vendredi 21 décembre 2012

Redonner espoir aux pêcheurs dans cette Europe bleue à la dérive...


Les temps sont durs pour le secteur de la pêche en France !

La commission Pêche du Parlement européen ne croit plus au développement de la pêche en Europe. Les eurodéputés ont voté le 18 décembre 2012 des propositions qui musellent le secteur de la pêche dans la durée, l’enfermant à un rôle de petits métiers dans la bande des 12 milles déjà encombrée de réserves marines, d’activités minières et touristiques et de plus en plus soumise aux pollutions anthropiques...

Des forces invisibles en action...

A quelques jours du passage en 2013, année décisive quant à l'avenir de la pêche communautaire...

La Coalition Océan 2012 qui représente la partie émergée de l'Iceberg invisible, crie déjà victoire par la voix de Stephan Beaucher, conseiller politique auprès d'Océan2012, dans un article du Monde : Pêcheries européennes : le Parlement change radicalement la donne

Clic and Sea, l'expert dans l'emploi maritime, publie les thèses conservationnistes et néolibérales de Rupert Crilly, chercheur en économie environnementale à la New Economic Foundation (NEF) : L’impact économique de la surpêche (Les stocks de poisson seraient mieux sécurisés dans les bonnes mains des banquiers !)

Et dans le prolongement du catastrophisme ambiancé, le WWF annonce la faillite des océans selon une analyse de l'ONGE intitulée « De la surpêche légale ! »

La troisième puissance halieutique dans le monde baissera-t-elle les bras face au coup de boutoir de forces invisibles (non transparentes) et qui se cachent derrière l’anonymat de commentaires acerbes sur le site Regard sur la Pêche et l’Aquaculture !

Le secteur de la pêche n’aurait-il plus d’avenir en Europe ? Après le textile, la construction navale, la sidérurgie,... Nos territoires ruraux de la frange côtière abandonnés à la spéculation foncière et touristique !!!

Le parlement européen, deuxième voix dans les décisions européennes, saura-t-il rebondir en séance plénière début 2013 pour redonner espoir aux pêcheurs dans cette Europe bleue à la dérive...

En revanche, les ministres de la pêche du Conseil Européen tiennent toujours bien la barre, en bon Marin : Quotas de pêche 2013 : une stabilité qui satisfait presque tout le monde.

Des vessies pour des lanternes

(par Yan Giron, l’un des auteurs de Blue Charity Business)

« Faire croire que la pureté écologique du milieu marin peut être obtenue à coût social zéro » -

Les autres segments professionnels liés à la pêche (en mer et à terre) [que celui de la très petite pêche] représentent 75% de l’emploi littoral.

Réponse à divers commentaires postés sur ce blog, notamment par un rédacteur Anonyme – ou rédacteur-trice Greenpeace - et à Hyppolyte suite à l'article de RPA : Maartje Theodora : Super chalutier en mauvaise posture...

Le problème dans vos remarques, c'est qu'il y a à la fois la question du financement, qui est, je suis bien désolé, un vrai questionnement dans la mesure où il touche à des actions qui agissent sur tous les leviers de la démocratie [la fin ne justifient pas les moyens], et la question du contenu, sur lequel ni l'un ni l'autre vous ne vous prononcez.

Sur la question du contenu, pour la France et d’autres pays européens, il y a une posture de Greenpeace et de WWF qui vise aujourd'hui à capitaliser l'ensemble de la bonne image de la pêche artisanale sur une petite partie de la très petite pêche artisanale, celle avec les représentants desquelles elles ont créé un partenariat. Cela n'a rien de dérangeant de défendre la petite pêche, sauf quand c'est fait dans un autre dessein.

Car là en l'occurrence il s'agit d'un artifice médiatique et dialectique. D'abord car l'image de la pêche artisanale est bonne en France, comme en Europe. Ensuite parce que c'est un objet médiatique et émotionnel facile à manipuler, en termes de communication. Parce que ça permet de faire jouer l'image de David contre Goliath, méthode éprouvée chère à Greenpeace. Et pour l’ONGE défenseur du David, d'être dans la posture binaire du défenseur de la veuve et de l'orphelin. Bref, une position qui vaut de l'or, toujours en termes médiatiques.

Mais soyons plus précis :

A) utilisation médiatique de la très petite pêche par les ONGE, avantages et finalités supposés

Greenpeace, WWF, et d'autres grosses  ONGE européennes, souffraient depuis des années d'absence d'appui professionnels et de légitimité dans le secteur pêche. Cela amoindrissait leur pouvoir de lobbying, notamment au niveau de Bruxelles. Mais aussi au niveau des opinions publiques, car ils ne pouvaient que difficilement faire avancer des idées de conservationisme strict qui avaient un impact direct sur l’emploi. Sur ce dernier point le débat sur la pêche tel que porté jusqu’à présent par les ONGE est celui de la protection extrême du milieu, opposé au débat porté par les professionnels : celui d’un compromis entre pureté écologique jusqu’à un certain niveau tout en ayant une activité extractive durable ayant un poids social, économique et avec malgré tout un impact écologique. Ce soutien à certains représentants des très petits pêcheurs artisans permet aux ONGE de revenir sur le terrain du social, tout en pensant le faire à moindre risque environnemental sur le moyen terme.

En mettant en place cette plateforme de la petite pêche artisanale Greenpeace / WWF, à l'échelle européenne et toujours selon la même mécanique pour chacun des pays concernés, cela leur permet 5 choses.

1) Passer leurs revendications d’ONGE comme une attente des pêcheurs eux-mêmes (alors qu'au début, en 2009, parmi les 160 organisations ayant signé la déclaration OCEAN2012 en faveur de la pêche artisanale les seules représentations effectives de pêcheurs étaient des organisations nouvellement créées par les ONGE telles que la NUTFA et SFIT, donc non légitimes et peu représentatives).

2) Avoir une écoute socialement acceptable auprès des élus du Parlement européen, alors même que la cible est de réduire significativement la capacité du secteur, et donc de l'emploi lié. En effet, ONGE et Commission préfèrent aborder la question de la surpêche comme un excès de pêcheurs, plutôt que de parler du partage du potentiel entre les pêcheurs. On peut prendre l’exemple de la pêche durable de la coquille Saint Jacques à la drague de la Baie de Saint Brieuc, qui est globalement surcapacitaire en capacité de pêche, mais durable car la capacité n’est pas mobilisée à son maximum, et le potentiel de pêche est partagé entre les pêcheurs. Donc le choix de la Commission et des grosses  ONGE est la réduction significative de la taille du secteur, pour réduire la pression de pêche (et obtenir la concentration et le rendement maximum économique, mais c’est un autre débat).

3) cela permet pour les ONGE de replacer la question stricte de l’impact sur le milieu au cœur du questionnement, contre celui du compromis entre un certain niveau d’impact et le maintien d’une contribution sociale et économique.

4) Cela permet aux grosses ONGE d’être reçu par la Commissaire européenne le mois passé comme la seule représentation professionnelle légitime pour la pêche artisanale européenne.

5) Et enfin cela leur permet de se protéger des critiques de la profession pêche.

C’est habile, mais soit.

Vient ensuite le parallèle avec ce qui se passe aux USA, avec les Sustainable Fisheries Trusts SFT (ou partnership) à la sauce conservationiste américaine. Ces mécanismes sont des soutiens ciblés d’ONGE à des pêcheurs « élus » (peu impactants selon elles), pour permettre en opposition de faire disparaître les non élus et de mettre sous contrôle les élus restant. Et aux USA, cela s’est fait notamment en utilisant les mécanismes de privatisation de la ressource.

Et là, victoire pour l’argumentaire des grosses ONGE, ce n’est pas ce qu’elles font en Europe, car les ONGE seraient opposées à la privatisation nous disent certains. Donc les auteurs de Blue Charity Business sont en plein fantasme et dans la pathologie psychiatrique de la théorie du complot, les pôvres. Sur l’usage dialectique détourné de la théorie du complot par les ONGE, soit en attaque, soit en défense, on pourrait développer mais je crains d’être un peu long. Ici c’est la théorie du complot version défense des ONGE.

SAUF que, 3 points sur la position des grosses ONGE concernant la privatisation et les SFT :
-          1) de sources internes aux membres d’OCEAN2012, il a de très forts soupçons sur l’existence d’un partenariat début 2009 entre WWF international notamment et Environmental Defense Fund (EDF) sur la promotion de la privatisation de la ressource, vendue encore récemment par EDF comme la seule possibilité de rendre aux communautés de pêcheurs la propriété historique de leurs droits de pêche  (ce qui est particulièrement « gonflé »). Et pareillement, même si on nous jure qu’il n’y a pas eu de pression de Oak Foundation, ceux qui l’affirment étaient absents de la réunion bruxelloise du deuxième trimestre 2012.
-          2) Sur le non soutien à la privatisation, les positions des grosses ONGE ont été plutôt molles. D’abord parce qu’il n’y a pas eu de réelle mise en cause des systèmes de privatisation de la ressource déjà existants en Europe. Ensuite, car les positions initiales notamment au sein d’OCEAN2012 ont été de dire, « si vous privatisez, il faudra l’assortir de contraintes de respect de normes environnementales ». Un peu mou comme opposition donc. Et on sait pertinemment que la position de certains leaders d’OCEAN 2012 contre la privatisation est toute récente et a été le fruit de très longues bagarres internes. Et enfin, cette position d’opposition à la privatisation a vraiment été confirmée quand il a été évident pour tous qu’aucune majorité parlementaire européenne ne serait obtenue précisément en faveur de la privatisation. Comme en atteste le vote de l’amendement Cadec contre l’extension systématique de la privatisation à la commission Pêche du Parlement Européen. Pourquoi prendre le risque d’être déjugé ?
-          3) ET SURTOUT, dans le cas des Sustainable Fisheries Trust, la privatisation n’est qu’un FACILITATEUR, mais ON PEUT FAIRE « SANS » pour obtenir des résultats identiques. Car le SFT ne vise pas à la privatisation, qui vient avant le SFT quand elle vient, mais vise au CONTROLE d’OPERATEURS de la pêche, à la REDUCTION de leur activité et de leur taille, et aux CONTROLES d’ESPACES maritimes, soit pour protéger ces espaces au titre de la pureté écologique, soit pour d’autres choses sur lesquelles nous progressons de plus en plus. Et pour agir sans la privatisation, les ONGE mettent en place des outils comme l’imposition de règles très strictes sur l’impact écologique, la gestion spatiale par AMP non pêche, la condamnation a priori de techniques de pêche etc. J’invite tout le monde à regarder le texte de la proposition de compromis de la député européenne Rodust sur la position du Parlement Européen. Vous y verrez la différence entre les positions initiales de la Commission et celles de Mme Rodust, notamment sur ces questions d’impact environnemental.

Donc la démarche WWF /Greenpeace de soutien à une petite partie de la très petite pêche artisanale est très proche aujourd’hui d’une démarche de SFT à l’américaine : réduire la taille du secteur et le contrôler ainsi que les espaces maritimes concernés.

B) construire des mythes et déformer la réalité du dialogue interprofessionnel de la pêche

Le deuxième point sur les positions Greenpeace WWF  relève d’un certain nombre de contrevérités bien utiles aussi à la dialectique. Elles s’appuient sur la technique bien connue chez les communicants de la construction du mythe, ou encore du « nice story telling », la construction de belles histoires.

«  Mythe n°1: la très petite pêche artisanale est celle qui a le plus de poids social et économique – et donc cela n’a pas d’incidence sociale et économique si on tape sur les autres segments de la pêche »

Lorsque Greenpeace ou WWF parlent de la très petite pêche, elles parlent en nombre de navires (les fameux 80%), et ensuite revendique la majorité de l’emploi littoral. Et là tout dépend de l’échelle et de la zone. En France métropolitaine, zone sur laquelle intervient Greenpeace et WWF, on n’y est pas. Il existe une source d’information objective sur les flottilles (SIH – Système d’Information Halieutique) qui permet de retrouver un estimatif de l’emploi associé, correspondant grosso-modo à la définition de la très petite pêche peu impactante de la plateforme de la pêche artisanale Greenpeace WWF : navires de moins de 12 m, engins non tractés.

En résumé, voici les données du SIG en base 2010 pour l’emploi embarqué :
-          mer du Nord, Manche : Emploi embarqué total : 3807 ; dont emploi lié au moins de 12 m, engins non tracté : 1179  -  soit 31% de l’emploi embarqué
-          Atlantique : Emploi embarqué total : 4 623 ; dont emploi lié au moins de 12 m, engins non tractés : 1 222 - soit 26% de l’emploi embarqué.
-          Méditerranée : Emploi embarqué total : 2 003 ; dont emploi lié au moins de 12 m, engins non tractés : 1134  - soit 57 % de l’emploi embarqué.
-          France métropolitaine : Emploi embarqué total : 10 433 ; dont emploi lié au moins de 12 m ; engins non tractés : 3 535 ; soit  34 % de l’emploi total embarqué.

Deuxièmement, en disant cela, les représentants de la très petite pêche qui revendiquent le plus fort poids social font fi de l’emploi des filières d’aval, qui sont alimentées en France métropolitaine principalement par les chalutiers et les navires de plus de 12 m, et qui passent par les halles à marée. L’emploi embarqué n’est pas le seul contributeur au territoire. Et les emplois des premiers acheteurs installés sur les littoraux permettent aussi de rééquilibrer le rapport emploi hommes/femmes de la filière. Et enfin, la part de dépendance de ces emplois à l’approvisionnement par la pêche fraiche française est très forte, notamment sur le tissu important des PME du mareyage et de la poissonnerie. Le décompte suivant présente ces emplois, sans inclure l’emploi des personnels des halles à marées.

En résumé : emploi total embarqué + emploi des filières de commercialisation associées en base 2010 :
France métropolitaine, régions littorales (Nord Pas-de-Calais, Normandie, Bretagne, Atlantique, Méditerranée) :
-          Emploi des filières aval : 4 281
-          Emploi embarqué : 10 433
-          Emploi total : 14 714
-          Dont emploi lié aux navires de moins de 12 m , engins non tractés : 3 535, soit 24%

Donc oui, la très petite pêche embarquée est un élément important de l’équilibre d’un territoire maritime ET littoral, mais sa contribution sociale et économique varie sur le littoral. Et pour la France métropolitaine, échelle à laquelle se place Greenpeace et WWF, les autres segments sont aussi très importants, représentent au moins 75% de l’emploi littoral pêche, et ne peuvent pas être sacrifiés à coût social zéro sur l’autel de la pureté écologique.

« mythe n°2 : la très petite pêche artisanale est brimée au niveau français dans la représentation professionnelle qui deviendrait ainsi illégitime. »

Et vlan, théorie du complot version attaque. Les Organisations de Producteurs, les Comités régionaux des Pêches et les Prudhommies seraient tenues selon les ONGE par un petit groupe d’intérêts qui feraient la pluie et le beau temps, et des petits arrangements entre amis obscurs se partageraient le gâteau au détriment de la pêche artisanale, pardon de la très petite pêche peu impactante.

Cette approche réductrice est fausse car les petits pêcheurs sont représentés au sein de ces institutions. Il existe des commissions coquillage, des commissions pêche côtière, des commissions pêche à pied qui gèrent les conflits entre les métiers et assurent l’exploitation de la ressource via des systèmes de licences cotières. Idem pour les Organisations de Producteurs pour des stocks gérés ou non par l’Europe. Leurs représentants sont élus au sein des collèges professionnels. De nombreux très petits pêcheurs y sont représentés. Et certains mêmes parmi les représentants de la très petite pêches qui développent des partenariats avec les grosses ONGE y sont aussi représentés. Si les très petits pêcheurs participent aux élections, ils peuvent aussi y prendre encore plus de poids. La preuve en a encore été faite avec les pêcheurs à pieds, très petits pêcheurs, qui ont fait le choix de s’y investir. Aujourd’hui, en Bretagne, au Comité Régional des Pêches, sur les 16 postes élus je crois, 3 sont détenus aujourd’hui par des représentants de la petite pêche à pieds.

C) pour qui roulent les auteurs de Blue Charity Business ?

Un des commentaires de « anonyme (Greenpeace ?) » contre les auteurs a été de pointer quels étaient les commanditaires réels du document Blue Charity Business. Ce que disent les auteurs ne serait pas vrai parce qu’ils seraient au service d’intérêts cachés ?  

On a là le retour de la théorie du complot des ONGE version attaque.

Et là encore une fois, cet argument tombe à plat. Le rapport a été autofinancé par les auteurs. Et quand bien même il y aurait une sympathie, en quoi le contenu en serait-il modifié ? Il y a plus de 160 liens cliquables qui mènent aux sources des argumentaires, et il s’agit bien de faits objectivement vérifiables.

Un autre regard contradictoire de la mécanique communicante des ONGE, ce n’est forcément pas anodin ? Monsieur ou mademoiselle Anonyme, vous êtes un(e) communiquant(e). Contredire c’est possiblement écorner votre investissement et votre image de marque ?

 Et bien non, vous n’avez pas le monopôle du lancement des alertes. Il est d’ailleurs dommage que votre seul argument  ne soit pas sur le contenu. Vous n’ouvrez pas le débat, bien au contraire.

Ceci étant dit, ce qui est TRES amusant pour nous, c’est qu’en « off » on reçoit des soutiens de militants de base des ONGE, y compris du WWF, qui confirment tout cela et contre la position de leurs chefs stratèges ou de leurs franc-tireurs-communiquants.

Ce qui est MOINS amusant, c’est que dans les mêmes réunions on entend, notamment en Méditerranée, que oui, les Aires Marines Protégées et l’exploitation pétrolière offshore sont tout à fait compatibles, notamment pour financer les coûts de fonctionnement de l’AMP.

Lire le dossier Blue Charity business 

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Synthèse des Flottilles de pêche 2011 - Flotte Mer du Nord - Manche - Atlantique - Méditerranée

Synthèse de la flotte 2011 - France Métropolitaine

Ifremer - mai 2013

SIH 2011

Ce document, réalisé dans le cadre du projet « Système d'Informations Halieutiques » (SIH) de l'Ifremer, est une restitution globale des données disponibles au sein du SIH sur les navires de pêche français, et en particulier le fichier « Flotte de Pêche Communautaire » (FPC), qui référence l'ensemble des navires de pêche professionnelle de la flotte française et leurs caractéristiques techniques (source : DPMA).

Les indicateurs présentés ci-dessous synthétisent les caractéristiques de la flotte de France Métropolitaine et concernent uniquement les navires immatriculés dans les quartiers maritimes de cette zone au 31/12/2011.
D'autres fiches sont disponibles sur notre site Internet : http://www.ifremer.fr/sih - rubrique "Les produits du SIH".

Cliquer Ici pour télécharger le document

Le Système d'Informations Halieutiques (SIH)

Au sein de l'Ifremer, le projet « Système d'Informations Halieutiques » (SIH) constitue le réseau pérenne et opérationnel d'observation des ressources halieutiques et des usages associés (Pêches professionnelle et progressivement pêche récréative). Celui-ci couvre l'ensemble des tâches nécessaires à la mise en oeuvre d'un système d'observation performant. Il est ainsi responsable et dépositaire des cahiers des charges et des spécifications techniques pour les plans d'échantillonnage, la collecte, l'archivage, la mise à disposition et l'accès aux données halieutiques. Outre la mise à disposition d'informations validées à l'ensemble des programmes de recherche et le soutien aux missions d'avis et d'expertise halieutique institutionnelle de l'Ifremer, il est en charge de l'élaboration d'indicateurs sur les flottilles de pêche et de leur restitution sous forme de synthèses aux différents acteurs de la filière pêche (depuis la recherche jusqu'aux professionnels et gestionnaires) et du grand public.

Pour accéder aux informations : SIH

---------------------------------

Synthèse par secteur de pêche

Source : Ifremer

La sélection des navires qui fréquentent chaque rectangle statistique est réalisée sur la base des enquêtes Activité et du flux déclaratif. Les fiches actuellement disponibles sont au format pdf et en jaune sur la carte ci-dessous. En cliquant sur le code du rectangle dans la carte, vous pouvez télécharger la fiche correspondante :

• le fichier « Flotte de Pêche Communautaire » (FPC), qui référence l'ensemble des navires de pêche professionnelle de la flotte française et leurs caractéristiques techniques (source : DPMA) ;
• les données du flux déclaratif, c'est-à-dire les déclarations de captures et d'effort de pêche des pêcheurs professionnels, issues des journaux de bord pour les navires de 10 mètres et plus et des fiches de pêche pour les navires de moins de 10 mètres (source : DPMA) ;
• les données d'enquêtes « Activité » réalisées chaque année par le réseau des observateurs du SIH pour l'ensemble des navires inscrits au fichier Flotte de Pêche Communautaire : ces enquêtes visent à reconstituer le calendrier d'activité des navires, sur une base mensuelle, à partir du flux déclaratif (journaux de bord, fiches de pêche et données de vente en criée) quand il existe, et au moyen d'enquêtes directes auprès des armateurs de ces navires et de leurs représentants professionnels. Chaque mois, le calendrier d'activité précise si le navire a été actif à la pêche, et si oui, les différents métiers pratiqués. Par « métier », on entend la mise en oeuvre d’un engin de pêche afin de capturer une ou plusieurs espèces cibles dans une zone de pêche donnée (source : Ifremer - DPMA) ;

Les données collectées ont bénéficié d'un cofinancement de l'Union Européenne et de la DPMA.

Ce document correspond à un premier traitement des données de l'année de référence, et ne prétend pas rendre compte de l'ensemble des données disponibles.

Cliquer Ici pour accéder aux informations disponibles

Quelques exemples d'information extraits de la synthèse par secteur de pêche





^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

1 commentaire:

Hippolyte a dit…


Pour se forger sa propre opinion sur les amendements apportés par la Commission pêche du Parlement européen au projet de PCP de la Commission européenne, il faut commencer par lire le projet et les amendements. C'est ce que j'ai fait.

Pour rappel, voici le projet de la Commission européenne :
http://ec.europa.eu/fisheries/reform/com_2011_425_en.pdf

Voici les 104 amendements dits de "compromis" qui sont présentés dans un document de travail daté du 10/12/2012 :
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//NONSGML+COMPARL+PE-500.589+02+DOC+PDF+V0//EN&language=EN

D'autres amendements qui ne figurent pas dans le document précédent ont également été soumis au vote du 18/12/2012. Voici la vidéo de cette séance de vote :
http://www.europarl.europa.eu/ep-live/fr/committees/video?event=20121218-0900-COMMITTEE-PECH

Le travail et les amendements de la Commission pêche du Parlement européen me semblent cohérents mais j'admets qu'on puisse contester certains points du projet ainsi amendé. Est-il besoin pour cela d'aller chercher des influences occultes qui s'exerceraient sur la Commission européenne et sur les parlementaires européens ? Dans cette histoire, l'auteur de l'article du Monde que vous citez me semble plus se comporter comme la mouche du coche que comme un intervenant pouvant avoir une influence quelconque sur les décisions qui sont finalement prises.

Je me pose en revanche beaucoup plus de questions sur les différences d'opinions qu'on peut relever entre certains scientifiques français, européens et extra-européens, au sujet de la gestion des pêches. Il me semble y avoir là un véritable problème.