, elle appelle sa belle-fille et vice versa pour avoir des nouvelles. « Même s'il a 36 ans et que c'est un bon marin, je me fais toujours du souci pour lui », s'amuse Joëlle, avant d'ajouter : «  Je m'en ferai toujours. A n'importe quel âge, il reste mon enfant ! » Pour Martine, ses craintes ne sont pas en mer, mais bien sur la terre ferme. « Je ne suis même pas sûre d'avoir toujours mon travail avant ma retraite  ! », s'exclame Martine. D'ailleurs, sa retraite aussi elle y pense. Son salaire est calculé en fonction des ventes, ce qui entraîne des fois une mauvaise surprise en fin de mois...
         

        mardi 20 novembre 2012

        Les assises de l'économie maritime en direct de Biarritz


        Les assises de l'économie maritime en direct de Biarritz les 20 et 21 novembre 2012, cliquer Ici

        Comme vous le voyez, c'est Frédéric Cuvillier, Ministre délégué aux Transports, à la Mer et la Pêche, qui a ouvert les débats à 9 h ce mardi 20 novembre 2012



        19 décembre 2012. (Re) vivez les Assises 2012 de l'économie maritime

        Source : Le Marin

        Les Assises 2012 de l'économie maritime et du littoral à Biarritz ont été un grand cru. Plus de 1 400 participants. Un panel d'intervenants de haut niveau, comme toujours, pour faire le point sur les grands sujets de l'économie maritime. Découvrez ou revivez ces deux jours de débats sur notre site.

        En vidéo, mais aussi par écrit, avec la publication des actes de ces deux journées passionnantes, organisées par "le marin", "Les Échos", en collaboration avec le Cluster Maritime Français et l'Institut Français de la Mer.

        Retrouvez les vidéos et actes des conférences en cliquant ici :
        http://www.economiedelamer.com/pro/fiche/quest.jsp;jsessionid=Oop.OcBxChIhQyO7u-K3vhnr.gl1?pg=testvideo&locale=2


        Revue de presse : 


        Le conseil des ministres va brosser, ce mercredi, les grandes lignes du développement de l’économie maritime.

        « Notre pays a trop longtemps tourné le dos à la mer. Il est temps de prendre la mesure des gisements d’emplois que représente ce secteur. » À Biarritz, devant les 1 200 participants des Assises de l’économie maritime, organisées par Le Marin et Les Echos, Frédéric Cuvillier, ministre des Transports, de la mer et de la pêche, a tenu un discours volontariste. Ce mercredi, il présente en conseil des ministres les grandes lignes « d’une politique maritime intégrée. »

        Débat début 2013

        Parmi les pistes annoncées, « l’organisation, début 2013, d’un grand débat national mené par les conseils de façades maritimes. Il permettra de clarifier et de donner une feuille de route. Un comité interministériel, dédié à la mer, actera ensuite les choix ». Une sorte de Grenelle de la mer bis ? Plutôt une remise à plat des bonnes idées qui avaient été émises mais pas forcément menées à terme, laisse comprendre Frédéric Cuvillier.

        Au programme également, l’amélioration des dessertes terrestres des ports de commerce, une politique de redynamisation de la construction navale, une réforme en profondeur de l’enseignement maritime, rapprochant École nationale supérieure maritime, lycées professionnels, universités et recherche, une politique de modernisation de la pêche… « C’est la première fois qu’un conseil des ministres débattra de l’ambition maritime du pays », se félicite Frédéric Cuvillier.

        Le discours a été applaudi par une assistance toujours assez méfiante avec les propos ministériels, de droite comme de gauche. « La volonté est là », commente Francis Vallat, président du Cluster maritime français. « Attendons et espérons les actes. »
        Jean-Pierre BUISSON

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        Pierre MAILHARIN

        Frédéric Cuvillier n’est pas vraiment un adepte des déclarations fracassantes. Invité à ouvrir les 8e Assises de l’économie maritime et du littoral à la Gare du Midi de Biarritz hier, le ministre délégué aux Transports, à la Mer et à la Pêche a d’ailleurs prévenu d’emblée la nombreuse assistance : il réserve la primeur de sa stratégie maritime au Conseil des ministres de ce matin.

        Passons donc sur son discours inaugural. Le ministre s’était ensuite engagé à rencontrer une délégation de pêcheurs. Ce qu’il a fait, mais dans la précipitation, compte tenu du retard accumulé. “Il nous a écoutés, j’espère qu’il nous a entendus”, retranscrivait aussitôt Serge Larzabal, président du comité interdépartemental des pêches maritimes des Pyrénées-Atlantiques et des Landes.

        Les quotas et les contrôles

        Trois dossiers ont été évoqués : “Je lui ai parlé d’une manière générale de la politique des quotas, indiquait M. Larzabal. Je lui ai dit que quand les avis scientifiques étaient mauvais, il pouvait y avoir une baisse des quotas, mais que quand ils étaient bons, les quotas devaient au moins être stables voire augmenter”. Et de citer l’exemple de la sole et du merlu pour lesquels les quotas ont été revus à la baisse malgré “des avis scientifiques plutôt bons”.

        Une deuxième intervention a pointé le contrôle de ces quotas : “Il faut une équité de traitement de tous les pêcheurs européens, que la même rigueur soit appliquée par tous les Etats membres. Nos voisins ibériques dépassent leurs quotas, ce qui effondre les marchés, les cours”, résumait-il.

        Troisième préoccupation, la défense de la pêche artisanale : “C’est un élément structurant du littoral, mais il faut faire attention à trouver un équilibre, avec les aires marines protégées, les réserves naturelles et les énergies marines renouvelables, pour que les petits bateaux ne soient pas exclus de la zone de pêche”.

        Après la Mer et avant de reprendre les airs, Frédéric Cuvilier a posé quelques instants les pieds sur terre. Interrogé sur l’hostilité à la LGV en Pays Basque, symbolisée par la dernière manifestation à Bayonne du 27 octobre (près de 10 000 personnes), il lui a opposé les approbations au projet : “J’ai été accueilli par des personnes et des élus me disant : ‘Il faut absolument la LGV’. Donc voyez qu’au moins ça fait débat”.

        Les réponses sur la LGV en 2013....