samedi 31 mars 2012

Coordination rurale. Dans les Charentes, la maïsiculture a engendré des « ayatollahs » de l’eau !

Dans les Charentes, la maïsiculture a engendré des « ayatollahs » de l’eau !

Les maïsiculteurs de la Coordination rurale auraient-ils le monopole de l’eau ?

Gérald Viaud, président du Comité Régional de la Conchyliculture de Poitou-Charentes, rappelle dans le dernier numéro du Phare de Ré (28 mars 2012) que « Les ostréiculteurs ont besoin de s’approvisionner en eau douce, eux aussi. »

L’empreinte eau (1) de production de la France (l’eau utilisée sur le territoire français pour la production de biens et services) est de 90 milliards de m3 par an. Les cultures agricoles représentent 86 % de cette empreinte eau. Le maïs représente à lui seul 50 % de l’empreinte eau bleue agricole (eau de surface et eau souterraine), avec un impact massif sur les bassins de la Loire, de la Garonne et de la Seine.

"Nous ne lâcherons rien sur les questions d'irrigation. Vous avez le droit d'arroser..."

La Coordination rurale, syndicat agricole concurrent de la FNSEA, tenait son assemblée générale à Nérac (Charente). Ouvrant la soirée, Sylvie Girard, présidente de la Coordination rurale, a rappelé les actions majeures entreprises par son organisation syndicale.... Elle a distribué quelques mauvais points à un président de la FNSEA « éleveur laitier au Maroc », à la police de l'eau, les pêcheurs et les écolos contre lesquels « nous n'enterrons pas la hache de guerre. L'enjeu agricole essentiel de ce département, c'est l'eau. »…

Membre de la coordination rurale, c'est en tant que président de la Chambre d'agriculture que Michel de Lapeyrière a pris le relais (…) en insistant à son tour sur la question de l'eau. Encore plus offensif que sa devancière au micro, il a encouragé les membres de l'assemblée : « Vous avez le droit de créer autant de lacs que vous voulez. Vous avez le droit de construire des réserves d'eau… Nous ne lâcherons rien sur les questions d'irrigation. Vous avez le droit d'arroser. Ou il ya de l'eau pour tout le monde ou il n'y en a pour personne. » D’après Sud-Ouest : L'eau, enjeu agricole essentiel du département

Le maïs, une culture gourmande et polluante !

Le maïs produit en France, en quelques chiffres, c’est 1,4 millions d’hectares de maïs fourrage (récolté plante entière) et 1,6 millions d’hectares de maïs grain représentant 14,5 millions de tonnes produits en 2010 et 130.000 tonnes de maïs doux (source : passion céréales). Sur les 14,5 millions de tonnes de maïs grain, 1,5 million est consommé à la ferme, 7,5 millions destiné au marché français (dont 80% alimentation animale) et 5,6 millions exporté en 2010.

Le maïs est une céréale tropicale qui, sélectionnée sur ses rendements, est plus sensible au stress hydrique. Contrairement au blé qui a des besoins en eau importants au printemps et peut donc se satisfaire de l’eau pluviale, le maïs a sa période végétative en été, à une période où la ressource en eau est plus rare.

Le maïs représente à lui seul 50 % de l’empreinte eau bleue de production agricole nationale : en France, la moitié des eaux souterraines ou de surface à usage agricole est utilisée pour produire du maïs ! Cette empreinte eau bleue de production à forte composante de maïs se situe majoritairement dans les régions Midi-Pyrénées (23 %), Aquitaine (19 %), Poitou-Charentes (12%), et Centre (12%).

Cette situation n’est pas le fruit du hasard, mais vient du soutien massif d’aides publiques a l’irrigation dans le cadre de la PAC depuis 1992 (plus de 100 millions/an), et le choix de la France de soutenir un modèle intensif de culture irriguée. La conséquence de ces choix politiques est le maintien d’une situation persistance de déséquilibre entre la demande et l’offre d’eau. Il n’est donc pas étonnant que les principaux départements bénéficiaires de primes à l’irrigation directes (subventions couplées) et indirectes (subventions découplées) demeurent les plus touchés par des problèmes récurrents de sécheresse. Trois grandes régions productrices de maïs, (Midi Pyrénées, Aquitaine et Poitou-Charentes), sont trois grandes régions bénéficiaires de primes à l’irrigation, et 50% du maïs cultivé est irrigué.

Le maïs contribue de façon majoritaire à la rareté en eau bleue dans les bassins suivants, en France :

  • Loire : niveau de rareté en eau bleue significatif en aout et septembre, avec une contribution du maïs respectivement de 58 % et 45 % sur ces deux mois.
  • Garonne: niveau de rareté en eau bleue modéré en juillet, significatif en aout et sévère en septembre, avec une contribution du mais respectivement de 54 %, 59 % et 69 % sur ces trois mois.
  • Seine : niveau de rareté en eau bleue sévère en aout et septembre, avec une contribution du mais respectivement de 38 % et 27 % sur ces deux mois.

Mais aussi à l’étranger, avec des « points chauds » pour lesquels la culture du maïs a un impact important : Mississippi et San Joaquin aux USA notamment, ou Ebro en Espagne.

Le maïs est aussi le premier contributeur (30 %) de l’empreinte eau grise (1) de production agricole en France : c’est donc le produit agricole qui demande le plus d’eau douce pour diluer, dans des proportions suffisantes pour que la qualité de l’eau rejetée corresponde aux normes en vigueur, les polluants utilisés lors de son cycle de production : engrais, pesticides,…. A l’année, la production française de maïs requiert ainsi 4,77 Milliards de m3 d’eau douce pour diluer ses effluents à des niveaux acceptables. Source : WWF : L'empreinte Eau de la France 2012

(1) L’empreinte eau est un indicateur de l’usage direct ou indirect qui est fait de l’eau douce. Elle se décompose en empreinte eau bleue (eau de surface et eau souterraine), verte (eau de pluie) et grise (eau utilisée pour diluer les polluants).

Autres articles :

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Trame verte et bleue (Comité départemental des pêches 29)

Dans le cadre du SAGE Ouest-Cornouaille, une réunion d’une trentaine de personnes s’est tenue à la mairie de Pont-L’Abbé le 3 avril 2012. Il s’agissait de faire le point sur le dossier « Trame verte et bleue ». Pour mémoire la trame verte est constituée par les espaces protégés en application du droit de l’environnement et des territoires pour assurer leur connexion et plus globalement pour favoriser un bon fonctionnement de la bio-diversité. La trame bleue est l’équivalent de la trame verte pour les eaux de surface continentales et leurs écosystèmes associés qui vont vers la mer.

Tous les travailleurs de la mer et en particuliers les pêcheurs savent très bien que toutes les eaux continentales finissent à la mer et influent directement sur les chaînes alimentaires des animaux pêchés à la taille commerciale. A ce titre, le Comité départemental des pêches maritimes doit regarder attentivement ce qui se passe en amont de l’Océan qui nourrit les communautés de pêcheurs et le territoire maritime. Il serait profondément anormal de « restaurer d’ici 2012 un réseau écologique cohérent, permettant aux espèces animales et végétales terrestres de communiquer, circuler, s’alimenter, se reproduire » et de se servir de la mer comme dépotoir dans d’autres domaines.

Encore une fois, il s’agit de directives venant d’une trame verte et bleue nationale, déclinée sur le plan régional, puis dans les Schémas d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (SAGE), les Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT) et les Plan Locaux d’Urbanisme (PLU) qui devront à petite échelle intégrer cette trame verte et bleue.

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Quel avenir pour la filière ostréicole dans les régions de la façade atlantique française ?

Quel avenir pour la filière ostréicole dans les régions de la façade atlantique française ?

Conseils Economiques Sociaux et Environnementaux de l'Atlantique Aquitaine, Bretagne, Pays-de-Loire, Poitou-Charentes

2012

Entrepreneurs, syndicalistes, associations… composent ce que l’on appelle la société civile, dont les CESER (Conseils Economiques, Sociaux et Environnementaux Régionaux) de l’Atlantique sont l’expression et la représentation organisée au niveau régional.

Depuis plus de 15 ans, les CESER de l’Atlantique se mobilisent conjointement sur des sujets d’intérêt interrégional comme le transport maritime, le tourisme, l’attractivité des régions atlantiques, la sécurité maritime, le nautisme… L’objectif de ces coopérations consiste à développer des approches et des démarches communes sur des enjeux de portée interrégionale et de faire entendre le point de vue des assemblées socioprofessionnelles vis-à-vis des instances régionales, nationales et européennes.

La filière ostréicole est une activité économique d’importance pour les régions d’Aquitaine, Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, qui doit faire face à de nombreux enjeux aggravés depuis 2008 par un phénomène de mortalité des jeunes huîtres.

A travers cette étude, les CESER de l’Atlantique ont souhaité appréhender le poids socioéconomique de cette filière et les défis auxquels elle doit répondre pour assurer sa pérennité. Sans entrer de manière détaillée dans la technicité et l’expertise du sujet, cette étude a eu pour objectif de favoriser une meilleure compréhension des enjeux et des actions possibles. Le rôle des CESER est bien ici de se poser en tant que facilitateur du dialogue entre les acteurs et les décideurs publics. Ils considèrent également que les observations et les préconisations formulées dans ce document peuvent servir l’ensemble de l’activité conchylicole, confrontée à des problématiques sinon identiques, du moins comparables à certains égards.

En se saisissant de cette question, les CESER de l’Atlantique veulent également se mobiliser pour la préservation d’une activité primaire littorale qui est une base traditionnelle de notre économie mais aussi un élément constitutif de notre richesse paysagère, patrimoniale et culturelle.

Au delà de l’attachement à une activité traditionnelle de nos régions, la problématique ostréicole pose la question des conflits d’usage sur le littoral et met en jeu la complexité des relations entre populations, activités et territoires.

Annick HERAULT et Jean-Claude TESSIER Rapporteurs de l’étude

Pour télécharger l'étude : CESER

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Le WWF France publie son indicateur Empreinte Eau de la France

Alors que s’est ouvert en début de semaine le 6e Forum Mondial de l’eau, le WWF France engagé depuis 20 ans maintenant sur les questions de l’eau, renforce sa lutte contre la perte de biodiversité des écosystèmes aquatiques et la promotion de gestions plus responsables de la ressource eau, en publiant son indicateur Empreinte Eau.

L’Eau : une ressource naturelle extrêmement fragile

Alors que 70 % de la surface de la planète est couverte par les océans, seulement 3% de l’eau sur terre est douce, sans compter que cette eau douce est répartie de façon très inégale selon les pays. En effet, 23 pays s’accaparent aujourd’hui les 2/3 des ressources mondiales tandis que 26 autres, soit 250 millions d’habitants, souffrent de pénuries graves. Les cours d’eau ne représentent aujourd’hui que 0,001 % environ du volume total de l’eau douce sur terre.

L’eau est une ressource naturelle fragile. Elle est la base de toute forme de vie et nous l’exploitons au quotidien dans nos modes de vie : besoins vitaux, habitat, alimentation, production de biens et de services, culture et agriculture, moyens de transport et de biens marchands…

L’Empreinte Eau, un indicateur permettant à tous de mesurer son impact sur la ressource eau

Destiné à tous, entreprises, collectivités, particuliers…, l’étude sur l’Empreinte Eau, initiée et financée par le WWF France, et menée par l’Université de Twente (Pays-Bas), révèle pour la première fois les caractéristiques de l’empreinte eau de la France.

Cet indicateur fait prendre conscience de façon simple des impacts des modes de vie et donc des pressions exercées par les activités humaines sur la ressource eau, qu’elles soient domestiques, industrielles ou agricoles.

Qu’est ce que l’empreinte eau ?

L’empreinte eau d’un individu, d’une communauté ou d’une entreprise est définie comme le volume total d’eau douce utilisé pour produire les biens et services consommés par l’individu ou la communauté, ou produits par l’entreprise (ou le producteur agricole).

L’empreinte eau a trois composantes :

  • l’empreinte eau bleue : c’est la consommation des eaux de surface et des eaux souterraines ;
  • l’empreinte eau verte : c’est la consommation des eaux de pluie, notamment par évaporation dans les cultures agricoles ;
  • l’empreinte eau grise : c’est le volume d’eau douce requis pour diluer les polluants.

On distingue l’empreinte eau de production, l’empreinte eau virtuelle et l’empreinte eau de consommation.

Le saviez-vous ? Une tasse de café, c’est 140 litres !

Ces chiffres comprennent l’eau utilisée pour faire pousser le plan de café, le récolter, le transporter, l’emballer, le vendre et le préparer. Ce chiffre comprend également le volume d’eau nécessaire à la fabrication de la tasse dans laquelle il sera but.

L’empreinte Eau de la France en quelques chiffres :

Empreinte eau virtuelle d’importation : 47 % de l’empreinte eau française est liée aux importations. (Eau utilisée à l’étranger pour la fabrication de produits importés pour être consommés en France) : la France dépend donc presque de moitié de l’étranger pour son approvisionnement en eau.

Empreinte eau de consommation nationale : 53 % de l’empreinte eau de consommation nationale est interne (Eau utilisée en France pour la fabrication et la consommation de produit en France).

L’empreinte eau de production de la France (l’eau utilisée sur le territoire français pour la production de biens et services) est de 90 milliards de m3 par an . Les cultures agricoles représentent 86 % de cette empreinte eau, les céréales représentent 50 % de cette empreinte eau de production de la France (principalement sous forme l’empreinte eau verte), sachant que le maïs représente à lui seul 50% de l’empreinte eau bleue agricole.

Le Midi-Pyrénées et l’Aquitaine sont les deux régions françaises ayant la plus forte empreinte eau bleue, en raison des besoins en irrigation notamment pour le maïs.

L’empreinte eau d’un consommateur français est de 1.786 m3 par an, soit l’équivalent du volume intérieur de deux Boeing 747 . 36% de cette empreinte correspond à la consommation de viande (via le maïs et le soja pour le bétail), et 10% le lait (via les fourrages).

Pour accéder au rapport : Empreinte Eau de la France

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24 avril 2012

Stockages d’eau pour l’irrigation : deux décrets dangereux pour l’environnement


France Nature Environnement

En juin 2011, en Charente, le Président de la République a annoncé la création de retenues d’eau pour l’irrigation, concrétisée en novembre 2011 par un plan d’un volume 40 millions de m3, d’un coût de 120 millions d’euros, financé à hauteur de 75% par des fonds publics. Non content de ce « cadeau » le gouvernement voudrait faire passer deux décrets affaiblissants la règlementation.

Prélever plus avec moins de contrôle et pas de recours possible : tout un programme…

Le jeudi 29 mars, à Montpellier, a l’occasion du congrès de la FNSEA, le candidat Président a annoncé la publication de deux décrets venant affaiblir les règles de construction et de gestion des retenues d’eau, alors que le Comité National de l’Eau (CNE) qui devait statuer, ne s’était pas encore réuni.

Le régime « d’autorisation » impose une étude d’impact, suivie par une enquête publique, qui garantissent la qualité des dossiers et la prise en compte de la contrainte environnementale, rien de tel avec le régime de « déclaration » qui ne nécessite qu’une étude d’incidence sans portée réelle. Pour les retenues de substitution, sur 500 dossiers instruits par an, une cinquantaine relevait jusqu’alors du régime de l’autorisation. Le nouveau seuil passant de 3ha à 350.000 m3 (environ 7ha pour 5m de profondeur), le régime d’autorisation deviendra une exception, la majorité des grosses retenues pourra échapper à l’enquête publique, d’où une perte de contrôle par l’administration pour des retenues volumineuses …. comme pour les plus petites !

En ZRE (1), pour les prélèvements hivernaux devant remplir les retenues de substitution, le seuil d’autorisation passerait de 8 m3/h à 110 m3/h ou 5% du module (débit moyen inter annuel) du cours d’eau: un affaiblissement de plus de la réglementation.

Enfin..., la suppression du délai de recours post-mise en service, ne permettra plus de recours après le constat de dégradations du milieu par l’installation de retenues ou les prélèvements.

Que d’eau … en moins pour la nature !

Pour Bernard Rousseau, pilote du Réseau Eau de FNE et membre du Comité National de l’Eau, « ces dispositions sont catastrophiques pour la gestion de l’eau, elles le sont d’autant plus qu’elles s’inscrivent dans un contexte d’évolution climatique qui réclame plus de maîtrise et moins de laxisme. »

Et François Marie Pellerin, Président de la Coordination pour la Défense du Marais Poitevin de conclure « cette réforme de dernière minute risque de se faire au bénéfice des quelques agriculteurs seulement et au détriment des autres usages et de la préservation des milieux aquatiques.»

Pour Bruno Genty, président de France Nature Environnement : « Il faut que la consultation publique (2) aboutisse à retoquer ces décrets injustes, potentiellement préjudiciables à l’environnement, et qui vont couter très cher aux contribuables qui financent ce plan de retenues absurde»

(1) ZRE : Zone de Répartition des Eaux

(2) Consultation publique sur ce point jusqu’au 3 mai 2012 : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-decret-relatif-a-la-prise-en-compte-des-retenues-de-substitution-pour-l-irrigation-et-modifiant-la-nomenclature-des-operations-soumises-au-regime-de-la-police-de-l-eau-annexee-a-l-article-r-214-1-du-code-de-l-environnement-1

Signer la pétition en ligne : Stockages d’eau pour l’irrigation : deux décrets dangereux pour l’environnement

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La réserve des ostréiculteurs (Sud Ouest)

En amont, il y a les agriculteurs céréaliers. Ils recherchent dans la création de réserves de substitution les quantités d'eau nécessaires à l'irrigation. En aval se trouvent les ostréiculteurs. Ils sont tout aussi soucieux des apports en eau douce des bassins versants, parce que ceux-ci sont nécessaires au bon équilibre du milieu estuarien où naissent et se développent leurs huîtres. En Charente-Maritime, un programme de création d'une soixantaine de réserves, financées à 70 % sur fonds publics, s'intercale entre les attentes de l'amont et les espoirs de l'aval. Des retenues d'eau qui sont aussi le cauchemar des écologistes : les premières réserves creusées sont l'objet de recours contentieux ; elles ne sont pas encore utilisées.

Question : ces retenues d'eau sont-elles souhaitées ou rejetées par les conchyliculteurs, qui n'ont de cesse de déplorer que l'agriculture les ignore ? L'interrogation vient d'être relancée avec la création, par le Conseil général de la Charente-Maritime, d'un syndicat mixte sur les réserves de substitution. Et elle a rebondi lors du Salon du matériel conchylicole qui refermait ses portes, en début de semaine, à La Tremblade.

Objectifs difficiles

Alors que la sécheresse redevient un sujet majeur de préoccupation, le Département entend superviser les dossiers de création de ces réserves, voire rendre des arbitrages dans les cas où se présenterait le risque que les fonds publics ne soient utilisés qu'au profit de quelques agriculteurs. « La position du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, c'est "non aux réserves de substitution" », avance sans détour son directeur, Laurent Champeau. « Non, sauf si un certain nombre de conditions sont remplies. Mais il y a deux pages de conditions, si bien qu'il sera, sur le sujet, difficile d'obtenir l'accord de la profession ostréicole. »

Le préalable que les conchyliculteurs posent à la création des réserves est « que les zones humides soient respectées ». Dans la même veine, « les marais ne doivent pas être asséchés pour être mis en culture, les surfaces de maïs doivent diminuer, le volume d'eau stocké dans les réserves devra être retranché aux autorisations de prélèvements ». Surtout, ces professionnels préviennent que « le volume d'eau stockée doit être compatible avec la capacité du milieu, et les réserves devront être remplies avec le surplus de la pluviométrie, et non pas par pompage dans les nappes phréatiques ». Des objectifs difficiles à atteindre, en effet.

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Il faut utiliser l’eau plus efficacement…

L’eau, l’énergie, le développement socio-économique et les changements climatiques sont fondamentalement liés. Ainsi, les sources traditionnelles de production d’énergie entraînent une augmentation des émissions de gaz à effet de serre et des changements climatiques qui contribuent à la pénurie d’eau, à des évènements climatiques extrêmes comme les inondations et les sécheresses, à l’élévation du niveau de la mer et à la fonte des glaciers et de la glace de la mer polaire. Les réponses aux changements climatiques, notamment la mise au point de sources d’énergie ayant une moindre empreinte carbone, peuvent aussi avoir des conséquences pour le milieu aquatique. La production d’énergie hydroélectrique peut contribuer à la fragmentation des réseaux fluviaux, tandis que la construction de certaines infrastructures solaires consomme de grandes quantités d’eau, souvent dans des zones arides, connaissant déjà une pénurie d’eau. L’aggravation de la pénurie d’eau contraindra certaines régions à recourir davantage à la récupération de l’eau et à la gestion des bassins hydrographiques. Le dessalement pourra également apporter une contribution, mais sa mise en œuvre exige actuellement beaucoup d’énergie, de ressources financières et humaines ainsi que d’assistance technique.

Il faut utiliser l’eau plus efficacement. L’agriculture entre pour 92 % dans l’empreinte eau totale de la planète. L’application des techniques existantes permettrait à elle seule d’accroître d’un tiers environ l’efficacité d’irrigation et la réutilisation de l’eau (figure 4). La prévention et la réduction de la pollution aquatique à partir de sources tant ponctuelles que diffuses sont également vitales pour améliorer les disponibilités en eau pour de multiples usages. Bien que des progrès notables aient été accomplis en matière de gestion intégrée de l’eau au cours des 20 dernières années, le rythme global auquel s’accroissent les pressions sur les approvisionnements en eau et leur utilisation doit être compensé par une amélioration accélérée de la gouvernance à tous les niveaux.

Source : Pnue. GEO5 : L’Avenir de l’environnement mondial - Résumé à l'intention des décideurs

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vendredi 30 mars 2012

Québec. Pêche artisanale et villages côtiers menacés par la "Modernisation" de la pêche…

Au Québec, les pêcheries artisanales sont menacées par la libéralisation de la pêche… C'est la survie de l'ensemble des communautés côtières qui est en jeu !

Québec s’oppose à la réforme "Modernisation de la loi sur les pêches" proposée par Ottawa. Les responsables québécois menacent d'entrer en résistance contre le gouvernement fédéral s'ils ne sont pas écoutés....

Outre-Atlantique, la réforme de la pêche bat son plein.... Le processus de modernisation souhaité par Pêches et Océans Canada « envisage une industrie canadienne compétitive et prospère », peut-on lire sur le site Internet du ministère.

Sous couvert de modernisation et de compétitivité de la filière "pêche", le gouvernement canadien souhaite ouvrir le secteur halieutique au "marché". Québec s’oppose à ce projet impulsé par Ottawa. En défendant son modèle de pêche artisanale "Capitaine-propriétaire de son entreprise et de son permis", la province francophone soutient les nombreux villages qui peuplent les côtes et les îles du golfe du Saint-Laurent.

Les québécois défendent leur modèle de pêche artisanale

« Nous défendons le modèle du capitaine-propriétaire de son entreprise, de son permis, qui s’occupe de son monde et fait vivre son village. On ne veut pas d’un monopole qui détient l’ensemble des permis d’une région », explique Germain Chevarie, député libéral des Îles-de-la-Madeleine.

Les craintes des élus québécois s’appuient sur les conséquences de la privatisation de la ressource halieutique, façade Canada Pacifique en Colombie-Britannique : Concentration de la pêche entre les mains de quelques grands consortium… Voir l'article : La pêche aux Qits : Spéculation sur les stocks de poisson...

L'arrivée de grandes sociétés de pêche du Pacifique menacerait la survie des nombreuses communautés de pêcheurs du Canada Atlantique qui vivent des pêcheries artisanales : homard, crabe des neiges, crevette,...

Un parallèle avec la réforme de la Politique Commune de la Pêche

La réforme de la politique commune de la pêche (PCP) proposée par Bruxelles met aussi en danger la pêche artisanale et les communautés littorales associées... Alors que cette petite pêche (par opposition à la pêche industrielle) a toutes les caractéristiques d'une activité responsable....

Les caractéristiques normalement associées à la petite pêche (ou pêche artisanale) sont, entre autres : un lien étroit avec l'économie, la structure sociale, la culture et les traditions des localités et des communautés côtières; le fait que les activités de pêche s'effectuent relativement près de la côte et que le séjour en mer soit assez court; une composante directe de travail humain plus élevée, c'est-à-dire l'utilisation d'une plus grande quantité de main-d'oeuvre par unité de capture; une consommation de carburant moins élevée par unité de capture; l'utilisation d'engins plus sélectifs, susceptibles de produire un impact moindre sur les ressources marines vivantes; une association plus étroite entre le pêcheur, les ressources et la communauté à laquelle il appartient – ce qui est de nature à faciliter la perception de l'importance de la bonne conservation des ressources; l'intégration dans des structures de commercialisation plus simples et dans des chaînes d'approvisionnement plus courtes, le poisson étant principalement destiné à être consommé frais; la prépondérance, parmi les opérateurs, des micro-entreprises, petites et moyennes entreprises ou entreprises familiales. Source : Document de travail de la commission pêche du Parlement Européen

Philippe Favrelière (modifié le 2 avril 2012)

Autres articles :

Pour aller plus loin.....

Canada : Est-ce la fin des pêcheurs-indépendants ?

Entretien de Radio Canada avec M. Brun, directeur général de l'Union des Pêcheurs et Maritimes, cliquer Radio Canada


En permettant à de grands consortiums de posséder une multitude de permis de pêche, Ottawa mettrait à mal le mode de vie traditionnel de milliers de Québécois. Le modèle actuel repose plutôt sur le modèle du capitaine propriétaire de son embarcation et de son permis. Une majorité d’organismes québécois le défendent.

L’exercice de modernisation des pêches commerciales n’inquiète pas seulement les pêcheurs gaspésiens, madelinots et nord-côtiers. Le gouvernement du Québec et l’opposition officielle se disent aussi sur leur garde. Tous craignent de perdre le contrôle sur cette précieuse ressource.

Même si Keith Ashfield, le ministre des Pêches et des Océans du Canada, n’a pas encore annoncé officiellement ses intentions, le député de Matane Pascal Bérubé est persuadé que le gouvernement fédéral ira de l’avant. « Ils vont le faire. Ils sont très avancés là-dessus », croit M. Bérubé.

« C’est la mort des petits villages de la Gaspésie et des Îles. Le modèle proposé par Ottawa permettrait à de grands consortiums d’acheter presque tous les permis de pêche commerciaux. Personne ne veut ça ici », lance le critique du Parti québécois en matière de pêcheries.

Inquiétude partagée par les libéraux

Le gouvernement du Québec met en garde Ottawa contre une révision unilatérale de la Loi sur les pêches. Le député libéral des Îles-de-la-Madeleine, Germain Chevarie, menace même de boycotter les nouveaux règlements.

« S’ils décident d’ignorer Québec et de changer les règles sans consultation, nous allons refuser d’appliquer le règlement fédéral », a lancé le représentant du Québec lors des consultations publiques sur le sujet, qui se sont terminées le 14 mars.

« Nous défendons le modèle du capitaine-propriétaire de son entreprise, de son permis, qui s’occupe de son monde et fait vivre son village. On ne veut pas d’un monopole qui détient l’ensemble des permis d’une région », explique M. Chevarie....

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26 septembre 2012

Au Canada, les communautés de pêcheurs veulent toujours compter dans le secteur halieutique...

Au Canada, le projet de loi de modernisation de la pêche devait favoriser la concentration du secteur dans les mains de grandes entreprises intégrées pour des questions de rentabilité. Le gouvernement fédéral a du reculer devant l’hostilité des communautés littorales qui défendent bec et ongles les politiques de séparation de la flottille.

Les politiques concernant la séparation de la flottille et les propriétaires exploitants sont la pierre angulaire de la pêche côtière au Canada Atlantique. La séparation de la flottille empêche une compagnie (ou société ndlr) de se charger à la fois de la pêche et de la transformation du poisson, tandis que la politique concernant les propriétaires exploitants stipule que seuls les détenteurs d'un permis peuvent pêcher le poisson.

Après des mois de tergiversations, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a finalement décidé de faire marche arrière, se félicite le Nouveau Parti démocratique (NPD).

La politique de séparation de la flottille garantit de nombreux emplois, endigue la concentration et protège le mode de vie et assure la survie des pêcheurs d’ici en empêchant les grandes entreprises commerciales de faire à la fois la pêche et la transformation du poisson.

« C’est une grande victoire pour les communautés de pêcheurs indépendants qui constituent la colonne vertébrale de l’économie des régions côtières », ajoute Phil Toone, porte-parole adjoint de l’opposition officielle en matière de pêche (Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine). « Si nous avons réussi à bloquer ces modifications, c’est surtout grâce à la mobilisation exceptionnelle des pêcheurs pour défendre leur mode de vie. »

« Au cours des derniers mois, le NPD et les communautés de pêcheurs ont talonné les conservateurs sur cette question », rappelle Phil Toone. « Maintenant, les conservateurs font comme s’ils n’avaient jamais eu l’intention d’abolir cette règle ! C’est pitoyable. »

avec l’aide de l’article de l’Avantage du Québec : Séparation de la flottille de pêche : Ottawa recule

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Un document de travail de la commission pêche du Parlement Européen qui définit la pêche à petite échelle (= pêche artisanale) malgré toute sa diversité....

Petite pêche et politique commune de pêche (PCP)

Parlement Européen : Document de travail sur la petite pêche et la réforme de la politique commune de la pêche

30.1.2012

Commission de la pêche

Rapporteur: João Ferreira

Bien qu'il n'existe pas de définition universellement reconnue de la "petite pêche", la réalité qui est généralement désignée par ce concept, ou par d'autres qui sont similaires mais non synonymes, comme la "pêche artisanale", rassemble un certain nombre de caractéristiques communes relativement consensuelles, qui sont confirmées par diverses études scientifiques.

Le concept de "petite pêche" recouvre des flottes, des engins et des types de pêche qui peuvent être passablement différents, en fonction des États membres et des zones de pêche.

En dépit de ces différences, ils partagent un ensemble de caractéristiques communes, qui les rapproche et qui les distingue de ce que l'on qualifie habituellement de "pêche à grande échelle" (notamment la pêche industrielle).

Les caractéristiques normalement associées à la petite pêche sont, entre autres : un lien étroit avec l'économie, la structure sociale, la culture et les traditions des localités et des communautés côtières; le fait que les activités de pêche s'effectuent relativement près de la côte et que le séjour en mer soit assez court; une composante directe de travail humain plus élevée, c'est-à-dire l'utilisation d'une plus grande quantité de main-d'oeuvre par unité de capture; une consommation de carburant moins élevée par unité de capture; l'utilisation d'engins plus sélectifs, susceptibles de produire un impact moindre sur les ressources marines vivantes; une association plus étroite entre le pêcheur, les ressources et la communauté à laquelle il appartient – ce qui est de nature à faciliter la perception de l'importance de la bonne conservation des ressources; l'intégration dans des structures de commercialisation plus simples et dans des chaînes d'approvisionnement plus courtes, le poisson étant principalement destiné à être consommé frais; la prépondérance, parmi les opérateurs, des micro-entreprises, petites et moyennes entreprises ou entreprises familiales.

Comme le mentionnent diverses résolution du Parlement européen, parmi lesquelles la résolution du 15 juin 2006 sur la pêche côtière et les problèmes rencontrés par les populations tributaires de la pêche, et la résolution du 25 février 2010 sur le livre vert sur la réforme de la politique commune de la pêche, la petite pêche, y compris la pêche artisanale et (au moins certains types de) pêche côtière, présente des caractéristiques et des problèmes spécifiques, qui la différencie de la pêche à grande échelle, de nature industrielle. De ce fait, ces deux grands segments doivent faire l'objet d'un traitement différencié, et être soumis à des régimes ou des modèles de gestion adaptés à leurs caractéristiques et à leurs problèmes spécifiques. Un modèle unique et uniforme ne convient pas pour traiter des réalités substantiellement différentes.

(…)

Suite et téléchargement du document, cliquer Parlement Européen

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Cette étude du Parlement Européen définit les caractéristiques de la pêche artisanale dans les limites (contestables) de la Commission Européenne. Pêche artisanale = Bateau < 12 m / Zone de pêche < 12 milles marins

Caractéristiques de la pêche artisanale en Europe

Parlement Européen
Juillet 2011
Étude

Résumé

La présente étude porte sur la structure et les performances économiques de la pêche artisanale (PA) en Europe. Elle recense 18 segments majeurs au sein de la flotte de PA et présente la distribution de ceux-ci à travers les régions NUTS 2.

L’apport de la PA en termes de revenus et d’emplois aux économies des régions NUTS 2 est également abordé. Enfin, différentes répercussions politiques potentielles des conclusions de cette étude sont envisagées compte tenu de la réforme de la politique commune de la pêche.

IP/B/PECH/IC/2010-158 21/07/2011

Pour télécharger cette étude, cliquer Parlement Européen

Autres études du Parlement Européen, cliquer PE

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Le 9 janvier 2013

Le traité de libre-échange UE-Canada menace la pêche artisanale canadienne

La mondialisation, les traités commerciaux et l’avenir des pêches canadiennes de l’Atlantique

Scott Sinclair

Centre canadien des politiques alternatives

Canadian Centre for Policy Alternatives 

January 2013

Le commerce international est vital pour le mieux-être économique des pêches canadiennes de l’Atlantique. Lorsqu’il est dûment réglementé dans le contexte de limites écologiques durables, le commerce offre des débouchés à la fois pour les pêcheurs et pour les collectivités locales. Le vaste champ d’application des nouveaux traités sur le commerce et l’investissement et la mondialisation pilotée par les entreprises qu’ils facilitent sont malheureusement à l’origine de menaces énormes pour de nombreux aspects de la réglementation des pêches.

Les traités sur le commerce et l’investissement de la prochaine génération, comme l’Accord économique et commercial global (AECG) conclu entre le Canada et les États-Unis et le Partenariat transpacifique (PTP), portent sur des questions qui vont beaucoup plus loin que les tarifs et le commerce. Tout comme les navires qui sillonnent maintenant les océans du monde prélèvent et détruisent beaucoup plus que les bateaux de pêche du passé, les traités sur le commerce et l’investissement les plus récents sont plus envahissants que ceux de toutes les générations précédentes.

À cause de son solide rendement sur le plan des exportations et comme les tarifs du Canada sur le poisson sont déjà bas, on affirme souvent que le secteur des pêches du Canada est le grand gagnant de la libéralisation plus profonde du commerce.

Or, le secteur des pêches est aussi sensible et les dispositions de grande portée de ces nouveaux traités sur le commerce et l’investissement mettent en danger de nombreuses politiques nationales.

L’enjeu, c’est la capacité des Canadiens de pratiquer des politiques publiques qui limitent la domination du secteur des pêches par les grandes entreprises. Ces politiques aident à étaler davantage les retombées de la pêche entre les petits pêcheurs indépendants et les collectivités côtières. Elles permettent aussi de réglementer la pêche à des fins de conservation et pour d’autres raisons publiques sans avoir à craindre des pressions indues de sociétés internationales ni la menace de contestations en vertu de mécanismes d’application des traités sur le commerce international dont il est impossible de rendre compte.



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Le traité de libre-échange UE-Canada menace la pêche artisanale canadienne (rapport)


Le traité de libre-échange en préparation entre l'Union européenne et Ottawa menace la pêche artisanale canadienne, s'inquiète un rapport publié mercredi par un groupe de réflexion accusant les 27 de faire pression pour supprimer des règlements protégeant l'emploi local.

L'Accord économique et commercial global (AECG), négocié depuis mai 2009, doit être prochainement signé, permettant la levée des barrières tarifaires entre l'UE et le Canada dans "98%" des domaines, selon l'estimation d'un diplomate, et faciliter la mobilité des travailleurs canadiens et européens.

Le secteur de la pêche devrait être concerné par ce vaste accord commercial.

Or, "l'UE exerce de lourdes pressions sur le Canada pour qu'il abolisse les exigences relatives à la transformation minimale" des poissons avant toute exportation, affirme le Centre canadien des politiques alternatives, un think tank canadien marqué à gauche qui dit avoir obtenu des informations privilégiées sur les négociations.

Le Québec et les provinces du littoral atlantique canadien disposent en effet de règlements, confirmés en justice, qui "restreignent les exportations de poisson non transformé", note le document intitulé "La mondialisation, les traités commerciaux et l'avenir des pêches canadiennes de l'Atlantique."

Ces règles permettent la survie des petites entreprises artisanales de préparation des produits de la mer sur la côte est canadienne.

Or, si l'AECG est adopté en l'état, les autorités provinciales et fédérales "vont perdre leur capacité à réglementer la pêche de façon à encourager l'économie locale", a déclaré à la télévision CTV Scott Sinclair, auteur du rapport.

En outre, accuse le Centre canadien des politiques alternatives, les réformes prévues par le traité de libre-échange devraient supprimer les règles obligeant les propriétaires de chalutiers de pêcher eux-mêmes, ce qui ouvre la porte à l'arrivée de grands groupes et des investisseurs pratiquant une activité industrielle.

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Le 27 avril 2013

La pêche au homard aux Îles-de-la-Madeleine débute

La 138e saison de pêche au homard a été lancée ce samedi matin (27 avril 2013) aux Îles-de-la-Madeleine.

Le ministre des Pêcheries et vice-premier ministre, François Gendron, a notamment assisté à la mise à l'eau des cages, au petit matin.

L'industrie des pêches et de l'aquaculture commerciales des Îles-de-la-Madeleine procure de l'emploi à plus de 2000 pêcheurs, aides-pêcheurs, aquaculteurs et travailleurs d'usine. La valeur des débarquements de poissons et de fruits de mer dans le territoire insulaire est estimée à environ 36 millions $. Plus de 70 pour cent du homard pêché au Québec provient des Îles.

Le ministre a profité de son passage dans l'archipel pour présenter son plan d'action quinquennal pour l'industrie des pêches et de l'aquaculture commerciales au Québec. Le plan contient 27 actions qui seront réalisées graduellement au cours des cinq prochaines années. Le gouvernement y consacrera plus de 56 millions $ en 5 ans. Le programme de traçabilité du homard, sur lequel un gros accent est placé cette année en Gaspésie, fait partie des projets financés par le Plan d'action sur les pêches et l'aquaculture commerciales annoncé par le ministre François Gendron.

Plan d'action quinquennal pour l'industrie des pêches et de l'aquaculture commerciales au Québec

« L'industrie des pêches et de l'aquaculture du Québec procure plus de 8 000 emplois et réalise des ventes de plus de 350 millions par année. L'activité et l'emploi générés par ce secteur sont primordiaux, en particulier pour l'économie des régions maritimes du Québec et les communautés côtières qui en dépendent. C'est pourquoi notre gouvernement entend soutenir ce secteur en lui consacrant un plan d'action articulé qui permet de passer à l'étape du développement », a déclaré M. Gendron.

Le plan d'action permettra au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) de favoriser le développement et la pérennité de cette industrie, afin qu'elle puisse continuer à contribuer à l'offre de produits bioalimentaires québécois, à générer des emplois et des retombées économiques.

Le plan est le résultat des discussions et des travaux qui ont émané de la Table ronde sur les pêches et l'aquaculture commerciales, qui s'est tenue à Québec le 18 décembre dernier.


Politique de souveraineté alimentaire en préparation

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec consacrera 12,5 millions $ par an en 2013 et en 2014 à son Plan d'action des pêches et de l'aquaculture commerciales du Québec. C'est une hausse de 20 % par rapport aux sommes annuelles du dernier plan quinquennal.

Le ministre François Gendron a indiqué qu'il pouvait sembler singulier qu'une hausse budgétaire caractérise un plan d'action dans un contexte d'austérité comme celui vécu au Québec, mais il avait une explication.

«Nous avons une politique de souveraineté alimentaire en préparation et qui sera annoncée en mai [...] On ne peut avoir de la crédibilité sur le corpus, donner de l'oxygène au secteur bioalimentaire [...] et dire: "Je m'excuse, c'est du développement, mais avec moins d'accompagnement financier"», a souligné le ministre Gendron.

Le ministre n'a pas annoncé les enveloppes pour les années 2015-2018, tentant de se faire rassurant sur la possibilité de maintenir les sommes de 2013 et de 2014, et même de les augmenter. Il a aussi précisé que les 25 millions $ pour deux ans accordés au plan d'action n'étaient pas annulés par des coupes dans les programmes réguliers de son ministère.

«Nous aussi, on a fait notre effort [de compressions], mais il n'y a pas d'effet sur les programmes», a-t-il promis. Le plan de 2008 à 2013 contenait une enveloppe annuelle d'un peu plus de 10 millions $ par an.

Les priorités du plan d'action sont le développement, la compétitivité, la pérennité de secteur agroalimentaire, la mise en valeur des produits aquatiques et l'occupation dynamique du territoire. Ces priorités concernent quatre des six axes retenus lors de l'exercice de consultation mené avant la rédaction du document. Il s'agit de la capture, l'aquaculture, la transformation alimentaire et la commercialisation.

Dans le concret, le ministre s'est engagé à «continuer d'encourager des programmes de rationalisation» de permis de pêche, afin de protéger la ressource et assurer de meilleurs revenus aux pêcheurs qui demeurent. Il s'est aussi montré prêt à mener une «lutte avec le gouvernement fédéral pour avoir la juste part des ressources» halieutiques revenant aux pêcheurs québécois, une part qui est en érosion depuis des années.

«On ne peut tourner en rond toute sa vie en aquaculture», a-t-il dit, à propos de l'élevage de poissons en eau douce. En mariculture, ou élevage en mer, un secteur qui a eu sa part de problèmes, comme l'élevage de moules dans la baie des Chaleurs, «on va se concerter pour trouver quelque chose qui peut faire progresser».

« La commercialisation est un aspect qui m'interpelle particulièrement puisque l'identification et la valorisation des aliments du Québec sont au cœur de notre politique de souveraineté alimentaire. Nos produits aquatiques, à la fois originaux et de grande qualité, ont tout ce qu'il faut pour séduire. Il faut mieux les mettre en valeur », a conclu le ministre, en soulignant que la concertation et l'innovation sont deux éléments essentiels à la réussite du plan d'action.

Pour en savoir davantage sur le plan d'action visant à développer l'industrie des pêches et l'aquaculture commerciales du Québec : Plan d’action 2013-2018 pour l’industrie des pêches et de l’aquaculture commerciales
 
D'après La Presse Canadienne et Le Soleil : Pêche et aquaculture commerciales: Québec gonfle le budget

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lundi 26 mars 2012

Tac et Quotas de pêche 2012 : Le grand gaspillage de poisson !

Tac et Quotas de pêche 2012 : Le grand gaspillage de poisson !

Le saumon d’élevage défie les lois halieutiques ; il prend son envol sur les Tac et quotas de pêche 2012.

Derrière ce beau poster de la Commission Européenne (DG Mare), se cache la zone sombre de la politique commune de la pêche (PCP) : la pêche minotière. Spécialité halieutique du Danemark....

Chaque année en décembre, les ministres de la pêche passent des heures pour quelques tonnes, en plus ou en moins, de « quotas » de langoustine, de cabillaud, de baudroie, de sole, de merlu,… Dans le même temps, ils « signent » sans sourciller l’envoi de plus d’1 million de tonnes de poissons dans les fours minotiers. Près du tiers des captures communautaires en Atlantique nord-est sont ainsi transformées en farine et en huile de poisson !

D’un côté, la Commission Européen demande des efforts à l’ensemble des pêcheurs. De l’autre, elle accepte la présence d’une puissante pêcherie minotière dans les eaux communautaires.

Pour visualiser les Tac et Quotas de Pêche 2012, cliquer sur le poster


Atlantique nord-est, deuxième région minotière dans le monde

La première région de pêche minotière se situe dans le Pacifique sud-est : Pérou, Chili et Equateur.

En Atlantique nord-est (ANE), trois pays se partagent la quasi-totalité des quotas minotiers : Norvège, Islande et Danemark
(pour UE). Pour plus de détails, télécharger le document de Seafish : Latest News and Reports relevant to the Feed Fisheries sector Dec 2011 – Feb 2012. Published 2 March 2012


« Ce sont des poissons « fourrage », des espèces non « mangeables » et de peu de valeur…. Hareng, merlan, lançon, sprat, capelin, des poissons tout juste bons à produire de la farine et de l’huile, » selon l'industrie de la nutrition animale...

En effet, le hareng que convoitent les entreprises de salaison du Nord de la France, se trouve en très bonne place dans les captures de l'industrie minotière avec un quota de plus de 1,4 million de tonnes pour la farine et surtout pour son huile très appréciée du Salmo salar en captivité !...

Huile de poisson. L'élevage de saumon nous mène tout droit vers une impasse...

La Norvège bien que parmi les plus grands pays minotiers dans le monde, s'appuie principalement sur les importations d'huile de poisson pour satisfaire les besoins alimentaires de plus d'1 million de tonnes de saumon d'élevage.... En 2007, la Norvège a importé 231.000 tonnes d'huile de poisson ce qui correspond à la réduction de près de 5 millions de tonnes de poissons sauvages ! (l'équivalent des captures totales de l'Union Européenne)...


Peut-on prendre au sérieux les recommandations de la Présidence danoise ?

Peut-on prendre au sérieux les recommandations de la présidence danoise en matière de pêche durable alors que ce pays transforme plus de la moitié de ses captures en farine et en huile ?...

Mette Gjerskov, Ministre danoise de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, présidente du Conseil AGRIFISH (du 1 janvier au 30 juin 2012) propose de supprimer les rejets en mer et de garantir des accords de pêche responsables avec les pays tiers qui selon elle constituent les deux grands principes d’une politique de pêche durable dans l'Union Européenne.

Mette Gjerskov se garde bien de parler de la pêcherie minotière, spécialité de la pêche danoise !!!

« La présidence danoise tentera de mettre fin aux rejets en mer »

Supprimer les rejets en mer et garantir des accords de pêche responsables avec les pays tiers constituent les deux grands principes d’une politique de pêche durable, écrit Mette Gjerskov, ministre danois de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche.

L’UE possède entre ses mains la chance de pouvoir forger un nouveau modèle de croissance verte économiquement viable. Y compris en matière de pêche. La Politique commune de la pêche, la PCP, constitue un champ d’expérimentation idéale pour appliquer la conception de croissance verte de la présidence danoise de l’UE. La pêche est un secteur où l’économie est étroitement liée à l’environnement, et les aspects environnementaux prendront une importance capitale dans la réforme de la Politique commune de la pêche.

La proposition de réforme déposée par la commissaire Damanaki en juillet 2011, est centrée autour d’une gestion durable des ressources halieutiques et sur la protection des écosystèmes. Il n’est pas uniquement question de garantir l’emploi et les captures de l’année en cours et de la suivante. Il s’agit également de garantir des gains futurs, de conserver les écosystèmes marins en bonne santé, et d’assurer aux futurs consommateurs des produits de la mer de première qualité.

La suppression des rejets en mer

Pour garantir une pêche durable, nous devons résoudre le problème des rejets en mer. La présidence danoise s’efforcera d’éliminer les captures non désirées et de supprimer les rejets en mer. Nous devons nous rappeler que le rejet en mer consiste à retourner des poissons dans la mer. Des poissons morts. Il va sans dire qu’il s’agit d’un terrible gaspillage de nourriture, un gaspillage des ressources qui met en péril d’importantes populations de poissons.

Le Danemark et la Suède sont prêts – de concert avec la Norvège – à faire œuvre de pionnier en interdisant les rejets. En novembre 2011, le Danemark, la Suède et la Norvège ont signé une déclaration commune interdisant les rejets dans le Skagerrak à partir du 1er janvier 2013. J’espère que l’exemple dano-suédois inspirera d’autres États membres de l’UE à en faire autant. Néanmoins, en tant que président du Conseil, je tiens à rester ouvert à toute autre proposition pour atteindre notre objectif.

Accords avec les pays tiers

Un autre aspect important pour garantir une pêche responsable et durable, relève de la dimension dite extérieure – «la politique étrangère» de la PCP. Cela fait également partie de la proposition de la Commission, et la présidence danoise oeuvrera pour que les accords de partenariat en matière de pêche respectent les mêmes normes que celles applicables dans les eaux de l’UE. Nous devons nous assurer que les pêcheurs de l’UE prennent uniquement des poissons appartenant à des ressources excédentaires, et que cet engagement bénéficie également aux pays avec qui nous passons des accords. Suite : cfp-reformwatch.eu

Proposition pour une politique de pêche durable dans l'Union Européenne...

Bien identifier dans le beau poster de la DG Mare, la vocation des différents quotas de pêche pour tendre vers une valorisation optimale des produits de la pêche : frais, congelé, conserve, surimi,...

Et en finir avec ce grand gaspillage de poisson dans les eaux communautaires....

Philippe Favrelière (modifié le 29 mars 2012)

Autres articles :

Pour plus de détails sur les Tac et quotas de pêche 2012

Règlement (UE) n°43/2012 du Conseil du 17 janvier 2012, pour 2012, les possibilités de pêche des navires de l'UE pour certains stocks ou groupes de stocks halieutiques ne faisant pas l'objet de négociations ou d'accords internationaux/ Journal officiel de l’Union européenne du 27/1/2012

Cliquer : Quota 2012 sans négociations internationales

Règlement (UE) n°44/2012 du Conseil du 17 janvier 2012 établissant, pour 2012, les possibilités de pêche dans les eaux de l'UE et, pour les navires de l'UE, dans certaines eaux n'appartenant pas à l'UE en ce qui concerne certains stocks ou groupes de stocks halieutiques faisant l'objet de négociations ou d'accords internationaux / Journal officiel de l’Union européenne du 27/1/2012

Cliquer : Quota 2012 après négociations internationales

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Le 4 avril 2012

Diminuer de moitié les captures de petits pélagiques !


Little fish - Big impact (Petits poissons - Gros impacts)

A summary of new scientific analysis

Little fish - Big impact

Managing a crucial link in ocean food webs

Summary of a report from the Lenfest Forage Fish Task Force

Les poissons « fourrage », ou bancs de petits poissons comme les anchois et les sardines, jouent un rôle essentiel dans la chaîne alimentaire marine en tant que proie pour les gros poissons, les oiseaux de mer et les mammifères marins. Le marché de la farine et de l’huile de poisson en direction de l'aquaculture et des élevages de bétail a placé ces espèces de petits pélagiques sous une pression commerciale croissante.

Le groupe de chercheurs « The Lenfest Forage Fish Task Force » présidé par Ellen Pikitch (Institute for Ocean Conservation Science – New York), a été créé pour élaborer des normes en matière de gestion durable des pêcheries de petits pélagiques.

Treize éminents scientifiques (dont Philippe Cury de l'Ird et Daniel Pauly de l'Ubc), experts dans un large éventail de disciplines, ont procédé à un examen exhaustif de la gestion des populations de poissons « fourrage ». Leur recherche a porté sur la gestion conventionnelle de ces espèces. Représente-t-elle un risque important pour cette ressource et contribue-t-elle à la baisse de leurs prédateurs ?

Principale conclusion : Les captures de petits pélagiques (sardine, anchois, chinchard, sprat, capelin ou hareng), utilisées pour fabriquer farine et huile de poissons, devraient être divisées par deux, selon ces scientifiques, si l’on veut protéger à la fois les ressources en petits poissons mais aussi leurs prédateurs naturels qui en dépendent. Cette étude « Little fish, big impact » (petits poissons, gros impacts) financée par la fondation Pew a été publiée dimanche 1er avril.

Pour télécharger le résumé très illustré, cliquer « Little fish, big impact »

Pour télécharger le rapport intégral, cliquer Little fish - Big impact

Pour plus de renseignements, cliquer The Lenfest Forage Fish Task Force

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Prix d’orientation pour 2012 (Journal officiel de l’Union européenne du 30 décembre 2011)

Règlement (UE) n°1388/2011 du Conseil du 16 décembre 2011 fixant, pour la campagne de pêche 2012, les prix d’orientation et les prix à la production de l’Union pour certains produits de la pêche conformément au règlement (CE) n o 104/2000, cliquer Europa

Remarque du CCPA concernant le prix d'orientation

Réunion CCPA du 18 octobre 2011 Groupe de travail 3 (marchés et politique commerciale)

Le représentant de la Commission, M. Gonzalez (DG MARE), informe les participants à la réunion des critères utilisés par la Commission pour préparer une proposition de «prix d'orientation» pour 2012. La tendance des prix pour un grand nombre d’espèces a généralement été positive en 2010 et pendant le premier semestre 2011. Toutefois, la situation économique instable actuelle pourrait avoir une incidence sur la demande des consommateurs et les prix du poisson à court terme. Le représentant de l’AIPCE s'interroge sur l'utilité du système de «prix d’orientation», en expliquant que l’augmentation du prix des matières premières a été difficile à répercuter par le biais la chaîne de valeur. Le représentant de l'AEOP signale que le prix d’orientation pour le merlu a été fixé trop haut au cours des dernières années et que, par conséquent, les prix à la première vente à Peterhead sont toujours inférieurs au prix de retrait.
Le représentant de la Commission explique que les prix d'orientation ne reflètent pas les réalités du marché pour certains produits en raison des différences de prix considérables observées dans certains États membres. Dans la proposition de réforme de l'organisation commune du marché, la Commission propose un système de prix différent (point 5 de l'ordre du jour). Quant au merlu, la récente évolution défavorable des prix sera prise en considération lors de la préparation du prix d’orientation correspondant.

Compte rendu sommaire de la réunion du groupe de travail 3 (marchés et politique commerciale) du comité consultatif de la pêche et de l’aquaculture, cliquer CCPA
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TAC et Quotas 2013. Les possibilités de pêche générales pour 2013

Le jeudi 22 janvier, le Conseil de l’UE a adopté les règlements fixant les possibilités de pêche pour 2013 concernant les navires européens dans les eaux de l’UE et dans certaines eaux n’appartenant pas à l’UE. Ces règlements fixent les totaux admissibles de captures (TAC) et les quotas de pêche des États membres pour 2013 dans les domaines concernés.

Un accord politique sur ces règlements avait déjà été conclu lors de la réunion du Conseil sur l’agriculture et la pêche en décembre 2012.

L’un des règlements concerne les stocks halieutiques qui ne font pas l’objet de  négociations ou d’accords au niveau international, tandis que l’autre porte sur les stocks faisant l’objet de négociations ou d’accords internationaux.

Chaque année, sur proposition de la Commission, le Conseil doit fixer les possibilités de pêche en ce qui concerne les stocks dans l’Atlantique, la mer du Nord et des pêcheries internationales auxquelles participent les navires de l’UE. Il s’agit là de la principale réglementation établissant les possibilités de pêche en nombre de stocks réglementés.

Parallèlement aux règlements établissant les possibilités de pêche pour la mer Baltique, la mer Noire et les stocks d’eau profonds (tous les deux ans pour ce dernier), cette réglementation régit l’exploitation des stocks à des niveaux qui doivent être en conformité avec les objectifs généraux de la politique commune de la pêche (PCP). Source : Le Conseil de l’Union européenne


Tac et Quotas de pêche 2013

“Tac et Quotas” 2013 publiés au journal officiel de l'Union Européenne :

- Règlement (UE) no 39/2013 du Conseil du 21 janvier 2013 établissant, pour 2013, les possibilités de pêche des navires de l’UE pour certains stocks ou groupes de stocks halieutiques ne faisant pas l’objet de négociations ou d’accords internationaux. noter, entre autres points d’importance, les dispositions relatives à la pêche sur le banc de Porcupine, ainsi que la liste des espèces interdites. Cliquer Ici

- Règlement (UE) no 40/2013 du Conseil du 21 janvier 2013établissant, pour 2013, les possibilités de pêche dans les eaux de l’UE et, pour les navires de l’UE, dans certaines eaux n’appartenant pas à l’UE en ce qui concerne certains stocks ou groupes de stocks halieutiques faisant l’objet de négociations ou d’accords internationaux]. Cliquer Ici

Ci-dessous également un lien vers un règlement modificatif Tac et quotas « espèces profondes » :rectificatif au règlement (UE) no 1262/2012 du Conseil du 20 décembre 2012 établissant, pour 2013 et 2014, les possibilités de pêche ouvertes aux navires de l’Union européenne pour certains stocks de poissons d’eau profonde. Cliquer Ici

Source : Cdpm Finistère
 
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Le 1 février 2013

Pour le saumon d'élevage, manger du poisson est devenu un luxe !!! 

Le saumon d'élevage contraint au régime végétarien

Source : RFI 

Par Claire Fages

Peu à peu, les saumons d'élevage sont privés de leur nourriture habituelle, à savoir d'autres petits poissons, comme les anchois, qui coûtent désormais trop cher. De carnivores, les saumons deviennent végétariens.

L'être humain veut continuer à manger de plus en plus de poisson. Alors, c'est le saumon qui va devoir renoncer à ses petits anchois favoris. Dans les élevages de poisson, plus question de nourrir les saumons uniquement avec des anchois, c'est désormais le privilège des saumons sauvages.

Car l'anchois, tant capturé pour les fermes aquacoles du monde entier, est devenu rare, et particulièrement ces derniers mois, du fait du réchauffement de l'océan. Le Pérou, premier exportateur au monde d'anchois, a dû diminuer des deux tiers ses quotas. Résultat : l'anchois a battu son record de prix de tous les temps le mois dernier, plus de 2 100 dollars la tonne.

C'est pourquoi les fermes aquacoles cherchent de plus en plus à modifier le régime carnivore des saumons. La part du poisson dans la ration des saumons serait déjà passée de 60% à 7% en moins de quinze ans, au profit des protéines... végétales. Le soja et le tournesol ont déjà fait leur apparition dans les repas du saumon d'élevage.

Mais voilà, ces graines oléagineuses coûtent elles aussi de plus en cher en raison de leur incorporation croissante dans les rations des autres animaux d'élevage, bœufs, porcs ou volaille, de plus en plus consommés par l'espèce humaine !

Alors, le saumon pourrait connaître une nouvelle révolution de son régime alimentaire : en Norvège, on lui propose déjà de façon expérimentale des protéines sous forme de levures, ou d'extrait d'un résineux, l'épicéa. Le saumon semble s'être fait à ce régime végétarien de plus en plus radical, et le consommateur humain, qui n'est pas prêt de consentir à ce virage, mange du saumon végétarien sans y voir, pour l'instant, la moindre différence...

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