jeudi 30 août 2012

Quatre banques mettent le grappin sur les crevettes grises !

Quatre banques européennes prennent le contrôle du commerce des crevettes grises !

Quand vous grignoterez des crevettes grises au moment de l’apéritif, vous pourrez avoir une pensée pour trois néerlandaises et une islandaise : Rabobank, ABN Amro, Friesland Banq et Landsbanki.

La Commission européenne vient d’autoriser ces quatre banques à mettre le grappin sur le plus grand fournisseur de crevette grise en Europe. A savoir le groupe néerlandais Heiploeg (300 millions d’euros de CA).

La filière de la crevette grise « Crangon crangon » représente un chiffre d’affaires de plus de 500 millions d’euros dans l’Union Européenne pour une production comprise entre 30000 et 40000 tonnes chaque année. La pêcherie est concentrée au Sud de la Mer du Nord dans les eaux côtières peu profondes de la mer des Wadden (qui s'étend sur 450 kilomètres le long du littoral depuis les Pays-Bas jusqu'au Danemark en passant par la côte allemande). (1)

Une flottille de 500 navires pour 35.000 tonnes de crevettes grises

Le stock de crevette grise reste en bon état, comme le reconnaissent les ONG, qui dirigent principalement leurs critiques contre les captures accessoires et les techniques de pêche «qui touchent le fond». Le niveau de capture des dernières années ne met pas en danger le stock. Près de 35 000 tonnes de crevettes grises pour une flottille de 500 bateaux de pêche.

Trois pays représentent 95 % de la production européenne totale. Les Pays-Bas sont le premier producteur (47 % de la production totale de l’Union européenne), suivis par l’Allemagne (38 %) et le Danemark (9 %).

Les Pays-Bas disposent des navires les plus puissants qui, en outre, pêchent la plupart du temps de façon continue, atteignant le taux le plus élevé de débarquements par bateau (105 tonnes en 2010). Le Danemark jouit d’une flotte très efficace grâce à des navires à la pointe de la modernité et des systèmes de pêche dynamiques. La flotte allemande compte un grand nombre de navires de petite taille et anciens, associés à un type de pêche fortement saisonnier et à une pêche hivernale très réduite.

La crevette grise compte parmi les cinq espèces favorites (en ce qui concerne la valeur) des flottes néerlandaise et allemande. Les chaluts à perche des Pays-Bas et de l’Allemagne, de la catégorie des 12 à 24 mètres de longueur, dépendent presque entièrement des revenus tirés de la crevette grise, tandis que les chaluts à perche danois, s’ils ciblent aussi la crevette grise en premier lieu, pêchent également en partie des poissons plats et ont la possibilité d’opter pour le lançon.

Un marché de plus de 500 millions d'euros contrôlé par deux sociétés hollandaises

Le marché européen est contrôlé à plus de 80 % par deux sociétés néerlandaises, Heiploeg et Klaas Puul, qui achètent environ 30 000 tonnes de crevettes grises par an. La crevette semble constituer une activité profitable pour les transformateurs.

La crevette grise effectue un voyage de deux semaines vers le Maroc, où elle est décortiquée. L’utilisation massive de conservateurs (acide benzoïque, acide sorbique) garantit une plus longue durée de vie du produit.

La Belgique constitue le principal marché de consommation (plus de la moitié du marché européen total pour la crevette grise), suivie des Pays-Bas et de l’Allemagne. Plus de 90 % du marché est formé de crevettes décortiquées. Le premier marché de crevettes non décortiquées est la France, suivie de la Belgique.

Avant l'arrivée des 4 banques, les pêcheurs de crevettes grises de la Mer du Nord s'inquiétaient pour leur avenir. Les deux transformateurs majeurs, Heiploeg et Klaas Puul, se trouvaient en position délicat. "Certains pêcheurs sont inquiets de la durabilité des activités de transformation néerlandaises car les deux leaders n’offrent aucune garantie indiscutable de continuité : HEIPLOEG n’a pas d’actionnaires (elle appartient à un investisseur privé) et KLAAS PUUL est une entreprise familiale mais n’a pas d’héritier dans les affaires."

Sont-ils plus rassurés depuis l'arrivée de ce pool bancaire (qui contrôle dorénavant la principale charnière de la filière) ?

Philippe Favrelière (actualisé le 31 août 2012) avec le concours de l'étude du Parlement européen : La pêche à la crevette grise de la Mer du Nord (2011)

(1) La mer des Wadden s'étend sur 450 kilomètres le long du littoral de la mer du Nord du Helder aux Pays-Bas jusqu'à Esbjerg au Danemark en passant les zones d'estuaires de la côte allemande, couvrant une zone d'environ 10 000 km²).

Autres articles :


Pour aller plus loin...

En France, la crevette grise fait partie de l'histoire !

Sur l’île d’Oléron, La Cotinière a été, dans les années 1970, le premier port crevettier de France. Depuis, la pêche s’est diversifiée afin que le port charentais ne soit plus dépendant d’une seule espèce. Il ne reste donc aujourd’hui plus que six caseyeurs qui pêchent la crevette rose et une petite dizaine de chalutiers seulement à traquer l’été la crevette grise. (Source : Littoral sur France 3)

En effet selon une étude de l’Institut des Pêches Maritimes (l’ancêtre de l’Ifremer) « La pêche des crevettes au chalut et les problèmes de sélectivité » publiée en 1965 :

En Atlantique comme en Manche, les régions riches en crevettes se situent au voisinage des Estuaires : au large de la Gironde, en Loire atlantique et en baie de Seine. Dans chacun de ces secteurs, la production de crevettes grises est de l'ordre du tiers du total des mises à terre qui varient annuellement entre 1 400 et 1 800 tonnes.

Le port de La Cotinière, dans l'île d'Oléron, vient en tête avec des captures dépassant généralement 400 tonnes. Viennent ensuite Saint-Nazaire et Le Croisic, Honfleur, Trouville et Le Havre, puis la région voisine de la baie de Somme avec Le Crotoy, et enfin Dieppe et Boulogne. La pêche des crevettes est également pratiquée, avec des rendements moindres au long des côtes vendéennes, en baie du Mont Saint-Michel et sur la côte est du Cotentin.

Les lieux de pêche de la crevette rose ou « bouquet » sont sensiblement les mêmes. Mais la production annuelle ne dépasse guère 500 tonnes dont près de 70 % proviennent des captures faites au moyen de casiers par les artisans de Saint-Nazaire, du Croisic, de La Turballe et pour de faibles quantités, sur toutes les côtes rocheuses de Bretagne. Le reste (30 %) est pris au chalut dans la région de La Cotinière et de Royan où l'on pêche parfois au casier sur les fonds rocheux littoraux.

Une nouvelle page s'ouvre avec la crevette impériale...

La crevette impériale selon la tradition

Bernard et Sophie Montauzier élèvent des crevettes impériales dans l'Île d'Oléron, ils sont membres de l'Acrima (Association crevette impériale des marais charentais).

«C'est le top de la crevette ! », plaisante, à demi-mot, Bernard quand on lui demande ce qui fait la particularité de la crevette impériale. Bernard et sa femme ont repris l'exploitation familiale depuis 1996 et sont ostréiculteurs à la base. « Mais avec la mortalité qui s'est intensifiée, on a dû se diversifier, on fait maintenant des palourdes, des huîtres et des crevettes impériales. » Avec une production qui atteint 200 kilogrammes par an, la crevette impériale reste une activité de complément pour le couple. Surtout que l'élevage de l'animal grisâtre - qui atteint une vingtaine de grammes - demande un protocole bien particulier, si on veut faire les choses dans les traditions comme Bernard et Sophie.

Protocole

« L'important est de bien travailler la claire afin d'éviter les parasites et les crabes », explique Bernard. L'impériale est un carnivore qui chasse pour se nourrir : « Nous, on ne veut pas les nourrir, alors on utilise un fertilisant biologique qui produit la proie des crevettes qui grandissent en faible densité, une crevette et demi au mètre carré en moyenne. »

La crevette impériale a, en plus, la particularité de très bien s'accorder avec les huîtres dans les claires puisqu'elle limite le développement des algues. Après trois mois, quand la mi-juillet arrive, vient alors le temps de la pêche qui se déroule la nuit. « Je mets le réveil tous les jours à minuit et demi ou 1 heure et je pose des filets dans les claires afin de faire les prélèvements en fonction des demandes. »

Le couple tient absolument à vendre le produit vivant sur les marchés et dans leurs points de vente grâce à des viviers, ce qui a d'ailleurs un côté ludique : « Quand les gens repartent, les crevettes bougent dans leur sac et parfois les clients nous racontent des anecdotes assez marrantes des crevettes qui sautent encore un peu partout dans la cuisine au moment de la cuisson », raconte Sophie.

Suite dans Sud Ouest


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Choisir les crevettes "bouquet" de nos côtes et les crevettes impériales de nos aquaculteurs...

Pêche à la crevette. La campagne est lancée (Le Télégramme)


Début juillet, en rivière de Pénerf, six bateaux mettent leurs casiers à l'eau pour capturer «le bouquet», la grosse crevette rose. Patrick Rival, à bord du Tamouré, aidé par son fils Jérôme, va débuter la campagne en utilisant plusieurs centaines de casiers avec un maillage adéquat pour épargner les jeunes crevettes.

Où posez-vous les casiers ? Nous allons jusqu'à la pointe Saint-Jacques et le Roaliguen.

Où vendez-vous votre pêche ? Nous préférons Lorient, mais plusieurs vont à la Turballe (44).

Votre pêche est-elle suffisante pour faire le déplacement ? Nous avons des viviers proches de nos domiciles où nous stockons nos produits pendant trois jours en attendant une quantité suffisante, et parfois, nous comptons aussi sur la hausse des cours.

Quel est le meilleur mois pour les pêcheurs ? Le mois d'août est le plus intéressant en raison de la demande de la part des estivants. Nous sommes tributaires de la météo et il est bien difficile de dire quelle est la période la plus abondante. Il faut partir avec l'espoir de ramener des casiers garnis.

Que mettez-vous comme appât ? Nous utilisons les tacauds en priorité, avant la sardine.

Vos casiers résistent-ils au mauvais temps ? Ils sont reliés entre eux par des cordes et tenus par une ancre, ce qui leur permet d'être ballotés par les courants.

Crevette bouquet

La crevette bouquet Palaemon serratus est une crevette d'eau de mer, parfois également appelée crevette rose, est une crevette marine de la famille des Palémonidés à la vaste répartition géographique (en France : de la Manche à la Méditerranée). Elle vit de 0 à 60 m de profondeur sur des fonds rocheux, sablo\-vaseux ou dans les herbiers, suivant les saisons et son âge; son régime alimentaire est de nature omnivore.

Les crevettes femelles sont plus grosses que les mâles (15 g contre 7 g). Evidemment, son nom le présuppose, on peut réaliser avec un bouquet de crevettes. Source : Aquaportail

Photographies : crevette bouquet Palaemon serratus (wikipedia)

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Connaissez-vous les gambas de Charente-Maritime ? (France 3 Poitou-Charentes)

Par Elodie Gérard

C'est l'autre star des bassins de Marennes-Oléron : la crevette impériale japonaise... made in Charente-Maritime.

Dans le bassin de Marennes-Oléron, ne poussent pas que des huitres. Des gambas y sont également élevées : il s'agit en fait de crevettes impériales japonaises.

Sur le littoral, les éleveurs ont ouvert leurs portes la semaine dernière afin de faire découvrir aux consommateurs ce produit trop méconnu.

L'impériale, qui se vend sur les étals aux alentours de 38 euros le kilo, se consomme plutôt poêlée, flambée au cognac ou à la plancha.

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La crevette impériale selon la tradition (Sud Ouest)

Bernard et Sophie Montauzier sont les seuls producteurs de crevettes impériales, membres de l'Acrima (Association crevette impériale des marais charentais), dans l'île d'Oléron.

«C'est le top de la crevette ! », plaisante, à demi-mot, Bernard quand on lui demande ce qui fait la particularité de la crevette impériale. Bernard et sa femme ont repris l'exploitation familiale depuis 1996 et sont ostréiculteurs à la base. « Mais avec la mortalité qui s'est intensifiée, on a dû se diversifier, on fait maintenant des palourdes, des huîtres et des crevettes impériales. » Avec une production qui atteint 200 kilogrammes par an, la crevette impériale reste une activité de complément pour le couple. Surtout que l'élevage de l'animal grisâtre - qui atteint une vingtaine de grammes - demande un protocole bien particulier, si on veut faire les choses dans les traditions comme Bernard et Sophie.

Protocole

« L'important est de bien travailler la claire afin d'éviter les parasites et les crabes », explique Bernard. L'impériale est un carnivore qui chasse pour se nourrir : « Nous, on ne veut pas les nourrir, alors on utilise un fertilisant biologique qui produit la proie des crevettes qui grandissent en faible densité, une crevette et demi au mètre carré en moyenne. »

La crevette impériale a, en plus, la particularité de très bien s'accorder avec les huîtres dans les claires puisqu'elle limite le développement des algues. Après trois mois, quand la mi-juillet arrive, vient alors le temps de la pêche qui se déroule la nuit. « Je mets le réveil tous les jours à minuit et demi ou 1 heure et je pose des filets dans les claires afin de faire les prélèvements en fonction des demandes. »

Le couple tient absolument à vendre le produit vivant sur les marchés et dans leurs points de vente grâce à des viviers, ce qui a d'ailleurs un côté ludique : « Quand les gens repartent, les crevettes bougent dans leur sac et parfois les clients nous racontent des anecdotes assez marrantes des crevettes qui sautent encore un peu partout dans la cuisine au moment de la cuisson », raconte Sophie.

Suite dans Sud Ouest
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Le 6 Octobre 2014

Honfleur : À la pêche à la petite grise à bord du Désiré



Virgile, patron du « Désiré », barre le bateau tandis que Teddy « vire le chalut » pour ensuite trier les crevettes. Virgile, patron du « Désiré », barre le bateau tandis que Teddy « vire le chalut » pour ensuite trier les crevettes.

Source : Ouest France

Pour trouver des milliers de crevettes grises, sur les étals de la Fête de la crevette, ce week-end, les pêcheurs honfleurais ont passé des nuits entières en mer. Nous avons embarqué avec eux...

Reportage

Ils sont sept équipages honfleurais, à braver les flots pour ramener la fine crevette grise dans nos assiettes. Virgile Zambon, 37 ans, et Teddy, 27 ans, embarquent six nuits par semaine, pour la pêcher de mi-août à fin octobre. Ces jours-ci, Virgile met le cap au large, dès 19 h 30, à bord du Désiré, qu'il a acquis en 2011. Les deux courageux partent à l'heure où la plupart des travailleurs sont rentrés dans leur foyer.

Chalut à l'eau

Un défilé de bateaux franchit le sas-écluse. Ils se rendent au sud du chenal de Rouen, au large de Trouville, en trois quarts d'heure. Dès lors, le « spectacle » commence sur le pont. « On met le chalut à l'eau à l'aide du portique enrouleur, et on file le chalut, autrement dit, on racle le fond, en navigant tranquillement pendant une trentaine de minutes. Ensuite, on remonte et on vire le chalut. » Virgile et Teddy renouvellent l'opération six fois.

Puis, la crevette est calibrée au travers d'un crible : tout ce qui est trop petit retourne à l'eau. La capture déversée sur la table est ensuite triée. Coquillages et petits crabes retrouvent leur liberté. Les vingt kilos de crevettes grises pêchées à chaque trait sont déversées et se trémoussent, toujours sur le pont, dans le vivier de stockage, qui est « alimenté, en continu, d'eau de mer, afin de les garder en vie ».

Exemple de pêche au chalut de crevette




Pêche à la crevette sur le chalutier (CHARLENE JO)

Entre les différentes phases, en plein-vent, peu de répit, mais après le tri, Virgile et Teddy, comme à chaque sortie, s'octroient un casse-croûte préparé sur le pouce. Un moment de réconfort et de complicité dans la nuit noire et froide de la Manche, qui leur permet de tenir le coup jusqu'à 7 h du matin... Car il reste encore à revenir au Havre, avec un butin de 120 kg de crevettes, que le patron pêcheur vend essentiellement à un mareyeur dieppois, comme beaucoup de ses confrères.

Viennent alors le rangement des crustacés en cagettes, et leur livraison au quartier Saint-François. À 6 h, Virgile et Teddy sont enfin prêts à ramener Le Désiré à bon port, et à aller dormir jusqu'au début d'après-midi. Pour les Honfleurais, ils réservent 20 à 30 kg de ces « belles crevettes, bien noires, et bien vives », les vendredis, samedis, et dimanches matins, sur le marché aux poissons, où l'étal d'Ingrid, l'épouse de Virgile, sera sûrement pris d'assaut par les amoureux de petite grise sur pain brié beurré !

Samedi 4 et dimanche 5 octobre, 20e Fête de la crevette à Honfleur. Expos de peintures et de maquettes, démonstration de ramandage, visite de vieux gréements et de la vedette SNSM, démonstrations culinaires avec les Toques normandes, déambulations en costumes normands, concerts, vente de crevettes. Dimanche, à 16 h, concours d'écalage de crevettes.

Frottez-vous à notre quiz

« Connaissez-vous la petite grise ? »

Vers 1850, environ 300 personnes pêchaient la crevette



La pêche à la crevette se pratiquait aussi à pied, à marée basse. La pêche à la crevette se pratiquait aussi à pied, à marée basse. |

Source : Ouest France

L'histoire

C'est LA spécialité culinaire de Honfleur, mais pas seulement. Depuis plus de 200 ans, la pêche à la crevette est l'une des activités majeures du port. « Vers 1850, elle occupe un tiers des inscrits maritimes, soit environ 300 personnes, explique Xavier Lerallu, auteur d'une étude sur les pêches de l'estuaire de la Seine. À ces marins-pêcheurs, il faut ajouter une cinquantaine de femmes qui cueillent les moules sur le banc du ratier et qui ramassent aussi, avec un haveneau (appelé une fouine en Normandie), la petite grise. »

Chalut, diable et réserveux

Port de pêche artisanale, la flottille honfleuraise se compose de modestes embarcations. « Notamment des chaloupes de deux à cinq tonneaux car la pêche à la crevette, c'est pour les petits bateaux ! »

Les Honfleurais utilisent des chaloupes demi-pontées, munies du chalut à panneaux ou de chaluts à perche. « La pêche se déroule d'août à novembre. Durant l'entre-deux-guerres, une barque rapporte, à chaque marée, cinq à sept « chaudières » de crevettes. La chaudière pèse 12 kg. »

Quelques pêcheurs utilisent aussi le diable, « un filet dormant de 18 à 20 m de longueur, en forme de cône très effilé. L'avantage du diable est de pouvoir pêcher en même temps d'autres espèces : merlans, éperlans, anguilles. »

Pour conserver la crevette qui doit être vendue vivante, les marins utilisent un « réserveu », « un réservoir immergé en forme de petite barque, traîné par le bateau et maintenant dans l'eau le petit crustacé ».

Au fil des décennies, la pêche à « l'or gris » s'est raréfiée. « Les bancs de sable sont remontés à cause des endiguements. » Au début des années 80, on estime la production annuelle à 500 tonnes, « une production toutefois sous-estimée car la crevette passe rarement en criée ». Aujourd'hui, la production dans l'estuaire de la Seine se limite à une centaine de tonnes : « Un chiffre faible comparé aux 25 000 tonnes des deux principaux pays producteurs européens que sont l'Allemagne et la Hollande. »

Calais : deux crevettiers nous livrent leurs conseils pour aller à la pêche aux crustacés



Cette semaine, les crevettiers étaient nombreux sur la plage de Calais. C’est le début de la saison pour la crevette grise. Nous avons rencontré José Leprince et Laurent Delabye. Hier matin, ils avaient ressorti leur épuisette pour sonder les fonds sableux. Ils nous confient les ficelles de la pêche de ce gouteux crustacé.

Source : La Voix du Nord par Dominique Salomez Publié le 27/04/2013

José et Laurent pêchent la crevette grise en saison : d’avril à juin et de septembre à novembre.

Marée descendante, hier au petit matin. Dans la lumière douce du jour qui se lève, le bord de mer est convoité par les pêcheurs de vers noirs qui cherchent dans le sable l’appât pour le concours sur la jetée de ce dimanche. Ici et là, les mouettes rôdent autour des seaux temporairement délaissés dans lesquels gambillent une poignée de crevettes, presque translucides. C’est le début de la saison pour pêcher la petite grise qu’on savoure volontiers avec du pain beurré. Cette semaine, avec les belles journées printanières, les crevettiers ont été nombreux, de l’eau juste la taille, à aller et venir en raclant les fonds sableux avec leur épuisette. À faire le trait, dit-on dans le jargon. Ce matin-là, c’est José Leprince et Laurent Delabye que nous sommes allés rencontrer, histoire d’apprendre toutes les ficelles pour coincer le petit crustacé dans nos filets.

On vous le dit d’emblée, c’était une petite pêche. « Les coefficients (hier de 105) étaient trop forts, estime Laurent, l’idéal ce sont les marées qui repoignent ». Comprenez, quand les coefficients remontent après de petites marées. « On vient une heure et demie après le début de la marée descendante. Après les conditions idéales, c’est d’avoir un vent de terre (sud-est) qu’on a dans le dos et une mer qui n’est pas trop agitée. Plus la mer lance, plus c’est difficile », poursuit José, Calaisien d’origine. Il travaille aujourd’hui dans l’Oise, mais revient souvent dans la ville qui l’a vu grandir. À chaque retour il en profite pour venir pêcher sur le bord de mer. Le bar, les poissons plats, le bouquet, la crevette grise… C’est d’ailleurs en posant leurs lignes respectives que José et Laurent sont devenus amis. « Pêcher, c’est un plaisir, ça détend et ça permet de passer un moment ensemble. On pêche en petite quantité et on trie », commente José en revenant de l’eau avec son épuisette chargée. Dans le filet, crevettes, crabes et petits poissons frétillent entre les paquets d’algues et les cailloux.

Tous les crustacés qu’il puise de la mer sont passés au trieur. « C’est comme un tamis avec des barreaux espacés de six millimètres ». Toutes les crevettes trop petites sont rejetées à la mer. « Quand on a une belle marée, on peut pêcher jusqu’à trois ou quatre kilos de crevettes. Ou le double, si on ne trie pas et qu’on prend tout. Mais à quoi ça sert ? On n’est pas des viandards. Il faut que tout le monde pêche raisonnablement. Sinon il y aura de plus en plus de contrôles et puis il faut être respectueux de l’environnement », insiste Laurent. Hier, les deux crevettiers ne risquaient pas d’être retoqués pour surpêche. « On aura juste un bol. Ce soir, je vais pêcher à Sangatte du côté de l’épave Costa Michelos. Si je ramène un bar, on fera peut-être une sauce avec les crevettes de ce matin ». Sinon, ce sera préparé de manière simple pour l’apéro : deux à trois minutes dans l’eau bouillante très salée.

Abondance exceptionnelle de crevettes grises en Baie de Somme



Pousseux à Ault Onival, décembre 2013

Reportage France 3 Picardie Sabine et Bernard Godard. Montage Nicolas Duchet.

Les crevettes grises sont abondantes sur le littoral picard en cette fin d'automne 2013. La pêche traditionnelle au pousseux se pratique à marée descendante.

Source : France 3 Picardie Publié par picardielamer le 09/12/2013

La pêche des crevettes grises est saisonnière, elle est généralement plus abondante à l’automne. Mais en cette fin d’année 2013, pêcheurs professionnels et amateurs s’accordent à dire que les quantités pêchées sont particulièrement importantes. Après une baisse régulière des stocks entre les années 1970 et 2000, on semble assister à un renversement de tendance. La Picardie produit 30 à 40 % de la pêche de cette espèce en France.

Abondance de crevettes en Baie de Somme à l'automne 2013



Picardie, la mer

Ajoutée le 9 déc. 2013

La pêche des crevettes grises est saisonnière, elle est généralement plus abondante à l'automne. Mais en cette fin d'année 2013, pêcheurs professionnels et amateurs s'accordent à dire que les quantités pêchées sont particulièrement importantes. Après une baisse régulière des stocks entre les années 1970 et 2000, on semble assister à un renversement de tendance. La Picardie produit 30 à 40 % de la pêche de cette espèce en France.

« Des crevettes, en ce moment ? On en pêche à ne plus savoir qu’en faire…. »  Tous les pêcheurs de la Baie s’accordent à le dire. Cet automne 2013 est particulièrement favorable à la petite crevette grise, celle qu’on nomme sauterelle en Picardie. « Il y en a presque trop, lâche Alain Henry, pêcheur à bord du Flot Bleu, on n’a jamais vu ça. »

Mêmes mines réjouies chez les particuliers, sur les sables de la plage d’Onival, dans les rangs des pêcheurs au pousseux. Ce lundi matin, nous croisons là Rachid, Jean-Marie, Ludovic ou François… Les uns viennent ici avant d’aller pointer à l’usine, les autres sont en retraite. Ils sont souvent plusieurs dizaines, longeant les vagues et glissant devant eux leur large haveneau.

Au bout de quelques minutes, ils le relèvent, trient ce qu’ils ont piégé, rejettent les petits poissons ou les morceaux de bois flotté superflus, mettent les plus grosses crevettes dans leur besace. Et c’est reparti, parallèlement au littoral, ils poussent. A pied, cette pêche se pratique à marée descendante. Ceux qui aiment faire durer le plaisir s’attardent quelques instants encore à l’étale. La crevette vit sur les fonds sablo-vaseux, elle s’enfouit dans le sable au moment de la basse mer et nage près du fond quand elle est pleine.

En bateau, la crevette grise se pêche au chalut. Le Flot Bleu, le Tarnero, l’Orca, le Hourdellois … nombreuses sont les unités qui ont pour habitude de pratiquer cette pêche. Difficile pourtant d’évaluer les quantités pêchées cette année. En Baie de Somme, comme en Baie de Seine où la production est également particulièrement importante, la crevette grise passe rarement en criée, les statistiques de pêches sont par conséquent imprécises.

« De manière générale, la production de crevettes grises sur les côtes françaises est très fluctuante, d’une année sur l’autre, explique Alain Têtard, du laboratoire Ressources Halieutiques Ifremer de Port-en-Bessin. La production nationale est historiquement en baisse avec une diminution d’un facteur 5 environ pour la Baie de Somme depuis les années 1980, mais avec une embellie ces dernières années (2006 et semble-t-il cette année 2013). Nous n’avons pas actuellement d’idée claire sur les causes de ces variations, la stabilisation voire l’inversion de la courbe de tendance est une bonne nouvelle vis-à-vis de la crainte d’une continuation de la diminution de l’espèce en France. » La Baie de Somme contribue sans doute pour 30 à 40 % de la production nationale.

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mardi 28 août 2012

Ruée vers l’or bleu en Afrique : Un danger pour la pêche....

Ruée vers l’or bleu en Afrique : Derrière chaque accaparement de terres, un accaparement de l’eau

Source : GRAIN | 11 juin 2012

Depuis des siècles, les populations africaines pratiquent la pêche dans les eaux des fleuves et des rivières ; elles cultivent leurs berges et les terres environnantes. Dans les années à venir, l'élevage de poisson contribuera à la sécurité alimentaire des communautés villageoises....

Une autre réalité se dessine sur le continent africain....

Derrière la recherche frénétique de terres qui se déroule actuellement en Afrique se développe une lutte mondiale pour une ressource qui apparaît de plus en plus comme plus précieuse que l'or ou le pétrole : l'eau.

Sans eau, pas de production alimentaire

En Afrique, une personne sur trois souffre de pénurie d’eau et le changement climatique va encore aggraver les choses.

Les savoirs locaux sur les systèmes extrêmement sophistiqués de gestion de l’eau en Afrique pourraient contribuer à résoudre la crise qui se développe, mais ce sont justement ces systèmes qui sont actuellement détruits par un accaparement des terres à grande échelle au prétexte que sur ce continent l’eau est abondante, sous-utilisée et prête à être exploitée pour une agriculture tournée vers l’exportation.

L'Alwero, une rivière de la région éthiopienne de Gambela, représente à la fois une identité et un moyen de subsistance pour le peuple autochtone des Anuak, qui pratiquent depuis des siècles la pêche dans ses eaux et l'agriculture sur ses berges et les terres environnantes. Certains Anuak sont des éleveurs nomades, mais la plupart sont des agriculteurs qui se déplacent vers des zones plus sèches à la saison des pluies avant de revenir sur les berges de la rivière. Ce cycle agricole saisonnier permet d’entretenir et de maintenir la fertilité du sol. Il permet également de structurer la culture autour de la répétition collective de pratiques agricoles traditionnelles en lien avec les pluies et les crues dans la mesure où chaque communauté s’occupe de son propre territoire et des eaux et terres agricoles qui en font partie.

Une nouvelle plantation dans la région de Gambela, propriété du milliardaire saoudien Mohammed al-Amoudi, est irriguée avec de l’eau prélevée dans la rivière Alwero. Des milliers de personnes dépendent de l’eau de cette rivière pour leur survie, et les projets d’irrigation industrielle d’Al-Moudi pourraient mettre en péril l’accès à cette ressource. En avril 2012, les tensions autour du projet ont entraîné des débordements quand un groupe armé a tendu une embuscade à des employés de la Saudi Star Development Company d’Al-Amoudi qui a abouti à la mort de cinq personnes.

Ces tensions dans le sud-ouest de l’Éthiopie illustrent l’importance cruciale de l’accès à l’eau dans la ruée mondiale vers les terres agricoles. Derrière la recherche frénétique actuelle de terres se déroule une bataille mondiale pour le contrôle de l'eau. Ceux qui ont acheté de vastes étendues de terres agricoles ces dernières années, qu’ils soient basés à Addis Abeba, Dubai ou Londres, comprennent bien que l’accès à l’eau qu’ils acquièrent, souvent gratuitement et sans restriction, pourrait très bien rapporter plus à long terme que les achats de terres eux-mêmes.

« La vraie valeur est dans l’eau »

Au cours des dernières années, des sociétés saoudiennes ont acheté des millions d’hectares à l’étranger pour produire des denrées alimentaires qui sont ensuite réimportées en Arabie saoudite. L’Arabie saoudite ne manque pas de terres pour la production alimentaire. Ce qui manque dans le Royaume, c’est l’eau, et ses entreprises vont la chercher dans des pays comme l’Éthiopie. Des sociétés indiennes comme Karuturi Global, basé à Bangalore, font la même chose. Dans le sous-continent indien, les nappes souterraines ont été épuisées par des décennies d'irrigation non soutenable. La seule façon de nourrir la population croissante de l’Inde serait, soi-disant, de délocaliser la production alimentaire à l'étranger où l'eau est plus abondante.

« Ce ne sont pas les terres qui ont de la valeur », estime Neil Crowder, de la société britannique Chayton Capital qui a acheté des terres agricoles en Zambie. « La vraie valeur est dans l’eau. »1 Et des sociétés comme Chayton Capital pensent que l’Afrique est le meilleur endroit pour trouver cette eau.

Le message répété à l’envie dans différentes conférences d’investisseurs dans le monde entier est que l’eau est abondante en Afrique. On explique que les ressources en eau de l’Afrique sont très sous-utilisées et qu’elles sont prêtes à être exploitées par des projets agricoles axés sur l'exportation.

La réalité est qu’un tiers des Africains vivent déjà dans des environnements où l’eau est rare et le changement climatique va probablement fortement aggraver cette situation. De grandes transactions sur les terres agricoles pourraient priver des millions de personnes de leur accès à l’eau et faire peser le risque d’un épuisement des ressources en eau douce les plus précieuses du continent.

La totalité des transactions foncières en Afrique portent sur des activités agricoles à l’échelle industrielle qui vont consommer d’énormes quantités d’eau. La quasi-totalité d’entre elles sont situées dans de grands bassins fluviaux permettant un accès à l’irrigation. Elles occupent des zones humides fertiles et fragiles, ou sont situées dans des zones plus arides où l’on peut puiser de l’eau dans des grands fleuves. Dans certains cas, les exploitations agricoles pompent directement dans la nappe phréatique. Ces ressources en eau sont vitales pour les agriculteurs locaux, les éleveurs nomades et les autres communautés rurales. Beaucoup ne disposent déjà pas d’un accès à l’eau suffisant pour assurer leurs propres moyens d'existence. Si l’on peut tirer un enseignement du passé, c’est que les méga-systèmes d’irrigation ne peuvent que mettre en péril les moyens d’existence de millions de personnes dans les communautés rurales et menacer les ressources en eau douce de régions entières.... Suite du dossier, cliquer GRAIN

Autres articles :


Pour aller plus loin....

Accaparement des terres et souveraineté alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Centre

Source : GRAIN | 20 août 2012 | A contre-courant

Dans plusieurs pays africains, selon une tradition multiséculaire, « La terre ne se vend pas ». L’accaparement des terres apparait alors comme un phénomène brutal qui remet en cause les pratiques ancestrales traditionnelles, et qui hypothèque l’avenir des générations futures. Ce phénomène d’acquisition de terres à grande échelle est surtout en expansion depuis la crise alimentaire de 2008. Elle s’inscrit dans la logique de l’agrobusiness qui ne vise que le profit, comme le démontrent les nombreux cas signalés en Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette recherche de profit est incompatible avec les objectifs de la souveraineté alimentaire qui milite pour la survie des populations, surtout celles rurales qui sont les plus nombreuses en Afrique. De ce fait, l’accaparement des terres sape les bases de la souveraineté alimentaire.... Suite de l'article de GRAIN

Les pays du Golfe convoitent les terres irrigables

Les experts du Transnational Institute montrent par ailleurs comment l’acquisition de terres pour avoir accès à l’eau est un enjeu majeur pour les pays manquant d’eau, notamment pour les États du Golfe. Selon ce réseau international de chercheurs en sciences sociales engagés, dont fait partie la militante altermondialiste Suzan George : « L’Arabie saoudite, autrefois exportateur net de blé, prévoit de suspendre sa production de blé en 2016 à cause du manque d’eau. Le pays cherche à compenser cette perte en acquérant des terres à l’étranger, transférant ainsi la pression sur les ressources en eau causées par la production agricole à d’autres pays. »

Dans une perspective similaire, Water Alternatives, une revue scientifique internationale sur les enjeux géopolitiques de l’eau, consacre également son numéro de juin 2012 à l’accaparement de l’eau. Si l’Afrique est particulièrement concernée, le numéro spécial estime que le phénomène est global, en citant des exemples en Amérique latine et en Asie du Sud-Est. Au-delà, les auteurs appellent à ce que le marché agricole mondial soit aussi considéré en termes de transferts massifs d’eau. Une évolution nécessaire alors que l’agriculture consomme environ 80% de l’eau dans le monde. D’après Novethic : L'accaparement de l'eau au coeur des transactions foncières au Sud


lundi 27 août 2012

Pavillon France. La marque du Poisson « made in France »

Ancien titre : Poisson "Made in France"

En France, pêcheurs et pisciculteurs ne profitent pas de la demande croissante en poisson. Face aux produits d’importation de plus en plus envahissants, les organisations professionnelles prennent des initiatives. Mieux identifier les poissons élevés en France et les poissons capturés par les bateaux de pêche français !

L’engouement des français pour le poisson ne se dément pas. La consommation s’accroit d’année en année pour dépasser la barre des 34 kg de poissons (y compris coquillages et crustacés) par habitant. Et ce ne sont pas les crises, économiques et environnementales, qui infléchiront cette progression. Les produits aquatiques font partie des aliments tendance comme les « sushis » en plein développement dans l’hexagone…

En 2006, les ménages français ont dépensé 10,7 milliards d’euros en poissons et produits de la mer préparés, contre 36 milliards en viandes et toutes leurs préparations (Repas à domicile - Insee 2009 (1)).

Mise en bouche…

La consommation de poisson est tirée vers le haut par quelques espèces phares : Saumon, cabillaud (ou morue), lieu noir, truite, bar/dorade, merlu, lotte, thon, sardine,… Ces poissons se déclinent sous différentes présentations, frais, congelés, conserves, transformés,… Cependant, c’est toujours le poisson frais qui a la préférence des français, n’en déplaisent aux inconditionnels de saumon fumé ou aux grignoteurs de surimi. Ces deux aliments plaisir, de tradition scandinave ou nippone, ont malgré tout conquis ces dernières années de nombreux palais, au pays des soles meunières, truites aux amandes, merlus au beurre blanc, papillotes de bar aux légumes, maquereaux au vin blanc et autres poissons au court-bouillon… Sans oublier la fameuse bouillabaisse marseillaise !

Etalage de poissons…

Face à un étal de poissons, on a l’embarras du choix… Comment s’y retrouver parmi des dizaines d’espèces, entre poissons de pêche, poissons d’élevage, poissons bio, poissons de ligne,…

Dans nos propos, nous n’alimenterons pas les débats qui mettent en balance poisson sauvage et poisson d’élevage. Ces polémiques souhaitent opposer pêcheurs et pisciculteurs, deux métiers qui doivent surmonter bien d’autres obstacles pour assurer leur développement voire leur survie, comme les pollutions, les conflits d’usage et la destruction des écosystèmes aquatiques…


Selon une enquête européenne, les principales sources d'information utilisées par les consommateurs sont les labels et les vendeurs de poisson au détail et en supermarché. Ces deux sources d'information sont directement interrogées par les consommateurs au moment de l'acte d'achat de produits aquatiques. Les informations nutritionnelles font partie des informations les plus recherchées tout comme l'origine géographique du lieu de production. Toutefois, les zones de capture de la FAO n'ont aucune valeur aux yeux des consommateurs qui les classent en dernier lieu des informations recherchées. Les informations assurant une production responsable de l'environnement sont aussi d'intérêt avec des différences importantes en fonction des pays. (Ernst & Young. 2008)

Saumon d’élevage bio…Vraiment ?

Le bio, c’est une manière de conduire un élevage plus naturelle, en respectant le milieu de par la non utilisation de produit médicamenteux, (antibiotiques ou autres), l’utilisation d’aliments issus de l’Agriculture Biologique, incluant pour certains la maîtrise des risques OGM, ne contenants aucun produit de synthèse ou colorant, le respect d’une faible densité de poissons, une durée d’élevage largement supérieure à la plupart des élevages conventionnels, et enfin l’utilisation de souches de truites traditionnelles, excluant les truites issues de manipulations génétiques.

Cette définition de l’aquaculture biologique concerne une truiticulture en bassins dans un système hydraulique à priori contrôlé sans impact sur l’environnement extérieur à la pisciculture.

Qu’en est-il des saumons élevés dans des cages ouvertes en mer ?

Des organisations environnementales ou de pêcheurs pointent du doigt ces cages ouvertes, incompatibles selon elles avec des pratiques d’élevage biologiques : contamination génétique des populations sauvages par échappement, pollution de l’environnement avec les rejets (déjections et aliments) ; ces associations exigent des systèmes d’élevage en circuit fermé (à terre).

Le 30 juin 2009, les Etats membres de l’Union Européenne adoptaient après plus d’un an de discussions une réglementation commune en matière d’aquaculture biologique pour les élevages de poissons, de coquillages et les algues marines… Jusqu’à cet accord (considéré minimaliste par certaines organisations professionnelles comme la FNAB), l’aquaculture biologique se développait en Europe sans cadre harmonisé. La production était certifiée d’après des référentiels privés ou nationaux.

Entrée en vigueur le 1 juillet 2010, ces nouvelles règles « transitoires » régissent, dans toute l’Union, l’environnement de l’aquaculture biologique et la séparation des unités de production biologique et non biologique, de même qu’elles fixent des conditions relatives au bien-être animal, notamment des densités de peuplement maximales, indicateur mesurable du bien-être. Conformément à ces règles, la biodiversité doit être respectée et le frai ne peut être provoqué par l’utilisation d’hormones artificielles. Les aliments pour animaux doivent être biologiques (et sans OGM) et peuvent être utilisés en association avec des aliments pour poissons provenant de pêcheries gérées de façon durable. Des dispositions spécifiques sont prévues pour la production de mollusques bivalves et d’algues marines.

Au niveau international, les normes de l’aquaculture biologique sont autrement débattues en Commission du Codex Alimentarius. Cette institution créée en 1963 par la FAO et l'OMS, met au point des normes alimentaires, des lignes directrices et des codes d’usages internationaux et harmonisés visant à protéger la santé des consommateurs et à assurer des pratiques loyales dans le commerce des aliments. Au cours de la 35e session de la Commission (2-7 juillet 2012) à Rome, l’aquaculture biologique était à l’ordre du jour. De nombreux désaccords sont pointés entre les délégations, comme l’autorisation de systèmes de recirculation fermée, l’origine du stock, les périodes de conversion et l’utilisation de parasiticides.

En 2008, l'Europe comptait quelque 123 exploitations aquacoles biologiques certifiées, sur un total de 225 à travers le monde. Ces exploitations étaient à l’origine de plus de la moitié de la production mondiale, soit 50 000 tonnes en 2008. Les cinq plus gros producteurs de l’Union sont le Royaume-Uni, l’Irlande, la Hongrie, la Grèce et la France. Le saumon est l’espèce la plus représentée.

Comment choisir ses poissons ?

Plusieurs organisations environnementales publient des guides de poisson (de la pêche durable) pour choisir les produits aquatiques. Ces associations distinguent en général les poissons « recommandés » des poissons à éviter, uniquement sur des critères environnementaux.

D’autres organisations comme l’association étatsunienne « Food & Water Watch » vont plus loin. Leurs recommandations portent non seulement sur des critères environnementaux, mais aussi sur des données socio-économiques et des considérations « santé du consommateur ».

Voir les 10 propositions pour choisir les poissons....

Attention ! Ce poisson est frais (chement) décongelé !

Les consommateurs ont le droit d'être correctement informés sur les caractéristiques principales des produits alimentaires qu'ils achètent afin de leur permettre de faire un choix en connaissance de cause. L’information des consommateurs et l'étiquetage des produits sont les pièces centrales de l'organisation commune des marchés (OCM) dans le secteur des produits de la pêche et de l’aquaculture.

De nombreuses études de marché européennes et nationales (telles que Seafood Plus, Consensus, etc.) ont indiqué que les caractéristiques des produits de la pêche sont sources de confusion dans l’esprit des consommateurs.

Cette situation peu souhaitable est partiellement due à l‘application incorrecte de la législation relative à l'étiquetage existant des produits de la pêche. En outre, cette position est consolidée par une imprécision évidente dans les règles d'étiquetage fixées par l’Organisation Commune des Marchés (OCM).

L’une des principales sources de confusion vient de la différenciation entre les produits de la pêche frais et décongelés.

La congélation des produits de la pêche est une méthode de conservation qui augmente sensiblement la durée de l’entreposage. Cette méthode a contribué très positivement à donner aux consommateurs vivant loin des côtes l’accès aux produits de la pêche, et permis de mener des activités de pêche à une très grande distance des marchés ou des ports d'attache. Dans les points de vente, les produits réfrigérés sont parfois décongelés quelques heures avant d’être mis à la disposition des consommateurs. Sans un étiquetage adéquat, ces poissons dégivrés, une fois placés sur les comptoirs, sont en grande partie indiscernables aux yeux des consommateurs par rapport aux produits n'ayant subi aucun processus de congélation.

Les consommateurs ont le droit d’être pleinement informés afin de faire un choix en connaissance de cause à l'achat des produits de la pêche et d’être capable de distinguer les produits qui n'ont pas été préalablement congelés de ceux qui ont été dégivrées. (Source : Amélioration de l’information des consommateurs sur les produits frais de la pêche. Note du Comité Consultatif sur la Pêche et l’Aquaculture).

Aquaculture de nos régions et produit sous Pavillon France

En France, saumon et cabillaud représentent plus du tiers de la consommation de poisson frais. Ces deux espèces sont principalement issues des pêcheries norvégiennes et islandaises.

Face à tous ces poissons d’importation qui couvrent près de 80% de la demande hexagonale, les organisations professionnelles ont pris des initiatives afin de mieux identifier les poissons « made in France » sur les étals des poissonniers. Les poissons élevés en France et les poissons capturés par des bateaux français.

D’un côté, le Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture (CIPA) a élaboré en 2009 la « Charte Qualité – Aquaculture de nos Régions® ». Cette marque collective concerne les poissons élevés en mer (Bar, dorade, maigre, turbot…) et en eau douce (Truite, esturgeon,…)

De l’autre, l’association France Filière Pêche, née en 2010, est à l’origine d’une nouvelle marque « Pavillon France » lancée en septembre 2012. Emmanuelle Sauvion, déléguée générale de France Filière Pêche, a expliqué : « Nous voulons par cette marque collective de référence démarquer la pêche française sur les étals des poissonneries et dans les rayons marée de la grande distribution ». L’origine est un critère de choix déterminant, or la filière pêche ne peut donner actuellement que la seule identification « Atlantique Nord-Est » aux consommateurs. Pour Julie Rigaud, de la Fédération des organisations de producteurs de pêche artisanale, cette marque « va nous démarquer des autres labels, comme le label rouge, qui peut être accordé à des produits qui ne sont pas français ». Elle estime que « l’avenir de Pavillon de France est prometteur ».

Philippe Favrelière

Article publié dans Bio Contact (Septembre 2012 "Dossier Poisson")

Depuis 1960, la part des dépenses consacrée à l’alimentation à domicile dans le budget de consommation des ménages a baissé de moitié, passant de 25 % à 12 % en 2006. La moitié de ces dépenses est constituée d’aliments que l’on peut consommer en dehors d’un repas (fromage, dessert, fruits, pain...). L’autre moitié est constituée d’aliments que l’on ne mange qu’au cours du repas, c’est-à-dire sous forme d’entrée et de plat principal. Au sein de ce sous-ensemble, la part des produits transformés à base de viande, de poisson et de légumes a plus que doublé pour atteindre 41 % en 2006, au détriment des produits demandant davantage de préparation personnelle. Le poisson, soutenu par ses produits préparés, s’est substitué en partie à la viande et aux œufs. Les légumes frais et les féculents ont été en partie remplacés par les produits préparés à base de légumes et de pommes de terre. Comparés aux autres ménages européens, les Français se distinguent par une préférence pour la viande. La part du budget alimentaire consacrée aux légumes et aux féculents y est parmi les moins importantes.

Autres articles :

Pour aller plus loin....

Le 3 Mars 2015

Etiquetage du poisson : Ecolabel MSC plutôt que Pavillon France ?

Local et artisanal...

A quoi sert le "Pavillon France" si l'écolabel MSC est performant ?

Les GMS veulent imposer leur propre système de certification... contre l’avis des consommateurs et des producteurs...

Les produits français minoritaires sur les étals


Le titre du stand, Pavillon France, où se succèdent activités pour le grand public sur le thème des poissons est celui de la marque collective créée en 2012 par France filière pêche, l’organisme professionnel qui se propose de rassembler l’ensemble des acteurs de la filière en France.

Partant du constat qu’en moyenne les étals de poissonneries du pays n’accueillent que 20 à 25% de marchandises issues de la pêche française, France pavillon entend « faire connaître les espèces de poissons et donner des conseils pour les cuisiner », comme l’explique Marion Fischer, chargée de communication à France filière pêche. L’objectif est également de sensibiliser les visiteurs à la charte qualité des poissons pêchés par les bateaux « battant pavillon français et affichant un degré de fraîcheur optimal ». Chaque jour de cette semaine, les poissons typiques d’une région sont mis à l’honneur sur l’étal glacé du stand...

Remarque : Mettre de côté Saumon, cabillaud et crevette d'importation... Poissons, coquillages et crustacés sont issus majoritairement de la filière pêche française... Mais pas de Pavillon France sur les étals !!!

La sole est mieux gérée mais se vend mal


Cruelle déconvenue, pour les 300 pêcheurs et 85 armements côtiers ciblant la sole à Boulogne, Calais et Dunkerque. La réduction des quotas et de l'effort de pêche devait logiquement conduire à une hausse du prix moyen et compenser la baisse des volumes.

Mais, au contraire, le précieux poisson plat - jusqu'à 90 % de leur chiffre d'affaires - se vend moins cher, environ 7 € le kilo, alors qu'il s'est établi à plus de 8 € sur la moyenne 2014. Et encore, la pleine saison n'a pas démarré. Parmi les solutions proposées par certains responsables professionnels, une meilleure programmation des captures par les pêcheurs eux-mêmes, un passage systématique sous criée et des aides ponctuelles. Tout sauf un nouveau plan de casse de navires...

L'organisation de producteurs From Nord, pour sa part, veut obtenir l'écolabel MSC. Le distributeur Carrefour, qui détecte la sensibilité écologique du consommateur, est même prêt à aider financièrement les pêcheurs pour cela...

Performant mais tromperie sur la marchandise (*)

(*) en réalité, la pêcherie de colin d'Alaska met en oeuvre des chalutiers industriels parmi les plus grands dans le monde

Les multinationales dans le système alimentaire

Extrait de l'article de Cairn.info

Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la qualité sanitaire des produits, à leur mode de fabrication, à leur origine (traçabilité). La société civile (associations, citoyens) se montre préoccupée par les mêmes questions et par celle de la gouvernance, et dénonce une faible transparence et une hégémonie de la part des grandes firmes. Les gouvernements louvoient entre des objectifs économiques qui les rapprochent de celles-ci et les autres objectifs du développement durable qui les en éloignent. Cependant, les nombreux et puissants lobbies à l’œuvre dans le système alimentaire ralentissent les décisions ou les font pencher vers les plus forts [En témoigne le dossier de l’étiquetage des produits alimentaires, enlisé à Bruxelles depuis des années]. Finalement, le pilotage des filières est exercé de façon croissante à travers un leadership des multinationales, soit directement par leur potentiel de production et de vente, soit à travers le contrôle de dispositifs institutionnels privés ou publics (instances professionnelles, création de normes).

Un modèle de production et de consommation de masse

Le modèle Mait peut se caractériser par son intensification, sa spécialisation, sa globalisation et sa financiarisation. Il résulte d’un double mouvement, en apparence paradoxal : une concentration au stade de la production et de la vente, un individualisme dans le domaine de la consommation. Il relève du capitalisme contemporain en tant que forme générale d’organisation de la société. On observe un « formatage » des individus et de leurs désirs par un univers marchand piloté par des grandes firmes dont la prospérité dépend de l’homogénéisation des comportements des clients [2]. Ces firmes visent une standardisation des produits dans un modèle de production de masse. La généralisation du monde marchand s’étend à toutes les activités humaines, y compris l’alimentation, et emplit ainsi tout l’espace-temps du consommateur. On assiste à l’émergence d’une « fabrique du consentement » qui vient renforcer le modèle de production dominant [3].

Le mouvement de concentration des entreprises, à tous les niveaux du système alimentaire, est à l’œuvre depuis environ un siècle. Il a donné naissance à un oligopole « à franges » dominé par de très puissantes firmes multinationales. Cette structure duale s’explique par la nature même de l’activité de production alimentaire, encore largement fondée sur des entreprises familiales et artisanales au sein du socle constitué par l’agriculture et l’industrie alimentaire et d’un des deux canaux de commercialisation, la restauration, qui fournissent à eux trois de gros bataillons de micro-entreprises. Il y a coexistence de TPE/PME et de très grandes firmes transnationales dans ces trois secteurs. Les mécanismes d’offre font que la concentration s’opère principalement au sein du groupe des leaders et laissent des interstices aux petits, parmi lesquels on assiste à d’importants renouvellements...

C’est dans la grande distribution que l’on trouve désormais les firmes les plus importantes tous secteurs confondus. Wal-Mart Stores est devenu au début des années 2000 la plus grande firme mondiale, supplantant les pétroliers et les fabricants d’automobiles. Elle a réalisé, en 2007, un CA colossal de près de 380 milliards de $ et un résultat net de plus de 12 milliards, avec deux millions de salariés (tous ces indicateurs ont doublé dans les huit dernières années). Le numéro deux du secteur est Carrefour, environ 3,5 fois plus « petite » que Wal-Mart. On trouve ensuite le britannique Tesco et l’allemand Metro. À côté de ces puissants distributeurs se placent les chaînes internationales de restauration privée (Mac Donalds) et collective (le français Sodexo, leader mondial des services alimentaires et son challenger l’anglais Compass). Les entreprises de la grande distribution et de la restauration possèdent des dizaines de milliers de points de vente dans le monde entier qui contribuent à l’uniformisation de la consommation et du style de vie évoquée ci-dessus. Ces firmes pèsent en outre sur les filières de production par leur puissance d’achat, renforcée par des super-centrales et des plateformes électroniques de marché communes. Leur essor très rapide depuis le milieu des années 1990 dans les pays en développement est le premier facteur de la mondialisation du système alimentaire....

Des objectifs contradictoires

Des ressources très stratégiques

Cliquer Ici pour lire l'article intégral "Les multinationales dans le système alimentaire"

Après Pavillon France, l'écolabel français "Pêche durable"

FranceAgriMer présente l'écolabel public "Pêche durable"

Écolabel des produits de la pêche maritime (logo dévoilé au Salon de l'Agriculture)

"FranceAgriMer va entamer une tournée sur le littoral pour présenter aux pêcheurs l’écolabel public français Pêche durable,..." Le Marin : Écolabel public Pêche durable : place aux candidatures

Prévue par le Grenelle de l’environnement, l’écolabellisation des produits de la pêche est inscrite à l’article L. 644-15 du Code rural et de la pêche maritime : « Les produits issus de la pêche durable peuvent bénéficier d’un écolabel. Les conditions auxquelles ils doivent répondre pour en bénéficier sont déterminées dans un référentiel dont les modalités d’élaboration et de contrôle de son application par des organismes accrédités sont fixées par décret ».

La création d’un écolabel public en France répond au souhait de la filière pêche de disposer d’un écolabel facilement reconnaissable par les consommateurs et différent des écolabels privés existants. Cet écolabel, conforme aux lignes directrices de la FAO sur la pêche responsable (1995) et sur l’éco-étiquetage (2009), a été enrichi de critères sociaux et économiques (valorisation par la qualité) respectant la définition du développement durable. Quatre axes ont ainsi été retenus : ’’écosystème’’, ‘’environnement’’, ‘’social’’ et ‘’qualité’’.

Pour José Jouneau, ce travail montre « l’engagement de la filière dans la mise en oeuvre de pratiques durables, afin de garantir la pérennité des ressources halieutiques et de l’activité de pêche, tout en collaborant avec l’ensemble des partenaires de la filière ». En effet, ce label est le fruit d’une réflexion participative, menée avec tous les acteurs représentatifs de la filière pêche, de l’amont à l’aval, ainsi que des représentants de l’administration, des organisations non gouvernementales (ONG), des consommateurs et des scientifiques. Deux consultations publiques ont, de plus, permis d’enrichir le référentiel avec les avis de la société civile.

Il s’agit d’un écolabel public qui repose sur une définition complète du développement durable, incluant exigences environnementales, économiques (relatives à la qualité des produits) et sociales (relatives à la sécurité à bord, la formation,…). En cela, son périmètre est novateur et se distingue des écolabels existants. D'après communiqué de presse : « Pêche durable » : l’écolabel des produits de la pêche maritime lancé par FranceAgriMer

En application du décret n° 2012-104 du 27 janvier 2012 relatif à l’écolabel des produits de la pêche maritime, le référentiel détaille les critères applicables aux pêcheries selon ces quatre thématiques, ainsi que les critères de traçabilité et de garantie de qualité du produit tout au long de la chaîne de commercialisation.
Ce référentiel est complété par un plan de contrôle cadre qui précise les modalités de contrôle interne et de certification qui doivent être mises en œuvre par les organismes certificateurs pour les pêcheries candidates et certifiées ainsi que pour les opérateurs de la chaîne de commercialisation.

Ce référentiel et son plan de contrôle cadre ont été élaborés par la Commission de l’écolabel des produits de la pêche maritime, placée auprès du directeur général de FranceAgriMer. Cette Commission est composée de représentants de l'ensemble des parties prenantes de la filière pêche, du producteur au consommateur. Elle dispose également d'un règlement intérieur et d'un programme de travail (documents accessibles ici).

Les entreprises de pêche et les distributeurs de produits de la mer intéressés sont invités à contacter des organismes certificateurs. La composition des dossiers de candidature demandés aux entités postulantes est prévue par le plan de contrôle cadre.

Pour toute information complémentaire : FranceAgriMer

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Produits de la pêche. L'Union européenne prépare un écolabel

L'Union européenne travaille à la création d'un écolabel pour les produits de la pêche. L'Union européenne travaille à la création d'un écolabel pour les produits de la pêche.

Source : Ouest France

L'union européenne prépare un écolabel pour les produits de la pêche. Sa mise en oeuvre pourrait entrer en vigueur en 2016.

"Les consommateurs européens réclament à juste titre un étiquetage précis sur les produits de la pêche et de l'aquaculture. On constate l'émergence de nombreux labels qui se concurrencent les uns les autres. Très clairement, les labels privés et les labels publics nationaux sont insuffisants pour fournir une véritable information aux consommateurs sur la durabilité, la qualité et la traçabilité des produits mis sur le marché. Ils sont trop nombreux et leur champ d'action est trop étroit. Les consommateurs s'y perdent. Seul un label public européen peut garantir le respect de standards environnementaux, sociaux et sanitaires élevés" explique Alain Cadec, l'eurodéputé des Côtes-d'Armor, président de la commission de la pêche.

"Lors de la réforme de la politique commune de la pêche, je me suis battu pour la création d'un écolabel européen pour les produits de la pêche. Le principe est désormais acquis et l'Union européenne y travaille. La Commission présentera ainsi cette année les options envisageables, notamment en ce qui concerne les exigences minimales de ce label. Sur cette base, un écolabel européen pourra être mis en place dès 2016. C'est une de mes priorités comme président de la commission de la pêche du Parlement européen", assure Alain Cadec.

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Le 27 Juin 2014

Pêche. La marque Pavillon France rénove ses navires


La jeune marque collective Pavillon France développe un plan de modernisation de 160 bateaux de pêche vendéens.

Source : Ouest France par Patrick Guyomard - Les Sables-d'Olonne - 27 Juin

Les couleurs de Pavillon France hissées sur les navires de pêche. Une nouvelle étape dans le développement de la marque collective, initiée par l'association interprofessionnelle France Filière pêche. Elle regroupe pêcheurs, mareyeurs, grossistes et distributeurs. Le fonds de commerce depuis bientôt trois ans : la promotion des produits de la pêche 100 % français.

160 navires vendéens sont concernés par un plan de modernisation lancé en 2012. Il porte déjà ses fruits aux Sables-d'Olonne. 90 % de la flottille est passée sous Pavillon France. Idem à L'île-d'Yeu. Les adhésions grossissent à Saint-Gilles et Noirmoutier et dans tous les ports structurés avec un groupement de gestion.

Concrètement, fini le tri du poisson à genoux sur le pont de travail, puis jeté dans la glace. Le froid est embarqué. Via une nouvelle table de tri, la chaîne de traitement est lancée à bord jusqu'au conditionnement rapide en caissette, prêt à la vente. Des investissements sont apportés pour l'entretien mécanique dans un souci d'économie.

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Le 30 Avril 2014

Bien choisir son poisson

Guide d’achat Poisson

Poisson sauvage ou d'élevage, en filet ou entier...

Le choix est vaste face à l'étal du poissonnier.

Source : UFC Que Choisir par Florence Humbert


10 points clés pour bien choisir son poisson.

1. Achetez de préférence des poissons sauvages

Ils vivent dans la nature et ne grandissent pas dans des cages surpeuplées comme la plupart des produits d’élevage. Seul point noir : ils sont parfois contaminés par des résidus toxiques, méthylmercure et PCB. Pour éviter les risques liés à ces substances, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) recommande de consommer du poisson deux fois par semaine en associant un poisson à forte teneur en oméga 3 et un poisson maigre.

http://www.pavillonfrance.fr/content/printemps-poissons-magasin2. Consommez local

Privilégiez les poissons issus de la pêche française. Ils sont plus frais, car ils n’ont pas parcouru des milliers de kilomètres avant de parvenir dans votre assiette. De plus, vous contribuez à soutenir une filière souvent artisanale et à maintenir l’emploi sur nos côtes.

3. Respectez les saisons

Comme pour les fruits et les légumes, la saisonnalité est un critère de qualité et de durabilité important. Poissons, coquillages et crustacés sont bien plus goûteux et moins chers durant leur pleine saison.

4. Évitez les crevettes tropicales

Pour répondre à une demande croissante, leur élevage s’est intensifié dans les pays du sud-est asiatique ainsi qu’au Brésil, au Mexique et en Équateur, dans des conditions environnementales et sociales le plus souvent déplorables. Il existe toutefois quelques productions plus responsables. Elles sont essentiellement originaires de Madagascar.

5. Sélectionnez des poissons entiers plutôt qu’en filets

Ils sont moins chers et c’est le seul moyen de s’assurer de leur fraîcheur (œil clair et transparent, peau tendue, écailles brillantes, etc.).

6. Variez vos menus

Plusieurs centaines d’espèces fréquentent les eaux européennes. Une diversité qui ne se retrouve pas dans nos assiettes où l’on privilégie le plus souvent le saumon, le cabillaud ou les crevettes importées. Dommage, car en élargissant ses choix à des poissons méconnus (tacaud, sébaste, plie, chinchard, maigre, congre, etc.), on peut contribuer à une exploitation plus équilibrée des ressources marines.

7. Profitez des « bonnes occasions »

Il en existe chez tous les poissonniers en fonction des saisons et des arrivages. On peut se faire plaisir à moindre coût, pour peu que l’on ne se cantonne pas aux espèces nobles. N’hésitez pas à congeler une partie de vos achats, pour profiter au mieux des cours lorsqu’ils sont à la baisse.

http://www.normandiefraicheurmer.fr/les-produits-stars/entry-599-produits-de-la-peche-pavillon-france.html
8. Fournissez-vous plutôt chez les poissonniers, en boutiques ou sur les marchés

Ce sont des professionnels et leur approvisionnement en flux tendu leur permet de suivre étroitement la qualité et la fraîcheur de leurs produits au rythme des arrivages et des marées.

9. N’oubliez pas les huîtres, moules et autres mollusques

L’homme a appris de longue date à les élever sans intrants, en s’appuyant sur la ressource naturelle que lui prodigue le milieu marin.

10. Ne vous fiez pas aveuglément aux guides pour acheter des poissons « durables »

Souvent publiés par des organisations environnementales, la plupart distinguent les espèces menacées, et donc à éviter, de celles que l’on peut consommer sans risque. En réalité, les choses ne sont pas si simples. Une espèce donnée peut être surexploitée dans un secteur alors que les stocks sont abondants dans une autre zone.

Suivi du dossier de Florence Humbert sur les Produits de la mer

Sauvage ou élevage

Quels poissons mangerons-nous pour demain ?

Les réserves en poissons ne sont pas inépuisables. Telle est la prise de conscience de ces dernières années. Certaines des mesures prises face à la raréfaction de la ressource commencent à porter leurs fruits. Mais les avis divergent sur les solutions à adopter pour des productions durables.
 

Suite de l'article sur le site de Que choisir

Ou cliquer Ici pour lire l'article dans le numéro de mai 2014 de Que Choisir Mensuel

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Etiquetage du poisson : Date de capture

La Commission européenne avait proposé que la « date de capture » figure obligatoirement sur les étiquettes, favorisant ainsi sur le marché des consommateurs les pêcheurs (en général, les petits pêcheurs) qui débarquent leurs poissons le jour même où ils sont pêchés.

Mais la Commission de la pêche du Parlement Européen a accepté en juin 2012 que la « date de capture » ne soit indiquée qu’à titre facultatif sur les étiquettes, avançant que rendre la date de capture obligatoire sur les étiquettes « serait discriminant envers les navires qui conservent leurs poissons frais dans de la glace mais qui restent en mer plus longtemps », en général, le secteur de la pêche industrielle.

Les eurodéputés de la Commission de la pêche de tous les groupes politiques parlent souvent de l’importance de la protection spéciale des flottes artisanales, mais en ce qui concerne la mesure qui, en pratique, fournirait un certain avantage à la flotte artisanale, ils ont adopté une solution de compromis lors du vote sur l’Organisation commune des marchés dans le secteur des produits de la pêche et de l’aquaculture (rapport OCM).


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Cap sur la pêche française - Emission n°5 : aux rayons marée des poissonneries et GMS




Les autres video de Pavillon France sur Youtube : Pavillon France : des produits de la mer à l'assiette !


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Les Pêcheurs de Bretagne : L’union fait la force


La solidarité en mer n’étant pas un vain mot, les marins pêcheurs font de même à terre en se rassemblant au sein de Les Pêcheurs de Bretagne.

Novembre 2011 : naissance de Les Pêcheurs de Bretagne

Structure reconnue au niveau européen (règlement CE 104/2000), l’organisation de producteurs Les Pêcheurs de Bretagne est née d’une forte volonté de se regrouper pour créer une structure qui va de l’avant.

La structure est née de l’association de deux organisations de producteurs PMA (Pêcheurs de Manche et Atlantique) et OPOB (Organisation des Pêcheries de l’Ouest Bretagne).

Ainsi les pêcheurs adhérents se donnent les moyens de gérer efficacement les droits de pêche mais aussi d’innover en mutualisant les initiatives des professionnels.

800 navires et 3 000 marins

Les Pêcheurs de Bretagne a pour objectif d’assurer l’exercice rationnel de la pêche et l’amélioration des conditions de vente et de la production de ses adhérents.

Sa mission principale est de faire valoir un mode de gestion pour une pêche durable, basé sur la responsabilité individuelle des acteurs et la gestion collective des droits de pêche. À travers ces valeurs essentielles, il s’agit de valoriser les métiers, les hommes et les femmes de la pêche, et ainsi d’encourager les consommateurs à choisir des produits de la pêche bretonne.

La structure regroupe aujourd’hui plus de 800 navires et 3 000 marins pour une production annuelle moyenne de 100 000 tonnes*.Tous les métiers de la pêche sont représentés dans l’organisation. Les navires qui adhèrent mesurent de 4,8 m à 46 mètres.

En s’organisant ainsi, les pêcheurs adhérents affirment leur volonté de constituer un ensemble cohérent tant au plan halieutique qu’économique. Ils entendent également s’imposer comme étant une organisation de producteurs capable de peser dans les négociations en cours au niveau communautaire.

En effet, Les Pêcheurs de Bretagne représente actuellement la plus grande organisation de producteurs d’Europe avec :
  • Plus de 45% de la lotte pêchée en Europe
  • 23% du merlu européen
  • 40% du lieu jaune au niveau européen.
* 300 000 tonnes de poissons sont pêchées et débarquées chaque année dans les ports français.
Pour en savoir plus : Les Pêcheurs de Bretagne

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13 septembre 2012 : Lancement du pavillon France


Signalant les produits pêchés dans la Manche et dans l’Atlantique, le label Pavillon France arrive aujourd’hui.

Près de 250 espèces sont pêchées chaque année par les marins français et pourront bénéficier, si elles répondent au cahier des charges, de l’étiquette Pavillon France dans les rayons des supermarchés ou sur les étals des détaillants.

Les Français vont découvrir dès aujourd’hui dans leurs grandes surfaces ou chez leurs détaillants des étiquettes Pavillon France sur les produits de la pêche. Cette sorte de label made in France, garant de fraîcheur et de qualité, balisera les produits capturés surtout dans la Manche et dans l’Atlantique par des bateaux battant pavillon français.

Il s’agit d’espèces sur lesquelles il n’y a pas de problème de ressources et notamment des poissons capturés sur nos côtes et qui sont un peu oubliés tels le tacot, l’aiglefin, le merlu », explique Marc Duret, de la FCD (Fédération du commerce et de la distribution) au sein de France Filière Pêche, l’association à l’origine de ce lancement.

« Aujourd’hui, les seules mentions obligatoires telles ANO pour Atlantique nord-ouest ou OI pour océan Indien qui précisent l’océan où le poisson a été pris n’évoquent rien pour le consommateur », précise-t-il.

Grâce à cette étiquette, le client pourra savoir dans quel port le poisson a été débarqué et où il a été pêché. « Aujourd’hui, 80% des poissons qu’on consomme, surtout du saumon, du cabillaud d’élevage faciles à préparer, sont importés. Nos marins pêchent près de 250 espèces, plaide Gérard Higuinen, président de France Filière Pêche, il faut en faire la promotion en mettant en avant les marchandises de saison. En ce moment, les maquereaux, les calamars ou les rougets. Aujourd’hui, la pêche française représente 18000 emplois contre 20000 il y a cinq ans. »

(...)

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Pavillon France : le poisson certifié français (Le 13 h de TF1)

Pour la première fois en France, tous les acteurs de la filière sont réunis sous un étendard Pavillon France : 1ère marque grand public nationale des produits de la pêche fraîche.

Sur les étals dès aujourd'hui*, elle apporte une nouvelle information aux consommateurs en identifiant les poissons pêchés par des navires français et affichant une fraîcheur optimale.

Dédiée à valoriser et à soutenir la production en réorientant la consommation vers les produits de la pêche fraîche française, Pavillon France est l'aboutissement d'une belle histoire conjuguant à la fois dimension économique et dimension sociale durable.



Les professionnels de la pêche, du pêcheur au détaillant, ont lancé jeudi la première marque nationale identifiable des produits de la pêche fraîche, sous pavillon français, sous le nom "Pavillon France".

La démarche, présentée à Paris par l'Association France Filière Pêche, est portée par toute la filière (transformation et distribution comprises), afin de mettre en valeur les produits frais capturés par des navires battant pavillon français et doit permettre aux consommateurs de les repérer facilement et simplement, ont expliqué ses responsables.

Elle concerne les poissons mais aussi les coquillages et crustacés.
"Il est nécessaire de se distinguer plus que dans d'autres domaines", a indiqué Gérard Higuinen, président de France Filière Pêche et ambassadeur de la marque "Pavillon France".

"La pêche française ne représente plus que 20 à 25% de la production totale" vendue en France alors que près des trois quarts sont importés, a expliqué M. Higuinen.

"Si nous ne faisons pas l'effort, si nous n'arrivons pas à animer la filière, c'est l'abandon d'un secteur économique français", a-t-il mis en garde.

Le secteur de la pêche fraiche emploie près de 20.000 pêcheurs en France métropolitaine et représente près de 300 entreprises de mareyage ainsi que 2.900 poissonneries indépendantes et 6.000 rayons dédiés en grande surface, selon l'organisme public FranceAgriMer.

Le logo Pavillon France - trois pêcheurs en ciré jaune et bonnet rouge dans leur embarcation - apparaîtra sur les étals à partir du 17 septembre.

A la même date, le site internet (www.pavillon.fr) pourra guider le consommateur et l'informer sur les quelque 200 espèces pêchées par la France, ainsi que sur leur préparation.

PAVILLON FRANCE, la liberté de choisir des produits de la pêche fraîche Française

Alors que la France jouit des zones de pêche les plus riches et les plus diversifiées d'Europe et que la consommation de poisson continue de croître, la production française a chuté de 20% (1)

Pour ne pas perdre l'étendue de son territoire de pêche, la filière s'est mobilisée et a donné naissance à PAVILLON FRANCE, la 1ère marque nationale dans l'univers de la pêche maritime française.

Elle débarque sur les étals (2) le 13 septembre prochain pour informer et guider les consommateurs dans le choix de produits de la pêche fraîche française. Une urgence, alors que 79% (3) d’entre eux déclarent mal connaître la saisonnalité des poissons.

Décryptage…

PAVILLON FRANCE, pour en finir avec les idées reçues

Depuis plusieurs années, la consommation de produits aquatiques va croissante prouvant l’attrait des Français pour les poissons, coquillages et autres crustacés. Ce sont les atouts plaisir (58% (3)) et santé (28% (3) à suivre les recommandations du PNNS) qui motivent principalement les Français à consommer du poisson. 56% (3) déclarent en savourer au moins une fois par semaine. Ils pourraient être plus nombreux si les idées reçues n'étaient pas si fortes !

D’après une enquête Ipsos, menée par Pavillon France, 71% (3) des Français déclarent trouver que le poisson est trop cher.

Pourtant, il est facile d’en trouver sans se ruiner… À moins de 10 euros du kilo, la sardine ou encore le lieu noir demeurent moins chers que des escalopes de poulet ou du bœuf haché4. Encore faut-il connaître la saisonnalité des espèces pour pouvoir profiter de tarifs des plus attractifs ! Les Français ne sont pas des champions en la matière : 79% (3) déclarent mal connaître la saisonnalité des poissons. Du coup, seulement 3 à 4 (2) espèces sont consommées régulièrement sur les plus de 200 existantes !

En plus du manque de diversité des espèces dans les assiettes, 1 Français sur 2 déclare que la préparation d'un bon poisson est un exercice difficile (3). Phénomène d’autant plus marqué chez les moins de 35 ans dont 68% estiment que c'est trop compliqué à préparer (3)

Seul 8% des acheteurs de produits de la mer frais ont moins de 35 ans (4) et ils ne sont que 66% à acheter des produits aquatiques frais au moins une fois par an, un taux de pénétration bien moindre que chez leurs aînés. Signes qu’un important travail de pédagogie est à faire pour valoriser les produits de la pêche maritime française auprès de tous. Plus il y aura de diversité d'espèces dans les assiettes, plus il y en aura dans la mer…

PAVILLON FRANCE, sa raison d’être

C’est l’incohérence entre la richesse des zones de pêche française et la paupérisation de l'offre sur les étals qui a mobilisé tous les acteurs de la filière pêche fraîche du pêcheur au distributeur (détaillants et grande distribution). Pour la première fois en France, ils sont réunis sous un étendard PAVILLON FRANCE, l'aboutissement d'une belle histoire conjuguant à la fois dimension économique et dimension sociale durable.

PAVILLON FRANCE vient soutenir la production française en réorientant la consommation vers les produits de la pêche fraîche française, à travers une valorisation de sa diversité, de ses hommes et de ses métiers. Un trait d'union entre pêcheur et consommateur….

Pour y parvenir, PAVILLON FRANCE a mis en place des outils pédagogiques destinés à :
 Renforcer la fierté d'appartenance des professionnels : avec un kit complet de balisage du point de vente (ardoises, fanions, supports pour pic-prix...), le professionnel peut présenter au consommateur la diversité des produits de la mer frais issus de navire français. Une nouvelle information apportée au consommateur qui lui permet un arbitrage dans son acte d’achat.
 Désacraliser la consommation des produits frais de la mer auprès des consommateurs : un site Internet www.pavillon-france.fr dédié aux produits (fiches espèces : saisonnalité, conseils pour le choisir et le conserver…), aux hommes (portraits et témoignages, métiers, etc.) et à la préparation culinaire (recettes thématiques ludiques : comment faire manger du poisson aux enfants ? comment cuisiner le poisson cru ? recettes insolites, etc.) sans oublier un espace réservé aux enfants où une mascotte rigolote leur fait découvrir l'univers halieutique en s'amusant.

PAVILLON FRANCE, comment ça marche ?

Pour pouvoir être estampillés PAVILLON FRANCE, les poissons doivent avoir été pêchés en mer par un navire battant pavillon français et afficher un degré de fraîcheur optimale.

L’usage de la marque PAVILLON FRANCE est soumis à un engagement volontaire et concerne l’ensemble des professionnels de la filière pêche. Une fois les poissons débarqués, tous les maillons de la filière doivent contribuer à la bonne valorisation des produits commercialisés sous la marque PAVILLON FRANCE, de la qualification des produits effectuée par le premier acheteur jusqu’à la vente au consommateur final.

In fine, Pavillon France souhaite s’imposer comme LA marque de référence au rayon marée des grandes surfaces comme sur les étals…

PAVILLON FRANCE, une campagne puissante pour sensibiliser les consommateurs

Toutes voiles dehors ! Pour marquer les esprits dès son lancement, PAVILLON FRANCE met en place une campagne de communication de grande envergure. Son mot d’ordre : PÉDAGOGIE. Avec sa signature « Vous allez vous étonner », il s’agit de désacraliser la consommation du poisson, de l'achat à la dégustation.
Où donner de la tête parmi tous les poissons sur les étals des poissonniers détaillants ou des grandes surfaces ? Lequel faut-il acheter et quand ? Pour guider le consommateur, PAVILLON FRANCE met l’accent sur le balisage au sein des lieux de vente (pics prix, fanions, ardoises…). C'est sur les conseils des poissonniers et en toute confiance que les consommateurs peuvent acheter les produits aux couleurs de la marque : ils sont assurés qu’un cahier des charges très rigoureux et sans compromis a été respecté notamment en matière de qualité, de fraîcheur et de traçabilité.

Comment lever les filets d'un merlan ? Comment cuire des sardines à la plancha ? Quelle recette futée pour faire manger du lieu aux enfants ? Toutes ces informations mais aussi des fiches espèces, des portraits de professionnels de la pêche… sont disponibles sur www.pavillon-france.fr.

Sans oublier, une campagne TV puissante sur les écrans dès le 17 septembre : des spots qui toucheront 85% des consommateurs plus de 10 fois chacun !

Pour créer du lien avec la jeune génération, PAVILLON FRANCE part à la conquête du web, avec une campagne à double volet : publicité sur les sites gastronomiques et culinaires et présence sur les réseaux sociaux.

(1) La production a chuté de 20% en dix ans - Source FranceAgriMer
(2) 100% de la GMS est engagée dans la démarche/ 2/3 des mareyeurs sont adhérents/ les poissonniers détaillants intègrent peu à peu le projet depuis le début de l’été.
(3) Enquête Ipsos/ PAVILLON FRANCE - Mention Obligatoire - les "Français et le poisson". Étude menée du 10 au 13 août 2012 auprès d'un échantillon de 1 000 personnes représentatives de la population Française âgée de 16 à 75 ans, interrogé via Internet
(4) Source FranceAgrimer d’après Kantar Worldpanel

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Le 14 septembre 2012







Coup d'envoi de la marque "Pavillon France" dans Le Marin du 14 septembre 2012, cliquer Kiosk pour en savoir plus
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Le 10 décembre 2012

France. L’aquaculture biologique


42% des exploitations aquacoles bio dans 3 départements : Finistère, Morbihan et Charente-Maritime 

• En 2011, 55 exploitations aquacoles étaient engagées en bio, avec différentes spécialités :
- la pisciculture (28 exploitations), d’eau douce ou marine (truites, saumons, bars, daurades, etc.),
- la production de coquillages et crustacés (18 exploitations - crevettes, huîtres, palourdes et moules),
- la production d’algues (9 exploitations - récolte ou culture).

• 110 préparateurs bio avaient en 2011 comme activité principale la transformation et la conservation de produits aquacoles, soit une progression de 28% par rapport à 2010 et un doublement depuis 2007. 1/3 d’entre elles étaient situées en Bretagne.

• Le marché des produits aquacoles biologiques (mer-saurisserie-fumaison) était estimé à 60 millions € en 2011. Il a augmenté de 20% par rapport à 2010 et a été multiplié par 10 depuis 2007. 83% des ventes ont été réalisées dans la grande distribution.

En 2011, on estime à 80% la valeur des produits bio de ce secteur consommés en France et provenant d’un autre pays. Il s’agit en grande majorité de productions européennes pour lesquelles la production française n’est pas très développée, y compris en conventionnel (principalement le saumon). La part des approvisionnements extérieurs est en retrait depuis 2010 : elle était respectivement de 90 et 92% en valeur en 2008 et 2009.

Agence Bio : L’agriculture biologique en France : par filière dont Aquaculture bio

La Bio, un secteur dynamique dans une conjoncture difficile


Dans un contexte de baisse de la consommation alimentaire au premier semestre 2012, le marché des produits bio continue son essor dans tous les circuits de distributions. Le secteur de la production bio est également dynamique : 880 producteurs et 306 transformateurs et distributeurs supplémentaires se sont engagés en Bio depuis le début de l’année. La Bio « made in France » gagne ainsi du terrain amenant les importations de produits bio à passer sous la barre des 30%.

Au sommaire, notamment :

- LA BIO 2011-2012 : quelques repères
- EMPLOI : la Bio créatrice d'emplois en France
- RESTAURATION : la Bio fait son chemin
- VITICULTURE : le vin bio est arrivé
- LES PROCHAINS GRANDS RENDEZ-VOUS DE LA BIO

Bio : le kit éducatif

Source : Echobio

Pour sensibiliser les enfants des classes du CE1 au CM2 à l’importance d’une alimentation reliée aux questions d’environnement, de biodiversité, de bien-être animal, l’Agence Bio lance en 2012-2013 le programme “Manger Bio, c’est dans ma nature”.

En septembre, 2 500 kits ont été proposés via un mailing aux gestionnaires de la restauration collective et ceux qui les accompagnent. Les kits servent à animer les salles de restauration : affiches, guirlandes, signalétiques sur ventouse. 200 dépliants sont à remettre aux enfants. Ludiques, ceux-ci font découvrir l’agriculture bio et ses produits en s’amusant.

Le kit propose également “Le mémo bio en restauration collective” destiné aux professionnels.

À télécharger sur www.agence.bio.org


Les députés ont prolongé vendredi de deux ans, sur proposition du gouvernement, le crédit d’impôt sur l’agriculture biologique, pour favoriser ce mode de production "respectueux de l’environnement", où la France est importatrice nette de produits.

« L’agriculture biologique est un mode de production agricole non polluant et respectueux de l’environnement, créateur d’emplois et qui fait par ailleurs l’objet d’une demande nationale forte, la France étant importatrice nette de produits issus de l’agriculture biologique », relève l’amendement du gouvernement adopté dans le cadre du budget rectificatif 2012.

Selon l’exposé des motifs de cet amendement, « les surfaces cultivées en agriculture biologique représentaient environ 3,5 % de la surface agricole utile, ce qui reste » très faible.

L’agriculture bio poursuit sa percée en France

Si la crise cisaille les budgets, le secteur du bio semble - au moins pour l’instant - échapper à cette ambiance morose. « Malgré une baisse de la consommation alimentaire de 1 %, celle des produits bio a augmenté de 5 % », observe Élisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio. Mieux, « pour la première fois, 100 % de la demande en lait et produits laitiers peut être couverte, même s’il reste quelques importations en zones frontalières ».

Attention, cependant, aux risques de dérapage. « Nous ne voulons pas connaître le problème de surproduction de 2004...
Cette association envisage de créer une organisation de producteurs (OP) transversale à l’échelle du Nord-Ouest (Bretagne, Basse et Haute-Normandie, Pays de la Loire et Picardie) pour fédérer les éleveurs livrant aux laiteries privées de ces régions. Un travail mené en concertation mené avec Biolait.

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L'utilisation industrielle des algues alimentaires se développe et la cueillette ne suffit plus. Leur culture pourrait offrir aux conchyliculteurs un complément appréciable d'activité et de revenus.

D'un côté, les professionnels utilisant des algues alimentaires (agroalimentaire, nutrition, santé et cosmétique), de plus en plus nombreux, ont du mal à trouver de la matière première de qualité. De l'autre, les conchyliculteurs, en crise, notamment, à cause de la mortalité des jeunes huîtres, ont du mal à joindre les deux bouts... «Pour avoir une ressource de qualité régulière, dans les algues comme dans bien d'autres domaines, il faut faire appel à la culture: la cueillette ne suffit pas», indique Marc Danjon, directeur duCentre de valorisation des algues (Ceva) de Pleubian (22). Justement, les conchyliculteurs sont particulièrement bien placés pour se livrer à cette culture nouvelle que pratiquent, pour l'instant, en Bretagne, une demi-douzaine d'opérateurs «historiques».

Deux métiers qui font la paire

Ils ont déjà réalisé les investissements nécessaires (tracteur, bateau et matériel divers) et disposent de l'accès au «foncier marin». «Or, obtenir une concession de foncier marin est très difficile en France et demande deux ans de démarches», précise Marc Danjon. La culture des algues, compatible avec l'élevage des coquillages et même favorisée par la présence des poches à huîtres, pourrait donc apporter aux conchyliculteurs un complément de revenu d'autant plus appréciable que les deux métiers connaissent des pics d'activité différents: en fin d'année pour l'un, au printemps et en été pour l'autre. L'idée de mettre en contact lesdeux groupes professionnels a donc germé.

1.000 hectares de culture d'ici cinq ans...

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Le 12 décembre 2012

Pour les fêtes, les Français sont de plus en plus sensibles au ‘made in France’ et au ‘produit localement’

Source : IPSOS

Alors qu’en octobre, le nombre de demandeurs d’emploi en France est en progression pour le 18ème mois consécutif, la crise économique et financière n’en finit pas de peser sur l’opinion publique. Cette année encore, cette situation aura une incidence sur la consommation lors des fêtes de fin d’année. Loin d’être sanctuarisée, cette période est de plus en plus touchée. Pour plus d’un Français sur deux (53%), la crise aura un impact sur les dépenses pendant les fêtes : ils dépenseront moins, faute d’envies ou de moyens (contre 4% qui pensent dépenser plus pour oublier cette année difficile et 42% qui pensent dépenser autant que l’an dernier). C’est 3 points de plus qu’à la même période l’année dernière.

L’analyse détaillée des résultats de l’enquête montre que ce phénomène touche de plus en plus de catégories, notamment les retraités (55% dépenseront moins, +13) mais aussi les personnes dont les revenus sont les plus élevés qui étaient jusqu’ici relativement épargnées (41%, +9). Les récentes annonces gouvernementales et notamment les mesures fiscales expliquent en partie la prudence de certains ménages qui s’inquiètent de plus en plus pour leur pouvoir d’achat en 2013.

Un contexte favorable au made in France et au ‘produit localement’, mais aussi une tendance de fond

Les Français sont très attentifs à l’origine des produits qu’ils achètent lors de leurs courses de Noël. A cette occasion, ils pourraient bien privilégier les produits ‘made in France’, voire ceux issus de leur région. Dans le pays qui a élevé la cuisine au rang d’art, 78% des Français attachent de l’importance au fait que leurs repas de fêtes soient composés de produits d’origine française (c’est même très important pour 40%), 62% qu’ils soient composés de produits de leur région.

La gastronomie n’est pas le seul domaine ou le ‘made in France’ est un critère de choix important. Les biens manufacturés sont également concernés. Ainsi, pour 76% des Français, il est important que les jouets qu’ils offriront à Noël soient fabriqués en France (« très important » pour 40%).

Cet attachement doit être replacé dans un contexte. L’année 2012 s’est caractérisée par la forte présence de la question du ‘made in France’ dans les débats. Si cette thématique a émergé pendant la campagne pour l’élection présidentielle (notamment au travers des prises de position de François Bayrou), c’est surtout le très médiatique Ministre du Redressement Productif qui en a fait un cheval de bataille. Les Français n’y semblent pas insensibles, notamment pour les fêtes.

Pendant leurs courses de Noël, pour les repas ou pour les cadeaux, 46% des Français seront cette année plus sensibles à l’origine des produits que l’année dernière (contre 47% qui y seront aussi sensibles et 6% moins sensibles). Fait nouveau : c’est avant tout pour soutenir l’économie française et régionale que les Français privilégient cette année les produits made in France ou ceux de leur région (62% de citations parmi différentes raisons suggérées). Cet argument arrive en tête, devant le souci d’avoir sur leur table ou au pied du sapin des produits de meilleure qualité (45% de citations). Le principal levier du « consommer français » est donc aujourd’hui le patriotisme économique, plus que la recherche de la qualité. D’autres motivations apparaissent, mais elles sont plus mineures. La préservation de l’environnement est citée par 32% des personnes interrogées, le fait que ces produits alimentent notre histoire et notre patrimoine par 21%.

Le ‘made in France’ et le ‘produit localement’ bénéficient incontestablement d’une actualité très favorable. Cependant, pour une majorité de Français il ne s’agit pas simplement d’une mode mais d’une vraie tendance de fond qui devrait se développer à l’avenir. 66% des personnes interrogées le pensent pour les produits made in France. Ils sont encore plus nombreux à le dire pour les produits issus de la région (74% contre 23% qui pensent que c’est une mode qui va passer). Par rapport aux produits ‘made in France’, les produits issus de la région, notamment alimentaires, ont un atout pour s’imposer durablement : ils peuvent être moins chers que les autres.

L’âge : un facteur déterminant

L’importance accordée à l’origine des produits varie de façon importante avec l’âge ; les personnes les plus âgées étant encore plus attachées au ‘made in France’ et au ‘produit localement’. Ainsi, 93% des 60 ans et plus font de l’origine française un critère important pour choisir les produits qui composeront leurs repas de fêtes, contre 60% des 15-34 ans. De même, pour 91% des 60 ans et plus, il est important de choisir des jouets made in France, contre 54% des 15-34 ans.

Des différences significatives selon l’âge apparaissent également dans les motivations de ce choix. Elles permettent d’en comprendre les leviers. Les plus âgés, qui ont vécu la désindustrialisation de la France, sont plus sensibles à l’argument du patriotisme économique (66% de citations contre 56% chez les 15-34 ans) et à l’héritage culturel (31% de citations, contre 14% chez les 15-34 ans). Les plus jeunes sont un peu plus sensibles à la question environnementale (45% de citations chez les 15-24 ans, contre 22% chez les 60 ans et plus).
Jean-François Doridot
Directeur Général Ipsos Public Affairs
jean-francois.doridot@ipsos.com

Document associé

Les Français et les fêtes de fin d’année Télécharger Ici le document

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Le 17 mars 2013

« Les saveurs de la pêche de nos côtes »

« Invitez les saveurs du Nord-Pas de Calais à votre table » : une édition spéciale Pêche de nos côtes en 2013

25 au 31 mars 2013

Après les endives, la chicorée ou encore les produits « Saveurs en’Or », le Comité de Promotion Nord-Pas de Calais organise du 25 au 31 mars 2013 la semaine « Invitez les saveurs du Nord-Pas de Calais à votre table » en mettant cette années les produits de la pêche et de la saurisserie à l’honneur.

Les établissements de restauration collective en gestion directe profiteront ainsi de cette édition spéciale « Pêche de nos côtes ».

Un classeur de 194 fiches-recettes régionales sera mis à la disposition des chefs de cuisine, et un grand concours sera organisé afin de récompenser les établissements les plus impliqués et les plus créatifs. Fiches recettes, livrets de jeux et gadgets seront également distribués aux petits comme aux grands.

11 partenaires (représentants des pêcheurs et des transformateurs de produits de la mer, collectivités territoriales et structures d’accompagnement) soutiendront notamment la démarche.

Source : Le Chef.com

Coup de projecteur de la filière pêche à Boulogne auprès des établissements de restauration collective

Source : La Voix Du Nord

Maquereau, hareng, cabillaud, lieu noir, sole... à déguster en soupe, en conserve, en salade ou encore en waterzoi... « Les saveurs de la pêche de nos côtes » veulent amarrer de plus belle dans les assiettes de la restauration collective. Pour les y aider, le comité de promotion, service de la Chambre d'agriculture de région, lance une opération de communication pour les valoriser. Et pour convaincre, rien de tel que d'apprécier de plus près. Vendredi 15 mars, une cinquantaine de partenaires étaient conviés à visiter la criée, à Boulogne.

Une fois la criée passée, les mareyeurs viennent contrôler la marchandise achetée avant expédition.

Il est 5 h, Boulogne dort... Du moins, une partie de la ville. Car, au port, c'est évidemment une autre histoire. Mareyeurs et pêcheurs sont réveillés depuis longtemps. Ils sont même sur le pont depuis 2 h du matin. Comme Georges Thomas, 55 ans, mareyeur boulonnais, rencontré dans un des ateliers de la zone portuaire, à Capécure : « Je débute le matin, à 2 h 45, par un tour sur le quai pour voir et sélectionner la marchandise et après j'arrive à la criée. »

Silence, on vend !

C'est précisément par la criée, la vente aux enchères, que débute la visite des invités du jour. Les grossistes - ils sont quarante à Boulogne - achètent en silence. Depuis 2008, on ne crie plus comme un poissonnier puisque tout est devenu informatisé. Celui qui appuie le plus vite remporte l'enchère qui est descendante ! Dès que l'ordre d'achat est envoyé, on s'active à quelques mètres de là. Les manutentionnaires, tablier et grandes bottes, trient les plus belles proies avant de les transporter par camion vers d'autres ateliers, installés aussi sur la zone.

Direction ceux de JP Marée pour le groupe que nous avons suivi. Cette PME de quarante-huit salariés, créée il y a treize ans par Joël Pichon est spécialisée dans le mareyage et le filetage manuel. Dans la salle de production, une trentaine d'hommes, debout et à moitié penchés, manient avec dextérité le couteau. À en faire pâlir plus d'un cuisinier. Petits poissons ou encore saumons défilent sous leur lame aiguisée. Au total, seize tonnes de produits sont expédiées chaque jour. « Ça fait rêver, sourit Laurent Denis, chef de cuisine au lycée Alexandre-Ribot à Saint-Omer.

J'aimerais bien savoir couper le poisson aussi vite ! » Chaque jour, le professionnel en restauration collective confectionne huit cents repas pour son établissement. « L'essentiel est d'avoir un super résultat dans l'assiette. C'est très important de donner du goût aux élèves et de valoriser notre métier. Je cuisine 15 à 20 kg de poissons par jour. Lorsque c'est du saumon, je passe à 30 kg car il a beaucoup de succès. » Le saumon, importé principalement de Norvège, est le produit phare des consommateurs. Une habitude que la filière locale aimerait bousculer. «L'atout du port est que nous proposons une diversité de poissons mais il y a une culture de consommation qui freine celle d'autres produits comme le lieu noir ou encore le tacaud, par exemple », explique Aymeric Chrzan, secrétaire général au syndict des mareyeurs.

De la mer à l'assiette

C'est, entre autres, pour ces raisons que la Chambre d'agriculture de région a choisi cette année de mettre en valeur ces produits sous l'appellation « Saveur de la pêche de nos côtes » (après avoir valorisé l'endive, la chicorée ou encore les produits Saveurs en or, les années précédentes). Cette opération se déroule du 25 au 31 mars. Durant cette semaine, 1 135 233 repas seront servis en France dans 640 établissements privés et publics dont 329 hors de la région Nord - Pas-de-Calais (lycées, collèges, maisons de retraite, prisons, centres hospitaliers...)

De la mer à l'assiette, il ne reste donc plus au grand public qu'à s'y mettre ! 

« Invitez les saveurs de la pêche à votre table »


Promotion de la diversité culinaire des poissons de nos côtes

Du 25 au 31 mars, le comité de Promotion Nord-Pas de Calais, service de la Chambre d'Agriculture de région, organise la semaine «Invitez les saveurs de la pêche de nos côtes à votre table», mettant ainsi à l'honneur la filière pêche-saurisserie. Cette opération nationale a été lancée officiellement le 15 mars à la Communauté d'agglomération du Boulonnais.

De la pêche à l'assiette, ce ne sont pas moins de 11 partenaires qui se sont associés au comité de promotion pour mettre en place l'événement aux côtés de la Région Nord-Pas de Calais et de FranceAgrimer (*).  L'opération concerne 640 établissements de restauration collective (restaurants scolaires, collèges, lycées, centres hospitaliers, maisons de retraite, restaurants d'entreprises...) en gestion directe, à travers 20 régions : ce sera 1 135 000 repas qui seront ainsi servis. La dégustation de menus à base de produits de la mer, associant tradition et innovation sera accompagnée de diverses animations promettant aux convives des instants riches en saveurs !

A consommer sans modération !

Pour permettre à tous les responsables et à tous les cuisiniers des établissements participants de mieux découvrir ce qu'ils sont invités à mettre dans leurs assiettes, toute une matinée de visites a été organisée le 15  mars sur le port de Boulogne : visite de la criée, d'un navire de pêche et des quais de débarquement du poisson, dès 5 heures du matin, suivie d'une rencontre avec les acteurs de la filière pêche et la découverte de quatre entreprises de transformation des produits de la mer de capécure : Océan délices, CME, JC David, JP Marée.

Pour le président de la CAB, Jean-Loup Lesaffre, « cette opération vise à donner de bonnes habitudes alimentaires à nos enfants, en les incitant à consommer sans modération du poisson dont les qualités nutritionnelles ne sont plus à démontrer. »

(*) Comité régional des pêches maritimes et d es élevages marins Nord-Pas de Calais-picardie, FROM Nord, Coopérative Maritime Etaploise, Coopérative maritime de Dunkerque, syndicats des mareyeurs et des saleurs-saurisseurs, INNOCEA, CCI Côte d'Opale, port de Boulogne-sur-Mer, Pôle de compétitivité Aquimer, Mister Goodfish, Communauté d'agglomération du Boulonnais.

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Durabilité et identité nationale des produits de la pêche

Durabilité et identité nationale des produits de la pêche : messages concurrents ou complémentaires ?

Séminaire dédié aux professionnels de la filière pêche

Organisé par Sea-matters

18 octobre 2012
Paris

Le 18 octobre se tiendra à Paris un séminaire sur le thème : « Durabilité et identité nationale des produits de la pêche : messages concurrents ou complémentaires ? ». Ce séminaire dédié aux professionnels de la filière pêche est organisé par Sea-matters.

Le développement des marques mettant en avant l’identité nationale des produits de la pêche concurrence-t-il les messages sur la durabilité ? Le développement du « made in… » risque-t-il de détourner l’attention des professionnels des questions difficiles de la durabilité ? Quel est l’avenir de ces thèmes en tant que facteurs différenciant pour les fournisseurs et les distributeurs du marché français de produits de la pêche ?

« Nous avons constaté que ces questions aujourd’hui inévitables au marketing des produits de la pêche sont un casse-tête pour tout le monde. Cette journée permettra aux uns et aux autres de confronter leur compréhension de ces questions » précise Pascale Baelde de Sea-matters, co-organisatrice du séminaire.

Des représentants des pêches de Norvège (union des pêcheurs et conseil des produits de la mer), d’Irlande (conseil des pêches d’Irlande), des USA (administration fédérale d’océanographie des Etats-Unis et institut de marketing des produits de mer d’Alaska), du Royaume Uni (autorité de la filière pêche) et de France (France Filière Pêche) présenteront leurs stratégies nationales de mise en avant des produits. Le séminaire offrira aux acteurs de la filière l’occasion de discuter avec leurs partenaires amont et aval sur ces sujets non directement commerciaux et d’échanger sur leurs contraintes et leurs besoins.

Les inscriptions se font auprès de contact@sea-matters.com.

L’organisation de cette journée reçoit le soutien financier de OSO, FINDUS, MSC, WWF, NORGE et FRANCE FILIERE PECHE

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Le 15 juin 2013

Création d'une appellation d'« Artisan restaurateur »

Proposition de loi portant création d'une appellation d'« Artisan restaurateur »,

Source : Sénat

Présentée par M. Christian Cambon, Sénateur

(Envoyée à la commission des affaires économiques, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)

Exposé des motifs

Mesdames, Messieurs,

La restauration française est un fleuron pour l'image de marque de la France. Le prestige de ses tables étoilées et la qualité de sa gastronomie y ont largement contribué. Le « repas gastronomique » français a d'ailleurs été officiellement reconnu par l'UNESCO, le 16 novembre 2010, dans le cadre du patrimoine culturel immatériel.

Néanmoins cette restauration française recèle en son sein de grandes disparités, liées notamment au mode d'exercice de cette activité. Certes l'ensemble de ces établissements répondent tous au vocable de restaurant, mais en fait, les modes de préparation des plats sont bien différents.

Dans certains restaurants, on pratique le réchauffage qui comme son nom l'indique consiste à décongeler des produits surgelés, à réchauffer des plats sous vide ou le contenu de conserves alimentaires.

Dans d'autres restaurants, on pratique l'assemblage, qui permet de présenter sur une même assiette des produits qui n'ont pas été élaborés sur place ou qui l'ont été partiellement. Ces produits peuvent provenir de cuisines centrales qui approvisionnent des chaines de restaurants.

D'autres enfin, pratiquent la cuisine « maison » : ces artisans restaurateurs respectent nos savoir-faire traditionnels et proposent des repas préparés entièrement sur place, à base de produits frais. Ils utilisent souvent des produits issus de l'agriculture locale, des terroirs ou de nos Marchés d'Intérêts Nationaux, garantis de fraicheur et de qualité.

Il n'est pas question d'opposer ces différents types de restauration qui trouvent tous leur public, correspondent à l'expression de besoins différents et ne représentent pas les même gammes de prix.

Mais en ces temps de crise économique, nous devons tout faire pour promouvoir la qualité de nos productions alimentaires. L'agroalimentaire représente en effet un secteur de l'économie nationale source d'emplois, de formations pour nos jeunes et de débouchés à l'export.

De surcroît, le secteur de la restauration est lui-même en crise : les recettes ont connu une baisse de 2 % en volume en 2012, et la situation ne devrait pas s'améliorer en 2013.

En outre, la restauration commerciale devra composer avec un relèvement du taux de la taxe sur la valeur ajoutée de 7 % aujourd'hui à 10 % en 2014.

Ces évolutions pourraient profiter aux industriels de l'agroalimentaire et nuire aux restaurateurs pratiquant la cuisine « maison », l'assemblage assurant des performances économiques beaucoup plus élevées.

Il est donc nécessaire d'offrir aux restaurateurs qui pratiquent la cuisine maison de mieux faire connaitre leur savoir-faire.

Certes la profession a réagi en instituant un grand nombre de labels : « restaurant de qualité », initié par une quinzaine de grands chefs, « maître restaurateur » décerné par les Préfets à partir d'un audit réalisé par un organisme indépendant... Mais à ce jour, 2 700 restaurateurs ont obtenu ce label sur 80 000 restaurants existant en France.

Bien d'autres initiatives ont vu le jour, de la part de professionnels de la restauration, visant à vanter la « gastronomie », les « produits du terroir », la « cuisine maison »...

La multiplicité de ces initiatives vise, certes, à promouvoir un artisanat de qualité. Elle n'a malheureusement pas eu pour conséquence de mieux informer le client.

Pourtant les consommateurs recherchent de plus en plus la transparence sur l'origine, la composition et la qualité gustative des produits qu'ils consomment dans les restaurants. Les récents scandales alimentaires n'ont fait qu'accroitre la méfiance des clients donnant une actualité nouvelle à la mise en oeuvre de ces labels.

De plus, l'engouement du public s'est manifesté à travers de nombreuses émissions télévisées sur le thème de la cuisine (Top Chef, Masterchef, Un dîner presque parfait...).

Face à cette attente de plus de transparence, il est donc nécessaire d'instituer une appellation nationale, validée par l'État sur tout le territoire, à l'exemple de la classification hôtelière. Ainsi, ce label apposé à l'entrée des restaurants qui pratiquent cette cuisine traditionnelle soutiendrait l'action courageuse de ces restaurateurs, et en ces temps de crise valoriserait leur activité à l'image de ce qui a pu être fait pour le pain : celui-ci a bénéficié d'une appellation qui a sauvé cet artisanat.

C'est la raison pour laquelle, je vous propose la création, par la loi, d'une appellation d'« artisan restaurateur », au sein du code de la consommation, assorti du principe à observer relatif au travail sur place de produits bruts, le détail des conditions de mise en oeuvre et d'utilisation de cette appellation étant remis à décret.

Tel est l'objet de la présente proposition de loi.

Proposition de loi

Article unique

Après la section 10 du chapitre Ier du titre II du livre Ier du code de la consommation, il est inséré une section 10 bis ainsi rédigée :

« Section 10 bis

« Appellation d'artisan restaurateur

« Art. L. 121-82-1. - Ne peuvent utiliser l'appellation d'« artisan restaurateur » ou une dénomination susceptible de porter à confusion, sur le lieu de vente au consommateur final ou dans des publicités, les professionnels qui n'assurent pas eux-mêmes, à partir de produits bruts, l'élaboration des plats sur place.

« Un arrêté conjoint des ministres chargés de la consommation et de l'artisanat précise les conditions d'utilisation de l'appellation « artisan restaurateur ».

« Art. L. 121-82-2. - La recherche et la constatation des infractions aux dispositions de l'article L. 121-82-2 sont exercées dans les conditions prévues à l'article L. 121-2 et punies des peines prévues à l'article L. 213-1 et, le cas échéant, au second alinéa de l'article L. 121-6. »

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Le 13 août 2013

Le marché des produits aquatiques décongelés en France

En 2012, le marché des produits aquatiques décongelés a représenté 3 800 tonnes de poissons (hors coquillages, crustacés et perche du Nil), principalement panga et thon (sushi) ainsi que cabillaud, espadon, encornet,...

Synthèse

FranceAgriMer - Juillet 2013

Cliquer Ici pour télécharger l'Etude

Les cabinets d'études ABSOconseil et Segments ont réalisé pour le compte de FranceAgriMer une étude de marché des produits aquatiques décongélés. La première partie dresse l'état des lieux de cette pratique en France (espèces, volumes, circuits de commercialisation...) et la seconde présente la perception du consommateur face à ces produits décongelés (reconnaissance des produits, atouts, inconvénients...). Ce document est une synthèse de l'étude réalisée au premier semestre 2013.

Les volumes de poissons décongelés déclarés sur la campagne 2012 dans tous les circuits de distribution sont de 3 800 t (poissons décongelés hors coquillages, crustacés et perche du Nil).

La Grande Distribution (Grandes et Moyennes Surfaces) représente 86 % des volumes de poissons décongelés. Néanmoins, l’offre décongelée ne représente que 3,5 % du poisson frais vendu en GMS (1). 56 % des volumes de poissons décongelés en GMS sont vendus au rayon libre-service contre 44 % des volumes au Rayon « traditionnel »

Une consommation de poissons décongelés en baisse en GMS depuis 2009 mais toujours dominée par le panga


L’offre de poissons décongelés en GMS a diminué de 43 % en 3 ans (5 600 t en 2009 contre 3 300 t) en 2012. Cette diminution s’explique principalement par la diminution de la consommation de panga décongelé pendant cette même période (- 52 % en 3 ans). En effet, en 2009, les premiers reportages sur le mode d’élevage du panga au Vietnam ont jeté le discrédit sur l’ensemble de la filière. Depuis, la consommation de cette espèce, présente sur les étals uniquement en décongelé, n’a cessé de décroître.

Néanmoins, aujourd’hui le panga reste l’espèce prédominante en volume de poisson décongelé en GMS. En effet, le panga décongelé représente environ 2 100 t/an en GMS, soit 63 % des volumes totaux de poissons décongelés en GMS. La deuxième espèce la plus consommée en décongelé est le thon (~ 470 t/an), puis le cabillaud (270 t/an), l’encornet (180 t/an) et enfin l’espadon (~ 130 t/an). Le reste des volumes est réalisé avec des espèces différentes telles que la noix de St Jacques, la seiche… mais ayant chacune des volumes anecdotiques.

A noter que si on intégrait la perche du Nil, non considérée comme décongelée mais stabilisée, dans ce classement elle tiendrait la deuxième place avec un volume de 1 450 t.

(1) Volume total GMS poisson frais hors crustacés et coquillages : 95 500T – source : données statistiques 2011 FAM produits de la pêche

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Le 15 mai 2014

Groupe Aqualande sur Youtube

23 reportages qui présentent les engagements du groupe Aqualande, les élevages et la transformation des truites... Cliquer ici ou sur l'illustration pour visualiser les clips vidéo

https://www.youtube.com/channel/UChsaRe9UiaIHMVThSYyk2aQ


Poisson Fumé : Saumon en berne, la Truite entre en lice....

Aqualande, qui produit 10.000 tonnes de truites par an dans ses élevages du Sud-Ouest, a constaté "une explosion des ventes" sur les six à huit derniers mois, se réjouit son directeur commercial Eric Mezrich.

Saumon fumé : pour rebondir, les professionnels lorgnent vers la truite et l'aquaculture

Bruxelles, 8 mai 2014 (AFP)

Pour les professionnels français du saumon fumé, truite et aquaculture pourraient être des solutions pour rebondir dans un contexte tendu par la flambée des prix et les polémiques sur les conditions d'élevage.

Les étapes de la transformation de la truite fumée chez Aqualande



  
Avec un marché qui a reculé de 5% depuis le début de l'année, "tout le monde est tendu dans la profession. On a dépensé beaucoup d'énergie pour rétablir nos marges", explique Jean-François Floch, directeur commercial saumon de l'entreprise bretonne Guyader, présente au salon SeafoodExpo à Bruxelles. Le saumon, poisson le plus consommé au monde, occupe une large place de l'événement.

Malgré de bonnes ventes à Noël, le secteur a été traumatisé en 2013 par la diffusion en novembre d'un reportage d'Envoyé Spécial très critique sur les élevages de saumon norvégiens, d'où viennent la majorité des poissons ensuite fumés en France. Mais surtout, les industriels souffrent de la forte hausse des prix de la matière première ces deux dernières années, liée à une demande en forte progression. Or le prix du saumon frais représente entre 50 et 75% du prix du produit fumé.

"Beaucoup d'industriels en France n'ont pas réussi à répercuter sur leur prix", d'où la fragilité et la concentration du secteur, expliquait récemment à l'AFP Jacques Trottier, directeur général de Labeyrie, et président du Syndicat français des industries du saumon et de la truite fumés (STF). Le norvégien Marine Harvest, n°1 mondial du saumon, est en passe de supprimer 400 postes en Bretagne pour doper sa rentabilité.

Pour certains, le salut pourrait passer par la truite, qui "a une belle image (...) et a pu bénéficier de transferts" en raison des suspicions sur le saumon, selon M. Trottier. Les ventes ont augmenté de 25% début 2014 par rapport à 2013, selon des données transmises par Labeyrie.

Aqualande, qui produit 10.000 tonnes de truites par an dans ses élevages du Sud-Ouest, a constaté "une explosion des ventes" sur les six à huit derniers mois, se réjouit son directeur commercial Eric Mezrich. "L'origine locale joue beaucoup", estime-t-il. La truite consommée en France provient en grande majorité de l'Hexagone.

La filière truite mise sur pied en Bretagne par Guyader bénéficie aussi des évolutions récentes.

"A produit identique, la truite coûte 15% moins cher à produire que le saumon", souligne M. Floch, qui estime que les prix élevés du saumon risquent de se maintenir faute d'une augmentation suffisante de la production norvégienne.

Meralliance, 3e producteur de saumon fumé après Marine Harvest et Labeyrie, espère de son côté se lancer dans l'aquaculture, quasiment inexistante pour le saumon en France. Avec une production d'un million de tonnes par an, la Norvège est dans une telle position de force qu'il est difficile d'exiger des gages de qualité, reconnaît Vincent Gelamur, responsable de l'innovation chez Meralliance. 

Pour redorer l'image du saumon en France, l'idée serait donc d'élever les poissons dans une ferme sur le sol et non dans des cages en mer. La technique permettrait "d'éliminer les problèmes de rejets, de stress, d'attaque de la faune sauvage" qui sont reprochés aux saumons norvégiens, explique M. Gelamur. Construite à côté du port breton du Guilvinec, l'installation profiterait de l'eau de mer pompée par le port pour la criée et surtout des coproduits de la pêche (déchets de poissons), qui seraient réutilisés pour fabriquer de la nourriture pour les saumons. L'objectif de production reste modeste: 800 tonnes, quand Meralliance en importe 20.000 chaque année de Norvège et d'Ecosse. Mais le modèle pourrait ensuite être répliqué dans deux autres sites en France, voire à l'étranger où seules deux fermes de ce type existent, au Danemark et au Canada. Le projet, dont le financement n'est pas encore bouclé, s'élèverait à 12,5 millions d'euros. S'il se concrétise, la ferme pilote pourrait produire ses premiers saumons début 2017.

Lire aussi Ouest France : Le marché du saumon fumé plonge

Flambée des prix et polémiques sur les conditions d'élevage ne font pas les affaires des professionnels français. Ils cherchent des alternatives, notamment du côté de la Bretagne.

Le marché du saumon fumé a reculé de 5 % depuis le début de l'année. « Tout le monde est tendu dans la profession », confie Jean-François Floch, directeur commercial saumon de l'entreprise bretonne Guyader, présente au salon SeafoodExpo, qui s'est achevé, hier, à Bruxelles.

Le secteur a été traumatisé par la diffusion en novembre d'un reportage de l'émission Envoyé Spécial sur France 2 très critique sur les élevages de saumon norvégiens, d'où viennent la majorité des poissons ensuite fumés en France. L'alimentation aux croquettes et l'utilisation de pesticides pour lutter contre les poux de mer qui attaquent les poissons ont marqué le public. Dans la foulée, plusieurs chaînes de la TNT ont consacré à leur tour un reportage au sujet.

Mais surtout, les industriels souffrent de la forte hausse des prix de la matière première ces deux dernières années, liée à une demande en forte progression. Or le prix du saumon frais représente entre 50 et 75 % du prix du produit fumé. « Beaucoup d'industriels en France n'ont pas réussi à répercuter sur leur prix », d'où la fragilité et la concentration du secteur, explique Jacques Trottier, directeur général de Labeyrie, et président du Syndicat français des industries du saumon et de la truite fumés (STF). Le norvégien Marine Harvest, n° 1 mondial du saumon, est en passe de supprimer 400 postes en Bretagne pour doper sa rentabilité.

La truite pour se rattraper

Pour certains, le salut pourrait passer par la truite, qui « a une belle image [...] et a pu bénéficier de transferts » en raison des suspicions sur le saumon, poursuit Jacques Trottier. Les ventes ont augmenté de 25 % début 2014 par rapport à 2013. Guyader élève également des truites : « A produit identique, la truite coûte 15 % moins cher à produire que le saumon », souligne Jean-François Floch.

Meralliance, troisième producteur de saumon fumé après Marine Harvest et Labeyrie, espère de son côté se lancer dans l'aquaculture, quasiment inexistante pour le saumon en France.

L'idée serait d'élever les poissons dans une ferme sur le sol et non dans des cages en mer (exit le problème des poux). Construite à côté du Guilvinec (Finistère), l'installation profiterait de l'eau de mer pompée par le port et surtout des déchets de poissons pour nourrir les saumons.

Cette ferme pilote pourrait produire ses premiers saumons début 2017.

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Le 14 Mai 2014

Avis aux consommateurs de poisson

Questionnaire sur le poisson issu de pisciculture marine

https://twitter.com/Dantoulon/status/459604373333479426/photo/1 


https://twitter.com/dabbadie/status/465881448319160320


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Le 9 Octobre 2014

Les paris de Guyader pour devenir un gros poisson

Antoine Gorioux, directeur général de Guyader, active tous les leviers pour émerger sur le rayon des poissons fumés.

Source : LSA

La société familiale grandit à vitesse grand V sur le marché des poissons fumés. Dominée par des gros acteurs – Labeyrie, les MDD et Delpeyrat – et positionnée sur un marché mal orienté, Guyader doit jouer la carte de la différence pour émerger dans ce rayon.

Difficile de se faufiler parmi les géants. Depuis le rachat de Bretagne saumon, en 2012, Guyader veut se faire une place dans les linéaires dédiés aux poissons fumés, où règne le saumon. Un pari pas évident. D’abord parce que le marché se porte mal : depuis un an et demi, le saumon subit coup sur coup les polémiques concernant le saumon norvégien et cumule ainsi des évolutions à la baisse. Ce marché de 22 000 ton­nes chutait encore, en cumul annuel mobile à fin juin, à - 13,9 % en volume, selon Iri.

Ensuite, parce que personne n’attendait l’arrivée de Guyader en tant que marque nationale sur ce rayon. Labeyrie domine ce marché depuis des décennies, les MDD tirent vers elles les plus gros volumes. Et parmi elles, Delpeyrat est venue s’implanter en challenger début 2013. Alors, forcément, il faut être malin pour émerger à leurs côtés.

Ambitieux objectifs

Dès 2010, la firme a mis en place son plan de bataille en accélérant sa diversification sur la truite, une alternative un peu plus abordable que le saumon en GMS. Désormais, ce poisson pèse 45 % de l’activité poissons fumés de l’entreprise qui en produit 800 tonnes par an. Antoine Gorioux, directeur général, compte bien prendre « 25 à 30 % de part de marché en volume d’ici à deux ans » sur cette espèce ; il est actuellement à 7,8 %.

Identité bretonne

Deuxième levier actionné pour se développer, Guyader veut inscrire sa griffe dans le rayon. Il est déjà un grand acteur du saumon, mais 70 % de sa production sont dédiés… aux MDD. L’entreprise souhaite accélérer ses efforts : elle a lancé sa gamme dans le saumon il y a tout juste un an et espère atteindre un équilibre de 50 % de sa production à marque. Pour cela, pas question d’abandonner ses partenariats historiques avec les enseignes, mais elle a gonflé son équipe de commerciaux pour être mieux diffusée. Car, à ce jour, l’offre n’est pas encore présente partout et se concentre principalement sur le Grand Ouest.

Cette région, c’est justement son terrain de jeu favori pour s’asseoir face aux gros acteurs du saumon. La société vante ses origines à tout-va. Elle lance d’ailleurs pour la rentrée toute une gamme de produits issus de la pêche bretonne. Elle travaille aussi beaucoup sa notoriété au niveau régional : elle a ouvert son magasin d’usine et compte développer le modèle pour plusieurs sites. Guyader a en outre effectué une tournée estivale dans toute la Bretagne avec son food-truck pour faire connaître son offre, et apparaît à la télévision sur les chaînes locales. Une démarche visiblement efficace : la société a augmenté ses volumes de 15 % en un an, et son chiffre d’affaires a fait un bond de 10 % entre août 2013 et 2014.

Julie Delvallée

Comment la marque se distingue ?

En se diversifiant La société s’est très tôt lancée dans la truite (45 % de sa production de poissons fumés). Une bonne alternative par rapport au saumon, en déclin depuis dix-huit mois.

En misant sur son identité bretonne Elle s’appuie sur sa région pour jouer à fond le terroir ; elle est très bien ancrée dans le Grand Ouest (en MDD et à marque).

En se recentrant sur la marque Guyader fait 70 % de MDD sur le saumon, elle veut rééquilibrer ses activités en faisant du 50 % pour sa marque et pour les distributeurs.

En renforçant ses équipes L’équipe commerciale s’est agrandie, la direction vient de la concurrence (Marine Harvest, Delpeyrat) et maîtrise donc bien les enjeux du secteur.

73 M €

Le chiffre d’affaires 2013, dont 70% de l’activité pour les GMS

Le poisson fumé est sa principale production (40%), ses activités historiques sont la charcuterie (30%) et le traiteur (30%)

Source : Guyader

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